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14/12/2019

Du nouveau à l'hôpital avec la méditation et l'hypnose...

Depuis quelques années, la pratique de la méditation gagne du terrain en France. On dit de la "pleine conscience" qu'elle stimule le cerveau, qu'elle aide à lutter contre la dépression et qu'elle favoriserait la bonne santé cardio-vasculaire. Bref : on lui vante tous les mérites, bien qu'on peine pourtant à en comprendre totalement les mécanismes.
Plus étonnant encore, la pratique vient de s'inviter dans les blocs opératoires. Grâce à l'hypnose, il a par exemple été possible de conduire une opération à cerveau ouvert sans anesthésie générale - qui peut s'accompagner de lourds effets secondaires. En guidant le patient dans la pleine conscience, il est ainsi possible de réduire, voire d'empêcher totalement la réponse cérébrale à la douleur. On peut alors remplacer l'anesthésie générale par une anesthésie locale, beaucoup moins lourde.

Remplacer l'anesthésie générale
Pour compenser le manque de personnel formé, ou même tout simplement de formation, certains établissements se tournent donc vers la réalité virtuelle. C'est le cas de la Starlight Children's Foundation, dans le Colorado, qui a conduit avec l'entreprise Lenovo une expérimentation d'une durée d'un an. Des enfants ont ainsi pu être opérés sans anesthésie générale, grâce à une séance d'hypnose administrée via un casque de réalité virtuelle.
D'après le pédiatre Joe Albeitz, interrogé par Venturebeat, les effets sont probants. Cette méthode a également permis une amélioration significative de la qualité de vie des jeunes patients, notamment ceux admis à l'hôpital sur de longues durées. La réalité virtuelle leur a permis de conserver un semblant de "vie normale" : "Cela a un impact profond sur leur qualité de vie a l'hôpital", a déclaré le praticien. "Nous voyons des enfants qui auparavant avaient besoin d'une anesthésie générale, qui sont maintenant capables de rester entièrement éveillés avec un minimum de médicaments."
La preuve, sans aucun doute, que les bienfaits de l'hypnose sur le cerveau méritent d'être étudiés de très près. Et que la technologie peut encore parfois rendre un service utile à nos sociétés.

Selon redaction - Gentside - lundi 18 novembre 2019

Des restaurants bientôt certifiés "bio"?

Le label sera attribué dès le 1er janvier aux restaurants dès lors qu'au moins la moitié des produits qu'ils achètent pour confectionner les plats de leur carte sont bio. Des restaurants vont bientôt pouvoir être certifiés "bio" en France, dès lors qu'au moins la moitié des produits qu'ils achètent pour confectionner les plats de leur carte sont biologiques, et arborer ainsi le logo "AB", a annoncé ce lundi l'Agence bio lors d'une conférence de presse.
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Cette initiative vise à favoriser les produits bio, qui ne représentent aujourd'hui que 2,6 % des approvisionnements des établissements de la restauration commerciale ou "hors foyer", selon une estimation de l'Agence bio.
À compter du 1er janvier, le cahier des charges qui régit la restauration commerciale en France depuis 2012 permettra de certifier un restaurant, en fonction du pourcentage de produits bio achetés par l'établissement, a précisé l'agence.
Trois niveaux de certification
"Ces établissements devront se notifier auprès de l'Agence bio", a indiqué Olivier Nasles, président du Comité national de l'Agriculture Biologique. Ils seront "contrôlés par des organismes de contrôle qui valideront le respect du cahier des charges", a-t-il complété.
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Trois niveaux de certification existeront : la catégorie 1 couvrira les restaurants dont 50 % à 75 % des approvisionnements, en valeur d'achat, se font en bio ; la catégorie 2 visera les établissements où ils représentent 75 % à 95 %, et la catégorie 3 pour "au moins 95 %".
La certification de "plat ou menu" bio, qui existait déjà, est quant à elle maintenue.

Selon l'Express

13/12/2019

Qu'est-ce que la dyslexie?

La dyslexie correspond à un trouble de l’apprentissage de la lecture. Elle fait partie des troubles spécifiques des apprentissages avec la dyspraxie, la dysphasie et la dyscalculie. Elle est souvent associée à la dysorthographie ou à un trouble du déficit de l’attention.
Entre 8 et 10% des enfants sont concernés par la dyslexie, dont une grande majorité de garçons (3 cas sur 4). Ils manifestent alors un retard d’acquisition de la lecture d’au moins 18 mois sans pour autant souffrit d’une déficience intellectuelle ni d’un déficit visuel ou auditif. Différents types de dyslexie
On distingue trois types de dyslexie. La dyslexie phonologique est la plus fréquente (60% des cas). Elle se manifeste par une difficulté à associer un son à des lettres ou des syllabes.
La dyslexie de surface concerne entre 10 et 30% des dyslexiques. Elle n’apparaît jamais seule. Elle est caractérisée par une difficulté à reconnaître les mots visuellement.
La dernière dyslexie répertoriée est la dyslexie mixte. Il s’agit d’une combinaison des deux types de dyslexies précédemment cités.
Symptômes de la dyslexie
Plusieurs signes permettent de détecter une dyslexie chez l’enfant :
- difficultés à lire de manière fluide et sans erreurs
- lenteur excessive de lecture
- difficultés à différencier certains mots
- difficultés à différencier certaines lettres
- difficultés à découper un mot en syllabes
- problèmes d’orthographe
- problèmes de compréhension d’un texte
- écriture difficile

Ces symptômes se traduisent généralement par des répercussions sur la scolarité. L’enfant se désintéresse peu à peu de l’apprentissage ainsi que de la lecture et de l’écriture. Il connait également des problèmes d’organisation, de rangement et de compréhension. Cela implique de mauvais résultats scolaires et un décrochage de l’enfant qui s’exile dans la rêverie.
Causes de la dyslexie
Les origines de la dyslexie sont encore mal connues et font l’objet de plusieurs hypothèses scientifiques. Des antécédents familiaux sont fréquemment constatés, ce qui impliquerait une influence génétique qui reste encore à prouver. Des troubles phonologiques ou visuels sont également souvent mis en avant.
Diagnostic : quel test pour la dyslexie ?
Le diagnostic de la dyslexie se fait le plus souvent lors de l’apprentissage de la lecture. Plus il est effectué tôt, plus le traitement sera efficace. La dyslexie peut être repérée par un enseignant, la famille ou bien un médecin. Il ne faut cependant pas s’alarmer trop vite, certains enfants étant juste un peu plus lent lors de l’apprentissage.
Parmi les différents tests de lecture et de langage, le plus fréquemment utilisé pour détecter la dyslexie est le test du Poucet. Il s’agit d’un court texte permettant d’estimer la gravité du trouble à partir du nombre d’erreurs et du temps de lecture de l’enfant.
Traitement de la dyslexie
Il n’y a pas de médicaments qui permettent de guérir de la maladie. Le traitement de la dyslexie passe par une rééducation orthophonique. Si elle est débutée de façon précoce, elle peut permettre à l’enfant d’avoir une scolarité normale. En fonction du type de dyslexie, plusieurs dispositifs peuvent être utilisés.
Parmi les différentes techniques de rééducation, on peut citer la méthode Borel-Maisonny ou la méthode Chassigny. Des séances de psychothérapie sont également recommandées.
Dyslexie chez l’adulte
Si la dyslexie est très bien prise en charge chez l’enfant, ce n’est pas forcément le cas à l’âge adulte. Pourtant, la dyslexie ne disparaît pas miraculeusement à la sortie des études et les difficultés qu’elle entraîne s’avèrent souvent handicapantes dans le monde du travail : difficultés à lire à haute voix, à prendre des notes, à comprendre certaines blagues ou à écrite sans fautes d’orthographe. Cela s’accompagne généralement d’une honte et d’une perte de la confiance en soi.
Il faut savoir cependant qu’il n’est jamais trop tard pour soigner la dyslexie. Des ateliers sont ainsi mis en place afin de dédramatiser le trouble et limiter ses conséquences.

Selon redaction - Gentside - dimanche 17 novembre 2019

Un miel qui peut soigner...

De plus en plus, le miel dont nous nous régalons en toute saison est utilisé à l'hôpital pour son pouvoir cicatrisant, écrit Mme Christine Vilnet dans le magazine Version Fémina. Cela avait commencé il y a environ 30 ans dans certains hôpitaux français "pour venir au secours de certaines plaies résistantes aux pansements classiques". Désormais, le nectar des abeilles est un vrai dispositif médical, stérilisé et ayant subi des contrôles de qualité. Ses extraordinaires qualités cicatrisantes et anti-infectieuses l'ont en effet fait entrer dans l'arsenal thérapeutique.

Des laboratoires se sont emparés de ce créneau: aussi on trouve actuellement en pharmacie ou sur le Net du miel médical en tube ou sous la forme de tulle cicatrisant ( voir les marques Activon, Revamil, Medihoney ou Melectis). A la maison, si l'on n'a pas d'antiseptique, on peut utiliser du miel alimentaire bio en fine couche apaisante sur une plaie superficielle. Mais cela reste une solution de dépannage! Par contre, dans les hôpitaux comme Gustave Roussy à Villejuif, les pansements au miel ont été intégrés aux dispositifs médicaux pour les cancers ORL par exemple ou des plaies chroniques avancées (suppression d'odeur, neutralisation de produits soufrés...)

Le miel médical est également un espoir contre les escarres. Après des essais en double aveugle par des biologistes, cet "antibiotique naturel" pourrait devenir un remède officiel contre les escarres dans les centres de long séjour. De même, en chirurgie digestive c'est un bon complément des autres pansements (plaies après ablation de kyste sacro-coccygien...). il faut savoir aussi que le miel est hyper-concentré en sucres simples, ce qui lui fait notamment stimuler la croissance des tissus et inhiber la prolifération des bactéries. On préconise par exemple les miels de thym, de châtaignier, de sarrasin, de l'arbre à thé de Nouvelle Zélande appelé miel de Manuka...

Merci les abeilles pour leur aide précieuse! Ayons donc à coeur de les protéger!

Lyliane

09/12/2019

Cantines vertes...

 

Bonjour,

Ca bouge dans les cantines scolaires des villes du monde entier !

Un appel a été lancé par plusieurs dizaines de scientifiques pour que les villes réduisent la consommation de viande dans les cantines publiques. Et cette semaine, plusieurs grandes villes se sont réunies à l’occasion de deux sommets internationaux : le Pacte de Milan et le C40. Elles ont pris des engagements solides pour réduire et améliorer la consommation de viande de leurs habitant·e·s. 14 des plus grandes villes du monde se sont ainsi données pour objectif de réduire à 300 g par personne la consommation de viande d’ici 2030 ! C’est une excellente nouvelle, et ces décisions devraient inspirer nos mairies qui n’ont toujours pas mis en place les mesures nécessaires pour verdir nos cantines.

C’est donc une bonne occasion de rappeler à nos différents maires leurs obligations environnementales et sanitaires ! 

D'après info@cantineverte.fr via sendgrid.net pour PACA

06/12/2019

Rénover les "passoires thermiques" qui sont un gâchis énergétique...

