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20/01/2020

Skier sans affaiblir l'écosystème fragile de la montagne...

Jusque là, écrit Mme S. Be dans Télérama, les stations de sports d'hiver étaient loin d'être les championnes de l'écologie. En effet, le réchauffement climatique a occasionné un recours grandissant aux canons à neige, énergivores et voraces en eau, sans oublier le fioul polluant des dameuses, l'électricité des remontées mécaniques et les gaz d'échappement des amateurs de glisse. Bref, impératifs économiques et aléas météorologiques semblaient justifier toutes ces façons de faire peu respectueuses de l'environnement.

Néanmoins, poursuit la journaliste, "des initiatives tendent à freiner cette course toxique. A Serre-Chevalier par exemple, tire-fesses et télésièges fonctionnent désormais à l'hydroélectricité, au photovoltaïque et au micro-éolien. Aux Menuires, on utilise une huile biodégradable dans le moteur des engins de piste. Val Thorens a mis en service une navette autonome 100% électrique et Valmorel des bus gratuits équipés de filtres à particules. Quant à la station des Rousses, elle table sur un réseau de chaleur au bois local".

Aussi, les skieurs, surfeurs, randonneurs à raquettes et autres amoureux des montagnes peuvent valider ces efforts" en privilégiant les sites ayant obtenu le label Flocon vert décerné en vertu de 31 critères écoresponsables. Tous sont répertoriés dans l'eco-guide des stations de montagne établi chaque année par l'association Mountain Riders, qui milite pour un tourisme durable". Pour davantage d'informations, s'adresser à: www.mountain-riders.org.

Lyliane

Les forêts et le climat selon Yann Artus Bertrand...

Cette programmation spéciale « Winter of Forests » sonne un peu comme le fameux vers de Shakespeare « Now has come the winter of our discontent », tant la forêt de par le monde semble avoir de raisons de se plaindre de nous. Des mégafeux cauchemardesques qui ravagent l’Australie aux incendies de l’Amazonie et de la taïga cet été, le monde des arbres semble nous adresser des signaux d’alarme. Arte entreprend de lui rendre justice, ou du moins d’en souligner l’importance en ces temps de réchauffement climatique et de saturation de CO2. Un large programme de films, de documentaires et de magazines, cherche à souligner l'intérêt du milieu forestier dans notre imaginaire et dans nos modes de vie, de « Tarzan » à la série documentaire inédite « Sauver la Foret », passionnante immersion auprès de ceux qui vivent parmi les arbres. Deux semaines d’images ambitieuses et originales, présentées par Yann Arthus-Bertrand.
Paris Match : La forêt vous tient-elle particulièrement à cœur ?
Yann Arthus-Bertrand :Très : la forêt est l’un des rares espaces qui ne soit pas touché par l’Homme, c’est un endroit qui vit sa vie, où on peut encore éprouver la sensation d’entrer en contact avec la nature. Même tout près des villes, les espaces des grands arbres maintiennent leur propre harmonie. On connaît l’importance des forêts dans l’absorption du CO2 et donc dans la limitation des gaz à effet de serre. Mais moins l’aspect vivier du monde que représentent ces forêts, et qui me tient au moins autant à cœur. Or les forêts sont le havre de nature, de la faune et de la flore sauvage. C’est l’un des lieux où l’on continue de découvrir le plus de nouvelles espèces… En fait, les forêts sont le disque dur de la biodiversité.
Voyez-vous les grands incendies, en Australie notamment, comme un signal d’alerte ?
L’Australie est un drame absolu. Ces incendies ont déjà tué un demi-milliard d’animaux, c’est ahurissant ! Et ils sont la conséquence directe du réchauffement climatique. Imaginez des journées à 50 degrés : aucune plante ne résiste à cette température là, tout prend feu… Je suis stupéfait par la rapidité de la dégradation de notre monde. Tous les jours, en ouvrant les journaux, je découvre de nouvelles données dramatiques, les insectes qui disparaissent, les oiseaux qui meurent, la sixième extinction massive des espèces telle que décrite par de nombreux scientifiques. J’ai vraiment l’impression d’assister à la fin du monde ; ou du moins à la fin d’un monde. Et ce qui me sidère, c’est l’impression d’indifférence qui persiste, comme si chacun regardait tout ça avec détachement. C’est fou. Il ne faut pas croire que les problèmes ne se posent qu’à l’autre bout de la planète. En France aussi, les arbres meurent. Je suis en train de tourner mon nouveau film, « Legacy », et nous parcourons des forêts dans le Jura où les hêtres meurent en masse à cause de la sècheresse. C’est un phénomène tellement important que dans certains coins il est déconseillé d’aller marcher en forêt, de peur d’être blessé par une branche qui tombe.
Vous-même, vous allez souvent en forêt ?
Oui, très souvent. J’habite à la lisière de la forêt de Rambouillet, en bordure d’un village, les arbres sont à vingt mètres. Je pars y marcher dès que je peux et je m’y sens bien. Souvent, je prends un grand arbre à bras le corps et je le serre dans mes bras. Je médite, je pense aux 200 et quelques années qu’il a vécues. Je ne sais pas si ça sert vraiment à grand-chose, mais ça me rend heureux. J’éprouve comme une recharge d’énergie.
Fiche technique :
 "Winter of Forests" sera présenté du 12 au 25/1 sur Arte puis en replay sur www.arte.fr. Son film "Woman"sortira le 4/3 en salles.

Selon Paris-Match

19/01/2020

Le sanctuaire Pelagos fête ses 20 ans...

Dans le journal Nice-Matin du dimanche 15/12/2019, Mr Guillaume Aubertin fait publier un dossier de 4 pages consacré au sanctuaire Pelagos, une aire marine de 87 500 Km2 située entre les côtes françaises d'Hyères à Menton, la Corse, l'Italie, et la Principauté de Monaco. L'article rappelle que l'accord Pelagos a été signé le 25/11/1999 à Rome, pour que "les activités humaines ne perturbent pas trop les mammifères marins (nuisances sonores, collisions avec les navires de commerce, activités touristiques et pollution plastique)". Ainsi, pêcheurs, plaisanciers, marins ont à coeur de développer de bonnes pratiques, comme de ne pas s'approcher à plus d'1m50 des cétacés et de ne pas les observer au-delà de 30 minutes. Cette zone pilote maritime sera peut-être un jour transposée entre différents Etats ailleurs dans le monde, espère Mr Alain Barcelo, Président du comité scientifique et technique de Pelagos...

Vingt ans plus tard, les principaux acteurs se félicitent des résultats! Les responsables des 3 pays, en effet, réunis en novembre à la résidence du préfet maritime à Toulon, assurent que "l'accord a largement porté ses fruits". Cet accord a notamment permis des actions concrètes  "comme le label pour l'observation des cétacés et l'outil Repcet, un dispositif précieux pour repérer baleines et dauphins, afin de limiter les collisions avec les navires". L'association varoise Souffleurs d'écume s'est appuyée sur l'aide du Parc national de Port-Cros et l'accord ACCOBAMS pour le mettre en place. Aujourd'hui 39 navires en sont dotés. En France, le dispositif Repcet est devenu obligatoire pour tous les navires de plus de 24 m de long. En Italie l'outil n'est pas encore exigé. Sans oublier que 42 municipalités françaises et 105 en Italie ont signé la Charte de l'accord Pelagos.

Pour soutenir cet accord, toutefois, il serait nécessaire de faire davantage collaborer les signataires (lourdeurs administratives) et de leur donner plus de moyens pour renforcer  contrôles et réglementation. En outre, les communautés de communes pourraient plus développer leur partenariat. Enfin l'idée de créer une  "Zone maritime particulièrement vulnérable" ou ZMPV, si elle se concrétisait, permettrait de définir des chenaux de navigation et de limiter la vitesse des bateaux de commerce. Une quarantaine d'opérateurs sont d'ores et déjà prêts à éveiller les conscience du public, car ils ont adopté le label "High Quality Whale Watching" pour l'observation des dauphins bleu et blanc ainsi que des baleines, des rorquals et des cachalots présents dans cette zone protégée. Une formation de 3 jours leur a été dispensée. De même les membres d'équipages français sont formés à l'utilisation du logiciel Repcet.

Pour en savoir davantage, consulter par exemple l'association Souffleurs d'Ecume ou le site du WWF. Plus de détails sont donnés sur le site: www.sanctuaire-pelagos.org.

Lyliane

18/01/2020

Zoom sur la grenade...

La grenade a été introduite en Espagne par les Maures. Elle donnera son nom à la ville de Grenade. En Mésopotamie,la grenade est le symbole de la fertilité, du fait de ses nombreux grains, peut-on lire dans le journal Nous. En France,le terme grenade afait son apparition en 1314. L'actuel nom de ce fruit  appelé d'abord "malum granatum", puis "punicum granatum" vient du latin. Aujourd'hui  dit l'article "le grenadier est cultivé dans de nombreuses régions tropicales et subtropicales sèches de l'Europe, de l'Afrique et de l'Asie, de même qu'en Amérique de la Californie jusqu'au Chili". On met la grenade dans des salades de fruits ou même des salades avec concombre et fromage de chèvre.

La grenade est riche en fibres et en flavonoïdes. Elle agit pour cela contre les flatulences et les digestions difficiles, les diarrhées et les ballonnements grâce à son action anti-inflammatoire, antivirale et antibactérienne. Elle prévien t même le vieillissement des cellules du cerveau, préservant donc de maladies dégénératives comme celle d'Alzheimer. Enfin, ses graines et son jus ont une forte teneur en antioxydants, diminuant de ce simple fait le risque de développer certains cancers et certaines maladies cardiovasculaires et chroniques. Son action sur la peau est censée lutter contre les taches brunes. c'est un anti-âge de premier ordre.

Lyliane

Interdiction de tous les pesticides les plus dangereux dans l'U.E....

 

Je vous transmets ci-joint l'article récent paru dans Le Monde. 

il ne s'agit de l'interdiction que d'une molécule parmi des milliers d'autres, tout aussi toxiques, et cette molécule était autorisée par les autorités pendant 50 ans sans qu'elle soit considérée comme nocive! combien de dégâts depuis? en plus ils auront une dérogation pour écouler leurs stocks, c'est se moquer du monde!

Cette molécule était déjà reconnue comme très toxique sinon mortelle chez les chiens. Une analyse toxicologique effectuée chez ce chien asphyxié par un épandage avait révélé la présence de Chlorpyrifos.

Le chlorpyrifos va être interdit dans l’Union européenne

Ce pesticide deviendra illégal à partir de 2020. Une évaluation de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait conclu, début août, qu’il présentait « des risques pour la santé »

Interdits par un vote. Le chlorpyrifos et le chlorpyrifos-méthyl, deux pesticides nocifs pour le cerveau du fœtus et des jeunes enfants, sont désormais indésirables dans l’Union européenne (UE). Réunis vendredi 6 décembre au sein du Comité permanent des végétaux, des animaux, des denrées alimentaires et de l’alimentation animale (Scopaff), les représentants des Etats membres ont voté contre le renouvellement de l’autorisation des insecticides, qui arrivait à échéance le 31 janvier 2020.

C’est la Commission européenne qui a proposé cette interdiction en se fondant sur des avis intermédiaires de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Début août, à la demande expresse de la Commission, l’agence avait en effet publié deux opinions concernant les effets des substances sur la santé humaine. Le chlorpyrifos et le chlorpyrifos-méthyl, avait-elle conclu, ont de « potentiels » effets génotoxiques (nocifs pour l’ADN des cellules), et sont toxiques pour le cerveau en développement.

Révélé par Le Monde et ses partenaires de l’enquête transfrontalière sur le chlorpyrifos, le lobbying des fabricants, Corteva et Ascenza, ainsi que de leurs alliés, pour empêcher l’interdiction n’aura donc pas su convaincre les Etats membres. Inventé par Dow (maintenant Corteva depuis sa fusion avec DuPont), l’insecticide est sur le marché depuis 1965.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Devant l’imminence de l’interdiction du chlorpyrifos en Europe, les fabricants contre-attaquent

Les données scientifiques qui s’accumulent depuis deux décennies montrent qu’une exposition au chlorpyrifos pendant la grossesse et au cours des premières années de la vie provoque d’importants retards de développement, des troubles du spectre autistique, des déficits de quotient intellectuel (QI) allant jusqu’à sept points ou encore des troubles de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité.

« Délai de grâce » de trois mois

Les réglementations entérinant la décision devraient être formellement adoptées en janvier 2020, selon la Commission. Les Etats membres interdiront alors les produits contenant les substances au niveau national, cette action relevant de leur compétence. Ils pourront accorder un « délai de grâce » de trois mois pour apurer les stocks. A la suite de quoi les produits ne pourront plus ni être mis sur le marché ni être utilisés dans l’UE.

Lire l’enquête : Chlorpyrifos : les dangers ignorés d’un pesticide toxique

« C’est une décision importante », réagit Axel Mie, professeur associé à l’Institut Karolinska, à Stockholm, dans un courriel au Monde. Les recherches de ce scientifique et de ses collègues Christina Ruden et Philippe Grandjean ont joué un rôle déterminant. En 2017, ils avaient exhumé la seule étude fournie par Dow aux autorités européennes sur la toxicité neurodéveloppementale du chlorpyrifos, et constaté qu’elle montrait clairement des effets nocifs sur le cerveau des rats. Ces données n’avaient cependant jamais été évaluées par les autorités européennes.

« Nous devons maintenant veiller à ce que cesse toute autorisation de pesticides sur la base de conclusions erronées tirées d’études financées par l’industrie. Si les données pertinentes avaient été rapportées correctement, écrit-il, cette décision aurait pu être prise il y a vingt ans. »

Dans un communiqué, une coordination de sept ONG salue « un geste historique »« Bien que nous ne puissions pas effacer les décennies d’exposition à ces substances et leur effet sur le développement neurodéveloppemental, déclare Genon K. Jensen, directrice exécutive de l’ONG Health and Environment Alliance (HEAL), l’interdiction des deux formes de chlorpyrifos est une victoire majeure pour le développement des enfants. »

Sollicité par Le Monde, Corteva se dit « déçu » par la décision de l’UE. « Aucune substance active n’a fait l’objet de recherches plus approfondies que le chlorpyrifos », assure la firme.

Stéphane Horel

 

 


Le 10/09/2019

Chers amis, avez-vous déjà signé l'"Appel des coquelicots"? ce mouvement fête son premier anniversaire en ce mois de septembre 2019, et rassemble des dizaines de milliers de personnes chaque premier vendredi du mois depuis un an au centre des villes et villages de France.

Alors que le gouvernement propose une consultation sur la distance minimale de non-épandages près des habitations (de l'ordre de quelques millimètres à centimètres), des études sérieuses et indépendantes (contrairement aux études liées aux lobbys) ont démontré que le glyphosate -et tous ces cocktails chimiques- sont transmis aux générations futures qui seront encore plus malades que nous (malformations, cancers, maladies neurodégénératives...) 

Nous ne demandons pas de tergiverser sur des distances minimales, mais un arrêt immédiat d'autorisation de tous ces produits toxiques et une aide à la reconversion en bio de tous les fermiers (avec fleurs des champs, coccinelles, prêle, ortie, ...pleins de solutions naturelles existent et ne sont pas mortelles pour les abeilles et les oiseaux).

Tous les pesticides anciens sont peu à peu interdits quand on s'aperçoit de leur toxicité et aussitôt remplacés par de plus "efficaces" (traduction: plus "toxiques").

Le mouvement des Coquelicots, explication par France Culture (émission la grande Table du 9 septembre 2019).

"Initiateur de ce  mouvement lancé en septembre 2018, Fabrice Nicolino est notre invité aujourd’hui. Survivant de la tuerie de Charlie Hebdo (2015), il a publié un manifeste contre les pesticides (Nous voulons des coquelicots, LLL, 2018) aux côtés de François Veillerette, directeur de l'ONG Générations futures, et poussé Charlie Hebdo à publier un numéro spécial contre les pesticides. Son combat porte aujourd'hui sur les SDHI (inhibiteurs de la succinate déshydrogénase), des fongicides que personne ne connaît, mais qui, dit-il, sont pourtant épandus partout en France. Ils sont au coeur de son nouvel ouvrage, Le crime est presque parfait. L'enquête choc sur les pesticides et les SDHI (LLL, 2019).

"Ce n’est pas qu'une question juridique c’est une question civique. Si un maire n’a pas les moyens de protéger ses administrés, alors qu’il change de métier. On est passé à une autre situation : ce ne sont plus seulement des maires de petits bourgs ruraux, mais aussi des maires de banlieues, qui suivent le mouvement. Ce n’est pas seulement l’affaire des gens qui vivent à la  campagne. Le problème est national, la France entière est empoisonnée par les pesticides."      
(Fabrice Nicolino)

A ses côtés, le journaliste au Monde Stéphane Foucart, lauréat 2018, avec Stéphane Horel, de l’European Press Prize, catégorie «investigation». Il a récemment publié Et le monde devint silencieux. Comment l'agrochimie a détruit les insectes (Seuil/Le Monde, 2019), qui prolonge les enquêtes publiées par le Monde sur l’impact des insecticides néonicotinoïdes sur les insectes non cibles, dont les abeilles. 

France Culture
 Réécouter Un monde sans insectes, à qui la faute ? DE CAUSE À EFFETS, LE MAGAZINE DE L'ENVIRONNEMENTUn monde sans insectes, à qui la faute ?

S'il déplore les stratégies de l'industrie agrochimique pour faire accepter ces pesticides, des stratégies semblables à celles adoptées par les cigarettiers pour financer la recherche et influencer le grand public, il montre aussi qu'un groupe de résistants, « la confrérie des insectes », 70 scientifiques de diverses nationalités, travaillent sur leur temps personnel et avec leurs propres moyens à développer une recherche indépendante. 

En dépit de cette prise de conscience générale que semblent cristalliser les mouvements et des initiatives citoyens en faveur de l'environnement, l'étude inédite publiée le 3 septembre 2019 par Santé publique France, la première dans son genre, et ses résultats alarmants - on trouverait des polluants « du quotidien » dans l’organisme de tous les Français- montre qu'il est urgent d'agir. 

En outre, la consultation publique lancée par le gouvernement le 9 septembre 2019 pour déterminer un nouveau dispositif d’encadrement de l’utilisation des produits phytosanitaires à proximité des habitations, si elle est vue comme un premier pas par certains, est aussi décourageante pour d'autres, la distance minimum prescrite allant de cinq à dix mètres pour les produits les plus dangereux.

 


Le 26/08/2019

Alerte. Récemment, des maires courageux, dans toute la France ont pris des arrêtés anti épandages de pesticides autour des habitations de leurs communes pour protéger la santé des populations, au grand dam des ministères de l'Agriculture et de la Santé pour qui ces maires sont Hors-la Loi. Les préfets les ont tous convoqués devant le Tribunal Admnistratif. 

Il a été lancé un appel aux maires de France pour faire front à ce  gouvernement d'irresponsables et d'interdire l'usage de pesticides à usage agricole près de tous les lieux d'habitation, crèches, écoles, hôpitaux, maisons de retraite... 

Extraits de France Info "

Ils veulent mettre fin à l'utilisation de pesticides, mais sont hors la loi. Une vingtaine de maires ont pris un arrêté interdisant l'usage de produits phytopharmaceutiques dans leur commune. Le problème ? Ils sont dans l'illégalité car un élu ne peut pas prendre une telle décision sur son territoire. Selon le Code général des collectivités territoriales"l'utilisation des produits sanitaires relève d'un pouvoir de police spéciale du ministre chargé de l'Agriculture"

Certains pourraient donc connaître le même sort que Daniel Cueff, le maire de Langouët (Ille-et-Vilaine). L'élu écologiste sans étiquette a comparu jeudi 22 août devant le tribunal administratif de Rennes, car la préfecture réclamait la suspension de son arrêté du 18 mai interdisant l'usage de pesticides, dont le célèbre glyphosate, à moins de 150 mètres des habitations. La décision a été mise en délibéré. Classé "cancérigène probable" depuis 2015 par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), une agence de l'Organisation mondiale de la santé, le glyphosate n'est plus en vente pour les particuliers depuis le 1er janvier de cette année. Son interdiction totale en France a été repoussée par le gouvernement à 2021. 

