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20/04/2018

La solidarité n'a pas dit son dernier mot, selon l'Ordre de Malte France...

Etymologiquement, le mot bénévolat vient du latin "benevolus", qui signifie bonne volonté, mot  venant de "bene" bien et de "velle": vouloir. L'année 2014 avait déclaré le "bénévolat" : Grande cause nationale. Chaque année, d'ailleurs, le 5 décembre, une journée mondiale est consacrée au bénévolat. Le pape François depuis 2005 dans ses rencontres de Cologne, Vienne et Rome a utilisé couramment ce qualificatif pour remercier jeunes ou moins jeunes "engagés dans le service aux autres, dont notre société a un besoin urgent, ... notamment envers les personnes âgées et tous ceux qui souffrent ... en leur tendant la main sans calculs, sans crainte, avec tendresse et compréhension".

Depuis la loi de 1901, on considère comme bénévole "toute personne qui s'engage librement pour mener une activité non salariée en direction d'autrui, en dehors de son temps professionnel et familial". Selon Mme Elisabeth Pascaud, vice-présidente de France-Bénévolat, "les jeunes et les chômeurs par exemple peuvent trouver dans une activité bénévole un moyen d'être utiles, d'accroître leurs compétences, de travailler en commun et d'apprendre à avoir des initiatives", car le bénévolat peut être un bon moyen d'inclusion sociale.

Dans tous nos départements de France et d'Outre-Mer, des personnes choisissent d'aider leurs concitoyens dans un esprit chaleureux et avec bon coeur. Tous, généralement, s'accordent à dire qu'ils reçoivent au moins autant qu'ils donnent et leur vision du monde en est souvent profondément changée. Ils y trouvent enrichissement et joie, car leurs actions généreuses ne leur pèsent pas. Dans notre pays, des centaines d'associations oeuvrent jour après jour  auprès de ceux qui sont malades, qui ont faim, qui ont froid, que ce soient des réfugiés, des femmes battues, des S.D.F., des personnes en fin de vie  ou des mineurs à la rue. Parfois même il arrive que des vocations naissent et que des bénévoles finissent par s'engager dans le social, l'humanitaire. 

Personnellement, j'ai rencontré d'anciens bénéficiaires des Restos du Cœur, dont la situation s'était améliorée et qui voulaient à leur tour rendre service... Aussi, quand vous entendrez  dire autour de vous que les "pauvres" sont tous des assistés et que les Français sont individualistes et répugnent à s'engager, sachez leur rappeler que cette généralité n'est pas tout à fait vraie, car beaucoup de leurs concitoyens sont généreux, donnent de leur temps et agissent concrètement au sein de multiples associations...

Pour en savoir davantage, il est possible de joindre par exemple sur Internet: www.ordredemaltefrance.org.

Lyliane

18/04/2018

Dire non à un projet KedgeEcocide pouvant détruire 298 pins d'Alep à Luminy...

16 avr. 2018 — Interpellons tous ensemble la CCI Marseille Provence pour lui dire que nous refusons l'abattage de 298 pins d'Alep et que nous souhaitons l'arrêt immédiat de ce scandale qu'est le projet #KedgeEcocide !
Nous vous invitons à écrire un commentaire sur la page Facebook de la CCI Marseille Provence en vous rendant sur le lien suivant afin de leur dire que vous vous opposez à ce projet écocide et que vous souhaitez la protection du patrimoine naturel de notre belle région : https://bit.ly/2Hsp1BJ

La mobilisation citoyenne grandit de jour en jour, nous sommes déjà plus de 146 000 signataires à refuser l'abattage de 298 pins d'Alep et à la mise en danger de la biodiversité de Luminy située dans la zone d'adhésion du Parc National des Calanques. Un immense merci pour votre soutien sans faille et votre participation active à nos initiatives citoyennes !

Aujourd'hui nous vous écrivons ce message car nous avons à nouveau besoin de vous pour protéger la nature : en effet il est urgent d'agir en interpellant la CCI Marseille Provence pour lui demander l'arrêt du projet d'extension de Kedge, qui si nous ne faisons rien condamnerait les 300 pins d'Alep à être abattus et la parcelle noyée sous le béton dés le mois de Juillet !
Vous vous demandez peut-être pourquoi interpeller la CCI (Chambre de Commerce et d'Industrie) de Marseille et pas uniquement Kedge ? C'est bien simple : c'est parce que c'est la CCI qui prend les véritables décisions, en effet l'école de commerce Kedge n'est qu'une de ses filiales. Le comble du scandale environnemental est atteint quand on découvre que la CCI est une structure financée par de l'argent public ! Posons nous collectivement cette question : Avons nous vraiment envie que de l'argent public finance la destruction de 298 pins d'Alep en zone d'adhésion du Parc National des Calanques ? Certainement pas, est la réponse de bon sens !

Alors pour éviter cette catastrophe pour la biodiversité, nous avons besoin de vous ! Voici trois choses que vous pouvez faire pour nous aider dans notre lutte pour la préservation de la nature :

1/ Ecrivez un commentaire sur la publication de la page Facebook de la CCI Marseille Provence en leur exprimant votre désaccord sur la destruction des pins d'Alep, soyons nombreux à leur dire notre opposition à ce projet écocide et notre volonté de préserver le patrimoine naturel pour tous : https://bit.ly/2Hsp1BJ

2/ Rendez-vous sur le lien suivant pour envoyer un tweet à Jean-Luc Chauvin, président de la CCI Marseille Provence et lui faire part de votre refus de voir la pinède de Luminy être détruite par l'extension de Kedge : https://twitter.com/chauvinjl

3/ Envoyez un e-mail à Jean-Luc Chauvin, président de la CCI Marseille Provence sur : jlchauvin@otim-immo.com ou écrivez lui directement un courrier papier à l'adresse suivante pour montrer notre volonté de protéger l'environnement autour du Parc National des Calanques : Palais de la bourse, 9 La Canebière, CS 21856, 13001 Marseille.

Facebook, Twitter, E-mail ou courrier papier, peu importe les moyens d'actions que vous choisirez, au final ce qui compte c'est que vous participiez à l'action pour faire pression sur la CCI afin que les tractopelles ne détruisent pas les pins d'Alep en Juillet !
Mobilisons-nous et faisons passer le message à nos proches, si nous sommes nombreux à écrire à la CCI Marseille Provence ils seront bien obligés d'enfin entendre la voix des citoyens qui leur demande de protéger le patrimoine naturel de notre pays !
Merci d'avance pour votre aide précieuse !
Georges Aillaud
Sandrine Rolengo
SOS Calanques 13


 

17/04/2018

L'arrondi indolore ou comment donner sans trop s'en apercevoir...

Un article de Mme Céline Mouzon sans le journal Alternatives Economiques nous expose le fonctionnement du «MicroDon», qui permet à des salariés et à des consommateurs de reverser les centimes après la virgule à des associations. Ce service est commercialisé par MicroDon, qui édite des logiciels de dons à destination des entreprises. Celles-ci doivent compter au moins dix points de vente pour que l'arrondi soit mis en place, car la solution technique est assez lourde. Des arrondis en ligne sont aussi possibles mais restent marginaux. MicroDon rend également possible l'arrondi sur salaire dans les entreprises de plus de 250 salariés. Ainsi, chacun peut verser les centimes de sa feuille de paie et même quelques euros de son salaire à une association choisie par l'entreprise.

 

MicroDon a été crée en 2009 par Mr Pierre-Emmanuel Grange, afin de toucher un public qui habituellement ne donne pas au quotidien. C'est selon lui, «une façon de partager un mécénat horizontal»! Cette solution est déjà opérationnelle à Nature et Découvertes, chez Adidas, BNP Paribas. Ces entreprises se donnent de ce fait une image sociale. L'arrondi sur salaire ouvre même droit à une réduction fiscale. Le Président de MicroDon compte aussi développer des sites Internet centralisant les engagements solidaires que les salariés peuvent prendre comme du bénévolat dans une association...

 

En 2016, 1,5 million d'euros ont été collectés et MicroDon visait les 2,5 millions d'euros en 2017. L'arrondi en caisse représente en valeur les 2/3 des montants collectés. Plus de 300 associations en ont déjà bénéficié. Quant au don sur salaire, ce service est proposé à 300 entreprises. Certaines doublent même lle montant versé par les salariés. MicroDon se rémunère uniquement par le logiciel vendu aux entreprises et ne prend aucune commission. Cette société par actions simplifiée a reçu l'agrément ESUS c'est à dire celui d'entreprise solidaire d'utilité sociale. MicroDon compte à son capital des fonds de l'économie sociale et solidaire comme Maïf Investissement, France Active, Solid, Esfin Gestion...

 

Pour en savoir plus sur ce dispositif solidaire, aller sur www.larrondi.org.

Lyliane

15/04/2018

Bayer serait en panique totale...selon Some of us.

 
 
 
         
         
         
 
 
 

Excellente nouvelle 

La Commission européenne va demander aux gouvernements de l'UE de voter en faveur d'une interdiction historique de pesticides tueurs d'abeilles dans les prochaines semaines. C'est ce que des conseillers du cabinet du président de la Commission m'ont dit, ainsi qu'à d'autres militants, vendredi dernier lors d'un rendez-vous officiel à Bruxelles.

C'est désormais à nos gouvernements de voter pour une interdiction, et vous pouvez parier que l'industrie des pesticides et son armée de lobbyistes vont tout faire pour empêcher cette révolution.

Plus 530 000 membres de Sum Of Us comme vous ont déjà signé la pétition adressée aux gouvernements de l'UE pour qu'ils votent en faveur d'une interdiction ferme de pesticides tueurs d'abeilles. Pourriez-vous aider à accentuer la mobilisation en partageant la pétition sur Facebook et par email s'il vous plait?

EmailTransférez cet email à au moins 5 de vos contacts.

Facebook Cliquez ici pour partager cette campagne avec vos ami(e)s sur Facebook.

 

14/04/2018

Comment utiliser l'intelligence artificielle au bénéfice de tous?

Il y a 30 ans, peu de personnes encore comprenaient en quoi l'usage de robots ou de drones par exemple était susceptible de rendre de précieux services à l'être humain. Pire, pour certains, cela pouvait signifier le remplacement rapide d'un personnel qualifié en raison d'une automatisation générale du travail, une ère de dérives possibles par des humanoïdes de science fiction prenant le pouvoir et nous supplantant... Or, pour nous ouvrir à de nouveaux modes de vie, il est essentiel de changer d'état d'esprit en lâchant la peur de l'inconnu afin de nous tourner vers une ouverture à l'innovation. Heureusement, toute une génération de pionniers, jeunes ou moins jeunes, était là, enthousiaste, motivée par le changement, créative. Elle s'est immédiatement engagée dans des stratégies nouvelles. Car elle a saisi que l'intelligence artificielle (I.A.) doit être perçue comme une alliée, dont les capacités s'imbriquent aux nôtres.

