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13/12/2019

Un miel qui peut soigner...

De plus en plus, le miel dont nous nous régalons en toute saison est utilisé à l'hôpital pour son pouvoir cicatrisant, écrit Mme Christine Vilnet dans le magazine Version Fémina. Cela avait commencé il y a environ 30 ans dans certains hôpitaux français "pour venir au secours de certaines plaies résistantes aux pansements classiques". Désormais, le nectar des abeilles est un vrai dispositif médical, stérilisé et ayant subi des contrôles de qualité. Ses extraordinaires qualités cicatrisantes et anti-infectieuses l'ont en effet fait entrer dans l'arsenal thérapeutique.

Des laboratoires se sont emparés de ce créneau: aussi on trouve actuellement en pharmacie ou sur le Net du miel médical en tube ou sous la forme de tulle cicatrisant ( voir les marques Activon, Revamil, Medihoney ou Melectis). A la maison, si l'on n'a pas d'antiseptique, on peut utiliser du miel alimentaire bio en fine couche apaisante sur une plaie superficielle. Mais cela reste une solution de dépannage! Par contre, dans les hôpitaux comme Gustave Roussy à Villejuif, les pansements au miel ont été intégrés aux dispositifs médicaux pour les cancers ORL par exemple ou des plaies chroniques avancées (suppression d'odeur, neutralisation de produits soufrés...)

Le miel médical est également un espoir contre les escarres. Après des essais en double aveugle par des biologistes, cet "antibiotique naturel" pourrait devenir un remède officiel contre les escarres dans les centres de long séjour. De même, en chirurgie digestive c'est un bon complément des autres pansements (plaies après ablation de kyste sacro-coccygien...). il faut savoir aussi que le miel est hyper-concentré en sucres simples, ce qui lui fait notamment stimuler la croissance des tissus et inhiber la prolifération des bactéries. On préconise par exemple les miels de thym, de châtaignier, de sarrasin, de l'arbre à thé de Nouvelle Zélande appelé miel de Manuka...

Merci les abeilles pour leur aide précieuse! Ayons donc à coeur de les protéger!

Lyliane

11/12/2019

COP 25 et climat: initiative originale du WWF et du musée du Prado à Madrid...

Alors que la COP25 bat son plein à Madrid, le WWF et le musée du Prado se sont associés le temps d’une campagne engagée en faveur du climat. Ensemble, ils ont détourné quatre tableaux pour sensibiliser aux bouleversements climatiques.
Depuis le 2 décembre et jusqu’au 13 décembre 2019, les représentant.e.s des pays signataires de l’Accord de Paris sont réuni.e.s à Madrid dans le cadre de la COP25. Leur but : discuter des enjeux environnementaux et statuer sur les mesures à mettre en place rapidement. Mais il n’y a pas que les politiques qui se mobilisent pour la planète. Le WWF et le Prado se sont associés en marge de ce rassemblement pour créer une campagne au message fort. L’ONG dédiée à la protection de l’environnement et le musée ont donc revisité quatre chefs-d’œuvre de la collection du Prado pour mettre en lumière les conséquences dramatiques du réchauffement climatique.
Les femmes du tableau Le Parasol de Francisco de Goya se retrouvent donc dans un camp de réfugié.e.s climatiques, les bambins des Enfants à la plage de Joaquín Sorolla font face à l’extinction des poissons, Philippe IV à cheval de Diego Velázquez est surpris par la montée des eaux et le fleuve de la Traversée du Styx de Joachim Patinier disparaît. Des scénarios catastrophes qui pourraient rapidement toucher plusieurs régions du monde. Selon le WWF, 30% des espèces seraient en effet amenées à disparaître sous l’effet du réchauffement climatique et l’ONU prévoit un milliard de réfugié.e.s climatiques d’ici 2050.
Dans un communiqué, l’association a déclaré que cette action faisait "partie d’une série d’activités et d’initiatives (…) qui se tiendront pendant le Sommet pour le climat afin de demander aux gouvernements une meilleure ambition pour s’assurer que le réchauffement de la température n’excède pas une augmentation de 1.5°C". Elle a précisé espérer "que cette campagne atteindra chaque coin de la planète". 

D'après Mme Tess Annest - Glamour - dimanche 8 décembre 2019

Lire aussi SUR MSN: COP25, est-il encore possible d'arracher un consensus ?

25/11/2019

Et si le père Noël apportait des abeilles?

Dans le journal gratuit Ecolomag, j'ai relevé une idée cadeau originale et durable: offrir une maisonnette  BeeHome. Selon l'article, offrir une BeeHome, c'est offrir l'opportunité de découvrir les abeilles sauvages, des insectes inoffensifs et passionnants. C'est également un cadeau de Noël qui fera du bien à la planète, car ce sont des pollinisatrices de nos arbres et de nos fleurs.

En accueillant une BeeHome, on reçoit, outre des conseils avisés, une population de cocons d'abeilles sauvages pour se lancer à leur découverte. Les maisonnettes peuvent être très simplement installées dans un jardin ou sur un balcon, en ville ou à la campagne. Le prix de ces BeeHome commence à partir de 69 euros. Les maisonnettes peuvent être commandées sur le site: https://beehome.net.

Lyliane

18/11/2019

Transformer plantes et déjections d'insectes en insecticides naturels...

Dans le journal Capital de février 2019, à travers un article de Mme Nathalie Villard, nous apprenons que Mr Michaël Roes, lauréat du prix Capital Innover à la campagne en 2018, transforme des plantes (ortie, bourrache, ail, piment...) ou des déjections d'insectes en fongicides et insecticides naturels. Avec ses produits Mr-Organics, les agriculteurs réduisent de 30% les phytosanitaires et cela pour 2 fois moins cher.

Bravo et merci à ce lauréat de penser à l'air que nous respirons tous, à l'eau qui ruisselle et rejoint mers et océans, aux abeilles qui pollinisent nos vergers et aux légumes, fruits et céréales que nous pourrons grâce à lui notamment consommer avec moins de conséquences fâcheuses pour notre santé!

Lyliane

10/11/2019

Loi d'indemnisation en faveur des victimes des pesticides...

L’Assemblée a voté vendredi 25 octobre 2019, à l’unanimité, la création en 2020 d’un fonds d’indemnisation des victimes de pesticides, pour garantir la réparation des dommages subis lors d’une exposition professionnelle, comme le prévoit le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.
« Ce que nous faisons là, c’est un vrai dispositif pour que les agriculteurs et leurs familles exposés soient mieux indemnisés. On simplifie et on améliore la reconnaissance de leurs droits », a résumé la ministre de la Santé Agnès Buzyn.
« Les lanceurs d’alerte nous mettent en garde contre les dangers des pesticides depuis des années. Ils sont un véritable enjeu de santé publique », a souligné la députée Albane Gaillot (LREM) en citant le président Macron : « Si un produit est mauvais pour l’agriculture, son ouvrier et le consommateur, on ne peut pas ne rien faire ».
L’arrêté antipesticides du maire de Langouet annulé par la justice:
La création de ce fonds est justifiée par la solidarité nationale envers les victimes mais aussi par la responsabilité de l’État qui a délivré et maintenu des autorisations de mise sur le marché des pesticides, souligne le rapport de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée sur le projet de loi.
Alors que l’indemnisation des victimes est actuellement fondée sur le régime des maladies professionnelles, le nouveau dispositif étend l’indemnisation aux victimes professionnelles non couvertes, comme les non-salariés agricoles ayant pris leur retraite ou les enfants exposés pendant la période prénatale du fait de l’activité professionnelle de leurs parents. Le fonds sera financé par les cotisations accidents du travail et maladies professionnelles et la revalorisation du taux de la taxe sur les produits phytosanitaires.
Un fonds destiné aux seuls professionnels
Un amendement a fixé à 6 mois le délai accordé au fonds pour présenter une offre à une victime, à partir de la réception de sa demande et à compter du 1er janvier 2021. Mais contrairement au fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (FIVA) créé en 2001, il ne prendra pas en compte les victimes non professionnelles. « L’analogie n’est pas possible. Les pathologies liées à l’amiante sont 100 % liées à l’amiante ce n’est pas le cas pour les phytosanitaires », a justifié Agnès Buzyn.
Pesticides : « Les concertations locales risquent d'être une mascarade".
Mais pour le socialiste Dominique Potier, l’État a surtout « une responsabilité politique ». Le député de Meurthe-et-Moselle a cependant salué « un premier pas » qui permet « d’engager un processus ».
A sa demande, un rapport évaluant les conséquences de l’exclusion de certains produits (biocides et antiparasitaires vétérinaires) du périmètre des pesticides retenus par le fonds devra être remis par le gouvernement le 30 septembre 2020.

Selon www.nouvelobs.com - L’Obs - vendredi 25 octobre 2019

04/11/2019

L'écologie, première préoccupation des français...

