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26/06/2017

Démocratie directe dans l'économie: du boycott au buycott...

Pour contraindre des entreprises à arrêter certaines pratiques peu éthiques, deux frères ont lancé une plate-forme de boycott collectif. "C'est un levier d'action des consommateurs plus efficace encore que les pétitions", écrit Mr Aymeric Brégoin dans le numéro spécial du magazine Ressources diffusé par le journal La Strada. Mr Levent Acar et son frère, en effet, ont crée en juin 2016 le site: www.i-boycott.org ainsi qu'une plate-forme de boycott collectif propulsée par 12 000 euros collectés par KissKissBankBank.

Les deux frères ont constaté fin 2014 que l'Union Européenne balayait sans vergogne plus d'un million de signatures par pétition contre le TAFTA (traité transatlantique). Des bénévoles(légistes, avocats, informaticiens, lanceurs d'alerte, simples citoyens...), qui sont environ 68 000 inscrits à ce jour, dénoncent par exemple des évasions fiscales, du blanchiment d'argent, de la déforestation par l'exploitation de l'huile de palme, de l'exploitation des animaux et des hommes ... En fait, ils s'emploient à redonner du pouvoir aux citoyens pour "insuffler de l'éthique dans l'économie".

Sur cette plate-forme sont rassemblées de nombreuses initiatives individuelles. Le principe paraît simple: i-boycott  envoie les revendications de ses membres face à une marque et exige une réponse de l'entreprise en boycottant la production. Si la firme refuse d'évoluer ou si sa réponse est jugée peu convaincante, le boycott collectif continue. Une médiatisation est prévue grâce à des partenaires dont Mr Mondialisation et des YouTubeurs. Par contre, des alternatives aux produits en question sont proposées pour mettre en avant d'autres productions équitables, locales ou issues de circuits courts: cela s'appelle pour eux le buycott.

Ainsi, avec cette forme de démocratie directe, les citoyens sont sensibilisés à une revendication restant dans le cadre de la loi. En effet, aucune diffamation, aucun dénigrement, aucune accusation de contre-façon ou discrimination ne sont tolérés, afin de ne pas rendre la campagne de boycott illégale. Toutefois, seul point noir, il faut savoir que dans la mesure où c'est une association d'intérêt collectif à but non lucratif, i-boycott repose uniquement sur les dons des citoyens engagés à ses côtés.

Le site d'i-boycott s'ouvre sur une citation à reprendre autour de nous: 

"Chaque fois que vous dépensez de l'argent,
vous votez pour le type de monde que vous voulez".

Anna Lappe

Les trois piliers d'I-boycott: montrer la voie pour s'entraider et pour évoluer!

Faisons connaître sur les réseaux sociaux et autour de nous ce type de pression légale possible, afin de faire cesser les abus dans l'économie mondiale! Aidons dans la mesure de nos moyens cette initiative réaliste et courageuse! Et cessons de subir les diktats des multinationales en nous vivant comme des victimes impuissantes! Toucher certaines grandes firmes aux pratiques douteuses "au porte-monnaie" est sans doute pour les consommateurs que nous sommes un excellent moyen de provoquer leur évolution rapide...

Lyliane

25/06/2017

Des kilowatts citoyens dans les Préalpes d'Azur (06)...

Cet été 2017 devrait voir le jour le premier projet maralpin de production d'électricité renouvelable, financé et porté par des citoyens. Ils sont au total 38 sociétaires, dont la commune de St Jeannet (06), à avoir déboursé entre 100 et 5000 euros pour financer l'installation de 190 m2 de panneaux solaires photovoltaïques sur la toiture de Montagn'habits à St Auban, dans le Parc Naturel Régional des Préalpes d'Azur (PNR). Les sociétaires habitent pour la plupart la région que ce soit à Grasse, Pierrefeu ou Mouans-Sartoux, écrit Mme Anne-Gaëlle Richard-Truong dans l'édition spéciale du supplément de La Strada, destiné à donner un coup de pouce au magazine indépendant Ressources. 

Cet équipement produira 32 500 kwh par an, soit les besoins en électricité de 13 foyers environ. L'énergie produite sera revendue à EDF ou à Enercoop et l'argent collecté sera reversé à la Société Coopérative d'Intérêt Collectif PEP2A. Mr Augustin Gamot, chargé de mission Energie au PNR, explique que "le but est surtout d'initier le territoire à une philosophie coopérative et à faire oeuvre pédagogique par des réunions et des visites". On peut souligner également une incitation probable aux économies d'énergie, une création d'emplois locaux et la protection de notre environnement avec cette énergie renouvelable. Les investisseurs particuliers récupéreront bien entendu ultérieurement leurs fonds versés et même d'éventuels dividendes...

Pourquoi ne pas imaginer d'autres projets semblables dans notre pays avec des investissements citoyens ou des collectivités et des locations de toitures (environ 2 euros par m2 et par an)? En France, grâce à Energie Partagée, une trentaine d' initiatives de production d'énergie renouvelable fleurissent depuis quelques années que ce soit en s'appuyant sur les énergies du soleil, du vent, de l'eau ou du méthane. Mais elles sont encore peu connues et font pâle figure si on les compare à ce qui se passe en Allemagne par exemple, où plus de la moitié de la capacité de production d'énergies renouvelables appartient aux habitants...

Pour en savoir plus ou pour prendre contact, joindre sur Internet: www.pep2a.fr .

Lyliane

24/06/2017

Une initiative en faveur des personnes sourdes...

Le journal 20 Minutes sous la plume de Mme Mathilde Frénois publie le 10/6/2017 les résultats encourageants remportés par une start-up au Concours Lépine, où elle a été primée à trois reprises. Il s'agit de la start-up Smart Ear, installée à St Laurent du Var et à Sophia-Antipolis (06), qui a développé un dispositif avertissant des sons du quotidien grâce à des signaux lumineux. Mr Sébastien Llorca, ancien étudiant de l'EDHEC de Nice, en est le cofondateur. Le système Smart Ear a été breveté.

L'invention de cette start-up azuréenne a décroché la médaille d'argent du Concours Lépine, le prix Handicap de la Ville de Paris et le prix de l'INPI. Pour remplacer des oreilles défaillantes, l'entreprise depuis 3 ans conçoit de petits boîtiers aux allures d'enceinte. Dans l'un, il y a un micro et les autres s'éclairent par des flash de différentes couleurs dès qu'une alerte est donnée (four, sonnette, réveil, alarme bébé...). En même temps, une notification est envoyée sur le smartphone de la personne grâce à une application mobile.

Le coût de ces boîtiers commercialisés depuis mars 2017 est de 1240 euros. Il est également possible de les louer pour 23 euros par mois. Une cinquantaine de personnes et d'entreprises se sont déjà équipées en France. La jeune start-up vient de s'installer en Suisse et prévoit d'investir le marché indien dans quelques mois. Pour en savoir plus à ce sujet, aller sur le site Internet  www.smartear.fr . Bravo à cette initiative utile qui "donne des yeux aux oreilles"!

Lyliane

23/06/2017

Cantine solidaire...

Depuis juillet 2015 une cantine solidaire a ouvert ses portes à Lyon, nous dit Mr Frédéric Lopez à travers son émission Mille et une Vies  sur la 2ème chaîne de télévision. L'idée est simple: se retrouver entre voisins et sortir de l'isolement grâce à un repas partagé. Cette idée a germé dans la tête et le coeur de Mme Diane Dupré de la Tour, une mère de famille effondrée après avoir perdu son mari dans un accident de voiture. Soutenue par ses voisins, cette journaliste décide de changer de vie.

Avec un ami, Etienne Thouvenot, elle décide de créer une cantine solidaire. Ils ont donc ouvert dans le 9ème arrondissement de Lyon "Les petites cantines", un lieu de restauration solidaire qui accueille tous les jours des jeunes, des retraités, des salariés, des personnes en situation précaire, autour de la confection, puis de la dégustation d'un repas.

Rencontrer des gens différents, oeuvrer et manger ensemble, voilà qui rend heureux les participants! Il me semble que cette idée pourrait s'exporter partout dans notre pays pour favoriser le "vivre ensemble" et montrer la valeur de la solidarité, que nous portons au coeur.

Lyliane

13/06/2017

Une Ecole de la nature et des savoirs dans la Drôme...

