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13/10/2019

Lutte contre les lobbys: deux ONG lancent une campagne pour inciter les politiques à rendre leurs agendas publics

Transparency France et le WWF France veulent "lever le voile sur les relations entre les lobbys et les responsables politiques".

Qui influence dans l'ombre les textes de loi votés par les responsables politiques ? Associations, ONG, think tanks, syndicats, mais aussi grands groupes internationaux ou cabinets plus ou moins opaques... les lobbys (ou représentants d'intérêts) interviennent tout au long du processus législatif, donnant lieu, parfois, à des dérives. Deux ONG, Transparency France et le WWF France, lancent une campagne, lundi 30 septembre, pour "lever le voile sur les relations entre les lobbies et les responsables politiques".
"Alors que de plus en plus de lobbies cherchent à influencer la loi, la défiance des citoyens envers les responsables politiques n'en finit plus de grandir", constatent les deux organisations dans un communiqué. "Pesticides, perturbateurs endocriniens, énergies fossiles, plastique... Les scandales sur les actions de lobbying défraient régulièrement la chronique, révélant l'opacité qui entoure les décisions politiques et renforçant le sentiment que les responsables politiques sont 'sous influence'", ajoutent-elles.
Une pétition en ligne
Les deux ONG demandent donc aux responsables politiques davantage de transparence, notamment en rendant "publics et accessibles leurs agendas des rencontres avec les lobbies de tous bords". Une pratique déjà en vigueur au sein de la Commission européenne et en partie au Parlement européen, notent Transparency et le WWF.
Par ailleurs, les deux organisations demandent à "renforcer les informations demandées aux lobbys sur leurs activités dans le cadre de la déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique" (HATVP). Les représentants d'intérêts, censés être tenus de déclarer leurs activités, sont actuellement près de 2 000 à être recensés sur le répertoire de la HATVP.
Des politiques "trop influencés" pour 79% des Français
"Il est grand temps de mettre un terme à cette opacité et de permettre enfin aux citoyens de savoir qui influence la loi, avec quels moyens et quels arguments", argumente Véronique Andrieux, directrice générale du WWF France. Selon un sondage Ifop commandé par les deux ONG, 79% des Français estiment que les responsables politiques sont "trop influencés par les lobbies" et 84% pensent qu'ils
devraient "rendre publiques leurs rencontres avec les lobbyistes". Une pétition pour "exiger la transparence du lobbying" a été mise en ligne sur le site du WWF.

Franceinfo - Franceinfo - lundi 30 septembre 2019

 

Aubervilliers considérée comme ville emblématique de la ville moderne...

Avec ses espaces partagés et terrasses végétalisées, la tour Emblématik préfigure comment on habitera dans le Grand Paris.

A la sortie du métro Front populaire, dès l’escalator, la tour Emblématik s’impose. Comme une évidence. Combien d’étages ? Quelle hauteur ? Roland Castro, le père du projet, jubile : « Tout le monde se plante ».
Avec son système de jardins tous les quatre étages et les appartements en duplex, difficile effectivement de réaliser que cette tour compte 18 étages pour 55 mètres. L’architecte et son associée Sophie Denissof ne sont pas peu fiers de cette réalisation qui donne toute sa dimension à un quartier qui préfigure ce que sera le Grand Paris.
Dix années de gestation
Il leur aura fallu dix ans depuis la présentation de leur projet de « Village Vertical » pour que leur vision se concrétise. Après bien des péripéties et nombre de batailles, c’est finalement Aubervilliers qui a choisi d’accueillir Emblématik et ses 88 appartements. Tout en élégance et en légèreté, le bâtiment joue avec ses grandes loggias d’angle entre lesquelles s’élancent des colonnes aux teintes dorées. Les arbres et les plantes grimpantes commencent à y trouver leur place, transformant ces terrasses en véritables jardins suspendus. Un manifeste pour Roland Castro :
« J’ai appliqué la consigne de mon copain Jean-Louis Avril qui disait ‘j’aime bien les tours, à condition que le sol monte avec’. C’est ce que nous avons fait. »

Les tours font peurs
En France, l’idée de tour fait peur. Avec Emblématik, les deux architectes, suivis par le promoteur Nexity ont voulu prouver qu’il est possible de construire une tour « humaine » :
« On a des images de tours alignées les unes à côtés des autres, avec une architecture très monotone », explique Evelyne Flacher, Directrice générale Nexity Immobilier résidentiel, « ce qu’on a voulu montrer ici, c’est que la densité, qui est nécessaire dans nos villes où le foncier est de plus en plus rare, peut être désirable et la hauteur, elle peut être belle. »La tour Emblématik de Castro et Denissof vue depuis la place du Front populaire à Aubervilliers
Cette tour, ces jardins, c’est un peu la réponse de Castro et Denissof à ce que sera habiter demain. En milieu urbain où la question de la densité est cruciale, elle permet de concilier les injonctions souvent contradictoires des habitants : vivre dans de l’individuel, comme dans une maison, et en même temps, rester en centre-ville, comme l’explique Sophie Denissof :
« Ce bâtiment, c’est un peu un prototype. Il montre à quelles conditions on peut répondre à la question de la densité. »
Les loggias sont de véritables îlots de fraîcheur, des régulateurs thermiques qui isolent le bâtiment. Ce sont aussi des espaces partagés par les habitants. « Ils donnent l’occasion de se rencontrer. On peut y aller mais on n’est pas obligé d’aimer son voisin. On peut éventuellement le fréquenter, si on veut », sourit Roland Castro.
Des espaces pour se rencontrer
« On y a organisé des réunions de copropriété qui se sont transformée en fêtes. Au final, on n’a pas vraiment parlé de l’immeuble mais c’était très sympa », raconte Allan Tupin, installé dans un duplex au sommet de la tour. « On y va aussi tout simplement pour passer un coup de fil, organiser un anniversaire d’enfants, ou en amoureux, pour profiter du coucher de soleil en buvant un verre. »

4500 euros le mètre carré
Emblématik répond aussi à la problématique de l’accessibilité. A une station de métro de Paris, Nexity a vendu les appartements à, en moyenne, 4 500 euros le mètre carré, soit entre deux et trois fois moins cher que de l’autre côté du périphérique. Une tentative pour garder une certaine mixité sociale à Aubervilliers.Le succès a été au rendez-vous puisque la totalité des appartements ont tout de suite été vendu. Les habitants prennent leurs marques, s’approprient les lieux. « En fait, on n’a pas l’impression d’être dans un tour de 18 étages, hormis la vue », constate Allan Tupin, « une vue qui fait aussi l’intérêt de l’appartement, avec ce dégagement sur Paris, le Sacré-Cœur, la Défense… »
Certains résidents, à l’instar de Florian Sertillanges, émettent quelques bémols : « En vivant ici, je découvre qu’il y a quelques problèmes d’insonorisation et on a aussi un local poubelles qui n’est pas adapté. Ce sont des dysfonctionnements qu’il va falloir qu’on règle. »
Un art de vivre
Un quotidien qui se met en place, des questions à résoudre, la vie d’un immeuble en somme. Et la fierté des architectes d’être parvenus à réaliser ce lieu de vie. « Cette tour, avec ces appartements comme des maisons, elle offre un art de vivre en ville », explique Sophie Denissof, « habiter quelque part, ce son des éléments très archaïques. Il faut qu’on soit protégés, il faut qu’on soit chez soi. Et c’est parce qu’on est bien chez soi qu’on arrive tous ensemble. »

Louis Morice - L’Obs - lundi 23 septembre 2019

12/10/2019

Surprenant: des microbes pourraient nous apporter des protéines...

Exit la viande, place aux microbes. Le Français Thomas Jonas, président de "Sustainable Bioproducts" (entreprise spécialisée dans les technologies alimentaires), a découvert comment obtenir des protéines à partir de micro-organismes provenant du volcan de Yellowstone (Montana, Etats-Unis).
Ces microbes permettraient de créer des laitages et de la viande. Une alternative qui arrive à point nommé, puisque la consommation de viande rouge reste en hausse, cette production demande beaucoup d’eau, d’énergie et de terres.

Un projet attirant
Cette découverte a attiré des investisseurs comme Danone, la société de Thomas Jonas espère lancer d’ici un an et demi ses substituts de protéines, dans un premier temps sur le sol américain. D’après le CEO de Sustainable Bioproducts“les microbes se multiplient vite et en toute saison”, cette nouvelle forme d’agriculture est idéale pour sauver la planète et la cause animale.

— The Good Food Institute (@GoodFoodInst) September 5, 2019
Une découverte qui a ses limites
Les sources chaudes du volcan Yellowstone pourraient bien être un vivier de protéines essentielles pour une alimentation saine et équilibrée. Sauf que ces microbes ne seraient pas très compatibles avec l’alimentation totalement vegan. 

Laura Anglionin - Glamour - mercredi 25 septembre 2019

 

Environnement et jeux vidéos...

