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11/07/2020

La décroissance va-t-elle devenir enfin audible?

Instauré le 17 mars, le confinement a mis sous cloche l'économie française, provoquant dans le pays une décroissance subie, avec ses bons et ses mauvais côtés. De quoi permettre aux adversaires de la croissance infinie de devenir audibles.
Ils étaient jusqu'ici considérés comme des marginaux. Aux yeux des politiques, ils étaient au mieux des idéalistes aux idées utopiques, au pire des illuminés ignorants du fonctionnement de l'économie. Mais à la lumière des conséquences du confinement imposé depuis le 17 mars pour lutter contre la pandémie de Covid-19, les théoriciens de la décroissance deviennent audibles et leurs idées s'immiscent petit à petit dans le débat.
Dans une tribune publiée mardi 28 avril dans Libération et intitulée "Confinement : en demi-résonance avec notre décroissance", un collectif d'intellectuels dresse notamment la liste des conséquences sur nos vies de la situation actuelle subie.
"Moins de production, moins de consommation, et par conséquent moins d'extractions, moins de déchets, moins de pollutions, moins de déplacements, moins de bruit (…). Nous entendons parler relocalisation, circuits courts, ralentissement, renoncement. Nous participons ou assistons à des manifestations de solidarité, de créativité, nous contemplons l'éveil du printemps", écrivent ces tenants de la décroissance.
Pour autant, ceux-ci relèvent également que l'arrêt net de l'économie a également eu un impact négatif sur de nombreux citoyens, en particulier les plus pauvres et les plus précaires. "La décroissance que nous vivons actuellement est en réalité non souhaitable et non souhaitée car on subit quelque chose d'extrêmement violent", explique l'un des signataires, Vincent Liegey, porte-parole du Parti pour la décroissance, contacté par France 24. "Or, nous alertons depuis deux décennies déjà : nous avons le choix pour l'avenir entre une décroissance choisie ou une récession subie. Nous vivons en ce moment un aperçu de ce qui nous attend en pire si nous n'abandonnons pas la religion de la croissance infinie."

Selon RFI - vendredi 5 juin 2020

10/07/2020

A propos du jour d'après...

Dans la lettre du SEL, un article de Mme claire Balverde pose la question: "Le jour d'après?" Il est clair, en effet, que la pandémie de Covid-19 a interrompu la vie des français. Si quelques-uns semblent rêver au retour du"jour d'avant", d'autres cherchent à imaginer "le jour d'après". Et si cette interruption était plutôt l'occasion de réfléchir à nos priorités? A la lumière des Evangiles, voyons pourquoi le jour d'après ne sera pas un retour au jour d'avant...

Dans l'Evangile de Luc, en effet, après la chute de la tour de Siloé, Jésus n'a-t-il pas expliqué que c'était un avertissement et que si personne ne changeait d'attitude, tous allaient périr. L'article rappelle que toute tragédie est là pour nous faire prendre conscience de la fragilité de la vie. Le changement d'attitude en question vise une repentance et une conversion. Aussi, réalisons qu'une nouvelle chance  nous a été donnée d'être compatissants envers nos parents, amis, voisins et de devenir différents d'avant la crise sanitaire.

Trois questions nous sont posées en finale: "Qu'est-ce que je souhaite cesser de faire? Qu'est-ce que je souhaite continuer à faire? Qu'est-ce que je souhaite commencer à faire?" Notre vie alors pourrait de tourner vers des priorités de partage, de soutien et d'aide dans le monde en détresse qui règne autour de nous. Pour tout renseignement: rejoindre:www.selfrance.org.

Lyliane

08/07/2020

Un ouvrage à lire pour préparer la construction du monde de demain...

 

Renaissance écologique ; 24 chantiers pour construire le monde de demain (Préface Rob Hopkins)

Julien DossierJohan Ertrand D'HyAmbrogio Lorenzetti

e book à 15,99 euros chez Actes Sud
 

À propos

À quoi ressemble un monde qui a réussi à rester sous 1,5ºC, et comment pourrions-nous y parvenir ? Julien Dossier propose de relever un tel défi en adaptant l'Allégorie des Effets du Bon Gouvernement, une fresque peinte par Ambroggio Lorenzetti à Sienne en 1338. La version contemporaine qu'il a conçue se décompose en 24 chantiers, et donne les clés de la Renaissance Écologique.

A commander, lire et méditer!

Lyliane

Qui se cache derrière Mr Peter Wohlleben?

Mr Peter Wohlleben, 56 ans, d'après Mme Josselin qui écrit à son sujet un bref article dans Fémina Magazine, "serait devenu le garde-forestier le plus célèbre du monde". Pourtant, au départ, ce simple employé forestier de Rhénanie-Palatinat (Allemagne) voyait la forêt comme un gagne-pain. Peu à peu, grâce à des rencontres, il apprend à regarder les arbres de la forêt de Hümmel, près de la frontière belge et il remet en question sa façon de travailler. En septembre 2006, il démissionne et envisage de partir en Suède. Finalement, la municipalité de sa ville met fin au contrat de gestion avec l'Office régional forestier et l'embauche comme "forestier alternatif". Depuis, il a remplacé les bulldozers par des chevaux, limite les coupes, élimine les insecticides et les tronçonneuses.

Son modèle fait école! En 2016, une maladie cardiaque l'oblige à renoncer au terrain. Avec l'argent gagné grâce à ses livres, il fonde en 2017 une Académie de la forêt. Il organise alors des actions pour protéger la forêt primitive, des randonnées, la construction de cabanes, des stages de survie, des formations pour la jeunesse. C'est un conteur né: il installe du merveilleux et du sensible dans un monde désincarné, matérialiste, ultra-rationnel,  tout en s'appuyant sur des données objectives. Sa gestion de la forêt correspond à la demande d'un nombre croissant de citoyens. N'a-t-il pas été au fond un "lanceur d'alerte"? Ses ouvrages, tous des best-sellers, ont été en 2017: La vie secrète des arbres, en 2018: La vie secrète des animaux et en 2019: le Réseau secret de la nature, tous édités aux éditions Arènes. Le dernier qui va sortir en juin 2020 s'intitule: L'Homme et la Nature.

Lyliane

06/07/2020

Observation des coraux constructeurs...

Pour la première fois, un panel de spécialistes a évalué l’ensemble des espèces de coraux constructeurs de récifs autour des îles françaises de l’océan Indien. Ce lundi 8 juin, pour la Journée mondiale des océans, les résultats de cette étude menée par le Muséum d’histoire naturelle, l’Office français de la biodiversité, l’IFRECOR – Initiative française pour les récifs coralliens - et l’UICN – Union internationale pour la conservation de la nature - sont inquiétants.

15% des espèces de coraux constructeurs sont menacées à La Réunion, 12% à Mayotte et 6% dans les îles Éparses. Les évaluations ont porté sur 301 espèces de coraux durs, de ceux qui forment les récifs, comme les coraux de feu ou le corail bleu.
Ces coraux sont des animaux dont le squelette externe construit les récifs. Ces récifs forment une barrière de protection des côtes contre l’érosion et les tempêtes, et ils ont aussi une importance économique inestimable pour les pays côtiers.
Les récifs coralliens sont riches en biodiversité, ils servent de pouponnière et de protection à de nombreuses espèces de poissons, mais ce sont des écosystèmes complexes, ce qui les rend très sensibles aux agressions.
À la Réunion et à Mayotte, la menace vient de l’urbanisation des bords de mer, qui conduit aux rejets d’eaux usées et de pollutions, et de la surpêche qui déséquilibre les écosystèmes. Les récifs des îles Eparses, inhabitées, subissent le réchauffement de l’eau causé par le changement climatique.
Ces agressions chassent les algues indispensables à la vie des coraux, c’est la raison pour laquelle ils blanchissent et finissent par mourir si les agressions persistent.
Selon RFI - RFI - lundi 8 juin 2020

05/07/2020

Changeons les règles du jeu dans l'économie de notre pays!

L'ONG Greenpeace dans un document percutant envoyé à ses donateurs en ce début juin 2020 nous suggère "d'exiger une relance plus juste et plus verte, afin qu'elle ne bénéficie pas pour l'essentiel aux entreprises polluantes et à leurs activités climaticides". En effet, les réponses à apporter à la crise sanitaire et économique ne doivent pas aggraver la crise climatique et notre vulnérabilité. De même, l'argent public ne doit pas servir à enrichir les actionnaires privés, ni les grands dirigeants  d'entreprise, mais à préserver l'emploi et à protéger les salarié-es. C'est pourquoi Greenpeace propose que chaque aide publique soit conditionnée par la mise en place d'un plan contraignant de respect de l'Accord de Paris.

Le plan de relance à prévoir devrait être l'occasion de questionner notre modèle économique et d'engager nos industries et notre société vers davantage de sobriété. Greenpeace propose par exemple d'interdire la publicité pour les industries polluantes et supprimer les niches fiscales dont profitent jusqu'ici les industries fossiles. L'obsession de la croissance n'est plus de mise car elle se fait au détriment de la planète et de ses habitants. Nous devrions par contre bâtir ensemble un monde reposant sur des énergies propres, dans un système décentralisé et démocratique.

Il faut savoir notamment que des banques comme la BNP, le Crédit Agricole et la Société Générale contribuent largement à ralentir la transition énergétique via leurs investissements dans des hydrocarbures fossiles. Nos hommes politiques sont malheureusement soumis à la pression des lobbies, qui défendent les intérêts des pollueurs auprès des pouvoirs publics. en soutenant des ONG comme Greenpeace, le WWF ou d'autres, nous soutenons leur rôle de contre-pouvoir poussant le gouvernement à agir pour lutter activement contre le réchauffement climatique et à respecter les engagements pris dans le cadre de l'Accord de Paris. Pour en savoir davantage, consulter le site Internet: www.greenpeace.org.

Lyliane

 

 

04/07/2020

La crise pourrait aider à stopper le déclin de la biodiversité...

