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17/03/2019

Après le salon de l'Agriculture, du fumier pour chauffer les girafes de Thoiry!

Pour la première fois, une partie des déchets organiques du Salon de l’agriculture va être transformée en biogaz pour chauffer la maison des girafes du zoo pendant un an.
Les girafes mâles du zoo de Thoiry pourront bientôt remercier leurs camarades bovins, porcins et autres du Salon de l’Agriculture. Les déjections des animaux de la porte de Versaillles serviront en effet à chauffer les enclos des girafes pendant un an. « 250 t de déchets organiques vont être acheminées au parc zoologique afin d’être transformées en biogaz », précise Valérie Le Roy, la directrice du Salon.
Concrètement, le fumier des bovins, ovins, porcins et caprins est récolté matin et soir par les agents de nettoyage. Stocké à l’arrière du pavillon 1, il est ensuite chargé dans des conteneurs pour rejoindre l’unité de méthanisation du zoo de Thoiry. Deux cargaisons ont déjà été acheminées.


Depuis son inauguration en septembre, l’unité de méthanisation du zoo chauffe plusieurs enclos et communes alentour.Zoo de Thoiry.
Ouverte depuis septembre, l’unité de méthanisation recycle déjà ses déchets organiques et ceux d’une quarantaine de partenaires. « Grâce à ça, nous pouvons chauffer l’enclos des éléphants, le château de Thoiry et 9 communes alentour », se félicite Colomba de La Panouse, directrice déléguée du zoo et fondatrice de la société Thoiry bioénergie.
« Quand on pense énergies renouvelables, on pense éoliennes, panneaux solaires, mais le biogaz est aussi important »


La méthanisation, soit la fermentation des déchets organiques, permet d’obtenir ce gaz biodégradable. Pour ce faire, les résidus sont mis en contact avec un concentré de bactéries et de micro-organismes qui vont dégrader la matière. Après un processus de 21 jours sous 55°, le biogaz se forme. Il est ensuite purifié pour obtenir la même qualité que le gaz naturel et devient ce qu’on appelle du biométhane. Il peut alors être injecté dans le réseau pour être utilisé sous forme de chaleur, d’électricité ou de carburant. Ce processus produit également du digestat, une matière solide utilisée comme engrais.


Parc des expositions à Paris. Sur les 680 t de matières organiques, 250 sont envoyées à Thoiry. GRTgaz
C’est GRTGaz qui a eu l’idée de mettre en relation le zoo et le Salon autour de cette problématique des déjections. « Quand on pense énergies renouvelables, on pense éoliennes, panneaux solaires, mais le biogaz est aussi important, déroule Christophe Feuillet, directeur de la communication de l’entreprise. L’Etat s’est fixé pour objectif que 10 % du gaz utilisé en 2030 soit renouvelable. Nous devons multiplier les projets avec les agriculteurs ! »
Avant ce partenariat, tous les résidus organiques du Salon de l’Agriculture étaient livrés à des agriculteurs qui le réutilisaient en fumier. Cette année les déchets se répartissent donc entre le zoo de Thoiry et les champs qui en recevront 430 t. « Tout comme la provenance des viandes, les consommateurs veulent savoir où vont les déchets produits par les bêtes, appuie la directrice du Salon. Il faut développer cette économie circulaire.

Clara Gilles - Le Parisien - samedi 2 mars 2019

08/03/2019

L'élevage durable reste à défendre selon Zone Verte...

Selon le magazine Plantes et Santé de Mars 2019 et un article de Mme Jeanne Le Borgne, plusieurs ONG environnementales appellent à soutenir l'élevage durable. Mme Lucile Brochot, vétérinaire spécialisée en phytothérapie qui fait partie depuis 2017 du groupement Zone Verte et qui s'est faite interviewer par la journaliste, explique aux lecteurs l'intérêt des soins naturels pour les animaux. Elle défend une philosophie humaniste de l'agriculture paysanne et biologique. Pour cela, son groupement offre des conseils, du soutien et des alternatives naturelles aux éleveurs. Zone verte organise par exemple des sessions sur l'aromathérapie, la gemmothérapie, les fleurs de Bach...

C'est d'une manière holistique que Zone Verte envisage la santé des animaux. Ils privilégient, en effet, les plantes, les huiles essentielles, les élixirs floraux ou bien l'homéopathie pour soutenir l'organisme et améliorer les défenses immunitaires des bêtes. Beaucoup d'éleveurs souhaitent diminuer leur usage de produits nocifs: antibiotiques, antiparasitaires, herbicides... Ils ont la possibilité notamment de laisser leurs animaux consommer certains végétaux sur place comme orties ou pissenlits.

Il faut savoir que les Cahiers des charges européens et français sur l'agriculture biologique recommandent de privilégier les produits phytothérapiques aux médicaments vétérinaires. Toutefois, la législation vétérinaire poserait problème dans la mesure où certains médicaments nécessitent des prescriptions. Les préparations à base de plantes ne seraient, en effet, souvent prescrites qu'en dernier recours. Quant aux  consommateurs, ils demandent pourtant majoritairement des produits venant d'animaux élevés dans de bonnes conditions.

L'article cite des chiffres: sur les 6 dernières années, en France, l'exposition aux antibiotiques a été réduite de 23,3% pour les bovins, de 43,5% pour les porcs, de 48, 7% pour les volailles et de  44,3% pour les lapins selon l'Agence nationale du médicament vétérinaire (ANSES-ANMV). Toutefois, signale l'article, ne pas oublier que les antibiotiques récents sont plus actifs et nécessitent des quantités plus faibles de matière active. Et l'antibiorésistance pour les bactéries aussi bien chez l'homme que chez l'animal en serait impactée...

Pour davantage d'information, contacter sur Internet: www.giezoneverte.com.

Lyliane

 

02/03/2019

Elever des poules pondeuses...

Selon un article de Mme Amandine Roussel pour le magazine Nous, depuis 2013, une jeune femme polonaise Mme Monika Carrère et son mari se sont installés sur un terrain agricole près du Pradet (83) et ils y élèvent des poules pondeuses en plein air. Aujourd'hui, ils accueillent 950 poules rousses, réparties en 4 poulaillers de 50 m2 et un parcours de 100 m2. Cela fournit environ 600 oeufs bio estampillés Cot-Côte-d'Azur qui sont vendus sur place à la ferme - 473, Chemin des Clapiers au Pradet - mais aussi dans des magasins bio du coin et des Amap.

Deux fois par an, 250 poules sont remplacées et vendues à des particuliers. Car le bien-être des animaux est important pour cette famille. Ainsi, au pied de la Colle noire au Pradet, dans une oasis d'oliviers et figuiers, on est loin des élevages en batterie! Etant donné la qualité des produits, des collèges se fournissent chez Monika ainsi que certains grands restaurants comme Le Mas du Langoustier à Porquerolles. Il y a donc place dans nos campagnes françaises pour des élevages bio rentables et où il fait bon vivre...

Pour en savoir plus, s'adresser au 06 45 19 36 33.

Lyliane

28/02/2019

Produits fumés (poissons, viandes, thés...), que faut-il en penser?

Mme Marie-Laurence Grezaud dans Version Femina donne des informations sur la méthode ancestrale de conservation: la fumaison, qui revient en force dans les assiettes. Les mets fumés, en effet, développent les arômes évoquant le feu de bois. C'est une tendance qui s'amorce même à la maison. A Paris, deux smokehouses ont ouvert récemment. Ils fument la viande à moins de 100°C pendant 6 à 15 heures selon les morceaux.

Cela se fait dans un four spécial au feu de bois. A la maison, on peut aussi tapisser de foin le fond d'une cocotte en y ajoutant des herbes et des épices. En posant l'aliment sur le foin, en allumant les herbes et en refermant la cocotte pour entamer la combustion pendant 10 à 20 minutes. puis mettre l'aliment au four en cuisson lente(90 à 100 °C). Nature et Découvertes propose un kit de fumage à chaud. Il existe aussi, pour une somme entre 50 et 300 euros, un fumoir de table en inox à froid ou à chaud et avec un couvercle qui cuit grâce à des brûleurs à alcool et de la sciure d'essences de hêtres, de chêne ou d'épices (laurier, badiane, sauge...)

On peut cuire ainsi en fumant à chaud (entre 40 et 100° C) du poulet, des viandes, des saucisses, des truites, des légumes... Un fumage à froid, qui expose l'aliment à une fumée ne dépassant pas 30°C, est préférable  pour le saumon, le jambon, le magret, le fromage et même le chocolat... Toutefois, il faut savoir que le saumon fumé industriel, lui, n'est pas salé à la main, mais parfois par injection de saumure (mélange de sel, d'épices, et de sucre), ce qui permet de raccourcir la durée de salage, de gonfler le poisson et d'augmenter son poids, donc son prix.

