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24/10/2020

L'aloe vera, un gel réparateur...

L'Aloe vera ou aloès est cultivé à grande échelle dans le monde, car des recherches ont prouvé ses nombreux bienfaits. Que ce soit en interne ou en externe, cette plante venue d'Amérique avec les conquistadors et décrite dans diverses pharmacopées était déja connue des sumériens, des égyptiens, des arabes et des indiens plus de 5000 ans avant notre ère. Son latex, pulpe transparente à l'intérieur des feuilles, était réputée soigner les brûlures.

Depuis 1912, un certain Johnson, écrit Mme Pierrette Nardo dans la revue Plantes et Santé, redécouvrit les vertus de son gel. A partir de 1930, ce gel fut utilisé pour soigner les lésions radiologiques. Dans les années 50, un procédé de stabilisation du gel fut mis au point. L'aloès de nos jours entre fréquemment dans la préparation de produits cosmétiques et dermatologiques.

L'aloès, qui supporte la culture en appartement, offre aussi l'avantage d'être une plante dépolluante. Elle absorbe en effet les formaldéhydes contenus dans les bois agglomérés et dans les vernis. "Ingéré, le jus d'aloe vera (pulpe additionnée d'eau) soulage les crampes d'estomac et aide les digestions difficiles, régule les fonctions hépatiques et, en facilitant l'élimination des toxines, participe au nettoyage des organes encombrés (foie, reins) tout en stimulant nos défenses immunitaires." Il est surtout cultivé dans les pays chauds comme les Canaries, mais il s'adapte à beaucoup de régions.

En externe, le gel sert pour divers soins dermatologiques: brûlures, ampoules,piqûres d'insectes,soins cosmétiques.Très riche, le gel contient des tanins, de nombreuses vitamines , des minéraux, des acides aminés, des enzymes, des acides gras essentiels. C'est pourquoi le jus de l'aloe vera est apprécié lors de fatigues, fragilités et carences. On le prescrit en cas de diabète, d'allergies,de constipation et de problèmes cardiaques.

Alors, achetons bouteilles de jus ou gel de pulpe et testons sur nous ces bienfaits!

Lyliane

22/10/2020

Le rire, un remède efficace...

Mme Anne Prigent dans Version Fémina nous montre comment nous pouvons protéger notre coeur ou soulager nos douleurs en riant. Elle s'appuie notamment sur les propos du Professeur Michel Lejoyeux, psychiatre à l'hôpital Bichat à Paris et sur l'histoire de Mr Norman Cousins, qui s'est soigné d'une spondylarthrite ankylosante en avalant de fortes doses de vitamine C et en regardant des films comiques. Ce cas sur les vertus thérapeutiques du rire a été publié en 1976 dans la revue scientifique "The New England Journal of Medicine".

En riant à gorge déployée, il est en effet possible de lutter contre le stress lui-même, mais aussi contre ses effets néfastes sur le coeur, les intestins, l'immunité... La Fédération française de Cardiologie(FCC) rappelle sur son site que rire  permet de réduire la production de cortisol et d'adrénaline, les principales hormones du stress. Le rire augmente également la quantité d'air ventilée et donc nettoie nos poumons et améliore l'oxygénation du sang, favorise la production de globules blancs, en renforçant notre système immunitaire. La pression artérielle, le sommeil, la digestion, l'énergie sexuelle sont aussi améliorés.

Le rire a donc un pouvoir antalgique réel, mis en lumière par des chercheurs et utilisé auprès des enfants à l'hôpital. Connaissant la biochimie du rire au niveau de la sécrétion d'endorphines, il est possible de cultiver l'optimisme dans lavie de tous les jours. Le Pr Lejoyeux, dans son ouvrage paru en livre de poche "Les 5 clés du comportement" développe des idées pour entretenir ses émotions positives; par exemple: tenir un journal de nos réussites ou un agenda de nos moments de rire.

En fuyant la routine, en regardant un film drôle ou franchement comique comme ceux de Jacques Tati, Charlie Chaplin, des épisodes de Friends ou des sketchs de Benny Hill, nous acceptons notre part enfantine. Mr Philippe  Hubert, Président de l'Association Le rire médecin explique comment des clowns professionnels interviennent auprès des enfants hospitalisés. En effet, ils détournent pour un temps l'attention des petits malades. Contacter sur Internet: www. leriremedecin.org pour en savoir davantage sur cette association.

Lyliane

20/10/2020

Le Portugal face au Covid 19...

Rien n'est plus important que la vie, c'est donc pour cela que nous allons imposer de nouvelles restrictions", a expliqué d'un air grave, jeudi, le Premier ministre portugais, ­António Costa, lors d'une conférence de presse convoquée en urgence alors que l'épidémie de Covid-19 connaît un net regain dans la région de ­Lisbonne et dans la vallée du Tage. Depuis le début de la pandémie, 62.126 personnes ont été infectées par le virus. Or, vendredi, le chiffre de 687 nouveaux cas en vingt-quatre heures a fait sonner toutes les alarmes, alors même que l'Espagne vire au rouge avec 10.764 nouveaux cas en vingt-quatre heures.

"Si nous n'avions pas réagi aussi vite, ç'aurait été une véritable hécatombe dans le pays car notre système de santé n'aurait jamais pu traiter des milliers de patients à la fois", assure Jorge Roque da Cunha, président du Syndicat indépendant des médecins. Sous-financé durant une décennie depuis la grande crise économique de 2008, le système sanitaire public portugais est extrêmement précaire, avec une capacité d'accueil de 3,4 lits pour 1.000 habitants, selon l'OCDE.

La recrudescence des cas oblige à être vigilant, comme l'a souligné le Premier ministre portugais, qui a lancé un appel à la prudence et a demandé à la population de ne pas "céder au ­relâchement dans les gestes barrière", précisant que le pays devait "tout faire pour empêcher la fermeture des établissements scolaires et pour éviter un confinement plus strict".

Selon Mme Diane Cambon, correspondante à Madrid (Espagne) - leJDD - lundi 14 septembre 2020

19/10/2020

A Marseille, Mme Michèle RUBIROLA se déclare favorable à des explications plus qu'à la répression.

EPIDEMIE - Pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, la maire EELV de Marseille Michèle Rubirola se dit défavorable à la répression, au profit de « mesures d'explications »
La maire de Marseille Michèle Rubirola (EELV) estime que « la répression ne marche qu’un moment » et préconise plutôt dans la lutte contre le Covid-19, d'« accompagner les mesures d’explications », dans un entretien publié lundi sur le site du Monde.
« Dans les rues à haute fréquentation, dans les centres-villes, les centres commerciaux, le port du masque doit être obligatoire. Dans les espaces aérés où l’on est seul, il n’y a pas de risque avéré », a estimé Michèle Rubirola. Dans la deuxième ville de France, le port du masque est obligatoire partout depuis la fin août.
Bientôt des « mesures complémentaires »

Michèle Rubirola s’est entretenue durant le week-end avec le préfet des Bouches-du-Rhône, sommé par le Premier ministre de prendre des « mesures complémentaires », le département et spécialement Marseille étant particulièrement touchés par la « deuxième vague » du Covid-19.

Elle a critiqué les « mesures d’affichage » demandées par certains élus, comme le président de région Renaud Muselier (LR), qui a souhaité la fermeture des plages après 20 h.
« On a laissé de grandes fêtes se dérouler »

« Si, en sortant de la mairie, je vais me baigner, seule, après 20 h, je ne pense pas présenter un risque de transmission du virus », a estimé la maire, qui est aussi médecin. Plutôt que refuser « l’accès à l’espace balnéaire », Michèle Rubirola souhaite interdire les rassemblements publics « sans distanciation physique ».
La maire explique le rebond épidémique dans sa ville par « un fort accroissement de la fréquentation de la ville pendant les vacances », reconnaissant « des erreurs lorsqu’on a laissé de grandes fêtes se dérouler, notamment sur les rooftops ».
Non à la fermeture des bars

Elle a mis en garde contre « des décisions mortifères », demandant notamment « de ne pas toucher aux horaires de fermeture des bars et des restaurants », déjà forcés par arrêté préfectoral de fermer à 0 h 30.

La maire a requis une augmentation de la fréquence des transports en commun et la fermeture des « lieux à risques, qui ne respectent pas les mesures barrières imposées ». Michèle Rubirola a aussi jugé que « la situation [était] préoccupante mais (…) sous contrôle », affirmant que « les Marseillais [prenaient] conscience de la situation »
Selon 20 Minutes

 

18/10/2020

Comment pourrions nous nous libérer de nos peurs

 

De tout temps, l'être humain a été confronté à des peurs (attaque d'animaux sauvages, souffrance, accident, maladie, vieillesse, mort pour ses proches ou pour soi-même...). Actuellement, toutefois, la question de la peur se pose plus que jamais. En effet, des informations contradictoires circulent, la confiance dans nos dirigeants vacille, l'avenir de la planète paraît même compromis. Tout cela, notamment, depuis qu'un virus planétaire met à mal nos vies bien rangées, nous impose des mesures draconiennes pour tenter de lui échapper. Les médias amplifient les informations, à tel point que désormais nos existences paraissent suspendues à un vaccin salvateur ou à une distanciation physique contraire à nos usages. Nos jeunes même sont parfois anxieux de leur avenir, d'où stress négatif, découragement, violence ou compulsions (alcool, tabac, drogues, écrans..).

