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19/07/2018

Redynamiser la vie des quartiers...

Un article de Mr Philippe Granjon dans La revue des Petits Frères des Pauvres de juin 2018 essaie de mettre en relation des personnes à la recherche d'un coup de main avec des voisins susceptibles de le leur fournir. Petits bricolage, montage d'un meuble, arrosage de plantes d'intérieur, garde d'un animal, courrier informatique...nombreux sont les services que chacun pourrait rendre à ses voisins. Cette entraide, autrefois relativement naturelle, semble avoir disparu de nos villes.

Des associations de services solidaires tentent depuis quelques années de réinventer cette entraide entre voisins. Leur objectif est certes de répondre à des besoins ponctuels, mais surtout de recréer du lien social au sein des quartiers. Ce peut être une sorte de troc avec échange croisé de services ou un travail rémunéré à un prix inférieur à ceux des sociétés de services à but commercial.

Implantée à Paris et depuis peu à Clichy, l'association "Lulu dans ma rue" met en relation plusieurs centaines de "Lulus" et des personnes à la recherche de services. Les contacts s'effectuent via un site, un numéro de téléphone et d'anciens kiosques à journaux insérés au sein du quartier. De même, "Allo Voisins" anime une communauté de 1 900 000 voisins dans toute la France. Un site permet de demander des services et de recevoir une réponse de voisins compétents.

Quant à "YoupiJob et  à "Stootie", ils ont sélectionné des particuliers, professionnels ou non, qui pourraient intervenir pour dépanner des utilisateurs du site. Ces plateformes offrent généralement des garanties sérieuses. Ne pas hésiter à recourir à une de ces formules d'entraide donnant tout son sens au mot "voisin"! D'autres démarches de ce type existent et recensent déja 650 initiatives solidaires dans 11 villes de France. Consulter donc www.dreamact.eu/fr/

Les plateformes d'entraide sont joignables sur: www.luludansmarue.org, www.allovoisins.com, www.youpijob.fr et www.stootie.com.

Lyliane

 

16/07/2018

Devenir juré pour choisir le roman des étudiants 2018...

Si vous êtes étudiant(e), pourquoi ne pas vous inscrire en envoyant avant le 7 octobre 2018 la critique du dernier roman que vous avez lu. Cela vous permettra sans doute de pouvoir rejoindre le jury du prix du roman des étudiants France Culture/Télérama.

Une bonne occasion pour découvrir 5 romans, rencontrer leurs auteurs en France et élire celui qui aura été votre "coup de cœur". Joindre pour tout renseignement www.franceculture.fr/telerama.fr. Ce prix est soutenu par le Ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation.

Lyliane

Expatriation: des candidats de plus en plus jeunes...

Tenter sa chance à l'étranger n'est pas réservé aux cadres supérieurs des multinationales. De plus en plus de jeunes partent se former et acquérir une première expérience hors de France. Selon Courrier International, parmi eux un sur 3 a moins de 25 ans. On les qualifie de V.I.E. c'est à dire de volontaires internationaux en entreprises.

Ces formules de travail, stage ou échange permettent aux jeunes de jouer à "saute-frontières". La France est le pays d'où partent le plus d'étudiants chaque année, suivie par l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie. 61% des étudiants Erasmus sont des femmes mais seulement20% s'expatrient. Pourtant 92% trouvent un travail après un  V.I.E.

Le volontariat international en entreprise en effet reste une expérience très valorisée sur un C.V. Crée en 2000, il a déja bénéficié à plus de 50 000 français. La majorité des expatriés partent pour passer un bachelor c'est à dire l'équivalent de notre licence. iIs sont 29% à suivre un master et seulement 1% pour un doctorat.

Pour tout renseignement, s'adresser à https://www.etudionsaletranger.fr/volontariat-international-en-entreprise/blog

Lyliane

 
 

15/07/2018

Faire le ménage des déchets dans l'espace...

A travers un article du Courrier International d'avril 2018, rédigé par Mr Fabien Goubet relatif à une mission susceptible de tester des équipements pour nettoyer l'orbite terrestre basse, j'ai réalisé que des monceaux de débris l'encombrent. Au banc d'essai de ce projet seront notamment essayés un harpon, un filet, un bras robotisé et un voile spatial. Partie ravitailler la station Spatiale Internationale, la fusée Falcon 9 de Space X porte dans sa coiffe RemoveSat, un satellite chasseur de la mission européenne "Remove Débris". Depuis le 2/4/2018, elle a rejoint l'orbite terrestre où se trouve l'ISS

Cet éboueur de l'espace devra déterminer les avantages et les inconvénients des différentes méthodes imaginées à terre. L'orbite terrestre basse (entre 350 et 2000km d'altitude) est malheureusement devenue "une poubelle"! Quelques 23 000 objets de toutes tailles sont surveillés, dont 1200 sont des satellites de fonctionnement. Beaucoup sont de grande taille et leur présence n'est pas sans danger. Depuis 60 ans en effet, personne ne semblait s'en préoccuper. Or quelques événements fâcheux ont réveillé les esprits, dont la collision en 2009 à 40 000 km/H de 2 satellites américain et russe, générant plus de 2 300 débris.

C'est dans ce contexte qu'est née la mission RemoveSat. Pour le moment, il s'agit d'un simple entrainement. A l'intérieur du RemoveSat, il y a des débris factices, les DebritsSat qui seront libérés depuis l'ISS vers l'espace et que les scientifiques essaieront de capturer. La mission spatiale porte également sur la navigation spatiale et la visualisation des débris, car "avant d'attraper un débris, il faut l'identifier et connaître sa vitesse", explique Mr A. Pollini, chercheur, responsable chez CSEM en Suisse.

C'est avec son équipe que ce dernier a mis au point un capteur de vision formé d'une caméra couleur et une à télédétection par laser (lidar selon l'acronyme anglais) prooduisant des images en 3D. Les données captées seront transmises au satellite et au Centre spatial de Surrey, au Royaume-Uni, qui pilote le projet. La mission RemoveDebris n'a pas utilisé de composants coûteux, mais elle sera aussi l'occasion d'expérimenter la technologie lidar. Car, dans le futur, elle pourrait permettre de cartographier un site d'atterrissage sur la Lune ou sur Mars de façon précise.

La grande question qui demeure est celle-ci: pour nettoyer ces débris, il faudra y intéresser les grands acteurs de l'industrie spatiale et là, on ne sait pas si ce sera le cas ou si la situation perdurera...

Lyliane

 

14/07/2018

Comment allons-nous recycler désormais nos déchets cartons et plastiques?

 

Dans Sciences et Vie Junior N° 345, un gros dossier, basé sur des interview et des documents rassemblés par Mrs C.Viant, P. Genneviève, H. Millet et Mr J.C. Caudron de l'Ademe, est consacré au recyclage de nos déchets plastiques et de nos cartons. Depuis la fin des années 1960, avec l'essor des supermarchés, le volume de nos déchets a considérablement augmenté dans nos pays industrialisés. En Europe, par exemple, nous jetons 63 kg de plastiques par an et par habitant.

 

La Chine n'ayant que peu de pétrole et fabriquant pourtant beaucoup d'objets en plastique avec des taux horaires salariaux très bas, avait trouvé la solution d'importer nos déchets recyclables (plastiques, canettes, cartons, boîtes de conserve) en nous les rachetant à un prix raisonnable. Le transport par bateau vers la Chine étant peu coûteux, nos pays européens y trouvaient leur compte. Environ 47 millions de tonnes de déchets par an ont été ainsi envoyés depuis l'Europe ou le Japon vers la Chine.

 

Toutefois, le niveau de vie en Chine s'est élevé et désormais ce pays traite en priorité ses propres déchets. De plus, un document «Plastic China» a fait scandale en montrant aux habitants l'envers du décor: familles pauvres triant les déchets à main nue, fonderies polluantes pour les rivières et les nappes phréatiques, ouvriers sous-payés... Les besoins de leur industrie ont alors paru trop nuisibles à l'environnement et aux humains. Les Chinois sont devenus pointilleux et n'acceptent plus n'importe quoi: ils veulent moins de déchets et ceux-ci doivent être propres et bien triés.

 

Que va faire l'Occident de ses tonnes de déchets? Nous en brûlons déjà dans des usines d'incinération, nous en mettons en décharges, mais de nouvelles solutions restent à trouver comme de fabriquer sans emballage, de mieux recycler nos déchets, de trier de façon intelligente et surtout changer de nos façons de consommer. Pour bien pouvoir recycler les plastiques en effet (thermoplastiques essentiellement), il faut les séparer, avant de les laver, de les broyer et enfin de les chauffer pour obtenir une pâte dont on refera des granulés utilisables.

