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13/07/2020

Modification des habitudes alimentaires des français pendant le confinement...

Grignotage et canapé ou petits plats diététiques : tous les Français n'ont pas vécu le confinement de la même façon, montre une étude qui souligne l'influence du niveau de revenus, de la présence d'enfants dans le foyer et des conditions de travail.
Au total, la restriction des déplacements, la fermeture des écoles et de nombreuses entreprises et parfois aussi l'anxiété liée à la crise sanitaire a modifié l'alimentation et le niveau d'activité physique de plus de la moitié des participants (57,2%), selon cette étude de l'Equipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Eren), mise en ligne le 5 juin mais pas encore publiée.
35% ont pris du poids
Chez un gros tiers des personnes interrogées (37,4%), "le confinement a suscité (...) des comportements nutritionnels peu favorables à la santé qui, si maintenus sur le long terme pourraient accroître le risque de pathologies chroniques", concluent ces hercheurs, d'après les réponses de 37 000 participants à la vaste étude de santé publique Nutrinet.
 Alcool, tabac, drogue... Le confinement, une fabrique à addictions
Dans le détail, 35% ont pris du poids (1,8 kg en moyenne entre mars et mai), 53% ont diminué leur activité physique, 23% ont augmenté leur apport énergétique et 21% ont augmenté leur grignotage. Ce groupe a aussi eu tendance à consommer plus de sucreries, de biscuits et d'alcool et moins de produits frais, fruits et poisson en particulier.
Les participants présentant ce profil étaient plus souvent âgés de moins de 50 ans, des femmes, avec de plus faibles revenus, avec des enfants présents à la maison, en télétravail pendant le confinement, observent les chercheurs. "Ces modifications semblent liées à la perte d'opportunités liée au confinement" : fermeture des salles de sport, des restaurants et lieux de travail, et "accès limité aux lieux d'approvisionnement alimentaire habituels", analysent les auteurs.
Pour d'autres, l'occasion d'améliorer leur alimentation
Pour un participant à l'étude sur cinq (19,8%) en revanche, "le confinement a créé l'opportunité (...) d'améliorer leurs comportements nutritionnels". 23% ont ainsi perdu du poids (2 kg en moyenne), 19% ont augmenté leur activité physique et 40% ont passé davantage de temps à cuisiner "maison".
Ce profil se retrouve davantage chez des personnes en chômage partiel ou télétravail, avec des revenus plus élevés, sans enfants à la maison, et chez les personnes en surpoids ou obèses ou avec une alimentation de moindre qualité nutritionnelle avant le confinement.
Les auteurs y voient "une adaptation favorable à la situation entreprise par des individus ayant davantage les moyens et/ou les opportunités, et avec plus de marge de progrès au niveau nutritionnel ou encore des individus préoccupés par leur santé et leurs risques face à la Covid-19".
Enfin, un troisième groupe (42% des participants) n'a pas changé de comportement alimentaire, le plus souvent des personnes plus âgées, ayant continué à travailler en dehors de leur domicile ou déjà sans emploi avant le confinement.

Selon lexpress.fr - L'Express - vendredi 12 juin 2020

12/07/2020

La Chine prend des mesures anti-pollution...

C'est vrai la Chine reste le premier pollueur de la planète et le premier émetteur de gaz à effet de serre. Et pourtant, le pays a fait de l'écologie et de l'environnement l'une de ses priorités. Un paradoxe quand on pause ces deux affirmations sur le papier.
Il y a quelques années le pays a pris conscience qu'il devait partir en guerre contre la pollution. « Nous devons établir fermement ce concept de civilisation écologique socialiste. Développer une relation harmonieuse entre l'Homme et la nature et tout faire pour protéger l'environnement pour les futures générations », avait alors déclaré le président chinois Xi Jinping.
Cette année, malgré la crise du coronavirus, le ministère chinois des Finances va affecter près de 52 milliards d'euros à l'écologie et la protection de l'environnement en 2020. Dans ce cadre, le pays vient de présenter un grand plan de protection écologique pour les quinze prochaines années.
60 % des zones humides sous protection
L'objectif est d'étendre sa couverture forestière à 26 % et de contrôler 75 % des terres sablonneuses récupérables. La superficie des forêts naturelles sera maintenue à 200 millions d'hectares et 60 % des zones humides seront sous protection. En outre, plus d'un tiers des côtes naturelles du pays seront intouchables.
D'après le ministère des Richesses naturelles, au cours des dernières décennies, la Chine a construit 2 750 réserves naturelles couvrant 1,47 million de kilomètres carrés, représentant 15 % de la superficie du pays. En août dernier, l'Administration nationale des forêts et prairies a annoncé que la couverture forestière de la Chine avait grimpé de 12 % dans les années 1980 à 22,9 % l'année dernière.
Neuf grands projets de protection écologique seront promus au cours des 15 prochaines années, couvrant de nombreuses régions du pays, notamment le fleuve Yangtsé, le fleuve Jaune, la zone forestière du nord-est de la Chine et le plateau Qinghai-Tibet, ainsi que la région de Greater Bay Area Guangdong-Hong Kong-Macao. Cependant, a noté Wu Xiao, directeur du département chargé de l'agriculture et de l'économie rurale à la Commission, les défis restent importants car certaines régions « sacrifient l'environnement pour stimuler la croissance économique à court terme ».
« Protéger les ressources en eau »
En réalité, le pays semble avoir pris conscience que les ressources comme l'eau doivent être maîtrisées. « Notre défi est de protéger les ressources en eau du pays. Un système à solutions multiples doit être construit avec une plus grande implication du nouveau support technologique », a ajouté Wu Xiao.
Aux termes du plan, la Chine affirme qu'elle possédera au moins 18 % de l'espace territorial du pays en tant que réserve naturelle d'ici 2035.
Malgré tout, la Chine reste avec sa base industrielle le plus gros pollueur de la planète. La crise du coronavirus en est une parfaite illustration.
Un rapport publié le 18 mai par le Centre for Research on Energy and Clean Air (CREA) montre que la pollution en Chine vient de remonter, quelque temps après le déconfinement et en pleine reprise des activités économiques. Et le constat est d'autant plus inquiétant que les niveaux sont plus élevés qu'avant le confinement.
Pollution actuellement plus élevée qu'en 2019
« Ces 30 derniers jours, les niveaux de polluants dangereux pour la santé en Chine ont excédé les concentrations enregistrées à la même époque l'année dernière, pour la première fois depuis le début de la crise Covid-19 », annonce le CREA. La pollution est donc actuellement plus élevée qu'à la même période en 2019.
Ce rebond des émissions provient essentiellement de l'industrie lourde. Ainsi, la fabrication de ciment a augmenté de 4 % par rapport à 2019, même constat et même chiffre pour la fabrication de métaux. La production d'acier est également significativement élevée. Ce regain de pollution qui n'avait pas été atteint depuis 2018 concerne moins des zones urbaines, pour l'instant, que des zones industrielles où l'on retrouve des centrales électriques et à charbon.
Enfin, ce rapport montre que si le volume global de transport reste plus faible que l'année précédente, les transports publics vont être délaissés, pendant quelque temps encore, au profit des voitures et deux-roues motorisés, en raison des risques de transmission du coronavirus. Ce changement de pratique pourrait se refléter dans la pollution des zones urbaines, indépendamment du problème de la reprise économique.
Selon Le Parisien - Le Parisien - samedi 13 juin 2020

11/07/2020

La décroissance va-t-elle devenir enfin audible?

Instauré le 17 mars, le confinement a mis sous cloche l'économie française, provoquant dans le pays une décroissance subie, avec ses bons et ses mauvais côtés. De quoi permettre aux adversaires de la croissance infinie de devenir audibles.
Ils étaient jusqu'ici considérés comme des marginaux. Aux yeux des politiques, ils étaient au mieux des idéalistes aux idées utopiques, au pire des illuminés ignorants du fonctionnement de l'économie. Mais à la lumière des conséquences du confinement imposé depuis le 17 mars pour lutter contre la pandémie de Covid-19, les théoriciens de la décroissance deviennent audibles et leurs idées s'immiscent petit à petit dans le débat.
Dans une tribune publiée mardi 28 avril dans Libération et intitulée "Confinement : en demi-résonance avec notre décroissance", un collectif d'intellectuels dresse notamment la liste des conséquences sur nos vies de la situation actuelle subie.
"Moins de production, moins de consommation, et par conséquent moins d'extractions, moins de déchets, moins de pollutions, moins de déplacements, moins de bruit (…). Nous entendons parler relocalisation, circuits courts, ralentissement, renoncement. Nous participons ou assistons à des manifestations de solidarité, de créativité, nous contemplons l'éveil du printemps", écrivent ces tenants de la décroissance.
Pour autant, ceux-ci relèvent également que l'arrêt net de l'économie a également eu un impact négatif sur de nombreux citoyens, en particulier les plus pauvres et les plus précaires. "La décroissance que nous vivons actuellement est en réalité non souhaitable et non souhaitée car on subit quelque chose d'extrêmement violent", explique l'un des signataires, Vincent Liegey, porte-parole du Parti pour la décroissance, contacté par France 24. "Or, nous alertons depuis deux décennies déjà : nous avons le choix pour l'avenir entre une décroissance choisie ou une récession subie. Nous vivons en ce moment un aperçu de ce qui nous attend en pire si nous n'abandonnons pas la religion de la croissance infinie."

Selon RFI - vendredi 5 juin 2020

10/07/2020

A propos du jour d'après...

Dans la lettre du SEL, un article de Mme claire Balverde pose la question: "Le jour d'après?" Il est clair, en effet, que la pandémie de Covid-19 a interrompu la vie des français. Si quelques-uns semblent rêver au retour du"jour d'avant", d'autres cherchent à imaginer "le jour d'après". Et si cette interruption était plutôt l'occasion de réfléchir à nos priorités? A la lumière des Evangiles, voyons pourquoi le jour d'après ne sera pas un retour au jour d'avant...

Dans l'Evangile de Luc, en effet, après la chute de la tour de Siloé, Jésus n'a-t-il pas expliqué que c'était un avertissement et que si personne ne changeait d'attitude, tous allaient périr. L'article rappelle que toute tragédie est là pour nous faire prendre conscience de la fragilité de la vie. Le changement d'attitude en question vise une repentance et une conversion. Aussi, réalisons qu'une nouvelle chance  nous a été donnée d'être compatissants envers nos parents, amis, voisins et de devenir différents d'avant la crise sanitaire.

Trois questions nous sont posées en finale: "Qu'est-ce que je souhaite cesser de faire? Qu'est-ce que je souhaite continuer à faire? Qu'est-ce que je souhaite commencer à faire?" Notre vie alors pourrait de tourner vers des priorités de partage, de soutien et d'aide dans le monde en détresse qui règne autour de nous. Pour tout renseignement: rejoindre:www.selfrance.org.

Lyliane

09/07/2020

Stop au travail des enfants...

Dans le bulletin SEL information, un article de Mme Claire Balverde a retenu mon attention. Il rappelait qu'aujourd'hui encore 152 millions d'enfants sont victimes du travail forcé. Selon l'Organisation Internationale du Travail (OIT), "seul le travail qui nuit au développement physique et mental des enfants et qui les prive de leur dignité, de leur potentiel et de leur enfance est considéré comme du travail des enfants". En 2016, cette situation affectait 88 millions de garçons et 64 millions de filles entre 5 et 17 ans dans le monde, dont 73 millions étaient victimes des pires formes de travail (esclavage, prostitution, tri des déchets, utilisation dans les conflits armés, travail dans les mines...) selon le Bureau International du Travail en 2017.

La pandémie du Covid-19 illustre les liens entre économie et travail des enfants, comme l'a montré l'UNICEF en raison de la perte des revenus familiaux et de la fermeture des établissements scolaires. Dans les pays à faible revenu national, ce travail est proportionnellement plus important du fait de l'exclusion sociale des familles pauvres. L'ONU a pourtant adopté en novembre 1989 la Convention internationale des droits de l'enfant et en 2015, les objectifs de développement durable ont renouvelé cet engagement. Si tous les adultes recevaient une rémunération équitable et satisfaisante, il est clair que leurs enfants pourraient suivre une scolarité et être protégés socialement. Investissons-nous dans des politiques d'éducation et de protection sociale partout dans lez monde pour faire cesser le fléau du travail des enfants.

Lyliane

08/07/2020

Un ouvrage à lire pour préparer la construction du monde de demain...