L’apocalypse est une thématique ultra-récurrente dans les jeux vidéo. Accidents nucléaires, zombies, maladies… «Sans ressources naturelles, pas de survie.» Un mantra pas seulement virtuel quand on sait que nous consommons l’équivalent de 1,7 planète pour assouvir nos besoins. Pour sensibiliser au problème, les jeunes notamment, l’ONG WWF France et l’agence We Are Social lancent le #NoBuildChallenge sur Fortnite, qui compte près de 250 millions d’adeptes dans le monde entier. «C’est un outil social de conversation et plus seulement un jeu», argue Fabien Gaetan, creative strategist dans la boîte de com.
La règle est simple : jouer sans exploiter le bois, la pierre… qui initialement, constitue un gros avantage pour progresser dans la partie. Sensibles à la cause, les gamers de l’équipe française Solary ont accepté de relever le défi en affrontant en juin et juillet derniers sur la plateforme de streaming Twitch d’autres influenceurs soumis aux mêmes contraintes. Ces porte-étendard ont même réussi à récolter un million de dollars lors de compétitions internationales qui seront reversés au WWF. Et ce n’est qu’un début, d’autres rendez-vous sont à venir.
«Les jeux purement militants, on en trouve peu»
Aujourd’hui et malgré l’inquiétude croissante sur le sujet, seule une poignée de jeux vidéo abordent de façon plus ou moins aboutie la dimension environnementale. Les premiers sont apparus à la fin des années 80 et au début des années 90. Marc Pétronille, l’un des cofondateurs des Editions Pix’n Love, pense notamment à «Sonic The Hedgehog» et ses méchantes machines qui menacent les animaux et la nature. Mais aussi à «SimEarth», «ToeJam & Earl» et son univers souillé, «Global Gladiators», «Ecco the Dolphin» et son cétacé veillant à la protection des fonds marins, «Captain Planet»… Ou encore «Final Fantasy VII» dans lequel un conflit oppose un groupe d’activistes à une multinationale qui exploite sans vergogne la planète. Sans oublier, «Eco Fighters», ses pluies acides, ses eaux polluées et sa déforestation massive.

Les jeux purement militants, on en trouve peu», souligne Alexis Vrignon, chercheur post-doctoral qui s’intéresse à la place de la technologie dans les relations entre l’homme et la nature. La plupart abordent le problème écolo en filigrane ou sous un aspect plus symbolique, poétique voire psychédélique. Contacté par Libération, Oscar Lemaire, journaliste indépendant spécialiste des jeux vidéo, acquiesce. C’est le cas de «From Dust» et «Paper Beast» (bientôt commercialisé), imaginés par le concepteur Eric Chahi. «J’aime parler du vivant, de la connexion directe entre l’homme et la nature brute. Ça nous rappelle qu’on est peu de chose face aux éléments. Bien sûr, il y a des connexions à l’environnement mais pas d’engagement purement écologique.»

La question des serveurs informatiques
Si les éditeurs indépendants osent franchir le pas, les gros éditeurs, eux, sont frileux. Pour Alexis Vrignon, il existe plusieurs raisons à cela : «Déjà, le jeu vidéo, c’est une attitude de consommation reliée à une économie productiviste, capitaliste. Ensuite, même si on observe une capacité de certains à se saisir de questions éminemment politiques, le Gamergate les a refroidis. Et puis, les gros éditeurs ont une certaine approche de ce que doit être un gamer : homme, jeune, hétéro… qui pourtant ne correspond pas à la réalité.» Autre raison et non des moindres : avec la dématérialisation du jeu vidéo, on ne s’est jamais vraiment posé la question de l’impact environnemental des serveurs qui tournent en permanence. La prise de conscience est progressive d’autant que Google vient d’annoncer le prochain lancement de Stadia, sa plateforme de jeux vidéo en streaming.
Fabien Gaetan, de We Are Social, résume : «Aujourd’hui, on dénonce les gens qui prennent l’avion et la voiture. Dans dix ans, on dénoncera ceux qui utilisent Internet.»
Aurore Coulaud - Liberation - mercredi 11 septembre 2019

11/10/2019

La ville de Cannes (06) se dit prête à interdire les croisiéristes pollueurs...

Dans le journal 20 Minutes, Mr Fabien Binacchi nous fait savoir qu'en matière d'environnement la ville de Cannes se déclare "prête à prendre des arrêtés contre le transfert sur terre des passagers de paquebots pollueurs". Le groupe MSC , leader mondial des croisières, est venue, en effet, parapher la Charte environnementale  édictée par la municipalité pour réduire l'impact du tourisme maritime. Il semble que d'ores et déja 93% des organisateurs de croisières dont 13 des plus importantes sont sur la même longueur d'onde. Aussi, les autres devraient être chassés de la rade au 1/1/2020.

Certains croisiéristes s'engageraient même "à ne pas utiliser de carburant contenant plus de 0,1% de soufre dès l'approche des côtes". Aucun rejet d'eaux usées ou d'eau traitées ne devraient être fait en mer lors du stationnement dans la baie de Cannes. Enfin, des navettes électriques ou à biocarburants devront être utilisées  pour le transport à terre des passagers. Mr le Maire de Cannes a réclamé au Premier Ministre "des pouvoirs de police" sur la baie pour pouvoir effectuer des contrôles et expulser les pollueurs".

Bravo Mr David Lisnard pour ces mesures annoncées! Qu'elles inspirent d'autres grands ports du monde pour que nos mers et océans retrouvent leur pureté!

Lyliane

Quel avenir pour les paysans français?

Selon le magazine du réseau Biocoop de septembre/octobre 2019, l'agriculture de demain sera "éthique, à l'écoute des demandes citoyennes, respectueuse des écosystèmes, de l'homme et de l'animal, résiliente face aux changements climatiques et source de richesses pour les territoires". Certes, aujourd'hui, seulement 9,5% des fermes françaises sont en bio, ce qui représente tout de même le double d'il y a 5 ans. Mais la petite paysannerie française est danger de disparition, car malheureusement c'est un secteur qui ne permet pas souvent de vivre de son métier.

De plus en plus d'hommes et de femmes cependant ne veulent plus dépendre ni de l'agrochimie, ni des marchés, ni des banques. Ils cherchent à s'organiser (coopératives, CUMA...) pour vivre durablement de leur métier. Beaucoup privilégient la vente directe à la ferme, les circuits courts, afin de se rapprocher des consommateurs. Certains innovent  avec la permaculture sur de petites surfaces, l'agroforesterie, des techniques expérimentales, afin de limiter l'érosion des terres en faisant confiance à la nature...

De nos jours, les paysans ont apparemment un nouveau rôle à jouer. On constate que la bio permet de créer des emplois (désherbage...), que de plus en plus les parcelles reprennent une taille humaine, que les rotations de culture, la lutte biologique, les associations végétales évitent les apports massifs d'engrais chimiques. Ainsi, l'image du paysan peu à peu a changé: elle est devenue porteuse de renouveau et c'est une chance pour les territoires.

Pour s'informer sur le réseau Biocoop, son projet coopératif original et son commerce équitable, consulter le site: www.biocoop.fr.

10/10/2019

Environnement: les 18/30 ans sont engagés à 94% en faveur de la planète...

Dans le journal 20 Minutes, un sondage effectué par l'Ademe sur un échantillon de 721 jeunes âgés entre 18 et 30 ans donne selon Mme Anne Guitteny des résultats assez encourageants. En effet, ils auraient non seulement pris conscience des enjeux, mais pour 56% d'entre eux, "ils seraient pour démarrer des actions individuelles pour faire bouger les choses". Que ce soit pour se préoccuper des déchets (mégots, plastique, tri sélectif...), pour réduire sa consommation d'eau, consommer autrement, éviter le suremballage, utiliser les transports en commun et même pour certains acheter d'occasion, ils pensent pouvoir agir concrètement.

Ils aimeraient que la loi pousse davantage les citoyens à agir, les agriculteurs et les industriels à donner l'exemple. Ils sont en effet conscients que les gestes écologiques du quotidien restent insuffisants et ils sentent que" les prix sont un moyen efficace pour faire changer les comportements". Concilier écologie et petit budget est pour eux une vraie problématique. Apparemment les jeunes femmes s'impliquent plus que les hommes dans la préservation de l'environnement.

Dès leur plus jeune âge, éduquons les enfants aux bons gestes à adopter et aux enjeux  planétaires!  Les "Marches pour le climat" de septembre 2019 ont montré leur implication. N'oublions pas qu'ils sont tous très marqués par la société de consommation et qu'ils ont du mal à se projeter dans un modèle de société plus sobre. A nous les aînés de leur montrer la voie et de partager leur enthousiasme!

09/10/2019

Air conditionné ou autres méthodes moins gourmandes en électricité?

Mr Xavier de Jarcy dans le journal Télérama souligne que selon le Guardian, "les climatiseurs américains consommeraient autant d'électricité que tout le Royaume-Uni". La généralisation de l'air conditionné dans le monde produirait autant de CO2 que l'Inde: plus on refroidit les intérieurs, en effet, plus on contribue au dérèglement climatique. Chacun de nous se trouve donc face à cette question...

Quelles autres solutions avons nous? Peut-être le bon vieux ventilateur? Le designer Stéphane Thirouin l'a revu pour rendre les canicules supportables. Il a crée le willliwaw, conçu pour réguler la température des pièces. C'est un ventilateur au design soigné avec des pieds en bois comportant 9 pales silencieuses et 15 vitesses, qui est doté d'un thermostat pour l'allumage et l'extinction automatique.

