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16/04/2021

Aider les personnes en situation de handicap...

Les innovations visant à pallier des situations de handicap liées à des déficiences motrices, visuelles ou autres ont explosé et sont de plus en plus fréquemment incorporées aux biens de consommation, s'est réjoui mardi l'ONU.
Selon un rapport sur les tendances technologiques de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi), une agence de l'ONU, plus d'un milliard de personnes ont besoin de technologies d'assistance – un chiffre qui devrait doubler au cours de la prochaine décennie en raison du vieillissement de la population.
Pourtant, seule une personne sur dix dans le monde a accès aux produits d'assistance dont elle a besoin.
Pour répondre à cette demande, les innovations en matière de technologies d'assistance ont connu un véritable essor, affichant une croissance à deux chiffres ces dernières années, selon le rapport.
Parallèlement, la convergence de l'électronique grand public et des produits d'assistance entraîne une commercialisation encore plus vaste de ces technologies, relève l'Ompi dans un communiqué.
"Les personnes souffrant de handicaps s'appuient depuis longtemps sur les nouvelles technologies pour gagner en indépendance et mieux interagir avec leur environnement", a souligné le directeur général de l'Ompi, le Singapourien Daren Tang, dans l'avant-propos du rapport. Depuis l'invention des béquilles dans l'Egypte ancienne jusqu'aux tablettes braille de nos jours, en passant par les prothèses au Moyen Âge, nous sommes à l'orée d'un avenir où les fauteuils roulants autonomes, les prothèses auditives contrôlées par l'esprit et les dispositifs de surveillance des conditions de santé et des émotions atténueront l'impact des déficiences humaines", a-t-il estimé.


 Maisons et lunettes intelligentes -
Le Rapport fait état de plus de 130.000 brevets sur des technologies d'assistance publiés entre 1998 et le milieu de l'année 2020, dont 15.592 dépôts pour les seules technologies d'assistance nouvelles au cours de cette période, telles que les robots d'assistance, les applications destinées aux maisons intelligentes, les accessoires intelligents destinés aux personnes malvoyantes et les lunettes intelligentes. Les dépôts de demandes portant sur des technologies d'assistance nouvelles ont augmenté trois fois plus vite (avec un taux de croissance annuel moyen de 17% au cours de la période 2013-2017) que ceux concernant des "technologies d'assistance classiques" qui apportent des améliorations à des produits connus, comme les sièges ou les roues de fauteuils roulants adaptés à différents types de terrains et les dispositifs dotés de fonctions en braille.
Le rapport révèle que la Chine, les Etats-Unis, l'Allemagne, le Japon et la Corée du Sud sont les cinq pays qui génèrent le plus d'innovation dans le domaine des technologies d'assistance.
Il indique également que les universités et les organismes de recherche publics sont ceux qui occupent la place la plus importante dans l'ensemble de données relatif aux technologies d'assistance nouvelles.
Toutefois, le secteur privé joue aussi un "rôle moteur" dans le développement des technologies d'assistance, notamment les entreprises spécialisées en la matière, telles que WS Audiology, Cochlear, Sonova, Second Sight et Össur. 
Les fabricants de produits électroniques grand public (comme Panasonic, Samsung, IBM, Google et Hitachi) et les entreprises du secteur automobile (Toyota et Honda) sont également des acteurs majeurs, souligne l'Ompi.
L'agence de l'ONU constate par ailleurs que les technologies initialement mises au point pour des personnes ayant des limitations fonctionnelles sont de plus en plus souvent incorporées aux produits grand public. Par exemple, la conduction osseuse, qui permet de pallier certaines déficiences auditives, ont trouvé une application dans les écouteurs utilisés pour la course à pied, indique-t-elle.
"Les dispositifs dotés d'une interface cerveau-machine ou d'un système de reconnaissance des mouvements oculaires, qui aident les personnes ayant une paralysie cérébrale à se servir d'appareils informatiques, peuvent également trouver une application dans les jeux vidéo ou les outils de communication", a relevé encore Marco Aleman, sous-directeur général à l'Ompi.
"Il est très réjouissant de constater que ces technologies qui améliorent la qualité de la vie sont en passe d’être largement commercialisées et qu’elles profiteront également aux personnes qui en ont le plus besoin", a-t-il ajouté.
Selon nl-apo/clp/AFP - AFP - mardi 23 mars 2021

 

13/04/2021

Prudence avec le thé de la marque Eléphant...

Si vous avez déjà consommé une ou plusieurs de ces sachets d'infusion de la marque Elephant et que vous vous rendez compte de certains troubles, il faut consulter au plus vite un médecin ou un centre antipoison. 

Quels sont les coffrets Elephant concernés ?
. Le coffret découverte infusions "Moment délicieux" BIO
. Le coffret infusion BIO VP 40PY
. Le coffret d’infusion BIO gingembre citron
Code barre:

Le coffret infusion BIO VP 40PY : 8714100811962

Le coffret découverte infusions « Moment délicieux » bio : 8711327463851

Le coffret d’infusion BIO gingembre citron : 8714100614709

Date de durabilité minimale (DDM):

entre juin 2022 et février 2023


Est-ce que l'oxyde d'éthylène est dangereux pour la santé ?
"L’oxyde d’éthylène gazeux est utilisé comme biocide (bactéricide tuant les bactéries et leurs endospores), comme fongicide (tuant les moisissures et les champignons)" comme l'explique le site Ouhla.fr qui recense tous les produits faisant l'objet d'un rappel.
D'après les normes européennes, la limite maximale de résidus est fixée dans le règlement CE n°396/2005 à 0,05 mg/kg, un taux qui a été dépassé pour ces produits rappelés en urgence. 

Que faut-il faire si l’on a ces coffrets chez nous ?

Il ne faut donc pas consommer ces produits et les retourner au magasins où vous vous les êtes procurés. ils vous seront remboursés même sans présentation du ticket de caisse.
La société Unilever se tient à votre disposition pour répondre à vos questions au numéro de téléphone : 09 69 32 35 56 (appel non surtaxé)

Selon Mme Nicole Coste - Oh My Mag - mercredi 24 mars 2021

12/04/2021

A propos de l'eau...

Cette année, à l'occasion de la Journée mondiale de l'Eau qui a lieu ce lundi 22 mars, l'ONU nous invite à nous interroger sur la place de l'eau dans notre société. Il s'agit d'une question fondamentale. Elle revient in fine, à reconnaître la valeur de cet élément essentiel et de ses différents usages dans un monde de plus en complexe et interconnecté où se combinent les effets de l'explosion démographique, d'une surconsommation associée à des modèles de production « aquavores », et du changement climatique.
 
L'eau concerne tous les aspects de notre vie. Elle alimente la croissance économique et le développement de tous les pays tout en assurant la bonne santé des écosystèmes parmi lesquels, nous, les femmes et les hommes.
Pourtant dans le monde, quelque 2,2 milliards de personnes n'ont pas accès à des services d'eau potable gérés en toute sécurité tandis que 4,2 milliards sont privés de services d'assainissement et que 3 milliards ne disposent d'aucune installation pour se laver les mains. Une hérésie en cette période de pandémie mondiale, mais pas uniquement...
 
Cela est d'autant plus préoccupant que le phénomène devrait s'aggraver si l'on considère que depuis de nombreuses années, l'urbanisation et le réchauffement climatique réduisent les ressources en eau douce disponible sur les 5 continents. Résultat : d'ici 2050, au moins une personne sur quatre vivra dans un pays où le manque d'eau douce sera une réalité structurelle.
En France, nous jouissons de services d'eau et d'assainissement de qualité et dotés d'infrastructures qui ont bénéficié, au fil du temps, des avancées permises par des politiques publiques visionnaires et le savoir-faire d'entreprises expertes à l'origine d'innovations permanentes.
 
Toutefois, nous faisons face aujourd'hui à plusieurs défis immenses. Pour nous préparer du mieux possible et nous adapter à une situation qui demande une approche systémique, car au carrefour des enjeux économiques, écologiques, sociaux et sociétaux, nous devons gagner en maturité collective pour résoudre trois problématiques majeures.
Le changement climatique : une affaire d'eau elle du changement climatique en premier lieu. Selon la Banque Mondiale, 9 catastrophes sur 10 sont liées à l'eau. En France, la situation se tend. Les épisodes de sécheresse à répétition, les inondations et événements météorologiques extrêmes, la montée et le réchauffement de la mer, la perte de près de 20% de la biodiversité, la baisse du niveau d'enneigement, l'émergence de nouvelles pollutions et les questions d'accès à l'eau pour les plus vulnérables ne doivent pas être perçus et traités comme des moments de crise, mais bien comme une évolution générale de nos conditions de vie.
Les conséquences sont réelles sur la ressource tant sur le plan qualitatif que quantitatif, mais aussi sur le tourisme, l'économie et le confort de vie de la population.
 
Pour preuve, les assureurs français ont dû verser en moyenne 3,2 milliards d'euros par an à leurs clients en raison de sinistres climatiques (sécheresses, inondations, tempêtes) entre 2015 et 2018. À titre de comparaison, ce coût était en moyenne de 1,2 milliard d'euros à la fin des années 90 et plafonnait à 2 milliards d'euros entre 1990 et 2010.


Des besoins d'investissements considérables: Malgré cela, la question de l'eau n'arrive pas en tête des politiques nationales en particulier si on se réfère au Plan de relance économique ou au projet de loi Climat-Résilience. Sur les 30 milliards d'euros consacrés à la transition écologique, seuls 525 millions d'euros seront engagés pour l'eau et la biodiversité entre 2021 et 2022. Or, la filière française de l'eau évoque un besoin d'investissements équivalents à 17 milliards d'euros d'ici 5 ans pour respecter une réglementation amenée à se durcir, anticiper et atténuer l'impact du changement climatique, et enfin mettre en mouvement les acteurs vers une économie bas carbone.
Il faut dire que les infrastructures de l'eau sont hétérogènes et menacées de vieillissement. En France, nous le savons désormais, 1l d'eau sur 5 en moyenne se perd. Au rythme du renouvellement actuel (0,58% par an pour l'eau potable, 0,43% pour l'assainissement), le remplacement des canalisations prendrait 200 ans, soit bien plus que leur durée de vie. Sans compter les effets induits sur la voirie et l'habitat en cas de fuite... Les Assises nationales de l'Eau ont contribué à dresser un excellent diagnostic de la situation et des besoins. Il nous reste maintenant à mettre en œuvre collectivement les recommandations.
 
Invertir dans la filière d'eau et d'assainissement, c'est garantir une relance économique génératrice d'emplois, orientée vers des solutions décarbonées et vertueuses sur le plan environnemental en vue d'accélérer la transition écologique.
C'est aussi améliorer le cadre de vie et les services aux consommateurs, mais aussi concourir à l'indépendance énergétique des territoires et améliorer l'efficacité des services essentiels.
L'intérêt général avant tout: Enfin, les derniers mois ont vu réapparaître une forme de polarisation idéologique des points de vue sur la question de l'eau, laissant parfois peu de place au débat. Cela au moment même où les citoyens placent les enjeux environnementaux et de santé en tête de leurs préoccupations.
 
La question du mode de gestion, du choix entre la gestion publique et privée ne peut pas être l'alpha et l'oméga des décisions à prendre. L'intérêt général mérite mieux qu'une bataille sur le qui fait quoi. Je suis de ceux qui considèrent que les solutions, qui doivent être décentralisées et territorialisées, ne peuvent émerger que dans une logique de co-construction entre les secteurs public et privé, sans opposition de principe et à l'aune de nouvelles formes de gouvernance basées sur la confiance. Notre challenge commun est plutôt de savoir « que faisons-nous, dans quel pas de temps et à quel rythme ? »
Pour cela, il est urgent de rationaliser les enjeux, de tous se mettre autour de la table, de créer de nouvelles instances de dialogue en associant les citoyens à un projet de société, positif et optimiste, qui ferait de la transition écologique le ciment d'un nouveau pacte social.
Selon Mr Maximilien Pellegrini (*) - La Tribune - lundi 22 mars 2021

11/04/2021

Ecouter les bruits de la nature: c'est bon pour la santé!

Passer du temps à écouter une rivière couler ou les oiseaux chanter est très bon pour la santé, selon une étude ayant quantifié les bénéfices des sons naturels, tant sur le moral et les performances cognitives que le stress, ou même la sensibilité à la douleur.
L'étude a été dirigée par Rachel Buxton, biologiste à l'Université Carleton au Canada, et publiée lundi dans la revue scientifique PNAS.
"Nous avons tendance à examiner l'environnement acoustique du point de vue de la pollution sonore et de la façon dont cela dérange la faune et la flore", a expliqué la chercheuse à l'AFP. "Beaucoup d'entre nous, biologistes, sont très intéressés par le contraire: quels sont les bénéfices d'un environnement acoustique naturel?" 

