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13/06/2017

Une Ecole de la nature et des savoirs dans la Drôme...

Mr Frédéric Lopez a présenté à travers son émission à la télévision "Mille et une vies" (sur la 2ème chaîne à 13H55) une initiative réjouissante et innovante en matière d'éducation. il s'agit de l'école Caminado, école primaire privée laïque gérée par l'Ecole de la nature et des savoirs. Implantée en pleine nature dans la Drôme, sur la commune de Menglon (Château de St Ferréol), cet établissement assure depuis 2013 l'instruction des élèves en mettant l'écologie au coeur de sa pédagogie. En effet, si les programmes officiels de l'Education nationale y sont respectés, chaque discipline est abordée de façon très concrète, en prenant la nature comme principal support. La fondatrice de l'école, Mme Muriel Fifils est une ancienne professeure de français ayant travaillé à Paris en collège. Elle a voulu sortir d'un cadre qu'elle jugeait trop étriqué, où les envies des enfants n'étaient pas vraiment toujours respectés. Mme Fifils s'est donc tournée vers des pédagogies différentes. Dans son école, chaque matin la classe débute par un atelier de philosophie, au cours duquel les élèves réfléchissent sur des notions comme le partage, la connaissance, la transmission des savoirs... Deux après-midi par semaine, ils cultivent le potager de l'école. Ils apprennent en quelque sorte à calculer en comptant le nombre de légumes! Cette école connaît un franc succès, puisque 60 élèves sont sur liste d'attente pour la rentrée prochaine. Cela signifie qu'il y aurait la place pour d'autres établissements de ce genre dans la Drôme ou ailleurs dans notre pays... Mme Fifils s'est par ailleurs engagée pour la défense des indiens Kogi, car elle a le désir de s'ouvrir au monde. Pour tout renseignement, consulter sur Internet le site: www.ecolenaturesavoirs.com. 

Lyliane  

29/04/2017

Plaidoyer pour les pollinisateurs sauvages

 

Plaidoyer pour 
les pollinisateurs sauvages

 Les mesures préconisées par les pouvoirs publics pour sauvegarder les pollinisateurs sauvages évitent le principal coupable : l'agriculture industrielle. (Photo : Un halicte sur knautia (c) L. Gilbaud)

POLLINIS EXISTE GRÂCE À VOUS

Merci pour vos dons, votre soutien et vos précieux messages :

Félix E., 87 ans, nous envoie des photos de pollinisateurs sauvages. Devant son chalet savoyard de Beaufort-sur-Doron, cet amoureux de la nature a constaté que tous les matins, entre 10h30 et 11h, un xylocope venait butiner ses épiaires :

« Je m'intéresse aux apoïdes solitaires et d'après les spécialistes, les listes rouges s'allongent dramatiquement. Le défrichage, l'usage des pesticides, la perte des habitats font que la situation va en se dégradant de manière accélérée. Je suis consterné par le statut désormais précaire de nos pollinisateurs ». Lucien M., Dracy le Fort.

« Voici un des abris que j'ai construit. Et j'en ai trois avec une quinzaine de nids chacun sur une fenêtre à l'étage. Les osmies ont déjà construit plus de 30 nids ! » Martine P. (Facebook)

 

Nos combats 
dans les médias

Ouest France (30 mars 2017) :  La commune de Torcé, en Bretagne, qui venait d'installer quatre ruches, a aussi décidé d'accorder une subvention à POLLINIS pour son combat en faveur des abeilles lors de la dernière réunion du conseil municipal. Un grand merci !

 
L'élection présidentielle permet de rappeler aux candidats à quelles conditions les citoyens sont prêts à leur confier leurs voix. A l'automne dernier, la Charte 2017 de POLLINIS pour la Protection des Pollinisateurs a ainsi recueilli 200 000 signatures. Forts de ce chiffre impressionnant, l'association a contacté les équipes de campagne des candidats pour leur demander de s'engager clairement pour la protection des pollinisateurs. Yannick Jadot, le candidat écologiste d'EELV (il s'est depuis rallié au candidat PS Benoît Hamon), a immédiatement signé la Charte. 

MOBILISATION = SIGNATURES !
Depuis un mois, pour faire monter la pression, nous avons mis en place un système qui permet à nos sympathisants d'envoyer directement un mail aux candidats pour qu'ils signent la Charte 2017 pour les pollinisateurs : 80 000 mails ont ainsi été envoyé aux 11 candidats ! En parallèle, plus de 5 000 tweets leur ont été adressés par nos membres !

Les prétendants à la présidence du pays ont pris la mesure de la mobilisation citoyenne autour des abeilles et des pollinisateurs. 
Fin mars, Eric Andrieu, responsable agriculture de Benoît Hamon et Nicolas Thierry, responsable de son pôle biodiversité, ont signé la Charte au nom de leur candidat. L'équipe de Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), rencontrée le 28 février dernier, devrait faire de même incessamment sous peu. 

4 POINTS ESSENTIELS POUR LES ABEILLES
D'ici au 8 mai, date du deuxième tour, POLLINIS ne lâchera rien ! Nous continuons, portés par la vague massive de mails et tweets de nos sympathisants, à exiger :

Bien entendu, il ne s'agit pas de participer aux tentatives de « verdissement » sans lendemain de politiciens en mal de voix : nous veillerons à ce que les candidats signataires appliquent ces principes dans les votes et les décisions qu'ils prendront par la suite, en tant que président de la République, députés, sénateurs ou députés européens.

Les quatre points qui constituent le socle de la Charte 2017 pour la protection des pollinisateurs tracent les pistes à suivre pour contrecarrer le modèle agricole industriel actuel et préserver les véritables sentinelles de l'environnement que sont les insectes pollinisateurs. Car si les abeilles continuent de disparaître de nos campagnes, les conditions de notre indépendance alimentaire, la qualité, la diversité et la quantité de nos produits agricoles ne seront plus rassemblées. Sans parler de la beauté de nos paysages et de la variété des plantes à fleurs et de la faune sauvage.

NOUVEAU BOMBARDEMENT DE MAILS ET DE TWEETS !
A moins d'une semaine du premier tour du scrutin, il faut absolument poursuivre notre mobilisation. Tous ceux qui n'ont pas encore interpellé les candidats peuvent encore le faire en cliquant ICI. Les autres peuvent aussi inciter tous leurs amis, leur famille, leurs collègues à faire de même... Ensemble nous ferons avancer la cause des pollinisateurs !

En plus de l'abeille domestique, vedette des pollinisateurs, il existe de très nombreux pollinisateurs sauvages (papillons, bombyles, coléoptères, fourmis, etc.), et notamment toutes les abeilles sauvages : bourdons, halictes, xylocopes, colletes... Ces insectes, qui pollinisent plus de 80 % des plantes à fleur, étape nécessaire à la formation des fruits et des graines, sont essentiels à la qualité, la quantité et la diversité de notre alimentation. Leur disparition aurait aussi des conséquences désastreuses sur la faune et la flore sauvages.

DÉCLIN DRAMATIQUE
En 2015, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a publié une première évaluation alarmante : en l'absence de données disponibles, on ne connaît pas l'état des populations de 79% des abeilles sauvages. Parmi celles qui ont pu être étudiées, plus de 9% sont en voie d'extinction et 5% le seront dans un avenir proche. Les pollinisateurs sont victimes principalement de la disparition de leur habitat et de leurs sources d'alimentation, ainsi que de la pollution de l'environnement. Les causes de leur déclin sont multiples, mais en haut de la liste

on retrouve : l'agriculture industrielle. Pesticides, monoculture, disparition des fleurs sauvages, des bocages, des haies, des souches d'arbres...

LES LOBBIES TRÈS ACTIFS
L'année dernière, le Ministère de l'Écologie a lancé un plan national d'actions baptisé 
« France Terre de pollinisateurs ». Il documente finement les diverses causes du déclin des pollinisateurs. En filigrane, on lit partout la responsabilité du modèle agricole actuel.

Pourtant, arrivé aux recommandations : surprise ! L'agriculture industrielle n'est jamais remise en cause. Au lieu d'une reforme profonde et ambitieuse de ce secteur, des petites mesures anecdotiques sont proposées, à l'image de ces bandes fleuries le long des champs traités, véritables pièges à pollinisateurs... Cet habile tour de passe-passe illustre une fois de plus la main-mise de l'agro-industrie sur les activités des agriculteurs, et celle des lobbies sur la plupart de représentants politiques. Un combat pour lequel POLLINIS va redoubler d'efforts.

SOUTIEN AUX PROJETS

Les abeilles sauvages vous remercient

 

Grâce à votre générosité, le réseau scientifique APIFORMES poursuit le recensement des abeilles sauvages. Dans les jours qui viennent, partout en France, les élèves des lycées agricoles volontaires vont récolter des spécimens au filet à papillons dans les champs cultivés de leurs fermes écoles.

Les pollinisateurs sauvages aussi disparaissent en silence, victimes méconnues de l'agro-industrie, des pesticides et de la disparition des haies et des ressources alimentaires. Avec le soutien des citoyens, POLLINIS vole à leur secours.

 
Recenser les abeilles sauvages tout en sensibilisant les futurs agriculteurs à leur importance cruciale pour l'agriculture : voilà le but du programme scientifique APIFORMES. Lancé par l'INRA (Institut national de la recherche agronomique) et la Bergerie nationale en 2007, ce projet essentiel est régulièrement menacé, faute de moyens suffisants. Mais grâce aux dons de ses sympathisants, POLLINIS est parvenu à le soutenir depuis 2013.


DES DONS SALVATEURS
Cet hiver, l'association a organisé avec succès une seconde demande de dons pour permettre la poursuite d'APIFORMES, qui ne bénéficie plus du soutien financier du ministère de l'Écologie. Grâce à la mobilisation des citoyens, dans les semaines qui viennent, une étape cruciale va pouvoir débuter : les élèves agriculteurs des 23 lycées agricoles volontaires partout en France vont récolter à l'aide de filets à papillons les abeilles sauvages dans des champs cultivés. Elles seront ensuite envoyées à l'INRA d'Avignon pour identification. 

A terme, ces captures devraient permettre d'analyser l'impact de chaque espèce sur la pollinisation des cultures.

POLLINISATION ET AGRICULTURE
Ces données sont primordiales car les abeilles sauvages, championnes de la pollinisation, sont aujourd'hui menacées par les pratiques agricoles (pesticides 

Nicolas BLANCHARD a rejoint le pôle « Pollinisateurs sauvages » de POLLINIS début avril pour un stage de trois mois. Ses missions : aider l'équipe à rassembler et populariser les connaissances sur les pollinisateurs, alerter le public sur les espèces en danger en France et construire des argumentaires pour mieux les défendre auprès des élus. Nicolas est en troisième année de mastère à l'Institut supérieur de l'environnement (ISE) pour devenir ingénieur-juriste de l'environnement.