En résumé, la tête orientable du Williwaw fait circuler l'air chaud accumulé au plafond pour égaliser la température des pièces sans faire exploser la facture électrique. Son coût est actuellement de 799 euros. Pour tout renseignement ou pour une commande, consulter le site Internet: www.williwaw.eu.

Lyliane

Nouveau traitement contre la scoliose...

Comment se définit la scoliose ?
Pr Aurélien Courvoisier. C’est une déformation en 3D de la colonne vertébrale qui se traduit par une courbure de celle-ci en forme de S ou de C. Elle peut être thoracique, ou lombaire, ou les deux. Outre l’asymétrie du dos existe une gibbosité, visible quand le sujet se penche en avant, par rotation des vertèbres qui déplace les côtes et crée une bosse. Elle est moins marquée dans les atteintes lombaires pures où l’asymétrie touche surtout le pli de la taille. Au total, la convexité de la courbure, vue de dos, est à droite dans 99 % des scolioses thoraciques et à gauche dans 90 % des scolioses lombaires. La radiologie confirme l’examen clinique et chiffre le degré d’angulation du rachis.
Quelle est sa fréquence en France ?
Elle touche 4 % des moins de 18 ans, dont 80 % de filles dépistées vers l’âge de 8 ou 9 ans, car, plus tôt, la déformation est peu visible. Hormis la scoliose des myopathies d’origine génétique, la scoliose habituelle est un développement anormal du rachis sans cause connue (idiopathique), non lié à la posture, contre laquelle l’enfant ne peut rien, qui apparaît et s’aggrave lors de la croissance pubertaire.
"Sans traitement, quelles en sont les conséquences ?
La scoliose thoracique peut altérer la fonction pulmonaire par restriction des capacités respiratoires et, in fine, retentir sur le cœur. La scoliose lombaire pure crée un mauvais empilement des disques et vertèbres, d’où peuvent résulter des dégénérescences.

Comment se définit la scoliose ?
Pr Aurélien Courvoisier. C’est une déformation en 3D de la colonne vertébrale qui se traduit par une courbure de celle-ci en forme de S ou de C. Elle peut être thoracique, ou lombaire, ou les deux. Outre l’asymétrie du dos existe une gibbosité, visible quand le sujet se penche en avant, par rotation des vertèbres qui déplace les côtes et crée une bosse. Elle est moins marquée dans les atteintes lombaires pures où l’asymétrie touche surtout le pli de la taille. Au total, la convexité de la courbure, vue de dos, est à droite dans 99 % des scolioses thoraciques et à gauche dans 90 % des scolioses lombaires. La radiologie confirme l’examen clinique et chiffre le degré d’angulation du rachis.
Quelle est sa fréquence en France ?
Elle touche 4 % des moins de 18 ans, dont 80 % de filles dépistées vers l’âge de 8 ou 9 ans, car, plus tôt, la déformation est peu visible. Hormis la scoliose des myopathies d’origine génétique, la scoliose habituelle est un développement anormal du rachis sans cause connue (idiopathique), non lié à la posture, contre laquelle l’enfant ne peut rien, qui apparaît et s’aggrave lors de la croissance pubertaire.
"Sans traitement, quelles en sont les conséquences ?
La scoliose thoracique peut altérer la fonction pulmonaire par restriction des capacités respiratoires et, in fine, retentir sur le cœur. La scoliose lombaire pure crée un mauvais empilement des disques et vertèbres, d’où peuvent résulter des dégénérescences discales étendues, de l’arthrose et des douleurs.
Quelle est l’approche thérapeutique standard ?
L’objectif principal est de stabiliser l’évolution pendant la période de croissance. Le traitement de base est orthopédique, par port quasi permanent (20 heures sur 24) ou discontinu (la nuit par exemple) d’un corset rigide, et cela le plus tôt possible. La sévérité de l’évolution est appréciée après un délai de six mois. 1. Chez la plupart des sujets, l’angulation du rachis reste inférieure à 25 degrés. Le traitement par corset est alors poursuivi jusqu’en fin de croissance (soit l’âge de 15 ans chez les filles). 2. Chez les sujets évolutifs pour lesquels, malgré le corset, l’angulation du rachis se majore (jusqu’à 45 degrés ou plus), la chirurgie est recommandée afin d’éviter une aggravation à l’âge adulte. Le traitement standard consiste à bloquer définitivement (arthrodèse) les articulations vertébrales aux courbures (vis, plaques), ce qui rigidifie le rachis à vie. C’est une opération lourde, avec complications possibles (paralysie dans 0,5 % des cas, infections…). Elle stabilise totalement l’évolution et permet d’éviter les complications graves liées aux fortes courbures, au prix d’une perte de mobilité du rachis.

Lire aussi.Implant vertébral: vers une technique plus sécurisante
En quoi consiste la nouvelle approche ?
La croissance du rachis est bloquée du côté convexe pour qu’elle se fasse uniquement du côté concave, ce qui, au fil du temps, rééquilibre l’axe du rachis. A partir de petites incisions dans l’aisselle droite, on introduit un endoscope dans le thorax qui passe derrière le poumon et permet l’abord antérieur et latéral de la colonne côté convexe. On place à ce niveau, sous écran vidéo, une vis par vertèbre. Un câble que l’on tend, et qui relie les vis les unes aux autres, redresse en partie la colonne. La croissance fait le reste. L’intervention est mini-invasive, ses suites sont simples, sans douleurs, et elle permet de préserver la souplesse du rachis. Cette opération s’adresse aux enfants en début de croissance pubertaire. La scoliose est corrigée en deux ou trois années.
Centre alpin de la scoliose, chirurgie orthopédique pédiatrique, CHU de Grenoble selon Paris Match - mardi 17 septembre 2019

08/10/2019

Le vélo pour toutes et tous bientôt peut-être!

Près de deux Français sur cinq utilisent le vélo dans leur quotidien, selon une étude Union sports et cycles que nous révélons. Eviter les bouchons, faire des économies d’essence et d’assurance automobile, perdre un peu de poids ou se détendre... les raisons sont multiples pour donne un coup de pédale.
Delphine Prévost, à Toulouse (Haute-Garonne) : «Le vélo électrique m’a convaincue»

Toulouse est LA ville la plus embouteillée de France le matin en heure de pointe, selon le classement Tomtom. Delphine connaît bien cette réalité. Cette ingénieure aéronautique perdait jusqu’à 2h30 chaque jour pour ses trajets domiciles travail avec le bus affrété par sa société.
« En vélo, c’est simple, je mets entre 1 heure et 1h10, quelles que soient les conditions de trafic », précise la jeune femme active. Le déclic a été la possibilité de se doucher à son nouveau poste. En mai, Delphine est allée exhumer son vieux vélo qui traînait dans sa cave. Elle arrivait le matin en « mode cycliste » avant de se doucher et puis d’enfiler sa tenue en adéquation avec le dress-code un peu strict de son entreprise.
« Mais honnêtement, sans être San Francisco, certains quartiers de Toulouse ont un sacré dénivelé, mon trajet est aussi trop long. Moi qui suis plutôt gringalette, j’étais épuisée. Je viens de m’acheter un vélo à assistance électrique. » Résultat, elle enfourche son nouveau destrier directement en tailleur et arrive pimpante au boulot
Dans l’entreprise sa démarche fait des émules, « mon voisin de bureau vient de me rejoindre dans l’équipe des cyclistes. Un autre est en passe de s’acheter un vélo électrique ».
Cyril, à Émerchicourt (Nord) : «J’économise 150 euros par mois»

« Je suis cycliste depuis mars ! Depuis six mois ! » compte fièrement Cyril Delarue. Un petit semestre que ce jeune homme de 34 ans qui vit à Émerchicourt (Nord) un village de 800 habitants près de Douai pédale pour aller au boulot. « Ce qui prouve que le vélo n’est pas réservé aux Parisiens comme beaucoup le croit trop souvent », plaisante-t-il.
Sa première motivation : le plaisir. « Surtout parce que c’est un incroyable sas de décompression après le travail, je roule notamment le long d’un canal très joli. Un vrai bonheur ! raconte-t-il. À la maison, j’arrive apaisé et je suis plus serein. » Et le mercredi ce papa à roulettes embarque ces enfants, Liam, 3 ans, et Lilou, 1 an et demi, dans la remorque tractée jusque chez leurs grands-parents. Depuis, c’est le jour que ces petits bouts préfèrent !
Depuis qu’il a troqué le volant pour le guidon, Cyril met en fait 55 minutes, deux fois plus de temps qu’en voiture. Autre objectif, « gagner des sous », lâche-t-il tout de go. « On a revendu la deuxième voiture du foyer, explique-t-il. J’économise 150 euros par mois entre les assurances et les carburants sans compter les imprévus. » Celui qui allait au collège au vélo avant de devenir un fana de voiture a complètement changé d’idée sur le vélo. « Je me rappelle, jeune travailleur, je prenais la voiture même pour faire 2 km, jamais je ne serai remonté sur selle. Désormais je ne me vois revenir en arrière pour rien au monde. »
Même si ce n’était pas sa motivation première, cet ancien footeux « qui s’encroûtait » constate aussi qu’il a perdu un peu de poids.
Paul, à Malakoff (Hauts-de-Seine) : «Ça donne l’occasion de bouger»...