 

Selon le dictionnaire, la définition de la peur est la suivante: émotion éprouvée en présence réelle ou supposée d'un danger, d'une menace. Certes, la peur peut être le signal d'un danger émis par notre corps et, si elle est fondée, elle nous prévient d'un danger réel. Il s'agit alors, selon les circonstances, de fuir ou de faire face. Nous souffrons peut-être également de phobies (araignées, souris, serpents...). Je remarque cependant, à travers mon expérience, que bien souvent nous avons peur d'avoir peur ou que nous nous identifions à celles-ci, même quand elles sont plutôt irrationnelles et grossies par nos pensées. Le mouvement instinctif est généralement de chercher à tourner le dos à nos peurs, car elles nous paralysent, nous manipulent ou à tout le moins nous font croire que nous en sommes victimes et que n'avons d'autre choix que celui de vivre avec.

 

Des scientifiques et des psychologues se sont penchés sur la question. Ils ont noté que, malheureusement, lorsque la peur est inscrite dans notre corps, elle ne peut être désinscrite que par un travail au niveau du corps. C'est certes inconfortable dans un premier temps de ramener à la conscience une à une nos peurs enfouies profondément en nous . Mr A. Charbonnier, créateur de la méthode «Festen» nous propose «de devenir des spéléologues de nos peurs». Nous nous apercevons alors, que comme l'affirme Mr Boris Cyrulnik dans son Eloge de la peur, «nos peurs sont pratiquement les productions de notre propre esprit». En effet, le plus souvent, il y a eu fusion entre la pensée et le corps. Des techniques, telles les mouvements oculaires, l'EFT, la PNL, la méditation, l'art-thérapie, la relaxation, l'hypnose, différentes psychothérapies ou thérapies quantiques ont pour but de libérer le corps et de provoquer une sorte de défusion.

 

Il s'agit en effet grâce à la confiance de faire baisser l'intensité de nos peurs, responsables de bien des angoisses cachées et des sabotages dans nos vies. Nous arrivons alors à nous attaquer de front aux programmes «engrammés» dans nos deux cerveaux, à nommer une à une nos peurs, à les apprivoiser peu à peu en les dessinant, en les jouant même ou en nous répétant des affirmations positives, afin de reprendre les commandes de notre vie avec foi et sérénité. Cela demande de la vigilance envers toutes nos pensées ( cf la loi d'attraction) et de nous tenir éloignés d'informations anxiogènes (nouvelles de la télévision, des réseaux sociaux) et de personnes négatives. Car malheureusement la peur est contagieuse, au moins autant que les virus!

 

Pour tout renseignement complémentaire, consultez par exemple le site: www.festeninstitute.com ou bien www.bioenergetique.com/la-loi-dattraction-resume .

 

Lyliane

 

29/09/2020

Qu'est ce que l'immunité?

En cette période de Covid 19, on nous parle beaucoup d'immunité et je crois que c'est utile de savoir ce qu'elle comporte et pour comprendre à quoi elle sert. En fait, écrit Mme Lise Bouilly dans Version Fémina, nous avons besoin de notre système immunitaire pour combattre efficacement virus et bactéries. Il faut savoir, en effet, que la nature est bien faite, puisque nous sommes dotés d'un système immunitaire inné et performant, qui apporte en principe une réponse immédiate face aux agents pathogènes et à l'inflammation qu'ils produisent. Il se compose de plusieurs dizaines de globules blancs, répartis dans tout l'organisme (sang, tissus, organes, muqueuses...) dont les fameux macrophages (mangeurs de bactéries) et les "Natural Killers"ou N.K. qui ciblent particulièrement les cellules virales et tumorales.

Il nous faut également réaliser que le stress est l'ennemi de nos défenses immunitaires. La directrice  de recherche Inserm au Centre d'immunologie de Marseille-Lumigny, Mme Sophie Ugolini et son équipe ont étudié les mécanismes par lesquels les hormones du stress (adrénaline et noradrénaline) altèrent la réponse immunitaire, si le stress est quasi-permanent. La production de cytokines inflammatoires est notamment altérée, n'activant alors pas bien l'immunité. Les orages de cytokines, par contre, mise en lumière avec le Covid 19, sont responsables de réactions immunitaires disproportionnées sans que les cellules régulatrices de l'inflammation puissent jouer leur rôle modérateur. Pour le moment les scientifiques ne savent pas pourquoi cela se produit...

En cas d'hypertension, ou bien avec l'âge ou même en cas de mauvaise hygiène de vie (tabac, alcool, sédentarité...), l'efficacité de nos réponses immunitaires peut diminuer et alors le stock de lymphocytes T et B surtout (un type de globules blancs) ne se renouvelle pas très bien. Les infections deviennent de ce fait plus difficiles à combattre et il vaut mieux préventivement se supplémenter pour que l'organisme réagisse efficacement. Les cellules dentritiques (entourées de filaments) par exemple savent normalement emprisonner les agents pathogènes pour les confier au système immunitaire adaptatif, spécifique à tous les vertébrés. Les "soldats " de ce système sont essentiellement les lymphocytes produits dans la moelle osseuse, qui remplissent tous une mission spécifique. En cas d'agression par le même agent pathogène, ils sauront même les reconnaître comme des "ennemis", afin de les repousser.

Merci à nos défenses immunitaires de nous protéger, car sinon nous ne pourrions pas vivre normalement!

Lyliane

28/09/2020

Aide à l'embauche d'handicapés en France...

Le dispositif d'aides gouvernementales à l'embauche, décidé en juillet pour favoriser l'emploi des jeunes de moins de 26 ans, va être étendu aux chômeurs en situation de handicap, "sans limite d'âge", a annoncé mercredi le Premier ministre Jean Castex, dont le gouvernement débloquera 100 millions d'euros à cet effet.
"La relance du pays doit être une relance de toute la communauté nationale, et en particulier nous devons faire l'effort spécifique pour ceux qui pourraient rencontrer des difficultés particulières", a expliqué le Premier ministre, qui s'exprimait à Paris en clôture des premières universités d'été du Conseil national consultatif des personnes handicapées.
 Selon BFM Business

24/09/2020

Que faire face à une diverticulite?

Mme Sylvie Boistard dans Version Fémina interroge le Docteur Jean-Michel Rouillon, gastro-entérologue à Carcassonne au sujet de la diverticulite, une affection du côlon qui peut être douloureuse.Cette inflammation touche les diverticules, des petits sacs de la taille d'un grain de raisin qui peuvent se développer dans la paroi externe du côlon. Elle est fréquente après 50 ans et peut exister sans qu'on le sache. Les diverticules ne sont pas à confondre avec des polypes, excroissances internes qui peuvent évoluer au cours du temps et qu'il est préférable de retirer sans tarder.

Lors d'une coloscopie ou d'un scanner, elles sont repérées. Dans 10% des cas, ces petites hernies sont obstruées par des matières fécales. On parle alors de diverticulite. Les douleurs ressemblent à celles de l'appendicite mais elles se localisent dans la partie gauche du ventre: crampes et un peu de fièvre, quelques troubles du transit, nausées, vomissements... Au-delà de 38,5° et si les douleurs persistent,consulter vite car l'inflammation peut se transformer en abcès au niveau du diverticule ou en infection du péritoine. Faire effectuer un bilan sanguin (dosage de la protéineC réactive) et un scanner appelé tomodensitométrie.

Selon le médecin interwievé, la grande majorité des patients n'a pas besoin d'être opéré. Si c'est vraiment nécessaire, on peut drainer le pus sous contrôle radiologique ou retirer la partie du côlon infectée sous coelioscopie.  Après traitement par des antalgiques (paracétamol) ou des antibiotiques, les risques de rechute sont assez faibles:20% après 10 ans. Eviter la constipation en mangeant davantage de légumes et de fruits pour réduire le risque de formation de diverticules.

 

19/09/2020

Un musée du bonheur à Copenhague...

C'est un petit musée mais avec un objectif immense : parler du bonheur sous toutes ses formes ! Le Musée du bonheur peut désormais se visiter à Copenhague au Danemark...

C'est un musée unique au monde qui vient d'ouvrir cet été à Copenhague au Danemark, le Musée du bonheur !
Un musée de petite dimension mais avec un grand objectif : parler du bonheur sous toutes ses formes, à travers les époques et les différentes civilisations...

Terre du "hygge", un art de vivre qui milite pour la recherche du bien-être dans le quotidien et qu'on peut traduire par "réconfort", le Danemark est l'un des champions du bonheur, à en croire les rapports de l'ONU du "World Happiness Report" publiés tous les ans depuis 2012.

"Il y a beaucoup de rapports qui disent que les pays nordiques et le Danemark sont les plus heureux du monde. J'aime à dire que nous sommes peut-être les pays les moins malheureux, parce que je pense que le modèle nordique est vraiment bon pour réduire les causes de malheur, cela fait monter la moyenne et c'est pourquoi ces pays arrivent en tête".

Les invités peuvent façonner le Musée du bonheur en recouvrant les murs de leurs définitions et de leurs souvenirs du bonheur...

Et, bien sûr, chacun a la sienne...

Selon Euronews - jeudi 20 août 2020

 




 

18/09/2020

Bienfaits du pourpier...

 

 

Le pourpier, un légume oublié aux multiples bienfaits

 

Très répandu dans nos jardins, le pourpier passe pourtant inaperçu. Et ça, c’est vraiment dommage tant le pourpier est intéressant, d’un point de vue gustatif comme nutritionnel.

 

Rédigé par Annabelle Kiéma, le 13 May 2020, à 12 h 55 min
 

Le pourpier potager ou Portulaca Oleacera est une plante herbacée de la famille des Portulacacées originaire d’Asie. Son nom vient du latin pullipedem qui signifie « pied de poulet ». En effet, c’est grâce à la forme particulière de ses jolies feuilles charnues et épaisses qu’on reconnaît le pourpier sauvage, trop souvent pris pour une mauvaise herbe, s’il en est.

Bon et sain, le pourpier de nos jardins

Consommé depuis l’Antiquité, notamment pour ses propriétés médicinales, le pourpier sauvage est très présent dans les jardins ensoleillés des régions méditerranéennes. D’ailleurs, il fait partie des incontournables du fameux régime crétois, tant il possède de vertus.

