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19/01/2020

Le sanctuaire Pelagos fête ses 20 ans...

Dans le journal Nice-Matin du dimanche 15/12/2019, Mr Guillaume Aubertin fait publier un dossier de 4 pages consacré au sanctuaire Pelagos, une aire marine de 87 500 Km2 située entre les côtes françaises d'Hyères à Menton, la Corse, l'Italie, et la Principauté de Monaco. L'article rappelle que l'accord Pelagos a été signé le 25/11/1999 à Rome, pour que "les activités humaines ne perturbent pas trop les mammifères marins (nuisances sonores, collisions avec les navires de commerce, activités touristiques et pollution plastique)". Ainsi, pêcheurs, plaisanciers, marins ont à coeur de développer de bonnes pratiques, comme de ne pas s'approcher à plus d'1m50 des cétacés et de ne pas les observer au-delà de 30 minutes. Cette zone pilote maritime sera peut-être un jour transposée entre différents Etats ailleurs dans le monde, espère Mr Alain Barcelo, Président du comité scientifique et technique de Pelagos...

Vingt ans plus tard, les principaux acteurs se félicitent des résultats! Les responsables des 3 pays, en effet, réunis en novembre à la résidence du préfet maritime à Toulon, assurent que "l'accord a largement porté ses fruits". Cet accord a notamment permis des actions concrètes  "comme le label pour l'observation des cétacés et l'outil Repcet, un dispositif précieux pour repérer baleines et dauphins, afin de limiter les collisions avec les navires". L'association varoise Souffleurs d'écume s'est appuyée sur l'aide du Parc national de Port-Cros et l'accord ACCOBAMS pour le mettre en place. Aujourd'hui 39 navires en sont dotés. En France, le dispositif Repcet est devenu obligatoire pour tous les navires de plus de 24 m de long. En Italie l'outil n'est pas encore exigé. Sans oublier que 42 municipalités françaises et 105 en Italie ont signé la Charte de l'accord Pelagos.

Pour soutenir cet accord, toutefois, il serait nécessaire de faire davantage collaborer les signataires (lourdeurs administratives) et de leur donner plus de moyens pour renforcer  contrôles et réglementation. En outre, les communautés de communes pourraient plus développer leur partenariat. Enfin l'idée de créer une  "Zone maritime particulièrement vulnérable" ou ZMPV, si elle se concrétisait, permettrait de définir des chenaux de navigation et de limiter la vitesse des bateaux de commerce. Une quarantaine d'opérateurs sont d'ores et déjà prêts à éveiller les conscience du public, car ils ont adopté le label "High Quality Whale Watching" pour l'observation des dauphins bleu et blanc ainsi que des baleines, des rorquals et des cachalots présents dans cette zone protégée. Une formation de 3 jours leur a été dispensée. De même les membres d'équipages français sont formés à l'utilisation du logiciel Repcet.

Pour en savoir davantage, consulter par exemple l'association Souffleurs d'Ecume ou le site du WWF. Plus de détails sont donnés sur le site: www.sanctuaire-pelagos.org.

Lyliane

17/01/2020

Aux Embiez (83)un laboratoire de microbiologie marine essaie de restaurer les milieux marins...

L'ïle des Embiez, autrefois spécialisée dans la fourniture de sel et de soude pour les savonneries de Marseille, fut achetée en 1958 par l'entrepreneur Mr Paul Ricard, plus connu pour ses circuits de course et son pastis que pour sa fibre écologique. Pourtant, en 1963, avec Mr Alain Bombard et une quarantaine d'élus, "il est parti en croisade contre les déversements toxiques (boues rouges) dans les calanques de Cassis". Cette affaire n'est du reste pas encore réglée, nous précise Mme Nathalie Brun dans le journal Nous...

Un Institut océanographique six-fournais, présidé depuis 2005 par Mme Patricia Ricard, petite-fille de Mr P. Ricard, cherche à défendre la cause environnementale des mers du globe, dont la Méditerranée, sur la scène internationale. Un aquarium et un musée de la mer y sensibilisent le public et les scolaires. En outre, un laboratoire de recherches de biologie marine, posé au bord des anciennes salines classées Natura 2000, lutte contre les pollutions du biotope marin. Il est financé par la S.A. Ricard, filiale du groupe Pernod-Ricard.

Le directeur de ce laboratoire, Mr Jean-Luc Bonnefont, et ses équipes de chercheurs se sont notamment investis dans la reproduction des hippocampes et des oursins. De plus, l'Institut s'est spécialisé dans la grande nacre, une espèce en danger du fait du changement climatique. Depuis peu, les chercheurs s'oriente vers l'inventaire des espèces marines locales en partenariat avec le Parc de Port Cros, la réserve corse de Scandola et le Fonds Albert de Monaco. Ils cherchent aussi à restaurer les milieux marins (au Cap Sicié, au Brusc...) et particulièrement les herbiers .

Enfin, aux Embiez, un docteur en biologie moléculaire Mr Robert Bonet travaille avec l'Université de Toulon sur les "biofoulings", afin de pouvoir remplacer un jour prochain les substances toxiques appliquées sur les coques de bateaux. Le dernier volet des missions de l'Institut repose sur une plateforme scientifique et technique en aquaculture et en toxicologie nommée programme Spy-Gêne". Ce programme est soutenu par la région et Véolia. Aujourd'hui, il s'oriente par exemple sur la substitution des protéines de poissons pour les spécimens d'élevage par des protéines d'insectes.

Bref, il y a sur place, dans ce beau coin du Var, tout un aéropage de personnes motivées et capables de nous orienter vers davantage de respect des milieux marins et vers une aquaculture durable! Pour tout renseignement, s'adresser à l'Institut océanographique Paul Ricard sur l'Île des Embiez. 83- Six-Fours- les -Plages ou sur Internet à: www.institutpaul-ricard.org.

Lyliane

14/01/2020

Refus catégorique des pesticides (glyphosate et SDHI) en France...

A cause des pesticides, nos abeilles meurent, les moineaux et hirondelles disparaissent car les pesticides tuent les insectes !
Nous voulons revenir à une vie saine, refusons en masse l'utilisation de ces pesticides mortels pour nous,  car la planète entière est à l'agonie. Des enfants naissent sans bras, sans mains!

Fraises, salades, pommes, vignes, champs de blé dur ou d’orge d’hiver… l’agriculture est friande des molécules SDHI, qui visent à détruire champignons et moisissures. Un collectif de scientifiques s’inquiète des risques de ces fongicides sur la santé des organismes vivants, dont les humains. L’agence sanitaire française ne partage pas leur avis.


Un fongicide très utilisé dans l’agriculture, le SDHI, est au cœur d’un débat entre chercheurs et experts règlementaires. Derrière ce sigle obscur se cachent des molécules dont l’action est d’inhiber l’activité de la succinate déshydrogénase (SDH), une enzyme qui participe à la chaîne respiratoire. Les fongicides SDHI visent à détruire les champignons et les moisissures qui se développent dans les cultures en bloquant leur respiration. Le problème, selon plusieurs chercheurs, est qu’ils peuvent aussi bloquer celle de tous les êtres vivants, plantes, animaux, et hommes.


« Ces molécules étant décrites comme des fongicides, nous pensions qu’elles ne ciblaient que les champignons. Mais les tests que nous avons menés en laboratoire ont montré qu’elles tuaient aussi l’enzyme humaine, celle de l’abeille ou du ver de terre »,résume Pierre Rustin, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et spécialiste des maladies mitochondriales (maladies liées notamment au mauvais fonctionnement de cette enzyme). Or, le blocage de cette enzyme peut entraîner des anomalies épigénétiques, expliquant l’apparition de tumeurs et de cancers.


« À l’heure actuelle, rien ne permet de conforter le fait qu’il y ait une alerte » 

Les molécules SDHI ont été développées il y a une quarantaine d’années, mais des fongicides plus puissants et à spectre plus large ont été lancés dans les années 2000. Onze substances actives de cette famille entrent aujourd’hui dans la composition de produits phytopharmaceutiques autorisés en France. Le boscalid, issu de la recherche du groupe chimique allemand BASF et autorisé dans l’Union européenne depuis 2008, est le plus vendu dans notre pays.


Selon les chercheurs, « près de 70 % des surfaces de blé tendre et de 80 % de celles d’orge d’hiver sont traitées par les SDHI », qui sont aussi utilisés sur les fraises, les salades, les pommes, dans les vignes, etc. Résultat, le boscalid est le résidu de pesticides le plus fréquemment retrouvé dans les aliments au niveau européen, selon une analyse menée en 2016 par l’Autorité européenne de sécurité des aliments.


En avril 2018, un collectif de chercheurs, cancérologues, médecins, et toxicologues, du CNRS, de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) et de différentes universités ont publié une tribune dans le journal Libération. Ils y exprimaient leur inquiétude à l’égard des fongicides SDHI et des effets délétères qu’ils pourraient avoir sur l’environnement et la santé humaine. Cela a conduit l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) à monter un groupe d’expertise afin de « déterminer si les informations et hypothèses scientifiques mentionnées par les auteurs [de la tribune] apportaient des éléments en faveur d’une exposition et de risques ». Mi-janvier 2019, elle a conclu à l’absence d’alerte sanitaire.


« Nous avons épluché toute la littérature scientifique, nous avons été en contact avec différents organismes, comme le National Toxicology Program [un programme gouvernemental de recherche étasunien en toxicologie] ou le Centre international de recherche sur le cancer [le Circ, une agence intergouvernementale créée en 1965 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) des Nations unies], et aucun signal d’alerte n’est provenu de ces différentes sources », dit à Reporterre Gérard Lasfargues, directeur général délégué du pôle sciences pour l’expertise à l’Anses. « Nous ne disons pas que les questions posées par les scientifiques ne sont pas pertinentes et qu’il n’y a pas d’hypothèses à considérer, mais à l’heure actuelle, rien ne permet de conforter le fait qu’il y ait une alerte qui conduirait à retirer ces produits du marché. » L’agence reconnait toutefois les limites de l’expertise. « Il n’est pas possible de répondre de manière définitive à toutes les questions et hypothèses identifiées auprès des chercheurs lanceurs de l’alerte »


Avis et rapport de l’Anses sur les SDHI, 15 janvier 2019.

Selon le collectif de chercheurs signataires de la tribune dans Libération, les tests règlementaires qui permettent d’évaluer les risques potentiels d’une substance ne sont pas pertinents pour cette famille de fongicides. L’un d’eux consiste par exemple à administrer des doses toxiques à un animal pendant toute la durée de sa vie pour détecter des cancers imputables à une altération de la fonction SDH. « Les rongeurs sont de très mauvais modèles pour étudier les maladies mitochondriales et les cancers qui pourraient être liés à cette substance », explique Pierre Rustin, du CNRS, s’appuyant sur les travaux publiés par certains membres du collectif.


