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25/10/2020

En Italie, on soutient une opération innovante: Vehicle-to-Grid...

Vehicle-to-Grid (V2G) signifie « du Véhicule au Réseau », renvoyant à une recharge bidirectionnelle. Avec le V2G, le véhicule, connecté au réseau électrique pour se charger peut également, à l'inverse, restituer une partie de l'énergie stockée dans le réseau. La voiture sert alors de batterie de stockage qui permet d’alimenter le réseau électrique d’un bâtiment (bureau, maison, immeuble) ou le réseau d’électricité global (celui d’ERDF par exemple).

Le principal intérêt de ce système est de pouvoir gérer les fluctuations du réseau d’électricité, qu’il soit individuel ou collectif. Il pourrait donc être particulièrement utile avec les énergies renouvelables, comme le solaire photovoltaïque fonctionnant principalement la journée, pour assurer la restitution d'énergie en soirée, quand la consommation énergétique est plus importante.

Le véhicule sert donc ici de batterie tampon en stockant de l’énergie produite au cours de la journée et en la restituant le soir en se connectant au réseau. Mais pour que cela fonctionne, il faut que les véhicules électriques disposent d’une batterie suffisamment importante et d’un système de charge pensé et conçu pour être compatible.

Le projet inauguré par Fiat Chrysler Automobile dans son usine de Mirafiori s’inscrit dans cette démarche. Le constructeur italien veut devenir un acteur majeur de cette nouvelle technologie qui permet d’allier les avantages du véhicule électrique aux enjeux du stockage des énergies renouvelables.

Mais la charge bidirectionnelle ne peut fonctionner que si le réseau électrique et le véhicule électrique sont en mesure de communiquer. Les développements à venir devraient permettre de déployer à grande échelle cette nouvelle technologie.

Les trois acteurs, que sont FCA, Engie Eps et Terna, ont mis en place au sein de l’usine, dans le cadre de la première phase du projet, 32 bornes V2G capables de connecter 64 véhicules en charge bidirectionnelle. D’ici la fin 2021, la phase 2 de ce projet devrait permettre de connecter jusqu’à 700 véhicules.

Selon Mr Arnaud Marchal - Clubic - jeudi 17 septembre 2020

21/10/2020

Encourager les usines de batteries électriques sur le sol français...

Une entreprise chinoise spécialisée dans les énergies renouvelables, Envision, envisage d'implanter un site de production en France, indique le Journal du Dimanche. Cette usine serait dédiée à la production de batteries pour voitures électriques.
Une dizaine de sites potentiels, en Auvergne-Rhône-Alpes, dans les Hauts-de-France et en Ile-de-France, ont été identifiés, ajoute l'hebdomadaire. Envision dispose déjà d'usines de production de batteries en Chine, au Japon, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.
Ouverture prévue fin 2023
"Nous prévoyons de faire un investissement qui se chiffrera en centaines de millions d'euros et doit aboutir à terme à un millier d'emplois directs", déclare notamment au JDD Sylvie Ouziel, l'une des dirigeantes du groupe, qui précise que l'usine devrait ouvrir fin 2023
". Pour pouvoir fournir la France, l'Espagne et d'autres pays, il nous en faut de toute façon une autre (usine)", ajoute-t-elle.
Comme le rappelle l'agence Reuters, le groupe chinois est entré sur le marché des batteries pour les véhicules électriques en rachetant il y a deux ans AESC, une filiale du constructeur automobile japonais Nissan.
L'Europe accélère dans la production de batteries
L'Union européenne encourage actuellement la création de géants européens des batteries afin de contrer la domination des entreprises asiatiques dans ce domaine. Une dépendance qui réduit en particulier la marge des constructeurs sur les véhicules électriques vendus.
Les groupes français Total et PSA ont par exemple créé une coentreprise, ACC, avec l'ambition de produire des batteries électriques capables d'équiper un million de véhicules par an à l'horizon 2030."Pour pouvoir fournir la France, l'Espagne et d'autres pays, il nous en faut de toute façon une autre (usine)", ajoute-t-elle.
Comme le rappelle l'agence Reuters, le groupe chinois est entré sur le marché des batteries pour les véhicules électriques en rachetant il y a deux ans AESC, une filiale du constructeur automobile japonais Nissan.
L'Europe accélère dans la production de batteries
L'Union européenne encourage actuellement la création de géants européens des batteries afin de contrer la domination des entreprises asiatiques dans ce domaine. Une dépendance qui réduit en particulier la marge des constructeurs sur les véhicules électriques vendus.
Les groupes français Total et PSA ont par exemple créé une coentreprise, ACC, avec l'ambition de produire des batteries électriques capables d'équiper un million de véhicules par an à l'horizon 2030.

Selon BFM TV.

07/10/2020

Comment se choisir un fournisseur d'électricité vertueux?

La plupart des fournisseurs d’énergie se dotent d’offres d’électricité « verte ». Mais que se cache-t-il réellement derrière ce marketing ?Afin de combler ses besoins en électricité, la France a depuis longtemps fait le choix du nucléaire. Plus de 72 % de la production est toujours obtenue grâce à des centrales. Mais à l’ère de la transition énergétique, l’hydraulique, l’ éolien, le solaire mais aussi les bioénergies ont petit à petit fait leur apparition dans les offres de l’ensemble des fournisseurs du marché, qui entendent tous surfer sur la tendance écolo.

Comment, alors, différencier le greenwashing d’une démarche réellement vertueuse ?
Un seul et unique réseau:Les promesses marketing d’électricité « verte » créent souvent une confusion auprès des consommateurs, qui croient qu’en souscrivant à ce type d’offre, ils recevront uniquement du courant provenant d’une source d’énergie renouvelable et non polluante. C’est une erreur.

Il n’existe en effet qu’un seul et même réseau électrique général. De façon schématique, l’ensemble des producteurs l’alimentent avec de l’énergie issue du nucléaire, du charbon, du gaz ou du renouvelable ; c’est ce qu’on appelle le flux entrant. De leur côté, les fournisseurs revendent pêle-mêle ce courant aux consommateurs ; c’est le flux sortant. Dans ce gros chaudron de l’électricité, tous les électrons sont donc mélangés, peu importe leur source. Dès lors, on ne peut pas parler d’électron « vert », et il est impossible de tracer la provenance du courant qui vous permet de vous chauffer et de vous éclairer.Le mauvais jeu des équivalences

À défaut de pouvoir identifier la source du flux qui arrive chez vous, les opérateurs proposant des offres écologiques doivent en revanche s’engager à soutenir les énergies propres. Le problème, c’est qu’au sens de la loi, il leur suffit pour cela d’acheter des certificats appelés « garantie d’origine ». Ces derniers attestent qu’une quantité d’électricité d’origine renouvelable équivalente à celle de la consommation de leurs clients abonnés a bien été injectée sur le réseau français ou européen. Mais en réalité, la majorité du flux propre provient des centrales hydrauliques françaises qui ont depuis longtemps été amorties.
Ce système n’incite donc pas vraiment à augmenter la production d’électricité « verte ». D’autant plus que ça n’empêche pas les fournisseurs d’investir dans des centrales à charbon, au fioul, au gaz ou dans le nucléaire. Ceci étant dit, certains opérateurs ont une approche beaucoup plus engagée puisqu’ils soutiennent essentiellement des producteurs d’énergie renouvelable et développent leur propre production en la matière.

Comment s’y retrouver ?
Avant de succomber au marketing de l’électricité « verte », il faut lire les petites lignes pour savoir quels sont les engagements du fournisseur d’énergie. Pour vous y aider, l’ONG Greepeace a fait le tri. L’association a passé au crible les offres du marché et classé les opérateurs en fonction de leur action écologique. Le classement publié fin 2019 met ex aequo Enercoop et Planète Oui, qui s’approvisionnent à 100 % en énergie renouvelable et développent leur propre production. Parmi les plus mauvais élèves, on peut, à l’inverse, citer Total direct énergie, Sowee (la filiale d’EDF) et Eni, puisque le renouvelable représente une faible part de leurs moyens de production et qu’ils investissent largement dans l’exploitation d’ énergies fossiles et polluantes.
Le reste du classement est à retrouver sur : www.guide-electricite-verte.fr. Vous pouvez croiser les données de ce listing avec le comparateur tarifaire d’énergie proposé par UFC-Que Choisir, afin d’opter un fournisseur d’électricité vertueux et compétitif. Et côté tarif, les offres « vertes » ne sont pas plus chères que les autres et peuvent même avoir des prix attractifs grâce aux subventions de l’État pour encourager les énergies propres.
Selon Mme Julie Polizzi pour 20 Minutes - 20 Minutes - mardi 1 septembre 2020

23/09/2020

Conseils avant d'acheter une voiture électrique...

Acheter une voiture électrique, c’est parfois faire un saut dans l’inconnu. Auto-Moto vous dit tout ce qu’il faut savoir pour vous lancer en toute sérénité !
Si la voiture électrique se démocratise de plus en plus, elle reste parfois assez mystérieuse et suscite encore beaucoup d’interrogations. Quel est le modèle le plus adapté à mes besoins ? Est-ce vraiment fait pour moi ? Où puis-je me brancher ? Autant de questions tout à fait légitimes qui peuvent parfois freiner les potentiels acheteurs, parfois refroidis par l’apparente difficulté relative à la possession d’un tel véhicule. Auto-Moto vous aide à y voir plus clair et explique tout ce qu’il faut savoir pour vous lancer !
Prenez le temps de vous décider et de bien choisir

Avant de vous lancer, prenez un moment pour faire le point sur vos besoins. cherchez-vous plutôt un véhicule pour vos trajets domicile-travail quotidiens ou pour voyager ? Cela vous permettra de savoir vers quel type de modèle vous tourner, entre une Peugeot e-208 ou une Tesla Model S, par exemple. Déterminez également un budget à ne pas dépasser, en prenant en compte le prix souvent élevé d’une électrique ainsi que le montant de la recharge. N’hésitez pas à vous renseigner sur les forums spécialisés, afin de recueillir les avis éclairés et objectifs de propriétaires, qu’ils soient satisfaits ou non.
Vérifiez également que la voiture électrique soit bien faite pour vous, et que vous avez une solution pour vous brancher chez vous ou sur votre lieu de travail. En effet, il sera bien plus difficile de rouler avec ce type de véhicule si vous parcourez de trop longues distances chaque jour sans possibilité de charger votre auto à la fin de la journée. 
Il y en a vraiment pour tous les goûts!

Si vous pensez que la voiture électrique n’est pas faite pour vous, il y a de fortes chances que ne se soit pas totalement vrai. Si l’offre était encore très restreinte il y a encore quelques années, celle-ci s’est largement densifiée ces derniers temps, rendant ce type de mobilité accessible au plus grand nombre. Quelque soit votre budget ou vos besoins en termes d’autonomie, il existe un modèle fait pour vous, de la nouvelle Citroën Ami à la Porsche Taycan, sans parler de tout ce qu’il existe entre les deux, que ce soit des citadines, des compactes ou des SUV. N’hésitez pas à vous rendre en concession pour tester les véhicules qui vous intéressent, afin de mieux vous rendre compte des sensations de conduite, qui peuvent être déroutantes au début pour les non-initiés. 
= > Découvrez tous les modèles de voitures électriques du marché dans notre diaporama complet
L’autonomie n’est pas une science exacte

Ça y est, vous avez trouvé la voiture électrique de vos rêves, avec une autonomie idéale pour vos trajets quotidiens. Si les chiffres sont désormais plus proches de la réalité qu’auparavant, depuis l’arrivée du cycle WLTP, il faut néanmoins savoir que de nombreux paramètres influent sur la consommation du véhicule, et donc sur le nombre de kilomètres qu’il peut parcourir en une seule charge. En effet, la consommation pourra passer du simple au double sur un trajet plat, à vitesse modérée et en ville, en montagne, avec des routes vallonnées ou sur autoroute à une allure très rapide. Il faut également savoir que la température extérieure ainsi que l’usage de la climatisation et des différents accessoires de la voiture ont une forte influence sur son autonomie. 
Avant toute chose, vérifiez si le réseau de bornes de recharge est suffisamment dense autour de chez vous pour pouvoir rouler au quotidien sans crainte de tomber de panne. 
Un réseau de recharge inégal et pas toujours facile à comprendre

Si le nombre d’infrastructures de recharge est de plus en plus important, notamment dans les grandes agglomérations, il peut parfois être difficile de se charger sereinement. Outre les pannes ou les bornes déjà occupées, il faut également prendre en compte le nombre d’opérateurs différents, qui proposent alors de nombreuses offres, de quoi rapidement perdre la tête. Certaines bornes ne sont alors accessibles qu’avec un badge qui doit être demandé en amont, de quoi rendre difficile les voyages improvisés, tandis que d’autres demandent un abonnement à un service bien précis. Sans parler des différents types de prises, qui ne sont pas compatibles avec toutes les voitures et vice-versa. Un vrai casse-tête.

Mais il existe des solutions efficaces pour s’y retrouver, comme l’application Chargemap, répertoriant toutes les bornes et affichant toutes les informations indispensables telles que le niveau d’occupation ou le type de connecteur. 
L’électrique, c’est économique

Si une voiture électrique coûte généralement plus cher qu’une thermique équivalente à l’achat, il faut également prendre en compte le coût à l’usage. Et sur ce point, les modèles zéro-émissions sont alors bien plus économiques que leurs homologues essence ou diesel. En effet, à partir de 4 ans de possession en moyenne, une voiture électrique aura alors un coût total inférieur moyen de 4 % par rapport à un modèle thermique, un pourcentage qui augmente évidemment au fil des ans. 
Sans parler des aides à l’achat telles que le bonus écologique ou la prime à la conversion, la voiture électrique coûte aussi moins cher à recharger, mais également à entretenir. En moyenne, le prix de l’entretien d’un tel véhicule est inférieur de 25 % à un modèle thermique, grâce à un nombre de pièces mécaniques réduit, demandant alors moins de maintenance et des freins généralement moins sollicités. 
Sachez également que certaines compagnies d’assurance proposent d’importantes remises pour l’achat d’une voiture électrique, ce qui peut faire pencher la balance en faveur de cette dernière.

