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10/06/2015

A propos du déracinement...

 

Toute personne possédant un grand jardin avec des arbres connaît les soins à donner à un arbre jeune que l'on souhaite faire enraciner dans son terrain. L'emplacement choisi, il ne suffit pas de mettre l'arbre en terre et de l'oublier. J'ai remarqué personnellement qu'il faut de nombreuses années et un entretien attentif (eau, taille, engrais …), pour qu'un jour l'arbre soit tout à fait bien enraciné, qu'il puisse fleurir et donner des fruits.

 

Quant à déplanter un arbre qui ne nous semble pas à sa place et à vouloir le faire pousser ailleurs, c'est assez risqué et cela ne marche pas à tous les coups. J'ai déplacé ainsi un oranger il y a presque 20 ans car il était trop près de la maison. Depuis tout ce temps, il végète et il ne se développe pas très bien comme si le nouvel emplacement ne lui convenait pas. Par contre, deux grands arbres (un cyprès et un araucaria) plantés jeunes à proximité l'un de l'autre, ce qui ne devrait pas être selon des jardiniers, paraissent se plaire ensemble et ont curieusement emmêlé leurs racines...

 

Moi même, je suis issue d'un couple franco - italien et j'ai ressenti, à travers la vie de mon père et mon enfance notamment, ce qu'il en coûte d'être différent des autres. J'ai expérimenté également le vide qui existe en soi, lorsqu'on ne connaît pas l'ensemble des racines familiales et culturelles de sa lignée... Aussi je pense assez bien pouvoir comprendre ce qui se passe avec des enfants, des jeunes venus d'ailleurs ou arrachés à leur foyer d'origine pour différentes raisons.

 

Que ces enfants aient fait l'objet d'un placement suite à un abandon, un décès ou de la maltraitance, qu'ils soient issus de l'immigration et de ce fait coincés entre plusieurs cultures, qu'ils aient dû fuir leur pays d'origine en proie à la misère ou à la guerre, la plupart mettent du temps à s'enraciner ailleurs. Les psychologues travaillant auprès de l'Aide Sociale et de l'Enfance estiment que, sans liens familiaux solides, ces enfants manquent de structure psychique pour se construire. A nous peut-être de leur proposer des racines complémentaires (foyers d'accueil, grands parents, oncles et tantes, voisins, enseignants bienveillants... ) et de les aider à retrouver par eux mêmes d'autres racines. Faute de soins vigilants et d'attention, ils risquent de chercher à combler leur manque de repères par des incivilités, des provocations, voire de plus grosses bêtises. Ils trouveront alors en face d'eux la police, la justice, bref les éléments les plus répressifs de notre société...

 

Les conflits identitaires actuels que nous connaissons en France, attisés par une forme de "racisme ordinaire", prennent à mon sens leur origine dans la crise des familles, le déracinement de certains jeunes perdus entre deux mondes, sans lien avec leurs ancêtres, méconnaissant leur passé culturel. Pour se connaître en effet, pour s'aimer en tant que sujet et trouver son chemin dans la vie, il convient généralement de s'inscrire dans une continuité d'histoire, un milieu positif façonné par les lignées précédentes...

 

Nos sociétés sont devenues multiculturelles et notre économie est aujourd'hui mondiale. Aussi soyons réalistes et ne rêvons pas à d'éventuels retours en arrière! En y mettant notre attention et notre bonne volonté, pourquoi n'arriverions nous pas à favoriser l'enracinement chez nous de ceux qui manquent de repères? Non seulement ils ont droit à une place honorable dans nos sociétés occidentales, mais ils pourraient bien les enrichir, les rendre plus ouvertes et tolérantes!

 

A l'image des deux arbres de mon jardin, bien que d'essence différente, qui grandissent ensemble et sont arrivés à mêler harmonieusement leurs racines, ne pourrions nous imaginer un futur où ces questions seront prises en compte positivement et arriveront à donner de beaux fruits? Nous parlerions peut-être alors de "retisser des racines" et nous y emploierions nos meilleurs soins. Dans cet espoir...

 

Lyliane 

05/06/2015

Message pris sur internet: attention à la censure!

Bientôt, les journalistes et leurs sources pourraient être attaqués en justice par les entreprises s’ils révèlent ce que ces mêmes entreprises veulent garder secret. A moins que nous ne réagissions pour défendre le travail d’enquête des journalistes et, par ricochet, l’information éclairée du citoyen. 

Sous couvert de lutte contre l’espionnage industriel, le législateur européen prépare une nouvelle arme de dissuasion massive contre le journalisme, le "secret des affaires", dont la définition autorise ni plus ni moins une censure inédite en Europe.

Avec la directive qui sera bientôt discutée au Parlement, toute entreprise pourra arbitrairement décider si une information ayant pour elle une valeur économique pourra ou non être divulguée. Autrement dit, avec la directive "Secret des Affaires", vous n’auriez jamais entendu parler du scandale financier de Luxleaks, des pesticides de Monsanto, du scandale du vaccin Gardasil... Et j’en passe.

Notre métier consistant à révéler des informations d’intérêt public, il nous sera désormais impossible de vous informer sur des pans entiers de la vie économique, sociale et politique de nos pays.Les reportages de "Cash Investigation", mais aussi d’autres émissions d’enquête, ne pourraient certainement plus être diffusés.

Avec ce texte, un juge saisi par l’entreprise sera appelé à devenir le rédacteur en chef de la Nation qui décide de l’intérêt ou non d’une information. Au prétexte de protéger les intérêts économiques des entreprises, c’est une véritable légitimation de l’opacité qui s’organise.

Si une source ou un journaliste "viole" ce "secret des affaires", des sommes colossales pourraient lui être réclamées, pouvant atteindre des millions voire des milliards d’euros, puisqu’il faudra que les "dommages-intérêts correspond(ent) au préjudice que celui-ci a réellement subi". On pourrait même assister à des peines de prison dans certains pays.

Face à une telle menace financière et judiciaire, qui acceptera de prendre de tels risques ? Quel employé - comme Antoine Deltour à  l’origine des révélations sur le  le scandale Luxleaks - osera dénoncer les malversations d’une entreprise? Les sources seront les premières victimes d’un tel système, mais  pas un mot ne figure dans le texte pour assurer leur protection.

Les défenseurs du texte nous affirment vouloir défendre les intérêts économiques des entreprises européennes, principalement des "PME". Étonnamment, parmi  celles qui ont été en contact très tôt avec la Commission, on ne relève pas beaucoup de petites PME, mais plutôt des multinationales rôdées au lobbying : Air Liquide, Alstom, DuPont, General Electric, Intel, Michelin, Nestlé et Safran, entre autres.

Ces entreprises vont utiliser ce nouveau moyen offert sur un plateau pour faire pression et nous empêcher de sortir des affaires …

Vu l’actualité Luxleaks, nous ne tolérons pas que nos élus se prononcent sur un texte aussi grave pour la liberté d'expression sans la moindre concertation avec les représentants de la presse, les lanceurs d'alertes et les ONG.  Seuls les lobbies industriels ont été consultés.

Nous, journalistes, refusons de nous contenter de recopier des communiqués de presse pour que vous, citoyens, restiez informés. Et comme disait George Orwell : "Le journalisme consiste à publier ce que d’autres ne voudraient pas voir publié : tout le reste n’est que relations publiques".

C’est pourquoi je demande, avec l’ensemble des signataires ci-dessous, la suppression de cette directive liberticide.

Le 16 juin prochain, une commission de députés européens, la commission JURI, se réunira pour valider ou non ce texte. C'est le moment de nous mobiliser pour dire non à la censure en Europe.

Signez la pétition et partagez la vidéo.

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01/06/2015

Appel à dons de Nicolas Hulot transmis sur le blog...

Ensemble, nous pouvons limiter le réchauffement climatique !

Si je vous écris aujourd’hui, c’est que nous sommes à un moment clef pour la planète et donc pour l’humanité tout entière. La science a parlé : le réchauffement climatique est indéniable. Ses conséquences font chaque année des centaines de milliers de victimes dans le monde. Face à cette tragédie silencieuse, nous avons encore une chance de faire le bon choix et préserver ainsi l’avenir de nos enfants.

C’est pourquoi je lance aujourd’hui notre grande campagne 
d’appel à dons : ÉCOPACTEUR 2015.

En faisant un don dès maintenant, vous devenez véritablement acteur
de la COP 21 qui se tiendra à Paris en décembre 2015.

Nous devons impérativement faire pression dès maintenant pour obtenir un accord si nous voulons éviter des changements climatiques irréversibles et leurs conséquences dramatiques pour toute l’humanité.

Pour obtenir cet accord international pour le climat, j’ai besoin de vos dons. 

Il ne nous reste que peu de temps pour agir. Je compte sur vous Lyliane !

 
  JE DEVIENS ÉCOPACTEUR  
 
 

En faisant un don à la Fondation Nicolas Hulot,
vous agissez concrètement pour notre avenir

 

 

Changements climatiques
Quels enjeux pour la
COP 21 ?