Selon le "Baromètre de l'économie positive et durable" de YouGov, les Français.es se préoccupent de plus en plus de l’environnement. Il est même devenu leur inquiétude principale.
Réduction des déchets, consommation de fruits et de légumes de saison et utilisation réfléchie d’eau et d’énergie, les Français.es sont de plus en plus nombreux.ses à adopter un mode de vie éco-responsable. Selon le "Baromètre de l'économie positive et durable" mené par le cabinet de sondages YouGov pour Business Insider sur un panel de 1 030 personnes, l’environnement serait même devenu leur préoccupation première devant le chômage et l’emploi (13%), l’insécurité (12%), l’éducation (10%) et la protection sociale (10%). Pas étonnant donc que 70% de l’ensemble des Français.es se considèrent écolos.
Sans grande surprise, YouGov révèle que les jeunes sont plus sensibles à cette cause que leurs aîné.e.s. 37% des 18-24 ans en ont fait leur inquiétude n°1, contre 21% des 45-54 ans. 42% d’entre eux/elles assurent d’ailleurs consommer du bio, contre 35% de l’ensemble de la population. Les gestes les plus fréquents pour limiter l’impact écologique restent classiques : le changement d’alimentation et la suppression, ou la réduction, de viande du régime alimentaire (56%) et l’utilisation des transports collectifs (33%).
Une contradiction majeure ressort tout de même de ce sondage : pour privilégier une marque à une autre, les Français.es regardent d’abord le prix (29%), la qualité (29%), puis seulement ensuite la provenance (18%) et l'engagement responsable et écologique (8%). Pourtant, ils/elles sont 23% à déclarer participer à des manifestations pour "des causes qui leurs tiennent à cœur", dont 4% "souvent" et 19% "parfois".

Tess Annest - Glamour - jeudi 17 octobre 2019

Les insectes pollinisateurs seraient-ils une alternative aux pesticides?

Les insectes pollinisateurs seraient-ils une solution plus rentable que les produits phytosanitaires pour les cultures de colza ? C’est ce que suggère une étude publiée début octobre par deux agro-écologues français du CNRS et de l’Inra.
Tous les jours, retrouvez le fil vert, le rendez-vous environnement de Libération. Aujourd’hui, une interview pour décrypter les enjeux environnementaux.
En s’appuyant sur les insectes pollinisateurs, à savoir les abeilles, en lieu et place des intrants chimiques (pesticides et fertilisants azotés), les cultivateurs de colza ont tout à gagner. Que ce soit en matière de rendement agricole comme de revenus. C’est en tout cas ce que conclut un article publié début octobre dans une revue britannique, Proceedings of the Royal Society, par deux chercheurs français du Centre d’études biologiques de Chizé. Pour cette étude, menée de 2013 à 2016 dans une plaine des Deux-Sèvres, les agro-écologues Vincent Bretagnolle, directeur de recherche au CNRS, et Sabrina Gaba, directrice de recherche pour l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), ont en effet minutieusement observé les pratiques d’une centaine d’exploitants sur 294 parcelles dédiées à la culture du colza.
Pourquoi comparer les effets de la pollinisation par les abeilles et l’usage des produits phytosanitaires sur la culture du colza ?
Notre démarche interroge d’abord l’agroécologie et sa faisabilité. Celle-ci repose sur le postulat que l’agriculture peut se fonder sur la nature et que la biodiversité peut se substituer à l’agrochimie tout en maintenant des rendements similaires. Or pour les agriculteurs, c’est d’abord la viabilité de ce modèle qui se pose. Donc il était nécessaire de quantifier économiquement les solutions agro-écologiques.
On sait par ailleurs qu’un certain nombre de cultures, comme le colza ou le tournesol, dépendent en partie de la pollinisation par les abeilles (les domestiques comme les sauvages) et pas seulement de la pollinisation par le vent ou l’autopollinisation (de la fleur elle-même). D’ailleurs, notre étude montre que sur notre zone d’observation, la pollinisation a été réalisée en moyenne pour moitié par les espèces domestiques et pour l’autre par les espèces sauvages. Les abeilles sont donc une alternative à l’utilisation des intrants chimiques mais il était nécessaire de comparer ces deux solutions en matière de rendements et de revenus car elles sont très antagonistes, l’une étant néfaste pour l’autre. A ce jour, aucune étude n’avait d’ailleurs montré les effets de ces solutions sur les revenus des cultivateurs.
Avez-vous été surpris par vos résultats ?
Cela fait des années qu’on travaille sur le rôle joué par la biodiversité en agroécologie, donc nos résultats ne nous ont pas vraiment surpris. Ils indiquent qu’un agriculteur a deux options pour maximiser son rendement en colza : soit il utilise l’agrochimie, soit il s’appuie sur les abeilles. En revanche, une seule de ces deux solutions est intéressante du point de vue du revenu : celle fondée sur les insectes pollinisateurs car les abeilles sont gratuites, contrairement aux intrants chimiques. La magnitude de ces résultats nous a cependant étonnés. Ainsi, un agriculteur qui s’appuie sur les abeilles gagne 100 à 200 euros de plus par hectare de colza qu’en utilisant des produits phytosanitaires. Ce sont des sommes considérables qui montrent que cette alternative est réaliste d’un point de vue économique même si elle n’est pas facile à mettre en œuvre.
Comment avez-vous procédé ?
Nos observations ont été menées en conditions réelles dans plusieurs centaines de parcelles agricoles appartenant à des agriculteurs. C’est important de le souligner : il ne s’agissait pas de parcelles expérimentales. Pendant quatre ans, nous y avons mesuré l’abondance des pollinisateurs, leur rôle dans la pollinisation et les rendements des cultures. Pour cela, nous avons utilisé deux méthodes pour compter et identifier les abeilles : d’abord, celle dite des pièges passifs qui consiste en des bols colorés qui les attirent ; ensuite, en les capturant à l’aide d’un petit filet qui recouvre un champ.
Notre zone d’observation dans les Deux-Sèvres est une zone privilégiée par rapport au reste de la France : malgré le déclin constaté des abeilles depuis vingt-cinq ans, on y dénombre 300 espèces sauvages sur les 900 que compte la France. C’est considérable, mais il fallait aussi montrer que cette abondance parcelle par parcelle dépend de facteurs locaux (l’usage moindre d’insecticides et d’herbicides notamment) et de facteurs paysagers car les abeilles, qu’elles soient sauvages ou domestiques, ont besoin de fleurs, de sites pour se reproduire et d’éléments naturels comme les haies, les prairies, les bandes enherbées ou les arbres isolés. En parallèle, nous avons également mené des interviews avec les agriculteurs pour connaître leurs pratiques et calculer leurs revenus, soit la marge dégagée par le rendement après soustraction des coûts comme l’achat de pesticides, des fertilisants azotés ou du gazoil.
Comment passer de la théorie à la pratique ?
C’est tout le paradoxe de nos travaux : on démontre que c’est réaliste à tous points de vue, et pourtant les agriculteurs, y compris dans notre zone d’observation des Deux-Sèvres, y compris ceux qui ont participé à notre expérimentation, ne s’engagent pas dans une transition agro-écologique. Les verrous ne sont pas qu’économiques : quand bien même on prouve leur rentabilité, les solutions fondées sur la nature paraissent plus risquées. C’est lié à des freins psychologiques, une aversion au risque mais aussi à l’emprise des filières agro-industrielles.
Il y a un pas à franchir de la part des agriculteurs. Une fois que c’est fait, ils en sont très heureux mais il faut aussi chercher à comprendre les réserves qui s’expriment et ces mécanismes d’aversion pour mieux les contourner. A ce titre, les pouvoirs publics, comme le ministère de l’Agriculture, pourraient avoir un rôle à jouer en sécurisant les filières agro-écologiques. Les conseils agricoles non plus ne croient pas beaucoup à ces alternatives à l’agro-chimie. Ce serait donc intéressant que les agriculteurs et les pouvoirs publics s’associent pour accompagner cette transition. Et les citoyens, qui sont des consommateurs, ont aussi leur mot à dire pour faire pression sur le modèle agro-industriel.

Selon Florian Bardou - Liberation - mardi 22 octobre 2019

31/10/2019

Maires anti-pesticides à la barre...

La décision du maire de Langouët, Daniel Cueff, faisait l'objet d'une nouvelle audience ce lundi matin à Rennes. L'édile défend son arrêté par son souci de protéger la population et en appelle au chef de l'Etat.
Maires anti-pesticides ceints de leur écharpe tricolore, députés, militants arborant de grands «merci» sur des pancartes : entre 200 et 300 personnes sont de nouveau venues soutenir le maire écologiste de Langouët, Daniel Cueff, dont l’arrêté interdisant l’usage de pesticides à moins de 150 mètres des maisons, faisait l’objet d’une nouvelle audience lundi matin devant le tribunal administratif de Rennes. Suspendu en août à la demande de la préfecture d’Ille-et-Vilaine lors d’une procédure en référé, cet arrêté a depuis fait de nombreuses émules dans toute la France, où une centaine de maires auraient pris des décisions similaires. A chaque fois remises en cause par les représentants de l’Etat. Cette fois, il s’agissait d’examiner «sur le fond» la validité légale ou non de la décision de Daniel Cueff.

Dans une salle remplie presque exclusivement d’élus et de journalistes, les débats se sont principalement concentrés sur les compétences du maire. «Si les interrogations du maire de Langouët sont légitimes, il n’est pas juridiquement compétent pour restreindre l’usage des pesticides», a estimé la rapporteure publique, rappelant que la réglementation sur l’usage des produits phytosanitaires était une prérogative des ministères de l’Agriculture, de la Santé, de l’Environnement et de la Consommation. L’épandage de pesticides sur la commune de Langouët ne présentait pas davantage, selon elle, un «danger imminent», ou une «situation d’extrême urgence» qui aurait permis à Daniel Cueff de déroger à ses compétences ordinaires.

