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19/03/2020

Menace sur les forêts en Amérique du Sud...

L'ONG Greenpeace nous alerte actuellement sur la déforestation en Amérique du Sud que ce soit en Amazonie, au Cerrado ou au Gran Chaco. La plupart du temps, ces situations de perte de biodiversité se font en raison de l'élevage, de la culture intensive du soja ou de l'agro-industrie. Il faut savoir que ces écosystèmes fragilisés aggravent la crise climatique actuelle.

En effet, les forêts sont "nos remparts les plus précieux contre le changement climatique". Les forêts sont capables de stocker le CO2 présent dans l'atmosphère, ce qui fait d'elles "de véritables puits de carbone, essentiels à notre survie". Or, l'appétit de l'Europe pour la viande alimente la crise climatique dans la mesure où 87% du soja utilisé dans l'UE est destiné à l'alimentation animale.

Une réforme en profondeur de la Politique agricole commune (PAC) pourrait impulser  un changement de cet état de fait. La surconsommation de viande, d'oeufs et de produits laitiers devrait être réduite d'ici 2050, estime Greenpeace. Nous-mêmes, en tant que consommateurs et que citoyens, nous devrions nous mobiliser pour faire réduire les plantations de soja et les élevages industriels. Nos choix alimentaires notamment sont déterminants pour protéger les forêts. Alors, consommons végétal, local et de saison et demandons à nos élus européens de réformer la PAC dans ce sens!

Lyliane

18/03/2020

Avec l'application PlantNet, on peut identifier tous les végétaux...

Cette plate-forme collaborative a été créée par des chercheurs .
PlantNet, c’est un peu le Shazam des végétaux. Créée à Montpellier (Hérault) il y a dix ans par un consortium de chercheurs, cette plate-forme collaborative gratuite, accessible sur le Web ou depuis une application IOS et Androïd, permet d’identifier une plante en prenant simplement en photo une fleur, une feuille ou un fruit.
Le cliché est aussitôt comparé aux autres végétaux présents dans la base de données, et si le moteur de reconnaissance visuelle est sûr de lui, une seule réponse est indiquée à l’utilisateur. Sinon, s’affichent plusieurs propositions d’espèces probables, avec des « scores de confiance » différents. Pourquoi ? Tout simplement parce que toutes les fleurs issues d’une même espèce ne se ressemblent pas toutes trait pour trait.

Douze millions de téléchargements
« Lorsque l’on photographie des plantes et qu’on les soumet à PlantNet, ce ne sont jamais les mêmes individus de cette espèce déjà présents dans la base, explique Pierre Bonnet, chercheur au Cirad, qui travaille sur cet outil. Dans la nature, il y a de nombreuses variabilités chez une même espèce, dans la taille ou la forme. » Mais plus le projet avance, plus le système de reconnaissance est performant. Les utilisateurs les plus expérimentés peuvent d’ailleurs contribuer à évaluer les résultats de l’application.

Quelque 28.600 espèces sont aujourd’hui référencées sur PlantNet, dont l’application a été téléchargée plus de 12 millions de fois. En moyenne, chaque jour, 150.000 fous de botanique utilisent cette plate-forme, traduite en 22 langues, partout dans le monde. Pour établir une carte de répartition des plantes
Au-delà de son côté ludique, qui donne une autre envergure aux balades en nature, PlantNet est aussi un formidable outil pour les chercheurs. La plate-forme permet, par exemple, en utilisant ses données, « d’établir des cartes de répartition des plantes, note Pierre Bonnet. Avec des dizaines de milliers d’utilisateurs journaliers, c’est un dispositif qu’aucun organisme de recherche n’a les moyens de financer et de mettre en œuvre. »
Le projet PlantNet, porté par le Cirad, l’Inrae, l’Inria et l’IRD avec le soutien d’Agropolis Fondation, est désormais aux mains d’un consortium, ouvert à de nouveaux membres.
Selon Mr Nicolas Bonzom - 20 Minutes - lundi 9 mars 2020

15/03/2020

Changement climatique: pétition en faveur de l'avenir de nos enfants et petits-enfants...

A l'attention des préfets de région, chargés de la protection des populations face aux risques du changement climatique; En tant que parents responsables et inquiets pour la vie de nos enfants, nous soutenons  cette pétition :...

 

Afin d’assurer un avenir à nos enfants, et devant le constat que les politiques de croissance verte sont trop lentes (- 13% d'énergies renouvelables en moins dans la part de l'énergie en 2016) nous vous assurons de notre soutien si vous décidez de mettre en place des mesures radicales d’urgence de protection des populations. Nous sommes prêts à accepter les conséquences économiques et la baisse de notre confort d'un État d'urgence climatique. Mais nous sommes des citoyens informés, et nous ne nous faisons plus bernés par les mots et les discours : nous savons qu'un plan Marshall environnemental digne de ce nom doit obligatoirement contenir dans son programme :


  • Une réduction des productions non essentielles (gadgets hi-tech, emballages plastiques, produits de luxe...), dont la perte en emplois sera compensée par des programmes de reconversion des salariés dans les métiers de la réparation et du recyclage.
  • Une reconversion aux énergies renouvelables des industries fonctionnant encore aux énergies fossiles.
  • Une généralisation du fret de marchandises sur voies ferrées et fluviales et des transports en commun pour les personnes (transports : +11% des GES en 2017 en France). 
  • Arrêt des subventions à l’agriculture conventionnelle au profit de l'agriculture de conservation; limitation des élevages industriels (18% des émissions de GES et gaspillage des eaux potables) et des céréales destinées à ces élevages.
  • Limitation des grands projets immobiliers (bâtiment : +23% des GES en 2017 en France), notamment sur des terres agricoles : l’équivalent d’un terrain de foot de terre agricole disparaît en France toute les 5 minutes ! Protégeons la souveraineté alimentaire de nos enfants !

Aucun programme de transition qui ne reprenne ces points essentiels ne peut être sérieusement reconnu comme tel. Si la vie de nos enfants continue d’être mise en danger pour maintenir une politique économique idéologique fondée sur la croissance au péril de la vie, sans que les préfets n’interviennent, il est à prévoir que certains d'entre nous, par amour pour leurs enfants, prendront eux-mêmes des mesures de protection, et vous ne pourrez alors leur en tenir rigueur, puisqu'ils auront paré à vos manquements...


Avec tout le respect que nous gardons pour l’instant pour la noblesse de vos missions ;


Des parents inquiets pour la vie de leurs enfants.

 

49.237 signatures

Pétition soutenue par un Super contributeur

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13/03/2020

Avons-nous le temps d'attendre?

Dans une tribune publiée sur le site du JDD, 160 jeunes écologistes veulent faire entendre leur voix, à la veille de la marche pour le climat et de la grève internationale des jeunes.
"Nous n'avons plus le temps d'attendre", plaident 160 jeunes écologistes qui s"engagent aux élections municipales dans une tribune publiée sur le site du JDD . Âgés de 18 à 30 ans, issus d'Europe-Ecologie-Les Verts ou d'Ouverture citoyenne (liste regroupant des Gilets jaunes), des membres de la gauche radicale et des citoyens engagés, ils veulent faire entendre leur voix, à la veille de la marche pour le climat et de la grève internationale des jeunes. "L'échelle locale est la première ligne de front pour agir, celle du rapport de force direct et donc celle d'une possible politisation des enjeux écologiques", écrivent-ils. Balayant "le procès en illégitimité fait à la jeunesse", ces militants espèrent bâtir "un front écologique, populaire et solidaire" en s'inspirant d'expériences locales en matière de démocratie participative et d'économie solidaire.
Voici la tribune :
Jeunes, écologistes, nous sommes candidates et candidats aux municipales.
Décideuses, décideurs : nous vous avons maintes fois interpellé·e·s. Nous avons marché, fait la grève, nous avons bloqué des centres commerciaux et des McDo, nous sommes venu·e·s intervenir dans vos assemblées. Certain·e·s d'entre vous ont écouté, hochant la tête d’un air attendri, vous nous avez applaudi.e.s en nous exhortant à continuer notre mobilisation… Néanmoins lorsque notre parole se faisait trop puissante, vous avez balayé nos propos d’un revers de la main en nous renvoyant à notre jeunesse, notre naïveté, notre manque de réalisme. Nous n’acceptons plus ce procès d’illégitimité fait à la jeunesse.
Nous appartenons au mouvement pour le climat, au sein des marches comme des grèves, et nous poursuivons cet engagement : ce sont les mêmes ressorts qui nous poussent à choisir une action radicale pour contrer l'urgence climatique et la destruction graduelle de la possibilité d'une vie digne et décente sur Terre. Nous, écologistes et militant.e.s engagé.e.s, incarnons la génération climat, cette génération qui se lève pour un autre futur possible.
"Il devient aujourd’hui évident que le réalisme a changé de camp"
Notre choix d'investir les institutions ne transige pas avec notre radicalité et notre exigence de changement.
Il devient aujourd’hui évident que le réalisme a changé de camp. Nous sommes à l'heure où les décisions déterminant notre avenir commun sont prises par les tenants d’une idéologie néolibérale aveugle aux destructions qu’elle cause ; où l’on se réjouit encore d’une croissance qui profite à quelques-uns et nuit au plus grand nombre ; à l’heure où dans nos assemblées, le beau et le bonheur deviennent des considérations estimées désuètes et sont remplacées par une politique de gestion managériale de l'humain.
Nous n’avons plus le temps d’attendre que vous vouliez bien tenir enfin véritablement compte des alertes des scientifiques et d’espérer sans agir qu’un jour le renouvellement politique laisse place à une génération de décideur·se·s enfin lucides.
Vous nous avez embarqué·e·s dans une voiture filant à toute vitesse vers un mur. Nous nous donnons donc les moyens de prendre les commandes, de tirer le frein à main et de prendre le virage de l’écologie.
Nous, génération climat, entrons dans la place publique. Nous affirmons notre légitimité à remplacer les partisan.e.s du statu quo mortifère qui nous mène tout droit au désastre.
L’échelle locale est la première ligne de front pour agir, celle du rapport de force direct et donc celle d’une possible politisation des enjeux écologiques. Ce sont sur nos territoires que se concrétisent les formes matérielles du système que nous combattons : méga-entrepôts Amazon, centres commerciaux, aéroports, fermes-usines… Partout des résistances citoyennes fleurissent pour s’opposer à l’accaparement de l’espace par des multinationales en quête de profit.
"Déjà, partout, les écologistes transforment les manières de gouverner, changent la vie et les villes"
Par-delà son rôle de rempart et de résistance, la commune est également l’échelon de la co-construction et de l’invention du monde d’après. Déjà dans de multiples villes et villages, les habitant.e.s se sont uni·e·s pour changer la donne et redonner tout son sens à la démocratie locale. Nous devons reprendre la main en développant des activités locales, retisser des formes de solidarités contre l’injonction au “chacun pour soi”, protéger les communs et la (bio)diversité contre le rouleau compresseur uniformisant de la marchandisation du monde.
La possibilité d’un avenir commun est suspendue à notre capacité à mettre à bas le système capitaliste néolibéral et à inventer d’autres modalités d’organisation de la vie humaine. Ce combat est indissociable du combat contre toutes les formes d’oppressions et de dominations que ce système impose : l’écologie est indissociablement féministe, antiraciste, anti-productiviste et anticapitaliste. De Grenoble à Grande-Synthe, de Tremargat à Saillans, des formes nouvelles de vivre ensemble émergent. Déjà, partout, les écologistes transforment les manières de gouverner, changent la vie et les villes, et travaillent à garantir la possibilité d’un avenir pour les générations présentes et futures, pour le vivant humain et non-humain.
Il s’agit désormais de mettre en réseau les expériences locales et de faire de ce réseau un front écologique, populaire et solidaire, à opposer à un État central actuellement gouverné par les tenants d’un autoritarisme néolibéral en roue libre. Ce front est une étape, un jalon permettant de tisser des alliances et des connivences qui permettront la bascule - par l’élection et le débordement citoyen - pour qu’enfin gagnent celles et ceux qui se battent pour la préservation du bien commun.
C’est avec cette utopie pragmatique, cette radicalité nécessaire, la seule posture raisonnable, que nous, jeunes militant·e·s écologistes, nous présentons aujourd’hui et siégerons dans les exécutifs locaux demain.

Selon le JDD- jeudi 12 mars 2020

10/03/2020

Une école dans les bois...

Dans Télérama, Mme Sophie Berthier s'est intéressée aux "Forest Schools", nées dans les années 1950 à l'étranger. Depuis, au Canada, au Danemark, en Suède, en Angleterre et en Allemagne, faire classe aux 3/6 ans dans la nature s'est complètement banalisé. En France, la tendance commencerait seulement à se dessiner. Depuis la rentrée 2018, des écoles françaises tentent l'expérience à plein temps. Cela se passe par exemple en Charente, en Saône-et-Loire, dans le Finistère comme en Savoie. Ces écoles alternatives se sont fédérées en réseau.

Les maternelles de ce style, pourtant, qu'elles se passent dans les bois, dans un jardin, une prairie, en montagne ou au bord d'un lac, apporteraient de nombreux bienfaits aux enfants. Les enfants sont libres de grimper aux arbres, de gambader, d'observer la faune et la flore ou alors ils apprennent à faire un feu ou à suivre des empreintes. Bref, ces enfants se montreraient plus sociables et solidaires, plus autonomes et créatifs. Le fait d'étudier dans la nature les rend aussi plus respectueux de leur environnement.

Pour en savoir davantage, contacter sur Internet: www.réseau-pedagogie-nature.org.

05/03/2020

Agroécologie, quelles perspectives?

