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08/06/2018

Une start-up pour fabriquer de «l'énergie verte»

Le supplément de Nice-Matin «Nous», sous la plume de de Mme Sophie Casals, nous présente l'initiative originale de Mr Gaël Desperriès.

Cet ingénieur, diplômé de l'Ecole Centrale à Paris, après une dizaine d'année de travail chez Alstom, puis chez SBM Offshore, a crée sa start-up Skavenji en 2016 à Nice et il l'abrite au sein de l'incubateur Paca Est. Il a mis au point une sorte de box, raccordée soit à un panneau solaire, soit à une éolienne, pour permettre aux citoyens français de générer de l'électricité chez eux. Il montre en effet comment, à notre échelle, nous pouvons nous impliquer dans la transition énergétique et les énergies renouvelables. Pour lui, grâce à sa box Skavenji, «la production d'électricité sera bientôt aussi simple que de faire pousser des tomates sur son balcon»...

 

Voulant favoriser la production de petites quantités d'électricité par de simples citoyens, il a mis au point une box habillée de bois et équipée de prises de courant et USB, qui se raccorde à des sources d'énergie: panneau solaire, éolienne, vélo d'appartement. A l'intérieur, se trouve une batterie qui stocke la production électrique. On peut s'y brancher pour recharger son téléphone portable, son ordinateur, une lampe, une perceuse, une chaîne stéréo... Toutefois, quand la source d'énergie renouvelable n'est pas suffisante, la box bascule sur le réseau électrique.

 

Une campagne de financement participatif lui a déjà permis de récolter 16 450 euros. Son objectif est de mettre ses premières box sur le marché en octobre 2018. Pour le moment elles sont en prévente sur www.skavenji.fr au prix de 360 euros. C'est un choix purement écologique à ses yeux. Il a en effet couplé sa box à une appli qui permet de mesurer sa production, d'évaluer ses économies et l'impact écologique de ses efforts. Car son but est avant tout pédagogique, afin de sensibiliser les citoyens à ne pas gaspiller l'énergie...

 

Mr Desperriès a noté, en outre, que chaque année on jette 45 millions de déchets électriques dans notre pays. Aussi, à partir de matériaux de récupération (vieux moteurs d'imprimantes, vieilles dynamos, alternateurs de scooters, vieux panneaux solaires, tubes PVC...) il recycle beaucoup de déchets. Il construit avec, par exemple, de petites éoliennes. L'idée lui en est venue sur le Low-Tech Lab, un projet de recherche et de documentation collaborative à l'échelle internationale, qui vise des solutions efficaces et respectueuses de l'environnement.

 

Si vous êtes sensible au développement durable et si vous vous sentez en phase avec l'écologie et l'environnement, vous consulterez à votre tour cette plate-forme d'échanges, où tout le monde peut partager en open source ses bons plans et ses tutoriels de fabrication avec d'autres bons bricoleurs...

N'hésitez donc pas à regarder régulièrement leur site Internet sur: www.lowtechlab.org, pour contribuer à l'innovation low-tech et bénéficier de ses découvertes.

Lyliane

 

25/05/2018

Pacte France-Climat avec la société civile...

 

                         Demain est entre nos mains

 

Une dizaine de grands débats publics sont déjà organisés d’ici l’été.

           14 mai débat à Lorient

  • 16 mai conférence à Saint Etienne 

  • 17 mai débat Etudiants Ile de France à Jussieu après une rencontre avec 150 collectivités organisée par l’ADEME.

  • 18 mai Festival chapitre Nature (Indre).

  • 22 mai débat à la mairie d’Epernay

  • 23 mai débat public invité par les étudiants de Audencia à Nantes

  • 13 juin Bordeaux débat en partenariat avec l’Université

  • 18 juin débat en partenariat avec Alternatiba à l’Université de Clermont Ferrand.

  • 28 juin conférence au Ministère des Finances à Bercy Paris

  • 30 juin Débat public à l’invitation du MUCEM à Marseille

  • 7 juillet Grand débat public “Planète en fête” en Mayenne

  • 8 juillet Grand débat public dans les Côtes d’Armor.

Les dates des débats de Grenoble, Madrid et Amsterdam ne sont pas encore fixés mais ces débats sont prévus avant l’été.

 
 

Dans le même temps, l’action de plaidoyer continue en France et à Bruxelles :

  • Pierre Larrouturou a été invité par le groupe énergie du groupe LREM à l’Assemblée Nationale pour présenter le Pacte Finance Climat devant une quinzaine de députés. L’accueil était très favorable et les échanges très enrichissants.

  • Bruno Lechevin, qui était le Président de l’ADEME jusqu’au 15 mars 2018, a décidé de nous rejoindre pour mettre son énergie et sa longue expérience en matière de transition écologique au service du Pacte Finance Climat.

  • Lundi 23 avril, à Bruxelles, nous étions invités au siège de la BEI (Banque Européenne d’Investissement) pour un débat avec, entre autres, un représentant de la Banque Centrale Européenne. Là aussi, on voit que nos idées sont accueilies favorablement et que beaucoup s’inquiètent de l’avenir de l’Europe si elle n’est pas capable de se donner enfin un vrai projet. 

 

Demain est entre nos mains

“Comme des somnambules, nous marchons vers la catastrophe” déplore Edgar MORIN.

Allons-nous rester sans réagir ? Le pire n’est jamais sur: un autre modèle de développement ne demande qu’à naître des fractures de la société actuelle.

A nous de dire haut et fort ce que nous voulons pour notre avenir et l’avenir de nos enfants.

La diversité de nos soutiens montre la solidité de notre projet. Rien n'empêche les Chefs d’Etat de reprendre notre projet. Rien… si ce n’est l’inertie du système et le poids de quelques lobbies.

Pour lutter contre cette inertie et contre ces lobbies, il est crucial que nous soyons le plus nombreux possible à nous engager.

Les mois qui viennent seront décisifs. Il faut nous rassembler, faire corps pour décider de notre avenir.

Si vous n’êtes pas encore dans un groupe local, n’hésitez pas à en rejoindre un. Et même en restant isolé-e, n’hésitez pas à parler de notre projet autour de vous, en incitant vos amis, vos voisins, vos collègues à signer notre Appel.

Bien amicalement

L’équipe nationale

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Par ailleurs, nous avons produit deux supports de communication pour que vous puissiez les diffuser autour de vous: un 4 pages grand format, un 4 pages demi-format et un livret de 16 pages est en cours de rédaction. Un grand merci à Lee et Jean-Michel pour leur travail. 

11/05/2018

Que penser du grand prix de la formule E à Paris? selon Challenge...

Le grand prix de Formule E de Paris, est présenté par certains comme une "course écologique". Moins polluant que la Formule 1, ce championnat électrique n'est pourtant pas sans effet sur l'environnement, avec la construction d'un circuit en centre-ville pour quelques jours à Paris.

 La voiture électrique est présentée par ses aficionados comme la solution ultime contre la pollution automobile. Un bilan à nuancer, comme l'a démontré Challenges il y a quelques semaines (lire notre article sur le ). Pour en faire la promotion, le championnat de Formule E est l'équivalent électrique de la Formule 1 : ce championnat régi par la FIA (Fédération Internationale de l'Automobile) voit s'affronter des monoplaces électriques, engagées pour certaines par de grands constructeurs comme Audi, Jaguar, Renault ou DS Automobiles.
La particularité des courses de Formule E est qu'elles ont lieu en centre-ville. Un choix assumé de la FIA, qui désire prouver la compatibilité de la voiture électrique avec la ville et, par ailleurs, disposer d'un cadre visuel à même de donner de l'attrait aux manches du championnat. Pour autant, ce choix impose quelques contraintes, en particulier dans le cas du Circuit des Invalides de Paris. Le tracé étant défini sur des rues pavées classées, il faut prévoir un bitume provisoire pour la course, le revêtement d'origine étant trop rude pour les monoplaces.

Le grand-prix de Formule E en contradiction avec la politique de Paris?
Selon David Belliard, président du Groupe Ecologiste de Paris, cet événement est une absurdité. "Nous trouvons que l'organisation de cette course est en contradiction complète avec la politique de la Mairie de Paris en termes de mobilité, qui prône un rééquilibrage de l'espace publique. Créer une infrastructure spécifique est un non-sens. On construit un circuit automobile pour quelques jours, alors qu'il en existe dans la région. A l'heure où on veut justement mettre la banlieue en avant, notamment à l'occasion des jeux olympiques, cela semble incohérent. De plus, on est en droit de se demander quel est le coût environnemental de cet événement. A chaque fois que nous posons la question à la Mairie de Paris, nous nous voyons opposer une fin de non-recevoir."

Pour autant, le coût écologique apparaît au cœur des préoccupations de l'organisation. La FIA a ainsi confié à DHL la totalité de la logistique du championnat de Formule E. C'est-à-dire que le transporteur s'occupe non seulement des tribunes, murets de protection et équipements audiovisuel, mais aussi des voitures et des matériels des écuries. Alors que dans la majorité des compétitions, en particulier en Formule 1, ce sont les écuries qui se chargent de leur propre logistique. Confier ce chapitre à une unique entreprise permet donc d'optimiser coût et pollution.
"Nous avons 40 voitures et 45 batteries à transporter entre chaque course. Pour ces dernières, nous sommes la seule entreprise au monde, à avoir l'habilitation pour un transport par avion. Au total, nous gérons la logistique de 450 tonne de matériel. C'est l'équivalent de deux Boeing 757", explique Philippe Prélat, PDG de DHL France. "Notre entreprise a pour ambition d'être zéro émission à l'horizon 2050.

Le chapitre environnemental est donc au cœur de nos préoccupations. La Formule E parcourt 70.000 km par an, et nous favorisons autant que faire se peut les voies fluviales et ferroviaires, moins polluantes, lorsque le calendrier le permet. Notre partenariat exclusif avec la FIA, depuis la création du championnat en 2013, nous permet d'être à la pointe. Autour du paddock, nous effectuons les livraisons grâce à nos effibot, des chariots électriques autonomes. Cela nous permet de développer de nouvelles solutions, qui intéressent nos clients. A Nice par exemple, toutes nos livraisons se font avec des véhicules électriques".

Dix à quinze fois moins polluant que la Formule 1

La Formule E permet donc de développer de nouvelles technologies pour les voitures électriques, mais aussi en termes de logistique, notamment pour la livraison du dernier kilomètre, en centre-ville. Reste que l'impact est réel. Si DHL se refuse à donner une estimation pour 2018, les organisateurs avaient avoué des émissions de 12.000 tonnes de CO2 sur la saison 2016, l'équivalent de 3.000 voitures en un an. C'est toujours dix à quinze fois moins qu'une saison de Formule 1.

En aucun cas donc, il n'est possible de considérer le E-Prix de Paris comme un événement écologique, même si des efforts réels sont entrepris pour diminuer son impact. Reste l'élément le plus aberrant, celui de recouvrir le tracé de la course d'une couche de bitume. Dans le 7 arrondissement de Paris, les travaux débutent trois semaines à l'avance. C'est un va-et-vient de camions (à moteur Diesel) et d'engins de chantier qui étalent le goudron sur la chaussée. Interrogée par Challenges, la société Colas n'a pas souhaité donner de chiffres quant au bilan écologique de ce chantier, son client la FIA lui ayant demandé expressément de ne pas communiquer sur le sujet.

selon Nicolas Meunier - Challenges - samedi 28 avril 2018

10/05/2018

Gratuité des transports publics...

Dans le Courrier du Retraité d'avril 2018, à la rubrique Consommation, un article proposé par Mme Anne-Sophie Quérité se fait le chantre d'une nouvelle mesure en France ou en Europe: passer à la gratuité des transports publics pour tout ou partie du réseau. Ce serait par exemple applicable dans des villes moyennes (moins de 100 000 habitants) et cela irait dans le sens de favoriser la transition écologique. En effet, les citoyens pourraient alors être poussés à se déplacer davantage en transports en commun qu'en voitures particulières. L'idée a été lancée récemment par Mme A. Hidalgo, maire de Paris, qui propose de rendre les transports publics parisiens gratuits d'ici 2020.

