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19/07/2018

Les seniors des fourneaux...

Je trouve un bas de page, dans le Journal Télérama de juin 2018 sous la signature de S. Be, consacré à l'initiative d'une start-up  sociale et solidaire: "Mamie Foodie". Celle-ci recrute exclusivement des seniors de plus de 60 ans, isolés mais aimant cuisiner, pour un service de traiteur francilien. 

Ces cordons-bleus y gagnent un complément de revenus, mais surtout un regain de vie sociale et la fierté de régaler des clients avec leur savoir-faire culimaire. Pour en savoir plus, consulter sur Internet: www.mamiefoodie.com.

Lyliane

Redynamiser la vie des quartiers...

Un article de Mr Philippe Granjon dans La revue des Petits Frères des Pauvres de juin 2018 essaie de mettre en relation des personnes à la recherche d'un coup de main avec des voisins susceptibles de le leur fournir. Petits bricolage, montage d'un meuble, arrosage de plantes d'intérieur, garde d'un animal, courrier informatique...nombreux sont les services que chacun pourrait rendre à ses voisins. Cette entraide, autrefois relativement naturelle, semble avoir disparu de nos villes.

Des associations de services solidaires tentent depuis quelques années de réinventer cette entraide entre voisins. Leur objectif est certes de répondre à des besoins ponctuels, mais surtout de recréer du lien social au sein des quartiers. Ce peut être une sorte de troc avec échange croisé de services ou un travail rémunéré à un prix inférieur à ceux des sociétés de services à but commercial.

Implantée à Paris et depuis peu à Clichy, l'association "Lulu dans ma rue" met en relation plusieurs centaines de "Lulus" et des personnes à la recherche de services. Les contacts s'effectuent via un site, un numéro de téléphone et d'anciens kiosques à journaux insérés au sein du quartier. De même, "Allo Voisins" anime une communauté de 1 900 000 voisins dans toute la France. Un site permet de demander des services et de recevoir une réponse de voisins compétents.

Quant à "YoupiJob et  à "Stootie", ils ont sélectionné des particuliers, professionnels ou non, qui pourraient intervenir pour dépanner des utilisateurs du site. Ces plateformes offrent généralement des garanties sérieuses. Ne pas hésiter à recourir à une de ces formules d'entraide donnant tout son sens au mot "voisin"! D'autres démarches de ce type existent et recensent déja 650 initiatives solidaires dans 11 villes de France. Consulter donc www.dreamact.eu/fr/

Les plateformes d'entraide sont joignables sur: www.luludansmarue.org, www.allovoisins.com, www.youpijob.fr et www.stootie.com.

Lyliane

 

17/07/2018

EHPAD: il en faudrait beaucoup plus, avec du personnel plus nombreux ...

Selon la revue Capital du mois de mars 2018, en EHPAD, en particulier dans le secteur public, on manque de moyens humains. Le personnel par résident en 2017 était de 0,57 en France, alors qu'en Allemagne il est de 1,2 par résident. Or, la foule des personnes de plus de 75 ans ne cesse de grossir. On estime à 5,9 millions le nombre de personnes âgées en 2017. En 2030, elles pourraient être 8,4 millions. Il y aurait en moyenne 98 places en Ehpad pour 1000 personnes âgées...

Les grands groupes et les investisseurs privés se ruent sur le secteur des EHPAD (Etablissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) qui génère une rentabilité à 2 chiffres. Les 2 géants du secteur sont le groupe Korian avec 710 établissements en Europe et 2,9 milliards de chiffre d'affaires et le groupe Orpéa avec 798 établissements en Europe et 2,8 millions de chiffre d'affaires.

La moyenne nationale du coût des séjours en Ehpad est de 1949 euros, mais à Paris et dans certaines grandes villes, ce montant est beaucoup plus élevé. Les EHPAD publics sont généralement bien meilleur marché. Toutefois, il faut savoir que le montant brut moyen des retraites est chez nous de 1376 euros. Les pensionnaires paient la moitié de la facture, l'état et de département participent. Mais la différence est souvent mise par les familles...

De tous ces chiffres, nous pouvons retenir que si les coûts sont très variables selon les régions, le manque de personnel, la qualité de l'accueil et des soins laissent encore souvent à désirer. Mme Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a accordé une aide supplémentaire de 50 millions d'euros. Mais les syndicats estiment qu'il en faudrait 100 fois plus...

Pour en savoir plus sur ce sujet sensible, consulter sur Internet: www.ehpad.com/ehpad.html

Lyliane

16/07/2018

Devenir juré pour choisir le roman des étudiants 2018...

Si vous êtes étudiant(e), pourquoi ne pas vous inscrire en envoyant avant le 7 octobre 2018 la critique du dernier roman que vous avez lu. Cela vous permettra sans doute de pouvoir rejoindre le jury du prix du roman des étudiants France Culture/Télérama.

Une bonne occasion pour découvrir 5 romans, rencontrer leurs auteurs en France et élire celui qui aura été votre "coup de cœur". Joindre pour tout renseignement www.franceculture.fr/telerama.fr. Ce prix est soutenu par le Ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation.

Lyliane

15/07/2018

Prix Ethica pour un médecin de Monaco...

J'apprends par un supplément au Journal Nice-Matin de juillet 2018 qu'un médecin de Monaco, le Dr François Bourlon, cardiologue au Centre cardio-thoracique de Monaco, vient de recevoir devant de nombreux confrères le prix Ethica, l'une des plus importantes distinctions décernées dans sa spécialité.

Pour en savoir davantage sur ce prix ou le Docteur Bourlon, contacter l'article de Mme Anne Sophie Fontanet du 8/7/ 2018 ou www.monacomatin.mc .

 

A l'occasion du premier congrès mondial Euro PCR à Paris, Mr François Bourlon a été distingué notamment pour son travail en Mauritanie, à Nouakchott, avec la création d'une salle d'hémodynamique, la formation d'équipes médicales compétentes pour accueillir, diagnostiquer et traiter les patients. Ce médecin généreux a aussi étendu ses missions de soutien à la population de Madagascar et du Mali (formation d'équipes médicales, paramédicales et administratives dans des pays africains pour y implanter des unités locales et autonomes cardiovasculaires).

Comme quoi s'occuper médicalement du cœur peut conduire à ouvrir le sien largement et à avoir le désir d'aider bénévolement des confrères à l'étranger et même des personnes moins favorisées dans certaines régions du monde. Un bel exemple à montrer aux étudiants en médecine, venus vers cette spécialité pour servir leur prochain.

Lyliane

14/07/2018

Comment allons-nous recycler désormais nos déchets cartons et plastiques?

 

Dans Sciences et Vie Junior N° 345, un gros dossier, basé sur des interview et des documents rassemblés par Mrs C.Viant, P. Genneviève, H. Millet et Mr J.C. Caudron de l'Ademe, est consacré au recyclage de nos déchets plastiques et de nos cartons. Depuis la fin des années 1960, avec l'essor des supermarchés, le volume de nos déchets a considérablement augmenté dans nos pays industrialisés. En Europe, par exemple, nous jetons 63 kg de plastiques par an et par habitant.

 

La Chine n'ayant que peu de pétrole et fabriquant pourtant beaucoup d'objets en plastique avec des taux horaires salariaux très bas, avait trouvé la solution d'importer nos déchets recyclables (plastiques, canettes, cartons, boîtes de conserve) en nous les rachetant à un prix raisonnable. Le transport par bateau vers la Chine étant peu coûteux, nos pays européens y trouvaient leur compte. Environ 47 millions de tonnes de déchets par an ont été ainsi envoyés depuis l'Europe ou le Japon vers la Chine.

 

Toutefois, le niveau de vie en Chine s'est élevé et désormais ce pays traite en priorité ses propres déchets. De plus, un document «Plastic China» a fait scandale en montrant aux habitants l'envers du décor: familles pauvres triant les déchets à main nue, fonderies polluantes pour les rivières et les nappes phréatiques, ouvriers sous-payés... Les besoins de leur industrie ont alors paru trop nuisibles à l'environnement et aux humains. Les Chinois sont devenus pointilleux et n'acceptent plus n'importe quoi: ils veulent moins de déchets et ceux-ci doivent être propres et bien triés.

 

Que va faire l'Occident de ses tonnes de déchets? Nous en brûlons déjà dans des usines d'incinération, nous en mettons en décharges, mais de nouvelles solutions restent à trouver comme de fabriquer sans emballage, de mieux recycler nos déchets, de trier de façon intelligente et surtout changer de nos façons de consommer. Pour bien pouvoir recycler les plastiques en effet (thermoplastiques essentiellement), il faut les séparer, avant de les laver, de les broyer et enfin de les chauffer pour obtenir une pâte dont on refera des granulés utilisables.