Jérémy PEPIN a rejoint le projet « Anti-frelon asiatique » de POLLINIS dans le cadre d'un stage de 6 mois. Etudiant depuis plus d'un an à « 42 », une nouvelle école d'informatique gratuite au fonctionnement participatif, Jérémy contribue à la mise en place des solutions techniques, électroniques et informatiques. Il poursuit également des missions de Recherche & Développement et service informatique au sein de l'association.

POLLINIS forme les futurs ingénieurs agronomes au « plaidoyer ».

 

Sans votre soutien nous ne pourrions pas lutter à Bruxelles et à Paris pour sauver les abeilles et les pollinisateurs sauvages ; nous ne pourrions pas passer aux cribles les règlementations ou commander des études scientifiques ; nous n'aurions pas les moyens d'alerter le public et de monter des dossiers de contre-lobbying citoyen pour aller défendre l'intérêt général au cœur des institutions.

 

JE FAIS UN DON

 
 

Vos signatures aux pétitions nous confèrent une légitimité indispensable qui nous ouvre les portes des représentants politiques. Vos dons donnent à POLLINIS la totale liberté d'action et de parole dont nous avons besoin pour faire pression efficacement sur les décideurs politiques.

Dans les mois qui viennent, grâce à vous, POLLINIS va mener de front plusieurs combats pour :
  • inscrire nos luttes à l'agenda des candidats à l'élection présidentielle française et aux imminentes élections législatives ;
     
  • obtenir une interdiction réelle de tous les pesticides tueurs d'abeilles en France;
     
  • contrer les lobbies à Bruxelles pour y faire interdire les pesticides néonicotinoïdes partout en Europe ; 
     
  • publier une étude sur les autorisations de mise sur le marché (AMM) des pesticides pour reformer le système d'homologation européen ;

  • accélérer la transition vers une agriculture respectueuse de la nature et des pollinisateurs dont elle dépend ;

  • poursuivre notre combat pour les pollinisateurs sauvages ;
  • protéger notre abeille locale, l'abeille noire.
Pour mener tous ces combats de front, nous avons besoin de votre aide.

Merci à nos 20 000 précieux donateurs réguliers et au million de citoyens qui nous soutiennent.
> JE FAIS UN DON

Toutes les informations nécessaires pour permettre la transaction ne vous seront demandées qu'à la fin, sur le serveur ultra-sécurisé de la banque. POLLINIS vous garantit une totale confidentialité de vos données personnelles. 

 
 

L'interdiction des tueurs d'abeilles votée par la France en juillet dernier ressemblait à une étape prometteuse. Mais en France comme à Bruxelles, il ne faut pas baisser la garde !

 

Ce sont les agrochimistes qui déterminent la classification des substances dont ils souhaitent l'homologation, sur la base d'études qu'ils commanditent eux-mêmes...

Le long combat des citoyens et des associations environnementales ont permis l'été dernier le vote par l'Assemblée nationale de l'interdiction des néonicotinoïdes. Pour rappel, ces insecticides tueurs d'abeilles, utilisés en Europe sur les grandes cultures (maïs, colza, tournesol, betteraves, pommes de terre, etc.), sont la pierre angulaire du système agricole actuel et le symbole de ses pratiques délétères et mortifères pour les pollinisateurs.

Mais comme l'a tout de suite souligné POLLINIS, cette interdiction pose de nombreux problèmes. D'abord, les néonicotinoïdes ne seront véritablement interdits en France qu'en 2020 (il est possible d'obtenir des dérogations jusqu'à cette date). Ensuite, la loi ne stipule pas qu'ils doivent être remplacés par des méthodes écologiques, laissant la porte ouverte

à la substitution de ces molécules par d'autres tout aussi toxiques !

DES NÉONICOTINOÏDES 
« CACHÉS »
D'ailleurs, Bruxelles, avec un sens du timing impressionnant, a déjà autorisé deux molécules – le sulfoxaflor et le flupyradifurone – qui n'ont pas été classées comme néonicotinoïdes alors que selon plusieurs spécialistes, dont le Dr Jean-Marc Bonmatin chargé de recherche au CNRS et spécialiste en toxicologie, ces substances actives « présentent des caractéristiques moléculaires qui leur permettraient d'être classées dans la catégorie des néonicotinoïdes ». Il faut savoir que ce sont les agrochimistes qui déterminent la classification des substances dont ils souhaitent l'homologation,

sur la base d'études qu'ils commanditent eux-mêmes... POLLINIS va donc se battre pour que les « néonics cachés » soient inclus dans le processus d'interdiction des néonicotinoïdes. 

L'association est aussi en train de finaliser une grande étude sur cette question des autorisations de mise sur le marché des pesticides au niveau européen, afin de proposer des réformes précises vers plus de transparence et de sécurité.

DEMAIN BRUXELLES
Par ailleurs, POLLINIS s'inquiète de ce que le décret d'application de l'amendement à la 
« Loi biodiversité » portant sur l'interdiction des néonics n'ait toujours pas été signé par le gouvernement sortant. L'association s'est engagée dans une veille minutieuse pour saisir les ficelles de ce retard et s'assurer que les choses avancent bien dans le bon sens...

Cette bataille a lieu en France, mais la guerre se mène aussi à Bruxelles où les lobbies sont particulièrement actifs en ce moment : en effet, le moratoire sur trois néonicotinoïdes voté en 2013 doit être réévalué d'ici à la fin de l'année. Il est crucial de l'étendre enfin à l'ensemble des tueurs d'abeilles, anciennes et nouvelles générations. Nous allons avoir besoin de votre aide.

notamment) et la destruction de leurs habitats. Or leur disparition aurait non seulement un impact considérable sur la biodiversité animale et végétale, mais aussi sur la disponibilité et la diversité alimentaires, avec des conséquences néfastes sur la santé humaine... Il est donc urgent de connaître les abeilles sauvages pour pouvoir les sauvegarder.

Le plaidoyer est le pendant associatif du lobbying, sauf que le premier se préoccupe de l'intérêt général quand ce dernier défend uniquement les intérêts privés. Lorine et Matthieu, deux ingénieurs agronomes de POLLINIS, sont intervenus pour animer un cours intitulé « Le plaidoyer comme outil d'interpellation du politique » dans le cadre de la formation des futurs ingénieurs agronomes en deuxième année à l'école AgroParisTech.

 


Après une présentation des actions de l'association POLLINIS et de ses outils pour défendre ses combats (pétitions, partenariats, actions de terrain, études, événements...), l'équipe a proposé un jeu de rôle : les étudiants pouvaient se glisser dans la peau d'un chargé de plaidoyer et proposer des stratégies et des actions pour interdire les pesticides de synthèse, introduire du bio, de l'équitable et du local dans les cantines françaises, empêcher l'adoption du traité de libre-échange CETA en France...

NOUVELLE GÉNÉRATION
Les campagnes de plaidoyer imaginées par les étudiants ont ensuite été analysées et commentées. A l'issue de l'après-midi, les étudiants étaient visiblement ravis. Nos ingénieurs agronomes – qui ont aussi beaucoup appris à leur contact – envisagent donc de pérenniser ce type de formation afin de sensibiliser un public de futurs ingénieurs amenés à influencer la politique agricole de notre pays.

CONTRECARRER LE MODÈLE AGRICOLE INDUSTRIEL ACTUEL

INTÉRÊTS PRIVÉS 
VS INTÉRÊT GÉNÉRAL

 

Le 23 février dernier, POLLINIS était à la conférence "L'agriculture dans la campagne présidentielle de 2017", organisée par le Centre de recherches politiques de Sciences Po. (Cevipof) à Paris. L'équipe y a interpellé les représentants des candidats pour qu'ils s'engagent à signer notre Charte 2017 pour les pollinisateurs.

  • un coup d'arrêt d'urgence au déclin dramatique des pollinisateurs ;

  • la protection des droits des citoyens contre les abus de l'industrie agrochimique qui décime les abeilles ;

  • la garantie que de nouvelles substances toxiques pour les abeilles et les pollinisateurs sauvages ne seront plus mises sur le marché ;

  • l'accélération de la transition vers une agriculture respectueuse des pollinisateurs dont elle dépend.

Matthieu et Lorine à AgroParisTech.

24/04/2017

Reconnaissance de Mère Nature par le droit...

Sous la plume de Nicole, notre blog avait publié un vibrant article concernant la rivière Whanganui en Nouvelle-Zélande, qui s'était vu reconnaître les mêmes droits qu'une personne. Dans le Journal Télérama du 12/04/2017, Mme Weronika Zarachowicz nous informe que, le 20 mars 2017, le tribunal de l'Uttarrakhand, un état himalayen du Nord de l'Inde, avait accordé un statut de personne morale au Gange et à son principal affluent la rivière Yamuna. Les juges de la même Cour de Justice, le 1er avril dernier, ont accordé une personnalité juridique à l'air, aux forêts, glaciers, rivières, cascades et plaines de l'Himalaya. Les termes employés par la Haute Cour de Justice de cet Etat sont explicites: "ce sont des entités vivantes ayant le statut de personnes morales".

Par une curieuse synchronicité, on retrouve donc à la même période et à l'autre bout de la planète des termes à peu de choses près semblables. La journaliste insiste à juste raison me semble-t-il, sur la pression de la société civile à l'égard des juges, pour que le droit soit appliqué pour défendre l'environnement. Ainsi est en train de naître sous nos yeux l'idée que les citoyens peuvent saisir la justice pour protéger leur cadre de vie de tous ceux qui jusque là faisaient des ravages écologiques en toute impunité. C'est une sérieuse avancée qui mérite d'être connue et reprise partout!

Lyliane

26/03/2017

C'est le printemps, prenons de la sève de bouleau!

Connue depuis des siècles, en Occident ( Pays du Nord, Finlande) et ce dès l'époque des romains, la sève de bouleau contribue à drainer et nettoyer l'organisme en profondeur (foie, reins, pancréas) et à décrasser les articulations en réduisant douleurs et rhumatismes. C'est également un bon moyen de conserver une tension normale grâce à son potassium végétal. Elle a des propriétés amincissantes, anti-oxydantes et une action anti-inflammatoire. Prise en cures détox à la fin de chaque hiver, la sève de bouleau est réputée retarder le vieillissement. On la consomme en prenant un verre par jour à jeun.

