Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/04/2020

Comment réduire la consommation d'eau?

La chimie industrielle doit se réinventer pour utiliser moins d'eau, produire moins de déchets et sortir de la dépendance aux dérivés du pétrole. Pour résoudre ces problèmes, le chercheur Stéphane Sarrade propose d'utiliser le CO2 sous la forme d'un fluide supercritique.
Tous les jours, retrouvez le Fil vert, le rendez-vous environnement de Libération. Chaque vendredi, une question écologique par le prisme de la recherche.
L’industrie chimique doit se réinventer. Il faut réduire la consommation d’eau, apprendre à se passer des dérivés du pétrole, limiter la production de déchets… Stéphane Sarrade, chercheur au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), a une solution pour se passer de solvant, que ce soit de l’eau ou un autre produit. «Il existe toute une branche de la chimie qui essaie d’économiser la quantité de produits utilisée dans le but de rendre la chimie plus verte», explique-t-il.
Son truc, c’est d’utiliser du CO mais sous une forme particulière. En effet, il ne l’utilise ni sous forme de gaz, ni sous forme liquide, ni sous forme solide. Sous quelle forme alors ? Celle d’un fluide supercritique. Au-delà d’une certaine pression et une certaine température (le point critique), les corps purs ne sont ni solide, ni gazeux, ils sont sous forme de fluide supercritique (au-delà du point critique).
«Un fluide supercritique présente alors la densité d’un liquide et la faible viscosité d’un gaz. Sous cette forme, le CO devient un puissant outil d’extraction», détaille Stéphane Sarrade. Dans cet état-là, le dioxyde de carbone peut servir de solvant en lieu et place de l’eau ou l’hexane. En le mélangeant à du café dans une sorte de cocotte-minute, Stéphane Sarrade obtient du café décaféiné et de la caféine pure, sans autre déchet. Autre succès à mettre à son actif, la création d’un bouchon de liège sans goût de bouchon.
Il n’est pas le seul à s’intéresser à ce dispositif puisque Nike et Adidas utilisent ce type de procédé pour teindre leurs tee-shirts sans eau depuis plusieurs années déjà.
D’autres composés peuvent être utilisés dans l’état supercritique et ainsi ouvrir la voie à des processus chimiques industriels gaspillant moins d’énergie ou moins de ressources.

Selon Mr Olivier Monod - Liberation - vendredi 13 mars 2020

Couturières du coeur fabriquant des masques....

Cécile Carciani et Abellina Saint Juste ont créé le groupe Facebook « Les Couturières du cœur ».Environ 700 couturières s’y coordonnent pour réaliser des masques de protection à destination des professionnels exposés au coronavirus. Depuis le confinement, l’approvisionnement en matières premières (fils, tissus et élastiques) et la distribution sont devenus compliqués.

« Que des personnes soumises au décret et obligées de travailler ne puissent pas porter de masques, c’est criminel ! » Par téléphone, la Niçoise Abellina Saint Juste ne mâche pas ses mots en pensant au quotidien de ces professionnels. Avec une amie, elle a décidé de convertir sa colère en action concrète.

Plus de 10.000 masques fabriqués en trois jours

Le 16 mars, Cécile Carciani et Abellina Saint Juste ont créé le groupe Facebook « Les Couturières du cœur ». Ce dernier met en relation des professionnels en manque de masques de protection (personnels médicaux ou paramédicaux, pompiers, postiers, caissiers, éboueurs, etc.) avec des bénévoles qui peuvent en fabriquer.

« Ça a commencé sur un coin de table mais on s’est vues très vite dépassées par le nombre de volontaires et par les demandes des bénéficiaires », témoigne la cofondatrice du projet. En trois jours, plus de 10.000 masques en tissu ont ainsi été fabriqués par près de 600 couturières dans toute la France.

La collaboration s'organise en ligne

Aujourd’hui, plus de 700 couturières apportent leur contribution à la plateforme et 170 sont en attente d’approbation. « Ce sont vraiment elles qu’il faut mettre en avant », lance Abellina Saint Juste.

En moyenne, entre six et dix masques sont réalisés chaque jour par personne. Les couturières professionnelles les plus rapides peuvent, quant à elles, atteindre entre 30 et 50 unités quotidiennes.

Pour cadrer la production, un memo a été mis en place sur base des recommandations du professeur Daniel Garin et d'une ingénieure textile. Deux tutoriels vidéos ont également été créés pour assister les débutants.

Une plateforme de dispatching en ligne a également été lancée par les deux informaticiens du projet.

Le confinement complique la logistique

Depuis la mise en place du confinement, les « couturières du cœur » doivent faire face à deux problèmes logistiques : l’approvisionnement et la livraison. Pour tenter de lever ces freins, Abellina Saint Juste a adressé un courrier à Christian Estrosi, président de la métropole et maire de Nice, ainsi qu’à l’association des maires de France et à l’Association des départements de France. « Nos couturières manquent de fournitures qu’elles ont gracieusement offertes jusqu’alors (tissus, élastique, fil à couture). Nous avons besoin d’un appel aux dons pour les acteurs du “secteur couture” avec distribution par exemple par la police municipale chez les couturières recensées », y expose l’administratrice.

Si besoin, elle demande « le concours des acteurs locaux (police municipale) et l’aide des services de l’Etat pour réquisitionner, par la loi du 5 mars 2004, les matériaux nécessaires, faute de collecte ».

Masque réalisé par les
Masque réalisé par les - Couturières du cœur

L'Azuréenne estime par ailleurs « avoir besoin que la police municipale puisse récupérer la production de chaque couturière. Les masques seront dans des enveloppes (à nous fournir) pour que les destinataires qui ont passé commande puissent les récupérer sereinement au commissariat en produisant leur carte d’identité, (et éviter ainsi le trafic). »

Contactée par 20 Minutes, la ville de Nice indique « ne pas encore avoir eu connaissance de ce courrier » et qu’elle « l’étudiera lors de sa réception pour voir de quelle manière (elle) peut les aider ». La municipalité rappelle que « 100.000 masques chirurgicaux et 40.000 FFP2 seront reçus ce mercredi 25 mars ». Ils seront distribués « aux professions libérales de santé (médecins, infirmiers, pharmaciens et dentistes) et au personnel municipal et métropolitain mobilisé au quotidien (police municipale, agents du nettoiement et de la collecte, état civil, transport…) »

Selon 20 Minutes

 

31/03/2020

Les jeunes avaient écrit ...à leur futur!

Dans Version Fémina, un article de Mme V. Josselin m'a interpelée: il était question d'une initiative menée en 1999 par 115 élèves âgés de 5 à 12 ans de l'école primaire Jean-Le-Morvan de Pleumeur-Bodou (Côtes d'Armor). Ils avaient enterré un précieux butin: des lettres destinées à l'an 2020. La consigne était: "écrivez à votre futur vous". Vingt ans plus tard, les adultes qu'ils sont devenus ont redécouvert avec émotion les rêves et les espoirs formulés pour leur avenir.

Plus qu'un jeu, dit l'auteure de l'article, il s'agit d'un exercice de projection dans l'avenir prisé de nos jours par les coachs en orientation. "Rêver, c'est aller chercher en soi ses désirs enfouis et les porter au grand jour, les brandir comme moyens qui serviront à construire l'avenir", explique Mme Caroll Le Fur, fondatrice et directrice de BestFutur et auteure du livre  "qu'est ce que tu veux faire plus tard?" publié chez Eyrolles.

Il semblerait que 95% des adultes ne vivent pas leurs rêves profonds, si l'on en croit les conclusions de l'ouvrage "les 5 regrets des personnes en fin de vie" de Mme Bronnie Ware (Trédaniel). Alors, ne deviendrait-il pas urgent d'inciter nos jeunes à mettre leurs rêves sur le papier? Et pour nous aussi, pourquoi ne pas écrire nos rêves et chercher à les réaliser de notre vivant?

Contact avec la structure d'orientation des 15/25 ans BestFutur sur Internet: www.bestfutur.com.

Lyliane

30/03/2020

Le monde remet enfin ses idées à l'endroit!!

 

 LE MONDE QUI MARCHAIT SUR LA TÊTE EST EN TRAIN DE REMETTRE SES IDÉES À L’ENDROIT par Coline Serreau

Le gouvernement gère l'épidémie comme il peut… mais les postures guerrières sont souvent inefficaces en face des forces de la nature. Les virus sont des êtres puissants, capables de modifier notre génome, traitons-les sinon avec respect, du moins avec modestie.

Apprenons à survivre parmi eux, à s'en protéger en faisant vivre l'espèce humaine dans des conditions sanitaires optimales qui renforcent son immunité et lui donnent le pouvoir d'affronter sans dommage les microbes et virus dont nous sommes de toute façon entourés massivement, car nous vivons dans la grande soupe cosmique où tout le monde doit avoir sa place. La guerre contre les virus sera toujours perdue, mais l'équilibre entre nos vies et la leur peut être gagné si nous renforçons notre système immunitaire par un mode de vie non mortifère.

Dans cette crise, ce qui est stupéfiant c’est la rapidité avec laquelle l'intelligence collective et populaire se manifeste.

En quelques jours, les français ont établi des rites de remerciement massivement suivis, un des plus beaux gestes politiques que la France ait connus et qui prolonge les grèves contre la réforme des retraites et l'action des gilets jaunes en criant haut et fort qui et quoi sont importants dans nos vies.

Dans notre pays, ceux qui assurent les fonctions essentielles, celles qui font tenir debout une société sont sous-payés, méprisés. Les aides-soignantes, les infirmières et infirmiers, les médecins qui travaillent dans les hôpitaux publics, le personnel des écoles, les instituteurs, les professeurs, les chercheurs, touchent des salaires de misère tandis que des jeunes crétins arrogants sont payés des millions d'euros par mois pour mettre un ballon dans un filet.

Dans notre monde le mot paysan est une insulte, mais des gens qui se nomment "exploitants agricoles" reçoivent des centaines de milliers d'euros pour faire mourir notre terre, nos corps et notre environnement tandis que l'industrie chimique prospère.

Et voilà que le petit virus remet les pendules à l'heure, voilà qu'aux fenêtres, un peuple confiné hurle son respect, son amour, sa reconnaissance pour les vrais soldats de notre époque, ceux qui sont prêts à donner leur vie pour sauver la nôtre alors que depuis des décennies les gouvernements successifs se sont acharnés à démanteler nos systèmes de santé et d'éducation, alors que les lobbies règnent en maîtres et arrosent les politiques avec le fric de la corruption.

Nous manquons d'argent pour équiper nos hôpitaux, mais bon sang, prenons l'argent où il se trouve, que les GAFA payent leurs impôts, qu'ils reversent à la société au minimum la moitié de leurs revenus. Car après tout, comment l'ont-ils gagné cet argent ? Ils l'ont gagné parce qu'il y a des peuples qui forment des nations, équipées de rues, d'autoroutes, de trains, d'égouts, d'électricité, d'eau courante, d'écoles, d'hôpitaux, de stades, et j'en passe, parce que la collectivité a payé tout cela de ses deniers, et c’est grâce à toutes ces infrastructures que ces entreprises peuvent faire des profits. Donc ils doivent payer leurs impôts et rendre aux peuples ce qui leur est dû.

Il faudra probablement aussi revoir la question de la dette qui nous ruine en enrichissant les marchés financiers. Au cours des siècles passés les rois de France ont très régulièrement décidé d'annuler la dette publique, de remettre les compteurs à zéro.

Je ne vois pas comment à la sortie de cette crise, quand les comptes en banque des petites gens seront vides, quand les comptes en banque des petites gens seront vides, quand les entreprises ne pourront plus payer leurs employés qui ne pourront plus payer les loyers, l'électricité, le gaz, la nourriture, comment le gouvernement pourra continuer à gaspiller 90% de son budget à rembourser une dette qui ne profite qu'aux banquiers.