Mr Laurent Chevallier, médecin nutritionniste, attaché au CHU de Montpellier, conseille une consommation occasionnelle de tout produit fumé. Il craint, en effet, une contamination par des benzopyrènes produits par les fumées de bois traités par des fongicides (pesticides) qui pourraient se retrouver en partie  dans l'aliment. De plus, certains industriels utilisent le goût fumé pour cacher la médiocrité de leurs produits ( notamment jambons bas de gamme, sauces barbecue et chips). Certains cancers digestifs, selon une étude de l'Inserm publiée en 2017 dans la revue Thorax et une étude américaine montrent que le risque de BCPO ( bronchopneumopathie chronique obstructive) serait augmenté chez les consommateurs de viandes fumées.

N'oublions pas d'équilibrer nos menus avec un maximum de fruits et de légumes. Et choisissons des produits réalisés de façon artisanale avec par exemple du fumage à froid. Pour en savoir davantage, se reporter au livre écrit par Mr Chevallier Laurent, "L'indulgence dans l'assiette" publié chez Fayard.

Lyliane

23/02/2019

Emploi des fonds de l'association Elevage sans frontières...

En partenariat avec des associations locales, une antenne d'Elevage sans frontières (ESF) est devenue une association béninoise indépendante, tout en restant l'interlocuteur privilégié d'ESF au Bénin. Ailleurs, comme par exemple au Burkina Faso, la coordination grandit pour gérer économiquement les élevages. Au Sénégal débute un nouveau projet d'appui à l'élevage du mouton. Au Togo, des élevages familiaux de pintades vont permettre de générer des revenus et de valoriser un produit fermier en créant une marque"l'or gris des Savanes".

Apprécions le souci de transparence et la bonne gestion des fonds reçus des partenaires et donateurs d'ESF. Nous saluons par la même occasion l'agrément du Don en confiance en 2009 obtenu par l'association ESF, qui oeuvre en Afrique comme au Kosovo ou en France en faveur de l'agro-écologie et de l'élevage. Cette année 2018 a donc été très positive. Pour tout renseignement complémentaire, joindre sur Internet: www.elevagessansfrontieres.org.

Lyliane

20/02/2019

La cause animale, selon Mr Allain Bourgrain-Dubourg...

Une interview de Mr Philippe Minard avec Mr Allain Bougrain-Dubourg dans le journal Nice-Matin du dimanche 10/2/2019 donne la parole à ce journaliste, producteur et réalisateur, ardent défenseur français obstiné de la cause animale. Mr Bourgrain-Dubourg, Président de la Ligue pour la protection des oiseaux(LPO), dénonce à travers cet article un manque de respect flagrant de la part des hommes envers les animaux. Il a récemment écrit un ouvrage dans lequel il donne la parole aux animaux. Il s'appelle :"Lettre des animaux à ceux qui les prennent pour des bêtes" chez Librio et coûte 5 euros pour 82 pages. A travers films et émissions, il avait déja autrefois dénoncé massacres et scandales (bébés phoques, vivisection...)

Mr Bourgrain-Dubourg montre aujourd'hui comment l'être humain a depuis longtemps un sentiment de domination envers les animaux. Et notamment comment "il a mis un couvercle sur la marmite des souffrances animales", dans les abattoirs comme lors de la chasse ou de l'habitude de couper la queue des cochons sans anesthésie... Mr Bourgrain-Dubourg explique comment, depuis qu'une association de protection animale L 214 a livré des images de ce qui se passe dans les abattoirs, des prises de conscience se font jour dans le public.

Toutefois, Mr Bourgrain-Dubour signale "qu'il demeure un décalage entre la sensibilité des citoyens et celle des élus". Il en veut pour preuve la Loi agriculture-alimentation, dans laquelle tous les amendements visant à améliorer le bien-être animal ont été retoqués: plus de caméras dans les abattoirs, plus de limitation du transport des animaux... il dénonce un manque de courage total des parlementaires. Il ne comprend pas non plus l'engouement du président Macron pour les chasses présidentielles. Les élevages s'étant industrialisés, il pense que la souffrance animale s'est aggravée depuis les années 50-60, sans oublier zoos et cirques où certains animaux souffrent du manque d'espace et de leur captivité.

Sur la planète cependant, le bétail représente 67% contre 30% pour l'homme. Quant à la nature sauvage, elle aurait diminué considérablement (3% environ). Il faudrait déja, estime Mr Bourgrain-Dubourg, respecter les règles existantes. le problème que ce soit pour l'ours, le loup, le lynx ou d'autres animaux lui paraît être économique, car des aides publiques devraient être consenties. Au Zoo de Vincennes, où il a été le Président du comité de rénovation, il a notamment oeuvré pour que les espaces nécessaires pour les grands animaux soient respectés. Bref, avec mesure et sans dogmatisme, il est possible de soutenir la cause animale... A nous d'être vigilants et de peser sur l'application des règlements dans notre pays!

Lyliane

 

 

15/02/2019

Un vrai changement dans la mode de la fourrure...

Dans Version Fémina, un article nous informe du changement qui est intervenu dans l'industrie de la mode. Elle s'engage, en effet, désormais à protéger l'environnement (recyclage...), mais surtout à prendre des mesures en faveur de la cause animale. Des maisons de couture comme Michael Kors, Isabel Marant, Armani, Jean-Paul Gaultier… et des grandes marques de prêt à porter (H et M, Pimkie, La Redoute, Zara...) ont renoncé à la fourrure animale, suivies par des marques de la grande distribution. Il y a donc quelque chose de changé dans les mentalités!

La tendance "cruelty free" c'est à dire sans cruauté envers les animaux se dessine, plébiscitée par des créatrices comme Stella Mac Cartney et appuyée par les associations de défense des animaux comme Peta. Désormais, même le mohair, l'angora et le cachemire peuvent être pointés du doigt. De ce fait de nombreux labels se créent, garantissant aux consommateurs des produits réalisés sans souffrance animale comme The Vegan Society, Peta Approved ou Animal Free. Des marques de fausse fourrure  telles que Shrimps, House of Fluff ou Jakke se multiplient et remportent un vif succès. Une évolution bienvenue à saluer! 

Lyliane

14/02/2019

Agir en faveur du bien-être animal...

 
CIWF France
Celles et ceux qui agissent pour les animaux
Bonjour 
Pour commencer cette année, nous mettons en lumière un homme et une femme, investis chacun à leur manière pour le bien-être animal.
Lui, est éleveur. Il nous a fait découvrir son élevage de porcs plein air. Aujourd’hui moins de 1% de la production de porcs en France est en plein-air. C’est pour que les élevages alternatifs deviennent la norme et non l’exception que CIWF souhaite les mettre en lumière. 
Elle, est directrice de CIWF France depuis près de 10 ans maintenant. Pour que vous en sachiez un peu plus sur son parcours, ses aspirations, ses convictions, nous lui avons posé 3 questions.
 
Partout en France des hommes et des femmes œuvrent pour d’autres modes d’élevage que l’élevage industriel. CIWF les y encourage. En tant que consommateur, en tant que citoyen, nous pouvons aussi faire beaucoup. Il nous faut réduire nos consommations de viandes, œufs et produits laitiers et favoriser des achats plus respectueux des animaux, des êtres humains et de notre planète. Nous pouvons aussi agir pour faire changer les lois : si vous ne l’avez déjà fait, signez l’Initiative citoyenne européenne contre l’élevage en cage.
Rencontre avec un éleveur de porcs plein air

 Selon CIWF

Des avancées et des défis pour l'environnement partout dans le monde avec le WWF...

L'Association WWF nous fait part "des actions concrètes menées  pour protéger les espèces et les espaces et pour mieux répondre à l'urgence climatique dans le courant de l'année 2018". En Australie par exemple le chat marsupial a pu être réintroduit  dans son milieu naturel (Baie de Jervis) et l'espoir de voir la population augmenter est devenu vivant. En Amazonie, le Parc de Chinbiquete abritant une forêt tropicale au Sud-Est de la Colombie s'est agrandi de 1,5 millions d'ha et il a été classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. En Sibérie, la Russie a annoncé la création de la plus grande réserve terrestre et marine du pays à Sakha. "De quoi réjouir les phoques barbus, les bélugas, les morses Laptev, les ours polaires et bien sûr les communautés des îles de la Nouvelle Sibérie Polynya et de l'Arctique russe"!

