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18/07/2018

Une bouffée d'oxygène pour les favelas au Brésil...

Dans le Journal Courrier International de mai 2018, un petit entrefilet a attiré mon attentio. Il concernait le Brésil, Rio de Janeiro notamment, où près d'un quart de la population vit dans des favelas. Là, l'espace vacant et la verdure se font rares. Selon Citylab, un habitant de Vidigal, "l'une des favelas les plus emblématiques de la ville" s'est mis en tête de réintroduire de la végétation dans son projet.

Architecte de métier, cet homme a réuni les habitants du coin, artistes, enseignants, commerçants ou biologistes, pour créer une association dédiée aux jardins communautaires. Ensemble, ils oeuvrent pour mettre en place des espaces verts sur un toit d'abribus ou sur un muret où un peu de terre est disponible. Ces petits jardins, conçus sans aide des autorités de la ville, "représentent une amélioration de la qualité de vie dans ces quartiers,qui ont été historiquement délaissés par le gouvernement".

Voilà comment l'initiative et la bonne volonté de quelques-uns peuvent ouvrir la voie à des avancées nouvelles pour d'autres! Un bon exemple à faire connaître, à suivre ou à méditer!

Lyliane

12/07/2018

Pour la transparence dans l'alimentation concernant les pesticides...

Plusieurs sénateurs ont défendu haut et fort, et publiquement dans l'hémicycle, notre revendication d'être informés sur les pesticides dans nos aliments.Merci à eux ! C'est une réelle reconnaissance de l'expression des citoyens !

Rendez-vous sur la page Facebook Pour la transparence sur les pesticides dans les aliments : cliquez ici pour visionner les prises de parole des sénateurs :
 
- Cécile Cukierman 
- Guillaume Gontard
- Joël Labbé
- Angère Préville

Et merci à vous tous pour votre implication dans la campagne d'envoi de mails aux sénateurs.
Le sujet est désormais clairement sur la table !

Ensuite ?

La prochaine étape va être l'examen du projet de loi Agriculture et Alimentation en commission mixte paritaire ; c'est à dire qu'Assemblée nationale et Sénat, les deux chambres du Parlement, se réunissent pour voir si elles arrivent à se mettre d'accord sur une version unique du projet de loi à l'étude.
Comme il y a de fortes chances qu'elles n'arrivent pas à se mettre d'accord, nous aurons une nouvelle occasion de pousser pour la prise en compte de nos revendications lors d'une nouvelle lecture à l'Assemblée, probablement dès mi-juillet !

Citoyennement,
Elsa Kissel

#quelpesticidejemange

Le 25/06/2018 :

Chers signataires,

Les médias parlent de la pétition !

On tient compte de nos revendications lors d'une nouvelle lecture à l'Assemblée, probablement dès mi-juillet !

Citoyennement,
Elsa Kissel

#quelpesticidejemange

Le 25/06/2018 :
Chers signataires,

Les médias parlent de la pétition !

Samedi, j'ai été invitée sur France inter pour présenter notre pétition et parler de l'action citoyenne auprès des députés et sénateurs !
Voici le lien vers l'émission (l'interview dure 5 minutes à partir de 19 minutes et 10 secondes d'émission) : https://www.franceinter.fr/emissions/co2-mon-amour/co2-mo...

Plus que quelques jours pour interpeller nos sénatrices et sénateurs !

Pour le faire dès aujourd'hui, rendez-vous ici :
http://lobby-citoyen.fr/transparence-pesticides/

Vous êtes déjà nombreux à avoir écrit directement à votre sénatrice ou sénateur pour lui demander de soutenir les amendements en faveur de l'information des consommateurs sur les pesticides présents dans les aliments que nous achetons au quotidien.

Bonne nouvelle : l'examen du projet de loi Agriculture et Alimentation au Sénat est prolongé jusqu'au 29 juin. Ce qui laisse plus de temps pour leur écrire et leur demander de soutenir les amendements pour la transparence sur les pesticides dans nos aliments !
En recevant dès aujourd'hui un mail de votre part, ils seront davantage sensibilisés à notre souhait d'information sur les pesticides au moment de voter les amendements en séance cette semaine !
En tant que citoyennes et citoyens, nous avons le droit de contacter nos élus sur les sujets qui nous tiennent à coeur, profitons-en !

Rendez-vous ici : http://lobby-citoyen.fr/transparence-pesticides/

A très bientôt,
Elsa Kissel

www.mesopinions.com

 WWF France s'est emparée de notre sujet :

- l'ONG vient de publier un sondage selon lequel 89% des Français souhaitent être informés de la présence ou non de pesticides dans les produits alimentaires (à travers un étiquetage).

- son directeur général, Pascal Canfin, appelle à l'apparition d'une mention "pesticide" sur les produits alimentaires qui en contiennent.


Par ailleurs, l'INSERM a montré pour la première fois chez les humains que l’exposition simultanée à des molécules potentiellement perturbatrices endocriniennes exacerbe les effets observés lorsque l’exposition est réalisée avec les molécules indépendamment les unes des autres. Cette étude est datée de septembre 2017.


→ Pour que le gouvernement entende notre souhait de transparence sur les pesticides dans les produits alimentaires, vous pouvez toujours voter pour la proposition soumise aux États généraux de l'alimentation ! Cliquez ici pour accéder à la proposition, puis sur "D'accord". 

Nous, citoyens, consommateurs, exigeons de connaître la teneur en pesticides de nos aliments.


Par chacun de nos achats, nous influons sur l’offre de produits qui nous est proposée.


En signant cette pétition, nous pouvons espérer que notre demande de transparence sur la teneur en pesticides des aliments ait une place dans le débat public.




CONSTAT

1. Nous, citoyens, consommateurs, qui nous attablons au moins trois fois par jour, nous sommes régulièrement alertés sur la présence de pesticides dans notre alimentation quotidienne. Cela aussi bien par les pouvoirs publics que par des ONG.

2. Éplucher les fruits et légumes ne semble pas suffire à les débarrasser des pesticides, qui sont également présents dans toute la chair.

3. Les substances composant les pesticides, bien que leur présence dans notre alimentation fasse l’objet de règles strictes, sont bel et bien des produits toxiques.

4. Les effets cocktail potentiellement nocifs entre les différentes molécules actives des pesticides ou avec leurs synergisants. sont encore trop peu étudiés mais pourtant réels.


Plus de 9 Français sur 10 (92,8 %) souhaitent que l'utilisation de pesticides dangereux soit signalée par un affichage sur les produits alimentaires concernés.


Réalisons notre souhait en signant cette pétition !


Plus grand sera le nombre de signatures, plus légitime sera cette pétition pour lancer la réflexion, provoquer le débat et trouver des réponses concrètes et utiles pour les consommateurs.

APPEL


L’omniprésence et les potentiels dangers des pesticides prennent toujours plus de place dans le débat public. Les pouvoirs publics en sont conscients et des ONG lancent des campagnes de sensibilisation. Cependant, l’information directe des consommateurs est inexistante.


En signant cette pétition, nous souhaitons :

- que l’ensemble des pesticides présents dans les produits alimentaires soit indiqué aux consommateurs ;

- demander aux pouvoirs publics, aux producteurs et aux distributeurs qu’ils prennent les mesures nécessaires pour nous informer en toute transparence.


Nous voulons savoir ce que nous mangeons !

Pour plus d’informations...

Ils ont signé :

François Veillerette
, directeur et porte-parole de Générations futures - le docteur Sandrine Taillefer, médecin endocrinologue - Philippe Jouan, président du syndicat des apiculteurs d’Ille-et-Villaine et de Haute Bretagne à l’initiative de la marche funèbre pour les abeilles disparues de début mai (2018) - Nicolas Puech, apiculteur qui a perdu, courant mai 2018, 2 millions d’abeilles à cause d’un traitement phytosanitaire appliqué aux cultures environnantes - Michèle Rivasi, députée européenne -  Joël Labbé, sénateur - Valérie Cabanes, juriste en droit international spécialisée dans les droits de l’Homme et le droit humanitaire, cofondatrice de l’ONG « Notre affaire à tous » - Guillaume Bodin, réalisateur du documentaire « zéro phyto, 100% bio » - Brigitte Allain, députée sous la législature précédente - André Cicolella, chimiste, toxicologue et chercheur en santé environnementale spécialiste de l’évaluation des risques sanitaires et auteur notamment du livre “Toxique Planète. Le Scandale invisible des maladies chroniques”.


 Je signe

01/07/2018

La France, championne d'Europe des dérogations sur les pesticides...

 

Pour le ministre de la Transition écologique, l'objectif de sortie des pesticides doit être tenu. En même temps au ministère de l'Agriculture, de plus en plus de dérogations pour utiliser certains pesticides sont accordées.
Au moment de faire ses courses, on n’y pense pas toujours, mais souvent les fruits et légumes ont été traités avec un pesticide. Certains sont autorisés, d’autres non. Même dans ce cas, le ministère de l’Agriculture peut accorder (article 53) une dérogation pour 120 jours. En la matière, la France est championne d’Europe. En 2016, le ministère de l’Agriculture en a délivré 52, devant l’Espagne et le Portugal.


Sur le site du ministère de l'Agriculture, les dérogations en cours sont recensées. Cette année, déjà 36 substances font l’objet de dérogations, avec parfois de drôles d'appellations. Pour les cultures de poireaux attaqués par les vers de terre, le Karate. Pour les fraisiers, le Success 4 combat les mouches. Pour les pommiers, le Neemazal détruit les pucerons. Ces produits sont autorisés pour cause d’urgence phytosanitaire. Mais cette urgence est-elle toujours justifiée ?

Alain Déliès est producteur de noisettes près de Carcassonne. Il utilise un herbicide, le Chardol 600 pour se débarrasser des repousses de noisetiers. Ce désherbant, dont la substance active est le 2,4-D, répond-il vraiment à une urgence phytosanitaire ? A l’entendre, il y aurait moyen de s’en passer : "Imaginons que demain pour des raisons que j’ignore, on me supprime le 2,4-D, je trouverai un fournisseur qui me fabrique une machine qui va me couper toutes les branches."


En 2015, le 2,4-D est classé "peut-être cancérogène pour l’homme" par l’Organisation mondiale de la Santé. Pourtant, chaque année, depuis trois ans le ministère de l’Agriculture accorde des dérogations. Nous avons demandé la liste des dérogations accordées pour urgence phytosanitaire au ministère de l'Agriculture depuis 2016 : 17 autres pesticides ont été systématiquement renouvelés chaque année.
Certaines associations craignent que ces dérogations soient accordées trop facilement, à l'instar de Carmen Etcheverry, ingénieur agronome à France Nature Environnement. "Les dérogations, ça doit rester une exception, une solution de dernier recours. Et actuellement en France, c’est utilisé de façon beaucoup trop systématique. Le fait d’accorder des dérogations, ça n’aide pas à tendre vers une diminution de la dépendance de notre agriculture aux pesticides.