Selon Mme Marie Lizak - Auto Moto - mardi 22 septembre 2020

13/09/2020

Greta Thunberg récidive par courrier ...en faveur de l'écologie européenne.

Mobilisée depuis tout juste deux ans pour le climat, la militante suédoise Greta Thunberg a profité d'une rencontre jeudi avec Angela Merkel pour tenter face à "l'inaction politique" de donner un nouveau souffle à son mouvement freiné par l'épidémie de Covid-19.
La date du 20 août revêt une importance "symbolique" a-t-elle confié à la presse après sa rencontre avec la chancelière allemande à Berlin.
Greta Thunberg, alors âgée de 15 ans et encore inconnue, avait en effet entamé le 20 août 2018 une grève scolaire devant le parlement suédois à Stockholm.
Cette mobilisation s'est muée au fil des mois en mouvement, baptisé "Fridays for future", auquel ont participé chaque semaine des milliers de jeunes Européens.
"Déni"
Ce succès, combiné à une poussée du vote écologiste dans nombre de pays, ne semble cependant pas avoir fait avancer la cause climatique, regrette Greta Thunberg.
Dans une lettre au vitriol adressée aux dirigeants européens, elle dénonce ainsi jeudi "l'inaction politique" qui perdure selon elle au sujet de la protection climatique et le "déni" des gouvernements.
"L'UE doit enfin agir, l'Allemagne doit prendre l'initiative : les investissements dans les combustibles fossiles doivent cesser, l'écocide doit devenir une infraction punissable", demande-t-elle.
"Lorsqu'il s'agit d'agir, nous sommes toujours dans un état de déni. La crise climatique et écologique n'a jamais été traitée comme une crise", déplore Greta Thunberg.
La militante de 17 ans a été reçue pendant une heure et demi par Angela Merkel avec d'autres membres du mouvement, Luisa Neubauer (Allemagne), ainsi que Anuna de Wever et Adélaïde Charlier (Belgique).
L'Allemagne, qui assure actuellement la présidence de l'UE, a une "énorme responsabilité, nous voulions être sûre qu'elle porte haut les enjeux", a expliqué Anuna de Wever. "Angela Merkel semble être consciente des enjeux", a abondé Luisa Neubauer.
La chancelière, qui quittera le pouvoir fin 2021, et les quatre militantes, ont "convenu que le réchauffement climatique est un défi mondial et que les pays industrialisés ont une responsabilité particulière dans la lutte contre ce phénomène", a rapporté après la rencontre le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert.
"Opportunité"
"La base en est la mise en oeuvre cohérente de l'accord de Paris sur le climat" qui vise à limiter le réchauffement de la planète à 2° par rapport à l'ère pré-industrielle, a-t-il précisé.
L'entrevue a en grande partie porté, selon la chancellerie, sur l'objectif de neutralité climatique de l'UE d'ici 2050, avec un éventuel objectif intermédiaire d'ici 2030, ainsi que sur la tarification du CO2.
"L'écart entre ce que nous devrions faire et ce qui est réellement fait se creuse de minute en minute", regrettaient cependant en amont de la rencontre les militantes climatiques.
Malgré la mobilisation "nous avons encore perdu deux années cruciales à cause de l'inaction politique", regrettent les militantes, appelant les pays à arrêter d'urgence tous les investissements dans les combustibles fossiles.
L'Allemagne elle-même est accusée de ne pas faire assez d'efforts. Elle reste fortement dépendante du charbon, exploité jusqu'en 2038, en raison de son abandon progressif du nucléaire après la catastrophe de Fukushima en 2011.
Le pays pourrait toutefois atteindre, grâce à la baisse d'activité liée au coronavirus, son objectif de réduire de 40 % par rapport au niveau des années 90 ses émissions.
"La pandémie de nouveau coronavirus offre une énorme opportunité de changer les choses", veut ainsi croire Adélaïde Charlier.
L'épidémie et le ralentissement économique mondial brutal qu'elle entraîne ont certes un effet temporaire positif sur les niveaux d'émission et de pollution. Mais ils compliquent toutefois la mobilisation pour le climat au moment où les craintes concernant l'emploi sont la priorité.
Fridays for future prévoit une journée mondiale de mobilisation le 25 septembre mais adaptée au contexte sanitaire, marqué dans nombre de pays européens par une hausse des cas.
"Nous prenons l'épidémie au sérieux, nous cherchons des moyens d'adapter (la mobilisation), avec par exemple moins de monde dans les rues", a indiqué Luisa Neubauer, figure du mouvement en Allemagne.
20/08/2020 15:57:48 - Berlin (AFP) - © 2020 AFP

24/08/2020

La transition écologique pourrait venir des grandes villes françaises...

Malgré la très forte abstention (59 %) qui en dit long sur la défiance des citoyen·nes envers les institutions en place, la percée d’Europe Écologie — Les Verts et la réélection de nombre de nos soutiens LR et PS ouvrent grand la porte à notre principale revendication : la végétalisation des cantines scolaires. Décryptage.

La tendance végé-friendly confirméeEntre la plateforme citoyenne Le Jour d’Après ou notre pétition pour une alimentation anti-pandémie, en passant par la Convention Citoyenne pour le Climat qui s’est prononcée pour les menus végés à la cantine, la tendance est sans appel : de plus en plus de personnes plébiscitent la végétalisation de l’alimentation comme levier essentiel de la transition écologique. Les élections municipales ne font que confirmer ce constat : dans toutes les 20 plus grandes villes de France à l’exception de Reims et du Havre, il y aura des élu·es ayant apporté un soutien total à nos mesures. Concrètement, cela signifie que notre demande sera bien portée au sein des Conseils Municipaux. Là où nos souti:

ens siègeront uniquement dans l’opposition, comme à NîmesToulouse et Saint-Etienne, leurs marges de manoeuvre sera évidemment plus étroite et l’AVF y mènera donc un travail minutieux de sensibilisation des élu·es de la majorité et des usager·es. Au programme notamment : accompagnement juridique et opérationnel des parents d’élèves et formations destinées aux élu·es.

 

Les candidat-es végé-compatibles en position de force

Nous ne pouvons que nous réjouir des réussites électorales de beaucoup de nos soutiens les plus motivés, lesquelles sont dues avant tout à deux éléments : la “prime au sortant” qui a conforté dans leurs sièges les maires PS engagé·es à nos côtés, et la percée historique des alliances de gauche, souvent autour d’EELV. Ainsi, à RennesNantes et Paris, les maires socialistes sortantes alliées à EELV ont été très largement réélues. De même à Montpellier, où Michaël Delafosse (PS) allié à Coralie Mantion (EELV) a raflé la victoire contre l’ancien maire proche du mouvement présidentiel, Philippe Saurel. Tou·tes ces candidat·es avaient signé notre charte et s’étaient fortement engagé·es à nos côtés ! Nous notons d’ailleurs qu’Anne Hidalgo (maire de Paris), Nathalie Apperé (maire de Rennes) et Johanna Rolland (maire de Nantes) ont déjà amorcé une végétalisation des cantines au cours du précédent mandat.

Mais dans de nombreuses villes, ce sont de nouvelles alliances politiques, composées de candidat·es provenant en partie de la société civile, dont le succès à créé la surprise dimanche soir. A l’instar de Grenoble où Eric Piolle est réélu avec plus de 53% des voix, c’est l’union des gauches qui a su triompher à Lyon et dans la Métropole lyonnaise. En accédant aux clés de la Ville Lumière, Grégory Doucet (EELV et alliés) tourne la page du règne de Gérard Collomb. Avec Bruno Bernard (EELV et alliés) aux commandes de la Métropole et Cédric van Styvendael (Villeurbanne en Commun et EELV) à Villeurbanne, le département du Rhône passe au vert et semble déjà très favorable aux causes défendues par l’AVF. La végétalisation des menus y est bien sûr au programme, mais également la création d’une délégation à la condition animale avec des politiques municipales pro-animaux. Tout comme à Grenoble. À Strasbourg et Bordeaux aussi, où les écologistes ont obtenu d’excellents résultats bien au-delà de leurs attentes, un tournant historique s’annonce. Des délégations à la condition animale y seront peut-être envisagées, et notre demande relative aux cantines scolaires a de fortes chances d’y être instaurée.

Dans ces villes, les vainqueurs ont obtenu soit la majorité absolue, soit un nombre de sièges suffisamment grand pour leur permettre d’imposer nos propositions. Tous avaient signé notre charte, ce qui est aussi vecteur d’espoir.

 

Quelques soutiens moins assurés

Arrivé·es en tête des suffrages au sortir du 1er tour, à Nice, Angers, Lille et Dijon, les maires sortant·es et soutiens partiels de l’AVF (engagé·es pour une augmentation des menus végés, sans davantage de précision) ont chacun·e regagné leurs sièges. Bonne nouvelle : à Lille, Martine Aubry (PS) va devoir compter sur le soutien du parti vert qu’elle ne dépasse que de 227 voix. Ce dernier avait été le tout premier à répondre favorablement à notre sollicitation en janvier 2020 et pourrait donc bien inciter Mme Aubry à aller plus loin dans la végétalisation des cantines. A Nice, Dijon et Angers en revanche, l’opposition, qui est engagée plus fermement à nos côtés que la majorité, n’a réalisé qu’un très faible score. Les nouveaux édiles ont beau être plutôt ouverts à nos revendications, nous devrons donc nous mobiliser fortement sur le terrain pour qu’ils agissent concrètement !

Enfin, à Marseille, la victoire en nombre de voix du Printemps Marseillais, qui n’avait pas répondu à nos sollicitations, laisse tout de même espérer des avancées, puisque cette liste s’est alliée à notre soutien, Debout Marseille Ecologiste et Citoyenne. Mais rien n’est joué : le Printemps n’a pas obtenu la majorité absolue, et l’élection du ou de la futur·e maire de la Cité Phocéenne dépendra du choix des partis minoritaires menés par Samia Ghali et Bruno Gilles.

 

Les résultats de ce second tour laissent donc présager des avancées significatives pour la transition alimentaire vers le végétal. Ce travail ne fait que commencer : dès cet été, l’AVF se manifestera auprès des élu·es pour leur rappeler leurs engagements et leur proposer un accompagnement prolongé, avec des formations dédiées, des recettes adaptées à la restauration collective et des guides thématiques. Car la végétalisation de l’alimentation est une nécessité écologique, éthique et sanitaire, nos équipes seront mobilisées tout au long du mandat qui s’amorce aujourd’hui.

Selon AVF- Mme Sarah Champagne-29/6/2020

21/08/2020

Greenpeace une ONG qui agit partout dans le monde...

L'association Greenpeace puise la richesse et la diversité de ses formes d'engagement dans ses multiples soutiens: bénévoles, militants, donateurs, actifs, experts, lanceurs d'alerte...Des campagnes se succèdent pour lutter contre le changement climatiqu, pour une justice sociale et environnementale, pour protéger notre planète en mobilisant les citoyens et pour s'imposer comme contre-pouvoir face aux institutions qui détruisent malheureusement notre écosystème. Les valeurs portées par l'ONG touchent autant à l'information du public, qu'à la diffusion de ses expertises et à la façon de montrer les alternatives possibles à la société de consommation.

Ses victoires sont nombreuses, grâce notamment aux 50 000 militants/bénévoles dans le monde dont 1 500 en France et à ses adhérents au nombre de 3 millions à l'échelle  mondiale. Ses navires, dont le célèbre Rainbow Warrior, sillonnent les mers du globe. L'action "La République des pollueurs" en avril 2019 à Paris a été très suivie. De même, le travail contre le tout nucléaire en France et pour une vraie démocratie citoyenne a motivé beaucoup de monde. Les actions contre le groupe Total qui fore dans les mers du globe, parfois au mépris de l'écologie (corail, algues, poissons, tortues...), a eu le mérite d'alerter l'opinion, tout comme les scandales de la déforestation en Indonésie et au Brésil.

Pour tout renseignement ou pour un don concernant Greenpeace, joindre sur Internet: www.greenpeace.org.

Lyliane

19/08/2020

Du sable vert sur nos côtes pour capturer le carbone selon une ONG?