Selon le journal Messages du Secours Catholique et un article de Mme Cécile Leclerc-Laurent, environ 12 millions de personnes seraient touchées par la précarité énergétique dans notre pays. Cela signifie qu'un Français sur 5 rencontre des difficultés, voire une incapacité à chauffer correctement son logement à un coût acceptable. Beaucoup consacrent, en effet, plus de 10% de leur revenu à leur fourniture en énergie du fait d'une mauvaise isolation et de faibles ressources. Certaines s'endettent même ou vivent dans la précarité.

La rénovation permettrait de faire diminuer les factures des logements mal isolés et de réaliser des économies chiffrées à 3,5 milliards d'euros soit 512 euros par ménage en moyenne selon le collectif Rénovons dont le Secours Catholique est membre. Le réseau Eco Habitat le constate après chaque chantier sur le terrain: les dépenses diminuent et les conditions de vie s'améliorent.

La rénovation des logements est aussi un investissement social, dans la mesure où habiter dans un bon logement sans souffrir du froid renforce l'estime de soi et favorise la réussite scolaire, ainsi qu'un meilleur accès au travail. Sur le plan de la santé, les "passoires thermiques" provoquent souvent des problèmes respiratoires, des rhumes ou encore des maux de tête.

Par ailleurs, il faut savoir que les émissions de gaz à effet de serre du secteur habitation représentent 11% des émissions totales en France. Il faut donc prendre des mesures pour faire diminuer ces émissions. Aussi, un plan de rénovation des 7,5 millions de logements mal isolés du parc privé générerait une réduction des émissions à hauteur de 6,12 millions de tonnes d'équivalent CO2 par an. Cela représenterait 12,5% des émissions actuelles du secteur de l'habitat.

La rénovation des logements "énergétivores" serait également une opportunité pour l'économie française. Cela permettrait de créer 130 000 emplois et de réaliser des économies pour la balance énergétique de la France, en la rendant moins sensible aux variations des cours des énergies fossiles. La rénovation ferait aussi baisser les dépenses de santé, puisque les coûts médicaux directs de ces logements mal isolés sont évalués à 930 millions d'euros par an, selon Eurofound.

Aussi, pour aller plus loin sur le sujet, consulter le site Internet: www.renovons.org et les aides gouvernementales proposées notamment par l'Ademe.

Lyliane

30/11/2019

Une colocation ou des maisons partagées pour surmonter ses fragilités...

Dans le Journal La Croix du 3/6/2019, un article de leur correspondante régionale sur Strasbourg évoque la possibilité pour des personnes fragilisées par la maladie de fréquenter un groupe d'entraide mutuelle. Le propriétaire des locaux est Familles Solidaires, une société foncière basée en Alsace et qui collecte de l'épargne solidaire depuis plusieurs années. En effet, des citoyens peuvent investir dans des projets d'habitat partagé et accompagné, afin que des personnes ayant des séquelles d'AVC ou de traumatismes crâniens par exemple puissent être locataires ou bénéficier d'un accueil de jour. Ainsi, sans vivre en institution, ces personnes se retrouvent en colocation et restent accompagnées médicalement.

Il faut savoir que les salariés ont la possibilité d'épargner solidaire via leur entreprise dans le cadre de leur Plan d'Epargne Entreprise ou Interentreprise (PEE ou PEI) ou même de leur plan d'épargne pour la retraite collectif/interentreprises (Perco ou Percoi) en plaçant tout ou partie de leur épargne salariale (intéressement, abondement, participation...) sur un fonds commun de placement d'entreprise (FCPE) solidaire. L'épargne salariale bénéficie d'un cadre fiscal avantageux pour les employeurs et les salariés. Pour ces derniers, en effet, les sommes investies et les intérêts générés sont exonérés d'impôt sur le revenu. Pour en savoir plus à ce sujet, consulter www.finansol.org ou adressez vous à votre entreprise.

Par ailleurs, j'ai  découvert que l'association Simon de Cyrène a mis en place des maisons partagées pour des personnes dépendantes dans notre société. C'est ainsi que des groupes de personnes handicapées par l'âge ou des accidents de la vie,  aidées par leurs familles, leurs amis et avec le soutien de professionnels engagés vivent en habitat participatif (studios le plus souvent et salles communes à partager) dans plusieurs villes françaises. Certaines fonctionnent déja (Rungis, Angers, Nantes, Dijon ) et d'autres sont en construction comme à Lille, Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux... Pour aider cette association, qui oeuvre pour combattre l'isolement et partager joies et peines du quotidien dans un esprit fraternel, contacter le site www.simondecyrene.org.

Lyliane

Interdiction du glyphosate et de deux autres pesticides en Thaïlande...

La Thaïlande, écrit un journaliste dans le journal gratuit Ecolomag, est un des plus gros exportateurs mondiaux de riz et de sucre, mais aussi un des plus gros consommateurs de pesticides, de plus en plus souvent interdits à travers le monde à cause de leur toxicité. Malgré les protestations des agriculteurs locaux, la Commission thaïlandaise a voté à compter du 1er décembre 2019, l'interdiction du glyphosate, du chlorpyrifos-éthyl et surtout du paraquat, un herbicide jugé toxique par les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies.

Rappelons que le glyphosate, vendu sous le nom de Roundup par Monsanto, filiale de Bayer, est accusé d'être à l'origine de cancers. Plus de 13 000 procès sont en cours aux Etats-Unis et le groupe Bayer en a déjà perdu plusieurs. Le Vietnam avait interdit tous les herbicides contenant du glyphosate peu après les procès américains. Pour aider les agriculteurs thaïlandais à apprendre d'autres méthodes de culture, le Réseau national contre les pesticides de Thaïlande s'est mobilisé. En Europe, c'est l'Autriche qui avait été le premier membre de l'UE à interdire toute utilisation du glyphosate dès le mois de juillet 2019. Des restrictions ont été décidées en République Tchèque, en Italie, aux Pays-Bas et en France. A suivre pour voir l'évolution des esprits et la mise en place du principe de précaution...

Lyliane

 

 

Le Télésommet Santé et Conscience sur le web du 1 au 10/12/2019...

 

Le Télésommet Santé & Conscience c’est d’abord 11 magnifiques films du réalisateur Jean-Yves Bilien, qui accompagneront chaque nouvelle journée de l’événement. Des films destinés à nourrir nos coeurs et nos consciences, pour notre bien-être physique, psychologique, émotionnel et spirituel !

Voici les 11 films qui seront présentés cette année:

1. Les chemins de la guérison. La force de l’auto-guérison Avec la participation de : Willy Barral, Dr Janine Fontaine, Pr Bernard Grad, Dr Thilo Hinterberger, Dr Thierry Janssen, Dr Leonard Laskow, Dr Guy Londechamp, Dr Yves Réquéna, Dr Rupert Sheldrake, Dr Stéphan Schmidt, Anne Ancelin Schützenberger, Marc Vella et le Pr Harald Walach

2. Médecine du Sens avec le Dr Olivier Soulier

3. Fréquence électromagnétique de l’ADN Vers une révolution de la médecine avec le Professeur Luc Montagnier

4. Cancer Business Mortel. Liberté de soigner et libre choix thérapeutique avec la docteure Nicole Delépine

5. Phénomènes de Psychogénèse, L’homme qui agit sur la matière avec Jean-Pierre Girard

6. De la psychologie à la spiritualité, Le Chemin du retour à l’essentiel avec le Dr Thierry Janssen

7. Les guérisseurs, la foi la science Les guérisseurs d’hier seront-ils les médecins de demain ? Avec la participation de : Docteur Martine Gardénal, Docteur Bernard Grad, Docteur Alain Perreve-Genet, Docteur Danielle Tavernier, Jean-luc Bartoli, Pierre Bévelot, René Blanc, Jean-Jacques Boucharlat, Emmanuel Marcos, Dr Thierry Janssen.

8. Les guérisseurs de l’impossible Avec la participation de Zahia et Nelson Teixeira da Cunha, Divaldo Pereira Franco, Teresa Ramarajara, Alex Orbito, George et Michael Chapman et William Nonog.

9. Guérison extraordinaire, Guérir d’une maladie incurable avec Willy Barral

10. La route de la conscience. Un voyage passionnant dans les rouages du temps avec Philippe Guillemant

11. La guérison par l’amour avec le Dr Leonard Laskow

Réservez votre place gratuite

Le Télésommet Santé & Conscience c’est aussi…

• 11 grandes entrevues présentées jours après jour (dont le Dr Thierry Janssen, Philippe Guillemant, Jeanne Ayache, Marc-André Sellosse, Rollin McCraty, Amit Goswami et plusieurs autres!)

• 11 conférences et ateliers en direct ou préenregistrés qui ouvriront la voie à l’expérimentation et qui permettront d’apporter des solutions pratiques et de poser des actions concrètes.

Le Télésommet Santé & Conscience, c’est un moment de rencontres et d’activités exceptionnelles qui constitueront au final une magnifique boîte à outils remplie de précieux repères et d’enseignements nouveaux !

Réservez votre place gratuite

28/11/2019

"Merci pour l'invit" pour héberger des femmes SDF...

Deux semaines, trois mois, un an... La durée du séjour varie, mais pas la stratégie. Depuis quelques mois, la plateforme Merci pour l'invit' met en relation des femmes sans-abri avec des particuliers, qui proposent de les héberger le temps qu'elles remettent le pied à l'étrier. 
"Quand on est sans-abri, on est dans une stratégie de survie. On pense à trouver un lit où dormir et un endroit pour manger. C'est impossible de faire des projets d'avenir", souligne Kerill Theurillat, responsable du projet, invité de Raphaëlle Duchemin dans La France bouge sur Europe 1. 
Une femme sans-abri agressée toutes les 8 heures
Dans la rue, les femmes sont particulièrement vulnérables. En France, une femme sans-abri est agressée toutes les huit heures, estime l'association l’Entourage. "Elles sont exposées à des violences quotidiennes, sexuelles, physiques, et les cas de harcèlement sont très fréquents", pointe Kerill Theurillat.
Merci pour l'invit' propose d'abriter ces femmes en difficulté. D'un côté, les particuliers peuvent s'inscrire, via un formulaire, afin de proposer une chambre. De l'autre, des travailleurs sociaux orientent les femmes sans-abri vers ces logements, et s'engagent à assurer un suivi pendant toute la durée de l’hébergement. Pour l’instant, la plateforme est active en Île-de-France et en Gironde. Kerill Theurillat ne compte pas s'arrêter là : "Nous voulons nous étendre à d'autres département dès que possible, dès que nous en aurons les capacités". 

Selon Laetitia Drevet - Europe 1 - lundi 11 novembre 2019

26/11/2019

Droits de l'enfant , 30 ans après...

Dans la Lettre de l'association Solidarité Laïque, un dossier fait le bilan sur la Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE), qui avait été adoptée à l'unanimité par les Nations Unies le 20/11/1989 et ratifiée par le France en 1990. La Convention et ses 54 articles ont une vocation universelle: c'est le traité le plus ratifié au monde, à l'exception des Etats-Unis. Des protocoles additionnels ont enrichi cette Convention (traite des enfants, saisine de la justice, conflits armés...)