Elle et ses collègues ont passé en revue la littérature sur le sujet. Les recherches passées ont en majorité été menées en laboratoire ou en milieu hospitalier, avec des sons diffusés aux volontaires. 
Sur 36 études, sept ont examiné les effets sur le rythme cardiaque, la tension artérielle, la douleur ressentie ou encore le stress via les niveaux de cortisol. 
Les autres ont mesuré les conséquences sur l'humeur ou les performances cognitives. 
En combinant tous les effets positifs sur les groupes exposés à des sons naturels, les chercheurs ont noté une amélioration de 184% sur la santé générale.
Ces sons ont également conduit à une réduction de 28% du niveau de stress et de désagrément. 
Parmi les sons ayant le plus gros impact: celui de l'eau, suivi par des chants d'oiseaux, puis d'un mélange des deux.
L'équipe de chercheurs a également analysé des enregistrements sonores dans 68 parcs nationaux américains sur les 15 dernières années, à 221 endroits différents.
Les sons ont été classés: causés par des humains, des animaux, ou par les éléments (vent, pluie, eau...).
Des bruits d'eau et d'oiseaux pouvaient être entendus dans 23% et 42% du temps, respectivement. 
Les parcs avec la meilleure qualité sonore (beaucoup de sons naturels, et peu de sons causés par des humains) se trouvaient en Alaska, à Hawaï et dans le nord-ouest du pays. 
Mais les parcs les plus fréquentés étaient ceux comportant le plus de sons d'origine humaine.
Malgré tout, selon les analyses en laboratoire, "nous avons des preuves qu'écouter des sons naturels et du bruit reste meilleur pour la santé que si vous écoutez seulement du bruit", a expliqué Rachel Buxton.
Pourquoi cet effet bénéfique? Personne ne sait vraiment, mais la chercheuse a son hypothèse: "Du point de vue de l'évolution, un environnement acoustique qui comporte beaucoup de sons naturels est un bon indicateur d'un environnement sûr -- ce qui permet un repos psychique."
Selon AFP - AFP - lundi 22 mars 2021

08/04/2021

Prise de conscience sanitaire pour la France...

Les lits de réanimation se sont imposés durant la pandémie comme l'alpha et l'oméga: leur taux d'occupation détermine surchauffe du système hospitalier, la vie économie et sociale et jusqu'aux libertés publiques. On a beaucoup glosé sur le retard de la France, qui selon l'OCDE n'aurait que 16,3 lits de soins critiques pour 100 000 habitants, contre 33,9 pour l'Allemagne. Une critique balayée par la Cour des comptes dans son rapport d'activité pour qui «les différences des deux modèles rendent les comparaisons difficiles», ces chiffres ne comptabilisant pas les mêmes choses. En réalité, la France comptait au 31 décembre 2019, avant que n'éclate la pandémie, 5 433 lits de «réa», auxquels il faut ajouter 8 192 lits de surveillance continue et 5 955 lits de soins intensifs. Soit au total 19 580 lits de soins critiques, rassemblant près de 54 000 équivalents temps plein de personnels médicaux et paramédicaux. Ces lits représentant une dépense de près de 7,2 milliards d'euros (contre 6,6 milliards en 2014), dont 3,3 milliards consacrés à la réanimation pure. Pour autant, la Cour formule deux critiques. Tout d'abord, pour faire face à l'afflux brutal de patients au cœur de la crise, les services se sont réorganisés en transformant des lits hospitaliers - suffisamment équipés en matériels et fluides médicaux - en lits de réanimation dits « éphémères ». Cette mobilisation a permis de passer rapidement de 5 080 lits installés au 1er janvier à 10.502 lits le 8 avril, et 10 707 lits le 15 avril. Mais cette reconfiguration s'est faite au prix de déprogrammations massives, entraînant une perte de chances pour les malades non-covid dont l'impact «aujourd'hui inconnu et potentiellement considérable» devra être mesuré, estime la Cour.

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D'autre part, le privé a été trop tardivement associé à la réponse sanitaire, observe la Cour. Les patients hospitalisés dans le public sont passés de 80% début avril à 67% à la fin du mois. En parallèle, le secteur privé non lucratif a vu sa part passer de 10% à 19% et le secteur privé lucratif de 9% à 14%. La coordination public-privé a mis du temps à se mettre en place conduisant parfois des patients à être accueillis en mode dégradé dans des hôpitaux publics surchargés, ou transférés, alors que des places étaient disponibles en cliniques et hôpitaux privés. À l'avenir, il faudra bâtir «un modèle d'organisation et de coordination des soins critiques et son mode de gouvernance, qui soit en mesure d'inclure les structures publiques et privées» recommande la Cour.
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Face à ce constat, les sages de la rue Cambon identifient trois priorités  Tout d'abord, il faudra à l'avenir dans le futur mieux tenir compte des besoins. Les syndicats de la fonction publique ont beaucoup fustigé les fermetures de lits intervenues dans le passé, censés être responsables de l'engorgement durant la pandémie. Or, s'il est vrai que des lits d'hospitalisation ont été fermés (-5,6% entre 2013 et 2019) pour tenir compte du développement de l'ambulatoire, les lits de soins critiques se sont en revanche accrus de 7% sur la même période. Cette croissance a surtout profité aux lits de surveillance continue. Pour la réanimation, «la progression de 0,17 % par an s'avère dix fois plus faible que celle des effectifs de personnes âgées (+ 1,7 % par an), qui constituent pourtant près des deux tiers des malades hospitalisés dans ce secteur», regrette la Cour. De fait, le taux d'équipement en lits de réanimation n'était plus que de 37 pour 100 000 habitants de plus de 65 ans à la veille de la crise sanitaire, alors qu'il était de 44 pour 100.000 habitants en 2013. La Cour prône donc «d'évaluer l'impact du vieillissement de la population sur les besoins d'hospitalisation en soins critiques à long terme et d'augmenter l'offre en conséquence».
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La deuxième priorité sera de réduire les tensions sur les ressources humaines, dont on a constaté qu'elles étaient le principal goulot d'étranglement. Parce que le travail en réanimation est fatigant et psychologiquement lourd - un patient sur cinq admis en «réa» décède au cours du séjour -, les infirmières cherchent rapidement à changer de service. «Un important turn-over d'infirmiers traduit la difficulté à fidéliser ces personnels et conduit ponctuellement à la fermeture de lits», souligne la Cour. Et ce, d'autant que les 28 000 infirmières exerçant en soins critiques sont à 95% non spécialisées. Les magistrats recommandent donc de revoir la formation initiale des infirmiers et surtout de mettre en place une formation qualifiante et reconnue d'infirmier en réanimation. En outre, la Cour recommande aussi de renforcer les effectifs de médecins, à la fois médecins anesthésistes-réanimateurs (MAR) et médecins intensivistes-réanimateurs (MIR).
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Enfin, troisième piste d'action, il faudra «déterminer un nouveau modèle de financement des soins critiques», recommande la Cour. En effet, avec le système de tarification actuelle, les hôpitaux ne sont pas incités à ouvrir de nouveaux lits, car chacun génère actuellement un déficit moyen estimé par la Cour à 115 000 € par an. Et ce, sachant qu'un séjour en réanimation représente une charge moyenne de 1 848 € par jour d'hospitalisation en 2018.

Selon www.lefigaro.fr - Le Figaro - jeudi 18 mars 2021

07/04/2021

La bio fait recette depuis le début de la crise sanitaire...

Les distributeurs spécialisés en bio Biocoop et Naturalia ont vu leurs chiffres d'affaires augmenter en 2020, le président du premier Pierrick de Ronne y voyant mardi un "léger effet Covid" par rapport à la progression enregistrée l'année précédente.
Biocoop, qui compte 700 magasins en France et 7000 salariés en magasins, a enregistré des ventes à hauteur de 1,62 milliard d'euros l'an passé, en hausse de 16,6%, une croissance "supérieure à celle du marché". En 2019, la croissance avait atteint 14,8%.
Naturalia, qui fait partie du groupe Casino (Géant, Franprix, Monoprix, Vival...) a de son côté revendiqué 395 millions d'euros de chiffre d'affaires sous enseigne, "soit une progression de 22,4%" en 2020. L'enseigne comptait 219 magasins au 31 décembre, après en avoir ouvert 13 en 2020.
Ouvertures de magasins
Le directeur général de Biocoop, Sylvain Ferry, a de son côté indiqué, lors d'une conférence de presse, que l'enseigne avait comptabilisé 60 ouvertures de magasins en 2020, "un peu moins que d'habitude". Il vise 80 ouvertures en 2021, "un peu plus que d'habitude".Parmi les ambitions de l'enseigne, qui revendique 7.000 références dont 80% d'origine 
France, figure celle de réaliser 50% de ses ventes en vrac en 2025, contre 34% actuellement.
Sylvain Ferry a, en outre, relevé que le site internet de l'enseigne avait fait "l'objet de grandes discussions" en interne, certains au sein de l'entreprise pointant que les magasins devaient être "un lieu d'échanges" alors que "les échanges sont un peu plus compliqués sur un site internet".
L'enseigne propose néanmoins du click&collect (retrait en magasins après avoir passé commande en ligne), disponible dans 181 magasins à fin février 2021. L'objectif est que l'ensemble des magasins du réseau le proposent en 2024.
"On réfléchit à la livraison à domicile, mais là encore de manière cohérente", a précisé Sylvain Ferry.

Selon BFM-BUSINESS

04/04/2021

A quoi peut servir une montre connectée...

Mme Fabienne Colin dans Version Fémina nous présente toutes les facettes de ce "bijou de haute technicité" qu'est une montre connectée. Ce type de coach santé à portée de main et fort ingénieux est relié à une appli qu'il faut télécharger sur son smartphone et renseigner (âge, activité physique...) Ce sont  cette appli et ses logiciels intégrés qui interprètent les informations transmises en Bluetooth par les capteurs sensoriels en contact avec le poignet. Ceux-ci prennent souvent la forme d'un petit renflement au verso du cadran. Certains sont, écrit la journaliste, des accéléromètres qui permettent de compter les pas et d'évaluer les mouvements. D'autres, dits cardio-optiques s'appuient sur un signal lumineux émis par une diode (LED)  et envoyé à travers la peau pour analyser les flux sanguins au niveau du poignet. Un capteur mesure aussi l'intensité lumineuse reflétée qui varie selon le rythme cardiaque, son intensité...

Plus performante que le smartphone, la montre connectée permet de compter ses pas. Il peut être utile de se rendre compte si l'on a assez bougé ou si nous avons besoin d'activité physique. Cette fonction de podomètre favorise en fait la digestion. La montre connectée, en effet, évalue les calories que l'on a dépensé et peut donc aider à surveiller son poids. Des graphiques et des bilans détaillent même l'énergie dépensée. Une appli spécialisée dans la nutrition (comme MyFitnessPal...) est même capable de surveiller la quantité de boissons ingérées et le pourcentage de nutriments disponibles. Si l'on fait du sport, certaines fonctionnalités pilotent les séances de course à pied ou de vélo ( vitesse, dénivelés, fréquence cardiaque...)

Concernant le sommeil, la montre connectée est capable d'analyser nos mouvements et donc la qualité de notre sommeil pour récupérer des fatigues de la journée (phases d'éveil, sommeil agité...). De même, un type de modèles sait renseigner sur la fréquence cardiaque, d'autres possèdent un oxymètres. Les plus sophistiqués, intègrent un électrocardiogramme, afin de pouvoir verifier les battements du coeur, d'éventuelles palpitations. Altimètre, chronomètre, détecteur de chute peuvent s'ajouter selon les modèles choisis, dont les prix vont de 70 euros pour le plus accessible chez Withings Move  jusqu'à 400 euros pour l'Apple Watch Séries 6. Il est possible également de lire ses SMS, ses courriels, de consulter son agenda et pour les plus sophistiqués de payer avec sa carte bancaire. Sans en faire une obsession de résultat, ce type de données est susceptible de nous accompagner jour après jour. Pour aller plus loin, lire par exemple l'ouvrage du Dr Alain Scheimann dont le titre est: "Mieux vivre avec la santé connectée".

Lyliane

 

30/03/2021

Les secrets de forme d'une danseuse...

