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20/01/2020

Skier sans affaiblir l'écosystème fragile de la montagne...

Jusque là, écrit Mme S. Be dans Télérama, les stations de sports d'hiver étaient loin d'être les championnes de l'écologie. En effet, le réchauffement climatique a occasionné un recours grandissant aux canons à neige, énergivores et voraces en eau, sans oublier le fioul polluant des dameuses, l'électricité des remontées mécaniques et les gaz d'échappement des amateurs de glisse. Bref, impératifs économiques et aléas météorologiques semblaient justifier toutes ces façons de faire peu respectueuses de l'environnement.

Néanmoins, poursuit la journaliste, "des initiatives tendent à freiner cette course toxique. A Serre-Chevalier par exemple, tire-fesses et télésièges fonctionnent désormais à l'hydroélectricité, au photovoltaïque et au micro-éolien. Aux Menuires, on utilise une huile biodégradable dans le moteur des engins de piste. Val Thorens a mis en service une navette autonome 100% électrique et Valmorel des bus gratuits équipés de filtres à particules. Quant à la station des Rousses, elle table sur un réseau de chaleur au bois local".

Aussi, les skieurs, surfeurs, randonneurs à raquettes et autres amoureux des montagnes peuvent valider ces efforts" en privilégiant les sites ayant obtenu le label Flocon vert décerné en vertu de 31 critères écoresponsables. Tous sont répertoriés dans l'eco-guide des stations de montagne établi chaque année par l'association Mountain Riders, qui milite pour un tourisme durable". Pour davantage d'informations, s'adresser à: www.mountain-riders.org.

Lyliane

Les forêts et le climat selon Yann Artus Bertrand...

Cette programmation spéciale « Winter of Forests » sonne un peu comme le fameux vers de Shakespeare « Now has come the winter of our discontent », tant la forêt de par le monde semble avoir de raisons de se plaindre de nous. Des mégafeux cauchemardesques qui ravagent l’Australie aux incendies de l’Amazonie et de la taïga cet été, le monde des arbres semble nous adresser des signaux d’alarme. Arte entreprend de lui rendre justice, ou du moins d’en souligner l’importance en ces temps de réchauffement climatique et de saturation de CO2. Un large programme de films, de documentaires et de magazines, cherche à souligner l'intérêt du milieu forestier dans notre imaginaire et dans nos modes de vie, de « Tarzan » à la série documentaire inédite « Sauver la Foret », passionnante immersion auprès de ceux qui vivent parmi les arbres. Deux semaines d’images ambitieuses et originales, présentées par Yann Arthus-Bertrand.
Paris Match : La forêt vous tient-elle particulièrement à cœur ?
Yann Arthus-Bertrand :Très : la forêt est l’un des rares espaces qui ne soit pas touché par l’Homme, c’est un endroit qui vit sa vie, où on peut encore éprouver la sensation d’entrer en contact avec la nature. Même tout près des villes, les espaces des grands arbres maintiennent leur propre harmonie. On connaît l’importance des forêts dans l’absorption du CO2 et donc dans la limitation des gaz à effet de serre. Mais moins l’aspect vivier du monde que représentent ces forêts, et qui me tient au moins autant à cœur. Or les forêts sont le havre de nature, de la faune et de la flore sauvage. C’est l’un des lieux où l’on continue de découvrir le plus de nouvelles espèces… En fait, les forêts sont le disque dur de la biodiversité.
Voyez-vous les grands incendies, en Australie notamment, comme un signal d’alerte ?
L’Australie est un drame absolu. Ces incendies ont déjà tué un demi-milliard d’animaux, c’est ahurissant ! Et ils sont la conséquence directe du réchauffement climatique. Imaginez des journées à 50 degrés : aucune plante ne résiste à cette température là, tout prend feu… Je suis stupéfait par la rapidité de la dégradation de notre monde. Tous les jours, en ouvrant les journaux, je découvre de nouvelles données dramatiques, les insectes qui disparaissent, les oiseaux qui meurent, la sixième extinction massive des espèces telle que décrite par de nombreux scientifiques. J’ai vraiment l’impression d’assister à la fin du monde ; ou du moins à la fin d’un monde. Et ce qui me sidère, c’est l’impression d’indifférence qui persiste, comme si chacun regardait tout ça avec détachement. C’est fou. Il ne faut pas croire que les problèmes ne se posent qu’à l’autre bout de la planète. En France aussi, les arbres meurent. Je suis en train de tourner mon nouveau film, « Legacy », et nous parcourons des forêts dans le Jura où les hêtres meurent en masse à cause de la sècheresse. C’est un phénomène tellement important que dans certains coins il est déconseillé d’aller marcher en forêt, de peur d’être blessé par une branche qui tombe.
Vous-même, vous allez souvent en forêt ?
Oui, très souvent. J’habite à la lisière de la forêt de Rambouillet, en bordure d’un village, les arbres sont à vingt mètres. Je pars y marcher dès que je peux et je m’y sens bien. Souvent, je prends un grand arbre à bras le corps et je le serre dans mes bras. Je médite, je pense aux 200 et quelques années qu’il a vécues. Je ne sais pas si ça sert vraiment à grand-chose, mais ça me rend heureux. J’éprouve comme une recharge d’énergie.
Fiche technique :
 "Winter of Forests" sera présenté du 12 au 25/1 sur Arte puis en replay sur www.arte.fr. Son film "Woman"sortira le 4/3 en salles.

Selon Paris-Match

19/01/2020

Réactions de Mme C. Lepage après la COP 25...

Mme Corinne Lepage, avocate et ancienne ministre de l'Environnement à la fin des années 90, était sur Europe 1, dimanche dernier, pour évoquer "l'échec attendu de la COP25". Selon elle, la société commence à évoluer dans son ensemble, du côté des citoyens comme de celui des acteurs économiques : "Ça bouge partout sauf chez les Etats, c'est-à-dire ceux chez qui ça devrait bouger... Ce sont les Etats qui signent les conventions internationales et qui décident pour les autres".
Entendu sur europe1 : J’ai l’honneur de porter la première action en carence climatique contre la France. Il y en a comme ça partout dans le monde
Pour l'ancienne ministre, la première mission d'un Etat est d'assurer l'intégrité de ses citoyens, or "les Etats n'assurent pas cette intégrité", estime-t-elle. Pour faire bouger les lignes, Corinne Lepage croit "à la transformation du monde par la politique et la justice".

Elle précise : "Il y a aujourd’hui plus de 1.500 procès dans le monde menés par des collectivités publiques ou des ONG contre des Etats et des sociétés pétrolières pour obtenir qu’ils fassent plus que ce qu’ils avaient décidé de faire. J’ai l’honneur de porter la première action en carence climatique contre la France. Il y en a comme ça partout dans le monde".

D'après Mr Maxime Dewilder - Europe 1 - dimanche 15 décembre 2019

Le sanctuaire Pelagos fête ses 20 ans...

Dans le journal Nice-Matin du dimanche 15/12/2019, Mr Guillaume Aubertin fait publier un dossier de 4 pages consacré au sanctuaire Pelagos, une aire marine de 87 500 Km2 située entre les côtes françaises d'Hyères à Menton, la Corse, l'Italie, et la Principauté de Monaco. L'article rappelle que l'accord Pelagos a été signé le 25/11/1999 à Rome, pour que "les activités humaines ne perturbent pas trop les mammifères marins (nuisances sonores, collisions avec les navires de commerce, activités touristiques et pollution plastique)". Ainsi, pêcheurs, plaisanciers, marins ont à coeur de développer de bonnes pratiques, comme de ne pas s'approcher à plus d'1m50 des cétacés et de ne pas les observer au-delà de 30 minutes. Cette zone pilote maritime sera peut-être un jour transposée entre différents Etats ailleurs dans le monde, espère Mr Alain Barcelo, Président du comité scientifique et technique de Pelagos...

Vingt ans plus tard, les principaux acteurs se félicitent des résultats! Les responsables des 3 pays, en effet, réunis en novembre à la résidence du préfet maritime à Toulon, assurent que "l'accord a largement porté ses fruits". Cet accord a notamment permis des actions concrètes  "comme le label pour l'observation des cétacés et l'outil Repcet, un dispositif précieux pour repérer baleines et dauphins, afin de limiter les collisions avec les navires". L'association varoise Souffleurs d'écume s'est appuyée sur l'aide du Parc national de Port-Cros et l'accord ACCOBAMS pour le mettre en place. Aujourd'hui 39 navires en sont dotés. En France, le dispositif Repcet est devenu obligatoire pour tous les navires de plus de 24 m de long. En Italie l'outil n'est pas encore exigé. Sans oublier que 42 municipalités françaises et 105 en Italie ont signé la Charte de l'accord Pelagos.

Pour soutenir cet accord, toutefois, il serait nécessaire de faire davantage collaborer les signataires (lourdeurs administratives) et de leur donner plus de moyens pour renforcer  contrôles et réglementation. En outre, les communautés de communes pourraient plus développer leur partenariat. Enfin l'idée de créer une  "Zone maritime particulièrement vulnérable" ou ZMPV, si elle se concrétisait, permettrait de définir des chenaux de navigation et de limiter la vitesse des bateaux de commerce. Une quarantaine d'opérateurs sont d'ores et déjà prêts à éveiller les conscience du public, car ils ont adopté le label "High Quality Whale Watching" pour l'observation des dauphins bleu et blanc ainsi que des baleines, des rorquals et des cachalots présents dans cette zone protégée. Une formation de 3 jours leur a été dispensée. De même les membres d'équipages français sont formés à l'utilisation du logiciel Repcet.

Pour en savoir davantage, consulter par exemple l'association Souffleurs d'Ecume ou le site du WWF. Plus de détails sont donnés sur le site: www.sanctuaire-pelagos.org.

Lyliane

17/01/2020

Aux Embiez (83)un laboratoire de microbiologie marine essaie de restaurer les milieux marins...

L'ïle des Embiez, autrefois spécialisée dans la fourniture de sel et de soude pour les savonneries de Marseille, fut achetée en 1958 par l'entrepreneur Mr Paul Ricard, plus connu pour ses circuits de course et son pastis que pour sa fibre écologique. Pourtant, en 1963, avec Mr Alain Bombard et une quarantaine d'élus, "il est parti en croisade contre les déversements toxiques (boues rouges) dans les calanques de Cassis". Cette affaire n'est du reste pas encore réglée, nous précise Mme Nathalie Brun dans le journal Nous...

Un Institut océanographique six-fournais, présidé depuis 2005 par Mme Patricia Ricard, petite-fille de Mr P. Ricard, cherche à défendre la cause environnementale des mers du globe, dont la Méditerranée, sur la scène internationale. Un aquarium et un musée de la mer y sensibilisent le public et les scolaires. En outre, un laboratoire de recherches de biologie marine, posé au bord des anciennes salines classées Natura 2000, lutte contre les pollutions du biotope marin. Il est financé par la S.A. Ricard, filiale du groupe Pernod-Ricard.

Le directeur de ce laboratoire, Mr Jean-Luc Bonnefont, et ses équipes de chercheurs se sont notamment investis dans la reproduction des hippocampes et des oursins. De plus, l'Institut s'est spécialisé dans la grande nacre, une espèce en danger du fait du changement climatique. Depuis peu, les chercheurs s'oriente vers l'inventaire des espèces marines locales en partenariat avec le Parc de Port Cros, la réserve corse de Scandola et le Fonds Albert de Monaco. Ils cherchent aussi à restaurer les milieux marins (au Cap Sicié, au Brusc...) et particulièrement les herbiers .

Enfin, aux Embiez, un docteur en biologie moléculaire Mr Robert Bonet travaille avec l'Université de Toulon sur les "biofoulings", afin de pouvoir remplacer un jour prochain les substances toxiques appliquées sur les coques de bateaux. Le dernier volet des missions de l'Institut repose sur une plateforme scientifique et technique en aquaculture et en toxicologie nommée programme Spy-Gêne". Ce programme est soutenu par la région et Véolia. Aujourd'hui, il s'oriente par exemple sur la substitution des protéines de poissons pour les spécimens d'élevage par des protéines d'insectes.

Bref, il y a sur place, dans ce beau coin du Var, tout un aéropage de personnes motivées et capables de nous orienter vers davantage de respect des milieux marins et vers une aquaculture durable! Pour tout renseignement, s'adresser à l'Institut océanographique Paul Ricard sur l'Île des Embiez. 83- Six-Fours- les -Plages ou sur Internet à: www.institutpaul-ricard.org.

Lyliane

16/01/2020

Qu'est ce que le combit?

