Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/01/2020

Les forêts et le climat selon Yann Artus Bertrand...

Cette programmation spéciale « Winter of Forests » sonne un peu comme le fameux vers de Shakespeare « Now has come the winter of our discontent », tant la forêt de par le monde semble avoir de raisons de se plaindre de nous. Des mégafeux cauchemardesques qui ravagent l’Australie aux incendies de l’Amazonie et de la taïga cet été, le monde des arbres semble nous adresser des signaux d’alarme. Arte entreprend de lui rendre justice, ou du moins d’en souligner l’importance en ces temps de réchauffement climatique et de saturation de CO2. Un large programme de films, de documentaires et de magazines, cherche à souligner l'intérêt du milieu forestier dans notre imaginaire et dans nos modes de vie, de « Tarzan » à la série documentaire inédite « Sauver la Foret », passionnante immersion auprès de ceux qui vivent parmi les arbres. Deux semaines d’images ambitieuses et originales, présentées par Yann Arthus-Bertrand.
Paris Match : La forêt vous tient-elle particulièrement à cœur ?
Yann Arthus-Bertrand :Très : la forêt est l’un des rares espaces qui ne soit pas touché par l’Homme, c’est un endroit qui vit sa vie, où on peut encore éprouver la sensation d’entrer en contact avec la nature. Même tout près des villes, les espaces des grands arbres maintiennent leur propre harmonie. On connaît l’importance des forêts dans l’absorption du CO2 et donc dans la limitation des gaz à effet de serre. Mais moins l’aspect vivier du monde que représentent ces forêts, et qui me tient au moins autant à cœur. Or les forêts sont le havre de nature, de la faune et de la flore sauvage. C’est l’un des lieux où l’on continue de découvrir le plus de nouvelles espèces… En fait, les forêts sont le disque dur de la biodiversité.
Voyez-vous les grands incendies, en Australie notamment, comme un signal d’alerte ?
L’Australie est un drame absolu. Ces incendies ont déjà tué un demi-milliard d’animaux, c’est ahurissant ! Et ils sont la conséquence directe du réchauffement climatique. Imaginez des journées à 50 degrés : aucune plante ne résiste à cette température là, tout prend feu… Je suis stupéfait par la rapidité de la dégradation de notre monde. Tous les jours, en ouvrant les journaux, je découvre de nouvelles données dramatiques, les insectes qui disparaissent, les oiseaux qui meurent, la sixième extinction massive des espèces telle que décrite par de nombreux scientifiques. J’ai vraiment l’impression d’assister à la fin du monde ; ou du moins à la fin d’un monde. Et ce qui me sidère, c’est l’impression d’indifférence qui persiste, comme si chacun regardait tout ça avec détachement. C’est fou. Il ne faut pas croire que les problèmes ne se posent qu’à l’autre bout de la planète. En France aussi, les arbres meurent. Je suis en train de tourner mon nouveau film, « Legacy », et nous parcourons des forêts dans le Jura où les hêtres meurent en masse à cause de la sècheresse. C’est un phénomène tellement important que dans certains coins il est déconseillé d’aller marcher en forêt, de peur d’être blessé par une branche qui tombe.
Vous-même, vous allez souvent en forêt ?
Oui, très souvent. J’habite à la lisière de la forêt de Rambouillet, en bordure d’un village, les arbres sont à vingt mètres. Je pars y marcher dès que je peux et je m’y sens bien. Souvent, je prends un grand arbre à bras le corps et je le serre dans mes bras. Je médite, je pense aux 200 et quelques années qu’il a vécues. Je ne sais pas si ça sert vraiment à grand-chose, mais ça me rend heureux. J’éprouve comme une recharge d’énergie.
Fiche technique :
 "Winter of Forests" sera présenté du 12 au 25/1 sur Arte puis en replay sur www.arte.fr. Son film "Woman"sortira le 4/3 en salles.

Selon Paris-Match

17/01/2020

Conserver les tissus anciens...

Le musée d'ethnographie de Bordeaux possède des centaines de tissus anciens, provenant du monde entier. Des matières très fragiles qu'il faut préserver. Pour la première fois en France, une expérience menée avec l'Institut d'Optique et l'Université de Bordeaux a permis de développer une technique pour numériser ces trésors. Une innovation à découvrir au cours de l'exposition Textile(s) 3D à découvrir jusqu'au 29 mai 2020.
Un appareil capable de prendre un milliard de mesures en dix secondes. C'est ce qu'il faut pour une numérisation fidèle de l'apparence des tissus fragiles mais aussi de leur impression en relief. Une prouesse technologique qui pourrait révolutionner les recherches sur la préservation du patrimoine. Des scientifiques bordelais ont donc été invités par le musée d'ethnographie de la ville pour développer ce principe de numérisation en 3 dimensions. Un dispositif imposant mais efficace "Il prend des millions de photos car il y a des millions de points de vue différents. Ce qu'on essaye d'atteindre, c'est la qualité, atteindre la diversité de refets qu'on serait capables de voir à l'oeil nu" explique Antoine Lucat, étudiant en Doctorat de Sciences.
Un inventaire pour les chercheurs du monde entier

"On aimerait à terme que cette machine serve à la préservation des objets dans les musées, quel que soit le type d'objets" explique Romain Pacanowski, chercheur à l'Institut d'Optique qui a travaillé sur ce projet. Pour cette expérience, les scientifiques ont pioché dans les riches réserves du musée. Cuir, laines, fibres végétales, les textiles les plus complexes ont été passés au crible de la machine. Une fois numérisés, ces tissus peuvent être étudiés et partagés sans risque. Une mine d'or pour les chercheurs du monde entier. Ils pourront plonger au coeur de la matière. Car cette technologie permet un rendu incroyable qui donne l'impression de pouvoir observer le tissu au plus près. "On peut découvrir des points de broderie, on peut même voir par où la personne a commencé à broder" selon Solenn Nieto, chargée des collections du musée. Quand la science se met au service de l'art et du patrimoine, cela donne une exposition saisissante, enrichissante et accessible au grand public.
Exposition Textile(s) 3D, jusqu'au 29 mai 2020 - Musée d'ethnographie de Bordeaux - Université de Bordeaux - Bâtiment E (accès au 6 rue Elie Gintrac) - 3 ter place de la Victoire - 33000 Bordeaux fermé les week-ends et jours fériés.

Selon France Info-12/12/2019

16/01/2020

Qu'est ce que le combit?

Dans la revue Habbanae, journal de l'organisme "agronomes et vétérinaires sans frontières " (AVSF), Mr Junior Charles et Mme Marianie Ficien, membre d'une coopérative en Haïti, expliquent ce qu'est un "combit". En fait, il s'agit  d'un bel exemple de solidarité. En Haïti, le combit existe entre un groupe de personnes décidant de faire ensemble des travaux qu'une seule n'arriverait pas à faire. Que l'on soit associé ou travailleur, tout le monde travaille chez tout le monde: labourer la terre, sarcler une parcelle, ramasser  des récoltes, construire des routes, des habitations ou encore soutenir quelqu'un  qui a perdu un proche.

Dans notre pays, un tel exemple paraît surprenant. Pourtant autrefois dans villes et villages, un esprit solidaire existait, notamment dans l'agriculture, à l'occasion des foins ou pour aider une femme veuve par exemple. Pourquoi ne remettrions nous pas en vigueur une forme de combit près de chez nous? Nous aurions tout à y gagner!

Lyliane

15/01/2020

Féminisme et publicité en France avec Mme Christelle de La Rue et des associations...

Christelle de La Rue, Patronne féministe et publicitaire engagée innove, surprend et réinvente le marché de la publicité. Après une longue carrière dans la publicité (TBWA, MCCANN, PUBLICIS). Elle ouvre sa propre agence féministe, Mad and women, qui tente de promouvoir l’égalité des genres mais également de déconstruire ou alerter sur le sexisme dans les images et dans les agences.
Avec elle, "les lionnes", association antisexiste qui dénonce le caractère machiste de certains hommes dans les agences de publicité. Cette association a seulement 9 mois et déjà plus de 360 militantes. Pendant la marche contre les violences faites aux femmes, ce sont les associations Women Safe et Les lionnes qui, pour la première fois, vont marcher pour faire reconnaître la parallèle entre les violences faites aux femmes et celles faites aux enfants.
Face aux projets de lois du gouvernement, Christelle De la Rue estime qu’il faut agir en conscience avec le gouvernement. “Le gouvernement doit voir toutes les associations qui sont montés sans lui parce que la lutte concrète-et sans moyens financiers-est du côté des associations, c’est bien de lancer des campagnes avec le 3919 mais il faut que les associations et le gouvernement soit ensemble." Christelle de La Rue aimerait un service spécialisé : "accueillir une femme, la comprendre psychologiquement, l’aider juridiquement et aller au bout de sa réparation dans un premier temps et il faut absolument un numéro d’appel ouvert 7/7 jours et 24H/24 un peu comme le 911 aux Etats-Unis"
Aujourd’hui, elles marchent ensemble aussi pour que les féminicides soit reconnu et inscrit dans la loi. Mais Christelle aimerait également inscrire dans la loi "le publisexisme" pour assurer que les annonceurs puissent interdire les publicités sexistes au moment des validations en interne.
Des agences aux images
Pour Christelle, l’activisme ne s’arrête pas aux campagnes publicitaires : "Il ne suffit pas de vouloir faire des campagnes féministes, il faut aussi scanner les agences de l’intérieur et les aider à se transformer, qu’elles mettent en place, par exemple, l’égalité salariale, les congés parentaux..." Comment une agence peut savoir si elle est machiste et use de stéréotypes ? Mad and Women a pu répondre à la question en développant un outil appelé le "mad index". Le principe est simple : mesurer l’impact sexiste d’une marque ou d’une entreprise. Un outil très efficace et pour Christelle, l’enjeu est de taille : elle souhaite transformer plus rapidement l’égalité des genres dans le monde par les images. En parallèle, Mad & women propose des programmes pédagogique pour les entreprises : promotion du talent féminin et atelier de déconstruction des stéréotypes.
Et pour aider les projets féminins à la racine, Christelle incube également des innovations féminines parce qu'elle observe que très peu de levées de fond vont au bout concernant les projets féminins. Elle décide donc d’incuber par exemple : les Glorieuses, le collectif 52, Empow’her, Women safe, Onu femmes France, TedxWomen en France ou encore les Lionnes et d’autres.
Les violences faites aux enfants
Malheureusement les violences ne se limitent pas aux femmes. Il y a 3 ans, l’association Women Safe approche Christelle De La Rue. Très vite, elle devient "international deputy" ou porte voix internationale de l’association Women Safe et établit un contrat à titre gracieux pour s’occuper de toute la communication de l’association. Depuis 2014, l’association combat toutes les formes de violences faites aux femmes. Elle héberge, accueille et c’est la première association pluridisciplinaire contre les violences faites aux femmes. "Ils se sont rendus compte- en accueillant des femmes souvent mères - que les enfants sont touchés. Ils ont donc souhaité ouvrir cette année un département enfant et ça s’appelle maintenant "Women Safe and Children". 98 % du cerveau d’un enfant avant 5 ans reconnaît la violence et la mémorise. Un enfant témoin de violence pourra demain être victime ou auteur", assure Christelle. Aujourd’hui, Christelle De La Rue, appelle le gouvernement- Adrien Taquet et Marlène Schiappa- à faire le parallèle et à entendre les violences symboliques, sexistes, sexuelles et économiques que vivent les enfants. "Il y a un fléau sur les violences faites aux femmes mais là il y’a un vrai tabou concernant les violences faites aux enfants. La logique voudrait que le ministère de l’enfance et de la famille soit rattaché à celui des femmes et de Marlène Shiappa."

D'après Mme Margaux Balloffet - Glamour - vendredi 29 novembre 2019

Bref, il s'agit que la peur change de camp dans notre pays! Lyliane

Loi anti-gaspillage vôtée à l'Assemblée Nationale...