Émilie Torgemen et Thibault Burban - Le Parisien - vendredi 20 septembre 2019

Tournée anti-déprime...

Mme Sophie Berthier nous fait part dans Télérama à la fois de la fondation il y a 3 ans par Mme Catherine Testa et Mr Olivier Toussaint du premier site d'initiatives positives en France: www.loptimisme.com et de la parution de l'ouvrage de Mme Testa (182 pages) "Osez l'optimisme" aux éditions M. Lafon en collection poche.

Concernant ce média indépendant, il a été imaginé comme une source d'inspiration et de motivation pour le public avec des articles de fond, des tests, des exercices, des conseils, des vidéos ou des témoignages. La plateforme compte aujourd'hui 500 000 abonnés. N'auriez vous pas le désir de vous y inscrire à votre tour?

Pourquoi ne pas créer dans nos régions des réseaux régionaux d'entreprises optimistes. Pour dynamiser cette idée, Mme Testa et Mr Toussaint commenceront le 28/9/2019 une tournée dont la première étape sera Trouville-sur-Mer en Normandie. Onze autres étapes sont prévues de l'Alsace aux Pyrénées, de la Bretagne aux Alpes, du Cher à la Corse.

Lyliane

07/10/2019

Une colonie de vacances pas comme les autres...

Tous les ans, des enfants de milieux défavorisés venus des quatre coins du monde se retrouvent dans une colonie de vacances du Secours populaire dans les Vosges. Un moment de partage et d'apprentissage de la tolérance.
Lahat et ses copains enchaînent avec virtuosité les pas de danse, sous le regard de Papa, qui les a accompagnés depuis Saint-Louis, au Sénégal, jusqu’à Saint-Etienne-lès-Remiremont, dans les Vosges. Alors que l’un de ses camarades déclame un texte de David Diop, récipiendaire du prix Goncourt, à quelques centaines de mètres, Terry s’arrête tout à coup de danser. Le préado mosellan s’agace d’une erreur de sa troupe – guère impressionnée – avec qui il révise une chorégraphie sur un remix de Barbie Girl pour le spectacle du lendemain. Et se remet aussitôt à la tâche, au rythme des «un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, on tourne» scandés par l’animateur.
Plus loin, Cécile, Jérémy, Olivia, Clara, Savannah, Yuna et les autres font tournoyer des tissus colorés autour d’eux, à peine perturbés par les répétitions de chant de la salle d’à côté. Morgane, Ethan et Cameron cherchent de leur côté sur Internet quels chanteurs de leur plat pays inclure dans leur blind test. Stromae, Angèle et Jacques Brel tiennent la corde.

Réunir des enfants d’ici et d’ailleurs
Ce mardi de juillet, le centre de vacances des Tronches, surplombé par les sapins et la ligne bleue des Vosges, qui marqua il fut un temps la frontière entre la France et l’Allemagne, est semblable à une ruche. Dont les abeilles viendraient de Saint-Martin, d’Haïti, de Guadeloupe, de Moselle, de Belgique, du Liban et du Sénégal. Lakisha, 13 ans, Diana, 11 ans, et Emily, 9 ans, ont pris l’avion pour la première fois depuis Saint-Martin. «C’était très long, et ça faisait mal au cœur», rigolent-elles. C’est le principe des colonies de vacances Copains du monde, organisées par le Secours populaire et leurs partenaires (Eclaireurs de France, Bonheur d’enfants d’Afrique…) : réunir des enfants d’ici et d’ailleurs. Ces colos, «c’était une volonté de Julien [Lauprêtre, le fondateur du Secours populaire et ancien résistant, mort cette année, ndlr], qui avait un attachement immodéré pour les enfants, explique Marie-Françoise Thull, présidente du Secours populaire pour la Moselle. Pour lui, l’avenir de l’humanité passait par les enfants et il serinait : "Moi je veux que les enfants apprennent à s’aimer plutôt qu’à se haïr et à se connaître plutôt qu’à s’éloigner les uns des autres." Il pensait que la paix était à ce prix.»

Depuis cinq ans à Saint-Etienne-lès-Remiremont, et depuis vingt-cinq ans en France, se réunissent ainsi tous les ans pour deux semaines des enfants de 7 à 14 ans, venus de différents horizons mais toujours issus de milieux précaires. «On a vraiment des moments de partage et de bonheur, c’est pas comme à l’école. On doit se familiariser avec les autres, j’aime bien leur façon de penser, il y a moins de rejet qu’ailleurs», juge le Français Mathieu, 12 ans. «J’aime beaucoup car on découvre d’autres pays, dit le Sénégalais Lahat, 14 ans. On a de nouveaux amis et on nous apprend à être solidaires. Ici c’est très beau, à Saint-Louis il n’y a pas de grande forêt comme ça.» Venue d’Haïti comme accompagnatrice bénévole, Lumane Géné confirme en souriant : «Ça a un peu étonné les enfants au début, toutes ces forêts et ces paysages. Chez nous, les gens coupent les arbres, il n’y en a pas autant.»
A chaque fois, l’organisation est périlleuse. L’action du Secours populaire ne repose que sur des dons – la colonie coûte en moyenne 800 à 1 000 euros par tête, et il y en a 67 –, et les tracasseries administratives ne manquent pas. Tous les gamins n’ont pas de papiers d’identité, et obtenir des visas de courtoisie pour les étrangers n’est pas toujours simple, même si un décret pris sous Chirac facilite les choses. Pour le reste, la colonie de vacances a des allures assez ordinaires, avec ses grandes amitiés qui se nouent, ses inévitables chamailleries (le mystère du yaourt renversé sur la tente d’un des petits n’est toujours pas élucidé à ce jour), les grands qui dorment dans les tentes et les plus jeunes dans des dortoirs, les parents qui manquent beaucoup aux uns et «absolument pas !» aux autres, la table mise à tour de rôle, ses temps calmes où l’on joue aux cartes ou aux Kapla, et ses sorties accrobranche et visite de château. «L’accrobranche, au début j’avais peur mais c’était formidable !» s’enthousiasme Lahat, tandis que Yanis et Mathieu sont intarissables sur un jeu en équipes inspiré de l’émission Koh-Lanta. Bamadi Diakate, l’adjoint du directeur, est animateur depuis six ans : «Dans les autres colos, on occupe les enfants avec des activités, mais ici il y a une dimension d’entraide et de solidarité qui n’existe pas vraiment ailleurs. Les enfants ont participé à des collectes de produits d’hygiène et d’argent chez Leclerc, à destination du Sénégal, ils ont un but.» Outre les dons matériels, 800 euros ont été collectés. «Ce qu’ils ont fait, c’est formidable, ils se sont vraiment approprié l’action. Certains enfants voulaient aussi donner leur argent de poche, il fallait les limiter !» s’émeut le directeur Ludovic Nauroy.

Partage de bons points
Cette solidarité se décline aussi lors des activités ordinaires. En visite au château, Yuna n’avait plus d’argent après s’être acheté une dague pour sa collection, alors Mathieu lui a offert une carte postale. Quelques enfants venus sans argent de poche ont pu compter sur leurs nouveaux copains pour leur payer une glace. Et pour la traditionnelle boum, les enfants partageront leurs bons points, appelés des «copains», obtenus au cours du séjour et nécessaires à l’organisation de la fête (à un certain nombre de «copains» correspondent trente minutes de boum, à un autre la possibilité de choisir des boissons, etc.).

Kim Hullot-Guiot - Liberation - mercredi 14 août 2019

Le "Fashion Pact" concrètement...

Après les promesses, place aux actes. Le 23 août dernier se réunissait trente-deux entreprises mondiales leaders dans le secteur de la mode et du textile (Kering, Chanel, Nike, adidas,...) pour signer le "Fashion Pact". Trois champs d'action sont identifiables dans ce texte : "atténuer le changement climatique et s'y adapter", "infléchir la courbe de la perte de la biodiversité d'ici 10 ans" et "protéger les océans". Un projet présenté par le PDG de Kering, François-Henri Pinault, lors du G7 à Biarritz, le 26 août 2019. 


