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12/10/2019

Surprenant: des microbes pourraient nous apporter des protéines...

Exit la viande, place aux microbes. Le Français Thomas Jonas, président de "Sustainable Bioproducts" (entreprise spécialisée dans les technologies alimentaires), a découvert comment obtenir des protéines à partir de micro-organismes provenant du volcan de Yellowstone (Montana, Etats-Unis).
Ces microbes permettraient de créer des laitages et de la viande. Une alternative qui arrive à point nommé, puisque la consommation de viande rouge reste en hausse, cette production demande beaucoup d’eau, d’énergie et de terres.

Un projet attirant
Cette découverte a attiré des investisseurs comme Danone, la société de Thomas Jonas espère lancer d’ici un an et demi ses substituts de protéines, dans un premier temps sur le sol américain. D’après le CEO de Sustainable Bioproducts“les microbes se multiplient vite et en toute saison”, cette nouvelle forme d’agriculture est idéale pour sauver la planète et la cause animale.

— The Good Food Institute (@GoodFoodInst) September 5, 2019
Une découverte qui a ses limites
Les sources chaudes du volcan Yellowstone pourraient bien être un vivier de protéines essentielles pour une alimentation saine et équilibrée. Sauf que ces microbes ne seraient pas très compatibles avec l’alimentation totalement vegan. 

Laura Anglionin - Glamour - mercredi 25 septembre 2019

 

11/10/2019

La ville de Cannes (06) se dit prête à interdire les croisiéristes pollueurs...

Dans le journal 20 Minutes, Mr Fabien Binacchi nous fait savoir qu'en matière d'environnement la ville de Cannes se déclare "prête à prendre des arrêtés contre le transfert sur terre des passagers de paquebots pollueurs". Le groupe MSC , leader mondial des croisières, est venue, en effet, parapher la Charte environnementale  édictée par la municipalité pour réduire l'impact du tourisme maritime. Il semble que d'ores et déja 93% des organisateurs de croisières dont 13 des plus importantes sont sur la même longueur d'onde. Aussi, les autres devraient être chassés de la rade au 1/1/2020.

Certains croisiéristes s'engageraient même "à ne pas utiliser de carburant contenant plus de 0,1% de soufre dès l'approche des côtes". Aucun rejet d'eaux usées ou d'eau traitées ne devraient être fait en mer lors du stationnement dans la baie de Cannes. Enfin, des navettes électriques ou à biocarburants devront être utilisées  pour le transport à terre des passagers. Mr le Maire de Cannes a réclamé au Premier Ministre "des pouvoirs de police" sur la baie pour pouvoir effectuer des contrôles et expulser les pollueurs".

Bravo Mr David Lisnard pour ces mesures annoncées! Qu'elles inspirent d'autres grands ports du monde pour que nos mers et océans retrouvent leur pureté!

Lyliane

Quel avenir pour les paysans français?

Selon le magazine du réseau Biocoop de septembre/octobre 2019, l'agriculture de demain sera "éthique, à l'écoute des demandes citoyennes, respectueuse des écosystèmes, de l'homme et de l'animal, résiliente face aux changements climatiques et source de richesses pour les territoires". Certes, aujourd'hui, seulement 9,5% des fermes françaises sont en bio, ce qui représente tout de même le double d'il y a 5 ans. Mais la petite paysannerie française est danger de disparition, car malheureusement c'est un secteur qui ne permet pas souvent de vivre de son métier.

De plus en plus d'hommes et de femmes cependant ne veulent plus dépendre ni de l'agrochimie, ni des marchés, ni des banques. Ils cherchent à s'organiser (coopératives, CUMA...) pour vivre durablement de leur métier. Beaucoup privilégient la vente directe à la ferme, les circuits courts, afin de se rapprocher des consommateurs. Certains innovent  avec la permaculture sur de petites surfaces, l'agroforesterie, des techniques expérimentales, afin de limiter l'érosion des terres en faisant confiance à la nature...

De nos jours, les paysans ont apparemment un nouveau rôle à jouer. On constate que la bio permet de créer des emplois (désherbage...), que de plus en plus les parcelles reprennent une taille humaine, que les rotations de culture, la lutte biologique, les associations végétales évitent les apports massifs d'engrais chimiques. Ainsi, l'image du paysan peu à peu a changé: elle est devenue porteuse de renouveau et c'est une chance pour les territoires.

Pour s'informer sur le réseau Biocoop, son projet coopératif original et son commerce équitable, consulter le site: www.biocoop.fr.

04/10/2019

Espoirs dans le monde agricole...

Interrogés par Mme Valérie Josselin dans Version Fémina, trois jeunes agriculteurs s'expriment au moment où sort le long métrage de Mr Edouard Bergeon et de son producteur Mr Christophe Rossignon: "Au nom de la terre" dans les salles de cinéma françaises.Il est recommandé d'aller le voir dès sa sortie en salle en cette fin septembre.

Mr Yann Chéritel tout d'abord, éleveur dans les Côtes d'Armor, qui a choisi en conscience de privilégier une petite structure autonome avec 40 vaches et de les mener en élevage bio, afin de produire de la qualité sans s'endetter. Il transforme par exemple lui-même 40% de sa production de lait en yaourts. Au bout de 3 ans, il affirme apprécier de faire ce qu'il aime et de rester libre.

Dans le Cantal, ensuite, Mr Géraud Teyssedou, agriculteur de 38 ans, a repris la ferme familiale après une solide formation. il est aujourd'hui à la tête d'une exploitation de 100 ha et de 75 vaches laitières. S'il avoue ne pas pouvoir encore se verser un salaire correct alors qu'il travaille plus de 70 heures par semaine, il pense avoir trouvé une forme d'équilibre.  Ses bêtes pâturent en plein air et il transforme 65% de son lait environ en fromage AOP. Il espère que son fils un jour reprendra l'exploitation.

 Quant à Mr Axel Barré, 23 ans, agriculteur dans la Mayenne, il dit "que c'est l'amour de ses bêtes (des vaches de prim'Holstein) qui le fait tenir". Associé à ses parents, il   s'occupe des 145 vaches laitières et des 400 porcs à l'engraissement. Il participe à des concours et il sait tout de ses bêtes. Son rêve serait de pouvoir vivre de cet élevage jusqu'à sa retraite...

De quoi garder espoir dans la nouvelle génération qui s'oriente vers la qualité en espérant que nous, les consommateurs, nous allons jouer le jeu et privilégier des produits sains vendus sans intermédiaires à ceux qui les produisent avec respect et professionnalisme.

Lyliane

 

03/10/2019

Transmission des fermes: il y a urgence à anticiper!

Un dossier publié dans "Chemins de Terre", organe de l'association Terre de Liens, attire notre attention sur le fait que, dans les 10 prochaines années, près de la moitié des agriculteurs français ( soit environ 300 000 personnes) partira à la retraite. Cela impliquera la libération de plusieurs millions d'hectares de terres agricoles (7 millions d'ha environ). Que deviendront ces terres? On est en droit de se poser cette question, car un tiers seulement des paysans concernés a une idée de la transmission de leur ferme...

En effet, la profession vieillit et ne se renouvelle pas. Les exploitations risquent donc d'être démantelées et 4 fermes sur 10 pourraient cesser totalement leur activité. Les difficultés liées au foncier agricole sont, en outre, des freins à la transmission: prix des terres, spéculation, urbanisation galopante, souligne l'organisation Terre de Liens... De plus, la faiblesse des retraites agricoles incite souvent les exploitants à vendre leurs terres au plus offrant. Les jeunes, notamment ceux qui ne sont pas issus du monde agricole, voient le prix du foncier hors de leur portée.

Terre de Liens montre à travers ce dossier qu'il y a des solutions. Tout d'abord, pour les petites fermes: installer de jeunes agriculteurs qui vont innover en adjoignant par exemple aux activités traditionnelles des points de vente directe et d'accueil de consommateurs, afin d'ajuster l'offre à la demande. Pour les plus grandes fermes: possibilité d'installer des collectifs d'agriculteurs pour autant que des coopérations puissent naître entre eux. Dans les deux cas, des possibilités d'accompagnement par le réseau des ADEAR, du CIVAM, des bénévoles et des salariés de Terre de Liens pour la transmission des exploitations est souvent une stratégie efficace pour lutter contre le démembrement et la disparition des fermes.

Aussi bien "à travers les aspects techniques et financiers (acquisition, baux ruraux) que par les aspects humains (bâti...), tous les acteurs du réseau associatif et notamment la Foncière et la Fondation Terre de Liens sont de plus en plus confrontés à la transmission" exprime Mr Maxime Jacob. Mme Sophie Baltus ajoute quant à elle qu'il faut notamment connaître l'outil BRE (bail rural environnemental), qui depuis 2014 permet de protéger les ressources en eau, la biodiversité et la qualité des sols et de l'air...

Pour toute demande d'information, faire un don, un legs ou devenir actionnaire de Terre de Liens, s'adresser à l'association loi de 1901 Terre de Liens dont le siège social se trouve à Crest (26400) 25, quai André Reynier (tél: 09 70 20 31 00) ou consulter le site www.terredeliens.org.

Lyliane

10/09/2019

A propos des pesticides en France...

Récemment, des maires courageux, dans toute la France ont pris des arrêtés anti épandages de pesticides autour des habitations de leurs communes pour protéger la santé des populations, au grand dam des ministères de l'Agriculture et de la Santé pour qui ces maires sont Hors-la Loi. Les préfets les ont tous convoqués devant le Tribunal Admnistratif. 

Il a été lancé un appel aux maires de France pour faire front à ce  gouvernement d'irresponsables et d'interdire l'usage de pesticides à usage agricole près de tous les lieux d'habitation, crèches, écoles, hôpitaux, maisons de retraite... 