Mr Frédéric Lopez a présenté à travers son émission à la télévision "Mille et une vies" (sur la 2ème chaîne à 13H55) une initiative réjouissante et innovante en matière d'éducation. il s'agit de l'école Caminado, école primaire privée laïque gérée par l'Ecole de la nature et des savoirs. Implantée en pleine nature dans la Drôme, sur la commune de Menglon (Château de St Ferréol), cet établissement assure depuis 2013 l'instruction des élèves en mettant l'écologie au coeur de sa pédagogie. En effet, si les programmes officiels de l'Education nationale y sont respectés, chaque discipline est abordée de façon très concrète, en prenant la nature comme principal support. La fondatrice de l'école, Mme Muriel Fifils est une ancienne professeure de français ayant travaillé à Paris en collège. Elle a voulu sortir d'un cadre qu'elle jugeait trop étriqué, où les envies des enfants n'étaient pas vraiment toujours respectés. Mme Fifils s'est donc tournée vers des pédagogies différentes. Dans son école, chaque matin la classe débute par un atelier de philosophie, au cours duquel les élèves réfléchissent sur des notions comme le partage, la connaissance, la transmission des savoirs... Deux après-midi par semaine, ils cultivent le potager de l'école. Ils apprennent en quelque sorte à calculer en comptant le nombre de légumes! Cette école connaît un franc succès, puisque 60 élèves sont sur liste d'attente pour la rentrée prochaine. Cela signifie qu'il y aurait la place pour d'autres établissements de ce genre dans la Drôme ou ailleurs dans notre pays... Mme Fifils s'est par ailleurs engagée pour la défense des indiens Kogi, car elle a le désir de s'ouvrir au monde. Pour tout renseignement, consulter sur Internet le site: www.ecolenaturesavoirs.com. 

Lyliane  

10/06/2017

Usine de St Florentin dans l'Yonne: la wagabox du futur!

Dans le journal gratuit 20 minutes, Mr Fabrice Pouliquen souligne l'initiative de Mr Mathieu Lefebvre, ancien de la société d'Air Liquide, cofondateur et Président de Waga Energy, qui a participé à la création de cette start-up grenobloise, laquelle se trouve à l'origine de l'usine de St Florentin. Cette usine de 200 m2, installée dans l'Yonne, purifie le biogaz dégagé par le stockage des déchets et le réinjecte dans le réseau de gaz naturel. Elle prévoit de fournir 20 GWh de gaz par an, soit la consommation annuelle de 3000 foyers ou d'une centaine de bus.

Depuis le 14/2/2017, la Wagabox apporte en effet une alternative prometteuse aux installations de biogaz actuelles et combine deux procédés: une filtration par membranes pour séparer le CO2 et le méthane et ensuite une distillation cryogénique capable de séparer le méthane de l'azote et de l'oxygène. Le premier prend la direction du réseau de GRDF et les seconds sont rejetés dans l'air. "C'est de l'économie circulaire et locale", affirme Mr Lefebvre.

Deux autres Wagabox seront ouvertes prochainement: une dans l'Oise et une dans le Gers. La start-up grenobloise (Meylan) envisage également un rayonnement à l'international d'ici à 2025. Mr Olivier Théobald, ingénieur de l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'énergie, souligne le fait qu'avec cette innovation, on évite à la fois pollution et gaspillage. Le méthane en effet est un puissant gaz à effet de serre. Récupéré ainsi grâce à cette Wagabox, il servira plutôt à se chauffer ou à cuisiner...

Nous avons la chance d'avoir dans notre pays de jeunes ingénieurs compétents et motivés. N'omettons pas de soutenir leurs initiatives et faisons les connaître autour de nous. Pour toute information, contacter le site Internet: www.wagaenergy.com.

Lyliane

02/06/2017

La Cagette, un supermarché coopératif à Montpellier...

Un article de Mme Ysis Percq dans le Journal La Croix du mois de mars 2017 annonce la création d'une épicerie coopérative nommée "Les amis de la Cagette" à Montpellier. Animée par des adhérents de l'Association, née avec 4 personnes l'été 2015, la future coopérative La Cagette compte déjà aujourd'hui 650 personnes. Depuis le début, l'épicerie fonctionne avec des volontaires en centrale d'achats. Un salarié est tout de même présent. Sinon, un planning au mur, sur lequel les volontaires s'inscrivent, est pour le moment suffisant pour assurer le fonctionnement de l'épicerie.

A terme, lorsque la coopérative sera un véritable supermarché coopératif, il a été décidé que chaque membre devra donner 3 heures de son temps chaque mois. En attendant, certains se forment à la gestion des tâches courantes ou aux logiciels de caisse. Des forums de discussion permettent de mettre en commun et de confronter les orientations à prendre. En cas de désaccord aura lieu une assemblée générale avec vote. Tout n'est pas bio, mais le plus possible local, car le choix a été fait de rester accessible à toutes les bourses. Les prix sont jusqu'à 30% moins chers qu'en grande surface. Une campagne de crowfunding, lancée fin 2016, a permis de récolter 22 000 euros et de faire connaître leur projet à de nouvelles personnes.

Ouverte à tous, cette initiative collective est loin d'être isolée. En effet, les supermarchés de ce type se multiplient en France (Paris, Nantes, Toulon, Bordeaux, Marseille,Toulouse) comme à l'étranger (Etats-Unis...). En février 2017, plusieurs supermarchés coopératifs crée en France ou en cours de création se sont rencontrés à Paris pour échanger sur leur fonctionnement. La création d'une Intercoop a été évoquée, afin de mutualiser leurs moyens et de partager leurs expériences. Quatre supermarchés coopératifs du Sud-Ouest ont crée un site Internet qui répertorie les initiatives de ce genre. Pour y accéder, aller sur www.supermarches-cooperatifs.fr. 

Lyliane

27/05/2017

L'Association Joséphine pour épauler des femmes au chômage ou précaires...

 Mr Frédéric Lopez dans son émission sur la 2ème chaîne à 13H55 "Mille et une Vies" fait surgir de très bonnes nouvelles: des personnes comme celles appartenant à l'Association Joséphine se préoccupent de leurs semblables et cherchent à épauler des personnes en difficulté. Alors que beaucoup se désespèrent d'un manque apparent de solidarité, cela mérite d'être mis en valeur!

Un salon de coiffure, en effet, a été crée en 2006 pour des femmes précaires ou en recherche d'emploi. Mme Lucia Iraci est à l'origine de ce projet: permettre avec des bénévoles de son salon à des femmes qui ont besoin de se réconcilier avec leur image de retrouver confiance en elles. Leur réinsertion sociale et professionnelle est ainsi favorisée!

Désormais, ce sont des partenaires sociaux ou des conseillers en réinsertion qui orientent les femmes vers Joséphine. Les clientes du salon, situé dans le 18 ème arrondissement, qu'elles soient mères isolées, chômeuses, femmes battues ou autres, cherchent davantage à s'en sortir après avoir été épaulées par les coiffeuses solidaires. Au besoin elles peuvent même bénéficier de vêtements prêtés en vue d'un entretien d'embauche.

Merci à ces femmes qui agissent sans bruit sur le terrain et n'hésitent pas à donner de leur temps pour venir en aide à d'autres femmes moins favorisées! Pour en savoir davantage sur cette initiative, consulter le site Internet: www.josephinebeaute.fr.

Lyliane

16/05/2017

Le rôle des citoyens dans ce que l'on nomme la Transition...

Mr Patrik Viveret, philosophe et conseiller honoraire à la Cour des Comptes, co-fondateur de "Pouvoir citoyen en marche", a signé un article dans le numéro 7 de la revue de la NEF (nouvelle économie financière éthique) intitulée "Fil d'argent", dans lequel il explique le rôle des citoyens dans la Transition. Selon lui, cette Transition exige une profonde transformation du modèle politique, qui appelle un rôle accru des citoyens, notamment pour un changement dans leur rapport au pouvoir.

Un changement est en effet devenu nécessaire, car l'Etat français paraît prendre de plus en plus un caractère centralisé et autoritaire. Par exemple, le suffrage universel ne serait plus à lui seul une garantie contre le despotisme, certains médias se faisant les porte parole de la peur de l'autre et de la désinformation. De même, le mécontentement populaire pousse apparemment un grand nombre d'électeurs vers les extrêmes... Sans oublier une défiance généralisée envers les élus en raison des scandales, de la corruption et des stratégies d'influence de beaucoup de partis politiques. Rappelons nous que, comme Hitler autrefois, de nos jours Mrs Orban en Hongrie, Erdogan en Turquie et Trump aux Etats-Unis sont arrivés au pouvoir tout à fait légalement...

