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13/04/2021

Prudence avec le thé de la marque Eléphant...

Si vous avez déjà consommé une ou plusieurs de ces sachets d'infusion de la marque Elephant et que vous vous rendez compte de certains troubles, il faut consulter au plus vite un médecin ou un centre antipoison. 

Quels sont les coffrets Elephant concernés ?
. Le coffret découverte infusions "Moment délicieux" BIO
. Le coffret infusion BIO VP 40PY
. Le coffret d’infusion BIO gingembre citron
Code barre:

Le coffret infusion BIO VP 40PY : 8714100811962

Le coffret découverte infusions « Moment délicieux » bio : 8711327463851

Le coffret d’infusion BIO gingembre citron : 8714100614709

Date de durabilité minimale (DDM):

entre juin 2022 et février 2023


Est-ce que l'oxyde d'éthylène est dangereux pour la santé ?
"L’oxyde d’éthylène gazeux est utilisé comme biocide (bactéricide tuant les bactéries et leurs endospores), comme fongicide (tuant les moisissures et les champignons)" comme l'explique le site Ouhla.fr qui recense tous les produits faisant l'objet d'un rappel.
D'après les normes européennes, la limite maximale de résidus est fixée dans le règlement CE n°396/2005 à 0,05 mg/kg, un taux qui a été dépassé pour ces produits rappelés en urgence. 

Que faut-il faire si l’on a ces coffrets chez nous ?

Il ne faut donc pas consommer ces produits et les retourner au magasins où vous vous les êtes procurés. ils vous seront remboursés même sans présentation du ticket de caisse.
La société Unilever se tient à votre disposition pour répondre à vos questions au numéro de téléphone : 09 69 32 35 56 (appel non surtaxé)

Selon Mme Nicole Coste - Oh My Mag - mercredi 24 mars 2021

07/04/2021

La bio fait recette depuis le début de la crise sanitaire...

Les distributeurs spécialisés en bio Biocoop et Naturalia ont vu leurs chiffres d'affaires augmenter en 2020, le président du premier Pierrick de Ronne y voyant mardi un "léger effet Covid" par rapport à la progression enregistrée l'année précédente.
Biocoop, qui compte 700 magasins en France et 7000 salariés en magasins, a enregistré des ventes à hauteur de 1,62 milliard d'euros l'an passé, en hausse de 16,6%, une croissance "supérieure à celle du marché". En 2019, la croissance avait atteint 14,8%.
Naturalia, qui fait partie du groupe Casino (Géant, Franprix, Monoprix, Vival...) a de son côté revendiqué 395 millions d'euros de chiffre d'affaires sous enseigne, "soit une progression de 22,4%" en 2020. L'enseigne comptait 219 magasins au 31 décembre, après en avoir ouvert 13 en 2020.
Ouvertures de magasins
Le directeur général de Biocoop, Sylvain Ferry, a de son côté indiqué, lors d'une conférence de presse, que l'enseigne avait comptabilisé 60 ouvertures de magasins en 2020, "un peu moins que d'habitude". Il vise 80 ouvertures en 2021, "un peu plus que d'habitude".Parmi les ambitions de l'enseigne, qui revendique 7.000 références dont 80% d'origine 
France, figure celle de réaliser 50% de ses ventes en vrac en 2025, contre 34% actuellement.
Sylvain Ferry a, en outre, relevé que le site internet de l'enseigne avait fait "l'objet de grandes discussions" en interne, certains au sein de l'entreprise pointant que les magasins devaient être "un lieu d'échanges" alors que "les échanges sont un peu plus compliqués sur un site internet".
L'enseigne propose néanmoins du click&collect (retrait en magasins après avoir passé commande en ligne), disponible dans 181 magasins à fin février 2021. L'objectif est que l'ensemble des magasins du réseau le proposent en 2024.
"On réfléchit à la livraison à domicile, mais là encore de manière cohérente", a précisé Sylvain Ferry.

Selon BFM-BUSINESS

29/03/2021

Intérêt du jeûne intermittent pour perdre du poids...

Parmi les régimes alimentaires « dernier cri », le jeûne intermittent aurait un nombre croissant d'adeptes. Est-ce sérieux? Dangereux?  Une étude britannique pilote publiée récemment dans la revue PLOS One défend cette pratique consistant chaque jour à ne manger que dans une période limitée de huit heures (et de jeûner le reste du temps). 50 personnes souffrant d'obésité ont suivi un tel programme pendant 12 semaines. A l'arrivée, 60 % d'entre elles ont perdu en moyenne 3,5 kg.
 LIRE AUSSI > Santé : maigrir à tout âge, c’est possible !
« Les stratégies simples pour perdre du poids font actuellement défaut. Dans cette étude, plus d'un quart des participants ont perdu au moins 5 % de leur poids corporel, sans complication. C'est suffisamment encourageant pour justifier un essai à plus large échelle », écrivent les auteurs de l'étude, issus de l'Université Queen Mary à Londres.
Adopter un programme alimentaire pertinent
Il y a quelques années, des chercheurs américains avaient publié différents travaux concluant que, contrairement à une idée très répandue, le petit-déjeuner ne servait à rien. « Partant de là, ces mêmes chercheurs ont ensuite étudié les effets d'un jeune intermittent de 16 heures, de 20 heures et de 24 heures », raconte Jean-Michel Cohen. Et ils ont montré que l'élimination de la graisse était plus importante avec le jeûne de 16 heures (en ne mangeant qu'entre 9 et 17 heures par exemple). Celui de 24 heures (manger une fois par jour) contribue en revanche à une perte musculaire.
« Attention, jeûner 16 heures ne consiste pas à ne pas manger pendant 16 heures et à beaucoup manger pendant 8 heures, met en garde le Dr Cohen. En réalité, si l'on veut maigrir, il faut en plus respecter un programme alimentaire pertinent. » L'idéal, c'est de prendre un petit-déjeuner et un repas 8 heures plus tard et ne pas dîner.
Les horaires peuvent s'adapter à chacun. La suppression du repas du soir serait plus bénéfique que celle du petit-déjeuner. « Il faut garder des fruits, des légumes, des protéines à chaque repas, ajoute le Dr Serog. Je ne le recommande pas. Mais si des personnes veulent le faire, je les accompagne. »

Selon Dr Martine Perez - Le Parisien - lundi 8 mars 2021

25/03/2021

Les jardins ont la cote depuis 2020...

Un retour fulgurant au lopin de terre s’opère depuis le début des années 2000. Pourquoi le jardin et le jardinage ont-ils repris cette importance pour les Français d’aujourd’hui ?
La dernière étude sur notre rapport au jardin date de 2019. Quelques mois avant l’arrivée du Covid et de son long cortège de journées confinées, un sondage de l’Ifop montrait un retour victorieux des bêches et des binettes dans la vie et l’imaginaire des Français.
Sept personnes interrogées sur dix disposent d’un jardin, privé pour 58 %, parfois minuscule, où se relaxer, faire la fête, faire pousser fleurs, arbres fruitiers et de plus en plus de légumes. Manger sain et répondre à la crise climatique incitent, notamment les moins de 35 ans, à assigner une fonction nourricière à sa terre.
Au printemps 2020 se confirme cette tendance verte, renforcée après trois mois d’assignation à domicile, et qui ne se dément pas. Les ventes en jardinerie explosent et les maisons avec jardin s’arrachent. Trois-quarts des 18-24 ans souhaitent accorder plus de place à la nature ​dans leur vie, selon un sondage Opinion-Way de juin.
Les bienfaits physiques du jardinage sont attestés. Un individu peut brûler autant de calories en 45 minutes qu’en 30 minutes d’aérobic ​, assure Denis Richard, auteur de Quand jardiner soigne (Delachaux et Niestlé). Ratisser, tailler, tondre et planter améliore l‘équilibre et la souplesse, tonifie le corps, entretient la mobilité articulaire autant que l’éveil intellectuel. Les risques cardiovasculaires en seraient réduits de 27 %. Le jardinage sportif a même été inventé par les Anglais sous le nom de green gym !

« C’est mon élévation »
Mais l’engouement vert va plus loin. Jardiner permet de se retrouver en reliant la tête et le corps. On sort, on met les mains dans la terre et on se reconnecte avec quelque chose de réel, de plus grand que soi, un monde entièrement vivant ​, estime Abdu Gnaba, sociologue, auteur de Bricole-moi un mouton (L’Harmattan). Son Sociolab mène une étude sur le rapport des Français au jardinage pendant le Covid. Les gens nous disent c’est ma thérapie ou c’est mon élévation. ​Le jardin comme monde sensible, comme royaume du ressenti, où l’on comprend le monde avec le cœur ​, permet de sortir d’une société hypertechnique qui séquence, qui nous coupe du but final de nos actions et nous fait perdre le sens de ce que l’on fait ​. Un lieu d’aléas, de surprises, où la capacité d’émerveillement ​le dispute à la poésie : dans la crise respiratoire que nous vivons, on y accède à l’inspiration ​.
Stéphane Hugon, fondateur d’Eranos, cabinet de transformation sociétale, accorde même au jardinage une dimension spirituelle. Semer, voir pousser et mourir nous ré-enracine, nous redonne un rôle dans un espace plus large. Une forme d’animisme où les lieux et les objets sont aussi vivants que l’Homme. Le jardinage est le symptôme d’un grand malaise et d’une fin de cycle centrée sur l’humanisme ».
Ce sociologue date le début de notre ré-ensauvagement ​à la première décennie des années 2000, lorsque s’est opérée une redécouverte de la nature, tellement domestiquée depuis des siècles que nous en avons conçu une culpabilité avec le sentiment d’être allés trop loin dans la technique ​. En cultivant leur jardin, « les gens se découvrent capables de produire, d’être fructueux et retrouvent un cycle lent, une saisonnalité, sans tic-tac, dans un temps juste, synchronisé par rapport au soleil. C’est apaisant. »

Selon Mme Claire THÉVENOUX. - Ouest-France - dimanche 7 mars 2021

22/03/2021

Rentabilité et solidarité au Grand Marché de Toulouse...

Redresser les finances, innover, tout en pariant sur la solidarité, Maguelone Pontier s'y attelle du matin au soir. En trois ans, cette trentenaire atypique a transformé le Grand marché de Toulouse, le deuxième de France après Rungis.
"Il ne s'agit pas d'être naïf. Il faut être rentable, et on l'est. Mais si on peut en même temps créer de l'entraide entre les usagers du marché, et en faire profiter des associations, des jeunes en difficulté... c'est encore mieux", est convaincue la directrice du marché d'intérêt national (MIN) de la Ville rose. Pourtant en juillet 2017, quand cette fille d'agriculteurs prend à 32 ans les rênes de l'établissement, "la situation était... +délicate+ ", sourit-elle. Euphémisme ? "Quelque 28 millions d'euros de dette et un résultat net de -200.000 euros la dernière année" avec plus de 20% des locaux inoccupés, précise-t-elle.

"Aujourd'hui les comptes sont très bons. Le MIN a retrouvé une gestion saine, un équilibre financier et même au-delà", juge Jean-Jacques Bolzan, conseiller métropolitain en charge de l'alimentation et l'agriculture, vantant le "dynamisme et l'expérience" de Maguelone Pontier.
Mais la jeune femme passée par HEC, puis conseillère des présidents de la FNSEA et de Rungis, ne souhaitait pas uniquement redresser les comptes.
Elle voulait attirer de nouveaux acteurs, au-delà des grossistes et producteurs de fruits et légumes. C'est chose faite: les quelque 4.600 acheteurs du Grand marché peuvent désormais s'approvisionner aussi en poissons, viandes, fromages, fleurs et épicerie fine. 
- "Village de l'alimentation" -
"Le Grand Marché a beaucoup gagné en visibilité depuis 2017", soutient Nadia Pellefigue, vice-présidente de la région Occitanie en charge du développement économique, pointant "un accent majeur porté à l'innovation et la solidarité".
Parmi les nouveaux locataires du Grand marché, des traiteurs, des jeunes entreprises spécialisées dans le domaine de l'alimentation, mais aussi des écoles de formation pour demandeurs d'emploi peu qualifiés, comme celle du chef Thierry Marx.
"Ici, quand on accueille une entreprise, on lui demande d'embaucher des jeunes de nos centres de formation ou de s'approvisionner auprès de producteurs", s'enthousiasme la jeune directrice, vantant les bienfaits de "l'économie circulaire dans ce village de l'alimentation".
Parmi les projets qui lui tiennent à coeur, celui de l'association "Belles Gamelles" née dans le sillage de la crise sanitaire, à l'initiative d'un collectif de restaurateurs toulousains. Hébergée par le MIN, elle distribue quotidiennement des centaines de repas à des personnes en difficulté.
Pour l'Occitanie, première région bio de France, "il est extrêmement appréciable d'avoir un Grand marché dynamique, avec une directrice qui, en mettant en avant le bien manger et les produits locaux, a évolué dans le même sens que les attentes des citoyens", affirme la vice-présidente de la Région.  "Locomotive humaine" -
"J'appartiens à une génération pour qui le développement durable et la responsabilité sociale, ce n'est pas de la mousse, on y croit vraiment", lance Maguelone Pontier.
Son arrivée il y a près de quatre ans dans un univers majoritairement masculin "a pu dérouter certains au début. Mais elle a vite su s'imposer", soutient Eric Fabre, élu un des meilleurs ouvriers de France dans la catégorie "primeurs".
Celle qui assume fièrement son "côté féminin", s'agace tout autant d'être cantonnée à son genre. 
"Je ne vais pas troquer mes talons pour des baskets sous prétexte que j'évolue dans un monde d'hommes, mais si j'en suis là aujourd'hui, c'est uniquement grâce à un parcours d'une cohérence incontestable", assène-t-elle.
La jeune directrice a également accéléré l'embauche de femmes au MIN: "au total, elles représentent 25% des recrutements en 2020", dit-elle, convaincue qu'il faut "parfois forcer un peu pour accompagner le changement de moeurs".
Sa détermination, elle la puise peut-être des heures passées, dès 12 ans, à travailler sur l’exploitation céréalière de ses parents dans l'Hérault. "A 16 ans je dirigeais déjà des équipes, notamment pour la castration du maïs. J'adorais ça", se souvient-elle, sirotant un thé entre deux réunions.
"C'est une locomotive humaine à grand coeur", résume Eric Fabre, également président de l'Union des métiers alimentaires de proximité. "Elle fonce, elle chamboule l'organisation (du marché), mais elle écoute les gens, elle est accessible. Elle ne fait pas l'unanimité, mais comme partout, le monde est ainsi fait", sourit-il.
Selon AFP - AFP - vendredi 26 février 2021

15/03/2021

La jeunesse solidaire...

