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22/06/2018

Un nouveau concept: la rando-apéro!

Dans le massif du Tanneron, écrit Mme Laurence Lucchesi pour le journal "Nous", supplément de Nice-Matin, on peut combiner le plaisir de la marche à celui de la dégustation de produits bio, locaux et fait maison. Les participants intéressés (15 personnes maximum) se retrouvent devant l'Office du Tourisme de Mandelieu-la-Napoule (806, Route de Cannes) et sont accueillis là par Maddy, guide de Rando d'Azur et Mireille, membre de cette même association. Un convoi de voitures se forme alors en direction de la Forêt communale des grands Ducs. Puis commence une balade de 7 kms, sur des sentiers balisés sans difficulté avec de faibles dénivelés (210 mètres). Le prix demandé va de 20 à 22 euros pour adultes à 13 à 15 euros pour les 3/12 ans. Départ tous les vendredis et samedis de mars à octobre à 18H. S'adresser à www.randodazur.com ou téléphoner au 06 67 90 69 32.

Un panorama de toute beauté s'offre aux yeux des promeneurs: la ville de Mandelieu, le château de la Napoule, le Pic de l'Ours et l'Estérel, la Méditerranée... Au milieu d'oliviers, d'eucalyptus, de vignes s'ouvre un sentier botanique jalonné de bornes comportant des noms d'espèces végétales (cystes, salsepareilles, callunes…). De bonnes chaussures de marche sont recommandées de même qu'une casquette, un K-way et de l'eau. Le domaine de Barbossi permet une halte gourmande d'une heure environ autour de vins du domaine ou de sirop de groseille pour les jeunes, d'olives du pays, de terrines à la lavande, de fromages de chèvres du marché et de chips artisanales. L'ambiance est conviviale entre les randonneurs et souvent le coucher de soleil est en prime! "Un régal pour les yeux, l'esprit, le nez et les papilles", affirment les bénévoles de l'association. Retour prévu vers 21h. Alors, on essaie?

Lyliane

21/06/2018

Comment récupérer des palettes et en faire du mobilier de jardin?

Au cours de l'émission "C'est au programme" animée par Mme Sophie Davant sur la 2ème chaîne de télévision, Mr Philippe Colignon a montré aux téléspectateurs français tout ce qu'on peut faire dans son jardin à partir de simples palettes de récupération en bois brut. La plupart du temps on les récupère gratuitement chez des commerçants. Toutefois, on peut également en commander sur Internet à un prix très bas. Si l'on veut en faire du mobilier de jardin, on a intérêt à raboter les planches la palette une fois démontée et à les protéger au pinceau par de l'essence de térébenthine, une lasure ou du vernis incolore.

Pour construire des carrés potagers, des bacs ou des jardinières, démonter la ou les palettes, retirer les clous, découper à la scie les lattes de la taille voulue, percer des trous et y placer des vis. Au fond, fixer par des clous ou agrafer de la toile géotextile, puis du terreau et c'est terminé. il n'y a plus qu'à planter fraisiers ou salades. Si l'on veut un jardin potager en hauteur pour y mettre des aromates sur un balcon, on a besoin de plus de palettes, afin de faire des pieds.

Pour une table basse ou un transat d'extérieur, y rajouter des coussins et des roulettes par exemple. Les bricoleurs feront une cabane pour leurs enfants ou petits-enfants. Là il faut compter une bonne journée de travail et démonter de nombreuses palettes. Il existe un ouvrage paru chez Terre Vivante qui donne des plans et des conseils. Mme Françoise Manceau-Guilhermond, en effet, l'a intitulé "Mes meubles et ma déco en palettes". Il existe également un livre de Mme Béatrice d'Asciano paru chez Decitre: "Palettes Récup' Spécial jardin" ainsi que de nombreux tutoriels sur You Tube. Des sites internet comme www.cotemaison.fr ou www.bopalett.com se sont aussi spécialisés dans ce type de récupération innovante.

Lyliane

 

 

19/06/2018

Comment financer ses études?

Au moment où les élèves des classes terminales passent le baccalauréat et s'occupent de leur prochaine rentrée via le nouveau système "Parcourssup", n'est -il pas légitime de s'interroger, comme le fait Mme Laurence Ollivier dans Version Femina, sur le financement des études universitaires en France? Car tous les élèves ne sont pas boursiers! Les bourses, en effet, sont accordées sous conditions de ressources de la famille. Le dépôt des demandes de bourse devait être fait jusqu'au 31 mai sur www.messservices.etudiant.gouv.fr. Tous n'auront pas non plus la chance de décrocher la mention très bien au bac, ce qui leur donnerait la possibilité de solliciter une aide au mérite de quelques 900 euros annuels... 

Pour les formations sociales ou paramédicales, cependant, certains Conseils Départementaux peuvent faire un geste. Il faut savoir aussi que les doctorants qui s'orientent vers la recherche et les élèves préparant des concours de la Fonction Publique peuvent recevoir des aides. Enfin les titulaires d'un master préparant une thèse dans les domaines de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie sont susceptibles de recevoir une bourse de l'ADEME. Pour toutes ces possibilités offertes aux jeunes, se renseigner auprès des 1500 centres d'information jeunesse et sur www.cidj.com.

Par ailleurs, les étudiants les moins fortunés peuvent compter sur les aides de la CAF (Caisse d'allocations familiales) qui peuvent aller jusqu'à 200 euros par mois, de l'APL (aide personnalisée au logement) ou même de l'ALS ou ALF pour payer leurs loyers. Ces aides sont versées aussi en cas de colocation. Il peut s'y ajouter le cas échéant: l'avance Loca-Pass pour financer le paiement de garantie et la Clé (caution locative étudiante) pour obtenir la caution de garantie de l'Etat.

Si l'étudiant veut tenter de décrocher une aide à la mobilité internationale ou la fameuse allocation Erasmus+ pour étudier en Europe (entre 150 et 300 euros par mois), il peut se renseigner sur www.enseignementsup-recherche.gouv.fr rubrique generation-erasmus.fr. Enfin, un prêt étudiant classique est possible avec caution des parents pour 7 ans environ pour un montant de 15 000 euros. Egalement possibilité de souscrire un prêt étudiant Bpifrance à durée limitée garanti par l'Etat auprès de banques comme la BNP, la Banque Populaire, la Caisse d'Epargne, le Crédit Mutuel… Veiller à avoir une caution familiale pour éviter des taux élevés par la banque.

Lyliane

 

 

16/06/2018

Lieux de vie écologiques et solidaires selon Mr Pierre Rabhi et les Colibris...

Le journal Kaizen, hors série anniversaire de Mr Pierre Rabhi et comportant un DVD en cadeau, effectue un parallèle entre le lieu où est né ce dernier (une oasis saharienne) et son implication en faveur des zones d'Afrique sujettes à la désertification. Son ouvrage "Du Sahara aux Cévennes" et celui ayant pour titre "De l'offrande au crépuscule" se font l'écho de son parcours depuis sa naissance à l'oasis de Kenadsa en 1938 jusqu'à ses réalisations au Burkina Faso au début des années 80.

Aussi, dans les années 1996, personne ne fut vraiment surpris que Mr Pierre Rabhi  prône la naissance "d'oasis", un concept porté à cette époque par le mouvement des "Oasis en tous lieux" et repris aujourd'hui par le mouvement Colibris. Ce projet comportait notamment: le lien à la terre, la sécurité alimentaire, l'implication locale, l'habitat écologique accessible au plus grand nombre, des espaces individuels et collectifs, la place des aînés, l'autonomie… Ces valeurs figurent dans le Manifeste pour des oasis en tous lieux", disponible en ligne sur http://fr.calameo.com ou sur: https://www.colobris-lemouvement.org:projets/projet-oasis.

Au Hameau des Buis, en 2014, l'ensemble des points développés dans le Manifeste était déjà incarné dans le lieu. Ses points forts sont demeurés vivants: ce sont le partage et l'écologie. C'est véritablement en janvier 2015 que le projet "Oasis" a officiellement été lancé. En cinq ans, cent nouvelles oasis ont été crées reliées entre elles par un réseau d'aide à la formation et à des ressources communes.  Il existe différents profils en milieu rural ou urbain, certaines oasis étant des lieux de vie, d'autres des oasis-ressources tournées vers l'accueil et la formation. 

Depuis Colibris a proposé un MOOC (Massive Open Online Course) avec des formations gratuites en ligne (gouvernance, montage juridique, permaculture…). C'est alors qu'est née "la Fabrique des Colibris", "une plateforme de soutien de projets qui met en relation des porteurs de projets avec la Communauté des Colibris". Au début 2018, ce sont plus de 600 lieux diversifiés qui se sont développés librement et qui restent reliés en réseau actif. Cinq principes fondamentaux fondent leurs valeurs: agriculture et autonomie alimentaire, écoconstruction et sobriété énergétique, mutualisation, gouvernance respectueuse et ouverture sur le monde.

Bref, le vivre ensemble est en route et ces oasis sont devenues "un champ expérimental du changement individuel et collectif", selon Mr Mathieu Labonne, directeur des Colibris et coordinateur du projet Oasis depuis 2014. Nous ne pouvons que nous en réjouir et remercier Mr Pierre Rabhi qui a initié ce mouvement qui essaime un peu partout.

Lyliane

14/06/2018

Cousu main: un atelier couture à Toulon...

