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25/10/2020

En Italie, on soutient une opération innovante: Vehicle-to-Grid...

Vehicle-to-Grid (V2G) signifie « du Véhicule au Réseau », renvoyant à une recharge bidirectionnelle. Avec le V2G, le véhicule, connecté au réseau électrique pour se charger peut également, à l'inverse, restituer une partie de l'énergie stockée dans le réseau. La voiture sert alors de batterie de stockage qui permet d’alimenter le réseau électrique d’un bâtiment (bureau, maison, immeuble) ou le réseau d’électricité global (celui d’ERDF par exemple).

Le principal intérêt de ce système est de pouvoir gérer les fluctuations du réseau d’électricité, qu’il soit individuel ou collectif. Il pourrait donc être particulièrement utile avec les énergies renouvelables, comme le solaire photovoltaïque fonctionnant principalement la journée, pour assurer la restitution d'énergie en soirée, quand la consommation énergétique est plus importante.

Le véhicule sert donc ici de batterie tampon en stockant de l’énergie produite au cours de la journée et en la restituant le soir en se connectant au réseau. Mais pour que cela fonctionne, il faut que les véhicules électriques disposent d’une batterie suffisamment importante et d’un système de charge pensé et conçu pour être compatible.

Le projet inauguré par Fiat Chrysler Automobile dans son usine de Mirafiori s’inscrit dans cette démarche. Le constructeur italien veut devenir un acteur majeur de cette nouvelle technologie qui permet d’allier les avantages du véhicule électrique aux enjeux du stockage des énergies renouvelables.

Mais la charge bidirectionnelle ne peut fonctionner que si le réseau électrique et le véhicule électrique sont en mesure de communiquer. Les développements à venir devraient permettre de déployer à grande échelle cette nouvelle technologie.

Les trois acteurs, que sont FCA, Engie Eps et Terna, ont mis en place au sein de l’usine, dans le cadre de la première phase du projet, 32 bornes V2G capables de connecter 64 véhicules en charge bidirectionnelle. D’ici la fin 2021, la phase 2 de ce projet devrait permettre de connecter jusqu’à 700 véhicules.

Selon Mr Arnaud Marchal - Clubic - jeudi 17 septembre 2020

23/10/2020

Préservation des espèces...

Une bien maigre consolation. Ce jeudi 10 septembre, un nouveau rapport publié par le Fonds mondial pour la nature (WWF) montrait qu'entre 1970 et 2016, 68 % de la faune sauvage a disparu. Néanmoins, tout n'est pas perdu. D'après une étude de l'université de Newcastle et de l'ONG BirdLife international, publiée dansConservation Letters, reprise par The Guardian et Le Courrier international, les efforts mondiaux pour préserver la biodiversité depuis 1993 ont permis de sauver 48 oiseaux et mammifères parmi lesquelles le condor de Californie, le cochon pygmée et le lynx pardelle.
En 1993, la convention sur la diversité biologique (CDB) des Nations unies entrait en vigueur afin d'encourager les États à agir pour préserver toutes formes de vie sur terre. D'après l'étude en question, le taux d'extinction des oiseaux et mammifères aurait été trois à quatre fois supérieur en cas de non-action à l'échelle planétaire. « La disparition complète de certaines espèces peut être stoppée si nous en avons la volonté suffisante », s'enthousiasme Phil McGowan, coauteur de l'étude, dans The Guardian. Phil McGowan, qui est chef du groupe de travail de la commission de sauvegarde des espèces de l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), et ses coauteurs préviennent néanmoins que bon nombre d'espèces sont encore en danger.

Pour survivre, les oiseaux ont changé de corpulence. Marco Lambertini, le directeur mondial du WWF, attend d'ailleurs beaucoup de ces prochains mois. En effet, plusieurs grandes réunions internationales sur la biodiversité, reportées cette année en raison de la crise sanitaire, devraient être organisées en 2021. « Nous avons un devoir moral de coexistence avec la planète, mais maintenant il y a aussi cet élément nouveau, l'impact sur nos sociétés, notre économie et, bien sûr, notre santé », fait savoir Marco Lambertini. Tout reste encore à faire?

Selon Le Point-vendredi 11 septembre 2020

21/10/2020

Encourager les usines de batteries électriques sur le sol français...

Une entreprise chinoise spécialisée dans les énergies renouvelables, Envision, envisage d'implanter un site de production en France, indique le Journal du Dimanche. Cette usine serait dédiée à la production de batteries pour voitures électriques.
Une dizaine de sites potentiels, en Auvergne-Rhône-Alpes, dans les Hauts-de-France et en Ile-de-France, ont été identifiés, ajoute l'hebdomadaire. Envision dispose déjà d'usines de production de batteries en Chine, au Japon, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.
Ouverture prévue fin 2023
"Nous prévoyons de faire un investissement qui se chiffrera en centaines de millions d'euros et doit aboutir à terme à un millier d'emplois directs", déclare notamment au JDD Sylvie Ouziel, l'une des dirigeantes du groupe, qui précise que l'usine devrait ouvrir fin 2023
". Pour pouvoir fournir la France, l'Espagne et d'autres pays, il nous en faut de toute façon une autre (usine)", ajoute-t-elle.
Comme le rappelle l'agence Reuters, le groupe chinois est entré sur le marché des batteries pour les véhicules électriques en rachetant il y a deux ans AESC, une filiale du constructeur automobile japonais Nissan.
L'Europe accélère dans la production de batteries
L'Union européenne encourage actuellement la création de géants européens des batteries afin de contrer la domination des entreprises asiatiques dans ce domaine. Une dépendance qui réduit en particulier la marge des constructeurs sur les véhicules électriques vendus.
Les groupes français Total et PSA ont par exemple créé une coentreprise, ACC, avec l'ambition de produire des batteries électriques capables d'équiper un million de véhicules par an à l'horizon 2030."Pour pouvoir fournir la France, l'Espagne et d'autres pays, il nous en faut de toute façon une autre (usine)", ajoute-t-elle.
Comme le rappelle l'agence Reuters, le groupe chinois est entré sur le marché des batteries pour les véhicules électriques en rachetant il y a deux ans AESC, une filiale du constructeur automobile japonais Nissan.
L'Europe accélère dans la production de batteries
L'Union européenne encourage actuellement la création de géants européens des batteries afin de contrer la domination des entreprises asiatiques dans ce domaine. Une dépendance qui réduit en particulier la marge des constructeurs sur les véhicules électriques vendus.
Les groupes français Total et PSA ont par exemple créé une coentreprise, ACC, avec l'ambition de produire des batteries électriques capables d'équiper un million de véhicules par an à l'horizon 2030.

Selon BFM TV.

20/10/2020

Le Portugal face au Covid 19...

Rien n'est plus important que la vie, c'est donc pour cela que nous allons imposer de nouvelles restrictions", a expliqué d'un air grave, jeudi, le Premier ministre portugais, ­António Costa, lors d'une conférence de presse convoquée en urgence alors que l'épidémie de Covid-19 connaît un net regain dans la région de ­Lisbonne et dans la vallée du Tage. Depuis le début de la pandémie, 62.126 personnes ont été infectées par le virus. Or, vendredi, le chiffre de 687 nouveaux cas en vingt-quatre heures a fait sonner toutes les alarmes, alors même que l'Espagne vire au rouge avec 10.764 nouveaux cas en vingt-quatre heures.

"Si nous n'avions pas réagi aussi vite, ç'aurait été une véritable hécatombe dans le pays car notre système de santé n'aurait jamais pu traiter des milliers de patients à la fois", assure Jorge Roque da Cunha, président du Syndicat indépendant des médecins. Sous-financé durant une décennie depuis la grande crise économique de 2008, le système sanitaire public portugais est extrêmement précaire, avec une capacité d'accueil de 3,4 lits pour 1.000 habitants, selon l'OCDE.

La recrudescence des cas oblige à être vigilant, comme l'a souligné le Premier ministre portugais, qui a lancé un appel à la prudence et a demandé à la population de ne pas "céder au ­relâchement dans les gestes barrière", précisant que le pays devait "tout faire pour empêcher la fermeture des établissements scolaires et pour éviter un confinement plus strict".

Selon Mme Diane Cambon, correspondante à Madrid (Espagne) - leJDD - lundi 14 septembre 2020

19/10/2020

A Marseille, Mme Michèle RUBIROLA se déclare favorable à des explications plus qu'à la répression.

EPIDEMIE - Pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, la maire EELV de Marseille Michèle Rubirola se dit défavorable à la répression, au profit de « mesures d'explications »
La maire de Marseille Michèle Rubirola (EELV) estime que « la répression ne marche qu’un moment » et préconise plutôt dans la lutte contre le Covid-19, d'« accompagner les mesures d’explications », dans un entretien publié lundi sur le site du Monde.
« Dans les rues à haute fréquentation, dans les centres-villes, les centres commerciaux, le port du masque doit être obligatoire. Dans les espaces aérés où l’on est seul, il n’y a pas de risque avéré », a estimé Michèle Rubirola. Dans la deuxième ville de France, le port du masque est obligatoire partout depuis la fin août.
Bientôt des « mesures complémentaires »

Michèle Rubirola s’est entretenue durant le week-end avec le préfet des Bouches-du-Rhône, sommé par le Premier ministre de prendre des « mesures complémentaires », le département et spécialement Marseille étant particulièrement touchés par la « deuxième vague » du Covid-19.

Elle a critiqué les « mesures d’affichage » demandées par certains élus, comme le président de région Renaud Muselier (LR), qui a souhaité la fermeture des plages après 20 h.
« On a laissé de grandes fêtes se dérouler »

« Si, en sortant de la mairie, je vais me baigner, seule, après 20 h, je ne pense pas présenter un risque de transmission du virus », a estimé la maire, qui est aussi médecin. Plutôt que refuser « l’accès à l’espace balnéaire », Michèle Rubirola souhaite interdire les rassemblements publics « sans distanciation physique ».
La maire explique le rebond épidémique dans sa ville par « un fort accroissement de la fréquentation de la ville pendant les vacances », reconnaissant « des erreurs lorsqu’on a laissé de grandes fêtes se dérouler, notamment sur les rooftops ».
Non à la fermeture des bars

Elle a mis en garde contre « des décisions mortifères », demandant notamment « de ne pas toucher aux horaires de fermeture des bars et des restaurants », déjà forcés par arrêté préfectoral de fermer à 0 h 30.

La maire a requis une augmentation de la fréquence des transports en commun et la fermeture des « lieux à risques, qui ne respectent pas les mesures barrières imposées ». Michèle Rubirola a aussi jugé que « la situation [était] préoccupante mais (…) sous contrôle », affirmant que « les Marseillais [prenaient] conscience de la situation »
Selon 20 Minutes

 

18/10/2020

Comment pourrions nous nous libérer de nos peurs

 

De tout temps, l'être humain a été confronté à des peurs (attaque d'animaux sauvages, souffrance, accident, maladie, vieillesse, mort pour ses proches ou pour soi-même...). Actuellement, toutefois, la question de la peur se pose plus que jamais. En effet, des informations contradictoires circulent, la confiance dans nos dirigeants vacille, l'avenir de la planète paraît même compromis. Tout cela, notamment, depuis qu'un virus planétaire met à mal nos vies bien rangées, nous impose des mesures draconiennes pour tenter de lui échapper. Les médias amplifient les informations, à tel point que désormais nos existences paraissent suspendues à un vaccin salvateur ou à une distanciation physique contraire à nos usages. Nos jeunes même sont parfois anxieux de leur avenir, d'où stress négatif, découragement, violence ou compulsions (alcool, tabac, drogues, écrans..).