C'est déjà le cas de la capitale de l'Estonie: Tallin, mais, pour le moment, c'est le seul exemple dans une capitale. Chez nous, la ville de Niort et une vingtaine de villes moyennes ont déjà franchi le pas. Mais la gratuité des transports publics bute sur le fait que ce seraient les collectivités locales qui devraient financer cette contribution à travers les impôts locaux comme en France... On peut toutefois imaginer que des employeurs privés ou publics pourraient aussi contribuer à cet effort. Outre le coût pour les collectivités locales, que tous les citoyens payaient plus ou moins jusque là à travers leurs impôts, certains craignent également une baisse de la qualité du service. C'est pourquoi le parc des véhicules de transport en commun devrait être renouvelé et étendu.

L'article de Mme Quérité va plus loin encore. En effet, elle étend sa proposition de gratuité à tous les secteurs faisant partie du bien commun comme l'eau, l'énergie...et elle propose de les sortir "des lois du marché". Quoi qu'il en soit, l'idée est lancée et mérite réflexion, même si pour le moment elle paraît "révolutionnaire" dans notre système dit capitaliste... 

Pour aller plus loin avec la gratuité des transports publics, consulter sur Internet: www.slate.fr › Politique.

Lyliane

 

27/04/2018

La culture bio: l'avenir dans nos assiettes...

Les produits bio sont partout: à la ferme, au marché, dans les magasins spécialisés et même dans certains supermarchés. Mais ce n'est pas une invention récente, car depuis les travaux du philosophe allemand Rudolf Steiner, inventeur de la biodynamie dans les années 1920, l'écologie et l'éthique étaient au cœur de certains mouvements intellectuels. En 1962 était fondée l'AFAB (association française pour l'agriculture biologique). Le Mouvement indépendant Nature et Progrès a été crée en 1964. Toutefois, en France, le tournant est vraiment intervenu en juillet 1980, avec la reconnaissance officielle d'un type d'agriculture n'utilisant pas de produits chimiques, ni pesticides de synthèse.

Le logo AB (Agriculture Biologique) est apparu dans notre pays en 1985. L'Europe a suivi en 1991 avec le logo Eurofeuille en reprenant les textes législatifs français, pour les productions végétales, puis animales en 2000, comme l'explique le petit journal Terre de Bio de la Société Thiriet. Obligatoire chez nous depuis 2010, ce logo est malheureusement facultatif pour les produits importés. Mais c'est aussi un précieux repère pour les consommateurs, car il garantit la présence de 100% d'ingrédients issus d'un mode de production bio. Le logo AB s'applique aussi bien à la viande, aux légumes, au lait, qu'aux produits d'épicerie (sucre, farine, café, thé, chocolat, pâtes, riz, céréales...), au vin et à la bière...

"L'intérêt croissant pour le bio repose sur l'émergence d'une conscience écologique dans toutes les classes sociales" écrit le journaliste de Thiriet. Manger des aliments sains, au meilleur goût est vraiment un plus. Autre bénéfice: le bio favorise la biodiversité, préserve les ressources naturelles, limite les émissions de gaz à effet de serre et protège la santé des agriculteurs et des consommateurs. Sans oublier que le bio peut être "créateur d'emplois" pour jeunes ou moins jeunes en reconversion. Plus de 15 000 emplois sont proposés dans la transformation et la distribution. Certes, si le terrain précédemment a été pollué, il est nécessaire d'attendre 3 ans avant de pouvoir prétendre être labellisé.

Les prix sont un peu plus élevés avec la culture en bio, car la destruction des parasites, l'arrachage des mauvaises herbes se fait manuellement. La main d'œuvre plus importante revient cher, mais les intrants chimiques n'étaient pas donnés non plus! Du coup, la profession tend à se passer d'intermédiaires et à demander un juste prix au consommateur. Devenir accessible à tous reste le défi de l'agriculture bio. Pour le moment, 17% des fruits et 9% des vignes sont cultivés en bio. Le gouvernement français souhaite arriver à 8% des surfaces agricoles en bio d'ici 2021.

On estime qu'en 2015, le marché du bio représentait 2,8 milliards d'euros en  Europe. En France, 9 personnes sur 10  ont consommé du bio en 2016 et 7 sur 10 au moins une fois par mois. La surface agricole réservée au bio (6% actuellement) a augmenté de 50% en trois ans. La France est le 3 ème pays d'Europe accordant le plus de place à l'agriculture biologique. Dans le monde, l'Australie et l'Argentine sont en tête du classement mondial pour les surfaces consacrées à ce type d'agriculture.

Pour approfondir ce sujet, aller sur le site du Ministère de l'agriculture dans notre pays: www.agriculture.gouv.fr ou par exemple aussi sur www.agencebio.org/la-bio-en-france .

Lyliane 

 

18/04/2018

Un sérieux dilemme pour les technologies vertes et numériques...

Jusqu'au 20 ème siécle, écrit Mr Guillaume Pitron dans son premier ouvrage qui a été publié aux Editions «Des Liens qui libèrent» en janvier 2018, nous connaissions surtout et utilisions les métaux abondants comme le fer, le cuivre, le zinc, l'aluminium... Le tableau de Mr Mendeleïev contenait bien d'autres noms de métaux, mais nous ne leur avions jusque là pas trouvé d'application industrielle. C'est seulement à partir des années 1970 que l'on s'est mis à exploiter les propriétés magnétiques de certains de ces métaux(néodyme,, samarium, praséodyme...). De nos jours, les aimants sont partout, depuis les moteurs alimentés par des batteries électriques jusqu'aux éoliennes et aux panneaux photovoltaïques, appelées pourtant « technologies vertes». Et le développement des technologies numériques (téléphones portables, compteurs Linky, ordinateurs...) a accéléré la consommation de métaux rares comme le scandium, le germanium, le lithium, le nickel, le cobalt, l'antimoine, l'étain...

 

Du coup, nous sommes conduits par Mr Pitron à réaliser - ce qu'aucun média ne cherche à dévoiler - «que les technologies vertes et numériques ont un fort impact écologique», car l'extraction de ces «terres rares» est un «cauchemar écologique». En effet, que ce soit en Chine tropicale dans le Jiangxi, au Congo, au Kazakhstan ou en Amérique du Sud, extraire de la roche ces métaux rares et coûteux par des procédés chimiques cause d'énormes pollutions et a des répercutions sanitaires sur les êtres humains. Cet impact mériterait d'être mesuré avant de favoriser comme nous le faisons aujourd'hui la «Green Tech». Car les voitures électriques et hybrides peuvent contenir de 9 à 11kg de terres rares selon une étude datant de juillet 2011...

 

Le recyclage de ces terres rares de nos smartphones n'est pratiquement pas envisagé malgré les efforts de certains groupes comme Hitachi au Japon. Seulement 18 des 60 métaux les plus utilisés dans l'industrie sont recyclés à 50%. Du fait de ces coûts environnementaux, nous nous trouvons face à de nombreux défis que les écologistes en majorité ignorent. La France par exemple tire son nickel de Nouvelle Calédonie tout en ayant promis à cette île de respecter son désir d'indépendance s'il était majoritaire. Les îles Wallis et Futuna pourraient peut-être prendre la même voie, malgré leurs réserves minières importantes... Aujourd'hui, quoi qu'il en soit, c'est la Chine qui est devenue «le nouveau maître des métaux rares» et cela pourrait devenir un jour prochain problématique en terme de dépendance énergétique...

 

Mr Pitron est journaliste et il intervient régulièrement auprès du Parlement français comme de la Commission Européenne au sujet des métaux rares. Il lance avec son ouvrage «La guerre des métaux rares» un cri d'alarme et nous met en face d'un défi pour l'avenir. Le Préface de Mr Hubert Védrine comme le prix Erik Izraelewicz de l'enquête économique, crée par Le Monde, qui lui a été décerné donnent des accents de sérieux à sa quête. Il dévoile en effet la face cachée du numérique, les dessous de la transition énergétique et nous confronte à la réalité du «progrès» technologique.

 

 

Saurons-nous en prendre conscience, orienter nos savoirs vers l'économie des ressources, privilégier le recyclage des biens matériels, limiter notre consommation de produits électroniques tout en luttant contre l'obsolescence programmée au lieu d'épuiser toujours davantage les ressources de notre planète? Je l'espère pour tous nos descendants et j'appelle de mes vœux «l'âge des Low Tech» comme l'a écrit en titre de son livre publié au Seuil Mr P. Bihouix en 2014.

 

Pour approfondir ce vaste sujet, consulter notamment www.mineralinfo.fr ou www.amisdelaterre.org ou même www.metauxrares-lelivre.fr.

Lyliane

06/04/2018

Qu'appelle-t-on la troisième révolution industrielle?

La deuxième révolution industrielle était née dans les années 1973 et correspondait, si j'en crois l'essai «La 3ème révolution industrielle» de Mr Jerémy Rifkin, économiste, au recours à l'électricité centralisée, à l'ère du pétrole et des énergies fossiles, ainsi qu'à celle de l'automobile, de la construction d'autoroutes et de banlieues pavillonnaires. Cet ouvrage de 380 pages, traduit de l'anglais et publié en France en 2013 par les éditions Actes Sud (Babel), nous informe qu'il est temps aujourd'hui - 35 ans après - de changer de paradigme, afin de nous acheminer vers une autre révolution dont les piliers, d'après l'auteur, seraient basés sur l'utilisation des énergies renouvelables et Internet. L'année 2008 était vue en effet comme un tournant et apparaissait aux yeux de l'économiste comme «le pic de la mondialisation». Le sous-titre du livre indique au lecteur la question centrale soulevée par Mr Rifkin, à savoir: «comment le pouvoir latéral va transformer l'énergie, l'économie et le monde». Et ce serait notamment à l'Union européenne d'ouvrir la voie, car ce serait pour elle « une chance de mettre son économie en position avancée et viable, et d'assurer ainsi durablement sa compétitivité», selon les paroles du discours prononcé en 2008 par Mr Pöttering , Président du Parlement européen. 

Qu'imagine donc l'économiste américain? Il annonce dès 2010 des changements profonds à effectuer dans la société et notamment de passer d'une organisation verticale, traditionnelle à un pouvoir latéral, où tous les citoyens seraient concernés par le changement. A travers 5 piliers, énoncés ci-après, la 3ème révolution industrielle pourrait alors se faire. Il s'agit en résumé du passage aux énergies renouvelables, de la transformation du parc immobilier de tous les continents en un ensemble de micro-centrales énergétiques, du déploiement de la technologie de l'hydrogène et autres techniques de stockage pour chaque immeuble, de l'utilisation de la technologie d'Internet pour transformer le réseau électrique en inter-réseau de partage de l'énergie et du changement de moyen de transport par le passage aux véhicules électriques branchables sur une prise ou à pile à combustible. La géothermie souterraine lui semble un réservoir inexploité, tout comme la biomasse et notamment aux Etats-Unis. En faisant le pari des énergies vertes, l'Europe lui paraît miser sur son avenir. Le prince de Monaco est salué au passage comme un interlocuteur averti et intéressé par les avancées technologiques vertes (éolien, photovoltaïque, toits végétalisés...).

Si Mr Rifkin et de nombreux ingénieurs aujourd'hui dirigent leurs regards vers l'hydrogène, c'est qu'il représente l'élément le plus léger et le plus abondant de l'univers, sans contenir une once de carbone. Il est également possible de l'extraire de l'eau. La transformation du cœur de grandes villes, comme Rome par exemple, qui a tendance à se dépeupler, en artères piétonnières avec pistes cyclables, espaces verts... lui semble susceptible de «maintenir un sentiment de communauté humaine». En outre, la vieille élite de l'énergie et du pouvoir lui apparaît basé sur des inégalités et un système capitaliste à transformer en une « économie coopérative». Celle-ci reposerait notamment sur des réseaux de recherche de biens durables et de partage (musique, informations, connaissances, e-commerce...). Bref, tout ou presque dans notre vie économique serait à son avis à réinventer! Le remède proposé par l'auteur de l'ouvrage tient en une courte phrase: «passer de la mondialisation à la continentalisation». Ce terme, datant de 2008, décrit le courant économique qui subit de plus en plus l'attraction des marchés continentaux. S'appuyant sur l'exemple de l'Asie (Union Asean), de l'Afrique (Union Africaine) et de l'Amérique du Sud (Union des nations Sud Américaines), Mr Rifkin montre que ces Unions fournissent un cadre politique global pour réglementer les marchés. Des partenariats peuvent naturellement s'établir entre Unions Continentales, comme c'est déjà le cas entre l'Union Européenne et l'Union Africaine. L'accord de libre échange nord américain ALENA lui apparaît comme une possible pré-union continentale.