Capturer et stocker la totalité des émissions humaines annuelles en CO2 : c'est le défi ambitieux que s'est lancé Project Vesta, une ONG créée en avril 2019 et dont l'objectif est de trouver des solutions au réchauffement climatique. Mais comment l'organisation compte-t-elle s'y prendre ? Grâce à un minerai connu sous le nom d'olivine. Une fois réduit en poudre, ce dernier peut tout simplement remplacer le sable présent sur nos plages, d'où il pourra capturer le carbone et le transformer... en minuscules pierres.
"Si nous versons de l’olivine sur 2% des côtes du monde entier, ce sera suffisant pour stocker 100% des émissions de carbone des êtres humains", avance même Tom Green, le directeur de Project Vesta. L'olivine, que l'on trouve notamment sur des îles volcaniques telles que La Réunion ou Hawaï, s'altère au contact de l'eau de mer et du carbone transporté dans l'air, transformant le CO2 en coraux ou en rochers calcaires. Ces derniers finissent par la suite au fond de l'océan, où ils sont définitivement "stockés".
"renverser le changement climatique"
D'après une étude pilotée par le MIT Technology Review, cette "altération forcée", qui n'est en fait que l'accélération par l'homme d'un phénomène naturel, permettrait de stocker au fond de l'océan "bien plus que ce que les êtres humains ont rejeté depuis la révolution industrielle". "Notre vision consiste à aider à renverser le changement climatique en transformant 1000 milliards de tonnes de CO2 en rocher", expliquent sur ce point les fondateurs de Project Vesta.
Mieux : cette absorption du carbone pourrait ne pas coûter les yeux de la tête. Pour une tonne d'olivine utilisée dans ce processus, l'ONG assure pouvoir débarrasser d'1,25 tonne de CO2, soit un coût d'environ 10 dollars par tonne absorbée. "Il reste beaucoup de choses à tester", tempère toutefois Phil Renforth, professeur à l’Université Heriot-Watt, spécialiste du processus de l’altération forcée, auprès du MIT Technology Review.
Un test grandeur nature dans les Caraïbes
En premier lieu, l'olivine est un minerai qui est souvent contenu dans d'autres roches, dont il faut l'extraire. Se posent ensuite les questions de l'acheminement de la pierre, et de la difficulté de la mise en place de cette altération forcée, qui peut parfois prendre des années, le temps que la mer ne transforme le minerai en sable fin. Enfin, on peut imaginer que si le procédé est adopté à grande échelle, les touristes feront grise mine lorsqu'ils se trouveront contraints de poser leur serviette sur un sable vert.
Mais ces obstacles ne semblent pas décourager Project Vesta, qui a signé en mai un accord avec l'entreprise de paiement en ligne Stripe pour "nettoyer" 3,33 tonnes de CO2 au prix de 75 dollars la tonne, soit bien plus que le coût ambitionné par l'ONG. Un test grandeur nature lancé sur deux plages des Caraïbes, et qui devrait confirmer l'intérêt du "sable vert" dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Selon Mr Tanguy Vallée - Gentside - vendredi 3 juillet 2020

09/08/2020

Onze grandes firmes internationales s'unissent pour la transition énergétique dans les transports...

À l'occasion des Rencontres économiques d'Aix qui réunissent de nombreux acteurs économiques du monde entier, 11 groupes internationaux annoncent s'unir au sein d'une Coalition internationale qui a vocation à s'élargir à l'avenir : AWS, Groupe Carrefour, Groupe CMA CGM, Cluster Maritime Français, Crédit Agricole Corporate and Investment Bank, Engie, Faurecia, Michelin, Schneider Electric, Total et Wärtsilä.
Des ambitions communes pour la transition énergétique du transport et de la logistique L'objectif de la Coalition est d'accélérer le développement des énergies et des technologies qui permettent de relever les défis d'une mobilité durable au sein de l'industrie du transport et de la logistique, par la réduction des émissions, la lutte contre le réchauffement climatique, et la protection de la biodiversité.
Les 11 entreprises déjà mobilisées mettent en commun leurs expertises autour de trois ambitions pour réaliser des progrès technologiques et obtenir des résultats mesurables dès 2030 : - Avoir un portefeuille plus étendu de sources d'énergies propres ;
- Réduire la consommation d'énergie par kilomètre équivalent transporté ;
- Éliminer une partie importante des émissions associées au transport et à la logistique.
9 projets concrets issus de 9 groupes de travail déjà mis en place Depuis plusieurs mois, la Coalition a mis en place 9 groupes de travail qui ont réunis plusieurs dizaines de personnes, afin de construire 9 projets concrets qui contribueront à définir les énergies de demain :
- Développer les solutions d'approvisionnement en hydrogène vert pour les transports ;
- Développer les biocarburants pour les différents modes de transport ;
- Elargir les usages du biogaz et des gaz de synthèse dans les transports ;
- Remplacer les combustibles fossiles par de l'énergie verte sur l'ensemble de la chaîne logistique ;
- Lancer des projets pilotes de véhicules zéro émission d'ici à la fin de 2021 ;
- Créer la solution digitale permettant d'identifier l'itinéraire porte-à-porte aux plus faibles impacts environnementaux ;
- Optimiser la gestion opérationnelle et le chargement pour accroître l'efficacité énergétique de chaque tonne transportée
- Rendre les plateformes multimodales plus écologiques pour les applications logistiques
- Consolider les méthodes de mesure de l'impact des projets de transition énergétique dans les transports et la logistique.
La Coalition a été lancée à la fin de l'année 2019 à l'occasion des Assises de l'Economie de la Mer et a reçu le soutien du Président de la République Emmanuel Macron.
Les premiers travaux de la Coalition seront présentés officiellement en janvier 2021 à l'occasion du Congrès Mondial de la Nature.

Selon Boursier.com - Boursier - vendredi 3 juillet 2020

04/08/2020

La nature mérite mieux qu'un répit...

La crise du Coronavirus a bouleversé nos habitudes de consommation, de travail et de déplacement, écrit un journaliste de Greenpeace. Cette crise agit comme un révélateur des dysfonctionnements d'un modèle qui creuse les inégalités et détruit l'environnement. Pendant cette crise sanitaire,notre quotidien, nos habitudes et nos relations ont été chamboulées. Nous sommes nombreux et nombreuses à avoir savouré la tranquillité et le temps retrouvé pour cuisiner, bricoler, réfléchir, à avoir apprécié ce répit offert à la nature: moins de pollution, pas d'avion dans le ciel, des animaux sauvages reprenant leurs espaces...Bref, nous avons compris à quel point le monde d'avant était destructeur pour le vivant.

 Un puissant désir de changement s'exprime, car nous aspirons à une vie heureuse et respectueuse de la nature. Le temps de l'hyper semble révolu: hypermobilité, hypermondialisation, hypermarché... La santé, le bien-être et la protection de l'environnement doivent être au coeur de toutes les priorités. Les pollueurs quoi qu'il en soit se sont vite déconfinés: Amazon  a cherché à poursuivre son activité... Le Medef, le CCFA (lobby de l'auto) et l'IATA (lobby de l'aviation) ont sollicité très vite le report des normes environnementales contraires à leurs intérêts. Air France a obtenu une aide publique de 7 milliards d'euros sans aucune contrepartie écologique. Au sommet de l'Etat la croissance semble plus importante que l'écologie.

Pourtant la crise sanitaire a prouvé que les pays industrialisés peuvent modifier leur machine économique pour sauver des vies. Une volonté politique pourrait donc organiser la décroissance des activités polluantes, en poussant le "consommez moins", en mettant fin à la société de consommation. En Suisse, le patronat a bien compris  le danger ... Sous la pression citoyenne, le monde d'après devrait se montrer différent, du monde d'avant. Désir de ralentir, plus de solidarité, de sobriété, de protection des écosystèmes devraient s'installer peu à peu... Et si nous choisissions de donner enfin l'impulsions du changement?

Lyliane

 

03/08/2020

Convention citoyenne pour le climat: des avancées...

Emmanuel Macron a annoncé, lundi devant les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat, retenir 146 de leurs 149 propositions, dont la plupart feront l'objet d'un "projet de loi spécifique" multi-mesures en septembre. Il a aussi annoncé 15 milliards supplémentaires pour la conversion écologique. Le débat sur la limite des 110 km/h sur l'autoroute est, lui, "reporté".
Emmanuel Macron et Édouard Philippe ont reçu ensemble lundi les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat dans les jardins de l'Élysée. Six d'entre eux ont présenté les conclusions de leurs travaux au chef de l'État, avant qu'il n'apporte ses réponses. Le président de la République a ainsi annoncé qu'il comptait transmettre au gouvernement ou au Parlement, ou encore soumettre à référendum "la totalité des propositions" de la Convention citoyenne pour le climat, "à l'exception de trois d'entre elles", soit 146 sur 149. Certaines seront décidées dès la fin juillet, d'autres intégrées au plan de relance mais la plupart feront l'objet d'un "projet de loi spécifique" multi-mesures en septembre, a-t-il précisé.
15 milliards supplémentaires pour la conversion écologique
"L'État prendra toute sa part : 15 milliards d'euros supplémentaires sur deux ans seront injectés pour la conversion écologique de notre économie", a également déclaré Emmanuel Macron, promettant la mise en place d'un "fonds de transformation écologique de notre économie dans le plan de relance" pour notamment "investir dans les transports propres, rénover nos bâtiments" et "inventer les industries de demain".
Le président a aussi approuvé le principe d'un moratoire sur les nouvelles zones commerciales dans la périphérie des villes ainsi que celui de mesures d'aides pour la rénovation des bâtiments. "Arrêter la bétonisation, c'est un projet pour rendre notre pays plus humain, au fond plus beau" et pour retrouver des commerces de centre-ville et mettre fin à un étalement des logements, a-t-il insisté, "c'est un modèle dont nos concitoyens veulent sortir".
Création d'un groupe de suivi pour inscrire le terme "écocide" dans le droit français
La Convention citoyenne pour le climat propose également l'introduction du crime d'"écocide" dans le droit français, afin de sanctionner une atteinte grave à l'environnement. Estimant qu'il fallait "faire en sorte d'inscrire ce terme dans le droit international pour que les dirigeants" puissent rendre "compte", il s'est engagé à porter "ce combat au nom de la France dans des instances multilatérales". Un groupe de suivi sera créé pour réfléchir à la façon de l'inscrire en droit français. 
Selon la proposition de la Convention, "constitue un crime d'écocide, toute action ayant causé un dommage écologique grave en participant au dépassement manifeste et non négligeable des limites planétaires, commise en connaissance des conséquences qui allaient en résulter et qui ne pouvaient être ignorées. Afin que la sanction possible soit dissuasive, la peine encourue doit être, dans le cas d'une violation par une entreprise, outre une peine d'emprisonnement et une amende pour les dirigeants d'entreprise ou les personnes directement responsables, une amende en pourcentage significatif du chiffre d'affaires de cette entreprise et doit inclure l'obligation de réparation". 
Macron en désaccord avec une taxe de 4% sur les dividendes
Emmanuel Macron s'est en revanche opposé à trois mesures sur les 149 proposées par les membres de la Convention. Le président de la République a ainsi décidé de "reporter le débat" sur la limitation à 110 km/h sur autoroutes pour éviter qu'elle ne "s'abîme dans une polémique" et connaisse le "même sort" que la mesure des 80 km/h.
"La transition écologique ne doit pas se faire au détriment des communes, des régions les plus enclavées", a plaidé le chef de l'État. "Pour que ça marche, il ne faut pas stigmatiser les gens, il ne faut pas les diviser, il faut réussir à les embarquer tous ensemble. Si on fait ça, nos concitoyens qui sont dans les territoires les plus enclavés qui parfois mettent tous les jours 45 minutes ou une heure en utilisant les grands axes pour aller travailler, dont la vie s'organise par ses transports, ils vont dire : OK, leur projet c'est un projet urbain, il n'y a pas de place pour moi".
Parmi les autres mesures proposées par la Convention et écartées par Emmanuel Macron : la taxe de 4% sur les dividendes, qui risquerait selon le chef de l'État de "décourager l'investissement". Il s'est également opposé à la proposition de la Convention de réécrire le préambule de la Constitution en plaçant l'environnement au-dessus des autres valeurs fondamentales de la République. "Telle que proposée, la rédaction menace de placer la protection de l'environnement au-dessus des libertés publiques, au-dessus même de nos règles démocratiques", a-t-il commenté.
Concernant une autre mesure proposée par la Convention, un moratoire sur l'accord commercial UE-Canada (Ceta), le président a déclaré : "Je vous réponds, continuons à évaluer".
Macron favorable aux référendums dès 2021
Emmanuel Macron s'est tout de même dit "prêt" à soumettre à des référendums dès 2021 certaines propositions de la Convention citoyenne pour le climat, d'une part pour modifier la Constitution, d'autre part pour des mesures spécifiques. "La réécriture de l’article 1er de notre Constitution (...) pour introduire les notions de biodiversité, d’environnement, de lutte contre le réchauffement climatique (...), je suis favorable à cette proposition", a-t-il dit, en se disant aussi ouvert à un référendum "sur un ou plusieurs textes de loi" reprenant d'autres propositions de la Convention.
"Les symboles comptent : la République sociale, la République des territoires sont désormais inscrites dans notre Constitution. Il est légitime de réfléchir à inscrire l'écologie à son tour", a-t-il dit. Dès lors le chef de l'Etat est favorable à engager à l'Assemblée nationale et au Sénat un débat en vue d'une réforme constitutionnelle qu'il souhaite "voir aboutir d'ici 2021". "Je suis prêt à recourir au référendum si celui-ci était alors constitutionnellement possible après le vote des Chambres", a-t-il insisté.
Bientôt d'autres conventions citoyennes ?
Le chef de l'Etat souhaite enfin la création de nouvelles conventions citoyennes, "sur d'autres sujets" que le climat, et a annoncé la prochaine transformation du Conseil économique social et environnemental (Cese) en "chambre des conventions citoyennes". "Vous avez montré qu'il était possible sur un sujet difficile, inflammable même, de créer du consensus" a-t-il loué, ajoutant qu'une réforme du Cese, assemblée composée de représentants sociaux, "sera présentée au prochain Conseil des ministres, qui en fera la Chambre des conventions citoyennes".

Selon Mme Céline Bregand avec AFP - Europe 1 - lundi 29 juin 2020

27/07/2020

Convention citoyenne sur le climat...

Les 150 citoyens de la Convention pour le climat ont rendu, dimanche, leurs propositions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre en France. Emmanuel Macron et le gouvernement vont-ils franchir le pas écologique ?
Après les beaux discours, place aux actes. C’est du moins ce qu’espèrent les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat qui, après avoir travaillé durant neuf mois, ont rendu, dimanche 21 juin, leurs propositions pour réduire de 40 % les gaz à effet de serre en France d’ici à 2030, le tout dans un souci de justice sociale.
Emmanuel Macron, qui les recevra à l'Élysée le 29 juin, n’a cessé de répéter, depuis les élections européennes du printemps 2019, que l’acte II de son quinquennat serait marqué par un virage écologique. Depuis, la crise sanitaire du Covid-19 a provoqué une multiplication des appels pour un "monde d’après" plus soucieux de l’environnement. Et le président de la République y a lui-même souscrit, affirmant de nouveau, le 14 juin, que sa première priorité était de "reconstruire une économie forte, écologique, souveraine et solidaire".