Mme Myriam Loriol dans Version Fémina nous livre les confidences de la danseuse étoile, Mme Dorothée Gilbert, pour rester toujours au top de sa forme. Certes, elle s'entraîne au moins 4 h par jour, voire plus si un spectacle approche, mais, pour éviter les coups de pompe, elle mise sur une hygiène de vie saine. En effet, elle dort beaucoup (9 à 10H environ), ne boit jamais d'alcool et compense avec de l'eau. De même, sa nourriture est bien ciblée: pâte à tartiner et pain grillé, fruits secs, salade de pâtes, yaourts de soja, fruits frais...

En cas de contracture, elle file chez son kiné ou alors elle masse elle-même les zones douloureuses. Mme Gilbert utilise également des patchs chauffants japonais ou français, qu'elle garde toute la nuit. Sinon, on peut remplacer ces patchs par un bain chaud ou une bouillote. Pour garder sa souplesse, elle ne ménage pas sa peine. Elle pratique le yoga et la méditation afin de s'entretenir et d'éviter le trac. Elle avoue qu'elle recouvre ses orteils de pieds de sparadrap pour pouvoir assurer des pointes sans souffrir.

Mme Dorothée Gilbert donne aussi des cours (barre classique, exercices de maintien...). Elle a monté un site mis en ligne depuis peu qui s'intitule: www.balletmasterclass.fr. L'abonnement annuel s'élève à 150 euros. Des personnes de tous âges en recherche de formation comme des élèves désireuses de se perfectionner en danse classique s'y inscrivent généralement.

Lyliane

29/03/2021

Intérêt du jeûne intermittent pour perdre du poids...

Parmi les régimes alimentaires « dernier cri », le jeûne intermittent aurait un nombre croissant d'adeptes. Est-ce sérieux? Dangereux?  Une étude britannique pilote publiée récemment dans la revue PLOS One défend cette pratique consistant chaque jour à ne manger que dans une période limitée de huit heures (et de jeûner le reste du temps). 50 personnes souffrant d'obésité ont suivi un tel programme pendant 12 semaines. A l'arrivée, 60 % d'entre elles ont perdu en moyenne 3,5 kg.
 LIRE AUSSI > Santé : maigrir à tout âge, c’est possible !
« Les stratégies simples pour perdre du poids font actuellement défaut. Dans cette étude, plus d'un quart des participants ont perdu au moins 5 % de leur poids corporel, sans complication. C'est suffisamment encourageant pour justifier un essai à plus large échelle », écrivent les auteurs de l'étude, issus de l'Université Queen Mary à Londres.
Adopter un programme alimentaire pertinent
Il y a quelques années, des chercheurs américains avaient publié différents travaux concluant que, contrairement à une idée très répandue, le petit-déjeuner ne servait à rien. « Partant de là, ces mêmes chercheurs ont ensuite étudié les effets d'un jeune intermittent de 16 heures, de 20 heures et de 24 heures », raconte Jean-Michel Cohen. Et ils ont montré que l'élimination de la graisse était plus importante avec le jeûne de 16 heures (en ne mangeant qu'entre 9 et 17 heures par exemple). Celui de 24 heures (manger une fois par jour) contribue en revanche à une perte musculaire.
« Attention, jeûner 16 heures ne consiste pas à ne pas manger pendant 16 heures et à beaucoup manger pendant 8 heures, met en garde le Dr Cohen. En réalité, si l'on veut maigrir, il faut en plus respecter un programme alimentaire pertinent. » L'idéal, c'est de prendre un petit-déjeuner et un repas 8 heures plus tard et ne pas dîner.
Les horaires peuvent s'adapter à chacun. La suppression du repas du soir serait plus bénéfique que celle du petit-déjeuner. « Il faut garder des fruits, des légumes, des protéines à chaque repas, ajoute le Dr Serog. Je ne le recommande pas. Mais si des personnes veulent le faire, je les accompagne. »

Selon Dr Martine Perez - Le Parisien - lundi 8 mars 2021

26/03/2021

Surveiller ses pieds de près à partir de 60 ans...

Un article de M.C. Martinat, dans le journal Nice Matin du 7/3/2021, explique que "plus on vieillit, plus nos pieds sont fragiles!" La Haute Autorité de santé, en effet, a fait des recommandations à ce sujet, reprises par Mr Alexandre Akli Poupardin, vice-président de l'Union des pédicures de PACA. Les tissus en prenant de l'âge sont moins vascularisés et l'incarnation des ongles est plus fréquente, tout comme la déformation des orteils. Cors, durillons, peau sèche sont souvent vécus comme une fatalité et peu à peu l'autonomie des personnes s'en ressent. Bien entendu, des chaussures confortables sont recommandées. En cas d'arthrose, de troubles rhumatismaux et endocriniens, les besoins de pédicurie-podologiedoivent être impérativement évalués.

La pratique d'une activité physique et la surveillance du poids permettent déjà de vieillir en bonne santé. Mais, si l'on néglige ses pieds, la marche peut devenir difficile et l'équilibre précaire, d'où possibilité de chutes et de fractures. Aussi un bilan podologique ou examen baropodométrique est-il recommandé pour vérifier les appuis et l'équilibre. Les conclusions du bilan sont transmises au médecin traitant, qui décide alors si une canne ou un déambulateur sont nécessaires. Toutefois les soins de podologie ne sont pas pris en charge par l'assurance maladie, ce qui limite l'accès des patients, sauf pour les malades diabétiques, car cette maladie métabolique accroit le risque de plaies aux pieds. Heureusement certaines mutuelles prennent en charge tout ou partie de ces consultations après 60 ans.

En cas de traitements anti-cancéreux, un bilan podologique est également recommandé, afin de limiter les effets secondaires de certains traitements lourds. Une atteinte des ongles et un syndrome main-pied peuvent fréquement être consécutifs à une chimiothérapie. Pour ces raisons, des précautions peuvent être prises  préventivement par l'équipe spécialisée au sein même du centre anti-cancéreux. Ne pas hésiter à les solliciter de même que les autres soins de support.

Lyliane

 

25/03/2021

Les jardins ont la cote depuis 2020...

Un retour fulgurant au lopin de terre s’opère depuis le début des années 2000. Pourquoi le jardin et le jardinage ont-ils repris cette importance pour les Français d’aujourd’hui ?
La dernière étude sur notre rapport au jardin date de 2019. Quelques mois avant l’arrivée du Covid et de son long cortège de journées confinées, un sondage de l’Ifop montrait un retour victorieux des bêches et des binettes dans la vie et l’imaginaire des Français.
Sept personnes interrogées sur dix disposent d’un jardin, privé pour 58 %, parfois minuscule, où se relaxer, faire la fête, faire pousser fleurs, arbres fruitiers et de plus en plus de légumes. Manger sain et répondre à la crise climatique incitent, notamment les moins de 35 ans, à assigner une fonction nourricière à sa terre.
Au printemps 2020 se confirme cette tendance verte, renforcée après trois mois d’assignation à domicile, et qui ne se dément pas. Les ventes en jardinerie explosent et les maisons avec jardin s’arrachent. Trois-quarts des 18-24 ans souhaitent accorder plus de place à la nature ​dans leur vie, selon un sondage Opinion-Way de juin.
Les bienfaits physiques du jardinage sont attestés. Un individu peut brûler autant de calories en 45 minutes qu’en 30 minutes d’aérobic ​, assure Denis Richard, auteur de Quand jardiner soigne (Delachaux et Niestlé). Ratisser, tailler, tondre et planter améliore l‘équilibre et la souplesse, tonifie le corps, entretient la mobilité articulaire autant que l’éveil intellectuel. Les risques cardiovasculaires en seraient réduits de 27 %. Le jardinage sportif a même été inventé par les Anglais sous le nom de green gym !

« C’est mon élévation »
Mais l’engouement vert va plus loin. Jardiner permet de se retrouver en reliant la tête et le corps. On sort, on met les mains dans la terre et on se reconnecte avec quelque chose de réel, de plus grand que soi, un monde entièrement vivant ​, estime Abdu Gnaba, sociologue, auteur de Bricole-moi un mouton (L’Harmattan). Son Sociolab mène une étude sur le rapport des Français au jardinage pendant le Covid. Les gens nous disent c’est ma thérapie ou c’est mon élévation. ​Le jardin comme monde sensible, comme royaume du ressenti, où l’on comprend le monde avec le cœur ​, permet de sortir d’une société hypertechnique qui séquence, qui nous coupe du but final de nos actions et nous fait perdre le sens de ce que l’on fait ​. Un lieu d’aléas, de surprises, où la capacité d’émerveillement ​le dispute à la poésie : dans la crise respiratoire que nous vivons, on y accède à l’inspiration ​.
Stéphane Hugon, fondateur d’Eranos, cabinet de transformation sociétale, accorde même au jardinage une dimension spirituelle. Semer, voir pousser et mourir nous ré-enracine, nous redonne un rôle dans un espace plus large. Une forme d’animisme où les lieux et les objets sont aussi vivants que l’Homme. Le jardinage est le symptôme d’un grand malaise et d’une fin de cycle centrée sur l’humanisme ».
Ce sociologue date le début de notre ré-ensauvagement ​à la première décennie des années 2000, lorsque s’est opérée une redécouverte de la nature, tellement domestiquée depuis des siècles que nous en avons conçu une culpabilité avec le sentiment d’être allés trop loin dans la technique ​. En cultivant leur jardin, « les gens se découvrent capables de produire, d’être fructueux et retrouvent un cycle lent, une saisonnalité, sans tic-tac, dans un temps juste, synchronisé par rapport au soleil. C’est apaisant. »

Selon Mme Claire THÉVENOUX. - Ouest-France - dimanche 7 mars 2021

21/03/2021

Relocalisation de certains médicaments...

Le numéro deux européen de la chimie pharmaceutique est le fer de lance de la relocalisation de molécules voulue par le gouvernement. Dont acte. 
Un retour aux origines. L’historique plateforme chimique de Roussillon, née durant la Première Guerre mondiale, va de nouveau produire du paracétamol. Douze ans après l’arrêt de la fabrication de l’antalgique présent dans les trois médicaments les plus vendus en France (Doliprane, Dafalgan, Effe­ralgan), le méga-site isérois, où est installé Seqens, devra en synthétiser 10.000 tonnes d’ici trois ans. Décrié pour avoir laissé filer à l’étranger ses industries de santé les plus critiques, l’Etat entend faire du redémarrage de cette activité stratégique le symbole d’une souveraineté retrouvée.
 
"La crise du Covid-19 a montré qu’une rupture d’approvisionnement de certaines molécules stratégiques était un risque bien réel, précise-t-on au cabinet de la minis­tre de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher, où l’on rappelle qu’en mars, l’Inde, l’un des principaux pays producteurs de paracétamol avec la Chine et les Etats-Unis, avait préempté une partie de ses exportations. No
us voulons contrôler en France l’ensemble de la chaîne de production." Cette mission "reconquête", Seqens la mènera aux côtés de deux autres groupes tricolores, Sanofi et UPSA, qui lui achèteront la molécule avant de la conditionner dans leurs propres usines.


La France a-t-elle vraiment les moyens de relocaliser l’industrie pharmaceutique? Acquisitions à l’étranger: Moins connu que ces deux champions du médicament, le discret Seqens s’est imposé ces derniers mois comme l’un des chouchous du gouvernement. Venu promouvoir son "plan de restauration de la souveraineté sanitaire" fin août sur l’un des sites du groupe, Emmanuel Macron n’avait pas tari d’éloges à l’endroit de ce "fleuron français" qui a eu le mérite "d’innover, de croire en sa R&D et d’embaucher".
 
Telle est en effet la trajectoire suivie par cette entreprise de 3.200 salariés qui a intégré le cercle fermé des cinq plus grosses sociétés mondiales produisant ces molécules de synthèse utilisées par l’industrie pharmaceutique. Fondé en 2003 et contrôlé par le fonds américain Bain Capital, Seqens a pris son envol à partir de 2011 et l’arrivée du fonds français Ardian comme actionnaire majoritaire. L’acquisition de plusieurs actifs de Rhodia, émanation de l’ex-empire Rhône-Poulenc, lui permet de se positionner avantageusement sur le paracétamol, mais aussi l’aspirine, dont il est le premier producteur mondial. "Le groupe s’appuie sur un fort ancrage industriel en France où sont implantés 14 de nos 24 sites, indique Pierre Luzeau, le PDG de Seqens. Puis, peu à peu, des acquisitions nous ont permis de franchir un cap." Et d’internationaliser une société présente aujourd’hui en Allemagne, en Finlande, en Chine ou en Thaïlande.