— Kering (@KeringGroup) August 26, 2019
Si la secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson, déclarait : "c’est un engagement public les entreprises auront à y répondre. Et c’est pour cela d’ailleurs qu’avec François-Henri Pinault nous allons faire une réunion avec tous les signataires du pacte après le G7. On fera le suivi. Prendre des engagements ça se fait sur la durée", Gucci n'a pas perdu de temps. La maison italienne vient d'annoncer que son prochain défilé serait neutre en carbone. Dans une interview accordée au magazine Dazed & Confused, Marco Bizzari, PDG de la griffe florentine, a expliqué comment il comptait y parvenir : "le bois recyclé et le papier certifié par le Forest Stewardship Council seront utilisés pour la réalisation du décor et les invitations au défilé. En parallèle, les émissions de voyage des 1 000 invités et 900 travailleurs, y compris les mannequins, le personnel de production, et les employés de Gucci seront neutralisés par la compensation – une pratique qui permet aux entreprises d’équilibrer leur empreinte carbone en investissant ailleurs dans des projets respectueux de l’environnement". En plus de cela, Marco Bizzarri a dévoilé son plan pour rendre neutre en carbone l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement de Gucci avant la fin septembre, car c’est de là que proviennent plus de 90% de toutes les émissions de la marque. "Cela consiste à privilégier les énergies renouvelable dans tous les magasins, bureaux et entrepôts, et d'éliminer les inefficacités de conception générant des déchets, en intensifiant les approches circulaires", insiste-t-il. Avec son défilé prêt-à-porter printemps-été 2020, la marque de luxe sera la première à obtenir la certification ISO 20121, récompensant les entreprises ayant une démarche durable.

Anthony De Pasquale - Glamour - vendredi 13 septembre 2019

06/10/2019

Y a-t-il des danses qui soignent?

Au-delà du bien-être et du plaisir partagé, la danse constitue "une aide précieuse dans la prise en charge des maladies de notre civilisation", écrivent Mmes Lise Bouilly et Myriam Loriol dans le journal Version Fémina. Le tango, par exemple, cette danse d'origine argentine fluide et sensuelle, est susceptible d'aider les personnes âgées souffrant de la maladie d'Alzheimer. Dans certaines EHPAD en effet des ateliers de tango sont organisés pour les malades. Cette danse sort les personnes de leur apathie et leur fait travailler la mémorisation des pas. Il s'agit d'accorder ses mouvements sur la musique et de danser en carré. Le personnel soignant note généralement une meilleure coordination et des capacités d'anticipation chez les danseuses et danseurs.

Pour lutter contre la maladie de Parkinson, on propose souvent la capoeira, qui fait tourner en rond à plusieurs, collaborer et travailler l'équilibre. Cette danse guerrière issue du Brésil apprend aux malades à chuter et à se relever, à combattre sans violence. La salsa ou le cha-cha seraient plutôt sélectionnés pour les malades atteints du cancer. Le personnel  par exemple peut faire appel à l'association "Elles dansent", crée par une chorégraphe, afin que les patients se réapproprient leur corps maltraité par les traitements. Alors, on peut vraiment parler "de danse-thérapie"! Contre la déprime, des danses rythmées avec tambour, chant et petite chorégraphie peuvent mettre en situation de "combattre ses démons intérieurs".

 Pour en savoir davantage, lire l'ouvrage de Mme Lucy Vincent" Faites danser votre cerveau", paru aux éditions O. Jacob, ou consulter des sites comme par exemple: www.ellesdansent.org ou www.drist.org.

Lyliane

Sommet africain sur le climat à l'ONU...

Le sommet climat convoqué lundi par le secrétaire général de l’ONU à New York a été l’occasion pour les chefs d’État africains de présenter le bilan de leur politique de lutte contre le changement climatique. Mais aussi d’avertir que les pays les moins développés étaient aussi les plus menacés, et souvent les moins à même de faire face, seuls, à ses effets nocifs.

Plusieurs chefs d’État africains se sont succédé à la tribune du sommet climat qui se tenait ce lundi à New York, à la veille de l’ouverture de l’Assemblée générale de l’ONU.
Le président du Tchad, Idriss Déby a fait valoir les initiatives du Tchad dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture et de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, notamment. Mais il a aussi appelé les pays développés à soutenir sérieusement les efforts des pays africains pour faire face à un dérèglement climatique dont ils sont peu responsables.
« L'Afrique en général, et le Tchad en particulier, ne contribuant presque pas ou très faiblement aux émissions [de gaz à effets de serre], je voudrais souligner l'intérêt que nous portons à la question de la résilience. En effet, les principales conséquences du changement climatique dans mon pays sont entre autres la baisse et la variabilité pluviométriques, les sécheresses, la baisse des productions agricoles, l'assèchement et le rétrécissement des cours d'eau comme le lac Tchad, les inondations, les vagues de chaleur, les vents violents, l'avancée inquiétante du désert, la famine et l'exode rural faisant le lit de la menace terroriste. »

Muhammadu Buhari a de son côté dit qu’il partageait le sentiment du secrétaire général de l’ONU, selon lequel « le monde se trouve au bord de calamités catastrophiques ». Et il a aussi détaillé plusieurs mesures que le Nigeria compte prendre pour répondre à l’appel des Nations unies.
« Nous allons faire des gestes concrets pour exploiter les idées innovantes, notamment en incluant la jeunesse pour la prise de décision, inclusion qui fait partie de notre idée d’une gouvernance globale sur le climat. Nous mobiliserons la jeunesse nigériane pour planter 25 millions d’arbres pour augmenter notre puits carbone. Dans le secteur de l’énergie, le Nigeria est actuellement en train de diversifier ses sources d’énergie, pour accomplir la transition depuis un système énergétique basé sur le pétrole, vers des énergies basées sur l’eau, le soleil, le vent, la biomasse et le nucléaire. Le Nigeria est plus particulièrement engagé pour parvenir à 30% d’énergies propres ou renouvelables d’ici 2030. Ceci dans la perspective de réduire nos émissions de dioxine de carbone de 179 millions de tonnes par an d’ici 2030. »
Le président de la République de Djibouti Ismaël Omar Guelleh a énuméré les mesures de soutien prises par son gouvernement à l’agriculture et ses efforts de transformation du secteur de l’énergie. Il a notamment annoncé que Djibouti parviendrait à 100% d’énergies renouvelables en 2030. Mais il a aussi rappelé que chaque pays était confronté à sa manière au dérèglement climatique. Et que pour son pays, les conséquences prévisibles étaient catastrophiques.
« Mon pays est particulièrement exposé à de nombreux aléas climatiques, les plus fréquents et les plus destructeurs étant les sécheresses et les inondations. Par ailleurs, une pluviométrie rare, impactant négativement les activités agricoles des populations rurales et la disponibilité des ressources en eau dans l'ensemble du territoire touchent régulièrement les pays et affaiblissent la résilience des populations et des infrastructures. Djibouti doit également se préparer à d'autres aléas climatiques dans le moyen et le long terme comme les cyclones et la montée du niveau marin dont les projections à l'horizon 2100 montrent l'inondation d'une partie importante de notre capitale. Ces évènements climatiques sont pour la plupart inhabituels et risquent de se multiplier et de s'intensifier à l'avenir. »
Le président du Sierra Leone Julius Maada Bio a lancé un avertissement. Pour lui, les pays les moins développés sont non seulement les plus menacés par le dérèglement du climat, mais aussi les moins à même de faire face, seuls, à la menace.
« Je rends hommage au secrétaire général de l’ONU d’avoir convoqué ce sommet très important. Parce que l’impact du changement climatique est déjà durement éprouvé dans tous nos pays, et spécialement dans les nôtres, les pays en développement. Le Sierra Leone par exemple a été classé parmi les trois pays les plus menacés par les effets du changement climatique. La menace est réelle et présente. Et elle pourrait être un obstacle aux efforts pour atteindre les objectifs de développement durable, si une action urgente n’était pas engagée pour appliquer intégralement l’accord de Paris, qui est la feuille de route sur laquelle nous nous sommes tous engagés. »

RFI - RFI - mardi 24 septembre 2019

05/10/2019

Tailleure de pierre, une passion pour Mme Lucie Branco...

Mr Luc Le Chatelier dans le journal Télérama noous présente l'itinéraire singulier de Mme Lucie Branco, tailleure de pierre, qui "a mis environ 12 ans pour se faire une place dans l'univers très masculin des Compagnons du devoir". Elle a écrit un livre de 220 pages à ce sujet publié aux éditions Kero avec Mme Gaëlle Rolin intitulé:" On ne bâtit pas des cathédrales avec des idées reçues".

Son itinéraire montre la difficulté pour une fille de se faire une place parmi les amoureux de la pierre adhérant par le compagnonnage à des valeurs d'entraide et de fraternité. Désormais depuis 2007 deux autres femmes partagent sa passion. Parmi les effectifs des Compagnons, il y a aujourd'hui 13% de femmes! Bravo à Mme Lucie Branco qui a su persévérer et ouvrir des portes qui paraissaient verrouillées!

Lyliane

Parcours de soin post cancer: des espoirs annoncés...

La ministre de la Santé a annoncé la création prochaine d'un forfait de soins remboursé pour l'accompagnement des patients après un cancer, avec notamment un suivi psychologique, diététique et de l'activité physique.

En effet, Agnès Buzyn souhaite mieux accompagner les malades en rémission. La ministre de la Santé a annoncé, dimanche 22 septembre, la création prochaine d'un forfait de soins remboursé par la Sécurité sociale pour l'accompagnement des patients après un cancer, comprenant un suivi psychologique, diététique et de l'activité physique.
"La Sécurité sociale va prendre en charge le coût du parcours de soins après un cancer", a assuré la ministre sur le plateau du "Grand Jury" (RTL-LCI-Le Figaro), rappelant ses anciennes fonctions de présidente de l'Institut national du cancer. Cette mesure, inscrite dans le projet de budget 2020 de la Sécu qui sera présenté le 30 septembre, visera "la prise en charge des personnes qui sont à distance de leur cancer".