Cet indice de réparabilité «doit permettre aux consommateurs de faire des choix plus éclairés au moment de l'achat», en sachant si le produit est facilement ou non réparable La mesure, inscrite à l’article 2 du projet de loi anti-gaspillage, a été adoptée par 101 voix contre 1. L'Assemblée nationale s’est prononcée mardi soir à la quasi-unanimité en faveur de l’obligation à partir de 2021 d’un indice de « réparabilité » des produits électriques et électroniques, sur le modèle de l’étiquette énergie.
Selon la secrétaire d’Etat à la Transition écologique Brune Poirson, cet indice de réparabilité « doit permettre aux consommateurs de faire des choix plus éclairés au moment de l’achat », en sachant si le produit est facilement ou non réparable.
Un compteur d’usage visible par le consommateur
Parmi les critères de ce futur indice, la rapporteure Véronique Riotton (LREM) a cité la « démontabilité » du produit, le rapport entre le prix de la pièce détachée la plus chère et le prix du produit, et encore la disponibilité de la documentation technique.
« Chaque fois que cela est pertinent, la présence d’un compteur d’usage visible par le consommateur » sera prise en compte, précise le texte. Un compteur d’usage est un dispositif qui enregistre le temps d’utilisation du produit (lave-linge, téléviseur, smartphone…) tout au long de sa vie. Le Sénat en première lecture avait voulu rendre un tel compteur obligatoire pour les gros appareils.
L’objectif est de « réduire la production de déchets » et « lutter contre l’obsolescence programmée »
Le gouvernement entend par le biais de cet indice réduire la production de déchets, allonger la durée de vie et d’utilisation des produits, et encore lutter contre l’obsolescence programmée. Alors que seules 40 % des pannes des produits électriques et électroniques donnent lieu à une réparation en France, selon une étude de l’Ademe, le La mesure, inscrite à l’article 2 du projet de loi anti-gaspillage, a été adoptée par 101 voix contre 1. L'Assemblée nationale s’est prononcée mardi soir à la quasi-unanimité en faveur de l’obligation à partir de 2021 d’un indice de « réparabilité » des produits électriques et électroniques, sur le modèle de l’étiquette énergie.
Selon la secrétaire d’Etat à la Transition écologique Brune Poirson, cet indice de réparabilité « doit permettre aux consommateurs de faire des choix plus éclairés au moment de l’achat », en sachant si le produit est facilement ou non réparable.
Un compteur d’usage visible par le consommateur
Parmi les critères de ce futur indice, la rapporteure Véronique Riotton (LREM) a cité la « démontabilité » du produit, le rapport entre le prix de la pièce détachée la plus chère et le prix du produit, et encore la disponibilité de la documentation technique.
« Chaque fois que cela est pertinent, la présence d’un compteur d’usage visible par le consommateur » sera prise en compte, précise le texte. Un compteur d’usage est un dispositif qui enregistre le temps d’utilisation du produit (lave-linge, téléviseur, smartphone…) tout au long de sa vie. Le Sénat en première lecture avait voulu rendre un tel compteur obligatoire pour les gros appareils.
L’objectif est de « réduire la production de déchets » et « lutter contre l’obsolescence programmée »
Le gouvernement entend par le biais de cet indice réduire la production de déchets, allonger la durée de vie et d’utilisation des produits, et encore lutter contre l’obsolescence programmée. Alors que seules 40 % des pannes des produits électriques et électroniques donnent lieu à une réparation en France, selon une étude de l’Ademe, le gouvernement a pour objectif de faire passer ce taux à 60 % d’ici cinq ans.
Le projet de loi prévoit en outre à compter du 1er janvier 2024 un indice de « durabilité », qui inclura de nouveaux critères tels que la fiabilité et la robustesse du produit. Des députés LFI, PS et LR ont souhaité en vain en avancer la date. Les producteurs, distributeurs ou vendeurs ne respectant pas ces obligations d’indices s’exposeront à une amende administrative de 15.000 euros pour une personne morale.

Selon 20 Minutes avec AFP - 20 Minutes - mercredi 11 décembre 2019

14/01/2020

Des sneakers en mode vegan...

Dans le journal gratuit CNews, un article nous apprend que"la mode est en pleine mutation". De plus en plus d'enseignes, en effet, développent des lignes plus respectueuses de l'environnement ayant un impact local et social positif. D'autres conçoivent des accessoires et des vêtements vegan qui excluent tout produit d'origine animale. La griffe Veja notamment qui revisite les classiques et signe une version vegan de son emblématique modèle V10 (125 euros) avec une toile de coton enduite de déchets de maïs.

Gola de son côté, l'enseigne britannique, faitle choix de labelliser ses modèles vegan pour garantir des pièces sans aucune trace animale (Mirror à 65 euros). Il y a également la griffe Yatay, jeune marque italienne approuvée par l'association Peta, qui allie design et écoresponsabilité. Ses modèles sont composés de matières recyclées et elles ont de belles couleurs. La color block par exemple coûte tout de même 240 euros. Enfin, Maje signe une nouvelle collection de petite maroquinerie en version matelassée et surpiquée.

Enfin des baskets tendance pour une consommation responsable!

Lyliane

Refus catégorique des pesticides (glyphosate et SDHI) en France...

A cause des pesticides, nos abeilles meurent, les moineaux et hirondelles disparaissent car les pesticides tuent les insectes !
Nous voulons revenir à une vie saine, refusons en masse l'utilisation de ces pesticides mortels pour nous,  car la planète entière est à l'agonie. Des enfants naissent sans bras, sans mains!

Fraises, salades, pommes, vignes, champs de blé dur ou d’orge d’hiver… l’agriculture est friande des molécules SDHI, qui visent à détruire champignons et moisissures. Un collectif de scientifiques s’inquiète des risques de ces fongicides sur la santé des organismes vivants, dont les humains. L’agence sanitaire française ne partage pas leur avis.


Un fongicide très utilisé dans l’agriculture, le SDHI, est au cœur d’un débat entre chercheurs et experts règlementaires. Derrière ce sigle obscur se cachent des molécules dont l’action est d’inhiber l’activité de la succinate déshydrogénase (SDH), une enzyme qui participe à la chaîne respiratoire. Les fongicides SDHI visent à détruire les champignons et les moisissures qui se développent dans les cultures en bloquant leur respiration. Le problème, selon plusieurs chercheurs, est qu’ils peuvent aussi bloquer celle de tous les êtres vivants, plantes, animaux, et hommes.


« Ces molécules étant décrites comme des fongicides, nous pensions qu’elles ne ciblaient que les champignons. Mais les tests que nous avons menés en laboratoire ont montré qu’elles tuaient aussi l’enzyme humaine, celle de l’abeille ou du ver de terre »,résume Pierre Rustin, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et spécialiste des maladies mitochondriales (maladies liées notamment au mauvais fonctionnement de cette enzyme). Or, le blocage de cette enzyme peut entraîner des anomalies épigénétiques, expliquant l’apparition de tumeurs et de cancers.


« À l’heure actuelle, rien ne permet de conforter le fait qu’il y ait une alerte » 

Les molécules SDHI ont été développées il y a une quarantaine d’années, mais des fongicides plus puissants et à spectre plus large ont été lancés dans les années 2000. Onze substances actives de cette famille entrent aujourd’hui dans la composition de produits phytopharmaceutiques autorisés en France. Le boscalid, issu de la recherche du groupe chimique allemand BASF et autorisé dans l’Union européenne depuis 2008, est le plus vendu dans notre pays.


Selon les chercheurs, « près de 70 % des surfaces de blé tendre et de 80 % de celles d’orge d’hiver sont traitées par les SDHI », qui sont aussi utilisés sur les fraises, les salades, les pommes, dans les vignes, etc. Résultat, le boscalid est le résidu de pesticides le plus fréquemment retrouvé dans les aliments au niveau européen, selon une analyse menée en 2016 par l’Autorité européenne de sécurité des aliments.


En avril 2018, un collectif de chercheurs, cancérologues, médecins, et toxicologues, du CNRS, de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) et de différentes universités ont publié une tribune dans le journal Libération. Ils y exprimaient leur inquiétude à l’égard des fongicides SDHI et des effets délétères qu’ils pourraient avoir sur l’environnement et la santé humaine. Cela a conduit l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) à monter un groupe d’expertise afin de « déterminer si les informations et hypothèses scientifiques mentionnées par les auteurs [de la tribune] apportaient des éléments en faveur d’une exposition et de risques ». Mi-janvier 2019, elle a conclu à l’absence d’alerte sanitaire.


« Nous avons épluché toute la littérature scientifique, nous avons été en contact avec différents organismes, comme le National Toxicology Program [un programme gouvernemental de recherche étasunien en toxicologie] ou le Centre international de recherche sur le cancer [le Circ, une agence intergouvernementale créée en 1965 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) des Nations unies], et aucun signal d’alerte n’est provenu de ces différentes sources », dit à Reporterre Gérard Lasfargues, directeur général délégué du pôle sciences pour l’expertise à l’Anses. « Nous ne disons pas que les questions posées par les scientifiques ne sont pas pertinentes et qu’il n’y a pas d’hypothèses à considérer, mais à l’heure actuelle, rien ne permet de conforter le fait qu’il y ait une alerte qui conduirait à retirer ces produits du marché. » L’agence reconnait toutefois les limites de l’expertise. « Il n’est pas possible de répondre de manière définitive à toutes les questions et hypothèses identifiées auprès des chercheurs lanceurs de l’alerte »


Avis et rapport de l’Anses sur les SDHI, 15 janvier 2019.

Selon le collectif de chercheurs signataires de la tribune dans Libération, les tests règlementaires qui permettent d’évaluer les risques potentiels d’une substance ne sont pas pertinents pour cette famille de fongicides. L’un d’eux consiste par exemple à administrer des doses toxiques à un animal pendant toute la durée de sa vie pour détecter des cancers imputables à une altération de la fonction SDH. « Les rongeurs sont de très mauvais modèles pour étudier les maladies mitochondriales et les cancers qui pourraient être liés à cette substance », explique Pierre Rustin, du CNRS, s’appuyant sur les travaux publiés par certains membres du collectif.


Des taux « hallucinants » de boscalid détectés et quantifiés

Un autre test consiste à voir si la molécule induit des mutations de l’ADN et est cancérogène. « Une perte d’activité de la succinate déshydrogénase chez l’homme n’induit pas de mutation dans les gènes, mais un changement épigénétique, c’est-à-dire dans l’environnement des gènes, explique M. Rustin. À l’heure actuelle, lorsque l’on teste des molécules, on ne sait pas si elles ont un effet sur l’épigénétique cellulaire. Or, l’épigénétique cellulaire est le mécanisme par lequel arrivent les cancers chez l’homme. En réalité, on ne peut donc rien dire de la cancérogénicité de ces molécules. »


Certaines études européennes de plusieurs substances actives SDHI ont tout de même rapporté des effets cancérogènes chez les rats ou les souris. « L’évaluation des dossiers en vue de leur homologation a considéré que ces cancers ne relevaient pas d’un mécanisme transposable à l’homme », écrit l’Anses dans son rapport. Mais pour le collectif de chercheurs, ces cancers induits chez les rongeurs contredisent l’un des arguments que brandit la firme BASF (qui est également avancé dans le rapport de l’Anses) : dans un communiqué publié sur son site, le groupe allemand explique que « dans le cas où ils seraient absorbés par l’organisme, les produits de cette famille de fongicides se dégradent largement chez les mammifères et sont rapidement éliminés ». Le fait qu’ils causent des tumeurs chez les rats laisse penser qu’ils ne se dégradent pas si « largement » et qu’ils ne sont pas assez « rapidement éliminés ».



Des rampes de pulvérisateur pour la vigne.

En avril 2019, le collectif Info Médoc Pesticides et l’association Éva pour la vie ont publié les résultats d’analyses de mèches de cheveux qu’ils ont réalisés sur des riverains et des travailleurs des vignes du Médoc. Sur ces derniers, des taux « hallucinants » de boscalid ont été détectés et quantifiés. Selon Michel Urtizberea, toxicologue responsable de l’homologation chez BASF, « présence ne veut pas dire risque »« Des doses ont été établies comme étant toxiques ou non, mais cette échelle est tout à fait discutable lorsque l’on connait les mécanismes d’actions de ces molécules et l’évolution lente des maladies qu’elles pourraient entraîner, répond Pierre Rustin, du CNRS. Ce qui importe n’est pas seulement la dose, mais aussi le moment et le temps d’exposition. »


« Ce n’est pas l’agence qui est en cause, mais la manière dont sont établis les tests de toxicité » 

Avant de pouvoir être mis sur le marché, les produits phytopharmaceutiques doivent être évalués au niveau européen. Mais la différence d’objectifs entre la recherche fondamentale et la recherche règlementaire, qui consiste à répondre à des critères bien précis, ne laisse-t-elle pas des angles morts ? « Nous savons tous parfaitement que l’évaluation règlementaire des substances ne règle pas tout, dit Gérard Lasfargues, de l’Anses. Il y a des points à améliorer, en particulier la question de l’exposition cumulée, c’est-à-dire le fait d’avoir affaire à des mélanges de substances. »


Face aux doutes persistants, le collectif de scientifiques reproche à l’Anses de ne pas appliquer le principe de précaution. L’agence, elle, affirme l’avoir appliqué à la lettre. « Si vous lisez la Constitution et la règlementation européenne, il est écrit qu’en cas de doute ou d’incertitudes, il faut évaluer les risques, rappelle M. Lasfargues. C’est exactement ce que nous avons fait ! À la question “y a-t-il un risque lié à l’exposition de ces substances ?”, aujourd’hui, la réponse est non. Nous n’avons pas les arguments sur le plan règlementaire pour retirer ces substances du marché. »


À plusieurs reprises, des produits autorisés par l’Anses ont finalement été retirés du marché à la suite de décisions de tribunaux administratifs qui invoquaient ce « principe de précaution ». En novembre 2017, le tribunal de Nice a suspendu l’autorisation de deux formulations à base de sulfoxaflor, l’insecticide « tueur d’abeilles ». En janvier 2019, c’est l’herbicide Roundup Pro 360 qui était retiré du marché, à la suite d’une décision du tribunal de Lyon.