Dans la revue Habbanae, journal de l'organisme "agronomes et vétérinaires sans frontières " (AVSF), Mr Junior Charles et Mme Marianie Ficien, membre d'une coopérative en Haïti, expliquent ce qu'est un "combit". En fait, il s'agit  d'un bel exemple de solidarité. En Haïti, le combit existe entre un groupe de personnes décidant de faire ensemble des travaux qu'une seule n'arriverait pas à faire. Que l'on soit associé ou travailleur, tout le monde travaille chez tout le monde: labourer la terre, sarcler une parcelle, ramasser  des récoltes, construire des routes, des habitations ou encore soutenir quelqu'un  qui a perdu un proche.

Dans notre pays, un tel exemple paraît surprenant. Pourtant autrefois dans villes et villages, un esprit solidaire existait, notamment dans l'agriculture, à l'occasion des foins ou pour aider une femme veuve par exemple. Pourquoi ne remettrions nous pas en vigueur une forme de combit près de chez nous? Nous aurions tout à y gagner!

Lyliane

15/01/2020

Féminisme et publicité en France avec Mme Christelle de La Rue et des associations...

Christelle de La Rue, Patronne féministe et publicitaire engagée innove, surprend et réinvente le marché de la publicité. Après une longue carrière dans la publicité (TBWA, MCCANN, PUBLICIS). Elle ouvre sa propre agence féministe, Mad and women, qui tente de promouvoir l’égalité des genres mais également de déconstruire ou alerter sur le sexisme dans les images et dans les agences.
Avec elle, "les lionnes", association antisexiste qui dénonce le caractère machiste de certains hommes dans les agences de publicité. Cette association a seulement 9 mois et déjà plus de 360 militantes. Pendant la marche contre les violences faites aux femmes, ce sont les associations Women Safe et Les lionnes qui, pour la première fois, vont marcher pour faire reconnaître la parallèle entre les violences faites aux femmes et celles faites aux enfants.
Face aux projets de lois du gouvernement, Christelle De la Rue estime qu’il faut agir en conscience avec le gouvernement. “Le gouvernement doit voir toutes les associations qui sont montés sans lui parce que la lutte concrète-et sans moyens financiers-est du côté des associations, c’est bien de lancer des campagnes avec le 3919 mais il faut que les associations et le gouvernement soit ensemble." Christelle de La Rue aimerait un service spécialisé : "accueillir une femme, la comprendre psychologiquement, l’aider juridiquement et aller au bout de sa réparation dans un premier temps et il faut absolument un numéro d’appel ouvert 7/7 jours et 24H/24 un peu comme le 911 aux Etats-Unis"
Aujourd’hui, elles marchent ensemble aussi pour que les féminicides soit reconnu et inscrit dans la loi. Mais Christelle aimerait également inscrire dans la loi "le publisexisme" pour assurer que les annonceurs puissent interdire les publicités sexistes au moment des validations en interne.
Des agences aux images
Pour Christelle, l’activisme ne s’arrête pas aux campagnes publicitaires : "Il ne suffit pas de vouloir faire des campagnes féministes, il faut aussi scanner les agences de l’intérieur et les aider à se transformer, qu’elles mettent en place, par exemple, l’égalité salariale, les congés parentaux..." Comment une agence peut savoir si elle est machiste et use de stéréotypes ? Mad and Women a pu répondre à la question en développant un outil appelé le "mad index". Le principe est simple : mesurer l’impact sexiste d’une marque ou d’une entreprise. Un outil très efficace et pour Christelle, l’enjeu est de taille : elle souhaite transformer plus rapidement l’égalité des genres dans le monde par les images. En parallèle, Mad & women propose des programmes pédagogique pour les entreprises : promotion du talent féminin et atelier de déconstruction des stéréotypes.
Et pour aider les projets féminins à la racine, Christelle incube également des innovations féminines parce qu'elle observe que très peu de levées de fond vont au bout concernant les projets féminins. Elle décide donc d’incuber par exemple : les Glorieuses, le collectif 52, Empow’her, Women safe, Onu femmes France, TedxWomen en France ou encore les Lionnes et d’autres.
Les violences faites aux enfants
Malheureusement les violences ne se limitent pas aux femmes. Il y a 3 ans, l’association Women Safe approche Christelle De La Rue. Très vite, elle devient "international deputy" ou porte voix internationale de l’association Women Safe et établit un contrat à titre gracieux pour s’occuper de toute la communication de l’association. Depuis 2014, l’association combat toutes les formes de violences faites aux femmes. Elle héberge, accueille et c’est la première association pluridisciplinaire contre les violences faites aux femmes. "Ils se sont rendus compte- en accueillant des femmes souvent mères - que les enfants sont touchés. Ils ont donc souhaité ouvrir cette année un département enfant et ça s’appelle maintenant "Women Safe and Children". 98 % du cerveau d’un enfant avant 5 ans reconnaît la violence et la mémorise. Un enfant témoin de violence pourra demain être victime ou auteur", assure Christelle. Aujourd’hui, Christelle De La Rue, appelle le gouvernement- Adrien Taquet et Marlène Schiappa- à faire le parallèle et à entendre les violences symboliques, sexistes, sexuelles et économiques que vivent les enfants. "Il y a un fléau sur les violences faites aux femmes mais là il y’a un vrai tabou concernant les violences faites aux enfants. La logique voudrait que le ministère de l’enfance et de la famille soit rattaché à celui des femmes et de Marlène Shiappa."

D'après Mme Margaux Balloffet - Glamour - vendredi 29 novembre 2019

Bref, il s'agit que la peur change de camp dans notre pays! Lyliane

14/01/2020

Des sneakers en mode vegan...

Dans le journal gratuit CNews, un article nous apprend que"la mode est en pleine mutation". De plus en plus d'enseignes, en effet, développent des lignes plus respectueuses de l'environnement ayant un impact local et social positif. D'autres conçoivent des accessoires et des vêtements vegan qui excluent tout produit d'origine animale. La griffe Veja notamment qui revisite les classiques et signe une version vegan de son emblématique modèle V10 (125 euros) avec une toile de coton enduite de déchets de maïs.

Gola de son côté, l'enseigne britannique, faitle choix de labelliser ses modèles vegan pour garantir des pièces sans aucune trace animale (Mirror à 65 euros). Il y a également la griffe Yatay, jeune marque italienne approuvée par l'association Peta, qui allie design et écoresponsabilité. Ses modèles sont composés de matières recyclées et elles ont de belles couleurs. La color block par exemple coûte tout de même 240 euros. Enfin, Maje signe une nouvelle collection de petite maroquinerie en version matelassée et surpiquée.

Enfin des baskets tendance pour une consommation responsable!

Lyliane

Refus catégorique des pesticides (glyphosate et SDHI) en France...

A cause des pesticides, nos abeilles meurent, les moineaux et hirondelles disparaissent car les pesticides tuent les insectes !
Nous voulons revenir à une vie saine, refusons en masse l'utilisation de ces pesticides mortels pour nous,  car la planète entière est à l'agonie. Des enfants naissent sans bras, sans mains!

Fraises, salades, pommes, vignes, champs de blé dur ou d’orge d’hiver… l’agriculture est friande des molécules SDHI, qui visent à détruire champignons et moisissures. Un collectif de scientifiques s’inquiète des risques de ces fongicides sur la santé des organismes vivants, dont les humains. L’agence sanitaire française ne partage pas leur avis.


Un fongicide très utilisé dans l’agriculture, le SDHI, est au cœur d’un débat entre chercheurs et experts règlementaires. Derrière ce sigle obscur se cachent des molécules dont l’action est d’inhiber l’activité de la succinate déshydrogénase (SDH), une enzyme qui participe à la chaîne respiratoire. Les fongicides SDHI visent à détruire les champignons et les moisissures qui se développent dans les cultures en bloquant leur respiration. Le problème, selon plusieurs chercheurs, est qu’ils peuvent aussi bloquer celle de tous les êtres vivants, plantes, animaux, et hommes.


« Ces molécules étant décrites comme des fongicides, nous pensions qu’elles ne ciblaient que les champignons. Mais les tests que nous avons menés en laboratoire ont montré qu’elles tuaient aussi l’enzyme humaine, celle de l’abeille ou du ver de terre »,résume Pierre Rustin, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et spécialiste des maladies mitochondriales (maladies liées notamment au mauvais fonctionnement de cette enzyme). Or, le blocage de cette enzyme peut entraîner des anomalies épigénétiques, expliquant l’apparition de tumeurs et de cancers.


« À l’heure actuelle, rien ne permet de conforter le fait qu’il y ait une alerte » 

Les molécules SDHI ont été développées il y a une quarantaine d’années, mais des fongicides plus puissants et à spectre plus large ont été lancés dans les années 2000. Onze substances actives de cette famille entrent aujourd’hui dans la composition de produits phytopharmaceutiques autorisés en France. Le boscalid, issu de la recherche du groupe chimique allemand BASF et autorisé dans l’Union européenne depuis 2008, est le plus vendu dans notre pays.


Selon les chercheurs, « près de 70 % des surfaces de blé tendre et de 80 % de celles d’orge d’hiver sont traitées par les SDHI », qui sont aussi utilisés sur les fraises, les salades, les pommes, dans les vignes, etc. Résultat, le boscalid est le résidu de pesticides le plus fréquemment retrouvé dans les aliments au niveau européen, selon une analyse menée en 2016 par l’Autorité européenne de sécurité des aliments.


En avril 2018, un collectif de chercheurs, cancérologues, médecins, et toxicologues, du CNRS, de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) et de différentes universités ont publié une tribune dans le journal Libération. Ils y exprimaient leur inquiétude à l’égard des fongicides SDHI et des effets délétères qu’ils pourraient avoir sur l’environnement et la santé humaine. Cela a conduit l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) à monter un groupe d’expertise afin de « déterminer si les informations et hypothèses scientifiques mentionnées par les auteurs [de la tribune] apportaient des éléments en faveur d’une exposition et de risques ». Mi-janvier 2019, elle a conclu à l’absence d’alerte sanitaire.


« Nous avons épluché toute la littérature scientifique, nous avons été en contact avec différents organismes, comme le National Toxicology Program [un programme gouvernemental de recherche étasunien en toxicologie] ou le Centre international de recherche sur le cancer [le Circ, une agence intergouvernementale créée en 1965 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) des Nations unies], et aucun signal d’alerte n’est provenu de ces différentes sources », dit à Reporterre Gérard Lasfargues, directeur général délégué du pôle sciences pour l’expertise à l’Anses. « Nous ne disons pas que les questions posées par les scientifiques ne sont pas pertinentes et qu’il n’y a pas d’hypothèses à considérer, mais à l’heure actuelle, rien ne permet de conforter le fait qu’il y ait une alerte qui conduirait à retirer ces produits du marché. » L’agence reconnait toutefois les limites de l’expertise. « Il n’est pas possible de répondre de manière définitive à toutes les questions et hypothèses identifiées auprès des chercheurs lanceurs de l’alerte »


Avis et rapport de l’Anses sur les SDHI, 15 janvier 2019.

Selon le collectif de chercheurs signataires de la tribune dans Libération, les tests règlementaires qui permettent d’évaluer les risques potentiels d’une substance ne sont pas pertinents pour cette famille de fongicides. L’un d’eux consiste par exemple à administrer des doses toxiques à un animal pendant toute la durée de sa vie pour détecter des cancers imputables à une altération de la fonction SDH. « Les rongeurs sont de très mauvais modèles pour étudier les maladies mitochondriales et les cancers qui pourraient être liés à cette substance », explique Pierre Rustin, du CNRS, s’appuyant sur les travaux publiés par certains membres du collectif.


Des taux « hallucinants » de boscalid détectés et quantifiés

Un autre test consiste à voir si la molécule induit des mutations de l’ADN et est cancérogène. « Une perte d’activité de la succinate déshydrogénase chez l’homme n’induit pas de mutation dans les gènes, mais un changement épigénétique, c’est-à-dire dans l’environnement des gènes, explique M. Rustin. À l’heure actuelle, lorsque l’on teste des molécules, on ne sait pas si elles ont un effet sur l’épigénétique cellulaire. Or, l’épigénétique cellulaire est le mécanisme par lequel arrivent les cancers chez l’homme. En réalité, on ne peut donc rien dire de la cancérogénicité de ces molécules. »


Certaines études européennes de plusieurs substances actives SDHI ont tout de même rapporté des effets cancérogènes chez les rats ou les souris. « L’évaluation des dossiers en vue de leur homologation a considéré que ces cancers ne relevaient pas d’un mécanisme transposable à l’homme », écrit l’Anses dans son rapport. Mais pour le collectif de chercheurs, ces cancers induits chez les rongeurs contredisent l’un des arguments que brandit la firme BASF (qui est également avancé dans le rapport de l’Anses) : dans un communiqué publié sur son site, le groupe allemand explique que « dans le cas où ils seraient absorbés par l’organisme, les produits de cette famille de fongicides se dégradent largement chez les mammifères et sont rapidement éliminés ». Le fait qu’ils causent des tumeurs chez les rats laisse penser qu’ils ne se dégradent pas si « largement » et qu’ils ne sont pas assez « rapidement éliminés ».