 

La France n'occupe que la 15ème place sur les 30 pays européens qui recyclent le mieux. Dans certains pays nordiques, on distingue par exemple le verre transparent du verre coloré et on a 4 ou 5 poubelles chez soi... Des efforts sont donc à faire! Pour le tri, dans notre pays, une aide appréciable est apportée par des systèmes optiques qui envoient de la lumière infrarouge analysant la matière des objets de nos poubelles jaunes. Les industriels parfois préfèrent payer une taxe plutôt que de jouer le jeu dans le choix de leurs matériaux. En tant que simples consommateurs, nous avons également une responsabilité... Assiettes, pailles, gobelets en plastique par exemple sont peu écolos! Choisissons des matériaux réutilisables! Des associations «zéro déchet» existent un peu partout. Suivons leurs conseils!

 

Le Président Macron a promis que d'ici 2025 près de 100% des plastiques seront recyclés. Cette promesse pourra-t-elle être tenue? Le meilleur déchet ne serait-il pas celui qui n'existe pas?

Pour obtenir un guide des bonnes pratiques, allons sur le site de Citéo, un organisme officiel bien documenté: www.citeo.fr ou sur celui de l'Ademe: www.ademe.fr.

Lyliane

 

 

13/07/2018

Economie collaborative en France actuellement...

Dans le journal Courrier International d'avril 2018, la Maïf publie une page d'information sur l'économie collaborative. L'assureur militant fait remarquer que l'économie du partage est désormais bien ancrée dans notre quotidien. Un européen sur 6 en effet a déja utilisé une plateforme collaborative et la France fait figure de pionnière. Selon l'étude du Parlement européen de mai 2017, elle compte 36% d'utilisateurs de plateformes collaboratives contre 19% en Espagne, 8% au Royaume-Uni et 2% à Chypre.

L'économie collaborative repose sur le partage ou l'échange entre particuliers de biens, de services ou de connaissances - avec ou sans transactions financières - par l'intermédiaire d'une plateforme numérique de mise en relation. Au début, ce phénomène concernait surtout les secteurs du logement (AirBnb) et des transports (BlaBlacar et Uber). Désormais, il bouleverse tous les pans de l'économie traditionnelle: alimentation, équipement, habillement, culture, enseignement...

Le concept de "sharing economy" est apparu dans les années 1990 avec l'apparition de sites américains comme e-bay et craigslist. "Ces pratiques mettent l'accent sur l'usage plutôt que la propriété et prospérèrent sur fond de crise financière en 2007/2008. A partir de 2010 environ, le désir d'expérimenter une nouvelle manière de consommer, de fabriquer et d'échanger a peu à peu émergé dans les esprits en Europe comme aux Etats-Unis. Pour certains, c'est un moyen de réaliser des économies et d'arrondir les fins de mois. Mais actuellement ce n'est plus du tout le système D.

Cela s'apparente  de plus en plus à un laboratoire de nouveaux modèles socio-économiques. Des start-up rejoignent les unes après les autres cet éco-système prometteur". Il faut dire que chez nous le Bon Coin, site de petites annonces entre particuliers, avait préparé sans doute la culture du marché d'occasion. De plus, le bassin de start-up en France comme au Royaume Uni est relativement stimulé par une réglementation favorable à la création d'entreprises.

Pour en savoir davantage sur le sujet, consulter par exemple le site de la Maïf: www.maif.fr.

Lyliane

12/07/2018

Pour la transparence dans l'alimentation concernant les pesticides...

Plusieurs sénateurs ont défendu haut et fort, et publiquement dans l'hémicycle, notre revendication d'être informés sur les pesticides dans nos aliments.Merci à eux ! C'est une réelle reconnaissance de l'expression des citoyens !

Rendez-vous sur la page Facebook Pour la transparence sur les pesticides dans les aliments : cliquez ici pour visionner les prises de parole des sénateurs :
 
- Cécile Cukierman 
- Guillaume Gontard
- Joël Labbé
- Angère Préville

Et merci à vous tous pour votre implication dans la campagne d'envoi de mails aux sénateurs.
Le sujet est désormais clairement sur la table !

Ensuite ?

La prochaine étape va être l'examen du projet de loi Agriculture et Alimentation en commission mixte paritaire ; c'est à dire qu'Assemblée nationale et Sénat, les deux chambres du Parlement, se réunissent pour voir si elles arrivent à se mettre d'accord sur une version unique du projet de loi à l'étude.
Comme il y a de fortes chances qu'elles n'arrivent pas à se mettre d'accord, nous aurons une nouvelle occasion de pousser pour la prise en compte de nos revendications lors d'une nouvelle lecture à l'Assemblée, probablement dès mi-juillet !

Citoyennement,
Elsa Kissel

#quelpesticidejemange

Le 25/06/2018 :

Chers signataires,

Les médias parlent de la pétition !

On tient compte de nos revendications lors d'une nouvelle lecture à l'Assemblée, probablement dès mi-juillet !

Citoyennement,
Elsa Kissel

#quelpesticidejemange

Le 25/06/2018 :
Chers signataires,

Les médias parlent de la pétition !

Samedi, j'ai été invitée sur France inter pour présenter notre pétition et parler de l'action citoyenne auprès des députés et sénateurs !
Voici le lien vers l'émission (l'interview dure 5 minutes à partir de 19 minutes et 10 secondes d'émission) : https://www.franceinter.fr/emissions/co2-mon-amour/co2-mo...

Plus que quelques jours pour interpeller nos sénatrices et sénateurs !

Pour le faire dès aujourd'hui, rendez-vous ici :
http://lobby-citoyen.fr/transparence-pesticides/

Vous êtes déjà nombreux à avoir écrit directement à votre sénatrice ou sénateur pour lui demander de soutenir les amendements en faveur de l'information des consommateurs sur les pesticides présents dans les aliments que nous achetons au quotidien.

Bonne nouvelle : l'examen du projet de loi Agriculture et Alimentation au Sénat est prolongé jusqu'au 29 juin. Ce qui laisse plus de temps pour leur écrire et leur demander de soutenir les amendements pour la transparence sur les pesticides dans nos aliments !
En recevant dès aujourd'hui un mail de votre part, ils seront davantage sensibilisés à notre souhait d'information sur les pesticides au moment de voter les amendements en séance cette semaine !
En tant que citoyennes et citoyens, nous avons le droit de contacter nos élus sur les sujets qui nous tiennent à coeur, profitons-en !

Rendez-vous ici : http://lobby-citoyen.fr/transparence-pesticides/

A très bientôt,
Elsa Kissel

www.mesopinions.com

 WWF France s'est emparée de notre sujet :

- l'ONG vient de publier un sondage selon lequel 89% des Français souhaitent être informés de la présence ou non de pesticides dans les produits alimentaires (à travers un étiquetage).

- son directeur général, Pascal Canfin, appelle à l'apparition d'une mention "pesticide" sur les produits alimentaires qui en contiennent.


Par ailleurs, l'INSERM a montré pour la première fois chez les humains que l’exposition simultanée à des molécules potentiellement perturbatrices endocriniennes exacerbe les effets observés lorsque l’exposition est réalisée avec les molécules indépendamment les unes des autres. Cette étude est datée de septembre 2017.


→ Pour que le gouvernement entende notre souhait de transparence sur les pesticides dans les produits alimentaires, vous pouvez toujours voter pour la proposition soumise aux États généraux de l'alimentation ! Cliquez ici pour accéder à la proposition, puis sur "D'accord". 

Nous, citoyens, consommateurs, exigeons de connaître la teneur en pesticides de nos aliments.


Par chacun de nos achats, nous influons sur l’offre de produits qui nous est proposée.


En signant cette pétition, nous pouvons espérer que notre demande de transparence sur la teneur en pesticides des aliments ait une place dans le débat public.




CONSTAT

1. Nous, citoyens, consommateurs, qui nous attablons au moins trois fois par jour, nous sommes régulièrement alertés sur la présence de pesticides dans notre alimentation quotidienne. Cela aussi bien par les pouvoirs publics que par des ONG.

2. Éplucher les fruits et légumes ne semble pas suffire à les débarrasser des pesticides, qui sont également présents dans toute la chair.

3. Les substances composant les pesticides, bien que leur présence dans notre alimentation fasse l’objet de règles strictes, sont bel et bien des produits toxiques.

4. Les effets cocktail potentiellement nocifs entre les différentes molécules actives des pesticides ou avec leurs synergisants. sont encore trop peu étudiés mais pourtant réels.


Plus de 9 Français sur 10 (92,8 %) souhaitent que l'utilisation de pesticides dangereux soit signalée par un affichage sur les produits alimentaires concernés.


Réalisons notre souhait en signant cette pétition !


Plus grand sera le nombre de signatures, plus légitime sera cette pétition pour lancer la réflexion, provoquer le débat et trouver des réponses concrètes et utiles pour les consommateurs.

APPEL


L’omniprésence et les potentiels dangers des pesticides prennent toujours plus de place dans le débat public. Les pouvoirs publics en sont conscients et des ONG lancent des campagnes de sensibilisation. Cependant, l’information directe des consommateurs est inexistante.