Des taux « hallucinants » de boscalid détectés et quantifiés

Un autre test consiste à voir si la molécule induit des mutations de l’ADN et est cancérogène. « Une perte d’activité de la succinate déshydrogénase chez l’homme n’induit pas de mutation dans les gènes, mais un changement épigénétique, c’est-à-dire dans l’environnement des gènes, explique M. Rustin. À l’heure actuelle, lorsque l’on teste des molécules, on ne sait pas si elles ont un effet sur l’épigénétique cellulaire. Or, l’épigénétique cellulaire est le mécanisme par lequel arrivent les cancers chez l’homme. En réalité, on ne peut donc rien dire de la cancérogénicité de ces molécules. »


Certaines études européennes de plusieurs substances actives SDHI ont tout de même rapporté des effets cancérogènes chez les rats ou les souris. « L’évaluation des dossiers en vue de leur homologation a considéré que ces cancers ne relevaient pas d’un mécanisme transposable à l’homme », écrit l’Anses dans son rapport. Mais pour le collectif de chercheurs, ces cancers induits chez les rongeurs contredisent l’un des arguments que brandit la firme BASF (qui est également avancé dans le rapport de l’Anses) : dans un communiqué publié sur son site, le groupe allemand explique que « dans le cas où ils seraient absorbés par l’organisme, les produits de cette famille de fongicides se dégradent largement chez les mammifères et sont rapidement éliminés ». Le fait qu’ils causent des tumeurs chez les rats laisse penser qu’ils ne se dégradent pas si « largement » et qu’ils ne sont pas assez « rapidement éliminés ».



Des rampes de pulvérisateur pour la vigne.

En avril 2019, le collectif Info Médoc Pesticides et l’association Éva pour la vie ont publié les résultats d’analyses de mèches de cheveux qu’ils ont réalisés sur des riverains et des travailleurs des vignes du Médoc. Sur ces derniers, des taux « hallucinants » de boscalid ont été détectés et quantifiés. Selon Michel Urtizberea, toxicologue responsable de l’homologation chez BASF, « présence ne veut pas dire risque »« Des doses ont été établies comme étant toxiques ou non, mais cette échelle est tout à fait discutable lorsque l’on connait les mécanismes d’actions de ces molécules et l’évolution lente des maladies qu’elles pourraient entraîner, répond Pierre Rustin, du CNRS. Ce qui importe n’est pas seulement la dose, mais aussi le moment et le temps d’exposition. »


« Ce n’est pas l’agence qui est en cause, mais la manière dont sont établis les tests de toxicité » 

Avant de pouvoir être mis sur le marché, les produits phytopharmaceutiques doivent être évalués au niveau européen. Mais la différence d’objectifs entre la recherche fondamentale et la recherche règlementaire, qui consiste à répondre à des critères bien précis, ne laisse-t-elle pas des angles morts ? « Nous savons tous parfaitement que l’évaluation règlementaire des substances ne règle pas tout, dit Gérard Lasfargues, de l’Anses. Il y a des points à améliorer, en particulier la question de l’exposition cumulée, c’est-à-dire le fait d’avoir affaire à des mélanges de substances. »


Face aux doutes persistants, le collectif de scientifiques reproche à l’Anses de ne pas appliquer le principe de précaution. L’agence, elle, affirme l’avoir appliqué à la lettre. « Si vous lisez la Constitution et la règlementation européenne, il est écrit qu’en cas de doute ou d’incertitudes, il faut évaluer les risques, rappelle M. Lasfargues. C’est exactement ce que nous avons fait ! À la question “y a-t-il un risque lié à l’exposition de ces substances ?”, aujourd’hui, la réponse est non. Nous n’avons pas les arguments sur le plan règlementaire pour retirer ces substances du marché. »


À plusieurs reprises, des produits autorisés par l’Anses ont finalement été retirés du marché à la suite de décisions de tribunaux administratifs qui invoquaient ce « principe de précaution ». En novembre 2017, le tribunal de Nice a suspendu l’autorisation de deux formulations à base de sulfoxaflor, l’insecticide « tueur d’abeilles ». En janvier 2019, c’est l’herbicide Roundup Pro 360 qui était retiré du marché, à la suite d’une décision du tribunal de Lyon.


François Dedieu est chercheur en sociologie à l’Inra. Ses travaux portent notamment sur la gouvernance des risques collectifs associés à l’usage des pesticides. « Ce n’est pas l’agence qui est en cause, mais la manière dont sont établis les tests de toxicité, dit-il. Ces tests sont certes de plus en plus rigoureux, mais ils ont une vision très standardisée des dangers qu’ils doivent évaluer et écrasent souvent une grande partie des données. » François Veillerette, directeur de Générations futures, va dans le même sens : selon lui, « le cadre réglementaire favorise une évaluation partielle ».


« Contrairement à d’autres pesticides, dont les mécanismes d’action sont encore flous, nous savons parfaitement ce que ciblent les SDHI. Cette cible est présente chez tous les mammifères et tous les organismes vivants. Et tous sont tués par les SDHI s’ils y sont exposés suffisamment longtemps ou en quantité, constate Pierre Rustin, du CNRS. Ne pas retirer ce produit du marché est totalement irresponsable ! » L’Anses a annoncé ne pas clore le dossier.

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Auteur : Lydia De QUERO

Destinataire(s) : Ministère de la santé

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12/01/2020

Le climatologue Jean Jouzel fait des propositions...

L’ancien vice-président du Giec, qui participe à la COP25 de Madrid, estime qu’on peut encore limiter la hausse de température à 1,5 degré d’ici à la fin du siècle. La condition : une taxe carbone mondiale.
"L’optimisme n’est pas là, mais je m’efforce de ne pas verser dans le pessimisme." Le climatologue Jean Jouzel continue à y croire, malgré les signaux négatifs: hausse des émissions de CO2, présidents climatosceptiques aux Etats-Unis et au Brésil, rapports alarmants de l’ONU et des ONG… Directeur de recherche au CEA, ancien vice-président du Giec (Groupe d’experts international sur l’évolution du climat), médaille d’or du CNRS, auteur avec Pierre Larrouturou du pacte finance climat, ce membre de l’Académie des sciences n’adhère pas aux thèses apocalyptiques des collapsologues, comme celle de l’ancien ministre vert Yves Cochet. "Je ne crois pas à un effondrement de la civilisation en 2030 ou 2040." A 72 ans, il promène sa frêle silhouette dans tous les colloques sur l’environnement et alerte le public des dangers du réchauffement climatique.

Exit les énergies fossiles
Depuis 2001, Jean Jouzel a participé à 19 COP, ces conférences où les Etats négocient les avancées climatiques. Le 10 décembre, il se rendra à celle de Madrid. Sensible au "Flygskam" (la honte de prendre l’avion, en suédois), il rejoindra toutefois la capitale espagnole par les airs. "Je me suis renseigné sur les trains, mais la ligne entre Montpellier et Perpignan est actuellement coupée." De cette 25e conférence, il espère qu’il ressortira des objectifs plus ambitieux que ceux pris lors de la COP de Paris, en 2015. "Le monde émet actuellement 54 milliards de tonnes de CO2, dit-il. Si on ne fait rien, on sera à 70 milliards en 2030. Ce qui veut dire que la température augmentera de 4 à 5 degrés d’ici à la fin du siècle." Soit très loin du 1,5 degré fixé par l’Accord de Paris.
Pour rester dans l’épure de la COP21, "il faudrait arrêter le charbon, le gaz et le fuel, explique Jean Jouzel. Et cela quasiment tout de suite." Quand nous lui faisons remarquer que c’est quasi impossible pour un pays comme la Chine, qui construit une à deux centrales à charbon par mois, le scientifique hausse le ton pour la première fois. "Non! Un jour les choses doivent devenir possibles. Ce qui est impossible, c’est que la jeune génération ait en face d’elle une température de 5 degrés supplémentaires en 2080. Il faut que le monde économique se rende compte qu’il y aura des investissements engagés qui ne serviront à rien." Pour disqualifier les énergies fossiles, il appelle de ses vœux une taxe carbone mondiale. Et afin d’éviter que celle-ci ne relance la crise des "gilets jaunes", il estime qu’il faut l’accompagner de mécanismes de compensation. "La contribution climat-énergie proposée par Michel Rocard en 2009 était un bon outil. Malheureusement, elle a été retoquée par le Conseil constitutionnel." Autre nécessité, la transparence: "Bercy est une boîte noire. Les gens doivent savoir à quoi vont servir les recettes de la taxe carbone."

Ecouter les scientifiques: Cet amateur de théâtre et de football voit des signes d’espoir dans la convention citoyenne pour le climat, où 150 personnes tirées au sort et réunies pendant six week-ends doivent faire des propositions en vue d’atteindre la neutralité carbone en 2050: "Cette convention aura un impact. Les propositions ne seront pas remisées dans un tiroir. Même si à la fin, c’est le Parlement qui aura le dernier mot." Jouzel se félicite aussi des marches des jeunes pour le climat et de l’action de Greta Thunberg. Toutefois, il n’appelle pas les élèves à désobéir et à manquer l’école, même si cela le met en porte-à-faux avec plusieurs de ses sept petits-enfants.
Le risque climatique est-il aujourd’hui ancré dans les esprits? Le scientifique n’en est pas sûr. En disant cela, il ne pense pas à Donald Trump ou Jair Bolsonaro, mais aux 500 scientifiques qui ont signé à l’ONU un texte affirmant que le réchauffement climatique n’est pas un problème. Il a aussi une pensée pour son frère François, cultivateur, qui lui non plus n’est pas convaincu. "Les climatosceptiques ont tout fait pour retarder l’échéance de la prise de conscience et finalement ils y sont parvenus, constate-t-il. Il aurait fallu que le monde économique fasse confiance au diagnostic des scientifiques. Les décideurs politiques, eux, ont joué le jeu en ratifiant le protocole de Kyoto [en 1997]. Le problème, c’est que l’action n’a pas suivi. Les gens sont comme Saint Thomas: avant d’agir, ils veulent que le changement climatique soit perceptible. Aujourd’hui, ils commencent à comprendre."

Making of:  A l’Hôtel de l’Industrie à Paris où il participe à un colloque, Jean Jouzel nous reçoit avec simplicité. D’une exquise courtoisie, il fait preuve d’une grande bienveillance vis-à-vis de Rafael, le stagiaire de 14 ans qui nous accompagne. On est cependant un peu surpris par le décalage entre la gravité des sujets et le ton un brin monocorde du climatologue. Jouzel n’est pas Hulot et ne met aucun pathos dans son propos.

D'après Mr Nicolas Stiel - Challenges - samedi 7 décembre 2019

27/12/2019

Cables sous-marins français avec l'entreprise Nexans...

Alors que la guerre de l'espace fait rage pour la transmission des données à travers des constellations de satellites, c'est surtout au fond des océans que l'avenir se construit. "99% des données dans le domaine du télécom passent par les câbles et seulement 1% par le satellite pour des questions de latence", explique ainsi ce mercredi dans l'émission "12H, l'Heure H" sur BFM Business Christopher Guérin, le directeur général de Nexans.

