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21/01/2020

Forum économique mondial à Davos: choc des cultures!

Ce sera le choc des générations et des cultures. D'un côté, Greta Thunberg, 17 ans, qui revient à Davos pour la deuxième année consécutive, pour sommer le monde des affaires d'agir face à l'urgence climatique. De l'autre, Donald Trump, qui interviendra le jour même où les sénateurs américains ouvriront son procès en destitution à Washington.
La 50 édition du Forum économique mondial de Davos (Suisse) débute donc le 20/1/2020 avec une forte connotation verte. La semaine dernière, le premier gestionnaire d'actifs au monde, Blackrock, a annoncé sa volonté d'investir dans les sociétés soucieuses du développement durable et de réduire ses participations dans celles générant plus de 25% de leur chiffre d'affaires à partir de la production de charbon thermique. Un virage écologique pour la finance qui va probablement se poursuivre, à Davos, même si tout le monde ne croit pas à cette prise de conscience.
Trump attendu au tournant
Reste que le chassé-croisé improbable entre Greta Thunberg et Donald Trump risque d'élargir un peu plus le fossé idéologique sur la question. La semaine dernière, le patron de Total, Patrick Pouyanné, rappelait que la transition écologique "prendrait du temps" pour aboutir. "Le débat est aujourd'hui quand même beaucoup trop manichéen, trop faussé", expliquait-il lors d'une conférence organisée par Euronext. "Les énergies fossiles représentent 90% du mix énergétique mondial aujourd'hui. On ne va pas faire disparaître tout ça d'un coup de baguette magique".
Donald Trump, qui a sorti les Etats-Unis de l'Accord de Paris et n'a jamais caché son scepticisme sur la question écologique, sera attendu au tournant sur ce sujet.
Mais son discours interviendra aussi dans un contexte de tension exacerbée avec Téhéran. Le ministre iranien des Affaires étrangères, initialement attendu à Davos, a finalement annulé sa venue, mais le président irakien lui sera présent.
Egalement au menu du Forum économique : la guerre commerciale avec l'Europe et la Chine, la taxe sur les géants du numérique instaurée par Paris et qui peine à déboucher sur un accord entre la France et Washington.
Mais en réalité, c'est aux électeurs américains que s'adressera Donald Trump, en pleine campagne électorale. Et sa priorité numéro, en matière de politique internationale, cela reste toujours "America First".

Selon Thomas Leroy avec Delphine Liou - BFM Business - lundi 20 janvier 2020

01/01/2020

Séparation du foncier et du bâti...

Alors que les prix immobiliers continuent de progresser en France, l'Assemblée nationale a adopté jeudi une proposition de loi prévoyant de dissocier le foncier (le terrain) du bâti (maison ou immeuble). L'objectif de cette réforme est de favoriser l'accession à la propriété d'un logement, et de lutter contre la spéculation foncière.
Cette proposition, portée par le député Modem Jean-Luc Lagleize, et soutenue par le ministre du Logement Julien Denormandie, a été adoptée jeudi à la quasi-unanimité en première lecture par l'Assemblée nationale.
Propriétaires des murs, mais pas du terrain. Le texte prévoit la création d'"Offices fonciers libres" (OFL), qui seront chargés d'acquérir des terrains et donneront à un constructeur (promoteur, aménageur, bailleur social) un droit à construire un programme immobilier. Ainsi immobilisé, le foncier ne pourra "plus faire l'objet de spéculation", souligne le texte.
Les ménages acquéreurs deviendront alors propriétaires de seuls murs de leur logement, et bénéficieront d'un droit d'usage du terrain par le biais d'un bail emphytéotique reconductible. La mise en oeuvre pratique de ces OFL et de ces baux de très longue durée sera précisée ultérieurement par ordonnances.
Le foncier représente jusqu'à 50% du prix d'un achat immobilier
Julien Denormandie s'est félicité de l'adoption du texte, soulignant dans un communiqué que "trop de Français sont empêchés d'accéder à la propriété à cause des prix du logement".
Selon Jean-Luc Lagleize, le prix du foncier a bondi de 71% en France au cours des dix dernières années, contre 24% pour la construction. Dans certaines régions, comme l'Ile-de-France ou la Provence-Alpes-Côte d'Azur, il peut représenter plus de 50% du prix d'un logement neuf, relève le député auteur de la proposition de loi.
Le texte de loi, qui comprend huit articles, prévoit aussi de limiter drastiquement le recours aux enchères pour les ventes de fonciers de l'Etat et des collectivités territoriales, une pratique "qui conduit à un renchérissement délétère du prix du foncier et qui alimente la spéculation foncière", note M. Lagleize.
Des logements à 5.000 euros le mètre carré à Paris
La loi ALUR avait déjà créé en 2014 des organismes fonciers solidaires (OFS), un dispositif que la loi Elan a encore renforcé en 2018. Mais ces OFS sont réservés à l'accession sociale à la propriété, pour des ménages modestes, alors que la nouvelle proposition de loi entend aller plus loin avec les OFL.
Une vingtaine d'OFS a été créée en deux ans, notamment à Lille Rennes et Paris, et la construction de 8.400 logements est déjà programmée, avec les premières livraisons attendues en 2020.
A Paris, grâce à ce système, 500 ménages pourront acquérir en 2022 des logements à 5.000 euros le mètre carré, soit moitié moins cher que les prix de marché dans la capitale.

Selon Boursier.com - Boursier - jeudi 28 novembre 2019

27/12/2019

Présentation du "Green Deal européen " à Bruxelles et mobilisation des Verts pour l'écologie...

Alors que la nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, présente son «Green Deal européen», le député européen Yannick Jadot et un collectif d'intellectuels réclament un sursaut et des vrais moyens pour l'écologie.
Tribune. Tout le monde en Europe parle désormais de Green New Deal. Tant mieux ! Mais il ne peut s’agir de demi-mesures. La mobilisation de l’Union doit être totale, pour combattre le dérèglement climatique et s’y adapter, et pour fédérer les Européens autour d’un projet qui nous réconcilie avec notre futur et entre nous. Cela implique d’y mettre enfin les moyens et d’accepter de changer les règles du jeu économique en Europe.
Incendies, inondations, sécheresses, canicules… le climat s’emballe. Ce qu’on prévoyait pour les générations futures percute déjà notre présent. Si l’avenir nous rattrape, c’est bien que le passé nous paralyse. Addiction aux énergies fossiles et aux pesticides, transition énergétique bridée, résistance du vieux monde… l’Europe et la France ne respectent toujours pas la trajectoire fixée par les scientifiques et l’Accord de Paris sur le climat. L’effondrement de la biodiversité n’inspire pas davantage les choix politiques.

Sur le front économique, l’Union européenne tourne au ralenti. La politique monétaire touche ses limites. L’atomisation du marché du travail bloque les hausses de salaires, y compris dans les zones de plein-emploi. La multiplication des accords de libre-échange accélère une mondialisation qui explose déjà les limites de la planète, organise la compétition de tous contre tous et accentue notre vulnérabilité géopolitique. La souveraineté économique de l’Europe est durement entamée, moins par le nationalisme économique de Donald Trump ou la montée en puissance de la Chine, que par notre incapacité à la penser et à la construire pour défendre, face aux menaces, un modèle de développement socialement et écologiquement responsable.
Enfin, les services publics sont en péril dans de nombreux pays. Les politiques de baisse des dépenses publiques, et en particulier celles des dépenses sociales, menacent directement l’éducation et la santé, mais aussi la justice, les transports et les politiques de solidarité. Une part croissante de la population est précarisée. La cohésion sociale, le vivre-ensemble et le pacte républicain s’affaissent. L’insécurité économique alimente partout la défiance politique, les replis identitaires et la droite populiste.

Choisissons résolument les renouvelables: Nous refusons cette perspective de déclin. Nous lui opposons le sursaut, la reconquête, en investissant massivement dans la transition écologique. Car gagner la bataille du climat nous permettra aussi de réduire les fractures sociales, territoriales et démocratiques qui déchirent nos sociétés. Les secteurs prioritaires sont connus de longue date. Tout d’abord l’isolation des bâtiments. Ils représentent dans notre pays 40% de la consommation d’énergie et 25% des émissions de gaz à effet de serre. Mettons le paquet sur les dizaines de millions de passoires énergétiques, dont plus de 7 millions en France. Le bénéfice social est immense, puisque 54 millions d’Européens souffrent de précarité énergétique. Ce sont des centaines d’euros de facture de chauffage économisées chaque année. Deux millions d’emplois en Europe, des centaines de milliers en France.

Choisissons résolument les renouvelables, moins chères que les tout autres énergies, créatrices d’emplois de qualité et de valeur ajoutée sur tous les territoires. Investissons dans les réseaux et les infrastructures des technologies de l’information, dans les transports collectifs du quotidien, pour réduire la dépendance à la voiture individuelle et mailler nos territoires. Densifions le réseau de trains européens, reconnectons toutes les capitales par des trains de nuit, favorisons massivement le fret ferroviaire…

L’Europe ne peut pas tout en matière de services publics mais elle peut – enfin ! – leur reconnaître un statut qui les protège des règles de la concurrence et elle peut investir dans les infrastructures. Elle doit soutenir un effort d’ampleur dans la construction et la rénovation de bâtiments scolaires, hospitaliers et dans le logement étudiant. Nous en avons les moyens. Il y a dix ans, l’UE a rapidement adopté un plan de sauvetage public de 5 000 milliards d’euros en faveur d’un système financier et bancaire irresponsable. . Sans d’ailleurs lui imposer les réformes indispensables. Ce que nous avons fait pour les banques, nous devons et nous pouvons le faire pour le climat, pour les services publics, pour l’emploi.

La politique agricole commune, c’est près de 60 milliards d’euros d’aides chaque année (9 milliards en France). Assez pour transformer en profondeur un modèle agricole qui maltraite les paysans, la terre, les animaux, notre santé et contribue à la destruction de l’Amazonie. Assez pour offrir aux paysans un revenu décent, pour repeupler nos campagnes et protéger la biodiversité et le climat.

Réorienter les 55 milliards d’euros annuels de subventions publiques aux énergies fossiles vers les renouvelables boosterait le déploiement de ces dernières. Verdir le budget européen et le portefeuille de la Banque européenne d’investissement (BEI) – les décisions récentes vont dans le bon sens —, taxer le carbone aux frontières de l’Union accélérerait substantiellement la transformation des modes de production en Europe.

Un point de PIB d’argent public supplémentaire: Mais même avec ces changements majeurs, le compte n’y serait pas. Les ruptures à engager sont lourdes et nous devons les accompagner socialement, pour les salariés et les citoyens, et économiquement, pour les secteurs en transition. Desserrons l’étau budgétaire. Il nous faut désormais consacrer aux investissements dans la transition climatique au minimum 320 milliards d’euros en plus chaque année au niveau de l’Union, soit 3 000 milliards d’ici 2030. Pour que ces investissements de long terme se fassent suffisamment vite, il faut qu’une part significative de ces montants soit d’origine publique. Même si la rentabilité de ces investissements est fragile, elle reste suffisante alors que l’Europe et la France peuvent emprunter à taux quasi nuls sur 30 ans.
Décidons de consacrer à ce Green New Deal 1 point de PIB d’argent public supplémentaire chaque année, soit 160 milliards d’euros, 24 milliards d’euros au niveau de la France. Soit une dépense publique additionnelle de 800 milliards d’euros pour les cinq ans qui viennent.