«Carences de l’Etat»
Un argument que le maire de Langouët a réfuté en brandissant devant le tribunal un bidon de pesticide sur lequel, outre les précautions à prendre pour s’en protéger, il est indiqué de «ne pas retourner sur la parcelle» où a été répandu le produit durant au moins quarante-huit heures après son épandage. «Le voilà le danger imminent ! a-t-il lancé. Que dois-je faire, évacuer la population ?» Arnaud Delomel, l’avocat de la commune, a de son côté invoqué le principe de précaution et insisté sur les «carences de l’Etat» en matière de protection des populations face aux phytosanitaires, justifiant les décisions des maires. Il a notamment rappelé la décision du Conseil d’Etat qui, en juin, a partiellement annulé l’arrêté interministériel de 2017 encadrant l’usage des pesticides, car il ne protégeait pas suffisamment la santé des riverains, la haute juridiction laissant six mois au gouvernement pour revoir sa copie.

Dans la salle, à l’issue de l’audience, les maires présents, venus notamment de la région parisienne, se montraient déterminés. «De toute façon, le combat va continuer d’être mené, indépendamment de l’arrêté», lançait l’un d’eux, saluant en Daniel Cueff «un précurseur» et «un lanceur d’alerte». «Ville ou village, on a les mêmes priorités citoyennes, renchérissait Jacqueline Belhomme, maire (PCF) de Malakoff. On ne se bat pas contre les agriculteurs mais contre un produit dangereux et contre des industriels qui gagnent beaucoup d’argent en oubliant la santé de l’agriculteur et du citoyen.»

Distance réglementaire «ridicule»
Le maire de Langouët est quant à lui revenu sur les propos du président de la République, qui en août soutenait implicitement sa démarche sur Konbini : «Le président Macron a dit que j’avais raison dans mes intentions mais que je n’avais pas la loi pour moi, qu’il change donc la loi !»
Pour la plupart des élus comme des militants présents, la proposition du gouvernement, début septembre, de fixer une distance réglementaire de cinq à dix mètres selon les cultures entre les zones d’épandage de pesticides et les habitations, n’a en tout cas guère de sens. «C’est tout simplement ridicule», assène Arnaud Delomel, soulignant l’extrême volatilité des molécules utilisées en agriculture pour protéger les plantes. Le tribunal administratif rendra sa décision sur l’arrêté de Langouët d’ici quinze jours.

Pierre-Henri Allain - Liberation - lundi 14 octobre 2019

19/09/2019

Des toits d'abribus végétalisés à Utrecht...

Une journaliste de Télérama a relevé l'initiative intéressante de la ville néerlandaise d'Utrecht qui vient à la rescousse des abeilles en végétalisant 316 toits d'abribus. Plantes et fleurs sont sélectionnées en fonction des goûts des abeilles.

Non seulement cette tentative novatrice cherche à endiguer le déclin des précieuses pollinisatrices, mais cet écosystème permet également de capter la poussière fine. De ce fait la qualité de l'air tend à s'améliorer et les abribus deviennent des îlots de fraîcheur.

Quand allons-nous faire de même, au lieu de donner carte blanche aux publicistes? Espérons que cet exemple en entrainera d'autres!

Lyliane

10/09/2019

A propos des pesticides en France...

Récemment, des maires courageux, dans toute la France ont pris des arrêtés anti épandages de pesticides autour des habitations de leurs communes pour protéger la santé des populations, au grand dam des ministères de l'Agriculture et de la Santé pour qui ces maires sont Hors-la Loi. Les préfets les ont tous convoqués devant le Tribunal Admnistratif. 

Il a été lancé un appel aux maires de France pour faire front à ce  gouvernement d'irresponsables et d'interdire l'usage de pesticides à usage agricole près de tous les lieux d'habitation, crèches, écoles, hôpitaux, maisons de retraite... 

 

Extraits de France Info "

Ils veulent mettre fin à l'utilisation de pesticides, mais sont hors la loi. Une vingtaine de maires ont pris un arrêté interdisant l'usage de produits phytopharmaceutiques dans leur commune. Le problème ? Ils sont dans l'illégalité car un élu ne peut pas prendre une telle décision sur son territoire. Selon le Code général des collectivités territoriales"l'utilisation des produits sanitaires relève d'un pouvoir de police spéciale du ministre chargé de l'Agriculture"

Certains pourraient donc connaître le même sort que Daniel Cueff, le maire de Langouët (Ille-et-Vilaine). L'élu écologiste sans étiquette a comparu jeudi 22 août devant le tribunal administratif de Rennes, car la préfecture réclamait la suspension de son arrêté du 18 mai interdisant l'usage de pesticides, dont le célèbre glyphosate, à moins de 150 mètres des habitations. La décision a été mise en délibéré. Classé "cancérigène probable" depuis 2015 par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), une agence de l'Organisation mondiale de la santé, le glyphosate n'est plus en vente pour les particuliers depuis le 1er janvier de cette année. Son interdiction totale en France a été repoussée par le gouvernement à 2021. 


"Je savais que j'étais dans l'illégalité"

Daniel Cueff n'est pas le seul à braver la loi en justifiant son action par le fait que "le maire a une responsabilité de sécurité publique"Saint-Eloi-de Fourques (Eure), Trélon (Nord), Ohain (Nord), Boussières (Doubs)… une vingtaine de communes ont pris à ce jour des arrêtés limitant ou interdisant les pesticides. Au Perray-en-Yvelines, la maire PS Paulette Deschamps a interdit l'épandage de pesticides à moins de 150 mètres des habitations et des entreprises de sa commune, le 17 mai dernier. "Je savais que j'étais dans l'illégalité", admet l'élue auprès de franceinfo. Elle n'a pas tardé à recevoir un courrier de la sous-préfecture de Rambouillet lui demandant de retirer sous deux mois son arrêté, sous peine d'être convoquée au tribunal administratif. 

 

Le 13/06/2019

Chers amis, très important résumé de l'état des lieux..! Les eaux des rivières de France et d'ailleurs sont déjà tous contaminés. 

Une GRENOUILLE rousse NEE SANS BRAS, qui vivait dans une mare pas loin de champs traités... je l'ai découverte personnellement le samedi de Pentecôte morte, infirme, victime d'agénésie d'un membre supérieur (avec ébauche interne vu en transparence sur la photo). Or les  amphibiens meurent avec les pesticides (article Pour la science de 2013, il y a déjà six ans)  D'où les malformations négligées !. Preuve encore à rajouter au dossier  des pesticides qui ont de fortes probabilités d'être incriminés dans l'affaire des bébés nés sans bras, dont les autorités souhaitent apparemment garder le mystère!? Il suffit pour regrouper les cas de ces zones rurales, d'effectuer des analyses toxiciolgoques des cheveux, ou dans le cas de la grenouille, une analyse de la vase où elle vivait, et recouper les analyses. Même pour les grenouilles des forêts il y a 70 pesticides autorisés qu'ils pulvérisent!les cocktails encore plus nocifs. Stop aux pesticides ! Lire ci dessous

 

Grenouilles, la mort par les pesticides (Pour la science, 24 janvier 2013)

Les amphibiens (grenouilles, crapauds, tritons, salamandres, etc.) subissent depuis bon nombre d'années un rapide déclin à l'échelle du monde entier. Les scientifiques débattent encore des facteurs de ce déclin et de leurs poids respectifs : maladies, changement climatique, pollution, disparition des habitats, etc. Des chercheurs allemands et suisses viennent d'apporter un élément important à ce débat. Ils ont montré sur de jeunes grenouilles rousses (Rana temporaria, une espèce européenne commune) que l'exposition à des pesticides conduit à une forte mortalité des batraciens, allant de 40 pour cent après sept jours à 100 pour cent après une heure, selon le produit testé.

Carsten Brühl et Annika Alscher, de l'Université de Coblence-Landau, en Allemagne, avec Thomas Schmidt, des Laboratoires Harlan en Suisse, et Silvia Pepper, de l'Agence fédérale suisse de l'environnement, ont étudié en laboratoire l'effet de sept produits pesticides (quatre fongicides, deux herbicides et un insecticide) sur des grenouilles rousses juvéniles (150 individus au total). Ils ont appliqué au sol humide de la cage de chaque grenouille une dose (quantité par unité de surface) de pesticide correspondant à 0,1, 1 ou 10 fois la dose maximale recommandée en contexte agricole. 

Pour les fongicides Headline et Captan Omya administrés à la dose recommandée, la mortalité résultante des grenouilles était de 100 pour cent. Des niveaux importants de mortalité, allant de 40 à 60 pour cent, ont été obtenus avec les autres produits commerciaux testés à la même dose. C. Brühl et ses collègues ont aussi montré que les additifs contenus dans le produit peuvent changer la donne : le Headline, à base de pyraclostrobine et qui contient 67 pour cent de naphta (un solvant), est bien plus toxique qu'une formulation de pyraclostrobine où la proportion de naphta est inférieure à 25 pour cent. À cette formulation est en effet associée une mortalité de 20 pour cent seulement, tant pour la dose nominale que pour la dose dix fois supérieures...

42.217 signatures

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21/08/2019

Faire des sciences participatives pendant les vacances...

