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21/09/2018

Soigner au naturel avec les plantes...

Un article de Mme Ysaline Mace dans un supplément au journal Nice-Matin porte sur l'herboristerie et les soins prodigués grâce aux plantes. Je trouve cette initiative heureuse, car en ce moment les membres du Sénat saisis par Mr Labbé examinent l'éventuelle re-autorisation de l'herboristerie supprimée par le régime de Vichy. Heureusement, quelques pharmaciens et propriétaires de boutiques en France continuent à vendre plantes et huiles essentielles. C'est notamment le cas dans le centre ville de St Raphaël, où à Naturshop Mme Jacqueline Baqué, pharmacienne et diplômée en aromathérapie et en phytothérapie, a ouvert son herboristerie en 1993.

Là, avec son petit -fils Nils Baqué, entourée d'une équipe de personnes spécialisées dans les médecines naturelles (notamment une naturopathe et un herboriste), elle prodigue conseils et plantes à ses clients. L'enseigne a quelques 150 plantes à disposition en provenance pour la plupart de l'herboristerie Cailleau en Anjou. Cette célèbre herboristerie est la capitale des plantes médicinales et notamment de la camomille dans notre pays. La pharmacienne a elle-même sélectionné des tisanes pour la détente, la détox ou la minceur et des élixirs floraux qu'elle considère comme "indispensables".

Par exemple en cas de poux, de coups de soleil ou de migraine: l'huile essentielle de lavande ou l'hélycrise, un remède contre les coups, entorses et tendinites. Elle recommande aussi l'aloe vera, une plante aux vertus bactéricides, cicatrisantes et adoucissantes. En plus, un salon de coiffure spécialisé dans la coloration végétale ainsi qu'un salon d'esthétique prennent place dans la boutique, située au 303 de l'avenue Victor Hugo à St Raphaël et ouverte tous les jours sauf le dimanche de 8H45 à 19H.

En cas de besoin, s'adresser à Mme Baqué au 04 94 95 82 95 ou contactez la sur le site: www.naturshop.fr.

Lyliane

20/09/2018

Rendez-nous nos herboristes !

Rendez-nous nos herboristes !

 

Imaginez un instant que :

  • Pour soulager vos douleurs articulaires, on vous recommande de l’arnica alors que vous pensiez que seuls les anti-inflammatoires étaient efficaces.
  • Pour soigner votre dépression, on vous donne des extraits de millepertuis au lieu d’une ordonnance d’anti-dépresseurs.
  • Pour lutter contre votre insomnie, vous sachiez remplacer les somnifères par une tisane de passiflore et valériane.
  • Pour stopper une toux rebelle, on vous conseille du sirop naturel à base de radis noir à la place des sirops anti-tussifs habituels.

Pour calmer vos douleurs et lutter contre les maladies, vous seriez aiguillé spontanément vers des remèdes naturels au lieu de l’arsenal chimique de l’industrie pharmaceutique.

Voilà qui permettrait de reprendre confiance dans notre système de santé.

Malheureusement, en France, c’est loin d’être une réalité.

On continue de nous bourrer de médicaments chimiques au lieu de nous orienter sur des solutions naturelles et sans danger.

Et pourtant, il suffit de regarder de l’autre côté de la frontière pour voir qu’il est possible de faire autrement.

Les Belges, les Allemands, les Suisses peuvent se procurer librement des plantes médicinales dans leurs herboristeries. Là, on prend le temps de leur expliquer les effets thérapeutiques des plantes. On leur recommande les meilleures préparations. On leur indique les précautions d’usage.

Car, dans ces pays, il existe un diplôme officiel d’herboriste. On assiste même à un vrai renouveau de la profession : de nombreux emplois sont créés et c’est tout le monde qui en profite.

En France, on nous prive des bienfaits des médecines naturelles

Pendant ce temps, en France, on continue de nous priver des bienfaits des plantes médicinales :

  • Seules 148 plantes sont en vente libre en dehors des pharmacies.
  • Aucun conseil ne peut vous être donné si vous achetez vos plantes ailleurs que dans une officine.
  • La France ne compte plus que 15 herboristeries contre 23'000 pharmacies.
  • Le diplôme d’herboriste a été supprimé par le régime de Vichy il y a 77 ans !

Mais une mission au Sénat travaille en ce moment-même sur un possible retour du diplôme d’herboriste en France.

Cela signifierait un retour de l’âge d’or des plantes médicinales dans notre pays.

La France est un des pays les plus riches du monde pour sa flore, grâce à la diversité de ses terroirs et de ses climats. Nous sommes aussi le pays de l’herboristerie, avec une connaissance des vertus des plantes qui remonte aux druides celtiques, aux Romains, en passant par les monastères du Moyen-Âge et toutes les traditions locales de guérisseurs.

Ce patrimoine gigantesque et irremplaçable, transmis à travers des centaines de générations, semblait perdu depuis les années 60 où nous sommes entrés dans le consumérisme et le monopole de la médecine dite « scientifique » mais qui est surtout « chimique » !!!!

Mais nous avons un grand espoir, qu’il faut saisir maintenant :

La mission sénatoriale, dont le rapporteur est Joël Labbé, a auditionné plus de 60 personnes depuis le 24 mai dernier : producteurs, industriels, distributeurs, formateurs, pharmaciens, médecins.

La mission doit rendre son rapport fin septembre.

C’est pourquoi je vous demande de signer la pétition pour faire renaître la profession d’herboriste en France.

JE SIGNE LA PÉTITION

 

 

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Marie Gauthier pour Plantes & Bien-Être

 

 

 
 
 
 
       
   
 
 
 
 
 
   
 
 
 

19/09/2018

Des propositions pour le climat...

Non seulement les humains doivent cesser de rejeter des gaz à effet de serre, mais ils doivent trouver le moyen de retirer une partie du carbone déjà rejeté, afin de limiter la hausse de la température du globe.
Ce renversement doit intervenir, selon de nombreux scientifiques, dans la seconde moitié du XXIe siècle. Cette absorption du CO2 est l'angle mort de la lutte contre le changement climatique. Mais des solutions existent, mises à l'affiche lors du sommet mondial pour l'action climatique qui se tient cette semaine à San Francisco.du carbone déjà rejeté, afin de limiter la hausse de la température du globe.

- Les forêts et les champs
Les arbres absorbent du dioxyde de carbone par la photosynthèse, et aident à stocker ce carbone dans le sol. La déforestation conduit donc à laisser plus de carbone dans l'atmosphère, ce qui réchauffe la planète.
C'est pour cela que les forêts et la végétation en général sont considérées comme une solution centrale au problème du carbone - potentiellement des centaines de millions de tonnes supplémentaires de CO2 absorbables par an. Si seulement les humains cessent de défricher."C'est 30% de la solution, mais cela ne reçoit que 2% des financements internationaux" liés au changement climatique, dit Carlos Manuel Rodriguez, le ministre de l'Environnement du Costa Rica, où la superficie boisée a doublé en 30 ans.


Les terres agricoles sont aussi importantes.
Les cultures des champs absorbent naturellement du CO2 de l'air, dont ils réinjectent le carbone dans le sol. Il suffirait d'augmenter légèrement le taux absorbé pour potentiellement en capturer d'énormes quantités: 0,04%, ou 4 pour mille, suffirait, selon une initiative lancée par la France en 2015.
Par exemple, argue Stéphane Le Foll, qui dirige "4 pour 1000", les agriculteurs devraient planter de la luzerne, afin que les champs restent couverts de plantes toute l'année, entre le maïs et le blé par exemple. Et qu'ils arrêtent de labourer, afin de limiter l'érosion.
"L'idée est que quand vous passerez en avion d'ici 20 à 30 ans, il n'y aura plus de grandes parcelles labourées", dit-il à San Francisco.


- Réduire les fuites de gaz:
Les gaz hydrofluorocarbures (HFC) sont les réfrigérants des climatiseurs, mais les climatiseurs fuient, ce qui réchauffe l'atmosphère. En accélérant le remplacement des HFC par d'autres gaz moins nocifs, les émissions pourraient baisser de 5 à 16% entre 2015 et 2025, selon un rapport publié cette semaine par la coalition America's Pledge.
Les fuites des puits et gazoducs sont une autre source majeure de gaz à effet de serre, en l'occurrence du méthane, dont le pouvoir réchauffant est très supérieur à celui du CO2. Il faudrait réparer les fuites, jusqu'au bout du circuit de distribution... les conduites de gaz de ville.


- Aspirer le CO2 de l'air
"Aspirer" le carbone directement de l'air est une autre idée pour l'instant au stade expérimental. Trois sociétés, en Suisse, en Islande et au Canada ont mis au point des systèmes qui extraient le CO2 de l'air et le stockent... Par exemple, le CO2 peut être injecté en sous-sol, dans les aquifères, ou bien il peut être absorbé par les roches.
"C'est cher, c'est difficile, mais c'est plausible", explique James Mulligan, auteur d'un rapport sur le sujet à l'ONG World Resources Institute.
Le coût est évalué de 100 à 200 dollars par tonne de CO2 stocké, contre 50 dollars environ pour la reforestation. Des économies d'échelles conséquentes doivent donc encore être réalisées.

selon Relaxnews (AFP) - samedi 15 septembre 2018

17/09/2018

Des bovins au secours de la forêt au Mali...

