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19/01/2016

Soigner en zone de combat...

 

 J'ai été très touchée, au cours de l'émission Thé ou Café consacrée à Mr Guillaume Durand, qu'il fasse venir une jeune femme Elise Boghossian, acunpunctrice, pour parler de l'Association non gouvernementale et apolitique appelée Shennong et Avicenne. Cette association a été crée à Paris en 2002 par un groupe d'étudiants et une association de médecine chinoise pour venir en aide médicalement aux réfugiés où qu'ils soient dans le monde. Pour en savoir davantage, consulter le site Internet: www.shennong-avicenne.org/fr/ et lire l'ouvrage publié par E. Boghossian aux éditions R. Laffont, sorti le 19 novembre 2015, sous le titre: «Au royaume de l'espoir, il n'y a pas d'hiver».

 

Cette jeune femme, mère de 3 enfants, se déplace ponctuellement là où il y a des besoins (Irak, Calais...), afin de créer du lien avec les réfugiés, des femmes et des enfants le plus souvent, qui ont subi des tortures physiques ou psychologiques ou qui ont vu leurs familles détruites par la guerre. Avec d'autres volontaires de l'Association, ils parcourent en bus des régions d'Irak par exemple relativement sécurisées. Ils rencontrent des réfugiés habitant des camps et ils leur prodiguent des soins, quand c'est possible. Les témoignages montrent que la plupart ont été victimes de violences insoutenables et d'une stratégie de destruction...

 

Nous pourrions soutenir cette Association par des dons directement sur le site, en achetant et en parlant autour de nous de ces actions courageuses, retranscrites dans l'ouvrage d'Elise Boghossian. Les valeurs défendues par cette association méritent en effet d'être diffusées, car il circule beaucoup d'idées fausses concernant les réfugiés d'où qu'ils soient originaires. La plupart d'entre eux ne tiennent pas à s'installer définitivement chez nous, seulement à fuir les zones de combat le temps que leur pays retrouve la paix. Leur tendre la main ou soutenir concrètement ceux qui le font, ne serait ce pas faire preuve de solidarité humaine?

Lyliane

 

14/01/2016

Toute détresse ne mérite-t-elle pas une réponse humaine?

Cette question m'a été inspirée par un article du journal de la Fondation Abbé Pierre de janvier 2016. www.fondation-abbe-pierre.fr Il m'a beaucoup touchée car moi aussi, à côté d'initiatives généreuses, j'ai entendu des réactions identitaires violentes à propos de l'arrivée de migrants dans notre pays. Et personnellement la question ne pouvait me laisser indifférente, moi qui suis issue du côté paternel de réfugiés italiens. Mes parents ont beaucoup travaillé et nous nous sommes intégrés peu à peu sans passe droit mais non sans quelques remarques racistes. Ne venions nous pas manger le pain des français? Entretemps, il y a eu la guerre d'Espagne, les boat people, les camps de harkis... La France s'est honorée et enrichie de cet accueil. Malgré cela, on voit toujours les mêmes peurs se réveiller dans la population française, réveillées par la crise et exacerbées par des affirmations dénuées de fondement. On entend dire en effet que ces réfugiés voleraient des logements sociaux, des places d'hôpitaux à des ménages français... Or ces personnes chassées de leur pays par la famine ou des guerres n'ont aucune priorité d'accès: elles déposent comme tout demandeur d'asile un dossier, aidées en cela par des assistantes sociales. Comme elles n'ont pas le droit de travailler, elles vivent, aujourd'hui comme hier, parfois de minimas sociaux, le plus souvent de dons et d'aides d'associations humanitaires. L'exil est loin d'être une sinécure! Je pense que nous devrions cesser d'opposer des populations souffrantes à d''autres catégories de personnes. Si nous avons la chance d'avoir un toit et de manger à notre faim, faut-il pour autant tenter d'en priver autrui? Ne sommes nous pas tous des êtres humains, avec un cœur? Le pape François lui même a donné l'exemple en allant accueillir des réfugiés à Lampédusa, en parlant de la façon d'aider les «petits»... Tendre la main et partager, est ce devenu impossible dans notre pays de nos jours? J'espère quoi qu'il en soit que la France restera la patrie des Droits de l'Homme et une terre d'accueil, dont nous pouvons être fiers. Ces réfugiés n'ont rien à voir avec des terroristes! Un peu de lucidité et de compassion nous feraient voir que ceux qui distillent ces peurs irraisonnées ont un intérêt à ce que la France se replie sur elle-même, à ce qu'elle se coupe du monde extérieur pour mieux nous diviser et régner grâce à la peur de l'autre! Gardons précieusement les valeurs humaines que nous portons, qui sont inscrites dans la devise de la France. Et apprenons ces valeurs à nos enfants et petits enfants! Dans cet espoir...