 

La France n'occupe que la 15ème place sur les 30 pays européens qui recyclent le mieux. Dans certains pays nordiques, on distingue par exemple le verre transparent du verre coloré et on a 4 ou 5 poubelles chez soi... Des efforts sont donc à faire! Pour le tri, dans notre pays, une aide appréciable est apportée par des systèmes optiques qui envoient de la lumière infrarouge analysant la matière des objets de nos poubelles jaunes. Les industriels parfois préfèrent payer une taxe plutôt que de jouer le jeu dans le choix de leurs matériaux. En tant que simples consommateurs, nous avons également une responsabilité... Assiettes, pailles, gobelets en plastique par exemple sont peu écolos! Choisissons des matériaux réutilisables! Des associations «zéro déchet» existent un peu partout. Suivons leurs conseils!

 

Le Président Macron a promis que d'ici 2025 près de 100% des plastiques seront recyclés. Cette promesse pourra-t-elle être tenue? Le meilleur déchet ne serait-il pas celui qui n'existe pas?

Pour obtenir un guide des bonnes pratiques, allons sur le site de Citéo, un organisme officiel bien documenté: www.citeo.fr ou sur celui de l'Ademe: www.ademe.fr.

Lyliane

 

 

12/07/2018

Qui sont les membres du "The Brilliant Club" et quelle est leur fonction?

Dans son livre "La révolution du partage", publié chez Flammarion par Mr A. Mars en avril 2018, il est question de "The Brilliant Club, une O.N.G. fondée en 2011 par deux instituteurs anglais Mrs Jonathan Sobczyk et Simon Coyle. Ceux-ci étaient désespérés par les résultats de certains de leurs anciens élèves issus des classes moyennes ou pauvres. Ils constataient en effet que 1 sur 50 seulement osait postuler à des Universités prestigieuses, alors qu'ils auraient pu prétendre à de bonnes places en tant qu'étudiants.

Ces deux instituteurs ont décider d'organiser un programme de tutorat pour ces jeunes en y impliquant de brillantes personnalités de leur entourage. Ils leur ont trouvé des places dans de bonnes universités. C'est ainsi qu'en 2017, plus de 10 000 étudiants à haut potentiel mais malchanceux socialement ont pu suivre des cours du soir, des stages d'immersion et des semaines d'études. Ces tuteurs en plus ont discuté avec ces jeunes, leur présentant et leur vantant leurs métiers, la valeur de leur travail.

Aujourd'hui, ces étudiants sont devenus médecins, ingénieurs, entrepreneurs, chercheurs, savants... N'est ce pas là un bel ascenseur social? La fondation Epic de Mr Mars a sélectionné The Brilliant Club parmi ses membres, tout comme d'autres innovateurs, des start-up, le réseau français de fabriques sociales nommé Simplon...

Pourquoi ne pas faire un tour sur le site d'Epic - www.epic.foundation - , ne pas essayer de révéler les talents de nos jeunes par le football, la musique, le théâtre ou d'autres voies, promettre un partage sur "Epic Sharing Pledge", mettre en place un arrondi sur salaire (Payroll Giving) ou en caisse (Transactionnal Giving? Le futur est entre nos mains! Imaginons le généreux, positif et brillant au lieu de nous révolter ou de nous résigner!

Lyliane

 

11/07/2018

Comprendre nos adolescents et réussir à les apprivoiser...

Mme Pascale Roux, psychologue et coach spécialisée dans l'accompagnement des adolescents et de leurs parents, a publié en 2011 chez Jouvence le livre "Apprivoiser son ado", dans lequel elle offre une meilleure compréhension du monde des jeunes. Elle souligne notamment que ceux-ci ont besoin de signes positifs de reconnaissance, alors que bien souvent nous passons notre temps à nous plaindre ou à crier contre leur désordre, leur apathie ou leur violence.

Les signes de reconnaissance que nous leur donnons, cependant, influencent leurs réactions et induisent leur façon d'être. Ils ont, en effet, besoin de se sentir valorisés et reconnus. Leur faire un compliment pour un acte positif (une note en classe, un geste spontané pour nous aider) ne coûte pas grand chose aux parents et grands-parents, mais ils améliorent grandement les relations.

Le pire en effet est de ne jamais recevoir le moindre signe de reconnaissance, de se montrer indifférent! Comment exister dans le regard de l'autre dans ces conditions? Certains jeunes font des choses aberrantes, dit Mme Roux, pour nous faire sortir de cet état. Les délinquants ne feraient pas autre chose que de chercher à secouer les adultes qui les entourent par leurs incivilités. Ils ne supportent plus leur silence, leur indifférence supposée...Pour les faire changer de comportement, écoutons les, restons en lien avec eux et valorisons ce que nous voyons de bien chez eux!

Grondons les pour leurs bêtises, certes, mais pas pour eux même! Leur être doit être respecté! Ils cherchent à construire leur identité.  Soyons donc vrais et sincères lorsque nous leur parlons. Un ado qui crie : ...même pas mal,  lorsqu'on le punit, essaie de nous faire croire qu'il arrive à se blinder. C'est rarement le cas. La bienveillance est un outil autrement plus puissant!

Soyons responsables de la qualité de nos relations, inventons la si elle n'existe pas encore et soignons la si elle souffre de notre impuissance, de notre découragement! Pour communiquer avec l'auteur, allons voir son site:: www.pascale-roux.com.

Lyliane

10/07/2018

Pourquoi donner? demande Mr Alexandre Mars...

Cette question: Pourquoi donner ? nous est posée par Mr Alexandre Mars dans son livre publié chez Flammarion en avril 2018 et intitulé:"La révolution du partage" dans son chapitre: Gagnant/gagnant. Mr Mars y répond par différentes raisons allant de l'éthique au pragmatisme.

Tout d'abord,  écrit-il

- pour changer le monde, beaucoup trop attaché à posséder et amasser pour lui-même

- pour lutter contre les inégalités et toutes les injustices sociales

- pour éduquer ses enfants au partage

- pour pouvoir embaucher les meilleures personnes dans son entreprise, car le bien-être social attire les demandeurs d'emplois

- pour conserver ses clients grâce à une éthique personnelle

- pour nous faire du bien en accomplissant des actions positives

- pour faire partie d'une communauté qui progresse. en effet, le club des donateurs est à l'avant-garde de nos jours

- pour ouvrir la voie à la croissance économique, pour donner une deuxième chance à des jeunes afin qu'ils trouvent un emploi et puissent dynamiser leur pays

-pour éviter la révolution qui risquerait d'emporter notre vieux système

-parce que "partager est en soi une idée révolutionnaire"!

Mr Mars estime que nous en avons terminé avec la perspective "d'aider, de venir en aide aux personnes en difficulté", des mots qui rappellent souvent le paternalisme, la charité-business ou même une forme de colonialisme...Partager, nouer des partenariats et donner sont autre chose! Le sens de nos gestes devient alors l'essentiel! Et ne pas partager aujourd'hui, pour les Etats du Nord de l'Europe comme de l'Amérique qui ont la chance de vivre dans l'abondance, est de moins en moins acceptable vis à vis des peuples du Sud...

Selon Mr Mars, en outre, le don est à la fois rationnel et émotionnel. Son projet Epic répond à la fois à notre cerveau gauche par la confiance, la traçabilité et la transparence, nous permettant de mesurer l'effet de nos actions donatrices auprès des bénéficiaires et à notre cerveau droit à travers notre expérience concrète.

Pour en savoir plus sur les solutions concrètes qui s'offrent à nous ou pour proposer une initiative, une idée, consulter: www.epic.foundation.

Lyliane

 

09/07/2018

Oniriq met au point une Solar Box pour l'Afrique...

Un article de Mr Bruno Askenazi dans la revue Management de mai 2018 nous apprend que le concept de la start up du Kenya, M-Kopa, qui depuis 6 ans touchait 600 000 familles rurales, a fait des émules. En effet, Mr Rodolphe Rosier et quelques complices, en adaptant et améliorant ce concept, ont crée un Kit Solar Box (un panneau solaire de 50 watts, une box de stockage, une télé HD et 3 lampes) qu'ils font tester par 20 familles au Sénégal. Le kit Solar Box est plus puissant que le kenyan car il peut alimenter plusieurs appareils électriques et électroniques et il intègre un hotspot Wifi.

Le prix de vente de ces kits est de 350 euros remboursables petit à petit grâce à du micro crédit local. Pour le moment, d'ici l'automne prochain, la jeune société compte en vendre 100 exemplaires. Ensuite, elle espère commercialiser 100 000 modèles d'ici 5 ans. Ses sources de financement reposent  sur un partenariat avec l'organisme de financement participatif Ulule. La Fondation"Energies pour le monde" de Mr J.L Borloo soutient ses efforts. Actuellement ce projet a déja reçu 30 000 euros de Bpifrance, mais il recherche encore 300 000 euros. Mécènes de tous pays, une belle initiative à encourager! Pour les joindre, contactez: www.oniriq.com.

06/07/2018

Il y a des maladies qui changent nos vies et les tournent vers des chemins inattendus...