"Je savais que j'étais dans l'illégalité"

Daniel Cueff n'est pas le seul à braver la loi en justifiant son action par le fait que "le maire a une responsabilité de sécurité publique"Saint-Eloi-de Fourques (Eure), Trélon (Nord), Ohain (Nord), Boussières (Doubs)… une vingtaine de communes ont pris à ce jour des arrêtés limitant ou interdisant les pesticides. Au Perray-en-Yvelines, la maire PS Paulette Deschamps a interdit l'épandage de pesticides à moins de 150 mètres des habitations et des entreprises de sa commune, le 17 mai dernier. "Je savais que j'étais dans l'illégalité", admet l'élue auprès de franceinfo. Elle n'a pas tardé à recevoir un courrier de la sous-préfecture de Rambouillet lui demandant de retirer sous deux mois son arrêté, sous peine d'être convoquée au tribunal administratif. 


Le 13/06/2019

 Chers amis, très important résumé de l'état des lieux..! Les eaux des rivières de France et d'ailleurs sont déjà tous contaminés.

Une GRENOUILLE rousse NEE SANS BRAS, qui vivait dans une mare pas loin de champs traités... je l'ai découverte personnellement le samedi de Pentecôte morte, infirme, victime d'agénésie d'un membre supérieur (avec ébauche interne vu en transparence sur la photo). Or les  amphibiens meurent avec les pesticides (article Pour la science de 2013, il y a déjà six ans)  D'où les malformations négligées !. Preuve encore à rajouter au dossier  des pesticides qui ont de fortes probabilités d'être incriminés dans l'affaire des bébés nés sans bras, dont les autorités souhaitent apparemment garder le mystère!? Il suffit pour regrouper les cas de ces zones rurales, d'effectuer des analyses toxiciolgoques des cheveux, ou dans le cas de la grenouille, une analyse de la vase où elle vivait, et recouper les analyses. Même pour les grenouilles des forêts il y a 70 pesticides autorisés qu'ils pulvérisent!les cocktails encore plus nocifs. Stop aux pesticides ! Lire ci dessous

Grenouilles, la mort par les pesticides (Pour la science, 24 janvier 2013)

Les amphibiens (grenouilles, crapauds, tritons, salamandres, etc.) subissent depuis bon nombre d'années un rapide déclin à l'échelle du monde entier. Les scientifiques débattent encore des facteurs de ce déclin et de leurs poids respectifs : maladies, changement climatique, pollution, disparition des habitats, etc. Des chercheurs allemands et suisses viennent d'apporter un élément important à ce débat. Ils ont montré sur de jeunes grenouilles rousses (Rana temporaria, une espèce européenne commune) que l'exposition à des pesticides conduit à une forte mortalité des batraciens, allant de 40 pour cent après sept jours à 100 pour cent après une heure, selon le produit testé.

Carsten Brühl et Annika Alscher, de l'Université de Coblence-Landau, en Allemagne, avec Thomas Schmidt, des Laboratoires Harlan en Suisse, et Silvia Pepper, de l'Agence fédérale suisse de l'environnement, ont étudié en laboratoire l'effet de sept produits pesticides (quatre fongicides, deux herbicides et un insecticide) sur des grenouilles rousses juvéniles (150 individus au total). Ils ont appliqué au sol humide de la cage de chaque grenouille une dose (quantité par unité de surface) de pesticide correspondant à 0,1, 1 ou 10 fois la dose maximale recommandée en contexte agricole. 

Pour les fongicides Headline et Captan Omya administrés à la dose recommandée, la mortalité résultante des grenouilles était de 100 pour cent. Des niveaux importants de mortalité, allant de 40 à 60 pour cent, ont été obtenus avec les autres produits commerciaux testés à la même dose. C. Brühl et ses collègues ont aussi montré que les additifs contenus dans le produit peuvent changer la donne : le Headline, à base de pyraclostrobine et qui contient 67 pour cent de naphta (un solvant), est bien plus toxique qu'une formulation de pyraclostrobine où la proportion de naphta est inférieure à 25 pour cent. À cette formulation est en effet associée une mortalité de 20 pour cent seulement, tant pour la dose nominale que pour la dose dix fois supérieure.

La mise en évidence de mortalités aussi importantes dans un groupe d'animaux vertébrés, dues à des pesticides disponibles dans le commerce, étonne : on aurait pu penser que l'amélioration des tests de toxicité et des procédures d'autorisation de mise sur le marché avait fini par écarter le risque de commercialiser des produits ayant de tels effets délétères. Mais contrairement aux oiseaux et aux mammifères, les amphibiens ne font pas partie des tests imposés pour l'homologation d'un produit pesticide. Or les amphibiens ont une peau très perméable, qui les rend beaucoup plus vulnérables aux polluants.Si l'impact de la pollution des milieux aquatiques sur les stades larvaires de ces animaux a déjà fait l'objet d'évaluations scientifiques, l'étude de C. Brühl et ses collègues est l'une des premières concernant l'impact de la pollution terrestre sur des amphibiens juvéniles ou adultes. Or de nombreuses espèces d'amphibiens passent une partie de leur vie terrestre dans des milieux agricoles, où l'usage des pesticides est répandu. Cette étude commence donc à combler une grosse lacune dans les connaissances, reconnue dans un rapport récent de l'EFSA, l'Autorité européenne de sécurité des aliments, et pourrait orienter les efforts de préservation de ce groupe animal menacé. Plus largement, les amphibiens étant souvent considérés comme des espèces sentinelles pour la santé humaine et l'environnement, les travaux de l'équipe germano-suisse pourraient concerner d'autres groupes d'espèces, voire des écosystèmes entiers.

Le Monde, Tribune, 12 juin 2019

        Anne Gomme 11 juin, 06:46 ·  

Voilà pour les cours d'eau tous contaminés « Il faut stopper au plus vite l’usage des pesticides »
Un collectif de chercheurs dénonce dans une tribune au « Monde » l’incapacité des experts en toxicologie à protéger la nature et l’homme. Selon eux, on en sait assez pour interdire ces substances dès maintenant.Publié le 04 juin 2019 à 15h00 - Mis à jour le 05 juin 2019 
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a tribune intitulée « Sur l’impact des pesticides, la recherche scientifique doit éclairer la décision publique » (Le Monde du 17 mai) rappelle l’angoissante perspective vers laquelle nous entraîne l’usage sans cesse croissant de ces substances. Depuis le constat de la chute des populations d’insectes pollinisateurs jusqu’aux données jugées probantes en termes d’impact sur la santé humaine, elle souligne la gravité du problème. Simultanément à ce constat, elle se fait l’avocate d’un financement d’études jugées nécessaires pour « éclairer » une éventuelle décision d’interdire l’usage des pesticides.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Sur l’impact des pesticides, la recherche scientifique doit éclairer la décision publique »
Pourtant, en dépit d’un tel constat, le texte ne mentionne nulle part la ­nécessité de l’arrêt urgent de l’utilisation massive des pesticides. L’urgence découle des dégâts déjà constatés à ce jour sur la faune et la biodiversité. Pour l’homme, au regard des incertitudes concernant les mécanismes d’action des pesticides ou les conséquences de lentes imprégnations par ceux-ci, les réponses pourraient bien n’être là que dans dix, vingt ans ou plus. Les cancers reconnus en justice comme liés à l’utilisation du Roundup se sont par exemple révélés trente ­années ou plus (en 2011 et 2015) après le début de l’exposition (1982).

Le temps représente un enjeu décisif avec lequel les firmes de l’agrochimie jouent pour commercialiser des pesticides, qui, du fait de leur toxicité, sont retirés les uns après les autres pour y substituer d’autres molécules, ou des mélanges variés, ouvrant à de nouvelles études… et de nouveaux profits. La course est sans fin entre les firmes, les agences de sécurité, les chercheurs toxicologues, et les politiques qui n’ont pas, le plus souvent, les connaissances pour discerner le vrai du faux. Un fongicide, comme l’époxiconazole, mis en cause en 2013, enfin retiré par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) le 28 mai, est déjà remplacé par une molécule sœur !

Destruction de la biodiversité
Certains d’entre nous, à l’origine de l’alerte de 2018 parue dans le journal Libération concernant les fongicides SDHI, avaient souligné l’urgence d’interdire l’usage immodéré de ces pesticides. Les SDHI peuvent inhiber la succinate déshydrogénase, depuis celle des champignons jusqu’à celle des cellules humaines. Ils sont vendus comme fongicides pour l’agriculture. Les nouvelles alarmantes sur la destruction de la biodiversité nous ont conduits à renouveler cette demande début 2019. Parallèlement, l’Anses a produit un rapport dit « d’expertise », mais critiquable dans sa réalisation et ses conclusions. Les experts choisis, et à leur suite l’Anses, y redisent leur foi en la capacité de la science à garantir l’innocuité de ces pesticides.

« L’urgence fait que nous ne pouvons plus attendre les résultats de nouvelles études »

Et pourtant, ces trente dernières années ont démontré l’incapacité des ­experts en toxicologie à protéger la ­nature et possiblement l’homme des méfaits des pesticides. Pour ceux d’entre nous qui travaillent sur les maladies mitochondriales humaines (liées à des dysfonctions des mitochondries assurant la respiration cellulaire), nous avons appris à reconnaître que nos connaissances sont trop insuffisantes pour pouvoir se prononcer sur les ­conséquences possibles d’une imprégnation lente par des pesticides, en particulier par ceux qui, comme les SDHI, viendraient perturber la respiration des cellules.

De fait, les tests toxicologiques utilisés actuellement sont largement inadaptés. Ainsi, tels quels, ils ne permettent pas de détecter les atteintes qui toucheraient les fonctions des mitochondries, comme celles causées par les SDHI. Idem pour la capacité de pesticides comme les SDHI d’induire des cancers par des mécanismes épigénétiques qui ne sont pas étudiés.

En outre, du fait qu’ils développent des formes de cancer qui leur sont propres sans développer nécessairement ceux observés chez l’homme, les modèles rongeurs utilisés ne sont en ­réalité pas informatifs. Pour finir, les cohortes humaines disponibles sont trop réduites, réunissant des individus aux histoires trop hétérogènes en termes d’exposition aux pesticides (nature, durée, quantité) pour assurer une interprétation fiable des observations cliniques. Les études de quantification des risques demandées dans la tribune du Monde du 17 mai, outre qu’elles apparaissent contradictoires avec le constat d’un désastre déjà présent, sont pour partie irréalisables. Et, contrairement à ce qu’affirme le titre, elles ne sont pas nécessaires pour « éclairer » la décision de les interdire.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Des chercheurs et médecins alertent sur les dangers des nouveaux fongicides
Entre le million d’espèces en voie de disparition, disparition dans laquelle les scientifiques s’accordent à attribuer un rôle non négligeable au déversement des milliers de tonnes de pesticides dans la nature, et le temps ­requis pour quantifier un éventuel impact sur la santé humaine, le choix se trouve vite fait. Nous connaissons, pour les vivre tous les jours, les difficultés financières que rencontre la recherche publique, mais l’urgence fait que nous ne pouvons plus attendre les ­résultats de nouvelles études.

Face aux dégâts déjà constatés sur la nature et à l’incertitude menaçante pour l’homme, les opinions publiques seraient sans doute aujourd’hui favorables à l’application immédiate du principe de précaution. Selon nous, il faut concentrer les moyens pour ­« Cultiver et protéger autrement », comme l’affirme le programme prioritaire de recherche gouvernemental, passer du discours aux actes et stopper l’usage des pesticides au plus vite.

Les signataires: Paule Bénit, PhD, ingénieure de recherche Inserm, UMR 1141, Inserm-univ. Paris-Diderot, hôpital Robert-Debré, Paris ; Alessia Catania, MD, PhD, Unit of Medical Genetics and Neurogenetics, Fondazione IRCCS Istituto Neurologico Carlo Besta, Milan, Italie ; Dominique Chrétien, PhD, ingénieur de recherche Inserm, UMR 1141, Inserm-univ. Paris-Diderot, hôpital Robert-Debré, Paris ; Stéphane Dauger, MD, PhD, pédiatre, réanimateur, professeur des universités, praticien hospitalier AP-HP, hôpital Robert-Debré, Paris ; Jessica Dubois, PhD, chargée de recherche Inserm, CEA, UMR 1141, Inserm-univ. Paris-Diderot, hôpital Robert-Debré, Paris ; Charles-Patrick Edery, MD, PhD, professeur des universités, praticien hospitalier, U1028 Inserm, UMR 5292, CNRS-univ. Claude-Bernard, Lyon ; Riyad El Khoury, PhD, Assistant Professor, Department of Pathology and Laboratory Medicine, université américaine de Beyrouth, Liban ; Jorge Gallego, PhD, directeur de recherche Inserm, UMR 1141, Inserm-univ. Paris-Diderot, hôpital Robert-Debré, Paris ; Irina Giurgea, MD, PhD, maîtresse de conférences des universités, praticienne hospitalière, département de génétique moléculaire, hôpital Armand-Trousseau, Paris ; Pierre Gressens, MD, PhD, directeur de recherche Inserm, UMR 1141, France, et professeur de neurologie fœtale et néonatale au King’s College à Londres, Royaume-Uni ; David Israeli, PhD, Généthon-AFM Téléthon, Evry ; Olivier Jean-Jean, MD, PhD, directeur de recherche CNRS, UMR 8256, CNRS-univ. Pierre-et-Marie-Curie, Paris ; Hélène Launay, PhD, chargée de recherche CNRS, bioénergétique et ingénierie des protéines, UMR 7281, CNRS-univ. Aix-Marseille ; Marie Legendre, MD, PhD, praticienne hospitalière, département de génétique moléculaire, hôpital Armand-Trousseau, Paris ; Guy Lenaers, PhD, directeur de recherche CNRS, MitoLab, université d’Angers ; Roland Lloubes, PhD, directeur de recherche DR1 émérite CNRS, laboratoire d’ingénierie des systèmes macromoléculaires, UMR 7255, CNRS-univ. Aix-Marseille ; Axel Magalon,PhD, directeur de recherche CNRS, laboratoire de chimie bactérienne, UMR 7283, CNRS-univ. Aix-Marseille ; Boris Matrot, ingénieur de recherche Inserm, UMR 1141, Inserm-univ. Paris-Diderot, hôpital Robert-Debré, Paris ; Amazigh Mokhtari, étudiant, UMR 1141, Inserm-univ. Paris-Diderot, hôpital Robert-Debré, Paris ; Jeannette Nardelli, PhD, chargée de recherche Inserm, UMR 1141, Inserm-univ. Paris-Diderot, hôpital Robert-Debré, Paris ; Wolfgang Nitschke, PhD, directeur de recherche CNRS, bioénergétique et ingénierie des protéines, UMR 7281, CNRS-univ. Aix-Marseille ; Alice Pavlowsky, PhD, maîtresse de conférences, UMR 8249, CNRS-Ecole supérieure de physique et de chimie industrielles de la Ville de Paris ; Christian Pinset, MD, directeur de recherche émérite CNRS, UMR 861, Inserm/I-Stem Corbeil-Essonnes ; Béatrice Py, PhD, directrice de recherche CNRS, laboratoire de chimie bactérienne, UMR 7283, CNRS-univ. Aix-Marseille ; Malgorzata Rak, PhD, chargée de recherche CNRS, UMR 1141, Inserm-univ. Paris-Diderot, hôpital Robert-Debré, Paris ; Pascal Reynier, MD, PhD, professeur des universités, praticien hospitalier, biochimie et biologie moléculaire, université d’Angers ; Pierre Rustin, PhD, directeur de recherche CE émérite CNRS, UMR 1141, Inserm-univ. Paris-Diderot, hôpital Robert-Debré, Paris ; Manuel Schiff, MD, PhD, maître de conférences des universités, praticien hospitalier AP-HP, hôpital Robert-Debré, Paris ; Abdelhamid Slama, PhD, praticien hospitalier AP-HP, hôpital du Kremlin-Bicêtre.

Collectif, daté du mardi 11 juin 2019

 

Automne 2018 : les médias se font l’écho d’un plausible nouveau scandale sanitaire : l’affaire des bébés nés sans bras, souffrant en langage médical d’agénésie transverse des membres supérieurs. 

C’est le REMERA (Registre des Malformations Région Rhône Alpes) qui donne l’alerte sur les cas de 7 enfants atteints et nés entre 2009 et 2014 dans un rayon de 17km autour de la commune Druillat dans l’Ain. 

S’ajoutent alors les cas de 3 enfants nés entre 2007 et 2008 dans un rayon de 15km autour de Nantes et de 4 autres enfants nés entre 2011 et 2013 à Guidel dans le Morbihan. 

Ainsi qu’un cas en Ariège et un dans le Médoc, dont j’ai connaissance mais non répertorié, il me semble.

En ce qui concerne les cas de Loire Atlantique et du Morbihan, Santé Publique France a conclu à un excès de cas, mais à une absence d’exposition commune. Quant aux cas recensés dans l’Ain, SPF n’a pas « mis en évidence un excès de cas par rapport à la moyenne nationale » et a conclu à une absence d’identification d’une exposition commune à la survenue de ces malformations.

Dernièrement, 3 nouveaux cas auraient été recensés dans les Bouches du Rhône dans un périmètre situé à proximité de l’étang de Berre, à Fos sur Mer, zone fortement industrialisée  et déjà connue pour présenter un taux important de maladies chroniques. Il s’agit de 3 filles nées entre juin et novembre 2016. Reste à savoir si ce sera retenu comme cluster (nombre de cas d’agénésie recensés sur une période et une zone géographique restreintes qui dépasse le taux attendu) ou pas. 

Dernières actualités 

Fut annoncée mardi 12 février la création de deux comités, l’un pour tenter de déterminer les causes des malformations et l’autre pour dialoguer avec les familles. Premiers résultats attendus pour juin 2019.

Difficultés rencontrées dans le recensement des cas, l’absence de registre national et le nombre limité de registres régionaux (Bretagne, Paris, Antilles, Réunion, 2 en Auvergne, Rhône Alpes), mais avantage incontestable pour ceux n’ayant pas intérêt à ce que toute la lumière soit faite sur ces cas de malformations, qui ne doivent certainement rien au hasard….

 

Si vous êtes concerné, vous pouvez vous signaler auprès de l’association ASSEDEA https://www.facebook.com/Assedea/

 

ainsi que par mail auprès de Santé Publique France nouscontacter@santepubliquefrance.fr  ou via leur formulaire de contact https://www.santepubliquefrance.fr/Infos/Contacter-Sante-...

 

 

 

 

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CONSULTER AUSSI Réponse au courrier de Mr Jean-Claude Boniface, publié dans le Journal du Médoc du 19/10/18.

Vous trouverez ci-dessous copie du courrier publié dans le Journal du Médoc du vendredi 19…

  MÉDOC : UNE VITICULTURE HORS-NORMES ?

 

Extrait d'une interview de Marie-Lys Bibeyran, par Jean-Christophe Matthias.

CARTE VENTE PESTICIDES FRANCE 2017

 

Carte de vente des pesticides en France en 2017, c'est-à-dire concernant les produits non autorisés en agriculture biologique.

CARTES VENTES CMR FRANCE 2017

 

Carte représentant la quantité de pesticides classés Cancérigènes Mutagènes Reprotoxiques,vendus par hectare de Surface Agricole Utile et par département, en France en 2017.

DEFINITION DU MEDOC.

Médoc = territoire viticole où des travailleurs des vignes, des riverains, des enfants meurent au vu et au su de tous, mais dans l'indifférence générale au nom d'un prestige qui ne sera jamais le leur !

ACTUALITÉS

Tous les mardi à partir de 17h30, Marie-Lys Bibeyran sera présente à l'Union Locale de la CGT de Saint Laurent de Médoc, pour les travailleurs des vignes, que ce soit par rapport aux pesticides ou aux conditions de travail en général.

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............................................................................................

De plus en plus d’études scientifiques mondiales ont démontré que les PESTICIDES sont à l’origine du DECLIN MASSIF des abeilles, des papillons, des coccinelles et des oiseaux dans la foulée... en France mais aussi partout dans le monde et dans les réserves naturelles. Dans cette synthèse, vous verrez que l’Europe reporte l’interdiction du GLYPHOSATE à cinq années de plus. Il s’avère aussi qu’aucun pays de l’Union européenne ne veut interdire définitivement les pesticides qu’ils nomment « phytosanitaires ». Vous comprenez disent-ils, la santé compte si peu, trop d’intérêts financiers et économiques en jeu ! Lorsque l’Europe interdit quelques néonicotinîdes tueurs d’abeilles, pour combien de milliers d’autres substances tout aussi dangereuses et mises en cocktails de chimie qui les remplacent ?