Nutrition et bienfaits du pourpier

Véritable atout santé, le pourpier devrait être un invité plus souvent dans nos assiettes !

pourpier

Pourpier sauvage – fleur – © Ruth Swan

Considéré comme le végétal ayant la plus forte teneur en omega-3, le pourpier protège efficacement le système cardiovasculaire et régule la tension artérielle. Il est également très riche en protéines donc parfait pour augmenter son apport en protéines végétales.

 

Le pourpier contient également de nombreux autres nutriments essentiels au bon fonctionnement de notre organisme tels que le potassium, le magnésium, le calcium et le fer.

Riche en vitamines du groupe B, vitamine C et bêta carotène, le pourpier a un pouvoir antioxydant très intéressant.

Le pourpier en phytothérapie

Dans la Grèce antique, on utilisait déjà le pourpier pour calmer les inflammations de la peau mais aussi des muqueuses. Le pourpier sera également efficace pour traiter les inflammations de type respiratoire comme les maux de gorge, mais aussi urinaires comme les douloureuses cystites. En outre, le pourpier a des propriétés diurétiques.

À plus forte dose, il peut avoir un effet laxatif et soulager d’une constipation passagère.

 

Les feuilles de pourpier s’utilisent également pour faciliter la coagulation du sang.

En phytothérapie, c’est toute la plante qui est employée : fraîche, en décoction ou séchée puis réduite en poudre à prendre sous forme de gélules. Un bienfait pourpier en gélule bien connu est celui de réguler la glycémie, important notamment pour les personnes qui souffrent de diabète.

Comment déguster le pourpier ?

Très proche de la mâche, le pourpier est parfois appelé salade de santé. Ses feuilles charnues présentent un joli vert, intense, même en hiver. De quoi égayer les assiettes ! Ne vous contentez pas de consommer les feuilles car les tiges ont, elles aussi, beaucoup de goût. Les tiges les plus épaisses peuvent être préparées et appréciées comme des cornichons.

Une saveur acidulée

pourpier

Salade de pourpier – © ArtCookStudio

Délicatement acidulé, le pourpier se déguste tout simplement cru, comme légume ou condiment. Il cuisine un peu comme l’oseille ou les épinards et peut donc entrer dans tout un tas de délicieuses recettes : sauté à la poêle avec de l’oignon et de l’ail, dans une omelette, en soupe, etc.

Pour bien profiter de ses qualités nutritionnelles et pour mieux en apprécier la saveur, préférez un temps de cuisson court.

Pourpier recettes

Pour faire le plein de vitamines, dégustez le pourpier en salade avec une vinaigrette à l’huile de sésame. Pourpier et pommes de terre se marient très bien, surtout si vous ajoutez des câpres et pourquoi pas, des anchois.
Osez le sucré-salé avec une salade de pourpier, fruits et fromage frais. Et pour une salade-repas complète, associez le pourpier avec du quinoa, des petits pois et des radis.

Le pourpier cuit est aussi à découvrir ! Revisitez le fameux borek turc, cette bouchée croustillante à base de feuilles de brick en réalisant une farce avec du pourpier, de la feta, un peu de crème et de bonnes herbes fraîches.
Vous pouvez aussi incorporer facilement le pourpier dans un dahl, le faire sauter dans de l’huile d’olive pour accompagner une viande ou réaliser une farce pour un poisson.

Selon Consoglobe

17/09/2020

Pour une beauté plus écolo: les bons gestes!

Dans Version Fémina, Mme Dhouailly nous propose quelques pistes pour nous engager vers des gestes beauté écolo. Tout d'abord: économiser l'eau en privilégiant la toilette sous la douche plutôt qu'en baignoire. Puis, éviter les suremballages et trier les emballages carton ou plastique, afin de les recycler. Si l'on hésite sur les consignes de tri, s'adresser à www.consignesdetri.fr. Installer ensuite sur son smartphone l'appli YUKA afin de connaître la composition des produits de beauté et d'éviter les parabens. Les savons et shampoings solides sont économiques, car ils durent longtemps.

En abandonnant les produits à usage unique (coton tiges...) que l'on retrouve souvent dans nos rivières, on favorise des innovations comme l'oriculi ou les gants de coton réutilisables. En achetant mieux (produits biodégradables ou avec recharges) et moins de produits de beauté, on équilibre ses finances tout en préservant la planète. il existe désormais des packs de beauté en plastique végétal ou portant un logo triangulaire (privilégier les numéros 1 ou 2 facilement retraités). Les préférer aux tubes rigides ou à pompes ou même aux doses d'essai non recyclables!

Lyliane

10/09/2020

Mr Pierre Cabon, rescapé du Bataclan, lance un projet pour handicapés...

"Depuis l’attentat du Bataclan, le 13 novembre 2015, mes jambes ne fonctionnent plus. J’ai été touché à la moelle épinière, j’ai passé plus de huit mois au centre de rééducation à l’hôpital des Invalides. J’ai rapidement compris que je ne pourrais jamais remarcher. Dans mon cas, mon cerveau l’a encaissé assez vite. Peut-être parce que je n’ai aucun souvenir de l’attaque. J’ai vécu un black-out. Je considère cela comme une chance. J’en suis ressorti handicapé à vie. Mais en vie. J’ai bien rêvé de voyages avec Myriam. Mais lors de ma convalescence, nous avions éliminé les sites qui m’étaient devenus inaccessibles".

Né en 1990, Pierre Cabon a créé en 2018 avec sa femme, Myriam, l’association Wheeled World. Objectif : donner l’envie de voyager aux personnes à mobilité réduite, à l’aide de conseils pratiques et d’adresses. Soutenus par dix entreprises partenaires qui encouragent l’accessibilité et la mobilité pour tous, ils n’ont qu’un seul message : avec le bon équipement et les bons coéquipiers, aucun voyage n’est impossible… Vous pouvez suivre Pierre et Myriam au quotidien sur www.wheeledworld.org et sur @wheeled_world

Propos recueillis par Gaëlle Legenne - Paris Match - mercredi 19 août 2020

09/09/2020

Des applications pour le quotidien...

Dans la revue Télé-Loisirs, Mme Anne-Sophie Douet a sélectionné des applications à télécharger sur nos smartphones concernant différents domaines. Elles sont toutes gratuites et facilement disponibles soit sur Google Play, soit sur App Store.

Dans le domaine de la santé, l'appli Plume Air Report/Plums Labs analyse la qualité de l'air de l'endroit où l'on se trouve grâce à la géolocalisation. De même QuelCosmetic permet de scanner les code-barres pour savoir à quel risque on s'expose en utilisant les produits vendus, s'ils contiennent des allergènes...

Dans le domaine alimentaire, la journaliste signale Yuka, l'appli qui scanne les code-barres et indique par un code couleur du vert au rouge la présence d'additifs nocifs, l'excès de sel, sucre ou gras. D'autre part, l'appli Too Good To Go nous met en relation avec les commerçants du quartier qui proposent leurs invendus à petit prix. Une bonne manière de lutter contre le gaspillage alimentaire en réduisant son budget courses.

A propos du recyclage, un simple mot décrivant un objet à mettre au rebut dans le moteur de recherche Guide du tri déclenche une réponse sur le bac à utiliser pour l'emballage ou l'objet. Par ailleurs, la plateforme collaborative Smart Cycle indique grâce à une annonce comment offrir une deuxième vie à un objet photographié devenu inutile.

27/08/2020

Allons-nous vers un monde "sans contact"?

Mme Brigitte Valotto dans la revue Version Fémina s'interroge sur les sourires masqués, les bises confisquées et nos relations de plus en plus virtuelles, où l'on ne  s'approche plus. Nos cartes bancaires sans contact jusqu'à 50 euros reflètent aujourd'hui nos nouveaux usages. On évite d'échanger de l'argent liquide; on a pris l'habitude de se faire livrer, de commander des objets sur Internet. Bref, nos vies sont de plus en plus souvent sous un contrôle numérique et la mutation sociale vers le sans contact en paraît une étape.

Depuis les professionnels de la petite enfance jusqu'aux sociologues, la plupart montrent que le port du masque est un obstacle majeur à la relation. On ne se serre plus la main, on ne s'embrasse plus, sauf peut-être au sein de la famille. Pourtant ils soulignent que "le fait d'être touché permet de se sentir en sécurité et à l'aise". Un collectif baptisé Ecran total cherche à défendre les moyens de nous rencontrer physiquement, inventer ou retrouver des lieux de discussion.

Pour les jeunes enfants, masques et distanciation peuvent engendrer une peur de l'autre peu compatible avec la socialisation, font remarquer des professeurs des écoles et des psychologues scolaires. Des visios, des mesures d'hygiène drastiques ne peuvent en effet se substituer aux relations affectives et sociales. Les Français seraient 72% environ à avoir abandonné la bise entre collègues. Certains se saluent même avec le coude ou le pied!

Il faut cependant réaliser que la peau est une extension du système nerveux et que les perceptions tactiles se traduisent dans notre cerveau. Le contact peau à peau par exemple contribue à la santé mentale du bébé. Aussi, des organismes comme l'UFNAFAAM (union fédérative national des familles d'accueil et des assistants maternels) recommande aux professionnels de la petite enfance de jouer avec le masque de façon "caché coucou", afin de dédramatiser et de montrer aux petits qu'il y a bien un visage dessous!

Lyliane

14/08/2020

Confinement: un bilan accablant selon les docteurs Nicole et Gérard Delépine...