Lyliane

18/12/2015

L'odyssée d'un réfugié syrien...

En lisant le journal Télérama de la semaine, j'ai pris connaissance de l'article du journaliste N. Delesalle au sujet de la vie d'une syrien de 27 ans, Sari, contraint pour ne pas être enrôlé dans l'armée à la fin de ses études de fuir son pays. Laissant en pleine guerre civile sa mère, sa sœur et son bébé ainsi que l'un de ses frères dans son village natal à 450 km de Damas, il a tenté d'échapper à la fois à l'armée de Bachar el Assad et aux exactions de Daech. Parvenu en Turquie, son but était de rejoindre un frère installé à Stuttgart. Toutefois, après un périple sur un canot pneumatique, puis à travers la Grèce, la Macédoine, la Serbie et la Hongrie, il s'est retrouvé dans un camp de réfugiés près de Mannheim(Allemagne). Dans ce camp, qui était une ancienne base militaire américaine, il côtoie des afghans, des irakiens, des libyens et des soudanais, tous cherchant à obtenir le droit d'asile. L'Allemagne a déjà accueilli là plus de 6000 réfugiés.

Sari sait qu'il lui faudra attendre mai 2016 pour avoir un entretien en vue d'obtenir ce précieux papier. En attendant, il essaie de communiquer, grâce à son seul bien: son téléphone portable, par Skype et Facebook avec sa famille. Il n'a pas le droit de travailler, mais il s'estime bien heureux d'avoir pu traverser la mer sans encombre et échapper à la guerre civile qui règne en Syrie. Il lui faudra néanmoins du temps pour oublier toutes les violences dont il a été témoin... Nous européens qui nous préparons, pour la majorité d'entre nous, à fêter Noël et la Nouvelle Année en famille, ayons une pensée pour ces hommes et ses femmes coupés de leurs racines qui survivent, parqués dans des camps, que ce soit au Liban, en Italie, en Allemagne ou ailleurs! Ils n'ont rien à voir avec des terroristes, dont pour la plupart ils ont été des victimes directes ou indirectes. Certains, peu nombreux, sont installés dans des villages français. Pourquoi ne pas les secourir et les aider matériellement, si nous le pouvons, en faisant des dons à des organismes qui s'en occupent (Médecins du Monde, La Croix Rouge, différentes Eglises...)?

Lyliane

13/09/2015

Ouvrir son regard sur les réfugiés...

 

Monseigneur Georges Pontier, Président de la Conférence des Evêques de France et archevêque de Marseille, interviewé par Mr Bruno Bouvet du Journal La Croix - www.la-croix.com - rappelle qu'il existe depuis des années un accueil des migrants dans les paroisses françaises, notamment des Roms et des Chrétiens du Moyen-Orient. Il se félicite notamment que le Pape François ait demandé aux paroisses de s'ouvrir aux réfugiés. Ce faisant, remarque l'archevêque, «il a ouvert les yeux de beaucoup de chrétiens».

 

Mgr Pontier revient sur la nécessité d'organiser l'accueil des réfugiés, afin de soutenir les démarches en cours. Il reconnaît néanmoins qu'il y a des résistances et il comprend les peurs de certains chrétiens. Pour aider à dissiper leurs craintes, il souligne que« les réfugiés ne viennent pas pour nous conquérir ou nous envahir, mais qu'ils fuient une réalité quotidienne invivable»

 

Mgr Pontier prend également position contre l'invitation faite à Melle Marion Maréchal-Le Pen, candidate Front National à la Présidence du Conseil Régional, de participer à l'Université d'été de l'Observatoire du diocèse de Toulon. Selon lui, il aurait fallu alors y inviter tous les candidats! Questionné également au sujet du Synode sur la Famille, prévu en octobre à Rome, l'archevêque de Marseille «invite tous les catholiques à faire passer leurs idées en second car le rôle des évêques n'est pas de juger les partis politiques, mais d'aider les chrétiens à avoir une analyse politique».

 

Dans le journal La Croix du même jour, nous apprenons que Mr B. Cazeneuve, Ministre de l'Intérieur français, a été reçu tout récemment au siège de la Conférence des Evêques de France à

Paris sur invitation de l'épiscopat. Il aurait été question de philosophie, de théologie et de politique au sens large du terme. Après cet échange, un dialogue avec l'ensemble des représentants des cultes aurait eu lieu à propos de l'accueil des réfugiés. Car en cette occasion tous ont besoin d'être unis!

