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04/10/2018

Au Lycée Agricole de St Maximin (83), c'est de la terre à l'assiette!

Le Lycée agricole de St Maximin qui existe depuis 1953 et dépend du Ministère de l'Agriculture, compte aujourd'hui 500 élèves de la 4ème de collège aux terminales, dont 200 en internat. Il a à la fois des missions pédagogiques et agricoles. Son directeur, Mr Christian Brayer, a crée il y a deux ans une légumerie accessible aux élèves comme aux agriculteurs locaux. Il pense, en effet, "que la restauration hors domicile est un marché en devenir"(pour fournir les cantines scolaires notamment).

L'établissement a même installé un "espace test" au lycée agricole, afin de donner l'opportunité à des jeunes intéressés par le métier d'agriculteur, de maraîcher de se tester. Le matériel agricole comme la terre leur sont prêté et pour un à trois ans, ils peuvent expérimenter le métier. N'oublions pas que le département du Var a toujours eu une vocation agricole très importante...

Mme Karine Michel, journaliste à Nice-Matin, est allée sur place les interviewer pour le supplément "Nous".  A la légumerie, installée depuis 2017 dans l'enceinte de l'établissement sur 300m2, un bâtiment quasi autonome sur le plan énergétique grâce à des panneaux photovoltaïques, la transformation des légumes est possible. Il y a en effet toutes les machines nécessaires et des règles d'hygiène strictes à respecter.

Les maraîchers dans un rayon de 20 à 30 km (15 environ jusqu'ici) peuvent venir transformer leurs surplus en confitures ou conserves. Bien entendu, ils sont enregistrés auprès de la M.S.A (mutualité sociale agricole), pour parer à toute difficulté éventuelle. Il est possible de réserver auprès du lycée agricole la structure de la légumerie par internet du lundi matin au dimanche soir, moyennant paiement au prorata du temps d'utilisation.

Les élèves du lycée agricole, encadrés par des adultes agriculteurs eux mêmes ou enseignants, apprennent également à transformer et à conditionner des produits qui seront utilisés à la cantine du lycée. En effet, 100% des légumes et fruits produits sur les 15 ha d'exploitation du lycée (bio pour la plupart) sont transformés à la légumerie et utilisés par la cantine scolaire. On veille sur place à ce qu'il y ait le moins possible de gaspillage.

Mr Brayer se sent être "comme un Directeur d'établissement sur un territoire, qu'il a pour mission d'animer". Il travaille, en effet, avec les collectivités locales "sur la mise en place d'un véritable campus des métiers de l'agriculture, de l'alimentation, de la biodiversité et des nouveaux services à la personne en milieu rural entre Brignoles et St Maximin".

Depuis un moment, il réfléchit avec d'autres intervenants locaux à un projet de P.A.T ou projet alimentaire territorial s'appuyant notamment sur les circuits courts. A la rentrée 2019, "il devrait disposer de l'ouverture d'une filière d'enseignement supérieur avec un BTS technicien conseil ventes de produits alimentaires en circuits courts".

Pour en savoir davantage sur cet établissement, consulter sur internet le site: www.lycee-provence-verte.fr ou téléphoner au lycée agricole (Chemin du Prugnon à St Maximin: 04 94 86 52 93.

Lyliane

 

 

28/09/2018

Consommer responsable et se laisser "emballer par le vrac"...

Mme Marie-Alexandra Desfontaines, dans la revue Notre Temps, liste les divers avantages d'acheter sa nourriture en vrac. elle signale qu'aujourd'hui beaucoup de magasins biologiques (Biocoop, Naturalia…) et même certaines grandes chaînes de supermarchés proposent un rayon vrac. Généralement l'acheteur trouve des sacs papier à disposition pour y mettre les produits qu'il a sélectionnés.

Voici les nombreux avantages mis en avant par la journaliste:

- faire des économies: on estime en effet qu'au moins 20% du prix de vente des produits emballés correspond au prix de l'emballage.

- limiter le volume des déchets: selon l'ADEME, chaque français produit par an 391 kg d'ordures ménagères. Les emballages finissent tous à la poubelle.

- lutter contre le gaspillage alimentaire: le consommateur choisit exactement la quantité de produit nécessaire à sa consommation personnelle.

- préserver sa santé: il faut savoir que de nombreux matériaux toxiques (phtalates…) sont susceptibles de migrer de l'emballage vers l'aliment.

- privilégier le "fait maison": on est moins tenté d'acheter des plats tout préparés.

- varier les plaisirs: on voit les différents produits proposés et on est tenté de les tester.

- retisser du lien avec le commerçant: il nous informe sur les temps de cuisson, les recettes...

- descendre moins souvent ses poubelles: on vise peu à peu le zéro déchet.

- alléger son sac de courses: on fractionne les quantités à acheter.

- recycler: on est tenté de garder bocaux, bouteilles et pots pour conserver épices, céréales, graines, légumineuses...

Pour aller plus loin, consulter par exemple: www.daybyday-shop.com.

 Lyliane

25/09/2018

Une île des Caraïbes la Dominique devient un modèle pour le monde entier...

Une petite île des Caraibes pourrait être une source d'inspiration pour de nombreux pays, dont la France. Alors que les députés français ont récemment voté l'interdiction des «couverts, piques à steak, couvercles à verre jetables, plateaux-repas, pots à glace, saladier, boîtes» dès 2020, La Dominique est allée encore plus loin. Ce pays de 754km2 situé entre la Guadeloupe et la Martinique a banni de ses terres tous les objets en plastique à usage unique à compter du 1er janvier 2019. La petite île est ainsi le premier pays au monde à prohiber les pailles, plaques et couverts en plastique ainsi que les tasses et récipients en polystyrène, particulièrement néfastes pour l'environnement.
«Conformément à la volonté du gouvernement de créer la première nation au monde à résister au changement climatique, avec notre surnom d'«l'île de la nature» et notre engagement à protéger la Terre Mère, un certain nombre d'objets considérés comme nuisibles à l'environnement seront interdits, à compter du 1er janvier 2019», a ainsi annoncé cet été le pays via un Tweet.


Sanctuaire pour les cachalots:

La petite île qui cultive une image écotouristique a déjà pris une série d'initiatives pour préserver l'environnement. Le pays a restreint l'importation de contenants non-biodégradables afin de limiter leur distribution dans les magasins. «La Dominique est fière d'être considérée comme «l'île Nature», a déclaré le premier ministre, Roosevelt Skerrit. Nous devons tout faire pour mériter ce surnom et en faire une réalité. La gestion des déchets solides est un problème qui nuit à cette perception et nous devons poursuivre nos efforts pour en venir à bout».
Après avoir été touché de plein fouet par l'ouragan Maria et avoir été spectateur des conséquences du changement climatique, le premier ministre incite le monde entier à agir pour préserver la planète. Avec cette mesure exemplaire, le petit pays estime qu'il «a une occasion unique de devenir un modèle pour le monde entier, un exemple qui montre comment une nation tout entière peut se relever après un désastre et résister au changement climatique pour l'avenir», a ainsi lancé le chef de l'État.
L'île à la faune et la flore luxuriante, peuplée de colibris, perroquets et de nombreux animaux marins n'est pas uniquement aux premières loges pour observer les conséquences du changement climatique, ses hauts-fonds et ses eaux chaudes sont aussi prisés des cétacés. L'île est en effet un sanctuaire pour les grands cachalots qui s'y retrouvent en été lors de la grande migration. La protection de ses océans est ainsi une priorité pour la survie de ces animaux menacés.

Mathilde Golla - Le Figaro - mercredi 19 septembre 2018

23/09/2018

Les Eco-Charlie luttent contre le gaspillage...

Les Eco-Charlie, association à but non lucratif, a été créée au début de l'année 2016 à Paris, suite à la loi du 11/2/2016 , relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire. Un texte régit les conditions de dons des distributeurs du secteur alimentaire et oblige ceux-ci à donner leurs invendus alimentaires à toute association proposant de les récupérer, écrit Mme Aurore Harrouis dans la revue Nous, supplément à Nice-Matin.

L'association parisienne initiale, qui réunit 300 Eco-Charlie et fonctionne uniquement en bénévolat, comptait de nombreux habitants d'autres villes françaises dont Nice. Aussi ces derniers ont souhaité créer leur antenne sur la Côte d'Azur au début de l'année 2017. Après Nice, Lyon avec 100 adhérents a été la dernière ville labellisée "Eco-Charlie". Un projet existe sur Toulouse.

L'association Eco-Charlie récolte par exemple trois fois par semaine auprès des magasins, marchés et boulangeries bio de Nice. Cela donne environ deux tonnes d'invendus par mois. Ils se les partagent  d'abord, car charité bien ordonnée commence par soi-même et ils en font profiter ensuite quelques associations. Ils visent notamment les "précaires invisibles", c'est à dire les travailleurs pauvres, les familles monoparentales, les personnes isolées et les chômeurs. Ils luttent ainsi à la fois contre le gaspillage alimentaire, l'exclusion sociale et la malbouffe.