« Je compte continuer à faire du bénévolat dans cette épicerie, à la fin de mon service national universel (SNU) », assure Dylan Fauveau, 16 ans, bénévole au sein de l'épicerie solidaire Bol d'Air, à Châtenay-Malabry. Une petite boutique sociale, qui propose des vivres et des produits d'hygiène à prix réduits à des Châtenaisiens temporairement dans le besoin et que l'adolescent du Plessis-Robinson a rejointe en décembre dernier, pour un contrat de 84 heures dans le cadre de son SNU.
Intégrer une telle structure était la garantie pour ce lycéen d'effectuer des tâches variées en toute autonomie. Ici, il trie et range des produits, réapprovisionne les rayons, encaisser les clients… Pas le temps de s'ennuyer, donc, pour Dylan qui travaille dans la boutique à raison de 7 heures par semaine, à la sortie des cours.
L'élève en première technologique au sein du lycée polyvalent Jean-Jaurès, à Châtenay, se félicite d'avoir intégré cette épicerie solidaire. « C'est assez émouvant lorsque l'on voit arriver de nouvelles familles, qui se rendent compte qu'elles peuvent prendre beaucoup de nourriture pour peu cher. Le bonheur se voit sur leurs visages et nous le font ressentir. Et ça, c'est génial! », s'en émeut-il.
Le Robinsonnais est l'un des quarante-huit jeunes des Hauts-de-Seine constituant la seconde promotion du service universel du département. Ce programme mis en place à l'échelle nationale en 2019, à l'initiative du gouvernement Philippe II, vient succéder de manière indirecte à ce qu'était le service militaire en France.
500 jeunes espérés dans le département, cette année
Le service national universel, qui s'adresse à tous les jeunes entre 15 et 18 ans, s'articule autour de deux axes majeurs : un séjour de cohésion, qui s'effectue au sein d'un centre en dehors du département d'origine - il en existe treize en Île-de-France -, puis une mission d'intérêt général d'un minimum de 84 heures autour de l'une des huit thématiques prédéfinies, comme la solidarité, le sport ou encore la sécurité.
En pleine pandémie du Covid-19, seuls 460 jeunes ont confirmé leur inscription, dans la région, l'an passé, en raison du report des séjours de cohésion. Plus de la moitié ont, comme Dylan, démarré leur mission d'intérêt général, qui doit se terminer avant le 30 juin prochain. Pour la prochaine édition, la préfecture de région espère recruter 3 850 jeunes.
Celle des Hauts-de-Seine en cible 500. « Malgré la crise sanitaire, nous nous organisons pour que ce service ait lieu dans les meilleures conditions », affirme Laurent Hottiaux, préfet des Hauts-de-Seine. Deux sites ont été sélectionnés dans le département pour accueillir les volontaires, entre le 21 juin et le 2 juillet, avec un budget de 2 400 euros par jeune toutes dépenses confondues (logement, restaurations, déplacements).
Les dates de recrutement pas si pertinentes
Si ce dispositif attire un nombre croissant de jeunes, il n'en reste pas moins peu connu du grand public. « C'est ma mère qui m'en a parlé. Moi, je ne connaissais pas du tout, concède Dylan Fauveau. J'ai tout de suite fait des recherches et puis, je me suis très vite engagé. »
Séduit par l'expérience, le jeune homme n'en reste pas moins réaliste sur le caractère exceptionnel de son engagement. « Quand j'en parle avec mes amis, ils ne sont pas très réceptifs. Ce qui les freine, ce sont les horaires et puis, ils préfèrent préserver leur temps libre, rapporte-t-il. Moi, ça ne me gêne pas du tout, je passe de très bons moments ici. »Eric Piat, président de l'association chapeautant l'épicerie solidaire, s'interroge également sur la pertinence des dates de recrutement. « Les jeunes comme Dylan, qui pensent à leurs examens de juin, ne veulent pas prendre d'engagements sur cette période. La campagne serait certainement plus efficace à la rentrée scolaire, lorsqu'ils ne sont pas trop préoccupés », suppose-t-il.
Ce dispositif fait d'ailleurs l'objet de nombreux questionnements sur son recrutement. « Peut-être devrions-nous passer par les Youtubeurs et influenceurs pour séduire la jeunesse », s'interroge le préfet, avec humour.
La campagne de recrutement 2021 est ouverte jusqu'au 20 avril et s'effectue directement sur le site du ministère de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports.

Selon

09/03/2021

C'est qui le patron?

Comment changer le rapport de force entre producteurs et distributeurs dans l'alimentation? Jusqu'à présent, c'est souvent la même histoire: lors de leurs négociations annuelles, les géants de la distribution justifient la pression exercée sur les producteurs en expliquant que les consommateurs exigent des prix bas.
Ce qui est en partie faux comme l'a démontré C'est qui le patron?! Rappelons qu'il s'agit d'une coopérative de produits alimentaires élaborés par des consommateurs autour d'une charte visant à mieux rémunérer les producteurs quitte à payer un peu plus cher le produit. Le succès est éclatant: la marque a par exemple écoulé 200 millions de briques de son lait responsable (le premier produit lancé). Et 30 produits faisant travailler 3000 producteurs sont désormais au catalogue. 
Invité ce mercredi de Good Morning Business, Nicolas Chabanne, fondateur de la marque, martèle que "le prix bas, c'est la mort pour tout le monde". En plaçant le consommateur dans le jeu, C'est qui le patron?! change la donne. La preuve, la marque comptabilise "16 millions d'acheteurs".
Le consommateur au milieu du débat
"Laissez-nous arbitrer, retrouvons l'équilibre", insiste-t-il. Et de souligner que le consommateur est prêt à payer un peu plus "pour que le producteur retrouve le sourire" pour "un juste prix". Sans d'ailleurs que ce soit une dépense rédhibitoire. Dans le lait, cela représente "4 euros par an supplémentaires" pour le consommateur, précise-t-il.
Quand le consommateur se met au milieu du débat, c'est la petite zone d'espoir qui réapparaît, on n'est plus dans une confrontation entre deux pôles qui ne s'entendent pas depuis 40 ans. On a l'arbitre principal, celui qui achète et qui vient refixer des règles du jeu un peu différentes", explique Nicolas Chabanne. 
Le succès de C'est qui le patron?! ne laisse pas l'industrie agroalimentaire indifférente. Et après avoir longtemps frappé à la porte (Nestlé, Danone...) en vain, la marque se dit aujourd'hui prête à travailler avec elle. La marque va ansi publier son cahier des charges et les industriels pourront l'adapter à leurs produits.
"On ne veut pas servir de caution"
De quoi donner lieu à une forme de label? "On ne veut pas servir de caution, on ne veut pas faire de greenwashing avec un gros logo sur un produit qui aurait 0,1% d'un produit équitable. Chaque produit (de l'industrie, NDLR) sera soumis au vote des 10.000 sociétaires de la coopérative et lorsqu'il y a suffisamment d'ingrédients qui donnent le sourire aux producteurs, on donnera un accord", souligne Nicolas Chabanne. 
Nicolas Chabanne observe une évolution des mentalités chez les grandes marques: "elles appellent parce qu'elles veulent des producteurs qui vivent mieux, on en doute pas, mais elles ont peur de rajouter des centimes qui vont les disqualifier quand le distributeur va dire c'est trop cher. Nous on amène un poinçon de consommateur". 
Quant aux distributeurs "qui ne veulent pas que ces centimes supplémentaires se retrouvent dans les bénéfices annuels des grandes marques, je leurs dit: nous consommateurs, on est pêt à aller vérifier chaque produit, chaque référence pour voir si la vie du producteur change". 

Selon BFM -TV

06/03/2021

Comment doper nos défenses naturelles?

Mme Agnès Pelinq dans Version Fémina évoque les solutions naturelles pour nous aider à traverser l'hiver en forme. En premier, elle place la gelée royale, trésor de l'apithérapie, qui agit à titre préventif. Selon Mr Nicolas Cardinault, auteur chez Souccar de l'ouvrage "Soignez vous avec les produits de la ruche", cette substance produite par les abeilles nourricières stimule l'activité des macrophages, des cellules du système immunitaire en première ligne de défense. La gelée royale, en effet, grâce à son potentiel antibactérien, du à la synergie d'actions d'un lipide spécifique nommé le 10-HDA, d'une protéine, la royalisine et de polyphénols, peut être consommée fraîche à raison de 500 mg à 1g par jour en cure de 3 semaines. Elle existe également en ampoules de 10 ml à prendre chaque jour.

L'article se tourne ensuite vers le ginseng, une racine de longévité pour les Chinois, qui aide l'organisme à s'adapter au stress, qu'il soit physique, psychique ou infectieux. Selon le Dr Franck Gigon, phytothérapeute, le ginseng, en effet, est riche en vitamines B, en oligoéléments, en polysaccharides et surtout en ginsénosides, qui régulent à la hausse la réponse immunitaire. En cette période d'infections virales, il est protecteur et réparateur. On le consomme en gélules pour le ginseng rouge (0,5 à 2g par jour), en cure d'un mois avant l'hiver, pour le ginseng blanc (1g à 3g par jour). Par contre il est contre-indiqué chez l'enfant et la femme enceinte.

Le thym de son côté que l'on utilise en cuisine est également un remède idéal pour résister aux rhumes, aux bronchites et aux gastro-entérites. Il est riche en flavonoïdes, en thymol et en carvacrol, qui sont des activateur de l'immunité. C'est un anti-infectieux à large spectre, qui assainit les voies respiratoires et calme les toux sèches. Des infusions à raison de 3 tasses par jour de thym frais ou séché sont la meilleure façon de le consommer (2 cuillères à café dans 250 ml). En cas de maux de gorge, la tisane froide en gargarisme est souveraine.

Le cynorrhodon, fruit de l'églantier, regorge de vitamine C et il favorise la lutte contre les microbes des maladies respiratoires.On le trouve en poudre dans les herboristeries. A pratiquer en cure d'une semaine grâce à 1 ou 2 cuillères à café le matin dans un verre d'eau. Enfin, le sureau noir est un excellent antigrippe. les baies ont des vertus anti-inflammatoires. Faire une décoction d'1 cuillère à café de  pour 250 ml d'eau deux fois par jour pendant une semaine de baies séchées, en les laissant bouillir 5 minutes et infuser 10 minutes en cas d'infection virale. Femmes enceintes ou allaitantes s'abstenir.

Lyliane

26/02/2021

Quelles sont les vertus du gingembre?

Dans TV-Magazine, un article de Mme Sophie Lacoste nous présente toutes les vertus du gingembre. Originaire d'Inde ou de Chine, c'est une plante vivace aux racines irrégulières. On récolte les rhizomes après la floraison pour les consommer frais ou bien pour les faire sécher. C'est un condiment qui est réputé pour équilibrer la bile, calmer les nausées, prévenir le mal de mer et dissiper les ballonnements. En décoction, c'est un bon stimulant pour évacuer les sécrétions bronchiques. Depuis peu on l'utilise même à raison de 3g par jour pour faire baisser la glycémie en cas de diabète. On lui attribue aussi la prévention du vieillissement.