Mme Amandine Roussel écrit dans le supplément de Nice-Matin "Nous" un article au sujet de l'initiative de Mme Hélène Bernardeau dans sa boutique "Chic Planète". Cette dernière, en effet, a proposé, il y a un an, 14-16 rue des Arts à Toulon, une boutique mêlant brocante et café couture. Là on peut chiner, boire un café et suivre deux ateliers hebdomadaires de couture, un le jeudi soir et l'autre le samedi matin. Les participantes apportent leurs tissus et le lieu met à disposition trois machines à coudre simples d'utilisation et des conseils. Le tarif est modéré:12 euros de l'heure et 100 euros les 10 heures. Chaque dernier samedi du mois, en outre, un brunch est organisé.

Débutantes et personnes plus expertes se côtoient. Grâce au coaching d'Hélène, les premières osent se lancer, tandis que les autres concrétisent leurs idées. Mme Roussel avait autrefois bénéficié d'une formation de costumière de théâtre et appris l'ornementation textile. Elle avait aussi entre temps travaillé en bureau. Mais son rêve était d'animer des ateliers. Elle enseigne à Chic Planète également la broderie. Elle se réjouit particulièrement de voir des personnes repartir fièrement avec un vêtement ou un accessoire réalisé sur place… C'est le règne du "Do it yourself"!

Je trouve une telle initiative tout à fait intéressante et je me dis qu'elle pourrait inspirer d'autres personnes dans notre pays. Pourquoi ne pas y enseigner aussi le crochet ou le tricot, mêler ateliers cuisine et ateliers couture? Pour en savoir davantage, consulter sur Facebook: chic-planete.toulon. ou téléphoner au 06 71 50 84 78.

Lyliane

11/06/2018

Les capacités prodigieuses des plantes...

Dans Télérama de fin mai 2018, Mr Vincent Rémy a recueilli les propos du neurobiologiste italien Mr Stefano Mancuso, qui regarde les plantes avec un œil de jardinier. En effet, ce scientifique a pris conscience, au moment de son doctorat, «du mépris dans lequel on tient le monde végétal» et il propose de regarder les plantes autrement C'est pourquoi, il a écrit, avec Mme Alessandra Viola, un ouvrage de 240 pages publié chez Albin Michel intitulé: «L'intelligence des plantes».

 

Mr Mancuso a remarqué que l'on parle des plantes uniquement d'un point de vue esthétique ou en fonction de leur usage. La conception d'Aristote notamment attribuant aux plantes «une âme de bas niveau» aurait beaucoup influencé les savants du monde entier, alors que Mr Charles Darwin reconnaissait déjà dans ses écrits de botaniste le pouvoir des racines des plantes...

 

Selon le neurobiologiste italien, le monde végétal possède une forme d'intelligence, qui lui permet de survivre en dépit de son immobilité. Mr Mancuso a nommé cette capacité «neurobiologie végétale» dès 2005. Il démontre avec ses collègues en effet que «les plantes ont les mêmes capacités que les animaux en matière d'apprentissage, d'échanges, de communication. Bien qu'ils ne soient pas dotés de neurones comme les animaux ou les humains, les végétaux sentent par toutes leurs cellules les plus petits changements dans leur milieu, grâce à des photorécepteurs captant la lumière, l'humidité, les champs électromagnétiques...

 

Les racines des plantes par exemple peuvent «détecter les substances chimiques (phosphore ou azote) et même percevoir des fréquences basses (entre 50 et 400 hertz)». Sans sombrer dans une sorte de dessin animé en leur prêtant des intentions, Mr Mancuso reconnaît aux plantes, à travers diverses expériences de laboratoire, la capacité de communiquer et d'échanger des informations sur l'état du sol, le présence de prédateurs... Elles vivraient également en symbiose avec des champignons et des bactéries.

 

Alors que des multinationales comme Bayer-Monsanto bloquent toutes les études allant contre leurs intérêts, dépensent des sommes folles avec les OGM et poussent l'agriculture mondiale vers la chimie, Mr Mancuso pense qu'on pourrait au contraire «faire des choses extraordinaires en observant les capacités des plantes». Un travail sur la photosynthèse par exemple mériterait d'être entrepris par tous les laboratoires... Ils ne sont que 5 à pouvoir s'y consacrer aujourd'hui! En France, Mr François Bouteau de l'Université Paris-Diderot y travaille actuellement.

 

Selon Mr Mancuso, nous ne connaissons que 50% des espèces végétales et certaines disparaissent en raison de la pollution, alors qu'on continue à couper des arbres notamment dans les forêts primaires d'Amazonie... Tout cela devrait nous inciter à mettre des moyens, comme le fait modestement l'Union Européenne, afin de comprendre comment les plantes travaillent pour lutter contre la pollution de l'air, ce qu'elles mettent en place pour le climat... N'oublions pas, écrit le journaliste, que ce sont les algues qui ont crée l'oxygène et que le premier texte sumérien écrit par l'être humain (3 500 ans avant notre ère) consistait en des conseils d'un père à son fils pour cultiver la terre: «non seulement pour assurer sa subsistance, mais surtout en pensant aux générations futures»... Jusqu'aux années 1950, cet état d'esprit était resté celui de l'agriculture.

 

L'article de Télérama se termine en posant la question suivante: « Ne serait-il pas urgent actuellement de cesser de détruire des espèces animales et végétales, de polluer les sols, l'air et l'eau de la planète en retrouvant le respect de la vie?» Alors, à mon tour, je me permets de proposer que tous ceux qui se reconnaissent dans cet appel de Mr Mancuso s'engagent dans leurs réseaux locaux, leur fassent connaître l'ouvrage «L'intelligence des plantes» et aident à faire germer autour d'eux le désir de protéger tout le Vivant de notre planète.

 

Pour en savoir plus, consulter également les ouvrages du forestier allemand: Mr Peter Wohlleben (L'intelligence des arbres) et le film réalisé par Julia Dordel et Guido Tölke réalisé au sujet d'un de ses ouvrages ou des sites sur Internet comme: www.youtube.com, www.albin-michel.fr ou www.science-et-vie.com.

Lyliane

10/06/2018

Avant d'être des migrants, ce sont des enfants...

Médecins du Monde nous propose, dans un flyer que j'ai reçu ces jours-ci, de rétablir ensemble l'accès aux droits et aux soins des enfants et adolescents non accompagnés. Tout d'abord, il demande de faire comme eux dans leurs maraudes: d'aller à la rencontre des mineurs isolés qui vivent dans la rue, de les leur signaler pour qu'ils puissent les aider à se reposer et manger. De plus, si nous faisons un don de 50 euros par exemple nous pouvons permettre à Médecins du Monde d'organiser une maraude.

Il faut savoir que ces jeunes sans représentants légaux ne peuvent pas être pris en charge à l'hôpital, même s'ils sont blessés ou malades. Et même lorsque ces enfants disposent d'un acte de naissance, on les accuse de les avoir falsifiés. Les équipes médicales de Médecins du Monde les reçoivent en consultation et leur dispensent des soins dans leurs centres. En outre, choqués par les épreuves qu'ils ont endurées (pertes de leurs parents, violences subies, passé d'enfants-soldats...), "ils ont besoin d'un suivi psychologique pour les libérer de leurs traumatismes et les aider à se reconstruire".

Peu d'enfants et d'adolescents connaissent leurs droits. Notre système juridique, administratif et social est en effet relativement complexe. Les équipes de Médecins du Monde accompagnent les jeunes dans leurs démarches pendant un an environ, leur permettent d'avoir accès à un interprète… Beaucoup aimeraient aller à l'école, reprendre des études, mais  souvent les Services de l'Aide Sociale à l'Enfance leur refusent un logement et les condamnent à se cacher dans les rues de peur d'être obligés de quitter le territoire.

A ce jour, ces jeunes mineurs sont environ 25 000 dans notre pays. Aidons les à travers Médecins du Monde à sortir de la rue et à pouvoir mener une vie décente en étant scolarisés et protégés par des adultes. Pour toute information à ce sujet, consulter sur Internet: www.medecinsdumonde.org.

09/06/2018

La culture en lasagnes est bonne pour la biodiversité...

Dans le journal Nice-Matin du 15/5, par la plume de Mr Rémy Marceau, nous apprenons qu'un jardinier niçois, du nom de Mr Philippe Moreau, a expliqué au cours d'une conférence publique ce qu'est la culture en lasagnes. Comme son nom l'évoque, ce mode de culture se fait à l'automne par une superposition et une alternance de couches de matières organiques verte (herbe) et sèche (feuilles, brindilles) sur 5 cm environ. On termine généralement par une bonne épaisseur de terreau et on laisse reposer le tout jusqu'aux beaux jours, au moment où l'on va s'occuper du potager.

 

En cela, l'être humain s'inspire de la nature. Mme Patricia Lanza, qui a documenté ce genre de culture, a, en effet, regardé ce qui se passe en forêt. Le multicouche, que ce soit sur butte, en jardinière ou en bordure, permet la décomposition des bactéries sur le vert comme la croissance plus lente des champignons sur le sec. Il se produit une montée en température, qui permettrait de semer et de planter plus tôt. Pour être efficace, la maturation doit durer environ 2 mois.

 

L'hiver, on peut également pailler le jardin. Mais l'herbe fraîche de tonte, stockée ou glanée alentour, la taille des haies et arbustes, tout cela peut être utilisé. On n' utilise ainsi que très peu de terreau et absolument aucun engrais. Le conseil du jardinier est de planter assez densément et de faire des associations (par exemple tomates, basilic et ail...). La vie souterraine d'un tel jardin en lasagnes est très importante. C'est, quoi qu'il en soit, une culture de manière naturelle qui «donne un bon coup de pouce à la biodiversité».