Dans la revue Néosanté de juillet/aoùt 2020, une interview des cancérologues Nicole et Gérard Delépine par Mme Pryska Ducoeurjoly montre que le confinement aurait aggravé la crise sanitaire du coronavirus. Selon eux, "cette mesure n'était pas justifiée, car elle n'a fait qu'alourdir le bilan humain et la surmortalité saisonnière". Les médecins interviewés pensent qu'avec quelques 30 000 morts en France, la contamination a été boostée par l'enfermement ensemble des porteurs de virus et des personnes saines. Ils nomment ce confinement "aveugle" et comparent les mortalités observées par million d'habitants des différents pays en fonction de leur politique sanitaire. Ainsi, "France, Italie, Espagne et Belgique sont parmi les pays qui souffrent de la mortalité la plus élevée, alors que les pays adeptes de la quarantaine ciblée sans confinement ont passé l'épidémie avec des taux de mortalité inférieurs à ceux de la grippe saisonnière".

Par ailleurs, les conséquences mentales sur des personnes saines, parfois psychologiquement fragiles et persuadées d'être confrontées à un danger de mort imminente sont importantes. Tous les confinés, en effet, décrivent un sentiment d'isolement et le manque de contacts sociaux. Dans toutes les études, les troubles psychiques (dépression, stress post traumatique, obésité, drames familiaux, violences envers les enfants, addiction à l'alcool, aux drogues, aux écrans...) s'accroissent avec la durée du confinement. Les SDF de leur côté ont reçu des contraventions, alors qu'ils se trouvaient sans ressource. Enfin, dans les EHPAD, la solitude complète imposée à nos aînés en a conduit certains, presque aussi sûrement que le virus, vers la mort par syndrome de glissement. Et lors des enterrements, les familles au complet n'ont généralement pas pu se recueillir. Bref, entre inhumanité et exclusions, les victimes collatérales du confinement seraient nombreuses!

Selon Nicole et Gérard Delépine, le confinement aveugle a été adopté sous la pression de l'OMS et notamment de leur statisticien Mr Neil Ferguson, mais aussi de Mr Bill Gates. L'Allemagne avait choisi la quarantaine ciblée et le pays s'en est bien relevé sur le plan économique et social. Fallait-il croire aux scénarios catastrophes de "tous ceux qui souhaitaient profiter de la panique pour promouvoir un vaccin en direction de 7 milliards de terriens"? Quoi qu'il en soit, on peut remarquer que les pays qui comme Grèce, Maroc ou Algérie ont rapidement utilisé un traitement précoce par la chloroquine ont affiché des taux de mortalité très bas. Mieux, à partir du moment où l'Italie a décidé de jouer la carte de la chloroquine et de distribuer celle-ci gratuitement dans les pharmacies pour prise à domicile, la courbe de mortalité journalière s'est mise à baisser. Le Ministère en France a-t-il outrepassé son pouvoir en imposant aux médecins de ne pas prescrire la chloroquine, tout en autorisant le Rivotril (qualifiée d'euthanasie sans consentement) dans les EHPAD?

Mr et Mme Delépine concluent leur interview en affirmant que "la victime la plus évidente du Covid-19 a été notre démocratie". La peur, en effet, aurait tétanisé la population et l'aurait empêchée de défendre son bien le plus précieux: sa liberté! Ce bilan sévère sera-t-il un jour mis au jour par nos concitoyens. Continuerons-nous à nous laisser manipuler par l'OMS ou nos gouvernants? Pour aller plus loin sur ce sujet, outre les ouvrages des Professeurs Didier Raoult et Christian Perronne, il est possible de consulter l'intervention des cancérologues le 21/3/2020 à la tribune libre de l'Agoravox intitulée: "Confinement, mesure sanitaire ou politique".

Lyliane

07/08/2020

Une technologie auvergnate pour les personnes diabétiques...

 

Biocorp a conclu avec le géant pharmaceutique suisse Roche, un accord de distribution de sa dernière technologie. Un capteur intelligent qui va révolutionner la vie quotidienne des diabétiques.Ce lundi 29 juin, dans ses locaux de Cournon, la société auvergnate a signé un accord majeur avec le Suisse Roche. Depuis cinq ans, Biocorp travaille sur un capteur intelligent à clipser sur les stylos injecteurs d’insuline jetables, le dispositif connecté Mallya.
Une signature historique: Avec cet accord, cette technologie auvergnate unique au monde va être commercialisée partout en France. « Cette signature concrétise une première rencontre avec les équipes de Biocorp. C’est un produit très important pour le patient, qui arrivera bientôt en pharmacie, explique Frédéric Jacquey, président de Roche Diabetes Care France. Il apportera sécurité et précisions aux personnes diabétiques ». « Le besoin de connectivité est important dans ce domaine de santé, il y avait un réel désert thérapeutique », indique Éric Dessertenne, directeur général de Biocorp.

Une technologie auvergnate unique: Avec Mallya, le patient n’aura plus besoin de rapporter ses prises d’insuline à l’écrit. Mallya s’occupe de tout. Le capteur se clipse sur le stylo injecteur et reporte sur l’application mobile Gluci-check, toutes les données à retenir. « Cette technologie permettra d’augmenter l’observance, plus de problème de suivi pour le patient et son médecin », explique le jeune directeur. « La technologie Mallya est unique, une innovation majeure, indique Frédéric Jacquey, c’est une expérience commune excitante que nous entamons avec Biocorp. Le dispositif connecté intégrera à terme notre écosystème digital Roche Diabetes rejoignant ainsi d’autres solutions digitales, toutes destinées à permettre une meilleure prise en charge du patient. »

Selon La Montagne (Publié le 01/07/2020 à 11h00)

06/08/2020

Le sommeil, un allié pour notre santé,

Mme Claire Reuillon dans Valeurs Mutualistes, écrit un article dans lequel elle montre comment la durée et la qualité de notre sommeil sont essentielles pour rester en bonne santé physique et mentale, a fortiori en période d'épidémie. Elle s'appuie sur les explications et les conseils du Professeur Patrick Lévy, fondateur de L'institut National du Sommeil et de la Vigilance ou INSV. Il faut savoir, en effet, selon une enquête de janvier 2020 sur le sommeil des français, que nous dormons en moyenne 6H41 en semaine et 7H33 le week-end, soit 1H30 de moins qu'il y a 30 ans. Nos enfants pour la plupart perdent de plus en plus d'heures de sommeil après 15 ans en période scolaire, notamment en raison de leur surexposition aux écrans.

Le sommeil nous est indispensable, car il régule la production de très nombreuses hormones (hormones de  croissance, cortisol, hormones régulant notre appétit...). de plus, il sert au développement cérébral des enfants et adolescents et de l'ensemble de leur organisme en général. Il consolide aussi les informations mémorisées pendant l'éveil et favorise les apprentissages récents. Enfin, il maintient la vigilance et l'équilibre psychique, tout en facilitant les relations sociales. Le système immunitaire est par exemple renforcé par un sommeil régulier et d'une durée suffisante. Aussi, en période d'éventuelle contamination bactérienne ou virale, il faut veiller à son sommeil et à celui de ses proches.

L'idéal est de s'endormir et de se lever à la même heure en semaine, comme le week- end. A la lumière du jour, pratiquer si possible une activité physique quotidienne. En outre, éviter de rester couché si l'on ne dort plus. Dans la journée, modérer  la consommation de cafés, sodas, boissons énergisantes. Quand c'est possible, faire une courte sieste de 5 à 20 minutes maximum en début d'après-midi, dans un lieu calme. Le repas du soir devrait être ni trop gras, ni trop lourd, avec plutôt des féculents. Se déconnecter des écrans et arrêter toute activité physique 3 heures au moins avant le coucher. Eviter les émissions anxiogènes et se détendre. Au moment du coucher, ne pas résister aux signes avant-coureurs (baillements, paupières lourdes...). L'obscurité devrait être de règle dans la chambre à coucher et la température modérée.

Pour davantage de renseignements, se connecter à: www.institut-sommeil-vigilance.org.

Lyliane

05/08/2020

Migrants en galère à la frontière italienne après le déconfinement...

Jeunes remis à la rue, engorgement des procédures administratives, refoulements quotidiens vers Vintimille : la situation s'aggrave à la frontière franco-italienne.
Au téléphone, Mila et Vedran (1) se sont vu expliquer qu’il fallait prendre la première à droite en sortant du tram. Le lieu de rendez-vous avec la Cimade semblait simple à trouver. Ils se sont trompés, c’est la cause de leur retard. Le couple de Bosniaques n’a pas l’habitude des adresses bucoliques pour s’occuper des papiers. Trop exigus pour respecter les consignes sanitaires, les locaux de l’association d’aide aux migrants ont été délocalisés dans le jardin d’un temple protestant du centre-ville de Nice. Un cadre champêtre : des oliviers pour l’ombre et des chaises de jardin pour la salle d’attente. «Ça a ce côté folklo mais l’organisation est précaire, temporise Elysabeth Marque, bénévole. On n’a pas d’imprimante ni d’électricité. Quand il pleut, on utilise le parasol. C’est la débrouille.»

Toute l’organisation est chamboulée. Désormais, les rendez-vous à la Cimade se prennent au téléphone : difficile pour des non-francophones. Ceux à la préfecture par mail : compliqué à déchiffrer avec Google Traduction. «C’est là qu’on s’aperçoit des limites de ce système après le confinement, dit Elysabeth Marque. Les démarches sont encore plus lourdes.» Mila et Vedran, 37 et 42 ans, ont été hébergés par le 115 dans un hôtel pendant le confinement. Une aide qui va s’interrompre en même temps que la date fatidique de leur obligation de quitter le territoire français (OQTF). Dans quinze jours, ils devront être partis. «On est là pour voir si on peut faire quelque chose», espère Vedran.