 

Extraits de France Info "

Ils veulent mettre fin à l'utilisation de pesticides, mais sont hors la loi. Une vingtaine de maires ont pris un arrêté interdisant l'usage de produits phytopharmaceutiques dans leur commune. Le problème ? Ils sont dans l'illégalité car un élu ne peut pas prendre une telle décision sur son territoire. Selon le Code général des collectivités territoriales"l'utilisation des produits sanitaires relève d'un pouvoir de police spéciale du ministre chargé de l'Agriculture"

Certains pourraient donc connaître le même sort que Daniel Cueff, le maire de Langouët (Ille-et-Vilaine). L'élu écologiste sans étiquette a comparu jeudi 22 août devant le tribunal administratif de Rennes, car la préfecture réclamait la suspension de son arrêté du 18 mai interdisant l'usage de pesticides, dont le célèbre glyphosate, à moins de 150 mètres des habitations. La décision a été mise en délibéré. Classé "cancérigène probable" depuis 2015 par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), une agence de l'Organisation mondiale de la santé, le glyphosate n'est plus en vente pour les particuliers depuis le 1er janvier de cette année. Son interdiction totale en France a été repoussée par le gouvernement à 2021. 


"Je savais que j'étais dans l'illégalité"

Daniel Cueff n'est pas le seul à braver la loi en justifiant son action par le fait que "le maire a une responsabilité de sécurité publique"Saint-Eloi-de Fourques (Eure), Trélon (Nord), Ohain (Nord), Boussières (Doubs)… une vingtaine de communes ont pris à ce jour des arrêtés limitant ou interdisant les pesticides. Au Perray-en-Yvelines, la maire PS Paulette Deschamps a interdit l'épandage de pesticides à moins de 150 mètres des habitations et des entreprises de sa commune, le 17 mai dernier. "Je savais que j'étais dans l'illégalité", admet l'élue auprès de franceinfo. Elle n'a pas tardé à recevoir un courrier de la sous-préfecture de Rambouillet lui demandant de retirer sous deux mois son arrêté, sous peine d'être convoquée au tribunal administratif. 

 

Le 13/06/2019

Chers amis, très important résumé de l'état des lieux..! Les eaux des rivières de France et d'ailleurs sont déjà tous contaminés. 

Une GRENOUILLE rousse NEE SANS BRAS, qui vivait dans une mare pas loin de champs traités... je l'ai découverte personnellement le samedi de Pentecôte morte, infirme, victime d'agénésie d'un membre supérieur (avec ébauche interne vu en transparence sur la photo). Or les  amphibiens meurent avec les pesticides (article Pour la science de 2013, il y a déjà six ans)  D'où les malformations négligées !. Preuve encore à rajouter au dossier  des pesticides qui ont de fortes probabilités d'être incriminés dans l'affaire des bébés nés sans bras, dont les autorités souhaitent apparemment garder le mystère!? Il suffit pour regrouper les cas de ces zones rurales, d'effectuer des analyses toxiciolgoques des cheveux, ou dans le cas de la grenouille, une analyse de la vase où elle vivait, et recouper les analyses. Même pour les grenouilles des forêts il y a 70 pesticides autorisés qu'ils pulvérisent!les cocktails encore plus nocifs. Stop aux pesticides ! Lire ci dessous

 

Grenouilles, la mort par les pesticides (Pour la science, 24 janvier 2013)

Les amphibiens (grenouilles, crapauds, tritons, salamandres, etc.) subissent depuis bon nombre d'années un rapide déclin à l'échelle du monde entier. Les scientifiques débattent encore des facteurs de ce déclin et de leurs poids respectifs : maladies, changement climatique, pollution, disparition des habitats, etc. Des chercheurs allemands et suisses viennent d'apporter un élément important à ce débat. Ils ont montré sur de jeunes grenouilles rousses (Rana temporaria, une espèce européenne commune) que l'exposition à des pesticides conduit à une forte mortalité des batraciens, allant de 40 pour cent après sept jours à 100 pour cent après une heure, selon le produit testé.

Carsten Brühl et Annika Alscher, de l'Université de Coblence-Landau, en Allemagne, avec Thomas Schmidt, des Laboratoires Harlan en Suisse, et Silvia Pepper, de l'Agence fédérale suisse de l'environnement, ont étudié en laboratoire l'effet de sept produits pesticides (quatre fongicides, deux herbicides et un insecticide) sur des grenouilles rousses juvéniles (150 individus au total). Ils ont appliqué au sol humide de la cage de chaque grenouille une dose (quantité par unité de surface) de pesticide correspondant à 0,1, 1 ou 10 fois la dose maximale recommandée en contexte agricole. 

Pour les fongicides Headline et Captan Omya administrés à la dose recommandée, la mortalité résultante des grenouilles était de 100 pour cent. Des niveaux importants de mortalité, allant de 40 à 60 pour cent, ont été obtenus avec les autres produits commerciaux testés à la même dose. C. Brühl et ses collègues ont aussi montré que les additifs contenus dans le produit peuvent changer la donne : le Headline, à base de pyraclostrobine et qui contient 67 pour cent de naphta (un solvant), est bien plus toxique qu'une formulation de pyraclostrobine où la proportion de naphta est inférieure à 25 pour cent. À cette formulation est en effet associée une mortalité de 20 pour cent seulement, tant pour la dose nominale que pour la dose dix fois supérieures...

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Laisser pousser les plantes sauvages...

Nommer les plantes pour récréer, même en ville, lien et respect entre l'humain et le végétal: c'est la démarche qui a poussé Boris Presseq, botaniste au muséum d'histoire naturelle de Toulouse, à s'improviser cet été marqueur de trottoirs.
"Laitue sauvage", "Figuier" "Eleusine d'Inde": ces inscriptions à la craie au côté de pousses émergeant des interstices du bitume ont fait leur apparition dans le quartier du Busca, en bordure du centre historique.
D'autres ont surgi dans le quartier Saint-Pierre. D'abord anonymes, leurs auteurs, M. Presseq et un collègue Pierre-Olivier Cochard, ont fini par tomber le masque, buzz sur les réseaux sociaux oblige.
L'idée est née un peu par hasard -- "on a trouvé ça marrant" sourit M. Presseq -- au détour d'une étude de la biodiversité sauvage menée quartier par quartier.
Elle faisait suite à un premier recensement entre 2004 et 2014 des plantes sauvages poussant à Toulouse, quelque 800 espèces répertoriées, dont 20% d'origine exotique, échappées des jardins ou parcs botaniques.
Les étiqueteurs se sont aussi inspirés de l'exemple d'une précédente graffeuse nantaise Frédérique Soulard.
Pour mieux faire réagir, le duo a choisi de jouer sur les mots. Exit les appellations latines au profit des dénominations communes, de préférence poétiques ou évocatrices: ruines de Rome, renouée des oiseaux, ou pariétaire de Judée.

"L'idée de nommer c'est très scientifique, en sciences, il faut toujours mettre des noms", explique M. Pesseq.
L'opération, espère-t-il, doit inciter les gens à "laisser pousser ces plantes plutôt que de se dire qu'il faut s'en débarrasser".
"C'est le bon moment" pour une telle initiative, car avec l'interdiction entrée en vigueur des désherbages au pesticide dans les municipalités, la flore sauvage peut espérer échapper à l'éradication, relève-t-il.
"C'est quand même une super chance d'avoir sur nos trottoirs des espèces qui poussent toutes seules, sans entretien, le minimum serait d'y faire attention".
Surtout avec des villes en pleine surchauffe: "on peut faire toutes les canopées qu'on veut, si on perd le végétal au sol cela ne sert à rien, ce sont les surfaces enherbées qui luttent contre le réchauffement".
Et de citer le pourpier maraîcher, "une plante qui fait un couvre-sol génial sans aucun arrosage", ou la renouée des oiseaux "qui s'adapte au piétinement".
M. Pesseq livre aussi sa surprise d'avoir découvert autant d'arbres en devenir, resemés naturellement grâce notamment au travail de dispersion des oiseaux urbains.
"Si on laissait Toulouse évoluer sans les humains, la ville serait recouverte de figuiers", s'enthousiasme-t-il. En attendant, "on pourrait déjà se nourrir de pêches et d'amandes en sillonnant les périphériques à la fin de l'été".
Ce qui irait dans le sens de l'histoire pour ce botaniste de 45 ans, qui voit "arriver une humanité où les végétaux d'ornement seront remplacés par des végétaux utiles".

Passion carnivore -
Les coups de craie, "un matériau choisi parce que totalement biodégradable", ne sont qu'une des manifestations de sa passion pour le végétal.
Le coup de foudre date de juste après son bac, quand il voit pour la première fois des plantes carnivores dans une exposition. Il renonce dans la foulée à des études d'ingénieur mécanique, au profit de la botanique puis de l'agronomie tropicale, qu'il pratique en Thaïlande puis au Congo Brazzaville pour le compte de la FAO.
"Pas trop média", l'écho rencontré par l'opération lui a plutôt donné envie, comme à son complice, de passer à autre chose.
"D'un autre côté le meilleur moyen de communiquer autour de la nature c'est peut-être celui-là, de trouver des moyens de com originaux qui perturbent un peu les gens dans leur quotidien et restent accessibles, gratuits".
Pour l'heure, il réfléchit à une "expérience" à mener avec les services municipaux: "chercher des espèces qui ne gênent personne et n'entravent pas la circulation, les laisser pousser, et voir ce que ça donne".

afp.com - AFP - jeudi 29 août 2019

07/09/2019

Agir en faveur des oiseaux...

En trente ans, 421 millions d’oiseaux ont disparu du ciel européen. La faute aux pesticides, qui tuent tous les insectes et affament nos passereaux, mais aussi au… braconnage, à la chasse au lacet étrangleur et à la colle ! Notre reporter a enquêté auprès des paysans, des scientifiques et des lanceurs d’alerte. Le constat est accablant : quasiment rien n’est fait pour enrayer cette hécatombe.