Le gingembre contient des gingérols qui lui donnent son goût prononcé. Il a des vertus anti-inflammatoires et antioxydantes. Il soulage l'arthrite surtout si on l'associe à de l'ail et de l'oignon. Dans les sauces, avec le poisson, la volaille, les légumes, on le consomme cuit. Sinon cru coupé en lamelles, il agrémente les salades. En poudre, on peut le mettre dans une boisson chaude ou dans un dessert. Confit ou en sirop, il devient après cuisson translucide.

Lyliane

25/02/2021

Les étudiants s'organisent pour aider leurs camarades...

REPORTAGE - Quelques étudiants parisiens ont créé une distribution de colis alimentaires (réservée aux étudiants) qui ne désemplit pas dans le centre de Paris. Ni revendicatifs, ni culpabilisateurs, ni partisans, ils parent au plus urgent: aider leurs copains à manger. 
Paul Bordron-Armani, 20 ans, est étudiant en Droit et Sciences Politiques en 3e année à l'Université Paris I-Panthéon Sorbonne. Lors du premier confinement, au printemps dernier, réfugié dans la maison familiale dans les Vosges, il a été surpris de voir le nombre de témoignages d'amis de son âge, ou d'amis d'amis, restés à Paris qui se sont retrouvés dans une situation très douloureuse, économiquement et psychologiquement. Il ne s'agit pas seulement des souffrances psychologiques liées à l'isolement mais bien au fait qu'ils étaient nombreux à ne pas manger à leur faim. "La précarité étudiante n'est pas nouvelle, on connait tous des gens qui sautent des repas et ne se permettent aucun loisir, rien de superflu, explique-t-il. L'épidémie a été un révélateur et un aggravateur de ces situations très cachées, non répertoriées et qui n'ont pas de réponse de la part des pouvoirs publics". 
 
Les étudiants touchés de plein fouet par une précarité accentuée par le Covid
Urgence alimentaire
 
Paul prend conscience que la période risque être dévastatrice et crée l'association Co'P1 Solidarités Etudiantes. "Je ne m'étais jamais investi dans une association mais il m'a paru évident que je devais faire quelque chose, raconte-t-il. Avec quelques amis nous avons démarché les commerçants et supermarchés pour récupérer des invendus ou obtenir des petits prix sur les produits d'hygiène, l'université et les pouvoirs publics pour les sensibiliser et leur demander un lieu d'accueil, un lieu de stockage, une subvention. Le but était de pouvoir mettre en place au plus vite une distribution de colis alimentaires". 
Alors qu'il explique sa démarche et détaille en toute transparence son budget de plusieurs dizaines de milliers d'euros (des bénévoles du Secours Populaire lui ont dispensé une formation accélérée en comptabilité), il s'interrompt à plusieurs reprise pour indiquer à ses camarades bénévoles comment organiser la distribution ouverte à 17h30 comme deux soirs par semaine à la Maison d'information des étudiants (MIE), une structure de la ville de Paris, 50 rue des Tournelles dans le 3e arrondissement. 

En moins d'une heure, 150 personnes ont constitué une file d'attente sur le trottoir. Tous étudiants, leur carte d'étudiant leur est d'ailleurs demandée. Ils ont connu l'existence de cette soupe populaire moderne par le bouche-à-oreille et les réseaux sociaux. Aucun signe de misère parmi cette sage troupe qui sait garder une bonne distanciation sociale. "Le fait que ce soit d'autres étudiants qui les accueillent permet de dédramatiser", explique Paul. 
Sage file d'attente pendant le couvre-feu

Une patrouille de policiers municipaux s'approche et demande quel est ce rassemblement quelques minutes avant 18 heures, l'horaire de début du couvre-feu. Paul Bordron-Armani va parlementer avec la patrouille, les bénévoles remettront une dérogation au couvre-feu à chaque bénéficiaire, pour que tout le monde puisse rentrer tranquillement à l'issue de la distribution. La Maire de Paris est informée et soutient cette initiative d'urgence. Personne ne va s'attarder, ce n'est pas une fête clandestine. Mais il est possible de venir prendre des renseignements sur les aides existantes, ou simplement de parler avec d'autres étudiants pour rompre sa solitude ou son isolement. 
 Chaque bénéficiaire repart avec 5 à 6 kg de denrées. Ce soir-là, les sacs contiennent des pommes de terres, des brocolis, du pain, un ou deux plats cuisinés en barquette, à déguster le jour même, un kit d'hygiène avec dentifrice, masque, protections féminines... Seul luxe, les pâtisseries appétissantes offertes par Les Pâtissiers du Coeur. Il est possible aussi de récupérer quelques livres d'occasion et des vêtements.
 
"Beaucoup d'étudiants ont un logement, dont le loyer est payé par les parents mais doivent se débrouiller seuls pour manger, avec des petits jobs dans les commerces et restaurants, du baby sitting, explique Paul. Depuis quelques mois ces petits boulots ont disparu. Beaucoup ont moins de 5 euros de budget alimentaire par semaine. Même les repas des restaurants universitaires à 1 euro, c'est un effort. Beaucoup de bénéficiaires passent entre les grilles de calculs des bourses. 
Bruno Le Maire n'a pas compris
 
Etudiant en Sciences Politiques, Paul souligne que son initiative n'est pas partisane. "Mais elle est éminemment politique bien sûr". Poussé à se prononcer sur les propos d'Emmanuel Macron: "Il n'est pas facile d'avoir 20 ans en 2020", il répond : "j'aimerais bien qu'on ne puisse pas dire qu'il n'est pas facile d'avoir 21 ans en 2021, et 22 ans en 2022!" Il a reçu le meilleur accueil auprès de la Mairie de Paris, des interlocuteurs qui ont compris le problème et l'urgence. Mais il continue à se débattre pour trouver des entreprises ou marques qui pourraient fournir les produits d'hygiène et le besoin d'un Kangoo, en état de marche, devient pressant, pour faire la navette entre l'entrepôt dans un autre quartier et le lieu de distribution.

L'université et le gouvernement face au désarroi étudiant
 Il devient moins souriant en évoquant Bruno Le Maire, qui s'étonnait récemment que l'on veuille accorder un revenu minimum à des étudiants. "C'est le signe d'une méconnaissance grave de la réalité. Ce ministre doit comprendre que les étudiants qui n'ont rien à manger sont très motivés pour continuer leurs études et à suivre les cours. En toute logique, ils auraient dû laisser tomber. Evidemment il faut les aider! A-t-il évalué le coût pour la France d'une génération qui ne pourrait plus étudier?"

Selon Mr Jean-François Arnaud - Challenges - dimanche 7 février 2021
 

15/02/2021

Opération "Février sans supermarchés"...

Pour la cinquième année consécutive, ce lundi démarrera l'opération «Un mois sans supermarché». Cette initiative, lancée en 2017 par la journaliste suisse Leïla Rölli, fondatrice du site En Vert et Contre Tout, s'est inspirée de l'enquête participative «100 jours sans supermarché» réalisée par notre consœur Mathilde Golla, alors journaliste au Figaro*. 
Loin de s'apparenter à un boycott de la grande distribution, l'opération vise à sensibiliser aux alternatives: petits commerces de proximité, circuits courts, fermes et marchés. Et comme il n'est pas toujours simple de trouver seul les possibilités offertes près de chez soi, Leïla Rölli a commencé par lancer un groupe Facebook près de chez elle. L'idée étant que chacun des membres échange ses conseils, tuyaux et bonnes adresses. Depuis cinq ans, 80 groupes Facebook régionaux se sont créés petit à petit sur ce modèle et leur nombre ne cesse de croître, dans sept pays, francophones comme la Suisse, la France, la Belgique, le Luxembourg ou le Québec, mais aussi l'Espagne ou la Tunisie, touchant au total 50 000 membres. 
Les circuits courts en passe d'atteindre 20% des ventes 
L'opération surfe sur une tendance qui s'est déjà accélérée en 2020. Pendant le premier confinement, les Français ont plébiscité les circuits courts, au point que leur poids, évalué par l'Insee à 10% des ventes en 2010, serait en passe de franchir le cap des 20%, estime-t-on à l'Institut national de la recherche agronomique (Inra). Les petits producteurs locaux, les achats à la ferme ou entretenir son propre potager ont fait l'objet du même engouement. Certains ont (re) découvert le plaisir des produits frais et de la cuisine maison, même si cela demande un peu de temps, que ce soit en ville ou à la campagne. Il n'est d'ailleurs pas anodin que le gouvernement ait annoncé mettre 30 millions d'euros sur la table, dans le cadre de son plan de relance, pour développer l'agriculture urbaine (13 millions de plus qu'auparavant) et les jardins partagés (17 millions). 
La tendance de fond est là, comme l'ont constaté les sites de ventes en ligne de produits bio ou locaux, sortis grands gagnants de la crise sanitaire. Chez Aurore Market, qui vend exclusivement du bio à prix réduit sur adhésion (60 euros par an), le nombre de commandes a doublé en 2020 comparé à l'année passée. À la Ruche qui dit oui, Laurent Marcoz, responsable d'une ruche du 9ème arrondissement de Paris, estime lui aussi que la fréquentation a doublé pendant le premier confinement, un chiffre comparable à celui des autres ruches qui ont pu alors ouvrir, la réception des produits se faisant dans un local de quartier. «Mais surtout, les producteurs qui ont réussi à réorganiser immédiatement leur logistique ont pour certains quadruplé leurs ventes, ce qui leur a donné une vraie bouffée d'oxygène. Ce qui est impressionnant, c'est la capacité de réaction et d'adaptation qu'a démontrée ce système de circuit court», constate ce dernier.

L'idée de cette opération est que chacun fasse ce qui est à sa portée près de chez soi, de façon à provoquer un effet de masse. Ne serait-ce que commencer par aller chercher son pain tous les jours à la boulangerie, ce qui ne coule pas de source pour tous les consommateurs de pain. Car en filigrane, c'est toute la filière agricole qui est en jeu. Alors que nombre d'exploitations sont au bord de la faillite, plutôt que vendre leur lait à perte, nombre d'agriculteurs se mettent à la vente directe. Ils se mutualisent et certaines collectivités locales ne manquent pas de mettre en place des places de marché pour les soutenir, comme Chambéry, Saint-Étienne ou tant d'autres. Le ministère de l'agriculture vient, pour sa part, en partenariat avec les chambres d'agriculture, de mettre en place voici deux semaines une plateforme nationale permettant de localiser les produits fermiers près de chez soi. 
Une facture réduite de 10 à 12%
D'aucuns ne manqueront pas de faire remarquer qu'il est compliqué de se passer complètement des grandes surfaces et que multiplier le nombre de points de vente pour faire ses courses prend du temps. Leïla Rölli, pour sa part, se targue de gagner du temps en passant toutes ses commandes en ligne sur le même site. Le Comptoir local, La Ruche qui dit oui, Aurore Market ou La Fourche, pour ne citer que ceux-là, offrent en effet cette possibilité, même si tous n'ont pas une gamme assez large pour répondre à l'intégralité des besoins d'un foyer. 


Découvrez les acteurs et initiatives du changement sur Figaro Demain
Quant aux détracteurs qui rétorqueront que tout le monde n'a pas les moyens de faire ses courses en dehors des supermarchés et hard discounters, Mathilde Golla, marraine de cette édition 2021, avait mis en évidence, lors de son enquête, que s'approvisionner en circuits courts permettait de réduire la facture de 10 à 12% en moyenne. Aurore Market met en avant, de son côté, une proposition d'adhésion gratuite sur critères sociaux. Le nombre de membres en ayant bénéficié est passé de 1300 à 2400 entre 2019 et 2020 (sur un total de 30 000 adhérents). 
*L'expérience a donné lieu à un livre, «100 jours sans supermarché, Le premier guide des circuits courts», publié en 2018 aux éditions Flammarion. 

Selon Le Figaro - dimanche 31 janvier 2021

03/02/2021

Tentative de création d'une plate-forme de solidarité avec SOS Méditerranée ...

À l’initiative du département de Loire-Atlantique, de la Région Occitanie et de la mairie de Paris, des collectivités territoriales lancent « La plateforme des collectivités solidaires avec SOS Méditerranée », afin de fédérer un maximum de communes, de départements et de régions autour de la mission de l’association qui vient en aide aux migrants qui tentent de traverser la Méditerranée.
 