 

Pour approfondir le sujet, contacter par exemple: www.gerbeaud.com ou https://www.rustica.fr/articles.../technique-lasagna-bed-ou-jardin-lasagnes,3098.html

Lyliane

08/06/2018

Une start-up pour fabriquer de «l'énergie verte»

Le supplément de Nice-Matin «Nous», sous la plume de de Mme Sophie Casals, nous présente l'initiative originale de Mr Gaël Desperriès.

Cet ingénieur, diplômé de l'Ecole Centrale à Paris, après une dizaine d'année de travail chez Alstom, puis chez SBM Offshore, a crée sa start-up Skavenji en 2016 à Nice et il l'abrite au sein de l'incubateur Paca Est. Il a mis au point une sorte de box, raccordée soit à un panneau solaire, soit à une éolienne, pour permettre aux citoyens français de générer de l'électricité chez eux. Il montre en effet comment, à notre échelle, nous pouvons nous impliquer dans la transition énergétique et les énergies renouvelables. Pour lui, grâce à sa box Skavenji, «la production d'électricité sera bientôt aussi simple que de faire pousser des tomates sur son balcon»...

 

Voulant favoriser la production de petites quantités d'électricité par de simples citoyens, il a mis au point une box habillée de bois et équipée de prises de courant et USB, qui se raccorde à des sources d'énergie: panneau solaire, éolienne, vélo d'appartement. A l'intérieur, se trouve une batterie qui stocke la production électrique. On peut s'y brancher pour recharger son téléphone portable, son ordinateur, une lampe, une perceuse, une chaîne stéréo... Toutefois, quand la source d'énergie renouvelable n'est pas suffisante, la box bascule sur le réseau électrique.

 

Une campagne de financement participatif lui a déjà permis de récolter 16 450 euros. Son objectif est de mettre ses premières box sur le marché en octobre 2018. Pour le moment elles sont en prévente sur www.skavenji.fr au prix de 360 euros. C'est un choix purement écologique à ses yeux. Il a en effet couplé sa box à une appli qui permet de mesurer sa production, d'évaluer ses économies et l'impact écologique de ses efforts. Car son but est avant tout pédagogique, afin de sensibiliser les citoyens à ne pas gaspiller l'énergie...

 

Mr Desperriès a noté, en outre, que chaque année on jette 45 millions de déchets électriques dans notre pays. Aussi, à partir de matériaux de récupération (vieux moteurs d'imprimantes, vieilles dynamos, alternateurs de scooters, vieux panneaux solaires, tubes PVC...) il recycle beaucoup de déchets. Il construit avec, par exemple, de petites éoliennes. L'idée lui en est venue sur le Low-Tech Lab, un projet de recherche et de documentation collaborative à l'échelle internationale, qui vise des solutions efficaces et respectueuses de l'environnement.

 

Si vous êtes sensible au développement durable et si vous vous sentez en phase avec l'écologie et l'environnement, vous consulterez à votre tour cette plate-forme d'échanges, où tout le monde peut partager en open source ses bons plans et ses tutoriels de fabrication avec d'autres bons bricoleurs...

N'hésitez donc pas à regarder régulièrement leur site Internet sur: www.lowtechlab.org, pour contribuer à l'innovation low-tech et bénéficier de ses découvertes.

Lyliane

 

06/06/2018

Audition Solidarité recycle les appareils auditifs...

L'Association Audition Solidarité, lauréate en 2016 des Héros de Notre Temps, selon un article de Mme Lauriane Clément, recycle les appareils auditifs afin de les redistribuer aux personnes démunies. En effet, si l'on possède un appareil auditif usagé, il est possible de l'envoyer à Audition Solidarité, 1, Impasse des Mésanges - 40180-Yzosse ou le déposer chez des audioprothésistes solidaires. La liste de ceux-ci est disponible sur le site:www.auditionsolidarite.org.

 

En 10 ans, l'association a remis en état 2031 appareils auditifs sur les 4040 envoyés. Au sein de l'association, 7 salariés audioprothésistes ou électroniciens récupèrent les pièces et essayent de faire fonctionner les appareils. 220 mécènes soutiennent ce mouvement. En plus de cette fonction réparatrice, les membres de l'association sillonnent les écoles et les conservatoires de musique pour faire de la prévention auditive auprès des jeunes.

 

Voilà une initiative utile et qui mérite amplement d'être connue.

Lyliane

 

01/06/2018

Devrions-nous réduire notre consommation de viande pour notre santé et le bien-être animal?

Lors de l'émission "C'est dans l'air" sur la 5ème chaîne, ont été examinés le 21/5/2018, successivement toutes nos habitudes alimentaires depuis l'après-guerre, dont le mouvement "vegan" en présence de Mme C. Roux et d'intervenants sur le plateau. L'appel de Mmes Sophie Marceau et Brigitte Bardot (ainsi que de l'association L 214) en faveur du bien-être animal en était le point de départ. Car, en France, dans les abattoirs, certaines fermes industrielles, les sociétés qui élèvent des poulets en batterie, on s'aperçoit aujourd'hui que l'élevage et l'abattage sont loin d'être respectueux envers les animaux. Des images choquantes nous ont été montrées...  

Voici leur appel aux députés et au grand public:" Dans les cages, le cauchemar continue. Après les 2 enquêtes révélées cette semaine, L214 dévoile de nouvelles images d’un élevage en Bretagne. Comme Sophie Marceau demandons à nos députés de mettre fin à ce supplice. » L’injonction est claire. La célèbre association de défense du bien-être animal a rendu public ce dimanche une nouvelle vidéo dénonçant les conditions d’élevage des poules pondeuses".

Transportés en pleine chaleur sur de longues distances, entassés et parqués dans des cages ou sur du béton, nourris de façon artificielle, ne voyant jamais le jour, porcs, veaux, agneaux, poulets... sont, en effet, dans ces lieux clos traités comme des objets et non comme des êtres sensibles que nous devrions traiter dignement. Heureusement, le reportage montrait également des éleveurs soucieux de leurs bêtes! Ce qui nous amène à nous poser la question: même s'ils sont voués à être abattus pour nous nourrir, ne pourrions-nous pas au moins éviter aux animaux des souffrances horribles?

Régimes végétariens, végétaliens, vegan peu à peu gagnent du terrain. Des raisons médicales (cholestérol, pollution...) et éthiques font en effet baisser la consommation de viande et de poisson dans notre pays. Signe de richesse après guerre, la consommation de viande rouge midi et soir est en baisse sérieuse dans tous les ménages français. Depuis 1980 environ, où il a débuté, ce mouvement s'est amplifié après 1998 et le scandale de la "vache folle" nourrie de farines animales en lieu et place d'herbe. Seule la volaille résisterait, alors que 85% du poulet consommé en France est importé et que sa qualité sanitaire n'est pas assurée. L'être humain étant omnivore, les régimes sans viande n'auraient pas de répercutions néfastes sur la santé humaine, à condition que les personnes trouvent un nouvel équilibre, grâce notamment aux protéines végétales.

Selon les intervenants, 6 français sur 10 seraient prêts à payer plus cher pour manger mieux et être sûrs que les animaux sont bien traités. Ils s'intéressent désormais à la provenance des animaux de boucherie, d'où prolifération de labels et de certifications. Là où l'on prônait la quantité de protéines, on revendique de nos jours un droit à la qualité pour manger de façon saine. Ailleurs, dans les pays en voie de développement par exemple, ce problème ne se pose pas. Chacun a le souci quotidien d'arriver à nourrir sa famille. Dans certains pays, comme en Afrique, l'élevage est même un facteur important de revenu comme de subsistance.

Le slogan: "consommer moins, mais consommer mieux", semble à l'ordre du jour. La plupart des Français seraient actuellement "flexitariens" sans le savoir, c'est à dire qu'ils mangeraient moins de viande, mais de meilleure qualité et consommeraient davantage de fruits et légumes non traités... Pour approfondir le sujet, consulter par exemple sur Internet: www.welfarm.fr ou www.blog.rue-du-bien-etre.com. 

Lyliane

Appel aux citoyens français pour défendre l'intérêt général en matière d'écologie...

Mr Hervé Lebreton, professeur de mathématiques et auteur de l'ouvrage paru en avril 2018 "Je veux vivre en démocratie" avec son Association "Pour une démocratie directe" a rendu publiques, dans son ouvrage paru chez Max Milo, de nombreuses dérives dans nos institutions françaises. Il réclame notamment plus de transparence chez nos élus (conflits d'intérêts, réserve parlementaire, enrichissement personnel de certains élus…). Considéré comme un "lanceur d'alerte", il est suivi de près par les Renseignements Généraux, certains députés et sénateurs… Pour en savoir plus, consulter par exemple son site ou celui des éditions Milo.

Même si je ne souhaite pas m'engager sur ce terrain là, (plutôt risqué au demeurant), cet homme pose une question qui m'a donné le désir d'écrire cet article: "De simples citoyens peuvent-ils défendre l'intérêt général". Personnellement, je pense qu'il est grand temps de ne plus nous contenter de ronger notre frein et d'accepter que, décision après décision, nos élus ajournent ou dénaturent des lois urgentes sous le poids de lobbys industriels. Hier, 30/5/2018, je lisais sur Internet un article du Journal Libération à propos de la Loi Agriculture et Alimentation. Son titre  était:" Pourquoi les lobbys gagnent-ils toujours à la fin?" et il m'a renforcée dans mon ressenti d'un "trop c'est trop"!. 