En signant cette pétition, nous souhaitons :

- que l’ensemble des pesticides présents dans les produits alimentaires soit indiqué aux consommateurs ;

- demander aux pouvoirs publics, aux producteurs et aux distributeurs qu’ils prennent les mesures nécessaires pour nous informer en toute transparence.


Nous voulons savoir ce que nous mangeons !

Pour plus d’informations...

Ils ont signé :

François Veillerette
, directeur et porte-parole de Générations futures - le docteur Sandrine Taillefer, médecin endocrinologue - Philippe Jouan, président du syndicat des apiculteurs d’Ille-et-Villaine et de Haute Bretagne à l’initiative de la marche funèbre pour les abeilles disparues de début mai (2018) - Nicolas Puech, apiculteur qui a perdu, courant mai 2018, 2 millions d’abeilles à cause d’un traitement phytosanitaire appliqué aux cultures environnantes - Michèle Rivasi, députée européenne -  Joël Labbé, sénateur - Valérie Cabanes, juriste en droit international spécialisée dans les droits de l’Homme et le droit humanitaire, cofondatrice de l’ONG « Notre affaire à tous » - Guillaume Bodin, réalisateur du documentaire « zéro phyto, 100% bio » - Brigitte Allain, députée sous la législature précédente - André Cicolella, chimiste, toxicologue et chercheur en santé environnementale spécialiste de l’évaluation des risques sanitaires et auteur notamment du livre “Toxique Planète. Le Scandale invisible des maladies chroniques”.


 Je signe

Qui sont les membres du "The Brilliant Club" et quelle est leur fonction?

Dans son livre "La révolution du partage", publié chez Flammarion par Mr A. Mars en avril 2018, il est question de "The Brilliant Club, une O.N.G. fondée en 2011 par deux instituteurs anglais Mrs Jonathan Sobczyk et Simon Coyle. Ceux-ci étaient désespérés par les résultats de certains de leurs anciens élèves issus des classes moyennes ou pauvres. Ils constataient en effet que 1 sur 50 seulement osait postuler à des Universités prestigieuses, alors qu'ils auraient pu prétendre à de bonnes places en tant qu'étudiants.

Ces deux instituteurs ont décider d'organiser un programme de tutorat pour ces jeunes en y impliquant de brillantes personnalités de leur entourage. Ils leur ont trouvé des places dans de bonnes universités. C'est ainsi qu'en 2017, plus de 10 000 étudiants à haut potentiel mais malchanceux socialement ont pu suivre des cours du soir, des stages d'immersion et des semaines d'études. Ces tuteurs en plus ont discuté avec ces jeunes, leur présentant et leur vantant leurs métiers, la valeur de leur travail.

Aujourd'hui, ces étudiants sont devenus médecins, ingénieurs, entrepreneurs, chercheurs, savants... N'est ce pas là un bel ascenseur social? La fondation Epic de Mr Mars a sélectionné The Brilliant Club parmi ses membres, tout comme d'autres innovateurs, des start-up, le réseau français de fabriques sociales nommé Simplon...

Pourquoi ne pas faire un tour sur le site d'Epic - www.epic.foundation - , ne pas essayer de révéler les talents de nos jeunes par le football, la musique, le théâtre ou d'autres voies, promettre un partage sur "Epic Sharing Pledge", mettre en place un arrondi sur salaire (Payroll Giving) ou en caisse (Transactionnal Giving? Le futur est entre nos mains! Imaginons le généreux, positif et brillant au lieu de nous révolter ou de nous résigner!

Lyliane

 

11/07/2018

Comprendre nos adolescents et réussir à les apprivoiser...

Mme Pascale Roux, psychologue et coach spécialisée dans l'accompagnement des adolescents et de leurs parents, a publié en 2011 chez Jouvence le livre "Apprivoiser son ado", dans lequel elle offre une meilleure compréhension du monde des jeunes. Elle souligne notamment que ceux-ci ont besoin de signes positifs de reconnaissance, alors que bien souvent nous passons notre temps à nous plaindre ou à crier contre leur désordre, leur apathie ou leur violence.

Les signes de reconnaissance que nous leur donnons, cependant, influencent leurs réactions et induisent leur façon d'être. Ils ont, en effet, besoin de se sentir valorisés et reconnus. Leur faire un compliment pour un acte positif (une note en classe, un geste spontané pour nous aider) ne coûte pas grand chose aux parents et grands-parents, mais ils améliorent grandement les relations.

Le pire en effet est de ne jamais recevoir le moindre signe de reconnaissance, de se montrer indifférent! Comment exister dans le regard de l'autre dans ces conditions? Certains jeunes font des choses aberrantes, dit Mme Roux, pour nous faire sortir de cet état. Les délinquants ne feraient pas autre chose que de chercher à secouer les adultes qui les entourent par leurs incivilités. Ils ne supportent plus leur silence, leur indifférence supposée...Pour les faire changer de comportement, écoutons les, restons en lien avec eux et valorisons ce que nous voyons de bien chez eux!

Grondons les pour leurs bêtises, certes, mais pas pour eux même! Leur être doit être respecté! Ils cherchent à construire leur identité.  Soyons donc vrais et sincères lorsque nous leur parlons. Un ado qui crie : ...même pas mal,  lorsqu'on le punit, essaie de nous faire croire qu'il arrive à se blinder. C'est rarement le cas. La bienveillance est un outil autrement plus puissant!

Soyons responsables de la qualité de nos relations, inventons la si elle n'existe pas encore et soignons la si elle souffre de notre impuissance, de notre découragement! Pour communiquer avec l'auteur, allons voir son site:: www.pascale-roux.com.

Lyliane

09/07/2018

Oniriq met au point une Solar Box pour l'Afrique...

Un article de Mr Bruno Askenazi dans la revue Management de mai 2018 nous apprend que le concept de la start up du Kenya, M-Kopa, qui depuis 6 ans touchait 600 000 familles rurales, a fait des émules. En effet, Mr Rodolphe Rosier et quelques complices, en adaptant et améliorant ce concept, ont crée un Kit Solar Box (un panneau solaire de 50 watts, une box de stockage, une télé HD et 3 lampes) qu'ils font tester par 20 familles au Sénégal. Le kit Solar Box est plus puissant que le kenyan car il peut alimenter plusieurs appareils électriques et électroniques et il intègre un hotspot Wifi.

Le prix de vente de ces kits est de 350 euros remboursables petit à petit grâce à du micro crédit local. Pour le moment, d'ici l'automne prochain, la jeune société compte en vendre 100 exemplaires. Ensuite, elle espère commercialiser 100 000 modèles d'ici 5 ans. Ses sources de financement reposent  sur un partenariat avec l'organisme de financement participatif Ulule. La Fondation"Energies pour le monde" de Mr J.L Borloo soutient ses efforts. Actuellement ce projet a déja reçu 30 000 euros de Bpifrance, mais il recherche encore 300 000 euros. Mécènes de tous pays, une belle initiative à encourager! Pour les joindre, contactez: www.oniriq.com.

08/07/2018

Sauver le patrimoine français en péril grâce au Loto...

Mr Emmanuel Macron, Président de la République française, a confié le 16/9/2017 à Mr Stéphane Bern la mission de répertorier les monuments en péril dans notre pays. Ce dernier en a sélectionné 2 200 environ et a trouvé 251 projets prioritaires pour cette année 2018. Depuis 1996, une Fondation du Patrimoine a été crée en France, car nombreux sont les chefs d'oeuvre qui seraient à restaurer, écrit Mme Lamia Barbot dans le Journal Les Echos du 20/6/2018.

La "Mission Patrimoine" aura pour but de mettre en avant dans un premier temps 18 projets emblématiques (1 par région) qui seront proposés par la FDJ (Française des jeux) sous forme de tickets à gratter au prix de 15 euros dès le 3/9/2018 dans tous les points de vente habituels et en ligne pour 4 à 6 mois. Un Super Loto de Mission Patrimoine sera lancé le 14/9/2018 par le Fonds spécifique Patrimoines en péril. Une première pour notre pays!

Une forte mobilisation citoyenne est vivement souhaitée. Après le foot, gageons que le Loto du Patrimoine saura intéresser les français, ce qui n'empêchera pas le mécénat de se poursuivre pour soutenir des projets! La journaliste citait à titre d'exemple l'acqueduc du Gier, édifié par les romains entre le 1er et le 2 ème siècle. Long de 86 kilomètres, il court sur plusieurs départements et il mérite vraiment notre attention. Une restauration grâce à des fonds de ce type serait susceptible de sauver ce bel édifice pendant qu'il en est encore temps!

Lyliane

07/07/2018

En Iran, Nasrin Sotoudeh, la voix des anti-voile...

L’avocate iranienne de 55 ans, figure du combat en faveur des droits de l’homme dans son pays, se retrouve de nouveau en prison. Son crime : s’être opposée publiquement au port du voile.

Lauréate en 2012 du prix Sakharov pour la liberté de l’esprit, décerné par le Parlement européen.

