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20/03/2019

Miser sur le chanvre...

Le chanvre, écrit Mme Ingrid Haberfeld dans Version Fémina, serait devenu la nouvelle star des super-aliments! On la trouve, en effet, en magasin bio sous forme d'huile, de graines et de farine. L'huile, extraite des graines et reconnaissable à sa couleur vert foncé et à son léger goût de noisette, propose un équilibre idéal en oméga 3 et 6 et renferme de la vitamine E. On l'utilise à froid et on la conserve au réfrigérateur. Elle est indiquée pour combattre les troubles cardio-vasculaires (athérosclérose, hypertension...), les maladies inflammatoires et elle est censée renforcer les défenses immunitaires. Son prix est assez élevé: 10 euros les 25 cl.

La graine de chanvre, qu'elle soit dans sa coque ou décortiquée, demande à être conservée  dans un bocal en verre au réfrigérateur. C'est une source de protéines de bonne qualité et de minéraux grâce à ses acides aminés et à ses vitamines B1 et B2. On considère de ce fait que c'est un atout pour les végétariens comme pour les sportifs. On les consomme généralement dans une salade, un crumble ou mixées sous la forme d'un beurre. Quant à la farine de chanvre, nommée aussi tourteau, elle est sans gluten et riche en fibres. On peut en faire du pain, des crêpes, des gâteaux et des quiches.

Ne comptez pas sur un effet planant type cannabis, car ce n'est pas la même plante. Il s'agit ici du chanvre alimentaire et non du chanvre qui se fume ou qui soigne les douleurs. Pour plus de renseignements sur le chanvre, consulter des naturopathes ou allez voir les rayons des magasins diététiques. Sinon, voir par exemple les sites Internet suivants: https://www.passeportsante.net ou https://www.nutri-naturel.com.

Lyliane

07/03/2019

Qu'est-ce qu'une pomme responsable?

Selon un article de Mr Marc Ouahnon dans le journal gratuit "20 minutes", une production de pommes responsable, c'est tout d'abord une production qui respecte la nature. Pour protéger leurs vergers, les arboriculteurs de la marque Pink Lady par exemple privilégient des méthodes naturelles qui préservent la biodiversité. Ils comptent notamment sur les chauve-souris, les mésanges et les abeilles pour aider à juguler ravageurs et maladies. Les abeilles sauvages et les haies jouent effectivement un grand rôle dans la protection des vergers.

Le terroir est également important. Dans notre pays, les zones privilégiées sont le Val de Loire ainsi que le Sud-Ouest. Les pommes ont besoin, en effet, d'un équilibre minéral des sols. Les arboriculteurs doivent tailler les arbres en hiver et au printemps veiller à l'éclaircissage  et l'effeuillage en attendant la récolte de l'automne. La cueillette se fait à la main et cela intervient lorsque le fruit arrive à maturité. Après un tri rigoureux, si les fruits ont des défauts, ils finissent en compotes, en jus ou en cidre.

La pomme est apparemment le fruit préféré des français. Toutefois, il faut savoir que c'est aussi un des plus traités (vers, carpocapse...). C'est pourquoi, seuls les fruits bio peuvent être consommés avec la peau. On considère qu'en 2018, 1,5 million de tonnes de pommes ont été produites. Pour en savoir davantage, consulter sur internet le site:

https://www.750g.com/ingredients/pomme-i93.htm
Lyliane

 

03/03/2019

Le vrac en folie dans le Var...

Mme Amandine Roussel dans le journal Nous a interviewé Mme Claire Bellini, ancienne infirmière âgée de 50 ans et reconvertie en épicière ambulante de la région d'une vingtaine de villes et villages de la Provence verte. Elle fait, en effet, les marchés de Cotignac, de Bras, de St Maximin, de la Roquebrussanne et de la Farlède, quand elle ne réalise pas des livraisons à domicile deux fois par semaine avec son camion baptisé Lulu. Son entreprise a été nommée "La vrac en folie".

Sa spécificité réside dans le fait qu'elle ne prend que des produits bio, locaux et de saison. Et elle ne propose pratiquement que du vrac. Ses clients viennent en effet avec leurs sacs et bocaux. Dans un rayon de 100km, Mme Bellini rencontre des gens du coin, heureux de la voir arriver avec ses références de qualité. Les producteurs locaux lui proposent leurs produits frais (fromages, légumes, fruits...) ou plus durables (biscuits, herbes séchées, savons, cosmétiques, miel, pâtes...).

Comme quoi il y a la place pour ce genre d'entreprise dans nos régions françaises! Espérons que cette initiative fera tâche d'huile dans le pays! Pour tout contact, joindre sur Facebook @lavracenfolie ou par téléphone: 06 89 68 67 53.

Lyliane

28/02/2019

Un champignon qui a un goût de viande blanche...

Vous êtes tenté par le veganisme ou le végétarisme mais redoutez le fait que certains aliments vous manquent ? Sachez qu’il existe de nombreux substituts, à commencer par ce champignon, qui a la même saveur que le poulet.


Si vous essayez de réduire, voire d'arrêter totalement, votre consommation de viande mais qu’il arrive que le goût vous manque, alors les plats à base de cette espèce de champignon pourraient vous plaire. Considéré comme l’un des meilleurs champignons comestibles par certains experts, d’après le site Atlas Obscura, le polypore soufré est surnommé le « poulet des bois ».
La couleur des polypores, des champignons abondants en Amérique du Nord et en Europe, varie du rose/orange au jaune vif. Généralement les amateurs de balades en forêt pourront l’apercevoir au niveau des troncs d’arbres, où il émergerait par un pied unique selon le blog Nature Aventure Survie. La face des polypores est d’un jaune soufre particulièrement marqué. Ces champignons peuvent par ailleurs atteindre une taille impressionnante.


Des champignons à cusiner en nuggets, en omelettes…
La chair des polypores est ferme et charnue. Pour les cuisiner, il est conseillé de les découper en lamelles assez épaisses et de les faire cuire à la poêle, agrémentés d’huile d’olive et de morceaux d’ail afin de lui donner encore plus de saveur. Il est par ailleurs possible de l’incorporer dans des omelettes ou de le mixer pour l'incorporer dans des sauces pour des pâtes. Enfin, pour ceux qui recherchent un substitut au poulet, n’hésitez pas à les paner et les faire frire afin de les déguster comme des nuggets. En revanche, il faudra peut-être se déplacer au grand air pour en trouver, étant donné qu’il peut être difficile d’en trouver dans le commerce.

Kevin Romanet - Gentside - samedi 16 février 2019

Produits fumés (poissons, viandes, thés...), que faut-il en penser?

Mme Marie-Laurence Grezaud dans Version Femina donne des informations sur la méthode ancestrale de conservation: la fumaison, qui revient en force dans les assiettes. Les mets fumés, en effet, développent les arômes évoquant le feu de bois. C'est une tendance qui s'amorce même à la maison. A Paris, deux smokehouses ont ouvert récemment. Ils fument la viande à moins de 100°C pendant 6 à 15 heures selon les morceaux.

Cela se fait dans un four spécial au feu de bois. A la maison, on peut aussi tapisser de foin le fond d'une cocotte en y ajoutant des herbes et des épices. En posant l'aliment sur le foin, en allumant les herbes et en refermant la cocotte pour entamer la combustion pendant 10 à 20 minutes. puis mettre l'aliment au four en cuisson lente(90 à 100 °C). Nature et Découvertes propose un kit de fumage à chaud. Il existe aussi, pour une somme entre 50 et 300 euros, un fumoir de table en inox à froid ou à chaud et avec un couvercle qui cuit grâce à des brûleurs à alcool et de la sciure d'essences de hêtres, de chêne ou d'épices (laurier, badiane, sauge...)

On peut cuire ainsi en fumant à chaud (entre 40 et 100° C) du poulet, des viandes, des saucisses, des truites, des légumes... Un fumage à froid, qui expose l'aliment à une fumée ne dépassant pas 30°C, est préférable  pour le saumon, le jambon, le magret, le fromage et même le chocolat... Toutefois, il faut savoir que le saumon fumé industriel, lui, n'est pas salé à la main, mais parfois par injection de saumure (mélange de sel, d'épices, et de sucre), ce qui permet de raccourcir la durée de salage, de gonfler le poisson et d'augmenter son poids, donc son prix.