Choisir de préférence une sève de bouleau biologique émanant de parcs naturels en altitude loin de toute pollution (par exemple en Ariège...), mise directement en bouteilles sans altération, ni oxydation. Regarder sur les flacons la date de péremption, car fraîche elle est plus active. Les trous dans les arbres sont en principe soigneusement rebouchés. Pour en savoir plus, consulter le site: www.seve-bouleau.fr .

Lyliane

21/03/2017

Agroforesterie, coopérative et label bio pour le cacao du Pérou...

Le journal Habbanae d'Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières ou AVSF nous donne des informations encourageantes à propos du projet PROCACAO, qui a débuté au Pérou en 2005 à son initiative. Les producteurs ont été encouragés à produire du cacao bio de qualité avec des méthodes agroécologiques et une collecte centralisée. Peu à peu le revenu des producteurs et leur qualité de vie s'est amélioré. Et sur les marchés internationaux le cacao péruvien est aujourd'hui renommé. Leur cacao blanc en effet a obtenu en 2014 au Concours International de cacao l'Excellence de Paris et, en 2015, il a été consacré "cacao d'or" au Pérou.

Dans la région de Piura, sur la côte nord du Pérou, au début du projet, le pays recensait à peine 10 associations regroupant 2000 petits producteurs. Le journal affirme que 4 ans plus tard, 60% des producteurs de cacao adhéraient au projet et vendaient collectivement leur production. Il a fallu certes sensibiliser les agriculteurs à d'autres pratiques: ils ont délaissé peu à peu les désherbants chimiques et accepté des produits alternatifs et biologiques. Un centre de collecte a été crée avec des infrastructures pour le séchage des cabosses de cacao. Puis, des pépinières forestières ont été installées en parallèle, afin de produire du bois de construction et de restaurer les sols, tout en garantissant un revenu supplémentaire aux petits producteurs. Ainsi, déjà 20 000 arbres ont été plantés par 102 producteurs certifiés biologiques.

Si aujourd'hui, la coopérative Norandino est le 1er producteur de cacao bio au Pérou, ce succès encourageant pourrait être étendu partout dans le monde pour le café, le sucre et d'autres produits d'importation... Soutenons de nos dons AVSF pour ses initiatives et informons nous sur ses projets dans le monde en consultant le site: www.avsf.org.

Lyliane

25/02/2017

Enfin une Agence Française pour la Biodiversité...

 

La notion de biodiversité est relativement récente. Elle est en effet apparue dans les années 1980. Sa définition fait référence au mot grec bios qui signifie la vie et à la diversité de la vie sur terre (écosystèmes, espèces et gènes ainsi que les interactions entre elles). Une Agence Française pour la biodiversité vient de voir le jour. Elle entre en effet en action dès maintenant, puisque le décret relatif à son organisation et à son fonctionnement est paru le 26/12/2016 et son premier Conseil d'Administration s'est tenu le 19/1/2017. Quant à son Directeur Mr C. Aubel, il a été officiellement nommé par arrêté.

La loi a octroyé à cette Agence de nombreuses missions. Elle sera notamment chargée de collecter des données et de produire de l'expertise. Elle doit également être un centre de ressources, animer une Stratégie Nationale pour la biodiversité et même assurer un rôle de police de l'environnement. Il a aussi été prévu qu'elle soutienne financièrement des actions de protection ou de reconquête de la biodiversité dans les territoires par la mise en place d'Agences Régionales de la biodiversité avec les collectivités volontaires.

La Ministre de l'Environnement Mme S. Royal a toutefois annoncé, fin décembre 2016, 50 postes supplémentaires dont la moitié sera affecté aux parcs marins naturels, ce qui s'ajoute aux 1200 postes nés de la fusion de 4 organismes. Cela paraît assez peu pour toutes ses missions...

Dans les priorités pour 2017, on retrouve plusieurs actions dont la réalisation de 200 ABC(Atlas de la biodiversité communale supplémentaire), les liens entre la santé et la biodiversité, la communication auprès du grand public, des actions de restauration d'espaces naturels...

Espérons que le budget alloué à l'Agence sera à la hauteur des attentes, afin de favoriser des missions nouvelles et de constituer une opportunité pour le développement économique, le maintien et la création d'emplois.

La Campagne Présidentielle 2017 dans notre pays pourrait constituer un bon sujet de discussion à propos de la biodiversité et déboucher sur des engagements et des actions concrètes en faveur de l'environnement

Lyliane

 

02/12/2016

Reconnaître et traiter la maladie de Lyme...

En écoutant sur la deuxième chaîne le témoignage de Mr Yannick Schraen au cours de l'émission Mille et une vies avec Mr Frédéric Lopez, j'ai eu envie de relayer sur ce blog l'information. En effet, compte tenu de ce qui s'est passé pour son fils de 12 ans en 2012, il y a fort à penser que d'autres cas existent encore en France. En Europe, on estime à 1 million le nombre de cas répertoriés. En France, à part à l'hôpital de Garches où la maladie de Lyme est bien connue (Professeur Burrascano), ailleurs on méconnaît totalement cette pathologie, qui ne se voit pas. J'en veux pour preuve les dix huit mois de souffrance profonde à errer d'un hôpital à un autre vécues par le fils le Mr Schraen, incapable de mouvoir ses membres inférieurs. Quant à l'arrogance de certains médecins, elle est incompréhensible! Ils sont allés jusqu'à faire enfermer le jeune malade traité par antidépresseurs dans une sorte d'asile pour enfants souffrant de problèmes psychologiques et à tenter de le couper de sa famille. Heureusement, la mère de ce jeune adolescent a fini par chercher sur internet, par poser elle-même un diagnostic et par joindre l'Association Lyme sans frontières, afin que son fils soit enfin convenablement soigné.                                                                                                                                        

Pourtant, même si cette maladie est peu étudiée encore dans notre pays, beaucoup de détails auraient pu alarmer les médecins: tout d'abord, le fait que la famille habite en campagne, près d'une forêt où les tiques sont nombreuses. Puis, tout au début des troubles, l'apparition d'une tache sur la peau et d'enflures des ganglions. Cette maladie infectieuse peut toucher la peau, les articulations et le système nerveux. Enfin, au lieu d'abrutir de morphine le jeune homme sans aucun résultat, s'il l'avaient tenté, les réactions spectaculaires à un traitement de 8 jours par antibiotiques en intraveineuse auraient pu mettre les médecins sur la voie d'une infection par borréliose. Au bout de 3 mois de soins à Garches, quoi qu'il en soit, le jeune malade avait totalement récupéré l'usage de ses jambes! Et dans son cas, l'appui de ses deux parents avait été salvateur...

Faut-il pour autant remettre en question toute la médecine française? Il me semble que lorsqu'on ne trouve pas la cause d'un trouble, il faudrait avoir l'humilité de consulter des confrères et de se remettre en question. Heureusement certains le font. Ne pas hésiter, si ce n'est pas le cas, d'aller demander d'autres avis. En Allemagne, on prescrit notamment du tic tox 2... Pour se renseigner, consulter notamment le site Internet: www.maladie-lyme.info . Il existe aujourd'hui de nombreux ouvrages décrivant la maladie de Lyme et quelques associations informant le public. 

Lyliane

29/11/2016

Pétition transmise pour sauver les forêts tropicales

 

Burger King grille des steaks et des forêts tropicales au nom du profit.L'approvisionnement en huile de palme du roi de la déforestation fait des ravages sur notre environnement. 

Demandez à Burger King et sa société mère RBI d'adopter une politique de lutte contre la déforestation -- MAINTENANT.

 

Orangs-outans, jaguars et paresseux : ces espèces sont poussées vers l'extinction par l’approvisionnement en huile de palme de Burger King. Mais le géant du burger n’a que faire de la biodiversité et fait passer ses profits avant la protection des forêts tropicales.

Malgré des années de contestation publique, Burger King n’a toujours pas adopté de politique de lutte contre la déforestation pour protéger ces forêts. Elles ont beau être essentielles à la préservation de notre environnement, elles finissent détruites et remplacées par des plantations de soja et de palmiers à huile...au service de la chaîne d’approvisionnement de Burger King. Et le tout finit dans votre estomac!

La déforestation représente 10% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde -- c’est énorme ! Les concurrents de Burger King, tels que McDonald’s et Dunkin’ Donuts, se sont engagés à éliminer la déforestation de leurs chaînes d’approvisionnement. Le fait que Restaurant Brand International (RBI), maison-mère de Burger King, n’ait toujours pas agi est non seulement inadmissible mais c’est aussi une grosse erreur du point de vue commercial.


Il est grand temps que RBI fasse comme ses concurrents et protège les forêts tropicales ainsi que leur biodiversité irremplaçable.

Exigez que RBI, société mère de Burger King, adopte une politique de lutte contre la déforestation couvrant la totalité de sa chaîne d’approvisionnement mondiale.

10/100; c’est la note ridicule obtenue par Burger King dans le classement huile de palme publié, l’année dernière, par l’ONG états-unienne Union of Concerned Scientists.

En 2010, Burger King promettait de réviser sa politique d’approvisionnement en huile de palme; mais la multinationale a passé les six dernières années à contribuer à la destruction de forêts tropicales aux quatre coins du monde. Cela n’a fait qu'empirer le dérèglement climatique et décimer un peu plus encore l’habitat naturel d’espèces déjà en voie d'extinction.

Il reste moins de 400 tigres de Sumatra et 1500 éléphants pygmées de Bornéo en milieu naturel à cause de l’approvisionnement irresponsable en huile de palme des grandes entreprises. Leur habitat est détruit pour produire de l’huile de palme vendue à des marques comme Burger King.

Nous savons qu’ensemble nous avons le pouvoir de changer les choses, y compris face aux plus grandes multinationales au monde. Pas plus tard que l’année dernière, nous avons forcé McDonald’s à s’engager à n’acheter que de l’huile de palme 100% soutenable d’ici 2020. C’est pourquoi nous mettons la pression sur la maison-mère de Burger King, RBI -- qui possède également Tim Hortons, le géant Canadien du café. Le message est clair : les consommateurs du monde entier exigent que RBI adopte une politique de lutte contre la déforestation avant qu’il ne soit trop tard.

Dites à RBI, société mère de Burger King, d'adopter une politique de lutte contre la déforestation couvrant la totalité de sa chaîne d’approvisionnement mondiale.