Fondée sur des pratiques agricoles calées sur la vie des sols, la nature et ses cycles, l'agroécologie paraît un concept entendu, la voie à suivre pour une transition environnementale de l'agriculture et de l'alimentation.Oui, mais laquelle exactement ?
Lors du 57e salon de l'agriculture qui fermera ses portes dimanche à Paris, le mot agroécologie était partout. Mais chacun soutient sa propre définition, plus ou moins écolo, plus ou moins productiviste. 
Apparu en 1928 sous la plume d'un agronome américain d'origine russe, Basile Bensin, l'agroécologie a été conceptualisée par des universitaires à Berkeley comme Miguel Altieri, essentiellement en référence à une agriculture alternative s'opposant au modèle industriel d'Amérique Latine, souligne Bernard Hubert, directeur d'études à l'EHESS.
Pour Olivier De Schutter, ex-rapporteur des Nations unies du droit à l'alimentation, l'agroécologie est une façon saine de nourrir la planète en luttant contre les pollutions et le changement climatique à la fois: un ensemble de pratiques agricoles qui recherchent "des moyens d'améliorer les systèmes agricoles en imitant les processus naturels", notamment en gérant la matière organique des sols".

En France, dans les années 60, l'agroécologie promue par Pierre Rabhi et Terre et Humanisme s'est forgée en résistance aux méfaits de l'agriculture intensive sur la nature. 
Mais elle est restée largement minoritaire au profit de la mécanisation, du recours aux engrais et pesticides de synthèse qui ont transformé la France en puissance agricole et agroalimentaire en faisant exploser les rendements.
Jusqu'à la loi d'avenir pour l'agriculture de 2014. Cette loi portée par Stéphane Le Foll "s'est appuyée sur les agriculteurs afin d'essayer de remettre en cause le système dominant", soulignait récemment Nicole Ouvrard, directrice des rédactions du groupe Réussir, lors d'un colloque à Paris.
Lancé par la Commission nationale du débat public (CNDP) au salon de l'Agriculture, le vaste débat prévu dans toute la France jusqu'à fin mai à la demande du gouvernement et de la Commission européenne (impactons.debatpublic.fr) cherchera notamment à répondre aux questions: "quel modèle agricole pour la société française?" et "quelle transition agroécologique pour l'agriculture?".
Le temps presse. Pour Nicolas Gross, chercheur à l'INRAE, le changement climatique va intensifier la désertification de régions du monde qui ne l'étaient pas jusqu'à présent. En France, la moitié sud du pays jusqu'à Clermont-Ferrand, est concernée, sauf la façade Atlantique, selon une étude qu'il vient de publier dans la revue Science.
- "Des compromis partout" -
Ce qui implique des façons différentes de produire des végétaux, céréales, oléagineux, légumes ou fruits, et de faire de l'élevage. Dans les régions plus au nord, la nécessité de réduire les émissions amènera aussi les pratiques agricoles à évoluer.
Si de plus en plus d'interlocuteurs s'accordent sur le besoin de mieux traiter les sols, de les couvrir toute l'année pour empêcher l'érosion, favoriser la photosynthèse des plantes, et donc la captation du carbone, les techniques sont différentes selon les interlocuteurs et ... les comptes en banque.
Certains privilégient le développement du bio, coûteux en surfaces. D'autres le retour de petites unités paysannes mélangeant culture et élevage sur des prairies qui captent le carbone - les deux profitant l'un à l'autre au plan écologique.
D'autres enfin privilégient une "agriculture de précision", basée sur des outils d'aide à la décision, drones, capteurs et images satellites, coûteuse en capitaux, les "données" devenant le nerf de la production alimentaire de demain.
Aujourd'hui "je ne connais aucune ferme qui soit en agroécologie pure, il y a des compromis partout", parfois avec le plastique ou la mécanisation, tente de dédramatiser Olivier Hébrard, expert de Terre et Humanisme.
In fine, c'est sans doute la rentabilité qui permettra les choix. 
"On peut construire des systèmes de production donc des parcelles, des territoires agricoles qui permettent de concilier performance productive et performance environnementale", a expliqué cette semaine le directeur scientifique agriculture de l'INRAE, Christian Huygue, sur France 3.
A condition que les agriculteurs "ne soient pas soumis à des injonctions paradoxales" du gouvernement et des consommateurs. "On ne peut pas leur dire, vous produisez beaucoup au prix le plus bas tout en faisant des choses très complexes", a-t-il dit. "Il faut qu'il y ait une cohérence globale".

Selon

12/02/2020

Inspecteurs de l'environnement pour protéger la biodiversité

Enquêtes, réquisitions, perquisitions... Le tout nouvel Office français de la biodiversité (OFB) dispose de près de 1800 inspecteurs de l'environnement dotés de pouvoirs de police renforcés afin de mieux protéger la biodiversité, s'est félicité ce mardi l'établissement public.
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Quelque "1800 agents sur les 2800 que compte l'OFB exercent des missions de police dans les territoires et les services départementaux", a indiqué son directeur général Pierre Dubreuil, ajoutant qu'ils disposaient désormais de "pouvoirs de police renforcés".
"Notre rôle c'est de connaître et protéger la nature et pour la protéger, il faut la respecter", a-t-il estimé lors d'une conférence de presse à Brest, où se trouve l'un des cinq sites nationaux de l'établissement qui regroupe depuis le 1er janvier l'Agence française pour la biodiversité (AFB) et l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).
Pas de garde à vue possible
La loi à l'origine de la création de l'OFB donne à ces inspecteurs de l'environnement "quasiment des prérogatives de police judiciaire", a précisé Loïc Obled, directeur général délégué à la police de l'établissement. Ces "agents pourront faire des enquêtes, du début à la fin, avec des réquisitions, des auditions, des perquisitions", a-t-il détaillé, soulignant qu'ils ne pouvaient cependant pas placer une personne en garde à vue.
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Sous le contrôle du procureur de la République, ils peuvent ainsi conduire des enquêtes, de la constatation de l'infraction au renvoi du prévenu devant le tribunal, sans avoir à se dessaisir au profit d'un officier de police judiciaire généraliste. ls ont notamment accès aux fichiers des permis de conduire et des habilitations de port d'armes et peuvent procéder à des réquisitions auprès des opérateurs de télécommunication. L'Office français de la biodiversité, créé pour répondre aux enjeux de préservation du vivant, est placé sous la tutelle des ministères de la Transition écologique et de l'Agriculture.
Selon l'Express-mardi 21 janvier 2020

06/02/2020

Relocalisons la terre avec Terre de Liens...

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03/02/2020

Agriculteurs en zones rurales selon Les Colibris...

Vieillissement et industrialisation: deux maux qui plombent l'avenir de l'agriculture

Aujourd'hui, quasiment la moitié (45%) des agriculteurs français ont plus de 50 ans – surtout parmi les petites exploitations. La crise financière (prix, endettement et revenus) découragent nombre d’enfants d’agriculteurs de reprendre la ferme. Et le « grignotage » des terres agricoles, conjugué à la spéculation de ce foncier, rendent très difficile l’accès à l’agriculture pour les « hors cadre familiaux ». Le renouvellement de la profession demeure alors problématique.
Quelques chiffres illustrent cette tendance : en 2016, la France métropolitaine comptait un peu moins de 440 000 exploitations agricoles, soit 11 % de moins qu’en 2010 (-15% dans les filières d’élevage). Les fermes sont donc moins nombreuses mais aussi plus vastes (d’une surface moyenne de 63 ha, soit + 12 % en six ans)#1
Logiquement, les plus grosses exploitations accaparent 36 % des territoires agricoles et mobilisent 38 % de la force de travail agricole #2.
Voilà à quoi ressemble le modèle dominant de l’agriculture française. Cette tendance est lourde de conséquence en matière écologique, sociale, de maintien de l’agriculture dans les territoires ruraux, d’une diversité des formes d’agriculture en France. Elle est aussi incapable de pouvoir répondre aux exigences des consommateurs en produits de qualité et de proximité.
Fort heureusement cette tendance ne dit pas tout de l’évolution actuelle de l’agriculture française et des dynamiques démographiques en zones rurales, comme nous allons le voir.

#1.Données Agreste, juin 2018.
#2. En 2015, 885 000 personnes travaillent de manière régulière dans les exploitations agricoles métropolitaines, les trois quarts dans une moyenne ou grande exploitation (GraphAgri, 2017)

Une double chance pour les territoires ruraux, mais pas que !

Ces nouvelles formes d’installation et d’activités en zones rurales sont dès lors une double chance, à la fois pour ces territoires en déshérence et pour l’agriculture dans la tourmente. Un vrai levier pour une société plus écologique et solidaire.
Encore faut-il pour cela que les différents acteurs institutionnels de ces territoires ruraux (structures d’accueil et de développement agricole, collectivités locales, administrations, banques...) mesurent le potentiel économique, social et culturel que représentent ces nouvelles populations qui cherchent à s’installer. Et qu’ils leur accordent reconnaissance et visibilité, et leur assurent un réel accueil et accompagnement.
Cela constitue un enjeu majeur pour favoriser le développement et la réussite de ces installations innovantes, pour réduire les échecs d’installation agricole des hors cadre familiaux, la précarité sociale et économique que subissent de trop nombreux postulants ou nouveaux installés.

Nous formulons également l'hypothèse, iconoclaste pour certains, que demain la ruralité peut inspirer le reste du territoire national !. Et cela grâce à la préservation d'espaces semi-naturels, de bassins de vie à échelle humaine, de liens entre ses habitants... Grâce à ces expérimentations sociales et professionnelles, à des échelles où les différents acteurs d'un territoire peuvent s'impliquer et mesurer les changements dans leur vie quotidienne. Plus que jamais, nous voulons œuvrer au dialogue entre acteurs et à libérer l'imagination et l'audace dans l'invention de solutions innovantes, testées à diverses échelles et avec une belle diversité d'acteurs
.

Par essence, certains tiers lieux, habitats groupés, projets d'économie sociale et solidaire, fermes en agroécologie, n’ont pas vocation à être un modèle répliqué à l’identique ailleurs. Elles peuvent néanmoins dégager des lignes d'inspiration au-delà du jeu d'acteurs et du territoire concerné, et essaimer demain, pour peu que leur analyse et documentation soient réalisées et diffusées.

  •  

Et, comme suggère à l'État Bruno Latour, professeur émérite associé au média-la de Sciences Po : « Ne nous imposez pas vos solutions toutes faites, mais aidez-nous à concrétiser les leçons que nous tirons de nos expériences. Puisque vous ne savez pas vous-mêmes ce que veut dire “développer un territoire”, c’est à notre école qu’il faut accepter de vous mettre. » (Éloge des mauvaises herbes. Ce que nous devons à la ZAD., éditions Les Liens qui Libèrent, 2018.)

Nous proposons que cette Agora de 2020 réponde à ces enjeux en affichant 3 ambitions :

  • donner de la visibilité aux expérimentations et aux actions en matière d'installation et d'activités écologiques et solidaires en zones rurales – agricoles, mais pas que ;
  • relier les réseaux qui œuvrent déjà dans ces domaines et ces territoires, partager les savoirs et les savoirs faire, et favoriser les convergences pour faire du commun en matière de transition ;
  • faire émerger une ou plusieurs initiatives communes afin de construire une nouvelle ruralité et changer d'échelles dans les actions en rupture.

 

26/01/2020

La capacité d'adaptation des arbres a des limites...

Mémoire des plantes
Les arbres décident en fonction de la longueur du jour et de la température, qu'ils peuvent facilement détecter. Des températures qui augmentent sont un signe de printemps, si elles baissent, c'est l'automne. «C’est aussi une nouvelle preuve, écrit Wollenben, de la capacité de mémorisation des arbres.»

«C'est très différent des souvenirs détaillés et chargés d'émotion que nous nous remémorons au quotidien», écrit le biologiste Daniel Chamovitz dans La plante et ses sens. Reste que les plantes usent de mécanismes auxquels nous avons nous aussi recours lorsque nous nous souvenons d'événements. L'épigénétique est l'une des principales portes d'accès au présent des expériences passées, comme la tolérance aux climats froids –et chez les plantes aussi. Les changements épigénétiques affectent l'expression des gènes sans altérer le code ADN.
Les arbres peuvent tirer parti de gradients électrochimiques pour se déplacer.
Comme l’explique Chamovitz, l'ADN s'enroule autour de protéines, les histones. Des circonstances extérieures peuvent modifier certaines histones, qui à leur tour affectent les gènes pour qu'ils s'activent ou non. C'est ainsi que les plantes «se souviennent» d'aléas météo ou d'attaques d'insectes. En outre, non seulement elles ont une mémoire du stress environnemental, mais elles peuvent transmettre ces souvenirs car les changements épigénétiques sont héréditaires. Les graines naissent prêtes à résister aux problèmes que leurs parents ont affrontés.En d'autres termes, elles peuvent détecter les sécheresses et se rappeler comment les surmonter. Les arbres peuvent se préparer à fermer les pores (stomates) de leurs feuilles pour limiter la perte hydrique, développer moins de stomates ou faire remonter plus d'eau de leurs racines. Grâce au phénomène dit de «l'adaptation somatique», l'extrémité en croissance des branches peut utiliser un phénotype différent –c'est-à-dire changer de forme physique– pour répondre aux changements perçus des conditions de croissance. Ceci permet aux arbres de survivre dans des environnements très divers. Nous avons beau les considérer comme des organismes stationnaires et statiques, les arbres peuvent en réalité tirer parti de gradients électrochimiques pour se déplacer, comme la dionée attrape-mouche se ferme lorsqu'un insecte touche certains de ses poils. Ces gradients ont un fonctionnement similaire aux signaux électriques de notre système nerveux.

À LIRE AUSSI Face au changement climatique, la reforestation n'est qu'une partie de la solution

Limite de l'adaptation
Mais au lieu d'un système nerveux, c'est-à-dire d'un centre de décision, les plantes ont une «intelligence collective», pour reprendre les termes du neurobiologiste Stefano Mancuso dans La révolution des plantes. Chaque partie réagit aux changements de son environnement, mais aussi aux changements des parties voisines de son propre organisme, un peu comme le ferait une colonie d'abeilles. «Même si elles n'ont rien qui s'apparente à un cerveau central», écrit Mancuso, «les plantes affichent des attributs d'intelligence indéniables. Elles sont capables de percevoir leur environnement avec une sensibilité plus grande que celle des animaux». Comme l'écrit Chamovitz: «L'intelligence est un mot trop chargé, mais les plantes sont effectivement très conscientes du monde qui les entoure.» Elles sont capables de détecter différents types de lumière, analyser les substances chimiques dans l'air, y compris celles émises par d'autres plantes, distinguer différents types de contact sur leurs feuilles et localiser la gravité. «Les plantes sont aussi conscientes de leur passé.» Elles ne nous connaissent pas en tant qu'individus, mais ont une connaissance de leur environnement «et les humains font partie de cet environnement».
En revanche, ce qu'elles ne réalisent peut-être pas, c'est l'ampleur des modifications que produit la partie humaine de leur environnement sur tout le reste. L'hiver arrive plus tard, le printemps plus tôt, les tempêtes sont plus irrégulières et plus dévastatrices. Les étés sont plus chauds, et les sécheresses plus fréquentes et plus graves.