Prenons l'exemple des drones, que la plupart d'entre nous ont généralement rencontrés sous la forme de jouets, avec ou sans caméra, pour adolescents adeptes de l'aéromodélisme. Leur nom tiré de l'anglais «faux bourdon» fait référence à un aéronef sans pilote, le plus souvent télécommandé, destiné à  un usage civil ou militaire, pouvant peser quelques grammes jusqu'à plusieurs tonnes. Les drones se sont perfectionnés depuis les premiers avions militaires dronisés américains datant de la guerre du Golfe. Aujourd'hui, leur autonomie peut aller jusqu'à 40 heures et leur record actuel d'altitude est de 4900m. Bien que les Etats-Unis et Israël aient pris un peu d'avance sur les autres nations dans le domaine militaire, qu'ils soient automatiques ou nécessitent un guidage depuis le sol, les drones sont devenus l'objet de l'attention de tous les dirigeants du monde. Ils ont, en effet, démontré leur utilité dans la sécurité intérieure ou extérieure des points sensibles de nos différents pays (centrales nucléaires, barrages, digues, ports, aéroports...), dans des missions, scientifiques ou non, pour cartographier des zones de forêt dense ou dans la surveillance des feux de forêt, de la fonte de la banquise, pour épandre des produits phytosanitaires, survoler des falaises, des canyons, des cratères, à la recherche de braconniers dans la jungle, de nids de frelons ou de disparus après séismes ou ouragans...

Devenus incontournables de nos jours, ils équipent nos armées au Mali, dans le Sahel, ils intéressent la Marine Nationale Française, qui expérimente le drone Camcopter de Schiebel et, depuis 2015, ils font l'objet d'un programme commun de développement entre Allemagne, Italie, France et Espagne grâce à des fonds de la Défense alloués par Bruxelles. Ces drones militaires ou civils motivent surtout une foule de start-up qui rivalisent d'idées pour accompagner leur développement. C'est ainsi qu'actuellement certaines d'entre elles, composées d'étudiants ou de spécialistes défense, travaillent sur une branche de la robotique de «drones en essaim». Il s'agit d'un ensemble coordonné de drones aériens, terrestres, souterrains, ou maritimes ayant pour but d'effectuer une tâche commune dans différents types d'applications civiles ou militaires. Comme un essaim d'abeilles, ils forment un organisme collectif mais partagent un cerveau commun. Apprendre à les contrôler en zone de surveillance ou de combat est dévolu de nos jours au système français SUZIE.

De la taille d'un insecte ou évoluant dans les airs tels des oiseaux, ils agissent en «escadrilles», comme le monde entier a pu le découvrir avec enchantement à l'ouverture des J.O. d'hiver en Corée du Sud. Le Salon du Bourget 2017 a exposé quelques modèles des firmes concurrentes actuellement sur le marché: Thalès, Safran, DCNS, Leonardo...

 La prolifération de drones baladeurs pouvant malgré tout causer des incidents, Lufthansa Technik a développé une plate-forme virtuelle et collaborative d'informations et de formation pour des télé-pilotes privés baptisée SafeDrone. Il ne manque pas d'autres initiatives comme l'utilisation sur la base 118 de Mont-de-Marsan d'aigles royaux dressés à chasser les éventuels drones espions. Enfin, la Société Suisse Droptec a développé un pistolet anti-drones, qui libère un filet neutralisant un drone indésirable en se prenant dans ses rotors... Tout va très vite et mon bref exposé est loin d'être exhaustif.

 Les jeunes français, passionnés de robotique et désireux de travailler dans ce domaine, peuvent à mon avis se tenir au courant des innovations en contactant par Internet un site réactualisé en permanence sur: www.air-cosmos.com.

 Lyliane

 

12/04/2018

Le règlement européen UE 230-2013 doit être aboli, selon Mr J.M. Dupuis

Chère lectrice, cher lecteur, 

Sandrine Lizaga est éleveuse bio en Provence. Elle soigne ses 60 brebis aux huiles essentielles et à l’homéopathie

Sandrine Lizaga élève 60 brebis, qu’elle soigne avec des plantes, des huiles essentielles et de l’homéopathie. 
Et ça marche ! 
Sauf cas extrêmes (tous les quatre ans environ), Sandrine n’utilise jamais d’antibiotiques pour ses animaux. 
Mais sa démarche ne plaît pas à tout le monde. 
Le 6 août 2013, elle reçoit la visite surprise de deux inspectrices de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) :

« À la vue de mes produits, elles se sont littéralement décomposées, raconte Sandrine. Elles m’ont expliqué que je n’avais pas le droit de ramasser des plantes pour faire des décoctions et que les huiles essentielles étaient dangereuses pour les consommateurs mangeant la viande de mes agneaux et le lait de mes brebis. J’étais tellement abasourdie que je suis restée sans voix [1]. »


Les inspectrices expliquent alors à Sandrine qu’elle n’a pas le droit de prescrire elle-même des traitements. Tout doit passer par un vétérinaire et des médicaments « homologués » (comprenez « issus de l’industrie pharmaceutique »). 
Si elle n’obtempère pas, elle risque d’être privée des aides de la politique agricole commune (PAC). 15 000 euros sont en jeu. 
L’affaire fait la une de la presse locale et paraît même au niveau national. 

   


Sandrine est abasourdie. Peu après, elle reçoit deux lettres recommandées l’enjoignant de changer ses pratiques. 
Ce qu’elle ignore, c’est qu’elle n’est qu’un maillon dans le cadre d’une vaste offensive de l’Union européenne lancée contre les traitements alternatifs pour les animaux.

Sandrine n’est que le maillon d’une vaste offensive contre les traitements alternatifs pour les animaux

Un règlement européen (UE 230-2013) a imposé le retrait du marché d’environ 600 plantes sous forme d’extraits végétaux ou d’huiles essentielles pour les animaux [2].


Les extraits de sarriette, de trèfle, de luzerne, d’orge, de noisetier, de prêle et de buis ont rejoint la liste noire. Tout comme ceux d’ortie, de cassis et de pissenlit que les éleveurs traditionnels ont toujours donné à leurs bêtes comme fortifiants. 
Il s’agit pourtant de plantes qui se trouvent naturellement dans les pâturages. Les animaux n’ont jamais demandé l’autorisation de Bruxelles pour les brouter !

Les autorités françaises en rajoutent une louche

Une pétition est lancée sur le site Change pour soutenir Sandrine. Mais la population se mobilise peu, avec 23 signatures seulement [3]. 
Pire encore : pour le malheur de Sandrine et de ses collègues bio, une note des autorités françaises (Anses)emboîte le pas de Bruxelles – et en rajoute dans la répression
Cette note précise que tout « produit à base de plantes » utilisé par les éleveurs comme alternative aux médicaments et aux antibiotiques « entraîne de facto, pour ces produits, le statut de médicament vétérinaire ». 
Cela veut dire que ce produit devient interdit d’utilisation s’il ne bénéficie pas d’une AMM (autorisation de mise sur le marché). 
L’AMM est une lourde et coûteuse procédure nécessitant des essais d’innocuité et d’efficacité, et des centaines de pages de dossiers administratifs. L’éleveur ne peut plus les utiliser sans prescription d’un vétérinaire. 
Même simplifiée, la procédure est si compliquée que seule une centaine de médicaments à base de plantes ont obtenu l’AMM à ce jour. 
Non seulement c’est gâchis et une régression sans précédent, mais c’est aussi un grand bond vers l’abîme à l’heure où l’OMS tire la sonnette d’alarme sur l’abus d’antibiotiques dans les élevages. 
C’est pourquoi je vous demande de signer d’urgence la pétition ci-jointe pour dire non au règlement UE 230-2013, non aux contrôles administratifs tatillons chez les éleveurs bio comme Sandrine, et OUI aux alternatives naturelles aux antibiotiques dans les élevages ! 

Je signe la pétition !
Traditionnellement, les éleveurs bio comme Sandrine savent soigner les rhumes de leurs bêtes avec du thym, les parasites avec de l’huile essentielle d’ail. Quand naît un petit agneau, désinfecter le cordon ombilical à l’essence de lavande est aussi efficace qu’avec un médicament chimique. 
Pourquoi vouloir l’interdire si cela fait du bien aux bêtes ?? 
Surtout que c’est aujourd’hui prouvé scientifiquement : les plantes médicinales permettent de réduire drastiquement l’utilisation des antibiotiques, chez l’homme mais aussi chez les animaux. 
Une étude de 1999 a montré l’efficacité du thym contre le Candida albicans [4]. Une autre de 2004 a montré que l’origan réduit la mortalité des porcelets, augmente leur croissance et leur résistance [5]. Une autre encore de 2011 a montré que les extraits de plantes peuvent servir de substituts aux antibiotiques et de promoteurs de croissance chez les volailles [6]. 
Une autre étude publiée en 2014 a montré que des extraits aromatiques de plantes protègent poulets et porcelets contre les infections intestinales et les aident à grossir [7]. 
On sait que les huiles essentielles contiennent des composants (le thymol, l’eugénol et le carvacrol) qui ont « une forte activité antimicrobienne contre la salmonelle et l’E. coli », de dangereuses bactéries alimentaires. [8] 
Utiliser les vertus des plantes dans les élevages ne devrait pas être interdit. 
Cela devrait être encouragé dans un contexte de montée des résistances aux antibiotiques. 
C’est pourquoi je vous demande de signer d’urgence la pétition ci-jointe pour dire non au règlement UE 230-2013, non aux contrôles administratifs tatillons sur les éleveurs bio comme Sandrine, et OUI aux alternatives naturelles aux antibiotiques dans les élevages ! 

Je signe la pétition ! 
Rappelons que 50 % des antibiotiques sont consommés par les animaux [9] (80 % aux États-Unis [10]). 

Les animaux en batterie sont une source majeure d’infection. 50 % de la production d’antibiotiques sont utilisés pour tenter de contenir les contagions qui en émanent. 
Les élevages industriels sont la principale source de bactéries ultrarésistantes aux antibiotiques
Celles qui font des ravages dans nos hôpitaux et qui représentent « une des plus graves menaces pour la santé humaine », selon l’Organisation mondiale pour la santé [11].

Enrayer la progression galopante de la résistance aux antibiotiques

Les approches bio et alternatives sont la seule voie crédible pour enrayer la progression galopante de la résistance aux antibiotiques. 
Fonctionnaires européens et fonctionnaires de l’Anses font comme si de rien n’était. 
Ils ignorent les alternatives naturelles. Ils persécutent les petits éleveurs bio, mais n’ont rien à redire aux élevages en batterie où pullulent les bactéries et les contagions… 
Ils frappent à grands coups de marteau pour enfoncer les clous dans nos cercueils et ceux de nos enfants !! 
Mais nous ne sommes pas obligés de rester les bras croisés sans rien faire. Signez et faites signer autour de vous cette pétition en faveur des traitements alternatifs pour les animaux et contre le règlement UE 230-2013 de Bruxelles !! 
Nous sommes en démocratie, et nous sommes des millions à ne pas être d’accord. Il faut nous exprimer bruyamment. Il faut nous lever pour dire la vérité !! 
Tous les professionnels nous soutiennent ! 

Les professionnels sont de notre avis

Selon Philippe Labre, vétérinaire formateur, qui est considéré comme le plus grand spécialiste des médecines naturelles en élevage en France, « les solutions alternatives permettent pourtant de gérer 75 % des maladies des troupeaux [12]. » 
Le site Web-agri.fr (qui n’est pas bio) cite des études sur les huiles essentielles et en recommande onze aux éleveurs, dont : 

  • la litsée citronnée (HE Litsea citrata) contre les staphylocoques et les streptocoques ;
  • l’hélichrise italienne (HE Helichrysum italicum) pour les plaies, les saignements, et pour réparer les traumatismes ;
  • l’eucalyptus citronné (HE Eucalyptus citriodora) en cas d’inflammation de la mamelle (induration, durillon) ou métrite ;
  • le thym vulgaire à thymol (HE Thymus vulgaris à thymol) contre tous types de bactéries ; 
  • etc [13]. 

