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11/04/2021

Ecouter les bruits de la nature: c'est bon pour la santé!

Passer du temps à écouter une rivière couler ou les oiseaux chanter est très bon pour la santé, selon une étude ayant quantifié les bénéfices des sons naturels, tant sur le moral et les performances cognitives que le stress, ou même la sensibilité à la douleur.
L'étude a été dirigée par Rachel Buxton, biologiste à l'Université Carleton au Canada, et publiée lundi dans la revue scientifique PNAS.
"Nous avons tendance à examiner l'environnement acoustique du point de vue de la pollution sonore et de la façon dont cela dérange la faune et la flore", a expliqué la chercheuse à l'AFP. "Beaucoup d'entre nous, biologistes, sont très intéressés par le contraire: quels sont les bénéfices d'un environnement acoustique naturel?" 

Elle et ses collègues ont passé en revue la littérature sur le sujet. Les recherches passées ont en majorité été menées en laboratoire ou en milieu hospitalier, avec des sons diffusés aux volontaires. 
Sur 36 études, sept ont examiné les effets sur le rythme cardiaque, la tension artérielle, la douleur ressentie ou encore le stress via les niveaux de cortisol. 
Les autres ont mesuré les conséquences sur l'humeur ou les performances cognitives. 
En combinant tous les effets positifs sur les groupes exposés à des sons naturels, les chercheurs ont noté une amélioration de 184% sur la santé générale.
Ces sons ont également conduit à une réduction de 28% du niveau de stress et de désagrément. 
Parmi les sons ayant le plus gros impact: celui de l'eau, suivi par des chants d'oiseaux, puis d'un mélange des deux.
L'équipe de chercheurs a également analysé des enregistrements sonores dans 68 parcs nationaux américains sur les 15 dernières années, à 221 endroits différents.
Les sons ont été classés: causés par des humains, des animaux, ou par les éléments (vent, pluie, eau...).
Des bruits d'eau et d'oiseaux pouvaient être entendus dans 23% et 42% du temps, respectivement. 
Les parcs avec la meilleure qualité sonore (beaucoup de sons naturels, et peu de sons causés par des humains) se trouvaient en Alaska, à Hawaï et dans le nord-ouest du pays. 
Mais les parcs les plus fréquentés étaient ceux comportant le plus de sons d'origine humaine.
Malgré tout, selon les analyses en laboratoire, "nous avons des preuves qu'écouter des sons naturels et du bruit reste meilleur pour la santé que si vous écoutez seulement du bruit", a expliqué Rachel Buxton.
Pourquoi cet effet bénéfique? Personne ne sait vraiment, mais la chercheuse a son hypothèse: "Du point de vue de l'évolution, un environnement acoustique qui comporte beaucoup de sons naturels est un bon indicateur d'un environnement sûr -- ce qui permet un repos psychique."
Selon AFP - AFP - lundi 22 mars 2021

10/04/2021

AU Kenya les éléphants ont du mal à circuler librement...

C'est la dernière affaire en date au Kenya, qui oppose les défenseurs de la vie sauvage aux investisseurs du monde agricole. En jeu, la quiétude d'un groupe de 2 000 éléphants du parc national d'Amboseli, au pied du versant kényan du Kilimandjaro. Selon les défenseurs de l'environnement, ils sont menacés par une plantation de 73 hectares d'avocatiers installée à proximité de la réserve. Une production industrielle qui bloquerait la transhumance des pachydermes à la recherche d'eau et de nourriture.

"Combien d'éléphants vaut un avocat ?", alertent les opposants pour mettre en évidence le sort de la faune affectée négativement à leurs yeux par le projet agricole. L’agriculture commerciale au Kenya est devenue "beaucoup plus dangereuse pour les animaux que le braconnage", dénonce Paula Kahumbu, une militante qui dirige l'ONG Wildlife Direct.
L’Autorité nationale de gestion de l'environnement (Nema) avait donné son accord à l'exploitation. Mais sous la pression des écologistes, elle a finalement ordonné le gel de l'activité. L'affaire est désormais en cours d'instruction devant le tribunal environnemental du Kenya, mais l'activité se poursuit.
Investissement opportuniste

L'investissement est bien éloigné de l'image d'une agriculture raisonnée que prône le pays, activité qui permet la cohabitation de la population et des animaux sauvages. Dans cette affaire, le terrain acheté à des propriétaires massaïs a été défriché, puis clôturé de barrières électriques afin d’empêcher justement l'accès des éléphants.
Tracteurs, panneaux solaires, irrigation grâce au pompage dans la nappe phréatique, complètent le tableau. On est ici face à de l'agriculture industrielle et les initiateurs ne s'en cachent pas. Car l'avocat kényan a le vent en poupe. Déjà sixième fournisseur de l'Europe, le Kenya a vu ses exportations d'avocats augmenter d'un tiers pour atteindre 127 millions de dollars en octobre 2020, selon l'Association des exportateurs de produits frais du pays.
"Plus d'argent et moins de travail"

L'avocatier est un peu chez lui ici. Deux saisons des pluies et un ensoleillement régulier permettent deux récoltes annuelles. Les autorités ont même incité à sa culture qui offre de bons rapports sur des surfaces minimes. Au point de dispenser des cours pour parfaire la maîtrise de cette culture. "Avec le café, il y a beaucoup de travail de récolte et de préparation, mais avec les avocats c'est plus simple, c'est plus d'argent et moins de travail", se réjouissait un agriculteur à l'AFP en 2018.
Or, la survie de l'éléphant n'est pas forcément une préoccupation majeure des populations. Régulièrement, les petits agriculteurs se plaignent des dégradations des cultures qu'il provoque. Parfois, la vie des humains est même menacée, comme dans le village de Sangala, où un troupeau a tué une femme et ses trois enfants en détruisant sa maison.


Eléphants contre cultures: Le Kenya Wildlife Service (KWS) se retrouve entre le marteau et l'enclume, à devoir protéger la vie sauvage, mais aussi les populations. Alors, on multiplie les effarouchements, parfois par avion, pour déplacer un groupe trop proche des populations. On installe à grands frais des clôtures électriques pour protéger les cultures. Ainsi, il a fallu ériger une barrière de 60 kilomètres pour protéger les champs dans la région de Mucheege, au pied du mont Kenya.
Faire cohabiter la vie sauvage et l'activité humaine relève de la quadrature du cercle au Kenya. Le pays vit très largement d'un tourisme attiré par la faune sauvage. En 2019, il a généré plus d'un milliard et demi de dollars de recettes et fait vivre des milliers de Kényans. Au fil du temps, le pays s'est forgé une image de havre de paix pour les animaux menacés.


Tourisme en berne: Mais aujourd'hui, à l'heure du coronavirus, l'activité touristique n'est plus qu'une ombre."Nous avons vu les niveaux de pauvreté grimper en flèche dans les communautés rurales, en particulier celles qui vivent à proximité de zones protégées et qui dépendent de l'économie des espèces sauvages pour leur subsistance."
Cela donne du grain à moudre à ceux qui prônent le développement de l'agriculture intensive. Selon Jeremiah Shuaka Saalash, le propriétaire de la ferme incriminée d'Amboseli, il a donné du travail à ceux qui n'en avaient plus avec l'absence de touristes. "Je défends l'idée qu'on peut coexister avec la faune et avoir une autre source de revenus", plaide-t-il à l'AFP.
Dans la région, beaucoup de terres sont à vendre. Idéal pour y développer une agriculture d'exportation. D'autant que le thé, fleuron agricole du Kenya, s'essouffle. Le pays, premier exportateur mondial de thé noir, a du mal à écouler sa production, en raison d'une baisse de la qualité et de trop gros volumes. Si le rebond agricole passe par la culture de l'avocat, les éléphants risquent d'en payer le prix.

Selon Franceinfo - franceinfo - vendredi 19 mars 2021

07/04/2021

La bio fait recette depuis le début de la crise sanitaire...

Les distributeurs spécialisés en bio Biocoop et Naturalia ont vu leurs chiffres d'affaires augmenter en 2020, le président du premier Pierrick de Ronne y voyant mardi un "léger effet Covid" par rapport à la progression enregistrée l'année précédente.
Biocoop, qui compte 700 magasins en France et 7000 salariés en magasins, a enregistré des ventes à hauteur de 1,62 milliard d'euros l'an passé, en hausse de 16,6%, une croissance "supérieure à celle du marché". En 2019, la croissance avait atteint 14,8%.
Naturalia, qui fait partie du groupe Casino (Géant, Franprix, Monoprix, Vival...) a de son côté revendiqué 395 millions d'euros de chiffre d'affaires sous enseigne, "soit une progression de 22,4%" en 2020. L'enseigne comptait 219 magasins au 31 décembre, après en avoir ouvert 13 en 2020.
Ouvertures de magasins
Le directeur général de Biocoop, Sylvain Ferry, a de son côté indiqué, lors d'une conférence de presse, que l'enseigne avait comptabilisé 60 ouvertures de magasins en 2020, "un peu moins que d'habitude". Il vise 80 ouvertures en 2021, "un peu plus que d'habitude".Parmi les ambitions de l'enseigne, qui revendique 7.000 références dont 80% d'origine 
France, figure celle de réaliser 50% de ses ventes en vrac en 2025, contre 34% actuellement.
Sylvain Ferry a, en outre, relevé que le site internet de l'enseigne avait fait "l'objet de grandes discussions" en interne, certains au sein de l'entreprise pointant que les magasins devaient être "un lieu d'échanges" alors que "les échanges sont un peu plus compliqués sur un site internet".
L'enseigne propose néanmoins du click&collect (retrait en magasins après avoir passé commande en ligne), disponible dans 181 magasins à fin février 2021. L'objectif est que l'ensemble des magasins du réseau le proposent en 2024.
"On réfléchit à la livraison à domicile, mais là encore de manière cohérente", a précisé Sylvain Ferry.

Selon BFM-BUSINESS

05/04/2021

Analphabétisme en France...

Rougui, 60 ans, habite Mantes-la-Jolie, depuis 1983. En arrivant en France, elle ne savait ni lire, ni écrire et ne reconnaissait que son nom et son adresse. Depuis janvier 2020, elle corrige cette lacune en suivant les cours d'alphabétisation de l'École française des femmes, à Mantes-la-Jolie.
C'est la seule antenne de cette organisation, qui en compte six autres dans les Hauts-de-Seine*, à dispenser cet enseignement. « Je ne souhaite pas trouver un nouveau travail mais ces cours m'aident beaucoup dans ma vie quotidienne. C'est dur mais nous ne sommes pas là pour rien ! », poursuit la sexagénaire.
Depuis sa création en janvier 2019, le nombre d'élèves de l'École française des femmes de Mantes-la-Jolie s'est démultiplié, passant d'une quinzaine à une centaine en mars 2021. Les apprenantes viennent aussi d'autres villes comme Buchelay, Aubergenville, Limay ou Montigny-le-Bretonneux.
En 2019, l'organisation avait remarqué un fort taux d'analphabétisme lors des tests écrits d'admission. De nombreuses femmes ne pouvaient donc pas avoir accès au cours de français dispensés. « Beaucoup de femmes, ici, parlent très bien le français car elles habitent depuis longtemps en France, mais elles ne savent pas du tout le lire ou l'écrire », décrit Isabelle Russo, la directrice exécutive de l'organisation.« Je vois une progression mais ça reste difficile »
C'est un frein pour ces femmes, surtout dans la recherche d'emploi. De fait, elles ne peuvent pas préparer le diplôme de français langue étrangère proposé par l'école, du niveau débutant à confirmé, qui offre une garantie aux employeurs. « Alors, nous avons voulu créer en janvier 2020 une spécialité d'alphabétisation », résume Isabelle Russo.
Au premier rang de la salle, Hanife, 55 ans, suit ces cours depuis septembre 2020. Elle est au chômage depuis un an, après avoir été garde pour personnes âgées. « Je ne suis jamais allée à l'école. Pour trouver un autre travail, je dois apprendre à lire et écrire. Alors, Pôle emploi m'a conseillé cette formation », témoigne-t-elle.
La quinquagénaire souhaite maintenant travailler dans la restauration scolaire ou comme garde d'enfants. « Depuis septembre, je vois une progression dans ma lecture et mon écriture mais ça reste difficile. J'ai du mal avec l'écriture attachée », confie cette femme, qui n'a pas le temps de s'exercer chez elle.
La méthode Freinet pour apprendre
Pour 15 euros l'année, les dix-huit élèves de la session, uniquement des femmes, se retrouvent deux heures, quatre fois par semaine et par groupe de quatre ou cinq, conditions sanitaires obligent. « Nous utilisons la Méthode naturelle de lecture et d'écriture », explique Thierry, 66 ans, détenteur du diplôme d'aptitude à l'enseignement de français langue étrangère du CNED et professeur de la classe d'alphabétisation.
La méthode de Célestin Freinet donne la priorité au vécu personnel et à la parole. À chaque cours, une élève raconte un bref épisode de sa vie quotidienne, qui sera écrit au tableau par une autre apprenante, sous la dictée de Thierry. Pour cette leçon-ci, c'est le manque de chariots à l'aéroport Blaise-Diagne, au Sénégal, ayant causé un mal de dos à Rougui, que Fatima doit résumer en quatre phrases au tableau. « Attention Fatima, vous mettez souvent des majuscules au milieu des minuscules. Ça ne m'empêche pas de comprendre mais sur un CV, ça se repère », lui signale Thierry.
En recopiant d'une écriture hésitante le texte créé en groupe, Rougui explique avoir appris à parler français en regardant la télévision. « Quand je suis arrivée, il n'y avait pas de chaînes étrangères en France. Mais maintenant, mes enfants rigolent de moi et disent que je ne sais pas parler ou écrire. Alors, je m'y mets. »
Du Carlos Ghosn dans le texte
« Nous fondons l'apprentissage sur la reconnaissance du mot et l'appropriation de son sens » précise Thierry. Les textes donnés à lire sont souvent difficiles, mais permettent aux élèves de reprendre confiance, en se rendant compte qu'ils reconnaissent des choses, qu'ils progressent. Certains sont des poèmes, d'autres des extraits de « Sa Majesté des chats », de Bernard Weber, ou même « Le Temps de la vérité », de Carlos Ghosn.
Réunissant cinq professeurs rémunérés et une coordinatrice, l'antenne de Mantes-la-Jolie dispense aussi des cours de français langue étrangère à visée professionnelle, d'informatique et autres simulations d'entretiens d'embauche avec d'anciens professionnels. « Avec le bouche-à-oreille, 361 femmes au total ont passé notre test d'admission, depuis 2019, et 151 ont été retenues sur deux ans. Certaines ont trouvé un emploi, d'autres sont parties pour raisons personnelles », indique Isabelle Russo.
À Antony, Châtenay-Malabry, Clichy-la-Garenne, Fontenay-aux-Roses, Gennevilliers et Nanterre.