Pari de la chimie cryogénique: En 2016, le chassé-croisé entre les fonds Eurazeo et Ardian, devenu minoritaire au tour de table de Seqens, va doper le développement. "Seqens était très bien implanté en Europe et en Asie, mais moins aux Etats-Unis, le pays où les nouvelles molécules se développent le plus, avance Pierre Luzeau. Or, la croissance du groupe est tirée en partie par les Etats-Unis et le Canada." Résultat, son chiffre d’affaires tutoie désormais le milliard d’euros. "C’est bien, mais cela reste largement en deçà des géants du secteur comme l’américain Mallinckrodt, aux revenus deux fois et demie plus élevés", grince un concurrent. "Grossir pour grossir, cela n’a pas de sens, Seqens a au contraire fait le choix de se recentrer sur son cœur de métier, la synthèse pharmaceutique", répond-on chez Eurazeo, alors qu’une cession de Seqens a été évoquée dans la presse, où l’on parle d’une valorisation de 2 milliards.
 
La percée du leader français dans ce secteur hyperconcurrentiel tient aussi à sa politique d’innovation. Pour fabriquer les molécules toujours plus complexes utilisées par ses clients, industriels ou biotechs, et affronter des rivaux qui ont davantage recours à une main-d’œuvre bon marché, Seqens mise beaucoup sur la technologie comme la chimie cryogénique, qui permet de produire à très basse température. Au total, la R&D du groupe, dont le centre phare est à Porcheville (Yvelines), représente 10% des effectifs et génère 5% du chiffre d’affaires. "C’est plus que nos concurrents, mais c’est ce qui nous permet d’être compétitifs", défend Pierre Luzeau.
Cet automne, le gouvernement a sélectionné Seqens dans le cadre d’un programme de 200 millions visant à relocaliser une douzaine de molécules, en plus du paracétamol, comme le propofol et la kétamine, dont l’approvisionnement s’est révélé difficile au plus fort de la crise sanitaire. Seqens compte investir 75 millions d’ici à 2024 et créer entre 80 et 100 emplois, surtout en R&D. "Cette capacité à créer de l’innovation est la vraie force de Seqens", observe François Duplaix, PDG d’UPSA, le labo agenais producteur du Dafalgan et de l’Efferalgan.


Médicaments: qui sont les vrais responsables de la pénurie?
Concurrence asiatique: Reste que le virage patriotique pris par le bon élève Seqens pose certaines questions. Permet-il réellement d’affronter la concurrence asiatique? Est-ce une lame de fond ou un feu de paille lié à l’humeur politique du moment? "Depuis une vingtaine d’années, 80% de la production des principes actifs des médicaments se trouve en Asie, répond Nathalie Coutinet, économiste de la santé. Le défi est de taille car la mondialisation est passée par là mais le recours aux nouvelles technologies doit limiter cet effet dumping." Du côté de Seqens, on assure que cette stratégie a bel et bien toutes les raisons d’être pérenne.
"Pour garantir la résilience de l’industrie pharmaceutique de l’Union européenne, il faudrait sécuriser les chaînes d’approvisionnement d’au moins 150 à 200 molécules critiques, indique Pierre Luzeau. Il n’y a donc pas de raison de s’arrêter là." De leur côté, les industriels du médicament plaident pour que l’Etat renonce à son intention de baisser de 10% le prix d’une boîte de paracétamol vendue en pharmacie, aujourd’hui à 2,18 euros pour huit comprimés d’un gramme. "Nous pouvons accepter une hausse du prix de la matière première, mais il ne faut pas que, dans le même temps, le prix de vente baisse, cela affecterait des marges qui sont déjà très faibles", avertit François Duplaix. Comme pour rappeler que l’équipe de France du paracétamol doit jouer de façon unie.

Selon Mr Antoine Izambard - Challenges - dimanche 28 février 2021

14/03/2021

Une librairie pour les malvoyants à Paris...

Depuis mi-janvier, la première librairie à destination d’un public en déficience visuelle a ouvert ses portes. « La Librairie Grands Caractères », située dans le 5ème arrondissement de Paris, propose des ouvrages au confort de lecture inégalé.
 
Lorsque Odette pousse la porte de la Librairie des Grands Caractères, l’exaltation ne se fait pas attendre. « C’est pas vrai! Je vais enfin pouvoir me remettre à lire, s'exclame-t-elle. Pour moi, ça va être une vraie renaissance». Près de 600 titres d’ouvrages, tous genres confondus, sont édités à destination d’un lectorat atteint de déficience visuelle, de malvoyants mais aussi de personnes atteintes de dyslexie, de dysgraphie, de troubles cognitifs, de presbytie ou même d’une simple fatigue visuelle. 
«Je vais pouvoir lire le Goncourt», s’exclame une cliente au bras de son grand fils. Francine, atteinte depuis plusieurs mois d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), est ravie de retrouver le plaisir de tenir un livre entre ses mains. « Jusqu’ici, j’utilisais une liseuse et je grossissais les caractères, confie-t-elle. Mais ce n’est pas pareil. Ne plus avoir un vrai livre devenait frustrant. Avec la liseuse, je n‘ai pas les mêmes repères ni les mêmes sensations. Or, quand on est lecteur, le rapport à l’objet aussi est important». 
Une librairie adossée à deux maisons d'édition spécialisées:Dans la librairie parisienne des Grands Caractères, ce sont romans, romans noirs, récits, littératures française ou étrangère, ouvrages cultes à découvrir ou à relire qui attendent des lecteurs de 13 à 113 ans. Agnès Binsztok, la directrice éditoriale, travaille en équipe avec Matthieu Rondeau et deux jeunes bibliothécaires. «Nous sommes un éditeur grand caractère qui comprend deux maisons d’éditions, 'À vue d’œil' et 'Voir de près'», dit-elle. 
Si jusqu’ici l’éditeur fonctionnait via un site ou sur commande en catalogues, un réel espace semblait nécessaire : «On a eu cette intuition très forte qu’il était important d’avoir aussi une librairie, raconte Agnès. Nous nous sommes donc lancés et cela fonctionne très bien. Rien d’étonnant au fond car les gens qui aiment lire sont comme tout le monde. Ils aiment flâner dans une librairie. ». 
En effet, une fois les droits des ouvrages acquis, les livres sont réédités en version grands caractères. Tout a été calculé. « Il y a quatre ans, nous avons réalisé des tests auprès de personnes malvoyantes qui présentaient des déficiences différentes, poursuit Agnès. Nous avons pu trouver le moyen d’intégrer différents paramètres pour optimiser la mise en page en direction de ce public».
Charte graphique et maniabilité adaptées 
Grâce à une maquette très adaptée, une police de caractère sobre sans empattement ni fioriture, agrandie en taille 16 ou 20, la lecture est en effet plus aisée. Un interlignage et un interlettrage ont également été pensés avec un papier sans transparence, sans brillance ni contraste.
Cette mise en forme a également été rendue possible grâce au travail d'un jeune graphiste. Sa nouvelle police, « luciole », offre un confort de lecture supérieur. Depuis septembre 2020, tous les ouvrages de la librairie sont édités avec cette police. Et les résultats sont là. Les ouvrages se lisent mieux. Dans les allées de cette librairie très « cosy » et bien « fournie », Mélanie et Léa, les deux bibliothécaires, donnent leurs avis et conseils sur les recueils.
De leur côté, des clients essaient les ouvrages en s'asseyant sur de confortables fauteuils installés sous des lampes à basse vision. Elles offrent une lumière dite « lumière du jour » qui optimise la lecture. Un avantage supplémentaire pour les personnes atteintes de déficiences avancées. « Nous ne sommes pas des professionnels de l’optique mais nous proposons aussi quelques loupes et quelques lampes », dit Léa.
Bientôt une collection pour enfants
Si l’intérêt d’un tel lieu est indéniable, il a aussi l’avantage de faire découvrir aux lecteurs lambda ces grands caractères. Une forme de lecture qui s’avère plutôt agréable. « Certains pensent en effet que les personnes qui ne lisent que du grand caractère sont forcément des personnes âgées, ajoute Mélanie. C'est totalement faux. Il y a des jeunes et divers publics ».
Et qui dit différents publics dit goûts différents en matière de littérature. « Le lectorat malvoyant n’a pas d’attentes différentes de celui sans problème de vue », précise Agnès. La librairie compte donc éditer 150 nouveautés de plus par an, et ce n'est qu'un début. «Nous souhaitons éditer une collection pour enfants car là aussi il y a une vraie demande», affirme l’éditrice. En attendant, l’ équipe de la Librairie des Grands Caractères a réalisé ce projet avec ses propres deniers, sans savoir où cela les mènerait. « Ce projet a surtout permis de montrer qu’il existe toujours des solutions pour lire », conclue Agnès. L'aventure démarre très fort.  

Selon Mme Corinne Binesti - RFI - samedi 20 février 2021

12/03/2021

Se protéger d'Alzheimer, c'est possible!

Mme Véronique Brenner dans le journal hebdomadaire Version Fémina s'appuie sur les dires du Professeur Philippe Amoyel, auteur du "Guide anti-Alzheimer", pour nous faire savoir qu'il est possible de réduire les risques de développer cette maladie. En effet, aucun traitement jusqu'ici n'a pu soigner vraiment le déclin cognitif. On sait par contre que lorsque les premiers symptômes apparaissent, la maladie évoluait déjà depuis au moins une dizaine d'années. Des mesures de prévention pourraient donc précocement nous permettre d'aider notre cerveau à mieux résister à ce trouble.

Il faut savoir qu'aujourd'hui la maladie d'Alzheimer affecte 1,2 millions de personnes en France, dont 60% de femmes. Du calcul mental en comptant des chiffres à rebours par exemple ou en faisant mots croisés ou carrés latins entraîne notre mémoire et favorise une sorte de gym mentale. De même, la lecture et toute activité qui nous oblige à sortir de notre zone de confort est susceptible de nourrir notre cerveau, car cela fait travailler nos facultés d'adaptation. Faire de bonnes et longues nuits peut également aider à nettoyer voir à éliminer les protéines béta-amyloïdes impliquées dans la maladie. Des connexions neuronales peuvent alors mieux se développer.

D'autres conseils comme arrêter de fumer, lutter contre l'hypertension, perdre du poids pourraient même abaisser de 30% l'incidence de la pathologie. Le Professeur Amouyel prétend que bouger au moins une à deux fois par semaine aide à une bonne oxygénation du cerveau. Enfin, favoriser les échanges sociaux, créer des liens avec autrui, s'orienter dans l'espace, jouer aux échecs ou au scrabble, imaginer des situations mentalement, écouter des conférences sont fortement recommandés au fur et à mesure que nous prenons de l'âge, afin de maintenir curiosité et ouverture au monde au lieu de nous isoler. Il a été noté aussi que les personnes sexuellement actives ont généralement de meilleures performances cognitives que les célibataires. Donc, à bon entendeur, salut!

Lyliane

10/03/2021

Intérêt à se faire du bien...

Y’a pas de mal à se faire du bien ! Preuve en est : faire preuve de bienveillance envers soi-même aurait des effets positifs insoupçonnés sur la santé, aussi bien mentale que physique. C’est ce que révèlent des chercheurs britanniques, à l’occasion d’une étude publiée dans la revue Clinical Psychological Science en 2019.
"[Nos] découvertes indiquent qu’être bienveillant avec soi-même inhibe la réaction au danger et place l’organisme dans un état de sécurité et de relaxation important pour la revitalisation et la guérison", révèle le Docteur Hans Kirschner, premier auteur des travaux et chercheur à l’Université d’Exeter (Royaume-Uni). Des conclusions que le scientifique avance après avoir mené une expérience d'envergure.
L’amour-propre à l’épreuve
Le chercheur et son équipe ont en effet recruté pas moins de 135 volontaires, tous en bonne santé et étudiants de l’Université d’Exeter. Le but : mettre en place le protocole de test qu’ils avaient élaboré.
Il s'est déroulé ainsi : divisés en cinq groupes, les participants à l’expérience ont dû remplir un questionnaire portant sur leurs émotions. En parallèle, ils ont écouté des messages audio, dont la teneur s’avérait en tout point opposée : des conseils de bienveillance personnelle pour les uns, des consignes critiques envers eux-mêmes pour les autres. Ce faisant, le rythme cardiaque ainsi que le taux d’humidité cutané de chaque volontaire étaient mesurés.