François Dedieu est chercheur en sociologie à l’Inra. Ses travaux portent notamment sur la gouvernance des risques collectifs associés à l’usage des pesticides. « Ce n’est pas l’agence qui est en cause, mais la manière dont sont établis les tests de toxicité, dit-il. Ces tests sont certes de plus en plus rigoureux, mais ils ont une vision très standardisée des dangers qu’ils doivent évaluer et écrasent souvent une grande partie des données. » François Veillerette, directeur de Générations futures, va dans le même sens : selon lui, « le cadre réglementaire favorise une évaluation partielle ».


« Contrairement à d’autres pesticides, dont les mécanismes d’action sont encore flous, nous savons parfaitement ce que ciblent les SDHI. Cette cible est présente chez tous les mammifères et tous les organismes vivants. Et tous sont tués par les SDHI s’ils y sont exposés suffisamment longtemps ou en quantité, constate Pierre Rustin, du CNRS. Ne pas retirer ce produit du marché est totalement irresponsable ! » L’Anses a annoncé ne pas clore le dossier.

Je signe

Auteur : Lydia De QUERO

Destinataire(s) : Ministère de la santé

58.182 signatures

Pétition soutenue par un Super contributeur

Merci pour votre mobilisation
Vous avez déjà signé cette pétition
Aidez l'auteur à atteindre la victoire :

Je soutiens cette pétition
Partager sur Facebook
Partager sur Facebook
Partagez cette pétition avec vos amis

Je signe avec un autre email

 

 

13/01/2020

Campagne de MSF pour l'accès aux médicaments essentiels...

Dans MSF Infos de décembre 2019, un volumineux dossier rappelle que depuis son prix Nobel de la Paix en 1999, Médecins sans Frontières a décidé d'utiliser la récompense pour une campagne d'accès aux médicaments essentiels, initiative baptisée CAME. Cette campagne se veut " une riposte à l'injustice dont les équipes MSF sont alors témoins: le manque criant d'accès à des traitements vitaux pour les malades des pays du Sud". Cette bataille est menée par la CAME depuis 20 ans "pour rendre accessibles les prix des nouveaux médicaments et des vaccins en s'attaquant notamment à la question des brevets, des monopoles et des règles du commerce".

Il faut également savoir qu'en 2001, MSF s'est associé à des mouvements de la société civile qui réclament des traitements pour les personnes infectées par le VIH/sida, pour les populations du monde les plus défavorisées, notamment en Afrique du Sud. Or, les trithérapies à base d'antirétroviraux sont pourtant disponibles depuis 1996, mais une année de ces soins coûtait entre 10 000 dollars et 12 000 dollars. Les groupes pharmaceutiques refusaient catégoriquement de baisser leurs prix ou d'autoriser la production de génériques.

A travers la CAME, MSF s'est rapproché alors d'Etats comme le Brésil ou la Thaïlande qui tentaient d'élargir l'accès aux médicaments couverts par des brevets et de s'allier à des associations de malades et à des organisations militantes. En 2001, à la Conférence de Doha, il a été affirmé le droit des Etats de prendre des mesures pour protéger la santé publique. L'Inde est devenue à partir de cette date "la pharmacie des pays en voie de développement". Les trithérapies contre le VIH ont été désormais disponibles et leur prix est tombé au dessous de 100 dollars par an et par patient. Un procès de la société Novartis contre le gouvernement indien a permis en 2006 à MSF de recueillir près d'un demi-million de signatures et le laboratoire a été débouté.

Toutefois, en 2015, MSF a révélé que le coût de la vaccination des enfants les plus pauvres avait été multiplié  par 68 et que de nombreux pays ne pouvaient plus en acheter. C'était notamment le cas du vaccin contre le pneumocoque. Les entreprises GSK et Pfizer détiennent en effet le monopole de sa fabrication. Aussi, une campagne nommée " A Fair Shot" lancée par MSF a appelé ces laboratoires à réduire le prix du vaccin contre la pneumonie à 5 dollars par enfant. Même chose pour l'hépatite C qui touche 70 millions de personnes dans le monde et dont le laboratoire GILEAD a le monopole des brevets. Si le coût du traitement de 12 semaines en Europe est encore de 56 000 euros, des études ont montré que la fabrication du médicament coûte moins de 1 euro par comprimé. En 2018 cependant, le maintien de ce brevet privait toujours des millions de malades de traitement...

Bref, si MSF a pu élargir la prescription du médicament contre l'hépatite C dans des pays comme le Cambodge et l'Inde grâce à des génériques de qualité et à des prix raisonnables, les malades de nombreux pays ne peuvent être encore soignés. Il y a donc un urgent besoin de soutenir les équipes de MSF partout dans le monde! MSF est présent sur le sol français et l'ONG soutient notamment de nos jours les jeunes migrants sans famille. Pour s'informer ou faire un don, joindre msfnfos@paris.msf.org ou pour suivre les actions de la CAME, contacter: www.msfaccess.org.

Lyliane

12/01/2020

Le climatologue Jean Jouzel fait des propositions...

L’ancien vice-président du Giec, qui participe à la COP25 de Madrid, estime qu’on peut encore limiter la hausse de température à 1,5 degré d’ici à la fin du siècle. La condition : une taxe carbone mondiale.
"L’optimisme n’est pas là, mais je m’efforce de ne pas verser dans le pessimisme." Le climatologue Jean Jouzel continue à y croire, malgré les signaux négatifs: hausse des émissions de CO2, présidents climatosceptiques aux Etats-Unis et au Brésil, rapports alarmants de l’ONU et des ONG… Directeur de recherche au CEA, ancien vice-président du Giec (Groupe d’experts international sur l’évolution du climat), médaille d’or du CNRS, auteur avec Pierre Larrouturou du pacte finance climat, ce membre de l’Académie des sciences n’adhère pas aux thèses apocalyptiques des collapsologues, comme celle de l’ancien ministre vert Yves Cochet. "Je ne crois pas à un effondrement de la civilisation en 2030 ou 2040." A 72 ans, il promène sa frêle silhouette dans tous les colloques sur l’environnement et alerte le public des dangers du réchauffement climatique.

Exit les énergies fossiles
Depuis 2001, Jean Jouzel a participé à 19 COP, ces conférences où les Etats négocient les avancées climatiques. Le 10 décembre, il se rendra à celle de Madrid. Sensible au "Flygskam" (la honte de prendre l’avion, en suédois), il rejoindra toutefois la capitale espagnole par les airs. "Je me suis renseigné sur les trains, mais la ligne entre Montpellier et Perpignan est actuellement coupée." De cette 25e conférence, il espère qu’il ressortira des objectifs plus ambitieux que ceux pris lors de la COP de Paris, en 2015. "Le monde émet actuellement 54 milliards de tonnes de CO2, dit-il. Si on ne fait rien, on sera à 70 milliards en 2030. Ce qui veut dire que la température augmentera de 4 à 5 degrés d’ici à la fin du siècle." Soit très loin du 1,5 degré fixé par l’Accord de Paris.
Pour rester dans l’épure de la COP21, "il faudrait arrêter le charbon, le gaz et le fuel, explique Jean Jouzel. Et cela quasiment tout de suite." Quand nous lui faisons remarquer que c’est quasi impossible pour un pays comme la Chine, qui construit une à deux centrales à charbon par mois, le scientifique hausse le ton pour la première fois. "Non! Un jour les choses doivent devenir possibles. Ce qui est impossible, c’est que la jeune génération ait en face d’elle une température de 5 degrés supplémentaires en 2080. Il faut que le monde économique se rende compte qu’il y aura des investissements engagés qui ne serviront à rien." Pour disqualifier les énergies fossiles, il appelle de ses vœux une taxe carbone mondiale. Et afin d’éviter que celle-ci ne relance la crise des "gilets jaunes", il estime qu’il faut l’accompagner de mécanismes de compensation. "La contribution climat-énergie proposée par Michel Rocard en 2009 était un bon outil. Malheureusement, elle a été retoquée par le Conseil constitutionnel." Autre nécessité, la transparence: "Bercy est une boîte noire. Les gens doivent savoir à quoi vont servir les recettes de la taxe carbone."

Ecouter les scientifiques: Cet amateur de théâtre et de football voit des signes d’espoir dans la convention citoyenne pour le climat, où 150 personnes tirées au sort et réunies pendant six week-ends doivent faire des propositions en vue d’atteindre la neutralité carbone en 2050: "Cette convention aura un impact. Les propositions ne seront pas remisées dans un tiroir. Même si à la fin, c’est le Parlement qui aura le dernier mot." Jouzel se félicite aussi des marches des jeunes pour le climat et de l’action de Greta Thunberg. Toutefois, il n’appelle pas les élèves à désobéir et à manquer l’école, même si cela le met en porte-à-faux avec plusieurs de ses sept petits-enfants.
Le risque climatique est-il aujourd’hui ancré dans les esprits? Le scientifique n’en est pas sûr. En disant cela, il ne pense pas à Donald Trump ou Jair Bolsonaro, mais aux 500 scientifiques qui ont signé à l’ONU un texte affirmant que le réchauffement climatique n’est pas un problème. Il a aussi une pensée pour son frère François, cultivateur, qui lui non plus n’est pas convaincu. "Les climatosceptiques ont tout fait pour retarder l’échéance de la prise de conscience et finalement ils y sont parvenus, constate-t-il. Il aurait fallu que le monde économique fasse confiance au diagnostic des scientifiques. Les décideurs politiques, eux, ont joué le jeu en ratifiant le protocole de Kyoto [en 1997]. Le problème, c’est que l’action n’a pas suivi. Les gens sont comme Saint Thomas: avant d’agir, ils veulent que le changement climatique soit perceptible. Aujourd’hui, ils commencent à comprendre."

Making of:  A l’Hôtel de l’Industrie à Paris où il participe à un colloque, Jean Jouzel nous reçoit avec simplicité. D’une exquise courtoisie, il fait preuve d’une grande bienveillance vis-à-vis de Rafael, le stagiaire de 14 ans qui nous accompagne. On est cependant un peu surpris par le décalage entre la gravité des sujets et le ton un brin monocorde du climatologue. Jouzel n’est pas Hulot et ne met aucun pathos dans son propos.

D'après Mr Nicolas Stiel - Challenges - samedi 7 décembre 2019

Des alternatives au café...

Version Fémina dans un article de Mme Ingrid Haberfeld, qui s'appuie sur les conseils de Mme Alina Moyon, docteur en pharmacie et naturopathe, nous liste des substituts sans caféine qui peuvent cependant nous "donner un coup de fouet dès le matin". Tout d'abord, le café d'orge, produit grâce à la torréfaction de grains d'orge pilés. En Italie (caffè d'orzo) et au Japon (mugicha), on en consomme régulièrement. "Ses atouts sont liés à l'orge qui est une formidable source de minéraux parmi lesquels le calcium (29mg pour 100g ), le potassium (280 mg), le zinc et le cuivre aux propriétés antioxydantes, sans oublier le phosphore (221 mg), le magnésium (79 mg) et le fer (2,5 mg)". On trouve du café d'orge bio en sachets sur aromandise.com.

Le moringa est un breuvage d'une couleur verte, obtenu en faisant infuser les feuilles séchées de moringa. Sa couleur verte est due à la présence de chlorophylle détoxifiante. En fait, c'est une plante originaire d'Inde qui est source d'oméga 3, bénéfique pour le cerveau. En France, on le trouve dans les magasins diététiques et bio. A poids égal, ses feuilles contiennent 2 fois plus de protéines que les yaourts, 4 fois plus de Vitamine A que les carottes, 7 fois plus de vitamine C que l'orange et 3 fois plus de potassium que les bananes. Seul inconvénient: son goût d'herbe!

Le café d'épeautre quant à lui est obtenu à partir de grains de céréal torréfiés. Il a une saveur de noisette grillée. Cette céréale est reminéralisante et reconstituante. Elle est aussi source de fibres et de ce fait régule le transit. Comme le café d'orge cependant, il contient du gluten. On le vend le plus souvent sous forme de poudre à dissoudre à raison d'une à deux cuillère à café dans 200 ml d'eau chaude. Le café d'épeautre est vendu dans les magasins bio.

Le rooibos fait un peu penser à du thé. On prend les feuilles d'un arbuste d'Afrique du Sud appelé Aspalathus Linearis et pour le préparer, on verse de l'eau bouillante sur les feuilles (1 cuillère à café par tasse). On peut boire le rooibos froid ou chaud et même glacé. Il est généralement vendu dans les enseignes spécialistes du thé. Source de minéraux (potassium, magnésium...), il  participe au maintien des défenses de l'organisme. Sont particulièrement appréciés ses flavonoïdes (quercitine) aux effets apaisants sur le système digestif. Enfin, en Afrique, les mamans en donnent à leurs nourrissons pour calmer leurs coliques.