Selon Mme Charlotte de Frémont - Le Parisien - dimanche 14 mars 2021

04/04/2021

A quoi peut servir une montre connectée...

Mme Fabienne Colin dans Version Fémina nous présente toutes les facettes de ce "bijou de haute technicité" qu'est une montre connectée. Ce type de coach santé à portée de main et fort ingénieux est relié à une appli qu'il faut télécharger sur son smartphone et renseigner (âge, activité physique...) Ce sont  cette appli et ses logiciels intégrés qui interprètent les informations transmises en Bluetooth par les capteurs sensoriels en contact avec le poignet. Ceux-ci prennent souvent la forme d'un petit renflement au verso du cadran. Certains sont, écrit la journaliste, des accéléromètres qui permettent de compter les pas et d'évaluer les mouvements. D'autres, dits cardio-optiques s'appuient sur un signal lumineux émis par une diode (LED)  et envoyé à travers la peau pour analyser les flux sanguins au niveau du poignet. Un capteur mesure aussi l'intensité lumineuse reflétée qui varie selon le rythme cardiaque, son intensité...

Plus performante que le smartphone, la montre connectée permet de compter ses pas. Il peut être utile de se rendre compte si l'on a assez bougé ou si nous avons besoin d'activité physique. Cette fonction de podomètre favorise en fait la digestion. La montre connectée, en effet, évalue les calories que l'on a dépensé et peut donc aider à surveiller son poids. Des graphiques et des bilans détaillent même l'énergie dépensée. Une appli spécialisée dans la nutrition (comme MyFitnessPal...) est même capable de surveiller la quantité de boissons ingérées et le pourcentage de nutriments disponibles. Si l'on fait du sport, certaines fonctionnalités pilotent les séances de course à pied ou de vélo ( vitesse, dénivelés, fréquence cardiaque...)

Concernant le sommeil, la montre connectée est capable d'analyser nos mouvements et donc la qualité de notre sommeil pour récupérer des fatigues de la journée (phases d'éveil, sommeil agité...). De même, un type de modèles sait renseigner sur la fréquence cardiaque, d'autres possèdent un oxymètres. Les plus sophistiqués, intègrent un électrocardiogramme, afin de pouvoir verifier les battements du coeur, d'éventuelles palpitations. Altimètre, chronomètre, détecteur de chute peuvent s'ajouter selon les modèles choisis, dont les prix vont de 70 euros pour le plus accessible chez Withings Move  jusqu'à 400 euros pour l'Apple Watch Séries 6. Il est possible également de lire ses SMS, ses courriels, de consulter son agenda et pour les plus sophistiqués de payer avec sa carte bancaire. Sans en faire une obsession de résultat, ce type de données est susceptible de nous accompagner jour après jour. Pour aller plus loin, lire par exemple l'ouvrage du Dr Alain Scheimann dont le titre est: "Mieux vivre avec la santé connectée".

Lyliane

 

02/04/2021

Les arbres et leur adaptation à l'aridité des sols...

Les arbres peuvent s'adapter à des climats arides sur un temps long, comme le montrent aux Etats-Unis des espèces de chênes plus résistantes qu'on ne l'imaginait, ou compenser partiellement de forts épisodes de sècheresse, selon une étude portant sur des pins écossais.
"On pensait que les chênes vivant dans un milieu très sec étaient ultra-vulnérables", explique à l'AFP Sylvain Delzon, chercheur à l'INRAE de l'Université de Bordeaux, qui a participé à une étude menée par des scientifiques américains et publiée dans la dernière édition des Proceedings de l'Académie nationale américaine des sciences. 
Elle a montré que 19 espèces de chênes, implantées dans l'Ouest américain depuis les forêts humides tempérées de l'Etat de Washington au nord, jusqu'aux déserts au sud de la Californie, étaient "extrêmement résistantes à la sècheresse", selon M. Delzon. 
Des chênes plus résistants à la sécheresse
Un épisode de canicule extrême peut être fatal à toute plante. En temps normal, l'eau qui l'alimente emprunte un circuit de vaisseaux allant des racines jusqu'aux feuilles, d'où elle s'évapore pour l'essentiel. Quand l'eau vient à manquer dans le sol et que la hausse des températures accélère son évaporation par les feuilles, la pression de la sève dans les vaisseaux chute. "Et arrivé à un certain seuil, on a l'apparition de bulles d'air" dans les vaisseaux, - autrement dit une embolie -, qui en bloquant la circulation de la sève, finit par tuer la plante, explique le chercheur de l'INRAE.

Les chercheurs ont établi que les espèces de chênes étudiées avaient une "large marge de sécurité contre l'embolie", en ayant notamment développé des vaisseaux très résistants. Pour mesurer cette marge, ils ont comparé le moment en laboratoire où apparaissent les bulles d'air dans les vaisseaux d'une branche, au stress que subissent sur le terrain les vaisseaux d'un arbre soumis à un fort épisode de sécheresse.
Les espèces étudiées, qui ont évolué sur des millions d'années, "sont en mesure de résister à un climat encore plus sec que l'actuel", selon Sylvain Delzon. En revanche, face à un changement climatique très rapide, "est-ce qu'elles sauront s'adapter aussi rapidement ? Rien n'est moins sûr", selon lui. 
Un déficit de croissance avant de retrouver un rythme normal
En Ecosse, une équipe de scientifiques menés par Thomas Ovenden, de l'Université de Sterling, a analysé la capacité de récupération d'un peuplement de pins sylvestres, appelés aussi pin du Nord, à la suite d'un épisode sévère de sècheresse.
En étendant leurs observations sur neuf ans après cet épisode, alors que la plupart des études portent sur deux ou trois ans, ils ont observé que si les arbres enregistraient initialement un déficit de croissance, la plupart retrouvaient un rythme normal quatre à cinq ans plus tard. 
Et surtout que certains enregistraient alors une "surcroissance" pendant quelques années, selon leur étude publiée dans le Journal of Ecology en janvier dernier. "Cela n'a jamais atteint le point où ils auraient retrouvé la taille (de tronc) qu'ils auraient dû atteindre sans épisode de sècheresse, mais cela leur a permis de réduire le déficit", a expliqué Thomas Ovenden à l'AFP. 
Il faut selon lui considérer les effets d'un épisode de sècheresse sur un temps long, et ne pas se focaliser sur le seul déficit de croissance qu'entraîne cet épisode. "Nous savons très peu de choses sur la façon dont l'arbre consacre ses ressources à ce moment", dit-il. Il est possible par exemple qu'il s'efforce d'abord de rétablir ses réseaux racinaire et foliaire, avant de se remettre à grossir. 
Ce qui fait dire à M. Ovenden que les études sur les arbres "nécessitent de prendre en compte la longue durée des processus à l'oeuvre pour qu'ils soient détectables". 

Selon GEO - jeudi 11 mars 2021

31/03/2021

Probiotiques, ces super bactéries...

Dans Version Fémina, Mme Anne Rousseau, est allée interviewer le Professeur Harry Sokol, chercheur et gastro-entérologue à Paris (Hôpital St antoine) au sujet des probiotiques généralement efficaces en cas de dysbiose. Selon ce spécialiste, l'efficacité d'une souche probiotique dépend de son implantation et des connexions qu'elle effectue avec le microbiote intestinal, qui comporte environ 100 000 milliards de bactérie de 500 espèces différentes. D'où des résultats variables selon les individus. Deux souches sortent du lot: saccharomyces boulardii, présent dans l'ultra levure, et Lactobacillus rhamnosus GG des marques Probiolog DIA  et Babybiane Imedia. En même temps qu'un traitement par antibiotiques ou en cas de diarrhées chez l'enfant ou l'adulte.

Les probiotiques sont prescrits habituellement en gastro-entérologie, en dermatologie comme en O.R.L ou en gynécologie. Un lien a été fait entre une dysbiose intestinale et un syndrome de l'intestin irritable chez environ les 2/3 des patients.On corrige de plus en plus ce déséquilibre du microbiote intestinal (douleurs, ballonnements, spasmes, troubles du transit) grâce à ces probiotiques. En fait, ils entrent en compétition avec les bactéries potentiellement pathogènes et diminuent leuradhérence à la muqueuse intestinale, tout en limitant leur développement et en modifiant le PH. Certaines souches ont une efficacité prouvée: Smebiota Confort Symbiosys Alflorex, Probiolog Florvis, Kijiméa...Une cure de 4 à 6 semaines semble utile. Ne pas interrompre trop tôt le traitement pour garantir une restauration complète de la muqueuse intestinale. Toutefois, pendant la grossesse ou chez de très jeunes enfants mieux vaut s'abstenir.

Enfin, depuis peu, les probiotiques constituent un espoir dans la lutte contre surpoids et obésité. Ils paraissent également pouvoir nous prémunir de l'apparition de l'eczéma, des infections ORL.  Les prendre pendant 5 à 7 jours environ. Pour en savoir davantage, lire l'ouvrage de Mme Festy ou consulter son site dédié: "https://www.longevie.com/fr/livres/115-livre-le-grand-livre-des-probiotiques-et-des-prebiotiques-" 

Lyliane

30/03/2021

Les secrets de forme d'une danseuse...

Mme Myriam Loriol dans Version Fémina nous livre les confidences de la danseuse étoile, Mme Dorothée Gilbert, pour rester toujours au top de sa forme. Certes, elle s'entraîne au moins 4 h par jour, voire plus si un spectacle approche, mais, pour éviter les coups de pompe, elle mise sur une hygiène de vie saine. En effet, elle dort beaucoup (9 à 10H environ), ne boit jamais d'alcool et compense avec de l'eau. De même, sa nourriture est bien ciblée: pâte à tartiner et pain grillé, fruits secs, salade de pâtes, yaourts de soja, fruits frais...

En cas de contracture, elle file chez son kiné ou alors elle masse elle-même les zones douloureuses. Mme Gilbert utilise également des patchs chauffants japonais ou français, qu'elle garde toute la nuit. Sinon, on peut remplacer ces patchs par un bain chaud ou une bouillote. Pour garder sa souplesse, elle ne ménage pas sa peine. Elle pratique le yoga et la méditation afin de s'entretenir et d'éviter le trac. Elle avoue qu'elle recouvre ses orteils de pieds de sparadrap pour pouvoir assurer des pointes sans souffrir.