La Cimade a pris temporairement ses quartiers au temple du Saint-Esprit. Photo Laurent Carré pour Libération
«Police administrative»
David Nakache et son association Tous citoyens ! apportent une aide administrative aux mineurs migrants qui arrêtent leur chemin à Nice. Le responsable de l’association a vu un basculement dans leur prise en charge dès le jour du déconfinement. «On a récupéré douze jeunes en dix jours. L’aide sociale à l’enfance [ASE, gérée par le département, qui ne souhaite pas communiquer, ndlr] a remis à la rue d’un bloc les jeunes pour lesquels il n’y avait pas de minorité établie, raconte-t-il. Rien n’a changé avec le confinement. C’est même pire : on est dans la police administrative dans toute sa splendeur.» Après avoir trouvé «en urgence» une solution d’hébergement, l’association a relancé la machine à recours. «Tous les foyers de France ont ouvert les vannes. Nous nous sommes retrouvés avec beaucoup d’audiences et de passages au tribunal, explique David Nakache. Avec les difficultés d’envoi des documents, ces gamins ont perdu trois ou quatre mois. Comme ce sont des jeunes proches de la majorité, c’est fatidique. Ils risquent de perdre leurs droits.» La préfecture des Alpes-Maritimes fait savoir que «le renouvellement des récépissés et la demande de document de circulation pour un étranger mineur s’effectueront par téléprocédure à compter du 1 juillet». Avec, là encore, des barrières linguistiques et matérielles.

Vintimille, base de repli: Comme Mila et Vedran, les migrants qui se retrouvent à Nice sont entrés en France en franchissant la frontière franco-italienne au niveau de Vintimille. Souvent, le passage ne se fait pas du premier coup. Ils tentent leur chance à pied, en train ou par la route, faisant de Vintimille une base de repli. C’est dans cette ville que Carla Melki intervient pour Médecins du monde. «Le 18 avril, le camp de Caritas à Vintimille a fermé ses portes aux nouveaux arrivants à cause d’un cas de Covid. Il n’a toujours pas rouvert, dit-elle. En termes d’assistance humanitaire et d’accueil, il y a une détérioration très nette : moins d’accès aux soins, à l’information et à la nourriture.» En trois heures d’intervention, Carla Melki a croisé 45 migrants. Elle estime à 200 le nombre de personnes en transit qui dorment sur la plage, sous les ponts et devant la gare.
Teresa Maffeis se rend à Vintimille deux fois par semaine. Militante et coauteure du livre les Sentinelles – un recueil de «chroniques de la fraternité» à la frontière –, elle vient de reprendre ses distributions de duvets et de kits d’hygiène. «Si le camp reste fermé, ça va être une catastrophe. A Vintimille, il n’y a que des gens de passage, rapporte-t-elle. Avec la réouverture des ports et la reprise des bateaux de sauvetage, des gens ont déjà débarqué. Ça va redevenir comme avant.» Un retour déjà observé par la Coordination des actions aux frontières intérieures (Cafi), pilotée par cinq associations. De mi-mars à mi-mai, le collectif a enregistré 107 refoulements, soit trois personnes par jour.
Promiscuité et errance: Depuis le déconfinement, 50 migrants sont raccompagnés à Vintimille quotidiennement. «Aux postes frontières, les gens sont dans une grande promiscuité, on leur donne à peine du savon. Puis ils sont renvoyés dans l’errance. Les conditions se sont aggravées. Une demandeuse d’asile et son enfant avec une poche gastrique ont été remis côté italien. C’est l’hôpital qu’il fallait appeler, pointe la chargée de projet de la Cafi, Agnès Lerolle, qui a fait un recours devant le Conseil d’Etat. Le confinement a compliqué les choses. Les associations ont moins accès aux personnes pour proposer des soutiens et se rassembler.»

Dans le jardin niçois, l’espoir est maigre pour que Mila et Vedran voient leur dossier de réexamen de demande d’asile accepté. «On voudrait une simplification des démarches pour désengorger les services administratifs, milite Elysabeth Marque. Il faut un titre unique, durable et qui donne l’autorisation de travailler.» Au-delà du déconfinement.

(1) Les prénoms ont été changés.

Selon Mme Mathilde Frénois - Liberation - mercredi 1 juillet 2020

30/07/2020

Des clowns à l'hôpital...

Connaissez vous l'association des clowns du Rire médecin? Il faut savoir qu'en France un enfant sur deux est hospitalisé avant l'âge de 15 ans. Pour eux comme pour leurs parents, un séjour à l'hôpital ou une simple visite est souvent synonyme d'angoisse, de solitude et de détresse. Heureusement, depuis 1991, les clowns du Rire Médecin redonnent aux enfants hospitalisés le pouvoir de jouer et de rire pour mieux faire face à la maladie.

En effet, pour les aider à mieux traverser ces moments difficiles,des clowns proposent des spectacles sur-mesure mêlant magie, poésie et tendresse. C'est une façon de dédramatiser l'univers hospitalier! L'association Le Rire Médecin compte aujourd'hui plus de 100 clowns, qui offrent chaque année plus de 73 000 visites dans 43 services pédiatriques en France. Deux fois par semaine environ, ils offrent aux enfants hospitalisés la possibilité de rire, de chanter, de danser et donc d'oublier un instant leur maladie.

Mme Anny Duperey est la marraine du Rire Médecin. En favorisant par vos dons la "bientraitance", vous aidez à humaniser le quotidien des enfants hospitalisés. Les hôpiclowns aident en effet les enfants à oublier leur isolement. Cette force de vie réveillée par les clowns prend le contre-pied de la routine, de la souffrance et de la mort. De plus, depuis 2009, les clowns du Rire Médecin proposent également des formations aux équipes soignantes, afin de leur transmettre leur approche ludique et non-verbale de l'enfant hospitalisé.

Pour plus d'informations, RV sur le site: www.leriremedecin.org.

Lyliane

29/07/2020

Toutes et tous à vos vélos!

Dans Version Fémina, Mme Inès Straub écrit un article sur la bicyclette, ses règles de conduite, son équipement et elle énumère   les personnes à qui ce moyen de locomotion est bénéfique. En effet, le vélo est écologique, car il ne pollue pas et il est parfait pour respecter nos distances, notamment en ville. De plus il nous fait bouger. C'est donc le moment de ressortir sa vieille bicyclette et de la faire réviser. Il faut savoir qu'avec son plan vélo, le gouvernement offre 50 euros pour des réparations chez un professionnel référencé. Pour cela et pour des vélo-écoles (1h gratuite), la liste se trouve sur la plate-forme Coup de Pouce Vélo. Si vous faites partie d'un club, laissez 10m entre chaque vélo et roulez en file indienne  pour ne pas gêner la circulation automobile. Le passage de camions provoque souvent un appel d'air et risque de vous déséquilibrer... Si vous n'en possédez pas, réfléchissez avant d'acheter une bicyclette. En ville, optez pour une bicyclette avec le guidon plus haut que la selle pour vous tenir droit. Si vous envisagez des circuits vallonnés, préférez un vélo à assistance électrique pour pouvoir gravir facilement les côtes...

Veillez également à la taille des pneus, car plus ils sont fins, moins vous aurez de stabilité. Pour les femmes, une selle bien rembourrée peut se révéler utile. Il est nécessaire d'avoir un équipement complet: freins avant et arrière, un feu avant jaune et blanc et un feu arrière rouge, un avertisseur sonore et des catadioptres rouges à l'arrière, orange sur les côtés et les pédales et blancs à l'avant. Le port d'un gilet rétro-réfléchissant certifié est obligatoire, si vous roulez le soir hors agglomération. Certains ajoutent même un rétroviseur et un écarteur de danger. Enfin, le port d'un casque est obligatoire pour les moins de 12 ans ( conducteurs ou passagers ) et pour tous il est fortement recommandé.

Tout le monde peut faire du vélo, même les seniors! Pédaler aide à se muscler et tonifie le système cardio-vasculaire. L'idéal, si l'on n'en a pas fait depuis longtemps, est de s'entraîner sur des routes de campagne, afin de se familiariser avec le pédalage et l'équilibre. On peut même prendre quelques cours pour être plus à l'aise. En ville, n'oubliez pas d'emprunter des pistes cyclables et aux intersections, ne craignez pas de mettre pied à terre. Si vous changez de direction, signalez-le en tendant le bras. Sur des routes sinueuses, serrez au maximum à droite et en ville, évitez de zigzaguer entre les voitures. Ainsi, vous vous ferez plaisir et vous roulerez  en toute sécurité!

Lyliane

26/07/2020

Les 10 engagements en faveur d'une solidarité internationale pour l'accès à l'eau potable ...

 

Les 10 engagements d’urgence en faveur de Demandons l’accès à l’eau et à l’assainissement pour tous

1. Sauvons des vies grâce à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement


2. Arrêtons de bafouer le droit humain à l’eau


3. Exigeons des États et des Nations Unies de respecter enfin leurs engagements


4. Mettons enfin les moyens financiers nécessaires à l’atteinte de l’ODD 6


5. Appelons à une meilleure coordination des Objectifs du Développement Durable


6. Appelons les grandes institutions de développement à gagner en rapidité, en souplesse, en partenariat et en impact


7. Préservons l’eau, préservons la paix !


8. Appelons les Nations Unies à mettre en place un comité intergouvernemental de l’eau


9. Appelons la France à augmenter son Aide Publique au Développement, ainsi que la part dédiée à l’aide humanitaire


10. Donnons l’exemple


En signant notre manifeste, vous participerez aussi gratuitement au Tirage au Sort pour gagner une rencontre avec les volontaires de l'association au siège de Solidarités International

7.344 signatures
 
 
 

25/07/2020

Creusons des puits et non des tombes par Solidarités internationale!

 

 
 
 

24/07/2020

Comment déstocker nos médicaments et compléments alimentaires?