C'est quoi qu'il en soit le premier traité international reconnaissant l'enfant comme un sujet de droits. Quatre principes défendent l'intérêt supérieur de l'enfant, son droit à la participation, sa non-discrimination, sa survie et son développement. 30 ans ont passé. Des avancées ont en lieu: recul de la mortalité infantile, accès à l'école... Les engagements de cette Convention devraient cependant être davantage promus et défendus. Il faut reconnaître, en effet, que certains enfants voient encore leurs droits bafoués en France comme dans le monde...

L'article insiste également sur le fait que la jeunesse représente la moitié de la population dans les pays en voie de développement. Il est également question de la saisine du Comité des Droits de l'enfant par Melle Greta Thunberg et 15 autres enfants sur "l'inaction climatique" de 5 pays dont la France. La conclusion du dossier me paraît essentielle:" Ne faudrait-il pas écouter et croire en cette jeunesse capable de construire un monde plus inclusif et respectueux des enfants qui seront les adultes de demain?"

Lyliane

22/11/2019

Suis-je éligible à une cure thermale remboursée par l'assurance maladie?

 

Pour savoir si vous êtes éligible à une cure thermale conventionnée, il faut en parler avec votre médecin, seul apte à vous prescrire une cure thermale si c’est une solution efficace pour votre pathologie.

Une cure thermale conventionnée doit en effet être obligatoirement  prescrite par un médecin (votre médecin traitant ou un spécialiste, Rhumatologue par exemple) et être d’une durée de 18 jours de soins, dispensés 6 jours sur 7 (pas de soins le dimanche) pour bénéficier d’une prise en charge de l’Assurance Maladie.

Votre médecin traitant (ou votre spécialiste) doit vous prescrire la cure en remplissant le formulaire officiel (télécharger un spécimen de formulaire de prise en charge) au plus tard au cours du trimestre qui précède la date souhaitée pour votre cure. Il prescrit votre cure en fonction de votre état de santé. Il indique sur la prise en charge de l’Assurance Maladie la ou les orientations thérapeutiques et la station thermale recommandée pour votre pathologie. Pour le traitement de 2 affections simultanées, il précise la double orientation et la station adaptée.
➜ Le retour de votre prise en charge doit vous parvenir dans un délai de 1 mois : vérifiez-la !

Votre médecin peut vous prescrire une cure thermale conventionnée si vous souffrez d’une des pathologies suivantes :

 

// Rhumatologie //

Arthrose – Rhumatismes dégénératifs et inflammatoires – Troubles musculo-squelettiques –  Ostéoporose – Lombalgie – Sciatique – Tendinites – Polyarthrite rhumatoïde – Spondylarthrite ankylosante – Séquelles de traumatismes ou d’interventions chirurgicales – Inflammation chronique des tendons – Syndrome fibromyalgique – Raideurs articulaires – Suites de fracture

Découvrez les stations thermales prenant en charge la Rhumatologie (RH)
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/ Voies Respiratoires //

Allergies respiratoires – Asthme – Bronchites – Otites – Sinusites – Rhinites allergiques – Angines – Rhinosinusites – Rhinoplastie – Rhino-pharyngites récidivantes – Rhume des foins – Toux spasmodiques – BPCO

Découvrez les stations thermales prenant en charge les Voies Respiratoires (VR)
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// Appareil digestif et Métabolisme //

Affections hépato-biliaires – Maladie de Crohn légère ou modérée – Rectocolite hémorragique légère ou modéré – séquelles de maladies parasitaires intestinales – Troubles du transit intestinal

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// Maladies Cardio-artérielles //

Angine de poitrine – Artériopathie oblitérante des membres inférieurs – Hypertension artérielle – Maladie de Raynaud – Séquelles d’infarctus – Suites de traitement chirurgical : pontage, dilatation artérielle

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// Affections des muqueuses bucco-linguales //

Aphtose – Bouches sèches – Brûlures post-radiques – Glossite – Intolérance aux prothèses fixes ou mobiles – Leucokératose – Lichen plan buccal – Parodontopathies – Séquelles de traumatismes ou d’interventions chirurgicales  – Stomatodynie

Découvrez les stations thermales prenant en charge des Affections des muqueuses bucco-linguales (AMB)
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// Appareil urinaire et métabolisme //

Calculs urinaires – Colibacilloses – Cystites – Cystalgies – Infection urinaires – Prostatites récidivantes

Découvrez les stations thermales prenant en charge l’Appareil urinaire et Métabolisme (AU)
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// Dermatologie //

Acnés – Cicatrices – Eczémas – Prurits chroniques – Psoriasis – rougeurs du visage – Séquelles de brûlures

// Affections des muqueuses bucco-linguales //

Aphtose – Bouches sèches – Brûlures post-radiques – Glossite – Intolérance aux prothèses fixes ou mobiles – Leucokératose – Lichen plan buccal – Parodontopathies – Séquelles de traumatismes ou d’interventions chirurgicales  – Stomatodynie

Découvrez les stations thermales prenant en charge des Affections des muqueuses bucco-linguales (AMB)
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// Appareil urinaire et métabolisme //

Calculs urinaires – Colibacilloses – Cystites – Cystalgies – Infection urinaires – Prostatites récidivantes

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// Dermatologie //

Acnés – Cicatrices – Eczémas – Prurits chroniques – Psoriasis – rougeurs du visage – Séquelles de brûlures

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// Gynécologie //

Mini-cures pré natales et post-natales – douleurs pelviennes et vaginales – Dysménorrhées – Infections récidivantes – Troubles de la ménopause – Règles douloureuses – Séquelles d’épisiotomie – Sécheresse des muqueuses pelviennes

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21/11/2019

Feu vert à l'expérimentation du cannabis médical en France...

L'Assemblée Nationale vient d'autoriser le 25/10/2019 l'expérimentation du cannabis thérapeutique en France. Cela pourrait se concrétiser au cours du premier semestre 2020. Elle concernera des personnes souffrant de maladies graves (épilepsie, douleurs neuropathiques, effets secondaires de chimiothérapies, de soins palliatifs ou de scléroses en plaques) pour lesquelles "les dérivés du cannabis peuvent constituer un apport thérapeutique supplémentaire" selon compte-rendu d'un journaliste de Nice-Matin.

Cette expérimentation sera menée  dans plusieurs centres hospitaliers en France. Une prescription initiale sera effectuée par un médecin spécialiste, neurologue ou médecin de la douleur. Les patients devront se fournir  en pharmacie hospitalière, puis renouveler leur traitement en pharmacie de ville. Ces dérivés du cannabis prendront la forme de tisane, d'huile ou de fleurs séchées. Il n'y aura donc pas de joints en pharmacie pour le moment!

Il faut savoir quee cannabis médical représente déjà un marché mondial de plus de 10 milliards d'euros. 17 pays de l'Union Européenne ont déjà autorisé des traitements à base de cannabis médical. Les producteurs canadiens figurent parmi les leaders du secteur. En Europe, c'est aux Pays-Bas que sont apparus les premiers producteurs légaux de cannabis en 2003. Chez nous, un groupe agricole coopératif français a déposé une demande pour se positionner sur le marché. Jusqu'ici, la France n'autorisait pas la production de cannabis... A suivre donc!

Lyliane

19/11/2019

Combattre la pollution en Inde grâce aux carottes?

Depuis quelques jours, le nord de l’Inde est en proie à un pic de pollution, hors norme. New-Delhi et ses environs sont plongés dans un épais brouillard, où les taux de particules fines sont 32 fois supérieurs au maximum recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), explique France Bleu.
Les avions sont détournés dans d’autres aéroports, les écoles sont fermées et une circulation alternée est mise en place… Des mesures jugées insuffisantes par la population, particulièrement touchée.
Et alors que nombreux Indiens se plaignent de douleurs à la gorge, aux yeux et de difficultés respiratoires, le ministre de la Santé, Harsh Vardhan, leur recommande de "manger des carottes." Un aliment qui "aide votre corps à obtenir de la vitamine A, du potassium et des antioxydants qui permettent de lutter contre l’héméralopie, si commune en Inde. Elles aident aussi contre d’autres difficultés liées à la pollution," relate le HuffPost.
De quoi faire grincer des dents… Outrés, des citoyens piégés dans le brouillard ont tenu à lui répondre sur Twitter. "C’est votre premier conseil face à la pollution? Vous feriez mieux de quitter votre poste et de le laisser à quelqu’un capable de réellement faire quelque chose…," lance un internaute. "Quelle honte. Les gens peuvent développer de l’asthme et des cancers parce que vous ne faites rien et vous voulez que nous mangions des carottes," dénonce un autre.

D'après redaction - Gentside - lundi 4 novembre 2019

18/11/2019

Transformer plantes et déjections d'insectes en insecticides naturels...

Dans le journal Capital de février 2019, à travers un article de Mme Nathalie Villard, nous apprenons que Mr Michaël Roes, lauréat du prix Capital Innover à la campagne en 2018, transforme des plantes (ortie, bourrache, ail, piment...) ou des déjections d'insectes en fongicides et insecticides naturels. Avec ses produits Mr-Organics, les agriculteurs réduisent de 30% les phytosanitaires et cela pour 2 fois moins cher.

Bravo et merci à ce lauréat de penser à l'air que nous respirons tous, à l'eau qui ruisselle et rejoint mers et océans, aux abeilles qui pollinisent nos vergers et aux légumes, fruits et céréales que nous pourrons grâce à lui notamment consommer avec moins de conséquences fâcheuses pour notre santé!

Lyliane

16/11/2019

Un ouvrage pour nous aider à nous faire du bien...

L’ancienne mannequin et comédienne Estelle Lefébure publie ce mois-ci Vivre au rythme de son cœur (éditions Flammarion), un ouvrage qui s’appuie sur son expérience personnelle et l’expertise de plusieurs professionnels de santé. Depuis 2015, elle a déjà publié plusieurs livres dans lesquels elle livre ses conseils bien-être et beauté, dans la série Orahe, la méthode Estelle Lefébure ("Ma méthode anti-âge", "Le bien-être pour les enfants"…).
"Il faut prendre soin de son cœur de façon spirituelle"
"Il faut réapprendre à s’aimer soi-même, les gens s’oublient", considère Estelle Lefébure. Dans son livre, elle raconte qu’au moment du décès de sa mère en 2011 dans un accident de voiture, elle a réappris à penser à elle et à s’écouter. "Il y a un vrai travail qu’on peut faire soi-même et il n’y a pas besoin d‘attendre ce genre d’événement pour comprendre que la vie est précieuse", poursuit-elle.
Dans son ouvrage, l’ex-top model donne des conseils diététiques comme philosophiques. "J’ai pris conscience il y a longtemps déjà de l’existence de mon cœur spirituel", écrit-elle. "En acceptant les signes du temps qui passe, les peines, les accidents de la vie, j’allège mon cœur." Elle recommande notamment le yoga pour "prendre soin de son cœur de façon spirituelle". "Il est important de prendre du temps pour se connaître, c’est ça la clef", complète-elle.

D'après Romane Lizée - Europe 1 - mardi 29 octobre 2019

Zoom sur les courges...

La courge appartient à la famille des cucurbitacées. Il est possible de manger de la courge toute l'année car elle se conserve bien, mais la meilleure saison s'étale d'octobre à janvier. Pour la choisir, elle doit être lourde et ferme. Préférer celles qui ont encore leur tige. Selon un article publié dans le journal "Nous", ce serait Christophe Collomb vers 1492 qui aurait découvert la courge lors de ses rencontres avec les Indiens d'Amérique Centrale (Cuba, Mexique, Guatémala...). Ceux-ci s'en servaient tantôt de calebasse ou d'instrument de musique, tantôt la consommaient.