Mme Dorothée Gilbert donne aussi des cours (barre classique, exercices de maintien...). Elle a monté un site mis en ligne depuis peu qui s'intitule: www.balletmasterclass.fr. L'abonnement annuel s'élève à 150 euros. Des personnes de tous âges en recherche de formation comme des élèves désireuses de se perfectionner en danse classique s'y inscrivent généralement.

Lyliane

29/03/2021

Intérêt du jeûne intermittent pour perdre du poids...

Parmi les régimes alimentaires « dernier cri », le jeûne intermittent aurait un nombre croissant d'adeptes. Est-ce sérieux? Dangereux?  Une étude britannique pilote publiée récemment dans la revue PLOS One défend cette pratique consistant chaque jour à ne manger que dans une période limitée de huit heures (et de jeûner le reste du temps). 50 personnes souffrant d'obésité ont suivi un tel programme pendant 12 semaines. A l'arrivée, 60 % d'entre elles ont perdu en moyenne 3,5 kg.
 LIRE AUSSI > Santé : maigrir à tout âge, c’est possible !
« Les stratégies simples pour perdre du poids font actuellement défaut. Dans cette étude, plus d'un quart des participants ont perdu au moins 5 % de leur poids corporel, sans complication. C'est suffisamment encourageant pour justifier un essai à plus large échelle », écrivent les auteurs de l'étude, issus de l'Université Queen Mary à Londres.
Adopter un programme alimentaire pertinent
Il y a quelques années, des chercheurs américains avaient publié différents travaux concluant que, contrairement à une idée très répandue, le petit-déjeuner ne servait à rien. « Partant de là, ces mêmes chercheurs ont ensuite étudié les effets d'un jeune intermittent de 16 heures, de 20 heures et de 24 heures », raconte Jean-Michel Cohen. Et ils ont montré que l'élimination de la graisse était plus importante avec le jeûne de 16 heures (en ne mangeant qu'entre 9 et 17 heures par exemple). Celui de 24 heures (manger une fois par jour) contribue en revanche à une perte musculaire.
« Attention, jeûner 16 heures ne consiste pas à ne pas manger pendant 16 heures et à beaucoup manger pendant 8 heures, met en garde le Dr Cohen. En réalité, si l'on veut maigrir, il faut en plus respecter un programme alimentaire pertinent. » L'idéal, c'est de prendre un petit-déjeuner et un repas 8 heures plus tard et ne pas dîner.
Les horaires peuvent s'adapter à chacun. La suppression du repas du soir serait plus bénéfique que celle du petit-déjeuner. « Il faut garder des fruits, des légumes, des protéines à chaque repas, ajoute le Dr Serog. Je ne le recommande pas. Mais si des personnes veulent le faire, je les accompagne. »

Selon Dr Martine Perez - Le Parisien - lundi 8 mars 2021

26/03/2021

Surveiller ses pieds de près à partir de 60 ans...

Un article de M.C. Martinat, dans le journal Nice Matin du 7/3/2021, explique que "plus on vieillit, plus nos pieds sont fragiles!" La Haute Autorité de santé, en effet, a fait des recommandations à ce sujet, reprises par Mr Alexandre Akli Poupardin, vice-président de l'Union des pédicures de PACA. Les tissus en prenant de l'âge sont moins vascularisés et l'incarnation des ongles est plus fréquente, tout comme la déformation des orteils. Cors, durillons, peau sèche sont souvent vécus comme une fatalité et peu à peu l'autonomie des personnes s'en ressent. Bien entendu, des chaussures confortables sont recommandées. En cas d'arthrose, de troubles rhumatismaux et endocriniens, les besoins de pédicurie-podologiedoivent être impérativement évalués.

La pratique d'une activité physique et la surveillance du poids permettent déjà de vieillir en bonne santé. Mais, si l'on néglige ses pieds, la marche peut devenir difficile et l'équilibre précaire, d'où possibilité de chutes et de fractures. Aussi un bilan podologique ou examen baropodométrique est-il recommandé pour vérifier les appuis et l'équilibre. Les conclusions du bilan sont transmises au médecin traitant, qui décide alors si une canne ou un déambulateur sont nécessaires. Toutefois les soins de podologie ne sont pas pris en charge par l'assurance maladie, ce qui limite l'accès des patients, sauf pour les malades diabétiques, car cette maladie métabolique accroit le risque de plaies aux pieds. Heureusement certaines mutuelles prennent en charge tout ou partie de ces consultations après 60 ans.

En cas de traitements anti-cancéreux, un bilan podologique est également recommandé, afin de limiter les effets secondaires de certains traitements lourds. Une atteinte des ongles et un syndrome main-pied peuvent fréquement être consécutifs à une chimiothérapie. Pour ces raisons, des précautions peuvent être prises  préventivement par l'équipe spécialisée au sein même du centre anti-cancéreux. Ne pas hésiter à les solliciter de même que les autres soins de support.

Lyliane

 

25/03/2021

Les jardins ont la cote depuis 2020...

Un retour fulgurant au lopin de terre s’opère depuis le début des années 2000. Pourquoi le jardin et le jardinage ont-ils repris cette importance pour les Français d’aujourd’hui ?
La dernière étude sur notre rapport au jardin date de 2019. Quelques mois avant l’arrivée du Covid et de son long cortège de journées confinées, un sondage de l’Ifop montrait un retour victorieux des bêches et des binettes dans la vie et l’imaginaire des Français.
Sept personnes interrogées sur dix disposent d’un jardin, privé pour 58 %, parfois minuscule, où se relaxer, faire la fête, faire pousser fleurs, arbres fruitiers et de plus en plus de légumes. Manger sain et répondre à la crise climatique incitent, notamment les moins de 35 ans, à assigner une fonction nourricière à sa terre.
Au printemps 2020 se confirme cette tendance verte, renforcée après trois mois d’assignation à domicile, et qui ne se dément pas. Les ventes en jardinerie explosent et les maisons avec jardin s’arrachent. Trois-quarts des 18-24 ans souhaitent accorder plus de place à la nature ​dans leur vie, selon un sondage Opinion-Way de juin.
Les bienfaits physiques du jardinage sont attestés. Un individu peut brûler autant de calories en 45 minutes qu’en 30 minutes d’aérobic ​, assure Denis Richard, auteur de Quand jardiner soigne (Delachaux et Niestlé). Ratisser, tailler, tondre et planter améliore l‘équilibre et la souplesse, tonifie le corps, entretient la mobilité articulaire autant que l’éveil intellectuel. Les risques cardiovasculaires en seraient réduits de 27 %. Le jardinage sportif a même été inventé par les Anglais sous le nom de green gym !

« C’est mon élévation »
Mais l’engouement vert va plus loin. Jardiner permet de se retrouver en reliant la tête et le corps. On sort, on met les mains dans la terre et on se reconnecte avec quelque chose de réel, de plus grand que soi, un monde entièrement vivant ​, estime Abdu Gnaba, sociologue, auteur de Bricole-moi un mouton (L’Harmattan). Son Sociolab mène une étude sur le rapport des Français au jardinage pendant le Covid. Les gens nous disent c’est ma thérapie ou c’est mon élévation. ​Le jardin comme monde sensible, comme royaume du ressenti, où l’on comprend le monde avec le cœur ​, permet de sortir d’une société hypertechnique qui séquence, qui nous coupe du but final de nos actions et nous fait perdre le sens de ce que l’on fait ​. Un lieu d’aléas, de surprises, où la capacité d’émerveillement ​le dispute à la poésie : dans la crise respiratoire que nous vivons, on y accède à l’inspiration ​.
Stéphane Hugon, fondateur d’Eranos, cabinet de transformation sociétale, accorde même au jardinage une dimension spirituelle. Semer, voir pousser et mourir nous ré-enracine, nous redonne un rôle dans un espace plus large. Une forme d’animisme où les lieux et les objets sont aussi vivants que l’Homme. Le jardinage est le symptôme d’un grand malaise et d’une fin de cycle centrée sur l’humanisme ».
Ce sociologue date le début de notre ré-ensauvagement ​à la première décennie des années 2000, lorsque s’est opérée une redécouverte de la nature, tellement domestiquée depuis des siècles que nous en avons conçu une culpabilité avec le sentiment d’être allés trop loin dans la technique ​. En cultivant leur jardin, « les gens se découvrent capables de produire, d’être fructueux et retrouvent un cycle lent, une saisonnalité, sans tic-tac, dans un temps juste, synchronisé par rapport au soleil. C’est apaisant. »

Selon Mme Claire THÉVENOUX. - Ouest-France - dimanche 7 mars 2021

24/03/2021

Le cuivre dans la viticulture...

Le cuivre, c'est un peu le glyphosate des bios. Pas un jour sans qu'un vigneron labellisé AB ou autre ne s'entende dire : « Ah oui, le bio, c'est bien, mais tout de même il y a le cuivre. » Et ceux qui en parlent (mal) le plus sont soit des voisins qui préfèrent utiliser des produits dits « conventionnels », c'est-à-dire issus de l'industrie chimique, soit (comme pour le glyphosate) des gens qui n'y connaissent pas grand-chose, mais qui détiennent cependant la vraie vérité. Le sulfate de cuivre est utilisé depuis le XIX siècle pour lutter contre le mildiou, et c'est le seul vraiment efficace autorisé en culture biologique. Alors, une vingtaine de ces vignerons bio catégorie poids lourd (en termes de notoriété) se sont associés pour financer une étude qui pourrait s'intituler, façon Woody Allen, « tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le cuivre sans jamais oser le demander ».
Ou, comme le dit Pierre de Benoist, qui dirige le domaine De Villaine à Bouzeron, en Bourgogne : « C'est important de montrer à ces bien-pensants environnementaux que le cuivre n'est pas ce qu'ils pensaient. »Dijon, a rassemblé un certain nombre d'experts, dont des directeurs de recherche à l'Inrae (Institut national de la recherche agronomique), « afin de garantir sa rigueur et son objectivité », et a procédé à une recherche bibliographique sur le sujet. En clair, Novasol Experts a procédé à l'examen de plus de 300 articles pour constater que « la littérature scientifique académique est peu fournie concernant l'impact du cuivre sur la biodiversité des sols viticoles (4 articles seulement répondent à la question) », écrit Battle Karimi, docteure en écologie microbienne, qui a rédigé le compte rendu de l'étude. Les experts se sont alors tournés vers d'autres secteurs agricoles, comme les vergers, etc.
« Finalement, la synthèse porte sur 19 articles scientifiques, 75 % d'entre eux apportant des résultats issus d'expérimentations en laboratoire, c'est-à-dire généralement menées sur un seul type de sol et dans des conditions découplées de tout contexte agroclimatique. Seulement 4 études apportent des résultats sur l'impact du cuivre accumulé dans le sol sur sa biodiversité. »


À 4 kilos par hectare, aucun danger
 Conclusion : en dessous de 200 kilos par hectare, le cuivre n'affecte pas la faune microbienne des sols. Les vers de terre seraient en diminution après des traitements trois années de suite de 40 kilos/ha. « D'après cette synthèse, la littérature scientifique académique actuellement disponible montre un impact écotoxicologique du cuivre sur la biodiversité du sol seulement à partir de 200 kg/ha/an apporté, et il est impossible de conclure objectivement à un quelconque impact à une dose de 4 kg Cu/ha/an », écrit en guise de conclusion Battle Karimi. La dose de 4 kilos par hectare représente la limite maximum autorisée aujourd'hui au niveau européen.