Mr Laurent Chevallier, médecin nutritionniste, attaché au CHU de Montpellier, conseille une consommation occasionnelle de tout produit fumé. Il craint, en effet, une contamination par des benzopyrènes produits par les fumées de bois traités par des fongicides (pesticides) qui pourraient se retrouver en partie  dans l'aliment. De plus, certains industriels utilisent le goût fumé pour cacher la médiocrité de leurs produits ( notamment jambons bas de gamme, sauces barbecue et chips). Certains cancers digestifs, selon une étude de l'Inserm publiée en 2017 dans la revue Thorax et une étude américaine montrent que le risque de BCPO ( bronchopneumopathie chronique obstructive) serait augmenté chez les consommateurs de viandes fumées.

N'oublions pas d'équilibrer nos menus avec un maximum de fruits et de légumes. Et choisissons des produits réalisés de façon artisanale avec par exemple du fumage à froid. Pour en savoir davantage, se reporter au livre écrit par Mr Chevallier Laurent, "L'indulgence dans l'assiette" publié chez Fayard.

Lyliane

26/02/2019

Lutte contrre le gaspillage alimentaire...

Formée à utiliser 100% des produits, une jeune chef de cuisine, Chloé Charles, aide les restaurateurs à réduire leurs déchets.


Elle a appris la cuisine comme ça, lorsqu’elle a débuté à L’Epi Dupin en 2004, un des premiers restaurants bistronomiques de la capitale. «Pour que ce soit rentable, il fallait utiliser 100 % du produit», se souvient Chloé Charles.

Passée ensuite par de prestigieuses cuisines, cette étoile montante de la gastronomie française vient aujourd’hui en aide à 21 restaurateurs des Deux-Sèvres et de la Vienne –du patron de pizzeria au cuisinier d’un Ehpad, en passant par celui d’un restaurant gastronomique– pour leur apprendre à cuisiner autrement.


Cette opération baptisée «Mon resto engagé», financée par les chambres de commerce et d’industrie des deux départements et l’Ademe, et menée avec Sébastien Robin, consultant, est partie d’un constat : chaque année, un restaurant de cent couverts jette 5 tonnes de déchets. Soit entre 10 000 et 12 000 euros qui partent à la poubelle. Ces déchets alimentaires viennent des restes des produits utilisés en cuisine, comme les épluchures des fruits et légumes, des plats préparés mais non servis et des retours d’assiettes, ce que n’ont pas mangé les clients.

«On a débuté par un cours de cuisine collectif pour leur permettre de voir le produit dans son ensemble», décrit Chloé Charles. Ainsi, le vert des poireaux est recyclé en fondue, la carcasse du poulet et les parures des légumes deviennent un bouillon de volaille, les épluchures de pommes de terre se dégustent en chips, la peau et les trognons des pommes sont mixés avec les fruits en compote. Elle invite ses collègues à tester de nouvelles recettes. Son objectif : modifier les réflexes. «On n’a rien inventé, dit-elle. Mais, depuis l’abondance des années 1960-1970, on avait arrêté d’utiliser ce qui est moins bon.»


Des solutions pour vaincre la peur du manque
La chef propose aussi des solutions pour vaincre la peur du manque : «Certains prévoient des quantités astronomiques alors qu’un produit manquant est plutôt un signe de qualité.» Autre astuce : la maîtrise du sous-vide (cuisson dans une poche sous vide pendant une heure trente à 80 degrés), qui permet de conserver pendant trois semaines une purée de carottes, au lieu de trois jours en temps normal.


Pour limiter les retours d’assiettes, elle invite les restaurants qui proposent des buffets à distribuer des assiettes plus petites et suggère aux autres de réduire les portions et de peser les quantités. «Tout le monde peut s’améliorer : en un mois, un restaurant de 70 couverts est passé de 98,6 kilos de déchets alimentaires à 90,6 kilos», insiste Chloé Charles. Il y a peu, elle a aidé la patronne de Markotte, un restaurant de Saint-Ouen (93), à imaginer une carte visant le «triple 0» : zéro stock, zéro reste et zéro déchet. Une démarche qui l’enthousiasme : «La cuisine responsable devient tendance, tant mieux !»

Ce que dit la loi:

Promulguée le 1er novembre 2018, la loi agriculture et alimentation, dite Egalim, étend à la restauration collective et à l’industrie agroalimentaire la possibilité de faire des dons alimentaires et prévoit l’obligation des «doggy bags» dans les restaurants en 2021. Depuis le 1er janvier 2016, les restaurateurs qui produisent au moins 10 tonnes de biodéchets par an (soit environ 200 à 240 couverts par jour) doivent procéder à leur tri et à leur recyclage.

Mariana Grépinet - Paris Match - samedi 9 février 2019

23/02/2019

Emploi des fonds de l'association Elevage sans frontières...

En partenariat avec des associations locales, une antenne d'Elevage sans frontières (ESF) est devenue une association béninoise indépendante, tout en restant l'interlocuteur privilégié d'ESF au Bénin. Ailleurs, comme par exemple au Burkina Faso, la coordination grandit pour gérer économiquement les élevages. Au Sénégal débute un nouveau projet d'appui à l'élevage du mouton. Au Togo, des élevages familiaux de pintades vont permettre de générer des revenus et de valoriser un produit fermier en créant une marque"l'or gris des Savanes".

Apprécions le souci de transparence et la bonne gestion des fonds reçus des partenaires et donateurs d'ESF. Nous saluons par la même occasion l'agrément du Don en confiance en 2009 obtenu par l'association ESF, qui oeuvre en Afrique comme au Kosovo ou en France en faveur de l'agro-écologie et de l'élevage. Cette année 2018 a donc été très positive. Pour tout renseignement complémentaire, joindre sur Internet: www.elevagessansfrontieres.org.

Lyliane

21/02/2019

La restauration dans les cantines: on pourrait mieux faire!

Un article de Mme Clarisse Guiraud dans US magazine concerne les six millions de repas servis chaque jour dans les cantines scolaires. Et le bilan fait est assez mitigé! En effet, si certains enfants ont "la chance de pouvoir goûter des mets mitonnés sur place avec un personnel suffisant, à partir de produits locaux, de saison et bio, d'autres en revanche doivent se contenter de plats fabriqués avec des techniques industrielles dans des cuisines centrales, où ils sont réchauffés au dernier moment".

La Sodexo par exemple, implantée dans près de 6000 écoles et universités, est le leader du marché et 20% de son chiffre d'affaires se fait dans le monde éducatif. En France, 970 cuisines centrales sont gérées par des grands groupes privés. Le transport des aliments vers les écoles se fait la plupart du temps dans des barquettes en plastique, produisant beaucoup de déchets non recyclables. Il serait sans doute possible de prendre des contenants en inox, verre ou céramique plus durables et moins nocifs. Car, malgré les normes sanitaires et diététiques, par souci d'hygiène on privilégie souvent les produits congelés ou transformés avec des sauces au détriment du frais.

L'article signale la forte présence des lobbys de la viande et des produits laitiers dans les groupes de restauration collective. Ils cherchent à travers des kits pédagogiques à orienter la consommation des jeunes. Pourtant, la loi alimentation, votée l'été 2018, fixe l'objectif de 20% de produits bio dans les cantines et d'ici à 2020, un seuil de 50 % de produits locaux. Mais la recommandation reste très floue. Les desserts semblent encore trop sucrés et la qualité nutritionnelle des fruits et légumes assez médiocre. Il y aurait pourtant possibilité de toucher des producteurs locaux et de faire agir des parents d'élèves pour exiger plus de qualité. Heureusement, des élus locaux refusent de céder à la facilité et cherchent des solutions pour augmenter la qualité des repas servis aux enfants.

Groupements d'achat, gestion directe, circuits courts seraient pourtant des solutions! Des campagnes de sensibilisation des élèves pour réduire le gaspillage et de formation des personnels de service pour diminuer les déchets et rechercher la qualité sont souvent efficaces. Aux parents aussi de s'impliquer pour que leurs enfants mangent mieux à la cantine!

Lyliane

 

02/02/2019

Faire pousser du coton made in France, qui l'eut cru?

Je ne m'attendais pas à apprendre que l'on pouvait faire pousser du coton dans le Gers en lisant Capital du mois d'octobre 2018! Pourtant l'auteur de l'article est formel: Mr Yohan de Wit et deux de ses amis nommés Médéric et Samuel Cardeillac ont tenté l'expérience en 2016 avec 6 graines de coton achetées en jardinerie. Ces trentenaires ont eu la surprise de récolter 6 mois plus tard 100grammes de fibre. En 2017, ils ont récidivé et en ont planté 2ha, ce qui leur a permis de récolter 100kg de coton. 

