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10/12/2018

L'intergénérationnel, un enjeu de société...

Selon plusieurs journalistes du magazine syndical pour les retraités de l'U.S., l'allongement de la durée de la vie façonne une société où se côtoient majoritairement quatre générations. Les plus de 60 ans constituaient en effet 5% de la population à la fin des années 60; ils devraient en représenter le tiers en 2035. "Cette particularité française, unique en Europe, avec une fécondité soutenue autour de 2 enfants par femme dessine une pyramide des âges révélant un équilibre des générations".

Si le lieu privilégié de solidarité intergénérationnelle reste la famille, les évolutions de celle-ci, les inégalités sociales et économiques imposent une prise en charge à l'échelle de la société. Les tentations d'opposer vieux contre jeunes, actifs contre retraités, de stigmatiser ou d'exclure devraient être refusées. Car l'intergénérationnel a des potentialités et des impératifs à considérer. Tout d'abord, insistons sur "la richesse de la transmission, l'image d'une maturité heureuse et la solidarité intergénérationnelle au lieu de laisser se développer des campagnes d'opinion justifiant une politique de casse des retraites".. 

Crée en 1996 par la fondation nationale de gérontologie, le prix Chronos par exemple propose aux participants la lecture d'ouvrages ayant pour thème le parcours de vie de la naissance à la mort, les relations entre générations, la transmission du savoir, la vieillesse et la mort. L'âge des jurés s'étale de 5 ans jusqu'à l'âge adulte. Cela nous montre en somme, au delà de la lecture, "que nous sommes tous le plus vieux de quelqu'un  ou le plus jeune d'un autre". Mais à tous les âges, la vie n'a-t-elle pas la même valeur? Cette année le jury senior  a attribué le prix Chronos 2018  à Mr Hubert Ben Kemoun pour "Joyeuses Pâques et Bon Noël".

Pour approfondir ces notions d'intergénérationnel et de destin commun à partager, consultons par exemple les ouvrages de Mr Jérôme Pellissier "La nuit, tous les vieux sont gris" (2003) et "La guerre des âges" (2007) et refusons "l'âgisme", une discrimination qui fonde la valeur des individus sur leur productivité ou leur autonomie.

Lyliane

09/12/2018

Avec ESP'AIR, on décolle vers l'emploi en Indre et Loire...

Dans le journal Hospitaliers de l'Association de l'Ordre de Malte, un journaliste explique comment depuis 2014 en Indre et Loire 273 adultes ont été accompagnés dans leurs démarches de demandes d'asile, d'ouverture de droits et d'apprentissage du français, dont 197 étaient en capacité d'accéder à un emploi. En effet, les équipes de l'Ordre de Malte du département sont confrontées depuis l'été 2014 au défi de venir en aide aux réfugiés fuyant guerres et persécutions et cherchant refuge et protection en France.

A l'automne 2018, la délégation a mis en place un dispositif d'accompagnement des réfugiés vers et dans l'emploi: ESP'AIR. Ce projet d'insertion socio-professionnelle sera supervisé par un comité de pilotage composé de groupements d'employeurs, de représentants de Pôle Emploi, du Conseil Départemental etc... Cette aide individualisée propose un réel parcours d'intégration professionnelle avec:

- une identification des besoins de recrutement des employeurs de PME et des structures d'insertion par l'activité économique (SIAE) d'Indre et Loire pour faire coïncider l'offre et la demande.

- un parrainage par des bénévoles faisant bénéficier les personnes accompagnées de leur réseau professionnel et de leur expérience.

- des cours de français langue étrangère (FLE) adaptés à leurs besoins professionnels.

Ce que les équipes de l'Ordre de Malte ont pu mettre en place en Indre et Loire devrait pouvoir être reproduit ailleurs sur le sol national et en Outre-Mer par des associations ou de simples citoyens réunis autour d'un objectif tel un Elan Solidaire de Parrainage pour l'Accompagnement et l'Insertion professionnelle des Réfugiés semblable à ESP'AIR...

Pour en savoir davantage, joindre www.ordredemalte.org.

Lyliane

07/12/2018

A La Rochelle, des patrons engagés dans du mécénat local...

D'après un long article de Mme Agnès Marroncle, dans le journal La Croix du 19/10/2018, j'apprends que des dirigeants d'entreprises, dans le cadre de leur politique R.S.E. (responsabilité sociale de l'entreprise) ont souhaité agir dans leur environnement immédiat à La Rochelle. Ils ont, en effet, décidé d'apporter leur quote- part à des actions en faveur du "mieux vivre ensemble" dans les quartiers sensibles proches de leurs bureaux, usines et ateliers. Pour ce faire, ils ont crée une fondation "Fier de nos quartiers" qui réunit à ce jour 21 entreprises donatrices ( de 20 salariés à plus de 1000) sous l'égide de la Fondation de France.

Leur participation respective s'échelonne entre 500 euros à 30 000 euros annuels. Un conseil exécutif se réunit toutes les 6 semaines et il est majoritairement composé de chefs d'entreprise et de quelques"experts" des quartiers. A cette occasion, les porteurs de projets (culturels, éducatifs ou sociaux) présentent ce pour quoi ils sollicitent une aide. Dans le quartier populaire de La Rochelle (Villeneuve les Salines), Mr Laurent Lhériau, coordinateur de Fier de nos quartiers" cherche à restituer aux habitants une image vivante de leur quartier avec toutes les richesses cachées derrière les façades. Un collectif rassemble notamment les 65 associations présentes sur place.

Ce modèle est reproductible dit l'article. "L'initiative peut venir de quelques chefs d'entreprise prêts à adopter ce type de solution en faveur du mécénat local. L'appui d'une collectivité locale  est souvent nécessaire. La Fondation Fier de nos quartiers se tient à disposition pour tout renseignement et approfondissement de sa méthode". Joindre éventuellement le site: www.fierdenosquartiers.fr.

Lyliane

06/12/2018

Le dossier médical partagé en pratique...

Le carnet de santé électronique s'appelle le DMP ou dossier médical partagé. Il a été crée en 2004, mais depuis 2016 ses modalités de création ont évolué, rappelle Mme Myriam Loriol dans Version Femina, qui s'appuie sur les compétences de Mr Julien Conqueteau, chargé de mission DMP à la CNAM. Avant, en effet, elles relevaient seulement d'un médecin. maintenant, chacun de nous peut prendre l'initiative d'ouvrir son DMP. En fait, c'est un service en ligne qui regroupe un maximum d'informations concernant notre historique médical ( traitements, hospitalisations, prises de sang, radios…)remboursés depuis 2 ans par la Sécurité Sociale. Il comprend surtout un volet de synthèse médicale avec antécédents, allergies éventuelles, ordonnance de médicaments...

Le but de ce DMP est d'éviter les interactions médicamenteuses, les examens déjà réalisés et par exemple en cas d'imprévu (urgences, voyage) permet de renseigner les professionnels de santé des traitements en cours. Il suffit d'aller sur le site dmp.fr pour créer son dossier soit grâce à un code de création communiqué par l'assurance-maladie, soit sur la foi d'un numéro de sécurité sociale personnel et d'un code transmis par e-mail ou courrier. Toutefois, certaines caisses comme la MGEN ou la MSA ou même pour les personnes mineures, ce service en ligne n'est pas possible.

Personne ne peut nous obliger à créer un DMP et nous pouvons dire dans l'espace personnel prévu, si nous le rendons accessible ou pas aux professionnels de santé. Si l'usager n'a pas Internet, il peut demander à son pharmacien ou à son médecin de s'en charger. En EHPAD, si la personne n'a plus toutes ses facultés, la décision de créer un DMP revient au Directeur après consultation de la famille. A chaque fois qu'un nouveau professionnel de santé se connecte à notre DMP, nous recevons une notification par e-mail ou SMS. Nous pouvons aussi remplir nous-même notre dossier en scannant les résultats de radios, d'analyse, d'ordonnances... 

Lyliane

 

A Néoules (83) les sols agricoles passent "le test du slip"!

Dans le magazine "Nous", j'ai découvert un article de Mme Amandine Roussel qui nous fait part de l'initiative, au printemps dernier, de la chambre d'agriculture du département du Var via le réseau Delphy Fermes: planter des slips dans le sol pour mesurer l'activité biologique des sols. Dans une trentaine d'exploitations pilotes, en effet, réparties en 3 groupes : maraîchage, viticulture, arboriculture (oléiculture surtout), 210 slips ont été enfouis à 20 cm de profondeur pendant 2 mois et demi. "Une telle expérience", explique Mme Emilie Buron, une des 3 animatrices Delphy Fermes, "a déjà été menée ailleurs en France, mais aussi au Canada. Et çà coûte moins cher que des tests en laboratoire".