À l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement sur le thème de la biodiversité, RFI revient sur les conséquences de l'érosion de la biodiversité et sur le cadre mondial post-2020. Repoussé à cause de la pandémie de Covid-19, cet accord des pays onusiens vise à renforcer les efforts mondiaux en termes de protection de la biodiversité pour les années à venir.
Jean-François Silvain est ancien directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et président de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB). La FRB anime notamment le comité français pour l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques), un groupe international d'experts sur la biodiversité chargé de conseiller les gouvernements. La FRB contribue aussi, au travers de sa participation à la task force mise en place par le gouvernement français pour la préparation de la COP 15 de la convention sur la diversité biologique (CDB), à l’élaboration du cadre mondial post-2020 pour la protection de la biodiversité. Il est également co-auteur du livre Sauvons la biodiversité ! Les 10 actions pour (ré)agir !.
RFI: Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), l’année 2020 est une « année décisive pour stopper le déclin de la biodiversité ». Pourquoi ?
Jean-François Silvain : L’année 2020 fait suite au premier rapport mondial de l’IPBES (surnommé le GIEC de la biodiversité) qui a rappelé de façon très synthétique, puis ante et forte ce que la communauté scientifique disait déjà depuis longtemps : nous sommes face à une érosion accélérée de la biodiversité. On voit que des écosystèmes sont de plus en plus impactés par les activités humaines, et comme l’a dit l’IPBES, c’est lié à des aspects démographiques, humains et à des pratiques socioéconomiques non durables.
C’est vrai que 2020 devait être une grande année à la fois grâce à la réunion du congrès mondial de l’UICN à Marseille et l’épisode 15 de la Convention sur la diversité biologique qui devait préparer son plan d’action post-2020. Les deux évènements sont décalés sur 2021 à cause de la pandémie, mais il n’empêche que cette année 2020 apparaissait déjà avant la crise actuelle comme une année clé pour la mise en place des décisions politiques et pour enfin faire monter les enjeux de biodiversité au plus haut niveau des préoccupations des gouvernants.
Le fait que le Covid-19 soit une zoonose, une maladie transmise à l’être humain par les animaux, et que le lien entre la pandémie et l’érosion de la biodiversité est fortement soupçonné ont-il eu un impact sur les ambitions des gouvernements ?
Pour nous, il est assez clair que l’anthropisation de la planète, la transformation de plus en plus grande de la Terre par les humains est à l’origine de la plupart des zoonoses qui ont provoqué des épidémies ces dernières années.
Les scientifiques et écologues essayent donc de rappeler que la crise actuelle doit être un moteur pour la protection de la biodiversité et pour une prise en compte réelle des enjeux de biodiversité. Nous avons travaillé à la demande d’un certain nombre de ministères qui souhaiteraient que ces enjeux environnementaux soient vraiment pris en compte dans les stratégies de sortie de crise de manière à ce que l’on essaye réellement de modifier les tendances futures qui sont aujourd’hui à l’accroissement de l’érosion de la biodiversité.
Ce qu’on constate pour l’instant, c’est qu’au moins une partie des décideurs nous a écouté et souhaite que cette dimension environnementale soit prise en compte. Après tout le monde ne met pas la même priorité sur ces questions-là.
On espère donc que nos travaux seront utilisés par un certain nombre de décideurs afin de modifier leurs orientations. Je pense qu’il faut être positif là-dessus, nous ce qu’on voit c’est qu’on est écouté par certains acteurs politiques et on a beaucoup été sollicité sur la question de la biodiversité. On voit également que des acteurs économiques aussi se préoccupent de ces questions de manières croissantes. Évidemment, ça ne va pas se faire en deux jours mais le système est enclenché. Il faut beaucoup de pédagogie.
Dans le cadre mondial post-2020 pour la protection de la biodiversité, l’objectif principal est d’arrivé à 30% d’aires protégées dans le monde. Dans quel but ?
Les aires protégées, ce sont des surfaces où l'on va donner la priorité au devenir de la vie sauvage au sens large. On va donc y permettre une libre évolution des non-humains. Il y a différents types d’aires protégées qui vont de la protection relativement faible à extrêmement forte, et même à l’exclusion complète des activités humaines. Aujourd’hui, ces aires protégées représentent un peu plus de 15% de la surface de la Terre mais on plaide pour une augmentation conséquente. L’objectif serait de 30%, donc de doubler la surface d’aires protégées.
Dans ces zones protégées, on va limiter en partie les activités humaines comme la déforestation, la construction de routes, d’infrastructures, etc. On redonne à la vie sauvage des espaces de liberté. C’est vrai autant au niveau terrestre qu’au niveau marin, car à ce niveau-là également il y a une forte pression pour que les aires protégées soient multipliées. Nos collègues qui travaillent sur les aires marines ont d'ailleurs clairement montré que plus une aire était protégée, plus elle jouait son rôle écologique. Ils ont montré qu’une aire protégée pouvait même réalimenter les zones environnantes en poisson, flore, etc.
Après, toute la difficulté c’est de combattre la dégradation ou la réduction de surface des aires protégées qui est une tendance assez forte au niveau mondial. Car bien entendu une aire protégée, à partir du moment où l’on y réduit les activités humaines, on y réduit aussi l’accès à certaines ressources. On sait que c’est difficile, car la tendance forte est aujourd’hui au développement systématique des activités humaines, mais on doit faire beaucoup de pédagogie pour expliquer et promouvoir l’objectif de 30%.
De nombreux pays font face à une crise économique provoquée par la lutte contre le coronavirus et tentent aujourd’hui de relancer leur économie. La relance économique est-elle un risque supplémentaire pour la protection de la biodiversité ?
C’est assez largement le message qu’on a transmis. On sait qu’il y a des activités humaines qui contribuent fortement à la dégradation de la biodiversité. C’est ce que l’IPBES appelle les pressions : changement d’usage des terres, exploitation et surexploitation des ressources, pollutions multiples (chimiques, plastiques, etc.) et puis les espèces exotiques envahissantes que les hommes transportent via le commerce mondial.
Et l’idée en sortie de crise c’est de dire, oui il faut relancer l’économie mais la relance économique doit être le moins dommageable possible pour la biodiversité et l’environnement. Et donc il faut prendre en compte ce que disent les scientifiques : réduire la déforestation importée par exemple. Il faut faire en sorte que nos activités impactent moins l’état de la biodiversité dans les pays du sud.
Maintenant, il faut aussi que les acteurs se posent la question : s’il faut redévelopper tel secteur économique quelles vont être les conséquences environnementales sur la biodiversité et comment peut-on les limiter ? Ça fait un peu fantasme mais c’est comme cela que nous portons notre message. En tout cas, il faut absolument prendre en compte ces dimensions là si l’on veut partir sur des activités économiques plus pérennes.
La dégradation de la biodiversité est un phénomène mondial, mais certaines zones géographiques sont davantage impactées que d’autres. Quelles sont aujourd’hui les régions qui requièrent le plus votre attention ?
Dans un certain nombre de pays du sud-est asiatique par exemple, où l’aspiration au développement économique et en même temps les demandes nationales et internationales ont conduit à une déforestation massive. Le résultat économique a été en général positif mais a été obtenu au travers d’une destruction massive de la biodiversité.
D’un autre côté, l’ensemble de l’Amérique du Sud, et pas seulement le Brésil, subit une colonisation de la zone forestière qui s’accroît. Donc, ils ont des pressions fortes sur la grande forêt amazonienne par exemple. Et puis en Afrique subsaharienne, les pressions démographiques très fortes et les tendances au développement économique font que même des pratiques traditionnelles comme des cultures sur brûlis vont avoir des effets considérables sur certaines zones comme la forêt du bassin du Congo.
Le dernier point, c’est l’urbanisation. Les plus grandes villes ne sont pas en Afrique mais c’est là qu’on a le plus fort taux d’urbanisation au monde. Donc il y a des tendances très fortes qui vont engendrer une augmentation des besoins considérables en alimentation avec un risque de faire disparaître des pans entiers de la faune, par exemple. Après, il faut aussi savoir faire le ménage chez nous. En Europe, nous ne sommes pas non plus des modèles en termes de préservation de la biodiversité.

Selon Mr Romain Philips - RFI - vendredi 5 juin 2020

02/07/2020

Projet ambitieux de reforestation en Ethiopie...

En juillet 2019, des centaines de paysans avaient passé une journée entière à planter 20 000 pousses d'acacia près de la ville de Buee, dans le sud de l'Éthiopie, répondant à l'appel du Premier ministre, Abiy Ahmed, à planter 200 millions d'arbres en un jour. Le record avait été repris par les journaux du monde entier.
Un an plus tard, et tandis que le monde célèbre, vendredi 5 juin, la journée de l'Environnement, les résultats ne sont pas à la hauteur de l'ardeur des paysans, admet Ewnatu Kornen, un responsable local. Plus d'un tiers de ces pousses ont été balayées par les pluies et les survivantes peinent à s'épanouir dans cette terre peu fertile.
Quatre milliards d'arbres plantés entre septembre et juin
La déconvenue des agriculteurs de Buee illustre les écueils de la campagne de reforestation éthiopienne, un axe pourtant clé du programme "Héritage vert" d'Abiy Ahmed, visant à développer l'écotourisme et à transformer le pays en une économie respectueuse de l'environnement. 
Quelque 353 millions de jeunes arbres - soit 153 millions de plus que l'objectif initial - ont été mis en terre à travers le pays ce jour-là, selon les chiffres officiels. Ces derniers estiment plus largement que quatre milliards d'arbres ont été plantés au long de la saison des pluies, entre juin et septembre en Éthiopie.
Même si la pandémie de coronavirus l'a contraint à imposer l'état d'urgence en avril, le Premier ministre éthiopien reste déterminé à atteindre l'objectif de planter cinq milliards d'arbres cette année, tout en "respectant les mesures de distanciation sociale".
Lors d'une cérémonie vendredi à Hawassa (sud), il a même affiché l'ambition d'en planter 20 milliards en quatre ans, allant ainsi au-delà des cinq milliards déjà prévus pour cette seule saison des pluies 2020.

Doutes quant à la crédibilité des chiffres: Ambitieux et séduisant, le programme de reforestation éthiopien fait aussi l'objet de critiques. 
À l'étranger, des doutes ont été émis quant à la crédibilité des chiffres impressionnants de l'année passée. Sur place, certains experts contestent d'ailleurs l'organisation et le suivi de cette campagne.
"L'essentiel ce n'est pas les chiffres (...) mais l'efficacité du programme de plantations", estime Negash Teklu, à la tête du Consortium éthiopien pour la population, la santé et l'environnement, un groupement d'ONG locales.
Celui-ci assure soutenir la politique de reforestation du Premier ministre, mais il suspecte que le taux de survie des arbres annoncé par Abiy Ahmed en mai - 84% des 4 milliards plantés - soit "hautement exagéré". Aucune étude indépendante n'a été  conduite.À l'avenir, estime Negash Teklu, les autorités devront mieux guider la répartition des pousses et mieux expliquer aux citoyens comment la reforestation peut améliorer leur vie.
"Unir notre peuple": Belaynesh Zewdie, experte forêt du Programme des Nations unies pour le développement, installée à Buee, fut aux premières loges pour observer comment de tels projets peuvent mal tourner sans soutien des communautés. 
À la fin des années 1980, sous le régime communiste du Derg, elle participa à la plantation d'un million d'acacias dans la région Amhara (nord). À la chute du Derg en 1991, des résidents en colère ont arraché les arbres de ce projet imposé par le pouvoir central, pour y cultiver la terre, se souvient-elle.
Au cours des dernières années, Belaynesh Zewdie a travaillé sur un projet qui tente, cette fois, d'apporter des bénéfices concrets aux populations locales. En plus d'employer 7 femmes des environs, ce programme inclut par exemple la construction de bassins destinés au bétail des éleveurs. Depuis, des hectares d'arbres ont poussé. "En peu de temps, vous pouvez changer beaucoup de choses", estime Belaynesh Zewdie. "Je suis moi-même impressionnée chaque fois que je viens ici. C'est incroyable". 
Dans la perspective des prochaines élections générales, dont la date n'est pas encore fixée, les autorités espèrent que l'initiative pourra aider à faire fi des clivages politiques et ethniques et à "unir notre peuple", souligne Sileshi Degefa, directeur du Jardin botanique Gullele d'Addis Abeba. 
Avec AFP-
Selon FRANCE 24 - France 24 - vendredi 5 juin 2020

30/06/2020

Les impacts environnementaux et sociaux de notre épargne...

Dans la lettre du WWF nommée "Sur les traces du Panda", Mr Hugo Bluet, expert Finance Verte, nous fait prendre conscience des liens existants entre notre épargne et la hausse des températures. A première vue, nous pourrions être tentés de dire: aucun! Pourtant, explique-t-il, "l'argent que nous plaçons sur nos comptes en banque ou dans d'autres produits d'épargne finance en majeure partie le secteur des énergies fossiles, contribuant ainsi à accélérer le réchauffement climatique".