Notre démocratie paraît en effet minée par le déclin des consciences et tentée par une fermeture réactionnaire à l'égard du monde environnant. Il s'agit, selon Mr Viveret, de "passer du pouvoir comme conquête et captation" à grand coups de promesses illusoires "au pouvoir comme énergie créative", susceptible de remotiver l'ensemble des Français. Car pendant ce temps, les grands défis écologiques, économiques, financiers, éthiques, qui pourraient nous entraîner vers des choix positifs d'avenir, ne sont plus suffisamment pris en charge par le pouvoir en place. Nous sommes depuis des années comme englués dans un immobilisme mortifère...

Heureusement, tous n'ont pas baissé les bras! On a vu depuis peu se multiplier des initiatives citoyennes (Alternatiba, Nuits Debout, Pas sans nous etc...), des plate formes participatives, des collectifs qui contestent aux partis politiques leur monopole de représentation et de délibération. Ces groupes, qui se connaissent et communiquent entre eux, contestent même le choix de responsables publics relativement âgés ou faisant carrière dans la politique par ambition personnelle. Ils demandent aussi que le vote blanc soit comptabilisé, qu'aucune décision ne soit prise sans l'accord de la majorité des citoyens et que les lobbys n'influent plus sur les décisions à Paris comme à Bruxelles.

Bref, le Nouveau Monde est en marche! Les approches binaires (gauche/droite) semblent tout à fait révolues au profit d'approches plurielles! Par exemple, des réseaux actifs composés de personnes venant de la société civile ont mis au point un système de vote qualitatif très novateur (primaires citoyennes). Des initiatives telles le Pacte des Jours Heureux ont élaboré un programme de réformes constitutionnelles et législatives destinées à faire vivre l'Esprit du Pacte de la Résistance, rappelé dans le film de Mr Gilles Perret à propos de l'histoire du Conseil National de la Résistance. , Le Serment de Paris, initié pendant la COP 21 de son côté, appelle les citoyens et les citoyennes du peuple de la Terre à construire leur propre pouvoir.

Non seulement la Transition citoyenne est dans l'air du temps, mais elle germe de toute part. C'est en effet une voie incontournable qui s'ouvre afin de changer la donne, de vivre autrement en changeant nos vieux repères complètement dépassés. Une grande partie de la jeunesse française a foi dans ce changement créatif, cette mutation de notre société et l'appelle de tous ses voeux. Et nous, les plus anciens, ne sommes nous pas là pour soutenir leurs efforts? Réjouissons-nous: le désir est en train de chercher à remplacer la peur! Et le pouvoir qui sortira des urnes devra en tenir compte!

Pour en savoir plus sur le Collectif pour une Transition citoyenne, consulter sur Internet les sites: www.journeetransition.org ou www.eg.pouvoircitoyen.org.

Lyliane

14/05/2017

A propos du mouvement pour les droits et le respect des générations futures...

 

Mouvement pour les droits et le respect des générations futures

 
 
image illustrant l’agriculture
Cet article est une ébauche concernant l’agriculture.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Générations Futures
Cadre
But Défense de l’environnement et de la santé, en particulier dans les dangers liés aux autres substances chimiques
Zone d’influence France
Fondation
Fondation 1996
Fondateurs François Veillerette et Georges Toutain
Identité
Personnages clés François Veillerette
Président Maria Pelletier
Affiliation européenne Bureau européen de l'environnement
Site web www.generations-futures.fr

Le mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF) est une association fondée en 1996 par Georges Toutain (ingénieur agronome à l’INRA), et François Veillerette (enseignant).

Elle a pour but de soutenir une agriculture saine et non productiviste, respectueuse de l’environnement et dénoncer les conséquences négatives de l’agriculture intensive utilisant des pesticides et engrais de synthèse.

Le MDRGF est impliqué dans de nombreuses actions contre des multinationales de l’agrochimie et des organisations ou personnes responsables de pollution.

Depuis 2006, le MDRGF est membre du collectif L'Alliance pour la planète (collectif dissout en 2012). Le 25 janvier 2011 l’association a pris le nom de Générations Futures.

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08/05/2017

Jouets d'enfants: attention aux cadeaux empoisonnés!

Il faut savoir, écrit un journaliste dans la revue de la Mutuelle Familiale de décembre 2016, que 60% des jouets sont importés d'Asie du sud-est. Or la majorité des jouets non conformes à notre législation européenne provient de Chine selon les données fournies par la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la répression des Fraudes), qui teste les produits. Ceux qui sont identifiés comme des produits toxiques et dangereux (16,5 % des jouets contrôlés) comportent le plus souvent un risque chimique: substances CMR (cancérigènes et mutagènes) et phtalates (DEHP, DPB, BBP, DINP, DIDP, DNOP) dans les jouets en PVC. Les jouets en bois peuvent aussi comporter des substances toxiques (formaldéhyde issu de colles...). C'est pourquoi 300 000 jouets chaque année sont soit remis en conformité soit détruits. Il est possible de consulter une liste des produits à risque  sur le site du programme européen d'alerte sur la vente d'articles nocifs (Rapex). De même, l'ONG WECF (Women in Europe for a Common Future) est sur le continent européen à la pointe du combat contre la toxicité des jouets.

Sachons déjà que seulement 10% des jouets sont fabriqués en France et 20% en Europe. C'est un marché important portant sur 3 milliards d'euros. Beaucoup de parents achètent sur Internet sans faire attention à la provenance des jouets. L'ANSES (agence nationale de sécurité et de santé) souligne pourtant que l'exposition de jeunes enfants aux substances chimiques par la respiration ou la salive expliquerait l'augmentation de certaines pathologies respiratoires ou neurologiques. Certaines peluches et poupées comportant des retardateurs de flamme peuvent avoir des incidences hormonales sur le développement ultérieur de l'enfant. De plus, les colorants de certains jouets (pâte à modeler, maquillage, peintures) comportent parfois des métaux lourds. L'union des consommateur UFC Que-Choisir, il y a 5 ans, avait la premiere alerté sur la présence de substances nocives dans les jouets. 

Quels bons réflexes faut-il donc adopter? Pour les jouets en plastique, choisir ceux disposant de la mention "sans PVC" ou "sans phtalates". Eviter les plastiques de catégorie 3, 6 et 7  et préférer les plastiques teintés dans la masse. Pour les jouets en bois, choisir ceux en bois brut non verni et décorés avec des peintures résistantes à la salive. Débarrasser les jouets neufs de leur emballage pour les laisser dégazer avant de les offrir. Privilégier les peluches en coton bio et  laver jeux en plastique, en bois, poupées et peluches avant de les donner aux enfants. La norme NF petite enfance et la mention PEFC ou FSC (jouets en bois) certifient que les jouets sont conformes aux normes sanitaires et environnementales. Une pollution sonore (au delà de 90 décibels) et électromagnétique (écrans, télé en 3D avant 6 ans au moins) reste également à contrôler par les parents. Enfin,  sachons que trois labels allemands, dont SpielGut, contrôlent l'absence de substances chimiques dans les jouets. Pour compléter le dossier, consulter par exemple: www.jeujouetethique.com.

Il serait peut-être nécessaire de réinventer les cadeaux de Noël (nombre de cadeaux, prix...), car notre affection ne se mesure pas en amoncellement de cadeaux. Souvent nos enfants jouent autant avec des emballages, des cailloux, des morceaux de bois! Ballons, cordes à sauter, livres, jeux de société, puzzles... sont également de bons jouets d'éveil. Passer du temps avec son enfant, aller avec lui marcher, jouer au parc, faire du sport, de l'accrobranche, au cinéma, à la plage, en voyage même sont également de fabuleux cadeaux!

Lyliane

05/05/2017

Soutenir la presse indépendante...

Faire paraître un journal indépendant est un pari à haut risque, nous dit l'équipe de Ressources. Six numéros fort bons et appréciés ont déjà paru en 2015 et 2016 en rythme trimestriel. Deux opérations de crowdfunding avaient bien fonctionné et le nombre de lecteurs enthousiastes progressé. Toutefois, l'équilibre financier de Ressources reste fragile, surtout quand des sponsors se retirent tout à coup. La croissance du lectorat en est quelque peu pénalisée...