Contacté, le ministère de l’Agriculture nous a répondu que ces dérogations respectent le règlement européen (article 53) et qu’il s’agit bien d’urgences phytosanitaires. S’il y a autant de dérogations, ce serait donc dû... à la variété de notre agriculture.

Franceinfo - lundi 25 juin 2018

Une fleur connectée pour mieux connaître les abeilles...

 

Pour  leur projet de bac, des lycéens de la Manche ont inventé une fleur connectée pour mieux comprendre le comportement des abeilles et lutter contre leur déclin. 
Une fleur aux pétales plastiques colorés qui délivre du nectar, du pollen, et informe en temps réel du passage d'une abeille... Le prototype inventé par des lycéens normands devrait permettre d'étudier le comportement des abeilles et de mieux lutter contre leur déclin.
Sous la houlette de Cyril André, leur professeur en systèmes numériques, Benjamin, Jules et Timothée, élèves de terminale au lycée Julliot de la Morandière à Granville (Manche), se sont plongés pendant un an dans la vie des abeilles pour préparer le projet qu'ils doivent présenter au bac.
L'idée était de "décortiquer le terrain" pour permettre à Mathieu Lihoreau, chercheur au CNRS à Toulouse rencontré lors d'un précédent projet de ruche "connectée", de mieux comprendre le comportement des abeilles butineuses grâce à une fleur artificielle.


Hécatombe
Élément clé de la préservation de la biodiversité et de la sécurité alimentaire grâce à son rôle de pollinisatrice, l'abeille peut butiner plusieurs centaines de fleurs et voler jusqu'à dix km par jour. Grâce à elle, 80% des espèces de plantes à fleurs et à fruits de la planète sont pollinisées, et 35% de nos ressources alimentaires dépendent, selon l'Inra, de la pollinisation par les abeilles.
Mais depuis plus de 15 ans, l'hymén sont pollinisées, et 35% de nos ressources alimentaires dépendent, selon l'Inra, de la pollinisation par les abeilles. Mais depuis plus de 15 ans, l'hyménoptère disparaît des campagnes, fragilisé notamment par les néonicotinoïdes, ces insecticides qui s'attaquent au système nerveux et désorientent les insectes. Les apiculteurs ont alerté la semaine dernière les autorités, faisant état de taux de mortalité "d'une exceptionnelle gravité" cette année. Si les facteurs de déclin sont connus, le comportement de butinage en conditions réelles est peu documenté.


Ingénierie
Pour concevoir leur "appât", les lycéens ont d'abord dû comprendre la morphologie des fleurs grâce à des dissections pratiquées en cours de biologie. Ils ont aussi pioché dans l'univers des cosmétiques, utilisant une poire à maquillage pour distribuer le pollen, ou dans l'univers médical, avec une pompe à nutrition qui amène, en quantité contrôlée, le nectar sur la fleur.
L'opération la plus délicate fut sans doute l'étiquetage des bourdons, pollinisateurs moins agressifs et plus gros que les abeilles, sur lesquels les tests ont été pratiqués. Chaque "QR code" a été collé à la glu sur l'animal.

Quant au prototype, il arbore les pétales colorés de la fleur, mais pas la tige, un cœur en PVC rempli de nectar imprimé en 3D, et intègre une caméra pour filmer l'abeille. Il est aussi monté sur un châssis, dans lequel se trouve un mini-ordinateur qui envoie "les informations collectées dans une base de données", explique Cyril André, qui a fait appel à la fondation Dassault Systèmes pour financer deux des machines utilisées pour éviter de "découper les pétales au cutter".
"On veut développer l'esprit créatif des élèves", souligne le professeur, pour qui "demain, tous les métiers seront potentiellement concernés par les objets connectés et la modélisation 3D".


"Survivre"
La fleur artificielle a été testée avec succès sur les bourdons qui sont venus la butiner. "On aimerait que ça puisse aider les abeilles à survivre", confie Benjamin, l'un des trois lycéens, qui était chargé de réfléchir à la distribution du nectar.
Si les conditions financières sont réunies, des tests à grande échelle pourraient démarrer l'an prochain dans les quelque 50 ruches du CNRS à Toulouse.
Quantité de nourriture disponible, champ avec ou sans pesticides, avec ou sans parasites, champs électromagnétiques, couleurs des fleurs, localisation, taille et parfum de la fleur... "On peut faire varier tous les paramètres et comparer les données obtenues dans des conditions environnementales différentes", précise Mathieu Lihoreau, ajoutant que "si ça marche, on pourra s'en servir pendant les vingt prochaines années".

L.N. avec AFP - BFMTV - dimanche 17 juin 2018

22/06/2018

Un nouveau concept: la rando-apéro!

Dans le massif du Tanneron, écrit Mme Laurence Lucchesi pour le journal "Nous", supplément de Nice-Matin, on peut combiner le plaisir de la marche à celui de la dégustation de produits bio, locaux et fait maison. Les participants intéressés (15 personnes maximum) se retrouvent devant l'Office du Tourisme de Mandelieu-la-Napoule (806, Route de Cannes) et sont accueillis là par Maddy, guide de Rando d'Azur et Mireille, membre de cette même association. Un convoi de voitures se forme alors en direction de la Forêt communale des grands Ducs. Puis commence une balade de 7 kms, sur des sentiers balisés sans difficulté avec de faibles dénivelés (210 mètres). Le prix demandé va de 20 à 22 euros pour adultes à 13 à 15 euros pour les 3/12 ans. Départ tous les vendredis et samedis de mars à octobre à 18H. S'adresser à www.randodazur.com ou téléphoner au 06 67 90 69 32.

Un panorama de toute beauté s'offre aux yeux des promeneurs: la ville de Mandelieu, le château de la Napoule, le Pic de l'Ours et l'Estérel, la Méditerranée... Au milieu d'oliviers, d'eucalyptus, de vignes s'ouvre un sentier botanique jalonné de bornes comportant des noms d'espèces végétales (cystes, salsepareilles, callunes…). De bonnes chaussures de marche sont recommandées de même qu'une casquette, un K-way et de l'eau. Le domaine de Barbossi permet une halte gourmande d'une heure environ autour de vins du domaine ou de sirop de groseille pour les jeunes, d'olives du pays, de terrines à la lavande, de fromages de chèvres du marché et de chips artisanales. L'ambiance est conviviale entre les randonneurs et souvent le coucher de soleil est en prime! "Un régal pour les yeux, l'esprit, le nez et les papilles", affirment les bénévoles de l'association. Retour prévu vers 21h. Alors, on essaie?

Lyliane

16/06/2018

Lieux de vie écologiques et solidaires selon Mr Pierre Rabhi et les Colibris...

Le journal Kaizen, hors série anniversaire de Mr Pierre Rabhi et comportant un DVD en cadeau, effectue un parallèle entre le lieu où est né ce dernier (une oasis saharienne) et son implication en faveur des zones d'Afrique sujettes à la désertification. Son ouvrage "Du Sahara aux Cévennes" et celui ayant pour titre "De l'offrande au crépuscule" se font l'écho de son parcours depuis sa naissance à l'oasis de Kenadsa en 1938 jusqu'à ses réalisations au Burkina Faso au début des années 80.

Aussi, dans les années 1996, personne ne fut vraiment surpris que Mr Pierre Rabhi  prône la naissance "d'oasis", un concept porté à cette époque par le mouvement des "Oasis en tous lieux" et repris aujourd'hui par le mouvement Colibris. Ce projet comportait notamment: le lien à la terre, la sécurité alimentaire, l'implication locale, l'habitat écologique accessible au plus grand nombre, des espaces individuels et collectifs, la place des aînés, l'autonomie… Ces valeurs figurent dans le Manifeste pour des oasis en tous lieux", disponible en ligne sur http://fr.calameo.com ou sur: https://www.colobris-lemouvement.org:projets/projet-oasis.

Au Hameau des Buis, en 2014, l'ensemble des points développés dans le Manifeste était déjà incarné dans le lieu. Ses points forts sont demeurés vivants: ce sont le partage et l'écologie. C'est véritablement en janvier 2015 que le projet "Oasis" a officiellement été lancé. En cinq ans, cent nouvelles oasis ont été crées reliées entre elles par un réseau d'aide à la formation et à des ressources communes.  Il existe différents profils en milieu rural ou urbain, certaines oasis étant des lieux de vie, d'autres des oasis-ressources tournées vers l'accueil et la formation. 

Depuis Colibris a proposé un MOOC (Massive Open Online Course) avec des formations gratuites en ligne (gouvernance, montage juridique, permaculture…). C'est alors qu'est née "la Fabrique des Colibris", "une plateforme de soutien de projets qui met en relation des porteurs de projets avec la Communauté des Colibris". Au début 2018, ce sont plus de 600 lieux diversifiés qui se sont développés librement et qui restent reliés en réseau actif. Cinq principes fondamentaux fondent leurs valeurs: agriculture et autonomie alimentaire, écoconstruction et sobriété énergétique, mutualisation, gouvernance respectueuse et ouverture sur le monde.

Bref, le vivre ensemble est en route et ces oasis sont devenues "un champ expérimental du changement individuel et collectif", selon Mr Mathieu Labonne, directeur des Colibris et coordinateur du projet Oasis depuis 2014. Nous ne pouvons que nous en réjouir et remercier Mr Pierre Rabhi qui a initié ce mouvement qui essaime un peu partout.

Lyliane

13/06/2018

Plaisirs aux jardins...

L'article de Mme Laurence Lucchesi dans le Matin Week End a la saveur des journées de  plein air en été. On y apprend tout d'abord qu'il ne faut pas négliger la présence d'un frêne se dressant dans le jardin, car il signale généralement le présence d'une source sous ses racines. Ensuite, il est signalé que les feuilles de fraisiers sont censées faire fuir les vipères. Enfin, acheter des œufs de chrysopes en jardinerie protégerait des pucerons en arrosant le jardin avec.

J'ai appris également que ce sont les fleurs au cœur jaune qui attirent le plus les abeilles. Une dame-jeanne en verre constituerait aussi une alliée précieuse, si vous n'avez pas de jardin. Elle permet en effet de créer un mini-jardin d'intérieur. On la remplit de terre à un tiers de la hauteur; on y sème des graines de plantes qui restent de taille moyenne, on arrose modérément, puis on remet le bouchon. La lumière et la terre leur suffiront pour grandir. L'humidité restera à l'intérieur. On aura alors "un jardin en circuit fermé"!

Pour en savoir plus, se procurer l'ouvrage de Mme Anne-France Dautheville aux éditions Buchey Chastel: "Miscellanées de mon jardin".

Lyliane

12/06/2018

Quelques astuces de jardinier pour les partuculiers en ville...