Merci pour tout ce que vous faites,
Fatah, Nabil et toute l'équipe SumOfUs

 


Plus d'informations :

Déforestation : Nestlé au top, Gap et Burger King mauvais élèves, Le Vif, 11 février 2015.
[en anglais] Palm Oil Scorecard 2015: Fries, Face Wash, Forests, Union of Concerned Scientists, 1 septembre 2015.
[en anglais] Where’s the Deforestation-Free Beef? New Scorecard Finds No Stand-Out Leaders, Sustainable Brands, 13 septembre 2016.
[en anglais] Burger King Deal With Tim Hortons May Be Disastrous For Rainforests, Huffington Post, 30 août 2014.


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Ce message à été envoyé à lys06100@gmail.com | Se désinscrire (Unsubscribe)

 

09/11/2016

Biopiraterie et brevetage du vivant...

 

La biopiraterie est la course au brevetage de nouvelles molécules d'origine végétale par de grandes firmes, alors qu'elles sont déjà connues et utilisées, sans aucun brevet, par les populations locales depuis des générations. Ce pillage est notamment observé, nous dit Mr Nicolas Vanier, dans les réservoirs de biodiversité comme la forêt amazonienne, auquel le protocole de Nagoya (51 pays signataires) tente de remédier depuis 2014.

A l'époque médiévale, culture des plantes aromatiques et médicinales était concentrée dans les monastères. De nos jours, les substances actives de nos médicaments classiques sont, pour la plupart, issues de plantes dont les qualités thérapeutiques ont largement été démontrées: la quinine tirée du quinquina, la digitaline issue de la digitale, la morphine tirée du pavot... Les applications médicales, industrielles, agronomiques sont légion.

La nature est en quelque sorte une pharmacie ouverte à tous. Les animaux ont l'instinct de se tourner vers les plantes qui les aident à nettoyer leur organisme, à se débarrasser des parasites ou à panser leurs plaies. Cependant, la phytothérapie est souvent déconsidéré par rapport à la médecine moderne.

Quant à moi, je trouve dommage que la vertu d'une plante soit un objet d'enrichissement pour quelques-uns au détriment du reste du monde. S'approprier en effet un bien commun à l'humanité et donc non commercialisable s'appelle «brevetage du vivant». A ce titre, cela selon moi doit être dénoncé et combattu.

Lyliane

 

16/10/2016

Sauvons les tigres en signant une pétition...


Des banques mettent des millions sur la table pour la construction d'une centrale à charbon géante à côté de l'une des forêts les plus riches en biodiversité du monde, refuge de tigres en voie d'extinction! Un rapport confidentiel de l'ONU critique le projet, et aujourd'hui les banques paniquent et se demandent quoi faire. Transformons la centrale de Rampal en un projet maudit et sauvons les derniers tigres:

SIGNEZ LA PÉTITION

11/10/2016

Un semeur de forêts en Equateur...

Sous la plume de Mr Eric Samson dans le journal La Croix du 16 août 2016, j'ai appris qu'un homme de 60 ans, Mr Omar Tello, a crée sur 7 hectares un bout de forêt amazonienne à la périphérie de la ville de Puyo en Equateur. Ce banquier, voyant l'urbanisation gagner son proche environnement, a en effet acheté des terrains sur 7 ha et y a planté des arbres. Il a fait de gros efforts, afin de lutter contre l'érosion et d'améliorer le sol. Tous les jours, Omar Tello se levait plus tôt pour entretenir ses terrains sous le regard incrédule de sa famille.

 

Toutefois, au bout de quelques années, il a décidé d'ouvrir cet espace bienfaisant à des enfants d'un Centre de Soins Spécialisés, car cette forêt était devenue grouillante de vie. Peu à peu, au cours de trente six ans d'efforts, singes, toucans, écureuils, plantes exotiques sont venus occuper ce qui était devenu un véritable Jardin Botanique, ouvert aux touristes. Le nom «Les Orchidées» lui a été attribué.

 

Ce poumon vert est, hélas, aujourd'hui menacé, car le terrain est devenu trop petit. Il concentre en effet tous les animaux chassés par les terrassements et l'urbanisation alentour. Pour les nourrir, il aurait fallu une vingtaine d'hectares supplémentaires alentour. Mais Mr Tello n'a pas les moyens d'un tel investissement. Reste à espérer que cet exemple inspirera d'autres personnes autour de lui...

 

Cette initiative courageuse montre, quoi qu'il en soit, que des citoyens sont capables de faire des miracles avec la simple énergie de leurs deux mains !

 

Lyliane

 

10/09/2016

La loi sur la biodiversité a été enfin adoptée...

 

 

Mme Yveline Nicolas, coordinatrice de l'association Adéquations, qui œuvre en faveur du développement durable et des droits humains, nous signale dans le journal gratuit Biocontact du mois de septembre que la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages a été adoptée le 20 juillet 2016 par l'Assemblée Nationale et promulguée le 8 août dernier.

L'engagement avait été pris en 2012 lors de la première Conférence Environnementale, un texte de 174 articles, qui aura mis plus de 2 ans pour être débattu au Parlement. L'auteure de l'article fait porter la responsabilité de ce retard à la mobilisation des lobbies agricoles, industriels, des chasseurs et pêcheurs en eaux profondes.

Des principes importants sont désormais posés comme la non régression du droit de l'environnement, la solidarité écologique, la création d'espaces naturels et la préservation des «trames vertes et bleues», la réparation du préjudice écologique inscrite dans le Code Civil... En fait tout tourne autour de ces trois verbes: «éviter, réduire, compenser».

Une Agence nationale pour la biodiversité sera crée en janvier 2017, réunissant l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques, l'Agence des aires marines protégées, l'établissement des Parcs nationaux de France et l'atelier techniques des espaces naturels, en y intégrant en outre des associations de défense de l'environnement dans son Conseil d'administration. Les collectivités devront intégrer la biodiversité urbaine dans leurs plans climat-énergie territoriaux.

Sur le plan international, la France va enfin ratifier le Protocole de Nagoya, qui réglemente l'accès aux ressources génétiques et aux connaissances associées. L'objectif de ce protocole est notamment de limiter la «biopiraterie», ce qui va protéger les territoires français d'outre-mer. Restera à voir comment vont se faire la mise en œuvre effective et l'information concernant ces décisions, la concertation avec les populations locales et le montant des compensations financières à payer par les contrevenants.

Il est dommage que jusqu'ici les débats sur la biodiversité n'aient guère été médiatisés. Pourtant ces décisions auront un impact sur notre santé et notre qualité de vie. En effet, tout appauvrissement de la diversité biologique comme la déforestation, la pollution de l'air, de l'eau, des sols etc... a des répercutions sur notre alimentation et notre vulnérabilité face aux maladies.

Pour approfondir ce thème, voir sur Internet: www.adequations.org.

Lyliane

 

07/09/2016

Attention aux tiques sur les chemins forestiers!

 

La tique est un acarien qui vit dans les endroits humides, près du sol ou sur des branches basses. Elle se nourrit du sang des animaux. Si elle a piqué un animal infecté, elle peut devenir porteuse d'une bactérie nommée borellia et la transmettre à l'homme en le piquant. Cette bactérie peut être responsable de la maladie de Lyme, infection aux conséquences assez graves. Cette maladie depuis quelques années est en effet en progression dans toute l'Europe (Irlande, Allemagne...) et en Amérique du Nord. Les périodes à risque sont le printemps et l'automne.

Tout d'abord il se forme une plaque rouge près de l'endroit de la piqûre (érythème migrant) et celle-ci s'étend peu à peu. Au bout de quelques semaines, voire de quelques mois, certaines atteintes du système nerveux, des douleurs articulaires, de la peau, du cœur et de l'oeil peuvent survenir. A ce jour, il existe encore peu de traitements contre cette maladie, sauf peut-être si elle est prise à temps.

Il est donc indispensable de se protéger tout le corps pour éviter ces piqûres. Porter des vêtements longs, fermés et surveiller surtout les jambes. En pique-nique, l'utilisation d'une couverture imperméable est recommandée. Après une randonnée en forêt, sur des chemins forestiers ou des passages à travers des pâturages, effectuer un contrôle systématique partout (plis du genou, pieds, aisselles, cuir chevelu, arrière des oreilles, bras et jambes). Nos animaux familiers peuvent eux aussi être piqués.

En cas de piqûre, utiliser une pince à tique, saisir l'acarien et tirer doucement en vérifiant qu'aucune partie ne reste accrochée. Ensuite désinfecter l'endroit avec un produit sans alcool. Dans les jours qui suivent rester vigilant et observer la zone. Le Ministère de la Santé devrait présenter cet automne un Plan National de lutte pour renforcer la prévention de la maladie de Lyme et pour améliorer sa prise en charge.

Il existe depuis peu des chaussettes antitiques à effet permanent, qui selon le Journal gratuit Fémina seraient recommandées par l'OMS. Elles résisteraient aux lavages et n'irriteraient pas la peau. On les trouve sur le site Internet www.labonal.fr en différentes tailles. On peut acheter également des pinces anti tiques, des couvertures imperméables, des kit de contrôle pour voir si la tique était infectée etc... sur le site très bien documenté: www.lespetitsbaroudeurs.com.

Lyliane

 

26/08/2016

Des jouets éco-responsables...

 

Une marque Thaïlandaise nommée Plan Toys, à l'initiative de Mr Vitool Viraponsavan, architecte, a lancé la fabrication de jouets en donnant une seconde vie à des hévéas (troncs et branches), arbres qui n'étaient cultivés que pour le latex. Depuis 2012, la marque a même trouvé le moyen de recycler les racines et la sciure d'hévéas.

C'est le premier fabricant de jouets à avoir obtenu la marque sociétale SA 8000, car il a une empreinte carbone négative. De plus, cette société est soucieuse du bien-être de ses salariés en terme notamment de sécurité, de rémunération, de temps de travail, d'école, de non discrimination, de liberté d'association et de droit à la négociation collective...

Ces jouets en bois de la marque Plan Toys, respectueux de la planète, sont beaux et de très bonne qualité. Aussi, en France, l'entreprise Oxybul Eveil et Jeux s'est rapprochée de cette firme de Thaïlande pour développer 6 coffrets cadeaux à destination des O-3 ans. Ces coffrets sont d'ores et déjà disponibles au prix de 19,99 euros pièce sur le site Internet: www.oxybul.com et en boutique. Ne pas hésiter à les réclamer s'ils n'étaient pas encore en rayon!

Donnons du sens à nos achats et privilégions le plus possible les jouets éco-responsables pour les offrir à nos proches.

Lyliane

 

19/08/2016

Réguler la mondialisation...