J'espère que le peuple se lèvera et réclamera son dû, à savoir exigera que la richesse de la France, produite par le peuple soit redistribuée au peuple et non pas à la finance internationale. Et si les autres pays font aussi défaut de leur dette envers nous, il faudra relocaliser, produire de nouveau chez nous, se contenter de nos ressources, qui sont immenses, et détricoter une partie de la mondialisation qui n'a fait que nous appauvrir.

Et le peuple l'a si bien compris qu'il crie tous les soirs son respect pour ceux qui soignent, pour la fonction soignante, celle des mères, des femmes et des hommes qui font passer l'humain avant le fric.

Ne nous y trompons pas, il n'y aura pas de retour en arrière après cette crise.

Parce que malgré cette souffrance, malgré ces deuils terribles qui frappent tant de familles, malgré ce confinement dont les plus pauvres d'entre nous payent le plus lourd tribut, à savoir les jeunes, les personnes âgées isolées ou confinées dans les EHPAD, les familles nombreuses, coincés qu'ils sont en ville, souvent dans de toutes petites surfaces, malgré tout cela, le monde qui marchait sur la tête est en train de remettre ses idées à l'endroit.

Où sont les vraies valeurs ? Qu'est-ce qui est important dans nos vies ?

Vivre virtuellement ? Manger des produits issus d'une terre martyrisée et qui empoisonnent nos corps ?

Enrichir par notre travail ceux qui se prennent des bonus faramineux en gérant les licenciements ?

Encaisser la violence sociale de ceux qui n'ont eu de cesse d'appauvrir le système de soin et nous donnent maintenant des leçons de solidarité ?

Subir une médecine uniquement occupée à soigner les symptômes sans se soucier de prévention, qui bourre les gens de médicaments qui les tuent autant ou plus qu'ils ne les soignent ? Une médecine aux ordres des laboratoires pharmaceutiques ?

Alors que la seule médecine valable, c’est celle qui s'occupe de l'environnement sain des humains, qui proscrit tous les poisons, même s'ils rapportent gros. Pourquoi croyez-vous que ce virus qui atteint les poumons prospère si bien ? Parce que nos poumons sont malades de la pollution et que leur faiblesse offre un magnifique garde-manger aux virus.

En agriculture, plus on cultive intensivement sur des dizaines d'hectares des plantes transformées génétiquement ou hybrides dans des terres malades, plus les prédateurs, ou pestes, les attaquent et s'en régalent, et plus il faut les arroser de pesticides pour qu'elles survivent, c’est un cercle vicieux qui ne peut mener qu'à des catastrophes.

Mais ne vous faites pas d'illusions, on traite les humains les plus humbles de la même façon que les plantes et les animaux martyrisés.

Dans les grandes métropoles du monde entier, plus les gens sont entassés, mal nourris, respirent un air vicié qui affaiblit leurs poumons, plus les virus et autres "pestes" seront à l'aise et attaqueront leur point faible : leur système respiratoire.

Cette épidémie, si l'on a l'intelligence d'en analyser l'origine et la manière de la contrer par la prévention plutôt que par le seul vaccin, pourrait faire comprendre aux politiques et surtout aux populations que seuls une alimentation et un environnement sains permettront de se défendre efficacement et à long terme contre les virus.

Le confinement a aussi des conséquences mentales et sociétales importantes pour nous tous, soudain un certain nombre de choses que nous pensions vitales se révèlent futiles. Acheter toutes sortes d'objets, de vêtements, est impossible et cette impossibilité devient un bonus : d'abord en achetant moins on devient riches.

Et comme on ne perd plus de temps en transports harassants et polluants, soudain on comprend combien ces transports nous détruisaient, combien l'entassement nous rendait agressifs, combien la haine et la méfiance dont on se blindait pour se préserver un vague espace vital, nous faisait du mal.

On prend le temps de cuisiner au lieu de se gaver de junk-food, on se parle, on s'envoie des messages qui rivalisent de créativité et d'humour.

Le télétravail se développe à toute vitesse, il permettra plus tard à un nombre croissant de gens de vivre et de travailler à la campagne, les mégapoles pourront se désengorger.

Pour ce qui est de la culture, les peuples nous enseignent des leçons magnifiques : la culture n'est ni un vecteur de vente, ni une usine à profits, ni la propriété d'une élite qui affirme sa supériorité, la culture est ce qui nous rassemble, nous console, nous permet de vivre et de partager nos émotions avec les autres humains.

Quoi de pire qu'un confinement pour communiquer ? Et pourtant les italiens chantent aux balcons, on a vu des policiers offrir des sérénades à des villageois pour les réconforter, à Paris des rues entières organisent des concerts du soir, des lectures de poèmes, des manifestations de gratitude, c’est cela la vraie culture, la belle, la grande culture dont le monde a besoin, juste des voix qui chantent pour juguler la solitude.

C’est le contraire de la culture des officines gouvernementales qui ne se sont jamais préoccupées d'assouvir les besoins des populations, de leur offrir ce dont elles ont réellement besoin pour vivre, mais n'ont eu de cesse de conforter les élites, de mépriser toute manifestation culturelle qui plairait au bas peuple.

En ce sens, l'annulation du festival de Cannes est une super bonne nouvelle.

Après l'explosion en plein vol des Césars manipulés depuis des années par une maffia au fonctionnement opaque et antidémocratique, après les scandales des abus sexuels dans le cinéma, dont seulement une infime partie a été dévoilée, le festival de Cannes va lui aussi devoir faire des révisions déchirantes et se réinventer. Ce festival de Cannes qui déconne, ou festival des connes complices d'un système rongé par la phallocratie, par la corruption de l'industrie du luxe, où l'on expose complaisamment expose complaisamment de la chair fraîche piquée sur des échasses, pauvres femmes porte-manteaux manipulées par les marques, humiliées, angoissées à l’idée de ne pas assez plaire aux vieillards aux bras desquels elles sont accrochées comme des trophées, ce festival, mais venez-y en jeans troués et en baskets les filles, car c’est votre talent, vos qualités d'artiste qu'il faut y célébrer et non pas faire la course à qui sera la plus à poil, la plus pute !

Si les manifestations si généreuses, si émouvantes des peuples confinés pouvaient avoir une influence sur le futur de la culture ce serait un beau rêve !

Pour terminer, je voudrais adresser une parole de compassion aux nombreux malades et à leurs proches, et leur dire que du fin fond de nos maisons ou appartements, enfermés que nous sommes, nous ne cessons de penser à eux et de leur souhaiter de se rétablir. Je ne suis pas croyante, les prières m'ont toujours fait rire, mais voilà que je me prends à prier pour que tous ces gens guérissent. Cette prière ne remplacera jamais les soins de l'hôpital, le dévouement héroïque des soignants et une politique sanitaire digne de ce nom, mais c’est tout ce que je peux faire, alors je le fais, en espérant que les ondes transporteront mon message, nos messages, d'amour et d'espoir à ceux qui en ont besoin.

Coline Serreau

Coline Serreau vous parle depuis la Drome... à méditer et diffuser autour de vous si vous voulez...

Lyliane

 

 

     
 
     
 
       
 

 

 

   
   

29/03/2020

Commission européenne et Victor Hugo...

Par ces temps de pandémie liée au coronavirus, le porte-parole de la Commission européenne, Eric Mamer, a récité un poème de Victor Hugo, ode à la pensée positive.
"Le printemps est bientôt là"

"Je ne sais pas si vous avez remarqué comme moi que dehors le soleil brille ce matin. Beaucoup de gens sont confinés chez eux. Et donc, je voudrais lire un petit poème pour nous rappeler que la nature continue et que le printemps est bientôt là", a déclaré le porte-parole de l'exécutif européen.
Il a alors récité Printemps du poète français - "Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire! Voici le printemps! mars, avril au doux sourire..." - devant une salle de presse clairsemée, après avoir répondu aux questions des journalistes posées en direct ou par courriel, une nouvelle organisation pour cause de lutte contre le coronavirus. La traduction du poème était assurée en anglais par les interprètes de la Commission, sans doute plus habitués à la novlangue de la bulle bruxelloise.
Des réactions plutôt positives

— laurence norman (@laurnorman) March 17, 2020
"Seulement en Europe, Eric Mamer nous a lu un poème de Victor Hugo (Printemps) à la fin de son point presse quotidien, pour booster les troupes. Bien joué", a tweeté le correspondant du Wall Street Journal, Laurence Norman. "Bravo !" a ajouté la journaliste espagnole Griselda Pastor.
"Faut-il s'inquiéter quand le porte-parole de la Commission Européenne lit Victor Hugo à la fin de la conférence de presse quotidienne ? Moi ça ne me réconforte pas du tout. Le briefing de la mi-journée est censé être ennuyant et moche. Les choses qui ne changent pas rassurent", a ironisé une autre correspondante, Anna Hubert.
Printemps avait été publié de manière posthume dans le recueil Toute la lyre. Un poème qui célèbre la beauté de la nature et du printemps, face au désarroi provoqué par le confinement.

Selon Franceinfo - Franceinfo - mardi 17 mars 2020

Eau de javel et désinfection...

La Direction générale de la Santé assure que certains produits ménagers, dont l’eau de Javel, peuvent être utilisés pour détruire le virus. Mais il faut bien respecter les consignes sanitaires. Chaque jour, Le Parisien se mobilise pour répondre à vos questions sur le coronavirus. Nous nous intéressons aujourd’hui à l’interrogation d’un lecteur qui veut savoir si l’eau de Javel peut avoir un effet sur le nouveau coronavirus.

La réponse est oui : « Les produits de nettoyage et désinfectants couramment utilisés [dont l’eau de Javel] sont efficaces » contre ce virus vecteur de la maladie Covid-19, selon la Direction générale de la Santé (DGS) contactée par le Parisien. C’est pour cela qu’il est recommandé de les utiliser sur des surfaces potentiellement infectées comme les poignées de portes, les interrupteurs de lumière et les surfaces d’écrans tactiles. Ces zones doivent être nettoyées « avec un détergent tel que l’eau de Javel puis rincées à l’eau courante » et ce, idéalement, « deux fois par jour et lorsqu’elles sont visiblement souillées ».

Ces opérations permettent de « détruire » le virus, insiste la DGS. Le linge potentiellement contaminé doit, de son côté, « être lavé à une température égale à au moins 60°C durant au moins 30 minutes ».
Pas d’impact sur la peau
L’Organisation mondiale de la Santé et les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (l’agence fédérale américaine en charge de la santé publique) placent également l’eau de Javel dans leur liste des produits qui peuvent tuer le 2019-nCoV (le nom scientifique donné à ce nouveau coronavirus).

Mais attention, met en garde l’OMS sur son site : l’eau de Javel et ces autres composés comme le chlore, l’éthanol à 75 %, ou l’acide peracétique « ont peu d’impact sinon aucun sur le virus si vous les mettez sur la peau ou sous votre nez ». Car l’eau de Javel reste un produit potentiellement dangereux et à manier avec précaution, même si on s’en sert pour détruire le coronavirus.
À noter qu’un autre produit ménager, le vinaigre blanc, ne sera pas efficace contre le coronavirus. Il ne contient pas assez d’alcool.
Pour poser votre question, ou témoigner, vous pouvez nous écrire via le formulaire disponible en cliquant ici ou nous adresser un mail à coronavirus@leparisien.fr. Retrouvez toutes les réponses précédemment publiées sur notre page dédiée.

Selon Mr Nicolas Berrod - Le Parisien - lundi 23 mars 2020

28/03/2020

Intérêt du savon pour lutter contre le Covid-19...