 

Selon le dictionnaire, la définition de la peur est la suivante: émotion éprouvée en présence réelle ou supposée d'un danger, d'une menace. Certes, la peur peut être le signal d'un danger émis par notre corps et, si elle est fondée, elle nous prévient d'un danger réel. Il s'agit alors, selon les circonstances, de fuir ou de faire face. Nous souffrons peut-être également de phobies (araignées, souris, serpents...). Je remarque cependant, à travers mon expérience, que bien souvent nous avons peur d'avoir peur ou que nous nous identifions à celles-ci, même quand elles sont plutôt irrationnelles et grossies par nos pensées. Le mouvement instinctif est généralement de chercher à tourner le dos à nos peurs, car elles nous paralysent, nous manipulent ou à tout le moins nous font croire que nous en sommes victimes et que n'avons d'autre choix que celui de vivre avec.

 

Des scientifiques et des psychologues se sont penchés sur la question. Ils ont noté que, malheureusement, lorsque la peur est inscrite dans notre corps, elle ne peut être désinscrite que par un travail au niveau du corps. C'est certes inconfortable dans un premier temps de ramener à la conscience une à une nos peurs enfouies profondément en nous . Mr A. Charbonnier, créateur de la méthode «Festen» nous propose «de devenir des spéléologues de nos peurs». Nous nous apercevons alors, que comme l'affirme Mr Boris Cyrulnik dans son Eloge de la peur, «nos peurs sont pratiquement les productions de notre propre esprit». En effet, le plus souvent, il y a eu fusion entre la pensée et le corps. Des techniques, telles les mouvements oculaires, l'EFT, la PNL, la méditation, l'art-thérapie, la relaxation, l'hypnose, différentes psychothérapies ou thérapies quantiques ont pour but de libérer le corps et de provoquer une sorte de défusion.

 

Il s'agit en effet grâce à la confiance de faire baisser l'intensité de nos peurs, responsables de bien des angoisses cachées et des sabotages dans nos vies. Nous arrivons alors à nous attaquer de front aux programmes «engrammés» dans nos deux cerveaux, à nommer une à une nos peurs, à les apprivoiser peu à peu en les dessinant, en les jouant même ou en nous répétant des affirmations positives, afin de reprendre les commandes de notre vie avec foi et sérénité. Cela demande de la vigilance envers toutes nos pensées ( cf la loi d'attraction) et de nous tenir éloignés d'informations anxiogènes (nouvelles de la télévision, des réseaux sociaux) et de personnes négatives. Car malheureusement la peur est contagieuse, au moins autant que les virus!

 

Pour tout renseignement complémentaire, consultez par exemple le site: www.festeninstitute.com ou bien www.bioenergetique.com/la-loi-dattraction-resume .

 

Lyliane

 

17/10/2020

La librairie, c'est mieux que l'avion!

Mme Elisabeth Pan dans le journal syndical de septembre 2020 attire notre attention sur l'avenir du livre après la période de confinement, qui a désespéré plus d'un libraire.En effet, en deux mois, les ventes avaient chuté de 95% par rapport à la même période de 2019. La réouverture le 19/5/2020 a vu les ventes rebondir de près de 20%, sans pour autant pouvoir rattraper la baisse du chiffre d'affaires chez les libraires. La fermeture partielle des salles de spectacle n'a pas arrangé la situation, de même que les commandes de livres, neufs ou d'occasion, par Internet.

 

Dans ce contexte, la rentrée littéraire d'automne s'annonce relativement bonne. Des grands éditeurs francophones comme Actes Sud , Grasset, Gallimard, Stock, Pol renouvellent des valeurs sûres. Côté littérature étrangère, beaucoup de nouveautés. Par contre, nombre de premiers romans ont été repoussés à janvier par les maisons d'édition qui ont assez peu publié depuis le début de l'année. Les grands salons comme Francfort ou Paris ont été annulés, sauf Nancy qui a maintenu «Le livre sur la place». Toutefois des signatures ont lieu et les libraires compte bien reprendre leur envol en cette rentrée littéraire.

 

Réfléchissons: le livre nous transporte où nous voulons et grâce à lui, nous pouvons voyager en restant sur place. Le prix des livres en effet est bien moins élevé qu'un voyage à l'autre bout du monde. En plus, les libraires sont là pour nous conseiller et ils mettent de la vie dans nos quartiers. Aussi, emmenons nos jeunes dans notre librairie favorite (pour moi, c'est La Procure à Nice) et passons feuilleter leurs dernières nouveautés! C'est non seulement faire œuvre de civisme envers un commerçant qui paie ses impôts en France (ce n'est pas le cas d'Amazon par exemple!), mais c'est surtout une manière de soutenir la culture, ce volet si important de notre civilisation européenne.

 

Lyliane

16/10/2020

Pas de forage pétrolier en Alaska pour préserver les caribous

Les Etats-Unis ont déjà signé des accords internationaux avec le Canada pour préserver cette réserve naturelle, sanctuaire de nombreuses espèces animales.

Le Canada a apporté ce jeudi son soutien aux groupes qui contestent les futurs forages pétroliers en Alaska. Le programme industriel menace, selon les défenseurs de l’environnement, la population de caribous dans la région.

En août dernier, le gouvernement américain a approuvé des forages pétroliers et gaziers dans la réserve naturelle de l’Arctique. La vente de concessions pétrolières dans cette zone pourrait commencer dès fin 2020, selon le ministre de l’Intérieur américain.

— Jonathan Wilkinson (@JonathanWNV) September 3, 2020

Une harde d’une « importance inestimable »

Des associations ont engagé fin août aux Etats-Unis deux actions en justice pour tenter de bloquer l’exploitation industrielle de la réserve. Le Canada s’oppose depuis longtemps à cette exploitation, qui pourrait avoir de graves répercussions sur la harde de caribous de Porcupine, une des rares encore en bonne santé, ainsi que les populations d’ours polaires et d’oiseaux migrateurs.

Ottawa et Washington ont déjà conclu des accords internationaux pour la préservation de cette harde. Le Canada a créé deux vastes parcs nationaux dans la plaine du Yukon, près de la réserve, pour protéger les caribous. Cette harde « est d’une importance inestimable pour la culture et la subsistance des Gwich’in et des Inuvialuits », a indiqué le ministre canadien de l’Environnement.

Le gouvernement canadien fait « front commun » avec le gouvernement du Yukon et les représentants autochtones « dans leur engagement pour la préservation de cette harde et de son habitat », a-t-il ajouté. « Le Canada va continuer d’exprimer ses inquiétudes aux Etats-Unis concernant une exploitation pouvant affecter » la harde, a-t-il conclu.
Selon 20 Minutes - vendredi 4 septembre 2020

 

15/10/2020

Que pouvons nous faire pour sauver les mers et les océans?

Chaque pays est responsable d’une partie de la mer qui est proche de lui, au moins sur les 200 premiers milles marins (370 kilomètres). Plus on s’éloigne des côtes, plus la mer devient une zone «très difficile à contrôler parce qu’elle appartient à tout le monde et donc à personne. Il n’y a pas de force internationale pour faire la police des mers donc il y a des activités illégales», explique Cristina Barreau, juriste maritimiste de l’association de protection des océans Surfrider. ors comment nettoyer les océans ? «On ne peut pas récupérer le plastique parce qu’il y en a trop, que c’est très dur de nettoyer les microplastiques et qu’il en arrive toujours plus, tranche Jean-François Ghiglione, directeur de recherche pour le CNRS à l’Observatoire océanologique de Banyuls-sur-Mer. On fait quoi quand on a de l’eau du robinet qui coule au sol ? On éponge pendant toute sa vie ou on coupe le robinet ? La solution est de produire moins de déchets.» Il existe des matières qui peuvent remplacer le plastique, mais elles coûtent bien plus cher.

Si rien n’est fait d’ici à 2050, il y aura plus de déchets plastiques que de poissons dans les océans. Alors il faut agir. «Au départ, le plastique est fait pour durer. Il y a une grande différence entre un jouet en plastique et l’emballage plastique d’un paquet de gâteaux qui est tout de suite jeté», remarque Jean-François Ghiglione. En 2021, une dizaine de produits plastiques à usage unique, comme les pailles, les couverts jetables ou les tiges des ballons gonflables seront interdits dans l’Union européenne. C’est déjà le cas depuis janvier en France pour les assiettes, gobelets et cotons-tiges. Mais ce n’est pas suffisant, disent les associations de protection de l’environnement.

On peut agir !«Les premiers responsables ne sont pas les consommateurs mais l’agriculture industrielle et les industries. On a tout de même un certain pouvoir : si on arrête d’acheter du plastique à usage unique, les entreprises vont être obligées de changer leur production», conseille Cristina Barreau.

Selon Libération- jeudi 3 septembre 2020

14/10/2020

Poursuites en justice de l'Etat français à propos du climat...

La France en fait-elle assez pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES)? La réponse est non pour six jeunes Portugais qui attaquent ce jeudi 33 Etats, dont la France, afin de les inciter à en faire davantage. L'initiative de ces adolescents s'inscrit dans la démarche des associations écologistes Greenpeace, Oxfam, la Fondation pour la nature et l'homme de Nicolas Hulot et de l'ONG Notre affaire à tous, qui ont entamé une procédure contre l'Etat devant le tribunal administratif pour carence en matière de lutte contre le changement climatique. La justice devrait se prononcer à l'automne.
Pour appuyer ce recours, les associations écologistes ont obtenu la signature de plus de 2 millions de citoyens demandant au gouvernement de mettre un coup d'accélérateur. Pointé du doigt, l'Etat a répondu le 23 juin. Dans un mémoire de défense de 18 pages, la directrice des affaires juridiques du ministère de l'Ecologie souligne que « le Parlement a adopté trois lois renforçant les obligations de l'Etat en matière de lutte contre le changement climatique ».

Sécheresse : nos forêts sont à l’agonie
« On dispose effectivement de beaucoup de lois et la France a signé des traités s'engageant à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, mais il est maintenant temps d'agir, estime Cécilia Rinaudo, coordinatrice générale de Notre Affaire à tous. Car aujourd'hui, nous sommes en retard dans tous les domaines : transport, agriculture, logement. »
Le gouvernement ne fait pas du tout le même constat. En matière de gaz à effet de serre, l'année 2020 s'est traduite par « une diminution significative des émissions par rapport à 2017 », selon le ministère de l'Ecologie, qui estime par ailleurs que l'Etat n'est pas seul responsable : « Il n'est pas en capacité d'empêcher l'intégralité des émissions […] sur le territoire français » du fait qu'une « part substantielle de cette pollution procède de la réalisation des activités industrielles et agricoles, mais également de choix et de décisions individuels sur lesquels il n'est pas toujours possible d'influer ».

Selon Mr Frédéric Mouchon - Le Parisien - jeudi 3 septembre 2020

12/10/2020

Des Start-up qui allient écologie et technologie...