Pour mémoire, la Banque Centrale Européenne (BCE) a injecté, par la création monétaire qu’elle a opérée, 2 400 milliards d’euros dans l’économie de la zone entre 2015 et 2019 de façon totalement indiscriminée sur le plan environnemental. Cette politique a atteint ses limites. Sortons les investissements utiles du Green New Deal du calcul des déficits publics selon les règles de Maastricht : ce sont à coup sûr les plus rentables à terme qu’on puisse faire en Europe aussi bien au plan social, économique qu’environnemental. La BCE doit dorénavant en priorité garantir ou racheter des titres émis par la BEI, devenue Banque européenne du climat, pour prêter aux Etats, aux collectivités et aux acteurs privés afin d’accélérer la transition écologique et sociale.
Nous n’acceptons pas la perte de la souveraineté économique de l’Europe. Nous ne nous résignons ni à l’emballement climatique, ni à l’affaissement des services publics, ni à la montée des populismes. Le Green New Deal est une formidable opportunité et il faut en débattre partout en Europe car il ne pourra pas être défini d’en haut. Il doit être le projet des citoyens européens. Les jeunes manifestants du vendredi ne se contentent plus de promesses ou d’aveux d’impuissance, ils exigent une réponse sérieuse. Mettons-nous au travail.

Selon Daniel Cohen, Guillaume Duval, Yannick Jadot, Dominique Méda, Laurence Tubiana - Liberation - mercredi 27 novembre 2019
 

 

17/12/2019

Faut-il ratifier le CETA?

Un collectif d’étudiants en agronomie s'inquiète des conséquences pour l'agriculture que pourrait avoir la ratification par le Sénat français de l'accord de libre-échange entre l'UE et le Canada.
Tribune. Très prochainement, le Sénat aura la responsabilité d’étudier le Ceta (Comprehensive Economic and Trade Agreement) en vue d’une ratification à l’échelle nationale. Si tous les Etats membres de l’UE font de même, alors cet accord particulièrement controversé entrera de manière permanente en vigueur, après dix ans de négociations. Nous sommes étudiants en école d’agronomie et nous ne nous reconnaissons pas dans ces accords dits de nouvelle génération. Pourtant, notre génération et les suivantes seront les premières à subir les conséquences de tels accords, loin d’être à la hauteur des enjeux environnementaux et climatiques dont les manifestations dépasseront certainement les prévisions les plus pessimistes du Giec. Alors que vous promouvez l’accord de Paris (1) non contraignant et non respecté par les signataires, vous négociez des accords de libre-échange qui réduisent fortement les marges de manœuvre des Etats. Nous ne pouvons que constater une contradiction entre le discours écologique engagé du gouvernement et la signature de ces traités dans leur forme actuelle.

Notre formation nous invite à réfléchir aux enjeux considérables auxquels l’agriculture fait face, et aux conditions de la transition vers une agriculture plus résiliente, plus rémunératrice des producteurs et répondant aux attentes de la société. Or, là où nous souhaitons une amélioration de la traçabilité et de la qualité de nos produits, notamment d’élevage, vous vous apprêtez à ouvrir des contingents d’importation à des produits issus d’exploitations où les normes sont moins exigeantes que les normes européennes (2).
Là où l’Union européenne fait prévaloir le principe de précaution, garantissant la Là où nous cherchons une réduction de notre empreinte carbone, vous nous soumettez une augmentation du trafic marchand maritime et aérien, ainsi qu’un accroissement des importations de combustibles fossiles (5).

Là où nous réclamons plus de transparence et de démocratie dans les décisions publiques, vous nous proposez la création de l’ICS (Investment Court Sytem), une instance publique supra-étatique de règlements des différends permettant aux investisseurs et entreprises privées d’attaquer en justice une décision politique qui entraverait ses intérêts économiques.

Ainsi, à l’heure où la transition agroécologique est des plus pressantes, nous ne pouvons accepter que l’agriculture soit la variable d’ajustement d’intérêts privés. Nos agricultures se jouent au sein des territoires, et sont fondées sur des complémentarités entre productions. Elles ne peuvent entrer dans une logique purement marchande de spécialisation transatlantique selon des avantages «comparatifs». A quand l’exception agricole dans les accords commerciaux pour une prise en compte réelle des enjeux environnementaux et de souveraineté alimentaire ?sécurité de la santé des citoyens, vous nous présentez une harmonisation des normes avec un pays qui ne le reconnaît pas (3).

Là où nous voulons des filières agricoles viables et durables, vous mettez en péril le maintien d’exploitations aux aménités sociales et environnementales pourtant nombreuses, notamment en ce qui concerne l’élevage bovin allaitant, un secteur déjà en grande difficulté économique. La transition agroécologique ne se fera pas au sein de nos territoires sans le maintien d’une diversité de productions et notamment de prairies (4).i cet accord de libre-échange se veut être un modèle pour de prochains accords, nous sommes plus qu’inquiets quant à notre capacité future à faire-valoir des intérêts de protection de l’environnement ou relevant de droits sociaux. N’est-il pas temps que la France reconsidère ses priorités et place l’agriculture au cœur de la transition écologique ? N’est-il pas temps de se saisir de cette opportunité pour enfin honorer l’accord de Paris et entraîner les autres Etats dans un changement de modèle ? Nous invitons donc les sénateurs à prendre acte de leur responsabilité en ne ratifiant pas les accords du Ceta qui, dans leur forme actuelle, vont à contre-courant des attentes de la société. Nous réclamons plus d’ambition et de cohérence dans les différentes politiques et accords mis en œuvre par les gouvernements et les instances internationales, pour une vraie prise en main de notre avenir.

Ce texte est soutenu par plus de 1 200 signataires. Retrouvez toutes les signatures ici.
(1) L’accord de Paris fixe un objectif de limitation de la hausse globale des températures de 2°C, avec comme grand objectif zéro émission de GES d’ici 2075, il n’est pas contraignant.
(2) Les normes européennes sont plus contraignantes qu’au Canada. Il est à craindre, au i cet accord de libre-échange se veut être un modèle pour de prochains accords, nous sommes plus qu’inquiets quant à notre capacité future à faire-valoir des intérêts de protection de l’environnement ou relevant de droits sociaux. N’est-il pas temps que la France reconsidère ses priorités et place l’agriculture au cœur de la transition écologique ? N’est-il pas temps de se saisir de cette opportunité pour enfin honorer l’accord de Paris et entraîner les autres Etats dans un changement de modèle ? Nous invitons donc les sénateurs à prendre acte de leur responsabilité en ne ratifiant pas les accords du Ceta qui, dans leur forme actuelle, vont à contre-courant des attentes de la société. Nous réclamons plus d’ambition et de cohérence dans les différentes politiques et accords mis en œuvre par les gouvernements et les instances internationales, pour une vraie prise en main de notre avenir.

Ce texte est soutenu par plus de 1 200 signataires. Retrouvez toutes les signatures ici.

(1) L’accord de Paris fixe un objectif de limitation de la hausse globale des températures de 2°C, avec comme grand objectif zéro émission de GES d’ici 2075, il n’est pas contraignant.
(2) Les normes européennes sont plus contraignantes qu’au Canada. Il est à craindre, au i cet accord de libre-échange se veut être un modèle pour de prochains accords, nous sommes plus qu’inquiets quant à notre capacité future à faire-valoir des intérêts de protection de l’environnement ou relevant de droits sociaux. N’est-il pas temps que la France reconsidère ses priorités et place l’agriculture au cœur de la transition écologique ? N’est-il pas temps de se saisir de cette opportunité pour enfin honorer l’accord de Paris et entraîner les autres Etats dans un changement de modèle ? Nous invitons donc les sénateurs à prendre acte de leur responsabilité en ne ratifiant pas les accords du Ceta qui, dans leur forme actuelle, vont à contre-courant des attentes de la société. Nous réclamons plus d’ambition et de cohérence dans les différentes politiques et accords mis en œuvre par les gouvernements et les instances internationales, pour une vraie prise en main de notre avenir.

Ce texte est soutenu par plus de 1 200 signataires. Retrouvez toutes les signatures ici.

(1) L’accord de Paris fixe un objectif de limitation de la hausse globale des températures de 2°C, avec comme grand objectif zéro émission de GES d’ici 2075, il n’est pas contraignant.
(2) Les normes européennes sont plus contraignantes qu’au Canada. Il est à craindre, au travers du Forum de la coopération réglementaire, que les normes en vigueur en Europe soient amenuisées pour favoriser le commerce avec le Canada. Ex : il existe deux types de farines animales. Les deux sont interdites en UE par principe de non-cannibalisme. Le Canada autorise leur utilisation pour l’alimentation animale. Or, le traité n’interdit que l’utilisation de l’un de deux types pour la viande bovine à destination de l’UE. Les animaux d’élevage peuvent également être nourris avec du maïs ou du soja OGM et il leur est administré des anabolisants et des antibiotiques (problème sanitaire d’antibiorésistance).
(3) La non-reconnaissance du principe de précaution par le Canada ouvre la voie à de nombreux questionnements sur la prise en compte des risques sanitaires liés à l’agriculture et l’élevage. Exemple : classification des OGM et utilisation des biotechnologies.
(4) Aménités et impacts sur l’environnement des exploitations françaises élevant des bovins pour la viande, Inra Production Animales, 2017.
(5) Ceta, chapitre 13 - Services Financiers : facilitation des mouvements de personnels entre les deux continents.

Selon un collectif d'étudiants en agronomie - Liberation - mercredi 6 novembre 2019

07/12/2019

Chamanisme: et si notre intuition était le langage des Esprits?

Une vidéo très bien faite sur YouTube.com avec l'école de l'intuition -IRIS- présentant une interview de Mme Corinne Sombrun, pianiste, écrivain et chamane formée en Mongolie, m'a beaucoup intéressée dans la mesure où elle m'a semblé pouvoir établir un trait d'union entre le chamanisme, les états modifiés de conscience (méditation ou psychotropes...) et la science moderne.

En fait, j'avais cherché sur Internet qui était cette femme, dont on parle à l'occasion de la sortie fin octobre 2019 du film "Un monde plus grand" avec Mme Cécile de France comme actrice principale. Tout à coup, je me suis retrouvée baignée dans un contexte passionnant expliquant notamment l'influence de l'esprit sur la matière et montrant que tout ce que nous émettons est d'origine vibratoire.

J'ai découvert que non seulement cette femme depuis 2003 s'est soumise à une initiation chamanique complète auprès de la chamane Enkhetuya, mais surtout qu'elle a cherché auprès de scientifiques (aux Etats-Unis et en France principalement) à faire analyser ce qui se produit dans son cerveau lors de ses transes provoquées ou pas par le son de son tambour chamanique.