 

JE M’INFORME
 

 

3 fois plus de réfugiés climatiques que de réfugiés de guerre

 

J'AGIS
 

 

66% du montant de votre don est déductible de vos impôts

 

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#ECOPACTEUR

   

 
 
 

Véchangées à des tiers.

   

Le Sud-Est aussi a ses "optimistes"!

  Il y avait déjà à Paris la Ligue des Optimistes de France, branche française de l'Association internationale « Optimistes sans Frontières ». Il y a environ trois semaines a été crée officiellement sur Draguignan l'Association des Optimistes du Sud-Est (www.optimistes-sud-est.fr) baptisée OSE. Elle est présidée par Mme Mylène Lavialle, autoentrepreneuse, et composée d'une équipe de camarades dont Mrs E. Hercelin, coach d'entreprise, O. Pavie, consultant informatique, S. Bezzina, entrepreneur et de Mmes I. Rotolo, psychothérapeute et Agnès Luque, Directrice de Radio RCF Méditerranée. Tous souhaitent « prendre la vie du bon pied»!

Etant donné que la plupart d'entre eux ont été inspirés par le Printemps de l'Optimisme, organisé en mars dernier à Paris (www.printempsdeloptimisme.com), ils ont choisi de faire partie de la Ligue des Optimistes de France et de développer un état d'esprit positif dans leur région du Var. En fait tout avait commencé un an plus tôt lors d'un dîner à Fréjus réunissant 20 personnes.

L'Association est ouverte à tous et organise chaque mois avec Radio RCF une émission: « Rendez vous en terre optimiste »! C'est l'occasion pour l'invité du jour (sportif ou autre) d'exprimer ses idées et de retracer son parcours de vie. Des dîners, des pique niques, des jeux sont également organisés, au cours desquels tous s'interdisent d'évoquer des sujets comme l'argent ou la politique, afin de garder leur légèreté.

Pour eux, « l'optimisme c'est l'action ; c'est ne pas subir sa vie, c'est voir le verre à moitié plein! » Dans chaque situation en effet, ils en cherchent les bons côtés, ils pensent que tout va bien se passer et ils choisissent de se centrer sur le positif. Loin d'être des « bisounours », ils cherchent des solutions, à comprendre ce qui se passe, à aller de l'avant. Lorsqu'ils traversent des difficultés, ils se bougent, au lieu de geindre. Ils ont un état d'esprit d'engagement dans la vie, de partage et de dialogue. Là où beaucoup dramatisent ou bien se replient sur eux-mêmes, ils préfèrent s'ouvrir et donner...

Il me semble que, dans chaque région de France, des personnes de bonne volonté, positives auraient intérêt à se connaître, à se regrouper et à fonder de telles Associations déclarées ou informelles. En cas de besoin, elles pourraient ainsi s'épauler, se soutenir, trouver des issues positives aux questions locales et donner l'exemple aux nombreux pessimistes alentour. Méditons ensemble la phrase de Winston Churchill : « Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité ; un optimiste voit l'opportunité dans chaque difficulté ! ».

Lyliane (1/6/2015)

30/05/2015

Le prix Convergences 2015 selon Enfants sans frontières.

   


 

SOS ESF participe cette année au Prix Convergences 2015 en présentant le projet d’intégration scolaire d’enfants en situation de handicap moteur à l’école St Vincent de Paul de Tabarre en Haïti. Nous menons ce projet depuis plus d’un an avec la fondation d’entreprise Gécina. 5 enfants en situation de handicap locomoteur sont actuellement scolarisés dans cette école en partie détruite par le séisme. Des travaux de réhabilitation de l’école seront effectués cet été, pendant les congés scolaires. Les bâtiments seront aménagés de façon à pouvoir accueillir des enfants handicapés (portes plus larges, rampes…). 
  
Ce projet initié par SOS Enfants Sans Frontières et la Fondation d’entreprise Gécina est un projet pilote qui lutte en faveur de l’acceptation du handicap, sujet tabou en Haïti. Nous espérons pouvoir augmenter le nombre d’enfants handicapés à l’école St Vincent de Paul de Tabarre dès l’année prochaine et ainsi faire de cette école une école de référence pour l’accueil d’enfants handicapés. 
 




 

Présentation SOS ESF

SOS Enfants Sans Frontières est une association créée en 1974, dont l’objectif estd’agir en faveur de l’éducation d’enfants défavorisés, dans une approche durable et globale intégrant les conditions de vie et l’environnement de l’enfant
  
Nous prenons en charge sa scolarisation viades programmes de parrainage mis en place dans des écoles partenaires que nous accompagnons sur le long terme. Cet accompagnement porte sur l’amélioration du cadre de travail de l’école à travers des financements d’infrastructures et d’équipements ainsi que des formations pédagogiques pour les équipes enseignantes. 

Si nous considérons qu’agir sur les conditions d’apprentissage des enfants est primordial, nous souhaitons également permettre aux familles d’améliorer leurs conditions de vie et leurs revenus  afin de leur donner les moyens de financer l’éducation de leurs enfants. Pour cela, nous répondons aux besoins spécifiques identifiés localement (développement de l’agriculture et sécurisation des revenus des paysans, accès à l’eau, économie familiale, formation professionnelle…). 

L'association intervient en Haïti, au Vietnam, à Madagascar, au Liban et au Cameroun

 
 
 

29/05/2015

L'accès aux soins des personnes démunies...

Selon Mme Aline Archimbaud, Sénatrice de Seine St Denis et le docteur Jeanine Rochefort, Déléguée Régionale de Médecins du Monde pour l'Ile de France, les facteurs financiers ne sont pas les seuls à rentrer en ligne de compte pour expliquer l'éloignement des soins des personnes socialement les plus fragiles dans notre pays.

 

Normalement, en dessous de 720 euros de revenu mensuel, toute personne en France devrait bénéficier automatiquement de la CMU-C, qui donne droit à la prise en charge gratuite de la part complémentaire des dépenses de santé, hospitalisation comprise. Or, l'extrême complexité administrative d'un dossier de CMU-C est pointée par Mme Archimbaud, car il comporte 16 pages à remplir et au moins 60 pièces et attestations à fournir. De plus, des guichets de proximité de la CPAM (Caisse primaire d'Assurance Maladie) ont été supprimés ce qui ne facilite pas le dépôt des dossiers. Aussi, beaucoup de personnes en situation de précarité renoncent à cette aide médicale, malgré l'investissement sur le terrain d'assistantes sociales et d'associations comme Médecins du Monde, la Croix rouge, l'Ordre de Malte etc...

 

Selon l'INSEE, 15 à 20% des bénéficiaires du R.S.A. (revenu de solidarité active) n'arrivent pas à obtenir la CMU-C, alors que ce pourrait être automatique ou au moins fortement simplifié dans ce cas. Toutefois, ne l'oublions pas, 9 millions de personnes, dont 1 enfant sur 5, vivent en dessous du seuil de pauvreté dans notre pays. Comme elles ne peuvent plus guère se soigner (les dents, les yeux, les oreilles et de la santé en général) ou alors très mal, la gale et la tuberculose ont réapparu et sont même en recrudescence en France.

 

Des médecins auraient remarqué que, même dans la classe dite moyenne de notre pays, à partir du 20 du mois, leur clientèle diminue de 5% car elle est en difficulté financière. Les personnes citées plus haut font remarquer qu'au lieu de faire rembourser les dépassements d'honoraires par les mutuelles pour les actes chirurgicaux et médicaux, il vaudrait mieux mettre une limite à ces sommes qui deviennent prohibitives. Selon le docteur Rochefort, l'importance donnée aux mutuelles et assurances complémentaires payantes éloignerait notre système social français ( à l'instar du modèle américain pourtant peu enviable sur ce point) du modèle solidaire né en octobre 1945 avec la Sécurité Sociale.

 

Mme Archimbaud propose que les élus et notamment les Sénateurs examinent enfin les 40 propositions qu'elle a déposées en septembre 2013, afin d'effectuer « un choc de solidarité ». Au moment où notre ministre de la santé et nos élus votent une réforme du système de santé en France, système contre lequel se mobilisent beaucoup de médecins et d'infirmiers, soucieux de ne pas alourdir leur emploi du temps et de ne pas perdre leurs avantages, n'oublions pas les millions de personnes démunies qui souffrent en silence de notre indifférence à leurs problèmes cruciaux.

 

Il y aurait, me semble-t-il, des mesures simples à mettre en place, par exemple des visites médicales gratuites dans des centres de santé ou des dispensaires, des cliniques mobiles comme en Afrique et partout un peu plus de chaleur humaine pour combler le fossé qui se creuse entre les citoyens. Réalisons bien que, contrairement à certaines allégations dans le grand public, ce ne sont pas les démunis qui sont responsables du « trou de la Sécu », mais peut-être certains abus du fait de congés de maladie abusifs, de quelques prescriptions de confort, de privilèges consentis à quelques professions libérales et laboratoires, qui surtaxent des actes ou le prix des médicaments...

