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19/10/2019

L'application Yuka change la grande distribution dans l'agroalimentaire...

Lancée il y a à peine deux ans, l'application qui scanne tous les aliments et les cosmétiques a déjà transformé le paysage agroalimentaire. Retour sur une success story à la française. Est-ce que vous faites partie des 12 millions de Français qui scannent tous les produits avant de les acheter ? Comme 95% d’entre eux, les reposez-vous si la note Yuka est « médiocre » ou « mauvaise » ? En tout cas, ces chiffres ont de quoi faire peur aux acteurs de l’agroalimentaire.
Au lieu de subir l’abandon des « consomm’acteurs », certaines marques réagissent. Constatant une forte baisse des ventes depuis un an pour 900 produits « mal-notés » sur Yuka, Intermarché s’est engagé à revoir les recettes de ces produits marque Mousquetaire d’ici dix-huit mois.
Pour cela, Thierry Cotillard, président du groupe, a annoncé, le 16 septembre, le retrait de 142 additifs potentiellement nocifs à cause desquels ces produits identifiés comme « médiocres » (avec une note entre 25 et 50 sur 100) ou « mauvais » (moins de 25 sur 100) sur l’appli. « Yuka nous oblige à nous prendre en main, à être responsables. Il faut se dépêcher à reformuler. […] C’est un chantier colossal », a martelé le chef d’entreprise sur BFM Business.
Pour « le mieux manger et du mieux consommer ». Aux yeux de Julie Chapon, la co-fondatrice de l’appli, qui assure pourtant ne pas avoir été mise au courant de cette annonce, « C’est la preuve que les industriels reconnaissent que Yuka joue un rôle dans l’évolution d’un produit. Notre but ce n’est pas de taper sur les doigts des industriels, mais d’agir en faveur du mieux manger et du mieux consommer ».
Dans son étude d’impact publiée mardi 24 septembre, la jeune pousse française met en avant 26 produits dont la recette a changé. « Ce n’est qu’un échantillon », précise Julie Chapon. Nestlé, Unilever, Björg, Leclerc, Mondelez, Fleury Michon, Monoprix, Auchan, Caudalie… tous ces acteurs garantissent avoir amélioré leurs produits grâce à l’appli. L’immense majorité des utilisateurs (90%) pensent effectivement que Yuka peut pousser les marques à proposer de meilleurs aliments.

Même ceux qui avaient amorcé un virage qualitatif avant l’apparition de Yuka surfent sur la vague. « Yuka a contribué à accélérer nos efforts initiés il y a dix ans pour améliorer la composition de nos produits. Notre objectif : zéro conservateur sur les plats cuisinés à la fin de l’année », peut-on lire sous la plume de Barbara Bidan, directrice de la célèbre marque de jambon Fleury-Michon. Même constat pour Leclerc ou encore la marque bio Björg.
« On a déclenché le changement »
Un discours qui fait toujours un peu tiquer l’équipe derrière Yuka. Mais, « en même temps, ce serait utopique de penser qu’ils disent autre chose », confie la fondatrice. « C’est une manière d’avouer qu’on a déclenché le changement ».
L’important, selon elle, c’est justement de travailler à ces adaptations « avec » la filière agroalimentaire. « Nous ne sommes pas dans une démarche agressive. Nous ne sommes pas des militants du boycott », assène-t-elle. Le message n’est pas « arrêtez d’acheter » mais « sachez ce que vous achetez ». Quand on lui demande si elle est militante, Julie répond par l’affirmative mais se qualifie de « militante de la transparence ».
Les détracteurs ont été nombreux, surtout au début. Mais l’appli n’avait pas encore l’assise populaire actuelle qui la protège désormais et force les grands groupes à changer. En tout cas, si une recette ne doit pas changer, c’est bien celle de Yuka. Le succès l’appli dépasse largement les frontières hexagonales. Lancée dans cinq autres pays au printemps 2019, l’application séduit aussi 1,4 million d'utilisateurs belges, britanniques, espagnols, luxembourgeois et suisses.
À 60% composée du Nutri-score, la grille d’évaluation n’a pas changé et n’a pas vocation à évoluer -si ce n’est quelques mises à jour mineures pour les seuils de nocivité de tel ou tel additif au gré des publications scientifiques. La méthode est la même partout. Après avoir utilisé les bases de données open source de Open Food Facts, Yuka a désormais ses propres bases de données accessibles aux utilisateurs.
L’équilibre économique de cette application gratuite doit encore se stabiliser. Le succès a été fulgurant. Et a frappé l’équipe de plein fouet. « On n’avait pas anticipé un tel succès », se rappelle Julie Chapon. « L’appli n’était pas dimensionnée pour autant de trafic. Il a fallu reconstruire tout ce qu’on avait construit. Pendant six mois, alors que le succès grimpait, l’appli plantait dès qu’il y avait un pic de connexion après un pas médiatique. ». D’où la création d’une version premium de l’appli, avec laquelle il est possible de scanner hors connexion. Pour les utilisateurs devenus addicts.
Malgré son fort impact, Yuka reste « 100% indépendante ». D’ailleurs, Julie Chapon réaffirme dès qu’elle le peut son souhait de rester 100% sans publicité –et surtout parce qu’à titre personnel, elle « déteste ça ! » L’équipe redouble d’imagination pour récolter des fonds : des programmes élaborés par un nutritionniste ou la création d’un calendrier papier des fruits et légumes de saison. Pour la suite, Yuka veut s’exporter à « grande échelle ». D’ici décembre, l’équipe se lance à l’assaut des marchés nord-américains : États-Unis et Canada. Un nouveau défi.