Qu'il s'agisse de « GreenTech » ou de « Tech for good », une chose est sûre : le monde du numérique s'est progressivement converti aux enjeux environnementaux. Zoom sur cinq exemples de start-up qui mettent les dernières innovations digitales au service de la préservation de l'écosystème.

Dulse

La crise sanitaire a permis de mettre en valeur la pertinence des solutions d'impression 3D pour répondre aux défis de demain. Lancé en février 2020 à Nantes, le studio d'impression Dulse (du nom d'une algue rouge abondante en Bretagne qui sert, entre autres, à produire du filament d'impression 3D) se distingue par son approche écologique assumée. Tous les matériaux utilisés sont recyclés et biosourcés à travers une filière de revalorisation locale. Le tout avec un objectif clair : être à la fois producteur et consommateur de sa matière première (le filament de plastique) dans une logique d'économie circulaire.

Biopooltech

Entre l'utilisation de chlore et la consommation d'eau, une piscine n'a, a priori, rien de bon pour l'environnement. Le pari de Biopooltech est pourtant de la rendre plus écologique grâce à une technologie unique. Pilotable depuis son smartphone, le système de biofiltration inventé par la start-up gère tous les paramètres (température, niveau de bactéries, état des équipements, etc.) afin de disposer d'une régulation naturelle et de transformer n'importe quelle piscine « classique » en bassin biologique. En prime, l'alliance de l'Internet des objets et de la biotechnologie offre d'autres économies vertes : 50% de consommation d'eau en moins et jusqu'à 90% de réduction sur la facture d'électricité.

CityTaps

Selon le dernier rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 785 millions de personnes dans le monde n'ont pas accès à l'eau potable. Un problème parfois lié à l'impossibilité, pour les plus pauvres, de payer leur facture. Afin de recréer un cercle vertueux, la start-up CityTaps commercialise la CT Suite, un compteur d'eau connecté à une application (pour les utilisateurs) et une plateforme de suivi (pour les gestionnaires de réseau). Un tel système allège les factures des ménages puisque seule la consommation réelle est facturée. De l'autre côté, le paiement via mobile permet aux gestionnaires de récupérer plus facilement les sommes dues tout en économisant les ressources en eau. Une technologie gagnant/gagnant déjà à l'œuvre dans un projet pilote au Kenya.

Living Packets

1,7 milliard de transactions en ligne (source : Fevad) rien qu'en France, c'est presque autant de colis en circulation à travers le globe et de cartons dont le recyclage pose bien souvent problème. Partant de ce constat d'un gaspillage à grande échelle, la start-up Living Packets a créé « The Box », un colis connecté, bardé de capteurs, mais surtout réutilisable au moins un millier de fois. De quoi épargner quelques centaines de millions d'emballages chaque année tout en améliorant sensiblement l'expérience utilisateur, puisque l'état du colis est disponible en direct et que le retour est simplifié. Ou comment joindre l'utile à l'agréable.

>>> Lire aussi :Les déchets, source d’énergie

Homeys

Maîtriser la consommation énergétique des bâtiments constitue un des meilleurs moyens de réduire notre bilan carbone. Parmi les nombreuses solutions disponibles sur le marché, Homeys se distingue par sa facilité d'utilisation : un simple capteur d'hygrométrie et de température installé dans une partie des locaux (bureaux ou logements) et le tour est joué. Là encore, le bénéfice est multiple : les occupants gagnent en confort grâce à des conditions de chauffage ou de rafraichissement optimales, quand le propriétaire (bailleur, collectivité, etc.) réduit les coûts de maintenance. Mais le plus important reste la réduction des consommations énergétiques, de l'ordre de 25%, et des émissions de gaz à effet de serre qui vont avec.

 
Selon ENEDIS le 2/9/2020
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11/10/2020

Les emplois de demain selon Mr G. Pépy...

Vers une recrudescence des projets d'entreprises après la crise? "De plus en plus de jeunes, qui vont avoir des difficultés à trouver un CDI ou une alternance, se disent 'après tout, pourquoi est-ce que je ne me lancerais pas dans ma propre activité'. Ils ont moins d'autocensure que ceux qui ont 'plus de bouteille', et surtout ils se lancent sur des projets qui ont un très fort impact sur le territoire", a assuré Guillaume Pépy, ancien patron de la SNCF, sur le plateau de BFM Business. L'ex-dirigeant a récemment repris les rênes d'Initiative France, un réseau associatif d'aide à la création d'entreprises.
Un projet d'entreprise à Annecy imaginait "une grande agence de voyage, pour créer des voyages très lointain, mais le Covid arrive, et il repositionne son projet sur des voyages de proximité, liés à l'environnement et durables. De la même façon, dans d'autres régions, on voit des épiceries solidaires, des boucles courtes où l'on produit localement et on va distribuer tout autour. Il y a des jobs de l'après-crise qui sont en train de naître, et des entreprises qui sont en train d'émerger pour cela", a poursuivi l'ex-patron du groupe public, invité ce mercredi soir du Grand Journal de l'Eco.
Les emplois "de demain"
"Ce qui est rassurant dans notre pays, ce que quand il y a une bonne idée, un beau projet, très souvent ça va aboutir à la création de nouveaux emplois. On parle sans arrêt des emplois qui disparaissent (…). La plupart des postes de demain sont créés par des petites entreprises qui vont se créer". 

Selon J. B. - BFM Business - mercredi 2 septembre 2020

10/10/2020

Le cinéma francophone se porte bien...

L’édition 2020 du Festival du film francophone d’Angoulême s’est terminé mercredi 2 septembre. Il a prouvé la vitalité du cinéma français. Reste à retrouver vraiment le public.

Depuis plusieurs années, le festival d’Angoulême est l’événement de rentrée du cinéma français. En étant le premier vrai festival post-confinement, il a pris une ampleur encore plus grande en accueillant aussi des films qui auraient dû être présentés à Cannes. Un sentiment que confirme Dominique Besnehard, co-directeur de l’événement, qui espère frôler les 25 000 spectateurs, contre 47 000 l’an dernier.
Au final, le festival a offert une photographie enthousiasmante du cinéma français, plein de confirmations et de jeunes artistes prometteurs.
Samir Guesmi primé
La preuve avec le Valois de diamant remis mercredi soir à Ibrahim (sortie le 9 décembre). Samir Guesmi a depuis longtemps prouvé ses qualités d’acteur (L’Effet aquatique). Il confirme, avec ce deuxième film, son talent pour la réalisation. Cette histoire d’un père et de son fils à la recherche de la dignité a également obtenu les prix de la mise en scène, de la musique et du scénario.
Le discours est un autre bel exemple de la vitalité du cinéma français. Son réalisateur, Laurent Tirard, avait réalisé des épisodes de la série Dix pour cent, Un homme à la hauteur et Le petit Nicolas. Cette fois, il fait preuve d’une grande originalité de ton autour des aventures d’Adrien (excellent Benjamin Lavernhe), jeune homme paniqué à l’idée de perdre son amour (Sara Giraudeau) et de devoir faire un discours au mariage de sa sœur (Julia Piaton). Dans un style digne de la série Bref, c’est une irrésistible comédie (23 décembre).
Le rire est aussi au rendez-vous avec La Daronne de Jean-Paul Salomé (Les Femmes de l’ombre) où Isabelle Huppert, travaillant comme traductrice pour la police, se lance dans un trafic de drogue. Une sympathique comédie policière (sortie mercredi 9 septembre).
Diversité
Plus étrange, Villa Caprice de Bernard Stora (La Dernière campagne) donne la possibilité à Niels Arestrup et à Patrick Bruel de s’affronter dans un beau duo de grands fauves entre un avocat célèbre et un chef d’industrie (pas de date de sortie).
Après Chez nous, Lucas Belvaux a encore réussi son coup avec Des hommes sur la blessure indélébile des jeunes Français partis faire la guerre en Algérie. Gérard Depardieu et plein de jeunes acteurs convaincants, dont Yoann Zimmer, mettent en lumière une guerre encore sous-traitée au cinéma (11 novembre).
Réussite aussi pour Emmanuel Courcol (Cessez le feu) qui propose Un Triomphe (6 janvier). Kad Merad y est un comédien faisant monter la pièce de théâtre En attendant Godot à des détenus. C’est très fort. Pas étonnant que ce film obtienne le prix du public et celui des acteurs pour Sofian Khammes et Pierre Lottin.
Enfin, le jury présidé par Gustave Kervern et Benoît Delépine a décerné le prix de l’actrice à la Rwandaise Isabelle Kabano dans la belle adaptation de Petit pays.
Devant une telle diversité, il ne reste plus au cinéma qu’à retrouver vraiment son public.

Selon Mr Gilles KERDREUX. - Ouest-France - mercredi 2 septembre 2020

08/10/2020

Le PDG d'Alstom envisage un train à l'hydrogène...

"Le plan de relance est une formidable occasion d’accélérer la transition écologique par l’innovation" explique le PDG d'Alstom. Dans un entretien au Monde, Henri Poupart-Lafarge attend avec impatience les futurs arbitrages et décisions du gouvernement, qui présentera son programme économique le 3 septembre prochain.
La relance du fret ferroviaire fera partie des priorités:
Alors que les transports feront partie des axes prioritaires parmi les 30 milliards qui seront consacrés à la transition écologique, le rail devrait bénéficier du plan, notamment le fret ferroviaire, les petites lignes ou même les trains de nuit, selon la volonté affichée par Emmanuel Macron le 14 juillet.
"Le train est le mieux adapté à l'hydrogène"
Alors que ses premiers trains de voyageurs à hydrogène roulent sur certaines lignes régionales en Allemagne depuis 2018, le PDG d'Alstom considère que cette technologie est "parfaitement adaptée aux petites lignes puisque la plupart d’entre-elles ne sont pas électrifiées. De tous les modes de transport, le train est probablement le mieux adapté à l’hydrogène".
Alstom entend proposer sa technologie pour redynamiser le fret ferroviaire, mal en point en France.
"Pour la relance du fret, nous étudions la possibilité de créer une locomotive du futur comme nous l’avons fait avec la SNCF pour le TGV du futur. Cette locomotive pourrait rouler à l’hydrogène. Elle pourrait également être à conduite automatique, ce qui ne veut pas dire qu’elle n’a plus de conducteur" souligne le PDG d'Alstom.
Il rappelle aussi que le centre mondial pour la technologie de la traction ferroviaire à hydrogène est en France, sur son site industriel de Tarbes. "Si nous devions développer une locomotive à hydrogène, la technologie serait intégrée dans notre usine de locomotives à Belfort" souligne t-il pour justifier qu'un coup de pouce à cette technologie bénéficierait à l'emploi en France.

Selon BFM-Business- mardi 1 septembre 2020

07/10/2020

Comment se choisir un fournisseur d'électricité vertueux?

La plupart des fournisseurs d’énergie se dotent d’offres d’électricité « verte ». Mais que se cache-t-il réellement derrière ce marketing ?Afin de combler ses besoins en électricité, la France a depuis longtemps fait le choix du nucléaire. Plus de 72 % de la production est toujours obtenue grâce à des centrales. Mais à l’ère de la transition énergétique, l’hydraulique, l’ éolien, le solaire mais aussi les bioénergies ont petit à petit fait leur apparition dans les offres de l’ensemble des fournisseurs du marché, qui entendent tous surfer sur la tendance écolo.