 

Un changement dans nos mentalités me paraît souhaitable, ainsi qu'une réorganisation de nos priorités, afin que tous bénéficient d'un minimum d'accès aux soins et que notre Sécurité Sociale demeure le bien précieux et solidaire qu'elle aurait du rester.

Lyliane (29/5/2015)

26/05/2015

Bien vieillir à domicile...

Il y a actuellement en France plus de 16 millions de personnes âgées. La plupart du temps, leur 10 ou 15 dernières années de vie s'accompagnent d'une perte progressive d'autonomie et d'un relatif isolement, car leurs familles sont éloignées ou peu disponibles.

Il nous revient, me semble-t-il, d'anticiper ce vieillissement inéluctable et de réfléchir à la manière dont nous souhaitons le vivre du mieux possible. En ce qui me concerne, et c'est je crois le souhait de la plupart, rester chez soi est le souhait le plus cher, car nous y avons nos repères, quelques fleurs ou un jardin et notre voisinage. Grâce à de nouvelles technologies et à des aides que l'on peut prendre bien avant le grand âge sous forme d'une assurance dépendance, notre logement est susceptible d'être adapté ou mieux aménagé. La solution de la maison de retraite, du foyer logement ou de l'EHPAD vient généralement bien plus tard, si l'état de santé se dégrade. De toute façon elle se révèle assez onéreuse et beaucoup de personnes se plaignent de soins trop rapides, impersonnels et d'une ambiance générale assez déprimante...

Quand le logement personnel comporte des escaliers, des tapis ou un parquet, faire poser une rampe, des revêtements de sol antidérapants et des éclairages suffisants paraît un minimum. Les sanitaires demandent généralement à être adaptés (douche, rehausseur de WC, pose d' appuis...) et dans la cuisine le remplacement du gaz par l'électricité semble de règle. Bref, avec un téléphone à grosses touches, une sonnette réglée plus fort, une canne Tango, des écouteurs pour mieux entendre la télévision sans gêner quiconque, un tensiomètre à disposition et une alarme personnelle, quelques années d'autonomie peuvent généralement être gagnées. L'A.N.A.H (aide nationale à l'habitat) peut parfois être sollicitée pour prendre en charge quelques aménagements du domicile.

Il existe de nos jours des possibilités de commandes par téléphone ou par internet et de livraisons de produits alimentaires ou ménagers à domicile en globalisant ses besoins, afin de ne pas payer de supplément. Des aides à domicile pour du ménage ou des courses, voire des soins de toilette ou des livraisons de repas chez soi peuvent être attribuées sur dossier par certains C.C.A.S (centre communal d'action sociale) ou Conseils Généraux. A partir de 60 ans, l'A.P.A (allocation personnalisée d'autonomie) peut être versée selon les ressources de la personne dépendante qui vit chez elle.

A la campagne, où l'isolement est habituellement plus grand, un service de proximité de la Poste nommé COHESIO met à contribution 90 000 facteurs pour aller rendre visite aux personnes âgées vivant seules. Dans certaines communes, il existe des centres de gérontologie, où l'on peut rencontrer d'autres personnes de son âge, des clubs seniors. Des taxis collectifs que l'on commande à l'avance aident à se déplacer. Parfois des maisons départementales d'autonomie ont été crées. On peut s'y rendre et y trouver des animatrices qui proposent des activités (club mémoire, danse, chant, scrabble...), sont à même de conseiller et rassurer. Car garder du lien social, quelques activités bénévoles (soutien scolaire, trafic devant les écoles, club de lecture...), des relations amicales ou de voisinage permet de se sentir inséré dans la société et toujours utile.

Si la commune où vous vivez ne semble pas encore se soucier suffisamment des personnes âgées, pourquoi ne pas saisir le Conseil Municipal et Mr le Maire à ce sujet? Car les impôts locaux servent normalement à toute la collectivité! Des initiatives citoyennes sont toujours possibles et nous connaissons tous des échanges de services avec de jeunes ménages (baby sitting) ou avec des étudiants lorsqu'on dispose d'une chambre à donner. Voir le site Internet: www.untoit2generations.fr. Car sentir la présence de quelqu'un de bienveillant le soir peut rassurer la personne âgée!

Il y a sans doute place pour bien des idées généreuses, des initiatives comme la maison des Babayagas à Paris ou d'autres en province. Car ne l'oublions pas: un jour nous serons tous plus ou moins confrontés à cette question du vieillissement.

Lyliane (26/5/2015)

22/05/2015

Aventure collective en Mayenne...

En 2008, cinq adultes, décidés à s'installer en milieu rural, montèrent un projet de GAEC à la ferme de la Garonnière en Mayenne près du village de Montflours sur 42 ha. Les organismes financiers et les banques ne leur ayant pas fait confiance pour l'acquisition, c'est La Foncière Terre de Liens qui finança l'achat de 37 ha et s'en rendit propriétaire ( www.terredeliens.org )

 

Depuis 2011 cette structure hors norme fonctionne en groupement agricole. La plus grande partie de l'exploitation est en prairie, afin de pouvoir nourrir des vaches de race bretonne pie noire. Le reste, soit 11ha, est consacré au blé et au sarrasin, car un atelier pain et galettes a été dès le début envisagé. Deux hectares enfin sont en production maraîchère.

 

Afin de fonctionner de façon harmonieuse, les protagonistes font des réunions hebdomadaires et prennent des décisions collectives. Chacun est responsable d'un atelier (fromagerie, pain, galettes, maraîchage, marchés). La convivialité est de mise avec des repas partagés tous les midis. Parmi les 5 adultes, certains sont en famille et tous ne logent pas à la ferme. Chaque week-end à tour de rôle deux personnes restent à la ferme pour s'occuper des animaux, pour surveiller les arrosages et les tunnels et pour aller faire des marchés.

 

Le village de Monflours a accueilli ces nouveaux habitants non issus du milieu agricole avec enthousiasme. Ceux-ci en retour participent à la vie locale. Quelques salariés ont été embauchés pour aider sur place. Ainsi l'esprit du collectif rayonne dans ce coin de Mayenne...

 

Selon les protagonistes, la clé de leur réussite réside dans un équilibre subtil entre règles collectives et autonomie. A tous ceux qui pensaient que c'est une expérience utopique, cinq ans après on peut s'apercevoir que c'est une solution qui marche. Peut-être même fera-t-elle école!

Lyliane (22/5/2015)

21/05/2015

Appel transmis en faveur des réfugiés qui prennent des bateaux de fortune sur la Méditerranée...

 
Chères amies, chers amis,

En ce moment même, les victimes des pires persécutions au monde se trouvent à bord de véritables “cercueils flottants”, fuyant les violences et tentant de mettre leurs familles en sécurité. Mais au lieu de répondre à cette crise avec humanité, nos gouvernements ferment leurs portes et les laissent se noyer ou mourir de faim. 

La Méditerranée et la mer d’Andaman sont en train de devenir d’immenses cimetières. 

Le peuple Rohingya se fait expulser de Birmanie. Des milliers de familles désespérées dérivent en pleine mer, réduites à boire leur propre urine parce que la Malaisie, la Thaïlande et l’Indonésie refusaient de les accepter sur leur territoire. Toutes les semaines, des Syriens et des Africains risquent la noyade au large des côtes européennes en tentant une terrifiante traversée, leur unique espoir d’échapper aux trafiquants, à la torture et à la faim. 

Nous sommes face à la crise de réfugiés la plus grave depuis la Seconde guerre mondiale; mais jusqu’ici, nos gouvernements les ont regardés mourir de loin, paralysés par le climat de xénophobie ambiant. L’urgence est à son comble. Mais notre communauté a une opportunité unique d’enrayer la culture de la peur par une formidable vague de compassion. 

Si nous participons tous à la hauteur de nos ressources, nous pourrons contribuer à financer des opérations de sauvetage en mer, mettre sur pied des équipes pour les accompagner et soutenir leur installation, intensifier notre plaidoyer afin d’inciter les dirigeants à ouvrir nos frontières, et lancer une campagne publicitaire pour contrer le racisme. 

Ensemble, nous pouvons sauver les réfugiés et sauver notre humanité partagée. 

Si nous n’agissons pas rapidement, 2015 pourrait devenir l’année des “boat people”. 
 

Médecine prédictive ou préventive?

Selon la revue « Valeurs mutualistes » de la MGEN, la promesse des tests génétiques sur lesquels se fonde la médecine prédictive consiste à utiliser l'ADN ou acide désoxyribonucléique pour prédire une maladie et permettre ainsi une prévention plus ciblée, un dépistage précoce ou des soins plus efficaces. En effet, un test particulier ciblé sert généralement à confirmer le diagnostic d'une maladie génétique ou à révéler un risque de transmission à la descendance chez le porteur d'une mutation, c'est à dire d'une modification accidentelle dans l'ADN.