Mieux encore : avec les progrès de l’aromathérapie, on découvre chaque jour de nouveaux usages aux huiles essentielles, reconnus et validés scientifiquement : huile essentielle de lavande en guise de vermifuge, d’eucalyptus pour les problèmes respiratoires, de ravintsara pour fortifier un veau un peu faible, etc [14]. 
Une étude sur une maladie des vaches, la mammite (inflammation du pis), a montré la supériorité des huiles essentielles sur les antibiotiques. En effet, les huiles essentielles ne se contentent pas de détruire le germe qui cause la maladie. Elles purifient le sang et renforcent l’immunité et le métabolisme des vaches, les rendant plus résistantes [15]. 
C’est d’ailleurs cela qui pose « problème », apparemment. Selon Jean-Louis Meurot, de la Confédération paysanne :

« On est dans la défense des intérêts des industries pharmaceutiques et de la corporation des vétérinaires qui défend bec et ongles le monopole de la prescription. »

Aujourd’hui, c’est le combat de David contre Goliath. 

Rétablir l’équilibre !

Les éleveurs bio comme Sandrine Lizaga sont discrètement persécutés par l’Administration, tandis qu’on déroule le tapis rouge aux grands patrons de l’agro-industrie, qui représentent les gros intérêts économiques et financiers à Bruxelles et au ministère de l’Agriculture. 
Mais nous, citoyens conscients, pouvons inverser les choses et rétablir l’équilibre. 
Nous sommes des centaines de milliers, et chacun de nous a un bulletin de vote. Nous avons aussi un carnet d’adresses sur notre ordinateur avec des amis, de la famille, des collègues, un compte Facebook ou autres réseaux sociaux. Nous sommes devenus capables de faire circuler l’information à grande échelle. 
Collectivement, notre puissance de feu est énorme. Si chacun de nous se met en branle et fait circuler ce message, nous pouvons mobiliser des centaines de milliers de personnes en quelques jours. 
Je signe la pétition !

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Sources de cette lettre :  
[1] https://www.bastamag.net/Soins-des-animaux-par-les-plantes
[2] http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:...
[3] https://www.change.org/p/une-%C3%A9leveuse-bio-poursuivie...
[4] Cosentino et al., 1999.
[5] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC546446/
[6] http://www.lrrd.org/lrrd23/6/allo23133.htm
[7] Y. Zhang, J. Gong, H. Yu, Q. Guo, C.Defelice, M. Hernandez et al., « Alginate-whey protein dry powder optimized for target delivery of essential oils to the intestine of chickens », Poult. Sci., 93 (2014), p. 2514-2525.
[8] HYPERLINK « https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S240565... » l « bib11 » Bassolé and Juliani, 2012; Franz et al., 2010; Hippenstiel et al., 2011
[9] https://www.anses.fr/fr/system/files/ANMV-Ra-Antibiotique...
[10] https://www.planetoscope.com/elevage-viande/1233-consomma...
[11] http://www.who.int/mediacentre/factsheets/antibiotic-resi...
[12] https://www.20minutes.fr/planete/1275719-20140118-2014011...
[13] http://www.web-agri.fr/conduite-elevage/sante-animale/art...
[14] https://reporterre.net/Il-soigne-ses-betes-avec-des
[15] http://www.civam-bretagne.org/imgbd/File/Agriculture%20du... 
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Les informations de cette lettre d'information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d'information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie. 
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09/04/2018

Lire à l'hôpital...

Le Centre hospitalier sud-francilien de Corbeil-Essonnes est l'un des plus gros hôpitaux de France (plus d'un millier de personnes en chambres ) et, là, des bénévoles donnent de leur temps chaque jour pour apporter des livres aux malades alités, écrit Mme Stéphanie Janicot dans le journal La Croix du 16/3/2018.  Une bibliothèque tapissée de plus de 2500 livres, en effet, a été crée et 27 bibliothécaires se relaient à tour de rôle pour passer dans les chambres avec livres et revues. L'une d'elles, Jacqueline, a crée cette bibliothèque sous un statut associatif il y a 27 ans.

Tantôt les bénévoles lisent des histoires aux enfants, tantôt ils rendent visite aux patients dans les étages, leurs ouvrages sur un chariot, tantôt même ils restent présents pendant des soins aux petits à la demande des médecins. Policiers, nouveautés littéraires, BD, romans à succès, revues scientifiques, magazines... tout y est! "La lecture permet un contact facile, car elle offre des sujets de discussion". Le plus souvent, les livres sont donnés par le public, mais, pour des raisons d'hygiène, ils doivent être relativement neufs.

On se perd un peu dans cet immense hôpital très moderne et, à l'entrée de chaque service, les bénévoles doivent se laver les mains avec un gel antibactérien. Lorsque les patients vont mal, un simple sourire ou une écoute attentive est déjà un joli cadeau. Chaque service dispose d'une boîte dans laquelle les malades peuvent déposer leurs livres empruntés lorsqu'ils les ont terminés. En fait, au-delà de la lecture, c'est la chaleur humaine qui circule dans cet hôpital!

Pour prendre contact avec la  Fédération Nationale des Associations de Bibliothèques des Etablissements hospitaliers ou F.N.A.B.E.H. joindre Domus Médica, à Paris, 79, Rue de Tocqueville (17 ème) ou envoyer un courriel à :contact@fnabeh.org.

Lyliane

 

 

08/04/2018

Réinventer l'agriculture de demain en innovant dès aujourd'hui...

Constituée d'agriculteurs innovants, créateurs d'emplois et d'activité, la F.N.A.B, Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique, écrit un journaliste dans Alternatives Economiques de novembre 2017, «œuvre en permanence au développement de cette forme d'agriculture». Ce réseau cherche en effet à mettre en place un nouveau cadre d'actions à travers plusieurs fédérations régionales grâce à un appel à projets mensuel.

 

Dans la Drôme, département phare de l'agriculture bio, l'Association Biovallée crée en 2008, dans le cadre des grands projets initiés par le Conseil régional de Rhône-Alpes, fédère aujourd'hui une centaine de communes autour d'un projet de territoire centré sur le développement durable. Cette association aide à l'installation de nouveaux agriculteurs en bio, au développement d'un marché de producteurs, d'une épicerie coopérative, organise des ateliers participatifs autour de l'alimentation... Elle s'intéresse désormais aussi à l'habitat écologique et au recyclage des déchets.

 

En 2013, Mr Maxime de Rostolan a crée l'Association Fermes d'Avenir autour de la Permaculture en Touraine avec une ferme expérimentale de 3 salariés sur 1,4 ha à la Bourdaisière. L'INRA et Agro Paris Tech évaluent ses résultats. Le nom de métier de «payculteur» est imaginé pour désigner un nouveau type d'exploitant agricole. Ce sont des modes de production où l'entraide et la mutualisation dominent, tout comme les innovations.

 

Dans l'Isère en 2009, un maraîcher bio Mr joseph Templier a eu l'idée avec Mr F. Clerc d'Adabio (association de producteurs biologiques) de favoriser le partage des innovations développées dans les fermes du Nord-Est des Alpes. Une société coopérative en est née sous forme de SCIC. Une plate-forme open source pour les paysans a été mise au point pour relier les agriculteurs (réparation d'outils, de bâtiments...). La restauration collective en Rhône-Alpes avec la FRAB, issue du mouvement crée en 1994 (réseau Corabio), est une cible de campagne porteuse pour 8 départements. La prochaine étape sera la restauration d'entreprise.

 

Bref, une révolution lente mais bien réelle est en cours. En effet, les Français privilégient les produits bio et s'approvisionnent de plus en plus auprès des producteurs. Ceux-ci s'organisent et évitent le plus souvent totalement les pesticides, herbicides, OGM... Filières courtes, AMAP, coopératives se développent. Les acteurs de l'E.S.S. (économie sociale et solidaire) jouent un rôle moteur dans tout cela avec un foisonnement d'initiatives portées par des groupes de citoyens. Je propose que nous participions, là où nous sommes, à ce nouveau pacte de développement et que nous accompagnions ces initiatives privilégiant la transparence, les contacts directs et la solidarité!

 

Pour approfondir ces thèmes de réflexion, contacter sur Internet: www.agencebio.org, www.latelierpaysan.org, www.reseau-amap.org, www.colibris-lemouvement.org.

Lyliane 

Faire ses courses en sécurité...

Dans le Journal Notre Temps d'avril 2018, un article nous apprend que la ville de Valenciennes(59), depuis 2015, a mis en place "une conciergerie senior" qui dispose d'un service d'accompagnement aux courses. Sur rendez-vous, en effet, un agent se rend chez la personne âgée, l'emmène faire ses courses, l'aide à porter ses achats et la raccompagne chez elle. Le dispositif est facturé à l'heure et modulé en fonction des revenus de la personne ( cela va de 5,75 à 23 euros). La ville propose également d'autres prestations: transport accompagné, téléassistance, petit bricolage, jardinage, assistance administrative, portage des repas.

Cet exemple concret repris par d'autres villes comme Toulouse, Bordeaux, Levallois-Perret, Bourges... nous montre qu'au-delà des "drive" inventés par les grandes surfaces, les communes peuvent se soucier du bien-vivre de leurs personnes âgées, malades ou handicapées. Les hôtels depuis longtemps offrent ce type de service. Des associations privées pourraient aussi s'investir pour toutes celles et tous ceux qui ne peuvent plus conduire et auraient besoin par exemple de sortes de taxis collectifs pour assurer leurs démarches. Quant à l'aide à monter des meubles en kit, à réparer une prise de courant, à installer un arrosage de jardin ou à porter des sacs de terreau, il me semble qu'il y aurait de la place pour des initiatives privées à petits prix.

Pour en savoir davantage sur le sujet, consulter par exemple sur Internet: www.agevillage.com ou un site d'aidants.

Lyliane

07/04/2018

On ne naît pas parent, on le devient, disait MMe S. de Beauvoir...

Dans la revue Plantes et Santé, un article de Mmes Agnès Rogelet et Sandrine Schnell a retenu mon attention. La parenté positive, ludique ou bienveillante, en effet, semble à l'ordre du jour sur Internet. Communiquer sans violence avec ses enfants reste toutefois un défi pour beaucoup d'entre nous. Quelques pistes étaient proposées dans cet article pour communiquer avec ses enfants:

- dire "stop" plutôt que "non"!

- montrer l'exemple avec les gros mots, le code de la route, les soirées à la TV, les   films de guerre, le temps passé sur les écrans, le rangement de ses affaires, la répartition des tâches à la maison...

- ne pas dévaloriser l'enfant en pointant simplement son comportement qui pose problème.

- éviter les ordres péremptoires en donnant du sens aux consignes et aux règles de vie discutées au préalable.

- proposer plusieurs solutions quand c'est possible au lieu d'une seule.

- ne pas effrayer son enfant par des menaces ou des punitions longues ou sévères, mais lui donner le droit à l'erreur...  

 - relativiser et se dire qu'il apprend à travers ses échecs, qu'il a le droit de se tromper...

- voir si nous-mêmes nous ne sommes pas parfois des sortes d' "ados attardés".

- faire confiance au jeune et se souvenir qu'éduquer veut dire guider, conduire et non sévir!

- procéder avec humour, confiance et patience.

Pour finir avec une note d'humour, inspirée par Mr Groucho Marx, réaliser que: 

"Ce monde serait meilleur pour les enfants si c'étaient les parents qui étaient obligés de manger des épinards"! 

Lyliane

06/04/2018

Qu'appelle-t-on la troisième révolution industrielle?

