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17/01/2021

Aires protégées, est ce la solution pour la biodiversité?

L'efficacité des politiques d'aires protégées dépend du type de zone concernée, de la manière dont elles sont mises en œuvre et de leur acceptabilité par les populations locales. Deux chercheurs appellent à mieux prendre ces éléments en considération.
Tribune. Le One Planet Summit, qui s’est ouvert lundi 11 janvier, s’est fixé pour objectif des avancées dans les domaines de la préservation de la biodiversité. Parmi les objectifs évoqués, celui de placer sous protection 30% de la surface du territoire terrestre est fréquemment mis en avant. Si l’augmentation des surfaces à protéger apparaît comme un outil essentiel pour participer à la conservation des espèces et des écosystèmes, la question de leur efficacité apparaît néanmoins cruciale, en particulier dans les régions tropicales des pays en développement où les niveaux de biodiversité sont les plus élevés. Ainsi, les politiques d’aires protégées sont un outil de politique environnementale fréquemment utilisé, en particulier pour préserver les zones forestières, et un certain nombre de travaux de recherche soulèvent des questions sur leur impact effectif.Tout d’abord, la question de leur localisation est cruciale : le rôle des zones protégées est de mettre à l’abri les écosystèmes menacés par l’activité humaine. On devrait donc s’attendre à ce que les zones choisies pour être protégées soient celles où les pressions économiques sont les plus importantes et menaçantes. Si l’on s’intéresse par exemple au problème de la déforestation au Brésil, les aires protégées, pour être effectives, devraient se situer au plus près des zones de déforestation afin de restreindre l’expansion agricole, qui en est majoritairement responsable. Or, il a été montré par de nombreux travaux que ces aires protégées sont plus souvent localisées dans des lieux faiblement menacés : plus loin des routes et autres moyens de communication ou des zones à forte expansion agricole. Ainsi, il a été montré que les aires protégées situées dans des zones à faible pression économique n’ont pas, ou n’ont que très peu d’impact en termes de réduction de la déforestation. Ce phénomène, appelé «biais de localisation», est fréquemment souligné par les travaux académiques, et interroge la capacité des aires protégées à être autre chose que des éléments de communication et de greenwashing de la part des Etats.


Accès des populations locales
 De plus, la question de la mise en œuvre de ces surfaces protégées est à questionner. Il ne suffit pas qu’une partie du territoire soit déclarée protégée pour que cette conservation entre en vigueur. La capacité des Etats à faire respecter la réglementation est ici centrale. Ainsi, si les aires protégées abritent des espèces animales ou végétales rares et convoitées, une protection faible ne suffira pas nécessairement à détourner les comportements de braconnage. On a encore vu récemment que six gardes d’un parc national de République démocratique du Congo ont été tués, probablement par des braconniers, dans une zone riche en gorilles et éléphants. Les études d’efficacité menées pour estimer la capacité de conservation des aires protégées montrent clairement que leur bonne mise en œuvre dépend fortement des moyens alloués à leur gestion. Par exemple, au Brésil, les aires protégées fédérales connaissent moins de déforestation que les aires protégées gérées par les Etats brésiliens, car celles-ci disposent de moyens plus importants, d’une gestion plus stricte et d’un cadre politique mieux construit. Ici aussi, il est donc nécessaire d’aller au-delà d’un affichage pour donner les moyens aux zones protégées d’être efficaces.
Enfin, les questions relatives aux droits d’accès des populations locales aux ressources des écosystèmes sont des éléments importants de décision. D’un côté, on peut considérer que les écosystèmes forestiers ou marins présentent des caractéristiques de bien global, tels que les réserves de carbone ou le maintien de la biodiversité ; ce qui justifie une démarche internationale pour leur protection. Cependant, il est aussi nécessaire de comprendre que ces ressources constituent pour des populations importantes des éléments essentiels à leurs moyens d’existence. On estime ainsi que plus d’un milliard de personnes dans le monde dépendent des forêts pour leur subsistance. Priver une partie de ces populations des ressources qui seront protégées apparaît donc comme injuste et potentiellement inefficace, voire apparenté à une forme de colonialisme vert. Il est donc crucial de réfléchir à la protection des espaces sensibles en impliquant fortement les personnes et communautés vivant à leur proximité.

Une inefficacité des aires protégées, ainsi que des conflits d’usage des terres, peut renforcer les hostilités quant à leur mise en place. Ainsi, des effacements d’aires protégées, et leur affaiblissement lié à l’autorisation d’activités extractive, ont été observés dans de nombreuses régions tropicales des pays en développement, notamment au Brésil. Localisation, moyens, concertation : au total, il est nécessaire de ne pas se contenter d’éléments d’affichage sur la quantité de surfaces à protéger, mais de réfléchir prudemment aux conditions de leur mise en œuvre, sans quoi nous continuerons à échouer dans la poursuite de nos objectifs de conservation des écosystèmes.
Vous souhaitez proposer une tribune à Libé ? Ecrivez à idees@liberation.fr.
 
 

09/01/2021

Pas d'impasse sur le psoas, appelé aussi muscle de l'âme!

Mme Fabienne Colin dans Version Fémina attire notre attention sur ce muscle méconnu qu'est le psoas. Pourtant, ajoute-t-elle," il est sollicité sans arrêt, notamment quand on marche". Le terme psoas désigne un groupe musculaire essentiel de la région pelvienne. En fait, nous aurions deux psoas, un de chaque côté de la colonne vertébrale. Et chacun serait constitué de 3 muscles: le petit psoas, le grand psoas et l'iliaque, qui sont rattachés aux vertèbres du bas du dos. Il est également connecté au diaphragme au niveau des lombaires. Aussi, toute émotion forte est censée avoir des répercussions sur le psoas.

Ces muscles ont une forme fuselée et ils traversent le bassin en descendant vers le fémur, à l'avant de l'articulation de la hanche. Le psoas est le seul muscle qui rattache nos jambes à notre dos. C'est en partie grâce à lui que nous nous maintenons droit. Il permet aussi une mobilité articulaire de la hanche et donne la flexion de la cuisse sur le bassin pour marcher. C'est pourquoi la sédentarité et l'âge peuvent le rendre raide ou douloureux car il est innervé par le nerf crural. Toutefois, trop le solliciter le raidit, si l'on fait de longues randonnées, du jogging ou du football.

Selon le masseur-kinésithérapeute et ostéopathe Mr Alexandre Auffret, les assouplissements debout ou sur le dos et certaines postures de yoga (ouverture des hanches) devraient nous motiver, surtout si en plus nous vivons des stress ou des oppressions. Des douleurs abdominales en cas de troubles digestifs peuvent même être liées à son raidissement. Pour en savoir davantage sur le sujet, consultez de site de Mr Auffret: toutpourmasante.fr.

Lyliane

 

 

05/01/2021

Maud Fontenoy voit l'océan comme un réservoir de ressources...

Pour Maud Fontenoy, il faut voir l'océan comme une immense bibliothèque, où les animaux et les plantes seraient des livres. "Si vous brûlez ces livres, vous obtenez un peu de feu et un peu d'énergie", explique-t-elle. "Mais vous ne saurez pas tout le potentiel que ces livres nous offrent."
Un ver au super sang:
Et parmi ces "livres de solutions", il en a un qui n'a l'air de rien: le ver arénicole. Ce petit asticot de plage pourrait pourtant révolutionner les transplantions d'organes. "Son hémoglobine transporte 40 fois plus d'oxygène que l'hémoglobine humaine, et transmissible à tous les groupes sanguins", explique Maud Fontenoy
Autre exploit du sang de l'animal : il peut être lyophilisé. Et donc conservé bien au-delà de 3 semaines, contrairement aux poches de sang humain. "On va pouvoir conserver nos greffons qui s'abîment souvent par manque d'oxygène". Pas étonnant donc que le ver arénicole passionne les chercheurs.
Une méduse immortelle
Dans la même veine, la médecine se penche sur une méduse qui mesure 5mm de long, la Turritopsis nutricula. "Elle très étudiée actuellement parce qu'elle est immortelle", indique Maud Fontenoy. "Quand elle vieillit, elle redevient un œuf. C'est un peu comme si on imaginait un vieillard qui reviendrait bébé ou un papillon qui reviendrait chenille."
De quoi fasciner la médecine, qui n'a cependant pas encore trouvé d'applications concrètes pour cette découverte. Mais le milieu de la cosmétique est évidemment très intéressé.


Maud Fontenoy appelle à agir pour la protection des mers et des océans, "la marmite de l'humanité"
Une éponge contre le cancer
De manière plus essentielle, les chercheurs dans la lutte contre le cancer trouvent aussi des solutions dans les océans. "En 1908, on a compris la prolifération des cellules cancérigènes grâce à l'étoile de mer, découverte qui a valu un prix Nobel", dévoile la navigatrice.
Et les avancées dans le domaine continuent aujourd'hui. "L'année dernière, on a découvert une molécule dans certaines éponges de mer qui, peut être, serait efficace dans la lutte contre le cancer", ajoute-t-elle. 
Vers, méduses, étoiles de mer et éponges de mer sont donc autant de raisons supplémentaires de protéger les océans. "Si tu les dégrades, tu pollues ta propre survie. Et tu écrases du pied les solutions en même temps", résume ainsi l'ambassadrice auprès du Ministère de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse pour l’éducation à la Mer et les classes de Mer.

Selon Mr Alexis Patri - Europe 1 - vendredi 18 décembre 2020

30/12/2020

Les fascias, ces "airbags" de notre corps...

Dans Version Fémina, un article de Mme Carole de Landtsheer attire notre attention sur les fascias, ces tissus profonds qui sont " de véritables amortisseurs de nos chocs corporels et psychiques". Ce sont, en effet, de fines membranes élastiques qui compartimentent, enveloppent et relient toutes nos structures: organes, muscles, ligaments, tendons, nerfs, os, vaisseaux sanguins... Ce réseau de tissus conjonctifs formés de collagène absorberait nos stress physiques et psychiques. La journaliste s'appuie sur l'ouvrage de Mr Christian Courraud, fasciathérapeute, intitulé  "Fascias, le nouvel organe-clé de votre santé" paru chez Leduc.s Pratique et aussi sur l'expérience de Mme Nadine Quéré, kinésithérapeute.

La fasciathérapie est une méthode alternative née dans les années 80  et qui découle de l'ostéopathie. Son but est d'entretenir la souplesse des fascias et de leur redonner leur élasticité. En effet, "plus un fascia est raide, plus il a tendance à entretenir l'inflammation, la fibrose et la douleur". Cette spécialité, qui stimule le lâcher-prise, s'est tournée vers l'arthrose, les céphalées, la fatigue inexpliquée, le syndrome de l'intestin irritable, la fibromyalgie et même l'endométriose. On sait d'après de récentes études que les lombalgies se traduisent par un raidissement des fascias. C'est une thérapie douce, pratiquée sur une table de massage en restant habillé, que même les femmes enceintes peuvent faire pratiquer sur elles et leurs bébés. Il y a peu de contre-indications: AVC, traumatisme crânien... Bien entendu, aucune prétention de se substituer à un traitement médical!