Jusque là, au Mali, dans les zones rurales du sud du pays, les besoins en bois pour le chauffage et la cuisson augmentaient tandis que la ressource se raréfiait. Parfois, les femmes devaient parcourir 3 à 4 km par jour pour trouver du bois susceptible de brûler. La déforestation commençant à avoir un impact négatif sur l'environnement, d'autres solutions ont été testés par l'Association Agronomes sans Frontières (AVSF) depuis 2010. Il s'agit de la méthanisation des déjections des bovins comme alternative au bois de cuisson des aliments dans les bassins laitiers des cercles de Kita et de Bougouni.

L'objectif de cette proposition était triple: diminuer la déforestation, limiter les émissions de gaz à effets de serre et diminuer la pénibilité du travail des femmes. AVSF et ses partenaires locaux ont identifié les villages concernés, organisé les missions d'expertise et suivi la mise en œuvre et la maintenance des 108 premiers biodigesteurs installés dans la zone en 2014 et 2015. Le plus petit modèle, écrit le journaliste dans le journal de l'association Habbanaé, a été privilégié pour s'adapter au petit nombre d'animaux en stabulation (4m3 de biogaz par jour).

Le principe est relativement simple: on mélange des déjections de vache et de l'eau qui entre chaque jour dans le réservoir du biodigesteur et se transforme en biogaz. La cuve enterrée est reliée par un tuyau directement au foyer de cuisson. De la fermentation naît aussi un fumier (le digestat) récupéré dans le réservoir de sortie. Il sert de fertilisant pour les cultures. Aujourd'hui, les zones de Kita et Bougouni comptent près de 650 biodigesteurs et les maçons locaux ont acquis une bonne expertise de leur construction.

La deuxième étape du projet sur les 2 années précédentes a consisté à sédentariser une partie des élevages familiaux pour garantir la présence régulière d'animaux dans les étables et réduire la distance de transport des déjections jusqu'au biodigesteur et produire plus de digestat pour les cultures vivrières. Car les femmes ont trouvé du temps pour se consacrer au maraichage ou à des activités sociales au lieu d'aller à la recherche de bois. Grâce aux amendements de digestat, les rendements en maïs;, sorgho et coton ont augmenté de 30% par hectare. Plus besoin de s'endetter avec des engrais chimiques non plus! Le projet a donc eu un impact très positif sur l'environnement et la vie des populations bénéficiaires.

AVSF œuvre également au Burkina Faso dans l'Est du pays (région de Bilanga) en promouvant des techniques agroécologiques. Le projet nommé CALAO  incite les populations à innover en valorisant certains fourrages (légumineuses par exemple pour fixer l'azote) et en recyclant les déjections animales en fumier. L'utilité de l'association agriculture/élevage pour la création de plus de matière organique favorisant les récoltes n'a plus besoin d'être démontrée! Désormais c'est par une politique publique à grande échelle que la solution agroécologique pourra triompher.

Soutenons si possible par des dons ce type de projets et informons nous sur AVSF grâce au site Internet: www.avsf.org/editionruralter.

Lyliane

15/09/2018

De nouveaux agriculteurs urbains à Marseille (13)...

En date du 25/2/2018, Mr Antoine d'Abbundo, journaliste au journal La Croix, a publié un dossier complet et plutôt réconfortant au sujet des "nouveaux agriculteurs urbains" installés à Marseille. Ceux-ci cultivent de manière professionnelle ou associative, dans des espaces laissés libres par l'urbanisation. Et les projets existants ou en projet sont nombreux, signe de la vitalité humaine de la capitale phocéenne, souvent présentée comme une zone en grande difficulté, du fait notamment de sa population métissée...

Il faut néanmoins savoir que Marseille compterait actuellement 55 jardins partagés à vocation nourricière et surtout sociale et pédagogique. Beaucoup sont à l'étude, car ces projets bénéficient de financements liés à la politique de la ville et du soutien de bailleurs sociaux. Car ces jardins urbains renforcent la cohésion sociale, souligne Mme Monique Cordier, adjointe à Mr le Maire de Marseille, déléguée aux espaces naturels.

La municipalité rappelle qu'elle abrite déjà 3 fermes pédagogiques sur son territoire et qu'elle soutient activement des projets d'agriculture urbaine là où c'est possible. Toutefois, il ne faut pas imaginer que toutes les friches pourraient être disponibles , car plusieurs jouent un rôle écologique tampon. Il ne faut pas oublier non plus que ces initiatives sont l'héritage de Mr l'Abbé Lemire, précurseur des jardins ouvriers en ville, afin d'améliorer la nourriture des travailleurs locaux...

Tout d'abord, dans le quartier de Belsunce, à l'îlot Velten en cours de reconstruction, un espace s'est ouvert l'automne 2017, qui dépend du Centre Social Bernard-du-Bois. Là, dans 20 grandes jardinières posées sur du béton, les riverains intéressés peuvent venir cultiver des légumes et ramasser leur production toute fraîche pour se nourrir.

A 6km de là, sur les collines dominant les quartiers Nord, au Mas des Gorguettes, un domaine privé de 1,5 ha a été défriché et mis en culture par des pionniers. Il se nomme Terre de Mars. La production bio est écoulée sur place ou en paniers de légumes. Leur expérience pourrait faire l'objet de conseils délivrés moyennant finance à des entrepreneurs désireux de se lancer.

Justement, certains jeunes marseillais ont mis sur pied le projet de commercialisation de fleurs comestibles et ont construit des bassins pour y cultiver de la spiruline, une algue d'eau douce aux vertus médicinales exceptionnelles. D'autres, jardinent sur des lopins de terre dans une zone inconstructible, comme Mr Michel Carrillo à Montolivet. D'autres encore se sont lancés dans la culture de champignons (pleurotes) en cave, dans des sacs sur des substrats de marc de café. Leur récolte est vendue à des restaurateurs locaux.

Car, les cultures en terrasses sur le sommet des immeubles paraît difficile dans la cité phocéenne, vu la force du mistral et l'ensoleillement estival. Toutefois, en mars 2018, été inauguré à Marseille la Cité de l'Agriculture. Et une ferme d'insertion  sur 1 ha appartenant aux Apprentis d'Auteuil a récemment été ouverte.

Loin d'être des initiatives à la mode de "bobos parisiens", ces projets, publics ou privés, sont implantés dans des quartiers relativement pauvres et ils s'adressent pour la plupart à des milieux populaires. Quoi qu'il en soit, voilà de quoi repenser désormais le lien entre ville et campagne, entre nature et culture!

Lyliane

Appel pour nous voulons des coquelicots...

Nous voulons des coquelicots

Appel des 100 pour l’interdiction de tous les pesticides*

Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides* en France. Assez de discours, des actes.

*de synthèse

116 010 ont signé. Objectif 160 000 !

 
 
Je signe l’Appel

Les champs suivis d'une étoile * sont obligatoires

 

 

14/09/2018

Inscrire les parfums de Grasse (06) au patrimoine culturel immatériel de l'humanité à l'UNESCO...

Mme Aurore Harrouis dans la revue "Nous" a effectué une interview de Mr Jean-Pierre Leleux, ancien maire de la ville et sénateur des Alpes-Maritimes, au hameau St Jacques à Grasse au sujet de la filière des parfums. Celui-ci égrène ses souvenirs liés à la cueillette des fleurs localement et à leur valorisation sur place. Il a craint dans les années quatre-vingt de voir partir à l'international ces "trésors" comme il les nomme.  Le musée des Parfums à Grasse a alors été agrandi. Mais c'est une rencontre avec Mme Nadia Bidar, productrice de télévision, qui a permis de les conserver localement  grâce à une série de reportages sur le savoir-faire des parfums à Grasse.

De là est née, en 2013, l'idée de créer une association: "Patrimoine vivant du pays de Grasse", dont le nombre d'adhérents est aujourd'hui de 800 membres. Depuis 5 ans, tous des plus connus comme Patrick de Carolis ou Pierre Rabbi aux membres moins prestigieux, défendent l'idée de "donner à voir ce qu'il y a derrière un flacon de parfum". Cette industrie, en effet, fait vivre 3 600 personnes dans le pays de Grasse. C'est, dit Mr Leleux, "le seul lieu au monde où l'ensemble de la filière existe. Des fleurs- jasmin, rose, tubéreuse, iris, violette, plantées, arrosées, cueillies à la création du parfum par les nez en passant par la transformation des essences".

E,n 2014, la filière des parfums de Grasse a été inscrite à l'inventaire du patrimoine immatériel de la France. Puis, le dossier a été sélectionné par la Ministre de la Culture pour être "la candidature française à l'Unesco pour le cycle 2017/2018".  Le verdict définitif est attendu pour fin novembre 2018. Ce serait une reconnaissance mondiale pour ce savoir-faire qui se transmet de génération en génération. Mais il y a 50 dossiers en concurrence...

La France a déjà fait inscrire à l'Unesco la dentelle au point d'Alençon et le Festnoz (danses bretonnes). Il faut savoir que depuis 2003, la Convention pour le Patrimoine culturel immatériel à l'Unesco a pour objectif de sauvegarder les pratiques telles que les savoir-faire ancestraux, festifs, rituels ou encore les arts du spectacle. Pour le moment aucun savoir-faire dans le monde n'a concerné le parfum.

Espérons que le dossier du Pays de grasse sera suffisamment convaincant et emportera l'adhésion du jury… Pour en savoir plus, joindre www.savoirfaireparfum.paysdegrasse.fr.

Lyliane

10/09/2018

Des potagers suspendus pour une agriculture urbaine...

Une entreprise commerciale appelée "Sous les fraises", crée en 2014 par Mr Yohan Hubert et Mme Laure-Line Jacquier, s'est spécialisée dans ce qu'ils appellent "une permaculture verticale". Ce concept est censé "relever le double défi de l'urbanisme et de l'alimentation". Il consiste, en effet, à faire pousser sans pesticides des végétaux comestibles dans des poches remplies de terre accrochées à une membrane de laine de mouton ou de chanvre, elle-même tendue sur des cadres installés sur les toits des immeubles de leurs clients.