Mme Jasmine Saunier dans Version Fémina nous donne de précieux conseils pour vider nos armoires à pharmacie tout en préservant la planète. Elle s'appuie pour cela sur les propos de Mr Thierry Moreau Defarges, Président de l'éco-organisme Cyclamed et de Mr Yves Lévi, Professeur à la Faculté de Pharmacie de Paris-Saclay. Tous deux demandent à ce que les médicaments, périmés ou pas, ne soient pas jetés à la poubelle. En effet, toutes les communes ne disposant pas d'un incinérateur, les produits mis en décharges polluent la terre et les nappes phréatiques. Depuis 2007, toutes les pharmacies savent qu'elles ont l'obligation de récupérer les médicaments non utilisés, mais pas les médicaments vétérinaires, qui eux ont une filière de récupération nommée Cyclavet via les vétérinaires.

La filière de récupération Cyclamed est financée par les industriels du médicament, tout comme c'est le cas pour les industriels qui participent à l'élimination des déchets d'emballages ménagers. Il faut savoir que Cyclamed ne s'occupe que des médicaments. Il ne faut pas en revanche rapporter les produits de parapharmacie ( compléments alimentaires...), qui peuvent rejoindre les ordures ménagères. De même, les boîtes en carton et les notices de médicaments peuvent être jetées dans les poubelles de recyclage. Conserver toutefois les blisters ainsi que les flacons lorsqu'il y a encore des comprimés dedans pour la collecte en pharmacie.

Il faut savoir que, depuis 2009, au niveau de l'Union Européenne, les médicaments ne sont plus envoyés dans des pays en difficulté, car "tout patient doit pouvoir bénéficier d'un médicament neuf et bien conservé". Les médicaments collectés en pharmacies sont récupérés par des grossistes-répartiteurs et transportés vers l'un des 51 incinérateurs partenaires de Cyclamed pour y être brûlés à 850° C. L'énergie est alors récupérée sous forme de vapeur et d'électricité. Résultat: 7 000 logements sont ainsi chauffés toute l'année! En 2018, les pharmacies ont collecté 10 827 tonnes à des fins énergétiques.

Mais attention: un vieux thermomètre au mercure cassé ou pas doit être rapporté à la déchetterie dans l'espace réservé aux produits toxiques, car les vapeurs de mercure sont toxiques! Quant aux aiguilles usagées (diabétiques, soins infirmiers), elles doivent être rapportées dans l'un des points collecte recensés sur www.dastri.fr. Enfin, inutile d'accumuler des boîtes ou de les trier par usage. En effet, mieux vaut rapporter les restes d'un traitement illico en pharmacie, afin d'éviter le stockage inutile des médicaments à la maison, susceptible d'induire des confusions entre les différentes références.

Lyliane 

 

23/07/2020

Traitement contre le Covid-19 avec l'Hydroxychloroquine...

Les patients hospitalisés et traités avec ce médicament ont une probabilité plus élevée d'être de retour chez eux un mois après le début du traitement, selon une étude. C'est une étude, française, qui ne voit pas totalement d'un mauvais oeil l'hydroxychloroquine. Ce dérivé de l'antipaludéen chloroquine est habituellement utilisé pour traiter des maladies auto-immunes comme le lupus. Selon cette étude, les patients hospitalisés pour Covid-19 et traités avec de l'hydroxychloroquine ont une probabilité plus élevée d'être de retour chez eux un mois après le début du traitement.
"Des taux de sortie d'hospitalisation significativement plus élevés ont été observés chez les patients traités par hydroxychloroquine", conclut cette étude mise en ligne samedi mais pas encore publiée. Le taux de patients ayant regagné leur domicile 28 jours après le début du traitement est supérieur de 11 points à ceux qui n'ont pas reçu ce médicament. Cela représente une augmentation relative de 25 % de la probabilité d'être sorti d'hospitalisation, précise l'étude.
 Didier Raoult : "Au départ, j'avais des doutes sur la chloroquine, mais plus maintenant"
Ce résultat, qui n'avait pas été mis en évidence dans les précédents travaux de recherche sur l'hydroxychloroquine, "mérite d'être répliqué dans d'autres études de grande ampleur" pour être confirmé, a souligné l'une des autrices de cette étude, Émilie Sbidian, interrogée par l'AFP. L'autorisation de prescription de l'hydroxychloroquine à l'hôpital, en dehors des essais cliniques, avait été retirée le 4 mai. L'OMS a quant à elle arrêté les essais sur l'hydroxychloroquine.
Les chercheurs ont analysé les dossiers médicaux d'environ 4642 patients hospitalisés pour Covid-19 dans l'un des 39 hôpitaux de l'AP-HP entre le 1er février et le 6 avril. Ils ont exclu ceux qui avaient reçu un autre médicament actuellement testé contre le coronavirus, comme l'antiviral remdesivir ou les immuno-suppresseurs tocilizumab et sarilumab.
Une absence d'efficacité pour réduire la mortalité
Les résultats ont été corrigés statistiquement pour tenir compte des "facteurs de confusion", et notamment la différence de composition des trois groupes. "Concernant les données de notre étude, on peut ainsi constater que les patients sous hydroxychloroquine ou hydroxychloroquine/azithromycine présentaient des taux d'obésité, de diabète et tabagisme (facteurs de mauvais pronostic) plus élevés de l'ordre de 5 % à 15 %, mais qu'ils étaient également beaucoup plus jeunes que les patients non traités par hydroxychloroquine (de l'ordre de six à huit ans plus jeunes), ce qui peut également grandement influer sur les résultats puisque la mortalité de l'infection au coronavirus est d'autant plus importante que l'âge est élevé", explique Émilie Sbidian.
LIRE AUSSI >> Hydroxychloroquine et Covid-19 : "Il fallait sauver nos concitoyens de cette folie"
"Il est donc très important de ne pas s'arrêter aux résultats bruts pour juger de l'efficacité ou inefficacité" du traitement, ajoute la chercheuse, dermatologue à l'hôpital Henri-Mondor à Créteil.
L'étude conclut en revanche à "l'absence de différence statistiquement significative pour la mortalité à 28 jours" entre les patients ayant reçu de l'hydroxychloroquine et le groupe contrôle, "après prise en compte des facteurs de confusion". Quant à ceux ayant reçu l'antibiotique azithromycine en plus de l'hydroxychloroquine, l'étude n'observe aucune différence sur le taux de sortie d'hospitalisation et "un possible excès de risque de mortalité".

Selon lexpress.fr - L'Express - lundi 22 juin 2020

15/07/2020

Une branche dépendance à la Sécurité Sociale...

FRANCE-SECURITE-SOCIALE-DEPENDANCE:Les députés instaurent une branche "dépendance" de la Sécurité sociale. PARIS (Reuters) - Les députés français ont approuvé lundi soir l'instauration d'une cinquième branche de la Sécurité sociale dédiée au grand âge, visant à prendre en charge les personnes en situation de dépendance.

Mesure phare des projets de loi organique et ordinaire relatifs à la dette sociale et à l'autonomie, elle vient en complément des quatre branches existantes de la "Sécu" que sont la maladie, les accidents du travail, la retraite et la famille.
La perte d'autonomie touche 10% à 15% de la population, a expliqué devant les députés le ministre de la Santé, Olivier Véran, qui a évoqué une création "historique".
"Tous ces sujets-là sont majeurs, ils sont devant nous", a-t-il dit la semaine dernière lors des questions d'actualité au gouvernement.

L'opposition a dénoncé pour sa part le flou qui entoure le financement de cette nouvelle branche, alors qu'un rapport signé Dominique Libault, président du Haut Conseil du financement de la protection sociale (HCFPS), a avancé le chiffre de neuf milliards d'euros par an à l'horizon 2030.
Cette nouvelle branche sera complétée par un projet de loi sur l'autonomie qui devrait être présenté en conseil des ministres avant la fin de l'année.
La prévision de déficit de la Sécurité sociale, malmenée par la crise liée à l'épidémie de coronavirus, s'est encore dégradée pour se creuser à 52,2 milliards d'euros, a déclaré début juin le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin.

Dans un contexte très dégradé pour les finances publiques, le président Emmanuel Macron a déclaré dimanche que la relance économique post-pandémie se ferait sans hausse d'impôt.

Selon Reuters - mardi 16 juin 2020

13/07/2020

Modification des habitudes alimentaires des français pendant le confinement...

Grignotage et canapé ou petits plats diététiques : tous les Français n'ont pas vécu le confinement de la même façon, montre une étude qui souligne l'influence du niveau de revenus, de la présence d'enfants dans le foyer et des conditions de travail.
Au total, la restriction des déplacements, la fermeture des écoles et de nombreuses entreprises et parfois aussi l'anxiété liée à la crise sanitaire a modifié l'alimentation et le niveau d'activité physique de plus de la moitié des participants (57,2%), selon cette étude de l'Equipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Eren), mise en ligne le 5 juin mais pas encore publiée.
35% ont pris du poids
Chez un gros tiers des personnes interrogées (37,4%), "le confinement a suscité (...) des comportements nutritionnels peu favorables à la santé qui, si maintenus sur le long terme pourraient accroître le risque de pathologies chroniques", concluent ces hercheurs, d'après les réponses de 37 000 participants à la vaste étude de santé publique Nutrinet.
 Alcool, tabac, drogue... Le confinement, une fabrique à addictions
Dans le détail, 35% ont pris du poids (1,8 kg en moyenne entre mars et mai), 53% ont diminué leur activité physique, 23% ont augmenté leur apport énergétique et 21% ont augmenté leur grignotage. Ce groupe a aussi eu tendance à consommer plus de sucreries, de biscuits et d'alcool et moins de produits frais, fruits et poisson en particulier.
Les participants présentant ce profil étaient plus souvent âgés de moins de 50 ans, des femmes, avec de plus faibles revenus, avec des enfants présents à la maison, en télétravail pendant le confinement, observent les chercheurs. "Ces modifications semblent liées à la perte d'opportunités liée au confinement" : fermeture des salles de sport, des restaurants et lieux de travail, et "accès limité aux lieux d'approvisionnement alimentaire habituels", analysent les auteurs.
Pour d'autres, l'occasion d'améliorer leur alimentation
Pour un participant à l'étude sur cinq (19,8%) en revanche, "le confinement a créé l'opportunité (...) d'améliorer leurs comportements nutritionnels". 23% ont ainsi perdu du poids (2 kg en moyenne), 19% ont augmenté leur activité physique et 40% ont passé davantage de temps à cuisiner "maison".
Ce profil se retrouve davantage chez des personnes en chômage partiel ou télétravail, avec des revenus plus élevés, sans enfants à la maison, et chez les personnes en surpoids ou obèses ou avec une alimentation de moindre qualité nutritionnelle avant le confinement.
Les auteurs y voient "une adaptation favorable à la situation entreprise par des individus ayant davantage les moyens et/ou les opportunités, et avec plus de marge de progrès au niveau nutritionnel ou encore des individus préoccupés par leur santé et leurs risques face à la Covid-19".
Enfin, un troisième groupe (42% des participants) n'a pas changé de comportement alimentaire, le plus souvent des personnes plus âgées, ayant continué à travailler en dehors de leur domicile ou déjà sans emploi avant le confinement.