Comment, alors, différencier le greenwashing d’une démarche réellement vertueuse ?
Un seul et unique réseau:Les promesses marketing d’électricité « verte » créent souvent une confusion auprès des consommateurs, qui croient qu’en souscrivant à ce type d’offre, ils recevront uniquement du courant provenant d’une source d’énergie renouvelable et non polluante. C’est une erreur.

Il n’existe en effet qu’un seul et même réseau électrique général. De façon schématique, l’ensemble des producteurs l’alimentent avec de l’énergie issue du nucléaire, du charbon, du gaz ou du renouvelable ; c’est ce qu’on appelle le flux entrant. De leur côté, les fournisseurs revendent pêle-mêle ce courant aux consommateurs ; c’est le flux sortant. Dans ce gros chaudron de l’électricité, tous les électrons sont donc mélangés, peu importe leur source. Dès lors, on ne peut pas parler d’électron « vert », et il est impossible de tracer la provenance du courant qui vous permet de vous chauffer et de vous éclairer.Le mauvais jeu des équivalences

À défaut de pouvoir identifier la source du flux qui arrive chez vous, les opérateurs proposant des offres écologiques doivent en revanche s’engager à soutenir les énergies propres. Le problème, c’est qu’au sens de la loi, il leur suffit pour cela d’acheter des certificats appelés « garantie d’origine ». Ces derniers attestent qu’une quantité d’électricité d’origine renouvelable équivalente à celle de la consommation de leurs clients abonnés a bien été injectée sur le réseau français ou européen. Mais en réalité, la majorité du flux propre provient des centrales hydrauliques françaises qui ont depuis longtemps été amorties.
Ce système n’incite donc pas vraiment à augmenter la production d’électricité « verte ». D’autant plus que ça n’empêche pas les fournisseurs d’investir dans des centrales à charbon, au fioul, au gaz ou dans le nucléaire. Ceci étant dit, certains opérateurs ont une approche beaucoup plus engagée puisqu’ils soutiennent essentiellement des producteurs d’énergie renouvelable et développent leur propre production en la matière.

Comment s’y retrouver ?
Avant de succomber au marketing de l’électricité « verte », il faut lire les petites lignes pour savoir quels sont les engagements du fournisseur d’énergie. Pour vous y aider, l’ONG Greepeace a fait le tri. L’association a passé au crible les offres du marché et classé les opérateurs en fonction de leur action écologique. Le classement publié fin 2019 met ex aequo Enercoop et Planète Oui, qui s’approvisionnent à 100 % en énergie renouvelable et développent leur propre production. Parmi les plus mauvais élèves, on peut, à l’inverse, citer Total direct énergie, Sowee (la filiale d’EDF) et Eni, puisque le renouvelable représente une faible part de leurs moyens de production et qu’ils investissent largement dans l’exploitation d’ énergies fossiles et polluantes.
Le reste du classement est à retrouver sur : www.guide-electricite-verte.fr. Vous pouvez croiser les données de ce listing avec le comparateur tarifaire d’énergie proposé par UFC-Que Choisir, afin d’opter un fournisseur d’électricité vertueux et compétitif. Et côté tarif, les offres « vertes » ne sont pas plus chères que les autres et peuvent même avoir des prix attractifs grâce aux subventions de l’État pour encourager les énergies propres.
Selon Mme Julie Polizzi pour 20 Minutes - 20 Minutes - mardi 1 septembre 2020

05/10/2020

La mémoire des arbres...

Des chercheurs chiliens et argentins ont sondé la « mémoire » des arbres pour dater l’évolution du changement climatique des six derniers siècles. Ils confirment une méga-sécheresse en cours depuis onze années. Un, deux, trois, quatre… Enfant, qui ne s’est jamais amusé à estimer l’âge d’un arbre coupé en comptant ses cernes de croissance ? Cette méthode de datation est validée par une science : la dendrochronologie. L’absence de pluie, les avalanches ou encore les tremblements de terre altèrent la pousse des arbres, modifiant l’épaisseur des cernes. Ces variations constituent autant d’indices permettant de reconstruire le climat passé.

Un atlas de la sécheresse
Ce sont ces cicatrices accumulées au fil du temps qu’un groupe de chercheurs chiliens et argentins ont analysées pour élaborer le premier atlas de la sécheresse en Amérique du Sud, du XV siècle à nos jours. Pendant plus de dix ans, nous avons étudié 15 000 arbres, près de 300 espèces, de l’Amazonie méridionale à l’extrême sud de la Patagonie » , détaille Carlos Le Quesne, dendrochronologue à l’Université australe du Chili.
Les universitaires ont parcouru la Cordillère des Andes à la recherche d’arbres séculaires. La largeur des cernes reflète les changements annuels d’humidité, reprend Carlos Le Quesne. Nous avons choisi des arbres, parfois millénaires, sensibles au manque d’eau, tel l’araucaria dont l’espèce a cohabité avec les dinosaures. 
Méga-sécheresse en cours
Pour faire parler les vénérables cyprès de la Cordillère et autres alerces, une espèce endémique rare et qui dépasse les 4 000 ans, un simple carottage suffit. Sans conséquence pour l’arbre, le prélèvement consiste en l’extraction d’un échantillon de bois, long d’une dizaine de centimètres et large comme une paille.
 En croisant nos données avec les chroniques des conquistadores espagnols qui mentionnaient des famines ou de faibles récoltes, nous avons pu confirmer avec précision les années où la pluie a manqué ou, à l’inverse, était en excès » , explique Duncan Christie, paléoclimatologue à l’Université australe du Chili.
Les trente-huit chercheurs ont pu déterminer qu’entre 1400 et aujourd’hui, la fréquence et la durée des événements climatiques extrêmes se sont accrues. Avant, la sécheresse dans la zone centrale du Chili et les pluies torrentielles dans le bassin de la Plata [Argentine, Uruguay, Brésil et Paraguay] se produisaient tous les dix à quinze ans , note Duncan Christie.
La bascule s’opère dans les années 1960, lorsque la courbe des émissions de gaz à effet de serre s’embale au niveau mondial. Depuis, ces épisodes extrêmes se répètent tous les cinq ans. Les scientifiques ont aussi révélé que la méga sécheresse, en cours depuis onze ans dans la zone centrale du Chili, n’a pas de précédent lors des 600 dernières années.
Véritables salles d’archives à ciel ouvert, les forêts millénaires contribuent également à mieux anticiper le dérèglement climatique. Nos découvertes servent à affiner les modèles climatiques, confirme Duncan Christie. À ce rythme, l’automne austral pourrait disparaître à moyen terme. 

Selon Mr Alan LOQUET. Santiago du Chili, - Ouest-France - lundi 31 août 2020

03/10/2020

Une tribune pour relancer l'économie et aller plus loin chez les écolos...

Voici la tribune d'Emilie Cariou et 14 autres députés du groupe Ecologie démocratie solidarité (EDS) de l'Assemblée nationale : "Le gouvernement a annoncé les grandes lignes du futur plan de relance de 100 milliards d'euros. Des mesures en faveur des entreprises y figurent, dont des mesures keynésiennes d'investissement. Ce plan apparaît néanmoins encore trop imprégné d'un libéralisme conservateur satisfait de trouver l'argent public qui surgit opportunément pour sauver l'économie, mais sans souffrir aucune conditionnalité sociale, fiscale ou écologique.

Nous appuyons fortement un grand plan de relance : sauver l'emploi, c'est la priorité pour éviter la catastrophe sociale. Mais les aides sans cadrage aux entreprises ne suffiront pas.

Si la crise sanitaire affecte tous nos territoires, c'est dans les quartiers populaires que ses effets sont les plus désastreux. Le plan de relance ne prévoit pourtant rien pour lutter contre les discriminations et les inégalités territoriales. Des investissements massifs dans le logement social, l'accès à l'emploi et l'éducation dans les quartiers prioritaires sont nécessaires. Les aides versées aux entreprises devront être assorties d'objectifs précis de recrutement dans ces quartiers, où les travailleurs indépendants fragilisés devront être accompagnés. Sans quoi la pauvreté risque d'y exploser, alimentant une colère sociale qu'il sera impossible d'endiguer, dans un contexte de sentiment de relégation bien ancré.

La crise sanitaire nous a fait violemment prendre conscience de notre fragilité, résultat de quarante ans de désindustrialisation massive, et de notre dépendance extérieure illustrée par les pénuries de biens sanitaires. Pour en sortir, nous demandons que les aides - à commencer par celles procurées aux plus grands groupes multinationaux - soient réellement mises sous conditions.

Nous ne pouvons continuer à perfuser indifféremment les industries polluantes. Nous ne pouvons déverser des milliards d'euros de financement du chômage partiel, nécessaire aux salariés, sans garantie de maintien de l'emploi par les acteurs économiques ainsi subventionnés. Nous ne pouvons supprimer les « impôts de production » sans toucher aux mécanismes d'optimisation fiscale qui atomisent l'imposition des bénéfices. Nous ne pouvons allouer des aides à l'investissement qui seront immédiatement détournées pour alimenter le versement financiarisé de dividendes aux actionnaires. Nous ne pouvons laisser à l'écart de l'effort national les secteurs de la finance et de l'assurance, épargnés par la crise.

Sans conditionnalités efficientes, les grands acteurs économiques arbitreront encore contre la relocalisation des productions, déplacées vers les pays à bas coût, à normes fiscales sociales et environnementales dégradées. Il y a urgence à relancer l'économie, mais aussi à donner une trajectoire politique à cet argent public. Alors, le système économique reprogrammé pourra se déployer en Europe de façon vertueuse." 

iste des signataires :

Emilie Cariou, députée de la Meuse, déléguée générale du groupe parlementaire EDS (Ecologie démocratie solidarité) en charge des politiques publiques

Aurélien Taché, député du Val-d'Oise, délégué général du groupe parlementaire EDS en charge des relations extérieures

Paula Forteza, députée des Français établis hors de France, co-présidente du groupe parlementaire EDS

Matthieu Orphelin, député du Maine-et-Loire, co-président du groupe parlementaire EDS

Delphine Bagarry, députée des Alpes-de-Haute-Provence

Annie Chapelier, députée du Gard

Guillaume Chiche, député des Deux-Sèvres

Yolaine de Courson, députée de Côte-d'Or

ennifer De Temmerman, députée du Nord

Albane Gaillot, députée du Val-de-Marne

Hubert Julien-Lafferière, député du Rhône

Sébastien Nadot, député de Haute-Garonne

Frédérique Tuffnell, députée de Charente-Maritime

Cédric Villani, député de l'Essonne

Martine Wonner, députée du Bas-Rhin

Selon Redaction JDD - leJDD - samedi 29 août 2020

02/10/2020

Strasbourg: Plan Canopée pour des arbres en ville...

Il s’agit de planter 10 000 arbres au plus tard en dix ans », mais « aussi de sauvegarder et protéger les arbres » déjà présents dans la ville, a déclaré la première maire écologiste de Strasbourg (Bas-Rhin) Jeanne Barseghian, en présentant, samedi 29 août, un programme de « végétalisation » de la capitale alsacienne.