Les arbres savent s'adapter, «mais il y a une limite», explique Andrew Mathews, professeur d'anthropologie environnementale à l'université de Californie-Santa Cruz. Son travail se focalise sur l'exploitation durable des forêts. En Europe, la fin de la dernière période glaciaire date d'il y a environ 12.000 ans, ce qui ne représente que vingt générations pour les arbres. «Les arbres adultes sont de toute façon désynchronisés» d'avec le climat, commente-t-il, mais ce n'est pas là leur problème le plus immédiat.

D'après Mme Sue Burke - Slate - lundi 6 janvier 2020

23/01/2020

Un gel contre les incendies.

"Le matériau est biodégradable et inoffensif pour les humains, les animaux et la végétation"
Eric Appel, professeur assistant à Stanford, principal inventeur du retardateur
Paris Match. Comment ont commencé les recherches ?
Eric Appel. Cerner le problème était le plus gros défi. La plupart des gens pensent que les feux commencent au hasard, et donc que le seul moyen de les prévenir est de traiter l’ensemble de la forêt, ce qui n’est évidemment pas possible. Mais en étudiant les incendies – 305 000 en dix ans rien qu’en Californie –, on a pu constater que 75 % d’entre eux démarrent au bord des routes. Ils sont donc très localisés. Nous avons décidé de créer un produit qui puisse être pulvérisé facilement sur ces zones et résister aux intempéries.
Quelles sont les différences entre l’hydrogel et les autres agents extincteurs existants ? L’hydrogel peut résister à des précipitations d’un peu plus de 1,2 centi- mètres et à des vents très violents. Il ne nécessite d’être appliqué qu’une fois par an, juste avant la saison des feux. Ce n’est pas le cas des autres matériaux, inefficaces après quelques semaines. Ce n’est pas vraiment un nouveau retardateur. Nous avons en fait amélioré le produit utilisé grâce notamment aux particules de cellulose et de silice.
A-t-il un impact sur l’environnement ?
Le matériau est biodégradable et inoffensif pour les humains, les animaux et la végétation. Il est composé de matières premières non toxiques, largement utilisées dans les produits alimentaires, pharmaceutiques, cosmétiques et agricoles. En plus de tout cela, il est évacué dans les sols naturelle- ment au moment des tempêtes d’hiver.
Est-il déjà utilisé ?
Oui ! Notre entreprise, Ladera Tech, le commercialise sous le nom de Fortify. Il peut être utilisé de deux manières. Soit pour traiter le bord des routes ou d’autres zones à risque, soit pour contrôler les méthodes de brûlage dirigé. C’est-à-dire quand des organismes comme les services forestiers veulent lancer des feux de prévention tout en s’assurant de bien protéger certaines zones. Ils utilisent l’hydrogel pour délimiter les lignes du feu.
Quelle est la prochaine étape ?
Tout l’ouest des Etats-Unis, et, bien sûr, à l’international, nous sommes intéressés par des pays comme l’Australie, l’Espagne ou la GrèceeLes étés 2018 et 2019 ont été marqués par 8 des 20 incendies les plus destructeurs de l’histoire de la Californie. Plus de 3 milliards de dollars ont été dépensés aux Etats-Unis en 2018 pour y faire face. Aucun produit préventif utilisé jusqu’à présent n’est réellement en mesure de résister aux flammes. Composés principalement d’eau, ces « agents extincteurs » deviennent inefficaces lorsque celle-ci s’évapore, soit après une heure de forte chaleur. A contrario, composé de particules de cellulose et de silice, le matériau ignifuge inventé par Anthony Yu et Eric Appel, de l’université de Stanford, possède une capacité bien particulière : celle de se coller à la végétation. En effet, les particules se lient entre elles pour créer une matrice de gel qui sèche sur les plantes et s’y fixe. Les intempéries des hautes saisons n’ont alors aucun impact sur le produit, qui reste en place et maintient son efficacité.

"Son fonctionnement est simple : si la végétation prend feu, la fine pellicule d’hydrogel qui la protège va créer un phénomène de carbonisation, l’isolant grâce à son agent actif, le polyphosphate d’ammonium. Le feu va manquer d’air, et étouffer. L’avis de Cal Fire (Département des forêts et de la protection contre les incendies de Californie) est clair : jamais un traitement préventif n’a été aussi efficace contre les feux de forêt. En outre, l’hydrogel ignifuge se veut financièrement très avantageux. D’après Wes Bolsen, P-DG de Ladera Tech, qui commercialise le produit en Californie, si un organisme d’Etat ou fédéral dépense 100 000 dollars pour une application en bordure de route, il s’épargne une intervention de plus de 1 million de dollars en cas de départ de feu, et de près de 1 milliard si l’incendie est hors de contrôle.

Selon Mme Juliette Cervera - Paris Match - mercredi 18 décembre 2019

20/01/2020

Skier sans affaiblir l'écosystème fragile de la montagne...

Jusque là, écrit Mme S. Be dans Télérama, les stations de sports d'hiver étaient loin d'être les championnes de l'écologie. En effet, le réchauffement climatique a occasionné un recours grandissant aux canons à neige, énergivores et voraces en eau, sans oublier le fioul polluant des dameuses, l'électricité des remontées mécaniques et les gaz d'échappement des amateurs de glisse. Bref, impératifs économiques et aléas météorologiques semblaient justifier toutes ces façons de faire peu respectueuses de l'environnement.

Néanmoins, poursuit la journaliste, "des initiatives tendent à freiner cette course toxique. A Serre-Chevalier par exemple, tire-fesses et télésièges fonctionnent désormais à l'hydroélectricité, au photovoltaïque et au micro-éolien. Aux Menuires, on utilise une huile biodégradable dans le moteur des engins de piste. Val Thorens a mis en service une navette autonome 100% électrique et Valmorel des bus gratuits équipés de filtres à particules. Quant à la station des Rousses, elle table sur un réseau de chaleur au bois local".

Aussi, les skieurs, surfeurs, randonneurs à raquettes et autres amoureux des montagnes peuvent valider ces efforts" en privilégiant les sites ayant obtenu le label Flocon vert décerné en vertu de 31 critères écoresponsables. Tous sont répertoriés dans l'eco-guide des stations de montagne établi chaque année par l'association Mountain Riders, qui milite pour un tourisme durable". Pour davantage d'informations, s'adresser à: www.mountain-riders.org.

Lyliane

Les forêts et le climat selon Yann Artus Bertrand...

Cette programmation spéciale « Winter of Forests » sonne un peu comme le fameux vers de Shakespeare « Now has come the winter of our discontent », tant la forêt de par le monde semble avoir de raisons de se plaindre de nous. Des mégafeux cauchemardesques qui ravagent l’Australie aux incendies de l’Amazonie et de la taïga cet été, le monde des arbres semble nous adresser des signaux d’alarme. Arte entreprend de lui rendre justice, ou du moins d’en souligner l’importance en ces temps de réchauffement climatique et de saturation de CO2. Un large programme de films, de documentaires et de magazines, cherche à souligner l'intérêt du milieu forestier dans notre imaginaire et dans nos modes de vie, de « Tarzan » à la série documentaire inédite « Sauver la Foret », passionnante immersion auprès de ceux qui vivent parmi les arbres. Deux semaines d’images ambitieuses et originales, présentées par Yann Arthus-Bertrand.
Paris Match : La forêt vous tient-elle particulièrement à cœur ?
Yann Arthus-Bertrand :Très : la forêt est l’un des rares espaces qui ne soit pas touché par l’Homme, c’est un endroit qui vit sa vie, où on peut encore éprouver la sensation d’entrer en contact avec la nature. Même tout près des villes, les espaces des grands arbres maintiennent leur propre harmonie. On connaît l’importance des forêts dans l’absorption du CO2 et donc dans la limitation des gaz à effet de serre. Mais moins l’aspect vivier du monde que représentent ces forêts, et qui me tient au moins autant à cœur. Or les forêts sont le havre de nature, de la faune et de la flore sauvage. C’est l’un des lieux où l’on continue de découvrir le plus de nouvelles espèces… En fait, les forêts sont le disque dur de la biodiversité.
Voyez-vous les grands incendies, en Australie notamment, comme un signal d’alerte ?
L’Australie est un drame absolu. Ces incendies ont déjà tué un demi-milliard d’animaux, c’est ahurissant ! Et ils sont la conséquence directe du réchauffement climatique. Imaginez des journées à 50 degrés : aucune plante ne résiste à cette température là, tout prend feu… Je suis stupéfait par la rapidité de la dégradation de notre monde. Tous les jours, en ouvrant les journaux, je découvre de nouvelles données dramatiques, les insectes qui disparaissent, les oiseaux qui meurent, la sixième extinction massive des espèces telle que décrite par de nombreux scientifiques. J’ai vraiment l’impression d’assister à la fin du monde ; ou du moins à la fin d’un monde. Et ce qui me sidère, c’est l’impression d’indifférence qui persiste, comme si chacun regardait tout ça avec détachement. C’est fou. Il ne faut pas croire que les problèmes ne se posent qu’à l’autre bout de la planète. En France aussi, les arbres meurent. Je suis en train de tourner mon nouveau film, « Legacy », et nous parcourons des forêts dans le Jura où les hêtres meurent en masse à cause de la sècheresse. C’est un phénomène tellement important que dans certains coins il est déconseillé d’aller marcher en forêt, de peur d’être blessé par une branche qui tombe.
Vous-même, vous allez souvent en forêt ?
Oui, très souvent. J’habite à la lisière de la forêt de Rambouillet, en bordure d’un village, les arbres sont à vingt mètres. Je pars y marcher dès que je peux et je m’y sens bien. Souvent, je prends un grand arbre à bras le corps et je le serre dans mes bras. Je médite, je pense aux 200 et quelques années qu’il a vécues. Je ne sais pas si ça sert vraiment à grand-chose, mais ça me rend heureux. J’éprouve comme une recharge d’énergie.
Fiche technique :
 "Winter of Forests" sera présenté du 12 au 25/1 sur Arte puis en replay sur www.arte.fr. Son film "Woman"sortira le 4/3 en salles.

Selon Paris-Match

14/01/2020

Refus catégorique des pesticides (glyphosate et SDHI) en France...

A cause des pesticides, nos abeilles meurent, les moineaux et hirondelles disparaissent car les pesticides tuent les insectes !
Nous voulons revenir à une vie saine, refusons en masse l'utilisation de ces pesticides mortels pour nous,  car la planète entière est à l'agonie. Des enfants naissent sans bras, sans mains!

Fraises, salades, pommes, vignes, champs de blé dur ou d’orge d’hiver… l’agriculture est friande des molécules SDHI, qui visent à détruire champignons et moisissures. Un collectif de scientifiques s’inquiète des risques de ces fongicides sur la santé des organismes vivants, dont les humains. L’agence sanitaire française ne partage pas leur avis.


Un fongicide très utilisé dans l’agriculture, le SDHI, est au cœur d’un débat entre chercheurs et experts règlementaires. Derrière ce sigle obscur se cachent des molécules dont l’action est d’inhiber l’activité de la succinate déshydrogénase (SDH), une enzyme qui participe à la chaîne respiratoire. Les fongicides SDHI visent à détruire les champignons et les moisissures qui se développent dans les cultures en bloquant leur respiration. Le problème, selon plusieurs chercheurs, est qu’ils peuvent aussi bloquer celle de tous les êtres vivants, plantes, animaux, et hommes.


« Ces molécules étant décrites comme des fongicides, nous pensions qu’elles ne ciblaient que les champignons. Mais les tests que nous avons menés en laboratoire ont montré qu’elles tuaient aussi l’enzyme humaine, celle de l’abeille ou du ver de terre »,résume Pierre Rustin, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et spécialiste des maladies mitochondriales (maladies liées notamment au mauvais fonctionnement de cette enzyme). Or, le blocage de cette enzyme peut entraîner des anomalies épigénétiques, expliquant l’apparition de tumeurs et de cancers.


« À l’heure actuelle, rien ne permet de conforter le fait qu’il y ait une alerte » 

Les molécules SDHI ont été développées il y a une quarantaine d’années, mais des fongicides plus puissants et à spectre plus large ont été lancés dans les années 2000. Onze substances actives de cette famille entrent aujourd’hui dans la composition de produits phytopharmaceutiques autorisés en France. Le boscalid, issu de la recherche du groupe chimique allemand BASF et autorisé dans l’Union européenne depuis 2008, est le plus vendu dans notre pays.


Selon les chercheurs, « près de 70 % des surfaces de blé tendre et de 80 % de celles d’orge d’hiver sont traitées par les SDHI », qui sont aussi utilisés sur les fraises, les salades, les pommes, dans les vignes, etc. Résultat, le boscalid est le résidu de pesticides le plus fréquemment retrouvé dans les aliments au niveau européen, selon une analyse menée en 2016 par l’Autorité européenne de sécurité des aliments.


En avril 2018, un collectif de chercheurs, cancérologues, médecins, et toxicologues, du CNRS, de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) et de différentes universités ont publié une tribune dans le journal Libération. Ils y exprimaient leur inquiétude à l’égard des fongicides SDHI et des effets délétères qu’ils pourraient avoir sur l’environnement et la santé humaine. Cela a conduit l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) à monter un groupe d’expertise afin de « déterminer si les informations et hypothèses scientifiques mentionnées par les auteurs [de la tribune] apportaient des éléments en faveur d’une exposition et de risques ». Mi-janvier 2019, elle a conclu à l’absence d’alerte sanitaire.