Son entreprise (7 milliards d'euros de chiffres d'affaires en 2019) est ainsi devenue le leader mondial de la pose de câbles sous-marins. Et le groupe entend poursuivre sa croissance.

25.000 kilomètres d'ici 10 ans

Tant mieux pour Nexans, ex-Alcatel, qui produit essentiellement en France mais qui s'active beaucoup à l'étranger. "Nous avons connecté l'Allemagne avec la Norvège, à peu près 600 kilomètres de câble" s'enthousiasme ainsi Christopher Guérin. "Rien que le poids du câble d'un seul tenant, c'est 10.000 tonnes", soit le "poids de la Tour Eiffel".

Sur les six dernières années, le secteur a ainsi posé "environ 10.000 kilomètres de câble" explique-t-il. Et les perspectives sont très bonnes. "Dans les 10 prochaines années, on va en poser plus de 25.000 kilomètres."

La transition écologique est d'ailleurs le meilleur levier pour le groupe. "Tout ce qu'on fait actuellement, justement, c'est d'être un peu moins dépendant du marché du pétrole et de réallouer toutes nos ressources et nos capacités pour le marché de l'éolien en mer et l'éolien en terre" explique Christopher Guérin. "Mon objectif, c’est de devenir le numéro un mondial de l'énergie éolienne en mer et sur terre d'ici un an."

Selon Mr Thomas LEROY - BFM Business - mercredi 27 novembre 2019

20/12/2019

"Agir pour l'environnement" a eu un bilan positif en 2019...

 

 En 2019, grâce au soutien de près de 20 000 adhérents, nous avons pu :
 
MOBILISER & RASSEMBLER NOS FORCES
  • Créer plus de 15 000 zones de BZZZ, espaces exempts de pesticides et semer cent millions de fleurs mellifères pour les insectes pollinisateurs ;
  • Soutenir activement les maires ayant adopté des arrêtés anti-pesticides et organiser un débat avec le maire de Langouët ;
  • Obtenir un moratoire sur la commercialisation du dioxyde de titane à partir du 1er janvier 2020 et mener campagne pour exiger l'interdiction des nanoparticules dans les cosmétiques ;
  • Engager une procédure judiciaire contre le géant de l'agrochimie DowAgroSciences afin d'obtenir l'interdiction définitive du sulfoxaflor, insecticide tueurs d'abeilles ;
  • Lancer une vaste campagne pour interpeller les parlementaires sur les effets écologiques des plastiques à usage unique ;
  • Mobiliser plus de 40000 personnes pour obtenir le rejet d'un nouveau projet de ferme-usine de plus de 1000 vaches dans l'Eure ;
  • Participer à la mobilisation contre le centre commercial Europacity à Gonesse ;
  • Mettre sous pression les parlementaires afin qu'ils mettent un terme à l'exonération ficale bénéficiant à l'huile de palme dans les carburants ;
  • Lancer une campagne pour stopper les aides versées au transport aérien sur des courtes distances, surtout lorsque des alternatives ferrées existent ;
  • S'associer aux apiculteurs afin d'obtenir un étiquetage lisible sur l'origine géorgraphique du miel.
 
 
(ou selectionnez une contrepartie ci-dessous)
 
 
GRACE A VOTRE SOUTIEN FINANCIER, NOUS AVONS PU :
  • Participer activement aux marches pour le climat et distribuer des dizaines de milliers d'affiches "Je suis climat", "I love Climat" et "Ensemble pour le climat" ;
  • Coordonner la 11ème édition du Jour de la Nuit contre la pollution lumineuse rassemblant plus de 700 évènements locaux (sortie nature, observation du ciel étoilé, extinction de l'éclairage public) ;
  • Mettre à jour la liste des produits susceptibles de contenir des nanoparticules ;
  • Manifester devant le ministère de l'Agriculture afin qu'il cesse d'être une simple courroie de transmission de l'industrie agro-chimique en exigeant que la sortie du glyphosate ne soit plus remise à plus tard ! ;
  • Diffuser plus de 50 000 autocollants "stop pub" et inciter les parlementaires à interdire les écrans publicitaires énergivores ;
  • Impulser 3 nouvelles campagnes, coordonner 22 pétitions électroniques, publier plus d'une cinquantaine de communiqués et diffuser largement les dessins d'Agir réalisés par Red!
 
 
(ou selectionnez une contrepartie ci-dessous)
 

17/12/2019

Un nouveau magazine engagé sur France 2 avec le reporter Mr Hugo Clément...

Mr Etienne Labrunie dans Télérama dresse le portrait  du trentenaire, Mr Hugo Clément, ancien journaliste de Quotidien, qui est aujourd'hui de retour à la TV avec un magazine engagé. Il s'appuie beaucoup sur les réseaux sociaux, où il a 2 millions d'abonnés, car  ils prônent l'interaction et le partage.

Il a par ailleurs écrit un ouvrage  dans lequel il raconte comment il a arrêté de manger des animaux. Il est pour soutenir la cause environnementale et il n'hésite pas à s'impliquer personnellement. On le voit par exemple au Mexique nageant près des baleines et des tortues ou en Australie, où il défend la Grande Barrière de Corail avec des écologistes.

Il déclare s'inspirer de Mr Nicolas Hulot et de Mr Anderson Cooper, journaliste vedette de CNN. Un reporter donc qui parle du changement climatique à travers  le partage de moments de vie, dans lesquels il est un témoin présent. Pour lui, en effet, cela parle plus aux gens que de simples images  avec des commentaires en voix off. N'en déplaise à ceux qui lui reprochent le mélange des genres et un ego bien affirmé!

Lyliane

Un site pour lutter contre la pollution des mers et des océans...

La Fondation pour la mer lance ce mardi  17/12/2019 un site dédié à la sensibilisation et à l'action autour de la pollution des océans.
Tous les jours, retrouvez le Fil vert, le rendez-vous environnement de Libération. Aujourd’hui, l’initiative.
Les tempêtes hivernales n’arrangent pas le sort des plages françaises. Le plastique s’y amoncelle, porté par les vents et les courants. Pour nous inciter à rejoindre les opérations de collecte plutôt que de rester sous la couette, la Fondation de la mer a créé un site dédié à ceux qui souhaitent faire «un geste pour la mer».

Selon Mme Margaux Lacroux - Liberation - mardi 10 décembre 2019

 

15/12/2019

La nouvelle génération prend les devants...

Alors qu’on célèbre ce mercredi le 30e anniversaire des Droits de l’enfant, vivre sur une planète propre est devenu une revendication centrale. On les entend peu, ils sont pourtant environ 15 millions en France. 15 millions d’enfants, des « moins de 18 ans » qualifiés aussi de « mineurs ». Un terme qui désigne également ce qui est d’intérêt secondaire. Or, le trentième anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), célébrée ce mercredi rappelle qu’ils sont tout sauf, « secondaires ».
Ce traité, ratifié par 196 pays dont la France (mais pas par les Etats-Unis), installe l’enfant comme une personne à part entière et non plus comme « un simple objet de droit », note Jean-Pierre Rosenczveig, ancien président du tribunal pour enfants de Bobigny (Seine-Saint-Denis), dans son livre « les Droits de l’enfant » (Ed. Bayard).
Des droits inscrits dans le marbre
Parmi les droits inscrits dans le marbre (santé, éducation, logement, protection…), rappelés aussi dans le livret « Tous les enfants ont des droits » (NDLR : téléchargeable gratuitement) édité à l’occasion de ce 30e anniversaire pour sensibiliser les enfants de 7 à 11 ans, il en est un que les plus jeunes ont pris à bras-le-corps et porté sur la place publique cette année. Une prise de parole telle qu’elle oblige aujourd’hui les adultes, et parfois les Etats, à rendre des comptes : le droit à un environnement sain.
Le 23 septembre, une plainte historique est déposée par 16 enfants, âgés de 8 à 17 ans et venus de douze pays, auprès du Comité des droits de l’enfant des Nations unies pour protester contre le manque d’action des gouvernements face à la crise climatique. Cinq Etats dont la France sont accusés de violer la convention des droits de l’enfant. Parmi les plaignants : la désormais célèbre militante suédoise Greta Thunberg mais aussi la Française Iris Duquesne, 16 ans toutes les deux.
« Il y a trente ans les dirigeants du monde ont pris un engagement historique envers les enfants du monde en adoptant la Convention internationale des droits de l’enfant. Aujourd’hui, les enfants du monde tiennent le monde entier pour responsable de cet engagement », avait déclaré Charlotte Petri Gornitka, directrice générale adjointe de l’Unicef, après le dépôt officiel de cette plainte. « Nous soutenons pleinement les enfants qui exercent leurs droits et prennent position. Le changement climatique aura un impact sur chacun d’entre eux. Il n’est pas étonnant qu’ils s’unissent pour riposter. »
Avant cela, lors du Grand Débat lancé par le Président de la République en réponse aux revendications des Gilets Jaunes, les enfants ont également pris part aux discussions et présenté cette même urgence devant le chef de l’Etat. Charlie a ainsi interpellé Emmanuel Macron, le 7 mars dernier à Gréoux-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence) : « Quand est-ce que vous allez réagir, puisque vous en avez le pouvoir ? », lui a lancé l’adolescent applaudi par l’assistance.
Des collégiens au parlement
Dans quelques jours, mercredi prochain, ce sont des collégiens de Poissy (Yvelines), qui se rendront au parlement européen à Strasbourg (Bas-Rhin) pour présenter une déclaration universelle : celle des Droits de la planète. Un texte corédigé avec des classes venues de toute l’Europe. Il s’agit du « lobby de Poissy », une junior association constituée en faveur de l’environnement.
On peut d’ailleurs suivre le travail de cette quinzaine d’enfants dans une mini-série, « le Lobby de Poissy », débarquée mi-mars sur le site de France TV Education : proposition de loi, rencontre avec des élus, manifestations… Outre l’astrophysicien Hubert Reeves, ils ont déjà rencontré l’ancien ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, l’explorateur Jean-Louis Étienne ou encore le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer. Liberté d’expression et d’agir sont deux autres droits qu’ils ont bien intégré.
Le Parisien, partenaire de la consultation «Comment agir ensemble dès maintenant pour l'environnement ?», initiée par Make.org, vous invite à proposer vos idées et voter sur celles des autres participants dans le module ci-dessous. Vous serez informés des résultats en février 2020.

Selon Christine Mateus - Le Parisien - mercredi 20 novembre 2019

11/12/2019

COP 25 et climat: initiative originale du WWF et du musée du Prado à Madrid...