En 2019, Axa, le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel ont annoncé qu'ils n'investiraient plus dans le charbon. C'est un début, mais nous devons nous mobiliser également. Par  exemple en posant des questions à notre conseiller bancaire ou en lui parlant du label Greenfin, qui récompense les fonds qui investissent dans des entreprises et des projets engagés dans la transition écologique et énergétique.

Pour préparer le "monde d'après", il est grand temps de nous engager!

Lyliane

26/06/2020

Réduire le gaspillage alimentaire...

Les médias ont beaucoup parlé de gaspillage alimentaire, depuis que le gouvernement français a lancé un vaste programme de lutte contre le gaspillage alimentaire, fin 2012, avec pour objectif de le réduire de moitié d'ici 2025. Le gaspillage alimentaire n'est pas que de la responsabilité des consommateurs mais il intervient tout au long d'une chaine qui va du producteur au consommateur, en passant par les industries qui transforment, qui emballent, qui distribuent, les restaurants, les cantines, etc.
 
Quelques chiffres :
Le gaspillage alimentaire représente 150 kg par personne et par an, sur toute cette chaine, qui va de la production à la consommation. 
Nous jetons de 20 à 30 kg de nourriture par an et par personne, dont 7 kg sont encore emballés, le reste étant des restes de repas, des fruits et des légumes abimés, etc. Cela représente 400 euros par an pour une famille de 4 personnes. 
 
Comment réduire nos déchets à la maison ? Avant de faire mes courses:
J'inspecte le contenu de mes placards et surtout, je regarde ce que j'ai au frais et dans ma corbeille de fruits. Je fais une liste en fonction du nombre de repas que j'ai à préparer. Si je sais que je vais sortir le soir ou que l'un des membres de la famille ne prendra pas ses repas sur place, j'achète moins. En bref : le secret est de ne pas trop acheter car c'est ce qui représente la plus grosse source de gâchis. Quand je fais mes courses
Je raisonne en fonction du nombre de repas que j'ai à faire (cf. ma liste) et du nombre de personnes à table et je n'ai pas les yeux plus gros que le ventre.
Je résiste à la tentation. Si certaines promotions sont tentantes, demandez-vous toujours si vous allez avoir le temps de tout cuisiner avant la date de péremption. C'est le piège, par exemple, avec les fruits et les légumes, la viande, le fromage, etc. On pense faire des affaires et au final, on jette.
Je privilégie les achats en vrac car c'est moins cher, il y a moins d'emballage et donc moins de déchets.
J'évite d'acheter machinalement certains produits, surtout si je sais que je les ai gâchés par le passé. 
J'achète les contenants en fonction de mon utilisation (lait, crème, etc.). Si par exemple ma quiche chouchou réclame 20 cl de crème, j'arrête d'acheter les bouteilles de 25 cl et je me contente de celles de 20 cl.
 
A la maison: Je conserve de manière optimum mes produits frais (je ne mets pas un reste d'aliment au frais sans le couvrir) et je mets les produits à utiliser rapidement sur le devant de mon réfrigérateur. Si je suis une tête de linotte, je rajoute éventuellement une liste sur mon frigo avec les aliments à utiliser en priorité.
Si je ne suis pas à la maison, je pense à laisser des consignes aux autres sur ce qu'il faut utiliser en priorité.
Si je ne planifie pas mes repas, je fais le point avant chaque repas, afin d'utiliser les produits frais qui arrivent bientôt à leur date de péremption.
Je surveille ma corbeille de fruits pour éviter qu'un fruit abimé gâte les autres fruits.
Quand je pars en vacances, j'emporte les restes dans une glacière ou je donne les produits à mes voisins.
 
De temps en temps: Je fais le point sur mes stocks pour vérifier les dates de péremption, car même les produits secs se périment.
Je fais une pause courses et je cuisine avec mes stocks.
 
Et vous, quelles sont vos astuces pour réduire vos déchets ?

Selon Mme Pascale Weeks - 750 grammes - dimanche 31 mai 2020

17/06/2020

Petit électroménager, ne le changez pas, réparez-le!

Selon Mme Anne-Sophie Douet dans le journal hebdomadaire Télé-Loisirs, quand nos petits appareils cessent de fonctionner, nous sommes tentés de les remplacer. Or, il existe des solutions pour leur redonner vie à moindre coût. En effet, cafetières, fer à repasser, sèche-cheveux par exemple, lorsqu'ils nous lâchent, ne doivent pas nécessairement être mis au rebut. Il y a diverses solutions pour leur faire retrouver une seconde vie, presque sans frais.

Plusieurs sites Web se sont spécialisés dans les conseils pratiques concernant la réparation de l'électroménager.  Par exemple www.Spareka.fr propose un outil de diagnostic gratuit élaboré par des experts qui, à partir d'une série de questions et de tests à réaliser sur l'appareil, identifie l'origine de la panne. Il ne reste ensuite qu'à se référer à l'un des 740 tutoriels en vidéo pour procéder soi-même à la réparation. L'avantage supplémentaire est la vente en ligne des pièces détachées de toutes marques.

Sinon, www.Tout-electromenager.fr et commentreparer.com reposent sur une communauté de bricoleurs passionnés, qui animent un forum d'entraide, libre d'accès, pour venir à bout des pannes. Enfin, www.sosav.fr, spécialisé dans l'électronique (smartphones, tablettes, consoles...) propose des guides de réparation par modèles, qui décortiquent, images à l'appui, les étapes de la remise en état. Et comme les pièces détachées sont en vente en ligne, la réparation se fait sans bouger de son canapé.

Pour les pièces détachées, www.reparerpascher.fr propose des occasions jusqu'à 70% moins cher que du neu. Le réseau d'entreprises sociales Envie propose, lui aussi, un service de réparation au prix fixe de 39 euros au sein de ses 50 magasins. Ce sont pour la plupart des pièces détachées d'occasion, pour des économie et une réparation écologique. Bien entendu, leboncoin.fr peut vous dépanner pour remplacer une pièce cassée de vos appareils ménagers.

Dans le cadre de l'économie participative, de nombreux réseaux de "jobbing" (patites annonces d'emploi ponctuelles) se développent sur Internet, comme par exemple www.jemepropose.com, kiwiiz.fr ou frizbiz.com. Des artisans bricoleurs proposent là leurs services, moyennant un tarif sur devis ou à l'heure. Il existe également des ateliers d'auto-réparation, où l'on trouve outils, matériel et bénévoles experts dans des "repair cafés" dans toute la France. Pour cela, joindre: www.repaircafe.org.

Bref, redonner vie à des appareils de la vie courante, devrait être dorénavant un souci premier de tous les consommateurs. La société de consommation dans laquelle notre pays s'est malheureusement fourvoyé mérite d'être dénoncée et combattue à notre niveau, car elle favorise déchets et gaspillage. De plus, afin de lutter contre l'obsolescence programmée, qui vise à réduire la durée de vie des appareils et des produits électroniques, il faut savoir qu'il est possible de porter plainte contre les industriels responsables depuis la Loi de transition énergétique de 2015, qui en a fait un délit.

Lyliane

14/06/2020

Le cri d'appel des libraires, auteurs et éditeurs...

Plus de 600 acteurs de la filière du livre signent une tribune dans Le Monde pour demander au chef de l'État de venir en aide au secteur. Un collectif de plus de 600 éditeurs, auteurs et libraires a publié samedi une tribune adressée au chef de l'État afin qu'il agisse pour "sauver" la filière du livre mise en danger par l'épidémie de Covid-19, alors que le gouvernement dit travailler à un "plan de soutien". La fermeture complète des librairies a entraîné, pour celles-ci, une perte de la quasi-totalité de leur chiffre d'affaires et de plus de 80% pour les maisons d'édition, rappellent les signataires de la tribune publiée par Le Monde.
"Une urgence absolue"

"Il y a désormais une urgence absolue à intervenir avant l'été", insistent les signataires qui souhaitent "une aide de plusieurs centaines de millions d'euros" pour la filière.
Le livre, "grand oublié"
"Si un plan de relance ambitieux en faveur du livre et de la lecture n'est pas enclenché, de nombreux acteurs vont disparaître, d'autres vont devoir lutter pour seulement survivre", ont indiqué par ailleurs le Syndicat national de l'édition (SNE), le Syndicat de la librairie française (SLF) et le Conseil permanent des écrivains (CPE) dans un communiqué commun adressé à l'AFP. Le ministre de la Culture, Franck Riester a annoncé vendredi sur son compte twitter qu'il travaillait avec le ministre de l'Économie Bruno Le Maire "à un plan de soutien de la chaîne du livre en concertation avec l'ensemble des professionnels de la filière". Il a promis des mesures "à la fin de la semaine prochaine".

Selon B.P., avec AFP - BFMTV - samedi 23 mai 2020

 

13/06/2020

La transition énergétique passe par la biomasse...

Dans le magazine mensuel Plantes et Santé, Mme Claire Lecoeuvre a écrit un article très complet concernant des solutions à échelle humaine pour changer de modèle énergétique. Selon elle, "la biomasse, ensemble de la matière organique d'origine végétale ou animale, pourrait être une des solutions pour faire évoluer notre consommation d'énergie vers un système plus respectueux de l'environnement et des êtres humains".

En effet, soyons réalistes: l'enjeu énergétique est omniprésent dans le monde d'aujourd'hui. Nous savons qu'une plus grande maîtrise des émissions de gaz à effet de serre passe par les énergies renouvelables. Or, la biomasse, qui semble avoir un bel avenir, est issue, en majorité du bois. Les forêts en France sont réparties entre 10 millions de propriétaires, qui ont souvent du mal à exploiter et à gérer durablement leurs hectares malgré les aides mises en place depuis 2009 par le gouvernement. La filière bois demande un plan de gestion adapté.*

Aussi, une technologie qui produit en même temps de l'énergie thermique et de l'électricité à partir d'un même combustible semble préférable. On nomme ce procédé la cogénération". Il a été surtout pour le moment mis en oeuvre par des industriels et des collectivités. Enfin, l'utilisation des déchets générés par notre mode de vie et par les fermes est à l'étude notamment par l'ADEME (biogaz, méthanisation...). Toutefois, malgré la recherche de solutions à taille humaine, la question des rendements et celle de la taille des installations reste posée dans notre pays...

A nous citoyens de peser sur les décisions politiques à prendre pour que le pétrole soit cependant peu à peu remplacé par la méthanisation de résidus agricoles et des alternatives durables, en commençant par du compost ménager partout où c'est possible pour chacun de nous!

Lyliane

09/06/2020

Journée mondiale des abeilles, il est urgent d'agir ...

       
 
 
Une action concrète
Zone de BZZZ logo
 
A l'occasion de
la journée mondiale des abeilles
 
semons des graines mellifères
 
 
Chères amies, chers amis.
Plus de 7 500 personnes ont déjà créé une Zone de BZZZ en semant des graines spécialement sélectionnées par un semencier bio pour nourrir les insectes pollinisateurs.
Sans les insectes pollinisateurs, la plupart de nos fruits et légumes ne pourraient pas être cultivés. 80% des espèces végétales et 84 % des espèces cultivées en Europe dépendent directement de la pollinisation.
En dix ans, les ventes d’insecticides ont augmenté de 350% en France ! Triste record qui place la France dans le peloton de tête des plus gros utilisateurs de pesticides !!! En 2018, ce sont 76 701 tonnes de substances actives qui ont été achetées. Or, chacun sait désormais que ces produits toxiques ont un impact significatif sur les habitats naturels, les populations d’abeilles et insectes pollinisateurs.
IL Y A URGENCE

Les Nations Unies ont créé cette journée mondiale des abeilles pour attirer l’attention sur l’effondrement des populations d’abeilles ! Nous pouvons agir concrètement en offrant aux pollinisateurs des espaces de fleurs source de biodiversité.
 
