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21/06/2018

Comment récupérer des palettes et en faire du mobilier de jardin?

Au cours de l'émission "C'est au programme" animée par Mme Sophie Davant sur la 2ème chaîne de télévision, Mr Philippe Colignon a montré aux téléspectateurs français tout ce qu'on peut faire dans son jardin à partir de simples palettes de récupération en bois brut. La plupart du temps on les récupère gratuitement chez des commerçants. Toutefois, on peut également en commander sur Internet à un prix très bas. Si l'on veut en faire du mobilier de jardin, on a intérêt à raboter les planches la palette une fois démontée et à les protéger au pinceau par de l'essence de térébenthine, une lasure ou du vernis incolore.

Pour construire des carrés potagers, des bacs ou des jardinières, démonter la ou les palettes, retirer les clous, découper à la scie les lattes de la taille voulue, percer des trous et y placer des vis. Au fond, fixer par des clous ou agrafer de la toile géotextile, puis du terreau et c'est terminé. il n'y a plus qu'à planter fraisiers ou salades. Si l'on veut un jardin potager en hauteur pour y mettre des aromates sur un balcon, on a besoin de plus de palettes, afin de faire des pieds.

Pour une table basse ou un transat d'extérieur, y rajouter des coussins et des roulettes par exemple. Les bricoleurs feront une cabane pour leurs enfants ou petits-enfants. Là il faut compter une bonne journée de travail et démonter de nombreuses palettes. Il existe un ouvrage paru chez Terre Vivante qui donne des plans et des conseils. Mme Françoise Manceau-Guilhermond, en effet, l'a intitulé "Mes meubles et ma déco en palettes". Il existe également un livre de Mme Béatrice d'Asciano paru chez Decitre: "Palettes Récup' Spécial jardin" ainsi que de nombreux tutoriels sur You Tube. Des sites internet comme www.cotemaison.fr ou www.bopalett.com se sont aussi spécialisés dans ce type de récupération innovante.

Lyliane

 

 

28/05/2018

Menus végétariens dans les cantines...selon Greenpeace.

 Signer la pétition !

Nous demandons donc à Emmanuel Macron de :

Introduire deux repas végétariens par semaine à horizon 2020

Il est urgent de favoriser la consommation de protéines végétales, par rapport aux protéines d’origine animale. Lentilles, pois chiches, soja, etc. sont d’excellentes alternatives, bonnes pour la santé des enfants et goûteuses. Mais il faut savoir les cuisiner et former le personnel de cantine en ce sens.

Augmenter la part du bio dans toute la restauration scolaire

De manière globale, c’est la qualité des repas servis à la cantine qui doit être améliorée : en favorisant le local et le bio, pour garantir une alimentation sans pesticides, sans OGM, sans additifs chimiques. De plus, la viande coûte cher. En consommer moins permet de dégager du budget pour acheter des produits de meilleure qualité : il s’agit tout simplement de consommer moins, mais mieux ! Pour le bien-être de tous et de la planète.

Interdire la présence des lobbies dans les écoles

Distribution de kits pédagogiques, animation dans les classes... Les lobbies de la viande et des produits laitiers, qui représentent des intérêts privés, ne doivent tout simplement pas intervenir dans les écoles.

Limiter l’influence des lobbies dans les instances de décisions

Greenpeace demande aujourd’hui au gouvernement Macron de reprendre le contrôle de ce qui se passe dans l’assiette de nos enfants. Les professionnels de l’élevage ne doivent plus influencer ce qu’ils mangent à la cantine.

Demandons à E. Macron de mettre fin à la surconsommation de viande dans les écoles.

#2FoisTrop

 
Pour en savoir plus, joindre www.greenpeace.fr
 

Pourquoi se mobiliser ?

Avoir régulièrement des menus végétariens dans les cantines pourrait avoir un impact très positif sur :
L'environnement
L’élevage est responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. Changer le contenu de millions d’assiettes par an, c’est donc limiter considérablement cet impact sur le climat et les ressources naturelles.
La santé des enfants
Les écoliers consomment 2 à 4 fois trop de protéines animales. Cet excès de protéines animales peut contribuer au surpoids ou à l’obésité des enfants, il est indispensable de remplacer certains repas carnés par des alternatives végétales, riches en fibres, en vitamines et en minéraux.
C’est pourquoi nous demandons dans une pétition 2 repas végétariens par semaine à horizon 2020. Ces repas permettraient aux enfants d’avoir une alimentation plus équilibrée, tout en leur faisant découvrir de nouvelles saveurs.
Greenpeace

25/05/2018

Le nouveau minimalisme ou l'art de vivre avec l'essentiel...

La revue Avantages a publié sous la plume de M.L.M. un article, égayé de témoignages, destiné à faire prendre conscience au grand public qu'une vie "minimaliste" c'est-à-dire plus économe et écolo est de nos jours fortement recommandée. Par exemple, il est écrit que l'on peut réduire ses déchets, compresser sa garde-robe, éviter les emballages par des achats en vrac, recycler ses objets inutilisés en allant dans des ressourceries ou des associations qui récupèrent meubles, livres et vêtements comme Emmaüs, faire soi-même certains produits et partager avec autrui le gros équipement de bricolage et de jardinage...

On peut se poser la question si ce nouvel art de vivre est une mode ou si elle permet de sortir en partie de la société de consommation en se reconnectant à ses véritables besoins. Le minimalisme est-il pour autant triste, culpabilisant et synonyme de retour en arrière? Les témoignages publiés ne semblent pas aller dans ce sens. Au contraire, la plupart soulignent le côté économique, sain, voire ludique de ce mode de vie qui allège et ouvre sur les autres. Après le "chacun pour soi" commence à naître en effet un espace de partage.

Après la période dominée par l'obsolescence programmée des appareils, le gâchis alimentaire, les emballages qui polluent tout notre environnement, les jouets plastiques made in China qui cassent rapidement et les achats compulsifs qui ne servent jamais, il s'est crée dans notre pays un mouvement pour se délester de l'inutile et pour viser la qualité dans ses achats. Des "repair café" se sont notamment crées pour réparer les objets, des sites de troc sont nés, des ateliers de création de produits ménagers, des associations "zéro déchet" ont vu le jour...

La première étape conseillée semble être d'accepter de faire le tri dans ses affaires en évitant le " je garde au cas où". Donner, vendre, échanger, tout est possible plutôt que jeter ou de s'encombrer inutilement! Puis, avant chaque nouvel achat, il est recommandé de se poser la question: en ai-je vraiment besoin? n'ai je pas déjà quelque chose de semblable? Généralement cela freine les élans irréfléchis. Ensuite, innover en organisant par exemple un apéro sans rien acheter avec des produits savoureux "faits maison" comme des chips d'épluchures de carottes, du caviar d'aubergines et des bâtons de carottes, des feuilles d'endives remplies de fromage blanc, de l'houmous, un cake aux courgettes et à la feta...

Certaines personnes choisissent de ne garder que savon de Marseille, bicarbonate et vinaigre blanc à la place des produits ménagers qui remplissaient leurs placards. D'autres trouvent leur bonheur dans des brocantes ou en rénovant de vieux vêtements. D'autres fuient les supermarchés et vont chez des producteurs locaux, dans des A.M.A.P. faire leurs achats hebdomadaires. Non seulement on gagne en temps et en argent, mais on se sent plus créatif. S'alléger malin est en effet à l'ordre du jour!

Pour aller plus loin avec cette démarche responsable, il est conseillé de lire les ouvrages suivants: " Le bonheur est dans le peu" de Mme F. Jay (éditions First), chez Thierry Souccar "Familles zéro déchet", "Ciao Bazar" au Courrier du Livre, "Le Livre du Lagom par Mme Thoumieux, "J'arrête de surconsommer" aux Editions Eyrolles par Mr T. Siceaux paru aux Editions First ou "Labo zéro conso" aux Editions Eyrolles ou "Change" de Mme A. Olive (Editions Edilivre). Il est également utile de suivre les conseils de l'Ademe - www.ademe.fr - comme de consulter les sites Internet ou les blogs: www.famillezerodechet.com, www.lacabane-antigaspi.com, myslowlife.fr, www.consovrac.com, www.unpeubocauxalafolie.com, www.marseillevert.fr, ressourcerie.fr, www.geev.com, www.demenagersansdemenager.fr ou www.labourseoulavie.fr, label-emmaus.com, www.myscandinavianhome.com...

Lyliane

24/05/2018

Déchets chimiques des particuliers: comment les jeter sans danger?

Dans le supplément à Nice-Matin: Nous, j'ai découvert un article de Mme Caroline Ansart au sujet des déchets chimiques des particuliers et de l'interrogation de beaucoup de personnes sur la meilleure façon de s'en débarrasser. Ce sont généralement des produits utilisés pour le bricolage, le jardinage, l'entretien automobile ou l'entretien de la maison. Ils nécessitent en effet une prise en charge spécifique et sécurisée. Ils ne doivent donc pas être jetés dans les poubelles des ordures ménagères ou dans les poubelles de recyclage des emballages, même s'ils sont vides. On estime à 60 000 tonnes la quantité de ces emballages de déchets chimiques détenus en France chez des particuliers.

Il faut savoir que, depuis 2013, il existe un éco-organisme pour "déchets diffus spécifiques" ou EcoDDS, chargé de superviser leur collecte et leur traitement, complétant la filière (emballages, déchets électroniques...). Tous les acteurs de cette filière (fabricants, revendeurs...) paient une contribution. Il appartient donc aux particuliers d'apporter ces déchets chimiques dans une déchetterie avec du personnel formé pour les manipuler. Il est donc nécessaire de se renseigner auparavant. Depuis 2014, EcoDDs organise aussi des journées de collectes ponctuelles de ces déchets chimiques sur le parking des enseignes de bricolage partenaires.

Evitez de mélanger les produits chimiques et de les transvaser, car un accident est vite arrivé. Dans un centre de traitement ad hoc, les peintures et produits phytosanitaires, vernis, colles... sont habituellement incinérés. Les acides et les bases subissent un traitement physico-chimique.  Les filtres à huile des voitures peuvent être recyclés, par récupération du métal, de l'huile et du papier. Les aérosols sont généralement recyclés.

 

évacuation et tri des déchets chimiques 

Pour contrer le problème d'abandon dans la nature de produits dangereux ou polluants, EcoDDS  vous renseigne. Par géolocalisation, l’éco-organisme indique les points de collecte les plus proches de chez vous. Il s’agira soit de déchetteries, soit d’opérations de collecte ponctuelle. D’ores et déjà, près de 2 500 déchetteries, sur les 4 200 existantes en France, sont répertoriées, couvrant 60 % de la population. Ces dernières années, les opérations de collecte ponctuelle ont été organisées en juin et en octobre dans 4 grandes régions : Ile-de-France, Nord Pas de Calais, Rhône Alpes et Pays de la Loire. Toutes les informations, dates et lieux de collecte sont mises en ligne en amont sur le site d'EcoDDS.