Malheureusement, le Ministère de la Santé ne reconnaît pas la fasciathérapie. Seules certaines mutuelles couvrent une partie des frais. Pour une séance de 30 minutes, il faut compter de 40 à 80 euros. Tous les RV débutent par un entretien. Plusieurs séances, espacées d'un mois environ, sont nécessaires notamment pour un lumbago. Pour les migraines ce peut être plus long. L'Association FasciaFrance publie sur son site (www.fasciafrance.fr) un annuaire de ses adhérents, qui sont des professionnels de santé. En tout état de cause, vérifier la formation de votre fasciathérapeute (500 heures de cours au moins) et appréciez son éthique, avant de vous engager dans une séance de soin.

Lyliane

 

 

28/12/2020

Campagne "sémetazone" en faveur des pollinisateurs...

 

 
Une action concrète pour la biodiversité.
 
 
Voir la version en ligne
 
 
 
Chères amies, chers amis,
 
Alors que le gouvernement vient de réautoriser les insecticides "tueurs d'abeilles", nous ne devons pas rester sans réagir. Car depuis une trentaine d'années, nous assistons à un véritable écocide ! Près des 3/4 des insectes volants ont disparu, subissant les effets de l'agriculture chimique, de la monoculture, de l'arrachage des haies et de l'artificialisation des terres agricoles.
 
Nous avons le pouvoir d'agir individuellement et collectivement. Nous vous proposons aujourd'hui de soutenir le projet SEME TA ZONE en semant des arbres et arbustes pollinifères adaptés aux abeilles et aux insectes pollinisateurs.
 
En contribuant, vous nous aidez également à financer des actions de mobilisation citoyenne, des actions juridiques, la production de rapports approfondis dans le cadre de la lutte contre les pesticides. Et le lancement à venir d'une vaste campagne pour débitumer et végétaliser un maximum d'établisements scolaires.
 
 
Nous avons sélectionné quatre essences d'arbres et d'arbustes différentes, remarquables pour leurs qualités mellifères, que vous pouvez semer ou offrir.
 
 
 
En soutenant ce projet, vous recevrez des semences d'arbres et d'arbustes adaptées aux insectes pollinisateurs et vous nous donnerez les moyens d'agir.
 
Grâce à votre soutien :
  • nous lancerons une procédure contentieuse devant le Conseil d'Etat visant à empêcher la réautorisation des pesticides néonicotinoïdes.
  • nous mettrons également sous pression l'industrie agro-alimentaire afin qu'elle s'engage à ne pas utiliser de sucre issu de betteraves traitées aux néonicotinoïdes.
  • enfin, grâce à votre appui, nous lancerons dans les tous prochains mois une nouvelle campagne visant à encourager la végétalisation des cours d'écoles, de collèges et de lycées. A chaque fois que nous collectons 150 € supplémentaires dans le cadre de ce financement participatif, nous nous engageons à envoyer un arbre dans une nouvelle école.
 
Face à l'effondrement des écosystèmes, nous ne nous résignons pas à subir les évènements !
 
 
 
"Sème ta Zone"
mode d'emploi
 
 
Etape 1 : Je choisis ma contrepartie sur la page Ulule du projet SEME TA ZONE.

Etape 2 : Si j'ai commandé avant le 5 décembre, je reçois mon pack avant Noël, sinon les contreparties seront envoyées au fil de l'eau jusqu'à la fin de la collecte, le 31 Janvier 2021.

Etape 3 : Je reçois mon pack, je suis les indications de la fiche pratique correspondant à mon essence d'arbre et j'aide mes plantations à grandir, jour après jour !

Que vous ayez ou pas un espace dédié, vous avez la possibilité d’agir :
  • soit en profitant de la période de fête de fin d’année pour offrir un cadeau beau et utile à vos proches ;
  • soit en semant des graines d’arbres et d'arbustes mellifères dans un pot puis en pleine terre.
 
Quels que soient votre situation et le montant de votre contribution, vous nous permettez d’offrir un arbre à une école à chaque fois que nous collectons 150 euros.
Quatre essences d'arbres et d'arbustes mellifères
 
Févier d'Amérique
Arbre à feuillage fin doré, jaunissant à l'automne et fleurissant entre mai et juin en blanc crème. Il fructifie ensuite en gousses étonnantes de 30 cm, couleur acajou.
 
Acacia Mimosa
Arbuste à croissance rapide au feuillage très fin, persistant, et à la floraison parfumée de décembre à mars. Très résistant à la sécheresse il se portera mieux dans la moitié Sud de la France.
 
Arbre de Judée
Petit arbre à port étalé, ses fleurs rose pourpre éclosent à même le bois dès mi-avril. Elles persistent une partie de l'hiver, très appréciées des oiseaux.
 
Arbre aux Abeilles
Arbuste pionnier, à croissance rapide. Ses fleurs, très parfumées donnent un nectar particulièrement riche, très apprécié des abeilles entre juillet et août. 
 
 
★ Ne doutez jamais qu'un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. En fait, c'est toujours comme cela que ça s'est passé.★
- Margaret Mead (1901 - 1978) - Anthropologue.

Stéphen, Martin, Benjamin, Magali, Mathias, Michèle, Céline, Manon, Aurore, Alejandra, Benoît et toute l'équipe d'Agir pour l'Environnement.

27/12/2020

Dioxyde de titane: un additif dangereux à interdire définitivement...

Dans le Courrier du retraité comme dans la Lettre de l'association Agir pour l'Environnement, il est question d'une substance interdite depuis le 1er janvier 2020 en France pour un an concernant la mise sur le marché des denrées alimentaires contenant du dioxyde de titane. Or, ce colorant référencé E 171 est utilisé à grande échelle nano dans les produits pharmaceutiques et cosmétiques, afin d'améliorer l'aspect des produits. L'ANSES fait état de plus de 10 000 tonnes de TiO2 produites et importées en France chaque année. Faute de renouvellement notifié à la Commission Européenne par le Ministre français de l'Economie, le dioxyde de titane pourrait revenir dans nos assiettes (plats cuisinés, confiseries, pâtisseries...) et dans notre environnement (peintures, articles de sport, crèmes solaires, eau de lavage des tissus...).

Il est pourtant recommandé par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de "limiter l'exposition des travailleurs, des consommateurs et de l'environnement en favorisant les produits dépourvus de nanoparticules". Les dimensions de ces particules (30 000 fois plus fines que l'épaisseur d'un cheveu) et leurs propriétés particulières leur permettent de pénétrer profondément les tissus physiologiques, les organes, y compris chez les nouveaux-nés et de s'y accumuler. Elles sont soupçonnées de générer des lésions précancéreuses. Agir pour l'Environnement a lancé une pétition, afin de maintenir la pression sur le gouvernement français. On peut la signer sur le site: www.stopdioxydedetitane.fr. Il est également possible de faire un don sur: https://soutenir.agirpourlenvironnement.org.

Lyliane

 

 

26/12/2020

Prix Fémina des lycéens 2020...

Ce mercredi 9 décembre 2020, Laurent Petitmangin a reçu le prix Femina des lycéens. L’auteur a appris sa victoire en direct lors d’une émission filmée au lycée Jules-Verne de Mondeville et animée par leurs camarades du lycée Fresnel.
 
Depuis la rentrée de septembre 2020, 520 lycéens de quatorze établissements de Normandie, deux de la région académique de Lille (Nord) et deux autres de la région d’Amiens (Somme), ont lu une sélection de dix ouvrages, avant de désigner le lauréat du 5 prix Femina des lycéens.
La proclamation du lauréat a été diffusée ce mercredi 9 décembre midi, en direct, lors d’une émission de webradio filmée dans les locaux du lycée Jules-Verne de Mondeville, près de Caen, et animée par des élèves de l’établissement voisin, Augustin-Fresnel.
C’est l’écrivain originaire de Metz (Moselle) Laurent Petitmangin qui a eu la faveur du jury.

Son premier roman, Ce qu’il faut de nuit évoque les relations entre un père veuf et ses deux fils, qu’il doit élever seul. « L’auteur a retranscrit avec une émotion qui nous a bouleversés l’amour qui unit le père et ses fils, malgré les épreuves cruelles que la vie leur réserve », résume Thomas, un des lycéens membre du jury.
« Un immense honneur »
Joint par téléphone pendant l’émission, l’écrivain a eu bien du mal à cacher son émotion. « Vous ne pouvez pas imaginer combien cela me fait plaisir », ont été les premiers mots du lauréat. « Je suis impressionné par la confiance que vous me faites, c’est un immense honneur. »
Pour son premier roman, Laurent Petimangin a frappé fort en remportant son troisième prix en quelques semaines (il a reçu en août le prix Stanislas du premier roman puis en septembre le prix Georges-Brassens). Les critiques littéraires sont dithyrambiques : « Roman fulgurant avec une sensibilité et une finesse infinies », « Une plume d’une humilité, d’une douceur et d’une véracité remarquables », « Un premier roman pudique, sensible, terrible aussi, que l’on referme le cœur serré », peut-on lire au gré des sites spécialisés sur Internet. Ce qu’il faut de nuit a devancé dans le cœur du jury lycéen le vainqueur du prix Femina 2020, Serge Joncour, lui aussi en compétition.
Le succès n’a cependant pas tourné la tête de cet époux et père de famille qui continue d’exercer son métier de cadre dans une grande compagnie aérienne, en région parisienne. Avant de rendre l’antenne, Laurent Petitmangin a dédié son prix à sa maman, « qui a suivi mon aventure dans le prix Femina dès le début mais n’est plus là pour connaître le dénouement ».
Ce qu’il faut de nuit, 190 pages, aux éditions La Manufacture de livres, 16,90 €.

Selon Mr Jean-Philippe GAUTIER. - Ouest-France - mercredi 9 décembre 2020

25/12/2020

L'école à l'extérieur: on y vient!

Mme Valérie Josselin signe un article dans Version Fémina à propos d'une pratique pédagogique qui fait de nombreux adeptes dans notre pays: la classe à l'extérieur. En effet, les enseignants français, s'inspirant de ce qui se fait au Danemark, en Suède, en Allemagne, en Belgique, en Suisse et même au Japon, font au moins pour quelques heures de plus en plus la classe au dehors. Pour le moment ce sont des initiatives locales dans le primaire de certaines Académies pionnières comme à Poitiers ou à Dijon depuis 2 ans environ, mais elles sont prometteuses!

Mme Crystèle Ferjou, conseillère pédagogique et co-auteure de l'ouvrage publié chez Robert Laffont "Emmenez les enfants dehors!" s'en réjouit beaucoup. Dès 2010 elle emmenait ses élèves à l'extérieur. Le premier confinement aurait apparemment accéléré les choses. Les enfants quoi qu'il en soit en sont ravis, car ils ont besoin de bouger et de se mouvoir au sein de la nature. Pas besoin d'une forêt pour sortir: une cour avec un coin d'herbe et des arbres, un jardin public peuvent suffire. Et beaucoup de matières et d'activités y sont possibles: depuis l'EPS jusqu'aux sciences de la nature, des maths jusqu'aux arts plastiques. Cela change tout le monde de la passivité devant un tableau ou des écrans!