A Montréal-du-Gers, ils ont alors crée leur société Jean Fil et commencé à commercialiser leurs premiers polos sur le web. Leur fibre, une fois récoltée, est tissée dans les Vosges, puis teintée et tricotée dans l'Aube, si bien qu'ils sont fiers de produire les premiers vêtements en coton 100% français. Cette année, ils ont récolté quelques 300kg de coton et fabriqué avec 800 polos. Ces vêtements sont vendus environ 100 euros à 120 euros pièce en ligne.

Pour commander ou se renseigner sur leur société, les contacter sur Internet via le site: https://www.jeanfil.fr

Lyliane

30/01/2019

Faudrait-il devenir flexitarien ou flexitarienne?

Le flexitarisme est un régime comprenant beaucoup de fruits, légumes et protéines végétales, tout en continuant à consommer des petites quantités de produits provenant des animaux. Bon pour la santé et l’environnement.
 
Sharon Palmer, nutritionniste spécialiste de l'alimentation et du développement durable à base de plantes à Los Angeles, déclare à CNN: «Bien que les régimes végétaliens et végétariens soient associés aux impacts environnementaux les plus faibles, tout le monde n'est pas intéressé par ces styles de vie. Mais tout le monde peut se nourrir davantage d'un régime flexitarien. Cela ne veut pas dire que vous devez renoncez complètement à la viande, mais vous en réduisez considérablement la consommation».
 
Une étude publiée en octobre 2018 dans le journal Nature a montré que si la population mondiale continue de suivre la voie d'un régime occidental, riche en viande rouge et en aliments transformés, les pressions environnementales du système alimentaire augmenteront de 90% d’ici 2050. En bref, "ton Big Mac de lendemain de soirée, tu peux l’oublier et le remplacer par une assiette de légumes rôtis et quinoa".

Slate.fr - Slate - vendredi 11 janvier 2019
 

26/01/2019

Installer un poulailler dans son jardin pour réduire ses déchets organiques...

Mr et Mme Serge Moulinier, installés à St Mandrier (83) ont depuis quelques semaines, écrit Mme Amandine Roussel dans le magazine "Nous", installé deux poules pondeuses au fond de leur jardin. Encouragés par le Sittomat, syndicat qui s'occupe du traitement des déchets des Métropoles de Toulon, de la Ste Baume, de la Vallée du Gapeau et de celle du Golfe de St Tropez, ils ont répondu à l'incitation d'acheter deux poules (30 euros les deux) et de récupérer un poulailler d'une valeur de 150 euros offert par le syndicat.

Une poule est capable de manger jusqu'à 150 kg de déchets organiques et pond jusqu'à 220 œufs par an. C'est pourquoi, après les composts, l'objectif du Sittomat est d'encourager, grâce à un livret et à des conseils, l'achat de poules pondeuses. Au quotidien, la seule contrainte est de les nourrir tous les jours et de les enfermer le soir pour éviter renards et autres carnassiers. En échange, la famille récupère des œufs frais à déguster. Les enfants généralement sont ravis de la présence des animaux et leur donnent des noms amicaux. Chez les Moulinier, ce sont Fleur, la poule rousse et Cocotte la noire.

A ce jour, l'initiative lancée par le syndicat du traitement des déchets du Var a déjà convaincu 2000 foyers participants en quelques mois seulement. Des visites sont organisées chez eux pour vérifier les soins apportés aux animaux. Les déchets pour nourrir les poules sont variés: restes de légumes, épluchures, pain… Réduire les déchets est une démarche éco-responsable. Aussi, pourquoi ne pas inciter d'autres départements à reproduire cette initiative?

 Pour tout renseignement,  s'adresser au Sittomat sur le site: www.sittomat.com.

Lyliane

ND des Landes ou ND des lendemains? (suite N° 2 de la chronique)

La gueule de bois

Dès le lendemain, une Assemblée extraordinaire se tient à la Wardine. La salle est comble. Quelques minutes à peine pour se congratuler et les opposant·es rentrent dans le vif du sujet : la réouverture de la fameuse « route des chicanes », clairement exigée la veille par le chef du gouvernement. Du reste il n’est pas le seul à la vouloir : les paysan·nes la souhaitent depuis des années, les comités locaux les plus proches sont là pour rappeler qu’une fois le projet d’aéroport abandonné, eux comme les autres riverain·es, souhaitent pouvoir à nouveau circuler sur cette route qu’ils et elles n'osent souvent pas emprunter. Très vite, les discussions se tendent. S’enveniment. Les vieilles tensions ressortent de même que les incompréhensions. Au point que Copain et les membres de la Coordination décident de sortir de la salle un quart d’heure pour revenir avec ce qui ressemble fort à un ultimatum : ils et elles vont nettoyer la route dès le lundi prochain. Seule concession : l’emblématique maison de Lama Fâché, qui occupe la moitié de la voie au croisement avec la route des Fosses Noires, sera conservée. Le ton monte dans l’assemblée. Il faut dire que les engueulades sur ce sujet ne datent pas d’hier. Le passage en force à l’assemblée de Copain et de ses allié·es peut donc se comprendre comme la volonté d’avancer vers la résolution de ce conflit ancien sans attendre l’impossible unanimité côté occupant·es. Mais la rapidité de la décision va en braquer beaucoup et nombreux·ses sont celles et ceux qui s’interrogent : la situation aurait-elle pu être différente si le mouvement s’était donné plus de temps pour construire cette décision de manière plus collective ?
On peut raisonnablement imaginer que l’annonce gouvernementale a été soigneusement préparée : en visant la route, elle sait attaquer un des points faibles du mouvement. La suite lui donnera raison. Le chantier de déblaiement commence sous tension : une partie des soutiens extérieurs venus filer la main réalisent, un peu mal à l’aise, que tout le monde sur place ne partage pas l’enthousiasme annoncé pour la « libération » de la route. Pour la plupart de celles et ceux qui vivent à ses abords c’est un déchirement, la crainte que des véhicules y circulent à nouveau à toute vitesse au détriment de leur vie de quartier et des animaux, domestiques ou non, qui se sont habitués à y circuler paisiblement.


La peur que la route, une fois dégagée, ouvre un boulevard aux forces de l’ordre lors d’une future opération d’expulsion est présente dans toutes les têtes. Enfin, les habitant·es des lieux en bordure de route ont l'impression que le mouvement les lâche qu’il les laisse seul·es face aux forces de police qui depuis des semaines déjà sillonnent les alentours, font des repérages, les intimident. Mais l’opinion majoritaire est tout de même qu’offrir la route à un gouvernement défait est un geste d’apaisement raisonnable alors qu’on s'apprête à entamer avec lui des négociations au long cours sur l’avenir de la zad. Alors les chicanes tombent, les unes après les autres. Le soir pourtant la douche froide tombe : la Préfecture qui avait donné son accord de principe pour le maintien de Lama Fâché annonce aux représentant·es de Copain que le ministère de l’Intérieur a refusé le compromis. Les paysan·nes décident alors qu’ils et elles assumeront le démontage de la maison, pas de gaîté de cœur, mais parce qu’ils ne veulent pas que ce soit l’État qui s’en charge.


Les occupant·es se retrouvent le soir même pour discuter de cette nouvelle donne. Si une majorité soutient la démarche paysanne et s’inscrit dans un processus, déjà entamé de négociation avec l’État, nombreux·ses sont ceux et celles qui annoncent refuser la destruction de la maison, quitte à s’y opposer par la force. La stratégie gouvernementale fonctionne à plein, provoquant la désunion entre allié·es d’hier. Tout le monde repart écœuré de la discussion, qui par le « manque de pensée stratégique » des un·es, qui par le « reniement de ce qui a fait la force de la zad » des autres. La suite du déblaiement se fait dans la colère et creuse de profondes blessures dans le mouvement d’occupation.


Dans les temps qui suivent, la question de la route reste très prégnante : beaucoup d’opposant·es pensent qu’une fois la route dégagée, il est normal de laisser les services départementaux la remettre en état. Quelques personnes minoritaires décident cependant de bloquer les travaux. La Préfecture saisit l’occasion pour déployer un imposant dispositif policier, prétextant la nécessité de protéger les travailleurs, qui n’en demandaient pas tant. Pour quelques ingénieurs venant faire des relevés, on assiste parfois à un déploiement de dizaines de fourgons sur la route. Des gendarmes, arme au poing, menacent celles et ceux qui tentent de s’approcher. C’est, au contraire de l’opération César, une occupation militaire, pendant des semaines, avant même le début des expulsions. Par ailleurs, les forces de l’ordre en profitent pour faire un important travail de reconnaissance, de fichages, déployant leurs drones et n’hésitant pas à fouiller les cabanes isolées. Les occupant·es sont divisé·es sur la réponse à adopter et les autres composantes réagissent peu, alors même qu’elles s’étaient fermement engagées à défendre tous les lieux de vie contre les expulsions. En quelques jours, l’unité du mouvement a volé en éclats.
Cette gueule de bois, certain·es s’y attendaient...