 

 Toutefois, une analyse génétique est rarement prédictive à 100%. Elle peut certes indiquer une probabilité, par exemple dans le cas d'un gène de prédisposition à un cancer, mais le sujet peut très bien ne jamais le développer. En effet des facteurs environnementaux ou autres peuvent également jouer. On peut en effet considérer que la plupart de nos pathologies associent le terrain héréditaire et l'histoire de notre vie (alimentation, sédentarité...)

 

Nous avons tous entendu parler de l'actrice américaine Angelina Jolie, qui a fait appel à de la «  chirurgie préventive ». En France, si une anomalie génétique est découverte au cours d'un test, la personne concernée peut s'opposer à en avertir ses proches au nom de la confidentialité des données et de la protection de la vie privée. La Loi française en effet promulguée le 6/8/2004 et relative à la bioéthique fixe un cadre très strict à l'utilisation des tests génétiques (uniquement à des fins médicales, pour une recherche judiciaire ou scientifique), ce qui garantit jusqu'ici un encadrement légal d'une éthique rigoureuse.

 

La médecine prédictive de nos jours se présente comme un pari sur le progrès de la science ou sur la prévisibilité des événements humains, ce qui est loin d'être toujours le cas. A part les thérapies géniques qui consistent à introduire des gènes dans des cellules d'un organisme pour y corriger une anomalie, il n'est pas du tout certain que ce soit là une avancée vers la médecine de demain... Pour en savoir plus:

www.genetique-medicale.fr

 

Changer son mode de vie à titre préventif, accroître sa surveillance en vue d'un dépistage ou d'un traitement précoce en revanche peut se révéler très utile... La plupart des maladies en effet sont de nos jours liées à l'environnement , à une vie trop sédentaire, à du stress au travail ou à une alimentation déséquilibrée à base de plats préparés trop gras ou trop sucrés. Bouger plusieurs fois par semaine, manger sainement, dormir suffisamment et garder un état d'esprit positif peuvent faire partie des règles de notre vie moderne, susceptibles de prévenir bon nombre de maux courants.

 

Il m'apparaît que nous sommes à la croisée des chemins dans ce domaine avec un pied dans l'ancien et un dans le nouveau. Espérons que nous serons suffisamment sages pour prendre le meilleur dans chaque type de médecine! Et n'est -il pas établi que "prévenir vaut mieux que guérir" ?

 

Lyliane

20/05/2015

Mémorial nantais de l'abolition de l'esclavage...

Je suis allée récemment dans la belle ville de Nantes et j'ai découvert son mémorial qui fait référence à une grande partie de son passé négrier. Je savais que La Rochelle et Bordeaux notamment avaient eux aussi participé au commerce triangulaire, dont il a été question il y a peu en Guadeloupe à l'occasion de l'inauguration d'un mémorial. J'ai découvert de loin le bâtiment de forme curieuse, allongé le long du quai de la Fosse et appris que l'artiste K. Wodiczko et l'architecte J. Bonder en ont été les auteurs.

 

Sur place j'ai réalisé que si Nantes au 18ème et au 19ème siècles s'était enrichi avec la traite des noirs, dont ils ne voyaient somme toute que peu d'horreurs, il reste en ville des traces tangibles de cette époque, notamment de beaux bâtiments d'armateurs et de riches commerçants. Par contre, je ne savais pas que l'Angleterre avait été encore beaucoup plus impliquée que la France dans la traite transatlantique...

 

Le mémorial de Nantes, ouvert au public sans réservation, est relié au Musée d'histoire de la ville par 11 panneaux d'information dans un parcours urbain tout à fait intéressant. Le tout pour marquer symboliquement la nécessité d'alerter et de transmettre un message universel au sujet de l'abolition de l'esclavage humain.

 

De quoi méditer sur notre passé et rendre hommage à tous ceux qui ont permis que cesse ce trafic!

 

Lyliane 

13/05/2015

Transhumance...

Dès la fin du mois de mai, quand la sécheresse est là et que l'eau se raréfie, commence pour les moutons de Provence la longue route vers les alpages... Ce voyage s'effectuait autrefois à pied, nécessitant plus de 10 jours de marche. Aujourd'hui cette transhumance est effectuée en camions. Ce transport permet aux moutons d'aller en altitude passer la saison chaude et de brouter une herbe plus grasse qu 'en plaine. Et pour les bergers et leurs chiens, c'est un temps de solitude, propice à vivre au rythme de la nature tout en observant les étoiles !

 

Il y avait autrefois des fêtes traditionnelles à cette occasion, notamment à St Rémy de Provence (Bouche du Rhône). Cette célébration réunit encore chaque année tous les éleveurs du Sud de la France. Cela donne environ 4000 brebis, agneaux et béliers ainsi que des chèvres et des ânes de transhumance, encadrés par des bergers en costumes traditionnel et leurs chiens.

 

Cette année, la transhumance aura lieu le lundi de Pentecôte 25 mai à St Rémy de Provence. Le public pourra ainsi admirer de près le spectacle rare de milliers de brebis. Il assistera également à des démonstrations du travail et des chiens de bergers.

 

Pour tout renseignement complémentaire, s'adresser à l'Office de Tourisme - Place Jean Jaurès-13210 – St Rémy de Provence (tél : 04 90 92 05 22)

Lyliane (13/5/2015)

12/05/2015

Tolérance zéro pour les abus sexuels perpétrés contre des jeunes...

 

Le Pape François a crée le 22 mars 2014 une commission pontificale pour la protection des mineurs, suite à des signalements un peu partout dans le monde de prêtres pédophiles.

 

J'apprends par le BICE (bureau international catholique de l'enfance, www.bice.org qu'en février 2015, une assemblée plénière a eu lieu et qu'elle était composée de 17 experts laïcs ou religieux, de sexe masculin et féminin, choisis dans le monde entier. Elle avait pour mission de faire de l’Église 3une maison sûre pour les enfants3.

 

Il était temps, me semble - t - il de prendre ce problème en charge, car des scandales, même globalement peu nombreux, avaient un peu terni l'image du monde religieux. Si l’Église dorénavant, notamment après cette rencontre, applique de façon déterminée "le principe de tolérance zéro" dans sa lutte contre la pédophilie, cette mesure doit s'accompagner au plus tôt d'une politique de prévention. Cela semble pouvoir être le cas désormais à tous les échelons de la hiérarchie.

 

Depuis le Pape Benoît 16, on sentait qu'un mouvement était en marche. Le sujet était néanmoins encore souvent jugé tabou et les plaintes des familles minimisées... En effet, jusqu'ici les phénomènes d'abus liés à l’Église sur la personne d'enfants et d'adolescents, tout comme ceux perpétrés dans la société civile, n'ont peut-être pas toujours été suffisamment sanctionnés...

 

Il revient donc aux services du Souverain Pontife de prendre avec courage des initiatives radicales, afin que l'impunité cesse totalement et que le recours systématique à la justice devienne la règle.

 

Un Congrès organisé par le BICE aura lieu le 20 mai prochain à Paris. Il se propose de travailler sur les mécanismes de protection et de résilience pour les victimes. Le fléau de l'abus sexuel devrait y être évoqué sans détour, ce qui pourrait conduire à des recommandations et à des propositions inédites.

 

Le grand public ne peut que se réjouir que l’Église se décide à chercher des outils susceptibles d'éradiquer les violences et les abus, dont sont victimes les enfants. Il y va de la crédibilité de l’Église et de la juste protection de nos jeunes. Et le Pape François, usant de son autorité morale tout comme avec les migrants en Méditerranée, donne l'exemple en impulsant une prise en charge sans complaisance dans ce sujet délicat.

 

Lyliane

10/05/2015

Memorial Act à la Guadeloupe...

 

Nous avions déjà à Nantes et à Bordeaux des espaces commémorant sur le sol français l'abolition de l'esclavage. En Martinique existait également le Mémorial Cap 110 édifié en 1998 par la ville de Diamant pour le 150ème anniversaire de l'abolition de l'esclavage. On peut donc se demander quel est le sens de l'édification du Mémorial Act, qui sera inauguré en Guadeloupe le 10 mai 2015 par le Président de la République Française et ouvert au public le 6 juillet prochain...

 

Rappelons tout d'abord que la traite des noirs, autorisée par le Roi de France Louis 13, consistait à «fournir des esclaves nègres à des planteurs blancs» installés aux Antilles. Ce commerce triangulaire qui fleurissait au 17ème siècle générait des profits énormes aux armateurs français, transportant des esclaves dans des conditions épouvantables et aux planteurs bénéficiant d'une main - d’œuvre peu chère pour cultiver la canne à sucre et la commercialiser.

 

Il fallut attendre plusieurs révoltes dans les Antilles et des luttes vigoureuses de personnes engagées contre ce fléau humain, que nous considérons aujourd'hui comme un crime contre l'humanité, pour aboutir le 27 avril 1848 à l'abolition de l'esclavage sous l'impulse de l'alsacien Victor Schoelcher, qui avait été député en Guadeloupe.