Son usage est recommandé pour lutter contre tous les virus. Alors que le nouveau coronavirus, dont la propagation est désormais considérée comme une pandémie par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), fait tâche d'huile, le savon fait à nouveau parler de lui pour ralentir la diffusion du virus.

Selon le site américain Vox, le précipité chimique que chacun a à disposition serait particulièrement utile pour lutter contre la diffusion du Covid-19. Il ne se contenterait pas de repousser le nouveau coronavirus mais pourrait bel et bien le détruire, indique le média américain qui s'appuie sur les dires d'un professeur de chimie basé en Australie, Palli Thordarson.

La graisse du virus dissoute par le savon
Le nouveau coronavirus, constitué de particules grasses selon ce scientifique, serait plus facile à éliminer grâce au savon car le produit dissoudrait la graisse et donc affecterait la structure même du Covid-19.
Selon ce même article, l'alcool contenu dans les gels hydroalcooliques peut également détruire le virus, mais il faudrait une très forte concentration d'alcool pour obtenir un résultat comparable à l'utilisation du savon.

Selon l'agence publique américaine Centers for Disease Control and Prevention, citée par Vox, l'eau et le savon seraient donc idéalement à privilégier pour lutter contre le coronavirus, mais le gel hydroalcoolique peut faire l'affaire en l'absence d'alternative aqueuse et savonneuse.

selon Mme Clarisse Martin - BFMTV - lundi 16 mars 2020

27/03/2020

Un site numérique pour lecteurs et éditeurs...

Le diffuseur numérique e-Dantès lance avec 14 éditeurs un site numérique, Confinementlecture.com, avec un double objectif : proposer aux lecteurs inscrits des ouvrages gratuits en ligne mais aussi des livres payants à tarif promotionnel pour soutenir le monde de l'édition durement touché par la crise du coronavirus.

Pour le diffuseur e-Dantès, l’heure n’est plus à la querelle entre le papier et le numérique. L’objectif serait plutôt de maintenir une offre et des habitudes de lecture à l’heure de l’écroulement des ventes du livre papier avec la fermeture des librairies. Ainsi est né le site internet confinementlecture.com.
L’inscription est gratuite et aujourd’hui, plus de 30 000 personnes y ont adhéré. Elles bénéficient ainsi chaque matin sur leur boite mail d’un choix de livres gratuits à télécharger. Elles peuvent aussi acheter à des tarifs promotionnels d’autres ouvrages. À titre d'exemple, des ouvrages de science-fiction sont proposés à moitié prix.

Les éditions Charleston proposent trois livres numériques au prix de deux. Car au-delà de l’accompagnement des lecteurs confinés chez eux, l’objectif est aussi de soutenir commercialement les éditeurs durement touchés par l’épidémie. À ce jour, le distributeur aurait enregistré une hausse de 25 % de son chiffre d’affaires.
Romans, science-fiction, développement personnel : tout ce qui permet d'échapper au climat anxiogène a le vent en poupe. Et cette offre du distributeur numérique e-Dantès via le site confinementlecture.com, valable jusqu'au 29 mars, sera très probablement prolongée.

Selon RFI - RFI - lundi 23 mars 2020

25/03/2020

Des distractions pour vos jeunes pendant le confinement...

Le confinement pour cause de coronavirus continue et on espère que pour l’instant tout se passe bien chez vous. Mais pour certaines familles, il faut trouver des occupations pour les enfants, des activités à partager en bonne entente. Et quand on ne peut pas sortir de chez soi, peut-être pour plusieurs semaines, côté loisirs interactifs, il y a les jeux de société bien sûr, et les jeux vidéo. Sur console ou sur PC, ils permettent de jouer à plusieurs et de passer le temps en s'amusant. Ça tombe bien, Europe 1 vous a sélectionné cinq jeux vidéo à partager entre petits et grands.
Luigi's Mansion 3, pour une équipe parent-enfant
On commence avec la Switch de Nintendo, LA console familiale par excellence. On y trouve l’un des jeux les plus sympathiques de ces derniers mois : Luigi’s Mansion 3. Luigi, le frère froussard de Mario, se retrouve enfermé, non pas chez lui, mais dans un hôtel hanté ! Pour sauver ses amis, il faut affronter les fantômes qui peuplent les nombreux étages, armé d'un... aspirateur ! C’est un jeu hyper amusant, très accessible pour les plus jeunes. Et surtout, il peut se jouer à deux, en coopération. Chacun contrôle un personnage (Luigi ou son double gluant Gluigi, doté de capacités spéciales) et vous faîtes l’aventure en vous entraidant, c’est plus facile. Parfait pour un combo parent-enfant !
TEST -Avec Luigi's Mansion 3, Nintendo rouvre sa drôle de maison hantée
Mario et Sonic aux Jeux Olympiques, pour faire du sport
D’un frère à l’autre, de Luigi à Mario, il n'y a qu'un pas. Mario qui troque sa tenue de plombier contre une panoplie de sportif pour affronter une autre star du jeu vidéo, Sonic, dans Mario et Sonic aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020. Le sixième opus de la série sportive de Nintendo est sorti fin 2019, en anticipation du plus grand événement sportif de l'année. Mais, on risque fort de ne pas avoir de JO cette année à cause du coronavirus, alors autant en profiter sur console. On retrouve donc Mario, Sonic et tous leurs amis (et ennemis) en piste pour une vingtaine d’épreuves des JO de Tokyo, du 100 mètres au tir à l’arc en passant par la natation et les nouvelles épreuves comme le karaté et le skateboard. On peut y jouer jusqu’à quatre à la maison et en plus ça fait faire du sport puisqu’il faut reproduire les mouvements, par exemple balancer ses bras pour courir ! Idéal donc pour les familles confinées dans des appartements.
Just Dance, pour s'amuser en musique
Si vous n'avez pas la Switch, pas de problème, il y plein de jeux aussi sur la PS4 et la Xbox One. Il y en a un notamment qui cartonne depuis le début du confinement, c’est Just Dance 2020. Le dernier opus de la série est sorti l'an dernier. Le principe est toujours le même : reproduire devant sa télé des chorégraphies qui s’affichent dans le jeu, bien en rythme avec les tubes du moment. Just Dance 2020 contient une quarantaine de chansons, plus ou moins récentes, de Ed Sheeran à Ariana Grande en passant par Billie Eilish et les Black Eyed Peas. Et un service par abonnement (Just Dance Unlimited) permet de débloquer un catalogue de plus de 500 titres. Les enfants raffolent de ce jeu aux couleurs flashy et aux chorégraphies pour le moins inventives. Et là aussi c’est plutôt sportif !
Bee Simulator, pour sensibiliser à l'environnement
Changement de registre avec un jeu vidéo éducatif : Bee Simulator, un jeu dans lequel on incarne une abeille. Il faut sauver la rucher menacée par les humains dans une aventure ébouriffante : à hauteur d’insecte, tout paraît immense ! Récolte du pollen, défense de la ruche pour les guêpes et les frelons, courses de vitesse avec les autres abeilles, découverte du monde, il y a de quoi faire.
C’est aussi l’occasion d’apprendre à ses enfants tout un tas de choses sur les abeilles, espèce essentielle à la vie sur Terre mais menacée, car Bee Simulator adopte une approche scientifique, très réaliste, avec beaucoup d’informations dispersées dans le jeu. Nous avons pu le constater par nous-même : jouer une abeille, ça fascine les enfants.
TEST - Bee Simulator, un jeu pour sensibiliser les enfants (et les adultes) à la disparition des abeilles
Assassin's Creed Odyssey, bon plan pour les grands
Et pour les parents qui ont envie d'un jeu à eux après tout ça ? Ou bien les adultes qui n'ont pas d'enfant ? Que diriez-vous d’une épopée grandiose en Grèce Antique ? Ubisoft propose une offre exceptionnelle sur son jeu Assassin’s Creed Odyssey, sorti fin 2018 : il est entièrement gratuit à partir d’aujourd’hui et jusqu’à dimanche soir, sur toutes les plateformes. L’occasion de parcourir les rues d’Athènes, de participer à des batailles épiques contre les Spartiates et de naviguer entre les îles du Péloponèse, le tout parfaitement reconstitué.
Assassin's Creed Odyssey est l'aboutissement de ce que peuvent offrir les consoles de jeu aujourd'hui : un jeu immense, avec un scénario prenant et un monde ouvert qui fourmille de détails, de quêtes annexes. Comptez une centaine d'heures pour en faire le tour de fond en comble. A noter qu'un mode "Découverte" existe au sein du jeu : oubliez les objectifs et la violence, il s'agit d'une visite en immersion des lieux historiques reconstitués dans le jeu à l'aide d'historiens. Là aussi, vous pouvez donc jouer en famille. Et si le jeu vous plaît et que vous voulez continuer à y jouer après dimanche, il faudra payer mais il sera en vente quelques temps à prix très réduit : 25€ au lieu de 70€. De quoi vous évader en grand au sein de votre télé, à défaut de pouvoir le faire en vrai. 

Selon Mr Clément Lesaffre - Europe 1 - jeudi 19 mars 2020

Les évèques feront sonner les cloches mercredi 25 mars ...

Les évêques invitent à un «moment de recueillement» le 25 mars à 19h30, Si les églises demeurent ouvertes, aucune célébration ne peut s’y tenir. Des paroisses catholiques diffusent des messes numériques.
Face à l’épidémie, l’heure est à l’unité tous azimuts. En signe de solidarité, l’épiscopat catholique a décidé de faire sonner les cloches des églises de France pendant dix minutes, mercredi 25 mars à 19h30. «Notre pays avec beaucoup d’autres traverse une grande épreuve. Le chef de l’Etat nous invite à laisser de côté nos divisions et à vivre ce temps dans la fraternité», indique, mercredi, un communiqué des évêques de France.
Au-delà des seuls cercles catholiques, les prélats invitent les Français à se joindre à leur initiative. Ils proposent de mettre une bougie à sa fenêtre, à l’heure où sonneront les cloches, pour marquer «sa communion avec les défunts, les malades et leurs proches, avec tous les soignants et tous ceux qui rendent possible la vie de notre pays».

«A tous, nous disons notre désir que notre communauté nationale sorte grandie de cette épreuve. Depuis bien des années déjà, notre humanité a l’intuition qu’elle doit changer radicalement sa manière de vivre», poursuivent les évêques qui mettent en cause ’individualisme, la recherche du profit et le consumérisme.
«Depuis le début de l’épidémie, nous sommes pleinement engagés dans l’effort commun, commente Matthieu Rougé, évêque de Nanterre (Hauts-de-Seine) et membre du conseil permanent de l’épiscopat, auprès de Libération. Nous n’avons jamais rechigné face aux mesures drastiques qui ont été prises.»

Si les églises demeurent ouvertes, aucune célébration ne peut s’y tenir depuis le week-end dernier. Grâce à Internet, de nombreuses paroisses catholiques ont pris des initiatives comme diffuser des messes numériques. «Personne n’aurait pu imaginer qu’un jour nous nous retrouvions dans une telle situation», estime Matthieu Rougé.
La semaine dernière, l’épiscopat français avait entamé une série de visites à Rome. Tous les cinq ans, les évêques du monde entier se rendent, à tour de rôle, au Vatican pour y rencontrer en groupe le pape et les responsables de la curie romaine. Les visites des prélats français étaient programmées tout au long de mars.
Mais devant l’aggravation de l’épidémie de coronavirus, le programme a été suspendu. L’un des évêques français présents à Rome la semaine dernière, Emmanuel Delmas du diocèse d’Angers, a été testé positif. Depuis, un tiers des évêques français, qui étaient présents avec lui au Vatican, ont été placés en quarantaine.