Alors que la COP25 bat son plein à Madrid, le WWF et le musée du Prado se sont associés le temps d’une campagne engagée en faveur du climat. Ensemble, ils ont détourné quatre tableaux pour sensibiliser aux bouleversements climatiques.
Depuis le 2 décembre et jusqu’au 13 décembre 2019, les représentant.e.s des pays signataires de l’Accord de Paris sont réuni.e.s à Madrid dans le cadre de la COP25. Leur but : discuter des enjeux environnementaux et statuer sur les mesures à mettre en place rapidement. Mais il n’y a pas que les politiques qui se mobilisent pour la planète. Le WWF et le Prado se sont associés en marge de ce rassemblement pour créer une campagne au message fort. L’ONG dédiée à la protection de l’environnement et le musée ont donc revisité quatre chefs-d’œuvre de la collection du Prado pour mettre en lumière les conséquences dramatiques du réchauffement climatique.
Les femmes du tableau Le Parasol de Francisco de Goya se retrouvent donc dans un camp de réfugié.e.s climatiques, les bambins des Enfants à la plage de Joaquín Sorolla font face à l’extinction des poissons, Philippe IV à cheval de Diego Velázquez est surpris par la montée des eaux et le fleuve de la Traversée du Styx de Joachim Patinier disparaît. Des scénarios catastrophes qui pourraient rapidement toucher plusieurs régions du monde. Selon le WWF, 30% des espèces seraient en effet amenées à disparaître sous l’effet du réchauffement climatique et l’ONU prévoit un milliard de réfugié.e.s climatiques d’ici 2050.
Dans un communiqué, l’association a déclaré que cette action faisait "partie d’une série d’activités et d’initiatives (…) qui se tiendront pendant le Sommet pour le climat afin de demander aux gouvernements une meilleure ambition pour s’assurer que le réchauffement de la température n’excède pas une augmentation de 1.5°C". Elle a précisé espérer "que cette campagne atteindra chaque coin de la planète". 

D'après Mme Tess Annest - Glamour - dimanche 8 décembre 2019

Lire aussi SUR MSN: COP25, est-il encore possible d'arracher un consensus ?

07/12/2019

Chamanisme: et si notre intuition était le langage des Esprits?

Une vidéo très bien faite sur YouTube.com avec l'école de l'intuition -IRIS- présentant une interview de Mme Corinne Sombrun, pianiste, écrivain et chamane formée en Mongolie, m'a beaucoup intéressée dans la mesure où elle m'a semblé pouvoir établir un trait d'union entre le chamanisme, les états modifiés de conscience (méditation ou psychotropes...) et la science moderne.

En fait, j'avais cherché sur Internet qui était cette femme, dont on parle à l'occasion de la sortie fin octobre 2019 du film "Un monde plus grand" avec Mme Cécile de France comme actrice principale. Tout à coup, je me suis retrouvée baignée dans un contexte passionnant expliquant notamment l'influence de l'esprit sur la matière et montrant que tout ce que nous émettons est d'origine vibratoire.

J'ai découvert que non seulement cette femme depuis 2003 s'est soumise à une initiation chamanique complète auprès de la chamane Enkhetuya, mais surtout qu'elle a cherché auprès de scientifiques (aux Etats-Unis et en France principalement) à faire analyser ce qui se produit dans son cerveau lors de ses transes provoquées ou pas par le son de son tambour chamanique.

A cette occasion, des chercheurs comme Mr Marc Henry, chimiste travaillant sur l'eau, ont mis en évidence que la transe est un outil cognitif perceptif qui modifie l'état habituel de son cerveau dans une "réalité augmentée". Il l'explique dans la mesure où il a mesuré en laboratoire la différence entre nos pensées habituelles, qui gèrent une bande passante analysant environ 16 bits par seconde, alors que notre cerveau est capable d'analyser 10 milliards de bits par seconde d'information et notre corps 10 millions environ de bits par seconde.

Il semblerait donc que, lors de la transe et au fur et à mesure de ses expériences chamaniques, Mme Sombrun capterait beaucoup plus d'informations que dans sa vie habituelle, où son cerveau spéculatif est essentiellement sollicité. Elle ressent même que notre cerveau est en position d'interface avec le monde des Esprits et de filtre par rapport à notre environnement. On pourrait de ce fait peu à peu élargir notre "bande passante" en sollicitant davantage notre cerveau perceptif et en écoutant davantage nos propres intuitions.

Si l'intuition est bien, comme elle le pense, un potentiel de notre cerveau, rien ne nous empêche de chercher des réponses en chacun de nous pour nos vies personnelles comme pour le devenir de la planète. Cela pourrait notamment induire des modifications de nos comportements à même de favoriser un changement profond des structures en place. Ainsi, je me prends à imaginer le saut quantique possible entre Saturne -lié actuellement au Noeud Sud ou queue du Dragon - et Uranus, planète du renouveau et maître du signe du Verseau...

Je trouve ces données réjouissantes, car nous pourrions alors reprendre le contrôle de nos vies, nous faire confiance, prendre en charge ce que nous désirons vraiment, au lieu de nous laisser dicter notre consommation, nos choix de vie et nos loisirs par la télévision ou la publicité. Internet contribue déjà beaucoup à nous rendre autonomes par rapport à l'information officielle...

Il ne s'agit pas, certes, de délirer, ni de sombrer dans des croyances qui appartiennent à une autre culture. Les ouvrages et le film de Mme Corinne Sombrun ne pourraient-ils pas toutefois sonner à nos oreilles comme "un rappel de conscience"? Je remarque en effet que tous les peuples premiers ont toujours mis en avant l'unité du Vivant et considéré la Terre avec respect. A nous peut-être de retrouver déjà en nous-même la trace de l'harmonie, de la joie du vivre ensemble près de la nature et de la solidarité, que nous semblons avoir perdu de vue notamment en Occident.

Lyliane

 

06/12/2019

Message d'un chef indien pour sauver la planète...

 

Sauvez la planète :
le combat d'un chef indien

Message d’un chef indien surui pour sauver la planète : Entre reforestation, gestion durable des ressources et réhabilitation des enseignement de la foret amazonienne. Entretien avec Almir Narayama Surui, et Corinne Sombrun.

Leader charismatique et visionnaire des indiens Surui, dont le nom ancestral est Paiter, « les hommes vrais, », Almir Narayamoga Surui est considéré comme l’un des plus grands activistes autochtones d’Amérique du Sud. Diplômé en biologie, il s’est engagé dans la défense de ses terres ancestrales. Déterminé à participer à la préservation de la planète, avec l’aide de l’ONG écologiste Aquaverde, il rencontre les dirigeants de Google pour leur présenter son projet : un plan de reforestation et de gestion durable des ressources de la forêt sur cinquante ans. Récompensé en 2008 à Genève par le prix des Droits de l’homme, Almir Narayamoga Surui fait partie des cent personnalités les plus importantes du Brésil. Avec Corinne Sombrun, co-auteur du livre « Sauver la planète », le chef indien nous livre à la fois l’urgence à préserver la forêt, les enseignements qu’elle recèle, son projet et les clés qui régissent la cohésion sociale de son peuple, dont nous gagnerions sans doute à nous inspirer.

Commençons par un état des lieux, si vous le voulez bien. Où en sommes-nous de la déforestation aujourd’hui ?
Almir Narayamoga Surui : En un demi-siècle, la population de l’Amazonie brésilienne est passée de six à vingt cinq millions d’habitants, ce qui a entrainé une réduction massive des surfaces forestières au profit de l’agriculture et de la production de bois. L’état du Rondonia est l’un des plus durement touchés par cette déforestation, accusant une perte de 40% de sa foret primaire.
La forêt amazonienne s’étend sur neuf pays, essentiellement au Brésil (près des deux tiers de sa superficie). Près d’un cinquième de cette forêt a disparu depuis 1970 et environ 17%, soit soixante millions d’hectares (la superficie de la France) ont été convertis à d’autres utilisations ces dernières années. A ce rythme-là, on annonce sa disparition totale avant la fin du XXIème siècle.


Quels sont les risques considérables qu’entraînerait sa disparition ?
A. N.S. : En plus d’être l’un des plus riches modèles de biodiversité, elle est la plus grande réserve d’eau douce du monde et un poumon vital nécessaire au maintien de l’équilibre climatique de la planète. En absorbant le CO2 de l’atmosphère, elle représente un facteur clé face au défi du réchauffement climatique La condamner, ce serait condamner des régions entières à endurer de graves inondations et des dégradations irréversibles. Sans parler des plantes aux vertus médicinales dont seulement 2% des principes actifs ont été référencés et étudiés en laboratoire. Les 98% restants représente un trésor inestimable dont il serait irresponsable de priver l’humanité.


Comment est né ce projet de reforestation pour lutter contre la catastrophe écologique que représente la déforestation en Amazonie ?
A. N.S. : Je souhaitais montrer que la préservation de la foret peut générer plus de revenus que sa destruction. En tant que chef, mon devoir était de trouver une solution. Au fond que voulaient les hommes de nos tribus en vendant le bois de notre territoire ? Ce que veut chacun de nous : nourrir sa famille. Ma responsabilité était donc de leur donner un autre moyen de le faire. Je me suis assis avec eux et leur ai posé cette question : existerait-il d’autres alternatives à la déforestation pour générer des revenus. Chacun des chefs de clan a été invité à trouver une idée. C’est ainsi qu’est né le projet de reforestation. Aujourd’hui, ce projet à long terme bénéficie du soutien de l’association suisse Aquaverde visant notamment à replanter un million d’arbres dans le cadre d’un programme de soutien aux peuples autochtones, s’y est ajouté le projet Carbone Surui (voir encadré). C’est une aventure collective !


D’un point de vue culturel d’après vos traditions, quels sont les enseignements que vous offre la forêt ?
A. N.S. : « En nous confrontant sans cesse à un problème nouveau, la forêt nous a toujours appris à nous adapter », me disait mon père. Il avait raison. C’est grâce à elle je crois que notre tribu a pu s’adapter en seulement 40 ans à un mode de vie qui nous a été imposé. La forêt nous apprend à rester en vie, en développant des qualités d’attention.
C.S.: Y survivre demande une qualité d’attention particulière, que l’on a perdu dans nos sociétés. Leur perception de l’environnement est large, ils entendent, ils voient, ils sont ouverts, tout simplement parce qu’ils ont une interaction avec lui.
A. N.S. : Tout comme avec la forêt, nous nous sommes attachés à étudier la société brésilienne, à en comprendre les lois et l’économie de marché. Et en a peine dix ans notre peuple a non seulement intégré tous ces paramètres, mais il a compris l’intérêt que pourrait lui apporter le déchiffrage des clés de ce nouveau monde.


La forêt est vivante dans votre culture. Dès l’enfance on vous apprend à lui parler ?
A. N.S. : Ce premier jour, où mon père m’a emmené dans notre grande forêt, reste l’un de mes plus beaux souvenirs. Il m’a dit : « Dans cette foret résident les esprits ancestraux, qui veillent sur nous, et doivent être respectés. » Apprendre à écouter les esprits de la forêt pour en faire des alliés, est au cœur de notre éducation. Ce sont des êtres vivants, c’est un art de savoir s’adresser et écouter les esprits de la forêt, il faut une préparation physique et spirituelle.
C. S. : En Amazonie, tout est vivant. Tout est habité par un esprit, chaque arbre, chaque fleur, chaque plante est susceptible de nous parler. Quand on prend la peine de les écouter et qu’on leur fait confiance, alors on peut entendre les messages du vent dans les arbres, de la mélodie d’une rivière, du chant des oiseaux. C’est très concret.