En Nouvelle Calédonie, une protection accrue du Parc naturel de la Mer de Corail  a été annoncée avec 200 000 à 400 000 km2 supplémentaires mis à l'abri. En Afrique, un recensement de gorilles et chimpanzés s'est révélé "meilleur que prévu". Le WWF lutte en effet contre le braconnage et essaie de promouvoir l'extension des zones protégées et d'une exploitation responsable de la forêt. Quant à l'Espagne, elle a annoncé en août 2018 la création d'une nouvelle aire marine protégée de 1 350 km s'étendant sur une surface de 46 385 km2 au large des côtes. Le combat pour la planète avance doucement, mais il y a des résultats à cet effort continu.

Pour 2019, le WWF pense qu'il faudrait notamment "augmenter la part d'alimentation bio produite en France, en luttant contre les pesticides et en encourageant la reconversion des agriculteurs par du soutien financier et technique". La pollution plastique reste une menace globale et mondiale. Chaque citoyen est invité à en réduire sa consommation (produits jetables à usage unique, emballages superflus) et à réclamer le recyclage des plastiques utilisés. Les gouvernements sont tous appelés à limiter le réchauffement climatique en dessous de 2° C et à mettre en place de façon urgente une transition énergétique et écologique concrète dans nos sociétés.

La mobilisation est générale, rappelle le WWF puisqu'elle implique 188 pays et territoires du monde entier. Plus de 4000 bénévoles oeuvrent aux côtés de cette ONG et 200 000 donateurs la soutiennent. Par exemple, la pétition lancée en avril 2018 contre le projet de mine d'or en Guyane a recueilli 110 000 signatures. En outre, il est possible de télécharger l'application du WWF pour changer notre manière de consommer. Enfin, le rapport Planète vivante 2018 du WWF faisant le bilan de l'état de la biodiversité a été repris par les médias et a touché jusqu'aux réseaux sociaux. Une e-boutique du WWF permet même de commander des produits responsables.

Pour soutenir ou aller plus loin avec le WWF, retrouvez l'ONG sur le site: www.wwf.fr.

Lyliane

26/01/2019

Installer un poulailler dans son jardin pour réduire ses déchets organiques...

Mr et Mme Serge Moulinier, installés à St Mandrier (83) ont depuis quelques semaines, écrit Mme Amandine Roussel dans le magazine "Nous", installé deux poules pondeuses au fond de leur jardin. Encouragés par le Sittomat, syndicat qui s'occupe du traitement des déchets des Métropoles de Toulon, de la Ste Baume, de la Vallée du Gapeau et de celle du Golfe de St Tropez, ils ont répondu à l'incitation d'acheter deux poules (30 euros les deux) et de récupérer un poulailler d'une valeur de 150 euros offert par le syndicat.

Une poule est capable de manger jusqu'à 150 kg de déchets organiques et pond jusqu'à 220 œufs par an. C'est pourquoi, après les composts, l'objectif du Sittomat est d'encourager, grâce à un livret et à des conseils, l'achat de poules pondeuses. Au quotidien, la seule contrainte est de les nourrir tous les jours et de les enfermer le soir pour éviter renards et autres carnassiers. En échange, la famille récupère des œufs frais à déguster. Les enfants généralement sont ravis de la présence des animaux et leur donnent des noms amicaux. Chez les Moulinier, ce sont Fleur, la poule rousse et Cocotte la noire.

A ce jour, l'initiative lancée par le syndicat du traitement des déchets du Var a déjà convaincu 2000 foyers participants en quelques mois seulement. Des visites sont organisées chez eux pour vérifier les soins apportés aux animaux. Les déchets pour nourrir les poules sont variés: restes de légumes, épluchures, pain… Réduire les déchets est une démarche éco-responsable. Aussi, pourquoi ne pas inciter d'autres départements à reproduire cette initiative?

 Pour tout renseignement,  s'adresser au Sittomat sur le site: www.sittomat.com.

Lyliane

25/01/2019

Une filière de la laine se recrée dans les Alpes-Maritimes...

Mme Kathleen Junion, journaliste à Nice-Matin, a interviewé pour le magazine "Nous" quatre personnes qui souhaitent "valoriser les races locales de brebis des Préalpes d'Azur en relançant une fabrique de laine". Il s'agit de 4 femmes de tous horizons (une bergère, une ingénieure-éleveuse, une spécialiste de l'environnement et une chargée de communication), qui ont déjà récolté 9402 euros via un financement participatif sur Kiss Kiss Bank Bank, ce qui va notamment leur permettre d'acheter une machine à tricoter digitale et de financer une surjeteuse.

Leur association baptisée "Laine rebelle" a été crée en juin 2018  en réaction à la situation actuelle. En effet, il n'y a plus en France que 8 négociants en laine qui se répartissent le territoire. Seuls 10% de la laine française est transformée en France. Le reste de la laine est exporté vers la Chine. La laine se vend entre 60 et 80 centimes le kilo selon la qualité et il faut déduire les frais kilométriques du négociant. Autant dire que la tonte des brebis coûte à l'éleveur et ne rapporte presque plus rien...

Les 4 femmes, prénommées Valentine, Isabelle, Cassandre et Florence, ont décidé de faire quelque chose et très vite, elles ont élaboré un plan d'action. Elles ont par exemple rencontré une trieuse professionnelle de 23 ans. puis elles sont allées dans la Creuse pour traiter la laine, la laver et la tester. En attendant de pouvoir créer une microfilature (coût 300 000 euros!), elles procèdent par étapes. Leur projet est "écologique, social, solidaire et éthique, car leur but est de revaloriser le prix de la laine". La laine est en effet une matière "zéro déchet": avec les restes, elles fabriquent du feutre, des matelas, de l'isolation.

Une coopérative lainière existait depuis 60 ans dans la région du Pays de Grasse. A Tourrettes- sur- Loup et il y a deux éleveurs de brebis importants installés depuis longtemps sur place. Les 4 femmes sont occupées actuellement à ouvrir un local de 40 M2 à St Vallier de Thiey, place de la Mairie, pour vendre leurs kits de laine et montrer ce qu'elles savent faire. Elles voudraient notamment effectuer des teintures à base de plantes locales. Elles sont occupées à créer un site Internet et une boutique en ligne. Par la suite, elles ont des projets plus importants avec un designer niçois...

Bref, pour elles "il s'agit de tisser du lien grâce à la laine"! Pour tout renseignement, joindre www.lainerebelle.com ou sur facebook.com/lainerebelle ou même par mail à contact@lainerebelle.com.

Lyliane

25/12/2018

Sauver les gorilles en République du Congo...

Après des années de bons et loyaux services, vous décidez de remplacer votre vieux portable par un nouveau smartphone à la pointe de la technologie. Trois options se présentent alors à vous : le jeter, le recycler, ou le garder dans un tiroir. De ces options, une seule est la bonne. Quant aux deux autres, elles possèdent un lien inquiétant avec la décimation des populations de gorilles en République Démocratique du Congo.


Le coltan au cœur du problème
Le responsable de ce phénomène est le coltan. C'est de ce minerai de couleur noire ou brun-rouge qu'est extrait le tantale, un élément indispensable dans la fabrication de téléphones portables et de bien d'autres appareils électroniques. Malheureusement, il est aussi à l'origine de nombreuses morts, tant parmi les Hommes que chez les animaux.


Le coltan est en effet principalement extrait en République Démocratique du Congo, qui détient entre 60 et 80% des réserves mondiales. Il est depuis de nombreuses années au cœur de la guerre qui déchire le pays : l'un des conflits les plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale, avec 6 millions de morts. Son extraction menace également l'écosystème local, et notamment l'habitat des gorilles.

Un danger pour les gorilles
"L'extraction du coltan en République Démocratique du Congo a lieu dans des espaces protégés, comme le parc national de Kahuzi-Biege. Elle n'est pas régulée et menace des espèces en danger telles que le gorille des plaines orientales", écrivent les chercheurs dans leur étude, parue dans la revue PLOS One. Selon l'experte des grands singes et psychologue de la conservation Carla Litchfield, si les composés à l'origine de conflits sont récupérés à partir de vieux téléphones, l'incitation à les extraire de l'habitat des gorilles sera moins forte.

"Sur 30 à 40 téléphones mobiles recyclés, un gramme d'or peut être récupéré en moyenne", explique-t-elle. "Alors que les ventes de téléphones portables montent en flèche et que le contenu en or augmente dans certains smartphones, les sources naturelles d'or devraient s'épuiser d'ici 2030." Les chercheurs estiment que d'ici une dizaines d'années, plusieurs dizaines milliers de tonnes de métaux précieux reposeront dans les tiroirs du monde.