Selon Mme Bernadette Sauvaget - Liberation - jeudi 19 mars 2020

24/03/2020

Connaissez-vous le Lydia?

  • Mme V. Josselin dans Version Fémina nous donne des explications concernant une initiative, lancée en 2013, nommée Lydia, qui est en fait une application mobile permettant le paiement de personne à personne, gratuit, sécurisé et en temps réel. La plate-forme est simple à utiliser: renseigner le montant à régler et choisir le destinataire dans ses contacts, puis, au cas où celui-ci n'aurait pas Lydia, il reçoit un SMS avec un lien qui lui demande de renseigner le RIB (relevé d'identité bancaire) du compte sur lequel  doit être viré l'argent.
  • L'article souligne que Lydia est devenue le leader du paiement mobile grâce à ses 3 millions d'utilisateurs en Europe (et plus de 4 000 nouveaux chaque jour). Selon la start-up, 25% des Français âgés de 18 à 30 ans possèdent déjà un compte Lydia. Il suffit d'un numéro de téléphone, ce qui simplifie grandement le remboursement à des proches ou l'achat d'un bien à un particulier. Si vous êtes intéressés par cette application, connectez vous sur Internet à https://lydia-app.com/fr/
  • Lyliane
  •  
  •  

 

Des méthodes pour mieux supporter le confinement et se relaxer...

Bilan des cas réactualisé plusieurs fois par jour, Emmanuel Macron évoquant une "guerre" contre le Covid-19, confinement pendant au moins 15 jours... Les sources de stress sont nombreuses depuis que l'épidémie de coronavirus a atteint la France. Même si cette période peut être particulièrement stressante, il est tout de même possible de l'atténuer, voire de l'évacuer.
Europe 1 vous donne quatre méthodes pour aider à passer plus facilement le cap du confinement, grâce à des applications et des sites internet.

Une application pour la sophrologie
Dans une ambiance "anxiogène", partir à la découverte de la sophrologie peut être un bon moyen de reprendre le contrôle. Alors que le contexte actuel nous oblige à ralentir et passer outre un grand nombre d'habitudes qui régulent nos journées, l'application Be Yourself propose de "se sentir mieux" grâce à la sophrologie. "Même si les conditions ne sont pas réunies pour vivre zen, la sophrologie peut aider", résume au micro d'Europe 1 Annie Duprez, la fondatrice de l'application. Et pour inciter les Français à se lancer à la découverte de cette discipline, Be Yourself a mis en place une "offre de sept séances gratuites" et met en ligne "tous les jours sur les réseaux sociaux une vidéo dédiée à une pratique de la sophrologie". 

Une application pour faire de la méditation 
Si la respiration est à la base de la sophrologie, elle est aussi l'un des fondements de la méditation. "En ces temps troublés par l’épidémie, elle est un réel soutien : il s’agit de renforcer son mental enfin d’accepter le stress et le reconnaître afin de le contrôler", explique Benjamin Blasco, co-fondateur de Petit Bambou, une application dédiée à cette pratique. Pour "s'évader et comprendre nos peurs" pendant l'épidémie, l'entreprise a ouvert un programme gratuit consacré à "l'anxiété". Avec un peu d'entraînement, il est possible d'arriver "à se reconnecter à des petites choses simples, et même profiter de petits moments de joie", détaille Benjamin Blasco. 

Des vidéos pour faire du yoga et du pilate 
Alors que les salles de sports sont fermées à cause de l'épidémie de coronavirus, il peut être frustrant de ne pas pouvoir faire son cours de yoga ou de pilate habituel. Le centre Qee Yoga a mis gratuitement à la disposition des internautes 400 vidéos disponibles sur Facebook et Instagram pour pouvoir continuer sa pratique, ou même s'y initier. "On a des cours allant de 10 minutes, à 1h30", précise Véronique Maillet, la fondatrice, qui assure voir "une hausse assez phénoménale depuis quelques jours des inscriptions". 

Se détresser grâce à une application musicale 
La musique adoucit les mœurs. Ce proverbe bien connu a été pris au pied de la lettre par Chris Hayot, le cofondateur de Neural Up, une technologie antistress "par immersion musicale". Cela va "amener le cerveau à coordonner son activité, et l'aider à se relaxer, à favoriser l'endormissement, et même à se concentrer", détaille l'ancien nageur professionnel. Sur son application, il est donc possible de retrouver une "grande variété"
de musiques pour rendre un peu plus doux votre confinement. 
Parler de vos angoisses et de vos peurs à un psychologue

Il est parfois bon de se confier à quelqu'un. De nombreuses sociétés, comme ProConsulte ou Ourco, mettent en place des numéros de téléphone pour entrer en contact avec un psychologue. Mais il existe également des numéros verts pour les professionnels de santé qui subissent une pression particulière depuis l'épidémie de Covid-19, il s'agit du 0.805.23.23.36 qui est accessible en tout temps. À noter que les policiers disposent également du même dispositif d'accompagnement au 0.805.230.405.

Selon Mr Ugo Pascolo - Europe 1 - mercredi 18 mars 2020

23/03/2020

Jouer de la musique pour ses voisins...

Depuis le début du confinement, tous les jours à midi pile, Mathilde Comoy-Robert sort dans son jardin avec son violoncelle et interprète des airs à destination de ses voisins. Une façon de mettre un baume musical dans les coeurs.
Comme partout en France, à Tournemire dans l'Aveyron, le confinement impose le silence. Il règne en maître dans les rues de ce village de 427 âmes. Mais depuis deux jours, à midi pile, des notes de musique s'envolent d'un jardin. Mathilde Comoy-Robert joue du violoncelle pour ses voisins.
Elle a commencé à jouer des airs de son choix mais très vite les voisins lui ont demandé d'en interpréter de leurs choix : de l'Adagio du concerto d'Aranjuez de Rodrigo au Boléro de Ravel, en passant par Il en faut peu pour être heureux du Livre de la Jungle.

Une bonne idée à multiplier peut-être vers chez vous ...avec d'autres instruments!

Selon France - Info

 

22/03/2020

Se distraire culturellement malgré le confinement...

Quelques propositions de Michèle:

   

CONTINUER À VOIR DES FILMS
Différents programmes qui seront disponibles sur des plages horaires
Les spectacles de l'opéra de Paris gratuitement
https://www.konbini.com/fr/lifestyle/confinement-lopera-d...
[2]
Les spectacles du Metropolitan Opéra de New York gratuits
https://www.lefigaro.fr/musique/coronavirus-le-metropolit...
[3]
DANS LA CONTINUITÉ DU DOCUMENTAIRE BE NATURAL: LA VIE CACHÉE D'ALICE BLACHÉ, UNE SÉRIE DE 5 DOCUMENTAIRES PASSIONNANTS 

DES JOUETS OPTIQUES À LA CAMÉRA 1830-1888 - HISTOIRE DU CINÉMA
https://www.youtube.com/watch?v=Enq0-QR8DXE&list=PLTi...
[4]
EDISON INVENTE LE FILM (ET LE PEEP-SHOW) 1888-1894 - HISTOIRE DU CINÉMA
2
https://www.youtube.com/watch?v=XoZQS8AOAe4&list=PLTi...
[5]
L'ANNÉE DES FRÈRES LUMIÈRE 1895 - HISTOIRE DU CINÉMA 3
https://www.youtube.com/watch?v=Sib_3VD0Q1k&list=PLTi...
[6]
ALICE GUY & GEORGES MÉLIÈS - HISTOIRE DU CINÉMA 4
https://www.youtube.com/watch?v=IWqsbBK9C18&list=PLTi...
[7]
LE BAZAR DE LA CHARITÉ : QUAND LE CINÉMA TUE - HISTOIRE DU CINÉMA 5
https://www.youtube.com/watch?v=bj8rx9qBTkE&list=PLTi...
[8]
CANAL + ANNONCE LA DISPONIBILITÉ EN CLAIR, CE QUI VOUS PERMET DE VOIR DES FILMS RÉCENTS
https://www.numerama.com/pop-culture/611601-coronavirus-c...
[9]
YOUTUBE.COM EST PLEIN DE RESSOURCES: films français, films en VO sous
titrés en français. A vous de chercher. Signalez-nous vos meilleurs
choix soit de préférence gratuits soit en VOD. Mettez les filtres
> 20min, qualité HD ou 4K, sous titres

EN TÉLÉCHARGEANT LE LOGICIEL CPTVTY, vous pouvez voir en replay de
nombreux films gratuitement, films passés récemment:
https://captvty.fr/ cliquez sur Téléchargez autoextractible dans le
rectangle bleu à droite [10]

 

Quelle terrible époque que celle ou des idiots dirigent des aveugles...  " William Shakespeare "

 

  Garanti sans virus. www.avast.com

Zone contenant les pièces jointes

Prévisualiser la vidéo YouTube Des jouets optiques à la caméra 1830-1888 - Histoire du cinéma 1

Des jouets optiques à la caméra 1830-1888 - Histoire du cinéma 1

Prévisualiser la vidéo YouTube Edison invente le film (et le peep-show) 1888-1894 - Histoire du cinéma 2

Edison invente le film (et le peep-show) 1888-1894 - Histoire du cinéma 2

Prévisualiser la vidéo YouTube L'année des frères Lumière 1895 - Histoire du cinéma 3

L'année des frères Lumière 1895 - Histoire du cinéma 3

Prévisualiser la vidéo YouTube Alice Guy & Georges Méliès - Histoire du cinéma 4

Alice Guy & Georges Méliès - Histoire du cinéma 4

Prévisualiser la vidéo YouTube Le Bazar de la Charité : quand le cinéma tue - Histoire du cinéma 5

Le Bazar de la Charité : quand le cinéma tue - Histoire du cinéma 5

  Michèle le 18/3/2020
   

Violences faites aux femmes: nouveaux outils...

Porter plainte, se taire ou fuir. Chaque jour, des centaines de femmes victimes de violences conjugales sont confrontées à ce dilemme. Pour tenter de leur offrir une solution alternative, le procureur de la République de Rennes (Ille-et-Vilaine) a souhaité mettre sur pied un « schéma directeur départemental de lutte contre les violences faites aux femmes ». Prêt à être signé, le document comporte une quarantaine de mesures et sera dévoilé fin mars, après les élections municipales.
L’une des propositions phares visera à proposer un nouvel outil aux victimes silencieuses souhaitant évoquer leur souffrance. « Quand on a des faits graves comme des féminicides, on s’aperçoit qu’assez souvent, il y avait des gens qui étaient au courant. Mais ces gens, ils ne savent pas quoi faire de cette parole. Ce n’est pas évident. Nous avons le sentiment qu’il y a beaucoup de déperdition », explique le procureur Philippe Astruc. Nommé il y a un an, le magistrat avait fait de la lutte contre les violences faites aux femmes sa priorité.
« Parfois, on rate encore l’accueil »
Pour venir en aide aux victimes, la justice souhaite leur mettre à disposition un document de prise de contact. Intitulé « Porteurs de paroles », ce dispositif permettra aux femmes d’être accompagnées par leur confident et de choisir une forme d’accompagnement : par une association, par un avocat ou par la gendarmerie ou la police. « Il faut que la puissance publique aille vers les victimes. Il ne s’agit pas de leur tordre le bras pour qu’elles parlent mais de les aider. Lorsqu’une femme évoque ces faits qui ont souvent lieu dans le huis clos, ce n’est pas par hasard. C’est qu’elles en expriment le besoin, qu’elles en attendent quelque chose, consciemment ou inconsciemment », argumente le procureur.
Avec ce dispositif, la victime s’évite d’abord la difficile démarche d’un dépôt de plainte au commissariat. « Une femme qui n’est pas écoutée la première fois, elle ne reviendra jamais », prévient une enquêtrice rennaise habituée à l’exercice. « Là, c’est un intervenant social qui vous contacte. On améliore le lien avec le service d’enquête. On a fait beaucoup de progrès, mais parfois, on rate encore l’accueil », assure le procureur. Le nombre de procédures a explosé
« Nous pouvons être meilleurs », avait récemment reconnu le patron des gendarmes d’Ille-et-Vilaine, qui a engagé un grand plan de lutte face à la hausse des cas recensés. L’an dernier, 908 procédures ont été traitées par le tribunal de Rennes. Un chiffre qui a bondi de 45 % en un an. « Je ne suis pas sûr que cela veuille dire qu’il y a tellement plus de violences. Mais cela veut dire qu’on commence à gagner sur la révélation des faits. La parole se libère », avance Philippe Astruc.
Violences conjugales : Un homme interpellé grâce au téléphone grave danger deux jours après sa sortie de détention...