Résultat, les membres des groupes bénéficiant de consignes de bienveillance personnelle ont non seulement déclaré ressentir plus d’auto-compassion et de bienveillance envers les autres, mais ont également présenté des réponses corporelles caractéristiques de l’apaisement : un rythme cardiaque plus lent, des contractions plus espacées, ainsi qu’une moiteur cutanée moins importante. Tout l’inverse de leurs homologues auxquels des consignes d’auto-flagellation avaient été assenées.
Des mécanismes enfin dévoilés
Des résultats qui ouvrent des perspectives inédites, comme le mettent en avant les auteurs des travaux : 
De précédentes études avaient démontré que l’auto-compassion était liée à des niveaux de bien-être plus élevés et à une meilleure santé mentale, mais nous ne savions pas pourquoi. Nos travaux nous aident à comprendre les mécanismes grâce auxquels être bienveillant avec soi-même quand les choses tournent mal pourrait être bénéfique dans le cadre de traitements psychologiques, avance le Docteur Anke Karl, responsable de leur mise en œuvre.
En inhibant notre réaction au danger, nous stimulons nos systèmes immunitaires et nous mettons toutes les chances de notre côté pour guérir.
Son but est que ces recherches ouvrent la voie à un meilleur traitement de certains troubles psychiatriques : "Nous espérons que des travaux à venir puissent utiliser notre méthode afin de l’essayer chez des personnes souffrant de problèmes de santé mentale tels que la dépression chronique". De quoi prouver à nouveau qu’assurément "y’a pas de mal à se faire du bien" !

Selon

08/03/2021

Connaissez-vous la remédiation cognitive?

Mr Fabien Trécourt dans Version Fémina, en s'appuyant sur l'expérience de Mme Magali Seassau, docteure en neurosciences, s'intéresse à cette approche thérapeutique susceptible de renforcer la mémoire, la concentration des enfants hyperactifs, des autistes, des dépressifs, des personnes bipolaires, des patients atteints d'Alzheimer ou des victimes d'AVC. La remédiation cognitive est une sorte de gymnastique de l'esprit, car elle s'appuie sur des exercices souvent ludiques de repérage dans l'espace, de traitement de l'information, des techniques de mémorisation... On lit et on résume ensuite ce qu'on a lu, on répète beaucoup, mais aussi on joue, on décrit une photo...

Apparemment, cette remédiation cognitive, faite en parallèle à une prise en charge médicale, donne des résultats encourageants. Souvent les spécialistes en remédiation cognitive s'appuient sur des logiciels et les proposent à leurs patients pour travailler seuls à la maison. Que l'on soit enfant ou adulte, les séances se font en groupe mais elles se déroulent différemment. En tout état de cause, on observe une amélioration des compétences sociales. Pour aller plus loin, consultez par exemple le site de Mme Déborah Berthet, neuropsychologue ou même http://www.neuropsychologue-nantes.fr › remediation-c...

Lyliane

 

 

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07/03/2021

Des lunettes électroniques pour aider les dyslexiques...

Selon les chiffres de la Fédération française des DYS, 6 à 8 % de la population française serait concernée par des troubles cognitifs spécifiques et des troubles des apprentissages qu'ils induisent, le plus connu étant la dyslexie. Et si ce trouble de l'identification de certains mots pouvait être corrigé par une paire de lunettes connectées ? C'est le pari que se lance Atol, relaye LCI. La chaîne d'opticiens est la seule au monde à proposer les lunettes électroniques d'aide à la lecture Lexilens, conçues et fabriquées en France (seuls les verres électroniques ne le sont pas), précise L'ADN.
Elles ont été développées par la start-up Abeye (incubée depuis 2018 par Atol), grâce au travail d'Albert Le Floch et de Guy Ropars, chercheurs en physique des lasers à l'université de Rennes. Ils ont mis en lumière une cause anatomique potentielle de la dyslexie, cachée dans de minuscules récepteurs des yeux de ceux qui sont touchés par ce trouble de la lecture, selon les résultats d'une étude publiée en 2017. Chez les personnes qui ne sont pas atteintes de dyslexie, ces récepteurs de la lumière n'ont pas la même forme d'un ?il à unautre : ils sont asymétriques. Le cerveau choisit donc le signal envoyé par l'un des deux yeux pour créer l'image que voit la personne.
Résultats scolaires en hausse
Chez les dyslexiques, en revanche, cette zone de l'?il (les « centroïdes de la tache de Maxwell ») est symétrique dans les deux yeux : cela pourrait être source de confusion pour le cerveau en créant des « images miroirs » entre lesquelles il est incapable de choisir. C'est cette source de confusion que corrigent les lunettes Lexilens. « Abeye a mis trois ans pour construire les filtres actifs qui permettent d'enlever l'image miroir. Ces filtres sont pilotés par de l'électronique embarquée dans les branches de la lunette », explique à L'Usine nouvelle Michael Kodochian, fondateur de la start-up Abeye.

La lecture se retrouve alors améliorée grâce à l'utilisation de ces filtres sur les lunettes, qui doivent se régler lors de la première utilisation via Bluetooth sur une application sur smartphone. Selon L'ADN, les résultats des tests menés sur plus de 200 enfants ont démontré une augmentation de la confiance en soi et des résultats scolaires en hausse. Sur LCI, la fédération des orthophonistes refuse toutefois de s'emballer, arguant du fait que ces lunettes ne sont pas destinées à tous les types de dyslexie : leur port doit être accompagné de séances d'orthophonie, selon elle. Pour l'instant, les Lexilens coûtent 399 euros et sont réservées aux enfants. Un modèle pour les adultes devrait être proposé dans les mois à venir par Atol, duquel il faut se rapprocher pour commander ces lunettes. Petit bémol, toutefois : elles ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale.

Selon Le Point avec AFP-mardi 16 février 2021

06/03/2021

Comment doper nos défenses naturelles?

Mme Agnès Pelinq dans Version Fémina évoque les solutions naturelles pour nous aider à traverser l'hiver en forme. En premier, elle place la gelée royale, trésor de l'apithérapie, qui agit à titre préventif. Selon Mr Nicolas Cardinault, auteur chez Souccar de l'ouvrage "Soignez vous avec les produits de la ruche", cette substance produite par les abeilles nourricières stimule l'activité des macrophages, des cellules du système immunitaire en première ligne de défense. La gelée royale, en effet, grâce à son potentiel antibactérien, du à la synergie d'actions d'un lipide spécifique nommé le 10-HDA, d'une protéine, la royalisine et de polyphénols, peut être consommée fraîche à raison de 500 mg à 1g par jour en cure de 3 semaines. Elle existe également en ampoules de 10 ml à prendre chaque jour.

L'article se tourne ensuite vers le ginseng, une racine de longévité pour les Chinois, qui aide l'organisme à s'adapter au stress, qu'il soit physique, psychique ou infectieux. Selon le Dr Franck Gigon, phytothérapeute, le ginseng, en effet, est riche en vitamines B, en oligoéléments, en polysaccharides et surtout en ginsénosides, qui régulent à la hausse la réponse immunitaire. En cette période d'infections virales, il est protecteur et réparateur. On le consomme en gélules pour le ginseng rouge (0,5 à 2g par jour), en cure d'un mois avant l'hiver, pour le ginseng blanc (1g à 3g par jour). Par contre il est contre-indiqué chez l'enfant et la femme enceinte.

Le thym de son côté que l'on utilise en cuisine est également un remède idéal pour résister aux rhumes, aux bronchites et aux gastro-entérites. Il est riche en flavonoïdes, en thymol et en carvacrol, qui sont des activateur de l'immunité. C'est un anti-infectieux à large spectre, qui assainit les voies respiratoires et calme les toux sèches. Des infusions à raison de 3 tasses par jour de thym frais ou séché sont la meilleure façon de le consommer (2 cuillères à café dans 250 ml). En cas de maux de gorge, la tisane froide en gargarisme est souveraine.

Le cynorrhodon, fruit de l'églantier, regorge de vitamine C et il favorise la lutte contre les microbes des maladies respiratoires.On le trouve en poudre dans les herboristeries. A pratiquer en cure d'une semaine grâce à 1 ou 2 cuillères à café le matin dans un verre d'eau. Enfin, le sureau noir est un excellent antigrippe. les baies ont des vertus anti-inflammatoires. Faire une décoction d'1 cuillère à café de  pour 250 ml d'eau deux fois par jour pendant une semaine de baies séchées, en les laissant bouillir 5 minutes et infuser 10 minutes en cas d'infection virale. Femmes enceintes ou allaitantes s'abstenir.

Lyliane

27/02/2021

Du nouveau en vue pour se tester...

Des chercheurs lillois travaillent sur un nouvel outil de diagnostic, un projet nommé Cordial de tests Covid via le smartphone. Grâce à une clé USB et une bandelette de détection, vous pouvez savoir "au bout de 10 minutes, si vous êtes négatif ou positif", a expliqué mardi 9 février sur franceinfo Sabine Szunerits, professeur des universités à Lille, attachée à l’Institut d’électronique de microélectronique et de nanotechnologie (IEMN), porteuse, notamment, de ce projet.
>> Épidemie de Covid-19 : suivez notre direct.
franceinfo : Comment est-ce que cela fonctionne ?
Sabine Szunerits :Ce système est basé sur un smartphone auquel on connecte une clé USB et vous branchez une petite bandelette de détection avec une gouttelette d'échantillon. Au bout de dix minutes, vous saurez si vous êtes négatif ou positif. C'est un spécialiste qui doit prendre votre échantillon. On est en train d'améliorer la procédure et si tout va bien il sera possible de faire ce test avec la salive. On est en train de confirmer ces tests avec des PCR.
Dans combien de temps votre technologie sera opérationnelle ?
Cela devrait être disponible dans quelques semaines. Nous avons fait des tests cliniques."On sait que notre test a des concordances avec des tests PCR négatifs et positifs de 88%, ce qui est très bien."

Sabine Szunerits, professeur des universités à Lille, attachée à l’Institut d’électronique de microélectronique et de nanotechnologie: On cherche maintenant un industriel qui veut se mettre avec nous dans l'aventure. Actuellement, on fait tout au laboratoire, donc on arrive à en faire 1 000 par semaine mais pas plus.
Avez-vous déjà des contacts ?
On a quelques pistes en France et on espère vraiment que cela va se concrétiser rapidement parce que l'enjeu est très gros. Nous n'avons pas encore pris contact avec le gouvernement, mais si nous ne trouvons pas d'industriel nous prendrons contact avec lui.

Selon Franceinfo - Franceinfo - mardi 9 février 2021

 

 

26/02/2021

Quelles sont les vertus du gingembre?

Dans TV-Magazine, un article de Mme Sophie Lacoste nous présente toutes les vertus du gingembre. Originaire d'Inde ou de Chine, c'est une plante vivace aux racines irrégulières. On récolte les rhizomes après la floraison pour les consommer frais ou bien pour les faire sécher. C'est un condiment qui est réputé pour équilibrer la bile, calmer les nausées, prévenir le mal de mer et dissiper les ballonnements. En décoction, c'est un bon stimulant pour évacuer les sécrétions bronchiques. Depuis peu on l'utilise même à raison de 3g par jour pour faire baisser la glycémie en cas de diabète. On lui attribue aussi la prévention du vieillissement.

Le gingembre contient des gingérols qui lui donnent son goût prononcé. Il a des vertus anti-inflammatoires et antioxydantes. Il soulage l'arthrite surtout si on l'associe à de l'ail et de l'oignon. Dans les sauces, avec le poisson, la volaille, les légumes, on le consomme cuit. Sinon cru coupé en lamelles, il agrémente les salades. En poudre, on peut le mettre dans une boisson chaude ou dans un dessert. Confit ou en sirop, il devient après cuisson translucide.

Lyliane

25/02/2021

Les étudiants s'organisent pour aider leurs camarades...

REPORTAGE - Quelques étudiants parisiens ont créé une distribution de colis alimentaires (réservée aux étudiants) qui ne désemplit pas dans le centre de Paris. Ni revendicatifs, ni culpabilisateurs, ni partisans, ils parent au plus urgent: aider leurs copains à manger. 
Paul Bordron-Armani, 20 ans, est étudiant en Droit et Sciences Politiques en 3e année à l'Université Paris I-Panthéon Sorbonne. Lors du premier confinement, au printemps dernier, réfugié dans la maison familiale dans les Vosges, il a été surpris de voir le nombre de témoignages d'amis de son âge, ou d'amis d'amis, restés à Paris qui se sont retrouvés dans une situation très douloureuse, économiquement et psychologiquement. Il ne s'agit pas seulement des souffrances psychologiques liées à l'isolement mais bien au fait qu'ils étaient nombreux à ne pas manger à leur faim. "La précarité étudiante n'est pas nouvelle, on connait tous des gens qui sautent des repas et ne se permettent aucun loisir, rien de superflu, explique-t-il. L'épidémie a été un révélateur et un aggravateur de ces situations très cachées, non répertoriées et qui n'ont pas de réponse de la part des pouvoirs publics". 
 