A cette occasion, des chercheurs comme Mr Marc Henry, chimiste travaillant sur l'eau, ont mis en évidence que la transe est un outil cognitif perceptif qui modifie l'état habituel de son cerveau dans une "réalité augmentée". Il l'explique dans la mesure où il a mesuré en laboratoire la différence entre nos pensées habituelles, qui gèrent une bande passante analysant environ 16 bits par seconde, alors que notre cerveau est capable d'analyser 10 milliards de bits par seconde d'information et notre corps 10 millions environ de bits par seconde.

Il semblerait donc que, lors de la transe et au fur et à mesure de ses expériences chamaniques, Mme Sombrun capterait beaucoup plus d'informations que dans sa vie habituelle, où son cerveau spéculatif est essentiellement sollicité. Elle ressent même que notre cerveau est en position d'interface avec le monde des Esprits et de filtre par rapport à notre environnement. On pourrait de ce fait peu à peu élargir notre "bande passante" en sollicitant davantage notre cerveau perceptif et en écoutant davantage nos propres intuitions.

Si l'intuition est bien, comme elle le pense, un potentiel de notre cerveau, rien ne nous empêche de chercher des réponses en chacun de nous pour nos vies personnelles comme pour le devenir de la planète. Cela pourrait notamment induire des modifications de nos comportements à même de favoriser un changement profond des structures en place. Ainsi, je me prends à imaginer le saut quantique possible entre Saturne -lié actuellement au Noeud Sud ou queue du Dragon - et Uranus, planète du renouveau et maître du signe du Verseau...

Je trouve ces données réjouissantes, car nous pourrions alors reprendre le contrôle de nos vies, nous faire confiance, prendre en charge ce que nous désirons vraiment, au lieu de nous laisser dicter notre consommation, nos choix de vie et nos loisirs par la télévision ou la publicité. Internet contribue déjà beaucoup à nous rendre autonomes par rapport à l'information officielle...

Il ne s'agit pas, certes, de délirer, ni de sombrer dans des croyances qui appartiennent à une autre culture. Les ouvrages et le film de Mme Corinne Sombrun ne pourraient-ils pas toutefois sonner à nos oreilles comme "un rappel de conscience"? Je remarque en effet que tous les peuples premiers ont toujours mis en avant l'unité du Vivant et considéré la Terre avec respect. A nous peut-être de retrouver déjà en nous-même la trace de l'harmonie, de la joie du vivre ensemble près de la nature et de la solidarité, que nous semblons avoir perdu de vue notamment en Occident.

Lyliane

 

12/11/2019

Qu'est ce que les soins d'énergie quantique?

Il existe à côté des soins traditionnels en médecine occidentale, une autre approche plus holistique qui s'intéresse autant au corps physique qu'à l'émotionnel et aux mémoires cellulaires, bref à tout ce qui a pu être engrammé éventuellement dans  l'être humain. On les appelle soins énergétiques, soins quantiques ou même soins de bio-résonance. Le postulat de départ est de ce fait fort différent. En effet, d'une part le thérapeute est une sorte d'antenne au travers de laquelle l'information du message de guérison passe directement, à distance ou même grâce à l'utilisation d'un appareil de biofeedback quantique et d'autre part il s'appuie sur les ressources du patient et sa capacité à mobiliser lui-même ses énergies.

Pour comprendre comment ces soins sont susceptibles d'agir sur une personne, il faut revenir à des notions de physique et à l'organisme humain, qui est constitué de particules de lumière appelées photons, qui dégagent un champ vibratoire. Depuis les découvertes d'Einstein, des biophysiciens comme l'allemand Fritz Albert Popp ont démontré en 1970 que les cellules humaines émettaient des "biophotons", organisés en champs énergétiques. Les russes ont cependant été les premiers à travailler sur la physique ultra-corpusculaire ou quantique, puisqu'un prix Nobel de physique a été attribué en 1964 à Mrs N. Bassov et A. Prokhorov.

De nos jours, cette thérapie est largement pratiquée en Allemagne, en Russie, en Italie, en Espagne et au Canada. En France, le Dr Luc Bodin, comme le Dr Jean-Louis Garillon, vice - président de l'Institut de médecine quantique de Moscou et spécialiste français l'enseignent et l'utilisent. Dans le sud de la France, à Eguilles (13), Mme Sylvie Dumur pratique la thérapie quantique depuis 30 ans. Et à Nice (06), Mr Xavier Janvrin vient de s'installer avec cette spécialité. Mais il ne manque pas de contradicteurs à ce propos dans notre pays, car comme l'a écrit le Dr Garillon dans le n° 72 de la revue Alternatives Santé:" la médecine quantique rend visible l'invisible!"

Comment prouver, en effet, ce que peuvent faire l'énergie de résonance, l'intention et le souffle mis au service de la guérison, afin de requalifier des vibrations en déséquilibre, libérer des mémoires cellulaires familiales ou ancestrales, éveiller à davantage de conscience et parfois amener jusqu'au pardon et à la guérison? Seul le patient, partie prenante du soin, est à même d'établir des liens avec un éventuel déconditionnement, de ressentir un nettoyage profond grâce à des plans de lumière transmutant son mal-être et le reconnectant à "sa conscience supérieure".

Pour avoir vécu personnellement et pendant plusieurs mois à différentes reprises ce type de manifestations sur tous les plans de mon être, je peux témoigner de la qualité de la personne vers qui je me suis tournée (Mme Sylvie Dumur) avec un ressenti positif et une confiance éclairée. L'énergie quantique agit, en effet, selon mon vécu personnel, aussi bien sur le plan physique que sur les plans éthériques, mentaux et spirituels, pour peu qu'on s'ouvre aux vibrations sans y faire obstacle avec son "petit moi".

Est-ce que la thérapie quantique deviendra la thérapie du futur? Nul ne le sait encore. Pour approfondir le sujet, en plus d'ouvrages spécialisés, comme ceux de Mr Greg Braden, il est possible de lire les ouvrages du Docteur Luc Bodin comme son "Manuel de soins énergétiques" ou celui de Mr Raphaël Cannenpasse: "Biologie, médecine et physique quantique". Enfin, un film récent de Mme Fabienne Berthaud, sorti le 30/10/2019, intitulé "Un monde plus grand" de Mme Corine Sombrun, cofondatrice du TranceScience Research Institute retrace ses premiers pas chez les Tsatsaan de Mongolie qui pratiquent le chamanisme et entrent dans des états de conscience modifiés...

Lyliane

 

A propos du service civique...

Selon 180 dirigeants associatifs, voici ce qui est émis:
"Nous sommes dirigeants associatifs, entrepreneurs, journalistes, artistes… De près ou de loin, nous avons tous été témoins de la force du service civique. Ce dispositif de mobilisation citoyenne des jeunes et de soutien à leur insertion sociale et professionnelle, créé par la droite, développé par la gauche et reconnu aujourd’hui par tous comme utile.
Depuis 2010, le service civique permet aux jeunes de 16 à 25 ans de consacrer six à douze mois de leur vie à un engagement citoyen au service de l’intérêt général. Six à douze mois pour être contributeurs actifs de cette société qu’ils ont souvent l’impression de subir, six à douze mois pour regagner confiance en eux et en notre société, pour développer des compétences, gagner en expérience, s’aider eux-mêmes en aidant les autres.
97 % des 140 000 jeunes qui s’engagent dans le service civique chaque année sont satisfaits ou très satisfaits de leur expérience. Et à l’issue de celle-ci, 74 % d’entre eux sont en emploi ou en formation. Une récente étude du cabinet Goodwill Management confirme d’ailleurs que chaque euro investi par l’Etat dans ce dispositif en rapporte au moins deux à notre collectivité.
Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s’était engagé à rendre le service civique universel et accessible à tous les jeunes. Malheureusement, les budgets alloués au service civique par le gouvernement depuis 2018 ne permettent pas d’honorer cet engagement. De fait, le nombre de missions de service civique proposées aux jeunes a diminué.
A l’heure où notre pays fait appel à la cohésion républicaine, il nous faut retrouver la courbe de croissance du service civique engagée en 2015, afin d’être en mesure de le proposer peu à peu à tous les jeunes ! Freiner la dynamique de développement du service civique reviendrait à mener une politique publique contradictoire en n’investissant pas dans un dispositif d’utilité sociale qui a aujourd’hui fait ses preuves.
Le service civique est un outil de réconciliation républicaine, de mixité sociale, de développement de l’esprit d’engagement et d’ouverture au monde. Nous en appelons à la continuité des politiques publiques et à la cohérence de la politique gouvernementale : investissons dans ce qui marche, dans un développement ambitieux du service civique. Il en va de notre avenir, de l’avenir des jeunes et de l’avenir de notre cohésion sociale. Il en va de la cohérence de nos politiques publiques".
Les signataires
Gérard Abonneau, président de la Fédération française des Maisons des Jeunes et de la Culture ; Jean-Philippe Acensi, fondateur de l’Agence de l’éducation par le Sport, Catherine Alvarez, directrice générale d’Asmae ; Kevin André, fondateur de Kawaa ; Fania Anoir, présidente de Place des clichés ; Christian Babonneau, président de la Fédération sportive et culturelle de France ; Dr Jean Théophile Banzouzi, coordonnateur Europe de Médecins d’Afrique ; Camille Barrie, coordinatrice nationale du service.

Selon Le Parisien - dimanche 27 octobre 2019

21/10/2019

Redonner vie à nos villages...

Dans la Lettre d'information de l'Association Raoul Follereau, nous découvrons une partie du reportage effectué au sujet d'un petit groupe de jeunes de la Drôme, Valérie, Sylvain et Raphaël, d'horizons professionnels différents, qui ont décidé de "redonner vie aux villes et villages. Pour ce faire, ils ont fondé une société coopérative d'intérêt collectif: Villages Vivants". Cette société rachète autour de Crest des boutiques vides, les rénove, puis les loue à des prix progressifs à des porteurs de projets"

Ainsi, auberges, tabac-presse, restaurants-épicerie en Ardèche et dans le Drôme ont déjà été acquis, réhabilités et revendus. Ce type de projet est soutenu par la Fondation R. Follereau dans le cadre de sa mission de revitalisation des territoires délaissés et notamment dans les petites et moyennes villes. C'est selon les trois jeunes fondateurs de Villages Vivants à Crest "une façon de montrer qu'une transition sociale est possible".

Voici par exemple comment on redonne vie à des quartiers où artisans et commerçants de centre villes avaient déserté! Pour en savoir davantage, joindre le site: www.raoul-follereau.org.

Lyliane

18/10/2019

Mr Saype , un peintre du Land Art engagé pour défendre l'environnement...

Avec sa bouteille en plastique éphémère de 1000 m2, dessinée sur une parcelle agricole dans le massif des Vosges, l'artiste franc-comtois Saype s'engage pour la défense de l'environnement.

Saype est un pionnier du land art. L'artiste français est connu dans le monde entier pour ses fresques spectaculaires. Le magazine américain Forbes l'a d'ailleurs nommé en 2019 parmi les 30 personnalités du Monde, âgé de moins de 30 ans, les plus influentes dans le domaine de l'art et de la culture.
La particularité de Saype, c'est qu'il met la main à la pâte... Sa peinture est une fabrication personnelle composée de craie et de charbon qu'il mélange à de l'eau. Un processus 100% biodégradable pour réaliser, sur l'herbe, des oeuvres éphémères, à grande échelle et totalement respectueuses de l'environnement.