Il en existe de nombreuses variétés depuis le potimarron, la citrouille et le potiron, jusqu'à la courge butternut, la christophine et le pâtisson. La courge est riche en fibres, en vitamine A et en bétacarotène. Elle contient également une bonne quantité d'antioxydants, comme la lutéine et la zéaxanthine, qui jouent un rôle protecteur pour la santé des yeux (dégénérescence de la rétine). Certains disent même qu'elle diminuerait le risque de cancer( estomac, sein, poumon, côlon-rectum...) en s'appuyant sur une étude réalisée en 2010.

Bref, nature cuite à l'étouffée ou farcie de quinoa et fromage de chèvre, en soupes ou en gratin, la courge est un légume de saison agréable au goùt, diététique et protecteur de notre santé. Ne nous en privons pas. Le potimarron peut même se consommer cuit avec la peau. Faisons goûter à nos enfants et petits-enfants ce légume coloré aux formes arrondies qu'ils connaissent surtout grâce à la fête d'Halloween...

Lyliane

15/11/2019

Pénuries de médicaments: comprendre et peser sur les enjeux...

Un article publié dans le Journal Alternatives Economiques fait le tour de la question des pénuries de médicaments de plus en plus fréquentes. On considère, en effet, que la mondialisation du marché a provoqué un nombre de pénuries multiplié par 20 en 10 ans. Patients, pharmaciens et médecins commencent à réagir et à demander des explications. Ils déplorent les effets de ces pénuries sur la santé de la population européenne. Selon l'article, les causes de celles-ci seraient multifactorielles et proviendraient principalement de la production du médicament: défaut de production, manque de matières premières, capacité de production insuffisante... Le marché chinois ressent lui aussi ces tensions, car l'augmentation de la demande ne cesse de croître.

Il faut savoir que 80% des principes actifs des médicaments vendus sur nos marchés  proviennent de pays tiers: principalement de Chine et d'Inde. Dans nos pays, trouver des substituts est parfois possible et nous importons déjà certaines molécules, mais des effets secondaires se font jour de temps à autre. Nous avons eu le cas en France avec le Lévothyrox, dont le substitut assez différent par ses composants, a déclenché une sérieuse polémique. De plus, les substituts proposés en lieu et place de ceux prescrits par les spécialistes peuvent sont souvent plus onéreux pour la Sécurité Sociale. Pratiquement, la plupart des pays européens et même les Etats-Unis souffrent de ces pénuries de médicaments.

Des mesures ont été annoncées par le gouvernement français fin septembre 2019: obligation pour les industriels du médicament de constituer des stocks de sécurité et, en cas de pénurie, obligation d'approvisionner à leurs frais le marché français. Des sanctions financières ont été prévues, mais elles sont plafonnées à un million d'euros, ce qui est peu dissuasif. En effet, le chiffre d'affaires de l'industrie pharmaceutique en France est de quelques 55 milliards d'euros. Nous pouvons donc nous demander si ces mesures vont être suffisantes pour endiguer ces pénuries...

L'article insiste sur d'autres mesures qui pourraient, si elles étaient adoptées, valablement compléter le dispositif. Tout d'abord relocaliser la majeure partie de la  production en Europe en multipliant le nombre de sites. Ensuite, attribuer une partie de cette production à des acteurs publics (hôpitaux?) pour certains médicaments. Enfin, tout en pointant les responsabilités des acteurs industriels, qui ont des stratégies de rentabilité plus que des objectifs de service, donner davantage de moyens à l'ANSM. En tant que citoyens et que patients, nous pourrions nous aussi peser sur ces choix qui nous concernent directement ainsi que nos enfants et petits-enfants.

Lyliane

Le Collectif "l'école pour tous" écrit à Mr Blanquer une lettre ouverte...

Dans une lettre ouverte à Jean-Michel Blanquer, le collectif #EcolePourTous rappelle que 100 000 enfants n'ont pas pu effectuer leur rentrée cette année.
Tribune.
Monsieur le Ministre,
Hier, comme chaque année, des millions d’enfants et de jeunes ont fait leur rentrée scolaire. Vous avez vu leurs visages : leurs rires quand ils retrouvaient leurs amis, et surtout la confiance en l’avenir que leur inspirait le regard bienveillant des enseignants.
Mais hier, nous étions encore 100 000 enfants et jeunes dont ni vous ni personne n’a vu les visages à l’entrée des écoles de France. Nous étions encore cette année les 100 000 oubliés de la rentrée des classes.
Vous connaissez certains d’entre nous, vous avez certainement vu nos visages dans la lettre parlée que nous vous avons adressée en novembre dernier. Nous, enfants vivant en bidonvilles, squats ou hôtels sociaux, nous, jeunes mineurs isolés étrangers, nous, enfants du «Voyage», vous alertions sur le fait que dans le pays de Victor Hugo et de Jules Ferry, la porte de l’école reste fermée devant nous.
Nous avons créé le Collectif #EcolePourTous pour alerter la République sur les obstacles que nous rencontrons dans l’accès à l’école en France : les demandes illégales et interminables de justificatifs pour l’inscription en mairie, les expulsions d’habitat à répétition, la contestation arbitraire de notre minorité, la fin de la prise en charge par l’Aide sociale à l’enfance qui brise nos rêves à 18 ans ou encore le racisme des adultes et des enfants dans et autour de l’école…
En mars dernier nous avons rencontré des membres de votre cabinet pour leur présenter six mesures qui contribueraient largement à réparer le chemin brisé de notre accès à l’école : simplifier les démarches d’inscription, reconnaître et systématiser le métier de médiateur scolaire, instaurer la «trêve scolaire» pour qu’aucun enfant ou jeune scolarisé ne soit expulsé de son habitat de septembre à juillet, rendre obligatoire le contrat jeune majeur pour les bénéficiaires de l’Aide sociale à l’enfance, accorder la présomption de minorité aux mineurs non accompagnés qui demandent la protection de l’enfance, et enfin adapter les plans de lutte contre le racisme à nos réalités.
Depuis, grâce à votre appui et au soutien de plusieurs députés, nous avons franchi une première étape : notre première demande (la simplification des démarches d’inscription) a été adoptée dans la loi «pour une école de la confiance» et la création d’une mission d’information est à l’étude à l’Assemblée nationale.
Mais si nous voulons que cette rentrée scolaire soit la dernière qui se fasse sans nous, et qu’aucun, aucune jeune fille ou garçon de France ne soit exclu de la promesse républicaine à la rentrée prochaine, il est urgent que vous avanciez dès maintenant avec nous sur nos cinq autres propositions.

Aujourd’hui, nous alertons et remettons également nos recommandations dans les mains de Mme Geneviève Avenard, la Défenseure des enfants.
Mais en vertu de l’autorité qui est la vôtre, Monsieur le Ministre, l’accomplissement de la promesse d’un accès inconditionnel à l’école de la République pour tous les enfants dépend de votre décision.

Selon Le collectif #EcolePourTous - Liberation - mardi 3 septembre 2019

14/11/2019

Les urgences au Danemark...

Depuis 2014, les habitants de la région de Copenhague doivent appeler le numéro d’urgence 1813 au lieu de se rendre directement à l’hôpital en cas de maladie ou de blessure. Dans le reste du pays, ce sont les médecins généralistes qui s’organisent pour orienter les patients jour et nuit. Un modèle qui a désengorgé les services d’urgences et inspire le gouvernement français enlisé dans la crise des hôpitaux. Mais qui reste perfectible et sous pression.
"Mon rêve, c’est de supprimer les salles d’attente." À l’hôpital Amager, un bâtiment de briques jaunes niché dans un quartier résidentiel au sud de Copenhague, le Dr Jens Henning Rasmussen, chef de service des urgences, fait le tour des deux étages qu’il gère. "Nous accueillons 50.000 patients par an, et dans 90% des cas, il s’agit de blessures bénignes comme des coupures, des chevilles cassées ou des traumatismes de l’œil." Il règne, en cette fin d’après-midi d’octobre, un calme étonnant. Pas de brancards dans les couloirs et des salles d’attente quasi vides. Sur les tableaux d’arrivées des patients, les temps de prise en charge affichés ne dépassent pas les 15 minutes… Bien loin du quotidien des urgences en France, où la grève entamée en mars s’éternise et touche désormais 269 services. Alors que le budget 2020 de la Sécu doit être voté en première lecture à l'Assemblée ce mardi, les collectifs Inter-Hôpitaux et Inter-Urgences organisent d'ailleurs une manifestation devant le ministère des Finances, en amont de la grande mobilisation nationale du secteur hospitalier prévue le 14 novembre. Enlisée dans cette crise, la ministre de la Santé Agnès Buzyn s'intéresse fortement à ce qui se passe au Danemark, ce pays scandinave de 5,7 millions d'habitants souvent érigé en modèle sur les questions sociales. 

En effet, le service des urgences de l'hôpital Amager reçoit 50.000 patients par an (crédit : @Amager Hospital)
Aujourd’hui, les Danois ne sont plus censés se rendre à l’hôpital de leur propre initiative. Confronté au même manque de moyens et à des urgences hospitalières saturées, comment le Danemark a-t-il géré la crise ? En 2007, le gouvernement a entrepris un toilettage inédit des strates administratives du pays. En conséquence, la carte hospitalière a été chamboulée. L’Etat, qui consacre 10,4% de son PIB à la santé (contre 11,1% pour la France), a dépensé près de 6 milliards d’euros sur dix ans dans son plan de transformation des hôpitaux, dont le nombre a été taillé de 40 établissements de proximité à 21 structures plus grosses et spécialisées. Les régions, responsables des soins de premier recours et des urgences, ont dû trouver des solutions pour compenser la fermeture d’hôpitaux. "L’idée n’était pas tant de baisser la fréquentation des urgences mais surtout de soigner les patients au bon endroit, au bon moment et avec un traitement adéquat", résume Helene Bilsted Probst, directrice de l’Organisation du système de soins à l’Autorité de santé danoise.