Eric Hansen est un baroudeur, et tout en lui reflète son passé. Visage buriné, regard franc qui impose un mélange de respect et de sympathie. Délégué interrégional de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), il a parcouru la Guyane durant dix ans. Là-bas, Eric a traqué les voyous atteints de collectionnite aiguë, prêts à dépenser des milliers d’euros pour mettre en cage des oiseaux couleur arc-en-ciel ou à enfermer des caïmans dans leur piscine. Il a démantelé un trafic de grenouilles dendrobates, convoitées par les laboratoires pharmaceutiques européens pour la puissante toxine qu’elles sécrètent : les batraciens passaient la douane dissimulés dans des étuis de pellicule photo.
Mais parmi ses faits d’armes, cet inspecteur de l’environnement se souviendra longtemps de cette saisie réalisée dans le sud de la France, où il œuvre désormais. Le 12 janvier dernier, chez un habitant de La Crau (Var), Eric Hansen et ses agents découvrent près de 2 000 pièges destinés à capturer des oiseaux. « Du braconnage industriel, je n’avais jamais vu ça ! raconte-t-il. Nous avons également trouvé 75 dépouilles – des rouges-gorges, pour la plupart – plumées et désossées dans le congélateur, et 12 tarins des aulnes détenus dans une cage. Autrefois, en Provence, il était d’usage de manger en brochette grives, fauvettes à tête noire, rouges-gorges… Depuis 1976, tous les passereaux [terme générique qui définit ces espèces] sont protégés. Mais les traditions ont la vie dure. » rois mois plus tard, ce sont 46 pièges et 112 passereaux vivants, destinés au marché noir, que ses collègues saisissent chez des particuliers, près de Lille cette fois. Des verdiers, des linottes mélodieuses, des pinsons, des sizerins… mais aussi des chardonnerets, petits bijoux de nos forêts. « Culturellement, le chardonneret est très apprécié par les personnes originaires du Maghreb pour son chant mélodieux hors du commun et ses couleurs chatoyantes, explique Eric. Et il continue de séduire dans le nord de la France. » 

Deuxième pays consommateur de pesticides en Europe derrière l’Espagne, la France lançait en 2008 le plan Ecophyto, avec pour objectif de réduire de 50 % l’usage des poisons sur dix ans. Raté : entre 2009 et 2017, l’utilisation des pesticides a augmenté de 12,4 %. On se tâte sur le glyphosate, on propose des dérogations pour les néonicotinoïdes. Et alors que la loi alimentation prévoyait d’interdire en 2022 la production et les exportations des pesticides jugés dangereux, le Sénat a détricoté cette avancée en la reportant de trois ans.
Du côté des agriculteurs pourtant, la réflexion est engagée. « Les produits, moins j’en utilise, mieux je me porte, assure Hervé Lapie, agriculteur dans la Marne et responsable environnement chargé du dossier biodiversité à la FNSEA, le principal syndicat agricole. Nos pratiques ont sans doute eu des conséquences sur la disparition des oiseaux, des insectes… Mais on ne peut pas accuser les agriculteurs de tous les maux ! Nous voulons évoluer pour accompagner la transition écologique, à condition d’avoir un revenu garanti. Je préside l’association Symbiose, pour des paysages de biodiversité, créée avec des chasseurs et des apiculteurs. L’idée est de développer des ressources mellifères, de remettre des haies, de laisser les bords de chemin intacts pour favoriser le retour de la petite faune. Nous menons aussi des expérimentations avec l’Inra sur les auxiliaires de cultures. On est encore neufs dans ce domaine, ça demande un gros volet de formation. On n’a pas appris tout ça à l’école… »

Nicolas Vanier : Un film pour sauver l’oie naine
Devenu réalisateur de fiction, l’aventurier Nicolas Vanier vient de tourner un film* dont la LPO est partenaire. Il s’inspire de la fabuleuse odyssée de Christian Moullec. Ce passionné d’ornithologie a fait de sa vie un combat pour sauver l’oie naine de Scandinavie, une espèce migratrice menacée d’extinction en raison des abus de la chasse. « Depuis les observations du biologiste autrichien Konrad Lorenz, le père de l’éthologie, on sait que le phénomène de la migration n’est pas inné. C’est un comportement acquis, rappelle Christian Moullec. L’animal ou l’humain présent au moment de l’éclosion des œufs sera considéré par les oiseaux comme leur parent. » Et il a eu l’idée de se substituer aux parents oies afin qu’elles le suivent vers de nouvelles voies migratoires, leur évitant ainsi les chasseurs des pourtours de la mer Noire. Expérience réussie en 1999 : les 33 oisons guidés par Christian à bord de son ULM de la Suède vers une zone protégée en Allemagne sont revenus seuls l’année suivante. Pour donner une nouvelle impulsion à l’espèce, il faudrait réimplanter 500 oies naines. Aujourd’hui, Nicolas Vanier souhaite aller au bout de ce projet. Pour qu’il se réalise, la Suède, l’Allemagne et la Norvège doivent donner leur accord. Nicolas Vanier compte sur le succès du film pour convaincre les Etats. Alors, tous en salle le 9 octobre prochain ! A.-C.B.
« Donne-moi des ailes » sortie au cinéma le 9 octobre 2019, tiré du roman de Nicolas Vanier chez XO Editions.

Anne-Cécile Beaudoin - Paris Match - mercredi 7 août 2019

 

Allons voir ce film et parlons en autour de nous!

Lyliane

 

06/09/2019

Pourquoi faut-il sauver les éléphants?

Yann Wehrling, ambassadeur de France à l'environnement, conduira à partir de samedi à Genève la délégation française à la convention internationale qui régit le commerce des espèces en danger. Il milite pour que les éléphants d'Afrique puissent bénéficier du niveau de protection maximal.
"Le samedi 17 août, s'est ouvert à Genève la 18e conférence des parties de la "CITES". Pour les non-initiés, comprendre "la Convention sur le commerce international des espèces de faunes et de flores menacées d'extinction". "Pour les non initiés"… Voilà justement le problème. Ces décisions extrêmement importantes doivent cesser d'être uniquement des débats de spécialistes. Les arbitrages pour savoir s'il faut oui ou non protéger telle ou telle espèce en danger sont discutés en cercle restreint, bien trop loin des opinions publiques, avec des résultats parfois étonnants, aboutissant, comme pour l'éléphant par exemple, à un niveau de protection insuffisant alors même que sa population ne cesse de décroître.
Pourtant, l'opinion publique est aujourd'hui largement convaincue des enjeux environnementaux qui sont devant nous. Elle l'est notamment sur la question de la protection des espèces en danger. L'opinion publique pousse les dirigeants à agir. Je suis certain qu'un appel à sauver les éléphants d'Afrique, émis par les jeunes actuellement mobilisés pour le climat, et je pense notamment à la jeune Greta Thunberg, à l'attention des gouvernements réunis la semaine prochaine à Genève pour la CITES, aurait un retentissement à même de faire bouger les décisions qui sont envisagées.

La question clé à laquelle nous devons répondre, et la France a décidé d'y répondre clairement, c'est d'être cohérent quand nous actons que nos activités ont dangereusement mis en péril notre environnement. Ainsi, quand des scientifiques, l'Ipbes (le Giec de la biodiversité), nous remettent un rapport en avril dernier, en nous alertant sur l'état critique de la biodiversité à l'échelle planétaire, nous avons le devoir de nous saisir de toutes les occasions qui nous sont offertes pour empêcher le déclin de cette biodiversité.
Et précisément, cette réunion de la CITES est l'occasion, pour tous les pays du monde, de renforcer la protection des espèces les plus menacées. Pour l'éléphant par exemple, près d'une trentaine de pays africains demandent à la communauté internationale de classer toutes les populations d'éléphants dans le degré le plus élevé de protection (en langage "CITES" : dans l'annexe I) et de mettre un terme au commerce de l'ivoire. La France soutient cette demande et a, pour son marché intérieur, interdit le commerce de l'ivoire.
Une petite poignée de pays dans le monde en ont fait autant. Si peu, trop peu. Même au sein de l'Union européenne, la grande majorité des États membres ne l'ont pas fait, et, pire, elle envisage de ne pas apporter son soutien à la demande des pays africains de classer tous les éléphants d'Afrique en annexe I de la CITES."

Ne pas réussir à protéger l'éléphant d'Afrique est symptomatique du décalage que nous vivons entre la réalité et les actes. Les considérants commerciaux, économiques, diplomatiques, pèsent aussi lourds que la conservation des espèces. Or, le monde de demain, celui qu'il faut réussir à bâtir, c'est d'inverser les priorités. Coûte que coûte, car la biodiversité n'a pas de prix, entre la disparition d'une espèce et des considérants économiques, la communauté internationale a les moyens de faire le choix de la biodiversité. Le modèle économique que nous devons avoir demain est celui qui est conciliable avec la préservation des espèces. Tout autre modèle est tout simplement insensé.
Insensé car quel sens peut-on trouver dans l'élimination volontaire des éléphants, puis, en cascade, de tant et tant d'autres espèces sauvages qui peuplent notre planète? Certains rappelleront à juste titre que la Terre a déjà connu des extinctions de masse. Elle s'en est remise, et la biodiversité aussi… rangeant néanmoins au rayon des fossiles bien des espèces. Nous pourrions bien terminer nous aussi en fossile pour laisser place à une nouvelle biodiversité… sans nous.

Imaginez quelques instants ce monde, devenu terriblement triste, silencieux, sans bourdonnement d'insectes, sans chants d'oiseaux, sans baleine, sans dauphins, sans oiseaux migrateurs en V dans le ciel, sans la magie d'un blaireau, d'une chouette, ou d'une huppe qu'on voit furtivement dans un coin de campagne… sans éléphants?
Ce monde, qui en veut? Personne! C'est pour cela, pour éviter cela, qu'il faut sauver les éléphants, et donc, en réalité, toute cette biodiversité dont nous dépendons tant, totalement et depuis toujours."

Yann Wehrling - leJDD - vendredi 16 août 2019

23/08/2019

Plaidoyer en faveur de l'environnement à l'ONU d'un acteur espagnol J. Bardem...

Grand défenseur de l'environnement, l'acteur espagnol s'est fait le porte-voix des océans devant de "nombreux sièges vides".