Il appelle aussi de ses vœux le passage de la géopolitique à la politique de la biosphère avec des «citoyens du monde» tout autour du globe. Mr Rifkin ne propose pas moins que de mettre symboliquement Mrs Isaac Newton et Adam Smith, pères fondateurs de la pensée de notre ère industrielle, à la retraite! L'open source, la biomimétique, les lois de la thermodynamique contredisent en grande partie ces théories d'un autre âge se fondant notamment sur la propriété privée. La jeunesse du monde commence en effet à postuler que «l'énergie de la terre est comme l'air que nous respirons: un bien public partagé par l'ensemble de l'humanité».

Beaucoup de choses resteraient à faire: éduquer différemment les élèves et la main d'oeuvre, développer l'empathie, passer à une technologie intelligente, revoir nos politiques de l'emploi... Je terminerai ce tour de force, qui consiste à tenter de résumer une telle somme d'expériences et de propositions, en citant Mr Rifkin dans son exposé final: «C'est seulement quand nous commencerons à penser en famille étendue mondiale, que nous serons capables de sauver notre communauté biosphérique et de régénérer la planète pour nos descendants». Rien à ajouter à cette vision futuriste, si ce n'est qu'elle me semble un espoir bien réel pour notre si belle planète! Mr Rifkin a écrit d'autres ouvrages comme par exemple: Une nouvelle conscience pour un monde en crise, paru aux Liens qui libèrent en 2011.

Lyliane

 

27/03/2018

Mieux se déplacer pour moins polluer...

Dans la revue Biocontact de février 2018, un article de Mme A.M. Ghémard, vice-présidente de la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports ( la FNAUT), crée en 1978, nous informe sur les transports collectifs, les modes non motorisés, la politique des transports... afin de nous sensibiliser à des transports compatibles avec un développement soutenable. La pollution de l'air, en effet, est en grande partie due aux transports routiers, particulièrement dans les villes.

Le covoiturage permet d'augmenter le nombre d'occupants des voitures. Il est  particulièrement intéressant pour les courtes distances, car il provoque une baisse du trafic automobile de 0,6% environ. Pour les longues distances, il concurrence le train et provoque même une légère hausse du trafic (0,2%). Depuis le vote en 2015 de la loi libéralisant le transport interurbain par autocar, les services se sont multipliés, mais ils ne sont pas tous rentables.

Les voitures électriques sont-elles un remède à la pollution? Un bonus écologique de quelques 6 000 euros venant s'ajouter aux 4 000 euros de prime en cas de remplacement d'un véhicule diesel ancien pourrait susciter un engouement. Toutefois les véhicules électriques n'ont constitué que 25 000 achats de véhicules neufs sur les 2 millions d'immatriculations en 2017 dans notre pays...

Certes, les voitures électriques ne polluent pas avec des gaz d'échappement, mais des particules fines sont émises tout de même et la fabrication des batteries pollue sans oublier le coût et le manque de recyclage de celles-ci. D'où pourrait venir l'espoir dans ce cas? Des  énergies renouvelables? Les métros donnent déjà l'exemple de véhicules autonomes, mais cela ne change en rien à la question de la pollution de l'air... 

Les déplacements en avion sont en pleine expansion. Mais ils polluent toujours autant et ils emploient des énergies fossiles. Les agro-carburants pour le moment ne sont pas la solution. Le transport de marchandises par camions, enfin, est très important et pollue déjà quelques vallées alpines. Les Suisses ont augmenté le fret ferroviaire (70%)  et s'en trouvent bien. Entre la France et l'Italie, il est chez nous inférieur à 10% ...

La FNAUT reconnaît que "la mobilité pour tous est un droit". Mais ne faudrait-il pas développer le télétravail et repenser nos villes? Les déplacements courts pourraient se faire à bicyclette avec ou sans assistance électrique ou à pied... Tramway, RER, TER, trains TGV, autobus sont utiles pour d'autres déplacements notamment pour rejoindre son lieu de travail ou faire des achats. Les pôles d'échange multimodaux seront peut-être la solution de demain, comme l'auto-partage, suggère Mme Ghémard. Pour contacter cette dame, un e-mail est à notre disposition: am.ghemard@fnaut.fr.

C'est, quoi qu'il en soit, à chacun de nous d'imaginer des solutions et d'agir pour faire baisser la pollution de l'air et les émissions de gaz à effet de serre... En attendant, il est utile de savoir que la FNAUT publie chaque mois huit pages d'informations et un dossier sur la politique des transports, l'aménagement du territoire... Pour lire les numéros anciens et s'abonner, contacter le site: www.fnaut.fr. On peut rejoindre cette fédération qui rassemble aujourd'hui 150 associations implantées dans nos régions françaises. Il faut aussi signaler, écrit Mme Ghémard, que Mme Pascale Kremer a écrit un article dans le journal Le Monde en septembre 2015 intitulé :"Cette jeunesse qui ne veut plus rouler en voiture". 

Lyliane

26/03/2018

S'installer dans un éco-village ou un éco-lieu, est-ce une folie?

25/03/2018

Des bateaux solaires autour du globe...

Comme pour Solar Impulse dans les airs, depuis de nombreuses années des projets de bateaux solaires avaient été expérimentés par des chercheurs et ingénieurs français. Ils paraissent aujourd'hui de plus en plus au point! Toutefois le mérite d'avoir ouvert la voie revient à Mr Roger Martire. En effet, il avait mis au point en 1982 le premier bateau solaire. Il faut savoir aussi qu'en 1994 l'Association Française pour Bateaux Electriques avait été crée à Bordeaux par des chercheurs et des partenaires industriels. Les contacter par e-mail à: afbe@bateau-electrique.com.

Depuis, les recherches ont continué. Un catamaran sans mât, nommé Energy Observer, a commencé le 14/4/2017 un tour du monde de 6 ans au départ de St Malo, afin de tester la technologie utilisée et de démontrer sa fiabilité. En effet, ce navire de 24,38m de long pour 12, 80 m de large, propulsé par deux moteurs électriques, reçoit son énergie de panneaux photovoltaïques et de 2 éoliennes à axe vertical. Ses batteries sont alimentées par des hydro-générateurs (grâce à l'électrolyse de l'eau). A travers ses 101 escales, il espère prouver à tous qu'une odyssée en catamaran solaire est possible.  

L'autre, conçu depuis 2012 après de longues années de recherches et d'essais, est également un catamaran. Il a été construit grâce aux recherches du navigateur Mr Raphaël Domjon qui imaginait dès 2004 depuis Monaco un tel navire. Celui-ci se nomme Planet Solar SA et il appartient à une société anonyme suisse fondée en 2008. Il  a entrepris lui aussi un tour du monde grâce à l'énergie solaire en partant de Lorient. Son périple, financé par une fondation, est appelé: Race for Water Odyssey et il devrait s'étendre de 2017 à 2021. En 3 étapes (Les Bermudes, Tokyo et Dubaï), il sillonnera l'Océan Pacifique, l'Océan Atlantique et terminera son tour du monde par la Mer Méditerranée.

Ce bateau de 35m de long, 23m de large et 6 m de haut équipé de 2 moteurs électriques comporte 500 m2 de panneaux solaires, 2 piles à combustibles de 30 kwh et 25 réservoirs de stockage de l'hydrogène. Car sa spécificité réside notamment  dans sa capacité à stocker l'énergie solaire en excédent, gagnant ainsi en poids (celui des batteries) et en autonomie. Il peut naviguer avec 20 personnes à bord dont 4 à 5 membres d'équipage. C'est aussi une sorte de laboratoire scientifique car il emporte  une dizaine de chercheurs.

Bref, ces quelques exemples montrent que des avancées spectaculaires sont en cours et que l'énergie solaire n'a pas fini de nous surprendre par ses applications. J'espère que les médias, friands de sensationnel, vont s'intéresser à ces beaux projets et nous tenir informés de leurs succès. Nous avons besoin, et notamment nos jeunes, de sentir que s'ouvre devant nous de nombreuses pistes pour " l'après-pétrole". L'ancien monde est devenu obsolète, mais le nouveau est déjà là. A nous de le sentir et de le faire sentir autour de nous!

Pour s'informer plus précisément sur ces projets, contacter par exemple sur Internet: www.bateau-electrique.com ou www.planetsolar.ch.

13/03/2018

Faut-il avoir comme objectif une justice climatique?

L'interview par Mme Fabienne Chiche de Mr Jean Jouzel, membre de l'Académie des Sciences jusqu'en 2015 et vice-président du groupe de travail scientifique du G.I.E.C, soulève la question d'une "justice climatique" dans le Journal Convergence de mars/avril 2018 du Secours Populaire Français. Le scientifique affirme en effet que "les catastrophes naturelles aggravent les inégalités et que les premières victimes du changement climatique sont les populations les plus pauvres".

Mr Jouzel souligne notamment que "la moitié des émissions de CO2 est imputable à 10% des habitants les plus riches, qui sont aussi les plus épargnés". Les inégalités subsistent également à l'échelle collective, puisque les territoires des Outre-Mer sont les plus exposés aux catastrophes naturelles et aux maladies (Chikungunya, Zika, paludisme...), car ils ne sont pas équipés pour répondre aux urgences. Ce constat a été fait dans le dernier rapport du groupe du G.I.E.C par tous les représentants (groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat).

Dans nos pays dits développés les inégalités sont aussi valables entre les populations les plus démunies et les autres. Au Texas par exemple ou aux Antilles, les cyclones ont touché de plein fouet les populations les plus pauvres: maisons détruites, perte de travail, pénurie d'eau, de médicaments, de nourriture... Le Secours Populaire Français, grâce à ses bénévoles sur place, a aidé à recenser les besoins et à organiser des distributions, des secours d'urgence aussi bien matériels que psychologiques. Le réseau "Copain du monde" y est notamment très actif.

Les aléas climatiques devenant, hélas, de plus en plus fréquents, dans cette interview comme dans ses deux ouvrages :"La justice climatique, enjeux et perspectives pour la France" et "Pour éviter le chaos climatique", publié chez O. Jacob, Mr Jouzel propose des stratégies. Il propose en effet aux gouvernements, aux Etats, à tous les citoyens, afin d'atténuer à défaut de pouvoir gommer ces inégalités liées aux changements climatiques, de faire avancer cette idée d'une justice climatique. Espérons que les pouvoirs publics et des citoyens de par le monde sauront entendre ces propositions!

Lyliane

02/03/2018

Constructions en bois...

Selon Sciences et Vie de novembre 2017, les constructions en bois conjuguent avec brio technicité, écologie et économie. Toutefois, chez les constructeurs, une course à la hauteur est lancée aux quatre coins du monde. Pour le moment, c'est la tour Mjosa du constructeur Hent à Brumunddal (Norvège), en construction depuis avril 2017 mais qui sera terminée en mars 2019, qui détient la palme. Elle fera environ 80 m de haut et comportera 18 étages face à un beau lac norvégien.

Jusque là, les constructions en bois butaient sur l'obstacle de la résistance du bâtiment aux efforts. Néanmoins, l'apparition du lamellé croisé (Cross Laminated Timber) a libéré les constructeurs. En effet, en croisant plusieurs couches de bois massif, on arrive à les faire résister aux efforts. Ce lamellé croisé offre à la fois solidité, stabilité et légèreté. La firme Hent a cependant annoncé que les planchers des 7 derniers étages seront réalisés en béton pour éviter le balancement naturel du haut de la tour.