Bref, un bon trieur se renseigne à sa déchetterie et ne fait pas n'importe quoi avec ses déchets polluants! Pour en savoir plus, s'adresser par exemple à : www.serviceactionsante.fr/Collecte-Dechet/Industriels/ ou à www.recyclage.veolia.fr ou même à https://ecodds.com/particulier pour connaître les possibilités de dépôt près de chez soi.

Lyliane

23/05/2018

Cuisiner sans jeter...

Dans "Nous", supplément de Nice-Matin, un article de Mme Sophie Casals nous incite à réduire nos déchets jusqu'à arriver à "zéro gaspi". Elle s'inspire notamment de l'ouvrage intitulé: "La cuisine zéro déchet" de Mme Stéphanie Faustin (éditions rue de l'Echiquier) et de témoignages de jeunes femmes niçoises, qui ont décidé de partager leurs astuces lors d'une soirée coaching "Cuisine zéro déchet".

Il faut savoir tout d'abord que chaque Français jetterait en moyenne 20 à 30 kg de nourriture chaque année, soit environ 7kg de produits emballés et 13 kg de fruits et légumes abîmés, le reste étant des produits non consommés. Parmi les aliments le plus souvent mis à la poubelle figureraient en bonne place ceux qui ne comportent pas de date limite, comme les fruits et légumes, les produits de boulangerie.

Comment ne pratiquement plus rien jeter? Premièrement: récupérer peaux, fanes et épluchures qui ne vont pas au compost. En n'achetant que des produits bio, c'est à dire sans pesticides, tout est utilisable dans les fruits et légumes, même les épluchures de bananes. Deuxièmement: tout cuisiner soi-même. c'est un peu plus long mais en s'organisant c'est faisable, à moindre frais. J'ai le souvenir que ma mère faisait du "pain perdu" avec des tranches de pain rassis trempées dans du lait et de l'œuf battu. C'était pour nous un goûter très apprécié!

Par exemple, les restes d'épluchures bio, les fanes de radis, de navets, les tiges d'épinards, d'orties, de blettes, d'asperges, les restes d'extracteurs de jus peuvent être convertis en bouillon, en velouté, en soupes, en gratins ou en pesto ou même éventuellement pour donner du goût à l'eau de cuisson des pâtes ou du riz. Pareillement, des chips d'épluchures de pommes de terre, de carottes, de panais, de betteraves ou de pommes sont parfaits et économiques pour accompagner un apéritif. Une fois bien lavés, fruits et légumes sont épluchés à l'économe et versés avec une cuillère à soupe d'huile sur une plaque de cuisson au four. En 15 minutes à une température de 180° environ, on les sert salés ou sucrés. C'est craquant et délicieux!

L'eau de cuisson des pois chiches ou des lentilles peut servir à préparer un dessert. En effet, ce jus parfumé remplace les blancs d'œufs à monter en neige pour faire des meringues avec du sucre roux. Quant aux bananes trop mûres et déjà un peu noires, il suffit d'enlever les extrémités et de couper le reste en rondelles avec la peau en mixant le tout. Cela permet de composer un "banana bread" avec farine, œufs et sucre. En accompagnement du Müesli du matin ou mixés en smothies, ces bananes trop mûres sont aussi délicieuses. Des fruits déjà un peu abîmés peuvent, une fois triés, donner de succulentes compotes, sirops ou confitures.

Si vous avez expérimenté vous-même de bonnes recettes zéro déchet, merci de nous les adresser: nous les publierons bien volontiers. Pourquoi ne pas proposer à vos amies un atelier zéro déchet pour faire boule de neige et stimuler votre créativité. Afin d'aller plus loin, lire aussi "Menu zéro déchet" de chez Mango ou consulter sur Internet par exemple: https://greenerfamily.fr/recette.

Lyliane

20/05/2018

Comment protéger nos océan? 10 conseils à tous par la Fondation Maud Fontenoy...

J'adopte les 10 gestes pour protéger les océans !
 
1. Je n'abandonne pas mes déchets sur la plage. L'été, les poubelles des plages débordent. Pour éviter que les détritus finissent dans la mer, je les ramène à la maison et je les trie avant de les jeter ! 2. Je respecte les sentiers côtiers. Ces chemins nous permettent de profiter des richesses du littoral sans déranger la faune et la flore qui y vivent.
 
3. Je ne marche pas sur les dunes. Elles protègent nos côtes et, pour les préserver à notre tour, il ne faut pas arracher les plantes qui y poussent ni y marcher ou circuler en deux roues.
 
4. Je laisse les fonds marins intacts. En plongée, je fais attention à ne pas abîmer les coraux avec mes palmes et je ne remonte aucun « souvenir » à la surface.
 
5. Je mange du poisson de saison. Comme pour les fruits et les légumes, j'achète des produits de la mer de saison. Je respecte ainsi les cycles de reproduction et le bien-être des espèces marines. Des sites comme www.mrgoodfish.com ou www.consoglobe.com donnent tous les conseils nécessaires pour faire les bons choix.
 
6. Dans mes courses, j'achète des articles qui préservent l'environnement. Fruits et légumes issus de l'agriculture biologique, détergents « verts »... Consommer écoresponsable contribue à la sauvegarde de nos océans en réduisant notre impact sur les milieux naturels.
 
7. Je navigue vert. Plaisanciers, adoptez des réflexes écologiques ! Voici trois exemples de gestes simples : éviter de jeter les ordures par-dessus bord, bannir les produits toxiques pour nettoyer les embarcations et utiliser un dispositif anti-débordement pour ne pas répandre de carburant dans l'eau.
 
8. En mer, je gère mes déchets. Pour vos détritus, adoptez le principe des 3 R : réduire, recycler et réutiliser ce qui peut l'être !
 
9. Je limite mes émissions de gaz à effet de serre. Saviez-vous que les océans absorbent une grande partie du CO2 présent sur la planète ? Aujourd'hui la mer devient de plus en plus acide à cause des trop grandes quantités de gaz à effet de serre que nous produisons. Au quotidien, nous pouvons limiter nos émissions : privilégier la marche à pied, le vélo, les transports en commun ou le covoiturage, ou choisir le train plutôt que l'avion lorsque c'est possible. Vous rendrez ainsi service à notre planète. A terre comme au large !
 
10. Je m'engage en participant à des actions de protection de l'environnement marin. Les initiatives ne manquent pas dans ce domaine ! 
 
Chaque été, la Fondation Maud Fontenoy organise par exemple une grande tournée des plages françaises pour sensibiliser à la protection des océans.

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A quelques semaines de l'arrivée des vacanciers sur nos plages, voici des conseils qu'il n'est pas inutile de rappeler.

Lyliane

19/05/2018

Vive le cuir végétal!

Je lis dans Version Femina de cette semaine un article de T.H. sur des matériaux innovants sous le titre "vive le cuir végétal". En mars, la fondation H et M avait subventionné des créateurs de fibres issues de surplus agricoles, d'algues ou de champignons. Ces productions restent apparemment plus écologiques au niveau de la consommation d'eau et de l'énergie dégagée, affirme la consultante en mode vegan: Mme Charlène Romao. Début avril 2018, le salon Veggie World Paris mettait en lumière des options végétales à base d'ananas, pommes, carottes. Il s'agit en effet de garantir des produits obtenus sans souffrance animale. C'est le cas par exemple du maroquinier Ashoka Paris, qui propose ceintures et sacs en cuir de pomme! Résistante et imperméable, cette matière s'obtiendrait avec des pelures de pommes séchées, puis réduites en poudre.

Autre nouveauté: un matériau à base de feuilles d'ananas appelée la "slip-on" de Pinatex. D'autres marques comme Camper et Puma s'y intéressent également. Les épluchures de fruits et légumes pourraient aussi servir à faire des teintures. Chez le fabricant de linge de maison Whole, on fait bouillir la peau d'avocat pour obtenir la couleur "rose sorbet". Si on utilise des épluchures de carottes, on retrouve un jaune ocre, alors qu'avec des pelures d'oignons c'est plutôt un orange pâle. En parfumerie enfin, la maison Etat Libre d'Orange prévoit de lancer à l'automne "I am Trash, les Fleurs du Déchet", une eau fraîche crée à partir de déchets organiques.

Une vraie révolution! Pour en savoir davantage, consulter par exemple sur Internet les sites: www.nae-vega.com ou le site d'H et M ou d'Ashoka.

Lyliane

17/05/2018

Des poubelles flottantes pour collecter les déchets dans les ports...

La grande épuisette, nommée Salabre, qui servait à ramasser les détritus en mer a été remplacée depuis peu dans les ports de Golfe-Juan(06) et de Toulon(83) par des poubelles flottantes mises au point par des surfers australiens. En effet, écrit le journal "Nous", supplément de Nice-Matin, Mrs Peter Ceglinski et Andrew Turton ont imaginé un "Seabin" muni d'une pompe électrique qui crée un courant continu attirant déchets et hydrocarbures vers un collecteur. La Société Poralu a commercialisé cette invention très utile, qui peut fonctionner 24h sur 24 et qui permet de traiter 7 jours sur 7: 25 000 litres d'eau par heure.

Chaque jour, ce sont 1,5 kg de détritus qui sont collectés dans ces 2 ports dans un sac en fibres naturelles et ils peuvent ensuite être triés à terre. Nous devons remercier la Chambre de Commerce et d'Industrie du Var qui a dépensé 4 000 euros pour l'acquisition de ces Seabin. Faisons connaître cette invention autour de nous et demandons à nos élus de s'y intéresser. Il en va de la propreté de la mer et des océans qui bordent nos côtes!

Selon la revue Science et Avenir, plusieurs ports de plaisance (La grande-Motte...) et ports commerciaux en France comme en Angleterre (Porsmouth) étudient actuellement la possibilité d'acquérir ces "poubelles des mers". Ils ont été fabriqués jusqu'ici en 500 exemplaires à quelques 3 300 euros pièce. Pourquoi d'autres ports français et étrangers ne feraient-ils pas cet investissement? Les citoyens européens que nous sommes pourraient peut-être même choisir d'investir sur une plateforme participative afin de soutenir de tels projets...

Pour en savoir davantage, contacter la Société Poralu sur Internet à

poralumarine.fr/gabarit1_23.n.html  ou Seabin sur www.seabinproject.com.
 
 Lyliane

         

 

 

14/05/2018

Ne jetez plus vos cartouches d'encre vides!

Sur les 81 millions de cartouches d'encre vendues chaque année pour nos imprimantes, seulement 15% sont recyclées dans notre pays, écrit le journal Nous, supplément de Nice-Matin. C'est un véritable désastre écologique! Une association nommée Cartouche Vide essaie pourtant depuis 15 ans de faire adopter un comportement plus responsable à la population française.

