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22/09/2015

Défendre l'agriculture paysanne,la diversité culturelle et nos avancées sociales en Europe...

 

 La Confédération Paysanne (www.confederationpaysanne.fr) et le Collectif National nommé Stop Tafta (www.collectifstoptafta.org), qui regroupe 50 associations de toute la France, luttent depuis deux ans contre des accords de libre échange bilatéraux entre l'Europe et les Pays transatlantiques appelés TAFTA qui se négocient en catimini depuis juillet 2013. Leurs sites respectifs y font une large place. Ils pensent en effet que ces accords, qui sont en pourparlers secrets depuis des mois, seraient susceptibles de livrer l'agriculture et l'alimentation des européens notamment à des appétits non désintéressés de la part de multinationales européennes ou transatlantiques en supprimant les protections douanières face aux importations étrangères. L'Union Européenne elle même en la personne de ses représentants subit de nombreuses pressions de lobbies, ce qui l'empêche de réaliser les dangers de ces accords. Ils disent que «si ce traité était adopté, les règles de vie sociale seront décidées en toute opacité et seront largement irréversibles». Et effectivement, si nous regardons les conséquences concrètes désastreuses d'accords de même nature de puissances américaines ou canadiennes avec des pays d'Amérique du Sud, nous pouvons nous apercevoir qu'ils ont nui à l'emploi, à la culture, à l'environnement et même à la démocratie. Aux Etats-Unis, des citoyens américains sont également mobilisés contre les «standards» dans tous les domaines (justice privée, compétition sauvage entre producteurs, service privé remplaçant les services publics, droit du travail, fin de la diversité culturelle...) imposés par les multinationales et ils soutiennent les mouvements anti-TAFTA en Europe!

 

Ces accords bilatéraux avec l'Union Européenne paraissent en effet conduire directement à accroître les intérêts financiers et les profits de gros investisseurs américains ou canadiens en matière d'industrie, de services, de ventes et même d'autorisations sanitaires favorables à l'agro alimentaire dans ses aspects les moins consensuels comme les OGM, les traitements chimiques, les forages pour trouver du gaz de schiste … N'avons nous pas déjà suffisamment pâti de scandales retentissants de gros laboratoire ou de firmes comme Monsanto, à qui on attribue, par ses pesticides et désherbants, une forte disparition des abeilles? Le gouvernement français pourtant soutient officiellement la signature d'un traité, en proclamant «qu'il veut l'entourer de garde-fous». Néanmoins les députés européens sur place trouvent l'attitude de la France assez ambivalente car elle ne propose que quelques améliorations techniques. De plus les tractations sont menées par la Direction Générale du Commerce de la Commission Européenne, donc par une institution dont les membres ne sont pas élus... Ils n'ont de ce fait de comptes à rendre à personne!

 

Or, les consommateurs européens ne sont pas des «moutons» et les français dans leur majorité ne veulent pas d'une agriculture industrielle, polluante, où ce sont les capitalistes qui font la loi. C'est contraire à nos intérêts économiques ( emploi, survie des petites exploitations rurales, concurrence, prestations sociales...) environnementaux et sanitaires. La crise du porc en Bretagne et de la volaille un peu partout nous a bien montré que les petites fermes faisant de la qualité s'en sortent beaucoup mieux que les énormes usines où l'animal est maltraité et les propriétaires exploités de façon honteuse par des lobbies.

 

Faisons savoir haut et fort que les consommateurs européens veulent garder la diversité de leurs territoires et leurs paysans, capables de nourrir leur population locale en vivant dignement du fruit de leur travail. La qualité de notre alimentation et la vitalité de nos campagnes en dépendent. Etre sous la tutelle de puissances comme Monsanto ne fait envie à personne! Aussi, parlez-en autour de vous, sollicitez vos députés européens, interpellez vos élus locaux, prenez des initiatives citoyennes, signez la pétition en cours ou touchez les instances agricoles, afin que tous soient mobilisés. Il ne faudrait pas qu'un accord donnant carte blanche aux multinationales soit un jour signé et ratifié par le Parlement Européen! Montrons que nous ne consentons pas à ces accords secrets contraires à nos intérêts! Si nous nous y mettons tous, nous les citoyens européens, nous pourrons sauver notre avenir qu'il soit culturel, sanitaire ou agricole et celui de nos descendants!