Les chercheurs ont besoin d'aide: face au déclin massif de la biodiversité, ils invitent les vacanciers (et les autres) à agir en récoltant des informations "aujourd'hui cruciales" sur les gypaètes barbus, les araignées triangles, les algues ...
"De plus en plus de personnes ont envie de prendre les choses à bras le corps et les sciences participatives leur offrent un moyen de passer à l'action", explique à l'AFP Géraldine Audrerie de la Fondation Nicolas Hulot (FNH).
Un quart des 100.000 espèces aujourd'hui évaluées sont menacées d'extinction par l'espèce humaine, ses activités, son mode de vie. Un chiffre qui devrait rapidement augmenter.
Face à ce constat, on peut décider de consommer local, de laisser sa voiture au garage, de limiter ses déchets et de collaborer à un programme de sciences participatives.
Car pour établir un meilleur état des lieux de la biodiversité, mais aussi pour comprendre les impacts des changements globaux (réchauffement climatique, urbanisation, intensification de l'agriculture) et trouver des pistes concrètes pour agir, les chercheurs ont besoin d’énormément de données.

"Ces données permettront de répondre à de nouveau questionnements, d'avoir des réponses à des questions auxquelles on ne pouvait pas répondre avant", note Anne Dozières, directrice de Vigie-Nature, un programme du Muséum d'histoire naturelle. Des interrogations qui ont pris de l’importance avec "l’accélération du déclin et de l'augmentation des menaces". Et comme il est "impossible de placer un chercheur derrière chaque arbre ou dans chaque champ" et encore moins dans les jardins des particuliers, la Fondation Nicolas Hulot, le Muséum national d’Histoire naturelle et l’Union nationale des CPIE, appellent à une "mobilisation collective, dès cet été".
- "les paparazzi des insectes" -
Les volontaires sont invités à ce rendre sur le portail web OPEN (https://www.open-sciences-participatives.org/home/) qui présente 146 programmes d'observation définis par des chercheurs.
Après avoir indiqué une région, des priorités (le changement climatique, les espèces en danger, les espèces envahissantes), ou encore un niveau de connaissances, le site propose des programmes et fournit les coordonnées d'un référent.
Cet été, que l'on soit à Saint-Tropez ou à La Courneuve, on peut se lancer dans l'observation des papillons de nuit, essentiel pour la pollinisation mais menacés par la pollution lumineuse. Pour s'y coller: un drap blanc, une lampe et une heure arrachée à la nuit.
Les aventuriers peuvent aussi partir à la recherche du gypaète barbu, le plus grand vautour d'Europe réintroduit dans les Alpes ou des araignées triangles (un vaporisateur d'eau à bout de bras pour mieux débusquer leurs toiles).
"Les mentalités évoluent: avant on avait le chercheur qui savait et le citoyen, assez passif, qui écoutait. Maintenant les gens se veulent acteurs, au coté des chercheurs", note Géraldine Audrerie, responsable du projet OPEN à la FNH.
Un passe-temps qui a également fait ses preuves en matière d'éducation à l'environnement: "on a une évolution des comportements chez les participants qui vont réduire l'utilisation de leurs produits phytosanitaires au fur et à mesure de leur participation", note Anne Dozières.
Les programmes STOC (pour Suivi Temporel des Oiseaux Copréservation de la biodiversité) en même temps qu'un incroyable outil d'émerveillement qui fait de nos ballades en forêt un challenge motivant au quotidien !", explique Fanny sur la page Facebook de INPN Espèces dédié à l’inventaire de la biodiversité.
Cette année, 70.000 personnes se sont pris au jeu des sciences participatives en France.

afp.com - AFP - vendredi 5 juillet 2019

06/08/2019

L'écologie pour les 8-12 ans sur Radio Bambou...

Sur la chaîne de radio reporterre.net/Radio Bambou, Mme Mathilde Bouquerel, journaliste âgée de 28 ans,  réalise des reportages en plein air dans des parcs ou des jardins, là où le calme relatif permet des enregistrements. Radio Bambou est, en effet, le nom du podcast dédié aux enfants de 8 à 12 ans, diffusé par le site d'information écologique Reporterre. Depuis l'été 2017, Mme Bouquerel propose et réalise de bout en bout ce format sensibilisant les jeunes à l'écologie, qui est symbolisé par un petit panda roux prénommé Bambou. Mme Elise Raque et son photographe P.E. Rastoin sont allés rencontrer cette jeune femme dans le Parc de la Villette pour le Journal Télérama.

A travers de sympathiques histoires, la reproduction des fleurs par la pollinisation ou le danger des particules fines sont expliqués de façon ludique. Les sujets lourds comme le changement climatique ou les risques de la fonte des glaces par exemple sont allégés à travers des histoires ou des reportages d'information traités sous un angle accessible à des enfants. Depuis cette initiative, qui pourrait vite essaimer dans des salles de classe, Mme Bouquerel propose en complément un kit pédagogique en ligne. L'article souligne que l'éducation environnementale par radio est un bon moyen de transmission. L'enjeu climatique traité de la sorte avec des jeunes ne serait-il pas un bon moyen de toucher parents et enfants, de montrer des pistes viables pour l'avenir?

Lyliane

04/08/2019

Comment cultiver son jardin au naturel?

Selon le Hyérois Mr David Orsat, consultant botaniste paysager, écrit Mme Amandine Roussel dans le journal Nous, il est essentiel de soigner ses plantes sans pesticides, ni engrais chimiques.  Certes, pucerons, fourmis, cochenilles, escargots peuvent mettre à mal nos plantations. Toutefois, il existe des solutions naturelles, plus écolos et beaucoup moins onéreuses que les produits chimiques. Les abeilles ne peuvent qu'en bénéficier et nous aussi sur tous les plans quel que soit notre âge. L'article ne parle pas de "permaculture", mais cette technique pourrait aussi être ajoutée en complément...

Première observation du botaniste: s'occuper de la terre en choisissant très soigneusement son terreau, car nos plantes se nourrissent par leurs racines. Dans certains cas, il faut ajouter afin de l'aérer un peu de sable ou de tourbe ou alors de l'argile pour la rendre plus dense. Puis, faire attention en achetant des plants et des arbustes adaptés à notre région. Dans le sud de la France, mimosas, citronniers et orangers se plaisent, ce qui n'est pas le cas partout dans notre pays. L'ail et le thym par exemple ne se plaîsent pas dans tous les sols. Quant aux légumes racines (pommes de terre, carottes...), ils aiment les climats de moyenne altitude. L'hiver, on peut également semer du trèfle pour apporter de l'azote dans le sol.

Les traitements "verts" vont des larves de coccinelles, gourmandes de pucerons, que l'on peut trouver en jardinerie, aux associations de végétaux qui se protègent mutuellement comme les capucines, les soucis, le sureau ou même des gousses d'ail écrasées dans un litre d'eau bouillante, que l'on laisse infuser 24 h et qui se révèlent souveraines contre les acariens et les pucerons. On peut également acheter des bombes insecticides pour un rosier sur un balcon ou du purin d'ortie, efficace pour renforcer la santé des plantes en général.

Contre la cochenille, un mélange de savon noir, d'alcool à 90° et d'huile de colza vaporisé sur les feuilles par temps sec à intervalle de 2 semaines peut en venir à bout. Contre l'oïdium de la vigne, le botaniste conseille de mêler du liquide vaisselle, du bicarbonate de soude et de l'huile de colza. Certains emploient pour les oliviers ou les palmiers, vulnérables aux charançons ou à la mouche, des pièges à phéromones ou même de l'argile. Des colliers de glu placés sur le tronc au pied des arbres fruitiers empêchent les fourmis de monter coloniser les branches et d'y apporter des maladies.

Il est donc possible de respecter la nature et de cultiver un jardin sans empoisonner l'air et l'eau qui nous entourent. A chacun de tester des solutions de bon sens et d'en faire profiter ses compatriotes! Des ateliers pour adultes ou enfants existent dans certaines villes, où des composteurs leur sont mis à disposition. Enfin, des municipalités proposent des friches urbaines à leurs habitants en créant des jardins partagés, où chacun peut mettre les mains dans la terre et se régaler des fruits de son travail.

Lyliane

22/07/2019

Agriculture biologique et biodiversité...

Élement central et Ô combien précieux de la biodiversité, l’abeille est en danger. Une lueur d’espoir nous vient d’une équipe de chercheurs qui a observé les bienfaits de l’agriculture biologique sur ces dernières.

Traditionnel point de repère, le mois de juin est sensé attester d’un stock conséquent de miel pour l’année. Sauf que cette année, d’après Henri Clément, porte-parole de l’Union nationale de l’apiculture française, le compte n’y est pas : "cette année, nous en sommes loin". Le responsable serait le changement climatique. En effet, dans certaines conditions, les fleurs ne produisent pas de nectar. Les sécheresses de début d’automne ayant notamment fait du mal aux reines pendant la ponte. Une bonne nouvelle était donc plus qu’espérée. Elle est venue des chercheurs du CNRS, de l’Inra et de l’université de La Rochelle. Après six années d’analyse des abeilles domestiques, la conclusion est que l’agriculture biologique atténue le déclin des abeilles. En particulier en mai et en juin, période à laquelle les abeilles souffrent de la faible disponibilité en fleurs dans les régions d’agriculture intensive de colza et de tournesol. 


Les résultats : les colonies d’abeilles entourées de parcelles agricoles biologiques produisent jusqu’à 53% de miel en plus comparé à celles qui évoluent dans des paysages agricoles traditionnels. Une diminution de la mortalité due aux pesticides a également été observée, ainsi qu’une augmentation des réserves de miel. 