« Un tiers des espèces sont déjà menacées d’extinction. « Et chaque année, environ 1 % supplémentaire s’ajoute à la liste », ont calculé Francisco Sanchez-Bayo et Kris Wyckhuys, des universités de Sydney et du Queensland, en Australie. Les lépidoptères (papillons), les hyménoptères (guêpes, abeilles, fourmis, frelons) et les coléoptères (scarabées, coccinelles, lucanes) sont parmi les espèces les plus menacées au sein des écosystèmes terrestres. Mais les milieux aquatiques ne sont pas épargnés. « La proportion d’espèces d’insectes en déclin (41 %) est deux fois plus élevée que celle des vertébrés et le rythme d’extinction des espèces locales (10 %) huit fois plus, » soulignent les chercheurs australiens, qui ont effectué la synthèse de plus de 70 études internationales pour aboutir à ce bilan effrayant.

Indispensables à la survie des écosystèmes

Un monde sans insectes ? Les phobiques qui s’en réjouiraient auraient vite fait de déchanter, tant ces petites bêtes sont indispensables à l’équilibre des écosystèmes. Non contents de jouer un rôle important dans la pollinisation, ils s’occupent aussi de la dégradation de la matière organique. De vrais éboueurs miniatures !

Sans compter que les insectes, dont la biomasse dépasse largement celle de l’ensemble des mammifères, constituent une source de nourriture pour de nombreuses espèces animales, notamment les oiseaux. Coïncidence ? En France, leur population est également en déclin. « Il n’y a quasiment plus d’insectes, c’est ça le problème numéro un », expliquait l’an dernier l’écologue Vincent Bretagnolle, auteur d’une étude sur l’effondrement des populations d’oiseaux dans les campagnes françaises. Même les volatiles granivores ont besoin d’insectes pour leurs poussins.

Pour les chercheurs, le coupable est tout trouvé : l’agriculture intensive, et notamment l’utilisation massive de pesticides (lire par ailleurs). « La conclusion est claire : à moins que nous ne changions nos façons de produire nos aliments, les insectes auront pris le chemin de l’extinction en quelques décennies », soulignent-ils, mettant en garde contre « un effondrement catastrophique des écosystèmes naturels ».

75 % des insectes volants ont disparu en Allemagne en l’espace de trente ans, selon une étude publiée en octobre dernier dans la revue Plos One. Un phénomène d’autant plus inquiétant que les relevés ont été faits dans des « réserves naturelles ». Source DNA Strasbourg 17 février 2019.

Le Président de la République Emmanuel Macron RENIE SES ENGAGEMENTS et RE AUTORISE le GLYPHOSATE pour 5 ans de plus, pour suivre la Commission européenne…Souvenez-vous en lors des prochaines élections européennes !

La décision était attendue depuis des mois, le couperet est tombé : la Commission européenne a obtenu la majorité qualifiée pour que le glyphosate soit autorisé cinq ans de plus... jusqu'en 2022. La France lui a emboîté le pas en rejetant finalement son interdiction après une certaine cacophonie. La déception et la colère des ONG de défense de l'environnement et de notre santé est très importante.

27 novembre 2017 : cette journée était cruciale pour l'avenir de l'herbicide le plus vendu au monde. A priori, la mobilisation de la société civile et la pression médiatique devaient faire pencher la balance pour une sortie du glyphosate, cet herbicide notamment présent dans le Roundup et fabriqué par Monsanto. En France, près de 8 personnes sur 10 réclamaient une interdiction immédiate du glyphosate.

79% des Français sont pour une interdiction immédiate du glyphosate (sondage SumofUs, octobre 2017) et l'Initiative citoyenne européenne pour interdire le glyphosate a dépassé le million de signatures (1 320 517 exactement)

"Tout convergeait vers une interdiction : la pression des citoyens qui réclamaient la sortie du glyphosate, de nombreuses organisations dont des associations d'anciens agriculteurs malades, des députés français et européens, le scandale des Monsanto papers, la polémique autour de l'évaluation scientifique… Cela n'aura pas suffi" s'indignent Générations Futures, Foodwatch et la Ligue contre le cancer. Il y a effectivement un fossé, qui s'est encore un peu plus creusé, entre les aspirations des peuples à vivre en bonne santé et les décisions politiques.Les trois ONG ajoutent : "Les arguments ne manquaient pas pour faire interdire le glyphosate sans attendre. Il a été classé parmi les cancérigènes probables chez l'homme le 20 mars 2015 par le Centre international de recherche sur le cancer, une agence de l'Organisation mondiale de la santé. En accordant un sursis supplémentaire à Monsanto, Bayer et compagnie, la Commission européenne balaie le principe de précaution et la santé du revers de la main, de même que la voix des millions de citoyens qui ne veulent plus de l'herbicide le plus controversé de la planète". Seul bémol, et de taille, l'EFSA (agence européenne de sécurité des aliments) ne considère pas le glyphosate comme cancérigène.

Résultat des votes pour ou contre l'autorisation du glyphosate

18 pays européens (sur 28) ont voté pour une nouvelle autorisation de 5 ans du glyphosate, notons que la France avait tout de même voté contre. Voici la répartition des votes :

Répartition du vote pour ou contre le renouvellement de l'autorisation du glyphosate dans l'Union Européenne

Vote

Nombre de pays

Part de la population européenne

Pays

POUR

18 Etats membres

65,71 %

Bulgarie, Allemagne, République tchèque, Danemark, Estonie, Irlande, Espagne, Lettonie, Lituanie, Hongrie, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Finlande, Suède, Royaume-Uni

CONTRE

9 Etats membres

32,26 %

Belgique, Grèce, France, Croatie, Italie, Chypre, Luxembourg, Malte, Autriche

ABSTENTION

1 Etat membre

2,02 %

Portugal

 

C'est le revirement de l'Allemagne qui a fait basculé le vote en faveur du renouvellement de l'autorisation du glyphosate.

Pour Michèle RIVASI (députée européenne écologiste et biologiste), ce "vote sur le renouvellement de l'autorisation de commercialisation du glyphosate ce jour pour 5 ans est un échec retentissant". La député accuse : "cette scandaleuse saga du glyphosate démontre la faillite de l'évaluation au niveau des agences européennes (...) Notre ambition est de revoir l'expertise scientifique au niveau des agences sanitaires en exigeant des méthodes d'expertise bien définies, la crédibilité des données prises en compte, le libre accès aux résultats des études industrielles (trop souvent et abusivement protégées par le seau du secret des affaires) et l'indépendance des experts recrutés (en purgeant tout ceux ayant des conflits d'intérêts)."

Pour Carmen Etcheverry, chargée de mission chez France Nature Environnement, "cette proposition de la Commission européenne n’apporte rien de plus qu’une simple prolongation de l’autorisation et c’est intolérable. Il n’y aura donc pas de plan d’accompagnement des agriculteurs pour sortir de leur dépendance au glyphosate. Les cinq ans s’écouleront et nous n’aurons toujours pas d’alternatives à proposer à notre agriculture".

La France devait interdire le glyphosate dans 3 ans

En France, la balle était dans le camp du gouvernement qui "doit maintenant mener le pays vers une sortie du glyphosate, en accompagnant les agriculteurs, comme il s'y est engagé et ce, indépendamment du verdict de la Commission européenne" soulignent Générations Futures, Foodwatch et la Ligue contre le cancer.

En effet, la secrétaire d’État Brune Poirson avait promis que la France sortirait du glyphosate avant 5 ans quel que soit le vote. Un engagement réaffirmé par le président Macron qui a annoncé, à l'issu du vote de la Commission Européenne, que le glyphosate serait interdit "au plus tard" dans trois ans en France, le temps de mettre en place "des alternatives". Et pourtant...

La France renie ses engagements

Et pourtant, une nouvelle fois, le sempiternel adage "les promesses n'engagent que ceux qui y croient" se vérifie : le projet de Loi Agriculture et Alimentation (loi issue des Etats Généraux de l’Alimentation) débattu à l’Assemblée nationale du 22 au 29 mai 2018 s'est vu retirer la proposition d’amendement pour interdire le glyphosate du rapporteur de la Loi, M. Moreau...
Autrement dit, la France suivra l'Union Européenne, malgré une pétition qui avait recueilli plus de 200 000 signatures et qui était soutenue par 34 organisations de la société civile.

Confirmation a été apportée le 15 septembre 2018 en pleine nuit à l'Assemblée Nationale : 42 députés (sur 80 présents) ont une nouvelle fois rejeté, l'ensemble des amendements visant à interdire le glyphosate d'ici trois ans.
Sans surprise, ce sont les députés de la République en Marche, du MODEM / UDI et de la droite qui ont rejeté cette interdiction.

Le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert était soutenu par le rapporteur Jean-Baptiste Moreau (LRM), qui considère que cette interdiction "ne sert à rien".

Le couperet est tombé avec une déclaration du président de la République jeudi 24 janvier 2019 : « Je sais qu’il y en a qui voudraient qu’on interdise tout du jour au lendemain. Je vous dis : un, pas faisable, et ça tuerait notre agriculture. Et même en trois ans on ne fera pas 100 %, on n’y arrivera, je pense, pas ».

Source « Notre-Planète.info », le 27 janvier 2019

Voilà, le mot est lancé, « çà tuerait l’agriculture », il préfère et de loin, « tuer tout le monde » avec ces toxiques et laisser les agriculteurs mourir de leurs maladies et autres cancers causés par ces mêmes pesticides, plutôt que mettre un coup d’arrêt au système d’agriculture intensive et de ventes des industriels desdits phytosanitaires chimiques qui sont désormais cause de destructions d’écosystèmes.

Pour ma 3e mise au point, je souhaite soutenir les travaux de recherche de la lanceuse d’alerte Emmanuelle Amar qui a porté publique l’affaire des « bébés nés sans bras »

AFFAIRE dite des « Bébés nés sans bras », malformations en série chez des nouveau-nés dans plusieurs zones rurales de France. Point commun, une fois éliminé une origine génétique ou médicamenteuse; les mères habitent près de champs de maïs et de tournesol !

Trop de zones d’ombres et de stratagèmes du gouvernement pour écarter d’emblée les pesticides et étouffer l’affaire !! En effet les pesticides sont connus pour entraîner des malformations congénitales chez les animaux. D’ailleurs la première chose à faire était d’effectuer des prélèvements environnementaux et surtout des cheveux des mères pour chercher traces de certains pesticides qui pourraient être incriminés. Ils ont REFUSE alors que la logique se trouvait dans l’environnement ! Encore une fois, trop d’enjeux financiers dans cette affaire, s’il fallait remuer le guêpier des produits chimiques.

 

L’affaire commence le 26 septembre 2018 avec la diffusion d’un reportage lors du journal de 20 heures de France 2. Les journalistes évoquent un «rapport médical troublant, longtemps resté confidentiel», qui fait état de sept enfants nés entre 2009 et 2014 avec une malformation d’un membre supérieur. Tous ces cas sont survenus dans un rayon de 17,6 kilomètres autour de la commune de Druillat, dans l’Ain.

Les faits sont en réalité connus depuis plusieurs années par les autorités sanitaires. En octobre 2014, le Remera - structure chargée du recensement des malformations congénitales dans la région Rhônes-Alpes - remet un rapport sur ces 7 cas à l’agence sanitaire nationale (InVS à l’époque, aujourd’hui Santé publique France). C’est ce document qui est évoqué par les journalistes de France 2.

2. Quelles sont ces malformations?

Les cas identifiés dans l’Ain sont 7 enfants (cinq garçons, deux filles) nés avec un avant-bras, une main ou des doigts en moins. De telles malformations surviennent au cours du premier trimestre de la grossesse. La fréquence de ces malformations - quand il n’y a pas de cause génétique ou d’accident in utero identifiés - est estimée à 1,7 cas pour 10.000 naissances, soit environ 150 cas par an en France.

Selon Santé publique France, ces malformations sont des «agénésies transverses des membres supérieurs» (ATMS). Mais selon le Pr Sylvie Manouvrier, directrice du centre de référence maladies rares du CHU de Lille, il existerait un terme qui qualifie plus précisément encore ces malformations. «Concernant les anomalies récemment médiatisées, il s’agit d’hémimélies transversales du membre supérieur car il semble que dans tous les cas décrits, le membre soit en partie présent, le plus souvent jusqu’en dessous du coude», précise-t-elle. «On ne parle d’agénésie que lorsque le membre est totalement absent».

3. Comment ont réagi les autorités sanitaires?

Dans la foulée de l’alerte donnée par le Remera, des questionnaires ont été soumis aux familles concernées et les données environnementales ont été passées au crible afin d’identifier une éventuelle cause commune à ces malformations. Mais ni l’une ni l’autre de ces recherches n’a permis de trouver l’origine du problème.

Après avoir fait des analyses statistiques, Santé publique France a considéré que le nombre de cas découverts n’était pas anormal et a décidé de clore le dossier. Une décision que rejette Emmanuelle Amar, la directrice du Remera, qui indiquait déjà en novembre 2016 dans la revue Environnement, risques et santé que la probabilité que ces cas soient dus au hasard est «infime».

En parallèle, deux autres groupes de cas localisés de malformations de même nature ont été rapportés à l’agence sanitaire: l’un en Loire-Atlantique (trois enfants nés entre 2007 et 2008), l’autre dans le Morbihan (quatre enfants nés entre 2011 et 2013). Toutes les causes possibles connues ont été examinées avant d’être écartées. Pour ces deux groupes de cas, Santé publique France a conclu qu’il y avait effectivement un excès par rapport au nombre de cas statistiquement attendu.

 

Le 4 octobre 2018, face au vif intérêt du public pour le sujet, Santé publique France a finalement publié trois rapports détaillant l’ensemble de ses investigations. Dans un communiqué daté du 30 octobre, Santé publique France a annoncé avoir identifié onze cas suspects supplémentaires dans l’Ain entre 2000 et 2014, en plus des sept cas déjà identifiés par le Remera. Ces nouveaux cas suspects ont été identifiés grâce à l’analyse des bases de données hospitalières. Pour l’heure, ils attendent encore d’être confirmés.

4. Que sait-on des causes possibles de ces malformations?

«Elles peuvent être d’origine génétiques, liées à un accident intra utérin induisant une contrainte physique sur le développement des membres (comme la maladie des brides amniotiques) ou encore rattachées à des produits tératogènes (qui ont un effet toxique sur le développement du fœtus, NDLR). Le plus connu est la thalidomide (médicament anti-nauséeux prescrit aux femmes enceintes dans les années 1950-1960, NDLR), mais la Dépakine peut elle aussi être responsable de malformations des membres», explique le Pr Sylvie Manouvrier.

Autant de causes écartées pour les quatorze cas groupés recensés dans les trois départements. Concernant les cas dans l’Ain: «aucune anomalie génétique ou chromosomique n’a été rapportée. Aucune bride amniotique n’a été retrouvée pour l’ensemble des cas. Aucune mère n’a subi de choriocentèse (une biopsie de tissus du fœtus, NDLR), n’a pris de traitement médicamenteux ou a consommé de la cocaïne au cours du premier trimestre», indiquait le Remera dans son rapport de 2014.

5. Y a-t-il tout de même des pistes qui pourraient permettre d’expliquer ce phénomène?

Pour les enfants malformés nés dans l’Ain, «l’hypothèse la plus probable reste une exposition à un tératogène commun à ces sept mères», selon le registre de surveillance de la région Rhônes-Alpes. Le Remera envisage en particulier l’exposition à «une substance utilisée en agriculture ou en médecine vétérinaire», évoquant plusieurs cas de malformations chez des veaux nés au centre de la zone concernée de l’Ain signalés par les services vétérinaires. Une information qui n’a pas encore été confirmée par les autorités sanitaires.

Jusqu’à maintenant, les investigations de Santé publique France n’ont pas permis de confirmer l’une ou l’autre de ces hypothèses. «L’évaluation des données environnementales n’a pas mis en évidence d’exposition à risque dans l’environnement des mères hormis le fait qu’elles résident dans un milieu rural à dominante agricole», souligne toutefois Santé publique France dans son rapport publié en octobre 2018.

De son côté, le Pr Sylvie Manouvrier évoque une autre piste: celle d’un accident vasculaire survenu au cours de la grossesse. «Il peut y avoir eu une thrombose (obturation, NDLR) ou un spasme d’une petite artère irriguant la partie distale du bourgeon du membre d’où sont sécrétés les facteurs de croissance nécessaires à son développement», indique la spécialiste. Comment expliquer qu’une artère se bouche au cours du développement fœtal? Cela pourrait-il être lié à des facteurs génétiques ou environnementaux? Ou simplement au hasard? «Nous n’avons aucune certitude», répond la spécialiste.

6. Les pesticides sont-ils incriminés?

Au même titre que certains médicaments, certains pesticides sont tératogènes, c’est-à-dire qu’ils peuvent affecter le développement normal d’un fœtus. Or le point commun entre les sept femmes est précisément d’habiter en milieu agricole. La piste a donc logiquement été examinée par Santé publique France. «Nous avons regardé si le premier trimestre de ces grossesses (moment où surviennent les malformations, NDLR) coïncidait avec les périodes d’épandages», indique Anne Gallay, directrice du département de maladies non transmissibles et traumatismes à Santé publique France. «Mais les mamans de l’Ain n’ont pas toutes été enceintes à la même période de l’année».

L’agence sanitaire n’a toutefois pas réalisé de prélèvements dans l’environnement des familles concernées. «À partir du moment où l’on n’a aucune hypothèse, il est très compliqué de savoir où chercher», justifie Anne Gallay. «Vous pouvez prélever tous les échantillons de sol, d’air et d’eau que vous voulez, vous finirez forcément par trouver quelque chose, mais ce ne sera jamais la preuve que c’est la cause des malformations».

7. Où en est-on?

Pour le moment, la survenue de ces malformations reste inexpliquée et il n’est pas certain qu’elle puisse être connue un jour. Toutefois, l’enquête visant à identifier leur cause (dans l’Ain, mais aussi en Loire-Atlantique et dans le Morbihan) a été relancée, à la demande de la ministre de la Santé. «On ne peut pas se satisfaire de dire qu’on n’a pas trouvé de cause, c’est insupportable», avait déclaré Agnès Buzyn le 21 octobre, alors que la première enquête avait été arrêtée faute de pistes tangibles.

Dans le même temps, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a été appelée en renfort. Elle a d’ores et déjà commencé à consulter les registres épidémiologiques en santé animale, afin de faire remonter d’éventuels cas de veaux nés sans pattes dans les zones concernées.

En parallèle, un travail est en cours afin de voir si les données hospitalières pourraient être utilisées pour obtenir une estimation plus précise du nombre de cas d’enfants nés avec des malformations. Pour rappel, moins d’un cinquième du territoire français fait actuellement l’objet d’une surveillance active et exhaustive des anomalies congénitales par l’un des six registres régionaux. Un septième registre doit bientôt être créé, comme l’ont annoncé Santé publique France et l’Anses dans un courrier adressé le 1er février aux ministres de la Santé, de l’Écologie et de l’Agriculture.

Mardi 12 février, les trois ministères ont annoncé la création de deux comités d’experts. L’un devra tenter d’expliquer ces malformations, l’autre de dialoguer avec les familles. «Les résultats de ces travaux sont attendus pour le 30 juin 2019», ont indiqué les ministères dans un communiqué commun

Le Figaro.fr santé, 12 février 2019

 

 

Dans le département de l’Ain, « le taux de malformation était 58 fois supérieur à la normale »,

Emmanuelle Amar, épidémiologiste, avait lancé l’alerte il y a déjà plusieurs années sur ce phénomène inquiétant, reconnu pour la première fois ce jeudi par Santé publique France, un organisme d’Etat.

Emmanuelle Amar, épidémiologiste et directrice du Remera, une structure qui recense les malformations dans la région Rhône-Alpes, a lancé l’alerte il y a déjà plusieurs années sur le taux anormal d’enfants sans bras ou sans main dans plusieurs départements. Comme elle l’avait déjà fait en 1982 au sujet de la Dépakine, un anti-épileptique, accusé de provoquer des malformations chez les nouveau-nés. Selon elle, cette affaire est en train de devenir un scandale sanitaire. Tout a commencé en 2010 lorsqu’un médecin a signalé deux cas de bébés sans bras à la cellule interrégionale d’épidémiologie dans un même village situé dans l’Ain. Elle nous a alors demandé de l’aide, puisque notre travail est de recenser les malformations. On a décidé d’enquêter. En interrogeant les deux mamans, elles nous ont dit : « J’ai une amie dans la même situation ». Très vite, le nombre de cas est grimpé à quatre ! On a envoyé un rapport à Santé Publique France, mais rien n’a été fait. Le temps est passé, la surveillance a continué. En 2012, on a découvert une 5e cas, en 2014, un 6e et un 7e. Le taux de malformation était 58 fois supérieur à la normale dans l’Ain. Cette situation est inédite en France d’autant qu’elle touche, au total, trois départements.