"Les océans ont besoin de nous" : l'acteur espagnol Javier Bardem a appelé le 19 août, dans un vibrant plaidoyer au siège des Nations unies à New York, à la signature d'un traité international pour protéger les océans de la planète.
Farouche défenseur de l'environnement, Javier Bardem participe à une campagne de l'organisation écologiste Greenpeace visant la création d'un réseau mondial de sanctuaires marins. "Nos océans sont au point de rupture et nous en sommes tous en partie responsables", a-t-il déclaré à la tribune de l'ONU, appelant les représentants de l'organisation internationale à agir "ici et maintenant".
"Il n'y a pas Dwayne Johnson pour nous sauver"
L'Oscar 2008 du meilleur second rôle masculin pour son interprétation d'un tueur sans pitié dans No Country for Old Men des frères Coen, a regretté les "nombreux sièges vides" face à lui. "Les océans appartiennent à tous, mais leur avenir est aujourd'hui entre vos mains", a-t-il insisté avant que ne soit projeté en avant-première le film de son expédition en Antarctique avec Greenpeace l'an dernier.
La star espagnole a d'ailleurs fait plusieurs allusions au 7e art. "Nous sommes tous des méchants", a dit celui qui endosse régulièrement le costume du "bad guy" au cinéma. Mais dans la vraie vie, "il n'y a pas Dwayne Johnson pour nous sauver".
Javier Bardem a regretté la décision du président américain Donald Trump de retirer les États-Unis de l'Accord de Paris sur le climat : "On ne peut pas vivre dans le déni". Les océans se cherchent toujours un "happy end".

Franceinfo - Franceinfo - mardi 20 août 2019

21/08/2019

Faire des sciences participatives pendant les vacances...

Les chercheurs ont besoin d'aide: face au déclin massif de la biodiversité, ils invitent les vacanciers (et les autres) à agir en récoltant des informations "aujourd'hui cruciales" sur les gypaètes barbus, les araignées triangles, les algues ...
"De plus en plus de personnes ont envie de prendre les choses à bras le corps et les sciences participatives leur offrent un moyen de passer à l'action", explique à l'AFP Géraldine Audrerie de la Fondation Nicolas Hulot (FNH).
Un quart des 100.000 espèces aujourd'hui évaluées sont menacées d'extinction par l'espèce humaine, ses activités, son mode de vie. Un chiffre qui devrait rapidement augmenter.
Face à ce constat, on peut décider de consommer local, de laisser sa voiture au garage, de limiter ses déchets et de collaborer à un programme de sciences participatives.
Car pour établir un meilleur état des lieux de la biodiversité, mais aussi pour comprendre les impacts des changements globaux (réchauffement climatique, urbanisation, intensification de l'agriculture) et trouver des pistes concrètes pour agir, les chercheurs ont besoin d’énormément de données.

"Ces données permettront de répondre à de nouveau questionnements, d'avoir des réponses à des questions auxquelles on ne pouvait pas répondre avant", note Anne Dozières, directrice de Vigie-Nature, un programme du Muséum d'histoire naturelle. Des interrogations qui ont pris de l’importance avec "l’accélération du déclin et de l'augmentation des menaces". Et comme il est "impossible de placer un chercheur derrière chaque arbre ou dans chaque champ" et encore moins dans les jardins des particuliers, la Fondation Nicolas Hulot, le Muséum national d’Histoire naturelle et l’Union nationale des CPIE, appellent à une "mobilisation collective, dès cet été".
- "les paparazzi des insectes" -
Les volontaires sont invités à ce rendre sur le portail web OPEN (https://www.open-sciences-participatives.org/home/) qui présente 146 programmes d'observation définis par des chercheurs.
Après avoir indiqué une région, des priorités (le changement climatique, les espèces en danger, les espèces envahissantes), ou encore un niveau de connaissances, le site propose des programmes et fournit les coordonnées d'un référent.
Cet été, que l'on soit à Saint-Tropez ou à La Courneuve, on peut se lancer dans l'observation des papillons de nuit, essentiel pour la pollinisation mais menacés par la pollution lumineuse. Pour s'y coller: un drap blanc, une lampe et une heure arrachée à la nuit.
Les aventuriers peuvent aussi partir à la recherche du gypaète barbu, le plus grand vautour d'Europe réintroduit dans les Alpes ou des araignées triangles (un vaporisateur d'eau à bout de bras pour mieux débusquer leurs toiles).
"Les mentalités évoluent: avant on avait le chercheur qui savait et le citoyen, assez passif, qui écoutait. Maintenant les gens se veulent acteurs, au coté des chercheurs", note Géraldine Audrerie, responsable du projet OPEN à la FNH.
Un passe-temps qui a également fait ses preuves en matière d'éducation à l'environnement: "on a une évolution des comportements chez les participants qui vont réduire l'utilisation de leurs produits phytosanitaires au fur et à mesure de leur participation", note Anne Dozières.
Les programmes STOC (pour Suivi Temporel des Oiseaux Copréservation de la biodiversité) en même temps qu'un incroyable outil d'émerveillement qui fait de nos ballades en forêt un challenge motivant au quotidien !", explique Fanny sur la page Facebook de INPN Espèces dédié à l’inventaire de la biodiversité.
Cette année, 70.000 personnes se sont pris au jeu des sciences participatives en France.

afp.com - AFP - vendredi 5 juillet 2019

20/08/2019

Les ânes de Provence comme compagnons de randonnée...

Pendant longtemps, l'âne a eu la réputation d'être un animal têtu et ombrageux. Pourtant "ce sont des quadrupèdes super-intelligents, dociles et facilement habitués aux enfants" nous dit Mr Laurent Carrera, qui a aménagé autour d'eux une ferme dans le Var. Mme Nathalie Brun dans le journal Nous, est, en effet, allée l'interviewer au domaine de l'Estagnol à Bormes-les-Mimosas (83), où sa fille prénommée Maélia a expérimenté les ânes dès son enfance comme animaux de compagnie.

Aujourd'hui, Maélia et son père  en possèdent 9, plus une dizaine en gardiennage pour le débroussaillage. Basés à La Londe, station touristique du bord de mer, ils proposent hors vacances des tours aux enfants ou organisent des randonnées à dos d'ânes dans le Massif des Maures quand celui-ci est ouvert au public (3 euros le tour par personne). La plupart des animaux ont été récupérés et vivent là paisiblement jusqu'à leur mort.

Mr Laurent Carrera et sa fille, depuis 5 ans, rassemblent ces ânes l'été, à peu de distance du fort de Brégançon, dans une mini-ferme ouverte au public dans le parc de l'Estagnol. Outre les ânes, il y a des chevaux, des chèvres, des oies, des canards de Barbarie, des poules... Des promenades en calèches, des journées pour mariages et  anniversaires sur place peuvent aussi être organisées à des prix raisonnables. Pour tout renseignement, consulter la page Facebook: les Anes de Maélia, téléphoner au 06 21 34 08 22  ou envoyer un mail à : lesanesdemaelia@gmail.com.

Lyliane

14/08/2019

Comment sauver les oiseaux européens?

En trente ans, 421 millions d’oiseaux ont disparu du ciel européen. La faute aux pesticides, qui tuent tous les insectes et affament nos passereaux, mais aussi au… braconnage, à la chasse au lacet étrangleur et à la colle ! Notre reporter a enquêté auprès des paysans, des scientifiques et des lanceurs d’alerte. Le constat est accablant : quasiment rien n’est fait pour enrayer cette hécatombe.

Eric Hansen est un baroudeur, et tout en lui reflète son passé. Visage buriné, regard franc qui impose un mélange de respect et de sympathie. Délégué interrégional de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), il a parcouru la Guyane durant dix ans. Là-bas, Eric a traqué les voyous atteints de collectionnite aiguë, prêts à dépenser des milliers d’euros pour mettre en cage des oiseaux couleur arc-en-ciel ou à enfermer des caïmans dans leur piscine. Il a démantelé un trafic de grenouilles dendrobates, convoitées par les laboratoires pharmaceutiques européens pour la puissante toxine qu’elles sécrètent : les batraciens passaient la douane dissimulés dans des étuis de pellicule photo. Mais parmi ses faits d’armes, cet inspecteur de l’environnement se souviendra longtemps de cette saisie réalisée dans le sud de la France, où il œuvre désormais. Le 12 janvier dernier, chez un habitant de La Crau (Var), Eric Hansen et ses agents découvrent près de 2 000 pièges destinés à capturer des oiseaux. « Du braconnage industriel, je n’avais jamais vu ça ! raconte-t-il. Nous avons également trouvé 75 dépouilles – des rouges-gorges, pour la plupart – plumées et désossées dans le congélateur, et 12 tarins des aulnes détenus dans une cage. Autrefois, en Provence, il était d’usage de manger en brochette grives, fauvettes à tête noire, rouges-gorges… Depuis 1976, tous les passereaux [terme générique qui définit ces espèces] sont protégés. Mais les traditions ont la vie dure. » Trois mois plus tard, ce sont 46 pièges et 112 passereaux vivants, destinés au marché noir, que ses collègues saisissent chez des particuliers, près de Lille cette fois. Des verdiers, des linottes mélodieuses, des pinsons, des sizerins… mais aussi des chardonnerets, petits bijoux de nos forêts. « Culturellement, le chardonneret est très apprécié par les personnes originaires du Maghreb pour son chant mélodieux hors du commun et ses couleurs chatoyantes, explique Eric. Et il continue de séduire dans le nord de la France. » Les mineurs en emportaient toujours un au fond de la mine : en cas d’émanations mortelles, l’oiseau ne chantait plus. Il est désormais la cible d’un commerce international très lucratif. Piégé dans la nature, il doit participer à des concours de beauté et de chant durant lesquels il ingurgite des graines de cannabis pour se « chauffer la voix ». Triste ironie : ramené au gramme, le prix de cet oiseau, qui peut atteindre les 2 000 euros, est aujourd’hui plus élevé que celui du shit. D’autant qu’il devient rare.