Selon lexpress.fr - L'Express - vendredi 12 juin 2020

09/07/2020

Stop au travail des enfants...

Dans le bulletin SEL information, un article de Mme Claire Balverde a retenu mon attention. Il rappelait qu'aujourd'hui encore 152 millions d'enfants sont victimes du travail forcé. Selon l'Organisation Internationale du Travail (OIT), "seul le travail qui nuit au développement physique et mental des enfants et qui les prive de leur dignité, de leur potentiel et de leur enfance est considéré comme du travail des enfants". En 2016, cette situation affectait 88 millions de garçons et 64 millions de filles entre 5 et 17 ans dans le monde, dont 73 millions étaient victimes des pires formes de travail (esclavage, prostitution, tri des déchets, utilisation dans les conflits armés, travail dans les mines...) selon le Bureau International du Travail en 2017.

La pandémie du Covid-19 illustre les liens entre économie et travail des enfants, comme l'a montré l'UNICEF en raison de la perte des revenus familiaux et de la fermeture des établissements scolaires. Dans les pays à faible revenu national, ce travail est proportionnellement plus important du fait de l'exclusion sociale des familles pauvres. L'ONU a pourtant adopté en novembre 1989 la Convention internationale des droits de l'enfant et en 2015, les objectifs de développement durable ont renouvelé cet engagement. Si tous les adultes recevaient une rémunération équitable et satisfaisante, il est clair que leurs enfants pourraient suivre une scolarité et être protégés socialement. Investissons-nous dans des politiques d'éducation et de protection sociale partout dans lez monde pour faire cesser le fléau du travail des enfants.

Lyliane

07/07/2020

Manger en conscience...ou le pouvoir de l'évocation.

Quel meilleur moment que le week-end pour prendre son temps, en rompant avec les repas sur le pouce de la semaine ? Invitée d'Europe 1 samedi, l'experte en gastronomie et ancienne journaliste culinaire Caroline Mignot présente une autre façon de déguster vos plats en prêtant attention à l'aspect sensoriel de la cuisine : le fait de manger en conscience. "C'est à la fois le regard sur ce qui se présente dans mon assiette, je scrute tout. Ensuite je sens. Les parfums se dégagent. Puis je commence à déguster. Là, il y a la 'mâche', le côté sirupeux, velouté, rugueux... Il y a une palette infinie et c'est ça qui me passionne avec les textures", décrit-elle.
"Cette volonté de prendre le temps"
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"Je mange en conscience. Je l'ai appris avec les années à travers mon métier de journaliste et cette volonté de prendre le temps et d'être vraiment à ce que je fais", poursuit Caroline Mignot. Car pour cette amatrice d'odeurs et de textures, la cuisine et la gourmandise sont bien plus qu'une simple manière de s'alimenter. "C'est un outil de générosité et ça soulève beaucoup de sensations. Il y a le pouvoir de l'évocation derrière la gourmandise. Ça parle à tous, et moi c'est mon outil de communication préféré."
Le pouvoir des aliments
Ce "pouvoir" des aliments "d'évoquer plein de choses", Caroline Mignot appelle ça "les correspondances". Elle en donne un exemple, avec la senteur d'une grappe de tomates italiennes : "J'adore cette odeur de tiges de tomates. Les feuilles et les tiges ont une odeur très caractéristique. Un jour, j'avais porté un parfum que j'associais à cette odeur, alors que je sais que l'ingrédient est plutôt la baie de cassis, mais moi je l'associe à cette odeur de tiges de tomates."
 - Nos idées de recettes simples pour recevoir dix convives (maximum)
Sur son compte Instagram, la spécialiste de la cuisine s'amuse à parler de ces textures, comme elle l'a fait sur Europe 1 avec le fromage Comté : "Un Comté peu être ferme et souvent, ce que les gens recherchent dans un comté et ce qui s'accentue avec l'affinage, c'est le côté petits cristaux, ce truc qui croustille, tout fin, un peu fleur de sel et qui croustille sous la dent."

Selon Mr Jonathan Grelier - Europe 1 - samedi 6 juin 2020

28/06/2020

Qu'est-ce que l'audio-description et comment la programmer?

Dans Télé-Loisirs, Mr Hugo de Saint-Phalle écrit un article présentant le procédé d'audio-description, qui permet aux personnes aveugles ou malvoyantes de suivre un programme, grâce à une voix décrivant ce qui se passe à l'écran et donnant des détails sur le cadre, les décors, le paysage. Comme le rappelle le Conseil supérieur de l'audiovisuel, la loi française fait obligation aux chaînes de télévision publiques et aux chaînes privées dont l'audience nationale dépasse 2,5% de l'audience totale des services de TV "de prévoir des proportions de programmes accessibles aux personnes aveugles ou malvoyantes, en particulier aux heures de grande écoute".

Hélas, en pratique, l'offre en audio-description reste faible. Et l'activation de celle-ci s'apparente à un vrai casse-tête. Pourtant, il est important de savoir paramétrer ce procédé sur les box et les décodeurs. Selon vos opérateurs Internet ou Canal Plus, les manipulations à effectuer ne sont pas les mêmes. Il y a heureusement des espaces d'assistance prévus. Les voici: pour Free (Freebox Revolution): https://free.fr/assistance. Pour SFR (Box très haut débit ou THD 4K): https://assistance.sfr.fr/television/ install. Pour Orange (Livebox Play): https://assistance.orange.fr/tv-decodeur/tous-les-decodeurs/installer-et-utiliser/parametrer-la-tv-d-orange/accessibilite.

Pour Bouygues (Box Miami ou 4K):https://www.assistance.bouyguestelecom.fr/tv-bbox et pour Canal Plus:https://assistance.canalplus.com/questions/1651807-audio-description. Le plus souvent, il faut agir pour les réglages depuis un programme en cours. Pour Canal Plus, on peut activer l'option à partir d'un décodeur Satellite HD Wifi et d'un Cube TNT. Sur Canal +, SFR, Orange et Bouygues, il est possible de cliquer pour obtenir une activation permanente. Pour Free, ce n'est pas possible. Ne pas hésiter à avoir recours à ce procédé, ni à réclamer davantage d'offres en auto-description!

Lyliane

Risques sanitaires, recul de la biodiversité et maladies zoonotiques émergentes...