Chaque "mini-ferme urbaine" ainsi crée est vendue clés en main aux entreprises intéressées. L'investissement est important (70 000 euros pour 250 m2), mais l'exploitation est assurée sur 10 ans et emploie une quinzaine de salariés se chargeant de la gestion, de l'entretien et de la récolte. Les fruits et légumes récoltés sont soit vendus frais à des restaurateurs, soit transformés sous la marque "Farmhouse".

En février 2018, écrit Mr Antoine d'Abbundo dans le journal La Croix, des jardins potagers de cette start-up qui a réussi étaient déjà implantés au sommet du BHV-Marais et aux sièges de Nexity, d'Unibail-Rodamco à Paris. D'autres immeubles de Levallois et d'Aubervilliers sont visés, de même que certains autres à d'Annecy et bientôt à Lyon et Marseille.

Selon la F.A.O., Organisation des Nations-Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture, environ 800 millions de personnes seraient impliquées dans l'agriculture urbaine dans le monde. Il y aurait bien entendu les jardins familiaux ou ouvriers pour 50% et le reste ce seraient les jardins d'insertion ou jardins partagés pour 20%. Les espaces marchands actuellement ne compteraient que pour 5% de la surface cultivée.

Aux Etats-Unis, à Détroit par exemple, ville industrielle sinistrée, l'agriculture urbaine est en plein renouveau. A Montréal au Canada, 2000 personnes sont approvisionnées en denrées alimentaires (70 tonnes par an) par une immense serre urbaine commerciale nommée LUFA. La Ville de Paris souhaiterait végétaliser, d'ici à 2020, 30 ha pour développer une agriculture d'hyper-proximité selon la Charte Parisculteurs qui réunit 74 acteurs publics et privés.

Si l'on en croit la F.A.O, il serait possible de produire 50 kg de fruits frais et de légumes par m2 et par an en milieu urbain. L'agriculture urbaine, commerciale ou non, semble avoir de beaux jours devant elle. On peut néanmoins s'interroger: sera-t-elle un jour capable de solutionner la difficile question de la faim dans le monde? Pour cela, ne faudrait- il pas une grande et rapide évolution des mentalités et une progression tangible de l'esprit de solidarité sur toute la planète?

Lyliane

Le jardin sec, est-ce l'avenir?

Ce n'est un secret pour personne: le climat tempéré de la France s'est modifié depuis quelques années: les hivers sont plus froids et les étés beaucoup plus chauds. Il pleut de façon moins habituelle au printemps et à l'automne. Les terres agricoles souffrent dans de nombreuses régions et donnent parfois des récoltes sporadiques… Face à cette modification climatique en cours, un article de Mr Luc Le Chatelier dans Télérama a attiré mon attention. Il cite, en effet, l'expérience de Mr Jean-Yves Meignen et d'un groupe d'amis installés à Simiane la Rotonde dans les Alpes de Haute Provence à 1000m d'altitude. Depuis 1996, date de leur rachat de l'abbaye cistercienne de Valsaintes et d'un hectare de terres en terrasses orientées au sud, ils s'essayent à la technique "du jardin sec".

Mr Meignen n'est autre qu'un des chroniqueur du magazine Rustica. Il connaît donc bien les associations de plantes et la chimie des sols susceptible d'y maintenir la vie microbienne. Pour lui, face au réchauffement climatique, le jardin sec pourrait être la solution la plus adaptée. Il s'agit notamment de bannir tous les engrais chimiques et de maintenir le sol toujours couvert (feuilles, branchages, déchets de tonte, compost). Il préconise d'installer un arrosage en goutte à goutte fonctionnant environ une fois par semaine. Il qualifie son potager "d'agroécologique" et y applique une forme de permaculture, afin d'obtenir des légumes pratiquement toute l'année.

Ces précurseurs du jardin sec dans ce coin de Provence laissent pousser des espèces sauvages dans le haut de leur terrain: lavande, fenouil, bourrache, ciste, chêne vert et acclimatent plus bas des roses de toutes variétés. Bref, une association réussie susceptible de garantir la biodiversité sur ces sols secs et caillouteux...

Pour se renseigner sur le jardin sec ou pour communiquer avec Mr J.Y. Meignen et ses amis, consulter sur Internet: www.valsaintes.org.

08/09/2018

Mobilisons-nous ce 8/9 en faveur du Climat!

Aujourd'hui, samedi 8/9/2019, 22 000 participants selon certaines estimations et plus vraisemblablement sont annoncés un peu partout en France et notamment à partir de 14H sur le parvis de l'hôtel de Ville de Paris, qui sera le point de ralliement de la "Marche pour le Climat". Cet événement  a été curieusement lancé par Mr Maxime Lelong sur Facebook. Pour cet entrepreneur de 27 ans, inconnu du grand public, la démission de Mr Nicolas Hulot de son poste de ministre de la Transition Ecologique a été  "un appel explicite à descendre dans la rue pour montrer que le climat est une priorité". Et il a été entendu!

Le porte parole du mouvement Attac, Mr Maxime Combes, estime  "qu'il y a eu par le passé très peu de manifestations massives sur le climat". New York, Copenhague… mais à Paris, fin 2015 en parallèle à la COP 21, la manifestation n'aurait pas eu l'ampleur escomptée en raison de la menace terroriste. Les associations de protection de l'environnement se réjouissent toutes de cet Appel à une Marche pour le climat, car ce 8/9 avait de toute façon été décrété Journée mondiale d'action pour le Climat. La démission de Nicolas Hulot aurait réveillé les militants...

"Tous ne choisissent pas d'organiser une marche, mais par des vidéos, des messages, on peut aussi témoigner de son envie de ne pas laisser de côté les questions climatiques" écrit Mr Fabrice Pouliquen dans le petit journal gratuit 20 Minutes. En effet, l'essentiel semble être de montrer au gouvernement que les citoyens ont déjà commencé à s'engager dans leur quotidien, même si c'est encore peu visible dans les médias. Pour eux, en effet, " la lutte contre le dérèglement climatique n'est plus une option" et ils n'attendent pas tout du gouvernement...

Espérons que ce sursaut citoyen ne sera pas un feu de paille et que la marche de ce samedi fera bouger intérieurement ou extérieurement beaucoup de personnes jusque là simples sympathisantes ou relativement indifférentes… Voir le hastag lancé par Mme Alexandra Romano, directrice d'une agence de communication à Paris: onprendlerelais, pour rester mobilisés et prolonger la manifestation. Cette dernière "veut rompre avec le pessimisme ambiant qui consiste à dire que c'est trop tard, que ça ne sert à rien d'agir parce qu'il y a Trump et les lobbies". En effet, elle voudrait "booster" des initiatives citoyennes. Alors, la suivrons-nous?

Lyliane

07/09/2018

Le Canada protège les abeilles...

 
 
 
 

 

 
 
 

 

Il y a deux semaines, le Canada a annoncé qu’il allait interdire deux des principaux pesticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles.

Ce qui signifie que les néonicotinoïdes tueurs d’abeille les plus utilisés seront banni des champs canadiens !

Cette victoire totale n’a été possible que grâce à des membres comme vous et à l’ensemble des organisations oeuvrant pour la protection des abeilles qui ont travaillé sans relâche à l'éradication des pesticides tueurs d'abeilles des champs canadiens.

Il y a quatre ans au Canada, débutait notre campagne pour sauver les abeilles, depuis des centaines de milliers d’entre vous ont signé nos pétitions et effectué des dons pour soutenir des actions de terrain à travers le monde entier.

Les membres de SumOfUs vivant au Canada sont à l’origine d’un nombre record d’interventions publiques appelant à l’interdiction du néonicotinoïde imidacloprid. Et il y a à peine quelques mois, 20 000 d’entre vous ont signé la pétition appelant à l’interdiction des principaux néonicotinoïdes tueurs d’abeilles au Canada.

Votre mobilisation acharnée a payé ! Cette victoire n’aurait absolument pas été possible sans votre indéfectible soutien tout au long de cette campagne.

SumOfUs

03/09/2018

A propos des graines germées...

L'émission "La Quotidienne" sur la 5ème chaîne de télévision s'est intéressée le 29/8/2018 aux graines germées. Nous avons tout d'abord pu voir un film tourné chez une productrice de graines germées, qui cultive ses graines germées hors-sol dans des sortes de grands placards. Là, elles sont irriguées selon le cas pendant 2 à 8 jours, lavées et triées. Puis, elles sont placées dans des barquettes et commercialisées par 100g environ. Généralement, le coût des graines germées est très modéré: environ 2 à 2,50 euros la barquette. La production est très surveillée sur le plan de l'hygiène et souvent les graines sont d'origine bio.

Puis, deux représentants d'une entreprise sont venus personnellement apporter des témoignages vécus en s'appuyant sur les exemples de graines germées les plus courantes: fenugrec, radis, tournesol, alfafa, lentilles, poireaux… Ces dernières graines se sont révélées les plus fortes en saveur, alors que les autres, toutes différentes, ont des goûts plus doux. Nous avons appris qu'il est possible de faire nous-même germer des graines à la maison. On peut se les procurer en magasin diététique à un prix raisonnable: environ 3,50 euros pour 150g. Cependant attention à ne pas faire germer des tomates ou de la rhubarbe, dont les graines ne sont pas comestibles...