« Plus de 20 000 personnes ont péri noyées ces 6 dernières années en tentant de traverser la Méditerranée sur des embarcations de fortune. L’Organisation internationale des migrations a dénombré 1 224 morts sur la seule année 2020, dont 848 sur l’axe reliant la Libye à l’Europe. Faute de témoins, le nombre de naufrages et de victimes est en réalité bien plus élevé.
Ainsi, aux portes de l’Europe, la Méditerranée confirme son terrible statut de route migratoire la plus meurtrière au monde. Pourtant, l’assistance aux personnes en détresse en mer est non seulement une obligation morale, valeur cardinale chez les marins, mais aussi un devoir inscrit dans les textes internationaux et dans le corpus législatif français. Pourtant, l’Europe dispose de tous les moyens techniques, financiers et humains pour sauver ces vies.
Les États européens se sont progressivement soustraits à leur obligation de secours en mer.
Or, face à cette tragédie au long cours, les États européens se sont progressivement soustraits à leur obligation de secours en mer et de débarquement des rescapés en lieu sûr. Les navires de l’opération Mare Nostrum ont d’abord été retirés. Puis la coordination des opérations de recherche et de sauvetage en Méditerranée centrale a été déléguée à la Libye, un pays dont les garde-côtes ne disposent ni des moyens ni des compétences pour assumer une telle mission, et qui en aucun cas ne peut être considéré comme sûr pour le débarquement des personnes secourues.
Pour pallier cette défaillance des États, des citoyennes et des citoyens décidés à agir afin de ne plus laisser mourir des milliers de femmes, hommes et enfants affrètent des navires et leur portent secours. Ainsi a été créée en 2015 SOS Méditerranée. Bien implantée en France et labellisée en 2017 « Grande cause nationale » par l’État, l’association a, depuis 5 ans, sauvé 31 799 personnes, avec l’Aquarius les premières années, puis avec l’Ocean Viking à compter d’août 2019.
L’année 2020 aura été des plus éprouvantes:
Pour SOS Méditerranée comme pour toutes les ONG de sauvetage intervenant en Méditerranée centrale, l’année 2020 aura été des plus éprouvantes. Au printemps, les ports fermés d’une Europe confinée les ont amenées à suspendre leurs missions de sauvetage, tandis que les départs depuis la Libye se poursuivaient. Au déconfinement, à peine avaient-elles repris la mer qu’un véritable harcèlement administratif s’est abattu sur elles, aggravant là des pratiques observées depuis 2017 et avec pour seul résultat de les empêcher de rejoindre les zones de secours.
Les navires humanitaires ne sont d’ailleurs plus les seules cibles de ce cynisme depuis que, en août dernier, le pétrolier Maersk Etienne a été empêché par les autorités maltaises de débarquer les naufragés qu’il avait auparavant recueillis à la demande de ces mêmes autorités… De son côté, poursuivant son leitmotiv de respect du droit, qui est au fondement même de sa mission, il aura fallu cinq mois à SOS Méditerranée afin de satisfaire aux exigences zélées des autorités italiennes et lever la détention dont a été victime l’Ocean Viking pour, enfin, reprendre ses opérations en mer le 11 janvier dernier.
Le cap du refus de l’indifférence:
Parce qu’elle nous montre le cap du refus de l’indifférence et que nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas, en cohérence avec les actions déjà menées par nos collectivités pour l’accueil et l’intégration des personnes exilées, nous, élus, maires et présidents d’intercommunalités, de conseils départementaux et régionaux, avons décidé, avec nos assemblées locales, de soutenir SOS méditerranéen et d’affirmer collectivement l’inconditionnalité du sauvetage en mer.
Nous appelons aujourd’hui tous les Maires et Présidents des villes, Intercommunalités, départements et régions de France à rejoindre la plateforme des collectivités solidaires avec SOS Méditerranée, lancée ce 21 janvier 2021, et à apporter leur soutien moral et financier aux 3 missions poursuivies par cette association : Secourir les personnes en détresse en mer grâce à ses activités de recherche et de sauvetage ; Protéger les rescapés, à bord de son navire ambulance en leur prodiguant les soins nécessaires jusqu’à leur débarquement dans un lieu sûr ; Témoigner du drame humain qui se déroule en Méditerranée centrale.

Faire vivre la devise républicaine
De la plus petite à la plus grande, du littoral et de l’intérieur, du Centre, du Sud, du Nord, de l’Est et de l’Ouest, toutes nos collectivités sont concernées, chacune à la mesure de ses moyens. Il s’agit de sauver des vies, sans distinction, et de faire vivre la devise républicaine qui fait battre le cœur de nos territoires : Liberté, Égalité, Fraternité. Il s’agit de sauver nos valeurs et d’assumer la part qui est la nôtre dans ce qui est l’honneur de notre pays.
Tant que les États européens se soustrairont à leurs devoirs, nous serons là pour nous mobiliser et les rappeler à leurs responsabilités, nous serons aux côtés des citoyennes et des citoyens de SOS Méditerranée pour faire vivre sa mission vitale de sauvetage en mer. »
Les signataires : Anne Hidalgo, maire de Paris : Philippe Grosvalet, président du Département de Loire-Atlantique ; Carole Delga, présidente de la Région Occitanie : Georges Méric, président du Département de Haute-Garonne, Michael Delafosse, maire de Montpellier, Président de Montpellier Méditerranée Métropole, Serge De Carli, Maire de Mont-Saint-Martin, Président de la Communauté d’Aggloméraion de Longwy ; Cédric Van Styvandael, maire de Villeurbanne ; Loïg Chesnais-Girard, Président de la Région Bretagne ; Nathalie Sarrabezolles, présidente du Département du Finistère, Bertrand Affile, maire de Saint-Herblain ; Jean-Luc Chenut, président du Département d’Ille-et-Vilaine ; Pierrick Spizak, maire de Villerupt ; David Samzun, Maire de Saint-Nazaire ; Thomas Dupont-Federici, maire de Bernières-sur-Mer ; Martine Aubry, maire de Lille ; Hermeline Malherbe, Présidente du Département des Pyrénées-Orientales ; Bertrand Kern, maire de Pantin ; Grégory Doucet, maire de Lyon, Pierre Hurmic, maire de Bordeaux ; Benoît Payan, Maire de Marseille ; Hélène Sandragne, présidente du Département de l’Aude.

Selon Ouest-France - jeudi 21 janvier 2021

01/02/2021

Bégonia, bourrache... ces fleurs que l'on peut manger.

Des fleurs dans votre assiette, l’idée peut paraître surprenante au premier abord. Et pourtant, il existe plusieurs variétés comestibles, qu’il est possible d’agrémenter avec vos plats et salades. Si la tendance est encore relativement peu répandue, elle connaît une vraie croissance. Lynda Petitjean, productrice de fleurs comestibles et de plantes aromatiques près de Perpignan, a livré quelques conseils pour bien les apprécier dans l’émission La France Bouge sur Europe 1.
Une vingtaine de fleurs comestibles
"C’est grâce aux restaurateurs qui ont fait beaucoup de travail sur la décoration des assiettes. Ils ont choisi depuis quelques années de mettre en avant les fleurs, ce qui fait qu’on a pu développer une gamme", débute Lynda Petitjean. "Aujourd’hui on atteint un panel d’une vingtaine de fleurs comestibles, avec par exemple du bégonia ou du bleuet", a précisé la gérante du domaine des herbiers, qui cite également la bourrache, l’œillet ou la pensée.
Mais attention : toutes les fleurs ne peuvent pas être mangées. "Certaines fleurs sont très toxiques. Il faut faire attention si vous les achetez chez des pépiniéristes, puisqu’elles ont été traitées et ne sont pas bio. Depuis quelques mois nous sommes certifiés en agriculture biologique et on fait très attention aux produits qu’on utilise", prévient-elle.
Les fleurs comestibles s’achètent généralement dans les herboristeries, dans certaines épiceries bio ou encore directement chez des marchands de fruits et légumes.
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Une salade avec de la bourrache ou une salade de pissenlits
Si vous sautez le pas et que vous avez acheté des fleurs comestibles, Lynda Petitjean vous livre quelques idées de recettes. "Vous pouvez faire une petite salade verte et vous prenez des pétales de cosmos. Vous variez les couleurs avec plusieurs plantes différentes et ça vous fait une jolie salade", conseille-t-elle.
Autre possibilité : une salade de bourrache. "La bourrache a un goût très iodé, comme un goût d’huître. Vous pouvez la combiner avec de la feuille d’huître pour obtenir une salade très maritime."
Enfin, l’auteur de ces lignes vous conseille la salade de pissenlits, très répandue dans l’Est de la France, en Allemagne ou encore en Belgique. Ajoutez-y des lardons cuits, pourquoi pas un œuf mollet, le tout agrémenté d’une bonne vinaigrette : un vrai régal!

Selon Mr Julien Ricotta - Europe 1 - samedi 16 janvier 2021

25/01/2021

Soutenons la laine française!

Dans Version Fémina, Mme Céline Cabourg attire notre attention sur la laine de nos moutons qui actuellement est exportée à 80% en Chine avant de nous revenir sous forme de vêtements tricotés. Il s'agit aujourd'huide relancer et de soutenir les savoir-faire locaux. La France a diverses sortes de moutons (53 races différentes)qui sont en majorité utilisés pour leur viande. La France a compté autrefois deux gros bassins d'industrie de la laine: Le Nord-Pas-de-Calais et dans le Tarn, autour de Mazamet.

Dans le Nord, la laine est peignée et elle sert plutôt à confectionner des costumes. Dans le Sud, on fabrique des vêtements plus épais de type caban. Selon Mr Pascal Gautrand, fondateur de Made in Town, après une chute des volumes dans les années 1980 et 1990, il reste dans la région de Castres encore deux filatures, quelques ateliers de tissage, de tricotage et un seul atelier pour l'apprêt. Ils emploient tout de même deux à 180 personnes. Le but de ce cabiner des filières de production est de "maintenir les savoir-faire dans les territoires enn évitant les fermetures".

Jusqu'ici,les éleveurs étaient obligés de stocker la laine à leurs frais ou de vendre à perte à la Chine (30 centimes d'euros le kilo). Heureusement, certains ont pu devenir distributeurs de produitstricotés comme la marque Laines paysannes en Ariège, mais ils écoulent des quantités limitées sur les marchés ou en ligne. En fait, actuellement seule 4% de la laine produite est transformée en France. Le cabinet  Made in Town et Made in France Première Vision ont lancé en 2018 le Collectif Tricolor, entraînant des marques comme Balzac Paris, Le Slip français, de Bonne Facture (mode masculineles matelas Tediber ou encore le groupe LVMH.

Il s'agit d'encourager la renaissance des filières lainières françaises et de faire progresser la recherche sur la fibre en améliorant sa douceur. Le but à terme est de parvenir à transformer 24% de la laine en France, d'ici à 2024. En novembre dernier, Balzac Paris lançait Laine Française, une mini collection de 5 modèles en laine dessinés à Paris mais sourcée à Arles, filé aux Filatures du Parc à Brassac. Les coutures sont faites à La Regrippière, près de Nantes, mais emballés à Troyes. Toutefois, cette laine mérinos de la région d'Arles, non teinte, se travaille en manquant d'audace. Aussi, des stylistes maille s'emploient à casser le côté brut et naturel.

Il y faut par contre, précise Mme Nathalie Lebas-Vautier, cofondatrice d'Ekyog, des moyens humains et économiques. Plusieurs acteurs de la filière se regroupent pour redonner vie à la filière laine. La France, avec ses élevages de petite taille préserve à la fois la biodiversité et la bientraitance animale. Autour de la laine, il semble possible de fédérer des marques, des éleveurs, mais aussi des ONG. Alors la France va-t-elle vraiment se lancer en s'unissant pour une conversion durable? Nous pouvons l'espérer. Pour tout renseignement, s'adresserpar exemple à Made in Town et à Made in France: www.made-in-town.com. et www.madefrance.fr.

Lyliane

24/01/2021

OGM épinglés dans notre alimentation par la répression des fraudes...

Un bilan de la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) mis en ligne mardi révèle qu'« une centaine d’OGM » au total sont bien autorisés dans la consommation en France, notamment pour « l’alimentation humaine et animale ».
 
La mise en culture de semences comportant des OGM est interdite en France, mais « une centaine d’OGM » au total sont bien autorisés dans la consommation, notamment pour « l’alimentation humaine et animale », a indiqué mardi la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF).
Les autorisations « qui concernent le maïs, le colza, le coton, le soja et la betterave sucrière, permettent l’importation de graines et leur commercialisation à des fins de transformation, mais pas pour la mise en culture » précise la DGCCRF dans un bilan de « la recherche d’OGM dans les semences des grandes cultures » mis en ligne mardi.
Dans les produits alimentaires ou textiles, « le caractère OGM doit être indiqué », et « ils sont contrôlés par la DGCCRF », ajoute le texte, qui confirme ainsi au passage une situation dénoncée par nombre d’ONG sur l’importation légale d’OGM en France et  où le secteur des semences se situe en amont de la chaîne alimentaire « et compte tenu des conséquences économiques importantes qui peuvent découler de contaminations fortuites par les OGM (arrachage, retraits-rappels, etc.) », la DGCCRF « poursuivra les contrôles réguliers dans ce secteur » indique le texte.