La deuxième révolution industrielle était née dans les années 1973 et correspondait, si j'en crois l'essai «La 3ème révolution industrielle» de Mr Jerémy Rifkin, économiste, au recours à l'électricité centralisée, à l'ère du pétrole et des énergies fossiles, ainsi qu'à celle de l'automobile, de la construction d'autoroutes et de banlieues pavillonnaires. Cet ouvrage de 380 pages, traduit de l'anglais et publié en France en 2013 par les éditions Actes Sud (Babel), nous informe qu'il est temps aujourd'hui - 35 ans après - de changer de paradigme, afin de nous acheminer vers une autre révolution dont les piliers, d'après l'auteur, seraient basés sur l'utilisation des énergies renouvelables et Internet. L'année 2008 était vue en effet comme un tournant et apparaissait aux yeux de l'économiste comme «le pic de la mondialisation». Le sous-titre du livre indique au lecteur la question centrale soulevée par Mr Rifkin, à savoir: «comment le pouvoir latéral va transformer l'énergie, l'économie et le monde». Et ce serait notamment à l'Union européenne d'ouvrir la voie, car ce serait pour elle « une chance de mettre son économie en position avancée et viable, et d'assurer ainsi durablement sa compétitivité», selon les paroles du discours prononcé en 2008 par Mr Pöttering , Président du Parlement européen. 

Qu'imagine donc l'économiste américain? Il annonce dès 2010 des changements profonds à effectuer dans la société et notamment de passer d'une organisation verticale, traditionnelle à un pouvoir latéral, où tous les citoyens seraient concernés par le changement. A travers 5 piliers, énoncés ci-après, la 3ème révolution industrielle pourrait alors se faire. Il s'agit en résumé du passage aux énergies renouvelables, de la transformation du parc immobilier de tous les continents en un ensemble de micro-centrales énergétiques, du déploiement de la technologie de l'hydrogène et autres techniques de stockage pour chaque immeuble, de l'utilisation de la technologie d'Internet pour transformer le réseau électrique en inter-réseau de partage de l'énergie et du changement de moyen de transport par le passage aux véhicules électriques branchables sur une prise ou à pile à combustible. La géothermie souterraine lui semble un réservoir inexploité, tout comme la biomasse et notamment aux Etats-Unis. En faisant le pari des énergies vertes, l'Europe lui paraît miser sur son avenir. Le prince de Monaco est salué au passage comme un interlocuteur averti et intéressé par les avancées technologiques vertes (éolien, photovoltaïque, toits végétalisés...).

Si Mr Rifkin et de nombreux ingénieurs aujourd'hui dirigent leurs regards vers l'hydrogène, c'est qu'il représente l'élément le plus léger et le plus abondant de l'univers, sans contenir une once de carbone. Il est également possible de l'extraire de l'eau. La transformation du cœur de grandes villes, comme Rome par exemple, qui a tendance à se dépeupler, en artères piétonnières avec pistes cyclables, espaces verts... lui semble susceptible de «maintenir un sentiment de communauté humaine». En outre, la vieille élite de l'énergie et du pouvoir lui apparaît basé sur des inégalités et un système capitaliste à transformer en une « économie coopérative». Celle-ci reposerait notamment sur des réseaux de recherche de biens durables et de partage (musique, informations, connaissances, e-commerce...). Bref, tout ou presque dans notre vie économique serait à son avis à réinventer! Le remède proposé par l'auteur de l'ouvrage tient en une courte phrase: «passer de la mondialisation à la continentalisation». Ce terme, datant de 2008, décrit le courant économique qui subit de plus en plus l'attraction des marchés continentaux. S'appuyant sur l'exemple de l'Asie (Union Asean), de l'Afrique (Union Africaine) et de l'Amérique du Sud (Union des nations Sud Américaines), Mr Rifkin montre que ces Unions fournissent un cadre politique global pour réglementer les marchés. Des partenariats peuvent naturellement s'établir entre Unions Continentales, comme c'est déjà le cas entre l'Union Européenne et l'Union Africaine. L'accord de libre échange nord américain ALENA lui apparaît comme une possible pré-union continentale.

Il appelle aussi de ses vœux le passage de la géopolitique à la politique de la biosphère avec des «citoyens du monde» tout autour du globe. Mr Rifkin ne propose pas moins que de mettre symboliquement Mrs Isaac Newton et Adam Smith, pères fondateurs de la pensée de notre ère industrielle, à la retraite! L'open source, la biomimétique, les lois de la thermodynamique contredisent en grande partie ces théories d'un autre âge se fondant notamment sur la propriété privée. La jeunesse du monde commence en effet à postuler que «l'énergie de la terre est comme l'air que nous respirons: un bien public partagé par l'ensemble de l'humanité».

Beaucoup de choses resteraient à faire: éduquer différemment les élèves et la main d'oeuvre, développer l'empathie, passer à une technologie intelligente, revoir nos politiques de l'emploi... Je terminerai ce tour de force, qui consiste à tenter de résumer une telle somme d'expériences et de propositions, en citant Mr Rifkin dans son exposé final: «C'est seulement quand nous commencerons à penser en famille étendue mondiale, que nous serons capables de sauver notre communauté biosphérique et de régénérer la planète pour nos descendants». Rien à ajouter à cette vision futuriste, si ce n'est qu'elle me semble un espoir bien réel pour notre si belle planète! Mr Rifkin a écrit d'autres ouvrages comme par exemple: Une nouvelle conscience pour un monde en crise, paru aux Liens qui libèrent en 2011.

Lyliane

 

03/04/2018

Relancer l'industrie avec la French Fab...

Le 2/10/2017, Mr Bruno Le Maire, Ministre de l'Economie et des Finances, a lancé la

French Fab, afin de relancer l'industrie dans notre pays en présence de nombreux

patrons et de représentants des grandes firmes.

 

 

Selon La Tribune  - www.latribune.fr - le but de cette nouvelle dénomination, après la French

Touch et la French Tech, est de fédérer les industriels et de mieux pénétrer les

marchés étrangers. Ce  nouveau sigle représente un coq bleu sur fond blanc.

 

La valorisation des savoir-faire nouveaux et traditionnels des bureaux d'ingénierie français

se devait d'être plus attractive. Car il s'agit avant tout d'attirer les talents et les capitaux. C'est une sorte de bannière pour "jouer collectif" au niveau des entreprises industrielles.

Pour en savoir davantage, contacter sur Internet:https://www.lafrenchfab.fr.

Lyliane

.

 

 

 

Soutenir des demandes citoyennes...

Samedi 31. Mars 2018  15:50 . Envoyé par :

"Route stages" route.stages

 
Bonjour à tous,
Une fois n'est pas coutume, voici ci dessous une information pas
directement Route des Stages, mais si vous y êtes sensibles, qui comporte
des demandes d'hébergement, de relais d’informations et du soutien.
(pour toutes informations, n'oubliez pas de visiter le site
http://www.route-des-stages.org/)
selistement
L'équipe <http://route-stages.selidaire.org/spip.php?article12> de la Route
des Stages

Bonjour,

Je sais que vous n’êtes pas forcément directement concerné, mais ce qui se
passe en Corrèze actuellement est incroyable et assez effroyable : *le
conseil départemental de la Corrèze a pris la décision d’élaguer de manière
totalement irraisonnée le long de toutes les routes départementales !* Et
nous assistons à une disparition massive des arbres en Corrèze….



Mais tout n’est pas perdu ! Nous avons a encore de beaux tronçons de
départementales sur lesquels les arbres peuvent être sauvés : Sébastien
BIROU, s’est proposé pour faire le "facteur" du collectif AGIRR (Arboristes
Grimpeurs pour des Interventions Respectueuses et Raisonnées -
https://agirr.jimdo.com/) pour porter un message au ministère de
l'environnement.

Il est parti à vélo aujourd’hui, samedi 31 mars 2018 à 11h du marché de
TULLE et rejoindra Paris à 500 km à vélo en 6 étapes. Sébastien : *« Le
vélo est le meilleur moyen pour sillonner les belles routes départementales
corréziennes et malheureusement depuis 6 mois le meilleur moyen pour faire
un état des lieux du désastre »*.

*1ère demande* : *si vous habitez sur une des étapes prévues (ou dans un
rayon de 10 km), vous pouvez héberger Sébastien une nuit.* Sinon, vous
pouvez retransmettre à vos amis ou connaissances qui sont sur son trajet.
Ecrire au collectif AGIRR : collectif.agirr@gmail.com

*Les étapes *(voir la carte du trajet sur Facebook :
https://www.facebook.com/collectifAGIRR19/) : *ÉTAPE 1- Samedi 31 mars :
TULLE: 10h-Naves-Seilhac-Chamboulive-Treignac-Chamberet (tps de passage en
fonction des arrêts) - EYMOUTIERS 19h / ÉTAPE 2 - Dimanche 1er avril :
EYMOUTIERS 9h-Peyrat le château (10h)-Bourganeuf (11h30)-Gueret
(15h)-BONNAT(18h) / ÉTAPE 3- Lundi 2 avril : BONNAT 9h- La Châtre
(11h)-ISSOUDUN (17h) / ÉTAPE 4 : Mardi 3 avril : ISSOUDUN 9h-Vierzon
(11h30)-Salbris(15h30)-LAMOTTE-BEUVRON(17h30) / ÉTAPE 5 : mercredi 4
avril : LAMOTTE-BEUVRON(9h)-Châteauneuf-Sur-Loire(12h)-
< https://maps.google.com/?q=Loire(12h)-+MALESHERBES&entry=gmail&source=g>MAL
< https://maps.google.com/?q=MAL+ESHERBES%0D%0A(18h30&entry=gmail&source=g>ESHERBES
(18h30) /ÉTAPE 6: Jeudi 5 avril : MALESHERBES 9h
< https://maps.google.com/?q=MALESHERBES+9h&entry=gmail&source=g>-La
Ferté-Alais (11h)-PARIS (18h) (Les horaires de passage sont théoriques à
1heure près minimum)*

*Suivre le voyage* : http://alerte-elagage-correze.fr/

* ​*

*2ème demande* : *mobilisez-vous pour que la presse, et en particulier la
télévision, soit présente pour informer de cette action et de son passage.*

*3ème demande* : *la journée du vendredi 6 avril sera, si besoin, consacrée
à une cession camping devant le ministère. Si vous êtes sur Paris, soyez
présent.* Informez vos contacts à Paris. (*S’informer *:
http://alerte-elagage-correze.fr/)

*4ème demande :* *faites circuler dans vos réseaux la pétition pour que le
conseil départemental de la Corrèze renonce à l’élagage ou à la coupe des
arbres de bords de routes* : https://www.mesopinions.com/pe
tition/nature-environnement/contre-massacre-organise-conseil
-departemental-correze/38791

*Cette opération n'a de sens que si elle est bien relayée, en Corrèze, et
ailleurs :*

*on compte sur vous !*

*ENSEMBLE, STOPPONS LE MASSACRE DES ARBRES *

*ORGANISÉ PAR LE CONSEIL DÉPARTEMENTAL DE LA CORRÈZE!*

Une entreprise qui recycle, répare et revend de l'électroménager...

Dans la revue mensuelle Alternatives Economiques de novembre 2017, un article de Mr Antoine de Ravignan nous apprend qu'à Longvic, dans la banlieue de Dijon, Mme Nathalie Bartman dirige la société Envie depuis 30 ans et y fait travailler des exclus de l'emploi. Cette entreprise de 60 salariés, dont 41 en insertion, collecte et assure le traitement d'environ 6 000 tonnes par an de déchets électriques et électroniques (DEEE) provenant pour l'essentiel des déchetteries de Côte-d'Or. A l'âge de 24 ans seulement, en 1993, le réseau Envie a fait confiance à cette femme motivée par l'insertion sociale pour collecter, remettre en état et revendre à bas prix des appareils électroménagers.