« Je ne suis pas surpris », commente Jean-Marie Bouldy, vigneron bio à Pomerol (Château Bellegrave), en découvrant l'étude de Novasol Experts. « Depuis longtemps, par mes lectures, par mes rencontres avec des gens comme Claude Bourguignon, j'ai compris que le cuivre n'était pas un métal lourd, car il est oxydable, contrairement au mercure, par exemple. C'est un oligo-élément nécessaire à la santé. On prend une pelle, on fait un trou dans nos vignes, on tombe sur les vers de terre? Je suis en bio depuis quinze ans. Si j'avais tué mes sols, on ne verrait pas les vers de terre. Les feuilles tombent, et deux mois après, tu ne les vois plus, elles se dégradent vite, car elles sont mangées par la microfaune sauvage, les micro-organismes et les vers de terre. On a des sols qui sont hypervivants. L'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation), l'Europe sont sous le joug des chimiquiers. »
« Maintenant, poursuit-il, l'Anses veut nous interdire le lissage, ce qui signifie qu'une année où il y a une forte pression, on en met 5 kilos et l'année d'après, 2 kilos. Je ne comprends pas que le cuivre soit le bouc émissaire de la pollution agricole. Les CMR (substances cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction), les SDHI (fongicides), on les laisse, ils ne sont pas interdits dans l'HVE (label Haute Valeur environnementale). Chaque organisme a besoin d'oligo-éléments et donc de cuivre pour vivre. »
Le seul remède contre le mildiou
 Thomas Duroux de Château Palmer, à Margaux, fait, lui, partie des commanditaires de l'étude. Il partage cet avis et se veut optimiste : « On vérifie que ce qu'on nous baratine est sans fondement scientifique. Ces résultats démentent totalement les normes qu'on veut nous faire avaler aujourd'hui. La lame de fond est puissante autour de ces questions environnementales. Je suis très confiant sur la prise de conscience de l'agriculture en général. » Même constat en Bourgogne, où, cependant, le mildiou fait ces dernières années moins de ravages que dans le bordelais, qui connaît une humidité plus importante.
« Qu'on soit en bio ou en conventionnel, le seul remède, c'est le cuivre », ajoute Pierre de Benoist. « Le soufre comme le cuivre, ce sont des dons de la terre. Quand j'étais petit, on voyait les vignes bleues, tant les doses étaient fortes : 30, 40 kilos l'hectare? Aujourd'hui, on utilise des doses qui n'ont rien à voir, un matériel qui a changé, une connaissance qui s'est accrue, la météo, des techniciens? Le cuivre permet de faire tourner une économie et de faire travailler des gens dans de bonnes conditions sanitaires. »

Selon Mr Jacques Dupont - Le Point - vendredi 12 février 2021

22/03/2021

Rentabilité et solidarité au Grand Marché de Toulouse...

Redresser les finances, innover, tout en pariant sur la solidarité, Maguelone Pontier s'y attelle du matin au soir. En trois ans, cette trentenaire atypique a transformé le Grand marché de Toulouse, le deuxième de France après Rungis.
"Il ne s'agit pas d'être naïf. Il faut être rentable, et on l'est. Mais si on peut en même temps créer de l'entraide entre les usagers du marché, et en faire profiter des associations, des jeunes en difficulté... c'est encore mieux", est convaincue la directrice du marché d'intérêt national (MIN) de la Ville rose. Pourtant en juillet 2017, quand cette fille d'agriculteurs prend à 32 ans les rênes de l'établissement, "la situation était... +délicate+ ", sourit-elle. Euphémisme ? "Quelque 28 millions d'euros de dette et un résultat net de -200.000 euros la dernière année" avec plus de 20% des locaux inoccupés, précise-t-elle.

"Aujourd'hui les comptes sont très bons. Le MIN a retrouvé une gestion saine, un équilibre financier et même au-delà", juge Jean-Jacques Bolzan, conseiller métropolitain en charge de l'alimentation et l'agriculture, vantant le "dynamisme et l'expérience" de Maguelone Pontier.
Mais la jeune femme passée par HEC, puis conseillère des présidents de la FNSEA et de Rungis, ne souhaitait pas uniquement redresser les comptes.
Elle voulait attirer de nouveaux acteurs, au-delà des grossistes et producteurs de fruits et légumes. C'est chose faite: les quelque 4.600 acheteurs du Grand marché peuvent désormais s'approvisionner aussi en poissons, viandes, fromages, fleurs et épicerie fine. 
- "Village de l'alimentation" -
"Le Grand Marché a beaucoup gagné en visibilité depuis 2017", soutient Nadia Pellefigue, vice-présidente de la région Occitanie en charge du développement économique, pointant "un accent majeur porté à l'innovation et la solidarité".
Parmi les nouveaux locataires du Grand marché, des traiteurs, des jeunes entreprises spécialisées dans le domaine de l'alimentation, mais aussi des écoles de formation pour demandeurs d'emploi peu qualifiés, comme celle du chef Thierry Marx.
"Ici, quand on accueille une entreprise, on lui demande d'embaucher des jeunes de nos centres de formation ou de s'approvisionner auprès de producteurs", s'enthousiasme la jeune directrice, vantant les bienfaits de "l'économie circulaire dans ce village de l'alimentation".
Parmi les projets qui lui tiennent à coeur, celui de l'association "Belles Gamelles" née dans le sillage de la crise sanitaire, à l'initiative d'un collectif de restaurateurs toulousains. Hébergée par le MIN, elle distribue quotidiennement des centaines de repas à des personnes en difficulté.
Pour l'Occitanie, première région bio de France, "il est extrêmement appréciable d'avoir un Grand marché dynamique, avec une directrice qui, en mettant en avant le bien manger et les produits locaux, a évolué dans le même sens que les attentes des citoyens", affirme la vice-présidente de la Région.  "Locomotive humaine" -
"J'appartiens à une génération pour qui le développement durable et la responsabilité sociale, ce n'est pas de la mousse, on y croit vraiment", lance Maguelone Pontier.
Son arrivée il y a près de quatre ans dans un univers majoritairement masculin "a pu dérouter certains au début. Mais elle a vite su s'imposer", soutient Eric Fabre, élu un des meilleurs ouvriers de France dans la catégorie "primeurs".
Celle qui assume fièrement son "côté féminin", s'agace tout autant d'être cantonnée à son genre. 
"Je ne vais pas troquer mes talons pour des baskets sous prétexte que j'évolue dans un monde d'hommes, mais si j'en suis là aujourd'hui, c'est uniquement grâce à un parcours d'une cohérence incontestable", assène-t-elle.
La jeune directrice a également accéléré l'embauche de femmes au MIN: "au total, elles représentent 25% des recrutements en 2020", dit-elle, convaincue qu'il faut "parfois forcer un peu pour accompagner le changement de moeurs".
Sa détermination, elle la puise peut-être des heures passées, dès 12 ans, à travailler sur l’exploitation céréalière de ses parents dans l'Hérault. "A 16 ans je dirigeais déjà des équipes, notamment pour la castration du maïs. J'adorais ça", se souvient-elle, sirotant un thé entre deux réunions.
"C'est une locomotive humaine à grand coeur", résume Eric Fabre, également président de l'Union des métiers alimentaires de proximité. "Elle fonce, elle chamboule l'organisation (du marché), mais elle écoute les gens, elle est accessible. Elle ne fait pas l'unanimité, mais comme partout, le monde est ainsi fait", sourit-il.
Selon AFP - AFP - vendredi 26 février 2021

19/03/2021

Smartphones reconditionnés...

Le smartphone reconditionné est moins cher qu'un modèle neuf et plus rassurant qu'un modèle d'occasion. Mais il faut être vigilant lors de l'achat pour éviter les mauvaises surprises. Faut-il choisir entre un smartphone de qualité, mais onéreux, et un modèle à bas prix, mais peu performant ? Avec les smartphones reconditionnés, vous avez la possibilité d'acheter un appareil de grande marque performant pour un prix abordable.
 Ce marché continue de progresser et, depuis le mois d'octobre 2020, l'opérateur Orange propose des modèles reconditionnés dans ses boutiques.
 Selon une étude réalisée ce même mois par l'institut de sondages Ifop pour la société Smaaart, les Français pensent de plus en plus à acheter un modèle reconditionné : 60% des sondés l'ont fait ou vont le faire, contre 53% en 2019.
 
Les consommateurs sont bien entendu intéressés par le prix, mais commencent aussi à prendre en compte l'aspect écologique avec le recyclage des appareils.
 De plus, les smartphones reconditionnés sont plus rassurants que les modèles d'occasion. Ils sont théoriquement remis à neuf par une société spécialisée. L’appareil subit ainsi un nettoyage tant extérieur qu’intérieur (avec la suppression des anciennes données utilisateur), ainsi que des vérifications nécessaires pour s’assurer qu’il fonctionne correctement.

Un marché sans standard précis: Les sociétés de reconditionnement se fournissent auprès des particuliers, mais aussi chez les opérateurs, dans les entreprises et auprès d'organismes de recyclage.
 Hélas, le marché est opaque car il n’existe pas de standard, ni de protocole de reconditionnement. Chaque acteur peut donc faire ce qu’il veut, avec des tests plus ou moins approfondis. Il est logiquement parfois difficile de déterminer si une offre de smartphone reconditionné en vaut vraiment la peine.
De plus en plus d'acteurs sur le marché

On trouve désormais des smartphones reconditionnés chez des vendeurs connus tels que Cdiscount, Amazon, la Fnac ou Darty, ainsi que sur des sites dédiés (voir plus bas). Le choix est vaste mais devient de plus en plus complexe, tant les acteurs se multiplient avec des bons comme des mauvais élèves.
 Il suffit de se rendre sur les forums des associations de consommateurs pour découvrir les nombreuses plaintes de clients qui pensaient faire une bonne affaire et se sont retrouvés avec un appareil en mauvais état, ou qui a rendu l’âme très rapidement. Notons également que les accessoires (chargeur, câble, écouteurs) sont rarement ceux d'origine.
Les principaux acteurs du marché :Back Market est le site le plus connu et se décrit comme le (super) marché des produits reconditionnés. Présent dans une dizaine de pays, il entre dans la catégorie des places de marché (MarketPlace).
 Le site regroupe un très grand nombre de reconditionneurs (plus de 1 200 usines partenaires), ce qui fait sa force et sa faiblesse. Le choix de produits est très vaste avec des smartphones, mais aussi des ordinateurs, des montres connectées, des tablettes et des consoles.
 Le problème est que la qualité du service diffère selon le prestataire de reconditionnement, qui peut être situé en Europe, mais aussi dans des contrées plus lointaines tels que l'Asie ou les Etats-Unis. Il faut donc bien regarder les avis des clients pour essayer de savoir si le prestataire est fiable ou non.
 Back Market dispose également d'un service de reprise pour revendre un ancien appareil (smartphones, tablettes, ordinateurs, consoles de jeux, appareils photos).

Etat extérieur du smartphone : Comme neuf, très bon état, bon état, état correct, stallone (présence de rayures et d'impacts sans que ce soit gênant à l'usage). Nombre de points de contrôle : de 22 à 60, selon le reconditionneur. Batterie : Si elle n'atteint pas au moins 80% de sa capacité de charge initiale, elle est remplacée par une batterie neuve. Garantie : 12 à 24 mois selon le prestataire. Le reconditionneur assure la garantie.

Certideal est une entreprise française qui a ses locaux, et son atelier de reconditionnement, à Levallois-Perret. Le site propose des smartphones (iPhone et Samsung Galaxy), mais aussi des tablettes et des Apple Watch. Pour les smartphones, l’option Pack Premium (25 euros) permet de disposer d’une batterie neuve, quel que soit l’état de la batterie d’origine. L’entreprise se fournit auprès d’opérateurs téléphoniques aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Etat extérieur du smartphone : Comme Neuf, très bon état, bon état, état correct.Nombre de points de contrôle : 30.Batterie : Elle est remplacée si sa capacité est inférieure à 83% de sa valeur initiale.Garantie : 24 mois. Extension de garantie de 24 à 36 mois pour 19,90 euros.

YesYes est un site français spécialisé dans la reprise et la revente de smartphones. Avant de parvenir à l’acheteur, le smartphone reconditionné passe par l’atelier de YesYes, situé à Caen, où il est contrôlé et certifié. Les iPhone sont livrés avec des chargeurs et des câbles haute qualité certifiés Apple (Made for iPhone) et garantis 10 ans. YesYes revendique un reconditionnement Made in France, de qualité supérieure, et véritablement éco-responsable. Le site propose des modèles Apple et Samsung.

Etat extérieur du smartphone : Excellent, Bon.Nombre de points de contrôle : 43. Batterie : Remplacée par une batterie neuve si elle assure moins de 85% de sa capacité de charge initiale et/ou est passée par plus de 450 cycles de charge. Garantie : 1 an.

Smaaart (Sofi Groupe) dispose de sa propre usine, située à St-Mathieu-de-Tréviers en France, près de Montpellier. Le site français possède à son catalogue des smartphones Apple et Samsung, mais aussi Sony, Huawei et Crosscall.
 Pour les iPhone, l’entreprise utilise des batteries neuves 100% Apple. Smaart fournit également des coques et des films de protection, ainsi qu'une gamme de smartphones reconditionnés pour la grande distribution.

Etat extérieur du smartphone : Comme neuf, très bon état, bon état. Nombre de points de contrôle : 40.Batterie : Si elle n'atteint pas au moins 80% de ses performances d’origine, elle est remplacée par une batterie neuve.Garantie : 12 ou 24 mois.

Recommerce est une start-up française, lancée en 2009. Elle travaille principalement avec des reconditionneurs situés en France, en Suisse et en Europe de l’Est. Elle possède sa propre marque, baptisée Recommerce et vendue sur son site Web.
 La marque est également disponible chez les quatre opérateurs et dans des magasins spécialisés (Boulanger, Cdiscount, Auchan, Electro Dépôt). Le site propose des appareils Apple, Samsung, Huawei, Honor et Sony. Etat extérieur du smartphone : Comme neuf, très bon état, bon état, état correct.Nombre de points de contrôle : 56.Batterie : Elle est contrôlée et offre plus de 80% de sa charge initiale.Garantie : 12 mois.