Selon Mme Camille Allain - 20 Minutes - vendredi 6 mars 2020

20/03/2020

Un poême qui prend du sens en cette période.

19/03/2020

Opéras en libre accès pendant le confinement...

À partir du 17 mars, les opéras Manon, Don Giovanni ou encore le ballet Le Lac des Cygnes seront tour à tour disponibles en libre accès sur les sites de l'Opéra et de Culturebox.
Entre deux séances de télétravail et baby-sitting forcé, le confinement peut aussi être l'occasion de découvrir parmi les plus beaux spectacles du monde. L'Opéra de Paris, en partenariat avec Culturebox, propose ainsi de se ressourcer grâce à une initiative particulièrement savoureuse en ces temps de pandémie: dès mardi 19h30 seront mis en accès libre et gratuitement plusieurs spectacles issus des archives de l'institution.
Le principe est simple. Pendant six jours, l'internaute pourra visionner une représentation disponible sur le site Internet de l'Opéra et celui de Culturebox. À la fin de ce délai, cette production sera remplacée par une autre et ainsi de suite jusqu'en mai. L'opéra Manon de Jules Massenet ouvre le bal, avec une mise en scène de Vincent Huguet. Le spectacle, qui devait se jouer jusqu'au 10 avril à l'Opéra de Bastille, a finalement été annulé après les dernières mesures prises par le gouvernement. Mais coûte que coûte, le prestigieux établissement a voulu permettre aux spectateurs de savourer ce classique de l'opéra-comique. «Nous voulons garder ce lien avec le public malgré ces temps plus que compliqués», explique Martin Coulon, attaché de presse de l'Opéra.
Filmé en huis clos le 10 mars, Manon était initialement destiné à une diffusion dans les cinémas. Un projet mis à mal par l'annonce de la fermeture de toutes les salles samedi soir. C'est donc finalement sur la toile que le public pourra retrouver dès demain la représentation. 
Pour les plus impatients, l'institution parisienne propose d'ores et déjà le ballet Giselle et l'opéra Les Indes galantes sur son site et celui d'Arte Concert.
Le programme des spectacles disponibles en libre accès:
Du 17 au 22/03: Manon
Du 23 au 29/03: Don Giovanni (2019)

Du 30 au 05/04: Le Lac des cygnes (2019)
Du 06 au 12/04: Le Barbier de Séville (2014)
Du 13 au 19/04: Soirée Robbins (2018)
Du 20 au 26/04: Les contes d’Hoffmann (2016)
Du 27 au 03/05: Carmen (2017)
Et du 17/03 au 03/05: le cycle des symphonies de Tchaïkovski par l'Orchestre de l'Opéra de Paris dirigé par Philippe Jordan.

Selon www.lefigaro.fr - Le Figaro - lundi 16 mars 2020

18/03/2020

Avec l'application PlantNet, on peut identifier tous les végétaux...

Cette plate-forme collaborative a été créée par des chercheurs .
PlantNet, c’est un peu le Shazam des végétaux. Créée à Montpellier (Hérault) il y a dix ans par un consortium de chercheurs, cette plate-forme collaborative gratuite, accessible sur le Web ou depuis une application IOS et Androïd, permet d’identifier une plante en prenant simplement en photo une fleur, une feuille ou un fruit.
Le cliché est aussitôt comparé aux autres végétaux présents dans la base de données, et si le moteur de reconnaissance visuelle est sûr de lui, une seule réponse est indiquée à l’utilisateur. Sinon, s’affichent plusieurs propositions d’espèces probables, avec des « scores de confiance » différents. Pourquoi ? Tout simplement parce que toutes les fleurs issues d’une même espèce ne se ressemblent pas toutes trait pour trait.

Douze millions de téléchargements
« Lorsque l’on photographie des plantes et qu’on les soumet à PlantNet, ce ne sont jamais les mêmes individus de cette espèce déjà présents dans la base, explique Pierre Bonnet, chercheur au Cirad, qui travaille sur cet outil. Dans la nature, il y a de nombreuses variabilités chez une même espèce, dans la taille ou la forme. » Mais plus le projet avance, plus le système de reconnaissance est performant. Les utilisateurs les plus expérimentés peuvent d’ailleurs contribuer à évaluer les résultats de l’application.

Quelque 28.600 espèces sont aujourd’hui référencées sur PlantNet, dont l’application a été téléchargée plus de 12 millions de fois. En moyenne, chaque jour, 150.000 fous de botanique utilisent cette plate-forme, traduite en 22 langues, partout dans le monde. Pour établir une carte de répartition des plantes
Au-delà de son côté ludique, qui donne une autre envergure aux balades en nature, PlantNet est aussi un formidable outil pour les chercheurs. La plate-forme permet, par exemple, en utilisant ses données, « d’établir des cartes de répartition des plantes, note Pierre Bonnet. Avec des dizaines de milliers d’utilisateurs journaliers, c’est un dispositif qu’aucun organisme de recherche n’a les moyens de financer et de mettre en œuvre. »
Le projet PlantNet, porté par le Cirad, l’Inrae, l’Inria et l’IRD avec le soutien d’Agropolis Fondation, est désormais aux mains d’un consortium, ouvert à de nouveaux membres.
Selon Mr Nicolas Bonzom - 20 Minutes - lundi 9 mars 2020

Le pouvoir et l'émancipation des femmes dans le monde...

Il y a un mois, la directrice générale du Women's Forum, Chiara Corazza, présentait au ministère de l'Économie et des Finances ses recommandations pour enrichir le projet de loi 2020 consacré à l'émancipation des femmes. Dimanche, elle devait présider un grand événement à Abu Dhabi à l'occasion de la "Journée internationale des droits des femmes", mais il a été annulé à cause de la crise du coronavirus. Bientôt elle jouera de son puissant carnet d'adresses à Chicago, aux Etats-Unis, et à Riyad, en Arabie saoudite, où se tiendra le G20. Partout l'ancienne journaliste italienne s'affiche en modèle pour défendre le rôle et la place des femmes dans la construction du monde de demain.
Se positionner sur les métiers du futur
"Nous devons nous positionner sur les métiers du futur comme la mobilité, la transition énergétique et la cybersécurité, martèle la ­combative sexagénaire. En mon temps, on pouvait agir en faisant du journalisme ; aujourd'hui, il faut se mettre au code. Si nous ne pouvons pas être à l'origine des algorithmes et des logiciels d'intelligence artificielle, nous créerons un monde profondément injuste et dangereux." Si le monde du travail s'est féminisé et si les femmes sortent davantage diplômées de l'enseignement ­supérieur que les hommes, elles ne représentaient en 2017 que 28% des ingénieurs titularisés, selon les statistiques du ministère de l'Enseignement supérieur. Elles sont aussi peu nombreuses dans le milieu de la recherche et déposent à peine un brevet sur sept.
"Les femmes ne sont pas meilleures que les hommes mais elles sont différentes, observe Chiara Corazza. Dans la finance, elles investissent dans des projets plus durables et éthiques." Aux ­Emirats arabes unis, la directrice du ­Women's Forum a trouvé un autre exemple : elle a rencontré récemment quatre ministres, "quatre jeunes femmes brillantes", qui ont partagé avec elle une idée nouvelle : imposer un congé paternité de deux jours, qui doit permettre aux pères de préparer la naissance du bébé. "Il y a trente-quatre ans, quand j'ai accouché, j'étais morte de fatigue, raconte-elle. Pourtant, en rentrant à la maison, j'ai dû remplir le frigo, installer le lit de mon fils, faire les lessives… Aucun autre pays développé n'a proposé cela."
Des biais sexistes inconscients
Une meilleure représentation des femmes sera la condition sine qua non d'un monde plus équitable. Caroline Criado Perez, elle aussi, n'a cessé de le répéter tout au long de l'année 2019. À 35 ans, la journaliste britannique s'est bâti une réputation de redoutable icône féministe. Quand elle n'est pas dans la rue pour défendre les droits des femmes, elle arbore dans les magazines ce slogan imprimé sur son tee-shirt : "La moitié des T-Rex étaient des femelles." Elle s'est d'abord fait connaître en lançant le mouvement The Women's Room, qui vise à rendre plus visibles les femmes dans les médias, avant d'obtenir de la Banque d'Angleterre qu'elle fasse figurer la romancière Jane Austen sur les billets de 10 livres et de faire ériger une statue de la suffragette Millicent Fawcett en plein cœur de Londres.
Dans son dernier livre, plusieurs fois primé, Femmes invisibles – ­Comment le manque de données sur les femmes dessine un monde fait pour les hommes, dont la version française est parue en février aux éditions First, elle met en lumière les biais sexistes inconscients présents dans la fabrication des produits de consommation ou dans l'urbanisme : la taille des smartphones – souvent trop larges pour tenir dans une main de femme –, la forme des sièges de voiture – conçus à partir de la morphologie des hommes –, ou les défauts des logiciels de reconnaissance vocale, qui comprennent mieux la voix des hommes. "Même aux toilettes, les femmes ont la vie dure, s'indigne-t‑elle. Elles doivent y faire la queue 2, 3 fois plus longtemps que les hommes, car si les surfaces des petits coins sont équivalentes, les urinoirs prennent moins de place, il y a donc plus de toilettes pour hommes. Lorsque les femmes ont leur mot à dire dans le processus de décision, elles ne sont pas oubliées."
Reste à leur faire une place dans les lieux de pouvoir. Selon le rapport 2019 de l'observatoire de la féminisation des ­entreprises de l'école de commerce Skema, elles ne représentent que 13,69% des membres des comités de direction des 60 plus grandes sociétés cotées à la Bourse de Paris. "Au mieux, dans les conseils d'administration ou les comités exécutifs, les femmes restent cantonnées aux mêmes postes, comme la communication ou les ressources humaines", déplore Corazza. Même constat en politique : plus de quatre maires sur cinq sont des hommes, rappelle le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE) à la veille des municipales en France. "Il y a eu des progrès spectaculaires ne serait-ce que depuis ma naissance, admet Caroline Criado Perez. Mais les femmes demeurent, comme l'avait formulé Simone de Beauvoir, l'Autre. Nous devons changer ça."

Selon Mme Romane Lizée - leJDD - dimanche 8 mars 2020

17/03/2020

Indemnisation record pour des braconniers des réserves marines dans les Calanques...