La Convention citoyenne veut un référendum pour inscrire le climat dans la Constitution. En privilégiant la voie parlementaire pour la plupart de leurs propositions, les 150 citoyens de la Convention pour le climat entendent pousser la classe politique à prendre ses responsabilités. Ainsi, ce sont 147 de leurs 149 propositions qui devront être tranchées par l’exécutif et par le Parlement.
"Aux politiques d’avoir le courage de porter nos mesures"
"On souhaite l’utilisation du référendum pour les grandes règles générales. En revanche, pour les mesures précises, c’est aux politiques d’avoir le courage de les porter. Notre rôle était de proposer. Maintenant la décision est entre leurs mains et ils devront l’assumer", explique Grégoire Fraty, l’un des 150 citoyens de la Convention, contacté par France 24.
Pour les membres de la Convention, c’est désormais à Emmanuel Macron, au gouvernement et aux parlementaires de jouer cartes sur table pour que le virage écologique se fasse réellement.
Les premières réactions ont été plutôt positives. La ministre de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne, qui a reçu au nom de l'exécutif les propositions, a salué leur "ambition". "Le président de la République (prépare) une reconstruction économique, écologique et solidaire. Votre travail sera au coeur du projet," leur a-t-elle lancé, assurant qu'il n'y aurait "pas de tabou". À la Convention pour le climat, des citoyens entre exaltation et scepticisme
Et 265 parlementaires nationaux et européens de la majorité ont publié, lundi 22 juin, une tribune dans dans Le Monde affirmant vouloir aller "encore plus loin et encore plus vite afin d’agir face à l’urgence écologique".
Des mots qui enthousiasmeront sans doute les 150 citoyens de la Convention, mais qui ont toutefois de quoi surprendre à la vue de la liste des signataires. Ainsi, les députés Aurore Bergé, Marie Lebec, Bruno Bonnell, Benjamin Griveaux ou Jean-Baptiste Moreau, pour ne citer qu’eux, sont davantage connus pour leurs positions libérales que pour leur attachement à l’environnement. D’autant que le contexte actuel, où il est beaucoup question de relance économique après la crise sanitaire, ne se prête pas forcément à l’acceptation par le gouvernement de nouvelles normes écologiques.
"Faire des politiques différentes"
"Le président a promis davantage d’écologie, donc c’est dans l’intérêt de la majorité de porter les propositions de la Convention citoyenne pour le climat. Mais ça veut effectivement dire faire des politiques différentes de ce qui a été mis en oeuvre lors des trois dernières années", souligne l’ancien membre de La République en marche Matthieu Orphelin, aujourd’hui coprésident du groupe Écologie, Démocratie, Solidarité, contacté par France 24.
Parmi les mesures proposées par la Convention citoyenne pour le climat figure en particulier un encadrement fort de la publicité, avec interdiction des panneaux dans l'espace public extérieur et de la publicité pour des produits à fort bilan carbone – comme les gros véhicules type SUV. Or, Matthieu Orphelin avait justement mis sur la table ce sujet lors des lois sur la mobilité et sur l’économie circulaire, mais le gouvernement n’y était alors pas favorable.
Dimanche, Élisabeth Borne a montré sa propre évolution sur le sujet. "Je suis favorable à réguler davantage les messages publicitaires quand ils promeuvent des produits qui vont à l’encontre de nos engagements pour le climat", a-t-elle déclaré au Journal du Dimanche.
"Tant mieux si la ministre change de discours, ça montre que la Convention citoyenne a servi à quelque chose, applaudit Matthieu Orphelin. Maintenant, j’attends de voir ce que dira Emmanuel Macron le 29 juin : est-ce qu’il va assumer, décider, concrétiser ce virage écologique vers un nouveau modèle de société ? Une demi-réponse serait pour beaucoup de citoyens incompréhensible."
Un sentiment partagé par Grégoire Fraty, qui estime que le gouvernement "se tirerait une balle dans le pied s’il bloquait à l’étape d’après". Pour veiller à ce que leurs propositions ne tombent pas dans l’oubli, ce dernier et d’autres membres de la Convention citoyenne pour le climat ont créé une association, "Les 150", dont l'objectif est d'assurer le suivi des débats au Parlement.

Selon Mr Romain BRUNET - France 24 - lundi 22 juin 2020-

08/07/2020

Un ouvrage à lire pour préparer la construction du monde de demain...

 

Renaissance écologique ; 24 chantiers pour construire le monde de demain (Préface Rob Hopkins)

Julien DossierJohan Ertrand D'HyAmbrogio Lorenzetti

e book à 15,99 euros chez Actes Sud
 

À propos

À quoi ressemble un monde qui a réussi à rester sous 1,5ºC, et comment pourrions-nous y parvenir ? Julien Dossier propose de relever un tel défi en adaptant l'Allégorie des Effets du Bon Gouvernement, une fresque peinte par Ambroggio Lorenzetti à Sienne en 1338. La version contemporaine qu'il a conçue se décompose en 24 chantiers, et donne les clés de la Renaissance Écologique.

A commander, lire et méditer!

Lyliane

24/06/2020

Low Tech ou remettre les basses technologies au service des personnes...

Ce mouvement de promotion des basses technologies, qui a émergé il y a moins de dix ans, propose un nouveau modèle de production, plus local, et surtout plus sobre en ressources.
Chaque mois, Libération creuse une thématique environnementale. Après la chasse, le ski, et la biodiversité, quatrième épisode, la sobriété est-elle notre futur ?
La touffe de végétation qui occupe une grande partie de la pièce détonne dans le cockpit. Le voilier du projet «Nomades des mers» fait étape, ce jour-là, à Puerto Escondido, dans l’Etat d’Oaxaca, au Mexique. «Il commence à faire bien chaud ici», souffle Corentin de Chatelperron, un des fondateurs de l’association Low-tech lab, basée à Concarneau (Finistère). Avec d’autres passionnés, il s’est embarqué dans un tour du monde des innovations sobres. Malgré une connexion internet aléatoire, il nous fait découvrir les inventions «basse technologie» dont regorge l’embarcation et qui lui permette d’être presque autonome en ressources.

Ce qu’on a pris pour une plante d’intérieur luxuriante est en réalité un système d’hydroponie, hors sol, qui permet de faire pousser de la nourriture sans pollution ni engrais. «Nous avons trouvé ce système à Singapour, explique l’ingénieur de 35 ans, la peau hâlée. Les végétaux sont alimentés par les eaux grises du bateau. Ils consomment dix fois moins d’eau que des plantes en terre.» Sur la table de leur «salon» trône une machine à coudre. «Elle est actionnée par un pédalier qui permet aussi, par la force des jambes, de faire marcher un blender, un moulin et une perceuse-meuleuse-ponceuse, détaille Corentin. Cela ne demande pas tant de force motrice que ça, et on fait du sport en même temps.» La visite continue. Dehors, sur le pont du voilier, malgré la lumière aveuglante réfléchie par la mer, on aperçoit une grande cage où s’agitent des insectes. «Ce sont des mouches soldats noirs, reprend le maître des lieux. Leurs larves mangent rapidement les déchets organiques. L’engrais que produit leur digestion est utilisé comme fertilisant, et les larves servent ensuite d’aliments à notre élevage de grillons à bord qu’on utilise comme nourriture.» Cette idée improbable, mais pas moins ingénieuse, leur est venue lors de leur passage à Kuala Lumpur, en Malaisie, où une ferme géante élevant ces mouches a été installée par l’entreprise Entofood pour dégrader les déchets d’un quartier entier et transformer les insectes en aliments. «En France, ce serait tout à fait adaptable à l’échelle d’un quartier pour limiter l’amoncellement dans les décharges et les incinérateurs», assure le navigateur.

Un peu plus loin, on aperçoit une petite éolienne fabriquée à partir de moteurs d’imprimante, ainsi qu’un four solaire «hyperpuissant» qui leur permet de cuire toute leur nourriture. «Avec ce tour du monde, on a voulu redonner une image positive à l’écologie, explique Guénolé Conrad, autre membre actif du Low-tech lab, coincé en France par la pandémie de Covid-19. Si on veut parvenir à une société plus sobre, qui consomme moins de ressources, cela passera par un changement des imaginaires. On ne prône pas un retour à la bougie mais une réflexion sur nos besoins, pour parvenir à éliminer les usages inutiles.» Le carnet de croquis d’objets low-tech dessinés par Corentin de Chatelperron, sur son catamaran à Phuket, en Thaïlande, en 2017.
La low-tech, qui s’est d’abord fait connaître par des inventions «faites maison», comme la cabine de douche à réutilisation d’eau ou le chauffe-eau solaire basse technologie, embrasse aujourd’hui une conception bien plus large, au dire de nombreux acteurs de ce microcosme. Le pouvoir du local: «Il s’agit de remettre les technologies au service des gens et pas l’inverse, de faire sortir l’individu de son statut de consommateur ignorant pour lui redonner une maîtrise sur la technique et sur les externalités des produits qu’il achète, détaille Michel Foata-Prestavoine, ingénieur et membre du réseau OseOns de promotion de la low-tech. L’idée d’un projet low-tech ressemble à la permaculture, dont le but est de constituer un écosystème naturel autonome, mais appliquée aux technologies.» La low-tech, c’est donc autant des techniques, un savoir-faire, qu’une philosophie.Le concept pourrait-il être développé à grande échelle ? Peut-on imaginer de futures filières économiques s’ériger sur le territoire français, comme piliers du plan de sortie de la crise économique actuelle ? «Les initiatives fleurissent à l’échelle locale, assure Guénolé Conrad. Nous encourageons des micro-entrepreneurs à Développer la low-tech ne provoquerait-il pas une fragilisation de certaines filières industrielles et donc une perte d’emplois ? Au contraire, assure Florent Husson, membre du réseau Ingénieurs engagés et un des porteurs de la Semaine des alternatives et de la low-tech, organisée fin août : «Cela signifie plutôt une transformation de la nature des emplois pour les personnes, par exemple, qui travaillent dans la fabrication d’objets high-tech non essentiels. En parallèle, il faudrait revaloriser certains métiers manuels, dans l’agriculture ou l’artisanat.» Moins recourir à la robotisation et la mécanisation rendrait nécessaire la mobilisation de plus de travailleurs.

«Le low-tech est générateur de résilience et de lien social, renchérit Philippe Bihouix, ingénieur et auteur de l’Age des low-tech (Seuil, 2014), la bible des passionnés du sujet. Dans la transition écologique, il y aura des destructions d’emplois, nécessairement, mais pour que cela ne crée pas des souffrances sociales supplémentaires, il faut en anticiper le rythme et assurer la création d’emplois alternatifs. Dans l’agriculture, par exemple, faire évoluer les exploitations vers de la polyculture, sur des parcelles plus petites, développer les circuits courts et la production locale, permet de créer bien plus d’emplois que l’agriculture intensive. Ce sont des choix de société : en valorisant tel ou tel métier, en orientant les dépenses publiques, on peut faire en sorte que plus de Français soient musiciens ou artisans, et non experts en marketing ou en big data.» On verrait sortir du système éducatif plus de plombiers, chauffagistes, couvreurs ou électriciens, dont beaucoup sont actuellement surchargés de commandes. Sur cette lancée, les territoires deviendraient moins dépendants de l’extérieur, et donc plus à même de faire face aux chocs futurs, que ce soit une pandémie ou une crise environnementale.

Selon Mme Aude Massiot - Liberation - lundi 1 juin 2020

20/06/2020

Repenser les formes de la mondialisation...

Mr Nicolas Vercken, directeur des campagnes et du plaidoyer à OXFAM France, explique dans le magazine US de la FSU ce qu'est OXFAM, cette ONG qui se bat "contre les injustices et la pauvreté". C'est l'une des organisations signataires de l'appel des 18 associations et syndicats "Plus jamais ça", qui développent des propositions pour le Monde d'après. OXFAM a imaginé, en effet, le monde de demain décliné en 34 mesures concrètes. Ce devrait être "un monde ouvert, multiculturel, où la mondialisation aura été repensée dans le sens d'une alimentation et d'une production en circuits plus courts".

Fin 2019, plusieurs syndicats et associations ont considéré "qu'il était grand temps de rassembler celles et ceux qui ne veulent plus opposer urgences environnementales et sociales". Pour sa part, OXFAM a dès le début des années 2020 lié les enjeux climatiques aux menaces sur les moyens de subsistance des populations du Sud. La crise que nous traversons actuellement posant la question du JOUR D'APRES, nos perspectives pour le moyen terme se sont accélérées. Que ce soit en Asie ou en Afrique (Sahel, Corne de l'Afrique...) la pauvreté guette, tout comme les aléas climatiques (criquets, ouragans, sècheresse...).

La France a mis en place des mesures de chômage partiel qui ont évité le pire grâce au maintien des mesures de protection sociale. Mais comme partout la crise frappe brutalement les plus vulnérables, les travailleurs précaires déjà fragiles avant la crise. L'impact économique est un peu partout désastreux. En effet, l'insécurité alimentaire va s'accroître dans les pays pauvres ou émergents. La spéculation notamment risque de réduire les filières d'approvisionnement. Ce n'est toutefois pas le moment de fermer les frontières, pense Mr Vercken, car le multilatéralisme, la libre circulation des personnes et les migrations sont indispensables et bénéfiques à l'humanité. Un consensus reste à trouver pour remplacer la société de consommation par un modèle plus équilibré et plus juste pour toute la planète.