"L'autre problème est que, si les gens se débarrassent de leur vieux téléphone, la plupart le jettent à la poubelle, et il finit dans une décharge où il libère des métaux toxiques." Avec un déclin de 73 à 93% de la population de gorilles ces dernières années, des conflits meurtriers, et une environnement fragilisé, il est temps pour nous tous de sortir nos vieux portables du tiroir et de leur trouver un point de recyclage.

Selon Mme Emma Hollen - Gentside - dimanche 9 décembre 2018

02/12/2018

On peut sauver les espèces menacées...

Mme Frédérique Schneider a écrit un long article dans le Journal La Croix du 9/10/2018 pour rappeler qu'une espèce sur trois est menacée en raison des activités humaines (ours blancs, cachalots, girafes, hirondelles…). Chasse illégale, marées noires, déforestation… les menaces sur la faune planent toujours ( macareux aux Sept-Iles, girafes en Afrique Australe, baleines à bosse au large du Canada...). Crée en 1948 à Fontainebleau, l'Union Internationale pour la conservation de la nature (UICN) est à l'origine de la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d'extinction. Aujourd'hui, elle fête ses 70 ans et c'est l'occasion de chercher à renforcer les mesures prises pour aller plus loin. Elle publie régulièrement "la liste verte des espèces protégées".

Toutefois, l'article nous signale que les politiques de préservation, comme la Convention de Berne, qui a classé la loutre comme espèce protégée en 1979, commencent à porter leurs fruits. Ces 40 dernières années en effet la loutre n'a cessé d'agrandir son territoire en France (Massif central, Côte Atlantique, Pyrénées). On estime aujourd'hui à environ 2000 le nombre de loutres dans notre pays, alors qu'elles avaient presque disparu, précise Mr René Rosoux, éco-éthologue. Nous pouvons nous en réjouir, car c'est un animal dit "sentinelle" qui témoigne de la qualité de l'environnement.

Mr Sébastien Moncorps, directeur France de l'UICN, interrogé par Mr Denis Sergent, souligne que celle-ci a la capacité de faire travailler ensemble scientifiques, associations et Etats en s'appuyant notamment sur le WWF (World Wild Fund for Nature). Des conventions ont été passées comme celle interdisant la commercialisation de l'ivoire d'éléphant. Selon lui, "la protection ne peut être que globale en prenant en compte l'habitat, la chaîne alimentaire, la présence de l'homme"… En Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, la création d'aires marines protégées riches en coraux a entraîné des résultats encourageants. Partout, en effet, grâce au lien avec l'ONF, le Conservatoire du littoral, l'érosion côtière est endiguée et l'écosystème préservé. Mais les succès sont encore partiels et locaux, ce qui pousse à persévérer dans ce sens.

Pour en savoir plus, consulter sur internet: www.wwf.org ou https://uicn.fr/

Lyliane

21/11/2018

Solidarité pure laine avec la coopérative Ardelaine...

Le Hors Série de la Revue "L'âge de faire", mensuel indépendant et engagé, nous présente sous la plume de Mme Nicole Gellot la coopérative Ardelaine qui a repris, il y a plus de 30 ans, une filature à l'abandon en Ardèche. Une organisation sociale exemplaire y est la règle: "égalité des salaires puisque tous, que l'on soit responsable d'atelier ou PDG, sont payés au SMIC", explique Mme Véronique Barras, membre fondatrice de l'entreprise et responsable communication et développement. En effet, chez Ardelaine, "une personne vaut une personne et on ne se mesure pas par l'argent". Le personnel est polyvalent et il peut être réactif en cas de grosse commande; par exemple donner un coup de main tantôt au cardage, tantôt à l'atelier, tantôt même au magasin selon les besoins. C'est une entreprise qui tourne, mais d'après le personnel, "l'ambiance y est fort différente des entreprises traditionnelles où la productivité passe avant tout. A la coopérative, on a le droit de parler"!

Installée à St Pierreville en bord de rivière, la coopérative a un  fort ancrage dans le territoire. Sur le lieu de la fabrique et du musée de la laine, depuis 2010, grâce à un investissement de 1,5 millions d'euros, un restaurant de produits bio et locaux a été ouvert, ainsi qu'un café librairie et une conserverie gérée par une association pour valoriser les ressources locales. Cela permet de recevoir des groupes et de faire connaître les paysans locaux (compotes, charcuterie...). Des discussions ont eu lieu au sein de la coopérative pour trouver des solutions d'entraide et de mutualisation, car vivre avec un SMIC aujourd'hui n'est pas simple pour toutes les familles… Pour tous, la réussite de l'entreprise semble résulter " de la solidarité d'un groupe humain qui a su garder sa cohésion malgré les tempêtes".

Alors si vous avez besoin d'un matelas, de laine à tricoter, d'un beau pull ou d'une couette de qualité, pensez à commander chez Ardelaine. Pour tout renseignement, s'adresser à: www.ardelaine.fr.

 Lyliane 

20/11/2018

Chrononutrition...

La chrononutrition est l'art de se nourrir en harmonie avec les biorythmes fondamentaux de l'organisme. Il s'agit en fait de "consommer les aliments au meilleur moment de la journée, en synchronisant les besoins nutritionnels avec l'horloge biologique interne de chacun", écrit Mme Corinne Allioux-Goldfarbe, naturopathe et iridologue, dans un long article de la revue Biocontact de novembre 2018.

Les protéines animales ou végétales sont recommandées le matin au petit déjeuner, le midi est mieux pour manger des protéines animales et le soir éventuellement du poisson. Les glucides sont les féculents ou sucres lents à prendre à midi (riz, pâtes, pommes de terre…) ou en collation sous forme de fruit éventuellement. Quant aux lipides, acides gras ou fruits oléagineux, ils sont recommandés au petit déjeuner (beurre, fromage, fruits oléagineux) et avant 14 heures en général.

Les erreurs alimentaires les plus fréquentes sont un petit déjeuner essentiellement sucré, un déjeuner trop léger et un repas du soir tardif et copieux. Privilégier de toute façon les aliments de saison et non transformés. Eviter le grignotage et en cas de surpoids un soir par semaine faire une monodiète de compote de pommes non sucrée. Ne sauter aucun repas pour éviter les carences et les fringales et veiller à ce que le plaisir de manger soit conservé.

Pour en savoir davantage ou consulter Mme C. Aillioux, aller sur Internet et le site :www.corinnegoldfarbe.fr ou téléphoner au 06 65 70 94 89. Lire éventuellement l'ouvrage de Mme Aillioux: "Trouver son rythme grâce à la naturopathie".

Lyliane

17/11/2018

Une pétition en faveur du bien-être animal avec Elevages sans frontières...

Depuis une cinquantaine d’années, le secteur de l’élevage s’est considérablement transformé, suivant une logique productiviste entraînant des effets néfastes sur les personnes, les animaux et l'environnement.


Les « Fermes-usines » qui se développent en Occident produisent aujourd’hui des milliers de tonnes de viande, d’œufs et de lait à des prix abordables. Pourtant, derrière cette apparente avancée dans l’accès aux produits carnés se cachent une réalité économique et des pratiques souvent ravageuses : isolement des éleveurs paysans, mal-être animal, gaspillage de ressources naturelles pourtant limitées, pollutions à l’azote, aux nitrates et aux antibiotiques, baisse de la biodiversité et destruction des paysages naturels.


Il est urgent de dire Stop à ces pratiques dévastatrices !


Afin de construire un modèle d’élevage respectueux et durable, nous interpellons le successeur de Mr Stéphane Travert, Ministre de l’agriculture et de l’alimentation, afin de :


- limiter la taille des exploitations bovines à 1 are de pâturage par jour


- interdire le « Zéro-pâturage » destructeur et promouvoir à la place l’élevage en prairie


- restreindre les subventions accordées aux géants de l’agroalimentaire


- investir massivement dans les initiatives de ventes en circuits courts et en bio.


Nous sommes convaincus qu’un autre modèle agricole est possible, que nous avons le pouvoir de changer la donne.


Nous sommes déterminés à agir et rassembler toutes les énergies pour y arriver.
Et vous ?


Qui sommes-nous ?


Depuis 15 ans, Elevages sans frontières accompagne des éleveurs de pays plus pauvres dans le développement d’élevages à tailles humaines, respectueux des êtres vivants et de l’environnement. L’association de solidarité internationale se positionne comme défenseuse d'une agriculture responsable, source d'une alimentation saine, d'emplois et de diversité.


Elevages sans frontières oppose à l'expansion de ces pratiques intensives la promotion d'un élevage familial, bénéfique pour des milliers de familles vivant de l'agriculture et disposant de ressources naturelles de plus en plus limitées.

Signez la pétition !

16/11/2018

Le cholestérol se soigne aussi sans médicament...