Aussi, face à la difficulté de faire évoluer le journal, l'équipe de journalistes et de photographes a décidé de ralentir le rythme de parution comme un slow-média c'est à dire avec une logique semestrielle. En revanche, la pagination va doubler et le contenu évoluer de même que le prix de vente: 14,80 euros le numéro. Le premier numéro nouvelle formule pourrait paraître peu après la rentrée de septembre prochain. Au sommaire de ce futur numéro du magazine du développement durable azuréen sont déjà prévus: 

  • Rencontre / Marie-Monique Robin
  • Dossier / Tout ne se joue pas dans les urnes
  • Chroniques Méditerranéennes
  • à suivre…

L'idée a également germé de solliciter les lecteurs en leur proposant une opération de pré-achat de la revue nommée AMAJ par un fonctionnement ressemblant à une AMAP mais "pour un authentique journalisme". Cette formule permettra à l'équipe de "gagner en indépendance en restant plus que jamais entre les mains de ses fidèles lecteurs". L'objectif est de gagner l'équivalent de 700 exemplaires pré-achetés.

Pour soutenir Ressources et favoriser la sortie du numéro 7, il est donc possible, dès maintenant, d'aller sur le site Internet de la revue - www.ressourcesmagazine.fr - en cliquant sur un compte spécial abonnements/pré-achats, où l'on peut payer en carte bancaire 14,80 euros. Un chèque du même montant peut également être adressé à Ressources et il ne sera encaissé que si l'objectif de 700 exemplaires pré-vendus est atteint... Enfin des espèces peuvent être données sur des stands ou lors de manifestations.

adresse et points de contact:
2 bis, avenue Durante – 06000 Nice

Tél 04 93 53 90 69
Fax 04 93 87 08 66

redaction@ressourcesmagazine.fr
www.ressourcesmagazine.fr

Sans tarder, engagez vous et soutenez la presse indépendante en soutenant Ressources!

Lyliane

03/05/2017

Ayez le réflexe zeste.coop!

Que vous portiez un projet pour construire le monde de demain ou que vous souhaitiez contribuer à l'émergence de telles initiatives, ayez le réflexe Zeste.com! Tel est le slogan de la NEF (nouvelle économie financière) à propos de sa plateforme de dons crée il y a plus d'un an et destinée aux acteurs de la transition écologique, sociale et culturelle. C'est en effet le crowdfunding de la NEF!

Depuis sa création, le 22 mars 2016, Zeste a déja levé 785000 euros de fonds, soutenu 85 projets et bénéficié des dons de 11 800 contributeurs. Une équipe accompagne les porteurs de projets depuis le début et tout au long de la mise en place de leur engagement. Agriculture, énergie, solidarité, créations culturelles, pédagogies alternatives, tous ces domaines sont couverts par cette nouvelle plateforme de dons...

 

 

2016 a été pour la Nef une année particulière avec le lancement de nouveaux produits et services qui vont lui lui permettre de devenir progressivement la première banque éthique de plein exercice en France. L’actualité “banque” a donc été chargée, mais il leur a semblé pour autant essentiel de se positionner sur ce qui fait la force de la NEF: sa capacité à créer des circuits courts efficaces. A ce titre, la finance participative est un enjeu majeur du développement de la Nef. Le lancement de Zeste s'est fait essentiellement de façon digitale et sur les réseaux sociaux.

Béatrice Jaud pour le film Libres ! (qui a collecté 180.000€ l’année dernière sur la plateforme) et l’association négaWatt qui a préparé sa campagne de finance participative sur cette plateforme ont été bien impliqués dans le lancement de Zeste. Une newsletter nommée Zeste existe, ainsi qu'une page Facebook.

Pour en savoir davantage sur  la plateforme de dons zeste.coop, contactez sur Internet: www.lanef.com.

Lyliane

 

01/05/2017

Eric interpelle les fabricants industriels sur change.org à propos du Nutriscore (pétition)

 
 
 
 
 

Bonjour  

Intermarché, Fleury-Michon et Danone se sont engagés à adopter le code nutritionnel 5 couleurs sur l'ensemble de leurs produits afin que les Français soient mieux informés sur ce qu'ils consomment. 

Eric Delannoy a lancé une pétition pour que d'autres industriels les rejoignent. Des milliers de personnes ont déjà signé sa pétition mais Eric attend toujours un engagement des deux plus grandes organisations d'industriels français. 

Vous voulez savoir ce que vous mangez ?

Cliquez ici pour signer la pétition.

NUTRISCORE: les consommateurs francais demandent maintenant aux industriels de l’afficher!

 

Le logo destiné à mieux informer les consommateurs sur la qualité nutritionnelle des biscuits, pizzas, plats préparés et autres produits alimentaires industriels a été sélectionné. Le 15 mars, la ministre de la Santé Marisol Touraine a annoncé que le format retenu pour l’étiquetage nutritionnel simplifié prévu par l’article 14 de la loi de modernisation de notre système de santé est le Nutriscore (l’arrêté est attendu avant fin avril). Appelé aussi logo 5 couleurs (ou 5C), il va du vert au rouge, en fonction de la qualité nutritionnelle du produit (cf aussi photo ci-dessus). C’est l’option qui a été retenue officiellement sans ambigüité par les pouvoirs publics parmi quatre propositions. Ce qui était (est) aussi une victoire par rapport à la pétition que j'avais lancée en décembre 2015 (sur cette même plateforme, Change.Org) et que j'ai portée en qualité de citoyen pendant plus d'1 an.

Faut-il rappeler que 5C/Nutriscore est validé scientifiquement depuis longtemps, et sa pertinence pour amener à des décisions d’achat favorisant une alimentation plus saine a été confirmée par l’expérimentation en magasins de septembre à décembre dernier ? En outre plus de 250 000 consommateurs de toute la France ont exprimé via la (ma première) pétition leur soutien clair en sa faveur.

Mais voilà, Il sera facultatif, c’est ainsi, la Ministre n’y peut rien, la France n’y peut rien, il reste facultatif en vertu de la réglementation européenne actuelle (sur pression des lobbies industriels qui ont ‘’bien’’ fait leur travail en amont pour verrouiller). Les fabricants vont rester libres de décider de l’appliquer, ou pas.

Et à ce jour les 2 organisations représentant les industriels en France, l’ANIA (Association nationale des industriels alimentaires) et la FCD (Fédération du commerce et de la distribution) n’ont pas dit qu’elles acceptaient le « verdict ». Seuls 2 fabricants, à titre ‘individuel’, le groupe Intermarché (pour ses MDD) et la société Fleury-Michon se sont engagés publiquement à apposer le Nutriscore sur l’ensemble de leurs produits. Il faut saluer la décision de ces deux groupes d’entreprendre une telle démarche de santé publique. Mais ce ne sont que deux ‘marques’ parmi des centaines.

Je suis moi-même un simple citoyen (consommateur) de ce pays, père, j'ai des enfants, et je souhaite avec ma famille vivre en conscience, en particulier sur le sujet de mon alimentation, et je lance donc cette pétition pour interpeller solennellement l’ANIA et la FCD.

Nous, consommateurs français, avons voté pour ce système coloriel simple et lisible (le Nutriscore), il va faciliter nos actes d’achat, il a été adopté par les pouvoirs publics, nous demandons maintenant aux fabricants de se positionner publiquement en indiquant clairement qu’ils afficheront le modèle officiel, sur tous les produits dans nos magasins.

Merci

 

 

 
 
 
 
 
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30/03/2017

Participez au Prix ALIMENTERRE 2017 !

Affiche du Prix ALIMENTERRE 2017

Le Prix ALIMENTERRE est un concours de films courts ouvert aux jeunes âgés de 14 à 25 ans.

Il a été conçu en partenariat par le CFSI, coordinateur national de la campagne ALIMENTERRE et la Direction générale de l’enseignement et de la recherche (DGER) du Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt (MAAF), afin d’offrir un nouvel outil de mobilisation et de sensibilisation du public jeune (14-25 ans) sur les enjeux agricoles et alimentaires. Ce partenariat permettra à la fois de diffuser le prix dans tous les établissements de l’enseignement agricole en France et de donner un écho au sujet et aux lauréats auprès d’un large public. L’édition 2017 est la quatrième édition [voir les lauréats de l'édition 2016].


 

OBJECTIFS ET THÈME

Les participants devront réaliser un film court (entre 2 et 5 min maximum) en français sur le thème suivant : "Nourrir la planète, aujourd'hui et demain".

 

 

QUI PEUT PARTICIPER ?

La participation est ouverte aux candidatures individuelles ou collectives de jeunes, habitant en France, entre 14 et 25 ans, selon deux catégories : collégiens / lycéens / jeunes de moins de 18 ans et étudiants / jeunes entre 18 et 25 ans.