La nouvelle municipalité écologiste de Strasbourg a présenté samedi 29 août un programme de « végétalisation » de la capitale alsacienne, qui doit passer par la plantation de 10 000 arbres afin de mieux adapter la ville au changement climatique.
« C’est un enjeu de confort, un enjeu climatique, un enjeu pour la biodiversité, pour le bien-être et pour l’adaptation de notre ville aux changements en cours, que ce soit les canicules mais aussi les inondations », a expliqué lors d’une conférence de presse Jeanne Barseghian, première maire écologiste de Strasbourg.
Celle-ci avait signé, dès son arrivée à la mairie, une déclaration d'« état d’urgence climatique » pour la ville.
« Il s’agit de planter de manière massive 10 000 arbres (hors forêts) au plus tard en dix ans », mais « aussi de sauvegarder et protéger les arbres » déjà présents dans la ville, a poursuivi Jeanne Barseghian.
« À terme, on redonnera 300 hectares à la nature »
La ville compte actuellement plus de 40 000 arbres dans les parcs, jardins et espaces verts d’équipements publics.

« À terme, on redonnera 300 hectares à la nature », a-t-elle résumé soulignant vouloir que cette « végétalisation » intervienne « de manière équitable sur l’ensemble du territoire strasbourgeois » et « pas seulement sur le centre-ville ».
« Notre objectif est d’atteindre un indice de Canopée (pourcentage de l’espace urbain couvert par des arbres d’au moins trois mètres de hauteur, N.D.L.R.) à hauteur de 30 % » d’ici 2050, contre 26 % actuellement, a complété Suzanne Brolly, adjointe à la maire.
« On ne peut pas penser seulement sur le temps d’un mandat quand on parle de nature, il faut anticiper », a-t-elle souligné, évoquant la possibilité de plantations sur les places, mais aussi sur les trottoirs, les cours d’écoles, les cimetières, les terrains de sport etc.
Le projet, baptisé plan Canopée et doté pour la première année d’un budget d’un million d’euros, doit faire l’objet d’une délibération lundi au conseil municipal.
En juillet, des arbres ont provisoirement été installés sur plusieurs places de Strasbourg pour atténuer les îlots de chaleur urbains pendant l’été avant que des plantations durables puissent débuter à l’automne.

Selon AFP. - Ouest-France - samedi 29 août 2020

30/09/2020

Des aides pour le spectacle vivant...

Le spectacle vivant, privé et public, bénéficiera d’une aide de 432 millions d’euros, a annoncé, ce jeudi soir 27 août 2020, la ministre de la Culture Roselyne Bachelot à l’issue d’une rencontre entre Jean Castex, elle-même et les représentants de ce secteur « dévasté » par le contexte sanitaire.

Les 432 millions d’euros, annoncés ce jeudi 27 août, par la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, font partie de l’enveloppe de deux milliards d’euros pour tout le secteur de la culture annoncée par le Premier ministre mercredi.
Lors de la rencontre rue de Valois, Jean Castex a « annoncé 432 millions d’euros dans le plan de relance, plus 100 millions pour la compensation des pertes d’exploitation. Un effort sans précédent que je piloterai pour sauver un secteur dévasté », a tweeté Roselyne Bachelot.
Plan de soutien au spectacle vivant : @JeanCASTEX au @MinistereCC annonce 432 millions d’euros dans le plan de relance, plus 100 millions pour la compensation des pertes d’exploitation. Un effort sans précédent que je piloterai pour sauver un secteur dévasté

« Il s’agit de 200 millions pour le spectacle vivant public, répartis entre grands opérateurs comme l’Opéra de Paris, la Comédie-Française et les organismes en région, et de 220 millions pour le théâtre privé », a détaillé Nicolas Dubourg, président du Syndeac (Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles).
En plus des 432 millions, Jean Castex a annoncé la création « d’un nouveau mécanisme de compensation pour encourager la reprise d’activité des exploitants de salles de spectacles ». « Une provision de 100 millions d’euros permettra d’assurer son financement dès septembre », a-t-il dit.
Les jauges inquiètent toujours
Les représentants du secteur se sont félicités des sommes allouées, même s’ils s’inquiètent toujours du maintien d’une jauge réduite en zone rouge, comme en Ile-de-France.
« On salue le discours fort (de Castex) en direction du secteur », a indiqué Nicolas Dubourg.
« Mais il y a eu une grande insistance de notre part sur la question de la jauge… On est favorable à la généralisation du port de masque, mais en ajoutant la jauge limitée, ça rend l’exercice impossible », a-t-il dit.
« Dire en même temps : « Revenez au théâtre mais la jauge est limitée à 50 % + », ça renvoie quand même un signal que c’est encore dangereux. »
Aucune perspective pour les spectacles debout
Aurélie Hannedouche, du Syndicat des musiques actuelles, a salué l’octroi de « sommes fléchées pour la musique », mais regrette qu’il n’y ait « aucune perspective donnée pour les spectacles debout ».
« Nous sommes plutôt satisfaits », a commenté pour sa part Olivier Darbois, à la tête du Prodiss, le Syndicat national du spectacle musical et de variété, qui rappelle que le chiffre d’affaires a chuté de 84 %, soit 2,3 milliards d’euros de pertes en 2020 dans le spectacle vivant privé.
Il s’inquiète toutefois des incertitudes qui durent. « Un spectacle, une tournée, constituent une production complexe qui exige anticipation, investissements, prises de risques et une logistique conséquente, avec des semaines et des mois de travail avant la diffusion devant un public », a-t-il rappelé.

Selon AFP - Ouest-France - jeudi 27 août 2020

Ne plus rien jeter dans la nature...

Lors d’une balade en pleine nature, vous avez l’habitude de vous débarrasser de vos déchets organiques. Bien que ce geste puisse paraître anodin, il a des conséquences… Découvrez lesquelles.
A priori, une peau de banane se dégrade naturellement et un trognon de pomme peut même donner un petit pommier, non ? Contrairement aux idées reçues, jeter ses déchets biodégradables, du type noyau ou épluchures de fruits, peut avoir un impact environnemental. C’est d’ailleurs ce que rappellent des gardes forestiers américains du parc national de Glacier dans le Montana sur eur page Facebook. "Ces aliments ‘naturels’ ne se décomposeront pas rapidement", expliquent-ils avant d’inviter les visiteurs à emporter leurs déchets avec eux.

Deux ans pour éliminer une peau de banane
Si les animaux ne sont pas friands de votre goûter laissé dans la nature, la décomposition de vos noyaux et épluchures de fruits demandera bien plus de temps que vous ne le pensez. "Cela peut prendre plusieurs années pour certains fruits en fonction de l’environnement", soulignent les rangers de cette réserve de biosphère inscrite au patrimoine de l’Unesco. Dans le parc de Glacier, où ils officient, le processus de décomposition d’une peau de banane, pourtant biodégradable et naturel, peut mettre jusqu’à deux ans. Pour un trognon de pomme, il faudra tout de même attendre huit semaines. "Qu’elle soit bio ou pas bio, la peau de banane met beaucoup de temps à se décomposer, parce que c’est une peau, une chapelure, très fibreuse. Et surtout, on n’a pas les insectes de son pays d’origine ici. Des insectes aptes à la manger et la décomposer rapidement", confirme un éco-garde du parc national des Calanques de France au site Alternativi.fr.

Des animaux mis en danger
Et si nos fruits peuvent rester longtemps sur le sol, ce n’est pas le seul et unique risque. Les déchets que nous déposons dans la nature peuvent aussi mettre en danger certains animaux en cas d’ingestion. "Si la faune sauvage les mange, ils ne seront probablement pas bien digérés car ces animaux ne sont pas accoutumés à cette nourriture", ajoutent les gardes forestiers américains.
Un impact sur la flore
Troisième conséquence, et pas des moindres, nos déchets peuvent aussi perturber notre écosystème. Bien qu’ils soient naturels et biodégradables, des fruits comme les bananes ne poussent pas habituellement dans certains environnements comme les calanques marseillaises. Résultat, leurs peaux peuvent bousculer la croissances des arbres et des plantes environnantes.
Pour être sûr de ne pas perturber la faune et la flore, il est donc préférable de garder ses déchets avec soi et de les jeter dans une poubelle à votre retour.

Selon Mme Anissa Nassr - Femme Actuelle - mardi 25 août 2020

29/09/2020

La SNCF prolonge ses facilités...

Bonne nouvelle pour les clients de la SNCF... Pour inciter les voyageurs à revenir dans ses trains malgré les craintes liées au Covid-19, la compagnie ferroviaire a décidé ce mercredi de prolonger les reports et annulations sans frais pour tous les billets grandes lignes jusqu'au 1er novembre.
"J'informe les clients de Ouigo, TGV inOui et Intercités que nous prolongeons la facilité d'achat des billets longues distances : les frais d'échange et de remboursement sont gratuits jusqu'au 1er novembre. Cela pour accompagner la reprise des activités en France", a annoncé le directeur de Voyages SNCF Alain Krakovitch sur son compte Twitter.
En raison de la crise du Covid-19, l'entreprise ferroviaire avait mis en place, dès le mois de mars, des mesures spécifiques pour les demandes d'échange et de remboursement de certains trajets. Ce dispositif devait initialement s'arrêter le 31 août.
20 millions de voyageurs cet été
Ainsi, la différence tarifaire restera à la charge du voyageur en cas d'échange si le prix du nouveau billet est plus élevé. Après un confinement catastrophique pour la SNCF, la compagnie ferroviaire tente de relancer le trafic ferroviaire. Cet été, elle a indiqué avoir transporté 20 millions de voyageurs, conformément à ses prévisions.
Si la SNCF est parvenue à limiter la casse dans ce contexte de crise sanitaire, c'est grâce à sa politique tarifaire "agressive", qui semble avoir convaincu les passagers d'opter pour le rail. La compagnie avait notamment mis en vente 3 millions de billets de TGV et Intercités à moins de 49 euros et 2 millions de billets TER compris entre 1 et 10 euros.
5 milliards d'euros de pertes
Pour la fin de l'été et la rentrée, des offres promotionnelles ont également été lancées. Jusqu'au 7 septembre prochain, les différentes cartes de réduction avantage de la SNCF (jeune, famille, week-end et senior), seront disponibles à 25 euros au lieu des 49 euros habituels. Les jeunes de 16 à 27 ans pourront bénéficier jusqu'au 6 septembre d'un stock limité d'abonnements TGV Max à 1 euro, contre 79 euros en tarif normal.
Fin juin, le patron de la SNCF Jean-Pierre Farandou avait estimé que la crise du Covid-19 devrait coûter près de 4 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Si l'on ajoute celle liée aux grèves contre la réforme des retraites, estimée à un milliard d'euros, la perte pour la SNCF atteint quelque 5 milliards d'euros depuis décembre dernier.

Selon Boursier.com - Boursier - mercredi 26 août 2020

28/09/2020

Aide à l'embauche d'handicapés en France...

Le dispositif d'aides gouvernementales à l'embauche, décidé en juillet pour favoriser l'emploi des jeunes de moins de 26 ans, va être étendu aux chômeurs en situation de handicap, "sans limite d'âge", a annoncé mercredi le Premier ministre Jean Castex, dont le gouvernement débloquera 100 millions d'euros à cet effet.
"La relance du pays doit être une relance de toute la communauté nationale, et en particulier nous devons faire l'effort spécifique pour ceux qui pourraient rencontrer des difficultés particulières", a expliqué le Premier ministre, qui s'exprimait à Paris en clôture des premières universités d'été du Conseil national consultatif des personnes handicapées.
 Selon BFM Business

27/09/2020

Agriculture: il faut changer de modèle agricole...