« Nous avons épluché toute la littérature scientifique, nous avons été en contact avec différents organismes, comme le National Toxicology Program [un programme gouvernemental de recherche étasunien en toxicologie] ou le Centre international de recherche sur le cancer [le Circ, une agence intergouvernementale créée en 1965 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) des Nations unies], et aucun signal d’alerte n’est provenu de ces différentes sources », dit à Reporterre Gérard Lasfargues, directeur général délégué du pôle sciences pour l’expertise à l’Anses. « Nous ne disons pas que les questions posées par les scientifiques ne sont pas pertinentes et qu’il n’y a pas d’hypothèses à considérer, mais à l’heure actuelle, rien ne permet de conforter le fait qu’il y ait une alerte qui conduirait à retirer ces produits du marché. » L’agence reconnait toutefois les limites de l’expertise. « Il n’est pas possible de répondre de manière définitive à toutes les questions et hypothèses identifiées auprès des chercheurs lanceurs de l’alerte »


Avis et rapport de l’Anses sur les SDHI, 15 janvier 2019.

Selon le collectif de chercheurs signataires de la tribune dans Libération, les tests règlementaires qui permettent d’évaluer les risques potentiels d’une substance ne sont pas pertinents pour cette famille de fongicides. L’un d’eux consiste par exemple à administrer des doses toxiques à un animal pendant toute la durée de sa vie pour détecter des cancers imputables à une altération de la fonction SDH. « Les rongeurs sont de très mauvais modèles pour étudier les maladies mitochondriales et les cancers qui pourraient être liés à cette substance », explique Pierre Rustin, du CNRS, s’appuyant sur les travaux publiés par certains membres du collectif.


Des taux « hallucinants » de boscalid détectés et quantifiés

Un autre test consiste à voir si la molécule induit des mutations de l’ADN et est cancérogène. « Une perte d’activité de la succinate déshydrogénase chez l’homme n’induit pas de mutation dans les gènes, mais un changement épigénétique, c’est-à-dire dans l’environnement des gènes, explique M. Rustin. À l’heure actuelle, lorsque l’on teste des molécules, on ne sait pas si elles ont un effet sur l’épigénétique cellulaire. Or, l’épigénétique cellulaire est le mécanisme par lequel arrivent les cancers chez l’homme. En réalité, on ne peut donc rien dire de la cancérogénicité de ces molécules. »


Certaines études européennes de plusieurs substances actives SDHI ont tout de même rapporté des effets cancérogènes chez les rats ou les souris. « L’évaluation des dossiers en vue de leur homologation a considéré que ces cancers ne relevaient pas d’un mécanisme transposable à l’homme », écrit l’Anses dans son rapport. Mais pour le collectif de chercheurs, ces cancers induits chez les rongeurs contredisent l’un des arguments que brandit la firme BASF (qui est également avancé dans le rapport de l’Anses) : dans un communiqué publié sur son site, le groupe allemand explique que « dans le cas où ils seraient absorbés par l’organisme, les produits de cette famille de fongicides se dégradent largement chez les mammifères et sont rapidement éliminés ». Le fait qu’ils causent des tumeurs chez les rats laisse penser qu’ils ne se dégradent pas si « largement » et qu’ils ne sont pas assez « rapidement éliminés ».



Des rampes de pulvérisateur pour la vigne.

En avril 2019, le collectif Info Médoc Pesticides et l’association Éva pour la vie ont publié les résultats d’analyses de mèches de cheveux qu’ils ont réalisés sur des riverains et des travailleurs des vignes du Médoc. Sur ces derniers, des taux « hallucinants » de boscalid ont été détectés et quantifiés. Selon Michel Urtizberea, toxicologue responsable de l’homologation chez BASF, « présence ne veut pas dire risque »« Des doses ont été établies comme étant toxiques ou non, mais cette échelle est tout à fait discutable lorsque l’on connait les mécanismes d’actions de ces molécules et l’évolution lente des maladies qu’elles pourraient entraîner, répond Pierre Rustin, du CNRS. Ce qui importe n’est pas seulement la dose, mais aussi le moment et le temps d’exposition. »


« Ce n’est pas l’agence qui est en cause, mais la manière dont sont établis les tests de toxicité » 

Avant de pouvoir être mis sur le marché, les produits phytopharmaceutiques doivent être évalués au niveau européen. Mais la différence d’objectifs entre la recherche fondamentale et la recherche règlementaire, qui consiste à répondre à des critères bien précis, ne laisse-t-elle pas des angles morts ? « Nous savons tous parfaitement que l’évaluation règlementaire des substances ne règle pas tout, dit Gérard Lasfargues, de l’Anses. Il y a des points à améliorer, en particulier la question de l’exposition cumulée, c’est-à-dire le fait d’avoir affaire à des mélanges de substances. »


Face aux doutes persistants, le collectif de scientifiques reproche à l’Anses de ne pas appliquer le principe de précaution. L’agence, elle, affirme l’avoir appliqué à la lettre. « Si vous lisez la Constitution et la règlementation européenne, il est écrit qu’en cas de doute ou d’incertitudes, il faut évaluer les risques, rappelle M. Lasfargues. C’est exactement ce que nous avons fait ! À la question “y a-t-il un risque lié à l’exposition de ces substances ?”, aujourd’hui, la réponse est non. Nous n’avons pas les arguments sur le plan règlementaire pour retirer ces substances du marché. »


À plusieurs reprises, des produits autorisés par l’Anses ont finalement été retirés du marché à la suite de décisions de tribunaux administratifs qui invoquaient ce « principe de précaution ». En novembre 2017, le tribunal de Nice a suspendu l’autorisation de deux formulations à base de sulfoxaflor, l’insecticide « tueur d’abeilles ». En janvier 2019, c’est l’herbicide Roundup Pro 360 qui était retiré du marché, à la suite d’une décision du tribunal de Lyon.


François Dedieu est chercheur en sociologie à l’Inra. Ses travaux portent notamment sur la gouvernance des risques collectifs associés à l’usage des pesticides. « Ce n’est pas l’agence qui est en cause, mais la manière dont sont établis les tests de toxicité, dit-il. Ces tests sont certes de plus en plus rigoureux, mais ils ont une vision très standardisée des dangers qu’ils doivent évaluer et écrasent souvent une grande partie des données. » François Veillerette, directeur de Générations futures, va dans le même sens : selon lui, « le cadre réglementaire favorise une évaluation partielle ».


« Contrairement à d’autres pesticides, dont les mécanismes d’action sont encore flous, nous savons parfaitement ce que ciblent les SDHI. Cette cible est présente chez tous les mammifères et tous les organismes vivants. Et tous sont tués par les SDHI s’ils y sont exposés suffisamment longtemps ou en quantité, constate Pierre Rustin, du CNRS. Ne pas retirer ce produit du marché est totalement irresponsable ! » L’Anses a annoncé ne pas clore le dossier.

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Auteur : Lydia De QUERO

Destinataire(s) : Ministère de la santé

58.182 signatures

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12/01/2020

Le climatologue Jean Jouzel fait des propositions...

L’ancien vice-président du Giec, qui participe à la COP25 de Madrid, estime qu’on peut encore limiter la hausse de température à 1,5 degré d’ici à la fin du siècle. La condition : une taxe carbone mondiale.
"L’optimisme n’est pas là, mais je m’efforce de ne pas verser dans le pessimisme." Le climatologue Jean Jouzel continue à y croire, malgré les signaux négatifs: hausse des émissions de CO2, présidents climatosceptiques aux Etats-Unis et au Brésil, rapports alarmants de l’ONU et des ONG… Directeur de recherche au CEA, ancien vice-président du Giec (Groupe d’experts international sur l’évolution du climat), médaille d’or du CNRS, auteur avec Pierre Larrouturou du pacte finance climat, ce membre de l’Académie des sciences n’adhère pas aux thèses apocalyptiques des collapsologues, comme celle de l’ancien ministre vert Yves Cochet. "Je ne crois pas à un effondrement de la civilisation en 2030 ou 2040." A 72 ans, il promène sa frêle silhouette dans tous les colloques sur l’environnement et alerte le public des dangers du réchauffement climatique.

Exit les énergies fossiles
Depuis 2001, Jean Jouzel a participé à 19 COP, ces conférences où les Etats négocient les avancées climatiques. Le 10 décembre, il se rendra à celle de Madrid. Sensible au "Flygskam" (la honte de prendre l’avion, en suédois), il rejoindra toutefois la capitale espagnole par les airs. "Je me suis renseigné sur les trains, mais la ligne entre Montpellier et Perpignan est actuellement coupée." De cette 25e conférence, il espère qu’il ressortira des objectifs plus ambitieux que ceux pris lors de la COP de Paris, en 2015. "Le monde émet actuellement 54 milliards de tonnes de CO2, dit-il. Si on ne fait rien, on sera à 70 milliards en 2030. Ce qui veut dire que la température augmentera de 4 à 5 degrés d’ici à la fin du siècle." Soit très loin du 1,5 degré fixé par l’Accord de Paris.
Pour rester dans l’épure de la COP21, "il faudrait arrêter le charbon, le gaz et le fuel, explique Jean Jouzel. Et cela quasiment tout de suite." Quand nous lui faisons remarquer que c’est quasi impossible pour un pays comme la Chine, qui construit une à deux centrales à charbon par mois, le scientifique hausse le ton pour la première fois. "Non! Un jour les choses doivent devenir possibles. Ce qui est impossible, c’est que la jeune génération ait en face d’elle une température de 5 degrés supplémentaires en 2080. Il faut que le monde économique se rende compte qu’il y aura des investissements engagés qui ne serviront à rien." Pour disqualifier les énergies fossiles, il appelle de ses vœux une taxe carbone mondiale. Et afin d’éviter que celle-ci ne relance la crise des "gilets jaunes", il estime qu’il faut l’accompagner de mécanismes de compensation. "La contribution climat-énergie proposée par Michel Rocard en 2009 était un bon outil. Malheureusement, elle a été retoquée par le Conseil constitutionnel." Autre nécessité, la transparence: "Bercy est une boîte noire. Les gens doivent savoir à quoi vont servir les recettes de la taxe carbone."

Ecouter les scientifiques: Cet amateur de théâtre et de football voit des signes d’espoir dans la convention citoyenne pour le climat, où 150 personnes tirées au sort et réunies pendant six week-ends doivent faire des propositions en vue d’atteindre la neutralité carbone en 2050: "Cette convention aura un impact. Les propositions ne seront pas remisées dans un tiroir. Même si à la fin, c’est le Parlement qui aura le dernier mot." Jouzel se félicite aussi des marches des jeunes pour le climat et de l’action de Greta Thunberg. Toutefois, il n’appelle pas les élèves à désobéir et à manquer l’école, même si cela le met en porte-à-faux avec plusieurs de ses sept petits-enfants.
Le risque climatique est-il aujourd’hui ancré dans les esprits? Le scientifique n’en est pas sûr. En disant cela, il ne pense pas à Donald Trump ou Jair Bolsonaro, mais aux 500 scientifiques qui ont signé à l’ONU un texte affirmant que le réchauffement climatique n’est pas un problème. Il a aussi une pensée pour son frère François, cultivateur, qui lui non plus n’est pas convaincu. "Les climatosceptiques ont tout fait pour retarder l’échéance de la prise de conscience et finalement ils y sont parvenus, constate-t-il. Il aurait fallu que le monde économique fasse confiance au diagnostic des scientifiques. Les décideurs politiques, eux, ont joué le jeu en ratifiant le protocole de Kyoto [en 1997]. Le problème, c’est que l’action n’a pas suivi. Les gens sont comme Saint Thomas: avant d’agir, ils veulent que le changement climatique soit perceptible. Aujourd’hui, ils commencent à comprendre."

Making of:  A l’Hôtel de l’Industrie à Paris où il participe à un colloque, Jean Jouzel nous reçoit avec simplicité. D’une exquise courtoisie, il fait preuve d’une grande bienveillance vis-à-vis de Rafael, le stagiaire de 14 ans qui nous accompagne. On est cependant un peu surpris par le décalage entre la gravité des sujets et le ton un brin monocorde du climatologue. Jouzel n’est pas Hulot et ne met aucun pathos dans son propos.

D'après Mr Nicolas Stiel - Challenges - samedi 7 décembre 2019

30/12/2019

Reporters d'espoir parcourent la France des solutions...

 
 
 
 

Reporters d'Espoirs redaction@reportersdespoirs.org via sendinblue.com 

ven. 29 nov. 14:18 (il y a 17 heures)
 
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À moi
 
 
 
 
 
Si vous ne parvenez pas à lire cet e-mail, cliquez ici
 
Des nouvelles de Reporters d'Espoirs  .  Vendredi 29 novembre 2019
 
 
Reporters d'Espoirs
 
 
[Sur les routes de France]
Reporters d'Espoirs au festival du journalisme de Château-Gontier
 
 
 
Poursuivant notre périple sur les routes de France, nous avons fait étape la semaine dernière au Presstival Info de Château-Gontier. Ce « festival du journalisme à la campagne », niché en Mayenne à une trentaine de kilomètres de Laval, mené d’une main de maitre par l’enthousiaste et convainquant Jean-Marie Mulon, a su conquérir la profession et le public autour ces dernières années, de David Pujadas, Elise Lucet, Jean Plantu, Pierre Haski ou de nombreux grands reporters.
 
Pour la 6e année consécutive, Reporters d’Espoirs ayant carte blanche a choisi de mettre la lumière sur le travail d’introspection mené par Anne-Sophie Novel, réalisatrice du film « Les médias le monde et moi ». Dans ce film, fruit de cinq années d’enquête, Anne-Sophie s’interroge sur les raisons de la désaffection des citoyens à l’égard des médias. Abordant les risques d’infobésité, les fake news, ou la déconnection des producteurs d’infos avec les préoccupations du public, elle esquisse des pistes pour « bien s’informer ».
 