Selon AFP. - Ouest-France - mardi 5 janvier 2021

Il y a lieu toutefois d'être inquiets de ces demi-mesures françaises assez hypocrites, qui nuiront je le crains à notre santé directement ou indirectement.

Lyliane

14/01/2021

L'arrondi à la caisse a apporté des fonds aux associations...

Centime après centime, l'arrondi à la caisse semble séduire de plus en plus les Français !... En 2020, ces dons que font les Français en arrondissant le prix de leurs achats à l'euro supérieur ont permis de réunir près de 8 millions d'euros pour les associations en 2020, soit une hausse de 15% par rapport à l'an passé, selon une information du 'Figaro' ce mercredi.
Cette progression intervient "après une année 2019 en forte croissance et dans un contexte où les deux confinements ont maintenu des magasins fermés pendant plusieurs mois, privant ainsi les clients de pouvoir faire des petits dons", souligne au quotidien Pierre-Emmanuel Grange, fondateur de MicroDON, qui a lancé ce système de dons en 2013.
"L'arrondi en caisse est un dispositif solidaire basé sur le volontariat qui vous est proposé au moment de régler vos achats", notamment directement sur le terminal de paiement électronique, explique l'association sur son site...
Simplicité du geste
Les clients doivent ensuite accepter sur le terminal de paiement d'effectuer un micro-don de quelques centimes. Selon l'association, le succès de la collecte s'explique en grande partie par la simplicité de ce geste...
Par ailleurs, dans un contexte d'épidémie de Covid-19, les paiements par carte ont augmenté, multipliant ainsi les opportunités pour les clients de faire l'arrondi à la caisse.
8.000 magasins mobilisés
Le concept d'arrondi compte déjà un grand nombre de magasins partenaires. Cette année, 8.000 magasins participent à l'opération micro-dons, et quelque 1.300 associations en bénéficient.
"Malgré le contexte, deux nouvelles enseignes ont choisi de démarrer un partenariat avec nous, Picard et Cora dont la campagne a permis de lever 550.000 euros en deux mois pour le Programme Alimentaire Mondial", a fait remarquer au 'Figaro' Olivier Cueille, cofondateur de MicroDON.

Selon Boursier.com - Boursier - mercredi 30 décembre 2020

31/12/2020

Favoriser les produits locaux dans les grandes surfaces et les cantines...

Les aliments du terroir seront davantage mis en valeur au sein des grandes surfaces. Grâce à une charte solidaire dont il a annoncé la mise en place lundi sur Europe 1, Julien Denormandie, ​ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, veut promouvoir les produits "frais et locaux". Signée par "toutes les grandes enseignes", elle doit être adoptée dans la journée et être déployée "dès le début d'année". 
Un visuel "très clair" pour repérer les produits locaux
"Nous allons mettre en place un visuel très clair qui s'appellera 'A vos goûts, à vos territoires' qui permettra aux consommateurs de repérer rapidement les produits frais", détaille le ministre. Une "bannière commune" dont l'impression commence "dès maintenant" afin d'être déployée au plus vite dans les supermarchés. L'engagement des grandes surfaces est une marque de "solidarité", assure-t-il, ajoutant que celui-ci ne sera "pas coercitif". 
 
Autre engagement du ministre en faveur des produits locaux : les utiliser davantage au sein de la restauration collective. "Il faut les mettre à fond dans nos cantines", appuie Julien Denormandie. Dans le plan de relance, 50 millions d'euros seront d'ailleurs prévus pour "renforcer les cantines dans la promotion des produits frais". 

Selon Mme Laetitia Drevet - Europe 1 - lundi 9 novembre 2020

Salariés aidants: un parcours du combattant!

Selon Mme Valérie Josselin, journaliste dans Version Fémina, mettre en lumière les aidants, qui peinent à articuler leur vie professionnelle et leur vie familiale, devrait faire partie de notre devoir de citoyennes et citoyens. En effet, en France, près de 11 millions de personnes prennent soin chaque jour d'un proche âgé, malade ou handicapé. Parmi eux, 61% travaillent et cette forte implication n'est pas sans incidence sur leur vie professionnelle. Il leur faut régulièrement aider leurs proches à domicile, leur faciliter les démarches administratives, les accompagner aux RV médicaux, rechercher pour eux du personnel qualifié...

Tous ne peuvent poser des arrêts maladie ou utiliser leurs RTT et la plupart jonglent pour faire face à leurs obligations. Toutefois, la hiérarchie dans les entreprises n'apprécie pas toujours ces absences. Il existe, certes, des dispositifs légaux tels que congés de solidarité familiale, congés de présence parentale ou congés de soutien familial, mais ils ne sont pas forcément adaptés. La loi de 2015 introduisant "un droit de répit", pourtant relative à l'adaptation de la société au vieillissement, est passée presque inaperçue et peu de personnes arrivent à l'obtenir.

Un ouvrage du Dr Hélène Rossinot, publié à l'Observatoire, intitulé "Aidants, ces invisibles" expose cette difficulté. Spécialiste de santé publique, elle montre que certains aidants ne connaissent pas leurs droits. Heureusement, certaines entreprises commencent à bouger comme EDF, Bayard, l'Oréal et Danone. Notre pays reste cependant en retard par rapport à la Grande Bretagne et à l'Australie par exemple, où de vrais réseaux viennent en aide aux aidants. Un plan de mobilisation et de soutien des proches aidants 2020-2022 prtévoit notamment que le congé de proche aidant sera indemnisé, dès octobre 2020, à hauteur de 43 euros par jour pour un couple et de 52 euros par jour pour une personne seule pendant 3 mois, y compris pour les indépendants et les chômeurs. Un premier pas insuffisant, mais jugé encourageant!

Lyliane

18/12/2020

Sauvé du désespoir par la vie dans un arbre...

Il était au fond du trou, il décida de prendre de la hauteur. Entre six et dix mètres. A moins de 40 ans, Edouard Cortès, marié et père de famille, n’avait plus envie de vivre : « J’avais voulu attacher une corde pour mettre fin à mes jours. » Ecrasé par les dettes, oublié des subventions, acculé à la banqueroute, il venait de liquider sa ferme, de vendre son troupeau de brebis que, pendant sept années, il avait « guidées, soignées, agnelées, biberonnées, protégées », aimées à la folie, mais en pure perte.
Edouard Cortès n’était pourtant pas du genre à abdiquer. Auparavant, cet aventurier avait traversé le Caucase à pied, suivi la route de la soie, escaladé le mont Ararat pour y chercher une trace de l’Arche de Noé, péleriné de Compostelle à Jérusalem, et participé à un raid en 2 CV de Paris à Saigon. Les épreuves ne l’éprouvaient pas. Mais avec le dépôt de bilan, en 2018, de son exploitation agricole, le baroudeur devenu berger eut soudain le sentiment de mourir à lui-même.

Robinson d’altitude, Alceste enforesté
Frappé d’acédie, il eut le réflexe de se tourner vers l’arbre de vie. Seule manière, selon lui, de se relever. Dans une forêt du Périgord noir, il choisit un majestueux chêne centenaire, sous le houppier duquel il construisit une cabane en bois de 6 mètres carrés, augmentée de verrières, « offrant une vue à 360 degrés sur la sylve ». Il y installa un lit pour rêver à la belle étoile et une table pour écrire, se plaça sous un crucifix, stocka des pâtes, des fruits secs, un vade-mecum de Marc Aurèle et la « Divine comédie », de Dante. Il étreignit sa femme et ses enfants, supprima ses comptes et ses 1500 faux amis sur les réseaux sociaux, jeta son téléphone portable et son passé de failli. D’autrefois, il ne garda que son âne, vieux compagnon d’expéditions, qui porterait les jerricans d’eau, puisée à une source lointaine.
Dans « Par la force des arbres » (Equateurs, 18 euros), Edouard Cortès, ce Robinson d’altitude, cet Alceste enforesté, raconte les trois mois qu’il a passés entre terre et ciel, au milieu des branches, au-dessus des cerfs douze-cors, en compagnie des mésanges bleues, des pics épeiches, des geais, des palombes, des loriots et des chouettes. Son manuel de survie tient du précis ornithologique, du traité de la faune sylvestre, de l’herbier et même de l’abrégé de philosophie :
« Ma cabane,
écrit-il, est un avant-poste sur la beauté du monde. »
Si c’est au fruit qu’on connaît l’arbre, c’est à ce livre qu’on reconnaît Edouard Cortès, l’homme qui a brisé ses chaînes au sommet d’un chêne.
Par la force des arbres
, par Edouard Cortès, les Equateurs, 173 p., 18 euros

Selon Jérôme Garcin - L’Obs - lundi 2 novembre 2020

13/12/2020

Tribune en faveur des migrants en France...

Voici la tribune de Mathieu Hanotin, maire (PS) de Saint-Denis (93) et conseiller départemental de Seine-Saint-Denis, prônant une meilleure prise en charge des personnes migrantes en France, alors qu'un camp de migrants a été violemment démantelé lundi soir, place de la République à Paris. "Ce sont les trottoirs de nos rues, les terrains vagues, les parcs et autres places qui abritent trop souvent les personnes migrantes n'accédant pas à l'hébergement. Nous voyons chaque jour des femmes, des hommes, des enfants s'épuiser, perdre l'espoir d'un ­ailleurs, condamnés à la survie dans des conditions sanitaires désastreuses.


Les mêmes images d'inhumanité : des campements se sont développés dans le nord de Paris, à Calais, Nantes, Lille ou Marseille. 'L'habitude du désespoir est pire que le désespoir lui-même', disait Albert Camus. Les événements violents de la place de la République ont été un des effets résiduels de l'évacuation du campement de Saint-Denis, cela a été dit. Il y avait trop de monde à mettre à l'abri et des migrants n'ont pas pu monter dans les bus et entrer dans le ­dispositif de ­protection. Ils se sont alors ­retrouvés sans aucune solution, à errer.
Et à chaque fois, comme dans le film Un jour sans fin, nous condamnons. 'Sous le choc', 'indignés' ; nos réactions se fracassent sur le mur de nos alertes répétées. Il y a urgence pour l'hébergement d'urgence. Les associations de solidarité ne cessent de le dire. Nous devons organiser le premier accueil pour que n'importe qui puisse être pris en charge de ­manière digne et rapide (sur le modèle de la bulle de la ­Chapelle, malheureusement fermée). Pour l'Ile-de-France, au moins dix points seront nécessaires. Il faut aussi plus de moyens juridiques et financiers, des efforts mieux répartis entre les territoires.
La Seine-Saint-Denis, comme de nombreux espaces urbains périphériques, concentre beaucoup d'inégalités sociales. Quand on ajoute de la misère à la pauvreté, il ne peut pas y avoir de perspectives, seulement des drames humains. À Saint-Denis, la saturation est atteinte et nous n'avons plus de places d'accueil bien que nous soyons une des villes d'Ile-de-France les plus dotées en la matière.

Evacuation de migrants à Paris : plusieurs enquêtes déjà ouvertes
Les communes ne pourront pas seules apporter des solutions à ce défi qu'est l'accueil inconditionnel de toutes et tous. Les pouvoirs publics doivent poursuivre leur collaboration avec les associations pour construire des dispositifs de halte humanitaire sur l'ensemble du territoire et garantir l'accès aux droits fondamentaux des migrants. Il faut que l'Etat joue enfin son rôle d'ensemblier des initiatives et que la réponse interrégionale se mette effectivement en œuvre.
Au-delà de l'urgence, il sera nécessaire d'apporter des solutions structurelles en inscrivant à l'agenda la question des quotas, dispositifs contraignants de places réservées dans toutes les zones métropolitaines denses.

C'est pourquoi je plaide, sur le même modèle que la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain) adoptée il y a plus de vingt ans, pour l'élaboration d'une loi SHU (solidarité hébergement d'urgence), avec un meilleur partage de la solidarité, avec des obligations et amendes pour celles et ceux qui ne respecteraient pas cette responsabilité collective. Le reste ne sera encore que des cris d'orfraie, il faut agir."

Selon Mr Mathieu Hanotin - leJDD - samedi 28 novembre 2020 

11/12/2020

Connaissez-vous l'eau végétale?

Mmes Ingrid Haberfeld et Myriam Loriol font le point dans Version Fémina sur les différentes eaux végétales disponibles dans notre pays. Elles s'appuient sur une diététicienne nutritionniste, Mme Marie-Laure André, pour parler de ces "breuvages désaltérants qui regorgent de bienfaits". Ce sont de véritables trésors de la nature!