Au bout de 6 semaines de vie "underground", les sous-vêtements ne ressortent pas en bon état! Quatre éléments sont cependant observés: la dégradation visuelle, qui montre que plus le slip est dégradé, plus l'activité biologique est bonne. Puis, le poids, la perte de masse sont analysés de même que la couleur et l'odeur. En bref, si ça sent la forêt, c'est jugé bon. Mais si on sent la putréfaction, l'activité du sol est considérée comme plus faible. Delphy Fermes s'est donné pour but d'accompagner les agriculteurs vers des pratiques plus vertueuses. On s'oriente de ce fait de plus en plus vers des apports de compost et de fumier, des couvertures végétales du sol et on travaille la terre le moins possible. 

Depuis ces tests, on a même décidé de laisser l'herbe pousser autour des vignes et en maraîchage, on privilégie l'engrais vert, destiné à améliorer et protéger le sol. D'ici trois ans, les test du slip seront renouvelés pour constater la qualité des sols suite à toutes les actions et non-actions entreprises. Les motivations de Delphy fermes sont à la fois écologiques, géographiques et économiques. Réduire l'utilisation de produits phytosanitaires dès 2010 a été, en effet, le but de la chambre d'agriculture du Var. Mme Buron l'affirme et je ressens la même chose:" Tout part du sol! Les organismes de la terre entraînent la circulation de l'air et de l'eau. Cela permet à la plante de mieux se développer tant en terme de quantité que de qualité".

Pour approfondir les bases ayant conduit à cette initiative, les conclusions retirées ou faire part éventuellement de son expérience, il est possible de contacter sur Internet: www.chambre-agriculture83.fr. On peut également essayer de joindre Delphy Fermes et ses trois animatrices: Mmes Emilie Buron, Fanny Vernier et Clémence Boutfol.

Lyliane

05/12/2018

Ne pas hésiter à donner son sang...

L'établissement français du sang a besoin de 10 000 dons de sang par jour, écrit Mme Isabelle Blin dans le journal Version Femina. La vie de million de personnes en dépend chaque année dans notre pays. Or, nous savons qu'actuellement les stocks sont très bas. La France compte un peu plus de 1,5 million de donneurs, alors qu'il en faudrait le double. Souvent les personnes qui pourraient donner leur sang en ignorent les modalités pratiques et de ce fait ne font pas la démarche.

Il faut pour être donneur ou donneuse volontaire avoir moins de 65 ans (ou de 70 ans si l'on est déjà donneur) et peser plus de 50 kg. Les femmes peuvent donner leur sang 4 fois par an et les hommes 6 fois avec au moins 8 semaines entre deux prélèvements. Par contre, les consommateurs de drogues par intraveineuses, les diabétiques de type 1, ainsi que toute personne porteuse du virus du sida ou de l'hépatite ne peuvent donner leur sang. A la suite d'une opération, il est recommandé d'attendre 4 mois avant de donner son sang. Après une extraction dentaire, le délai est de 7 jours.

Le don de sang peut s'effectuer à l'improviste dans un site de l'EFS (Etablissement français du sang) ou une collecte mobile. Pour les connaître, faire  une recherche sur: www.dondesang.efs.sante.fr. Le mieux est de boire un demi-litre d'eau immédiatement avant. Après le don,  on vous proposera une collation (jus de fruits, pain, fromage…). Sur place, vous devrez remplir un questionnaire de santé, puis vous serez installé sur un fauteuil. Là une infirmière vous piquera dans une veine au creux du bras. Le sang sera recueilli dans une poche stérile, à usage unique et analysé (recherche de virus). On prélève entre 420 et 450 ml de sang selon le poids et le sexe de la personne.

Le Magazine Notre temps lance un appel pressant avant les fêtes de fin d'année et les épidémies de grippe pour renflouer les stocks de l'EFS. N'est-il pas vrai que l'on se sent bien quand on sait qu'on a contribué à sauver des vies?

Lyliane

04/12/2018

Accompagner les fratries dans l'épreuve du deuil...

Le journal Nice-Matin sous la plume de Mme Axelle Truquet vient de publier un long article sur la période délicate qui suit un décès pour des enfants d'une fratrie et les moyens mis en œuvre pour tenter d'y remédier. En effet, la perte d'un frère ou d'une sœur de maladie ou d'accident est vécue comme une tragédie le plus souvent pour un enfant, qui ne sait comment porter le souvenir douloureux. 

L'équipe ressource régionale de soins palliatifs pédiatriques de Nice (L'ERRSPP PACA Est) a crée l'association Pallidol dont la vocation est de proposer des groupes de partage pour les fratries endeuillées. Le Docteur Caroline Devos, responsable de l'équipe et de l'association Pallidol, souligne le fait qu'ils proposent un soutien hors du cadre hospitalier. Depuis septembre 2018, un groupe de 4 jeunes de 4 à 18 ans a été constitué et il échange avec la psychologue Mme Gwenola Maurin. 

Les rencontres se font le soir en fin de semaine, dans un espace neutre et sécurisant, afin de ne pas raviver des souvenirs douloureux, ne pas empiéter sur le temps scolaire ou le sport. Découvrir qu'on n'est pas seul à vivre cette souffrance du deuil leur fait du bien. Cela leur évite de chercher à occulter le vécu douloureux pour chercher à préserver leurs parents. il a été remarqué que ces rencontres leur permettent de se comprendre et de pouvoir s'exprimer s'ils le souhaitent.

Sinon, si ces enfants n'avaient pas eu de prise en charge, ils pourraient développer des troubles du sommeil, des douleurs, des peurs, même plusieurs années après la mort de leur plus proche. Le travail se fait aussi avec une art-thérapeute Mme Delphine Moscato, car certains d'entre eux ont du mal à parler. Ces enfants montrent généralement qu'ils ont besoin de beaucoup d'écoute.

Les parents ne sont pas oubliés dans le dispositif et s'ils le souhaitent ils peuvent avoir un temps de parole. Les familles confrontées au deuil de leurs enfants peuvent contacter directement l'association. La participation au groupe de parole est gratuite. Néanmoins, avant toute rencontre de groupe, le Docteur Devos reçoit les familles en présence  de la psychologue de l'association.

Pour contacter cette équipe ressource régionale, appeler le 06 48 25 16 64 ou adresser un courriel à: pallidolpacaest@gmail.com. 

Lyliane

 

03/12/2018

Une sophrologie rando dans le Var pour aérer la discipline...

Nous connaissions déjà la sophrologie, une technique qui allie le travail du corps et du mental pour une meilleure écoute de ses propres ressentis et sensations. Elle s'appuie généralement "sur des exercices de respiration contrôlée, de décontraction musculaire et de visualisation positive, qui sont les trois piliers de la discipline", écrit Mme Karine Michel dans la revue "Nous". D'ordinaire, la sophrologie est pratiquée en cabinet, en séances individuelles ou collectives. Mais là nous avons à faire à une sophro rando d'un autre style! Les participants apprécient de pratiquer en plein air et d'aller plus loin que par le passé avec leur corps et leur respiration. Le coût est de 12 euros la séance.

A l'initiative de Mr Stéphane Plessis, diplômé d'une école de tourisme et installé au Revest (83) comme sophrologue, une fois par mois, RV est donné sur la Corniche à La Seyne sur mer au parking du Jonquet exactement, afin de pratiquer en pleine nature. C'est une sorte de marche initiatique à la recherche de soi ouverte à une dizaine de personnes. Dans un contexte bienveillant, les premiers exercices de respiration contrôlée ont lieu, les yeux fermés. Chacune et chacun essaie d'évacuer les pensées parasites. Puis, le groupe se met en marche en silence, afin que tous les sens soient stimulés. Deux kilomètres sur un sentier surplombant la mer permettent d'évacuer le stress et de se recentrer. Puis des exercices aident à se recharger en ressentis positifs. Le coût est de 12 euros la séance.

Pour plus d'informations, contacter Mr Stéphane Plessis au 06 52 11 56 00, par mail à stephane@sophrologie-toulon.com ou sur Facebook.

Lyliane

02/12/2018

On peut sauver les espèces menacées...

Mme Frédérique Schneider a écrit un long article dans le Journal La Croix du 9/10/2018 pour rappeler qu'une espèce sur trois est menacée en raison des activités humaines (ours blancs, cachalots, girafes, hirondelles…). Chasse illégale, marées noires, déforestation… les menaces sur la faune planent toujours ( macareux aux Sept-Iles, girafes en Afrique Australe, baleines à bosse au large du Canada...). Crée en 1948 à Fontainebleau, l'Union Internationale pour la conservation de la nature (UICN) est à l'origine de la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d'extinction. Aujourd'hui, elle fête ses 70 ans et c'est l'occasion de chercher à renforcer les mesures prises pour aller plus loin. Elle publie régulièrement "la liste verte des espèces protégées".