Bravo à tous ces techniciens qui conjuguent avec brio progrès technique, écologie et sécurité! Pour en savoir davantage, s'adresser via Internet au site: www.architecturebois.fr/tour-bois-immeuble-mjosa-hauteur-igh-lamelle-colle-metsa-w.. .

Lyliane

22/02/2018

Les réseaux électriques intelligents, vous connaissez?

Les Réseaux Electriques Intelligents ou Smart Grids

La transition énergétique en marche modifie le paysage énergétique :

  • Les usages énergétiques évoluent: bâtiments à énergie positive, mobilité électrique, éclairage urbain à intensité variable, batteries de stockage, etc.,
  • Les systèmes énergétiques se complexifient par l’intégration massive de sources d’énergie renouvelable intermittentes, dont les productions sont désynchronisées des consommations liées aux activités humaines, et décentralisées.

Ces évolutions peuvent induire un déséquilibre entre l’offre et la demande d’électricité ainsi que des investissements plus importants dans les réseaux et les moyens de production stables (en particulier, ceux qui font appel à des combustibles fossiles).

Les Réseaux Electriques Intelligents, appelés également Smart Grids, permettent une gestion dynamique optimisée des réseaux actuels, de la production au consommateur, grâce à l’apport des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Le système électrique devient alors prédictif, communicant et pilotable.

L’objectif est de rendre les réseaux électriques flexibles et capables d’intégrer plus finement les comportements et actions de tous les utilisateurs qui y sont raccordés (producteurs, consommateurs, et utilisateurs à la fois producteurs et consommateurs), afin d’assurer la synchronisation entre la production et la consommation à moindre coût, tout en favorisant l’intégration efficace de technologies sobres et propres (énergies renouvelables, véhicules électriques…). 

A suivre dans nos régions françaises notamment en région PACA...

Pour en savoir davantage, contactez sur Internet: www.capenergies.fr/nouveaux-projets-de.../la-candidature-regionale-flexgrid/

Lyliane

 

17/02/2018

L'exemple à suivre de la Suède selon Paris-Match ...

En Suède, protéger la nature va de soi. Au pays du prix Nobel, les idées ingénieuses fleurissent pour que chacun devienne un bienfaiteur de l’environnement.
Les objets affreux, sales et déprimants, voilà ce qu’Elsa redoutait de trouver ici. « C’est tout le contraire ! » lance cette élégante quadragénaire. A deux heures de Stockholm, la ville d’Eskilstuna a eu une idée de génie : créer le premier centre commercial au monde vendant uniquement de l’occasion. Vêtements, vaisselle, vélos, meubles, perceuses… Sur une surface de 5 000 mètres carrés, on trouve tout, tout, tout ! En bon état et bien présenté. ReTuna crée des emplois et fourmille de créativité, tout en luttant contre le gaspillage.
« Les Suédois raffolent du shopping, explique Anna Bergström, sa directrice. Ils refont sans cesse leur intérieur, renouvellent leur cuisine tous les cinq ans… Nous avons longtemps eu la mentalité Ikea : s’offrir des nouveautés pas chères, mais pas durables non plus. » Belle brune accro au design, cette mère de quatre filles confie avoir trouvé le job le plus épanouissant de sa vie en faisant du business au service de la planète : « On ne peut pas continuer à piller les ressources pour fabriquer des produits à ce rythme. Il faut devenir plus malins et en profiter pour vivre mieux. Il vaut mieux vendre un objet deux fois qu’une. Le recyclage, c’est cool et créatif ! »


Soigner l’esthétique, c’est pour les objets, beaucoup s’offrent ici une nouvelle vie. Ex-chômeuse, Anne-Marie propose des ustensiles de cuisine et fabrique des lampes à base de passoires ou de râpes. A 25 ans, Maria, elle, a démissionné d’un poste de jardinière dans un cimetière pour ouvrir Ecoflor : fleurs bio emballées dans du papier à musique, jeunes pousses dans des bouteilles de lait… « Je récupère parfois des pots hideux ! » s’esclaffe la petite blonde. Alors elle recouvre de feuilles d’eucalyptus… ou de cuillères en plastique, pour une surface nacrée évoquant des coquillages. A 33 ans, son voisin Amjad a fui la guerre en Syrie. Titulaire d’un MBA londonien, il s’est fait refouler des pays du Golfe, a failli mourir en bateau et a atterri en Suède. En attendant son titre de séjour, il réparait gratuitement les portables de ses compagnons d’infortune : « J’étais gêné de percevoir une aide financière sans contrepartie. » Un journaliste s’étonne de son talent et le présente au patron de ReComputer. Aujourd’hui, Amjad gère ce magasin, où il ressuscite des ordinateurs et des chaînes hi-fi, vend des consoles quatre fois moins chères que la version neuve… Fier de parler suédois et de payer des impôts, il se réjouit de faciliter la vie des clients désargentés.

"En Suède, 99 % des déchets ménagers sont recyclés ou réutilisés pour produire de l’énergie"
Comme Lina, employée d’hôtel, qui raffole des snacks bio du café et habille ici sa petite Melody, 4 ans. « Nos clients font de bonnes affaires, note Anna Bergström. Ils repartent plus heureux parce qu’ils ont agi pour l’environnement. C’est angoissant de se croire impuissant. Et pour s’évader un peu de ce monde obsédé par l’argent, nous organisons des journées d’échange. Les enfants éprouvent une joie profonde en se découvrant généreux. » L’émulation des visiteurs passe par des ateliers d’« upcycling », où l’on crée à partir de rebut. On peut également suivre une formation d’un an à ces techniques. Menuiserie, couture, collage… Ylva, 23 ans, relie de jolis carnets à l’aide de bouts de pneus de vélo. « Travailler sur des déchets permet d’explorer sa créativité à 100 % », observe Eva Svensson, la responsable. Ouvert en août 2015, ReTuna connaît une croissance modeste, mais soutenue. Les douze commerces viennent de franchir le million d’euros en chiffre d’affaires. De quoi chanter « Money, Money, Money » sur la terre d’Abba. Version green !

Pour les habitants de ce pays scandinave, la chasse au gaspillage est une évidence. « En Suède, 99 % des déchets ménagers sont recyclés ou réutilisés pour produire de l’énergie, explique Erik Freudenthal, responsable du centre d’informations de Hammarby Sjöstad, un quartier futuriste et écologique, installé en plein cœur de Stockholm. Erik désigne la dizaine de poubelles de tri d’un immeuble : verre blanc, verre coloré, ampoules led, ampoules à incandescence… Pas d’effluves nauséabonds ni de camions de ramassage quotidien : restes alimentaires et couches de bébé partent dans des tubes extérieurs aux bâtiments. Ils seront aspirés dans un système souterrain vers l’usine de retraitement. « En quinze ans, 185 pays sont venus examiner notre modèle », dit Erik. 
Les boutiques de la capitale passent aussi au vert. Comme chez Nudie Jeans, où Axel nous accueille derrière sa machine à coudre : « Nous ne vendons que des jeans bio. Au moindre problème, déchirure ou autre, vous rapportez le vôtre et on vous le répare gratuitement. Quand vous n’en voulez plus, vous nous le laissez et vous obtenez une ristourne de 20 % sur les neufs. » Comme lui, tous les vendeurs ont appris à coudre en quinze jours. « On a ouvert des boutiques à Londres, New York, Sydney… sourit Axel. J’espère qu’il y en aura bientôt une à Paris. Les Français aussi sont forts : vous avez supprimé les sacs en plastique des magasins. La Suède, pas encore ».

Karen Isère - ParisMatch - samedi 17 février 2018

16/02/2018

Appel à projet en France...

Vous avez un projet de lutte contre les Changements climatiques et les inégalités ? Nous pouvons vous aider à le financer. Pour cela, nous avons conçu trois dispositifs de soutien auquel vous pouvez candidater : Agir en France, Agir à l’international, Agir en service civique. Comment candidater ? trois formulaires correspondant à chacun des dispositifs sont en ligne sur ce site. Attention, vous ne pouvez candidater qu’à un seul dispositif.
Sur 2 ans, ce sont 100 initiatives en France et dans les pays du Sud qui seront financées. 

En France

Vous êtes un groupe de jeunes de moins de 35 ans, composé de 3 personnes minimum, et vous portez une action qui combine la lutte contre les changements climatiques et la solidarité en France.

Nous vous soutenons à hauteur de 1 000 € pour la réaliser.

 

Date limite de dépôt des candidatures :30/04/2018
Vérifiez que votre projet est bien éligible
en consultant  le règlement

 

15/02/2018

Qu'est-ce que la permaculture?

Selon Wikipédia, les deux fondateurs de la permaculture sont Mrs David Holmgren et Bill Mollison, deux australiens qui se sont rencontrés à l'Université de Hobart en Tasmanie. Tous deux ont manifesté un intérêt profond pour les liens entre les êtres humains et les systèmes naturels. Mr Holmgren a publié dès 1978 l'ouvrage de référence " Permaculture One"  chez l'éditeur public: Corgi.

Le terme de permaculture vient du mélange d'idées en lien avec l'agriculture, l'architecture paysagère et l'écologie. Installé dans une ferme Food Forest dans le Sud de l'Australie, Mr Holmgren fonda en 1983 sa Compagnie "Holmgren Design Services" et publia plusieurs ouvrages en auto-édition comme "Mauvaise herbe ou nature sauvage"en 1997.

Fortement concerné par la société post-carbone et l'amélioration des banlieues, Mr Holmgren conceptualisa 12 principes dans un ouvrage de référence publié en français: "Permaculture, principes et pistes d'action vers un mode de vie soutenable". Les principes éthiques de la permaculture sont "des outils conceptuels qui, utilisés conjointement, permettent de réinventer notre environnement et notre comportement de manière créative dans un monde de descente énergétique et de ressources en déclin".

Ces principes éthiques peuvent se résumer en:

- prendre soin de la terre (sol, forêt, eau...)

- prendre soin de l'humain par des liens tissés entre lui et son environnement    (jardins pédagogiques...)

- redistribuer et partager équitablement les surplus.

En France existent quelques exemples de fermes en permaculture ouvertes au public comme en Normandie au Bec Hellouin ou dans le Lot et Garonne sur 5 ha. Voir sur Internet:: www.permacullteurs.com. Toutes cherchent avant tout un avenir durable et se proposent d'améliorer toutes sortes d'initiatives individuelles, familiales et collectives. Par ailleurs, Mr Eric Escoffier, formateur en permaculture, peut être contacté sur son site: www. permaculture-sans-frontières.org.

Lyliane

 

 

09/02/2018

Appel du Collectif Climat...

Appel pour un Pacte Finance-Climat européen

Nous ne pouvons pas rester sans rien dire. Nous ne pouvons pas rester sans agir. Aujourd’hui, l’esprit se révolte contre le sort qui est promis à l’Homme. Nous, Citoyens d’Europe et Citoyens du monde associés dans une même communauté de destins, n’acceptons pas que l’humanité se dirige, sans réagir, vers le chaos climatique.

Le 31 octobre 2017, l’ONU nous alertait solennellement[1] sur l’écart « catastrophique » qui existe entre les engagements des Etats et les réductions des émissions de gaz à effet de serre qu’il faudrait opérer pour maintenir le réchauffement en-dessous de 2°C.

« Les engagements actuels des Etats couvrent à peine un tiers des réductions nécessaires, soulignait Erik Solheim, directeur du Programme des Nations Unies pour l’Environnement. Gouvernements, secteur privé, société civile doivent combler cet écart catastrophique. Un an après l’entrée en vigueur de l’accord de Paris, nous sommes loin de faire ce qu’il faudrait pour préserver des centaines de millions de personnes d’une vie de misère ». Comment combler cet écart ? Comment rattraper le temps perdu ? Que peut faire l’Europe ?

Puisque c’est « au nom de l’emploi américain » que les Etats-Unis ont décidé de se retirer de l’Accord de Paris, il est fondamental que l’Europe fasse la preuve « grandeur nature » qu’il est possible de diviser par 4 ses émissions de gaz à effet de serre tout en créant massivement des emplois. Il est fondamental aussi que l’Europe prenne pleinement sa part pour cofinancer la lutte contre le réchauffement climatique dans les pays du Sud.