Mme Karine Michel dans le supplément de Nice-Matin "Nous" nous fait part des conseils et astuces de Mr Georges Dalmas, ancien animateur des jardiniers de France, pour cultiver sur sa terrasse ou son balcon. Il nous apprend tout d'abord que "quand on achète des plants en jardinerie, il faut regarder la couleur des racines". Il faudrait en effet que la racine soit blanche, car c'est un baromètre de bonne santé de la plante. Concernant le contenu des bacs ou des jardinières, il faut respecter les proportions: un tiers de sable, un tiers de terre et un tiers de terreau.

Mr Dalmas affirme que l'on ne peut pas tout planter sur un balcon.  Selon lui, il faut se limiter à des tomates cerise, des salades d'été, quelques concombres, des cornichons, et des aromatiques. Certaines alliances comme persil et tomate sont bonnes; d'autres moins. Ne pas mettre le basilic par exemple en plein soleil et arroser matin ou soir  avec parcimonie généralement sans mouiller les feuilles. Des engrais organiques comme du tourteau de ricin aident à soutenir la croissance des plantes. En cas de prolifération d'insectes, veiller à utiliser des produits naturels, comme le savon noir contre les pucerons..;

On peut vouloir observer le calendrier lunaire, ce qui fait de nous des adeptes de la biodynamie. La Lune en effet influence la pousse des plantes. En respectant le cycle mensuel de la lune, on choisit le bon moment pour planter en distinguant les jours racines (radis...), les jours feuilles (salades), les jours fleurs (artichauts) ou les jours fruits et graines (haricots, fraises, tomates…). Il y a des calendriers pour suivre cela précisément. Autrefois, nos anciens connaissaient la différence entre la lune montante (avant la pleine lune) et la lune descendante (après la pleine lune) et ils en tenaient compte pour beaucoup de tâches agricoles (tailler, couper ou greffer des arbres, cueillir des fruits…).

Pour en savoir davantage, consulter sur Internet: www.rustica.fr.

Lyliane

 

 

11/06/2018

Les capacités prodigieuses des plantes...

Dans Télérama de fin mai 2018, Mr Vincent Rémy a recueilli les propos du neurobiologiste italien Mr Stefano Mancuso, qui regarde les plantes avec un œil de jardinier. En effet, ce scientifique a pris conscience, au moment de son doctorat, «du mépris dans lequel on tient le monde végétal» et il propose de regarder les plantes autrement C'est pourquoi, il a écrit, avec Mme Alessandra Viola, un ouvrage de 240 pages publié chez Albin Michel intitulé: «L'intelligence des plantes».

 

Mr Mancuso a remarqué que l'on parle des plantes uniquement d'un point de vue esthétique ou en fonction de leur usage. La conception d'Aristote notamment attribuant aux plantes «une âme de bas niveau» aurait beaucoup influencé les savants du monde entier, alors que Mr Charles Darwin reconnaissait déjà dans ses écrits de botaniste le pouvoir des racines des plantes...

 

Selon le neurobiologiste italien, le monde végétal possède une forme d'intelligence, qui lui permet de survivre en dépit de son immobilité. Mr Mancuso a nommé cette capacité «neurobiologie végétale» dès 2005. Il démontre avec ses collègues en effet que «les plantes ont les mêmes capacités que les animaux en matière d'apprentissage, d'échanges, de communication. Bien qu'ils ne soient pas dotés de neurones comme les animaux ou les humains, les végétaux sentent par toutes leurs cellules les plus petits changements dans leur milieu, grâce à des photorécepteurs captant la lumière, l'humidité, les champs électromagnétiques...

 

Les racines des plantes par exemple peuvent «détecter les substances chimiques (phosphore ou azote) et même percevoir des fréquences basses (entre 50 et 400 hertz)». Sans sombrer dans une sorte de dessin animé en leur prêtant des intentions, Mr Mancuso reconnaît aux plantes, à travers diverses expériences de laboratoire, la capacité de communiquer et d'échanger des informations sur l'état du sol, le présence de prédateurs... Elles vivraient également en symbiose avec des champignons et des bactéries.

 

Alors que des multinationales comme Bayer-Monsanto bloquent toutes les études allant contre leurs intérêts, dépensent des sommes folles avec les OGM et poussent l'agriculture mondiale vers la chimie, Mr Mancuso pense qu'on pourrait au contraire «faire des choses extraordinaires en observant les capacités des plantes». Un travail sur la photosynthèse par exemple mériterait d'être entrepris par tous les laboratoires... Ils ne sont que 5 à pouvoir s'y consacrer aujourd'hui! En France, Mr François Bouteau de l'Université Paris-Diderot y travaille actuellement.

 

Selon Mr Mancuso, nous ne connaissons que 50% des espèces végétales et certaines disparaissent en raison de la pollution, alors qu'on continue à couper des arbres notamment dans les forêts primaires d'Amazonie... Tout cela devrait nous inciter à mettre des moyens, comme le fait modestement l'Union Européenne, afin de comprendre comment les plantes travaillent pour lutter contre la pollution de l'air, ce qu'elles mettent en place pour le climat... N'oublions pas, écrit le journaliste, que ce sont les algues qui ont crée l'oxygène et que le premier texte sumérien écrit par l'être humain (3 500 ans avant notre ère) consistait en des conseils d'un père à son fils pour cultiver la terre: «non seulement pour assurer sa subsistance, mais surtout en pensant aux générations futures»... Jusqu'aux années 1950, cet état d'esprit était resté celui de l'agriculture.

 

L'article de Télérama se termine en posant la question suivante: « Ne serait-il pas urgent actuellement de cesser de détruire des espèces animales et végétales, de polluer les sols, l'air et l'eau de la planète en retrouvant le respect de la vie?» Alors, à mon tour, je me permets de proposer que tous ceux qui se reconnaissent dans cet appel de Mr Mancuso s'engagent dans leurs réseaux locaux, leur fassent connaître l'ouvrage «L'intelligence des plantes» et aident à faire germer autour d'eux le désir de protéger tout le Vivant de notre planète.

 

Pour en savoir plus, consulter également les ouvrages du forestier allemand: Mr Peter Wohlleben (L'intelligence des arbres) et le film réalisé par Julia Dordel et Guido Tölke réalisé au sujet d'un de ses ouvrages ou des sites sur Internet comme: www.youtube.com, www.albin-michel.fr ou www.science-et-vie.com.

Lyliane

09/06/2018

La culture en lasagnes est bonne pour la biodiversité...

Dans le journal Nice-Matin du 15/5, par la plume de Mr Rémy Marceau, nous apprenons qu'un jardinier niçois, du nom de Mr Philippe Moreau, a expliqué au cours d'une conférence publique ce qu'est la culture en lasagnes. Comme son nom l'évoque, ce mode de culture se fait à l'automne par une superposition et une alternance de couches de matières organiques verte (herbe) et sèche (feuilles, brindilles) sur 5 cm environ. On termine généralement par une bonne épaisseur de terreau et on laisse reposer le tout jusqu'aux beaux jours, au moment où l'on va s'occuper du potager.

 

En cela, l'être humain s'inspire de la nature. Mme Patricia Lanza, qui a documenté ce genre de culture, a, en effet, regardé ce qui se passe en forêt. Le multicouche, que ce soit sur butte, en jardinière ou en bordure, permet la décomposition des bactéries sur le vert comme la croissance plus lente des champignons sur le sec. Il se produit une montée en température, qui permettrait de semer et de planter plus tôt. Pour être efficace, la maturation doit durer environ 2 mois.

 

L'hiver, on peut également pailler le jardin. Mais l'herbe fraîche de tonte, stockée ou glanée alentour, la taille des haies et arbustes, tout cela peut être utilisé. On n' utilise ainsi que très peu de terreau et absolument aucun engrais. Le conseil du jardinier est de planter assez densément et de faire des associations (par exemple tomates, basilic et ail...). La vie souterraine d'un tel jardin en lasagnes est très importante. C'est, quoi qu'il en soit, une culture de manière naturelle qui «donne un bon coup de pouce à la biodiversité».

 

Pour approfondir le sujet, contacter par exemple: www.gerbeaud.com ou https://www.rustica.fr/articles.../technique-lasagna-bed-ou-jardin-lasagnes,3098.html

Lyliane

01/06/2018

Devrions-nous réduire notre consommation de viande pour notre santé et le bien-être animal?

Lors de l'émission "C'est dans l'air" sur la 5ème chaîne, ont été examinés le 21/5/2018, successivement toutes nos habitudes alimentaires depuis l'après-guerre, dont le mouvement "vegan" en présence de Mme C. Roux et d'intervenants sur le plateau. L'appel de Mmes Sophie Marceau et Brigitte Bardot (ainsi que de l'association L 214) en faveur du bien-être animal en était le point de départ. Car, en France, dans les abattoirs, certaines fermes industrielles, les sociétés qui élèvent des poulets en batterie, on s'aperçoit aujourd'hui que l'élevage et l'abattage sont loin d'être respectueux envers les animaux. Des images choquantes nous ont été montrées...  

Voici leur appel aux députés et au grand public:" Dans les cages, le cauchemar continue. Après les 2 enquêtes révélées cette semaine, L214 dévoile de nouvelles images d’un élevage en Bretagne. Comme Sophie Marceau demandons à nos députés de mettre fin à ce supplice. » L’injonction est claire. La célèbre association de défense du bien-être animal a rendu public ce dimanche une nouvelle vidéo dénonçant les conditions d’élevage des poules pondeuses".

Transportés en pleine chaleur sur de longues distances, entassés et parqués dans des cages ou sur du béton, nourris de façon artificielle, ne voyant jamais le jour, porcs, veaux, agneaux, poulets... sont, en effet, dans ces lieux clos traités comme des objets et non comme des êtres sensibles que nous devrions traiter dignement. Heureusement, le reportage montrait également des éleveurs soucieux de leurs bêtes! Ce qui nous amène à nous poser la question: même s'ils sont voués à être abattus pour nous nourrir, ne pourrions-nous pas au moins éviter aux animaux des souffrances horribles?

Régimes végétariens, végétaliens, vegan peu à peu gagnent du terrain. Des raisons médicales (cholestérol, pollution...) et éthiques font en effet baisser la consommation de viande et de poisson dans notre pays. Signe de richesse après guerre, la consommation de viande rouge midi et soir est en baisse sérieuse dans tous les ménages français. Depuis 1980 environ, où il a débuté, ce mouvement s'est amplifié après 1998 et le scandale de la "vache folle" nourrie de farines animales en lieu et place d'herbe. Seule la volaille résisterait, alors que 85% du poulet consommé en France est importé et que sa qualité sanitaire n'est pas assurée. L'être humain étant omnivore, les régimes sans viande n'auraient pas de répercutions néfastes sur la santé humaine, à condition que les personnes trouvent un nouvel équilibre, grâce notamment aux protéines végétales.