Depuis un an et demie, quatre équipes à Nice sont sur le terrain. Ils sont déjà 180 adhérents, dont une soixantaine de récoltants actifs. Ils planifient sur Doodle leurs ramassages et la messagerie Slack est utile pour savoir qui fait la tournée et où. A vélo, en voiture, à pied., ils passent dans les enseignes avec lesquelles ils ont signé une convention. Ils ont trouvé à Nice un petit garage prêté par un proche pour trier les denrées avant de les partager en fonction des besoins. Ils sont tous proches les uns des autres car la solidarité les unit et certains sont devenus amis. Au sein des Eco-Charlie, c'est en effet  l'humain qui est privilégié.

L'initiative est au pouvoir chez les Eco-Charlie! En effet, afin de financer leurs activités (achat de frigo, caddies, essence pour les véhicules, achat de vélo-cargos…), ils organisent ponctuellement des marchés libres et des ateliers "Do it yourself" pour apprendre à réaliser sa lessive, ses produits ménagers ou de toilette. Peut-être arriveront - ils même un jour à créer des emplois et à pouvoir louer leur local...

Alors, si vous êtes disponible, pourquoi ne pas prendre contact avec le réseau des Eco-Charlie sur: www.lesecocharlie.org ou via Facebook, soit pour donner un coup de main, soit pour créer un Eco-Charlie dans votre ville? On peut adhérer gratuitement sur le site Internet, si on souhaite devenir "récoltant". 

Lyliane

19/09/2018

Des propositions pour le climat...

Non seulement les humains doivent cesser de rejeter des gaz à effet de serre, mais ils doivent trouver le moyen de retirer une partie du carbone déjà rejeté, afin de limiter la hausse de la température du globe.
Ce renversement doit intervenir, selon de nombreux scientifiques, dans la seconde moitié du XXIe siècle. Cette absorption du CO2 est l'angle mort de la lutte contre le changement climatique. Mais des solutions existent, mises à l'affiche lors du sommet mondial pour l'action climatique qui se tient cette semaine à San Francisco.du carbone déjà rejeté, afin de limiter la hausse de la température du globe.

- Les forêts et les champs
Les arbres absorbent du dioxyde de carbone par la photosynthèse, et aident à stocker ce carbone dans le sol. La déforestation conduit donc à laisser plus de carbone dans l'atmosphère, ce qui réchauffe la planète.
C'est pour cela que les forêts et la végétation en général sont considérées comme une solution centrale au problème du carbone - potentiellement des centaines de millions de tonnes supplémentaires de CO2 absorbables par an. Si seulement les humains cessent de défricher."C'est 30% de la solution, mais cela ne reçoit que 2% des financements internationaux" liés au changement climatique, dit Carlos Manuel Rodriguez, le ministre de l'Environnement du Costa Rica, où la superficie boisée a doublé en 30 ans.


Les terres agricoles sont aussi importantes.
Les cultures des champs absorbent naturellement du CO2 de l'air, dont ils réinjectent le carbone dans le sol. Il suffirait d'augmenter légèrement le taux absorbé pour potentiellement en capturer d'énormes quantités: 0,04%, ou 4 pour mille, suffirait, selon une initiative lancée par la France en 2015.
Par exemple, argue Stéphane Le Foll, qui dirige "4 pour 1000", les agriculteurs devraient planter de la luzerne, afin que les champs restent couverts de plantes toute l'année, entre le maïs et le blé par exemple. Et qu'ils arrêtent de labourer, afin de limiter l'érosion.
"L'idée est que quand vous passerez en avion d'ici 20 à 30 ans, il n'y aura plus de grandes parcelles labourées", dit-il à San Francisco.


- Réduire les fuites de gaz:
Les gaz hydrofluorocarbures (HFC) sont les réfrigérants des climatiseurs, mais les climatiseurs fuient, ce qui réchauffe l'atmosphère. En accélérant le remplacement des HFC par d'autres gaz moins nocifs, les émissions pourraient baisser de 5 à 16% entre 2015 et 2025, selon un rapport publié cette semaine par la coalition America's Pledge.
Les fuites des puits et gazoducs sont une autre source majeure de gaz à effet de serre, en l'occurrence du méthane, dont le pouvoir réchauffant est très supérieur à celui du CO2. Il faudrait réparer les fuites, jusqu'au bout du circuit de distribution... les conduites de gaz de ville.


- Aspirer le CO2 de l'air
"Aspirer" le carbone directement de l'air est une autre idée pour l'instant au stade expérimental. Trois sociétés, en Suisse, en Islande et au Canada ont mis au point des systèmes qui extraient le CO2 de l'air et le stockent... Par exemple, le CO2 peut être injecté en sous-sol, dans les aquifères, ou bien il peut être absorbé par les roches.
"C'est cher, c'est difficile, mais c'est plausible", explique James Mulligan, auteur d'un rapport sur le sujet à l'ONG World Resources Institute.
Le coût est évalué de 100 à 200 dollars par tonne de CO2 stocké, contre 50 dollars environ pour la reforestation. Des économies d'échelles conséquentes doivent donc encore être réalisées.

selon Relaxnews (AFP) - samedi 15 septembre 2018

17/09/2018

Des bovins au secours de la forêt au Mali...

Jusque là, au Mali, dans les zones rurales du sud du pays, les besoins en bois pour le chauffage et la cuisson augmentaient tandis que la ressource se raréfiait. Parfois, les femmes devaient parcourir 3 à 4 km par jour pour trouver du bois susceptible de brûler. La déforestation commençant à avoir un impact négatif sur l'environnement, d'autres solutions ont été testés par l'Association Agronomes sans Frontières (AVSF) depuis 2010. Il s'agit de la méthanisation des déjections des bovins comme alternative au bois de cuisson des aliments dans les bassins laitiers des cercles de Kita et de Bougouni.

L'objectif de cette proposition était triple: diminuer la déforestation, limiter les émissions de gaz à effets de serre et diminuer la pénibilité du travail des femmes. AVSF et ses partenaires locaux ont identifié les villages concernés, organisé les missions d'expertise et suivi la mise en œuvre et la maintenance des 108 premiers biodigesteurs installés dans la zone en 2014 et 2015. Le plus petit modèle, écrit le journaliste dans le journal de l'association Habbanaé, a été privilégié pour s'adapter au petit nombre d'animaux en stabulation (4m3 de biogaz par jour).

Le principe est relativement simple: on mélange des déjections de vache et de l'eau qui entre chaque jour dans le réservoir du biodigesteur et se transforme en biogaz. La cuve enterrée est reliée par un tuyau directement au foyer de cuisson. De la fermentation naît aussi un fumier (le digestat) récupéré dans le réservoir de sortie. Il sert de fertilisant pour les cultures. Aujourd'hui, les zones de Kita et Bougouni comptent près de 650 biodigesteurs et les maçons locaux ont acquis une bonne expertise de leur construction.

La deuxième étape du projet sur les 2 années précédentes a consisté à sédentariser une partie des élevages familiaux pour garantir la présence régulière d'animaux dans les étables et réduire la distance de transport des déjections jusqu'au biodigesteur et produire plus de digestat pour les cultures vivrières. Car les femmes ont trouvé du temps pour se consacrer au maraichage ou à des activités sociales au lieu d'aller à la recherche de bois. Grâce aux amendements de digestat, les rendements en maïs;, sorgho et coton ont augmenté de 30% par hectare. Plus besoin de s'endetter avec des engrais chimiques non plus! Le projet a donc eu un impact très positif sur l'environnement et la vie des populations bénéficiaires.

AVSF œuvre également au Burkina Faso dans l'Est du pays (région de Bilanga) en promouvant des techniques agroécologiques. Le projet nommé CALAO  incite les populations à innover en valorisant certains fourrages (légumineuses par exemple pour fixer l'azote) et en recyclant les déjections animales en fumier. L'utilité de l'association agriculture/élevage pour la création de plus de matière organique favorisant les récoltes n'a plus besoin d'être démontrée! Désormais c'est par une politique publique à grande échelle que la solution agroécologique pourra triompher.

Soutenons si possible par des dons ce type de projets et informons nous sur AVSF grâce au site Internet: www.avsf.org/editionruralter.

Lyliane

14/09/2018

Participer au nettoyage mondial de la planète... le samedi 15/9/2018!

Pour nettoyer la planète le 15 septembre 2018

Vous débutez dans l'organisation d'un ramassage de déchets,
suivez notre guide pas à pas pour vous préparer et communiquer : informer sa mairie, faire signer une décharge de responsabilité aux participants
Ramasser c'est bien, trier c'est encore mieux, les consignes de tri et de sécurité, c'est ici !
S'assurer que les déchets ramassés vont être collectés : les types de déchets et leurs éxutoires

Prévoir un événement festif pour célébrer votre mobilisation citoyenne : musique, artiste, jeux, pique-nique.  La fanfare du lycée, le club de salsa tout est possible (sans déchet, hein!).  Le 15 septembre,  c'est aussi le lancement de la fête des possibles alors faites-vous plaisir!