Le journaliste de Libération cite notamment que, dans la loi votée hier, toutes les mesures visant à restreindre la dangerosité du glyphosate, herbicide reconnu pourtant cancérogène par l'O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé), ont toutes été repoussées: survol par des drones des champs traités, zone de protection autour des habitations, transparence de l'industrie des pesticides, fonds d'indemnisation des victimes du glyphosate… Il y avait déjà eu le C.E.T.A, les prospections offshore de Total en Guyane, les résistances du lobby nucléaire à fermer de vieilles centrales, des scandales sanitaires… Nous pouvons nous interroger: jusqu'où sommes nous prêts à aller sans réagir? 

Le journal Libération pose également à juste titre deux questions importantes: "Notre démocratie serait - elle polluée, dans le plus grand secret, par des abus et des conflits d'intérêt"? Notre Assemblée Nationale serait - elle la plus pro-business de notre histoire?" Je pense, pour ma part, qu'il est encore temps de peser sur nos élus de quelque bord qu'ils soient, députés comme sénateurs, et de ne pas continuer à paraître d'accord avec des textes votés en notre nom. Le Ministre Mr N. Hulot, en qui beaucoup avaient placé leur espoir, "prétend réconcilier économie et écologie"...Cela signifierait-il que l'économie primerait sur la défense de l'environnement?...

Il me semble, quoi qu'il en soit, qu'il est grand temps de faire savoir, par tout moyen pacifique à notre portée (pétitions, tweets, courriers, articles, conférences, réunions associatives, interviews…), que nous n'approuvons pas les reculades gouvernementales successives, qui ne vont pas dans le sens d'une protection des citoyens comme de notre planète. Allons-nous enfin nous réveiller et réveiller les consciences comme par exemple tente de le faire Mme Elise Lucet dans Envoyé Spécial avec les Monsanto Papers ou en dénonçant le lobby du tabac… ou Mme Marie Monique Robin à travers ses films engagés? Cet article est comme un appel citoyen à pratiquer une forme de démocratie directe et à ne plus ajourner à demain un sursaut, pacifique mais nécessaire, des citoyens que nous sommes.

Pour conclure, je conseillerai à tous de lire non seulement l'ouvrage de Mr Hervé Lebreton, mais aussi celui de Mr Maxime Combes intitulé: "Sortons de l'âge des fossiles!" paru au Seuil en octobre 2015. Pour ceux qui voudraient lancer un sondage ou une pétition, s'adresser sur Internet à www.mesopinions.com, site de sondages et de pétitions en ligne.Mesopinions.com : Site de petitions et de sondages en ligne - Créer, gérer gratuitement vos pétitions et vos sondages en ligne Ensemble, tout devient possible !

Lyliane

 

 

30/05/2018

Prise de conscience citoyenne en Europe

Le procès en appel d'une ONG contre les Pays-Bas s'ouvre ce lundi. La condamnation de l'Etat en première instance avait ouvert la voie à de nombreuses actions.

 

Le 24 juin 2015, pour la première fois, un Etat (les Pays-Bas) était condamné par la justice, après une plainte de l’ONG Urgenda, à prendre immédiatement de plus fortes mesures pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre : les diminuer d’au moins 25% par rapport à 1990 et d’ici fin 2020. Trois ans plus tard, bien que cette décision soit entendue en appel à partir de ce lundi devant la Cour de La Haye, l’affaire Urgenda Foundation vs. The State of Netherlands a inspiré une multitude de procès à travers le monde, et notamment en Europe.

«Cette victoire fut l’étincelle qui a lancé le mouvement mondial de citoyens demandant aux tribunaux de forcer les Etats à passer à l’action sur le climat, assure Dennis Van Berkel, conseiller juridique de l’ONG néerlandaise Urgenda. Les gouvernements savent maintenant qu’ils ne peuvent plus se rendre dans des conférences internationales et déclarer qu’ils prendront des mesures contre le changement climatique sans le faire réellement. Ils peuvent se retrouver devant un juge à expliquer pourquoi ils n’ont pas agi tout en sachant qu’ils devaient le faire.» En Suisse, en Irlande, au Royaume-Uni, en Allemagne, au niveau européen, les procès ont essaimé en quelques années et, même sans aboutir, poussent les gouvernements à agir.

 

Un outil démocratique

En Belgique, depuis 2014, l’association l’Affaire Climat a réussi à réunir 35 000 codemandeurs dans leur plainte lancée contre les autorités belges. «Nous voulons que les politiques belges de lutte contre le changement climatique cessent d’être incohérentes, déclare Serge de Gheldere, président de l’Affaire Climat. Notre action en justice n’est pas une agression contre l’Etat mais une utilisation d’un outil démocratique.»

Le gouvernement irlandais fait aussi les frais des velléités judiciaires d’environnementalistes inquiets de son manque d’actions face aux changements climatiques. «La mobilisation des ONG sur le sujet n’a pas permis de provoquer de revirement de la part du gouvernement, explique Sadhbh O’Neill de l’ONG les Amis de la Terre Irlande, à l’origine d’un procès lancé en octobre 2017. Nous attaquons l’Etat car nous avons besoin d’incitations politiques pour changer les comportements.» Le 24 mai, ce sont 10 familles française, européennes, kenyane et fidjienne qui ont attaqué en justice l’Union européenne pour son manque d’actions en faveur d’un climat sain. Les entreprises les plus émettrices en gaz à effet de serre commencent aussi à être visées. Après le Péruvien Saúl Luciano Lliuya qui a poursuivi le géant allemand de l’énergie RWE pour sa participation au changement climatique, les Amis de la Terre Pays-Bas ont lancé une procédure, début avril, contre Shell, autre monstre de l’industrie des énergies fossiles.

 

Changement de paradigme

«Bien que les jurisprudences ne soient pas transposables d’un pays à un autre, plus il y aura de procès de ce type en Europe, plus il sera facile de démontrer que les arguments avancés sont pertinents, souligne Sébastien Duyck, avocat au Centre pour le droit environnemental international. Le droit est une affaire vivante. Chaque cas apporte de nouveaux principes juridiques sur lesquels peuvent s’appuyer les juges.»

Un des freins aux actions judiciaires sur le climat a été le manque d’expérience des juges sur les questions de droit environnemental et de changement climatique. Plusieurs initiatives universitaires en Europe visent à les former sur ces enjeux. Pour Emilie Gaillard, maître de conférences à l’université de Caen et spécialiste de droit de l’environnement : «Nous observons un changement de paradigme dans la discipline. Ces actions en justice introduisent aussi une nouvelle entité juridique : le droit des générations futures.»

Un principe qui existe déjà dans le préambule de la Charte de l’environnement française et sur lequel pourrait s’appuyer un hypothétique procès climatique en France. «Le droit doit évoluer en fonction de cette prise de conscience citoyenne pour un meilleur respect de la Nature», reprend la juriste. En France, plusieurs cabinets d’avocats et l’association Notre affaire à tous planchent sur de futurs recours judiciaires qui pourraient aboutir dans les prochains mois.

 

Aude Massiot - Liberation - lundi 28 mai 2018

26/05/2018

Passer à une économie bleue, selon les recommandations de Mr Gunter Pauli...

Mr Gunter Pauli est bien connu de nos jours pour avoir crée la fondation Zeri - Zero Emission Research and Initiatives,-, alors que nous le connaissions précédemment comme le fondateur de la marque Ecover, attachée à vendre des produits ménagers à base d'huile de palme. Mais, il faut savoir que Mr Pauli avait très vite réalisé qu'en faisant cela, il contribuait à la destruction de la forêt tropicale d'Indonésie. Il est donc aujourd'hui  populaire pour avoir changé de politique commerciale en tant que "repenti de l'économie verte". Membre du Club de Rome, avec d'autres personnes du monde scientifique, économique et politique, Mr Pauli essaie désormais de poser les fondements d'une écologie politique moderne.

Mr Gunter Pauli , originaire de Belgique, a publié en 2011  "L'économie bleue, 10 ans, 100 innovations et 100 millions d'emplois" chez Caillade Publishing, un ouvrage qui résume des solutions récoltées un peu partout dans le monde et qui est traduit en 40 langues. Il offre dans son ouvrage des idées en open source et il indique des "business models".  Dans l'économie bleue qu'il préconise, il distingue 4 principes essentiels: s'opposer à l'économie rouge (industrie linéaire), aller au-delà de l'économie verte circulaire, mais qui cause encore quelques impacts environnementaux tout en se soumettant aux lois de la physique.

Selon Mr Pauli, l'économie bleue est certes une économie circulaire, mais elle transforme de façon durable sans polluer. Elle serait même capable de régénérer notre environnement. Il essaie de transposer à l'échelle industrielle les prouesses de la nature. Pour lui, notamment mondialisation rime avec maritimisation. Car la mer, selon Mr Pauli,  serait notre avenir et un remède anti-crise.

En France, le Parlement a adopté le 21/6/2016 un projet de loi sur le modèle de la "blue economy". C'est l'occasion de promouvoir un nouveau modèle d'affaires afin d'inspirer les entrepreneurs à façonner une nouvelle économie fondée sur l'innovation. Mr Pauli se tourne notamment vers les jeunes et il leur propose des "fables", pour qu'ils apprennent à travers les sciences. Pour en savoir plus, consulter l'ouvrage "l'économie bleue expliquée aux enfants" ou les sites Internet: www.zeri.org. ou www.icdd.fr.

Lyliane

Les immortelles, espèces méditerranéennes intéressantes à tous égards...

Dans le supplément week-end de Nice-Matin, Mme Laurence Lucchesi s'attache à nous détailler les nombreuses vertus des immortelles. Elle s'appuie sur les propos de Mr Lionel Brault, propriétaire du Domaine de la Royrie à Grasse, à qui elle est allée rendre visite. Le parfum pénétrant des immortelles, qui poussent de manière sauvage en Corse comme sur tout le pourtour méditerranéen, en est la première caractéristique notable. 