Créez une Zone de BZZZ
Ou cliquez sur le lien : https://fr.ulule.

06/06/2020

Comment réduire la consommation d'énergie?

L'enjeu de la nouvelle décennie est de réduire massivement la consommation d'énergie et de verdir l'énergie qui continuera à être consommée. Dans cette course contre la montre, la recherche de performance énergétique doit être à l'origine de tout projet de construction, de rénovation, d'exploitation et de démantèlement d'un bâtiment. La rénovation a cependant un potentiel de réduction carbone considérable. Avec un taux de renouvellement de 1 % par an, le parc immobilier de 2030 sera constitué à 85 % de logements construits avant la réglementation environnementale de 2020, voire même avant la réglementation thermique de 2012 : ils devront être rénovés en priorité pour réduire la consommation du secteur qui représente aujourd'hui 45 % de la consommation nationale.
Heureusement, nous disposons dorénavant d'un panel de solutions efficaces pour parvenir à une réduction spectaculaire des dépenses énergétiques de tous types de bâtiments. Qu'il s'agisse d'intervenir sur l'enveloppe du bâti, d'améliorer les équipements ou de piloter intelligemment les consommations, chaque action de décarbonation est une démarche unique, réalisée sur-mesure en fonction des spécificités du bâtiment.

Place aux énergies renouvelables
Une fois que les besoins énergétiques sont ajustés, le remplacement des énergies fossiles par des énergies renouvelables représente un puissant levier de décarbonation. En sachant qu'il n'existe à ce jour aucune recette miracle qui permette de remplacer l'énergie consommée dans le bâtiment par une seule énergie décarbonée, toute la réflexion consiste alors à élaborer le meilleur mix énergétique pour chaque bâtiment, en étudiant les potentialités du territoire.
Toutes ces solutions ont fait leur preuve, mais encore faut-il maintenir les résultats dans la durée. Pour cela, les contrats de performance énergétique (CPE), qui offrent la garantie d'économies claires, mesurables et durables sont les meilleurs alliés de la transition zéro carbone : ils doivent maintenant devenir un réflexe pour toutes les parties prenantes de la filière BTP.

LES SOLUTIONS
INVESTIR DANS DES TRAVAUX BÂTIMENTAIRES
Dans les bâtiments construits avant les années 2000, le manque d'isolation est compensé en hiver par une hausse du chauffage qui fait monter la consommation d'énergie en flèche. Dans le secteur de l'habitat, les logements qui écopent d'un E, d'un F ou d'un G à l'issue de leur DPE sont non seulement terriblement énergivores, mais créent des situations de précarité énergétique intolérables. Pour pallier ces problèmes d'étanchéité de l'enveloppe, la première chose à faire est alors d'effectuer des travaux pour changer les ouvrants et mieux isoler les murs et la toiture.

RENOUVELER LES ÉQUIPEMENTS
À niveau de confort équivalent, le simple remplacement des installations de chauffage et de refroidissement pour des appareils à haute performance permet de réaliser des économies d'énergie importantes, avec un retour sur investissement maîtrisé. Longtemps réservées à l'industrie et aux grands bâtiments tertiaires, les mini et les micro-cogénérations apportent aussi une solution innovante pour produire simultanément et localement du chauffage, de l'eau chaude et de l'électricité à partir du gaz naturel, en réduisant la consommation d'énergie primans la France entière, le remplacement des ampoules classiques par des LED se poursuit, soutenu par la réglementation et l'intérêt économique des grands acteurs du tertiaire. En divisant la facture par cinq et les frais de maintenance par dix, le « relamping » s'est imposé dans le paysage tertiaire à la fois grâce à son retour sur investissement rapide et au confort lumineux qu'il procure aux employés.

PASSER AUX ÉNERGIES RENOUVELABLES AVEC LE BON MIX ÉNERGÉTIQUE
La production locale d'énergies renouvelables et de récupération sera l'un des piliers de la transition énergétique des territoires. Au niveau du bâtiment, cela consiste à le raccorder à un réseau de chaleur/froid local ou à prévoir des équipements de production d'énergies renouvelables adaptés à son environnement et à ses besoins. Dans tous les cas, la création du mix énergétique est unique et doit tenir compte des sources localement disponibles en analysant les besoins d'électricité, de chaleur, d'eau chaude sanitaire et de froid.
En fonction des ressources du territoire, le mix énergétique peut intégrer différentes sources d'énergies décarbonées :

- Le raccordement à un réseau de chaleur urbain, qui alimente les immeubles raccordés via un réseau de canalisations situé sous la voirie sous forme d'eau chaude ou de vapeur.

- Le raccordement à un réseau de froid urbain, qui distribue de l'eau glacée, afin d'alimenter en fraîcheur les bâtiments qui lui sont raccordés.

- La production d'énergie solaire, en toiture ou ombrière avec des panneaux photovoltaïques pour l'électricité et du solaire thermique pour la production d'eau chaude.

- L'installation d'une chaudière biomasse à condensation, qui permet de fabriquer de l'énergie grâce à la chaleur dégagée par la combustion de bois, de végétaux.

- L'installation d'une pompe à chaleur, qui récupère naturellement les calories présentes dans l'air extérieur, dans le sol ou dans les eaux de récupération.

- L'installation d'un échangeur thermique qui récupère les calories issues de l'eau chaude des nappes sous-terraines.
En complément de ressources locales, le mix énergétique peut également inclure un contrat d'électricité de gré à gré (Power Purchase Agreement) qui permet non seulement de bénéficier d'une électricité verte en direct tout en contribuant au développement du parc d'énergies renouvelables, mais aussi de se prémunir de la volatilité du marché de l'électricité et ainsi de maîtriser son budget énergie sur la durée. Longtemps réservée aux grands acteurs économiques, cette solution peut dorénavant s'intégrer dans une offre globale de performance énergétique.

 PASSER À L'HYDROGÈNE VERT: Encore peu répandue, l'utilisation d'hydrogène vert s'impose déjà comme l'un des futurs piliers de la transition énergétique. Ce gaz léger, très abondant dans l'univers, peut être produit sans émission de CO2 par électrolyse de l'eau, puis stocké sur de longues périodes sous forme liquide ou gazeuse. Il produit ensuite de l'électricité et de la chaleur via des piles à combustibles, et peut aussi alimenter une mini-cogénération. Alors que les énergies solaires et éoliennes sont soumises aux aléas climatiques, l'hydrogène vert apporte une solution de stockage d'énergie qui permet de répondre localement et efficacement à l'intermittence des énergies renouvelables ou aux fluctuations des besoins.
Dans le bâtiment, des solutions de production d'hydrogène vert intégrées sont à l'étude. Elles devraient permettre non seulement d'enrichir le mix énergétique, mais également de stocker de l'énergie sans batteries lithium-ion et de fournir du carburant vert aux usagers ou à une flotte de véhicules à hydrogène.

RÉCUPÉRER LA CHALEUR PRODUITE À D'AUTRES FINS
Utilisée depuis longtemps dans l'industrie, la récupération de chaleur dite « fatale » se développe aujourd'hui dans d'autres secteurs. Le principe est simple : lorsqu'un procédé génère de la chaleur vouée à s'évaporer dans la nature, des solutions techniques innovantes permettent de la canaliser pour la réutiliser ailleurs. On récupère ainsi la chaleur produite par les usines de production de métaux, de chimie ou de matériaux, mais aussi celle des papeteries, des fonderies et du secteur agro-alimentaire. Désormais, les nouvelles technologies permettent également de récupérer la chaleur fatale produite .

OPTIMISER SON EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE AVEC LE BIM
Le BIM, pour « Building Information Modeling », permet de créer une maquette numérique 3D en intégrant des données intelligentes sur la structure du bâtiment. De la conception à l'exploitation, cette méthode fournit une infinité de services à tous les corps de métier. Apparu en 2013, le BIM est devenu un outil de référence pour tous les grands chantiers, mais il doit encore devenir un réflexe pour que toutes les parties prenantes puissent partager une vision globale du bâti... et optimiser la performance énergétique. En intégrant à la maquette des données sur le contenu carbone des matériaux et leur coût carbone lié au recyclage, il devient un outil extrêmement performant pour maîtriser les émissions lors des phases de construction et de déconstruction. En maintenance, le BIM permet de simuler différents scénarios, d'anticiper les besoins et de parvenir à un pilotage affiné des consommations d'énergie.

RÉDUIRE SON EMPREINTE CARBONE GRÂCE AU DIGITAL
Les nouvelles solutions digitales permettent d'optimiser facilement la consommation énergétique et l'exploitation des bâtiments, grâce au recours à l'IA et à la collecte et la centralisation des données d'usage réel.
Dans un deuxième temps, des objets connectés sont installés pour détecter les flux, la présence d'usagers, l'ouverture des portes et des fenêtres... Les données sont ensuite envoyées à une plateforme de pilotage qui permet de distribuer l'énergie là où elle est nécessaire, quand elle est nécessaire. Ces solutions permettent d'améliorer le confort et la performance énergétique, de supprimer les consommations en inoccupation et d'apporter de nombreux services aux usagers.

17/ MASSIFIER LES CONTRATS DE PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE (CPE)

Le dernier levier de la boîte à outils de la transition énergétique est juridique, mais il n'en est pas moins d'une efficacité implacable pour diminuer les consommations énergétiques d'un bâtiment de 20 à 60 %. Créés en 2006, ces contrats de performance énergétique permettent aux maîtres d'ouvrage de confier l'amélioration de l'efficacité énergétique de leur bâtiment à un prestataire qui s'engage sur un objectif de réduction des consommations finales quantifié et durable.

En tant que spécialiste de l'efficacité énergétique, le prestataire commence par réaliser un audit complet, puis met en œuvre un bouquet d'actions de performance énergétique active et passive et enfin garantit des économies d'énergie sur une période donnée, via une indemnisation du maître d'ouvrage en cas de sous-performance. Ses actions peuvent intégrer l'approvisionnement de l'énergie, les améliorations du bâti et des équipements techniques, ainsi que l'exploitation et la maintenance.

Après dix ans d'expériences, les CPE ont démontré leur efficacité auprès de l'ensemble des acteurs du marché. Indispensables pour booster la performance énergétique de bâtiments anciens, ils sont tout aussi incontournables pour garantir les bons résultats d'un bâtiment récent sur la durée. S'ils étaient développés à l'ensemble du parc immobilier tertiaire français, ces contrats seraient un atout de taille pour engager une réduction rapide de nos émissions de CO2 et réussir ainsi, ensemble, le défi de la transition énergétique.
Selon La Tribune Partenaire avec Engie Solutions - La Tribune - lundi 18 mai 2020

03/06/2020

Dresser des chiens à détecter le virus Covid 19...

Pour Mashable, le journaliste Emmet Smith a contacté un centre londonien consacré à des formations en hygiène et médecine tropicale. Il a interrogé le professeur James Logan, qui dirige le département de contrôle des maladies. L'équipe du professeur Logan entraîne actuellement un groupe de chiens à utiliser leur odorat dans le but de détecter les personnes positives au Covid-19.