Environ 7 millions de personnes en France, écrit Mme Christine Colinon dans Version Fémina, prennent un traitement pour tenter de réduire leur taux de cholestérol. Or, il faut savoir qu'on peut aussi le réduire naturellement. Le Dr J.M Lecerf, lipidologue à Lille, préconise de faire vérifier son cholestérol tous les 3 ans, tout en insistant sur le fait que celui-ci joue un rôle non négligeable dans notre corps (composition de nos cellules, fabrication de nos hormones stéroïdes et de la vitamine D). Certes après un AVC ou un infarctus, lorsqu'on fume beaucoup ou qu'on est sédentaire, il est essentiel de protéger le cœur et de rééquilibrer le bon et le mauvais cholestérol. De toute façon, veiller à une meilleure alimentation est recommandé.

Les médecins nous disent que 70% du cholestérol est fabriqué par le foie et seulement 30% proviendrait de la nourriture. Il convient déjà d'éviter les excès répétés d'aliments riches en cholestérol: charcuterie, viande rouge et fromage au même repas. Des jaunes d'œufs plusieurs fois par semaine par contre ne feraient pas de mal. Tous recommandent le régime crétois avec huiles d'olive et de colza, avocats, légumes verts, fruits de saison, légumineuses et céréales complètes… Une étude canadienne de 2011 aurait montré qu'en 6 mois de ce régime, on ferait chuter le taux de cholestérol de 13%. La phytothérapie (ail, olivier…) serait aussi une alternative à certains traitements. Les homéopathe disposent également de remèdes efficaces. Le coenzyme Q10 pris le matin et la levure de riz rouge prise en complément alimentaire seraient selon certains "comme des statines naturelles." Mais il serait bon, de temps à autre, insiste le Dr Lecerf, de se faire suivre médicalement en parallèle. 

Pour aller plus loin sur le sujet, lire par exemple l'ouvrage de Mr le Docteur J.M. Lecerf publié chez Solar Santé en 2017 :"Le cholestérol décrypté".

Lyliane

Fabriquer et piloter son lombricomposteur...

Contrairement à ce que croit le grand public, nous explique un journaliste de "L'âge de faire", un lombricomposteur bien fabriqué et bien géré n'émet pas d'odeur et n'attire pas les moucherons. Il est donc tout à fait possible de l'installer sur une terrasse ou un balcon. Un lombricomposteur comporte généralement 3 niveaux. Le compartiment le plus bas (bac de récupération) est destiné à recueillir le "lombrithé", un engrais liquide superpuissant. Les autres bacs (en plastique le plus souvent)  accueilleront vos déchets ménagers coupés fin, qui se transformeront peu à peu en compost. Quand le premier bac est rempli, on lui superpose un deuxième bac. Le fond des bacs étant percé de larges trous, les vers pourront remonter vers le bac supérieur et l'air circuler. Il y a un couvercle sur le bac supérieur que l'on peut percer de minuscules trous pour l'air.

Il existe des modèles que l'on peut trouver sur le guide du Sydom du Jura, disponible sur www.letri.com (tél: 06 13 42 01 25). Généralement les trous (5 mm) espacés de 2 cm maximum, doivent être faits à la perçeuse ou avec une mèche à bois. Le bac de récupération ne doit pas être perçé. En principe, un vers mange tous les jours la moitié de son poids. Aussi 500g de vers Elsenia devraient suffire. Leur mettre une sorte de litière avec des bouts de cartons, du papier humidifié et de la terre sur les déchets. La température idéale est de 15 à 30 ° C. Peu à peu les vers s'habitueront et circuleront. Il faut savoir qu'ils sont végétariens et ont horreur du gras. Mais, du marc de café, des coquilles d'œufs broyées, des cendres de bois conviennent bien.

Alors pas d'appréhension: c'est une façon utile de faire digérer nos déchets et de se procurer un excellent compost. Pour plus d'informations, s'adresser par exemple à :

www.lombricomposteureco.fr/

Lyliane

14/11/2018

Mieux s'alimenter aujourd'hui...

Lors des assises de la Transition écologique et citoyenne, Mme Véronique Mondain, médecin au CHU de l'Archet à Nice (06) a tenu une causerie suivie de questions du public, dans laquelle elle est revenue avec conviction sur l'habitude de consommer des aliments ultra transformés que l'on trouve en grandes surfaces. Pour la plupart, ils sont produits hors sol et se révèlent nocifs pour notre santé, car ils sont trop gras, trop sucrés et trop salés. Beaucoup de ces produits servis dans les fastfood sont causes de maladies et ils font grossir de façon anormale. Sans compter que la publicité et les lobbies trompent les gens sur leur qualité nutritive (sucres cachés…). L'OMS et l'ANSES commencent à s'en inquiéter. 

S'il est vrai que l'alimentation est un facteur familial et culturel, il faut reconnaître qu'après la dernière guerre, on s'est mis à consommer beaucoup de viande (83 kg par personne). Quand on réalise que pour une calorie animale, il faut 10 calories végétales et que l'on favorise alors la déforestation et l'assèchement des nappes phréatiques, on s'aperçoit qu'il y a un problème de cohérence collective. De plus, "30% de la nourriture produite est gaspillée et on ne voit pas qu'on dévalise les pays du sud". Sans même parler de la solidarité du vivant avec les animaux, il faut savoir qu'un végétarien aurait 50% d'impact en moins sur son environnement.

Manger peut être considéré comme "un acte politique". Mme Mondain affirme qu'on économiserait quantité d'achats compulsifs  en n'allant plus dans les supermarchés. Une initiative en Provence-Alpes-Côte d'Azur est née du constat que pour favoriser la santé, il convient d'impliquer la population. Cette initiative qui se veut un geste simple pour la santé comme pour la planète, se nomme "Jeudi Vert". "C'est un projet collectif et pédagogique d'alimentation saine, écologique et éthique pour une transition alimentaire". 

Il s'agit chaque jeudi de proposer une alimentation exclusivement végétarienne, à titre individuel et sur tous les points de restauration collective de la région (hôpitaux, cliniques, cantines, restos U, maisons de retraite… ). Les restaurateurs peuvent s'y associer en mettant légumes, légumineuses, oléagineux, fruits et épices sur leur carte. La démarche a déjà été mise en œuvre dans plusieurs grandes villes du monde que ce soit en France ou en Belgique, au Royaume-Uni, en Europe du nord, aux Etats-Unis, en Asie...

La dynamique est lancée: soyons-en les acteurs! Consulter pour davantage d'informations la page Facebook du projet sur: www.facebook.com/projetjeudivert ou

https://www.etude-nutrinet-sante.fr

Lyliane

13/11/2018

Un rucher partagé dans le Val de Loire...

Mr Fabien Ginisty en 2013 a publié dans le Hors Série N° 1 de la revue "l'Age de Faire" un article concernant une initiative de mise en place d'un rucher mutualisé par des habitants de la plaine du Forez. Les abeilles de ce fait appartiennent au groupe, qui doit s'organiser pour en prendre soin. Un enfumoir à la main, une des 7 participante du groupe des 10 passionnés d'apiculture du village de Boisset-Saint-Priest est aux petits soins de quelques-unes des 300 000 abeilles collectives réparties en 8 ruches. Une petite annonce fut à l'origine de ce projet de rucher partagé, installé sur une parcelle municipale. Les adhérents à l'Association sont admis à condition qu'ils apportent une ruche en bois sans essaim. Depuis 2012, ils se partagent leurs premiers kilos de miel.

Ce rucher partagé est l'occasion de transmettre des savoir-faire et de protéger le vivant. Les abeilles pollinisent en effet tous les arbres alentour et elles butinent sur des arbres et plantes à fleurs (acacias, lavandes, trèfles…) dès que reviennent les beaux jours. Peu à peu les adhérents s'initient à l'hivernage, à la lutte contre les ravageurs grâce aux conseils éclairés d'un apiculteur local. Assurer la pérennité du rucher collectif et protéger leur environnement naturel sont leur objectif. Car la biodiversité malheureusement peu à peu décline en raison des pesticides, ce qui est dommageable pour les colonies d'abeilles.

Alors, pourquoi ne pas créer un peu partout en France des ruchers collectifs sur ce modèle? Nous aurions tout à y gagner et la nature en premier lieu!

Lyliane

12/11/2018

On peut agir à notre niveau en faveur du climat...