Quatre braconniers des mers devront verser 385 000 euros au total au parc national pour avoir pillé des réserves marines près de Marseille. Une première depuis le vote d’une loi sur la protection des milieux naturels. Un total de 350 000 euros en réparation d’un « préjudice écologique » ! Le tribunal de grande instance de Marseille (Bouches-du-Rhône) a tapé fort au portefeuille ce vendredi 6 mars au matin en condamnant solidairement quatre braconniers sous-marins à indemniser le Parc national des calanques. Ils devront aussi s’acquitter de 35 000 euros de dommages et intérêts divers. Une somme record en France, depuis le vote de la loi pour la reconquête de la biodiversité en août 2016, qui a ouvert la voie à ces procédures.
Si les quatre chasseurs sous-marins, précédemment condamnés au pénal à des peines de 15 à 18 mois de prison avec sursis en juillet 2018, peuvent faire appel, le Parc national des calanques estime déjà que ce délibéré mûrement pesé pendant près de quatre mois par les magistrats est une « décision historique ».
4,6 tonnes de poissons pillées
« Ce jugement est aussi un avertissement, tant pour les chasseurs sous-marins que pour les restaurateurs qui écoulaient le produit du braconnage, cinq d’entre eux vont devoir également verser 3000 euros chacun au parc », apprécie Me Sébastien Mabile, l’avocat du Parc national des calanques, qui avait réclamé 450 000 euros au titre du préjudice écologique lors de l’audience du 8 novembre. « Ce qui est important, c’est surtout que le tribunal a validé la méthode spécialement créée pour estimer le préjudice porté à un environnement protégé ».
Le parc national avait en effet sollicité des scientifiques et des économistes pour évaluer le prix des 4,6 tonnes de poissons, dont des espèces protégées comme le mérou, 322 kg de poulpes et 16 800 douzaines d’oursins pillés dans des eaux interdites à la pêche, jusqu’à l’interpellation en flagrant délit et en pleine mer des braconniers en juin 2017.
« La justice a reconnu que ceux qui saccagent l’environnement doivent être condamnés en fonction de calculs élaborés, et pas au doigt mouillé. Aujourd’hui, l’indemnisation est conséquente et le tribunal a envoyé un message fort, pour les contrevenants mais aussi pour les gestionnaires d’espace naturel et les agents de l’Etat en mer qui y voient un soutien, a est imé à l’issue de l’audience Didier Réault, le président du conseil d’administration du Parc national des calanques. Nous nous réjouissons de cette décision qui reconnaît que la valeur intrinsèque de la biodiversité est supérieure à sa valeur marchande. » « Les dommages et intérêts seront consacrés à tenter de réparer les dégâts causés aux espaces naturels et à la biodiversité, a-t-il précisé. Aujourd’hui, ceux qui détruisent la nature doivent comprendre que cela à un prix ».
« Cela ne peut faire que boule de neige »
Cette condamnation est aussi un signe que la justice prend désormais très au sérieux ces atteintes à l’environnement, avec, depuis 2015, un magistrat référent dans chaque parquet. « Pour l’enquête sur cette affaire de braconnage où nous avions retenu la bande organisée, nous avons mis en place le même dispositif que celui que nous utilisons pour lutter contre le trafic de drogue, notamment des écoutes téléphoniques qui ont permis de quantifier le préjudice », confirme Franck Lagier, premier vice-procureur de la République de Marseille, chef de la section en charge du contentieux de l’environnement, qui avait jugé la demande d’indemnisation du parc « légitime » lors de l’audience.
« On ne peut que se réjouir de ce jugement qui est une première d’importance : on a été suivis par le tribunal même si la somme attribuée est moindre que celle demandée. C’est bon signe pour tous ceux qui voudraient se constituer partie civile dans des dossiers environnementaux, cela ne peut faire que boule de neige. La justice est en adéquation avec l’évolution de la sensibilité des citoyens sur les questions écologiques. »

Selon Mr Marc Leras, correspondant à Marseille (Bouches-du-Rhône) - Le Parisien - vendredi 6 mars 2020

Conseils pour booster votre immunité face à l'épidémie...

1. La vitamine D3 est un puissant protecteur contre les virus.

Des chercheurs ont découvert qu’en augmentant leurs apports en vitamine D de seulement 1000 Unités Internationales (UI) par jour, la moitié d’un groupe de 334 Japonais a vu son risque de succomber aux virus diminuer de 64% par rapport à l’autre moitié du groupe. (2) 

Je rappelle que le mois de mars est la période où vos réserves de vitamine D sont au plus bas, faute de soleil suffisant depuis le mois d’octobre. 

C’est donc le moment de faire une bonne cure de vitamine D (au moins 1000 UI par jour).  

2. La vitamine C peut être efficace contre les virus selon une revue d’études de la très respectée Fondation Cochrane. (3) 

La vitamine C est aussi intéressante pour contrer l’oxydation excessive dans vos poumons (et donc de réduire l’impact négatif du tabac ou de la pollution atmosphérique). (4) 

Cette propriété est particulièrement utile contre les virus qui attaquent les voies respiratoires. 

La goyave, le poivron jaune, le cassis, le persil frais sont les aliments qui en contiennent le plus. 

3. La vitamine E est elle aussi connue pour renforcer le système immunitaire, en particulier pour les personnes de plus de 50 ans qui en manquent cruellement. 

C’est en plus une vitamine vitale pour la santé des poumons – à condition de la choisir naturelle. 

Les anguilles, les sardines, les oeufs en sont riches. (5) 

4. Le sélénium : un manque de sélénium augmente le risque de contagion des maladies infectieuses virales. 

En 2011, une étude a montré que les zones où les niveaux de sélénium dans le sol sont les plus faibles sont aussi les zones où les populations sont les plus vulnérables aux infections virales. 

Les noix du Brésil sont de véritables pépites de sélénium. (6) 

5. Le zinc inhiberait l'activité des virus et bloquerait la réplication de ces virus en culture cellulaire selon une étude effectuée in vitro. 

Les huitres et le foie de veau en contiennent de grandes quantités. (7) 

6. La Coenzyme Q10 est connue pour être un puissant protecteur des poumons. 

Un manque de CoQ10 est souvent synonyme d’une réduction des capacités respiratoires en cas d’infection virale. 

Les poissons les plus gras sont donc aussi ceux qui auront le plus de CoQ10 assimilable. 

85 g de hareng cuit contiennent 2,3 mg de CoQ10. La viande rouge est également particulièrement riche en CoQ10. (8) 

7. Le NADH stimule le système immunitaire.

Une étude réalisée à l’Université de Berlin a montré que le NADH stimulait la synthèse d’interleukine 6. 

L’interleukine 6 (ou IL-6) est synthétisée par les cellules de l’immunité et lutterait contre les infections. 

La viande, le poisson et la volaille contiennent le plus de NADH. Mais attention, le NADH disparaît à la cuisson des aliments ou, si les aliments sont consommés crus, est éliminé sous l'action des sucs gastriques de l'appareil digestif. 

8. La N-AcétylCystéine (NAC) pourrait être utile en cas d'infection respiratoire.

Dans un article scientifique publié le 12 février 2020, les chercheurs attirent l'attention sur plusieurs études cliniques randomisées chez l'homme qui ont révélé que la N-AcétylCystéine (NAC) pourrait être utile pour réduire la gravité des symptômes respiratoires en cas d’infection virale. 

On en trouve notamment dans l'ail, l’oignon, le brocoli, le chou de Bruxelles. (9)

La clé essentielle pour renforcer votre immunité

 

ensemble ainsi que 14 autres nutriments essentiels (22 au total).

Chaque dose contient, de manière concentrée :  

  • Un puissant complexe anti-oxydant stimulant l'immunité : Coenzyme Q10 (30,6 mg), NADH (5 mg), Acide alpha-lipoïque (100 mg), N-acétylcystéine (200 mg) bêta-carotène (4,8 mg), lutéine (10 mg), zéaxanthine (2 mg) 
  • 12 vitamines essentielles pour l'immunité : B1 (1,8 mg), B2 (1,8 mg), B3 (16 mg), B5 (7 mg), B6 (2 mg), B8 (10 mcg), B9 naturelle Quatrefolic® (200 mcg), B12 (2,5 mcg), vitamine C (120 mg) ; vitamine D3 (1000 UI), vitamine E naturelle (tocophérols 12 mg) et K2 (40 mcg) végétales 
  • 3 minéraux et oligo-éléments clés pour l'immunité : iode (150 mcg), sélénium (50 mcg) et zinc (10 mg) 

Il vous suffit de prendre une seule gélule, matin, midi et soir pour redonner à votre corps ces particules vitales dont vous avez tellement besoin pour renforcer votre immunité et vivre en pleine santé.

 

Vous pouvez trouver dans Multi Activ, la seule source qui contient les 8 nutriments boosters d'immunité dont vous avez besoin chaque jour pour compléter les apports nutritionnels de votre alimentation.

Avec Multi Activ, il vous suffit de prendre une seule gélule, matin, midi et soir pour redonner à votre corps les nutriments qui contribuent au fonctionnement de votre immunité.

Nos aliments ont perdu en grande partie leurs valeurs nutritionnelles.  

C’est pourquoi il est devenu presque impossible d’obtenir les nutriments dont nous avons besoin chaque jour.  

Ce phénomène est dû aux changements engendrés par l’agriculture intensive, la pollution, la propagation du sucre et la prise de certains médicaments.  

Multi Activ a été créé pour répondre à ces problèmes majeurs de notre époque.  

Grâce à Multi Activ, vous allez pouvoir réintégrer facilement ces nutriments vitaux pour votre immunité. 

Un geste simple et de bon sens 

Quand vous prenez les nutriments dont vous avez besoin, votre immunité peut fonctionner à pleine régime.

Renforcer votre immunité est donc un geste simple et de bon sens que chacun de nous peut réaliser facilement.

Pourquoi vous en priver ? Pourquoi attendre plus longtemps ?

À l’origine, la Nature avait tout prévu puisque nos aliments sont censés vous apporter tous ces nutriments nécessaires au maintien de votre immunité. 

Mais nos aliments modernes ont été vidés en grande partie de ces substances.

C’est pourquoi, il est plus que jamais utile de compléter votre alimentation avec une source complémentaire de vitamines, de minéraux et d’oligo-éléments.

C’est exactement ce que Multi Activ peut vous apporter.

Selon Mr Dominique Defort

16/03/2020

Concilier vie professionnelle et familiale pour les femmes...