Deuxième pays consommateur de pesticides en Europe derrière l’Espagne, la France lançait en 2008 le plan Ecophyto, avec pour objectif de réduire de 50 % l’usage des poisons sur dix ans. Raté : entre 2009 et 2017, l’utilisation des pesticides a augmenté de 12,4 %. On se tâte sur le glyphosate, on propose des dérogations pour les néonicotinoïdes. Et alors que la loi alimentation prévoyait d’interdire en 2022 la production et les exportations des pesticides jugés dangereux, le Sénat a détricoté cette avancée en la reportant de trois ans.
Du côté des agriculteurs pourtant, la réflexion est engagée. « Les produits, moins j’en utilise, mieux je me porte, assure Hervé Lapie, agriculteur dans la Marne et responsable environnement chargé du dossier biodiversité à la FNSEA, le principal syndicat agricole. Nos pratiques ont sans doute eu des conséquences sur la disparition des oiseaux, des insectes… Mais on ne peut pas accuser les agriculteurs de tous les maux ! Nous voulons évoluer pour accompagner la transition écologique, à condition d’avoir un revenu garanti. Je préside l’association Symbiose, pour des paysages de biodiversité, créée avec des chasseurs et des apiculteurs. L’idée est de développer des ressources mellifères, de remettre des haies, de laisser les bords de chemin intacts pour favoriser le retour de la petite faune. Nous menons aussi des expérimentations avec l’Inra sur les auxiliaires de cultures. On est encore neufs dans ce domaine, ça demande un gros volet de formation. On n’a pas appris tout ça à l’école… »

Anne-Cécile Beaudoin - Paris Match - mercredi 7 août 2019

12/08/2019

Le biomimétisme ou l'imitation du vivant comme support de création...

Dans le journal Télérama, un dossier passionnant concernant le biomimétisme a attiré mon attention. Si les scientifiques s'intéressent à l'ours, qui hiberne 5 à 7 mois sans dommage pour sa santé ou à l'éléphant tout comme à la mouette argentée, c'est la plupart du temps pour rendre plus résistants les êtres humains et pour améliorer leurs performances techniques ou économiques. Il faut toutefois reconnaître, relève l'auteur de l'article, que "lorsqu'ils essayent de copier quelques-unes des 10 millions d'espèces vivantes, animales ou végétales sur la planète, les chercheurs de tous bords sont émerveillés par le formidable laboratoire naturel qui évolue depuis près de 4 milliards d'années autour de nous". En effet, depuis l'apparition de la vie sur terre, la nature ne cesse d'adapter, de modifier, de rendre plus performantes ou plus résistantes la plupart des espèces vivantes.

Là où je trouve l'article particulièrement porteur d'un message pertinent, c'est à travers la définition du biomimétisme donnée en 1997 par la biologiste américaine Mme Janine Benyus: "c'est une approche humble où la gratitude l'emporte sur l'avidité; une forme de sagesse économique, scientifique  et technologique". De même j'apprécie le témoignage de Mr Gilles Boeuf, qui est à la tête du Conseil scientifique de l'Agence Française pour la biodiversité. Ce biologiste dit notamment:" réapprenons à regarder la nature, car tout ce qui s'y passe est prodigieux. Plutôt que de tout casser et de tout exploiter, inspirons-nous de ses règles fondamentales: le vivant recourt à très peu d'énergie et ne gaspille pas. Il ne maximise pas, il optimise et lorsqu'il innove, en choisissant des substances qu'il sait dégrader, il le fait pour tous et non pour les plus puissants". D'après Mr Boeuf, ce serait cela la véritable écologie!

Ainsi que le rappelle l'article de Télérama, le savant Mr Albert Einstein l'avait déjà affirmé: " Tout ce que vous pouvez imaginer, la nature l'a déjà créé". Et Mr Léonard de Vinci observant le vol des oiseaux n'avait-il pas dit bien auparavant?: "Scrute la nature, c'est là qu'est ton futur!"  Aussi bien en océanographie que dans les domaines médicaux et technologiques, des découvertes s'effectuent un peu partout dans le monde (Japon, Allemagne, Suisse...), en observant les espèces vivantes et nous pouvons nous en réjouir. En France, à Senlis dans l'Oise, le CEEBIOS, qui a vu le jour en 2015, est le Centre Européen d'Excellence en Biomimétisme. Là, des scientifiques travaillent en inter-displinarité et centralisent les travaux des équipes de chercheurs français et européens.

Toutefois, si cette reconnexion à la nature est nécessaire, ne réduisons pas pour autant le vivant à sa simple utilité pratique, plaide l'océanographe Mr François Sarano: "Partons à la rencontre des espèces pour retrouver le rapport originel au monde, car l'école de la nature est une école de la relation à l'autre, une école de paix".  Pour ouvrir nos esprits, lisons par exemple l'ouvrage de Mr Gauthier Chapelle "Le vivant comme modèle" paru chez Albin Michel ou celui de Mr Jean-Philippe Camborde "Il y a du génie dans la nature" publié aux éditions Quae. Enfin, notons dans nos agendas le" Biomim'expo", 4ème édition du grand RV du biomimétisme le 11/9/2019 à l'Hôtel de Ville (4ème arrondissement à Paris) et le 22/10/2019 à la Cité des Sciences et de l'Industrie (Paris 19ème).

Lyliane

 

09/08/2019

Sauver le grand hamster d'Alsace, victime du Grand Contournement Ouest de Strasbourg...

Mr Vincent Rémy, dans le Journal Télérama, cherche à montrer aux lecteurs comment un petit habitant discret, le grand hamster, installé sur les terres de la plaine alsacienne depuis très longtemps, pâtit des saignées de cette autoroute appelée GCO. Le hamster autrefois a été classé "espèce nuisible", car ses terriers proliféraient. Depuis les années 1980, les associations environnementales l'ont classé dans les espèces protégées car sa population avait été décimée. Depuis 1993, il est devenu espèce en voie d'extinction. L'Office National de la Chasse a de ce fait entrepris de mener un Plan national d'action, en y engageant quelques 200 agriculteurs volontaires pour mener une gestion collective. C'est ainsi qu' en 2019, 722 terriers ont été dénombrés dans 3 zones distinctes, ce qui est loin d'être suffisant pour garantir la survie de l'espèce.

En effet, le grand hamster qui hiberne de longs mois sous terre ( d'octobre à avril environ), voit aujourd'hui son terrain d'élection (champs céréaliers essentiellement) bouleversé: pratiques agricoles intensives, monoculture du maïs et réseaux routiers.  La zone la plus fragile pour le grand hamster se trouve être le Kochersberg, traversé par le fameux GCO. C'est, en effet, un barrage infranchissable pour eux, sans oublier les dégâts collatéraux au crapaud vert, aux papillons et aux oiseaux... A tel point qu'une chercheuse du CNRS, Mme Odile Petit, travaille actuellement sur la protection du hamster sauvage en zone péri-urbaine malgré la pollution lumineuse qui contrevient à son bon développement...

Se préoccuper après coup des dégâts causés à l'environnement par des décisions unilatérales paraît relativement inconscient. En effet, la nature ne constitue-t-elle pas un écosystème dont l'équilibre est précieux car il se révèle de plus en plus fragile? Empiler des mesures compensatoires artificielles, comme le proposent Vinci et certains gros céréaliers, ne semble pas la solution, pas plus que le lâcher de hamsters d'élevage. Ne vaudrait-il pas mieux prendre en compte avant toute chose la biodiversité, le vivant, dont nous faisons partie, au lieu de constamment mettre en avant des "intérêts économiques", dont le bien fondé peut nous paraître discutable?

Merci au journaliste de Télérama de relayer par cet article les manifestations de toute une région, dont jusqu'ici les recours et combats semblent avoir été vains. Ne baissons pas les bras pour autant et continuons à imaginer que le mouvement grandissant de la transition écologique et des jeunes générations, dont on paraît bafouer l'avenir, finiront par se faire entendre de tous les êtres humains.

Lyliane

 

06/08/2019

L'écologie pour les 8-12 ans sur Radio Bambou...

Sur la chaîne de radio reporterre.net/Radio Bambou, Mme Mathilde Bouquerel, journaliste âgée de 28 ans,  réalise des reportages en plein air dans des parcs ou des jardins, là où le calme relatif permet des enregistrements. Radio Bambou est, en effet, le nom du podcast dédié aux enfants de 8 à 12 ans, diffusé par le site d'information écologique Reporterre. Depuis l'été 2017, Mme Bouquerel propose et réalise de bout en bout ce format sensibilisant les jeunes à l'écologie, qui est symbolisé par un petit panda roux prénommé Bambou. Mme Elise Raque et son photographe P.E. Rastoin sont allés rencontrer cette jeune femme dans le Parc de la Villette pour le Journal Télérama.

A travers de sympathiques histoires, la reproduction des fleurs par la pollinisation ou le danger des particules fines sont expliqués de façon ludique. Les sujets lourds comme le changement climatique ou les risques de la fonte des glaces par exemple sont allégés à travers des histoires ou des reportages d'information traités sous un angle accessible à des enfants. Depuis cette initiative, qui pourrait vite essaimer dans des salles de classe, Mme Bouquerel propose en complément un kit pédagogique en ligne. L'article souligne que l'éducation environnementale par radio est un bon moyen de transmission. L'enjeu climatique traité de la sorte avec des jeunes ne serait-il pas un bon moyen de toucher parents et enfants, de montrer des pistes viables pour l'avenir?

Lyliane

05/08/2019

Quelle place réservons-nous aux Macareux Moines dans notre pays?

Depuis Perros-Guirec, sur la côte bretonne, à bord de vedettes dans lesquelles ont pris place touristes et ornithologues de la LPO (Ligue de la protection des oiseaux) on peut observer chaque jour le bestiaire unique des 40 ha de la réserve naturelle de l'Archipel des Sept-Iles, où nichent notamment fous de bassan, sternes, cormorans et les macareux moines. Mr Gilles Bentz, qui dirige la station voisine de la LPO, explique pourquoi le macareux est devenu leur emblème depuis 1912. Ce petit oiseau plongeur, de la taille d'un pigeon mais au bec coloré, est fort peu farouche. Il a malheureusement fait l'objet au 19 ème siècle de safaris de chasseurs et il aurait pu totalement disparaître. Les marées noires et la surpêche ont aussi peu à peu contribué à décimer ces oiseaux de la famille des pingouins, que l'on appelle aussi parfois "perroquet des mers".