Diviser par 4 nos émissions, d’ici 2050 au plus tard ? Le chantier est colossal mais investir massivement dans les économies d’énergie et les énergies renouvelables pourrait conduire à « 900.000 créations d’emplois en France » selon les dernières prévisions de l’ADEME[2] et plus de 6 millions d’emplois pour toute l’Europe… Voilà un bon moyen de faire reculer nettement le chômage et la précarité. Un bon moyen, donc, de réconcilier l’Europe avec les citoyens.

Nul ne peut douter de la rentabilité à moyen terme du chantier, car la multiplication des évènements climatiques extrêmes provoque déjà chaque année des milliers de morts, des millions de réfugiés et des dépenses de plus en plus lourdes. Le réchauffement climatique provoquera non seulement des catastrophes naturelles (sècheresses, canicules, inondations,…) mais aussi des famines et des déplacements de population meurtriers. Que se passera-t-il dans 20, 30 ou 40 ans si des centaines de millions d’hommes et de femmes doivent quitter leur terre natale, devenue invivable ? A moyen terme, nous le savons tous, c’est la Paix mondiale qui est en jeu, si nous ne sommes pas capables de réduire, drastiquement et très rapidement, nos émissions de gaz à effet de serre.

Comment financer ce chantier colossal ? Certes, ces investissements seront tous rentables à terme, mais comment « amorcer la pompe » ? En même temps qu’une Taxe sur les Transactions Financières et une Taxe sur le CO2, deux leviers doivent être utilisés au plus vite :

  1. La création monétaire doit être mise au service de la lutte contre le dérèglement climatique. Depuis avril 2015, la BCE a créé près de 2.500 milliards d’euros et les a mis à disposition des banques commerciales. Dans le même temps, les prêts de ces banques au secteur privé (entreprises et ménages) augmentaient de moins de 300 milliards. L’essentiel des liquidités alimente la spéculation : tous les mois, les marchés financiers battent de nouveaux records et le FMI ne cesse de nous mettre en garde contre le risque d’une nouvelle crise financière…

Puisque la BCE a décidé récemment de prolonger sa politique d’assouplissement quantitatif (Quantitative Easing), il nous semble urgent de « flécher » la création monétaire pour qu’elle aille vers l’économie réelle et finance, dans tous les Etats membres, les économies d’énergie et le développement des énergies renouvelables.

  1. Lutter contre le dumping fiscal européen, en créant une Contribution Climat de 5 %. En quarante ans, le taux moyen d’impôt sur les bénéfices a été divisé par 2 en Europe : il est aujourd’hui proche de 20 % alors que, aux Etats-Unis, le taux de l’impôt fédéral sur les bénéfices est stable, depuis plus de quatre-vingt ans, à 35 %[3].

Même avec un taux limité à 5 %, un impôt européen sur les bénéfices permettrait de dégager chaque année plus de 100 milliards d’euros, une somme qui permettrait d’abonder le budget européen pour cofinancer le chantier « Facteur 4 » sur le territoire européen, investir massivement dans la recherche (sur le stockage de l’énergie, les transports ou une nouvelle génération d’ordinateurs, plus sobres en électricité,…) et augmenter très nettement l’aide aux pays d’Afrique et du pourtour méditerranéen.

« L’économie mondiale est comme le Titanic. Elle accélère avant le choc, nous prévient le FMI[4]. La prochaine crise risque d’être plus grave et plus générale que celle de 2008.» « Il ne nous reste que quelques années pour agir » affirment de leur côté les spécialistes du climat.

Pour éviter la double peine (une nouvelle crise financière & le chaos climatique), il est urgent de dégonfler la spéculation et de donner de nouveaux moyens à la lutte contre le réchauffement climatique.

Voilà pourquoi, puisque Angela Merkel, Emmanuel Macron et un grand nombre de dirigeants européens souhaitent relancer l’Europe en la dotant de nouveaux traités, nous, signataires de cet Appel, demandons solennellement aux chefs d’Etat et de Gouvernement européens de négocier au plus vite un Pacte Finance-Climat, qui assurerait pendant 30 ans des financements à la hauteur des enjeux pour financer la transition énergétique sur le territoire européen et muscler très fortement notre partenariat avec les pays du Sud.

Nous souhaitons que la création monétaire de la BCE soit mise au service de la lutte contre le dérèglement climatique et contre le chômage, et nous voulons qu’un impôt européen sur les bénéfices (de l’ordre de 5 %) permette de dégager un vrai budget pour investir dans la recherche et lutter contre le réchauffement climatique, en Europe, en Afrique comme dans tout le pourtour méditerranéen.  

* * * * * *

« Notre maison brule et nous regardons ailleurs » s’indignait Jacques Chirac à Johannesburg en 2002. Quinze ans plus tard, nous sommes de plus en plus nombreux à nous réveiller la nuit à cause de la gravité des crises qui nous menacent.

Pour éviter les catastrophes annoncées par l’ONU, il est urgent de provoquer un sursaut collectif et, par là même, de redonner du sens au projet européen en affirmant clairement quelles sont nos priorités.

Convaincus que nous ne parviendrons pas à reprendre en main notre destin si chaque nation reste isolée, nous demandons instamment aux Chefs d’Etat et de gouvernement de mettre en œuvre au plus vite une politique européenne qui dépasse les clivages traditionnels, mette la finance au service du climat et de la justice sociale, et nous permette de regarder sans rougir l’héritage que nous laisserons à nos enfants.

[1] Emissions Gap Report 2017. 31 octobre 2017, www.unenvironment.org

[2] ADEME : Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Agence gouvernementale française.

« L’ADEME actualise son scénario énergie-climat 2035-2050 ». 19 octobre 2017, www.ademe.fr

[3] 35 % d’impôt fédéral et 3 % en moyenne d’impôt prélevé par les états fédérés. Soit un total de 38 %.  Donald Trump souhaite baisser l’impôt fédéral sur les bénéfices mais, pour le moment, il est stable à 35 % depuis 1933. Ce qui n’a nullement empêché le développement de l’économie américaine.

[4] Rapport sur la stabilité financière dans le monde, FMI, 11 octobre 2017

30/01/2018

Le maire d'une commune exemplaire: Mr J.F. Caron à Loos-en-Gohelle...

Depuis 2001, Mr J.F. Caron, kinésithérapeute, a été élu maire EELV (Les Verts) de sa commune, après avoir été depuis 1995, conseiller municipal délégué à l'aménagement du territoire et à l'environnement. Loos-en Gohelle est une petite ville de 7000 habitants environ, qui fait partie de la Commun'Aupole de Lens/Liévin dans le Nord-Pas de Calais. Cette commune fut détruite à 5 reprises et anéantie lors de la 1ère guerre mondiale. Sur son territoire de 1270 ha, les Charbonnages de France ont exploité des mines de charbon jusque dans les années 1960. Le bassin minier ayant périclité, les administrés auraient pu baisser les bras. Mais c'était mal les connaître!

En effet, sous l'impulsion de Mr Caron, les associant étroitement à sa démarche, Loos-en-Gohelle est devenue une ville pilote du développement durable. Elle a même été citée "commune de référence" lors de la COP 21! Par ses initiatives originales, cette commune est un terrain d'expérimentation de l'économie circulaire, ainsi que des économies d'énergie. La Fondation d'Auteuil ne s'y est pas trompée: elle a installé à Loos-en-Gohelle un centre de formation pour 350 apprentis dans les métiers de l'éco-construction. Des emplois sur place ont peu à peu été crées. Le 25/11/2017, les innovations les plus récentes ont été présentées à l'ensemble de la population dans une ambiance festive.

La ville a notamment non seulement réinventé des relations de confiance entre élus et population, mais surtout revu toute l'organisation de la commune. L'innovation la plus spectaculaire a peut-être été de faire des terrils miniers "des œuvres d'art", témoins d'une résilience écologique. Cette ville éco-citoyenne et solidaire a, par exemple, installé 200 bornes de récupération du verre, protégé le petit commerce, axé sa vocation agricole sur des productions locales et biologiques. La municipalité, dont tous les véhicules circulent au gaz, a réussi aussi à faire équiper le toit de l'église avec des panneaux solaires. De même, sous son impulsion, les repas de la cantine scolaire ont été modifiés pour qu'ils soient plus sains...

Actuellement, Mr le Maire a le projet, avec l'appui de l'A.D.E.M.E et d'acteurs territoriaux, d'essaimer vers d'autres régions en France. Il me semble qu'avec une volonté politique, un peu d'imagination et de créativité, il n'y a pas de raison pour que ces initiatives ne fassent pas des émules dans notre pays. Les citoyens que nous sommes aspirent en effet à participer à de telles projets d'ensemble cohérents et à faire connaître ces nouvelles voies, porteuses d'avenir.

Pour en savoir plus, consulter par exemple sur Internet: www.loos-en-gohelle.fr.

Lyliane

 

28/01/2018

Le Steve Jobs du développement durable pour une économie bleue: Mr Gunter Pauli...

CONOMY

Par Gunter PAULI

 
 

Nous avons tous rêvé d’un monde sans déchets. Mais est-ce possible ?

La Blue Economy est la réponse positive à notre interrogation.

Dans ce projet, Gunter PAULI fait le pari d’un monde sans déchets, un

monde qui ne jetterai rien et réutiliserai tout.

Et vous voulez connaître le meilleur ? L’économie bleue est très rentable !

Et celle-ci commence déjà à être appliquée dans le monde entier.

 

10

ans

100

innovations

100

millions d'emplois

10 ANS

 

Il aura fallu 10 ans de recherches pour mener à bien le projet pilote de Gunter Pauli : proposer 100 innovations pouvant être mises en œuvre afin de vivre avec les ressources locales, sans produire de déchets. Et s’il y en a, les réutiliser !

Gunter Pauli est un industriel belge né en 1956 à Anvers, il est surnommé le Steve Jobs du développement durable, car il propose une économie bleue inspirée des systèmes de la nature pour résoudre les crises économiques, sociales et écologiques. Il a créé l’association ZERI (Zero Emissions Research and Initiatives) et à écrit un livre dont le titre de cet article s’inspire :  « L’économie bleue, 10 ans, 100 innovations, 100 millions d’emplois ».

Son projet est le résultat d’un travail de recherches et d’échanges entre réseaux très différents : entrepreneurs, journalistes, analystes financiers… Leurs connaissances mises en commun ont permis de proposer un système économique basé sur le vivant et notamment l’utilisation des déchets.

Voir les déchets sous un autre jour et en créer une nouvelle richesse, c’est ce qui définit la Blue economy. Et ces innovations rendraient ce système réalisable et soutenable. Cette nouvelle économie serait alors circulaire, rien ne se perd et chacun y trouverait sa place. Un monde avec zéro déchet, un système viable qui respecte les principes économiques et amenant une nouvelle richesse à tous les niveaux, inspirant, n’est-ce pas ?

 

100 INNOVATIONS

 

Nouvelle richesse à tous les niveaux car en effet, ces 100 innovations ont été pensé pour favoriser l’économie, améliorer notre santé, notre habitat ou encore notre alimentation. Au départ, il y avait même 340 idées d’innovations, qui ont donc été triées et cela laisse imaginer tout le potentiel possible si chacun de nous réfléchissait dans cette direction.

Ces innovations se basent sur la biodiversité, les flux d’énergies tels que l’eau ou encore le biomimétisme. C’est-à-dire l’utilisation de systèmes biologiques inspirés de la nature pour résoudre des problèmes technologiques. Les déchets des entreprises et les nôtres, deviendraient alors des produits à réutiliser. Fini les décharges.

C’est un monde d’abondance et d’interconnexions les uns envers les autres qui est proposé, alors qu’aujourd’hui nous croulons sous des tonnes de déchets, sans que nous sachions quoi en faire. Des déchets formant carrément un septième continent et qui, cerise sur le gâteau, menacent notre écosystème et parfois même notre santé.