Vous l'avez fait, ça y est! Dites-le, faites votre bilan Les informations qu'il faudra transmettre


 

11/09/2018

Réparer des bicyclettes pour les migrants...

Un article de Mme Coralie Bonnefoy dans le journal la Croix du 9 mars 2018 nous apprend qu'à Digne-les-Bains (04) une Association nommée "Second Cycles" remet en état de vieilles bicyclettes pour permettre aux réfugiés de se déplacer. Nombreux sont les françaises et les français désireux d'aider ces jeunes qui sont chez nous en ayant échappé à une répression policière au Soudan, en Erythrée, en Afghanistan ou ailleurs, mais ils ne savent pas toujours comment. Cette initiative, qui a vraiment démarré en septembre 2017, est susceptible de motiver des bricoleurs d'autres régions!

L'histoire a commencé avec des amis qui bricolaient entre copains retraités et retapaient de vieux vélos pour le plaisir. En croisant des travailleurs sociaux du C.A.D.A (Centre d'accueil de demandeurs d'asile), ils se sont aperçu que les réfugiés logés autour de Digne (parfois à plus de 5km) manquaient de moyens de transport.

Désormais, dans un des garages de la caserne des pompiers désaffectée, ils recyclent et entassent chambres à air, selles, cadres et garde - boue. Des réfugiés les aident, heureux de se rendre utiles. Bricoler des vélos en attendant d'obtenir un jour des papiers les insère déjà un peu dans la société locale. Ils apprennent en outre le vocabulaire français des organes de la bicyclette à cette occasion...

Parfois, explique un bénévole, l'atelier s'installe en plein air, aux pieds des HLM de la petite ville de Malijai. L'association s'est fait connaître dans la région et a collecté plus d'une centaine de vieux vélos. La plupart un fois réparés seront donnés à des réfugiés. Des vélos seront offerts également à des sans abri ou à des familles françaises en difficulté que les associations comme le Secours Populaire ou les Restos du Cœur connaissent.

Un bel élan de solidarité et en plus un coup de pouce "au déplacement vert"! Recycler de vieilles ferrailles qui rouillaient dans des granges ou des greniers permet également de réduire le volume des déchets. Sans compter que ces jeunes déracinés qui avaient appris un métier dans leur pays, n'aiment pas être inoccupés et dépendants. Ils sont maintenant fiers d'entretenir leur bicyclette repeinte à leur goût!

Enfin, pour ceux qui ont la chance d'être reçus par des familles d'accueil, ils ont à cœur "de rendre ce qu'on leur a donné" et ils retrouvent un semblant de foyer… Car ce qu'ils vivent en exil est très dur. Ces vélos, donnés par l'association "Second Cycles", leur montrent qu'on pense à eux et qu'on les respecte.

Pour en savoir plus sur de telles initiatives, joindre par exemple des sites comme: www.heureux-cyclage.org ou www.fub.fr.

Lyliane

 

09/09/2018

Ecorcer les chênes-lièges et relancer l'économie locale bio dans le Var (83)...

La vie est-elle un perpétuel recommencement? On est en droit de se poser la question! En effet, autrefois, le département du Var était florissant grâce à ses produits issus de la nature: fleurs, vin, fruits, châtaignes, liège… Et puis, après la dernière guerre, des industriels ont tenté de nous persuader que tout cela était "vieux jeu", que l'on pouvait cultiver hors-sol, que les bouchons en plastique coûtaient moins cher que ceux en liège, que garder le vin dans des cuves en inox était mieux que dans des tonneaux de bois... 

Et alors, fabriques de tonneaux, de bouchons de liège, sites d'horticultures... ont commencé à péricliter. Les fleurs sous serre avec goutte à goutte distribuant force produits chimiques ont remplacé les si belles cultures de plein champ. Nos forêts de chêne-liège sont retombées dans l'oubli. Mais s'endetter auprès des banques, s'empoisonner en traitant vignes et fruitiers n'a eu qu'un temps! Des agriculteurs ont commencé à s'en rendre compte. C'est dans le Var, en effet, que le premier village entièrement bio nommé "Correns" a vu le jour grâce à son maire et à ses viticulteurs. Les premières A.M.A.P. (associations pour le maintien d'une agriculture paysanne) ont été crées dans le département 83 avant d'essaimer dans toute la France.

Car, certaines personnes avisées ont réalisé que produire de la qualité, c'est à dire sans produits nocifs pour la santé, pouvait redevenir à la fois rentable et bénéfique. En effet, ils se sont aperçus par exemple que leur terroir souffrait, que la concurrence de pays chauds où cultiver fleurs et fruits coûte moins cher en main d'œuvre ou en chauffage de serres avait commencé à freiner cette expansion promise. Ce fut un sursaut salutaire et durable!

Aujourd'hui, écrit Mme Y. Macé dans la revue "Nous", on recommence à écorcer les chênes - lièges dans les forêts privées du Var de la mi juin à la mi août, grâce notamment à la Société Prima-Liège et à son directeur Mr Romain Pons. Le potentiel est immense (150 tonnes d'écorce), mais pour le moment l'autorisation d'exploiter les forêts domaniales reste frileuse de la part de l'O.N.F. Des emplois de leveurs de liège ont été crées. Il y aurait l'opportunité de bâtir des usines, afin de fabriquer des bouchons de liège sur place au lieu d'envoyer la plupart des écorces au Portugal. Taillés dans la longueur de l'écorce, les bouchons du Var sont en effet d'excellente qualité et ferment des bouteilles de crus de qualité. Quant aux déchets de liège, ils servent d'isolant ou de revêtement de sol.

Le bilan carbone de tous ces retours aux sources est excellent et encourageant. Il mériterait d'être soutenu par les autorités locales, celles de PACA, du pays même et surtout par les consommateurs. Achetons donc de préférence fleurs et fruits locaux et de saison. Préférons le vin bio (au Domaine des Fouques à Hyères et à St André de Figuières à La Londe des Maures), les jus de fruits bio, les fruits et légumes sans produits pesticides ou OGM. Cela fera redémarrer l'économie de la région et pérennisera les fermes, les domaines, les entreprises ayant fait le choix de la qualité. Sans parler de l'exemple donné à toutes les communes du pourtour méditerranéen!

Pour aller plus loin sur ce sujet, consulter par exemple les sites Internet de www.prima-liege.com, www.fouques-bio.com ou de: 

https://www.la-provence-verte.net/decouvrir/correns.php
 

Lyliane

08/09/2018

Mobilisons-nous ce 8/9 en faveur du Climat!

Aujourd'hui, samedi 8/9/2019, 22 000 participants selon certaines estimations et plus vraisemblablement sont annoncés un peu partout en France et notamment à partir de 14H sur le parvis de l'hôtel de Ville de Paris, qui sera le point de ralliement de la "Marche pour le Climat". Cet événement  a été curieusement lancé par Mr Maxime Lelong sur Facebook. Pour cet entrepreneur de 27 ans, inconnu du grand public, la démission de Mr Nicolas Hulot de son poste de ministre de la Transition Ecologique a été  "un appel explicite à descendre dans la rue pour montrer que le climat est une priorité". Et il a été entendu!

Le porte parole du mouvement Attac, Mr Maxime Combes, estime  "qu'il y a eu par le passé très peu de manifestations massives sur le climat". New York, Copenhague… mais à Paris, fin 2015 en parallèle à la COP 21, la manifestation n'aurait pas eu l'ampleur escomptée en raison de la menace terroriste. Les associations de protection de l'environnement se réjouissent toutes de cet Appel à une Marche pour le climat, car ce 8/9 avait de toute façon été décrété Journée mondiale d'action pour le Climat. La démission de Nicolas Hulot aurait réveillé les militants...

"Tous ne choisissent pas d'organiser une marche, mais par des vidéos, des messages, on peut aussi témoigner de son envie de ne pas laisser de côté les questions climatiques" écrit Mr Fabrice Pouliquen dans le petit journal gratuit 20 Minutes. En effet, l'essentiel semble être de montrer au gouvernement que les citoyens ont déjà commencé à s'engager dans leur quotidien, même si c'est encore peu visible dans les médias. Pour eux, en effet, " la lutte contre le dérèglement climatique n'est plus une option" et ils n'attendent pas tout du gouvernement...

Espérons que ce sursaut citoyen ne sera pas un feu de paille et que la marche de ce samedi fera bouger intérieurement ou extérieurement beaucoup de personnes jusque là simples sympathisantes ou relativement indifférentes… Voir le hastag lancé par Mme Alexandra Romano, directrice d'une agence de communication à Paris: onprendlerelais, pour rester mobilisés et prolonger la manifestation. Cette dernière "veut rompre avec le pessimisme ambiant qui consiste à dire que c'est trop tard, que ça ne sert à rien d'agir parce qu'il y a Trump et les lobbies". En effet, elle voudrait "booster" des initiatives citoyennes. Alors, la suivrons-nous?