Plusieurs associations et collectifs lancent un mouvement citoyen le samedi 17 octobre pour changer de modèle agricole. Pour garantir à tous une alimentation saine, ils appellent notamment à revoir la politique agricole commune pour qu'elle soutienne des exploitations à taille humaine.
Tribune. Manger est un besoin quotidien vital si essentiel qu’on oublie parfois combien le satisfaire peut devenir difficile au moindre grain de sable dans les rouages. Un grain aussi petit qu’un virus, par exemple.

La crise sanitaire a mis en exergue la vulnérabilité de notre système agricole et alimentaire. Le nombre de demandeur·euse·s de l’aide alimentaire, au nombre de 5,5 millions avant la crise, est passé à environ 8 millions de personnes : l’accès à une alimentation de qualité pour tou·te·s est encore loin d’être garanti. Les agriculteur·rice·s et éleveur·ses qui ont continué à travailler pour nous nourrir, souffrent souvent d’une grande précarité, près d’un quart d’entre eux vivant sous le seuil de pauvreté. En 2019, on comptait plus d’un suicide d’agriculteur·rice par jour, soit 20 % de plus que dans le reste de la population.
L’impact du changement climatique:

Parallèlement, alors que l’agriculture mondiale est à l’origine de 24 % des émissions de gaz à effet de serre, le changement climatique touche déjà durement celle-ci, et va marquer encore plus fortement les pratiques et rendements agricoles. Pourtant, les politiques actuelles ne prennent pas en compte ces bouleversements qui sont appelés à s’intensifier, comme peut en témoigner la récente décision du gouvernement de réintroduire pour les cultures betteravières des pesticides dangereux (néonicotinoïdes), interdits en 2018.
Nous devons changer de paradigme, à tous les échelons possibles : européens, nationaux, mais aussi territoriaux. D’ici fin 2021, la Politique agricole commune (PAC) sera renégociée à la fois au niveau européen et au niveau national. C’est l’occasion ou jamais d’exiger qu’une autre agriculture soit mise en place. Le samedi 17 octobre, lendemain de la journée mondiale de l’Alimentation, est le moment idéal pour lancer un vaste mouvement citoyen exigeant un changement du modèle agricole.

L’agriculture que nous appelons de nos vœux est au service d’une alimentation de qualité, saine et accessible à toutes et tous. Elle rémunère correctement les travailleur·ses et revalorise ses métiers. Cette agriculture paysanne écologique, dont fait partie l’agriculture biologique, répond aux enjeux de santé, d’environnement et de biodiversité. Elle permet à chacun·e de consommer local, de saison, et construit notre résilience alimentaire face aux crises.
Notre organisation sociale doit également changer fondamentalement pour recréer un équilibre territorial propice à une société plus juste, durable et humaine. L’agriculture telle que nous la promouvons pourra créer plus d’un million d’emplois pérennes, non délocalisables, désengorger le 
milieu urbain et dynamiser des zones rurales à ce jour abandonnées par l’État.
Des revendications pour une transition agricole et alimentaire

Pour cela, nous appelons les pouvoirs publics, à tous les échelons, à suivre nos propositions comme un ensemble cohérent pour la transition agricole et alimentaire. Des revendications déjà portées par de nombreux collectifs et associations, comme la plateforme Pour une autre PAC, ou encore la Convention citoyenne pour le climat. Ainsi, nous demandons :

- l’abandon des accords internationaux de libre-échange tels que le Ceta et le Mercosur ;
- la revalorisation du travail des agriculteur·rice·s afin qu’il·elles puissent privilégier la qualité à la quantité, tout en vivant dignement de leur activité, par une régulation des marchés (quotas laitiers par exemple) et des relations commerciales assurant des prix agricoles stables et rémunérateurs couvrant les coûts de production ;
- la priorisation d’une agriculture paysanne avec des parcelles à taille humaine, notamment par le remplacement, dans le cadre de la PAC, des aides à l’hectare par des aides à l’actif plafonnées par exploitation, pour soutenir l’emploi et l’installation, et non encourager l’agrandissement et l’industrialisation des structures agricoles ;
- l’accompagnement immédiat par l’Etat des agriculteur·rice·s vers des pratiques relevant de l’agroécologie paysanne dont l’agriculture biologique, via des enseignements et formations rénovées et un soutien financier, y compris pour la labellisation en bio des structures agricoles ;- la relocalisation de l’alimentation des animaux d’élevage (application réelle du plan protéines végétales, zéro déforestation importée, lien au sol obligatoire) ;
- la création d’une sécurité sociale de l’alimentation permettant à tous les citoyen·ne·s d’accéder à une alimentation de qualité, diminuant les risques de maladies induites par une alimentation industrielle, ultra-transformée et déséquilibrée et part la dégradation de l’environnement liée à l’agriculture intensive ;
- la reprise par les communes des terres agricoles abandonnées pour une conversion à l’agriculture biologique et un moratoire sur les projets imposés et polluants entraînant l’artificialisation des terres agricoles et forestières sur les territoires ;
- la réévaluation des critères des commandes publiques afin de favoriser les circuits courts, les produits saisonniers et bio et une alimentation équilibrée donnant plus de place aux protéines végétales, notamment dans la restauration collective ;
- l’interdiction effective de production et importation de produits issus du brevetage du vivant (OGM) ;
- l’interdiction immédiate des pesticides les plus dangereux pour la santé (CMR et perturbateurs endocriniens) et pour les pollinisateurs, un soutien massif aux paysan·ne·s pour les accompagner dans la transition et l’affranchissement des pesticides de synthèse à courte échéance, avec notamment le développement d’alternatives naturelles à ces produits ;
- la reconnaissance et la prise en charge des victimes des pesticides de synthèse et autres produits toxiques utilisés dans le milieu agricole ;
- l’introduction de règles ambitieuses améliorant la bientraitance animale en  concertation entre monde paysan, consommateur·rice·s et associations de bien-être animal (abattage de proximité, accès à l’extérieur, etc.).

Ces propositions vont dans le sens du changement de modèle agricole voulu par une très grande majorité des Français·es. Pour appuyer les revendications de cette tribune, une pétition a été lancée en parallèle. C’est le soutien massif des citoyen·ne·s qui permettra de peser sur les négociations de la PAC et pour la mise en place de ces mesures à différents niveaux par tous les acteurs. Rendez-vous samedi 17 octobre partout en France.
Parmi les signataires : José Bové, Cyril Dion, Marie-Monique Robin, Olivier de Schutter, Jean Ziegler, Alerte Médecins Pesticides, Alternatiba / ANV-COP21, ATTAC, Confédération Paysanne, Fédération Nationale d’Agriculture Biologique, Foodwatch, France Nature Environnement, Générations Futures, Greenpeace France, Les Amis de la Terre, Mouvement Inter-Régional des AMAP, Nature & Progrès, Notre Affaire à Tous, SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires, Terre de Liens… La liste de l’ensemble des organisations (58) et des personnalités (8) et la pétition.

Selon Libération

 

26/09/2020

Une immense serre biologique sur les toits à Montréal...

Une ferme au-dessus de la ville, sur le toit d'un bâtiment situé dans une zone commerciale et industrielle: aubergines et tomates bio prennent de la hauteur à Montréal dans la "plus grande serre sur toit au monde".
Un cadre peu propice a priori à la culture de légumes, mais où une entreprise locale, les Fermes Lufa, vient d'implanter une serre de culture biologique, selon elle sans égale dans le monde. 
Grande comme trois terrains de football, cette serre, officiellement inaugurée mercredi, couvre plus de 15.000 mètres carrés. 
"La mission de l'entreprise, c'est vraiment de cultiver de la nourriture là où les gens vivent, et de façon durable", explique à l'AFP Thibault Sorret, un porte-parole, devant des plants d'aubergines géants.
La nouvelle serre est la quatrième du groupe sur les toits de Montréal. Celle construite en 2011, qui avait coûté plus de 2 millions de dollars canadiens (1,3 million d'euros), était alors la toute première du genre au monde.
Depuis, des concurrents essaiment dans le monde, comme l'américain Gotham Greens, avec huit serres sur toit à New York, Chicago ou Denver, ou le français Nature urbaine, qui en prévoit une à Paris en 2022.
A Montréal, un supermarché offre également depuis 2017 des légumes bio poussant directement sur son toit, totalement verdi pour lutter contre les gaz à effet de serre.
"Réinventer le système alimentaire"
Un Libanais d'origine, Mohamed Hage, et son épouse Lauren Rathmell, une Américaine originaire du Vermont voisin, ont fondé en 2009 les Fermes Lufa, avec l'ambition de "réinventer le système alimentaire".
Chez Lufa, une centaine de légumes sont cultivés toute l'année en hydroponie, en bac sur un substrat de fibre de noix de coco, irrigué par un liquide nutritif: salades, concombres, courgettes, choux chinois, céleris, germes, mais aussi fines herbes.
Dans toute la serre, des bourdons pollinisent les plantes, pendant que des guêpes parasitoïdes ou des coccinelles - des insectes utiles - s'attaquent aux pucerons, évitant le recours aux pesticides.
Les récoltes permettent de remplir 20.000 paniers familiaux par semaine, tous personnalisables et vendus en ligne à un prix de base de 30 dollars (19 euros).
Ce "marché en ligne" regroupe aussi les produits d'à peu près 200 fermes partenaires que Lufa ne produit pas: pain, pâtes, riz...
Au rez-de-chaussée de la nouvelle serre, un immense centre de distribution rassemble près de 2.000 produits offerts aux "Lufavores", les clients, dont des restaurateurs.
L'offre reste toutefois insuffisante pour certains légumes, déplore une cliente, Catherine Bonin. "Des poivrons, je n'en ai jamais", dit cette quinquagénaire, qui "adore" cependant la qualité et la fraîcheur des produits en général.

Pandémie bénéfique
"On est rendu à nourrir presque 2% de Montréal avec nos serres et nos fermes partenaires", affirme le porte-parole de l'entreprise. 
"L'avantage d'être sur un toit, c'est qu'on récupère énormément d'énergie du bas du bâtiment", permettant des économies de chauffage considérables, un atout pendant le rude hiver québécois, souligne Thibault Sorret.
"On arrive aussi à récupérer des espaces qui étaient jusqu'ici complètement inutilisés", ajoute ce Français d'origine.
Entièrement automatisée, la nouvelle serre dispose aussi d'un "système d'eau en circuit fermé", assurant des économies allant "jusqu'à 90%" par rapport à une ferme traditionnelle, d'autant que l'eau de pluie est aussi recueillie.
L'entreprise "a plus que doublé" ses ventes pendant la pandémie de coronavirus, un bond attribuable "à la livraison sans contact à partir d'un site en ligne", dit Thibault Sorret.
"Rentable depuis 2016", Lufa emploie aujourd'hui 500 salariés, environ 200 de plus qu'avant la pandémie, selon lui.
L'entreprise travaille actuellement à l'électrification de sa flotte de camions de livraison et caresse le projet d'exporter son modèle "dans différentes villes dans le monde", à commencer par le Canada et les Etats-Unis, explique le porte-parole.
"Ce qui est un peu fou", rappelle-t-il, c'est qu'aucun des fondateurs "n'avait fait pousser une tomate de sa vie" avant de se lancer en affaires.