Avocate médiatique:


Depuis le 13 juin, la célèbre avocate iranienne Nasrin Sotoudeh, 55 ans, est de nouveau derrière les barreaux. Cette fois, elle a été interpellée pour avoir pris la défense dans les médias d’une de ses clientes qui avait ôté son foulard en public. Ces derniers mois, des dizaines d’Iraniennes ont ainsi protesté contre le port obligatoire du voile. L’avocate représente plusieurs d’entre elles.


Déjà emprisonnée:


En 2009, l’Iranienne a défendu des manifestants contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, ce qui lui a valu une condamnation à six ans de prison en 2011 pour atteintes à la sécurité nationale et propagande contre le régime. Pendant sa détention, cette mère de deux enfants a obtenu le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit, décerné par le Parlement européen. Elle est finalement relâchée en 2013 à la faveur de l’arrivée au pouvoir du président modéré Hassan Rohani.

Nasrin Sotoudeh a tourné dans le film « Taxi Téhéran », de son compatriote Jafar Panahi, en 2015.


Féministe aguerrie:


C’est en militant au sein de l’opposition que Nasrin Sotoudeh s’est rendu compte de la misogynie de la scène politique, même chez les dissidents. Dès le début des années 2000, l’avocate s’active au sein du mouvement féministe. C’est elle qui dépose une plainte contre les policiers qui attaquent violemment des manifestantes le 8 mars 2006, à l’occasion de la Journée des femmes.


Militante pacifiste


En prison, Nasrin Sotoudeh n’a jamais hésité à faire la grève de la faim, frôlant parfois la mort, pour protester contre les conditions inhumaines de sa détention ou pour faire valoir ses droits. Elle a toujours rejeté la violence et la lutte armée. En février, avec quatorze autres personnalités politiques iraniennes, elle a demandé la tenue d’un référendum pour décider de la nature du système politique en Iran.


Par Emilie Thierry-Le Monde - lundi 2 juillet 2018

06/07/2018

Il y a des maladies qui changent nos vies et les tournent vers des chemins inattendus...

Dans la revue Version Femina, j'ai bien apprécié un article de Mme Caroline Dreyfus-Rose au sujet des maladies qui donnent un sens nouveau à nos vies. Elle apporte  notamment le témoignage de 3 personnes qui ont puisé dans cette épreuve des ressources insoupçonnées. Il s'agit tout d'abord de Mr Eric Brun-Sanglard, devenu non-voyant à 32 ans, qui quitte le monde de la parfumerie pour diriger le chantier de sa maison de Los Angeles. Loin de baisser les bras, mémorisant tout, tâtant les matériaux comme les nuanciers, "sa passion pour l'esthétique s'épanouit dans le noir absolu".  Il s'est alors lancé dans le métier de décorateur et il est devenu peu à peu le "blind designer" en vogue dans toute la Californie. Il a raconté avec humour son histoire dans l'ouvrage "Au-delà de ma nuit" publié au Presses de la Renaissance.

Mme Sylvie Méliet, 52 ans, souffrant pour sa part d'un psoriasis rebelle à tout traitement, écoutant sa seule intuition, s'est envolée pour un village reculé de Guinée à 1300 km de Conakry. Elle a découvert là une tradition transmise de mères en filles pour fabriquer de l'huile de Carapa Procera, efficace contre les lésions cutanées. Cette huile est extraite de graines contenues dans une noix. Elle l'a expérimentée avec succès et elle a décidé de la faire connaître en France (efficacité 94%) pour soigner d'autres patients. Elle a crée une O.N.G en cherchant à faciliter la vie des habitants du village. Puis les Laboratoires Mascareignes ont vu le jour dans une démarche de commerce équitable. Aujourd'hui ces produits sont vendus sur Internet cf www.labosmascareignes.com.

Enfin l'histoire de Mme Claude Boiron, 53 ans, nous est contée. Cette femme, à peine titulaire de son diplôme d'oncologie, s'est découverte porteuse d'un cancer du sein. Chimiothérapie, ablation du sein, radiothérapie, récidive osseuse ont fait basculer sa vie. Toutefois, malgré son lymphoedème sous l'aisselle, Mme Boiron a mis en place une consultation pour accompagner les malades vers des soins de support. Devenue responsable en 2010 du Pôle  de soins de support à l'hôpital René-Huguenin de St Cloud, elle y fait proposer l'auriculothérapie, le qi gong, la méditation Elle a crée l'association "A force d'envies" pour aider les patientes et les patients à renouer avec leur corps. Pour se renseigner, contacter: www.aforcedenvies.com.

Personnellement, atteinte par un cancer de l'ovaire il y a près de 3 ans, je peux témoigner du chemin de lâcher-prise au contrôle et à la peur de la vie que j'ai pu faire sur le support de la maladie. Depuis, tout en me sachant "en sursis" et soignant des séquelles opératoires, j'ai désiré mettre en ordre ma maison, changer mon regard sur les êtres humains et sur le monde. Je me dis qu'au fond je ne sais rien, que mes croyances et mes idéaux me servaient surtout à me rassurer et que mon seul travail conscient est d'accompagner "ce qui est". Vivre au jour le jour, on en parle, mais qui le fait vraiment? La maladie m'a rendue plus humble et plus ouverte aux autres, m'a fait faire la paix avec mon passé, mes parents, mes frères et sœurs, mon ex-conjoint, mon fils... Je me sens plus réceptive à l'égard de mon corps, plus à l'écoute de mes vrais besoins (silence, positivité, respect, non jugement…). Je peux à mon tour remercier tous les changements que le cancer m'a déjà permis de réaliser.

Lyliane

04/07/2018

La crise migratoire au gré de missions de Médecins sans frontières...

Dans US magazine de juin 2018, Mme Doriane Spruyt a recueilli pour nous les propos de Mme Alice Gautreau. Cette jeune sage-femme a raconté son expérience à bord de l'Aquarius, le navire de MSF (Médecins sans frontières) et SOS Méditerranée. Cette année, elle a fait publier un livre de témoignages chez Pygmalion: "Seuls les poissons morts suivent le courant". Sur l'Aquarius, elle raconte par exemple qu'aucun africain n'aurait laissé un enfant ou un adulte tomber à l'eau. Nos "donneurs de leçons européens" lui semblent complètement décalés! "Les migrants ne viennent pas nous prendre nos boulots, mais pour trouver une vie meilleure". Elle regrette l'image de l'Europe que nous donnons au monde en" leur fermant la porte au nez ".

Elle raconte notamment sa précédente mission au Congo, où elle a touché de près la situation du pays. Cet état est en guerre depuis 1996, notamment en raison de l'exploitation minière, mais personne n'en parle. Nous utilisons quotidiennement nos smartphones sans nous soucier des minerais rares comme la colombite-tantalite (ou coltan en abrégé), extraits des mines congolaises, qui nous servent à conserver nos données. Les gens fuient leur village et ne peuvent plus cultiver leurs champs, d'où dénutrition et migration pour survivre. Ils s'embarquent sur des rafiots pour fuir la guerre et la famine, risquent leur vie, alors que nous les nommons "migrants" et ne les accueillons qu'au compte-goutte, quand nous ne les rejetons pas pour pouvoir garder nos privilèges...

Nous avons tendance en Europe à ne voir que ce qui nous arrange, remarque Mme Alice Gautreau. Cette dernière  a fait ses études en Ecosse et travaillé en Angleterre dans d'énormes maternités, où il y a cependant une femme enceinte par sage-femme. Fermer les petites maternités chez nous lui paraît une aberration! Elle a vu en Afrique agir des tradi-praticiens et elle a constaté que leur médecine se base plutôt sur les plantes. Elle trouve dommage que la médecine occidentale se marie très mal avec la médecine traditionnelle. Elle raconte également comment, depuis l'Aquarius, elle a vu arriver une femme africaine qui avait accouché sur un canot en bois sans assistance au milieu de centaines d'hommes. Son livre s"ouvre sur cette naissance miraculeuse de "bébé Christ". Elle regrette que "ça n'intéresse personne"..

Elle a comparé aussi le quotidien des femmes en Afrique avec le nôtre. Pour elle, les "femmes africaines sont de grandes héroïnes. Elles sont les mères de la Nation". Elle font toutes les tâches matérielles sans se plaindre. Mme Gautreau, qui a grandi dans le sud de la France dans un milieu privilégié, note que, certes, chez nous, les femmes ne sont pas encore les égales des hommes, mais elles sont moins violentées, plus libres de leurs mouvements que sur d'autres continents. Comme si "nous vivions sur la même planète mais pas dans le même monde!"

Pour en savoir plus sur le sujet, consulter l'ouvrage de Mme Gautreau ou le site internet : https://www.tousbenevoles.org/

Lyliane

 

Déclarer les effets indésirables des vaccins obligatoires...