 

Le réseau Envie est né dans le giron de l'Association Emmaüs à Strasbourg et «il fédère aujourd'hui 50 entreprises d'insertion, qui assurent près d'un tiers de la collecte des DEEE en France, tous types confondus». Ces personnes jusque là sans travail, acquièrent sur place des compétences nécessaires, retrouvent plaisir et confiance, mais surtout elles font avancer une idée importante: réparer au lieu de jeter! Envie est devenu en quelques années un acteur de poids de l'économie circulaire, sociale et solidaire. En effet, Envie Dijon a déjà rénové plus de 2000 appareils électroménagers en 2016 et en a vendu autant dans son magasin de Chenôve avec un an de garantie.

 

Au plan national, ce sont 100 000 appareils qui ont été remis à neuf en 2016, évitant 5000 tonnes de déchets. L'article est encourageant car il signale que les mentalités changent peu à peu. Les clients actuels ne sont plus que des personnes aux faibles revenus: il y a désormais des personnes qui viennent acheter ces objets réparés par conviction. Car selon Mme Bartman notre société de consommation fait des ravages et fabrique des assistés. Pour elle, «il serait urgent de mettre des moyens pour réparer aussi bien les hommes que les machines».

 

Pour approfondir ce sujet ou retrouver le magasin Envie le plus proche de chez vous, consulter le site Internet: www.envie.org.

Lyliane

02/04/2018

La planète Uranus va entrer en scène et se doter de l'énergie du Taureau...

Du 15/5 au 6/11/2018 environ, la planète Uranus transitera le signe du Taureau, après avoir traversé tout le Bélier, un signe de feu. Uranus, par le jeu de sa rétrogradation, y retournera en fin d'année 2018 avant de s'installer vraiment en Taureau dès 2019. Nous connaissons cette planète, maîtresse du signe du Verseau, pour le saut quantique qu'elle nous propose individuellement et collectivement, lorsque nous avons construit des bases solides dans le monde terrestre grâce à Saturne. Selon la façon dont Uranus, planète de l'invisible, est vécue, elle peut donner des poussées pour activer le changement, quitte à le faire assez violemment, si nous n'avons pas su capter ses incitations grâce à notre intuition, au lieu de nous servir de notre mental.

 

Nous pouvons déjà mesurer son action puissante lorsque la planète agissait dans le signe du Bélier: renouvellement de nombreux leaders politiques, renouveau social et économique dans de nombreux domaines, incitation pour une partie de notre jeunesse et de certains aînés à imaginer une société nouvelle, à aller courageusement de l'avant en prenant des initiatives (start-up, intelligence artificielle, cellules souches...), en dépit des freins et des peurs des tenants de l'ancien monde devant l'avenir...

 

Bientôt, nous pourrions voir les signes avant-coureurs de l'énergie qu'Uranus va puiser dans le Taureau, un signe de terre bien concret. La nature pourrait tout à coup retrouver toute sa place. La terre, l'eau, l'air, le soleil, le vent, les arbres, les animaux... tout ce qui palpite et vibre sur la planète est appelé à redevenir infiniment précieux, source de notre bien-être physique et de notre équilibre humain. Respirer à pleins poumons, manger sainement, cultiver sans traitements dangereux, vivre sans gaspiller, ni polluer la terre, ni piller des ressources, bouger notre corps, prendre soin les uns des autres... tout cela pourrait peut-être enfin s'installer durablement dans nos consciences, avant de s'incarner dans de nombreux domaines...

 

Les ondes Wi Fi par exemple nous sont utiles, mais nous devrions peu à peu prendre conscience que notre énergie de vie, notre souffle viennent de l'Univers dans lequel nous sommes plongés, d'une source invisible à laquelle nous puisons tous. L'argent-roi, les possessions de biens matériels dans un monde inégalitaire, où certains sont dans l'opulence et d'autres dans le dénuement, tout cela pourrait enfin poser de graves questions à l'humanité. Des réajustements, des dés-identifications à nos rôles, à nos petits moi, des solidarités pourraient intervenir... Mais ne soyons pas naïfs: nous n'en sommes encore qu'aux prémisses et il y a un long chemin à parcourir!

 

Néanmoins, je m'appuie également pour écrire ces lignes sur le coup de pouce potentiel que pourrait nous apporter Chiron, le sage centaure guérisseur de la mythologie, qui a donné son nom à une Comète et qui va entrer dans le signe du Bélier à la mi-avril 2018, après un long cheminement en Poissons. Ne serait-il pas censé ouvrir de sa clé  (son symbole a cette forme singulière) une ère nouvelle, pour peu que nous sachions nous en saisir et choisir de l'utiliser?

Lyliane

 

Qui connaît déjà Qwant et l'utilise sur Internet?


Qwant, écrit le journal Challenge de mars 2018, est un moteur de recherche français,
opérationnel depuis 2013, qui, contrairement aux autres à part Lilo, promet de ne pas tracer ses utilisateurs avec une politique "zéro cookie". Il assure ne pas filtrer le contenu des recherches sur internet. Fin 2017, il revendiquait 50 millions de visiteurs
mensuels, mais ses chiffres comptables ne sont pas disponibles. Depuis le début de
l'aventure de Qwant, dont les dirigeants actuels sont Mr Jean-Manuel Rozan et Mr Eric Léandri, ils sont soutenus par le groupe de communication allemand de Mr Axel
Springer et la Caisse des dépôts et Consignations. L'effectif de Qwant est de 50
personnes à ce jour et les fonds levés se monteraient à 20 millions d'euros.

Le projet semble assez politique, car il annonce qu'il veut contrer Google et il
bénéficie de la vogue anti-Gafa. L'acronyme GAFA désigne quatre des entreprises
les plus puissantes du monde de l'internet à savoir : Google, Apple, Facebook et
Amazon. Ces firmes possèdent un pouvoir économique et financier considérable,
parfois supérieur à un Etat. Par exemple, en 2015, les GAFA pesaient 1 675
milliards de dollars contre 1 131 milliards de dollars pour toutes les entreprises
françaises cotées au CAC 40. On peut s'étonner de l'absence de Microsoft de ce
"groupe", c'est pour cela que l'on trouve parfois l'acronyme GAFAM dans lequel le M
représente Microsoft.

Ces GAFA illustrent, apparemment, l’économie du début du XXIe siècle et incarnent
le passage à l’ère du digital. Autrefois admirés, aujourd'hui ils sont accusés d' être
« BAAD » c'est à dire: big, anti-competitive, addictive, destructive to democracy ou
anti-concurrentielle, créant des dépendances ...
Lors de la visite diplomatique d'Emmanuel Macron en Chine, plusieurs entreprises
françaises l'ont accompagné, parmi elles, Qwant.
Le moteur de recherche est téléchargeable sur Internet:
www.filesendsuite.com/Télécharger
Lyliane
 

01/04/2018

Comment redonner confiance en l'école?

Eduquer, c'est l'affaire de tous! C'est ainsi que commence l'article que j'ai, grâce à une amie, découvert dans le journal la Croix du 22/11/2017. Si les Français conservent une relative confiance dans leur école (67% environ des personnes interrogées), notre système éducatif mériterait d'être à repenser dans certains domaines comme la réduction des inégalités sociales, l'apprentissage du respect des autres et l'épanouissement de chaque jeune qui lui est confié. Dans les quartiers défavorisés notamment, reconnaît Mr Eric Debarbieux, spécialiste des violences scolaires, l'école reste le seul bastion encore un peu solide pour de nombreuses familles. Mais, selon lui, cet édifice commencerait à craquer d'un peu partout...

"Aider les jeunes à trouver du travail en sortant du lycée serait encourageant", témoigne un collégien parisien de 14 ans, "mais il faudrait offrir plus de places à l'Université et rendre les études moins chères. Même les non bacheliers devraient pouvoir trouver des passerelles, entrer à l'Université, car quand on vient d'un milieu défavorisé, on n'a que rarement sa chance"... Les parents de familles aisées, par contre, peuvent faire appel pour leurs enfants à des professeurs pour des cours particuliers ou à des prépas privées. Ce marché serait le plus important d'Europe (plus de 2 milliards d'euros). Cela montrerait apparemment une perte de confiance dans les formations scolaires gratuites...

L'Education Nationale essaie de prendre au sérieux ces signaux, en cherchant à développer un accompagnement personnalisé de qualité. Les familles globalement font confiance aux enseignants en tant que personnes, toutefois beaucoup pointent un manque de moyens (classes surchargées, absentéisme, AVS (assistants de vie scolaire) rares, professeurs en congés de maternité non remplacés, enfants ne sachant pas lire à l'entrée du collège, violences scolaires...). Les écoles privées sous contrat attirent de ce fait de plus en plus de familles.

Espérons que notre nouveau ministre saura saisir cette question à bras le corps, afin de montrer que l'école reste malgré tout un service public de proximité en qui les Français peuvent garder leur confiance... Cela pourrait à mon sens se faire en visant des transformations sur le long terme et en redonnant leur place aux enseignants. Car ils ne sont pas responsables du chômage, ni des difficultés sociétales. Chacun de nous ne pourrait-il pas, là où il vit, aider des élèves en difficulté à faire leurs devoirs certains soirs en assurant du soutien scolaire bénévole?

Lyliane

29/03/2018

Accompagner des seniors en triporteur...

L'association "A vélo sans âge", nous explique Mr Simon Barthélémy dans le Journal La Croix du 7/2/2018, a voulu "remettre nos aînés dans la ville car ils sont notre histoire". Cette association est aujourd'hui présente dans une dizaine de maisons de retraite dans notre pays et notamment dans la région bordelaise. Elle s'inspire du concept crée au Danemark, où un service d'accompagnement des seniors à triporteur à assistance électrique, assuré par des bénévoles, existe dans plus de la moitié des communes. Mme Ditte Jakobsen, peu après son installation à Capbreton (Landes) en 2014, a importé cette activité en France.

Sur des pistes cyclables le plus souvent ou de petits chemins de campagne, des personnes âgées, comme au foyer TI-Langastel (sur la Côte de granit rose), sont baladées 2 par 2 à triporteur le long de la mer ou à travers champ. Les bénévoles de l'association (5 ou 6 retraités par exemple suffisent pour commencer) assurent ces sorties 2 à 3 fois par semaine. L'achat du triporteur a été financé grâce à l'aide du Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) et de mécènes privés. Les résidents des maisons de retraite apprécient beaucoup cette innovation, qui rencontre depuis 2 ans un franc succès.

Mme Jakobsen et l'Association "A vélo sans âge" aimeraient développer cette activité ailleurs. Les pensionnaires des foyers pour personnes âgées se sont aperçus en effet que "ces sorties au grand air ont un effet bénéfique sur leur santé autant que sur le personnel qui y travaille". Beaucoup d'aînés n'étaient plus sortis depuis des années. Ils dorment généralement beaucoup mieux, car ces "balades nature" les fatiguent naturellement...

Pourquoi ne pas chercher à prolonger cette innovation un peu partout dans notre pays? Nos seniors méritent, me semble-t-il, que des citoyens actifs leur fasse vivre la joie "de sentir encore le vent jouer dans leurs cheveux"! Pour contacter cette association ou créer une antenne dans une région française, s'adresser à: www.avelosansage.fr/licence-individuelle ou tout simplement à :www.avelosansage.fr.