On en fait tout d'abord de très jolis bouquets secs avec ses fleurons jaunes vif. Et il faut savoir que son huile essentielle, obtenue par enfleurage à froid, s'avère plus efficace que l'arnica pour remédier aux ecchymoses. C'est en outre  un excellent produit cosmétique grâce à ses vertus antirides et cicatrisantes pour tous les problèmes cutanés (rougeurs, acné...). Appelée aussi "faux curry", l'immortelle peut même être utilisée en cuisine.

Mr Brault et son épouse ont acheté au départ une dizaine de plants à un producteur bio de Corse, afin de tenter de les acclimater sur la Côte d'Azur. Cela a si bien marché qu'il y a plus de 2 ans ils en ont planté 600 pieds. A l'occasion de la demande de reconnaissance par l'Unesco des savoir-faire liés aux parfums, ils ont appris qu'autrefois les parfumeurs achetaient des oliveraies, où ils plantaient des fleurs entre les arbres. De ce fait, ils obtenaient alors à la fois l'huile et la fleur. 

Si l'on veut planter en mars/avril des immortelles dans son jardin, les exposer au sud et ne pas trop les arroser. Sauf au moment de la plantation, elles sont en effet peu exigeantes en eau. Elles seront prêtes à être coupées pour en faire des bouquets en juin/juillet. On les fera sécher la tête en bas pour les conserver longtemps. De nos jours, il a été découvert que le parfum épicé des immortelles ferait fuir les sangliers.

Pour en savoir davantage au sujet des immortelles, consulter le site:  www.oleologie.fr.

25/05/2018

Pacte France-Climat avec la société civile...

 

                         Demain est entre nos mains

 

Une dizaine de grands débats publics sont déjà organisés d’ici l’été.

           14 mai débat à Lorient

  • 16 mai conférence à Saint Etienne 

  • 17 mai débat Etudiants Ile de France à Jussieu après une rencontre avec 150 collectivités organisée par l’ADEME.

  • 18 mai Festival chapitre Nature (Indre).

  • 22 mai débat à la mairie d’Epernay

  • 23 mai débat public invité par les étudiants de Audencia à Nantes

  • 13 juin Bordeaux débat en partenariat avec l’Université

  • 18 juin débat en partenariat avec Alternatiba à l’Université de Clermont Ferrand.

  • 28 juin conférence au Ministère des Finances à Bercy Paris

  • 30 juin Débat public à l’invitation du MUCEM à Marseille

  • 7 juillet Grand débat public “Planète en fête” en Mayenne

  • 8 juillet Grand débat public dans les Côtes d’Armor.

Les dates des débats de Grenoble, Madrid et Amsterdam ne sont pas encore fixés mais ces débats sont prévus avant l’été.

 
 

Dans le même temps, l’action de plaidoyer continue en France et à Bruxelles :

  • Pierre Larrouturou a été invité par le groupe énergie du groupe LREM à l’Assemblée Nationale pour présenter le Pacte Finance Climat devant une quinzaine de députés. L’accueil était très favorable et les échanges très enrichissants.

  • Bruno Lechevin, qui était le Président de l’ADEME jusqu’au 15 mars 2018, a décidé de nous rejoindre pour mettre son énergie et sa longue expérience en matière de transition écologique au service du Pacte Finance Climat.

  • Lundi 23 avril, à Bruxelles, nous étions invités au siège de la BEI (Banque Européenne d’Investissement) pour un débat avec, entre autres, un représentant de la Banque Centrale Européenne. Là aussi, on voit que nos idées sont accueilies favorablement et que beaucoup s’inquiètent de l’avenir de l’Europe si elle n’est pas capable de se donner enfin un vrai projet. 

 

Demain est entre nos mains

“Comme des somnambules, nous marchons vers la catastrophe” déplore Edgar MORIN.

Allons-nous rester sans réagir ? Le pire n’est jamais sur: un autre modèle de développement ne demande qu’à naître des fractures de la société actuelle.

A nous de dire haut et fort ce que nous voulons pour notre avenir et l’avenir de nos enfants.

La diversité de nos soutiens montre la solidité de notre projet. Rien n'empêche les Chefs d’Etat de reprendre notre projet. Rien… si ce n’est l’inertie du système et le poids de quelques lobbies.

Pour lutter contre cette inertie et contre ces lobbies, il est crucial que nous soyons le plus nombreux possible à nous engager.

Les mois qui viennent seront décisifs. Il faut nous rassembler, faire corps pour décider de notre avenir.

Si vous n’êtes pas encore dans un groupe local, n’hésitez pas à en rejoindre un. Et même en restant isolé-e, n’hésitez pas à parler de notre projet autour de vous, en incitant vos amis, vos voisins, vos collègues à signer notre Appel.

Bien amicalement

L’équipe nationale

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=> Si vous ne l'avez pas encore fait, nous ne pouvons que vous encourager à rejoindre un comité local près de chez vous. 
=> Pour suivre notre actualité régulièrement, suivez-nous sur Twitter

Par ailleurs, nous avons produit deux supports de communication pour que vous puissiez les diffuser autour de vous: un 4 pages grand format, un 4 pages demi-format et un livret de 16 pages est en cours de rédaction. Un grand merci à Lee et Jean-Michel pour leur travail. 

Le nouveau minimalisme ou l'art de vivre avec l'essentiel...

La revue Avantages a publié sous la plume de M.L.M. un article, égayé de témoignages, destiné à faire prendre conscience au grand public qu'une vie "minimaliste" c'est-à-dire plus économe et écolo est de nos jours fortement recommandée. Par exemple, il est écrit que l'on peut réduire ses déchets, compresser sa garde-robe, éviter les emballages par des achats en vrac, recycler ses objets inutilisés en allant dans des ressourceries ou des associations qui récupèrent meubles, livres et vêtements comme Emmaüs, faire soi-même certains produits et partager avec autrui le gros équipement de bricolage et de jardinage...

On peut se poser la question si ce nouvel art de vivre est une mode ou si elle permet de sortir en partie de la société de consommation en se reconnectant à ses véritables besoins. Le minimalisme est-il pour autant triste, culpabilisant et synonyme de retour en arrière? Les témoignages publiés ne semblent pas aller dans ce sens. Au contraire, la plupart soulignent le côté économique, sain, voire ludique de ce mode de vie qui allège et ouvre sur les autres. Après le "chacun pour soi" commence à naître en effet un espace de partage.

Après la période dominée par l'obsolescence programmée des appareils, le gâchis alimentaire, les emballages qui polluent tout notre environnement, les jouets plastiques made in China qui cassent rapidement et les achats compulsifs qui ne servent jamais, il s'est crée dans notre pays un mouvement pour se délester de l'inutile et pour viser la qualité dans ses achats. Des "repair café" se sont notamment crées pour réparer les objets, des sites de troc sont nés, des ateliers de création de produits ménagers, des associations "zéro déchet" ont vu le jour...

La première étape conseillée semble être d'accepter de faire le tri dans ses affaires en évitant le " je garde au cas où". Donner, vendre, échanger, tout est possible plutôt que jeter ou de s'encombrer inutilement! Puis, avant chaque nouvel achat, il est recommandé de se poser la question: en ai-je vraiment besoin? n'ai je pas déjà quelque chose de semblable? Généralement cela freine les élans irréfléchis. Ensuite, innover en organisant par exemple un apéro sans rien acheter avec des produits savoureux "faits maison" comme des chips d'épluchures de carottes, du caviar d'aubergines et des bâtons de carottes, des feuilles d'endives remplies de fromage blanc, de l'houmous, un cake aux courgettes et à la feta...

Certaines personnes choisissent de ne garder que savon de Marseille, bicarbonate et vinaigre blanc à la place des produits ménagers qui remplissaient leurs placards. D'autres trouvent leur bonheur dans des brocantes ou en rénovant de vieux vêtements. D'autres fuient les supermarchés et vont chez des producteurs locaux, dans des A.M.A.P. faire leurs achats hebdomadaires. Non seulement on gagne en temps et en argent, mais on se sent plus créatif. S'alléger malin est en effet à l'ordre du jour!

Pour aller plus loin avec cette démarche responsable, il est conseillé de lire les ouvrages suivants: " Le bonheur est dans le peu" de Mme F. Jay (éditions First), chez Thierry Souccar "Familles zéro déchet", "Ciao Bazar" au Courrier du Livre, "Le Livre du Lagom par Mme Thoumieux, "J'arrête de surconsommer" aux Editions Eyrolles par Mr T. Siceaux paru aux Editions First ou "Labo zéro conso" aux Editions Eyrolles ou "Change" de Mme A. Olive (Editions Edilivre). Il est également utile de suivre les conseils de l'Ademe - www.ademe.fr - comme de consulter les sites Internet ou les blogs: www.famillezerodechet.com, www.lacabane-antigaspi.com, myslowlife.fr, www.consovrac.com, www.unpeubocauxalafolie.com, www.marseillevert.fr, ressourcerie.fr, www.geev.com, www.demenagersansdemenager.fr ou www.labourseoulavie.fr, label-emmaus.com, www.myscandinavianhome.com...

Lyliane

24/05/2018

Déchets chimiques des particuliers: comment les jeter sans danger?