Il conviendrait selon lui de tout repenser: de relocaliser certaines productions (médicaments, produits de première nécessité...), de promouvoir le bio dans les cantines, de favoriser les exploitations agricoles de taille moyenne et commercialisant des produits de qualité, de bannir tout gaspillage, de réduire les emballages, de vendre en circuits courts de proximité, réduisant ainsi l'empreinte carbone, de sortir des énergies fossiles, de faire mieux respecter les droits sociaux des salariés, en contrôlant par exemple les contrats de sous traitance, afin d'éviter que la plupart des grands groupes ne continuent à bafouer les règles et les pratiques du commerce équitable.

OXFAM appelle à un élargissement du cercle de ses militants et à un dialogue avec toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans les 34 mesures concrètes proposées. En se déclarant partie prenante de la démarche du Pacte pour le pouvoir de vivre, l'ONG rejoint la CFDT et la Fondation Nicolas Hulot et vise la complémentarité. II s'agit notamment de "fédérer" les forces pour que le monde d'Après ne ressemble pas à celui d'hier! Que la souveraineté alimentaire, les filières bio locales, le made in France, les hiérarchies de valeur favorisant les professions de service (préposés du courrier ou de nos déchets, soignants, paysans, éleveurs locaux...) trouvent enfin la place qui leur est due. En tant que citoyens, que consommateurs, notre rôle est essentiel et notre carte bleue peut compléter notre bulletin de vote!

Lyliane

10/06/2020

Faudrait-il fermer le réacteur obsolète du Tricastin?

 

 
 
 
 

06/06/2020

Comment réduire la consommation d'énergie?

L'enjeu de la nouvelle décennie est de réduire massivement la consommation d'énergie et de verdir l'énergie qui continuera à être consommée. Dans cette course contre la montre, la recherche de performance énergétique doit être à l'origine de tout projet de construction, de rénovation, d'exploitation et de démantèlement d'un bâtiment. La rénovation a cependant un potentiel de réduction carbone considérable. Avec un taux de renouvellement de 1 % par an, le parc immobilier de 2030 sera constitué à 85 % de logements construits avant la réglementation environnementale de 2020, voire même avant la réglementation thermique de 2012 : ils devront être rénovés en priorité pour réduire la consommation du secteur qui représente aujourd'hui 45 % de la consommation nationale.
Heureusement, nous disposons dorénavant d'un panel de solutions efficaces pour parvenir à une réduction spectaculaire des dépenses énergétiques de tous types de bâtiments. Qu'il s'agisse d'intervenir sur l'enveloppe du bâti, d'améliorer les équipements ou de piloter intelligemment les consommations, chaque action de décarbonation est une démarche unique, réalisée sur-mesure en fonction des spécificités du bâtiment.

Place aux énergies renouvelables
Une fois que les besoins énergétiques sont ajustés, le remplacement des énergies fossiles par des énergies renouvelables représente un puissant levier de décarbonation. En sachant qu'il n'existe à ce jour aucune recette miracle qui permette de remplacer l'énergie consommée dans le bâtiment par une seule énergie décarbonée, toute la réflexion consiste alors à élaborer le meilleur mix énergétique pour chaque bâtiment, en étudiant les potentialités du territoire.
Toutes ces solutions ont fait leur preuve, mais encore faut-il maintenir les résultats dans la durée. Pour cela, les contrats de performance énergétique (CPE), qui offrent la garantie d'économies claires, mesurables et durables sont les meilleurs alliés de la transition zéro carbone : ils doivent maintenant devenir un réflexe pour toutes les parties prenantes de la filière BTP.

LES SOLUTIONS
INVESTIR DANS DES TRAVAUX BÂTIMENTAIRES
Dans les bâtiments construits avant les années 2000, le manque d'isolation est compensé en hiver par une hausse du chauffage qui fait monter la consommation d'énergie en flèche. Dans le secteur de l'habitat, les logements qui écopent d'un E, d'un F ou d'un G à l'issue de leur DPE sont non seulement terriblement énergivores, mais créent des situations de précarité énergétique intolérables. Pour pallier ces problèmes d'étanchéité de l'enveloppe, la première chose à faire est alors d'effectuer des travaux pour changer les ouvrants et mieux isoler les murs et la toiture.

RENOUVELER LES ÉQUIPEMENTS
À niveau de confort équivalent, le simple remplacement des installations de chauffage et de refroidissement pour des appareils à haute performance permet de réaliser des économies d'énergie importantes, avec un retour sur investissement maîtrisé. Longtemps réservées à l'industrie et aux grands bâtiments tertiaires, les mini et les micro-cogénérations apportent aussi une solution innovante pour produire simultanément et localement du chauffage, de l'eau chaude et de l'électricité à partir du gaz naturel, en réduisant la consommation d'énergie primans la France entière, le remplacement des ampoules classiques par des LED se poursuit, soutenu par la réglementation et l'intérêt économique des grands acteurs du tertiaire. En divisant la facture par cinq et les frais de maintenance par dix, le « relamping » s'est imposé dans le paysage tertiaire à la fois grâce à son retour sur investissement rapide et au confort lumineux qu'il procure aux employés.

PASSER AUX ÉNERGIES RENOUVELABLES AVEC LE BON MIX ÉNERGÉTIQUE
La production locale d'énergies renouvelables et de récupération sera l'un des piliers de la transition énergétique des territoires. Au niveau du bâtiment, cela consiste à le raccorder à un réseau de chaleur/froid local ou à prévoir des équipements de production d'énergies renouvelables adaptés à son environnement et à ses besoins. Dans tous les cas, la création du mix énergétique est unique et doit tenir compte des sources localement disponibles en analysant les besoins d'électricité, de chaleur, d'eau chaude sanitaire et de froid.
En fonction des ressources du territoire, le mix énergétique peut intégrer différentes sources d'énergies décarbonées :

- Le raccordement à un réseau de chaleur urbain, qui alimente les immeubles raccordés via un réseau de canalisations situé sous la voirie sous forme d'eau chaude ou de vapeur.

- Le raccordement à un réseau de froid urbain, qui distribue de l'eau glacée, afin d'alimenter en fraîcheur les bâtiments qui lui sont raccordés.

- La production d'énergie solaire, en toiture ou ombrière avec des panneaux photovoltaïques pour l'électricité et du solaire thermique pour la production d'eau chaude.

- L'installation d'une chaudière biomasse à condensation, qui permet de fabriquer de l'énergie grâce à la chaleur dégagée par la combustion de bois, de végétaux.

- L'installation d'une pompe à chaleur, qui récupère naturellement les calories présentes dans l'air extérieur, dans le sol ou dans les eaux de récupération.

- L'installation d'un échangeur thermique qui récupère les calories issues de l'eau chaude des nappes sous-terraines.
En complément de ressources locales, le mix énergétique peut également inclure un contrat d'électricité de gré à gré (Power Purchase Agreement) qui permet non seulement de bénéficier d'une électricité verte en direct tout en contribuant au développement du parc d'énergies renouvelables, mais aussi de se prémunir de la volatilité du marché de l'électricité et ainsi de maîtriser son budget énergie sur la durée. Longtemps réservée aux grands acteurs économiques, cette solution peut dorénavant s'intégrer dans une offre globale de performance énergétique.

 PASSER À L'HYDROGÈNE VERT: Encore peu répandue, l'utilisation d'hydrogène vert s'impose déjà comme l'un des futurs piliers de la transition énergétique. Ce gaz léger, très abondant dans l'univers, peut être produit sans émission de CO2 par électrolyse de l'eau, puis stocké sur de longues périodes sous forme liquide ou gazeuse. Il produit ensuite de l'électricité et de la chaleur via des piles à combustibles, et peut aussi alimenter une mini-cogénération. Alors que les énergies solaires et éoliennes sont soumises aux aléas climatiques, l'hydrogène vert apporte une solution de stockage d'énergie qui permet de répondre localement et efficacement à l'intermittence des énergies renouvelables ou aux fluctuations des besoins.
Dans le bâtiment, des solutions de production d'hydrogène vert intégrées sont à l'étude. Elles devraient permettre non seulement d'enrichir le mix énergétique, mais également de stocker de l'énergie sans batteries lithium-ion et de fournir du carburant vert aux usagers ou à une flotte de véhicules à hydrogène.

RÉCUPÉRER LA CHALEUR PRODUITE À D'AUTRES FINS
Utilisée depuis longtemps dans l'industrie, la récupération de chaleur dite « fatale » se développe aujourd'hui dans d'autres secteurs. Le principe est simple : lorsqu'un procédé génère de la chaleur vouée à s'évaporer dans la nature, des solutions techniques innovantes permettent de la canaliser pour la réutiliser ailleurs. On récupère ainsi la chaleur produite par les usines de production de métaux, de chimie ou de matériaux, mais aussi celle des papeteries, des fonderies et du secteur agro-alimentaire. Désormais, les nouvelles technologies permettent également de récupérer la chaleur fatale produite .

OPTIMISER SON EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE AVEC LE BIM
Le BIM, pour « Building Information Modeling », permet de créer une maquette numérique 3D en intégrant des données intelligentes sur la structure du bâtiment. De la conception à l'exploitation, cette méthode fournit une infinité de services à tous les corps de métier. Apparu en 2013, le BIM est devenu un outil de référence pour tous les grands chantiers, mais il doit encore devenir un réflexe pour que toutes les parties prenantes puissent partager une vision globale du bâti... et optimiser la performance énergétique. En intégrant à la maquette des données sur le contenu carbone des matériaux et leur coût carbone lié au recyclage, il devient un outil extrêmement performant pour maîtriser les émissions lors des phases de construction et de déconstruction. En maintenance, le BIM permet de simuler différents scénarios, d'anticiper les besoins et de parvenir à un pilotage affiné des consommations d'énergie.

RÉDUIRE SON EMPREINTE CARBONE GRÂCE AU DIGITAL
Les nouvelles solutions digitales permettent d'optimiser facilement la consommation énergétique et l'exploitation des bâtiments, grâce au recours à l'IA et à la collecte et la centralisation des données d'usage réel.
Dans un deuxième temps, des objets connectés sont installés pour détecter les flux, la présence d'usagers, l'ouverture des portes et des fenêtres... Les données sont ensuite envoyées à une plateforme de pilotage qui permet de distribuer l'énergie là où elle est nécessaire, quand elle est nécessaire. Ces solutions permettent d'améliorer le confort et la performance énergétique, de supprimer les consommations en inoccupation et d'apporter de nombreux services aux usagers.

17/ MASSIFIER LES CONTRATS DE PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE (CPE)

Le dernier levier de la boîte à outils de la transition énergétique est juridique, mais il n'en est pas moins d'une efficacité implacable pour diminuer les consommations énergétiques d'un bâtiment de 20 à 60 %. Créés en 2006, ces contrats de performance énergétique permettent aux maîtres d'ouvrage de confier l'amélioration de l'efficacité énergétique de leur bâtiment à un prestataire qui s'engage sur un objectif de réduction des consommations finales quantifié et durable.

En tant que spécialiste de l'efficacité énergétique, le prestataire commence par réaliser un audit complet, puis met en œuvre un bouquet d'actions de performance énergétique active et passive et enfin garantit des économies d'énergie sur une période donnée, via une indemnisation du maître d'ouvrage en cas de sous-performance. Ses actions peuvent intégrer l'approvisionnement de l'énergie, les améliorations du bâti et des équipements techniques, ainsi que l'exploitation et la maintenance.

Après dix ans d'expériences, les CPE ont démontré leur efficacité auprès de l'ensemble des acteurs du marché. Indispensables pour booster la performance énergétique de bâtiments anciens, ils sont tout aussi incontournables pour garantir les bons résultats d'un bâtiment récent sur la durée. S'ils étaient développés à l'ensemble du parc immobilier tertiaire français, ces contrats seraient un atout de taille pour engager une réduction rapide de nos émissions de CO2 et réussir ainsi, ensemble, le défi de la transition énergétique.
Selon La Tribune Partenaire avec Engie Solutions - La Tribune - lundi 18 mai 2020

30/05/2020

Une décroissance bénéfique pour la planète?