Lyliane

28/03/2018

Le Journal libération propose des pistes pour assainir l'air que nous respirons en France...

Que font les autorités, face à un constat sanitaire accablant concernant la pollution de l'air? Toujours rien, ou presque. Le «plan d’action» présenté à Bruxelles le 13 février par le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot laisse les ONG sur leur faim. Officiellement, ce plan doit permettre d’éliminer les dépassements en PM10 (les particules les plus grosses) «à partir de 2020», sauf dans quelques «points noirs», et de diminuer le nombre de zones où sont dépassés les plafonds en dioxyde d’azote (49 en 2010, 10 en 2020, 3 en 2030). Mais «il n’est ni complet ni sincère», accusent les ONG.


Assorti d’aucun indicateur de réussite ni de moyens de contrôle ou de sanctions, il «repose sur des mesures déjà mentionnées précédemment mais qui ne sont toujours pas mises en œuvre, telles que l’indemnité kilométrique vélo, l’aide à l’achat de vélos à assistance électrique ou les zones à faibles émissions en ville, qui se comptent sur les doigts d’une main en France». Et passe sous silence des projets d’infrastructures de transports auxquels le gouvernement a donné son feu vert «alors qu’ils auront pour effet d’augmenter les émissions de polluants atmosphériques, comme les contournements routiers de Strasbourg et Rouen».


De leur côté, les quatorze feuilles de route élaborées par les collectivités locales en vue de l’échéance de samedi «manquent sérieusement d’ambition et de volonté politique pour réduire les émissions à la source de manière structurelle et rapide dans le secteur des transports», déplorent les ONG. «Seuls Reims, Strasbourg et Lyon rejoindraient la dynamique lancée par Paris et Grenoble vers des villes à plus faibles émissions [en excluant les véhicules les plus polluants de certaines zones de circulation, ndlr]», mais ces villes ne visent toutefois que les véhicules de transports de marchandise, contrairement à Paris et Grenoble, plus ambitieuses.

 

«Financer les alternatives» au tout routier, afin d’«aider» les décideurs à permettre aux Français de mieux respirer, mais aussi à lutter contre les changements climatiques, les ONG proposent une liste de mesures «concrètes et indispensables qu’il est urgent de mettre en œuvre au niveau national dans le cadre de la future loi d’orientation sur les transports et les mobilités, ainsi qu’au niveau local».

 

Elles préconisent d’abandonner les nouveaux projets routiers, de supprimer la niche fiscale accordée au gazole professionnel, ou encore d’interdire de circulation les véhicules diesel et essence au sein de «zones à très faibles émissions», qui seraient créées dans toutes les agglomérations polluées d’ici à 2025. Mais aussi d’appliquer le principe pollueur-payeur au moyen de la fiscalité écologique dans le transport routier de marchandises (soit une sorte d’écotaxe, qui devrait «être basée sur les distances parcourues et non une simple vignette temporelle comme cela semble être envisagé»). Ce qui permettrait de «dégager les ressources nécessaires pour financer les alternatives» (train, transports en commun et vélo) et les mesures d’accompagnement des secteurs et des ménages les plus modestes. A bon entendeur…

 

article du journal Libération du 27/3/2018

Mission au Nord de l'Inde: trouver de l'eau douce grâce à un sourcier géobiologue!

Lumière d'Etoile est une association de loi 1901 née en 2015 "d'un groupe de réflexion sur l'importance dans les temps actuels de la réconciliation du corps et de l'âme, de la matière et de la spiritualité". Elle organise notamment dans la région d'Oraison et de Manosque (04) des échanges, des partages, des groupes d'écoute et de parole, des conférences et des ateliers (théâtre, écriture...) pour enfants, ados et adultes. Elle propose aussi des méditations et des voyages éco-solidaires en Inde. Elle porte, en effet, des projets humanitaires et notamment le parrainage de jeunes filles indiennes pour se former en ayurvéda. Elle avait ces derniers temps le projet d'équiper un catamaran pour transporter du matériel humanitaire, mais cela n'a pu aboutir faute de moyens...

Le Journal Biocontact de février 2018 nous raconte comment, à partir d'Avignon, le Dr Olivier Abossolo, membre de cette association, accompagne depuis des années, dans le désert de Thar au Rajasthan (au Nord de l'Inde), des étudiants afin de soutenir le peuple Bhil, une caste d'Intouchables très pauvres. Sur leur territoire de 6 ha, il n'y a ni eau, ni culture, ni école, ni soins médicaux. Ils doivent acheter de l'eau à Jaiselmer à 40KM pour pouvoir subsister.

Par chance, en 2015, le Dr Abossolo a fait la connaissance de Mr J.J. Bréluzeau, un expert en géobiologie et il lui a parlé de ses missions. En  2016 et en 2017, Mr B. Boschetti, architecte ainsi que le géobiologue sont allés sur place accompagnant la mission humanitaire du médecin au village de Pabu Ki Dhani. Grâce à sa baguette de sourcier, Mr Bréluzeau a confirmé un point d'eau douce dans le sous-sol. Aussi, en mars 2017 ils ont décidé de faire effectuer un forage, qui se révèla positif.

Depuis ce forage, des cultures ont pu être réalisées (légumineuses et herbe pour les chameaux), l'architecte a entrepris de faire construire un dispensaire et des sanitaires et un projet sur 5 ans va permettre d'édifier un lieu d'accueil permanent. Les maisons ne sont pas encore raccordées au réseau d'eau douce, mais l'espoir renaît dans la région. L'autosuffisance alimentaire est sans doute pour bientôt! 

A travers ce témoignage, nous avons sous les yeux un exemple réussi de la collaboration et de l'investissement de quelques personnes pour aider des populations en grande difficulté sur notre planète. L'association Lumière d'Etoile, support de cette mission, peut être fière de pouvoir incarner ses buts à travers ces personnes de bonne volonté... N'hésitons pas à en parler autour de nous!

Pour contacter cette association, effectuer un don, un parrainage ou proposer ses services, joindre sur Internet: www.lumieredetoile.fr.

Lyliane

Une association de théâtre éphémère avec des migrants à Paris...

A la Porte de la Chapelle (Paris 18ème), écrit un journaliste du journal Libération,  depuis l'hiver 2018, les riverains ont l'habitude de voir passer des personnes étrangères en raison de la proximité d'un lieu d'accueil et d'hébergement temporaire pour migrants ( la plupart afghans) installé par la mairie de Paris et géré par Emmaüs. A côté, depuis quelques mois, est venu s'installer, sous un dôme blanc, l'Association Good Chance, ouverte plusieurs jours par semaine pour des participants volontaires. Un chorégraphe venu de Nantes, Sofian Jouini et un acteur Corentin Fila animent par exemple un atelier qui tient à la fois de la danse, du théâtre et de la capoeira.

Des improvisations ont lieu, malgré l'obstacle apparent de la langue. Le travail artistique montre la force intérieure et la créativité de ces gens qui apprécient de se retrouver au sein de cette communauté éphémère. Comme l'art est réputé guérisseur, chacun oublie là ses soucis et sa différence. Un atelier de dessins de mode , un de sérigraphie, un autre de création de masques sont venus compléter l'offre associative. Celle-ci vit beaucoup de dons affluant de partout. Des spectacles sont organisés avec des lectures de poésie, des devinettes, des chansons, de la musique,  du théâtre... Pour assister au Hope Show tous les samedis à 15h30 jusqu'au 31 mars, réserver par mail (hopeshow@goodchance.org.uk).

Sous l'œil de la productrice Mme Claire Bejanin, qui préside l'association, ce travail qui avait débuté à Calais avec notamment des artistes d'Outre Manche se poursuit à Paris (d'abord à Aubervilliers en 2016 après le démantèlement de la Jungle)). Il pourrait naître un peu partout ailleurs dans notre pays. Car quoi de mieux que l'art pour exprimer l'universalité humaine et favoriser le vivre ensemble?

Pour en savoir davantage sur cette association, contacter www.goodchance.org.

Lyliane

27/03/2018

Les nouveaux justes se mettent en route avec change.org...

Oui, les nouveaux Justes se mettent bien en route !

Patrice DUB
Ivry-sur-Seine, France

27 mars 2018 — Du 30 avril au 7 juillet, de Vintimille à Douvres, une Marche Citoyenne et Solidaire avec les migrant.e.s !

Je vous annonçais une nouvelle initiative dans ma dernière mise à jour, elle est désormais officielle et avec elle un pas important vient d’être franchi : l’Auberge des Migrants organise, en lien avec la Roya Citoyenne et des « relais locaux » de citoyens, d’associations et collectifs d’aide aux réfugiés, une Marche Citoyenne et Solidaire avec les migrant.e.s.

- pour l’accueil des migrant.e.s, contre le « délit de solidarité », contre le blocage de la frontière franco-italienne et de la frontière franco-britannique.
- pour la liberté de circulation et d’établissement des migrant.e.s en Europe et en France : pas de blocage des frontières à l’intérieur de l’Europe, notamment entre la France et l’Italie, entre la Grande-Bretagne et la France ; pour les migrant.e.s, liberté de choix du pays dont ils veulent demander la protection.
- pour l’ouverture de centres d’accueil inconditionnel, la fin du « délit de solidarité » et des autres entraves au travail des citoyens et des organisations d’aide aux migrant.e.s.

La Marche commence le 30 avril 2018 à Vintimille et se termine le 8 juillet à Douvres. Elle a aussi pour objectif de valoriser le travail des citoyens, des associations, des collectifs qui aident les migrant.e.s, dans les 60 villes-étapes, de créer du dialogue avec les citoyens.

Elle a également pour objectif la collecte de fonds et l’encouragement à la collecte des biens nécessaires aux migrant.e.s (vêtements, chaussures, couvertures…)

Allez voir plus en détail le parcours, les moyens mis à disposition pour participer, vous engagez encore un peu plus, convaincre votre entourage du bien fondé de notre appel !
Le site dédié à la marche est très bien fait.
https://www.laubergedesmigrants.fr/fr/la-marche-citoyenne/

Pour le reste, et en attendant de vous croiser sur la route, cliquer également par ici : Appel d’Amnesty international : ne vous attaquez pas aux droits des réfugiés et des migrants
https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/petitions/en-...

Et par là : Venez soutenir Yannis et Jean-Jacques, aujourd’hui mardi 27 Mars à partir de 13h30 au TGI de Nice
https://www.change.org/p/8879513/u/22547743?utm_medium=em...

Amicalement,
Patrice


 

 

Mieux se déplacer pour moins polluer...

Dans la revue Biocontact de février 2018, un article de Mme A.M. Ghémard, vice-présidente de la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports ( la FNAUT), crée en 1978, nous informe sur les transports collectifs, les modes non motorisés, la politique des transports... afin de nous sensibiliser à des transports compatibles avec un développement soutenable. La pollution de l'air, en effet, est en grande partie due aux transports routiers, particulièrement dans les villes.

Le covoiturage permet d'augmenter le nombre d'occupants des voitures. Il est  particulièrement intéressant pour les courtes distances, car il provoque une baisse du trafic automobile de 0,6% environ. Pour les longues distances, il concurrence le train et provoque même une légère hausse du trafic (0,2%). Depuis le vote en 2015 de la loi libéralisant le transport interurbain par autocar, les services se sont multipliés, mais ils ne sont pas tous rentables.