Les étudiants touchés de plein fouet par une précarité accentuée par le Covid
Urgence alimentaire
 
Paul prend conscience que la période risque être dévastatrice et crée l'association Co'P1 Solidarités Etudiantes. "Je ne m'étais jamais investi dans une association mais il m'a paru évident que je devais faire quelque chose, raconte-t-il. Avec quelques amis nous avons démarché les commerçants et supermarchés pour récupérer des invendus ou obtenir des petits prix sur les produits d'hygiène, l'université et les pouvoirs publics pour les sensibiliser et leur demander un lieu d'accueil, un lieu de stockage, une subvention. Le but était de pouvoir mettre en place au plus vite une distribution de colis alimentaires". 
Alors qu'il explique sa démarche et détaille en toute transparence son budget de plusieurs dizaines de milliers d'euros (des bénévoles du Secours Populaire lui ont dispensé une formation accélérée en comptabilité), il s'interrompt à plusieurs reprise pour indiquer à ses camarades bénévoles comment organiser la distribution ouverte à 17h30 comme deux soirs par semaine à la Maison d'information des étudiants (MIE), une structure de la ville de Paris, 50 rue des Tournelles dans le 3e arrondissement. 

En moins d'une heure, 150 personnes ont constitué une file d'attente sur le trottoir. Tous étudiants, leur carte d'étudiant leur est d'ailleurs demandée. Ils ont connu l'existence de cette soupe populaire moderne par le bouche-à-oreille et les réseaux sociaux. Aucun signe de misère parmi cette sage troupe qui sait garder une bonne distanciation sociale. "Le fait que ce soit d'autres étudiants qui les accueillent permet de dédramatiser", explique Paul. 
Sage file d'attente pendant le couvre-feu

Une patrouille de policiers municipaux s'approche et demande quel est ce rassemblement quelques minutes avant 18 heures, l'horaire de début du couvre-feu. Paul Bordron-Armani va parlementer avec la patrouille, les bénévoles remettront une dérogation au couvre-feu à chaque bénéficiaire, pour que tout le monde puisse rentrer tranquillement à l'issue de la distribution. La Maire de Paris est informée et soutient cette initiative d'urgence. Personne ne va s'attarder, ce n'est pas une fête clandestine. Mais il est possible de venir prendre des renseignements sur les aides existantes, ou simplement de parler avec d'autres étudiants pour rompre sa solitude ou son isolement. 
 Chaque bénéficiaire repart avec 5 à 6 kg de denrées. Ce soir-là, les sacs contiennent des pommes de terres, des brocolis, du pain, un ou deux plats cuisinés en barquette, à déguster le jour même, un kit d'hygiène avec dentifrice, masque, protections féminines... Seul luxe, les pâtisseries appétissantes offertes par Les Pâtissiers du Coeur. Il est possible aussi de récupérer quelques livres d'occasion et des vêtements.
 
"Beaucoup d'étudiants ont un logement, dont le loyer est payé par les parents mais doivent se débrouiller seuls pour manger, avec des petits jobs dans les commerces et restaurants, du baby sitting, explique Paul. Depuis quelques mois ces petits boulots ont disparu. Beaucoup ont moins de 5 euros de budget alimentaire par semaine. Même les repas des restaurants universitaires à 1 euro, c'est un effort. Beaucoup de bénéficiaires passent entre les grilles de calculs des bourses. 
Bruno Le Maire n'a pas compris
 
Etudiant en Sciences Politiques, Paul souligne que son initiative n'est pas partisane. "Mais elle est éminemment politique bien sûr". Poussé à se prononcer sur les propos d'Emmanuel Macron: "Il n'est pas facile d'avoir 20 ans en 2020", il répond : "j'aimerais bien qu'on ne puisse pas dire qu'il n'est pas facile d'avoir 21 ans en 2021, et 22 ans en 2022!" Il a reçu le meilleur accueil auprès de la Mairie de Paris, des interlocuteurs qui ont compris le problème et l'urgence. Mais il continue à se débattre pour trouver des entreprises ou marques qui pourraient fournir les produits d'hygiène et le besoin d'un Kangoo, en état de marche, devient pressant, pour faire la navette entre l'entrepôt dans un autre quartier et le lieu de distribution.

L'université et le gouvernement face au désarroi étudiant
 Il devient moins souriant en évoquant Bruno Le Maire, qui s'étonnait récemment que l'on veuille accorder un revenu minimum à des étudiants. "C'est le signe d'une méconnaissance grave de la réalité. Ce ministre doit comprendre que les étudiants qui n'ont rien à manger sont très motivés pour continuer leurs études et à suivre les cours. En toute logique, ils auraient dû laisser tomber. Evidemment il faut les aider! A-t-il évalué le coût pour la France d'une génération qui ne pourrait plus étudier?"

Selon Mr Jean-François Arnaud - Challenges - dimanche 7 février 2021
 

09/02/2021

Y aura-t-il en France un statut de "réfugié climatique?

Le statut de réfugié climatique n’existe pas dans le droit français, et ne peut donc pas justifier une demande d’asile. Cependant, les demandes de titres de séjour pour raisons médicales liées à la pollution atmosphérique sont possibles, et l’une d’elle a été acceptée à Bordeaux en décembre.
C’est une première en France : le 18 décembre 2020, la cour d’appel administrative (CAA) de Bordeaux a annulé l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) d’un Bangladais qui résidait en France depuis 2011 au motif, entre autres, de la situation environnementale dans son pays. L’un des motifs retenu par la Cour était en effet la pollution atmosphérique au Bangladesh, qui mettait sa santé en danger. Décryptage d’une décision qui pourrait avoir des suites juridiques.


Pourquoi ce cas est-il exceptionnel ? A son arrivée en France en 2011, «Sheel» (son prénom a été modifié) a fait une première demande d’asile politique, qui a été refusée. Il fait ensuite une demande de titre de séjour en raison de ses problèmes respiratoires, qui a été acceptée en 2015, et il bénéficiait donc depuis du statut «d’étranger malade», qui n’est pas un statut de réfugié. Mais malgré un avis médical favorable, fin 2019, la préfecture de Haute-Garonne ne renouvelle pas son titre de séjour et lui délivre une l’obligation de quitter le territoire français. Après plusieurs appels, la décision est remontée à la cour d’appel administrative (CAA) de Bordeaux qui a donc finalement annulé l’OQTF en décembre dernier. Dans les motifs retenus par la CAA, on trouve certes la très forte pollution atmosphérique du Bangladesh, mais pas seulement : l’accès aux soins, beaucoup plus difficile sur place, et les risques de coupures électriques qui arrêteraient l’appareil de respiration qu’il utilise la nuit sont tout aussi importants dans la décision.
 
Le côté «exceptionnel» de cette décision réside dans le fait qu’il s’agit de la première qui va dans le sens d’une reconnaissance de la pollution atmosphérique comme un facteur de risque. Mais l’avocat de Sheel n’est pas le premier a avancer cet argument : on trouve sur Légifrance plusieurs cas de demandes de titres de séjour en raison des risques de la pollution atmosphérique pour la santé des demandeurs, souvent asthmatiques, comme à Nantes en 2015 et 2018, ou à Paris en 2016. Toutes refusées, jusqu’au cas de Sheel. Reste à savoir si son cas fera jurisprudence.


Quelles sont les possibles conséquences de cette décision ?
Pour M Louis le Foyer de Costil, avocat au barreau de Paris et spécialisé en droit des étrangers, «rien ne fait obstacle à ce que les juges soient plus proactifs, et aillent dans le sens des avocats qui se saisissent de l’argument climatique, ou sanitaire», mais encore faut-il pouvoir prouver que la situation climatique met réellement en danger la santé du demandeur. «Les juges peuvent aussi refuser ces demandes parce que la pollution est 
forte dans les grandes villes, mais pas dans les campagnes, par exemple. C’est un cas très particulier, et une jurisprudence très fragile.»
Les demandes de titres de séjours pour raisons médicales sont pour certaines encadrées par le ministère de la Santé, mais les directives données n’évoquent pas les problèmes respiratoires. «C’est clair pour le VIH par exemple», explique Lise Faron, spécialiste des questions de droit au séjour pour la Cimade, une association d’aide aux migrants et aux réfugiés. «Toutes les personnes qui viennent d’un pays en développement n’ont pas accès aux soins nécessaires pour le VIH, donc la France les accueille.» Pour elle, la décision de la CAA de Bordeaux ne fera pas jurisprudence, car elle n’est pas suffisante. «Il faudrait une décision qui dit que la pollution atmosphérique doit être prise en compte de manière systématique pour l’appréciation de la prise en charge des pathologies respiratoires.» Et même dans ce cas, il faudrait, selon elle, batailler pour réussir à prouver qu’il s’agit du facteur de risques le plus important, et que c’est un risque généralisé à tout le territoire du pays d’origine de la personne.


Vers un statut de réfugié climatique ?

«Les déplacements et les migrations sont le résultat d’une multiplicité de facteurs qui s’entremêlent. Les facteurs environnementaux en ont toujours fait partie, mais ils augmentent fortement ces dernières années.» Au vu des évolutions annoncées du climat, la Cimade milite ainsi pour la création d’un statut de réfugié climatique, qui s’appliquerait à tous les changements environnementaux qui peuvent pousser des personnes au départ : «une grande sécheresse par exemple, ou au contraire une crue, sont des raisons de départ dues aux changements climatiques, mais ne seront pas reconnues comme telles au moment des demandes de titres de séjour» explique Lise Faron. Maitre le Foyer de Costil est lui aussi favorable à la création d’un tel statut : «Outre la pollution de l’air, si on reste en Asie du Sud-Est, la question de la montée des eaux est de plus en plus pressante, et va probablement mener à des déplacements massifs. Un statut de réfugié climatique faciliterait les procédures.» Pour le moment, aucun statut de ce genre n’est prévu, puisque le terme de réfugié, juridiquement du moins, s’applique seulement aux personnes risquant des persécutions selon la convention de Genève, et ne concerne donc pas les risques environnementaux.

Selon Mme Daphné Deschamps - Liberation - lundi 25 janvier 2021

08/02/2021

Rejets radioactifs: attention danger!

INFO 20 MINUTES - Selon un laboratoire indépendant de mesures de la radioactivité, deux substances radioactives retrouvées dans des plantes aquatiques de la Garonne affichent des taux trois fois et quatre fois plus élevés en aval, qu’en amont de la centrale de Golfech 
Il s’agit de tritium et de carbone 14. Le premier est de l’hydrogène radioactif, le second du carbone radioactif. 99,99 % des rejets radioactifs liquides émis dans la Garonne par  la centrale nucléaire de Golfech, dans le Tarn-et-Garonne, contiennent ces deux radioéléments, lesquels sont particulièrement présents en aval de la centrale nucléaire, en direction d’Agen.
En effet, selon une étude rendue publique le 17 janvier, réalisée par la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) à la demande de plusieurs associations environnementales (les Amis de la Terre Midi-Pyrénées, VSDNG, Sepanlog…) des analyses réalisées en octobre 2019 sur des plantes aquatiques en aval et en amont des rejets de Golfech démontrent clairement qu’en aval l’activité du tritium et du carbone 14 est respectivement quatre fois et trois fois supérieure, à celle que l’on peut trouver en amont, c’est-à-dire avant les rejets radioactifs de la centrale.
Pas de problème selon EDF

Déjà en 2009, la Criirad avait, à la demande des mêmes associations, mené une campagne similaire qui avait produit quasiment les mêmes résultats : quatre fois plus de tritium dans la Garonne, après les rejets de la centrale, et deux fois (contre trois aujourd’hui) de carbone 14, là encore en aval.
 
Pour EDF, le gestionnaire de la centrale, ce n’est pas un problème. Selon la direction, pour le tritium, « aucune valeur n’a dépassé la limite réglementaire ». Quant au carbone 14, là aussi rien à signaler : « Au cours de ces dernières années, les mesures effectuées sur chacun des prélèvements n’ont montré aucun dépassement de la limite réglementaire annuelle ».
De son côté, l’Autorité de Sûreté Nucléaire, le gendarme du nucléaire, rappelle que « les rejets d’effluents radioactifs liquides de la centrale de Golfech, sont soumis à l’arrêté du 18 septembre 2006, autorisant EDF à poursuivre les prélèvements d’eau et les rejets d’effluents liquides et gazeux pour l’exploitation du site nucléaire de Golfech ».