Réussir à mener une vie professionnelle et familiale peut se révéler être le parcours du combattant. Selon une étude de l'Insee publiée ce vendredi 6 mars, les femmes qui ont des responsabilités familiales, en s'occupant d'un ou plusieurs enfants, occupent moins souvent un emploi que celles qui n'en n'ont pas. Surtout, les hommes, qui ont également des enfants, sont plus souvent en emploi que les autres. De telles disparités mettent en exergue les disparités toujours bien ancrées au sein du couple.
Les ouvrière en première ligne
Il existe également des disparités au sein même des catégories socioprofessionnelles. Ainsi, seulement 54% des femmes ouvrières qui ont des responsabilités familiales sont en emploi, contre 74% pour celles qui n'ont pas d'enfant à charge. C'est l'écart le plus marqué. Chez les cadres, ce fossé est beaucoup plus réduit. 90% des femmes cadres sont emploi quand elles ont des enfants contre 94% pour celles qui n'en n'ont pas. L'appartenance à une catégorie professionnelle contribue donc à renforcer certaines inégalités conjugales.
L'arrivée d'un enfant a bien plus de conséquences sur la vie professionnelle des femmes
Le principal facteur avancé par l'organisme de statistiques est l'arrivée d'un enfant qui peut bouleverser certains équilibres. Sans surprise, les femmes sont les premières à subir les conséquences de la parentalité sur la vie professionnelle. D'après les données communiqués par les statisticiens, 45% des femmes ayant entre 25 et 49 ans affirment que la naissance d'un enfant a eu des répercussions sur leur vie professionnelle. Pour les hommes, c'est seulement 23%.
Derrière ces moyennes, il existe des disparités en fonction des catégories socioprofessionnelles et des diplômes. Chez les femmes cadres, elles sont 56% à déclarer que les responsabilités familiales ont des conséquences sur leur boulot. Elles sont 50% dans les professions intermédiaires, 40% chez les employées et 27% chez les ouvrières. Le principal effet est la réduction du travail (pour 16% des réponses des femmes), en particulier chez les cadres (20%) et moins chez les ouvrières (8%). Chez les hommes, le ratio est cinq fois inférieur à celui des femmes (3%). L'âge d'un enfant peut également jouer sur cet équilibre.
"Plus les enfants sont jeunes, plus il est fréquent pour les parents d'éprouver des difficultés à concilier vie professionnelle et vie familiale, même si la question ne disparaît pas lorsque les enfants sont plus grands : 66 % des salariés ressentent de telles difficultés lorsqu'ils ont au moins un enfant de moins de 3 ans, contre 54 % lorsque tous les enfants ont plus de 10 ans" note l'étude. Equilibre entre vie familiale et vie professionnelle, un calvaire pour 60% des Français
Le maintien d'un équilibre entre la vie familiale et la vie professionnelle reste très complexe pour une majorité de Français (61%). Sur ce point, l'écart entre les hommes (59%) et les femmes (63%) est bien moindre lorsqu'ils sont en emploi. Les principaux obstacles rencontrés concernent avant tout le manque de temps pour 41% des répondants. Cette difficulté peut être liée aux longues journées de travail (16%), aux horaires imprévisibles ou décalés (13%) ou aux longs trajets domicile-travail. En revanche, seules 3% des personnes interrogées affirment que l'absence de compréhension de l'employeur ou des collègues constitue une barrière.
La contrainte du temps est particulièrement soulignée chez les Français et Françaises ayant un poste au statut cadre. Ils sont 73% à être dans cette situation contre 63% pour les professions intermédiaires, 58% chez les employés et 53% chez les ouvriers. "Les cadres sont en particulier 29 % à considérer que leurs longues journées de travail sont la principale source de difficultés ; c'est deux fois plus que les professions intermédiaires ou les employés et trois fois plus que les ouvriers"précise l'enquête.

Selon Mr Grégoire Normand - La Tribune - vendredi 6 mars 2020

15/03/2020

Les micro crèches sont autorisées...

Quelque 4.400 micro-crèches, autorisées par le gouvernement à poursuivre leur activité malgré l'épidémie de coronavirus, "accueilleront les enfants habituellement inscrits", a assuré ce samedi la Fédération des entreprises de crèche (FFC) dans un communiqué.
Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a autorisé vendredi soir l'activité des micro-crèches dans la limite de dix enfants, ainsi que celle des assistantes maternelles, qui pourront accueillir au maximum six enfants.

Selon Elsa Hervy, déléguée générale de la FFC, cela représente donc en théorie "44.000 places sur les quelque 450.000 places de crèches existantes en France", dont 60% sont gérées par des municipalités.
"Les structures qui accueillent un nombre d'enfants beaucoup plus réduit ne présentent pas les mêmes risques", a fait valoir le ministre de la Santé à l'appui de sa décision.

L'organisation des repas en question: Autre problème à gérer, explique Elsa Hervy: les prestataires de cantine n'intervenant plus, il faut réorganiser les repas. "Pour lundi, les parents vont les apporter", explique-t-elle, le temps que chaque établissement mette en place une solution.

Mais certains professionnels de la petite enfance n'ont "pas compris" le choix du gouvernement de maintenir ouvertes les structures accueillant moins de dix enfants. Comme Marc Oswald (groupe Krysalis), qui gère huit micro-crèches à Strasbourg et dans le département. Avec son équipe, ils ont décidé qu'elles seraient fermées à partir de lundi.

Compte tenu de la crise sanitaire, il serait "irresponsable" pour lui de les laisser ouvertes. "Dans une semaine, on ira chanter au balcon, comme les Italiens", explique-t-il, allusion aux chants entendus vendredi soir dans une Italie confinée. Cette décision représente un coût financier de 30.000 euros pour une semaine, explique-t-il, car il n'aura pas accès au chômage partiel.

Par ailleurs, certaines crèches classiques vont être réquisitionnées, et ont déjà commencé à l'être à Paris par exemple, pour accueillir les enfants des personnels des services de santé. Pour celles qui vont fermer, la FFC attend des précisions sur les "modalités de l'activité partielle". Elle plaide également pour la création "d'un fonds d'indemnisation des modes d'accueil de la petite enfance".
Selon Cy.C avec AFP - BFMTV - samedi 14 mars 2020

14/03/2020

Faut-il bannir toute forme d'élevage?

INTERVIEW Le Salon de l'agriculture prend fin aujourd'hui le 1er mars. Arnaud Gauffier, le directeur des programmes du WWF, appelle à une évolution des pratiques dans des conditions économiques acceptables par les agriculteurs.
Alors que le salon de l'agriculture se termine aujourd'hui, Arnaud Gauffier directeur des programmes du WWF France revient sur les polémiques liés à l'élevage et l'environnement.
Challenges - Faut-il éradiquer l’élevage français pour favoriser l’écologie ?
Arnaud Gauffier. Non, l’idée n’est pas de bannir toute forme d’élevage mais d’élever moins d’animaux dans de meilleures conditions. Les herbivores par exemple valorisent des prairies que nul autre être vivant ne peut consommer. Cette herbe, ils la transforment en lait et en viande. Par ailleurs, certaines régions sont contraintes par la géographie. Les zones de montagne, les terres pauvres du centre de la France, les zones humides, les marais comme le Marais poitevin ont une productivité faible. Et l’élevage favorise la biodiversité. Ces régions utilisent peu de pesticides et d’engrais. Enfin, il faut rappeler que le fumier issu de l’élevage est le seul engrais naturel et que l’alimentation des ruminants n’est pas en concurrence avec l’alimentation humaine.
D’où viennent ces polémiques contre l’élevage ?
On assiste à une radicalisation de la société civile. La société est de plus en plus urbaine, elle s’est éloignée de ses racines paysannes. Elle n’a plus l’idée de la manière dont on produit son alimentation. Il y a beaucoup de bon sens paysan, mais on le perd de deux manières : dans les régions d’élevage hors sol comme la Bretagne et en spécialisant les productions par zone, en tout culture ou en tout élevage. Il faut revenir sur cette évolution. En Beauce, traditionnellement, les moutons venaient pâturer les champs après les moissons. On gardait quelques prairies pour nourrir le troupeau le reste de l’année. C’était très vertueux.
A l’échelle française, l’agriculture doit-elle d’urgence devenir biologique ?
Il faut encourager le développement du bio mais une production agricole 100% bio serait insuffisante pour répondre à la consommation actuelle de viande en France (c'est déjà le cas même avec une production industrielle puisque nous importons 70 à 80% des volailles consommées en restauration collective et fast-food, principalement depuis la Belgique et la Pologne). Et si on basculait la production mondiale en bio sans diminuer fortement la consommation de viande des pays développés, ce serait une catastrophe. Elle serait très insuffisante pour nourrir les populations et il faudrait avoir recours à plus de surface, entraînant de la déforestation. En occident, la seule solution consiste à manger moins de viande. On mange trop en quantité, l’apport calorique est trop important ce qui provoque surpoids, diabète etc. Par ailleurs, trop d’aliments génèrent une empreinte carbone très forte, comme la viande. Il faut rééquilibrer tout cela. Le WWF France et l’IDDRI (Institut du développement durable et des relations internationales) ont publié récemment des scenarii pour y parvenir. La France doit diminuer sa consommation de volailles et de porcs dont l’élevage est presque totalement industriel. L’élevage de bovins doit aussi diminuer en basculant sur des races qui permettent de valoriser les zones difficiles. La race Holstein a besoin d’ensilage et de soja alors que les vieilles races à viande comme la Ferrandaise sont plus rustiques. Quand on remet les vaches à l’herbe, la production laitière baisse et le chiffre d’affaires de l’exploitation agricole aussi. Mais le revenu agricole progresse, car l’agriculteur a moins de charges, notamment de charges vétérinaires.
Les agriculteurs peuvent-ils changer seuls ?
On ne changera les modes de production qu’à condition de modifier la consommation dans les pays développés. Le risque, c’est que les friches agricoles augmentent en France et qu’on soit contraint d’importer des produits, entrant ainsi dans des phénomènes de dépendance qui sont des spirales infernales et dans lesquelles on ne contrôle plus rien.

Selon Mr Marc Baudriller - Challenges - dimanche 1 mars 2020

12/03/2020

Connaissez-vous le Kaki?

Dans Nice-Matin week-end, le kaki nous est présenté sous un angle informatif et gustatif. Il est nécessaire tout d'abord de savoir que le kaki, dont le nom est japonais, est le fruit du plaqueminier et qu'il est originaire de Chine. En Asie, on le déguste beaucoup lors des Nouvel An chinois et japonais. En Europe, on en consomma seulement à la fin du 19ème siècle. Depuis, on a découvert qu'il existe plus de 800 variétés dans le monde. certains ont une chair ferme comme le kaki pomme, d'autres ont une chair astringente de couleur rouge avec une peau fine. On le mange à maturité.

Le kaki est riche en fibres, ce qui lui permet de stimuler le transit intestinal.  Il contient environ 81 mg de vitamine C et 19 mg de glucides pour 100g. Sa forte teneur en potassium facilite aussi la digestion. il contient notamment des lycopènes, qui sont réputés protéger le système cardio-vasculaire et prévenir le développement de certains cancers. Son apport en vitamine B9  aide le corps à fabriquer toutes ses cellules dont les globules rouges. Comme il est très riche en eau, c'est un fruit à manger quotidiennement pour contribuer à l'apport hydrique de chacun. En résumé, ne pas hésiter à en manger sans modération.

Lyliane

11/03/2020

Cultiver dans une ferme urbaine sur les toits de Bruxelles...

Manger du bar de Bruxelles, c'est possible, depuis que l'architecte belge Steven Beckers, pionnier de l'agriculture urbaine, a fondé BIGH (Building Integrated Greenhouses), en 2015. D'une superficie de 4.000 mètres carrés, la plus grande ferme urbaine d'Europe se trouve au cœur de Bruxelles, sur les toits du Foodmet, une halle alimentaire qui attire plus 100.000 personnes chaque fin de semaine : c'est « le ventre de Bruxelles ».
« Ayant toujours eu une vision de la ville comme étant une solution et non un problème, j'ai investigué les façons de la rendre productive », explique Steven Beckers, fondateur de BIGH. « En tant qu'architecte, je voyais aussi le potentiel qu'il y a à envelopper un bâtiment dans une serre productive dont les plantes régulent le climat et protège les occupants contre les extrêmes, tout en purifiant l'air du CO2 dont il est chargé. »
Sur les toits du site des Abattoirs, la ferme fonctionne en économie circulaire : rien ne se perd, tout se transforme. L'énergie de la ferme provient essentiellement de l'énergie perdue par le bâtiment qu'elle surplombe et des panneaux solaires. « Nous récupérons l'énergie fatale des chambres froides du Foodmet avec une pompe à chaleur. Les pompes sont alimentées par l'électricité du réseau du site, lui même en grande partie alimenté en photovoltaïque. Nous fonctionnons donc principalement à l'énergie perdue et à l'énergie verte », précise-t-il. Aquaponie

Mais la prouesse de BIGH, c'est surtout d'élever des poissons en pleine ville. Et de se servir de leurs excréments pour nourrir des plantes. Des bars rayés, une race de poisson originaire d'Amérique du Sud, sont ainsi élevés dans de grands bassins ; un biofiltre traite leurs excréments et les transforme en nitrites puis en nitrates, qui serviront de nutriments pour les tomates, aubergines et piments situés sous la serre.
« Le choix du bar rayé est poussé par le fait d'avoir un poisson de mer, qualitatif et dont le métabolisme correspond bien à un élevage en système fermé, par sa nature grégaire et son habitude de vivre tant dans les rivières que les estuaires », assure l'architecte. « Les chefs l'apprécient pour sa chair, qui est excellente, et sa fraîcheur, de quelques heures au lieu de souvent quelques semaines entre la pêche et l'assiette. »

Serres coulissantes automatisées
Au-dessus de la culture aquaponique, se trouve une serre high-tech automatisée, où l'irrigation et la lumière sont finement distribués contrôlées. Sur de grandes tables coulissantes, plusieurs variétés d'herbes aromatiques se développent dans une chaleur enveloppante, avant d'être envoyées en magasins ou en grandes surfaces.
Le potager extérieur permet quant à lui de former à l'agriculture urbaine des personnes en réinsertion sociale et professionnelle. Via l'association Groot Eiland, elles s'occupent ainsi des fruits et légumes, les transportent jusqu'au restaurant de l'association et les préparent. ette culture sans antibiotiques, sans pesticides ni engrais de synthèse va bientôt traverser la frontière pour faire des émules en France et pourquoi pas, ailleurs en Europe. « Nous planifions plusieurs projets en Belgique et en France, les opportunités sont nombreuses et nous désirons avancer pas à pas avec un second projet dans les Hauts de France, d'autres à Paris et alentours », confie Steven Beckers.
Par Marion Candau, Euractiv.fr
(Article publié le vendredi 28 février 2020 à 8h30. Mis à jour à 9h04)


10/03/2020

Une école dans les bois...