Lyliane

Comment pourrions-nous inverser la courbe ascendante du volume de nos déchets ménagers?

Nous aimerions bien être éco-responsables et œuvrer pour améliorer notre environnement. Toutefois, si nous ne prenons pas des mesures, la situation actuelle risque de perdurer. En effet, selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, l'ADEME, chaque français produirait 590 kilos de déchets par an. C'est deux fois plus qu'il y a 40 ans! Alors, que pouvons-nous faire concrètement pour que cela change?

Tout d'abord, refuser les emballages inutiles et venir avec un sac en tissu ou un panier chercher le pain, acheter les légumes au marché… Par exemple, refuser les pailles en plastique au café, les gros cartons pour les bouteilles de bières... 

Si possible, acheter en vrac ou par quantités les yaourts, le lait, les céréales. Pour certains produits d'entretien, il est prévu des recharges. Il existe aussi des piles rechargeables pour les jouets des enfants, de la vaisselle en bois lavable et réutilisable pour les pique-nique.

Les déchets organiques vont dans un seau à compost ou sont apportés à un composteur public. S'il n'en existe pas dans votre quartier, écrire au maire pour le lui suggérer. Se conformer aux indications du tri sélectif pour les inévitables emballages de carton ou de verre.

Et surtout donner le bon exemple aux enfants. Ne rien jeter par la fenêtre en voiture, ni dans la rue en allant au travail ou en classe. Mettre le goûter ou le repas de midi dans une lunch-box. Autant que possible faire réparer les appareils en panne dans un repair-café ou les déposer aux encombrants...

Bref, il n'y a pas de petit geste! Tous contribuent à réduire nos déchets et à moins polluer notre planète! Pour plus d'idées ou de conseils, contacter l'association " zéro déchet" de votre département. Pour la France, il s'agit de www.zerodechet.fr.

Lyliane

01/09/2018

Un chantier d'insertion sur l'île de Porquerolles!

Mme Amandine Roussel est allée interviewer Mr Nicolas Cayon, maraîcher sur l'île de Porquerolles (83), qui encadre un chantier d'insertion sur 2 hectares. En 2014, l'Association de Sauvegarde des Forêts varoises, sollicitée par le Parc National de Port Cros a lancé un chantier d'insertion arboricole du nom de Les Copains. Puis, ils ont élargi Les Copains au maraîchage et ils font pousser fruits et légumes bios et de saison. En tout 96 salariés sous contrat sont déjà passés par Porquerolles.  L'équipe de jeunes ou moins jeunes (entre 18 et 60 ans) vend depuis 2017 la production directement sur place avec un petit marché les mardis, jeudis et vendredis de 10H à 13H.

L'objectif principal de ces chantiers est de remettre des personnes en rupture professionnelle sur le chemin de l'emploi. En effet, certains auront envie de continuer après leur contrat, car ils auront acquis une formation. Cela coûte certes de l'argent et pour le moment cette initiative n'est pas "rentable". Aussi, des partenaires sont activement recherchés par l'Association. Il y a déjà des membres bienfaiteurs qui financent cette initiative varoise (L'Occitane, Pierre et Vacances…), mais des particuliers peuvent également faire des dons, qui seront défiscalisés.

Pour cela, s'adresser à www.copainsporquerolles.fr.

Lyliane

 

31/08/2018

Ménage au sommet des montagnes...

On croyait les amoureux de la montagne et les randonneurs d'altitude écolos et gardiens de la nature… Il n'en est rien si l'on en croit un article de Mme Sophie Berthier dans le journal Télérama. Elle relate que des volontaires de l'Association Mountain Wilderness parcourent régulièrement des sites d'altitude pour les débarrasser de déchets agricoles, de vestiges militaires, de matériaux liés au ski et aux remontées mécaniques, de débris en tous genres.

Ils nous font savoir qu'ils peuvent collecter jusqu'à 4 tonnes de métal dans une seule journée… Vous pouvez vous joindre à eux et vous porter volontaires pour nettoyer nos si belles montagnes françaises. Leurs prochains chantiers au sommet se feront les 8 et 9 septembre  2018 dans le Parc du Mercantour (06).

Pour joindre l'association, contacter sur Internet: www.mountainwilderness.fr.

Lyliane

23/08/2018

Les cosmétiques maison, des recettes simples à préparer en famille...

Dans le supplément à Nice-Matin "Nous", Mme Constance Rivier, professionnelle de l'accompagnement au changement, interviewée par Mme Aurore Harrouis, nous livre quelques-unes de ses recettes pour fabriquer soi-même ses crèmes, déodorants, gommages… Il s'agit, en effet, de trouver des alternatives naturelles, plus saines pour la santé et l'environnement. Cela permet également de réduire son budget beauté. Il y a 10 ans, Mme Rivier, coordonnatrice de la démarche zéro déchet, a pris conscience du danger des parabens. Depuis, elle anime au sein du syndicat Univalom des communautés d'agglo Sophia Antipolis, Pays de Lérins et de Grasse (06) des "ateliers cosmétiques maison" et donne des recettes simples à base d'huile végétale, d'hydrolat, d'argile blanche, de bicarbonate et d'aloé véra.

Pour une peau sèche, Mme Rivier préconise l'huile d'argan, de tournesol, de coco, d'avocat ou d'amande douce. Elle conseille pour les peaux grasses de l'huile de jojoba, de noisette ou d'olive. Pour les peaux dites normales, l'huile d'amande douce est particulièrement indiquée. Préférer le savon solide au gel douche, le vinaigre de cidre à l'après-shampoing dans le même état d'esprit de réduction des emballages et de promotion des produits sains et naturels. Un gommage du corps par exemple peut s'obtenir avec du marc de café appliqué en mouvements circulaires. Pour une crème réparatrice, mélanger 4ml d'huile végétale et 45 ml d'aloé véra. Quant à confectionner un déodorant d'été, mélanger 1 cuillère à café d'argile blanche avec 1 cuillère à café de bicarbonate de soude et ajouter à cette poudre une goutte d'huile végétale.

Pour en savoir davantage, consulter le site d'Univalom sur zerodechet@univalom.fr ou téléphoner au 04 93 65 48 07.

Lyliane

21/08/2018

Pas de vacances pour les Restos du Coeur...

Pas de vacances pour les Restos du coeur. Même en plein mois d'août, les centres ne désemplissent pas, comme à Brest (Finistère), où nous nous sommes rendus. Si habituellement le nombre de bénéficiaires baisse en période estivale, l'association doit faire face à une demande presque aussi élevée que pendant l'hiver. "En période d'été, on est généralement à moins 30 ou 40% de personnes accueillies, mais cet été, autant au niveau des inscriptions que de la distribution, on n'a jamais vu ça", explique Marie-Noëlle Grall, responsable du centre de Brest.

1 500 points d'accueil en France cet été

Une activité qui coïncide avec une baisse du nombre de bénévoles, obligeant ceux qui restent à mettre les bouchées doubles. "On fait un petit effort, on vient un peu plus souvent et un peu plus longtemps", explique Philippe, l'un d'entre eux. Les trois quarts des centres des Restos du coeur restent ouverts en juillet et en août, soit plus de 1 500 points d'accueil partout en France.

 

A Nice, où 4 centres fonctionnent toute l'année(Falicon, P.Montel, Vérany et Dabray), la fermeture a duré 2 semaines seulement et ce Mardi 21/8 c'est la reprise des distributions.

Pour les cours de français, la reprise se fera début septembre.

Si vous voulez donner un coup de main bénévole, adressez-vous à l'un de ces centres ou à la délégation départementale sise à Cagnes sur mer(25, Rue de la Pinède).https://www.restosducoeur.org/associations.../les-restos-du-coeur-des-alpes-maritimes/

Il y a des centres des Restos du Cœur dans tous les départements et à Paris une péniche du Cœur..

Lyliane

 

17/08/2018

Préparez vos vieilles chaussures pour la pyramide d'Handicap International...

 
 

Pyramides de chaussures

Organisées chaque année dans de nombreuses villes françaises, elles sensibilisent les citoyens contre le bombardement des civils et permettent de recueillir des milliers de signatures .

En savoir plus sur les Pyramides

Sport Ensemble

Sport Ensemble est une course solidaire qui réunit valides et handicapés de tous âges. Expérience ludique du vivre ensemble, elle permet à la fois de se dépasser et de collecter les fonds indispensables à nos actions sur le terrain.

En savoir plus sur Sport Ensemble

Vous êtes intéressés pour devenir bénévole sur ces événements ? Contactez-nous au 04 72 72 70 87 ou par e-mail : agissez@france.hi.org.

 

A Nice, le public est invité à lancer une paire de chaussures pour soutenir les victimes de guerre et sera interpellé par diverses expériences immersives les vendredi 28/9(accueil des écoles) et samedi 29/9/2018 de 10H à 19H, Place Masséna (06 64 65 06 28 ou pmalissart@aol.com).

12/08/2018

Mettre le gaspi en bocaux...