L'intérêt des graines germées est leur exceptionnelle richesse en vitamines. En effet, en les mangeant crues, nous bénéficions de tous les nutriments concentrés dans la graine. Elles relèvent des crudités, un taboulé, mais peuvent aussi agrémenter un curry ou des pâtes. Certaines grandes surfaces commencent à s'y intéresser. Toutefois, actuellement le marché des graines germées a une évolution encore assez lente, puisque seulement 9% de la population française en achète régulièrement. L'avantage est que ces graines peuvent être consommées toute l'année été comme hiver. Ce produit naturel et vivant se consomme au maximum dans les 8 à 9 jours après achat. On le conserve habituellement au frais.

Le laboratoire Alaena s'y intéresse et commercialise depuis peu une crème nourrissante à base de graines germées. La production de collagène en effet serait stimulée par des applications régulières sur la peau. De même, il est possible de les présenter en toasts comme une sorte de pâté végétal sur une base de fromage frais. Bref, pourquoi ne pas tester cet excellent concentré d'énergie?

Pour en savoir davantage, consulter par exemple sur Internet: www.ecogerme.fr ou /www.forceultranature.com.

Lyliane

 

02/09/2018

Plaidoyer en faveur de l'herboristerie...une profession en quête de reconnaissance.

La revue Kaizen n°22 publie un excellent dossier rassemblé par Mme Frédérique Basset au sujet de l'herboristerie. Nous savons que dans notre pays, depuis 1941 et le régime de Vichy, le métier d'herboriste n'existe quasiment plus officiellement. Ce sont les pharmaciens, en effet, qui ont pris le monopole de la vente de plantes médicinales. Pourtant les quelques herboristes restants, convaincus des bienfaits des plantes et passionnés par leur profession se battent pour obtenir un nouveau statut officiel. Car nombreux seraient les jeunes ou les moins jeunes souhaitant proposer leurs connaissances et communiquer leur passion au public. En ce qui me concerne, pour les utiliser régulièrement en tant que consommatrice convaincue, je sais que les plantes fraîches et sèches sont des sources de bienfait, beaucoup copiées par la chimie. Souvent, je regrette leur commercialisation déficiente ou non bio (10% environ seulement garanties sans pesticides) en pharmacies ou même en boutiques diététiques. 

Malheureusement, témoigne Mr Michel Pierre, dans le Sud-Ouest comme un peu partout dans notre pays, "la distillation des plantes pour en faire des huiles essentielles dont la valeur marchande est plus intéressante a pris le pas sur la vente de plantes séchées". Mais il existe heureusement des pharmaciens amoureux des plantes comme Mr Cyril Coulard à Marseille. Celui-ci est favorable au rétablissement du diplôme d'herboristerie. En effet, l'absence de réglementation lui semble la porte ouverte à des dérives. Il ne cautionne pas non plus l'acharnement de l'Ordre des pharmaciens contre ceux qui ont déjà pourtant fait leurs preuves à ses yeux. Du reste, les pharmaciens ne seraient que peu ou pas formés au conseil et à l'utilisation des plantes sauvages ou cultivées. Quel homme ou quelle femme politique va oser s'emparer de cette question?...

L'article se termine sur une citation du Père Blaize à Marseille:" Les plantes guérissent souvent, soulagent toujours et ne nuisent jamais." Ce seraient donc notre passeport de santé! Pour aller plus loin, contacter la revue Kaizen  www.kaizen-magazine.com, l'herboristerie du Palais Royal à Paris ou celle du Père Blaize à Marseille. Egalement lire l'ouvrage de Mr P. Michel "Les plantes du bien-être" aux Editions du Chêne (2014). Un peu partout en région il existe des stages de recherche de plantes sauvages comestibles. Contacter par exemple: www.unilim.fr ou www.terre-humanisme.org.

Lyliane

 

01/09/2018

Un chantier d'insertion sur l'île de Porquerolles!

Mme Amandine Roussel est allée interviewer Mr Nicolas Cayon, maraîcher sur l'île de Porquerolles (83), qui encadre un chantier d'insertion sur 2 hectares. En 2014, l'Association de Sauvegarde des Forêts varoises, sollicitée par le Parc National de Port Cros a lancé un chantier d'insertion arboricole du nom de Les Copains. Puis, ils ont élargi Les Copains au maraîchage et ils font pousser fruits et légumes bios et de saison. En tout 96 salariés sous contrat sont déjà passés par Porquerolles.  L'équipe de jeunes ou moins jeunes (entre 18 et 60 ans) vend depuis 2017 la production directement sur place avec un petit marché les mardis, jeudis et vendredis de 10H à 13H.

L'objectif principal de ces chantiers est de remettre des personnes en rupture professionnelle sur le chemin de l'emploi. En effet, certains auront envie de continuer après leur contrat, car ils auront acquis une formation. Cela coûte certes de l'argent et pour le moment cette initiative n'est pas "rentable". Aussi, des partenaires sont activement recherchés par l'Association. Il y a déjà des membres bienfaiteurs qui financent cette initiative varoise (L'Occitane, Pierre et Vacances…), mais des particuliers peuvent également faire des dons, qui seront défiscalisés.

Pour cela, s'adresser à www.copainsporquerolles.fr.

Lyliane

 

Découvrir la permaculture...

Mme Estelle Pereira dans la revue Nous, supplément à Nice-Matin, nous explique ce qu'est vraiment la permaculture. Elle la définit comme "une méthode de culture qui consiste à créer ou recréer un véritable écosystème dans son jardin". Elle s'appuie sur le témoignage de Mme Corinne Maynadié, Présidente de l'association pour le développement de l'agroécologie et de la permaculture. Celle-ci nous rappelle que "les plantes s'entraident et se renforcent mutuellement". Le jardinier ne se contente donc pas d'agir; il observe et étudie les plantes avant d'envisager de planter quoi que ce soit.

Dans la région où j'habite, La Côte d'Azur, la création d'un jardin participatif Les Jardins du Loup, 250, Chemin de la confiserie à Tourrettes sur Loup (06) - www.lesjardinsduloup.fr - pratique ce genre d'agriculture et propose des formations. Des bénévoles cueillent par exemple des fleurs de camomille pour en faire des infusions. En effet, cette plante a été semée dans les jardins, afin de protéger les plantations des insectes. Les déchets verts, les branches d'arbres ainsi que les feuilles mortes protègent la terre et deviennent de véritables engrais organiques. Avec du terreau et du compost, cela formera un substrat fertile pour les plantes associées qu'ils chercheront à faire ensuite pousser.

De même à Pessicart, aux Jardins du Petit Pessicart, des membres de l'Association Shilakong travaillent en commun depuis 2 ans et organisent un design de jardin en permaculture en suivant les préceptes de personnes formées à ce type de culture. Le but de l'Association est notamment de permettre à des classes du primaire de la ville de Nice de venir suivre des journées pédagogiques en pleine nature. Des arbres d'essence locale ont été plantés et retiennent la terre sur des restanques assez abruptes.

C'est pourquoi, on peut dire qu'un jardin en permaculture demande moins d'eau même dans le sud de la France, car la terre n'est jamais nue. Le sol reste vivant, car il est simplement aéré grâce à une grelinette ou à une bèche spéciale nommée aérobèche, mais il n'est jamais retourné. Ainsi, les micro-organismes du sol sont conservés. Par exemple les vers, les insectes peuvent effectuer leur travail en creusant de minuscules galeries, en aérant les racines…

En permaculture, toutes les plantes sont organisées en équipe (tomates associées aux herbes aromatiques comme persil et basilic, haricots avec courges et capucines…). Et à chaque problème sa solution sur place, au lieu d'utiliser des engrais chimiques, des insecticides… Bref, le jardinier devient collaborateur de la nature et il apprend à chaque saison ce qu'est un écosystème. Toute une évolution à faire dans nos mentalités!

Lyliane

31/08/2018

Une association niçoise nommée Terre Bleue a les pouces verts...

Mme Gaëlle Belda, journaliste pour la revue "Nous", supplément à Nice - Matin, a interviewé Mme Hélène Granouillac, Présidente de l'association Terre Bleue, au sujet de "l'Opération Permis de planter" lancée récemment à Nice. Il s'agit en fait de mettre en relation des personnes habitant un appartement mais désirant jardiner et des propriétaires choisissant de confier leur terrain à l'association, car ils n'ont pas le temps, ni l'énergie de cultiver. Cette initiative a démarré tout d'abord dans le quartier de Cimiez, puis à l'Ouest de la ville.

Il existe déjà des jardins partagés dans la région comme un peu partout en France. Mais là le projet paraît plus vaste, c'est "comme un réseau social végétal" dit Mme Granouillac! Les jardiniers amateurs cultivent et gèrent leur terrain prêté comme ils l'entendent. Toutefois, ils doivent signer une convention en tant que jardiniers citoyens avec les coordinateurs référents de l'Association. Ces derniers restent en effet à disposition pour des questions pratiques et techniques.

Pour connaître plus précisément cette initiative, joindre sur Internet: www.terrebleue.org ou téléphoner au 06 61 48 73 50. Des e-mails peuvent également être envoyés à terrebleue2@wanadoo.fr.

Lyliane

29/08/2018

Le frelon asiatique, une menace pour la biodiversité...

Le frelon asiatique ou vespa velutina, cet insecte arrivé en France en 2004 depuis la Chine par bateau, est une véritable plaie pour les apiculteurs. En effet, en vol stationnaire devant les ruches, le prédateur attend ses proies. Dès que les abeilles quittent leur ruche pour aller butiner, il les attaque et les découpe en morceaux pour se nourrir et nourrir sa famille. Aujourd'hui, le frelon asiatique est présent partout, notamment dans le sud de la France. Il a été remarqué que la prédation la plus importante a lieu en été de juillet à septembre.