Où se trouvent les autres cas ?

La Bretagne compte quatre cas de malformations. Il y a quatre ans, une association nous a contactés, car une maman médecin avait accouché d’un enfant sans bras. Dans son village, certaines de ses patientes étaient dans le même cas. A la même période, Santé publique France nous a aussi signalé trois cas en Loire-Atlantique.

On a interrogé toutes les mères et vérifié les causes connues de ces malformations c’est-à-dire, une anomalie de la poche amniotique, une anémie, une infection virale avec une forte fièvre en début de grossesse, rien, aucune n’était concernée. La piste génétique, comme celle de la prise de médicaments et de drogues, a aussi été écartée. Elles ont aussi des métiers, une alimentation différente. Le seul point commun ? Elles habitent toute en zone rurale, près de champs de tournesol et de maïs. »

Comment réagissez-vous lorsque Santé Publique France affirme qu’il n’y a pas d’excès de cas dans l’Ain ?

Ils se trompent ! Ils partent du principe que le taux n’est pas anormal, car il y a eu sept cas de 2000 à 2014. Or, ce nombre a été recensé sur une période bien plus courte, entre 2009 et 2014. Comment pouvons-nous dire qu’il n’y en a pas eu de cas avant ? C’est impossible de le savoir, il n’existait pas de surveillance des malformations avant 2009 dans l’Ain ! Nous n’avions pas en charge ce département ! Cette affaire est en train de devenir un scandale de sanitaire, la négation poussée à l’extrême de Santé Publique France nous interroge. Ils disent qu’il faut renforcer la surveillance. Mais on ne pourra plus l’assurer. On ne sait pas pourquoi, toutes nos subventions s’arrêteront fin décembre. Il n’y aura plus d’alerte, plus de suivi, plus rien. »

Le Parisien. Fr, 4 octobre 2018

Emanuelle Amar, devenue l’incarnation de l’affaire des « bébés sans bras », qui marque les esprits depuis fin septembre. Depuis la médiatisation des trois agrégats de cas d’« agénésie transverse du membre supérieur » (ATMS) – dans l’Ain, dans le Morbihan et en Loire-Atlantique –, elle reçoit des dizaines de signalements spontanés de toute la France. Pour le public et les médias, elle est une lanceuse d’alerte. Pour les autorités sanitaires, une grenade dégoupillée.

Entre le Registre des malformations en Rhône-Alpes (Remera), qu’elle dirige depuis 2007, et les institutions officielles qui le financent, un conflit larvé dure même depuis près d’une décennie. Au point qu’à plusieurs reprises la petite association loi 1901 d’une demi-douzaine de salariés s’est trouvée au seuil de la cessation d’activité.

Source, Le Monde, 2 janvier 2019

D’ailleurs l’affaire de la mystérieuse hécatombe de centaines de hérissons en Normandie et aussi ailleurs, porterait à soupçonner également les pesticides, ce n’est qu’une hypothèse, mais  étant donné que dans notre secteur j’ai retrouvé l’été dernier deux hérissons morts sans cause sous des rangées de pommiers traités chimiquement et traités massivement au Roundup, puisque toute l’herbe était éradiquée… Depuis je n’ai plus rencontré un seul hérisson. En Normandie ils ont trouvé une baisse d’immunité des hérissons, les pesticides provoquent aussi une baisse d’immunité !

Mais ces affaires ne seront sans doute jamais éclaircies, ou mis en impasse, par intérêts financiers. Déjà avec la « Dépakine », l’affaire révélée par la lanceuse d’alerte Emmanuelle Amar en 1992, il a fallu attendre combien d’années pour l’interdire ? Pareil pour d’autres médicaments ou l’amiante par exemple…le docteur Hélène Frachon pour l’affaire du Médiator, des années d’attente aussi.

 

Dix-sept plaintes ont été déposées mardi 20 novembre par des Faucheurs volontaires bretons qui ont découvert une présence élevée de glyphosate dans leur urine. Sur le reste du territoire, la campagne de collecte et d’analyse d’urine se poursuit pour pousser l’État à agir.

  • Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), reportage

2,52 nanogrammes de glyphosate par millilitre, c’est ce que contiennent les urines de Youn Ar Guen, membre des Faucheurs volontaires, habitant à Riec-sur-Belon, dans le Finistère. «  Quand j’ai vu les résultats, j’étais étonné, c’est très élevé », raconte-il.

La norme européenne concernant l’eau potable s’élève à 0,1 nanogramme par millilitre (0,1 ng/ml). Youn est donc bien au-dessus, et il n’est pas le seul. Sur les dix-sept personnes ayant porté plainte hier, mardi 20 novembre, toutes sont au-dessus de ce seuil. L’un d’eux atteint même 3,44 ng/ml. « Pourtant je mange bio depuis trente ans, je filtre mon eau, argumente Youn. Par contre, j’habite à la campagne et je respire. »

En effet, une des explications avancées pour expliquer ces résultats pourrait se trouver dans l’alimentation, mais aussi dans l’eau et l’air. « Mais, on n’a pas d’étude sur le sujet, ce ne sont que des hypothèses », poursuit le militant écologiste.

Comme Youn, Brigitte Plunian a testé ses urines. Éleveuse en bio à Tremargat, dans les Côtes-d’Armor, elle atteint 0,47 ng de glyphosate par millilitre. « S’il y a bien du glyphosate dans l’eau et l’air, c’est dramatique, on n’a même pas les moyens de se protéger individuellement. »

Cette démarche s’inscrit dans la lignée de tests déjà effectués ces dernières années. Ainsi, en 2016, 48 eurodéputés avaient fait analyser leur urine. Et le résultat était cinglant : des niveaux 17 fois supérieurs à la norme imposée sur l’eau potable. Nouvelle vague de tests chez des personnalités en 2017, organisés par Générations futures. Et mêmes résultats. Des mesures trente fois supérieures à la norme. « C’est un énorme problème de santé publique »

Une première vague de dépôts de plainte a eu lieu en Ariège, en septembre dernier. Mais avant de parvenir à bouger les lignes, il faudra être patient, comme l’explique Jérôme Bouquet-Elkaïm, avocat des Faucheurs volontaires bretons. « Il faut compter un an et demi, deux ans d’enquête. Ces plaintes doivent être déposées dans le lieu de résidence du plaignant mais elles seront toutes envoyées et traitées au pôle santé du parquet de Paris. Une instance spécialisée sur les questions de santé. »

« Pour répondre à toutes ces questions, il faudrait réaliser une étude épidémiologique »Source, Reporterre, 21 novembre 2018 La disparition des insectes, un phénomène dévastateur pour les écosystèmes

Leur taux d’extinction est huit fois supérieur à celui des autres espèces animales, selon une étude australienne. Un déclin qui pèse sur la biodiversité et notre alimentation.

Source Le Monde, 13 février 2019

Qui plus est, les animaux ne sont pas les seuls menacés. Nos régimes alimentaires pourraient aussi souffrir de la disparition progressive des insectes, car les cultures pollinisées assurent plus du tiers de l’alimentation à l’échelle mondiale. « La disparition des insectes va avoir un impact énorme sur la production des fruits et légumes que nous consommons, alerte Francisco Sanchez-Bayo. Nous trouverons toujours des moyens de nous nourrir, mais la diversité de notre alimentation va considérablement diminuer. »

A l’origine du déclin majeur des insectes, les chercheurs pointent du doigt l’urbanisation, la déforestation et la pollution, mais surtout l’agriculture moderne. Son intensification depuis l’après-guerre a entraîné l’utilisation généralisée de pesticides de synthèse, facteur majeur de la perte d’insectes.

« Les données disponibles remontent à plusieurs siècles en arrière. On sait donc que le déclin des insectes commence au moment de l’industrialisation, souligne l’auteur de l’étude. Cependant, certaines accélérations peuvent être observées, c’est le cas dans les années 1920, lors de l’apparition des premiers fertilisants synthétiques, puis des années 1950 avec les pesticides organiques. Enfin la dernière, et la plus importante, est celle des années 1990 avec la mise en circulation des nouveaux groupes d’insecticides. »

Pour les chercheurs australiens, ces pesticides tels que les néonicotinoïdes et le fipronil, introduits il y a vingt ans, sont dévastateurs. « Au total, près de la moitié des pertes de populations d’insectes sont dues à l’utilisation de ces produits, précise Francisco Sanchez-Bayo. C’est un cercle vicieux : plus nous utiliserons des pesticides pour améliorer les rendements, plus, au final, nous allons perdre en rendement par la disparition des insectes. »

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  « En finir avec l’hypocrisie sur la question des pesticides »

L’équipe de scientifiques ne voit qu’une seule solution : repenser l’agriculture. « A moins que nous ne changions nos façons de produire nos aliments, les insectes auront pris le chemin de l’extinction en quelques décennies », alertent-ils. La restauration des habitats, associée à une réduction drastique des pesticides, serait probablement le moyen le plus efficace de rétablir les populations, en particulier dans les zones d’agriculture intensive, selon le rapport.

 défi pour le milieu agricole

Il est indispensable aussi d’augmenter la diversité biologique des milieux cultivés, estime Jean-Claude Streito. « La replantation de haies, la mise en place de bandes enherbées, la plantation de zones fleuries et tout ce qui diversifie les espèces végétales dans le temps et dans l’espace sera favorable au retour de la diversité des insectes », avance le chercheur de l’INRA.

Pour plus de renseignements sur les pesticides, veuillez suivre les sites des Associations : « Générations Futures–lutte contre les pesticides » et « Nous voulons des Coquelicots » 

 Merci pour votre attention. N’oublions pas de  planter des haies, et de semer des fleurs pour les abeilles !

Voire, lancez-vous dans la PERMACULTURE…une solution d’avenir !

 

 

 

 

 

 

 


Le 13/09/2018

Amis des Abeilles et de la biodiversité, grand merci à tous pour votre participation record à notre pétition, en ce 12 septembre 2018, je suis heureuse de vous annoncer une bonne nouvelle: un autre mouvement est en chemin pour retrouver le monde d'avant les pesticides : celui des fleurs des champs, VIVE les COQUELICOTS et les BLEUETS !

« Nous voulons des coquelicots! », dit le texte lancé par Fabrice Nicolino et Charlie Hebdo ce jour contre les pesticides. « Nous ne reconnaissons plus notre pays. La Nature y est défigurée, le tiers des oiseaux a disparu en quinze ans, la moitié des papillons en 20 ans, les abeilles et les pollinisateurs meurent et disparaissent de notre Terre Mère... Non, nous ne voulons plus, à aucun prix. Nous exigeons protection. Nous exigeons de nos gouvernants l'interdiction de tous les pesticides ». 
https://nousvoulonsdescoquelicots.org  Appel des 100 à signer la fin des pesticides

https://nousvoulonsdescoquelicots.org/l-appel/ (ce n'est pas une pétition)

Et comme nous voulons des Coquelicots et pas de BITUME, je vous invite à signer l'autre pétition sur mesopinions.com JUSTICE pour les PETITS et pour l'AVENIR des ENFANTS

Contre autoroute Gco-A355, Justice pour les petits et pour l'Avenir des enfants

Un drame se joue aux portes de Strasbourg pour une nouvelle autoroute. Au lendemain de la Journée mondiale du Climat, 8 septembre, nos dirigeants ont décidé de mettre le paquet sur cette nouvelle autoroute dans l'extrême urgence, les bûcherons travaillent jour et nuit sous la PROTECTION de GENDARMES MOBILES ARMES, contre les habitants et les résistants et POUR Vinci, multinationale. Ils gazent tout le monde tous les jours dès que les habitants s'approchent des barricades qui encerclent la forêt. Le maire de la commune, la députée locale, les eurodéputés venus prêter main-forte, tout le monde se fait gazer. L'autre forêt est SAIGNÉE un hectare par terre en 24 heures...des engins monstrueux/ Tous sous le choc de la disparition faune et flore protégée locale en un temps record... Mépris du gouvernement, milice armée, dictature en marche...

Vidéos en direct, preuves...

Événements du 10 septembre au 12 septembre 2018

Alsace Nature : Vous avez dit GCO ?

Évacuation musclée de la zone à défendre de la forêt

https://www.facebook.com/anne.gomme.39/videos/413348169196835/

ps://www.facebook.com/anne.gomme.39/videos/414224272442558/

 

 

 

Le 24/08/2018 :

Amis des Abeilles et de la Nature, Alerte rouge !! Un nouveau pesticide arrive dans nos champs, le « dicamba », en remplacement du « roundup » (dont la nocivité avait été soigneusement masquée pendant des décennies), dicamba qualifié d’arme léthale pour la santé humaine et les plantes non OGM, arme chimique de Bayer héritée de Monsanto !
Toujours d’autres molécules plus toxiques pour remplacer celles qui sont interdites !
Le plan Ecophyto a échoué, pas de réduction 50 % des pesticides annoncés à l’horizon 2018, au contraire, une hausse significative de l’utilisation des pesticides d’année en année ! Même la Fnsea, principal syndicat des agriculteurs, déclare aujourd’hui dans les médias que la profession ne pourra jamais se passer des « phytosanitaires, c’est une question de protection de la plante ». Les agriculteurs enfoncent le clou en défendant leurs pratiques intensives au vu que les molécules « seraient de moins en moins nocives »… Les lobbys des firmes pharmaco-chimiques manipulent les agriculteurs jusqu’aux ministères et nos députés, c’est évident !! N’écoutons par leurs pieux mensonges ! En attendant, toujours plus de victimes des pesticides… Assez !!!

Par ailleurs sur le front des procès, pour ceux qui étaient absents cet été, Monsanto a été condamné à verser 289 millions de dollars à un jardinier américain rendu malade par l’utilisation de désherbants contenant du glyphosate. Malheureusement le géant Bayer-Monsanto a pris l’habitude de ne rien payer aux victimes, juste aller en appel pour des années… le jardinier atteint d’une maladie incurable ne sera plus là pour les indemnités…

Monsanto a par ailleurs refusé de se présenter devant le Parlement européen. Pour rappel, l’agriculteur français Paul François avait réussi à faire condamner Monsanto pour intoxication après dix ans de procédure. Depuis 2015 il n’a touché encore aucune indemnité, car Monsanto a fait appel... il a écrit « un paysan contre Monsanto », Fayard édition, 2017.

Pour finir, pendant cet été 2018 de dérèglement climatique, les services de l’État ont travaillé sur un plan national monstre de construction de nouvelles autoroutes… ignorant la Cop 21 signée à Paris. Ils prétendent n’avoir pas d’argent pour réparer les ponts en ruine, mais continuent à ruiner la biodiversité et grignoter toujours plus de forêts et de champs en subventionnant les multinationales (afin de contenter quelques élus et actionnaires).

Autre pétition urgente si vous voulez bien participer/partager également, SVP, l’Etat s’apprêtant à signer le feu vert définitif à Vinci :

STOP AUTOROUTE GCO STRASBOURG

Merci pour nos amies les Abeilles et toutes les espèces de faune et flore associées…

Cette pétition « Stop pesticides » est sortie par hasard pour la journée mondiale des Abeilles ! Et la pétition contre la nouvelle autoroute, par hasard pour la journée mondiale de la Terre !

La vidéo à voir ou revoir sur YouTube, par Arte, « Demain, tous crétins ? »

 PS : Concernant les informations sur le dicamba, une pétition est en cours sur mesopinions.com : Dicamba : l’herbicide de l’apocalypse


Le 26/06/2018 :


Amis signataires de cette pétition, le gouvernement reste dans sa tour d'ivoire et reste sourd aux demandes des concitoyens sur les mesures urgentes pour sauvegarder les abeilles et l'environnement, et se désintéresse de notre santé altérée par les pesticides. Il est pourtant plus que temps d'agir pour le futur des enfants!

Je vous invite en attendant une petite action utile, ce serait de signer et faire suivre à tous vos contacts notre autre pétition urgente. Le gouvernement reste sourd aux objections de toutes les associations environnementales, passe outre les avis très négatifs des Commissions de la Protection de la Nature et de la haute Autorité environnementale, foule du pied toutes les associations de Protection des animaux et de la faune et flore sauvage, a refusé de recevoir Alsace Nature, a refusé de visiter les belles forêts vouées à destruction, n'entend pas les manifestations récurrentes des citoyens, le Préfet de strasbourg se barricade, le ministre de l'écologie n'est même pas venu voir et reste sourd et muet, et le Tribunal admnistratif vient de donner l'ordre de l'évacuation urgente de la Zad du Moulin Grand Hamster 67 par la force si nécessaire comme à NDDL, pour laisser la place au bitume de Vinci autoroutes. En effet, nos Zadistes qui défendent la zone de forêt de Kolbsheim en Alsace, riche en BIODIVERSITE, FAUNE et FLORE pourtant protégés, sont les seuls Résistants contre le désastre annoncé: une nouvelle autoroute appelée Gco, près de Strasbourg. Un projet ancien des années tout pétrole ressorti des tiroirs afin de sacrifier du patrimoine français, les plus belles terres, champs et forêts d'Alsace à Vinci autoroutes...!! Venez les soutenir et les aider SVP. Pour ceux qui veulent y camper, passer quelques jours pour témoigner, ils seront les bienvenus, c'est une des dernières zones de paradis aux portes de Strasbourg.  

Ceux qui voudront aussi envoyer un courrier pour demander de respecter la Charte et les Droits de l'Environnement de la Constitution de la  République française bafouée par notre ministre de l'écologie: directement adressé au Palais de l'Elysée, Président de la République, ou au Premier Ministre à l'Hôtel de Matignon.

Sinon veuillez lire notre pétition en lien ci dessous, signer et faire suivre à tous vos contacts SVP "très urgent" Merci

www.mesopinions.com/pétition/contre autoroute Gco-A355, Justice pour les petits et pour l'Avenir des enfants


Bonjour,

Chers Amis signataires, d'abord un grand merci a tous pour votre participation et vos commentaires avisés à cette pétition "STOP PESTICIDES".

Je vous informe que le gouvernement n'a entendu que les sornettes des lobbies agrochimiques et le Parlement vient de  rejeter en bloc l'interdiction du glyphosate pourtant attendu pour 2021...l'État autorise l'empoisonnement par la chimie encore pour de longues années, c'est un scandale, faites-le savoir autour de vous !

En plus le déremboursement en cours des médicaments et des frais par la Sécurité Sociale et les Mutuelles, toujours les mêmes qui devront payer pour la santé massacrée!

Rien de perdu; suite à une pétition d'un citoyen en Suisse pour l'interdiction des pesticides, la Suisse est en passe de voter par référendum la sortie des pesticides, le journal Le Monde vient de l'annoncer le 28 mai 2018.

Alors STOP PESTICIDES, à diffuser encore notre pétition avec un NON franc et massif à tous ces pollueurs de nos vies qui voudraient nous faire bouffer du pesticide dès le biberon, car c'est çà le glyphosate et les autres cocktails chimiques par milliers dans l'eau, l'air et notre nourriture: un empoisonnement massif !


Le 13/09/2018

Amis des Abeilles et de la biodiversité, grand merci à tous pour votre participation record à notre pétition, en ce 12 septembre 2018, je suis heureuse de vous annoncer une bonne nouvelle: un autre mouvement est en chemin pour retrouver le monde d'avant les pesticides : celui des fleurs des champs, VIVE les COQUELICOTS et les BLEUETS !

« Nous voulons des coquelicots! », dit le texte lancé par Fabrice Nicolino et Charlie Hebdo ce jour contre les pesticides. « Nous ne reconnaissons plus notre pays. La Nature y est défigurée, le tiers des oiseaux a disparu en quinze ans, la moitié des papillons en 20 ans, les abeilles et les pollinisateurs meurent et disparaissent de notre Terre Mère... Non, nous ne voulons plus, à aucun prix. Nous exigeons protection. Nous exigeons de nos gouvernants l'interdiction de tous les pesticides ». 
https://nousvoulonsdescoquelicots.org  Appel des 100 à signer la fin des pesticides

https://nousvoulonsdescoquelicots.org/l-appel/ (ce n'est pas une pétition)

Et comme nous voulons des Coquelicots et pas de BITUME, je vous invite à signer l'autre pétition sur mesopinions.com JUSTICE pour les PETITS et pour l'AVENIR des ENFANTS

Contre autoroute Gco-A355, Justice pour les petits et pour l'Avenir des enfants

Un drame se joue aux portes de Strasbourg pour une nouvelle autoroute. Au lendemain de la Journée mondiale du Climat, 8 septembre, nos dirigeants ont décidé de mettre le paquet sur cette nouvelle autoroute dans l'extrême urgence, les bûcherons travaillent jour et nuit sous la PROTECTION de GENDARMES MOBILES ARMES, contre les habitants et les résistants et POUR Vinci, multinationale. Ils gazent tout le monde tous les jours dès que les habitants s'approchent des barricades qui encerclent la forêt. Le maire de la commune, la députée locale, les eurodéputés venus prêter main-forte, tout le monde se fait gazer. L'autre forêt est SAIGNÉE un hectare par terre en 24 heures...des engins monstrueux/ Tous sous le choc de la disparition faune et flore protégée locale en un temps record... Mépris du gouvernement, milice armée, dictature en marche...