 

Ce texte a été écrit en septembre par un habitant de la zad, il s’est inspiré de nombreux textes de 2018 auquel il est possible de se référer : la plupart se trouvent sur le site de la zad : zad.nadir.org

25/01/2019

Les fourmis coupe-feuilles pourraient produire du protoxyde d'azote et modifier leur environnement.

Les forêts tropicales sont une des sources naturelles principales de protoxyde d’azote... Et un petit insecte pourrait jouer un grand rôle dans sa production.
Les fourmis coupe-feuilles sont endémiques des forêts d’Amérique tropicale. Pour se nourrir, elles fonctionnent en symbiose avec un champignon. Elles collectent ainsi des morceaux de feuilles qu’elles mâchent, ce qui va servir de substrat pour la culture de ce champignon, qu’elles cultivent dans leur fourmilière. C'est lui qui va par la suite leur servir de nourriture. Mais pour le cultiver, les fourmis produisent un nombre incroyable de déchets : non seulement les feuilles, mais aussi des bactéries, des champignons morts... ou même des fourmis mortes.

Des piles de déchets qui produisent des gaz à effet de serre 
Ces déchets s’entassent dans les alentours de la fourmilière, jusqu’à former des tunnels de plusieurs dizaines de centimètres de haut. Des chercheurs américains ont surveillé ces piles de déchets et ont surveillé leurs rejets gazeux.
Ils ont découvert que les monticules étaient les conditions parfaites pour la production de protoxyde d’azote. Ils peuvent même émettre jusqu’à deux fois plus de gaz à effet de serre que les autres endroits de la forêt.

Des taux de protoxyde d'azote multipliés par 20 
Mais pour le protoxyde d’azote, les niveaux généralement observés sont ici multipliés par 1.000, tandis que pour le méthane, ce nombre n’atteint que 20. 
"Les fourmis coupent les feuilles des arbres, les emmènent sous la terre et cultivent des champignons, leur source principale de nourriture. Ils disposent ensuite de leurs déchets exactement comme nous le faisons" explique Cory Cleveland, qui a mené les études.

Le même principe que dans les décharges humaines 
"C’est comme une décharge, où les micro organismes vont ensuite décomposer ces déchets, générant du dioxyde de carbone, du méthane et du protoxyde de carbone, comme il peut arriver avec les déchets humains" continue le chercheur.
Fiona Soper, une autre chercheuse étant intervenue sur l’étude ajoute que les rejets de gaz à effet de serre sont particulièrement importants, créant des conditions rarement vues dans des écosystèmes naturels. 

Les animaux peuvent influer sur leur environnement 
D’ordinaire, les fourmis ne sont pas capables d’intervenir sur le changement climatique. Mais ici, on peut voir que, tout comme les humains, elles peuvent affecter leur environnement.
Il reste néanmoins compliqué de quantifier l’impact des fourmis sur le climat, notamment car on n’a aucune idée précise de combien de fourmis coupe-feuille vivent sur la planète. Mais cette étude aura au moins permis de résoudre une énigme : pourquoi, dans certains coins de la forêt équatoriale, les niveaux de méthane et de protoxyde d’azote peuvent varier autant.

Kevin Domas - Gentside - samedi 12 janvier 2019

20/01/2019

La blette a tout bon...

La blette est la spécialité de la région de Nice (06). Il faut au moins une fois dans sa vie avoir goûté la "torta de bléa" sucrée ou salée confectionnée dans la région! Traditionnellement, de nos jours on en fait des gratins appelés des tians, des soupes, des omelettes, des quiches… Alors que pour beaucoup de français, la blette n'est pas forcément un plat d'exception, car beaucoup de personnes ne savent pas la cuisiner, ni pour ses côtes, ni pour ses feuilles, du côté de la Côte d'Azur, elle a depuis des temps immémoriaux farci les raviolis, les plats de lasagnes ou de cannellonis… C'était à l'époque "le légume du pauvre" qu'il fut travailleur italien ou journalier français.

Sur les hauteurs de Gattières, comme dans la plaine du Var jusqu'à St Isidore, elle était cultivée sur de riches terrains agricoles. Son goût légèrement amer a pu rebuter les élèves des cantines locales, quand elle était trop cuite ou lorsqu'on n'avait pas pris soin d'ôter les fils en la préparant.. Toutefois, depuis des années la blette retrouve sa place sur toutes les tables de la région. Tout d'abord, la blette est riche en potassium, en phosphore et en fibres. Elle aurait même la réputation de combattre le diabète et le cancer… Elle a ensuite un goût unique que chefs cuisiniers et pâtissiers de la région apprécient à sa juste valeur.

Alors, allons-nous essayer de cuisiner la blette après l'avoir choisie soigneusement dans une exploitation bio du sud de la France?

Lyliane

15/01/2019

Mme Nora Khaldi ou comment bousculer la pensée scientifique...

Dans le Journal La Croix du 31/12/2018 au 1/1/2019, un article de Mme Aude Parmentier a attiré mon attention. Elle s'intéresse, en effet, à une chercheuse irlandaise et mathématicienne renommée, Mme Nora Khaldi, âgée de 40 ans, qui a fondé en 2014 la Société Nuritas basée à Dublin. Son but est simple: elle cherche à identifier les molécules présentes dans les aliments pouvant être utilisés pour la confection de nouveaux médicaments.

Mme Khaldi a notamment identifié des peptides (molécules composées de plusieurs acides aminés) qui auraient des effets positifs sur notre santé. Pour aller plus vite, la chercheuse et son équipe utilisent l'intelligence artificielle et le séquençage de l'ADN afin d'examiner les milliards de molécules présentes dans la nourriture. Son entreprise emploie aujourd'hui une cinquantaine de personnes et évolue grâce à des investisseurs.

Ses travaux ont été récompensés par un prêt de 30 millions d'euros de la BEI (Banque européenne d'investissement). C'est devenu la première  entreprise de biotechnologie irlandaise soutenue par la BEI. Le quotidien irlandais "The Irish Time" l'a même nommée "entrepreneuse du mois"! Cette femme n'a pas hésité à bousculer les idées reçues sur la pensée scientifique. Elle prétend même "qu'il y a plus de données dans une pomme que dans tous les réseaux sociaux réunis"...

Pour en savoir davantage, contacter le site Internet: https://www.nuritas.com/about

Lyliane 

31/12/2018

Quelles résolutions personnelles prendre pour 2019?

Je n'ai pas la prétention de dire à chacune et chacun quelle résolution ils ou elles pourraient prendre. Il m'apparaît toutefois que certaines tendances pourraient tout de même être inversées par rapport à 2018. Notamment celle de vouloir par la violence "faire la révolution extérieure", alors que nous savons bien que tout changement durable et profond provient avant tout d'un changement intérieur. La révolution de 1789 et mai 1968 ont connu notamment des débordements humains fâcheux et leurs conséquences n'ont pas toutes été bénéfiques. Couper la tête du roi, monter des barricades étaient des méthodes radicales d'un autre âge. La France a de nos jours cependant toujours un pouvoir centralisé. Voyons plutôt comment passer dans nos villes et villages, nos associations et nos quartiers d'une gestion hiérarchique à une gestion collective, nous impliquant toutes et tous. 

Certes, certaines crises peuvent finir par faire évoluer les consciences: maladie, accident, deuil, séparation... Mais, si elles ne s'appuient en nous sur aucun changement profond de regard, si elles ne déclenchent que rejet et colère au dehors, tout reprendra son cours une fois la crise passée. Aussi, personnellement, je ne m'associerai à aucune justification de gestes, aussi utiles ou mûris soient-ils, s'ils viennent du dehors. Je chercherai plutôt en moi comment modifier ma perception des problèmes  posés que nous qualifions généralement de questions de société: comment  arriver à faire baisser les gaz à effet de serre, compenser les dérèglements du climat, gérer l'arrivée de migrants politiques ou économiques sur notre sol, équilibrer les pouvoirs politiques et économiques du pays...