Dans la mesure où le frelon asiatique peut même s'en prendre aux personnes, on ne doit pas s'approcher sans précaution de son nid. Un plan de lutte a été mis en place dans la région PACA en avril 2018 par le Conseil Départemental des Alpes Maritimes. Une équipe est, en effet, là pour identifier les frelons et leurs nids ronds bien particuliers. Elle peut désormais se charger de leur destruction, car pour un particulier, cette destruction est périlleuse, les nids étant souvent juchés dans des arbres. On aperçoit souvent les nids en hiver lorsque les feuilles des arbres sont tombées. Appeler le 04 93 28 79 00.

Selon un article du dimanche 26/8/2018 de Mr Florent Bardos, journaliste à Nice-Matin, à Menton, Mr Augustin Sottile , un apiculteur amateur, est convaincu d'avoir trouvé depuis l'an passé une méthode pour venir à bout du frelon asiatique. C'est un procédé rudimentaire, mais qui semble efficace pour éradiquer à terme le frelon asiatique: du lait de toilette et un produit anti - puces pour chiens et chats. Mr Sottile capture le frelon dans une épuisette, l'asperge de son mélange contenu dans un vaporisateur et le relâche pour qu'il empoisonne son nid. Il a remarqué une nette baisse du nombre de frelons asiatiques dans sa région depuis ses interventions. Mr Augustin Sottile peut être contacté au 04 93 57 96 00 pour présenter sa méthode à ses confrères apiculteurs amateurs ou pas… Pourquoi ne pas essayer?

Lyliane

25/08/2018

Découvrir les fleurs de Bach...

Sachez que ces fleurs ont toutes une particularité en commun : elles possèdent des propriétés sensationnelles pour chasser les émotions négatives et retrouver un équilibre émotionnel sain.

  • Par exemple, la première est efficace contre les angoisses et la peur panique. Elle stimule en effet la circulation des énergies et des émotions qui sont bloquées par la peur.
  • La deuxième est une alliée précieuse pour les personnes nostalgiques. Elle aide les personnes qui vivent enfermées dans les souvenirs passés à retrouver goût aux petits bonheurs que leur offre le présent.
  • La troisième est une combattante hors pair contre le manque de confiance en soi. Elle vous redonne foi en vos propres capacités et votre valeur.

Vous l’avez sans doute deviné, ces fleurs font parties des célèbres 38 Fleurs de Bach.

Mais peut-être n’en avez-vous jamais entendu parler auparavant. Ou peut-être ne les connaissiez-vous que de nom, sans savoir ce que cela signifie concrètement. Je me dis que vous aimeriez peut-être en savoir plus sur les fabuleux bienfaits des Fleurs de Bach ?

Si c’est le cas, j’ai le plaisir de vous inviter à une formation gratuite pour découvrir les 38 fleurs de Bach, et déterminer vos propres fleurs de type, celles qui vous aideront à vous libérer de vos blocages émotionnels.

Cette formation s’adresse à toutes les personnes qui se sentent prisonnières de leurs émotions.
Que vous souffriez d’hypersensibilité, d’angoisse, de mal-être, que vous ayez le sentiment que tout déborde dans votre vie, la méthode des Fleurs de Bach peut vous aider.


Lors de cette formation gratuite vous découvrirez notamment :

  • La liste complète des 38 Fleurs de Bach. Vous verrez que chacune de ces fleurs découvertes par le Dr Bach s'adresse à un trait de caractère ou à un état émotionnel particulier (par exemple l’hélianthème contre les angoisses et la peur panique)
  • Quelles Fleurs de de Bach sont particulièrement recommandées dans votre cas (ou pour aider un proche). Elles seront sans doute vos meilleures alliées dans la vie de tous les jours pour réguler l’émotion particulière qui vous affecte. (Cela peut être l’angoisse, la peur, l’hypersensibilité, le manque d’intérêt pour le présent, etc.)
  • De quoi sont composées les flacons de Fleurs de Bach et par quels procédés naturels ces dernières dévoilent leurs propriétés thérapeutiques
  • Un entretien vidéo avec l’une des plus grandes spécialistes des Fleurs de Bach en France. Ses formations coûtent habituellement plus de 200 euros par séance, mais elle a accepté de nous faire découvrir gratuitement le fabuleux pouvoir des Fleurs de Bach dans un entretien inédit.
  • Etc.

Je vous le rappelle encore une fois, cette formation sur les Fleurs de Bach est 100% gratuite. Il serait donc dommage de ne pas en profiter.

Santé !

Gabriel Combris

13/08/2018

Le concombre, une mine de bienfaits selon la Santé Naturelle...

 

7 excellentes raisons de manger du concombre

  1. Le concombre contient un flavonoïde appelé « fisétine ». C’est un composé anti-inflammatoire très important pour le cerveau. Il protège les neurones du déclin cognitif lié à l’âge, renforce la mémoire. Dans des expériences sur les souris, la fisétine a atténué les symptômes de la maladie d’Alzheimer. [2]
  2. Le concombre est une « bombe » d’antioxydants : vitamine C, bêta-carotène, quercétine, apigénine, lutéoline et kaempférol. La quercétine atténue les allergies (effet antihistaminique), le kaempférol protège les cellules sanguines de l’oxydation ;
  3. Contre le stress, le concombre contient de nombreuses vitamines du groupe B, dont les vitamines B1, B5 et B7 (biotine), connues pour apaiser les sentiments d’anxiété et compenser certains effets du stress ;
  4. Le concombre contient du potassium, qui aide à diminuer la tension artérielle. Pour que les cellules puissent bien fonctionner, il est important d’avoir 30 fois plus de potassium à l’intérieur des cellules qu’à l’extérieur. Avec le sodium, le potassium permet aux cellules nerveuses de transmettre les signaux électriques, et aux cellules musculaires de se contracter, en particulier celles du cœur. Il contient aussi de la vitamine K, bonne pour les artères et les os ;
  5. Il purifie les intestins : le concombre contient les deux éléments de base d’une bonne digestion, à savoir l’eau et les fibres. 50 g de fibres pour 1000 calories consommées. Il détoxifie les intestins, et formeune sorte de gel protecteur le long de la paroi intestinale. Les personnes qui souffrent de reflux et de mauvaise haleine devraient manger du concombre ;
  6. Le concombre a un effet anti-inflammatoire qui peut être très intéressant pour les personnes souffrant d’inflammation chronique, par exemple aux articulations. Des études sur les animaux indiquent qu’il pourrait inhiber l’activité des enzymes pro-inflammatoires (COX-2, comme le médicament Vioxx).
  7. Le concombre est délicieux et peut être accommodé de multiples façons pour ne jamais s’en lasser.
  8. Pour en savoir plus, consultez.santenutrition@mail.santenatureinnovation.info

Alors en salades, en soupe froide  ou en plat, mangez des concombres!

Lyliane

 

09/08/2018

Un eco-hameau à Trigance pour redonner vie au village...

Mme Amandine Roussel, dans un supplément à Nice-Matin, raconte l'aventure d'un groupe de 5 familles désireuses de mettre en place un éco-hameau au Villard, en lisière de forêt, tout près de Trigance à proximité des Gorges du Verdon. Ce projet a été lancé par la mairie qui a mis à disposition sur 7 hectares un espace constructible d'un ha en proposant le terrain à un prix très bas. Chaque famille pressentie va ainsi élaborer sa future construction, avec l'impératif de se fondre dans le paysage. Ce sera de l'auto construction, ce qui ramènera le prix entre 500 et 800 euros le m2.

Mr le maire du village a initié ce projet car son village était composé à 70% de résidences secondaires. Cherchant à attirer de nouveaux habitants, pour repeupler Trigance, il a eu l'idée d'un éco-hameau avec des familles. Chacune d'entre elles aura son autonomie, partagera des espaces communs, mais toutes seront reliées par un même état d'esprit, des valeurs d'harmonie, de respect, le sens de l'écologie, du partage et de la bienveillance, de même que par une Charte et le goût du vivre ensemble. Cet éco-hameau participatif se fera en deux volets: l'un en accession à la propriété pour 6 maisons individuelles et l'autre en locatif pour 4 logements sociaux gérés par un bailleur social.

D'ici 2020, cet éco-hameau devrait sortir de terre. Devenir propriétaire à moindre frais attirera de nouvelles personnes, mais elles devront partager des valeurs communes. L'installation de locaux professionnels est même envisagée. D'ici là, les réunions vont s'enchaîner pour que les candidats se connaissent mieux et s'apprécient.  Une famille par exemple rêve de vivre sous une géode de 60 m2 à structure géométrique. Pour les autres, un retour à la nature et à une vie simple est leur objectif …

Pour consulter le projet et se renseigner, joindre la mairie de Trigance (83).

Lyliane

 

 

18/07/2018

Une bouffée d'oxygène pour les favelas au Brésil...

Dans le Journal Courrier International de mai 2018, un petit entrefilet a attiré mon attentio. Il concernait le Brésil, Rio de Janeiro notamment, où près d'un quart de la population vit dans des favelas. Là, l'espace vacant et la verdure se font rares. Selon Citylab, un habitant de Vidigal, "l'une des favelas les plus emblématiques de la ville" s'est mis en tête de réintroduire de la végétation dans son projet.