Depuis des années, Logan et ses partenaires travaillent notamment sur la façon dont certaines infections modifient notre odeur corporelle, de manière à utiliser ce facteur pour diagnostiquer des maladies. Parmi leurs travaux précédents, on peut citer une découverte importante au sujet du changement d'odeur lié à la malaria, qui a pour effet de rendre les sujets plus attrayants pour les moustiques, mais qui présente également l'avantage de pouvoir être détectée par des chiens suffisamment entraînés.

«Ayant toutes les raisons de croire que le Covid-19 change lui aussi l'odeur corporelle, nous avons décidé de travailler là-dessus», affirme James Logan dans une vidéo publiée par Mashable. C'est ainsi que six chiens détecteurs de malaria sont actuellement formés à repérer les sujets porteurs du coronavirus. Une fois les tests suffisamment concluants, l'objectif est de commencer à entraîner d'autres animaux.

Selon le professeur Logan, un chien peut actuellement scanner jusqu'à 250 personnes par heure. L'idée est de les utiliser notamment dans des lieux-clés tels que les ports ou les aéroports.

James Logan tient à se montrer rassurant: non, ces chiens ne peuvent pas être contaminés par le Covid-19, contrairement aux chats; non, ils ne peuvent pas non plus être des porteurs sains. En revanche, puisque le virus peut se fixer sur eux «comme sur n'importe quelle surface», Logan certifie que des protocoles très stricts ont été mis en place afin d'éviter qu'ils ne contaminent les personnes suivantes après avoir été en présence d'un cas positif... et afin de «garantir le bien-être» des animaux, dont il affirme avec insistance que c'est l'une de ses priorités.

Selon Slate.fr - Slate - samedi 16 mai 2020

30/05/2020

Une décroissance bénéfique pour la planète?

Instauré le 17 mars, le confinement a mis sous cloche l'économie française, provoquant dans le pays une décroissance subie, avec ses bons et ses mauvais côtés. De quoi permettre aux adversaires de la croissance infinie de devenir audibles.
Ils étaient jusqu'ici considérés comme des marginaux. Aux yeux des politiques, ils étaient au mieux des idéalistes aux idées utopiques, au pire des illuminés ignorants du fonctionnement de l'économie. Mais à la lumière des conséquences du confinement imposé depuis le 17 mars pour lutter contre la pandémie de Covid-19, les théoriciens de la décroissance deviennent audibles et leurs idées s'immiscent petit à petit dans le débat.
Dans une tribune publiée mardi 28 avril dans Libération et intitulée "Confinement : en demi-résonance avec notre décroissance", un collectif d'intellectuels dresse notamment la liste des conséquences sur nos vies de la situation actuelle subie.
"Moins de production, moins de consommation, et par conséquent moins d'extractions, moins de déchets, moins de pollutions, moins de déplacements, moins de bruit (…). Nous entendons parler relocalisation, circuits courts, ralentissement, renoncement. Nous participons ou assistons à des manifestations de solidarité, de créativité, nous contemplons l'éveil du printemps", écrivent ces tenants de la décroissance.
Pour autant, ceux-ci relèvent également que l'arrêt net de l'économie a également eu un impact négatif sur de nombreux citoyens, en particulier les plus pauvres et les plus précaires. "La décroissance que nous vivons actuellement est en réalité non souhaitable et non souhaitée car on subit quelque chose d'extrêmement violent", explique l'un des signataires, Vincent Liegey, porte-parole du Parti pour la décroissance, contacté par France 24. "Or, nous alertons depuis deux décennies déjà : nous avons le choix pour l'avenir entre une décroissance choisie ou une récession subie. Nous vivons en ce moment un aperçu de ce qui nous attend en pire si nous n'abandonnons pas la religion de la croissance infinie."
"La politique peut reprendre la main sur l'économie"
Pour les théoriciens de la décroissance, la poursuite effrénée de la croissance conduit à la destruction de la planète, l'accroissement des inégalités, des dérives démocratiques et le délitement des liens sociaux, la perte de sens.
Ils ne prônent pas une décroissance du PIB en tant que tel, mais veulent repenser nos sociétés et nos modes de vie. Pour cela, ils proposent notamment de mettre fin à la surconsommation et à l'utilisation des énergies fossiles, de miser sur la relocalisation économique et sur l'économie circulaire, de mettre en place une dotation inconditionnelle d'autonomie ou encore un revenu maximum.
De nombreuses propositions qui se retrouvent aujourd'hui dans le débat public et même, pour certaines, jusque dans les discours du président de la République. Emmanuel Macron a ainsi évoqué la nécessité de relocaliser en France la production des produits de santé comme les médicaments ou les masques.
"Alors qu'on nous expliquait qu'il était impossible de transformer notre économie ou de ralentir des secteurs toxiques et polluants, un simple virus nous a montré que la politique peut reprendre la main sur l'économie, souligne Vincent Liegey. Nous allons désormais assister à un rapport de force entre ceux qui voudront continuer comme avant et ceux qui veulent imaginer un modèle économique indépendant de la croissance.
La partie promet toutefois d'être relevée tant le gouvernement et l'immense majorité de la classe politique, à droite comme à gauche, ne jure que par la croissance pour  améliorer la vie des citoyens. Car même les tenants de la transition écologique proposent une "croissance verte" pour remplacer la croissance existante.
La décroissance de plus en plus soutenue par les Français
Or, celle-ci repose sur le concept de "découplage", qui suppose de faire croître continuellement le PIB tout en réduisant de manière généralisée l'empreinte écologique liée aux activités économiques. "Mais toutes les études nous montrent que c'est impossible. Le seul moment où on a des progrès pour l'environnement, c'est quand l'économie ralentit", affirme Vincent Liegey.
Des propos également tenus par l'ancienne ministre de l'Écologie et actuelle députée des Deux-Sèvres Delphine Batho, en novembre 2019, lors de l'examen de la loi antigaspillage en commission à l'Assemblée nationale. "Le découplage, ça n'existe pas. La croissance du PIB est fondée sur la consommation d'énergie et sur la consommation de matière. Et on explose les limites planétaires."
Si la présidente du parti Génération Écologie est esseulée parmi la classe politique, les études d'opinion montrent en revanche que la décroissance gagne du terrain au sein de la population.
Un sondage Odoxa, publié dans Challenges le 3 octobre 2019, montre en effet que 54 % des Français pensent que le moyen le plus efficace pour résoudre les problèmes écologiques et climatiques actuels et futurs est de "changer fondamentalement notre mode de vie, nos déplacements et réduire drastiquement notre consommation". À l'inverse, ils ne sont que 45 % à estimer qu'il faut "investir massivement pour développer des technologies plus propres et plus respectueuses de l'environnement".
"Une transformation silencieuse de la société opère depuis quelques années avec un soutien grandissant pour les idées de la décroissance, observe Vincent Liegey. L'enjeu désormais est de transformer le choc que nous vivons en projet politique."

Selon Mr Romain BRUNET - France 24 - mercredi 29 avril 2020

29/05/2020

Eliminer les virus des surfaces...

Le Groupe Serge Ferrari, basé près de Lyon, a breveté une membrane qui diminue très fortement la charge virale du Covid-19 sur les surfaces. 

Le Groupe Serge Ferrari, dont le siège social est basé à La Tour-du-Pin, dans le Nord-Isère, a développé une technologie qui permet de réduire presque intégralement la charge virale du Covid-19 sur les surfaces. Grâce à des membranes composites, la charge du virus diminuerait de 95 % en 15 minutes et à pas loin de 99,5 % au bout d'une heure, par rapport à une membrane non traitée. 

L'entreprise indique que sa technologie a été testée par le laboratoire Virhealth “spécialisé dans les applications virucides des technologies de décontamination/désinfection”. “Appliquée sur les membranes, cette technologie pourrait, associée aux autres mesures de prévention sanitaire, contribuer à sécuriser les surfaces dans les lieux recevant du public ou à forte fréquentation tels que les établissements de santé, écoles, crèches ou encore les bureaux, commerces, espaces culturels et de loisirs ainsi que les transports en commun”, a précisé l'entreprise. 

“Ce sont les propriétés antivirales de l’argent que nous avons identifiées et utilisées pour développer des formulations innovantes appliquées à nos membranes, dont la fonctionnalité a été validée avec le laboratoire indépendant”, a souligne Philippe Espiard, directeur Recherche et Développement du Groupe Serge Ferrari.

Selon Mr Justin Boche-12/5/2020
 
 
 

28/05/2020

La seconde main est privilégiée en France pour l'habillement et les accessoires...

Alors que le déconfinement approche, une étude réalisée par Opinionway pour Fastmag, une entreprise spécialisée dans les logiciels de caisse et de gestion commerciale, dévoile les dépenses des Français après le confinement dans le secteur de l'habillement (vêtements, chaussures et accessoires). Si la façon de consommer ne sera plus la même, un boom du marché de la seconde main est attendu.
D'après une étude d'Opinionway réalisée pour Fastmag, du 22 au 24 avril 2020, sur un échantillon de 1016 personnes, âgée de 18 ans et plus, les habitudes de consommation des Français concernant le secteur de l'habillement seront différentes. Alors que le budget mensuel moyen prévu pour l'habillement s'élevait à 86€ (vêtements, chaussures et accessoires) avant le confinement, il sera désormais de 62€. 
Si 21% des sondés déclarent avoir développé une envie accrue d'acheter, en raison d'une frustration liée à la fermeture des boutiques pendant le confinement, 42% des Français comptent dépenser moins ayant pris conscience que certains achats n'étaient pas utiles. Pour les plus dépensiers, 61 % de leurs achats serviront à remplacer certains produits.
Pourtant cible principale du Covid-19, il semblerait que les Français les plus âgés, dont le revenu n'est le plus souvent plus lié à l'état du marché du travail, prévoient une baisse moindre de leur budget d'habillement (83€ avant le confinement contre 74€ après).
Dans le même temps, le portail d'études Kantar, qui s'est penché sur la façon dont les Français consommaient en ligne, révèle que la mode, considérée comme non essentielle, est reléguée en arrière-plan. Sur les 4 900 consommateurs français interrogés pendant la troisième semaine du confinement, 90% ont répondu n'avoir fait aucun achat textile depuis la mi-mars. Pour les 10% restants, ce sont principalement des achats pour la catégorie enfants, dont les besoins sont plus grands. Comme l'explique Hélène Janicaud, directrice de l'unité Fashion de Kantar, on se dirigerait vers une explosion du marché de la seconde main. "Il va y avoir un appel d'air une fois que la vie aura repris son court avec un stock de vêtements qui va rejoindre le circuit de la seconde main. Vinted, l'acteur en ligne numéro 1 en France, a suspendu son activité pour l'instant mais va probablement connaître une reprise certaine. L'organisme de collecte Le Relais, qui ne prend provisoirement plus les dons, va probablement connaître un afflux également dans quelques semaines", détaille-t-elle au magazine spécialisé dans la mode, Fashion Network. "La distanciation et les mesures d'hygiène vont être très attendues par les Français, des préoccupations très nouvelles pour les consommateurs comme la désinfection, le nombre limité d'acheteurs en magasins, vont être à prendre en compte...", prévient Hélène Janicaud.

Selon Mr Anthony De Pasquale - Glamour - lundi 4 mai 2020

27/05/2020

L'hôpital de demain pourrait ressembler à Epidémic Babel...