J'aimerai par exemple qu'en 2019, l'on considère les élus, de quelque bord qu'ils soient, non comme des cibles à abattre, mais comme des personnes de bonne volonté qui recherchent le bien commun. Et pourquoi ne pas proposer nos services au lieu de les critiquer? Je ne vois personne faisant obstacle à mon propre développement. Je ne suis pas concernée par le qualificatif du "tous pourris" qui jette du négatif sur la fonction dans son ensemble. Autre chose: pourquoi ne pas considérer tous les migrants comme des exilés arrachés à leur patrie plutôt que comme des profiteurs? Sachons que la pollution de l'air, de l'eau et des sols demandera plus qu'un vote contre le glyphosate au Parlement… Commençons peut-être par réduire nos déplacements, nos voyages lointains, par changer notre façon de bouger (bicyclette, covoiturage…) au lieu d'exiger que rien ne change dans le prix des carburants, dans des mesures de bon sens prises pour alléger le système… 

Beaucoup d'entre nous depuis plusieurs années ont pris "la décision-révolution intérieure" à bras le corps et ont changé notamment leur façon de se nourrir. Ils ou elles boycottent les GAFAM, les Mac Do, les Drive… Ils ou elles échangent, réparent au lieu d'être manipulés par la publicité du Black Friday. Ils ou elles ont choisi comme moteur de recherche français Qwant, qui garantit la sécurité de leurs données personnelles, au lieu de Google… D'autres participent à un jardin partagé ou à une Amap… Cela se fait en silence au sein des familles et implique grands et petits. De même, notre système scolaire est loin d'être parfait, mais qui s'investit pour faire évoluer l'enseignement français? Je ne suis pas pour les "Y a qu'à", ni les "faut qu'on" véhiculés souvent dans les "cafés du commerce", sans jugement toutefois pour ce type de local… Je suis plutôt pour une participation active de chacun par exemple dans les conseils municipaux comme dans les conseils d'école...

La nouvelle société que nous appelons de nos vœux se fera-t-elle dans le désordre et dans le rejet de tout ce qui existait avant? En ce dernier jour de l'année, ouvrons en grand nos yeux et nos oreilles et retroussons nos manches! Il n'y a pas d'un côté des méchants coupables et de l'autre de pauvres victimes, mais une " société du vivre ensemble" à construire. Alors, quel changement concret suis je capable de faire pour 2019? Baisser le chauffage de ma maison pour favoriser la transition énergétique, manger bio pour faire vivre de nouveaux agriculteurs, acheter français au lieu de céder à la tentation de gadgets chinois, investir dans un composteur, marcher davantage à pied pour aller chercher le pain, prendre mon voisin sur le chemin du travail et m'ouvrir à davantage de bienveillance et de convivialité?...

N'avons-nous pas en effet le choix de notre propre changement intérieur?

Lyliane

30/12/2018

Un vaccin finlandais pour les abeilles...

Le futur verra peut-être les abeilles se faire vacciner. Deux chercheurs finlandais viennent d’annoncer la création du tout premier vaccin pour insecte, nommé le PrimeBEE. Il servira à les protéger contre la loque américaine (American foulbrood ou AFB en anglais), qui ravage des colonies entières.


Une révolution scientifique ?
La maladie infecte les larves qui meurent et se décomposent dans une masse collante et extrêmement contagieuse, permettant à la maladie de se répandre à vitesse grand V dans toute la colonie. Au point que le seul moyen pour l’instant de limiter les dégâts pour les apiculteurs est de… brûler toute la ruche, histoire d’éviter qu’elle en contamine d’autres.


Ce vaccin, donné en nourriture à la reine et qui produirait ainsi des larves immunisées à la maladie en se mélangeant avec la vitellogénine (une protéine très présente dans les œufs d’abeille), pourrait être étendu à d’autres infections, comme la loque européenne ou les champignons, mais surtout à tous les animaux dont les œufs produisent de la vitellogénine. De quoi amener une petite révolution.

JLD - 20 Minutes - mercredi 12 décembre 2018

21/12/2018

Les paniers Davoine pour faire entrer le bio et le local dans les foyers du Var (83)

Dans le magazine "Nous", Mme Karine Michel nous présente le concept des paniers bio livrés en points relais, mis en place par Mr Cédric Davoine et sa femme, en 2009 sur la région de Toulon. Mr Davoine a découvert en 2003 l'entrepreneuriat écologique et solidaire alors qu'il faisait son stage d'Ecole de commerce au Guatemala dans une plantation de noix de macadamia. Peu après son  retour, il a eu le désir de monter une entreprise faisant travailler des agriculteurs locaux (une trentaine) et une dizaine de travailleurs porteurs d'un handicap psychique de l'ESAT pour fournir des paniers bio commandés par des consommateurs sur son site internet.

Les paniers Davoine sont nés ainsi sur l'aire toulonnaise. A ce jour, entre 800 et 900 paniers sont conditionnés chaque semaine dans les locaux de l'ESAT Cat vert à La Farlède. Trois tailles de paniers sont proposées pour un prix allant de 18 à 33 euros. Une épicerie bio complète l'offre. On compte aujourd'hui 90 points relais et 9 tournées de livraison dans le Var et l'Est des Alpes-Maritimes. Un partenariat a été mis en place il y a 5 ans avec l'équipe d'action territoriale de Toulon des Petits Frères des pauvres. Là sont offerts des paniers solidaires classiques de 3 kg à un tarif sans marge. Ils bénéficient à 20 à 25 personnes environ qui ne paient que 2 euros leur panier, la fondation AG2R prenant en charge les 4 euros de différence. 100% des cartons de livraison sont recyclés.

Pour en savoir davantage sur cette entreprise, consulter sur Internet: www.lespaniersdavoine.com ou téléphoner au 04 94 38 74 04. 

Lyliane

15/12/2018

Les fêtes oui, mais sans indigestion!

A dix jours de Noël et deux semaines du Jour de l'An, plusieurs d'entre nous se demandent comment traverser cette période sans malaise digestif, car c'est généralement là que l'on boit et que l'on mange le plus. Mme Amandine Roussel, dans le magazine "Nous", fait l'inventaire des mesures de prévention à adopter en s'appuyant sur les conseils d'un pharmacien herboriste.

Avant Noël, en prévision des excès, il faut épurer les reins, le foie, la vésicule biliaire et les intestins. Les plantes détox recommandées sont le pissenlit, le romarin et la gentiane. La sève de bouleau et l'aloe véra peuvent être aussi très utiles. Commencer la cure quinze jours avant est une sage précaution.

Pendant les fêtes, la rhubarbe et le fenouil comme la menthe poivrée sont nos alliées. Si vraiment on se sent nauséeux ou ballonné, prendre une dose ou plus de glutaform par jour (les sachets contiennent du curcuma). Après Noël, on essaie d'éliminer grâce au radis noir, à l'artichaut ou toute plante drainante. En cas d'excès de fatigue s'ajoutant aux soucis digestifs, faire confiance à la gelée royale ou encore au ginseng.

Lyliane

10/12/2018

Trois ans après le film "Demain", Cyril Dion et Laure Noualhat font un état des lieux...

Mr Cyril Dion et Mme Laure Noualhat, journaliste, dressent le portrait de citoyens aspirant à construire de beaux lendemains. Ils font dans "Après Demain", un film qui sera programmé mardi 11/12 à 23H15 sur France 2, une sorte de bilan depuis la parution du film "Demain" en 2015. Ce film, rappelle Mme Weronika Zarachowicz dans le journal Télérama, avait eu une très large audience car il proposait des histoires de personnes anonymes réinventant l'agriculture, l'énergie, l'urbanisme, les transports, l'économie partout dans le monde. Ce film était en effet très inspirant, car il donnait une foule d'exemples susceptibles d'être reproduits ailleurs.

Si les auteurs du film Après Demain constatent que "l'effondrement a déjà commencé" et que le réchauffement climatique est en route, "ils souhaitent continuer à donner envie à chacun-e de construire un récit différent, une nouvelle fiction collective, pour améliorer la résilience de nos sociétés". Tout d'abord, ils ont crée une multitude de petits récits montrant un changement culturel de fond. Il y a par exemple celles et ceux qui se passent d'énergie fossile, celles et ceux qui écrivent une nouvelle histoire comme à Paris avec le Plan Climat, celles et ceux qui créent des monnaies locales sans passer par les banques comme à Montreuil (93) chez Les Nouveaux Robinson et leur monnaie "la pêche".

Des perspectives nous sont données qui sont à la fois différentes de celles de l'extrême droite et de celles de régimes autoritaires du type de la Chine ou la Russie.  Mr Dion "refuse en effet de laisser les grands récits aux religions ou aux dictatures!" Avec Mme Noualhat, ils veulent gagner une bataille culturelle, portant en germe des changements systémiques, politiques et économiques. Selon eux, nous serions en train de vivre une période comparable à celle de la Révolution française: inégalités croissantes, destruction des éco-systèmes… Il faudrait "rompre avec le capitalisme, tel qu'il existe aujourd'hui."