Dans la revue Version Femina, j'ai bien apprécié un article de Mme Caroline Dreyfus-Rose au sujet des maladies qui donnent un sens nouveau à nos vies. Elle apporte  notamment le témoignage de 3 personnes qui ont puisé dans cette épreuve des ressources insoupçonnées. Il s'agit tout d'abord de Mr Eric Brun-Sanglard, devenu non-voyant à 32 ans, qui quitte le monde de la parfumerie pour diriger le chantier de sa maison de Los Angeles. Loin de baisser les bras, mémorisant tout, tâtant les matériaux comme les nuanciers, "sa passion pour l'esthétique s'épanouit dans le noir absolu".  Il s'est alors lancé dans le métier de décorateur et il est devenu peu à peu le "blind designer" en vogue dans toute la Californie. Il a raconté avec humour son histoire dans l'ouvrage "Au-delà de ma nuit" publié au Presses de la Renaissance.

Mme Sylvie Méliet, 52 ans, souffrant pour sa part d'un psoriasis rebelle à tout traitement, écoutant sa seule intuition, s'est envolée pour un village reculé de Guinée à 1300 km de Conakry. Elle a découvert là une tradition transmise de mères en filles pour fabriquer de l'huile de Carapa Procera, efficace contre les lésions cutanées. Cette huile est extraite de graines contenues dans une noix. Elle l'a expérimentée avec succès et elle a décidé de la faire connaître en France (efficacité 94%) pour soigner d'autres patients. Elle a crée une O.N.G en cherchant à faciliter la vie des habitants du village. Puis les Laboratoires Mascareignes ont vu le jour dans une démarche de commerce équitable. Aujourd'hui ces produits sont vendus sur Internet cf www.labosmascareignes.com.

Enfin l'histoire de Mme Claude Boiron, 53 ans, nous est contée. Cette femme, à peine titulaire de son diplôme d'oncologie, s'est découverte porteuse d'un cancer du sein. Chimiothérapie, ablation du sein, radiothérapie, récidive osseuse ont fait basculer sa vie. Toutefois, malgré son lymphoedème sous l'aisselle, Mme Boiron a mis en place une consultation pour accompagner les malades vers des soins de support. Devenue responsable en 2010 du Pôle  de soins de support à l'hôpital René-Huguenin de St Cloud, elle y fait proposer l'auriculothérapie, le qi gong, la méditation Elle a crée l'association "A force d'envies" pour aider les patientes et les patients à renouer avec leur corps. Pour se renseigner, contacter: www.aforcedenvies.com.

Personnellement, atteinte par un cancer de l'ovaire il y a près de 3 ans, je peux témoigner du chemin de lâcher-prise au contrôle et à la peur de la vie que j'ai pu faire sur le support de la maladie. Depuis, tout en me sachant "en sursis" et soignant des séquelles opératoires, j'ai désiré mettre en ordre ma maison, changer mon regard sur les êtres humains et sur le monde. Je me dis qu'au fond je ne sais rien, que mes croyances et mes idéaux me servaient surtout à me rassurer et que mon seul travail conscient est d'accompagner "ce qui est". Vivre au jour le jour, on en parle, mais qui le fait vraiment? La maladie m'a rendue plus humble et plus ouverte aux autres, m'a fait faire la paix avec mon passé, mes parents, mes frères et sœurs, mon ex-conjoint, mon fils... Je me sens plus réceptive à l'égard de mon corps, plus à l'écoute de mes vrais besoins (silence, positivité, respect, non jugement…). Je peux à mon tour remercier tous les changements que le cancer m'a déjà permis de réaliser.

Lyliane

03/07/2018

Comment se protéger des moustiques...

Le journal Nice-Matin le dimanche 17/6/2018, sous la plume de Mme Isabelle Mermin, s'interroge sur les solutions à notre portée pour éviter les piqûres des moustiques. Ces insectes prolifèrent avec l'arrivée de l'été et une humidité importante. Un documentaire diffusé sur France 5 le jour même à 20H55, de la réalisatrice Mme Céline Crespy, rappelait quelques conseils simples pour se prémunir des piqûres de la femelle moustique et montrait divers tests sur des produits en condition réelle.

On considère que les moustiques-tigres sont arrivés en France dans des pneus en 2004. En 2017, six cas de Chikungunya, quinze de Zika et 137 de dengue ont été recensés dans notre pays. Une épidémie de dengue sévit actuellement à la Réunion. en 2013, c'est en Guyane que l'épidémie a été la plus forte. En fait dans l'hexagone 42 départements sont en vigilance rouge. La plupart se trouvent au sud de la Loire, même si on en rencontre aussi en Alsace. Plus il fait chaud, plus le cycle de reproduction du moustique est court.

Selon les explications de Mme Anna-Bella Failloux, directrice de recherche à l'Institut Pasteur de Paris, "la femelle moustique pique tous les 3 ou 4 jours pour puiser les protéines nécessaires au développement de ses œufs". Elle préfère les corps qui dégagent de la chaleur, les peaux sentant l'alcool et certaines odeurs de transpiration. Le moustique-tigre se déplacerait sur un faible rayon et se reposerait entre 12 et 14H en général. Au coucher du soleil, il s'active en général. 

Il faut se couvrir bras et jambes pour éviter les piqûres. Penser à  vider l'eau des coupelles sous les pots de fleurs, afin de ne pas offrir à la femelle un endroit pour pondre ses œufs. Certains bracelets aux huiles essentielles, des porte-clés à ultra-sons sont vendus pour se protéger. Toutefois il faut savoir que leurs molécules se volatilisent rapidement pour la plupart et que leur pouvoir de protection est assez réduit. Des bombes au pyrèthre et des barrières à moustiques à base d'insecticides chimiques sont des recours traditionnels pour la maison.

Si l'on choisit d'utiliser des diffuseurs de répulsifs ou des plaquettes à insérer dans des prises à base de produits chimiques, qui sont assez efficaces, il faut éviter de dormir à proximité immédiate surtout si on souffre d'asthme ou d'allergies. La vaporisation de répulsifs sur la peau se fait dans la main pour enduire ensuite le corps. La crème solaire ne s'applique pas en même temps (au moins 20 minutes après). Il y a même depuis peu des "aspirateurs à moustiques" (coût entre 35 et 159 euros), mais ils n'ont pas encore fait leurs preuves.

Alors, tout l'été, soyons vigilants et prenons des mesures pour nous protéger et protéger nos enfants. Ces moustiques sont dangereux dans la mesure où ils transmettent des maladies. Les bougies jaunes à base de citronnelle ou les serpentins à laisser consumer sous une table comme les grilloirs à lumière bleue peuvent permettre de rester dehors les soirées d'été. Mais, au fond, rien ne vaut la moustiquaire pour dormir en paix! En cas de piqûre, une crème vendue en pharmacie (Apaisyl) est relativement utile. 

 Pour en savoir plus, consulter sur Internet :www.santemagazine.fr ou www.toutpratique.com.

Lyliane

02/07/2018

Le retour du gras...

Un article de Mme Jessica Agache-Gorse dans Version Femina décrypte le come-back inattendu des graisses dans nos assiettes. En effet, diabolisé depuis les années 60, le bon gras revient en force. Le médecin américain Joseph Mercola va même jusqu'à publier chez Solar Santé "La Santé par le gras". Le docteur Lecerf de l'Institut Pasteur de Lille quant à lui explique que la diabolisation du gras vient des Etats-Unis, où l'obésité et les maladies cardio-vasculaires avaient alerté les pouvoirs publics. Il faut dire que là-bas, entre 1960 et 1970, on mangeait vraiment beaucoup de viande rouge, ce qui n'était pas notre cas. Enfin, le mythe du grand méchant gras a été sérieusement érodé par l'enquête fouillée "The big fat surprise" de la journaliste Mme Nina Teicholz.

Actuellement, on reconnaît que le gras n'est pas mauvais en soi. Mieux: il apporterait une satiété permettant d'éviter le grignotage. La rédemption de la graisse vient aussi de la mode actuelle de la diète cétogène. Toutefois, à part pour éviter les convulsions des enfants épileptiques, dit le Dr Lecerf ce ne serait pas non plus la panacée. L'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'Alimentation en France (ANSES) recommande de ne pas dépasser 40% de lipides dans nos apports énergétiques journaliers, ce qui représente environ 80 g de graisse par jour pour une femme active. Il vaut mieux privilégier les graisses insaturées comme l'huile d'olive, les poissons gras, les oléagineux, précise Mme Charlotte Debeugny, qui a co-écrit l'ouvrage: "Je mange du bon gras et ça me fait du bien" chez G. Trédaniel.

La solution serait de ne rien diaboliser, de diversifier, de privilégier la qualité et d'équilibrer sa consommation. Inutile donc de se jeter sur les produits allégés! Par contre, réaliser que les acides gras trans obtenus par un procédé industriel élèvent le risque de maladies cardio-vasculaires. On les trouve cachés dans les viennoiseries, les pizzas ou les chips industrielles sous les termes de "graisses partiellement hydrogénées".

Quatre aliments super gras peuvent être chaudement recommandés. Ce sont l'avocat qui déborde de bonnes graisses, de fibres, vitamines et minéraux, l'houmous composé de pois chiches, ail, citron, paprika, sésame, huile d'olive mais qui est très calorique (300 kilo calories), les sardines à l'huile regorgeant d'omega 3 et de calcium, ainsi que les noisettes (une poignée par jour apporte manganèse, cuivre, phosphore, zinc, fer, magnésium et potassium...) dans le muesli du matin ou à saupoudrer concassées sur salades ou purées.