Des rampes de pulvérisateur pour la vigne.

En avril 2019, le collectif Info Médoc Pesticides et l’association Éva pour la vie ont publié les résultats d’analyses de mèches de cheveux qu’ils ont réalisés sur des riverains et des travailleurs des vignes du Médoc. Sur ces derniers, des taux « hallucinants » de boscalid ont été détectés et quantifiés. Selon Michel Urtizberea, toxicologue responsable de l’homologation chez BASF, « présence ne veut pas dire risque »« Des doses ont été établies comme étant toxiques ou non, mais cette échelle est tout à fait discutable lorsque l’on connait les mécanismes d’actions de ces molécules et l’évolution lente des maladies qu’elles pourraient entraîner, répond Pierre Rustin, du CNRS. Ce qui importe n’est pas seulement la dose, mais aussi le moment et le temps d’exposition. »


« Ce n’est pas l’agence qui est en cause, mais la manière dont sont établis les tests de toxicité » 

Avant de pouvoir être mis sur le marché, les produits phytopharmaceutiques doivent être évalués au niveau européen. Mais la différence d’objectifs entre la recherche fondamentale et la recherche règlementaire, qui consiste à répondre à des critères bien précis, ne laisse-t-elle pas des angles morts ? « Nous savons tous parfaitement que l’évaluation règlementaire des substances ne règle pas tout, dit Gérard Lasfargues, de l’Anses. Il y a des points à améliorer, en particulier la question de l’exposition cumulée, c’est-à-dire le fait d’avoir affaire à des mélanges de substances. »


Face aux doutes persistants, le collectif de scientifiques reproche à l’Anses de ne pas appliquer le principe de précaution. L’agence, elle, affirme l’avoir appliqué à la lettre. « Si vous lisez la Constitution et la règlementation européenne, il est écrit qu’en cas de doute ou d’incertitudes, il faut évaluer les risques, rappelle M. Lasfargues. C’est exactement ce que nous avons fait ! À la question “y a-t-il un risque lié à l’exposition de ces substances ?”, aujourd’hui, la réponse est non. Nous n’avons pas les arguments sur le plan règlementaire pour retirer ces substances du marché. »


À plusieurs reprises, des produits autorisés par l’Anses ont finalement été retirés du marché à la suite de décisions de tribunaux administratifs qui invoquaient ce « principe de précaution ». En novembre 2017, le tribunal de Nice a suspendu l’autorisation de deux formulations à base de sulfoxaflor, l’insecticide « tueur d’abeilles ». En janvier 2019, c’est l’herbicide Roundup Pro 360 qui était retiré du marché, à la suite d’une décision du tribunal de Lyon.


François Dedieu est chercheur en sociologie à l’Inra. Ses travaux portent notamment sur la gouvernance des risques collectifs associés à l’usage des pesticides. « Ce n’est pas l’agence qui est en cause, mais la manière dont sont établis les tests de toxicité, dit-il. Ces tests sont certes de plus en plus rigoureux, mais ils ont une vision très standardisée des dangers qu’ils doivent évaluer et écrasent souvent une grande partie des données. » François Veillerette, directeur de Générations futures, va dans le même sens : selon lui, « le cadre réglementaire favorise une évaluation partielle ».


« Contrairement à d’autres pesticides, dont les mécanismes d’action sont encore flous, nous savons parfaitement ce que ciblent les SDHI. Cette cible est présente chez tous les mammifères et tous les organismes vivants. Et tous sont tués par les SDHI s’ils y sont exposés suffisamment longtemps ou en quantité, constate Pierre Rustin, du CNRS. Ne pas retirer ce produit du marché est totalement irresponsable ! » L’Anses a annoncé ne pas clore le dossier.

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Auteur : Lydia De QUERO

Destinataire(s) : Ministère de la santé

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13/01/2020

Campagne de MSF pour l'accès aux médicaments essentiels...

Dans MSF Infos de décembre 2019, un volumineux dossier rappelle que depuis son prix Nobel de la Paix en 1999, Médecins sans Frontières a décidé d'utiliser la récompense pour une campagne d'accès aux médicaments essentiels, initiative baptisée CAME. Cette campagne se veut " une riposte à l'injustice dont les équipes MSF sont alors témoins: le manque criant d'accès à des traitements vitaux pour les malades des pays du Sud". Cette bataille est menée par la CAME depuis 20 ans "pour rendre accessibles les prix des nouveaux médicaments et des vaccins en s'attaquant notamment à la question des brevets, des monopoles et des règles du commerce".

Il faut également savoir qu'en 2001, MSF s'est associé à des mouvements de la société civile qui réclament des traitements pour les personnes infectées par le VIH/sida, pour les populations du monde les plus défavorisées, notamment en Afrique du Sud. Or, les trithérapies à base d'antirétroviraux sont pourtant disponibles depuis 1996, mais une année de ces soins coûtait entre 10 000 dollars et 12 000 dollars. Les groupes pharmaceutiques refusaient catégoriquement de baisser leurs prix ou d'autoriser la production de génériques.

A travers la CAME, MSF s'est rapproché alors d'Etats comme le Brésil ou la Thaïlande qui tentaient d'élargir l'accès aux médicaments couverts par des brevets et de s'allier à des associations de malades et à des organisations militantes. En 2001, à la Conférence de Doha, il a été affirmé le droit des Etats de prendre des mesures pour protéger la santé publique. L'Inde est devenue à partir de cette date "la pharmacie des pays en voie de développement". Les trithérapies contre le VIH ont été désormais disponibles et leur prix est tombé au dessous de 100 dollars par an et par patient. Un procès de la société Novartis contre le gouvernement indien a permis en 2006 à MSF de recueillir près d'un demi-million de signatures et le laboratoire a été débouté.

Toutefois, en 2015, MSF a révélé que le coût de la vaccination des enfants les plus pauvres avait été multiplié  par 68 et que de nombreux pays ne pouvaient plus en acheter. C'était notamment le cas du vaccin contre le pneumocoque. Les entreprises GSK et Pfizer détiennent en effet le monopole de sa fabrication. Aussi, une campagne nommée " A Fair Shot" lancée par MSF a appelé ces laboratoires à réduire le prix du vaccin contre la pneumonie à 5 dollars par enfant. Même chose pour l'hépatite C qui touche 70 millions de personnes dans le monde et dont le laboratoire GILEAD a le monopole des brevets. Si le coût du traitement de 12 semaines en Europe est encore de 56 000 euros, des études ont montré que la fabrication du médicament coûte moins de 1 euro par comprimé. En 2018 cependant, le maintien de ce brevet privait toujours des millions de malades de traitement...

Bref, si MSF a pu élargir la prescription du médicament contre l'hépatite C dans des pays comme le Cambodge et l'Inde grâce à des génériques de qualité et à des prix raisonnables, les malades de nombreux pays ne peuvent être encore soignés. Il y a donc un urgent besoin de soutenir les équipes de MSF partout dans le monde! MSF est présent sur le sol français et l'ONG soutient notamment de nos jours les jeunes migrants sans famille. Pour s'informer ou faire un don, joindre msfnfos@paris.msf.org ou pour suivre les actions de la CAME, contacter: www.msfaccess.org.

Lyliane

12/01/2020

Le climatologue Jean Jouzel fait des propositions...

L’ancien vice-président du Giec, qui participe à la COP25 de Madrid, estime qu’on peut encore limiter la hausse de température à 1,5 degré d’ici à la fin du siècle. La condition : une taxe carbone mondiale.
"L’optimisme n’est pas là, mais je m’efforce de ne pas verser dans le pessimisme." Le climatologue Jean Jouzel continue à y croire, malgré les signaux négatifs: hausse des émissions de CO2, présidents climatosceptiques aux Etats-Unis et au Brésil, rapports alarmants de l’ONU et des ONG… Directeur de recherche au CEA, ancien vice-président du Giec (Groupe d’experts international sur l’évolution du climat), médaille d’or du CNRS, auteur avec Pierre Larrouturou du pacte finance climat, ce membre de l’Académie des sciences n’adhère pas aux thèses apocalyptiques des collapsologues, comme celle de l’ancien ministre vert Yves Cochet. "Je ne crois pas à un effondrement de la civilisation en 2030 ou 2040." A 72 ans, il promène sa frêle silhouette dans tous les colloques sur l’environnement et alerte le public des dangers du réchauffement climatique.

Exit les énergies fossiles
Depuis 2001, Jean Jouzel a participé à 19 COP, ces conférences où les Etats négocient les avancées climatiques. Le 10 décembre, il se rendra à celle de Madrid. Sensible au "Flygskam" (la honte de prendre l’avion, en suédois), il rejoindra toutefois la capitale espagnole par les airs. "Je me suis renseigné sur les trains, mais la ligne entre Montpellier et Perpignan est actuellement coupée." De cette 25e conférence, il espère qu’il ressortira des objectifs plus ambitieux que ceux pris lors de la COP de Paris, en 2015. "Le monde émet actuellement 54 milliards de tonnes de CO2, dit-il. Si on ne fait rien, on sera à 70 milliards en 2030. Ce qui veut dire que la température augmentera de 4 à 5 degrés d’ici à la fin du siècle." Soit très loin du 1,5 degré fixé par l’Accord de Paris.
Pour rester dans l’épure de la COP21, "il faudrait arrêter le charbon, le gaz et le fuel, explique Jean Jouzel. Et cela quasiment tout de suite." Quand nous lui faisons remarquer que c’est quasi impossible pour un pays comme la Chine, qui construit une à deux centrales à charbon par mois, le scientifique hausse le ton pour la première fois. "Non! Un jour les choses doivent devenir possibles. Ce qui est impossible, c’est que la jeune génération ait en face d’elle une température de 5 degrés supplémentaires en 2080. Il faut que le monde économique se rende compte qu’il y aura des investissements engagés qui ne serviront à rien." Pour disqualifier les énergies fossiles, il appelle de ses vœux une taxe carbone mondiale. Et afin d’éviter que celle-ci ne relance la crise des "gilets jaunes", il estime qu’il faut l’accompagner de mécanismes de compensation. "La contribution climat-énergie proposée par Michel Rocard en 2009 était un bon outil. Malheureusement, elle a été retoquée par le Conseil constitutionnel." Autre nécessité, la transparence: "Bercy est une boîte noire. Les gens doivent savoir à quoi vont servir les recettes de la taxe carbone."

Ecouter les scientifiques: Cet amateur de théâtre et de football voit des signes d’espoir dans la convention citoyenne pour le climat, où 150 personnes tirées au sort et réunies pendant six week-ends doivent faire des propositions en vue d’atteindre la neutralité carbone en 2050: "Cette convention aura un impact. Les propositions ne seront pas remisées dans un tiroir. Même si à la fin, c’est le Parlement qui aura le dernier mot." Jouzel se félicite aussi des marches des jeunes pour le climat et de l’action de Greta Thunberg. Toutefois, il n’appelle pas les élèves à désobéir et à manquer l’école, même si cela le met en porte-à-faux avec plusieurs de ses sept petits-enfants.
Le risque climatique est-il aujourd’hui ancré dans les esprits? Le scientifique n’en est pas sûr. En disant cela, il ne pense pas à Donald Trump ou Jair Bolsonaro, mais aux 500 scientifiques qui ont signé à l’ONU un texte affirmant que le réchauffement climatique n’est pas un problème. Il a aussi une pensée pour son frère François, cultivateur, qui lui non plus n’est pas convaincu. "Les climatosceptiques ont tout fait pour retarder l’échéance de la prise de conscience et finalement ils y sont parvenus, constate-t-il. Il aurait fallu que le monde économique fasse confiance au diagnostic des scientifiques. Les décideurs politiques, eux, ont joué le jeu en ratifiant le protocole de Kyoto [en 1997]. Le problème, c’est que l’action n’a pas suivi. Les gens sont comme Saint Thomas: avant d’agir, ils veulent que le changement climatique soit perceptible. Aujourd’hui, ils commencent à comprendre."