Dans le supplément à Nice-Matin: Nous, j'ai découvert un article de Mme Caroline Ansart au sujet des déchets chimiques des particuliers et de l'interrogation de beaucoup de personnes sur la meilleure façon de s'en débarrasser. Ce sont généralement des produits utilisés pour le bricolage, le jardinage, l'entretien automobile ou l'entretien de la maison. Ils nécessitent en effet une prise en charge spécifique et sécurisée. Ils ne doivent donc pas être jetés dans les poubelles des ordures ménagères ou dans les poubelles de recyclage des emballages, même s'ils sont vides. On estime à 60 000 tonnes la quantité de ces emballages de déchets chimiques détenus en France chez des particuliers.

Il faut savoir que, depuis 2013, il existe un éco-organisme pour "déchets diffus spécifiques" ou EcoDDS, chargé de superviser leur collecte et leur traitement, complétant la filière (emballages, déchets électroniques...). Tous les acteurs de cette filière (fabricants, revendeurs...) paient une contribution. Il appartient donc aux particuliers d'apporter ces déchets chimiques dans une déchetterie avec du personnel formé pour les manipuler. Il est donc nécessaire de se renseigner auparavant. Depuis 2014, EcoDDs organise aussi des journées de collectes ponctuelles de ces déchets chimiques sur le parking des enseignes de bricolage partenaires.

Evitez de mélanger les produits chimiques et de les transvaser, car un accident est vite arrivé. Dans un centre de traitement ad hoc, les peintures et produits phytosanitaires, vernis, colles... sont habituellement incinérés. Les acides et les bases subissent un traitement physico-chimique.  Les filtres à huile des voitures peuvent être recyclés, par récupération du métal, de l'huile et du papier. Les aérosols sont généralement recyclés.

 

évacuation et tri des déchets chimiques 

Pour contrer le problème d'abandon dans la nature de produits dangereux ou polluants, EcoDDS  vous renseigne. Par géolocalisation, l’éco-organisme indique les points de collecte les plus proches de chez vous. Il s’agira soit de déchetteries, soit d’opérations de collecte ponctuelle. D’ores et déjà, près de 2 500 déchetteries, sur les 4 200 existantes en France, sont répertoriées, couvrant 60 % de la population. Ces dernières années, les opérations de collecte ponctuelle ont été organisées en juin et en octobre dans 4 grandes régions : Ile-de-France, Nord Pas de Calais, Rhône Alpes et Pays de la Loire. Toutes les informations, dates et lieux de collecte sont mises en ligne en amont sur le site d'EcoDDS.

Bref, un bon trieur se renseigne à sa déchetterie et ne fait pas n'importe quoi avec ses déchets polluants! Pour en savoir plus, s'adresser par exemple à : www.serviceactionsante.fr/Collecte-Dechet/Industriels/ ou à www.recyclage.veolia.fr ou même à https://ecodds.com/particulier pour connaître les possibilités de dépôt près de chez soi.

Lyliane

23/05/2018

Cuisiner sans jeter...

Dans "Nous", supplément de Nice-Matin, un article de Mme Sophie Casals nous incite à réduire nos déchets jusqu'à arriver à "zéro gaspi". Elle s'inspire notamment de l'ouvrage intitulé: "La cuisine zéro déchet" de Mme Stéphanie Faustin (éditions rue de l'Echiquier) et de témoignages de jeunes femmes niçoises, qui ont décidé de partager leurs astuces lors d'une soirée coaching "Cuisine zéro déchet".

Il faut savoir tout d'abord que chaque Français jetterait en moyenne 20 à 30 kg de nourriture chaque année, soit environ 7kg de produits emballés et 13 kg de fruits et légumes abîmés, le reste étant des produits non consommés. Parmi les aliments le plus souvent mis à la poubelle figureraient en bonne place ceux qui ne comportent pas de date limite, comme les fruits et légumes, les produits de boulangerie.

Comment ne pratiquement plus rien jeter? Premièrement: récupérer peaux, fanes et épluchures qui ne vont pas au compost. En n'achetant que des produits bio, c'est à dire sans pesticides, tout est utilisable dans les fruits et légumes, même les épluchures de bananes. Deuxièmement: tout cuisiner soi-même. c'est un peu plus long mais en s'organisant c'est faisable, à moindre frais. J'ai le souvenir que ma mère faisait du "pain perdu" avec des tranches de pain rassis trempées dans du lait et de l'œuf battu. C'était pour nous un goûter très apprécié!

Par exemple, les restes d'épluchures bio, les fanes de radis, de navets, les tiges d'épinards, d'orties, de blettes, d'asperges, les restes d'extracteurs de jus peuvent être convertis en bouillon, en velouté, en soupes, en gratins ou en pesto ou même éventuellement pour donner du goût à l'eau de cuisson des pâtes ou du riz. Pareillement, des chips d'épluchures de pommes de terre, de carottes, de panais, de betteraves ou de pommes sont parfaits et économiques pour accompagner un apéritif. Une fois bien lavés, fruits et légumes sont épluchés à l'économe et versés avec une cuillère à soupe d'huile sur une plaque de cuisson au four. En 15 minutes à une température de 180° environ, on les sert salés ou sucrés. C'est craquant et délicieux!

L'eau de cuisson des pois chiches ou des lentilles peut servir à préparer un dessert. En effet, ce jus parfumé remplace les blancs d'œufs à monter en neige pour faire des meringues avec du sucre roux. Quant aux bananes trop mûres et déjà un peu noires, il suffit d'enlever les extrémités et de couper le reste en rondelles avec la peau en mixant le tout. Cela permet de composer un "banana bread" avec farine, œufs et sucre. En accompagnement du Müesli du matin ou mixés en smothies, ces bananes trop mûres sont aussi délicieuses. Des fruits déjà un peu abîmés peuvent, une fois triés, donner de succulentes compotes, sirops ou confitures.

Si vous avez expérimenté vous-même de bonnes recettes zéro déchet, merci de nous les adresser: nous les publierons bien volontiers. Pourquoi ne pas proposer à vos amies un atelier zéro déchet pour faire boule de neige et stimuler votre créativité. Afin d'aller plus loin, lire aussi "Menu zéro déchet" de chez Mango ou consulter sur Internet par exemple: https://greenerfamily.fr/recette.

Lyliane

19/05/2018

Appel au Président de la République pour le Principe de Précaution en matière de médecine et de santé !

 Appel au Président de la République pour le Principe de Précaution en matière de médecine et de santé !

 

En cliquant sur JE SIGNE LA LETTRE, j’exprime ma volonté que soit inscrit dans la Constitution le principe de précaution en matière de santé et de médecine.

Diffusez cette lettre ouverte,

Parlez-en autour de vous,

Interrogez vos élus,

Discutez-en avec votre médecin,

Afin que le Président de la République écoute le peuple souverain et soumette une réforme de la Constitution au Parlement ou organise un référendum.

Mais ce n’est que le début.

Il est maintenant urgent d’informer le plus grand nombre de personnes possibles de cette grande initiative. Le projet de réformer de la Constitution est en cours, les Parlementaires pourraient être convoqués pour voter d’un jour à l’autre. Merci de partager le plus largement cet Appel au Président de la République. Vous pouvez faire bouger les choses. Vous êtes notre seul relai pour obtenir des milliers de signatures, indispensables pour que notre cause attire l’attention des Autorités. Merci de partager la page suivante sur Facebook ou directement par email :

Cliquez ici pour partager cette lettre ouverte avec vos ami(e)s sur Facebook

Transférez cet email à au moins 5 de vos contacts

Voici le lien à faire circuler :
https://www.11vaccinsobligatoires.com/precaution-en-matiere-medicale/

Un grand merci,

Pr Luc Montagnier
Pr Henri Joyeux

Vive le cuir végétal!

Je lis dans Version Femina de cette semaine un article de T.H. sur des matériaux innovants sous le titre "vive le cuir végétal". En mars, la fondation H et M avait subventionné des créateurs de fibres issues de surplus agricoles, d'algues ou de champignons. Ces productions restent apparemment plus écologiques au niveau de la consommation d'eau et de l'énergie dégagée, affirme la consultante en mode vegan: Mme Charlène Romao. Début avril 2018, le salon Veggie World Paris mettait en lumière des options végétales à base d'ananas, pommes, carottes. Il s'agit en effet de garantir des produits obtenus sans souffrance animale. C'est le cas par exemple du maroquinier Ashoka Paris, qui propose ceintures et sacs en cuir de pomme! Résistante et imperméable, cette matière s'obtiendrait avec des pelures de pommes séchées, puis réduites en poudre.

Autre nouveauté: un matériau à base de feuilles d'ananas appelée la "slip-on" de Pinatex. D'autres marques comme Camper et Puma s'y intéressent également. Les épluchures de fruits et légumes pourraient aussi servir à faire des teintures. Chez le fabricant de linge de maison Whole, on fait bouillir la peau d'avocat pour obtenir la couleur "rose sorbet". Si on utilise des épluchures de carottes, on retrouve un jaune ocre, alors qu'avec des pelures d'oignons c'est plutôt un orange pâle. En parfumerie enfin, la maison Etat Libre d'Orange prévoit de lancer à l'automne "I am Trash, les Fleurs du Déchet", une eau fraîche crée à partir de déchets organiques.

Une vraie révolution! Pour en savoir davantage, consulter par exemple sur Internet les sites: www.nae-vega.com ou le site d'H et M ou d'Ashoka.

Lyliane

18/05/2018

Le Bercail à Puget sur Argens, un domaine viticole pas comme les autres...

Dans le supplément de Nice-Matin "Nous" consacré aux territoires, j'ai particulièrement apprécié un article de Mme Amandine Roussel nous présentant le Domaine du Bercail (83). Sur 14 ha sont cultivées des vignes par 14 adultes handicapés officiant de la taille aux vendanges jusqu'à l'étiquetage et à la vente au caveau. L'originalité du lieu tient, en effet, au fait que c'est la seule structure à vocation agricole de toute la Provence spécialisée dans l'accueil et l'insertion de personnes en situation de handicap. Trois moniteurs d'ateliers encadrent les travailleurs handicapés sur l'ESAT (établissement et service d'aide par le travail).