Toutefois, l'article nous signale que les politiques de préservation, comme la Convention de Berne, qui a classé la loutre comme espèce protégée en 1979, commencent à porter leurs fruits. Ces 40 dernières années en effet la loutre n'a cessé d'agrandir son territoire en France (Massif central, Côte Atlantique, Pyrénées). On estime aujourd'hui à environ 2000 le nombre de loutres dans notre pays, alors qu'elles avaient presque disparu, précise Mr René Rosoux, éco-éthologue. Nous pouvons nous en réjouir, car c'est un animal dit "sentinelle" qui témoigne de la qualité de l'environnement.

Mr Sébastien Moncorps, directeur France de l'UICN, interrogé par Mr Denis Sergent, souligne que celle-ci a la capacité de faire travailler ensemble scientifiques, associations et Etats en s'appuyant notamment sur le WWF (World Wild Fund for Nature). Des conventions ont été passées comme celle interdisant la commercialisation de l'ivoire d'éléphant. Selon lui, "la protection ne peut être que globale en prenant en compte l'habitat, la chaîne alimentaire, la présence de l'homme"… En Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, la création d'aires marines protégées riches en coraux a entraîné des résultats encourageants. Partout, en effet, grâce au lien avec l'ONF, le Conservatoire du littoral, l'érosion côtière est endiguée et l'écosystème préservé. Mais les succès sont encore partiels et locaux, ce qui pousse à persévérer dans ce sens.

Pour en savoir plus, consulter sur internet: www.wwf.org ou https://uicn.fr/

Lyliane

01/12/2018

Qwant, une alternative au géant Google comme moteur de recherche...

Dans le quotidien Nice-Matin du 18/11/2018, Mr Franck Leclerc publie une interview qu'il a faite avec Mr Eric Léandri, fondateur en 2013 de la start-up Qwant. Cette création a pu se faire grâce à une levée de fonds de 18,5 millions d'euros et un prêt de 25 millions par la Banque européenne d'investissement. Car, pour se mettre sur le marché, il faut financer les serveurs, payer les 160 ingénieurs et investir pour devenir la plus grande banque européenne. Actuellement, la start up s'installe dans 1000m2 supplémentaires de locaux en plein centre de Nice. Jusque là, Qwant occupait 600 M2 seulement. 

En tapant sur Internet www.qwant.com dans la barre de recherche, puis enter, il est possible de choisir Qwant comme moteur par défaut. L'avantage de ce moteur de recherche est qu'il promet de respecter la vie privée des internautes. Personne, en effet, pour vous suivre à la trace, revendre vos données ou espionner vos centres d'intérêt. Ce n'est pas le cas des autres géants que l'on nomme GAFA pour le moment! L'audience de Qwant reste  encore toutefois assez modeste. La start up pense devenir rentable en 2019 et vise 5 à 10% du marché européen en 2021. Le moteur de recherche, en effet, pénètre peu à peu les marchés allemands, italiens et même chinois grâce à des chefs d'entreprise motivés.

A vous d'essayer et de tester les atouts de ce site alternatif!

Lyliane

Connaissez-vous l'EuroVélo 6 qui relie la France à la Roumanie?

L'EuroVélo 6 fait rêver les amoureux de la bicyclette. Elle sillonne en effet l'Europe d'est en ouest, de la Mer Noire à l'Atlantique, de la Roumanie à la France en suivant les cours du Danube, du Rhin et de la Loire… Elle relie notamment l'Alsace au Val de Loire en passant par la Bourgogne et la Franche-Comté. Elle permet de cheminer sur des pistes cyclables ou des voies vertes et ce, pratiquement sans cötes.

C'est une expédition à recommander sur un itinéraire de près de 700km! On l'appelle parfois la "véloroute des fleuves", car elle longe les bords du Rhin, le canal du Rhône, les vallées du Doubs et de la Saône, le canal du Centre, puis le canal latéral à la Loire… On peut en cours de route conjuguer nature et culture, visiter Bâle (Suisse), Mulhouse, Besançon, Paray-le-Monial, Belfort, Beaune… Sans oublier la gastronomie! On peut louer des bicyclettes en cours de route pour ce périple.

Le Guide du Routard EuroVélo 6 liste les étapes gourmandes, les itinéraires à ne pas manquer et les ateliers de réparation. L'Europe sur les chemins de traverse en petite reine serait pourtant un beau symbole au moment où l'Europe traverse une crise sans précédent. Loin de la xénophobie et du racisme, relier la France à Roumanie n'est-ce pas un beau présage d'avenir?

Lyliane

29/11/2018

Des batteries lithium qui carburent plus vert...

Mr Frédéric Brenon s'est intéressé, dans le journal 20 Minutes du 23/11/2018, aux travaux de chercheurs nantais, qui ont travaillé à la mise au point de matériaux issus de la biomasse. "Naturellement abondants, faciles à recycler (ils peuvent être détruits par combustion), ces substituts n'étaient jusqu'à présent pas aussi performants que le procédé LI-ion du moment", écrit-il. Mais des chercheurs du CNRS  basés dans les Universités de Nantes et de Picardie viennent de trouver la formule pour obtenir des résultats comparables. Comment? En ajoutant du magnésium!

Ils ont, en effet, remplacé 50% du lithium par du magnésium, nous explique depuis Nantes Mr Philippe Poizot. Cela leur a permis d'élaborer une batterie organique affichant une tension de 2,5 volts. A leurs yeux, c'est un record! Ils ne s'attendaient pas à un tel bénéfice. De plus, le magnésium est un élément abondant dans la nature et donc il sera peu cher. En outre, il est non-toxique. Cette découverte a été publiée fin octobre 2018 dans Nature Communications. Elle ouvre des perspectives encourageantes pour les batteries, mais aussi pour la recherche fondamentale. Ils ont reçu un accueil chaleureux lors de congrès internationaux et des industriels commencent à s'y intéresser...

Jusque là, nous n'avions à disposition que des batteries lithium-ion et ces accumulateurs étaient critiqués pour leur bilan environnemental. Le nickel et le cobalt nécessaires au fonctionnement de nos appareils électroniques sont en effet des métaux rares, non recyclables et dont l'extraction cache parfois des conditions sociales déplorables, comme le travail des enfants. Cette découverte vient donc à point nommé et il faut espérer que scientifiques et industriels vont s'y intéresser de près.

Pour approfondir le sujet, consulter par exemple le site internet: www.20minutes.fr

 Lyliane

Proposition de créer une banque européenne pour financer la transition énergétique...

Alors que les esprits s'échauffent dans notre pays au sujet du prix des carburants et à la veille de l'ouverture en Pologne (le 3/12/2018 à Katowice) de la COP 24, je trouve intéressant de rappeler l'idée d'un Pacte financement climat, lancée par Mr Jean Jouzel en 2017 et signé par plus de 150 personnalités. Le Journal Télérama vient de recueillir les propos de cet éminent scientifique et climatologue français formé à Saclay, qui a été vice-président du groupe scientifique du GIEC depuis 2002. Ce chercheur, jusque là relativement optimiste, commence à trouver que nous avons perdu beaucoup de temps faute d'organisation, de moyens mis en oeuvre et de décisions politiques notamment. Il nous interpelle sur "un magnifique projet européen".

Mr Vincent Rémy lui donne la parole sur le sujet brûlant du réchauffement climatique et les solutions à notre portée. Les répercussions directes de l'élévation des températures des terres et des océans annoncées depuis 1992 à RIO (Brésil) commencent à surgir au plan mondial: vagues de chaleur, incendies gigantesques, fonte des glaces, inondations, migrations de personnes touchées par la désertification, prolifération d'algues Sargasses comme aux Antilles… En seulement 50 ans, nous avons envoyé dans l'atmosphère par la combustion du gaz, du charbon et du pétrole des centaines de milliards de tonnes de CO2. En 150 ans, nous sommes en effet passés de 300 ppm à plus de 400 ppm (partie par million soit 300 cm3 de CO2 par M3 d'air), une accélération sans précédent...

Or, les pays du Nord (américains et européens), s'ils commencent à mesurer le phénomène du réchauffement et sa gravité, sont loin de tout faire pour limiter l'usage de la voiture, pour développer les transports publics, mettre l'aviation low cost au pas (car le kérosène n'est pas taxé), chercher d'autres modèles de développement économique que ce soit dans le domaine de l'agriculture, de l'industrie, de l'énergie… Beaucoup d'entre nous espèrent encore "continuer à vivre comme avant", soutiennent de grands projets absurdes, des solutions obsolètes mettant en avant un transport en progression, des énergies fossiles ou des métaux rares, sans prendre des mesures individuelles de modération pour œuvrer en faveur du climat.