Interrogée sur le coût d'un tel forfait, la ministre a refusé de répondre. De même qu'aux questions sur le chiffre exact du déficit prévu de la Sécurité sociale après une série d'annonces du gouvernement sur les urgences, les Ehpad, le paiement des pensions alimentaires, etc. "Mon objectif, c'est de ramener les comptes de la Sécurité sociale à l'équilibre, c'est très important pour les Français de savoir que la Sécurité sociale est bien gérée", a-t-elle dit.

Franceinfo - Franceinfo - dimanche 22 septembre 2019

04/10/2019

Liberté, égalité, sororité...

Le journal Télérama sous la plume de Mme S. Berthier nous fait savoir que depuis le 2/9/2019, les élèves de 4 nouveaux collèges de Seine St Denis (93) "passent quotidiennement sous des frontons gravés des noms de femmes capables de leur inspirer le meilleur". Il s'agit en effet de l'avocate Mme Gisèle Halimi pour Aubervilliers, des chanteuses Mmes Aretha Franklin à Drancy et Miriam Makeba à Aubervilliers, ainsi que de Mme Françoise Héritier, anthropologue à Noisy-le-Sec.

Certaines personnes pourront s'interroger sur le choix de ces personnalités, mais il faudra bien noter que "chacune, à sa manière, a marqué les esprits et fait progresser les mentalités, donc la société". Peut-être les générations à venir verront-elles fleurir un jour des noms de rues, d'hôpitaux, de lycées et collèges attribués à des femmes célèbres, comme Simone de Beauvoir, Olympe de Gouge, Agnès Varda, Camille Claudel ou Sonia Delaunay à côté de leurs homologues masculins déjà bien représentés...

Lyliane

Espoirs dans le monde agricole...

Interrogés par Mme Valérie Josselin dans Version Fémina, trois jeunes agriculteurs s'expriment au moment où sort le long métrage de Mr Edouard Bergeon et de son producteur Mr Christophe Rossignon: "Au nom de la terre" dans les salles de cinéma françaises.Il est recommandé d'aller le voir dès sa sortie en salle en cette fin septembre.

Mr Yann Chéritel tout d'abord, éleveur dans les Côtes d'Armor, qui a choisi en conscience de privilégier une petite structure autonome avec 40 vaches et de les mener en élevage bio, afin de produire de la qualité sans s'endetter. Il transforme par exemple lui-même 40% de sa production de lait en yaourts. Au bout de 3 ans, il affirme apprécier de faire ce qu'il aime et de rester libre.

Dans le Cantal, ensuite, Mr Géraud Teyssedou, agriculteur de 38 ans, a repris la ferme familiale après une solide formation. il est aujourd'hui à la tête d'une exploitation de 100 ha et de 75 vaches laitières. S'il avoue ne pas pouvoir encore se verser un salaire correct alors qu'il travaille plus de 70 heures par semaine, il pense avoir trouvé une forme d'équilibre.  Ses bêtes pâturent en plein air et il transforme 65% de son lait environ en fromage AOP. Il espère que son fils un jour reprendra l'exploitation.

 Quant à Mr Axel Barré, 23 ans, agriculteur dans la Mayenne, il dit "que c'est l'amour de ses bêtes (des vaches de prim'Holstein) qui le fait tenir". Associé à ses parents, il   s'occupe des 145 vaches laitières et des 400 porcs à l'engraissement. Il participe à des concours et il sait tout de ses bêtes. Son rêve serait de pouvoir vivre de cet élevage jusqu'à sa retraite...

De quoi garder espoir dans la nouvelle génération qui s'oriente vers la qualité en espérant que nous, les consommateurs, nous allons jouer le jeu et privilégier des produits sains vendus sans intermédiaires à ceux qui les produisent avec respect et professionnalisme.

Lyliane

 

03/10/2019

Transmission des fermes: il y a urgence à anticiper!

Un dossier publié dans "Chemins de Terre", organe de l'association Terre de Liens, attire notre attention sur le fait que, dans les 10 prochaines années, près de la moitié des agriculteurs français ( soit environ 300 000 personnes) partira à la retraite. Cela impliquera la libération de plusieurs millions d'hectares de terres agricoles (7 millions d'ha environ). Que deviendront ces terres? On est en droit de se poser cette question, car un tiers seulement des paysans concernés a une idée de la transmission de leur ferme...

En effet, la profession vieillit et ne se renouvelle pas. Les exploitations risquent donc d'être démantelées et 4 fermes sur 10 pourraient cesser totalement leur activité. Les difficultés liées au foncier agricole sont, en outre, des freins à la transmission: prix des terres, spéculation, urbanisation galopante, souligne l'organisation Terre de Liens... De plus, la faiblesse des retraites agricoles incite souvent les exploitants à vendre leurs terres au plus offrant. Les jeunes, notamment ceux qui ne sont pas issus du monde agricole, voient le prix du foncier hors de leur portée.

Terre de Liens montre à travers ce dossier qu'il y a des solutions. Tout d'abord, pour les petites fermes: installer de jeunes agriculteurs qui vont innover en adjoignant par exemple aux activités traditionnelles des points de vente directe et d'accueil de consommateurs, afin d'ajuster l'offre à la demande. Pour les plus grandes fermes: possibilité d'installer des collectifs d'agriculteurs pour autant que des coopérations puissent naître entre eux. Dans les deux cas, des possibilités d'accompagnement par le réseau des ADEAR, du CIVAM, des bénévoles et des salariés de Terre de Liens pour la transmission des exploitations est souvent une stratégie efficace pour lutter contre le démembrement et la disparition des fermes.

Aussi bien "à travers les aspects techniques et financiers (acquisition, baux ruraux) que par les aspects humains (bâti...), tous les acteurs du réseau associatif et notamment la Foncière et la Fondation Terre de Liens sont de plus en plus confrontés à la transmission" exprime Mr Maxime Jacob. Mme Sophie Baltus ajoute quant à elle qu'il faut notamment connaître l'outil BRE (bail rural environnemental), qui depuis 2014 permet de protéger les ressources en eau, la biodiversité et la qualité des sols et de l'air...

Pour toute demande d'information, faire un don, un legs ou devenir actionnaire de Terre de Liens, s'adresser à l'association loi de 1901 Terre de Liens dont le siège social se trouve à Crest (26400) 25, quai André Reynier (tél: 09 70 20 31 00) ou consulter le site www.terredeliens.org.

Lyliane

Les humains pourraient ralentir le réchauffement climatique...

Le réchauffement climatique pourrait bien être ralenti grâce à une mobilisation mondiale. On vous explique comment !
Tout le monde en parle, le réchauffement climatique est au cœur des discussions et des préoccupations de chacun. Bien qu’il advienne aux entreprises et aux gouvernements qui polluent à une grande échelle de réduire leurs déchets et actions contre la planète, il est également possible de réduire individuellement notre impact sur le réchauffement climatique. Des scientifiques ont décidé de déterminer, qu’est-ce qui pousserait chacun à devenir plus responsable.

Manque d’information
D’après les scientifiques, il y a deux types d’individus. Ceux qui veulent changer les choses et ceux qui ne le veulent pas. Jusque-là ça parait logique, mais les raisons du manque d’engagement de chacun viendrait d’un problème de réalisation des conséquences du réchauffement et un manque d’avantages. En effet, des personnes habitant dans des pays chauds vont observer un changement plus direct que d’autres et sont amenés à y remédier. Des personnes préfèrent payer une taxe carbone plutôt que d’installer des panneaux solaires.

Un bon exemple
Les scientifiques affirme que les humains fonctionne par l’influence. Quand la planète change, les humains s'adaptent ou réagissent. Mais les humains s’influencent entre eux également. En effet, les scientifiques pensent que la clé pour que de plus en plus de personnes se mobilisent pour lutter contre le réchauffement climatique se joue sur les réseaux sociaux et dans les rues. En parler et protester forcera les gouvernements à changer à terme.

redaction - Gentside - dimanche 22 septembre 2019

02/10/2019

Capsules réutilisables: une bonne solution?

Le magazine Que Choisir d'octobre 2019 sous la plume de Mme Audrey Vaugrente nous fait part d'un système plus économique et écologique que celui des capsules de café jetables après usage. Il s'agit, en effet, soit de se procurer des versions biodégradables et compostables, un peu plus chères, disponibles en supermarché et sur Internet, soit de fabriquer ses propres dosettes réutilisables quelques 100 à 200 fois..

Celles et ceux qui désirent agir pour la planète peuvent se procurer des kits commercialisés: en titane à visser, en plastique avec un opercule à coller... Généralement, on peut choisir soi-même le mélange. Le coût paraît modéré puis qu'avec un paquet de café et l'achat du pack à monter soi-même, la dosette revient à 50 centimes d'euros environ.

Certes, il faut être prêt à se salir un peu les mains pour la préparation et pour vider la capsule à chaque réutilisation, mais le marc de café peut fertiliser un jardin ou des bacs sur un balcon. Les initiatives zéro déchet  commencent à se répandre et c'est heureux! Alors, on s'y met et on essaye le "do it yourself"?