 

Renaissance écologique ; 24 chantiers pour construire le monde de demain (Préface Rob Hopkins)

Julien DossierJohan Ertrand D'HyAmbrogio Lorenzetti

e book à 15,99 euros chez Actes Sud
 

À propos

À quoi ressemble un monde qui a réussi à rester sous 1,5ºC, et comment pourrions-nous y parvenir ? Julien Dossier propose de relever un tel défi en adaptant l'Allégorie des Effets du Bon Gouvernement, une fresque peinte par Ambroggio Lorenzetti à Sienne en 1338. La version contemporaine qu'il a conçue se décompose en 24 chantiers, et donne les clés de la Renaissance Écologique.

A commander, lire et méditer!

Lyliane

07/07/2020

Manger en conscience...ou le pouvoir de l'évocation.

Quel meilleur moment que le week-end pour prendre son temps, en rompant avec les repas sur le pouce de la semaine ? Invitée d'Europe 1 samedi, l'experte en gastronomie et ancienne journaliste culinaire Caroline Mignot présente une autre façon de déguster vos plats en prêtant attention à l'aspect sensoriel de la cuisine : le fait de manger en conscience. "C'est à la fois le regard sur ce qui se présente dans mon assiette, je scrute tout. Ensuite je sens. Les parfums se dégagent. Puis je commence à déguster. Là, il y a la 'mâche', le côté sirupeux, velouté, rugueux... Il y a une palette infinie et c'est ça qui me passionne avec les textures", décrit-elle.
"Cette volonté de prendre le temps"
>> Retrouvez toutes les émissions de Laurent Mariotte en replay et en podcast ici
"Je mange en conscience. Je l'ai appris avec les années à travers mon métier de journaliste et cette volonté de prendre le temps et d'être vraiment à ce que je fais", poursuit Caroline Mignot. Car pour cette amatrice d'odeurs et de textures, la cuisine et la gourmandise sont bien plus qu'une simple manière de s'alimenter. "C'est un outil de générosité et ça soulève beaucoup de sensations. Il y a le pouvoir de l'évocation derrière la gourmandise. Ça parle à tous, et moi c'est mon outil de communication préféré."
Le pouvoir des aliments
Ce "pouvoir" des aliments "d'évoquer plein de choses", Caroline Mignot appelle ça "les correspondances". Elle en donne un exemple, avec la senteur d'une grappe de tomates italiennes : "J'adore cette odeur de tiges de tomates. Les feuilles et les tiges ont une odeur très caractéristique. Un jour, j'avais porté un parfum que j'associais à cette odeur, alors que je sais que l'ingrédient est plutôt la baie de cassis, mais moi je l'associe à cette odeur de tiges de tomates."
 - Nos idées de recettes simples pour recevoir dix convives (maximum)
Sur son compte Instagram, la spécialiste de la cuisine s'amuse à parler de ces textures, comme elle l'a fait sur Europe 1 avec le fromage Comté : "Un Comté peu être ferme et souvent, ce que les gens recherchent dans un comté et ce qui s'accentue avec l'affinage, c'est le côté petits cristaux, ce truc qui croustille, tout fin, un peu fleur de sel et qui croustille sous la dent."

Selon Mr Jonathan Grelier - Europe 1 - samedi 6 juin 2020

Les 5 R de la consommation responsable selon Maïf Mag...

1- Réduire ses achats  en allant à l'essentiel (sobriété)

2- Réparer les objets poour allonger leur durée de vie (lutte contre l'obsolescence   programmée)

3- Réemployer, donner plutôt que jeter ou conserver (s'alléger et faire circuler livres, vêtements...)

4- Réutiliser, transformer les objets (customisation, créativité...)

5- Recycler quand il n'y a pas d'autre solution (tissus, chaussures, papier, verre...)

 

Des exemples concrets: 36 000 balles de tennis utilisées au tournoi de tennis de Wimbledon sont transformées chaque année en abris pour campagnols, l'utilisation de sa poche à eau ou de sa gourde personnelle au Marathon de Paris ferait économiser 435 000 bouteilles d'eau en plastique distribuées...sans oublier le covoiturage pour se rendre à des manifestations sportives, des ressourceries et des repair-cafés à créer ça et là...

Lyliane

05/07/2020

Changeons les règles du jeu dans l'économie de notre pays!

L'ONG Greenpeace dans un document percutant envoyé à ses donateurs en ce début juin 2020 nous suggère "d'exiger une relance plus juste et plus verte, afin qu'elle ne bénéficie pas pour l'essentiel aux entreprises polluantes et à leurs activités climaticides". En effet, les réponses à apporter à la crise sanitaire et économique ne doivent pas aggraver la crise climatique et notre vulnérabilité. De même, l'argent public ne doit pas servir à enrichir les actionnaires privés, ni les grands dirigeants  d'entreprise, mais à préserver l'emploi et à protéger les salarié-es. C'est pourquoi Greenpeace propose que chaque aide publique soit conditionnée par la mise en place d'un plan contraignant de respect de l'Accord de Paris.

Le plan de relance à prévoir devrait être l'occasion de questionner notre modèle économique et d'engager nos industries et notre société vers davantage de sobriété. Greenpeace propose par exemple d'interdire la publicité pour les industries polluantes et supprimer les niches fiscales dont profitent jusqu'ici les industries fossiles. L'obsession de la croissance n'est plus de mise car elle se fait au détriment de la planète et de ses habitants. Nous devrions par contre bâtir ensemble un monde reposant sur des énergies propres, dans un système décentralisé et démocratique.

Il faut savoir notamment que des banques comme la BNP, le Crédit Agricole et la Société Générale contribuent largement à ralentir la transition énergétique via leurs investissements dans des hydrocarbures fossiles. Nos hommes politiques sont malheureusement soumis à la pression des lobbies, qui défendent les intérêts des pollueurs auprès des pouvoirs publics. en soutenant des ONG comme Greenpeace, le WWF ou d'autres, nous soutenons leur rôle de contre-pouvoir poussant le gouvernement à agir pour lutter activement contre le réchauffement climatique et à respecter les engagements pris dans le cadre de l'Accord de Paris. Pour en savoir davantage, consulter le site Internet: www.greenpeace.org.

Lyliane

 

 

04/07/2020

La crise pourrait aider à stopper le déclin de la biodiversité...

À l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement sur le thème de la biodiversité, RFI revient sur les conséquences de l'érosion de la biodiversité et sur le cadre mondial post-2020. Repoussé à cause de la pandémie de Covid-19, cet accord des pays onusiens vise à renforcer les efforts mondiaux en termes de protection de la biodiversité pour les années à venir.
Jean-François Silvain est ancien directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et président de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB). La FRB anime notamment le comité français pour l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques), un groupe international d'experts sur la biodiversité chargé de conseiller les gouvernements. La FRB contribue aussi, au travers de sa participation à la task force mise en place par le gouvernement français pour la préparation de la COP 15 de la convention sur la diversité biologique (CDB), à l’élaboration du cadre mondial post-2020 pour la protection de la biodiversité. Il est également co-auteur du livre Sauvons la biodiversité ! Les 10 actions pour (ré)agir !.
RFI: Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), l’année 2020 est une « année décisive pour stopper le déclin de la biodiversité ». Pourquoi ?
Jean-François Silvain : L’année 2020 fait suite au premier rapport mondial de l’IPBES (surnommé le GIEC de la biodiversité) qui a rappelé de façon très synthétique, puis ante et forte ce que la communauté scientifique disait déjà depuis longtemps : nous sommes face à une érosion accélérée de la biodiversité. On voit que des écosystèmes sont de plus en plus impactés par les activités humaines, et comme l’a dit l’IPBES, c’est lié à des aspects démographiques, humains et à des pratiques socioéconomiques non durables.
C’est vrai que 2020 devait être une grande année à la fois grâce à la réunion du congrès mondial de l’UICN à Marseille et l’épisode 15 de la Convention sur la diversité biologique qui devait préparer son plan d’action post-2020. Les deux évènements sont décalés sur 2021 à cause de la pandémie, mais il n’empêche que cette année 2020 apparaissait déjà avant la crise actuelle comme une année clé pour la mise en place des décisions politiques et pour enfin faire monter les enjeux de biodiversité au plus haut niveau des préoccupations des gouvernants.
Le fait que le Covid-19 soit une zoonose, une maladie transmise à l’être humain par les animaux, et que le lien entre la pandémie et l’érosion de la biodiversité est fortement soupçonné ont-il eu un impact sur les ambitions des gouvernements ?
Pour nous, il est assez clair que l’anthropisation de la planète, la transformation de plus en plus grande de la Terre par les humains est à l’origine de la plupart des zoonoses qui ont provoqué des épidémies ces dernières années.
Les scientifiques et écologues essayent donc de rappeler que la crise actuelle doit être un moteur pour la protection de la biodiversité et pour une prise en compte réelle des enjeux de biodiversité. Nous avons travaillé à la demande d’un certain nombre de ministères qui souhaiteraient que ces enjeux environnementaux soient vraiment pris en compte dans les stratégies de sortie de crise de manière à ce que l’on essaye réellement de modifier les tendances futures qui sont aujourd’hui à l’accroissement de l’érosion de la biodiversité.
Ce qu’on constate pour l’instant, c’est qu’au moins une partie des décideurs nous a écouté et souhaite que cette dimension environnementale soit prise en compte. Après tout le monde ne met pas la même priorité sur ces questions-là.
On espère donc que nos travaux seront utilisés par un certain nombre de décideurs afin de modifier leurs orientations. Je pense qu’il faut être positif là-dessus, nous ce qu’on voit c’est qu’on est écouté par certains acteurs politiques et on a beaucoup été sollicité sur la question de la biodiversité. On voit également que des acteurs économiques aussi se préoccupent de ces questions de manières croissantes. Évidemment, ça ne va pas se faire en deux jours mais le système est enclenché. Il faut beaucoup de pédagogie.
Dans le cadre mondial post-2020 pour la protection de la biodiversité, l’objectif principal est d’arrivé à 30% d’aires protégées dans le monde. Dans quel but ?
Les aires protégées, ce sont des surfaces où l'on va donner la priorité au devenir de la vie sauvage au sens large. On va donc y permettre une libre évolution des non-humains. Il y a différents types d’aires protégées qui vont de la protection relativement faible à extrêmement forte, et même à l’exclusion complète des activités humaines. Aujourd’hui, ces aires protégées représentent un peu plus de 15% de la surface de la Terre mais on plaide pour une augmentation conséquente. L’objectif serait de 30%, donc de doubler la surface d’aires protégées.
Dans ces zones protégées, on va limiter en partie les activités humaines comme la déforestation, la construction de routes, d’infrastructures, etc. On redonne à la vie sauvage des espaces de liberté. C’est vrai autant au niveau terrestre qu’au niveau marin, car à ce niveau-là également il y a une forte pression pour que les aires protégées soient multipliées. Nos collègues qui travaillent sur les aires marines ont d'ailleurs clairement montré que plus une aire était protégée, plus elle jouait son rôle écologique. Ils ont montré qu’une aire protégée pouvait même réalimenter les zones environnantes en poisson, flore, etc.
Après, toute la difficulté c’est de combattre la dégradation ou la réduction de surface des aires protégées qui est une tendance assez forte au niveau mondial. Car bien entendu une aire protégée, à partir du moment où l’on y réduit les activités humaines, on y réduit aussi l’accès à certaines ressources. On sait que c’est difficile, car la tendance forte est aujourd’hui au développement systématique des activités humaines, mais on doit faire beaucoup de pédagogie pour expliquer et promouvoir l’objectif de 30%.
De nombreux pays font face à une crise économique provoquée par la lutte contre le coronavirus et tentent aujourd’hui de relancer leur économie. La relance économique est-elle un risque supplémentaire pour la protection de la biodiversité ?
C’est assez largement le message qu’on a transmis. On sait qu’il y a des activités humaines qui contribuent fortement à la dégradation de la biodiversité. C’est ce que l’IPBES appelle les pressions : changement d’usage des terres, exploitation et surexploitation des ressources, pollutions multiples (chimiques, plastiques, etc.) et puis les espèces exotiques envahissantes que les hommes transportent via le commerce mondial.
Et l’idée en sortie de crise c’est de dire, oui il faut relancer l’économie mais la relance économique doit être le moins dommageable possible pour la biodiversité et l’environnement. Et donc il faut prendre en compte ce que disent les scientifiques : réduire la déforestation importée par exemple. Il faut faire en sorte que nos activités impactent moins l’état de la biodiversité dans les pays du sud.
Maintenant, il faut aussi que les acteurs se posent la question : s’il faut redévelopper tel secteur économique quelles vont être les conséquences environnementales sur la biodiversité et comment peut-on les limiter ? Ça fait un peu fantasme mais c’est comme cela que nous portons notre message. En tout cas, il faut absolument prendre en compte ces dimensions là si l’on veut partir sur des activités économiques plus pérennes.
La dégradation de la biodiversité est un phénomène mondial, mais certaines zones géographiques sont davantage impactées que d’autres. Quelles sont aujourd’hui les régions qui requièrent le plus votre attention ?
Dans un certain nombre de pays du sud-est asiatique par exemple, où l’aspiration au développement économique et en même temps les demandes nationales et internationales ont conduit à une déforestation massive. Le résultat économique a été en général positif mais a été obtenu au travers d’une destruction massive de la biodiversité.
D’un autre côté, l’ensemble de l’Amérique du Sud, et pas seulement le Brésil, subit une colonisation de la zone forestière qui s’accroît. Donc, ils ont des pressions fortes sur la grande forêt amazonienne par exemple. Et puis en Afrique subsaharienne, les pressions démographiques très fortes et les tendances au développement économique font que même des pratiques traditionnelles comme des cultures sur brûlis vont avoir des effets considérables sur certaines zones comme la forêt du bassin du Congo.
Le dernier point, c’est l’urbanisation. Les plus grandes villes ne sont pas en Afrique mais c’est là qu’on a le plus fort taux d’urbanisation au monde. Donc il y a des tendances très fortes qui vont engendrer une augmentation des besoins considérables en alimentation avec un risque de faire disparaître des pans entiers de la faune, par exemple. Après, il faut aussi savoir faire le ménage chez nous. En Europe, nous ne sommes pas non plus des modèles en termes de préservation de la biodiversité.