Les voitures électriques sont-elles un remède à la pollution? Un bonus écologique de quelques 6 000 euros venant s'ajouter aux 4 000 euros de prime en cas de remplacement d'un véhicule diesel ancien pourrait susciter un engouement. Toutefois les véhicules électriques n'ont constitué que 25 000 achats de véhicules neufs sur les 2 millions d'immatriculations en 2017 dans notre pays...

Certes, les voitures électriques ne polluent pas avec des gaz d'échappement, mais des particules fines sont émises tout de même et la fabrication des batteries pollue sans oublier le coût et le manque de recyclage de celles-ci. D'où pourrait venir l'espoir dans ce cas? Des  énergies renouvelables? Les métros donnent déjà l'exemple de véhicules autonomes, mais cela ne change en rien à la question de la pollution de l'air... 

Les déplacements en avion sont en pleine expansion. Mais ils polluent toujours autant et ils emploient des énergies fossiles. Les agro-carburants pour le moment ne sont pas la solution. Le transport de marchandises par camions, enfin, est très important et pollue déjà quelques vallées alpines. Les Suisses ont augmenté le fret ferroviaire (70%)  et s'en trouvent bien. Entre la France et l'Italie, il est chez nous inférieur à 10% ...

La FNAUT reconnaît que "la mobilité pour tous est un droit". Mais ne faudrait-il pas développer le télétravail et repenser nos villes? Les déplacements courts pourraient se faire à bicyclette avec ou sans assistance électrique ou à pied... Tramway, RER, TER, trains TGV, autobus sont utiles pour d'autres déplacements notamment pour rejoindre son lieu de travail ou faire des achats. Les pôles d'échange multimodaux seront peut-être la solution de demain, comme l'auto-partage, suggère Mme Ghémard. Pour contacter cette dame, un e-mail est à notre disposition: am.ghemard@fnaut.fr.

C'est, quoi qu'il en soit, à chacun de nous d'imaginer des solutions et d'agir pour faire baisser la pollution de l'air et les émissions de gaz à effet de serre... En attendant, il est utile de savoir que la FNAUT publie chaque mois huit pages d'informations et un dossier sur la politique des transports, l'aménagement du territoire... Pour lire les numéros anciens et s'abonner, contacter le site: www.fnaut.fr. On peut rejoindre cette fédération qui rassemble aujourd'hui 150 associations implantées dans nos régions françaises. Il faut aussi signaler, écrit Mme Ghémard, que Mme Pascale Kremer a écrit un article dans le journal Le Monde en septembre 2015 intitulé :"Cette jeunesse qui ne veut plus rouler en voiture". 

Lyliane

26/03/2018

S'installer dans un éco-village ou un éco-lieu, est-ce une folie?

Lycéens le jour, SDF la nuit!

Le Secours Populaire Français ainsi que d'autres associations de notre pays comme  des membres du Réseau éducation sans frontières (RESF) nous alertent sur le difficile quotidien de certains élèves. Mme Alice Mauricette par exemple, professeure d'espagnol au lycée Auguste Blanqui de Saint Ouen (Seine St Denis), un établissement classé en zone sensible, explique que depuis deux ans environ "les enseignants de son établissement sont confrontés au drame d'élèves qui viennent en classe le matin après avoir passé la nuit dehors".

C'est en 2016 qu'un professeur de philosophie de son lycée a découvert que deux élèves de sa classe vivaient dans la rue avec leur famille. C'était au moment des épreuves du baccalauréat. Les enseignants ont été choqués par la nouvelle et ils ont réagi dans l'urgence en organisant des collectes pour leur payer des nuits d'hôtel en attendant mieux. En novembre 2017, dans ce même lycée l'assistante sociale prévenait la collectivité éducative qu'un élève de première dormait avec sa mère et sa sœur dans des abribus ou des gares. Puis, les enseignants ont appris que 6 autres élèves dépendaient du 115 pour dormir avec leurs familles à 2 h du lycée. Ballotés d'un hôtel à l'autre, ils avaient perdu leurs repères et n'avaient aucun espace pour travailler le soir...

Cette prise de conscience a poussé les enseignants du lycée de St Ouen à alerter les médias au sujet de ces drames vécus quotidiennement par certains de leurs élèves. Grâce à cette mobilisation, quatre élèves ont obtenu un logement et trois autres ont pu être rapprochés de leur lycée. Peu à peu, élèves comme enseignants ont été sensibilisés à l'engrenage et aux facteurs qui jettent des familles à la rue. Les familles de ceux qui sont privés de titres de séjour ne trouvent aucun travail et sans travail, pas de logement! C'est ainsi qu'une réalité invisible a été mise au jour. Nous devrions nous sentir tous concernés par cette situation... Aidons si cela nous est possible ces jeunes, ces familles à trouver des conditions de vie plus décentes!

Pour aider les associations qui sont sur le terrain, nous pouvons contacter par exemple sur Internet: www.educationsansfrontieres.org ou écrire à ce sujet à Convergence, Secours populaire - 9 à 13, rue Froissart -75140 Paris Cédex 03.

Lyliane

25/03/2018

Des bateaux solaires autour du globe...

Comme pour Solar Impulse dans les airs, depuis de nombreuses années des projets de bateaux solaires avaient été expérimentés par des chercheurs et ingénieurs français. Ils paraissent aujourd'hui de plus en plus au point! Toutefois le mérite d'avoir ouvert la voie revient à Mr Roger Martire. En effet, il avait mis au point en 1982 le premier bateau solaire. Il faut savoir aussi qu'en 1994 l'Association Française pour Bateaux Electriques avait été crée à Bordeaux par des chercheurs et des partenaires industriels. Les contacter par e-mail à: afbe@bateau-electrique.com.

Depuis, les recherches ont continué. Un catamaran sans mât, nommé Energy Observer, a commencé le 14/4/2017 un tour du monde de 6 ans au départ de St Malo, afin de tester la technologie utilisée et de démontrer sa fiabilité. En effet, ce navire de 24,38m de long pour 12, 80 m de large, propulsé par deux moteurs électriques, reçoit son énergie de panneaux photovoltaïques et de 2 éoliennes à axe vertical. Ses batteries sont alimentées par des hydro-générateurs (grâce à l'électrolyse de l'eau). A travers ses 101 escales, il espère prouver à tous qu'une odyssée en catamaran solaire est possible.  

L'autre, conçu depuis 2012 après de longues années de recherches et d'essais, est également un catamaran. Il a été construit grâce aux recherches du navigateur Mr Raphaël Domjon qui imaginait dès 2004 depuis Monaco un tel navire. Celui-ci se nomme Planet Solar SA et il appartient à une société anonyme suisse fondée en 2008. Il  a entrepris lui aussi un tour du monde grâce à l'énergie solaire en partant de Lorient. Son périple, financé par une fondation, est appelé: Race for Water Odyssey et il devrait s'étendre de 2017 à 2021. En 3 étapes (Les Bermudes, Tokyo et Dubaï), il sillonnera l'Océan Pacifique, l'Océan Atlantique et terminera son tour du monde par la Mer Méditerranée.

Ce bateau de 35m de long, 23m de large et 6 m de haut équipé de 2 moteurs électriques comporte 500 m2 de panneaux solaires, 2 piles à combustibles de 30 kwh et 25 réservoirs de stockage de l'hydrogène. Car sa spécificité réside notamment  dans sa capacité à stocker l'énergie solaire en excédent, gagnant ainsi en poids (celui des batteries) et en autonomie. Il peut naviguer avec 20 personnes à bord dont 4 à 5 membres d'équipage. C'est aussi une sorte de laboratoire scientifique car il emporte  une dizaine de chercheurs.

Bref, ces quelques exemples montrent que des avancées spectaculaires sont en cours et que l'énergie solaire n'a pas fini de nous surprendre par ses applications. J'espère que les médias, friands de sensationnel, vont s'intéresser à ces beaux projets et nous tenir informés de leurs succès. Nous avons besoin, et notamment nos jeunes, de sentir que s'ouvre devant nous de nombreuses pistes pour " l'après-pétrole". L'ancien monde est devenu obsolète, mais le nouveau est déjà là. A nous de le sentir et de le faire sentir autour de nous!

Pour s'informer plus précisément sur ces projets, contacter par exemple sur Internet: www.bateau-electrique.com ou www.planetsolar.ch.

16/03/2018

Les S.C.O.P en France...

Imaginons les situations suivantes: une entreprise se trouve en redressement judiciaire, le directeur d'une P.M.E est sur le point de partir en retraite, les repreneurs commerciaux ne se bousculent pas... pourquoi ne pas permettre aux salariés de l'entreprise de se former en S.C.O.P. ( société coopérative ouvrière de production à gestion participative)? C'est ce qui se fait de plus en plus dans notre pays. A ce jour, en effet, quelques 5 500 entreprises fonctionnent en S.C.O.P.

Dans une S.C.O.P, les actionnaires sont les salariés. Ce peuvent également être des agriculteurs ou des consommateurs. Dans ce type de coopérative, chaque associé dispose d'une voix, quel que soit le nombre de parts souscrites. Ils ont un projet, une implication et une motivation commune, ils participent au capital et à ce titre partagent les risques et les bénéfices à 50%, le reste étant affecté à un fond de réserve.

La Confédération Générale des SCOP anime au plan national les coopératives sous cette forme juridique. En effet, elle accompagne, aide à la création, au financement ou à la reprise de sociétés. Dans ce réseau national en France, il y a 13 Unions Régionales. La SOCODEM par exemple en son sein propose des dispositifs permettant d'octroyer des prêts participatifs. Car, l'argent recherché tout d'abord auprès des banques, n'est pas toujours facilement accordé.

Des cas connus existent dans notre pays comme pour Fralib en juillet 2014, Natura SCOP pour l'agriculture... Pour approfondir le sujet, on peut joindre sur Internet : www.avise.org ou www.les-scop.coop.

Lyliane

14/03/2018

Que sont les couveuses, les incubateurs et les pépinière d'entreprises?

Le jargon médiatique a emprunté au vocabulaire de l'élevage volailler les termes de couveuse et d'incubateur et à celui de la forêt le nom de pépinière. Si l'on en croit Internet, ces différentes étapes dans la vie d'« une jeune pousse» ou d'une start-up selon le terme anglais, décrivent un accompagnement et un suivi destinés à permettre à de jeunes apprentis - managers de pouvoir plus aisément «voler un jour de leurs propres ailes». Cet appui de la part de structures publiques ou privées est là pour aider à transformer une idée innovante en une future entreprise performante...

Cela peut concerner l'hébergement, le conseil et parfois même la mise en relation avec des organismes financiers par des professionnels et des experts qui font du «coaching». Souvent, ces jeunes entreprises travaillent sur des projets concernant des nouvelles technologies, du e-commerce, des initiatives pour les loisirs, le gaming, la culture, s'appuyant souvent sur les réseaux sociaux ou les mobiles. Toutefois, ce peuvent également être des projets non-profit ou sociaux dans leurs objectifs, mais ils doivent être rentables. Car il est bien connu que le cap des 5 ans est crucial pour toute nouvelle entreprise.

Une couveuse, tout d'abord, est une solution d'accompagnement individuel renforcée et soutenue par une école ou les pouvoirs publics. Elle permet de tester concrètement son projet tout en bénéficiant d'un hébergement juridique, de conseils éclairés et d'éventuels financements. Ce stade de développement vient avant toute immatriculation, mais il peut permettre au porteur de projet de facturer ses prestations avant toute création de l'entreprise. C'est de ce fait déjà un engagement permanent et réciproque. Le candidat doit notamment élaborer son business plan et montrer sa motivation.