Si un groupe peut correspondre à une classe entière, rien n’interdit aux adultes encadrants (enseignants, documentalistes, surveillants ou autres adultes) de former un groupe composite au sein de l’établissement, fait d’élèves issus de niveaux et de disciplines différentes, sur la seule base du volontariat. Toutefois, le groupe devra être homogène en termes de catégorie (lycéen ou étudiant).

Un groupe candidat (plus de 2 jeunes) devra désigner un représentant.

La participation au prix est libre et gratuite.

Pour plus de détails sur "qui peut participer ?", se reporter au règlement (mise en ligne prochaine)


 

CRITERES TECHNIQUES

Durée du film
Les participants devront présenter un film d’une durée comprise entre 2 et 5 minutes (hors générique), accompagné d’un titre explicite (100 caractères maximum), résumant son contenu et en lien avec le thème du concours.

Typologie du film
Le film pourra être indifféremment un reportage (lors d’un stage à l’étranger par exemple), un documentaire, une fiction, un film d’animation, etc. (liste non exhaustive) et sera créé avec le matériel disponible (caméscope numérique, appareil photo numérique, téléphone portable, ordinateur, etc.).

Format du film
Le fichier transmis devra être un fichier numérique indépendant, de la meilleure qualité possible (maximum 4 Go). Il n’y a pas de format imposé, il sera fonction de l’appareil et des logiciels utilisés (mp4, wmv, etc.)

Ci-dessous, voici quelques programmes pouvant être utiles dans la réalisation du film :

Pour le son : Audacity
Pour le montage vidéo : Windows Movie Maker
Pour la retouche d’image : Photofiltre


 

CALENDRIER DU CONCOURS

12 mai 2016 : lancement officiel du Prix 2017 lors de la remise du Prix 2016

19 mars 2017 (avant minuit) : date limite de remise des films (pour l'envoi du film, se reporter au chapitre "modalités pratiques" du réglement)

18 Mai 2017 : publication des résultats, remise des prix au ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt (MAAF) et lancement du Prix 2018

15 octobre – 30 novembre 2017 : diffusion du film « Coup de cœur du jury » avant toutes les séances du Festival de films ALIMENTERRE

Février 2018 : présentation des films lauréats au Salon de l’agriculture 2018


 

PRIX

Prix du meilleur film dans la catégorie « Lycéen »
Le lauréat remportera une journée sur le thème du cinéma à Paris. En cas de récompense d’un groupe constitué de plus de 4 personnes, seuls les frais de 4 personnes seront pris en charge, en concertation avec le représentant.

Prix du meilleur film dans la catégorie « Etudiant »
Le lauréat remportera un bon d'achat de 300 euros pour du matériel audiovisuel. En cas de récompense d’un groupe constitué de plus de 2 personnes, seuls 2 bons d'achat seront proposés.

« Coup de cœur du jury »
Ce film sera sélectionné parmi l’un des six films récompensés (trois premières places de chaque catégorie). Le film lauréat sera diffusé dans le cadre du Festival de films ALIMENTERRE 2016.

Pour l’ensemble des films récompensés (voir ci-dessus) :
- diffusion des films lauréats au Salon international de l'Agriculture 2018.
- diffusion sur les sites internet animés par le CFSI et la DGER du ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt.

2e et 3e meilleurs films
Des récompenses « surprise » seront également prévues pour les 2e et 3e meilleurs films de chaque catégorie.
 

 

POUR EN SAVOIR PLUS ET PARTICIPER

Déclarer votre participation
Téléchargez le Règlement du concours [198ko.pdf]
 

POUR FAIRE CONNAITRE LE CONCOURS

Télécharger le texte de présentation du Prix pour site internet ou emailing [58ko.docx]
Télécharger l'affiche du concours au format A3 [130ko.pdf]
Télécharger le communiqué de presse [140ko.pdf]
Télécharger la bannière du concours :

Bannière du Prix ALIMENTERRE 2017

L'appel des solidarités lancé par Mr N. Hulot et 80 associations...

Mr Philippe Minard dans le quotidien Nice-Matin du 26 mars 2017 nous fait connaître l'appel lancé par Mr N. Hulot avec Emmaüs et 80 autres ONG qui travaillent depuis longtemps dans le domaine des solidarités et partagent leurs expériences. Pour les signataires de cet appel, la solidarité n'est "plus une option morale", c'est la condition de la paix sociale partout dans le monde. Un appel est lancé auquel chacun de nous peut répondre "présent" dans une adhésion citoyenne! Ils considèrent en effet qu'il y a dans notre pays de nombreuses personnes qui composent une France solidaire, mais invisible car les médias ne s'y intéressent pas...

 

Les inégalités par contre s'étalent au grand jour: des enfants meurent chaque jour dans le monde de maladies dont le remède existe ailleurs... Car sachons le: le destin d'un être humain de nos jours dépend à 60% de son lieu de naissance, à 20% de sa famille et à 20% de son mérite! La campagne présidentielle semble le bon moment pour nous compter et pour peser sur les programmes des candidats, pense Mr Nicolas Hulot. Car, selon lui, "ce que les politiques n'ont pas été capables de faire, la société civile doit faire la démonstration qu'elle en est capable".

 

Allons nous continuer à rester indifférents aux problèmes du monde, à laisser se dégrader la planète ou à pleurer notre croissance en berne, parce que les politiques nous promettent une certaine austérité, alors qu'ailleurs c'est la misère? A nous de proposer des idées neuves et solidaires aux nombreux candidats via les réseaux sociaux, la télévision, des réunions ou des e-mails !

 

Pour signer cet appel des solidarités, allons sur le site Internet: www.appel-des-solidarités.fr ou envoyons gratuitement un SMS au 32 321 en tapant le mot "Présent".

 

Lyliane

 

Le phénomène des jardins partagés en France...

Beaucoup de retraités ou de personnes habitant en immeuble aimeraient trouver à proximité un lopin de terre pour jardiner. Il y a, par ailleurs, beaucoup d'espaces en friche ou non cultivés dans de nombreuses communes.

 

Aussi, depuis 5 ans environ, certaines municipalités, comme à La Colle sur Loup, à Nice ou ailleurs dans les Alpes Maritimes, quelques villes, villages et associations un peu partout en France ont décidé de répartir des parcelles de terre entre plusieurs postulants, afin qu'elles soient cultivées. On appelle cela "un jardin partagé, collectif ou familial". Il y a habituellement plus de demandes que d'espaces possibles à attribuer !

 

Chaque habitant choisi pour ce projet dispose d'une parcelle d'un terrain communal ou privé (généralement d'une surface comprise entre 50 et 80 m2) dans un quartier donné, le cultive, l'entretient et vient ramasser le fruit de son travail. Même si l'on est jardinier amateur, des outils sont mis à disposition et des conseils sont prodigués par une personne plus expérimentée à propos du travail de la terre, de la fréquence d'arrosage, des meilleures variétés locales...

 

D'autres amateurs cultivant des espaces voisins viennent partager leur expérience personnelle. Ainsi, peu à peu, des liens se créent et de nombreux urbains renouent avec la nature. De plus, fruits rouges, légumes et fleurs font la joie des familles, qui découvrent ce que sont les plantations saisonnières. Les supermarchés, regorgeant de toutes sortes de fruits et légumes importés et souvent sans saveur, ne le leur avait pas appris jusqu'ici.

 

Des règles d'occupation et d'entretien sont, par contre, données aux jardiniers amateurs, afin d'éviter du gaspillage, des traitements phytosanitaires inappropriés ou un mauvais usage des parcelles. Parfois, de petits cabanons en planches abritent les outils de plusieurs lopins de terre, obligeant plusieurs voisins à s'entendre. Généralement, ces espaces sont alloués gratuitement et, même si une contribution est demandée, elle reste très modeste.

 

J'espère que, grâce à ce phénomène, les Français vont se sentir beaucoup plus investis dans le mouvement écologique, qui veille au bon usage de notre planète, ne serait-ce que pour les générations futures. De même, voyant que leurs légumes et leurs petits fruits poussent très bien sans produits chimiques et ont beaucoup de saveur, ils vont peut-être davantage se concerner par la lutte contre les pesticides, nuisibles à leur santé.

 

Lyliane

 

28/03/2017

Consultation à propos de la PAC (politique agricole commune) à Bruxelles...