Les neurosciences l'ont démontré:on apprend avec le corps tout entier. La joie d'apprendre, de plus, facilite l'apprentissage. Les enseignants se sont vite aperçus que les enfants gagnent en créativité, en concentration, en mémorisation et en compréhension. Dehors, on note que la coopération prime sur la compétition et que les élèves dits "en difficulté" ont l'occasion de se remotiver dans des activités où ils excellent. Seuls certains parents restent encore frileux devant ces initiatives. Ils craignent le mauvais temps, le froid, les blessures, les tiques ... alors que les enfants bien couverts "se régalent".

Des réseaux très actifs comme "RPPN (réseau français de la pédagogie par la nature) ou "Profs en transition" (25 000 membres sur Facebook) peuvent fournir conseils et fiches pédagogiques. Espérons que cet usage se répandra et que l'Education Nationale s'engagera à son tour dans ce type d'innovation. Cela montre aussi que souvent c'est la base qui fait bouger les institutions! Si vous avez des témoignages à apporter à ce sujet, faites nous en part... Nous les publierons bien volontiers.

Lyliane

23/12/2020

Il y a plusieuurs façons d'utiliser l'argile...

Dans Version Fémina, la journaliste Mme Sylvie Boistard est allée interroger Mme Nina Moureaux, naturopathe, au sujet des divers emplois possibles de l'argile. Pour la plupart d'entre nous, nous connaissons la pâte d'argile verte toute prête ou les bandes imprégnées d'argile que l'on achète dans les pharmacies. L'argile est, en effet, connue depuis des temps immémoriaux pour ses vertus thérapeutiques (silice, magnésium, zinc, cuivre, fer, potassium, manganèse...).

Tout d'abord, ses propriétés anti-inflammatoires et sédatives agissent contre la douleur en cas de tendinite (élongation des ligaments). Il est utile alors de confectionner un cataplasme d'argile verte diluée en pâte malléable avec de l'eau minérale sur 1cm d'épaisseur posé directement sur la peau.

En compresse, l'argile est utilisée plusieurs fois par jour pour apaiser les brûlures superficielles et nettoyer les impuretés d'une blessure. On met en général une bande de gaze pour protéger la lésion et on attend le durcissement de l'argile avant de retirer la compresse. De même un bain à l'argile (2 à 3 cuillères à soupe dans un bain tiède) peut être efficace pour calmer les douleurs articulaires.

En usage interne, il convient d'être très prudent si l'on est enceinte, en dessous de 18 ans environ ou si l'on souffre d'un ralentissement intestinal, car l'argile contient du plomb et peut entraver l'action de certains médicaments et de la pilule contraceptive. Pourtant l'argile est réputée calmer les problèmes digestifs (brûlures d'estomac, ballonnements, gaz...). Dans ce cas mettre 1 à 2 cuillères à café d'argile verte dans un verre d'eau et laisser reposer toute la nuit. Le matin, boire l'eau de surface seulement...

Enfin des gargarismes trois fois par jour à l'argile verte diluée dans un peu d'eau calment le feu d'une inflammation de la gorge. En bains de bouche on peut aussi traiter aphtes et gingivites. Sans oublier les masques à l'argile blanche ou rose susceptibles de nettoyer en profondeur les pores de notre peau. Bref, cette terre miraculeuse mérite bien sa place dans notre salle de bains et remplace à peu de frais des spécialités plus agressives pour notre peau.

Lyliane

 

Avec Jamy, un confinement ...scientifique!

Avec le hors-série du magazine hebdomadaire, Le Point, coup de projecteur sur les sciences au quotidien. Depuis notre cuisine, notre salle de bain, notre jardin, il est possible de se poser de grandes questions scientifiques. 

Grâce à Jamy Gourmaud, vous verrez qu’une vie confinée peut devenir un formidable terrain d’exploration scientifique.

On se demandera également de quelle façon la pandémie a changé notre rapport aux sciences. Pourquoi certains d’entre nous affichent une saine confiance dans la science alors que d’autres s’en détournent et préfèrent adhérer à des croyances difficiles à réfuter, car rappelons-le l’un des fondement de la science c’est d’être réfutable ?

Nous verrons également quelles sont les bases du contrat de confiance entre la science et la société.

Avec :

  • Elena Pasquinelli, Philosophe spécialiste des sciences cognitives, chercheur associé de l'Institut Jean Nicod, co-auteur de L’art de faire confiance Ed.Odile Jacob
  • Mathieu Farina, enseignant, agrégé de sciences de la vie et de la terre, spécialisé en écologie et en biologie évolutive et co-auteur de L’art de faire confiance Ed.Odile Jacob
  • Louise Cunéo, journaliste au Point qui publie un Hors-Série : Les sciences au quotidien
 
L'équipe

21/12/2020

Rouler à vélo en toute sécurité...

La prévention des accidents est essentielle lorsqu'on fait de la bicyclette. Mme Fabienne Colin a sélectionné dans la revue Version Fémina des accessoires malins et efficaces. Tout d'abord, un casque lumineux pour être vu de loin. Par exemple, le Matrix de Lumos doté à l'arrière d'un écran de 77 LED. Sur le front, le casque intègre aussi une bande de 22 LED blanches. Il est connecté à une appli et peut être équipé d'un système de protection contre les chocs. Actuellement, son prix est de 279 euros, mais une nouvelle version moins chère (moins de 100 euros) sera en prévente à partir de janvier 2021 sur bemojoo.com. Le casque connecté BH 51 Néo de Livall comporte un bouton SOS qui alerte un proche en cas de besoin. Il coûte tout de même 170 euros. Des modèles plus abordables existent comme le Torch T2 jaune avec écran avant et arrière (139,95 euros) ou l'Hyban 2.0 d'Abus avec un LED arrière et une visière à l'avant (109,99 euros).

Un rétroviseur est également recommandé pour voir derrière soi. Par exemple le Corky Urbain de The Beam comporte un mini miroir de 3,2 cm de diamètre. Il se pose sur le guidon et s'enlève facilement. De même, la marque Zéfal commercialise le Dooback II (10,99 euros) rabattable et l'Espion Z56 au bout d'une tige pour 19,95 euros. Un embout de guidon Bar'N de Topeak intègre un rétro à déployer, tandis que le rétroviseur Strida est pliable. Un Airbag placé autour du casque Hölvding 3 existe aussi pour amortir les chutes. Un gilet jaune fluo B'Safe d'Helite gonfle tel un gilet de sauvetage en cas de chute, mais il coûte 690 euros. Une sonnette tonique fait également partie d'organes de sécurité: on l'entend à 50 mètres!

On ne saurait trop conseiller de s'équiper de clignotants pour indiquer les mouvements. Le feu arrière Add-One  (24,90 euros) sert aussi de clignotant. Quant aux masques spécifiques, comme le Respro City en néoprene hypoallergénique (45 euros avec filtre), ils peuvent éviter de respirer poussières, particules polluantes et pollens. Il faut néanmoins savoir qu'il existe deux types de filtres:le Sports ou le City avec du charbon actif, qui dure de 4 à 6 mois. Enfin, des foulards lavables avec filtre intégrés HAD Smog Protection (35 euros) et Faceguard à 45 euros environ sont plus abordables. S'adresser à des enseignes spécialisées comme Mobility Urban,  et Ecolocomotion et Altermove.

Lyliane

20/12/2020

Le programme de recherche Mistrals en Méditerranée et l'environnement...

La Méditerranée, berceau de nos civilisations modernes et sujet d’enjeux géopolitiques croissants, est aussi l'une des régions les plus sensibles aux pollutions de tous types et au changement climatique en cours. Plus de 1 000 scientifiques de 23 pays ont participé au programme de recherche Mistrals (Mediterranean Integrated STudies at Regional And Local Scales), coordonné par le CNRS, et rendent les premiers résultats de 10 ans d’étude de l’environnement et des changements globaux autour de la Méditerranée. Pour pouvoir envisager l’avenir, les géographes ont d’abord étudié le passé. 

Les civilisations qui nous ont précédé se sont-elles effondrées pendant les périodes de réchauffement ? Les analyses des géographes montrent que la complexité des systèmes agricoles a permis la survie. Mais les réchauffements auraient conduit à l’effondrement des systèmes politiques, comme la fin de l’empire hittite en 1170 avant notre ère, en Anatolie.

Analyser le passé pour mieux anticiper l'avenir
À une période plus récente, les études sur la pollution de l’air montrent qu’entre 2010 et 2015, l’exposition chronique aux particules fines et au dioxyde d’azote, dans les grandes villes de Méditerranée orientale, a généré respectivement 11% et 8% de mortalité chez les moins de 30 ans.
Concernant l’état des forêts, sentinelles du changement climatique, elles sont, depuis 10 ans, en pleine expansion sur la rive nord du bassin méditerranéen, mais de plus en plus dégradées sur la rive sud. Si les sécheresses à répétition font diminuer fortement la microfaune qui joue le rôle d’éboueur des sols, les scientifiques constatent que plus une forêt est peuplée d’essences d’arbres différentes, meilleure est la santé de cette microfaune ; et plus résistante sera la forêt.
Mais les quantités de données récoltées pendant 10 ans n’ont pas fini de livrer leurs secrets. Elles vont maintenant aider à anticiper l’avenir.

Selon RFI - RFI - mardi 3 novembre 2020

19/12/2020

Se cultiver pendant le confinement...

1/ Christo et Jeanne-Claude en vidéo

Si vous n'avez pas pu admirer l'exposition "Christo et Jeanne-Claude" au Centre Pompidou, voici une séance de rattrapage. Dans une vidéo instructive, la commissaire Sophie Duplaix vous offre une visite guidée à travers les œuvres du couple d'artistes et vous raconte la folle aventure de l'empaquetage du pont Neuf.
centrepompidou.fr/fr/lib/En-direct


2/ Bande dessinée numérique

Paris, 1940. Un mystérieux convoi tente de cacher les tableaux de Jakob et Roni Blum aux nazis. Soixante-dix ans plus tard, leur petite-fille enquête sur ce passé douloureux. Cette fiction est racontée dans Le Portrait d'Esther, une bande dessinée numérique conçue par les musées d'Angers. Les lecteurs peuvent ensuite enrichir leurs connaissances.
portrait-esther.fr


3/ Danse sur les toits

Bien connu pour l'univers merveilleux de ses films d'animation, Michel Ocelot signe Pablo Paris Satie, son premier court métrage en prises de vues réelles. Premier danseur du ballet de l'Opéra de Paris, le jeune Pablo Legasa semble se mouvoir dans le ciel de la capitale, baignée de lumière.
operadeparis.fr/3e-scene/pablo-paris-satie


4/ Pompéi depuis votre canapé

La spectaculaire exposition " Pompéi " au Grand Palais trouve une nouvelle vie en ligne. Les grands pourront plonger dans l'univers des fouilles archéologiques tandis que les petits enchaîneront les jeux et visionneront une série d'animation sur la vie quotidienne pendant l'Antiquité.
grandpalais.fr/fr/expo-pompei-chez-vous


5/ Pomme et Yseult en replay

Revivez l'atmosphère intimiste de Qui va piano va sano, en replay sur le site de France Télévisions. Pomme, Yseult, Pépite… Sept étoiles montantes de la pop française se sont produites le 8 octobre pour cette quatrième édition sous la nef de l'église Saint-Merry, à Paris. Des compositions piano-voix intimistes et envoûtantes.
france.tv


6/ Conte impressionniste à Giverny

Le Musée des impressionnismes Giverny a conçu un conte interactif et gratuit, Iris et les Graines lumineuses. Les enfants accompagnent la petite fille dans ses aventures et reçoivent l'aide des salariés du musée. Les illustrations colorées invitent à la rêverie.
iris.mdig.fr


7/ Artothèque sonore

Coachés par un comédien et la start-up Ce que mes yeux ont vu, des volontaires ont lu des commentaires d'œuvres d'art, notamment celles qui ornent le Panthéon. Diffusé sous la forme de courts podcasts, le résultat offre une porte d'entrée sur certaines toiles.
Spotify : L'Œil est la Voix.