Aller aux urgences... sur rendez-vous. En première ligne, les médecins généralistes sont devenus les pivots du système de santé danois. Dans quatre des cinq régions du pays, dans le cadre d’un contrat avec les autorités locales, ils se sont coordonnés pour assurer la continuité des soins. Et les patients doivent impérativement passer par un médecin avant de se rendre aux urgences. "En dehors des heures d’ouverture des cabinets, les généralistes se relaient pour répondre à un numéro d’assistance médicale et, si besoin, recevoir en consultations ou rendre visite aux patients. Ils n’envoient vers l’hôpital que les urgences les plus graves", explique Jonatan Schloss, président de l’Organisation des médecins généralistes. À Copenhague, faute d’accord avec les syndicats de médecins, la région a investi 6,48 millions d’euros pour mettre en place un autre système : le numéro 1813.
Depuis 2014, si leur médecin n’est pas disponible, les habitants de la région capitale (1,8 million) doivent composer le 1813 en cas de blessure ou maladie. Ce dispositif cohabite avec le 112, qui reste le numéro à composer en cas d’urgence vitale, sur un site unique à Ballerup, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Copenhague. "Nous recevons 80.000 appels au 1813 par mois, soit près de 3.000 par jour", se félicite Freddy Lippert, PDG des Services médicaux d’urgence de la région. En 2018, 30% des appelants ont été orientés vers les urgences. Alors, le 1813 connaît en temps réel l’affluence dans les 11 hôpitaux de la région et fixe, selon l’urgence, des rendez-vous adaptés aux patients. "Cela leur permet d’attendre chez eux, plutôt que de venir s’entasser dans les salles d’attente des urgences", souligne Freddy Lippert. Sur le plateau géant où une cinquantaine de soignants se relaient pour répondre aux appels, cette fin de matinée automnale est plutôt ordinaire. Entre minuit et 11 heures, 497 dossiers ont été traités, avec un temps de réponse maximum de 3 minutes trente.Les débuts du 1813 n’ont pas été si faciles. Le service n’étant pas géré par les généralistes, ce sont principalement des infirmières qui répondent aux appels. Des médecins sont certes présents en soutien, mais le système a longtemps été considéré comme un dispositif de "seconde zone". Des cas de méningites mal diagnostiquées au téléphone, ayant entraîné le décès de patients, ont encore récemment mis de l’huile sur le feu. "Nous suivons un protocole très strict de consultation téléphonique, en nous appuyant sur des questionnaires précis pour aider au diagnostic et nous prenons en charge 70% des appels du début à la fin", défend Britta, l’une des responsables des infirmières. Malgré ces polémiques, le 1813 est entré dans le quotidien des Copenhagois. Le cap du million d’appels sur l’année sera franchi en 2019, pour 130.000 appels au 112. Et si la première année, les visites aux urgences ont modestement diminué de 10%, la baisse serait de l’ordre de 20 à 25% sur cinq ans.

Curiosité internationale
A l’hôpital Amager, les urgentistes - qui, en ce jour calme, ont l’air d’attendre le chaland sentent la différence. "Avant, les gens attendaient jusque dans le couloir, et ils pouvaient être agressifs, se souvient Kirsten, médecin. Certains patients sont quand même envoyés ici pour rien. C’est la limite des consultations au téléphone." Reste que pour Frederika, les conditions de travail se sont améliorées : "Nous avons plus de temps pour nous occuper des réelles urgences, ce qui réduit le stress." Dans la salle d’attente, les -rares- patients aussi apprécient. "Ma fille de 11 ans est tombée dans la cour de l’école. Comme nous pensons que sa main est fracturée, nous avons directement appelé le 1813 qui nous a envoyés ici dans un délai rapide", témoigne ce père plutôt serein. Même soulagement pour ce chef trentenaire qui s’est entaillé le doigt avec son couteau de cuisine. "Mon patron a immédiatement appelé l’assistance médicale pour qu’on me donne un rendez-vous aux urgences." Arrivé avec un torchon comme pansement provisoire, il est venu à pied de son restaurant situé dans le quartier et a été pris en charge en quelques minutes.
"Les portes des urgences ne sont pas closes pour autant, mais la procédure est systématiquement rappelée à ceux qui ne respectent pas le parcours mis en place", souligne le Dr Jens Henning Rasmussen. Difficile en effet d’ignorer la règle du jeu : Amager affiche clairement sur sa porte d’entrée la marche à suivre et renvoie vers le 1813 ou le 112. Un téléphone est à la disposition des patients à l’extérieur. Touristes ou résidents récalcitrants, entre 10 et 20% des patients des urgences d’Amager se présentent encore sans avoir été orientés par leur médecin ou par le 1813. Gare à ceux tentés de tricher : "Sauf urgence vitale, ils devront attendre que toutes les personnes qui avaient pris rendez-vous via le 1813 avant leur arrivée soient passées."S’il suscite la curiosité internationale, de l’Allemagne à Israël, en passant par la France où Agnès Buzyn veut mettre en place un numéro unique d’accès aux soins "avant l’été 2020", le modèle danois reste fragile. Sur les trente prochaines années, la population âgée de plus de 75 ans va presque doubler au Danemark. En parallèle, le nombre de patients atteints de maladies chroniques explose. De quoi mettre ce système bien rôdé sous pression. "Il faudra aussi prendre en compte la pénurie de médecins, qui s’aggrave dans notre pays, relève Sidsel Vinge, chef de projet à l’institut d’études Vive, qui a publié un rapport sur le 1813. D’ici cinq à dix ans, des décisions politiques devront être prises. Deux pistes sont sur la table : accélérer l’intégration entre la médecine de ville et les urgences hospitalières, d’une part, et attribuer davantage de tâches aux infirmiers pour compenser le manque de médecins, de l’autre." Le chantier lancé il y a douze ans est loin d’être achevé.
Selon Isabelle de Foucaud - Challenges - mardi 29 octobre 2019
 
 
 

12/11/2019

Qu'est ce que les soins d'énergie quantique?

Il existe à côté des soins traditionnels en médecine occidentale, une autre approche plus holistique qui s'intéresse autant au corps physique qu'à l'émotionnel et aux mémoires cellulaires, bref à tout ce qui a pu être engrammé éventuellement dans  l'être humain. On les appelle soins énergétiques, soins quantiques ou même soins de bio-résonance. Le postulat de départ est de ce fait fort différent. En effet, d'une part le thérapeute est une sorte d'antenne au travers de laquelle l'information du message de guérison passe directement, à distance ou même grâce à l'utilisation d'un appareil de biofeedback quantique et d'autre part il s'appuie sur les ressources du patient et sa capacité à mobiliser lui-même ses énergies.

Pour comprendre comment ces soins sont susceptibles d'agir sur une personne, il faut revenir à des notions de physique et à l'organisme humain, qui est constitué de particules de lumière appelées photons, qui dégagent un champ vibratoire. Depuis les découvertes d'Einstein, des biophysiciens comme l'allemand Fritz Albert Popp ont démontré en 1970 que les cellules humaines émettaient des "biophotons", organisés en champs énergétiques. Les russes ont cependant été les premiers à travailler sur la physique ultra-corpusculaire ou quantique, puisqu'un prix Nobel de physique a été attribué en 1964 à Mrs N. Bassov et A. Prokhorov.

De nos jours, cette thérapie est largement pratiquée en Allemagne, en Russie, en Italie, en Espagne et au Canada. En France, le Dr Luc Bodin, comme le Dr Jean-Louis Garillon, vice - président de l'Institut de médecine quantique de Moscou et spécialiste français l'enseignent et l'utilisent. Dans le sud de la France, à Eguilles (13), Mme Sylvie Dumur pratique la thérapie quantique depuis 30 ans. Et à Nice (06), Mr Xavier Janvrin vient de s'installer avec cette spécialité. Mais il ne manque pas de contradicteurs à ce propos dans notre pays, car comme l'a écrit le Dr Garillon dans le n° 72 de la revue Alternatives Santé:" la médecine quantique rend visible l'invisible!"

Comment prouver, en effet, ce que peuvent faire l'énergie de résonance, l'intention et le souffle mis au service de la guérison, afin de requalifier des vibrations en déséquilibre, libérer des mémoires cellulaires familiales ou ancestrales, éveiller à davantage de conscience et parfois amener jusqu'au pardon et à la guérison? Seul le patient, partie prenante du soin, est à même d'établir des liens avec un éventuel déconditionnement, de ressentir un nettoyage profond grâce à des plans de lumière transmutant son mal-être et le reconnectant à "sa conscience supérieure".

Pour avoir vécu personnellement et pendant plusieurs mois à différentes reprises ce type de manifestations sur tous les plans de mon être, je peux témoigner de la qualité de la personne vers qui je me suis tournée (Mme Sylvie Dumur) avec un ressenti positif et une confiance éclairée. L'énergie quantique agit, en effet, selon mon vécu personnel, aussi bien sur le plan physique que sur les plans éthériques, mentaux et spirituels, pour peu qu'on s'ouvre aux vibrations sans y faire obstacle avec son "petit moi".

Est-ce que la thérapie quantique deviendra la thérapie du futur? Nul ne le sait encore. Pour approfondir le sujet, en plus d'ouvrages spécialisés, comme ceux de Mr Greg Braden, il est possible de lire les ouvrages du Docteur Luc Bodin comme son "Manuel de soins énergétiques" ou celui de Mr Raphaël Cannenpasse: "Biologie, médecine et physique quantique". Enfin, un film récent de Mme Fabienne Berthaud, sorti le 30/10/2019, intitulé "Un monde plus grand" de Mme Corine Sombrun, cofondatrice du TranceScience Research Institute retrace ses premiers pas chez les Tsatsaan de Mongolie qui pratiquent le chamanisme et entrent dans des états de conscience modifiés...

Lyliane

 

11/11/2019

La France va tester le cannabis à usage thérapeutique...

Emmanuel Macron et la ministre de la santé Agnès Buzyn avaient déclaré y être favorables... La France va tester à partir de l'été 2020 l'usage du cannabis à des fins thérapeutiques. L'expérimentation a été autorisée via un amendement au Projet de loi de financement (PLFSS) de la Sécurité sociale, qui a été voté à l'unanimité vendredi à l'Assemblée nationale.
La France va donc mesurer pendant deux ans l'usage de cannabis sur quelque 3.000 patients volontaires pour lesquels les anti-douleurs classiques n'agissent pas ou plus. La pratique est déjà autorisée dans 19 autres pays de l'Union européenne.
Pour apaiser certains maux "On ne dit pas à tous les patients : consommez du cannabis et vous irez mieux", explique dans un communiqué le député La République en marche Olivier Véran, neurologue de profession et auteur de l'amendement. "C'est une solution encadrée qui apaise certains maux que des traitements classiques ne soulagent plus."
Les malades auront accès à la substance sous forme de tisanes ou d'huile. Médecins et pharmaciens seront formés en conséquence. La mesure ne sera définitivement décidée qu'après l'adoption définitive du PLFSS, qui doit être examiné par le Sénat.
Feu vert de l'ANSM
L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) avait fait un pas de plus dans cette direction fin 2018, souhaitant qu'une expérimentation du cannabis thérapeutique puisse être mise en place avant la fin 2019.
Le gendarme du médicament indiquait retenir pour ces tests certaines les douleurs réfractaires aux thérapies (médicamenteuses ou non) accessibles, certaines formes d'épilepsie sévères et pharmacorésistantes, des soins de support en oncologie, des soins palliatifs, mais aussi la spasticité douloureuse de la sclérose en plaques.
Macron pas favorable à une légalisation
En visite sur l'île de la Réunion, Emmanuel Macron a rappelé vendredi qu'il n'était "pas favorable" à la légalisation ni à des "usages non encadrés" du cannabis, alors que la consommation récréative est interdite par la loi mais largement pratiquée dans le pays.. "Par contre, le cannabis thérapeutique, c'est vrai, a des vertus dans le cadre de traitements", a-t-il dit lors d'une conférence de presse, cité par Reuters.
Le président a précisé que la culture de cette plante, dans le département de la Creuse ou des territoires ultra-marins comme la Réunion, devrait faire l'objet "d'autorisations sanitaires" émanant du ministère de Santé. "Nous l'encadrerons et l'aménagerons pour qu'elle puisse profiter à des producteurs locaux sur notre sol", a-t-il dit.
Selon Boursier.com - Boursier - vendredi 25 octobre 2019

10/11/2019

Les ados et les écrans...