Selon Marion SIMON-RAINAUD - 01 Net - samedi 5 octobre 2019


 

17/10/2019

Déchets alimentaires à transformer en compost...

Une « aberration écologique ». Alexandre Guilluy, cofondateur de la société Les Alchimistes, ne mâche pas ses mots. Les épluchures, coquilles d’œuf, marc de café et autres déchets organiques, exponentiels depuis les années 1960, sont encore trop souvent incinérés ou déposés loin des villes, parfois même à l’étranger. « C’est pourtant plus rationnel de les traiter sur place ! », lance le quadra. C’est justement la solution astucieuse que ce diplômé d’école de commerce (EDHEC) propose avec ses associés, Fabien Kenzo-Sato (Polytechnique) et Cyrielle Callot (HEC).
Chaque matin, depuis 2016, à vélo électrique ou en camion, les entrepreneurs organisent avec leur équipe de 15 salariés la collecte des déchets alimentaires de supermarchés, de restaurants ou encore de cantines scolaires. Ils apportent leur « récolte » du jour sur leurs sites micro-industriels de compostage électromécanique. Là, des sortes de longs tubes digestifs en Inox brassent et oxygènent les déchets mélangés, au préalable, avec du broyat de bois. « Cette technique permet de les transformer en engrais naturel de qualité en cinq à six semaines au lieu d’un an, voire plus », poursuit Alexandre Guilluy.
Collecte à cheval
Adeptes de l’économie circulaire et du retour de la nature en ville, les associés ont mis en place un business model bien ficelé : en amont, ils facturent le service de collecte, et en aval, ils vendent ce compost à des réseaux d’épicerie biologique, à des paysagistes, des fermes urbaines, des collectivités locales et des friches industrielles. En plein des fermes urbaines, des collectivités locales et des friches industrielles. En plein développement, Les Alchimistes sont déjà implantés à Paris, Lille, Toulon, Toulouse et Lyon, et le seront bientôt à Marseille et sur l’île de La Réunion.
Avec presque 500 000 euros de chiffre d’affaires en 2019, les associés enregistrent un résultat net « pas très loin de l’équilibre ». S’ils ont pu déployer leurs ailes, c’est notamment grâce à un prêt de 100 000 euros octroyé par France Active. L’an dernier, ils ont aussi gagné 300 000 euros en tant que Lauréat du Concours d’innovation nationale de l’Ademe, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Et ils bénéficient d’une subvention de 700 000 euros sur les trois prochaines années de l’agence métropolitaine des déchets ménagers, le Syctom. Grâce à cette enveloppe, ils ont démarré la collecte des déchets organiques ménagers de 10 000 habitants de la ville de Stains (Seine-Saint-Denis). A cheval.


Article réalisé dans le cadre d’un partenariat avec France Active Conférence « Accélérons l’engagement des entrepreneurs de demain », 52 ter, rue des Vinaigriers, 75010 Paris . le 3 octobre à 17 heures

14/10/2019

Quelles sont les alternatives à la viande?