Pour tout renseignement, s'adresser au magazine Que Choisir sur le site: www.quechoisir.org ou par exemple à terramoka.com, cafelaunay.com ou labullebio.fr.

Lyliane

Equateur: des bouteilles plastique contre des tickets de bus...

Faire un geste pour la planète en voyageant gratuitement ? A la gare de bus de Guayaquil (sud-ouest), poumon économique de l'Equateur, les usagers peuvent échanger des bouteilles en plastique contre des tickets de bus. En pratique, la machine de collecte délivre deux centimes de dollar américain, la monnaie dans ce pays andin, par bouteille. En théorie, la campagne lancée par la mairie veut que cet argent soit destiné à l'achat de titres de transport.
Pour l'heure, rien n'empêche l'utilisateur de repartir avec ses pièces dans la poche. Mais dans les prochaines semaines, de nouvelles machines vont permettre de "créditer directement la carte" magnétique qui permet aux usagers de payer leurs trajets en bus, explique à l'AFP Leopoldo Falquez, le responsable de Metrovia, la régie municipale de bus.

Imagine: avec deux centimes par bouteille, si tu récoltes 15 bouteilles, cela te rapporte 30 centimes, de quoi payer un billet de Metrovia", se félicite Cristian Cardenas, un usager du réseau de bus de Guayaquil, deuxième plus grande ville du pays (2,7 millions d'habitants).

"C'est très avantageux", se félicite également Washington Bravo, 76 ans, qui collecte des bouteilles dans la rue ou les bacs à ordures et finance ainsi ses titres de transports. Les centres de recyclage ne payent que 50 centimes par kilo, rappelle-t-il.
Depuis la mise en oeuvre de ce système, il y a deux mois, plus de 24.000 bouteilles de plastique ont été collectées, selon Metrovia qui prévoit d'installer les machines de collecte dans des endroits où il y a une plus grande concentration d'utilisateurs du réseau de bus.
Un projet pilote comparable est expérimenté depuis fin 2018 dans le métro d'Istanbul pour favoriser le recyclage.

afp.com - AFP - mercredi 21 août 2019

01/10/2019

Les invendus remis en vente...

Pour éviter le gaspillage, écrit Mr Fabien Binacchi dans le journal gratuit 20 Minutes, une plateforme a été crée par une mentonnaise d'origine italienne Mme Elisa Alberto pour écouler à un moindre prix les produits en fin de vie comme les sandwichs ou certaines fleurs par exemple. Cette initiative a été mise en ligne sur Internet sur la plateforme à vocation écologique nommée lecostowasting.com. Deux versions seront accessibles sur smartphones: une pour les commerçants et une pour les consommateurs.

Il existait déjà une application TooGoodToGo pour les commerces de bouche diffusant des "paniers surprises", mais cette initiative de Mme Alberto paraît différente, car on peut également choisir ce que l'on achète. Une trentaine de commerces entre Nice et Menton (06) sont déjà partenaires du projet. Au lieu de jeter, ils peuvent encore vendre avec promotion, ce qui libère de la place et donne une seconde vie à des produits périssables. Faute d'investisseurs, pour le moment Mme Alberto se rémunère en prenant une commission de 20% sur chaque vente conclue.

Il y a place dans notre pays pour mettre l'imagination au pouvoir et pour de telles initiatives qui combinent technologie et recherche d'efficacité! A qui le tour désormais pour montrer que le nouveau monde est déjà là?

Lyliane

30/09/2019

Maison à énergie positive au Beausset (83)

Mr Florian Siméoni est allé interviewer pour le magazine Nous Mr Jean-Pierre Hoornaert qui a fait construire au Beausset dans le Var une maison qui produit plus d'énergie que le bâtiment n'en consomme. Il nomme cela "une maison à énergie positive". De l'extérieur, seule la disposition des fenêtres surprend: aucune sur la façade nord, presque pas à l'est et du côté ouest, mais par contre la majorité des ouvertures sont au sud, dont une large baie vitrée. Les pièces à vivre comme salon et cuisine, sont placées au sud, tandis que les chambres, le garage, les escaliers et les WC sont au nord pour garder la fraîcheur. Des panneaux photovoltaïques couvrent les besoins de chauffage et d'eau chaude de la maison.

L'isolation a été réalisée par l'extérieur grâce à des matériaux en biomur, un procédé constitué d'alvéoles, qui capturent l'air. Au niveau du plancher, une isolation est assurée par le sous-sol avec une plaque de 30 cm de béton. Une coursive protège du soleil en été et le laisse entrer en hiver. L'eau de pluie est capturée grâce à une toiture de 250 M2 guidée dans des gouttières grillagées qui conduit à un réservoir de 35m3. Les travaux sont apparemment 30% plus chers que pour une construction normale, mais c'est un investissement à long terme.

Voilà un exemple à suivre pour construire en tenant compte du climat et pour réaliser des économies à plus ou moins long terme. Architectes et constructeurs devraient peut-être s'en inspirer!

Lyliane

Expo à Paris de Cartooning for Peace...

 

Inauguration de l'exposition

"Les Droits de l'Homme, c'est pour quand ?"

Terrasse du Palais Rohan (Strasbourg)
A l'occasion de la Journée Internationale de la Paix, Cartooning for Peace a le plaisir de présenter son exposition "Les Droits de l'Homme, c'est pour quand ?" à la Terrasse du Palais Rohan du 21 septembre au 8 novembre. L'inauguration en présence du Maire de la Ville et de Plantu, président de Cartooning for Peace, sera suivie d'une visite commentée de l'exposition dans le cadre des Bibliothèques idéales. 
 
Cartooning for Peace

au Forum mondial de la Démocratie

21 septembre - 8 novembre 

29/09/2019

Une piste cyclable pour produire de l'énergie?

Au bord du canal de l’Ourcq, des dalles photovoltaïques éclairent la piste cyclable qui passe, non loin de là, sous un pont. L’expérimentation rappelle la route solaire inaugurée en grande pompe en Normandie en décembre 2016. Or, elle a mal vieilli

Une piste cyclable pour favoriser la mobilité douce… et pourquoi pas aussi pour produire de l’énergie ? C’est en tout cas l’idée creusée à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Le long du canal de l’Ourcq, la première piste cycliste solaire a été mise en service en janvier dernier et a été inaugurée ce lundi par le département de Seine-Saint-Denis.
Le tronçon n’est pas bien grand. Les dalles photovoltaïques sont alignées sur 27 mètres de long et couvrent une surface totale de 56 mètres carrés. Pas de quoi couvrir toute la largeur du chemin de halage, si bien que bon nombre de cyclistes passent à côté des dalles, sans sembler les remarquer.
Éclairer sous un pont… et pourquoi pas plus ?
Il n’empêche, cette piste solaire cyclable s’acquitte de sa tâche. En sortie de piste, un panneau affiche en instantanée les performances des dalles photovoltaïques. Dont celui de la production d’énergie cumulée depuis sa mise en service, en janvier dernier. Soit 2.996 kilowatts/heure, l’équivalent de 440 jours de consommation d’électricité (hors chauffage) d’un foyer.

Cette énergie permet d’éclairer en journée la portion de piste cyclable qui passe sous le pont à quelques mètres de là. « C’était une demande régulière que nous remontaient les cyclistes, raconte Stéphane Troussel, le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis. Cette partie était très sombre et créait des contrastes importants au point d’éblouir les cyclistes. » Voilà pour la mission prioritaire des dalles photovoltaïques. « Le surplus d’énergie alimente également une batterie qui permet d’éclairer sous ce même pont la nuit, poursuit Etienne Gaudin, directeur de Wattway, filiale de l’entreprise Colas (groupe Bouygues) qui développe cette technologie. Quand cette batterie est pleine et qu’il y a encore du surplus – ce qui est souvent arrivé cet été –, il est vendu à Enedis et réinjecté dans le réseau Enedis. »
Dans la lignée de la route solaire en Normandie
Qu’on ne se trompe pas pour autant : cette piste cycliste solaire, qui a nécessité un investissement de 118.000 euros, coûte plus cher qu’elle ne rapporte au département. « L’enjeu n’est pas là, glisse Stéphane Troussel. Dans un territoire très urbanisé comme le nôtre, il y a des solutions plus simples pour éclairer un pont. Mais c’était le terrain idéal pour une telle démonstration et l’occasion de montrer notre attachement au développement des énergies renouvelables. »...