En 1984, la commune de Puget sur Argens a confié le domaine à l'abandon à l'ADAPEI Var-Méditerranée, moyennant un bail emphytéotique à titre gracieux. Un gros travail d'arrachage des vignes et de replantation a suivi. Au départ, ils faisaient du rosé et du rouge, explique le maître de chai Mr F. Guibal. Puis, ils ont essayé le blanc dans les années 1990. Enfin, depuis 2013, le Domaine a obtenu la certification en Agriculture Biologique. En juin, 1,6 ha de vignes supplémentaires devrait être planté à Fréjus grâce à l'aide de la Caisse d'Epargne Côte d'Azur.

Le Domaine du Bercail produit aujourd'hui 470 hl de vin chaque année, dont 70% de rosé en AOC Côte de Provence, 20% de rouge et 10% de blanc. Cela équivaut à 45 000 bouteilles et à 3 200 bag-in-box. "Les travailleurs ont acquis peu à peu la technique et un vrai savoir-faire", ajoute Mr Guibal. "Ce sont des vignerons à part entière"! Le domaine, récompensé par 9 médailles (dont une pour la cuvée 2017), suscite surtout l'admiration par sa dimension sociale. Outre le vin, on  trouve également sur place un restaurant, une blanchisserie. Une filière espaces verts est présente ainsi qu'un foyer de vie. Les adultes handicapés se sentent utiles et ils se réjouissent de faire partie de l'aventure varoise.

Pour davantage d'information, contacter sur Internet: www.vigneron-independant.com/domaine-le-bercail ou sur place à l'adresse suivante:

 864 Chemin de la Plaine, 83480 Puget-sur-Argens

Lyliane

17/05/2018

Des poubelles flottantes pour collecter les déchets dans les ports...

La grande épuisette, nommée Salabre, qui servait à ramasser les détritus en mer a été remplacée depuis peu dans les ports de Golfe-Juan(06) et de Toulon(83) par des poubelles flottantes mises au point par des surfers australiens. En effet, écrit le journal "Nous", supplément de Nice-Matin, Mrs Peter Ceglinski et Andrew Turton ont imaginé un "Seabin" muni d'une pompe électrique qui crée un courant continu attirant déchets et hydrocarbures vers un collecteur. La Société Poralu a commercialisé cette invention très utile, qui peut fonctionner 24h sur 24 et qui permet de traiter 7 jours sur 7: 25 000 litres d'eau par heure.

Chaque jour, ce sont 1,5 kg de détritus qui sont collectés dans ces 2 ports dans un sac en fibres naturelles et ils peuvent ensuite être triés à terre. Nous devons remercier la Chambre de Commerce et d'Industrie du Var qui a dépensé 4 000 euros pour l'acquisition de ces Seabin. Faisons connaître cette invention autour de nous et demandons à nos élus de s'y intéresser. Il en va de la propreté de la mer et des océans qui bordent nos côtes!

Selon la revue Science et Avenir, plusieurs ports de plaisance (La grande-Motte...) et ports commerciaux en France comme en Angleterre (Porsmouth) étudient actuellement la possibilité d'acquérir ces "poubelles des mers". Ils ont été fabriqués jusqu'ici en 500 exemplaires à quelques 3 300 euros pièce. Pourquoi d'autres ports français et étrangers ne feraient-ils pas cet investissement? Les citoyens européens que nous sommes pourraient peut-être même choisir d'investir sur une plateforme participative afin de soutenir de tels projets...

Pour en savoir davantage, contacter la Société Poralu sur Internet à

poralumarine.fr/gabarit1_23.n.html  ou Seabin sur www.seabinproject.com.
 
 Lyliane

         

 

 

15/05/2018

Selon Bio consom'acteurs, dernières avancées positives pour la bio.

dossiers et débats

Loi alimentation, Règlement Bio: les dernières avancées pour l’agriculture biologique

Durant le mois d’Avril, les nouvelles pour la bio ont été particulièrement positives. Malgré des décisions qui semblaient peu réjouissantes ces derniers mois, notamment la suppression des aides au maintien pour les agriculteurs en bio en Septembre dernier, il semble que l’évolution vers une alimentation plus durable et responsable soit enfin de mise, bien qu’elle puisse être vue comme trop lente au regard de l’urgence climatique et écologique actuelle.

Loi alimentation : la bio à l’assaut des cantines

A la fin du mois d’Avril, de bonnes nouvelles sont tombées pour la bio. En effet, le vendredi 20 Avril 2018, le projet de loi Agriculture et Alimentation a été voté à la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale. Et certains amendements adoptés sont plutôt positifs pour une agriculture durable.

Plus de bio, assez de bio ?

Le plus remarquable d’entre eux a notamment été celui de l’ancienne ministre de l’Écologie Delphine Batho (PS), qui a permis d’inscrire dans le projet de loi que les repas servis dans les cantines devront comprendre au moins 50% de produits locaux ou labellisés d’ici 2022 (c’est-à-dire acquis selon des modalités prenant en compte le coût du cycle de vie du produit, de produits issus de l’agriculture biologique, de ceux bénéficiant de l’écolabel pêche, et encore ceux issus d’une exploitation ayant fait l’objet d’une certification environnementale). Quant à la bio, la part fixée est d’au moins 20% de la valeur totale.

Si nombre d’associations environnementales comme Bio Consom’acteurs ou Agir Pour l’Environnement (qui avait lancé une pétition pour demander 30% de bio plutôt que 20%) auraient préféré un projet de loi plus ambitieux en ce qui concerne la part du bio dans la restauration collective, ces décisions vont dans le bon sens. Maintenant : passage à l’action !

Le commerce équitable fait son entrée

Autre bonne nouvelle : la part du commerce équitable inscrite aussi dans le projet de loi ! En effet, un amendement proposant d’introduire le commerce équitable dans les objectifs d’amélioration de qualité et de durabilité de l’alimentation en restauration collective publique a été adopté.

Par ailleurs, bien qu’un des amendements adoptés permette une plus grande diversification de protéines, et notamment le développement d’alternatives à base de protéines végétales dans la restauration collective, il semble que ni l’Assemblée ni le gouvernement ne soient prêts à proposer un repas végétarien par semaine, malgré la nécessité indéniable de diminuer la consommation de viande en France et plus largement en Occident…

Le vote définitif du projet de loi est prévu en séance publique du 22 au 24 mai 2018.

Semences paysannes: l’Europe délivre les agriculteurs bio

A l’échelle européenne, la roue tourne également pour l’agriculture biologique ! A Strasbourg, le Parlement Européen a adopté une nouvelle législation visant à soutenir la production biologique. Parmi les décisions qui ont fait le plus de bruit, on trouve une mesure autorisant les agriculteurs bio à vendre les graines issues de leurs propres récoltes. La commercialisation de semences paysannes (c’est-à-dire qui ne sont pas inscrites au catalogue officiel, dans lequel « la majorité de ces semences appartenait à des multinationales comme Monsanto. » selon le Figaro) n’est désormais plus illégale !

En revanche, cette mesure n’entrera en vigueur que dans deux ans et demi, soit en 2021…

Il y a donc de quoi se réjouir pour l’alimentation et l’agriculture bio en France et en Europe ! Mais si ces décisions représentent une avancée considérable, il reste encore de très gros efforts à faire pour que notre société développe une agriculture saine.

Bio Cosom'acteurs

14/05/2018

Ne jetez plus vos cartouches d'encre vides!

Sur les 81 millions de cartouches d'encre vendues chaque année pour nos imprimantes, seulement 15% sont recyclées dans notre pays, écrit le journal Nous, supplément de Nice-Matin. C'est un véritable désastre écologique! Une association nommée Cartouche Vide essaie pourtant depuis 15 ans de faire adopter un comportement plus responsable à la population française.

Afin d'y parvenir, Cartouche Vide propose aux citoyens  d'échanger leurs cartouches usagées contre de l'argent. Elle leur propose une somme allant de 4 centimes à 4 euros selon les modèles et les marques. Au-delà de 20 euros de gains épargnés, Cartouche Vide prend en charge l'envoi. La société, implantée à Vence (06) depuis 2001, récupère en effet les cartouches vides, les reconditionne et les remplit à nouveau d'encre pour leur donner une nouvelle vie.

Pour joindre l'association, contactez la sur Internet à www.cartouche-vide.fr ou par courrier à: Cartouche Vide, Chemin de la plus haute Sine-06140- VENCE ou même par e-mail en remplissant un formulaire sur le site.

Lyliane

Une correspondante rajoute un commentaire que je publie pour information:

Ne jetez plus vos cartouches d'encre vides! :

"Bonjour, A propos du recyclage des cartouches, à Montélimar, une petite entreprise familiale recharge les cartouches à un prix défiant toute concurrence. Cela s'appelle la Cartoucherie, et en plus vous bénéficiez d'un tas de précieux conseil pour réparer vos imprimantes ou les tester. Vous pouvez trouver une présentation de leur activité sur le blog PRELE PROVENCE http://preleprovence.hautetfort.com/archive/2017/04/24/recyclage-des-cartouches-d-encre-d-imprimante-a-montelimar-5936519.html Le nom a changé, de DPR ils sont passés à la Cartoucherie. Ils sont présents depuis plusieurs années et font leur petit chemin malgré leur grande discrétion. Les communautés de communes préfèrent investir auprès de grands groupes subventionnés plutôt que de soutenir des petites entreprises.