 

 

Le bimestriel gratuit Pluriel Nature de mai/juin 2016, sous la plume de Mr E. Deboux, revient sur le scandale nouvellement révélé par Mme E. Lucet et d'autres journalistes à propos des Panama Papers (paradis fiscaux touchant tous les partis, la plupart des multinationales et des dirigeants des pays développés) et sur la nécessité d'enfin changer de politique. L'ultralibéralisme mondial en effet, les inégalités sociales qui s'accroissent, la concurrence déloyale entre les petites entreprises et les multinationales (qui font de «l'optimisation» dans des paradis fiscaux), tout cela montre qu'il faudrait passer à un système plus équilibré et vivable pour notre futur et celui de nos enfants.

 

Car, notre développement actuel est insoutenable à terme: il détruit notre économie (délocalisations...), notre lien social (riches de plus en plus riches et chômeurs, SDF en nombre), notre biodiversité végétale et animale et il nous entraîne tous vers une catastrophe climatique. Cet ultralibéralisme mondial a notamment, depuis 30 ans, favorisé l'importation de denrées lointaines par camions, bateaux ou avions dans des circuits longs et coûteux en énergie. Des multinationales ont la haute main sur les semences hybrides, les OGM, l'agrochimie, l'agroalimentaire, la pharmacie de synthèse et elles pèsent sur les décisions nationales (nos parlements) et internationales(Bruxelles). De plus, ces lobbies sont domiciliés dans des paradis fiscaux et ne payent de ce fait ni TVA sur les denrées importées, ni impôts sur les revenus, alors que les classes moyennes peinent chez nous à s'acquitter de leurs impôts directs et indirects.

 

Le journaliste en conclue qu'il devient urgent à l'échelon de la planète de réguler la mondialisation et de changer individuellement nos modes de vie, de production, de consommation, notre façon de manger, de nous loger, de nous déplacer. En favorisant par exemple chez nous les énergies renouvelables, en cessant de subventionner les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon), en régulant la finance et le trafic des marchandises... Chacun peut essayer de manger davantage local, bio et de saison, afin d'encourager les producteurs de sa région en circuits courts, de placer son argent dans une banque éthique (ne finançant pas la vente d'armes), de faire isoler sa maison pour économiser l'énergie, de se déplacer avec bus, tram, vélo ou en covoiturage c'est à dire plus écologiquement...

 

La France en effet me paraît avoir fait des choix dangereux et peu éthiques dans le nucléaire, les pesticides, la vente d'armement, le monopole du tabac... Il y a des menaces qui pèsent sur notre sol par des contrats internationaux aux négociations secrètes (Tafta, gaz à effet de serre, OGM...). Les grands laboratoires avec leurs molécules de synthèse sont loin de pratiquer la transparence: ils ont fait l'objet de scandales retentissants. Aussi, les Français se tournent de plus en plus vers les plantes médicinales et les médecines douces. Des patrons d'entreprises pourraient relocaliser leurs usines en France (vêtements, chaussures, jouets...), car nous avions acquis des savoirs-faire. Du coup, les consommateurs en «achetant français», pourraient faire baisser le chômage, avoir des produits sains et de qualité durable.

 

L'article se termine sur un appel, après la COP 21 et ses prescriptions générales, à aller plus loin et plus vite dans le concret: par exemple en taxant plus lourdement les émissions de CO2, afin de décourager les gros pollueurs et de les faire payer à proportion de leurs émissions de gaz à effet de serre. Car pour le moment, ils ont encore trouvé des arrangements et des parades! Il serait temps de faire régner d'autres valeurs que le chacun pour soi et de nous préoccuper des pays pauvres menacés au premier chef!

 

Il me semble que c'est à nous, citoyens, de donner l'impulse, de commencer à user de notre pouvoir de consommateurs et d'électeurs, en refusant la malbouffe, en interrogeant nos élus et futurs dirigeants sur leurs engagements futurs réels, en nous mettant dès aujourd'hui en chemin, sans céder à la publicité, ni aux modes, bref en ne nous contentant plus de vagues promesses d'autres personnes... N'ayons plus peur de nous engager, d'innover et d'être solidaires! C'est peut-être le bon moment d'agir dans une révolution individuelle pacifique qui peu à peu ferait tache d'huile... Car soyons en sûrs: tout est relié dans ce vaste système mondial! En changeant plusieurs points, en boycottant certains produits, certaines firmes, nous pourrions faire un jour advenir un monde meilleur...

 

Pour réfléchir à la question, il me semble utile de conseiller de lire particulièrement l'ouvrage de Frédérique Basset intitulé« Vers l'autonomie alimentaire» et de consulter sur Internet:www.paradisfiscaux20.com .

Lyliane

 

31/07/2016

L'ennemi vert sur la Côte d'Azur...

L'Ailante glanduleux, Ailante ou Faux vernis du Japon ou Vernis de Chine(Ailanthus

altissima) est une espèce d'arbres à feuilles caduques de la famille des Simaroubaceae. Il est natif

à la fois du nord-est et du centre de la Chine et de Taïwan. Il est présent davantage dans la forêt

tempérée que dans la forêt subtropicale d’Extrême-Orient. L'arbre pousse vite et est capable

d'atteindre des hauteurs de 15 mètres en 25 ans. Cependant, l'espèce a également une durée de vie

courte et vit rarement plus de 50 ans (il peut cependant poursuivre son existence bien au-delà grâce

à son pouvoir drageonnant particulièrement développé).

Il est parfois appelé Faux Vernis du Japon, à cause de la ressemblance de ses feuilles avec le

"vrai" Vernis du Japon : Toxicodendron vernicifluum.

Considérée comme plante invasive, l’ailante menace la biodiversité de la Côte d’Azur. [...] L’ailante

se caractérise par une mauvaise odeur, une croissance rapide, une production de nombreuses

graines mais surtout des racines imposantes et agressives qi entravent la croissance et la

régénération des autres plantes et menacent ainsi la biodiversité.

Les racines de l’ailante peuvent causer des dommages importants aux réseaux dégouts et aux

canalisations. Sans intervention, à son rythme de développement actuel, l’ailante pourrait

représenter la moitié de la région à moyen terme

 

L'ailante repousse dans les  haies après le passage du jardinier (Vers la Poste)

L’ailante, plante invasive, est aussi toxique. Sa propagation est intensive.

La lutte est difficile mais il faut préserver la biodiversité. Des informations et conseils fort utiles sont donnés

sur les sites ci-dessous

Consultations et extraits :

Les Petites Affiches des Alpes-Maritimes du 22 au 28/07/2016

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ailanthus_altissima

http://www.lesarbres.fr/ailante.html

http://asav-valleedelamole.over-blog.com/article-fiche-nature-l-ailante-plante-invasive-104289247.html

 

 

GIGI Leiceiga

15/07/2016

L'étonnant comportement des végétaux...

 

Selon le Journal Le Monde du 6/7/2016, à travers un article de Mme Florence Rosier, nous apprenons que des chercheurs d'Israël et de l'Université d'Oxford (Royaume Uni) se sont intéressés au petit pois comme l'avait fait Mendel autrefois. Ils ont notamment focalisé leur attention sur le système racinaire de cette plante. Car ils savent que dans leurs racines les plantes disposent de protéines, capables de mesurer les concentrations en minéraux du sol.

Ces chercheurs se sont aperçus que ces protéines informent la plante:« si le sol est riche, elles lui signalent que c'est là qu'elle doit développer ses racines» écrit Mr Alain Gojon de l'INRA de Montpellier, dont l'équipe a aussi découvert ces processus de détection et de signalisation racinaire.

D'autres chercheurs sont allés plus loin à travers une expérience originale: ils ont cultivé des pois en partageant leur système racinaire en deux pots différents. Dans le premier, la teneur en azote était constante dans le temps. Dans le second, cette teneur était variable au cours du temps. Ils se sont aperçus que lorsque les ressources en azote étaient élevées (supérieures ou égales à 0,15 g par litre),«les pois évitaient le risque» en développant leurs racines dans le pot aux ressources stables.

A la suite de cette expérience, les chercheurs ont établi un parallèle avec la « théorie de la sensibilité au risque chez les animaux». En effet, les primates, les oiseaux et les insectes sociaux montrent une prise de risque variable selon les ressources disponibles.

Ces différentes études illustrent les mécanismes sophistiqués et efficaces dont disposent les plantes, afin de percevoir les variations de leur environnement. Sans aller peut-être jusqu'à croire que les plantes ont une pensée, il est permis de ressentir que le monde du vivant sur terre comprend également tout le domaine végétal, même si pour beaucoup d'entre nous c'était jusqu'ici tout à fait inimaginable... De quoi regarder la nature qui nous entoure avec d'autres yeux!

Lyliane

 

14/07/2016

Faut-il déclarer la guerre aux espèces invasives?

 

Le journal Le Monde du 6/7/2016 pose cette question sous la plume de Mr Nathaniel Herzberg. Celui-ci écrit dans son article qu'une liste de 37 espèces exotiques envahissantes végétales et animales, qui menacent la biodiversité en Europe, va être rendue publique par la Commission Européenne. D'ici peu, la commercialisation, le transport et l'introduction dans le milieu naturel de ces indésirables ( ibis, ragondin, mangouste, raton laveur, jussies, jacinthe d'eau etc...) seront interdits dans les 27 pays de l'Union. Les espèces déjà présentes devront être traquées partout systématiquement et les voies d'accès (ports, aéroports, conteneurs) surveillées.

Que ce soient des plantes d'ornement, de nouveaux animaux de compagnie, des espèces introduites en Europe pour la chasse ou la pêche, qu'elles aient été importées accidentellement, clandestinement ou pas, certaines parmi celles-ci font courir un danger à nos régions françaises par leur prolifération. Ce phénomène pèse même sur notre économie. La Commission Européenne a chiffré en effet à 12 millions d'euros le coût annuel imposé par les espèces invasives.(allergies, perte de récoltes, déclin de la biodiversité...)

Les pires menaces cependant se situent outre-mer avec les cerfs de Virginie à St Pierre et Miquelon, les cerfs de Java en Nouvelle-Calédonie, les chats, les rats, la liane et la vigne marronne à la Réunion ou le Miconia calvescens, un arbuste qui a envahi la Polynésie française. Sans doute d'autres menaces encore non découvertes ou publiées...

Heureusement, Mme Barbara Pompili, Secrétaire d'Etat chargée de la biodiversité a annoncé la publication d'ici novembre 2016 d'une stratégie nationale, l'une pour la Métropole, l'autre pour l'outre-mer. Pourvu qu'il en sorte des mesures concrètes!