L'association L 214 éthique animaux accompagne le public à une transition alimentaire, en remplaçant notamment la viande, les poissons et les produits laitiers par des options végétales. Les protéines animales sont selon elle facilement remplacées par du tofu ou des protéines de soja texturées. De plus, les légumineuses, les céréales complètes, les fruits secs, la levure alimentaire et certains légumes verts contiennent des quantités de fer comparables à la viande rouge. Et des "similis" tout prêts sont de plus en plus courants dans les supermarchés (nuggets, brochettes, hot-dog, saucisses de soja...) ou dans les magasins diététiques.

L'association L 214 souligne que pour produire du lait, des oeufs, de la viande, les animaux sont traités comme des marchandises, entassés, mutilés, castrés à vif, tués dans des conditions indignes dans la plupart des élevages conventionnels. Les consommateurs ignorent ce qui se passe dans les abattoirs et comment on fait souffrir des animaux, afin qu'ils soient plus productifs. Or, les animaux peuvent éprouver des sentiments et devraient pouvoir vivre sans ces multiples tortures. L'association propose à chacun de s'engager pour un monde meilleur en participant par exemple au veggie-challenge.

Pour en savoir davantage, consultez par exemple le site:www.veggie-challenge.fr ou prendre contact avec l'association www.L214.com.

Lyliane

 

 

 

12/10/2019

Surprenant: des microbes pourraient nous apporter des protéines...

Exit la viande, place aux microbes. Le Français Thomas Jonas, président de "Sustainable Bioproducts" (entreprise spécialisée dans les technologies alimentaires), a découvert comment obtenir des protéines à partir de micro-organismes provenant du volcan de Yellowstone (Montana, Etats-Unis).
Ces microbes permettraient de créer des laitages et de la viande. Une alternative qui arrive à point nommé, puisque la consommation de viande rouge reste en hausse, cette production demande beaucoup d’eau, d’énergie et de terres.

Un projet attirant
Cette découverte a attiré des investisseurs comme Danone, la société de Thomas Jonas espère lancer d’ici un an et demi ses substituts de protéines, dans un premier temps sur le sol américain. D’après le CEO de Sustainable Bioproducts“les microbes se multiplient vite et en toute saison”, cette nouvelle forme d’agriculture est idéale pour sauver la planète et la cause animale.

— The Good Food Institute (@GoodFoodInst) September 5, 2019
Une découverte qui a ses limites
Les sources chaudes du volcan Yellowstone pourraient bien être un vivier de protéines essentielles pour une alimentation saine et équilibrée. Sauf que ces microbes ne seraient pas très compatibles avec l’alimentation totalement vegan. 

Laura Anglionin - Glamour - mercredi 25 septembre 2019

 

07/10/2019

Une colonie de vacances pas comme les autres...

Tous les ans, des enfants de milieux défavorisés venus des quatre coins du monde se retrouvent dans une colonie de vacances du Secours populaire dans les Vosges. Un moment de partage et d'apprentissage de la tolérance.
Lahat et ses copains enchaînent avec virtuosité les pas de danse, sous le regard de Papa, qui les a accompagnés depuis Saint-Louis, au Sénégal, jusqu’à Saint-Etienne-lès-Remiremont, dans les Vosges. Alors que l’un de ses camarades déclame un texte de David Diop, récipiendaire du prix Goncourt, à quelques centaines de mètres, Terry s’arrête tout à coup de danser. Le préado mosellan s’agace d’une erreur de sa troupe – guère impressionnée – avec qui il révise une chorégraphie sur un remix de Barbie Girl pour le spectacle du lendemain. Et se remet aussitôt à la tâche, au rythme des «un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, on tourne» scandés par l’animateur.
Plus loin, Cécile, Jérémy, Olivia, Clara, Savannah, Yuna et les autres font tournoyer des tissus colorés autour d’eux, à peine perturbés par les répétitions de chant de la salle d’à côté. Morgane, Ethan et Cameron cherchent de leur côté sur Internet quels chanteurs de leur plat pays inclure dans leur blind test. Stromae, Angèle et Jacques Brel tiennent la corde.