Mme Valérie Masson-Delmotte, coprésidente du groupe d'experts intergouvernementaux sur l'évolution du climat (GIEC), a été interviewée, lors de sa Conférence aux Assises de la Transition Eclogique et Citoyenne à Nice mercredi 31/10, par Mme Célia Malleck, journaliste à Nice-Matin. La chercheuse au laboratoire des Sciences et du Climat nous alerte sur les conséquences d'une hausse des températures supérieure à 1,5°C d'ici quelques années. Les effets du changement climatique sont déjà sensibles partout dans le monde: vagues de chaleurs, pluies torrentielles, réchauffement des océans, submersions côtières, dégradation des récifs coralliens...

Les risques qui découleront de tous ces effets toucheront en priorité les populations les plus vulnérables et les pays qui ne se seront pas préparés. Elle s'appuie sur un rapport préparé par 90 chercheurs du monde entier réunissant plus de 6000 publications scientifiques. En faisant des conférences sur le sujet, Mme Delmotte nous propose de partager leur préoccupation, d'éviter de construire en zone inondable et de limiter le rejet des gaz à effet de serre pour construire un futur souhaitable à notre planète.

A l'échelle individuelle, elle insiste sur les gestes que les français peuvent faire en matière de chauffage, de transports et d'alimentation. Des technologies peuvent nous y aider. Il s'agit de mixer choix individuels et choix de société. Isolons nos logements, achetons des véhicules électriques, pratiquons le covoiturage, privilégions les circuits courts, chauffons nous par le solaire ou l'éolien et tout cela aura des incidences sur la qualité de l'air, de l'eau et des sols.

Nous devrons pour cela changer nos habitudes et faire pression sur nos élus pour que les choses évoluent: veiller à garder nos terres agricoles, protéger la biodiversité, faire aménager nos espaces de vie autrement, limiter nos déchets, surtout les plastiques, manger différemment, nous appuyer sur des associations et des ONG qui sont déjà engagées pour limiter la hausse des température. Les leviers d'action ne manquent pas: habitat, transport, alimentation, énergie, culture, économie, solidarité ...

En bref, c'est toute notre société qui mériterait d'être rebâtie autrement… Pendant qu'il en est encore temps, engageons nous donc dans la transition énergétique et citoyenne et enseignons les bons gestes à nos enfants et petits-enfants. Il n'est en effet plus temps d'être "eurosceptique"! Soyons lucides et conscients des enjeux!

Lyliane

08/11/2018

Et si on arrêtait de boire à la paille en plastique?

Une initiative parmi d'autres pour dire stop à ces petits objets plastiques que sont les pailles, qu'il est pratiquement impossible de recycler, est mise en avant par Mme Aurore Harrouis, journaliste à Nice-Matin. Il y aurait chaque jour 1 milliard de pailles qui seraient jetées dans la nature selon l'e rapport international Coastal Cleanup  qui recense des données à ce sujet dans 112 pays. Il existe en outre des alternatives aux pailles en plastique: des pailles en bambou ou en inox.

Pour se convaincre du danger que représentent ces pailles en plastique, il suffit de regarder la vidéo sur You Tube qui a montré dès 2015 une tortue de mer près du Costa Rica, obligée de se faire extraire une paille coincée dans une de ses narines. Cet objet apparemment innocent est pourtant "un fléau dans la lutte contre les déchets" si l'on en croit Mme Sarah Burdairon, qui fait partie d'une association engagée dans l'interdiction des pailles en plastique à Nice. Car 450 ans après, on retrouve encore ces pailles dans nos océans!

Des grandes enseignes au Royaume-Uni et même en France (Franprix, Mc Donald's ou Hilton) ont commencé à s'en préoccuper. A Monaco, depuis juin 2018, l'Hôtel Métropole a acheté des modèles en amidon de maïs. Comment sensibiliser un maximum de  professionnels et d'établissements servant des boissons dans notre pays? Nous pourrions par exemple inciter les cafetiers à investir dans des pailles en inox qui se lavent à 90° et sont réutilisables. Les particuliers pourraient faire de même. Commander alors ces pailles durables sur le site Internet: www.gaspajoe.fr.

Le collectif "Bas les pailles" a lancé une pétition déjà signée par 175 000 personnes. Pour ajouter sa signature, contacter le site suivant:

 
 
 
 
 
https://www.change.org/p/interdisons-les-pailles-en-plastique-en-france-baslespailles
 
 
Lyliane
 
 

06/11/2018

Des insectes-robots à la rescousse...

Des insectes hybrides vont bientôt intervenir pour assister les secouristes. Il est possible de les piloter à distance avec la même précision que des drones.


Imaginez. Vous êtes bloqué sous les décombres après une explosion ou une catastrophe naturelle. L'endroit est exigu. Difficile d'accès. Personne ne sait que vous êtes là. Tout à coup débarque une armée de cafards téléguidés par les sauveteurs. Avec leurs capteurs, ils ont cartographié toute la zone, repéré un accès et fini par vous localiser. Ça y est, l'alerte est donnée. Il reste un survivant à cet endroit précis. Et on sait par où passer pour aller le chercher.


Non, ce n'est pas un scénario de science-fiction. Un peu partout dans le monde, des chercheurs travaillent à recruter des insectes pour assister les pompiers dans les missions de sauvetage. Il ne s'agit pas de dressage comme avec les chiens secouristes, mais de développer des prothèses robotisées qui transforment les bestioles en "cyborgs" téléguidés. Ce dispositif va lui titiller les antennes avec un signal électrique et lui faire croire qu'il rencontre un obstacle à gauche, à droite ou devant lui. Ce qui l'obligera à tourner. En modulant le signal, on le dirige et on stimule la pointe de son abdomen pour le faire accélérer.


Un paquetage électronique
Abhishek Dutta et son équipe étudient essentiellement sur des cafards. Pas n'importe lesquels, les blattes de Madagascar. D'abord parce que ce sont les plus grosses qui existent (7 centimètres à l'âge adulte) ; leur dos peut accueillir le paquetage électronique. Ensuite, elles sont d'excellents candidats pour les opérations de secours, puisqu'elles grimpent très bien et sont très curieuses ; donc explorent partout. Surtout, elles résistent à la chaleur et aux radiations, un sérieux avantage lors d'une catastrophe nucléaire, par exemple.
Les Américains ne sont pas les seuls à plancher sur de tels cyborgs. L'université de technologie de Nanyang, à Singapour, est aujourd'hui la plus avancée en matière de miniaturisation. Son paquetage électronique ne mesure que quelques millimètres, ce qui permet de maîtriser de petits scarabées de 2 centimètres de long. Les scientifiques ont même trouvé une technique pour les faire reculer et améliorer d'autant leur maniabilité lors du pilotage à distance.

Avantage des scarabées? Ils sont plus petits, donc capables de passer par des orifices inaccessibles aux gros cafards. Et surtout, ils volent, même si les chercheurs n'arrivent pas à les diriger une fois en l'air. Précisons qu'aucune de ces méthodes n'est dangereuse pour les insectes. Tous retrouveraient une vie normale une fois le sac à dos électronique retiré.


Des capteurs miniaturisés
Au-delà du module de guidage, les travaux portent également sur la miniaturisation des capteurs. Les chercheurs de Singapour ont ainsi réussi à faire tenir un détecteur de présence humaine, un GPS et des capteurs environnementaux sur une plaque de quelques centimètres. Trop grande pour des scarabées, elle pourrait parfaitement convenir aux grosses blattes. Reste maintenant le problème de l'autonomie des batteries. Aujourd'hui, ces insectes peuvent être contrôlés pendant huit heures. C'est déjà beaucoup. Mais il faudra faire mieux, les opérations de sauvetage pouvant s'étaler sur plusieurs jours.
Il n'empêche. On commence déjà à affiner les techniques de déploiement des insectes. Aux États-Unis, une équipe de l'université de Caroline du Nord (NCSU) évalue, par exemple, le nombre de coléoptères qu'il faudrait envoyer pour être certain de quadriller totalement une zone. Les sauveteurs n'ayant pas de visuel, c'est à leurs nouveaux assistants d'explorer les lieux de façon autonome, avec des stimulations aléatoires pour s'assurer qu'ils ne campent pas dans un coin. L'essentiel des briques semble donc en place. Les premiers essais sur le terrain ne sauraient tarder.


Phobique des insectes? Mieux vaut commencer à se soigner. Car dans quelques années, il y a de grandes chances qu'ils viennent à notre secours si on est coincé sous des gravats.

15/10/2018

Kalaweit ou la sauvegarde des Gibbons en Indonésie...

Mme Véronique Georges a interviewé pour le quotidien Nice-Matin Mr Aurélien Brulé, âgé de 39 ans, originaire de Fayence (83) qui consacre sa vie avec l'aide de Mme M. Robin et de nombreux donateurs à la cause des Gibbons en Indonésie. Il se fait du reste appeler Chanee qui signifie gibbon en Thaïlandais. L'association Kalaweit, le plus grand programme de sauvegarde des gibbons, fête aujourd'hui ses 20 ans.