Les macareux moines sont des oiseaux marins qui vivent en haute mer huit mois durant. Ils nidifient généralement sur les côtes d'Islande, du Canada ou d'Ecosse. Une unique colonie de 180 couples environ niche cependant en Bretagne et font l'objet de soins attentifs. Ils se nourrissent de poissons (sardines, anchois, harengs). Ils utilisent leurs ailes comme des nageoires pour plonger à plus de 15 mètres de profondeur. Il a été remarqué que, lorsque la quantité de poissons disponibles baisse, cela perturbe leur cycle de reproduction. Aussi, l'aire maritime qui entoure la réserve naturelle bretonne est surveillée pour y éviter de la surpêche. Mr Marc Belpois pour le journal Télérama s'est attaché à travers son article à nous rendre les macareux moines fort sympathiques et à nous responsabiliser sur leur survie.

Lyliane

29/07/2019

Attention: l'outarde canepetière ne sait plus où nicher!

Parmi les espèces en danger d'extinction, écrit Mme Elise Racque dans le journal Télérama, l'outarde canepetière a quasiment disparu de la Beauce, puis du Centre-Ouest de notre pays. Urbanisation, pollution, agriculture intensive ont, en effet, chassé ces beaux oiseaux cousins des Tétras, hauts sur pattes, au dos moucheté et au cou paré de plumes noires et blanches. Actuellement, les ornithologues ont retrouvé sa trace dans la Crau, où l'espèce s'est installée depuis quelques années (2 200 adultes ont été recensés). Malheureusement, des projets de construction encouragés par quelques décideurs sont susceptibles de les chasser à nouveau. Protégée de la chasse depuis 1973, l'outarde reste donc néanmoins en sursis.

Dans le parc animalier Zoodyssée, crée en 2015 à Villiers-en-bois près de Niort, des incubateurs tentent de sauver des oeufs d'outardes des fauchages mécaniques et de sauvegarder les futurs petits oiseaux. Pour augmenter les chances de survie de l'espèce, Mr Vincent Bretagnolle, jeune biologiste du CNRS, encourage les agriculteurs à passer un contrat avec l'Etat: contre 400 euros par ha et par an, ils s'engagent à remiser leurs intrants chimiques et à ne pas faucher pendant la période de nidification (tout le mois de juin en principe). Il a déjà convaincu 150 agriculteurs sur 450, mais ce n'est pas suffisant pour éviter l'extinction...

Faire cohabiter espèces sauvages et activités humaines ne paraît pas simple. Des associations fort heureusement comme Agir pour la Crau cherchent à protéger leur habitat actuel. Elles pointent notamment la vulnérabilité des outardes face à l'urbanisation galopante et à l'artificialisation des sols. Soutenons leurs efforts et faisons connaître autour de nous cet enjeu, dont les médias ne semblent pas prendre toute la mesure. Semaine après semaine, Télérama attirera cependant notre attention sur les espèces en danger près de chez nous...

Pour en savoir davantage, consulter par exemple le site: https://www.zoodyssee.fr/

Lyliane

22/07/2019

Agriculture biologique et biodiversité...

Élement central et Ô combien précieux de la biodiversité, l’abeille est en danger. Une lueur d’espoir nous vient d’une équipe de chercheurs qui a observé les bienfaits de l’agriculture biologique sur ces dernières.

Traditionnel point de repère, le mois de juin est sensé attester d’un stock conséquent de miel pour l’année. Sauf que cette année, d’après Henri Clément, porte-parole de l’Union nationale de l’apiculture française, le compte n’y est pas : "cette année, nous en sommes loin". Le responsable serait le changement climatique. En effet, dans certaines conditions, les fleurs ne produisent pas de nectar. Les sécheresses de début d’automne ayant notamment fait du mal aux reines pendant la ponte. Une bonne nouvelle était donc plus qu’espérée. Elle est venue des chercheurs du CNRS, de l’Inra et de l’université de La Rochelle. Après six années d’analyse des abeilles domestiques, la conclusion est que l’agriculture biologique atténue le déclin des abeilles. En particulier en mai et en juin, période à laquelle les abeilles souffrent de la faible disponibilité en fleurs dans les régions d’agriculture intensive de colza et de tournesol. 


Les résultats : les colonies d’abeilles entourées de parcelles agricoles biologiques produisent jusqu’à 53% de miel en plus comparé à celles qui évoluent dans des paysages agricoles traditionnels. Une diminution de la mortalité due aux pesticides a également été observée, ainsi qu’une augmentation des réserves de miel. 

Esteban de Azevedo - Glamour - lundi 8 juillet 2019

 

Alors qu'attendons nous pour en tirer des conclusions dans notre pays?

Lyliane

19/07/2019

Passer des vacances utiles...avec les sciences participatives!

Les chercheurs ont besoin d'aide: face au déclin massif de la biodiversité, ils invitent les vacanciers (et les autres) à agir en récoltant des informations "aujourd'hui cruciales" sur les gypaètes barbus, les araignées triangles, les algues ...
"De plus en plus de personnes ont envie de prendre les choses à bras le corps et les sciences participatives leur offrent un moyen de passer à l'action", explique à l'AFP Géraldine Audrerie de la Fondation Nicolas Hulot (FNH).
Un quart des 100.000 espèces aujourd'hui évaluées sont menacées d'extinction par l'espèce humaine, ses activités, son mode de vie. Un chiffre qui devrait rapidement augmenter.
Face à ce constat, on peut décider de consommer local, de laisser sa voiture au garage, de limiter ses déchets et de collaborer à un programme de sciences participatives.
Car pour établir un meilleur état des lieux de la biodiversité, mais aussi pour comprendre les impacts des changements globaux (réchauffement climatique, urbanisation, intensification de l'agriculture) et trouver des pistes concrètes pour agir, les chercheurs ont besoin d’énormément de données.
"Ces données permettront de répondre à de nouveau questionnements, d'avoir des réponses à des questions auxquelles on ne pouvait pas répondre avant", note Anne Dozières, directrice de Vigie-Nature, un programme du Muséum d'histoire naturelle. Des interrogations qui ont pris de l’importance avec "l’accélération du déclin et de l'augmentation des menaces".

Et comme il est "impossible de placer un chercheur derrière chaque arbre ou dans chaque champ" et encore moins dans les jardins des particuliers, la Fondation Nicolas Hulot, le Muséum national d’Histoire naturelle et l’Union nationale des CPIE, appellent à une "mobilisation collective, dès cet été".
- "les paparazzi des insectes" -
Les volontaires sont invités à ce rendre sur le portail web OPEN (https://www.open-sciences-participatives.org/home/) qui présente 146 programmes d'observation définis par des chercheurs.
Après avoir indiqué une région, des priorités (le changement climatique, les espèces en danger, les espèces envahissantes), ou encore un niveau de connaissances, le site propose des programmes et fournit les coordonnées d'un référent.
Cet été, que l'on soit à Saint-Tropez ou à La Courneuve, on peut se lancer dans l'observation des papillons de nuit, essentiel pour la pollinisation mais menacés par la pollution lumineuse. Pour s'y coller: un drap blanc, une lampe et une heure arrachée à la nuit.
Les aventuriers peuvent aussi partir à la recherche du gypaète barbu, le plus grand vautour d'Europe réintroduit dans les Alpes ou des araignées triangles (un vaporisateur d'eau à bout de bras pour mieux débusquer leurs toiles).
"Les mentalités évoluent: avant on avait le chercheur qui savait et le citoyen, assez passif, qui écoutait. Maintenant les gens se veulent acteurs, au coté des chercheurs", note Géraldine Audrerie, responsable du projet OPEN à la FNH.
Un passe-temps qui a également fait ses preuves en matière d'éducation à l'environnement: "on a une évolution des comportements chez les participants qui vont réduire l'utilisation de leurs produits phytosanitaires au fur et à mesure de leur participation", note Anne Dozières.
Les programmes STOC (pour Suivi Temporel des Oiseaux Copréservation de la biodiversité en même temps qu'un incroyable outil d'émerveillement qui fait de nos ballades en forêt un challenge motivant au quotidien !", explique Fanny sur la page Facebook de INPN Espèces dédié à l’inventaire de la biodiversité.
Cette année, 70.000 personnes se sont pris au jeu des sciences participatives en France.
Le portail web OPEN-afp.com - AFP - vendredi 5 juillet 2019

17/07/2019

Balade en bateau écolo dans le Var...

Mme Amandine Roussel, dans le journal Nous, expose sous ce titre amusant "balade en bateau écolo" l'initiative de deux cousins Mrs Nicolas Bonnet et Guillaume Blancon, qui ont mûri leur projet pendant 4 ans avant de créer la Compagnie Latitude Verte à Bormes-les-Mimosas (83). Leur bateau appelé l'O2 vient d'un chantier français installé en Chine, spécialisé dans les moteurs hybrides. O2 est équipé, en effet, d'un moteur thermique, qui sert assez peu et d'un moteur 100% électrique.

Depuis quelques mois, leur compagnie propose 5 formules de balades commentées, avec ou sans escales, pour aller sur les îles de Porquerolles ou de Port-Cros ou vers le fort de Brégançon. Le bateau de 50 places à bord est silencieux et s'inscrit dans une démarche pédagogique. Les 2 cousins essayent de sensibiliser les visiteurs à la faune et à la flore sous-marine.Ils se sont, en effet, équipés d'un drone sous-marin filaire télécommandé, afin de projeter sur écran en direct les images des espèces locales.

Pour tout renseignement, s'adresser au bateau implanté sur le port de la Favière à Bormes-les-Mimosas ou joindre le site de la compagnie: www.latitudeverte.fr ou sur Facebook.

Lyliane

14/07/2019

En été, comment lutter contre les moustiques?

Il est difficile d'échapper aux moustiques, en période estivale, écrit Mme Anne Rousseau dans Version Fémina. Il faut savoir que les répulsifs cutanés anti moustiques sont peu ou pas efficaces contre les abeilles, les guêpes et les frelons, mais repoussent généralement les mouches, les taons et les aoûtats. Pour les tiques, les répulsifs contenant du DEET ou de l'IR3535 peuvent se révéler utiles. Dans les zones tropicales, les produits concentrés à 30% au moins en DEET, Icaridine, IR3535 ou PMD sont recommandés. Pour les bébés préférer les moustiquaires.