Il nous reste à espérer qu'à l'avenir toutes les espèces citées plus haut sans oublier frelons asiatiques, moustiques-tigres et autres produits exotiques resteront là où la nature les a fait naître non sans raison. Quant à certains chercheurs et importateurs, souhaitons qu'ils cessent de jouer les apprentis-sorciers avec des introductions venues de loin, des expérimentations ou des manipulations qui apparemment les dépassent et nuisent à la biodiversité...

Lyliane

 

03/06/2016

Un trésor mondial menacé en Amazonie...

Un document qui m'a été envoyé par l'Association Greenpeace

- www.greenpeace.fr -

fait état d'un projet de barrage de 7,6 km sur un affluent de l'Amazonie le Tapajos qui submergerait 400km2 de forêts tropicales. Quatre autres barrages sont à l'étude sur cette même rivière. Mais le barrage de Sao Luiz do Tapajos est le plus démesuré d'entre eux.

 

Les indigènes vivant à proximité n'ont même pas été consultés en violation de la Convention N° 169 du Brésil. Les barrages hydrauliques qui fleurissent dans le pays depuis de nombreuses années ont eu, nous le savons, des conséquences désastreuses sur la déforestation en Amazonie sans fournir l'énergie espérée pour autant.

 

Dans cette zone, la biodiversité est cependant exceptionnelle: oiseaux tropicaux, dauphins roses, jaguars, ocelots, caïmans, tortues, loutres. Plus de 2600 espèces ont été recensées à proximité du site du barrage, ce qui menace leur survie. Ce projet de méga-barrage met également en danger le peuple Munduruku, qui vit sur des terres ancestrales sacrées. Ils seraient sans doute contraints de s'exiler, comme ce fut le cas pour le barrage de Belo Monte, où les indigènes ont été contraints de se déplacer vers des villes voisines avec toutes les conséquences sociales induites.

 

Alors que l'on essaie de lutter contre la déforestation partout dans le monde, afin de sauver le climat, depuis 2012 celle-ci s'accélère au Brésil. Plus de 750 000 km2 de forêt amazonienne a en effet déjà été détruit. La politique du gouvernement brésilien, qui défend l'expansion massive des capacités hydroélectriques de l'Amazonie et prône une croissance économique à tout prix, semble d'urgence à revoir avant qu'il ne soit trop tard. De plus, l'impunité des multinationales encourage les coupes de bois illégales.

 

Pour stopper ce mouvement, il est proposé aux journalistes, aux personnalités et aux militants, du 20 juin au 16 juillet prochain, de s'installer près de la rivière Tapajos pour soutenir le peuple Munduruku face à ce projet de construction.

Par ailleurs, en Autriche le 30 mars dernier Greenpeace a tenu un meeting annuel lors de la réunion de la Société Andritz, fournissant turbines et générateurs pour ce projet.

En Allemagne, des activistes de Greenpeace en avril dernier ont protesté à Munich devant l'Usine Siemens, partenaire éventuel du projet de barrage.

 

Il est aussi possible de soutenir Greenpeace à travers son site et d'écrire en tant que citoyen aux membres du gouvernement brésilien pour attirer leur attention sur les problèmes induits par cette construction de barrage projetée.

 

Lyliane

 

20/05/2016

Rapprochons nos enfants de la nature...

 

Le Journal La Croix du 11 mai 2016 fait paraître, sous la plume de Mme Emmanuelle Lucas, une chronique très complète montrant que nos enfants grandissent de plus en plus loin de la nature, en raison notamment de l'urbanisation et de la fascination des écrans.

 

Ce dossier fait référence à l'ouvrage récemment paru en France aux éditions Les Arènes du paléontologue américain Mr Scott D. Sampson, qui interpelle les parents citadins avec le titre de son livre: Comment élever un enfant sauvage en ville?

 

De nombreuses études montrent en effet que, dans les pays industrialisés, les enfants ne vont plus à pied à l'école et ne jouent plus dans les parcs, les cours ou les jardins. Selon l'Institut de veille sanitaire , ils passent en revanche environ 3h30 entre 4 et 14 ans les yeux rivés sur un écran. Le même constat a été fait en Amérique du Nord et dans les Pays scandinaves. D'où en conséquence: surpoids constaté, problèmes de vue et déficit d'attention.

 

Les neurosciences montrent cependant que le cerveau des jeunes a besoin de nature pour se développer et s'épanouir. Des solutions pourraient être mises en place et notamment par les parents en donnant l'exemple de sorties le week end, de plantations sur un balcon, de sport en famille. Car ce sont eux qui transmettent les valeurs à leurs enfants.

Sinon, il y a d'autres pistes: scoutisme, clubs nature, observation des animaux, orientation vers les métiers de jardinage, d'horticulture...

Au moment où, partout en France, des Fêtes de la Nature vont se dérouler du 18 au 22 mai 2016, c'est l'occasion de remettre les sorties et les métiers de la nature à l'honneur. Pour en savoir plus, consulter sur internet:www.fetedelanature.com, www.nature-en-famille.org, www.fcpn.org...

Lyliane

 

06/04/2016

Un accord historique pour les forêts canadiennes...

Greenpeace nous apprend qu'une victoire importante vient d'être remportée pour la protection des forêts au Canada. Le gouvernement de Colombie Britannique et les autorités d'une vingtaine de communautés autochtones viennent d'adopter un accord pour protéger l'une des plus grandes forêts tempérées du monde: la forêt du Grand Ours. Cet espace naturel, qui s'étend sur une surface équivalente à celle de la Belgique, abrite des arbres millénaires et une biodiversité exceptionnelle. Cette victoire vient couronner des années de campagnes de Greenpeace. Merci aux ONG de lutter mondialement afin de laisser des espaces naturels préservés! Soutenons les si nous le pouvons!

Lyliane

20/02/2016

L'agroécologie, plutôt que l'agriculture intensive...

Mr Pierre Rabhi, interviewé dans le n°24 de la revue Kaizen – www.kaizen-magazine.com – fait la différence entre l'agriculture intensive, qui empoisonne la terre et l'agroécologie, qui reproduit les cycles de la vie dans le respect de la nature. Cet homme, lucide et conscient des défis qui nous attendent, a commencé à jardiner avec son épouse dès 1961 en Ardèche, dans un coin de terre sauvage et plutôt aride. Grand admirateur de l'espace de beauté naturelle dans lequel il vit et toujours connecté à la réalité du monde, il a montré la voie d'une réappropriation de notre autonomie alimentaire. Autour de lui s'est crée le mouvement des Colibris. Car Pierre Rabhi souligne ce qui différencie l'industrie agro-alimentaire et sa mainmise par l'agrochimie sur les semences dont les OGM, sa confiscation du droit de reproduire ses propres plants, son travail mécanisé à grand renfort de pesticides à mille lieues d'une agriculture traditionnelle et vivrière à échelle humaine, qui donne de très bons résultats partout dans le monde sans polluer les sols. Il a notamment fait des expériences auprès de paysans africains: il leur enseignait déjà l'agroécologie et il leur a montré comment rester maîtres de leurs terres. A travers son parcours de vie, Pierre Rabhi témoigne de notre lien profond et indéfectible avec la nature, dont nous ne sommes pas séparés. Il mise également sur les graines qu'il a semées dans nos consciences en nous donnant l'exemple d'«une sobriété heureuse». Alors, comme le minuscule Colibri, faisons notre part là où nous sommes (consommation responsable, jardinage...) et positionnons nous pour refuser ce que nous avons débusqué comme besoins artificiels crée par la mode et la publicité. En bref, soyons le changement que nous désirons pour le monde! Lyliane

16/01/2016

Avez-vous la maladie de Lyme ? transmis de Santé Nature Innovation.

 
 
 
 
 
 

Avez-vous la maladie de Lyme ?



Vous vous sentez souvent fatigué(e).

Ou alors vous souffrez régulièrement de douleurs articulaires, de craquements du dos et du cou, de maux de tête, de problèmes de mémoire.

A moins que vous ne soyez sujet à des troubles d’humeur ou à des phases de dépression.

Ce n’est peut-être pas grand-chose.

Si vous allez voir votre médecin, il est probable qu’il vous prescrira des antidouleurs, des antidépresseurs et qu’il signera son ordonnance en vous suggérant d’aller voir un psy.

Mais il se peut que ce soit beaucoup plus grave. Et que votre médecin passe à côté d’une maladie discrète, presque invisible mais pourtant bien réelle, aux conséquences qui peuvent être dramatiques.

La maladie de Lyme.

Méthode pour savoir si vous êtes malade

A l’origine, la maladie de Lyme est causée par les bactéries du genre Borrelia, qui se transmettent par les piqûres d’insecte, et en particulier les tiques. Les tiques sont des insectes qui prolifèrent actuellement de façon dramatique à cause de la chaleur hivernale.

Alors qu’elles se limitaient il y a dix ans aux forêts de l’est de la France, de l’Allemagne et du nord de la Suisse, elles infestent aujourd’hui des zones immenses du territoire, sans doute bientôt la totalité.

C’est une catastrophe pour la santé publique.

Une simple piqûre et, si la tique vous transmet la maladie, les bactéries s’infiltrent dans tous vos organes, tous les tissus de votre corps, y compris les os.

Elles attaquent ainsi tous les systèmes, dont votre système nerveux et votre cerveau, menant à des lésions graves très variées qui provoquent douleurs insupportables, paralysies, fatigues chroniques accablantes, troubles psychiatriques…

Seulement lorsque l’infection devient chronique, la maladie de Lyme peut être confondue avec quasiment toutes les maladies connues en médecine, et des dizaines de milliers de personnes seraient ainsi mal diagnostiquées.

Comme vous allez le voir dans le numéro de février de Plantes & Bien-Être, il existe pourtant deux méthodes efficaces et reconnues pour savoir si vous avez la maladie de Lyme : les tests Elisa et Western Blot [1].

Mais c’est aussi (et surtout) pour vous faire découvrir une troisième méthode de diagnostic, particulièrement efficace, que nous avons fait appel à l’un des plus grands spécialistes mondiaux de la maladie de Lyme, le docteur Richard Horowitz.

Médecin interniste (spécialiste des diagnostics difficiles et des maladies auto-immunes) à Hyde Park, dans l’Etat de New York, le Dr Horowitz a en effet traité et guéri depuis 30 ans plus de 12 000 patients atteints de la maladie de Lyme !

Sa technique s’applique en particulier aux cas les plus difficiles à détecter, comme ceux qui sont liés à larickettsiose et la bartonellose, dont les manifestations peuvent se confondre avec d’autres pathologies.

Il vous faudra répondre à un questionnaire très précis (symptômes, fréquence des symptômes, état de santé général etc.) et en fonction du résultat que vous obtiendrez, vous saurez quelle est la probabilité que vous ayez contracté la maladie.