100 MILLIONS D’EMPLOIS

 

L’utilisation des déchets auraient plusieurs impacts : la création de nouveaux emplois pour les gérer, ils deviendraient des « actifs ». Ils seraient considérés comme des opportunités et non plus comme des menaces. Il y aurait aussi l’apparition de nouveaux matériaux à partir de ces déchets, créant alors de nouvelles richesses et de nouveaux savoirs. Ce serait une chaîne positive de valeur.

Un cycle se formerait et non plus, « je consomme, je jette ». Nous produisons aujourd’hui de manière linéaire, ne réfléchissant pas à la fin du produit. Avec l’économie bleue ce serait une production cyclique, où tout est réutilisé. Le but n’étant plus de réduire nos déchets ou trier nos déchets, mais de pouvoir s’en resservir de multiples façon. Pour qu’au final le mot « déchet » ne signifie plus rien.

De plus, pour faire des recherches et mettre en place ce système de fonctionnement avec toutes les innovations qui suivraient, il faudrait beaucoup de monde. Imaginez toutes les créations d’emplois que cela engendrerait ! Sans compter l’aspect sociologique, car avec un système cyclique les personnes devront interagir entre elles pour avancer. Cela favoriserait les liens sociaux et les échanges.

DES EXEMPLES CONCRETS

 

Après la théorie, place à la pratique. Vous souhaitez un exemple de valorisation d’un déchet ? Accrochez-vous car avec du carton il serait possible de contribuer à faire… du caviar !!

En effet pour nourrir un esturgeon, dont les œufs sont le caviar, il faut des lombrics. Or ils coûtent cher. Pour vous donner une idée, il faut 10 à 15 kg de lombrics pour produire 1 kg de caviar. L’idée serait alors de récupérer du carton gratuitement pour les mettre au sol de box de chevaux. Ils vont devenir du crottin et naturellement il y a aura des lombrics.  Le système devient rentable, sachant qu’en plus les excréments des lombrics font un très bon engrais pour les fleuristes. Tout est réutilisé.

Autre exemple ? Le marc de café, vous allez être surpris par ce qu’il peut devenir. Il est un excellent  compost pour les champignons, qui poussent trois fois plus vite dessus que sur un compost classique pour champignons. Leurs racines, appelées le mycélium, deviennent un nouveau matériau : un bioplastique, ressemblant à du polystyrène, qui est un isolant thermique et acoustique. De plus ce bioplastique est biodégradable. Par ailleurs, le marc de café permet de créer des textiles absorbant les UV et les odeurs. Une marque de chaussures très connue l’utilise déjà.

Fabrication de papier à partir de pierre et de polyéthylène sans eau ni cellulose, rachat des usines de pétrochimie pour les transformer en usine de fabrication de plastique en chardon, ou encore production de spiruline à partir du CO2 émis par des centrales à charbon, de vastes horizons s’ouvrent à nous et à notre créativité.

Apprenons à faire d’un produit dont plus personne ne veut, un produit que tout le monde demande. Dans la nature il n’existe pas de déchets, chaque élément à une fonction qui sert à d’autres éléments. Prenons-en de la graine. Et voici le mot de la fin par Idriss Aberkane, spécialiste en neuro technologie :

 » Abolissons les déchets, mais de façon rentable: ne les enterrons plus, dans la terre ou dans la mer, mais dans la connaissance. Déchet + connaissance = richesse. » 

 

Pour en savoir davantage, consulter www.smartplanete.org. Lyliane

14/01/2018

Se chauffer au bois, c'est moins cher que de le faire à l'électricité!

La Revue Kaizen de Janvier/Février 2018 compare le chauffage au bois avec d'autres types de chauffage. Mr Sylvain Lapoix, en effet, montre que le bois "est la première énergie renouvelable en France". Même si Mme Hidalgo, la Maire de Paris, a fait le choix d'interdire les feux de cheminée dans la capitale en raison de la pollution, sans taxer les diesels pour le moment, le bois à usage domestique génère 55% du chauffage d'origine renouvelable. On trouve du bois 100% made in France (France Bois Bûche). Sinon, demander des bois avec le label PEFC ou FSC assurant leur origine durable.

Un crédit d'impôt ouvre une réduction de 30% jusqu'à 8000 euros pour une personne seule et 16 000 euros pour un couple, ce qui ramène les prix des chaudières à bûches ou à granulés aux alentours de ceux d'un équivalent fioul pour lequel le crédit d'impôt s'interrompt en 2017. L'électricité d'origine nucléaire, le gaz ou le fioul font appel aux énergies fossiles et reviennent finalement plus cher. De plus, l'autonomie d'un poêle de chauffage au bois va de 12 à 72 heures selon l'usage et la taille du réservoir.

Pour en savoir davantage, consulter sur Internet le site de l'Ademe:

09/01/2018

Qui va pouvoir bénéficier du chèque énergie selon le Figaro?

 

Qui va pouvoir bénéficier du chèque énergie

Élargi à toute la France depuis le 1er janvier après une expérimentation dans plusieurs départements, le chèque énergie, d'un montant moyen de 150 euros et distribué le 26 mars, remplace les tarifs sociaux pour les foyers les plus modestes. Retour sur cette mesure phare du gouvernement visant à lutter contre la précarité énergétique.

Pour Nicolas Hulot, le constat est clair: «Nous ne pouvons accepter que les Français les plus démunis aient à faire un choix entre manger et se chauffer». D'où la nécessité, selon lui, de généraliser le chèque énergie. Ce dispositif, lancé en 2016 par Ségolène Royal, a été testé en 2016 et 2017 dans quatre départements. Il est depuis le 1er janvier proposé à tous les Français en précarité énergétique en remplacement des tarifs sociaux de l'énergie. En quoi consiste-t-il et qui va en bénéficier?

• Qu'est-ce que le chèque énergie?

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Il s'agit d'un chèque versé par l'administration aux ménages modestes pour les aider à payer leur facture énergétique. Son montant varie selon la composition du foyer et les revenus déclarés. Il s'échelonne de 48 à 227 euros avec un montant moyen de 150 euros. Depuis le 1er janvier, ce chèque remplace les tarifs sociaux de l'énergie. Jusqu'ici, les personnes en difficulté pouvaient bénéficier du tarif spécial de solidarité (TSS) pour le gaz ou du tarif de première nécessité (TPN) pour l'électricité, selon plusieurs critères d'éligibilité (aides sociales de santé, revenus…). Ces aides étaient directement gérées par les fournisseurs. Elles disparaissent donc au profit du seul chèque.

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Première nouveauté: contrairement aux tarifs sociaux, qui ne concernaient que les personnes se chauffant au gaz et à l'électricité, le chèque permet de payer tous les types d'énergie (électricité, gaz naturel, chaleur, gaz de pétrole liquéfié, fioul domestique, bois, biomasse, ou autres combustibles destinés au chauffage ou à la production d'eau chaude). Autre changement majeur: le chèque énergie peut être utilisé pour financer des travaux de rénovation des logements. «Les travaux pouvant être financés par le chèque énergie sont ceux qui répondent aux critères d'éligibilité du crédit d'impôt transition énergétique (CITE)», précise le ministère de la Transition écologique.

Ce chèque, valable jusqu'au 31 mars de l'année suivant son émission, sera distribué à partir du 26 mars sur l'ensemble du territoire national.

• Qui peut en bénéficier?

Ce chèque est destiné aux personnes qui «peinent à payer leurs factures d'énergie», comme le précise dans un communiqué Sébastien Lecornu, secrétaire d'État auprès de Nicolas Hulot. Le plafond du revenu fiscal de référence donnant droit au chèque énergie est de 7700 euros par an pour une personne vivant seule et 16.170 euros pour un couple avec deux enfants. «Pour y être éligible, il faut simplement avoir déclaré ses revenus auprès des services fiscaux (déclaration d'impôt sur les revenus de l'année 2016), même en cas de revenus faibles ou nuls. Il faut en outre habiter dans un logement imposable à la taxe d'habitation (même si le bénéficiaire en est exonéré)», précise le gouvernement. Au total, près de 4 millions de ménages vont en bénéficier.

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• Faut-il en faire la demande?

Non. L'administration fiscale se charge d'établir chaque année une liste de foyers éligibles. Ces derniers recevront ensuite automatiquement par la poste leur chèque énergie. Il n'y a donc aucune démarche à faire pour le recevoir, contrairement au système des tarifs sociaux. Le ministère de la Transition écologique a toutefois mis en place un simulateur permettant de vérifier son éligibilité et de connaître le montant du chèque. Le gouvernement lance aussi un message d'avertissement: «aucun démarchage à domicile ou par téléphone n'est réalisé. Les usagers ne doivent donc en aucun cas communiquer leurs informations bancaires ou personnelles à des personnes prétendant leur fournir le chèque énergie».

• Comment utiliser ce chèque?

Il suffit de le remettre directement au fournisseur d'énergie pour payer sa facture. Le chèque est aussi utilisable en ligne via le portail mis en place par le gouvernement. C'est également via cette plateforme qu'il est possible de contacter une assistance ou déclarer la perte ou le vol du chèque.

• Ce chèque énergie va-t-il faire des perdants?

Oui, selon certains observateurs, qui estiment à 1,3 million le nombre de personnes lésées par l'élargissement du dispositif. Parmi eux, les personnes se chauffant au gaz qui pouvaient cumuler les deux tarifs sociaux (TSS et TPN). Pour ces dernières, l'aide moyenne s'élevait à 220 euros. Elle tombera donc à 150 euros. Ces critiques sont toutefois balayées par le gouvernement qui préfère préciser que la palette de bénéficiaires sera élargie. Le ministère de la Transition écologique rappelle par ailleurs que les tarifs sociaux rataient leur objectif. «D'une part, le nombre de bénéficiaires effectifs était sensiblement inférieur au nombre d'ayants droit. D'autre part, le niveau d'aide était différent selon le mode de chauffage», explique-t-il dans un communiqué. Selon les équipes de Nicolas Hulot, le chèque énergie est «plus équitable et plus efficace» avec un montant «plus élevé pour les ménages les plus modestes».

Le gouvernement en veut pour preuve les résultats jugés positifs de l'expérimentation menée ces deux dernières années dans les Côtes d'Armor, l'Ardèche, l'Aveyron et le Pas-de-Calais. Il constate ainsi dans ces départements «une augmentation des foyers aidés parmi les ménages vulnérables par rapport aux tarifs sociaux». Plus de 170.000 chèques ont été envoyés et 135.000 ménages ont utilisé ce chèque dès la première année d'expérimentation. Parmi les bénéficiaires, 70% se trouvaient dans la tranche de revenus la plus basse, où le montant du chèque est le plus élevé. Le gouvernement met aussi en avant «une bonne compréhension du dispositif par les bénéficiaires et les professionnels: 93% des ménages disent ne pas avoir rencontré de difficultés pour l'utiliser».

Ces arguments sont aussi défendus dans une tribune par Jean Gaubert, médiateur national de l'énergie. Lui aussi voit dans les tarifs sociaux «un système complexe, structurellement inefficace, mais aussi inégalitaire, insuffisant et coûteux». Le chèque apporte selon lui «des corrections plus qu'utiles au système hérité des lois de libéralisation, tout en préservant les droits liés au bénéfice de l'aide sociale».

• Combien va coûter la mesure?

Selon les projections effectuées par Ségolène Royal, l'élargissement du chèque énergie à toute la France va coûter cette année 600 millions d'euros. Une somme qui devrait grimper en 2019 à 800 millions d'euros. En effet, le ministère de la Transition écologique veut revaloriser de 50 euros en moyenne le montant de ce chèque l'an prochain, pour le porter à 200 euros en moyenne par ménage et par an. Une dépense utile selon Nicolas Hulot: «C'est une mesure sociale et solidaire à laquelle je tiens beaucoup», a-t-il expliqué.

05/01/2018

Les conseils de l'ADEME pour des économies d'énergie...

Dans la revue Propriétaires Magazine, l'ADEME ( Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) publie une liste en 7 points comportant des conseils pour diminuer sa facture de chauffage sans altérer son confort. 

1- Retenir la chaleur par une bonne isolation (isolation des murs, double vitrage, isolation des combles...) afin d'éviter le refroidissement des murs et la condensation intérieure.