Il y a tout d'abord l'eau de coco, qui provient des noix de coco vertes et qui est reminéralisante (calcium pour 14mg /100g en moyenne, potassium(200mg), sodium (20,4 mg) et phosphore (7,9mg), sans compter les enzymes qui améliorent la digestion. On peut l'acheter au litre à un prix raisonnable (4 à 5 euros maxi) sous les marques: Eau de coco ou Vita Coco.

L'eau de bouleau nous est ensuite présentée.  Elle était déjà connue au Moyen-Age pour soigner les calculs rénaux. La sève du bouleau récoltée au printemps a en effet une action nettoyante et drainante. Elle parvient notamment à éliminer les déchets d'aluminium. C'est un allié détox minceur également qui contient des vitamines B et C, des acides aminés aux propriétés tonifiantes. La sève de bouleau s'achète en pharmacie et en magasin diététique par 3 litres pour quelques 38 euros.

L'eau d'érable, provenant de l'entaille du tronc pour en récolter la sève, est réputée capable de régulariser la glycémie. Cela se pratique essentiellement au Canada à la fin de l'hiver. L'eau d'érable renferme des phyto-hormones qui facilitent l'assimilation du sucre par les muscles et activent le relargage de l'insuline par le pancréas. Elle a aussi une action sur la flore intestinale grâce à des prébiotiques. De l'eau d'érable pasteurisée peut s'acheter sous la marque Sibberi.

Enfin, l'eau de pastèque, issue de la pulpe du fruit, devrait faire partie de notre trousse beauté car elle est riche en béta-carotène et a un effet anti-âge. De plus, elle protègerait de la dégénérescence maculaire ou DMLA. En effet, contenant de nombreuses vitamines et minéraux, elle permet même de lutter contre la fatigue. Pour fabriquer soi-même son eau de pastèque, on a besoin d'un blender ou d'un extracteur de jus en saison.

Des cures de ces eaux végétales d'une à deux semaines (500 ml par jour maxi) ne remplacent pas l'eau au quotidien. Elles servent par exemple à préparer des jus, des purées de fruits ou des smoothies.

Lyliane

06/12/2020

Ferme des 1000 vaches...

"Nous arrêtons la collecte du lait à partir du 1er janvier 2021", a déclaré à l'AFP ce vendredi 4 décembre un porte-parole de la ferme picarde dite "des 1000 vaches", confirmant une information du Courrier picard.
"Manque de visibilité" 
Avant d'être vendues ou "envoyées à l'abattoir" pour une partie, les quelque 800 vaches laitières du site vont entrer dans l'étape de "tarissement, c'est-à-dire la modification de leur alimentation pour qu'elles produisent moins de lait", a indiqué ce porte-parole. 
La ferme a justifié cette décision par un contexte défavorable et "le manque de visibilité", dû notamment à la réorientation de la coopérative belge chargé de la collecte. 
"Si nous avions eu 1000 vaches, le modèle était viable. Il était intéressant car il permettait aux éleveurs de se regrouper et aux équipes de tourner (...) Or, nous n'avons pas obtenu l'autorisation", a déploré la même source.
Une activité de culture maintenue
Les 1000 hectares de terres seront conservés pour y maintenir l'activité de culture, blé, lin, betteraves et pommes de terre.
Contacté par l'AFP, le porte-parole de l'association Novissen, farouchement opposé au projet, s'est dit "satisfait de constater que l'Etat de droit est enfin respecté". 
"C'est une page qui se tourne" après "un long combat de 10 ans", a réagi Francis Chastagner, saluant "une décision importante aussi pour tous les autres combats contre des projets industriels similaires actuellement en route", et qui va "encourager les collectifs et associations à ne pas désespérer".
La Confédération paysanne a elle aussi salué une "victoire majeure" contre "un symbole de l'industrialisation de l'agriculture". "Ce modèle économique destructeur pour les paysan.ne.s, la vie des territoires et la planète n'est pas viable", a-t-elle écrit sur Twitter.
Ouverte en septembre 2014 à Drucat, près d'Abeville (Somme), l'exploitation géante avait fait l'objet d'un long combat judiciaire. Fin 2019, la justice avait obligé le site à ramener son cheptel à 500 bovins et à payer des pénalités pour avoir dépassé "de 59%" l'effectif fixé par l'Etat.

Selon BFM-TV

02/12/2020

Le Carrefour d'Ormesson met le client au centre...

En crise de croissance, le distributeur a sorti son joker : un directeur France obsédé par le consommateur et adepte d'une méthode éprouvée ailleurs.
Depuis quelque temps, il se passe des choses étranges au Carrefour d'Ormesson, dans le Val-de-Marne. A peine arrivé, le visiteur n'a pas le temps de sortir son désinfectant qu'un vigile lui en tend déjà. Et, à l'entrée, il croise le directeur qui y a installé son bureau avec, affichés en gros, son adresse mail et son numéro de téléphone. Quant aux caissières, à la moindre réclamation, elles dégainent un carnet pour les noter. Derrière ces changements se trouve un homme, costume cintré, regard d'un azur déterminé, qui arpente, ce 19 septembre, l'hypermarché d'un pas pressé : Rami Baitiéh, en juillet, il a été nommé directeur de Carrefour France. Dans la matinée, il diffusait son adresse mail sur le site de l'entreprise. Façon de dire aux clients : écrivez-moi. Et aux directeurs de magasins : faites comme moi. Trois semaines plus tard, le Carrefour d'Ormesson testait sa méthode centrée sur la satisfaction client, le « 555 ».

Avec ses vingt-cinq ans de maison, Rami Baitiéh est le dernier joker d'Alexandre Bompard, le PDG de Carrefour depuis juillet 2017. Débauché de Fnac Darty par Bernard Arnault et la famille Moulin, actionnaires référents du distributeur, pour en doper le cours de Bourse, l'énarque a fixé un cap sur le mieux manger, redressé la rentabilité, rattrapé le retard dans le digital. Mais, malgré un repli à l'international, notamment en Chine, l'action ne redécolle pas. Car, en France, premier pays du groupe avec 34,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires, Carrefour souffre. En cinq ans, sa part de marché a chuté de 1 point, selon Kantar, soit 900 millions d'euros de ventes. Alexandre Bompard a beau rétorquer que le distributeur a « orchestré une partie de cette baisse en réduisant les surfaces et les assortiments, et en diminuant les prix » , il reste un problème à résoudre urgemment, celui des hypermarchés. « Quelle que soit l'enseigne, ce format est compliqué, car en perte de vitesse » , rappelle Frédéric Valette, directeur du département retail à Kantar Worldpanel. Or, à Carrefour France, ces grandes surfaces pèsent encore plus de la moitié des ventes. Alors, comment y attirer de nouveau les consommateurs ? Lancer une guerre des prix ? Casino s'y est cassé les dents dans le passé face à Leclerc, dont la structure coopérative est moins coûteuse et plus réactive. Non, Alexandre Bompard a un autre plan : celui de tout miser sur la satisfaction client.
Relances économes

Pour mener cette bataille, la méthode « 555 » développée par Rami Baitiéh offre plusieurs avantages. D'abord, elle a fait ses preuves dans plusieurs filiales. A son arrivée à Carrefour, Alexandre Bompard visite Taïwan. Il découvre, emballé, que le directeur Rami Baitiéh a relancé cette filiale composée à 95 % d'hypermarchés, en misant sur la sécurité alimentaire, cruciale dans ce pays. Il bombarde alors le Franco-Libanais à la tête de l'Argentine, pays en crise, où les pertes annuelles atteignent 100 millions d'euros. L'expatrié réduit les stocks, élimine les ruptures de produits. Les comptes repassent au vert. Le voilà nommé à la tête de l'Espagne, où il fait à nouveau des miracles. « A chaque fois, une croissance significative a été au rendez-vous » , se vante Rami Baitiéh. Sans faire exploser les dépenses. Car le « 555 » est aussi économe. Pas de grosse campagne marketing ni d'importants investissements. « A Taïwan, il avait transformé les hypers sans trop dépenser, en mettant du bio, un rayon papeterie qui était l'équivalent de Muji, et un rayon sport équivalent à celui de Decathlon » , applaudit Philippe Houzé, président du groupe Galeries Layette et administrateur à Carrefour. Enfin, la méthode est simple. Elle liste 15 préceptes adaptés à chaque territoire .
En France, le premier volet concerne la confiance, incarnée par des prix bien étiquetés, des promotions claires ou encore des marques propres irréprochables. Deuxième axe : le service, en chassant les irritants. Chaque jour, les réclamations notées par les caissières sont compilées. A 19 heures, le patron technophile convoque ses équipes sur WhatsApp pour examiner ces remontées du terrain, et les traiter. Troisième sujet :l'expérience. « Dès qu'un client porte plus de deux articles, il faut lui proposer un panier, rappelle-t-il . On peut aussi offrir des fruits aux enfants, installer un panier de basket pour les ados… Et toujours dire bonjour » , ajoute ce diplômé de l'ESC Compiègne aux salariés du magasin, réorganisés en trois équipes.

30 hypers en test

La première réceptionne et trie les palettes. La deuxième gère la réserve et les stocks pour éviter les ruptures. La troisième scrute, en rayon, les dates de péremption dépassées et les emplacements vides. Avantage de cette organisation ? Elle limite le nombre d'employés en réserve pour augmenter ceux à disposition des clients. Inconvénient ? La CGT y voit « un retour au taylorisme ». Rami Baitiéh, lui, assure, que « ce projet responsabilise les équipes et ne prévoit pas de diminutions d'emploi ». Pour embarquer les 105 000 collaborateurs de Carrefour France, ce manager iconoclaste prêche du matin au soir l'obsession du service, en magasin, au siège du groupe, sur WhatsApp, où il répond à chaque collaborateur, envoie des smileys, et encourage. En France, 30 hypers testent le « 555 ». « Les clients verront le changement en quelques mois » , assure Rami Baitiéh. A Ormesson, le taux de satisfaction a déjà bondi de 20 % à 50 %.
POIDS LOURD EN FRANCE:

34,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

5 278 magasins, dont 248 hypermarchés.
105 000 collaborateurs.

SOURCE : SOCIÉTÉ.
Les fondamentaux de la méthode « 555 » en France
LA CONFIANCE

1. Le prix est toujours clair, exact et bon.

2. Les fruits et légumes sont toujours frais et ont bon goût.
3. La marque propre Carrefour est mise en avant, étant la meilleure du marché.

4. Les promotions sont claires et il n'y a pas de rupture.
5. Les livraisons/retraits e-commerce sont complets et effectués rapidement.
LE SERVICE

1. Les réclamations sont toujours résolues.

2. L'équipe est toujours dans le magasin et au service du client

3. Pas d'attente en caisse, ni à l'accueil.

4. Le magasin est toujours entretenu et agréable.
5. Le client trouve toujours les produits dont il a besoin.
L'EXPÉRIENCE

1. Le client est la personne la plus importante de notre journée, lui dire toujours oui.

2. Le client circule facilement dans le magasin et trouve rapidement ses produits.
3. Les familles donnent leur préférence à Carrefour.

4. Les produits locaux et transition alimentaire sont disponibles et mis en avant.
5. Le client est reconnu et sa fidélité, récompensée.

Selon Mme Claire Bouleau - Challenges - dimanche 11 octobre 2020



27/11/2020

Mineurs isolés:ils doivent être protégés quelle que soit leur origine.

A l’heure où des responsables politiques remettent en cause la prise en charge des mineur·e·s isolé·e·s étranger·e·s, Médecins du monde rappelle que chacun devrait bénéficier d'une protection immédiate, de l’hébergement à la formulation de ses droits.
Tribune. Un·e mineur·e non accompagné·e (MNA) est un·e mineur·e en danger. Un·e mineur·e en danger doit être protégé·e. C’est tout. Il y aurait 40 000 MNA en France ? Ces chiffres, repris par tous les médias, ne sont pas démontrés. Les seuls chiffres officiels font état de 16 760 MNA confié·e·s à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) par décision de justice en 2019. Entre janvier et septembre 2020, 6 816 MNA avaient été confié·e·s, annonçant une tendance à la baisse. En 2019, les équipes de Médecins du monde ont reçu plus de 1 300 mineur·e·s non accompagné·e·s, âgé·e·s de 14 à 17 ans, des garçons dans 95% des cas.