10/01/2016

Les enfants, nouveaux guerriers des jardins...

 

J'ai emprunté ce titre à un paragraphe de «Graines d'espoir», le dernier ouvrage de Mme Jane Goodall, publié aux éditions Actes Sud en septembre 2015. Cette anglaise en effet a fondé en 1991 à Dar es Salaam en Tanzanie l'association «Roots and Shoots» (racines et pousses littéralement), dans laquelle le jardinage occupe une grande place.

 

C'est un mouvement mondial, qui encourage les jeunes à s'impliquer dans des projets aux impacts positifs sur le monde qui nous entoure. Il se développe de la Maternelle à l'Université. En 2012, des programmes existaient dans 130 pays avec 15 000 groupes actifs de jeunes, plus quelques adultes qui les avaient rejoints.

 

On demande en quelque sorte aux membres de Roots ans Shoots de choisir trois projets dans lesquels s'investir. Ils peuvent par exemple construire des nichoirs pour oiseaux, réparer des habitats sauvages, planter des espèces locales, réhabiliter des jardins, surveiller grâce à de nouvelles technologies des portions de forêts... Bref ils sont incités à agir et à essayer de «faire de ce monde un endroit meilleur pour tous les êtres vivants».

 

En s'adressant à la jeunesse, à son enthousiasme, Jane Goodall sait qu'elle est susceptible d'entraîner aussi les familles alentour. Cette femme plus connue comme spécialiste des chimpanzés en Afrique montre qu'il n'y a dans la nature aucune séparation entre la faune et la flore, que nous sommes tous interdépendants. Son dernier ouvrage est du reste imprimé à 70% sur papier provenant de forêts gérées de façon responsable et pour 30%  issu de papier recyclé à partir de déchets de consommation.

 

Pour en savoir plus, consulter le blog de l'auteur: www.janegoodall.org .

Lyliane

 

09/01/2016

Des lichens seraient gardiens de la qualité de l'air...

 

Grâce à ce qui est nommé «biosurveillance», nous pouvons désormais mieux évaluer la qualité de l'air, affirme la journaliste C.Lecoeuvre dans la revue Plantes et Santé de janvier 2016. Les lichens seraient en effet des organismes très sensibles, capables de capter de nombreux pôlluants et de nous alerter sur l'état de notre environnement.

 

Grâce au travail d'Air-Lorraine, il est possible d'observer les lichens près de chez soi. La plaquette «Lichens, sentinelles de l'environnement» décrit quatorze espèces et propose de jouer au détective. Cette plaquette est à télécharger sur le site www.air-lorraine.org. Dans une zone rurale par exemple, un tronc d'arbre complètement jaune, colonisé par un lichen nitrophile comme la parmélie des murailles, montre un excès d'azote lié au trafic et à l'apport agricole. Certains lichens aiment la chaleur ce qui donne des informations sur les changements de milieux liés au réchauffement climatique. Dans le Nord-Pas-de-Calais comme en Belgique ou aux Pays Pays a été constaté l'apparition d'espèces qui vivaient plus au Sud auparavant.

 

En France, on recense plus de 3000 espèces de lichens. Pourtant la lichénologie est un peu le parent pauvre des Sciences Naturelles et elle obtient de ce fait peu de subventions. De même, il y a très peu de spécialistes dans ce domaine de recherche ou dans l'enseignement. Contrairement à d'autres pays européens, aucun seuil contraignant n'a été fixé dans notre pays, même si certains industriels s'y intéressent comme à Rouen, à La Hague, à Fos sur Mer... Un article paru dans Nature avait fait grand bruit en 1997: deux chercheurs italiens avaient établi une corrélation entre le nombre de cancers en Vénétie et la biodiversité des lichens. Même chose en France, où une thèse sur le littoral de Calais et de Dunkerque, parue en 2014, montrait des problèmes pulmonaires plus nombreux là où il y avait concentration de lichens contaminés.

 

Pour celles et ceux qui voudraient perfectionner leurs connaissances, des formations sont mises en place par l'Association française de lichénologie, la station universitaire du Limousin (SULIM) et certains centres permanents d'initiatives pour l'environnement ou CPIE. Les signaux donnés par les lichens restent beaucoup moins coûteux que des appareils de mesure. Alors, qu'attendons nous pour sensibiliser nos décideurs à généraliser des enquêtes participatives auxquelles le grand public pourrait être associé, comme ce fut le cas en Auvergne tout récemment dans les massifs forestiers?

Lyliane

 

06/01/2016

Le reboisement fait reculer la pauvreté en Afrique...

 

En Afrique, une personne sur 9, soit 795 millions de personnes environ, ne mange pas à sa faim. Nous savons également que 80% des ménages pratiquent l'agriculture. Or, l'abattage anarchique des arbres, vendus comme bois de chauffage ou pour la cuisine, a favorisé l'érosion des sols, qui ne produisent plus comme avant. Quatre mois de sécheresse par exemple au Togo en 2015 ont empéché de planter du maïs. De plus, sur la côte, le niveau de la mer a monté, détruisant par endroit des maisons. Certains habitants de ce fait ont fui les zones rurales, pensant vivre mieux à la périphérie des villes ou même à l'étranger...

 

L'Association pour le bien-être de la population ou ABEP, présidée par un ancien pasteur rural, Mr Ankou Saram, s'est mobilisée au Togo pour diminuer les effets du réchauffement climatique, pour lutter contre la malnutrition, la pauvreté et l'exode rural. Cette association en effet forme des paysans locaux et les accompagne dans la création de pépinières et la mise en place de plants. Jusque là ce sont 15 ha de forêts qui ont été regagnés. Grâce à ce reboisement et à l'utilisation de nouvelles techniques agricoles, les paysans arrivent à nouveau à subvenir à leurs besoins. De plus, ils apprennent la coopération entre villageois et à effectuer des coupes de bois raisonnées.

 

Le reboisement a déjà permis de freiner le réchauffement climatique et de réguler la pluviométrie. Replanter des arbres en effet aide à regagner de la matière organique, indispensable pour fertiliser les terres et freiner l'érosion des sols. Dans certains secteurs, des villageois ont réussi à obtenir plusieurs récoltes.

 

Remercions ces associations, qui par des transferts de compétences, forment sur place des relais efficaces. Plus besoin pour les paysans de partir au loin, de s'éxiler! Des solutions simples sont mises en œuvre localement, pour que les africains prennent en mains leur destin. Au lieu de les faire s'endetter en leur vendant des engrais chimiques, tenons compte de leurs spécificités locales et rendons les autonomes! Evitons à ces hommes et à ces femmes nos erreurs passées et laissons les se réapproprier leurs savoirs faire ancestraux.

Lyliane

 

19/12/2015

Les peuples autochtones luttent à leur façon contre la déforestation...

J'écoutais d'une oreille attentive jeudi 17/12/2015 l'émission à la télévision (13ème chaîne) consacrée vers 20H30 aux peuples autochtones. J'y ai vu tout d'abord, au Brésil, des indigènes accepter l'aide d'européens et l'expérience de drones, afin de surveiller les coupes illégales dans leurs forêts amazoniennes menacées par de grosses compagnies étrangères. J'ai trouvé cette coopération intelligente et ce face à face de bon augure. De plus en plus en effet, comme l'a exprimé Nicolas Hulot, nous devrions changer notre regard et accepter les leçons de sagesse de ces autochtones sans la moindre condescendance. Pour eux, la forêt n'est pas une marchandise, mais un lieu de vie où ils trouvent nourriture, plantes médicinales et lien avec le sacré, l'esprit de leurs ancêtres. Ensuite, nous avons assisté à des rassemblements de femmes casseuses de noix de coco, au Nord du Brésil, désireuses de protéger la forêt de Babassu, des appétits d'espace et de pillage, d'éleveurs et de défricheurs. Ces femmes courageuses, exposées physiquement à leurs détracteurs, ont cru à leur combat et ne se sont pas résignées. Elles tirent en effet leur mode de vie et leur subsistance de ces noix (pain, huile, médicaments et même savon) qui poussent en forêt. Ainsi, elles protègent la forêt tout en dégageant un revenu pour nourrir leur famille. Réunies en mouvement associatif régional des casseuses de noix, elles ont fini par avoir gain de cause...

En contraste avec ces luttes, nous avons appris que les dirigeants du Costa Rica (petit pays d'Amérique Centrale, laissent aux communautés locales autochtones la jouissance de leurs forêts, tout en exploitant quelques bois, grâce à une concertation entre eux et à un marquage des arbres. Peu à peu des espaces défrichés sont replantés d'essences locales, ce qui a déjà permis de regagner quelques 4200 ha de forêts. L'Etat leur construit même des maisons et permet à leurs enfants s'ils le souhaitent d'aller à l'école et d'être soignés... Néanmoins, ne rêvons pas:les terres indigènes sont toujours sous la menace de grands groupes industriels visant leur seul profit. Les chamans le savent et le font savoir quand on leur en donne l'occasion: ils veulent protéger leurs forêts ancestrales d'extractions de minerai, de pétrole ou de barrages, dont ils n'ont que faire. Avec le réchauffement climatique, la lutte contre la déforestation a été évoquée. A nous de veiller à ce que les résultats de la COP 21 ne restent pas lettre morte!

Le reportage se terminait par les paroles de la rapporteuse des Nations Unies pour les peuples autochtones, Mme V. Pauli, affirmant que ces peuples ont des valeurs de solidarité, de réciprocité, de respect de la terre et de la nature, dont nous devrions bien nous inspirer. Leur pharmacopée par exemple ne devrait en aucun cas disparaître! Quant à Nicolas Hulot, il évoquait en finale que l'ère de la spoliation de ces peuples est révolue, car ils se sont fédérés; ils ont crée des médias et ils mettent en oeuvre un esprit de résistance. Ils possèdent en effet une sagesse, une vision claire et consciente de la vie sur terre. Même peu nombreux, ils peuvent nous redonner le sens de l'humain et de la dimension spirituelle, dont nous nous sommes coupés. Le chef Raoni comme d'autres chamans commencent à se faire entendre dans le monde. Ce ne serait que justice, il me semble! Considérons donc que les autochtones sont aux avant-postes de la lutte contre la déforestation et soutenons les à travers des Fondations comme celle portée par Nicolas Hulot.

Lyliane

11/12/2015

Opération un euro = un arbre!

L'Association Planète Urgence lance en association avec Paris Sème – www.parisseme.org – l'opération «un arbre pour le climat» en faveur de la planète à l'occasion de la COP 21. Sur www.unarbrepourleclimat.fr on trouve toutes les indications nécessaires. Il s'agit d'une action écologique et économique intitulée symboliquement:«un euro=un arbre».