2- Réduire la consommation d'énergie des radiateurs, afin qu'ils consomment moins en les équipant d'un robinet thermostatique. Tenir compte pour la température choisie du type d'occupation et de l'exposition des pièces.

3- Penser aux petits gestes comme fermer les volets, baisser le chauffage au minimum quand vous vous absentez...

4- Réguler et programmer le chauffage ( par une horloge). Par exemple réduire d'un degré dans les pièces à vivre (19° au lieu de 20°) fait chuter la consommation de 7%. On enfile un pull si on reste immobile. Dans les chambres, ne pas dépasser les 17 à 18° et mettre un édredon sur les lits.

5- Calorifuger les tuyaux de circulation d'eau chaude dans les caves ou les garages non chauffés pour limiter les pertes d'énergie. Des isolants en coquilles, bandes ou manchons de mousse plastique sont recommandés.

6- Faire entretenir sa chaudière (fioul, gaz, bois, charbon, multicombustibles...) dont la puissance est comprise entre 4 et 400 Kw tous les ans. Une chaudière régulièrement entretenue, en effet, c'est 8 à 12% d'énergie consommée en moins.

7- L'été, éviter le recours à la climatisation et baissez plutôt les stores ou fermez les volets en cas de canicule. A l'inverse, la nuit, ouvrez les fenêtres et créez des circulations d'air pour évacuer la chaleur, notamment si votre maison est bâtie sur plusieurs niveaux (effet dit cheminée).

Les économies d'énergie commencent à entrer dans les préoccupations des Français en raison notamment de la hausse des tarifs. Selon un sondage IFOP, plus d'un Français sur trois (34%) affirme être prêt à payer plus cher pour bénéficier d'une "offre verte" et réduire les effets de sa consommation sur l'environnement. Pour le moment, 26% des ménages ont réalisé des travaux de rénovation énergétique dans leur logement ces 2 dernières années en bénéficiant des aides pour les financer.

Ces nouvelles sont tout à fait encourageantes! Pour en savoir plus, s'adresser à l'ADEME sur son site Internet: www.ademe.fr.

Lyliane

02/01/2018

Voitures électriques, sommes-nous prêts à franchir le pas?

Le Journal Nice-Matin, dans un supplément de décembre 2017, fait le point sur une enquête Harris Interactive, qui s'appuie de son côté sur un sondage pour Auto-Moto. La question posée concernait les attentes des conducteurs français concernant l'hybride et l'électrique. Les résultats de ce sondage, réalisé en août 2017 auprès de 1000 Français, sont jugés favorables sous certaines conditions par le journaliste de Nice-Matin.

Cette enquête révèle que, dans leurs intentions d'achat, les Français continuent de donner priorité au prix et à la consommation de carburant, mais que 7 personnes sur 10 se déclarent prêtes à payer davantage pour un modèle plus respectueux de l'environnement. Ils évoquent les motorisations hybrides autant que les modèles essence et l'électrique autant que le diésel. Pour l'électrique cependant, ils sont 2/3 à attendre une offre suffisante et adaptée (accessibilité des bornes de recharge, temps de charge, autonomie, économie réalisée, prix des modèles, aides à l'achat...).

En moyenne, ils attendraient un véhicule doté de 500 km d'autonomie, rechargeable en 3 heures et accessible aux environs de 14 000 euros. Le spécialiste américain de la mobilité électrique annonce deux nouveaux modèles Tesla: un semi-remorque aux lignes futuristes avec 800 km d'autonomie et un nouveau roadster avec 1000 km d'autonomie, mais ils ne seront commercialisés qu'à partir de 2020. Quant à la Tesla S 100 D, elle reste apparemment la référence, car elle est totalement connectée et se dirige quasiment seule. Branchée à un super-chargeur, 80% de sa charge est récupérée en 30 minutes. Mais elle coûte quelques 102 000 euros!

La Renault Zoé Z.E. 40 est la voiture électrique la plus vendue en France. Certes, elle est proposée au prix de 23 700 euros en version R 75 et 24 200 euros en version Q 90. Toutefois, le bonus écologique permet de déduire 6000 euros. Le forfait de location de la batterie lithium-ion est cependant à ajouter (69 euros par mois pour 7500 km annuels). La Zoé accepte tous types de recharges (30 h sur une prise domestique ou 20h sur une prise sécurisée, en ville ou en centres commerciaux). Quatre adultes et leurs bagages peuvent être transportés. Son autonomie est d'environ 370 km. Selon l'article, la Zoé reste la voiture électrique synchrone à rotor bobiné la plus abordable et la plus polyvalente, car elle se tient très bien sur des routes de montagne comme en ville. 

 Lyliane

30/12/2017

La France prépare l'après-pétrole...

La presse nationale nous apprend que le 19/12/2017 l'Assemblée Nationale a adopté en lecture définitive le projet de loi mettant fin à la recherche et à l'exploitation des hydrocarbures en France à l'horizon 2040. Au cours de l'étude du projet par les députés et les sénateurs cet automne, le Ministre de la transition écologique Nicolas Hulot a âprement défendu ce texte modifiant la politique énergétique de notre pays. En effet, une fois la loi promulguée, aucun nouveau permis d'exploration de pétrole ou de gaz (gaz de schiste notamment)  dans notre sous-sol ne pourra être délivré. Les concessions déja attribuées (62) ne pourront plus être renouvelées au delà du 1/1/2040, sauf exception pour un "droit de suite" à portée limitée.

Il faut savoir que l'extraction de pétrole par forage a eu lieu pour la première fois en août 1859 en Pennsylvanie à Titusville (Etats-Unis). L'extraction d'énergies fossiles est chez nous assez modeste, puisqu'elle ne représente que 1% de la consommation nationale. Il en est surtout question dans le Sud Ouest à Parentis. Ce projet, toutefois, ne met pas fin aux importations de pétrole et ne parle apparemment pas de la Guyane. Il a surtout pour ambition de placer la France en position de pionnière mondiale d'une nouvelle ère post-hydrocarbures. En même temps, en visant la neutralité carbone, notre pays veut donner l'exemple d'un Etat qui compensera d'ici à 2050 ses émissions de CO2.

Pour en savoir davantage sur ce sujet, consulter par exemple sur Internet: 

 

16/12/2017

Le sommet mondial Climate Chance...

Cette rencontre s'est tenue à Agadir (Maroc) du 11 au 13 septembre 2017. Bien que pratiquement aucun média n'en ait parlé sinon l'Ecolomag, c'est le rendez-vous incontournable 2017 des acteurs non étatiques depuis la COP 22 de Marrakech. Ce sommet a voulu montrer que c'est par le renforcement et le progrès des actions concrètes dans les territoires que les objectifs de la lutte contre les changements climatiques pourront être tenus. Plus de 80 ateliers de bonnes pratiques autour d'une quinzaine de thématiques ont montré la "valorisation du progrès de l'action des acteurs non étatiques" comme l'a rappelé Mr Hafidi, président de la région Souss-Massa-Draâ , co organisatrice de ce sommet.

Le sommet mondial Climate Chance va réunir chaque année les leaders locaux (ONG, élus, entreprises, chercheurs...) aux côtés des principaux représentants des acteurs non étatiques(groupes majeurs auprès de l'U.N.F.C.C.C ( Convention Cadre  des Nations Unies sur les Changements Climatiques) engagés dans un lobbying envers les Etats dans le cadre de la négociation climat. Plusieurs milliers de participants venus d'une cinquantaine de pays se sont déplacés. Ainsi la représentation des citoyens peut être effective, au-delà des "grands messes" officielles.

Pour avoir davantage d'informations sur cette manifestation, consultez sur Internet: www.dev.climate-chance.org.

Lyliane

 

 

15/12/2017

Des nouvelles de la COP 23, 23 ème conférence sur le climat à Bonn...

Peu de documents ou d'informations ont filtré jusqu'ici après cette 23 ème Conférence sur le Climat qui a eu lieu du 6 au 17/11 en Allemagne. Environ 19 000 participants ont assisté à cette Conférence organisée par l'ONU et nommée aussi Conférence des Parties. Les effets dévastateurs de la saison des ouragans de cette année ont fait prendre conscience de la nécessité d'investir d'urgence dans des sociétés capables de résister au changement climatique.

La hausse des températures dans le monde est de +0,85° C actuellement. Si nous ne faisions rien d'ici la fin du siècle, les prévisions de températures donneraient +4,8° C. Cela pourrait entraîner une fonte des glaces et une montée des eaux importante. Les experts ont répertorié 400 millions de personnes vivant à moins d'un mètre au dessus du niveau de la mer, qui deviendraient alors des "réfugiés climatiques". L'acidité de l'eau pourrait de ce fait passer de 8,1 à 7,8 de PH, menaçant toute la biodiversité marine...

Il faut savoir toutefois qu'au cours de la COP 23 deux progrès notables ont été enregistrés: la Norvège et la société Unilever se sont déclarés prêts à tenir compte des recommandations de la COP 21 de Paris. Une plate- forme sur les peuples autochtones a été mise en place, tout comme un groupe de travail sur la sécurité alimentaire et l'agriculture paysanne. Les pays présents ont convenu d'établir  un bilan collectif de leurs émissions de gaz à effet de serre. De plus, 100 millions de dollars seront mobilisés d'ici à 2020 pour préserver le climat.

Néanmoins, 15 000 scientifiques dans une tribune publiée le 13 novembre ont dénoncé les dommages bientôt irréversibles que nos modes de vie font subir à la planète (pollution de l'air, végétaux et animaux en voie de disparition, raréfaction de l'eau douce...). Le bilan de cette COP 23 est donc mitigé, d'autant que deux immenses pays se tiennent jusqu'ici à la marge: la Russie et les USA. C'était en effet la première rencontre sur le climat depuis l'élection de Mr Donald Trump...

Réjouissons nous cependant des avancées déjà concrétisées et mobilisons nous avec la jeunesse de notre pays pour faire en sorte, en tant que citoyens du monde, de préserver au maximum notre planète et son climat. De tous petits changements dans nos habitudes (chauffage, consommation d'eau, d'électricité, co-voiturage...) pourraient déjà donner l'exemple d'une citoyenneté éco-responsable!

Lyliane

 

29/11/2017

Petites avancées d'aujourd'hui, grandes victoires de demain... Greenpeace

Ce titre nous est proposé par Greenpeace, qui effectue dans un document adressé à ses donateurs le bilan de l'année 2017. L'organisation par exemple avait été attaquée en justice par Résolu, une entreprise d'exploitation forestière qui avait des pratiques non durables dans la forêt boréale canadienne et demandait des dommages et intérêts. Suite à l'appel lancé par Greenpeace, le PDG d'Hachette Livre a décidé d'interpeller Résolu dans un courrier rendu public. Cela a très rapidement calmé le jeu !

 

Depuis 1978, de nombreuses victoires sont à porter au crédit de l'organisation. Au cours de ses 40 années d'engagement, Greenpeace France a mené en effet d'innombrables actions pour défendre notamment partout dans le monde les forêts, les océans et le climat. En janvier 2017 par exemple, Lidl a été le premier à jouer la carte de la transparence en rendant publique la liste de 650 fournisseurs de textiles et chaussures. La firme Gore Tex s'est engagée en février 2017 à ne plus utiliser de perfluorocarbures (PFC) dangereux. Face à Total, le récif de l'Amazone reste sous haute surveillance au large du Brésil...

 

Pour en savoir davantage, consulter le site de l'organisation sur Internet:

www.greenpeace.org.

Lyliane

21/07/2017

Etats Généraux de l’Alimentation ...


Les organisations de la société civile interpellent le président de la République sur les conditions et enjeux des débats

Paris-le 19/07/17 : À la veille de l’ouverture des États Généraux de l’Alimentation, 39 organisations de la société civile saluent l'initiative d'Emmanuel Macron d'ouvrir le débat sur les questions de l'alimentation et de l'agriculture. Elles rappellent néanmoins que certaines priorités essentielles manquent pour l’instant à l’appel afin d’assurer le succès de cette initiative. Le président de la République doit les prendre en compte et les annoncer dès le lancement des États Généraux ce jeudi 20 juillet. 