 
 

>
> "La Commission européenne a lancé le 2 février dernier une consultation
> publique intitulée « Modernising and simplifying the CAP », visant à
> recueillir une première salve d’avis sur le bilan de la précédente
> réforme comme sur les attentes et besoins pour la prochaine. Elle est
> ouverte pendant trois mois, soit jusqu'au 2 mai, et accessible sur
> http://ec.europa.eu/agriculture/consultations/cap-modernising/2017_fr.
>
> Ces éléments vous sont donnés à titre informatif et incitatif, et non
> dans la perspective de susciter un débat sur le contenu des
> réponses à apporter à la consultation. En effet, il n’y aura pas de
> réponse commune en vue d'une autre PAC. En revanche, nous invitons les
> organisations membres à participer en leur nom, l’idée étant que nos
> positions d'amapiens soient représentées en masse et pèsent dans la balance dans
> les premières réflexions de la Commission sur la réforme post 2020,
> attendues pour cet été.
>
> Du côté des Amap, il va être réalisé un travail d’identification et de
> synthèse des différentes recommandations de réponses ayant été
> rédigées par d’autres structures, afin d'aider éventuellement
> dans la formulation des attentes. Elles vous seront transmises à temps.
>
> En parallèle, n’hésitez pas à partager sur cette mailing list les
> réponses-types que vos groupes et structures respectives prépareront,
   ainsi que toute initiative ou campagne de sensibilisation  en faveur de la
   consultation qui sera lancée. Enfin, ça bouge de ce côté là aussi!
>           Les résultats de la consultation seront publiées sur le site de la DG
             AGRI et présentées lors d'une conférence publique en juillet 2017.
             Ils alimenteront également l’analyse d’impact préalable au projet de
             réforme que proposera la Commission."
 
              Texte transmis par Lyliane pour réflexion collective éventuelle.

18/03/2017

Devenons des "optiréalistes"!

Le terme d'optiréaliste a été crée par le psychologue et essayiste Mr Jacques Lecomte pour son ouvrage "Le monde va beaucoup mieux que vous ne le croyez" publié aux éditions Arènes. J'en ai pris connaissance ce dimanche 5/3/2017 en lisant l'excellent article rédigé par Mme Sonia Desprez pour Version Fémina, supplément au quotidien Nice-Matin. Personnellement, j'ai beaucoup apprécié l'analyse de Mr Lecomte, qui va dans le même sens que ce que j'essaie de montrer dans notre blog, que j'alimente jour après jour sur prele.hautetfort.com.

Mr Lecomte s'appuie sur des chiffres publiés par l'ONU, l'OMS, la Banque mondiale et l'UNICEF. Tous sont formels et montrent que, depuis 15 ans environ, l'humanité a réalisé de gros progrès concernant par exemple la couche d'ozone, la pauvreté, la sous-alimentation et la violence dans le monde. Pour cette raison, il nous propose "de changer notre façon de regarder les choses avec une attitude à la fois optimiste et réaliste vis à vis de la marche du monde".

Il cite aussi le fabuleux succès du documentaire "Demain", réalisé par Mr Cyril Dion et Mme Mélanie Laurent, film qui recensait sur le terrain des solutions pour réinventer la démocratie, l'écologie, l'éducation, l'agriculture... Mr Yann Arthus-Bertrand, l'Association Reporters d'Espoir et tant d'autres hommes et femmes, peu mis en valeur jusqu'ici, se sont fait le relais des progrès concrets déjà réalisés sur notre planète. Mr Lecomte cite également Mr F. Jost , professeur à La Sorbonne-Nouvelle-Paris 3, qui explique que les médias valorisent plutôt les mauvaises nouvelles, afin de créer de l'intérêt et du suspense chez les lecteurs... Sans aller peut-être jusqu'à la position ultra optimiste prise par Mr Johan Norberg, historien suédois, qui a publié en 2016 le livre intitulé "Progress", nous avons de bonnes raisons de penser que nous avons la capacité de coopérer et de nous mettre au travail tous ensemble pour agir encore plus positivement.

Mr Lecomte montre en effet que si les nouvelles pessimistes nous poussent à l'immobilisme et au désespoir, voire au scepticisme, les solutions montrées par des personnes optiréalistes encouragent, donnent envie de participer et d'aller plus loin. Aussi, même si le monde va effectivement un peu mieux en terme de réduction de la pauvreté et de la famine, il faudrait que nous nous penchions sur la coopération à la place de la compétition, sur l'écoute de l'autre et la considération de son mode de pensée, de ses croyances... Misons aussi sur des relations non hiérarchiques mais gagnant-gagnant dans tous les domaines. On nomme cela la psychologie positive!

Soyons donc, chacun là où nous vivons, des actifs engagés, prêts à nous retrousser les manches tout en changeant notre regard sur tous les événements difficiles dont on nous abreuve à travers les médias. La peur du chaos ne doit pas nous paralyser. Cessons de geindre en voyant l'ancien monde se lézarder! Le nouveau est déjà là, en train de naître! Par expérience, nous savons bien que toute crise, toute période de transition est une phase douloureuse, certes, mais qui nous rend plus humbles et réalistes...

Alors, voyons aussi les nouveaux germes à l'oeuvre et allons tous ensemble vers une collaboration fructueuse à tous les niveaux!

Lyliane

15/03/2017

Qui croit encore que les démunis ont la belle vie?

 

Aujourd'hui 84% des Français imaginent que beaucoup de personnes en difficultés (chômeurs, démunis, SDF...) abusent du système d'aide mis en place dans notre pays. C'est en effet le constat effectué à travers des interview de Mr L. Seux et une enquête effectuée par Mr B. Sèze pour le Secours Catholique Caritas. Il est possible de trouver le témoignage complet d'un homme de 38 ans, qui a accepté de montrer que malgré sa recherche d'emploi et sa bonne volonté, l'APL et le RSA qu'il touche ne lui suffisent pas pour vivre, tout juste l'aident à survivre. Se connecter à Internet sur www.secours-catholique.org.

Nous pouvons nous interroger sur la provenance des préjugés à l'égard des personnes en précarité. Le 31/5/2016, Mr Gérard Roche, vice- président de la Commission des Affaires Sociales du Sénat, a pris la parole dans l'hémicycle pour contrer une proposition de loi contre la fraude sociale déposée par Les Républicains, car il jugeait ce texte stygmatisant et contre productif (sentiment de rejet qui révolte ou porte au repli sur soi). Il lui a suffi de dire à haute voix: «Personne ne fait exprès d'être pauvre», pour réveiller la conscience de la plupart des élus, qui ont rejeté le projet de loi. En 2006, Mr N. Sarkozy lui-même n'hésitait pas à opposer « la France qui se lêve tôt et travaille dur à ceux qui sont aidés et ne seraient pas au RV de leur responsabilité». En 2011, dans l'Assemblée des Affaires Européennes, un élu parlait même de «l'assistanat, cancer de notre société»...

Il s'agirait pour les uns de renforcer les contrôles à l'égard des demandeurs d'emploi, pour d'autres de dénoncer des cumuls d'aides ou le manque d'enthousiasme de chômeurs pour rechercher un travail. Les maires ne voient souvent que 10 à 15 dossiers de fraudeurs potentiels sur des milliers d'allocataires. Et ils font alors une généralité de cas particuliers... Mais pour tous ceux qui sont sur le terrain et rencontrent de vraies personnes en difficulté, la réalité est bien différente. Ils voient alors, à travers leur bénévolat associatif, que l'exclusion, la honte et la souffrance de la pauvreté viennent surtout de la crise et des inégalités sociales. La détresse matérielle des victimes, en effet, ne peut manquer de nous amener à une vision plus juste de la situation.

Le Secours Catholique-Caritas par exemple côtoie quelques 1,5 millions de personnes. Les Restos du Coeur, le Secours Populaire, Le CCFD ainsi que d'autres associations luttent également pour sensibiliser le grand public à ces questions tout en oeuvrant concrètement pour aider les plus démunis. Le Secours Catholique a décidé, avec Viavoice, de créer un Observatoire consacré aux préjugés sur la pauvreté. Un sondage préalable, réalisé en ligne sur un échantillon de 1000 personnes âgées de 18 ans et plus, est publié dans la presse ce 9/3/2017. La période électorale en effet est l'occasion de réfléchir à un projet de société pour les années à venir. Ainsi, du 9 mars au 30 avril une tournée en bus à trabvers la France avec questionnaires, films, expositions ...va s'attacher à chasser les préjugés et à combattre les idées reçues sur le terrain.

Pour aller plus loin, lire l'ouvrage publié en 2016 aux Editions de l'Atelier «En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté» de Claire Hédon, J.C. Sarrot et M.F. Zimmer et celui de J.F. Yon  aux éditions de l'Atelier préfacé par Ken Loach "Chômage, précarité, halte aux idées reçues!".