Les effets secondaires des 11 vaccins obligatoires au 1/1/2018, même passagers ou en apparence bénins, doivent être systématiquement déclarés, soit par le médecin (Cerfa N° 10011), soit par le patient ou son représentant (Cerfa N°15031). Formulaires et explications de la procédure de déclaration se trouvent également sur Internet à http://www.infovaccin.fr/legislation_vaccinale.html ou à https://signalement.social-sante.gouv.fr.

Les médecins, souvent par manque de temps ou par négligence, ne déclarent que 10% environ des effets secondaires constatés. De ce fait, il est très difficile de se faire une opinion sur l'après-vaccination. Nous devons donc être particulièrement vigilants et signaler tout effet indésirable. En cas de besoin, s'adresser à la Ligue Nationale pour la Liberté des Vaccinations sur les sites suivants: www.infovaccin.fr ou www.lnplv.adm@orange.fr.

Lyliane

01/07/2018

La France, championne d'Europe des dérogations sur les pesticides...

 

Pour le ministre de la Transition écologique, l'objectif de sortie des pesticides doit être tenu. En même temps au ministère de l'Agriculture, de plus en plus de dérogations pour utiliser certains pesticides sont accordées.
Au moment de faire ses courses, on n’y pense pas toujours, mais souvent les fruits et légumes ont été traités avec un pesticide. Certains sont autorisés, d’autres non. Même dans ce cas, le ministère de l’Agriculture peut accorder (article 53) une dérogation pour 120 jours. En la matière, la France est championne d’Europe. En 2016, le ministère de l’Agriculture en a délivré 52, devant l’Espagne et le Portugal.


Sur le site du ministère de l'Agriculture, les dérogations en cours sont recensées. Cette année, déjà 36 substances font l’objet de dérogations, avec parfois de drôles d'appellations. Pour les cultures de poireaux attaqués par les vers de terre, le Karate. Pour les fraisiers, le Success 4 combat les mouches. Pour les pommiers, le Neemazal détruit les pucerons. Ces produits sont autorisés pour cause d’urgence phytosanitaire. Mais cette urgence est-elle toujours justifiée ?

Alain Déliès est producteur de noisettes près de Carcassonne. Il utilise un herbicide, le Chardol 600 pour se débarrasser des repousses de noisetiers. Ce désherbant, dont la substance active est le 2,4-D, répond-il vraiment à une urgence phytosanitaire ? A l’entendre, il y aurait moyen de s’en passer : "Imaginons que demain pour des raisons que j’ignore, on me supprime le 2,4-D, je trouverai un fournisseur qui me fabrique une machine qui va me couper toutes les branches."


En 2015, le 2,4-D est classé "peut-être cancérogène pour l’homme" par l’Organisation mondiale de la Santé. Pourtant, chaque année, depuis trois ans le ministère de l’Agriculture accorde des dérogations. Nous avons demandé la liste des dérogations accordées pour urgence phytosanitaire au ministère de l'Agriculture depuis 2016 : 17 autres pesticides ont été systématiquement renouvelés chaque année.
Certaines associations craignent que ces dérogations soient accordées trop facilement, à l'instar de Carmen Etcheverry, ingénieur agronome à France Nature Environnement. "Les dérogations, ça doit rester une exception, une solution de dernier recours. Et actuellement en France, c’est utilisé de façon beaucoup trop systématique. Le fait d’accorder des dérogations, ça n’aide pas à tendre vers une diminution de la dépendance de notre agriculture aux pesticides.


Contacté, le ministère de l’Agriculture nous a répondu que ces dérogations respectent le règlement européen (article 53) et qu’il s’agit bien d’urgences phytosanitaires. S’il y a autant de dérogations, ce serait donc dû... à la variété de notre agriculture.

Franceinfo - lundi 25 juin 2018

Une fleur connectée pour mieux connaître les abeilles...

 

Pour  leur projet de bac, des lycéens de la Manche ont inventé une fleur connectée pour mieux comprendre le comportement des abeilles et lutter contre leur déclin. 
Une fleur aux pétales plastiques colorés qui délivre du nectar, du pollen, et informe en temps réel du passage d'une abeille... Le prototype inventé par des lycéens normands devrait permettre d'étudier le comportement des abeilles et de mieux lutter contre leur déclin.
Sous la houlette de Cyril André, leur professeur en systèmes numériques, Benjamin, Jules et Timothée, élèves de terminale au lycée Julliot de la Morandière à Granville (Manche), se sont plongés pendant un an dans la vie des abeilles pour préparer le projet qu'ils doivent présenter au bac.
L'idée était de "décortiquer le terrain" pour permettre à Mathieu Lihoreau, chercheur au CNRS à Toulouse rencontré lors d'un précédent projet de ruche "connectée", de mieux comprendre le comportement des abeilles butineuses grâce à une fleur artificielle.


Hécatombe
Élément clé de la préservation de la biodiversité et de la sécurité alimentaire grâce à son rôle de pollinisatrice, l'abeille peut butiner plusieurs centaines de fleurs et voler jusqu'à dix km par jour. Grâce à elle, 80% des espèces de plantes à fleurs et à fruits de la planète sont pollinisées, et 35% de nos ressources alimentaires dépendent, selon l'Inra, de la pollinisation par les abeilles.
Mais depuis plus de 15 ans, l'hymén sont pollinisées, et 35% de nos ressources alimentaires dépendent, selon l'Inra, de la pollinisation par les abeilles. Mais depuis plus de 15 ans, l'hyménoptère disparaît des campagnes, fragilisé notamment par les néonicotinoïdes, ces insecticides qui s'attaquent au système nerveux et désorientent les insectes. Les apiculteurs ont alerté la semaine dernière les autorités, faisant état de taux de mortalité "d'une exceptionnelle gravité" cette année. Si les facteurs de déclin sont connus, le comportement de butinage en conditions réelles est peu documenté.


Ingénierie
Pour concevoir leur "appât", les lycéens ont d'abord dû comprendre la morphologie des fleurs grâce à des dissections pratiquées en cours de biologie. Ils ont aussi pioché dans l'univers des cosmétiques, utilisant une poire à maquillage pour distribuer le pollen, ou dans l'univers médical, avec une pompe à nutrition qui amène, en quantité contrôlée, le nectar sur la fleur.
L'opération la plus délicate fut sans doute l'étiquetage des bourdons, pollinisateurs moins agressifs et plus gros que les abeilles, sur lesquels les tests ont été pratiqués. Chaque "QR code" a été collé à la glu sur l'animal.

Quant au prototype, il arbore les pétales colorés de la fleur, mais pas la tige, un cœur en PVC rempli de nectar imprimé en 3D, et intègre une caméra pour filmer l'abeille. Il est aussi monté sur un châssis, dans lequel se trouve un mini-ordinateur qui envoie "les informations collectées dans une base de données", explique Cyril André, qui a fait appel à la fondation Dassault Systèmes pour financer deux des machines utilisées pour éviter de "découper les pétales au cutter".
"On veut développer l'esprit créatif des élèves", souligne le professeur, pour qui "demain, tous les métiers seront potentiellement concernés par les objets connectés et la modélisation 3D".


"Survivre"
La fleur artificielle a été testée avec succès sur les bourdons qui sont venus la butiner. "On aimerait que ça puisse aider les abeilles à survivre", confie Benjamin, l'un des trois lycéens, qui était chargé de réfléchir à la distribution du nectar.
Si les conditions financières sont réunies, des tests à grande échelle pourraient démarrer l'an prochain dans les quelque 50 ruches du CNRS à Toulouse.
Quantité de nourriture disponible, champ avec ou sans pesticides, avec ou sans parasites, champs électromagnétiques, couleurs des fleurs, localisation, taille et parfum de la fleur... "On peut faire varier tous les paramètres et comparer les données obtenues dans des conditions environnementales différentes", précise Mathieu Lihoreau, ajoutant que "si ça marche, on pourra s'en servir pendant les vingt prochaines années".

L.N. avec AFP - BFMTV - dimanche 17 juin 2018

30/06/2018

La prise en charge du cancer selon Mr Martin Hirsch, directeur général de l'Assistance publique -Hôpitaux de Paris...

 

Dans la revue Vivre, numéro spécial 100 ans de La Ligue contre le Cancer, une interview de Mr Martin Hirsch a retenu mon attention. Cet homme, en effet, a exercé de nombreuses responsabilités dans le secteur sanitaire et social et il a depuis 25 ans un engagement associatif ( Emmaüs, Tank entreprise et pauvreté), qui lui donne une expérience très large. il a notamment au sein de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), donné des consignes concernant les délais de prise en charge des patients. "Pas plus de 8 jours entre une suspicion de cancer et l'accès à nos services!" Il œuvre ainsi pour que tous soient égaux face à la maladie.

De plus, la prise en charge ambulatoire est devenue une priorité  pour tous, médecins comme patients et pouvoirs publics. C'est une question de confort autant qu'une priorité économique. Cela demande une coordination étroite entre les services et c'est un meilleur lien pour les patients. Autrefois, l'hôpital était plutôt concerné par le curatif. Aujourd'hui, surtout dans les hôpitaux universitaires, la prévention et l'éducation thérapeutique (sevrage tabagique, outils numériques…) sont des champs de recherche à part entière.