Selon Mr Romain Philips - RFI - vendredi 5 juin 2020

03/07/2020

Une plante découverte en Colombie favorable à la préservation de l'eau...

Une espèce jusque-là inconnue de frailejon, plante essentielle à la préservation de l'eau et emblématique des Andes, a été découverte en Colombie, où la biodiversité est la plus importante du monde après le Brésil, ont révélé des scientifiques vendredi.
Ce frailejon, au tronc épais et qui peut atteindre 1,20 mètre de haut, a été trouvé dans un paramo, lande humide de haute altitude des régions équatoriales, à Sonson (département d'Antioquia, nord-ouest). 
La découverte a été annoncée dans le cadre de la Journée mondiale de l'environnement.
Les scientifiques ont donné le nom latin d'Espeletia Restricta au nouveau spécimen de cette plante millénaire, dont les feuilles charnues et veloutées retiennent l'eau, et qui peut résister aux importantes variations de température des écosystèmes andins.
"Nous avons découvert (...) une espèce qui n'était pas décrite dans le genre Espeletia" nom scientifique du frailejon, a expliqué à l'AFP Fernando Alzate, biologiste de l'Université d'Antioquia, qui a dirigé les recherches. 

Il ne reste que 300 à 400 exemplaires de ce spécimen, répartis sur un demi-hectare du paramo de Sonson, ce qui montre "un grave problème de conservation" d'une plante menacée par le changement climatique et le tourisme, selon ce chercheur.
Les frailejons, dont il existe au moins une cinquantaine d'espèces, auxquelles vient s'ajouter le nouveau aux branches plus longues, ne poussent qu'au delà de 3.000 mètres d'altitude
Ils sont endémiques de certains paramos de Colombie, du Venezuela, du Pérou et d'Equateur, dans la cordillère des Andes, ainsi que du Costa Rica. 
Des recherches de l'Université Nationale de Colombie ont montré que les frailejons sont vitaux pour maintenir le débit des torrents et des rivières.
Ils retiennent naturellement l'eau des nuages et de la brume des paramos, dont 60% se trouvent en Colombie. Ce sont "les plantes les plus représentatives des paramos colombiens et elles ont un rôle fondamental dans leur préservation", selon l'institut Alexander von Humboldt de recherche biologique.

La découverte a pu avoir lieu, selon M. Alzate, parce que le paramo de Sonson, auparavant zone interdite à cause du conflit armé, est redevenu accessible depuis la signature en 2016 de l'accord de paix avec l'ex-guérilla des Farc, reconvertie en parti politique.
La Colombie accueille, en partenariat avec l'Allemagne, l'édition 2020 de la Journée mondiale de l'environnement, célébrée chaque 5 juin, et centrée cette année sur la biodiversité.
Les richesses naturelles de ce pays, miné par près de six décennies de guerre interne, sont menacées par la déforestation, l'exploitation minière illégale et les vastes plantations de coca, matière première de la cocaïne, selon l'ONU.

Selon AFP - AFP - vendredi 5 juin 2020

02/07/2020

Projet ambitieux de reforestation en Ethiopie...

En juillet 2019, des centaines de paysans avaient passé une journée entière à planter 20 000 pousses d'acacia près de la ville de Buee, dans le sud de l'Éthiopie, répondant à l'appel du Premier ministre, Abiy Ahmed, à planter 200 millions d'arbres en un jour. Le record avait été repris par les journaux du monde entier.
Un an plus tard, et tandis que le monde célèbre, vendredi 5 juin, la journée de l'Environnement, les résultats ne sont pas à la hauteur de l'ardeur des paysans, admet Ewnatu Kornen, un responsable local. Plus d'un tiers de ces pousses ont été balayées par les pluies et les survivantes peinent à s'épanouir dans cette terre peu fertile.
Quatre milliards d'arbres plantés entre septembre et juin
La déconvenue des agriculteurs de Buee illustre les écueils de la campagne de reforestation éthiopienne, un axe pourtant clé du programme "Héritage vert" d'Abiy Ahmed, visant à développer l'écotourisme et à transformer le pays en une économie respectueuse de l'environnement. 
Quelque 353 millions de jeunes arbres - soit 153 millions de plus que l'objectif initial - ont été mis en terre à travers le pays ce jour-là, selon les chiffres officiels. Ces derniers estiment plus largement que quatre milliards d'arbres ont été plantés au long de la saison des pluies, entre juin et septembre en Éthiopie.
Même si la pandémie de coronavirus l'a contraint à imposer l'état d'urgence en avril, le Premier ministre éthiopien reste déterminé à atteindre l'objectif de planter cinq milliards d'arbres cette année, tout en "respectant les mesures de distanciation sociale".
Lors d'une cérémonie vendredi à Hawassa (sud), il a même affiché l'ambition d'en planter 20 milliards en quatre ans, allant ainsi au-delà des cinq milliards déjà prévus pour cette seule saison des pluies 2020.

Doutes quant à la crédibilité des chiffres: Ambitieux et séduisant, le programme de reforestation éthiopien fait aussi l'objet de critiques. 
À l'étranger, des doutes ont été émis quant à la crédibilité des chiffres impressionnants de l'année passée. Sur place, certains experts contestent d'ailleurs l'organisation et le suivi de cette campagne.
"L'essentiel ce n'est pas les chiffres (...) mais l'efficacité du programme de plantations", estime Negash Teklu, à la tête du Consortium éthiopien pour la population, la santé et l'environnement, un groupement d'ONG locales.
Celui-ci assure soutenir la politique de reforestation du Premier ministre, mais il suspecte que le taux de survie des arbres annoncé par Abiy Ahmed en mai - 84% des 4 milliards plantés - soit "hautement exagéré". Aucune étude indépendante n'a été  conduite.À l'avenir, estime Negash Teklu, les autorités devront mieux guider la répartition des pousses et mieux expliquer aux citoyens comment la reforestation peut améliorer leur vie.
"Unir notre peuple": Belaynesh Zewdie, experte forêt du Programme des Nations unies pour le développement, installée à Buee, fut aux premières loges pour observer comment de tels projets peuvent mal tourner sans soutien des communautés. 
À la fin des années 1980, sous le régime communiste du Derg, elle participa à la plantation d'un million d'acacias dans la région Amhara (nord). À la chute du Derg en 1991, des résidents en colère ont arraché les arbres de ce projet imposé par le pouvoir central, pour y cultiver la terre, se souvient-elle.
Au cours des dernières années, Belaynesh Zewdie a travaillé sur un projet qui tente, cette fois, d'apporter des bénéfices concrets aux populations locales. En plus d'employer 7 femmes des environs, ce programme inclut par exemple la construction de bassins destinés au bétail des éleveurs. Depuis, des hectares d'arbres ont poussé. "En peu de temps, vous pouvez changer beaucoup de choses", estime Belaynesh Zewdie. "Je suis moi-même impressionnée chaque fois que je viens ici. C'est incroyable". 
Dans la perspective des prochaines élections générales, dont la date n'est pas encore fixée, les autorités espèrent que l'initiative pourra aider à faire fi des clivages politiques et ethniques et à "unir notre peuple", souligne Sileshi Degefa, directeur du Jardin botanique Gullele d'Addis Abeba. 
Avec AFP-
Selon FRANCE 24 - France 24 - vendredi 5 juin 2020

30/06/2020

Les impacts environnementaux et sociaux de notre épargne...

Dans la lettre du WWF nommée "Sur les traces du Panda", Mr Hugo Bluet, expert Finance Verte, nous fait prendre conscience des liens existants entre notre épargne et la hausse des températures. A première vue, nous pourrions être tentés de dire: aucun! Pourtant, explique-t-il, "l'argent que nous plaçons sur nos comptes en banque ou dans d'autres produits d'épargne finance en majeure partie le secteur des énergies fossiles, contribuant ainsi à accélérer le réchauffement climatique".

En 2019, Axa, le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel ont annoncé qu'ils n'investiraient plus dans le charbon. C'est un début, mais nous devons nous mobiliser également. Par  exemple en posant des questions à notre conseiller bancaire ou en lui parlant du label Greenfin, qui récompense les fonds qui investissent dans des entreprises et des projets engagés dans la transition écologique et énergétique.

Pour préparer le "monde d'après", il est grand temps de nous engager!

Lyliane

29/06/2020

Faut-il réinventer des modèles masculins et féminins?

L’écrivaine Amanda Sthers était l’invitée de l'émission L’Équipée sauvage, jeudi sur Europe 1, à l'occasion de la sortie de son nouveau roman, Lettre d’amour sans le dire (Grasset). Elle y raconte l’histoire d’une femme prisonnière d’elle-même, qui reprend peu à peu le contrôle de sa vie. L’occasion pour l'auteure de nous livrer son regard sur l’évolution de l’image des femmes, à travers les générations. 

"Il y a aujourd’hui une façon différente de voir les femmes. Ma génération est sacrifiée car c’est une génération qui prend le pouvoir", estime Amanda Sthers. Elle "prend le pouvoir" et commence à faire bouger les choses, pousse "la féminité et la masculinité" à se réinventer. Mais les progrès prendront du temps. "Il y a un vrai progrès, mais il a fallu un moment tampon et c’est maintenant", poursuit la romancière. "Mes fils par exemple (ils ont 17 et 15 ans), ne se posent pas la question de savoir si les femmes ont le droit d’être ici ou non."
"On continue à demander tout et son contraire aux hommes"
"On continue encore aujourd’hui à demander tout et son contraire aux hommes : on voudrait qu’ils soient forts, puissants et protecteurs et en même qu’ils changent les couches de leurs enfants. On veut qu’ils nous invitent au resto, mais aussi qu’ils respectent le fait qu’on gagne de l’argent", enchaîne l’écrivaine. Et de conclure : "On doit réinventer ce modèle-là. On est toujours sur le modèle ancien, en train de comprendre comment le nouvel homme et la nouvelle femme doivent fonctionner."

Selon Europe1 .fr - Europe 1 - jeudi 4 juin 2020

28/06/2020

Qu'est-ce que l'audio-description et comment la programmer?

Dans Télé-Loisirs, Mr Hugo de Saint-Phalle écrit un article présentant le procédé d'audio-description, qui permet aux personnes aveugles ou malvoyantes de suivre un programme, grâce à une voix décrivant ce qui se passe à l'écran et donnant des détails sur le cadre, les décors, le paysage. Comme le rappelle le Conseil supérieur de l'audiovisuel, la loi française fait obligation aux chaînes de télévision publiques et aux chaînes privées dont l'audience nationale dépasse 2,5% de l'audience totale des services de TV "de prévoir des proportions de programmes accessibles aux personnes aveugles ou malvoyantes, en particulier aux heures de grande écoute".