Dans le supplément au journal Nice-Matin "Nous", un article de Mme Karine Michel a attiré mon attention. Son titre: "Julie Hermet met le gaspi en bocaux". La journaliste nous explique que cette jeune femme, installée à Belgentier dans le Var, a crée en juillet 2017 une association intitulée" L'économe". Avec son compagnon Jérôme, elle récolte fruits et légumes en fin de marchés quand vendeurs et revendeurs les abandonnent sur place car ils sont jugés trop mûrs ou un peu éventrés. Julie et Jérôme alternent les collectes et les distributions selon les jours. Ils vont à Hyères, à La Garde, à Solliès-Pont, à Garéoult, à Belgentier… En effet, peu à peu les municipalités varoises ouvrent leurs marchés à des collectes.

Les légumes en bon état sont redistribués aux SDF ou aux associations de l'aide alimentaire (Secours populaire, Restos du cœur…). Mais pour les fruits, Julie et Jérôme  préparent des confitures dans les cuisines du Break Café à la Garde (83), car il y a des règles strictes à respecter en terme d'hygiène et de sécurité alimentaire. Les pots de confiture confectionnés sont commercialisés (3 euros le pot) sur les marchés associatifs et les bocaux sont consignés. Les pots de confitures pommes/courgettes ont beaucoup de succès!

En un an, l'Econome a déjà récolté plus d'une tonne de fruits et légumes. Les maraîchers qu'ils soient producteurs ou revendeurs, collaborent volontiers, car ils n'aiment pas gaspiller et ils savent que c'est pour aider des gens dans le besoin. Le réseau de l'Economie Sociale et Solidaire multiplie les points de collecte et leur donne un bon coup de pouce. L'association, qui compte sur plusieurs bénévoles, espère pouvoir bientôt créer quelques emplois, dont un pour Julie. 

Pourquoi ne pas organiser partout en France de telles ramassages d'après marchés s'appuyant sur des associations locales? Il y a chaque jour des kilos de légumes qui sont perdus et beaucoup de gens pleins de bonne volonté et détestant le gaspillage… Tous les ingrédients d'une économie solidaire sont là! Pour plus d'informations, joindre: contact.econome@gmail.com ou par téléphone: 06 09 22 42 79.

Lyliane

06/08/2018

Faut-il limiter l'usage des produits chimiques agricoles comme le glyphosate?

Un article de Mr Julien Da Sols dans le journal La Croix nous apprend que, depuis 6 mois, 40 organisations agricoles, menées par la FNSEA  travaillent sur la question de solutions visant à remplacer ou à diminuer l'usage du glyphosate, un herbicide très utilisé mais aussi très controversé en agriculture. Mme Christiane Lambert, présidente  de la FNSEA, a présenté le 11/7/2018,36 solutions développées par syndicats, organismes de recherche, instituts interprofessionnels. certaines de ces solutions sont déjà abouties, d'autres sont en cours de développement.

Ces solutions ont été classées en 8 familles: pratiques agronomiques(fertilisation, irrigation, structure du sol), amélioration des plantes, agriculture numérique, robotique, biocontrôle (méthode de protection des cultures avec des organismes naturels), démarches de filières et de territoire, produits innovants et enfin conseil, formation et diffusion. Leur objectif est de "réduire l'usage, les risques et l'impact des produits phytosanitaires, tout en garantissant la productivité, la compétivité et la pérennité des exploitations agricoles".

Actuellement les organisations agricoles attendent un signe du gouvernement et notamment un accompagnement financier des agriculteurs le temps que des solutions nouvelles émergent. Un contrat est en préparation, mais pour tous le monde agricole le mot d'ordre est: "pas d'interdiction sans solution!". Une recherche d'alternatives au glyphosate est en cours. Du côté de l'INRA, un rapport de novembre 2017 signale que dans certains secteurs "la recherche est dans une impasse".

Pour approfondir ce sujet, lire les commentaires sur Internet sur www.rfi.fr/france/20180529-france-fin-glyphosate-2021-refoulee-loi-travert-agricult.

Lyliane

 

23/07/2018

Les gestes essentiels du tourisme durable...

La revue Que choisir de juillet/août 2018 s'intéresse à nos voyages et à notre souci de préserver en même temps la planète. Mr Morgan Bourven décrypte pour nous, dans un long article égayé d'images et de commentaires, comment "voyager vert". Nous savons en effet que l'avion est l'un des plus gros émetteur de gaz à effet de serre. Un tourisme écoresponsable est-il néanmoins encore possible aujourd'hui?

Les gestes du tourisme durable seraient selon lui:

- de s'adresser à des voyagistes impliqués et labellisés par l'association ATR (agir pour un tourisme responsable) ou ATES (association pour un tourisme équitable et solidaire) et de vérifier qu'ils travaillent avec des populations locales.

- de limiter l'avion en privilégiant les vols directs et en classe éco plutôt qu'affaires.

- de partir plus longtemps pour rentabiliser le vol.

- de choisir des logements éco-responsables, soit chez l'habitant, soit en couch-surfing. Le label environnemental Green Key/La clef verte a labellisé 603 établissements en France et 2 700 dans le monde.

- d'emprunter des transports doux (trains, bus locaux) plutôt que des vols intérieurs ou des taxis.

- d'économiser l'eau pour la boisson et la toilette.

- de manger local: fruits et légumes locaux de saison. Peu ou pas de viande.

- de respecter l'environnement (déchets, respect des animaux sauvages…)

- de penser à la compensation en privilégiant les labels Gold Standard (GS) ou le VCS (Voluntary Carbon Standard, en choisissant Ryanair ou en plantant des arbres au retour en France(Good Planet…)

Bonnes vacances à tous en évitant le tourisme de masse!

Lyliane

15/07/2018

Faire le ménage des déchets dans l'espace...

A travers un article du Courrier International d'avril 2018, rédigé par Mr Fabien Goubet relatif à une mission susceptible de tester des équipements pour nettoyer l'orbite terrestre basse, j'ai réalisé que des monceaux de débris l'encombrent. Au banc d'essai de ce projet seront notamment essayés un harpon, un filet, un bras robotisé et un voile spatial. Partie ravitailler la station Spatiale Internationale, la fusée Falcon 9 de Space X porte dans sa coiffe RemoveSat, un satellite chasseur de la mission européenne "Remove Débris". Depuis le 2/4/2018, elle a rejoint l'orbite terrestre où se trouve l'ISS

Cet éboueur de l'espace devra déterminer les avantages et les inconvénients des différentes méthodes imaginées à terre. L'orbite terrestre basse (entre 350 et 2000km d'altitude) est malheureusement devenue "une poubelle"! Quelques 23 000 objets de toutes tailles sont surveillés, dont 1200 sont des satellites de fonctionnement. Beaucoup sont de grande taille et leur présence n'est pas sans danger. Depuis 60 ans en effet, personne ne semblait s'en préoccuper. Or quelques événements fâcheux ont réveillé les esprits, dont la collision en 2009 à 40 000 km/H de 2 satellites américain et russe, générant plus de 2 300 débris.

C'est dans ce contexte qu'est née la mission RemoveSat. Pour le moment, il s'agit d'un simple entrainement. A l'intérieur du RemoveSat, il y a des débris factices, les DebritsSat qui seront libérés depuis l'ISS vers l'espace et que les scientifiques essaieront de capturer. La mission spatiale porte également sur la navigation spatiale et la visualisation des débris, car "avant d'attraper un débris, il faut l'identifier et connaître sa vitesse", explique Mr A. Pollini, chercheur, responsable chez CSEM en Suisse.

C'est avec son équipe que ce dernier a mis au point un capteur de vision formé d'une caméra couleur et une à télédétection par laser (lidar selon l'acronyme anglais) prooduisant des images en 3D. Les données captées seront transmises au satellite et au Centre spatial de Surrey, au Royaume-Uni, qui pilote le projet. La mission RemoveDebris n'a pas utilisé de composants coûteux, mais elle sera aussi l'occasion d'expérimenter la technologie lidar. Car, dans le futur, elle pourrait permettre de cartographier un site d'atterrissage sur la Lune ou sur Mars de façon précise.

La grande question qui demeure est celle-ci: pour nettoyer ces débris, il faudra y intéresser les grands acteurs de l'industrie spatiale et là, on ne sait pas si ce sera le cas ou si la situation perdurera...

Lyliane

 

14/07/2018

Comment allons-nous recycler désormais nos déchets cartons et plastiques?

 

Dans Sciences et Vie Junior N° 345, un gros dossier, basé sur des interview et des documents rassemblés par Mrs C.Viant, P. Genneviève, H. Millet et Mr J.C. Caudron de l'Ademe, est consacré au recyclage de nos déchets plastiques et de nos cartons. Depuis la fin des années 1960, avec l'essor des supermarchés, le volume de nos déchets a considérablement augmenté dans nos pays industrialisés. En Europe, par exemple, nous jetons 63 kg de plastiques par an et par habitant.