Mais comment se protéger vraiment des piqûres de moustiques en France? Il n'y a que 4 composants dans nos pays occidentaux qui auraient prouvé leur efficacité sur les moustiques, dont le "tigre", dès l'âge de 2 ans. Il s'agit du DEET, de l'icaridine, de l'IR3535 et du PMD (sauf pour les femmes enceintes). Ce dernier est aussi appelé parfois Citriodiol ou Citrepel 75 car c'est un analogue de synthèse d'un composant issu de l'huile essentielle d'eucalyptus citronné. Puressentiel Anti-Pique, Cinq sur Cinq, Apaisyl, Moskito Guard, MoustiKologne... en contiennent.

Les diffuseurs électriques renferment des pyréthrinoïdes, toxiques pour les moustiques, qui existent également en spray. Ils doivent être utilisés fenêtres ouvertes car ils sont irritants pour les voies respiratoires. Quitter la pièce pendant 30 minutes environ après la pulvérisation et éviter de s'y exposer si on est asthmatique, enceinte et pour les jeunes enfants. Ne jamais pulvériser près du visage et bien se laver les mains ensuite. Certains sont waterproof. Ne  pas mettre une crème solaire en même temps.

Les sprays sur les vêtements sont fiables dans les zones à risque (paludisme...). Ceux à base de perméthrine (Insect Ecran Vêtement, Biovectrol Tissu) sont particulièrement indiqués. Mais attention car ce produit est toxique pour les chats. Les formules naturelles (citronnelle, menthe poivrée, lemon grass...) et surtout les huiles essentielles de géraniol, lavande et menthe ont prouvé leur efficacité. Attention cependant aux réactions allergiques et de photosensibilisation.

Lyliane

Bienfaits du lait de jument...

Mme Amandine Roussel présentent aux lecteurs de la revue "Nous" l'élevage extensif et bio de chevaux de la race Merens (70 chevaux et 18 juments) de Mme Julia Bonal et de Mr Yannick Hamon près de Varages (83). En plus de cet élevage démarré en 2006, ils proposent du lait de jument et depuis peu la vente de savons de la marque Cavalac, vendus en magasins bio de la région PACA. Ces savons à base de 30% de lait de jument, huile d'olive et de coco sont "particulièrement bénéfiques pour des peaux à problèmes de type eczéma ou psoriasis". Ils coûtent environ 5,90 euros pour un poids de 100G. La gamme pourrait s'enrichir de shampoings ou de savon à barbe.

Les chevaux sont élevés en semi-liberté et les juments sont traites pendant 4 mois, afin de nourrir les poulains. Elles produisent en moyenne 12 litres de lait par jour. Mais les vertus de ce lait de jument sont peu connues du grand public. Elles sont pourtant nombreuses: vitamine C, pré et probiotiques, bref, tout ce qui renforce le système immunitaire. Certains enfants intolérants au lait de vache l'acceptent très bien. Ce lait est vendu en packs de 2,5 litres au prix de 35,50 euros.

Pour se renseigner sur cet élevage, téléphoner au 06 18 07 23 92 ou écrire à Mme Julia Bonal, Route de la Verdière à Varages (83).

Lyliane

25/06/2019

Coraux sous étroite surveillance...

Pour la première fois, écrit S.N. dans Sciences et Avenir de juin 2019, un catamaran équipé de logiciels d'intelligence artificielle, réalise un suivi de chaque corail d'une colonie en culture. La société malvidienne Reefscapers a, en effet, installé sur les fonds marins des Maldives dans l'Océan Indien 4000 structures en forme de dôme faites de barres de métal enrobées de résine époxy et de sable, sur lesquelles elle a fixé des boutures de coraux.

Ce projet baptisé AI 4 Corals permet d'assurer leur suivi sans intervention humaine. Le catamaran est équipé  d'une caméra  et de logiciels d'intelligence artificielle, qui lui permettent de réaliser ce suivi des coraux. Il fonctionne à l'énergie solaire et se positionne automatiquement au-dessus de chaque structure grâce à un guidage par GPS.

Bravo pour cette initiative des Maldives nous permettant d'apprendre comment grandissent et évoluent les coraux. Ce sera sans doute utile pour tous les pays du monde bordant les océans!

Lyliane

24/06/2019

Le méthane, cet autre ennemi du climat...

Dans la revue Alternatives Economiques de mai 2019, j'ai relevé un excellent article de Mr Antoine de Ravignan à propos du méthane, dont la formule en chimie est CH4. Il faut savoir que le méthane est issu de la fermentation de matières organiques dans un milieu privé d'oxygène, comme par exemple dans l'estomac des ruminants. Les industriels le présentent souvent comme une alternative au charbon sous forme de gaz naturel. Toutefois, selon le GIEC, qui fait autorité dans le domaine du climat, le méthane a contribué à 32% du réchauffement global depuis la révolution industrielle.

On considère aujourd'hui que ce sont les décharges et autres rejets de matières organiques (fosses à purin...) qui comptent pour 17% des émissions de méthane au niveau mondial. Certes, on a tendance à pointer du doigt le CO2 dans l'atmosphère, qui lui perdure plus d'un siècle, alors que le CH4 perd son pouvoir de réchauffement à peine émis. Il se transforme, en effet, en vapeur d'eau et en CO2. Toutefois, un gramme de méthane dans l'atmosphère aurait un pouvoir de réchauffement du climat 120 fois plus fort qu'un gramme de CO2...

Depuis 10 ans, la concentration du méthane dans l'atmosphère aurait considérablement grimpé. Elle était en 2017 de 1850 ppb, le ppb représentant le nombre de molécules de CH4 par milliard de molécules dans un volume d'air. On considère qu'actuellement c'est l'élevage qui représente l'essentiel des émissions de CH4 (71%), le reste étant du aux déchets entreposés en décharges. Faut-il pour autant modifier notre alimentation et réduire le cheptel bovin? Certains prônent plutôt des mesures plus faciles à mettre en oeuvre comme par exemple de couvrir les décharges et fosses à purin pour en faire du biogaz grâce à des méthaniseurs.

Des expériences sont en cours aux Pays-Bas, afin de tenter de faire baisser les émissions de méthane. On a imaginé, en effet, des urinoirs à vaches susceptibles de recueillir l'urine des animaux. L'urine dégage du protoxyde d'azote et de l'ammoniac, qui se révèlerait être un excellent engrais dans l'agriculture. L'objectif visé est de faire baisser les émissions de méthane au plan mondial de 43% entre 2015 et 2050. Il faudrait pour cela une volonté politique générale, ce qui ne pourra se réaliser, à mon sens, sans une implication active des citoyens que nous sommes...

Lyliane

21/06/2019

Sauvetage de plantes et de chevaux grâce à l'homéopathie...

Des résultats spectaculaires sur les plantes 

Chère lectrice, cher lecteur, 

C’est l’histoire incroyable que raconte Patrice Giraud, viticulteur à Saint-Antonin du Var :  

« Fin avril, j'ai fait venir un expert d'assurance qui a estimé que 75% de la parcelle avait gelé. Quand il est revenu mi-août, il ne l'a pas reconnue parce que le feuillage et les grappes étaient comme s'il ne s'était rien passé".[1]  

Qu’est-il arrivé entre fin avril et mi-août ? 

Ce viticulteur a pulvérisé ses plants avec un mélange homéopathique et de l’aspirine. Et ce cas n'est pas isolé! Soigner les plantes par l’homéopathie, ça porte même un nom : c’est l’agro-homéopathie

Si cela vous intéresse, je vous recommande de lire l’ouvrage de Christiane Maute qui s’intitule « Homéopathie pour les plantes » (je ne touche aucune commission sur les ventes). 

Cette praticienne en homéopathie établie en Allemagne a commencé à tester l’homéopathie sur les plantes de son jardin dans les années 2000. 

Et ce qu’elle a constaté est spectaculaire : parasites, taches noires du rosier, mildiou de la tomate, feu bactérien des arbres fruitiers, dégâts du gel ou de la grêle, excès d’humidité ou de sécheresse… Selon Christiane Maute, dans de nombreux cas, les plantes réagissent très bien à l’homéopathie. 

Par exemple, par temps froid et humide, elle recommande le remède Thuya en 30CH et, par temps lourd, Natrium sulfuricum 30CH. Après une coupe, Staphysagria 30CH est indiqué, pour éviter le développement de champignons et bactéries. 

Evidemment, pour les plantes, difficile d’appliquer la théorie de l’effet placebo.   

Sur les animaux aussi, on remarque des résultats spectaculaires. 

J’aimerais vous raconter une histoire que j’ai découverte au hasard de mes recherches.  

Elle a fait l’objet d’un article, publié dans l’édition de janvier 1835 du Journal des haras, des chasses et des courses de chevaux, une vraie référence pour tous les connaisseurs de l’époque[2]. 

Des militaires stupéfaits par l’efficacité de l’homéopathie… sur leurs chevaux !

  



M. Marson, capitaine au 10ème régiment de cuirassiers, adresse une lettre auJournal des haras, des chasses et des courses de chevaux. Il raconte ce qui lui est arrivé ces derniers jours : 15 chevaux de son régiment ont contracté le farcin, une grave maladie infectieuse et très virulente. Cette maladie est souvent accompagnée d’ulcères et de nodules. 

Les chevaux sont dans un très mauvais état, ils semblent vivre leurs dernières heures. Toutes les solutions médicales ont été épuisées. Sauf l’homéopathie. 

Le docteur Leblanc, médecin-vétérinaire du régiment, sans grand espoir, tente des médicaments homéopathiques.  

Quelques jours plus tard, les militaires sont stupéfaits : sur les 15 chevaux infectés, seul un vieux canasson semble ne pas s’en remettre. Tous les autres sont en voie de guérison alors qu’ils étaient malades depuis huit mois ! 

En voici un extrait : 

« Les chancres se sont cicatrisés ; la membrane a repris sa teinte rose et vermeille ; le jetage, de gluant qu’il était, est devenu infiniment plus anodin. » 

Si vous avez un animal de compagnie et si vous avez essayé l’homéopathie pour le soigner, je suis sûre que vous avez vous aussi été convaincu des résultats. 