La plupart d’entre eux n’ont pas rencontré de médecin depuis leur arrivée en France et 95% n’ont aucune couverture maladie. Pourtant, ils/elles présentent tou·te·s un état de santé dégradé. Les MNA rencontré·e·s ont tou·te·s connu des trajectoires difficiles et violentes. Ils/elles racontent la grande précarité dans leur pays parfois le décès d’un ou de leurs deux parents avant le départ ou pendant le trajet migratoire, la déscolarisation et les violences, l’exploitation, l’abandon, l’excision ou le mariage forcé. Toutes ces violences accroissent leur vulnérabilité.
Troubles psychiques

Les parcours migratoires jusqu’en Europe sont aussi extrêmement dangereux, ils/elles y connaissent la faim et la soif, subissent des mauvais traitements et des agressions de plusieurs ordres (séquestré·e·s, battu·e·s, exploité·e·s, humilié·e·s, violé·e·s…). Selon nos constats, la grande majorité des MNA rencontré·e·s souffrent de troubles psychiques, tels que le stress post-traumatique, la dépression ou les troubles du sommeil.
Les situations sont encore exacerbées par des difficultés liées au logement : 36,7% des MNA rencontré·e·s sont sans domicile fixe et 18,5% vivent en squat ou bidonville. Celles et ceux qui ont la chance d’être hébergé·e·s le sont grâce à l’aide des associations, de la communauté ou des collectifs d’hébergement solidaire.

Chez Médecins du monde, nous rencontrons principalement des enfants et adolescents démuni·e·s, perdu·es, abîmé·e·s par leurs parcours de vie, leurs parcours migratoires et leurs conditions d’accueil à leur arrivée en France et le refus des autorités de croire leur parole et leurs papiers. Faute d’un véritable dispositif d’accueil, un·e mineur·e se présentant comme étant non accompagné·e ne bénéficie pas toujours des conditions nécessaires à sa protection immédiate : un hébergement, un accès à l’hygiène et à la nourriture, un temps de répit, une attention portée à sa santé et une information sur ses droits.
La présomption de minorité non respectée

Ce sont des enfants souvent traumatisé·e·s par ce qu’ils/elles ont vécu à qui l’on refuse une protection immédiate au prétexte qu’ils/elles ne seraient peut-être pas véritablement mineur·e·s ou isolé·e·s. Il faudrait revoir la présomption de minorité ? En réalité, cette présomption de minorité n’est pas respectée.
Pour être prise en charge, une personne se présentant comme mineure et non accompagnée doit traverser de nombreux obstacles et dans les faits, près de 80% d’entre elles sont écartées d’une protection à l’issue d’une évaluation expéditive, dans laquelle c’est en réalité une présomption de mensonge qui prévaut. Certaines évaluations décrètent, parfois en moins de quinze minutes, que des mineur·e·s seraient en réalité «manifestement majeur·es», sur la base d’une discrimination au faciès. Celles et ceux qui font l’objet d’une évaluation dite «sociale» rapportent des entretiens qui s’apparentent à de véritables interrogatoires de police, sans prise en compte de l’errance, des difficultés linguistiques, de l’état de santé, de la situation de danger ou des différences culturelles. Même lorsqu’ils/elles possèdent des documents d’identité, ceux-ci sont systématiquement remis en cause.

Enfin, les mineur·e·s peuvent également être soumis·e·s à des évaluations dites «médicales» – les fameux tests osseux, alors même qu’il n’existe aucune méthode scientifique fiable d’évaluation de l’âge. C’est ainsi qu’en France, on évalue l’âge d’enfants en danger. Lorsque un·e mineur·e non accompagné·e n’est pas reconnu·e comme tel·le par le conseil départemental à l’issue de cette évaluation, il/elle est exclu·e des dispositifs de protection de l’enfance, sans devenir majeur·e pour autant et pouvoir accéder aux dispositifs ou aux droits reconnus aux exilé·e·s adultes.
Sans protection, ces enfants sont exposé·e·s à tous les risques sur le territoire français : violences, trafics, exploitation, traite. Les MNA non reconnu·e·s peuvent saisir en recours le juge des enfants pour faire reconnaître leur situation de danger. Sans information sur leurs droits ou accompagnement pour les exercer et alors même que le recours n’est pas suspensif. Lorsque les mineur·e·s saisissent la justice, ils/elles doivent attendre plusieurs mois, voire jusqu’à une année avant de voir le juge, sans pour autant bénéficier d’une quelconque protection par les autorités. Pourtant, dans la moitié des cas, la minorité est reconnue et le mineur·e peut bénéficier, enfin, d’une prise en charge en tant enfant en danger.

C’est ainsi qu’en France, on laisse à la rue, livré·e·s à eux/elles-mêmes pendant de longs mois, des enfants. C’est ainsi qu’en France, on laisse des enfants particulièrement vulnérables sans protection. L’errance et l’abandon, les traumatismes multiples, la violence physique et psychologique auxquels ces enfants font face sont autant de facteurs de risque, affectant leurs compétences psychosociales et leur avenir, alors même qu’ils sont dans une période cruciale de construction de leur identité.
En leur refusant une protection, on laisse ainsi des enfants à la rue et aux mains de réseaux. Un·e enfant seul·e sur le territoire doit être protégé·e. Pas seulement parce que nous sommes signataires de la Convention internationale des droits de l’enfant, pas seulement parce que c’est écrit dans la loi française. Parce que c’est une question de dignité humaine. Un·e mineur·e non accompagné·e (MNA) est un·e mineur·e en danger. Un·e mineur·e en danger doit être protégé·e. Y compris de la haine et des propos discriminants. C’est tout.
Selon Dr Philippe de Botton , Clémentine Bret - Liberation - jeudi 8 octobre 2020

25/11/2020

Comment optimiser nos défenses immunitaires?

Dans Version Fémina, un dossier "santé" fait le point sur les différentes façons de renforcer l'efficacité de nos défenses immunitaires. Ce sont des solutions de bon sens accessibles à tous. Le Dr Françoise Vecchierini, neuropsychiatre attachée à l'Hôtel-Dieu à Paris, fait remarquer que sommeil et système immunitaire sont étroitement liés. En effet, un sommeil profond de plus de 7 heures stimulerait la production de lymphocytes T et B, responsables de la formation d'anticorps. De plus, il a été remarqué qu'une activité physique chaque jour, surtout le matin quand le soleil est levé, synchronise notre horloge biologique, favorise l'endormissement, diminue l'inflammation et améliore l'humeur. Une sieste de 30 minutes en début d'après-midi s'avère également réparatrice. De même, avant le coucher, éviter les écrans, mais effectuer un peu de relaxation ou de méditation est bénéfique pour décompresser.

An niveau des repas, prendre conscience que pour fonctionner de façon optimale, les cellules de l'immunité ont besoin de vitamines (A, C, E et D), de minéraux et d'oligo-éléments (magnésium, cuivre, zinc...). Le Dr Valérie Coester , généraliste et instructrice de yoga, prône une nourriture variée et non industrielle. Des aliments bio devront remplacer charcuterie, friture et sucres rapides. Cuisiner soi-même en faisant la part belle aux fibres des légumes frais et de saison, aux céréales demi-complètes, aux huiles bio et aux légumineuses est fortement recommandé. Les fruits par contre devront être pris à distance des repas. Enfin, pour faire le plein d'oméga 3, privilégier les petits poissons gras (sardines, maquereaux...) une à deux fois par semaine.

La méditation de pleine conscience, destinée à nous faire vivre l'instant présent, si elle est pratiquée chaque jour pendant 10 minutes environ, peut combattre le stress et stimuler la production d'anticorps. Pour aller plus loin sur ce sujet, lire l'ouvrage du Dr Coester " Les secrets d'une bonne immunité" paru chez Albin Michel et se connecter sur le site Internet: www.association-mindfulness.org.

Lyliane

 

24/11/2020

Gaspillage alimentaire: quelles mesures prendre?

29 kilos d’aliments. 7 encore emballés. C’est ce qui est jeté en France chaque année par les consommateurs. Au total, le fait de mettre à la poubelle ou de dégrader de la nourriture encore comestible à la maison représente 10 millions de tonnes de déchets par an. 60 % des Français estiment pourtant être en dessous. Seulement, entre mauvaise gestion des achats, méconnaissance de la conservation des aliments et restes de repas non consommés, le chiffre est vite atteint.
Il est toutefois possible de considérablement le diminuer, comme le prouve une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) publiée le 16 octobre 2019. Le jour de la Journée de lutte contre le gaspillage alimentaire, l’organisme a en effet publié le résultat d’une "opération témoin", menée auprès de 250 ménages français. Résultat ? Prendre conscience des quantités jetées et adopter des gestes simples en conséquence peut tout changer.
En deux mois, les familles participantes ont réduit de 59 % leurs déchets, soit l’équivalent de 11.300 repas économisés. Le tout, en employant de bonnes habitudes.
Un mot clé : l’organisation
Tout commence avant même le cadi en mains. Des achats efficaces, ça se prépare en amont : "Établir ses menus à l’avance, dresser une liste de courses et s’y tenir, regarder les dates de conservation et les formats des produits avant d’acheter", sont ainsi les conseils prodigués par l'Ademe.
Une fois à la maison, il faut cette fois veiller à la bonne conservation des aliments. Car ils ne se préservent pas de la même manière (à l'abri de la lumière, au sec, au frais, etc.). Ceux qui se seront pas consommés rapidement peuvent être congelés — mais ne peuvent pas être décongelés puis recongelés à nouveau. Et si vous voulez également minim
iser votre usage du plastique, préférez les boîtes de conservation réutilisables aux sacs et autres films.
Connaître les dates de péremption
Un autre conseil est de ranger son frigo et ses placards intelligemment. Les aliments à manger au plus vite doivent être les plus accessibles. Attention cependant à bien différencier les types de date qui figurent sur les emballages :

La date limite de consommation (DLC), ou date limite de vente (DLV) correspond à la limite de consommation de l’aliment. Elle est impérative à respecter, du fait de la qualité même du produit, qui ne peut être vendu sans cette indication. Elle concerne souvent des produits dits fragiles comme la viande, le poisson ou les produits laitiers.La date de durabilité minimale (DDM), exprimée par la mention : "À consommer de préférence avant le..." Elle n’est pas impérative, et n’est qu’une indication.. Le produit est dit "périmé", mais il peut toujours être consommé sans réel danger pour la santé. Par exemple, si le produit comporte une date mentionnant le jour, le mois et l'année, il peut encore être mangé dans les 3 mois. Le mois et l'année, jusqu'à 1 an et demi après. Seulement l’année, plus d’1 an et demi.

Pour s'y retrouver à travers ces multiples appellations, la solution pourrait se trouver du côté des nouvelles technologies. Dans le futur, des capteurs intelligents devraient nous fournir un aperçu des conditions de stockage et de l'état de nos aliments en temps réel. 

Et dans la cuisine ?
Une fois les mains aux fourneaux, pour éviter les restes (et ainsi les fins d’assiettes qui finissent dans la poubelle), il est nécessaire de préparer les bonnes quantités. Pour une personne par exemple, 100 grammes de pâtes, ½ verre pour le riz, 3 cuillères à soupe de lentilles suffisent. Avec l’habitude, plus besoin de peser. Le compas dans l’œil s’affine.
Dans le cas où la main aurait été trop lourde, les restes peuvent être facilement conservés au frigo. Ils doivent y être placés au niveau de la zone fraîcheur du réfrigérateur (entre 4° C et 6° C), au milieu ou en bas. Et ce, dans les deux heures qui suivent leur préparation, une heure par temps chaud. En mieux, au congélateur, un plat peut se conserver pendant deux mois sans que sa saveur soit altérée.
Enfin, vous pouvez adopter une cuisine dite "anti-gaspillage". Elle consiste à intégrer les déchets alimentaires, feuilles, épluchures, pelures, peaux, etc dans ses recettes de potages, purées, pestos, chutneys… Les possibilités sont infinies.
Afin d’évaluer votre propre gaspillage alimentaire, c’est ici.

Selon Mme Mathilde Ragot -Gentside- lundi 16/11/2020

22/11/2020

Rennes: des repas partagés à distance...

La bonne nouvelle. La compagnie Mirelaridaine et le tiers lieu La Basse cour invitent des habitants du Grand Bleu, à Rennes, à partager un repas chacun chez soi, mais en communiquant.

La compagnie Mirelaridaine propose du théâtre culinaire, avec des scénographies gustatives où la convivialité tient une place importante. La Basse Cour est un tiers lieu autour de l’agriculture durable et de l’alimentation. Ensemble, elles ont proposé des repas partagés à des habitants du quartier de Cleunay, à Rennes, « pour être ensemble tout en sensibilisant à l’agriculture urbaine et en invitant les habitants à se rendre à la Prévalaye », explique Delphine Bailleul, metteur en scène.
Quand le confinement est arrivé, « je me suis dit : j’arrête. Puis j’ai réfléchi à comment trouver un espace de convivialité, malgré la distance. » Est alors imaginé un repas chacun chez soi mais ensemble, en lien avec les autres. « On a pensé à une radio, puis finalement à un système de conférence téléphonique. »
Vendredi 20 novembre, Delphine Bailleul va concocter un dîner « bleu » à base de produits de saison (chou rouge, confiture de myrtille, mais aussi spiruline pour obtenir une couleur bleue), qu’elle va livrer chez les dix foyers participants. Tous habitent le Grand Bleu, le bâtiment emblématique du quartier, construit par Maillols en 1954 : 144 logements sur neuf étages, inspirés de Le Corbusier et qui sera bientôt rénové. Il est immédiatement repérable avec sa grande fresque réalisée par le street artist Héol sur la façade.