Depuis l'Indonésie où il a fondé une famille, Chanee explique que grâce à leurs centres de Bornéo et Sumatra, 300 gibbons vivent protégés d'abord dans des réserves, puis dans des coins de forêts protégés de la déforestation. Car, affirme-t-il,  la déforestation pour produire de l'huile de palme est une plaie. Le but de l'association Kalaweit est en effet de pouvoir relâcher les animaux victimes un jour qu'ils soient primates ou autres animaux sauvages.

En 20 ans, Chanee a vu Bornéo défiguré , mais il garde espoir, car Kalaweit avec 79 employés, soigneurs et vétérinaires fait du travail concret jour après jour. Grâce à l'achat de parcelles de forêts, depuis 2012, l'association a en effet pu créer trois réserves d'une surface totale de 627 hectares. Il est possible d'aider et de soutenir Kalaweit en parrainant un gibbon et en donnant des fonds pour acheter de la forêt. Joindre sur Internet: www.kalaweit.org. ou voir sur You Tube le travail de l'association par chaneekalaweit. Merci Chanee de votre investissement en faveurdu monde animal sauvage!

Lyliane

06/10/2018

Des insectes-robots à la rescousse en cas de catastrophe...

Imaginez. Vous êtes bloqué sous les décombres après une explosion ou une catastrophe naturelle. L'endroit est exigu. Difficile d'accès. Personne ne sait que vous êtes là. Tout à coup débarque une armée de cafards téléguidés par les sauveteurs. Avec leurs capteurs, ils ont cartographié toute la zone, repéré un accès et fini par vous localiser. Ça y est, l'alerte est donnée. Il reste un survivant à cet endroit précis. Et on sait par où passer pour aller le chercher.


Non, ce n'est pas un scénario de science-fiction. Un peu partout dans le monde, des chercheurs travaillent à recruter des insectes pour assister les pompiers dans les missions de sauvetage. Il ne s'agit pas de dressage comme avec les chiens secouristes, mais de développer des prothèses robotisées qui transforment les bestioles en "cyborgs" téléguidés.


Pourquoi un hybride moitié robot, moitié insecte? Parce qu'on a les pires difficultés à créer des machines aussi souples que les êtres vivants. Dans le cas d'une catastrophe naturelle, il faudrait en plus qu'elles puissent s'immiscer dans de petits espaces et se déplacer sur les terrains les plus accidentés. Impossible avec la technologie actuelle. D'où l'idée de s'appuyer sur l'agilité naturelle des insectes. Ne restait qu'à trouver un dispositif pour les piloter à distance comme des drones.


C'est précisément ce que vient de présenter Abhishek Dutta, chercheur à l'université du Connecticut, aux États-Unis. Il s'agit d'une sorte de sac à dos bourré d'électroniques que l'on place sur l'animal. Ce dispositif va lui titiller les antennes avec un signal électrique et lui faire croire qu'il rencontre un obstacle à gauche, à droite ou devant lui. Ce qui l'obligera à tourner. En modulant le signal, on le dirige et on stimule la pointe de son abdomen pour le faire accélérer.


Un paquetage électronique
Abhishek Dutta et son équipe étudient essentiellement sur des cafards. Pas n'importe lesquels, les blattes de Madagascar. D'abord parce que ce sont les plus grosses qui existent (7 centimètres à l'âge adulte) ; leur dos peut accueillir le paquetage électronique. Ensuite, elles sont d'excellents candidats pour les opérations de secours, puisqu'elles grimpent très bien et sont très curieuses ; donc explorent partout. Surtout, elles résistent à la chaleur et aux radiations, un sérieux avantage lors d'une catastrophe nucléaire, par exemple.


Les Américains ne sont pas les seuls à plancher sur de tels cyborgs. L'université de technologie de Nanyang, à Singapour, est aujourd'hui la plus avancée en matière de miniaturisation. Son paquetage électronique ne mesure que quelques millimètres, ce qui permet de maîtriser de petits scarabées de 2 centimètres de long. Les scientifiques ont même trouvé une technique pour les faire reculer et améliorer d'autant leur maniabilité lors du pilotage à distance.

Avantage des scarabées? Ils sont plus petits, donc capables de passer par des orifices inaccessibles aux gros cafards. Et surtout, ils volent, même si les chercheurs n'arrivent pas à les diriger une fois en l'air. Précisons qu'aucune de ces méthodes n'est dangereuse pour les insectes. Tous retrouveraient une vie normale une fois le sac à dos électronique retiré.


Des capteurs miniaturisés
Au-delà du module de guidage, les travaux portent également sur la miniaturisation des capteurs. Les chercheurs de Singapour ont ainsi réussi à faire tenir un détecteur de présence humaine, un GPS et des capteurs environnementaux sur une plaque de quelques centimètres. Trop grande pour des scarabées, elle pourrait parfaitement convenir aux grosses blattes. Reste maintenant le problème de l'autonomie des batteries. Aujourd'hui, ces insectes peuvent être contrôlés pendant huit heures. C'est déjà beaucoup. Mais il faudra faire mieux, les opérations de sauvetage pouvant s'étaler sur plusieurs jours.


Il n'empêche. On commence déjà à affiner les techniques de déploiement des insectes. Aux États-Unis, une équipe de l'université de Caroline du Nord (NCSU) évalue, par exemple, le nombre de coléoptères qu'il faudrait envoyer pour être certain de quadriller totalement une zone. Les sauveteurs n'ayant pas de visuel, c'est à leurs nouveaux assistants d'explorer les lieux de façon autonome, avec des stimulations aléatoires pour s'assurer qu'ils ne campent pas dans un coin. L'essentiel des briques semble donc en place. Les premiers essais sur le terrain ne sauraient tarder.


Phobique des insectes? Mieux vaut commencer à se soigner. Car dans quelques années, il y a de grandes chances qu'ils viennent à notre secours si on est coincé sous des gravats.

Anicet Mbida - leJDD - jeudi 25 octobre 2018

03/10/2018

Apprendre aux élèves à vivre ensemble et à aimer l'école...

On tombe très vite sur le nom de Mr Yvan Nemo (alias Tournesol pour ses proches!) quand on évoque une école primaire de zone défavorisée, où depuis 20 ans l'ambiance a changé du tout au tout. A l'Ecole Bel Air de Torcy (Seine et Marne), en effet, ce directeur d'école a réussi le tour de force de faire passer les classes d'un climat de violence à des lieux de vie accueillants et bienveillants ouverts sur le quartier. Et tout cela en douceur! Les parents d'élèves sont notamment très impliqués dans le fonctionnement de cette école. Quant aux élèves, ils apprennent à respecter le savoir et à collaborer pour faire jaillir "l'intelligence collective".

Grâce notamment à des aides glanées alentour (Apple France pour l'équipement informatique, la Fondation de France pour une dotation de 150 000 euros et la commune pour des activités extra-scolaires) ont été crées peu à peu une mini-ferme pour la maternelle, un potager, un laboratoire scientifique, des bassins, une cabane nature, une bibliothèque ainsi que des salles d'ordinateurs. Le but des 8 enseignants, présents depuis des années, est de stimuler la curiosité des élèves et de leur apprendre des valeurs de mutualisation et de responsabilité. Des retraitées  de la ville viennent même de temps en temps pour des ateliers tricot et pâtisserie.

Dans l'Education Nationale, depuis 2013, en s'appuyant sur des textes prônant une "refondation de l'école", l'approche a évolué vers davantage de bienveillance. On ne cherche, en effet, plus seulement des résultats, mais aussi le bien-être des élèves. Il est notamment demandé aux enseignants d'exercer une autorité sans humiliation, de pratiquer une notation positive par compétences acquises et d'effectuer un travail de socialisation. L'exemple des écoles Montessori y est peut-être pour quelque chose...

Pour en savoir plus sur l'école de Bel- Air à Torcy, où travaille Mr Nemo et son équipe pédagogique, contacter sur internet: https://www.lajauneetlarouge.com.

Lyliane

27/09/2018

Loi agriculture: une occasion manquée de réformer notre système agricole?

 
 
 
Bonjour 

L’Assemblée nationale a voté la semaine dernière en deuxième lecture la loi Agriculture et alimentation. Un examen à enjeux après la suppression par le Sénat de l’étiquetage du mode d’élevage et le rejet par les deux chambres de quasi toutes les mesures de bien-être animal.

Cette loi qui aurait dû réformer en profondeur notre modèle agricole et alimentaire est une immense déception. Malheureusement, malgré la mobilisation des citoyens auprès de leurs députés, la plupart d’entre eux n’a pas été au rendez-vous et le bien-être animal laissé pour compte.