Dans Télérama, Mme Sophie Berthier s'est intéressée aux "Forest Schools", nées dans les années 1950 à l'étranger. Depuis, au Canada, au Danemark, en Suède, en Angleterre et en Allemagne, faire classe aux 3/6 ans dans la nature s'est complètement banalisé. En France, la tendance commencerait seulement à se dessiner. Depuis la rentrée 2018, des écoles françaises tentent l'expérience à plein temps. Cela se passe par exemple en Charente, en Saône-et-Loire, dans le Finistère comme en Savoie. Ces écoles alternatives se sont fédérées en réseau.

Les maternelles de ce style, pourtant, qu'elles se passent dans les bois, dans un jardin, une prairie, en montagne ou au bord d'un lac, apporteraient de nombreux bienfaits aux enfants. Les enfants sont libres de grimper aux arbres, de gambader, d'observer la faune et la flore ou alors ils apprennent à faire un feu ou à suivre des empreintes. Bref, ces enfants se montreraient plus sociables et solidaires, plus autonomes et créatifs. Le fait d'étudier dans la nature les rend aussi plus respectueux de leur environnement.

Pour en savoir davantage, contacter sur Internet: www.réseau-pedagogie-nature.org.

09/03/2020

Bientôt un score environnemental sur les textiles?

Alors que chaque Français achète pour près de 10 kg de vêtement par an, le gouvernement travaille sur un score environnemental pour le textile qui devrait faire son apparition d'ici 18 mois.
Une note de A à E sur les vêtements, comme pour les machines à laver: le gouvernement et les industriels de l'habillement ont lancé mardi une concertation pour élaborer d'ici 18 mois un "affichage" environnemental dans le secteur textile. Un peu à la manière du Nutriscore proposé depuis quelques mois sur les produits alimentaires.La loi anti-gaspillage promulguée ce mardi prévoit la mise en place d'un étiquetage destiné à informer le consommateur sur les caractéristiques environnementales de certains produits et lui permettre de faire des choix éclairés.
Le premier secteur à expérimenter la démarche sera celui du textile, un des plus polluants et les plus émetteurs de gaz à effet de serre. L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) travaille depuis plusieurs années à l'élaboration de cet affichage pour le textile, mais aussi pour les appareils électroniques, l'habillement, l'ameublement, l'alimentaire et l'hôtellerie.
La note de A à E, accompagnée d'un logo représentant une planète bleue, englobe tout le cycle de vie du produit, des matières premières à la fin de vie, en passant par la distribution, et prend en compte divers impacts environnementaux (émissions de CO2, épuisement des ressources, pollutions de l'air ou de l'eau...).
Testé par Decathlon et Okaïdi
Dans le textile, cet affichage est expérimenté par quelques entreprises, comme Décathlon et Okaïdi, mais l'idée est désormais de "changer d'échelle".
"Nous allons travailler avec les équipes du ministère et les entreprises privées pour asseoir une méthodologie solide qui permettra de donner une note environnementale à chaque vêtement", a expliqué à l'AFP la secrétaire d'Etat à la Transition écologique Brune Poirson.
"L'objectif est que d'ici 18 mois cette méthodologie sorte, qu'elle fasse l'objet d'un décret d'application et qu'elle soit mise en oeuvre dans la foulée, avant la fin du quinquennat", a-t-elle ajouté.
La ministre a appelé les industriels français à s'engager dès maintenant dans cette démarche pour "répondre à la demande de plus en plus pressante des concitoyens".
9,5 kg de vêtements par habitant
Selon l'Ademe, 624.000 tonnes de textiles (2,6 milliards de pièces de vêtements, linge de maison, chaussures) sont mis sur le marché chaque année en France, soit environ 9,5 kg par habitant. Et en moyenne, une personne achète 60% de vêtements en plus qu'il y a 15 ans mais les conserve moitié moins longtemps.
Dans ce contexte, "c'est bien d'uniformiser et d'imposer des critères solides et ambitieux pour l'information environnementale sur le textile", a réagi auprès de l'AFP Alma Dufour, de l'ONG Les Amis de la Terre.
Mais informer n'est pas suffisant, a-t-elle ajouté, réclamant l'imposition de mesures comme la réduction de la production de vêtements neufs et l'obligation du recyclage.

Selon F.B. avec AFP - BFMTV - mardi 11 février 2020

08/03/2020

Exigeons l'arrêt des violences faites aux femmes selon Amnesty International...

Dans la Lettre d'Amnesty, la Présidente Mme Cécile Coudriou demande qu'a l'approche de la Journée Internationale des droits des Femmes, nous exigions d'urgence la fin des violences à leur encontre et le respect intégral de leurs droits. En effet, en raison dees nombreuses discriminations, des viols, des violences conjugales et même de leur tutelle masculine, filles et femmes ne peuvent vivre librement.

Que ce soit en Iran ou en Europe, chaque jour des milliers de femmes et de jeunes filles sont victimes de violences physiques, sexuelles ou psychologiques et d'atteintes à leurs droits fondamentaux. Mariages forcés, victimes des conflits armés, tortures pour des défenseures de leurs droits, elles paient un lourd tribut  social en raison de leur sexe.

L'Etat français lui-même doit intervenir d'urgence, car 1 femme meurt tous les 2 jours dans notre pays. Il nous faut nous mobiliser pour que cesse le double langage et l'hypocrisie. Non seulement dans les entreprises elles sont sous payées, mais elles reçoivent des coups et souvent elles meurent alors que leurs bourreaux restent impunis. Aussi, demandons haut et fort le respect des droits humains partout dans le monde! 

Lyliane

Des premiers pas sur la biodiversité biologique à l'horizon 2050...

La Convention sur la biodiversité biologique (CBD) a fini samedi une semaine de négociations, bousculées par le coronavirus, qui visent à établir un vaste plan à l'horizon 2050 pour protéger les écosystèmes et gérer durablement les ressources naturelles. D'abord prévues en Chine, qui doit accueillir en octobre la 15e réunion de la Convention de l'ONU sur la diversité biologique (COP15), ces négociations ont été déplacées en dernière minute à Rome à cause de l'épidémie de coronavirus et les négociateurs chinois n'ont pas pu s'y rendre. L'Italie est devenue entretemps un foyer de propagation de la maladie.

Des objectifs et des mesures pour les atteindre
La lutte contre le changement climatique s'appuie depuis 2015 sur l'Accord de Paris, un texte ratifié par 183 Etats qui s'engagent à agir pour contenir le réchauffement bien en-dessous de 2°C, à rendre compte régulièrement de leurs émissions de gaz à effet et de leurs actions. Rien d'équivalent aujourd'hui pour préserver les écosystèmes, dont la dégradation et la disparition constituent une lourde menace pour l'humanité, à qui ils fournissent eau, air, alimentation...
Pendant six jours, les représentants de plus de 140 Etats réunis dans la capitale italienne ont discuté des propositions rendues public mi-janvier par la Convention sur la biodiversité biologique (CBD). Elles comportent des objectifs à atteindre d'ici 2050, avec un point d'étape à 2030. D'autres portent sur les mesures à mettre en œuvre pour atteindre ces objectifs et le suivi de leur application.

"Un bon point de départ"
Les pays présents se sont pour la première fois exprimés sur leur contenu, qui sera négocié plus tard ligne par ligne. Parmi les propositions, des aires protégées couvrant "au moins [30%] des zones terrestres et marines avec au moins [10%] sous stricte protection" (les chiffres entre crochets étant à débattre). Cette proposition est portée par une coalition d'une trentaine de pays menée par la France et le Costa Rica.
Le texte propose aussi de réduire d'ici à 2030 "d'au moins [50%] la pollution" par les fertilisants, utilisés notamment en agriculture, les biocides (désinfectants, insecticides..e plastique ou encore contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique via des solutions basées sur la nature. Ce texte de 12 pages "est un bon point de départ", a jugé Gaute Voigt-Hanssen, chef-négociateur pour la Norvège, résumant l'opinion de plusieurs participants contactés par l'AFP.

Des secteurs économiques particulièrement responsables
Il est aussi un "consensus sur la nécessité d'avoir un cadre ambitieux", complète un autre négociateur. La situation est dramatique, avec une "dégradation de la nature (...) sans précédent dans l'histoire de l'humanité", avait rappelé Anne Larigauderie, secrétaire exécutive de l'IPBES, les experts de l'ONU en biodiversité, à l'ouverture des négociations.
Pour WWF, le texte qui sera adopté en octobre et fixera un cadre pour les décennies à venir doit s'attaquer aux secteurs contribuant à la perte de biodiversité: agriculture, pêche, infrastructures, les activités minières et forestières.
"Si vous ne parlez pas de ces secteurs, il ne sera pas possible d'atteindre les objectifs pour 2030", avertit Marco Lambertini de WWF.
Certains pays souhaitent pourtant "se focaliser sur une protection plus traditionnelle de la biodiversité", sans s'attaquer aux modes de production et de consommation, poursuit-il. L'ONG "s'inquiète du manque de progrès et du rythme du processus" de négociations, complète Guido Broekhoven, de WWF International, alors qu'il ne reste que huit mois.

La nécessité d'une évaluation des progrès
Autre source d'inquiétude, des pays ont "des velléités de retirer les mots plastiques et pesticides des menaces qui pèsent sur la nature et qu'il faut réduire", complète Yann Wehrling, ambassadeur sur l'environnement pour la France. Il faudra voir "comment est-ce que la CBD pourra travailler avec les autres conventions et institutions internationales" comme la FAO pour l'agriculture ou l'OMC pour le commerce international, explique Aleksandar Rankovic, expert à l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri).
Le Brésil constitue un cas particulier, selon plusieurs participants. Ses représentants ont fait "des propositions qu'il savent inatteignables" pour ralentir les discussions. Au-delà d'objectifs ambitieux, "il faut que les parties rendent compte plus souvent, de façon transparente" de leurs actions, qu'elles soient "examinées" et que soit mis en place à intervalle régulier une évaluation mondiale des progrès réalisés, estime Gaute Voigt-Hanssen, une revendication là encore partagée par de nombreux participants.

Selon Mme Laure Fillon - La Tribune - samedi 29 février 2020