Je trouve de ce fait particulièrement intéressant que Mr Jouzel souligne l'instauration nécessaire d'une justice climatique dans nos pays (écarts de revenus entre riches et pauvres) et surtout envers les pays du Sud directement menacés pat l'élévation du niveau des océans. Il propose de se limiter à un maximum de 1,5 degré d'augmentation des températures d'ici 2050 pour éviter de plus amples catastrophes touchant nos descendants. Pour aider la transition énergétique, il suggère, avec d'autres scientifiques, la création d'une Banque européenne du climat, qui mettrait à disposition des prêts à taux zéro, ainsi qu'un budget européen de 100 milliards d'euros par an, appuyés sur une taxe modique de 5% sur les bénéfices non réinvestis des sociétés. Ce projet pourrait entraîner la création  de 6 millions d'emplois en Europe et de 600 000 à 900 000 en France.

Pour approfondir le sujet, lire par exemple et offrir autour de soi pour les fêtes les deux ouvrages suivants: "Pour éviter le chaos climatique et financier, une solution simple" de Mrs Jean Jouzel et Pierre Larrouturou aux éditions O. Jacob publié en 2017( 22 euros) et "Finance, climat, réveillez-vous! Les solutions sont là " de Mme Anne Hessel, Jean Jouzel et Pierre Larrouturou aux éditions Indigènes publié en 2018 (8 euros).

Lyliane

Ces médias qui valorisent l'innovation locale...

Dans le journal La Croix du 9 novembre 2018, Mme Aude Carasco écrit un long article concernant le journalisme de solutions, qui "en parlant des initiatives citoyennes, sociales ou solidaires, fait évoluer le journalisme". Ce courant éditorial, qualifié également de journalisme constructif ou d'impact, traite des problèmes de société sous l'angle des solutions possibles. Il met en valeur les initiatives ou alternatives portées par des citoyens, élus ou entrepreneurs qui innovent à leur échelle.

Une dizaine de médias se sont spécialisés dans ce journalisme dont des revues (We demain), des magazines (Kaizen, Imagine demain le monde) ou des sites (Reporterre, ID l'Info durable). il y a aussi des émissions de radio et de télévision (Carnets de campagne, CO2 mon amour, Terra Terre ou des quotidiens comme Nice Matin, Libé des solutions, cahier Initiatives et solidarités dans La Croix… En France, une association comme Reporters d'espoirs travaille depuis 2004 avec La Journée des Solutions associant 50 rédactions. A l'échelle mondiale, Sparknews, lancé en 2012, organise chaque année un 'Impact Journalism Day" et partage sur son site des projets porteurs de solutions.

Chez nous, cela avait commencé en 2016 avec le quotidien Nice-Matin, suite à la mobilisation auprès des lecteurs en 2014 pour racheter le journal, se souvient Mr Damien Allemand, responsable numérique de ce journal régional alors en difficulté financière. Or, en 2 ans, "le titre a réussi à fédérer 10 000 abonnés autour d'une offre numérique collaboratrice et payante faisant la part belle au journalisme de solutions". Chaque mois, en effet, les abonnés à Monjournal votent parmi trois sujets proposés. Le thème retenu donne lieu ensuite chaque semaine à un reportage associant le lecteur (questions/réponses, réactions, enquêtes, entretiens) via "Facebooklive". Les lecteurs, représentés au Conseil d'Administration, assistent régulièrement aux débats organisés par la rédaction.

Tout d'abord, le journal avait mis en place des "trophées des solutions" récompensant les plus belles initiatives de la région. puis elle est allée plus loin en ouvrant, au sein de ses locaux, un espace pour valoriser l'écosystème local en permettant par exemple à de jeunes entreprises de tester leurs solutions auprès des lecteurs. Un documentaire en cours de montage de Mme Anne-Sophie Novel, docteure en économie du développement et journaliste, va montrer les bienfaits de ce type de démarche pour regagner la confiance du public. C'est déjà le cas au Danemark, aux Etats-Unis et à Londres, où le lien avec le lecteur a été crée.

Pour certains journalistes comme Mme Novel, "les médias ont un rôle important à jouer pour faire bouger la société toute entière. Il ne s'agit pas seulement de dénoncer, de rendre compte, mais surtout d'accompagner le lecteur dans ses réflexions et évolutions de comportement, de travailler avec des acteurs de la société agissants et montrer comment cette société émergente s'organise". Cette vision  est partagée par les acteurs de terrain comme Mr Jean-Yves Pineau, directeur des Localos, collectif qui accompagne les projets de développement local. 

Mais ce type de journalisme régional reste encore marginal en France. Peut-être faudrait-il former les journalistes, leur faire toucher du doigt ce qu'est l'E.S.S. (économie sociale et solidaire) et connaître ses enjeux… Pourtant, remarque Mr Denis Cheissoux qui anime CO2 mon amour depuis l'an 2000, "l'animal social que nous sommes a besoin  d'espoir pour avancer". Notre société est en mutation, reconnaît Mr J.D. Siegel (We Demain). Il voit cependant que certains, via des partenariats avec des marques, cherchent "un verdissement de leur image", mais le mouvement vers un journalisme des solutions semble bien en marche.

Pour aller plus loin, lire l'ouvrage de Mr Emile Kovacs publié cette année par Librinova intitulé: "Journalisme des solutions ou la révolution de l'information".

Lyliane

28/11/2018

L'année 2018 a été marquée par des victoires et des avancées décicives, selon Greenpeace...

Un peu d'auto-satisfaction ne nuit pas quand on est une association qui œuvre en faveur de l'écologie partout dans le monde! Greenpeace en effet vient de publier un bilan encourageant de "la saison 2018". Je reprends pour notre blog l'essentiel de ce qui a été couronné de succès parmi toutes les propositions de cette ONG. "Pas à pas, écrit le journaliste de Greenpeace, nous faisons reculer les pollueurs et des résultats sont là, qui nous encouragent à continuer et à espérer".

En février 2018, en Italie, la ville de Rome a pris la décision d'interdire les véhicules diesel d'ici à 2024. En mars 2018, la Chine a engagé des mesures concrètes contre les bateaux impliqués dans la pêche illégale et battant pavillon chinois. Puis, en avril 2018, l'Union Européenne a interdit 3 pesticides tueurs d'abeilles, fabriqués par les géants de l'agrochimie Bayer et Syngenta. Ensuite, courant mai 2018, la Russie a répondu aux demandes de Greenpeace de sauvegarder la forêt de Dvinsky en créant une réserve naturelle de plus de 3000 km2 au cœur de cette forêt.

En France, en juillet 2018, 80 entreprises se sont engagées à supprimer les produits chimiques dangereux d'ici à 2020. Pendant ce temps, la Cour Européenne de justice a statué sur les nouveaux OGM: ils devront se conformer à la législation européenne comme les OGM traditionnels. En octobre 2018, un sérieux revers a été imposé à l'entreprise RWE en interdisant, pour un an au moins, la destruction de la forêt d'Hambach (Allemagne) au profit de l'expansion d'une mine de charbon. Enfin, suite à l'adoption de la loi "agriculture et alimentation" par l'Assemblée Nationale, un repas végétarien sera proposé au moins une fois par semaine dans toutes les cantines scolaires françaises à titre expérimental pendant deux ans.

Suite à une expédition au pôle Sud avec le bateau Arctic Sunrise, l'ONG Greenpeace, accompagnée de l'acteur Javier Bardem, a demandé de créer dans l'Océan Antarctique le plus grand sanctuaire marin du monde pour préserver la biodiversité et le climat mondial. Un peu partout sur la planète, dans le courant de l'année, des militants ont protesté contre des centrales nucléaires menaçant la sécurité des citoyens et citoyennes (France). Ils ont aussi demandé à leurs gouvernements d'agir contre la pollution plastique (Hongrie...) et ils ont protesté contre l'exploitation des sables bitumineux comme au Canada.

Il reste beaucoup à faire encore, par exemple pour amener les principales enseignes de la grande distribution française vers une production et une vente de fruits et légumes sans pesticides, pour changer le système de la PAC (politique agricole commune) qui pousse à l'intensification de l'élevage, pour réduire voire supprimer les véhicules diesel qui émettent des quantités dangereuses d'oxyde d'azote… Sans oublier la protection des forêts  tropicales en Indonésie mettant en cause des multinationales comme Unilever, Colgate, L'Oréal, Nestlé...qui exploitent l'huile de palme et favorisent la déforestation. Partout dans le monde des mesures sont proposées pour réduire la pollution de l'eau et de l'air ...