Afin d'y parvenir, Cartouche Vide propose aux citoyens  d'échanger leurs cartouches usagées contre de l'argent. Elle leur propose une somme allant de 4 centimes à 4 euros selon les modèles et les marques. Au-delà de 20 euros de gains épargnés, Cartouche Vide prend en charge l'envoi. La société, implantée à Vence (06) depuis 2001, récupère en effet les cartouches vides, les reconditionne et les remplit à nouveau d'encre pour leur donner une nouvelle vie.

Pour joindre l'association, contactez la sur Internet à www.cartouche-vide.fr ou par courrier à: Cartouche Vide, Chemin de la plus haute Sine-06140- VENCE ou même par e-mail en remplissant un formulaire sur le site.

Lyliane

Une correspondante rajoute un commentaire que je publie pour information:

Ne jetez plus vos cartouches d'encre vides! :

"Bonjour, A propos du recyclage des cartouches, à Montélimar, une petite entreprise familiale recharge les cartouches à un prix défiant toute concurrence. Cela s'appelle la Cartoucherie, et en plus vous bénéficiez d'un tas de précieux conseil pour réparer vos imprimantes ou les tester. Vous pouvez trouver une présentation de leur activité sur le blog PRELE PROVENCE http://preleprovence.hautetfort.com/archive/2017/04/24/recyclage-des-cartouches-d-encre-d-imprimante-a-montelimar-5936519.html Le nom a changé, de DPR ils sont passés à la Cartoucherie. Ils sont présents depuis plusieurs années et font leur petit chemin malgré leur grande discrétion. Les communautés de communes préfèrent investir auprès de grands groupes subventionnés plutôt que de soutenir des petites entreprises.

Eleonore

 

 

12/05/2018

Le Moringa de Java, un nouvel espoir économique et nutritionnel...

moringa poudre et feuillesVoici le Moringa, Arbre de Vie ou Arbre aux Miracles...(Image site Plantes et Santé)

 

Au centre de l'île de Java, Mr Ai Dudi Krisnadi a lancé une véritable révolution. En effet, il a peu à peu convaincu les villageois (à Ngawenombo notammment) de transformer leurs champs de manioc en plantations de moringa. Les feuilles, les graines et les fleurs de cet arbuste, qui autrefois était uniquement réputé protéger de la magie noire, ont révélé être porteurs de 18 acides aminés, dont notre organisme a grand besoin. Le moringa oleifera, dont 13 espèces ont été recensées, était déjà utilisé par la médecine ayurvédique au 2ème siècle avant JC, présente un intérêt nutritionnel, thérapeutique et cosmétique. Non seulement ses feuilles apportent des vitamines A, C et B et de bons acides gras, mais la plante serait même susceptible de "dépolluer la planète".

Aussi, à Java désormais, plusieurs fois par mois, les habitants récoltent les feuilles du Moringa. Celles-ci sont réduites en poudre et vendues 2 millions de roupies le kilo. Une huile extraite des graines est également une source importante de revenu. Quant à l'engrais de moringa, il est très bon pour la culture locale des légumes et c'est un aliment de choix pour les chèvres, les vaches et les poules. Les habitants sont fiers de contribuer à nourrir les personnes anémiées, à protéger le la maladie d'Alzheimer partout dans le monde. En outre, ils bénéficient grandement de la redécouverte des vertus du moringa, qui leur assure une vie plus confortable. Il est possible dans les pays occidentaux de trouver du moringa en magasin diététique comme de l'acheter en ligne.

Pour en savoir plus sur cette initiative heureuse et sur le moringa, consulter par exemple sur internet le site: www.plantes-et-sante.fr.

Lyliane

06/05/2018

La solidarité, ça les emballe!

Dans le n° d'août 2017 du Journal La Vie, un article de Mme Pauline Pons évoque sous ce titre humoristique l'atelier-boutique du 18ème arrondissement à Paris, où  l'Association Carton Plein 75 collecte des emballages. Ces cartons en bon état sont revendus ou peuvent servir à des déménagements à pied ou à bicyclette que l'association est susceptible d'organiser. Les cartons inutilisables sont transformés en confettis.

Ce projet centré sur l'humain et l'environnement se veut "un tremplin  vers une stabilité professionnelle". Une accompagnatrice socio-professionnelle encadre les personnes employées. Cette association est, en effet, tournée vers les sans abri et toutes les personnes en difficulté ou au chômage sur la région parisienne. Son versant écologique vient du fait qu'elle a décidé de ne produire aucun déchet et de limiter sa pollution atmosphérique. Les bénévoles qui oeuvrent au sein de Carton Plein 75 se nomment des "valoristes". Un tiers environ d'entre eux (27 sur 72 ) ont grâce à l'association retrouvé un emploi.

Je pense qu'une telle initiative pourrait être reprise avec profit dans d'autres régions françaises. Pour en savoir davantage, consulter le site Internet: www.cartonplein.org ou téléphoner au 01 42 57 49 93.

Lyliane

18/04/2018

Un sérieux dilemme pour les technologies vertes et numériques...

Jusqu'au 20 ème siécle, écrit Mr Guillaume Pitron dans son premier ouvrage qui a été publié aux Editions «Des Liens qui libèrent» en janvier 2018, nous connaissions surtout et utilisions les métaux abondants comme le fer, le cuivre, le zinc, l'aluminium... Le tableau de Mr Mendeleïev contenait bien d'autres noms de métaux, mais nous ne leur avions jusque là pas trouvé d'application industrielle. C'est seulement à partir des années 1970 que l'on s'est mis à exploiter les propriétés magnétiques de certains de ces métaux(néodyme,, samarium, praséodyme...). De nos jours, les aimants sont partout, depuis les moteurs alimentés par des batteries électriques jusqu'aux éoliennes et aux panneaux photovoltaïques, appelées pourtant « technologies vertes». Et le développement des technologies numériques (téléphones portables, compteurs Linky, ordinateurs...) a accéléré la consommation de métaux rares comme le scandium, le germanium, le lithium, le nickel, le cobalt, l'antimoine, l'étain...

 

Du coup, nous sommes conduits par Mr Pitron à réaliser - ce qu'aucun média ne cherche à dévoiler - «que les technologies vertes et numériques ont un fort impact écologique», car l'extraction de ces «terres rares» est un «cauchemar écologique». En effet, que ce soit en Chine tropicale dans le Jiangxi, au Congo, au Kazakhstan ou en Amérique du Sud, extraire de la roche ces métaux rares et coûteux par des procédés chimiques cause d'énormes pollutions et a des répercutions sanitaires sur les êtres humains. Cet impact mériterait d'être mesuré avant de favoriser comme nous le faisons aujourd'hui la «Green Tech». Car les voitures électriques et hybrides peuvent contenir de 9 à 11kg de terres rares selon une étude datant de juillet 2011...

 

Le recyclage de ces terres rares de nos smartphones n'est pratiquement pas envisagé malgré les efforts de certains groupes comme Hitachi au Japon. Seulement 18 des 60 métaux les plus utilisés dans l'industrie sont recyclés à 50%. Du fait de ces coûts environnementaux, nous nous trouvons face à de nombreux défis que les écologistes en majorité ignorent. La France par exemple tire son nickel de Nouvelle Calédonie tout en ayant promis à cette île de respecter son désir d'indépendance s'il était majoritaire. Les îles Wallis et Futuna pourraient peut-être prendre la même voie, malgré leurs réserves minières importantes... Aujourd'hui, quoi qu'il en soit, c'est la Chine qui est devenue «le nouveau maître des métaux rares» et cela pourrait devenir un jour prochain problématique en terme de dépendance énergétique...

 

Mr Pitron est journaliste et il intervient régulièrement auprès du Parlement français comme de la Commission Européenne au sujet des métaux rares. Il lance avec son ouvrage «La guerre des métaux rares» un cri d'alarme et nous met en face d'un défi pour l'avenir. Le Préface de Mr Hubert Védrine comme le prix Erik Izraelewicz de l'enquête économique, crée par Le Monde, qui lui a été décerné donnent des accents de sérieux à sa quête. Il dévoile en effet la face cachée du numérique, les dessous de la transition énergétique et nous confronte à la réalité du «progrès» technologique.

 

 

Saurons-nous en prendre conscience, orienter nos savoirs vers l'économie des ressources, privilégier le recyclage des biens matériels, limiter notre consommation de produits électroniques tout en luttant contre l'obsolescence programmée au lieu d'épuiser toujours davantage les ressources de notre planète? Je l'espère pour tous nos descendants et j'appelle de mes vœux «l'âge des Low Tech» comme l'a écrit en titre de son livre publié au Seuil Mr P. Bihouix en 2014.

 

Pour approfondir ce vaste sujet, consulter notamment www.mineralinfo.fr ou www.amisdelaterre.org ou même www.metauxrares-lelivre.fr.

Lyliane

06/04/2018

Qu'appelle-t-on la troisième révolution industrielle?

La deuxième révolution industrielle était née dans les années 1973 et correspondait, si j'en crois l'essai «La 3ème révolution industrielle» de Mr Jerémy Rifkin, économiste, au recours à l'électricité centralisée, à l'ère du pétrole et des énergies fossiles, ainsi qu'à celle de l'automobile, de la construction d'autoroutes et de banlieues pavillonnaires. Cet ouvrage de 380 pages, traduit de l'anglais et publié en France en 2013 par les éditions Actes Sud (Babel), nous informe qu'il est temps aujourd'hui - 35 ans après - de changer de paradigme, afin de nous acheminer vers une autre révolution dont les piliers, d'après l'auteur, seraient basés sur l'utilisation des énergies renouvelables et Internet. L'année 2008 était vue en effet comme un tournant et apparaissait aux yeux de l'économiste comme «le pic de la mondialisation». Le sous-titre du livre indique au lecteur la question centrale soulevée par Mr Rifkin, à savoir: «comment le pouvoir latéral va transformer l'énergie, l'économie et le monde». Et ce serait notamment à l'Union européenne d'ouvrir la voie, car ce serait pour elle « une chance de mettre son économie en position avancée et viable, et d'assurer ainsi durablement sa compétitivité», selon les paroles du discours prononcé en 2008 par Mr Pöttering , Président du Parlement européen. 

Qu'imagine donc l'économiste américain? Il annonce dès 2010 des changements profonds à effectuer dans la société et notamment de passer d'une organisation verticale, traditionnelle à un pouvoir latéral, où tous les citoyens seraient concernés par le changement. A travers 5 piliers, énoncés ci-après, la 3ème révolution industrielle pourrait alors se faire. Il s'agit en résumé du passage aux énergies renouvelables, de la transformation du parc immobilier de tous les continents en un ensemble de micro-centrales énergétiques, du déploiement de la technologie de l'hydrogène et autres techniques de stockage pour chaque immeuble, de l'utilisation de la technologie d'Internet pour transformer le réseau électrique en inter-réseau de partage de l'énergie et du changement de moyen de transport par le passage aux véhicules électriques branchables sur une prise ou à pile à combustible. La géothermie souterraine lui semble un réservoir inexploité, tout comme la biomasse et notamment aux Etats-Unis. En faisant le pari des énergies vertes, l'Europe lui paraît miser sur son avenir. Le prince de Monaco est salué au passage comme un interlocuteur averti et intéressé par les avancées technologiques vertes (éolien, photovoltaïque, toits végétalisés...).