 

Les amendements visant à réintroduire dans le texte l’étiquetage du mode d’élevage ont tous été rejetés. Alors que cette mesure avait été votée en première lecture, grâce à un amendement de Barbara Pompili et soutenu par 46 députés, les amendements déposés par la majorité ont subitement été retirés avant le vote.

 

Concernant les mesures de bien-être animal : aucune interdiction n’a été votée. Ni celle des cages pour les poules pondeuses, ni celle pour les lapins. Les amendements ont tous été rejetés après avis défavorable du gouvernement.

Seul un amendement demandant un rapport du gouvernement sur le sujet des transports d'animaux vivants a été adopté, mais c’est bien insuffisant pour réellement faire avancer cette question.

 

La seule consolation est venue de l’adoption de l’amendement déposé par la députée Samantha Cazebonne, établissant une expérimentation de menus végétariens au moins une fois par semaine dans les cantines scolaires. Un pas en avant vers une alimentation plus durable, plus respectueuse du bien-être animal et de qualité.

En revanche, l’Assemblée a maintenu l’interdiction de la dénomination « steak » pour les produits d’origine végétale. Ajoutons aussi que pour la deuxième fois, les députés ont voté contre l’interdiction du glyphosate.

 

Finalement, le texte retourne au Sénat. Il est quasi certain que les sénateurs n’iront pas au-delà de ce que les députés ont pu voter. Le risque est que la mesure sur les repas végétariens dans les cantines soit supprimée.

Amicalement, Claire Hincelin
Responsable de communications
 
 
 
 
 
supporter
 
 
         
   
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 

25/09/2018

Une île des Caraïbes la Dominique devient un modèle pour le monde entier...

Une petite île des Caraibes pourrait être une source d'inspiration pour de nombreux pays, dont la France. Alors que les députés français ont récemment voté l'interdiction des «couverts, piques à steak, couvercles à verre jetables, plateaux-repas, pots à glace, saladier, boîtes» dès 2020, La Dominique est allée encore plus loin. Ce pays de 754km2 situé entre la Guadeloupe et la Martinique a banni de ses terres tous les objets en plastique à usage unique à compter du 1er janvier 2019. La petite île est ainsi le premier pays au monde à prohiber les pailles, plaques et couverts en plastique ainsi que les tasses et récipients en polystyrène, particulièrement néfastes pour l'environnement.
«Conformément à la volonté du gouvernement de créer la première nation au monde à résister au changement climatique, avec notre surnom d'«l'île de la nature» et notre engagement à protéger la Terre Mère, un certain nombre d'objets considérés comme nuisibles à l'environnement seront interdits, à compter du 1er janvier 2019», a ainsi annoncé cet été le pays via un Tweet.


Sanctuaire pour les cachalots:

La petite île qui cultive une image écotouristique a déjà pris une série d'initiatives pour préserver l'environnement. Le pays a restreint l'importation de contenants non-biodégradables afin de limiter leur distribution dans les magasins. «La Dominique est fière d'être considérée comme «l'île Nature», a déclaré le premier ministre, Roosevelt Skerrit. Nous devons tout faire pour mériter ce surnom et en faire une réalité. La gestion des déchets solides est un problème qui nuit à cette perception et nous devons poursuivre nos efforts pour en venir à bout».
Après avoir été touché de plein fouet par l'ouragan Maria et avoir été spectateur des conséquences du changement climatique, le premier ministre incite le monde entier à agir pour préserver la planète. Avec cette mesure exemplaire, le petit pays estime qu'il «a une occasion unique de devenir un modèle pour le monde entier, un exemple qui montre comment une nation tout entière peut se relever après un désastre et résister au changement climatique pour l'avenir», a ainsi lancé le chef de l'État.
L'île à la faune et la flore luxuriante, peuplée de colibris, perroquets et de nombreux animaux marins n'est pas uniquement aux premières loges pour observer les conséquences du changement climatique, ses hauts-fonds et ses eaux chaudes sont aussi prisés des cétacés. L'île est en effet un sanctuaire pour les grands cachalots qui s'y retrouvent en été lors de la grande migration. La protection de ses océans est ainsi une priorité pour la survie de ces animaux menacés.

Mathilde Golla - Le Figaro - mercredi 19 septembre 2018

17/09/2018

Des bovins au secours de la forêt au Mali...

Jusque là, au Mali, dans les zones rurales du sud du pays, les besoins en bois pour le chauffage et la cuisson augmentaient tandis que la ressource se raréfiait. Parfois, les femmes devaient parcourir 3 à 4 km par jour pour trouver du bois susceptible de brûler. La déforestation commençant à avoir un impact négatif sur l'environnement, d'autres solutions ont été testés par l'Association Agronomes sans Frontières (AVSF) depuis 2010. Il s'agit de la méthanisation des déjections des bovins comme alternative au bois de cuisson des aliments dans les bassins laitiers des cercles de Kita et de Bougouni.

L'objectif de cette proposition était triple: diminuer la déforestation, limiter les émissions de gaz à effets de serre et diminuer la pénibilité du travail des femmes. AVSF et ses partenaires locaux ont identifié les villages concernés, organisé les missions d'expertise et suivi la mise en œuvre et la maintenance des 108 premiers biodigesteurs installés dans la zone en 2014 et 2015. Le plus petit modèle, écrit le journaliste dans le journal de l'association Habbanaé, a été privilégié pour s'adapter au petit nombre d'animaux en stabulation (4m3 de biogaz par jour).

Le principe est relativement simple: on mélange des déjections de vache et de l'eau qui entre chaque jour dans le réservoir du biodigesteur et se transforme en biogaz. La cuve enterrée est reliée par un tuyau directement au foyer de cuisson. De la fermentation naît aussi un fumier (le digestat) récupéré dans le réservoir de sortie. Il sert de fertilisant pour les cultures. Aujourd'hui, les zones de Kita et Bougouni comptent près de 650 biodigesteurs et les maçons locaux ont acquis une bonne expertise de leur construction.

La deuxième étape du projet sur les 2 années précédentes a consisté à sédentariser une partie des élevages familiaux pour garantir la présence régulière d'animaux dans les étables et réduire la distance de transport des déjections jusqu'au biodigesteur et produire plus de digestat pour les cultures vivrières. Car les femmes ont trouvé du temps pour se consacrer au maraichage ou à des activités sociales au lieu d'aller à la recherche de bois. Grâce aux amendements de digestat, les rendements en maïs;, sorgho et coton ont augmenté de 30% par hectare. Plus besoin de s'endetter avec des engrais chimiques non plus! Le projet a donc eu un impact très positif sur l'environnement et la vie des populations bénéficiaires.

AVSF œuvre également au Burkina Faso dans l'Est du pays (région de Bilanga) en promouvant des techniques agroécologiques. Le projet nommé CALAO  incite les populations à innover en valorisant certains fourrages (légumineuses par exemple pour fixer l'azote) et en recyclant les déjections animales en fumier. L'utilité de l'association agriculture/élevage pour la création de plus de matière organique favorisant les récoltes n'a plus besoin d'être démontrée! Désormais c'est par une politique publique à grande échelle que la solution agroécologique pourra triompher.

Soutenons si possible par des dons ce type de projets et informons nous sur AVSF grâce au site Internet: www.avsf.org/editionruralter.

Lyliane

07/09/2018

Le Canada protège les abeilles...

 
 
 
 

 

 
 
 

 

Il y a deux semaines, le Canada a annoncé qu’il allait interdire deux des principaux pesticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles.

Ce qui signifie que les néonicotinoïdes tueurs d’abeille les plus utilisés seront banni des champs canadiens !

Cette victoire totale n’a été possible que grâce à des membres comme vous et à l’ensemble des organisations oeuvrant pour la protection des abeilles qui ont travaillé sans relâche à l'éradication des pesticides tueurs d'abeilles des champs canadiens.

Il y a quatre ans au Canada, débutait notre campagne pour sauver les abeilles, depuis des centaines de milliers d’entre vous ont signé nos pétitions et effectué des dons pour soutenir des actions de terrain à travers le monde entier.

Les membres de SumOfUs vivant au Canada sont à l’origine d’un nombre record d’interventions publiques appelant à l’interdiction du néonicotinoïde imidacloprid. Et il y a à peine quelques mois, 20 000 d’entre vous ont signé la pétition appelant à l’interdiction des principaux néonicotinoïdes tueurs d’abeilles au Canada.

Votre mobilisation acharnée a payé ! Cette victoire n’aurait absolument pas été possible sans votre indéfectible soutien tout au long de cette campagne.

SumOfUs