Engager une phase de négociations politiques
Tout d'abord, il faut clarifier la finalité de ces États Généraux. Au-delà des deux phases d'ateliers thématiques, il convient de prévoir et d'annoncer dès le lancement la tenue d'une phase 3 de négociations politiques. Cette phase permettra d'arbitrer sur les sujets transversaux et les dissensus issus des différents ateliers. Cette troisième phase doit également viser à donner une cohérence aux politiques publiques aussi bien entre politiques sectorielles qu’entre les différentes échelles (nationale – européenne – internationale). Nous ne pouvons en effet pas réorienter la politique alimentaire en France sans prendre en compte ses impacts sur les autres pays (du sud en particulier) et sans une refondation de la Politique agricole commune.

Intégrer des enjeux cruciaux, absents des débats
De plus, certains sujets sont pour l’instant absents des ateliers. Il est urgent d’y intégrer : 
-         La santé environnementale. Le lien entre alimentation et santé n'est plus à démontrer. La question de la santé des travailleurs agricoles, des riverains et des consommateurs finaux ne doit plus être un sujet tabou.
-         L'adaptation aux changements climatiques, phénomène majeur auquel fait déjà face la profession agricole, et qui devrait être un enjeu structurant de ces États Généraux s'il s'agit bien de préparer l'avenir.
-         La fiscalité agricole et les droits sociaux des paysans. La politique fiscale oriente fortement le mode de développement des fermes. De plus, le droit au revenu paysan est une priorité.
-         La préservation et la répartition équilibrée du foncier qui est pourtant une thématique incontournable, étant à la base du processus de production agricole et garantissant le renouvellement des générations. 
-         La préservation de l’environnement marin, de ses ressources halieutiques et le développement d’une pêche durable. 
-         La démocratie agricole et alimentaire. L'ouverture des décisions agricoles, alimentaires et territoriales aux citoyens et à la société civile organisée permettra de jeter les bases d'un modèle agricole réellement soutenu par la société.

Assurer la mobilisation citoyenne
Enfin, nos organisations rappellent que la consultation publique, organisée dans le cadre des États Généraux de l’Alimentation, doit permettre une participation large du public. Or, pour l’instant, ces consultations sont prévues en plein été et à la rentrée, un phasage qui rend difficile leur organisation et la participation du grand public. En particulier, les objectifs et le traitement de cette consultation, encore inconnus, devraient être précisés demain.
 
 
L’ensemble de ces éléments doit être pris en compte dans les derniers arbitrages concernant l'organisation des États Généraux de l'alimentation afin de garantir leur ambition, leur succès et la mobilisation des citoyens.

Organisations signataires

ActionAid France, Action contre la faim, Agir pour l’Environnement, Association française des diététiciens et des nutritionnistes, Amis de la Terre, ATTAC, BLOOM, CCFD Terre solidaire, CIWF France, Club Experts Nutrition et Alimentation, Coordination SUD, Crid, FADEAR – Réseau de l’agriculture paysanne, Fermes d’avenir, Filière paysanne, Fédération artisans du monde, Fédération des Associations pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural, Foodwatch France, FNAB, France Nature Environnement, Fondation pour la Nature et l’Homme, Générations Futures, Greenpeace France, Miramap, Mouvement de l’agriculture bio-dynamique, Plateforme de la Petite Pêche Artisanale Française, Plate-forme pour le commerce équitable, Oxfam France, Réseau Action climat, Réseau CIVAM, Réseau Cocagne, Réseau environnement santé, SOL alternatives agroécologiques et solidaires, Terre de Liens, Terre et Humanisme, TFT France, Union nationale de l’apiculture française, WECF France, WWF France


Contacts presse : 
Greenpeace : Cécile Cailliez, 06 13 07 04 29
Réseau Action Climat : Cyrielle Denhartigh, 06 10 81 59 59  
CCFD-Terre Solidaire : Sophie Rebours, 01 44 82 80 64 / 07 61 37 38 65
WWF Marielle Chaumien 06 15 39 24 95
France Nature Environnement, Camille DORIOZ; 01 44 08 64 14 
Agir Pour l'Environnement : Mathias Chaplain, 06 82 33 81 26
CIWF France : Claire Hincelin. 06 26 07 55 43

-- 

Magali Jacques

Animatrice de projets

Mouvement interrégional des AMAP

58 rue Raulin, 69007 Lyon

04 81 91 60 51 / 06 18 99 77 80

www.miramap.org

 

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16/07/2017

A propos du "Collège aux pieds nus" crée par Mr SANJIT BUNKER ROY en INDE...

Dans l'ouvrage paru en collection Pocket sous la direction de Mr Matthieu Ricard et de Mme Tania Singer "Vers une société altruiste", qui retranscrit la rencontre historique du Dalaï Lama avec des scientifiques et des économistes, j'ai été particulièrement intéressée par un chapitre entier consacré  au "Barefoot Collège" ou "Collège aux pieds nus". Je m'étonne même de n'en avoir jamais entendu parler jusqu'ici tant ce modèle éducatif et innovant est révolutionnaire et porteur de renouveau. La vocation de cette institution indienne, crée par Mr Sanjit Bunker Roy, éducateur et entrepreneur social, est en quelque sorte d'exploiter la sagesse ancestrale et les compétences innées des villageoises et villageois de son pays non instruits dans des écoles traditionnelles.

Ce fils d'une famille faisant partie de l'élite indienne, ayant effectué des études prestigieuses et dont l'avenir semblait tout tracé, a côtoyé pendant deux semaines des villageois du Bihar victimes de famine et il en est revenu transformé. En effet, il s'est aperçu sur place des vastes connaissances pratiques de villageois illettrés qu'on croyait inaptes à s'en sortir par eux-même. Il décida alors de partir pour le Rajasthan comme simple ouvrier non qualifié pour y creuser des puits. Cela mécontenta fortement sa famille. Il eut également du mal à persuader les communautés villageoises de son engagement sincère à leurs côtés. Le système conventionnel de l'Inde empêchait son environnement de comprendre son choix de vie. Chez nous aussi, j'imagine qu'un semblable retournement pourrait paraître surprenant de la part de fils et de filles de familles aisées...

En 1972, Mr Sanjit Roy fonda le Collège aux pieds nus au Rajasthan. Puis, après quelques années de fonctionnement, il créa le Campus de son Collège  en 1986 à Tilonia. Celui-ci fonctionne uniquement grâce à l'énergie solaire. Y enseignent des volontaires issus de villages, capables de travailler de leurs mains et de respecter les compétences existantes dans les membres des communautés villageoises. C'est l'une des rares institutions mondiales qui partage le style de vie et les méthodes de travail du Mahatma Gandhi. Par exemple, personne ne gagne plus de 110 euros par mois, car Mr Sanjit Roy ne veut pas du modèle économique actuel qui fonctionne partout: c'est à dire du haut vers le bas. L'exemple est donné au contraire par quelques personnes de la base qui viennent pour y travailler. Pas besoin de savoir lire ou écrire pour devenir ingénieur solaire, architecte ou médecin! Car le défi de ce Collège est de valoriser les compétences et les capacités à se développer par eux-mêmes des habitants. Tout est discuté démocratiquement par les élèves qui ont formé au sein de l'école un Parlement des enfants avec même un Premier Ministre...

A ce jour, on constate que des villageoises et villageois dans 225 écoles de ce genre dans 6 Etats du pays sont formés pour travailler, le soir après leur journée de travail aux champs, sur des ordinateurs et pour développer des savoirs pratiques. Les spectacles de marionnettes et les spectacles de rue traditionnels sont encouragés pour transmettre des messages sociaux essentiels. Quatre femmes illettrées ont par exemple fabriqué un cuiseur solaire parabolique qui fournit des repas à plus de 1000 enfants. Vendus dans les villages à des prix modiques, ces cuiseurs épargnent le bois et le pétrole qui servaient à la cuisson d'autrefois. Un prêtre hindou a fabriqué et installé tout leur système énergétique. Depuis, 600 villages à travers le pays bénéficient à moindre coût de l'énergie solaire.

En 2001, le Collège aux pieds nus et le Parlement des enfants ont remporté le World's Children's Honorary Award  pour l'éducation des filles. C'est une jeune fille de 12 ans, en tant que Premier Ministre du Parlement, qui est allée en Suède recevoir le prix. Le modèle du Collège aux pieds nus s'est exporté tout d'abord au Ladakh, puis en Afghanistan en 2005/2006. Il repose là-bas exclusivement sur le savoir faire des femmes. En 6 mois, avec des moyens modestes, 100 villages ont été équipés en énergie solaire. Ensuite, ce sont des femmes africaines qui sont venues pour 6 mois se former en Inde. Elles sont originaires de 30 pays différents et s'initient à ces méthodes simples, transposables partout. Elles communiquent par signes, car elles ne parlent pas la même langue, mais elles se comprennent en travaillant de leurs mains. 

En bref, un merveilleux exemple de ce qu'il est possible de faire dans des pays pauvres à peu de frais. C'est un formidable espoir de changement dans les pratiques et surtout dans le regard que nous portons sur les êtres humains. Car faire faire des études poussées aux élites de ces pays fait que ces gens là se sentent supérieurs, ne raisonnent plus qu'en terme d'argent et désertent bien souvent leur pays d'origine... Quand ils prennent les rênes de leur pays, ils ont souvent bien du mal à ne pas se laisser corrompre.

Développer la qualité de vie des villages au contraire semble une solution pratique qui réussit. Des ONG de terrain existent et vont déjà dans ce sens. Ce ne sont pas des multinationales aux frais généraux pharaoniques! Une société plus coopérative, plus altruiste et soucieuse du bien commun est déjà en route. Soutenons ses efforts et laissons nous inspirer par cet exemple réjouissant!

Pour en savoir plus, consulter par exemple sur Internet: 

www.unesco.org/education/highlights/pied_nus.html
 
Lyliane 

 

06/07/2017

Lettre ouverte à Angela Merkel: pouvez-vous nous aider à atteindre un million?


 
 
 
 
 
 


Bonjour,

Si vous êtes convaincu(e) qu'il faut agir vite contre le changement climatique, rejoignez cette lettre ouverte appelant Angela Merkel à isoler Trump lors du sommet du G20, en poussant les 19 autres pays à s'engager à passer à 100% d'énergies propres!

Rejoignez-moi et diffusez tout autour de vous:
https://secure.avaaz.org/campaign/fr/lettertomerkel/?tgcAWcb&v=500327432&cl=12852626601&_checksum=8983e764032cbd941df45e2dc9e6f688c36a3dba88bfcea0d254c5d14777951b

Et voici le message d'origine:

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Chères amies, chers amis,

Trump va tenter de prendre en otage le sommet des 20 pays les plus puissants du monde afin de mener une attaque en règle contre notre planète et l’Accord de Paris sur le climat.

À moins qu’Angela Merkel ne l’en empêche.

Elle est l’une des dirigeantes les plus impliquées dans la lutte contre le changement climatique de notre génération et pourrait isoler Trump, avec un plan de 100% d’énergies propres pour les 19 autres pays du sommet. Mais elle a besoin de se sentir massivement soutenue par le grand public avant de prendre cette initiative historique. Signez la lettre ouverte à Angela Merkel, puis partagez-la largement -- nous n’avons que quelques jours pour atteindre un million de signatures, et Avaaz la diffusera dans les plus grands médias allemands à la veille du sommet!

JE SIGNE
https://secure.avaaz.org/campaign/fr/lettertomerkel/?tgcAWcb&v=500327432&cl=12852626601&_checksum=8983e764032cbd941df45e2dc9e6f688c36a3dba88bfcea0d254c5d14777951b

Le mouvement international Avaaz a mis tout son coeur et son énergie pour obtenir l’Accord de Paris. Aujourd’hui, il est l’heure de nous rassembler de nouveau pour le défendre, et avec lui l’avenir de l’humanité toute entière. Rejoignez cette campagne et faites-la suivre à tout le monde autour de vous.

Avec espoir et détermination,

Christoph, Bert, Patricia, Camille, René et toute l’équipe d’Avaaz