8/ Les pulsions de Kyan Khojandi

Rien de tel qu'un one-man-show pour lutter contre la morosité, notamment l'intégrale de la minisérie Bref ou le tout premier seul-en-scène de son créateur, Kyan Khojandi. Dans Pulsions, il livre les petits et grands ratés de sa vie quotidienne, avec beaucoup de rires et de tendresse.youtube.com/c/kyankhojandi/videos


9/ Chefs-d'œuvre de Buster Keaton

Fans de cinéma muet, et si vous vous (re)plongiez dans les chefs-d'œuvre de Buster Keaton? Clown au visage triste, acrobate casse-cou, l'icône de Hollywood a joué dans de très nombreux films. Le site Arts in the City en a recensé trente disponibles gratuitement sur YouTube.
arts-in-the-city.com


10/ Défis artistiques

Puzzles, jeux des paires, frises chronologiques… Sur son site, le musée La Piscine de Roubaix propose une foule d'activités ludiques et accessibles pour faire découvrir aux enfants les chefs-d'œuvre dont regorgent ses collections.
tinyurl.com/roubaixpiscine


11/ Masterclasses de cinéma

Percez les secrets du septième art en enchaînant les vidéos de Horschamp – rencontres de cinéma. Cette plateforme compile plus de 200 masterclasses des plus grands cinéastes et acteurs, de Clint Eastwood à Jacques Audiard en passant par Nathalie Baye et Agnès Jaoui.
horschampfrance.com

12/ Monet et Sisley en immersion

Les musées de Rouen vous proposent de vous immerger dans les huit expositions du festival Normandie impressionniste depuis votre ordinateur ou smartphone. Coup de cœur pour la collection François Depeaux, un industriel qui a réuni près de 600 toiles et dessins de Sisley, de Monet ou de Renoir. Pour y accéder, tapez " immersion virtuelle " dans la barre de recherche du site.
impressionnisme-musees-metropolitains.fr


13/ Un festival pour les petits

Jusqu'à lundi soir, profitez du Txiki Festival de Biarritz, dont l'édition 2020 se déroule en ligne. Un événement d'éducation aux images pour les enfants. Les petits pourront profiter de leur dernier jour de vacances pour remplir l'un des nombreux défis créatifs.
txikiproductions.com/txiki-festival


14/ Coin lecture en Bretagne

Pendant le confinement, la métropole de Rennes a ouvert un " coin lecture " en ligne. On y trouve des jeux pour les enfants, un podcast sur l'histoire de la ville ou encore des balades numériques dans les musées. Notre ressource préférée : un article sur l'artiste Odorico et ses mosaïques.
metropole.rennes.fr/coin-lecture-des-idees-culture-pour-toute-la-famille


15/ Belmondo le magnifique

Après François Truffaut et Jacques Demy, Netflix fait de nouveau une place dans son catalogue à un monstre du cinéma français. Cartouche, Peur sur la ville, Le Professionnel… A partir du 1er novembre, seize films avec Jean-Paul Belmondo débarquent sur la plateforme. Des longs métrages sortis entre 1961 et 1985 allant de la comédie au thriller, comme autant de facettes de " Bébel ".
netflix.com

Selon Redaction JDD - leJDD - dimanche 1 novembre 2020

18/12/2020

Mme Marie Desplechin ou comment être écoutée par les enfants...

L’écrivaine vient de décrocher la Grande Ourse, décernée par le Salon du livre de jeunesse de Montreuil, le plus important de France. Une distinction qui salue son écriture.

À peine le seuil de son appartement franchi, Marie Desplechin propose un café à son hôte. Cette enfant de Roubaix n’a rien oublié des habitudes de la région où elle a grandi avec ses deux frères, Arnaud, devenu réalisateur, Fabrice, diplomate, et sa sœur Raphaëlle, scénariste. Elle n’a pas perdu l’accent de la région non plus. Dès que j’y retourne, il revient , assure-t-elle avec une pointe de fierté.
Autrice de nombreux romans jeunesse à succès, dont Le journal d’Aurore et Verte, Marie Desplechin, 61 ans, vient de recevoir la Grande Ourse. Cette distinction, créée en 2019 par l’équipe du Salon du livre et de la presse jeunesse (SLPJ), met à l’honneur celles et ceux dont l’œuvre marque durablement la littérature jeunesse. Marie Desplechin, c’est une écriture claire et forte qui autorise les enfants, même les plus réticents, à la lecture, à devenir lecteurs , argumente Sylvie Vassallo, directrice du salon qui estime que ce choix, en cette année si particulière, a la force de l’évidence .
« Mes obsessions »
L’écrivaine y voit aussi un signe amical, celui d’une communauté sociale et artistique qu’elle affectionne et qu’elle retrouve tous les ans depuis plus de trente ans à Montreuil. Cette année, le salon se fera à distance, via une chaîne de télévision, mais la fête de la littérature jeunesse aura lieu quand même du 2 au 7 décembre.
 Avec cette Grande Ourse, j’ai l’impression d’obtenir une carte de membre à vie du salon , sourit-elle tout en s’interrogeant : Pourquoi moi ? Elle cite Susie Morgenstern, Marie-Aude Murail, Grégoire Solotareff ou encore Claude Ponti… Et il y en a plein d’autres qui ont des œuvres considérables. Mais elle ne boude pas son bonheur et compte bien jouer son rôle d’ambassadrice de la littérature jeunesse pendant toute l’année. Si j’ai l’occasion de l’ouvrir sur l’une de mes obsessions, je ne vais pas me priver. 
« Ça me rend dingue »
Des obsessions, cette mère de cinq enfants en a un paquet. Dont un certain Prosper Mérimée, étudié en quatrième par l’une de ses filles. Mais bon sang, pourquoi ? Personne ne lit Mérimée à part les quatrièmes ! Je ne suis pas contre la transmission de la littérature classique. Mais il faut être au préalable doté d’outils. Elle reprend son souffle. La lecture, c’est super-fragile. À l’école, souvent, les enfants ne comprennent pas ce qu’on leur demande de lire. Ils sont mis en situation d’incapacité par rapport au texte, c’est une expérience d’humiliation. Ça me rend dingue. 
Galvanisée, l’écrivaine reconnaît que ce sujet l’énerve énormément. Ses emportements empathiques font aussi le charme de cette autrice engagée qui ne s’est jamais déconnectée de son enfance. C’est fantasmé et reconstruit, mais c’est super-vivant ! Elle apprécie aussi beaucoup la compagnie des enfants. Je préfère passer un après-midi avec un enfant de 10 ans que je ne connais pas, plutôt qu’avec une personne inconnue de mon âge. 
Elle trouve aussi les ados craquants et ne mâche pas ses mots lorsqu’il s’agit de défendre leur engagement pour le climat et de leur témoigner sa confiance. Comme ses lettres adressées à Greta Thunberg, dans la revue pour les collégiens Dong ! Ou encore son manifeste Ne change jamais (L’école des loisirs).
De la lecture à voix haute
Écrire pour la jeunesse n’était pourtant pas une vocation pour cette journaliste de formation débarquée à Paris à 18 ans. Elle a d’abord travaillé dans la communication avant de devenir journaliste indépendante dans les années 1980. À ce moment-là, elle ne cache pas son envie d’écrire. Sa sœur lui présente alors une éditrice qui l’encourage à s’adresser aux enfants. L’idée séduit celle qui a toujours lu de tout .
Désormais, son nom est indissociable de la littérature jeunesse. Et elle continue à dévorer des romans pour ados et adultes avec ses filles. Je crois beaucoup à la lecture à voix haute. Lors du premier confinement, elles ont lu La Vie devant soi de Romain Gary, Marie-Claire de Marguerite Audoux, un chef-d’œuvre de la littérature du XIX siècle », réédité par les éditions Talents Hauts, et Jusqu’ici, tout va bien de Gary D. Schmidt à l’École des loisirs. Il est génial. 
La capucine, son dernier roman (L’école des loisirs), est aussi génial pour passer un très bon moment. Il se déroule à la fin du XIX siècle à Bobigny où Louise, métisse de 13 ans, travaille la terre pour nourrir Parisiens mais aussi Londoniens et Russes. Il est question d’émancipation, de socialisme et de liberté… Des sujets galvanisants, forcément !

Selon Mme Anne-Flore HERVE. - Ouest-France - dimanche 29 novembre 2020

17/12/2020

Des micro-forêts en ville...

En deux jours, aidés par 65 volontaires, ils ont planté 600 arbres sur une parcelle de 200 mètres carrés, coincée entre un immeuble d’habitation et le périphérique, en face du nouveau palais de justice parisien. « Dans vingt ans, cette micro-forêt aura l’allure d’une forêt naturelle centenaire », promet Enrico Fusto, un ingénieur informaticien de 39 ans, cofondateur avec Damien Saraceni de l’association Boomforest. Ils ont découvert un peu par hasard la méthode imaginée par le botaniste japonais Akira Miyawaki dans les années 1970 avant d’aller rencontrer ses équipes fin 2017. « Il s’agit de créer ou de restaurer des forêts en plantant de manière dense des espèces végétales locales représentatives de la forêt spontanée, ce qui leur permet de se développer très vite », décrit Enrico. Sur ce terrain jusqu’alors laissé à l’abandon, il a d’abord fallu nettoyer, puis amender le sol. « On a mis du fumier, du broyat de branches coupées, des écorces et du terreau de feuilles mortes », énumère Damien. Puis ils ont planté des arbres âgés de 2 ou 3 ans et d’à peine 50 centimètres. Une trentaine d’espèces : chêne, orme, charme, érable, etc. Toutes natives d’Ile-de-France. Financée en grande partie par le budget participatif de la ville de Paris, l’association a déjà créé trois micro-forêts dans la capitale.
Partout en France, des projets de ce type sont lancés, dans des métropoles mais aussi en milieu rural. Dans le Tarn, à 15 kilomètres d’Albi, 5 000 arbres ont été plantés dans une clairière dans le cadre du projet Silva. Une initiative lancée par un historien et financée par une cagnotte Leetchi. A Lyon, l’Office national des forêts (ONF), missionné par la municipalité, s’apprête à planter une mini-forêt de 1 000 mètres carrés dans le quartier de La Duchère, avec la société Forestor. « Avec cette méthode, on plante 30 à 40 fois plus d’arbres que sur une plantation classique, accélérant ainsi la mise en place du processus naturel de succession végétale », précise Yves-Marie Gardette, responsable développement de l’ONF Ain-Loire-Rhône. Régulation du climat, effet stockage de carbone, développement de la biodiversité, fertilisation du sol, les atouts sont nombreux. « Ce sont aussi des barrières vertes à la pollution et au bruit », insiste Enrico Fusto. Le biologiste et naturaliste Nicolas de Brabandère, qui a créé Urban Forests, une société qui accompagne particuliers, entreprises ou collectivités dans cette aventure, pointe l’autre avantage de cette technique : l’absence d’entretien, hormis pendant les deux premières années, durant lesquelles il faut arracher les plantes invasives qui peuvent empêcher les arbustes de se développer.