Réunir des enfants d’ici et d’ailleurs
Ce mardi de juillet, le centre de vacances des Tronches, surplombé par les sapins et la ligne bleue des Vosges, qui marqua il fut un temps la frontière entre la France et l’Allemagne, est semblable à une ruche. Dont les abeilles viendraient de Saint-Martin, d’Haïti, de Guadeloupe, de Moselle, de Belgique, du Liban et du Sénégal. Lakisha, 13 ans, Diana, 11 ans, et Emily, 9 ans, ont pris l’avion pour la première fois depuis Saint-Martin. «C’était très long, et ça faisait mal au cœur», rigolent-elles. C’est le principe des colonies de vacances Copains du monde, organisées par le Secours populaire et leurs partenaires (Eclaireurs de France, Bonheur d’enfants d’Afrique…) : réunir des enfants d’ici et d’ailleurs. Ces colos, «c’était une volonté de Julien [Lauprêtre, le fondateur du Secours populaire et ancien résistant, mort cette année, ndlr], qui avait un attachement immodéré pour les enfants, explique Marie-Françoise Thull, présidente du Secours populaire pour la Moselle. Pour lui, l’avenir de l’humanité passait par les enfants et il serinait : "Moi je veux que les enfants apprennent à s’aimer plutôt qu’à se haïr et à se connaître plutôt qu’à s’éloigner les uns des autres." Il pensait que la paix était à ce prix.»

Depuis cinq ans à Saint-Etienne-lès-Remiremont, et depuis vingt-cinq ans en France, se réunissent ainsi tous les ans pour deux semaines des enfants de 7 à 14 ans, venus de différents horizons mais toujours issus de milieux précaires. «On a vraiment des moments de partage et de bonheur, c’est pas comme à l’école. On doit se familiariser avec les autres, j’aime bien leur façon de penser, il y a moins de rejet qu’ailleurs», juge le Français Mathieu, 12 ans. «J’aime beaucoup car on découvre d’autres pays, dit le Sénégalais Lahat, 14 ans. On a de nouveaux amis et on nous apprend à être solidaires. Ici c’est très beau, à Saint-Louis il n’y a pas de grande forêt comme ça.» Venue d’Haïti comme accompagnatrice bénévole, Lumane Géné confirme en souriant : «Ça a un peu étonné les enfants au début, toutes ces forêts et ces paysages. Chez nous, les gens coupent les arbres, il n’y en a pas autant.»
A chaque fois, l’organisation est périlleuse. L’action du Secours populaire ne repose que sur des dons – la colonie coûte en moyenne 800 à 1 000 euros par tête, et il y en a 67 –, et les tracasseries administratives ne manquent pas. Tous les gamins n’ont pas de papiers d’identité, et obtenir des visas de courtoisie pour les étrangers n’est pas toujours simple, même si un décret pris sous Chirac facilite les choses. Pour le reste, la colonie de vacances a des allures assez ordinaires, avec ses grandes amitiés qui se nouent, ses inévitables chamailleries (le mystère du yaourt renversé sur la tente d’un des petits n’est toujours pas élucidé à ce jour), les grands qui dorment dans les tentes et les plus jeunes dans des dortoirs, les parents qui manquent beaucoup aux uns et «absolument pas !» aux autres, la table mise à tour de rôle, ses temps calmes où l’on joue aux cartes ou aux Kapla, et ses sorties accrobranche et visite de château. «L’accrobranche, au début j’avais peur mais c’était formidable !» s’enthousiasme Lahat, tandis que Yanis et Mathieu sont intarissables sur un jeu en équipes inspiré de l’émission Koh-Lanta. Bamadi Diakate, l’adjoint du directeur, est animateur depuis six ans : «Dans les autres colos, on occupe les enfants avec des activités, mais ici il y a une dimension d’entraide et de solidarité qui n’existe pas vraiment ailleurs. Les enfants ont participé à des collectes de produits d’hygiène et d’argent chez Leclerc, à destination du Sénégal, ils ont un but.» Outre les dons matériels, 800 euros ont été collectés. «Ce qu’ils ont fait, c’est formidable, ils se sont vraiment approprié l’action. Certains enfants voulaient aussi donner leur argent de poche, il fallait les limiter !» s’émeut le directeur Ludovic Nauroy.

Partage de bons points
Cette solidarité se décline aussi lors des activités ordinaires. En visite au château, Yuna n’avait plus d’argent après s’être acheté une dague pour sa collection, alors Mathieu lui a offert une carte postale. Quelques enfants venus sans argent de poche ont pu compter sur leurs nouveaux copains pour leur payer une glace. Et pour la traditionnelle boum, les enfants partageront leurs bons points, appelés des «copains», obtenus au cours du séjour et nécessaires à l’organisation de la fête (à un certain nombre de «copains» correspondent trente minutes de boum, à un autre la possibilité de choisir des boissons, etc.).