La pandémie de Covid-19 a ouvert une nouvelle ère dans la compréhension des maladies infectieuses et leur gestion à l’échelle mondiale. Une crise à laquelle nombre de pays ne s’étaient pas correctement préparés, se reposant sans doute sur les succès de l’antibiothérapie, de la vaccination de masse, de l’augmentation du niveau de vie et des systèmes de santé pour assurer la sécurité sanitaire de leurs concitoyens. Rappelons-nous qu’au début du XXe siècle, les maladies infectieuses représentaient encore la principale cause de mortalité dans le monde. Aux États-Unis, l’espérance de vie était alors de 47 ans, avec une très forte mortalité infantile due aux maladies infectieuses. Quelques décennies plus tard, ce fut au tour des maladies chroniques – comme le cancer ou les maladies cardiaques – de devenir les principales causes de mortalité dans les pays aux ressources économiques élevées, avec une espérance de vie de nos jours proche des 80 ans.
Mais, en ce début du XXIe siècle siècle, dérèglements climatiques et recul de la biodiversité redistribuent les cartes d’une santé mondialisée.
Des barrières qui se franchissent: La recherche sur les maladies infectieuses a changé de paradigme, prenant de mieux en mieux en compte les éléments pathogènes présents dans les écosystèmes. Les barrières entre santé animale et humaine s’atténuent face au constat que deux tiers des pathogènes humains sont aujourd’hui issus d’un transfert horizontal de l’animal (sauvage ou domestique) vers l’homme.
Ces maladies infectieuses, dites "zoonotiques", constituent un véritable fardeau pour plus de 1 milliard d’individus dans le monde ; elles se concentrent principalement dans les zones tropicales, notamment en Afrique et dans le Sud-Est asiatique.
Dans un monde de plus en plus connecté, physiquement et virtuellement, les maladies infectieuses zoonotiques ont pris une nouvelle dimension. La crise sanitaire du Covid-19, en modifiant profondément la perception du risque infectieux issu de l’animal, en constitue un exemple frappant.
D’une espèce à l’autre: Pour certaines de ces affections zoonotiques, les hommes représentent ce qu’on appelle un « cul-de-sac » épidémiologique. C’est le cas de la rage, dont le virus ne peut pas se transmettre d’humain à humain. Pour d’autres maladies, ils constituent des hôtes accidentels, pas assez compétents pour amplifier, transmettre le pathogène et créer une épidémie, comme dans le cas de l’encéphalite spongiforme bovine. Mais, dans de rares cas, les êtres humains constituent des hôtes offrant les conditions favorables à l’installation du pathogène. C’est vrai pour le virus Ebola et, ces derniers mois, le SARS-CoV 2.
Les maladies nouvellement apparues (dites "émergentes") – dont 75% sont zoonotiques – pouvaient jusqu’à présent faire relativement peu de victimes. Que ce soit le SRAS, la grippe influenza H5N1, le virus Nipah, la fièvre de la vallée du Rift ou le MERS-CoV, ces affections ont cumulé, à elles cinq, moins de 4.000 morts par an. Elles auront toutefois fortement déstabilisé les pays touchés et inquiété les autres.
Par son adaptation et sa diffusion rapide, la Covid-19 est en train d’écrire une nouvelle page de la gestion des maladies infectieuses émergentes, la quasi-totalité des pays du globe ayant été touchés, en une rapidité record. Selon un dernier bilan, consulté le 2 juin 2020, plus de 376.000 personnes sont mortes de ce coronavirus.
En opposition aux maladies zoonotiques émergentes, d’autres maladies infectieuses zoonotiques (comprendre celles impliquant l’animal dans sa chaîne de transmission) sont endémiques dans de nombreuses régions du monde.
Ces affections sont souvent négligées, malgré un nombre important de victimes (59.000 morts par an pour la rage et 30.000 pour la leishmaniose, par exemple) et intensifient souvent les cycles de pauvreté pour des populations déjà vulnérables.
Citons enfin ces maladies infectieuses, non zoonotiques (qui n’affectent pas l’homme), mais impliquant toutefois l’animal dans leur transmission ; celles-ci peuvent engendrer des pertes animales et économiques importantes. Ce fut le cas en Chine, début 2019, avec le virus de peste porcine africaine. Transmis par des suidés sauvages aux élevages de cochons, il a entraîné la mort de centaines de millions d’animaux.
Caractériser le "saut d’espèces": Face à toutes ces situations de saut de pathogène d’une espèce à l’autre, il est important de détailler les facteurs qui favorisent ces phénomènes et d’identifier les éléments inconnus à étudier. Le saut d’espèce, voilà un concept difficile à appréhender tant il désigne une multiplicité de situations. On peut toutefois distinguer deux grands types de sauts.
Il y a d’abord un saut d’espèces que l’on qualifiera d’"évolutif" : il correspond à l’émergence et à l’installation d’un pathogène au sein d’une nouvelle espèce (appelée
dans ce cas "réceptrice") à partir d’une espèce "émettrice" et après adaptation du pathogène à son nouvel hôte.Les exemples récents, et les plus dévastateurs, de ce  type de saut concernent, pour les hommes, la pandémie de sida ; et chez les non-humains, citons la décimation, au XXe siècle, de la population de lapins européens par la myxomatose ; et pour le XIXe, l’impact catastrophique de la peste bovine chez les ruminants africains. Si l’on remonte plus loin dans le temps, nombre de travaux indiquent que les maladies humaines majeures – rougeole, tuberculose ou variole notamment – sont issues d’un saut d’espèces (à partir d’animaux domestiques), il y de cela plus de 10.000 ans. De nombreuses questions entourent ce phénomène: En premier lieu, comment et pourquoi certains pathogènes sont capables d’infecter une nouvelle espèce et de s’y maintenir ? Pour le virologue Thijs Kuiken (Centre médical Erasme de Rotterdam), la probabilité qu’un virus devienne endémique dans une nouvelle population dépend de trois processus : les interactions interspécifiques entre hôtes émetteurs et récepteurs ; les interactions entre l’hôte et le virus chez l’espèce réceptrice ; les interactions entre individus chez l’espèce réceptrice. Si la transmission est possible, la connaissance du réseau de contacts est alors indispensable pour savoir si le virus va persister dans la population ou s’éteindre. Ce type de saut s’oppose à celui, plus "écologique", où le pathogène franchit fréquemment la barrière des espèces, mais sans endémisation dans la population réceptrice. Ou, autrement dit, sans que l’espèce réceptrice puisse maintenir le pathogène sans contamination extérieure ; c’est notamment le cas pour le virus de la rage, qui affecte régulièrement de nombreuses espèces animales.
Des stratégies d’infection variées: Les pathogènes adoptent différentes stratégies pour infecter leurs hôtes. Ils peuvent être spécialistes et n’infecter qu’une seule espèce, comme le Plasmodium falciparum (l’un des cinq parasites responsables du paludisme) chez l’homme, ou généralistes et infecter un large spectre d’hôtes de différents ordres taxonomiques – comme la rage ou le protozoaire Blastocystis hominis. Les raisons de cette variabilité sont encore largement méconnues, mais certains facteurs, telles les routes de transmission indirectes, sont identifiés comme étant associés à une grande variété d’hôtes sensibles.
Même s’ils peuvent infecter différents hôtes, les pathogènes dits "généralistes" sont habituellement, mais pas toujours, moins bien adaptés aux espèces colonisées le plus récemment. Par exemple, la dose requise pour le virus de la rage issu du renard pour infecter les chiens sera un million de fois supérieure à celle nécessaire pour infecter d’autres renards. Le saut d’espèces, qu’il soit plus "évolutif" ou "écologique", est encore un phénomène mal compris. En percevoir les mécanismes constitue une étape clé dans l’étude des maladies infectieuses humaines et animales.
Les facteurs aggravants: Depuis une cinquantaine d’années, on souligne le rôle des "écotones" – ces zones de transitions entre deux types d’habitats – dans l’émergence de maladies infectieuses et la transmission interspécifique. La multiplication d’activités d’élevage à la périphérie d’espaces dédiés à la protection de la nature augmenterait ainsi considérablement le contact entre animaux sauvages et domestiques. Parallèlement, la démographie humaine croissante génère une forte pression sur les milieux naturels. En Australie, l’émergence des virus Hendras et Menangle accompagne, par exemple, une déforestation massive et une agriculture en expansion modifiant l’habitat des chauves-souris, porteuses des virus, en les poussant à exploiter des arbres fruitiers en zones périurbaines.
L’intensification de l’élevage à proximité des zones urbaines a également considérablement réduit les obstacles à la transmission interspécifiques. Près de 50% de la population humaine vit désormais dans un environnement urbain, induisant une connectivité de plus en forte entre espaces ruraux dédiés à l’agriculture et zones citadines. Un cas d’école décrit ainsi l’expansion géographique du virus de l’encéphalite japonaise en Asie du Sud-Est en lien avec l’augmentation de l’irrigation des rizières, de l’élevage porcin et de la démographie humaine.
Le rôle de la biodiversité et de l’homme
Nombre de travaux scientifiques soulignent que l’altération de la biodiversité peut être responsable des évènements d’émergence des maladies.
Hormis le fait que la fragmentation de l’habitation, la déforestation, l’augmentation de l’agriculture et de l’élevage redistribuent totalement les contacts entre espèces, des mécanismes liés à l’épidémiologie du virus sont également en jeu.
En effet, la disparition d’espèces sauvages enlève du système des individus et des espèces qui pourraient jouer le rôle de "cul-de-sac" épidémiologique, car moins adapté et moins capable d’amplifier et de transmettre le pathogène.
Par leur présence, ces individus et ces espèces sauvages permettraient ainsi de "diluer" la transmission des pathogènes. Cette théorie de "l’effet dilution" suggère ainsi fortement que des stratégies de conservation pourraient avoir des effets bénéfiques sur la santé humaine et animale. Malgré l’intérêt d’aligner stratégies de santé publique, vétérinaire et environnementale, cette théorie reste fortement débattue, car extrêmement dépendante du contexte… davantage d’espèces entraînant également un plus large panel de pathogènes. En d’autres mots, la biodiversité des hôtes peut diminuer le risque comme augmenter la transmission de chaque pathogène. La compréhension des mécanismes de diffusion d’un pathogène nécessite souvent de se placer à l’échelle de la communauté d’hôtes. La notion de réservoir se complexifie pour les pathogènes généralistes, et souvent zoonotiques, nécessitant l’adoption d’un paradigme multispécifique. Les conditions du maintien de tels pathogènes dans un système dépendent de la présence ou de l’absence d’une ou de plusieurs espèces hôtes, de la densité de ces espèces et de la fréquence des interactions au sein et entre ces espèces.
Cependant peu d’études montrent à ce jour la part relative de chaque espèce dans les dynamiques spatio-temporelles des maladies infectieuses. De même, les comportements humains et les pratiques culturelles, favorisant l’exposition d’une population à un nouveau pathogène, sont rarement intégrés dans les modèles de diffusion malgré leur importance dans les dynamiques épidémiologiques. Par exemple, la consommation de viande de poulet crue a entraîné des cas mortels d’infection au H5N1 chez l’homme.
Il est temps désormais que la recherche traite sérieusement le rôle de la biodiversité et l’impact de sa détérioration sur nos sociétés, en lien notamment avec le risque infectieux dans le contexte de changement climatique. L’intégration des comportements humains (et de leur hétérogénéité) dans les modèles épidémiologiques est également un défi de recherche pour les années à venir. Pour tout cela, il s’avère capital d’investir dans la formation d’experts internationaux, de mettre en place des approches holistiques et pluridisciplinaires pour comprendre les dynamiques qui animent les hommes, les animaux d’élevage et les animaux sauvages au sein de leurs environnements respectifs.
Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons.

Selon Mme Eve Miguel et Mr Franck Prugnolle - leJDD - mercredi 3 juin 2020