Vous dites que l’écosystème qui régit la foret pourrait être un modèle d’équilibre pour chacun de nous. C’est à dire ?
A. N.S. : Il faudrait qu’ensemble nous apprenions à nous comporter comme une forêt, au sein de laquelle chaque individu est nécessaire, chaque racine mérite d’être protégée pour l’harmonie et le bien de tous. Aujourd’hui, les gens font ce que leurs mains leur demandent, mais il faudra qu’ils comprennent qu’elles ne le font pas toutes seules. Il existe une sagesse derrière ces gestes ! Nous l’appelons soe same. Si la spécificité et les racines de chacun sont respectées, cette sagesse développera une conscience plus globale, et nous formerons alors une belle forêt.


Dans votre clan, vous insistez sur le besoin de réintroduire les rituels. Pourquoi ?
A. N.S. : L’un de mes premiers objectifs a été d’inciter les nôtres à renouer avec nos traditions, malmenées par les missionnaires. « Aucun arbre ne pousse sans racines », répétait mon père. Nous avons donc réintroduit les rituels, une manière de nouer des alliances, de poser des questions, d’aborder les problèmes, Par exemple, ces moments où chacun s’occupe de ritualiser le corps de l’autre par la peinture sont un excellent moyen de réguler les tensions. Il s’agit d’honorer une qualité de l’autre. Le jaguar, représenté par un ovale autour de la bouche et des tâches sur le torse, signale qu’on honore le guerrier en cette personne, elle donne à celui qui la porte le pouvoir de cet animal : force souplesse et rapidité… Il y a de nombreux rituels autour de la musique, également pour transmettre un message. Vous pouvez chanter, pour déclarer que vous êtes amoureux, ou que vous comptez partir en chasse, que vous êtes dans des dispositions guerrières. C’est un acte de communication. Il existe aussi des rituels plus initiatiques, de guérison, de passage…


Pour une bonne cohésion de la structure sociale, vous évoquez l’importance relever des défis. Un principe fondamental !
A. N.S. : Les défis nous obligent à constamment rester sur nos gardes quant au respect des traditions et à remplir notre rôle social en étant au meilleur niveau. Si on ne l’esp pas, on nous le fait comprendre et on doit trouver la solutions honorable. C’est ainsi que depuis la nuit des temps nous façonnons notre société.
C. S. : Le défi est une façon de bien vérifier que tu as acquis les règles de savoir « être » de la tribu. Par exemple, est ce que tu sais construire un arc, découper la viande après le retour de la chasse, ou encore remplir ton rôle de chef. On ne va pas te critiquer sur la façon dont tu construis ton arc, mais on te montre que tu peux faire mieux, si tel est le cas. Ce sont des réajustements.
A. N.S. : Les défis ont pour principal fonction que chacun trouve sa place dans la société, on attend pas plus d’une personne que ce qu’elle est capable de faire ou de donner, et on l’accepte tel qu’elle est ! Pour découvrir ses réelles capacités comme ses limites, elle doit s’éprouver dans un défi. Ils s’exercent dans la vie courante. Le défi n’est pas individuel, on engage la responsabilité de tout le groupe.


Justement parlons de cette notion de responsabilité. Dès l’enfance vous apprenez à considérer que vos actes n’engagent pas seulement notre responsabilité mais celle de tous. Qu’est ce que ça ’implique ?
A. N.S. : La responsabilité est une question d’engagement dans chaque acte qui est posé, pas simplement pour soi-même, mais pour les autres, pour l’humanité. Il s’agit de définir des actions qui sont bénéfiques à tous. La responsabilité exige un engagement personnel, qui mobilise toutes vos ressources, là ou l’on pourrait se sentir impuissant et laisser tomber. A partir du moment où on s’engage on fait tout notre possible pour trouver des appuis.
C. S. : Nous sommes tous responsables de chacun. Quand Almir développe cette conscience verte, il le fait pour tous, Il se sent autant responsable d’un point de vue de lui-même, de sa tribu et au niveau mondial.


On pourrait dire que votre spécificité réside dans l’alliance de votre culture et de la modernité : vous avez obtenu un partenariat avec Google Earth qui permet aujourd’hui une surveillance plus efficace du déboisement illégal. Une clé pour sauver la planète ?
A.N.S. : Chaque connaissance a sa valeur. L’une complète l’autre. Il ne s’agit pas de prendre en compte les seuls aspects négatifs de la technologie, mais de les rectifier. Comment améliorer les choses ? Le savoir traditionnel a ses propres valeurs, et les connaissances technologiques également, ou scientifique, et spirituelle, aussi. C’est avec ce « tout » que l’on peut espérer élaborer une stratégie viable, il est nécessaire de faire concourir tout cet ensemble. Changer les consciences passerait selon nous par une la création d’une université surui capable de réunir les connaissances traditionnelles et scientifiques sur la forêt.


Le Projet Carbone Surui :


D’abord conçu par le chef Almir Surui, avec le soutien d’institutions environnementales et d’institutions autochtones, le projet finance les activités de surveillance et de protection, de production durable et d’amélioration des conditions de vie du peuple Surui, tout en contribuant à la conservation de l’environnement et au renforcement culturel indigène.

Ce projet débuté en 2007 a commencé à porter ses fruits en 2011. Les revenus générés pour les services environnementaux, issus de la vente de crédits de carbone REDD+ proviennent de la deforestation évitée, donc du maintien sur pieds de 230’000 hectares de forêt originelle appartenant aux Surui, et sont une alternative prometteuse pour le peuple Surui.

Le Projet Carbone Surui est mené vers un processus inédit et détaillé de consentement préalable en connaissance de cause par le peuple tout entier, aboutissant à la signature d’un accord de coopération entre les quatre clans au sein du peuple Surui, afin d’assurer les garanties sociales et environnementales pour la communauté toute entière.
Cette nouvelle approche de gestion ethno-environnementale de territoires autochtones sert aujourd’hui de modèle pour les autre tribus d’Amazonie et fait jurisprudence auprès du gouvernement brésilien..


Le Projet de Reforestation :


“ L’unique manière de changer le monde est de donner l’exemple”
- Almir Surui

En 2005, Chef Almir se met à la recherche d’une institution pour le soutenir dans son projet de reforestation et c’est ainsi que lors d’une recherche sur internet, il tombe sur l’Association Aquaverde
Le projet PAMINE a été entièrement élaboré par les Surui eux-mêmes, selon leur propre philosophie de vie. Le but de ce projet est d’engager le plus grand nombre de membres de la tribu dans des activités de gestion forestière préservant la forêt amazonienne dans toute sa diversité biologique.
Il s’agit pour cela de rendre attractif et bénéfique la plantation d’arbres, afin de démontrer à l’ensemble de l’ethnie, aux autres peuples indigènes ainsi qu’au monde entier que l’exploitation du bois et les autres activités prédatrices ne sont pas les seules solutions qui s’offrent aux Indiens face aux pressions économiques qui s’exercent sur leur sociétés.
La restauration de la richesse de la forêt aux alentours des villages contribue à la fois à réduire leur dépendance alimentaire à l’égard de la ville et à leur fournir des revenus tirés d’une activité durable, tout en leur permettant de protéger l’intégrité de leur territoire forestier encore inviolé soit 93% des 250 000 hectares de la Terra indigena.

Le projet appelé “ PAMINE”, ce qui signifie “Rennaissance” dans leur langue, est aujourd’hui une inspiration pour toutes les tribus de l’amazonie. Dix ans plus tard, la tribu a planté plus de 150 000 arbres avec le soutien de l’association Aquaverde et ses donateurs.

 

04/12/2019

Le blablacar de la pêche...

Dans le journal Nous, Mme Amandine Roussel nous fait connaître l'initiative de Mr Gilles Fonseca, basé près de Fréjus-Saint-Raphaël, dont le principal loisir est d'aller à la pêche. L'idée lui est venue de lancer une application il y a quelques mois, qu'il a nommée Captain Fisher, afin de mettre en relation des pêcheurs et des amateurs de pêche pour qu'ils puissent partager un bateau. Ce click and boat ou blablacar de la pêche permet l'inscription des deux parties  pour une sortie d'un jour ou la location de son bateau seul, équipé ou non. L'amateur quel que soit son niveau peut ainsi renseigner ses goûts (à la traîne ou à la palangrotte...) pour son choix du jour.

Depuis le mois de septembre 2019, donc, Captain Fisher est disponible en téléchargement gratuit sur Apple ou Android sur toute la France et elle couvre notamment la Bretagne et la côte méditerranéenne. il y a même des possibilités à la Réunion, à Mayotte  et à l'île Maurice. Pour le moment, dit Mr Fonseca, "il y a près de 100 bateaux inscrits et plus de 500 téléchargements". Aujourd'hui, l'application est traduite automatiquement en anglais et un projet existe pour la développer en italien et en espagnol. A noter que l'application s'adresse également aux propriétaires et utilisateurs de kayak ainsi qu'aux amateurs de pêche sous-marine.

Le principe est relativement simple: le propriétaire du bateau définit le montant de la sortie (frais d'essence). Mr Fonseca ponctionne entre 14 et 19% de la somme (selon location ou partage). Mais pour les professionnels du nautisme le pourcentage est abaissé à 10%. Enfin, Mr Fonseca reverse 1 euro par sortie à la SNSM de chaque région. Voila une initiative peu banale privilégiant l'échange, le partage d'expérience et permettant de démocratiser la location de bateau et la pêche en mer. Pour en savoir davantage, se renseigner sur le site: www.captain-fisher.fr.

Lyliane

19/11/2019

Combattre la pollution en Inde grâce aux carottes?

Depuis quelques jours, le nord de l’Inde est en proie à un pic de pollution, hors norme. New-Delhi et ses environs sont plongés dans un épais brouillard, où les taux de particules fines sont 32 fois supérieurs au maximum recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), explique France Bleu.
Les avions sont détournés dans d’autres aéroports, les écoles sont fermées et une circulation alternée est mise en place… Des mesures jugées insuffisantes par la population, particulièrement touchée.
Et alors que nombreux Indiens se plaignent de douleurs à la gorge, aux yeux et de difficultés respiratoires, le ministre de la Santé, Harsh Vardhan, leur recommande de "manger des carottes." Un aliment qui "aide votre corps à obtenir de la vitamine A, du potassium et des antioxydants qui permettent de lutter contre l’héméralopie, si commune en Inde. Elles aident aussi contre d’autres difficultés liées à la pollution," relate le HuffPost.
De quoi faire grincer des dents… Outrés, des citoyens piégés dans le brouillard ont tenu à lui répondre sur Twitter. "C’est votre premier conseil face à la pollution? Vous feriez mieux de quitter votre poste et de le laisser à quelqu’un capable de réellement faire quelque chose…," lance un internaute. "Quelle honte. Les gens peuvent développer de l’asthme et des cancers parce que vous ne faites rien et vous voulez que nous mangions des carottes," dénonce un autre.