Lyliane

 

Des jeunes créent un système de panneaux solaires déployables et transportables...

Le Journal Nice-Matin du 26/2/2017 explique comment Mrs Idriss Sisaïd et Enrique Garcia, tous deux âgés de 25 ans, ont eu l'idée de créer un système de panneaux solaires déployables et transportables. Ces ingénieurs ont été élèves de l'Institut d'Administration des Entreprises (IAE) et ils se sont installés sous forme de start-up en septembre 2016 à Cannes la Bocca (06). Leur société se nomme O'Sol. Les panneaux qu'ils ont conçus s'ouvrent comme un parapluie et ils seraient capables de fournir de l'électricité même au beau milieu du désert.

Mr Idriss Sisaïd confie au journaliste qui l'interroge qu'il destinait cette invention avant tout aux missions humanitaires et aux divers festivals de notre pays. Elle pourrait toutefois se substituer partout aux groupes électrogènes, que ce soit en campagne ou dans des lieux isolés. Chaque panneau est prévu pour produire 200 watts d'électricité, ce qui paraît suffisant pour alimenter un réfrigérateur. Bien entendu, en raccordant les panneaux entre eux, leur capacité pourrait augmenter. 

Pour le moment, le prototype est en cours d'achèvement. Les deux ingénieurs comptent bien pouvoir commercialiser leur trouvaille. Il faut espérer que des industriels français vont se pencher sur cette innovation et soutenir ce projet, susceptible de rendre de précieux services partout dans le monde. D'autant qu'avec le boom des énergies renouvelables et le marché en pointe des nano-satellites, ils auraient tout à y gagner. En 2014, ces deux ingénieurs gagnaient le prix du public de l'ingénierie du futur et étaient lauréats de la Fondation UNICE (Université des Sciences de Nice)

Pour en savoir davantage sur cette société et ce nouveau système de panneaux solaires déployables et transportables, consulter sur Internet le site: www.incubateurpacaest.org/Les-start-up/Osol.

Lyliane

23/02/2017

Un projet d'immeuble coopératif en région lyonnaise...

 

Dans le journal La Croix du 4 janvier 2017, le journaliste Camille Paix relate une histoire peu banale concernant un projet de retraités-marcheurs, membres créateurs de l'Association Chamarel à Vaulx en Velin. Il s'agit comme son nom l'indique d'une "Coopérative d'Habitants Maison Résidence de l'Est Lyonnais", crée pour des personnes vieillissantes désireuses de ne pas finir en maison de retraite et de ne pas peser sur leurs enfants. Par anticipation, celles-ci ont donc mûri un projet d'immeuble, isolé en paille, comportant quatorze T2 de 45 M2 et deux T3 de 63 M2, avec espaces collectifs, chambres d'amis, cuisine collective, buanderie, atelier bricolage, bureau, local à vélos, parking et jardins...

Sept années ont été nécessaires pour discuter du statut légal et de la maîtrise d'oeuvre du futur bâtiment, pour trouver un terrain et pour mettre en route la construction. L'Association Habicoop, née à Lyon en 2005, leur a donné de précieux conseils et permis d'affiner leur projet. La nouvelle Loi Alur a certes rétabli le statut de coopératives d'habitants supprimé en 1971, mais les décrets d'application tardent à être publiés. Aussi, les membres de Chamarel ont choisi de créer une S.A.S c'est à dire une société par actions simplifiée. A ce jour, l'Association compte 30 membres dont 13 seulement souhaitent habiter l'immeuble.

Les coopérateurs, membres depuis 6 mois au moins de l'association et disposant d'un apport personnel d'au moins 30 000 euros, possèdent des parts sociales de la S.A.S, mais ils sont locataires de leur logement, payent une redevance mensuelle pour rembourser peu à peu l'emprunt souscrit (2,5 millions d'euros sur 50 ans) et ils s'acquittent des taxes foncières et d'habitation. Toutefois, l'étude des possibilités financières de chaque postulant est examinée, ce qui permet de moduler leur apport. Une cooptation de ceux ci est nécessaire par les membres de Chamarel lors d'une A.G. Le modèle de fonctionnement de l'association est en effet participatif et horizontal (1 personne égale une voix).

Les coopérateurs sont de fait propriétaires collectifs de l'immeuble par leurs parts sociales. Il a été décidé toutefois que leurs descendants ne seraient nullement héritiers de l'immeuble après leur décès, mais hériteraient seulement de la valeur des parts sociales souscrites. Des demandes viennent d'autres régions de France, car c'est un projet assez novateur. En principe, à Vaulx en Velin, l'aménagement de chaque appartement sera finalisé en juin 2017.

Il faut savoir que dans la région lyonnaise ce genre de projet a déjà vu le jour. A Villeurbanne par exemple un immeuble-village fonctionne déjà depuis 2013. Il se nomme le Village Vertical. C'est également une S.A.S. A Bron, l'Association Apps'Solu (appartements solidaires en milieu urbain) a trouvé une approche sensiblement différente dans la mesure où elle achète quelques appartements dans des immeubles pour y installer des coopérateurs.

Cet habitat collaboratif qui se développe dans notre pays a le mérite d'être une alternative aux maisons de retraite privées coûteuses et surchargées et au maintien à domicile qui ne résout pas la question de l'isolement des personnes âgées. Au Québec et en Suisse, ces coopératives ont un statut légal et sont bien développées. Alors, penchons nous sur l'habitation des personnes vieillissantes, regroupons nous pour demander à nos élus de soutenir ce type d'initiatives et même de les favoriser dans leurs villes et communes...

Lyliane

 

22/02/2017

DES CHATONS ANTI-GOOGLE...

 

Nous connaissions déjà depuis 3 ans Qwant, un moteur de recherche (plus de 20 millions d'utilisateurs), appuyé par des adversaires européens de Google, qui vient de lever 18,5 euros de la Caisse des Dépôts et Consignations en France.

Dans le journal Le Monde du 13/12/2016, le journaliste Mr Yves Eudes nous fait part du résultat d'une enquête s'appuyant sur l'Association Framasoft, qui à l'origine était un site destiné à promouvoir le logiciel libre. Puis, cette association a entrepris de changer la face du cyberspace. En effet, elle a crée des services concrets et équivalents aux géants mondiaux de l'informatique, mais adeptes du logiciel libre. Avec 6 salariés et 30 bénévoles éparpillés dans 28 villes françaises, Framasoft a décidé d'attaquer de front les 5 géants américains mondiaux de l'Internet qu'elle a nommé les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft). La campagne lancée par Framasoft s'est d'ailleurs intitulée «dégooglisons Internet»!

 

Installée dans un petit bureau d'un immeuble associatif du centre de Lyon, l'association a porté à sa tête Mr P.Y. Gosset, 40 ans, économiste de formation. Conscient de la tache qui l'attend, Framasoft, a crée des services en ligne, localisés en Europe, qui respectent la vie privée des utilisateurs (ni pistage, ni fichage, ni exploitation des données personnelles...). En outre, tout chez eux doit fonctionner avec des logiciels libres et ouverts. En quelques mois, ils ont déjà monté une trentaine de services en ligne: Framasphère, un réseau social affilié au réseau international Diaspora, Framapad, un service de partage de documents équivalent à Google Docs, Framadrop, un service chiffré d'envoi de fichiers volumineux, Framadate, pour gérer son emploi du temps, Framapic pour partager ses photos, et même Tonton Roger, un métamoteur de recherche qui interroge simultanément Google, Bing et Yahoo et livre les résultats en servant de filtre protecteur.

 

A ce jour, Framasphère a plus de 32 000 comptes, Framapad: 200 000 fichiers actifs et Framadate reçoit 5000 visites par jour provenant d'écoles, d'associations, de mairies et de syndicats. Tout en recherchant un bien commun, ce réseau alternatif loue des serveurs en Allemagne chez le prestataire indépendant Hetzner. Son budget annuel tourne autour de 200 000 euros, provenant de dons essentiellement. L'administrateur système de l'association est un ancien employé de l'Université de Lorraine, Mr Luc Didry. Il travaille depuis chez lui pendant 35 heures environ.