Oublions donc les idées reçues et prenons plaisir à ce que nous mangeons en faisant plutôt la chasse aux glucides cachés dans notre alimentation!

Lyliane

01/07/2018

La France, championne d'Europe des dérogations sur les pesticides...

 

Pour le ministre de la Transition écologique, l'objectif de sortie des pesticides doit être tenu. En même temps au ministère de l'Agriculture, de plus en plus de dérogations pour utiliser certains pesticides sont accordées.
Au moment de faire ses courses, on n’y pense pas toujours, mais souvent les fruits et légumes ont été traités avec un pesticide. Certains sont autorisés, d’autres non. Même dans ce cas, le ministère de l’Agriculture peut accorder (article 53) une dérogation pour 120 jours. En la matière, la France est championne d’Europe. En 2016, le ministère de l’Agriculture en a délivré 52, devant l’Espagne et le Portugal.


Sur le site du ministère de l'Agriculture, les dérogations en cours sont recensées. Cette année, déjà 36 substances font l’objet de dérogations, avec parfois de drôles d'appellations. Pour les cultures de poireaux attaqués par les vers de terre, le Karate. Pour les fraisiers, le Success 4 combat les mouches. Pour les pommiers, le Neemazal détruit les pucerons. Ces produits sont autorisés pour cause d’urgence phytosanitaire. Mais cette urgence est-elle toujours justifiée ?

Alain Déliès est producteur de noisettes près de Carcassonne. Il utilise un herbicide, le Chardol 600 pour se débarrasser des repousses de noisetiers. Ce désherbant, dont la substance active est le 2,4-D, répond-il vraiment à une urgence phytosanitaire ? A l’entendre, il y aurait moyen de s’en passer : "Imaginons que demain pour des raisons que j’ignore, on me supprime le 2,4-D, je trouverai un fournisseur qui me fabrique une machine qui va me couper toutes les branches."


En 2015, le 2,4-D est classé "peut-être cancérogène pour l’homme" par l’Organisation mondiale de la Santé. Pourtant, chaque année, depuis trois ans le ministère de l’Agriculture accorde des dérogations. Nous avons demandé la liste des dérogations accordées pour urgence phytosanitaire au ministère de l'Agriculture depuis 2016 : 17 autres pesticides ont été systématiquement renouvelés chaque année.
Certaines associations craignent que ces dérogations soient accordées trop facilement, à l'instar de Carmen Etcheverry, ingénieur agronome à France Nature Environnement. "Les dérogations, ça doit rester une exception, une solution de dernier recours. Et actuellement en France, c’est utilisé de façon beaucoup trop systématique. Le fait d’accorder des dérogations, ça n’aide pas à tendre vers une diminution de la dépendance de notre agriculture aux pesticides.


Contacté, le ministère de l’Agriculture nous a répondu que ces dérogations respectent le règlement européen (article 53) et qu’il s’agit bien d’urgences phytosanitaires. S’il y a autant de dérogations, ce serait donc dû... à la variété de notre agriculture.

Franceinfo - lundi 25 juin 2018

Une fleur connectée pour mieux connaître les abeilles...

 

Pour  leur projet de bac, des lycéens de la Manche ont inventé une fleur connectée pour mieux comprendre le comportement des abeilles et lutter contre leur déclin. 
Une fleur aux pétales plastiques colorés qui délivre du nectar, du pollen, et informe en temps réel du passage d'une abeille... Le prototype inventé par des lycéens normands devrait permettre d'étudier le comportement des abeilles et de mieux lutter contre leur déclin.
Sous la houlette de Cyril André, leur professeur en systèmes numériques, Benjamin, Jules et Timothée, élèves de terminale au lycée Julliot de la Morandière à Granville (Manche), se sont plongés pendant un an dans la vie des abeilles pour préparer le projet qu'ils doivent présenter au bac.
L'idée était de "décortiquer le terrain" pour permettre à Mathieu Lihoreau, chercheur au CNRS à Toulouse rencontré lors d'un précédent projet de ruche "connectée", de mieux comprendre le comportement des abeilles butineuses grâce à une fleur artificielle.


Hécatombe
Élément clé de la préservation de la biodiversité et de la sécurité alimentaire grâce à son rôle de pollinisatrice, l'abeille peut butiner plusieurs centaines de fleurs et voler jusqu'à dix km par jour. Grâce à elle, 80% des espèces de plantes à fleurs et à fruits de la planète sont pollinisées, et 35% de nos ressources alimentaires dépendent, selon l'Inra, de la pollinisation par les abeilles.
Mais depuis plus de 15 ans, l'hymén sont pollinisées, et 35% de nos ressources alimentaires dépendent, selon l'Inra, de la pollinisation par les abeilles. Mais depuis plus de 15 ans, l'hyménoptère disparaît des campagnes, fragilisé notamment par les néonicotinoïdes, ces insecticides qui s'attaquent au système nerveux et désorientent les insectes. Les apiculteurs ont alerté la semaine dernière les autorités, faisant état de taux de mortalité "d'une exceptionnelle gravité" cette année. Si les facteurs de déclin sont connus, le comportement de butinage en conditions réelles est peu documenté.


Ingénierie
Pour concevoir leur "appât", les lycéens ont d'abord dû comprendre la morphologie des fleurs grâce à des dissections pratiquées en cours de biologie. Ils ont aussi pioché dans l'univers des cosmétiques, utilisant une poire à maquillage pour distribuer le pollen, ou dans l'univers médical, avec une pompe à nutrition qui amène, en quantité contrôlée, le nectar sur la fleur.
L'opération la plus délicate fut sans doute l'étiquetage des bourdons, pollinisateurs moins agressifs et plus gros que les abeilles, sur lesquels les tests ont été pratiqués. Chaque "QR code" a été collé à la glu sur l'animal.

Quant au prototype, il arbore les pétales colorés de la fleur, mais pas la tige, un cœur en PVC rempli de nectar imprimé en 3D, et intègre une caméra pour filmer l'abeille. Il est aussi monté sur un châssis, dans lequel se trouve un mini-ordinateur qui envoie "les informations collectées dans une base de données", explique Cyril André, qui a fait appel à la fondation Dassault Systèmes pour financer deux des machines utilisées pour éviter de "découper les pétales au cutter".
"On veut développer l'esprit créatif des élèves", souligne le professeur, pour qui "demain, tous les métiers seront potentiellement concernés par les objets connectés et la modélisation 3D".


"Survivre"
La fleur artificielle a été testée avec succès sur les bourdons qui sont venus la butiner. "On aimerait que ça puisse aider les abeilles à survivre", confie Benjamin, l'un des trois lycéens, qui était chargé de réfléchir à la distribution du nectar.
Si les conditions financières sont réunies, des tests à grande échelle pourraient démarrer l'an prochain dans les quelque 50 ruches du CNRS à Toulouse.
Quantité de nourriture disponible, champ avec ou sans pesticides, avec ou sans parasites, champs électromagnétiques, couleurs des fleurs, localisation, taille et parfum de la fleur... "On peut faire varier tous les paramètres et comparer les données obtenues dans des conditions environnementales différentes", précise Mathieu Lihoreau, ajoutant que "si ça marche, on pourra s'en servir pendant les vingt prochaines années".

L.N. avec AFP - BFMTV - dimanche 17 juin 2018

30/06/2018

La prise en charge du cancer selon Mr Martin Hirsch, directeur général de l'Assistance publique -Hôpitaux de Paris...

 

Dans la revue Vivre, numéro spécial 100 ans de La Ligue contre le Cancer, une interview de Mr Martin Hirsch a retenu mon attention. Cet homme, en effet, a exercé de nombreuses responsabilités dans le secteur sanitaire et social et il a depuis 25 ans un engagement associatif ( Emmaüs, Tank entreprise et pauvreté), qui lui donne une expérience très large. il a notamment au sein de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), donné des consignes concernant les délais de prise en charge des patients. "Pas plus de 8 jours entre une suspicion de cancer et l'accès à nos services!" Il œuvre ainsi pour que tous soient égaux face à la maladie.

De plus, la prise en charge ambulatoire est devenue une priorité  pour tous, médecins comme patients et pouvoirs publics. C'est une question de confort autant qu'une priorité économique. Cela demande une coordination étroite entre les services et c'est un meilleur lien pour les patients. Autrefois, l'hôpital était plutôt concerné par le curatif. Aujourd'hui, surtout dans les hôpitaux universitaires, la prévention et l'éducation thérapeutique (sevrage tabagique, outils numériques…) sont des champs de recherche à part entière.

Mr Hirsch s'est engagé pour qu'il y ait désormais un vrai travail d'équipe. Des réunions pluridisciplinaires, la "médecine personnalisée" commencent à garantir une meilleure prise en charge des patients. Des admissions  par exemple sont admises sans passer par les urgences et on cherche à rapprocher la ville et l'hôpital. A AP-HP il y a eu notamment un rapprochement avec l'Institut Gustave Roussy et Curie pour "créer une plateforme commune de séquençage génétique à haut débit du génome des patients".