Selon Franceinfo - Franceinfo - lundi 7 octobre 2019

 

03/10/2019

Les humains pourraient ralentir le réchauffement climatique...

Le réchauffement climatique pourrait bien être ralenti grâce à une mobilisation mondiale. On vous explique comment !
Tout le monde en parle, le réchauffement climatique est au cœur des discussions et des préoccupations de chacun. Bien qu’il advienne aux entreprises et aux gouvernements qui polluent à une grande échelle de réduire leurs déchets et actions contre la planète, il est également possible de réduire individuellement notre impact sur le réchauffement climatique. Des scientifiques ont décidé de déterminer, qu’est-ce qui pousserait chacun à devenir plus responsable.

Manque d’information
D’après les scientifiques, il y a deux types d’individus. Ceux qui veulent changer les choses et ceux qui ne le veulent pas. Jusque-là ça parait logique, mais les raisons du manque d’engagement de chacun viendrait d’un problème de réalisation des conséquences du réchauffement et un manque d’avantages. En effet, des personnes habitant dans des pays chauds vont observer un changement plus direct que d’autres et sont amenés à y remédier. Des personnes préfèrent payer une taxe carbone plutôt que d’installer des panneaux solaires.

Un bon exemple
Les scientifiques affirme que les humains fonctionne par l’influence. Quand la planète change, les humains s'adaptent ou réagissent. Mais les humains s’influencent entre eux également. En effet, les scientifiques pensent que la clé pour que de plus en plus de personnes se mobilisent pour lutter contre le réchauffement climatique se joue sur les réseaux sociaux et dans les rues. En parler et protester forcera les gouvernements à changer à terme.

redaction - Gentside - dimanche 22 septembre 2019

01/10/2019

Un défilé à vélo contre l'automobile en Allemagne...

Entre 15.000 et 25.000 manifestants, selon la police et les organisateurs, ont réclamé en début d'après-midi une "révolution des transports", point culminant de la contestation d'une ampleur inédite.

Des milliers d'opposants aux voitures et à la pollution qu'elles engendrent ont défilé samedi à vélo à Francfort à l'occasion du salon international l'automobile, signe que même en Allemagne l'automobile n'est plus une vache sacrée.
Entre 15.000 et 25.000 manifestants, selon la police et les organisateurs, ont réclamé en début d'après-midi une "révolution des transports", point culminant de la contestation d'une ampleur inédite. La plupart d'entre eux ont rallié le parc des expositions à vélo depuis plusieurs villes de la région, empruntant deux tronçons d'autoroutes fermés aux voitures pour l'occasion.
"Génération climat"
"Le salon de l'automobile représente le siècle passé", explique Christoph Bautz, directeur du groupe Campact, qui a co-organisé la manifestation. Il poursuit:


La "génération climat" prend pour cible une branche fragilisée depuis l'éclatement en 2015 du scandale des moteurs diesel truqués chez Volkswagen, et le salon de Francfort cristallise les critiques adressées à ce secteur au moment où l'urgence climatique s'invite dans le débat public.

Mobilisation écologiste
Cette combinaison d'actions légales et illégales caractérise le mouvement de défense du climat qui progresse depuis des mois en Europe, et prend désormais pour cible une industrie longtemps intouchable par son importance pour l'économie allemande.
Dès l'ouverture à la presse mardi, Greenpeace a lancé la contestation: une vingtaine de militants vêtus de vestes vertes ont gonflé à l'arrière d'un 4X4 un ballon noir géant avec l'inscription "CO2".

Pour la visite de la chancelière Angela Merkel, le groupe a également manifesté jeudi sur les stands de Volkswagen et de BMW: des manifestants y sont montés sur des SUV et ont déroulé des pancartes montrant des voitures avec l'inscription "Tueuses du climat".
Ces véhicules massifs font encore plus débat en Allemagne depuis qu'un SUV monté sur un trottoir à grande vitesse a tué quatre passants dont un jeune enfant la semaine passée à Berlin. Des voix s'élèvent désormais pour réclamer leur interdiction dans les centre-villes.

Jules Pecnard avec AFP - BFMTV - samedi 14 septembre 2019

 

 

23/09/2019

A propos du port du voile...

Pour Kahina Bahloul, le port du voile n'est "pas une obligation religieuse". Invitée de la matinale de Jean-Jacques Bourdin sur RMC ce lundi 9 septembre, cette diplômée en islamologie de l'Ecole pratique des Hautes études, première femme à avoir été nommée imame en France, a expliqué pourquoi elle ne porte pas le voile, et en a profité pour livrer sa vision de la foi.

"Le texte coranique n’oblige pas la femme à sa voiler les cheveux"
"Je considère que le voile n’est pas une obligation religieuse. J’ai beaucoup étudié les textes et je considère que le texte coranique n’oblige pas la femme à sa voiler les cheveux", a-t-elle expliqué, alors qu'une première prière mixte a été dirigée par deux femmes, Anne-Sophie Monsinay et Eva Janadin, dans une mosquée parisienne ce samedi 7 septembre. L'événement a rassemblé une soixantaine de personnes.
Adepte d'une idéologie résolument progressiste, Kahina Bahloul a lancé il y a quelques jours une campagne de crowdfunding dont le but est d'ouvrir une mosquée "libérale", dans laquelle hommes et femmes pourront prier côte à côte, et où les temps de culte seront dirigés de manière paritaire.

Il est important pour la religion musulmane d’instaurer un nouveau paradigme où les hommes et les femmes ont exactement la même place au sein des lieux de culte (...) Dans les lieux de culte traditionnels, la salle de prière principale est dédiée aux hommes et ça ce n’est plus acceptable au 21e siècle", a-t-elle également détaillé au micro de RMC.

redaction - Gentside - mercredi 11 septembre 2019

 



15/09/2019

L'Art de la récup'!

Veyrac en Haute-Vienne organisait ce weekend son festival Art Recup. Tous les artistes  conviés travaillent à partir de nos déchets.

Là où vous et moi ne voyons qu'un morceau de bois, un bidon vide ou un déchet plastique juste bon pour la déchetterie, les artistes qui ont participé tout ce weekend au festival Art Récup de Veyrac, en Haute Vienne, imaginent comment ils vont les transformer en oeuvre d'art. Cette discipline artistique ne tient pas compte de la "noblesse" de la matière première. Au contraire, l'origine prosaïque de ces restes de la société est nécessaire et justifie le geste artistique.

 

Pendant trois jours, les 30, 31 août et 1er septembre, les artistes ont travaillé devant les spectateurs. Tour au long de l'année, les services de la voirie municipale avaient mis de côté tout ce qui leur paraissait susceptible d'être utilisé au long de ce premier weekend festivalier. Qu'ils soient sculpteurs, peintres ou street artistes, leurs démonstrations ont permis aux visiteurs de comprendre qu'ils ont chez eux de quoi tenter de faire autant. Le résultat ne sera sans doute pas le même, mais leur regard aura peut-être changé quant aux rebuts de notre civilisation consumériste.

France Info-1/9/2019

31/08/2019

Convertion d'une voiture thermique en électrique...

 

Afin d'en apprendre davantage sur le rétrofit électrique — qui consiste à convertir une voiture thermique à l’électrique —, nous avons pu découvrir le prototype de la start-up française Transition-One, conçu sur la base d'une Renault Twingo.

Si la demande pour des véhicules électriques venait à s’intensifier subitement, elle pourrait aller plus vite que le renouvellement du parc automobile. Il n’y aurait alors pas encore assez de véhicules électriques d’occasion pour répondre à ce besoin. Transition-One souhaite permettre le passage à l’automobile électrique sans débourser des sommes astronomiques dans un véhicule neuf, en remplaçant certains organes des voitures thermiques par une chaîne de traction 100 % électrique.

Si la promesse de convertir une voiture d’occasion en véhicule électrique est séduisante, elle cache bien des contraintes technologiques et légales. Pour éclaircir le sujet, nous avons pu découvrir le premier prototype de Transition-One et nous entretenir avec Aymeric Libeau, le fondateur de la start-up française qui souhaite faire du rétrofit électrique son cœur de métier.

C'est donc une Renault Twingo de seconde génération qui a bénéficié de ce traitement. Si l’extérieur du cobaye ne change pas, sa partie technique est entièrement revue. Sous son petit capot, on trouve un moteur de 50 kW (68 ch), un contrôleur, ainsi que trois packs de batterie. Ils sont accompagnés par deux autres packs, en lieu et place du réservoir, pour un total d’environ 25 kWh. Cependant, la batterie des versions définitives se contentera d’une capacité qui devrait se situer entre 18 et 20 kWh. Alors que les packs à refroidissement liquide de cette Twingo proviennent d’une Tesla, le fournisseur de batterie définitif n’est pas encore choisi, tout comme la technologie des accumulateurs. Des batteries lithium-ion constituent l’option la plus probable, même si “d’autres technologies sont envisagées”, nous confie Aymeric Libeau. Avec cette faible capacité, Transition-One annonce 100 km d’autonomie en conditions réelles, mais son fondateur nous assure que “cela sera plus en WLTP”, la procédure d’homologation sur laquelle les constructeurs communiquent.

Les voitures converties par Transition-One conserveront leur boîte de vitesses d’origine. Seules les boîtes manuelles sont concernées et les voitures à boîte automatique ne seront donc pas être opérées par Transition-One, qui préfère se concentrer sur le gros du marché. À l’usage, il n’est pas nécessaire d’embrayer à l’arrêt du véhicule, puisque le moteur électrique ne cale pas. Cependant, on peut s'interroger sur la légitimité de ce choix technologique. En effet, une boîte de vitesses n’est pas nécessaire pour un véhicule électrique et cet élément ajoute de la complexité, sans avantage majeur, si ce n’est la possibilité d’augmenter la vitesse maximale. Néanmoins, l’étagement de la boîte de vitesses et le petit moteur de cette Twingo ne lui permettent pas de dépasser les 110 km/h. Pour Aymeric Libeau, le maintien de la boîte manuelle permet aux propriétaires de ne pas avoir à modifier leurs habitudes. En dehors de ce point, les véhicules convertis par Transition-One sont analogues à tous les autres véhicules électriques. Ils bénéficient d’une récupération d’énergie à la décélération et de deux modes de conduite : Éco et Confort. Cependant, le prototype n’embarque ni climatisation ni chauffage, et Transition-One n’a pas encore choisi les solutions qui équiperont les voitures qui sortiront de ses ateliers, au sud d’Orléans. De même, le choix de la prise de charge n'a pas encore été défini.