Peu à peu, un nouvel imaginaire et les changements culturels proposés par le film "Demain" ont pénétré jusqu'au monde des entreprises. L'exemple le plus significatif est celui de Mr Lionel Faber, pdg de Danone, qui voudrait obtenir pour sa firme un label certifiant ses engagements sociétaux et environnementaux. Tous les 2 ans, Danone devrait être audité sur sa gouvernance pour montrer qu'elle n'est pas du "greenwashing". Mieux encore, pour changer ses processus industriels, la firme multinationale accepterait de se faire conseiller par Pocheco, une petite PME du Nord de la France en vue de peut-être pouvoir réduire ses emballages...

Pour changer d'échelle, affirment Mr C. Dion et Mme L. Noualhat, "les gens doivent se mobiliser et faire pression par des stratégies révolutionnaires pacifiques en créant de l'articulation entre les différents acteurs de la société". Il faudrait comme à Avessac en Loire-Atlantique pour le parc éolien " embarquer citoyens, banques, entreprises, collectivités et élus nationaux (grâce à des amendements…). Cela implique des communautés soudées, capables de coopérer sur leurs territoires, afin de créer une alchimie. Ainsi, nous serions capables d'amortir les chocs à venir et d'améliorer la résilience de nos sociétés. Les choses changent quand il y a suffisamment de personnes qui se racontent une nouvelle histoire et engagent une lutte non violente dans la rue, que ce soit pour de la justice sociale, leurs droits civiques ou le droit des femmes".

Aussi, après avoir peut-être regardé à la télévision le magazine "Au cœur des éléments" sur le thème des tempêtes à l'occasion de la COP 24, veillons mardi 11/12 et regardons tous à 23H15 sur France 2 la suite du film "Demain"! En 70 minutes, nous verrons ce qui a changé ou pas. Faisons voir ce nouveau film autour de nous après l'avoir enregistré! Quand ce sera possible, faisons venir et projetons le film "Après Demain" dans nos associations et nos quartiers pour être capables de faire le point sur les alternatives en cours et pour nous inciter à aller plus loin!

Lyliane

08/12/2018

Poursuivre les actions pour l'environnement...

// En 2018, grâce au soutien de plus de 10 000 adhérents, nous avons pu :
 
MOBILISER & RASSEMBLER NOS FORCES
  • Créer plus de 8 000 zones de BZZZ, espaces exempts de pesticides et semer un million de graines mellifères pour les insectes pollinisateurs ;
  • Diffuser un trombinoscope des députés opposés à l'inscription, dans la loi, de l'interdiction du glyphosate, partagé plus de 180 000 fois et vu par des millions d'internautes ;
  • Mobiliser plusieurs centaines de milliers de citoyens afin d'obtenir l'interdiction définitive des insecticides "tueurs d'abeilles" ;
  • Faire pression sur les parlementaires afin qu'ils adoptent enfin un objectif minimum de 20% d'aliments issus de l'agriculture biologique en restauration collective et inscrire l'objectif du doublement des surfaces agricole en bio d'ici 2022 dans la loi ;
  • Poursuivre notre combat pour un moratoire sur les nanoparticules et obtenir le retrait du dioxyde de titane dans de très nombreux produits alimentaires ;
  • Mobiliser plus de 70 000 internautes et obtenir l'abandon de la ferme-usine des 4000 bovins envisagée à Digoin (71) ;
  • Obtenir, en lien avec l'ACIPA, l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes ;
  • Diffuser 50 000 autocollants "Stop Pub" et interpeller le ministre de la Transition Ecologique afin qu'il règlemente les panneaux publicitaires énergivores ;
  • Soutenir les luttes locales contre les projets climaticides dont une nouvelle campagne intitulée "Projets autoroutiers : L'impasse climatique".
 

06/12/2018

A Néoules (83) les sols agricoles passent "le test du slip"!

Dans le magazine "Nous", j'ai découvert un article de Mme Amandine Roussel qui nous fait part de l'initiative, au printemps dernier, de la chambre d'agriculture du département du Var via le réseau Delphy Fermes: planter des slips dans le sol pour mesurer l'activité biologique des sols. Dans une trentaine d'exploitations pilotes, en effet, réparties en 3 groupes : maraîchage, viticulture, arboriculture (oléiculture surtout), 210 slips ont été enfouis à 20 cm de profondeur pendant 2 mois et demi. "Une telle expérience", explique Mme Emilie Buron, une des 3 animatrices Delphy Fermes, "a déjà été menée ailleurs en France, mais aussi au Canada. Et çà coûte moins cher que des tests en laboratoire".

Au bout de 6 semaines de vie "underground", les sous-vêtements ne ressortent pas en bon état! Quatre éléments sont cependant observés: la dégradation visuelle, qui montre que plus le slip est dégradé, plus l'activité biologique est bonne. Puis, le poids, la perte de masse sont analysés de même que la couleur et l'odeur. En bref, si ça sent la forêt, c'est jugé bon. Mais si on sent la putréfaction, l'activité du sol est considérée comme plus faible. Delphy Fermes s'est donné pour but d'accompagner les agriculteurs vers des pratiques plus vertueuses. On s'oriente de ce fait de plus en plus vers des apports de compost et de fumier, des couvertures végétales du sol et on travaille la terre le moins possible. 

Depuis ces tests, on a même décidé de laisser l'herbe pousser autour des vignes et en maraîchage, on privilégie l'engrais vert, destiné à améliorer et protéger le sol. D'ici trois ans, les test du slip seront renouvelés pour constater la qualité des sols suite à toutes les actions et non-actions entreprises. Les motivations de Delphy fermes sont à la fois écologiques, géographiques et économiques. Réduire l'utilisation de produits phytosanitaires dès 2010 a été, en effet, le but de la chambre d'agriculture du Var. Mme Buron l'affirme et je ressens la même chose:" Tout part du sol! Les organismes de la terre entraînent la circulation de l'air et de l'eau. Cela permet à la plante de mieux se développer tant en terme de quantité que de qualité".

Pour approfondir les bases ayant conduit à cette initiative, les conclusions retirées ou faire part éventuellement de son expérience, il est possible de contacter sur Internet: www.chambre-agriculture83.fr. On peut également essayer de joindre Delphy Fermes et ses trois animatrices: Mmes Emilie Buron, Fanny Vernier et Clémence Boutfol.

Lyliane

28/11/2018

L'année 2018 a été marquée par des victoires et des avancées décicives, selon Greenpeace...

Un peu d'auto-satisfaction ne nuit pas quand on est une association qui œuvre en faveur de l'écologie partout dans le monde! Greenpeace en effet vient de publier un bilan encourageant de "la saison 2018". Je reprends pour notre blog l'essentiel de ce qui a été couronné de succès parmi toutes les propositions de cette ONG. "Pas à pas, écrit le journaliste de Greenpeace, nous faisons reculer les pollueurs et des résultats sont là, qui nous encouragent à continuer et à espérer".

En février 2018, en Italie, la ville de Rome a pris la décision d'interdire les véhicules diesel d'ici à 2024. En mars 2018, la Chine a engagé des mesures concrètes contre les bateaux impliqués dans la pêche illégale et battant pavillon chinois. Puis, en avril 2018, l'Union Européenne a interdit 3 pesticides tueurs d'abeilles, fabriqués par les géants de l'agrochimie Bayer et Syngenta. Ensuite, courant mai 2018, la Russie a répondu aux demandes de Greenpeace de sauvegarder la forêt de Dvinsky en créant une réserve naturelle de plus de 3000 km2 au cœur de cette forêt.

En France, en juillet 2018, 80 entreprises se sont engagées à supprimer les produits chimiques dangereux d'ici à 2020. Pendant ce temps, la Cour Européenne de justice a statué sur les nouveaux OGM: ils devront se conformer à la législation européenne comme les OGM traditionnels. En octobre 2018, un sérieux revers a été imposé à l'entreprise RWE en interdisant, pour un an au moins, la destruction de la forêt d'Hambach (Allemagne) au profit de l'expansion d'une mine de charbon. Enfin, suite à l'adoption de la loi "agriculture et alimentation" par l'Assemblée Nationale, un repas végétarien sera proposé au moins une fois par semaine dans toutes les cantines scolaires françaises à titre expérimental pendant deux ans.

Suite à une expédition au pôle Sud avec le bateau Arctic Sunrise, l'ONG Greenpeace, accompagnée de l'acteur Javier Bardem, a demandé de créer dans l'Océan Antarctique le plus grand sanctuaire marin du monde pour préserver la biodiversité et le climat mondial. Un peu partout sur la planète, dans le courant de l'année, des militants ont protesté contre des centrales nucléaires menaçant la sécurité des citoyens et citoyennes (France). Ils ont aussi demandé à leurs gouvernements d'agir contre la pollution plastique (Hongrie...) et ils ont protesté contre l'exploitation des sables bitumineux comme au Canada.