Making of:  A l’Hôtel de l’Industrie à Paris où il participe à un colloque, Jean Jouzel nous reçoit avec simplicité. D’une exquise courtoisie, il fait preuve d’une grande bienveillance vis-à-vis de Rafael, le stagiaire de 14 ans qui nous accompagne. On est cependant un peu surpris par le décalage entre la gravité des sujets et le ton un brin monocorde du climatologue. Jouzel n’est pas Hulot et ne met aucun pathos dans son propos.

D'après Mr Nicolas Stiel - Challenges - samedi 7 décembre 2019

10/01/2020

Des " Jeunes pousses" veulent favoriser le bio en France...

Alors que la consommation de produits bio ne fait qu’augmenter en France, Aurore Market et La Fourche ont développé un modèle similaire basé sur l’adhésion pour proposer du bio moins cher.
Démocratiser l’accès au bio, c’est l’objectif affiché par deux jeunes pousses françaises –Aurore Market et La Fourche– qui ont développé un modèle similaire basé sur l’adhésion. Le principe est simple: contre un abonnement annuel d’environ 60 euros dans les deux cas, l’adhérent a accès à des produits d’épicerie, de cosmétiques ou encore d’entretien de la maison bio qu’il achètera en ligne jusqu’à 50% moins chers en moyenne que pour les produits équivalents en magasins spécialisés notamment, assurent chacune des plateformes.

Il faut dire que si la consommation bio n’en finit pas d’atteindre des sommets –rien de moins que 9,7 milliards d’euros d’achats de produits bio en 2018 en France soit 1,4 milliard de plus sur un an-, la question de l’accessibilité du bio se pose. Selon une étude de l’Agence bio début 2019, 71% des Français consomment certes des produits bio au moins une fois par mois mais lorsqu’on demande aux Français quel est le principal frein à la consommation bio, ils sont unanimes: à 84%, ils citent le fait que les produits sont trop chers.

Selon Mme Valérie Xandry - Challenges - vendredi 6 décembre 2019

Des avancées pour le cancer du pancréas...

C’est une grande avancée pour la guérison du cancer du pancréas qui, en général, ne laisse que cinq ans à vivre après l’annonce du diagnostic aux malades. Un nouveau traitement a été élaboré par des scientifiques de l'Université de Tel-Aviv : il pourrait détruire jusqu’à 90% les cellules cancéreuses du pancréas après deux semaines d'injections quotidiennes de la molécule PJ34. Pour arriver à ces résultats, la professeure Malka Cohen-Armon et son équipe de la faculté de médecine de Tel-Aviv ont collaboré avec l’équipe de la Docteure Talia Golan du Centre de recherche sur le cancer du Centre médical Sheba. Ils ont ensemble publié leurs recherches dans la revue biomédicale Oncotarget. 
Des résultats prometteurs
Ces deux équipes ont réalisé leurs tests sur des souris a qui on a injecté la molécule PJ34 en intraveineuse, quotidiennement durant un mois. Elles ont remarqué que cette molécule entraîne l’autodestruction des cellules cancéreuses au cours de la mitose (division d'une cellule mère en deux cellules filles strictement identiques génétiquement).
Après seulement 14 jours d'injection, ces chercheurs ont constaté "une réduction de 90% des cellules cancéreuses", a déclaré Malka Cohen-Armon au Jerusalem Post Post. Chez une souris, la tumeur avait même complètement disparu. De plus, aucun effet indésirable, ni changement de comportement n’ont été observé chez ces souris. Ce sont donc des résultats prometteurs pour soigner bientôt peut-être efficacement le cancer du pancréas chez
l’Homme.

D'après redaction - Gentside - jeudi 5 décembre 2019

06/01/2020

Dans l'éducation nationale, Mr JM Blanquer cherche à éteindre la contestation par des promesses...

Il n'y a pas que dans les transports que la grève devrait être particulièrement suivie jeudi 5 décembre. Dans les établissements scolaires, quatre écoles primaires sur dix seront fermées en moyenne, et certainement plus en région parisienne. Les professeurs se mobilisent contre une baisse de leurs pensions, celles-ci risquant d’être les plus impactées par la disparition des régimes spéciaux prévue par la réforme des retraites.
Selon le syndicat SNES-FSU, principale organisation représentative du second degré, cette baisse serait de l’ordre de 30%. Mais le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, assure que rien n’est encore figé, et que le gouvernement travaille encore à trouver le moyen de contrebalancer certaines conséquences de la remise à plat des différents régimes. "Cette réforme pourrait avoir des effets négatifs sur la retraite des professeurs", concède Jean-Michel Blanquer au micro d’Europe 1. "Mais le président de la République, le Premier ministre et moi-même nous sommes engagées à ce que ce ne soit pas le cas. Ce message doit être entendu très clairement", veut-il aussitôt nuancer.
"Nous garantissons qu’il n’y aura pas de baisse"
"Quand je vois circuler des simulateurs pour faire croire qu’il y aura une baisse des pensions, ça n’est pas sérieux !", s’agace le locataire de la rue de Grenelle. Le ministre indique que, parmi les pistes envisagées, une hausse des salaires pour les générations concernées par la réforme permettrait de limiter la baisse des pensions. "En réalité, nous garantissons qu’il n’y aura pas cette baisse. Et comment ? En travaillant sur la rémunération ", explique le ministre. "On va déterminer prochainement quelles générations seront concernées mais, par définition, ce seront les plus jeunes. Ce sont précisément celles-là qui ont besoin d’une amélioration de leur rémunération, et c’est ce que nous allons planifier", assure Jean-Michel Blanquer.

Selon Mme Virginie Riva, édité par Romain David - Europe 1 - mardi 3 décembre 2019

Créer une accorderie pour miser sur l'échange intergénérationnel...

Mme Karine Michel dans le journal Nous s'appuie sur l'expérience de l'accorderie de Brignoles (83), ouverte en mars 2016 avec l'appui de la municipalité, qui leur a mis un local à disposition. Là, entre le mardi et le vendredi, toutes les après-midi de 14h à 17 h plus le samedi matin entre 10h et 12h30, l'accorderie est ouverte à tous. Le réseau des accorderies de France a donné son agrément à cette initiative tout comme la CAF. A ce jour, l'accorderie regroupe 400 personnes de tous âges et de tous horizons. Sont, en effet, mis en relation dans cette structure associative des publics en grande précarité, des personnes fragilisées par la vie avec des femmes et des hommes de bonne volonté. Le principe est simple: "donner de son temps et de ses compétences, bénéficier de celles des autres membres".

Né au Canada en 2002, le concept d'accorderie vise à lutter contre la pauvreté et l'exclusion et à favoriser la mixité sociale à travers l'échange de services. En France, le concept est arrivé dans les années 2010. Dans les zones rurales, une accorderie permet de "lutter contre l'isolement et de combler le besoin de mobilités". Point de contre-partie financière dans cette association: une heure donnée est égale à une heure reçue, un peu comme dans un SEL. Chacun se voit remettre un chèque temps pour son investissement et le dépense selon ses besoins. Les services les plus demandés sont l'aide à la mobilité, l'aide informatique, le gardiennage de sa maison ou de ses animaux. Un jardin partagé et des ateliers (marionnettes, sculpture, aide aux devoirs...) complètent les activités proposées. A ce jour il a déjà été possible d'embaucher deux salariés. Il existe des antennes dans le Var, à Bras et à St Maximin.

Pour en savoir davantage,se renseigner au 04 89 11 31 19 ou au 06 46 06 02 20.

Lyliane

05/01/2020

Vers la fin des tickets de caisse pour de petits achats?

Ce sera le cas dès le 1er février 2020, en attendant 2021 pour les tickets inférieurs à 20 euros et 2022 pour ceux inférieurs à 30 euros.
Bonne nouvelle si vous ne savez plus quoi faire des tickets de caisse qui s’accumulent dans votre portefeuille ou vos poches. Certains vont tout simplement bientôt disparaître, révèle BFMTV. Le gouvernement va interdire aux commerçants de délivrer un ticket de caisse en papier pour un achat inférieur à 10 euros. Cette interdiction entrera en vigueur le 1er février 2020.Il s’agira ici d’un amendement au projet de loi sur l’économie circulaire, suite à une proposition de loi de la députée Patricia Mirallès (LREM).
Ce projet sera étudié à l’Assemblée nationale, d’abord en commission développement durable (à compter du 25 novembre) puis dans l’hémicycle (à partir du 9 décembre). "C’est un usage qui existe déjà dans d’autres pays dans le monde. Les tickets de caisse n’ont souvent qu’une durée de vie de quelques secondes, ils finissent à la poubelle, ou par terre. Dans les caisses automatiques des supermarchés, les clients ne les prennent même pas, parfois", avait expliqué la députée à 20 Minutes l’an dernier au moment de présenter ce projet de loi. 

Visées écologique, environnementale et de santé publique
Ce projet a une visée écologique et environnementale, alors que 12,5 milliards de tickets de caisse seraient édités chaque année en France selon elle, mais aussi de santé publique. "Alors que beaucoup d’acteurs ont fait le choix de ne plus recourir aux tickets contenant du bisphénol A pour le remplacer par du bisphénol F ou S, aucune étude suffisante pour garantir son innocuité hormonale n’a été entreprise", avait ajouté Patricia Mirallès, pointant la présence de perturbateurs endocriniens sur certains tickets de caisse.
Cette initiative, autour de laquelle des campagnes de sensibilisation vont être lancées, est amenée à être élargie. En 2021, ce sont les tickets de caisse inférieurs à 20 euros qui disparaîtront, avant d’être imités pour 2022 par ceux inférieurs à 30 euros. 

Selon Frédéric Sergeur - Capital - jeudi 14 novembre 2019

Solidarité et intelligence collective au lieu de loi du plus fort...

La solidarité doit être au cœur des transformations démocratiques et politiques. C'est le constat de cette première table-ronde organisée par Libération et le Réseau APA à Kingersheim.
Née d’une aspiration individuelle, d’une bonne volonté (c’est l’étymologie du mot bénévole), la solidarité ne trouve son sens qu’au sein d’un collectif. La famille, le quartier, l’association sont les premiers cercles de l’entraide. Mais comment la décliner à l’échelle de l’Etat-nation ? 
Pour Laurent Joffrin, directeur de Libération, la fraternité «n’est pas seulement un supplément d’âme», c'est «un objectif de l’action publique». «La loi du plus fort» doit céder à «la force et l’efficacité liées à la qualité et à la complémentarité des relations humaines, le respect de l’environnement, des organisations et des territoires», à une «intelligence collective» forte de ses «convictions partagées», souligne Denis Thomas, président du Réseau APA. Il faut, dit-il, «passer d’une société de biens à une société du lien». À ses côtés, l’ancienne ministre Marie-Anne Montchamp regrette un système de protection sociale préoccupé par sa seule solvabilité: «l’esprit d’entraide a pu disparaître au profit d’une logique assurantielle.» Et d’ajouter: «Il ne faut pas oublier le temps de parole, de présence auprès des personnes âgées». D’où une indispensable «innovation politique» portée par les institutions et parties prenantes, un travail de proximité respectueux des mécanismes solidaires déjà existants. Pour Jo Spiegel, maire de Kingersheim et cofondateur de Place publique, cette forme de coopération est «au cœur de la rénovation démocratique» : «chaque personne est douée de solidarité, ce n’est pas seulement une question d’instinct mais aussi d’apprentissage, de pratique».
Pour Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste, titulaire de la chaire «Humanités et santé» au Cnam, l’entraide participe d’un «besoin vital». «Il n’est pas seulement question de don et de contre-don. Les individus qui ne produisent pas de la solidarité tombent malades, c’est une vérité clinicienne.» L’entraide fait partie d’un «continuum des soins». Mais les assistantes de vie, les aides-soignantes sont «souvent des femmes de familles monoparentales, d’origine étrangère, qui gagnent le smic ou moins, ont des temps partiels subis plutôt que souhaités» avertit Luc Broussy, spécialiste du vieillissement et président de France Silver Eco. «Il faut voir au-delà des bons sentiments, il existe aujourd’hui des assignés à l’entraide».

Selon Mme Maïté Darnault - Liberation - lundi 2 décembre 2019

04/01/2020

Calanques avec replantation d'astragale...