Transition-One rétrofit électrique

 

Cette Twingo a déjà parcouru plus de 6 000 km depuis son rétrofit. Elle n’a été alourdie que de 20 kg et sa répartition des masses est inchangée. Ses qualités dynamiques sont donc préservées. Néanmoins, on touche là à une limite du rétrofit : les contraintes d’un véhicule n’ayant pas été étudié à cet effet. Ainsi, pour embarquer de plus grosses batteries, il aurait fallu plus de place, mais elles auraient engendré une prise de masse, ce qui aurait eu un impact sur le comportement routier

de la voiture. En effet, les trains roulants et les freins sont adaptés à une certaine masse et à un certain centre de gravité. On ne pourrait donc pas alourdir la voiture sans revoir ces éléments. De plus, l’emplacement des batteries sous le capot, dans une zone de déformation prévue pour encaisser un choc en cas d’accident, pourrait s’avérer dangereux. Aucun crash test n’est d’ailleurs prévu d’ici à la commercialisation de ce rétrofit.

Le prochain prototype converti par Transition-One sera une Fiat 500. Elle sera suivie par un trio franco-japonais : Peugeot 107, Citroën C1 et Toyota Aygo. La petite Fiat dispose bien d’une version électrique nommée 500e, mais elle n’est pas vendue en France et les modèles importés sont rares et chers. Si la liste de véhicules éligibles à la conversion doit débuter par des mini-citadines, elle pourrait s’ouvrir aux citadines du segment B, comprenant les Peugeot 206, Renault Clio et Volkswagen Polo, ainsi qu’aux utilitaires. Des configurations de batterie différentes pourraient alors être proposées.

Par Aurélien Piot

 

14/08/2019

Un dispositif anti-noyade en piscine...

Alimenté grâce à des panneaux solaires et relié à un dispositif d’alarme, l’engin prend le rôle d’un sauveteur en émettant un bruit très sonore alertant les personnes à proximité de la piscine en cas de personne immobile sous l’eau et donc potentiellement noyée. Une notification sur smartphone est également envoyée à chaque fois qu’une personne entre dans la piscine. Très facile à utiliser et à installer, le Coral Manta 3000, produit phare de la start-up Coral Detection Systems a conquis la société anglaise SPSC (spécialistes de la sécurité des piscines) qui en a acheté 250 000 exemplaires pour 500 millions de dollars, soit 1778 euros par machine. Eyal Golan, fondateur et PDG de Coral Dectection Systems affime : “Ce système offre une tranquillité d’esprit qu’aucun autre dispositif de sécurité de piscine ne peut fournir.” Lancé en 2018, le Coral Manta 3000 est le premier appareil automatisé de sa génération conçu spécifiquement pour surveiller l’activité sous-marine de votre piscine. ...

Cet article a été initialement publié par ©siliconwadi.fr.

siliconwadi.fr/22446/piscines-une-technologie-anti-noyade...

16 July 2019 Ariel Barr...

23/07/2019

Appel de Mr Nicolas Hulot à propos du vote du CETA...

À la veille du vote solennel du CETA, le traité de libre-échange entre l'UE et le Canada, à l'Assemblée nationale, Nicolas Hulot met la pression sur les députés. "Ayez le courage de dire non", lance le président d'honneur de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'homme, dans une tribune publiée lundi 22 juillet en exclusivité sur le site de franceinfo.
"Demain, chacun de vous aura plus de pouvoir que tous les ministres de l’Ecologie réunis", lance l'ancien ministre de la Transition écologique et solidaire. Car il reconnaît que, lors des négociations sur le CETA, le gouvernement a "échoué à apporter les garanties nécessaires sur le véto climatique, les farines animales, les nouveaux OGM, la sauvegarde du principe de précaution à l’européenne".
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Lettre ouverte aux députés
Demain chacun de vous aura plus de pouvoir que tous les ministres de l’écologie réunis. Demain chacun de vous sera libre de voter contre la ratification du CETA et exiger ainsi la réouverture des négociations. Demain la voix forte d’un pouvoir législatif unanime pourra éclairer utilement un exécutif qui agit comme si ratifier le CETA allait de soi.

Ayons collectivement l’honnêteté de dire que la réalité de cet accord est beaucoup plus complexe.

Nicolas Hulot pour France Info

 

Le Canada ne fait lui pas mystère de ses intentions. S’il utilise déjà à son avantage les mécanismes peu transparents associés au CETA, il n’a pas hésité non plus à s’allier au Brésil et aux États-Unis pour demander le 04 juillet devant l’OMC des comptes à l’Union Européenne sur son application du principe de précaution quant aux perturbateurs endocriniens et autres substances cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR). Ce n’est pas nouveau. Déjà en 2016, le Canada avait fait pression avec succès sur la Commission Européenne pour affaiblir sa proposition de définition des pesticides perturbateurs endocriniens. Car ce qui se joue est immense. Dans la continuité des actes précédents, l’Union Européenne doit aujourd’hui faire évoluer sa doctrine de tolérance à l’importation pour aller vers une logique de tolérance zéro résidu pour les substances les plus dangereuses. Et c’est là tout l’enjeu car le marché européen est structurant pour de nombreux pays exportateurs.


Quand nous interdisons des substances dangereuses en France et a fortiori en Europe pour protéger la santé de nos populations nous portons plus largement atteinte aux intérêts de BASF, Bayer-Monsanto, Syngenta, Dow Chemicals etc qui, pour pouvoir vendre leurs pesticides, doivent garantir aux agriculteurs exportateurs brésiliens, américains ou canadiens que leurs produits pourront pénétrer le marché intérieur européen. Toujours prompts à défiler dans les ministères pour expliquer combien ils investissent, créent de l’emploi et pourraient le faire partout ailleurs, ce sont ces firmes qui font pression pour que l’Europe abandonne son approche unique au monde, qui considère que les substances les plus toxiques doivent être interdites sans autres considérations que leur danger intrinsèque.

Quand tous les lobbys essayent déjà d’enfoncer la porte, pourquoi leur donner un bélier avec le CETA ? Demain, ces firmes qui ont toutes des filiales au Canada pourront menacer de recourir directement à l’arbitrage. Mais alors pourquoi et pour qui ratifier le CETA ? Pourquoi maintenant ? Pas pour notre santé, pas pour nos agriculteurs ni pour le climat, on l’aura compris.
Parce que les Canadiens sont nos amis ? S’ils le sont vraiment, pourquoi ne pas renégocier politiquement cet accord avec eux pour en supprimer les risques dispensables. Ces accords de nouvelle génération sont loin du commerce comme facteur de concorde entre les peuples. Parce que quelques centièmes de points de croissance sont en jeu ? Parce que le commerce c’est important et qu’il faut être bon élève en Europe ? En réalité, au-delà des éléments de langage, qui sait vraiment pourquoi il faut ratifier absolument et maintenant le CETA ?
Demain, comme le voudrait tant de Français, ayez le courage de dire non. Faisons enfin preuve de cohérence.

Nicolas Hulot

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 Olivier Faure, premier secrétaire du PS : "Ces accords de libre-échange sont ‘climaticides’. Le CETA va à l’encontre de ce que nous voulons faire sur le plan social, démocratique et environnemental"

 

 

16/07/2019

Un bateau flottant pour le "street art" (art urbain) à Paris...

Le "premier centre d'art urbain flottant au monde", selon ses concepteurs, a ouvert ses portes lundi à Paris sur un bateau où se côtoient les plus grands noms de l'art de rue, de Banksy à Vhils en passant par JR et Keith Haring.
C'est un bateau tout en transparence, au design dépouillé, qui s'ouvre rive gauche sur 1.000 mètres carrés et trois niveaux. Avec ses baies aux extrémités, il a été conçu de telle sorte que l'on voie les œuvres du street art dans l'enfilade des ponts sur la Seine.
De la vaste cale de 3,5 mètres de hauteur, on se sent au plus près du fleuve. Le clapotis des flots monte d'une darse intérieure où poussent les plantes d'eau et où viennent se sustenter les canards."Nous avons voulu ce lien très fort avec l'eau, l'environnement. Il faut réinventer le rapport à l'eau", souligne à l'AFP Nicolas Laurego Lasserre, directeur artistique du projet, collectionneur et spécialiste de street art.
L'emplacement privilégié retenu -- avec une vue sur certains des plus prestigieux monuments de Paris et la proximité de la Tour Eiffel-- "incite à s'incliner, à être modeste, à laisser voir. D'où notre impératif de transparence".
La Ville de Paris a retenu ce site pour un centre d'exposition gratuit, au bord d'un quai où passent deux millions de personnes chaque année, alors que Paris est sujette à une "streetartomanie", avec des projets et expositions d'art urbain fleurissant de toutes parts.
Fluctuart est "un lieu hybride: lieu festif avec restaurant, rooftop, librairie, et lieu de création artistique, qui, dans la logique du street art, doit rester accessible à tous", résume Nicolas Laurego Lasserre.
- Le projet fou de trois amis -
Cinq cents visiteurs au maximum pourront monter sur le bateau, pour raisons de sécurité.Première à inaugurer l'espace d'exposition permanente, l'Américaine Swoon est venue pendant quinze jours en juin investir la cale du bateau avec son "Time Capsule".

Celle qui avait fait l'évènement en 2013 à la Biennale de Venise en débarquant de la mer sur un radeau surmontée d'une pyramide de déchets, y expose la précarité urbaine avec ses silhouettes découpées.
A l'étage intermédiaire et jusque sur les quais, une collection permanente rassemble sur des vitrines de verre modulables les plus grands noms du street art, avec pour chacun au moins une oeuvre: Banksy, JR, Shepard Fairey, Vhils, Roa, Invader, Keith Haring, Nasty, etc...
Pour ce projet un peu fou, Nicolas Laurego Lasserre s'est associé à deux autres passionnés: Géraud Boursin, associé-gérant d'une entreprise spécialisée dans l'hôtellerie de plein air, et Éric Philippon, investisseur dans des PME non cotées du secteur du tourisme.
Quatre millions d'euros ont été misés sur ce bateau pensé, inventé et construit en quatre ans. Il n'y a pas eu de subvention publique, et les trois concepteurs comptent sur la restauration et la location de la terrasse pour des performances et soirées festives afin de compenser la gratuité.
Dans un partenariat avec l'ICART (école du management de la culture et du marché de l'art) que dirige Nicolas Laurego Lasserre, les étudiants feront des visites guidées pour un public qui connaît mal et a parfois des préjugés sur le street art.

AFP - Relaxnews (AFP) - lundi 1 juillet 2019

 

05/07/2019

Connaissons nous «l'apposition» quand il ne s'agit pas de grammaire?

 

Autour de moi, chaleur du soleil et transits de planètes lourdes aidant sans doute, je constate que des personnes de bonne volonté qui m'entourent et que je sais engagées à faire naître une société différente sur beaucoup de sujets (santé, environnement, éducation...) se déchirent à coups d'écrits relativement disharmonieux pour celles et ceux qui les côtoient.

Je vois cela et je me dis qu'il serait temps de réveiller nos consciences en clarifiant quelques points que nous avons peut-être pour un temps oubliés. Aussi, ce soir l' «urgence absolue» du moment ne me semble ni politique, ni économique ou sociale, mais de pratiquer une forme «d'écologie personnelle».

Savons nous au fond incarner dans notre présent non pas de belles vérités extérieures, mais une écoute intérieure qui dirait par exemple: «en quoi suis-je blessé par l'attitude d'autrui?, qu'est-ce qui fait que nos spécificités, nos complémentarités en arrivent à nous confronter?», au nom de quoi ai je besoin de souligner les mérites ou les manques des uns et des autres?»