Hélas, en pratique, l'offre en audio-description reste faible. Et l'activation de celle-ci s'apparente à un vrai casse-tête. Pourtant, il est important de savoir paramétrer ce procédé sur les box et les décodeurs. Selon vos opérateurs Internet ou Canal Plus, les manipulations à effectuer ne sont pas les mêmes. Il y a heureusement des espaces d'assistance prévus. Les voici: pour Free (Freebox Revolution): https://free.fr/assistance. Pour SFR (Box très haut débit ou THD 4K): https://assistance.sfr.fr/television/ install. Pour Orange (Livebox Play): https://assistance.orange.fr/tv-decodeur/tous-les-decodeurs/installer-et-utiliser/parametrer-la-tv-d-orange/accessibilite.

Pour Bouygues (Box Miami ou 4K):https://www.assistance.bouyguestelecom.fr/tv-bbox et pour Canal Plus:https://assistance.canalplus.com/questions/1651807-audio-description. Le plus souvent, il faut agir pour les réglages depuis un programme en cours. Pour Canal Plus, on peut activer l'option à partir d'un décodeur Satellite HD Wifi et d'un Cube TNT. Sur Canal +, SFR, Orange et Bouygues, il est possible de cliquer pour obtenir une activation permanente. Pour Free, ce n'est pas possible. Ne pas hésiter à avoir recours à ce procédé, ni à réclamer davantage d'offres en auto-description!

Lyliane

Risques sanitaires, recul de la biodiversité et maladies zoonotiques émergentes...

La pandémie de Covid-19 a ouvert une nouvelle ère dans la compréhension des maladies infectieuses et leur gestion à l’échelle mondiale. Une crise à laquelle nombre de pays ne s’étaient pas correctement préparés, se reposant sans doute sur les succès de l’antibiothérapie, de la vaccination de masse, de l’augmentation du niveau de vie et des systèmes de santé pour assurer la sécurité sanitaire de leurs concitoyens. Rappelons-nous qu’au début du XXe siècle, les maladies infectieuses représentaient encore la principale cause de mortalité dans le monde. Aux États-Unis, l’espérance de vie était alors de 47 ans, avec une très forte mortalité infantile due aux maladies infectieuses. Quelques décennies plus tard, ce fut au tour des maladies chroniques – comme le cancer ou les maladies cardiaques – de devenir les principales causes de mortalité dans les pays aux ressources économiques élevées, avec une espérance de vie de nos jours proche des 80 ans.
Mais, en ce début du XXIe siècle siècle, dérèglements climatiques et recul de la biodiversité redistribuent les cartes d’une santé mondialisée.
Des barrières qui se franchissent: La recherche sur les maladies infectieuses a changé de paradigme, prenant de mieux en mieux en compte les éléments pathogènes présents dans les écosystèmes. Les barrières entre santé animale et humaine s’atténuent face au constat que deux tiers des pathogènes humains sont aujourd’hui issus d’un transfert horizontal de l’animal (sauvage ou domestique) vers l’homme.
Ces maladies infectieuses, dites "zoonotiques", constituent un véritable fardeau pour plus de 1 milliard d’individus dans le monde ; elles se concentrent principalement dans les zones tropicales, notamment en Afrique et dans le Sud-Est asiatique.
Dans un monde de plus en plus connecté, physiquement et virtuellement, les maladies infectieuses zoonotiques ont pris une nouvelle dimension. La crise sanitaire du Covid-19, en modifiant profondément la perception du risque infectieux issu de l’animal, en constitue un exemple frappant.
D’une espèce à l’autre: Pour certaines de ces affections zoonotiques, les hommes représentent ce qu’on appelle un « cul-de-sac » épidémiologique. C’est le cas de la rage, dont le virus ne peut pas se transmettre d’humain à humain. Pour d’autres maladies, ils constituent des hôtes accidentels, pas assez compétents pour amplifier, transmettre le pathogène et créer une épidémie, comme dans le cas de l’encéphalite spongiforme bovine. Mais, dans de rares cas, les êtres humains constituent des hôtes offrant les conditions favorables à l’installation du pathogène. C’est vrai pour le virus Ebola et, ces derniers mois, le SARS-CoV 2.
Les maladies nouvellement apparues (dites "émergentes") – dont 75% sont zoonotiques – pouvaient jusqu’à présent faire relativement peu de victimes. Que ce soit le SRAS, la grippe influenza H5N1, le virus Nipah, la fièvre de la vallée du Rift ou le MERS-CoV, ces affections ont cumulé, à elles cinq, moins de 4.000 morts par an. Elles auront toutefois fortement déstabilisé les pays touchés et inquiété les autres.
Par son adaptation et sa diffusion rapide, la Covid-19 est en train d’écrire une nouvelle page de la gestion des maladies infectieuses émergentes, la quasi-totalité des pays du globe ayant été touchés, en une rapidité record. Selon un dernier bilan, consulté le 2 juin 2020, plus de 376.000 personnes sont mortes de ce coronavirus.
En opposition aux maladies zoonotiques émergentes, d’autres maladies infectieuses zoonotiques (comprendre celles impliquant l’animal dans sa chaîne de transmission) sont endémiques dans de nombreuses régions du monde.
Ces affections sont souvent négligées, malgré un nombre important de victimes (59.000 morts par an pour la rage et 30.000 pour la leishmaniose, par exemple) et intensifient souvent les cycles de pauvreté pour des populations déjà vulnérables.
Citons enfin ces maladies infectieuses, non zoonotiques (qui n’affectent pas l’homme), mais impliquant toutefois l’animal dans leur transmission ; celles-ci peuvent engendrer des pertes animales et économiques importantes. Ce fut le cas en Chine, début 2019, avec le virus de peste porcine africaine. Transmis par des suidés sauvages aux élevages de cochons, il a entraîné la mort de centaines de millions d’animaux.
Caractériser le "saut d’espèces": Face à toutes ces situations de saut de pathogène d’une espèce à l’autre, il est important de détailler les facteurs qui favorisent ces phénomènes et d’identifier les éléments inconnus à étudier. Le saut d’espèce, voilà un concept difficile à appréhender tant il désigne une multiplicité de situations. On peut toutefois distinguer deux grands types de sauts.
Il y a d’abord un saut d’espèces que l’on qualifiera d’"évolutif" : il correspond à l’émergence et à l’installation d’un pathogène au sein d’une nouvelle espèce (appelée
dans ce cas "réceptrice") à partir d’une espèce "émettrice" et après adaptation du pathogène à son nouvel hôte.Les exemples récents, et les plus dévastateurs, de ce  type de saut concernent, pour les hommes, la pandémie de sida ; et chez les non-humains, citons la décimation, au XXe siècle, de la population de lapins européens par la myxomatose ; et pour le XIXe, l’impact catastrophique de la peste bovine chez les ruminants africains. Si l’on remonte plus loin dans le temps, nombre de travaux indiquent que les maladies humaines majeures – rougeole, tuberculose ou variole notamment – sont issues d’un saut d’espèces (à partir d’animaux domestiques), il y de cela plus de 10.000 ans. De nombreuses questions entourent ce phénomène: En premier lieu, comment et pourquoi certains pathogènes sont capables d’infecter une nouvelle espèce et de s’y maintenir ? Pour le virologue Thijs Kuiken (Centre médical Erasme de Rotterdam), la probabilité qu’un virus devienne endémique dans une nouvelle population dépend de trois processus : les interactions interspécifiques entre hôtes émetteurs et récepteurs ; les interactions entre l’hôte et le virus chez l’espèce réceptrice ; les interactions entre individus chez l’espèce réceptrice. Si la transmission est possible, la connaissance du réseau de contacts est alors indispensable pour savoir si le virus va persister dans la population ou s’éteindre. Ce type de saut s’oppose à celui, plus "écologique", où le pathogène franchit fréquemment la barrière des espèces, mais sans endémisation dans la population réceptrice. Ou, autrement dit, sans que l’espèce réceptrice puisse maintenir le pathogène sans contamination extérieure ; c’est notamment le cas pour le virus de la rage, qui affecte régulièrement de nombreuses espèces animales.
Des stratégies d’infection variées: Les pathogènes adoptent différentes stratégies pour infecter leurs hôtes. Ils peuvent être spécialistes et n’infecter qu’une seule espèce, comme le Plasmodium falciparum (l’un des cinq parasites responsables du paludisme) chez l’homme, ou généralistes et infecter un large spectre d’hôtes de différents ordres taxonomiques – comme la rage ou le protozoaire Blastocystis hominis. Les raisons de cette variabilité sont encore largement méconnues, mais certains facteurs, telles les routes de transmission indirectes, sont identifiés comme étant associés à une grande variété d’hôtes sensibles.
Même s’ils peuvent infecter différents hôtes, les pathogènes dits "généralistes" sont habituellement, mais pas toujours, moins bien adaptés aux espèces colonisées le plus récemment. Par exemple, la dose requise pour le virus de la rage issu du renard pour infecter les chiens sera un million de fois supérieure à celle nécessaire pour infecter d’autres renards. Le saut d’espèces, qu’il soit plus "évolutif" ou "écologique", est encore un phénomène mal compris. En percevoir les mécanismes constitue une étape clé dans l’étude des maladies infectieuses humaines et animales.
Les facteurs aggravants: Depuis une cinquantaine d’années, on souligne le rôle des "écotones" – ces zones de transitions entre deux types d’habitats – dans l’émergence de maladies infectieuses et la transmission interspécifique. La multiplication d’activités d’élevage à la périphérie d’espaces dédiés à la protection de la nature augmenterait ainsi considérablement le contact entre animaux sauvages et domestiques. Parallèlement, la démographie humaine croissante génère une forte pression sur les milieux naturels. En Australie, l’émergence des virus Hendras et Menangle accompagne, par exemple, une déforestation massive et une agriculture en expansion modifiant l’habitat des chauves-souris, porteuses des virus, en les poussant à exploiter des arbres fruitiers en zones périurbaines.
L’intensification de l’élevage à proximité des zones urbaines a également considérablement réduit les obstacles à la transmission interspécifiques. Près de 50% de la population humaine vit désormais dans un environnement urbain, induisant une connectivité de plus en forte entre espaces ruraux dédiés à l’agriculture et zones citadines. Un cas d’école décrit ainsi l’expansion géographique du virus de l’encéphalite japonaise en Asie du Sud-Est en lien avec l’augmentation de l’irrigation des rizières, de l’élevage porcin et de la démographie humaine.
Le rôle de la biodiversité et de l’homme
Nombre de travaux scientifiques soulignent que l’altération de la biodiversité peut être responsable des évènements d’émergence des maladies.
Hormis le fait que la fragmentation de l’habitation, la déforestation, l’augmentation de l’agriculture et de l’élevage redistribuent totalement les contacts entre espèces, des mécanismes liés à l’épidémiologie du virus sont également en jeu.
En effet, la disparition d’espèces sauvages enlève du système des individus et des espèces qui pourraient jouer le rôle de "cul-de-sac" épidémiologique, car moins adapté et moins capable d’amplifier et de transmettre le pathogène.
Par leur présence, ces individus et ces espèces sauvages permettraient ainsi de "diluer" la transmission des pathogènes. Cette théorie de "l’effet dilution" suggère ainsi fortement que des stratégies de conservation pourraient avoir des effets bénéfiques sur la santé humaine et animale. Malgré l’intérêt d’aligner stratégies de santé publique, vétérinaire et environnementale, cette théorie reste fortement débattue, car extrêmement dépendante du contexte… davantage d’espèces entraînant également un plus large panel de pathogènes. En d’autres mots, la biodiversité des hôtes peut diminuer le risque comme augmenter la transmission de chaque pathogène. La compréhension des mécanismes de diffusion d’un pathogène nécessite souvent de se placer à l’échelle de la communauté d’hôtes. La notion de réservoir se complexifie pour les pathogènes généralistes, et souvent zoonotiques, nécessitant l’adoption d’un paradigme multispécifique. Les conditions du maintien de tels pathogènes dans un système dépendent de la présence ou de l’absence d’une ou de plusieurs espèces hôtes, de la densité de ces espèces et de la fréquence des interactions au sein et entre ces espèces.
Cependant peu d’études montrent à ce jour la part relative de chaque espèce dans les dynamiques spatio-temporelles des maladies infectieuses. De même, les comportements humains et les pratiques culturelles, favorisant l’exposition d’une population à un nouveau pathogène, sont rarement intégrés dans les modèles de diffusion malgré leur importance dans les dynamiques épidémiologiques. Par exemple, la consommation de viande de poulet crue a entraîné des cas mortels d’infection au H5N1 chez l’homme.
Il est temps désormais que la recherche traite sérieusement le rôle de la biodiversité et l’impact de sa détérioration sur nos sociétés, en lien notamment avec le risque infectieux dans le contexte de changement climatique. L’intégration des comportements humains (et de leur hétérogénéité) dans les modèles épidémiologiques est également un défi de recherche pour les années à venir. Pour tout cela, il s’avère capital d’investir dans la formation d’experts internationaux, de mettre en place des approches holistiques et pluridisciplinaires pour comprendre les dynamiques qui animent les hommes, les animaux d’élevage et les animaux sauvages au sein de leurs environnements respectifs.
Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons.