Sous le soleil, face à la Méditerranée, une quinzaine de personnes s'activent pour replanter des pousses d'astragale. Ce buisson emblématique des calanques marseillaises, piétiné par les randonneurs, repoussé par l'urbanisation, attaqué par les lessives qui polluent la mer, est menacé de disparition. 
A l'écart de la ville, près de la calanque de Marseilleveyre accessible après 45 minutes de marche sur des rochers rendus glissants par le passage des promeneurs, les défenseurs de l'astragale participant à un programme de réintroduction creusent ce matin-là méthodiquement la terre rougeâtre.
L'été venu, des milliers de visiteurs cherchent au creux des anses et des criques qui se succèdent entre Marseille et Cassis un endroit paisible pour se baigner. Mais au cœur de l'arrière-saison, les jardiniers du jour profitent du calme pour planter en retrait du chemin quelques-uns des 3.000 plants cultivés depuis près d'un an dans les pépinières marseillaises. 

Dans quatre ou cinq ans, alors que seulement 20 à 50% d'entre eux devraient avoir survécu, ils donneront naissance à des petits buissons épineux vert-de-gris, surnommés "coussin de belle-mère".
Dans cette "niche écologique entre la mer et la garrigue, les plantes devraient trouver les ressources pour se développer et se reconnecter avec les populations d'astragale existantes", espère Laureen Keller, écologue au parc national des Calanques.
Leur réintroduction, à laquelle participent notamment l'université Aix-Marseille, la ville, le parc national et la région dans le cadre du projet européen Life Habitat Calanques financé principalement par l'Europe, représente un enjeu de taille. 
Plante endémique rare dont les plus vieux spécimens sur le site de sa réintroduction sont estimés à 40 ou 50 ans, "l'astragalus tragacantha" se concentre à 90% sur le littoral marseillais, le Var, l'Espagne et le Portugal abritant le reste de sa population. 

Si on la perd ici, c'est la population française de l'astragale qui disparaît", souligne la responsable du pôle de connaissance scientifique du parc national des Calanques, Lidwine Le Mire Pecheux, penchée sur les minuscules plants.
- "Solidarité écologique" -
La plante, répertoriée sur la liste rouge des espèces menacées en France par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), est entrée en 2019 dans la catégorie des espèces "en danger". L'ONU estime que sur 8 millions d'espèces animales et végétales vivant sur Terre, un million sont menacées d'extinction. Aux premiers rangs des risques pour l'astragale, l'urbanisation, qui a chassé la plante de son milieu naturel, et les randonneurs, qui sortent des sentiers et l'écrasent sans même s'en rendre compte.
Exposée au Mistral, la plante compte aussi parmi ses ennemis les embruns marins pollués par les rejets dans la mer des stations d'épuration, qui recèlent des tensio-actifs contenus notamment dans les gels douche ou les résidus de lessive.
"Ces produits sont destinés à enlever le gras: le problème, c'est que les feuilles de l'astragale sont recouvertes d'une pellicule grasse destinée à les protéger du sel marin, mais avec les embruns cette protection disparaît et les plantes ne résistent plus au sel", explique Laureen Keller.
L'espèce, qui n'a pas changé depuis 2,6 millions d'années, est pourtant un exemple d'adaptation au milieu méditerranéen, avec notamment ses racines très longues qui vont puiser l'eau en profondeur.
"Protéger l'astragale, c'est aussi protéger tout son milieu, elle est un exemple de solidarité écologique", insiste Lidwine Le Mire Pecheux. 
Le végétal dont les fleurs blanches sont pollinisées au printemps par les abeilles sauvages, se transforme en "parapluie" écologique. Les racines du buisson ont ainsi la particularité de capter les polluants des sols, évitant ainsi leur dilution dans l'air et l'eau.
Une chance pour ces calanques situées à proximité d'anciennes usines de plomb, de soude ou encore de soufre, dont la dernière a fermé en 2009. 
"Quand l'environnement va bien, c'est la santé de l'homme qui va mieux", Aux premiers rangs des risques pour l'astragale, l'urbanisation, qui a chassé la plante de son milieu naturel, et les randonneurs, qui sortent des sentiers et l'écrasent sans même s'en rendre compte.
Exposée au Mistral, la plante compte aussi parmi ses ennemis les embruns marins pollués par les rejets dans la mer des stations d'épuration, qui recèlent des tensio-actifs contenus notamment dans les gels douche ou les résidus de lessive.
"Ces produits sont destinés à enlever le gras: le problème, c'est que les feuilles de l'astragale sont recouvertes d'une pellicule grasse destinée à les protéger du sel marin, mais avec les embruns cette protection disparaît et les plantes ne résistent plus au sel", explique Laureen Keller.
L'espèce, qui n'a pas changé depuis 2,6 millions d'années, est pourtant un exemple d'adaptation au milieu méditerranéen, avec notamment ses racines très longues qui vont puiser l'eau en profondeur.
"Protéger l'astragale, c'est aussi protéger tout son milieu, elle est un exemple de solidarité écologique", insiste Lidwine Le Mire Pecheux. 
Le végétal dont les fleurs blanches sont pollinisées au printemps par les abeilles sauvages, se transforme en "parapluie" écologique. Les racines du buisson ont ainsi la particularité de capter les polluants des sols, évitant ainsi leur dilution dans l'air et l'eau.
Une chance pour ces calanques situées à proximité d'anciennes usines de plomb, de soude ou encore de soufre, dont la dernière a fermé en 2009. 
"Quand l'environnement va bien, c'est la santé de l'homme qui va mieux", Aux premiers rangs des risques pour l'astragale, l'urbanisation, qui a chassé la plante de son milieu naturel, et les randonneurs, qui sortent des sentiers et l'écrasent sans même s'en rendre compte.
Exposée au Mistral, la plante compte aussi parmi ses ennemis les embruns marins pollués par les rejets dans la mer des stations d'épuration, qui recèlent des tensio-actifs contenus notamment dans les gels douche ou les résidus de lessive.
"Ces produits sont destinés à enlever le gras: le problème, c'est que les feuilles de l'astragale sont recouvertes d'une pellicule grasse destinée à les protéger du sel marin, mais avec les embruns cette protection disparaît et les plantes ne résistent plus au sel", explique Laureen Keller.
L'espèce, qui n'a pas changé depuis 2,6 millions d'années, est pourtant un exemple d'adaptation au milieu méditerranéen, avec notamment ses racines très longues qui vont puiser l'eau en profondeur.
"Protéger l'astragale, c'est aussi protéger tout son milieu, elle est un exemple de solidarité écologique", insiste Lidwine Le Mire Pecheux. 
Le végétal dont les fleurs blanches sont pollinisées au printemps par les abeilles sauvages, se transforme en "parapluie" écologique. Les racines du buisson ont ainsi la particularité de capter les polluants des sols, évitant ainsi leur dilution dans l'air et l'eau.
Une chance pour ces calanques situées à proximité d'anciennes usines de plomb, de soude ou encore de soufre, dont la dernière a fermé en 2009. 
"Quand l'environnement va bien, c'est la santé de l'homme qui va mieux", s'enthousiasme la responsable. Au loin, quelques randonneurs, polaire sur le dos et bâtons en main, s'avancent sur le sentier le long de la côte.

D'après l'AFP - AFP - jeudi 28 novembre 2019

Idées d'activités pour se mettre à son compte...

Consultant, informaticien, détective… Les possibilités ne manquent pas pour devenir indépendant. Quelques pistes prometteuses.
Free-lance, solos, consultants ou chefs d’entreprise, l’Hexagone compte 2,8 millions de travailleurs non salariés. Si comme eux, vous rêvez d’indépendance, voici quelques secteurs où vous pourrez couper le cordon avec un patron et créer votre activité.
Aide à domicile : Garde d’enfants, assistance à la personne ou petits travaux : plus de 2 millions de particuliers sollicitent du personnel qualifié pour les aider au quotidien. De quoi booster un secteur qui compte 1,4 million de professionnels, selon Bercy. Le travail se fait directement chez le client.
Animal sitter : Gardien de chat, promeneur de chiens ou laveur d’aquarium : avec 63 millions d’animaux de compagnie, la France caracole en tête des pays qui adorent les bêtes. N’hésitez pas à inventer de nouveaux services: prêts ou échange de toutous, accompagnement de fin de vie…
Artisan : Après le numérique, l’artisanat est le deuxième secteur le plus porteur en matière de reconversion professionnelle. L'artisanat d'art, en particulier, attire de jeunes diplômés créatifs qui veulent dépoussiérer des activités traditionnelles. La mode ou le commerce de bouche voient également leurs pratiques renouvelées. La cheffe Rougui Dia a ainsi créé Un amour de baba, un concept-store pâtissier qui remet au goût du jour le fameux gâteau au rhum. 
Artisan du bâtiment (second œuvre) : La construction a besoin de monde : le nombre de créations d’entreprises et de micro-entreprises dans ce secteur a augmenté de 10% entre mars 2018 et mars 2019. «Et les autoentrepreneurs se portent bien», souligne la Fnae. Sont demandés en particulier les maçons, couvreurs, plombiers, menuisiers et électriciens.
Coach : Ils seraient au moins 4.000 en France. Le métier, qui n’est pas réglementé, regroupe toutes sortes de spécialisations : développement personnel, sport, langues, rangement et même amour… Pour trouver sa clientèle, il faut connaître son sujet sur le bout des doigts et suivre une formation.
Commerçant ambulant : Après le succès des food trucks, on redécouvre le commerce ambulant avec ces «colporteurs» qui vendent sur les foires, les salons et les marchés. L’activité nécessite moins d’investissement qu’une boutique. La carte de commerçant ambulant, délivrée par le Centre de formalités des entreprises, est obligatoire. 
Consultant : Que ce soit en communication, en stratégie ou en informatique, les consultants sont très recherchés par les entreprises, à condition d’afficher une belle expérience. Ils sont 38.500 en France, selon Syntec (+10% chaque année). Les indépendants experts en marketing, e-commerce et sécurité informatique peuvent notamment prospecter le marché des TPE-PME : seules 11% d’entre elles utilisent des outils numériques et elles ne s’en servent pas de manière efficace.
Détective privé : Sherlock Holmes vous fait rêver ? De 2010 à 2016, le chiffre d’affaire des sociétés d’enquêtes privées est passé de 50 à 67,5 millions d’euros en France, selon l’Insee. Une centaine de nouveaux détectives s’installent chaque année. Adultère, fugue, enquête informatique : à chacun de trouver sa spécialité.
E-oenologue : On recense 200 start-up dans l’univers du vin. Les petits producteurs ou cavistes indépendants sont friands de solutions capables de doper leur business. Lancée par Jean-Hugues Bretin, l’application Raisin est, par exemple, spécialisée dans le vin naturel.
Free-lance IT (informaticien) : «Ils gagnent mieux leur vie en solo qu’en étant salarié», assure Grégoire Leclercq, président de la Fédération nationale des auto-entrepreneurs et micro-entrepreneurs (Fnae). Développeurs, codeurs ou motion designers, ils seraient près de 31.000 dans l’Hexagone, selon le site spécialisé Le Hibou.
Gérant de chambre d’hôtes : On compte en France 60.000 chambres d’hôtes pour 23.000 loueurs, qui doivent respecter une réglementation et un cahier des charges précis. Selon les zones, il existe des subventions départementales et européennes. 
Green businessman : Le changement climatique et la sauvegarde de la planète génèrent de nouvelles activités prenant en compte les coûts financiers et environnementaux, l'utilisation d'énergie, le stockage et l’élimination des déchets. Produits bio, économie de la mer, énergie propre… à vous de trouver votre créneau. Comme Alexis Krycève, ciblez les pros, plus rentables que le grand public. Sa start-up (Gifts For Change) propose des objets promotionnels écoresponsables. Monoprix, EDF, Chanel, Air France lui font déjà confiance.
Happiness officer : Son job : proposer des solutions innovantes pour que les salariés se sentent plus heureux au travail et favoriser une ambiance qui permette aux entreprises de recruter les meilleurs candidats. Charlotte Pignal, fondatrice d’Inspire Morning, organise par exemple des séances de méditation, de yoga ou des petit-déjeuners bonne santé le matin entre 7 et 10 heures, dans les locaux de ses clients.
Manager de transition : Pour amorcer ou accompagner une phase de changement, les PME et ETI sont souvent à la recherche de ces «patrons par intérim», dotés d'une bonne expérience en gestion de projet. Des spécialistes des urgences que la crise n'affecte pas, bien au contraire. Leur boulot, c'est de la gérer…
Producteur de contenus : Vidéo, audio ou texte, les entreprises misent sur les contenus. Non sans raison : 95% des consommateurs les estiment importants dans leurs décisions d’achat, d’après l’étude américaine The Shotfarm Product Information Report. Rédacteurs, traducteurs, vidéastes et spécialistes du référencement ont donc une carte à jouer.
Recycleur : Créer des produits valorisés à partir de rebuts, tel est le principe de l’upcycling ou «surcyclage». Prenez des chutes de voiles de bateaux, d’uniformes ou de sièges de train et faites-en des sacs à main ou des cabas. C’est l’histoire singulière de Bilum, fondée par Hélène de la Moureyre.
Restaurateur solidaire. Vous avez la fibre sociale ? Inspirez-vous de Flore Lelièvre qui a fondé Le Reflet, à Nantes. Son restaurant cartonne (240.000 euros de chiffre d'affaires en 2018) et fait travailler une majorité de personnes trisomiques. Elle ouvre un second établissement cet automne, à Paris. 
Taxidermiste : Un métier de passionné, qui se pratique presque toujours seul. Sur les 300 ateliers français, seul un petit nombre emploie des salariés. Attention : toute naturalisation est soumise à autorisation. Le Syndicat national des taxidermistes de France propose des stages de formation.
Thérapeute «alternatif»: Un secteur en plein boom : en 2017, 58% des Français ont eu recours à ce type de thérapies. Dans l’Hexagone, le nombre de naturopathes augmente de 20 à 25% chaque année, les diététiciens sont environ 11.000 (+ 5 à 10% par an) et les kinésiologues (renforcement de la tonicité musculaire) entre 5.000 et 6.000.
Traiteur végan : En grandes surfaces, le marché de l’ali
mentation végane est en hausse de 20%. Et ce n'est qu'un début : pour l'instant, seuls 3% des Français sont passés au véganisme. Des opportunités voient le jour à condition d'allier inventivité et éthique. Ce qu'a réussi Beena Paradin avec Beendi, un site Internet de plats végétariens. 