Selon les intervenants, 6 français sur 10 seraient prêts à payer plus cher pour manger mieux et être sûrs que les animaux sont bien traités. Ils s'intéressent désormais à la provenance des animaux de boucherie, d'où prolifération de labels et de certifications. Là où l'on prônait la quantité de protéines, on revendique de nos jours un droit à la qualité pour manger de façon saine. Ailleurs, dans les pays en voie de développement par exemple, ce problème ne se pose pas. Chacun a le souci quotidien d'arriver à nourrir sa famille. Dans certains pays, comme en Afrique, l'élevage est même un facteur important de revenu comme de subsistance.

Le slogan: "consommer moins, mais consommer mieux", semble à l'ordre du jour. La plupart des Français seraient actuellement "flexitariens" sans le savoir, c'est à dire qu'ils mangeraient moins de viande, mais de meilleure qualité et consommeraient davantage de fruits et légumes non traités... Pour approfondir le sujet, consulter par exemple sur Internet: www.welfarm.fr ou www.blog.rue-du-bien-etre.com. 

Lyliane

Appel aux citoyens français pour défendre l'intérêt général en matière d'écologie...

Mr Hervé Lebreton, professeur de mathématiques et auteur de l'ouvrage paru en avril 2018 "Je veux vivre en démocratie" avec son Association "Pour une démocratie directe" a rendu publiques, dans son ouvrage paru chez Max Milo, de nombreuses dérives dans nos institutions françaises. Il réclame notamment plus de transparence chez nos élus (conflits d'intérêts, réserve parlementaire, enrichissement personnel de certains élus…). Considéré comme un "lanceur d'alerte", il est suivi de près par les Renseignements Généraux, certains députés et sénateurs… Pour en savoir plus, consulter par exemple son site ou celui des éditions Milo.

Même si je ne souhaite pas m'engager sur ce terrain là, (plutôt risqué au demeurant), cet homme pose une question qui m'a donné le désir d'écrire cet article: "De simples citoyens peuvent-ils défendre l'intérêt général". Personnellement, je pense qu'il est grand temps de ne plus nous contenter de ronger notre frein et d'accepter que, décision après décision, nos élus ajournent ou dénaturent des lois urgentes sous le poids de lobbys industriels. Hier, 30/5/2018, je lisais sur Internet un article du Journal Libération à propos de la Loi Agriculture et Alimentation. Son titre  était:" Pourquoi les lobbys gagnent-ils toujours à la fin?" et il m'a renforcée dans mon ressenti d'un "trop c'est trop"!. 

Le journaliste de Libération cite notamment que, dans la loi votée hier, toutes les mesures visant à restreindre la dangerosité du glyphosate, herbicide reconnu pourtant cancérogène par l'O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé), ont toutes été repoussées: survol par des drones des champs traités, zone de protection autour des habitations, transparence de l'industrie des pesticides, fonds d'indemnisation des victimes du glyphosate… Il y avait déjà eu le C.E.T.A, les prospections offshore de Total en Guyane, les résistances du lobby nucléaire à fermer de vieilles centrales, des scandales sanitaires… Nous pouvons nous interroger: jusqu'où sommes nous prêts à aller sans réagir? 

Le journal Libération pose également à juste titre deux questions importantes: "Notre démocratie serait - elle polluée, dans le plus grand secret, par des abus et des conflits d'intérêt"? Notre Assemblée Nationale serait - elle la plus pro-business de notre histoire?" Je pense, pour ma part, qu'il est encore temps de peser sur nos élus de quelque bord qu'ils soient, députés comme sénateurs, et de ne pas continuer à paraître d'accord avec des textes votés en notre nom. Le Ministre Mr N. Hulot, en qui beaucoup avaient placé leur espoir, "prétend réconcilier économie et écologie"...Cela signifierait-il que l'économie primerait sur la défense de l'environnement?...

Il me semble, quoi qu'il en soit, qu'il est grand temps de faire savoir, par tout moyen pacifique à notre portée (pétitions, tweets, courriers, articles, conférences, réunions associatives, interviews…), que nous n'approuvons pas les reculades gouvernementales successives, qui ne vont pas dans le sens d'une protection des citoyens comme de notre planète. Allons-nous enfin nous réveiller et réveiller les consciences comme par exemple tente de le faire Mme Elise Lucet dans Envoyé Spécial avec les Monsanto Papers ou en dénonçant le lobby du tabac… ou Mme Marie Monique Robin à travers ses films engagés? Cet article est comme un appel citoyen à pratiquer une forme de démocratie directe et à ne plus ajourner à demain un sursaut, pacifique mais nécessaire, des citoyens que nous sommes.

Pour conclure, je conseillerai à tous de lire non seulement l'ouvrage de Mr Hervé Lebreton, mais aussi celui de Mr Maxime Combes intitulé: "Sortons de l'âge des fossiles!" paru au Seuil en octobre 2015. Pour ceux qui voudraient lancer un sondage ou une pétition, s'adresser sur Internet à www.mesopinions.com, site de sondages et de pétitions en ligne.Mesopinions.com : Site de petitions et de sondages en ligne - Créer, gérer gratuitement vos pétitions et vos sondages en ligne Ensemble, tout devient possible !

Lyliane

 

 

31/05/2018

Des randos à valeur ajoutée...

Mme Fabienne Colin dans Version Fémina propose d'associer la marche à une autre activité pour en multiplier les bénéfices. Elle nomme cela: des randos à valeur ajoutée. Nous sommes en effet nombreuses et nombreux à aimer marcher et, aux beaux jours, les week-end sont favorables à des sorties en plein air. Une randonnée pédestre est une promenade de la journée au moins, qui nous fait travailler l'endurance en renforçant notre activité cardiaque. Marcher à la lumière du jour nous permet également de faire le plein de vitamine D. De plus, faire fonctionner notre musculature nous aide à nous sortir de la sédentarité de l'hiver.

Même les personnes fatiguées ont intérêt à pratiquer la randonnée. Les médecins, en effet, ont le droit de prescrire de l'activité physique aux hypertendus, aux personnes diabétiques, aux déprimés et même aux malades atteints par la sclérose en plaques ou par le cancer. C'est donc une activité recommandée pratiquement pour tout le monde. Seuls les arthrosiques lors de poussées évolutives et les diabétiques souffrant de rétinopathie doivent s'en abstenir.

Les propositions de sorties ne manquent pas. depuis la cueillette de plantes sauvages,  l'initiation à la découverte des algues ou des champignons, la marche avec des ânes ou des lamas ou les randonnées sacs au dos en haute montagne avec nuitée en gîte... Sinon, on peut tout simplement emprunter en bord de mer les chemins courant le long du littoral, appelés aussi sentiers des douaniers. Pour d'autres, équipés de bonnes chaussures et gardant un œil sur une carte, emprunter des G.R. reste un défi à relever. Sur terrain relativement plat et en forêt, des courses d'orientation ou des trails offrent l'attrait de tester son sens de l'orientation tout en se mesurant aux autres. Enfin, si l'on a le désir d'allier marche, méditation et spiritualité, Yoga ou Qi Gong en plein air peuvent être proposés par certaines associations...

Pour trouver des renseignements sur ces diverses activités, consulter par exemple www.bienetreetsens.com, www.yoga-randonnee.fr, www.accompagnateur-vercors.com, www.la-joie-de-vivre.fr, www.lamas-de-valloire.fr, www.argos-randos.com ou www.course-dorientation.fr.

Lyliane

 

30/05/2018

Prise de conscience citoyenne en Europe

Le procès en appel d'une ONG contre les Pays-Bas s'ouvre ce lundi. La condamnation de l'Etat en première instance avait ouvert la voie à de nombreuses actions.

 

Le 24 juin 2015, pour la première fois, un Etat (les Pays-Bas) était condamné par la justice, après une plainte de l’ONG Urgenda, à prendre immédiatement de plus fortes mesures pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre : les diminuer d’au moins 25% par rapport à 1990 et d’ici fin 2020. Trois ans plus tard, bien que cette décision soit entendue en appel à partir de ce lundi devant la Cour de La Haye, l’affaire Urgenda Foundation vs. The State of Netherlands a inspiré une multitude de procès à travers le monde, et notamment en Europe.

«Cette victoire fut l’étincelle qui a lancé le mouvement mondial de citoyens demandant aux tribunaux de forcer les Etats à passer à l’action sur le climat, assure Dennis Van Berkel, conseiller juridique de l’ONG néerlandaise Urgenda. Les gouvernements savent maintenant qu’ils ne peuvent plus se rendre dans des conférences internationales et déclarer qu’ils prendront des mesures contre le changement climatique sans le faire réellement. Ils peuvent se retrouver devant un juge à expliquer pourquoi ils n’ont pas agi tout en sachant qu’ils devaient le faire.» En Suisse, en Irlande, au Royaume-Uni, en Allemagne, au niveau européen, les procès ont essaimé en quelques années et, même sans aboutir, poussent les gouvernements à agir.

 

Un outil démocratique

En Belgique, depuis 2014, l’association l’Affaire Climat a réussi à réunir 35 000 codemandeurs dans leur plainte lancée contre les autorités belges. «Nous voulons que les politiques belges de lutte contre le changement climatique cessent d’être incohérentes, déclare Serge de Gheldere, président de l’Affaire Climat. Notre action en justice n’est pas une agression contre l’Etat mais une utilisation d’un outil démocratique.»

Le gouvernement irlandais fait aussi les frais des velléités judiciaires d’environnementalistes inquiets de son manque d’actions face aux changements climatiques. «La mobilisation des ONG sur le sujet n’a pas permis de provoquer de revirement de la part du gouvernement, explique Sadhbh O’Neill de l’ONG les Amis de la Terre Irlande, à l’origine d’un procès lancé en octobre 2017. Nous attaquons l’Etat car nous avons besoin d’incitations politiques pour changer les comportements.» Le 24 mai, ce sont 10 familles française, européennes, kenyane et fidjienne qui ont attaqué en justice l’Union européenne pour son manque d’actions en faveur d’un climat sain. Les entreprises les plus émettrices en gaz à effet de serre commencent aussi à être visées. Après le Péruvien Saúl Luciano Lliuya qui a poursuivi le géant allemand de l’énergie RWE pour sa participation au changement climatique, les Amis de la Terre Pays-Bas ont lancé une procédure, début avril, contre Shell, autre monstre de l’industrie des énergies fossiles.

 

Changement de paradigme

«Bien que les jurisprudences ne soient pas transposables d’un pays à un autre, plus il y aura de procès de ce type en Europe, plus il sera facile de démontrer que les arguments avancés sont pertinents, souligne Sébastien Duyck, avocat au Centre pour le droit environnemental international. Le droit est une affaire vivante. Chaque cas apporte de nouveaux principes juridiques sur lesquels peuvent s’appuyer les juges.»