Selon Mme Eve Miguel et Mr Franck Prugnolle - leJDD - mercredi 3 juin 2020

27/06/2020

Relance culturelle: oui mais pas à n'importe quel prix écologique!

A chaque moment décisif de la vie politique de notre pays, des voix s’élèvent pour défendre la culture. Le moment présent ne déroge pas à la règle. Au contraire : inédit et considérable dans sa forme comme dans sa portée, il donne lieu à une avalanche de plaidoyers et d’appels à un plan de relance ou une nouvelle donne – le fameux New Deal des années 30. L’ampleur de la réaction s’explique aisément : fondée pour une large part sur la sortie, le rassemblement et la mobilité, notre vie culturelle a été stoppée net par la crise sanitaire, entraînant la mise à l’arrêt de tout le secteur professionnel qui, de la création à la diffusion en passant par l’interprétation et la médiation, donne forme à cette vie.
S’il faut évidemment soutenir et relancer un secteur essentiel – et veiller à n’omettre aucune catégorie – reste à nous accorder sur le sens et l’ambition de la relance. Dans ce moment de suspension, qui nous donne une occasion unique de questionner nos modèles et nos formes de vie, nous aurions tort de ne pas inclure la culture dans la réflexion.
La culture fait en effet partie du régime même de la production, de la distribution et de la consommation qui doit aujourd’hui être réinterrogé. Le problème avec son industrialisation n’est pas seulement la standardisation de l’imaginaire (Adorno et Horkheimer) et le laminage de la subjectivité (Guattari), c’est aussi celui que pose désormais l’industrie en général.
Pollution de la vidéo en ligne
Comme les autres secteurs industriels, la culture a connu ces dernières décennies, sous l’effet conjugué de la révolution numérique, de la mondialisation et de l’accroissement exponentiel des échelles et des volumes, de grandes mutations qui accentuent considérablement son impact environnemental. Avec la multiplication des foires, des festivals, des biennales internationales et l’essor du tourisme afférent, avec l’explosion du streaming, du jeu vidéo et des superproductions de tous ordres, le secteur culturel est devenu un acteur non négligeable de la dégradation de notre environnement. Ainsi la vidéo en ligne polluerait-elle autant qu’un pays comme l’Espagne, tandis que l’empreinte carbone du jeu vidéo ne cesse de s’intensifier en raison non seulement du nombre croissant de joueurs, mais aussi des évolutions technologiques, qui conduisent à tout augmenter, de la taille de l’écran à la complexité graphique du jeu en passant par la définition de l’image.
A l’échelle de la planète, du fait de son faible poids démographique et de la spécificité de son histoire culturelle, la France ne joue certes qu’un rôle secondaire dans cette dégradation. Il reste que celui-ci n’est pas négligeable en termes de valeur absolue. Pour le seul secteur de l’audiovisuel, qui rassemble près de 200 000 salariés, on évaluait par exemple en 2010 le bilan carbone à plus d’un million de tonnes de CO, soit l’équivalent de 410 000 allers-retours Paris-New York (1). Parce qu’elle a par ailleurs toujours été aux avant-postes en matière de politique culturelle, la France se doit sur un tel sujet d’être exemplaire. Si l’exemplarité passe aujourd’hui par une politique de relance, ce n’est qu’à la condition d’assortir celle-ci d’un volet écologique.
Le monde a en effet changé depuis le New Deal. Face à l’urgence climatique et environnementale, la seule logique de la relance ne suffit plus : c’est au moins un tournant, si ce n’est une rupture, que le temps présent appelle. Où en êtes-vous avec la transition écologique ? Quelle est votre empreinte environnementale ? Avez-vous conscience de celle-ci ? Comment imagineriez-vous la réduire ? Une telle démarche aurait-elle un coût ? Pouvez-vous en estimer le montant ? Entrerait-elle en contradiction avec d’autres valeurs ? Telles sont quelques-unes des questions que, dans le sillage du questionnaire élaboré par Bruno Latour, le moment actuel donne l’occasion unique d’adresser au monde de la culture, à travers un plan de relance qui soit aussi un plan d’infléchissement et non de reconduction à l’identique.

De la «culture de la terre»
Un tel questionnement est d’autant plus fondé qu’il s’articule étroitement à l’origine même de la notion de «culture». Issue du latin cultura, qui vient lui-même de «colère», «habiter, cultiver, pratiquer, soigner, entretenir», la culture est au sens propre et premier agricultura, «culture de la terre». C’est en vertu d’une analogie qu’elle va devenir, avec Cicéron, cultura animi, «culture de l’esprit» : «Un champ, si fertile soit-il, écrit-il dans les Tusculanes, ne peut être productif sans culture – sine cultura –, c’est la même chose pour l’âme sans enseignement – sine doctrina.» Nous sommes loin d’avoir tiré toutes les leçons de cette histoire vieille de deux mille ans, qui nous rappelle que la notion de culture a été inventée dans une relation étroite à la nature, et sur une base lexicale qui implique les notions d’habitabilité, d’entretien et de soin. Le moment est venu de le faire : de mesurer que la culture n’est pas seulement un secteur mais qu’elle est aussi une pratique et une expérience qui modèlent notre milieu de vie – de se souvenir que la culture est originairement une écologie.(1) Etude menée par le collectif Ecoprod.

Selon Mr Emmanuel Tibloux - Liberation - mercredi 13 mai 2020

26/06/2020

Réduire le gaspillage alimentaire...

Les médias ont beaucoup parlé de gaspillage alimentaire, depuis que le gouvernement français a lancé un vaste programme de lutte contre le gaspillage alimentaire, fin 2012, avec pour objectif de le réduire de moitié d'ici 2025. Le gaspillage alimentaire n'est pas que de la responsabilité des consommateurs mais il intervient tout au long d'une chaine qui va du producteur au consommateur, en passant par les industries qui transforment, qui emballent, qui distribuent, les restaurants, les cantines, etc.
 
Quelques chiffres :
Le gaspillage alimentaire représente 150 kg par personne et par an, sur toute cette chaine, qui va de la production à la consommation. 
Nous jetons de 20 à 30 kg de nourriture par an et par personne, dont 7 kg sont encore emballés, le reste étant des restes de repas, des fruits et des légumes abimés, etc. Cela représente 400 euros par an pour une famille de 4 personnes. 
 
Comment réduire nos déchets à la maison ? Avant de faire mes courses:
J'inspecte le contenu de mes placards et surtout, je regarde ce que j'ai au frais et dans ma corbeille de fruits. Je fais une liste en fonction du nombre de repas que j'ai à préparer. Si je sais que je vais sortir le soir ou que l'un des membres de la famille ne prendra pas ses repas sur place, j'achète moins. En bref : le secret est de ne pas trop acheter car c'est ce qui représente la plus grosse source de gâchis. Quand je fais mes courses
Je raisonne en fonction du nombre de repas que j'ai à faire (cf. ma liste) et du nombre de personnes à table et je n'ai pas les yeux plus gros que le ventre.
Je résiste à la tentation. Si certaines promotions sont tentantes, demandez-vous toujours si vous allez avoir le temps de tout cuisiner avant la date de péremption. C'est le piège, par exemple, avec les fruits et les légumes, la viande, le fromage, etc. On pense faire des affaires et au final, on jette.
Je privilégie les achats en vrac car c'est moins cher, il y a moins d'emballage et donc moins de déchets.
J'évite d'acheter machinalement certains produits, surtout si je sais que je les ai gâchés par le passé. 
J'achète les contenants en fonction de mon utilisation (lait, crème, etc.). Si par exemple ma quiche chouchou réclame 20 cl de crème, j'arrête d'acheter les bouteilles de 25 cl et je me contente de celles de 20 cl.
 
A la maison: Je conserve de manière optimum mes produits frais (je ne mets pas un reste d'aliment au frais sans le couvrir) et je mets les produits à utiliser rapidement sur le devant de mon réfrigérateur. Si je suis une tête de linotte, je rajoute éventuellement une liste sur mon frigo avec les aliments à utiliser en priorité.
Si je ne suis pas à la maison, je pense à laisser des consignes aux autres sur ce qu'il faut utiliser en priorité.
Si je ne planifie pas mes repas, je fais le point avant chaque repas, afin d'utiliser les produits frais qui arrivent bientôt à leur date de péremption.
Je surveille ma corbeille de fruits pour éviter qu'un fruit abimé gâte les autres fruits.
Quand je pars en vacances, j'emporte les restes dans une glacière ou je donne les produits à mes voisins.
 
De temps en temps: Je fais le point sur mes stocks pour vérifier les dates de péremption, car même les produits secs se périment.
Je fais une pause courses et je cuisine avec mes stocks.
 
Et vous, quelles sont vos astuces pour réduire vos déchets ?

Selon Mme Pascale Weeks - 750 grammes - dimanche 31 mai 2020

25/06/2020

Des textiles qui soignent...

Selon Mme Cendrine Barruyer dans Version Fémina, l'ère du "traitement à porter" ne fait que commencer! En effet, tissus connectés, matériaux à mémoire de forme, fibres intelligentes sont d'actualité. Par exemple, il existe des tee-shirts qui évaluent notre état de santé. Lancé en janvier 2019, le tee-shirt Cardioskin, muni d'électrodes et prêté au patient par le cardiologue, permet de suivre l'activité cardiaque pendant un mois.Des anomalies qu'un examen classique n'aurait pas révélé peuvent ainsi être mises en évidence.

De même,le sous-vêtement Nexkin est doté de 10 capteurs pouvant analyser différents paramètres physiologiques: l'activité cardiaque, la respiration, la température corporelle, l'activité physique et pulmonaire. Il devrait pouvoir détecter en avance une crise d'épilepsie ou alerter en cas de décompensation une insuffisance cardiaque, indique le directeur technique de Chronolife, la société qui l'a mis au point. Demain, la start-up BioSerenity à l'origine du Cardioskin envisage des sous-vêtements connectés pour enregistrer le fonctionnement de l'appareil urinaire et le traitement de l'incontinence.

A l'Ensait (Ecole nationale supérieure des arts et des industries textiles), le Pr Xianyl Zeng et ses équipes développent une veste qui capte les mouvements du foetus dans le ventre de sa mère, afin de prévoir le moment de l'accouchement. De plus, il existe aujourd'hui des tissus qui, grâce à des microcapsules qui libèrent leur actif par friction,  diffusent des actifs appelés bioactifs, afin d'intégrer des médicaments résistant aux lessives. Des brevets pour des vêtements libérant des molécules antalgiques, anti-inflammatoires, antibiotiques ou des vitamines ont été déposés.

Le Shorty  Mixa Intensif Minceur, diffusant de la caféine ou la brassière raffermissante Lytess associant à des actifs tenseurs un tricotage spécial vont dans le même sens. C'est du côté des pansements que les réalisations sont les plus avancées: assistants de cicatrisation, pansements réparateurs... Des tricots de contention personnalisée ont vu le jour. Par exemple le tee-shirt Lyne Up en vente sur www.percko.com,oblige à se tenir droit. ll a été développé par des ostéopathes, tout comme des manchons et des bas anti-oedème tels Jobst Relax et Jobst Elvarex, vendus en pharmacie. Des corsets et des tricots anti-malaise et hypotension avec des puces électroniques ont été mis au point par Gemtex de l'Ensait. Enfin, depuis Saint-Etienne et Roubaix, les textiles intelligents rayonnent peu à peu dans toute l'Europe.

Lyliane

24/06/2020

Low Tech ou remettre les basses technologies au service des personnes...