Esteban de Azevedo - Glamour - lundi 8 juillet 2019

 

Alors qu'attendons nous pour en tirer des conclusions dans notre pays?

Lyliane

19/07/2019

Passer des vacances utiles...avec les sciences participatives!

Les chercheurs ont besoin d'aide: face au déclin massif de la biodiversité, ils invitent les vacanciers (et les autres) à agir en récoltant des informations "aujourd'hui cruciales" sur les gypaètes barbus, les araignées triangles, les algues ...
"De plus en plus de personnes ont envie de prendre les choses à bras le corps et les sciences participatives leur offrent un moyen de passer à l'action", explique à l'AFP Géraldine Audrerie de la Fondation Nicolas Hulot (FNH).
Un quart des 100.000 espèces aujourd'hui évaluées sont menacées d'extinction par l'espèce humaine, ses activités, son mode de vie. Un chiffre qui devrait rapidement augmenter.
Face à ce constat, on peut décider de consommer local, de laisser sa voiture au garage, de limiter ses déchets et de collaborer à un programme de sciences participatives.
Car pour établir un meilleur état des lieux de la biodiversité, mais aussi pour comprendre les impacts des changements globaux (réchauffement climatique, urbanisation, intensification de l'agriculture) et trouver des pistes concrètes pour agir, les chercheurs ont besoin d’énormément de données.
"Ces données permettront de répondre à de nouveau questionnements, d'avoir des réponses à des questions auxquelles on ne pouvait pas répondre avant", note Anne Dozières, directrice de Vigie-Nature, un programme du Muséum d'histoire naturelle. Des interrogations qui ont pris de l’importance avec "l’accélération du déclin et de l'augmentation des menaces".

Et comme il est "impossible de placer un chercheur derrière chaque arbre ou dans chaque champ" et encore moins dans les jardins des particuliers, la Fondation Nicolas Hulot, le Muséum national d’Histoire naturelle et l’Union nationale des CPIE, appellent à une "mobilisation collective, dès cet été".
- "les paparazzi des insectes" -
Les volontaires sont invités à ce rendre sur le portail web OPEN (https://www.open-sciences-participatives.org/home/) qui présente 146 programmes d'observation définis par des chercheurs.
Après avoir indiqué une région, des priorités (le changement climatique, les espèces en danger, les espèces envahissantes), ou encore un niveau de connaissances, le site propose des programmes et fournit les coordonnées d'un référent.
Cet été, que l'on soit à Saint-Tropez ou à La Courneuve, on peut se lancer dans l'observation des papillons de nuit, essentiel pour la pollinisation mais menacés par la pollution lumineuse. Pour s'y coller: un drap blanc, une lampe et une heure arrachée à la nuit.
Les aventuriers peuvent aussi partir à la recherche du gypaète barbu, le plus grand vautour d'Europe réintroduit dans les Alpes ou des araignées triangles (un vaporisateur d'eau à bout de bras pour mieux débusquer leurs toiles).
"Les mentalités évoluent: avant on avait le chercheur qui savait et le citoyen, assez passif, qui écoutait. Maintenant les gens se veulent acteurs, au coté des chercheurs", note Géraldine Audrerie, responsable du projet OPEN à la FNH.
Un passe-temps qui a également fait ses preuves en matière d'éducation à l'environnement: "on a une évolution des comportements chez les participants qui vont réduire l'utilisation de leurs produits phytosanitaires au fur et à mesure de leur participation", note Anne Dozières.
Les programmes STOC (pour Suivi Temporel des Oiseaux Copréservation de la biodiversité en même temps qu'un incroyable outil d'émerveillement qui fait de nos ballades en forêt un challenge motivant au quotidien !", explique Fanny sur la page Facebook de INPN Espèces dédié à l’inventaire de la biodiversité.
Cette année, 70.000 personnes se sont pris au jeu des sciences participatives en France.
Le portail web OPEN-afp.com - AFP - vendredi 5 juillet 2019

14/07/2019

En été, comment lutter contre les moustiques?

Il est difficile d'échapper aux moustiques, en période estivale, écrit Mme Anne Rousseau dans Version Fémina. Il faut savoir que les répulsifs cutanés anti moustiques sont peu ou pas efficaces contre les abeilles, les guêpes et les frelons, mais repoussent généralement les mouches, les taons et les aoûtats. Pour les tiques, les répulsifs contenant du DEET ou de l'IR3535 peuvent se révéler utiles. Dans les zones tropicales, les produits concentrés à 30% au moins en DEET, Icaridine, IR3535 ou PMD sont recommandés. Pour les bébés préférer les moustiquaires.

Mais comment se protéger vraiment des piqûres de moustiques en France? Il n'y a que 4 composants dans nos pays occidentaux qui auraient prouvé leur efficacité sur les moustiques, dont le "tigre", dès l'âge de 2 ans. Il s'agit du DEET, de l'icaridine, de l'IR3535 et du PMD (sauf pour les femmes enceintes). Ce dernier est aussi appelé parfois Citriodiol ou Citrepel 75 car c'est un analogue de synthèse d'un composant issu de l'huile essentielle d'eucalyptus citronné. Puressentiel Anti-Pique, Cinq sur Cinq, Apaisyl, Moskito Guard, MoustiKologne... en contiennent.

Les diffuseurs électriques renferment des pyréthrinoïdes, toxiques pour les moustiques, qui existent également en spray. Ils doivent être utilisés fenêtres ouvertes car ils sont irritants pour les voies respiratoires. Quitter la pièce pendant 30 minutes environ après la pulvérisation et éviter de s'y exposer si on est asthmatique, enceinte et pour les jeunes enfants. Ne jamais pulvériser près du visage et bien se laver les mains ensuite. Certains sont waterproof. Ne  pas mettre une crème solaire en même temps.

Les sprays sur les vêtements sont fiables dans les zones à risque (paludisme...). Ceux à base de perméthrine (Insect Ecran Vêtement, Biovectrol Tissu) sont particulièrement indiqués. Mais attention car ce produit est toxique pour les chats. Les formules naturelles (citronnelle, menthe poivrée, lemon grass...) et surtout les huiles essentielles de géraniol, lavande et menthe ont prouvé leur efficacité. Attention cependant aux réactions allergiques et de photosensibilisation.

Lyliane

27/05/2019

Etre éleveuse de reines d'abeilles...

Mme Kathleen Junion, dans le journal Nous, nous conte le parcours de Mme Alexandrine Brion, ancienne dessinatrice-projeteuse, qui s'est reconvertie à la mort de son père, apiculteur, il y a plus de 15 ans "en éleveuse de reines d'abeilles". Au village de la Bollène-Vésubie, qui se trouve à 700 m d'altitude et aux portes du  Mercantour, en 2010, Mme Brion et son mari ont installés leurs 200 ruches. Titulaire du diplôme de responsable d'exploitation agricole et après un stage de 6 mois auprès de professionnels, Mme Brion s'est tournée vers l'élevage des reines.

Passionnée par son métier, Mme Alexandrine Brion effectue des greffages en prélevant une larve au pinceau et en la plaçant dans de futurs cocons ou cellules royales, pour que la reproduction en 16 jours environ puisse avoir lieu. Sans abeilles, pas d'arbres fruitiers, c'est dire l'importance de son travail! Elle est fascinée notamment par le vol nuptial qui permet la copulation de la reine par une bonne quinzaine de mâles qui meurent après l'acte. Toute sa vie (2 ou 3 années environ), la reine pondra entre 50 000 et 80 000 oeufs par saison.

Pour tout renseignement sur ce métier exigeant, joindre par exemple:

https://www.icko-apiculture.com/reines-et-essaims

Lyliane

14/05/2019

Urgence Climatique décrétée en Irlande!

C'est la deuxième fois qu'un pays déclare "l'urgence climatique" en dix jours. L'Irlande a ainsi rejoint le Royaume-Uni ce jeudi en amendant un rapport parlementaire. En plus de déclarer cette "urgence climatique", il demande au parlement "d'examiner comment (le gouvernement irlandais) peut améliorer sa réponse au problème de la perte de biodiversité". Il a été approuvé dans la soirée jeudi.
"Nous avons maintenant l'appui de tous les partis pour déclarer une urgence en matière de climat et de biodiversité", s'est félicitée Hildegarde Naughton, députée du parti au pouvoir Fine Gael (centre-droit) et présidente du comité sur l'action climatique au Parlement. Mais "maintenant, on a besoin d'action", a-t-elle souligné.
"Déclarer une urgence ne veut absolument rien dire à moins que des mesures ne soient prises pour la sauvegarder", a aussi pointé le chef de file du Parti vert, Eamon Ryan, sur la chaîne de télévision publique RTE.
"Le gouvernement devra faire des choses qu'il ne veut pas faire"
"Cela veut dire que le gouvernement devra faire des choses qu'il ne veut pas faire", a-t-il ajouté. L'objectif actuel du gouvernement irlandais est une réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 80% par rapport à 1990 d'ici 2050, selon le site du département pour l'action climatique irlandais.
Au-delà des frontières irlandaises, cette déclaration a été accueillie avec enthousiasme par la jeune militante suédoise Greta Thunberg, devenue figure de la lutte contre le réchauffement climatique. "Super nouvelle en Irlande !! Qui est le suivant ?", a-t-elle tweeté.
Cette déclaration intervient donc neuf jours après celle du Parlement britannique, qui a été le premier en mai à le faire, lors d'un vote demandé par l'opposition travailliste et après une large mobilisation du mouvement pour le climat Extinction Rebellion, qui a mené une série d'actions de blocages dans la capitale britannique en avril.
Début mai, un rapport de la Commission britannique sur le changement climatique (CCC) a recommandé au Royaume-Uni de se fixer "un nouvel objectif ambitieux visant à réduire ses émissions de gaz à effet de serre à zéro d'ici 2050", l'objectif actuel étant une diminution de 80% par rapport à 1990 d'ici 2050.

lexpress.fr - L'Express - vendredi 10 mai 2019

13/05/2019

Pétition en faveur des insectes...