ReBuy est une entreprise allemande, créée en 2004. Elle est également présente en France (depuis 2009), en Autriche, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Italie, en Espagne.
 L’entreprise gère le reconditionnement dans une usine située en Pologne. Elle propose des smartphones de nombreux constructeurs (dont Apple, Samsung, HTC, Huawei, LG et Sony), mais aussi des appareils photos, des consoles de jeux, des tablettes, des ordinateurs portables et du matériel audio.


Les autres acteurs du reconditionnement:WeFix est une chaîne de 100 magasins de réparation, qui vend aussi des smartphones reconditionnés sur son site Web. L'entreprise filiale du groupe Fnac/Darty propose également de racheter votre ancien smartphone, s'il s'agit d'un modèle Apple, Samsung ou Huawei.
Again est une filiale du groupe français Itancia. L'entreprise propose sur son site des iPhone et des iPad reconditionnés. Elle est également présente chez Back Market. Les appareils sont reconditionnés dans une usine du Maine-et-Loire. La valeur DAS (Débit d'Absorption Spécifique) du smartphone est vérifiée pour être sûr qu'elle ne dépasse pas les normes réglementaires.
 
FactoREFURB propose sur son site des ordinateurs Apple reconditionnés par le constructeur. C'est également le cas pour des casques et des souris pour joueurs. Ces périphériques sont reconditionnés par le constructeur Corsair.
CompaRecycle est un comparateur de prix pour revendre son appareil high-tech au meilleur montant. Son site Web compare les offres de rachat de plus de 50 partenaires professionnels et permet de rechercher une offre sur un large éventail d'appareils électroniques. Il est possible de choisir entre les offres en ligne et celles où vous devez vous rendre dans un magasin. L

e site est très bien conçu et facile à utiliser.
 
Zack est une start-up française qui a pour but de collecter, recycler et offrir une seconde vie aux appareils électroniques. On indique sur le site Web la liste des objets que l'on souhaite donner ou revendre. Le site propose ensuite la meilleure solution pour les produits entre la revente, le don à une association, la réparation ou le recyclage, en fonction de leurs caractéristiques (modèle, état, ancienneté).
 La collecte se fait aux frais de Zack qui indique fournir une réponse sous 30 jours maximum. Hélas, il n'est pas possible de savoir quel est le montant que l'on va recevoir tant que la revente n'a pas été effectuée.
De bonnes affaires, à condition d'être vigilant

Avant d’acheter un smartphone reconditionné, il convient donc de faire preuve de prudence et de comparer précisément les offres des différents sites. N’oubliez pas que l’état (ou grade) annoncé ne concerne que l’aspect extérieur de l’appareil. Tenez compte de la garantie, du délai de rétractation (au moins de 14 jours), des accessoires fournis et des détails du reconditionnement, s’ils sont indiqués (par exemple, est-ce que la batterie a été remplacée ?).
 Et surtout, n’hésitez-pas à vous rendre sur les sites des associations de consommateurs pour lire les commentaires (ne vous arrêtez pas à un ou deux car ils ne sont pas forcément représentatifs), afin de savoir si le reconditionneur est fiable (attention aux MarketPlace qui comportent plusieurs entreprises).
 Vous pouvez aussi contacter le service commercial pour obtenir des renseignements  Et surtout, n’hésitez-pas à vous rendre sur les sites des associations de consommateurs pour lire les commentaires (ne vous arrêtez pas à un ou deux car ils ne sont pas forcément représentatifs), afin de savoir si le reconditionneur est fiable (attention aux MarketPlace qui comportent plusieurs entreprises).
 Vous pouvez aussi contacter le service commercial pour obtenir des renseignements complémentaires, si vous avez des doutes, et vérifier s’il est réactif.
 Enfin, ne tardez pas à utiliser le smartphone quand vous le recevez et testez-le de façon approfondie (écran, autonomie de la batterie, appareil photo, Wi-Fi, Bluetooth, etc.) pour vérifier que tout fonctionne correctement

Selon Mr François BEDIN - 01 Net - samedi 27 février 2021
 

 

 

18/03/2021

1.000 m2 de micro-forêt vont être suivis de près par des scientifiques à Rangueil.

Sur le campus de l’Université Paul-Sabatier de Toulouse, une micro-forêt est en train de voir le jour et fera l’objet d’un suivi, notamment pour évaluer son impact sur la fixation du dioxyde de carbone. Cette semaine, ils ont sorti les pelles et s’évertuent à répartir des dizaines de m3 de fumier, compost et broyat sur les quatre parcelles du campus de Rangueil destinées à accueillir d’ici peu 3.000 arbres et arbustes. De quoi amender les sols pour développer sur le site de l’Université Paul-Sabatier de Toulouse une micro-forêt urbaine plantée selon la méthode Miyawaki.
« Cette démarche consiste à accélérer la croissance des arbres en amendant les sols. On arrive en vingt ans à une forêt que l’on aurait normalement en 200 ans, il y a un facteur dix d’accélération car les arbres vont trouver un sol favorable pour se développer », explique Florent-Xavier Gadéa, chercheur en chimie moléculaire et responsable des jardins agroécologiques de l’université.
 
C’est Eugénie Lacombe, animatrice au sein des jardins et membre du collectif Micro-Forêts de Toulouse en Transition, qui a eu l’idée de ce projet. Pour y parvenir, l’équipe a candidaté au concours développement durable de l’Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées et a été lauréate. Un moyen de semer les bases de la micro-forêt qui est venu s’enrichir au fil des semaines.
Fixer les émissions de carbone
 
Sa présence sur un site universitaire a logiquement fait appel aux ressources scientifiques locales, en associant trois laboratoires d’écologie et de biologie : le laboratoire Évolution et diversité biologique, celui d’Ecologie fonctionnelle et environnement ainsi que le laboratoire Géosciences environnement Toulouse.
« Ils ont accepté de faire le suivi de trois points. Ils vont chaque année vérifier le développement de la biodiversité sur le sol et en dessous. Ils vont aussi regarder combien de carbone fixe cette micro-forêt par an et installer une mini-station pour voir si cela régule le taux d’humidité et de température », poursuit Florent-Xavier Gadéa. Un moyen de valider les bienfaits mis en valeur depuis plusieurs années par la méthode Miyawaki, et notamment le rôle des micro-forêts dans la captation du CO2 et des particules fines produites pas la circulation de proximité.
 
Pour y parvenir, les chercheurs ont eu quelques exigences, notamment la séparation en quatre parcelles, chacune étant bordée par une zone témoin pour voir comment la nature évolue librement comparée à la micro-forêt. A raison de trois arbres par m2, elles seront plantées de 22 essences endémiques non loin du canal du Midi, qui est déjà un réservoir de biodiversité. « Le problème de la fixation du carbone est un des gros problèmes à venir. Si on veut compenser les émissions, il faut savoir si les micro-forêts sont une solution et grâce au suivi scientifique on pourra le déterminer. En plantant, on met de la biodiversité sur le campus et on a l’impression d’être utile », conclut Florent-Xavier Gadéa.
Planète Seuls 14 % des cours d’eau du globe n’ont pas eu leur faune impactée par la main de l’Homme.
Selon Mme Béatrice Colin - 20 Minutes - jeudi 25 février 2021

14/03/2021

Une librairie pour les malvoyants à Paris...

Depuis mi-janvier, la première librairie à destination d’un public en déficience visuelle a ouvert ses portes. « La Librairie Grands Caractères », située dans le 5ème arrondissement de Paris, propose des ouvrages au confort de lecture inégalé.
 
Lorsque Odette pousse la porte de la Librairie des Grands Caractères, l’exaltation ne se fait pas attendre. « C’est pas vrai! Je vais enfin pouvoir me remettre à lire, s'exclame-t-elle. Pour moi, ça va être une vraie renaissance». Près de 600 titres d’ouvrages, tous genres confondus, sont édités à destination d’un lectorat atteint de déficience visuelle, de malvoyants mais aussi de personnes atteintes de dyslexie, de dysgraphie, de troubles cognitifs, de presbytie ou même d’une simple fatigue visuelle. 
«Je vais pouvoir lire le Goncourt», s’exclame une cliente au bras de son grand fils. Francine, atteinte depuis plusieurs mois d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), est ravie de retrouver le plaisir de tenir un livre entre ses mains. « Jusqu’ici, j’utilisais une liseuse et je grossissais les caractères, confie-t-elle. Mais ce n’est pas pareil. Ne plus avoir un vrai livre devenait frustrant. Avec la liseuse, je n‘ai pas les mêmes repères ni les mêmes sensations. Or, quand on est lecteur, le rapport à l’objet aussi est important». 
Une librairie adossée à deux maisons d'édition spécialisées:Dans la librairie parisienne des Grands Caractères, ce sont romans, romans noirs, récits, littératures française ou étrangère, ouvrages cultes à découvrir ou à relire qui attendent des lecteurs de 13 à 113 ans. Agnès Binsztok, la directrice éditoriale, travaille en équipe avec Matthieu Rondeau et deux jeunes bibliothécaires. «Nous sommes un éditeur grand caractère qui comprend deux maisons d’éditions, 'À vue d’œil' et 'Voir de près'», dit-elle. 
Si jusqu’ici l’éditeur fonctionnait via un site ou sur commande en catalogues, un réel espace semblait nécessaire : «On a eu cette intuition très forte qu’il était important d’avoir aussi une librairie, raconte Agnès. Nous nous sommes donc lancés et cela fonctionne très bien. Rien d’étonnant au fond car les gens qui aiment lire sont comme tout le monde. Ils aiment flâner dans une librairie. ». 
En effet, une fois les droits des ouvrages acquis, les livres sont réédités en version grands caractères. Tout a été calculé. « Il y a quatre ans, nous avons réalisé des tests auprès de personnes malvoyantes qui présentaient des déficiences différentes, poursuit Agnès. Nous avons pu trouver le moyen d’intégrer différents paramètres pour optimiser la mise en page en direction de ce public».
Charte graphique et maniabilité adaptées 
Grâce à une maquette très adaptée, une police de caractère sobre sans empattement ni fioriture, agrandie en taille 16 ou 20, la lecture est en effet plus aisée. Un interlignage et un interlettrage ont également été pensés avec un papier sans transparence, sans brillance ni contraste.
Cette mise en forme a également été rendue possible grâce au travail d'un jeune graphiste. Sa nouvelle police, « luciole », offre un confort de lecture supérieur. Depuis septembre 2020, tous les ouvrages de la librairie sont édités avec cette police. Et les résultats sont là. Les ouvrages se lisent mieux. Dans les allées de cette librairie très « cosy » et bien « fournie », Mélanie et Léa, les deux bibliothécaires, donnent leurs avis et conseils sur les recueils.
De leur côté, des clients essaient les ouvrages en s'asseyant sur de confortables fauteuils installés sous des lampes à basse vision. Elles offrent une lumière dite « lumière du jour » qui optimise la lecture. Un avantage supplémentaire pour les personnes atteintes de déficiences avancées. « Nous ne sommes pas des professionnels de l’optique mais nous proposons aussi quelques loupes et quelques lampes », dit Léa.
Bientôt une collection pour enfants
Si l’intérêt d’un tel lieu est indéniable, il a aussi l’avantage de faire découvrir aux lecteurs lambda ces grands caractères. Une forme de lecture qui s’avère plutôt agréable. « Certains pensent en effet que les personnes qui ne lisent que du grand caractère sont forcément des personnes âgées, ajoute Mélanie. C'est totalement faux. Il y a des jeunes et divers publics ».
Et qui dit différents publics dit goûts différents en matière de littérature. « Le lectorat malvoyant n’a pas d’attentes différentes de celui sans problème de vue », précise Agnès. La librairie compte donc éditer 150 nouveautés de plus par an, et ce n'est qu'un début. «Nous souhaitons éditer une collection pour enfants car là aussi il y a une vraie demande», affirme l’éditrice. En attendant, l’ équipe de la Librairie des Grands Caractères a réalisé ce projet avec ses propres deniers, sans savoir où cela les mènerait. « Ce projet a surtout permis de montrer qu’il existe toujours des solutions pour lire », conclue Agnès. L'aventure démarre très fort.  

Selon Mme Corinne Binesti - RFI - samedi 20 février 2021

13/03/2021

Recharge solaire pour vélos électriques avec E Bike Port.