D'après redaction - Gentside - lundi 4 novembre 2019

18/11/2019

Transformer plantes et déjections d'insectes en insecticides naturels...

Dans le journal Capital de février 2019, à travers un article de Mme Nathalie Villard, nous apprenons que Mr Michaël Roes, lauréat du prix Capital Innover à la campagne en 2018, transforme des plantes (ortie, bourrache, ail, piment...) ou des déjections d'insectes en fongicides et insecticides naturels. Avec ses produits Mr-Organics, les agriculteurs réduisent de 30% les phytosanitaires et cela pour 2 fois moins cher.

Bravo et merci à ce lauréat de penser à l'air que nous respirons tous, à l'eau qui ruisselle et rejoint mers et océans, aux abeilles qui pollinisent nos vergers et aux légumes, fruits et céréales que nous pourrons grâce à lui notamment consommer avec moins de conséquences fâcheuses pour notre santé!

Lyliane

13/11/2019

Adapto, un programme pour le littoral français...

Adapto, écrit Mr Loïc Chauveau dans Sciences et Avenir, est un programme  de 5,2 millions d'euros lancé en 2015 et financé à 60% par l'Union Européenne. Ce programme envisage des solutions d'adaptation d'un littoral touché par le changement climatique. C'est en quelque sorte un retrait des activités qu'il faut aujourd'hui préparer sur les 10 sites naturels choisis en France. Du nord au sud, on compte respectivement la baie d'Authie, l'Estuaire de l'Orne, la baie de Lancieux, les marais de Brouage, l'estuaire de la Gironde, le delta de la Leyre, Le Petit et le Grand Travers, les vieux salins d'Hyères, en Corse le delta du Golo et en Guyane les rizières de la Mana.

Un recul souple du littoral, pour ces sites qui ont en commun de ne pas être au coeur d'enjeux économiques, demanderait tout un éventail de solutions. Le retrait serait  d'ores et déjà compliqué pour l'agriculture, car laisser pénétrer de l'eau salée à l'intérieur des terres reviendrait à créer des "prés-salés" et à déplacer les zones d'élevage et les cultures traditionnelles en amont de la côte. La faune et la flore en seraient impactées et toute la biodiversité liée à l'eau douce avec, comme le soulignent les écologistes.

Le Conservatoire du Littoral vient d'entamer une période de réflexion, de concertation et d'échanges avec les acteurs du terrain et les scientifiques. Mais, ça et là, des conflits se font jour car localement les intérêts divergent. Pourtant il y a urgence, car le niveau des mers et  océans monte peu à peu! Des patrimoines humains existaient il est vrai dans ces espaces littoraux. De plus, que ce soit le blé, les huitres ou le cheptel bovin, tous sont menacés. Construire des digues n'est quoi qu'il en soit plus la solution privilégiée car elle est coûteuse et elle risque de n'être plus du tout adaptée. Laisser faire comporte également des risques et pas seulement au niveau des paysages...

Faut-il sauver à tout prix le littoral français? Le débat est ouvert!

Lyliane

 

11/11/2019

Protéger nos océans avec Greenpeace...

 

Le Récif de l’Amazone n’a pas fini de nous émerveiller !

Dans le cadre de la mission française de notre expédition de l’Arctique à l’Antarctique, notre équipe Océans était de retour sur cette zone marine exceptionnelle, au large de la Guyane, pour une exploration hors du commun : les toutes premières plongées profondes dans ce récif.
C’est à 100 mètres de profondeur que les plongeurs qualifiés qui nous accompagnaient ont réalisé des images et collecté des échantillons. Une entreprise très technique en raison des divers facteurs à gérer : grande profondeur, puissants courants, très faible visibilité.
Pendant que les plongées se poursuivaient, nos équipes scientifiques commençaient leurs analyses dans le laboratoire aménagé à bord de l’Esperanza. Nous travaillions aussi activement sur la cartographie du récif. Nous récoltions peu à peu les preuves du caractère unique de cet endroit : c’est un petit bout de trésor qui nous était dévoilé chaque jour !

Cela, c’est à vous que nous le devons et je vous en remercie chaleureusement. Ces découvertes sont capitales et nous rappellent à quel point nos océans sont précieux et doivent être protégés.
Je fais un don pour protéger les océans.

Malheureusement, ces écosystèmes sont menacés, notamment par des projets pétroliers, et risquent de se transformer en désert sans vie si nous ne faisons rien. Je sais que, comme moi, vous ne pouvez pas vous y résoudre. Notre travail de plaidoyer pour la création de réserves marines qui couvriraient 30% des océans d’ici 2030 doit se poursuivre. Nous devons peser sur les négociations internationales qui s’achèveront en 2020, et nous ne pourrons le faire qu’avec vous.

Ensemble, poursuivons la mobilisation pour sauver les océans et leur inestimable biodiversité ! Merci pour votre engagement à nos côtés.

Selon Sophie de Greenpeace

05/11/2019

Un plombier plein d'idées écolos...

La protection de l’environnement et en particulier de l’eau reste le credo de Sidi Drici, plombier installé à Rubelles.
Après avoir mis en place un système de recyclage de l’eau usée des douches dans les chasses d’eau, dispositif pour lequel il attend un feu vert du ministère de l’Ecologie et la Transition énergétique afin de faire obtenir un crédit d’impôt aux particuliers, il lance une autre piste pour économiser l’eau potable.
Sidi Drici va contacter les vingt mairies de la communauté d’agglomération Melun - Val-de-Seine pour leur demander d’utiliser l’eau de pluie ou celle de la Seine pour nettoyer les voiries, et non plus celles des bornes à incendie.
« Pas besoin d’eau potable pour nettoyer les rues ! L’enjeu est important car les camions font 6 m3 d’eau, soit 6 000 litres d’eau ! Quand on fait des découchages et curages pour les clients, mon camion utilise l’eau de pluie ou celle du fleuve », assure celui qui a équipé ses camions d’un filtre de 40 euros pièce.
Difficile à mettre en place selon les mairies
À Melun, qui dispose de deux laveuses (une de 6 m3, l’autre de 2 m3, utilisées tous les deux jours en centre-ville et à la gare, et une fois par mois dans les autres quartiers), le service propreté puise en Seine place Praslin quand il nettoie la partie sud de la ville.
« Sauf en ce moment, car la Seine est à un niveau très bas, précise le responsable. Sinon on utilise les bornes à incendie. Melun est vaste. Pour la partie nord, on mettrait une heure à descendre et à remonter, ce qui n’est pas l’idéal en terme environnemental ».Au Mée-sur-Seine, la balayeuse de 6 m3 utilise l’eau du réseau incendie. « On ne peut récupérer l’eau de la Seine car nous n’avons pas de système de filtrage et de stockage de l’eau », explique-t-on en mairie.
En attendant de convaincre ces mairies, Sidi Drici met en garde les particuliers sur l’usage nocif des lingettes jetées dans les WC et qui bouchent les sanitaires : « C’est un geste à bannir. Les gens feront ainsi des économies de plombier. Cela constitue 70 % de mes interventions ! On a récupéré 450 kg de lingettes entre janvier et septembre 2019. »

04/11/2019

L'écologie, première préoccupation des français...

Selon le "Baromètre de l'économie positive et durable" de YouGov, les Français.es se préoccupent de plus en plus de l’environnement. Il est même devenu leur inquiétude principale.
Réduction des déchets, consommation de fruits et de légumes de saison et utilisation réfléchie d’eau et d’énergie, les Français.es sont de plus en plus nombreux.ses à adopter un mode de vie éco-responsable. Selon le "Baromètre de l'économie positive et durable" mené par le cabinet de sondages YouGov pour Business Insider sur un panel de 1 030 personnes, l’environnement serait même devenu leur préoccupation première devant le chômage et l’emploi (13%), l’insécurité (12%), l’éducation (10%) et la protection sociale (10%). Pas étonnant donc que 70% de l’ensemble des Français.es se considèrent écolos.
Sans grande surprise, YouGov révèle que les jeunes sont plus sensibles à cette cause que leurs aîné.e.s. 37% des 18-24 ans en ont fait leur inquiétude n°1, contre 21% des 45-54 ans. 42% d’entre eux/elles assurent d’ailleurs consommer du bio, contre 35% de l’ensemble de la population. Les gestes les plus fréquents pour limiter l’impact écologique restent classiques : le changement d’alimentation et la suppression, ou la réduction, de viande du régime alimentaire (56%) et l’utilisation des transports collectifs (33%).
Une contradiction majeure ressort tout de même de ce sondage : pour privilégier une marque à une autre, les Français.es regardent d’abord le prix (29%), la qualité (29%), puis seulement ensuite la provenance (18%) et l'engagement responsable et écologique (8%). Pourtant, ils/elles sont 23% à déclarer participer à des manifestations pour "des causes qui leurs tiennent à cœur", dont 4% "souvent" et 19% "parfois".

Tess Annest - Glamour - jeudi 17 octobre 2019

27/10/2019

Des pailles comestibles...

Dans la revue Peso Perfecto, je lis un bref article au  sujet de pailles biodégradables et comestibles, qui mettraient 30 minutes avant de se ramollir, surtout si la boisson est froide. On peut également les consommer comme des bonbons et même les personnaliser avec un prénom ou un logo. Il existe 8 saveurs différentes qui vont de la fraise au chocolat en passant par le gingembre.

Ce produit européen a obtenu le prix de l'innovation et de protection de l'environnement. Le prix de ces pailles commercialisées par 200 est d'environ 39 euros HT plus frais d'envoi. Pour les commander tél au 06 61 71 66 35 ou adresser un mail à wt_sas@orange.fr en attendant un site français.

Lyliane

23/10/2019

En Grande-Bretagne, des supermarchés cherchent à réduire les emballages plastiques...