Il reste donc pour 2019 de nouvelles perspectives et des objectifs à atteindre pour lutter par exemple en Europe contre les risques nucléaires et réduire les gaz à effet de serre, changer de modèle agricole et soutenir la transition agroécologique. Mais aussi près du récif de l'Amazone pour écarter les projets de forage de Total et partout dans le monde pour exiger un traité mondial pour protéger les océans et continuer à préserver les forêts primaires... Notre avenir sera fonction de notre investissement citoyen et de notre vigilance. Construisons ensemble un monde plus sain et plus juste, partout respectueux de la Terre et de tous les êtres qui la peuplent, notamment en aidant les organismes comme Greenpeace et d'autres aussi qui agissent sur le terrain!

Cela pourrait se faire grâce à la mobilisation citoyenne s'appuyant sur des expertises scientifiques et des actions directes non violentes. Au plan français, saisissons nos élus pour faire changer la PAC, le type d'agriculture soutenu par la Commission Européenne, pour interdire toute utilisation d'OGM et de pesticides sur le sol national, pour favoriser les transports non polluants, mettre fin aux autoroutes qui détruisent les forêts comme pour le contournement de Strasbourg. Interpelons aussi nos maires pour faire changer les menus des cantines scolaires, les directeurs d'EHPAD comme d'hôpitaux et de cliniques pour exiger des repas de qualité biologique avec moins de viande pour les personnels comme les patients. Refusons le fatalisme et impliquons nous dans tous les domaines à notre portée!

Pour joindre l'ONG Greenpeace, consulter sur Internet: www.greenpeace.org.

Lyliane

 

27/11/2018

Pour la consommation, la médiation gagne à être connue...

"Que faire quand un professionnel reste sourd à vos demandes de remboursement ou d'explications à la suite d'un litige?" demande Mr Nicolas Raffin dans le petit journal gratuit 20 Minutes. Beaucoup de consommateurs hésitent à se tourner vers la justice, compte-tenu des délais ou des montants en jeu. Pourtant, une autre voie est possible depuis janvier 2016: la médiation de la consommation. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGC-CRF) vient d'organiser une conférence de presse pour mieux identifier ce recours.

Pour que votre saisine soit valable, il faut impérativement avoir déjà contacté le professionnel en cause (opérateur téléphonique, banque…) via une réclamation écrite (courrier en recommandé). en cas de retour insatisfaisant de sa part ou s'il ne répond pas dans les é mois, vous pouvez saisir un médiateur. "Les professionnels doivent informer les consommateurs de son existence", rappelle Mme Virginie Beaumeunier, directrice de la DGC-CRF. Cela peut se faire via leur site, les conditions générales de vente ou tout moyen approprié (affichage en boutique...).

Si vous avez du mal à trouver cette information, la liste officielle des médiateurs est disponible sur le site de la DGC-CRF. Leur impartialité est vérifiée par une commission d'évaluation spécifique de la répression des fraudes, le CECMC. en 2017, les médiateurs ont examiné environ 40 000 litiges, dont 30 000 ont pu être menés à leur terme. Dans 76% des cas, la proposition du médiateur est acceptée par les deux parties.

Pour compléter cet article ou trouver la liste des médiateurs de notre pays, contacter par exemple sur internet: 

https://www.dossierfamilial.com › consommation ou www.service-public.gouv.fr
 
 
 

Atelier créatif avec les Résilientes et l'Association Emmaus...

Selon Mr Xavier de Jarcy dans le journal Télérama, la jeune designer Eugénie de Larivière, formée à l'école d'Eindhoven, a fondé en 2017 "Les Résilientes" avec l'Association Emmaüs Alternatives. Elle sait par expérience que créer, inventer, fabriquer fait du bien au moral. Aussi, a-t-elle ouvert des ateliers créatifs avec des salariés en réinsertion et des bénévoles.

Les matériaux sont piochés dans un stock d'objets récupérés, mais non réutilisables en l'état, comme des pulls en cachemire, des pelotes de laine, des cintres en métal… Tout cela devient un coussin, des corbeilles, la structure d'un abat - jour"... Chaque pièce est produite à la main. elle est donc unique!

Nous voici donc dans l'énergie circulaire! Cela procure des fonds à l'association et réjouit les bénévoles. Il faut compter environ 45 euros pour un objet transformé. Pour plus d'informations, s'adresser à: www.lesresilientes.com ou www.label-emmaus.com.

Lyliane

26/11/2018

Des actions pour impliquer les citoyens dans la surveillance de la qualité de l'eau de nos mers et océans...

Depuis 1990, une association nommée Surfrider Foundation Europe travaille sur les enjeux liés à la qualité de l'eau et à son impact sur la santé des usagers, écrit un journaliste dans la revue Priorités Santé diffusée par CRES-PACA (Comité régional d'éducation pour la santé en région PACA).  Surfrider a notamment mis en place des laboratoires d'analyses, afin de mieux connaître les problèmes de pollution du littoral en Aquitaine et en Méditerranée.

Des réseaux de suivis complémentaires à ceux déjà existants et règlementaires, organisés par l'ARS Paca, sont réalisés avec l'appui et la participation active de citoyens testeurs. Ce sont des bénévoles qui régulièrement effectuent des prélèvements d'échantillons d'eau des spots d'activités nautiques.

Mme Sarah Hatimi, chef de projet qualité de l'eau et santé, explique que "le but est d'impliquer les citoyens et pratiquants dans la préservation de la qualité de l'eau. surfrider s'engage ensuite à analyser les échantillons, à communiquer les résultats et à proposer éventuellement des solutions en cas de pollution". En effet, un travail de concertation avec les acteurs locaux a lieu ensuite.

A toutes ces études se greffent des séances de sensibilisation dédiées aux scolaires, au grand public sur des stands dans des manifestations toute l'année. En 2017, par exemple, l'Association Surfrider a géré dans le cadre de l'animation "O Bleue", 15 demi-journées d'interventions et touché environ 1300 personnes.

L'Association Surfrider est particulièrement impliquée dans les changements de la biodiversité avec le développement d'algues envahissantes comme Ostreopsis ovala, une microalgue toxique d'origine tropicale, apparue en Méditerranée depuis les années 1970. Elle a considérablement proliféré et pourrait causer des difficultés respiratoires ou cutanées.

Un programme de surveillance sur des zones préétablies (9 sites sur les côtes françaises) permettra au cours de la 2 dudit programme de sensibiliser davantage le grand public et les clubs nautiques. Des supports pédagogiques avec le soutien financier de l'ARS et de la Région PACA sont mis à la disposition du public: vidéos, infographies, cartes interactives, affiches et bientôt une BD.

Pour en savoir davantage, consulter: www./oceancampus.eu/ ou pour contacter Surfrider: shatimi@surfrider.eu. 

Lyliane

25/11/2018

Offrez et partagez le "Fraternel"!

Le Secours Catholique nous invite à la solidarité et au partage tout le mois de décembre 2018 en proposant d'acheter "Le Fraternel" et l'association nous appelle à soutenir ses actions. La Présidente du Secours Catholique Mme Véronique Fayet et le Chef pâtissier Damien, en effet, ont décidé de proposer un gâteau marbré au chocolat parfumé aux épices du site bien connu des férus de cuisine " 750g.com". A partir du 1er Décembre, sur les étals, ce gâteau sera vendu 7 euros au profit du Secours Catholique. La recette originale est vraiment du chef pâtissier Damien, les ingrédients sont issus de produits locaux et la fabrication est française.

Ces gâteaux seront présents sous un emballage en carton dans les écoles, les maisons de retraite, les supermarchés ou sur les marchés de Noël. La forme ronde du gâteau est là pour rappeler que "chacun sur terre doit avoir sa place". Cette invitation à "une Révolution fraternelle" pourrait permettre aux plus fragiles de retrouver la joie du partage. Accueillons donc cette initiative et offrons ce Fraternel autour de nous. Ainsi, nous porterons à travers lui un message de fraternité. Pour toute information sur cette campagne, joindre le Secours Catholique de votre département ou sur Internet: www.secours-catholique.org.

Lyliane

Batch cooking, plus sain, plus malin!

Dans le journal "Nous", Mme Kathleen Junion nous renseigne au sujet du concept du "batch cooking", qui signifie "cuisiner en lots" et qui est importé des pays anglo-saxons. La journaliste s'appuie sur une fervente adepte de cette technique, Alexandra, professeur de yoga à Cannes. Celle-ci prône, en effet, l'anticipation, c'est à dire le fait de cuisiner quelques heures le week-end ou le lundi si l'on est en repos pour se "mettre les pieds sous la table" le reste de la semaine...

Elle recommande de faire ses courses pendant le week-end et de cuisiner ensuite à l'avance de bons petits plats maison. Elle cuisine donc légumes, féculents, légumineuses qu'elle stocke ensuite dans des récipients en verre au frigo. Cela lui sert de base pour des salades composées avec par exemple des lentilles corail, du riz ou du quinoa, de l'avocat et du thon à l'huile d'olive… Si elle est pressée, un "banana bread" à base de bananes écrasées ou une tartine de purée d'avocats la comble de plaisir, car elle se dit "avocadoaddict"!