Kim Hullot-Guiot - Liberation - mercredi 14 août 2019

03/10/2019

Transmission des fermes: il y a urgence à anticiper!

Un dossier publié dans "Chemins de Terre", organe de l'association Terre de Liens, attire notre attention sur le fait que, dans les 10 prochaines années, près de la moitié des agriculteurs français ( soit environ 300 000 personnes) partira à la retraite. Cela impliquera la libération de plusieurs millions d'hectares de terres agricoles (7 millions d'ha environ). Que deviendront ces terres? On est en droit de se poser cette question, car un tiers seulement des paysans concernés a une idée de la transmission de leur ferme...

En effet, la profession vieillit et ne se renouvelle pas. Les exploitations risquent donc d'être démantelées et 4 fermes sur 10 pourraient cesser totalement leur activité. Les difficultés liées au foncier agricole sont, en outre, des freins à la transmission: prix des terres, spéculation, urbanisation galopante, souligne l'organisation Terre de Liens... De plus, la faiblesse des retraites agricoles incite souvent les exploitants à vendre leurs terres au plus offrant. Les jeunes, notamment ceux qui ne sont pas issus du monde agricole, voient le prix du foncier hors de leur portée.

Terre de Liens montre à travers ce dossier qu'il y a des solutions. Tout d'abord, pour les petites fermes: installer de jeunes agriculteurs qui vont innover en adjoignant par exemple aux activités traditionnelles des points de vente directe et d'accueil de consommateurs, afin d'ajuster l'offre à la demande. Pour les plus grandes fermes: possibilité d'installer des collectifs d'agriculteurs pour autant que des coopérations puissent naître entre eux. Dans les deux cas, des possibilités d'accompagnement par le réseau des ADEAR, du CIVAM, des bénévoles et des salariés de Terre de Liens pour la transmission des exploitations est souvent une stratégie efficace pour lutter contre le démembrement et la disparition des fermes.

Aussi bien "à travers les aspects techniques et financiers (acquisition, baux ruraux) que par les aspects humains (bâti...), tous les acteurs du réseau associatif et notamment la Foncière et la Fondation Terre de Liens sont de plus en plus confrontés à la transmission" exprime Mr Maxime Jacob. Mme Sophie Baltus ajoute quant à elle qu'il faut notamment connaître l'outil BRE (bail rural environnemental), qui depuis 2014 permet de protéger les ressources en eau, la biodiversité et la qualité des sols et de l'air...

Pour toute demande d'information, faire un don, un legs ou devenir actionnaire de Terre de Liens, s'adresser à l'association loi de 1901 Terre de Liens dont le siège social se trouve à Crest (26400) 25, quai André Reynier (tél: 09 70 20 31 00) ou consulter le site www.terredeliens.org.

Lyliane

02/10/2019

Capsules réutilisables: une bonne solution?

Le magazine Que Choisir d'octobre 2019 sous la plume de Mme Audrey Vaugrente nous fait part d'un système plus économique et écologique que celui des capsules de café jetables après usage. Il s'agit, en effet, soit de se procurer des versions biodégradables et compostables, un peu plus chères, disponibles en supermarché et sur Internet, soit de fabriquer ses propres dosettes réutilisables quelques 100 à 200 fois..

Celles et ceux qui désirent agir pour la planète peuvent se procurer des kits commercialisés: en titane à visser, en plastique avec un opercule à coller... Généralement, on peut choisir soi-même le mélange. Le coût paraît modéré puis qu'avec un paquet de café et l'achat du pack à monter soi-même, la dosette revient à 50 centimes d'euros environ.

Certes, il faut être prêt à se salir un peu les mains pour la préparation et pour vider la capsule à chaque réutilisation, mais le marc de café peut fertiliser un jardin ou des bacs sur un balcon. Les initiatives zéro déchet  commencent à se répandre et c'est heureux! Alors, on s'y met et on essaye le "do it yourself"?

Pour tout renseignement, s'adresser au magazine Que Choisir sur le site: www.quechoisir.org ou par exemple à terramoka.com, cafelaunay.com ou labullebio.fr.

Lyliane

Equateur: des bouteilles plastique contre des tickets de bus...