Architecte de métier, cet homme a réuni les habitants du coin, artistes, enseignants, commerçants ou biologistes, pour créer une association dédiée aux jardins communautaires. Ensemble, ils oeuvrent pour mettre en place des espaces verts sur un toit d'abribus ou sur un muret où un peu de terre est disponible. Ces petits jardins, conçus sans aide des autorités de la ville, "représentent une amélioration de la qualité de vie dans ces quartiers,qui ont été historiquement délaissés par le gouvernement".

Voilà comment l'initiative et la bonne volonté de quelques-uns peuvent ouvrir la voie à des avancées nouvelles pour d'autres! Un bon exemple à faire connaître, à suivre ou à méditer!

Lyliane

12/07/2018

Pour la transparence dans l'alimentation concernant les pesticides...

Plusieurs sénateurs ont défendu haut et fort, et publiquement dans l'hémicycle, notre revendication d'être informés sur les pesticides dans nos aliments.Merci à eux ! C'est une réelle reconnaissance de l'expression des citoyens !

Rendez-vous sur la page Facebook Pour la transparence sur les pesticides dans les aliments : cliquez ici pour visionner les prises de parole des sénateurs :
 
- Cécile Cukierman 
- Guillaume Gontard
- Joël Labbé
- Angère Préville

Et merci à vous tous pour votre implication dans la campagne d'envoi de mails aux sénateurs.
Le sujet est désormais clairement sur la table !

Ensuite ?

La prochaine étape va être l'examen du projet de loi Agriculture et Alimentation en commission mixte paritaire ; c'est à dire qu'Assemblée nationale et Sénat, les deux chambres du Parlement, se réunissent pour voir si elles arrivent à se mettre d'accord sur une version unique du projet de loi à l'étude.
Comme il y a de fortes chances qu'elles n'arrivent pas à se mettre d'accord, nous aurons une nouvelle occasion de pousser pour la prise en compte de nos revendications lors d'une nouvelle lecture à l'Assemblée, probablement dès mi-juillet !

Citoyennement,
Elsa Kissel

#quelpesticidejemange

Le 25/06/2018 :

Chers signataires,

Les médias parlent de la pétition !

On tient compte de nos revendications lors d'une nouvelle lecture à l'Assemblée, probablement dès mi-juillet !

Citoyennement,
Elsa Kissel

#quelpesticidejemange

Le 25/06/2018 :
Chers signataires,

Les médias parlent de la pétition !

Samedi, j'ai été invitée sur France inter pour présenter notre pétition et parler de l'action citoyenne auprès des députés et sénateurs !
Voici le lien vers l'émission (l'interview dure 5 minutes à partir de 19 minutes et 10 secondes d'émission) : https://www.franceinter.fr/emissions/co2-mon-amour/co2-mo...

Plus que quelques jours pour interpeller nos sénatrices et sénateurs !

Pour le faire dès aujourd'hui, rendez-vous ici :
http://lobby-citoyen.fr/transparence-pesticides/

Vous êtes déjà nombreux à avoir écrit directement à votre sénatrice ou sénateur pour lui demander de soutenir les amendements en faveur de l'information des consommateurs sur les pesticides présents dans les aliments que nous achetons au quotidien.

Bonne nouvelle : l'examen du projet de loi Agriculture et Alimentation au Sénat est prolongé jusqu'au 29 juin. Ce qui laisse plus de temps pour leur écrire et leur demander de soutenir les amendements pour la transparence sur les pesticides dans nos aliments !
En recevant dès aujourd'hui un mail de votre part, ils seront davantage sensibilisés à notre souhait d'information sur les pesticides au moment de voter les amendements en séance cette semaine !
En tant que citoyennes et citoyens, nous avons le droit de contacter nos élus sur les sujets qui nous tiennent à coeur, profitons-en !

Rendez-vous ici : http://lobby-citoyen.fr/transparence-pesticides/

A très bientôt,
Elsa Kissel

www.mesopinions.com

 WWF France s'est emparée de notre sujet :

- l'ONG vient de publier un sondage selon lequel 89% des Français souhaitent être informés de la présence ou non de pesticides dans les produits alimentaires (à travers un étiquetage).

- son directeur général, Pascal Canfin, appelle à l'apparition d'une mention "pesticide" sur les produits alimentaires qui en contiennent.


Par ailleurs, l'INSERM a montré pour la première fois chez les humains que l’exposition simultanée à des molécules potentiellement perturbatrices endocriniennes exacerbe les effets observés lorsque l’exposition est réalisée avec les molécules indépendamment les unes des autres. Cette étude est datée de septembre 2017.


→ Pour que le gouvernement entende notre souhait de transparence sur les pesticides dans les produits alimentaires, vous pouvez toujours voter pour la proposition soumise aux États généraux de l'alimentation ! Cliquez ici pour accéder à la proposition, puis sur "D'accord". 

Nous, citoyens, consommateurs, exigeons de connaître la teneur en pesticides de nos aliments.


Par chacun de nos achats, nous influons sur l’offre de produits qui nous est proposée.


En signant cette pétition, nous pouvons espérer que notre demande de transparence sur la teneur en pesticides des aliments ait une place dans le débat public.




CONSTAT

1. Nous, citoyens, consommateurs, qui nous attablons au moins trois fois par jour, nous sommes régulièrement alertés sur la présence de pesticides dans notre alimentation quotidienne. Cela aussi bien par les pouvoirs publics que par des ONG.

2. Éplucher les fruits et légumes ne semble pas suffire à les débarrasser des pesticides, qui sont également présents dans toute la chair.

3. Les substances composant les pesticides, bien que leur présence dans notre alimentation fasse l’objet de règles strictes, sont bel et bien des produits toxiques.

4. Les effets cocktail potentiellement nocifs entre les différentes molécules actives des pesticides ou avec leurs synergisants. sont encore trop peu étudiés mais pourtant réels.


Plus de 9 Français sur 10 (92,8 %) souhaitent que l'utilisation de pesticides dangereux soit signalée par un affichage sur les produits alimentaires concernés.


Réalisons notre souhait en signant cette pétition !


Plus grand sera le nombre de signatures, plus légitime sera cette pétition pour lancer la réflexion, provoquer le débat et trouver des réponses concrètes et utiles pour les consommateurs.

APPEL


L’omniprésence et les potentiels dangers des pesticides prennent toujours plus de place dans le débat public. Les pouvoirs publics en sont conscients et des ONG lancent des campagnes de sensibilisation. Cependant, l’information directe des consommateurs est inexistante.


En signant cette pétition, nous souhaitons :

- que l’ensemble des pesticides présents dans les produits alimentaires soit indiqué aux consommateurs ;

- demander aux pouvoirs publics, aux producteurs et aux distributeurs qu’ils prennent les mesures nécessaires pour nous informer en toute transparence.


Nous voulons savoir ce que nous mangeons !

Pour plus d’informations...

Ils ont signé :

François Veillerette
, directeur et porte-parole de Générations futures - le docteur Sandrine Taillefer, médecin endocrinologue - Philippe Jouan, président du syndicat des apiculteurs d’Ille-et-Villaine et de Haute Bretagne à l’initiative de la marche funèbre pour les abeilles disparues de début mai (2018) - Nicolas Puech, apiculteur qui a perdu, courant mai 2018, 2 millions d’abeilles à cause d’un traitement phytosanitaire appliqué aux cultures environnantes - Michèle Rivasi, députée européenne -  Joël Labbé, sénateur - Valérie Cabanes, juriste en droit international spécialisée dans les droits de l’Homme et le droit humanitaire, cofondatrice de l’ONG « Notre affaire à tous » - Guillaume Bodin, réalisateur du documentaire « zéro phyto, 100% bio » - Brigitte Allain, députée sous la législature précédente - André Cicolella, chimiste, toxicologue et chercheur en santé environnementale spécialiste de l’évaluation des risques sanitaires et auteur notamment du livre “Toxique Planète. Le Scandale invisible des maladies chroniques”.


 Je signe

03/07/2018

Comment se protéger des moustiques...

Le journal Nice-Matin le dimanche 17/6/2018, sous la plume de Mme Isabelle Mermin, s'interroge sur les solutions à notre portée pour éviter les piqûres des moustiques. Ces insectes prolifèrent avec l'arrivée de l'été et une humidité importante. Un documentaire diffusé sur France 5 le jour même à 20H55, de la réalisatrice Mme Céline Crespy, rappelait quelques conseils simples pour se prémunir des piqûres de la femelle moustique et montrait divers tests sur des produits en condition réelle.

On considère que les moustiques-tigres sont arrivés en France dans des pneus en 2004. En 2017, six cas de Chikungunya, quinze de Zika et 137 de dengue ont été recensés dans notre pays. Une épidémie de dengue sévit actuellement à la Réunion. en 2013, c'est en Guyane que l'épidémie a été la plus forte. En fait dans l'hexagone 42 départements sont en vigilance rouge. La plupart se trouvent au sud de la Loire, même si on en rencontre aussi en Alsace. Plus il fait chaud, plus le cycle de reproduction du moustique est court.

Selon les explications de Mme Anna-Bella Failloux, directrice de recherche à l'Institut Pasteur de Paris, "la femelle moustique pique tous les 3 ou 4 jours pour puiser les protéines nécessaires au développement de ses œufs". Elle préfère les corps qui dégagent de la chaleur, les peaux sentant l'alcool et certaines odeurs de transpiration. Le moustique-tigre se déplacerait sur un faible rayon et se reposerait entre 12 et 14H en général. Au coucher du soleil, il s'active en général. 