Tout est parti d'une panne de batterie lors d'une randonnée dans les Landes il y a cinq ans. Aujourd'hui, l'idée de Philippe Faye est devenue réalité. Il a créé l'E Bike Port, un abri qui n'a besoin de rien d'autre que de soleil pour recharger les batteries des vélos.
Nous étions en plein soleil sur la dune du Pila et sans batterie, ce n'est pas évident de piloter un vélo de plus de 20 kilos. Je me suis simplement dit qu'il faudrait permettre aux randonneurs de pouvoir faire une recharge en pleine nature", raconte à BFM Business Philippe Faye, fondateur d'E-Bike Port. 
Une véritable station-service pour vélos
Au départ, l'idée était toute simple. Il ne s'agissait que de faire le plein d'énergie dans des zones urbaines, à proximité de pistes cyclables ou sur des sites touristiques. Mais au fur et à mesure de la réflexion, Philippe Fraye l'a fait évoluer pour répondre aux besoins des cyclistes.
L'abri est devenu une véritable station-service capable d'accueillir entre 8 et 24 cycles. On y trouve des casiers sécurisés pour déposer casques et bagages, des ports USB pour recharger des smartphones, un point d'accès WiFi et même un défibrillateur. Le tout est alimenté par les panneaux solaires installés sur le toit.
Pour le moment, la startup n'a installé que deux stations en France, l'une à Limoges, l'autre sur les bords du lac de Saint-Pardoux dans la Vienne. 
"Nous aurions dû faire bien plus mais notre lancement était prévu pour mars 2020 et le confinement est tombé. Tout a été remis à plus tard, mais désormais, ça redémarre", explique Philippe Faye en précisant qu'il recrute 4 à 5 personnes cette année pour épauler les trois salariés.
Un usage gratuit
Il est aussi possible de recharger d'autres véhicules électriques, aussi bien des trottinettes, des scooters ou des fauteuils roulants. Et pour protéger les objets déposés, un système de vidéosurveillance connecté au réseau 4G est relié aux services de police. Et pour faire face à un manque de soleil, la startup a aussi installé des batteries tampon d'une autonomie d'une dizaine de jours. 
Une autre volonté de Philippe Faye est de faire autant que possible du made in France. Les abris sont fabriqués dans la Vienne, le bois vient des forêts limousines, les matériaux viennent de la Creuse, les panneaux solaires sont assemblés près de Nantes et les batteries et onduleurs viennent de Châtellerault. 
Le coût d’un abri démarre à environ 15.000 euros, hors subvention mobilité. Le système est même démontable pour pouvoir le louer à l'occasion d'évènements ou de la saison estivale sur des sites touristiques.
Mais l'idée de Philippe Faye est que ce service soit totalement gratuit pour les utilisateurs. La startup vise une clientèle de collectivités ou d'entreprises qui pourraient même amortir le coût grâce à de la publicité diffusée sur un écran intégré.

Selon BFM Business - samedi 20 février 2021

12/03/2021

Se protéger d'Alzheimer, c'est possible!

Mme Véronique Brenner dans le journal hebdomadaire Version Fémina s'appuie sur les dires du Professeur Philippe Amoyel, auteur du "Guide anti-Alzheimer", pour nous faire savoir qu'il est possible de réduire les risques de développer cette maladie. En effet, aucun traitement jusqu'ici n'a pu soigner vraiment le déclin cognitif. On sait par contre que lorsque les premiers symptômes apparaissent, la maladie évoluait déjà depuis au moins une dizaine d'années. Des mesures de prévention pourraient donc précocement nous permettre d'aider notre cerveau à mieux résister à ce trouble.

Il faut savoir qu'aujourd'hui la maladie d'Alzheimer affecte 1,2 millions de personnes en France, dont 60% de femmes. Du calcul mental en comptant des chiffres à rebours par exemple ou en faisant mots croisés ou carrés latins entraîne notre mémoire et favorise une sorte de gym mentale. De même, la lecture et toute activité qui nous oblige à sortir de notre zone de confort est susceptible de nourrir notre cerveau, car cela fait travailler nos facultés d'adaptation. Faire de bonnes et longues nuits peut également aider à nettoyer voir à éliminer les protéines béta-amyloïdes impliquées dans la maladie. Des connexions neuronales peuvent alors mieux se développer.

D'autres conseils comme arrêter de fumer, lutter contre l'hypertension, perdre du poids pourraient même abaisser de 30% l'incidence de la pathologie. Le Professeur Amouyel prétend que bouger au moins une à deux fois par semaine aide à une bonne oxygénation du cerveau. Enfin, favoriser les échanges sociaux, créer des liens avec autrui, s'orienter dans l'espace, jouer aux échecs ou au scrabble, imaginer des situations mentalement, écouter des conférences sont fortement recommandés au fur et à mesure que nous prenons de l'âge, afin de maintenir curiosité et ouverture au monde au lieu de nous isoler. Il a été noté aussi que les personnes sexuellement actives ont généralement de meilleures performances cognitives que les célibataires. Donc, à bon entendeur, salut!

Lyliane

11/03/2021

Prévention des risques: un outuil numérique!

Si vous comptez acheter un bien immobilier, cet outil pourrait vous éviter le pire. Vendredi 19 février, le ministère de la Transition écologique a annoncé l'ouverture d'un site "géorisques", qui permet aux futurs locataires ou acheteurs d'obtenir automatiquement un état pré-rempli des risques qui menacent la zone qui les intéresse. Cette information est désormais accessible à partir de l'adresse du bien, et est complétée par des messages et conseils de prévention pour se protéger face aux risques, a indiqué le ministère dans un communiqué.
Si l'état des risques est l'un des diagnostics immobiliers obligatoires devant figurer dans le dossier de diagnostic technique (DDT) annexé, selon le cas, à la promesse de vente, à l'acte authentique de vente ou au contrat de location, le site donne également des informations sur d'autres risques, non couverts par une obligation d'information des acquéreurs et locataires (IAL), comme les sols argileux, auxquels la parcelle est exposée.


Mieux connaître les risques au niveau national: Ce nouvel outil numérique, "au-delà des simplifications administratives qu'il offre aux vendeurs et aux bailleurs, permettra de développer une meilleure compréhension des risques sur l'ensemble du territoire national", a indiqué le ministère.
Par ailleurs, le ministère a annoncé une augmentation de 50% des moyens consacrés à la prévention des risques naturels en 2021, avec 205 millions d'euros par an.
Ces fonds doivent permettre "de financer les travaux de réduction de vulnérabilité des habitations des particuliers à hauteur de 80% pour tous les risques naturels (inondations, mouvements de terrain, cavités naturelles, séismes...)" et, après les crues du 2 octobre 2020 dans les Alpes-Maritimes, "à titre expérimental, de financer les travaux nécessaires" pour reconstruire les habitations touchées "de façon plus résiliente (construction d'une pièce refuge, rehaussement des compteurs électriques...)".

Selon franceinfo - vendredi 19 février 2021

10/03/2021

Intérêt à se faire du bien...

Y’a pas de mal à se faire du bien ! Preuve en est : faire preuve de bienveillance envers soi-même aurait des effets positifs insoupçonnés sur la santé, aussi bien mentale que physique. C’est ce que révèlent des chercheurs britanniques, à l’occasion d’une étude publiée dans la revue Clinical Psychological Science en 2019.
"[Nos] découvertes indiquent qu’être bienveillant avec soi-même inhibe la réaction au danger et place l’organisme dans un état de sécurité et de relaxation important pour la revitalisation et la guérison", révèle le Docteur Hans Kirschner, premier auteur des travaux et chercheur à l’Université d’Exeter (Royaume-Uni). Des conclusions que le scientifique avance après avoir mené une expérience d'envergure.
L’amour-propre à l’épreuve
Le chercheur et son équipe ont en effet recruté pas moins de 135 volontaires, tous en bonne santé et étudiants de l’Université d’Exeter. Le but : mettre en place le protocole de test qu’ils avaient élaboré.
Il s'est déroulé ainsi : divisés en cinq groupes, les participants à l’expérience ont dû remplir un questionnaire portant sur leurs émotions. En parallèle, ils ont écouté des messages audio, dont la teneur s’avérait en tout point opposée : des conseils de bienveillance personnelle pour les uns, des consignes critiques envers eux-mêmes pour les autres. Ce faisant, le rythme cardiaque ainsi que le taux d’humidité cutané de chaque volontaire étaient mesurés.

Résultat, les membres des groupes bénéficiant de consignes de bienveillance personnelle ont non seulement déclaré ressentir plus d’auto-compassion et de bienveillance envers les autres, mais ont également présenté des réponses corporelles caractéristiques de l’apaisement : un rythme cardiaque plus lent, des contractions plus espacées, ainsi qu’une moiteur cutanée moins importante. Tout l’inverse de leurs homologues auxquels des consignes d’auto-flagellation avaient été assenées.
Des mécanismes enfin dévoilés
Des résultats qui ouvrent des perspectives inédites, comme le mettent en avant les auteurs des travaux : 
De précédentes études avaient démontré que l’auto-compassion était liée à des niveaux de bien-être plus élevés et à une meilleure santé mentale, mais nous ne savions pas pourquoi. Nos travaux nous aident à comprendre les mécanismes grâce auxquels être bienveillant avec soi-même quand les choses tournent mal pourrait être bénéfique dans le cadre de traitements psychologiques, avance le Docteur Anke Karl, responsable de leur mise en œuvre.
En inhibant notre réaction au danger, nous stimulons nos systèmes immunitaires et nous mettons toutes les chances de notre côté pour guérir.
Son but est que ces recherches ouvrent la voie à un meilleur traitement de certains troubles psychiatriques : "Nous espérons que des travaux à venir puissent utiliser notre méthode afin de l’essayer chez des personnes souffrant de problèmes de santé mentale tels que la dépression chronique". De quoi prouver à nouveau qu’assurément "y’a pas de mal à se faire du bien" !

Selon

08/03/2021

Connaissez-vous la remédiation cognitive?

Mr Fabien Trécourt dans Version Fémina, en s'appuyant sur l'expérience de Mme Magali Seassau, docteure en neurosciences, s'intéresse à cette approche thérapeutique susceptible de renforcer la mémoire, la concentration des enfants hyperactifs, des autistes, des dépressifs, des personnes bipolaires, des patients atteints d'Alzheimer ou des victimes d'AVC. La remédiation cognitive est une sorte de gymnastique de l'esprit, car elle s'appuie sur des exercices souvent ludiques de repérage dans l'espace, de traitement de l'information, des techniques de mémorisation... On lit et on résume ensuite ce qu'on a lu, on répète beaucoup, mais aussi on joue, on décrit une photo...

Apparemment, cette remédiation cognitive, faite en parallèle à une prise en charge médicale, donne des résultats encourageants. Souvent les spécialistes en remédiation cognitive s'appuient sur des logiciels et les proposent à leurs patients pour travailler seuls à la maison. Que l'on soit enfant ou adulte, les séances se font en groupe mais elles se déroulent différemment. En tout état de cause, on observe une amélioration des compétences sociales. Pour aller plus loin, consultez par exemple le site de Mme Déborah Berthet, neuropsychologue ou même http://www.neuropsychologue-nantes.fr › remediation-c...

Lyliane

 

 

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07/03/2021

Des lunettes électroniques pour aider les dyslexiques...

Selon les chiffres de la Fédération française des DYS, 6 à 8 % de la population française serait concernée par des troubles cognitifs spécifiques et des troubles des apprentissages qu'ils induisent, le plus connu étant la dyslexie. Et si ce trouble de l'identification de certains mots pouvait être corrigé par une paire de lunettes connectées ? C'est le pari que se lance Atol, relaye LCI. La chaîne d'opticiens est la seule au monde à proposer les lunettes électroniques d'aide à la lecture Lexilens, conçues et fabriquées en France (seuls les verres électroniques ne le sont pas), précise L'ADN.
Elles ont été développées par la start-up Abeye (incubée depuis 2018 par Atol), grâce au travail d'Albert Le Floch et de Guy Ropars, chercheurs en physique des lasers à l'université de Rennes. Ils ont mis en lumière une cause anatomique potentielle de la dyslexie, cachée dans de minuscules récepteurs des yeux de ceux qui sont touchés par ce trouble de la lecture, selon les résultats d'une étude publiée en 2017. Chez les personnes qui ne sont pas atteintes de dyslexie, ces récepteurs de la lumière n'ont pas la même forme d'un ?il à unautre : ils sont asymétriques. Le cerveau choisit donc le signal envoyé par l'un des deux yeux pour créer l'image que voit la personne.
Résultats scolaires en hausse
Chez les dyslexiques, en revanche, cette zone de l'?il (les « centroïdes de la tache de Maxwell ») est symétrique dans les deux yeux : cela pourrait être source de confusion pour le cerveau en créant des « images miroirs » entre lesquelles il est incapable de choisir. C'est cette source de confusion que corrigent les lunettes Lexilens. « Abeye a mis trois ans pour construire les filtres actifs qui permettent d'enlever l'image miroir. Ces filtres sont pilotés par de l'électronique embarquée dans les branches de la lunette », explique à L'Usine nouvelle Michael Kodochian, fondateur de la start-up Abeye.