Et je découvre alors qu'une discipline personnelle est nécessaire pour passer du vieux monde de l'opposition, où des mécanismes inconscients se réveillent facilement, au monde de l'apposition. Et cela commence apparemment en chacun (e) de nous, afin de défaire un à un les nœuds comportant des réactions, des jugements, une forme d'intransigeance qui dicterait une seule voie, un seul chemin pour faire naître un bien commun...

Ne serions-nous pas capables pour changer d'énergie de cultiver la coopération, l'ouverture, l'entraide, un dialogue constructif, la confiance... que ce soit en pensées, en paroles et en actes? Je crois que c'est cela l'apposition: pouvoir mettre côte à côte «qui nous sommes» avec nos richesses et nos faiblesses et guérir peu à peu avec bienveillance et patience nos héritages individuels du passé. La paix dans nos coeurs et le devenir de tout le vivant de notre planète ne pourraient qu'en bénéficier!

L'essentiel ne serait-il pas aujourd'hui de pouvoir nous remercier de ce que nous avons déjà réalisé et de savoir que chacun (e) a assurément fait de son mieux? C'est, quoi qu'il en soit, la méditation actuelle que je vous transmets...

 

Lyliane

07/06/2019

L'Allemagne veut lutter efficacement contre les gaz à effet de serre...

 

L’objectif est de réduire les polluants de 40% d’ici à 2020.

 

Angela Merkel en a fait son objectif numéro 1 : l’Allemagne doit servir d’exemple au monde entier dans la lutte contre le réchauffement climatique. À ce titre, la grande coalition a adopté hier le ­programme de réduction des émissions de gaz à effet de serre le plus ambitieux à ce jour. Suite à l’accord conclu cet été lors d’un séminaire du gouvernement à Meseberg, l’Allemagne devrait diminuer ses émissions de 40 % d’ici à 2020 par rapport au niveau de 1990, soit 10 % de plus que l’objectif fixé par l’Union européenne.

Préparé par les ministres de l’environnement et de l’économie Sigmar Gabriel (SPD) et Michael Glos (CSU), le paquet compte quatorze nouvelles lois et règlements. Suivis d’une deuxième série de quinze mesures devant être adoptée en mai 2008, il est supposé servir d’exemple à la conférence de Bali sur le climat qui a lieu cette semaine. Outre la réduction des émissions de CO2, le gouvernement veut élever la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité à 25 % voire 30 % d’ici à 2020, contre environ 12 % aujourd’hui.

Déjà bien dotée en éoliennes sur son sol, l’Allemagne se lance – avec un certain retard par rapport aux Danois ou aux Britanniques – dans l’éolien offshore (lire ci-dessous). L’État fédéral finance un projet pilote de champ offshore au large des côtes allemandes à hauteur de 50 millions d’euros, pour un coût total de près de 180 millions d’euros. Le budget fédéral 2008 prévoit d’allouer 3,3 milliards d’euros à la protection de l’environnement, soit un bond de 200 % par rapport au budget 2005.

Propriétaires et constructeurs sont aussi concernés par ce branle-bas de combat écologique. Désormais, tout nouveau bâtiment sera contraint par la loi de tirer une partie de son chauffage de la biomasse, de l’énergie solaire ou encore géothermique. La rénovation des édifices plus anciens sera subventionnée. Plafonnées à 130 millions d’euros en 2005, ces aides passeront à 350 millions en 2008, avant d’atteindre 500 millions en 2009.

 

Les experts mitigés

 

Calculée par l’Institut Fraunhofer pour la recherche en innovation (ISI), la facture devrait s’élever à 31 milliards d’euros d’ici à 2020. Les économies d’énergie devraient, elles, avoisiner les 36 milliards d’euros. «C’est cinq milliards de dépenses en moins pour les consommateurs», plaide Sigmar Gabriel. À l’Économie, Michael Glos est plus prudent. D’autres expertises ne sont «  pas si optimistes», avance-t-il, tout en reconnaissant que les objectifs ne se traduisent pas uniquement par un alourdissement des charges.

Commandée par la fédération de l’industrie allemande (BDI), une étude du cabinet McKinsey affirme que seul un objectif de réduction des émissions de CO2 de 26 % se fera sans perte pour les secteurs de l’industrie, de l’énergie, des transports et du bâtiment. Ceci sans compter un éventuel retour de l’Allemagne à l’énergie atomique. Selon un accord conclu par le précédent gouvernement de Gerhard Schröder et repris par la grande coalition, le pays prévoit un retrait total de l’atome d’ici à 2021. En cas de victoire des conservateurs aux législatives de 2009, cet engagement pourrait être remis en cause.

À Berlin, Cécile de Corbières

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

31/05/2019

Enfin une voiture électrique propulsée à l'énergie solaire!

Le 25 juin 2019 est une date à cocher dans votre calendrier si vous attendez de pied ferme la présentation de la Lightyear One, voiture électrique propulsée à l'énergie solaire.
Sur le créneau des voitures électriques solaires, plusieurs entreprises tentent de se faire une place sur un secteur encore en plein développement. Parmi elles, le constructeur allemand Sono Motors s'est récemment fait remarquer en affichant des objectifs ambitieux : produire chaque année 43 000 Sono Sion, du nom du modèle, d'ici 2028. Le modèle électrifié affiche des performances pour le moins modestes : autonomie de 250 kilomètres et vitesse de pointe de 140 km/h.

Entre 600 et 800 km d'autonomie
En face, un concurrent hollandais répondant au nom de Lightyear cherche à lui faire de l'ombre. Car l'entreprise fondée en 2016, qui emploie désormais plus de 100 employés, va lever le voile sur un prototype de sa voiture électrique solaire, sobrement intitulée Lightyear One, lors d'un événement organisé à Katwijk, aux Pays-Bas, le 25 juin 2019, peut-on lire dans un communiqué de presse.
Présentée comme un véhicule à la fois léger et aérodynamique, la Lightyear One, en plus de s'équiper de quatre roues motrices, accueille des panneaux solaires capables de capter l'énergie de notre étoile. De ce fait, le modèle serait en mesure de rouler entre 600 et 800 kilomètres en fonction des usages, soit une autonomie débordante comparée à sa rivale allemande.

Les premières livraisons attendues pour 2020
A l'instar de cette dernière, le produit hollandais se dote d'une recharge compatible avec une prise, laquelle lui permet de récupérer jusqu'à 400 kilomètres d'autonomie en une seule nuit seulement. Autant de chiffres à vérifier lors de tests poussés. Le reste des caractéristiques devrait logiquement faire l'objet d'une présentation plus détaillée en juin. Les premières livraisons sont quant à elles prévues en 2020.

Grégoire Huvelin - Clubic - dimanche 19 mai 2019

28/05/2019

Des propositions du Sénat pour lutter contre le réchauffement climatique...

Après plus de six mois de travail, Ronan Dantec (Loire-Atlantique) et Jean-Yves Roux (Alpes-de-Haute-Provence) livrent un rapport de qui fait un état des lieux de la France face au réchauffement climatique et qui avance 18 propositions. Le but : transformer durablement et "enclencher une véritable mutation" de l'écologie dans l'Hexagone.
Un rapport choc 
Le constat est là dès le début du rapport : "les glaciers fondent, la neige est moins abondante (...) le proche avenir climatique du pays, d'ici à 2050 est déjà écrit. Il correspond à un réchauffement de 2°C". Une fois les bases posées, les sénateurs se sont demandés comment enrayer une progression trop rapide du réchauffement climatique et surtout, prendre des mesures concrètes pour adapter la France à ces changements.

Les propositions 
Les sénateurs Ronan Dantec et Jean-Yves Roux ont particulièrement insisté sur le rôle du tourisme et de l'agriculture dans l'adaptation du pays au réchauffement climatique. Selon eux, "il y a des agriculteurs qui veulent changer [de façon de produire NDLR] mais qui ne sont pas soutenus". Pour cela, le rapport suggère une mobilisation des fonds sur le pilier 2 de la PAC (la politique agricole commune de l'Europe). Il concerne le fonds d'aide aux agriculteurs ayant perdu leurs récoltes.

Une autre des mesures du projet est d'accentuer le soutien financier à la recherche et à "l'expertise scientifique" dans les domaines du dérèglement climatique. Alors que les sénateurs évoquent une baisse du budget pour les chercheurs cette année, le rapport va résolument à l'encontre de cette mesure du gouvernement. 
Le projet le plus concret du rapport reste l'accès gratuit aux cartes de Météo-France, en effet, si la consultation de la météo est offerte, les rapports personnalisés sont payants. Ronan Dantec et Jean-Yves Roux souhaitent que ces cartes deviennent libres d'accès afin notamment d'aider les "maires des petites communes, n'ayant un gros budget". 

Le but assumé du rapport ? 
Cela pourrait bien être "Une grande loi sur le dérèglement climatique, qui n'existe pas encore aujourd'hui" se félicite Ronan Dantec. Le rapport a été voté à l’unanimité par l’ensemble des groupes politiques de la délégation.

Morsli Pauline - Gentside - vendredi 17 mai 2019

21/05/2019

A propos de la déforestation en Amazonie...

Le légendaire chef indigène brésilien Raoni est parti ce dimanche pour Paris, où il entamera une tournée de trois semaines en Europe pour y rencontrer des dirigeants d’Etats, des célébrités ainsi que le pape François. L’objectif de ce nouveau déplacement ? Alerter sur la déforestation de l’Amazonie et collecter des fonds.
Un million d’euros
L’ancien cacique du peuple Kayapo, qui a acquis une notoriété internationale ces dernières décennies, tentera de collecter un million d’euros pour la protection de la réserve de Xingu, foyer de plusieurs communautés autochtones du Brésil, face aux menaces que font peser sur elles les exploitations forestières et les industries agroalimentaires.

Raoni Metuktire, dont la lutte pour la défense de l’Amazonie brésilienne est soutenue au plan international depuis trois décennies par des personnalités comme le chanteur Sting, n’en est pas à sa première tournée européenne ni à sa première visite en France. En 1989, il s’était entretenu, en présence du chanteur, avec François Mitterrand à l’Elysée.