Faire un geste pour la planète en voyageant gratuitement ? A la gare de bus de Guayaquil (sud-ouest), poumon économique de l'Equateur, les usagers peuvent échanger des bouteilles en plastique contre des tickets de bus. En pratique, la machine de collecte délivre deux centimes de dollar américain, la monnaie dans ce pays andin, par bouteille. En théorie, la campagne lancée par la mairie veut que cet argent soit destiné à l'achat de titres de transport.
Pour l'heure, rien n'empêche l'utilisateur de repartir avec ses pièces dans la poche. Mais dans les prochaines semaines, de nouvelles machines vont permettre de "créditer directement la carte" magnétique qui permet aux usagers de payer leurs trajets en bus, explique à l'AFP Leopoldo Falquez, le responsable de Metrovia, la régie municipale de bus.

Imagine: avec deux centimes par bouteille, si tu récoltes 15 bouteilles, cela te rapporte 30 centimes, de quoi payer un billet de Metrovia", se félicite Cristian Cardenas, un usager du réseau de bus de Guayaquil, deuxième plus grande ville du pays (2,7 millions d'habitants).

"C'est très avantageux", se félicite également Washington Bravo, 76 ans, qui collecte des bouteilles dans la rue ou les bacs à ordures et finance ainsi ses titres de transports. Les centres de recyclage ne payent que 50 centimes par kilo, rappelle-t-il.
Depuis la mise en oeuvre de ce système, il y a deux mois, plus de 24.000 bouteilles de plastique ont été collectées, selon Metrovia qui prévoit d'installer les machines de collecte dans des endroits où il y a une plus grande concentration d'utilisateurs du réseau de bus.
Un projet pilote comparable est expérimenté depuis fin 2018 dans le métro d'Istanbul pour favoriser le recyclage.

afp.com - AFP - mercredi 21 août 2019

01/10/2019

Les invendus remis en vente...

Pour éviter le gaspillage, écrit Mr Fabien Binacchi dans le journal gratuit 20 Minutes, une plateforme a été crée par une mentonnaise d'origine italienne Mme Elisa Alberto pour écouler à un moindre prix les produits en fin de vie comme les sandwichs ou certaines fleurs par exemple. Cette initiative a été mise en ligne sur Internet sur la plateforme à vocation écologique nommée lecostowasting.com. Deux versions seront accessibles sur smartphones: une pour les commerçants et une pour les consommateurs.

Il existait déjà une application TooGoodToGo pour les commerces de bouche diffusant des "paniers surprises", mais cette initiative de Mme Alberto paraît différente, car on peut également choisir ce que l'on achète. Une trentaine de commerces entre Nice et Menton (06) sont déjà partenaires du projet. Au lieu de jeter, ils peuvent encore vendre avec promotion, ce qui libère de la place et donne une seconde vie à des produits périssables. Faute d'investisseurs, pour le moment Mme Alberto se rémunère en prenant une commission de 20% sur chaque vente conclue.

Il y a place dans notre pays pour mettre l'imagination au pouvoir et pour de telles initiatives qui combinent technologie et recherche d'efficacité! A qui le tour désormais pour montrer que le nouveau monde est déjà là?

Lyliane

28/09/2019

En Thaïlande une jeune militante s'engage en faveur de l'environnement...

Il faut vraiment que notre société soit tombée bien bas et que la situation soit à un niveau d'urgence assez critique, pour que l'on entende une jeune fille de 12 ans déclarer : "Quand les adultes ne font rien, c'est à nous les enfants d'agir". Ces mots ont été prononcés par Ralyn Satidtanasarn, alias Lilly, adolescente présentée comme la "Greta Thunberg de Thaïlande".

Comme la jeune militante suédoise, Lilly s'engage dans la lutte pour l'environnement et surtout celle contre le plastique, dont son pays est l'un des principaux consommateurs. En plus de sécher les cours pour aller ramasser des déchets, la jeune fille organise régulièrement des sit-in devant le siège du gouvernement thaïlandais, et a à maintes reprises sollicité un rendez-vous pour rencontrer le Premier ministre Prayut Chan-O-Cha... sans succès.