 
 
 
 
[Les médias s'engagent]
The Guardian mise sur le journalisme d’espoir
 
 
 
 
Le journal britannique The Guardian a une longue tradition de journalisme constructif. En 2012, il prenait position en faveur d’un journalisme « ouvert »- autrement dit « citoyen » ou « participatif »-afin de contrer, dit-il, la transformation de l’information en un simple produit de consommation. À l’été 2016, le Guardian lance une enquête pour faire la lumière sur les attentes de ses lecteurs. Plusieurs d’entre eux regrettent la tendance du journal, réputé pour son engagement militant, à voir le verre à moitié vide. Pour y répondre, est créée la rubrique Half full (« à moitié plein ») qui, pour son lancement, invite les lecteurs à suggérer des idées de tendances, d’innovations ou de personnes remarquables via un formulaire.

Plus ambitieuse, la rubrique The Upside, qui prend sa suite, est le fruit d’un partenariat avec la fondation américaine Skoll, qui investit dans l’entrepreneuriat social. Alors qu’elle devait à l’origine ne durer que six mois, la rubrique est toujours d’actualité, riche de près de 330 articles. Ceux-ci partent presque systématiquement d’exemples concrets d’initiatives locales dont l’intérêt est qu’elles sont reproductibles et non pas seulement égayantes. En plus de présenter une initiative donnée et de relayer la parole de ses instigateurs, les articles sont souvent étayés d’études et de données permettant de justifier de l’intérêt de l’initiative ou d’évaluer son efficacité.

 
Lire notre étude de cas
 
 
[La France des Solutions]
Retour sur trois contenus publiés par nos médias partenaires
 
 
 
[ARTE] Tara piste le plastique dans les fleuves
 
Pour mesurer la quantité et la toxicité des déchets plastiques maritimes, la Fondation Tara Océan a lancé fin mai une expédition d'ampleur. 
 
Voir le reportage
 
[La Gazette des Communes] Quand des employeurs et des bénéficiaires du RSA sont connectés, ça « matche »
 
Plusieurs départements se sont dotés de plateformes pour favoriser l'emploi dans les métiers en tension.
 
Lire l'article
 
[Le Journal du Dimanche] En Bretagne, un village connecté fait sa transition énergétique
 
Saint-Sulpice-la-Forêt, petite commune de 1 500 âmes, fait désormais partie des "villes intelligentes", recueillant des données sur la consommation de ressources.
 
Lire l'article

23/12/2019

La plantation d'une nouvelle forêt dans le Val-d'Oise démarre...

C'est le premier projet de ce genre depuis la création de la forêt des Landes, en Nouvelle-Aquitaine, il y a plusieurs siècles. Ce lundi, le premier arbre de la future forêt de la plaine de Pierrelaye-Bessancourt, dans le Val-d'Oise, a été planté.

D'ici 10 ans, cet érable champêtre sera entouré d'un million d'autres, donnant naissance à un espace forestier de 1.350 m², relié directement aux forêts de Montmorency et de Saint-Germain-en-Laye. 


29 espèces différentes

Outre cet érable champêtre, 400 arbres de six espèces différentes ont été plantés ce lundi sur trois parcelles, à cheval sur trois communes, Méry-sur-Oise, Herblay et Saint-Ouen-l'Aumône. A terme, 29 essences d'arbres cohabiteront dans ce nouveau poumon vert.

"Nous les avons sélectionnées sur leur capacité de croissance rapide, explique au Parisien Philippe Goiran, chef de projet boisement à l'ONF. "L'enjeu est d'avoir rapidement une forêt au sens commun du terme. D'ici dix à quinze ans, nous aurons des arbres qui feront 10 à 12 m de hauteur."

Selon Mme Alexia Elizabeth avec Cyrielle Cabot - BFMTV - lundi 25 novembre 2019

20/12/2019

"Agir pour l'environnement" a eu un bilan positif en 2019...

 

 En 2019, grâce au soutien de près de 20 000 adhérents, nous avons pu :
 
MOBILISER & RASSEMBLER NOS FORCES
  • Créer plus de 15 000 zones de BZZZ, espaces exempts de pesticides et semer cent millions de fleurs mellifères pour les insectes pollinisateurs ;
  • Soutenir activement les maires ayant adopté des arrêtés anti-pesticides et organiser un débat avec le maire de Langouët ;
  • Obtenir un moratoire sur la commercialisation du dioxyde de titane à partir du 1er janvier 2020 et mener campagne pour exiger l'interdiction des nanoparticules dans les cosmétiques ;
  • Engager une procédure judiciaire contre le géant de l'agrochimie DowAgroSciences afin d'obtenir l'interdiction définitive du sulfoxaflor, insecticide tueurs d'abeilles ;
  • Lancer une vaste campagne pour interpeller les parlementaires sur les effets écologiques des plastiques à usage unique ;
  • Mobiliser plus de 40000 personnes pour obtenir le rejet d'un nouveau projet de ferme-usine de plus de 1000 vaches dans l'Eure ;
  • Participer à la mobilisation contre le centre commercial Europacity à Gonesse ;
  • Mettre sous pression les parlementaires afin qu'ils mettent un terme à l'exonération ficale bénéficiant à l'huile de palme dans les carburants ;
  • Lancer une campagne pour stopper les aides versées au transport aérien sur des courtes distances, surtout lorsque des alternatives ferrées existent ;
  • S'associer aux apiculteurs afin d'obtenir un étiquetage lisible sur l'origine géorgraphique du miel.
 
 
(ou selectionnez une contrepartie ci-dessous)
 
 
GRACE A VOTRE SOUTIEN FINANCIER, NOUS AVONS PU :
  • Participer activement aux marches pour le climat et distribuer des dizaines de milliers d'affiches "Je suis climat", "I love Climat" et "Ensemble pour le climat" ;
  • Coordonner la 11ème édition du Jour de la Nuit contre la pollution lumineuse rassemblant plus de 700 évènements locaux (sortie nature, observation du ciel étoilé, extinction de l'éclairage public) ;
  • Mettre à jour la liste des produits susceptibles de contenir des nanoparticules ;
  • Manifester devant le ministère de l'Agriculture afin qu'il cesse d'être une simple courroie de transmission de l'industrie agro-chimique en exigeant que la sortie du glyphosate ne soit plus remise à plus tard ! ;
  • Diffuser plus de 50 000 autocollants "stop pub" et inciter les parlementaires à interdire les écrans publicitaires énergivores ;
  • Impulser 3 nouvelles campagnes, coordonner 22 pétitions électroniques, publier plus d'une cinquantaine de communiqués et diffuser largement les dessins d'Agir réalisés par Red!
 
 
(ou selectionnez une contrepartie ci-dessous)
 

Cap sur l'année 2020...

L'ONG Greenpeace, dans un encart pour les donateurs, et notamment Mme Clara Jamart, responsable du programme agriculture et forêts, envisagent en 2020 de peser sur les négociations de la PAC (politique agricole commune), afin d'accélérer la transition écologique de notre agriculture. Toutefois, comment mettre en oeuvre un tel projet?

Il sera question par exemple de faire pression sur les négociations de la réforme de la PAC pour mettre fin aux subventions publiques à l'élevage industriel et amorcer la transition agroécologique vers des modes de culture et d'élevage raisonnés et responsables. Une autre demande concernera la réduction de notre impact sur les forêts, en interdisant notamment l'importation de soja issu de la déforestation dans le monde.

Promouvoir le respect de la loi imposant de servir au moins un repas végétarien par semaine dans les cantines françaises fait également partie du projet, tout comme le lancement d'une campagne visant à nous faire changer nos habitudes, en réduisant considérablement notre consommation de protéines animales.

Concernant la protection des océans, l'objectif affiché par Greenpeace est d'obtenir un traité sur la haute mer rendant possible la création de réserves marines protégée, afin de mettre au moins 30% des océans à l'abri de l'avidité des industries. Un travail politique au niveau des décideurs sera nécessaire pour les pousser à combattre l'industrie pétrolière.

Bref, bien loin de baisser les bras, les membres de l'organisation visent à mener campagne contre les entreprises climaticides , à dénoncer le scandale de la gestion des déchets nucléaires et à empêcher la construction de nouvelles centrales dans notre pays et à l'étranger en insistant sur la nécessité de sécurité et de transparence.

Alors, qui veut soutenir la communauté Greenpeace France forte de ses 230 000 adhérents et de près de 1,5 million de sympathisants sans oublier les 1500 militants bénévoles? Il y a urgence à se mobiliser pour le climat!

Lyliane

 

17/12/2019

Faut-il ratifier le CETA?

Un collectif d’étudiants en agronomie s'inquiète des conséquences pour l'agriculture que pourrait avoir la ratification par le Sénat français de l'accord de libre-échange entre l'UE et le Canada.
Tribune. Très prochainement, le Sénat aura la responsabilité d’étudier le Ceta (Comprehensive Economic and Trade Agreement) en vue d’une ratification à l’échelle nationale. Si tous les Etats membres de l’UE font de même, alors cet accord particulièrement controversé entrera de manière permanente en vigueur, après dix ans de négociations. Nous sommes étudiants en école d’agronomie et nous ne nous reconnaissons pas dans ces accords dits de nouvelle génération. Pourtant, notre génération et les suivantes seront les premières à subir les conséquences de tels accords, loin d’être à la hauteur des enjeux environnementaux et climatiques dont les manifestations dépasseront certainement les prévisions les plus pessimistes du Giec. Alors que vous promouvez l’accord de Paris (1) non contraignant et non respecté par les signataires, vous négociez des accords de libre-échange qui réduisent fortement les marges de manœuvre des Etats. Nous ne pouvons que constater une contradiction entre le discours écologique engagé du gouvernement et la signature de ces traités dans leur forme actuelle.

Notre formation nous invite à réfléchir aux enjeux considérables auxquels l’agriculture fait face, et aux conditions de la transition vers une agriculture plus résiliente, plus rémunératrice des producteurs et répondant aux attentes de la société. Or, là où nous souhaitons une amélioration de la traçabilité et de la qualité de nos produits, notamment d’élevage, vous vous apprêtez à ouvrir des contingents d’importation à des produits issus d’exploitations où les normes sont moins exigeantes que les normes européennes (2).
Là où l’Union européenne fait prévaloir le principe de précaution, garantissant la Là où nous cherchons une réduction de notre empreinte carbone, vous nous soumettez une augmentation du trafic marchand maritime et aérien, ainsi qu’un accroissement des importations de combustibles fossiles (5).

Là où nous réclamons plus de transparence et de démocratie dans les décisions publiques, vous nous proposez la création de l’ICS (Investment Court Sytem), une instance publique supra-étatique de règlements des différends permettant aux investisseurs et entreprises privées d’attaquer en justice une décision politique qui entraverait ses intérêts économiques.

Ainsi, à l’heure où la transition agroécologique est des plus pressantes, nous ne pouvons accepter que l’agriculture soit la variable d’ajustement d’intérêts privés. Nos agricultures se jouent au sein des territoires, et sont fondées sur des complémentarités entre productions. Elles ne peuvent entrer dans une logique purement marchande de spécialisation transatlantique selon des avantages «comparatifs». A quand l’exception agricole dans les accords commerciaux pour une prise en compte réelle des enjeux environnementaux et de souveraineté alimentaire ?sécurité de la santé des citoyens, vous nous présentez une harmonisation des normes avec un pays qui ne le reconnaît pas (3).

Là où nous voulons des filières agricoles viables et durables, vous mettez en péril le maintien d’exploitations aux aménités sociales et environnementales pourtant nombreuses, notamment en ce qui concerne l’élevage bovin allaitant, un secteur déjà en grande difficulté économique. La transition agroécologique ne se fera pas au sein de nos territoires sans le maintien d’une diversité de productions et notamment de prairies (4).i cet accord de libre-échange se veut être un modèle pour de prochains accords, nous sommes plus qu’inquiets quant à notre capacité future à faire-valoir des intérêts de protection de l’environnement ou relevant de droits sociaux. N’est-il pas temps que la France reconsidère ses priorités et place l’agriculture au cœur de la transition écologique ? N’est-il pas temps de se saisir de cette opportunité pour enfin honorer l’accord de Paris et entraîner les autres Etats dans un changement de modèle ? Nous invitons donc les sénateurs à prendre acte de leur responsabilité en ne ratifiant pas les accords du Ceta qui, dans leur forme actuelle, vont à contre-courant des attentes de la société. Nous réclamons plus d’ambition et de cohérence dans les différentes politiques et accords mis en œuvre par les gouvernements et les instances internationales, pour une vraie prise en main de notre avenir.

Ce texte est soutenu par plus de 1 200 signataires. Retrouvez toutes les signatures ici.
(1) L’accord de Paris fixe un objectif de limitation de la hausse globale des températures de 2°C, avec comme grand objectif zéro émission de GES d’ici 2075, il n’est pas contraignant.
(2) Les normes européennes sont plus contraignantes qu’au Canada. Il est à craindre, au i cet accord de libre-échange se veut être un modèle pour de prochains accords, nous sommes plus qu’inquiets quant à notre capacité future à faire-valoir des intérêts de protection de l’environnement ou relevant de droits sociaux. N’est-il pas temps que la France reconsidère ses priorités et place l’agriculture au cœur de la transition écologique ? N’est-il pas temps de se saisir de cette opportunité pour enfin honorer l’accord de Paris et entraîner les autres Etats dans un changement de modèle ? Nous invitons donc les sénateurs à prendre acte de leur responsabilité en ne ratifiant pas les accords du Ceta qui, dans leur forme actuelle, vont à contre-courant des attentes de la société. Nous réclamons plus d’ambition et de cohérence dans les différentes politiques et accords mis en œuvre par les gouvernements et les instances internationales, pour une vraie prise en main de notre avenir.

Ce texte est soutenu par plus de 1 200 signataires. Retrouvez toutes les signatures ici.