Si Mr Rifkin et de nombreux ingénieurs aujourd'hui dirigent leurs regards vers l'hydrogène, c'est qu'il représente l'élément le plus léger et le plus abondant de l'univers, sans contenir une once de carbone. Il est également possible de l'extraire de l'eau. La transformation du cœur de grandes villes, comme Rome par exemple, qui a tendance à se dépeupler, en artères piétonnières avec pistes cyclables, espaces verts... lui semble susceptible de «maintenir un sentiment de communauté humaine». En outre, la vieille élite de l'énergie et du pouvoir lui apparaît basé sur des inégalités et un système capitaliste à transformer en une « économie coopérative». Celle-ci reposerait notamment sur des réseaux de recherche de biens durables et de partage (musique, informations, connaissances, e-commerce...). Bref, tout ou presque dans notre vie économique serait à son avis à réinventer! Le remède proposé par l'auteur de l'ouvrage tient en une courte phrase: «passer de la mondialisation à la continentalisation». Ce terme, datant de 2008, décrit le courant économique qui subit de plus en plus l'attraction des marchés continentaux. S'appuyant sur l'exemple de l'Asie (Union Asean), de l'Afrique (Union Africaine) et de l'Amérique du Sud (Union des nations Sud Américaines), Mr Rifkin montre que ces Unions fournissent un cadre politique global pour réglementer les marchés. Des partenariats peuvent naturellement s'établir entre Unions Continentales, comme c'est déjà le cas entre l'Union Européenne et l'Union Africaine. L'accord de libre échange nord américain ALENA lui apparaît comme une possible pré-union continentale.

Il appelle aussi de ses vœux le passage de la géopolitique à la politique de la biosphère avec des «citoyens du monde» tout autour du globe. Mr Rifkin ne propose pas moins que de mettre symboliquement Mrs Isaac Newton et Adam Smith, pères fondateurs de la pensée de notre ère industrielle, à la retraite! L'open source, la biomimétique, les lois de la thermodynamique contredisent en grande partie ces théories d'un autre âge se fondant notamment sur la propriété privée. La jeunesse du monde commence en effet à postuler que «l'énergie de la terre est comme l'air que nous respirons: un bien public partagé par l'ensemble de l'humanité».

Beaucoup de choses resteraient à faire: éduquer différemment les élèves et la main d'oeuvre, développer l'empathie, passer à une technologie intelligente, revoir nos politiques de l'emploi... Je terminerai ce tour de force, qui consiste à tenter de résumer une telle somme d'expériences et de propositions, en citant Mr Rifkin dans son exposé final: «C'est seulement quand nous commencerons à penser en famille étendue mondiale, que nous serons capables de sauver notre communauté biosphérique et de régénérer la planète pour nos descendants». Rien à ajouter à cette vision futuriste, si ce n'est qu'elle me semble un espoir bien réel pour notre si belle planète! Mr Rifkin a écrit d'autres ouvrages comme par exemple: Une nouvelle conscience pour un monde en crise, paru aux Liens qui libèrent en 2011.

Lyliane

 

03/04/2018

Une entreprise qui recycle, répare et revend de l'électroménager...

Dans la revue mensuelle Alternatives Economiques de novembre 2017, un article de Mr Antoine de Ravignan nous apprend qu'à Longvic, dans la banlieue de Dijon, Mme Nathalie Bartman dirige la société Envie depuis 30 ans et y fait travailler des exclus de l'emploi. Cette entreprise de 60 salariés, dont 41 en insertion, collecte et assure le traitement d'environ 6 000 tonnes par an de déchets électriques et électroniques (DEEE) provenant pour l'essentiel des déchetteries de Côte-d'Or. A l'âge de 24 ans seulement, en 1993, le réseau Envie a fait confiance à cette femme motivée par l'insertion sociale pour collecter, remettre en état et revendre à bas prix des appareils électroménagers.

 

Le réseau Envie est né dans le giron de l'Association Emmaüs à Strasbourg et «il fédère aujourd'hui 50 entreprises d'insertion, qui assurent près d'un tiers de la collecte des DEEE en France, tous types confondus». Ces personnes jusque là sans travail, acquièrent sur place des compétences nécessaires, retrouvent plaisir et confiance, mais surtout elles font avancer une idée importante: réparer au lieu de jeter! Envie est devenu en quelques années un acteur de poids de l'économie circulaire, sociale et solidaire. En effet, Envie Dijon a déjà rénové plus de 2000 appareils électroménagers en 2016 et en a vendu autant dans son magasin de Chenôve avec un an de garantie.

 

Au plan national, ce sont 100 000 appareils qui ont été remis à neuf en 2016, évitant 5000 tonnes de déchets. L'article est encourageant car il signale que les mentalités changent peu à peu. Les clients actuels ne sont plus que des personnes aux faibles revenus: il y a désormais des personnes qui viennent acheter ces objets réparés par conviction. Car selon Mme Bartman notre société de consommation fait des ravages et fabrique des assistés. Pour elle, «il serait urgent de mettre des moyens pour réparer aussi bien les hommes que les machines».

 

Pour approfondir ce sujet ou retrouver le magasin Envie le plus proche de chez vous, consulter le site Internet: www.envie.org.

Lyliane

31/03/2018

Réduire le gaspillage alimentaire...

Dans le journal Habbanae de l'association Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF) de mars 2018, une rencontre avec Mme Hélène Brethes, correspondante AVSF en Bretagne, nous rend compte de son service civique contre le gaspillage alimentaire. Depuis l'automne 2016, en effet, Mme Brethes travaille à la ville de Rennes à la mise en place d'un Plan Alimentaire Durable, notamment auprès des écoliers. Elle s'attache à proposer une "alimentation de qualité, saine et responsable. Concernant les cantines scolaires, elle propose 20% de bio, 20% de durable et elle essaie de réduire de moitié le gaspillage alimentaire d'ici à 2020." 

En 2015, l'entreprise Phenix avait mené une étude montrant qu'un élève du primaire gaspillait en moyenne 18 kg par an, avec une mention spéciale pour les entrées (35% sont jetées). Suite à ce constat, les enfants ont été responsabilisés: ils se servent eux-mêmes l'entrée et ils peuvent moduler la quantité du plat principal en signalant "petite faim" ou "grande faim". En parallèle, les équipes d'animation cherchent à rendre la nouvelle démarche à la cantine ludique.

Les résultats ont été rapides: en 6 mois, les enfants ont réduit de 43% leur gaspillage alimentaire. Et les économies générées vont permettre d'acheter encore plus de produits durables, labélisés et issus de l'agriculture biologique. En outre, Mme Brethes a lancé dès son arrivée à rennes des cafés-débats pour exposer à des citoyens les problématiques environnementales, humanitaires et culturelles. Ils se sont appelés: Rencontres Sans Frontières et ils se sont propagés dans d'autres villes de Bretagne. Chacun peut s'exprimer au cours de ces rencontres et peut confronter ses arguments. Il y a malheureusement toujours à travers le monde du gaspillage des ressources naturelles. C'est un sujet à traiter qui tient à cœur à cette association.

Pour en savoir davantage, rendez-vous sur la page Facebook d'AVSF ou écrire à vieasso@avsf.org. Il est aussi possible d'adhérer en ligne à cette association: https://www.avsf.org/fr/devenir_adhérent.

Lyliane

 

 

30/03/2018

Protéger des projets de mines et de barrages les peuples indigènes de l'Amazonie...

De courageux peuples indigènes d'Amazonie sont en pleine bataille contre l'ouverture, au coeur de leurs terres sacrées, d'une mine d'or toxique par un géant canadien de l'extraction minière! L'un de ces peuples pourrait s'éteindre complètement si cette catastrophe survenait. Aujourd'hui, des groupes de résistance locaux demandent notre aide!

La compagnie minière est à deux doigts d'obtenir tous les permis requis, mais les autochtones ont réussi à retarder son projet devant les tribunaux. Des pertes grandissantes mettent les investisseurs sous pression.

Et là, c’est à nous d'entrer en scène.

Les experts disent que le premier investisseur de la mine, l'entreprise Agnico Eagle Mines, tient à sa réputation internationale de champion du développement durable. Si nous sommes un million à l'interpeller sur son implication dans le projet, et remettons cette pétition à ses actionnaires lors de leur assemblée annuelle dans quelques semaines, nous pourrions changer la donne et couler ce projet insensé. 

Ajoutez votre nom pour soutenir les gardiens de l'Amazonie

Si la mine voit le jour, un barrage sera également construit pour contenir une montagne de déchets chimiques, l'équivalent de deux fois le célèbre mont du Pain de Sucre à Rio. En 2015, une structure similaire mais plus petite s'est rompue, libérant dans les rivières et océans l'équivalent de 20 000 piscines olympiques de boues toxiques et tuant 19 personnes. Et c'est l'ingénieur qui avait proclamé ce petit barrage "100% sûr" qui est en charge du rapport de sécurité de la mine d'or!

La région abrite neuf peuples indigènes, et des centaines de communautés traditionnelles. L'un de ces peuples vient tout juste d'établir un contact avec "la civilisation moderne" -- et ils sont déjà en train de se battre pour leur survie!

Anico représente un levier énorme. Si cette entreprise se retire, le projet est mort. Mais tout se joue en coulisses, et sans l'attention du grand public, elle continuera à financer la mine. Braquer un million de paires d'yeux sur elle peut la convaincre d'abandonner.

Accueillons ses actionnaires à leur assemblée annuelle à Toronto avec une campagne flamboyante, montrons-leur la nature désastreuse du projet qu'ils soutiennent, et incitons-les à y renoncer pour de bon. Signez et partagez:

Ajoutez votre nom pour soutenir les gardiens de l'Amazonie

De l'Europe à l'Amérique du Sud, de l'Afrique à l'Asie, notre mouvement a soutenu maintes fois des peuples indigènes et communautés locales pour protéger ensemble les trésors de la planète contre des entreprises influentes et leurs méga-projets. Faisons-le de nouveau pour l'Amazonie!