Au lieu d'acheter des sandwichs à la sauvette ou de céder aux plats tout préparés de la grande distribution, elle fractionne et privilégie le frais, les produits de saison, le non raffiné et le local. Sinon, elle peut prévoir aussi une soupe abondante, une grosse ratatouille, ou un plat familial comme un pot au feu. Elle cuit elle-même son pain et congèle les tranches pour la semaine. Ainsi, elle gagne du temps et de l'argent en contrôlant son assiette et son porte-monnaie.

Alors, on essaie et on se lance dans le batch cooking? Pour consulter le compte Instagram d'Alexandra: Instagram@sunyogaflow.

Lyliane

 

24/11/2018

Soutenons le Green Friday et le Giving Tuesday en lieu et place du Black Friday...

En 2017, à l'occasion du Black Friday, le géant Amazon avait reçu deux millions de commandes d'articles en une seule journée. Cette année, malgré la baisse du pouvoir d'achat, les perspectives sont ébouriffantes, selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance. On prévoit, en effet, quelques 1,3 milliards d'euros en ligne sur 4 jours! L'an passé, "le réseau national d'entreprises de réemploi Envie, spécialisé dans la réparation et la vente d'occasion d'appareils électroniques, avait lancé une grande manifestation pour responsabiliser le consommateur et lui proposer d'autres choix que la frénésie consommatrice", écrit Mr Fabrice Pouliquen dans le journal 20 minutes du vendredi 23/11/2018.

La contre-attaque est reconduite cette année , explique Mme Olivia Stauffer, porte-parole d'Envie. Si l'an passé le Green Friday s'était résumé à des ateliers de réparation et de "Do it yourself" proposés dans une cinquantaine de points de vente du réseau Envie, cette année le concept est globalement le même: présenter d'autres solutions que l'achat d'un objet neuf. Mais autres membres ont rejoint le groupe fondateur: Emmaüs, Le Refer, Altermundi et DreamAct. Ils veulent tous alerter sur nos modes d'achat et de consommation actuels, qui seront insoutenables pour la planète d'ici peu.

Il faut, en effet, faire savoir qu'il y a d'autres alternatives aujourd'hui à l'achat de biens d'équipements neufs. C'est par exemple de réparer plutôt que de jeter, d'encourager l'achat d'occasion et le local, d'entretenir ses équipements pour allonger leur durée de vie. Une grande partie des équipements électroniques jetés par les particuliers sont, par exemple, parfaitement réparables et peuvent repartir pour 5 ou 10 ans. Des Repair Cafés se sont crées un peu partout et sont accessibles à peu de frais.

Enfin, aujourd'hui, sur Internet, est née une consigne à l'initiative de l'association Reporters sans Frontières: préférer le  Giving Tuesday le mardi 27/11/2018 au Black Friday en faisant un don à ce mouvement pour les raisons énoncées ci-dessous:

Informer et dénoncer les violences faites aux journalistes à travers des campagnes de sensibilisation, des manifestations, des rapports d'enquêtes, des publications quotidiennes et surtout le classement mondial de la liberté de la presse.

Intervenir en urgence auprès des journalistes menacés grâce au paiement de frais d'avoacat et médicaux, l'exfiltration et la mise en sécurité de journalistes et également la négociation avec les autorités pour obtenir des libérations.

Protéger les journalistes sur le terrain en prêtant des gilets pare-balles sur le front, en organisant des formations cybersécurité pour contrer la censure et aussi en offrant des assurances pour couvrir les journalistes indépendants en zone à risques.


Plus que 4 jours pour participer et soutenir nos actions à l'occasion du #GivingTuesday. On compte sur vous !

 

FAIRE UN DON MAINTENANT 

Pour plus d'informations, joindre: https://rsf.org/fr/contact ou www.emmaus-fondation.org ou www.envie.org.

Lyliane

 

Le reconditionné, avons-nous tout à y gagner?

Mme Anne Guitteny, journaliste à 20 Minutes, s'intéresse de près à l'achat de produits high tech reconditionnés. En effet, ce type d'achat lui semble économique et responsable. Smartphones, tablettes ou électroménager, après avoir eu une première vie, sont en effet envoyés dans un centre de recyclage, remis à neuf et vendus par des professionnels certifiés pour une seconde vie. Les prix sont nettement plus accessibles et cela séduit particulièrement les acheteurs. Entre juillet 2017 et juillet 2018, la plate-forme EBay a connu une hausse de 50% des offres de produits reconditionnés.

Aspirateurs, pièces détachées automobiles et surtout smartphones emportent les suffrages. Les conditions de garantie vont de 6 mois à 1 an en moyenne. De plus, écologiquement parlant, le reconditionnement évite une production de matériaux chers et rares et des tonnes de déchets. Aussi, la baisse de l'empreinte carbone avec le reconditionné est un atout sérieux mis en avant par rapport au neuf. C'est également une façon de lutter contre l'obsolescence programmée des appareils électroniques.

Pour en savoir davantage sur les avantages du reconditionné, solution économique et durable pour notre avenir, consulter par exemple les sites suivants: www.francetvinfo.fr ou https://www.sciencesetavenir.fr/.../les-smartphones-reconditionnes-un-marche-florissant_

Lyliane

23/11/2018

Le bonheur à la maison ne tiendrait-il qu'à un plaid, un chocolat chaud et des bougies?

Un article dans la revue "Nous" de Mme Kathleen Junion nous présente le concept du "hygge" tout droit venu du Danemark et qui, depuis 2 ans environ, fait son chemin dans tous les pays d'Europe. Cet art de vivre à la danoise, crée vers les années 1973 dans ce pays du Nord de l'Europe par "Sostrene Grene", est relativement simple: il suffirait d'un plaid posé sur un canapé, d'un bon film à la télévision, d'un bon chocolat chaud, de grosses chaussettes de laine et d'une ambiance de bougies pour le faire naître...

Certes, le Danemark est un pays où la luminosité et le froid obligent à se réfugier dans des maisons claires et bien chauffées, mais il est loin d'être le seul dans ce cas. C'est l'état d'esprit de cette firme qui a, semble-t-il, séduit Mr Jean Thiriez, déjà créateur de cosmétiques naturels dans notre pays. Après un reportage de l'émission Capital, il a eu en effet à cœur de contacter Sostrene Gren, qui signifie" les sœurs Grene". Il a découvert que les danois sont des personnes respectueuses de l'humain, davantage intéressées par les personnes que par les diplômes.

Depuis 2 ans, Mr Jean Thiriez a eu le désir d'exporter en France cet art de vivre sous la forme d'une franchise et il a ouvert plusieurs magasins (Marseille, St Laurent du Var, Valence). Tous les magasins sont décorés selon le même principe: des matières brutes comme du bois, du coton, du velours, des couleurs douces et de la musique classique. On y vend des bougies, des plaids, de la laine à tricoter, de quoi créer des emballages cadeaux, ce qu'il faut pour peindre ou écrire, des livres de cuisine… Car le "hygge" c'est aussi créer des objets de ses mains en argile, cuir ou feutrine pour partager ces cadeaux en famille.

Un guide "Do it yourself" est mis à disposition des clients avec des idées d'ateliers créatifs pour l'automne. Halloween est notamment soigneusement préparé dans les boutiques. Au moment des fêtes de fin d'année, il faudrait aller y faire un tour: on y trouve tout ce qu'il faut pour préparer Noël en famille, depuis les boîtes en carton, les ciel de lit, les nappes et les soucoupes en céramique jusqu'aux spatules en bois, aux calendriers et aux cadres photos à faire soi-même! Un univers de douceur et de choses belles, confectionnées avec amour et relativement utiles!

Nous sommes loin de certains intérieurs français où le monde virtuel prisonnier de la société de consommation est pratiquement partout! Alors soyons optimistes et doux comme les danois et privilégions en famille les bougies et les plaids de laine pour traverser la période hivernale! Pour en savoir davantage, joindre sur Internet: www.sostrenegrene.com ou visiter les boutiques franchisées dans notre pays.

Lyliane

Pourquoi donner son patrimoine de son vivant?

Un article de Mme Dorothée Blancheton dans le Journal gratuit 20 Minutes me semble intéressant à faire connaître, car il fait le point sur les avantages fiscaux et civils en donnant son patrimoine de son vivant. En effet, il est possible de transmettre gratuitement à la personne de son choix une partie de ses biens. On appelle cela un don manuel et il concerne des biens matériels comme de l'argent. 

Pour les dons immobiliers, ils doivent faire l'objet d'un acte notarié. Si c'est un bien remis à une personne, on parle de donation simple. Si c'est une masse de biens distribués à plusieurs personnes, c'est une donation-partage. Cette dernière donation est avantageuse car la valeur des biens est figée au moment de la donation. Au décès du donateur ou de la donatrice, on vérifie que les donations ne dépassent pas les quotités disponibles (trop perçu...). Si c'est le cas il faut indemniser les autres héritiers.