Un des freins aux actions judiciaires sur le climat a été le manque d’expérience des juges sur les questions de droit environnemental et de changement climatique. Plusieurs initiatives universitaires en Europe visent à les former sur ces enjeux. Pour Emilie Gaillard, maître de conférences à l’université de Caen et spécialiste de droit de l’environnement : «Nous observons un changement de paradigme dans la discipline. Ces actions en justice introduisent aussi une nouvelle entité juridique : le droit des générations futures.»

Un principe qui existe déjà dans le préambule de la Charte de l’environnement française et sur lequel pourrait s’appuyer un hypothétique procès climatique en France. «Le droit doit évoluer en fonction de cette prise de conscience citoyenne pour un meilleur respect de la Nature», reprend la juriste. En France, plusieurs cabinets d’avocats et l’association Notre affaire à tous planchent sur de futurs recours judiciaires qui pourraient aboutir dans les prochains mois.

 

Aude Massiot - Liberation - lundi 28 mai 2018

Les vertus du Laurier selon la revue Notre Temps...


Se soigner par les plantes: les vertus du laurier

 
Stimulant du système immunitaire, antiviral, antibactérien, très puissant, le laurier a de nombreuses vertus médicinales.

• Le saviez-vous? 

Qu’il soit qualifié de noble, vrai, sauce ou encore d’Apollon, le laurier est un seul et même arbuste originaire du bassin méditerranéen, de la famille des lauracées. Ses feuilles, fleuron du traditionnel bouquet garni, sont absolument à distinguer du laurier-rose, -tin ou -cerise, interdits à la consommation car extrêmement toxiques. Dans l’Antiquité, ses feuilles tressaient les couronnes des héros, et ses rameaux étaient agités pour manifester joie et liesse.

Au Moyen Âge, les baies de laurier (bacca laurea) couronnaient les têtes des étudiants ayant réussi leurs épreuves, et ont donné leur nom à l’emblématique examen de fin de lycée. Le laurier est aussi un ingrédient phare du savon d’Alep, si bénéfique pour la peau. 

• Les bienfaits du laurier 

Stimulant du système immunitaire, antiviral, antibactérien, antifongique très puissant, le laurier est indiqué en cas de troubles digestifs (ballonnements, flatulences), dérèglement de la flore intestinale (candidose), gênes buccales (gingivite, aphtes) et douleurs articulaires. En hiver, il aide dès les premiers refroidissements pour lutter contre la grippe et les troubles ORL. 

• Comment l’utiliser? 

- En cuisine 

Ce condiment parfume avec brio ratatouille, court-bouillon, ragoût et terrine.

- En hydrolat (eau florale)

Pour purifier les peaux mixtes et grasses, vaporiser l’hydrolat (en pharmacie et magasin bio) sur le visage et le cou bien nettoyés.

En cas de gingivite, penser à un bain de bouche d’une à deux minutes avec 1 cuillerée à soupe d’hydrolat pur puis recracher sans avaler.

- En décoction

En cas de digestion difficile, faire bouillir quatre feuilles de laurier à petite ébullition pendant cinq minutes dans l’équivalent d’une tasse d’eau. Les ôter avant d’en boire un verre après le repas.

- En aromathérapie

Pour les douleurs articulaires, diluer 3 gouttes d’huile essentielle (HE) de laurier noble dans 1 cuillerée à café d’huile végétale (HV) d’arnica et masser jusqu’à six fois par jour. En cas d’aphte, diluer 1 goutte d’HE de laurier noble dans 5 gouttes d’HV de calendula puis appliquer avec un Coton-Tige trois fois par jour. 

• Précautions d’emploi 

L’HE de laurier noble est déconseillée chez la femme enceinte ou allaitante et l’enfant de moins de 6 ans. Elle est à utiliser avec prudence en cas de terrain allergique ou d’asthme. Ne l’appliquer sur la peau qu’après un test cutané et diluée dans une huile végétale, et ne la prendre par voie orale qu’avec un feu vert médical. 

26/05/2018

Les immortelles, espèces méditerranéennes intéressantes à tous égards...

Dans le supplément week-end de Nice-Matin, Mme Laurence Lucchesi s'attache à nous détailler les nombreuses vertus des immortelles. Elle s'appuie sur les propos de Mr Lionel Brault, propriétaire du Domaine de la Royrie à Grasse, à qui elle est allée rendre visite. Le parfum pénétrant des immortelles, qui poussent de manière sauvage en Corse comme sur tout le pourtour méditerranéen, en est la première caractéristique notable. 

On en fait tout d'abord de très jolis bouquets secs avec ses fleurons jaunes vif. Et il faut savoir que son huile essentielle, obtenue par enfleurage à froid, s'avère plus efficace que l'arnica pour remédier aux ecchymoses. C'est en outre  un excellent produit cosmétique grâce à ses vertus antirides et cicatrisantes pour tous les problèmes cutanés (rougeurs, acné...). Appelée aussi "faux curry", l'immortelle peut même être utilisée en cuisine.

Mr Brault et son épouse ont acheté au départ une dizaine de plants à un producteur bio de Corse, afin de tenter de les acclimater sur la Côte d'Azur. Cela a si bien marché qu'il y a plus de 2 ans ils en ont planté 600 pieds. A l'occasion de la demande de reconnaissance par l'Unesco des savoir-faire liés aux parfums, ils ont appris qu'autrefois les parfumeurs achetaient des oliveraies, où ils plantaient des fleurs entre les arbres. De ce fait, ils obtenaient alors à la fois l'huile et la fleur. 

Si l'on veut planter en mars/avril des immortelles dans son jardin, les exposer au sud et ne pas trop les arroser. Sauf au moment de la plantation, elles sont en effet peu exigeantes en eau. Elles seront prêtes à être coupées pour en faire des bouquets en juin/juillet. On les fera sécher la tête en bas pour les conserver longtemps. De nos jours, il a été découvert que le parfum épicé des immortelles ferait fuir les sangliers.

Pour en savoir davantage au sujet des immortelles, consulter le site:  www.oleologie.fr.

22/05/2018

Les bénéfices émotionnel, cognitif et physique de la biophilie ou shinrin-yoku (bain de forêt)...

Dans un ouvrage récent, traduit de l'allemand par Mme Alma Terrasse en 2016 et paru au Courrier du Livre et chez France-Loisirs ( en 2017), sous le titre" L'effet guérisseur de l'arbre", Mr Clemens G. Arvay, biologiste autrichien, s'appuie sur un concept inventé par le psychanalyste Erich Fromm: la biophilie ou amour de la vie. On peut s'interroger: comment le simple fait de regarder certains paysages, certains arbres diminuerait le stress et améliorerait l'état de santé et la concentration de personnes malades ou simplement fatiguées? Que nous ayons un jardin ou vivions à proximité d'une forêt, Mr Arvay nous invite à travers les 220 pages de son livre à suivre ses précieux conseils pour tester les effets biophiles des arbres.

Dans la préface de ce livre, Mr Rüdiger Dahlke, médecin, revient sur l'expérience avec ses patients de Mr le professeur Ulrich, dès 1984, puis sur les tests du professeur Qing Li et la tradition japonaise du shirin-yoku et même sur un chaman péruvien. Quant à Mr Arvay, il s'appuie sur les écrits de certains de ses prédécesseurs comme Mme Hidegarde de Bingen avec son "énergie verte", le musicien et journaliste Mr Andreas Danzer, le philosophe et psychothérapeute Mr Erich Fromm et le biologiste américain Mr Edward O.Wilson, professeur à Harvard, afin de rappeler que les bénéfices de la biophilie sont connus depuis longtemps. "Nous avons des racines qui ne poussent pas dans le béton" affirme le biologiste autrichien, une phrase choc pleine de bon sens...

Nous apprenons, à travers les différents chapitres de cet ouvrage, que nous pouvons renforcer notre système immunitaire en forêt, que "les plantes et les paysages communiquent avec notre inconscient, diminuent notre stress et améliorent notre concentration". En effet que ce soit pour lutter contre le diabète, normaliser notre tension artérielle, apaiser nos douleurs, voire soigner des troubles maniaco-dépressifs ou calmer des angoisses, vivre près de la nature, marcher pieds nus dans l'herbe ou dans l'eau, vivre relié à la nature peut être hautement bénéfique.

La nature serait-elle non seulement un espace de retraite, de réflexion sur soi, mais aussi un excellent thérapeute, en stimulant nos cinq sens et en réveillant nos cellules si nous sommes malades? Peu à peu les scientifiques le découvrent à travers des tests cliniques. Sophrologues, relaxologues et psychothérapeutes utilisent déjà des visualisations d'arbres et d'espaces naturels pour détendre et reconnecter avec eux-mêmes leurs patients. La vogue actuelle des "jardin partagés" dans les villes, des "jardins thérapeutiques" à côté des EHPAD , ne signifierait-elle pas que l'être humain ressent le besoin, à tous les âges de sa vie, de s'entourer de verdure, de communier au niveau de  l'esprit, de l'âme et du corps avec tout le vivant?

Le temps où l'homme se croyait seul être vivant doué de pouvoir d'action sur la planète et oû il se vivait en maître de la création me semble révolu. En effet, en redécouvrant les liens qui nous unissent à toute forme de vie qu'elle soit minérale, végétale et animale, l'humain retrouve humilité, confiance dans ses ressentis, sentiment d'interdépendance et amour profond pour "la force de vie créatrice". De quoi renouveler les mouvements écologiques et leur donner un sens plus universel!

Pour approfondir ces notions, lire l'ouvrage de Mr Arvay et consulter par exemple sur internet: prendresoindevous.fr/et-si-on-se-faisait-accompagner-par-un-arbre/

Lyliane

 

 

19/05/2018

Vive le cuir végétal!

Je lis dans Version Femina de cette semaine un article de T.H. sur des matériaux innovants sous le titre "vive le cuir végétal". En mars, la fondation H et M avait subventionné des créateurs de fibres issues de surplus agricoles, d'algues ou de champignons. Ces productions restent apparemment plus écologiques au niveau de la consommation d'eau et de l'énergie dégagée, affirme la consultante en mode vegan: Mme Charlène Romao. Début avril 2018, le salon Veggie World Paris mettait en lumière des options végétales à base d'ananas, pommes, carottes. Il s'agit en effet de garantir des produits obtenus sans souffrance animale. C'est le cas par exemple du maroquinier Ashoka Paris, qui propose ceintures et sacs en cuir de pomme! Résistante et imperméable, cette matière s'obtiendrait avec des pelures de pommes séchées, puis réduites en poudre.