Il faut se couvrir bras et jambes pour éviter les piqûres. Penser à  vider l'eau des coupelles sous les pots de fleurs, afin de ne pas offrir à la femelle un endroit pour pondre ses œufs. Certains bracelets aux huiles essentielles, des porte-clés à ultra-sons sont vendus pour se protéger. Toutefois il faut savoir que leurs molécules se volatilisent rapidement pour la plupart et que leur pouvoir de protection est assez réduit. Des bombes au pyrèthre et des barrières à moustiques à base d'insecticides chimiques sont des recours traditionnels pour la maison.

Si l'on choisit d'utiliser des diffuseurs de répulsifs ou des plaquettes à insérer dans des prises à base de produits chimiques, qui sont assez efficaces, il faut éviter de dormir à proximité immédiate surtout si on souffre d'asthme ou d'allergies. La vaporisation de répulsifs sur la peau se fait dans la main pour enduire ensuite le corps. La crème solaire ne s'applique pas en même temps (au moins 20 minutes après). Il y a même depuis peu des "aspirateurs à moustiques" (coût entre 35 et 159 euros), mais ils n'ont pas encore fait leurs preuves.

Alors, tout l'été, soyons vigilants et prenons des mesures pour nous protéger et protéger nos enfants. Ces moustiques sont dangereux dans la mesure où ils transmettent des maladies. Les bougies jaunes à base de citronnelle ou les serpentins à laisser consumer sous une table comme les grilloirs à lumière bleue peuvent permettre de rester dehors les soirées d'été. Mais, au fond, rien ne vaut la moustiquaire pour dormir en paix! En cas de piqûre, une crème vendue en pharmacie (Apaisyl) est relativement utile. 

 Pour en savoir plus, consulter sur Internet :www.santemagazine.fr ou www.toutpratique.com.

Lyliane

01/07/2018

La France, championne d'Europe des dérogations sur les pesticides...

 

Pour le ministre de la Transition écologique, l'objectif de sortie des pesticides doit être tenu. En même temps au ministère de l'Agriculture, de plus en plus de dérogations pour utiliser certains pesticides sont accordées.
Au moment de faire ses courses, on n’y pense pas toujours, mais souvent les fruits et légumes ont été traités avec un pesticide. Certains sont autorisés, d’autres non. Même dans ce cas, le ministère de l’Agriculture peut accorder (article 53) une dérogation pour 120 jours. En la matière, la France est championne d’Europe. En 2016, le ministère de l’Agriculture en a délivré 52, devant l’Espagne et le Portugal.


Sur le site du ministère de l'Agriculture, les dérogations en cours sont recensées. Cette année, déjà 36 substances font l’objet de dérogations, avec parfois de drôles d'appellations. Pour les cultures de poireaux attaqués par les vers de terre, le Karate. Pour les fraisiers, le Success 4 combat les mouches. Pour les pommiers, le Neemazal détruit les pucerons. Ces produits sont autorisés pour cause d’urgence phytosanitaire. Mais cette urgence est-elle toujours justifiée ?

Alain Déliès est producteur de noisettes près de Carcassonne. Il utilise un herbicide, le Chardol 600 pour se débarrasser des repousses de noisetiers. Ce désherbant, dont la substance active est le 2,4-D, répond-il vraiment à une urgence phytosanitaire ? A l’entendre, il y aurait moyen de s’en passer : "Imaginons que demain pour des raisons que j’ignore, on me supprime le 2,4-D, je trouverai un fournisseur qui me fabrique une machine qui va me couper toutes les branches."


En 2015, le 2,4-D est classé "peut-être cancérogène pour l’homme" par l’Organisation mondiale de la Santé. Pourtant, chaque année, depuis trois ans le ministère de l’Agriculture accorde des dérogations. Nous avons demandé la liste des dérogations accordées pour urgence phytosanitaire au ministère de l'Agriculture depuis 2016 : 17 autres pesticides ont été systématiquement renouvelés chaque année.
Certaines associations craignent que ces dérogations soient accordées trop facilement, à l'instar de Carmen Etcheverry, ingénieur agronome à France Nature Environnement. "Les dérogations, ça doit rester une exception, une solution de dernier recours. Et actuellement en France, c’est utilisé de façon beaucoup trop systématique. Le fait d’accorder des dérogations, ça n’aide pas à tendre vers une diminution de la dépendance de notre agriculture aux pesticides.


Contacté, le ministère de l’Agriculture nous a répondu que ces dérogations respectent le règlement européen (article 53) et qu’il s’agit bien d’urgences phytosanitaires. S’il y a autant de dérogations, ce serait donc dû... à la variété de notre agriculture.

Franceinfo - lundi 25 juin 2018

Une fleur connectée pour mieux connaître les abeilles...

 

Pour  leur projet de bac, des lycéens de la Manche ont inventé une fleur connectée pour mieux comprendre le comportement des abeilles et lutter contre leur déclin. 
Une fleur aux pétales plastiques colorés qui délivre du nectar, du pollen, et informe en temps réel du passage d'une abeille... Le prototype inventé par des lycéens normands devrait permettre d'étudier le comportement des abeilles et de mieux lutter contre leur déclin.
Sous la houlette de Cyril André, leur professeur en systèmes numériques, Benjamin, Jules et Timothée, élèves de terminale au lycée Julliot de la Morandière à Granville (Manche), se sont plongés pendant un an dans la vie des abeilles pour préparer le projet qu'ils doivent présenter au bac.
L'idée était de "décortiquer le terrain" pour permettre à Mathieu Lihoreau, chercheur au CNRS à Toulouse rencontré lors d'un précédent projet de ruche "connectée", de mieux comprendre le comportement des abeilles butineuses grâce à une fleur artificielle.


Hécatombe
Élément clé de la préservation de la biodiversité et de la sécurité alimentaire grâce à son rôle de pollinisatrice, l'abeille peut butiner plusieurs centaines de fleurs et voler jusqu'à dix km par jour. Grâce à elle, 80% des espèces de plantes à fleurs et à fruits de la planète sont pollinisées, et 35% de nos ressources alimentaires dépendent, selon l'Inra, de la pollinisation par les abeilles.
Mais depuis plus de 15 ans, l'hymén sont pollinisées, et 35% de nos ressources alimentaires dépendent, selon l'Inra, de la pollinisation par les abeilles. Mais depuis plus de 15 ans, l'hyménoptère disparaît des campagnes, fragilisé notamment par les néonicotinoïdes, ces insecticides qui s'attaquent au système nerveux et désorientent les insectes. Les apiculteurs ont alerté la semaine dernière les autorités, faisant état de taux de mortalité "d'une exceptionnelle gravité" cette année. Si les facteurs de déclin sont connus, le comportement de butinage en conditions réelles est peu documenté.


Ingénierie
Pour concevoir leur "appât", les lycéens ont d'abord dû comprendre la morphologie des fleurs grâce à des dissections pratiquées en cours de biologie. Ils ont aussi pioché dans l'univers des cosmétiques, utilisant une poire à maquillage pour distribuer le pollen, ou dans l'univers médical, avec une pompe à nutrition qui amène, en quantité contrôlée, le nectar sur la fleur.
L'opération la plus délicate fut sans doute l'étiquetage des bourdons, pollinisateurs moins agressifs et plus gros que les abeilles, sur lesquels les tests ont été pratiqués. Chaque "QR code" a été collé à la glu sur l'animal.

Quant au prototype, il arbore les pétales colorés de la fleur, mais pas la tige, un cœur en PVC rempli de nectar imprimé en 3D, et intègre une caméra pour filmer l'abeille. Il est aussi monté sur un châssis, dans lequel se trouve un mini-ordinateur qui envoie "les informations collectées dans une base de données", explique Cyril André, qui a fait appel à la fondation Dassault Systèmes pour financer deux des machines utilisées pour éviter de "découper les pétales au cutter".
"On veut développer l'esprit créatif des élèves", souligne le professeur, pour qui "demain, tous les métiers seront potentiellement concernés par les objets connectés et la modélisation 3D".


"Survivre"
La fleur artificielle a été testée avec succès sur les bourdons qui sont venus la butiner. "On aimerait que ça puisse aider les abeilles à survivre", confie Benjamin, l'un des trois lycéens, qui était chargé de réfléchir à la distribution du nectar.
Si les conditions financières sont réunies, des tests à grande échelle pourraient démarrer l'an prochain dans les quelque 50 ruches du CNRS à Toulouse.
Quantité de nourriture disponible, champ avec ou sans pesticides, avec ou sans parasites, champs électromagnétiques, couleurs des fleurs, localisation, taille et parfum de la fleur... "On peut faire varier tous les paramètres et comparer les données obtenues dans des conditions environnementales différentes", précise Mathieu Lihoreau, ajoutant que "si ça marche, on pourra s'en servir pendant les vingt prochaines années".

L.N. avec AFP - BFMTV - dimanche 17 juin 2018

27/06/2018

Viticulteurs: pour protéger nos enfants : traitez en Bio!

 

 


Mise à jour sur la pétition

Mise sous surveillance filière viti bordelaise : analyses 6 vins du Médoc et 1 Bordeaux.

marie-lys BIBEYRAN
listrac médoc, France

27 juin 2018 — Bonjour à tous,



Ce jour le Collectif Info Médoc Pesticides et Alerte aux Toxiques de Valérie Murat ont publié leur dernière action menée conjointement :

6 vins du Médoc et un Bordeaux soumis à une analyse de résidus de pesticides !



Voir les résultats ici :

http://infomedocpesticides.fr/2018/06/27/mise-sous-survei...


Ils sont sans appel, et en même temps si peu surprenants au vu des pratiques sur le terrain, qui diffèrent tellement des discours !



Merci de votre soutien, qui nous permet de mener ce genre d'action, que nous renouvellerons;



Bien cordialement,

Marie-lys Bibeyran.