Eleonore

 

 

13/05/2018

Jeunes pousses en stage d'entrepreneuriat au Canada...

Selon Courrier International d'avril 2018, 15 entrepreneurs en herbe venus de Sarcelles, Cergy-Pontoise ou Vaulx-en-Velin s'envoleront en septembre 2018 pour Toronto (Canada) pour y suivre un stage de formation accélérée. Ils le doivent au programme Récipro' Cités, une association canadienne d'aide à l'insertion La Passerelle - I.D.E. Son but est d'élargir l'horizon et de présenter des modèles d'intégration par l'entrepreneuriat.

Depuis 2015, 50 Français ont déjà suivi ce programme. Ils ont été sélectionnés sur dossier par les missions locales de Pôle Emploi selon les projets présentés par ces jeunes entrepreneurs. On trouve plus de détails sur ces stages, censés favoriser à terme l'immigration francophone au Canada, en consultant le Courrier Expat de Mme Léonie Tchatat ou en s'adressant à: www.passerelle-ide.com. Un courrier peut également être adressé  à La Passerelle - I.D.E. 2, Carlton ST- Toronto-QN  M5B- 1J3- Canada.

Lyliane

12/05/2018

Le Moringa de Java, un nouvel espoir économique et nutritionnel...

moringa poudre et feuillesVoici le Moringa, Arbre de Vie ou Arbre aux Miracles...(Image site Plantes et Santé)

 

Au centre de l'île de Java, Mr Ai Dudi Krisnadi a lancé une véritable révolution. En effet, il a peu à peu convaincu les villageois (à Ngawenombo notammment) de transformer leurs champs de manioc en plantations de moringa. Les feuilles, les graines et les fleurs de cet arbuste, qui autrefois était uniquement réputé protéger de la magie noire, ont révélé être porteurs de 18 acides aminés, dont notre organisme a grand besoin. Le moringa oleifera, dont 13 espèces ont été recensées, était déjà utilisé par la médecine ayurvédique au 2ème siècle avant JC, présente un intérêt nutritionnel, thérapeutique et cosmétique. Non seulement ses feuilles apportent des vitamines A, C et B et de bons acides gras, mais la plante serait même susceptible de "dépolluer la planète".

Aussi, à Java désormais, plusieurs fois par mois, les habitants récoltent les feuilles du Moringa. Celles-ci sont réduites en poudre et vendues 2 millions de roupies le kilo. Une huile extraite des graines est également une source importante de revenu. Quant à l'engrais de moringa, il est très bon pour la culture locale des légumes et c'est un aliment de choix pour les chèvres, les vaches et les poules. Les habitants sont fiers de contribuer à nourrir les personnes anémiées, à protéger le la maladie d'Alzheimer partout dans le monde. En outre, ils bénéficient grandement de la redécouverte des vertus du moringa, qui leur assure une vie plus confortable. Il est possible dans les pays occidentaux de trouver du moringa en magasin diététique comme de l'acheter en ligne.

Pour en savoir plus sur cette initiative heureuse et sur le moringa, consulter par exemple sur internet le site: www.plantes-et-sante.fr.

Lyliane

10/05/2018

Gratuité des transports publics...

Dans le Courrier du Retraité d'avril 2018, à la rubrique Consommation, un article proposé par Mme Anne-Sophie Quérité se fait le chantre d'une nouvelle mesure en France ou en Europe: passer à la gratuité des transports publics pour tout ou partie du réseau. Ce serait par exemple applicable dans des villes moyennes (moins de 100 000 habitants) et cela irait dans le sens de favoriser la transition écologique. En effet, les citoyens pourraient alors être poussés à se déplacer davantage en transports en commun qu'en voitures particulières. L'idée a été lancée récemment par Mme A. Hidalgo, maire de Paris, qui propose de rendre les transports publics parisiens gratuits d'ici 2020.

C'est déjà le cas de la capitale de l'Estonie: Tallin, mais, pour le moment, c'est le seul exemple dans une capitale. Chez nous, la ville de Niort et une vingtaine de villes moyennes ont déjà franchi le pas. Mais la gratuité des transports publics bute sur le fait que ce seraient les collectivités locales qui devraient financer cette contribution à travers les impôts locaux comme en France... On peut toutefois imaginer que des employeurs privés ou publics pourraient aussi contribuer à cet effort. Outre le coût pour les collectivités locales, que tous les citoyens payaient plus ou moins jusque là à travers leurs impôts, certains craignent également une baisse de la qualité du service. C'est pourquoi le parc des véhicules de transport en commun devrait être renouvelé et étendu.

L'article de Mme Quérité va plus loin encore. En effet, elle étend sa proposition de gratuité à tous les secteurs faisant partie du bien commun comme l'eau, l'énergie...et elle propose de les sortir "des lois du marché". Quoi qu'il en soit, l'idée est lancée et mérite réflexion, même si pour le moment elle paraît "révolutionnaire" dans notre système dit capitaliste... 

Pour aller plus loin avec la gratuité des transports publics, consulter sur Internet: www.slate.fr › Politique.

Lyliane

 

09/05/2018

SCI familiale ou immobilière ou pas pour transmettre un bien?

Le journal gratuit 20 Minutes a consacré tout récemment un article dans sa rubrique immobilière aux S.C.I. Selon Me Rose, notaire à Nice, interviewé par le journal, les S.C.I immobilières ne sont pas la panacée, même si elles peuvent permettre d'acheter à plusieurs et de léguer un bien immobilier en tant que personne morale. Selon lui, les Sociétés Civiles Immobilières sont essentiellement utiles dans le cas d'achat ou de patrimoine comportant des biens immobiliers ou commerciaux. C'est un acte juridique assez lourd qui requiert le travail d'un notaire pour rédiger des statuts et effectuer les formalités de publication et d'inscription au Tribunal du Commerce. Le coût moyen va de 1200 à 3000 euros environ. L'avantage par rapport à une simple succession en tant que personne physique est qu'en cas de litige dans l'indivision, l'un des descendants peut obliger un autre à vendre, ce qui n'est pas le cas dans une SCI où tous les associés doivent être d'accord sur une cession de parts.

Une SCI familiale peut être crée pour 99 ans entre deux membres au moins d'une même famille pour préparer "l'optimisation de la succession d'un bien immobilier et/ou pour faciliter la gestion d'un bien. Chaque membre concerné souscrit des parts sociales à hauteur de la quote-part du bien auquel il aura droit. Un gérant doit être désigné par les associés et il doit tenir une comptabilité. En outre, des statuts doivent être rédigés et il y a des formalités d'enregistrement et de publicité légale. L'inconvénient est que chaque associé est responsable indéfiniment des dettes de la société... Engager son patrimoine à plusieurs peut faire réfléchir! Aussi, le conseil éclairé d'un avocat ou d'un notaire semble nécessaire avant de s'engager dans une SCI.

Pour en savoir plus ou télécharger des formulaires, aller sur le site Internet : www.service-public.fr/professionnels-entreprises ou sur https://www.l-expert-comptable.com .

Lyliane

07/05/2018

Le plan Borloo réclamé par des intellectuels pour les banlieues...

Banlieues: des intellectuels demandent la mise en œuvre du plan Borloo


  "Le 'plan Borloo' est-il un plan banlieue ? Non, c'est un plan pour réconcilier la France, afin qu'elle coïncide avec son identité". Boris Cyrulnik, Cynthia Fleury, Alexandre Jardin, Edgar Morin et Daniel Pennac ont pris la plume dans le Journal du Dimanche pour défendre le plan présenté par l'ancien ministre Jean-Louis Borloo. Ce dernier a proposé notamment la création d'un fonds de 5 milliards d'euros et mis en garde contre le risque de "nouvel apartheid" en matière de mixité.

Pour ces cinq intellectuels, l'ambition de cette politique est "d'enclencher une spirale positive extrêmement puissante" afin de rester "une nation, une République". Selon ces derniers, il y a aujourd'hui urgence à agir "avant que 10 millions de gens ignorés dans les quartiers populaires, leurs alentours, ou d'autres territoires fragilisés, soient définitivement aspirés dans le recroquevillement identitaire". 


"Intelligence collective issue du terrain"
Pour les signataires de la tribune, les différents "plans banlieues" qui se sont succédés ces dernières années ont été "sédimentés, inefficaces, contradictoires, éparpillés puis enterrés". Les intellectuels mettent en avant la nécessité d'une véritable décentralisation afin de privilégier "l'intelligence collective issue du terrain". "Laissons faire ceux qui ont gagné leur légitimité sur le terrain", poursuivent-ils. 


"Le minium doit revenir au minimum"
Dans le JDD, les signataires soulignent l'importance de l'éducation. "Nos enfants, d'où qu'ils viennent, doivent tous savoir lire, écrire et compter", soulignent-ils, avant de poursuivre sur le droit à la "sécurité de n'importe quel citoyen". "Les logements doivent être décents, les femmes réellement respectées, les infrastructures en état de fonctionner, la laïcité non négociée", poursuivent-ils avec un mantra : "Le minimum doit revenir au minimum". 


"Pays d'action concrète"
Les signataires mettent également en avant un paradoxe : les fonds pour cette politique existent, mais ils sont souvent mal utilisés. "Redevenons un pays d'action concrète, une grande puissance éducative, économique, scientifique, joyeusement républicaine", soulignent-ils, avant de conclure en appelant le chef de l'État à ne pas laisser lettre morte le rapport de Jean-Louis Borloo. 

Rédaction Europe1.fr - Europe 1 - dimanche 6 mai 2018