La chicorée, que l'on connaît par ses belles plantes à fleurs bleues, est vraiment un succédané du café. Ses racines sont torréfiées, puis réduites en poudre. Son goût fait un peu penser au caramel. Côté fibres, la chicorée contient de l'inuline, une fibre prébiotique assurant l'équilibre de notre microbiote intestinal. Bue à la fin d'un repas, elle active la digestion et favorise l'assimilation du calcium et du fer. On la trouve en grandes surfaces et en magasins diététiques.

Alors, le petit noir n'est plus forcément la panacée et nous pouvons varier les plaisirs!

Lyliane

10/01/2020

Des " Jeunes pousses" veulent favoriser le bio en France...

Alors que la consommation de produits bio ne fait qu’augmenter en France, Aurore Market et La Fourche ont développé un modèle similaire basé sur l’adhésion pour proposer du bio moins cher.
Démocratiser l’accès au bio, c’est l’objectif affiché par deux jeunes pousses françaises –Aurore Market et La Fourche– qui ont développé un modèle similaire basé sur l’adhésion. Le principe est simple: contre un abonnement annuel d’environ 60 euros dans les deux cas, l’adhérent a accès à des produits d’épicerie, de cosmétiques ou encore d’entretien de la maison bio qu’il achètera en ligne jusqu’à 50% moins chers en moyenne que pour les produits équivalents en magasins spécialisés notamment, assurent chacune des plateformes.

Il faut dire que si la consommation bio n’en finit pas d’atteindre des sommets –rien de moins que 9,7 milliards d’euros d’achats de produits bio en 2018 en France soit 1,4 milliard de plus sur un an-, la question de l’accessibilité du bio se pose. Selon une étude de l’Agence bio début 2019, 71% des Français consomment certes des produits bio au moins une fois par mois mais lorsqu’on demande aux Français quel est le principal frein à la consommation bio, ils sont unanimes: à 84%, ils citent le fait que les produits sont trop chers.

Selon Mme Valérie Xandry - Challenges - vendredi 6 décembre 2019

Des avancées pour le cancer du pancréas...

C’est une grande avancée pour la guérison du cancer du pancréas qui, en général, ne laisse que cinq ans à vivre après l’annonce du diagnostic aux malades. Un nouveau traitement a été élaboré par des scientifiques de l'Université de Tel-Aviv : il pourrait détruire jusqu’à 90% les cellules cancéreuses du pancréas après deux semaines d'injections quotidiennes de la molécule PJ34. Pour arriver à ces résultats, la professeure Malka Cohen-Armon et son équipe de la faculté de médecine de Tel-Aviv ont collaboré avec l’équipe de la Docteure Talia Golan du Centre de recherche sur le cancer du Centre médical Sheba. Ils ont ensemble publié leurs recherches dans la revue biomédicale Oncotarget. 
Des résultats prometteurs
Ces deux équipes ont réalisé leurs tests sur des souris a qui on a injecté la molécule PJ34 en intraveineuse, quotidiennement durant un mois. Elles ont remarqué que cette molécule entraîne l’autodestruction des cellules cancéreuses au cours de la mitose (division d'une cellule mère en deux cellules filles strictement identiques génétiquement).
Après seulement 14 jours d'injection, ces chercheurs ont constaté "une réduction de 90% des cellules cancéreuses", a déclaré Malka Cohen-Armon au Jerusalem Post Post. Chez une souris, la tumeur avait même complètement disparu. De plus, aucun effet indésirable, ni changement de comportement n’ont été observé chez ces souris. Ce sont donc des résultats prometteurs pour soigner bientôt peut-être efficacement le cancer du pancréas chez
l’Homme.

D'après redaction - Gentside - jeudi 5 décembre 2019

09/01/2020

Construire soi-même sa yourte...

Pour réaliser leur cocon idéal, un couple a passé une année entière à construire la yourte de leur rêve. Et vous allez voir que le résultat est moderne et surtout bluffant. Zoom.
Décidément, certains passionnés de bricolage ne manquent pas d’imagination. La preuve avec ce couple d’américain. Zach Both et Nicole Lopez ont pendant un an construit la maison de leur rêve en s’inspirant des yourte mongoles. Durant cette période de construction, le couple a créé un site intitulé Do It Yurself, sur lequel ils partageaient avec des photos l’avancée des travaux. 

Selon Bored Panda, pour fabriquer cette yourte ils ont utilisé un kit et ont fait appel à plusieurs de leurs amis pour les aider. Cette yourte fait 200m2 et possède plusieurs espaces de vie comme dans une maison normale : une salle de bain, un salon, une chambre, une cuisine. Le plus ? Ils ont placé leur maison au coeur d’un espace vert afin d’avoir une vue imprenable sur la végétation. À l’intérieur, le résultat est bluffant. La yourte est extrêmement spacieuse et a été décorée avec soin. Le couple a opté pour une décoration minimaliste et végétale. Le tour de leur lit a été entièrement réalisé avec des végétaux. On vous laisse découvrir en image cette yourte fascinante !
Pour suivre leur compte Instagram c’est juste ici. 

Selon redaction - Oh My Mag - mercredi 4 décembre 2019

Graine de chia, vous connaissez?

Dans le supplément week-end de Nice-Matin, nous apprenons des informations essentielles concernant la graine de chia. Tout d'abord, cette graine, classée comme un superaliment, provient de la plante Salvia Hispanica, qui pousse naturellement au Mexique et au Guatemala. Selon les légendes, les Aztèques cultivaient déjà les graines de chia qu'ils utilisaient à la fois pour se nourrir et se soigner.

Les graines de chia contiennent le plus haut niveau d'oméga 3 de tous les aliments végétaux. De plus, avec 5 fois plus de calcium (631 g pour 100g) que le lait, la graine est également très riche en minéraux et elle contient toutes les protéines essentielles. C'est aussi un allié minceur: 40g de graines de chia (une portion pour un dessert) renferment seulement 194 calories. Riche en fibres, cette graine ralentit la vitesse de digestion et aide à se sentir rassasié plus longtemps.

Les graines de chia se consomment de plusieurs manières: "sèches, saupoudrées sur des salades par exemple, dans une boisson comme un smothie ou trempées  pour en faire un pudding avec du lait végétal et un peu de miel et des fruits de saison ou même une sorte de yaourt consistant". Une fois trempées, ces minuscules graines peuvent absorber dix fois leur poids en eau. Après 30 minutes, elles forment une texture gélatineuse qu'on nomme "mucilage".

Alors, êtes-vous prêt(e)s à essayer de consommer ces graines réputées bénéfiques en terme de santé et de bien-être?

Lyliane

08/01/2020

Faut-il remettre de la nature dans Paris?

David Belliard a dévoilé ses propositions pour «remettre de la nature dans la ville» et en a profité pour marquer sa différence avec la maire sortante.
«Passer d’une ville grise à une ville verte.» Ou des socialistes aux écolos. David Belliard, candidat EE-LV à Paris, présentait ce mardi ses propositions pour «débitumer et remettre de la nature dans la ville de Paris». L’occasion pour les Verts, qui font partie de la majorité municipale actuelle, de marquer leur différence, et de montrer leurs divergences, avec la maire sortante. «Nous payons aujourd’hui très durement une vision urbaine qui glorifie la figure du maire bâtisseur, qui bétonne et construit chaque parcelle disponible», assurent-ils.
Paris compte aujourd’hui 14,5 mètres carrés d’espaces verts par habitant, contre 45 à Londres ou 59 à Bruxelles. Trop peu pour faire face à l’urgence climatique, la végétalisation permettant de faire baisser la température dans les villes, selon les écolos. Les candidats à la mairie de Paris ont intégré la leçon lors du dernier épisode de canicule cet été. En juin, Anne Hidalgo avait ainsi annoncé la végétalisation de quatre sites, les parvis de l’hôtel de ville et de la gare de Lyon, l’arrière de l’opéra Garnier et les voies sur berge, expliquant que «Paris [devait] s’adapter à l’évolution des températures». Candidat de la majorité présidentielle, Benjamin Griveaux promet des «rues jardin» dans chaque quartier, Gaspard Gantzer entend supprimer le périphérique et Cédric Villani, raillé par ses concurrents pour son flou programmatique, parle de «plans de végétalisation discutés avec des experts et des citoyens».

«La question de la nature n’est pas accessoire»
L’enjeu, pour les Verts, est donc de montrer qu’ils ont l’avantage sur ces sujets qu’ils portent depuis des années. A eux l’original, aux autres la copie. «La question de la nature n’est pas accessoire, elle est centrale», a insisté David Belliard devant la presse. Son objectif : un parc ou un jardin à moins de trois minutes pour tous les Parisiens. Dans le détail, les écolos promettent de récupérer 60 hectares de places de parking en surface pour faire des espaces verts et notamment des jardins potagers, de planter 100 000 arbres pendant leur mandat, contre 18 000 pour ces cinq dernières années, ou encore d’investir la petite ceinture en ouvrant de nouveaux tronçons. ls insistent aussi sur les écoles, qu’ils veulent transformer en «îlots de nature». Selon une étude de l’association Respire, les taux de pollution dans certains établissements scolaires dépassent les seuils fixés par l’Organisation mondiale de la santé. Visuel à l’appui (photo en tête d’article), les Verts promettent de fermer à la circulation les rues adjacentes des écoles les plus polluées, comme celle de la rue Rampal, dans le XIXarrondissement, et de les végétaliser. A l’intérieur, dans les cours, des «oasis». Un grand mot pour désigner des arbres, plantes, feuilles par terre ou cabanes, qui a aussi été utilisé par Anne Hidalgo. La maire sortante, pas encore déclarée, a ainsi promis «28 écoles oasis» cet été.

«Le logement ou la nature, c’est un vieux débat»
Mais pour les écolos, l’heure est plutôt à la mise en avant des points de friction avec la maire sortante. «Un des grands enjeux de la campagne, c’est ce qu’on fait de certaines parcelles et sur ce point, nous avons de grands sujets de divergences avec les socialistes et les communistes», a affirmé David Belliard. Souvent cités : le projet de construction de six tours à Bercy-Charenton, le projet immobilier de Netter-Debergue dans le XII ou encore le TEP Ménilmontant, un ancien terrain de sport «récemment sauvé de la bétonisation par les écologistes». Pour le candidat, il s’agit de mettre en scène les combats avec l’équipe sortante pour montrer que derrière le bilan écolo d’Anne Hidalgo, il y a des écolos qui poussent. «On exprime des désaccords depuis 2014, notamment sur l’urbanisme, affirme le conseiller municipal EE-LV Jérôme Gleizes. Ils se rendent compte après coup qu’on avait raison.» «Ils cherchent des éléments de différenciation, c’est le jeu de la campagne», balaie Ian Brossat, adjoint à la maire. Mais pour le chef de file des communistes à Paris, en misant ainsi sur l’urbanisme, les écolos se retrouvent face à une contradiction : comment répondre à la crise du logement et arrêter de construire ? «Le logement ou la nature, c’est un vieux débat, répond David Belliard. Nous, on veut un rééquilibrage au sein de la métropole plutôt qu’une concentration sur Paris.» Ou comment renvoyer les socialistes au vieux monde et tenter d’incarner la suite.
 
Selon Mme Charlotte Belaich - Liberation - mardi 3 décembre 2019

06/01/2020

Créer une accorderie pour miser sur l'échange intergénérationnel...

Mme Karine Michel dans le journal Nous s'appuie sur l'expérience de l'accorderie de Brignoles (83), ouverte en mars 2016 avec l'appui de la municipalité, qui leur a mis un local à disposition. Là, entre le mardi et le vendredi, toutes les après-midi de 14h à 17 h plus le samedi matin entre 10h et 12h30, l'accorderie est ouverte à tous. Le réseau des accorderies de France a donné son agrément à cette initiative tout comme la CAF. A ce jour, l'accorderie regroupe 400 personnes de tous âges et de tous horizons. Sont, en effet, mis en relation dans cette structure associative des publics en grande précarité, des personnes fragilisées par la vie avec des femmes et des hommes de bonne volonté. Le principe est simple: "donner de son temps et de ses compétences, bénéficier de celles des autres membres".

Né au Canada en 2002, le concept d'accorderie vise à lutter contre la pauvreté et l'exclusion et à favoriser la mixité sociale à travers l'échange de services. En France, le concept est arrivé dans les années 2010. Dans les zones rurales, une accorderie permet de "lutter contre l'isolement et de combler le besoin de mobilités". Point de contre-partie financière dans cette association: une heure donnée est égale à une heure reçue, un peu comme dans un SEL. Chacun se voit remettre un chèque temps pour son investissement et le dépense selon ses besoins. Les services les plus demandés sont l'aide à la mobilité, l'aide informatique, le gardiennage de sa maison ou de ses animaux. Un jardin partagé et des ateliers (marionnettes, sculpture, aide aux devoirs...) complètent les activités proposées. A ce jour il a déjà été possible d'embaucher deux salariés. Il existe des antennes dans le Var, à Bras et à St Maximin.