Avec espoir et détermination,

Luis, Diego, Flora, Danny, Alice et toute l'équipe d'Avaaz

PLUS D'INFORMATIONS:

Une entreprise canadienne veut construire la plus grande mine d’or du Brésil — au cœur de l’Amazonie (Global Voices)
https://fr.globalvoices.org/2017/04/21/209130/

Les autorités rejettent le projet de mine de Belo Sun dans l’Amazonie brésilienne (Amazon Watch)
http://raoni.com/actualites-585.php 

Les mines d'or grignotent de plus en plus l'Amazonie (Sciences et Avenir)
https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/les-mines-d-or-grignotent-de-plus-en-plus-l-amazonie_15411 

La destruction continue d'avancer le long de la rivière Xingu (Social Environmental Stories, en anglais)
https://medium.com/social-environmental-stories/destruction-advances-along-the-xingu-river-146aa86d9ae4

Malgré les dégâts causés par le barrage Belo Monte, le gouvernement du Pará a approuvé le permis pour une immense mine d'or dans la même région (Environmental Justice Atlas, en anglais)
https://ejatlas.org/conflict/belo-sun-mining-project-brasil

Avaaz est un réseau citoyen international de 46 millions de membres
qui mène des campagnes visant à ce que les opinions et les valeurs des peuples pèsent sur les décisions mondiales. ("Avaaz" signifie "voix" dans de nombreuses langues). Nos membres sont issus de tous les pays du monde; notre équipe est répartie sur 18 pays et 6 continents et travaille dans 17 langues. Pour découvrir certaines de nos plus grandes campagnes, cliquez ici ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter.

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28/03/2018

Le Journal libération propose des pistes pour assainir l'air que nous respirons en France...

Que font les autorités, face à un constat sanitaire accablant concernant la pollution de l'air? Toujours rien, ou presque. Le «plan d’action» présenté à Bruxelles le 13 février par le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot laisse les ONG sur leur faim. Officiellement, ce plan doit permettre d’éliminer les dépassements en PM10 (les particules les plus grosses) «à partir de 2020», sauf dans quelques «points noirs», et de diminuer le nombre de zones où sont dépassés les plafonds en dioxyde d’azote (49 en 2010, 10 en 2020, 3 en 2030). Mais «il n’est ni complet ni sincère», accusent les ONG.


Assorti d’aucun indicateur de réussite ni de moyens de contrôle ou de sanctions, il «repose sur des mesures déjà mentionnées précédemment mais qui ne sont toujours pas mises en œuvre, telles que l’indemnité kilométrique vélo, l’aide à l’achat de vélos à assistance électrique ou les zones à faibles émissions en ville, qui se comptent sur les doigts d’une main en France». Et passe sous silence des projets d’infrastructures de transports auxquels le gouvernement a donné son feu vert «alors qu’ils auront pour effet d’augmenter les émissions de polluants atmosphériques, comme les contournements routiers de Strasbourg et Rouen».


De leur côté, les quatorze feuilles de route élaborées par les collectivités locales en vue de l’échéance de samedi «manquent sérieusement d’ambition et de volonté politique pour réduire les émissions à la source de manière structurelle et rapide dans le secteur des transports», déplorent les ONG. «Seuls Reims, Strasbourg et Lyon rejoindraient la dynamique lancée par Paris et Grenoble vers des villes à plus faibles émissions [en excluant les véhicules les plus polluants de certaines zones de circulation, ndlr]», mais ces villes ne visent toutefois que les véhicules de transports de marchandise, contrairement à Paris et Grenoble, plus ambitieuses.

 

«Financer les alternatives» au tout routier, afin d’«aider» les décideurs à permettre aux Français de mieux respirer, mais aussi à lutter contre les changements climatiques, les ONG proposent une liste de mesures «concrètes et indispensables qu’il est urgent de mettre en œuvre au niveau national dans le cadre de la future loi d’orientation sur les transports et les mobilités, ainsi qu’au niveau local».

 

Elles préconisent d’abandonner les nouveaux projets routiers, de supprimer la niche fiscale accordée au gazole professionnel, ou encore d’interdire de circulation les véhicules diesel et essence au sein de «zones à très faibles émissions», qui seraient créées dans toutes les agglomérations polluées d’ici à 2025. Mais aussi d’appliquer le principe pollueur-payeur au moyen de la fiscalité écologique dans le transport routier de marchandises (soit une sorte d’écotaxe, qui devrait «être basée sur les distances parcourues et non une simple vignette temporelle comme cela semble être envisagé»). Ce qui permettrait de «dégager les ressources nécessaires pour financer les alternatives» (train, transports en commun et vélo) et les mesures d’accompagnement des secteurs et des ménages les plus modestes. A bon entendeur…

 

article du journal Libération du 27/3/2018

26/03/2018

S'installer dans un éco-village ou un éco-lieu, est-ce une folie?

15/03/2018

Rendre les armes nucléaires illégales, selon l'ICAN (organisation internationale anti-nucléaire)

Mme Nancy Cattan, journaliste à Nice-Matin, a interviewé Mr Jean-Marie Collin, Directeur France de la campagne antinucléaire ICAN, lauréate2017 du Prix Nobel de la Paix, invité d'honneur de la 3ème journée des Nobel de Nice (06), organisée à l'initiative de l'ambassade de Suède. Le 10/12/2017, en effet, à Oslo Mr Collin faisait partie des récipiendaires de ce prix prestigieux. Il explique tout d'abord au grand public ce qu'est l'ICAN: un groupe de médecins australiens en est à l'origine. Ils souhaitaient attirer l'attention du monde sur les conséquences catastrophiques des armes nucléaires au plan humanitaire et environnemental. Ces conséquences se poursuivent en effet dans le temps et sur plusieurs générations. Cela a été vérifié notamment après les bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki au Japon, de même que dans le Pacifique après l'essai par la France d'avril 1961 (bébés méduses, malformations...).

L'ICAN reçu le prix Nobel de la Paix pour avoir réussi à faire adopter, en juillet 2017, à l'ONU un traité pour interdire les armes nucléaires. Les négociations, explique Mr Collin, avaient commencé en mars 2017 avec des parlementaires et des diplomates de différents Etats, afin de les aider à comprendre la réalité des armes nucléaires en terme de sécurité pour tous. Il ajoute:" Les neuf puissances nucléaires jusque là menaient la danse, aujourd'hui, comme pour le tabac, ce sont ceux qui n'ont pas la bombe qui ont décidé d'agir par leur vote". Ce traité d'interdiction des armes nucléaires nommé le TIAN a été adopté par 122 voix pour, alors que les 9 puissances nucléaires restaient à l'écart.

Comme pour les mines antipersonnel, les armes biologiques chimiques et les armes à sous-munitions, qui exposent les populations civiles, une interdiction dans son article 1 a été décidée et signée. Ce texte précise que "les Etats s'engagent à ne jamais mettre au point, mettre à l'essai, produire, fabriquer ou acquérir, posséder, stocker, transférer, accepter ou autoriser l'installation ou le déploiement d'armes nucléaires ou d'autres dispositifs explosifs nucléaires". Il s'agit en effet de rendre les armes nucléaires illégales et de stigmatiser les états qui détiennent ce type d'armes.

Actuellement, le processus de ratification de ce traité est en cours. Il sera effectif et pourra entrer en vigueur lorsque 50 Etats l'auront ratifié. Une belle avancée vers la paix qui mérite d'être connue et saluée! Le fait d'avoir accordé le Prix Nobel à l'ICAN est un coup de pouce à cette organisation, qui se soucie des générations futures et de l'état du monde que nous laisserons à nos descendants.

Pour soutenir l'ICAN ou approfondir le sujet, consulter sur Internet: www.icanfrance.org/

 Lyliane

09/03/2018

Pollution des océans: il faudrait tous nous sentir concernés!

Le Journal La Croix du 19/12/2017 a consacré un dossier, sous la plume de Mme Martine Lamoureux et de Mr Pascal Charrier, afin d'attirer l'attention du public sur les 8,3 milliards de tonnes de plastique qui ont été produites dans le monde entre 1950 et 2018, dont une grande partie se retrouve dans nos océans. En effet, selon une étude de Plus One, la pollution à la surface des océans est estimée à environ 8 250  milliards de particules, soit l'équivalent de 269 000 tonnes de matières plastiques. Les déchets se retrouvent très vite piégés au sein de gyres, c'est à dire d'énormes tourbillons d'eau formés par les courants marins dans le Pacifique Nord et Sud, l'Atlantique Nord et Sud et l'Océan Indien. C'est une pollution quasi invisible à l'œil nu, car les morceaux de plastique après quelque temps deviennent souvent petits et ils trompent les espèces marines qui les ingèrent (raies, tortues ...).

En Mer du Nord, seuls 10% des déchets sont d'origine industrielle. Autres remarques: "Les gens ne s'imaginent pas... qu'un mégot - qui contient du plastique - passe par le caniveau et finit souvent sa course à la mer, où il pollue 500 litres d'eau à lui tout seul. Quant à une bouteille plastique jetée dans la nature, elle mettra en mer plus de 400 ans à se dégrader". Selon Mr J.F. Ghiglione de l'Observatoire océanologique de Banyuls-sur-Mer, "nous déversons de telles quantités de plastiques que la nature ne peut pas suivre". Sans vouloir effrayer la population, il est urgent de comprendre que si rien n'était fait, la mer compterait en 2050 plus de plastiques que de poissons! Il faut donc bien réaliser que la plupart des micro-plastiques trouvés dans les océans sont apportés par les cours d'eau et proviennent de notre consommation courante... 

Selon Mme Antidia Citores de Surfrider, la lutte contre les plastiques devrait passer   par la prévention à la source plutôt que par des techniques d'épuration en mer. Il faudrait "former les consommateurs pour faire évoluer les comportements: par exemple limiter les emballages, l'usage de la vaisselle plastique, des pailles, des coton-tige, des bouteilles plastiques"... Il existe des alternatives comme le cure-oreilles Oriculi en bois, des cosmétiques sans microbilles, des boites métalliques  ou en carton fort de bicarbonate en lieu et place de tubes de dentifrices ... Les sacs plastiques non biodégradables sont désormais interdits chez nous, ce qui oblige à se munir de sacs de tissu ou de paniers. Certains industriels envisagent des yaourts et des boissons en emballages de verre réutilisables... La recherche quant à elle s'oriente vers des polymères moins polluants, car biodégradables ou recyclables.

Autre initiative intéressante: des kayakistes ont crée un outil de prélèvement artisanal appelé 'babyleg": un bidon de 5l coupé aux deux extrémités et prolongé d'un côté par un collant pour bébé. Le système a été mis au point par une universitaire canadienne, Max Liboiron, pour dénoncer les pollutions invisibles de nos cours d'eau. Chez nous, Mr Alexandre Schaal s'en sert avec les membres le d'Association "La pagaie sauvage" d'Anglet (Pyrénées - Atlantiques). La Loire, la Dordogne, le Gave de Pau, l'Allier et l'Adour ont ainsi été explorés. En 9 mois, ces volontaires ont effectué en kayak une quarantaine de prélèvements. Après séchage, les collants sont envoyés par courrier à l'Institut de chimie de Clermont-Ferrand, où ils sont analysés.