Vidéos en direct, preuves...

Événements du 10 septembre au 12 septembre 2018

Alsace Nature : Vous avez dit GCO ?

Évacuation musclée de la zone à défendre de la forêt

https://www.facebook.com/anne.gomme.39/videos/413348169196835/

ps://www.facebook.com/anne.gomme.39/videos/414224272442558/

 

 

 

Le 24/08/2018 :

Amis des Abeilles et de la Nature, Alerte rouge !! Un nouveau pesticide arrive dans nos champs, le « dicamba », en remplacement du « roundup » (dont la nocivité avait été soigneusement masquée pendant des décennies), dicamba qualifié d’arme léthale pour la santé humaine et les plantes non OGM, arme chimique de Bayer héritée de Monsanto !
Toujours d’autres molécules plus toxiques pour remplacer celles qui sont interdites !
Le plan Ecophyto a échoué, pas de réduction 50 % des pesticides annoncés à l’horizon 2018, au contraire, une hausse significative de l’utilisation des pesticides d’année en année ! Même la Fnsea, principal syndicat des agriculteurs, déclare aujourd’hui dans les médias que la profession ne pourra jamais se passer des « phytosanitaires, c’est une question de protection de la plante ». Les agriculteurs enfoncent le clou en défendant leurs pratiques intensives au vu que les molécules « seraient de moins en moins nocives »… Les lobbys des firmes pharmaco-chimiques manipulent les agriculteurs jusqu’aux ministères et nos députés, c’est évident !! N’écoutons par leurs pieux mensonges ! En attendant, toujours plus de victimes des pesticides… Assez !!!

Par ailleurs sur le front des procès, pour ceux qui étaient absents cet été, Monsanto a été condamné à verser 289 millions de dollars à un jardinier américain rendu malade par l’utilisation de désherbants contenant du glyphosate. Malheureusement le géant Bayer-Monsanto a pris l’habitude de ne rien payer aux victimes, juste aller en appel pour des années… le jardinier atteint d’une maladie incurable ne sera plus là pour les indemnités…

Monsanto a par ailleurs refusé de se présenter devant le Parlement européen. Pour rappel, l’agriculteur français Paul François avait réussi à faire condamner Monsanto pour intoxication après dix ans de procédure. Depuis 2015 il n’a touché encore aucune indemnité, car Monsanto a fait appel... il a écrit « un paysan contre Monsanto », Fayard édition, 2017.

Pour finir, pendant cet été 2018 de dérèglement climatique, les services de l’État ont travaillé sur un plan national monstre de construction de nouvelles autoroutes… ignorant la Cop 21 signée à Paris. Ils prétendent n’avoir pas d’argent pour réparer les ponts en ruine, mais continuent à ruiner la biodiversité et grignoter toujours plus de forêts et de champs en subventionnant les multinationales (afin de contenter quelques élus et actionnaires).

Autre pétition urgente si vous voulez bien participer/partager également, SVP, l’Etat s’apprêtant à signer le feu vert définitif à Vinci :

STOP AUTOROUTE GCO STRASBOURG

Merci pour nos amies les Abeilles et toutes les espèces de faune et flore associées…

Cette pétition « Stop pesticides » est sortie par hasard pour la journée mondiale des Abeilles ! Et la pétition contre la nouvelle autoroute, par hasard pour la journée mondiale de la Terre !

La vidéo à voir ou revoir sur YouTube, par Arte, « Demain, tous crétins ? »

 PS : Concernant les informations sur le dicamba, une pétition est en cours sur mesopinions.com : Dicamba : l’herbicide de l’apocalypse


Le 26/06/2018 :


Amis signataires de cette pétition, le gouvernement reste dans sa tour d'ivoire et reste sourd aux demandes des concitoyens sur les mesures urgentes pour sauvegarder les abeilles et l'environnement, et se désintéresse de notre santé altérée par les pesticides. Il est pourtant plus que temps d'agir pour le futur des enfants!

Je vous invite en attendant une petite action utile, ce serait de signer et faire suivre à tous vos contacts notre autre pétition urgente. Le gouvernement reste sourd aux objections de toutes les associations environnementales, passe outre les avis très négatifs des Commissions de la Protection de la Nature et de la haute Autorité environnementale, foule du pied toutes les associations de Protection des animaux et de la faune et flore sauvage, a refusé de recevoir Alsace Nature, a refusé de visiter les belles forêts vouées à destruction, n'entend pas les manifestations récurrentes des citoyens, le Préfet de strasbourg se barricade, le ministre de l'écologie n'est même pas venu voir et reste sourd et muet, et le Tribunal admnistratif vient de donner l'ordre de l'évacuation urgente de la Zad du Moulin Grand Hamster 67 par la force si nécessaire comme à NDDL, pour laisser la place au bitume de Vinci autoroutes. En effet, nos Zadistes qui défendent la zone de forêt de Kolbsheim en Alsace, riche en BIODIVERSITE, FAUNE et FLORE pourtant protégés, sont les seuls Résistants contre le désastre annoncé: une nouvelle autoroute appelée Gco, près de Strasbourg. Un projet ancien des années tout pétrole ressorti des tiroirs afin de sacrifier du patrimoine français, les plus belles terres, champs et forêts d'Alsace à Vinci autoroutes...!! Venez les soutenir et les aider SVP. Pour ceux qui veulent y camper, passer quelques jours pour témoigner, ils seront les bienvenus, c'est une des dernières zones de paradis aux portes de Strasbourg.  

Ceux qui voudront aussi envoyer un courrier pour demander de respecter la Charte et les Droits de l'Environnement de la Constitution de la  République française bafouée par notre ministre de l'écologie: directement adressé au Palais de l'Elysée, Président de la République, ou au Premier Ministre à l'Hôtel de Matignon.

Sinon veuillez lire notre pétition en lien ci dessous, signer et faire suivre à tous vos contacts SVP "très urgent" Merci

www.mesopinions.com/pétition/contre autoroute Gco-A355, Justice pour les petits et pour l'Avenir des enfants


Bonjour,

Chers Amis signataires, d'abord un grand merci a tous pour votre participation et vos commentaires avisés à cette pétition "STOP PESTICIDES".

Je vous informe que le gouvernement n'a entendu que les sornettes des lobbies agrochimiques et le Parlement vient de  rejeter en bloc l'interdiction du glyphosate pourtant attendu pour 2021...l'État autorise l'empoisonnement par la chimie encore pour de longues années, c'est un scandale, faites-le savoir autour de vous !

En plus le déremboursement en cours des médicaments et des frais par la Sécurité Sociale et les Mutuelles, toujours les mêmes qui devront payer pour la santé massacrée!

Rien de perdu; suite à une pétition d'un citoyen en Suisse pour l'interdiction des pesticides, la Suisse est en passe de voter par référendum la sortie des pesticides, le journal Le Monde vient de l'annoncer le 28 mai 2018.

Alors STOP PESTICIDES, à diffuser encore notre pétition avec un NON franc et massif à tous ces pollueurs de nos vies qui voudraient nous faire bouffer du pesticide dès le biberon, car c'est çà le glyphosate et les autres cocktails chimiques par milliers dans l'eau, l'air et notre nourriture: un empoisonnement massif !

"Si la 3e guerre mondiale devait éclater, ce sera à cause de la disparition des abeilles"  message de Vladimir Poutine.


Plainte pour mise en danger de la vie d'autrui et passivité du gouvernement français, de son ministère de l’écologie et de le Commission européenne à réagir pour empêcher le massacre des abeilles, des autres êtres vivants et de l'homme.


La France détient le record d'Europe de la consommation de pesticides et autres cocktails chimiques. Appelés cocktails phytosanitaires.


En France, pathologies exponentielles en cancers, AVC, maladies d'Alzheimer et syndromes de Parkinson, maladies respiratoires et allergiques, fibromyalgie, diabètes et dépressions, autisme chez les jeunes enfants. De plus cette chimie rend les enfants de plus en plus crétins, avec baisse du QI généralisé prouvé par les études scientifiquesCes cocktails chimiques provoquent aussi le  "syndrome des apnées du sommeil" avec hypoxie chronique intermittente comme chez les vétérans de la guerre du Golfe qui sont revenus tous atteints par ce syndrome causé par les armes chimiques. Ces cocktails de chimie provoquent en outre des malformations congénitales et des stérilités.


Demain, tous crétins ?


Exigez que les 5 fruits et légumes, le pain et les laitages quotidiens soient sans pesticides, ainsi que le lait pour les enfants.


Citoyens responsables, nous demandons l'interdiction totale de la vente et de l’utilisation des pesticides en France, sans reporter d'année en année, ainsi que l'interdiction immédiate des épandages autour des maisons, nos chats, nos chiens et nos enfants étant des victimes innocentes.


Pour la santé de nos enfants et des générations futures : demandez à la Commission européenne de Bruxelles d'interdire de donner des subventions aux agriculteurs pour acheter des produits chimiques. La PAC devrait logiquement seulement servir aux subventions à leur conversion et le maintien en agriculture bio !

Dites STOP aux pesticides dans nos campagnes, qui détruisent les abeilles, les oiseaux, les papillons, les fleurs sauvages, notre terre, l'environnement, et l’humanité. Les bidons de chimie sont estampillés « POISONS » Ne peut-on être plus clairs ? STOP aux lobbies de l’agro-business qui tuent notre Terre-Mère.

Signez pour demander à retrouver un air plus sain, de l'eau potable au robinet et en bouteilles qui sont tous contaminés (les eaux de rivières et des sources sont polluées à 99% par les POPs -polluants chimiques persistants).

"Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier oiseau tué,  le dernier poisson capturé, alors seulement vous constaterez que l'argent ne se mange pas" dicton amérindien de Geromino.


Le crime  d'ECOCIDE s'impose dans le droit international. 


L'écocide désigne le crime de destruction de ce qui est nécessaire à l'humanité pour exister. https://reporterre.net/Peu-a-peu-le-crime-d-ecocide-s-impose-dans-le-droit-international


 Intervention du député Belge Philippe Lamberts sur les "Riens" "Rappelez-vous : il y a quelques mois, Monsieur Macron parlait des « gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien ». Je lui ai rappelé fortement que pour nous, le projet européen consiste justement à ce que plus jamais, nulle part sur notre continent, personne ne puisse être considéré comme « rien », ni se penser comme « rien ». L’environnement sain serait-il considéré comme RIEN aussi ? Ne compteraient que les entreprises du Cac40 au détriment de la vie et de la santé?


https://www.facebook.com/philippelambertseurope/videos/1119920361482852/


http://mobile.lemonde.fr/planete/article/2012/05/09/le-lien-entre-la-maladie-de-parkinson-et-les-pesticides-officiellement-reconnu_1698543_3244.html?xtref=http://m.facebook.com/


https://www.mieux-vivre-autrement.com/salvador-des-recoltes-records-depuis-labandon-du-roundup-de-mon  les herbes folles sont utiles pour contrôler les parasites, cf la PERMACULTURE.


https://fr.wikipedia.org/wiki/Permaculture


Voir la vidéo sur Youtube, « EPANDAGE DE PESTICIDES en France »
La chienne Belle et le perroquet Bozo de cette vidéo sont morts l’année suivante, asphyxiés par un cocktail chimique plus fort, et avec des symptômes identiques aux victimes des armes chimiques en Syrie.


Liens


www.phytovictimes.fr: site des victimes des phytosanitaires


www.générationsfutures.org: site de lutte contre les pesticides, pour les générations futures.


www.e-phy : site de ventes de cocktails phytosanitaires estampillés «POISONS», supervisé et agrée sans risques par le Ministère de l’Agriculture.


http://www.humanite-biodiversite.fr/  site crée par Hubert Reeves.


Charte européenne de l’Environnement : http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0006/136248/ICP_RUD_113_fre.pdf


Charte de l’Environnement de la Constitution de la République française :  http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/a-la-une/juin-2014-la-charte-de-l-environnement-de-2004.141685.html

Par Stéphane Horel  Publié le 06 décembre 2019 à 13h06

17/01/2020

Aux Embiez (83)un laboratoire de microbiologie marine essaie de restaurer les milieux marins...

L'ïle des Embiez, autrefois spécialisée dans la fourniture de sel et de soude pour les savonneries de Marseille, fut achetée en 1958 par l'entrepreneur Mr Paul Ricard, plus connu pour ses circuits de course et son pastis que pour sa fibre écologique. Pourtant, en 1963, avec Mr Alain Bombard et une quarantaine d'élus, "il est parti en croisade contre les déversements toxiques (boues rouges) dans les calanques de Cassis". Cette affaire n'est du reste pas encore réglée, nous précise Mme Nathalie Brun dans le journal Nous...

Un Institut océanographique six-fournais, présidé depuis 2005 par Mme Patricia Ricard, petite-fille de Mr P. Ricard, cherche à défendre la cause environnementale des mers du globe, dont la Méditerranée, sur la scène internationale. Un aquarium et un musée de la mer y sensibilisent le public et les scolaires. En outre, un laboratoire de recherches de biologie marine, posé au bord des anciennes salines classées Natura 2000, lutte contre les pollutions du biotope marin. Il est financé par la S.A. Ricard, filiale du groupe Pernod-Ricard.

Le directeur de ce laboratoire, Mr Jean-Luc Bonnefont, et ses équipes de chercheurs se sont notamment investis dans la reproduction des hippocampes et des oursins. De plus, l'Institut s'est spécialisé dans la grande nacre, une espèce en danger du fait du changement climatique. Depuis peu, les chercheurs s'oriente vers l'inventaire des espèces marines locales en partenariat avec le Parc de Port Cros, la réserve corse de Scandola et le Fonds Albert de Monaco. Ils cherchent aussi à restaurer les milieux marins (au Cap Sicié, au Brusc...) et particulièrement les herbiers .

Enfin, aux Embiez, un docteur en biologie moléculaire Mr Robert Bonet travaille avec l'Université de Toulon sur les "biofoulings", afin de pouvoir remplacer un jour prochain les substances toxiques appliquées sur les coques de bateaux. Le dernier volet des missions de l'Institut repose sur une plateforme scientifique et technique en aquaculture et en toxicologie nommée programme Spy-Gêne". Ce programme est soutenu par la région et Véolia. Aujourd'hui, il s'oriente par exemple sur la substitution des protéines de poissons pour les spécimens d'élevage par des protéines d'insectes.

Bref, il y a sur place, dans ce beau coin du Var, tout un aéropage de personnes motivées et capables de nous orienter vers davantage de respect des milieux marins et vers une aquaculture durable! Pour tout renseignement, s'adresser à l'Institut océanographique Paul Ricard sur l'Île des Embiez. 83- Six-Fours- les -Plages ou sur Internet à: www.institutpaul-ricard.org.

Lyliane

Conserver les tissus anciens...

Le musée d'ethnographie de Bordeaux possède des centaines de tissus anciens, provenant du monde entier. Des matières très fragiles qu'il faut préserver. Pour la première fois en France, une expérience menée avec l'Institut d'Optique et l'Université de Bordeaux a permis de développer une technique pour numériser ces trésors. Une innovation à découvrir au cours de l'exposition Textile(s) 3D à découvrir jusqu'au 29 mai 2020.
Un appareil capable de prendre un milliard de mesures en dix secondes. C'est ce qu'il faut pour une numérisation fidèle de l'apparence des tissus fragiles mais aussi de leur impression en relief. Une prouesse technologique qui pourrait révolutionner les recherches sur la préservation du patrimoine. Des scientifiques bordelais ont donc été invités par le musée d'ethnographie de la ville pour développer ce principe de numérisation en 3 dimensions. Un dispositif imposant mais efficace "Il prend des millions de photos car il y a des millions de points de vue différents. Ce qu'on essaye d'atteindre, c'est la qualité, atteindre la diversité de refets qu'on serait capables de voir à l'oeil nu" explique Antoine Lucat, étudiant en Doctorat de Sciences.
Un inventaire pour les chercheurs du monde entier

"On aimerait à terme que cette machine serve à la préservation des objets dans les musées, quel que soit le type d'objets" explique Romain Pacanowski, chercheur à l'Institut d'Optique qui a travaillé sur ce projet. Pour cette expérience, les scientifiques ont pioché dans les riches réserves du musée. Cuir, laines, fibres végétales, les textiles les plus complexes ont été passés au crible de la machine. Une fois numérisés, ces tissus peuvent être étudiés et partagés sans risque. Une mine d'or pour les chercheurs du monde entier. Ils pourront plonger au coeur de la matière. Car cette technologie permet un rendu incroyable qui donne l'impression de pouvoir observer le tissu au plus près. "On peut découvrir des points de broderie, on peut même voir par où la personne a commencé à broder" selon Solenn Nieto, chargée des collections du musée. Quand la science se met au service de l'art et du patrimoine, cela donne une exposition saisissante, enrichissante et accessible au grand public.
Exposition Textile(s) 3D, jusqu'au 29 mai 2020 - Musée d'ethnographie de Bordeaux - Université de Bordeaux - Bâtiment E (accès au 6 rue Elie Gintrac) - 3 ter place de la Victoire - 33000 Bordeaux fermé les week-ends et jours fériés.

Selon France Info-12/12/2019

15/01/2020

Loi anti-gaspillage vôtée à l'Assemblée Nationale...

Cet indice de réparabilité «doit permettre aux consommateurs de faire des choix plus éclairés au moment de l'achat», en sachant si le produit est facilement ou non réparable La mesure, inscrite à l’article 2 du projet de loi anti-gaspillage, a été adoptée par 101 voix contre 1. L'Assemblée nationale s’est prononcée mardi soir à la quasi-unanimité en faveur de l’obligation à partir de 2021 d’un indice de « réparabilité » des produits électriques et électroniques, sur le modèle de l’étiquette énergie.
Selon la secrétaire d’Etat à la Transition écologique Brune Poirson, cet indice de réparabilité « doit permettre aux consommateurs de faire des choix plus éclairés au moment de l’achat », en sachant si le produit est facilement ou non réparable.
Un compteur d’usage visible par le consommateur
Parmi les critères de ce futur indice, la rapporteure Véronique Riotton (LREM) a cité la « démontabilité » du produit, le rapport entre le prix de la pièce détachée la plus chère et le prix du produit, et encore la disponibilité de la documentation technique.
« Chaque fois que cela est pertinent, la présence d’un compteur d’usage visible par le consommateur » sera prise en compte, précise le texte. Un compteur d’usage est un dispositif qui enregistre le temps d’utilisation du produit (lave-linge, téléviseur, smartphone…) tout au long de sa vie. Le Sénat en première lecture avait voulu rendre un tel compteur obligatoire pour les gros appareils.
L’objectif est de « réduire la production de déchets » et « lutter contre l’obsolescence programmée »
Le gouvernement entend par le biais de cet indice réduire la production de déchets, allonger la durée de vie et d’utilisation des produits, et encore lutter contre l’obsolescence programmée. Alors que seules 40 % des pannes des produits électriques et électroniques donnent lieu à une réparation en France, selon une étude de l’Ademe, le La mesure, inscrite à l’article 2 du projet de loi anti-gaspillage, a été adoptée par 101 voix contre 1. L'Assemblée nationale s’est prononcée mardi soir à la quasi-unanimité en faveur de l’obligation à partir de 2021 d’un indice de « réparabilité » des produits électriques et électroniques, sur le modèle de l’étiquette énergie.
Selon la secrétaire d’Etat à la Transition écologique Brune Poirson, cet indice de réparabilité « doit permettre aux consommateurs de faire des choix plus éclairés au moment de l’achat », en sachant si le produit est facilement ou non réparable.
Un compteur d’usage visible par le consommateur
Parmi les critères de ce futur indice, la rapporteure Véronique Riotton (LREM) a cité la « démontabilité » du produit, le rapport entre le prix de la pièce détachée la plus chère et le prix du produit, et encore la disponibilité de la documentation technique.
« Chaque fois que cela est pertinent, la présence d’un compteur d’usage visible par le consommateur » sera prise en compte, précise le texte. Un compteur d’usage est un dispositif qui enregistre le temps d’utilisation du produit (lave-linge, téléviseur, smartphone…) tout au long de sa vie. Le Sénat en première lecture avait voulu rendre un tel compteur obligatoire pour les gros appareils.
L’objectif est de « réduire la production de déchets » et « lutter contre l’obsolescence programmée »
Le gouvernement entend par le biais de cet indice réduire la production de déchets, allonger la durée de vie et d’utilisation des produits, et encore lutter contre l’obsolescence programmée. Alors que seules 40 % des pannes des produits électriques et électroniques donnent lieu à une réparation en France, selon une étude de l’Ademe, le gouvernement a pour objectif de faire passer ce taux à 60 % d’ici cinq ans.
Le projet de loi prévoit en outre à compter du 1er janvier 2024 un indice de « durabilité », qui inclura de nouveaux critères tels que la fiabilité et la robustesse du produit. Des députés LFI, PS et LR ont souhaité en vain en avancer la date. Les producteurs, distributeurs ou vendeurs ne respectant pas ces obligations d’indices s’exposeront à une amende administrative de 15.000 euros pour une personne morale.