Autre nouveauté: un matériau à base de feuilles d'ananas appelée la "slip-on" de Pinatex. D'autres marques comme Camper et Puma s'y intéressent également. Les épluchures de fruits et légumes pourraient aussi servir à faire des teintures. Chez le fabricant de linge de maison Whole, on fait bouillir la peau d'avocat pour obtenir la couleur "rose sorbet". Si on utilise des épluchures de carottes, on retrouve un jaune ocre, alors qu'avec des pelures d'oignons c'est plutôt un orange pâle. En parfumerie enfin, la maison Etat Libre d'Orange prévoit de lancer à l'automne "I am Trash, les Fleurs du Déchet", une eau fraîche crée à partir de déchets organiques.

Une vraie révolution! Pour en savoir davantage, consulter par exemple sur Internet les sites: www.nae-vega.com ou le site d'H et M ou d'Ashoka.

Lyliane

16/05/2018

A propos de la gemmothérapie...

A mi-chemin entre la phytothérapie, l'aromathérapie et l'homéopathie, on trouve la gemmothérapie. Cette thérapie naturelle repose sur les propriétés thérapeutiques contenues dans les tissus embryonnaires des plantes ou des jeunes pousses des arbres ou arbustes, véritables cellules-souches végétales. C'est le Docteur Pol Henry, médecin belge, qui est à la base de cette forme de thérapie à compter des années 1950.  Au départ, elle était nommée phyto-embryothérapie. L'homéopathe M. Tétau la rebaptisa gemmothérapie en 1970.

Le bourgeon est en quelque sorte l'embryon de la plante ou de l'arbre. Il se trouve à mi-chemin entre les influences telluriques par le tronc et les racines et les influences cosmiques par les feuilles. Cette approche est basée sur l'extraction des principes actifs des bourgeons et jeunes pousses. Ces principes actifs ont des vertus préventives qui peuvent être aussi bien relaxantes que tonifiantes... Récoltés au printemps sur quelques 50 espèces, préservées de toute pollution, ils sont ensuite plongés dans une solution alcoolique glycérinée. C'est le macérat mère originel qui peut être diluée 10 fois de façon à pouvoir être donné à de jeunes enfants (D1). 

Les bourgeons de  cassis,  figuier,  framboisier,  tilleul,  pommier,  bouleau, châtaignier... sont les plus utilisés. La gemmothérapie est généralement vendue en flacons opaques en magasins diététiques comme en herboristeries et en pharmacies. Dans la mesure du possible, il est recommandé de préférer les produits labellisés bio, car ceux-ci sont vraiment naturels et garantis tout au long du processus qui va de la récolte à la commercialisation.

A la tête de l'Association Internationale de Gemmothérapie, il y a Mr Philippe Andrianne, qui est en même temps Président de la Fédération Européenne d'Herboristerie. Celui-ci avait fondé en 1986 la Société HerbalGem, installée à Vielsalm dans les Ardennes. Cette entreprise a grossi et emploie aujourd'hui 20 personnes.  Elle a fusionné en 2013 avec Pranardem, devenant Inula, premier groupe belge spécialisé en thérapies naturelles. Ses principaux clients sont belges et français. Elle exporte sur les USA, le Canada et la Suisse et son chiffre d'affaire en 2014 était de 9 millions d'euros...

Mr Andrianne a écrit deux ouvrages:" La gemmothérapie, médecine de bourgeons" et "Traité de gemmothérapie" chez Amyris. Pour approfondir le sujet, consulter par exemple sur Internet www.biogemm.fr ou www.herbalgem.com/fr/gemmothérapie.

Lyliane 

15/05/2018

Selon Bio consom'acteurs, dernières avancées positives pour la bio.

dossiers et débats

Loi alimentation, Règlement Bio: les dernières avancées pour l’agriculture biologique

Durant le mois d’Avril, les nouvelles pour la bio ont été particulièrement positives. Malgré des décisions qui semblaient peu réjouissantes ces derniers mois, notamment la suppression des aides au maintien pour les agriculteurs en bio en Septembre dernier, il semble que l’évolution vers une alimentation plus durable et responsable soit enfin de mise, bien qu’elle puisse être vue comme trop lente au regard de l’urgence climatique et écologique actuelle.

Loi alimentation : la bio à l’assaut des cantines

A la fin du mois d’Avril, de bonnes nouvelles sont tombées pour la bio. En effet, le vendredi 20 Avril 2018, le projet de loi Agriculture et Alimentation a été voté à la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale. Et certains amendements adoptés sont plutôt positifs pour une agriculture durable.

Plus de bio, assez de bio ?

Le plus remarquable d’entre eux a notamment été celui de l’ancienne ministre de l’Écologie Delphine Batho (PS), qui a permis d’inscrire dans le projet de loi que les repas servis dans les cantines devront comprendre au moins 50% de produits locaux ou labellisés d’ici 2022 (c’est-à-dire acquis selon des modalités prenant en compte le coût du cycle de vie du produit, de produits issus de l’agriculture biologique, de ceux bénéficiant de l’écolabel pêche, et encore ceux issus d’une exploitation ayant fait l’objet d’une certification environnementale). Quant à la bio, la part fixée est d’au moins 20% de la valeur totale.

Si nombre d’associations environnementales comme Bio Consom’acteurs ou Agir Pour l’Environnement (qui avait lancé une pétition pour demander 30% de bio plutôt que 20%) auraient préféré un projet de loi plus ambitieux en ce qui concerne la part du bio dans la restauration collective, ces décisions vont dans le bon sens. Maintenant : passage à l’action !

Le commerce équitable fait son entrée

Autre bonne nouvelle : la part du commerce équitable inscrite aussi dans le projet de loi ! En effet, un amendement proposant d’introduire le commerce équitable dans les objectifs d’amélioration de qualité et de durabilité de l’alimentation en restauration collective publique a été adopté.

Par ailleurs, bien qu’un des amendements adoptés permette une plus grande diversification de protéines, et notamment le développement d’alternatives à base de protéines végétales dans la restauration collective, il semble que ni l’Assemblée ni le gouvernement ne soient prêts à proposer un repas végétarien par semaine, malgré la nécessité indéniable de diminuer la consommation de viande en France et plus largement en Occident…

Le vote définitif du projet de loi est prévu en séance publique du 22 au 24 mai 2018.

Semences paysannes: l’Europe délivre les agriculteurs bio

A l’échelle européenne, la roue tourne également pour l’agriculture biologique ! A Strasbourg, le Parlement Européen a adopté une nouvelle législation visant à soutenir la production biologique. Parmi les décisions qui ont fait le plus de bruit, on trouve une mesure autorisant les agriculteurs bio à vendre les graines issues de leurs propres récoltes. La commercialisation de semences paysannes (c’est-à-dire qui ne sont pas inscrites au catalogue officiel, dans lequel « la majorité de ces semences appartenait à des multinationales comme Monsanto. » selon le Figaro) n’est désormais plus illégale !

En revanche, cette mesure n’entrera en vigueur que dans deux ans et demi, soit en 2021…

Il y a donc de quoi se réjouir pour l’alimentation et l’agriculture bio en France et en Europe ! Mais si ces décisions représentent une avancée considérable, il reste encore de très gros efforts à faire pour que notre société développe une agriculture saine.

Bio Cosom'acteurs

12/05/2018

Le Moringa de Java, un nouvel espoir économique et nutritionnel...

moringa poudre et feuillesVoici le Moringa, Arbre de Vie ou Arbre aux Miracles...(Image site Plantes et Santé)

 

Au centre de l'île de Java, Mr Ai Dudi Krisnadi a lancé une véritable révolution. En effet, il a peu à peu convaincu les villageois (à Ngawenombo notammment) de transformer leurs champs de manioc en plantations de moringa. Les feuilles, les graines et les fleurs de cet arbuste, qui autrefois était uniquement réputé protéger de la magie noire, ont révélé être porteurs de 18 acides aminés, dont notre organisme a grand besoin. Le moringa oleifera, dont 13 espèces ont été recensées, était déjà utilisé par la médecine ayurvédique au 2ème siècle avant JC, présente un intérêt nutritionnel, thérapeutique et cosmétique. Non seulement ses feuilles apportent des vitamines A, C et B et de bons acides gras, mais la plante serait même susceptible de "dépolluer la planète".

Aussi, à Java désormais, plusieurs fois par mois, les habitants récoltent les feuilles du Moringa. Celles-ci sont réduites en poudre et vendues 2 millions de roupies le kilo. Une huile extraite des graines est également une source importante de revenu. Quant à l'engrais de moringa, il est très bon pour la culture locale des légumes et c'est un aliment de choix pour les chèvres, les vaches et les poules. Les habitants sont fiers de contribuer à nourrir les personnes anémiées, à protéger le la maladie d'Alzheimer partout dans le monde. En outre, ils bénéficient grandement de la redécouverte des vertus du moringa, qui leur assure une vie plus confortable. Il est possible dans les pays occidentaux de trouver du moringa en magasin diététique comme de l'acheter en ligne.

Pour en savoir plus sur cette initiative heureuse et sur le moringa, consulter par exemple sur internet le site: www.plantes-et-sante.fr.

Lyliane

Attirer les oiseaux dans son jardin, selon la revue Notre Temps...

 
Jardin: comment faire venir les oiseaux?
Quelles fleurs privilégier pour attirer les oiseaux dans son jardin toute l'année? Les conseils de Pierre-Yves Nédélec, notre expert.

1) Je nourris les oiseaux l'hiver mais, lorsque j'arrête, ils disparaissent. Que planter dans mon jardin pour qu'ils continuent à s'y ravitailler? Lola 83 

Pierre-Yves Nédélec: Bravo et merci de prendre soin de la gente ailée qui a beaucoup souffert du froid cet hiver et du manque de nourriture. C'est bien de ne plus les nourrir lorsque les conditions météo leur permet de se nourrir. Mais l'automne et l'hiver, il peut être utile de leur offrir le gîte et le couvert. Les haies en mélange à base d'essences locales sont indispensables. Les arbustes à baies comme le sureau et la viorne ainsi que les rosiers botaniques sont une bonne source de nourriture. Mais c'est sans compter sur les pommiers dont les fruits tombés au sol sont particulièrement appréciés des merles. Laissez les fleurettes s'installer dans la pelouse en taillant moins ras. Nombre d'insectes apprécieront et les oiseaux insectivores y trouveront leur bonheur.

Semez un mélange de fleurs pour prairie fleurie. graines Les granivores apprécieront de picorer les graines des cosmos et des tournesols. Les légumes montés à graines de salade et de panais attireront les chardonnerets. La diversité des végétaux et la conduite en bio de votre espace favoriseront les insectes dont la population sera contrôlée par les oiseaux. Un équilibre assez simple à mettre en place.

2) Quelles plantes mettre dans les jardins pour nourrir les mésanges, les rouges gorges et les chardonnerets l'été puisqu'il faut arrêter les graines en avril? J01227

La mésange et le rouge-gorge sont des insectivores qui passent à un régime granivore en hiver. Inutile de leur proposer des plantes à graines en été. Quant au chardonneret, rien ne vaut le cosmos et le panais monté à graines.