 

La Chine n'ayant que peu de pétrole et fabriquant pourtant beaucoup d'objets en plastique avec des taux horaires salariaux très bas, avait trouvé la solution d'importer nos déchets recyclables (plastiques, canettes, cartons, boîtes de conserve) en nous les rachetant à un prix raisonnable. Le transport par bateau vers la Chine étant peu coûteux, nos pays européens y trouvaient leur compte. Environ 47 millions de tonnes de déchets par an ont été ainsi envoyés depuis l'Europe ou le Japon vers la Chine.

 

Toutefois, le niveau de vie en Chine s'est élevé et désormais ce pays traite en priorité ses propres déchets. De plus, un document «Plastic China» a fait scandale en montrant aux habitants l'envers du décor: familles pauvres triant les déchets à main nue, fonderies polluantes pour les rivières et les nappes phréatiques, ouvriers sous-payés... Les besoins de leur industrie ont alors paru trop nuisibles à l'environnement et aux humains. Les Chinois sont devenus pointilleux et n'acceptent plus n'importe quoi: ils veulent moins de déchets et ceux-ci doivent être propres et bien triés.

 

Que va faire l'Occident de ses tonnes de déchets? Nous en brûlons déjà dans des usines d'incinération, nous en mettons en décharges, mais de nouvelles solutions restent à trouver comme de fabriquer sans emballage, de mieux recycler nos déchets, de trier de façon intelligente et surtout changer de nos façons de consommer. Pour bien pouvoir recycler les plastiques en effet (thermoplastiques essentiellement), il faut les séparer, avant de les laver, de les broyer et enfin de les chauffer pour obtenir une pâte dont on refera des granulés utilisables.

 

La France n'occupe que la 15ème place sur les 30 pays européens qui recyclent le mieux. Dans certains pays nordiques, on distingue par exemple le verre transparent du verre coloré et on a 4 ou 5 poubelles chez soi... Des efforts sont donc à faire! Pour le tri, dans notre pays, une aide appréciable est apportée par des systèmes optiques qui envoient de la lumière infrarouge analysant la matière des objets de nos poubelles jaunes. Les industriels parfois préfèrent payer une taxe plutôt que de jouer le jeu dans le choix de leurs matériaux. En tant que simples consommateurs, nous avons également une responsabilité... Assiettes, pailles, gobelets en plastique par exemple sont peu écolos! Choisissons des matériaux réutilisables! Des associations «zéro déchet» existent un peu partout. Suivons leurs conseils!

 

Le Président Macron a promis que d'ici 2025 près de 100% des plastiques seront recyclés. Cette promesse pourra-t-elle être tenue? Le meilleur déchet ne serait-il pas celui qui n'existe pas?

Pour obtenir un guide des bonnes pratiques, allons sur le site de Citéo, un organisme officiel bien documenté: www.citeo.fr ou sur celui de l'Ademe: www.ademe.fr.

Lyliane

 

 

01/07/2018

La France, championne d'Europe des dérogations sur les pesticides...

 

Pour le ministre de la Transition écologique, l'objectif de sortie des pesticides doit être tenu. En même temps au ministère de l'Agriculture, de plus en plus de dérogations pour utiliser certains pesticides sont accordées.
Au moment de faire ses courses, on n’y pense pas toujours, mais souvent les fruits et légumes ont été traités avec un pesticide. Certains sont autorisés, d’autres non. Même dans ce cas, le ministère de l’Agriculture peut accorder (article 53) une dérogation pour 120 jours. En la matière, la France est championne d’Europe. En 2016, le ministère de l’Agriculture en a délivré 52, devant l’Espagne et le Portugal.


Sur le site du ministère de l'Agriculture, les dérogations en cours sont recensées. Cette année, déjà 36 substances font l’objet de dérogations, avec parfois de drôles d'appellations. Pour les cultures de poireaux attaqués par les vers de terre, le Karate. Pour les fraisiers, le Success 4 combat les mouches. Pour les pommiers, le Neemazal détruit les pucerons. Ces produits sont autorisés pour cause d’urgence phytosanitaire. Mais cette urgence est-elle toujours justifiée ?

Alain Déliès est producteur de noisettes près de Carcassonne. Il utilise un herbicide, le Chardol 600 pour se débarrasser des repousses de noisetiers. Ce désherbant, dont la substance active est le 2,4-D, répond-il vraiment à une urgence phytosanitaire ? A l’entendre, il y aurait moyen de s’en passer : "Imaginons que demain pour des raisons que j’ignore, on me supprime le 2,4-D, je trouverai un fournisseur qui me fabrique une machine qui va me couper toutes les branches."


En 2015, le 2,4-D est classé "peut-être cancérogène pour l’homme" par l’Organisation mondiale de la Santé. Pourtant, chaque année, depuis trois ans le ministère de l’Agriculture accorde des dérogations. Nous avons demandé la liste des dérogations accordées pour urgence phytosanitaire au ministère de l'Agriculture depuis 2016 : 17 autres pesticides ont été systématiquement renouvelés chaque année.
Certaines associations craignent que ces dérogations soient accordées trop facilement, à l'instar de Carmen Etcheverry, ingénieur agronome à France Nature Environnement. "Les dérogations, ça doit rester une exception, une solution de dernier recours. Et actuellement en France, c’est utilisé de façon beaucoup trop systématique. Le fait d’accorder des dérogations, ça n’aide pas à tendre vers une diminution de la dépendance de notre agriculture aux pesticides.


Contacté, le ministère de l’Agriculture nous a répondu que ces dérogations respectent le règlement européen (article 53) et qu’il s’agit bien d’urgences phytosanitaires. S’il y a autant de dérogations, ce serait donc dû... à la variété de notre agriculture.

Franceinfo - lundi 25 juin 2018

21/06/2018

Comment récupérer des palettes et en faire du mobilier de jardin?

Au cours de l'émission "C'est au programme" animée par Mme Sophie Davant sur la 2ème chaîne de télévision, Mr Philippe Colignon a montré aux téléspectateurs français tout ce qu'on peut faire dans son jardin à partir de simples palettes de récupération en bois brut. La plupart du temps on les récupère gratuitement chez des commerçants. Toutefois, on peut également en commander sur Internet à un prix très bas. Si l'on veut en faire du mobilier de jardin, on a intérêt à raboter les planches la palette une fois démontée et à les protéger au pinceau par de l'essence de térébenthine, une lasure ou du vernis incolore.

Pour construire des carrés potagers, des bacs ou des jardinières, démonter la ou les palettes, retirer les clous, découper à la scie les lattes de la taille voulue, percer des trous et y placer des vis. Au fond, fixer par des clous ou agrafer de la toile géotextile, puis du terreau et c'est terminé. il n'y a plus qu'à planter fraisiers ou salades. Si l'on veut un jardin potager en hauteur pour y mettre des aromates sur un balcon, on a besoin de plus de palettes, afin de faire des pieds.

Pour une table basse ou un transat d'extérieur, y rajouter des coussins et des roulettes par exemple. Les bricoleurs feront une cabane pour leurs enfants ou petits-enfants. Là il faut compter une bonne journée de travail et démonter de nombreuses palettes. Il existe un ouvrage paru chez Terre Vivante qui donne des plans et des conseils. Mme Françoise Manceau-Guilhermond, en effet, l'a intitulé "Mes meubles et ma déco en palettes". Il existe également un livre de Mme Béatrice d'Asciano paru chez Decitre: "Palettes Récup' Spécial jardin" ainsi que de nombreux tutoriels sur You Tube. Des sites internet comme www.cotemaison.fr ou www.bopalett.com se sont aussi spécialisés dans ce type de récupération innovante.

Lyliane

 

 

28/05/2018

Menus végétariens dans les cantines...selon Greenpeace.

 Signer la pétition !

Nous demandons donc à Emmanuel Macron de :

Introduire deux repas végétariens par semaine à horizon 2020

Il est urgent de favoriser la consommation de protéines végétales, par rapport aux protéines d’origine animale. Lentilles, pois chiches, soja, etc. sont d’excellentes alternatives, bonnes pour la santé des enfants et goûteuses. Mais il faut savoir les cuisiner et former le personnel de cantine en ce sens.

Augmenter la part du bio dans toute la restauration scolaire

De manière globale, c’est la qualité des repas servis à la cantine qui doit être améliorée : en favorisant le local et le bio, pour garantir une alimentation sans pesticides, sans OGM, sans additifs chimiques. De plus, la viande coûte cher. En consommer moins permet de dégager du budget pour acheter des produits de meilleure qualité : il s’agit tout simplement de consommer moins, mais mieux ! Pour le bien-être de tous et de la planète.

Interdire la présence des lobbies dans les écoles

Distribution de kits pédagogiques, animation dans les classes... Les lobbies de la viande et des produits laitiers, qui représentent des intérêts privés, ne doivent tout simplement pas intervenir dans les écoles.

Limiter l’influence des lobbies dans les instances de décisions

Greenpeace demande aujourd’hui au gouvernement Macron de reprendre le contrôle de ce qui se passe dans l’assiette de nos enfants. Les professionnels de l’élevage ne doivent plus influencer ce qu’ils mangent à la cantine.