Instauré le 17 mars, le confinement a mis sous cloche l'économie française, provoquant dans le pays une décroissance subie, avec ses bons et ses mauvais côtés. De quoi permettre aux adversaires de la croissance infinie de devenir audibles.
Ils étaient jusqu'ici considérés comme des marginaux. Aux yeux des politiques, ils étaient au mieux des idéalistes aux idées utopiques, au pire des illuminés ignorants du fonctionnement de l'économie. Mais à la lumière des conséquences du confinement imposé depuis le 17 mars pour lutter contre la pandémie de Covid-19, les théoriciens de la décroissance deviennent audibles et leurs idées s'immiscent petit à petit dans le débat.
Dans une tribune publiée mardi 28 avril dans Libération et intitulée "Confinement : en demi-résonance avec notre décroissance", un collectif d'intellectuels dresse notamment la liste des conséquences sur nos vies de la situation actuelle subie.
"Moins de production, moins de consommation, et par conséquent moins d'extractions, moins de déchets, moins de pollutions, moins de déplacements, moins de bruit (…). Nous entendons parler relocalisation, circuits courts, ralentissement, renoncement. Nous participons ou assistons à des manifestations de solidarité, de créativité, nous contemplons l'éveil du printemps", écrivent ces tenants de la décroissance.
Pour autant, ceux-ci relèvent également que l'arrêt net de l'économie a également eu un impact négatif sur de nombreux citoyens, en particulier les plus pauvres et les plus précaires. "La décroissance que nous vivons actuellement est en réalité non souhaitable et non souhaitée car on subit quelque chose d'extrêmement violent", explique l'un des signataires, Vincent Liegey, porte-parole du Parti pour la décroissance, contacté par France 24. "Or, nous alertons depuis deux décennies déjà : nous avons le choix pour l'avenir entre une décroissance choisie ou une récession subie. Nous vivons en ce moment un aperçu de ce qui nous attend en pire si nous n'abandonnons pas la religion de la croissance infinie."
"La politique peut reprendre la main sur l'économie"
Pour les théoriciens de la décroissance, la poursuite effrénée de la croissance conduit à la destruction de la planète, l'accroissement des inégalités, des dérives démocratiques et le délitement des liens sociaux, la perte de sens.
Ils ne prônent pas une décroissance du PIB en tant que tel, mais veulent repenser nos sociétés et nos modes de vie. Pour cela, ils proposent notamment de mettre fin à la surconsommation et à l'utilisation des énergies fossiles, de miser sur la relocalisation économique et sur l'économie circulaire, de mettre en place une dotation inconditionnelle d'autonomie ou encore un revenu maximum.
De nombreuses propositions qui se retrouvent aujourd'hui dans le débat public et même, pour certaines, jusque dans les discours du président de la République. Emmanuel Macron a ainsi évoqué la nécessité de relocaliser en France la production des produits de santé comme les médicaments ou les masques.
"Alors qu'on nous expliquait qu'il était impossible de transformer notre économie ou de ralentir des secteurs toxiques et polluants, un simple virus nous a montré que la politique peut reprendre la main sur l'économie, souligne Vincent Liegey. Nous allons désormais assister à un rapport de force entre ceux qui voudront continuer comme avant et ceux qui veulent imaginer un modèle économique indépendant de la croissance.
La partie promet toutefois d'être relevée tant le gouvernement et l'immense majorité de la classe politique, à droite comme à gauche, ne jure que par la croissance pour  améliorer la vie des citoyens. Car même les tenants de la transition écologique proposent une "croissance verte" pour remplacer la croissance existante.
La décroissance de plus en plus soutenue par les Français
Or, celle-ci repose sur le concept de "découplage", qui suppose de faire croître continuellement le PIB tout en réduisant de manière généralisée l'empreinte écologique liée aux activités économiques. "Mais toutes les études nous montrent que c'est impossible. Le seul moment où on a des progrès pour l'environnement, c'est quand l'économie ralentit", affirme Vincent Liegey.
Des propos également tenus par l'ancienne ministre de l'Écologie et actuelle députée des Deux-Sèvres Delphine Batho, en novembre 2019, lors de l'examen de la loi antigaspillage en commission à l'Assemblée nationale. "Le découplage, ça n'existe pas. La croissance du PIB est fondée sur la consommation d'énergie et sur la consommation de matière. Et on explose les limites planétaires."
Si la présidente du parti Génération Écologie est esseulée parmi la classe politique, les études d'opinion montrent en revanche que la décroissance gagne du terrain au sein de la population.
Un sondage Odoxa, publié dans Challenges le 3 octobre 2019, montre en effet que 54 % des Français pensent que le moyen le plus efficace pour résoudre les problèmes écologiques et climatiques actuels et futurs est de "changer fondamentalement notre mode de vie, nos déplacements et réduire drastiquement notre consommation". À l'inverse, ils ne sont que 45 % à estimer qu'il faut "investir massivement pour développer des technologies plus propres et plus respectueuses de l'environnement".
"Une transformation silencieuse de la société opère depuis quelques années avec un soutien grandissant pour les idées de la décroissance, observe Vincent Liegey. L'enjeu désormais est de transformer le choc que nous vivons en projet politique."

Selon Mr Romain BRUNET - France 24 - mercredi 29 avril 2020

06/05/2020

Transformer sa voiture en véhicule électrique...

C'est officiel, les automobilistes français peuvent dorénavant envisager de payer un professionnel pour convertir leur voiture à la traction électrique. Un arrêté ministériel vient encadrer cette activité promise à un fort développement.
Dès le mois de janvier 2020, les jeunes sociétés membres fondatrices de l'association AIRe (Acteurs de l'Industrie du Rétrofit électrique) se risquaient à annoncer l'arrivée prochaine de l'arrêté ministériel tant attendu, un texte qui lèverait enfin les ultimes freins administratifs et légaux à leur activité de transformation de voitures à moteur essence ou Diesel et à leur homologation en véhicules électriques. Voilà qui est chose faite. L'arrêté du 13 mars 2020 relatif aux conditions de transformation des véhicules à motorisation thermique en motorisation électrique à batterie ou à pile à combustible est paru au Journal officiel en date du 3 avril. Il entre en vigueur au lendemain de sa publication.
Toute voiture transformée doit solliciter son titre d'homologation.
En préambule, le ministre de la Transition écologique et solidaire précise ce qui suit : "Afin de permettre à des véhicules en service conçus à l’origine pour fonctionner avec une motorisation thermique de fonctionner en motorisation électrique à batterie ou à pile à combustible, des fabricants proposent des dispositifs de conversion des véhicules (rétrofit électrique). Pour garantir une efficacité minimale et une installation sécurisée sur les véhicules, le présent arrêté prévoit les dispositions techniques et administratives pour homologuer ces transformations sur les véhicules. Un bilan de l’application des prescriptions est prévu 24 mois après l’entrée en vigueur du texte pour évaluer l’opportunité d’y introduire des modifications."
La société UTAC CERAM (qui délivre leur titre d'homologation communautaire à de très nombreux véhicules) se félicite de la parution de cet arrêté ministériel et ose espérer qu'il permettra "aux propriétaires qui n’ont pas les moyens de s’offrir un véhicule neuf de rendre leur voiture actuelle moins polluante". C'est peut-être oublier le tarif des prestations offertes par les membres de l'association AIRe (Acteurs de 'Industrie du Rétrofit électrique) : démarrage de leur activité oblige, les processus sont encore hésitants et les coûts élevés.
La plupart des jeunes acteurs du secteur de la conversion préfèrent donc miser sur le haut-de-gamme. Il en va ainsi, entre autres sociétés, de Retrofuture qui propose des conversions pour toutes sortes de voitures anciennes extrêmement populaires : de la plus modeste (une Fiat 500 pour 19.990 euros) aux plus exclusives (Range Rover, Rolls-Royce, Porsche...) pour plus de 60.000 euros, en passant par la Ford Mustang (45.000 euros), le Volkswagen Combi (32.000 euros) et la Peugeot 205 (25.000 euros environ). 
Convertir une vieille citadine d'occasion pour 5.000 euros, tel est l'objectif de Transition One
Chez Transition One, l'approche est différente : "Là où d'autres sociétés se spécialisent dans la voiture ancienne, nous concentrons nos efforts sur les voitures d'occasion relativement récentes et abondantes", explique Aymeric Libeau, directeur et fondateur de Transition One. En plus de la Twingo Diesel convertie à l'électrique que Challenges a pu essayer il y a quelques mois (lire notre essai de la Renault Twingo électrique de Transition One), la start-up a terminé la mise au point d'un kit de transformation pour la Fiat 500 moderne, pour la Volkswagen Polo 3, ainsi que de la Citroën C1 et ses jumelles Peugeot 107 et Toyota Aygo. Des voitures qu'on trouve pour une bouchée de pain dans les petites annonces.
Aymeric Libeau estime qu'il y a beaucoup de perspectives dans la conversion des petites voitures. Son ambition est de proposer des voitures électriques à un tarif raisonnable, pour une clientèle qui ne peut s'offrir une neuve. "On a des retours de marchands spécialistes de la voiture d'occasion, qui ont de la demande, mais pas d'offre. Il leur sera à l'avenir possible de proposer à leur client un modèle de leur parc, et de le récupérer en version électrique pour 5.000 euros de plus". Pour tenir un tarif aussi contenu (une approche quasiment unique, chez les "retrofitteurs") Transition One n'a d'autre choix que de se contenter de performances modestes, avec une autonomie de 100 km réels et une vitesse maximale de 110 km/h pour le prototype sur base de Renault Twingo 2 qu'il nous a été donné d'essayer. Pour réduire le coût, c'est un moteur asynchrone d'une puissance de 50 kW (68 ch) sous une tension de 96 Volts qui a été choisi. La boîte de vitesses Renault a été conservée, ce qui permet de limiter la consommation de ce type de machine électrique, pas nécessairement la plus sobre par nature. Ce prototype emporte 25 kWh de batteries (des modules d'origine Tesla) mais la version définitive devrait se contenter d'environ 18 kWh.
Le but de Transition One est de proposer un ensemble aisément adaptable au plus grand nombre possible de citadines, pour des questions d'économie d'échelle et de temps de main d'oeuvre : Renault Twingo 2, Fiat 500, Citroën C1, Peugeot 107, Toyota Aygo, etc. La transformation est réputée ne prendre que quatre heures.
Cinq ans d'âge minimum pour demander sa conversion à l'électrique
Il y a pléthore de candidates à la conversion puisque, ainsi que le souligne l'UTAC CERAM, toute voiture de plus de cinq d'âge est éligible. A condition, bien entendu, de trouver un professionnel habilité en mesure de réaliser les travaux. Toute autre transformation verra impitoyablement rejetée sa demande d'immatriculation. La puissance électrique maximale du véhicule ne pourra dépasser celle de son ancien moteur thermique. A charge pour les installateurs habilités de vérifier que les conditions de transformation du véhicule sont compatibles avec les exigences en matière de sécurité.
A partir du moment où le modèle de base a été homologué du temps de sa première commercialisation ; que sa nouvelle mécanique électrique a été homologuée de son côté en bonne et due forme (conforme au prototype validé par UTAC CERAM) ; et que l'ensemble a été greffé par un professionnel habilité, alors le modèle rétrofité pourra être immatriculé par son nouveau propriétaire. Cette facilité dorénavant offerte à l'automobiliste français rejoint celle offerte à ses voisins allemands et italiens depuis plusieurs années déjà.

Selon Mr Eric Bergerolle - Challenges - vendredi 3 avril 2020

05/05/2020

Comment changer de fournisseur d'énergie?

Dans un article de Mme Camille Brun dans Télé-Loisirs, il nous est rappelé que depuis plus de 10 ans, en France, le marché de l'énergie est ouvert à la concurrence. GDF  devenu Engie) et EDF n'ont donc plus le monopole. Et il est possible de changer d'opérateur d'électricité et de gaz, notamment pour faire des économies. Comme il n'est pas simple de faire un choix entre toutes les propositions,l'article essaie d'éclairer le sujet. Car entre coups de fil de démarcheurs et publicités cachant parfois le coût de l'abonnement, c'est un peu la jungle!

Seuls les opérateurs historiques peuvent vendre de l'énergie à un prix  réglementé fixé par l'Etat. Les concurrents proposent souvent un tarif fixe, librement choisi par eux. Parfois ce prix est indexé et lié aux prix réglementés. parfois les tarifs changent chaque année. Toutefois, tous les opérateurs sont gérés par EDF et ENGIE. L'énergie (gaz et électricité) est donc de qualité constante. Certains font une démarche pour éviter le nucléaire, mais bien peu de fournisseurs produisent de l'énergie renouvelable...

Le conseil donné dans l'article est de bien comparer les offres.  L'Association UFC-Que Choisir a mis en place un moteur de comparaison simple à utiliser et disponible à l'adresse suivante:www.quechoisir.org/comparateur-energie-n21201. Une fois le choix effectué, le nouveau fournisseur s'occupe de résilier l'ancien contrat.  Pas besoin de changer de compteur, ni de craindre des coupures lors du basculement. Enfin, il est possible de revenir aux opérateurs historiques en cas de besoin.

Lyliane

27/04/2020

Un cyber world clean up numérique est proposé...

Le référent de l’opération de nettoyage pour Mons-en-Barœul s’attaque aux sources numériques inutiles de consommation d’énergie. Nettoyage virtuel, impact bien réel. En ces temps de confinement lié à l’épidémie de coronavirus, impossible d’aller se balader dans la nature, même pour la débarrasser des déchets. Si le désormais célèbre World CleanUp Day, prévu en septembre, est pour l’instant maintenu, rien n’empêche d’appliquer la méthode dès aujourd’hui au numérique. C’est l’idée que Florent Debarbieux va tenter de mettre en place samedi prochain , à Mons-en-Barœul.
On ne le sait peut-être pas assez, mais le numérique sous toutes ses formes est une source de plus en plus importante de consommation énergétique. Il y a bien entendu la fabrication de tous les outils que nous utilisions, comme les ordinateurs, les smartphones ou les tablettes, mais aussi les mauvaises habitudes liées à leur utilisation.

Des mails très énergivores
Peut-on se figurer que le simple fait d’envoyer un mail avec pièce jointe de 1 Mo consomme autant qu’une ampoule de 60 watts pendant 25 minutes ? « Tout est stocké sur des serveurs très énergivores. Plus il y a de donnée, plus il y a de serveurs », explique Florent Debarbieux, référent du World CleanUp Day pour la ville de Mons-en-Barœul, près de Lille.
Du coup, un peu comme un test, il a décidé d’organiser un cyber CleanUp Day. « Ce grand nettoyage numérique a eu lieu samedi 11/4/2020 à Mons, mais aussi dans d’autres communes comme Tourcoing, Arras ou Marcq-en-Barœul », poursuit-il. Avant d’aller prendre soin de la nature, les participants sont invités à nettoyer leurs espaces numériques : vider les boîtes mail, les espaces de stockage en ligne, les corbeilles ou encore supprimer les applications inutilisées.