 

Oui, je signe la Grande Pétition Nationale pour protéger les insectes du génocide

Pétition adressée à Monsieur le ministre de l’écologie François de Rugy, et à Monsieur le ministre de l’agriculture Didier Guillaume

Messieurs les ministres,

Attendu que, si rien ne change, tous les insectes pourraient disparaître d’ici 100 ans, selon une revue de 77 études réalisée par Francisco Sanchez-Bayo, de l’Université de Sydney ;

Attendu que déjà 40 espèces d’insectes sont en danger d’extinction (abeilles, guêpes, fourmis, bousiers…)

Attendu que le déclin a commencé au début du 20e siècle et n’a fait que s’accélérer depuis les années 1950 ;

Attendu qu’ils disparaissent aujourd’hui au rythme effroyable de 2,5 % par an (à l’échelle de l’humanité, cela voudrait dire 200 millions de morts chaque année, soit 3 fois la France) ;

Attendu que les insectes sont indispensables à la vie de très nombreux animaux et végétaux (par leur action de pollinisateur), et que leur disparition provoquerait la disparition de l’Homme par effet domino ;

Je vous demande, Messieurs les Ministres, de couper définitivement avec les lobby de l’agriculture industrielle, et d’interdire dans les plus brefs délais l’usage de pesticides qui détruisent les insectes.

Je vous demande de saisir l’occasion de l’actuel groupe de travail en vue de renforcer les mesures de protection des insectes, contre de l’utilisation de pesticides, pour interdire les pesticides dangereux et renforcer les procédures de contrôle.

Il s’agit d’une question de vie ou de mort pour l’humanité et pour de nombreuses espèces vivantes.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le ministre, l’expression de ma plus haute considération.

 

Nombre de signatures :
29 104

Oui, je souhaite être informé des suites de cette action en recevant la lettre d'information gratuite PureSanté.
 
En signant la pétition, je serai informé des suites des actions citoyennes via Les Lignes Bougent. Pour consulter notre politique de confidentialité, cliquez ici.
 
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

09/05/2019

Un village d'Alsace a réussi sa mue verte!

Dans Paris-Match du mois de mars 2019, Mme Caroline Fontaine nous fait connaître les initiatives d'un ancien mineur à la retraite, maire de la commune d'Ungersheim, Mr Jean-Claude Mensch (73 ans), qui depuis 30 ans a réussi à faire de sa commune de 2 400 habitants un modèle du genre en matière de transition écologique. En effet, il a choisi pour méthode de souder les gens autour de projets, de construire des structures, puis de les céder à des associations. Dans ce village d'Alsace, trois chantiers principaux ont été lancés: l'auto-suffisance énergétique, la souveraineté alimentaire et l'autonomie intellectuelle.

Concernant le premier chantier, il a fait, en effet, dès 1999 construire une centrale solaire thermique pour chauffer l'eau de la piscine municipale. Aujourd'hui, Ungersheim abrite "la plus grande centrale photovoltaïque d'Alsace". Elle a un éco-hameau estampillé "zéro carbione", une calèche tirée par un cheval pour assurer le transport scolaire et ses bâtiments publics ont de l'eau chaude grâce à une chaudière à bois. En projet: une unité de méthanisation pour fournir du gaz propre. Selon les plans actuels, en 2021, la commune atteindra  l'autonomie électrique.

Pour le second chantier, Mr Mensch a fait de l'approvisionnement alimentaire "un service public" en mettant en place une régie agricole municipale promouvant une filière" de la graine à l'assiette": une exploitation maraîchère, une conserverie - bientôt une microbrasserie et un pressoir à fruits -. qui sont gérés sous statut communal et associatif. Quant à la restauration scolaire, elle est 100% bio et sans répercussion sur le budget des ménages. En 2020, une épicerie  devrait ouvrir dans un bâtiment municipal.

Une monnaie locale a même été lancée "le radis" pour garder sur le territoire les euros dépensés. 6% des foyers l'utilisent déjà. La commune peu à peu s'essaye à la démocratie participative: commissions citoyennes de conseil des sages, conseil des enfants, de jurys citoyens... Les impôts n'ont pas augmenté depuis près de 15 ans. Tout n'est pas parfait cependant dans ce village, car il y a quelques farouches opposants. Toutefois, Mr le Maire a toujours été réélu au premier tour mandat après mandat. Et il faut également signaler une augmentation démographique (65%) et plus de 150 emplois qui ont été crées au village grâce à la transition écologique depuis 2011.

Ce modèle alsacien, comme celui de Mouans-Sartoux (06), serait duplicable à toute échelle dans notre pays, à condition "que les politiques ne soient pas prisonniers du monde économique et des lobbys". La démonstration est faite: des solutions de ce genre sont possibles! Car si rien n'est entrepris, les émissions de gaz à effet de serre vont continuer de croître. En 2018, elles ont déjà augmenté de 2,7%... Car n'oublions pas que le vote définitif de la loi sur le réchauffement climatique n'a toujours pas été remis à l'agenda de l'Assemblée Nationale afin d'être inscrit dans la Constitution...

C'est donc à nous citoyens d'exprimer notre volonté de "changer de paradigme" et de nous engager dans la transition écologique en choisissant des élus responsables et motivés! N'attendons pas que les politiques finissent par s'en occuper! Faisons nos propres choix de vie et pesons sur leurs décisions! Un film existe sur Ungersheim. Pour le consulter:

https://www.mairie-ungersheim.fr/village-en-transition/le-film/

Lyliane

Pour exposer vos propres solutions, RV sur www.parismatch.com/solutions.

07/05/2019

Semons des fleurs!

 ZONE DE BZZZ : Semons des fleurs pour protéger les abeilles et insectes pollinisateurs.
 
Commandez dès présent des sachets de 5, 25 ou 50 grammes de graines mellifères sélectionnées par nos amis de "La semence bio".
 
Sachet de graines mellifères particulièrement adapté aux insectes pollinisateurs
 
 
Les variétés sélectionnées sont nectarifères et pollinifères et elles permettent de maintenir une floraison du printemps à l’automne. Chaque sachet de graines contient entre 1 000 et 10 000 graines, couvre une surface entre 1 à 10 m² selon son poids et contient des graines de : phacélie, sarrasin, moutarde, coriandre, trèfle d’Alexandrie, trèfle incarnat, serradelle, souci officinal, cameline cultivé, radis oléifère, carvi, tournesol, aneth, mauve des bois.
 
// Mode d'emploi
 
Les graines sont à semer de mai à juillet, après avoir gratté légèrement le sol puis en arrosant correctement en cas de coup de chaud. Ensuite… laissez pousser et ouvrez bien les yeux pour admirer le foisonnement d’une biodiversité qui ne demande qu’à s’exprimer.
 
 
 
 
 
★ Ne doutez jamais qu'un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. En fait, c'est toujours comme cela que ça s'est passé. - Margaret Mead (1901 - 1978) - Anthropologue.
 
StéphenMartinBenjamin, Magali, Mathias, Marie-Laure, Céline, Michèle, Manon et toute l'équipe d'Agir pour l'Environnement.
 
 
 
 

30/04/2019

Paris voit rouge...

Mme Weronika Zarachowicz dans le journal Télérama rappelle que plus de 600 000 Français ont signé une pétition pour l'interdiction de tous les pesticides dans notre pays intitulée:" Nous voulons des coquelicots". Cette pétition avait été lancée en septembre 2018 par Mr F. Veillerette de l'ONG Générations futures et le journaliste Mr F. Nicolino.

Aujourd'hui, selon Télérama, l'appel a une allié de poids:Paris. En effet, à partit=r du 19/4/2019, la Mairie de Paris organisera des semis "participatifs" de pavots et autres fleurs des champs, en invitantest parmi les plus pauvres les Parisiens à colorier de rouge le terre-plein du Trocadéro, le Parvis de l'Hôtel de Ville et une dizaine de parcelles à travers la capitale.

Si Paris est "une ville déja acquise au "sans pesticides", elle est parmi les plus pauvres   en Europe en mètres carrés d'espaces verts par habitant". Et l'article souligne que la France reste la première utilisatrice de pesticides de l'Union Européenne. Alors, parisiens, surveillez la floraison en juillet de toutes ces graines! Et veillons tous ensemble à retrouver la beauté naturelle des fleurs sauvages,le pépiement des oiseaux et le bourdonnement des abeilles!

Pour en savoir plus, se reporter au site: https://nousvoulonsdescoquelicots.org.

Lyliane

28/04/2019

A la place du plastique: de la cire!