(1) L’accord de Paris fixe un objectif de limitation de la hausse globale des températures de 2°C, avec comme grand objectif zéro émission de GES d’ici 2075, il n’est pas contraignant.
(2) Les normes européennes sont plus contraignantes qu’au Canada. Il est à craindre, au i cet accord de libre-échange se veut être un modèle pour de prochains accords, nous sommes plus qu’inquiets quant à notre capacité future à faire-valoir des intérêts de protection de l’environnement ou relevant de droits sociaux. N’est-il pas temps que la France reconsidère ses priorités et place l’agriculture au cœur de la transition écologique ? N’est-il pas temps de se saisir de cette opportunité pour enfin honorer l’accord de Paris et entraîner les autres Etats dans un changement de modèle ? Nous invitons donc les sénateurs à prendre acte de leur responsabilité en ne ratifiant pas les accords du Ceta qui, dans leur forme actuelle, vont à contre-courant des attentes de la société. Nous réclamons plus d’ambition et de cohérence dans les différentes politiques et accords mis en œuvre par les gouvernements et les instances internationales, pour une vraie prise en main de notre avenir.

Ce texte est soutenu par plus de 1 200 signataires. Retrouvez toutes les signatures ici.

(1) L’accord de Paris fixe un objectif de limitation de la hausse globale des températures de 2°C, avec comme grand objectif zéro émission de GES d’ici 2075, il n’est pas contraignant.
(2) Les normes européennes sont plus contraignantes qu’au Canada. Il est à craindre, au travers du Forum de la coopération réglementaire, que les normes en vigueur en Europe soient amenuisées pour favoriser le commerce avec le Canada. Ex : il existe deux types de farines animales. Les deux sont interdites en UE par principe de non-cannibalisme. Le Canada autorise leur utilisation pour l’alimentation animale. Or, le traité n’interdit que l’utilisation de l’un de deux types pour la viande bovine à destination de l’UE. Les animaux d’élevage peuvent également être nourris avec du maïs ou du soja OGM et il leur est administré des anabolisants et des antibiotiques (problème sanitaire d’antibiorésistance).
(3) La non-reconnaissance du principe de précaution par le Canada ouvre la voie à de nombreux questionnements sur la prise en compte des risques sanitaires liés à l’agriculture et l’élevage. Exemple : classification des OGM et utilisation des biotechnologies.
(4) Aménités et impacts sur l’environnement des exploitations françaises élevant des bovins pour la viande, Inra Production Animales, 2017.
(5) Ceta, chapitre 13 - Services Financiers : facilitation des mouvements de personnels entre les deux continents.

Selon un collectif d'étudiants en agronomie - Liberation - mercredi 6 novembre 2019

15/12/2019

La nouvelle génération prend les devants...

Alors qu’on célèbre ce mercredi le 30e anniversaire des Droits de l’enfant, vivre sur une planète propre est devenu une revendication centrale. On les entend peu, ils sont pourtant environ 15 millions en France. 15 millions d’enfants, des « moins de 18 ans » qualifiés aussi de « mineurs ». Un terme qui désigne également ce qui est d’intérêt secondaire. Or, le trentième anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), célébrée ce mercredi rappelle qu’ils sont tout sauf, « secondaires ».
Ce traité, ratifié par 196 pays dont la France (mais pas par les Etats-Unis), installe l’enfant comme une personne à part entière et non plus comme « un simple objet de droit », note Jean-Pierre Rosenczveig, ancien président du tribunal pour enfants de Bobigny (Seine-Saint-Denis), dans son livre « les Droits de l’enfant » (Ed. Bayard).
Des droits inscrits dans le marbre
Parmi les droits inscrits dans le marbre (santé, éducation, logement, protection…), rappelés aussi dans le livret « Tous les enfants ont des droits » (NDLR : téléchargeable gratuitement) édité à l’occasion de ce 30e anniversaire pour sensibiliser les enfants de 7 à 11 ans, il en est un que les plus jeunes ont pris à bras-le-corps et porté sur la place publique cette année. Une prise de parole telle qu’elle oblige aujourd’hui les adultes, et parfois les Etats, à rendre des comptes : le droit à un environnement sain.
Le 23 septembre, une plainte historique est déposée par 16 enfants, âgés de 8 à 17 ans et venus de douze pays, auprès du Comité des droits de l’enfant des Nations unies pour protester contre le manque d’action des gouvernements face à la crise climatique. Cinq Etats dont la France sont accusés de violer la convention des droits de l’enfant. Parmi les plaignants : la désormais célèbre militante suédoise Greta Thunberg mais aussi la Française Iris Duquesne, 16 ans toutes les deux.
« Il y a trente ans les dirigeants du monde ont pris un engagement historique envers les enfants du monde en adoptant la Convention internationale des droits de l’enfant. Aujourd’hui, les enfants du monde tiennent le monde entier pour responsable de cet engagement », avait déclaré Charlotte Petri Gornitka, directrice générale adjointe de l’Unicef, après le dépôt officiel de cette plainte. « Nous soutenons pleinement les enfants qui exercent leurs droits et prennent position. Le changement climatique aura un impact sur chacun d’entre eux. Il n’est pas étonnant qu’ils s’unissent pour riposter. »
Avant cela, lors du Grand Débat lancé par le Président de la République en réponse aux revendications des Gilets Jaunes, les enfants ont également pris part aux discussions et présenté cette même urgence devant le chef de l’Etat. Charlie a ainsi interpellé Emmanuel Macron, le 7 mars dernier à Gréoux-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence) : « Quand est-ce que vous allez réagir, puisque vous en avez le pouvoir ? », lui a lancé l’adolescent applaudi par l’assistance.
Des collégiens au parlement
Dans quelques jours, mercredi prochain, ce sont des collégiens de Poissy (Yvelines), qui se rendront au parlement européen à Strasbourg (Bas-Rhin) pour présenter une déclaration universelle : celle des Droits de la planète. Un texte corédigé avec des classes venues de toute l’Europe. Il s’agit du « lobby de Poissy », une junior association constituée en faveur de l’environnement.
On peut d’ailleurs suivre le travail de cette quinzaine d’enfants dans une mini-série, « le Lobby de Poissy », débarquée mi-mars sur le site de France TV Education : proposition de loi, rencontre avec des élus, manifestations… Outre l’astrophysicien Hubert Reeves, ils ont déjà rencontré l’ancien ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, l’explorateur Jean-Louis Étienne ou encore le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer. Liberté d’expression et d’agir sont deux autres droits qu’ils ont bien intégré.
Le Parisien, partenaire de la consultation «Comment agir ensemble dès maintenant pour l'environnement ?», initiée par Make.org, vous invite à proposer vos idées et voter sur celles des autres participants dans le module ci-dessous. Vous serez informés des résultats en février 2020.

Selon Christine Mateus - Le Parisien - mercredi 20 novembre 2019

11/12/2019

COP 25 et climat: initiative originale du WWF et du musée du Prado à Madrid...

Alors que la COP25 bat son plein à Madrid, le WWF et le musée du Prado se sont associés le temps d’une campagne engagée en faveur du climat. Ensemble, ils ont détourné quatre tableaux pour sensibiliser aux bouleversements climatiques.
Depuis le 2 décembre et jusqu’au 13 décembre 2019, les représentant.e.s des pays signataires de l’Accord de Paris sont réuni.e.s à Madrid dans le cadre de la COP25. Leur but : discuter des enjeux environnementaux et statuer sur les mesures à mettre en place rapidement. Mais il n’y a pas que les politiques qui se mobilisent pour la planète. Le WWF et le Prado se sont associés en marge de ce rassemblement pour créer une campagne au message fort. L’ONG dédiée à la protection de l’environnement et le musée ont donc revisité quatre chefs-d’œuvre de la collection du Prado pour mettre en lumière les conséquences dramatiques du réchauffement climatique.
Les femmes du tableau Le Parasol de Francisco de Goya se retrouvent donc dans un camp de réfugié.e.s climatiques, les bambins des Enfants à la plage de Joaquín Sorolla font face à l’extinction des poissons, Philippe IV à cheval de Diego Velázquez est surpris par la montée des eaux et le fleuve de la Traversée du Styx de Joachim Patinier disparaît. Des scénarios catastrophes qui pourraient rapidement toucher plusieurs régions du monde. Selon le WWF, 30% des espèces seraient en effet amenées à disparaître sous l’effet du réchauffement climatique et l’ONU prévoit un milliard de réfugié.e.s climatiques d’ici 2050.
Dans un communiqué, l’association a déclaré que cette action faisait "partie d’une série d’activités et d’initiatives (…) qui se tiendront pendant le Sommet pour le climat afin de demander aux gouvernements une meilleure ambition pour s’assurer que le réchauffement de la température n’excède pas une augmentation de 1.5°C". Elle a précisé espérer "que cette campagne atteindra chaque coin de la planète". 

D'après Mme Tess Annest - Glamour - dimanche 8 décembre 2019

Lire aussi SUR MSN: COP25, est-il encore possible d'arracher un consensus ?

10/12/2019

En Côte d'Ivoire, lutte contre la déforestation...

En Côte d'Ivoire, le footballeur vedette Didier Drogba, a lancé ce vendredi à Abidjan une grande opération de plantation d'arbres pour lutter contre la déforestation, baptisée "Un jour, un million d'arbres". L'opération veut alerter contre la déforestation qui a fait perdre au pays la quasi-totalité de ses forêts en une cinquantaine d'années.
LIRE AUSSI >> Brésil : la déforestation en Amazonie a augmenté de 93% en neuf mois
Elle "est une première étape, le début de la reconquête", a déclaré le ministre ivoirien des Eaux et forêts, Alain Richard Donwahi. Elle "vise à recouvrer au moins 30% du territoire national d'ici 2030". Dans le cadre de la cérémonie de lancement de l'opération, des arbres ont été plantés dans le quartier de Koumassi à Abidjan. D'autres ont été plantés simultanément dans le reste du pays.
"Les chiffres (de la destruction) sont effarants. Je suis fier de contribuer à la reforestation de la Côte d'Ivoire par la sensibilisation", s'est réjoui Didier Drogba, saluant une "initiative noble". "Mondialement on lutte contre la déforestation : c'est reboiser, garder la forêt intacte, sauver la planète" et le consommateur européen est plus désireux qu'auparavant d'acheter "des produits qui ne contribuent pas à la déforestation, contrairement à la culture du cacao", a rappelé l'ambassadeur de l'UE en Côte d'Ivoire, Jobst von Kirchmann.
Une table ronde à venir sur le sujet
La Côte d'Ivoire va organiser en janvier 2020 une table ronde avec pour objectif de freiner une déforestation qui menace la stabilité climatique de la région. L'objectif de cette table ronde est de mobiliser 616 milliards de FCFA (près d'un milliard d'euros) pour financer sur la période 2020-2030 la nouvelle stratégie forestière en Côte d'Ivoire, adoptée en février.
La nouvelle politique forestière ivoirienne destinée à recouvrer "six millions d'hectares en 2030 et huit en 2045" englobe la réhabilitation, le reboisement et l'agroforesterie pour utiliser moins de terre. Outre les bailleurs de fonds internationaux, les industries chocolatières seront parties prenantes de ce programme.
Premier producteur mondial de cacao
Premier producteur mondial de cacao avec 40% du marché, la Côte d'Ivoire, qui comptait 16 millions d'hectares de forêts dans les années 1960, a vu leur superficie fondre à deux millions d'hectares, selon les chiffres officiels, à cause principalement du développement des plantations de cacao.
La déforestation liée à la culture du cacao pour l'industrie du chocolat se poursuit "sans relâche" en Côte d'Ivoire et au Ghana, les deux premiers producteurs mondiaux, avait dénoncé l'ONG Mighty Earth dans un rapport publié en 2018.

Selon lexpress.fr - L'Express - vendredi 15 novembre 2019

07/12/2019

Chamanisme: et si notre intuition était le langage des Esprits?

Une vidéo très bien faite sur YouTube.com avec l'école de l'intuition -IRIS- présentant une interview de Mme Corinne Sombrun, pianiste, écrivain et chamane formée en Mongolie, m'a beaucoup intéressée dans la mesure où elle m'a semblé pouvoir établir un trait d'union entre le chamanisme, les états modifiés de conscience (méditation ou psychotropes...) et la science moderne.

En fait, j'avais cherché sur Internet qui était cette femme, dont on parle à l'occasion de la sortie fin octobre 2019 du film "Un monde plus grand" avec Mme Cécile de France comme actrice principale. Tout à coup, je me suis retrouvée baignée dans un contexte passionnant expliquant notamment l'influence de l'esprit sur la matière et montrant que tout ce que nous émettons est d'origine vibratoire.

J'ai découvert que non seulement cette femme depuis 2003 s'est soumise à une initiation chamanique complète auprès de la chamane Enkhetuya, mais surtout qu'elle a cherché auprès de scientifiques (aux Etats-Unis et en France principalement) à faire analyser ce qui se produit dans son cerveau lors de ses transes provoquées ou pas par le son de son tambour chamanique.

A cette occasion, des chercheurs comme Mr Marc Henry, chimiste travaillant sur l'eau, ont mis en évidence que la transe est un outil cognitif perceptif qui modifie l'état habituel de son cerveau dans une "réalité augmentée". Il l'explique dans la mesure où il a mesuré en laboratoire la différence entre nos pensées habituelles, qui gèrent une bande passante analysant environ 16 bits par seconde, alors que notre cerveau est capable d'analyser 10 milliards de bits par seconde d'information et notre corps 10 millions environ de bits par seconde.

Il semblerait donc que, lors de la transe et au fur et à mesure de ses expériences chamaniques, Mme Sombrun capterait beaucoup plus d'informations que dans sa vie habituelle, où son cerveau spéculatif est essentiellement sollicité. Elle ressent même que notre cerveau est en position d'interface avec le monde des Esprits et de filtre par rapport à notre environnement. On pourrait de ce fait peu à peu élargir notre "bande passante" en sollicitant davantage notre cerveau perceptif et en écoutant davantage nos propres intuitions.

Si l'intuition est bien, comme elle le pense, un potentiel de notre cerveau, rien ne nous empêche de chercher des réponses en chacun de nous pour nos vies personnelles comme pour le devenir de la planète. Cela pourrait notamment induire des modifications de nos comportements à même de favoriser un changement profond des structures en place. Ainsi, je me prends à imaginer le saut quantique possible entre Saturne -lié actuellement au Noeud Sud ou queue du Dragon - et Uranus, planète du renouveau et maître du signe du Verseau...