Faire évoluer les habitudes
Outre le fait d’organiser une opération marquante, il s’agit aussi de faire évoluer les habitudes : « Pour le World CleanUp Day, l’idée est de sensibiliser les gens sur l’importance du recyclage, la nécessité de produire moins de déchets, voire pas du tout. C’est le même principe en ce qui concerne le numérique », insiste le référent de l’association. « Passer des clips en streaming sans même regarder la vidéo ne sert à rien et consomme beaucoup d’énergie », donne-t-il en exemple.
Dans son rapport La face cachée du numérique, publié en 2018, l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) donne de nombreuses pistes pour réduire les impacts du numérique sur l’environnement. Le problème, en cette période de confinement, c’est que les écrans sont le refuge contre l’ennui de beaucoup.

Info By the Web Coronavirus : Initiatives solidaires pour les exclus du numérique, de plus en plus isolés par le confinement

08/04/2020

Nous sommes dans un passage de cap pour l'humanité, selon Mr N. Hulot...

"La nature nous envoie un message, elle nous teste sur notre détermination", a estimé Nicolas Hulot sur BFMTV, alors qu'il était interrogé sur la crise du coronavirus. "On assiste à un passage de cap de l'humanité", a estimé l'ex-ministre Nicolas Hulot, dimanche soir sur BFMTV, au sixième jour de confinement. Pour l'écologiste, la crise du coronavirus constitue une "sorte d'ultimatum de la nature".

En fin de compte, "avec la mondialisation effrénée, le mal se propage plus vite que le bien", a-t-il insisté.
"Un autre modèle"
"L'humanité est confrontée à ses limites. Il y a un autre modèle à inventer", a ajouté l'ancien ministre avant d'asséner: "il faudra se retrouver autour d'une vision" en s'appuyant sur "la solidarité". 

"Ce qui m'intéresse, c'est demain. La nature nous envoie un message, elle nous teste sur notre détermination", a estimé Nicolas Hulot. 

Selon Mme Hélène Favier - BFMTV - dimanche 22 mars 2020

02/04/2020

Comment réduire sa consommation pendant le confinement selon Greenpeace...

 

Il est primordial de rester chez nous, mais aussi de continuer à lutter pour la planète. Nous vous donnons quelques conseils pour rester (ou devenir !) aussi écolo que possible pendant cette période de confinement difficile. Bien entendu, ces conseils sont aussi valables hors temps de crise. Ensemble, essayons de mettre à profit cette période pour prendre de bonnes habitudes et cultiver la bienveillance à l’égard de la planète et de ses habitants.

1. Alimentation

2. Consommation

  • J’économise le chauffage, principal poste de dépense énergétique à la maison. Je pense à l’éteindre dans les pièces vides, je baisse la température (19 °C dans les pièces à vivre, 16 °C pour dormir) et j’enfile un pull si besoin.
  • Je limite ma consommation d’électricité grâce à ces conseils très simples, et je me décide à changer de fournisseur d’énergie pour choisir une électricité verte.
  • Je profite de mon temps libre pour dégivrer mon congélateur, car la formation de givre entraîne une surconsommation électrique et use plus rapidement les appareils.
  • Je retouche mes vêtements troués, je fais le tri dans les vêtements qui traînent dans les placards pour les donner à des associations caritatives à la fin de la crise.

3. Numérique

  • Je vide ma boîte mail. Le stockage de tous ces mails inutiles fait tourner les data centers à plein régime ! C’est le moment ou jamais de faire le tri.
  • J’éteins ma box et autres appareils lorsque je ne m’en sers pas, plutôt que de les laisser en veille.
  • Je limite ma pollution numérique quand je regarde des vidéos, je privilégie le Wifi à la 4G, et le filaire au Wifi, et je suis ces conseils.
  • Je pars à la recherche de mes vieux appareils électroniques dans mes

    En savoir plus sur la pollution numérique.

    Bien entendu, nous vous invitons aussi à prendre soin de vous et de vos proches, et à être solidaires du personnel des hôpitaux, des services alimentaires, et de toutes celles et ceux qui sont en première ligne. La solidarité est une force et les semaines qui vont suivre peuvent être aussi l’occasion de repenser à ce qui est important dans notre rapport à la consommation et aux comportements quotidiens. Nous vous rappelons aussi que, si ces actions individuelles sont essentielles, elles ne suffiront pas à elles seules à enrayer la crise climatique qui continue de sévir, et qu’un changement systémique est indispensable.

  • Greenpeace (www.greenpeace.fr)

30/03/2020

La nouvelle stratégie industrielle de l'UE...

La Commission européenne entend remettre à plat toute sa stratégie industrielle afin de s'adapter à la nouvelle donne mondiale. Ce mardi, Bruxelles a ainsi dévoilé les grands axes de cette stratégie qui constitue une pierre angulaire pour Ursula von der Leyen, sa présidente.
Cette nouvelle vision s'appuie sur plusieurs piliers: le pacte vert, la numérisation de l’économie, un nouveau droit de la concurrence à l'aune de l'émergence de nouveaux géants industriels et de la mondialisation, et l'inclusion forte des PME dans des écosystèmes dédiés.

Ecosystèmes prioritaires
La Commission a retenu une vingtaine d'"écosystèmes" prioritaires (comme l'industrie automobile, l'aéronautique-espace, la construction durable...). Chacun de ces écosystèmes sera composé de grandes entreprises du secteur, mais aussi de PME, de laboratoires de recherches et d'universités. Pour bien les identifier, la Commission travaillera en étroite collaboration avec un forum industriel, mis en place d'ici septembre 2020 et composé de représentants de l'industrie, des partenaires sociaux, de chercheurs, d'Etats membres et des institutions de l'UE.
Ces annonces sont plutôt bien accueillies par Philippe Varin, président de France Industrie, invité sur le plateau de Inside sur BFM Business.
PIIEC
Pour l'ancien président de Peugeot, les domaines prioritaires de ces écosystèmes sont "la nanoélectronique, ce sont les batteries, c'est la cyber sécurité, c'est l'hydrogène, c'est la décarbonation des procédés industriels, c'est tout ce qui concerne l'e-santé".
L'exécutif européen entend également favoriser le développement de projets importants d'intérêt européen commun (PIIEC), des sortes de "mini-Airbus" dans un secteur bien précis, comme Paris et Berlin l'ont déjà fait avec les batteries de voitures électriques. 
Reste la question d'un accord entre les Etats dans une Union européenne qui n'est même pas capable de s'accorder sur son budget. "C'est justement l'intérêt de cette approche", avance Philippe Varin. "Quand les industriels disent: on est prêts à avoir un partenariat sur l'hydrogène par exemple, l'Europe si on lui demande peut créer un PIIEC et à ce moment là, les Etats peut aider ces acteurs, c'est un premier intérêt. Le deuxième intérêt, c'est de faire en sorte que les outils européens qui sont assez multiples aujourd'hui mais qui ne sont pas adaptés à toutes les situations", le soient "au cas par cas et ça c'est une vraie nouveauté".
Selon Mr Olivier Chicheportiche avec AFP - BFM Business - mardi 10 mars 2020

15/03/2020

Changement climatique: pétition en faveur de l'avenir de nos enfants et petits-enfants...

A l'attention des préfets de région, chargés de la protection des populations face aux risques du changement climatique; En tant que parents responsables et inquiets pour la vie de nos enfants, nous soutenons  cette pétition :...

 

Afin d’assurer un avenir à nos enfants, et devant le constat que les politiques de croissance verte sont trop lentes (- 13% d'énergies renouvelables en moins dans la part de l'énergie en 2016) nous vous assurons de notre soutien si vous décidez de mettre en place des mesures radicales d’urgence de protection des populations. Nous sommes prêts à accepter les conséquences économiques et la baisse de notre confort d'un État d'urgence climatique. Mais nous sommes des citoyens informés, et nous ne nous faisons plus bernés par les mots et les discours : nous savons qu'un plan Marshall environnemental digne de ce nom doit obligatoirement contenir dans son programme :


  • Une réduction des productions non essentielles (gadgets hi-tech, emballages plastiques, produits de luxe...), dont la perte en emplois sera compensée par des programmes de reconversion des salariés dans les métiers de la réparation et du recyclage.
  • Une reconversion aux énergies renouvelables des industries fonctionnant encore aux énergies fossiles.
  • Une généralisation du fret de marchandises sur voies ferrées et fluviales et des transports en commun pour les personnes (transports : +11% des GES en 2017 en France). 
  • Arrêt des subventions à l’agriculture conventionnelle au profit de l'agriculture de conservation; limitation des élevages industriels (18% des émissions de GES et gaspillage des eaux potables) et des céréales destinées à ces élevages.
  • Limitation des grands projets immobiliers (bâtiment : +23% des GES en 2017 en France), notamment sur des terres agricoles : l’équivalent d’un terrain de foot de terre agricole disparaît en France toute les 5 minutes ! Protégeons la souveraineté alimentaire de nos enfants !

Aucun programme de transition qui ne reprenne ces points essentiels ne peut être sérieusement reconnu comme tel. Si la vie de nos enfants continue d’être mise en danger pour maintenir une politique économique idéologique fondée sur la croissance au péril de la vie, sans que les préfets n’interviennent, il est à prévoir que certains d'entre nous, par amour pour leurs enfants, prendront eux-mêmes des mesures de protection, et vous ne pourrez alors leur en tenir rigueur, puisqu'ils auront paré à vos manquements...


Avec tout le respect que nous gardons pour l’instant pour la noblesse de vos missions ;


Des parents inquiets pour la vie de leurs enfants.

 

49.237 signatures

Pétition soutenue par un Super contributeur

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13/03/2020

Avons-nous le temps d'attendre?

Dans une tribune publiée sur le site du JDD, 160 jeunes écologistes veulent faire entendre leur voix, à la veille de la marche pour le climat et de la grève internationale des jeunes.
"Nous n'avons plus le temps d'attendre", plaident 160 jeunes écologistes qui s"engagent aux élections municipales dans une tribune publiée sur le site du JDD . Âgés de 18 à 30 ans, issus d'Europe-Ecologie-Les Verts ou d'Ouverture citoyenne (liste regroupant des Gilets jaunes), des membres de la gauche radicale et des citoyens engagés, ils veulent faire entendre leur voix, à la veille de la marche pour le climat et de la grève internationale des jeunes. "L'échelle locale est la première ligne de front pour agir, celle du rapport de force direct et donc celle d'une possible politisation des enjeux écologiques", écrivent-ils. Balayant "le procès en illégitimité fait à la jeunesse", ces militants espèrent bâtir "un front écologique, populaire et solidaire" en s'inspirant d'expériences locales en matière de démocratie participative et d'économie solidaire.
Voici la tribune :
Jeunes, écologistes, nous sommes candidates et candidats aux municipales.
Décideuses, décideurs : nous vous avons maintes fois interpellé·e·s. Nous avons marché, fait la grève, nous avons bloqué des centres commerciaux et des McDo, nous sommes venu·e·s intervenir dans vos assemblées. Certain·e·s d'entre vous ont écouté, hochant la tête d’un air attendri, vous nous avez applaudi.e.s en nous exhortant à continuer notre mobilisation… Néanmoins lorsque notre parole se faisait trop puissante, vous avez balayé nos propos d’un revers de la main en nous renvoyant à notre jeunesse, notre naïveté, notre manque de réalisme. Nous n’acceptons plus ce procès d’illégitimité fait à la jeunesse.
Nous appartenons au mouvement pour le climat, au sein des marches comme des grèves, et nous poursuivons cet engagement : ce sont les mêmes ressorts qui nous poussent à choisir une action radicale pour contrer l'urgence climatique et la destruction graduelle de la possibilité d'une vie digne et décente sur Terre. Nous, écologistes et militant.e.s engagé.e.s, incarnons la génération climat, cette génération qui se lève pour un autre futur possible.
"Il devient aujourd’hui évident que le réalisme a changé de camp"
Notre choix d'investir les institutions ne transige pas avec notre radicalité et notre exigence de changement.
Il devient aujourd’hui évident que le réalisme a changé de camp. Nous sommes à l'heure où les décisions déterminant notre avenir commun sont prises par les tenants d’une idéologie néolibérale aveugle aux destructions qu’elle cause ; où l’on se réjouit encore d’une croissance qui profite à quelques-uns et nuit au plus grand nombre ; à l’heure où dans nos assemblées, le beau et le bonheur deviennent des considérations estimées désuètes et sont remplacées par une politique de gestion managériale de l'humain.
Nous n’avons plus le temps d’attendre que vous vouliez bien tenir enfin véritablement compte des alertes des scientifiques et d’espérer sans agir qu’un jour le renouvellement politique laisse place à une génération de décideur·se·s enfin lucides.
Vous nous avez embarqué·e·s dans une voiture filant à toute vitesse vers un mur. Nous nous donnons donc les moyens de prendre les commandes, de tirer le frein à main et de prendre le virage de l’écologie.
Nous, génération climat, entrons dans la place publique. Nous affirmons notre légitimité à remplacer les partisan.e.s du statu quo mortifère qui nous mène tout droit au désastre.
L’échelle locale est la première ligne de front pour agir, celle du rapport de force direct et donc celle d’une possible politisation des enjeux écologiques. Ce sont sur nos territoires que se concrétisent les formes matérielles du système que nous combattons : méga-entrepôts Amazon, centres commerciaux, aéroports, fermes-usines… Partout des résistances citoyennes fleurissent pour s’opposer à l’accaparement de l’espace par des multinationales en quête de profit.
"Déjà, partout, les écologistes transforment les manières de gouverner, changent la vie et les villes"
Par-delà son rôle de rempart et de résistance, la commune est également l’échelon de la co-construction et de l’invention du monde d’après. Déjà dans de multiples villes et villages, les habitant.e.s se sont uni·e·s pour changer la donne et redonner tout son sens à la démocratie locale. Nous devons reprendre la main en développant des activités locales, retisser des formes de solidarités contre l’injonction au “chacun pour soi”, protéger les communs et la (bio)diversité contre le rouleau compresseur uniformisant de la marchandisation du monde.
La possibilité d’un avenir commun est suspendue à notre capacité à mettre à bas le système capitaliste néolibéral et à inventer d’autres modalités d’organisation de la vie humaine. Ce combat est indissociable du combat contre toutes les formes d’oppressions et de dominations que ce système impose : l’écologie est indissociablement féministe, antiraciste, anti-productiviste et anticapitaliste. De Grenoble à Grande-Synthe, de Tremargat à Saillans, des formes nouvelles de vivre ensemble émergent. Déjà, partout, les écologistes transforment les manières de gouverner, changent la vie et les villes, et travaillent à garantir la possibilité d’un avenir pour les générations présentes et futures, pour le vivant humain et non-humain.
Il s’agit désormais de mettre en réseau les expériences locales et de faire de ce réseau un front écologique, populaire et solidaire, à opposer à un État central actuellement gouverné par les tenants d’un autoritarisme néolibéral en roue libre. Ce front est une étape, un jalon permettant de tisser des alliances et des connivences qui permettront la bascule - par l’élection et le débordement citoyen - pour qu’enfin gagnent celles et ceux qui se battent pour la préservation du bien commun.
C’est avec cette utopie pragmatique, cette radicalité nécessaire, la seule posture raisonnable, que nous, jeunes militant·e·s écologistes, nous présentons aujourd’hui et siégerons dans les exécutifs locaux demain.