Pour Mr Hirsch, l'alimentation, l'environnement, l'habitat, le mode de vie ont une influence considérable sur la santé. En France, où l'espérance de vie est élevée, les écarts selon les catégories sociales sont prononcés. Des dépistage (col de l'utérus) correspondent au désir de les réduire au maximum.  En 2002, la loi relative aux droits des malades (l'usager est acteur de sa santé) a bouleversé la relation soignant/patient. "Conjuguée avec les Plans cancer, elle fait émerger une prise en charge globale et personnalisée, coconstruite avec les médecins et les patients". Ainsi, l'accès au dossier médical, la prise en charge de la douleur ont progressé.

Lors des premiers Etats Généraux de 1998, La Ligue contre le cancer est reconnue comme porte-parole des malades atteints par cette maladie. Ses campagnes en faveur de la recherche, de la prévention et du dépistage et des actions concrètes pour un retour à une vie normale (convention AERAS) ont changé le regard sur cette maladie. Les bénévoles sont partie prenantes dans la communauté hospitalière. Leurs initiatives aident à améliorer le confort des malades. En plus des blouses roses, il y a depuis 4 ans les "gilets bleus", des volontaires en service civique qui jouent un grand rôle.

L'hôpital est et doit rester un service public au service de tous. Les associations tout comme La Ligue y ont leur place. A l'avenir, on peut imaginer encore des améliorations, des partenariats, des transformations utiles aux malades du cancer… "La chimiothérapie date de 1946; en 2001 nous avons vu les progrès de l'immunothérapie et depuis 2008, nous pouvons séquencer le génome des tumeurs. Des thérapies ciblées sont au point et des programmes de recherche sont à l'œuvre dans le monde entier", dit Mr Hirsch. Gageons que la santé publique devienne une réelle préoccupation des décideurs politiques! Accompagnement, prévention, empathie… le chemin vers un meilleur engagement de tous les français est peut-être là.

Pour s'informer plus précisément, consulter sur internet: www.ligue-cancer.net ou www.aliam.org.

Lyliane

 

29/06/2018

A propos des armes nucléaires en France...

Saviez-vous que le 7 juillet 2017 le Traité d'interdiction des armes nucléaires (TIAN) avait été adopté à l'ONU? Approuvé par 122 Etats, le TIAN rentrera en vigueur quand 50 pays l'auront ratifié. Alors, ce texte historique interdira aux pays signataires de fabriquer, stocker ou utiliser des armes nucléaires en même temps qu'il s'assurera de leur destruction effective.

En 1972 les armes biologiques ont été interdites; puis en 1993 ce fut le tour des armes chimiques. En 1997, les armes antipersonnel ont été interdites. Enfin ce furent en 2008 les armes à sous-munitions qui furent interdites. Ne nous arrêtons pas en chemin! La dissuasion nucléaire c'est à la fois dangereux et polluant, mais c'est aussi du gaspillage d'argent public.

Malheureusement, nous dit le Réseau Sortir du Nucléaire, les 9 pays dotés de la force de dissuasion nucléaire refusent de jouer le jeu. Parmi les mauvais élèves du désarmement, la France s'est illustrée par ses condamnations officielles et ses pressions diplomatiques contre ce traité d'interdiction. En refusant de prendre part aux négociations, le Président Macron réaffirme que la dissuasion reste "la clé de voute  de la défense nationale".

Mobilisons-nous pour faire de ce traité une réalité en demandant à notre Président de le signer. Une pétition existe sur: http:// www.sortirdunucleaire.org/ Petition-Tian. Actuellement une campagne inter-associative a lieu avec Attac, Ican, Man… Soutenons cette initiative! Mme Beatrice Fihn, présidente de l'Association ICAN, a reçu le prix Nobel de la paix en 2017. Elle écrit:" Il n'y a qu'un seul moyen d'empêcher l'utilisation des armes nucléaires: les interdire et les éliminer".

Lyliane

25/06/2018

Comment Facebook nous "flique", selon les réponses du réseau social au Congrès...

Deux mois après ses auditions au Congrès, Mark Zuckerberg a transmis les réponses à de nombreuses questions. Pas certain qu'on soit rassurés...


Lors de son audition les 10 et 11 avril au Sénat puis à la Chambre des représentants, Mr Mark Zuckerberg avait abondamment usé de la formule "mes équipes vont revenir vers vous pour vous répondre". Le PDG a tenu parole : des réponses aux nombreuses questions (plus de 2.000) auxquelles il n'avait pas répondu ont été transmises aux parlementaires des Etats-Unis, qui les ont mises en ligne (229 pages en tout, en PDF).
Comme le relèvent plusieurs médias américains, comme "Fortune", on y trouve entre autres des éléments sur les diverses façons qu'a Facebook de scruter ce que font les internautes – sur le réseau social comme en dehors, y compris lorsque l'on n'y est pas connecté. Facebook peut ainsi nous surveiller...


1 - Quand on clique sur une publicité
Pixel est une balise web, ou un tag web, qui permet à Facebook de suivre ce qui se passe lorsqu'on clique sur une de ses publicités, et donc de suivre l'internaute après qu'il ait quitté le réseau social. Les données recueillies pourront ensuite être agrégées au profit des annonceurs.
Facebook ne manque pas de signaler qu'il n'est pas le seul à échanger des infos avec des tiers, signalant que c'est par exemple aussi le cas de Google : "C'est une fonctionnalité standard d'internet, et la plupart des sites web et des applis partagent la même information avec de multiples tiers, lorsque les gens utilisent leur site ou leur appli."


2- Quand on a ouvert un onglet Facebook
Le réseau social peut déterminer si vous utilisez réellement Facebook quand vous y êtes connecté, ou si c'est seulement un onglet ouvert parmi d'autres dans votre navigateur. Ce que l'entreprise appelle "en premier plan ou en arrière-plan". Ce suivi inclut les déplacements de la souris, ce qui pourrait permettre à Facebook de déterminer si l'utilisateur est un humain ou un robot.

3 - Quand on fait des achats
Facebook collecte des données sur nos achats, même s'ils sont faits en dehors du réseau social et que l'on n'y est pas connecté. Il peut aussi suivre les jeux (en ligne !) auxquels on joue.


4 - Qui on a dans ses contacts et qui on a joint
Vous avez accepté la proposition de synchroniser votre appareil avec Facebook pour trouver lesquels de vos contacts sont sur le réseau social ? Pratique, c'est sûr... mais gardez alors à l'esprit que l'entreprise aura donc accès à votre carnet d'adresses (au passage, sans que les personnes qui s'y trouvent n'aient leur mot à dire).
En donnant cette autorisation, Facebook pourra aussi avoir accès à l'historique de vos appels, et à celui de vos SMS (comme le mentionne cette page du réseau social, on peut désactiver cette option).


5 - Et encore...Ce qui précède est très loin d'épuiser la liste des 1.001 informations que Facebook récupère. Parmi elles, relève BuzzFeed (qui est en liste 18), il y a encore, par exemple : le nom des applis et des fichiers dans vos appareils, le nom de votre fournisseur d'accès internet ou de votre opérateur mobile, des infos sur les autres appareils à proximité, l'espace de stockage disponible de votre appareil, le niveau de batterie, les métadonnées d'une photo (lieu où elle a été prise, entre autres).


L'art de l'euphémisme
Zuckerberg avait fait montre de beaucoup de diplomatie, pour ne pas dire de langue de bois, face aux parlementaires, mais par écrit son entreprise fait encore mieux, souligne The Verge.
A une question sur l'usage de ses publicités pour discriminer des personnes (une pratique pour laquelle le réseau social a été plusieurs fois mis en cause), Facebook répond par exemple qu'il ne permet pas de ciblage basé sur la race, mais sur une "affinité multiculturelle".


Selon Facebook : les pubs font polémique mais restent très rentables.Ces réponses ne devraient guère suffire à calmer les critiques contre les pratiques de Facebook, qui depuis l'audition de son PDG a notamment été montré du doigt par le "New York Times" pour avoir transmis des données sur ses utilisateurs à une soixantaine de fabricants d'appareils. Dont certains sont pointés par les services de renseignement pour leur dépendance envers le pouvoir chinois, en particulier Huawei.
Autre gros souci récent, un bug a rendu publiques les publications privées de 14 millions d'utilisateurs du réseau social entre le 18 et le 22 mai, mais ce bug n'a été corrigé que le 27 mai. De quoi alimenter les prochaines auditions publiques de Zuckerberg… 

Thierry Noisette - L’Obs - jeudi 14 juin 2018

23/06/2018

Ecole de la deuxième chance, plan B pour les décrocheurs...