Pour Jeff Hancock, psychologue à la tête du Social Media Lab de l'Université de Stanford, des études scientifiques contradictoires et décontextualisées ont favorisé une telle méfiance. On peut en effet facilement trouver en ligne d'un côté un rapport démontrant un lien entre l'anxiété chez les jeunes et leur utilisation de Facebook, de l'autre une étude pointant certains bienfaits des réseaux sociaux. Panique. L'inquiétude l'emporte souvent et les nouvelles technologies deviennent la cause de tous les maux.
Pour démêler le vrai du faux, Jeff Hancock s'est lancé dans la plus grande analyse réalisée à ce jour sur les effets des médias sociaux et le bien-être psychologique de ses usager·es. L'étude, enrichie de multiples articles émanant d'autres scientifiques, porte sur plus de 275.000 personnes. Le résultat est sans équivoque: les ados connecté·es se portent bien.
Réseau social peut rimer avec bien-être. Selon les recherches du psychologue, les effets des réseaux sociaux agissent comme «une rue à double sens». Quand on surfe sur ces plateformes, on y gagne comme on y perd. De façon minime toutefois. Pour les aspects négatifs, Hancock et son équipe ont constaté qu'une grande utilisation des réseaux sociaux pouvait conduire peu ou prou à une dépression et à de l'anxiété. Cependant, leur utilisation active peut aussi créer un sentiment de bien-être. Elle favoriserait également les échanges et le développement relationnel de l'individu.
La quantité et la durée d'utilisation n'est pas non plus un problème majeur selon les travaux d'Amy Orben et Andrew K.Przybylski, deux universitaires d'Oxford. Grâce à une méthode de calcul, ils ont mesuré le pourcentage de variabilité du bien-être en fonction de l'utilisation des réseaux sociaux. L'utilisation de la technique numérique n'est associée qu'à 0,4% de variation du bien-être des adolescent·es. Un résultat minime comparé aux 2,7% de variation néfaste du bien-être d'un·e jeune fumant de la marijuana. Plus récemment, le psychologue Hancock et Angela Lee, une étudiante de Stanford, ont découvert, grâce à une enquête de trois ans sur 700 personnes, d'autres bienfaits liés à une présence sur la toile: «Plus vous contrôlez vos réseaux sociaux, plus vous bénéficiez d'un soutien social, et moins vous signalez de dépression, de stress, d'anxiété et ce sans rapport avec le temps que vous y passez», déclare Lee. Si ces études montrent que l'utilisation intensive des réseaux sociaux peut conduire à des effets potentiellement néfastes, force est de constater qu'elles sont beaucoup plus nuancées que de nombreux discours alarmistes. D'autant que selon l'enquête, ces répercussions semblent principalement dépendre de l'internaute, de son âge et de son état de santé mentale.

Selon Robin Tutenges - Slate - mercredi 23 octobre 2019

Loi d'indemnisation en faveur des victimes des pesticides...

L’Assemblée a voté vendredi 25 octobre 2019, à l’unanimité, la création en 2020 d’un fonds d’indemnisation des victimes de pesticides, pour garantir la réparation des dommages subis lors d’une exposition professionnelle, comme le prévoit le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.
« Ce que nous faisons là, c’est un vrai dispositif pour que les agriculteurs et leurs familles exposés soient mieux indemnisés. On simplifie et on améliore la reconnaissance de leurs droits », a résumé la ministre de la Santé Agnès Buzyn.
« Les lanceurs d’alerte nous mettent en garde contre les dangers des pesticides depuis des années. Ils sont un véritable enjeu de santé publique », a souligné la députée Albane Gaillot (LREM) en citant le président Macron : « Si un produit est mauvais pour l’agriculture, son ouvrier et le consommateur, on ne peut pas ne rien faire ».
L’arrêté antipesticides du maire de Langouet annulé par la justice:
La création de ce fonds est justifiée par la solidarité nationale envers les victimes mais aussi par la responsabilité de l’État qui a délivré et maintenu des autorisations de mise sur le marché des pesticides, souligne le rapport de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée sur le projet de loi.
Alors que l’indemnisation des victimes est actuellement fondée sur le régime des maladies professionnelles, le nouveau dispositif étend l’indemnisation aux victimes professionnelles non couvertes, comme les non-salariés agricoles ayant pris leur retraite ou les enfants exposés pendant la période prénatale du fait de l’activité professionnelle de leurs parents. Le fonds sera financé par les cotisations accidents du travail et maladies professionnelles et la revalorisation du taux de la taxe sur les produits phytosanitaires.
Un fonds destiné aux seuls professionnels
Un amendement a fixé à 6 mois le délai accordé au fonds pour présenter une offre à une victime, à partir de la réception de sa demande et à compter du 1er janvier 2021. Mais contrairement au fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (FIVA) créé en 2001, il ne prendra pas en compte les victimes non professionnelles. « L’analogie n’est pas possible. Les pathologies liées à l’amiante sont 100 % liées à l’amiante ce n’est pas le cas pour les phytosanitaires », a justifié Agnès Buzyn.
Pesticides : « Les concertations locales risquent d'être une mascarade".
Mais pour le socialiste Dominique Potier, l’État a surtout « une responsabilité politique ». Le député de Meurthe-et-Moselle a cependant salué « un premier pas » qui permet « d’engager un processus ».
A sa demande, un rapport évaluant les conséquences de l’exclusion de certains produits (biocides et antiparasitaires vétérinaires) du périmètre des pesticides retenus par le fonds devra être remis par le gouvernement le 30 septembre 2020.

Selon www.nouvelobs.com - L’Obs - vendredi 25 octobre 2019

09/11/2019

Dépistage de la maladie d'Alzheimer: un espoir...

Un test biologique dépistant plus précocement la maladie d’Alzheimer, mis au point par Romain Verpillot* et son équipe, arrive sur le marché…
Paris Match. Que représente aujourd’hui la maladie d’Alzheimer (MA) en chiffres ?
Dr Romain Verpillot. Environ 50 millions de malades dans le monde, 900 000 en France avec 200 000 nouveaux cas par an. Il s’agit le plus souvent de formes dites sporadiques, multifactorielles, qui touchent 2 à 4 % des plus de 65 ans et 15 % des plus de 80 ans, les femmes un peu plus que les hommes (60 % vs 40 %). Les formes purement héréditaires qui apparaissent avant 50-55 ans sont rares (1 à 2 % des cas). Aujourd’hui aucun traitement curateur n’existe pour cette maladie.
Pourquoi dans ces conditions un diagnostic précoce importe-t-il ?
Pour plusieurs raisons : 1. Au stade des signes cliniques, la MA est déjà très avancée et incontrôlable, d’où les échecs thérapeutiques constatés jusqu’ici. 2. De nombreuses approches en cours de développement, médicamenteuses et autres, restent susceptibles de pouvoir stopper ou guérir la maladie si elles sont utilisées avant ce stade 3. Plus on agit tôt, meilleure est la prise en charge. Elle bénéficie autant au patient qu’à la famille. Elle permet d’identifier un centre médical de suivi et d’utiliser les armes préventives connues. 4. On sait, par exemple, que l’exercice physique régulier et l’entraînement cognitif (stimulation par la musique, les choses de l’art, les exercices de mémorisation) peuvent retarder l’évolution de plusieurs années !
"Notre test permet de distinguer la maladie et d'en préciser la sévérité"
Quel est l’objectif de votre test, et son principe ?
La durée d’évolution silencieuse de la maladie est de vingt à trente ans, suivie d’une période prodromique où des troubles avant-coureurs très discrets apparaissent, cinq à dix ans avant que ne se manifestent les signes typiques de cette démence, dominés par les déficits de la mémoire. Notre test est capable de déceler la maladie dans la phase Un test biologique dépistant plus précocement la maladie d’Alzheimer, mis au point par Romain Verpillot* et son équipe, arrive sur le marché…
Paris Match. Que représente aujourd’hui la maladie d’Alzheimer (MA) en chiffres ?
Dr Romain Verpillot. Environ 50 millions de malades dans le monde, 900 000 en France avec 200 000 nouveaux cas par an. Il s’agit le plus souvent de formes dites sporadiques, multifactorielles, qui touchent 2 à 4 % des plus de 65 ans et 15 % des plus de 80 ans, les femmes un peu plus que les hommes (60 % vs 40 %). Les formes purement héréditaires qui apparaissent avant 50-55 ans sont rares (1 à 2 % des cas). Aujourd’hui aucun traitement curateur n’existe pour cette maladie.
Pourquoi dans ces conditions un diagnostic précoce importe-t-il ?
Pour plusieurs raisons : 1. Au stade des signes cliniques, la MA est déjà très avancée et incontrôlable, d’où les échecs thérapeutiques constatés jusqu’ici. 2. De nombreuses approches en cours de développement, médicamenteuses et autres, restent susceptibles de pouvoir stopper ou guérir la maladie si elles sont utilisées avant ce stade 3. Plus on agit tôt, meilleure est la prise en charge. Elle bénéficie autant au patient qu’à la famille. Elle permet d’identifier un centre médical de suivi et d’utiliser les armes préventives connues. 4. On sait, par exemple, que l’exercice physique régulier et l’entraînement cognitif (stimulation par la musique, les choses de l’art, les exercices de mémorisation) peuvent retarder l’évolution de plusieurs années ! "Notre test permet de distinguer la maladie et d'en préciser la sévérité"
Quel est l’objectif de votre test, et son principe ?
La durée d’évolution silencieuse de la maladie est de vingt à trente ans, suivie d’une période prodromique où des troubles avant-coureurs très discrets apparaissent, cinq à dix ans avant que ne se manifestent les signes typiques de cette démence, dominés par les déficits de la mémoire. Notre test est capable de déceler la maladie dans la phase sur les catécholamines est une signature unique visible bien plus tôt. D’autres tests seront peut-être mis au point. Pour l’heure, le nôtre sera, dès la fin de l’année 2019, le premier au monde à être commercialisé.
A qui NoraTest s’adressera-t-il ?
En priorité aux patients de 55 ans ou plus en proie à des troubles de la mémoire. Le dosage des catécholamines pourra, à partir d’une simple prise de sang, être fait dans n’importe quel laboratoire, qui lui-même utilisera, via Internet, notre logiciel (nécessaire à l’interprétation des résultats) avant de les transmettre, après quelques jours, au patient et au médecin traitant.
* Docteur en chimie analytique, président et cofondateur d’Alzohis, Paris.

Selon Mr le Dr Philippe Gorny - Paris Match - lundi 28 octobre 2019

07/11/2019

A propos des filtres de cigarettes...

Le député écologiste François-Michel Lambert déposera jeudi une proposition de loi pour faire interdire les filtres de cigarettes qui ne sont pas compostables. Il dénonce la pollution provoquée par les mégots, dont "une grande partie termine dans l'eau".