Lyliane

05/06/2015

Message pris sur internet: attention à la censure!

Bientôt, les journalistes et leurs sources pourraient être attaqués en justice par les entreprises s’ils révèlent ce que ces mêmes entreprises veulent garder secret. A moins que nous ne réagissions pour défendre le travail d’enquête des journalistes et, par ricochet, l’information éclairée du citoyen. 

Sous couvert de lutte contre l’espionnage industriel, le législateur européen prépare une nouvelle arme de dissuasion massive contre le journalisme, le "secret des affaires", dont la définition autorise ni plus ni moins une censure inédite en Europe.

Avec la directive qui sera bientôt discutée au Parlement, toute entreprise pourra arbitrairement décider si une information ayant pour elle une valeur économique pourra ou non être divulguée. Autrement dit, avec la directive "Secret des Affaires", vous n’auriez jamais entendu parler du scandale financier de Luxleaks, des pesticides de Monsanto, du scandale du vaccin Gardasil... Et j’en passe.

Notre métier consistant à révéler des informations d’intérêt public, il nous sera désormais impossible de vous informer sur des pans entiers de la vie économique, sociale et politique de nos pays.Les reportages de "Cash Investigation", mais aussi d’autres émissions d’enquête, ne pourraient certainement plus être diffusés.

Avec ce texte, un juge saisi par l’entreprise sera appelé à devenir le rédacteur en chef de la Nation qui décide de l’intérêt ou non d’une information. Au prétexte de protéger les intérêts économiques des entreprises, c’est une véritable légitimation de l’opacité qui s’organise.

Si une source ou un journaliste "viole" ce "secret des affaires", des sommes colossales pourraient lui être réclamées, pouvant atteindre des millions voire des milliards d’euros, puisqu’il faudra que les "dommages-intérêts correspond(ent) au préjudice que celui-ci a réellement subi". On pourrait même assister à des peines de prison dans certains pays.

Face à une telle menace financière et judiciaire, qui acceptera de prendre de tels risques ? Quel employé - comme Antoine Deltour à  l’origine des révélations sur le  le scandale Luxleaks - osera dénoncer les malversations d’une entreprise? Les sources seront les premières victimes d’un tel système, mais  pas un mot ne figure dans le texte pour assurer leur protection.

Les défenseurs du texte nous affirment vouloir défendre les intérêts économiques des entreprises européennes, principalement des "PME". Étonnamment, parmi  celles qui ont été en contact très tôt avec la Commission, on ne relève pas beaucoup de petites PME, mais plutôt des multinationales rôdées au lobbying : Air Liquide, Alstom, DuPont, General Electric, Intel, Michelin, Nestlé et Safran, entre autres.

Ces entreprises vont utiliser ce nouveau moyen offert sur un plateau pour faire pression et nous empêcher de sortir des affaires …

Vu l’actualité Luxleaks, nous ne tolérons pas que nos élus se prononcent sur un texte aussi grave pour la liberté d'expression sans la moindre concertation avec les représentants de la presse, les lanceurs d'alertes et les ONG.  Seuls les lobbies industriels ont été consultés.

Nous, journalistes, refusons de nous contenter de recopier des communiqués de presse pour que vous, citoyens, restiez informés. Et comme disait George Orwell : "Le journalisme consiste à publier ce que d’autres ne voudraient pas voir publié : tout le reste n’est que relations publiques".

C’est pourquoi je demande, avec l’ensemble des signataires ci-dessous, la suppression de cette directive liberticide.

Le 16 juin prochain, une commission de députés européens, la commission JURI, se réunira pour valider ou non ce texte. C'est le moment de nous mobiliser pour dire non à la censure en Europe.

Signez la pétition et partagez la vidéo.

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