En donation simple, c'est la valeur du bien après le décès qui sera estimée, contrairement à la donation-partage. Après la donation aux héritiers, certes le donateur n'est plus le propriétaire des biens partagés, mais il peut en conserver la jouissance. Un testament transfère la propriété à la mort de la personne. La somme joue également un rôle. En effet, si le don est inférieur à 100 000 euros par enfant et par parent, il donne droit à un abattement fiscal. Celui-ci est renouvelable tous les 15 ans.

A cet abattement peut s'ajouter un autre de 31 625 euros si le don manuel se fait avant les 80 ans du donateur au profit d'un donateur majeur. Si la donation a lieu avant ses 71 ans et si l'usufruit est réservé, 40% du bien transmis n'est pas taxé. De plus, le bien peut prendre de la valeur par la suite. Par contre, si l'on attend le décès pour transmettre, on ne bénéficie qu'une fois de cet abattement.Toutefois, si par hasard, 15 ans s'étaient écoulés entre cette donation et le décès du donateur, le donateur peut de nouveau bénéficier de cet abattement.

Il faut savoir qu'il est possible aussi de faire des donations transgénérationnelles. En l'absence d'acte notarié spécifique au décès, la succession se fait en indivision et peut entraîner des tensions familiales. Il est donc recommandé de prendre conseil auprès d'un notaire pour préserver ses intérêts et transmettre selon les lois en vigueur ses biens selon son  désir.

Enfin, si l'on achète un logement à deux pour un investissement locatif ou une résidence principale, il faut bien choisir son régime pour éviter des soucis en cas de séparation. Le mariage est le lien le plus protecteur, car il garantit la transmission. Créer une SCI peut devenir une solution pour partager un bien sans gros frais de succession (environ 60%) et pour avoir un statut, si l'on vit en concubinage. Chaque année dans de nombreuses villes des rencontres notariales gratuites ont lieu pour échanger avec des professionnels.

Pour tout renseignement précis, consulter sur Internet: www.notaires.fr.

Lyliane

22/11/2018

Pour rompre avec une gouvernance pyramidale...

Dans notre pays, beaucoup d'entreprises et même d'associations travaillent encore dans une gouvernance pyramidale, à l'image de la politique centralisée de la France. Et néanmoins, ça et là, depuis 10 ans au moins, un fonctionnement collégial commence à apparaître. C'était pourtant prévu dans la loi de 1901 concernant les associations, mais jusque là cette disposition légale était assez peu connue. Dans l'ensemble, les expériences de ce type qui sont en place fonctionnent bien, parce que les personnes n'ont plus le sentiment de déléguer pour plusieurs années à l'un-e ou à l'autre élu une part personnelle de responsabilité. Cela se nomme, je crois,  la "démocratie collégiale participative" ou la sociocratie.

Je peux témoigner que, dans plusieurs associations dont je fais partie, ce type collégial de partage des décisions permet que les participants-es se sentent davantage impliqué-e-s. Le siège social est choisi par le groupe en fonction de la commodité ou de la disponibilité et non plus forcément chez le Président. Seul le nom du chargé des finances doit être déclaré en préfecture et à la banque pour garantir la responsabilité de la gestion comptable. Les autres membres associés font partie du Conseil d'Administration à part égale.

Aussi, j'ai été particulièrement intéressée d'apprendre, à travers un article de Mme Lisa Giachino daté de juillet 2014 et donc déjà un peu ancien, publié dans un Hors-Série de la revue "L'âge de faire", que la commune de Saillans dans la Drôme avait formé une liste collégiale aux dernières élections municipales de mars 1914. Les habitants de cette commune, en effet, avaient entièrement repensé le fonctionnement de leur mairie et s'étaient appuyés sur les méthodes d'animation de l'éducation populaire.

Un collectif avait en quelque sorte préparé un organigramme avec des responsabilités réparties équitablement entre des binômes d'élus. Si bien, finalement, que sur 1000 votants, 200 étaient inscrits dans au moins une commission participative. Désormais le processus de décisions est transparent et les habitants s'y sentent prendre part, alors qu'avant les projets étaient ficelés par quelques décideurs. Il y eut, certes, l'obligation légale d'élire un maire et un premier adjoint, mais cela s'est fait en fonction de la disponibilité de chacun. Est ce pour autant la pagaille ou l'anarchie? Il me semble bien que non!

Dans cette région, qui avait tendance à se désertifier, des enquêtes citoyennes ont eu lieu pour décider de l'implantation de futurs commerces comme de l'éclairage public. Sept grands domaines de compétences ont été définis. Chacun fait l'objet une à deux fois par an d'une commission thématique ouverte à tous les habitants. Les "guerres de chapelles" n'ont plus de raisons d'être, puisqu'il n'y a plus d'étiquette politique à la mairie. Toutes les sensibilités, en effet, ont voix au chapitre. Des G.A.P (groupes d'action projet) travaillent sur des sujets précis autour d'un élu. Un conseil des sages constitué de personnes non élues veille à ce que la gestion reste participative. Anciens villageois et néo-ruraux installés depuis peu se retrouvent donc au coude à coude dans des conseils municipaux publics et ils peuvent dialoguer.

Pourquoi d'autres villes ou villages ne prendraient-ils pas modèle sur ce qui se passe à Saillans? Les prochaines élections législatives et municipales pourraient être l'occasion de dépoussiérer nos institutions et d'impliquer davantage les français. Et arriver un jour à créer une France plus fédérale, où les habitants des régions auraient davantage de responsabilités, pourrait même être envisagé comme un rêve d'avenir...   

Pour tout renseignement sur la démocratie collégiale participative et sur le fonctionnement municipal de Saillans, s'adresser via Internet à www.citego.org et à :www.mairiedesaillans26.fr/gouvernance-collegiale-et-participative/

Le marché des fleurs coupées de plus en plus sans biocide...

Mme Weronika Zarakowicz  dans le Journal Télérama fait un point intéressant sur le marché des fleurs coupées dans notre pays. En effet, alors qu'on apprend que la filière horticole à travers les gros producteurs étrangers et les supermarchés est en majeure partie inféodée aux tenants des pesticides, "de plus en plus de fleuristes et de producteurs se convertissent aux cultures locales et naturelles". Cela va même jusqu'à faire pousser sur des friches urbaines en plein Paris des roses ou des asters...

Un peu partout, en effet, des passionnés ouvrent des boutiques et montrent qu'il est possible de "ne vendre que des fleurs françaises". Comme Slow Flowers en Angleterre ou aux Etats-Unis, le marché commence à bourgeonner. Sur Internet, la start up "Fleurs d'ici" propose des livraisons de fleurs locales et saisonnières. Le Collectif de la fleur française répertorie producteurs et fleuristes dans un annuaire nommé Slow Flower et des labels émergent comme Plante Bleue, certification éco-responsable lancée par Val'Hor (organisation interprofessionnelle d'horticulture).

Dans le Var, les Alpes-Maritimes, la Bretagne, l'île de France, il y a encore des personnes connaissant les techniques de production. Près du cimetière de Belleville à Paris, des volontaires ont défriché 1200 M2, pollués aux métaux lourds, "selon l'appel à projets Parisculteurs organisé par la Mairie de Paris, avec à la clé un bail de 10 ans". Avec Pépins Production (association de pépinières) et Interface Formation (insertion professionnelle), Mme Masami Lavault a emporté le projet d'agriculture non comestible. Cette figure de proue du Slow Flower cultive là une centaine de variétés sans biocide. Ailleurs, des fleuristes livrent à vélo leurs clients qu'ils soient particuliers ou commerçants...

Les fleurs vont-elles nous amener en douceur à une autre qualité de vie? Nous pouvons le souhaiter! Par nos achats responsables, soutenons le marché de la fleur coupée locale et naturelle et informons nos proches de toutes les possibilités actuelles. La technique du hors-sol et la chimie ont pollué nos sols et nos rivières à travers leurs pépinières absolument pas éco-responsables. Posons des questions et soyons exigeants, prenons en main consciemment la filière de la fleur française! Il y a peut-être même encore de la place pour s'installer en périphérie de nos villes comme fleuriste adepte du mouvement Slow Flower!

Pour aller plus loin, consulter par exemple www.collectifdelafleurfrancaise.com, www.fleursdici.fr ou www.plantebleue.fr.

Lyliane

 

21/11/2018

Tresseurs de liens ou l'oseraie du possible...

Depuis 2014, écrit Mr Vincent Beltrain dans la revue Nous, l'association "L'Oseraie du possible" a été crée à Vallauris par Mr Florian Mannaioni. Ce dernier a découvert en 2009 la vannerie et l'osiériculture dans les Hautes-Alpes avec Mr Hugues-Mircea Paillet au sein de son oseraie biologique.