Selon 20 Minutes avec AFP - 20 Minutes - mercredi 11 décembre 2019

14/01/2020

Des sneakers en mode vegan...

Dans le journal gratuit CNews, un article nous apprend que"la mode est en pleine mutation". De plus en plus d'enseignes, en effet, développent des lignes plus respectueuses de l'environnement ayant un impact local et social positif. D'autres conçoivent des accessoires et des vêtements vegan qui excluent tout produit d'origine animale. La griffe Veja notamment qui revisite les classiques et signe une version vegan de son emblématique modèle V10 (125 euros) avec une toile de coton enduite de déchets de maïs.

Gola de son côté, l'enseigne britannique, faitle choix de labelliser ses modèles vegan pour garantir des pièces sans aucune trace animale (Mirror à 65 euros). Il y a également la griffe Yatay, jeune marque italienne approuvée par l'association Peta, qui allie design et écoresponsabilité. Ses modèles sont composés de matières recyclées et elles ont de belles couleurs. La color block par exemple coûte tout de même 240 euros. Enfin, Maje signe une nouvelle collection de petite maroquinerie en version matelassée et surpiquée.

Enfin des baskets tendance pour une consommation responsable!

Lyliane

13/01/2020

Zoom sur les bienfaits du citron...

Grâce au journal Version Fémina, nous augmentons nos connaissances concernant le citron. Originaire des confins de la Chine et de l'Inde, ce fruit nous aide non seulement à lutter contre les infections hivernales par la vitamine C dont la pulpe apporte 51 mg pour 100g, mais également à préserver notre immunité grâce à sa vitamine B9. Le citron recèle notamment sous son écorce une grande diversité de minéraux: potassium, magnésium, calcium, phosphore... Ses propriétés anti-inflammatoires sont précieuses et malgré son goût acide au goût, il exerce un effet alcalinisant sur l'organisme.

On signale aussi que le citron s'oxyde au contact de l'air et de la chaleur et qu'il vaut mieux le consommer cru. Toutefois, même légèrement cuit avec viande ou poisson, il est susceptible de favoriser la digestion et de réduire cholestérol et triglicérides sanguins. Néanmoins, il est préférable de consommer le jus de citron dans de l'eau tiède et à jeun, afin d'éviter une fragilisation de l'émail des dents. Il faut savoir que c'est dans le zeste que se concentre une grande partie des flavonoïdes qui lui donnent sa belle couleur jaune. Pour cette raison il est recommandé de choisir des fruits au moins non traités après récolte et de préférence bio.

12/01/2020

Le climatologue Jean Jouzel fait des propositions...

L’ancien vice-président du Giec, qui participe à la COP25 de Madrid, estime qu’on peut encore limiter la hausse de température à 1,5 degré d’ici à la fin du siècle. La condition : une taxe carbone mondiale.
"L’optimisme n’est pas là, mais je m’efforce de ne pas verser dans le pessimisme." Le climatologue Jean Jouzel continue à y croire, malgré les signaux négatifs: hausse des émissions de CO2, présidents climatosceptiques aux Etats-Unis et au Brésil, rapports alarmants de l’ONU et des ONG… Directeur de recherche au CEA, ancien vice-président du Giec (Groupe d’experts international sur l’évolution du climat), médaille d’or du CNRS, auteur avec Pierre Larrouturou du pacte finance climat, ce membre de l’Académie des sciences n’adhère pas aux thèses apocalyptiques des collapsologues, comme celle de l’ancien ministre vert Yves Cochet. "Je ne crois pas à un effondrement de la civilisation en 2030 ou 2040." A 72 ans, il promène sa frêle silhouette dans tous les colloques sur l’environnement et alerte le public des dangers du réchauffement climatique.

Exit les énergies fossiles
Depuis 2001, Jean Jouzel a participé à 19 COP, ces conférences où les Etats négocient les avancées climatiques. Le 10 décembre, il se rendra à celle de Madrid. Sensible au "Flygskam" (la honte de prendre l’avion, en suédois), il rejoindra toutefois la capitale espagnole par les airs. "Je me suis renseigné sur les trains, mais la ligne entre Montpellier et Perpignan est actuellement coupée." De cette 25e conférence, il espère qu’il ressortira des objectifs plus ambitieux que ceux pris lors de la COP de Paris, en 2015. "Le monde émet actuellement 54 milliards de tonnes de CO2, dit-il. Si on ne fait rien, on sera à 70 milliards en 2030. Ce qui veut dire que la température augmentera de 4 à 5 degrés d’ici à la fin du siècle." Soit très loin du 1,5 degré fixé par l’Accord de Paris.
Pour rester dans l’épure de la COP21, "il faudrait arrêter le charbon, le gaz et le fuel, explique Jean Jouzel. Et cela quasiment tout de suite." Quand nous lui faisons remarquer que c’est quasi impossible pour un pays comme la Chine, qui construit une à deux centrales à charbon par mois, le scientifique hausse le ton pour la première fois. "Non! Un jour les choses doivent devenir possibles. Ce qui est impossible, c’est que la jeune génération ait en face d’elle une température de 5 degrés supplémentaires en 2080. Il faut que le monde économique se rende compte qu’il y aura des investissements engagés qui ne serviront à rien." Pour disqualifier les énergies fossiles, il appelle de ses vœux une taxe carbone mondiale. Et afin d’éviter que celle-ci ne relance la crise des "gilets jaunes", il estime qu’il faut l’accompagner de mécanismes de compensation. "La contribution climat-énergie proposée par Michel Rocard en 2009 était un bon outil. Malheureusement, elle a été retoquée par le Conseil constitutionnel." Autre nécessité, la transparence: "Bercy est une boîte noire. Les gens doivent savoir à quoi vont servir les recettes de la taxe carbone."

Ecouter les scientifiques: Cet amateur de théâtre et de football voit des signes d’espoir dans la convention citoyenne pour le climat, où 150 personnes tirées au sort et réunies pendant six week-ends doivent faire des propositions en vue d’atteindre la neutralité carbone en 2050: "Cette convention aura un impact. Les propositions ne seront pas remisées dans un tiroir. Même si à la fin, c’est le Parlement qui aura le dernier mot." Jouzel se félicite aussi des marches des jeunes pour le climat et de l’action de Greta Thunberg. Toutefois, il n’appelle pas les élèves à désobéir et à manquer l’école, même si cela le met en porte-à-faux avec plusieurs de ses sept petits-enfants.
Le risque climatique est-il aujourd’hui ancré dans les esprits? Le scientifique n’en est pas sûr. En disant cela, il ne pense pas à Donald Trump ou Jair Bolsonaro, mais aux 500 scientifiques qui ont signé à l’ONU un texte affirmant que le réchauffement climatique n’est pas un problème. Il a aussi une pensée pour son frère François, cultivateur, qui lui non plus n’est pas convaincu. "Les climatosceptiques ont tout fait pour retarder l’échéance de la prise de conscience et finalement ils y sont parvenus, constate-t-il. Il aurait fallu que le monde économique fasse confiance au diagnostic des scientifiques. Les décideurs politiques, eux, ont joué le jeu en ratifiant le protocole de Kyoto [en 1997]. Le problème, c’est que l’action n’a pas suivi. Les gens sont comme Saint Thomas: avant d’agir, ils veulent que le changement climatique soit perceptible. Aujourd’hui, ils commencent à comprendre."

Making of:  A l’Hôtel de l’Industrie à Paris où il participe à un colloque, Jean Jouzel nous reçoit avec simplicité. D’une exquise courtoisie, il fait preuve d’une grande bienveillance vis-à-vis de Rafael, le stagiaire de 14 ans qui nous accompagne. On est cependant un peu surpris par le décalage entre la gravité des sujets et le ton un brin monocorde du climatologue. Jouzel n’est pas Hulot et ne met aucun pathos dans son propos.

D'après Mr Nicolas Stiel - Challenges - samedi 7 décembre 2019

Des alternatives au café...

Version Fémina dans un article de Mme Ingrid Haberfeld, qui s'appuie sur les conseils de Mme Alina Moyon, docteur en pharmacie et naturopathe, nous liste des substituts sans caféine qui peuvent cependant nous "donner un coup de fouet dès le matin". Tout d'abord, le café d'orge, produit grâce à la torréfaction de grains d'orge pilés. En Italie (caffè d'orzo) et au Japon (mugicha), on en consomme régulièrement. "Ses atouts sont liés à l'orge qui est une formidable source de minéraux parmi lesquels le calcium (29mg pour 100g ), le potassium (280 mg), le zinc et le cuivre aux propriétés antioxydantes, sans oublier le phosphore (221 mg), le magnésium (79 mg) et le fer (2,5 mg)". On trouve du café d'orge bio en sachets sur aromandise.com.

Le moringa est un breuvage d'une couleur verte, obtenu en faisant infuser les feuilles séchées de moringa. Sa couleur verte est due à la présence de chlorophylle détoxifiante. En fait, c'est une plante originaire d'Inde qui est source d'oméga 3, bénéfique pour le cerveau. En France, on le trouve dans les magasins diététiques et bio. A poids égal, ses feuilles contiennent 2 fois plus de protéines que les yaourts, 4 fois plus de Vitamine A que les carottes, 7 fois plus de vitamine C que l'orange et 3 fois plus de potassium que les bananes. Seul inconvénient: son goût d'herbe!

Le café d'épeautre quant à lui est obtenu à partir de grains de céréal torréfiés. Il a une saveur de noisette grillée. Cette céréale est reminéralisante et reconstituante. Elle est aussi source de fibres et de ce fait régule le transit. Comme le café d'orge cependant, il contient du gluten. On le vend le plus souvent sous forme de poudre à dissoudre à raison d'une à deux cuillère à café dans 200 ml d'eau chaude. Le café d'épeautre est vendu dans les magasins bio.

Le rooibos fait un peu penser à du thé. On prend les feuilles d'un arbuste d'Afrique du Sud appelé Aspalathus Linearis et pour le préparer, on verse de l'eau bouillante sur les feuilles (1 cuillère à café par tasse). On peut boire le rooibos froid ou chaud et même glacé. Il est généralement vendu dans les enseignes spécialistes du thé. Source de minéraux (potassium, magnésium...), il  participe au maintien des défenses de l'organisme. Sont particulièrement appréciés ses flavonoïdes (quercitine) aux effets apaisants sur le système digestif. Enfin, en Afrique, les mamans en donnent à leurs nourrissons pour calmer leurs coliques.

La chicorée, que l'on connaît par ses belles plantes à fleurs bleues, est vraiment un succédané du café. Ses racines sont torréfiées, puis réduites en poudre. Son goût fait un peu penser au caramel. Côté fibres, la chicorée contient de l'inuline, une fibre prébiotique assurant l'équilibre de notre microbiote intestinal. Bue à la fin d'un repas, elle active la digestion et favorise l'assimilation du calcium et du fer. On la trouve en grandes surfaces et en magasins diététiques.

Alors, le petit noir n'est plus forcément la panacée et nous pouvons varier les plaisirs!

Lyliane

10/01/2020

Des " Jeunes pousses" veulent favoriser le bio en France...

Alors que la consommation de produits bio ne fait qu’augmenter en France, Aurore Market et La Fourche ont développé un modèle similaire basé sur l’adhésion pour proposer du bio moins cher.
Démocratiser l’accès au bio, c’est l’objectif affiché par deux jeunes pousses françaises –Aurore Market et La Fourche– qui ont développé un modèle similaire basé sur l’adhésion. Le principe est simple: contre un abonnement annuel d’environ 60 euros dans les deux cas, l’adhérent a accès à des produits d’épicerie, de cosmétiques ou encore d’entretien de la maison bio qu’il achètera en ligne jusqu’à 50% moins chers en moyenne que pour les produits équivalents en magasins spécialisés notamment, assurent chacune des plateformes.

Il faut dire que si la consommation bio n’en finit pas d’atteindre des sommets –rien de moins que 9,7 milliards d’euros d’achats de produits bio en 2018 en France soit 1,4 milliard de plus sur un an-, la question de l’accessibilité du bio se pose. Selon une étude de l’Agence bio début 2019, 71% des Français consomment certes des produits bio au moins une fois par mois mais lorsqu’on demande aux Français quel est le principal frein à la consommation bio, ils sont unanimes: à 84%, ils citent le fait que les produits sont trop chers.

Selon Mme Valérie Xandry - Challenges - vendredi 6 décembre 2019

09/01/2020

Construire soi-même sa yourte...

Pour réaliser leur cocon idéal, un couple a passé une année entière à construire la yourte de leur rêve. Et vous allez voir que le résultat est moderne et surtout bluffant. Zoom.
Décidément, certains passionnés de bricolage ne manquent pas d’imagination. La preuve avec ce couple d’américain. Zach Both et Nicole Lopez ont pendant un an construit la maison de leur rêve en s’inspirant des yourte mongoles. Durant cette période de construction, le couple a créé un site intitulé Do It Yurself, sur lequel ils partageaient avec des photos l’avancée des travaux. 

Selon Bored Panda, pour fabriquer cette yourte ils ont utilisé un kit et ont fait appel à plusieurs de leurs amis pour les aider. Cette yourte fait 200m2 et possède plusieurs espaces de vie comme dans une maison normale : une salle de bain, un salon, une chambre, une cuisine. Le plus ? Ils ont placé leur maison au coeur d’un espace vert afin d’avoir une vue imprenable sur la végétation. À l’intérieur, le résultat est bluffant. La yourte est extrêmement spacieuse et a été décorée avec soin. Le couple a opté pour une décoration minimaliste et végétale. Le tour de leur lit a été entièrement réalisé avec des végétaux. On vous laisse découvrir en image cette yourte fascinante !
Pour suivre leur compte Instagram c’est juste ici. 

Selon redaction - Oh My Mag - mercredi 4 décembre 2019

Graine de chia, vous connaissez?

Dans le supplément week-end de Nice-Matin, nous apprenons des informations essentielles concernant la graine de chia. Tout d'abord, cette graine, classée comme un superaliment, provient de la plante Salvia Hispanica, qui pousse naturellement au Mexique et au Guatemala. Selon les légendes, les Aztèques cultivaient déjà les graines de chia qu'ils utilisaient à la fois pour se nourrir et se soigner.

Les graines de chia contiennent le plus haut niveau d'oméga 3 de tous les aliments végétaux. De plus, avec 5 fois plus de calcium (631 g pour 100g) que le lait, la graine est également très riche en minéraux et elle contient toutes les protéines essentielles. C'est aussi un allié minceur: 40g de graines de chia (une portion pour un dessert) renferment seulement 194 calories. Riche en fibres, cette graine ralentit la vitesse de digestion et aide à se sentir rassasié plus longtemps.

Les graines de chia se consomment de plusieurs manières: "sèches, saupoudrées sur des salades par exemple, dans une boisson comme un smothie ou trempées  pour en faire un pudding avec du lait végétal et un peu de miel et des fruits de saison ou même une sorte de yaourt consistant". Une fois trempées, ces minuscules graines peuvent absorber dix fois leur poids en eau. Après 30 minutes, elles forment une texture gélatineuse qu'on nomme "mucilage".

Alors, êtes-vous prêt(e)s à essayer de consommer ces graines réputées bénéfiques en terme de santé et de bien-être?

Lyliane

07/01/2020

Un espace Ecole Mao pour s'initiier à la musique assistée par ordinateur...

Avec la MAO, la création musicale devrait se démocratiser. Des ateliers pédagogiques de la School, explique Mr Jimmy Boursicot dans le journal Nous, sont accessibles pour 30 euros par mois pour un cours collectif d'une heure par semaine et pour 50 euros par mois pour un cours individuel de musique assistée par ordinateur. A cela il faut ajouter une adhésion annuelle de 5 euros.

Par exemple, même si l'on n'a aucune notion du solfège, un professeur grâce à un synthétiseur relié à l'ordinateur personnel de l'élève (clavier MIDI) permet de suivre à l'écran des notes qui s'affichent dans l'interface du logiciel Fruity Loops. Ce logiciel foisonne, en effet, d'options et de sons préenregistrés. Les élèves peuvent donc aller dans toutes les directions.

A Antibes (06) deux associations nommées Label Note et Yuna Crew permettent une initiation à la création de musique assistée par ordinateur. Toutefois, il est nécessaire "d'apprivoiser le logiciel et de profiter des conseils d'un vrai pro"! Pour davantage d'information, s'adresser à school@nuitscarrées.com ou téléphoner au 04 93 00 01 92 ou même sur Facebook: La School.

Lyliane

06/01/2020

Dans l'éducation nationale, Mr JM Blanquer cherche à éteindre la contestation par des promesses...

Il n'y a pas que dans les transports que la grève devrait être particulièrement suivie jeudi 5 décembre. Dans les établissements scolaires, quatre écoles primaires sur dix seront fermées en moyenne, et certainement plus en région parisienne. Les professeurs se mobilisent contre une baisse de leurs pensions, celles-ci risquant d’être les plus impactées par la disparition des régimes spéciaux prévue par la réforme des retraites.
Selon le syndicat SNES-FSU, principale organisation représentative du second degré, cette baisse serait de l’ordre de 30%. Mais le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, assure que rien n’est encore figé, et que le gouvernement travaille encore à trouver le moyen de contrebalancer certaines conséquences de la remise à plat des différents régimes. "Cette réforme pourrait avoir des effets négatifs sur la retraite des professeurs", concède Jean-Michel Blanquer au micro d’Europe 1. "Mais le président de la République, le Premier ministre et moi-même nous sommes engagées à ce que ce ne soit pas le cas. Ce message doit être entendu très clairement", veut-il aussitôt nuancer.
"Nous garantissons qu’il n’y aura pas de baisse"
"Quand je vois circuler des simulateurs pour faire croire qu’il y aura une baisse des pensions, ça n’est pas sérieux !", s’agace le locataire de la rue de Grenelle. Le ministre indique que, parmi les pistes envisagées, une hausse des salaires pour les générations concernées par la réforme permettrait de limiter la baisse des pensions. "En réalité, nous garantissons qu’il n’y aura pas cette baisse. Et comment ? En travaillant sur la rémunération ", explique le ministre. "On va déterminer prochainement quelles générations seront concernées mais, par définition, ce seront les plus jeunes. Ce sont précisément celles-là qui ont besoin d’une amélioration de leur rémunération, et c’est ce que nous allons planifier", assure Jean-Michel Blanquer.

Selon Mme Virginie Riva, édité par Romain David - Europe 1 - mardi 3 décembre 2019

Créer une accorderie pour miser sur l'échange intergénérationnel...

Mme Karine Michel dans le journal Nous s'appuie sur l'expérience de l'accorderie de Brignoles (83), ouverte en mars 2016 avec l'appui de la municipalité, qui leur a mis un local à disposition. Là, entre le mardi et le vendredi, toutes les après-midi de 14h à 17 h plus le samedi matin entre 10h et 12h30, l'accorderie est ouverte à tous. Le réseau des accorderies de France a donné son agrément à cette initiative tout comme la CAF. A ce jour, l'accorderie regroupe 400 personnes de tous âges et de tous horizons. Sont, en effet, mis en relation dans cette structure associative des publics en grande précarité, des personnes fragilisées par la vie avec des femmes et des hommes de bonne volonté. Le principe est simple: "donner de son temps et de ses compétences, bénéficier de celles des autres membres".