La lecture se retrouve alors améliorée grâce à l'utilisation de ces filtres sur les lunettes, qui doivent se régler lors de la première utilisation via Bluetooth sur une application sur smartphone. Selon L'ADN, les résultats des tests menés sur plus de 200 enfants ont démontré une augmentation de la confiance en soi et des résultats scolaires en hausse. Sur LCI, la fédération des orthophonistes refuse toutefois de s'emballer, arguant du fait que ces lunettes ne sont pas destinées à tous les types de dyslexie : leur port doit être accompagné de séances d'orthophonie, selon elle. Pour l'instant, les Lexilens coûtent 399 euros et sont réservées aux enfants. Un modèle pour les adultes devrait être proposé dans les mois à venir par Atol, duquel il faut se rapprocher pour commander ces lunettes. Petit bémol, toutefois : elles ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale.

Selon Le Point avec AFP-mardi 16 février 2021

06/03/2021

Comment doper nos défenses naturelles?

Mme Agnès Pelinq dans Version Fémina évoque les solutions naturelles pour nous aider à traverser l'hiver en forme. En premier, elle place la gelée royale, trésor de l'apithérapie, qui agit à titre préventif. Selon Mr Nicolas Cardinault, auteur chez Souccar de l'ouvrage "Soignez vous avec les produits de la ruche", cette substance produite par les abeilles nourricières stimule l'activité des macrophages, des cellules du système immunitaire en première ligne de défense. La gelée royale, en effet, grâce à son potentiel antibactérien, du à la synergie d'actions d'un lipide spécifique nommé le 10-HDA, d'une protéine, la royalisine et de polyphénols, peut être consommée fraîche à raison de 500 mg à 1g par jour en cure de 3 semaines. Elle existe également en ampoules de 10 ml à prendre chaque jour.

L'article se tourne ensuite vers le ginseng, une racine de longévité pour les Chinois, qui aide l'organisme à s'adapter au stress, qu'il soit physique, psychique ou infectieux. Selon le Dr Franck Gigon, phytothérapeute, le ginseng, en effet, est riche en vitamines B, en oligoéléments, en polysaccharides et surtout en ginsénosides, qui régulent à la hausse la réponse immunitaire. En cette période d'infections virales, il est protecteur et réparateur. On le consomme en gélules pour le ginseng rouge (0,5 à 2g par jour), en cure d'un mois avant l'hiver, pour le ginseng blanc (1g à 3g par jour). Par contre il est contre-indiqué chez l'enfant et la femme enceinte.

Le thym de son côté que l'on utilise en cuisine est également un remède idéal pour résister aux rhumes, aux bronchites et aux gastro-entérites. Il est riche en flavonoïdes, en thymol et en carvacrol, qui sont des activateur de l'immunité. C'est un anti-infectieux à large spectre, qui assainit les voies respiratoires et calme les toux sèches. Des infusions à raison de 3 tasses par jour de thym frais ou séché sont la meilleure façon de le consommer (2 cuillères à café dans 250 ml). En cas de maux de gorge, la tisane froide en gargarisme est souveraine.

Le cynorrhodon, fruit de l'églantier, regorge de vitamine C et il favorise la lutte contre les microbes des maladies respiratoires.On le trouve en poudre dans les herboristeries. A pratiquer en cure d'une semaine grâce à 1 ou 2 cuillères à café le matin dans un verre d'eau. Enfin, le sureau noir est un excellent antigrippe. les baies ont des vertus anti-inflammatoires. Faire une décoction d'1 cuillère à café de  pour 250 ml d'eau deux fois par jour pendant une semaine de baies séchées, en les laissant bouillir 5 minutes et infuser 10 minutes en cas d'infection virale. Femmes enceintes ou allaitantes s'abstenir.

Lyliane

05/03/2021

Masque virucides...

Des chercheurs lillois et une start-up en innovations médicales ont élaboré un masque virucide pour les professionnels de santé et le grand public. 

Tremblez virus. On est encore loin, hélas, d’en avoir terminé avec l’épidémie de coronavirus. Même si la campagne de vaccination avance, il va falloir se résigner à porter des masques de protection pendant encore de longs mois. Alors quitte à avancer masqué, autant que ce soit avec un produit véritablement efficace. Dans une semaine, arrivera sur le marché une protection faciale « made in France » qui ne se contente pas de bloquer les agents pathogènes, mais qui les élimine.
Avec l’émergence de variants du coronavirus, certains modèles de masques de protection ont montré leurs limites. Ainsi, le Conseil scientifique déconseille désormais l’utilisation de masque artisanaux au profit des masques chirurgicaux à usage unique. C’est dans ce dernier domaine que l’entreprise Bioserenity a pu innover grâce à un partenariat avec des chercheurs de l’Université de Lille, du CNRS, de l’Inserm et du CHU de Lille.


« Désactiver les agents pathogènes » Si les détails techniques de ce nouveau masque ne seront présentés que dans une semaine, on sait déjà que la technologie implantée dans ce masque, baptisée Cidaltex, à la capacité de « désactiver les agents pathogènes [virus et bactéries] présents dans les gouttelettes et les particules les plus fines du flux de respiration ».
Ces masques à usage unique sont déclinés pour les soignants en version FFP2 et pour le grand public en version masque chirurgical. Les chaînes de l’usine de fabrication, située à Troyes, dans l’Aube, tournent déjà à plein régime. Bioserenity assure d’ailleurs que son produit sera disponible dès la semaine prochaine sans toutefois en préciser le prix.
Selon Mr Mikaël Libert - 20 Minutes - mardi 9 février 2021

 

27/02/2021

Du nouveau en vue pour se tester...

Des chercheurs lillois travaillent sur un nouvel outil de diagnostic, un projet nommé Cordial de tests Covid via le smartphone. Grâce à une clé USB et une bandelette de détection, vous pouvez savoir "au bout de 10 minutes, si vous êtes négatif ou positif", a expliqué mardi 9 février sur franceinfo Sabine Szunerits, professeur des universités à Lille, attachée à l’Institut d’électronique de microélectronique et de nanotechnologie (IEMN), porteuse, notamment, de ce projet.
>> Épidemie de Covid-19 : suivez notre direct.
franceinfo : Comment est-ce que cela fonctionne ?
Sabine Szunerits :Ce système est basé sur un smartphone auquel on connecte une clé USB et vous branchez une petite bandelette de détection avec une gouttelette d'échantillon. Au bout de dix minutes, vous saurez si vous êtes négatif ou positif. C'est un spécialiste qui doit prendre votre échantillon. On est en train d'améliorer la procédure et si tout va bien il sera possible de faire ce test avec la salive. On est en train de confirmer ces tests avec des PCR.
Dans combien de temps votre technologie sera opérationnelle ?
Cela devrait être disponible dans quelques semaines. Nous avons fait des tests cliniques."On sait que notre test a des concordances avec des tests PCR négatifs et positifs de 88%, ce qui est très bien."

Sabine Szunerits, professeur des universités à Lille, attachée à l’Institut d’électronique de microélectronique et de nanotechnologie: On cherche maintenant un industriel qui veut se mettre avec nous dans l'aventure. Actuellement, on fait tout au laboratoire, donc on arrive à en faire 1 000 par semaine mais pas plus.
Avez-vous déjà des contacts ?
On a quelques pistes en France et on espère vraiment que cela va se concrétiser rapidement parce que l'enjeu est très gros. Nous n'avons pas encore pris contact avec le gouvernement, mais si nous ne trouvons pas d'industriel nous prendrons contact avec lui.

Selon Franceinfo - Franceinfo - mardi 9 février 2021

 

 

26/02/2021

Quelles sont les vertus du gingembre?

Dans TV-Magazine, un article de Mme Sophie Lacoste nous présente toutes les vertus du gingembre. Originaire d'Inde ou de Chine, c'est une plante vivace aux racines irrégulières. On récolte les rhizomes après la floraison pour les consommer frais ou bien pour les faire sécher. C'est un condiment qui est réputé pour équilibrer la bile, calmer les nausées, prévenir le mal de mer et dissiper les ballonnements. En décoction, c'est un bon stimulant pour évacuer les sécrétions bronchiques. Depuis peu on l'utilise même à raison de 3g par jour pour faire baisser la glycémie en cas de diabète. On lui attribue aussi la prévention du vieillissement.

Le gingembre contient des gingérols qui lui donnent son goût prononcé. Il a des vertus anti-inflammatoires et antioxydantes. Il soulage l'arthrite surtout si on l'associe à de l'ail et de l'oignon. Dans les sauces, avec le poisson, la volaille, les légumes, on le consomme cuit. Sinon cru coupé en lamelles, il agrémente les salades. En poudre, on peut le mettre dans une boisson chaude ou dans un dessert. Confit ou en sirop, il devient après cuisson translucide.

Lyliane

25/02/2021

Les étudiants s'organisent pour aider leurs camarades...

REPORTAGE - Quelques étudiants parisiens ont créé une distribution de colis alimentaires (réservée aux étudiants) qui ne désemplit pas dans le centre de Paris. Ni revendicatifs, ni culpabilisateurs, ni partisans, ils parent au plus urgent: aider leurs copains à manger. 
Paul Bordron-Armani, 20 ans, est étudiant en Droit et Sciences Politiques en 3e année à l'Université Paris I-Panthéon Sorbonne. Lors du premier confinement, au printemps dernier, réfugié dans la maison familiale dans les Vosges, il a été surpris de voir le nombre de témoignages d'amis de son âge, ou d'amis d'amis, restés à Paris qui se sont retrouvés dans une situation très douloureuse, économiquement et psychologiquement. Il ne s'agit pas seulement des souffrances psychologiques liées à l'isolement mais bien au fait qu'ils étaient nombreux à ne pas manger à leur faim. "La précarité étudiante n'est pas nouvelle, on connait tous des gens qui sautent des repas et ne se permettent aucun loisir, rien de superflu, explique-t-il. L'épidémie a été un révélateur et un aggravateur de ces situations très cachées, non répertoriées et qui n'ont pas de réponse de la part des pouvoirs publics". 
 
Les étudiants touchés de plein fouet par une précarité accentuée par le Covid
Urgence alimentaire
 
Paul prend conscience que la période risque être dévastatrice et crée l'association Co'P1 Solidarités Etudiantes. "Je ne m'étais jamais investi dans une association mais il m'a paru évident que je devais faire quelque chose, raconte-t-il. Avec quelques amis nous avons démarché les commerçants et supermarchés pour récupérer des invendus ou obtenir des petits prix sur les produits d'hygiène, l'université et les pouvoirs publics pour les sensibiliser et leur demander un lieu d'accueil, un lieu de stockage, une subvention. Le but était de pouvoir mettre en place au plus vite une distribution de colis alimentaires". 
Alors qu'il explique sa démarche et détaille en toute transparence son budget de plusieurs dizaines de milliers d'euros (des bénévoles du Secours Populaire lui ont dispensé une formation accélérée en comptabilité), il s'interrompt à plusieurs reprise pour indiquer à ses camarades bénévoles comment organiser la distribution ouverte à 17h30 comme deux soirs par semaine à la Maison d'information des étudiants (MIE), une structure de la ville de Paris, 50 rue des Tournelles dans le 3e arrondissement. 

En moins d'une heure, 150 personnes ont constitué une file d'attente sur le trottoir. Tous étudiants, leur carte d'étudiant leur est d'ailleurs demandée. Ils ont connu l'existence de cette soupe populaire moderne par le bouche-à-oreille et les réseaux sociaux. Aucun signe de misère parmi cette sage troupe qui sait garder une bonne distanciation sociale. "Le fait que ce soit d'autres étudiants qui les accueillent permet de dédramatiser", explique Paul. 
Sage file d'attente pendant le couvre-feu

Une patrouille de policiers municipaux s'approche et demande quel est ce rassemblement quelques minutes avant 18 heures, l'horaire de début du couvre-feu. Paul Bordron-Armani va parlementer avec la patrouille, les bénévoles remettront une dérogation au couvre-feu à chaque bénéficiaire, pour que tout le monde puisse rentrer tranquillement à l'issue de la distribution. La Maire de Paris est informée et soutient cette initiative d'urgence. Personne ne va s'attarder, ce n'est pas une fête clandestine. Mais il est possible de venir prendre des renseignements sur les aides existantes, ou simplement de parler avec d'autres étudiants pour rompre sa solitude ou son isolement. 
 Chaque bénéficiaire repart avec 5 à 6 kg de denrées. Ce soir-là, les sacs contiennent des pommes de terres, des brocolis, du pain, un ou deux plats cuisinés en barquette, à déguster le jour même, un kit d'hygiène avec dentifrice, masque, protections féminines... Seul luxe, les pâtisseries appétissantes offertes par Les Pâtissiers du Coeur. Il est possible aussi de récupérer quelques livres d'occasion et des vêtements.
 