Par Stéphanie Letellier le modifié le

11/05/2018

Que penser du grand prix de la formule E à Paris? selon Challenge...

Le grand prix de Formule E de Paris, est présenté par certains comme une "course écologique". Moins polluant que la Formule 1, ce championnat électrique n'est pourtant pas sans effet sur l'environnement, avec la construction d'un circuit en centre-ville pour quelques jours à Paris.

 La voiture électrique est présentée par ses aficionados comme la solution ultime contre la pollution automobile. Un bilan à nuancer, comme l'a démontré Challenges il y a quelques semaines (lire notre article sur le ). Pour en faire la promotion, le championnat de Formule E est l'équivalent électrique de la Formule 1 : ce championnat régi par la FIA (Fédération Internationale de l'Automobile) voit s'affronter des monoplaces électriques, engagées pour certaines par de grands constructeurs comme Audi, Jaguar, Renault ou DS Automobiles.
La particularité des courses de Formule E est qu'elles ont lieu en centre-ville. Un choix assumé de la FIA, qui désire prouver la compatibilité de la voiture électrique avec la ville et, par ailleurs, disposer d'un cadre visuel à même de donner de l'attrait aux manches du championnat. Pour autant, ce choix impose quelques contraintes, en particulier dans le cas du Circuit des Invalides de Paris. Le tracé étant défini sur des rues pavées classées, il faut prévoir un bitume provisoire pour la course, le revêtement d'origine étant trop rude pour les monoplaces.

Le grand-prix de Formule E en contradiction avec la politique de Paris?
Selon David Belliard, président du Groupe Ecologiste de Paris, cet événement est une absurdité. "Nous trouvons que l'organisation de cette course est en contradiction complète avec la politique de la Mairie de Paris en termes de mobilité, qui prône un rééquilibrage de l'espace publique. Créer une infrastructure spécifique est un non-sens. On construit un circuit automobile pour quelques jours, alors qu'il en existe dans la région. A l'heure où on veut justement mettre la banlieue en avant, notamment à l'occasion des jeux olympiques, cela semble incohérent. De plus, on est en droit de se demander quel est le coût environnemental de cet événement. A chaque fois que nous posons la question à la Mairie de Paris, nous nous voyons opposer une fin de non-recevoir."

Pour autant, le coût écologique apparaît au cœur des préoccupations de l'organisation. La FIA a ainsi confié à DHL la totalité de la logistique du championnat de Formule E. C'est-à-dire que le transporteur s'occupe non seulement des tribunes, murets de protection et équipements audiovisuel, mais aussi des voitures et des matériels des écuries. Alors que dans la majorité des compétitions, en particulier en Formule 1, ce sont les écuries qui se chargent de leur propre logistique. Confier ce chapitre à une unique entreprise permet donc d'optimiser coût et pollution.
"Nous avons 40 voitures et 45 batteries à transporter entre chaque course. Pour ces dernières, nous sommes la seule entreprise au monde, à avoir l'habilitation pour un transport par avion. Au total, nous gérons la logistique de 450 tonne de matériel. C'est l'équivalent de deux Boeing 757", explique Philippe Prélat, PDG de DHL France. "Notre entreprise a pour ambition d'être zéro émission à l'horizon 2050.

Le chapitre environnemental est donc au cœur de nos préoccupations. La Formule E parcourt 70.000 km par an, et nous favorisons autant que faire se peut les voies fluviales et ferroviaires, moins polluantes, lorsque le calendrier le permet. Notre partenariat exclusif avec la FIA, depuis la création du championnat en 2013, nous permet d'être à la pointe. Autour du paddock, nous effectuons les livraisons grâce à nos effibot, des chariots électriques autonomes. Cela nous permet de développer de nouvelles solutions, qui intéressent nos clients. A Nice par exemple, toutes nos livraisons se font avec des véhicules électriques".

Dix à quinze fois moins polluant que la Formule 1

La Formule E permet donc de développer de nouvelles technologies pour les voitures électriques, mais aussi en termes de logistique, notamment pour la livraison du dernier kilomètre, en centre-ville. Reste que l'impact est réel. Si DHL se refuse à donner une estimation pour 2018, les organisateurs avaient avoué des émissions de 12.000 tonnes de CO2 sur la saison 2016, l'équivalent de 3.000 voitures en un an. C'est toujours dix à quinze fois moins qu'une saison de Formule 1.

En aucun cas donc, il n'est possible de considérer le E-Prix de Paris comme un événement écologique, même si des efforts réels sont entrepris pour diminuer son impact. Reste l'élément le plus aberrant, celui de recouvrir le tracé de la course d'une couche de bitume. Dans le 7 arrondissement de Paris, les travaux débutent trois semaines à l'avance. C'est un va-et-vient de camions (à moteur Diesel) et d'engins de chantier qui étalent le goudron sur la chaussée. Interrogée par Challenges, la société Colas n'a pas souhaité donner de chiffres quant au bilan écologique de ce chantier, son client la FIA lui ayant demandé expressément de ne pas communiquer sur le sujet.

selon Nicolas Meunier - Challenges - samedi 28 avril 2018

06/05/2018

La grande enquête des herboristes !

 

Chère amie, cher ami,

L’herboristerie peut se pratiquer de manière variée. Et il n’y a pas aujourd’hui un seul métier d’herboriste mais plusieurs : l’herboriste au comptoir, celui qui exerce en cabinet, celui qui transforme ou qui produit les plantes médicinales.

Leur point commun est d’appartenir à une même filière.

Cette filière est structurée et rendue vivante depuis cinquante ans par des personnalités extraordinaires qui ont su la maintenir envers et contre tout.

Les herboristes ont résisté aux attaques des ordres : pharmaciens et médecins ne voulaient pas d’eux et ils ont même fait pression sur le gouvernement du Maréchal Pétain pour obtenir la suppression du diplôme d’herboriste, actée en 1941. Après-guerre, ils ont fait pression à nouveau pour maintenir cette interdiction alors que la très grande majorité des lois prises sous le Régime de Vichy, ont été abrogées.

Le diplôme a donc été supprimé mais les herboristes déjà en exercice ont eu le droit de continuer leur activité jusqu’à leur mort. Cynique concession. Elle montrait que les herboristes ne présentaient aucun danger pour les populations mais que le parti de la médecine chimique avait gagné.

Les herboristes ont transmis leur savoir à leurs employés et à leurs amis qui ont continué à faire vivre la filière.

Les herboristes ont résisté aux assauts de l’industrie pharmaceutique, qui dans les années 80, s’est pris d’un intérêt soudain pour les plantes et voulait siphonner la filière. Ils ont résisté aux attaques de l’administration qui les houspille depuis des années.

L’histoire des hommes et des femmes qui pratiquent l’herboristerie aujourd’hui, c’est souvent l’histoire de leur procès. Alors qu’ils rendent un service extraordinaire à la population que personne d’autre qu’eux ne peut faire, ils continuent à être régulièrement attaqués.

Pour sortir de cette ornière, il faudra, à un moment donné, que l’on reconnaisse à nouveau la filière herboristerie. Cela ne peut se faire qu’à travers l’obtention d’un diplôme reconnu par l’État.

La Fédération des Écoles d’Herboristerie, qui réunit les centres d’enseignement de l’herboristerie en France travaille sur l’élaboration du contenu de ce futur diplôme.

Cette démarche est soutenue par le Synaplante, syndicat professionnel qui réunit tous les métiers de l’herboristerie.

Mail il est évident que ces institutions ne pourront rien obtenir du gouvernement sans un soutien massif de la population.

C’est pourquoi le Synaplante vous propose aujourd’hui une grande enquête sur l’herboristerie. Elle vise à mieux connaître votre relation aux plantes médicinales et à l’herboristerie.

C’est un questionnaire rapide. Je vous le transmets ci-dessous. Je vous engage à y répondre. Cela ne prend que quelques minutes et votre démarche donnera du poids aux herboristes qui se battent pour la filière.

Je réponds au questionnaire i


 

 

04/05/2018

Dix conseils pour se protéger des perturbateurs endocriniens...

Les perturbateurs endocriniens sont partout, notamment dans les produits de consommation courante et l'air que nous respirons. Réduire notre exposition à ces substances, dont nous connaissons la nocivité pour la santé, semble relativement simple en sortant de nos habitudes. D'où les 10 conseils suivants concernant emballages, cosmétiques, air intérieur et équipement en général, donnés par Mme Claire Reuillon pour le Journal d'avril de la MGEN.

- Privilégier les fruits, légumes et céréales issus de l''agriculture biologique: leur consommation permet de réduire significativement l'exposition aux pesticides.

- Enlever la peau des poissons et choisir de préférence de petits poissons de mer (sardines, maquereaux) car avec les gros poissons (thon, saumon...)le niveau de contamination augmente (dioxine, PCB...)

- Limiter l'usage du plastique en cuisine (plats préemballés, boissons en bouteilles plastiques, canettes, conteneurs à placer au micro-ondes...). Préférer l'eau du robinet ou des contenants en verre pour la conservation. Préparer soi-même un maximum de plats.

- Réduire le nombre de cosmétiques inutiles, ceux qui contiennent des phtalates, du triclosan, des parabènes. Pour les enfants surtout privilégier le savon et les crèmes naturelles hydratantes sans parfum (cire d'abeille, amande douce, eau de rose...)

- Se protéger des UV avec des chapeaux et vêtements couvrants, plutôt que d'avoir recours à des crèmes solaires comportant parfum, conservateurs, colorants de synthèse, filtres chimiques...

- Laver les vêtements neufs avant de les porter. Préférer les fibres naturelles (coton, lin, laine)et non traitées.

- Opter pour le bois brut pour les meubles et les jouets. Les bois agglomérés, en effet, contiennent de nombreux produits chimiques (colles, vernis...) et les jouets en plastique comportent souvent des phtalates.

- Eteindre les appareils électroniques la nuit, car allumés ils libèrent des retardateurs de flamme.

- Aérer la maison le plus souvent possible. Passer l'aspirateur régulièrement pour chasser les poussières imprégnées de polluants atmosphériques.

- Enfin, pour l'entretien de la maison, privilégier les produits éco-labellisés ou naturels (cire d'abeilles, vinaigre blanc, jus de citron, bicarbonate...).

Pour en savoir davantage, consulter l'ouvrage de Mme Barbara Demeneix "Cocktail toxique" chez O. Jacob ou sur Internet: www.anses.fr ou sur les sites: www.invs.santepubliquefrance.fr ou même www. igas.gouv.fr.

Lyliane

27/04/2018

La culture bio: l'avenir dans nos assiettes...