Je trouve ces données réjouissantes, car nous pourrions alors reprendre le contrôle de nos vies, nous faire confiance, prendre en charge ce que nous désirons vraiment, au lieu de nous laisser dicter notre consommation, nos choix de vie et nos loisirs par la télévision ou la publicité. Internet contribue déjà beaucoup à nous rendre autonomes par rapport à l'information officielle...

Il ne s'agit pas, certes, de délirer, ni de sombrer dans des croyances qui appartiennent à une autre culture. Les ouvrages et le film de Mme Corinne Sombrun ne pourraient-ils pas toutefois sonner à nos oreilles comme "un rappel de conscience"? Je remarque en effet que tous les peuples premiers ont toujours mis en avant l'unité du Vivant et considéré la Terre avec respect. A nous peut-être de retrouver déjà en nous-même la trace de l'harmonie, de la joie du vivre ensemble près de la nature et de la solidarité, que nous semblons avoir perdu de vue notamment en Occident.

Lyliane

 

06/12/2019

Message d'un chef indien pour sauver la planète...

 

Sauvez la planète :
le combat d'un chef indien

Message d’un chef indien surui pour sauver la planète : Entre reforestation, gestion durable des ressources et réhabilitation des enseignement de la foret amazonienne. Entretien avec Almir Narayama Surui, et Corinne Sombrun.

Leader charismatique et visionnaire des indiens Surui, dont le nom ancestral est Paiter, « les hommes vrais, », Almir Narayamoga Surui est considéré comme l’un des plus grands activistes autochtones d’Amérique du Sud. Diplômé en biologie, il s’est engagé dans la défense de ses terres ancestrales. Déterminé à participer à la préservation de la planète, avec l’aide de l’ONG écologiste Aquaverde, il rencontre les dirigeants de Google pour leur présenter son projet : un plan de reforestation et de gestion durable des ressources de la forêt sur cinquante ans. Récompensé en 2008 à Genève par le prix des Droits de l’homme, Almir Narayamoga Surui fait partie des cent personnalités les plus importantes du Brésil. Avec Corinne Sombrun, co-auteur du livre « Sauver la planète », le chef indien nous livre à la fois l’urgence à préserver la forêt, les enseignements qu’elle recèle, son projet et les clés qui régissent la cohésion sociale de son peuple, dont nous gagnerions sans doute à nous inspirer.

Commençons par un état des lieux, si vous le voulez bien. Où en sommes-nous de la déforestation aujourd’hui ?
Almir Narayamoga Surui : En un demi-siècle, la population de l’Amazonie brésilienne est passée de six à vingt cinq millions d’habitants, ce qui a entrainé une réduction massive des surfaces forestières au profit de l’agriculture et de la production de bois. L’état du Rondonia est l’un des plus durement touchés par cette déforestation, accusant une perte de 40% de sa foret primaire.
La forêt amazonienne s’étend sur neuf pays, essentiellement au Brésil (près des deux tiers de sa superficie). Près d’un cinquième de cette forêt a disparu depuis 1970 et environ 17%, soit soixante millions d’hectares (la superficie de la France) ont été convertis à d’autres utilisations ces dernières années. A ce rythme-là, on annonce sa disparition totale avant la fin du XXIème siècle.


Quels sont les risques considérables qu’entraînerait sa disparition ?
A. N.S. : En plus d’être l’un des plus riches modèles de biodiversité, elle est la plus grande réserve d’eau douce du monde et un poumon vital nécessaire au maintien de l’équilibre climatique de la planète. En absorbant le CO2 de l’atmosphère, elle représente un facteur clé face au défi du réchauffement climatique La condamner, ce serait condamner des régions entières à endurer de graves inondations et des dégradations irréversibles. Sans parler des plantes aux vertus médicinales dont seulement 2% des principes actifs ont été référencés et étudiés en laboratoire. Les 98% restants représente un trésor inestimable dont il serait irresponsable de priver l’humanité.


Comment est né ce projet de reforestation pour lutter contre la catastrophe écologique que représente la déforestation en Amazonie ?
A. N.S. : Je souhaitais montrer que la préservation de la foret peut générer plus de revenus que sa destruction. En tant que chef, mon devoir était de trouver une solution. Au fond que voulaient les hommes de nos tribus en vendant le bois de notre territoire ? Ce que veut chacun de nous : nourrir sa famille. Ma responsabilité était donc de leur donner un autre moyen de le faire. Je me suis assis avec eux et leur ai posé cette question : existerait-il d’autres alternatives à la déforestation pour générer des revenus. Chacun des chefs de clan a été invité à trouver une idée. C’est ainsi qu’est né le projet de reforestation. Aujourd’hui, ce projet à long terme bénéficie du soutien de l’association suisse Aquaverde visant notamment à replanter un million d’arbres dans le cadre d’un programme de soutien aux peuples autochtones, s’y est ajouté le projet Carbone Surui (voir encadré). C’est une aventure collective !


D’un point de vue culturel d’après vos traditions, quels sont les enseignements que vous offre la forêt ?
A. N.S. : « En nous confrontant sans cesse à un problème nouveau, la forêt nous a toujours appris à nous adapter », me disait mon père. Il avait raison. C’est grâce à elle je crois que notre tribu a pu s’adapter en seulement 40 ans à un mode de vie qui nous a été imposé. La forêt nous apprend à rester en vie, en développant des qualités d’attention.
C.S.: Y survivre demande une qualité d’attention particulière, que l’on a perdu dans nos sociétés. Leur perception de l’environnement est large, ils entendent, ils voient, ils sont ouverts, tout simplement parce qu’ils ont une interaction avec lui.
A. N.S. : Tout comme avec la forêt, nous nous sommes attachés à étudier la société brésilienne, à en comprendre les lois et l’économie de marché. Et en a peine dix ans notre peuple a non seulement intégré tous ces paramètres, mais il a compris l’intérêt que pourrait lui apporter le déchiffrage des clés de ce nouveau monde.


La forêt est vivante dans votre culture. Dès l’enfance on vous apprend à lui parler ?
A. N.S. : Ce premier jour, où mon père m’a emmené dans notre grande forêt, reste l’un de mes plus beaux souvenirs. Il m’a dit : « Dans cette foret résident les esprits ancestraux, qui veillent sur nous, et doivent être respectés. » Apprendre à écouter les esprits de la forêt pour en faire des alliés, est au cœur de notre éducation. Ce sont des êtres vivants, c’est un art de savoir s’adresser et écouter les esprits de la forêt, il faut une préparation physique et spirituelle.
C. S. : En Amazonie, tout est vivant. Tout est habité par un esprit, chaque arbre, chaque fleur, chaque plante est susceptible de nous parler. Quand on prend la peine de les écouter et qu’on leur fait confiance, alors on peut entendre les messages du vent dans les arbres, de la mélodie d’une rivière, du chant des oiseaux. C’est très concret.


Vous dites que l’écosystème qui régit la foret pourrait être un modèle d’équilibre pour chacun de nous. C’est à dire ?
A. N.S. : Il faudrait qu’ensemble nous apprenions à nous comporter comme une forêt, au sein de laquelle chaque individu est nécessaire, chaque racine mérite d’être protégée pour l’harmonie et le bien de tous. Aujourd’hui, les gens font ce que leurs mains leur demandent, mais il faudra qu’ils comprennent qu’elles ne le font pas toutes seules. Il existe une sagesse derrière ces gestes ! Nous l’appelons soe same. Si la spécificité et les racines de chacun sont respectées, cette sagesse développera une conscience plus globale, et nous formerons alors une belle forêt.


Dans votre clan, vous insistez sur le besoin de réintroduire les rituels. Pourquoi ?
A. N.S. : L’un de mes premiers objectifs a été d’inciter les nôtres à renouer avec nos traditions, malmenées par les missionnaires. « Aucun arbre ne pousse sans racines », répétait mon père. Nous avons donc réintroduit les rituels, une manière de nouer des alliances, de poser des questions, d’aborder les problèmes, Par exemple, ces moments où chacun s’occupe de ritualiser le corps de l’autre par la peinture sont un excellent moyen de réguler les tensions. Il s’agit d’honorer une qualité de l’autre. Le jaguar, représenté par un ovale autour de la bouche et des tâches sur le torse, signale qu’on honore le guerrier en cette personne, elle donne à celui qui la porte le pouvoir de cet animal : force souplesse et rapidité… Il y a de nombreux rituels autour de la musique, également pour transmettre un message. Vous pouvez chanter, pour déclarer que vous êtes amoureux, ou que vous comptez partir en chasse, que vous êtes dans des dispositions guerrières. C’est un acte de communication. Il existe aussi des rituels plus initiatiques, de guérison, de passage…


Pour une bonne cohésion de la structure sociale, vous évoquez l’importance relever des défis. Un principe fondamental !
A. N.S. : Les défis nous obligent à constamment rester sur nos gardes quant au respect des traditions et à remplir notre rôle social en étant au meilleur niveau. Si on ne l’esp pas, on nous le fait comprendre et on doit trouver la solutions honorable. C’est ainsi que depuis la nuit des temps nous façonnons notre société.
C. S. : Le défi est une façon de bien vérifier que tu as acquis les règles de savoir « être » de la tribu. Par exemple, est ce que tu sais construire un arc, découper la viande après le retour de la chasse, ou encore remplir ton rôle de chef. On ne va pas te critiquer sur la façon dont tu construis ton arc, mais on te montre que tu peux faire mieux, si tel est le cas. Ce sont des réajustements.
A. N.S. : Les défis ont pour principal fonction que chacun trouve sa place dans la société, on attend pas plus d’une personne que ce qu’elle est capable de faire ou de donner, et on l’accepte tel qu’elle est ! Pour découvrir ses réelles capacités comme ses limites, elle doit s’éprouver dans un défi. Ils s’exercent dans la vie courante. Le défi n’est pas individuel, on engage la responsabilité de tout le groupe.


Justement parlons de cette notion de responsabilité. Dès l’enfance vous apprenez à considérer que vos actes n’engagent pas seulement notre responsabilité mais celle de tous. Qu’est ce que ça ’implique ?
A. N.S. : La responsabilité est une question d’engagement dans chaque acte qui est posé, pas simplement pour soi-même, mais pour les autres, pour l’humanité. Il s’agit de définir des actions qui sont bénéfiques à tous. La responsabilité exige un engagement personnel, qui mobilise toutes vos ressources, là ou l’on pourrait se sentir impuissant et laisser tomber. A partir du moment où on s’engage on fait tout notre possible pour trouver des appuis.
C. S. : Nous sommes tous responsables de chacun. Quand Almir développe cette conscience verte, il le fait pour tous, Il se sent autant responsable d’un point de vue de lui-même, de sa tribu et au niveau mondial.


On pourrait dire que votre spécificité réside dans l’alliance de votre culture et de la modernité : vous avez obtenu un partenariat avec Google Earth qui permet aujourd’hui une surveillance plus efficace du déboisement illégal. Une clé pour sauver la planète ?
A.N.S. : Chaque connaissance a sa valeur. L’une complète l’autre. Il ne s’agit pas de prendre en compte les seuls aspects négatifs de la technologie, mais de les rectifier. Comment améliorer les choses ? Le savoir traditionnel a ses propres valeurs, et les connaissances technologiques également, ou scientifique, et spirituelle, aussi. C’est avec ce « tout » que l’on peut espérer élaborer une stratégie viable, il est nécessaire de faire concourir tout cet ensemble. Changer les consciences passerait selon nous par une la création d’une université surui capable de réunir les connaissances traditionnelles et scientifiques sur la forêt.


Le Projet Carbone Surui :


D’abord conçu par le chef Almir Surui, avec le soutien d’institutions environnementales et d’institutions autochtones, le projet finance les activités de surveillance et de protection, de production durable et d’amélioration des conditions de vie du peuple Surui, tout en contribuant à la conservation de l’environnement et au renforcement culturel indigène.

Ce projet débuté en 2007 a commencé à porter ses fruits en 2011. Les revenus générés pour les services environnementaux, issus de la vente de crédits de carbone REDD+ proviennent de la deforestation évitée, donc du maintien sur pieds de 230’000 hectares de forêt originelle appartenant aux Surui, et sont une alternative prometteuse pour le peuple Surui.

Le Projet Carbone Surui est mené vers un processus inédit et détaillé de consentement préalable en connaissance de cause par le peuple tout entier, aboutissant à la signature d’un accord de coopération entre les quatre clans au sein du peuple Surui, afin d’assurer les garanties sociales et environnementales pour la communauté toute entière.
Cette nouvelle approche de gestion ethno-environnementale de territoires autochtones sert aujourd’hui de modèle pour les autre tribus d’Amazonie et fait jurisprudence auprès du gouvernement brésilien..


Le Projet de Reforestation :


“ L’unique manière de changer le monde est de donner l’exemple”
- Almir Surui

En 2005, Chef Almir se met à la recherche d’une institution pour le soutenir dans son projet de reforestation et c’est ainsi que lors d’une recherche sur internet, il tombe sur l’Association Aquaverde
Le projet PAMINE a été entièrement élaboré par les Surui eux-mêmes, selon leur propre philosophie de vie. Le but de ce projet est d’engager le plus grand nombre de membres de la tribu dans des activités de gestion forestière préservant la forêt amazonienne dans toute sa diversité biologique.
Il s’agit pour cela de rendre attractif et bénéfique la plantation d’arbres, afin de démontrer à l’ensemble de l’ethnie, aux autres peuples indigènes ainsi qu’au monde entier que l’exploitation du bois et les autres activités prédatrices ne sont pas les seules solutions qui s’offrent aux Indiens face aux pressions économiques qui s’exercent sur leur sociétés.
La restauration de la richesse de la forêt aux alentours des villages contribue à la fois à réduire leur dépendance alimentaire à l’égard de la ville et à leur fournir des revenus tirés d’une activité durable, tout en leur permettant de protéger l’intégrité de leur territoire forestier encore inviolé soit 93% des 250 000 hectares de la Terra indigena.