Le député écologiste François-Michel Lambert déposera jeudi une proposition de loi pour interdire les filtres de cigarettes qui ne sont pas compostables, soit 97% des cigarettes sur le marché, rapporte le JDD dimanche. Chaque année, 30 milliards de mégots sont jetés sur la voie publique en France, s'alarme auprès de BFMTV l'élu Union des Démocrates et des Écologistes des Bouches-du-Rhône:


Près de 4000 substances chimiques 
Ce dernier déposera donc un texte visant à "interdire la commercialisation de toute cigarette utilisant un filtre non compostable à partir du 1er janvier 2022." Le député assure que les filtres compostables sont déjà disponibles chez les fabricants depuis plusieurs années mais "les industriels ne sont pas pressés de rajouter un coût à leur produit."


À l'heure actuelle, les mégots peuvent contenir près de 4000 substances chimiques. Il s'agit donc aussi bien d'un enjeu environnemental que d'un enjeu sanitaire.

Le pollueur-payeur? Du "greenwashing"
Depuis 2018, le gouvernement tente de faire appliquer le principe du pollueur-payeur, en faisant participer aux cigarettiers à la collecte et aux recyclages des mégots. Une mesure insuffisante pour François-Michel Lambert qui dénonce, dans les colonnes du JDD, le "greenwashing" des industriels."Ça équivaut à donner un permis de polluer. Les fabricants vont verser une écotaxe, mais elle sera reportée sur le prix du paquet. Ce sera du greenwashing et au final la société continuera de financer les dégâts écologistes", estime-t-il.

Selon Esther Paolini avec AFP - BFMTV - lundi 21 octobre 2019

 

 

 

 

03/11/2019

A Brest, une technologie de pointe contre le cancer...

 Le CHRU de Brest est le premier hôpital public français à se doter de cette technologie

Début septembre 2019, le CHRU de Brest et l’Université de Bretagne Occidentale ont acquis un cytomètre de masse imageur, également appelé Hypérion®. Première structure hospitalo-universitaire française à posséder un tel appareil, le CHRU de Brest et l’UBO disposent désormais d’une force de frappe pionnière contre le cancer. Cet équipement de pointe est capable de mieux caractériser les cellules cancéreuses en identifiant celles initiatrices de tumeurs et de métastases, aussi bien dans le sang qu’au sein des tissus, et en répondant à des questions fondamentales sur la résistance aux traitements anticancéreux. Une technologie unique pour la recherche contre le cancer et des applications thérapeutiques nouvelles

Comme dans la mythologie grecque où le titan Hypérion était doté d’une force incroyable, la nouvelle technologie dont disposent désormais le CHRU de Brest et l’UBO a une capacité extraordinaire d’observer les caractéristiques propres de chaque cancer avec une précision inégalée.

Jusqu’à récemment, aucune technologie n’était en mesure d’étudier, à grande échelle et à une résolution unicellulaire, les modifications des voies impliquées dans la survie d’un clone tumoral. Hypérion® est un cytomètre de masse imageur, à haut débit et multiparamétrique,qui permet de mesurer simultanément l’expression de plus de 40 biomarqueurs différents dans une seule biopsie, alors que les praticiens sont aujourd’hui limités à deux ou trois.

« Aujourd’hui, quand on réalise une biopsie (prélèvement de tissu ou d’organe), il est seulement possible d’identifier deux à trois marqueurs, qui permettent d’orienter un traitement.L’appareil dont est doté le CHRU, le cytomètre de masse imageur ou Hypérion®, permettra d’identifier 40 marqueurs simultanément », détaille Jacques-Olivier Pers, qui est Professeur des universités – praticien hospitalier à l’UBO et qui dirige l’Unité mixte de recherche « Lymphocytes B et Autoimmunité » (UMR 1227 UBO – INSERM LBAI).

Identification des cellules cancéreuses et analyse des marqueurs de rechute

Grâce à Hypérion®, les chercheurs pourront être en mesure de comprendre pourquoi un traitement est efficace sur un patient et inefficace chez un autre. Grâce à ses capacités d’analyse dans le sang, il est également possible d’identifier les cellules à l’origine de tumeurs et de métastases, de prédire plus facilement les réponses aux traitements, mais aussi d’identifier très précocement des marqueurs de rechute ou les bases de résistance à un traitement anticancéreux, et ce à l’échelle de la cellule.

Cet équipement pourra aussi permettre de découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques et d’accompagner le médecin dans le choix de son traitement. Hypérion® permettra ainsi au CHRU de Brest de proposer une médecine de précision et personnalisée, d’offrir aux praticiens des capacités thérapeutiques uniques ainsi que de développer de nouveaux essais cliniques collaboratifs en France, en Europe et à l’international.

Forte de l’expertise et de la notoriété de leurs chercheurs, l’UBO et l’INSERM contribueront au développement de cette technologie pour les applications cliniques et la compréhension fondamentale des stratégies anti-cancer, notamment par l’immunothérapie personnalisée.Les possibilités thérapeutiques offertes par l’Hypérion® sont de :

Prédire la maladie et son évolution,
Mieux diagnostiquer les cancers agressifs,
Améliorer la prise en charge thérapeutique,
Prévenir les effets indésirables des traitements et leurs complications,
Assurer un suivi optimal et individuel de chaque patient,
Mieux évaluer un potentiel risque héréditaire de développer la maladie,
Favoriser le développement de nouveaux essais cliniques collaboratifs à la pointe bretonne.
« Cet outil sera également applicable à de nombreuses autres maladies, il s’agit d’un dispositif extrêmement novateur offrant des possibilités uniques» précise le Professeur Jacques-Olivier Pers. « Nous nous donnons deux ans de développement avant d’envisager des applications directes. Cela a été rendu possible grâce à la mobilisation collective des acteurs du territoire et INNOVEO, le fonds de dotation du CHRU de Brest.

Alors que le portage financier a été assuré par l’UBO, le financement de l’Hypérion® n’aurait pu se faire sans la participation du Fonds Européen de Développement régional (FEDER), du CHRU de Brest et de son fonds de dotation INNOVEO, du Conseil départemental du Finistère, de Brest Métropole, du Labex Immunothérapie Grand Ouest, et de l’INSERM. L’élaboration du cahier des charges préalable à l’achat et les contacts fournisseurs ont pour leur part été réalisés par la direction des équipements biomédicaux du CHRU de Brest qui assure l’exploitation et la maintenance de l’équipement.

« Ce nouvel équipement va permettre de développer à Brest une médecine de précision offrant des capacités thérapeutiques uniques »,explique le Professeur Jacques-Olivier Pers, PU-PH, directeur du laboratoire LBAI (INSERM-UBO).

Brest, mercredi 16 octobre 2019,

02/11/2019

Se soigner à l'horizon 2030...

Ça bouge, et vite. À l'horizon 2030, notre expérience de patients n’aura plus grand-chose à voir avec celle que l’on expérimente actuellement. Technologies, approches thérapeutiques, relations avec le corps médical… tout va changer !
Préparez-vous à regarder la médecine d'un autre œil. Car tout ce que vous connaissez déjà va évoluer : aussi bien d’un point de vue technique que d’un point de vue humain. Avec, à coup sûr, une vraie transformation de la relation soignant-patient.
L’hôpital s’installera à la maison
Qui se souvient du temps où une opération de la cataracte nous clouait une semaine au lit dans un service hospitalier ? Aujourd'hui, on rentre à la maison le jour même ! Outre le boom de la chirurgie ambulatoire, de plus en plus de traitements sortent des couloirs de l'hôpital. « Demain, le domicile sera le lieu principal d'organisation des soins », prédit François Bourse, directeur d'études au think tank Futuribles, qui a publié avec le Leem (Les Entreprises du médicament) l'analyse prospective Santé 2030. Aux hôpitaux, les urgences et les pathologies qui nécessitent des équipements de pointe, à la maison, la prise en charge des maladies chroniques. Question de pragmatisme, puisque nos établissements ne peuvent plus accueillir tout le monde… et de confort aussi, puisque l'on se sent souvent mieux chez soi. D'ailleurs, 8 Français sur 10 se disent prêts à tenter l'expérience de l'hospitalisation à domicile*. Un virage entamé il y a dix ans avec l'arrivée des premiers traitements oraux pour le cancer : on peut par exemple prendre certaines chimiothérapies à domicile, d'autant que leur toxicité est désormais mieux contrôlée, avec moins d'effets indésirables. La dialyse chez soi pourrait également concerner 20 % des patients d'ici à 2 030 (contre 7 % aujourd'hui). Les intervenants de l’équipe médicale (aides-soignants, infirmiers…) se relaient auprès du patient, dans son cadre de vie, et des professionnels assurent une permanence téléphonique 24 heures/24 en cas de problème.
La voix des patients va compter
Bonne nouvelle, les patients auront (enfin) voix au chapitre ! « Il y a un changement de paradigme : on passe d'une relation très hiérarchisée à un véritable partenariat. Dans les pathologies chroniques comme le diabète ou les maladies rhumatismales, les médecins possèdent le savoir théorique mais les patients vivent la maladie au quotidien : l'objectif est de mettre ces expériences en commun », explique la docteure Christelle Sordet, rhumatologue au CHU de Strasbourg. Cela passe par la formation de « patients experts », qui accumulent des connaissances et des compétences, pas uniquement pour apporter leur témoignage mais aussi pour aider les autres patients à mieux prendre en charge leur maladie, par exemple en intervenant dans des ateliers d'éducation thérapeutique. Ces « nouveaux profils » côtoient désormais les soignants sur les bancs de la fac dans le cadre de diplômes universitaires ouverts aux patients à Paris (Université des patients de la faculté de médecine Pierre et Marie Curie), Grenoble ou Aix-Marseille. « À l'avenir, les patients experts seront de plus en plus nombreux à être intégrés dans les équipes médicales et pourront également intervenir dans la formation des étudiants en médecine », note le médecin.
Davantage de médicaments sur mesure
Il y a fort à parier que dans dix ans, si l'on souffre de la même maladie que celle qui affecte une amie aujourd'hui, notre prise en charge différera totalement de la sienne. On s'éloigne en effet du vieux principe « une pathologie-un traitement ». « Aujourd’hui, on ne traite plus “un” cancer du sein ou du poumon. Pour une bonne partie des médicaments anticancéreux, on teste des caractérisations génétiques ou cellulaires de la tumeur, très spécifiques au patient, et cet effort pour développer des thérapies ciblées va encore s'accentuer », assure Thomas Borel, directeur scientifique du Leem. Plutôt que dadministrer ou d'injecter un seul produit, on développera des combinaisons de traitements uniques. Une évolution rendue possible grâce à l'intelligence artificielle qui affine les diagnostics, mais aussi aux marqueurs biologiques et génétiques que l'on décode de mieux en mieux. À partir d'une prise de sang ou d'une biopsie, on peut établir la carte d’identité de 20 % des tumeurs ; d'ici à dix ans, ce sera plus de la moitié d'entre elles. Même tendance avec les biothérapies (qui utilisent des anticorps spécifiques) dans la polyarthrite rhumatoïde, les maladies chroniques de l'intestin ou les maladies neurodégénératives du type Parkinson et sclérose en plaques. Bienvenue dans l'ère de la médecine ultra-personnalisée.
Un jumeau numérique en guise de cobaye
La prochaine mutation médicale se passe « in silico », autrement dit sur ordinateur. Imaginez une copie très fidèle de vous-même, avec les mêmes facteurs de risques, les mêmes problèmes de santé ou les mêmes artères tortueuses : c'est ce que l'on appelle un jumeau numérique. « Pour l'instant, il est encore trop compliqué de reproduire le corps entier d'un patient. Mais on sait copier un organe ou une petite partie, comme l'aorte, grâce aux scanners qu'il a passés. On obtient une image en 3D avec la forme et le volume exacts, mais aussi les mêmes propriétés mécaniques, par exemple la rigidité de la paroi artérielle, la présence de calcifications… Ce modèle nous permet de simuler le déploiement d'une endoprothèse pour traiter un anévrisme de l'aorte », détaille le Pr Jean-Noël Albertini, chirurgien cardio-vasculaire au CHU de Saint-Étienne, cofondateur de la start-up PrediSurge. Donc de fabriquer une prothèse parfaitement adaptée et d'anticiper d'éventuelles complications au moment de la pose. « En permettant aux chirurgiens de s'entraîner virtuellement avant une chirurgie ou de visualiser l'organe pendant l'opération au lieu d'opérer à l'aveugle, cette technologie va rendre les interventions plus sûres », s'enthousiasme le Pr Albertini. D'autres start-up travaillent sur les jumeaux numériques avec des prothèses d'épaules ou de genoux parfaitement adaptées à la façon dont on bouge, ou encore un programme qui permet de simuler une opération de la cataracte. Il sera bien pratique de disposer d'un cobaye virtuel qui ne risque rien… pour mieux nous soigner en vrai !
Des mini-organes pour tester nos traitements
Révolution aussi dans les labos : sur une petite puce en plastique de la taille d'un ongle, les chercheurs font « pousser » un mini-cœur, un foie ou des poumons à partir de nos cellules souches (le plus souvent grâce à des cellules de peau). Développées dans un liquide de culture proche du sang, les cellules cardiaques battent en rythme, les cellules pulmonaires respirent… « Ces organes sur puce ont deux intérêts majeurs. En premier lieu, la réduction du coût et de la durée des tests cliniques pour développer de nouveaux médicaments, en évitant notamment les expérimentations sur animaux. Des traitements contre Alzheimer pourront ainsi être testés sur puce afin d'évaluer leur effet réel sur les neuronedes patients. En second lieu, ils permettent de pousser encore plus loin la médecine personnalisée : on pourra par exemple tester différentes chimiothérapies (en fabriquant des tumeurs et des organes sur puce avec les propres cellules du patient) pour trouver la molécule à laquelle le patient répond le mieux », détaille Guilhem Velve Casquillas, ancien chercheur en biologie cellulaire, président de la société Elvesys, laboratoire de recherche et « accélérateur d'entreprises innovantes ». « Ces technologies vont commencer à être utilisées de façon courante d'ici une dizaine d'années », estime le spécialiste. Aucun doute, la révolution des blouses blanches est en marche !
* Source : Enquête Vivavoice pour la Fnehad, nov. 2017.