Ce mouvement de promotion des basses technologies, qui a émergé il y a moins de dix ans, propose un nouveau modèle de production, plus local, et surtout plus sobre en ressources.
Chaque mois, Libération creuse une thématique environnementale. Après la chasse, le ski, et la biodiversité, quatrième épisode, la sobriété est-elle notre futur ?
La touffe de végétation qui occupe une grande partie de la pièce détonne dans le cockpit. Le voilier du projet «Nomades des mers» fait étape, ce jour-là, à Puerto Escondido, dans l’Etat d’Oaxaca, au Mexique. «Il commence à faire bien chaud ici», souffle Corentin de Chatelperron, un des fondateurs de l’association Low-tech lab, basée à Concarneau (Finistère). Avec d’autres passionnés, il s’est embarqué dans un tour du monde des innovations sobres. Malgré une connexion internet aléatoire, il nous fait découvrir les inventions «basse technologie» dont regorge l’embarcation et qui lui permette d’être presque autonome en ressources.

Ce qu’on a pris pour une plante d’intérieur luxuriante est en réalité un système d’hydroponie, hors sol, qui permet de faire pousser de la nourriture sans pollution ni engrais. «Nous avons trouvé ce système à Singapour, explique l’ingénieur de 35 ans, la peau hâlée. Les végétaux sont alimentés par les eaux grises du bateau. Ils consomment dix fois moins d’eau que des plantes en terre.» Sur la table de leur «salon» trône une machine à coudre. «Elle est actionnée par un pédalier qui permet aussi, par la force des jambes, de faire marcher un blender, un moulin et une perceuse-meuleuse-ponceuse, détaille Corentin. Cela ne demande pas tant de force motrice que ça, et on fait du sport en même temps.» La visite continue. Dehors, sur le pont du voilier, malgré la lumière aveuglante réfléchie par la mer, on aperçoit une grande cage où s’agitent des insectes. «Ce sont des mouches soldats noirs, reprend le maître des lieux. Leurs larves mangent rapidement les déchets organiques. L’engrais que produit leur digestion est utilisé comme fertilisant, et les larves servent ensuite d’aliments à notre élevage de grillons à bord qu’on utilise comme nourriture.» Cette idée improbable, mais pas moins ingénieuse, leur est venue lors de leur passage à Kuala Lumpur, en Malaisie, où une ferme géante élevant ces mouches a été installée par l’entreprise Entofood pour dégrader les déchets d’un quartier entier et transformer les insectes en aliments. «En France, ce serait tout à fait adaptable à l’échelle d’un quartier pour limiter l’amoncellement dans les décharges et les incinérateurs», assure le navigateur.

Un peu plus loin, on aperçoit une petite éolienne fabriquée à partir de moteurs d’imprimante, ainsi qu’un four solaire «hyperpuissant» qui leur permet de cuire toute leur nourriture. «Avec ce tour du monde, on a voulu redonner une image positive à l’écologie, explique Guénolé Conrad, autre membre actif du Low-tech lab, coincé en France par la pandémie de Covid-19. Si on veut parvenir à une société plus sobre, qui consomme moins de ressources, cela passera par un changement des imaginaires. On ne prône pas un retour à la bougie mais une réflexion sur nos besoins, pour parvenir à éliminer les usages inutiles.» Le carnet de croquis d’objets low-tech dessinés par Corentin de Chatelperron, sur son catamaran à Phuket, en Thaïlande, en 2017.
La low-tech, qui s’est d’abord fait connaître par des inventions «faites maison», comme la cabine de douche à réutilisation d’eau ou le chauffe-eau solaire basse technologie, embrasse aujourd’hui une conception bien plus large, au dire de nombreux acteurs de ce microcosme. Le pouvoir du local: «Il s’agit de remettre les technologies au service des gens et pas l’inverse, de faire sortir l’individu de son statut de consommateur ignorant pour lui redonner une maîtrise sur la technique et sur les externalités des produits qu’il achète, détaille Michel Foata-Prestavoine, ingénieur et membre du réseau OseOns de promotion de la low-tech. L’idée d’un projet low-tech ressemble à la permaculture, dont le but est de constituer un écosystème naturel autonome, mais appliquée aux technologies.» La low-tech, c’est donc autant des techniques, un savoir-faire, qu’une philosophie.Le concept pourrait-il être développé à grande échelle ? Peut-on imaginer de futures filières économiques s’ériger sur le territoire français, comme piliers du plan de sortie de la crise économique actuelle ? «Les initiatives fleurissent à l’échelle locale, assure Guénolé Conrad. Nous encourageons des micro-entrepreneurs à Développer la low-tech ne provoquerait-il pas une fragilisation de certaines filières industrielles et donc une perte d’emplois ? Au contraire, assure Florent Husson, membre du réseau Ingénieurs engagés et un des porteurs de la Semaine des alternatives et de la low-tech, organisée fin août : «Cela signifie plutôt une transformation de la nature des emplois pour les personnes, par exemple, qui travaillent dans la fabrication d’objets high-tech non essentiels. En parallèle, il faudrait revaloriser certains métiers manuels, dans l’agriculture ou l’artisanat.» Moins recourir à la robotisation et la mécanisation rendrait nécessaire la mobilisation de plus de travailleurs.

«Le low-tech est générateur de résilience et de lien social, renchérit Philippe Bihouix, ingénieur et auteur de l’Age des low-tech (Seuil, 2014), la bible des passionnés du sujet. Dans la transition écologique, il y aura des destructions d’emplois, nécessairement, mais pour que cela ne crée pas des souffrances sociales supplémentaires, il faut en anticiper le rythme et assurer la création d’emplois alternatifs. Dans l’agriculture, par exemple, faire évoluer les exploitations vers de la polyculture, sur des parcelles plus petites, développer les circuits courts et la production locale, permet de créer bien plus d’emplois que l’agriculture intensive. Ce sont des choix de société : en valorisant tel ou tel métier, en orientant les dépenses publiques, on peut faire en sorte que plus de Français soient musiciens ou artisans, et non experts en marketing ou en big data.» On verrait sortir du système éducatif plus de plombiers, chauffagistes, couvreurs ou électriciens, dont beaucoup sont actuellement surchargés de commandes. Sur cette lancée, les territoires deviendraient moins dépendants de l’extérieur, et donc plus à même de faire face aux chocs futurs, que ce soit une pandémie ou une crise environnementale.

Selon Mme Aude Massiot - Liberation - lundi 1 juin 2020

21/06/2020

Solidarité avec les sans papiers...

Malgré l'interdiction de la préfecture de police, les organisateurs de la manifestation ont maintenu leur appel à défiler dans la capitale, ce samedi 30/5/2020 comme dans plusieurs villes de France, dénonçant les effets de la crise sanitaire pour les migrants.
«Il faut régulariser les sans-papiers», crie François-Michel Lambert, député (Libertés et Territoires, ex-groupe LREM) des Bouches-du-Rhône. Ce samedi aux environs de 13 h 30, sur la place de la Madeleine à Paris, la «Marche des solidarités» débute à peine et des centaines de personnes sont déjà réunies. Malgré l’interdiction des rassemblements de plus de dix personnes en vigueur sous l’état d’urgence sanitaire, les 195 organisations – associations, syndicats, collectifs de sans-papiers – à l’origine de cette initiative ont maintenu leur appel, moyennant des consignes de port du masque et de maintien de la distanciation physique le long du parcours. Pour les migrants, «la crise sanitaire actuelle est en train de devenir une véritable bombe sanitaire», dénoncent-elles dans un communiqué commun, qui appelle notamment à régulariser tous les sans-papiers, à leur ouvrir le droit au chômage partiel, et à fermer les centres de rétention administrative (CRA). Masques sur le nez, les manifestants s’agglutinent pour écouter le discours du député Lambert. Chabane leur demande de «respecter les distances de sécurité». C’est la première fois que cet Algérien de 37 ans, arrivé en France il y a deux ans, se rend à une manifestation de ce genre. Avant le confinement, il vivait de petits boulots payés en liquide. Mais ces temps-ci, il n’a plus de revenus. C’est ce qui l’a décidé à venir défiler : «On veut juste vivre comme tout le monde, et qu’on nous respecte», revendique-t-il.

«On est bloqués»
Chabane n’est pas le seul sans-papiers à participer pour la première fois à une manifestation. Le cortège – dont une partie s’élançait aussi du quartier de l’Opéra, où les forces de l’ordre ont tenté d’empêcher le départ en usant de gaz lacrymogène – se déplace rapidement mais calmement vers la place de la République, et ne cesse de grossir. Selon la préfecture de police de Paris, la marche a rassemblé 5 500 personnes. «Je n’ai jamais vu autant de monde à une manifestation de soutien aux sans-papiers», compte Alhousseyni, un Sénégalais habitué, lui, de ce genre de rassemblement. «Sans chômage partiel, on est bloqués. On ne peut pas travailler», soupire celui qui, avant la crise sanitaire, nettoyait des vitres contre quelques euros.
Place de la République, les tracts d’Adoulayé partent comme des petits pains. Le jeune homme de 26 ans, venu du Mali, fait partie du collectif Baras, qui rassemble des sans-papiers de Bagnolet et Montreuil, en Seine-Saint-Denis, et est récemment devenu une association. «Ça me fait plaisir de voir du monde, glisse-t-il. Ça fait sept ans que je fais des démarches pour avoir des papiers. La préfecture m’a fait faire des va-et-vient pendant des années, pour finir par me dire que je ne les obtiendrais pas…» Il dénonce une situation critique depuis le début de la crise sanitaire : «La majorité des membres de notre association n’ont pas encore repris le travail.»

Première sommation: Pendant qu’il parle, la place de la République se remplit. Une cinquantaine de manifestants sont montés sur la statue et les forces de l’ordre ne tardent pas à donner leur première sommation. Un peu à l’écart, Sami, masque chirurgical sur le visage, résume les raisons qui ont poussé son association, AFD International, à organiser cette manifestation. «La Marche des solidarités existe depuis trois ans, elle rassemble beaucoup d’associations et de collectifs autour des questions de droits des migrants, de droit au logement, de lutte contre les violences policières», détaille-t-il. Cette année, les conséquences de la crise sanitaire ont poussé davantage de gens à battre le pavé. «Il y a beaucoup de nationalités différentes et beaucoup de familles», souligne Sami. Alors qu’il explique que la manifestation a été interdite par la préfecture de police deux jours plus tôt, il est interrompu par des tirs de gaz lacrymogène, suivis d’une charge de gendarmes mobiles. Les manifestants quittent la place rapidement. A 17 heures, les skateurs ont réinvesti l’esplanade. Un peu plus loin, boulevard Magenta, les forces de l’ordre interpellent les derniers manifestants. En fin de journée, la préfecture de police a fait état de 92 interpellations. Les organisateurs, eux, appellent à un nouveau défilé le 20 juin.

Selon Mme Philippine Kauffmann - Liberation - dimanche 31 mai 2020

20/06/2020

Repenser les formes de la mondialisation...

Mr Nicolas Vercken, directeur des campagnes et du plaidoyer à OXFAM France, explique dans le magazine US de la FSU ce qu'est OXFAM, cette ONG qui se bat "contre les injustices et la pauvreté". C'est l'une des organisations signataires de l'appel des 18 associations et syndicats "Plus jamais ça", qui développent des propositions pour le Monde d'après. OXFAM a imaginé, en effet, le monde de demain décliné en 34 mesures concrètes. Ce devrait être "un monde ouvert, multiculturel, où la mondialisation aura été repensée dans le sens d'une alimentation et d'une production en circuits plus courts".

Fin 2019, plusieurs syndicats et associations ont considéré "qu'il était grand temps de rassembler celles et ceux qui ne veulent plus opposer urgences environnementales et sociales". Pour sa part, OXFAM a dès le début des années 2020 lié les enjeux climatiques aux menaces sur les moyens de subsistance des populations du Sud. La crise que nous traversons actuellement posant la question du JOUR D'APRES, nos perspectives pour le moyen terme se sont accélérées. Que ce soit en Asie ou en Afrique (Sahel, Corne de l'Afrique...) la pauvreté guette, tout comme les aléas climatiques (criquets, ouragans, sècheresse...).

La France a mis en place des mesures de chômage partiel qui ont évité le pire grâce au maintien des mesures de protection sociale. Mais comme partout la crise frappe brutalement les plus vulnérables, les travailleurs précaires déjà fragiles avant la crise. L'impact économique est un peu partout désastreux. En effet, l'insécurité alimentaire va s'accroître dans les pays pauvres ou émergents. La spéculation notamment risque de réduire les filières d'approvisionnement. Ce n'est toutefois pas le moment de fermer les frontières, pense Mr Vercken, car le multilatéralisme, la libre circulation des personnes et les migrations sont indispensables et bénéfiques à l'humanité. Un consensus reste à trouver pour remplacer la société de consommation par un modèle plus équilibré et plus juste pour toute la planète.