Selon Mr Bruno Askenazi - Capital - vendredi 29 novembre 2019

 

02/01/2020

Des produits fabriqués en France à l'Elysée...

Quelle meilleure vitrine que l’Élysée pour promouvoir le «Fabriqué en France»? Pour mettre en lumière le savoir-faire des régions françaises, le chef de l’État va ouvrir en grand aux visiteurs ses salons et même son jardin, les 18 et 19 janvier prochain. Ce prestigieux show-room républicain assurera, le temps d’un week-end, la promotion de 101 produits censés représenter le meilleur du génie français. Pour ménager les susceptibilités, - et c’est la raison du choix du nombre 101 - chaque département de métropole et d’outre-mer sera représenté par un seul produit. Des robots au textile, des satellites aux produits agricoles, toutes les entreprises nationales pourront postuler à cette exposition française, qui accueillera aussi des produits utilisés quotidiennement. L’occasion de rappeler également que l’industrie recrée des emplois en France (32.000 emplois créés depuis mi-2017).
Cette opération aura en outre un message environnemental. En achetant français, le client fait coup double. Non seulement il soutient l’emploi national mais de plus il réduit l’empreinte carbone de ses achats. Les candidats postuleront auprès des préfets de région qui, avec les conseils régionaux, les chambres consulaires et les relais économiques locaux sélectionneront trois produits par département. Puis un comité présidé par la secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher tranchera. Tout ne sera pas simple: le choix d’une seule voiture électrique risque de créer des tensions entre les 
marques tricolores.

Selon Mr Charles Gautier - Le Figaro - vendredi 29 novembre 2019

01/01/2020

Des femmes luttent contre les trafiquants à Marseille...

Un collectif de femmes dans des quartiers Nord de Marseille, écrit Mme Anne Le Nir dans le journal La Croix, milite pour que "les biens confisqués aux délinquants servent à financer des projets sociaux dans leur quartier. Ces femmes s'inspirent d'une loi italienne, qui a permis depuis 1996, de confier des milliers d'immeubles et d'hectares de terres à des associations et des coopératives". Ces quartiers sont en effet les premiers touchés par les trafics, la corruption et l'absence de l'Etat.

L'initiative est venue de Mme Fatima Mostefaoui, 53 ans, présidente marseillaise du collectif "Pas sans nous", le syndicat de ces habitants des quartiers populaires. Elle affirme qu'elles ont monté ce projet à cause du trop-plein de fusillades dans le quartier. 23 personnes sont mortes en 2018 dans les quartiers Nord. De ce fait, ces femmes ont réalisé que manifester ne suffisait plus. En 2017, lors d'un colloque à Paris du collectif Pas sans nous, Mme Mostefaoui a rencontré une sociologue qui lui a expliqué la saisie et la redistribution des sommes et des biens des trafiquants italiens. Cependant, une loi est nécessaire chez nous pour que les biens soient saisis, gérés par l'Etat et redistribués...

Aujourd'hui, dans notre pays, l'Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis, nommée l'AGRASC, a la mission de saisir les biens criminels. L'argent va ensuite à l'Etat. Or, il s'est agi de 70 millions d'euros en 2018 pour les saisies liées au trafic de drogue. Créer une Maison de la Jeunesse, un club sportif avec une partie de cette somme, ne serait-ce pas une bonne idée? L'exemple italien montre que ça fonctionne bien. Car, disent-elles, "s'attaquer au patrimoine des organisations criminelles est un des moyens les plus efficaces pour les frapper en plein coeur, c'est à dire au portefeuille". Il faudrait, cependant, une volonté politique sur place et à l'Assemblée Nationale... D'où cet article concernant cette initiative courageuse qu'il serait bon, à mon avis, de soutenir sans aucune réticence.

Lyliane

31/12/2019

Donner une seconde vie aux jouets abîmés...

Chaque année, en France, plus de 40 millions de jouets sont jetés à la poubelle, car il leur manque une pièce. C'est un désastre écologique, écrit un journaliste dans CNews. Il n'y a pas, en effet, de vente de pièces détachées pour les jouets. Mr Matthieu Régnier, PDG de la société française DAGOMA, dont le siège est à Roubaix, lance en ce mois de décembre Toy Rescue. Ce service est capable de fournir des pièces détachées à la demande pour la plupart des jouets.

L'idée qu'a eu ce PDG est de faire appel pour fabriquer les parties manquantes à l'impression 3D. Ce service en ligne s'adresse autant aux enfants qu'aux collectionneurs. Il suffit de se connecter sur le site et de télécharger gratuiyement les Scans  3D des pièces désirées, grâce au moteur de recherche. Ainsi, avec une imprimante 3D, ces modèles pourront être tirés au format et à la couleur de leur choix. Mais pour les personnes ne possédant pas ce type de matériel, elles peuvent solliciter l'aide de la communauté, un réseau de "makers" à travers l'hexagone. Ce réseau fonctionne comme un vrai réseau social.

DAGOMA, en outre, fabrique des imprimantes 3D made in France en utilisant des plastiques d'origine végétale, conçus à partir d'amidon de maïs. Pour en savoir davantage, se connecter sur le site: www.toy-rescue.fr.

Lyliane

30/12/2019

Reporters d'espoir parcourent la France des solutions...

 
 
 
 

Reporters d'Espoirs redaction@reportersdespoirs.org via sendinblue.com 

ven. 29 nov. 14:18 (il y a 17 heures)
 
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Si vous ne parvenez pas à lire cet e-mail, cliquez ici
 
Des nouvelles de Reporters d'Espoirs  .  Vendredi 29 novembre 2019
 
 
Reporters d'Espoirs
 
 
[Sur les routes de France]
Reporters d'Espoirs au festival du journalisme de Château-Gontier
 
 
 
Poursuivant notre périple sur les routes de France, nous avons fait étape la semaine dernière au Presstival Info de Château-Gontier. Ce « festival du journalisme à la campagne », niché en Mayenne à une trentaine de kilomètres de Laval, mené d’une main de maitre par l’enthousiaste et convainquant Jean-Marie Mulon, a su conquérir la profession et le public autour ces dernières années, de David Pujadas, Elise Lucet, Jean Plantu, Pierre Haski ou de nombreux grands reporters.
 
Pour la 6e année consécutive, Reporters d’Espoirs ayant carte blanche a choisi de mettre la lumière sur le travail d’introspection mené par Anne-Sophie Novel, réalisatrice du film « Les médias le monde et moi ». Dans ce film, fruit de cinq années d’enquête, Anne-Sophie s’interroge sur les raisons de la désaffection des citoyens à l’égard des médias. Abordant les risques d’infobésité, les fake news, ou la déconnection des producteurs d’infos avec les préoccupations du public, elle esquisse des pistes pour « bien s’informer ».
 
 
 
 
 
[Les médias s'engagent]
The Guardian mise sur le journalisme d’espoir
 
 
 
 
Le journal britannique The Guardian a une longue tradition de journalisme constructif. En 2012, il prenait position en faveur d’un journalisme « ouvert »- autrement dit « citoyen » ou « participatif »-afin de contrer, dit-il, la transformation de l’information en un simple produit de consommation. À l’été 2016, le Guardian lance une enquête pour faire la lumière sur les attentes de ses lecteurs. Plusieurs d’entre eux regrettent la tendance du journal, réputé pour son engagement militant, à voir le verre à moitié vide. Pour y répondre, est créée la rubrique Half full (« à moitié plein ») qui, pour son lancement, invite les lecteurs à suggérer des idées de tendances, d’innovations ou de personnes remarquables via un formulaire.

Plus ambitieuse, la rubrique The Upside, qui prend sa suite, est le fruit d’un partenariat avec la fondation américaine Skoll, qui investit dans l’entrepreneuriat social. Alors qu’elle devait à l’origine ne durer que six mois, la rubrique est toujours d’actualité, riche de près de 330 articles. Ceux-ci partent presque systématiquement d’exemples concrets d’initiatives locales dont l’intérêt est qu’elles sont reproductibles et non pas seulement égayantes. En plus de présenter une initiative donnée et de relayer la parole de ses instigateurs, les articles sont souvent étayés d’études et de données permettant de justifier de l’intérêt de l’initiative ou d’évaluer son efficacité.

 
Lire notre étude de cas
 
 
[La France des Solutions]
Retour sur trois contenus publiés par nos médias partenaires
 
 
 
[ARTE] Tara piste le plastique dans les fleuves
 
Pour mesurer la quantité et la toxicité des déchets plastiques maritimes, la Fondation Tara Océan a lancé fin mai une expédition d'ampleur. 
 
Voir le reportage
 
[La Gazette des Communes] Quand des employeurs et des bénéficiaires du RSA sont connectés, ça « matche »
 
Plusieurs départements se sont dotés de plateformes pour favoriser l'emploi dans les métiers en tension.
 
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[Le Journal du Dimanche] En Bretagne, un village connecté fait sa transition énergétique
 
Saint-Sulpice-la-Forêt, petite commune de 1 500 âmes, fait désormais partie des "villes intelligentes", recueillant des données sur la consommation de ressources.
 
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29/12/2019

Au nom de l'intérêt collectif, faut-il verdir les banques françaises?