Selon Paris-Match

15/12/2020

Mademoiselle Greta Thunberg s'intéresse à la PAC et la critique car elle la juge "insuffisante"...

La militante écologiste Greta Thunberg a dénoncé vendredi soir au côté d'autres militantes pour le climat la nouvelle politique agricole commune (PAC) adoptée plus tôt par le Parlement européen, qui "alimente la destruction écologique". "Onze mois après que le Parlement européen a déclaré l'urgence climatique, ce même parlement a voté la poursuite d'une politique agricole qui - en résumé - alimente la destruction écologique avec près de 400 milliards d'euros", a-t-elle écrit sur Facebook, dans un message co-signé avec quatre autres militantes écologistes.
"Sommes-nous déçues ? Non. Parce que cela voudrait dire que nous nous attendions à un miracle. Pourtant, cette journée a montré une fois de plus l'ampleur du fossé qui existe entre les politiques actuelles et ce qu'il faudrait faire pour être en conformité avec l'accord de Paris", a-t-elle poursuivi. Le Parlement européen a adopté vendredi une nouvelle PAC plus "verte" pour l'UE, qu'il doit désormais négocier avec les Etats, mais que les ONG et nombre d'eurodéputés jugent très insuffisante pour répondre aux enjeux environnementaux et climatiques. Certains parlementaires et nombre d'ONG affichaient déception et colère face à des subventions soutenant toujours une agriculture intensive et encourageant insuffisamment selon eux des modèles plus durables et respectueux de l'environnement.
Selon BFM-TV

14/12/2020

Un nouveau sous-marin français...

Jaune, long de 4,5 mètres et lourd de 2,7 tonnes, «Ulyx», nouveau sous-marin autonome français capable d'explorer les abysses et de «repousser les frontières de la connaissance» a été dévoilé vendredi par l'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer (Ifremer). «On connaît mal le fond de l'océan, les abysses et la biodiversité qui s'y trouve, et comme on la connaît mal, on a du mal à la protéger", a déclaré à l'AFP François Houllier, président-directeur général de l'Ifremer, devant l'engin inauguré dans un des centres de l'institut à La-Seyne-sur-Mer (Var).
Ulyx permettra de cartographier les abysses et de faire des prélèvements jusqu'à 6.000 mètres de profondeur. Ce type de sous-marin autonome de la Flotte océanographique française, appelé AUV («Autonomous Underwater Vehicle», véhicule sous-marin autonome), allait jusqu'ici à 2.700 mètres de profondeur seulement, contrairement aux sous-marins habités ou aux robots téléguidés.

— Ifremer (@Ifremer_fr) October 23, 2020
«Il y a une vraie attente de la communauté scientifique de pouvoir explorer davantage les abysses qui représentent la moitié de notre planète et qui sont encore très peu explorés et très mal connus», souligne Sophie Arnaud-Haond, chercheuse en écologie évolutive à l'Ifremer.
Selon cette scientifique, qui exploitera les données du sous-marin, «avoir un engin aussi réactif qu’Ulyx (...) capable de façon simultanée de voir, d’entendre et de toucher, c’est pour nous une avancée majeure qui va nous permettre de faciliter la recherche de nouveaux écosystèmes voire de nouveaux types d’écosystèmes dans la plaine abyssale» marine.
Ce qu’il peut faire:
D'une autonomie de 48 heures, cet engin a une double fonction. A une dizaine de mètres d'altitude, Ulyx peut cartographier jusqu'à 50 kilomètres carrés de fonds marins en une sortie et donc permettre de repérer les zones d'intérêt, comme des cheminées hydrothermales, lieux de vie où le magma du centre de la Terre rencontre l'eau des profondeurs.
Une fois ces zones repérées, le sous-marin peut décider de se rapprocher pour les photographier grâce à un appareil photo, à des sondeurs et des sonars acoustiques, faisant des images avec une résolution proche de celles de l'œil humain.

— Ifremer (@Ifremer_fr) October 23, 2020
«Le défi technique, c'était de trouver la solution à une équation complexe»: faire rentrer capteurs, sondes, batteries et système de stabilisation dans un engin qui puisse supporter la pression des profondeurs, explique le chef de projet Lorenzo Brignone. Ce projet, lancé en 2016, permet à la France de devenir le quatrième pays à obtenir ce type d'appareil, rejoignant les Etats-Unis, le Japon et le Royaume-Uni. Les premières missions d'Ulyx sont prévues pour 2022, après plusieurs plongées de tests. 

SelonParis-Match

 

13/12/2020

Tribune en faveur des migrants en France...

Voici la tribune de Mathieu Hanotin, maire (PS) de Saint-Denis (93) et conseiller départemental de Seine-Saint-Denis, prônant une meilleure prise en charge des personnes migrantes en France, alors qu'un camp de migrants a été violemment démantelé lundi soir, place de la République à Paris. "Ce sont les trottoirs de nos rues, les terrains vagues, les parcs et autres places qui abritent trop souvent les personnes migrantes n'accédant pas à l'hébergement. Nous voyons chaque jour des femmes, des hommes, des enfants s'épuiser, perdre l'espoir d'un ­ailleurs, condamnés à la survie dans des conditions sanitaires désastreuses.


Les mêmes images d'inhumanité : des campements se sont développés dans le nord de Paris, à Calais, Nantes, Lille ou Marseille. 'L'habitude du désespoir est pire que le désespoir lui-même', disait Albert Camus. Les événements violents de la place de la République ont été un des effets résiduels de l'évacuation du campement de Saint-Denis, cela a été dit. Il y avait trop de monde à mettre à l'abri et des migrants n'ont pas pu monter dans les bus et entrer dans le ­dispositif de ­protection. Ils se sont alors ­retrouvés sans aucune solution, à errer.
Et à chaque fois, comme dans le film Un jour sans fin, nous condamnons. 'Sous le choc', 'indignés' ; nos réactions se fracassent sur le mur de nos alertes répétées. Il y a urgence pour l'hébergement d'urgence. Les associations de solidarité ne cessent de le dire. Nous devons organiser le premier accueil pour que n'importe qui puisse être pris en charge de ­manière digne et rapide (sur le modèle de la bulle de la ­Chapelle, malheureusement fermée). Pour l'Ile-de-France, au moins dix points seront nécessaires. Il faut aussi plus de moyens juridiques et financiers, des efforts mieux répartis entre les territoires.
La Seine-Saint-Denis, comme de nombreux espaces urbains périphériques, concentre beaucoup d'inégalités sociales. Quand on ajoute de la misère à la pauvreté, il ne peut pas y avoir de perspectives, seulement des drames humains. À Saint-Denis, la saturation est atteinte et nous n'avons plus de places d'accueil bien que nous soyons une des villes d'Ile-de-France les plus dotées en la matière.

Evacuation de migrants à Paris : plusieurs enquêtes déjà ouvertes
Les communes ne pourront pas seules apporter des solutions à ce défi qu'est l'accueil inconditionnel de toutes et tous. Les pouvoirs publics doivent poursuivre leur collaboration avec les associations pour construire des dispositifs de halte humanitaire sur l'ensemble du territoire et garantir l'accès aux droits fondamentaux des migrants. Il faut que l'Etat joue enfin son rôle d'ensemblier des initiatives et que la réponse interrégionale se mette effectivement en œuvre.
Au-delà de l'urgence, il sera nécessaire d'apporter des solutions structurelles en inscrivant à l'agenda la question des quotas, dispositifs contraignants de places réservées dans toutes les zones métropolitaines denses.

C'est pourquoi je plaide, sur le même modèle que la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain) adoptée il y a plus de vingt ans, pour l'élaboration d'une loi SHU (solidarité hébergement d'urgence), avec un meilleur partage de la solidarité, avec des obligations et amendes pour celles et ceux qui ne respecteraient pas cette responsabilité collective. Le reste ne sera encore que des cris d'orfraie, il faut agir."

Selon Mr Mathieu Hanotin - leJDD - samedi 28 novembre 2020 

Les bienfaits du magnésium...

Si l'on en croit Mme Anne Rousseau, qui écrit dans Version Fémina, le magnésium serait "un super minéral abondant et indispensable dans notre organisme". En effet, le magnésium active des centaines de réactions enzymatiques et, de ce fait, il est nécessaire à la production d'énergie, à la minéralisation osseuse en synergie avec le calcium et au bon fonctionnement cardiaque, musculaire et nerveux.

Surtout, le magnésium joue un rôle important dans la réponse au stress, car "il favorise le stockage et la libération de sérotonine, un neurotransmetteur propice à la sérénité" explique le Dr Laurence Benedetti, nutritionniste. Cette sérotonine contrebalance l'effet des hormones du stress (adrénaline et cortisol). Or, plus le stress se prolonge et devient chronique, plus la fuite du magnésium dans les urines est importante.

Peu stocké par l'organisme, le magnésium doit être régulièrement apporté par l'alimentation.  En prévention, il est bon d'enrichir ses menus en céréales complètes ou semi-complètes, en légumineuses, fruits de mer, blettes, épinards, amandes et de boire des eaux riches en magnésium comme Hépar, Badoit, Quézac... La dose préconisée par jour est d'environ 6 mg/kg.

Par conséquent, éviter la malbouffe, avec des produits transformés, les excès de sucres, de graisses et d'alcool. La vitamine D de son côté aide à l'assimilation du magnésium et du calcium. Evitez les traitements diurétiques, la pilule et les inhibiteurs de la pompe à protons. Pour les personnes en déficit ou à titre préventif en cures deux fois par an, ne pas hésiter à se supplémenter en comprimés, sachets ou ampoules. Ne pas dépasser toutefois 300 mg par jour! Seule contre-indication: une insuffisance rénale sévère.

Lyliane

12/12/2020

Le pape François publie un nouveau livre...

Dans un nouveau livre intitulé « Un temps pour changer », le pape François fustige les opposants au port du masque et aux restrictions imposées pour lutter contre le coronavirus.