Il reste beaucoup à faire encore, par exemple pour amener les principales enseignes de la grande distribution française vers une production et une vente de fruits et légumes sans pesticides, pour changer le système de la PAC (politique agricole commune) qui pousse à l'intensification de l'élevage, pour réduire voire supprimer les véhicules diesel qui émettent des quantités dangereuses d'oxyde d'azote… Sans oublier la protection des forêts  tropicales en Indonésie mettant en cause des multinationales comme Unilever, Colgate, L'Oréal, Nestlé...qui exploitent l'huile de palme et favorisent la déforestation. Partout dans le monde des mesures sont proposées pour réduire la pollution de l'eau et de l'air ...

Il reste donc pour 2019 de nouvelles perspectives et des objectifs à atteindre pour lutter par exemple en Europe contre les risques nucléaires et réduire les gaz à effet de serre, changer de modèle agricole et soutenir la transition agroécologique. Mais aussi près du récif de l'Amazone pour écarter les projets de forage de Total et partout dans le monde pour exiger un traité mondial pour protéger les océans et continuer à préserver les forêts primaires... Notre avenir sera fonction de notre investissement citoyen et de notre vigilance. Construisons ensemble un monde plus sain et plus juste, partout respectueux de la Terre et de tous les êtres qui la peuplent, notamment en aidant les organismes comme Greenpeace et d'autres aussi qui agissent sur le terrain!

Cela pourrait se faire grâce à la mobilisation citoyenne s'appuyant sur des expertises scientifiques et des actions directes non violentes. Au plan français, saisissons nos élus pour faire changer la PAC, le type d'agriculture soutenu par la Commission Européenne, pour interdire toute utilisation d'OGM et de pesticides sur le sol national, pour favoriser les transports non polluants, mettre fin aux autoroutes qui détruisent les forêts comme pour le contournement de Strasbourg. Interpelons aussi nos maires pour faire changer les menus des cantines scolaires, les directeurs d'EHPAD comme d'hôpitaux et de cliniques pour exiger des repas de qualité biologique avec moins de viande pour les personnels comme les patients. Refusons le fatalisme et impliquons nous dans tous les domaines à notre portée!

Pour joindre l'ONG Greenpeace, consulter sur Internet: www.greenpeace.org.

Lyliane

 

25/11/2018

Batch cooking, plus sain, plus malin!

Dans le journal "Nous", Mme Kathleen Junion nous renseigne au sujet du concept du "batch cooking", qui signifie "cuisiner en lots" et qui est importé des pays anglo-saxons. La journaliste s'appuie sur une fervente adepte de cette technique, Alexandra, professeur de yoga à Cannes. Celle-ci prône, en effet, l'anticipation, c'est à dire le fait de cuisiner quelques heures le week-end ou le lundi si l'on est en repos pour se "mettre les pieds sous la table" le reste de la semaine...

Elle recommande de faire ses courses pendant le week-end et de cuisiner ensuite à l'avance de bons petits plats maison. Elle cuisine donc légumes, féculents, légumineuses qu'elle stocke ensuite dans des récipients en verre au frigo. Cela lui sert de base pour des salades composées avec par exemple des lentilles corail, du riz ou du quinoa, de l'avocat et du thon à l'huile d'olive… Si elle est pressée, un "banana bread" à base de bananes écrasées ou une tartine de purée d'avocats la comble de plaisir, car elle se dit "avocadoaddict"!

Au lieu d'acheter des sandwichs à la sauvette ou de céder aux plats tout préparés de la grande distribution, elle fractionne et privilégie le frais, les produits de saison, le non raffiné et le local. Sinon, elle peut prévoir aussi une soupe abondante, une grosse ratatouille, ou un plat familial comme un pot au feu. Elle cuit elle-même son pain et congèle les tranches pour la semaine. Ainsi, elle gagne du temps et de l'argent en contrôlant son assiette et son porte-monnaie.

Alors, on essaie et on se lance dans le batch cooking? Pour consulter le compte Instagram d'Alexandra: Instagram@sunyogaflow.

Lyliane

 

22/11/2018

Le marché des fleurs coupées de plus en plus sans biocide...

Mme Weronika Zarakowicz  dans le Journal Télérama fait un point intéressant sur le marché des fleurs coupées dans notre pays. En effet, alors qu'on apprend que la filière horticole à travers les gros producteurs étrangers et les supermarchés est en majeure partie inféodée aux tenants des pesticides, "de plus en plus de fleuristes et de producteurs se convertissent aux cultures locales et naturelles". Cela va même jusqu'à faire pousser sur des friches urbaines en plein Paris des roses ou des asters...

Un peu partout, en effet, des passionnés ouvrent des boutiques et montrent qu'il est possible de "ne vendre que des fleurs françaises". Comme Slow Flowers en Angleterre ou aux Etats-Unis, le marché commence à bourgeonner. Sur Internet, la start up "Fleurs d'ici" propose des livraisons de fleurs locales et saisonnières. Le Collectif de la fleur française répertorie producteurs et fleuristes dans un annuaire nommé Slow Flower et des labels émergent comme Plante Bleue, certification éco-responsable lancée par Val'Hor (organisation interprofessionnelle d'horticulture).

Dans le Var, les Alpes-Maritimes, la Bretagne, l'île de France, il y a encore des personnes connaissant les techniques de production. Près du cimetière de Belleville à Paris, des volontaires ont défriché 1200 M2, pollués aux métaux lourds, "selon l'appel à projets Parisculteurs organisé par la Mairie de Paris, avec à la clé un bail de 10 ans". Avec Pépins Production (association de pépinières) et Interface Formation (insertion professionnelle), Mme Masami Lavault a emporté le projet d'agriculture non comestible. Cette figure de proue du Slow Flower cultive là une centaine de variétés sans biocide. Ailleurs, des fleuristes livrent à vélo leurs clients qu'ils soient particuliers ou commerçants...

Les fleurs vont-elles nous amener en douceur à une autre qualité de vie? Nous pouvons le souhaiter! Par nos achats responsables, soutenons le marché de la fleur coupée locale et naturelle et informons nos proches de toutes les possibilités actuelles. La technique du hors-sol et la chimie ont pollué nos sols et nos rivières à travers leurs pépinières absolument pas éco-responsables. Posons des questions et soyons exigeants, prenons en main consciemment la filière de la fleur française! Il y a peut-être même encore de la place pour s'installer en périphérie de nos villes comme fleuriste adepte du mouvement Slow Flower!

Pour aller plus loin, consulter par exemple www.collectifdelafleurfrancaise.com, www.fleursdici.fr ou www.plantebleue.fr.

Lyliane

 

20/11/2018

Jardiner pour se retrouver et s'ouvrir à la nature...

La jardinothérapie /hortithérapie date de l'Antiquité. En effet, les Egyptiens préconisaient déjà aux personnes malades de marcher dans des jardins. quant aux Chinois, dont on sait que la médecine est essentiellement préventive, ils ont depuis des siècles crées des serres et des jardins, considérant que leur fréquentation agissait d'excellente manière sur leur santé.

L'Association pour la Promotion de la Prévention et de l'Economie Sociale en Europe fait publier un article dans la revue Priorité Santé sur les effets thérapeutiques du jardinage. Elle considère que pour des enfants, des adolescents ou des familles un simple jardin apporte beaucoup de bienfaits tant physiques que psychologiques et créatifs. C'est surtout pour le calme, le bien-être et la sérénité que jardiner est bénéfique.

Créee en 1996 à Nice, l'Association Appese adossée aux Mutuelles de France et à des partenaires a commencé des actions de tutorat scolaire dans plusieurs collèges de la ville. En 2001/2002, elle a construit un concept de jardin pédagogique, partagé et solidaire. Celui de l'Ariane au Parc Christian Lescos (trois potagers) et en 2016 celui du Prieuré du Vieux Logis à Nice-Nord pratiquent la mixité sociale et intergénérationnelle.

Ce sont la Mairie de Nice et les espaces verts de la Ville qui gèrent depuis 2017 la jardinothérapie. Des jardiniers professionnels sont présents ainsi que des psychologues pour des séances de 3 heures. Un accompagnement à la parentalité est en effet là-bas particulièrement proposé. Des valeurs comme la convivialité, le partage, le respect sont véhiculées. Chaque famille cultive son lopin, met les mains dans la terre et retrouve d'autres personnes tout en récupèrant à l'occasion les légumes plantés. Cette activité gratuite et relativement ludique permet en plus à tous de mieux comprendre le cycle des plantes et le rythme des saisons. 