Selon le JDD- jeudi 12 mars 2020

12/03/2020

Multinationales et pollution environnementale...

Aucune des multinationales françaises les plus émettrices de gaz à effet de serre (GES) ne se conforme au droit en matière de vigilance climatique. C'est la conclusion d'une étude publiée lundi 2 mars par l'association Notre affaire à tous (Naat), qui milite pour le recours au droit et à la justice contre le changement climatique.
Ces multinationales (Aéroports de Paris, Airbus, Air France, Air Liquide, Arcelormittal, Auchan, Axa, BNP, Bouygues, Carrefour, Crédit Agricole, Danone, EDF, Eiffage, Engie, Michelin, Natixis, PSA, Renault, Schneider Electric, Société Générale, Suez, Total, Veolia, Vinci) ne respectent notamment pas leur obligation de prévenir les atteintes graves aux droits humains et à l'environnement issue de la loi du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d'ordre, regrette l'ONG. Interprétée à l'aune des données de la science climatique, cette disposition implique le devoir de réduire son impact sur le climat. Mais selon l'étude, l'analyse de leurs documents réglementaires révèle de nombreuses défaillances sur ce point.
Des objectifs insuffisants
Premier manquement: un défaut de transparence. Ensemble, les multinationales sélectionnées par l'ONG affichent une empreinte carbone de 1.517 millions de tonnes de CO2 équivalent (Mt CO2e): trois fois plus que celle de la France entière. Mais ce calcul néglige les émissions liées aux conséquences de leurs activités, dites du "scope 3". En tenant compte, l'impact de ces 25 sociétés est bien supérieur: 3.549 Mt CO2e, huit fois les émissions territoriales françaises, note le rapport. Cela révèle leur incapacité à identifier le risque climatique et à reconnaître leur empreinte, pointe Naat. Dix d'entre elles n'intègrent d'ailleurs même pas le climat à leurs plans de vigilance.
Autre problème: les engagements qu'elles prennent restent encore trop souvent insuffisants par rapport aux objectifs fixés dans l'Accord de Paris - contenir le réchauffement dans la limite de 2°C ou même de 1,5°C avant la fin du siècle. Les mesures promises sont en outre souvent irréalistes par rapport à l'état de l'art scientifique et technologique, pointe l'ONG, qui n'a pourtant pas vérifié sur le terrain leur mise en oeuvre effective.

Schneider Electric le mieux noté
Globalement, l'ONG mesure ainsi la conformité de ces 25 sociétés à leur devoir de vigilance par une note moyenne de 39,5/100. Seules Schneider Electric, Michelin, PSA, Danone et Arcelor Mittal parviennent à obtenir une note supérieure à la moyenne. La moins bien notée est Air Liquide, suivie par Total, Natixis, Bouygues et Auchan.
"Il est important de préciser que les critères de notation tels qu'établis ne visent pas à noter négativement une entreprise lorsque celle-ci émet une quantité élevée de GES. Au contraire, si une entreprise les retrace correctement, elle obtient la note maximale au sein du premier critère", insiste toutefois Naat. En revanche, des objectifs ou des promesses d'actions trop flous font baisser la note, prévient-elle.

Des courriers aux 25 sociétés
"Cette étude fait suite à l'action en justice climatique intentée le 28 janvier 2020 contre Total par Notre affaire à tous avec quatre autres associations et 15 collectivités, basée sur la même loi et les mêmes obligations", met en garde l'ONG.
Dès le 2 mars, elle a envoyé des courriers d'interpellation aux 25 multinationales étudiées, les appelant à se conformer à leurs devoirs tout d'abord en intégrant le climat à leurs plans de vigilance - plus contraignant que les autres documents de référence -, mais aussi en reconnaissant leur responsabilité et leurs émissions, et en adoptant des stratégies et des mesures en ligne avec la trajectoire à 1,5°C.
"Si les entreprises ne parviennent pas à s'autoréguler, elles doivent appeler les pouvoirs publics à sécuriser la compétition en changeant les règles du jeu économique", ajoute la fondatrice de Naat, la députée européenne Marie Toussaint.
Un appel à agir "par voie extrajudiciaire ou judiciaire".
Si ces courriers, puis d'éventuelles mises en demeure formelles, ne devaient pas produire d'effets, l'ONG appelle toutes les parties prenantes à agir, "par voie extrajudiciaire ou judiciaire".
Il s'agirait notamment de "demander au juge d'émettre une injonction, le cas échéant sous astreinte, afin de forcer l'entreprise à mettre en œuvre les actions adaptées, à savoir celles visant la décarbonisation de leurs activités".
Toute information susceptible d'induire les investisseurs en erreur pourra également être dénoncée à l'Autorité des marchés financiers (AMF), ou faire l'objet d'une plainte pénale, rappelle Naat. Un deuxième rapport, rédigé avant la fin de l'année afin de faire le point, pourrait être le détonateur.

Selon Mme Giulietta Gamberini - La Tribune - mardi 3 mars 2020

08/03/2020

Des premiers pas sur la biodiversité biologique à l'horizon 2050...

La Convention sur la biodiversité biologique (CBD) a fini samedi une semaine de négociations, bousculées par le coronavirus, qui visent à établir un vaste plan à l'horizon 2050 pour protéger les écosystèmes et gérer durablement les ressources naturelles. D'abord prévues en Chine, qui doit accueillir en octobre la 15e réunion de la Convention de l'ONU sur la diversité biologique (COP15), ces négociations ont été déplacées en dernière minute à Rome à cause de l'épidémie de coronavirus et les négociateurs chinois n'ont pas pu s'y rendre. L'Italie est devenue entretemps un foyer de propagation de la maladie.

Des objectifs et des mesures pour les atteindre
La lutte contre le changement climatique s'appuie depuis 2015 sur l'Accord de Paris, un texte ratifié par 183 Etats qui s'engagent à agir pour contenir le réchauffement bien en-dessous de 2°C, à rendre compte régulièrement de leurs émissions de gaz à effet et de leurs actions. Rien d'équivalent aujourd'hui pour préserver les écosystèmes, dont la dégradation et la disparition constituent une lourde menace pour l'humanité, à qui ils fournissent eau, air, alimentation...
Pendant six jours, les représentants de plus de 140 Etats réunis dans la capitale italienne ont discuté des propositions rendues public mi-janvier par la Convention sur la biodiversité biologique (CBD). Elles comportent des objectifs à atteindre d'ici 2050, avec un point d'étape à 2030. D'autres portent sur les mesures à mettre en œuvre pour atteindre ces objectifs et le suivi de leur application.

"Un bon point de départ"
Les pays présents se sont pour la première fois exprimés sur leur contenu, qui sera négocié plus tard ligne par ligne. Parmi les propositions, des aires protégées couvrant "au moins [30%] des zones terrestres et marines avec au moins [10%] sous stricte protection" (les chiffres entre crochets étant à débattre). Cette proposition est portée par une coalition d'une trentaine de pays menée par la France et le Costa Rica.
Le texte propose aussi de réduire d'ici à 2030 "d'au moins [50%] la pollution" par les fertilisants, utilisés notamment en agriculture, les biocides (désinfectants, insecticides..e plastique ou encore contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique via des solutions basées sur la nature. Ce texte de 12 pages "est un bon point de départ", a jugé Gaute Voigt-Hanssen, chef-négociateur pour la Norvège, résumant l'opinion de plusieurs participants contactés par l'AFP.

Des secteurs économiques particulièrement responsables
Il est aussi un "consensus sur la nécessité d'avoir un cadre ambitieux", complète un autre négociateur. La situation est dramatique, avec une "dégradation de la nature (...) sans précédent dans l'histoire de l'humanité", avait rappelé Anne Larigauderie, secrétaire exécutive de l'IPBES, les experts de l'ONU en biodiversité, à l'ouverture des négociations.
Pour WWF, le texte qui sera adopté en octobre et fixera un cadre pour les décennies à venir doit s'attaquer aux secteurs contribuant à la perte de biodiversité: agriculture, pêche, infrastructures, les activités minières et forestières.
"Si vous ne parlez pas de ces secteurs, il ne sera pas possible d'atteindre les objectifs pour 2030", avertit Marco Lambertini de WWF.
Certains pays souhaitent pourtant "se focaliser sur une protection plus traditionnelle de la biodiversité", sans s'attaquer aux modes de production et de consommation, poursuit-il. L'ONG "s'inquiète du manque de progrès et du rythme du processus" de négociations, complète Guido Broekhoven, de WWF International, alors qu'il ne reste que huit mois.

La nécessité d'une évaluation des progrès
Autre source d'inquiétude, des pays ont "des velléités de retirer les mots plastiques et pesticides des menaces qui pèsent sur la nature et qu'il faut réduire", complète Yann Wehrling, ambassadeur sur l'environnement pour la France. Il faudra voir "comment est-ce que la CBD pourra travailler avec les autres conventions et institutions internationales" comme la FAO pour l'agriculture ou l'OMC pour le commerce international, explique Aleksandar Rankovic, expert à l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri).
Le Brésil constitue un cas particulier, selon plusieurs participants. Ses représentants ont fait "des propositions qu'il savent inatteignables" pour ralentir les discussions. Au-delà d'objectifs ambitieux, "il faut que les parties rendent compte plus souvent, de façon transparente" de leurs actions, qu'elles soient "examinées" et que soit mis en place à intervalle régulier une évaluation mondiale des progrès réalisés, estime Gaute Voigt-Hanssen, une revendication là encore partagée par de nombreux participants.

Selon Mme Laure Fillon - La Tribune - samedi 29 février 2020

28/02/2020

C'est quoi au juste, l'empreinte carbone?

Mme Christine Vilnet dans Version Fémina pose cette question et y répond pour nous éclairer. On appelle l'empreinte carbone également bilan carbone et ce terme définit la quantité de dioxyde de carbone (CO2, le principal gaz à effet de serre) émis par une collectivité, une entreprise, un produit ou une personne. La réduire, écrit-elle, est la clé de tous les efforts pour limiter la hausse des températures à moins de 2° supplémentaires. Au quotidien, elle comptabilise les émissions directes (prendre sa voiture, l'avion, se chauffer, se nourrir...), mais aussi les émissions indirectes (47,2%) liées aux  importations de produits (acheter un pull ou un téléphone qui vient du bout du monde...).

En 2016, selon une étude, l'empreinte carbone par habitant en France était de 10, 7 tonnes par an. Il existe des sites susceptibles de vous permettre de vous évaluer comme: www.leclimatentrenosmains.org. Il est grand temps de nous questionner sur notre alimentation (issue de produits locaux ou pas, carnée ou vegan...) et pour faire nos choix de déplacements, de congés et de biens de consommation. La réduction des gaz à effet de serre devrait passer par chacun de nous!

Lyliane

 

21/02/2020

Les futurs J.O. de Paris et l'écologie...

Dès sa candidature, Paris a mis l'écologie et le respect de l'environnement au centre de son argumentation pour obtenir les Jeux Olympiques de 2024. Aujourd'hui, alors que l'événement planétaire avance à grands pas, Tony Estanguet, le président du comité d’organisation, réaffirme et détaille ces ambitions.
Moins construire pour moins émettre
Concrètement, Tony Estanguet vise 1,5 million de tonnes de CO2 générée par l'organisation de ces Jeux et là "on compensera". A titre de comparaison, l'empreinte carbone totale par Français (qui prend notamment en compte les importations de produits) représentait 10,5 tonnes d'équivalents CO2 en 2015, selon les calculs des Echos à partir d'un rapport paru début janvier de l'Ademe et de l'OFCE. Autrement dit, si le comité d'organisation tient ses objectifs, les émissions liées à l'organisation des JO seront équivalentes à l'empreinte carbone de 143.000 habitants sur une année entière. Cette "ambition repose principalement sur moins de constructions: 95% des sites utilisés pour l'organisation des Jeux sont déjà existantes ou temporaires. Donc on ne va quasiment rien construire, les seuls équipements que l'on va construire sont ceux que la population va utiliser au lendemain des Jeux. Ce sont des logements et un centre aquatique. Deuxièmement, les transports. Tous les sites de compétition seront desservis par des transports en commun et ensuite, au cas par cas, on va essayer de réduire, réduire, réduire en matière de restauration, en matière de déchets". L'objectif étant de faire "les choses différemment pour favoriser l'économie circulaire, pour faire en sorte que vraiment Paris 2024 soit le plus innovant possible".

Selon Mr Olivier Chicheportiche - BFM Business - vendredi 31 janvier 2020