Le pape François a tancé, dans un livre dévoilé ce lundi 23 novembre, les opposants au port du masque et autres restrictions imposées pour endiguer la pandémie de coronavirus qui, selon lui, ne protesteraient « jamais » contre la mort de George Floyd.
« Certains groupes ont protesté, refusant de garder leurs distances, manifestant contre les restrictions de déplacements – comme si les mesures que les gouvernements doivent imposer pour le bien de leur peuple constituaient une sorte d’attaque politicienne contre leur liberté individuelle », déplore le pape dans Un temps pour changer, livre d’entretiens qui paraîtra en français le 2 décembre chez Flammarion.
Il a fustigé en particulier ceux qui s’insurgent « d’être obligé de porter un masque », obligation décrite comme « un abus de pouvoir de l’État », sans jamais se soucier de ceux qui ont perdu leur emploi ou n’ont pas de sécurité sociale.
Ces gens sont « incapables de sortir de leur propre monde »

« Tu ne verras jamais ces gens-là protester contre la mort de George Floyd […], ils sont incapables de sortir de leur propre petit monde d’intérêts », ajoute le pape argentin.
La mort brutale de George Floyd, un Afro-Américain étouffé sous le genou d’un policier blanc fin mai, avait déclenché une vague de manifestations aux États-Unis et dans le monde. Le pape avait à l’époque jugé « intolérable » toute forme de racisme.
Les anti-masques ne monteront pas au créneau non plus « contre des bidonvilles où les enfants manquent d’eau et d’instruction » ou pour que « les sommes faramineuses investies dans le commerce des armes servent à nourrir l’ensemble de la race humaine et à scolariser chaque enfant », estime le souverain pontife.
« La plupart des gouvernements ont agi de manière responsable »
François, 83 ans, s’en prend aussi longuement sans les nommer, « aux gouvernements qui ont ignoré les douloureuses preuves de l’augmentation du nombre de morts avec des conséquences inévitables et graves » pour privilégier l’économie. Tout en concédant que « la plupart des gouvernements ont agi de manière responsable, en imposant des mesures strictes pour contenir l’épidémie ».
Dans son nouvel opus écrit avec le journaliste britannique Austen Ivereigh, il se dit également opposé au déboulonnage des statues de personnages historiques associés notamment à l’esclavage ou à d’autres formes d’oppression.

« Pour qu’il y ait une véritable Histoire, il faut qu’il y ait une mémoire, ce qui exige que nous reconnaissions les chemins déjà parcourus, même s’ils sont honteux », juge-t-il.
« L’ignominie de notre passé, en d’autres termes, fait partie de qui et de ce que nous sommes. Je rappelle cette histoire non pas pour faire l’éloge des oppresseurs d’autrefois, mais pour honorer le témoignage et la grandeur d’âme de ceux qu’ils ont opprimés », ajoute-t-il.

Selon AFP. - Ouest-France - lundi 23 novembre 2020

11/12/2020

Connaissez-vous l'eau végétale?

Mmes Ingrid Haberfeld et Myriam Loriol font le point dans Version Fémina sur les différentes eaux végétales disponibles dans notre pays. Elles s'appuient sur une diététicienne nutritionniste, Mme Marie-Laure André, pour parler de ces "breuvages désaltérants qui regorgent de bienfaits". Ce sont de véritables trésors de la nature!

Il y a tout d'abord l'eau de coco, qui provient des noix de coco vertes et qui est reminéralisante (calcium pour 14mg /100g en moyenne, potassium(200mg), sodium (20,4 mg) et phosphore (7,9mg), sans compter les enzymes qui améliorent la digestion. On peut l'acheter au litre à un prix raisonnable (4 à 5 euros maxi) sous les marques: Eau de coco ou Vita Coco.

L'eau de bouleau nous est ensuite présentée.  Elle était déjà connue au Moyen-Age pour soigner les calculs rénaux. La sève du bouleau récoltée au printemps a en effet une action nettoyante et drainante. Elle parvient notamment à éliminer les déchets d'aluminium. C'est un allié détox minceur également qui contient des vitamines B et C, des acides aminés aux propriétés tonifiantes. La sève de bouleau s'achète en pharmacie et en magasin diététique par 3 litres pour quelques 38 euros.

L'eau d'érable, provenant de l'entaille du tronc pour en récolter la sève, est réputée capable de régulariser la glycémie. Cela se pratique essentiellement au Canada à la fin de l'hiver. L'eau d'érable renferme des phyto-hormones qui facilitent l'assimilation du sucre par les muscles et activent le relargage de l'insuline par le pancréas. Elle a aussi une action sur la flore intestinale grâce à des prébiotiques. De l'eau d'érable pasteurisée peut s'acheter sous la marque Sibberi.

Enfin, l'eau de pastèque, issue de la pulpe du fruit, devrait faire partie de notre trousse beauté car elle est riche en béta-carotène et a un effet anti-âge. De plus, elle protègerait de la dégénérescence maculaire ou DMLA. En effet, contenant de nombreuses vitamines et minéraux, elle permet même de lutter contre la fatigue. Pour fabriquer soi-même son eau de pastèque, on a besoin d'un blender ou d'un extracteur de jus en saison.

Des cures de ces eaux végétales d'une à deux semaines (500 ml par jour maxi) ne remplacent pas l'eau au quotidien. Elles servent par exemple à préparer des jus, des purées de fruits ou des smoothies.

Lyliane

08/12/2020

Des nanosatellites pour surveiller mers et océans...

TECHNOLOGIE - L’activité de ces petits satellites placés en orbite permettra de lutter contre la pêche illégale et contre la piraterie
Une PME française a mis ce lundi sur orbite deux nanosatellites capables de détecter la présence de navires non coopérants («dark ships »). L’activité de ces deux engins spatiaux permettra de lutter contre la pêche illégale, la pollution et la piraterie.
Baptisés BRO-2 et BRO-3 (pour « Breizh-Recon-Orbiter »), ces satellites appartiennent à l’entreprise rennaise Unseenlabs. Ils viendront en renfort de BRO-1, mis sur orbite à 550 km de la Terre en août 2019.
November 15, 2020


Repérer des bateaux depuis l’espace
Les trois engins recueilleront la « signature » des bateaux en captant les ondes électromagnétiques (ROEM) émises par les navires à la verticale. La technologie secrète d’Unseenlabs permet de désigner depuis l’espace un bateau avec une précision d’un à cinq kilomètres. Ces données ont vocation à « être intégrées dans un rapport de surveillance maritime », explique Clément Galic, cofondateur de la PME.
Au large du Pérou, BRO-1 a récemment repéré des dizaines de bateaux ayant franchi la limite des zones de pêche. « Comme par hasard tous ces bateaux ont coupé leur AIS (système d’identification automatique ou transpondeur) », explique Clément Galic, qui a créé l’entreprise avec son frère, Jonathan Galic.

Lutte contre le terrorisme et la piraterie
Les deux nouveaux nanosatellites ont été lancés depuis le pas de tir de la société Rocket Lab, sur la péninsule Mahia (Nouvelle-Zélande). D’ici 2024, Unseenlabs prévoit de déployer dans l’espace une « constellation » de 20 à 25 satellites capables de faire 10 à 20 acquisitions par jour, pour « construire de façon très précise la route des bateaux ».
L’activité se concentre aujourd’hui sur la lutte contre la pêche illégale. Unseenlabs compte parmi ses clients des organisations chargées de l’action des États en mer, des ministères de la pêche, des marines nationales. La PME emploie 16 salariés et compte des clients en France et à l’étranger. Elle réalise un chiffre d’affaires annuel de deux à quatre millions d’euros.

Pour Hervé Baudu, professeur à l’École nationale supérieure de la Marine (ENSM) c’est « une très belle performance ». « Ce qui est nouveau c’est l’utilisation de ces techniques sur des besoins civils », explique l’expert. La sécurité maritime est le principal enjeu mais « l’autre aspect est lié au terrorisme, à la piraterie, la pêche, ou un bateau qui serait en difficulté », poursuit Hervé Baudu.

Selon 20 Minutes avec agences - 20 Minutes - lundi 16 novembre 2020

Boom dans les transports internationaux avec OVRSEA...

Simplifier le transport de marchandises à l'international, c'est l'objectif de la start-up Ovrsea.
On permet à tous nos clients d’importer et d’exporter dans plus de 60 pays en 3 clics, résume Arthur Barillas, cofondateur et président d'Ovrsea ce mercredi sur BFM Business. Notre enjeu est d’utiliser la technologie pour simplifier ces démarches et apporter plus de fiabilité sur ce secteur".
Actuellement, les clients qui souhaitent importer ou exporter des marchandises doivent affronter un processus compliqué, avec de nombreuses démarches administratives et de multiples acteurs des secteurs aérien ou maritime, sans oublier la douane. Sur la plateforme d'Ovrsea, les clients pilotent tout en une seule opération. "Ovrsea est responsable depuis le pick-up jusqu’à la livraison de marchandises, on engage la responsabilité de l’entreprise, insiste le dirigeant. On sélectionne les transporteurs avec lesquels on travaille, on calibre les bons transporteurs avec les exigences et demandes du client".
Les vélos Cowboy et Angel font partie de ses clients
Ces services ont attiré de nouveaux clients pendant le confinement.
On a doublé le chiffre d'affaires. Les gens se sont tournés vers les structures agiles au moment où la structure de transports fonctionnait de manière dégradée", pointe du doigt Arthur Barillas.
L'entreprise compte actuellement 500 clients, dont 30% à l’étranger dans un quarantaine de pays. Il s'attend à un nouveau pic de demandes d'ici la fin de l'année, en raison de mesures de reconfinement instaurées dans certains pays mais aussi à cause de la consommation liées aux fêtes de fin d'année.
On va travailler sur beaucoup de produits qui sont très tendance en ce moment comme les vélos électriques, de Cowboy et d’Angel. On s’attend à un gros boom de l’activité", prévient Arthur Barillas
Et la demande pour les équipements de protections, tels que les masques, gants et lunettes ne va pas faiblir. Elle devrait continuer à assurer un fort taux d'activité pour Ovrsea.

Selon BFM Business - mercredi 21 octobre 2020

07/12/2020

Chefs d'oeuvre naturels et changement climatique...

La situation ne cesse de se détériorer. Ce sont désormais un tiers des 252 sites naturels classés au patrimoine mondial par l'Unesco qui sont menacés par le changement climatique, souligne dans son nouveau rapport, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui regroupe plus de 1400 organisations et gouvernements. Ce phénomène détrône les espèces invasives et exogènes en tête des dangers encourus par ces espaces naturels d'exception.

— IUCN (@IUCN) December 2, 2020

La Grande Barrière de corail, la plus grande structure créée par des organismes vivants sur Terre - menacée par le réchauffement de l'océan et son acidification - vient rejoindre la liste des sites classés « critiques », tout comme des zones protégées du Mexique dans le golfe de Californie, rapporte encore l'UICN.
Au total ce sont désormais 94 sites qui courent des risques significatifs ou critiques à cause d'un certain nombre de facteurs comme le tourisme, la chasse, le feu, la pollution aquatique, soit 32 de plus que lors de la publication du dernier rapport de ce genre en 2017.
Environ un tiers des sites courent des risques significatifs et 7 % sont désormais estimés être dans un état critique ce qui signifie « qu'ils requièrent d'urgence des mesures de conservation supplémentaires et à une grande échelle » pour pouvoir être sauvés. Le changement climatique constitue un risque très élevé ou élevé pour 83 de ces merveilles de la nature.
LIRE AUSSI > Climat : la France assignée devant la justice européenne
Ce rapport « révèle les transformations que provoque le changement climatique sur ces sites naturels classés, de la fonte des glaciers au blanchissement des corails en passant par des feux et des sécheresses plus fréquentes et plus graves », souligne le directeur général de l'UICN, Bruno Oberlé dans un communiqué.
Des feux gigantesques ravagent d'ailleurs actuellement l'île Fraser en Australie, classée au patrimoine mondial. « Ce rapport souligne l'urgence avec laquelle nous devons résoudre ces défis environnementaux ensemble à l'échelle de la planète », a alerté Bruno Oberlé.
Et d'invoquer la lutte contre la pandémie de Covid-19. Elle a montré qu'il faut que la communauté mondiale « se serre les coudes et travaille ensemble pour le bien commun », insiste le rapport.