Cette initiative me semble être un chemin vers la socialisation entre les personnes et l'harmonie avec la nature. On ne peut que souhaiter que partout se multiplient de telles possibilités de jardinage intergénérationnel. Municipalités et associations devraient soutenir ce type de jardins pédagogiques à installer sur des friches urbaines. S'éveiller aux couleurs, aux senteurs, aux goûts et au toucher fait en effet partie de l'éducation des jeunes. Quant aux moins jeunes, le bénéfice  est de les sortir de leur maison, de rencontrer d'autres personnes et de les obliger à gratter la terre et à respirer au lieu de rester inactifs.

Pour se renseigner, consulter par exemple:.appese@solimut.fr.

Lyliane

Chrononutrition...

La chrononutrition est l'art de se nourrir en harmonie avec les biorythmes fondamentaux de l'organisme. Il s'agit en fait de "consommer les aliments au meilleur moment de la journée, en synchronisant les besoins nutritionnels avec l'horloge biologique interne de chacun", écrit Mme Corinne Allioux-Goldfarbe, naturopathe et iridologue, dans un long article de la revue Biocontact de novembre 2018.

Les protéines animales ou végétales sont recommandées le matin au petit déjeuner, le midi est mieux pour manger des protéines animales et le soir éventuellement du poisson. Les glucides sont les féculents ou sucres lents à prendre à midi (riz, pâtes, pommes de terre…) ou en collation sous forme de fruit éventuellement. Quant aux lipides, acides gras ou fruits oléagineux, ils sont recommandés au petit déjeuner (beurre, fromage, fruits oléagineux) et avant 14 heures en général.

Les erreurs alimentaires les plus fréquentes sont un petit déjeuner essentiellement sucré, un déjeuner trop léger et un repas du soir tardif et copieux. Privilégier de toute façon les aliments de saison et non transformés. Eviter le grignotage et en cas de surpoids un soir par semaine faire une monodiète de compote de pommes non sucrée. Ne sauter aucun repas pour éviter les carences et les fringales et veiller à ce que le plaisir de manger soit conservé.

Pour en savoir davantage ou consulter Mme C. Aillioux, aller sur Internet et le site :www.corinnegoldfarbe.fr ou téléphoner au 06 65 70 94 89. Lire éventuellement l'ouvrage de Mme Aillioux: "Trouver son rythme grâce à la naturopathie".

Lyliane

18/11/2018

Un site "zéro gâchis alimentaire" avec Graapz...

Mme Kathleen Junion, journaliste à Nice-Matin et écrivant un article dans la revue "Nous", attire notre attention sur le site de vente en ligne de panier fraîcheur nommé Graapz crée par Mr Alexandre Durand. Le concept du "déchétarisme" trouvé par le jeune biologiste à Montréal (Canada) lui a donné l'idée de mettre sur pied à partir de la fin 2015 le même genre de projet dans notre pays. Il a donc consulté la législation et notamment la loi Darot de février 2016 concernant les invendus des grandes surfaces . Il s'est cependant étonné que chez nous rien n'existe pour les plus petites surfaces en ville. Il a donc décidé de mettre en relation petits commerçants et consommateurs et fondé sa société Graapz en juillet 2017 à Paris.

C'est relativement simple: il suffit de s'inscrire sur le site Graapz et le client est géolocalisé. Il trouve alors un commerçant proche de chez lui désireux d'écouler ses invendus (moches, défraîchis ou légèrement abîmés). Il choisit sa formule: mensuelle ou ponctuelle et il paye en ligne. Soit le client opte pour un panier de 3 KG de fruits et légumes pour 6 euros, soit il prend un abonnement au mois à 20 euros avec un panier par semaine. Ensuite, il n'a plus qu'à passer récupérer son cageot dans son quartier.

Cette société contacte des gérants de magasins un peu partout en France. Elle a déjà 70 partenaires et elle vend actuellement quelques 1500 paniers par mois. La croissance a été rapide, signe que le site répond à un besoin. Le team formé par Mr Durand  et Melle F. Durillon est investi dans la lutte contre le gaspillage alimentaire. Ils considèrent, en effet, qu'ils ont déjà sauvé 21 tonnes de fruits et légumes de la poubelle et fait économiser 28 tonnes de rejets de CO2. dans l'atmosphère

Cette entreprise anti-gaspi cherche à s'étendre dans toutes les régions françaises. Pour la contacter, joindre par Internet: www.graapz.com.

Lyliane

16/11/2018

Le cholestérol se soigne aussi sans médicament...

Environ 7 millions de personnes en France, écrit Mme Christine Colinon dans Version Fémina, prennent un traitement pour tenter de réduire leur taux de cholestérol. Or, il faut savoir qu'on peut aussi le réduire naturellement. Le Dr J.M Lecerf, lipidologue à Lille, préconise de faire vérifier son cholestérol tous les 3 ans, tout en insistant sur le fait que celui-ci joue un rôle non négligeable dans notre corps (composition de nos cellules, fabrication de nos hormones stéroïdes et de la vitamine D). Certes après un AVC ou un infarctus, lorsqu'on fume beaucoup ou qu'on est sédentaire, il est essentiel de protéger le cœur et de rééquilibrer le bon et le mauvais cholestérol. De toute façon, veiller à une meilleure alimentation est recommandé.

Les médecins nous disent que 70% du cholestérol est fabriqué par le foie et seulement 30% proviendrait de la nourriture. Il convient déjà d'éviter les excès répétés d'aliments riches en cholestérol: charcuterie, viande rouge et fromage au même repas. Des jaunes d'œufs plusieurs fois par semaine par contre ne feraient pas de mal. Tous recommandent le régime crétois avec huiles d'olive et de colza, avocats, légumes verts, fruits de saison, légumineuses et céréales complètes… Une étude canadienne de 2011 aurait montré qu'en 6 mois de ce régime, on ferait chuter le taux de cholestérol de 13%. La phytothérapie (ail, olivier…) serait aussi une alternative à certains traitements. Les homéopathe disposent également de remèdes efficaces. Le coenzyme Q10 pris le matin et la levure de riz rouge prise en complément alimentaire seraient selon certains "comme des statines naturelles." Mais il serait bon, de temps à autre, insiste le Dr Lecerf, de se faire suivre médicalement en parallèle. 

Pour aller plus loin sur le sujet, lire par exemple l'ouvrage de Mr le Docteur J.M. Lecerf publié chez Solar Santé en 2017 :"Le cholestérol décrypté".

Lyliane

Fabriquer et piloter son lombricomposteur...

Contrairement à ce que croit le grand public, nous explique un journaliste de "L'âge de faire", un lombricomposteur bien fabriqué et bien géré n'émet pas d'odeur et n'attire pas les moucherons. Il est donc tout à fait possible de l'installer sur une terrasse ou un balcon. Un lombricomposteur comporte généralement 3 niveaux. Le compartiment le plus bas (bac de récupération) est destiné à recueillir le "lombrithé", un engrais liquide superpuissant. Les autres bacs (en plastique le plus souvent)  accueilleront vos déchets ménagers coupés fin, qui se transformeront peu à peu en compost. Quand le premier bac est rempli, on lui superpose un deuxième bac. Le fond des bacs étant percé de larges trous, les vers pourront remonter vers le bac supérieur et l'air circuler. Il y a un couvercle sur le bac supérieur que l'on peut percer de minuscules trous pour l'air.

Il existe des modèles que l'on peut trouver sur le guide du Sydom du Jura, disponible sur www.letri.com (tél: 06 13 42 01 25). Généralement les trous (5 mm) espacés de 2 cm maximum, doivent être faits à la perçeuse ou avec une mèche à bois. Le bac de récupération ne doit pas être perçé. En principe, un vers mange tous les jours la moitié de son poids. Aussi 500g de vers Elsenia devraient suffire. Leur mettre une sorte de litière avec des bouts de cartons, du papier humidifié et de la terre sur les déchets. La température idéale est de 15 à 30 ° C. Peu à peu les vers s'habitueront et circuleront. Il faut savoir qu'ils sont végétariens et ont horreur du gras. Mais, du marc de café, des coquilles d'œufs broyées, des cendres de bois conviennent bien.

Alors pas d'appréhension: c'est une façon utile de faire digérer nos déchets et de se procurer un excellent compost. Pour plus d'informations, s'adresser par exemple à :

www.lombricomposteureco.fr/

Lyliane