Les produits bio sont partout: à la ferme, au marché, dans les magasins spécialisés et même dans certains supermarchés. Mais ce n'est pas une invention récente, car depuis les travaux du philosophe allemand Rudolf Steiner, inventeur de la biodynamie dans les années 1920, l'écologie et l'éthique étaient au cœur de certains mouvements intellectuels. En 1962 était fondée l'AFAB (association française pour l'agriculture biologique). Le Mouvement indépendant Nature et Progrès a été crée en 1964. Toutefois, en France, le tournant est vraiment intervenu en juillet 1980, avec la reconnaissance officielle d'un type d'agriculture n'utilisant pas de produits chimiques, ni pesticides de synthèse.

Le logo AB (Agriculture Biologique) est apparu dans notre pays en 1985. L'Europe a suivi en 1991 avec le logo Eurofeuille en reprenant les textes législatifs français, pour les productions végétales, puis animales en 2000, comme l'explique le petit journal Terre de Bio de la Société Thiriet. Obligatoire chez nous depuis 2010, ce logo est malheureusement facultatif pour les produits importés. Mais c'est aussi un précieux repère pour les consommateurs, car il garantit la présence de 100% d'ingrédients issus d'un mode de production bio. Le logo AB s'applique aussi bien à la viande, aux légumes, au lait, qu'aux produits d'épicerie (sucre, farine, café, thé, chocolat, pâtes, riz, céréales...), au vin et à la bière...

"L'intérêt croissant pour le bio repose sur l'émergence d'une conscience écologique dans toutes les classes sociales" écrit le journaliste de Thiriet. Manger des aliments sains, au meilleur goût est vraiment un plus. Autre bénéfice: le bio favorise la biodiversité, préserve les ressources naturelles, limite les émissions de gaz à effet de serre et protège la santé des agriculteurs et des consommateurs. Sans oublier que le bio peut être "créateur d'emplois" pour jeunes ou moins jeunes en reconversion. Plus de 15 000 emplois sont proposés dans la transformation et la distribution. Certes, si le terrain précédemment a été pollué, il est nécessaire d'attendre 3 ans avant de pouvoir prétendre être labellisé.

Les prix sont un peu plus élevés avec la culture en bio, car la destruction des parasites, l'arrachage des mauvaises herbes se fait manuellement. La main d'œuvre plus importante revient cher, mais les intrants chimiques n'étaient pas donnés non plus! Du coup, la profession tend à se passer d'intermédiaires et à demander un juste prix au consommateur. Devenir accessible à tous reste le défi de l'agriculture bio. Pour le moment, 17% des fruits et 9% des vignes sont cultivés en bio. Le gouvernement français souhaite arriver à 8% des surfaces agricoles en bio d'ici 2021.

On estime qu'en 2015, le marché du bio représentait 2,8 milliards d'euros en  Europe. En France, 9 personnes sur 10  ont consommé du bio en 2016 et 7 sur 10 au moins une fois par mois. La surface agricole réservée au bio (6% actuellement) a augmenté de 50% en trois ans. La France est le 3 ème pays d'Europe accordant le plus de place à l'agriculture biologique. Dans le monde, l'Australie et l'Argentine sont en tête du classement mondial pour les surfaces consacrées à ce type d'agriculture.

Pour approfondir ce sujet, aller sur le site du Ministère de l'agriculture dans notre pays: www.agriculture.gouv.fr ou par exemple aussi sur www.agencebio.org/la-bio-en-france .

Lyliane 

 

24/04/2018

Adopter un olivier espagnol...

A travers un article du magazine Plantes et Santé d'avril 2018, nous apprenons qu'un petit village d'Espagne, au Sud de Saragosse, nommé Oliete et connu pour la qualité de son huile d'olive jusqu'au début du 20 ème siècle, s'est dépeuplé et aurait actuellement plus de 100 000 oliviers à l'abandon.

Heureusement, en 2014, un entrepreneur du nom de José Alfredo Martin a lancé le site: apadrinauolivo.org pour sauver ce patrimoine rural. Ce site permet à chacun d'adopter un des nombreux oliviers du village en échange de son huile d'olive. Le but était aussi de créer des emplois localement.

A ce jour, plus de 2000 personnes ont déjà adopté un arbre et 11 emplois ont été crées. Les plus curieux peuvent se rendre sur place pour visiter ce village, voir les arbres et même participer à la récolte des olives. Cette initiative existe également en Italie - www.olivomio.fr- et en Crète - www.adravasti.fr, signale l'article.

Nous pourrions prendre cet exemple et tenter de soutenir un patrimoine oublié qu'il soit environnemental ou artisanal dans notre pays. Par exemple adopter dans certaines campagnes françaises désertées par leurs populations: des vignes, des ruches, des châtaigniers, des champs de lavandes en échange de bouteilles de vin, de pots de miel, de crème de marrons, d'huile essentielle de lavande... 

Pour aller plus loin avec l'adoption d'oliviers en Espagne, contacter par Internet: www.apadrinauolivo.org.

Lyliane

Agriculture biologique: un coup de pouce attendu!

 Agriculture bio : 1,1 milliard d’euros pour la développer d’ici 2022
A LA UNE POLITIQUE   Publié le 05/04/2018 à 14h49 par SudOuest.fr avec AFP.
 
Une enveloppe de 1,1 milliard d'euros. Voilà ce que prévoit le gouvernement pour donner un coup de pouce à l'agriculture biologique et développer les terres cultivées en bio.  BATAILLE PHILIPPE Le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert, va débloquer plus d’un milliard d’euros pour faire passer à 15% la part de terres cultivées en bio d’ici 2022.


Le gouvernement prévoit une enveloppe de 1,1 milliard d’euros pour développer l’agriculture biologique en France dans les cinq ans, selon un document confirmant une information du Figaro. Le gouvernement, qui revendique ainsi une augmentation de 62% du budget par rapport au précédent plan ambition bio, espère faire passer de 6,5 à 15% les terres cultivées en bio d’ici à la fin du quinquennat. Il souhaite ainsi permettre à l’agriculture française de mieux répondre à l’explosion de la demande de produits bio en France. Actuellement, la France importe près de 30% des produits bio qu’elle consomme.

Cette enveloppe de 1,1 milliard de financements publics exclusivement consacrés à la conversion, se compose de 630 millions d’euros d’aides européennes, les fonds Feader (fonds européen agricole pour le développement rural), de 200 millions de co-financement de l’Etat, complétés d’autres financements publics, en provenance principalement des agences de l’eau. Une participation évaluée entre 170 et 200 millions d’euros. Source : http://www.sudouest.fr/2018/04/05/agriculture-bio-1-1-milliard-d-euros-pour-ladevelopper-d-ici-2022-4346305-710.php
J.F. 8/4/2018 

19/04/2018

C'est le printemps: mangeons des germes de luzerne et des feuilles de tilleul, selon Mr Dupuis!

 

Manger des germes de luzerne

Notre système digestif ne nous permet pas de brouter la luzerne comme le bétail.

En revanche, nous pouvons consommer avec délice les jeunes pousses de luzerne.

À peine germées, elles concentrent les enzymes, vitamines et minéraux qui nous apportent les bienfaits suivants :

  • amélioration de la santé digestive. Une portion de luzerne contient 0,6 gramme de fibres, qui améliorent le transit et réduisent le reflux gastro-intestinal, la constipation, les hémorroïdes et les ulcères duodénaux [1] ;

  • anti-inflammatoire. Les germes de luzerne sont très riches en vitamine C, qui aide à réduire l’inflammation systémique dans le corps et prévient les maladies chroniques en réduisant le stress oxydatif [2] ;

  • combattre les radicaux libres. La luzerne a des propriétés antioxydantes. Elle aide à réduire les radicaux libres [3] ;

  • contrôler le diabète. Une étude sur des souris publiée dans le Pakistan Journal of Pharmaceutical Sciences a montré que les pousses de luzerne avaient des propriétés anti-hyperglycémiques et anti-hyperlipidémiques [4].

Cultivez votre propre luzerne !

Rien de plus facile que de cultiver vos propres germes de luzerne, car il suffit de mettre des graines sur de la ouate humide, puis de les laisser pousser en veillant à ajouter de l’eau pour maintenir l’humidité.

Les graines de luzerne se cultivent et se mangent comme celles de radis, de chou rouge. Elles se trouvent en barquette en magasin bio. Mais en mettant vos propres graines dans du coton humide, vous obtenez le même résultat en 5 jours.

Vous récoltez votre luzerne lorsqu’elle fait 5 à 10 cm de haut, au bout de 5 jours, et vous la mangez en salade, avec de l’avocat ou avec du fromage frais de chèvre ou de brebis.

En la cultivant vous-même, vous avez la garantie qu’elle ne contient aucun pesticide, métal lourd ou autre forme de pollution.

Mise en garde en cas de lupus érythémateux

Attention, toutefois : la luzerne contient de la lectine, une protéine qui se lie aux protéines qui relient les membranes de vos cellules. En grande quantité, la lectine peut avoir des effets neurotoxiques et cytotoxiques. Certaines personnes y sont allergiques.

Elle peut, en particulier, déclencher des crises chez les personnes souffrant de lupus érythémateux.

Consommez de la luzerne avec modération. C’est ainsi que vous en tirerez les meilleurs effets pour votre santé.

Mangez les feuilles des arbres

Et ce n’est pas tout pour ma grand-mère.

Si elle vivait encore, elle me verrait aussi dans quelques jours sortir un panier à la main récolter des feuilles de tilleul pour m’en régaler.

Lorsqu’elles sont toutes jeunes, vert tendre, translucides, ces feuilles font la meilleure des salades. Qu’elles proviennent du tilleul à petites feuilles (feuilles de 3 à 8 cm) ou du tilleul à larges feuilles (feuilles de 10 à 15 cm), elles sont également comestibles.



Les jeunes feuilles de tilleul font la meilleure salade de printemps !

Plus âgées, les feuilles séchées font une farine très nutritive. Nombre de familles françaises furent ainsi sauvées lors de la dernière guerre mondiale, lorsque les Nazis rationnaient la population. Et les Iroquois consommaient même les jeunes pousses de tilleul et les rameaux, crus ou cuits.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

Quizz sur les plantes médicinales avec Pure Santé de Mr G. Combris...

 
 
 
 
   
 
 
 

Avez-vous 5 minutes ?

Chère lectrice, cher lecteur, 
 
Aujourd'hui on sort une feuille, un crayon, on range les cahiers...interro surprise !!! 
 
Je vous ai déniché un petit questionnaire sur les plantes médicinales ; il prend à peine 5 minutes à remplir, mais vous allez voir, c'est très amusant et ce sera pour vous l’occasion de faire le point sur vos connaissances sur les plantes :
  • A la fin du questionnaire, vous recevrez également des informations pour compléter vos connaissances sur les plantes médicinales.
Santé !

Gabriel Combris