Epidemic Babel : l'hôpital modulable en cas d'urgence
Les concepteurs chinois D Lee, Gavin Shen, Weiyuan Xu et Xinhao Yuan ont à l’évidence été marqués par la crise sanitaire qui a frappé leur pays. Ils ont vu combien un système de santé pouvait être débordé par la propagation d’une épidémie. De ce constat, ils ont imaginé un hôpital gratte-ciel, conforme aux besoins sanitaires : une construction simple et rapide, pour une efficacité maximale. Car ce n’est pas un « hôpital de campagne », mais un vrai centre de soins adapté aux types de malades qu’il reçoit, et permettant de les isoler.

L’armature en acier du bâtiment soutient une architecture en forme de double hélice, inspirée de la structure de l’ADN, desservant une myriade de « box ». Ces derniers ont été pensés en fonction de la nécessité de soins spécifiques : cellules de réanimation avec appareils respiratoires, salles de convalescence, de chirurgie, laboratoire d’analyses et de recherche, etc. L’ingénierie simplifiée permet d’édifier le gratte-ciel en cinq jours. Et la construction verticale d’utiliser peu d’espace, afin de se situer au cœur du pic urbain de contagion. En outre, une fois l’épidémie dissipée, l’hôpital est facilement démontable et peut être installé dans une autre région où elle se serait déplacée.

Il a été imaginé par des designers chinois et a remporté le premier prix de la Skyscraper Competition organisée par le magazine d’architecture « eVolo ». Si dans le futur « plus rien ne sera pareil », ce projet nous fait espérer un avenir meilleur.

Selon Mr Romain Clergeat - Paris Match - mardi 12 mai 2020   

24/05/2020

La consigne fait son retour en force...

Le 30/1/2020, le Sénat a adopté le projet de loi "antigaspillage" pour une économie circulaire, écrit Mme Camille Brun dans Télé-Loisirs, une loi attendue pour tenter de juguler sur notre territoire national l'avalanche de déchets. Ce texte, en effet, propose notamment de redévelopper d'ici 2023 la consigne sur les emballages. Pour les anciens, le principe est connu, car il y a plus de 30 ans le système était répandu pour les bouteilles en verre notamment. Mais pour les jeunes générations, qui ont vu le plastique à usage unique s'imposer, il va falloir l'expliquer. En fait,  en magasin, quand on achète un produit, on paye un supplément pour son emballage.  Cette somme nous est restituée, lorsqu'on rapporte cet emballage.

Le projet de loi prévoit de faire disparaître le plastique jetable d'ici 2040 avec un système mixte dans les années à venir. L'achat de marchandises en vrac, fondé dès 2014 par l'entreprise Jean Bouteille, permet par exemple de distribuer des liquides alimentaires et ménagers (vinaigre, huile,  bière, jus de fruits...) et  propose des flacons et bouteilles consignées en France comme en Belgique. Par ailleurs, lancée en 2019 en partenariat avec Carrefour et d'autres marques,la plateforme Loop (cf www.maboutiqueloop.fr) permet d'effectuer ses courses en ligne, avec tous les contenants consignés et facturés quelques euros. La plateforme les récupére, nettoie, stérilise et recharge en produits.

En Alsace, la consigne par contre n'a jamais cessé d'exister, comme c'est le cas en Allemagne.  En outre, depuis avril 2019, les eaux minérales Carola et Lisbeth, ainsi que la brasserie Meteor se sont réunies avec l'association Zéro déchet Strasbourg pour lancer "Alsace consigne",une initiative visant à développer le réemploi des bouteilles dans la région. L'impact environnemental est d'autant plus positif que cette initiative se pratique à l'échelle locale ou régionale, diminuant ainsi le transport entre le point de collecte des bouteilles et leur lieu de lavage et de remplissage. Espérons que chaque agglomération aura à coeur de se mettre au diapason et de donner une valeur d'échange aux contenants en soutenant leur réemploi...

Lyliane

23/05/2020

Redonner vie à un vieux moulin en Dordogne...

Vêtu comme un meunier d'antan, Elie Coustaty surveille de près la meule qui tourne lentement pour moudre l'or blanc du confinement: le coronavirus a dopé l'activité de son moulin à eau du XIVe siècle, situé sous sa maison en Dordogne.
Avec l'explosion "du jour au lendemain" de la demande de farine, illustrée par les rayons vides dans les supermarchés, ce septuagénaire de Vézac, près de Sarlat, a dû répondre à la demande et mobiliser son épouse, sa fille et son gendre. Dans ce moulin qu'il a patiemment nettoyé et remis en état pendant une quinzaine d'années sur ses deniers personnels, M. Coustaty ne moulait guère plus de 20 kg de grains par semaine avant le confinement, surtout pour des agriculteurs locaux "qui font leur pain".
"Tout le matériel était sur place quand j'ai acheté la maison, y compris la tenue de meunier", mais le "Moulin de l'Evêque", alimenté par le Pontou, petit affluent de la Dordogne, ne servait plus depuis l'après-guerre, explique-t-il, pantalon et longue chemise blanche, foulard rouge autour du cou et sabots en bois aux pieds. "Ce n'est pas du folklore, il s'habille vraiment comme ça pour travailler", assure sa fille Marie-Rose qui gère les commandes et la distribution, en circuit court via des systèmes de paniers.
Maintenant que les Français se sont découvert des talents de boulangers et de pâtissiers, avec des ventes de farine qui ont cru de 168% par rapport à mars-avril l'an dernier, la famille Coustaty produit chaque jour jusqu'à 150 kg de farine bio, à l'ancienne.
- Bien penser, bien manger -
"On a été très sollicité avec la crise, ça nous a permis de vraiment mettre le moulin en production", témoigne Marie-Rose pendant que son mari Serge aide son père à régler le butloir, qui va séparer la farine du son.
Elie, agriculteur à la retraite, en rit: "Il faut que les gens retournent à la boulangerie, on ne pourra pas produire pour tout le monde".
Dans cette Dordogne épargnée par le virus, la famille Coustaty n'arrive pas à satisfaire la demande et a dû dire non à un boulanger bio du coin. La meule de silex tourne à 60 tours par minute, rien à voir avec les grosses minoteries industrielles automatisées qui produisent quotidiennement à la tonne.

"Notre idée n'est pas d'en faire une grande entreprise, c'est d'être utile au territoire et de restaurer le patrimoine", résume Marie-Rose qui tient avec son mari un gîte et une ferme bio dans les environs.
Son père, petit homme aux fines lunettes et président de la jeune "Association des moulins du Périgord noir", explique: "On calcule notre prix (de 3,50 à 3,80 euros le kg) pour que le producteur de grains soit correctement rémunéré (500 euros la tonne) et qu'on garde un petit bénéfice" afin de bichonner le moulin.
"Derrière notre démarche, il y a le bien-penser, avec des rémunérations et des prix corrects, et le bien-manger, avec des produits de qualité", souligne Marie-Rose Coustaty qui veut croire que la crise sanitaire a permis la prise de "bonnes habitudes".
"Il y avait un frémissement ces dernières années mais le confinement a remis l'église au milieu du village, dit-elle. Les gens savent maintenant qu'ils peuvent faire vivre des producteurs locaux qui font attention à leur environnement".
"Une maraîchère d'ici me disait récemment: +ce virus, c'est quand même chouette car mes voisins m'achètent mes légumes. Sinon, ils iraient au supermarché et ça vient de Rungis+".

Selon AFP - AFP - mardi 28 avril 2020

16/05/2020

Beauty kitchen selon Version Fémina...

"Nos placards cachent de vrais trésors" écrit Mme Jeanne Dréan dans Version Fémina, "pour soigner la peau, les cheveux ou embellir le teint du visage".Voici donc 8 recettes faciles à utiliser avec ce que nous avons sous la main en période de confinement. Tout d'abord, du miel pour adoucir les lèvres. Dans un récipient, mélanger 1 cuillère à café de miel liquide et 1 cuillère à café de sucre fin. A l'aide d'un fouet ou d'une fourchette, mélanger bien, puis masser les lèvres doucement en effectuant des mouvements circulaires du bout des doigts. Ensuite, rincer et les lèvres retrouvent douceur et élasticité. En cas de gerçures, choisir du miel de thym!

Pour réaliser un masque hydratant, prendre un avocat bien mûr, riche en vitamine C,  surtout si vous avez la peau sèche à mixte. Dans un bol, écraserl'avocat avec le dos d'une fourchette, y incorporer 2 cuillères à soupe de yaourt nature, une cuillère à soupe d'huile d'olive et une cuillère à soupe de miel d'acacia. Bien mélanger avec un fouet pour obtenir  une texture lisse et homogène. Appliquer immédiatement et laisser agir 15 minutes sur une peau propre et sèche. Puis rincer à l'eau tiède. En principe, le visage retrouve son velouté.

Pour fortifier les cheveux, c'est l'oeuf qui est privilégié. Prendre un oeuf, une cuillère à soupe d'huile de coco liquide et 1 cuillère à café de thé matcha ou de thé vert réduit en poudre et bien mélanger les ingrédients dans un bol. Appliquer ce masque au niveau des racines et des longueurs sur cheveux secs et laisser agir au moins 30 minutes. Puis procéder à deux shampoings pour bien laver les cheveux. Si vos cheveux manquent de brillant, utiliser du vinaigre de cidre ou de vin dilué dans 1,5 litre d'eau de rinçage des cheveux, car non seulement l'acide acétique élimine bactéries et champignons, mais aide aussi à venir à bout des pellicules et du calcaire.

Pour raffermir la peau, mélanger dans un bol 3 cuillères à soupe de marc de café et une demi tasse d'huile d'olive. Puis utiliser cette mixture sous la douche pour masser le corps par grands mouvements circulaires en insistant sur les zones à raffermir. Terminer par un rinçage à l'eau froide. Ainsi la circulation sanguine est activée et les grains assurent l'exfoliation. Pour les pieds, par contre, mélanger de l'huile de coco liquide, une tasse de sucre et le zeste et le jus d'un citron. Juste avant la douche, frotter les pieds avec le mélange en insistant sur les zones rugueuses et les talons. Après rinçage,les pieds retrouvent souplesse et douceur.

Pour le teint, le yaourt est souverain! Dans un bol, mélanger 4 cuillères à soupe de yaourt bio au lait entier et une cuillère à café de jus de citron. Appliquer sur une peau nettoyée en évitant le contour des yeux. Rincer au bout de 15 minutes à l'eau claire. Une fois par semaine, ce masque simple unifie et illumine le teint. Enfin, pour resserrer les pores, utiliser 2 verres de riz et 3 verres d'eau. Le riz cuit dans l'eau bouillante servira à un plat, tandis que l'eau de cuisson stockée au frais peut être vaporisée sur le visage, le cou et le décolleté. En effet, cette eau contenant de l'amidon resserre les pores et évite les brillances.

De la sorte, à moindre frais, il est possible de soigner sa beauté sans sortrir de chez soi,ni utiliser des produits sophistiqués dont la composition est souvent chimique.

Lyliane

15/05/2020

Déboucher après la crise sur un monde meilleur d'après le F.M.I...

Kristalina Georgieva, Bulgare de 66 ans, a succédé à Christine Lagarde au FMI en septembre 2019. Quelques mois plus tard, l'ex-commissaire européenne et directrice générale de la banque mondiale affronte la crise la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale. Elle a choisi le JDD pour présenter le plan de bataille de l'institution. La dirigeante affirme que les pays pauvres seront les principales victimes de la pandémie de coronavirus et fait appel à la solidarité pour résister aux tentations du populisme et du protectionnisme.