Pour en savoir davantage,se renseigner au 04 89 11 31 19 ou au 06 46 06 02 20.

Lyliane

05/01/2020

Vers la fin des tickets de caisse pour de petits achats?

Ce sera le cas dès le 1er février 2020, en attendant 2021 pour les tickets inférieurs à 20 euros et 2022 pour ceux inférieurs à 30 euros.
Bonne nouvelle si vous ne savez plus quoi faire des tickets de caisse qui s’accumulent dans votre portefeuille ou vos poches. Certains vont tout simplement bientôt disparaître, révèle BFMTV. Le gouvernement va interdire aux commerçants de délivrer un ticket de caisse en papier pour un achat inférieur à 10 euros. Cette interdiction entrera en vigueur le 1er février 2020.Il s’agira ici d’un amendement au projet de loi sur l’économie circulaire, suite à une proposition de loi de la députée Patricia Mirallès (LREM).
Ce projet sera étudié à l’Assemblée nationale, d’abord en commission développement durable (à compter du 25 novembre) puis dans l’hémicycle (à partir du 9 décembre). "C’est un usage qui existe déjà dans d’autres pays dans le monde. Les tickets de caisse n’ont souvent qu’une durée de vie de quelques secondes, ils finissent à la poubelle, ou par terre. Dans les caisses automatiques des supermarchés, les clients ne les prennent même pas, parfois", avait expliqué la députée à 20 Minutes l’an dernier au moment de présenter ce projet de loi. 

Visées écologique, environnementale et de santé publique
Ce projet a une visée écologique et environnementale, alors que 12,5 milliards de tickets de caisse seraient édités chaque année en France selon elle, mais aussi de santé publique. "Alors que beaucoup d’acteurs ont fait le choix de ne plus recourir aux tickets contenant du bisphénol A pour le remplacer par du bisphénol F ou S, aucune étude suffisante pour garantir son innocuité hormonale n’a été entreprise", avait ajouté Patricia Mirallès, pointant la présence de perturbateurs endocriniens sur certains tickets de caisse.
Cette initiative, autour de laquelle des campagnes de sensibilisation vont être lancées, est amenée à être élargie. En 2021, ce sont les tickets de caisse inférieurs à 20 euros qui disparaîtront, avant d’être imités pour 2022 par ceux inférieurs à 30 euros. 

Selon Frédéric Sergeur - Capital - jeudi 14 novembre 2019

Solidarité et intelligence collective au lieu de loi du plus fort...

La solidarité doit être au cœur des transformations démocratiques et politiques. C'est le constat de cette première table-ronde organisée par Libération et le Réseau APA à Kingersheim.
Née d’une aspiration individuelle, d’une bonne volonté (c’est l’étymologie du mot bénévole), la solidarité ne trouve son sens qu’au sein d’un collectif. La famille, le quartier, l’association sont les premiers cercles de l’entraide. Mais comment la décliner à l’échelle de l’Etat-nation ? 
Pour Laurent Joffrin, directeur de Libération, la fraternité «n’est pas seulement un supplément d’âme», c'est «un objectif de l’action publique». «La loi du plus fort» doit céder à «la force et l’efficacité liées à la qualité et à la complémentarité des relations humaines, le respect de l’environnement, des organisations et des territoires», à une «intelligence collective» forte de ses «convictions partagées», souligne Denis Thomas, président du Réseau APA. Il faut, dit-il, «passer d’une société de biens à une société du lien». À ses côtés, l’ancienne ministre Marie-Anne Montchamp regrette un système de protection sociale préoccupé par sa seule solvabilité: «l’esprit d’entraide a pu disparaître au profit d’une logique assurantielle.» Et d’ajouter: «Il ne faut pas oublier le temps de parole, de présence auprès des personnes âgées». D’où une indispensable «innovation politique» portée par les institutions et parties prenantes, un travail de proximité respectueux des mécanismes solidaires déjà existants. Pour Jo Spiegel, maire de Kingersheim et cofondateur de Place publique, cette forme de coopération est «au cœur de la rénovation démocratique» : «chaque personne est douée de solidarité, ce n’est pas seulement une question d’instinct mais aussi d’apprentissage, de pratique».
Pour Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste, titulaire de la chaire «Humanités et santé» au Cnam, l’entraide participe d’un «besoin vital». «Il n’est pas seulement question de don et de contre-don. Les individus qui ne produisent pas de la solidarité tombent malades, c’est une vérité clinicienne.» L’entraide fait partie d’un «continuum des soins». Mais les assistantes de vie, les aides-soignantes sont «souvent des femmes de familles monoparentales, d’origine étrangère, qui gagnent le smic ou moins, ont des temps partiels subis plutôt que souhaités» avertit Luc Broussy, spécialiste du vieillissement et président de France Silver Eco. «Il faut voir au-delà des bons sentiments, il existe aujourd’hui des assignés à l’entraide».

Selon Mme Maïté Darnault - Liberation - lundi 2 décembre 2019

04/01/2020

Calanques avec replantation d'astragale...

Sous le soleil, face à la Méditerranée, une quinzaine de personnes s'activent pour replanter des pousses d'astragale. Ce buisson emblématique des calanques marseillaises, piétiné par les randonneurs, repoussé par l'urbanisation, attaqué par les lessives qui polluent la mer, est menacé de disparition. 
A l'écart de la ville, près de la calanque de Marseilleveyre accessible après 45 minutes de marche sur des rochers rendus glissants par le passage des promeneurs, les défenseurs de l'astragale participant à un programme de réintroduction creusent ce matin-là méthodiquement la terre rougeâtre.
L'été venu, des milliers de visiteurs cherchent au creux des anses et des criques qui se succèdent entre Marseille et Cassis un endroit paisible pour se baigner. Mais au cœur de l'arrière-saison, les jardiniers du jour profitent du calme pour planter en retrait du chemin quelques-uns des 3.000 plants cultivés depuis près d'un an dans les pépinières marseillaises. 

Dans quatre ou cinq ans, alors que seulement 20 à 50% d'entre eux devraient avoir survécu, ils donneront naissance à des petits buissons épineux vert-de-gris, surnommés "coussin de belle-mère".
Dans cette "niche écologique entre la mer et la garrigue, les plantes devraient trouver les ressources pour se développer et se reconnecter avec les populations d'astragale existantes", espère Laureen Keller, écologue au parc national des Calanques.
Leur réintroduction, à laquelle participent notamment l'université Aix-Marseille, la ville, le parc national et la région dans le cadre du projet européen Life Habitat Calanques financé principalement par l'Europe, représente un enjeu de taille. 
Plante endémique rare dont les plus vieux spécimens sur le site de sa réintroduction sont estimés à 40 ou 50 ans, "l'astragalus tragacantha" se concentre à 90% sur le littoral marseillais, le Var, l'Espagne et le Portugal abritant le reste de sa population. 

Si on la perd ici, c'est la population française de l'astragale qui disparaît", souligne la responsable du pôle de connaissance scientifique du parc national des Calanques, Lidwine Le Mire Pecheux, penchée sur les minuscules plants.
- "Solidarité écologique" -
La plante, répertoriée sur la liste rouge des espèces menacées en France par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), est entrée en 2019 dans la catégorie des espèces "en danger". L'ONU estime que sur 8 millions d'espèces animales et végétales vivant sur Terre, un million sont menacées d'extinction. Aux premiers rangs des risques pour l'astragale, l'urbanisation, qui a chassé la plante de son milieu naturel, et les randonneurs, qui sortent des sentiers et l'écrasent sans même s'en rendre compte.
Exposée au Mistral, la plante compte aussi parmi ses ennemis les embruns marins pollués par les rejets dans la mer des stations d'épuration, qui recèlent des tensio-actifs contenus notamment dans les gels douche ou les résidus de lessive.
"Ces produits sont destinés à enlever le gras: le problème, c'est que les feuilles de l'astragale sont recouvertes d'une pellicule grasse destinée à les protéger du sel marin, mais avec les embruns cette protection disparaît et les plantes ne résistent plus au sel", explique Laureen Keller.
L'espèce, qui n'a pas changé depuis 2,6 millions d'années, est pourtant un exemple d'adaptation au milieu méditerranéen, avec notamment ses racines très longues qui vont puiser l'eau en profondeur.
"Protéger l'astragale, c'est aussi protéger tout son milieu, elle est un exemple de solidarité écologique", insiste Lidwine Le Mire Pecheux. 
Le végétal dont les fleurs blanches sont pollinisées au printemps par les abeilles sauvages, se transforme en "parapluie" écologique. Les racines du buisson ont ainsi la particularité de capter les polluants des sols, évitant ainsi leur dilution dans l'air et l'eau.
Une chance pour ces calanques situées à proximité d'anciennes usines de plomb, de soude ou encore de soufre, dont la dernière a fermé en 2009. 
"Quand l'environnement va bien, c'est la santé de l'homme qui va mieux", Aux premiers rangs des risques pour l'astragale, l'urbanisation, qui a chassé la plante de son milieu naturel, et les randonneurs, qui sortent des sentiers et l'écrasent sans même s'en rendre compte.
Exposée au Mistral, la plante compte aussi parmi ses ennemis les embruns marins pollués par les rejets dans la mer des stations d'épuration, qui recèlent des tensio-actifs contenus notamment dans les gels douche ou les résidus de lessive.
"Ces produits sont destinés à enlever le gras: le problème, c'est que les feuilles de l'astragale sont recouvertes d'une pellicule grasse destinée à les protéger du sel marin, mais avec les embruns cette protection disparaît et les plantes ne résistent plus au sel", explique Laureen Keller.
L'espèce, qui n'a pas changé depuis 2,6 millions d'années, est pourtant un exemple d'adaptation au milieu méditerranéen, avec notamment ses racines très longues qui vont puiser l'eau en profondeur.
"Protéger l'astragale, c'est aussi protéger tout son milieu, elle est un exemple de solidarité écologique", insiste Lidwine Le Mire Pecheux. 
Le végétal dont les fleurs blanches sont pollinisées au printemps par les abeilles sauvages, se transforme en "parapluie" écologique. Les racines du buisson ont ainsi la particularité de capter les polluants des sols, évitant ainsi leur dilution dans l'air et l'eau.
Une chance pour ces calanques situées à proximité d'anciennes usines de plomb, de soude ou encore de soufre, dont la dernière a fermé en 2009. 
"Quand l'environnement va bien, c'est la santé de l'homme qui va mieux", Aux premiers rangs des risques pour l'astragale, l'urbanisation, qui a chassé la plante de son milieu naturel, et les randonneurs, qui sortent des sentiers et l'écrasent sans même s'en rendre compte.
Exposée au Mistral, la plante compte aussi parmi ses ennemis les embruns marins pollués par les rejets dans la mer des stations d'épuration, qui recèlent des tensio-actifs contenus notamment dans les gels douche ou les résidus de lessive.
"Ces produits sont destinés à enlever le gras: le problème, c'est que les feuilles de l'astragale sont recouvertes d'une pellicule grasse destinée à les protéger du sel marin, mais avec les embruns cette protection disparaît et les plantes ne résistent plus au sel", explique Laureen Keller.
L'espèce, qui n'a pas changé depuis 2,6 millions d'années, est pourtant un exemple d'adaptation au milieu méditerranéen, avec notamment ses racines très longues qui vont puiser l'eau en profondeur.
"Protéger l'astragale, c'est aussi protéger tout son milieu, elle est un exemple de solidarité écologique", insiste Lidwine Le Mire Pecheux. 
Le végétal dont les fleurs blanches sont pollinisées au printemps par les abeilles sauvages, se transforme en "parapluie" écologique. Les racines du buisson ont ainsi la particularité de capter les polluants des sols, évitant ainsi leur dilution dans l'air et l'eau.
Une chance pour ces calanques situées à proximité d'anciennes usines de plomb, de soude ou encore de soufre, dont la dernière a fermé en 2009. 
"Quand l'environnement va bien, c'est la santé de l'homme qui va mieux", s'enthousiasme la responsable. Au loin, quelques randonneurs, polaire sur le dos et bâtons en main, s'avancent sur le sentier le long de la côte.

D'après l'AFP - AFP - jeudi 28 novembre 2019

Idées d'activités pour se mettre à son compte...