Cette collaboration est un plus, car elle enrichit nos connaissances. Les premiers résultats, en effet, montrent une présence de micro-plastiques dans tous les cas, y compris dans les torrents de montagne. Quatre membres du Club d'Anglet vont descendre ce printemps 2018 les 650 km de la Garonne de sa source jusqu'à l'Atlantique et ils feront 150 prélèvements au passage. Il sera notamment intéressant de savoir combien de temps mettent nos déchets plastiques pour rejoindre la mer!

En France, le gouvernement vise 100% de plastiques recyclables en 2025. Mais c'est encore loin et, entre temps, la pollution continuera de plus belle, si nous ne prenons pas individuellement des mesures à la source, à travers nos achats et nos modes de vie. Bref, de plus en plus, la société civile cherche à s'investir et les citoyens ne se bornent plus à attendre des décisions politiques. C'est encourageant et cela nous donne l'exemple. Alors, que ferons-nous concrètement, dès demain, pour endiguer ce fléau?

Lyliane

08/03/2018

Rudologie, une science de l'étude des déchets...

Le Journal La Croix du mois d'août 2017 a consacré un dossier sur les métiers de demain. La rudologie en fait partie, écrit la journaliste Mme Marie Boëton. En effet, le besoin en rudologues est censé être multiplié par cinq d'ici à 2025. Plusieurs filières mènent à la rudologie. Seule exigence: avoir une formation scientifique universitaire ou d'ingénieur. Les licences professionnelles se multiplient dans ce domaine, tout comme les masters. Plusieurs écoles de chimie de même que des écoles d'ingénieur désormais proposent une spécialité en rudologie. Pour devenir technicien rudologue, un BTS ou un DUT est admis. Leurs salaires vont de 1 000 euros pour un technicien à 2 200 euros pour un ingénieur débutant.

Mme Nolwenn Touboulie, ingénieure rudologue, s'est engagée dans la mission de repenser  la conception, la consommation, l'usage et le recyclage des produits, notamment au regard d'une économie circulaire. Après plusieurs années au Syndicat intercommunal de l'Oise, Mme Touboulie a rejoint l'Ademe ( Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie). Cela lui a permis de suivre la lutte contre le gaspillage alimentaire à l'hôpital du Mans, la récolte et la transformation en jus de fruits impropres à la vente à cause de leur aspect en Provence... Sur l'île de la Réunion, elle s'intéresse à l'alimentation en énergie de sites consommateurs de chaleur à partir d'une valorisation des déchets. A St Nazaire, elle aide les entreprises à  changer de modèle de développement.

L'opinion publique est de plus en plus sensible à ces domaines. De plus, la législation devient de plus en plus contraignante dans notre pays. La loi de transition énergétique de 2015 exige par exemple une réduction de 50% des déchets d'ici à 2025. Le secteur est donc devenu porteur. Afin de donner l'exemple, Mme Nolwenn Touboulie vient tous les jours depuis Sablé-sur-Sarthe en train pour aller travailler à Angers. a la maison, elle fait trier toute la famille, recycle au maximum et traque les déchets de façon à ne les mettre à la benne qu'une fois par mois. Bien loin de culpabiliser les gens, cette pionnière cherche à féliciter tous ceux qui font déjà des efforts dans ce sens.

Pour approfondir le sujet, consulter le site Internet de l'Ademe :www.ademe.fr.

Lyliane

06/03/2018

Qu'est ce qu'un "repair café"?

 

Réparer ensemble, c’est l’idée des Repair Cafés dont l’entrée est ouverte à tous. Outils et matériel sont disponibles à l’endroit où est organisé le Repair Café, pour faire toutes les réparations possibles et imaginables. Vêtements, meubles, appareils électriques, bicyclettes, vaisselle, objets utiles, jouets, et autres. D’autre part sont présents dans le Repair Café des experts bénévoles, qui ont une connaissance et une compétence de la réparation dans toutes sortes de domaines.

On y apporte des objets en mauvais état qu’on a chez soi. Et on se met à l’ouvrage avec les gens du métier. Il y a toujours quelque chose à apprendre au Repair Café. Ceux qui n’ont rien à réparer prennent un café ou un thé, ou aident à réparer un objet appartenant à un autre. On peut aussi toujours y trouver des idées à la table de lecture qui propose des ouvrages sur la réparation et le bricolage.

Il y a des centaines de Repair Cafés partout en Belgique, en France et en Suisse. Vous pouvez visiter un Repair Café près de chez vous, ou pourquoi pas, en organiser un vous-même ! Lisez aussi les règles internes du Repair Café.

Pourquoi un Repair Café ?

Nous autres, Européens, jetons énormément, également ce qui est à peine abîmé et serait parfaitement utilisable après une simple réparation. Mais pour nombre d’entre-nous, réparer n’est plus chose normale. Nous ne savons plus comment faire. Le savoir-faire en la matière est en voie de disparaître. Ceux et celles qui possèdent encore ces connaissances pratiques ne sont pas toujours appréciés à leur juste valeur dans nos sociétés, et en sont même souvent exclus malgré eux. Leur expérience n’est pas ou presque pas mise à profit.

Le Repair Café change la donne ! Ceux qui peut-être seraient autrement laissés pour compte retrouvent leur place. Un précieux savoir-faire se transmet. Les objets remis en état sont plus longtemps utilisables et ne sont plus jetés, réduisant la consommation de matières premières et de l’énergie nécessaires à la fabrication de nouveaux produits. Ce qui réduit aussi les émissions de CO2. Car fabriquer de nouveaux produits – et leur recyclage – produit du CO2.

Le Repair Café apprend aux gens à voir autrement ce qu’ils possèdent, et à en redécouvrir la valeur. Le Repair Café favorise un changement de mentalité, condition première à une société durable construite par tous.

Le Repair Café veut surtout être une expérience ludique, et gratifiante, pour des réparations qui s’avèrent souvent très simples. Venez et essayez !

Qui en a eu l’idée ?

Le Repair Café est une initiative de Martine Postma. Depuis 2007, elle s’investit dans la durabilité au niveau local de toutes les façons possibles. Le 18 octobre 2009, Martine a organisé le tout premier Repair Café à Amsterdam. C’était une réussite éclatante. Pour Martine, ce succès a été la raison pour créer la Fondation Repair Café. Depuis 2011, cette Fondation soutient des groupes locaux tant à l’intérieur qu’à l’extérieur qui veulent commencer leur propre Repair Café. En savoir plus sur la naissance du Repair café: www.repaircafe.org.

(Info trouvée sur Internet).

Du papier crée à partir de marbre en Bretagne...

  • Armen: du papier à partir de pierre (Figaro)
Armen paper, le papier breton écolo fait à base de pierre
Carrière de calcaire MYCHELE DANIAU/AFP

FIGARO DEMAIN - Plus résistante et aux fonctions plus diversifiées que le papier classique, la feuille de pierre débarque en Bretagne.

En Bretagne, des entrepreneurs proposent du papier fait à base de pierre. Trois associés ont ainsi créé la start-up Armen Paper qui commercialise des feuilles de pierre. Pascal Parmentier, un des fondateurs et imprimeur basé dans le Finistère, explique qu'il a importé cette idée de Taïwan. Le membre de la Chambre de commerce de Bretagne, très impliqué pour trouver des solutions d'économie circulaire, s'est ainsi rendu dans ce tigre asiatique pour visiter une entreprise qui fabrique de la feuille de pierre à base de calcaire. Le Breton a rencontré les inventeurs de ce procédé et il est revenu avec plusieurs tonnes de feuilles de pierre.

 

«Le procédé est bien plus écologique que du papier classique», assure Pascal Parmentier. Pour fabriquer des feuilles de pierre, il faut extraire du calcaire, le réduire en poudre très fine, semblable à de la farine puis y ajouter  de la résine, un produit non toxique, assure Pascal Parmentier. Ainsi transformés, les granulés sont laminés pour obtenir des feuilles de papier. «C'est très écologique», martèle l'imprimeur: «Pour fabriquer une tonne de papier classique à base de cellulose, on coupe 20 arbres et 60 000 litres d'eau sont consommés. La fabrication de la feuille de Ce procédé  à base de pierre ne nécessite ni arbres, ni eau, ni produits chimiques. Les granulés sont simplement chauffés à haute température pour être laminé et transformé en fdécrit décrit l'entrepreneur".
Des feuilles waterproof et moins coûteuses:

Plus écologiques, ces feuilles ont en outre plus de fonctions. Elles sont plus solides que le papier traditionnel et résistent notamment à l'eau. Donc ces feuilles peuvent être utilisées pour emballer des objets au contact de l'eau, comme les fleurs par exemple ou pour imprimer les menus des restaurateurs ou les étiquettes de bouteilles de rosé qui séjournent dans des seaux d'eau! Des fleuristes aux restaurateurs, les feuilles waterproof de l'entrepreneur intéressent toute la France.

Pour en savoir plus contacter: http://www.reportersdespoirs.org/contact/

 

Pour en savoir plus, contacter reporters d'espoir.

L'objectif d'Armen paper est de pouvoir bientôt proposer des feuilles de pierre made in France. L'idée des trois associés est ainsi de créer une usine en Bretagne à base de calcaire. L'entrepreneur assure qu'il y en a partout. On pourra donc bientôt lire les menus de restaurants sur des feuilles de pierre bretonne.

Ces feuilles pourraient avoir d'autant plus de succès que les imprimeurs n'ont pas à changer leurs machines, contrairement à des impressions sur du papier plastifié où il faut investir dans de nouveaux robots. Et à matériaux comparables, la feuille de pierre est moins chère que des feuilles plastifiées, assure Pascal Parmentier. La feuille de pierre coûte 3,50 euros le kg contre 10,30 euros le kg pour de la matière plastique. L'entrepreneur a des demandes de toute la France. La feuille de pierre a donc de beaux jours devant elle!

Pour en savoir plus, consulter le site de reporters d'espoir.

 
De plus, elle ne contient pas de cellulose, n'attire pas les parasites et ne se dégrade pas avec le temps.

Ces feuilles sont en outre recyclables à 100 % et de manière illimitée, là où le papier classique n'est recyclable que trois fois maximum. Ces qualités environnementales ont convaincu plusieurs clients et notamment la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a commandé des cartes de visite en feuille de pierre.

 
 

 

26/02/2018

Bichonnez votre flore intestinale...

Mme Ingrid Haberfeld dans Version Fémina attire notre attention sur les aliments qui font du bien à notre microbiote grâce à leurs bonnes bactéries. Ces aliments en effet nous prémunissent notamment contre les infections, les troubles du transit et le surpoids. Selon les scientifiques, la paroi intestinale se renouvelle toutes les 24 à 36 heures, mais elle peut devenir perméable et laisser pénétrer bactéries, champignons et virus dans notre organisme, explique Mme Virginie Roux, diététicienne.