La guerre contre le plastique fait rage et les alternatives fleurissent. Après la décision du gouvernement d'interdire les couverts et contenants en plastique d'ici le 1er janvier 2020, d'autres produits pourraient se trouver menacés, comme les emballages alimentaires.
La solution pourrait provenir de l'Isère, à Saint-Just de Claix, près de Grenoble. C'est dans cette commune d'un peu plus de 1000 habitants que vit Delphine Sève, écologiste de longue date. Cette apicultrice gère la boutique «l'Atelier miel de Delphine». Passionnée d'abeilles - elle possède 40 ruches depuis trois ans -, elle produit depuis septembre 2017 Apifilm, un emballage alimentaire écologique et durable à base de miel.
100% naturel
Ce produit alternatif au film plastique est constitué d'une toile tissée en coton naturel à laquelle de la cire d'abeille récoltée par l'apicultrice est intégrée. À cette cire naturellement antibactérienne, Delphine Sève ajoute de la résine de Pin des Landes et de l'huile de coco, cette dernière ayant des vertus antifongiques.
Apifilm présente plusieurs avantages, d'abord d'un point de vue pratique. Il s'adapte en effet aux récipients et il est modelable à souhait. On peut emballer un oignon, une pomme entamée ou son sandwich avant un pique-nique, et il supporte sans problème le froid du congélateur. Il convient pour tous les aliments, excepté les viandes et poissons crus.
Ensuite, d'un point de vue éthique: cet emballage a la particularité d'être réutilisable et d'avoir une durée de vie d'un an, au bout de laquelle il peut finir sa vie au compost. Il se lave à la main et à l'eau froide. Et en plus d'être 100% naturel, les matières premières proviennent pour la plupart de France. L'usine qui produit l'emballage, Indutex, est basée à Villers-Cotterêts, dans l'Aisne.
Une idée venue d'Amérique du NordApifilm va se voir décerner ce samedi 26 janvier la mention spéciale «green» des Prix de l'Innovation 2019 du salon Sirha de la restauration et de l'hôtellerie, qui attend près de 200.000 visiteurs à Lyon jusqu'au 30 janvier. C'est la première fois que cette mention est utilisée pour un produit.
«Les organisateurs de Sirha ont décidé de mettre en lumière les initiatives écologiques, se réjouit Delphine Sève, ils ont même prévu d'ouvrir un salon 100% écolo l'an prochain, pour la première fois.» Selon elle, la sensibilisation à l'écologie de ces dernières années a permis le développement d'un marché bio de l'alimentation, et surtout sa démocratisation. «Les magasins bio ont énormément de succès et il s'en ouvre en masse, c'est très encourageant».
L'idée n'est pourtant pas nouvelle. Delphine Sève, qui est ingénieure agronome spécialisée en environnement, s'est inspirée de la tendance des «Bee's wrap» qui a émergé il y a une dizaine d'années chez les écologistes d'Amérique du Nord. Comme la mise au point de l'emballage était relativement simple, la tendance était de créer son propre emballage à l'aide de matériaux naturels.
«Je connaissais cette tendance, explique-t-elle, alors, je me suis dit que j'allais faire pareil avec la cire que je récoltais. J'ai fait des emballages pour moi, puis pour mes copines. Aufur et à mesure, la demande augmentait, j'ai donc eu l'idée de commercialiser l'emballage». Pour Delphine Sève, le plus important se trouve dans la recette: «on trouve beaucoup de tutoriels sur internet qui expliquent comment on fait un emballage maison, mais c'est plus complexe qu'il n'y paraît, il faut savoir bien doser la cire». Delphine a l'idée de rajouter la résine de pin pour éviter que la cire ne se casse ou se décroche.

Développement croissant
La petite entreprise n'en est qu'à ses débuts. «La production est encore balbutiante, admet l'apicultrice, pour la simple raison que la découpe des emballages est artisanale et nous ne sommes que deux à la faire». Actuellement, Delphine Sève vend environ un millier de lots d'Apifilm par mois, sachant qu'un lot est constitué de trois emballages de trois tailles différentes. La vendeuse estime que deux lots correspondent au besoin d'une famille.
Actuellement, Apifilm est distribué dans une soixantaine de dépôts de vente en vrac. «Mais je compte étendre la production, espère Delphine Sève, vers les magasins bio».
Surtout, l'apicultrice cherche à amoindrir les coûts de production. Actuellement, un emballage Apifilm se vend entre 14 et 17 euros, «ce qui correspond au double comparé à la consommation moyenne d'emballage alimentaire d'un ménage», admet Delphine Sève. La solution viendrait du remplacement de la cire d'abeille par de la cire végétale, de carnauba ou de soja. Pour l'instant, l'heure est à la recherche. Mais surtout, pour Delphine Sève, «l'enjeu principal est de faire connaître le produit, et que les gens se rendent compte que, oui, il existe des alternatives au plastique».Jean Blaquière - Le Figaro - vendredi 12 avril 2019

12/04/2019

Techniques pour lutter contre le frelon asiatique...

Mr Yann Chavance dans la revue "ça m'intéresse" d'août 2018 fait l'inventaire des 8 techniques susceptibles d'en finir avec le frelon asiatique, qui s'attaque aux abeilles, mouches et guêpes français. Depuis 2004, dans chaque région où il s'installe, ce prédateur se tient en vol stationnaire devant l'entrée des ruches et se rue sur toute abeille passant à sa portée. Il peut décimer jusqu'à 30% d'une colonie.

Pour enrayer ce fléau, le plus efficace reste encore de détruire les nids. De nombreux apiculteurs sont partis à la chasse au frelon asiatique à la sortie de l'hiver, avant que les femelles ne fondent de nouvelles colonies. Mais, chez les scientifiques, capturer une femelle ne reviendrait qu'à laisser le champ libre à une autre. Pour les poules, les frelons asiatiques constitueraient également un mets de choix. Toutefois, les déployer devant les ruchers, est-ce bien une solution efficace?

Disposer des filets à mailles laissant passer les abeilles, mais pas les frelons autour des ruches (muselières) permettrait de limiter en partie les attaques et de réduire le stress des colonies. Les armes chimiques avec des pesticides par exemple dans des appâts sont destinés à ramener le poison dans les nids de frelons.Toutefois ils peuvent se retrouver aussi dans le gosier d'un oiseau, un cours d'eau ou une ruche. Les pièges classiques comme les bouteilles doivent être temporaires et ils ne visent pas forcément les seuls frelons asiatiques.

Quant aux plantes carnivores, testées depuis 2015 au Jardin botanique de Nantes, elles piègent également tous les insectes sans distinction. Les phéronomes (hormones) de synthèse comme appâts spécifiques ne sont pas tout à fait au point. Il semble donc que la méthode artisanale comme la raquette électrique s'avère la plus efficace. Il faut toutefois qu'un guetteur se poste à proximité de la ruche et y passe du temps.

Lyliane

 

29/03/2019

Environnement: quatre ONG attaquent l'Etat français en justice...

Comme cela avait été annoncé dans les médias, quatre ONG  (Greenpeace, Oxfam France, Notre affaire à tous et la Fondation Nicolas Hulot), fortes du soutien de deux millions de signataires de pétition, ont attaqué l'Etat en justice pour "manquement" à son obligation d'action contre le réchauffement, début d'une longue procédure et nouvelle étape dans la mobilisation citoyenne sur le climat. Elles ont annoncé avoir chacune déposé en ligne leur recours auprès du Tribunal Administratif de Paris.

En effet, ces ONG se sont déclarées "insatisfaites"de la réponse du gouvernement français à une demande préalable envoyée en décembre. Aussi sont elles passées à l'étape suivante, le jour même où le Président Macron se posait de nouveau en "champion du climat" lors d'un "One Planet Summit" au Kenya en Afrique de l'Est. Depuis Nairobi, le chef de l'Etat a estimé que" cette " plainte traduit une mobilisation". Il ne pense pas qu'elle mènera à un débouché judiciaire ... et que ce n'est pas le peuple contre le gouvernement. Tous, gouvernements, grandes entreprises, citoyens devraient bouger...

Le président Macron a adressé notamment depuis Nairobi des critiques aux investissements à grande échelle de la Chine en Afrique, contre la construction de centrales à charbon, le contrôle des ports, des voies ferrées et des autoroutes. Le respect de la souveraineté des peuples devrait, selon lui, être mieux respecté... Des accords commerciaux et culturels en revanche entre la France et le Kenya  auraient été conclus. En conclusion, ne s'agirait-il pas "de placer l'environnement au coeur de l'économie" non seulement dans de beaux discours mais dans le concret.

Lyliane

 

26/03/2019

Mr Thierry Dufresne a créé l'Observatoire d'apidologie en 2013 dans le Var...

Mme Amandine Roussel dans le journal "Nous" met en lumière la tentative de Mr Thierry Dufresne de sauvegarder les abeilles, ces gardiennes de la biodiversité, qui pourtant subissent des pertes inquiétantes partout dans le monde. A l'âge de la retraite, cet homme a voulu agir concrètement pour sauver ces éléments pollinisateurs. En  2013, il a suscité la création de l'Observatoire français d'apidologie (OFA) à Mazaugues (83). La forme de cet Observatoire est associative et elle regroupe une vingtaine de personnes. En 2015, il a réussi à entraîner dans son sillage le Prince Albert 2 de Monaco et Mr Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture.

L'Observatoire poursuit trois objectifs principaux: créer un cheptel agricole expérimental  avec 2000 colonies d'abeilles au sein  du massif de la Ste Baume, réduire la mortalité des abeilles par des recherches appliquées sur des pathologies (varroa), mieux former les personnels et sensibiliser les jeunes. Pour celà, l'Observatoire s'est associé au Lycée agricole d'Hyères afin de délivrer un cursus certifiant. En septembre 2019, est envisagée la création de l'Institut supérieur de l'entrepreneuriat apicole.