Il conviendrait selon lui de tout repenser: de relocaliser certaines productions (médicaments, produits de première nécessité...), de promouvoir le bio dans les cantines, de favoriser les exploitations agricoles de taille moyenne et commercialisant des produits de qualité, de bannir tout gaspillage, de réduire les emballages, de vendre en circuits courts de proximité, réduisant ainsi l'empreinte carbone, de sortir des énergies fossiles, de faire mieux respecter les droits sociaux des salariés, en contrôlant par exemple les contrats de sous traitance, afin d'éviter que la plupart des grands groupes ne continuent à bafouer les règles et les pratiques du commerce équitable.

OXFAM appelle à un élargissement du cercle de ses militants et à un dialogue avec toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans les 34 mesures concrètes proposées. En se déclarant partie prenante de la démarche du Pacte pour le pouvoir de vivre, l'ONG rejoint la CFDT et la Fondation Nicolas Hulot et vise la complémentarité. II s'agit notamment de "fédérer" les forces pour que le monde d'Après ne ressemble pas à celui d'hier! Que la souveraineté alimentaire, les filières bio locales, le made in France, les hiérarchies de valeur favorisant les professions de service (préposés du courrier ou de nos déchets, soignants, paysans, éleveurs locaux...) trouvent enfin la place qui leur est due. En tant que citoyens, que consommateurs, notre rôle est essentiel et notre carte bleue peut compléter notre bulletin de vote!

Lyliane

19/06/2020

Une autre justice est possible pour la jeunesse...

Mme Valérie Soumaille dans le bulletin syndical US Magazine écrit un article concernant la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ). Elle affirme "que la justice pénale des enfants doit avant tout être protectrice, éducative, humaniste et émancipatrice, car ils sont la richesse et le devenir de notre société". Notre pays, en effet, n'a jamais autant emprisonné que ces dernières années. Dans les Centres Educatifs Fermés (CEF), près de 500 mineur-es sont enfermés sans oublier les 900 adolescent-es incarcérés en juillet 2019. Heureusement, alors qu'ils étaient encore 816 début janvier 2020, ils n'étaient plus que 680 au 22/4/2020. Or, 80% des enfants sont écroués dans le cadre de la détention provisoire, avant d'avoir été jugés.

Dans un communiqué commun, le syndicat de la Magistrature, le syndicat des Avocats de France, l'Observatoire international des prisons, la Ligue des Droits de l'Homme, le SNPES-PJJ, SNUASFP et SNUTER-FSU, la CGT et Solidaires saluent cette baisse significative. Des alternatives ont été trouvées et acceptées, montrant qu'il existait une autre voie que celle de la privation de liberté. Les signataires rappelés ci dessus réaffirment que la détnention de mineur-es n'est pas une solution et que comme le préambule de l'ordonnance du 2/2/1945 le rappelle, "elle ne doit être envisagée qu'après avoir épuisé toutes les solutions éducatives". La présentation d'un enfant devant un juge devrait être réservée aux situations les plus graves.

Quant aux 52 CEF existants, rassemblant chacun 12 jeunes de 13 à 18 ans, qui remplacent les maisons de correction d'antan, ce sont des dispositifs coûteux (650 euros par jour et par jeune). Ils peuvent même être considérés comme "l'anti-chambre  de la prison". Par contre, 80% des jeunes suivis en milieu ouvert ne récidivent pas. On se demande pourquoi le gouvernement a néanmoins lancé en 2018 la création de 20 CEF supplémentaires... L'enfermement seul ne peut donc être une réponse aux difficultés sociales de nos jeunes. Il me semble que ce serait à nous de proposer des alternatives humaines pour remplacer ces processus coercitifs!

Lyliane

17/06/2020

Petit électroménager, ne le changez pas, réparez-le!

Selon Mme Anne-Sophie Douet dans le journal hebdomadaire Télé-Loisirs, quand nos petits appareils cessent de fonctionner, nous sommes tentés de les remplacer. Or, il existe des solutions pour leur redonner vie à moindre coût. En effet, cafetières, fer à repasser, sèche-cheveux par exemple, lorsqu'ils nous lâchent, ne doivent pas nécessairement être mis au rebut. Il y a diverses solutions pour leur faire retrouver une seconde vie, presque sans frais.

Plusieurs sites Web se sont spécialisés dans les conseils pratiques concernant la réparation de l'électroménager.  Par exemple www.Spareka.fr propose un outil de diagnostic gratuit élaboré par des experts qui, à partir d'une série de questions et de tests à réaliser sur l'appareil, identifie l'origine de la panne. Il ne reste ensuite qu'à se référer à l'un des 740 tutoriels en vidéo pour procéder soi-même à la réparation. L'avantage supplémentaire est la vente en ligne des pièces détachées de toutes marques.

Sinon, www.Tout-electromenager.fr et commentreparer.com reposent sur une communauté de bricoleurs passionnés, qui animent un forum d'entraide, libre d'accès, pour venir à bout des pannes. Enfin, www.sosav.fr, spécialisé dans l'électronique (smartphones, tablettes, consoles...) propose des guides de réparation par modèles, qui décortiquent, images à l'appui, les étapes de la remise en état. Et comme les pièces détachées sont en vente en ligne, la réparation se fait sans bouger de son canapé.

Pour les pièces détachées, www.reparerpascher.fr propose des occasions jusqu'à 70% moins cher que du neu. Le réseau d'entreprises sociales Envie propose, lui aussi, un service de réparation au prix fixe de 39 euros au sein de ses 50 magasins. Ce sont pour la plupart des pièces détachées d'occasion, pour des économie et une réparation écologique. Bien entendu, leboncoin.fr peut vous dépanner pour remplacer une pièce cassée de vos appareils ménagers.

Dans le cadre de l'économie participative, de nombreux réseaux de "jobbing" (patites annonces d'emploi ponctuelles) se développent sur Internet, comme par exemple www.jemepropose.com, kiwiiz.fr ou frizbiz.com. Des artisans bricoleurs proposent là leurs services, moyennant un tarif sur devis ou à l'heure. Il existe également des ateliers d'auto-réparation, où l'on trouve outils, matériel et bénévoles experts dans des "repair cafés" dans toute la France. Pour cela, joindre: www.repaircafe.org.

Bref, redonner vie à des appareils de la vie courante, devrait être dorénavant un souci premier de tous les consommateurs. La société de consommation dans laquelle notre pays s'est malheureusement fourvoyé mérite d'être dénoncée et combattue à notre niveau, car elle favorise déchets et gaspillage. De plus, afin de lutter contre l'obsolescence programmée, qui vise à réduire la durée de vie des appareils et des produits électroniques, il faut savoir qu'il est possible de porter plainte contre les industriels responsables depuis la Loi de transition énergétique de 2015, qui en a fait un délit.

Lyliane

14/06/2020

Le cri d'appel des libraires, auteurs et éditeurs...

Plus de 600 acteurs de la filière du livre signent une tribune dans Le Monde pour demander au chef de l'État de venir en aide au secteur. Un collectif de plus de 600 éditeurs, auteurs et libraires a publié samedi une tribune adressée au chef de l'État afin qu'il agisse pour "sauver" la filière du livre mise en danger par l'épidémie de Covid-19, alors que le gouvernement dit travailler à un "plan de soutien". La fermeture complète des librairies a entraîné, pour celles-ci, une perte de la quasi-totalité de leur chiffre d'affaires et de plus de 80% pour les maisons d'édition, rappellent les signataires de la tribune publiée par Le Monde.
"Une urgence absolue"

"Il y a désormais une urgence absolue à intervenir avant l'été", insistent les signataires qui souhaitent "une aide de plusieurs centaines de millions d'euros" pour la filière.
Le livre, "grand oublié"
"Si un plan de relance ambitieux en faveur du livre et de la lecture n'est pas enclenché, de nombreux acteurs vont disparaître, d'autres vont devoir lutter pour seulement survivre", ont indiqué par ailleurs le Syndicat national de l'édition (SNE), le Syndicat de la librairie française (SLF) et le Conseil permanent des écrivains (CPE) dans un communiqué commun adressé à l'AFP. Le ministre de la Culture, Franck Riester a annoncé vendredi sur son compte twitter qu'il travaillait avec le ministre de l'Économie Bruno Le Maire "à un plan de soutien de la chaîne du livre en concertation avec l'ensemble des professionnels de la filière". Il a promis des mesures "à la fin de la semaine prochaine".

Selon B.P., avec AFP - BFMTV - samedi 23 mai 2020

 

13/06/2020

La transition énergétique passe par la biomasse...

Dans le magazine mensuel Plantes et Santé, Mme Claire Lecoeuvre a écrit un article très complet concernant des solutions à échelle humaine pour changer de modèle énergétique. Selon elle, "la biomasse, ensemble de la matière organique d'origine végétale ou animale, pourrait être une des solutions pour faire évoluer notre consommation d'énergie vers un système plus respectueux de l'environnement et des êtres humains".

En effet, soyons réalistes: l'enjeu énergétique est omniprésent dans le monde d'aujourd'hui. Nous savons qu'une plus grande maîtrise des émissions de gaz à effet de serre passe par les énergies renouvelables. Or, la biomasse, qui semble avoir un bel avenir, est issue, en majorité du bois. Les forêts en France sont réparties entre 10 millions de propriétaires, qui ont souvent du mal à exploiter et à gérer durablement leurs hectares malgré les aides mises en place depuis 2009 par le gouvernement. La filière bois demande un plan de gestion adapté.*

Aussi, une technologie qui produit en même temps de l'énergie thermique et de l'électricité à partir d'un même combustible semble préférable. On nomme ce procédé la cogénération". Il a été surtout pour le moment mis en oeuvre par des industriels et des collectivités. Enfin, l'utilisation des déchets générés par notre mode de vie et par les fermes est à l'étude notamment par l'ADEME (biogaz, méthanisation...). Toutefois, malgré la recherche de solutions à taille humaine, la question des rendements et celle de la taille des installations reste posée dans notre pays...

A nous citoyens de peser sur les décisions politiques à prendre pour que le pétrole soit cependant peu à peu remplacé par la méthanisation de résidus agricoles et des alternatives durables, en commençant par du compost ménager partout où c'est possible pour chacun de nous!

Lyliane

12/06/2020

Ateliers de coaching féminin ou féministe...

Cours sur des femmes méconnues, atelier de négociation salariale pour les femmes, découverte de Paris sous l’angle féministe… Du côté du privé comme de l’associatif, l’offre autour de la transmission féministe auprès du grand public se développe et s’est adaptée à la crise sanitaire.
Un mardi soir du monde d’avant, pré-crise sanitaire, dans le XI arrondissement de Paris. Une vingtaine de femmes sortent carnets et ordis pour un cours assez particulier : toutes sont là pour apprendre à négocier leur salaire. La séance de deux heures trente commence par un constat : «Les femmes gagnent en moyenne 10% de moins qu’un homme en France.» Missionné par Gloria Community, une jeune start-up créée en avril dont il est l’associé, Guillaume Da Mota, 35 ans, DRH chez L’Oréal, entend bien contribuer à briser ce statu quo. «Durant les milliers d’entretiens que j’ai fait passer, les femmes se mettent souvent en posture de respect d’autorité, ne veulent pas déranger et n’ont pas la même confiance en elles.