 

Le poids de ce lourd héritage, que nous en soyons conscients ou pas, est toujours présent dans des mémoires ancestrales transmises dans nos gènes de générations en générations. Il ne s'agit pas de nous culpabiliser, mais plutôt de ne pas oublier que l'être humain est capable du pire comme du meilleur, qu'il est capable d'évoluer en conscience et en humanité...

 

Ce Mémorial Act, qui ressemble au Mucem de Marseille par son architecture, est voulu comme un phare culturel pour toutes les Antilles, permettant à la fois une reconnaissance des souffrances endurées par les noirs des Caraïbes et une information pour les jeunes générations. C'est pourquoi, il sera aussi bien un lieu de recueillement pour les millions d'âmes disparues qu'un espace éducatif à destination de tous, car il est installé sur les lieux même d'une ancienne sucrerie du quartier de Darbousier, connu comme un quai de sinistre mémoire.

 

Le fait que ce Mémorial de 2500 M2 ait été conçu par un cabinet d'architectes de Guadeloupe (BMC), qu'il soit financé à la fois par l’État français, par les Antilles et des fonds européens lui donne, me semble-t-il, une forme de légitimité et de rayonnement mondial. Lieu de mémoire, certes, mais tourné vers l'avenir, pour que toute forme d'exploitation humaine, d'esclavage ou de discrimination raciale finisse par disparaître enfin de la surface de la Terre.

 

Lyliane 

07/05/2015

Réflexe douceur et prévention!

 

Qui parmi nous est vraiment attentif à son corps? Qui l'entoure de soins et de douceur en lui étant reconnaissant pour être toujours prêt à nous servir? Il me semble qu'il faut souvent avoir traversé quelques expériences douloureuses pour considérer son corps comme un fidèle serviteur...

 

Je regarde autour de moi et je vois pas mal de femmes et d'hommes, à l'âge de la retraite, qui veulent tout à coup faire de l'exercice physique, car ils ont pris du poids ou bien ils s'aperçoivent qu'ils sont trop sédentaires.

 

Personnellement, j'ai appris qu'afin d'éviter courbatures, crampes ou même claquage, il est important, avant et après l'effort, d'étirer nos muscles par quelques mouvements simples. Dans les séances de gymnastique animées par un professeur, cela se fait naturellement. Toutefois, combien de marcheurs, skieurs, cyclistes ou joggeurs pensent systématiquement à étirer leurs muscles, voire à les masser avant de partir et de retour chez eux? Cela évite souvent des tendinites longues à guérir, des découragements face à l'exercice physique!

 

Aussi, avant d'aller faire du sport en salle ou en plein air, n'oublions pas de préparer notre corps à l'exercice à fournir! Cet état d'esprit tourné vers la prévention peut s'étendre ensuite à d'autres choses. Car il me semble que notre siècle est davantage tourné vers le curatif et traite nos corps comme des machines...

 

Pourquoi ne pas joindre également l'utile à l'agréable? Se masser bras et jambes avec des huiles essentielles de genévrier ou de lavandin par exemple avant de faire un effort physique détend, parfume et diminue les risques de contusions.

 

En apprenant à bouger avec discernement, en étant attentifs à nos ressentis, nous testons nos limites, nous nous réapproprions notre corps. Ce travail subtil est susceptible ensuite de nous amener à sentir si nous sommes suffisamment ancrés dans le monde, si notre respiration est entravée par des stress, là où nous avons besoin de porter notre attention, d'être présents à l'instant.

 

C'est un excellent support, me semble-t-il, pour nous sentir vivants, pour nous montrer reconnaissants d'avoir reçu le cadeau de la vie!

 

Lyliane 

06/05/2015

Après le forum social mondial de Tunis...

 

A l'issue du Forum social mondial, réuni en mars dernier à Tunis, juste après l'attentat du musée du Bardo, une convergence de vues s'est fait jour entre les participants à propos des questions posées par le Climat. La Société Civile internationale en effet a décidé de tenir début décembre 2015 un «contre sommet», afin de faire pression sur la Conférence de Paris ou COP21.

 

Les citoyens présents ont accusé les multinationales du secteur des semences, des OGM, des engrais et intrants chimiques d'avoir pour objectif d'industrialiser et de financiariser toujours plus l'agriculture malgré les impacts négatifs que nous connaissons et qui en découlent. Ces multinationales du reste se sont regroupées dans une «Alliance pour une agriculture intelligente», ce qui démontre leur volonté de minimiser les dérèglements que nous supportons dans le monde entier.

 

Les fausses solutions ont également été pointées du doigt car elles ne vont pas au cœur des problèmes. Un appel clair a été lancé par tous les participants en faveur d'une « agriculture familiale et paysanne » ainsi que de pratiques agro - écologiques. Car, selon eux, il s'agit avec ce type d'agriculture non seulement de lutter pour stabiliser le climat mais aussi pour apporter une solution à la faim dans le monde.

 

Mr Jean Vettraino, du Secours Catholique Caritas France www.secours-catholique.org, regrette que les dirigeants politiques et économiques ne fassent aucune place au droit à l'alimentation pour tous et à la justice climatique. Les mêmes problèmes, mis en commun à Tunis, se posent néanmoins partout: traite des humains, climat et environnement, insécurité alimentaire, migration des jeunes... Tous sont repartis décidés à changer le monde par de petites actions quotidiennes en attendant de pouvoir peser sur les décisions des représentants du monde.

 

Laissons nous convaincre, à notre tour, qu'ensemble nous sommes plus forts! Car faire face en pensées et en actions aux défis du moment nous aide à ne plus nous reposer exclusivement sur autrui. Nos dirigeants sont là pour faire connaître notre engagement aux autres pays. Montrons leur la voie que nous entendons leur voir prendre en notre nom...

 

Lyliane

05/05/2015

Voyager solidaire...

 

Dans notre société, où les loisirs tiennent beaucoup de place, quelques associations se sont mobilisées, afin de proposer des "congés solidaires", que l'on nommait autrefois "chantiers internationaux" dans nos pays occidentaux.

 

Il s'agit le plus souvent de se mettre bénévolement au service d'une association locale par l'intermédiaire d'une O.N.G. (organisation non gouvernementale) comme Solidarités Jeunesses, Planète urgence, ATES, La Guilde etc... Ces chantiers permettent à des personnes ayant au moins 3 semaines de liberté, d'aider des pays économiquement et socialement désavantagés (PESD). Parfois, des frais de participation leur sont demandés.

 

Les domaines d'action sont assez variés: sociaux, ruraux, environnementaux, éducatifs... selon les pays concernés. Au Maroc, par exemple, les volontaires peuvent aider les enfants à faire leurs devoirs; en Afrique noire, il peut leur être demandé de contribuer à un programme d'agronomie, de construction, d'accès à l'eau potable. Au Vietnam, ils peuvent avoir à s'engager dans des travaux de rénovation d'école, d'enseignement de l'anglais ; au Népal ils sont sollicités souvent pour construire un orphelinat.

 

Néanmoins, avant de partir pour des destinations lointaines, il est important de bien se renseigner sur les conditions de sécurité, de vaccinations, d'hébergement... Pour cela, il est recommandé d'aller voir sur le site Internet: www.diplomatie.gouv.fr.

 

Qui a dit que les jeunes d'aujourd'hui ne savent faire autre chose que bronzer sur les plages? Beaucoup, jeunes ou moins jeunes, ont à cœur de se rendre utiles, de découvrir des régions nouvelles tout en participant à un élan de solidarité...

 

Lyliane 

03/05/2015

Reporters sans Frontières fête ses 30 ans!

 

L'ONG reconnue d'utilité publique Reporters sans Frontières www.rsf.org défend la liberté d'informer et d'être informé partout dans le monde. Hélas, son bilan est préoccupant car en 30 ans des dizaines de milliers de journalistes ont été emprisonnés, voire exécutés, pour que nous puissions accéder à une information plus libre. Des cas de journalistes privés de liberté, des lois liberticides actuelles mobilisent l'organisation en Birmanie, en Arabie saoudite, au Pakistan, en Lettonie, en Azerbaïdjan... En 2014, avec le National Geographic, RSF a publié une revue comportant 100 photos et des rapports en faveur de la Liberté de la Presse. Les assassinats de janvier 2015 à Charlie Hebdo en France ont fait partie également de ses préoccupations et réactions vigoureuses.

 

Reporters sans Frontières a lancé récemment un appel auprès du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour que les crimes commis contre des journalistes en Iran et en Syrie ne restent pas impunis.

 

Concernant la France, l'organisation s' est inquiétée d'une Loi de Programmation Militaire de 2014 et tout récemment elle a saisi le Président Hollande de la Loi sur le Renseignement présentée par le Premier Ministre à l'Assemblée Nationale.

 

Un Concert pour la Liberté aura lieu le 3 mai 2015 et un rapport contre la censure sur 3 décennies va être publié à cette occasion.

 

Réjouissons nous qu'une telle organisation existe et soutenons la si possible, car c'est pour notre libre information qu'elle œuvre mondialement et que quelques uns de ses membres croupissent en prison ou meurent, alors que les auteurs de ces violences continuent à vivre en toute impunité.