 

Le but affiché de Framasoft est de déclencher un processus d'essaimage. Car l'association ne tient pas à trop grossir. En effet, quand Framasoft aura atteint sa taille maximale souhaitable, elle incitera d'autres associations à créer leur propre bouquet de services et à aider des réseaux débutants.  En octobre 2016, l'association a lancé un projet d'envergure nationale baptisé « Collectif des Hébergeurs Alternatifs Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires» d'où l'acronyme: CHATONS. Framasoft a alors publié une Charte Ethique pour les candidats prêts à devenir Chatons. En résumé, il faut utiliser des logiciels libres, ne jamais pratiquer le ciblage publicitaire, respecter les données personnelles, pratiquer la transparence, la neutralité et chiffrer les données et les connections autant que possible...

 

L'image proposée aux débutants pour leur expliquer Framasoft est celle d'une AMAP,  dans laquelle au lieu de proposer un panier de légumes, il s'agit de services en ligne fournis par un hébergeur de proximité. Parmi les pionniers, le journaliste cite «Internet Finistère» à Brest avec ouverture en septembre 2016 d'une demi douzaine de services. Il y eut aussi «Infini» en région parisienne, qui demandait aux utilisateurs une contribution libre. En Haute-Saône où existait déjà un réseau Internet non commercial depuis1998 fondé par 3 amis et nommé «La Mère Zaclys», on compte à ce jour 18 000 utilisateurs réguliers dans toute la France, en Belgique et en Suisse. A Paris, l'association April, association de promotion de logiciel libre, a décidé  de rejoindre le Collectif Framasoft. Certaines associations entrées dans le collectif louent leurs serveurs. A Nantes, l'association «Duchesse» s'y intéresse de près. Certains «mini-chatons» à usage familial se sont lancés en réservant les services à leurs proches. La Fédération française des motards en colère par exemple a du patienter quelque temps avant de pouvoir être agrée...

 

Pour Framasoft, créer un Chatons est à la portée de la plupart des gens. Il suffit généralement d'un spécialiste informatique pour dynamiser le collectif local et de s'adjoindre un certain nombre de bénévoles. Voici comment le site https://chatons.org présente la façon de rejoindre le Collectif.

«Nous rappelons que le collectif est ouvert à toutes formes de structures (associations, entreprises, collectifs, particuliers, collectivités, etc.), mais qu'il y a des engagements à respecter. Notamment, CHATONS visant à la décentralisation, inutile de proposer votre candidature si vous êtes un des principaux hébergeurs français. Ce n'est pas qu'on ne vous aime pas, mais l'objectif est de donner de la visibilité à de petits hébergeurs artisanaux et à diversifier et relocaliser l'offre, pas de renforcer l'assise des plus gros. Par ailleurs, rappelons que le critère principal est que vous soyez en capacité de gérer une infrastructure logicielle libre (inutile de nous contacter si vous êtes hébergé chez AWS, ou si vous vous proposez des services exchange).

Donc, vous êtes un petit hébergeur prêt : à aller vers du 100% libre, à renoncer à la publicité, à prioriser le respect des données personnelles de vos hébergés, à rencontrer physiquement ces derniers, alors vous pouvez passer à l'étape suivante.

  1. D'abord, lisez la FAQ ;
  2. ensuite, lisez le Manifeste et la Charte. On vous conseille même de dormir dessus (c'est une expression, hein !) ;
  3. puis vérifiez que vous correspondez aux critères indiqués dans la charte. Si vous avez un doute, re-lisez la FAQ (on l'aura peut-être mise à jour pendant la nuit, qui sait ?), et si vous avez encore des questions, vous pouvez nous envoyer un message (nous sommes des chatons, on passe donc pas mal de temps à jouer avec des pelotes de laine numérique, ce qui fait que la réponse peut mettre quelques jours à vous parvenir).
  4. vous êtes sûr que vous êtes à la bonne place, inscrivez-vous à la liste https://framalistes.org/sympa/subscribe/chatons et présentez-vous, ainsi que votre projet.
  5. Enfin,
    1. créez vous un compte
    2. puis créez une fiche "Chaton"
    3. le collectif sera prévenu lors de la soumission de la fiche et prendra contact avec vous.

 Notez que les délais de réaction peuvent être longs, comme tout collectif autogéré et bénévole, nous répondons quand nous le pouvons. D'ailleurs, il est probable que nous intégrions les chatons par "portée", par exemple tous les 3 mois, ce qui permet de communiquer sur les nouveaux, et de travailler collectivement sur la sélection et l'intégration des nouveaux chatons.

CHATONS est le Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires.»

Lyliane

12/02/2017

Le Film sur Solar Impulse, l'impossible tour du monde...

Mr Bertrand Piccard et Mr André Borschberg ont réussi le 26/7/2016 un tour du monde de 43 000 km à bord de l'avion monoplace Solar Impulse, porté par la seule énergie solaire. Cette aventure est aujourd'hui retracée dans un film documentaire réalisé par Mrs Mathieu Czernichow et Eric Beaufils. Ce film sera présenté en avant première le 13/2/2017 à 17h30 en Principauté de Monaco dans la grande salle de l'auditorium Rainier 3, là même où l'équipe technique avait crée une tour de contrôle provisoire pour suivre et guider l'avion au cours de son périple... 

Selon un article de Nice-Matin de Mr Cédric Vérany, à l'occasion de cette soirée de projection gratuite, les deux héros seront présents et répondront aux questions. S'enregistrer via l'adresse email: solarimpulse@fpa2.org avant le 8/2/2017. Fabriqué en Suisse, l'avion solaire est retourné en pièces détachées dans un hangar de l'aérodrome de Dübendorf. L'équipe a choisi de placer l'exploit de Solar Impulse dans le domaine de l'écologie. En marge de la COP 22 à Marrakech en novembre dernier a été crée en effet l'Alliance mondiale pour les technologies propres. Le premier prototype de Solar Impulse, crée au début des années 2000, est depuis mars 2015 visible à La Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris.

Espérons que cette avancée technique grâce à cet avion solaire permettra de futurs progrès technologiques!

Lyliane

 

 

07/02/2017

Une société collaborative, mythe ou réalité...

 

Depuis la diffusion mondiale d'Internet, une économie de partage a commencé à se mettre en place (logiciels libres, Wikipédia...). Et depuis les années 2010/2011, il est de plus en plus question d'une économie collaborative. Des interprétations différentes sont faites à ce propos.

Pour Mr Max Weber, il s'agit d'une forme d'entreprise élargie, dans laquelle le fonctionnement ne se fait plus selon des règles imposées par un leader, mais essentiellement selon des conventions collectives signées par tous les membres. Pour d'autres, cela signifierait finalement un tel bouleversement des structures que le modèle capitaliste serait à l'agonie. Pour le Crédoc enfin, ce serait tout à fait compatible avec le capitalisme...

Le magazine les Echos propose une définition de ce type d'économie qui la distingue d'une économie de partage et de l'ESS (économie sociale et solidaire). L'ESS en effet est centrée sur l'intérêt général à travers une organisation démocratique et une éthique dans la redistribution des revenus d'activité, tandis que, dans l'économie de partage, les individus s'auto-organisent pour créer un bien commun.

Par contre, l'économie collaborative serait plutôt basée sur la production à plusieurs de biens et de services s'appuyant sur une organisation horizontale. Il n'y aurait alors aucune propriété collective.

Un ouvrage a été publié chez Rue de L'Echiquier en juin 2015 par un Collectif de 9 membres nommé Ouishare sous la direction de Mme Diana Filippova «Société collaborative, la fin des hiérarchies». A travers de nombreux exemples actuels: AirBnb, UberPop, le Bon Coin, BlablaCar... chacun de nous peut dessiner les contours de ces sites marchands de notre société de consommation. De même, après le web collaboratifs (forums, chats, plateformes d'échange, réseaux sociaux...), une économie circulaire et une gouvernance territoriale commencent à se développer dans notre pays, sous la pression de normes environnementales notamment.

Nous sommes en droit de penser que, plus qu'une mode fort populaire , c'est une forme d'intelligence collective qui se répand rapidement en recherchant des solutions de type: gagnant-gagnant... Cet agir collectif me semble particulièrement à l'oeuvre dans la sphère du travail et de la consommation, chacun se sentant à la fois concerné par les façons de produire et de consommer.

Pour en savoir plus sur le sujet, consulter par exemple les Cahiers de Recherche du Credoc sur Internet: www.base.socioeco.org ou d'autres sites comme: www.magazine.ouishare.net, www.lesechos.fr .

Voir aussi d'autres sites associatifs:

http://consocollaborative.com

 

https://alternatiba.eu/rhone/

Un document du CREDOC

Société collaborative.pdf

Lyliane et Michèle