Né au Canada en 2002, le concept d'accorderie vise à lutter contre la pauvreté et l'exclusion et à favoriser la mixité sociale à travers l'échange de services. En France, le concept est arrivé dans les années 2010. Dans les zones rurales, une accorderie permet de "lutter contre l'isolement et de combler le besoin de mobilités". Point de contre-partie financière dans cette association: une heure donnée est égale à une heure reçue, un peu comme dans un SEL. Chacun se voit remettre un chèque temps pour son investissement et le dépense selon ses besoins. Les services les plus demandés sont l'aide à la mobilité, l'aide informatique, le gardiennage de sa maison ou de ses animaux. Un jardin partagé et des ateliers (marionnettes, sculpture, aide aux devoirs...) complètent les activités proposées. A ce jour il a déjà été possible d'embaucher deux salariés. Il existe des antennes dans le Var, à Bras et à St Maximin.

Pour en savoir davantage,se renseigner au 04 89 11 31 19 ou au 06 46 06 02 20.

Lyliane

05/01/2020

Solidarité et intelligence collective au lieu de loi du plus fort...

La solidarité doit être au cœur des transformations démocratiques et politiques. C'est le constat de cette première table-ronde organisée par Libération et le Réseau APA à Kingersheim.
Née d’une aspiration individuelle, d’une bonne volonté (c’est l’étymologie du mot bénévole), la solidarité ne trouve son sens qu’au sein d’un collectif. La famille, le quartier, l’association sont les premiers cercles de l’entraide. Mais comment la décliner à l’échelle de l’Etat-nation ? 
Pour Laurent Joffrin, directeur de Libération, la fraternité «n’est pas seulement un supplément d’âme», c'est «un objectif de l’action publique». «La loi du plus fort» doit céder à «la force et l’efficacité liées à la qualité et à la complémentarité des relations humaines, le respect de l’environnement, des organisations et des territoires», à une «intelligence collective» forte de ses «convictions partagées», souligne Denis Thomas, président du Réseau APA. Il faut, dit-il, «passer d’une société de biens à une société du lien». À ses côtés, l’ancienne ministre Marie-Anne Montchamp regrette un système de protection sociale préoccupé par sa seule solvabilité: «l’esprit d’entraide a pu disparaître au profit d’une logique assurantielle.» Et d’ajouter: «Il ne faut pas oublier le temps de parole, de présence auprès des personnes âgées». D’où une indispensable «innovation politique» portée par les institutions et parties prenantes, un travail de proximité respectueux des mécanismes solidaires déjà existants. Pour Jo Spiegel, maire de Kingersheim et cofondateur de Place publique, cette forme de coopération est «au cœur de la rénovation démocratique» : «chaque personne est douée de solidarité, ce n’est pas seulement une question d’instinct mais aussi d’apprentissage, de pratique».
Pour Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste, titulaire de la chaire «Humanités et santé» au Cnam, l’entraide participe d’un «besoin vital». «Il n’est pas seulement question de don et de contre-don. Les individus qui ne produisent pas de la solidarité tombent malades, c’est une vérité clinicienne.» L’entraide fait partie d’un «continuum des soins». Mais les assistantes de vie, les aides-soignantes sont «souvent des femmes de familles monoparentales, d’origine étrangère, qui gagnent le smic ou moins, ont des temps partiels subis plutôt que souhaités» avertit Luc Broussy, spécialiste du vieillissement et président de France Silver Eco. «Il faut voir au-delà des bons sentiments, il existe aujourd’hui des assignés à l’entraide».

Selon Mme Maïté Darnault - Liberation - lundi 2 décembre 2019

04/01/2020

Calanques avec replantation d'astragale...

Sous le soleil, face à la Méditerranée, une quinzaine de personnes s'activent pour replanter des pousses d'astragale. Ce buisson emblématique des calanques marseillaises, piétiné par les randonneurs, repoussé par l'urbanisation, attaqué par les lessives qui polluent la mer, est menacé de disparition. 
A l'écart de la ville, près de la calanque de Marseilleveyre accessible après 45 minutes de marche sur des rochers rendus glissants par le passage des promeneurs, les défenseurs de l'astragale participant à un programme de réintroduction creusent ce matin-là méthodiquement la terre rougeâtre.
L'été venu, des milliers de visiteurs cherchent au creux des anses et des criques qui se succèdent entre Marseille et Cassis un endroit paisible pour se baigner. Mais au cœur de l'arrière-saison, les jardiniers du jour profitent du calme pour planter en retrait du chemin quelques-uns des 3.000 plants cultivés depuis près d'un an dans les pépinières marseillaises. 

Dans quatre ou cinq ans, alors que seulement 20 à 50% d'entre eux devraient avoir survécu, ils donneront naissance à des petits buissons épineux vert-de-gris, surnommés "coussin de belle-mère".
Dans cette "niche écologique entre la mer et la garrigue, les plantes devraient trouver les ressources pour se développer et se reconnecter avec les populations d'astragale existantes", espère Laureen Keller, écologue au parc national des Calanques.
Leur réintroduction, à laquelle participent notamment l'université Aix-Marseille, la ville, le parc national et la région dans le cadre du projet européen Life Habitat Calanques financé principalement par l'Europe, représente un enjeu de taille. 
Plante endémique rare dont les plus vieux spécimens sur le site de sa réintroduction sont estimés à 40 ou 50 ans, "l'astragalus tragacantha" se concentre à 90% sur le littoral marseillais, le Var, l'Espagne et le Portugal abritant le reste de sa population. 

Si on la perd ici, c'est la population française de l'astragale qui disparaît", souligne la responsable du pôle de connaissance scientifique du parc national des Calanques, Lidwine Le Mire Pecheux, penchée sur les minuscules plants.
- "Solidarité écologique" -
La plante, répertoriée sur la liste rouge des espèces menacées en France par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), est entrée en 2019 dans la catégorie des espèces "en danger". L'ONU estime que sur 8 millions d'espèces animales et végétales vivant sur Terre, un million sont menacées d'extinction. Aux premiers rangs des risques pour l'astragale, l'urbanisation, qui a chassé la plante de son milieu naturel, et les randonneurs, qui sortent des sentiers et l'écrasent sans même s'en rendre compte.
Exposée au Mistral, la plante compte aussi parmi ses ennemis les embruns marins pollués par les rejets dans la mer des stations d'épuration, qui recèlent des tensio-actifs contenus notamment dans les gels douche ou les résidus de lessive.
"Ces produits sont destinés à enlever le gras: le problème, c'est que les feuilles de l'astragale sont recouvertes d'une pellicule grasse destinée à les protéger du sel marin, mais avec les embruns cette protection disparaît et les plantes ne résistent plus au sel", explique Laureen Keller.
L'espèce, qui n'a pas changé depuis 2,6 millions d'années, est pourtant un exemple d'adaptation au milieu méditerranéen, avec notamment ses racines très longues qui vont puiser l'eau en profondeur.
"Protéger l'astragale, c'est aussi protéger tout son milieu, elle est un exemple de solidarité écologique", insiste Lidwine Le Mire Pecheux. 
Le végétal dont les fleurs blanches sont pollinisées au printemps par les abeilles sauvages, se transforme en "parapluie" écologique. Les racines du buisson ont ainsi la particularité de capter les polluants des sols, évitant ainsi leur dilution dans l'air et l'eau.
Une chance pour ces calanques situées à proximité d'anciennes usines de plomb, de soude ou encore de soufre, dont la dernière a fermé en 2009. 
"Quand l'environnement va bien, c'est la santé de l'homme qui va mieux", Aux premiers rangs des risques pour l'astragale, l'urbanisation, qui a chassé la plante de son milieu naturel, et les randonneurs, qui sortent des sentiers et l'écrasent sans même s'en rendre compte.
Exposée au Mistral, la plante compte aussi parmi ses ennemis les embruns marins pollués par les rejets dans la mer des stations d'épuration, qui recèlent des tensio-actifs contenus notamment dans les gels douche ou les résidus de lessive.
"Ces produits sont destinés à enlever le gras: le problème, c'est que les feuilles de l'astragale sont recouvertes d'une pellicule grasse destinée à les protéger du sel marin, mais avec les embruns cette protection disparaît et les plantes ne résistent plus au sel", explique Laureen Keller.
L'espèce, qui n'a pas changé depuis 2,6 millions d'années, est pourtant un exemple d'adaptation au milieu méditerranéen, avec notamment ses racines très longues qui vont puiser l'eau en profondeur.
"Protéger l'astragale, c'est aussi protéger tout son milieu, elle est un exemple de solidarité écologique", insiste Lidwine Le Mire Pecheux. 
Le végétal dont les fleurs blanches sont pollinisées au printemps par les abeilles sauvages, se transforme en "parapluie" écologique. Les racines du buisson ont ainsi la particularité de capter les polluants des sols, évitant ainsi leur dilution dans l'air et l'eau.
Une chance pour ces calanques situées à proximité d'anciennes usines de plomb, de soude ou encore de soufre, dont la dernière a fermé en 2009. 
"Quand l'environnement va bien, c'est la santé de l'homme qui va mieux", Aux premiers rangs des risques pour l'astragale, l'urbanisation, qui a chassé la plante de son milieu naturel, et les randonneurs, qui sortent des sentiers et l'écrasent sans même s'en rendre compte.
Exposée au Mistral, la plante compte aussi parmi ses ennemis les embruns marins pollués par les rejets dans la mer des stations d'épuration, qui recèlent des tensio-actifs contenus notamment dans les gels douche ou les résidus de lessive.
"Ces produits sont destinés à enlever le gras: le problème, c'est que les feuilles de l'astragale sont recouvertes d'une pellicule grasse destinée à les protéger du sel marin, mais avec les embruns cette protection disparaît et les plantes ne résistent plus au sel", explique Laureen Keller.
L'espèce, qui n'a pas changé depuis 2,6 millions d'années, est pourtant un exemple d'adaptation au milieu méditerranéen, avec notamment ses racines très longues qui vont puiser l'eau en profondeur.
"Protéger l'astragale, c'est aussi protéger tout son milieu, elle est un exemple de solidarité écologique", insiste Lidwine Le Mire Pecheux. 
Le végétal dont les fleurs blanches sont pollinisées au printemps par les abeilles sauvages, se transforme en "parapluie" écologique. Les racines du buisson ont ainsi la particularité de capter les polluants des sols, évitant ainsi leur dilution dans l'air et l'eau.
Une chance pour ces calanques situées à proximité d'anciennes usines de plomb, de soude ou encore de soufre, dont la dernière a fermé en 2009. 
"Quand l'environnement va bien, c'est la santé de l'homme qui va mieux", s'enthousiasme la responsable. Au loin, quelques randonneurs, polaire sur le dos et bâtons en main, s'avancent sur le sentier le long de la côte.

D'après l'AFP - AFP - jeudi 28 novembre 2019

03/01/2020

Un bus pour les femmes isolées...

REPORTAGE - Dans ce bus, les femmes peuvent recevoir des conseils juridiques, l’aide d’un psychologue ou bien consulter un médecin.
L’étonnement, d’abord. Puis la curiosité. Les promeneurs jettent des regards interrogateurs et ralentissent. Impossible de louper le bus de la RATP garé là, où plusieurs femmes patientent, place des frères Lumières à Clichy. Repeint en blanc, le visage d’une femme dessiné en rose fluo et l’écriture «BUS SANTÉ FEMMES» en lettres capitales vertes et roses. Pendant ce temps, en face, on s’affaire à installer le marché. L’un dispose ses légumes pendant qu’un autre prépare le matériel pour confectionner un couscous. «Qu’est-ce que c’est?», demande un passant en désignant le car d’un geste de la tête. «C’est un bus pour les femmes, ils font de la prévention», répond un autre.
En effet, dans ce centre médical ambulant, instigué par l’institut des Hauts-de-Seine, les femmes de tous âges, toutes catégories sociales peuvent être dépistées et consulter un médecin, un psychologue, un avocat ou un officier de prévention. Tous sont là pour rompre la solitude des femmes dans certains quartiers. «Il faut faire face à l’isolement social, professionnel et personnel. Une femme seule a plus de risque d’être angoissée, de développer des maladies cardio-vasculaires, de sombrer dans une addiction ou de faire une tentative de suicide», alerte Bénédicte de Kerprigent, la fondatrice de l’Institut des Hauts-de-Seine.
L’autobus a été réquisitionné et customisé pour aller à la rencontre des femmes isolées dans les Hauts-de-Seine et les Yvelines. À l’intérieur, les professionnels disposent chacun de leur espace et une salle d’attente a même été aménagée. Les sièges vieillis multicolores ont laissé place à des banquettes confortables grises décorées de coussins verts et roses. Des orchidées trônent sur chaque table. Des affiches de préventions, notamment au sujet des violences conjugales, ont été placardées sur toutes les vitres rendues opaques. De l’ouverture à 9h30 jusqu’à l’heure du déjeuner, une vingtaine de femmes ont profité des services de ce bus. Assise devant les portes, l’une d’entre elles, âgée d’une soixantaine d’années, complète scrupuleusement une fiche de renseignements, plusieurs plaquettes de prévention étalées devant elle. Elle y inscrit notamment son âge, son état de santé et son degré d’isolement. En France, une personne sur dix vit dans l’isolement, selon une récente étude de l’Insee.
Latifa Lazma, 59 ans, descend du bus souriante. Bonne nouvelle, les résultats de ses analyses sont bons. En passant par hasard sur la place, elle s’est arrêtée et en a profité pour faire un dépistage du cholestérol. «J’ai aussi demandé conseils au policier pour mes démarches administratives.» Pressée de rentrer «faire à manger» à son fils handicapé dont elle s’occupe seule, elle s’assure d’abord de la présence de l’avocat dans l’après-midi. Un rendez-vous qu’elle n’aurait pu prendre dans un cabinet ordinaire faute de «moyens financiers». Les rendez-vous sont cependant très courts. Cinq à dix minutes lorsqu’il y a du monde. «On prend plus de temps si on peut mais l’objectif est d’orienter la personne vers d’autres professionnels pour établir des visites plus pérennes.» Le bureau de Nadine Dalman, la psychologue, a été installé à l’endroit où les sièges des bus se font face, le long des fenêtres. Dans cet espace exigu et insonorisé par une fine cloison, elle a la sensation d’avoir apporté un «réel éclaircissement à toutes les situations». La dizaine de femmes qu’elle a reçues dans la matinée avaient toutes «des questions très précises. Comme si elles gardaient cela en tête depuis des années et n’osaient pas passer la porte d’un spécialiste».
C’est surtout le cas des femmes victimes de violences conjugales ou sous l’emprise de leur conjoint, nombreuses en cette première matinée. Pour rencontrer les experts du bus, certaines femmes ont raconté à leur mari qu’elles allaient faire des courses au marché avant de monter discrètement dans le véhicule. Tout est mis en place pour les accueillir, elles aussi. Certaines, dépendantes financièrement de leur partenaire, demandent des conseils pour divorcer. D’autres ont besoin de mettre des mots sur ce qu’elles subissent. «C’est pour cela qu’il ne faut pas les garder trop longtemps et surtout qu’il ne faut pas qu’il y ait trop de monde», explique le brigadier Philippe Machado. L’homme est officier de prévention au commissariat de Clichy. Pour l’occasion, l’uniforme a été mis de côté, ce qui semble plus rassurant. «Tout dans le bus est fait pour qu’on s’y sente bien et pour faire tomber les barrières.» Il l’admet, les femmes ont plus de facilités à entrer dans le véhicule que dans un commissariat.
Philippe Machado discute longuement avec Soumaya. Celle-ci raconte être harcelée par son ex-conjoint depuis leur séparation, il y a sept ans. «Il continue de venir en bas de chez moi ou de mon travail.» Le brigadier lui a conseillé de déposer une main courante avec demande de convocation. Une aide précieuse pour cette mère de trois enfants qui a dû, seule, trouver le moyen d’éloigner l’une de ses filles de milieux radicalisés. «Ce qu’on dit à l’intérieur reste confidentiel et c’est très rassurant», avoue-t-elle. Malgré tout, «on a peur du regard des gens lorsqu’ils nous voient monter dans le bus».
Le bus santé femmes ne s’arrête que le temps d’une journée dans les villes. Pour cette phase test, il continuera sa tournée ce vendredi 29 novembre à Antony, puis à Rambouillet et à Conflans-Sainte-Honorine les 2 et 3 décembre.
En 2020, l’autobus devrait se déplacer 72 fois dans le département des Hauts-de-Seine et celui des Yvelines.

Selon Mme Morgane Rubetti - Le Figaro - jeudi 28 novembre 2019
 

02/01/2020

Connaître les droits à la formation...

Dans Version Fémina, Mme Valérie Josselin a interrogé Mme Muriel Pénicaud, ministre du Travail, afin de faire connaître aux lecteurs leurs droits à la formation. Tout d'abord, il faut savoir que la plate-forme "mon compte formation" remplace "mon compte d'activité" et devient même accessible sur téléphone mobile. En effet, en 4 clics, vous pouvez choisir de réserver et d'acheter en ligne votre formation, sans aucun intermédiaire, 24h sur 24 et 7 jours sur 7. Il suffit de cliquer sur "mon compte formation" en demandant: www.moncompteformation.gouv.fr ou de chercher l'application mobile correspondante.

Chacun devrait avoir la liberté de choisir son avenir professionnel ou sa reconversion, mais en fait seulement un tiers des salariés de PME et un tiers des ouvriers fait valoir ses droits à la formation. Le système a été simplifié et il est davantage centré sur la personne. La France serait, dit Mme la ministre, le premier pays au monde à le mettre en place. Le CPF s'adresse à tous les salariés du secteur privé, lucratif ou non lucratif, aux personnes en recherche d'un emploi, mais aussi, à partir de mars 2020, aux indépendants et aux professions libérales et non salariées.

Le CPF consiste en une somme de 500 euros par an versés aux demandeurs concernés, avec un plafond de  5 000euros. Pour les personnes non qualifiées  ou en situation de handicap, la dotation est de 800 euros avec un plafond de 8 000 euros, que l'on travaille à temps plein ou à mi-temps. On peut grâce au CPF financer un permis de conduire, un bilan  de compétences ou de validation des acquis de l'expérience (VAE), l'accompagnement à la création ou la reprise d'une entreprise. On peut bénéficier gratuitement de conseils sur la plate-forme, comparer les prix, trouver des lieux de formation, accéder à des contenus, à distance ou sur RV.

Il est bon de savoir qu'on a jusqu'au 31 décembre 2020 pour convertir son ancien DIF en CPF, avec des droits acquis avant 2015, en CPF et récupérer des euros.

Lyliane

 

Des produits fabriqués en France à l'Elysée...

Quelle meilleure vitrine que l’Élysée pour promouvoir le «Fabriqué en France»? Pour mettre en lumière le savoir-faire des régions françaises, le chef de l’État va ouvrir en grand aux visiteurs ses salons et même son jardin, les 18 et 19 janvier prochain. Ce prestigieux show-room républicain assurera, le temps d’un week-end, la promotion de 101 produits censés représenter le meilleur du génie français. Pour ménager les susceptibilités, - et c’est la raison du choix du nombre 101 - chaque département de métropole et d’outre-mer sera représenté par un seul produit. Des robots au textile, des satellites aux produits agricoles, toutes les entreprises nationales pourront postuler à cette exposition française, qui accueillera aussi des produits utilisés quotidiennement. L’occasion de rappeler également que l’industrie recrée des emplois en France (32.000 emplois créés depuis mi-2017).
Cette opération aura en outre un message environnemental. En achetant français, le client fait coup double. Non seulement il soutient l’emploi national mais de plus il réduit l’empreinte carbone de ses achats. Les candidats postuleront auprès des préfets de région qui, avec les conseils régionaux, les chambres consulaires et les relais économiques locaux sélectionneront trois produits par département. Puis un comité présidé par la secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher tranchera. Tout ne sera pas simple: le choix d’une seule voiture électrique risque de créer des tensions entre les 
marques tricolores.

Selon Mr Charles Gautier - Le Figaro - vendredi 29 novembre 2019

01/01/2020

Séparation du foncier et du bâti...