 

Dénoncer les violations des Droits de l'Homme partout où elles ont lieu, ne serait - ce pas un premier pas, afin d'éveiller les consciences à notre interdépendance humaine ?

 

Lyliane

02/05/2015

Sauvons les forêts et les singes!

 

Chers ami(e)s de la forêt tropicale,

Les primates ont totalement disparu dans 13 des 23 réserves protégées de Côte d’Ivoire.C’est le terrible constat de recherches menées par des scientifiques dans le pays africain. La cause principale est la destruction des forêts pour les plantations de cacao qui recouvrent déjà deux tiers de la surface totale de ces zones "protégées".

La fabrication du chocolat ne peut pas se faire au prix de la disparition des forêts et des singes ! 

Écrivons au gouvernement ivoirien :

PÉTITION  

En vous remerciant de votre attention,

Sylvain Harmat  
Sauvons la forêt

A propos de l'Exposition Universelle de Milan.

 

Après Shangaï en 2010, Milan, capitale économique et et industrielle de l'Italie, accueille du 1er mai au 30 octobre 2015 l'Exposition Universelle. Sur plus de 110 hectares, 144 pays invités ont répondu présents et ont participé à leur mesure à l'édification de bâtiments futuristes. Les Nations Unies, la F.A.O. et l'Union Européenne seront là. L'Office du Tourisme italien espère environ 20 millions de visiteurs sur ce site à ciel ouvert. Pour information, consulter le site Internet officiel : www.expo2015.org.

 

Le pavillon italien a déjà fait parler de lui car il ressemble à une forêt en ciment ajouré. Quant au Pavillon français, c'est une grande halle en bois lamellaire. Chaque structure se visite et propose des animations. La Lombardie et toute l'Italie avec ses nombreux monuments comptent attirer sur d'autres sites proches (Turin, îles Boromées...) les curieux venus en masse pour cette manifestation.

 

En ce qui me concerne, c'est le thème de l'Exposition Universelle qui a retenu mon attention: "nourrir la planète et énergie pour la vie". Les pays invités de ce fait se sont mis au diapason: le Pavillon italien par exemple capte au contact de la lumière les polluants de l'air...Ne faudrait-il pas généraliser ce procédé pour nos cités à l'air de plus en plus irrespirable?

 

Je n'ignore pas que ce chantier colossal a coûté beaucoup d'argent public à des pays surendettés, ce qu'ont critiqué violemment les opposants (No expo) au May Day. Le pape François lui-même a demandé aux visiteurs de ne pas oublier les millions de personnes dans le monde qui ont faim. Le prix d'un billet d'entrée en outre n'est pas à la portée de toutes les familles (entre 27 et 39 euros).

 

J'ai écouté le discours inaugural de Mr Mattéo Renzi. Il a souligné que "l'Exposition Universelle est avant tout le désir de regarder le monde comme il est et d'essayer de le changer."

 

Le Pavillon français me semble porter une bonne partie de cet enjeu. En effet, terre d'agriculture la France, en la personne de ses ministres, prétend y défendre "le point de vue d'une production et d'une consommation alimentaire alternative» et questionner sur «la durabilité des modèles alimentaires actuels".

 

Il me plaît à penser qu'au delà des discours, nos femmes et hommes politiques, nos citoyens se sentiront prêts à se mobiliser et à mettre en œuvre toutes les ressources généreuses, créatives et saines pour notre environnement dont nous disposons. Alors si l'expo de Milan fait avancer, ne serait-ce qu'un peu, la mobilisation de chacun, la solidarité internationale, les sommes investies n'auront pas été vaines...

 

Lyliane 

 

01/05/2015

Aide humanitaire au Népal...

 
     
 
 
 
Chères amies, chers amis,

Samedi dernier, les montagnes ont tremblé et anéanti les magnifiques et fragiles villages du Népal. Des milliers de personnes sont mortes écrasées sous les décombres. On ne compte plus les disparus et les blessés, et le pays entier réclame désespérément de l’eau, de la nourriture et des abris sûrs. Le chaos est indescriptible. Mais au coeur de ces heures sombres, Abari, une courageuse organisation locale se démène sans relâche pour monter des tentes dans les endroits les plus touchés et les plus reculés du pays. 

Selon les spécialistes de l’aide humanitaire, cette organisation était, avant la catastrophe, parmi les plus efficaces du Népal. Elle serait la mieux placée pour faire parvenir le plus rapidement possible l’aide indispensable aux communautés rurales - tout simplement parce que c’est là qu’elle est née. 

Ensemble, nous pouvons changer la donne pour cette incroyable organisation, et pour beaucoup d’autres qui travaillent au Népal, en décuplant littéralement leurs budgets alloués à l’aide humanitaire, en leur permettant de reconstruire sur le long-terme et en finançant leur travail d’urgence dans les zones difficiles d’accès. 

En faisant un don aux responsables locaux prêts à affronter de longues années de difficile reconstruction, nous semons les graines de l’espoir d’un monde sûr et durable pour les villages les plus pauvres du Népal. 

Cliquez ci-dessous et faites un don pour aider nos héros népalais: 

30/04/2015

Mieux protéger les animaux de ferme...

 

Une association pour la protection mondiale des animaux de ferme www.pmaf.org existe, en vue de favoriser une meilleure prise en compte du bien-être des animaux, à toutes les étapes de leur vie: élevage, transport, abattage... Dans son bulletin d'information "champ libre ", cette organisme indique l'actualité des campagnes entreprises et des actions sur le terrain. Il est possible de le télécharger sur le site Internet. Nous pouvons également nous inscrire sur leur Newsletter afin d' être tenu au courant de leur actualité. Il existe des CD en direction des juniors pour les sensibiliser à la cause animale ainsi que du matériel promotionnel. Stages et emplois au sein de leur structure sont aussi répertoriés.

 

La P.M.A.F. lance périodiquement des campagnes concernant la maltraitance des animaux de ferme grâce au plan Vigiferme, afin de conseiller le grand public, les gendarmes, les maires, les magistrats, les enquêteurs d'associations de protection animale.

 

Par exemple, elle a dénoncé le transport d'animaux vivants en France ou à travers l'Europe qui impose parfois des souffrances incroyables aux animaux, confinés sur de longues distances, ballottés et sans possibilité de s'abreuver ou de manger. Un film réalisé par la PMAF en 1997 a révélé au public les brutalités, dont sont victimes des animaux sur les marchés aux bestiaux.

 

L'association a déjà enregistré des succès à propos des cages grillagées de poules élevées en batterie. Une directive européenne, depuis leur campagne de 2012, prescrit désormais pour chaque poule un espace de 750 cm2 au lieu des 550 cm2 d'autrefois et demande des perchoirs, des grattoirs et un nid. C'est vraiment un minimum, mais c'est déjà un sérieux progrès!

 

Prendre conscience que les animaux sont sensibles et souffrent lorsqu'on les maltraite me semble être un pas en avant vers notre ouverture au monde qui nous entoure, un monde vivant dont nous sommes responsables en toute bienveillance et humanité.

 

Lyliane 

29/04/2015

Elevage intensif ou pastoral?

 

Dans nos pays dits développés, on élève 6 races seulement de bétail selon les chiffres de la FAO produits en 2008.

 

Une sélection génétique en effet menace aujourd'hui la biodiversité des cheptels dans le monde. Nous avons pris l'habitude de ne garder que des races grandes productrices de lait ou de viande pour augmenter les profits; des vétérinaires vaccinent tant et plus et ils sont censés sélectionner les reproducteurs là où les éleveurs laissaient faire la nature; nous nourrissons les animaux au lieu de les laisser se nourrir...

 

Autrefois vivaient dans les régions les espèces les mieux adaptées au climat, aux prédateurs et aux populations locales...Dans ma région en PACA, il y avait des chèvres dites "Brigasques", en Savoie des vaches de la race "Abondance"...

 

L'élevage intensif en outre ajoute le confinement d'animaux dans des espaces réduits, des risques épidémiques du fait de la promiscuité et une étendue de plus en plus importante de cultures de soja OGM destinées à nourrir les animaux.

 

Or, 70% des populations rurales de la planète dépendent de l'élevage pour leur subsistance si l'on en croit l'association « agronomes sans frontières ». ou AVSF. C'est donc à considérer !

 

Cette association de solidarité internationale favorise au contraire un élevage pastoral avec le respect du vivant, des éleveurs qui connaissent leur cheptel et recommande des exploitations de taille raisonnable. Par exemple, elle cherche partout à maintenir des races rustiques même si elles sont moins productives. Au Togo, AVSF soutient l'élevage de races de chèvres naturellement tolérantes aux maladies apportées par la mouche tsé OGMtsé. En Mongolie d'autre part, des chèvres de race locale donnent une laine cachemire de meilleure qualité...