Une accumulation de très, très long terme: Traduction : la centrale nucléaire de Golfech, comme toutes les centrales nucléaires françaises, est autorisée à rejeter des substances radioactives dans les rivières, à condition que ces radioéléments ne dépassent pas les normes sanitaires. Ce qui est le cas ici. Sauf que pour Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire et directeur du laboratoire de la Criirad, il y a un gros hic : « Ces rejets sont certes légaux et en dessous des limites, mais au fil du temps, ces substances radioactives, rejetées en grande quantité dans la Garonne, s’accumulent du fait que le tritium a une période de vie de 12,3 ans et le Carbone 14, une période de 5.730 ans. On va du coup en retrouver dans les végétaux et dans l’eau potable. Est-ce que la population d’Agen sait qu’elle boit régulièrement de l’eau contenant du tritium, certes en dessous de la valeur de référence, mais qui provient du cœur de la centrale nucléaire de Golfech ? Je ne crois pas ».
 
Entre janvier et novembre 2019, l’agence régionale de Santé a procédé à sept contrôles du niveau de tritium dans l’eau distribuée aux plus de 35.000 habitants de l’agglomération d’Agen. Même si la valeur limite de référence de 100 becquerels par litre n’a jamais été atteinte, à deux reprises, le niveau de tritium a dépassé la limite de détection naturelle pour se situer autour des 50 becquerels par litre.

D'après 20 Minutes

07/02/2021

Mieux vivre avec une fibromyalgie...

Dans Version Fémina, une série d'articles consacrés au thermalisme s'intéresse de près à une maladie difficile à diagnostiquer et à traiter: la fibromyalgie. Mme Nadia Desfontaines, infirmière au sein du groupe Thermes Adour, témoigne de l'intérêt pour les malades, en plus d'un traitement par antalgiques et antidépresseurs, de se faire prescrire une cure de thermalisme, par exemple à Dax dans les Landes. Là, une eau thermale à 35°C, riche en sulfates, en calcium et en magnésium, peut agir contre les phénomènes inflammatoires grâce à des jets massants chauds, des applications de boues et d'algues adaptées à chaque cas.

 En complément, le programme fibromyalgie comprend des ateliers d'éducation à la santé, des groupes de parole, de la sophrologie, des séances de coaching sportif pour retrouver confiance en son corps. En général, les douleurs régressent et les effets de la cure peuvent se faire sentir pendant plusieurs mois. Certaines personnes viennent régulièrement et elles ont remarqué qu'elles vivent mieux avec la maladie et avec moins de médicaments. Une cure thermale de ce type peut être prescrite par un médecin rhumatologue. L'assurance maladie rembourse dans ce cas la cure par un forfait.

Pour en savoir davantage, s'adresser par exemple à www.thermalies.com ou à sa caisse d'assurance maladie.

Lyliane

03/02/2021

Tentative de création d'une plate-forme de solidarité avec SOS Méditerranée ...

À l’initiative du département de Loire-Atlantique, de la Région Occitanie et de la mairie de Paris, des collectivités territoriales lancent « La plateforme des collectivités solidaires avec SOS Méditerranée », afin de fédérer un maximum de communes, de départements et de régions autour de la mission de l’association qui vient en aide aux migrants qui tentent de traverser la Méditerranée.
 
« Plus de 20 000 personnes ont péri noyées ces 6 dernières années en tentant de traverser la Méditerranée sur des embarcations de fortune. L’Organisation internationale des migrations a dénombré 1 224 morts sur la seule année 2020, dont 848 sur l’axe reliant la Libye à l’Europe. Faute de témoins, le nombre de naufrages et de victimes est en réalité bien plus élevé.
Ainsi, aux portes de l’Europe, la Méditerranée confirme son terrible statut de route migratoire la plus meurtrière au monde. Pourtant, l’assistance aux personnes en détresse en mer est non seulement une obligation morale, valeur cardinale chez les marins, mais aussi un devoir inscrit dans les textes internationaux et dans le corpus législatif français. Pourtant, l’Europe dispose de tous les moyens techniques, financiers et humains pour sauver ces vies.
Les États européens se sont progressivement soustraits à leur obligation de secours en mer.
Or, face à cette tragédie au long cours, les États européens se sont progressivement soustraits à leur obligation de secours en mer et de débarquement des rescapés en lieu sûr. Les navires de l’opération Mare Nostrum ont d’abord été retirés. Puis la coordination des opérations de recherche et de sauvetage en Méditerranée centrale a été déléguée à la Libye, un pays dont les garde-côtes ne disposent ni des moyens ni des compétences pour assumer une telle mission, et qui en aucun cas ne peut être considéré comme sûr pour le débarquement des personnes secourues.
Pour pallier cette défaillance des États, des citoyennes et des citoyens décidés à agir afin de ne plus laisser mourir des milliers de femmes, hommes et enfants affrètent des navires et leur portent secours. Ainsi a été créée en 2015 SOS Méditerranée. Bien implantée en France et labellisée en 2017 « Grande cause nationale » par l’État, l’association a, depuis 5 ans, sauvé 31 799 personnes, avec l’Aquarius les premières années, puis avec l’Ocean Viking à compter d’août 2019.
L’année 2020 aura été des plus éprouvantes:
Pour SOS Méditerranée comme pour toutes les ONG de sauvetage intervenant en Méditerranée centrale, l’année 2020 aura été des plus éprouvantes. Au printemps, les ports fermés d’une Europe confinée les ont amenées à suspendre leurs missions de sauvetage, tandis que les départs depuis la Libye se poursuivaient. Au déconfinement, à peine avaient-elles repris la mer qu’un véritable harcèlement administratif s’est abattu sur elles, aggravant là des pratiques observées depuis 2017 et avec pour seul résultat de les empêcher de rejoindre les zones de secours.
Les navires humanitaires ne sont d’ailleurs plus les seules cibles de ce cynisme depuis que, en août dernier, le pétrolier Maersk Etienne a été empêché par les autorités maltaises de débarquer les naufragés qu’il avait auparavant recueillis à la demande de ces mêmes autorités… De son côté, poursuivant son leitmotiv de respect du droit, qui est au fondement même de sa mission, il aura fallu cinq mois à SOS Méditerranée afin de satisfaire aux exigences zélées des autorités italiennes et lever la détention dont a été victime l’Ocean Viking pour, enfin, reprendre ses opérations en mer le 11 janvier dernier.
Le cap du refus de l’indifférence:
Parce qu’elle nous montre le cap du refus de l’indifférence et que nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas, en cohérence avec les actions déjà menées par nos collectivités pour l’accueil et l’intégration des personnes exilées, nous, élus, maires et présidents d’intercommunalités, de conseils départementaux et régionaux, avons décidé, avec nos assemblées locales, de soutenir SOS méditerranéen et d’affirmer collectivement l’inconditionnalité du sauvetage en mer.
Nous appelons aujourd’hui tous les Maires et Présidents des villes, Intercommunalités, départements et régions de France à rejoindre la plateforme des collectivités solidaires avec SOS Méditerranée, lancée ce 21 janvier 2021, et à apporter leur soutien moral et financier aux 3 missions poursuivies par cette association : Secourir les personnes en détresse en mer grâce à ses activités de recherche et de sauvetage ; Protéger les rescapés, à bord de son navire ambulance en leur prodiguant les soins nécessaires jusqu’à leur débarquement dans un lieu sûr ; Témoigner du drame humain qui se déroule en Méditerranée centrale.

Faire vivre la devise républicaine
De la plus petite à la plus grande, du littoral et de l’intérieur, du Centre, du Sud, du Nord, de l’Est et de l’Ouest, toutes nos collectivités sont concernées, chacune à la mesure de ses moyens. Il s’agit de sauver des vies, sans distinction, et de faire vivre la devise républicaine qui fait battre le cœur de nos territoires : Liberté, Égalité, Fraternité. Il s’agit de sauver nos valeurs et d’assumer la part qui est la nôtre dans ce qui est l’honneur de notre pays.
Tant que les États européens se soustrairont à leurs devoirs, nous serons là pour nous mobiliser et les rappeler à leurs responsabilités, nous serons aux côtés des citoyennes et des citoyens de SOS Méditerranée pour faire vivre sa mission vitale de sauvetage en mer. »
Les signataires : Anne Hidalgo, maire de Paris : Philippe Grosvalet, président du Département de Loire-Atlantique ; Carole Delga, présidente de la Région Occitanie : Georges Méric, président du Département de Haute-Garonne, Michael Delafosse, maire de Montpellier, Président de Montpellier Méditerranée Métropole, Serge De Carli, Maire de Mont-Saint-Martin, Président de la Communauté d’Aggloméraion de Longwy ; Cédric Van Styvandael, maire de Villeurbanne ; Loïg Chesnais-Girard, Président de la Région Bretagne ; Nathalie Sarrabezolles, présidente du Département du Finistère, Bertrand Affile, maire de Saint-Herblain ; Jean-Luc Chenut, président du Département d’Ille-et-Vilaine ; Pierrick Spizak, maire de Villerupt ; David Samzun, Maire de Saint-Nazaire ; Thomas Dupont-Federici, maire de Bernières-sur-Mer ; Martine Aubry, maire de Lille ; Hermeline Malherbe, Présidente du Département des Pyrénées-Orientales ; Bertrand Kern, maire de Pantin ; Grégory Doucet, maire de Lyon, Pierre Hurmic, maire de Bordeaux ; Benoît Payan, Maire de Marseille ; Hélène Sandragne, présidente du Département de l’Aude.

Selon Ouest-France - jeudi 21 janvier 2021

02/02/2021

Pollution de l'air en Europe...

POLLUTION - Selon une étude, en moyenne, 84 % de la population dans les villes est exposée à des niveaux supérieurs à ceux préconisés par l’OMS 
Une nouvelle fois, une étude vient confirmer qu’une action rapide contre la pollution permettrait d’éviter des morts prématurés, et plus précisément plus de 50.000 par an en Europe. Selon celle publiée ce mercredi dans le Lancet Planetary Health journal, pour réduire la mortalité il faudrait réduire la pollution de l’air aux niveaux recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Le seuil préconisé est, pour les particules fines PM2,5, de 10 microgrammes/m3 en moyenne annuelle et pour le dioxyde d’azote (NO2) de 40 mg/m3 également en moyenne annuelle.
Plus de sept millions de morts par an

L’étude, parue dans le Lancet, a calculé les morts prématurées liées à ces deux polluants dans 1.000 villes européennes. Respecter les recommandations de l’OMS permettrait d’éviter 51.213 morts prématurées par an, selon les chercheurs. L’OMS estime en outre que la pollution de l’air tue plus de sept millions de personnes par an dans le monde et provoque aussi maladies et absentéisme au travail.
 
En Europe, le nombre de morts liées à la pollution de l’air varie selon les villes, celles situées dans la plaine du Pô, en Italie, en Pologne et en République tchèque étant particulièrement touchées. A l’inverse, la capitale islandaise Reykjavik, Tromsø en Norvège, Umea en Suède et Oulu en Finlande sont moins exposées. En moyenne, 84 % de la population dans les villes est exposée à des niveaux supérieurs à ceux recommandés par l’OMS pour les PM2,5 et 9 % pour le NO2.
Pour Sasha Khomenko, coauteur de l’étude, il est donc important de mettre en place des mesures adaptées aux conditions locales, vu les variations dans les niveaux de pollution. Les changements à mener concernent le trafic routier, l’industrie, les aéroports, les ports, mais aussi le chauffage au bois et au charbon.

Selon 20 Minutes avec AFP - 20 Minutes - mercredi 20 janvier 2021

01/02/2021

Bégonia, bourrache... ces fleurs que l'on peut manger.