Les Amis de la Terre France et Oxfam France ont appelé à légiférer pour contraindre ses banques à adopter des stratégies visant à limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré. Le lobby des banques conteste.
«Au nom de l’intérêt collectif, imposer une régulation financière serait un signal fort afin de limiter les impacts humains et de prévenir un risque de crise financière majeur dû aux changements climatiques». Les Amis de la Terre France et Oxfam France ont appelé ce jeudi la France à légiférer «dès 2020» pour contraindre ses banques à adopter des stratégies visant à limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré.
Les deux ONG s’appuient sur une étude consacrée à l’empreinte carbone des banques. Elle préconise de nouvelles normes qui «devront garantir que les banques mettent fin à leurs soutiens à l’expansion des énergies fossiles et en programment la sortie totale. L’Etat doit garantir en priorité la sortie du secteur du charbon au plus tard en 2030 dans les pays européens et de l’OCDE, et d’ici 2040 dans le monde». «En 2018, les émissions de gaz à effet de serre issues des activités de financement et d’investissement des quatre principales banques françaises – BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et BPCE – dans le secteur des énergies fossiles ont atteint plus de 2 milliards de tonnes équivalent CO2, soit 4,5 fois les émissions de la France cette même année», accusent les deux ONG dans cette étude.
Ce rapport est obtenu en comparant deux chiffres. D’une part «l’ensemble des transactions financières réalisées par des banques françaises en direction d’entreprises actives dans les énergies fossiles en 2018» et par ricochet leur contribution à générer des activités émettrices de gaz à effet de serre. Et d’autre part celui des émissions de gaz à effet de serre de la France pour 2018.
Vrai engagement ou «communication» ?
Les établissements bancaires ont pris ces dernières années divers engagements pour se désinvestir progressivement de secteurs tels que le charbon, le tabac ou encore les sables bitumineux. Mais «le rythme de marche est bien trop inégal et lent», tancent les deux ONG, qui dénoncent des effets de «communication» et «le rôle joué par les lobbies de la place financière parisienne pour freiner toute forme de régulation publique». «Nous travaillons bien avec le gouvernement qui organise le cadre juridique pour vérifier que nous tenons nos engagements, cela nous va très bien», a réagi Frédéric Oudéa, président de la Fédération bancaire française, interrogé sur les conclusions de ce rapport par Europe 1. Contestant la validité et les méthodes de ce rapport, le président du lobby bancaire français a affirmé que «les banques françaises (étaient) les premières (au monde) engagées dans cette transition», soulignant que quatre banques de l’Hexagone comptaient parmi les dix premières au monde dans le financement des énergies renouvelables, avec une enveloppe de près de 40 milliards d’euros. Mais «il faut être réaliste», a jugé Oudéa. «Très concrètement, on arrête de financer Air France, Renault et Peugeot ? Ou est-ce qu’on les accompagne en finançant des voitures et des avions électriques ?», a-t-il développé, expliquant que les banques demandaient à leurs clients de leur présenter leurs actions pour modifier leur mix énergétique progressivement.
Côté gouvernement, Elisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique, a déclaré que le rapport d’Oxfam serait étudié. «Les banques seront sensibles à la façon dont l’opinion publique peut juger leur action», a-t-elle estimé, pointant leur «très grande responsabilité» dans leurs investissements.
95 lobbyistes
Selon Les Amis de la Terre et Oxfam France, «en 2018, les banques et leurs représentants d’intérêt ont déclaré près de 10 millions d’euros pour influencer les décideurs nationaux, avec pas moins de 95 lobbyistes». Les deux ONG pointent aussi du doigt «l’interdépendance entre banquiers et décideurs» qui «s’explique également par les nombreux passages de hauts fonctionnaires du secteur public au secteur privé et vice-versa, des "portes tournantes" fonctionnant à plein régime».
 Selon Libération-jeudi 28 novembre 2019

27/12/2019

Présentation du "Green Deal européen " à Bruxelles et mobilisation des Verts pour l'écologie...

Alors que la nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, présente son «Green Deal européen», le député européen Yannick Jadot et un collectif d'intellectuels réclament un sursaut et des vrais moyens pour l'écologie.
Tribune. Tout le monde en Europe parle désormais de Green New Deal. Tant mieux ! Mais il ne peut s’agir de demi-mesures. La mobilisation de l’Union doit être totale, pour combattre le dérèglement climatique et s’y adapter, et pour fédérer les Européens autour d’un projet qui nous réconcilie avec notre futur et entre nous. Cela implique d’y mettre enfin les moyens et d’accepter de changer les règles du jeu économique en Europe.
Incendies, inondations, sécheresses, canicules… le climat s’emballe. Ce qu’on prévoyait pour les générations futures percute déjà notre présent. Si l’avenir nous rattrape, c’est bien que le passé nous paralyse. Addiction aux énergies fossiles et aux pesticides, transition énergétique bridée, résistance du vieux monde… l’Europe et la France ne respectent toujours pas la trajectoire fixée par les scientifiques et l’Accord de Paris sur le climat. L’effondrement de la biodiversité n’inspire pas davantage les choix politiques.

Sur le front économique, l’Union européenne tourne au ralenti. La politique monétaire touche ses limites. L’atomisation du marché du travail bloque les hausses de salaires, y compris dans les zones de plein-emploi. La multiplication des accords de libre-échange accélère une mondialisation qui explose déjà les limites de la planète, organise la compétition de tous contre tous et accentue notre vulnérabilité géopolitique. La souveraineté économique de l’Europe est durement entamée, moins par le nationalisme économique de Donald Trump ou la montée en puissance de la Chine, que par notre incapacité à la penser et à la construire pour défendre, face aux menaces, un modèle de développement socialement et écologiquement responsable.
Enfin, les services publics sont en péril dans de nombreux pays. Les politiques de baisse des dépenses publiques, et en particulier celles des dépenses sociales, menacent directement l’éducation et la santé, mais aussi la justice, les transports et les politiques de solidarité. Une part croissante de la population est précarisée. La cohésion sociale, le vivre-ensemble et le pacte républicain s’affaissent. L’insécurité économique alimente partout la défiance politique, les replis identitaires et la droite populiste.

Choisissons résolument les renouvelables: Nous refusons cette perspective de déclin. Nous lui opposons le sursaut, la reconquête, en investissant massivement dans la transition écologique. Car gagner la bataille du climat nous permettra aussi de réduire les fractures sociales, territoriales et démocratiques qui déchirent nos sociétés. Les secteurs prioritaires sont connus de longue date. Tout d’abord l’isolation des bâtiments. Ils représentent dans notre pays 40% de la consommation d’énergie et 25% des émissions de gaz à effet de serre. Mettons le paquet sur les dizaines de millions de passoires énergétiques, dont plus de 7 millions en France. Le bénéfice social est immense, puisque 54 millions d’Européens souffrent de précarité énergétique. Ce sont des centaines d’euros de facture de chauffage économisées chaque année. Deux millions d’emplois en Europe, des centaines de milliers en France.

Choisissons résolument les renouvelables, moins chères que les tout autres énergies, créatrices d’emplois de qualité et de valeur ajoutée sur tous les territoires. Investissons dans les réseaux et les infrastructures des technologies de l’information, dans les transports collectifs du quotidien, pour réduire la dépendance à la voiture individuelle et mailler nos territoires. Densifions le réseau de trains européens, reconnectons toutes les capitales par des trains de nuit, favorisons massivement le fret ferroviaire…

L’Europe ne peut pas tout en matière de services publics mais elle peut – enfin ! – leur reconnaître un statut qui les protège des règles de la concurrence et elle peut investir dans les infrastructures. Elle doit soutenir un effort d’ampleur dans la construction et la rénovation de bâtiments scolaires, hospitaliers et dans le logement étudiant. Nous en avons les moyens. Il y a dix ans, l’UE a rapidement adopté un plan de sauvetage public de 5 000 milliards d’euros en faveur d’un système financier et bancaire irresponsable. . Sans d’ailleurs lui imposer les réformes indispensables. Ce que nous avons fait pour les banques, nous devons et nous pouvons le faire pour le climat, pour les services publics, pour l’emploi.

La politique agricole commune, c’est près de 60 milliards d’euros d’aides chaque année (9 milliards en France). Assez pour transformer en profondeur un modèle agricole qui maltraite les paysans, la terre, les animaux, notre santé et contribue à la destruction de l’Amazonie. Assez pour offrir aux paysans un revenu décent, pour repeupler nos campagnes et protéger la biodiversité et le climat.

Réorienter les 55 milliards d’euros annuels de subventions publiques aux énergies fossiles vers les renouvelables boosterait le déploiement de ces dernières. Verdir le budget européen et le portefeuille de la Banque européenne d’investissement (BEI) – les décisions récentes vont dans le bon sens —, taxer le carbone aux frontières de l’Union accélérerait substantiellement la transformation des modes de production en Europe.

Un point de PIB d’argent public supplémentaire: Mais même avec ces changements majeurs, le compte n’y serait pas. Les ruptures à engager sont lourdes et nous devons les accompagner socialement, pour les salariés et les citoyens, et économiquement, pour les secteurs en transition. Desserrons l’étau budgétaire. Il nous faut désormais consacrer aux investissements dans la transition climatique au minimum 320 milliards d’euros en plus chaque année au niveau de l’Union, soit 3 000 milliards d’ici 2030. Pour que ces investissements de long terme se fassent suffisamment vite, il faut qu’une part significative de ces montants soit d’origine publique. Même si la rentabilité de ces investissements est fragile, elle reste suffisante alors que l’Europe et la France peuvent emprunter à taux quasi nuls sur 30 ans.
Décidons de consacrer à ce Green New Deal 1 point de PIB d’argent public supplémentaire chaque année, soit 160 milliards d’euros, 24 milliards d’euros au niveau de la France. Soit une dépense publique additionnelle de 800 milliards d’euros pour les cinq ans qui viennent.

Pour mémoire, la Banque Centrale Européenne (BCE) a injecté, par la création monétaire qu’elle a opérée, 2 400 milliards d’euros dans l’économie de la zone entre 2015 et 2019 de façon totalement indiscriminée sur le plan environnemental. Cette politique a atteint ses limites. Sortons les investissements utiles du Green New Deal du calcul des déficits publics selon les règles de Maastricht : ce sont à coup sûr les plus rentables à terme qu’on puisse faire en Europe aussi bien au plan social, économique qu’environnemental. La BCE doit dorénavant en priorité garantir ou racheter des titres émis par la BEI, devenue Banque européenne du climat, pour prêter aux Etats, aux collectivités et aux acteurs privés afin d’accélérer la transition écologique et sociale.
Nous n’acceptons pas la perte de la souveraineté économique de l’Europe. Nous ne nous résignons ni à l’emballement climatique, ni à l’affaissement des services publics, ni à la montée des populismes. Le Green New Deal est une formidable opportunité et il faut en débattre partout en Europe car il ne pourra pas être défini d’en haut. Il doit être le projet des citoyens européens. Les jeunes manifestants du vendredi ne se contentent plus de promesses ou d’aveux d’impuissance, ils exigent une réponse sérieuse. Mettons-nous au travail.

Selon Daniel Cohen, Guillaume Duval, Yannick Jadot, Dominique Méda, Laurence Tubiana - Liberation - mercredi 27 novembre 2019
 

 

Cables sous-marins français avec l'entreprise Nexans...

Alors que la guerre de l'espace fait rage pour la transmission des données à travers des constellations de satellites, c'est surtout au fond des océans que l'avenir se construit. "99% des données dans le domaine du télécom passent par les câbles et seulement 1% par le satellite pour des questions de latence", explique ainsi ce mercredi dans l'émission "12H, l'Heure H" sur BFM Business Christopher Guérin, le directeur général de Nexans.

Son entreprise (7 milliards d'euros de chiffres d'affaires en 2019) est ainsi devenue le leader mondial de la pose de câbles sous-marins. Et le groupe entend poursuivre sa croissance.

25.000 kilomètres d'ici 10 ans

Tant mieux pour Nexans, ex-Alcatel, qui produit essentiellement en France mais qui s'active beaucoup à l'étranger. "Nous avons connecté l'Allemagne avec la Norvège, à peu près 600 kilomètres de câble" s'enthousiasme ainsi Christopher Guérin. "Rien que le poids du câble d'un seul tenant, c'est 10.000 tonnes", soit le "poids de la Tour Eiffel".

Sur les six dernières années, le secteur a ainsi posé "environ 10.000 kilomètres de câble" explique-t-il. Et les perspectives sont très bonnes. "Dans les 10 prochaines années, on va en poser plus de 25.000 kilomètres."

La transition écologique est d'ailleurs le meilleur levier pour le groupe. "Tout ce qu'on fait actuellement, justement, c'est d'être un peu moins dépendant du marché du pétrole et de réallouer toutes nos ressources et nos capacités pour le marché de l'éolien en mer et l'éolien en terre" explique Christopher Guérin. "Mon objectif, c’est de devenir le numéro un mondial de l'énergie éolienne en mer et sur terre d'ici un an."

Selon Mr Thomas LEROY - BFM Business - mercredi 27 novembre 2019

26/12/2019

Chaussures vietnamiennes éthiques N'Go Shoes à Nantes...