 

Que vous soyez une entreprise ou un particulier, vous pouvez faire un don - déductible de vos impôts - qui servira à la reforestation en Haïti, à Madagascar ou en Indonésie de manière solidaire. En quelque sorte il est proposé à chacun de faire un geste afin de créer une tribu de planteurs éco-citoyens: www.monarbre-matribu.com .

 

L'Association Planète Urgence apporte en effet un appui techniqueet financier dans des pays particulièrement exposés aux dérèglements du climat. Planter des arbres dans ces régions est de nature à lutter contre l'érosion des sols, à permettre à la faune et à la flore de se régénérer et, grâce à la photosynthèse, à contrebalancer le CO2 de l'atmosphère.

Alors pourquoi ne pas nous impliquer dans ce genre d'initiative?

Lyliane

 

16:22 Écrit par Equisetum (prêle) dans ARTICLES ENGAGES, LA FORET, NATURE ET ENVIRONNEMENT | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | |

05/12/2015

Enjeux et défis de la Conférence sur le Climat de Paris...

Tous les citoyens du monde, qu'ils soient au Nord ou au Sud, ont parfaitement compris les enjeux climatiques qui sont débattus en ce moment. Pour les pays du Sud néanmoins l'urgence est plus grande. J'en veux pour preuve les chiffres fournis par Mme C. Lemke, journaliste au journal gratuit 20 Minutes - www.20minutes.fr/magazine/cop21 - qui affirme que 4° supplémentaires que nous aurions malheureusement gagnés en 2080 entraîneraient une baisse de 30% des précipitations annuelles en Afrique australe. Par ailleurs, si le niveau de la mer était élevé de 30 cm dans le delta du Mékong d'ici 2040 il y aurait 11% de perte de production...

 

Bref, que ce soit du côté de la banquise en train de fondre, des îles à demi submergées ou des pays développés qui usent et abusent d'énergies fossiles, la situation serait vraiment critique si rien n'était entrepris. Il faudrait aussi, comme le dit N. Hulot « que les pays du Sud, pour se développer, ne reproduisent pas les mêmes erreurs que celles que les pays du Nord ont commises et qu'ils passent directement aux énergies renouvelables». Car nous avons aujourd'hui compris que les problèmes de sècheresse, le développement des cyclones, les épisodes d'inondations, la perte de la biodiversité et le fléau de la malnutrition ont des causes communes...

 

Des initiatives fleurissent un peu partout. En Chine par exemple sur les montagnes du Yunnan un parc éolien a vu le jour en 2008. Fin 2013, la Chine était déjà le premier pays producteur d'énergie éolienne. Au Maroc, le combat pour se raccorder au réseau d'eau potable est en passe d'être gagné. A Madagascar la lutte contre la déforestation avance grâce à l'association française Etc Terra. L'énergie solaire de son côté semble avoir un avenir radieux dans le sud du Pérou. En juin 2015, l'ONU produisait un rapport affirmant qu'actuellement 91% de la population mondiale a accès à l'eau potable, ce qui est un progrès certain.

 

Pour sensibiliser les citoyens à ces questions d'importance, une exposition-spectacle «Nés quelque part» est présentée actuellement à la Villette sur 1000 M2. C'est l'Agence française de développement (AFD) et Ars Anima qui ont crée cet espace interactif original. Il y a en tout 7 décors différents qui mettent en scène les enjeux du climat et du développement durable. Chaque visiteur reçoit en effet un carnet de voyage qui lui attribue un destin. Que ce soit au Sénégal, en Polynésie, au Cambodge, dans le désert du Niger ou encore dans un autre point du globe, des missions sont proposées au visiteur. En fin de parcours, un dialogue s'établit avec des responsables d'O.N.G. spécialisées dans les questions posées.

 

Immergé dans des situations réelles, le public prend mieux conscience des risques encourus. L'exposition est ouverte jusqu'au 30 décembre à Paris. Elle s'adresse à toute personne à partir de 9 ans. En 2016, cette exposition sera en tournée dans plusieurs villes de France dont Lyon, Marseille, Grenoble, Dunkerque. Si vous le souhaitez, vous pouvez demander à vos élus de la faire venir dans votre ville. Car nous devrions tous nous sentir concernés. Lyliane

 

 

Tous les citoyens du monde, qu'ils soient au Nord ou au Sud, ont parfaitement compris les enjeux climatiques qui sont débattus en ce moment. Pour les pays du Sud néanmoins l'urgence est plus grande. J'en veux pour preuve les chiffres fournis par Mme C. Lemke, journaliste au journal gratuit 20 Minutes - www.20minutes.fr/magazine/cop21 - qui affirme que 4° supplémentaires que nous aurions malheureusement gagnés en 2080 entraîneraient une baisse de 30% des précipitations annuelles en Afrique australe. Par ailleurs, si le niveau de la mer était élevé de 30 cm dans le delta du Mékong d'ici 2040 il y aurait 11% de perte de production...

 

Bref, que ce soit du côté de la banquise en train de fondre, des îles à demi submergées ou des pays développés qui usent et abusent d'énergies fossiles, la situation serait vraiment critique si rien n'était entrepris. Il faudrait aussi, comme le dit N. Hulot « que les pays du Sud, pour se développer, ne reproduisent pas les mêmes erreurs que celles que les pays du Nord ont commises et qu'ils passent directement aux énergies renouvelables». Car nous avons aujourd'hui compris que les problèmes de sècheresse, le développement des cyclones, les épisodes d'inondations, la perte de la biodiversité et le fléau de la malnutrition ont des causes communes...

 

Des initiatives fleurissent un peu partout. En Chine par exemple sur les montagnes du Yunnan un parc éolien a vu le jour en 2008. Fin 2013, la Chine était déjà le premier pays producteur d'énergie éolienne. Au Maroc, le combat pour se raccorder au réseau d'eau potable est en passe d'être gagné. A Madagascar la lutte contre la déforestation avance grâce à l'association française Etc Terra. L'énergie solaire de son côté semble avoir un avenir radieux dans le sud du Pérou. En juin 2015, l'ONU produisait un rapport affirmant qu'actuellement 91% de la population mondiale a accès à l'eau potable, ce qui est un progrès certain.

 

Pour sensibiliser les citoyens à ces questions d'importance, une exposition-spectacle «Nés quelque part» est présentée actuellement à la Villette sur 1000 M2. C'est l'Agence française de développement (AFD) et Ars Anima qui ont crée cet espace interactif original. Il y a en tout 7 décors différents qui mettent en scène les enjeux du climat et du développement durable. Chaque visiteur reçoit en effet un carnet de voyage qui lui attribue un destin. Que ce soit au Sénégal, en Polynésie, au Cambodge, dans le désert du Niger ou encore dans un autre point du globe, des missions sont proposées au visiteur. En fin de parcours, un dialogue s'établit avec des responsables d'O.N.G. spécialisées dans les questions posées.

 

Immergé dans des situations réelles, le public prend mieux conscience des risques encourus. L'exposition est ouverte jusqu'au 30 décembre à Paris. Elle s'adresse à toute personne à partir de 9 ans. En 2016, cette exposition sera en tournée dans plusieurs villes de France dont Lyon, Marseille, Grenoble, Dunkerque. Si vous le souhaitez, vous pouvez demander à vos élus de la faire venir dans votre ville. Car nous devrions tous nous sentir concernés. Lyliane

 

02/12/2015

Selon Greenpeace, en 2015 la mobilisation a donné des résultats...

 

Les médias nous ont habitués à grossir les événements et à braquer leurs projecteurs sur les catastrophes plutôt que sur les bonnes nouvelles. Lorsqu'ils vont faire le bilan de l'année 2015, il y a fort à parier qu'ils vont retenir principalement les attentats et les tensions internationales. C'est décourageant pour les citoyens que nous sommes, qui peuvent se sentir totalement impuissants face à de puissants lobbies. Aussi, j'ai été intéressée par la démarche de Greenpeace, qui a listé certains résultats positifs enregistrés au cours de l'année 2015.

 

En début d'année par exemple, le Ministère de l'Ecologie français, sensible au dépôt d'une pétition de 100 000 personnes désireuses de faire cesser les importations illégales de bois, a mandaté des agents pour contrôler les importations et la légalité des stocks de bois.

 

Concernant l'emploi des pesticides, un rapport révélant leur impact sur la santé des agriculteurs et de leurs familles (cancers, maladies neurodégénératives) a fait prendre conscience des dangers des produits chimiques utilisés en agriculture intensive.

 

L'Union Européenne pour sa part a voté l'interdiction d'importer des textiles et accessoires contaminés par des substances toxiques. Dans les pays producteurs en amont (Bangladesh, Shri Lanka, Inde …), ce sera l'occasion de protéger les employés exposés à ces produits dangereux.

 

En République Démocratique du Congo, des entreprises forestières ont été nommées ouvertement à cause de leurs activités illégales. Au Brésil, l'emploi d'une surveillance électronique à distance a alerté sur le trajet de camions transportant des grumes volées. Une piste à exploiter un peu partout dans le monde grâce à la technologie actuelle qui simplifie les contrôles...

 

Au large de l'Alaska, les forages envisagés par la Société Shell ont été dénoncés par des lanceurs d'alertes bien informés et motivés, ce qui pour un temps au moins en a écarté le danger potentiel. L'Arctique peu à peu semble de ce fait à l'abri des appétits industriels et financiers.

 

April Paper, l'un des plus gros producteur de papier au monde, a annoncé courant juin 2015 sa volonté d'arrêter la déforestation en Indonésie et de s'engager dans une démarche durable. C'est une victoire qui va aider à lutter contre la détérioration du climat.

 

La Grande Barrière de Corail, au large de l'Australie, a échappé au projet d'une mine de charbon géante, grâce à la mobilisation de nombreux citoyens. L'Unesco a même accepté de mettre toute cette zone sous surveillance active.

 

En ce qui concerne la pêche industrielle et notamment celle du thon, ses ravages ont été dénoncés partout dans le monde. Consommateurs, gros acheteurs sont informés et sensibilisés à cette question... Des supermarchés boycottent même certaines marques de thon en boîte!

 

Certes, il reste encore beaucoup à faire dans tous les domaines. Toutefois ces actions plus ou moins abouties ont été menées avec le soutien de citoyens, de lanceurs d'alertes, de militants de Greenpeace. Cela démontrerait, s'il en était encore besoin, qu'avec de la détermination et de la ténacité, il est possible de faire évoluer des situations qui paraissaient complètement bloquées.

Lyliane