Le pire de cette crise économique mondiale est-il derrière nous ou devant nous?
Cette crise ne ressemble à aucune autre. Non seulement parce que c'est la combinaison d'une crise sanitaire et d'une crise économique, mais aussi parce que, pour combattre ce virus, nous avons été obligés d’arrêter l'économie, ce qui aggrave les conséquences du choc. C'est la première crise globale depuis la Seconde Guerre mondiale et la grande dépression. Il y a trois mois, nos prévisions étaient que 160 pays bénéficieraient d'une progression de leur revenu par habitant en 2020. Aujourd'hui, nous estimons que 170 pays vont subir au contraire un recul de leur revenu par tête.

Faut-il s'attendre à ce que cette crise dure ? Lors de la grande crise financière de 2008, le dynamisme de l'économie chinoise et des marchés émergents avait stimulé l'économie mondiale. Cette fois, nous ne voyons aucun facteur de nature à accélérer la reprise. En période de crise, on est habitué aux incertitudes, mais cette fois c'est une incertitude d'un genre nouveau. On ne sait pas comment ce coronavirus évoluera. Une longue période de difficultés s'annonce donc pour le monde.

Quelle sera l'ampleur de la récession? Nous prévoyons, pour l'instant, une chute de 3% de la croissance mondiale en 2020 suivie d'une croissance de 5,8% en 2021. Pour atteindre ce bon résultat, il y a une condition : maintenir la pandémie sous contrôle au second semestre. Et s'assurer que le virus ne reviendra pas avant la fin de l'année ou au cours de la suivante. Cela dit, même si nous atteignons ce chiffre de 5,8%, ce qui me semble très incertain, nous serons encore en dessous du niveau de 2019.

Retrouver la croissance suppose de maîtriser ce virus? Le virus a peut-être atteint son point haut dans certains pays mais pas partout. Un haut degré d'incertitude est créé par notre méconnaissance de ce qu'il est. Arriverons-nous à le maîtriser? Si nous trouvons des traitements et un vaccin rapidement, cela apportera un énorme soulagement à l'ensemble du monde. Mais ce n'est pas le cas pour le moment. Nous ne sommes pas encore sortis du bois.

Le redémarrage de l'économie chinoise peut-il jouer un rôle positif? La Chine a été durement touchée au premier trimestre, alors qu'elle était l'épicentre de la pandémie. Nous voyons des signes de normalisation mais, avec la propagation de la pandémie dans d'autres régions, la reprise en Chine se fera dans un contexte marqué par des vents contraires très forts venant de l'économie mondiale. Dans l'ensemble, nous pensons que la Chine devrait enregistrer une croissance légèrement positive cette année.

Faudra-t-il mettre plus d'argent sur la table? Nous pensons en effet qu'il faudra investir plus d'argent. Et notamment dans les marchés émergents et dans les pays en voie de développement. Les actions des grands pays ont été rapides mais on sait qu'il faudra vaincre la pandémie partout pour se sentir en sécurité partout.

Comment va-t-on gérer la dette énorme qui est en train de se constituer? Il est primordial de prendre des mesures budgétaires très fortes car l'économie mondiale est à l'arrêt. Sans ces mesures, on risquerait de très graves dommages à long terme. Oui, il en résultera plus de dettes et de déficit, mais une chose joue en notre faveur : le niveau très bas des taux d'intérêt, qui sont même négatifs dans certains pays. Ils devraient rester bas pour longtemps. Cela rendra la gestion de cette dette plus supportable pour les gouvernements et les entreprises.

Les problèmes de la planète vont-ils passer au second plan? Nous devrons distribuer de façon équitable le poids de l'endettement accumulé dans la lutte contre la crise. C'est une discussion que nous encouragerons car nous voulons aller vers un monde meilleur. Cela veut dire régler des problèmes qui existaient avant cette crise. Par exemple, les inégalités, qui se sont accrues partout dans le monde, sont un vrai fardeau pour nos sociétés. Nous devons aussi rendre nos économies plus résilientes pour encaisser les chocs comme celui du changement climatique. Cette crise est donc aussi un atout. Grâce à la mobilisation qu'elle a déclenchée, nous aurons la chance d'engager des actions qui auraient été politiquement ou socialement difficiles auparavant.

Que fait le FMI pour aider les pays en voie de développement? Jamais dans son histoire, le FMI n'a été sollicité comme il l'est aujourd'hui. Plus de 100 pays se sont tournés vers lui pour obtenir une aide d'urgence financière. Je suis fière que l'on ait déjà répondu positivement à 30 demandes. Ce sont de véritables bouées de sauvetage pour des pays durement frappés par la pandémie et par le choc économique qu'elle provoque. Notre priorité, ce sont les pays les plus faibles. De même que le virus frappe plus durement les personnes dont le système immunitaire est affaibli, le choc économique affecte davantage les pays les plus fragiles. Nous devons les protéger.

Allez-vous réduire encore leur endettement? Avec la Banque mondiale, nous avons appelé à un moratoire sur la dette officielle bilatérale des pays pauvres. Dans le même temps, le FMI souhaite tripler les financements concessionnels qu'il peut offrir à ces pays. Nous pensons qu'ils vont rencontrer des difficultés d'une très haute magnitude. Pourquoi? Parce que leurs banques centrales n'ont pas les moyens de leurs homologues des pays avancés. Et le choc sur ces économies émergentes est démultiplié. Leur système de santé est faible ; ces pays subissent une fuite des capitaux que nous estimons à 100 milliards de dollars ; ils sont victimes de l'effondrement des prix des matières premières qu'ils exportent. En clair, leurs revenus chutent dramatiquement au moment où leurs populations ont besoin de davantage d'aide.

Faut-il s'inquiéter de la chute des prix du pétrole? L'impact provoqué par une demande qui s'est effondrée et une offre trop élevée est dramatique. Le transport, qui représente 60% de la consommation de pétrole, a fortement chuté car les gens restent chez eux et les entreprises ont fermé ou réduit fortement leur capacité de production. Il a fallu un peu de temps pour que les pays producteurs passent un accord pour réduire la production. Mais les grandes économies s'apprêtent à repartir. La relance va arriver, mais elle devra être gérée prudemment. Cela dopera la demande de pétrole et des matières premières. Mais nous pensons que le prix du baril restera bas, autour de 30 dollars, à court et moyen termes.

Etant donné l'ampleur de cette crise, le FMI dispose-t-il de moyens suffisants? La bonne nouvelle c'est que le FMI est dans une situation plus forte pour aider nos pays membres. Nous disposons d'une capacité de prêt de 1 trillion de dollars, soit quatre fois plus qu'avant la crise de 2008. Pour le moment, nous pensons que nos ressources sont suffisantes pour répondre à la demande des pays. Toutefois, cela pourrait changer compte tenu de l'extrême incertitude liée à la trajectoire et à l'impact de la crise. Plus particulièrement, nous voulons être l'institution sur laquelle les pays en développement peuvent compter. Nous voulons les conseiller et les aider.

Propos recueillis par - leJDD - samedi 25 avril 2020



14/05/2020

Réenvisager l'aménagement des territoires français...

D'une façon générale, en cette période de crise sanitaire sans précédent, plus d'échappatoire. L'heure est à la remise en cause des fonctionnements obsolètes ou inefficaces qu'on ne questionne jamais tant les habitudes sont ancrées, par routine, par manque de temps, par mimétisme et parce que, au fond, c'est confortable.

On est loin, désormais, d'un raisonnement selon lequel « hors métropole, point de salut ». La crise du Covid-19 l'a non seulement annoncé, mais aussi prouvé. Nos modes de vie modernes, privilégiant un entassement des populations sur des surfaces toujours plus petites, sont peut-être même, pour partie, l'une des raisonsde la pandémie actuelle. Mais plus sûrement, et de longue date, d'une large panoplie de problèmes sociaux.

Cette crise pourrait donc constituer le point de départ d'une politique d'aménagement du territoire et de développement des campagnes radicalement nouvelle et différente. Outre un travail accru de décentralisation, deux conditions préalables nous semblent néanmoins indispensables.

D'une part, et l'essor sans précédent du télétravail l'a bien montré, il s'agirait d'accélérer le déploiement du haut débit dans les territoires ruraux, pour mettre fin aux inégalités territoriales dans ce domaine aussi.

D'autre part, le crise pourrait inciter à organiser le désenclavement des territoires. Les infrastructures de transport « propres » en sont un élément clé, et doivent être réinvesties. Le train constitue probablement l'option la plus rationnelle, parce que moins coûteuse et surtout moins polluante, d'autant plus si le train à hydrogène se développe enfin.

À condition, là aussi, de réduire drastiquement les inégalités territoriales qui restent très fortes, comme en atteste par exemple la carte isochrone de la SNCF mesurant les temps de trajet des principales villes françaises au départ de Paris.

La crise sanitaire majeure que nous traversons est - aussi - le signe qu'il nous faut nous transformer. Et cette transformation, qui sera institutionnelle, économique, sociale, environnementale, ne peut passer que par une mutation radicale de notre rapport aux métropoles et aux territoires.

Selon Mme Anne Albert-Cromarias et Mr Alexandre Asselineau - La Tribune - samedi 25 avril 2020

Film "Mine de rien" sur la solidarité et le collectif disponible en vidéo...

Les salles de cinéma sont fermées depuis le début du confinement. Parmi les films qui venaient tout juste de sortir, Mine de rien, a vu sa lancée en salles brutalement interrompue. Aujourd'hui disponible en vidéo à la demande (VOD), le film réalisé par Mathias Mlekuz rassemble Mélanie Bernier, Philippe Rebot, et Arnaud Ducret. Ce dernier était l'invité de L'équipée sauvage, lundi sur Europe 1. Pour lui, c'est un film "qui résonne avec l'actualité, un film sur la solidarité et le collectif".
>> Retrouvez toutes les émissions de Matthieu Noël en replay et en podcast ici
"Six ans plus tard, la résonance est d'autant plus forte"
"C'est un film que j'ai accepté il y a six ans", explique Arnaud Ducret au micro d'Europe 1. "Six ans plus tard, on le remonte, et alors que c'est le même sujet qu'il y a six ans, la résonance est d'autant plus forte avec le confinement, mais aussi avec le groupe de 'gilets jaunes' et cette solidarité qui veut s'en sortir", poursuit le comédien.
Le film retrace l'histoire d'un groupe de chômeurs, évoluant dans une région minière qui, pour s'en sortir, décident de construire un parc d'attraction artisanal sur une ancienne mine de charbon désaffectée. "En Angleterre, on voit beaucoup de films sur la solidarité et le collectif", affirme Arnaud Ducret, qui cite notamment The Full Monty (Peter Cattaneo), The Commitments (Alan Parker), mais aussi les longs métrages de Ken Loach.

Mine de rien est un film "dans l'esprit de Full Monty", assure Arnaud Ducret, évoquant par exemple un clin d'oeil à la scène du film britannique où les acteurs répètent leurs pas de danse dans la file d'attente d'une banque postale. "C'est un joli conte social sur la solidarité dans une période très égocentrique."
À la demande de certains producteurs et distributeurs dont les films, sortis récemment au cinéma, ont vu leur espérance de vie en salles balayée par le coronavirus, le Centre national du cinéma (CNC) a autorisé à titre dérogatoire une trentaine d’entre eux à être exploités sur les plateformes de vidéo à la demande. Parmi eux, le film Forte, de Katia Lewkowicz, avec Melha Bedia, est lui aussi sorti en VOD, le 15 avril dernier. 

Selon Mme Pauline Rouquette - Europe 1 - lundi 27 avril 2020

13/05/2020

La graine à redécouvrir: le lupin!