01/11/2019

Une salle de sport pour les handicapés à Lyon...

Ce physicien, ancien sportif de haut niveau, et champion de Cybathlon, a ouvert une salle de sport à destination des handicapés, à Lyon. Vance Bergeron va recevoir la médaille de l’innovation du CNRS le 12 décembre. La vie de ce chercheur franco-américain a basculé un matin de février 2013. Alors qu’il se rend au travail à vélo, une voiture lui refuse la priorité et le percute. Il devient tétraplégique, privé de l’usage de ses mains, mais résiste. C’est en lisant des articles scientifiques sur son lit d’hôpital – où il restera un an – que ce chercheur au laboratoire de physique de l’ENS de Lyon (CNRS/ENS de Lyon/université Claude-Bernard-Lyon-I) découvre des techniques de stimulation électrique venues des Etats-Unis, qui consistent à remobiliser les membres paralysés grâce à de faibles impulsions électriques. Surpris que rien n’existe en France, il fouille, cherche, ne renonce pas.
Cet ancien sportif de haut niveau – il parcourait en moyenne 7 000 kilomètres à vélo par an – convainc le CNRS, l’ENS et les Hospices civils de Lyon de le soutenir. Il est son propre cobaye. Un tricycle est alors conçu pour lui. Concrètement, un courant électrique est envoyé dans les muscles par le biais de trois paires d’électrodes placées sur chacune des jambes au niveau des quadriceps, des ischio-jambiers et des fessiers. Les douze électrodes sont alors activées dans un ordre précis afin de créer un mouvement de pédalage.
Premiers jeux paralympico-bioniques
Ainsi, en 2016, Vance Bergeron a pu participer en Suisse au Cybathlon, premiers jeux paralympico-bioniques. Cette compétition, à laquelle il participera à nouveau en mai 2020, réunit des athlètes handicapés assistés par des outils technologiques de pointe.
Avec l’Association Advanced Neurorehabilitation Therapies and Sport (ANTS), qu’il a cofondée, il a ouvert en octobre 2018 une salle de sport destinée aux handicapés à Lyon. Une initiative née du constat que, si des salles de sport adaptées existent fréquemment dans les hôpitaux, les patients dépendent souvent des manipulations effectuées par des kinésithérapeutes.
Or, Vance Bergeron le martèle : l’activité physique améliore la qualité de vie des paralysés, la stimulation de membres lésés permet de lutter contre le risque de complications secondaires liées à la sédentarité, de ralentir la fonte musculaire, de prévenir des escarres, d’améliorer la santé cardio-vasculaire – lors de l’entretien téléphonique pour cet article, Vance Bergeron était sur son vélo –, sans compter les effets positifs sur la vie sociale.
L’activité physique améliore la qualité de vie des paralysés
Le coût d’accès à la salle : 35 euros par mois. « Nous ne voulons pas faire de la gratuité, mais le prix juste », explique Vance Bergeron. Cinquante personnes ont déjà souscrit, l’objectif étant 80. Une deuxième salle doit ouvrir à Lyon en 2021, une à Montpellier. Faute de financements publics, ces salles vivent de donations privées. Il est d’ailleurs en quête de fonds… Ce n’est pas un hasard, la salle de sport est située juste en face du laboratoire de Vance Bergeron, « afin de faciliter les passerelles recherche/clinique ». Son laboratoire travaille actuellement sur des pantalons munis d’une dizaine d’électrodes intégrées dans les vêtements, ou même des gants pour effectuer des gestes simples, comme boire un verre d’eau. Les pantalons pourraient être disponibles en 2020.
Vance Bergeron fourmille de projets. Dernier en date, avec la start-up Circles dirigée par Amine Metani, un ancien doctorant, un pédalier intelligent pour vélo ou rameur, destiné à des salles de sport, centres de rééducation, etc. Il est actuellement testé au service de réanimation du CHU de Saint-Etienne, pour des personnes en coma prolongé, ou sédentaires depuis longtemps, afin, là encore, de faire fonctionner les muscles et d’éviter la fonte musculaire.
Autre rêve, qui pourrait devenir réalité, Vance Bergeron, aspire à grimper à nouveau les pentes des Alpes.

Selon Pascale Santi - Le Monde - lundi 23 septembre 2019

31/10/2019

Maires anti-pesticides à la barre...

La décision du maire de Langouët, Daniel Cueff, faisait l'objet d'une nouvelle audience ce lundi matin à Rennes. L'édile défend son arrêté par son souci de protéger la population et en appelle au chef de l'Etat.
Maires anti-pesticides ceints de leur écharpe tricolore, députés, militants arborant de grands «merci» sur des pancartes : entre 200 et 300 personnes sont de nouveau venues soutenir le maire écologiste de Langouët, Daniel Cueff, dont l’arrêté interdisant l’usage de pesticides à moins de 150 mètres des maisons, faisait l’objet d’une nouvelle audience lundi matin devant le tribunal administratif de Rennes. Suspendu en août à la demande de la préfecture d’Ille-et-Vilaine lors d’une procédure en référé, cet arrêté a depuis fait de nombreuses émules dans toute la France, où une centaine de maires auraient pris des décisions similaires. A chaque fois remises en cause par les représentants de l’Etat. Cette fois, il s’agissait d’examiner «sur le fond» la validité légale ou non de la décision de Daniel Cueff.

Dans une salle remplie presque exclusivement d’élus et de journalistes, les débats se sont principalement concentrés sur les compétences du maire. «Si les interrogations du maire de Langouët sont légitimes, il n’est pas juridiquement compétent pour restreindre l’usage des pesticides», a estimé la rapporteure publique, rappelant que la réglementation sur l’usage des produits phytosanitaires était une prérogative des ministères de l’Agriculture, de la Santé, de l’Environnement et de la Consommation. L’épandage de pesticides sur la commune de Langouët ne présentait pas davantage, selon elle, un «danger imminent», ou une «situation d’extrême urgence» qui aurait permis à Daniel Cueff de déroger à ses compétences ordinaires.

«Carences de l’Etat»
Un argument que le maire de Langouët a réfuté en brandissant devant le tribunal un bidon de pesticide sur lequel, outre les précautions à prendre pour s’en protéger, il est indiqué de «ne pas retourner sur la parcelle» où a été répandu le produit durant au moins quarante-huit heures après son épandage. «Le voilà le danger imminent ! a-t-il lancé. Que dois-je faire, évacuer la population ?» Arnaud Delomel, l’avocat de la commune, a de son côté invoqué le principe de précaution et insisté sur les «carences de l’Etat» en matière de protection des populations face aux phytosanitaires, justifiant les décisions des maires. Il a notamment rappelé la décision du Conseil d’Etat qui, en juin, a partiellement annulé l’arrêté interministériel de 2017 encadrant l’usage des pesticides, car il ne protégeait pas suffisamment la santé des riverains, la haute juridiction laissant six mois au gouvernement pour revoir sa copie.

Dans la salle, à l’issue de l’audience, les maires présents, venus notamment de la région parisienne, se montraient déterminés. «De toute façon, le combat va continuer d’être mené, indépendamment de l’arrêté», lançait l’un d’eux, saluant en Daniel Cueff «un précurseur» et «un lanceur d’alerte». «Ville ou village, on a les mêmes priorités citoyennes, renchérissait Jacqueline Belhomme, maire (PCF) de Malakoff. On ne se bat pas contre les agriculteurs mais contre un produit dangereux et contre des industriels qui gagnent beaucoup d’argent en oubliant la santé de l’agriculteur et du citoyen.»

Distance réglementaire «ridicule»
Le maire de Langouët est quant à lui revenu sur les propos du président de la République, qui en août soutenait implicitement sa démarche sur Konbini : «Le président Macron a dit que j’avais raison dans mes intentions mais que je n’avais pas la loi pour moi, qu’il change donc la loi !»
Pour la plupart des élus comme des militants présents, la proposition du gouvernement, début septembre, de fixer une distance réglementaire de cinq à dix mètres selon les cultures entre les zones d’épandage de pesticides et les habitations, n’a en tout cas guère de sens. «C’est tout simplement ridicule», assène Arnaud Delomel, soulignant l’extrême volatilité des molécules utilisées en agriculture pour protéger les plantes. Le tribunal administratif rendra sa décision sur l’arrêté de Langouët d’ici quinze jours.

Pierre-Henri Allain - Liberation - lundi 14 octobre 2019