Vous pouvez partager votre témoignage en me laissant un commentaire ici.  

Je vous donne rendez-vous dans une prochaine lettre pour continuer votre découverte de l’homéopathie. 

A très vite !
 
  



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1] https://www.larvf.com/vin-homeopathie-traitement-gel-froid-solution-decouverte-vigne-vignoble-naturel-bio,4573272.asp 

[2] https://books.google.ch/books?id=1thfAAAAcAAJ&pg=PA6&lpg=PA6&dq=Journal+des+haras,+des+chasses+et+des+courses+de+chevaux+hom%C3%A9opathie+M.Marson&source=bl&ots=gLYUHD1YU3&sig=ACfU3U37Wi_XGFKWBkWtRysMccIV7ldjZw&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwjCtM-p7aLiAhUGLVAKHeZ9DX0Q6AEwCXoECAUQAQ#v=onepage&q=Journal%20des%20haras%2C%20des%20chasses%20et%20des%20courses%20de%20chevaux%20hom%C3%A9opathie%20M.Marson&f=false




18/06/2019

Le Blue Panda ambassadeur du WWF pour la Méditerranée...

En coordination avec l'Initiative Marine Méditerranéenne, programme régional regroupant 7 bureaux WWF, le WWF a bénéficié du don d'un beau voilier de 25 m le "Blue Panda" pour mener à bien des opérations en Méditerranée. Ce bateau a été aménagé  pour des missions au long cours. Dès le mois de juin 2019, il sera prêt à prendre le large. Ce voilier sera à la fois un lanceur d'alertes, une plateforme scientifique et un outil d'exploration. Il pourra notamment "accueillir à son bord des décideurs économiques et des politiques, afin de les engager à déployer des solutions innovantes et des politiques publiques favorables à la biodiversité marine et à la gestion durable des ressources".

La campagne 2019 se nommera mission Cap Cétacés, projet visant à étudier les comportements des cétacés au sein du sanctuaire Pélagos, au large de la Corse. Plus tard, le Blue Panda fera une campagne de suivi des tortues marines au large de la Turquie.  En plus, tout l'été une tournée "zéro plastique dans la nature" sera menée dans des ports de France, d'Italie, de Grèce, de Turquie, du Maroc, de Tunisie... Sachant que la Mer Méditerranée concentre près d'un dixième de la biodiversité  mondiale et accueille des habitats exceptionnels et une faune unique( tortues, cétacés, thon rouge, phoque-moine...), cette mobilisation pourrait entrainer d'autres élans et vocations pour protéger les mers du globe...

Réjouissons-nous de ces bonnes nouvelles. Dans l'espoir que ces initiatives fassent tâche d'huile, soutenons le WWF par des dons. S'adresser à : www.wwf.fr.

Lyliane

17/06/2019

Les images par satellites nous ont fait découvrir des richesses naturelles insoupçonnées...

Selon le journal d'information du WWF, la découverte d'une forêt vierge grâce à des images par satellite a été possible dans le cratère d'un volcan éteint en Afrique de l'Est. Un biologiste britannique a décidé d'explorer cette zone cachée jusqu'ici et il a eu la bonne surprise de découvrir une forêt pluviale encore vierge. Les 28 scientifiques (géologues, botanistes, spécialistes des animaux) venus se joindre à cette expédition ont trouvé sur place une faune et une flore uniques au monde. Papillons, rongeurs, grenouilles, reptiles, crabes et plantes à fleurs inconnus ont attiré leur attention. Des tests génétiques sont en cours pour déterminer si ce sont de nouvelles espèces.

En outre, en développant une nouvelle méthode de photo-interprétation, un groupe de chercheurs en écologie forestière de l'ONU a mis au jour l'existence de 467 millions d'hectares de forêts arides non référencées jusque là. Constituées de baobabs ou d'acacias, perdant leurs feuilles en saison sèche, ces forêts échappaient aux radars des satellites. C'est pourtant une ressource écologique précieuse de la surface de l'Amazonie!

Ainsi, en étudiant de plus près des écosystèmes inconnus, l'être humain va être en mesure de mieux les protéger. Pour en savoir plus sur le WWF, joindre:www.wwf.fr.

Lyliane

07/06/2019

Passer un week-end sportif à l'Alpe d'Huez et contribuer à la sauvegarde du lynx boréal...

Les 29 et 30 Juin 2019, le Pandathlon vous donne RV à l'Alpe d'Huez pour sa neuvième édition. Le WWF organise, en effet, chaque année ce fameux événement sportif, écologique, ludique et convivial. Il permet "de se mobiliser pour un projet de protection de la nature, en l'occurrence la préservation du lynx boréal, tout en participant à un défi sportif". Il s'agit d'une course d'orientation avec balises à récupérer dans la nature à l'aide d'une carte, de deux compères et d'eau.

Pour s'inscrire, choisir deux solides compagnons et trouver un nom d'équipe rigolo. Puis aller sur le site:www.pandathlon.fr et inscrire ce groupe de trois volontaires. Il s'agit surtout, avec l'équipe constituée, de collecter des fonds (1200 euros) auprès de son entourage pour sauvegarder le lynx boréal à l'aide d'un "guide de collecte" à télécharger sur le site précité. Attention: la date limite d'inscription sera bientôt là.  Mais la collecte des fonds peut s'étaler jusqu'au 28/6. On peut également envoyer un e-mail à pandathlon@wwf.fr.

Le WWF se mobilise pour la mise en place d'un plan national de restauration des populations de lynx. Il faut savoir que "ce magnifique animal à l'épaisse fourrure est le plus grand félin d'Europe". Il a été lourdement persécuté et il en subsiste aujourd'hui moins de 10 000 individus dans l'ensemble de l'Europe et pas plus de 200 dans les montagnes françaises.

Agissons donc avec le WWF (dons, bénévolat...)pour sauvegarder le lynx boréal et lui conférer un statut favorable à la conservation de son espèce.

Lyliane

03/06/2019

Faut-il laisser faire la nature?

 

Et si laisser faire la nature était la meilleure solution pour préserver la biodiversité? Un documentaire diffusé samedi soir sur Arte permet de découvrir les différentes initiatives de ce type menées en Europe pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être.
Selon le groupe d’experts de l’ONU sur la biodiversité, la vie sauvage est en grand danger. Près d’un million d’espèces sont menacées d’extinction. Mais cette situation n’est pas irrémédiable. Ainsi, depuis les années 1950, les mesures prisent pour la conservation de la grande faune ont permis son retour. Il y a désormais deux fois plus de loups en Europe qu’aux États-Unis et 17 000 ours vivent dans 22 pays. Dans le documentaire diffusé samedi soir sur Arte permet de découvrir les différentes initiatives de ce type menées en Europe pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être.
Selon le groupe d’experts de l’ONU sur la biodiversité, la vie sauvage est en grand danger. Près d’un million d’espèces sont menacées d’extinction. Mais cette situation n’est pas irrémédiable. Ainsi, depuis les années 1950, les mesures prisent pour la conservation de la grande faune ont permis son retour. Il y a désormais deux fois plus de loups en Europe qu’aux États-Unis et 17 000 ours vivent dans 22 pays. Dans le documentaire L’Europe à la reconquête de la biodiversité, diffusé ce samedi à 22 h 25 sur Arte, Vincent Perazio et Nicolas Cennac reviennent sur ces différentes initiatives de ré-ensauvagement. Leur film foisonnant est une excellente introduction pour comprendre les enjeux actuels.
Ce ré-ensauvagement, nouveau paradigme écologique qui répond à un leitmotiv: laisser faire la nature. En rupture avec les méthodes de conservations habituelles sur le Vieux Continent, l’objectif de cette méthode ne vise pas tant à protéger une espèce 
particulière, qu’à laisser la vie sauvage prospérer sans intervention humaine. Car les populations s’autorégulent.
L’histoire commence dans le parc du Yellowstone, aux États-Unis, une étendue de près de 9 000 km, protégée par l’Unesco et déclarée «réserve de biosphère» en 1976. Le retour du loup dans les années 1990 y a bouleversé le paysage. Les plantes, jusque-là broutées par certains herbivores qui proliféraient en l’absence du prédateur, ont pu se développer à nouveau. Des réserves de Roumanie à celles du Royaume-Uni, en passant par les Pays-Bas, la Pologne ou le Portugal, le documentaire nous entraîne dans un formidable tour d’Europe de la biodiversité. On pourra regretter un côté parfois désordonné qui mêle les différentes initiatives pour en faire un tout, pas forcément uniforme.
En quête de point de répit
Sur tout le Vieux Continent, des scientifiques tentent de recréer des zones entièrement sauvages - il en existe deux en France, dont ne parle malheureusement pas ce reportage. Ils y introduisent des prédateurs ainsi que des gros mammifères comme les bisons d’Europe, ou bien des races de vaches se rapprochant le plus des aurochs, ce bovin disparu dont descendent les génisses d’élevage. Un équilibre qui favorise le retour d’autres espèces. La présence de certains animaux se répercute sur l’ensemble de la chaîne alimentaire. Les animaux façonnent donc directement les paysages. Et contrairement à ce que l’on a longtemps pu croire, l’Europe n’était sans doute pas qu’une immense forêt avant l’avènement de l’agriculture il y a 10 000 ans. La présence de nombreux gros mammifères, aujourd’hui disparus ou domestiqués, devait permettre l’existence de prairies et de plaines. Un paysage diversifié, riche en faune et en flore, comparable aux savanes africaines.

Mais la rareté des terres sauvages en Europe est une véritable limite à ces projets. Difficiles de trouver des zones suffisamment larges pour y installer des parcs importants. Un réseau d’aires sauvages permettrait d’établir différents points de répit pour les plantes et les animaux et faciliter la cohabitation avec les hommes. Car actuellement, les tentatives de ré-ensauvagement ne se passent pas toujours très bien. En France, on connaît les réticences de certains éleveurs à la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées. La problématique est la même en Roumanie avec les bisons. Ces animaux, qui ne sont plus que 5 000 en Europe, s’aventurent hors de ces espaces et viennent se nourrir sur les terres des éleveurs.

Vincent Bordenave - Le Figaro - mercredi 22 mai 2019