Mr Hirsch s'est engagé pour qu'il y ait désormais un vrai travail d'équipe. Des réunions pluridisciplinaires, la "médecine personnalisée" commencent à garantir une meilleure prise en charge des patients. Des admissions  par exemple sont admises sans passer par les urgences et on cherche à rapprocher la ville et l'hôpital. A AP-HP il y a eu notamment un rapprochement avec l'Institut Gustave Roussy et Curie pour "créer une plateforme commune de séquençage génétique à haut débit du génome des patients".

Pour Mr Hirsch, l'alimentation, l'environnement, l'habitat, le mode de vie ont une influence considérable sur la santé. En France, où l'espérance de vie est élevée, les écarts selon les catégories sociales sont prononcés. Des dépistage (col de l'utérus) correspondent au désir de les réduire au maximum.  En 2002, la loi relative aux droits des malades (l'usager est acteur de sa santé) a bouleversé la relation soignant/patient. "Conjuguée avec les Plans cancer, elle fait émerger une prise en charge globale et personnalisée, coconstruite avec les médecins et les patients". Ainsi, l'accès au dossier médical, la prise en charge de la douleur ont progressé.

Lors des premiers Etats Généraux de 1998, La Ligue contre le cancer est reconnue comme porte-parole des malades atteints par cette maladie. Ses campagnes en faveur de la recherche, de la prévention et du dépistage et des actions concrètes pour un retour à une vie normale (convention AERAS) ont changé le regard sur cette maladie. Les bénévoles sont partie prenantes dans la communauté hospitalière. Leurs initiatives aident à améliorer le confort des malades. En plus des blouses roses, il y a depuis 4 ans les "gilets bleus", des volontaires en service civique qui jouent un grand rôle.

L'hôpital est et doit rester un service public au service de tous. Les associations tout comme La Ligue y ont leur place. A l'avenir, on peut imaginer encore des améliorations, des partenariats, des transformations utiles aux malades du cancer… "La chimiothérapie date de 1946; en 2001 nous avons vu les progrès de l'immunothérapie et depuis 2008, nous pouvons séquencer le génome des tumeurs. Des thérapies ciblées sont au point et des programmes de recherche sont à l'œuvre dans le monde entier", dit Mr Hirsch. Gageons que la santé publique devienne une réelle préoccupation des décideurs politiques! Accompagnement, prévention, empathie… le chemin vers un meilleur engagement de tous les français est peut-être là.

Pour s'informer plus précisément, consulter sur internet: www.ligue-cancer.net ou www.aliam.org.

Lyliane

 

29/06/2018

A propos des armes nucléaires en France...

Saviez-vous que le 7 juillet 2017 le Traité d'interdiction des armes nucléaires (TIAN) avait été adopté à l'ONU? Approuvé par 122 Etats, le TIAN rentrera en vigueur quand 50 pays l'auront ratifié. Alors, ce texte historique interdira aux pays signataires de fabriquer, stocker ou utiliser des armes nucléaires en même temps qu'il s'assurera de leur destruction effective.

En 1972 les armes biologiques ont été interdites; puis en 1993 ce fut le tour des armes chimiques. En 1997, les armes antipersonnel ont été interdites. Enfin ce furent en 2008 les armes à sous-munitions qui furent interdites. Ne nous arrêtons pas en chemin! La dissuasion nucléaire c'est à la fois dangereux et polluant, mais c'est aussi du gaspillage d'argent public.

Malheureusement, nous dit le Réseau Sortir du Nucléaire, les 9 pays dotés de la force de dissuasion nucléaire refusent de jouer le jeu. Parmi les mauvais élèves du désarmement, la France s'est illustrée par ses condamnations officielles et ses pressions diplomatiques contre ce traité d'interdiction. En refusant de prendre part aux négociations, le Président Macron réaffirme que la dissuasion reste "la clé de voute  de la défense nationale".

Mobilisons-nous pour faire de ce traité une réalité en demandant à notre Président de le signer. Une pétition existe sur: http:// www.sortirdunucleaire.org/ Petition-Tian. Actuellement une campagne inter-associative a lieu avec Attac, Ican, Man… Soutenons cette initiative! Mme Beatrice Fihn, présidente de l'Association ICAN, a reçu le prix Nobel de la paix en 2017. Elle écrit:" Il n'y a qu'un seul moyen d'empêcher l'utilisation des armes nucléaires: les interdire et les éliminer".

Lyliane

28/06/2018

Aquarius : "la situation est dramatique" selon France-Info...

 

L'Espagne va accueillir les migrants à bord de l'Aquarius, le bateau de SOS Méditerranée. Une décision qui fait un "large consensus" au sein de la classe politique espagnole.

 

L’Aquarius est au cœur de la crise diplomatique qui a opposé la France et l’Italie ces derniers jours. Mego Terzian, président de Médecins sans frontières (MSF) France, une ONG dont plusieurs membres sont sur le bateau qui transporte 629 migrants, revient depuis le plateau de Soir 3 sur la situation à bord. "Le bateau est en route pour Valence, une ville espagnole (…) Une quinzaine de patients (...) nécessitent un suivi médical assez régulier en plus d'autres personnes qui sont malades. On a aussi beaucoup de mineurs non accompagnés à bord du bateau". "On ne sait pas comment les autorités européennes vont réagir" Mego Terzian ne décolère pas face à la décision italienne de refuser d’accueillir les passagers de l’embarcation. "La situation est dramatique. Ces gens ont fui la violence et maintenant ils tombent dans un piège et dans un jeu politique entre des pays européens." Si l'Aquarius symbolise la crise migratoire, le président de MSF France craint aussi les répercussions de cette affaire dans le futur. "Avant ce problème, on a eu des soucis avec des gouvernements européens, notamment le gouvernement italien il y a six mois (…) Ils nous ont déjà posé des problèmes avant l'Aquarius. Après l'Aquarius, si on doit mener une opération de secours en mer, on ne sait pas comment les autorités italiennes ou les autorités européennes vont réagir."
 
Franceinfo - Franceinfo - samedi 16 juin 2018
 
Quant à nous, en France, pourquoi ne pas ouvrir un port ou deux avec une organisation à terre pour recevoir les réfugiés et pour accueillir ces bateaux en détresse ne serait-ce qu'en signe de solidarité ou de simple humanité?
Lyliane

27/06/2018

Viticulteurs: pour protéger nos enfants : traitez en Bio!

 

 


Mise à jour sur la pétition

Mise sous surveillance filière viti bordelaise : analyses 6 vins du Médoc et 1 Bordeaux.

marie-lys BIBEYRAN
listrac médoc, France

27 juin 2018 — Bonjour à tous,



Ce jour le Collectif Info Médoc Pesticides et Alerte aux Toxiques de Valérie Murat ont publié leur dernière action menée conjointement :

6 vins du Médoc et un Bordeaux soumis à une analyse de résidus de pesticides !



Voir les résultats ici :

http://infomedocpesticides.fr/2018/06/27/mise-sous-survei...


Ils sont sans appel, et en même temps si peu surprenants au vu des pratiques sur le terrain, qui diffèrent tellement des discours !



Merci de votre soutien, qui nous permet de mener ce genre d'action, que nous renouvellerons;



Bien cordialement,

Marie-lys Bibeyran.

Vivons-nous un recul du droit à la santé?

Dans notre pays, 9 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, c'est à dire 1 million de plus en 10 ans, dont 3 millions d'enfants et 140 000 personnes vivant dans la rue. En matière de santé, ces personnes en situation de précarité souffrent de ne pouvoir facilement accéder aux soins. Ils sont chômeurs, étudiants, personnes âgées ou travailleurs sans CDI. Pourtant, des dispositifs en France sont censés permettre à tous un accès à la santé. On considère malgré tout qu'entre 40 à 60% seulement des personnes y recourent. Certaines d'entre elles y renoncent faute de moyens ou d'informations. Les soins dentaires, les lunettes, les consultations de spécialistes (dépassements d'honoraires…) sont souvent ressenties comme trop compliqués ou chers.

Il y a des organismes comme La Croix Rouge, qui proposent un pacte Santé Croix-Rouge 2017 aux étudiants. Hélas, 64% des femmes renoncent à se faire soigner. Le reste à charge a en effet progressivement augmenté et fait croître les inégalités. Les mutuelles complémentaires par exemple sont chères ou leur couverture maladie est incomplète. Il existe heureusement l'ACS, aide à la complémentaire santé, mais elle est attribuée sous condition. Dans les campagnes, la désertification médicale, les fermetures d'hôpitaux pénalisent de plus en plus les personnes sans moyen de transport. Les détenteurs de l'AME (aide médicale d'Etat pour les étrangers en situation non régularisée) ou de la CMU (couverture maladie universelle) se sentent parfois discriminés, car certains praticiens ne les reçoivent pas. Bref, l'accès aux soins est un motif de crainte majoritaire pour l'avenir, quand on vit de façon précaire.