Consultant, informaticien, détective… Les possibilités ne manquent pas pour devenir indépendant. Quelques pistes prometteuses.
Free-lance, solos, consultants ou chefs d’entreprise, l’Hexagone compte 2,8 millions de travailleurs non salariés. Si comme eux, vous rêvez d’indépendance, voici quelques secteurs où vous pourrez couper le cordon avec un patron et créer votre activité.
Aide à domicile : Garde d’enfants, assistance à la personne ou petits travaux : plus de 2 millions de particuliers sollicitent du personnel qualifié pour les aider au quotidien. De quoi booster un secteur qui compte 1,4 million de professionnels, selon Bercy. Le travail se fait directement chez le client.
Animal sitter : Gardien de chat, promeneur de chiens ou laveur d’aquarium : avec 63 millions d’animaux de compagnie, la France caracole en tête des pays qui adorent les bêtes. N’hésitez pas à inventer de nouveaux services: prêts ou échange de toutous, accompagnement de fin de vie…
Artisan : Après le numérique, l’artisanat est le deuxième secteur le plus porteur en matière de reconversion professionnelle. L'artisanat d'art, en particulier, attire de jeunes diplômés créatifs qui veulent dépoussiérer des activités traditionnelles. La mode ou le commerce de bouche voient également leurs pratiques renouvelées. La cheffe Rougui Dia a ainsi créé Un amour de baba, un concept-store pâtissier qui remet au goût du jour le fameux gâteau au rhum. 
Artisan du bâtiment (second œuvre) : La construction a besoin de monde : le nombre de créations d’entreprises et de micro-entreprises dans ce secteur a augmenté de 10% entre mars 2018 et mars 2019. «Et les autoentrepreneurs se portent bien», souligne la Fnae. Sont demandés en particulier les maçons, couvreurs, plombiers, menuisiers et électriciens.
Coach : Ils seraient au moins 4.000 en France. Le métier, qui n’est pas réglementé, regroupe toutes sortes de spécialisations : développement personnel, sport, langues, rangement et même amour… Pour trouver sa clientèle, il faut connaître son sujet sur le bout des doigts et suivre une formation.
Commerçant ambulant : Après le succès des food trucks, on redécouvre le commerce ambulant avec ces «colporteurs» qui vendent sur les foires, les salons et les marchés. L’activité nécessite moins d’investissement qu’une boutique. La carte de commerçant ambulant, délivrée par le Centre de formalités des entreprises, est obligatoire. 
Consultant : Que ce soit en communication, en stratégie ou en informatique, les consultants sont très recherchés par les entreprises, à condition d’afficher une belle expérience. Ils sont 38.500 en France, selon Syntec (+10% chaque année). Les indépendants experts en marketing, e-commerce et sécurité informatique peuvent notamment prospecter le marché des TPE-PME : seules 11% d’entre elles utilisent des outils numériques et elles ne s’en servent pas de manière efficace.
Détective privé : Sherlock Holmes vous fait rêver ? De 2010 à 2016, le chiffre d’affaire des sociétés d’enquêtes privées est passé de 50 à 67,5 millions d’euros en France, selon l’Insee. Une centaine de nouveaux détectives s’installent chaque année. Adultère, fugue, enquête informatique : à chacun de trouver sa spécialité.
E-oenologue : On recense 200 start-up dans l’univers du vin. Les petits producteurs ou cavistes indépendants sont friands de solutions capables de doper leur business. Lancée par Jean-Hugues Bretin, l’application Raisin est, par exemple, spécialisée dans le vin naturel.
Free-lance IT (informaticien) : «Ils gagnent mieux leur vie en solo qu’en étant salarié», assure Grégoire Leclercq, président de la Fédération nationale des auto-entrepreneurs et micro-entrepreneurs (Fnae). Développeurs, codeurs ou motion designers, ils seraient près de 31.000 dans l’Hexagone, selon le site spécialisé Le Hibou.
Gérant de chambre d’hôtes : On compte en France 60.000 chambres d’hôtes pour 23.000 loueurs, qui doivent respecter une réglementation et un cahier des charges précis. Selon les zones, il existe des subventions départementales et européennes. 
Green businessman : Le changement climatique et la sauvegarde de la planète génèrent de nouvelles activités prenant en compte les coûts financiers et environnementaux, l'utilisation d'énergie, le stockage et l’élimination des déchets. Produits bio, économie de la mer, énergie propre… à vous de trouver votre créneau. Comme Alexis Krycève, ciblez les pros, plus rentables que le grand public. Sa start-up (Gifts For Change) propose des objets promotionnels écoresponsables. Monoprix, EDF, Chanel, Air France lui font déjà confiance.
Happiness officer : Son job : proposer des solutions innovantes pour que les salariés se sentent plus heureux au travail et favoriser une ambiance qui permette aux entreprises de recruter les meilleurs candidats. Charlotte Pignal, fondatrice d’Inspire Morning, organise par exemple des séances de méditation, de yoga ou des petit-déjeuners bonne santé le matin entre 7 et 10 heures, dans les locaux de ses clients.
Manager de transition : Pour amorcer ou accompagner une phase de changement, les PME et ETI sont souvent à la recherche de ces «patrons par intérim», dotés d'une bonne expérience en gestion de projet. Des spécialistes des urgences que la crise n'affecte pas, bien au contraire. Leur boulot, c'est de la gérer…
Producteur de contenus : Vidéo, audio ou texte, les entreprises misent sur les contenus. Non sans raison : 95% des consommateurs les estiment importants dans leurs décisions d’achat, d’après l’étude américaine The Shotfarm Product Information Report. Rédacteurs, traducteurs, vidéastes et spécialistes du référencement ont donc une carte à jouer.
Recycleur : Créer des produits valorisés à partir de rebuts, tel est le principe de l’upcycling ou «surcyclage». Prenez des chutes de voiles de bateaux, d’uniformes ou de sièges de train et faites-en des sacs à main ou des cabas. C’est l’histoire singulière de Bilum, fondée par Hélène de la Moureyre.
Restaurateur solidaire. Vous avez la fibre sociale ? Inspirez-vous de Flore Lelièvre qui a fondé Le Reflet, à Nantes. Son restaurant cartonne (240.000 euros de chiffre d'affaires en 2018) et fait travailler une majorité de personnes trisomiques. Elle ouvre un second établissement cet automne, à Paris. 
Taxidermiste : Un métier de passionné, qui se pratique presque toujours seul. Sur les 300 ateliers français, seul un petit nombre emploie des salariés. Attention : toute naturalisation est soumise à autorisation. Le Syndicat national des taxidermistes de France propose des stages de formation.
Thérapeute «alternatif»: Un secteur en plein boom : en 2017, 58% des Français ont eu recours à ce type de thérapies. Dans l’Hexagone, le nombre de naturopathes augmente de 20 à 25% chaque année, les diététiciens sont environ 11.000 (+ 5 à 10% par an) et les kinésiologues (renforcement de la tonicité musculaire) entre 5.000 et 6.000.
Traiteur végan : En grandes surfaces, le marché de l’ali
mentation végane est en hausse de 20%. Et ce n'est qu'un début : pour l'instant, seuls 3% des Français sont passés au véganisme. Des opportunités voient le jour à condition d'allier inventivité et éthique. Ce qu'a réussi Beena Paradin avec Beendi, un site Internet de plats végétariens. 

Selon Mr Bruno Askenazi - Capital - vendredi 29 novembre 2019

 

03/01/2020

Un bus pour les femmes isolées...

REPORTAGE - Dans ce bus, les femmes peuvent recevoir des conseils juridiques, l’aide d’un psychologue ou bien consulter un médecin.
L’étonnement, d’abord. Puis la curiosité. Les promeneurs jettent des regards interrogateurs et ralentissent. Impossible de louper le bus de la RATP garé là, où plusieurs femmes patientent, place des frères Lumières à Clichy. Repeint en blanc, le visage d’une femme dessiné en rose fluo et l’écriture «BUS SANTÉ FEMMES» en lettres capitales vertes et roses. Pendant ce temps, en face, on s’affaire à installer le marché. L’un dispose ses légumes pendant qu’un autre prépare le matériel pour confectionner un couscous. «Qu’est-ce que c’est?», demande un passant en désignant le car d’un geste de la tête. «C’est un bus pour les femmes, ils font de la prévention», répond un autre.
En effet, dans ce centre médical ambulant, instigué par l’institut des Hauts-de-Seine, les femmes de tous âges, toutes catégories sociales peuvent être dépistées et consulter un médecin, un psychologue, un avocat ou un officier de prévention. Tous sont là pour rompre la solitude des femmes dans certains quartiers. «Il faut faire face à l’isolement social, professionnel et personnel. Une femme seule a plus de risque d’être angoissée, de développer des maladies cardio-vasculaires, de sombrer dans une addiction ou de faire une tentative de suicide», alerte Bénédicte de Kerprigent, la fondatrice de l’Institut des Hauts-de-Seine.
L’autobus a été réquisitionné et customisé pour aller à la rencontre des femmes isolées dans les Hauts-de-Seine et les Yvelines. À l’intérieur, les professionnels disposent chacun de leur espace et une salle d’attente a même été aménagée. Les sièges vieillis multicolores ont laissé place à des banquettes confortables grises décorées de coussins verts et roses. Des orchidées trônent sur chaque table. Des affiches de préventions, notamment au sujet des violences conjugales, ont été placardées sur toutes les vitres rendues opaques. De l’ouverture à 9h30 jusqu’à l’heure du déjeuner, une vingtaine de femmes ont profité des services de ce bus. Assise devant les portes, l’une d’entre elles, âgée d’une soixantaine d’années, complète scrupuleusement une fiche de renseignements, plusieurs plaquettes de prévention étalées devant elle. Elle y inscrit notamment son âge, son état de santé et son degré d’isolement. En France, une personne sur dix vit dans l’isolement, selon une récente étude de l’Insee.
Latifa Lazma, 59 ans, descend du bus souriante. Bonne nouvelle, les résultats de ses analyses sont bons. En passant par hasard sur la place, elle s’est arrêtée et en a profité pour faire un dépistage du cholestérol. «J’ai aussi demandé conseils au policier pour mes démarches administratives.» Pressée de rentrer «faire à manger» à son fils handicapé dont elle s’occupe seule, elle s’assure d’abord de la présence de l’avocat dans l’après-midi. Un rendez-vous qu’elle n’aurait pu prendre dans un cabinet ordinaire faute de «moyens financiers». Les rendez-vous sont cependant très courts. Cinq à dix minutes lorsqu’il y a du monde. «On prend plus de temps si on peut mais l’objectif est d’orienter la personne vers d’autres professionnels pour établir des visites plus pérennes.» Le bureau de Nadine Dalman, la psychologue, a été installé à l’endroit où les sièges des bus se font face, le long des fenêtres. Dans cet espace exigu et insonorisé par une fine cloison, elle a la sensation d’avoir apporté un «réel éclaircissement à toutes les situations». La dizaine de femmes qu’elle a reçues dans la matinée avaient toutes «des questions très précises. Comme si elles gardaient cela en tête depuis des années et n’osaient pas passer la porte d’un spécialiste».
C’est surtout le cas des femmes victimes de violences conjugales ou sous l’emprise de leur conjoint, nombreuses en cette première matinée. Pour rencontrer les experts du bus, certaines femmes ont raconté à leur mari qu’elles allaient faire des courses au marché avant de monter discrètement dans le véhicule. Tout est mis en place pour les accueillir, elles aussi. Certaines, dépendantes financièrement de leur partenaire, demandent des conseils pour divorcer. D’autres ont besoin de mettre des mots sur ce qu’elles subissent. «C’est pour cela qu’il ne faut pas les garder trop longtemps et surtout qu’il ne faut pas qu’il y ait trop de monde», explique le brigadier Philippe Machado. L’homme est officier de prévention au commissariat de Clichy. Pour l’occasion, l’uniforme a été mis de côté, ce qui semble plus rassurant. «Tout dans le bus est fait pour qu’on s’y sente bien et pour faire tomber les barrières.» Il l’admet, les femmes ont plus de facilités à entrer dans le véhicule que dans un commissariat.
Philippe Machado discute longuement avec Soumaya. Celle-ci raconte être harcelée par son ex-conjoint depuis leur séparation, il y a sept ans. «Il continue de venir en bas de chez moi ou de mon travail.» Le brigadier lui a conseillé de déposer une main courante avec demande de convocation. Une aide précieuse pour cette mère de trois enfants qui a dû, seule, trouver le moyen d’éloigner l’une de ses filles de milieux radicalisés. «Ce qu’on dit à l’intérieur reste confidentiel et c’est très rassurant», avoue-t-elle. Malgré tout, «on a peur du regard des gens lorsqu’ils nous voient monter dans le bus».
Le bus santé femmes ne s’arrête que le temps d’une journée dans les villes. Pour cette phase test, il continuera sa tournée ce vendredi 29 novembre à Antony, puis à Rambouillet et à Conflans-Sainte-Honorine les 2 et 3 décembre.
En 2020, l’autobus devrait se déplacer 72 fois dans le département des Hauts-de-Seine et celui des Yvelines.

Selon Mme Morgane Rubetti - Le Figaro - jeudi 28 novembre 2019
 

Où en est la langue française?