Le supplément de Nice-Matin, Nous, fait le point sur les écoles de la deuxième chance, dont le concept trouve son origine dans le livre blanc "Enseigner et apprendre" présenté à l'initiative de l'ancienne Première ministre Mme Edith Cresson en 1995. La première école de ce type a ouvert à Marseille en 1998 et, depuis, ce sont quelques 124 sites répartis sur 12 régions qui ont accueilli 90 000 jeunes par ce circuit. 83% d'entre eux ont effectué un parcours complet et 61% ont obtenu une "sortie positive" avec un emploi ou un cursus en alternance. Ce dispositif est reconnu par l'Etat depuis 2007. Il s'adresse aux jeunes entre 18 et 25 ans.

Les écoles de la deuxième chance ou E2C permettent de trouver une place à des jeunes sortis du système scolaire sans emploi ni qualification. On leur propose un parcours individualisé, un accompagnement en s'appuyant sur les compétences acquises et l'alternance. Chaque élève évolue à son rythme et il a 18 mois pour sortir de l'établissement qui l'a accepté.  En mars 2017 l'école de la 2ème chance du Var a vu le jour à La Garde. C'est la Préfecture  qui a lancé le projet. Depuis mi-mai 2018, l'E2C varoise fait partie officiellement du réseau national avec l'obtention d'un label. Les élèves passent 60% de leur temps en centre de formation et ils bénéficient d'un coaching par des encadrants pour les aider à affiner leur projet. 

L'école est en lien étroit avec les entreprises, qui trouvent là beaucoup de leur future main d'œuvre. En effet, la plupart des élèves sont très motivés et s'investissent à fond dans les ateliers. L'E2C est soutenue par l'Etat, la Région, l'Union Européenne, les Communautés d'agglomération, les villes, les entreprises et la CCI. Avec de bons résultats, l'école de la Garde a ouvert 3 autres sites dans le département: Fréjus, Brignoles et Draguignan. En un an, 300 jeunes y ont été accueillis pour une durée moyenne de 6 mois.

Nice pourrait bientôt se doter d'une école de la 2ème chance sur son territoire. Une délibération dans ce sens a été votée à l'unanimité lors d'un conseil métropolitain. Il permettra de financer une étude de faisabilité. De belles opportunités pour rebondir!Pour en savoir davantage sur l'E2C du Var, contacter: www.e2c-var.fr ou le 04 94 75 24 15.

Lyliane

22/06/2018

Un nouveau concept: la rando-apéro!

Dans le massif du Tanneron, écrit Mme Laurence Lucchesi pour le journal "Nous", supplément de Nice-Matin, on peut combiner le plaisir de la marche à celui de la dégustation de produits bio, locaux et fait maison. Les participants intéressés (15 personnes maximum) se retrouvent devant l'Office du Tourisme de Mandelieu-la-Napoule (806, Route de Cannes) et sont accueillis là par Maddy, guide de Rando d'Azur et Mireille, membre de cette même association. Un convoi de voitures se forme alors en direction de la Forêt communale des grands Ducs. Puis commence une balade de 7 kms, sur des sentiers balisés sans difficulté avec de faibles dénivelés (210 mètres). Le prix demandé va de 20 à 22 euros pour adultes à 13 à 15 euros pour les 3/12 ans. Départ tous les vendredis et samedis de mars à octobre à 18H. S'adresser à www.randodazur.com ou téléphoner au 06 67 90 69 32.

Un panorama de toute beauté s'offre aux yeux des promeneurs: la ville de Mandelieu, le château de la Napoule, le Pic de l'Ours et l'Estérel, la Méditerranée... Au milieu d'oliviers, d'eucalyptus, de vignes s'ouvre un sentier botanique jalonné de bornes comportant des noms d'espèces végétales (cystes, salsepareilles, callunes…). De bonnes chaussures de marche sont recommandées de même qu'une casquette, un K-way et de l'eau. Le domaine de Barbossi permet une halte gourmande d'une heure environ autour de vins du domaine ou de sirop de groseille pour les jeunes, d'olives du pays, de terrines à la lavande, de fromages de chèvres du marché et de chips artisanales. L'ambiance est conviviale entre les randonneurs et souvent le coucher de soleil est en prime! "Un régal pour les yeux, l'esprit, le nez et les papilles", affirment les bénévoles de l'association. Retour prévu vers 21h. Alors, on essaie?

Lyliane

20/06/2018

La musicothérapie au sein des EHPAD...

La Fondation des Hôpitaux de France cherche à améliorer le quotidien des personnes hospitalisées. C'est pourquoi elle a fait l'acquisition de trois bornes musicales en libre accès à l'EHPAD "Les jardins du Castel" à Châteaugiron (35). Elles permettent aux résidents de cet établissement d'Ille et Vilaine d'écouter plus de 1000 titres de musique classique, de relaxation et de variété. Cette stimulation multisensorielle est appréciée, elle stimule la mémoire et crée du lien social entre les personnes de l'EHPAD.

Réservées aux espaces d'accueil et aux couloirs, ces notes de musique choisies par les résidents n'envahissent pas pour autant les chambres de ceux et celles qui préfèrent le calme. S'y greffent par périodes des karaokés et des lotos musicaux. Qu'ils soient mélomanes ou pas, la qualité de vie des 121 patients de l'ensemble de l'EHPAD a été améliorée par ces sortes de "juke box", remarque le personnel soignant.

Se divertir malgré l'âge, les handicaps ou l'isolement n'est pas un luxe! Au contraire cela rend le séjour des résidents plus joyeux et animé. D'autres EHPAD feraient bien de s'inspirer de cette initiative réussie. Pour en savoir davantage, contacter par exemple: www.fondationhopitaux.fr.

Lyliane 

19/06/2018

Comment financer ses études?

Au moment où les élèves des classes terminales passent le baccalauréat et s'occupent de leur prochaine rentrée via le nouveau système "Parcourssup", n'est -il pas légitime de s'interroger, comme le fait Mme Laurence Ollivier dans Version Femina, sur le financement des études universitaires en France? Car tous les élèves ne sont pas boursiers! Les bourses, en effet, sont accordées sous conditions de ressources de la famille. Le dépôt des demandes de bourse devait être fait jusqu'au 31 mai sur www.messservices.etudiant.gouv.fr. Tous n'auront pas non plus la chance de décrocher la mention très bien au bac, ce qui leur donnerait la possibilité de solliciter une aide au mérite de quelques 900 euros annuels... 

Pour les formations sociales ou paramédicales, cependant, certains Conseils Départementaux peuvent faire un geste. Il faut savoir aussi que les doctorants qui s'orientent vers la recherche et les élèves préparant des concours de la Fonction Publique peuvent recevoir des aides. Enfin les titulaires d'un master préparant une thèse dans les domaines de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie sont susceptibles de recevoir une bourse de l'ADEME. Pour toutes ces possibilités offertes aux jeunes, se renseigner auprès des 1500 centres d'information jeunesse et sur www.cidj.com.

Par ailleurs, les étudiants les moins fortunés peuvent compter sur les aides de la CAF (Caisse d'allocations familiales) qui peuvent aller jusqu'à 200 euros par mois, de l'APL (aide personnalisée au logement) ou même de l'ALS ou ALF pour payer leurs loyers. Ces aides sont versées aussi en cas de colocation. Il peut s'y ajouter le cas échéant: l'avance Loca-Pass pour financer le paiement de garantie et la Clé (caution locative étudiante) pour obtenir la caution de garantie de l'Etat.

Si l'étudiant veut tenter de décrocher une aide à la mobilité internationale ou la fameuse allocation Erasmus+ pour étudier en Europe (entre 150 et 300 euros par mois), il peut se renseigner sur www.enseignementsup-recherche.gouv.fr rubrique generation-erasmus.fr. Enfin, un prêt étudiant classique est possible avec caution des parents pour 7 ans environ pour un montant de 15 000 euros. Egalement possibilité de souscrire un prêt étudiant Bpifrance à durée limitée garanti par l'Etat auprès de banques comme la BNP, la Banque Populaire, la Caisse d'Epargne, le Crédit Mutuel… Veiller à avoir une caution familiale pour éviter des taux élevés par la banque.

Lyliane

 

 

18/06/2018

Une commande occulaire pour communiquer...

Je relève cette innovation dans le petit journal de la Fondation des Hôpitaux de Paris nommé "Hôpital Soleil".  J'y apprends que les enfants du Centre médico-éducatif (CME) "Les petits Princes" à Auxerre (89), polyhandicapés c'est à dire ne pouvant ni parler, ni montrer, ni cliquer sur une souris d'ordinateur, peuvent enfin s'exprimer grâce à des ordinateurs à commande oculaire. En effet, après calibrage de leur regard sur les 10 ordinateurs acquis par une subvention de la Fondation, les enfants peuvent se servir de leurs yeux comme d'une souris. Ils visent par exemple des images, des icones, des zones de communication mises à leur disposition sur l'écran de l'ordinateur.

"Véritables outils pédagogiques, ces ordinateurs à commandes oculaires leur donnent accès au monde numérique et leur permettent d'entrer en relation avec leur entourage". C'est une vraie révolution, dit Mme Rita Daubisse, orthophoniste au CME d'Auxerre, "car ils avaient pris l'habitude de ne pas pouvoir s'exprimer". Ils peuvent désormais jouer ensemble sur les ordinateurs. Le coût pour la Fondation est de 30 000 euros, que nos dons  (opération pièces jaunes, soutien régulier…) permettent.