L'aliment le plus connu pour son calcium et ses probiotiques (lactobacillus bulgaricus et streptococcus thermophilus) est le yaourt. Ses micro organismes vivants nous aident à lutter contre les troubles digestifs (nausées, diarrhées...) et à prévenir ceux provoqués par la prise d'antibiotiques. Un yaourt par jour de lait de vache ou, pour les intolérants au lactose, de lait de chèvre au petit déjeuner semble utile.

Moins connu: l'artichaut, qui non seulement est riche en fibres, mais renferme de l'inuline, un sucre aux vertus prébiotiques efficaces. En l'inscrivant à nos menus une fois par semaine, cuit avec une cuillerée de bicarbonate de soude, on profite de ses vitamines du groupe B et on dope la croissance des bifidobactéries, qui combattent les agents pathogènes.

Le kéfir, une boisson originaire du Caucase, s'obtient par la fermentation d'un cocktail de bactéries et de levures contenus dans des grains que l'on se procure en boutique diététique et que l'on mélange à du lait de brebis ou à des fruits frais pressés. Ces grains de kéfir transforment le lactose et le fructose en acide lactique, source de probiotiques essentiels à une bonne digestion. En général il est conseillé de boire 1 verre de kéfir 2 à 3 fois par semaine ou après une gastro, d'en faire une cure pendant 3 semaines.

Le miel  est antiseptique, virucide, antioxydant et c'est un ami de la flore intestinale. Il renferme en effet des fructo-oligosaccharides aux vertus prébiotiques. En prendre une cuillerée à café par jour dans une boisson chaude est une sage habitude. Choisir de préférence un miel bio, c'est à dire non chauffé et provenant d'abeilles ayant butiné loin de zones polluées.

Les amandes avec leur peau, qui contient des substances prébiotiques, sont riches en magnésium et en acides gras. Trois ou quatre fois par semaine prendre une poignée d'amandes non décortiquées au petit déjeuner.

Brocoli, asperges et cèleri cachent des fructanes et stimulent la croissance des lactobacilles et des bifidobacilles. Ne pas jeter le tronc des brocolis, le bas des asperges et les branches de cèleri et les utiliser dans les plats 1 à 2 fois par semaine.

Le chou fermenté  sous forme de choucroute ou de jus de choucroute contient des ferments lactiques, utiles à notre flore intestinale. Enfin, la soupe Miso, d'origine japonaise, est une pâte de soja fermentée après mélange avec un champignon nommé aspergillus oryzae. A consommer une fois par semaine, mais pas plus car elle est très salée.

Mme Roux rappelle également qu'il vaut mieux privilégier une bonne alimentation en évitant l'excès de viande rouge, de sucres (sodas, sucre blanc), d'amidons raffinés (pâtes blanches, riz  et pain blancs) ainsi que de graisses saturées (friture, fromages, sauces...). En cas de besoin et notamment avec un traitement par antibiotiques, il existe des compléments alimentaires à base de pro- et de prébiotiques.

Lyliane

18/02/2018

Le recyclage des déchets est-il en crise?

Lors de l'émission "C à dire" sur la 5ème chaîne était invité Mr J.P. Carpentier, Président de la Fédération des entreprises de recyclage en France. Le journaliste l'a tout d'abord interrogé sur le fait que nous envoyons une partie de nos déchets plastiques vers la Chine. Mr Carpentier a reconnu qu'en effet certains plastiques sont difficiles à recycler car ils sont le produit de mélanges et qu'ils demandent des techniques particulières. De plus, le plastique recyclé coûte en moyenne plus cher que le neuf! Hélas, les tonnes de déchets qui dérivent au gré des courants dans nos mers et océans restent toujours problématiques...

Chez nous seraient traités environ 1/3 des déchets, le reste étant incinéré ou échappant à la collecte. Dans nos poubelles jaunes cependant tout serait recyclé. Le remplacement des sacs plastiques par des sacs papier, tissu ou biodégradables améliorerait bien la situation. Par contre, les fastfood avec leurs vaisselles et couverts plastiques seraient encore en décalage... Heureusement, le verre et l'aluminium (canettes) sont actuellement recyclés à 80% dans notre pays.

Faut-il pour autant légiférer et mettre des contraintes aux producteurs et aux consommateurs? Mr Carpentier ne le pense pas. Il imagine plutôt des consignes sur les bouteilles plastiques comme autrefois pour le verre et l'amélioration de la collecte par une meilleure information de tous. A ce jour, il faut également savoir que 1400 P.M.E. travaillent dans le recyclage. Quoi qu'il en soit, les Pays du Nord semblent faire mieux que nous... Peut-être est ce parce qu'ils ont comme en Allemagne commencé plus tôt que nous ou sont plus disciplinés...

Un point d'information intéressant pour nous motiver à aller plus loin et à être plus conscients dans nos gestes de chaque jour! Afin d'approfondir le sujet, consulter sur Internet www.paprec.com/Recyclage/Déchets.

Lyliane

17/02/2018

L'exemple à suivre de la Suède selon Paris-Match ...

En Suède, protéger la nature va de soi. Au pays du prix Nobel, les idées ingénieuses fleurissent pour que chacun devienne un bienfaiteur de l’environnement.
Les objets affreux, sales et déprimants, voilà ce qu’Elsa redoutait de trouver ici. « C’est tout le contraire ! » lance cette élégante quadragénaire. A deux heures de Stockholm, la ville d’Eskilstuna a eu une idée de génie : créer le premier centre commercial au monde vendant uniquement de l’occasion. Vêtements, vaisselle, vélos, meubles, perceuses… Sur une surface de 5 000 mètres carrés, on trouve tout, tout, tout ! En bon état et bien présenté. ReTuna crée des emplois et fourmille de créativité, tout en luttant contre le gaspillage.
« Les Suédois raffolent du shopping, explique Anna Bergström, sa directrice. Ils refont sans cesse leur intérieur, renouvellent leur cuisine tous les cinq ans… Nous avons longtemps eu la mentalité Ikea : s’offrir des nouveautés pas chères, mais pas durables non plus. » Belle brune accro au design, cette mère de quatre filles confie avoir trouvé le job le plus épanouissant de sa vie en faisant du business au service de la planète : « On ne peut pas continuer à piller les ressources pour fabriquer des produits à ce rythme. Il faut devenir plus malins et en profiter pour vivre mieux. Il vaut mieux vendre un objet deux fois qu’une. Le recyclage, c’est cool et créatif ! »


Soigner l’esthétique, c’est pour les objets, beaucoup s’offrent ici une nouvelle vie. Ex-chômeuse, Anne-Marie propose des ustensiles de cuisine et fabrique des lampes à base de passoires ou de râpes. A 25 ans, Maria, elle, a démissionné d’un poste de jardinière dans un cimetière pour ouvrir Ecoflor : fleurs bio emballées dans du papier à musique, jeunes pousses dans des bouteilles de lait… « Je récupère parfois des pots hideux ! » s’esclaffe la petite blonde. Alors elle recouvre de feuilles d’eucalyptus… ou de cuillères en plastique, pour une surface nacrée évoquant des coquillages. A 33 ans, son voisin Amjad a fui la guerre en Syrie. Titulaire d’un MBA londonien, il s’est fait refouler des pays du Golfe, a failli mourir en bateau et a atterri en Suède. En attendant son titre de séjour, il réparait gratuitement les portables de ses compagnons d’infortune : « J’étais gêné de percevoir une aide financière sans contrepartie. » Un journaliste s’étonne de son talent et le présente au patron de ReComputer. Aujourd’hui, Amjad gère ce magasin, où il ressuscite des ordinateurs et des chaînes hi-fi, vend des consoles quatre fois moins chères que la version neuve… Fier de parler suédois et de payer des impôts, il se réjouit de faciliter la vie des clients désargentés.

"En Suède, 99 % des déchets ménagers sont recyclés ou réutilisés pour produire de l’énergie"
Comme Lina, employée d’hôtel, qui raffole des snacks bio du café et habille ici sa petite Melody, 4 ans. « Nos clients font de bonnes affaires, note Anna Bergström. Ils repartent plus heureux parce qu’ils ont agi pour l’environnement. C’est angoissant de se croire impuissant. Et pour s’évader un peu de ce monde obsédé par l’argent, nous organisons des journées d’échange. Les enfants éprouvent une joie profonde en se découvrant généreux. » L’émulation des visiteurs passe par des ateliers d’« upcycling », où l’on crée à partir de rebut. On peut également suivre une formation d’un an à ces techniques. Menuiserie, couture, collage… Ylva, 23 ans, relie de jolis carnets à l’aide de bouts de pneus de vélo. « Travailler sur des déchets permet d’explorer sa créativité à 100 % », observe Eva Svensson, la responsable. Ouvert en août 2015, ReTuna connaît une croissance modeste, mais soutenue. Les douze commerces viennent de franchir le million d’euros en chiffre d’affaires. De quoi chanter « Money, Money, Money » sur la terre d’Abba. Version green !

Pour les habitants de ce pays scandinave, la chasse au gaspillage est une évidence. « En Suède, 99 % des déchets ménagers sont recyclés ou réutilisés pour produire de l’énergie, explique Erik Freudenthal, responsable du centre d’informations de Hammarby Sjöstad, un quartier futuriste et écologique, installé en plein cœur de Stockholm. Erik désigne la dizaine de poubelles de tri d’un immeuble : verre blanc, verre coloré, ampoules led, ampoules à incandescence… Pas d’effluves nauséabonds ni de camions de ramassage quotidien : restes alimentaires et couches de bébé partent dans des tubes extérieurs aux bâtiments. Ils seront aspirés dans un système souterrain vers l’usine de retraitement. « En quinze ans, 185 pays sont venus examiner notre modèle », dit Erik. 
Les boutiques de la capitale passent aussi au vert. Comme chez Nudie Jeans, où Axel nous accueille derrière sa machine à coudre : « Nous ne vendons que des jeans bio. Au moindre problème, déchirure ou autre, vous rapportez le vôtre et on vous le répare gratuitement. Quand vous n’en voulez plus, vous nous le laissez et vous obtenez une ristourne de 20 % sur les neufs. » Comme lui, tous les vendeurs ont appris à coudre en quinze jours. « On a ouvert des boutiques à Londres, New York, Sydney… sourit Axel. J’espère qu’il y en aura bientôt une à Paris. Les Français aussi sont forts : vous avez supprimé les sacs en plastique des magasins. La Suède, pas encore ».

Karen Isère - ParisMatch - samedi 17 février 2018

15/02/2018

Qu'est-ce que la permaculture?

Selon Wikipédia, les deux fondateurs de la permaculture sont Mrs David Holmgren et Bill Mollison, deux australiens qui se sont rencontrés à l'Université de Hobart en Tasmanie. Tous deux ont manifesté un intérêt profond pour les liens entre les êtres humains et les systèmes naturels. Mr Holmgren a publié dès 1978 l'ouvrage de référence " Permaculture One"  chez l'éditeur public: Corgi.