La priorité donnée à de plus petits projets
Il n’empêche, Wattway évoque désormais ces routes solaires « comme des projets à mener sur le long terme » et privilégie en attendant des réalisations à plus petites échelles. « Nous avons aujourd’hui 45 expérimentations en cours dans le monde », précise Etienne Gaudin. Elles sont de deux types. « Les premières visent à permettre à des bâtiments [école, mairie, supermarché] d’être à énergie positive [qui produit plus d’énergie qu’il en consomme], reprend le directeur de Wattway. Nos dalles photovoltaïques sont par exemple installées sur les allées piétonnes aux abords des bâtiments et complètent très souvent des premières installations de panneaux photovoltaïques sur les toits. »
La deuxième configuration est celle, donc, de la piste cyclable solaire de Bobigny. « Sur ces installations, l’objectif est d’alimenter en énergie des équipements à proximité, reprend Etienne Gaudin. Cela peut être de l’éclairage public à Bobigny, mais aussi une caméra de surveillance du trafic au milieu d’un rond-point à Montpellier, ou des bornes de recharges pour véhicules électriques… »
Ces dalles photovoltaïques ne sont pas toujours la solution la plus pertinente. Elles ont notamment un rendement moindre que les panneaux photovoltaïques installés sur les toits ou en façade des bâtiments, que l’on peut incliner de façon optimale pour capter les rayons du soleil. « En revanche, lorsque le point de raccordement au réseau est éloigné de l’équipement que l’on veut éclairer ou lorsque le risque que les panneaux photovoltaïques soient vandalisés, notre solution a sa carte à jouer », estime Etienne Gaudin.

Marc Jedliczka n’est pas convaincu. Le vice-président du Réseau pour la transition énergétique (Cler) a du mal à voir dans ces dalles photovoltaïques installées au sol autre chose que « des gadgets » pour lesquels « on jette de l’argent public par les fenêtres ». « Un panneau photovoltaïque produit quand il est au soleil, lance-t-il. Si des voitures et des vélos passent dessus et génèrent de l’ombre, ça marche nettement moins. »
Surtout, pour lui la priorité est bien plus « de permettre le développement des solutions éprouvées, plus simples et aux rendements meilleurs ». Marc Jedliczka évoque notamment les installations de panneaux photovoltaïques sur les toits et façades des bâtiments. « En France, il y a d’un côté les petits projets, ceux des particuliers qui équipent leur maison, et de l’autre les grands parcs au sol que développent les énergéticiens, résume-t-il. Entre les deux, au niveau des écoles, des mairies, des immeubles de bureaux, des ombrières de parking, il y a encore trop peu de projets menés, notamment parce qu’il n’y a de tarifs d’achats [un prix d’achat garanti] que pour les projets inférieurs à 100 kWc [kilowatt crête, la puissance de votre installation photovoltaïque]. C’est trop bas. Nous demandons qu’ils soient étendus jusqu’à 500 kWc. »

Fabrice Pouliquen - 20 Minutes - mardi 17 septembre 2019

L'Allemagne entend bannir à partir de l'an prochain la vente de sacs plastiques jetables...

L'Allemagne entend bannir à partir de l'an prochain la vente de sacs plastiques jetables aux caisses des magasins."La grande majorité des Allemands veut cette interdiction", a assuré la sociale-démocrate Svenja Schulze lors d'un point presse. "Je suis sûre que ces sacs plastiques jetables ne manqueront bientôt plus à grand monde", a-t-elle déclaré.
Selon le texte, qui doit encore être approuvé au sein du gouvernement, les sacs en plastique, y compris ceux "à base de matières biologiques et biodégradables", ne seront plus autorisés à compter de 2020. Actuellement, ils restent disponibles à la caisse et sont payants. Les commerçants disposeront d'une période de transition de six mois pour écluser les stocks restants.
Chaque Allemand a utilisé en moyenne 24 sacs plastiques par an
Selon le journal populaire Bild, qui avait révélé le projet, les éventuels récalcitrants pourraient se voir sanctionnés d'une amende allant jusqu'à 100.000 euros, montant que le ministère n'a toutefois pas confirmé. Le montant de la sanction n'est pas déterminé dans le texte.
Les sacs proposés gratuitement au rayon fruits et légumes échapperont à cette interdiction. De même que les modèles en plastique robustes et réutilisables.
L'an dernier, en moyenne, chaque Allemand a utilisé 24 sacs plastiques, selon les chiffres du ministère de l'Environnement. C'est déjà mieux que l'objectif de l'UE qui vise à limiter ce chiffre à 40 sacs par an d'ici 2025.
En 2016, gouvernement et industrie du commerce s'étaient mis d'accord pour réduire la consommation de ces sacs en les rendant payants. Certains distributeurs les ont même déjà complètement bannis comme le géant Kaufhof. La chaîne REWE essaie de son côté d'encourager ses clients à se servir de filets réutilisables mis en vente par ses soins pour transporter leurs fruits et légumes, au lieu des sacs en plastique fins et gratuits. Car l'utilisation de ces derniers a nettement augmenté depuis que les autres sacs plastiques sont payants à la caisse, à 37 sacs par personne par an, selon le ministère de l'Environnement.

La rédaction - BFMTV - dimanche 8 septembre 2019

28/09/2019

En Thaïlande une jeune militante s'engage en faveur de l'environnement...

Il faut vraiment que notre société soit tombée bien bas et que la situation soit à un niveau d'urgence assez critique, pour que l'on entende une jeune fille de 12 ans déclarer : "Quand les adultes ne font rien, c'est à nous les enfants d'agir". Ces mots ont été prononcés par Ralyn Satidtanasarn, alias Lilly, adolescente présentée comme la "Greta Thunberg de Thaïlande".

Comme la jeune militante suédoise, Lilly s'engage dans la lutte pour l'environnement et surtout celle contre le plastique, dont son pays est l'un des principaux consommateurs. En plus de sécher les cours pour aller ramasser des déchets, la jeune fille organise régulièrement des sit-in devant le siège du gouvernement thaïlandais, et a à maintes reprises sollicité un rendez-vous pour rencontrer le Premier ministre Prayut Chan-O-Cha... sans succès.

Le plastique, un fléau thaïlandais
Elle vient tout de même de remporter une première victoire : elle a aidé à convaincre le distributeur Central de ne plus délivrer de sacs plastiques à usage unique une fois par semaine dans ses supermarchés de Bangkok. Un petit pas, lorsqu'on l'observe avec nos yeux d'Européens, mais qui est immense dans le contexte de la Thaïlande où le plastique règne en maître. Le pays est en effet le sixième plus gros contributeur mondial à la pollution des océans et ses habitants utilisent jusqu'à huit sacs plastiques jetables par jour... soit 12 fois plus que dans l'Union européenne.
Un long chemin reste donc à parcourir avant de pouvoir espérer inverser cette dramatique tendance. Encore faut-il que les voix de Lilly ou Greta Thunberg soient entendues. "Il est très difficile d'ignorer un enfant lorsqu'il demande pourquoi nous détruisons la planète sur laquelle il doit vivre" inique Kakuko Nagatani-Yoshida, du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Espérons-le.

redaction - Gentside - lundi 16 septembre 2019

Préaccord à Malte concernant les migrants...

Vers une répartition automatique des migrants qui débarquent à Malte ou en Italie ? C'est en tout cas ce que prévoit un pré-accord trouvé à La Valette entre l'Allemagne, la France, Malte et l'Italie ce lundi lors d'un mini-sommet consacré à l'immigration.
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Le texte, qualifié de "base d'accord" et dont le contenu n'a pas été dévoilé en détail, sera soumis pour approbation à l'ensemble des pays de l'Union européenne lors d'un conseil européen "Affaires intérieures", au Luxembourg le 8 octobre, ont précisé les ministres de l'Intérieur des quatre pays et la présidence finlandaise de l'UE.
"De bons résultats"
"Nous avons obtenu de bons résultats qui ont conduit à un document commun, qui suivent deux documents précédemment présentés par la France et l'Allemagne, d'une part, Malte et l'Italie d'autre part", a déclaré le ministre maltais de l'Intérieur, Michael Farrugia, l'hôte du mini-sommet.
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"Ce n'est qu'une première étape qui rassemble nos quatre pays, dont deux (l'Italie et Malte) sont immédiatement concernés" par les débarquements de migrants sur leurs côtes, a expliqué Christophe Castaner en conférence de presse. 

Le ministre de l'Intérieur a précisé que le document commun ne serait pas communiqué tout de suite à la presse. "Nous avons préféré en faire part aux autres pays membres d'abord, ce qui est normal, a-t-il précisé. Nous voulons mobiliser l'ensemble des pays européens pour que chacun prenne ses responsabilités".
Un accord "temporaire sur une zone réduite"
L'accord visé est "temporaire sur une zone réduite qui est la Méditerranée centrale", a-t-il ajouté. "Mais nous souhaitons une réforme ambitieuse incluant aussi l'Espagne, la Grèce et Chypre", pays se trouvant sur les routes de migration de Méditerranée occidentale et orientale.
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"Il ne s'agit pas de rouvrir une route de migration massive par la Méditerranée, ni de laisser Malte et l'Italie seules", face à ce problème, a-t-il argumenté.
Plusieurs experts, et des élus européens, ont dit craindre qu'une décision sur la répartition qui ne concernerait que les migrants secourus en Méditerranée centrale soit perçue comme injuste par les pays d'arrivée se trouvant sur les deux autres routes, de Méditerranée occidentale (Espagne) et orientale (Grèce).
Depuis le début de l'année, seuls 13 % des 67 000 migrants irréguliers arrivés en Europe ont débarqué en Italie ou à Malte, contre 57 % en Grèce et 29 % en Espagne.

lexpress.fr - L'Express - lundi 23 septembre 2019