Feu les échanges épistolaires, bonjour SMS fleuris d'émoticônes ? Si d'aucuns pensent que le français se meurt, ce n'est pas l'avis de Lorànt Deutsch, invité samedi de l'émission Il n'y a pas qu'une vie dans la vie. Selon l'auteur, passionné d'histoire, qui réédite une version enrichie de son livre Romanesque, la folle aventure de la langue française et en fait même un spectacle, le français évolue mais est loin de dépérir.
La langue, "ce qui fait de nous des Français"
S'intéresser à la langue n'a pas été un hasard pour Lorànt Deutsch. Féru d'Histoire, il a trouvé dans la langue un ancrage. "Je suis persuadé que les mots qu’on emploie sont ce qui définit le mieux et infailliblement nos origines. Aujourd’hui, parler de l’identité, c’est tabou. (…) Le problème, c’est qu’on vient quand même de quelque part. Qu’est-ce qui nous rassemble ? Moi, je pense que c’est notre langue. Plus que tout autre chose, voilà ce qui fait de nous des Français", théorise-t-il, avant de souligner que l'ancêtre des Français est bien davantage à chercher du côté des Romains que des Gaulois, n'en déplaise à Astérix et Obélix.
Entendu sur europe1 : Avant pour être sérieux, il fallait parler comme Patrick Poivre d’Arvor
Cette digression effectuée, le rôle de la langue reste "l'usage", souligne-t-il. "En fait, c’est le peuple qui depuis toujours fait sa langue en fonction de ses besoins. C’est vrai qu’on est dans une époque où tout va vite. C’est internet, c’est frénétique, c’est l’immédiateté. Voilà ce qui caractérise le mieux les pulsions, les aspirations de notre époque. Aujourd’hui, on a le temps d’avoir 25 rendez-vous dans une journée, autrefois, on n’en avait un, deux." Cette accélération a ainsi des conséquences "jusque dans les mots, qui se réduisent, qui se contractent, qui se compriment, au point de devenir des sons, des tempos", glisse-t-il. "Autrefois, on disait 'Bonjour, comment ça va ?', aujourd'hui, on dit 'Wesh'".
"Ce qu'on perd dans le fond, on le retrouve dans la forme"
Ceux qui estiment cette contraction bien trop lapidaire crient à l'agonie de la langue. "On perd de la nuance, on parle avec moins de mots, il faut le reconnaître", nuance l'acteur. "Mais ce qu’on perd dans le fond, on le récupère dans la forme". "Avant pour être sérieux, il fallait parler comme Patrick Poivre d’Arvor, mais on est en train de retrouver de l’accent, du muscle, de la pêche, de la vigueur (...) On ne s’éloigne pas de la langue française, elle ne se défait pas, elle continue à se faire comme elle l’a toujours fait (...) La langue française n'est pas en train de mourir", affirme-t-il.
Entendu sur europe1 : La plupart des mots importants qu’on retrouve dans la langue anglaise, ce sont des mots français
"La moitié du vocabulaire anglais, ça vient de chez bibi ! C’est du français. On a de l’avance. Merci les Anglais, finalement, ils travaillent pour nous. C’est vrai qu’il y a des anglicismes, il y a 1.500 mots anglais à peu près aujourd’hui dans la langue française. C’est à la mode, c’est la langue globale de communication, on n’y peut rien", se résout-il. Mais il insiste sur l'impact du français chez nos anciens meilleurs ennemis : "La plupart des mots techniques, importants, officiels, juridiques, les mots en -ion- par exemple, qu’on retrouve partout dans la langue anglaise, ce sont des mots français. Juridiction. Election. Evolution. Revolution. Illusion…", cite-t-il en anglais avec un accent... français revendiqué.

D'après Mme Aurélie Dupuy - Europe 1 - samedi 30 novembre 2019

02/01/2020

Connaître les droits à la formation...

Dans Version Fémina, Mme Valérie Josselin a interrogé Mme Muriel Pénicaud, ministre du Travail, afin de faire connaître aux lecteurs leurs droits à la formation. Tout d'abord, il faut savoir que la plate-forme "mon compte formation" remplace "mon compte d'activité" et devient même accessible sur téléphone mobile. En effet, en 4 clics, vous pouvez choisir de réserver et d'acheter en ligne votre formation, sans aucun intermédiaire, 24h sur 24 et 7 jours sur 7. Il suffit de cliquer sur "mon compte formation" en demandant: www.moncompteformation.gouv.fr ou de chercher l'application mobile correspondante.

Chacun devrait avoir la liberté de choisir son avenir professionnel ou sa reconversion, mais en fait seulement un tiers des salariés de PME et un tiers des ouvriers fait valoir ses droits à la formation. Le système a été simplifié et il est davantage centré sur la personne. La France serait, dit Mme la ministre, le premier pays au monde à le mettre en place. Le CPF s'adresse à tous les salariés du secteur privé, lucratif ou non lucratif, aux personnes en recherche d'un emploi, mais aussi, à partir de mars 2020, aux indépendants et aux professions libérales et non salariées.

Le CPF consiste en une somme de 500 euros par an versés aux demandeurs concernés, avec un plafond de  5 000euros. Pour les personnes non qualifiées  ou en situation de handicap, la dotation est de 800 euros avec un plafond de 8 000 euros, que l'on travaille à temps plein ou à mi-temps. On peut grâce au CPF financer un permis de conduire, un bilan  de compétences ou de validation des acquis de l'expérience (VAE), l'accompagnement à la création ou la reprise d'une entreprise. On peut bénéficier gratuitement de conseils sur la plate-forme, comparer les prix, trouver des lieux de formation, accéder à des contenus, à distance ou sur RV.

Il est bon de savoir qu'on a jusqu'au 31 décembre 2020 pour convertir son ancien DIF en CPF, avec des droits acquis avant 2015, en CPF et récupérer des euros.

Lyliane

 

Des produits fabriqués en France à l'Elysée...

Quelle meilleure vitrine que l’Élysée pour promouvoir le «Fabriqué en France»? Pour mettre en lumière le savoir-faire des régions françaises, le chef de l’État va ouvrir en grand aux visiteurs ses salons et même son jardin, les 18 et 19 janvier prochain. Ce prestigieux show-room républicain assurera, le temps d’un week-end, la promotion de 101 produits censés représenter le meilleur du génie français. Pour ménager les susceptibilités, - et c’est la raison du choix du nombre 101 - chaque département de métropole et d’outre-mer sera représenté par un seul produit. Des robots au textile, des satellites aux produits agricoles, toutes les entreprises nationales pourront postuler à cette exposition française, qui accueillera aussi des produits utilisés quotidiennement. L’occasion de rappeler également que l’industrie recrée des emplois en France (32.000 emplois créés depuis mi-2017).
Cette opération aura en outre un message environnemental. En achetant français, le client fait coup double. Non seulement il soutient l’emploi national mais de plus il réduit l’empreinte carbone de ses achats. Les candidats postuleront auprès des préfets de région qui, avec les conseils régionaux, les chambres consulaires et les relais économiques locaux sélectionneront trois produits par département. Puis un comité présidé par la secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher tranchera. Tout ne sera pas simple: le choix d’une seule voiture électrique risque de créer des tensions entre les 
marques tricolores.

Selon Mr Charles Gautier - Le Figaro - vendredi 29 novembre 2019

01/01/2020

Séparation du foncier et du bâti...

Alors que les prix immobiliers continuent de progresser en France, l'Assemblée nationale a adopté jeudi une proposition de loi prévoyant de dissocier le foncier (le terrain) du bâti (maison ou immeuble). L'objectif de cette réforme est de favoriser l'accession à la propriété d'un logement, et de lutter contre la spéculation foncière.
Cette proposition, portée par le député Modem Jean-Luc Lagleize, et soutenue par le ministre du Logement Julien Denormandie, a été adoptée jeudi à la quasi-unanimité en première lecture par l'Assemblée nationale.
Propriétaires des murs, mais pas du terrain. Le texte prévoit la création d'"Offices fonciers libres" (OFL), qui seront chargés d'acquérir des terrains et donneront à un constructeur (promoteur, aménageur, bailleur social) un droit à construire un programme immobilier. Ainsi immobilisé, le foncier ne pourra "plus faire l'objet de spéculation", souligne le texte.
Les ménages acquéreurs deviendront alors propriétaires de seuls murs de leur logement, et bénéficieront d'un droit d'usage du terrain par le biais d'un bail emphytéotique reconductible. La mise en oeuvre pratique de ces OFL et de ces baux de très longue durée sera précisée ultérieurement par ordonnances.
Le foncier représente jusqu'à 50% du prix d'un achat immobilier
Julien Denormandie s'est félicité de l'adoption du texte, soulignant dans un communiqué que "trop de Français sont empêchés d'accéder à la propriété à cause des prix du logement".
Selon Jean-Luc Lagleize, le prix du foncier a bondi de 71% en France au cours des dix dernières années, contre 24% pour la construction. Dans certaines régions, comme l'Ile-de-France ou la Provence-Alpes-Côte d'Azur, il peut représenter plus de 50% du prix d'un logement neuf, relève le député auteur de la proposition de loi.
Le texte de loi, qui comprend huit articles, prévoit aussi de limiter drastiquement le recours aux enchères pour les ventes de fonciers de l'Etat et des collectivités territoriales, une pratique "qui conduit à un renchérissement délétère du prix du foncier et qui alimente la spéculation foncière", note M. Lagleize.
Des logements à 5.000 euros le mètre carré à Paris
La loi ALUR avait déjà créé en 2014 des organismes fonciers solidaires (OFS), un dispositif que la loi Elan a encore renforcé en 2018. Mais ces OFS sont réservés à l'accession sociale à la propriété, pour des ménages modestes, alors que la nouvelle proposition de loi entend aller plus loin avec les OFL.
Une vingtaine d'OFS a été créée en deux ans, notamment à Lille Rennes et Paris, et la construction de 8.400 logements est déjà programmée, avec les premières livraisons attendues en 2020.
A Paris, grâce à ce système, 500 ménages pourront acquérir en 2022 des logements à 5.000 euros le mètre carré, soit moitié moins cher que les prix de marché dans la capitale.

Selon Boursier.com - Boursier - jeudi 28 novembre 2019

Association Epices:cuisiner pour créer du lien...

Isabelle Haeberlin était enseignante dans un quartier sensible avant de fonder l’association Épices, où l’on cuisine pour recréer des liens. Le 30 novembre 2019 à Kingersheim, elle a participé au débat sur le thème «La culture pour renouer avec la solidarité?»
Et si la cuisine ouvrait l’esprit? Isabelle Heaberlin, présidente de l’association «Epices», créée à Mulhouse (Haut-Rhin)en 2009 y croit. Cette ex-enseignante en ZEP (Zone d’éducation prioritaire, aujourd’hui REP+) a l’habitude de traiter avec des publics difficiles. Sa voix est cristalline et bienveillante. Un projet qui a mis cinq ans à germer. Épices, «Espaces de projets d’insertion cuisine et santé» est un nom aux sonorités gourmandes, pour une association qui propose de «recréer des transmissions» grâce à la cuisine, l’éducation au goût.

Concrètement, le projet est d’abord né d’une envie de réunir parents et enfants autour d’ateliers de cuisine. «Au début, on accueillait surtout des mamans des quartiers, raconte Isabelle Haeberlin. Ça nous permettait de les accompagner et qu’elles ne restent pas seules chez elles.» Plutôt que des cours, la Mulhousienne préfère dire qu’elle propose des ateliers : «Dans ce mot, il y a l’idée de lier, explique-t-elle. D’ailleurs, les mamans des quartiers savent souvent très bien cuisiner. Elles savent comment faire, les yeux fermés, au simple toucher.»

Peu à peu, le concept se développe, jusqu’à proposer des formations pour des publics en réinsertion ou des décrocheurs scolaires. L’association se déplace aussi dans les collèges de Colmar et Mulhouse. «Il y a quelques années, nous avons reçu un jeune réfugié tibétain. En quelques mois, il a réussi à intégrer un CAP cuisine, se souvient Isabelle Heaberlin. Aujourd’hui, il travaille dans un restaurant étoilé à Strasbourg.» Des exemples de réussite comme celui-ci, l’enseignante en a beaucoup à raconter : «L’année dernière, on nous a envoyé un jeune incarcéré. Maintenant, il travaille chez Thierry Marx à Paris.» Sur onze jeunes en formation avec le Greta (un réseau de formation) l’an passé, sept ont trouvé un emploi.

Isabelle Heaberlin l’admet, s’occuper de publics sensibles n’est pas toujours simple. «C’est un travail sur le temps long. Il faut accepter que leur parcours ne soit pas rectiligne.» Lors des ateliers, mamans et ados cuisinent parfois ensemble. «C’est important, ce dialogue entre les générations, souligne la présidente d’Epices. Avec les mamans, ils apprennent mieux. Ils osent moins transgresser les règles.»

Malgré les difficultés, Isabelle Heaberlin ne perd pas espoir. «En ZEP, les personnes sont écrasées par leur quotidien. Mais il y a vraiment un potentiel énorme.» Et elle l’affirme : jamais elle ne baissera les bras : «C’est grâce à eux que je trouve la force de faire ça tous les jours.»