Le terme de permaculture vient du mélange d'idées en lien avec l'agriculture, l'architecture paysagère et l'écologie. Installé dans une ferme Food Forest dans le Sud de l'Australie, Mr Holmgren fonda en 1983 sa Compagnie "Holmgren Design Services" et publia plusieurs ouvrages en auto-édition comme "Mauvaise herbe ou nature sauvage"en 1997.

Fortement concerné par la société post-carbone et l'amélioration des banlieues, Mr Holmgren conceptualisa 12 principes dans un ouvrage de référence publié en français: "Permaculture, principes et pistes d'action vers un mode de vie soutenable". Les principes éthiques de la permaculture sont "des outils conceptuels qui, utilisés conjointement, permettent de réinventer notre environnement et notre comportement de manière créative dans un monde de descente énergétique et de ressources en déclin".

Ces principes éthiques peuvent se résumer en:

- prendre soin de la terre (sol, forêt, eau...)

- prendre soin de l'humain par des liens tissés entre lui et son environnement    (jardins pédagogiques...)

- redistribuer et partager équitablement les surplus.

En France existent quelques exemples de fermes en permaculture ouvertes au public comme en Normandie au Bec Hellouin ou dans le Lot et Garonne sur 5 ha. Voir sur Internet:: www.permacullteurs.com. Toutes cherchent avant tout un avenir durable et se proposent d'améliorer toutes sortes d'initiatives individuelles, familiales et collectives. Par ailleurs, Mr Eric Escoffier, formateur en permaculture, peut être contacté sur son site: www. permaculture-sans-frontières.org.

Lyliane

 

 

12/02/2018

Comment parler à ses enfants ou ados d'écologie?

Les enfants sont souvent choqués par les images qu'ils voient à la télévision: maisons détruites après un ouragan, populations obligées de fuir devant la montée des eaux, éléphants dépecés pour leur ivoire... Nous essayons de les rassurer, mais que comprennent-ils de ce monde inquiétant? Interrogée par Mme Valérie Josselin, Mme Marie Romanens, psychanalyste auteure d'un livre avec Mr P. Guérin publié Au souffle d'Or intitulé  "Pour une écologie intérieure", affirme dans Version Femina que "les enfants et particulièrement les tout-petits s'intéressent à leur univers proche tout d'abord de manière sensorielle et à travers le mouvement".

Pour elle, avant 5 ans, ils ne peuvent en effet agir que par imitation, par exemple pour économiser l'eau, éteindre la lumière, ne pas cueillir toutes les fleurs, ni écraser tous les insectes... Les parents sont donc bien inspirés de montrer le bon exemple. Ainsi, ils leur transmettent des sensations et des émotions positives, qui les aideront à protéger la vie sous toutes ses formes et à ressentir la place de l'être humain au sein de la nature.

Mme Aurore Soarès, médiatrice scientifique et muséographe, auteure du livre "Comment parler d'écologie aux enfants?" aux Editions Le Baron Perché, écrit que "comprendre notre monde aide l'enfant à savoir qui il est. Car grandir c'est aussi prendre conscience de la place de l'homme dans la nature, réaliser que tous nos besoins ne peuvent pas être tous satisfaits, car les ressources de la planète sont limitées"...

Ce n'est qu'à partir de 6-7 ans, quand ils développent une pensée conceptuelle et nuancée, que l'on peut commencer à aborder les questions d'environnement, sans trop les bombarder toutefois d'informations et de conseils. Mme Romanens préconise "de s'appuyer sur des albums imagés pour développer leur culture et leur curiosité pour notre écosystème, en démarrant avec des sujets qui les touchent: la mer, les animaux, les volcans..."

Vers 9-10 ans, Mme Soares pense que "c'est le bon moment pour expliquer aux jeunes que sur la planète les êtres humains, les animaux et les végétaux sont tous liés les uns aux autres et dépendants de leur milieu". Ils peuvent comprendre alors qu'il ne faut pas gaspiller l'eau quand on se lave, ni l'électricité grâce à des ampoules basse consommation, ni le papier, afin que moins d'arbres soient abattus. En allant faire les courses, on peut faire comprendre à nos enfants ou petits-enfants pourquoi on privilégie les fruits et les légumes du terroir, au lieu de les faire venir par avion de très loin...

Certes, nos enfants vont peu à peu réaliser que notre Terre est en danger si nous n'y prêtons pas attention, mais cela ne doit pas les décourager. Car, "pour avoir envie de grandir, les jeunes ont besoin d'un monde relativement sécurisant et d'adultes responsables en qui ils ont con fiance". Ils peuvent aussi comprendre que des scientifiques font avancer la recherche, des politiques prennent des mesures contre le réchauffement climatique, la pollution de l'eau et de l'air, la protection des forêts...

Les deux femmes interrogées sont d'accord pour dire que le message à leur faire passer est qu'"il n'est pas trop tard pour sauver la planète si tout le monde s'y met". Les termes précis comme gaz à effet de serre, empreinte carbone, transition énergétique seraient à employer avec des ados et particulièrement ceux qui posent des questions. On peut regarder avec eux des émissions de vulgarisation comme " C'est pas sorcier" et le film "Demain" de Cyril Dion et Mélanie Laurent. Enfin, des livres comme "Deux ans de vacances" de Jules Verne ou "La vie secrète des arbres" de l'écrivain forestier Peter Wohlleben.

Au fond, conclue Mme Soares: "Parler d'écologie est une véritable éducation au vivre-ensemble, avec la défense des diversités culturelles, aussi essentielles à la vie sur Terre que l'est la biodiversité". Il me semble qu'en tant que parent ou grand-parent, nous avons la responsabilité de transmettre en paroles comme en gestes ce que nous savons du monde dans lequel nous vivons, mais surtout nos espoirs pour l'avenir de la planète, un avenir conditionné par une élévation de notre niveau de conscience individuel et collectif...

Lyliane

30/01/2018

Zéro phyto bio a besoin de vous...

 
 
 
 

 

   
 
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Chers adhérents, chers sympathisants,
 
Il y a trois ans, les associations Bioconsom'acteurs, Générations Futures et Agir pour l'environnement, ont initié le projet « Zéro Phyto 100 % Bio » afin d'accompagner les élus, les communes et les citoyens dans la transition.
 
Aujourd'hui, ce projet a donné naissance au documentaire Zéro Phyto 100 % Bio, réalisé par Guillaume Bodin, également auteur des films Insecticide Mon Amour et La Clef des Terroirs.
 
 
La sortie nationale dans les salles de cinéma a lieu mercredi 31 Janvier, et nous avons besoin de vous pour les remplir !
 
 
Zéro Phyto 100 % Bio mène l'enquête sur les pionniers de la restauration collective biologique et locale, ainsi que les communes qui n'ont pas attendu l'entrée en vigueur du 1er Janvier 2017 de la loi Labbé interdisant l'utilisation des pesticides dans les espaces publics pour changer leurs pratiques.
 
Ce film met en lumière des exemples de pratiques alternatives et écologiques qu'il est nécessaire de présenter à un maximum de spectateurs, afin de démontrer qu'il est possible de faire entrer la bio dans les cantines et de gérer les espaces verts avec un budget largement abordable.
 
 
Le film a d'ores et déjà été vu par près de 16 000 personnes à l'occasion des 300 avant-premières qui ont eu lieu partout en France. Lors de sa sortie, Zéro Phyto 100 % Bio sera diffusé dans de nombreux MK2 et cinémas indépendants.
 
Mais si le public (vous !) n'est pas au rendez-vous dès les premiers jours de sa sortie, il risque de disparaître des salles dès la semaine suivante.
 
 
Il est primordial de soutenir Zéro Phyto 100 % Bio dès le 31/01, notamment dans les salles parisiennes.
 
 
Débutons l'année 2018 en fanfare en permettant à ce film de rester à l'affiche !
 
 
Vous pouvez aussi vous mobiliser pour qu'un cinéma proche de chez vous diffuse le film : un guide est à votre disposition ici.

Le maire d'une commune exemplaire: Mr J.F. Caron à Loos-en-Gohelle...

Depuis 2001, Mr J.F. Caron, kinésithérapeute, a été élu maire EELV (Les Verts) de sa commune, après avoir été depuis 1995, conseiller municipal délégué à l'aménagement du territoire et à l'environnement. Loos-en Gohelle est une petite ville de 7000 habitants environ, qui fait partie de la Commun'Aupole de Lens/Liévin dans le Nord-Pas de Calais. Cette commune fut détruite à 5 reprises et anéantie lors de la 1ère guerre mondiale. Sur son territoire de 1270 ha, les Charbonnages de France ont exploité des mines de charbon jusque dans les années 1960. Le bassin minier ayant périclité, les administrés auraient pu baisser les bras. Mais c'était mal les connaître!

En effet, sous l'impulsion de Mr Caron, les associant étroitement à sa démarche, Loos-en-Gohelle est devenue une ville pilote du développement durable. Elle a même été citée "commune de référence" lors de la COP 21! Par ses initiatives originales, cette commune est un terrain d'expérimentation de l'économie circulaire, ainsi que des économies d'énergie. La Fondation d'Auteuil ne s'y est pas trompée: elle a installé à Loos-en-Gohelle un centre de formation pour 350 apprentis dans les métiers de l'éco-construction. Des emplois sur place ont peu à peu été crées. Le 25/11/2017, les innovations les plus récentes ont été présentées à l'ensemble de la population dans une ambiance festive.

La ville a notamment non seulement réinventé des relations de confiance entre élus et population, mais surtout revu toute l'organisation de la commune. L'innovation la plus spectaculaire a peut-être été de faire des terrils miniers "des œuvres d'art", témoins d'une résilience écologique. Cette ville éco-citoyenne et solidaire a, par exemple, installé 200 bornes de récupération du verre, protégé le petit commerce, axé sa vocation agricole sur des productions locales et biologiques. La municipalité, dont tous les véhicules circulent au gaz, a réussi aussi à faire équiper le toit de l'église avec des panneaux solaires. De même, sous son impulsion, les repas de la cantine scolaire ont été modifiés pour qu'ils soient plus sains...

Actuellement, Mr le Maire a le projet, avec l'appui de l'A.D.E.M.E et d'acteurs territoriaux, d'essaimer vers d'autres régions en France. Il me semble qu'avec une volonté politique, un peu d'imagination et de créativité, il n'y a pas de raison pour que ces initiatives ne fassent pas des émules dans notre pays. Les citoyens que nous sommes aspirent en effet à participer à de telles projets d'ensemble cohérents et à faire connaître ces nouvelles voies, porteuses d'avenir.

Pour en savoir plus, consulter par exemple sur Internet: www.loos-en-gohelle.fr.

Lyliane