Des résultats encourageants ont déja eu lieu: installation de 20 nouveaux apiculteurs, lutte contre le varroa... Une campagne a lieu chaque année en juin avec distribution de graines au grand public et cette année en plus, des pots de miel seront vendus et une partie des gains seront reversés à la recherche. Enfin, dans les écoles, un grand concours va être organisé pour mobiliser et sensibiliser les élèves ainsi que pour initier des partenariats locaux. Tout renseignement peut être obtenu sur le site Internet: www.ofapidologie.org.

Lyliane

14/03/2019

Le 16 Mars: marche pour le climat!

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Samedi 16 mars, rejoignez les marches pour le climat

 
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sam. 9 mars 23:12 (il y a 6 heures)
 
 
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À moi
 
 
 
 
 
 
 
Samedi 16 mars, plus de 130 marches pour le climat sont organisées en France. Des dizaines de milliers de personnes y prendront part. Et vous ?
 
A L'AIDE : L'état
 
 
// Face à l'urgence climatique, nous participerons à la MARCHE DU SIECLE pour le climat
 
 
Chères amies, chers amis,
 
Alors que la France est en passe de rater son rendez-vous avec l'Histoire en augmentant l'an passé ses émissions de gaz à effet de serre de 3,2%, l'heure est venue de nous rappeler au bon souvenir du Président de la République.
 
Samedi 16 mars prochain aura lieu la "marche du siècle", manifestation qui devrait rassembler plusieurs dizaines de milliers de citoyens. Plus de 130 rassemblements sont d'ores et déjà prévus et nous espérons que ce temps fort de la mobilisation changera la donne en montrant aux responsables politiques que les mots seuls sont insuffisants pour lutter contre le dérèglement climatique.
 
Malgré les engagements internationaux de la France, malgré les alertes répétées des scientifiques, malgré la détermination des citoyens, les projets inutiles et climaticides sont très loin d'avoir été remisés dans les cartons.
 
L'heure est donc à la mobilisation pour le climat. Samedi 16 mars, nous avons rendez-vous avec l'Histoire ! Et nous serons des dizaines de milliers à participer à la marche du siècle pour le climat.
 
 
 
 

 

 
 

Agir pour l'Environnement <contact@agirpourlenvironnement.org>

// Soutenez Agir pour l’Environnement et recevez le livre "Le climat pour tous" illustré par Red!
 
Plus nous sommes nombreux, plus nous avons d'impact.
Plus nous avons de soutiens, plus nous pouvons multiplier nos actions pour une planète vivable.

10/03/2019

Printemps Climatique et Social : rendez-vous le 16 mars !

 
jeu. 7 mars 18:06 (il y a 1 jour)
 
 
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Greenpeace
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S’il y a une mobilisation pour le climat à ne pas rater, c’est celle-là !

Notre printemps sera climatique et social. Les solutions existent : fiscalité écologique socialement juste, mobilité propre et alimentation saine et durable pour toutes et tous, développement massif des énergies renouvelables, fin des cadeaux aux grandes entreprises : le 16 mars, marchons ensemble, pour dire « ça suffit ! » et demander un changement de politique immédiat.
Plus de 70 évènements sont déjà prévus à travers toute la France : joignez-vous à la mobilisation en participant à un événement près de chez vous !
 
Je participe
Changeons de politique(s), pas de climat ! Nous sommes aujourd’hui des millions, prêtes et prêts à résister, à déployer les alternatives, à demander des comptes au gouvernement, Emmanuel Macron et Edouard Philippe en tête, mais aussi aux multinationales et aux banques. Il est temps de changer de système politique et économique, pour protéger l’environnement, la société et chacune et chacun d’entre nous.

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L’équipe Greenpeace <france@act.greenpeace.org>

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Parce que nous entrons dans l'ère de l'urgence climatique;
parce que l'inaction de nos dirigeant-e-s ne peut plus durer;
pour soutenir la jeunesse en grève pour le climat et demander une transition écologique juste qui ne laisse personne de côté;

soyons nombreuses et nombreux à descendre dans la rue le 16 mars !

Solidairement,
L’équipe de Greenpeace France
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06/03/2019

Des jeunes mobilisés contre le réchauffement de la planète...

Dans le journal gratuit C News du 21/2/2019 un article attire notre attention sur l'engagement des jeunes européens en faveur du climat. Ils n'hésitent pas à organiser notamment des marches et même des grèves de cours, à l'initiative de la jeune suédoise Greta Thunberg, pour dénoncer l'immobilisme des politiques. Les jeunes de la Suède, la France, l'Allemagne, la Belgique, les Pays Bas... se mobilisent et descendent dans la rue. Le mouvement "Fridays for future"(vendredis pour l'avenir) essaime peu à peu. Il s'est fait entendre à la Commission européenne à Bruxelles même pour tenter d'influer sur l'avenir de l'Europe.

Il est surtout question d'exiger des gouvernements qu'ils respectent l'accord de Paris de 2015. En effet, les politiques ne proposent toujours aucune initiative et ne semblent entreprendre aucune action. Pourtant il y a urgence à s'emparer du combat climatique. Le groupe d'experts du GIEC a insisté dans son dernier rapport sur la nécessité d'agir vite pour limiter le réchauffement à 1,5°C sous peine de conséquences dramatiques comme la fonte des glaciers, la montée du niveau des océans, la hausse des températures...

Il faut également savoir que 2 139 personnes jusqu'ici ont signé la pétition "L'affaire du siècle" pour attaquer l'Etat français en justice pour inaction climatique et obtenir enfin des actions du gouvernement. Réjouissons nous que des jeunes donnent l'exemple et tentent de faire bouger les lignes dans des pays où l'économie semble prendre le pas sur l'écologie. Ce mouvement pourrait peu à peu s'étendre à toute la planète...

Lyliane

04/01/2019

Proposition de relier les données partout dans le monde pour être plus efficaces...

Une équipe du Muséum d’Histoire Naturelle de Floride a publié une tribune demandant à ce que des actions soient entreprises. Le but : mettre à service le "big data", et permettre que les données récoltées soient utilisées ensemble pour prévoir le futur de la planète.

Depuis des siècles, les muséums d’histoire naturelle se sont construits des collections de plusieurs milliards de spécimens à travers le monde et, désormais, mettent la plupart des données liées à leurs collections à disposition en ligne. Les nouvelles technologies, que ce soient les drones ou des caméras, permettent aux scientifiques de surveiller plantes et animaux tout en transmettant les données récoltées en temps réel.

N’importe qui peut, via des applications comme iNaturalist, enregistrer et entrer des observations faites sur des animaux ou des plantes et ainsi aider la communauté scientifique.

Des bases de données aussi énormes que les besoins 
Rassemblées, toutes ces données donnent aux scientifiques et aux conservateurs une multitude d'informations sur le passé, le présent et le futur de la planète. Et alors que ces bases de données ne font que grandir, les outils informatiques nécessaires pour les analyser, mais aussi pour les lier les unes aux autres, suivent le même chemin.

Certaines universités ou laboratoires, notamment américains, ont déjà développé des programmes informatiques mettant en lien plusieurs banques de données à travers le monde, mais celles-ci ne concernaient qu’une espèce.
iDigBio, par exemple, est un programme mis au point par l’université de Floride regroupant les données connues de millions de spécimens scientifiques en version informatique, pouvant ainsi service de base de données pour les chercheurs du monde entier.

Le but ? Connecter toutes les bases de données à travers le monde. Désormais, comme le soulignent les scientifiques du Museum d’Histoire Naturelle de Floride, le but serait de mettre toutes les données en ligne grâce à de super ordinateurs. Le tout pour aider à mieux comprendre le futur de notre planète.

"Nous sommes à ce moment à la fois terrifiant et excitant, où nous avons un volume de données sans précédent mais, aussi, des menaces sur la biodiversité comme la destruction des habitats et le changement climatique" explique Julie Allen, professeur à l’université du Nevada, dans la tribune publiée dans Nature Plants.

Une approche globale :"Comprendre les processus qui ont formé notre monde, pourquoi les plantes sont à un endroit et pas à un autre par exemple, pourrait nous aider à savoir comment elles pourraient répondre à des changements futurs", poursuit la scientifique.

S'il fallait schématiser, on pourrait ainsi dire que les études actuelles traiteraient chacune d’une partie du corps d’un malade humain et que mettre toutes les données en commun permettrait de tenter de soigner une personne dans sa globalité.
Des contraintes techniques 
Mais l’un des plus gros écueils auquel font face les chercheurs est certainement le plus bassement terre à terre : les différentes bases de données à travers le monde ne sont pas toutes compatibles les unes avec les autres.

"Il y a encore certaines limites" dit Allen. "Souvent, les données de deux systèmes différents sont collectées d’une façon complètement opposée. Faire en sorte que toutes les bases de données puissent se connecter sans souci est un challenge majeur."
Un tel système pourrait ainsi servir à de nombreuses catégories de personnes à travers le globe. Que ce soit le scientifique en train de modéliser l’effet du réchauffement climatique sur telle ou telle plante ou un garde forestier qui se demande quelle espèce a le plus besoin d’efforts, les besoins sont partout. Et, selon les scientifiques de l’université de Floride, le temps est désormais compté.

Kevin Domas - Gentside - jeudi 3 janvier 2019