 

L'élevage intensif entraîne le plus souvent une surexploitation des ressources en eau et en pâturages. Aussi, que ce soit dans nos pays, où peu à peu la sélection des races fait disparaître des animaux résistants et adaptés au climat, ou ailleurs dans le monde, ayons à l'esprit ce que les générations précédentes savaient: à vouloir contrôler sur tous les plans notre élevage, à faire des fermes gigantesques, où tout est mécanique, aseptisé, déshumanisé, nous sommes en train de l'affaiblir, de lui faire perdre sa spécificité locale. Pour plus d'informations, aller sur le site Internet d'AVSF :

http://www.avsf.org

 

Lyliane 

23/04/2015

Agir sur le terrain au lieu de faire de beaux discours...

 

A travers un article paru dans le numéro 3439 de la revue Paris Match, j'ai appris que l'écrivain Alexandre Jardin avait publié, le 9 avril 2015, un ouvrage engagé intitulé : « Laissez nous faire » aux éditions Robert Laffont.

 

Avec le mouvement citoyen « bleu, blanc, zèbre »(BBZ) qu'il a crée, cet homme engagé propose à tous les citoyens de France « de passer aux actes ». Il constate en effet qu'ils sont des « faizeux » face aux femmes et hommes politiques français, qui ne sont selon lui que des « dizeux ». A chaque alternance de parti au pouvoir, les BBZ ont remarqué que le pays ne fait que changer d'énarques et que le marché des belles promesses est désormais « carbonisé ».

 

Son mouvement constitué en association rassemble plus de 100 personnes, opérateurs de la société civile tels qu'associations, fondations, acteurs de services publics, mairies, mutuelles ou entreprises, qui tous ont du crédit moral et dont l'action est visible. Ils luttent contre la fatalité et considèrent que nous avons besoin d'une société civile éveillée et agissante.

 

Au sein de BBZ, ces personnes sont regroupées dans des « bouquets de solutions thématiques» et elles prônent un mode collaboratif car selon leur perception : « le génie vient d'en bas ». Aussi ils ne boudent pas une collaboration avec les élus ou personnels actifs sur le terrain.

 

Par exemple, en Ile de France, la Confédération générale des petites et moyennes entreprises ou CGPME a un programme pour faire connaître les dispositifs favorisant l'emploi.

 

Aux élections présidentielles de 2017, le mouvement envisage de présenter aux partis républicains une démarche différente de celle de N. Hulot en 2007, qui consistait à faire signer un pacte engageant les candidats à faire quelque chose en faveur de l'environnement. Bleu blanc zèbre propose une alliance à ceux qui seront capables de témoigner de leur action concrète. A tous ils demanderont : « qu'avez vous fait personnellement pour les autres ? Avez vous crée des emplois ? Avez vous sorti des chômeurs de la précarité ? Avez vous essayé d'alphabétiser des personnes ? »

 

Je trouve cette démarche tout à fait intéressante pour sortir le pays de sa profonde désespérance.

 

Au lieu de se tourner vers des partis extrémistes, qui cherchent à profiter du découragement des citoyens en leur faisant de belles promesses, BBZ appelle les citoyens français à se « retrousser les manches » et à agir là où ils se trouvent. Pour se renseigner, s'engager ou soutenir ce mouvement aller sur le site Internet: www.bleublanczebre.fr 

 

Lyliane 

22/04/2015

Choisir de communiquer en conscience...

 

Un travail personnel, en suivant les enseignements de Catherine Merle dans son ouvrage : « Libérer sa Vénus », m'a amenée à approfondir certaines façons d'être dans mon quotidien et à réaliser concrètement le poids des mots dans ma vie.

 

Nous savons en effet, grâce à la physique quantique et à la loi d'attraction, que tout comme nos pensées, les mots sont porteurs de vibrations. Or quelles vibrations ai je le désir de diffuser? Moi qui trouve parfois les médias bien pessimistes, suis je consciente de mes expressions courantes ?

 

J'ai été marquée par un exemple cité dans cet ouvrage : à une personne qui lui proposait de défiler contre la guerre, Mère Thérésa aurait répondu :"je défilerai volontiers pour la paix" !

 

Du coup j'ai été amenée à passer en revue mon vocabulaire, les mots que j'utilise habituellement. Je me suis aperçue que les expressions : "il faut que, je dois, tu devrais, oui, mais non..." reviennent souvent ! J'apprends peu à peu avec constance à les remplacer par " je choisis, oui et...", car depuis que cela est devenu clair à mes yeux ces injonctions, ces expressions contradictoires ne me conviennent plus.

 

J'ai réalisé que notre cerveau est comme un grand ordinateur que nous alimentons en permanence avec nos pensées, nos croyances et qui garde en mémoire ce qui revient souvent. De plus, j'ai appris que dans son système il n'entend pas la négation... Cela m'incite à m'exprimer de façon claire, positive et bienveillante!

 

Pour cela, je choisis de m'accepter telle que je suis et d'accepter l'autre avec son propre ordinateur de bord. Cela rend à la fois plus attentif et plus humble ! Car même si j'ai à tout moment le choix de mes paroles, je m'aperçois que je suis pétrie de programmations inconscientes, de jugements erronés, de projections de mes peurs sur le monde.

 

Ceci réalisé, j'essaye de me responsabiliser sur ce plan de la communication, d'accepter de mettre en place une autre philosophie de vie. Cela commence dès le réveil : dans mon lit, je regarde ma journée et j'apprends à l'orienter de façon positive. Je me parle avec douceur et j'impulse des intentions bienveillantes envers mon environnement. Je trouve que cela m'amène davantage de fluidité, de légèreté ensuite.

 

J'ai besoin de silence pour me mettre en route, afin d' écouter les besoins de mon corps. Aussi je mets la télévision, la radio bien après m'être ressourcée intérieurement... J'ai découvert qu'en développant au préalable une vision positive de ma vie, je me laisse moins toucher par les événements qui nous sont relatés par les médias. Cela m'aide à faire grandir ma confiance dans les jeunes générations du monde, à ouvrir mon cœur à ce qui se passe. Mon mental est généralement moins présent après ce temps d'écoute intérieure...

 

Cela me demande, certes, de la vigilance, une forme de discipline car les habitudes sont là, les conditionnements de mon cerveau-ordinateur, de son « disque dur » ont tendance à se reproposer... Ma ressource actuelle, en cas de doute ou de faiblesse, est ma confiance dans l'Univers. En effet, n'alimentant plus aussi souvent en pensées et en paroles une vision négative du monde, j'ai conscience d'apporter ma contribution à l'émergence du Nouveau. Je me sens en quelque sorte co-créatrice d'un univers de joie, de beauté, de bienveillance et de paix auquel j'aspire.

 

Lyliane

20/04/2015

Fin de vie...

 

Dans notre pays, si on meurt le plus souvent de vieillesse, meurt-on forcément bien ? Selon une enquête de l'INED publiée en 2014, 7 personnes sur 10 décèdent à l'hôpital de nos jours. Et notre société semble encore effrayée par l'idée de mort, qui reste le plus souvent un sujet tabou. C'est en effet un domaine délicat à aborder que celui de la fin de vie...Il nous remue et nous questionne.

 

Ce n'est qu'aux alentours de 1985 que les soins palliatifs ont commencé à être réclamés en France. Des cas d'acharnement thérapeutique et la légalisation de l'euthanasie dans certains pays d'Europe (Pays Bas...) avaient conduit à faire évoluer les mentalités dans notre pays.

 

Il y a 10 ans, le 22 avril 2005, la loi Léonetti, du nom d'un député UMP des Alpes Maritimes, avait été promulguée afin de légiférer sur cette question. Elle proposait d'arrêter les soins médicaux lorsque le malade le demandait. C'était une avancée importante car la qualité de vie du patient devait être préservée et un accompagnement à la douleur mis en place.

 

En 2012, le candidat à la Présidentielle : François Hollande, avait promis un nouveau texte de loi sur les droits relatifs à la fin de vie dans l'engagement n° 21.

 

Le 17 mars 2015, une nouvelle loi a été adoptée par l'Assemblée Nationale. Elle ne semble pas avoir profondément modifié l'approche de ce sujet. Elle a été nommée: deuxième loi Léonetti et elle émane également d'un député PS : Alain Claeye. Elle apporte néanmoins deux dispositions nouvelles concernant les directives anticipées du patient quant à sa fin de vie et l'acceptation par le corps médical d'une sédation profonde et continue. La mort toutefois ne peut pas être provoquée par un acte médical délibéré. Cette loi doit encore être examinée par le Sénat et elle est susceptible d'être amendée avant son adoption définitive.

 

On peut se demander si notre société nous prépare suffisamment à nous préoccuper de notre fin de vie et si la plupart des personnes, des familles est bien informée des droits du malade. Au cas où le sujet vous semblerait à approfondir, je peux conseiller le livre de C. Bauchart aux editions Michalon : « Ma mort m'appartient ».

 

Lyliane 

19/04/2015

Comment vivre au fil des jours selon la philosophie bouddhiste?

 

C'est lors d'une émission du dimanche matin à la télévision française que j'ai entendu parler pour la première fois d'Olivier Raurich, conférencier et enseignant en mathématiques dans des classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques. Il a publié en janvier 2014 chez A. Michel l'ouvrage : « La voie du bouddhisme au fil des jours:être, aimer, comprendre ».