En 2014, il s’était déplacé pour une tournée en Europe à l’occasion de la Coupe du Monde. Il avait alors déclaré :
« J’espère qu’en cette période de Coupe du Monde, les peuples prêteront attention aux Indiens et à l’Amazonie et qu’ils nous aideront. »
Et en mai 2017, il s’inquiétait du manque d’intérêt des jeunes indiens brésiliens pour leurs cultures ancestrales :
« Je suis très préoccupé par la génération des jeunes […] Les jeunes ne sont pas intéressés par notre culture, la musique traditionnelle, les coiffes, la danse, toutes nos coutumes »
.Trente ans après ses premières visites et accompagné par trois autres dirigeants indigènes qui vivent au Xingu, Raoni, aujourd’hui 89 ans, rencontrera notamment le chef de l’Etat français Emmanuel Macron, son ministre de l’Environnement Francois de Rugy. Ils iront en Belgique, en Suisse, au Luxembourg, à Monaco, en Italie et au Vatican, où un entretien est prévu avec le pape, selon l’association Forêt Vierge dont le siège est à Paris et dont Raoni est le président honoraire.
Les fonds recueillis serviront à l’amélioration du marquage de la frontière de la vaste réserve de Xingu ainsi qu’à acheter des drones et d’autres équipements techniques pour en assurer la surveillance, a expliqué l’ONG.
« Poumon de la planète »

Cette tournée intervient quelques mois après l’arrivée, en janvier, à la présidence du Brésil, notamment grâce au lobby de l’agroalimentaire, de Jair Bolsonaro, qui veut en finir avec ce qu’il appelle « l’activisme écologiste chiite ».
Illustration de son approche de la question indigène, le chef de l’Etat, un ancien militaire d’extrême droite, s’est demandé peu après son élection
« Pourquoi maintenir les Indiens reclus dans des réserves, comme des animaux dans un zoo ? »
La déforestation, qui avait baissé de manière spectaculaire en Amazonie de 2004 à 2012, est repartie de plus belle en janvier : +54 % par rapport à janvier 2018, d’après l’ONG Imazon.
« Poumon de la planète », l’Amazonie compte un nombre impressionnant d’espèces : 40 000 de plantes, 3 000 de poissons d’eau douce, près de 1 300 d’oiseaux, 370 de reptiles.

www.nouvelobs.com - L’Obs - lundi 13 mai 2019

 

16/05/2019

A propos du film sur Lourdes...

Documentaire sur le pèlerinage dans la cité mariale, "Lourdes" est sorti dans les salles, en ce début du mois de Marie. Au coeur du film, Thierry Demazière et Albin Teurtai interrogent le mystère de la foi.

"Lourdes", le titre parle de lui-même : un état des lieux de la cité mariale, aujourd’hui. Pourquoi y vient-on, aussi nombreux, avec une telle ferveur ? Thierry Demazière et Albin Teurtai filment un documentaire nourri de témoignages émouvants.
Les documentaristes posent également la question des miracles sur lesquels repose l'aura du lieu. Hors considérations religieuses, Lourdes fascine comme un des pèlerinages chrétiens les plus fréquentés du monde. C'est aussi l'histoire de Bernadette Soubirous, et d'un phénomène religieux sur lequel revient régulièrement le cinéma. Thierry Demazière et Albin Teurtai se l'approprient avec une pertinence remarquable et une sensibilité communicative. Sur les écrans mercredi 8 mai.

Fascinations mariales:

La vie de Bernadette Soubirous a fait l'objet d'adaptations au cinéma dès la naissance du 7e art, et les documentaires sur le sujet, comme le pélerinage à Lourdes, pullulent à la télévision. Les fictions autour de la cité mariale sont nombreuses, la plus fameuse restant le sulfureux "Miraculé" de Jean-Pierre Mocky avec Jean Poiret, Michel Serrault et Jeanne Moreau. "Lourdes" marque une date dans cette moisson de films. L’intimité des témoignages recueillis et la ferveur qui en émane, sans prosélytisme aucun, font la différence.
Du départ pour Lourdes, à la fin du pèlerinage et la séparation des pèlerins, en passant par les prières, les visites de la grotte de la Vierge, les processions, les prières, les bains sanctifiés, l’hébergement, les repas… égrainent tout un parcours, à la fois physique et spirituel. Un pèlerinage à Lourdes est vécu comme l’événement majeur d’une vie, et est souvent renouvelé par les pratiquants.
Un père et son jeune fils font le voyage pour soulager le dernier né atteint d’une maladie orpheline ; un travesti prostitué du Bois de Boulogne vient pour la énième fois afin de trouver la force de sortir de ce cercle vicieux ; un accidenté cérébral fait son 15e pèlerinage sans bien savoir pourquoi mais avec enthousiasme… "Lourdes" dresse le portrait transversal d’une quête du divin où se formule une requête : se "réparer" de la vie pour mieux vivre.
Thierry Demazière et Albin Teurtai ne cherchent pas la belle image, mais une vérité. Sans être distante, car filmée au cœur du pèlerinage, elle capte l’émotion des participants mis en situation (arrivée, installation, processions, rituels…). Ils exposent par ailleurs leurs motivations et ce qu’ils attendent de leur pèlerinage. Pas de voix off, ni de commentaire : ce sont eux qui parlent, se confient, exposent leurs espoirs et leur foi.

Culte du miracle

La foi est à l’image d’une rencontre qu’ils viennent concrétiser avec Marie. La Vierge imprègne toute la cité, avec comme catalyseur, la grotte où elle est apparue et la source qu’elle fit jaillir, selon les croyants. Une source miraculeuse, à l’origine de quelques 80 guérisons inexpliquées par la science et reconnues comme "miracles"par l’Eglise. Le support matériel (grotte, eau) est objet de vénération, comme s’ils étaient la résurgence de rites païens (les sources et fontaines miraculeuses sont légion dans le monde païen). Toucher la paroi de la grotte, boire l’eau, s’y baigner est curateur et l’objet d’un culte proprement marial sans équivalent. Il en résulte une ferveur spirituelle que tous les pèlerins reconnaissent avoir vécu à Lourdes, d’autant qu’elle est collective.
Le documentaire de Thierry Demazière et Albin Teurtai traduit cette force, avec sobriété. Ce regard distancié, dénué de lyrisme et de pathos participe de la puissance du film. Sa construction suit un crescendo qui aboutit au départ à regret des pèlerins d’un lieu hors du temps, fraternel et rédempteur, évocateur d’une Jérusalem céleste.
La fiche

Genre : Documentaire
Réalisateur : Thierry Demazière et Albin Teurtai
Pays : France
Durée : 1h31

Franceinfo - Franceinfo - mardi 7 mai 2019

15/05/2019

Le Salon des véhicules écolos a eu lieu à Monaco du 8 au 10/5/2019.

Le journal Nice-Matin, sous la plume de Mr T. Parat, nous rappelle que du 8 au 10 mai 2019 le Grimaldi Forum de Monaco accueille le salon Ever, qui fait la part belle aux véhicules écologiques et aux énergies renouvelables (expositions, tests, conférences, tables rondes...). Là, on pourra tester des véhicules électriques sur terre et sur mer, puisque pour la première fois, grâce à un partenariat avec le Yacht Club, le public aura la possibilité de conduire des bateaux électriques.

Au salon Ever, il sera aussi possible de découvrir les dernières nouveautés du marché, d'échanger avec des chercheurs et de rencontrer Mr Nico Rosberg, champion du monde de F1 en 2016. Le Riviera Electric Challenge, un rallye écologique de 145 km, partira de Cagnes sur Mer (06) et après une boucle en Italie, se terminera à Monaco. De ce fait, le public pourra voir arriver les participants, qui auront pour objectif d'utiliser le moins d'énergie possible.

Pour toute information, joindre le Grimaldi Forum ou le site du salon Ever sur :

www.ever-monaco.com

Lyliane

22/04/2019

Suivre la voie du Phénix...

 
   
Chère lectrice, cher lecteur, 

Ce matin, je vous souhaite une bonne fête de Pâques ! Cette fête célèbre, on le sait, l’entrée dans la « vie éternelle » (résurrection) de Jésus-Christ, trois jours après sa mort sur une croix.

Mais depuis fort longtemps avant le Christ, les hommes ont eu cette intuition qu’il fallait parfois « mourir » pour passer à une « autre vie ». 

Ceux d’entre nous qui ont été confrontés à la maladie connaissent cette impression. La nécessité de toucher le fond de la souffrance pour remonter à la surface. 

On « revient à la vie », mais ce n’est plus la même vie. On est transformé. On ne voit plus les choses de la même façon. L’épreuve vous a rendu plus sage. 

Les Égyptiens, bien avant les Chrétiens, connaissaient un étrange animal qui avait cette capacité, plus qu’aucun autre, à mourir, puis renaître : le phénix. 

Permettez-moi, en ce jour de Pâques, de vous raconter la belle histoire du phénix. Vous y découvrirez, j’espère, une nouvelle étonnante.

Le plus beau des oiseaux

Le phénix était, disait-on, une sorte d’aigle, mais de taille considérable. 

Son plumage n’était pas brun mais « rouge, bleu et d’or éclatant, et son aspect était splendide », dit l’Encyclopaedia Universalis.[1] 

Son bec et ses serres étaient d’or pur. 

Il n’existait qu’un seul phénix à la fois. Il vivait mille ans. Mais vers la fin de sa vie, il perdait sa vigueur. Son plumage ternissait. Sentant sa fin approcher, il construisait un nid de branches aromatiques et d’encens, y mettait le feu, et se consumait dans les flammes. 

Mais dans les cendres chaudes naissait… un oisillon, prêt à devenir à son tour un beau et grand phénix ! 

Ses larmes guérissent n’importe quelle blessure

Le phénix, aussi appelé oiseau de feu, oiseau soleil, ou encore oiseau-tonnerre chez les Indiens, est symbole d’immortalité : 

  • Une goutte de son sang donne l’immortalité à celui qui la boit 

  • Ses larmes guérissent n’importe quelle blessure ou maladie 

  • Son chant donne du courage à l’homme au cœur pur et de la crainte à l’homme au cœur impur. 

S’agit-il d’une simple légende destinée à amuser les enfants ? 

Non, car le phénix… c’est vous ! 


Hé oui, si depuis des millénaires, les hommes se transmettent l’histoire si étrange du phénix, qui paraît n’avoir aucun sens, c’est parce que la vie de cet animal merveilleux correspond à la vie des hommes. 

Dans nos vies, en effet, nous sommes confrontés à des épreuves qui nous font vaciller et nous donnent l’impression que notre fin est proche. 

« Je suis fichue», me disait il y a quelques jours une merveilleuse jeune fille de dix-sept ans, pleine de charme et de talent, mais qui se trouvait confrontée pour la première fois de sa vie à une épreuve douloureuse. 

Cette jeune fille, qui a la vie devant elle, était persuadée de ce qu’elle disait. 

Mais moi qui ai quelques dizaines d’années de plus, j’ai souri de tendresse, intérieurement. 

Comme le phénix qui approche de la fin de sa vie, cette jeune fille avait besoin de « mourir » symboliquement, c’est-à-dire de laisser derrière elle la petite fille innocente qu’elle avait été, pour entrer dans sa nouvelle peau de femme. 

Ce passage est douloureux, inquiétant. Mais passer par cette épreuve est la seule voie pourdevenir la nouvelle personne qu’elle est déjà.

Grâce aux épreuves, obtenez les dons du phénix

Nous-mêmes, à chaque étape de notre vie, nous sommes appelés à nous confronter à nos limites. Parfois, le combat est extrême, et nous ne sommes pas sûrs de nous en sortir. 

Notre espoir, notre plus haute ambition : sortir de l’épreuve par le haut, en prenant notre envol… comme le phénix. 

Si nous y parvenons (ce qui n’arrive pas toujours), alors nous ressortons de l’épreuve grandis.