À 19 h 30, chacun aura un numéro à joindre, des consignes à suivre délivrées dans une enveloppe. « Un artiste interviendra, on parlera souvenirs, chacun pourra décrire son environnement, il y aura des chansons et même une boom à la fin. L’idée est de s’amuser et d’enregistrer pour ensuite faire une émission de radio qui pourrait être diffusée sur Canal B. »
En début de semaine, en prélude à la soirée, une flûtiste est venue jouer sous les fenêtres des habitants. « C’était très émouvant. Notre souhait est de nourrir les gens de différentes manières. Si l’art n’apporte plus ces moments de poésie, on ne sert à rien. »

Selon Mme Agnès LE MORVAN. Ouest France le 18/11/2020

11/11/2020

Il y a la bio et les bios... selon Mr Christophe Brusset

"Il n'y a pas un bio mais des bio", dit‑il. Celui qui vient de loin l'inquiète particulièrement. En 2018, près d'un tiers des produits bio consommés en France étaient ­importés, dont 13,4% hors Union européenne, ­essentiellement de Chine. Or, assure l'ingénieur fort d'un millier de visites d'usines dans le monde, "les faux certificats, c'est courant". "Je n'ai aucune confiance dans les produits bio fabriqués en Chine ou en Inde", tranche le repenti, qui a acheté pendant des années du faux miel chinois. Pour lui, la fraude est d'autant plus facile qu'il est impossible de caractériser un produit bio : "Il n'y a rien qui ressemble plus à une pomme bio qu'une pomme conventionnelle."

Dans l'est de l'Europe, les ­mafias se sont emparées de ce marché ­juteux. En Italie aussi, où la tomate est entrée dans la rubrique faits ­divers. La Turquie, elle, sert de plaque tournante du faux, écoulant davantage de produits que n'en pourrait produire la totalité de ses terres bio. L'ingénieur a fait ses calculs : "On a entre 15 et 20% de produits frauduleux." Les pouvoirs publics reconnaissent l'urgence à s'assurer que les denrées importées répondent aux normes. "Les certificateurs privés sont agréés par les pouvoirs publics et très fortement contrôlés par l'Etat", rassure le ministère de l'Agriculture. Ces ­organismes privés délivrent les deux labels bio reconnus en France : AB et Eurofeuille. "Mais leur cahier des charges est plutôt laxiste : il suffit de ne pas utiliser d'engrais de synthèse", regrette Christophe Brusset.
"Le label AB garantit un mode de production avec beaucoup d'effets bénéfiques sur l'environnement", rétorque le ministère. Cependant, il date de 1985. Il ne dit rien, par exemple, des emballages ou du bilan carbone. L'ancien cadre n'a pas oublié cet industriel qui, soucieux de vanter le "naturel" de sa nouvelle salade bio, avait fait ajouter une couche de kraft sur son paquet. "C'est le visuel qui compte", s'était-il entendu répondre quand il avait objecté que l'emballage de trois couches n'était plus recyclable. Il décrit aussi cette pizza fabriquée en France avec des olives du Maroc, de la farine de Chine et des tomates d'Espagne ; l'empreinte écologique grimpe vite.
Prix exorbitants

Pressés par leurs clients, certains distributeurs s'organisent. Chez ­Naturalia, un bilan d'impact carbone est attendu en novembre. "On a ­interdit le transport par avion, indique la directrice du marketing, Sidonie Tagliante. On ne vend plus de litchis bio parce que, ne supportant pas les longs trajets, ils viennent forcément par les airs." Le distributeur a également banni les produits issus des serres chauffées, "un non-sens écologique". Chez Les ­Comptoirs de la bio, 150 magasins dans ­l'Hexagone, le président, ­Philippe Bramedie, réfléchit à limiter l'offre à une production française. Blaise Desbordes, le directeur général de Max Havelaar France, fer de lance du commerce équitable, rêve, lui, d'un label unique estampillé "­développement durable". "Quand on achète du bio, on

pense que ça préserve les hommes qui le produisent, illustre-t-il. Ce n'est pas le cas, et c'est un des grands non-dits de la consommation responsable".
"

Des entreprises créent leur label avec leur propre ­cahier des charges et y mettent ce qui les ­arrange
Parmi les labels privés, l'exigence peut être élevée. Certains demandent au fournisseur 100% d'ingrédients bio contre 95% pour le label AB, d'autres imposent que les animaux soient nourris avec une alimentation bio produite sur l'exploitation. "Mais des entreprises créent leur label avec leur propre ­cahier des charges et y mettent ce qui les ­arrange, dénonce ­Christophe ­Brusset. Le jeu est d'égarer les clients pour leur faire payer des prix exorbitants."

Selon une enquête de 60 ­Millions de consommateurs parue à l'été 2019, les marges brutes de la grande distribution sont en moyenne deux fois plus élevées pour les produits bio que pour ceux issus de l'agriculture conventionnelle.
Alors? S'il n'est pas forcément bon pour la planète ou pour le portefeuille, le bio est-il au moins meilleur pour la santé? "Manger bio, c'est globalement mieux : ça réduit l'exposition aux pesticides et aux additifs les plus néfastes", soutient l'auteur. Pour le reste, il demande à l'Etat de "faire le ménage". Comme lui.

* Christophe Brusset, "Les Imposteurs du bio", Flammarion, 304 pages, sortie le 7 octobre.

Selon Mme Marianne Enault - leJDD - lundi 28 septembre 2020

 

 

 

 

 

 

 

09/11/2020

Vente de voitures neuves en Californie dès 2035: plus de diesel, ni d'essence!

Les habitants ont un peu plus de dix ans pour s'adapter. A compter de 2035, plus aucune voiture neuve vendue en Californie ne pourra être équipée d'un moteur diesel ou à essence, selon une ordonnance signée ce mercredi par le gouverneur démocrate de Californie pour lutter contre le changement climatique et la pollution de l'air.
« C'est la mesure la plus efficace que notre Etat puisse prendre pour combattre le changement climatique », a déclaré le gouverneur Gavin Newsom dans un communiqué. Selon le document, le secteur des transports, extrêmement développé en Californie, est responsable de plus de la moitié des rejets de carbone de l'Etat.

Selon Mr Gavin Newsom (@GavinNewsom) September 23, 2020

« Durant de trop longues décennies, nous avons laissé les voitures polluer l'air que nos enfants et nos familles respirent. Les Californiens ne devraient pas avoir à se soucier si leurs voitures donnent de l'asthme aux enfants. Nos voitures ne devraient pas aggraver les feux de forêts […] Les voitures ne devraient pas faire fondre les glaciers ou augmenter le niveau des océans pour menacer nos plages et nos côtes adorées », a insisté le gouverneur de la cinquième puissance économique mondiale en termes de PIB.
Favoriser l'innovation dans les véhicules propres
L'ordonnance signée ce mercredi demande à l'agence chargée de la qualité de l'air en Californie de développer une législation qui aboutira à ce que la totalité des voitures vendues dans l'Etat à partir de 2035 seront « zéro émission ». Autrement dit, seuls les véhicules roulant à l'électricité, à l'hydrogène et certains véhicules hybrides pourront être commercialisés sur le sol californien, ce qui aurait pour effet de diminuer de 35 % les émissions de gaz à effet de serre et de 80 % celles d'oxyde d'azote.
Cela n'empêchera pas les Californiens de posséder des véhicules à moteur thermique ou de les revendre sur le marché de l'occasion, relève le gouverneur Newsom dans son communiqué.
Selon lui, cette décision va favoriser l'innovation dans le secteur des véhicules propres et contribuer à pousser à la baisse leur prix de vente. Plus de 1,6 million de véhicules légers devraient être vendus en Californie en 2020, estiment des professionnels.
La Californie en proie à de gigantesques incendies
La côte ouest des Etats-Unis, et en particulier la Californie, est en proie depuis le mois dernier à de gigantesques incendies qui ont fait plus de 30 morts et détruit des milliers de bâtiments.
Selon le consensus scientifique, l'ampleur exceptionnelle de ces feux de forêt est en partie liée au changement climatique, qui aggrave une sécheresse chronique et provoque des conditions météorologiques extrêmes.

Selon Le Parisien avec AFP - Le Parisien - jeudi 24 septembre 2020

08/11/2020

Droit d'asile: procès pour un enseignant ayant transporté bénévolement des migrantes d'Erythrée...

Pierre-Alain Mannoni était jugé ce mercredi par la cour d’appel de Lyon pour avoir transporté trois jeunes Erythréennes en situation irrégulière. Un troisième procès, après que le Conseil constitutionnel a reconnu le principe de fraternité.
C’est un geste qu’il «ne regrette pas», qu’il «assume» même : «C’est ce qu’il fallait faire, j’ai eu le temps d’y réfléchir en quatre ans», a insisté Pierre-Alain Mannoni, jugé ce mercredi par la cour d’appel de Lyon pour avoir transporté trois jeunes Erythréennes en situation irrégulière, depuis la vallée de La Roya jusqu’au péage de La Turbie (Alpes-Maritimes), où il a été interpellé le 18 octobre 2016. C’est le troisième procès de cet enseignant-chercheur à l’université Nice-Sophia-Antipolis, âgé de 49 ans, qui préfère se présenter comme un citoyen lambda plutôt qu’un activiste aguerri.

Lors des deux premières audiences, ce dont il est accusé était passible d’une peine de cinq ans de prison et 30 000 euros d’amende. Or la loi a changé depuis. Sous son impulsion, et celle de l’agriculteur Cédric Herrou, relaxé en mai par la cour d’appel de Lyon dans une affaire similaire et devenu le porte-drapeau de cette solidarité criminalisée dans l’arrière-pays niçois.
Impératif humanitaire

Mannoni, lui, a d’abord été relaxé à Nice en janvier 2017, avant d’être condamné en appel à Aix-en-Provence, quelques mois plus tard, à deux mois de prison avec sursis. Il s’est pourvu en Cour de cassation, qui a saisi le Conseil constitutionnel sur une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). En censurant partiellement le «délit de solidarité», la décision des «sages» a fait inscrire dans le code de l’entrée et du séjour des étrangers un «principe de fraternité», soit «une aide désintéressée aux migrants, qu’elle soit individuelle ou militante et organisée», qui ne peut faire l’objet de poursuites pénales «lorsque l’acte reproché était, face à un danger actuel ou imminent, nécessaire à la sauvegarde de la vie ou de l’intégrité physique de l’étranger». En somme, qu’il s’agit d’un impératif humanitaire.
C’est bien ce motif que cherche à explorer la cour en décortiquant l’emploi du temps de Pierre-Alain Mannoni dans les jours précédant le 18 octobre et lors de son interpellation nocturne à La Turbie. «A l’époque, raconte-t-il à la barre, l’arrivée des migrants était devenue un sujet central dans cette petite vallée de montagne de La Roya.» Le 18 octobre, il dîne chez des amis, investis dans l’accueil de ces jeunes – hommes et plus rarement 
femmes – majoritairement en provenance d’Afrique subsaharienne. Il finit par accompagner son hôte dans un squat récemment ouvert par des associations.
«Curiosité intellectuelle»

Trois Erythréennes, dont deux mineures, sont blessées. Des militants demandent à Pierre-Alain Mannoni s’il peut aider à les acheminer jusqu’à Marseille pour se faire soigner. «La raison pour laquelle je les ai prises en charge n’était pas d’agir dans le cadre de l’action de ces associations, mais parce que c’était des personnes en détresse, assure-t-il face à la cour. Quand je les ai vues, des bandages aux pieds, aux mains, dans un état de souffrance manifeste, la peur dans les yeux, ça m’a déchiré le cœur.»

L’avocat général, peu convaincu par cet élan spontané, en appelle plusieurs fois à la «sincérité» de Mannoni, raillant sa «curiosité intellectuelle» de se rendre en pleine nuit dans un bâtiment désaffecté. A-t-il tenté de soustraire les jeunes femmes aux autorités, pourquoi ne pas les avoir déposées, alors qu’elles étaient mal en point, à l’hôpital le plus proche de Menton, «pour quelle raison ne pas faire confiance à l’Etat de droit?» interroge le magistrat, qui a requis 5 mois de prison avec sursis à l’encontre de Pierre-Alain Mannoni. La réponse à sa question pourrait tenir en un chiffre : cinq. C’est le nombre de condamnations successives par le tribunal administratif, depuis 2017, du préfet des Alpes-Maritimes pour violation du droit d’asile.

 Selon Mme Maïté Darnault - Liberation - mercredi 23 septembre 2020