Depuis 2012, une résidence d'artistes vanniers sur l'île de Bendor, en face de Bandol, sert aux professionnels de l'association et elle se veut une plateforme de stages sur la vannerie. Cette profession qui ne date pas d'hier est en train de se renouveler et se professionnaliser sur notre sol français. Le siège social de l'association reste auprès de Mr Paillet dans les Hautes-Alpes.

En 2016, L'Association devient même un organisme de formation professionnelle. C'est en septembre 2018 que le bureau de l'association, la galerie et l'atelier ont été réunis à Vallauris sous l'intitulé: "Un Van de possibles".  Car un van à l'origine est un grand panier qui servait autrefois à séparer les bons et les mauvais grains de blé avant la mise en silo.

Aujourd'hui, le collectif regroupe 25 vanniers et osiéristes de France dont 4 sont installés dans les Alpes-Maritimes et le Var. L'art de tresser les végétaux pour faire des clôtures ou des paniers retrouve l'intérêt des acheteurs et des jeunes en recherche d'emplois. Créer des actions et des projets avec des écoles, des établissements spécialisés dans le handicap  (ESAT…) est notamment le but recherché.

Le journaliste de Nice-Matin nous cite le cas de Mr Pierre Bosch qui a découvert l'osier avec joie après un burn-out professionnel. Il a effectué une formation de 2 ans, bien conseillé par divers vanniers expérimentés. Puis, il s'est installé comme auto-entrepreneur et comme bénévole au sein de l'association l'Oseraie du possible. "Ce travail manuel reconnecte les gens avec eux-mêmes" dit Mr Mannaïoni.  

Grâce à cette activité, la matière première, la canne de provence présente dans tout le Sud de la France, a retrouvé ses lettres de noblesse. Des enfants d'une école primaire de Garbejaïre (06) ont eux-mêmes planté une oseraie au cœur de leur école. Ils font des ateliers et leurs actions s'entrecroisent avec celles de l'ESAT du village, où quelques autistes ont commencé à s'y intéresser.

Le prochain pas en avant sera la Fête de la Vannerie près de Grasse en janvier 2019 pour la fête de la St Antoine, patron des vanniers. Pour en savoir davantage sur la vannerie ou l'Oseraie du possible, joindre sur Internet: www.oseraiedupossible.fr.

Lyliane 

Solidarité pure laine avec la coopérative Ardelaine...

Le Hors Série de la Revue "L'âge de faire", mensuel indépendant et engagé, nous présente sous la plume de Mme Nicole Gellot la coopérative Ardelaine qui a repris, il y a plus de 30 ans, une filature à l'abandon en Ardèche. Une organisation sociale exemplaire y est la règle: "égalité des salaires puisque tous, que l'on soit responsable d'atelier ou PDG, sont payés au SMIC", explique Mme Véronique Barras, membre fondatrice de l'entreprise et responsable communication et développement. En effet, chez Ardelaine, "une personne vaut une personne et on ne se mesure pas par l'argent". Le personnel est polyvalent et il peut être réactif en cas de grosse commande; par exemple donner un coup de main tantôt au cardage, tantôt à l'atelier, tantôt même au magasin selon les besoins. C'est une entreprise qui tourne, mais d'après le personnel, "l'ambiance y est fort différente des entreprises traditionnelles où la productivité passe avant tout. A la coopérative, on a le droit de parler"!

Installée à St Pierreville en bord de rivière, la coopérative a un  fort ancrage dans le territoire. Sur le lieu de la fabrique et du musée de la laine, depuis 2010, grâce à un investissement de 1,5 millions d'euros, un restaurant de produits bio et locaux a été ouvert, ainsi qu'un café librairie et une conserverie gérée par une association pour valoriser les ressources locales. Cela permet de recevoir des groupes et de faire connaître les paysans locaux (compotes, charcuterie...). Des discussions ont eu lieu au sein de la coopérative pour trouver des solutions d'entraide et de mutualisation, car vivre avec un SMIC aujourd'hui n'est pas simple pour toutes les familles… Pour tous, la réussite de l'entreprise semble résulter " de la solidarité d'un groupe humain qui a su garder sa cohésion malgré les tempêtes".

Alors si vous avez besoin d'un matelas, de laine à tricoter, d'un beau pull ou d'une couette de qualité, pensez à commander chez Ardelaine. Pour tout renseignement, s'adresser à: www.ardelaine.fr.

 Lyliane 

20/11/2018

Jardiner pour se retrouver et s'ouvrir à la nature...

La jardinothérapie /hortithérapie date de l'Antiquité. En effet, les Egyptiens préconisaient déjà aux personnes malades de marcher dans des jardins. quant aux Chinois, dont on sait que la médecine est essentiellement préventive, ils ont depuis des siècles crées des serres et des jardins, considérant que leur fréquentation agissait d'excellente manière sur leur santé.

L'Association pour la Promotion de la Prévention et de l'Economie Sociale en Europe fait publier un article dans la revue Priorité Santé sur les effets thérapeutiques du jardinage. Elle considère que pour des enfants, des adolescents ou des familles un simple jardin apporte beaucoup de bienfaits tant physiques que psychologiques et créatifs. C'est surtout pour le calme, le bien-être et la sérénité que jardiner est bénéfique.

Créee en 1996 à Nice, l'Association Appese adossée aux Mutuelles de France et à des partenaires a commencé des actions de tutorat scolaire dans plusieurs collèges de la ville. En 2001/2002, elle a construit un concept de jardin pédagogique, partagé et solidaire. Celui de l'Ariane au Parc Christian Lescos (trois potagers) et en 2016 celui du Prieuré du Vieux Logis à Nice-Nord pratiquent la mixité sociale et intergénérationnelle.

Ce sont la Mairie de Nice et les espaces verts de la Ville qui gèrent depuis 2017 la jardinothérapie. Des jardiniers professionnels sont présents ainsi que des psychologues pour des séances de 3 heures. Un accompagnement à la parentalité est en effet là-bas particulièrement proposé. Des valeurs comme la convivialité, le partage, le respect sont véhiculées. Chaque famille cultive son lopin, met les mains dans la terre et retrouve d'autres personnes tout en récupèrant à l'occasion les légumes plantés. Cette activité gratuite et relativement ludique permet en plus à tous de mieux comprendre le cycle des plantes et le rythme des saisons. 

Cette initiative me semble être un chemin vers la socialisation entre les personnes et l'harmonie avec la nature. On ne peut que souhaiter que partout se multiplient de telles possibilités de jardinage intergénérationnel. Municipalités et associations devraient soutenir ce type de jardins pédagogiques à installer sur des friches urbaines. S'éveiller aux couleurs, aux senteurs, aux goûts et au toucher fait en effet partie de l'éducation des jeunes. Quant aux moins jeunes, le bénéfice  est de les sortir de leur maison, de rencontrer d'autres personnes et de les obliger à gratter la terre et à respirer au lieu de rester inactifs.

Pour se renseigner, consulter par exemple:.appese@solimut.fr.

Lyliane

Chrononutrition...

La chrononutrition est l'art de se nourrir en harmonie avec les biorythmes fondamentaux de l'organisme. Il s'agit en fait de "consommer les aliments au meilleur moment de la journée, en synchronisant les besoins nutritionnels avec l'horloge biologique interne de chacun", écrit Mme Corinne Allioux-Goldfarbe, naturopathe et iridologue, dans un long article de la revue Biocontact de novembre 2018.

Les protéines animales ou végétales sont recommandées le matin au petit déjeuner, le midi est mieux pour manger des protéines animales et le soir éventuellement du poisson. Les glucides sont les féculents ou sucres lents à prendre à midi (riz, pâtes, pommes de terre…) ou en collation sous forme de fruit éventuellement. Quant aux lipides, acides gras ou fruits oléagineux, ils sont recommandés au petit déjeuner (beurre, fromage, fruits oléagineux) et avant 14 heures en général.

Les erreurs alimentaires les plus fréquentes sont un petit déjeuner essentiellement sucré, un déjeuner trop léger et un repas du soir tardif et copieux. Privilégier de toute façon les aliments de saison et non transformés. Eviter le grignotage et en cas de surpoids un soir par semaine faire une monodiète de compote de pommes non sucrée. Ne sauter aucun repas pour éviter les carences et les fringales et veiller à ce que le plaisir de manger soit conservé.

Pour en savoir davantage ou consulter Mme C. Aillioux, aller sur Internet et le site :www.corinnegoldfarbe.fr ou téléphoner au 06 65 70 94 89. Lire éventuellement l'ouvrage de Mme Aillioux: "Trouver son rythme grâce à la naturopathie".

Lyliane