L'impact du Covid-19
Les travaux pour réaliser le nouvel état des lieux ont commencé avant la pandémie de Covid-19, qui touche plus ou moins sévèrement la quasi-totalité de la planète, mais l'UICN a fait un inventaire systématique de son effet sur les sites naturels classés par l'Unesco. L'organisation estime que 50 d'entre eux sont touchés par la pandémie et les restrictions qui y sont associées, que ce soit en bien ou en mal.
Dans la colonne positive, « le plus notable c'est la baisse de la pression exercée par les visites des touristes sur ces écosystèmes naturels », explique l'UICN, soulignant toutefois que « les facteurs négatifs sont nombreux ».
La fermeture des sites provoque une chute importante des revenus mais les restrictions mises en place pour éviter les contagions ont aussi eu un effet sur les effectifs chargés d'assurer la surveillance, laissant la porte ouverte à des activités illégales.
« Ces facteurs accroissent le risque du braconnage des espèces sauvages et de l'usage illégal des ressources naturelles », explique le rapport. Malgré tous les dangers qui menacent ces sites d'exception, l'UICN a quand même trouvé que 8 d'entre eux ont vu une amélioration depuis 2017.

Selon J.M avec AFP. - Le Parisien - mercredi 2 décembre 2020

06/12/2020

Irene Frain: prix Interallié!

L’écrivaine lorientaise est récompensée pour son dernier livre, Un crime sans importance. « Un combat contre le silence », après l’assassinat de sa sœur aînée.
 
La voilà embarquée dans le sillage d’André Malraux, François Cavanna et Michel Houellebecq. À 70 ans, Irène Frain remporte à son tour le prestigieux Interallié pour son dernier ouvrage, Un crime sans importance, publié fin août.
« Ce livre n’a pas été écrit pour les prix littéraires », affirme pourtant cette « Bretonne de Paris », comme elle aime se définir. Ce sont ses éditeurs, dit-elle, qui l’ont poussé dans la course et elle avoue que ça « l’effrayait ». L’autrice est davantage habituée au succès de ses œuvres en librairie qu’aux distinctions littéraires parisiennes. Depuis son premier roman, LeNabab, publié en 1982, inspiré par la vie du breton René Madec, elle est suivie par un public fidèle, publiant avec une belle régularité.
Un « combat contre le silence »
Un crime sans importance se rapproche d’une enquête. L’écrivaine a entrepris ce récit après la mort de sa sœur aînée Denise, tuée à coups de couteau, dans son pavillon de banlieue de l’Essonne. C’était en 2018. Elle avait 79 ans.
La lenteur des autorités face à ce drame a rendu Irène Frain furieuse. Elle présente avec émotion l’ouvrage comme un « combat contre le silence », dans lequel sa famille et la justice se muraient. « L’affaire ressemble à un mauvais roman policier, pointe-t-elle. Le coupable court toujours. »
Irène Frain, née Le Pohon, à Lorient, en 1950, doit beaucoup à cette sœur aînée qui a veillé sur son enfance, au sein d’une famille très modeste dont elle est aujourd’hui éloignée. Denise, c’était « la fée marraine, la sœur souveraine », celle qui la protégeait. Jusqu’à ce que la vie les éloigne. Irène prenant la route de Rennes, puis Paris, pour devenir professeure de Lettres classiques…
« Comme un cormoran mazouté »
Délestée d’un poids incommensurable grâce à son livre, désormais couronné par l’Interallié, la marraine du salon littéraire Livr’à Vannes (Morbihan) s’enthousiasme : « Maintenant, je peux revivre et tourner la page. Avant l’écriture, depuis la mort de ma sœur, je me sentais comme un cormoran mazouté, après la marée noire Erika de décembre 1999. »
Dans son appartement, à Paris, près de la gare Montparnasse, « une annexe de la Bretagne », l’autrice pense déjà à son prochain livre. « J’ai trouvé l’idée. Mais avant d’écrire, je dois me reposer. » Une accalmie bien méritée avant de reprendre la mer et la route.
Un crime sans importance, 18 €, publié fin août 2020, édité au Seuil.

Selon Mr Valentin CHOMIENNE. - Ouest-France - jeudi 3 décembre 2020

05/12/2020

Conseils pour passer Noël en famille...

Les célébrations de Noël 2020 auront une saveur inédite. Le couvre-feu sera allégé les 24 et 31 décembre pour permettre aux familles de se réunir, a annoncé Emmanuel Macronmardi 24 novembre. Mais les "réunions privées devront être limitées au maximum" en raison de l'épidémie de Covid-19, a-t-il précisé. Lors de la conférence de presse sur la stratégie vaccinale, jeudi 3 décembre, Jean Castex a recommandé "une jauge de six adultes, sans compter les enfants", pour les repas de fêtes. 
A moins d'un mois des fêtes de fin d'année, les Français oscillent entre soulagement et appréhension à l'idée de se retrouver pour réveillonner. Nombreux sont ceux qui ont déjà prévu de changer leurs plans pour se réunir en plus petit comité cette année, pointe un sondage Ifop pour la plateforme médicale Odero, réalisé auprès de 1 549 personnes et publié mardi par Le Parisien. Peut-on organiser un Noël "Covid-compatible" ? Comment ? Franceinfo a posé la question à plusieurs spécialistes en infectiologie et santé publique.
1-Initier une discussion sur le sujet
Tous s'accordent à dire qu'aucune solution magique ne permettra de s'assurer un Noël "zéro risque". L'option la plus sûre serait de repousser les célébrations ou alors de se retrouver virtuellement. Mais l'envie de se réunir physiquement est compréhensible. Pour ceux qui prévoient de passer les fêtes de fin d'année en famille ou entre amis, avec des membres extérieurs à leur foyer, l'objectif sera donc de limiter au maximum les risques de contamination au Covid-19, sans dépasser la jauge de six personnes, indiquée par le gouvernement.
Pour ce faire, il faut en discuter en amont, préconise Didier Lepelletier,  professeur hygiéniste au CHU de Nantes et co-président du groupe de travail sur le Covid-19 du Haut Conseil de la santé publique. "Il faut que chaque famille ait une perception du risque et se retrouve pour en discuter. On peut imaginer se retrouver dans un conseil familial pour déterminer comment on peut se retrouver, décider de qui va cuisiner...", explique-t-il. La recommandation s'applique aux personnes qui ont l'intention de se retrouver et qui ne se sont pas confinées ensemble. Cette discussion permettrait d'évaluer les risques encourus, mais aussi de répondre aux angoisses de chacun, estime Emmanuel Rusch, président de la Société française de santé publique : "C'est important d'en parler avec les personnes avec qui on va être et de ne pas être dans les non-dits."
2-Prendre des précautions en amont
Les familles ou groupes d'amis qui souhaitent se retrouver pourraient ainsi décider de prendre des précautions en amont : "La semaine avant, je ne vais pas faire des fêtes par exemple", recommande Didier Lepelletier. "Je vais essayer de m'isoler, d'avoir peu de contacts, et si j'ai eu des contacts à risque, alors je ne vais pas au repas de Noël. Pareil si j'ai des symptômes". Objectif : éviter les contacts sans respect des gestes barrières avec des personnes extérieures dans la semaine qui précède les retrouvailles familiales ou amicales.
Quid de se faire tester en amont ? Les tests antigéniques, disponibles en pharmacie sans ordonnance et remboursés par l'Assurance-maladie, peuvent apparaître comme la solution idéale pour se faire tester en moins de 30 minutes et rejoindre ses grands-parents sans crainte. Il s'agit pourtant d'une mauvaise idée, estime Alexandre Bleibtreu, médecin infectiologue à la Pitié-Salpêtrière à Paris : "Un résultat négatif ne garantit pas que la personne n'est pas asymptomatique ou en phase d'incubation", prévient-il. "Le risque, c'est que le test donne une fausse impression de sécurité". 
L'infectiologue recommande de se saisir d'un autre outil : "l'application Tous AntiCovid, qui permet de savoir si on a été en contact avec des personnes contagieuses", tout en la considérant avec précaution puisque son efficacité dépend du nombre d'utilisateurs de l'application. "La vraie question ce n'est pas comment on se complique la vie en construisant des stratégies qu'on pense sécures (...), mais comment on réduit le risque de transmission", poursuit-il.
3-Réfléchir à un plan de table adapté
Sachant qu'une jauge de six adultes maximum est recommandée, sans compter les enfants, il est aussi possible d'espacer au maximum les convives, réfléchir à un plan de table qui permet de distancier davantage les personnes présentant le plus de risques. Concernant les personnes dites à risque du fait de leur âge ou de comorbidité(s), elles pourront par exemple être 
davantage espacées.
Rémi Salomon, président de la commission médicale d'établissement de l'AP-HP, avait déclaré fin novembre qu'il faudrait "couper la bûche de Noël en deux, et papi et mamie mangent dans la cuisine et nous dans la salle à manger". Une déclaration "maladroite", sur laquelle il est revenu par la suite. Les experts interrogés par franceinfo préfèrent conseiller un respect scrupuleux des gestes barrières s'il n'est pas envisageable pour les personnes concernées de ne pas retrouver leurs proches physiquement ou de ne pas partager un repas. 
4Respecter au maximum les gestes barrières pendant le repas et aérer
Le plus important sera de respecter au maximum les règles sanitaires déjà connues, assurent les spécialistes : se laver les mains régulièrement, garder le maximum de distance, porter le masque et nettoyer les surfaces touchées par tout le monde (meubles, poignées de portes, etc).
Concernant le repas de Noël, "il n'y a aucune donnée scientifique qui montre qu'on peut se contaminer par la nourriture", rassure Alexandre Bleibtreu. La contamination se fait par transmission aérienne ou manuportée, rappelle l'infectiologue. Il faudra donc faire attention à se laver les mains pendant les échanges de cadeaux, par exemple.

Selon Mr Alexandre Bleibtreu- France Info

 

 

04/12/2020

Trois huiles essentielles pour les enfants...

Mme Lise Bouilly dans Version Fémina s'intéresse à l'aromathérapie que nos enfants et petits-enfants seraient susceptibles de prendre. Elle s'appuie dans cet article sur les conseils donnés par Mme Virginie Brevard, docteure en pharmacie et aromathérapeute. En effet, les huiles essentielles sont composées de molécules souvent très puissantes, qui doivent être utilisées avec précaution et précision. Dès 3 mois, par exemple, un bébé peut en bénéficier à condition de respecter les doses, la fréquence d'application par voie cutanée sur la peau, toujours diluée dans une huile végétale ou dans un bain aromatique. On peut même utiliser la voie olfactive en diffusion atmosphérique ou en inhalation sèche (1 à 2 gouttes d'H.E. sur un mouchoir ou sur l'oreiller). Jusqu'à 6 ans, la voie orale est interdite à l'exception des H.E. d'agrumes.