Bravo à celles et ceux qui mettent la technicité et le progrès au service des plus faibles! Et continuons à soutenir la Fondation Hôpitaux de France, qui cherche à améliorer le quotidien des enfants et des adolescents hospitalisés!

Lyliane

17/06/2018

Inscriptions au lycée, conseils du Journal La Croix.

 

 

Comment peut-on se retrouver sans affectation, même après le 2e tour ?

L. H. : Théoriquement, il y a de la place pour tout le monde. Mais si toutes les familles demandent les mêmes établissements, cela ne peut pas fonctionner. Au premier tour, lorsqu’il n’y a plus de places dans le lycée indiqué en premier choix, le logiciel propose les suivants par effet de domino et dans le cas des filières professionnelles, d’autres lycées dans cette voie.

Bien souvent, un élève se retrouve sans affectation parce qu’il n’a émis que trois ou quatre vœux sur les huit recommandés. Si ses choix sont trop ciblés, il risque de se retrouver sans une place en lycée au premier tour d’Affelnet.

Comment mettre toutes les chances de son côté ?

L. H. : Le premier conseil que je donnerais aux familles est de faire des vœux dans leur district (il y en a quatre à Paris). Ce choix leur rapporte un bonus de 9 600 points dans le barème d’Affelnet. Il n’est pas interdit de choisir des lycées en dehors, mais le total des points sera moins élevé, sauf si l’élève est boursier. Mon deuxième conseil est de saisir huit vœux, en les classant par ordre de préférence. L’élève a le même barème quel que soient ses choix, il faut donc placer en haut de la liste le lycée qui l’intéresse le plus.

Quels sont les critères retenus par Affelnet ?

L. H. : Pour la filière générale et technologique, les éléments pris en compte pour l’affectation sont le niveau de maîtrise du socle commun de compétences et les résultats des évaluations qui rapportent un maximum 9 600 points. Viennent ensuite l’adresse de l’élève (9 600 de bonus district), la qualité de boursier (4 800 points) et depuis cette année, la scolarité complète au collège en éducation prioritaire (480 points).

Pour l’enseignement professionnel, un bonus est également accordé en fonction de la motivation de l’élève (2 500 points) ou des formations PASSPRO (9 000 maximum).

Plus l’élève a de points, plus il a de chances d’intégrer le lycée demandé en premier choix. Au début d’Affelnet, cela a pu favoriser les élèves boursiers, mais l’équilibre a été rétabli depuis avec l’instauration d’un quota correspondant au nombre d’élèves bénéficiaires, soit 20 % à Paris.

Rappelons enfin, que certains établissements ou formations (sections internationales, binationale, classe à double cursus…) ont un mode de recrutement différent, avec constitution de dossiers et/ou des entretiens (Pour en savoir plus www.ac-paris.fr/portail/lycee).

Les élèves qui viennent du privé ont-ils les mêmes chances que ceux public ?

L. H. : On dit souvent qu’ils sont pénalisés, mais c’est faux. En réalité, beaucoup de familles ciblent surtout des lycées très demandés en se disant que s’ils ne les obtiennent pas, ils resteront dans le privé.

Dans le sens public-privé, en revanche, les collégiens ne passent pas pour l’instant par Affelnet, mais cela pourrait changer.

 

Admission au lycée, la colère de parents d’élèves parisiens

 

Comme APB ou Parcoursup, Affelnet a fait l’objet de certaines critiques. On lui a notamment reproché une certaine opacité dans les algorithmes…

L. H. : Oui, mais depuis les algorithmes ont été rendus publics. Les critiques venaient surtout du fait que les familles étaient déstabilisées par le changement des évaluations au collège qui ne leur permettaient plus d’utiliser les notes pour prédire les chances ou les risques d’aller dans tel ou tel lycée, comme autrefois. Il est pourtant toujours possible de choisir en indiquant une liste d’établissements par ordre de préférence.

Avant Affelnet, les lycées faisaient leur marché dans la pile de dossiers des collégiens. Aujourd’hui, ils n’ont pas leur mot à dire et doivent inscrire les élèves sélectionnés par le logiciel. C’est un progrès qui permet d’améliorer la mixité sociale.

Recueilli par Paula Pinto Gomes

16/06/2018

Lieux de vie écologiques et solidaires selon Mr Pierre Rabhi et les Colibris...

Le journal Kaizen, hors série anniversaire de Mr Pierre Rabhi et comportant un DVD en cadeau, effectue un parallèle entre le lieu où est né ce dernier (une oasis saharienne) et son implication en faveur des zones d'Afrique sujettes à la désertification. Son ouvrage "Du Sahara aux Cévennes" et celui ayant pour titre "De l'offrande au crépuscule" se font l'écho de son parcours depuis sa naissance à l'oasis de Kenadsa en 1938 jusqu'à ses réalisations au Burkina Faso au début des années 80.

Aussi, dans les années 1996, personne ne fut vraiment surpris que Mr Pierre Rabhi  prône la naissance "d'oasis", un concept porté à cette époque par le mouvement des "Oasis en tous lieux" et repris aujourd'hui par le mouvement Colibris. Ce projet comportait notamment: le lien à la terre, la sécurité alimentaire, l'implication locale, l'habitat écologique accessible au plus grand nombre, des espaces individuels et collectifs, la place des aînés, l'autonomie… Ces valeurs figurent dans le Manifeste pour des oasis en tous lieux", disponible en ligne sur http://fr.calameo.com ou sur: https://www.colobris-lemouvement.org:projets/projet-oasis.

Au Hameau des Buis, en 2014, l'ensemble des points développés dans le Manifeste était déjà incarné dans le lieu. Ses points forts sont demeurés vivants: ce sont le partage et l'écologie. C'est véritablement en janvier 2015 que le projet "Oasis" a officiellement été lancé. En cinq ans, cent nouvelles oasis ont été crées reliées entre elles par un réseau d'aide à la formation et à des ressources communes.  Il existe différents profils en milieu rural ou urbain, certaines oasis étant des lieux de vie, d'autres des oasis-ressources tournées vers l'accueil et la formation. 

Depuis Colibris a proposé un MOOC (Massive Open Online Course) avec des formations gratuites en ligne (gouvernance, montage juridique, permaculture…). C'est alors qu'est née "la Fabrique des Colibris", "une plateforme de soutien de projets qui met en relation des porteurs de projets avec la Communauté des Colibris". Au début 2018, ce sont plus de 600 lieux diversifiés qui se sont développés librement et qui restent reliés en réseau actif. Cinq principes fondamentaux fondent leurs valeurs: agriculture et autonomie alimentaire, écoconstruction et sobriété énergétique, mutualisation, gouvernance respectueuse et ouverture sur le monde.

Bref, le vivre ensemble est en route et ces oasis sont devenues "un champ expérimental du changement individuel et collectif", selon Mr Mathieu Labonne, directeur des Colibris et coordinateur du projet Oasis depuis 2014. Nous ne pouvons que nous en réjouir et remercier Mr Pierre Rabhi qui a initié ce mouvement qui essaime un peu partout.

Lyliane

15/06/2018

La psychologie positive et ses bienfaits...

Qu'est au juste la psychologie positive? Depuis plus de 20 ans, c'est le nom que l'on donne à l'étude scientifique du bonheur. Elle s'appuie sur des courants philosophiques et psychologiques, nés bien avant l'an 2000. C'est en fait la synthèse de plusieurs courants: la psychologie humaniste (Carl Rogers, Caycedo…), la psychologie sociale, celle du développement existentiel (de Nietzsche à J.P. Sartre et Camus), et les approches comportementales et cognitives.

"Si les émotions négatives rétrécissent le champ attentionnel et renforcent la négativité, les émotions agréables favorisent l'ouverture attentionnelle, la créativité et augmentent les capacités de résolution de problèmes complexes", affirme Mr M.E. Seligman, psychologue américain, qui est considéré comme le pionnier de la psychologie positive. Il a notamment crée le modèle Perma, qui regroupe les 5 déterminants d'un bien-être durable: les émotions positives, l'engagement, des relations constructives, un sentiment d'accomplissement de soi et le fait de donner un sens à la vie.

14/06/2018

Cousu main: un atelier couture à Toulon...

Mme Amandine Roussel écrit dans le supplément de Nice-Matin "Nous" un article au sujet de l'initiative de Mme Hélène Bernardeau dans sa boutique "Chic Planète". Cette dernière, en effet, a proposé, il y a un an, 14-16 rue des Arts à Toulon, une boutique mêlant brocante et café couture. Là on peut chiner, boire un café et suivre deux ateliers hebdomadaires de couture, un le jeudi soir et l'autre le samedi matin. Les participantes apportent leurs tissus et le lieu met à disposition trois machines à coudre simples d'utilisation et des conseils. Le tarif est modéré:12 euros de l'heure et 100 euros les 10 heures. Chaque dernier samedi du mois, en outre, un brunch est organisé.