Face à des consommateurs de plus en plus soucieux de l'environnement, des supermarchés britanniques rivalisent d’idées pour réduire les emballages plastiques dans leurs rayons. Des initiatives qui remportent l’adhésion de la clientèle. Dans l'un des magasins de la chaîne Waitrose à Oxford (centre de l'Angleterre) 160 sortes de fruits et légumes ont été dépouillés de leur emballage plastique. Un espace de vrac pour féculents, céréales, vin et bière a aussi été installé. "Aujourd'hui, j'ai fait mes premières courses sans plastique !", se réjouit May Stirling, une mère de famille de 49 ans, venue "spécialement" de Ramsbury, à 60 km, pour le grand "déballage" organisé pendant l'été.
Une scène qui tranche avec le tableau habituel des supermarchés britanniques où tout semble sous plastique: bananes, avocats, concombres... A elles seules, les dix principales enseignes mettent chaque année sur le marché 810.000 tonnes d'emballage plastique à usage unique, et distribuent des centaines de millions de sacs, d'après une enquête des ONG Greenpeace et EIA (Environmental Investigation Agency) parue en novembre qui dénonce l'impact de la pollution plastique sur la biodiversité marine.
Les clients prêts à jouer le jeu
Faire ses courses sans plastique, "c'est si libérateur, ça veut dire qu'on peut oeuvrer un peu pour l'environnement", sourit May Stirling, le caddie plein, tout en avouant avoir été un peu dépitée de ne trouver que deux sortes de céréales dans l'espace en vrac.
Nombre de clients sont prêts à jouer le jeu et certains en réclament même davantage: réutilisation des bouteilles de lait, de shampoing... Dans le magasin, plusieurs centaines de notes de suggestions sont affichées sur un mur dédié.
Waitrose, qui avait lancé cet essai pour 11 semaines, a décidé de le prolonger et de l'initier dans trois autres magasins de cette chaîne qui en compte plus de 300. Mais pour être pérenne, la formule doit être "commercialement viable", rappelle un porte-parole de l'enseigne, James Armstrong.
La concurrence s'engage aussi dans la démarche
D'autres géants du secteur se positionnent. Signataires du "UK Plastic Pact", qui les engage à ne recourir qu'à de l'emballage réutilisable, recyclable ou biodégradable d'ici 2025, Tesco et Asda ont récemment annoncé cesser d'utiliser des sacs plastiques pour leurs livraisons d'achats en ligne; Morrisons a promis des zones sans plastique pour fruits et légumes dans 60 magasins en 2019.
Précurseur, l'un des magasins à Londres de la franchise Budgens se targue d'avoir réorganisé sa logistique en dix semaines dès novembre dernier pour éliminer l'emballage plastique de 1.800 de ses 14.000 produits."On a fait ça pour montrer aux autres gros supermarchés que ça n'était pas aussi difficile qu'ils le disent", explique à l'AFP son directeur, Andrew Thornton.
Le plastique ne disparaît toutefois pas totalement. Par exemple, le fromage est encore livré avec. Mais après l'avoir découpé en tranches, les employés utilisent désormais du film cellulose à base de canne à sucre pour le remballer.
Un système à repenser
Pour Mark Miodownik, professeur spécialiste des matériaux à l'université UCL, "il faudrait changer tout le fonctionnement du système". "Les bouteilles d'eau sont une sorte de folie (...), c'est devenu une routine d'en vendre, comme si c'était l'unique moyen de boire de la +vraie+ eau...", illustre l'expert.
Des alternatives existent en fonction des aliments : papier, carton, bocaux en verre... Mais "le plastique présente des bénéfices, comme son imperméabilité à l'air et à la moisissure, qui peuvent prolonger la vie de produits", relève l'Agence des normes alimentaires (FSA).
"On ne peut pas laisser la solution de ce problème au bon vouloir de supermarchés bien intentionnés", fustige Sam Chetan Welsh, conseiller chez Greenpeace, qui appelle "le gouvernement à fixer des limites légales à la quantité de plastique fabriquée et utilisée".
Pour Barry Turner, directeur du Plastics and Flexible Packaging Group, qui représente les fabricants d'emballage plastique, la solution réside dans "l'amélioration des infrastructures de recyclage". Car en réduisant trop l'emballage plastique, les supermarchés pourraient être confrontés à des "conséquences inattendues", comme "le gaspillage alimentaire", assure-t-il.
Pourtant, chez Budgens Belsize Park, pas de gaspillage constaté, selon son directeur qui persévère: le magasin comptait plus de 2.300 produits sans plastique cet été.

Alice Ducrocq avec AFP - BFMTV - samedi 24 août 2019

21/10/2019

Conseils pour un dressing plus clean et éthique...

Dans le petit journal "sur les traces du panda", le WWF (World Wild Fund) nous propose de rajeunir et de mettre un peu d'éthique dans notre garde-robe. Car chaque année l'industrie de la mode émet 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre, qui s'ajoutent à tout le reste.

- faire le tri et donner ce que nous ne mettons plus. Cela nous aide aussi à éviter le     achats compulsifs et à n'acheter qu'en fonction de nos besoins.

- le plus possible, acheter du "seconde main" dans des fripes, vide-greniers, ressourceries...

- privilégier la qualité et non la quantité dans tous nos achats. Choisir notamment des matières naturelles (lin, chanvre), car la fabrication des matières synthétiques est très polluante et leurs composants microplastiques, qui se détachent en machines, finissent dans nos océans.

- cesser d'acheter des jeans car leur confection est trop gourmande en eau.

- opter pour des labels écologiques ou qui privilégient le made in France (Ecocert, Demeter, France Terre Textile, BioRé, GOTS, Origine France...). Du coup, nous contribuons à limiter la pollution des transports.

- recycler le tissu. consulter notamment  la Fibre du Tri pour découvrir les points où déposer vos vêtements.

Il s'agit en fait de reprendre le pouvoir sur notre consommation. Le WWF a développé l'application WAG pour nous donner davantage d'idées. Consulter également le site: www.wwf.fr.

Lyliane

 

18/10/2019

The Ocean Clean Up a atteint ses premiers résultats...

Le projet d'entonnoir géant conçu par un jeune Néerlandais a enfin réussi à collecter du plastique dans le vortex d'ordures du Pacifique nord.


Le projet fou rendu public en 2012 par un Néerlandais de 18 ans vient d'atteindre ses premiers résultats concrets. The Ocean Cleanup, sorte d'entonnoir flottant se déplaçant avec les courants marins, conçu par Boyan Slat, afin de s'attaquer au fléau du plastique qui envahit les mers, a annoncé aujourd'hui avoir enfin réussi à collecter des déchets dans le vortex d'ordures du Pacifique nord, également connue comme le "septième continent".
Bonne surprise pour l'équipe de l'organisation à but non lucratif, l'engin a non seulement ramassé des morceaux de plastique visibles, mais également de microplastiques d'un millimètre, particulièrement pernicieux pour la faune marine, souligne le communiqué de The Ocean Cleanup.
Il s'agissait du deuxième test en conditions réelles du projet de Boyan Slat, dont la faisabilité avait été établie par des scientifiques en 2014. Après l'échec du premier test, l'équipe de Boyan Slat a notamment travaillé pendant un an afin de résoudre des défis techniques tels que l'écart entre la vitesse du dispositif à celle du plastique, ou le débordement du plastique de l'entonnoir, explique The Ocean Cleanup sur son site.
"Un système de nettoyage à grande échelle"
L'objectif est désormais de passer à la phase suivante: la mise en place d'"un système de nettoyage à grande échelle capable à la fois de supporter et de conserver le plastique collecté pendant de longues périodes", pour le recycler. Peu importe si 250 kilos de plastique continuent d'être reversés chaque seconde dans les mers du monde, selon une étude de la revue américaine Science, l'ambitieux Néerlandais ne se rend pas.

Selon Giulietta Gamberini - La Tribune - jeudi 3 octobre 2019
Après ce premier succès, "(...) le début de notre mission de débarrasser l'océan des déchets plastiques, accumulés depuis des décennies, est à notre portée", déclare-t-il.

Mr Saype , un peintre du Land Art engagé pour défendre l'environnement...

Avec sa bouteille en plastique éphémère de 1000 m2, dessinée sur une parcelle agricole dans le massif des Vosges, l'artiste franc-comtois Saype s'engage pour la défense de l'environnement.

Saype est un pionnier du land art. L'artiste français est connu dans le monde entier pour ses fresques spectaculaires. Le magazine américain Forbes l'a d'ailleurs nommé en 2019 parmi les 30 personnalités du Monde, âgé de moins de 30 ans, les plus influentes dans le domaine de l'art et de la culture.
La particularité de Saype, c'est qu'il met la main à la pâte... Sa peinture est une fabrication personnelle composée de craie et de charbon qu'il mélange à de l'eau. Un processus 100% biodégradable pour réaliser, sur l'herbe, des oeuvres éphémères, à grande échelle et totalement respectueuses de l'environnement.

Selon Franceinfo - Franceinfo - lundi 7 octobre 2019

 

16/10/2019

Les baleines contre le réchauffement climatique?

Des baleines pour lutter contre le réchauffement climatique ? Pas tout à fait mais elle pourrait bien avoir un rôle à jouer. Une publication a suggéré que les baleines pouvaient retenir jusqu’à 33 tonnes de gaz carbonique. Si on le ramène à l’intégralité de la population de cétacés, cela fait plus de 30 000 tonnes. Évidemment, les arbres absorbent plus de CO2 que les baleines mais cela permet de réaliser que les animaux ont eux aussi leur rôle pour lutter contre le réchauffement climatique.

Au cours de leur existence, les baleines emmagasinent plusieurs tonnes de CO2 via l’absorption de micro-organismes. Avec une espérance de vie allant de 70 à parfois plus de 100 ans, chaque cétacé retient ainsi plus de 33 tonnes de gaz carbonique dans sa masse lipidique, soit plus de 30 000 tonnes si l’on reporte ce chiffre à la population mondiale recensée actuellement. Une véritable prison à CO2, qui sombre au fond de l’océan à la mort de l’animal, et emprisonne le gaz pour plusieurs siècles. En combinant le prix du CO2 et la valeur écotouristique des baleines, les analystes du FMI estiment ainsi que chaque animal possède une “valeur marchande” individuelle de 2 millions de dollars, portant ainsi la valeur de la population mondiale de cétacés à plus de 1 000 milliards de dollars. Si ce premier chiffre a de quoi donner le tournis, il ne prend pourtant en compte que le CO2 directement ingéré par l’animal au cours de son existence. Pour établir une valeur économique plus précise, le FMI et le GWC ont également mis en perspective un autre atout étonnant et à l’impact environnemental beaucoup plus important produit par les baleines : leurs excréments. Les matières fécales des cétacés sont en effet riches en azote en phosphore et en fer; ce qui leur permet de flotter à la surface de l’eau, et de constituer une réserve de nourriture presque inépuisable au phytoplancton, un organisme végétal microscopique capable de puiser du CO2 dans l’atmosphère pour vivre. Avec un rôle primordial dans la lutte contre le réchauffement climatique, le phytoplancton est ainsi capable d’absorber à lui seul plus de 40% des réserves de CO2 présentes à la surface de la Terre, soit plus de 4 forêts amazoniennes. Et l’impact des excréments des cétacés géants sur ce phytoplancton serait significatif puisque l’organisme l’évalue à 1,7 milliard de tonnes de gaz carbonique évacué de notre atmosphère chaque année. Pour se faire une meilleure idée de ce que cela représente, Sciences et Avenir, fournit une comparaison éclairante : ce chiffre est supérieur émissions carboniques annuelles du Brésil. L’étude précise que même augmentée, la population de baleines n’aura pas un impact aussi important que les arbres, toujours indispensables au bon fonctionnement de notre écosystème. Mais ce rapport permet de mieux apprécier leur contribution à la lutte contre le réchauffement climatique. Il serait également bon de rappeler ces éléments lorsqu’il s’agit de chiffrer leur coût de la protection des baleines.