 

Je me réjouis d'apprendre que des associations caritatives, des groupes confessionnels et même de simples particuliers, se préoccupent davantage de l'accueil de ces Syriens, Irakiens et Afghans chassés de leur pays par la guerre et cherchant un abri pour leurs familles, que de mots d'ordre électoralistes des partis politiques français. Idem pour ceux qui veulent «choisir leurs migrants en fonction de leur appartenance religieuse»... Mgr Pontier s'insurge lui-même contre cette sorte de sélection parmi les réfugiés prônée par certains. Car l'humanité, la solidarité humaine, sans oublier la fraternité inscrite dans notre devise républicaine, nous commandent d'ouvrir nos cœurs sans arrière pensée. L'Allemagne et d'autres pays du Nord de l'Europe nous montrent la voie...

Lyliane

09/09/2015

La France est-elle toujours la patrie des Droits de l'Homme?

 

C'est la question qui m'a été posée sur le blog de Prêle par une ressortissante ou un ressortissant d'un pays germanique par rapport à notre accueil très modéré de migrants. Cela m'a incitée à rechercher comment répondre à une telle question...

Depuis la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, la France est en effet souvent considérée comme telle, en raison de la vocation universelle de cette Déclaration. Notre pays en outre a joué un rôle important dans l'élaboration du Droit International des Droits de l'Homme et pour la Déclaration des Droits de l'Enfant.

 Notre pays n'a certes pas de leçons à donner aux autres pays du monde dans la mesure où elle a autrefois soutenu l'esclavage, donné bien tard le droit de vote aux femmes, vécu des guerres de décolonisation, aboli il y a peu la peine de mort et expulsé violemment les Roms en 2010. Actuellement, elle est encore interpellée parfois à cause de discriminations raciales, des conditions carcérales et de son système judiciaire par Amnesty International ou le Conseil de l'Europe, tout comme d'autres pays européens du reste...

 Toutefois, il ne faudrait pas oublier l'accueil massif de réfugiés espagnols au moment de la guerre civile, d'italiens sous Mussolini, de «boat people» venus d'Asie ou de rapatriés d'Afrique du Nord. De même, la France a fait amende honorable par rapport à l'esclavage, à la situation des harkis et elle a reconnu le génocide arménien. Et depuis l'affaire Dreyfus en 1898, la Ligue des Droits de l'Homme a été crée pour défendre les Droits de tous les opprimés. Un organisme appelé La Cimade vient en aide concrètement aux réfugiés et de nombreux bénévoles de la Croix Rouge Française notamment agissent sur le terrain.

 Certes, le Président Hollande, malgré un climat économique défavorable, un taux de chômage record et une opinion publique manipulée par certains partis xénophobes, vient de promettre l'accueil en France de 24 000 migrants sur 2 ans. Une politique de quotas est également en passe de se construire au niveau européen. Des communes françaises se sont mobilisées et beaucoup de Français se sentent solidaires de ces personnes déplacées pour raison de guerre (Irak, Afghanistan, Syrie) A Calais l'afflux de migrants voulant se rendre en Grande Bretagne pose de nombreux problèmes à notre pays, car les anglais sont assez réticents à les recevoir. Ce sont pourtant des populations anglophones. A Vintimille ont été bloquées quelques centaines de personnes souhaitant aller dans des pays du Nord de l'Europe. Les églises françaises et italiennes sont intervienues sur le terrain pour que les conditions soient moins rudes. La Grèce comme l'Italie n'ont pas choisi de se retrouver débordés par des afflux de gens venant du Soudan ou d'Erythrée... Pendant ce temps, la Pologne, la République Tchèque, la Hongrie ont refusé, tout comme l'Angleterre jusqu'à ces jours derniers, de prendre leur part de réfugiés... Et il faut remarquer que c'est la photo d'un enfant trouvé sur une plage après une noyade en voulant fuir la guerre avec sa famille, qui a suffi à débloquer les choses!

 Il est sûr que nous ne sommes pas en France dans la même situation économique et démographique que l'Allemagne, la Suède et l'Autriche, qui souffrent peu du chômage, qui manquent de main d'oeuvre et dont notamment en Allemagne le taux de natalité est très bas.

Accompagner les flux migratoires relèverait d'une volonté politique, que tous les pays européens devront apprendre à faire naître. Toutefois, je m'étonne que personne - ou presque - ne se mobilise suffisamment contre les passeurs, qui extorquent des sommes fortes à de pauvres gens pour les abandonner encore loin des côtes pour ne pas se faire arraisonner. Il est fort possible que nous soyons face à une sorte de mafia, que cet argent soit ensuite transformé par les trafiquants en armes de guerre ou en doses de drogue... Aussi, au lieu de comparer les efforts de nos pays respectifs, ne serait-il pas plus utile d'unir leurs efforts pour sortir de la crise actuelle «par le haut», c'est à dire en gardant au cœur nos valeurs de solidarité tout en faisant notre possible pour accueillir les réfugiés dans de bonnes conditions? Lyliane

04/09/2015

Pétition en faveur de l'accueil des migrants dans nos communes...