Demandons à E. Macron de mettre fin à la surconsommation de viande dans les écoles.

#2FoisTrop

 
Pour en savoir plus, joindre www.greenpeace.fr
 

Pourquoi se mobiliser ?

Avoir régulièrement des menus végétariens dans les cantines pourrait avoir un impact très positif sur :
L'environnement
L’élevage est responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. Changer le contenu de millions d’assiettes par an, c’est donc limiter considérablement cet impact sur le climat et les ressources naturelles.
La santé des enfants
Les écoliers consomment 2 à 4 fois trop de protéines animales. Cet excès de protéines animales peut contribuer au surpoids ou à l’obésité des enfants, il est indispensable de remplacer certains repas carnés par des alternatives végétales, riches en fibres, en vitamines et en minéraux.
C’est pourquoi nous demandons dans une pétition 2 repas végétariens par semaine à horizon 2020. Ces repas permettraient aux enfants d’avoir une alimentation plus équilibrée, tout en leur faisant découvrir de nouvelles saveurs.
Greenpeace

25/05/2018

Le nouveau minimalisme ou l'art de vivre avec l'essentiel...

La revue Avantages a publié sous la plume de M.L.M. un article, égayé de témoignages, destiné à faire prendre conscience au grand public qu'une vie "minimaliste" c'est-à-dire plus économe et écolo est de nos jours fortement recommandée. Par exemple, il est écrit que l'on peut réduire ses déchets, compresser sa garde-robe, éviter les emballages par des achats en vrac, recycler ses objets inutilisés en allant dans des ressourceries ou des associations qui récupèrent meubles, livres et vêtements comme Emmaüs, faire soi-même certains produits et partager avec autrui le gros équipement de bricolage et de jardinage...

On peut se poser la question si ce nouvel art de vivre est une mode ou si elle permet de sortir en partie de la société de consommation en se reconnectant à ses véritables besoins. Le minimalisme est-il pour autant triste, culpabilisant et synonyme de retour en arrière? Les témoignages publiés ne semblent pas aller dans ce sens. Au contraire, la plupart soulignent le côté économique, sain, voire ludique de ce mode de vie qui allège et ouvre sur les autres. Après le "chacun pour soi" commence à naître en effet un espace de partage.

Après la période dominée par l'obsolescence programmée des appareils, le gâchis alimentaire, les emballages qui polluent tout notre environnement, les jouets plastiques made in China qui cassent rapidement et les achats compulsifs qui ne servent jamais, il s'est crée dans notre pays un mouvement pour se délester de l'inutile et pour viser la qualité dans ses achats. Des "repair café" se sont notamment crées pour réparer les objets, des sites de troc sont nés, des ateliers de création de produits ménagers, des associations "zéro déchet" ont vu le jour...

La première étape conseillée semble être d'accepter de faire le tri dans ses affaires en évitant le " je garde au cas où". Donner, vendre, échanger, tout est possible plutôt que jeter ou de s'encombrer inutilement! Puis, avant chaque nouvel achat, il est recommandé de se poser la question: en ai-je vraiment besoin? n'ai je pas déjà quelque chose de semblable? Généralement cela freine les élans irréfléchis. Ensuite, innover en organisant par exemple un apéro sans rien acheter avec des produits savoureux "faits maison" comme des chips d'épluchures de carottes, du caviar d'aubergines et des bâtons de carottes, des feuilles d'endives remplies de fromage blanc, de l'houmous, un cake aux courgettes et à la feta...

Certaines personnes choisissent de ne garder que savon de Marseille, bicarbonate et vinaigre blanc à la place des produits ménagers qui remplissaient leurs placards. D'autres trouvent leur bonheur dans des brocantes ou en rénovant de vieux vêtements. D'autres fuient les supermarchés et vont chez des producteurs locaux, dans des A.M.A.P. faire leurs achats hebdomadaires. Non seulement on gagne en temps et en argent, mais on se sent plus créatif. S'alléger malin est en effet à l'ordre du jour!

Pour aller plus loin avec cette démarche responsable, il est conseillé de lire les ouvrages suivants: " Le bonheur est dans le peu" de Mme F. Jay (éditions First), chez Thierry Souccar "Familles zéro déchet", "Ciao Bazar" au Courrier du Livre, "Le Livre du Lagom par Mme Thoumieux, "J'arrête de surconsommer" aux Editions Eyrolles par Mr T. Siceaux paru aux Editions First ou "Labo zéro conso" aux Editions Eyrolles ou "Change" de Mme A. Olive (Editions Edilivre). Il est également utile de suivre les conseils de l'Ademe - www.ademe.fr - comme de consulter les sites Internet ou les blogs: www.famillezerodechet.com, www.lacabane-antigaspi.com, myslowlife.fr, www.consovrac.com, www.unpeubocauxalafolie.com, www.marseillevert.fr, ressourcerie.fr, www.geev.com, www.demenagersansdemenager.fr ou www.labourseoulavie.fr, label-emmaus.com, www.myscandinavianhome.com...

Lyliane

24/05/2018

Déchets chimiques des particuliers: comment les jeter sans danger?

Dans le supplément à Nice-Matin: Nous, j'ai découvert un article de Mme Caroline Ansart au sujet des déchets chimiques des particuliers et de l'interrogation de beaucoup de personnes sur la meilleure façon de s'en débarrasser. Ce sont généralement des produits utilisés pour le bricolage, le jardinage, l'entretien automobile ou l'entretien de la maison. Ils nécessitent en effet une prise en charge spécifique et sécurisée. Ils ne doivent donc pas être jetés dans les poubelles des ordures ménagères ou dans les poubelles de recyclage des emballages, même s'ils sont vides. On estime à 60 000 tonnes la quantité de ces emballages de déchets chimiques détenus en France chez des particuliers.

Il faut savoir que, depuis 2013, il existe un éco-organisme pour "déchets diffus spécifiques" ou EcoDDS, chargé de superviser leur collecte et leur traitement, complétant la filière (emballages, déchets électroniques...). Tous les acteurs de cette filière (fabricants, revendeurs...) paient une contribution. Il appartient donc aux particuliers d'apporter ces déchets chimiques dans une déchetterie avec du personnel formé pour les manipuler. Il est donc nécessaire de se renseigner auparavant. Depuis 2014, EcoDDs organise aussi des journées de collectes ponctuelles de ces déchets chimiques sur le parking des enseignes de bricolage partenaires.

Evitez de mélanger les produits chimiques et de les transvaser, car un accident est vite arrivé. Dans un centre de traitement ad hoc, les peintures et produits phytosanitaires, vernis, colles... sont habituellement incinérés. Les acides et les bases subissent un traitement physico-chimique.  Les filtres à huile des voitures peuvent être recyclés, par récupération du métal, de l'huile et du papier. Les aérosols sont généralement recyclés.

 

évacuation et tri des déchets chimiques 

Pour contrer le problème d'abandon dans la nature de produits dangereux ou polluants, EcoDDS  vous renseigne. Par géolocalisation, l’éco-organisme indique les points de collecte les plus proches de chez vous. Il s’agira soit de déchetteries, soit d’opérations de collecte ponctuelle. D’ores et déjà, près de 2 500 déchetteries, sur les 4 200 existantes en France, sont répertoriées, couvrant 60 % de la population. Ces dernières années, les opérations de collecte ponctuelle ont été organisées en juin et en octobre dans 4 grandes régions : Ile-de-France, Nord Pas de Calais, Rhône Alpes et Pays de la Loire. Toutes les informations, dates et lieux de collecte sont mises en ligne en amont sur le site d'EcoDDS.

Bref, un bon trieur se renseigne à sa déchetterie et ne fait pas n'importe quoi avec ses déchets polluants! Pour en savoir plus, s'adresser par exemple à : www.serviceactionsante.fr/Collecte-Dechet/Industriels/ ou à www.recyclage.veolia.fr ou même à https://ecodds.com/particulier pour connaître les possibilités de dépôt près de chez soi.

Lyliane

23/05/2018

Cuisiner sans jeter...

Dans "Nous", supplément de Nice-Matin, un article de Mme Sophie Casals nous incite à réduire nos déchets jusqu'à arriver à "zéro gaspi". Elle s'inspire notamment de l'ouvrage intitulé: "La cuisine zéro déchet" de Mme Stéphanie Faustin (éditions rue de l'Echiquier) et de témoignages de jeunes femmes niçoises, qui ont décidé de partager leurs astuces lors d'une soirée coaching "Cuisine zéro déchet".

Il faut savoir tout d'abord que chaque Français jetterait en moyenne 20 à 30 kg de nourriture chaque année, soit environ 7kg de produits emballés et 13 kg de fruits et légumes abîmés, le reste étant des produits non consommés. Parmi les aliments le plus souvent mis à la poubelle figureraient en bonne place ceux qui ne comportent pas de date limite, comme les fruits et légumes, les produits de boulangerie.