Mme Ingrid Haberfeld dans Version Fémina nous incite à nous pencher sur les vertus diététiques du lupin, une graine qui ne fait pas encore partie de nos habitudes alimentaires. Pourtant en Afrique du Nord, c'est la  traditionnelle kemia, un amuse-gueule incontournable au goût subtil de noisette. Les cuisinières des pays du maghreb l'utilisent également en tagine et en salade. C'est une légumineuse souvent associée à une céréale comme le riz ou l' épeautre. Elle s'achète cuite préparée en saumure.

La graine de lupin est la légumineuse la mieux pourvue en protéines (36,2%), devant la graine de soja (34,5%) et les lentilles corail (27,7%). Elle en contient même, affirme Mme Florence Foucaut, diététicienne nutritionniste à Paris, davantage que certains aliments  d'origine animale comme le thon, l'escalope de veau et le roti de porc.  Grâce à son index glycémique (IG) très bas, le lupin est un aliment de choix pour les personnes diabétiques. C'est de ce fait un atout pour garder la ligne.

Au niveau des minéraux et des vitamines, compter 198mg de magnésium pour 100g soit 53% des apports journaliers recommandés. Le lupin est également bien loti en fer (4,36mg pour 1000g) et renferme notamment de la vitamine B9 et du zinc. De plus, avec une teneur de 18%, le lupin surpasse des aliments réputés riches en fibres comme le son d'avoine, la farine intégrale ou le riz complet. Cela permet de relancer les intestins paresseux. Des études auraient mis en avant que la consommation régulière de fibres participe à la prévention des cancers colorectaux, du sein et de l'estomac, en diminuant aussi le risque de maladies cardio-vasculaires et de diabète de type 2.

Alors, on achète des graines de lupin, garanties sans gluten, dans les rayons des magasins bio ou en boutique de produits exotiques?

Lyliane

12/05/2020

Cuisiner pour les sans abri...

Focaccia aux poivrons confits, carottes au cumin, et magret de canard." Ce n'est pas le menu d'un restaurant, mais le dîner concocté mercredi par Eric Guérin, un chef étoilé, pour une trentaine de sans-abris de Saint-Nazaire. Depuis quelques jours, ils sont une dizaine de noms de la gastronomie française, habitués à proposer des menus vendus pour un prix à trois chiffres, à avoir décidé de mettre leur savoir-faire au service des plus démunis, sur fond de confinement contre le coronavirus.

"Quant on est confiné dans un hôtel et qu'on n'a pas de quoi cuisiner, ce n'est pas terrible"
Une initiative lancée par l'association Le Carillon, et plus précisément Philippe Hamache, après avoir entendu la décision du gouvernement de mettre en place des chèques-services pour que les sans-abris puissent se loger, notamment dans les hôtels. "Quant on est confiné dans un hôtel et qu'on n'a pas de quoi cuisiner, ce n'est pas terrible", indique-t-il au micro d'Europe 1. "On a donc décidé de le faire pour eux."

"C'est un vrai réconfort"
C'est ainsi que des chefs de la ville et des environs se sont réunis sous la bannière de l'association pour faire 60 repas par jour, avec l'aide de fournisseurs. En cuisine, tout le monde doit mettre la main à la pâte. Les sans-abris viennent donc en aide derrière les fourneaux ou pour la livraison. "Je participe à la main d'oeuvre, je vais chercher les courses, décharger le camion...", confirme au micro d'Europe 1 Thomas, 60 ans, l'un des bénéficiaires.
"C'est un vrai réconfort. Bien sûr il y a le fait de manger correctement, mais je retrouve aussi ce lien social qui me fait défaut depuis pas mal de temps. C'est une bouée de sauvetage." L'initiative doit perdurer au moins jusqu'au 11 mai, date du début du déconfinement.

Selon Mr Charles Guyard, édité par Ugo Pascolo - Europe 1 - jeudi 23 avril 2020

11/05/2020

Un monde sans déchet selon une créatrice de start-up rwandaise...

La fondatrice d’une start-up qui aide à recycler les objets électroniques a été distinguée par le prix Margaret récompensant la créativité de femmes actives dans le digital.
Pour ne rien manquer de l’actualité africaine, inscrivez-vous à la newsletter du « Monde Afrique » depuis ce lien. Chaque samedi à 6 heures, retrouvez une semaine d’actualité et de débats traitée par la rédaction du « Monde Afrique ». « Tout a commencé par un accident », explique Jacqueline Mukarukundo, à l’autre bout du fil. En 2011, alors qu’elle participe à une campagne de recyclage dans la ville de Musanze, au nord du Rwanda, l’un de ses meilleurs amis échappe de justesse à un glissement de terrain dans une décharge. Pour Jacqueline et ses camarades, c’est le déclic. « A ce moment-là, nous avons voulu nous engager encore davantage dans la gestion des déchets » explique-t-elle.
En 2018, elle fonde avec Ghislain Irakoze la start-up Wastezon, qui utilise la technologie mobile pour mettre en relation les foyers et les entreprises disposant de déchets électroniques avec les acteurs locaux de l’industrie du recyclage. Mardi 21 avril, la jeune femme a été couronnée par le prix Margaret 2020, qui récompense les « femmes digitales » de l’année – et au jury duquel le Monde Afrique a participé –, dans la catégorie « entrepreneuse Afrique ». L’ambition du prix français créé en 2013 est aussi de mettre à l’honneur celles « qui innovent pour un monde meilleur ».
Le domaine dans lequel œuvre Jacqueline Mukarukundo est encore balbutiant sur le continent. Sur les quelque 130 000 tonnes de déchets électroniques produits chaque année en Afrique de l’Est, seulement 20 % sont effectivement recyclés. Et l’un des principaux défis pour les entreprises de recyclage reste de trouver et de récupérer les appareils électroniques usagés.
« Notre application permet aux familles et aux entreprises de réduire leur empreinte carbone en les aidant à mieux trier leurs déchets et à les vendre, au lieu de les jeter ou de les brûler. Elle fait également gagner du temps et de l’argent aux acteurs du recyclage », détaille Jacqueline. Il suffit aux particuliers de publier une photo des ordinateurs ou des téléphones portables dont ils veulent se débarrasser sur l’application, pour que les entreprises de recyclage intéressées puissent les choisir et les acheter. A ce jour, la start-up a ainsi fait transiter plus de 400 tonnes de déchets électroniques, vendus par environ 150 foyers et entreprises. Wastezon prend 10 % sur chaque transaction.
« Le pouvoir de la technologie »
Reste que dans un pays ou à peine un quart de la population a accès à Internet, selon la Banque mondiale, et où la pénétration des smartphones est faible, le chemin semble encore long. « Le plus grand défi, c’est la transformation des mentalités et le financement, analyse Jacqueline, qui est actuellement directrice générale du marketing de la start-up. La majorité des Rwandais est encore dans une économie linéaire, et non circulaire. Mais beaucoup d’entre eux réparent déjà leur matériel électronique au lieu de le jeter, souligne-t-elle. Nous avons surtout besoin de plus de soutien dans le secteur de la gestion des déchets, qui suscite encore peu d’intérêt de la part des investisseurs en capital-risque. »
L’équipe envisage également d’utiliser le réseau cellulaire afin de permettre aux foyers qui ne disposent pas de smartphones de bénéficier des services de Wastezon, et veut étendre ses activités aux déchets organiques, qui représentent 90 % des détritus au Rwanda. « Je rêve d’un monde sans déchets, et je crois dans le pouvoir de la technologie pour y parvenir », n’hésite pas à lancer cette jeune Rwandaise, qui se présente comme une « leader » désireuse de « changer les choses et de trouver des solutions aux problèmes de sa communauté ».
Coronavirus : « Aucun pays africain ne sera épargné par la crise économique »
A seulement 22 ans, Jacqueline Mukarukundo partage ses journées entre ses études de commerce international à l’Africa Leadership University de Kigali, et son travail pour Wastezon. Elle est également à l’origine du projet Healplus, un jeu en ligne sur la santé et la gestion des situations d’urgence destiné aux lycéens. De son propre aveu, un parcours qui reste assez exceptionnel dans la région. « Il y a encore tant de freins à l’entrée des femmes d’Afrique centrale dans le secteur digital. Pourtant, les opportunités sont illimitées », lâche-t-elle.
Pour aider d’autres jeunes Rwandaises sur cette voie, Jacqueline Mukurakundo rêve d’avoir à terme son propre fonds d’investissement spécialisé dans les start-up fondées par des femmes : « Beaucoup de gens qui pensent encore qu’une femme ne peut réussir dans le secteur de la technologie et du digital sans un homme derrière elle ! »

Selon Mme Laure Broulard - Le Monde - mardi 21 avril 2020

07/05/2020

Explorer de façon virtuelle la Cité de la Dentelle à Calais...

Explorez la Cité de la Dentelle et de la mode comme vous ne l’avez jamais vue avec cette visite virtuelle. Située à Calais dans une authentique usine de dentelle du XIXe siècle, c'est le musée de référence de la dentelle tissée sur métiers.
"On ne porte pas uniquement des vêtements, on porte une histoire"

Les guides de cette visite virtuelle sont Anne-Claire Laronde, la directrice de la Cité de la dentelle et de la mode, et Sophie Henwood, la chargée de la gestion scientifique et patrimoniale des oeuvres.
Découvrez autrement les galeries permanentes dévoilant ce textile haut de gamme. Le point d’orgue de la visite est la mise en fonctionnement des métiers à tisser la dentelle, de monumentales machines de fonte qui produisent cette étoffe d’exception.
Mais avant d'en dévoiler plus, un petit retour historique est nécessaire. La dentelle à la main est apparue en Europe au XVIe siècle dans les Flandres et en Italie et a depuis conservé le statut de luxueux tissu ornemental ayant pour fonction d’embellir les tenues des plus fortunés. C'est un textile dont le support comme le motif sont ajourés via soit la technique de dentelle à l’aiguille (à l’aide d’un parchemin, d’un fil et d’une aiguille) soit celle aux fuseaux (jeu de bobines et un carreau comme support). Longue et complexe à produire, elle a souvent nécessité une organisation de travail collective : plusieurs dentellières étant assemblées pour former une pièce entière.
La dentelle fabriquée à Calais depuis près de 200 ans est exclusivement mécanique mais elle s’est inspirée de la dentelle à la main avant de s’en affranchir.
Au XIXe siècle, la mécanisation de la production de la dentelle prend son essor en Angleterre, puis en France. Si cette technique de production la rend moins coûteuse, une main-d’oeuvre en nombre et des savoir-faire sophistiqués restent incontournables. Ces savoir-faire gravitent autour du métier à tisser dit Leavers. Au début des années 1950, on compte une cinquantaine de maisons de haute couture et 150 manufactures de dentelle, souvent de petite taille à Calais sans oublier Caudry et Lyon, également places fortes de la production dentellière. Les professionnels français vont créer la marque Dentelle de Calais.
Les métiers Leavers, un patrimoine historiqueLa fabrication de la dentelle tissée sur métiers Leavers découle d’un long processus. Cette vidéo montre pas-à-pas les quatre grandes étapes nécessaires à la fabrication de la dentelle de Calais : la création, la préparation des fils, la fabrication et, enfin, la finition.
L’atelier de production constitue la phase la plus impressionnante, avec la mise en action de ces fameux métiers, gigantesques machines de fonte de douze tonnes. Depuis près de deux siècles, la mécanique de ces machines est restée quasiment identique. Découvrons-les dans cette vidéo.

Selon Franceinfo - Franceinfo - mercredi 25 mars 2020