 

O. Raurich se sert d'une image pour décrire la vie courante de l'homme d'aujourd'hui : il serait comme un pauvre homme vivant sur un terrain dans lequel un trésor est enfoui. Ce trésor serait d'après lui ce que nous sommes déjà sans le savoir : des êtres spirituels plongés dans une expérience humaine.

 

Malheureusement, nous ne savons pas nous arrêter, afin d'apprécier pleinement l'instant présent, ni voir la beauté des choses et des êtres qui nous entourent. Nous semblons pour la plupart chercher l'amour à l'extérieur avec son cortège de possessivité et de jalousie, au lieu de découvrir en nous un amour inconditionnel, qui nous aide à trouver l'amour de soi. Comment s'accueillir pleinement, apporter de la joie autour de nous et ouvrir notre cœur à la compassion, demande O. Raurich, si nous ne commençons pas par là ?

 

Il prône la méditation comme chemin permettant de ne plus être éparpillé, uniquement dans notre pôle mental. Selon lui, pour certaines personnes seule une grande souffrance (deuil, maladie, séparation...) est capable de casser la coquille de leur ego. Cela est susceptible de les ouvrir « au cœur souffrant du monde ».

 

Je l'ai entendu dire que la mort serait comme un miroir pour rendre notre vie plus intense. Il pose en effet la question suivante : qui savoure chaque instant, chaque jour comme un moment infiniment précieux ? Pour nous préparer à la mort, il est, selon lui, important que nous ne gardions aucun ressentiment, que nous purifions notre cœur...

 

Ses deux conseils essentiels pour vivre avec un cœur ouvert: chaque jour avoir une pensée de bienveillance et de joie et remettre en cause un préjugé. Car souhaiter du bonheur à l'autre, constater que notre bonheur est relié à celui de nos semblables, c'est découvrir le pouvoir thérapeutique de la compassion...

 

Afin de mieux connaître ce disciple et interprète de S. Rinpoché, il est utile de consulter son site Internet: www.olivierraurich.com.

 

Lyliane

17/04/2015

Transmis du CCFD!

Voici une pétition, cosignée par de nombreux mouvements d'église et qui rejoint le travail effectué sur place par le CERN, à signer au plus vite en ligne .

 

NON aux "Minerais du sang" : dans de nombreuses zones du monde, des milliers de personnes subissent des violences intolérables de la part d'acteurs armés, financés par l'exploitation des richesses de leurs propres terres.

A quelques heures du vote du règlement sur ces minerais du conflit, le CCFD-Terre Solidaire vous encourage à interpeller vos eurodéputés pour mettre un terme à cette violence !
 http://bit.ly/STOPMineraisDuSang

 
Cette information est  à faire circuler très rapidement !
Merci
 


Isabelle Desruelle

11/04/2015

Le don de moelle osseuse: un don pour la vie.

 

L'Agence de Biomédecine organise une semaine nationale de mobilisation en faveur du don de moelle osseuse. 18 000 nouveaux donneurs en effet sont espérés, afin de sauver la vie de personnes atteintes de graves maladies du sang en attente de greffe.

 

Avant de pouvoir être inscrit sur un registre, appelé « France greffe de moelle », il faut au préalable effectuer une prise de sang et faire vérifier par un médecin son état de santé. Des contre - indications existent comme les affections cardiaques, l'hypertension artérielle, les antécédents de cancer, les affections nerveuses ou métaboliques...

 

Ce registre est consulté quand le malade n'a pas de donneur compatible au sein de sa famille. Être inscrit avec son profil génétique demande au donneur potentiel de se rendre disponible pour effectuer un don de moelle osseuse à n'importe quel patient en France comme à l'étranger.

 

La moelle osseuse n'a rien à voir avec la moelle épinière : c'est la moelle qui se trouve au centre des os. Un prélèvement de moelle osseuse n'est pas douloureux et il est gratuit. Il s'effectue en milieu hospitalier et dure entre 3 et 4h. La semaine précédant le don, un traitement est administré au donneur pour faciliter le passage des cellules dans le sang.

 

Il est possible de s'inscrire en ligne ou de télécharger un formulaire à remplir sur le site : www.dondemoelleosseuse.fr.

 

Personnellement je suis trop âgée pour être donneuse, mais il me semble que toute personne jeune et en bonne santé devrait se poser la question d'un don de moelle osseuse éventuel. Il s'agit en effet d'une forme d'entraide humaine, qui peut sauver la vie d'enfants ou d'adultes...

 

Lyliane 

07/04/2015

Les Népalais, les forçats du Quatar!

 Le Népal est un pays pour lequel j'ai une affection particulière. J'y suis allée deux semaines en voyage il y a 5 ans: j'ai apprécié la gentillesse et l'accueil de ce peuple pauvre mais digne.

J'ai vu en effet comment les Tibétains ont trouvé chez eux une seconde patrie, comment certains montagnards des Annapurnas portent des charges incroyables en accompagnant des treks...

Depuis mon retour, touchée par une Association (www. pommecannelle.org),qui vient en aide aux enfants des rues par des activités sportives ou en les scolarisant, je suis devenue marraine d'une petite Sharmila, âgée aujourd'hui de 13 ans. Régulièrement cette Association me donne des nouvelles de ma filleule, m'adresse bulletin scolaire et photos.

Aussi, quand Envoyé Spécial a consacré un dossier télévisé à ce peuple, je me suis arrangée pour le regarder. J'en ai été très meurtrie ! Voilà ce que j'ai appris : n'ayant que très peu de travail au Népal, beaucoup d'hommes s'expatrient en laissant femme et enfants au pays. Ils espèrent une vie meilleure ! Des bureaux de recrutement népalais les envoient travailler au Quatar, à Doha exactement, où de gigantesques chantiers sont ouverts en vue de la future Coupe du Monde de Football.

Pour les Intouchables notamment cela semblait une aubaine ! Ils escomptaient pouvoir envoyer de l'argent au pays et revenir très vite vers leurs familles. Des hommes jeunes par centaines, pleins de courage et robustes à souhait, capables de porter de lourds tuyaux par 45°...

En fait, dès leur arrivée, les quataris leur confisquent leurs passeport interdisant ainsi tout changement d'emploi ou un retour prématuré. Quant aux conditions de vie et de travail de ces malheureux, cela frise le camp de réfugiés et l'esclavage ! Après 12h de travail, en effet, ils ont 2h de bus pour rejoindre leurs chambrées, où ils sont parqués dans des ville-dortoir (pas moins de 1000 népalais), insalubres le plus souvent! Leur salaire varie entre 180 et 300 euros par mois. Et les températures pour travailler sont souvent de 45 à 50 °. On est loin des températures du Népal !

Deux scènes m'ont particulièrement marquée : la première avec le retour du cercueil d'un homme de 41 ans, rendu à sa famille dans un village sans aucune explication. Etait-il tombé d'un échafaudage, avait-il été tué par un autre ouvrier pour lui voler ses économies ? La seconde était l'interview d'un homme blessé par accident sur un chantier, qui n'arrivait pas à se faire indemniser par son employeur et dont l'état de santé nécessitait pourtant des soins urgents (risque de gangrène)...Il a même été question de suicides, de meurtres impunis...

On peut comprendre que le Quatar mette les bouchées doubles pour être prêt à temps, mais faut-il pour autant montrer aussi peu d'humanité ? Des organisations mondiales comme Amnesty International ont déjà publié un rapport au sujet des mauvais traitements subis par les népalais, mais sans résultat apparent !

Le gouvernement du Népal, bien que connaissant la situation, encaisse 3 milliards d'euros pour ces expatriés, une manne à laquelle il ne compte pas renoncer ! Quant à la FIFA , elle est au courant mais n'a pour le moment rien demandé officiellement pour améliorer le sort de ces ouvriers traités comme des forçats... Et le gouvernement français, dont l'équipe parisienne est financée par les émirs du Quatar, ne paraît pas non plus avoir réagi ...

Il serait pourtant normal que les amateurs de foot français réagissent en apprenant le prix véritable en vies humaines de la future Coupe du Monde de football, comment vivent les ouvriers népalais sur ces immenses chantiers de Doha, qui vont coûter au bas mot 150 milliards d'euros.

Qui va oser s'emparer de ce dossier brûlant ? Les journalistes d'Envoyé Spécial nous ont livré leur enquête ; allons nous, citoyens européens, épris des Droits de l'Homme, fermer les yeux et laisser faire? Il me semble que des réformes sur place seraient à réclamer d'urgence (remise des passeports, équipements des ouvriers sur le chantier, salaires et logements décents, assurances accident...). Faute de quoi un boycott pourrait être envisagé par la FIFA , les clubs de foot mondiaux, histoire de montrer leur désapprobation. Une pression pourrait aussi être faite sur le gouvernement du Quatar comme du Népal...Affaire à suivre en toute conscience!

Lyliane ( 7/4/2015)