 
 
 
 
     
 

Des milliers d'êtres humains meurent sous nos yeux chaque jour en fuyant la guerre et en tentant de rejoindre une Europe incapable d’apporter une solution humanitaire cohérente à sa porte.

Face au silence assourdissant des dirigeants français et européens, il est temps d'agir pour venir en aide à celles et ceux qui parviennent à arriver dans nos pays. Mais que faire ?

Faut-il procéder, comme certains le disent, à une "sélection" de ceux qui pourraient rester en France et les autres ? Je pense qu'il est au contraire temps d'accueillir avec dignité, générosité et humanité ces nombreux réfugiés dans nos communes.

Je demande donc au Président de la République, M. François Hollande et au Président de l'Association des Maires de France, M. François Baroin, d'organiser au plus vite une consultation des 36.000 maires de notre pays pour recenser les capacités et propositions d'accueil de réfugiés syriens, irakiens et autres qui fuient les conflits, et regrouper les initiatives prises en ce sens par les communes, associations et bénévoles.

Si nous obtenons cette grande consultation, si partout en France des élus et des citoyens montrent qu'ils s'engagent sur la base d'un volontariat humanitaire à accueillir ces réfugiés, notre mobilisation constituera un signal fort et un modèle pour les autres pays européens.

Certains pousseront des cris d'orfraie à la récupération politique des récents drames humains, dont cette photo insoutenable d'Aylan Kurdi, ce petit garçon syrien échoué sur une plage de Turquie. Je suis petite fille d'apatrides déportés et morts en déportation, je n'ai pas de leçon à recevoir. J'entends la voix de mon père me raconter la rafle du Vel d'hiv. 

Signez cette pétition pour obtenir une consultation des maires de France prêts à accueillir les réfugiés humanitaires et n'oubliez pas d'indiquer en signant si vous, votre commune ou votre association sont prêts à les accueillir également.

Le président Sadate au moment de la signature des accord de Paix avec Israël avait eu cette phrase superbe: "Je préfère me brûler en tentant d'allumer une flamme que de rester dans le noir à maudire l'obscurité."

Alors en pensant à mon père et à toutes les victimes innocentes jetées sur les routes de l'exode par des conflits que la communauté internationale est incapable de régler, je préfère aussi me brûler et tenter quelque chose pour venir en aide à ces réfugiés. Rejoignez-moi!

Nathalie Goulet
Sénateur de l'Orne
Vice-Présidente de la Commission des Affaires Etrangères

 
 

21/05/2015

Appel transmis en faveur des réfugiés qui prennent des bateaux de fortune sur la Méditerranée...

 
Chères amies, chers amis,

En ce moment même, les victimes des pires persécutions au monde se trouvent à bord de véritables “cercueils flottants”, fuyant les violences et tentant de mettre leurs familles en sécurité. Mais au lieu de répondre à cette crise avec humanité, nos gouvernements ferment leurs portes et les laissent se noyer ou mourir de faim. 

La Méditerranée et la mer d’Andaman sont en train de devenir d’immenses cimetières. 

Le peuple Rohingya se fait expulser de Birmanie. Des milliers de familles désespérées dérivent en pleine mer, réduites à boire leur propre urine parce que la Malaisie, la Thaïlande et l’Indonésie refusaient de les accepter sur leur territoire. Toutes les semaines, des Syriens et des Africains risquent la noyade au large des côtes européennes en tentant une terrifiante traversée, leur unique espoir d’échapper aux trafiquants, à la torture et à la faim. 

Nous sommes face à la crise de réfugiés la plus grave depuis la Seconde guerre mondiale; mais jusqu’ici, nos gouvernements les ont regardés mourir de loin, paralysés par le climat de xénophobie ambiant. L’urgence est à son comble. Mais notre communauté a une opportunité unique d’enrayer la culture de la peur par une formidable vague de compassion. 

Si nous participons tous à la hauteur de nos ressources, nous pourrons contribuer à financer des opérations de sauvetage en mer, mettre sur pied des équipes pour les accompagner et soutenir leur installation, intensifier notre plaidoyer afin d’inciter les dirigeants à ouvrir nos frontières, et lancer une campagne publicitaire pour contrer le racisme. 

Ensemble, nous pouvons sauver les réfugiés et sauver notre humanité partagée. 

Si nous n’agissons pas rapidement, 2015 pourrait devenir l’année des “boat people”.