Des fleurs dans votre assiette, l’idée peut paraître surprenante au premier abord. Et pourtant, il existe plusieurs variétés comestibles, qu’il est possible d’agrémenter avec vos plats et salades. Si la tendance est encore relativement peu répandue, elle connaît une vraie croissance. Lynda Petitjean, productrice de fleurs comestibles et de plantes aromatiques près de Perpignan, a livré quelques conseils pour bien les apprécier dans l’émission La France Bouge sur Europe 1.
Une vingtaine de fleurs comestibles
"C’est grâce aux restaurateurs qui ont fait beaucoup de travail sur la décoration des assiettes. Ils ont choisi depuis quelques années de mettre en avant les fleurs, ce qui fait qu’on a pu développer une gamme", débute Lynda Petitjean. "Aujourd’hui on atteint un panel d’une vingtaine de fleurs comestibles, avec par exemple du bégonia ou du bleuet", a précisé la gérante du domaine des herbiers, qui cite également la bourrache, l’œillet ou la pensée.
Mais attention : toutes les fleurs ne peuvent pas être mangées. "Certaines fleurs sont très toxiques. Il faut faire attention si vous les achetez chez des pépiniéristes, puisqu’elles ont été traitées et ne sont pas bio. Depuis quelques mois nous sommes certifiés en agriculture biologique et on fait très attention aux produits qu’on utilise", prévient-elle.
Les fleurs comestibles s’achètent généralement dans les herboristeries, dans certaines épiceries bio ou encore directement chez des marchands de fruits et légumes.
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Une salade avec de la bourrache ou une salade de pissenlits
Si vous sautez le pas et que vous avez acheté des fleurs comestibles, Lynda Petitjean vous livre quelques idées de recettes. "Vous pouvez faire une petite salade verte et vous prenez des pétales de cosmos. Vous variez les couleurs avec plusieurs plantes différentes et ça vous fait une jolie salade", conseille-t-elle.
Autre possibilité : une salade de bourrache. "La bourrache a un goût très iodé, comme un goût d’huître. Vous pouvez la combiner avec de la feuille d’huître pour obtenir une salade très maritime."
Enfin, l’auteur de ces lignes vous conseille la salade de pissenlits, très répandue dans l’Est de la France, en Allemagne ou encore en Belgique. Ajoutez-y des lardons cuits, pourquoi pas un œuf mollet, le tout agrémenté d’une bonne vinaigrette : un vrai régal!

Selon Mr Julien Ricotta - Europe 1 - samedi 16 janvier 2021

30/01/2021

J'avais rêvé d'un autre monde pour nos descendants...

J'avais rêvé d'un autre monde pour nos descendants...

 

Il me semble que j'ai été une mère soucieuse de laisser s'épanouir le

potentiel de son enfant, que je suis encore une grand-mère aimante, curieuse

de la vie sous toutes ses formes, engagée dans la société avec les moyens

intellectuels et affectifs qui m'ont été donnés à la naissance.

 

Toutefois, quand je regarde aujourd'hui ce que vit la jeunesse européenne,

pourtant plus favorisée que beaucoup d'autres à travers le monde, je sens

mon cœur se serrer. Certains en vont même par désespoir à se suicider. Dans

les médias, on les présente parfois comme des inconscients immatures,

uniquement préoccupés d'écran, de jeux en ligne ou de réseaux sociaux.

Seraient-ils devenus égoïstes, blasés, découragés ou paresseux?

Je ne le pense pas. Ne chercheraient-ils pas plutôt leur véritable place dans la

société que nous allons laisser derrière nous?

 

A leur âge, nous aussi nous avions envie de sortir, de voir des amis, d'aller

danser et c'était considéré comme normal. La sacro-sainte valeur travail

n'empêchait pas les rêves d'avenir. Aujourd'hui, dans ce monde en pleine

mutation, allons nous les cantonner dans nos esprits à un horizon bouché par

le spectre du chômage, de la précarité, par le risque d'être contaminés ou,

bien pire, contaminants pour leurs proches? Quel message positif, nous les

adultes, pouvons nous encore leur transmettre?

 

Certes, nous n'avons pas réussi jusqu'ici à nous sortir des pièges de la

société de consommation, d'un capitalisme financier débridé et d'une

agriculture polluante qui montre ses limites, tout comme d'un mondialisme

basé sur le profit immédiat, où les GAFAM règnent en maîtres. Au-delà du

complotisme, je m'appuie sur le constat que les lanceurs d'alerte sont

pourchassés, les journalistes d'investigation muselés, les professeurs de

médecine intègres passant pour des charlatans face à d'autres qui «tirent les

ficelles», en étant prisonniers conscients ou inconscients des lobbies et de

conflits d'intérêt.

 

Le flambeau à transmettre à nos jeunes ne serait-il pas de les encourager à

oser aller de l'avant, à briser enfin les chaînes des rôles basés sur le pouvoir,

l'apparence, à éradiquer le sexisme, le racisme, les inégalités sociales tout

comme le patriarcat? Il me semble que les possessions, la sécurité ne sont

plus tout à fait leur priorité et c'est encourageant. Je pense qu'ils ne sont pas

tous résignés ou inactifs. Et ne pouvons nous imaginer qu'ils se préparent à

nous remplacer afin de briser des tabous, de choisir leur avenir pour, un jour

peut-être, pouvoir reconstruire une société nouvelle où la passion, la

créativité, la solidarité réenchanteront le monde?

 

La plupart des jeunes, en effet, respectent les animaux, apprécient la

nature, ont envie de se nourrir sainement. Ils sont soucieux de la pollution

des océans, du réchauffement climatique et de la déforestation. Certains

créent déjà des start-up où ils testent leur créativité, d'autres militent en

s'appuyant sur des associations engagées. Un certain style d'enseignement

même cherche à les préparer à être de futurs parents, de futurs

consommateurs pleinement responsables de leur impact sur notre planète.

 

 

Notre état d'esprit à l'égard de la jeunesse ne pourrait-il pas être

résolument positif, en les incitant à choisir leur vie plutôt que de la subir?

Grâce à Internet, ils sont au courant de tout, bien plus que nous ne l'étions.

Encourageons les à vivre leurs rêves sans fuir dans le tout virtuel, à poser

les bases d'une autre société plus juste correspondant à des valeurs de

partage et de fraternité mondiale. Car, il y aura place pour des initiatives,

des innovations. Devenir pionnier, imaginatif en vue de la création d'un

monde nouveau, ne serait-ce pas exaltant pour notre jeunesse?

 

La peur de l'avenir qui règne actuellement me paraît être un virus au moins

aussi dangereux que la Covid 19. En lieu et place d'une culpabilité de n'avoir

pu faire davantage, donnons leur l'exemple de l'optimisme, du courage, de la

foi en la vie. Nous sommes conscients que ce temps de crise est là pour nous

aider à rompre avec l'Ancien Monde, en remplaçant le mythe du progrès par

la joie de vivre le moment présent. Car nous sommes confiants que des

forces invisibles veillent sur nous. Leurs voyages à travers la planète

deviendront peut-être des voyages intérieurs, les incitant à tester le monde

mystérieux des énergies, de la méditation, afin d'aligner leur tête, leur cœur

et leur corps...

 

Le 21 ème siècle pourrait alors retrouver des valeurs humaines et

spirituelles, susceptibles de guider la vie de nos descendants, en remplaçant

peu à peu «l'avoir par l'être». Dans cette espérance...

Lyliane

 

 

28/01/2021

L'ulcère à l'estomac se soigne de mieux en mieux...

Mme Sylvie Boistard dans Version Fémina tente de rassurer les patients porteurs d'un ulcère à l'estomac, car c'est une maladie que l'on décèle et traite de mieux en mieux. La journaliste est allée interviewer à ce sujet le Professeur Hervé Hagège, chef de service d'hépato-gastro-entérologie à l'hôpital intercommunal de Créteil. Nous apprenons donc que, grâce à la découverte de deux médecins australiens, (prix Nobel de médecine en 2005), 85% des ulcères de l'estomac et 95% des ulcères duodénaux sont dus à une infection à Hélicobacter Pylori, une bactérie qui vit bien en milieu acide.

Les enfants la contractent généralement avant l'âge de 10 ans en touchant des objets souillés. Ce germe peut tout-à-coup devenir pathogène chez certaines personnes. Plusieurs médicaments, et notamment les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), peuvent aussi causer un ulcère. Cette pathologie donne souvent des douleurs ou des crampes qui apparaissent 2 à 3h après les repas. Il y a alors une inflammation, la gastrite, qui est susceptible de donner un ulcère. Le RGO (reflux gastro-oesophagien) est d'une autre nature, puisqu'il s'agit de remontées du contenu gastrique dans l'oesophage.

Une endoscopie peut permettre de visualiser le contenu de l'estomac et du duodénum. Une biopsie peut également être pratiquée. La Haute Autorité de Santé en 2019 a préconisé deux autres méthodes: la recherche d'antigènes de la bactérie dans les selles (tests non remboursés) et un test respiratoire pris en charge par l'Assurance Maladie. Pour éradiquer la maladie, des antibiotiques couplés à des IPP peuvent être pris sur de courtes périodes. En finale, un test respiratoire à l'urée permet de vérifier la cicatrisation. La chirurgie se pratique uniquement en cas de complications.

Les enfants peuvent également être touchés par l'Hélicobacter Pylori s'ils s'échangent leurs sucettes par exemple. S'il n'est pas soigné, l'ulcère peut entraîner une hémorragie interne ou une péritonite. Dans ce cas il faut appeler le Samu de toute urgence (vomissements de sang ou selles de couleur noire) et conduire la personne à l'hôpital.  Par précaution, faire une restriction dans l' alimentation des épices  et éviter les stress répétés, si l'on suspecte être porteur de la bactérie dans l'estomac.

Lyliane

 

26/01/2021

Mexique: bannissement annoncé du maïs OGM...

Dans un décret entré en vigueur le 1er janvier, le gouvernement mexicain s'est engagé à bannir de son sol en trois ans le maïs génétiquement modifié ainsi que le très contesté herbicide glyphosate, des décisions saluées par les organisations environnementales et décriées par le secteur agro-industriel.
Dans un décret entré en vigueur le 1er janvier, le gouvernement du président de gauche Andres Manuel Lopez Obrador a annoncé que les autorités "révoqueront et s'abstiendront d'accorder des permis pour la dissémination dans l'environnement de semences de maïs génétiquement modifié". Les importations de maïs transgénique seront graduellement réduites jusqu'à ce que plus aucun permis d'importation ne soit délivré d'ici trois ans. Selon le gouvernement, cette mesure vise à contribuer à la souveraineté alimentaire et à protéger le maïs indigène du Mexique.

Le pays est pourtant un grand importateur de la céréale et en a acheté 714 900 tonnes sur le marché mondial, le maïs étant un ingrédient de base de l'alimentation et est consommé quotidiennement dans les célèbres tortillas.
L'herbicide glyphosate, classé depuis mars 2015 comme "cancérigène probable" par le Centre national de recherche contre le cancer (CIRC), organe dépendant de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), sera progressivement éradiqué avec une interdiction totale au 31 janvier 2024.
Le décret indique que les organismes gouvernementaux doivent s'abstenir d'acquérir ou d'utiliser le glyphosate et que des alternatives durables doivent être recherchées par l'industrie agro-alimentaire.
Ainsi, "les produits agrochimiques, biologiques ou organiques de faible toxicité, les pratiques agro-écologiques ou celles nécessitant une utilisation intensive de main-d'œuvre" sont favorisées, note le décret.

Précurseur
L'organisation environnementale Greenpeace s'est félicitée "de l'interdiction du maïs génétiquement modifié et de l'interdiction progressive du glyphosate d'ici 2024, car ce sont des étapes importantes vers une production écologique qui préserve la biodiversité", a déclaré l'ONG dans un communiqué.
Selon Greenpeace, OGM et glyphosate mettent en danger "la diversité des variétés agricoles conservées dans les champs qui sont fondamentales pour la production alimentaire".Herbicide controversé à travers le monde, le glyphosate est commercialisé par la firme américaine Monsanto, filiale de la division agrochimie du groupe allemand Bayer qui a annoncé fin juin un accord de plus de dix milliards de dollars pour solder plus de cent mille litiges rien qu'aux Etats-Unis concernant le Round'Up, son herbicide à base de glyphosate accusé de provoquer le cancer.
Contrairement aux défenseurs de l'environnement, Proccyt, organisation représentative de l'industrie agro-alimentaire, a estimé que cette décision gouvernementale était un "pas en arrière".
"C'est un affront, manifeste et opportuniste, qui affecte toute la campagne mexicaine et met en danger la stabilité des prix et la disponibilité d'aliments stratégiques comme le maïs", a déclaré l'organisation dans un communiqué.
Proccyt a en outre averti que les agriculteurs mexicains allaient perdre en compétitivité face aux agriculteurs qui utilisent l'herbicide, notamment Américains. Avec ces engagements fermes, le Mexique s'impose en précurseur en Amérique latine et au-delà. En octobre dernier, l'Argentine est devenue le premier pays au monde à approuver la commercialisation de blé génétiquement modifié, tandis qu'en Colombie la pulvérisation en masse de glyphosate par le gouvernement pour détruire les cultures de coca clandestines commence à être remise en question.
En Europe, seul le Luxembourg s'est pour l'instant engagé à se passer du glyphosate dont l'autorisation de commercialisation dans l'Union européenne court jusqu'à fin 2022.

Selon GEO - vendredi 8 janvier 2021