Selon BFM-TV-BFM Business - mercredi 26 août 2020

25/09/2020

Photosynthèse artificielle...un espoir!

Inspirées d'un processus naturel, les technologies de photosynthèse artificielle pourraient être d'un grand apport à la transition écologique. Observées par les industriels, les recherches se poursuivent pour améliorer le rendement avec des métaux abondants.

La photosynthèse artificielle est très prometteuse, mais n'est pas encore une préoccupation majeure des entreprises de l'énergie en France. Pour Vincent Artero, directeur de recherche au CEA (Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives) en chimie bio-inspirée, cela s'explique par « le besoin de faire encore de la recherche un peu lourde avant de faire du développement. » Mais de grands groupes énergétiques surveillent désormais de près les avancées de ces technologies.

Depuis la fin des années 1980, les recherches se sont intensifiées. Elles s'inspirent du processus naturel de la photosynthèse. Il s'agit de la capacité des plantes et de certains micro-organismes, à capter l'énergie solaire pour faire réagir le dioxyde carbone (CO2) avec l'eau et produire des molécules carbonées essentielles à la vie cellulaire.

Stocker l'énergie solaire

Les technologies de photosynthèse artificielle proposent ainsi de répondre à un enjeu phare de la transition écologique : stocker l'énergie solaire, caractérisée par son intermittence, sous la forme d'énergie chimique (produits carbonés ou hydrogène). Elles envisagent aussi le CO2comme une source de carbone alternative, par rapport au pétrole et charbon par exemple, et de le capter dans l'atmosphère. « Un objectif est de fermer le cycle du carbone de façon vertueuse », indique Marc Fontecave, professeur au Collège de France dans le laboratoire de chimie des processus biologiques.

En l'état, de nombreux systèmes de photosynthèse artificielle combinent des cellules photovoltaïques, destinées à transformer les photons du Soleil en électricité, et un électrolyseur. C'est le cas du dispositif de Marc Fontecave et son équipe. Le courant électrique produit est introduit dans l'électrolyseur, permettant l'oxydation de l'eau à une première électrode et, à une autre, la réduction du CO2, c'est-à-dire sa transformation en une molécule souhaitée. Les électrodes, qui ont un rôle de catalyseur, sont en cuivre. « Ce métal améliore la transformation du CO2 en des molécules plus complexes, telles que l'éthylène, un produit utilisé par l'industrie chimique, ou l'éthanol, qui est notamment un carburant », explique Marc Fontecave. C'est d'ailleurs sur ces deux produits que le Collège de France travaille depuis 2018.

Améliorer les rendements

Problème : « Ces systèmes ont généralement un rendement [rapport entre l'énergie stockée dans les produits carbonés et l'énergie solaire utilisée] d'environ 2 ou 3 %, au mieux jusqu'à 10 % dans certains cas », rapporte Ally Aukauloo, professeur à l'université Paris-Saclay. Pour améliorer ce rendement, les chercheurs comptent sur l'utilisation de cellules photovoltaïques plus performantes et l'amélioration des électrolyseurs. D'où une compétition féroce à l'échelle internationale avec entre autres l'Allemagne, les Etats-Unis et la Chine.

Autre piste : reproduire un autre mécanisme de la photosynthèse naturelle, la photo-oxydation de l'eau, afin d'éviter l'étape de production d'électricité. « C'est la partie la plus difficile, car on ne sait faire ça qu'avec le platine ou l'iridium, le métal le moins abondant sur Terre », décrypte Ally Aukauloo.

Avec son équipe, Vincent Artero travaille ainsi sur un système visant à « combiner l'absorption de la lumière, la conversion en énergie et la catalyse ». Cette photo-électrode capte la lumière grâce à un oxyde composé de fer et de cuivre. Par excitation, le matériau produit un flux d'électrons utilisé par le catalyseur pour faire réagir l'eau et obtenir de l'hydrogène. « A partir de l'hydrogène, il existe ensuite des procédés pour fabriquer du méthane ou du méthanol », renseigne Vincent Artero.

« Un système de photosynthèse artificiel doit être robuste, efficace et peu cher. Pour le moment, on n'obtient que deux critères sur trois simultanément », résume-t-il. Selon lui, les systèmes d'électrolyse avec panneaux photovoltaïques pourraient répondre à ces trois critères en 2030. Pour les systèmes de photo-électrolyse, il faudra probablement attendre 2050.

Jonathan Grelier

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Selon Les Echos

19/09/2020

Le World Cleanup Day 2020...

840 tonnes. C'est la quantité de déchets qui avaient été récoltés à travers le monde l'an dernier pour le World Cleanup Day. Cette année, ce grand jour mondial du nettoyage né en Estonie a lieu ce samedi 19 septembre, avec toujours le même objectif : sensibiliser à la cause environnementale et à la multiplication des déchets sauvages.
« Le message, c'est que tous les citoyens peuvent agir en faisant quelque chose de très simple et de très concret pour changer le monde », explique au Point la présidente du World Cleanup Day France, Virginie Guérin, qui prône « plus d'actions, moins de bla-bla ». Loin du simple nettoyage, l'événement a surtout vocation à faire naître des prises de conscience.
 Comment se débarrasser du virus du plastique
Tout nettoyer, une utopie
« Ce serait utopique de se dire qu'on va tout nettoyer en une journée, souligne Virginie Guérin. C'est un premier pas qui permet de s'interroger sur la présence de ces déchets et d'entamer sa transition écologique. » Malgré le contexte sanitaire, près de 2 000 opérations de nettoyage ont déjà été déclarées sur la carte interactive de l'association française, soit presque autant qu'en 2019. « Cette année, on sait qu'on va avoir pas mal de masques à ramasser, et toujours des mégots. » Face au fléau des déchets abandonnés en pleine nature, de nombreuses initiatives citoyennes ont essaimé ces dernières années pour nettoyer et interpeller l'opinion. Dans le groupe Facebook Run Eco Team, créé par un Nantais en 2016, plus de 27 000 membres partagent régulièrement des photos des déchets ramassés pendant leurs sorties running. Une initiative qui avait même séduit le patron du réseau social, Mark Zuckerberg.
Un Français sur trois avoue jeter ses déchets par la fenêtre de la voiture...

Signaler les déchets sauvages
« La majorité des gens ont envie qu'il y ait des initiatives, mais ils ne sont pas encore prêts à s'engager », remarque Ruben. À 15 ans, ce lycéen originaire de Villefranche-sur-Saône (Rhône) a créé GreenR, une application permettant de déclarer des déchets sauvages et d'organiser leur nettoyage. « C'est un pont entre les gens qui voient et ceux qui sont prêts à prendre le temps de nettoyer », explique-t-il.
Concrètement, tout utilisateur de l'appli peut, dès qu'il constate des déchets abandonnés dans la nature, les signaler sur l'application avec une photo et une description. Puis, les personnes intéressées et motivées pourront mettre en place une balade vers un ou plusieurs points signalés près de chez elles pour les débarrasser des déchets. Son application, créée bénévolement par Jean-Didier, un développeur rencontré à une soirée chez des amis de ses parents, compte déjà en quelques semaines 430 utilisateurs actifs, 20 « spots » déclarés, et deux marches de nettoyage organisées.
Et pour ceux qui préfèrent le confort de leur canapé, World Cleanup Day France propose également cette année un nettoyage numérique à faire de chez soi, élaboré en partenariat avec l'Institut du numérique responsable. « Le but, c'est de vider ses messageries sur les réseaux sociaux, de nettoyer sa boîte mail, de baisser la résolution vidéo par défaut dans ses réglages quand on n'a pas besoin de la meilleure qualité? » Autant d'actions qui devraient permettre de faire un peu de place dans les serveurs qui stockent nos données et consomment beaucoup d'énergie. « 1 Mo de données effacées, c'est environ 19 grammes de carbone économisés », assure Virginie Guérin.

Selon Le Point-vendredi 18/9/2020

Un musée du bonheur à Copenhague...

C'est un petit musée mais avec un objectif immense : parler du bonheur sous toutes ses formes ! Le Musée du bonheur peut désormais se visiter à Copenhague au Danemark...

C'est un musée unique au monde qui vient d'ouvrir cet été à Copenhague au Danemark, le Musée du bonheur !
Un musée de petite dimension mais avec un grand objectif : parler du bonheur sous toutes ses formes, à travers les époques et les différentes civilisations...

Terre du "hygge", un art de vivre qui milite pour la recherche du bien-être dans le quotidien et qu'on peut traduire par "réconfort", le Danemark est l'un des champions du bonheur, à en croire les rapports de l'ONU du "World Happiness Report" publiés tous les ans depuis 2012.

"Il y a beaucoup de rapports qui disent que les pays nordiques et le Danemark sont les plus heureux du monde. J'aime à dire que nous sommes peut-être les pays les moins malheureux, parce que je pense que le modèle nordique est vraiment bon pour réduire les causes de malheur, cela fait monter la moyenne et c'est pourquoi ces pays arrivent en tête".

Les invités peuvent façonner le Musée du bonheur en recouvrant les murs de leurs définitions et de leurs souvenirs du bonheur...

Et, bien sûr, chacun a la sienne...

Selon Euronews - jeudi 20 août 2020

 




 

16/09/2020

L'auto-édition encouragée...

C'est une petite révolution pour le monde littéraire. Un décret publié fin août va étendre le régime social des artistes-auteurs aux écrivain·es dont les œuvres sont autoéditées. Jusqu'alors, s'autoéditer nécessitait la création d'un statut d'auto-entrepreneur afin de déclarer les revenus liés à la vente des livres. Impossible dans ces conditions de se faire reconnaître autrement sur le plan administratif ni de bénéficier, par exemple, de la protection sociale des artistes-auteurs.

Cordélia, dont plusieurs livres sont autoédités mais dont la maison Akata a édité l'adaptation de son roman-feuilleton Tant qu'il le faudra, estime que cette évolution devrait «faciliter la vie de beaucoup de gens» qui jonglent déjà entre auto-entrepreneuriat et le statut d'artiste-auteur: «Le régime artiste-auteur n'est pas simple, mais au moins on ne sera plus en train de bidouiller un truc qui n'est pas adapté à notre situation afin d'essayer de rentrer dedans.»
{THREAD} Il y a beaucoup à dire et analyser sur le décret qui vient de paraître, mais faisons un focus sur un sujet qui a retenu toute votre attention : l'auto-édition et le champ du régime artiste-auteur ! C'est parti, déroulez pic.twitter.com/eoCnZypZ6E
— Ligue des auteurs professionnels (@LigueAuteursPro) August 30, 2020


Il y a trop de gens qui écrivent des livres (et on ne les voit pas)
L'autoédition, un incontournable: Ce changement ne s'est pas fait sans résistance. Samantha Bailly, autrice et présidente de la Ligue des auteurs professionnels, une instance qui rassemble les auteurs et autrices mobilisées dans le but d'améliorer leurs conditions de travail, a participé aux concertations mises en place par le ministère de la Culture. Les discussions ont duré deux ans: «À cette occasion, j'ai défendu la position de l'autoédition et du financement participatif parce qu'on veut que le ministère nous écoute quand on lui dit quelle est la réalité de nos métiers aujourd'hui.» En marge du circuit classique des maisons d'édition, l'autoédition est devenue incontournable dans le paysage littéraire français. Grâce à de nombreuses plateformes, allant d'Amazon KDP à Librinova, tout le monde peut prendre la plume et proposer une version numérique ou papier de son roman. Différents modèles de financement (Ulule, Patreon, Tipeee) permettent aussi une forme d'autonomie et de liberté. Une solution qui peut sembler facile et à la portée de tout le monde, à ceci près qu'il faut une sacrée dose de détermination pour tout prendre en main, des corrections à la maquette, en passant par le service de presse, les envois des exemplaires et la gestion de sa promotion en ligne.
Sur les réseaux sociaux, d'âpres échanges ont suivi l'annonce de cette future harmonisation. Certain·es s'insurgent à l'idée que l'on puisse mettre sur un pied d'égalité les auteurs et autrices qui ont une maison d'édition et les autres qui s'autoéditent. Sous-entendu: les «vrais» écrivain·es versus celles et ceux qui rêvent de le devenir mais qui n'ont pas été adoubés par le tout-puissant monde de l'édition.