Lors du cours de l'atelier Gloria Community. Photo Stéphane Lagoutte. Myop pour Libération
Le cours du jour se fait dans l’interaction. Evelyne, 46 ans, emmitouflée dans une écharpe rose : «Comment savoir combien je vaux ?» A qui s’adresser, à quels moments, quels arguments utiliser…? Les élèves du jour notent, studieuses, les conseils du DRH. Avant de passer à la pratique lors de deux exercices. Wendy (1), 29 ans, chargée de marketing, lâche : «Je manque de confiance en moi pour demander le salaire que je mérite. En tant que femme, on a une forme d’autocensure, cet atelier devrait m’aider.» Des ateliers en présentiel qui se sont réinventés pendant le confinement dans un format en ligne.
«Temps de formation sur le fond et la forme»
A la tête de Gloria, Florie Benhamou et Laura Lasry, 33 ans, ont eu le déclic féministe en devenant mères. Leur réflexion les a amenées à revoir leurs parcours dans des start-up comme Groupon, Doctolib ou Frichti à la lumière de conditionnements sexistes. Leurs ateliers de gestion de carrière non mixtes (retour de congé maternité, propulser sa carrière) se mêlent à des propositions de sensibilisation ouvertes à tou·te·s (éducation non sexiste, initiation au féminisme, charge mentale). Autant d’initiatives basées sur la conviction qu’on ne naît pas féministe, mais qu’on le devient. A l’expérience personnelle prépondérante pourrait désormais se mêler du «coaching» à l’égalité : Gloria s’inscrit dans le développement récent d’une offre de conseil spécifique auprès du grand public dans le privé tout comme dans l’associatif, depuis longtemps positionné sur ce créneau.
La transmission féministe se fait sous des formes variées. La plus «traditionnelle», celle des associations : depuis sa création en 2009, Osez le féminisme organise deux fois l’an des «Feminist Camps». Deux jours de partage où 150 femmes; mais aussi quelques hommes jonglent entre ateliers techniques (rédiger un communiqué de presse, prendre la parole en public) et thématiques (injonctions à l’épilation, histoire féministe, violences sexuelles, etc). Un week-end similaire a été organisé en janvier par Nous toutes avec 500 personnes. «A chaque événement, il y a systématiquement un temps de formation sur le fond et la forme. On rappelle aussi à chaque fois les chiffres clés, les mécanismes des violences et les numéros utiles», explique Caroline De Haas, 39 ans, du collectif Nous toutes.
«Sensibiliser de façon ludique»
Loin de stopper cette dynamique, le confinement, marqué par une augmentation sensible des violences conjugales et intrafamiliales, a permis au collectif d’amplifier cette sensibilisation. Des formations en ligne gratuites de deux heures trente, animées en visioconférence par Caroline De Haas ou d’autres militantes, ont rencontré un réel succès. En tout, 26 sessions auront eu lieu d’ici le 30 mai et plus de 20 000 personnes auront été formées. Ces séances interactives de deux niveaux donnent des clés pour identifier les différents types de violences, mieux les détecter et accompagner les victimes. «Pendant le confinement, c’est le moyen que j’ai trouvé de me rendre utile. Si on est 200 000 à avoir ces outils en mains, on va faire reculer les violences dans la société», explique la militante, surprise d’un tel intérêt. Une dernière session ouverte à 10 000 personnes est programmée le 30 mai. Un projet d’ampleur permis par une collecte en ligne, dont l’objectif a été rempli en seulement quatre heures. «Je ne sais pas si on pourra pérenniser ces formations par la suite, c’est une question de temps et de disponibilités», note Caroline De Haas.
Le Salon des dames a choisi une autre formule et s’apprêtait à ouvrir fin mars une «école féministe». Un projet repoussé par la crise sanitaire. Céline Bizière, 29 ans, présidente de l’ONG mais aussi docteure en linguistique, compte éduquer le public avec comme accroche la découverte de «femmes qui ont tant fait et sont encore invisibilisées». Du côté du privé, Feminists in the City (ex-Feminists of Paris) s’est fait connaître pour ses visites de Paris (et désormais de plusieurs autres villes de France) sous l’angle féministe : street art, Simone de Beauvoir ou encore la chasse aux sorcières. Une manière pour Julie Marangé et Cécile Fara, 24 ans, diplômées de Sciences-Po et qui ont toutes deux suivi des études de genres en Angleterre de «sensibiliser de façon ludique». On pourrait aussi citer l’agence Nkali Works qui aide les femmes de couleur à faire face aux discriminations au travail.
Ces formations féministes demeurent une niche, mais leur développement «est logique dans le sens où il y a une croissance de l’activité féministe», évalue Christine Bard, historienne spécialiste du féminisme. Caroline De Haas remarque : «Faire de la sensibilisation n’est pas nouveau dans les mouvements féministes, ce qui est nouveau à Nous toutes est de placer la formation comme un outil militant majeur. Le groupe F, ancêtre de Nous toutes, a été pensé comme une sorte d’"armée" d’agents secrets ultraformés sur la question des violences, capable partout où elle passe de convaincre les gens et les faire s’engager.»
«Eveiller les personnes qui peuvent se braquer»
Pour l’historienne, l’offre proposée par Gloria «est nouvelle car c’est du féminisme "pratico-pratique". Avant, c’était un bénéfice que l’on pouvait retirer de la fréquentation de groupes féministes par des échanges informels. Il y a une visée individuelle assumée, pas forcément contradictoire avec des moments plus collectifs.» Elle note également : «Ce qui peut être en rupture avec le passé est qu’une identité militante se concilie avec une activité professionnelle sans se cacher derrière des termes comme "genre", "égalité", "parité". Ça serait un indice d’une plus grande acceptation sociale du terme "féministe".» Sur ce point, le consensus n’a pas été trouvé. Cécile Fara : «S’appeler Feminists in the City est un parti pris, énormément de gens nous disent qu’ils ne comprennent pas pourquoi on utilise ce mot, que ça va empêcher des gens de venir. On veut justement le dédiaboliser.» Gloria a fait le choix contraire. Florie Benhamou explique : «Ayant la volonté de toucher le plus grand monde et d’éveiller des personnes qui peuvent se braquer quand on utilise ce terme-là, on l’a effacé de certaines façons de nous présenter.»
Caroline De Haas voit dans l’essor de ce type d’initiatives «la preuve d’un suractivisme féministe». Une abondance de projets qui «facilite l’organisation de ces formations, il y a vraiment une production intellectuelle variée, abondante et renouvelée», note Christine Bard. Les entrepreneuses voient toutes dans leurs projets une porte d’entrée plus facile au féminisme. «Tout le monde ne se sentirait pas à l’aise de commencer à s’intéresser à ce sujet d’aller dans des associations pour militer car ça devient un engagement plus important. C’est complémentaire», estime Cécile Fara. D’autant plus que les participants sont loin d’être tous déjà sensibilisés. «Pas mal de personnes viennent justement pour découvrir le féminisme», assure Fabienne el-Khoury, porte-parole d’Osez le féminisme. Un constat partagé par toutes nos interlocutrices, qui notent la participation d’une majorité de femmes, souvent jeunes.
Ces créations d’entreprises sont en tout cas un signe que le féminisme est fort aujourd’hui. Mais certaines militantes craignent une récupération commerciale de la cause. Fabienne el-Khoury pondère : «Il faut être vigilant mais c’est une bonne chose que l’on essaie toutes de faire ce qu’on peut pour changer la société.» Céline Bizière abonde : «Rendre à la mode le féminisme permettra à terme, je l’espère une ouverture vers une réelle réflexion. À l’époque, on me traitait de "Simone Veil", pour m’insulter» Aujourd’hui, on n’oserait pas me faire cet honneur.» Des «énormités sont parfois dites», mais l’essentiel est pour elle que «les femmes en sortent plus fortes, un peu plus conscientes, les hommes plus volontaires.» Charge aux participantes d’avoir une certaine vigilance sur le contenu de ces formations. L’historienne estime que ces nouvelles formes hybrides de militantisme doivent s’inscrire en complément d’un féminisme contestataire.
Selon Mme Marlène Thomas - Liberation - vendredi 22 mai 2020

09/06/2020

Journée mondiale des abeilles, il est urgent d'agir ...

       
 
 
Une action concrète
Zone de BZZZ logo
 
A l'occasion de
la journée mondiale des abeilles
 
semons des graines mellifères
 
 
Chères amies, chers amis.
Plus de 7 500 personnes ont déjà créé une Zone de BZZZ en semant des graines spécialement sélectionnées par un semencier bio pour nourrir les insectes pollinisateurs.
Sans les insectes pollinisateurs, la plupart de nos fruits et légumes ne pourraient pas être cultivés. 80% des espèces végétales et 84 % des espèces cultivées en Europe dépendent directement de la pollinisation.
En dix ans, les ventes d’insecticides ont augmenté de 350% en France ! Triste record qui place la France dans le peloton de tête des plus gros utilisateurs de pesticides !!! En 2018, ce sont 76 701 tonnes de substances actives qui ont été achetées. Or, chacun sait désormais que ces produits toxiques ont un impact significatif sur les habitats naturels, les populations d’abeilles et insectes pollinisateurs.
IL Y A URGENCE

Les Nations Unies ont créé cette journée mondiale des abeilles pour attirer l’attention sur l’effondrement des populations d’abeilles ! Nous pouvons agir concrètement en offrant aux pollinisateurs des espaces de fleurs source de biodiversité.
 
Créez une Zone de BZZZ
Ou cliquez sur le lien : https://fr.ulule.

08/06/2020

Donation-partage, est-ce la solution idéale?

Dans Version Fémina, Mme Laurence Ollivier fait le point avec Maître Marie-Hélène Pero Augereau, notaire à Chevreuse (78), membre du groupe Monassier, au  sujet des successions,  afin que celles-ci "ne riment pas avec zizanie". Si l'on veut, en effet,  préparer la transmission équitable de ses biens, entre tous ses enfants sans se déposséder totalement, plusieurs options sont possibles. La première est le testament- partage. Contrairement à une donation, le transfert de propriété n'intervient qu'aprèss le décès. La seconde est la donation-partage avec démembrement de propriété. En fait, c'est la possibilité de donner tout en conservant le droit d'habiter ou de percevoir des loyers, si le bien est un logement.

Contrairement à une donation  simple, grâce à laquelle on gratifie une seule personne, avec une donation-partage, on peut donner par anticipation sur la succession une fraction de son patrimoine répartie à parts égales entre ses enfants et éventuellement ses petits-enfants. En pratique, il s'agit de constituer des lots de valeur équivalente que l'on répartit entre eux. Cette solution aurait un rôle pacificateur. Les lots distincts évitent, en effet, par la suite des disputes autour d'un même bien. De plus, on arrête les comptes au jour de la signature de la donation-partage, contrairement à une donation classique.

Par contre, il faut bien réfléchir car cela appauvrit celui qui donne. Le transfert de propriété étant immédiat, prendre conseil auprès de son notaire, car tout dépend de la consistance du patrimoine, de l'âge du donateur et de ses désirs. Pour en savoir davantage, rendez-vous sur le site officiel des notaires de France: www.notaires.fr.

Lyliane

07/06/2020

Prévenir les cancers de la peau...

Dans le Journal de l'Institut Curie, un article nous donne de précieuses indications concernant la prévention des cancers de la peau. En effet, deux tiers des cancers de la peau seraient imputables à une exposition au soleil trop importante. Le nombre de nouveaux cas de cancer de la peau a triplé entre 1980 et 2012 selon la Fondation ARC. Cette augmentation s'expliquerait par l'évolution des habitudes d'exposition aux rayonnements UV solaires et artificiels au cours des 40 dernières années. Ces expositions constitueraient le facteur de risque le plus important.

Il existe différents types de cancers cutanés selon l'atteinte de l'épiderme, du derme ou de l'hypoderme.  Les carcinomes représentent 90% des cancers de la peau. Ils sont localisés sur les zones du corps exposées: visage, cou, épaules, avant-bras, jambes. Les plus fréquents sont les basocellulaires (les moins graves) ou épidermoïdes, plus rares mais plus agressifs. Pour le moment, le seul traitement est l'exérèse chirurgicale. Ces cancers ne métastasent pas, mais les tumeurs peuvent s'étendre en surface de la peau, d'où l'importance d'un dépistage précoce.

L'autre catégorie de cancers de la peau sont les mélanomes. C'est la forme la plus grave et elle représente 1,2% des décès par cancer tous sexes confondus. Elle peut être localisée n'importe où, y compris sur le cuir chevelu. L'exposition au soleil excessive et chronique est le principal facteur de risques. L'exérèse chirurgicale est également nécessaire. Toutefois, ce cancer étant à fort potentiel métastasique, il peut s'étendre rapidement aux autres organes, d'où l'importance d'un dépistage précoce. Des traitements complémentaires par radiothérapie, chimiothérapie et immunothérapie sont indiqués.

La prévention des cancers de la peau demande des mesures strictes: éviter le soleil entre 12h et 16h, appliquer une crème solaire haute protection et renouveler souvent l'opération et surtout éviter les cabines de bronzage. Il est aussi recommandé de se couvrir avec des vêtements, un chapeau et des lunettes, notamment si l'on est avec de jeunes enfants. En cas de lésion douteuse évolutive ou dont l'aspect s'est modifié, consulter au plus vite un dermatologue. Pour en savoir plus, se connecter sur: www.e-cancer.fr.

Lyliane