La jeune marque nantaise, qui valorise le savoir-faire traditionnel vietnamien et contribue à la construction d'écoles, remporte un joli succès. Vous les croiserez peut-être dans l’un des chalets de L'Autre marché, le marché de Noël des cadeaux équitables, qui ouvre ses portes samedi à Nantes. Car les baskets N’Go Shoes ne sont pas tout à fait des pompes comme les autres. Créée en 2016 par deux Nantais, la jeune marque mise autant sur l’éthique et la solidarité du projet que sur le look branché de ses sneakers pour séduire les consommateurs.
En toile ou en cuir, ses 19 modèles de chaussures sont en effet fabriqués au Vietnam dans des ateliers traditionnels. « Il y a un véritable savoir-faire là-bas, malheureusement menacé par la concurrence des usines où s’approvisionnent les géants du secteur, explique Kevin Gougeon, l’un des deux fondateurs. Notre tissu est fourni par des artisanes de la minorité des Thaïs Blancs regroupées en coopérative. Nos commandes permettent désormais de faire vivre 20 artisanes et d’autres se forment à leur tour. Et en travaillant en direct, on est vigilant sur les conditions de travail, la sécurité ou les assurances. »
Trois écoles déjà construites
N’Go Shoes s’engage aussi à reverser 2 % de son chiffre d’affaires à l'ONG vietnamienne Sao Bien œuvrant à la construction d’écoles dans des villages isolés. « On a déjà versé 10.600 euros. Ça parait peu mais c’est une somme importante quand on lance son activité. On a ainsi contribué à la création de trois écoles, bientôt quatre. C’est vraiment motivant. »
Bien aidées par le bouche-à-oreille sur les réseaux sociaux, les baskets, vendues de 69 à 95 euros, plaisent aussi, fort heureusement, pour leur confort et leur design, surtout auprès des CSP+, des « femmes de 25-35 ans » en particulier. « La forme de la chaussure est relativement basique avec une touche d’originalité apportée par une bande de motifs ethniques tissée à la main. C’est notre signe distinctif ! »
Veja, le modèle à suivre
Résultat : quelque 10.000 paires auront été écoulées en 2019, soit plus du double de l’an passé. « On est distribués dans 70 magasins dont quelques grosses enseignes comme Eram ou Les Galeries Lafayette, énumère Kevin Gougeon. On vend aussi 300 paires par mois sur le site Internet. Ça va plus vite que ce qu’on pensait. Je me rappelle encore qu’il y a deux ans j’avais stocké nos 1.000 premières paires dans le garage de mes parents ! »
Pour 2020, N’Go Shoes espère produire 20.000 paires et « accélérer son développement à l’étranger ». La marque basée à Nantes projette également de sortir des baskets véganes et un modèle composé « en grande partie de plastiques recyclés ».
La trajectoire fait forcément un peu penser à Veja, la désormais célèbre marque française de baskets écologiques et équitables qui, elle, travaille principalement au Brésil. « La comparaison ne me dérange pas, reconnaît Kevin Gougeon. Veja, ce sont des pionniers et des modèles. Ils sont reconnus, ont grandi, sans avoir renié leurs valeurs de base. »
Le jeune entrepreneur ajoute. « Je pense que, à l’image de l’alimentation, le prêt-à-porter sera obligé d’opérer une mutation vers l’éthique et le biologique. Nike ou Adidas produisent dans le même pays que nous. Ils pourraient très bien aller vers une démarche plus humaine et responsable. C’est le consommateur qui détient la clé. »

Frédéric Brenon - 20 Minutes - mercredi 27 novembre 2019

" Des paroles aux actes", pour le climat des artistes s'engagent à changer...

Le groupe Shaka Ponk et la chanteuse Zazie présentent les objectifs de l’appel « Des paroles aux actes », signé par une soixantaine de musiciens, chanteurs, acteurs, humoristes… Pour Samaha et Frah, du groupe de musique Shaka Ponk, et la chanteuse Zazie, l’appel « Des paroles aux actes… Get Freaky », publié par Le Monde jeudi 28 novembre, n’est pas une déclaration de plus pour le climat ou la sauvegarde de la biodiversité. « Il s’agit d’un engagement personnel, et professionnel, de dire qu’on a le choix. Et d’entraîner, par la diversité de nos réseaux, d’autres qui nous rejoindront. Nous avons la possibilité d’adopter des comportements plus écoresponsables, alors faisons-le », avance Frah.
« Pour agir contre le dérèglement climatique, il est temps de passer de la parole aux actes »
De fait, de Jean-Louis Aubert à Nagui, en passant par Thomas Dutronc, Cats on Trees, Cyril Dion, Laure Manaudou, Bruno Solo, Yaël Naïm, Tryo, Elie Semoun ou Nolwenn Leroy, pour citer quelques-uns des soixante signataires, les publics ne sont pas les mêmes. Mais les membres de ce collectif « The Freaks » s’engagent tous à faire passer le message, sur les blogs, pages Facebook, Instagram, à montrer à tous ceux qui suivent les mondes artistiques, sportifs, médiatiques, que l’on peut « bousculer les habitudes ».
« Le but n’est ni de gaver ni de culpabiliser, juste de dire ce que l’on peut faire. Nous par exemple, on arrive à bannir tout ce qui est absurde, ce qui est jetable, comme les nombreuses bouteilles en plastique que l’on consommait dans notre travail », explique Samaha. « Pendant les tournées, on s’aperçoit que l’on fait des économies. L’écologie ce n’est pas un parti politique, et ce n’est pas réservé à ceux qui ont les moyens », affirme Zazie.
Gâchis
Les concerts, les tournées, les fonctionnements des boîtes de production sont loin d’être vertueux, en termes de kilomètres parcourus, donc d’émission de gaz à effets de serre, d’énergies consommées, d’aliments vite produits, vite achetés et vite avalés, de milliers de bouteilles en plastique, à peine entamées puis jetées… La conscience de ce gâchis progresse dans le milieu artistique, estiment Shaka Ponk et Zazie. « Quand je suis arrivée pour la première fois au travail [Zazie dirige une boîte de production, Zazi Films] avec ma gourde, tout le monde m’a regardée ironiquement, mais, aujourd’hui, tout le monde s’y est mis », témoigne la chanteuse.
Mais beaucoup hésitent à modifier leurs comportements. « C’est compliqué, on ne peut imposer le covoiturage pour venir à nos concerts, mais on peut le recommander, on peut aussi contrôler les produits en backstage et, pourquoi pas, un jour, ne travailler qu’avec une compagnie qui nous proposera des tournées dans des bus hybrides », explique Frah.
Déjà présenté en juillet 2018 avec l’engagement de certains artistes (Zazie, Thomas Dutronc, etc.), le concept The Freaks prend réellement forme jeudi 28 novembre. Pourquoi tant de temps pour relancer l’initiative ? La faute aux agendas divergents, et aux rythmes de vie intenses, plaident les trois ambassadeurs venus au journal Le Monde, lundi 25 novembre, pour présenter leur initiative.
Quand Frah Sam a lancé « C’est juste la fin du monde » avant une longue allocution sur l’écologie, sur la scène des Victoires de la musique, le 8 février, devant des millions de téléspectateurs, ce n’était pas prévu : « Le jour où ça va vraiment arriver, on va tous chier dans notre froc et on va pleurer, parce qu’on a peur et surtout parce qu’on savait. Ce qui est paradoxal, c’est qu’on a tous le pouvoir d’empêcher la fin du monde, c’est un pouvoir qu’on a et qu’on a oublié. » Du côté de la production de l’émission (France 2), raconte aujourd’hui Frah, ce fut la panique. On lui avait demandé de ne pas le faire ou de s’en tenir à un message de quelques secondes. Impossible pour Shaka Ponk, au regard des enjeux.
Traduire dans les actes
Ecrire sur l’avenir de la planète, comme de nombreux artistes l’ont fait, ne suffit pas selon eux. « Si la musique est un vecteur d’émotion et qu’il faut toucher le cœur des gens, on est plus crédible si on le traduit dans nos actes », explique Samaha.
En revanche, les trois ambassadeurs n’adhèrent pas totalement à la démarche de Chris Martin, le leader du groupe Coldplay, d’arrêter les tournées pour des raisons environnementales et de réfléchir à des concerts plus « durables » et « activement bénéfiques » pour l’environnement, annoncée sur la BBC le 21 septembre. « Ne plus faire de concerts parce que ça pollue, ce n’est pas le bon choix, il faut les rendre le moins polluant possible. Si on a compris certaines choses, il faut les partager avec nos publics », estime Samaha.
Définis avec des experts de la Fondation Nicolas Hulot, pour la nature et l’homme, « 42 gestes » sont proposés par les artistes, comme l’achat de produits en vrac, le partage d’équipements avec ses voisins, ou encore de « ne plus prendre de bain (ou trèèèèès rarement et seulement si on est deux dedans) ».

Selon Mr Rémi Barroux - Le Monde - jeudi 28 novembre 2019

25/12/2019

Replanter des légumes germés et faire des boutures de plantes ou d'arbustes...

Dans la revue Plantes et Santé, Mme Adeline Gadenne écrit un article concernant la possibilité de "sauvegarder des tubercules, bulbes ou racines, afin d'obtenir des pousses vertes, de redémarrer le potager ou de faire pousser de nouvelles plantes d'intérieur". Avec un peu de patience, en effet, il est possible d'économiser l'achat de plantes et de faire des boutures comme avec du basilic, du raifort, du gingembre ou de la menthe. Il suffit de couper un morceau ou une tête et de placer les tiges dans un verre d'eau. Puis exposer ces boutures dans un endroit lumineux à température stable. En principe, des racines apparaitront au bout d'un mois et ces nouvelles plantes pourront être plantées en pleine terre ou en pot.

Les pommes de terre, les oignons et l'ail peuvent également produire des pousses qu'il est possible de replanter en terre pour les premiers ou de couper pour les manger avec une salade pour les autres bulbes. De même, il faut savoir ( et je l'ai moi-même pratiqué très souvent) qu'on bouture assez facilement pour son jardin d'agrément ou son intérieur des bégonias, des hortensias, de la lavande, du jasmin, des lauriers-rose, des géraniums et des rosiers... Enfin, on peut obtenir des arbustes ou même des arbres à partir de boutures et de rejets de vigne, de figuier, de mimosa ou d'arbousier. Ainsi, au delà de la récolte de graines (pourpier, capucines et oeillets d'inde...) et de la mise en terre de pépins (citronniers...) ou de noyaux (avocatiers, néfliers), tout un chacun peut s'initier à la formidable école de la nature! C'est non seulement utile, mais passionnant!

Lyliane

24/12/2019

Inquiétude des français sur le sort des agriculteurs...

Les Français se soucient de plus en plus de la cause agricole. Selon la première édition du baromètre de la transition alimentaire, réalisé par Opinion Way pour Max Havelaar, et publié ce mardi, soutenir la filière en permettant aux agriculteurs et éleveurs de vivre décemment de leur travail est leur première motivation pour se tourner vers une consommation plus responsable. L’argument est cité par 59% des Français interrogés, devant les considérations environnementales (53%) ou de santé (54%).
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Le secteur privilégié pour opérer cette transition est principalement l’alimentaire (81%). Viennent ensuite l’hygiène-cosmétique-beauté (51%), les produits d’entretien (44%) ou encore le secteur de l’habillement-textile (36%). Dans toutes ces catégories, les Français optent pour des produits locaux, bio ou équitables. «Que les Français placent au premier rang la nécessité de soutenir les producteurs et agriculteurs par leurs actes d’achat marque un vrai changement culturel! Ils voient désormais dans leur consommation responsable, qui augmente partout, un outil pour changer un modèle de commerce qui épuise les producteurs», commente Blaise Desbordes, directeur général de Max Havelaar France, cité dans un communiqué.
Ce baromètre révèle un autre phénomène d’ampleur. L’évolution des pratiques d’achat concerne toutes les catégories socioprofessionnelles et toutes les classes d’âge. 67% des personnes interrogées assurent acheter un produit dit «responsable» au moins une fois par semaine. Les jeunes (18-24 ans) sont particulièrement sensibilisés à la cause puisque 70% déclarent avoir fortement augmenté leur consommation de produits bio et 64% assurent qu’ils consomment plus de produits issus du commerce équitable.
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Plus marquant encore, ce sont les catégories populaires qui déclarent avoir le plus fait évoluer leur consommation vers des produits régionaux (71% contre 65% dans les catégories aisées), «made in France» (73% contre 68%) ou issus du commerce équitable (49% contre 46%). L’étude y voit une «démocratisation» de la consommation de ces produits. Les Français (91%) attendent à ce titre que le secteur alimentaire agisse plus fortement pour développer ces gammes de produits et les rendre plus visibles dans les rayons avec des labels.
Appel à une TVA réduite
Pour Max Havelaar, ces résultats sont la preuve qu’«il faut relativiser la supposée montée d’un agribashing en France». Depuis septembre, plusieurs manifestations lancées par les agriculteurs ont eu lieu à travers la France pour dénoncer ce phénomène qui consiste à stigmatiser la profession. «Les Français voient désormais dans leur consommation un outil pour changer un modèle de commerce qui fait trop souvent des producteurs, au Nord et au Sud, la variable d’ajustement d’une course délétère aux prix cassés, quels que soient les coûts sociaux et environnementaux», assure Max Havelaar.
Le spécialiste du commerce équitable appelle le gouvernement à encourager cette transition en levant les freins existants. Le premier d’entre eux étant le prix, d’après 70% des personnes interrogées. «À quand une TVA alimentaire réduite pour des produits qui font du bien à la société, aux territoires et à la planète?» s’interroge-t-il. 

Selon Hayat Gazzane - Le Figaro - mardi 26 novembre 2019