Alors que les prix immobiliers continuent de progresser en France, l'Assemblée nationale a adopté jeudi une proposition de loi prévoyant de dissocier le foncier (le terrain) du bâti (maison ou immeuble). L'objectif de cette réforme est de favoriser l'accession à la propriété d'un logement, et de lutter contre la spéculation foncière.
Cette proposition, portée par le député Modem Jean-Luc Lagleize, et soutenue par le ministre du Logement Julien Denormandie, a été adoptée jeudi à la quasi-unanimité en première lecture par l'Assemblée nationale.
Propriétaires des murs, mais pas du terrain. Le texte prévoit la création d'"Offices fonciers libres" (OFL), qui seront chargés d'acquérir des terrains et donneront à un constructeur (promoteur, aménageur, bailleur social) un droit à construire un programme immobilier. Ainsi immobilisé, le foncier ne pourra "plus faire l'objet de spéculation", souligne le texte.
Les ménages acquéreurs deviendront alors propriétaires de seuls murs de leur logement, et bénéficieront d'un droit d'usage du terrain par le biais d'un bail emphytéotique reconductible. La mise en oeuvre pratique de ces OFL et de ces baux de très longue durée sera précisée ultérieurement par ordonnances.
Le foncier représente jusqu'à 50% du prix d'un achat immobilier
Julien Denormandie s'est félicité de l'adoption du texte, soulignant dans un communiqué que "trop de Français sont empêchés d'accéder à la propriété à cause des prix du logement".
Selon Jean-Luc Lagleize, le prix du foncier a bondi de 71% en France au cours des dix dernières années, contre 24% pour la construction. Dans certaines régions, comme l'Ile-de-France ou la Provence-Alpes-Côte d'Azur, il peut représenter plus de 50% du prix d'un logement neuf, relève le député auteur de la proposition de loi.
Le texte de loi, qui comprend huit articles, prévoit aussi de limiter drastiquement le recours aux enchères pour les ventes de fonciers de l'Etat et des collectivités territoriales, une pratique "qui conduit à un renchérissement délétère du prix du foncier et qui alimente la spéculation foncière", note M. Lagleize.
Des logements à 5.000 euros le mètre carré à Paris
La loi ALUR avait déjà créé en 2014 des organismes fonciers solidaires (OFS), un dispositif que la loi Elan a encore renforcé en 2018. Mais ces OFS sont réservés à l'accession sociale à la propriété, pour des ménages modestes, alors que la nouvelle proposition de loi entend aller plus loin avec les OFL.
Une vingtaine d'OFS a été créée en deux ans, notamment à Lille Rennes et Paris, et la construction de 8.400 logements est déjà programmée, avec les premières livraisons attendues en 2020.
A Paris, grâce à ce système, 500 ménages pourront acquérir en 2022 des logements à 5.000 euros le mètre carré, soit moitié moins cher que les prix de marché dans la capitale.

Selon Boursier.com - Boursier - jeudi 28 novembre 2019

Association Epices:cuisiner pour créer du lien...

Isabelle Haeberlin était enseignante dans un quartier sensible avant de fonder l’association Épices, où l’on cuisine pour recréer des liens. Le 30 novembre 2019 à Kingersheim, elle a participé au débat sur le thème «La culture pour renouer avec la solidarité?»
Et si la cuisine ouvrait l’esprit? Isabelle Heaberlin, présidente de l’association «Epices», créée à Mulhouse (Haut-Rhin)en 2009 y croit. Cette ex-enseignante en ZEP (Zone d’éducation prioritaire, aujourd’hui REP+) a l’habitude de traiter avec des publics difficiles. Sa voix est cristalline et bienveillante. Un projet qui a mis cinq ans à germer. Épices, «Espaces de projets d’insertion cuisine et santé» est un nom aux sonorités gourmandes, pour une association qui propose de «recréer des transmissions» grâce à la cuisine, l’éducation au goût.

Concrètement, le projet est d’abord né d’une envie de réunir parents et enfants autour d’ateliers de cuisine. «Au début, on accueillait surtout des mamans des quartiers, raconte Isabelle Haeberlin. Ça nous permettait de les accompagner et qu’elles ne restent pas seules chez elles.» Plutôt que des cours, la Mulhousienne préfère dire qu’elle propose des ateliers : «Dans ce mot, il y a l’idée de lier, explique-t-elle. D’ailleurs, les mamans des quartiers savent souvent très bien cuisiner. Elles savent comment faire, les yeux fermés, au simple toucher.»

Peu à peu, le concept se développe, jusqu’à proposer des formations pour des publics en réinsertion ou des décrocheurs scolaires. L’association se déplace aussi dans les collèges de Colmar et Mulhouse. «Il y a quelques années, nous avons reçu un jeune réfugié tibétain. En quelques mois, il a réussi à intégrer un CAP cuisine, se souvient Isabelle Heaberlin. Aujourd’hui, il travaille dans un restaurant étoilé à Strasbourg.» Des exemples de réussite comme celui-ci, l’enseignante en a beaucoup à raconter : «L’année dernière, on nous a envoyé un jeune incarcéré. Maintenant, il travaille chez Thierry Marx à Paris.» Sur onze jeunes en formation avec le Greta (un réseau de formation) l’an passé, sept ont trouvé un emploi.

Isabelle Heaberlin l’admet, s’occuper de publics sensibles n’est pas toujours simple. «C’est un travail sur le temps long. Il faut accepter que leur parcours ne soit pas rectiligne.» Lors des ateliers, mamans et ados cuisinent parfois ensemble. «C’est important, ce dialogue entre les générations, souligne la présidente d’Epices. Avec les mamans, ils apprennent mieux. Ils osent moins transgresser les règles.»

Malgré les difficultés, Isabelle Heaberlin ne perd pas espoir. «En ZEP, les personnes sont écrasées par leur quotidien. Mais il y a vraiment un potentiel énorme.» Et elle l’affirme : jamais elle ne baissera les bras : «C’est grâce à eux que je trouve la force de faire ça tous les jours.»

D'après Mme Sarah Chopin - Libération - samedi 30 novembre 2019

Des femmes luttent contre les trafiquants à Marseille...

Un collectif de femmes dans des quartiers Nord de Marseille, écrit Mme Anne Le Nir dans le journal La Croix, milite pour que "les biens confisqués aux délinquants servent à financer des projets sociaux dans leur quartier. Ces femmes s'inspirent d'une loi italienne, qui a permis depuis 1996, de confier des milliers d'immeubles et d'hectares de terres à des associations et des coopératives". Ces quartiers sont en effet les premiers touchés par les trafics, la corruption et l'absence de l'Etat.

L'initiative est venue de Mme Fatima Mostefaoui, 53 ans, présidente marseillaise du collectif "Pas sans nous", le syndicat de ces habitants des quartiers populaires. Elle affirme qu'elles ont monté ce projet à cause du trop-plein de fusillades dans le quartier. 23 personnes sont mortes en 2018 dans les quartiers Nord. De ce fait, ces femmes ont réalisé que manifester ne suffisait plus. En 2017, lors d'un colloque à Paris du collectif Pas sans nous, Mme Mostefaoui a rencontré une sociologue qui lui a expliqué la saisie et la redistribution des sommes et des biens des trafiquants italiens. Cependant, une loi est nécessaire chez nous pour que les biens soient saisis, gérés par l'Etat et redistribués...

Aujourd'hui, dans notre pays, l'Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis, nommée l'AGRASC, a la mission de saisir les biens criminels. L'argent va ensuite à l'Etat. Or, il s'est agi de 70 millions d'euros en 2018 pour les saisies liées au trafic de drogue. Créer une Maison de la Jeunesse, un club sportif avec une partie de cette somme, ne serait-ce pas une bonne idée? L'exemple italien montre que ça fonctionne bien. Car, disent-elles, "s'attaquer au patrimoine des organisations criminelles est un des moyens les plus efficaces pour les frapper en plein coeur, c'est à dire au portefeuille". Il faudrait, cependant, une volonté politique sur place et à l'Assemblée Nationale... D'où cet article concernant cette initiative courageuse qu'il serait bon, à mon avis, de soutenir sans aucune réticence.

Lyliane

31/12/2019

A propos du foie gras...

Saviez-vous qu'il est possible de produire du foie gras naturellement, SANS gavage ? Signez pour interdire IMMÉDIATEMENT la vente de foie gras non éthique !



    Je signe la pétition     

La production industrielle de foie gras est une torture pour les animaux, alors qu’il est aujourd’hui possible de fabriquer du foie gras naturellement, SANS gavage !

Au nom de la rapidité et de la rentabilité, la production du foie gras est devenue une industrie qui maltraite les animaux en leur imposant un gavage accéléré, dans des conditions souvent cruelles et dégradantes.

LA PRODUCTION INDUSTRIELLE DE FOIE GRAS TRANSFORME UN PROCÉDÉ NATUREL EN TORTURE

Pendant trois semaines, plusieurs fois par jour, les oies et les canards sont obligés d’ingérer des quantités indécentes de bouillie de maïs.

On les immobilise avec des pinces mécaniques qui les blessent, et on introduit dans leur œsophage un tube métallique qui injecte de force la nourriture directement dans leur estomac.

Le résultat : des foies atrophiés, malades, des animaux incapables de bouger, immobilisés toute la journée dans leurs fientes.

Aujourd’hui, des mouvements militants veulent interdire TOTALEMENT la production et la vente de foie gras.

Et ils ont eu gain de cause aux États-Unis : à New York, le foie gras sera interdit à partir du 1er Janvier 2022 [2].

Et ça pourrait bientôt être le cas en France.

Pourtant, le gavage industriel des oies et des canards n’est pas indispensable pour fabriquer du foie gras…

CANARDS ET OIES SE SURALIMENTENT NATURELLEMENT EN PRÉVISION DE LA MIGRATION

Le foie gras n’est pas un phénomène contre-nature. Il a initialement été inventé par… les oies et les canards eux-mêmes !

En effet, certains oiseaux migrateurs se gavent de fruits avant la migration. Leur foie transforme le sucre des fruits en graisse et le

stocke, ce qui leur permet d’avoir les réserves énergétiques nécessaires pour voler pendant des milliers de kilomètres [3].

Le problème ne vient donc pas du foie gras, mais du gavage industriel et des séquelles que cette pratique inflige aux animaux.

DES ÉLEVEURS INNOVANTS VEULENT PRODUIRE DU FOIE GRAS SANS AVOIR RECOURS À LA TORTURE DU GAVAGE

Il existe déjà des manières respectueuses pour l’animal de produire du foie gras.

De nombreux éleveurs, en France, en Espagne ou aux États-Unis expérimentent des modes d’élevage en semi-liberté associés à de nouvelles techniques d’alimentation.

Le but est de se passer totalement du gavage, en comptant sur la gloutonnerie naturelle des canards et des oies pour qu’ils s’engraissent d’eux-mêmes [4].

Aviwell : procédé exluant tout gavage des oies

En France, l’entreprise Aviwell, créée en 2015 par des chercheurs toulousains a inventé un procédé excluant tout gavage [5]. Le secret est de modifier la flore intestinale des animaux peu après la naissance, pour que leur foie se développe plus rapidement. Et cerise sur le gâteau, cette technique préserve parfaitement le goût du produit [6].

FABRIQUONS DU FOIE GRAS ÉTHIQUE, SANS GAVAGE

Aujourd’hui, il est possible :

  • de défendre l’héritage culturel et gastronomique que représente le foie gras ;
  • de protéger une filière qui assure le revenu de plus de 30 000 familles en France ;
  • tout cela en luttant contre les souffrances animales provoquées par le gavage

Pour cela, nous vous demandons, monsieur le Ministre :

  • d’interdire IMMÉDIATEMENT la vente en France de foie gras dont le mode de production ne respecte pas les normes de l’arrêté du 21 avril 2015 [7] (interdiction de l’entrave, cages individuelles prohibées, présence d’abreuvoirs, etc.) ;
  • d’OBLIGER la filière foie gras française à évoluer vers des techniques d’engraissement SANS GAVAGE, qui permettent de protéger le bien-être des animaux, tout en valorisant la tradition et le savoir-faire ;
  • ceci afin de permettre la création d’un label FOIE GRAS NATUREL FRANÇAIS garanti sans souffrance animale, provenant d’oies et de canards s’auto-engraissant spontanément.

stocke, ce qui leur permet d’avoir les réserves énergétiques nécessaires pour voler pendant des milliers de kilomètres [3].

Le problème ne vient donc pas du foie gras, mais du gavage industriel et des séquelles que cette pratique inflige aux animaux.

DES ÉLEVEURS INNOVANTS VEULENT PRODUIRE DU FOIE GRAS SANS AVOIR RECOURS À LA TORTURE DU GAVAGE

Il existe déjà des manières respectueuses pour l’animal de produire du foie gras.

De nombreux éleveurs, en France, en Espagne ou aux États-Unis expérimentent des modes d’élevage en semi-liberté associés à de nouvelles techniques d’alimentation.

Le but est de se passer totalement du gavage, en comptant sur la gloutonnerie naturelle des canards et des oies pour qu’ils s’engraissent d’eux-mêmes [4].

Aviwell : procédé exluant tout gavage des oies

En France, l’entreprise Aviwell, créée en 2015 par des chercheurs toulousains a inventé un procédé excluant tout gavage [5]. Le secret est de modifier la flore intestinale des animaux peu après la naissance, pour que leur foie se développe plus rapidement. Et cerise sur le gâteau, cette technique préserve parfaitement le goût du produit [6].

FABRIQUONS DU FOIE GRAS ÉTHIQUE, SANS GAVAGE

Aujourd’hui, il est possible :

  • de défendre l’héritage culturel et gastronomique que représente le foie gras ;
  • de protéger une filière qui assure le revenu de plus de 30 000 familles en France ;
  • tout cela en luttant contre les souffrances animales provoquées par le gavage

Pour cela, nous vous demandons, monsieur le Ministre :

  • d’interdire IMMÉDIATEMENT la vente en France de foie gras dont le mode de production ne respecte pas les normes de l’arrêté du 21 avril 2015 [7] (interdiction de l’entrave, cages individuelles prohibées, présence d’abreuvoirs, etc.) ;
  • d’OBLIGER la filière foie gras française à évoluer vers des techniques d’engraissement SANS GAVAGE, qui permettent de protéger le bien-être des animaux, tout en valorisant la tradition et le savoir-faire ;
  • ceci afin de permettre la création d’un label FOIE GRAS NATUREL FRANÇAIS garanti sans souffrance animale, provenant d’oies et de canards s’auto-engraissant spontanément.
:

Auteur : Frédéric Forge

 

 

Donner une seconde vie aux jouets abîmés...

Chaque année, en France, plus de 40 millions de jouets sont jetés à la poubelle, car il leur manque une pièce. C'est un désastre écologique, écrit un journaliste dans CNews. Il n'y a pas, en effet, de vente de pièces détachées pour les jouets. Mr Matthieu Régnier, PDG de la société française DAGOMA, dont le siège est à Roubaix, lance en ce mois de décembre Toy Rescue. Ce service est capable de fournir des pièces détachées à la demande pour la plupart des jouets.

L'idée qu'a eu ce PDG est de faire appel pour fabriquer les parties manquantes à l'impression 3D. Ce service en ligne s'adresse autant aux enfants qu'aux collectionneurs. Il suffit de se connecter sur le site et de télécharger gratuiyement les Scans  3D des pièces désirées, grâce au moteur de recherche. Ainsi, avec une imprimante 3D, ces modèles pourront être tirés au format et à la couleur de leur choix. Mais pour les personnes ne possédant pas ce type de matériel, elles peuvent solliciter l'aide de la communauté, un réseau de "makers" à travers l'hexagone. Ce réseau fonctionne comme un vrai réseau social.

DAGOMA, en outre, fabrique des imprimantes 3D made in France en utilisant des plastiques d'origine végétale, conçus à partir d'amidon de maïs. Pour en savoir davantage, se connecter sur le site: www.toy-rescue.fr.

Lyliane

30/12/2019

Reporters d'espoir parcourent la France des solutions...

 
 
 
 

Reporters d'Espoirs redaction@reportersdespoirs.org via sendinblue.com 

ven. 29 nov. 14:18 (il y a 17 heures)
 
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À moi
 
 
 
 
 
Si vous ne parvenez pas à lire cet e-mail, cliquez ici
 
Des nouvelles de Reporters d'Espoirs  .  Vendredi 29 novembre 2019
 
 
Reporters d'Espoirs
 
 
[Sur les routes de France]
Reporters d'Espoirs au festival du journalisme de Château-Gontier
 
 
 
Poursuivant notre périple sur les routes de France, nous avons fait étape la semaine dernière au Presstival Info de Château-Gontier. Ce « festival du journalisme à la campagne », niché en Mayenne à une trentaine de kilomètres de Laval, mené d’une main de maitre par l’enthousiaste et convainquant Jean-Marie Mulon, a su conquérir la profession et le public autour ces dernières années, de David Pujadas, Elise Lucet, Jean Plantu, Pierre Haski ou de nombreux grands reporters.
 
Pour la 6e année consécutive, Reporters d’Espoirs ayant carte blanche a choisi de mettre la lumière sur le travail d’introspection mené par Anne-Sophie Novel, réalisatrice du film « Les médias le monde et moi ». Dans ce film, fruit de cinq années d’enquête, Anne-Sophie s’interroge sur les raisons de la désaffection des citoyens à l’égard des médias. Abordant les risques d’infobésité, les fake news, ou la déconnection des producteurs d’infos avec les préoccupations du public, elle esquisse des pistes pour « bien s’informer ».
 
 
 
 
 
[Les médias s'engagent]
The Guardian mise sur le journalisme d’espoir
 
 
 
 
Le journal britannique The Guardian a une longue tradition de journalisme constructif. En 2012, il prenait position en faveur d’un journalisme « ouvert »- autrement dit « citoyen » ou « participatif »-afin de contrer, dit-il, la transformation de l’information en un simple produit de consommation. À l’été 2016, le Guardian lance une enquête pour faire la lumière sur les attentes de ses lecteurs. Plusieurs d’entre eux regrettent la tendance du journal, réputé pour son engagement militant, à voir le verre à moitié vide. Pour y répondre, est créée la rubrique Half full (« à moitié plein ») qui, pour son lancement, invite les lecteurs à suggérer des idées de tendances, d’innovations ou de personnes remarquables via un formulaire.

Plus ambitieuse, la rubrique The Upside, qui prend sa suite, est le fruit d’un partenariat avec la fondation américaine Skoll, qui investit dans l’entrepreneuriat social. Alors qu’elle devait à l’origine ne durer que six mois, la rubrique est toujours d’actualité, riche de près de 330 articles. Ceux-ci partent presque systématiquement d’exemples concrets d’initiatives locales dont l’intérêt est qu’elles sont reproductibles et non pas seulement égayantes. En plus de présenter une initiative donnée et de relayer la parole de ses instigateurs, les articles sont souvent étayés d’études et de données permettant de justifier de l’intérêt de l’initiative ou d’évaluer son efficacité.

 
Lire notre étude de cas
 
 
[La France des Solutions]
Retour sur trois contenus publiés par nos médias partenaires
 
 
 
[ARTE] Tara piste le plastique dans les fleuves
 
Pour mesurer la quantité et la toxicité des déchets plastiques maritimes, la Fondation Tara Océan a lancé fin mai une expédition d'ampleur. 
 
Voir le reportage
 
[La Gazette des Communes] Quand des employeurs et des bénéficiaires du RSA sont connectés, ça « matche »
 
Plusieurs départements se sont dotés de plateformes pour favoriser l'emploi dans les métiers en tension.
 
Lire l'article
 
[Le Journal du Dimanche] En Bretagne, un village connecté fait sa transition énergétique
 
Saint-Sulpice-la-Forêt, petite commune de 1 500 âmes, fait désormais partie des "villes intelligentes", recueillant des données sur la consommation de ressources.
 
Lire l'article

28/12/2019

En Italie, l'écologie n'est plus une option!

Dans le journal Télérama, il est rapporté par Mme S. Be qu'en Italie à partir de septembre 2020, "l'étude des questions environnementales et climatiques sera obligatoire dans toutes les écoles publiques". Cette nouvelle a été annoncée par Mr Lorenzo Fioramonti, ministre de l'éducation au début du mois de novembre 2019.

De plus, "des matières comme la géographie, les mathématiques ou la physique seront désormais étudiées sous l'angle du développement durable".  Nous ne pouvons que nous féliciter de cette mesure annoncée! Pour en savoir plus concernant cette initiative, consulter www.reuters.com/article/us-climate-change-italy-exclusive/.

Je pense qu'en France nous pourrions faire de même en saisissant Mr J.M. Blanquer. Les jeunes français dès l'école primaire devraient pouvoir être informés des enjeux climatiques, avec un accent positif mis sur la responsabilité de chacun. Car il ne faut surtout pas baisser les bras. En effet, il me semble que pour tous les citoyens du monde aujourd'hui, et surtout aux Etats-Unis, où demeurent encore des personnes dites "sceptiques", désormais l'écologie ne peut plus du tout être une option!

Lyliane