Placer sur le même plan Cat
herine Dufour ou Pierre Bordage et n’importe qui ayant autopublié une romance sur Wattpad ou Amazon, c’est sûr que ça va contribuer grandement à faire avancer le statut des auteurs. Les éditeurs apprécieront. La chaîne du livre apprécie déjà. https://t.co/djvqHOSTE5
August 30, 2020

Une vision qui agace Samantha Bailly: «Des gens nous expliquent que nous ne sommes pas de vrais auteurs, mais là, on ne parle pas de talent, on parle de protection sociale! On n'accorde pas le droit à un congé maladie à quelqu'un en fonction du jugement que l'on fait de la qualité de son travail.» Avec une trentaine de livres à son actif –certains autoédités d'autres parus chez des maisons d'édition–, elle est actuellement en train de se battre pour faire valoir ses droits les plus élémentaires. «Je n'ai toujours pas touché mes indemnités de congé maternité, déplore-t-elle. Alors que j'ai commencé mes démarches quand j'étais enceinte de quatre mois. On me balade d'une caisse à une autre. Le régime est tellement fragmenté qu'il en devient illisible.» Le statut d'artiste-auteur reste méconnu et encore très flou pour l'administration.

Selon Mme Maëlle Le Corre - Slate - mardi 15 septembre 2020

 

 

 

 

15/09/2020

Comment avoir la main verte et écolo au jardin?

Tondre, tailler, semer... était déjà un sport national. Le confinement a encore renforcé notre envie de compter fleurettes (et courgettes), le plus naturellement et simplement possible. Car quitte à mettre les mains dans la terre, autant que celle-ci soit propre et nourricière. Explications.
Voilà près d’une vingtaine d’années que les Français se piquent de jardinage. Le confinement n’a fait qu’accentuer cet engouement. Balcon, rebord de fenêtre, lopin de terre… la moindre surface a été utilisée, mais attention, pas n’importe comment. En janvier 2019, la loi Labbé a interdit aux particuliers l’utilisation de produits phytosanitaires (engrais, pesticides…). Elle a entraîné un retour aux méthodes écolos et aux cultures « utiles ». Des jardins vivriers d’après-guerre aux jardins partagés en ville, c’est la terre nourricière que nous sollicitons désormais, de façon plus raisonnée et raisonnable. « Aujourd’hui, on veut savoir ce que l’on mange, on veut se nourrir sainement et de saison. Le bio n’étant pas à la portée de tous, alors on cherche à cultiver son potager, explique Laurence Baudelet, ethno-urbaniste et consultante pour l'association Graine de jardins. La pollution, l’épuisement des ressources en eau, l’appauvrissement de la biodiversité... nous poussent à chercher des solutions respectueuses de l’environnement. La prise de conscience est plus globale. C’est un cercle vertueux qui englobe les énergies, les moyens de transport et même les loisirs. » Un peu partout dans le pays, on voit ainsi fleurir des techniques novatrices ou reverdir des méthodes très anciennes qui ont en commun une même philosophie : avoir la main verte et légère.
La permaculture : harmonie et parcimonie
Plus qu’une technique, cette philosophie date des années 1970. Contraction des termes "agriculture" et "permanente", elle tend à faire de son lieu de vie un écosystème harmonieux, productif, autonome, naturellement régénéré et respectueux de tout et de tous ! Fini les produits chimiques et l’interventionnisme outrancier. On observe, on analyse les sols, les vents, les cycles de l’eau et du soleil pour mieux comprendre et utiliser son environnement. Et puis, rien ne se perd. Le sol ne reste jamais nu grâce au paillage naturel et au compost que l’on fabrique soi-même. Les eaux de pluie et de cuisson sont récupérées. On attire les animaux utiles, du ver de terre à la poule. On cultive serré pour ne pas perdre de place, y compris sur des treillages et les bordures. On associe les plantes pour qu’elles s’entraident… Ainsi élaboré, le potager prend soin de lui quasiment tout seul, arrosage mis à part.
La biodynamie : les astres à la rescousse
Née en 1924, l’agriculture biodynamique est une pionnière de l’écologie. Son inventeur, Rudolf Steiner, la définissait ainsi : « À la croissance des plantes, le ciel entier participe avec les étoiles. » Certes proche de la permaculture et de ses principes, cette école de jardinage associe les cycles des planètes et de la Lune à la vie des plantes. Un calendrier détaillé invite chaque jour à de nouvelles tâches. En outre, la fertilisation du sol est primordiale, grâce à des préparations à base de plantes, de bouse de vache et de cristaux de quartz.
Le jardin spontané : le choix du laisser faire
Le contraire de l'espace vert au cordeau ! On travaille d’abord avec les yeux, on laisse la nature opérer et on observe. L’idée : accueillir une importante biodiversité. Bien sûr, on apprend à différencier mauvaises herbes et plantes sauvages. On garde celles qui abriteront les auxiliaires du jardin et on laisse traîner les branchages de la taille, près du compost, pour que les animaux trouvent abri et nourriture. On privilégie les haies mixtes pour les pollinisateurs. On pratique la jachère, mais rien n’empêche d’enlever une pousse qu’on estime au mauvais endroit pour la remettre ailleurs. Écolo et économique !
Le potager en lasagne : la campagne à la ville
Issue de la permaculture, cette technique convient aux lieux dépourvus de terre au sol. Il s’agit de créer des espaces d’environ deux mètres sur un, et sur cinquante centimètres de hauteur. Dans des bacs en bois non traité, on procède par couches comme pour les lasagnes. Un feutre végétal, du gravier, un feutre géotextile et cinq couches de matières brunes (paille, copeaux, feuilles...) et vertes (fumier, tonte...) en alternance, du terreau, de l’argile bentonite, et vous voilà prête à planter !
Le faux semis : désherber sans substances
Cette pratique ancienne divise par deux la repousse des mauvaises herbes. Le principe est simple, on prépare le sol comme pour y semer des graines mais on n’y met rien. Il suffit de décompacter la terre, quinze jours à un mois avant les vrais semis, puis d’arroser. Les indésirables vont germer et sans attendre, on les élimine pour ensuite planter ce que l’on souhaite.
La mise en jachère : le traitement naturel des sols
Cette mise au repos des sols, laissés nus pour reprendre de la vigueur, permet de les préparer à l’ensemencement. Quand on a la chance d’avoir un grand jardin potager, cette technique est bienvenue pour régénérer la terre. Aujourd’hui, on privilégie la jachère longue, sur un an, et fleurie. Après un faux semis, on sème des fleurs qui vont attirer insectes et autres auxiliaires, permettant au sol de se reconstituer.
Quelle que soit la méthode choisie, chassez le naturel, il revient au galop. Avec ses promesses d’économies, de labeur allégé, de reconnexion aux éléments et d’apprentissage de l’humilité, le jardinage plus vert que vert n’a pas fini de creuser son sillon.

Selon Mme Emmanuelle Mary - Femme Actuelle - jeudi 20 août 2020

14/09/2020

Comment réduire les emballages?

Pour sauvegarder la planète, il faut multiplier les mesures anti-pollution. L'une d'elle consiste à limiter les emballages qui finissent systématiquement à la poubelle. Comment faire pour en utiliser moins ?
Quatre-vingt-dix milliards d'emballages passent entre nos mains chaque année. Ils constituent désormais la part la plus importante du contenu de nos poubelles. Nous pouvons contribuer à réduire ce volume et à favoriser le recyclage. Comment ? On vous explique.Faites la guerre aux emballages
Pour réduire la quantité d'emballages que l'on jette à la poubelle tous les jours, la première mesure est plutôt simple : évitons d'aller dans les rayons les produits dits suremballés. C'est-à-dire ceux qui sont protégés par une barquette carton et un film plastique par exemple. Privilégions les emballages recyclables et le carton, recyclé à 56%, plutôt que le plastique. Et optons chaque fois que c’est possible, pour les produits vendus en vrac à ramener dans ses propres contenants réutilisables. De quoi limiter le volume des déchets qui finiront enfouis en décharge ou dans un incinérateur.
A savoir : les résidus de l’incinération des déchets ménagers sont utilisés dans les travaux publics, notamment pour la construction de route. Les métaux sont également récupérés.
Respectez les consignes de tri
Interrompue dans de nombreuses villes pendant la période de confinement, la collecte sélective des déchets est depuis redevenue à la normale. Il est donc essentiel de continuer à respecter les consignes de tri du verre, métal, papier-carton et des emballages plastiques. Celles-ci varient d’une région, voire d’une commune à l’autre, mais la loi pour la croissance verte adoptée en 2015 a pour objectif de les uniformiser d’ici 2022. C’est pourquoi, dans de nombreuses communes, les bacs jaunes accueillent d’ores et déjà tous les emballages plastique : pots de yaourts, barquettes en polystyrène, films alimentaires, sacs plastique (vides), etc. Si vous n’avez pas reçu récemment de nouvelles recommandations de la municipalité ou du syndicat intercommunal, renseignez-vous à la mairie pour savoir quand cette évolution est prévue chez vous.
A savoir : le taux de recyclage aujourd’hui est de 86,5% pour le verre domestique, 69% pour le papier-carton, 58% pour les bouteilles et flacons plastiques, 52,5% pour les briques alimentaires et 44% pour l'aluminium.
Pensez au compostage
Pour fabriquer du compost, il n’est pas nécessaire d'avoir un jardin : le compostage en pied d’immeuble ou de quartier est en plein développement. Avec un lombricomposteur placé sur le balcon ou dans la cuisine, il est également possible de traiter ses déchets en appartement. Presque tous les résidus organiques peuvent ainsi être éliminés. De quoi alléger la poubelle de 60 kg par an et par personne. Si vous avez un jardin, le paillage est une solution idéale pour valoriser vos déchets verts. Étalez vos feuilles mortes, tontes de pelouse, produits de tailles broyés, etc. au pied de vos plantations. Le sol sera protégé et les plantes nourries naturellement.
Selon Mr Théo Khorixas - Femme Actuelle - mercredi 19 août 2020