Le stade suivant, celui de l'incubateur, est une période d'accompagnement de 12 mois, renouvelable à deux reprises. Parfois une pré-incubation est possible sur 6 mois, si le candidat ne semble pas tout à fait prêt. Certains sont publics et c'est le cas notamment d''Incuballiance à Saclay , de Semia en Alsace, d'Avrul en Limousin, d'Agoranov à Paris, de Normandie Incub ou de Paca Est. D'autres sont le fait de grandes écoles comme HEC, Polytechnique en région parisienne, l'ENSA à Nantes, IncubaGem à Grenoble, Elistair à Lyon (drones civils), YEC à Troyes... A Paris les catalyseurs d'innovation les plus connus sont Techstars, W.A.I ( par BNP Paribas) et surtout Station F crée en 2017 par Mr X. Niel dans l'ancienne Halle Freyssinet sur 34 000 m2 qui accueille des milliers d'inventeurs et de talents, un Fablab, des cafés, un auditorium...

Il faut savoir qu'aux Etats-Unis, le M.I.T à Boston a crée des programmes d'aide aux start ups il y a 25 ans. En France, c'est la Loi Allègre en 1999 qui leur a donné naissance. Les universités, l'enseignement supérieur s'y sont vite intéressés. Les Incub Allègre sont rattachés directement au Ministère de l'Education Nationale et de la Recherche. Habituellement, pour être accepté dans un incubateur, un dossier de candidature doit être déposé en amont. Les projets sont alors présentés devant un jury, qui décide ou non de soutenir le porteur de projet. Souvent les incubateurs sont financés par une collectivité publique, mais elles peuvent aussi faire appel à des fonds privés. On propose aux starts ups en incubateur des formations, une assistance juridique (protection de la propriété intellectuelle), une aide à la levée de fonds et des locaux plus ou moins vastes selon le nombre de personnes impliquées ainsi qu'un réseau. Le co-working est apprécié car il permet d'échanger et de contacter d'éventuels futurs associés. Des incubateurs en ligne sont moins recherchés en France, même s'ils proposent parfois des partenariats de poids.

Ce stade d'incubateur débouche normalement sur une immatriculation au régime social des indépendants et permet d'amorcer l'activité visée. Il faut toutefois savoir que très souvent le coach en incubateur prend une part du capital des sociétés accompagnées. Après cela, une pépinière d'entreprise prend le relais et propose des services adaptés à ses protégés. Dans notre pays, qui est souvent présenté comme «le champion du monde des incubateurs de starts ups», quelques 500 entreprises sont financées chaque année par des professionnels du capital risque.

Le stade suivant est parfois nommé «accélérateur d'entreprises». Il s'appuie sur un mentorat fort et la présence d'entrepreneurs, aussi appelés «business angels», qui suivent de près la nouvelle société crée. C'est ainsi par exemple que Dropbox et AirBnb auraient été soutenus par Combinator, réputé être un accélérateur de start ups aux Etats-Unis. 

Enfin, l'intérêt soulevé par ce domaine commençant de plus en plus jeune, lors de l'émission sur B.F.M TV «On a la solution», j'ai appris qu'une enseignante du Lycée du Golfe de St Tropez propose des cours d'accompagnement à la création de starts ups dès la classe de seconde. De même, existent des conseillers parrains ou marraines de «bébés entrepreneurs», notamment en Paca, où des élèves volontaires, stimulés par des adultes référents, témoignent de leur envie de créer leur propre entreprise...

Etant donné qu'il est difficile de faire le tour d'un sujet aussi vaste, qui est de plus en perpétuel mouvement, avant de se lancer, consulter Internet et toutes personnes compétentes. Par exemple: www.manager-go.com, des journaux économiques ou des responsables de grandes écoles.

Lyliane

13/03/2018

Faut-il avoir comme objectif une justice climatique?

L'interview par Mme Fabienne Chiche de Mr Jean Jouzel, membre de l'Académie des Sciences jusqu'en 2015 et vice-président du groupe de travail scientifique du G.I.E.C, soulève la question d'une "justice climatique" dans le Journal Convergence de mars/avril 2018 du Secours Populaire Français. Le scientifique affirme en effet que "les catastrophes naturelles aggravent les inégalités et que les premières victimes du changement climatique sont les populations les plus pauvres".

Mr Jouzel souligne notamment que "la moitié des émissions de CO2 est imputable à 10% des habitants les plus riches, qui sont aussi les plus épargnés". Les inégalités subsistent également à l'échelle collective, puisque les territoires des Outre-Mer sont les plus exposés aux catastrophes naturelles et aux maladies (Chikungunya, Zika, paludisme...), car ils ne sont pas équipés pour répondre aux urgences. Ce constat a été fait dans le dernier rapport du groupe du G.I.E.C par tous les représentants (groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat).

Dans nos pays dits développés les inégalités sont aussi valables entre les populations les plus démunies et les autres. Au Texas par exemple ou aux Antilles, les cyclones ont touché de plein fouet les populations les plus pauvres: maisons détruites, perte de travail, pénurie d'eau, de médicaments, de nourriture... Le Secours Populaire Français, grâce à ses bénévoles sur place, a aidé à recenser les besoins et à organiser des distributions, des secours d'urgence aussi bien matériels que psychologiques. Le réseau "Copain du monde" y est notamment très actif.

Les aléas climatiques devenant, hélas, de plus en plus fréquents, dans cette interview comme dans ses deux ouvrages :"La justice climatique, enjeux et perspectives pour la France" et "Pour éviter le chaos climatique", publié chez O. Jacob, Mr Jouzel propose des stratégies. Il propose en effet aux gouvernements, aux Etats, à tous les citoyens, afin d'atténuer à défaut de pouvoir gommer ces inégalités liées aux changements climatiques, de faire avancer cette idée d'une justice climatique. Espérons que les pouvoirs publics et des citoyens de par le monde sauront entendre ces propositions!

Lyliane

Protection de la biodiversité et notamment des forêts dans le monde: où en sommes-nous?

Les forêts, principal réservoir de la diversité biologique mondiale

Le Sommet de la Terre, en 1992, a renforcé l’alerte sur les menaces qui pèsent sur les espèces végétales et animales.

La Convention sur les zones humides

La Convention sur les zones humides a été adoptée en 1971 à Ramsar (Iran). Sa singularité est de porter sur la sauvegarde d’un écosystème particulier, au contraire des autres… Plus sur: La Convention sur les zones humides

 

Les forêts représentent le principal réservoir de la diversité biologique végétale et animale à l'échelle de la planète. À elles seules, les forêts tropicales humides renferment environ 50% des espèces vivantes.

La préservation de cette diversité est nécessaire à plus d'un titre : à la vie des forêts elles-mêmes, mais aussi à la mise en valeur de leurs ressources (nourriture, combustible, bois industriel, fibres, substances pour la fabrication de médicaments...).

On rappellera aussi que les forêts contribuent à la lutte contre le réchauffement climatique, en fixant le CO2, l'un des gaz à effet de serre.

Ces constats ont conduit la plupart des Etats à se mobiliser dans différentes enceintes pour s'engager dans une approche durable de la gestion des forêts, même si, pour prendre l'exemple des forêts tropicales, leur surface continue à reculer de l'équivalent de la surface forestière française chaque année.

 

Les bonnes pratiques de l’aménagement

La FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) rappelle que les aménagements forestiers peuvent contribuer à conserver les ressources génétiques sous conditions : « Les aménagements doivent comprendre des dispositions protégeant les caractéristiques de la station, les semenciers, la régénération et la croissance des essences recherchées, dans le cadre de plans et

  1. Au terme de leurs travaux, du 3 au 14 juin 1992, les Etats ont adopté la 'Déclaration de Rio' qui comprend 27 principes, dont le septième indique que « les Etats doivent coopérer dans un esprit de partenariat mondial en vue de conserver, de protéger et de rétablir la santé et l'intégrité de l'éc

    prescriptions d'aménagement qui assurent un équilibre judicieux entre les objectifs de production, de protection et d'environnement. »

    Si la création de l'Union mondiale pour la nature (UICN) remonte à 1948, le véritable coup d'accélérateur a été donné à Rio, en juin 1992, à l'occasion de la Conférence des Nations unies sur l'environnement et le développement, appelée également 'Sommet de la Terre'.

     

    Pour en savoir plus

 
 

 Le chapitre 15 de l'Agenda 21, issu des mêmes travaux et qui porte sur la préservation de la biodiversité biologique, rappelle que « les progrès réalisés récemment dans le domaine de la biotechnologie ont démontré la contribution que les matériaux génétiques contenus dans les plantes, les animaux et les micro-organismes pouvaient apporter à l'agriculture, à la santé et au bien-être ainsi qu'à la cause de l'environnement ».

Les Etats ont également créé à cette occasion un Fonds pour l'environnement mondial et signé trois conventions :

  1. la Convention sur la diversité biologique
  1. la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques
  1. la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification.

 

Le Sommet mondial pour le développement durable en 2002

Dix ans après Rio, les Etats se sont retrouvés à Johannesburg du 26 août au 4 septembre 2002 et ont adopté un plan d'application dont le chapitre 4 porte sur « la protection et la gestion des ressources naturelles aux fins du développement économique et social ».

 

 

Ce chapitre souligne que « l'exploitation durable des produits ligneux et non-ligneux des forêts naturelles et des forêts plantées est indispensable pour parvenir au développement durable et constitue un moyen crucial d'éliminer la pauvreté, de réduire considérablement la déforestation et de mettre fin à la perte de biodiversité forestière ainsi qu'à la dégradation des sols et des ressources ».

Le plan rappelle la nécessité de soutenir, dans ce but, les travaux du Forum des Nations unies sur les forêts et du Partenariat sur les forêts.

 

Dangers actuels dans le monde:

 

 
Hélas, les forêts, et en premier lieu les forêt primaires, sont aujourd’hui menacées par l’exploitation forestière industrielle comme par l’agrobusiness

 

Quant aux forêts tropicales (Amazonie, Bassin du Congo, Indonésie), elles sont attaquées d’un côté par le trafic de bois illégal, de l’autre par l’expansion des pâturages : l’élevage bovin est en effet responsable de 80% de la déforestation amazonienne, ce qui représente 14% de la déforestation annuelle de la planète. Pour finir, l’extension des plantations liées à l’agrobusiness, comme l’huile de palme, nécessitent le plus souvent de déboiser de vastes parcelles.

A titre d’exemple, la forêt indonésienne est régulièrement ravagée par des feux de forêts qui permettent de dégager, tout en les fertilisant, de vaste parcelles de tourbières afin d’y planter des palmiers à huile. Or, en 2015, les feux en Indonésie ont rejeté en quelques mois à peine plus de CO2 que l’ensemble du Royaume-Uni en une année.

Heureusement les projets de reboisement ne manquent pas: en Amazonie par exemple avec l'ONG Conservation International (30 000ha d'ici 2023) et même chez nous autour de Paris. En effet, plus d'un million d'arbres répartis sur plus de 1000 hectares seront plantés dans le Val-d'Oise. Cette forêt verra le jour à la plaine de Pierrelaye-Bessancourt et s'étendra sur sept communes au nord-ouest de Paris. Elle complétera un arc forestier qui commence à partir de la forêt de Rambouillet et se termine au domaine de Chantilly.

La Chine quant à elle, selon Mme V. Hurier pour Télérama, reboiserait massivement avec un objectif à l'échelle du pays: 6,66 millions d'ha de forêts d'ici 2018.

Lyliane