13/06/2018

Plaisirs aux jardins...

L'article de Mme Laurence Lucchesi dans le Matin Week End a la saveur des journées de  plein air en été. On y apprend tout d'abord qu'il ne faut pas négliger la présence d'un frêne se dressant dans le jardin, car il signale généralement le présence d'une source sous ses racines. Ensuite, il est signalé que les feuilles de fraisiers sont censées faire fuir les vipères. Enfin, acheter des œufs de chrysopes en jardinerie protégerait des pucerons en arrosant le jardin avec.

J'ai appris également que ce sont les fleurs au cœur jaune qui attirent le plus les abeilles. Une dame-jeanne en verre constituerait aussi une alliée précieuse, si vous n'avez pas de jardin. Elle permet en effet de créer un mini-jardin d'intérieur. On la remplit de terre à un tiers de la hauteur; on y sème des graines de plantes qui restent de taille moyenne, on arrose modérément, puis on remet le bouchon. La lumière et la terre leur suffiront pour grandir. L'humidité restera à l'intérieur. On aura alors "un jardin en circuit fermé"!

Pour en savoir plus, se procurer l'ouvrage de Mme Anne-France Dautheville aux éditions Buchey Chastel: "Miscellanées de mon jardin".

Lyliane

12/06/2018

Quelques astuces de jardinier pour les partuculiers en ville...

Mme Karine Michel dans le supplément de Nice-Matin "Nous" nous fait part des conseils et astuces de Mr Georges Dalmas, ancien animateur des jardiniers de France, pour cultiver sur sa terrasse ou son balcon. Il nous apprend tout d'abord que "quand on achète des plants en jardinerie, il faut regarder la couleur des racines". Il faudrait en effet que la racine soit blanche, car c'est un baromètre de bonne santé de la plante. Concernant le contenu des bacs ou des jardinières, il faut respecter les proportions: un tiers de sable, un tiers de terre et un tiers de terreau.

Mr Dalmas affirme que l'on ne peut pas tout planter sur un balcon.  Selon lui, il faut se limiter à des tomates cerise, des salades d'été, quelques concombres, des cornichons, et des aromatiques. Certaines alliances comme persil et tomate sont bonnes; d'autres moins. Ne pas mettre le basilic par exemple en plein soleil et arroser matin ou soir  avec parcimonie généralement sans mouiller les feuilles. Des engrais organiques comme du tourteau de ricin aident à soutenir la croissance des plantes. En cas de prolifération d'insectes, veiller à utiliser des produits naturels, comme le savon noir contre les pucerons..;

On peut vouloir observer le calendrier lunaire, ce qui fait de nous des adeptes de la biodynamie. La Lune en effet influence la pousse des plantes. En respectant le cycle mensuel de la lune, on choisit le bon moment pour planter en distinguant les jours racines (radis...), les jours feuilles (salades), les jours fleurs (artichauts) ou les jours fruits et graines (haricots, fraises, tomates…). Il y a des calendriers pour suivre cela précisément. Autrefois, nos anciens connaissaient la différence entre la lune montante (avant la pleine lune) et la lune descendante (après la pleine lune) et ils en tenaient compte pour beaucoup de tâches agricoles (tailler, couper ou greffer des arbres, cueillir des fruits…).

Pour en savoir davantage, consulter sur Internet: www.rustica.fr.

Lyliane

 

 

11/06/2018

Les capacités prodigieuses des plantes...

Dans Télérama de fin mai 2018, Mr Vincent Rémy a recueilli les propos du neurobiologiste italien Mr Stefano Mancuso, qui regarde les plantes avec un œil de jardinier. En effet, ce scientifique a pris conscience, au moment de son doctorat, «du mépris dans lequel on tient le monde végétal» et il propose de regarder les plantes autrement C'est pourquoi, il a écrit, avec Mme Alessandra Viola, un ouvrage de 240 pages publié chez Albin Michel intitulé: «L'intelligence des plantes».

 

Mr Mancuso a remarqué que l'on parle des plantes uniquement d'un point de vue esthétique ou en fonction de leur usage. La conception d'Aristote notamment attribuant aux plantes «une âme de bas niveau» aurait beaucoup influencé les savants du monde entier, alors que Mr Charles Darwin reconnaissait déjà dans ses écrits de botaniste le pouvoir des racines des plantes...

 

Selon le neurobiologiste italien, le monde végétal possède une forme d'intelligence, qui lui permet de survivre en dépit de son immobilité. Mr Mancuso a nommé cette capacité «neurobiologie végétale» dès 2005. Il démontre avec ses collègues en effet que «les plantes ont les mêmes capacités que les animaux en matière d'apprentissage, d'échanges, de communication. Bien qu'ils ne soient pas dotés de neurones comme les animaux ou les humains, les végétaux sentent par toutes leurs cellules les plus petits changements dans leur milieu, grâce à des photorécepteurs captant la lumière, l'humidité, les champs électromagnétiques...

 

Les racines des plantes par exemple peuvent «détecter les substances chimiques (phosphore ou azote) et même percevoir des fréquences basses (entre 50 et 400 hertz)». Sans sombrer dans une sorte de dessin animé en leur prêtant des intentions, Mr Mancuso reconnaît aux plantes, à travers diverses expériences de laboratoire, la capacité de communiquer et d'échanger des informations sur l'état du sol, le présence de prédateurs... Elles vivraient également en symbiose avec des champignons et des bactéries.

 

Alors que des multinationales comme Bayer-Monsanto bloquent toutes les études allant contre leurs intérêts, dépensent des sommes folles avec les OGM et poussent l'agriculture mondiale vers la chimie, Mr Mancuso pense qu'on pourrait au contraire «faire des choses extraordinaires en observant les capacités des plantes». Un travail sur la photosynthèse par exemple mériterait d'être entrepris par tous les laboratoires... Ils ne sont que 5 à pouvoir s'y consacrer aujourd'hui! En France, Mr François Bouteau de l'Université Paris-Diderot y travaille actuellement.

 

Selon Mr Mancuso, nous ne connaissons que 50% des espèces végétales et certaines disparaissent en raison de la pollution, alors qu'on continue à couper des arbres notamment dans les forêts primaires d'Amazonie... Tout cela devrait nous inciter à mettre des moyens, comme le fait modestement l'Union Européenne, afin de comprendre comment les plantes travaillent pour lutter contre la pollution de l'air, ce qu'elles mettent en place pour le climat... N'oublions pas, écrit le journaliste, que ce sont les algues qui ont crée l'oxygène et que le premier texte sumérien écrit par l'être humain (3 500 ans avant notre ère) consistait en des conseils d'un père à son fils pour cultiver la terre: «non seulement pour assurer sa subsistance, mais surtout en pensant aux générations futures»... Jusqu'aux années 1950, cet état d'esprit était resté celui de l'agriculture.

 

L'article de Télérama se termine en posant la question suivante: « Ne serait-il pas urgent actuellement de cesser de détruire des espèces animales et végétales, de polluer les sols, l'air et l'eau de la planète en retrouvant le respect de la vie?» Alors, à mon tour, je me permets de proposer que tous ceux qui se reconnaissent dans cet appel de Mr Mancuso s'engagent dans leurs réseaux locaux, leur fassent connaître l'ouvrage «L'intelligence des plantes» et aident à faire germer autour d'eux le désir de protéger tout le Vivant de notre planète.

 

Pour en savoir plus, consulter également les ouvrages du forestier allemand: Mr Peter Wohlleben (L'intelligence des arbres) et le film réalisé par Julia Dordel et Guido Tölke réalisé au sujet d'un de ses ouvrages ou des sites sur Internet comme: www.youtube.com, www.albin-michel.fr ou www.science-et-vie.com.

Lyliane

09/06/2018

La culture en lasagnes est bonne pour la biodiversité...

Dans le journal Nice-Matin du 15/5, par la plume de Mr Rémy Marceau, nous apprenons qu'un jardinier niçois, du nom de Mr Philippe Moreau, a expliqué au cours d'une conférence publique ce qu'est la culture en lasagnes. Comme son nom l'évoque, ce mode de culture se fait à l'automne par une superposition et une alternance de couches de matières organiques verte (herbe) et sèche (feuilles, brindilles) sur 5 cm environ. On termine généralement par une bonne épaisseur de terreau et on laisse reposer le tout jusqu'aux beaux jours, au moment où l'on va s'occuper du potager.

 

En cela, l'être humain s'inspire de la nature. Mme Patricia Lanza, qui a documenté ce genre de culture, a, en effet, regardé ce qui se passe en forêt. Le multicouche, que ce soit sur butte, en jardinière ou en bordure, permet la décomposition des bactéries sur le vert comme la croissance plus lente des champignons sur le sec. Il se produit une montée en température, qui permettrait de semer et de planter plus tôt. Pour être efficace, la maturation doit durer environ 2 mois.

 

L'hiver, on peut également pailler le jardin. Mais l'herbe fraîche de tonte, stockée ou glanée alentour, la taille des haies et arbustes, tout cela peut être utilisé. On n' utilise ainsi que très peu de terreau et absolument aucun engrais. Le conseil du jardinier est de planter assez densément et de faire des associations (par exemple tomates, basilic et ail...). La vie souterraine d'un tel jardin en lasagnes est très importante. C'est, quoi qu'il en soit, une culture de manière naturelle qui «donne un bon coup de pouce à la biodiversité».

 

Pour approfondir le sujet, contacter par exemple: www.gerbeaud.com ou https://www.rustica.fr/articles.../technique-lasagna-bed-ou-jardin-lasagnes,3098.html

Lyliane