La santé n'a pas de prix! Retrouvons les principes même de la Sécurité Sociale, égalitaire et solidaire. "Nous sommes à un tournant décisif", écrivent Mme M. Breton, M. Cahouet, M. Daune, A. Huret, M. Olivain et Mrs D. Rallet et JL Viguier dans L'US retraités. Espérons que le gouvernement actuel sera conscient de ce grave sujet de société et qu'il permettra davantage de prévention et une prise en charge à 100%  pour tous. Car une couverture maladie à deux vitesses avec des mutuelles privées comme aux Etats-Unis, qui laissent beaucoup de personnes au bord du chemin, ne saurait être acceptée par tous les français conscients et responsables. Faisons le savoir haut et fort en soulignant que " la santé n'est pas une marchandise"!

Pour approfondir le sujet,  consulter  par exemple le site officiel: https://www.cnle.gouv.fr ou http://www.academie-medecine.fr/precarite-pauvrete-et-sante.

 

Lyliane

26/06/2018

Connaître le chèque énergie...

Le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire fait savoir aux consommateurs que le chèque énergie depuis le 1er Janvier 2018 remplace le tarif de première nécessité (TPN) et le tarif spécial de solidarité (TSP). C'est une aide nominative au paiement des factures d'énergie qui est attribuée sous conditions de ressources. Elle est envoyée automatiquement une fois par an par courrier.

Ce chèque énergie permet de régler ses factures d'énergie auprès du fournisseur d'électricité, de gaz, de chaleur, de fioul domestique et d'autres combustibles comme le bois. Les personnes logées dans un appartement ou logement-foyer conventionné à l'APL reçoivent aussi cette aide pour leur chauffage, de même que les personnes engagées dans de la rénovation énergétique...

Le chèque énergie peut servir à payer en ligne sa facture d'électricité ou de gaz naturel. On peut aussi demander que son montant soit déduit des factures suivantes. On peut également l'envoyer par la poste au fournisseur. Joindre une copie faisant apparaître ses références client(numéro…). On peut aussi se servir de ce chèque pour régler un achat de combustible (fioul, GPL, bois…). Toutefois ce chèque n'est valable généralement que jusqu'au 31 mars de l'année suivante.

Les travaux réglés avec le chèque énergie doivent être réalisés par un professionnel certifié, à condition que les travaux soient facturés avant la date de fin de validité. Sinon utiliser en échange  "un chèque travaux" de la même valeur pour payer des travaux d'économie d'énergie.

Pour en savoir davantage, lire l'article du Courrier du retraité n° 221 de juin 2018, joindre le 0 805 204 805 ou sur Internet consulter le site: https://chequeenergie.gouv.fr/beneficiaire/info.

Lyliane

 

25/06/2018

Comment Facebook nous "flique", selon les réponses du réseau social au Congrès...

Deux mois après ses auditions au Congrès, Mark Zuckerberg a transmis les réponses à de nombreuses questions. Pas certain qu'on soit rassurés...


Lors de son audition les 10 et 11 avril au Sénat puis à la Chambre des représentants, Mr Mark Zuckerberg avait abondamment usé de la formule "mes équipes vont revenir vers vous pour vous répondre". Le PDG a tenu parole : des réponses aux nombreuses questions (plus de 2.000) auxquelles il n'avait pas répondu ont été transmises aux parlementaires des Etats-Unis, qui les ont mises en ligne (229 pages en tout, en PDF).
Comme le relèvent plusieurs médias américains, comme "Fortune", on y trouve entre autres des éléments sur les diverses façons qu'a Facebook de scruter ce que font les internautes – sur le réseau social comme en dehors, y compris lorsque l'on n'y est pas connecté. Facebook peut ainsi nous surveiller...


1 - Quand on clique sur une publicité
Pixel est une balise web, ou un tag web, qui permet à Facebook de suivre ce qui se passe lorsqu'on clique sur une de ses publicités, et donc de suivre l'internaute après qu'il ait quitté le réseau social. Les données recueillies pourront ensuite être agrégées au profit des annonceurs.
Facebook ne manque pas de signaler qu'il n'est pas le seul à échanger des infos avec des tiers, signalant que c'est par exemple aussi le cas de Google : "C'est une fonctionnalité standard d'internet, et la plupart des sites web et des applis partagent la même information avec de multiples tiers, lorsque les gens utilisent leur site ou leur appli."


2- Quand on a ouvert un onglet Facebook
Le réseau social peut déterminer si vous utilisez réellement Facebook quand vous y êtes connecté, ou si c'est seulement un onglet ouvert parmi d'autres dans votre navigateur. Ce que l'entreprise appelle "en premier plan ou en arrière-plan". Ce suivi inclut les déplacements de la souris, ce qui pourrait permettre à Facebook de déterminer si l'utilisateur est un humain ou un robot.

3 - Quand on fait des achats
Facebook collecte des données sur nos achats, même s'ils sont faits en dehors du réseau social et que l'on n'y est pas connecté. Il peut aussi suivre les jeux (en ligne !) auxquels on joue.


4 - Qui on a dans ses contacts et qui on a joint
Vous avez accepté la proposition de synchroniser votre appareil avec Facebook pour trouver lesquels de vos contacts sont sur le réseau social ? Pratique, c'est sûr... mais gardez alors à l'esprit que l'entreprise aura donc accès à votre carnet d'adresses (au passage, sans que les personnes qui s'y trouvent n'aient leur mot à dire).
En donnant cette autorisation, Facebook pourra aussi avoir accès à l'historique de vos appels, et à celui de vos SMS (comme le mentionne cette page du réseau social, on peut désactiver cette option).


5 - Et encore...Ce qui précède est très loin d'épuiser la liste des 1.001 informations que Facebook récupère. Parmi elles, relève BuzzFeed (qui est en liste 18), il y a encore, par exemple : le nom des applis et des fichiers dans vos appareils, le nom de votre fournisseur d'accès internet ou de votre opérateur mobile, des infos sur les autres appareils à proximité, l'espace de stockage disponible de votre appareil, le niveau de batterie, les métadonnées d'une photo (lieu où elle a été prise, entre autres).


L'art de l'euphémisme
Zuckerberg avait fait montre de beaucoup de diplomatie, pour ne pas dire de langue de bois, face aux parlementaires, mais par écrit son entreprise fait encore mieux, souligne The Verge.
A une question sur l'usage de ses publicités pour discriminer des personnes (une pratique pour laquelle le réseau social a été plusieurs fois mis en cause), Facebook répond par exemple qu'il ne permet pas de ciblage basé sur la race, mais sur une "affinité multiculturelle".


Selon Facebook : les pubs font polémique mais restent très rentables.Ces réponses ne devraient guère suffire à calmer les critiques contre les pratiques de Facebook, qui depuis l'audition de son PDG a notamment été montré du doigt par le "New York Times" pour avoir transmis des données sur ses utilisateurs à une soixantaine de fabricants d'appareils. Dont certains sont pointés par les services de renseignement pour leur dépendance envers le pouvoir chinois, en particulier Huawei.
Autre gros souci récent, un bug a rendu publiques les publications privées de 14 millions d'utilisateurs du réseau social entre le 18 et le 22 mai, mais ce bug n'a été corrigé que le 27 mai. De quoi alimenter les prochaines auditions publiques de Zuckerberg… 

Thierry Noisette - L’Obs - jeudi 14 juin 2018

24/06/2018

Nouvelle règlementation européenne pour la protection des données personnelles.

Dans le Courrier du retraité N° 221, un article de Mme Anne Sophie Quérité est consacré au Règlement général sur la protection des données (RGPD) qui est entré en vigueur au 25 mai 2018. Cette nouvelle règlementation vise "à renforcer la protection des données personnelles des individus au sein de l'Union Européenne". En effet, l'exploitation et le détournement des données personnelles sont de plus en plus fréquents. Le dernier scandale en date est celui de Cambridge Analytica qui, "par le biais d'un questionnaire véreux, s'est emparé des informations personnelles de 50 millions de personnes". Jusque là les citoyens ne semblaient pas tellement interpellés par les déviances du système. Ils recevaient une publicité ciblée et ne voyaient pas bien le risque que les Géants du Web récupèrent leurs données.

Pourtant, que nous nous en rendions compte ou pas, toutes les traces numériques laissées sur le Net par les internautes sont exploitées à des fins commerciales. Il est difficile pour le citoyen lambda de contrecarrer ce système car" le processus est retors, invisible et même sournois". Ce nouveau règlement, sans entrainer des changements radicaux, imposera aux acteurs du web l'obligation de notifier leur politique de protection des données. Une démarche active de la part des utilisateurs est désormais requise: ils doivent prendre connaissance de ces nouvelles règles afin d'être responsables de leurs données personnelles.