D'après Mme Sarah Chopin - Libération - samedi 30 novembre 2019

30/12/2019

Depuis la station internationale une prise de conscience importante...

L'astronaute émirati Hazzaa Al Mansouri, entré dans l'Histoire en devenant le premier citoyen d'un pays arabe à séjourner dans la Station spatiale internationale (ISS), a déclaré mardi que sa mission dans l'espace lui avait ouvert les yeux sur une question cruciale: le changement climatique.
"Nous devons apprécier la planète et veiller à la préserver pour les générations futures", a plaidé l'Emirati dans sa combinaison d'astronaute bleue, lors d'une conférence de presse à Dubaï.
"Quand on voit notre planète de l'espace, c'est vraiment quelque chose d'étonnant et une vue spectaculaire", a-t-il ajouté. "J'ai passé beaucoup de temps à la regarder par la fenêtre (de l'ISS), je ne voulais même pas dormir".
Drapeau émirati sur une manche et vaisseau spatial sur une autre, l'ancien pilote de chasse de 35 ans a estimé qu'il est "vraiment difficile de vivre dans l'espace, où nous devons avoir beaucoup d'oxygène, d'air et de nourriture alors que nous avons tout cela ici gratuitement", a-t-il dit.
"Nous avons de la chance de vivre ici, protégeons la Terre et son atmosphère", a-t-il ajouté, appelant à remédier aux causes du changement climatique.
Hazzaa Al Mansouri est revenu sur Terre le 3 octobre, atterrissant dans les steppes du Kazakhstan après huit jours passés dans l'espace.
Bien que courte, sa mission a suscité une fierté immense aux Emirats arabes unis, nouveaux venus dans le domaine spatial et qui ont récemment annoncé le projet d'envoyer une sonde vers Mars, d'ici 2021.
Hazzaa Al Mansouri a permis aux Emirats d'intégrer le petit club des pays arabes ayant envoyé un homme dans l'espace, devancés par l'Arabie saoudite en 1985 et la Syrie en 1987. Il est le premier ressortissant de ces pays à avoir visité l'ISS et un héros dans sa patrie, où des pièces et des timbres à son effigie vont être mis en circulation.
A bord de l'ISS, il a enfilé une tenue traditionnelle émiratie et participé à des expériences, notamment sur la perception du temps.
Sélectionné parmi plus de 4.000 candidats, il a également posté sur Twitter, lors de sa mission, des photos prises depuis l'espace des Emirats et de La Mecque, le site le plus sacré de l'islam.

Selon l'AFP - AFP - mardi 12 novembre 2019

Reporters d'espoir parcourent la France des solutions...

 
 
 
 

Reporters d'Espoirs redaction@reportersdespoirs.org via sendinblue.com 

ven. 29 nov. 14:18 (il y a 17 heures)
 
Répondre
À moi
 
 
 
 
 
Si vous ne parvenez pas à lire cet e-mail, cliquez ici
 
Des nouvelles de Reporters d'Espoirs  .  Vendredi 29 novembre 2019
 
 
Reporters d'Espoirs
 
 
[Sur les routes de France]
Reporters d'Espoirs au festival du journalisme de Château-Gontier
 
 
 
Poursuivant notre périple sur les routes de France, nous avons fait étape la semaine dernière au Presstival Info de Château-Gontier. Ce « festival du journalisme à la campagne », niché en Mayenne à une trentaine de kilomètres de Laval, mené d’une main de maitre par l’enthousiaste et convainquant Jean-Marie Mulon, a su conquérir la profession et le public autour ces dernières années, de David Pujadas, Elise Lucet, Jean Plantu, Pierre Haski ou de nombreux grands reporters.
 
Pour la 6e année consécutive, Reporters d’Espoirs ayant carte blanche a choisi de mettre la lumière sur le travail d’introspection mené par Anne-Sophie Novel, réalisatrice du film « Les médias le monde et moi ». Dans ce film, fruit de cinq années d’enquête, Anne-Sophie s’interroge sur les raisons de la désaffection des citoyens à l’égard des médias. Abordant les risques d’infobésité, les fake news, ou la déconnection des producteurs d’infos avec les préoccupations du public, elle esquisse des pistes pour « bien s’informer ».
 
 
 
 
 
[Les médias s'engagent]
The Guardian mise sur le journalisme d’espoir
 
 
 
 
Le journal britannique The Guardian a une longue tradition de journalisme constructif. En 2012, il prenait position en faveur d’un journalisme « ouvert »- autrement dit « citoyen » ou « participatif »-afin de contrer, dit-il, la transformation de l’information en un simple produit de consommation. À l’été 2016, le Guardian lance une enquête pour faire la lumière sur les attentes de ses lecteurs. Plusieurs d’entre eux regrettent la tendance du journal, réputé pour son engagement militant, à voir le verre à moitié vide. Pour y répondre, est créée la rubrique Half full (« à moitié plein ») qui, pour son lancement, invite les lecteurs à suggérer des idées de tendances, d’innovations ou de personnes remarquables via un formulaire.

Plus ambitieuse, la rubrique The Upside, qui prend sa suite, est le fruit d’un partenariat avec la fondation américaine Skoll, qui investit dans l’entrepreneuriat social. Alors qu’elle devait à l’origine ne durer que six mois, la rubrique est toujours d’actualité, riche de près de 330 articles. Ceux-ci partent presque systématiquement d’exemples concrets d’initiatives locales dont l’intérêt est qu’elles sont reproductibles et non pas seulement égayantes. En plus de présenter une initiative donnée et de relayer la parole de ses instigateurs, les articles sont souvent étayés d’études et de données permettant de justifier de l’intérêt de l’initiative ou d’évaluer son efficacité.

 
Lire notre étude de cas
 
 
[La France des Solutions]
Retour sur trois contenus publiés par nos médias partenaires
 
 
 
[ARTE] Tara piste le plastique dans les fleuves
 
Pour mesurer la quantité et la toxicité des déchets plastiques maritimes, la Fondation Tara Océan a lancé fin mai une expédition d'ampleur. 
 
Voir le reportage
 
[La Gazette des Communes] Quand des employeurs et des bénéficiaires du RSA sont connectés, ça « matche »
 
Plusieurs départements se sont dotés de plateformes pour favoriser l'emploi dans les métiers en tension.
 
Lire l'article
 
[Le Journal du Dimanche] En Bretagne, un village connecté fait sa transition énergétique
 
Saint-Sulpice-la-Forêt, petite commune de 1 500 âmes, fait désormais partie des "villes intelligentes", recueillant des données sur la consommation de ressources.
 
Lire l'article

29/12/2019

Au nom de l'intérêt collectif, faut-il verdir les banques françaises?

Les Amis de la Terre France et Oxfam France ont appelé à légiférer pour contraindre ses banques à adopter des stratégies visant à limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré. Le lobby des banques conteste.
«Au nom de l’intérêt collectif, imposer une régulation financière serait un signal fort afin de limiter les impacts humains et de prévenir un risque de crise financière majeur dû aux changements climatiques». Les Amis de la Terre France et Oxfam France ont appelé ce jeudi la France à légiférer «dès 2020» pour contraindre ses banques à adopter des stratégies visant à limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré.
Les deux ONG s’appuient sur une étude consacrée à l’empreinte carbone des banques. Elle préconise de nouvelles normes qui «devront garantir que les banques mettent fin à leurs soutiens à l’expansion des énergies fossiles et en programment la sortie totale. L’Etat doit garantir en priorité la sortie du secteur du charbon au plus tard en 2030 dans les pays européens et de l’OCDE, et d’ici 2040 dans le monde». «En 2018, les émissions de gaz à effet de serre issues des activités de financement et d’investissement des quatre principales banques françaises – BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et BPCE – dans le secteur des énergies fossiles ont atteint plus de 2 milliards de tonnes équivalent CO2, soit 4,5 fois les émissions de la France cette même année», accusent les deux ONG dans cette étude.
Ce rapport est obtenu en comparant deux chiffres. D’une part «l’ensemble des transactions financières réalisées par des banques françaises en direction d’entreprises actives dans les énergies fossiles en 2018» et par ricochet leur contribution à générer des activités émettrices de gaz à effet de serre. Et d’autre part celui des émissions de gaz à effet de serre de la France pour 2018.
Vrai engagement ou «communication» ?
Les établissements bancaires ont pris ces dernières années divers engagements pour se désinvestir progressivement de secteurs tels que le charbon, le tabac ou encore les sables bitumineux. Mais «le rythme de marche est bien trop inégal et lent», tancent les deux ONG, qui dénoncent des effets de «communication» et «le rôle joué par les lobbies de la place financière parisienne pour freiner toute forme de régulation publique». «Nous travaillons bien avec le gouvernement qui organise le cadre juridique pour vérifier que nous tenons nos engagements, cela nous va très bien», a réagi Frédéric Oudéa, président de la Fédération bancaire française, interrogé sur les conclusions de ce rapport par Europe 1. Contestant la validité et les méthodes de ce rapport, le président du lobby bancaire français a affirmé que «les banques françaises (étaient) les premières (au monde) engagées dans cette transition», soulignant que quatre banques de l’Hexagone comptaient parmi les dix premières au monde dans le financement des énergies renouvelables, avec une enveloppe de près de 40 milliards d’euros. Mais «il faut être réaliste», a jugé Oudéa. «Très concrètement, on arrête de financer Air France, Renault et Peugeot ? Ou est-ce qu’on les accompagne en finançant des voitures et des avions électriques ?», a-t-il développé, expliquant que les banques demandaient à leurs clients de leur présenter leurs actions pour modifier leur mix énergétique progressivement.
Côté gouvernement, Elisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique, a déclaré que le rapport d’Oxfam serait étudié. «Les banques seront sensibles à la façon dont l’opinion publique peut juger leur action», a-t-elle estimé, pointant leur «très grande responsabilité» dans leurs investissements.
95 lobbyistes
Selon Les Amis de la Terre et Oxfam France, «en 2018, les banques et leurs représentants d’intérêt ont déclaré près de 10 millions d’euros pour influencer les décideurs nationaux, avec pas moins de 95 lobbyistes». Les deux ONG pointent aussi du doigt «l’interdépendance entre banquiers et décideurs» qui «s’explique également par les nombreux passages de hauts fonctionnaires du secteur public au secteur privé et vice-versa, des "portes tournantes" fonctionnant à plein régime».
 Selon Libération-jeudi 28 novembre 2019

Un conte philosophique de Mr Frédéric Lenoir...

Frédéric Lenoir a, dans sa vie, publié une cinquantaine d'ouvrages traduits dans plus de 20 langues pour une vente globale sur la planète estimée à quelque 7 millions de livres ! Écrivain, historien des religions et directeur de l'École des hautes études en sciences sociales, il a sorti au début du mois son nouveau roman : La Consolation de l'ange. Au micro de Philippe Vandel, dans Culture médias sur Europe 1, Frédéric Lenoir revient sur son récit, qui est en fait un dialogue entre deux personnages.
"L'un des deux s'appelle Hugo, a 20 ans et est désespéré par la vie. Il trouve que tout va mal et ne voit aucun sens à son existence à tel point qu'il décide de se donner la mort", explique le romancier. Il poursuit : "Il rate sa tentative et se retrouve à l'hôpital".
Une rencontre qui change un destin
C'est là qu'il fait une rencontre qui va changer le cours de sa vie. Dans sa chambre d'hôpital, Hugo s'installe à côté d'une vieille dame de 92 ans nommée Blanche. "Elle a eu une vie longue mais aussi remplie d'épreuves et à l'inverse d'Hugo, elle adore la vie", détaille Frédéric Lenoir. Tout le roman tient aux échanges entre les deux et à la manière dont Blanche va redonner goût à la vie à Hugo. Les deux protagonistes, emblématiques, incarnent d'un côté celle qui va mourir et qui n'a pas le choix et de l'autre celui qui a toute la vie devant lui mais qui veut en finir. "C'est un conte philosophique", décrit l'écrivain. "J'avais envie de donner un certain nombre d'intimes convictions sur le sens de la vie et sur le sens de notre existence."
"Il y a deux loups en toi"
Au fil du dialogue, en plus des "intimes convictions" de l'auteur sont livrés des contes de cultures variées. Comme cette histoire d'origine amérindienne : "Un vieux sage dit à son petit-fils : 'Il y a deux loups en toi. Il y en a un blanc et un noir. Le loup blanc, c’est tout le bien qui est en toi, qui veut grandir, s’améliorer. Le loup noir est méchant, il a envie de faire du mal aux autres et de tout prendre. Lequel va gagner ?' Le petit garçon ne sait pas et le sage lui répond : 'Celui que tu nourris'."
Pour en savoir plus sur la manière dont la rencontre de Blanche va changer la vie d'Hugo, rendez-vous dans toutes les librairies avec cette "Consolation de l'ange", publié aux éditions Albin Michel le 6 novembre 2019. 

Selon Mr Maxime Dewilder - Europe 1 - mercredi 27 novembre 2019