Le projet appelé “ PAMINE”, ce qui signifie “Rennaissance” dans leur langue, est aujourd’hui une inspiration pour toutes les tribus de l’amazonie. Dix ans plus tard, la tribu a planté plus de 150 000 arbres avec le soutien de l’association Aquaverde et ses donateurs.

 

19/11/2019

Assemblée nationale responsable!

 

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lun. 18 nov. 18:16 (il y a 14 heures)
 
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À moi
 
 
 
 
 
Première victoire : L'aide fiscale à l'huile de palme rejetée par les députés
 
 
(Huile de) palme... d'or remis à 58 députés !
 
 
Chères amies, chers amis,
 
Au terme d'une folle semaine, les députés ont eu l'occasion de revoter pour supprimer une aide fiscale à l'huile de palme dans les carburants.
 
Alors qu'un premier vote, effectué en catimini, avait conduit l'Assemblée Nationale à reporter de 6 ans la fin des aides à l'huile de palme dans les carburants, la mobilisation citoyenne a obligé les députés à programmer un second vote.
 
Ce deuxième vote, à scrutin public, s'est soldé par un score sans appel ! Cinquante-huit députés (contre 2) ont rejeté le principe d'un prolongement de l'aide à l'incorporation d'huile de palme dans les carburants.
 
Nous restons vigilants car ce vote positif est une première étape. Le projet de loi de finances doit encore passer au Sénat puis en seconde lecture à l'Assemblée Nationale. Or, le gouvernement n'a eu de cesse de soutenir l'amendement pro-huile de palme à l'occasion du premier et second vote par la voix du ministre du budget et par celle de la ministre de la transition écologique...
 
Nous sommes néanmoins heureux et satisfaits qu'une majorité parlementaire se soit dégagée pour refuser cette niche fiscale climaticide.
 

17/11/2019

Un nouveau parc naturel en France...

Après plus de dix ans de développement, un nouveau parc national s’apprête à voir le jour en France. Situé entre la Bourgogne et la Champagne, le plateau de Langres sera le onzième de l’Hexagone.
Entre la Bourgogne et la Champagne, le onzième parc national français s’apprête à voir le jour. Consacré aux forêts de feuillus de plaine et abritant de nombreux écosystèmes rares et anciens, le plateau de Langres est un parc "nouvelle génération" dont le développement a nécessité dix années de travail. "Ce territoire est à la fois très représentatif des campagnes et des forêts françaises, et il est exceptionnel car 80% des arbres étaient déjà là à la Révolution", a expliqué Hervé Parmentier, directeur du Groupement d’intérêt public (GIP) chargé de mettre en place ce parc. La réserve abrite des hêtres, des chênes parfois plusieurs fois centenaires et plusieurs autres espèces quasi disparues comme le chat sauvage et la cigogne noire. Des abbayes, d’anciennes forges et quelques vestiges archéologiques font également partie de ce patrimoine désormais protégé. 
Le projet a été lancé en 2009 par François Fillion, alors Premier Ministre. Mais son ouverture a fait débat et les négocations se sont souvent avérées mouvementées, certain.e.s chasseur.se.s et agriculteur.trice.s y étant fermement opposé.e.s. "On a cherché le point d’équilibre" entre protection environnementale et activités humaines, "qui continueront d’être pratiquées mais seront encadrées", explique le directeur du GIP, qui a accepté de réduire la superficie du centre du parc pour n’y conserver que les zones ayant "un intérêt fort en termes de protection et un intérêt patrimonial". Le plateau de Langres s’étend donc sur 250 000 hectares et recouvre 127 communes, qui pourront décider de ne pas y adhérer, se privant peut-être de ressources financières. Et pour cause, trente emplois directs devraient être créés, et un budget de 3 à 3,5 millions d’euros sera bientôt débloqué. Une telle opération pourrait donc répondre à de nombreux problèmes économiques rencontrés dans la région, notamment grâce au développement de (l’éco-)tourisme. Le plateau de Langres devenant le parc national le plus proche de la région parisienne, cette activité devrait s’y développer très rapidement. 

Selon Tess Annest - Glamour - dimanche 3 novembre 2019

Dans Nice-Matin, Mr Fabrice Pouliquen a recueilli à ce sujet les propos de Mr François Hallé, botaniste spécialiste des arbres, qui se félicite de ce 11 ème parc national français, huit ans après celui des Calanques. Dans les colonnes du Journal Le Monde en octobbre 2019, cet homme a fait connaître un ambitieux projet: recréer en Europe des forêts primaires en sanctuarisant 65 000 hectares. Selon lui, les forêts primaires "sont des sommets de biodiversité et d'esthétique". Pour le moment reste à identifier un site susceptible d'accueillir ce projet, qui pourrait se trouver à cheval sur plusieurs pays. Le président de la République Mr Emmanuel Macron  envisage de porter ce projet au niveau européen. Ce dernier avait promis, en effet, d'atteindre 30% d'aires protégées sur le territoire d'ici 2022. Espérons que ce projet verra le jour, afin d'endiguer notamment la disparition d'espèces végétales et animales.

Lyliane

04/11/2019

L'écologie, première préoccupation des français...

Selon le "Baromètre de l'économie positive et durable" de YouGov, les Français.es se préoccupent de plus en plus de l’environnement. Il est même devenu leur inquiétude principale.
Réduction des déchets, consommation de fruits et de légumes de saison et utilisation réfléchie d’eau et d’énergie, les Français.es sont de plus en plus nombreux.ses à adopter un mode de vie éco-responsable. Selon le "Baromètre de l'économie positive et durable" mené par le cabinet de sondages YouGov pour Business Insider sur un panel de 1 030 personnes, l’environnement serait même devenu leur préoccupation première devant le chômage et l’emploi (13%), l’insécurité (12%), l’éducation (10%) et la protection sociale (10%). Pas étonnant donc que 70% de l’ensemble des Français.es se considèrent écolos.
Sans grande surprise, YouGov révèle que les jeunes sont plus sensibles à cette cause que leurs aîné.e.s. 37% des 18-24 ans en ont fait leur inquiétude n°1, contre 21% des 45-54 ans. 42% d’entre eux/elles assurent d’ailleurs consommer du bio, contre 35% de l’ensemble de la population. Les gestes les plus fréquents pour limiter l’impact écologique restent classiques : le changement d’alimentation et la suppression, ou la réduction, de viande du régime alimentaire (56%) et l’utilisation des transports collectifs (33%).
Une contradiction majeure ressort tout de même de ce sondage : pour privilégier une marque à une autre, les Français.es regardent d’abord le prix (29%), la qualité (29%), puis seulement ensuite la provenance (18%) et l'engagement responsable et écologique (8%). Pourtant, ils/elles sont 23% à déclarer participer à des manifestations pour "des causes qui leurs tiennent à cœur", dont 4% "souvent" et 19% "parfois".

Tess Annest - Glamour - jeudi 17 octobre 2019

29/10/2019

Gabon: de l'exploitation du pétrole au travail de la terre...

"Le Gabon est le huitième producteur africain (de pétrole), les hydrocarbures représentent 80% de ses exportations, 45% de son PIB et 60% de ses recettes budgétaires", rapportait franceinfo Afrique en mars 2019 à l’occasion d’un colloque au Sénat français sur le thème de la diversification de l’économie du pays. Problème : la rente pétrolière a tendance à baisser. Dans ce contexte, les autorités gabonaises entendent faire passer le message d’une "transformation de l’économie". En l’occurrence la transformation d’une économie de rente, qui a abandonné l’agriculture et doit importer plus de la moitié de l’alimentation de ses habitants. Le secteur a été délaissé dès la période coloniale au profit du bois.
Résultat : cette situation a fait germer l'idée dans l'esprit de nombreux Gabonais que "le travail de la terre était un sous-métier", affirme à l’AFP Bollah Muslim, un maraîcher de 33 ans. "Ici, les agriculteurs sont vus comme des analphabètes, un métier pour les plus démunis qui ne savent faire que cela", se désole cet ancien technicien pétrolier reconverti dans... l’agriculture. Tout un symbole.
"Jetez une graine, le lendemain vous aurez un fruit"
Pourtant, les conditions climatiques sont très favorables au développement de l’activité agricole. Pour nombre d’experts cités par l’AFP, le climat chaud et humide où alternent saisons sèches et saisons des pluies (avec une pluviométrie annuelle de 1450 à 4000 mm) offre au Gabon un fort potentiel agricole. "Tout pousse", confirme Bollah Muslim. "Jetez une graine, le lendemain vous aurez un fruit", explique même un proverbe local...
"Avec une réserve importante de terres arables (5,2 millions d’hectares) (…), le Gabon présente d’importants atouts naturels pour le développement de la production agricole. Pour l’heure, celle-ci ne contribue que marginalement à la croissance (3,8% du PIB)", explique un document du ministère français de l’Economie. Alors qu’en 1960, au moment de l’indépendance, les agriculteurs représentaient 82,60% de la population, ceux-ci ne sont plus aujourd’hui que 11,02% (14% dixit d’autres sources), selon les données de la Banque mondiale. La découverte et l’exploitation des hydrocarbures sont passées par là. Aujourd’hui, neuf habitants sur dix vivent en ville.
Autres freins au développement de l’agriculture, selon le document de Bercy : "Un système foncier défavorable à un accès sécurisé à la terre, le coût de la main d’œuvre (et le manque d’attractivité des jeunes pour la profession), un manque d’infrastructures de commercialisation et de transformation, et de financements."
Des importations avant toute chose
Résultat : aujourd’hui, sur les étals des commerçants, les fruits et légumes sont pour la plupart importés de l'étranger. Ceux produits au Gabon sont l'exception. "Le manioc et la banane viennent d'ici, parfois les avocats, tout le reste arrive directement du Cameroun par camion", détaille une détaillante de Libreville. Plus de la moitié des aliments sont produits à l'étranger, explique à l'AFP Huguette Biloho Essono, de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). "Cette dépendance vis-à-vis de l'extérieur est très préoccupante. Imaginez une seconde les conséquences pour ce pays si la frontière avec le Cameroun venait à fermer", observe-t-elle.
Le faible poids de l'agriculture est devenu encore plus inquiétant depuis la crise qui a poussé le gouvernement à y investir plus fortement ces dernières années. Mais cinq ans plus tard, les progrès sont encore peu visibles, selon la plupart des professionnels interrogés par l'AFP. En raison notamment du manque de main-d'œuvre agricole formée et disponible dans un pays très urbanisé.
"Convaincre (les) Gabonais urbanisés de retourner vivre dans les terres n'est pas chose simple", reconnaît le ministre de l'Agriculture Biendi Maganga-Moussavou. "Notre ambition est d'attirer de plus en plus d'étudiants vers les formations agricoles, notamment en suscitant des vocations chez les plus jeunes", ajoute-t-il. De son côté, Bollah Muslim n’a pas besoin d’être convaincu : "Au lycée, un professeur passionné m'a transmis l'amour du travail de la terre. Alors quand je me suis retrouvé au chômage, cela a été plus facile pour moi de me tourner vers l'agriculture", raconte-t-il.

Franceinfo - Franceinfo - mardi 17 septembre 2019

24/10/2019

La planète vue du ciel est plus verte qu'il y a 20 ans...

"Les scientifiques de la NASA viennent de faire un constat incroyable : nous avons gagné deux millions de km2 de forêt supplémentaire sur les vingt dernières années". Ce mercredi Fanny Agostini, s’intéresse aux forêts qui "poussent comme des champignons" dans sa chronique Rendez-vous à la ferme, sur Europe 1.
Les arbres "limitent la pollution et absorbent le dioxyde de carbone"
Incroyable mais vrai : la planète est donc plus verte qu'il y a 20 ans et, ce, malgré la déforestation. "Pourtant, les zones boisées se réduisent de jours en jours, et 13 millions d’hectares - soit un quart de la France - disparaissent tous les ans, ce qui représente l’équivalent d’un terrain de foot toutes les secondes", a rappelé Fanny Agostini au micro d'Europe 1. Malgré cela, les forêts recouvrent plus de 4 milliards d'hectares sur la planète.
Mais alors, où sont ces nouvelles forêts ? "Elles poussent comme des champignons et ça se passe partout comme en Chine. L'armée chinoise a méticuleusement aligné en rang d'oignons des millions d'arbres pour créer une ceinture végétale pour stopper notamment l'avancée du désert de Gobi", a détaillé la chroniqueuse. Des arbres de la même espèce, des pins, ont ainsi été plantés afin de "limiter la pollution et d'absorber le dioxyde de carbone". "Les arbres sont en effet essentiels pour capter le CO2 atmosphérique et le stocker. Ils préviennent aussi l’érosion des sols, et leurs feuilles se transforment en matière organique qui nourrit la terre", a également ajouté Fanny Agostini. 
"La monoculture vient freiner l'épanouissement d'une biodiversité riche"
Planter des arbres n'est toutefois pas suffisant. "En Chine, comme ailleurs, la plantation du même type d'arbres et, en général, des arbres à croissance rapide, reste de la monoculture, ce qui vient freiner l'épanouissement d'une biodiversité riche. Car une forêt composée uniquement des mêmes arbres ne permet pas d'abriter un nombre varié d'espèces vivantes. Pour couronner le tout, des forêts d’arbres ayant tous le même âge plantés en ligne sont beaucoup moins efficaces dans le stockage du carbone", a précisé notre chroniqueuse. Le Portugal a, lui, commencé à importer des eucalyptus en provenance d'Australie au début des années 50. Le reboisement a été tel que les forêts d'eucalyptus représentent aujourd'hui le quart des forêts portugaises. Sauf que ces arbres sont "particulièrement exigeant en eau et qu'ils participent à l'assèchement des nappes phréatiques", a rappelé Fanny Agostini.
En conclusion, Agostini appelle à la prudence : "Oui à un reboisement massif de la planète, mais pas à l'aveugle au risque de ne pas récolter le fruit de tous nos efforts". 

Europe1 .fr - Europe 1 - mercredi 16 octobre 2019