Le respect de la législation sera assuré par la CNIL, dont les pouvoirs se trouvent renforcés, et par les associations de consommateurs qui pourront conduire des actions collectives pour forcer à cette mise en conformité. C'est un premier pas important, mais, "pour une réforme en profondeur, il faudrait par exemple une date au-delà de laquelle les données personnelles seraient supprimées. Il faudrait également que les internautes soient prêts à payer pour des services en vue d'éviter la publicité". Voyons tout de même le bon côté de ces avancées. Des alternatives aux grands réseaux sociaux ou aux plates-formes centralisées commencent en effet à émerger! Avec Quant notamment et Lilo! Mais des prises de position politiques devraient suivre… A nous de les demander!

Pour en savoir davantage sur ce sujet, consulter notamment sur Internet: https://www.cnil.fr/fr/comprendre-vos-obligations/les-principes-cles ou www.qwant.com.

Lyliane

23/06/2018

Ecole de la deuxième chance, plan B pour les décrocheurs...

Le supplément de Nice-Matin, Nous, fait le point sur les écoles de la deuxième chance, dont le concept trouve son origine dans le livre blanc "Enseigner et apprendre" présenté à l'initiative de l'ancienne Première ministre Mme Edith Cresson en 1995. La première école de ce type a ouvert à Marseille en 1998 et, depuis, ce sont quelques 124 sites répartis sur 12 régions qui ont accueilli 90 000 jeunes par ce circuit. 83% d'entre eux ont effectué un parcours complet et 61% ont obtenu une "sortie positive" avec un emploi ou un cursus en alternance. Ce dispositif est reconnu par l'Etat depuis 2007. Il s'adresse aux jeunes entre 18 et 25 ans.

Les écoles de la deuxième chance ou E2C permettent de trouver une place à des jeunes sortis du système scolaire sans emploi ni qualification. On leur propose un parcours individualisé, un accompagnement en s'appuyant sur les compétences acquises et l'alternance. Chaque élève évolue à son rythme et il a 18 mois pour sortir de l'établissement qui l'a accepté.  En mars 2017 l'école de la 2ème chance du Var a vu le jour à La Garde. C'est la Préfecture  qui a lancé le projet. Depuis mi-mai 2018, l'E2C varoise fait partie officiellement du réseau national avec l'obtention d'un label. Les élèves passent 60% de leur temps en centre de formation et ils bénéficient d'un coaching par des encadrants pour les aider à affiner leur projet. 

L'école est en lien étroit avec les entreprises, qui trouvent là beaucoup de leur future main d'œuvre. En effet, la plupart des élèves sont très motivés et s'investissent à fond dans les ateliers. L'E2C est soutenue par l'Etat, la Région, l'Union Européenne, les Communautés d'agglomération, les villes, les entreprises et la CCI. Avec de bons résultats, l'école de la Garde a ouvert 3 autres sites dans le département: Fréjus, Brignoles et Draguignan. En un an, 300 jeunes y ont été accueillis pour une durée moyenne de 6 mois.

Nice pourrait bientôt se doter d'une école de la 2ème chance sur son territoire. Une délibération dans ce sens a été votée à l'unanimité lors d'un conseil métropolitain. Il permettra de financer une étude de faisabilité. De belles opportunités pour rebondir!Pour en savoir davantage sur l'E2C du Var, contacter: www.e2c-var.fr ou le 04 94 75 24 15.

Lyliane

21/06/2018

Comment récupérer des palettes et en faire du mobilier de jardin?

Au cours de l'émission "C'est au programme" animée par Mme Sophie Davant sur la 2ème chaîne de télévision, Mr Philippe Colignon a montré aux téléspectateurs français tout ce qu'on peut faire dans son jardin à partir de simples palettes de récupération en bois brut. La plupart du temps on les récupère gratuitement chez des commerçants. Toutefois, on peut également en commander sur Internet à un prix très bas. Si l'on veut en faire du mobilier de jardin, on a intérêt à raboter les planches la palette une fois démontée et à les protéger au pinceau par de l'essence de térébenthine, une lasure ou du vernis incolore.

Pour construire des carrés potagers, des bacs ou des jardinières, démonter la ou les palettes, retirer les clous, découper à la scie les lattes de la taille voulue, percer des trous et y placer des vis. Au fond, fixer par des clous ou agrafer de la toile géotextile, puis du terreau et c'est terminé. il n'y a plus qu'à planter fraisiers ou salades. Si l'on veut un jardin potager en hauteur pour y mettre des aromates sur un balcon, on a besoin de plus de palettes, afin de faire des pieds.

Pour une table basse ou un transat d'extérieur, y rajouter des coussins et des roulettes par exemple. Les bricoleurs feront une cabane pour leurs enfants ou petits-enfants. Là il faut compter une bonne journée de travail et démonter de nombreuses palettes. Il existe un ouvrage paru chez Terre Vivante qui donne des plans et des conseils. Mme Françoise Manceau-Guilhermond, en effet, l'a intitulé "Mes meubles et ma déco en palettes". Il existe également un livre de Mme Béatrice d'Asciano paru chez Decitre: "Palettes Récup' Spécial jardin" ainsi que de nombreux tutoriels sur You Tube. Des sites internet comme www.cotemaison.fr ou www.bopalett.com se sont aussi spécialisés dans ce type de récupération innovante.

Lyliane

 

 

20/06/2018

La musicothérapie au sein des EHPAD...

La Fondation des Hôpitaux de France cherche à améliorer le quotidien des personnes hospitalisées. C'est pourquoi elle a fait l'acquisition de trois bornes musicales en libre accès à l'EHPAD "Les jardins du Castel" à Châteaugiron (35). Elles permettent aux résidents de cet établissement d'Ille et Vilaine d'écouter plus de 1000 titres de musique classique, de relaxation et de variété. Cette stimulation multisensorielle est appréciée, elle stimule la mémoire et crée du lien social entre les personnes de l'EHPAD.

Réservées aux espaces d'accueil et aux couloirs, ces notes de musique choisies par les résidents n'envahissent pas pour autant les chambres de ceux et celles qui préfèrent le calme. S'y greffent par périodes des karaokés et des lotos musicaux. Qu'ils soient mélomanes ou pas, la qualité de vie des 121 patients de l'ensemble de l'EHPAD a été améliorée par ces sortes de "juke box", remarque le personnel soignant.

Se divertir malgré l'âge, les handicaps ou l'isolement n'est pas un luxe! Au contraire cela rend le séjour des résidents plus joyeux et animé. D'autres EHPAD feraient bien de s'inspirer de cette initiative réussie. Pour en savoir davantage, contacter par exemple: www.fondationhopitaux.fr.

Lyliane 

19/06/2018

Comment financer ses études?

Au moment où les élèves des classes terminales passent le baccalauréat et s'occupent de leur prochaine rentrée via le nouveau système "Parcourssup", n'est -il pas légitime de s'interroger, comme le fait Mme Laurence Ollivier dans Version Femina, sur le financement des études universitaires en France? Car tous les élèves ne sont pas boursiers! Les bourses, en effet, sont accordées sous conditions de ressources de la famille. Le dépôt des demandes de bourse devait être fait jusqu'au 31 mai sur www.messservices.etudiant.gouv.fr. Tous n'auront pas non plus la chance de décrocher la mention très bien au bac, ce qui leur donnerait la possibilité de solliciter une aide au mérite de quelques 900 euros annuels... 

Pour les formations sociales ou paramédicales, cependant, certains Conseils Départementaux peuvent faire un geste. Il faut savoir aussi que les doctorants qui s'orientent vers la recherche et les élèves préparant des concours de la Fonction Publique peuvent recevoir des aides. Enfin les titulaires d'un master préparant une thèse dans les domaines de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie sont susceptibles de recevoir une bourse de l'ADEME. Pour toutes ces possibilités offertes aux jeunes, se renseigner auprès des 1500 centres d'information jeunesse et sur www.cidj.com.

Par ailleurs, les étudiants les moins fortunés peuvent compter sur les aides de la CAF (Caisse d'allocations familiales) qui peuvent aller jusqu'à 200 euros par mois, de l'APL (aide personnalisée au logement) ou même de l'ALS ou ALF pour payer leurs loyers. Ces aides sont versées aussi en cas de colocation. Il peut s'y ajouter le cas échéant: l'avance Loca-Pass pour financer le paiement de garantie et la Clé (caution locative étudiante) pour obtenir la caution de garantie de l'Etat.

Si l'étudiant veut tenter de décrocher une aide à la mobilité internationale ou la fameuse allocation Erasmus+ pour étudier en Europe (entre 150 et 300 euros par mois), il peut se renseigner sur www.enseignementsup-recherche.gouv.fr rubrique generation-erasmus.fr. Enfin, un prêt étudiant classique est possible avec caution des parents pour 7 ans environ pour un montant de 15 000 euros. Egalement possibilité de souscrire un prêt étudiant Bpifrance à durée limitée garanti par l'Etat auprès de banques comme la BNP, la Banque Populaire, la Caisse d'Epargne, le Crédit Mutuel… Veiller à avoir une caution familiale pour éviter des taux élevés par la banque.

Lyliane