"Beaucoup d'étudiants ont un logement, dont le loyer est payé par les parents mais doivent se débrouiller seuls pour manger, avec des petits jobs dans les commerces et restaurants, du baby sitting, explique Paul. Depuis quelques mois ces petits boulots ont disparu. Beaucoup ont moins de 5 euros de budget alimentaire par semaine. Même les repas des restaurants universitaires à 1 euro, c'est un effort. Beaucoup de bénéficiaires passent entre les grilles de calculs des bourses. 
Bruno Le Maire n'a pas compris
 
Etudiant en Sciences Politiques, Paul souligne que son initiative n'est pas partisane. "Mais elle est éminemment politique bien sûr". Poussé à se prononcer sur les propos d'Emmanuel Macron: "Il n'est pas facile d'avoir 20 ans en 2020", il répond : "j'aimerais bien qu'on ne puisse pas dire qu'il n'est pas facile d'avoir 21 ans en 2021, et 22 ans en 2022!" Il a reçu le meilleur accueil auprès de la Mairie de Paris, des interlocuteurs qui ont compris le problème et l'urgence. Mais il continue à se débattre pour trouver des entreprises ou marques qui pourraient fournir les produits d'hygiène et le besoin d'un Kangoo, en état de marche, devient pressant, pour faire la navette entre l'entrepôt dans un autre quartier et le lieu de distribution.

L'université et le gouvernement face au désarroi étudiant
 Il devient moins souriant en évoquant Bruno Le Maire, qui s'étonnait récemment que l'on veuille accorder un revenu minimum à des étudiants. "C'est le signe d'une méconnaissance grave de la réalité. Ce ministre doit comprendre que les étudiants qui n'ont rien à manger sont très motivés pour continuer leurs études et à suivre les cours. En toute logique, ils auraient dû laisser tomber. Evidemment il faut les aider! A-t-il évalué le coût pour la France d'une génération qui ne pourrait plus étudier?"

Selon Mr Jean-François Arnaud - Challenges - dimanche 7 février 2021
 

22/02/2021

Ecody, une association pour sensibiliser à l'écologie...

En 2020, une vingtaine de jeunes du pays de Redon (Ille-et-Vilaine) se sont lancés dans la création d’une association à but non lucratif, dont l’objectif est de sensibiliser au développement durable et aux problématiques environnementales. Ecody, c’est son nom, espère bien capter l’attention de toutes les générations.
 
« Nous avons toujours eu une âme écologique. » Ils ont entre 19 et 20 ans et veulent faire évoluer les mentalités, à leur façon. Alors l’an dernier, cette vingtaine d’étudiants et de lycéens du pays de Redon (Ille-et-Vilaine) s’est lancée dans une nouvelle aventure : la création d’une association à visée environnementale.
« Nous nous connaissions tous, car nous allions régulièrement à l’Espace jeunes d’Allaire (Morbihan), raconte Enora, la présidente de l’association. L’animateur, Jean-François Lebel, nous a accompagnés dans notre projet. Sa mission est de développer la conscience écologique, en interpellant et sensibilisant les personnes qui sont indifférentes, en apparence, à ces questions. » L’idée aussi pour ces jeunes adultes était de discuter ensemble des questions environnementales et de lancer des actions.
Une première année perturbée:

Avec la crise sanitaire, cette première année d’existence a néanmoins été quelque peu perturbée. « Nous voulions organiser un grand rallye, à Allaire, autour du ramassage des déchets et des conseils écologiques. Cela n’a pas pu se faire, c’est frustrant, c’est sûr. Alors, nous voulions proposer une activité aux adolescents de l’Espace jeunes, aux vacances de la Toussaint. À cause du désistement de quelques participants, nous avons annulé, mais tout n’est pas perdu », ajoute Enora.
De plus, Valentine et Yuna ont aidé les bénévoles à remettre en état les chemins d’Allaire, après le passage de la tempête Alex. Un marché de producteurs locaux, une bourse aux jouets, et diverses animations lors de festivals, étaient aussi prévus, avec le soutien de la mairie. « Nous avons quand même réussi à créer des boîtes mobiles de mégots dans Redon, à la sortie des écoles. »
Des petites actions accessibles à tous
Pour le reste, tout est presque prêt à être lancé. « Nous avons effectué de nombreuses recherches en préparant le rallye, et nous essayons de sensibiliser sur les réseaux sociaux, notamment via notre compte Instagram. » Les jeunes poussent aussi les citoyens redonnais à utiliser Green R, une application créée par Ruben, un jeune de 16 ans, pour ramasser les déchets. « Elle n’est pas encore bien développée à Redon, mais elle ne peut que séduire. » Car pour ces jeunes, en « multipliant les petites actions », on prend soin de la planète.
Ecody, contact : ecody.asso@gmail.com, compte Instagram : @ecody.

Selon Mme Pauline BAUMER. - Ouest-France - samedi 6 février 2021

21/02/2021

Réduire les importations de soja...grâce à la luzerne.

Le constat a été rappelé, le 12 janvier dernier, par le Président de la République lors de sa venue dans la ferme des Ruelles, à Tilly (Eure). Les éleveurs français dépendent trop des protéines américaines pour nourrir leurs troupeaux. Du soja, presque exclusivement transgénique (OGM), rentre dans la ration des vaches laitières. Y compris dans la verte Normandie. Le gouvernement a lancé un plan « protéine » de 100 millions d’euros pour réduire cette dépendance protéique en développant des légumineuses « made in France ».Un séchoir collectif
Une « cagnotte » à laquelle devrait pouvoir prétendre une trentaine d’éleveurs et de céréaliers du Calvados réunis dans l’association SeCoPPA (Séchoir Collectif Plaine Pays d’Auge). Constitué en 2018, le groupe prévoit la construction, d’ici à 2022, d’un séchoir collectif d’une capacité cumulée de stockage d’environ 400 tonnes en vrac. De la luzerne à forte valeur alimentaire (taux de protéine de 22 %), très digestible pour les vaches, riches en oméga 3 et acides aminés. Coût de l’opération : 2 millions d’euros mais avec l’aide de la Normandie (400 000 €) et celle espérée du plan de relance pour l’agriculture (environ 600 000 €).
« C’est un projet à taille humaine de 120 hectares, animé par la fédération des Cuma (coopérative d’utilisation de matériel agricole, N.D.L.R.) de Normandie », indique Vincent Barbot, céréalier à Sassy, dans la plaine sud de Caen et président de l’association SeCoppa.
Un projet gagnant-gagnant. « Les éleveurs du pays d’Auge souhaitent mettre de la luzerne dans la ration de leur vache pour remplacer le soja américain. » Et ainsi répondre à la demande, des consommateurs et des industriels, d’un lait garanti sans OGM. « Mais sur leurs terres hydromorphes, la luzerne est peu productive. Contrairement à la plaine sud de Caen (10 à 11 tonnes de matière sèche par hectare, N.D.L.R.) », rappelle Vincent Barbot.
Ça tombe bien les céréaliers souhaitent implanter des légumineuses pour des raisons agronomiques : allongement de la rotation, libération de l’azote, réduction des mauvaises herbes. « La luzerne nous fait économiser des phytos et des engrais. C’est une bonne tête d’assolement qui couvre les besoins en azote du blé, la culture suivante.
« Maître de nos assolements »
Des échanges ont déjà commencé. Les éleveurs fournissent le fumier aux céréaliers pour nourrir leurs champs. La contrepartie ? Une luzerne, sur 70 à 80 ha, livrée enrubannée ou en foin. « Mais le séchoir va nous permettre de récolter la luzerne encore verte et conserver au maximum les feuilles et les protéines, de réduire la durée d’assèchement au champ (1 à 2 jours contre 6 jours pour du foin), de maximiser le nombre de coupes. »
La luzerne serait livrée, dans un rayon de 30 kilomètres, en granulés. De quoi permettre aux dix-huit éleveurs actuellement engagés dans le projet, d’optimiser leurs coûts. La tonne est évaluée à « 235 € et sans doute 100 € de plus avec la presse à granulés ». Les éleveurs réduiraient leur « facture » avec le prix du fumier apporté et aussi la valorisation de leurs haies bocagères, source d’énergie complémentaire pour le séchoir. « J’ai déjà implanté 16 ha et je vais passer à 40 ha (sur 155 ha, NDLR) », indique Vincent Barbot, passé au bio après la fermeture de la sucrerie de Cagny (Calvados) en 2020. « Mieux vaut être maître de nos assolements, de nos projets, que de dépendre d’industriels comme Südzucker… »
Succès du plan protéines végétales
Après la fermeture du guichet le 20 janvier, FranceAgriMer a annoncé, le 27 janvier, la mise en place d’un « second dispositif exceptionnel » pour les aides aux équipements et semences du plan protéines, au vu du dépassement des 20 millions d’euros budgétés.
Des dossiers avaient été reçus pour l’équivalent de 60 millions, précise le ministère de l’Agriculture. Le second guichet, très prochainement ouvert avec un budget équivalent, sera réorienté vers les légumineuses car les dossiers acceptés pour les premiers 20 millions ont été majoritairement dédiés aux fourrages.
Le guichet des aides à la conversion des agroéquipements (215 M€) est aussi épuisé mais il n’est pas prévu que la mesure soit réabondée.

Selon Mr Guillaume LE DU. - Ouest-France - mercredi 3 février 2021

17/02/2021

Protection des données...

Créée en 2007, la Journée européenne de la protection des données vise à promouvoir les meilleures pratiques en matière de protection de la vie privée. Trop souvent ignorées par les utilisateurs, les autorisations demandées par les réseaux sociaux et les applications peuvent parfois s'immiscer dans notre vie personnelle. Le risque ? La revente de ces données sur le Dark Web, permettant ensuite aux cybercriminels d'organiser des attaques malveillantes. 


Des applications très intrusives
Pour illustrer ce danger, le groupe d'antivirus Avast a réalisé une enquête en 2019 sur les demandes de permissions de certaines applications de lampe torche. S'il est normal qu'elles demandent des autorisations pour leur bon fonctionnement comme l'accès au flash du téléphone, certaines s'avèrent être très intrusives. Sur un total de 937 applications disponibles sur le Play Store de Google, un quart d'entre elles requièrent entre 50 et 77 permissions. «Certaines autorisations sont vraiment difficiles à justifier, par exemple, le droit d'enregistrer des sons, de lire les listes de contacts, voire d'écrire à des contacts» explique Luis Corrons, expert sécurité chez Avast. «Les applications de lampe torche analysées ne sont qu'un exemple de la façon dont les applications les plus simples peuvent accéder à nos données personnelles.» Ces informations passent ensuite de mains en mains, devenant ainsi une véritable mine d'or pour les annonceurs publicitaires. 
Pour Luis Corrons, «le souci principal est que les utilisateurs n'ont pas conscience de la portée» du danger. «Il est important de ne pas faire preuve de complaisance et de se pencher régulièrement sur la manière dont on peut garder le contrôle de notre vie privée et des données personnelles partagées, y compris sur les réseaux sociaux et les applications que de nombreux Français utilisent chaque jour», complète Shane McNamee, responsable confidentialité chez Avast. Voici cinq conseils pour mieux protéger ses données. 


Désactiver le suivi de localisation
L'historique et le suivi des déplacements permettent aux applications de suivre à la trace les utilisateurs. Le but ? Proposer des annonces personnalisées, près de l'endroit où ils se trouvent. Pour garder ses allées et venues secrètes, il suffit de désactiver les services de localisation dans les paramètres de son téléphone. 
Gérer les annonces que l'on voit
Faire une recherche précise sur Google et voir ensuite la publicité sur tous les sites que l'on consulte ? C'est le cas pour de nombreux usagers. Certains réseaux sociaux permettent d'arrêter ce ciblage publicitaire, en désactivant par exemple l'« Activité hors Twitter » sur Twitter et en supprimant les « Publicités montrées hors de Facebook » sur Facebook.

Selon Le Figaro - jeudi 28 janvier 2021