Science 

Par Amandine Jonniaux le 

 
 

15/10/2019

Que créer avec des matières plastiques?

Depuis deux ans, aux Philippines, l’organisation Junk Not! collecte et recycle les déchets pour créer des meubles. La chaise se prête plutôt bien à l’exercice. La RVR Chair de Dirk Vander Kooij est fabriquée à partir de pièces de réfrigérateurs recyclées et moulées grâce à une imprimante 3D géante.
Les modèles des studios norvégien Snohetta et danois Mater marient enfin esthétique et éthique. Des collections plus complètes ont également vu le jour, comme le projet Glow de l’artiste-designer américaine Kim Markel, connue pour ses assises, mais aussi ses tables et ses accessoires très réussis. Trop souvent encore subsiste l’idée que de vieux «plastocs» ne peuvent naître de beaux objets. Pour se convaincre du contraire, il faut aller, au BHV Marais *, voir l’exposition «Design Italia», et plus particulièrement «Le Monde de Ro». 

Rossana Orlandi, galeriste et figure milanaise du design contemporain - elle a initié le projet Guiltless Plastic -, y révèle quelques pièces lauréates de la première édition du Ro Plastic Prize 2019. Fauteuil Jolly Roger de Fabio Novembre, table basse Tronco d’Enrico Marone Cinzano, sablier de Brodie Neill… Chaque création utilise du plastique récupéré dans la mer. Patricia Urquiola, elle, a imaginé le Wasting Time Daybed (photo) dont la mousse, le rembourrage et le tissu sont à base de PET recyclé. Sa forme dessine la ligne d’un sneaker géant: une touche d’humour qui invite à avancer à grandes foulées vers un design plus responsable.

Laurence Haloche - Le Figaro - vendredi 6 septembre 2019

14/10/2019

Chaque demi degré compte, écrit Greenpeace...

Dans la Bannière, journal d'information de Greenpeace, le journaliste met l'accent sur le fait qu'il ne faut pas se décourager, mais au contraire continuer nos efforts et la pression sur nos élus, afin d'arriver à faire respecter les accords de Paris pris lors de la COP 21 à Paris. L'urgence climatique doit rester notre priorité et la mobilisation citoyenne se doit d'être constante! Cet été, des vagues de chaleur ont touché notre pays (feux, hausse des températures, sècheresse...) comme l'ensemble du monde. Le réchauffement est perceptible déja ( environ 1°), mais il ne faut pas nous en contenter et tout mettre en oeuvre pour le contenir. Chaque demi degré compte, de ce point de vue!

La jeunesse mondiale a montré récemment et montre encore que la question du climat reste sa question principale (grèves, manifestations, marches...). Elle ne fait plus confiance"aux grands" ( politiques, adultes, entreprises...) qui nous bercent de bonnes paroles mais n'agissent pas suffisamment selon leur avis. Les jeunes savent, en effet, qu'ils seront les plus touchés par la crise environnementale qui est en cours. Ils nous poussent à réfléchir à nos modes de vie et à la meilleure façon d'en changer. Et dans certains pays l'urgence est déja là! Comment y répondrons-nous?

L'association bien connue Youth for Climate, dont le site est www.youthforclimate.fr, nous incite à unir nos forces et à nous appuyer sur des ONG agissantes comme  Greenpeace, qui défend la justice sociale et lance des alertes régulièrement (contre le nucléaire, le CETA, la pollution de l'air, de l'eau...). Consulter par exemple le site:wwwgreenpeace.fr.

Lyliane

11/10/2019

La ville de Cannes (06) se dit prête à interdire les croisiéristes pollueurs...

Dans le journal 20 Minutes, Mr Fabien Binacchi nous fait savoir qu'en matière d'environnement la ville de Cannes se déclare "prête à prendre des arrêtés contre le transfert sur terre des passagers de paquebots pollueurs". Le groupe MSC , leader mondial des croisières, est venue, en effet, parapher la Charte environnementale  édictée par la municipalité pour réduire l'impact du tourisme maritime. Il semble que d'ores et déja 93% des organisateurs de croisières dont 13 des plus importantes sont sur la même longueur d'onde. Aussi, les autres devraient être chassés de la rade au 1/1/2020.

Certains croisiéristes s'engageraient même "à ne pas utiliser de carburant contenant plus de 0,1% de soufre dès l'approche des côtes". Aucun rejet d'eaux usées ou d'eau traitées ne devraient être fait en mer lors du stationnement dans la baie de Cannes. Enfin, des navettes électriques ou à biocarburants devront être utilisées  pour le transport à terre des passagers. Mr le Maire de Cannes a réclamé au Premier Ministre "des pouvoirs de police" sur la baie pour pouvoir effectuer des contrôles et expulser les pollueurs".

Bravo Mr David Lisnard pour ces mesures annoncées! Qu'elles inspirent d'autres grands ports du monde pour que nos mers et océans retrouvent leur pureté!

Lyliane

10/10/2019

Adoption du projet de loi Energie et Climat...

"Notre maison brûle et nous regardons ailleurs" : le jour de la mort de Jacques Chirac, annoncée en pleine séance au Sénat, le Parlement a définitivement adopté jeudi le projet de loi Énergie et Climat qui prévoit d'atteindre la "neutralité carbone" en France à l'horizon 2050. 
C'est le sénateur LR Jean-François Husson qui a prononcé ces célèbres mots de l'ex-chef de l'État pour lui rendre hommage, le jour de l'adoption d'un texte qui laisse un sentiment d'inachevé à gauche et chez les ONG, au lendemain d'un nouveau rapport alarmant sur le réchauffement. Objet d'un accord entre députés et sénateurs fin juillet, le texte, qui décrète "l'urgence écologique et climatique", avait obtenu le 11 septembre le dernier aval de l'Assemblée nationale. Il a été approuvé jeudi par les sénateurs LR, centristes, Indépendants et LREM. PS et CRCE à majorité communiste ont voté contre, tandis que le RDSE à majorité radicale s'est partagé entre vote pour et abstention.
"Nouveau pilier" de la transition écologique
Son adoption définitive intervient dans une semaine marquée par le discours accusateur de l'adolescente suédoise Greta Thunberg lundi au sommet de l'Onu à New York, et la publication mercredi d'un rapport du Giec sur les conséquences dévastatrices du réchauffement climatique pour les océans.
Présenté par la ministre Élisabeth Borne comme un "nouveau pilier" de la transition écologique, le projet de loi actualise les objectifs de la politique énergétique de la France, notamment en prévoyant d'atteindre la neutralité carbone à l'horizon 2050, une baisse de 40% de la consommation d'énergies fossiles d'ici à 2030, contre 30% précédemment, et la fermeture des dernières centrales à charbon en 2022. Il décale de 2025 à 2035 la réduction à 50% de la part du nucléaire dans la production électrique.
Il pérennise aussi le Haut conseil pour le climat et prévoit un dispositif progressif de rénovation énergétique des logements "passoires thermiques", sujet qui a enflammé les débats dans les deux chambres. Mais pour Greenpeace France, "cette loi aggrave le risque nucléaire et signe l'incapacité du gouvernement et de sa majorité à prendre les mesures immédiates nécessaires pour rester sous la barre des 1,5°C de réchauffement climatique" par rapport aux niveaux préindustriels.
"Survie de l'humanité"
La commission des Affaires économiques du Sénat s'est pour sa part félicitée d'avoir "renforcé les objectifs de la loi en faveur des énergies renouvelables et notamment en matière d'éoliennes en mer, d'hydroélectricité, d'hydrogène et de biomasse". Sur le sujet des logements énergivores, qui concernent quelque sept millions de ménages, le texte est revenu à la version de l'Assemblée. La rénovation de ces logements ne parvient pas à décoller en France alors que le bâtiment représente 45% des consommations d'énergie et 25% des émissions de gaz à effet de serre.
Le programme du candidat Macron prévoyait qu'ils soient "interdit(s) de location à compter de 2025". Au lieu de privilégier des mesures coercitives d'emblée, gouvernement et majorité ont préféré un dispositif "progressif" en trois temps : "incitation, obligation et en dernier recours sanctions". "Nous avons un objectif : la fin des passoires thermiques en 2028", a affirmé Élisabeth Borne.

Mardi, le gouvernement a indiqué qu'à partir de 2020 les travaux de rénovation énergétique des logements pourront être soutenus par une prime d'État, et non plus un crédit d'impôt. Huit cents millions d'euros de crédits budgétaires sont prévus en 2020 pour ce nouveau dispositif, dont seront cependant exclus les 20% de ménages les plus aisés. "Le point faible du texte, c'est très clairement la rénovation thermique", avait affirmé le sénateur écologiste Ronan Dantec lors de la réunion de la commission mixte paritaire. "Je serai particulièrement exigeant pour que le gouvernement apporte des réponses à la hauteur lors de la loi de Finances", a mis en garde le rapporteur pour le Sénat Daniel Gremillet (LR).
Fabien Gay (CRCE à majorité communiste) a fustigé "un projet de loi à obsolescence programmée", face aux alertes climatiques qui se multiplient. "Ce qui se joue désormais au niveau de planétaire, c'est la survie de l'humanité", a appuyé le socialiste Roland Courteau, regrettant que l'urgence climatique doive "attendre d'hypothétiques financements".

Environnement: les 18/30 ans sont engagés à 94% en faveur de la planète...

Dans le journal 20 Minutes, un sondage effectué par l'Ademe sur un échantillon de 721 jeunes âgés entre 18 et 30 ans donne selon Mme Anne Guitteny des résultats assez encourageants. En effet, ils auraient non seulement pris conscience des enjeux, mais pour 56% d'entre eux, "ils seraient pour démarrer des actions individuelles pour faire bouger les choses". Que ce soit pour se préoccuper des déchets (mégots, plastique, tri sélectif...), pour réduire sa consommation d'eau, consommer autrement, éviter le suremballage, utiliser les transports en commun et même pour certains acheter d'occasion, ils pensent pouvoir agir concrètement.

Ils aimeraient que la loi pousse davantage les citoyens à agir, les agriculteurs et les industriels à donner l'exemple. Ils sont en effet conscients que les gestes écologiques du quotidien restent insuffisants et ils sentent que" les prix sont un moyen efficace pour faire changer les comportements". Concilier écologie et petit budget est pour eux une vraie problématique. Apparemment les jeunes femmes s'impliquent plus que les hommes dans la préservation de l'environnement.

Dès leur plus jeune âge, éduquons les enfants aux bons gestes à adopter et aux enjeux  planétaires!  Les "Marches pour le climat" de septembre 2019 ont montré leur implication. N'oublions pas qu'ils sont tous très marqués par la société de consommation et qu'ils ont du mal à se projeter dans un modèle de société plus sobre. A nous les aînés de leur montrer la voie et de partager leur enthousiasme!