Comment ne pratiquement plus rien jeter? Premièrement: récupérer peaux, fanes et épluchures qui ne vont pas au compost. En n'achetant que des produits bio, c'est à dire sans pesticides, tout est utilisable dans les fruits et légumes, même les épluchures de bananes. Deuxièmement: tout cuisiner soi-même. c'est un peu plus long mais en s'organisant c'est faisable, à moindre frais. J'ai le souvenir que ma mère faisait du "pain perdu" avec des tranches de pain rassis trempées dans du lait et de l'œuf battu. C'était pour nous un goûter très apprécié!

Par exemple, les restes d'épluchures bio, les fanes de radis, de navets, les tiges d'épinards, d'orties, de blettes, d'asperges, les restes d'extracteurs de jus peuvent être convertis en bouillon, en velouté, en soupes, en gratins ou en pesto ou même éventuellement pour donner du goût à l'eau de cuisson des pâtes ou du riz. Pareillement, des chips d'épluchures de pommes de terre, de carottes, de panais, de betteraves ou de pommes sont parfaits et économiques pour accompagner un apéritif. Une fois bien lavés, fruits et légumes sont épluchés à l'économe et versés avec une cuillère à soupe d'huile sur une plaque de cuisson au four. En 15 minutes à une température de 180° environ, on les sert salés ou sucrés. C'est craquant et délicieux!

L'eau de cuisson des pois chiches ou des lentilles peut servir à préparer un dessert. En effet, ce jus parfumé remplace les blancs d'œufs à monter en neige pour faire des meringues avec du sucre roux. Quant aux bananes trop mûres et déjà un peu noires, il suffit d'enlever les extrémités et de couper le reste en rondelles avec la peau en mixant le tout. Cela permet de composer un "banana bread" avec farine, œufs et sucre. En accompagnement du Müesli du matin ou mixés en smothies, ces bananes trop mûres sont aussi délicieuses. Des fruits déjà un peu abîmés peuvent, une fois triés, donner de succulentes compotes, sirops ou confitures.

Si vous avez expérimenté vous-même de bonnes recettes zéro déchet, merci de nous les adresser: nous les publierons bien volontiers. Pourquoi ne pas proposer à vos amies un atelier zéro déchet pour faire boule de neige et stimuler votre créativité. Afin d'aller plus loin, lire aussi "Menu zéro déchet" de chez Mango ou consulter sur Internet par exemple: https://greenerfamily.fr/recette.

Lyliane

20/05/2018

Comment protéger nos océan? 10 conseils à tous par la Fondation Maud Fontenoy...

J'adopte les 10 gestes pour protéger les océans !
 
1. Je n'abandonne pas mes déchets sur la plage. L'été, les poubelles des plages débordent. Pour éviter que les détritus finissent dans la mer, je les ramène à la maison et je les trie avant de les jeter ! 2. Je respecte les sentiers côtiers. Ces chemins nous permettent de profiter des richesses du littoral sans déranger la faune et la flore qui y vivent.
 
3. Je ne marche pas sur les dunes. Elles protègent nos côtes et, pour les préserver à notre tour, il ne faut pas arracher les plantes qui y poussent ni y marcher ou circuler en deux roues.
 
4. Je laisse les fonds marins intacts. En plongée, je fais attention à ne pas abîmer les coraux avec mes palmes et je ne remonte aucun « souvenir » à la surface.
 
5. Je mange du poisson de saison. Comme pour les fruits et les légumes, j'achète des produits de la mer de saison. Je respecte ainsi les cycles de reproduction et le bien-être des espèces marines. Des sites comme www.mrgoodfish.com ou www.consoglobe.com donnent tous les conseils nécessaires pour faire les bons choix.
 
6. Dans mes courses, j'achète des articles qui préservent l'environnement. Fruits et légumes issus de l'agriculture biologique, détergents « verts »... Consommer écoresponsable contribue à la sauvegarde de nos océans en réduisant notre impact sur les milieux naturels.
 
7. Je navigue vert. Plaisanciers, adoptez des réflexes écologiques ! Voici trois exemples de gestes simples : éviter de jeter les ordures par-dessus bord, bannir les produits toxiques pour nettoyer les embarcations et utiliser un dispositif anti-débordement pour ne pas répandre de carburant dans l'eau.
 
8. En mer, je gère mes déchets. Pour vos détritus, adoptez le principe des 3 R : réduire, recycler et réutiliser ce qui peut l'être !
 
9. Je limite mes émissions de gaz à effet de serre. Saviez-vous que les océans absorbent une grande partie du CO2 présent sur la planète ? Aujourd'hui la mer devient de plus en plus acide à cause des trop grandes quantités de gaz à effet de serre que nous produisons. Au quotidien, nous pouvons limiter nos émissions : privilégier la marche à pied, le vélo, les transports en commun ou le covoiturage, ou choisir le train plutôt que l'avion lorsque c'est possible. Vous rendrez ainsi service à notre planète. A terre comme au large !
 
10. Je m'engage en participant à des actions de protection de l'environnement marin. Les initiatives ne manquent pas dans ce domaine ! 
 
Chaque été, la Fondation Maud Fontenoy organise par exemple une grande tournée des plages françaises pour sensibiliser à la protection des océans.

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A quelques semaines de l'arrivée des vacanciers sur nos plages, voici des conseils qu'il n'est pas inutile de rappeler.

Lyliane

19/05/2018

Vive le cuir végétal!

Je lis dans Version Femina de cette semaine un article de T.H. sur des matériaux innovants sous le titre "vive le cuir végétal". En mars, la fondation H et M avait subventionné des créateurs de fibres issues de surplus agricoles, d'algues ou de champignons. Ces productions restent apparemment plus écologiques au niveau de la consommation d'eau et de l'énergie dégagée, affirme la consultante en mode vegan: Mme Charlène Romao. Début avril 2018, le salon Veggie World Paris mettait en lumière des options végétales à base d'ananas, pommes, carottes. Il s'agit en effet de garantir des produits obtenus sans souffrance animale. C'est le cas par exemple du maroquinier Ashoka Paris, qui propose ceintures et sacs en cuir de pomme! Résistante et imperméable, cette matière s'obtiendrait avec des pelures de pommes séchées, puis réduites en poudre.

Autre nouveauté: un matériau à base de feuilles d'ananas appelée la "slip-on" de Pinatex. D'autres marques comme Camper et Puma s'y intéressent également. Les épluchures de fruits et légumes pourraient aussi servir à faire des teintures. Chez le fabricant de linge de maison Whole, on fait bouillir la peau d'avocat pour obtenir la couleur "rose sorbet". Si on utilise des épluchures de carottes, on retrouve un jaune ocre, alors qu'avec des pelures d'oignons c'est plutôt un orange pâle. En parfumerie enfin, la maison Etat Libre d'Orange prévoit de lancer à l'automne "I am Trash, les Fleurs du Déchet", une eau fraîche crée à partir de déchets organiques.

Une vraie révolution! Pour en savoir davantage, consulter par exemple sur Internet les sites: www.nae-vega.com ou le site d'H et M ou d'Ashoka.

Lyliane

17/05/2018

Des poubelles flottantes pour collecter les déchets dans les ports...

La grande épuisette, nommée Salabre, qui servait à ramasser les détritus en mer a été remplacée depuis peu dans les ports de Golfe-Juan(06) et de Toulon(83) par des poubelles flottantes mises au point par des surfers australiens. En effet, écrit le journal "Nous", supplément de Nice-Matin, Mrs Peter Ceglinski et Andrew Turton ont imaginé un "Seabin" muni d'une pompe électrique qui crée un courant continu attirant déchets et hydrocarbures vers un collecteur. La Société Poralu a commercialisé cette invention très utile, qui peut fonctionner 24h sur 24 et qui permet de traiter 7 jours sur 7: 25 000 litres d'eau par heure.

Chaque jour, ce sont 1,5 kg de détritus qui sont collectés dans ces 2 ports dans un sac en fibres naturelles et ils peuvent ensuite être triés à terre. Nous devons remercier la Chambre de Commerce et d'Industrie du Var qui a dépensé 4 000 euros pour l'acquisition de ces Seabin. Faisons connaître cette invention autour de nous et demandons à nos élus de s'y intéresser. Il en va de la propreté de la mer et des océans qui bordent nos côtes!

Selon la revue Science et Avenir, plusieurs ports de plaisance (La grande-Motte...) et ports commerciaux en France comme en Angleterre (Porsmouth) étudient actuellement la possibilité d'acquérir ces "poubelles des mers". Ils ont été fabriqués jusqu'ici en 500 exemplaires à quelques 3 300 euros pièce. Pourquoi d'autres ports français et étrangers ne feraient-ils pas cet investissement? Les citoyens européens que nous sommes pourraient peut-être même choisir d'investir sur une plateforme participative afin de soutenir de tels projets...

Pour en savoir davantage, contacter la Société Poralu sur Internet à

poralumarine.fr/gabarit1_23.n.html  ou Seabin sur www.seabinproject.com.
 
 Lyliane