Nous entrons dans une vie plus belle. Comme le phénix, nous acquérons des dons supplémentaires. 

Nous trouvons plus facilement les mots pour nous encourager nous-mêmes (et les autres) à aller dans la bonne direction, et éviter de faire le mal. C’est la signification du chant du phénix qui « donne du courage à l’homme au cœur pur et de la crainte à l’homme au cœur impur », indiqué plus haut. 

Nous pouvons mieux contribuer à guérir les blessures « par nos larmes », voire par notre sang, que nous hésitons moins à offrir, comme le phénix, pour aider les personnes qui nous sont chères. 

À votre santé, et joyeuses fêtes de Pâques ! 

Jean-Marc Dupuis 





19/04/2019

Tiny house disponible en France...

L'enseigne française Optinid s'est lancée dans les Tiny Houses et a sorti un modèle de petite maison équipée d'un toit ouvrant. Et il faut avouer que ça donne envie !


La tendance des Tiny House vient des Etats-Unis et fait fureur également sur l'Hexagone. Le concept ? Des petites maisons mobiles en bois, conçues sur-mesure et avec tout le confort nécessaire. La société française Optinid a d'ailleurs sorti un modèle appelé "La tête dans les étoiles" qui est équipé d'un toit ouvrant. Grâce à un système de rails, les propriétaires n'ont qu'à faire glisser le toit de leur maison et peuvent se coucher en regardant le ciel et la voie lactée de leur lit.


Cette "Tiny House" fait 19m2 et mesure 6 mètres de longueur. Elle est composée d'une cuisine, d'une salle de bain, d'une mezzanine d'un séjour et possède l'électricité et l'eau. Côté prix, pour s'offrir cette innovation, il faudra tout de même compter entre 34000€ et 56000€. Un budget, certes, mais la liberté d'être mobile, ça n'a pas de prix. N'est-ce pas ?

Skoupsky Ava - Oh My Mag - lundi 1 avril 2019

13/04/2019

Mobilisation climatique pour l'Affaire du Siècle...

Le journal La Bannière de Greenpeace nous parle de "justice climatique" au moment où, des rues au tribunal, des marches se multiplient et plus de deux millions de personnes soutiennent le recours juridique de l'Affaire du Siècle. Ce recours en justice contre l'Etat français pour "inaction climatique", à l'initiative de Greenpeace France, Notre Affaire à tous, la Fondation pour la nature et l'Homme et Oxfam France, a eu un retentissement inattendu en ligne.

L'Affaire du Siècle s'inscrit dans un mouvement mondial pour la justice climatique en cours pour "contraindre entreprises et gouvernements à tenir compte de l'urgence climatique". Des personnalités (Cyril Dion, Marion Cotillard...) ont mis leur notoriété au service de cette préoccupation d'un large public. Il s'agit, à travers un recours administratif de faire constater la carence fautive de l'administration publique, notamment l'autorisation des forages pétroliers au large de la Guyane. Le gouvernement français a réagi par la voix de son Ministre de la Transition écologique et critiqué la méthode utilisée.

Signe encourageant: de plus en plus de jeunes, du lycée à l'Université, se mobilisent pour le climat, à l'image de Melle Greta Thunberg, une jeune suédoise, qui a lancé une grève de l'école tous les vendredi pour le climat. Pour en savoir plus et soutenir le recours, consulter: www.greenpeace.fr/laffaire-du-siecle.

Lyliane

 

Pouvoir voter aux élections européennes....

Pour pouvoir voter aux élections européennes, dimanche 26 mai, le préalable est d’être inscrit sur les listes électorales. Sauf cas particulier, vous avez jusqu’au 31 mars pour effectuer la démarche.

Mode d’emploi

Etes-vous inscrit sur les listes électorales pour pouvoir voter aux élections européennes, le 26 mai? Plusieurs cas de figure peuvent se présenter au regard de votre âge et de votre situation.
• Vous n’avez rien à faire
Si vous étiez déjà inscrit et que vous avez pu voter à la précédente élection, vous n’avez rien à faire: vous êtes bien inscrit.
Si vous avez eu ou allez avoir 18 ans avant le 26 mai 2019, vous êtes automatiquement inscrit. La seule condition est d’avoir bien accompli les formalités de recensement citoyen à l’âge de 16 ans: c’est l’Insee qui se charge de reporter votre nom sur la liste. Vous serez inscrit dans la commune où vous avez été recensé.
Si vous avez acquis la nationalité française après le 1er janvier 2019 et avant le 31 mars, vous êtes également automatiquement inscrit.

• Vous devez faire des démarches
Si vous avez déménagé depuis la dernière élection, il est possible que vous ayez été radié des listes. Pour le vérifier, vous pouvez contacter votre ancienne mairie. Ou, plus simplement, en cliquant sur ce lien. Si vous êtes toujours inscrit, vous pourrez voter dans votre ancien bureau, comme lors de la précédente élection.
Dans le cas contraire, il vous faudra nécessairement vous inscrire dans votre nouvelle commune de résidence. Pour ce faire, vous pouvez vous déplacer sur place en apportantr un justificatif de domicile et un autre d’identité. Il vous faudra en plus remplir le formulaire cerfa n°12669*02. Vous pouvez également effectuer cette démarche en ligne en cliquant sur ce lien.
La date limite pour effectuer votre inscription est fixée au 31 mars 2019. Le délai peut-être est rallongé dans trois cas: pour les personnes qui acquièrent la nationalité après le 31 mars, celles qui ont changé de commune après la même date ou celles qui deviennent majeur après. Il est alors possible de s’inscrire jusqu’au 16 mai.
Si vous avez eu 18 ans en 2019 mais avez effectué un recensement tardif ou sauté cette formalité, vous n’avez pas pu être inscrit d’office. Il faut alors aller s’inscrire en mairie. Vous avez également jusqu’au 16 mai 2019 pour effectuer cette démarche.

Le figaro.fr - Le Figaro - jeudi 28 mars 2019

10/04/2019

Taxe Gafa votée à l'Assemblée Nationale...

L'Assemblée nationale a voté lundi soir en première lecture l'instauration d'une taxe sur les géants mondiaux du numérique, qui doit faire de la France un des pays pionniers en la matière.
C'est fait. Lundi soir, les députés ont voté l'instauration d'une taxe sur les géants mondiaux du numérique. Les élus ont approuvé par 55 voix contre 4 et 5 abstentions l'article du projet de loi porté par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire instaurant cette "taxe Gafa" à la française, qui suscite la désapprobation de Washington.

Évoquant un engagement du chef de l'État qui sera "tenu", Bruno Le Maire a défendu un "objectif de justice et d'efficacité fiscale" face à la "révolution économique" liée au numérique, à l'ouverture des débats en première lecture sur son projet de loi.

Sont visées les activités qui créent de la valeur grâce aux internautes français...

La rédaction - BFM Business - mardi 9 avril 2019

 

07/04/2019

Cohabitation réussie de SDF et de start-up à Marseille...

Dans la cité phocéenne, un immeuble public de 4000 m² héberge une quarantaine d’associations et d’entreprises aux côtés de 80 sans-abri.

Accueillir le public dans un restaurant et une salle de concert, loger 80 sans-abri, héberger une quarantaine d’associations et d’entreprises, le tout dans un seul et même immeuble: tel est le pari d’un projet expérimental d’occupation d’un bâtiment public à Marseille. L’énorme bâtisse de 4000 m², à deux pas de la gare Saint-Charles, a des airs de fourmilière. Des ouvriers entrent et sortent, de grandes planches sur les épaules, croisant des résidents, d’ex-SDF, des «start-uppeurs», ou de simples curieux. «C’est la dynamique du lieu qui nous a plu, considérer que tout le monde a sa place dans un quartier», explique Elise Giordano, jeune architecte dont la Scop, Aïno, loue un local à «Coco» depuis janvier. Dans un bureau voisin, des chercheurs sur le climat attendent avec impatience d’animer un goûter-débat sur le changement climatique avec les résidents de l’immeuble.
Au même étage, Yassine prend son café. Le jeune Marocain vivait «entre la rue, chez des amis et un squat» jusqu’à ce que «Coco Velten» lui ouvre ses portes. Rien à voir avec les centres d’hébergement d’urgence qu’il a connus jusque-là. Ici, les résidents ont leur badge pour accéder à l’immeuble, leur clé, leur boîte aux lettres. Et surtout ils restent autant de temps qu’ils veulent. À l’origine de l’initiative, un appel à projet de l’État, qui finance un laboratoire d’innovation publique, le «lab zéro», comme «zéro SDF». Une expérience en miroir avec celle des «Grands voisins» à Paris.

Bâtiment prêté pour trois ans
À Velten, la cuisine, les sanitaires et le salon sont communs et les chambres meublées sommairement: deux lits garnis, des placards en métal, des tables et chaises en plastique. «On n’a pas refait les peintures car on doit parer au plus pressé, l’État ne nous prête le bâtiment que pour trois ans», rappelle Erick-Noël Damagnez, responsable du projet social. «C’est un palais!», s’émerveille Yassine. «Je suis chez moi! J’ai mes affaires, mon frigo». Lui qui a connu «bien des galères», trouve surtout du réconfort dans l’équipe du groupe SOS qui l’accueille. «Ils sont autour de moi, ils m’aident, ça fait du bien d’avoir quelqu’un qui pense à toi», dit-il dans un français hésitant.
Alors que la trêve hivernale s’est achevée le 31 mars, ce qui entraîne de nombreuses expulsions, «Coco Velten» reçoit chaque jour une nouvelle personne. Avec une priorité pour les «premières mises à la rue», explique Erick-Noël Damagnez, des personnes qui n’ont pas encore ou très peu connu la rue et demandent pour la première fois un hébergement. Son credo: «proposer un parcours fluide de la rue vers le logement durable, qui ne soit plus un parcours du combattant». À la sortie, le groupe SOS espère pouvoir proposer à la location 60 logements accompagnés en ville.

Les initiatives se multiplient
La démarche est aussi expérimentale, comme l’explique Erick-Noël Damagnez: «on va analyser ce qui se passe dès qu’une personne est mise à la rue si on lui propose un toit». À Marseille, assure-t-il, «on pourrait loger tous les gens à la rue (NDLR: 14.000 selon un rapport publié par la préfecture) dans des bâtiments publics vides». Au-delà du toit offert aux SDF, «Coco Velten» s’inscrit dans un lieu, dans un quartier. «Ce n’est pas une énième structure d’urgence en périphérie», décrit Sophia Daoud, coordinatrice Yes We Camp, une association «d’occupation urbaine», missionnée pour l’animation du lieu.
«Nous voulons aussi incuber des projets qui n’auraient pas vu le jour sans «Coco», explique Sophia Daoud, «comme la cuisine du restaurant qui sera confiée à un groupe d’émigrés vénézuéliens qui n’avait pas les moyens d’ouvrir un établissement». À Marseille, les initiatives autour du «logement d’abord» se multiplient depuis quelques années. Le projet Ailsi, en cours de financement, vise notamment à héberger des petits délinquants sans-abri pour leur éviter la prison.

Le Figaro Immobilier - Le Figaro - jeudi 4 avril 2019