Débutantes et personnes plus expertes se côtoient. Grâce au coaching d'Hélène, les premières osent se lancer, tandis que les autres concrétisent leurs idées. Mme Roussel avait autrefois bénéficié d'une formation de costumière de théâtre et appris l'ornementation textile. Elle avait aussi entre temps travaillé en bureau. Mais son rêve était d'animer des ateliers. Elle enseigne à Chic Planète également la broderie. Elle se réjouit particulièrement de voir des personnes repartir fièrement avec un vêtement ou un accessoire réalisé sur place… C'est le règne du "Do it yourself"!

Je trouve une telle initiative tout à fait intéressante et je me dis qu'elle pourrait inspirer d'autres personnes dans notre pays. Pourquoi ne pas y enseigner aussi le crochet ou le tricot, mêler ateliers cuisine et ateliers couture? Pour en savoir davantage, consulter sur Facebook: chic-planete.toulon. ou téléphoner au 06 71 50 84 78.

Lyliane

13/06/2018

Plaisirs aux jardins...

L'article de Mme Laurence Lucchesi dans le Matin Week End a la saveur des journées de  plein air en été. On y apprend tout d'abord qu'il ne faut pas négliger la présence d'un frêne se dressant dans le jardin, car il signale généralement le présence d'une source sous ses racines. Ensuite, il est signalé que les feuilles de fraisiers sont censées faire fuir les vipères. Enfin, acheter des œufs de chrysopes en jardinerie protégerait des pucerons en arrosant le jardin avec.

J'ai appris également que ce sont les fleurs au cœur jaune qui attirent le plus les abeilles. Une dame-jeanne en verre constituerait aussi une alliée précieuse, si vous n'avez pas de jardin. Elle permet en effet de créer un mini-jardin d'intérieur. On la remplit de terre à un tiers de la hauteur; on y sème des graines de plantes qui restent de taille moyenne, on arrose modérément, puis on remet le bouchon. La lumière et la terre leur suffiront pour grandir. L'humidité restera à l'intérieur. On aura alors "un jardin en circuit fermé"!

Pour en savoir plus, se procurer l'ouvrage de Mme Anne-France Dautheville aux éditions Buchey Chastel: "Miscellanées de mon jardin".

Lyliane

A propos des cosmétiques anti-âge...

Dans le Journal de la Médecine anti-âge de juin 2018, un article recueillant les propos par Mme Sandra Franrenet de Mme Anne Dubost, citoyenne engagée qui depuis 2016 écrit à propos des cosmétiques en dénonçant des composants cachés, potentiellement toxiques, dévoile ce que contiennent les crèmes anti-âge du commerce. Tout d'abord, Mme Dubost souligne ce qui distingue une peau dite mature d'une peau plus jeune. La production de collagène, une protéine qui assure la fermeté de la peau, diminue en effet avec les années, tout comme l'acide hyaluronique, présent dans les tissus conjonctifs.

Puis, la rédactrice du journal s'attache à définir un cosmétique "anti-âge". En général, "une formule de base appelée excipient, composée d'éléments aqueux et lipidiques, va permettre d'hydrater la peau". Ce film hydro-lipidique est là pour équilibrer les peaux à problèmes ou ayant besoin de protection renforcée. On y ajoute souvent des matières actives spécifiques selon la peau et des émulsifiants pour lier le tout. Ces matières spécifiques peuvent être des vitamines antioxydantes (vitamine A, vitamine C, vitamine E...). Enfin, le coenzyme Q10 ou ubiquinone fourni par l'alimentation agit efficacement pour nourrir les cellules, tout comme l'acide hyaluronique. Les polyphénols à base de plantes donnent parfois aussi un "cocktail super concentré de matières actives".

Selon l'âge, la qualité de la peau, la saison, l'excipient fabriqué à partir d'huiles ou de cires végétales et qui donne 80% de l'efficacité d'un cosmétique peut varier. Les noms latins signifient huile d'olive pour olea europea, huile d'argan pour argania spinosa , huile de jojoba pour simmondsia chinensis ou beurre de karité pour shorea butter. Des labels garantissent la composition à base d'huiles végétales sur les étiquettes comme Ecocert, Cosmebio, Natrue, BDIH ou Soil association…

Attention cependant aux conservateurs, aux allergisants comme l'hydroquinone ou l'arbutine et aux perturbateurs endocriniens, qui sont parfois vendus dans des crèmes commandées sur Internet. Une alimentation variée, riche en vitamines antioxydantes et en coenzyme Q 10 est au moins aussi importante qu'une crème anti-âge. Effacer les rides est certes impossible à l'aide d'une seule crème anti-âge miracle. Toutefois ralentir le vieillissement de la peau peut se faire grâce à un entretien régulier et à une vie saine.

Donc avant d'acheter une crème pour la peau, bien lire l'étiquette et la liste des ingrédients, au lieu de se fier au prix ou à la marque. L'article conseille d'essayer le moteur de recherche de l'INCI sur le site: "La Vérité sur les cosmétiques". Rendez-vous sur: www.laveritesurlescosmetiques.com.

Lyliane

 

 

 

12/06/2018

Quelques astuces de jardinier pour les partuculiers en ville...

Mme Karine Michel dans le supplément de Nice-Matin "Nous" nous fait part des conseils et astuces de Mr Georges Dalmas, ancien animateur des jardiniers de France, pour cultiver sur sa terrasse ou son balcon. Il nous apprend tout d'abord que "quand on achète des plants en jardinerie, il faut regarder la couleur des racines". Il faudrait en effet que la racine soit blanche, car c'est un baromètre de bonne santé de la plante. Concernant le contenu des bacs ou des jardinières, il faut respecter les proportions: un tiers de sable, un tiers de terre et un tiers de terreau.

Mr Dalmas affirme que l'on ne peut pas tout planter sur un balcon.  Selon lui, il faut se limiter à des tomates cerise, des salades d'été, quelques concombres, des cornichons, et des aromatiques. Certaines alliances comme persil et tomate sont bonnes; d'autres moins. Ne pas mettre le basilic par exemple en plein soleil et arroser matin ou soir  avec parcimonie généralement sans mouiller les feuilles. Des engrais organiques comme du tourteau de ricin aident à soutenir la croissance des plantes. En cas de prolifération d'insectes, veiller à utiliser des produits naturels, comme le savon noir contre les pucerons..;

On peut vouloir observer le calendrier lunaire, ce qui fait de nous des adeptes de la biodynamie. La Lune en effet influence la pousse des plantes. En respectant le cycle mensuel de la lune, on choisit le bon moment pour planter en distinguant les jours racines (radis...), les jours feuilles (salades), les jours fleurs (artichauts) ou les jours fruits et graines (haricots, fraises, tomates…). Il y a des calendriers pour suivre cela précisément. Autrefois, nos anciens connaissaient la différence entre la lune montante (avant la pleine lune) et la lune descendante (après la pleine lune) et ils en tenaient compte pour beaucoup de tâches agricoles (tailler, couper ou greffer des arbres, cueillir des fruits…).

Pour en savoir davantage, consulter sur Internet: www.rustica.fr.

Lyliane

 

 

10/06/2018

Avant d'être des migrants, ce sont des enfants...

Médecins du Monde nous propose, dans un flyer que j'ai reçu ces jours-ci, de rétablir ensemble l'accès aux droits et aux soins des enfants et adolescents non accompagnés. Tout d'abord, il demande de faire comme eux dans leurs maraudes: d'aller à la rencontre des mineurs isolés qui vivent dans la rue, de les leur signaler pour qu'ils puissent les aider à se reposer et manger. De plus, si nous faisons un don de 50 euros par exemple nous pouvons permettre à Médecins du Monde d'organiser une maraude.

Il faut savoir que ces jeunes sans représentants légaux ne peuvent pas être pris en charge à l'hôpital, même s'ils sont blessés ou malades. Et même lorsque ces enfants disposent d'un acte de naissance, on les accuse de les avoir falsifiés. Les équipes médicales de Médecins du Monde les reçoivent en consultation et leur dispensent des soins dans leurs centres. En outre, choqués par les épreuves qu'ils ont endurées (pertes de leurs parents, violences subies, passé d'enfants-soldats...), "ils ont besoin d'un suivi psychologique pour les libérer de leurs traumatismes et les aider à se reconstruire".

Peu d'enfants et d'adolescents connaissent leurs droits. Notre système juridique, administratif et social est en effet relativement complexe. Les équipes de Médecins du Monde accompagnent les jeunes dans leurs démarches pendant un an environ, leur permettent d'avoir accès à un interprète… Beaucoup aimeraient aller à l'école, reprendre des études, mais  souvent les Services de l'Aide Sociale à l'Enfance leur refusent un logement et les condamnent à se cacher dans les rues de peur d'être obligés de quitter le territoire.

A ce jour, ces jeunes mineurs sont environ 25 000 dans notre pays. Aidons les à travers Médecins du Monde à sortir de la rue et à pouvoir mener une vie décente en étant scolarisés et protégés par des adultes. Pour toute information à ce sujet, consulter sur Internet: www.medecinsdumonde.org.