Cependant, "anti-infectieuses, immunostimulantes, digestives, antispasmodiques, calmantes...les huiles essentielles peuvent soulager et prévenir bien des maux chez les enfants et ce, dès leur plus jeune âge". Ainsi, les parents peuvent renforcer leurs défenses naturelles, apaiser leur anxiété et répondre aux premiers symptômes: nez qui coule, piqûre de moustiques... Les odeurs activent dans notre cerveau le système limbique, siège des émotions. Or, les pensées positives renforcent la résistance aux infections, alors que le stress et l'anxiété vont exercer un effet contraire. De toute façon, une application cutanée des H.E. par le massage crée du lien entre parent et enfant, notamment le soir lors d'une sorte de rituel apaisant.

Tout d'abord, l'huile essentielle de bois de rose (aniba rosaedora) est utilisable dès 3 mois. Elle est anti-infectieuse, immunostimulante, cicatrisante , réparatrice et calmante. Pour soutenir le système immunitaire, diluer 1 goutte d'H.E.dans 9 gouttes d'huile végétale comme amande douce, jojoba ou macadamia et masser la plante des pieds ou l'avant-bras de l'enfant 2 fois par jour matin et soir. En cas de rhume, verser 1 goutte d'H.E. dans une cuillère à café de miel et avaler 2 fois par jour à partir de 6 ans. Un diffuseur humidificateur peut également servir à assainir les pièces (dedans 2 gouttes de palmarosa et 3 gouttes de bois de rose dans l'eau) en diffusion quelques 30 minutes avant de mettre l'enfant dans la chambre.

De même 5 gouttes d'H.E. de petit grain bigarade (citrus aurantium) peuvent aider à calmer les angoisses et à préparer le sommeil (bain aromatique le soir dès 1 an). Enfin, 1 goutte d'H.E. de camomille noble ou romaine dans 9 gouttes d'huile végétale est souveraine pour masser le ventre des nourrissons en cas de coliques. Sur les plaques d'eczéma qui démangent, répartir 4 gouttes d'H.E. de camomille dans 1 cuillère à café d'huile végétale de rose musquée 3 fois par jour. Pour les écoliers émotifs, masser le ventre matin et soir avec 1 goutte de camomille et 2 gouttes d'H.E. de mandarine dans 7 gouttes d'huile végétale. Mais attention, ne pas s'exposer au soleil ensuite pendant au moins 6h car l'H.E. de mandarine est photosensibilisante.

Pour en savoir davantage sur le sujet, lire l'ouvrage de Mme Brevard publié chez Eyrolles ayant pour titre "Soigner ses enfants efficacement et sans danger grâce aux huiles essentielles et aux hydrolats".

Lyliane

La souplesse, formidable anti-âge.

Dans Version Fémina, la journaliste Mme Claire Dhouailly et le photographe Mr Loan Light s'intéressent aux différentes manières de rester souple dans sa peau, dans son corps et dans sa tête. Ils pensent, en effet, que "c'est le secret du bien vieillir". Car, comme l'écrit le Professeur de médecine Mr Eric Boulanger, spécialiste de la biologie du vieillissement au CHU de Lille, "plus l'organisme vieillit, plus il se rigidifie".

Tout d'abord, au niveau de la peau, pour la garder élastique et ferme, il s'agit de bien l'hydrater. La recette idéale, selon Mme Elma Dzemaili, responsable de la communication scientifique chez Chanel, c'est de mêler de bons acides gras à des molécules hygroscopiques comme l'acide hyaluronique. On peut aussi miser sur le trio: oméga, céramides et phytostérols. Le roi de la stimulation en profondeur du derme serait le rétinol encapsulé. Toutefois, les peptides et l'acide hyaluronique sont très indiqués.

Le corps a également besoin de rester flexible et souple. La clé, ce sont les mouvements et les étirements réguliers des muscles, affirme la coach Lucile Woodward. Car un corps souple est un corps mobile et les articulations doivent être sollicitées. La marche apporte beaucoup de bienfaits, de même que le stretching, le yoga, le tennis, la natation...

Le mental lui même doit être adaptable, car le corps et l'esprit sont intimement liés. Si l'on est stressé, c'est qu'on manque d'adaptation à ce qui nous arrive. La sophrologie dans ce cas peut aider de même que de la relaxation dynamique, des techniques de respiration et des visualisations. Une étude publiée en 2019 montre que l'optimisme rallonge l'espérance de vie entre 11 et 15%, commente le Professeur Eric Boulanger.

Lyliane

03/12/2020

Arthrose: il n'y a pas que les anti-inflammatoires!

A l'heure actuelle, il n'existe aucun traitement permettant de guérir l'arthrose. Si les anti-inflammatoires et les injections intra-articulaires de corticoïdes ou d'acide hyaluronique soulagent la douleur, ils ne freinent pas la dégradation du cartilage. Et avec le temps, leur efficacité s'amenuise, affirme Mme Anne Rousseau dans le journal Version Fémina. D'autres solutions moins connues peuvent avoir un effet bénéfique. Utilisées conjointement, elles permettent de mieux contrôler la maladie et de limiter le recours aux traitements plus agressifs certifie le Dr Laurent Grange , rhumatologue et Président de l'AFLAR (Association Française de lutte anti-rhumatismale.

Il y a tout d'abord les orthèses du pouce, du genou ou des doigts, qui peuvent être réalisées sur mesure. En complément, le port de chaussures confortables à semelles épaisses est indispensable pour amortir les contraintes mécaniques de la marche. En cas d'arthrose des mains, les orthèses souples peuvent se porter dans la journée pendant environ 3 semaines. La canne permet également de décharger l'articulation (hanche, genou) d'une partie du poids. Bien réaliser que l'excès de poids aggrave l'arthrose du genou.

La capsaïcine ensuite, composée de piments, provoque une sensation  de chaleur transitoire et chauffe l'articulation. A une concentration inférieure à 1%, elle a un effet bénéfique. Le gel de capsaïcine est disponible en pharmacie sans ordonnance. Plusieurs semaines toutefois sont nécessaires pour obtenir un résultat. Il existe aussi des anti-arthrosiques d'action lente pour gagner en souplesse. Il s'agit essentiellement d'extraits de soja et d'avocat ou de deux molécules entrant dans la composition du cartilage: la glucosamine et la chondroïtine. disponibles sans ordonnance,ces médicaments ont cependant été déremboursés en 2015.

Les anti-inflammatoires locaux administrés en gel ou en patchs calment la douleur. On les réserve aux poussées douloureuses pendant une à deux semaine au maximum. Des applications de froid sont intéressantes lorsque l'articulation est gonflée. Enfin, l'activité physique régulière  est l'un des meilleurs moyens de contrôler l'arthrose. La marche est l'activité la plus utile (6000 pas par jour); la natation aussi. Si l'on souffre des doigts ou du pouce, des exercices quotidiens avec une balle en mousse sont recommandés. Quant aux cures thermales avec boues ou massages,  elles ont généralement un effet antalgique.

Lyliane

02/12/2020

Eduquer et enseigner malgré tout...

« Près d’un million de jeunes de 16 à 25 ans sont sans études, ni emploi, ni formation et la situation risque de s’aggraver. On craint une remontée du décrochage scolaire alors qu’avant le confinement, déjà 80 000 jeunes sortaient chaque année du système scolaire sans diplôme », alerte Marc Vannesson, délégué général du think tank VersLeHaut, qui réclame une transformation en profondeur de l’Éducation.

La crise du coronavirus bouleverse nos vies, et les mesures sanitaires prises pour protéger les plus fragiles touchent de plein fouet les jeunes générations, pénalisant leur éducation comme leur insertion sociale et professionnelle. Près d’un million de jeunes de 16 à 25 ans sont sans études, ni emploi, ni formation et la situation risque de s’aggraver. On craint une remontée du décrochage scolaire alors qu’avant le confinement, déjà 80 000 jeunes sortaient chaque année du système scolaire sans diplôme. Cette situation touche particulièrement les milieux populaires : 25 % des enfants d’ouvriers sont décrocheurs, contre 3 % des enfants de cadres.
Malgré l’engagement des professionnels et des familles, en dépit des moyens budgétaires importants et de la bonne volonté des décideurs, les réponses ne sont pas à la hauteur des enjeux. Les réformes décidées depuis les bureaux parisiens ne suffisent pas et les acteurs de terrain risquent de se décourager si l’on ne propose pas un nouveau mode de fonctionnement pour relever les défis éducatifs. Dans un sondage OpinionWay pour VersLeHaut, 3/4 des jeunes et des parents considèrent d’ailleurs qu’ils ne sont pas suffisamment associés à la prise des grandes décisions éducatives.
L’affaire de tous
Il est temps de sortir des carcans idéologiques et des blocages institutionnels pour relancer un pacte éducatif associant largement les forces vives de notre pays. L’éducation n’est pas que l’affaire des familles ou de l’école. C’est l’affaire de tous. Cela rend indispensable une mobilisation générale de toute la société française en faveur de sa jeunesse, avec une attention particulière pour les plus fragiles. C’est dans cet esprit que se sont ouverts les États Généraux de l’Éducation. Citoyens, jeunes et familles, parents et grands-parents, professionnels et acteurs éducatifs, État et collectivités territoriales, entreprises et syndicats… Tous sont invités à participer à cette démarche inédite, portée par la société civile dans toute la France, avec des réunions ouvertes au public, des journées de co-construction, des ateliers participatifs, une plateforme numérique… De cette grande mobilisation vont naître une Charte de l’éducation et des propositions concrètes, qui seront remises aux pouvoirs publics le 12 juin 2021.
La prochaine étape des États Généraux de l’Éducation a lieu à Nantes, le 15 octobre. Au programme : comment adapter l’éducation au monde et aux métiers qui évoluent à toute allure ? Dans le champ professionnel, de nouveaux métiers émergent tandis que d’autres disparaissent. Les attentes des jeunes, des familles, de la société vis-à-vis de l’école et des acteurs éducatifs se modifient également. Comment mieux préparer les jeunes générations à un monde en transformation ? Comment proposer une éducation qui donne à chacun « des racines et des ailes », en répondant à la fois au besoin d’enracinement et à la nécessité de se projeter dans l’avenir ? Personne ne détient seul la solution. Comme citoyen, vous avez aussi une partie de la réponse. Avec les États Généraux de l’Éducation, c’est le moment de la partager, en puisant dans votre expérience. Le confinement a joué un rôle d’accélérateur ou de révélateur des grands problèmes éducatifs. Pour assurer la « continuité éducative » malgré les fermetures d’établissements, parents, enseignants, éducateurs, médias, entreprises… ont dû se mobiliser et inventer des solutions d’urgence. Et si on en tirait ensemble les leçons pour transformer l’éducation en profondeur ?

Selon Mr Marc Vannesson, délégué général du think tank VersLeHaut. - Ouest-France - mercredi 14 octobre 2020