Le plastique, un fléau thaïlandais
Elle vient tout de même de remporter une première victoire : elle a aidé à convaincre le distributeur Central de ne plus délivrer de sacs plastiques à usage unique une fois par semaine dans ses supermarchés de Bangkok. Un petit pas, lorsqu'on l'observe avec nos yeux d'Européens, mais qui est immense dans le contexte de la Thaïlande où le plastique règne en maître. Le pays est en effet le sixième plus gros contributeur mondial à la pollution des océans et ses habitants utilisent jusqu'à huit sacs plastiques jetables par jour... soit 12 fois plus que dans l'Union européenne.
Un long chemin reste donc à parcourir avant de pouvoir espérer inverser cette dramatique tendance. Encore faut-il que les voix de Lilly ou Greta Thunberg soient entendues. "Il est très difficile d'ignorer un enfant lorsqu'il demande pourquoi nous détruisons la planète sur laquelle il doit vivre" inique Kakuko Nagatani-Yoshida, du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Espérons-le.

redaction - Gentside - lundi 16 septembre 2019

27/09/2019

L'autre, c'est nous!

Dans le journal "Nous", Mme Nathalie Brun a réalisé un reportage concernant l'Association toulonnaise "L'autre, c'est nous", crée en 2016, afin de promouvoir la solidarité sous toutes ses formes en direction des populations migrantes. Cette Association, qui est en lien avec le Collectif Migrants 83 et en partenariat avec la Caisse Centrale d'activités sociales des gaziers et des électriciens, qui abrite le Centre d'hébergement d'urgence accueillant chaque soir une quinzaine de migrants( guinéens, ivoiriens...), a rouvert ses portes le 2/9/2019 pour toute la saison d'hiver.

Après le démantèlement de la "Jungle de Calais", des bénévoles de Toulon et d'Hyères en effet ont cherché des solutions d'accueil pour des jeunes et des moins jeunes tout en organisant des cours de français, de football, de danse. La Présidente de l'association Mme Agnès Besset explique même que ces "migrants sont une richesse" et elle tente avec d'autres engagés à ses côtés de motiver de nouveaux bénévoles. L'Association envoie même régulièrement des alertes à L'OFII pour des personnes susceptibles d'être expulsées  ou qui sont maltraitées, car beaucoup vivent dans des conditions indignes dans la rue.

Pour contacter l'Association "l'autre c'est nous", consulter la page Facebook de l'Association ou le siège social à Toulon (68, Avenue Agostini). Le Collectif Migrants 83 regroupe localement les associations d'aide aux migrants comme la Cimade, Welcome...

Lyliane

26/09/2019

Le végétarisme utile face au changement climatique...

Le rapport du Giec ne devait être rendu public que le 8 août 2019, mais une première ébauche a déjà été publiée par "The Guardian". Une fois n’est pas coutume, les conclusions sont alarmantes et il va nous falloir rapidement changer d’alimentation si on espère changer le cours des choses.

Depuis le 2 août 2019, plusieurs experts du Giec, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat créé par l’ONU, sont réunis à Genève pour discuter de plusieurs sujets majeurs en matière d’environnement. Changements climatiques, insécurité alimentaire grandissante, gaz à effet de serre… Autant dire que les problèmes ne manquent pas. Alors qu’ils devaient rendre leurs conclusions le 8 août 2019, une première version de leur "rapport spécial" a fuité et a été publiée par The Guardian. Un texte non-officiel qui stipule qu’il sera impossible de maintenir les températures mondiales à des niveaux sûrs si on ne change pas notre façon de produire et donc, de consommer, de la nourriture rapidement. Sous-entendu : il va falloir sérieusement penser à changer notre mode de consommation… Et à manger moins de viande. "Climatiquement parlant, nous sommes très proches d’un tournant dangereux, et cette version du rapport du GIEC révèle que ça va être très difficile de parvenir à opérer les changements dont on aurait besoin pour éviter le danger", déclare Bob Ward, directeur politique du Grantham Research Institute on Climate Change and the Environment, au Guardian.
"Le changement climatique aggrave la dégradation des sols en augmentant l’intensité des précipitations, les inondations, la fréquence et l’intensité des sécheresses, le stress thermique, les vents, l’élévation du niveau de la mer et l’action des vagues", indique le rapport. Or notre alimentation actuelle génère 25% à 30% des gaz à effet de serre produits sur Terre et aggrave le réchauffement climatique. Problème : pour réussir à nourrir les 9,8 milliards d’êtres humains prévus en 2050, le monde devra produire 56% de nourriture supplémentaire par rapport à celle qu’il produisait en 2010.
Le nouveau rapport du Giec préconise donc une alimentation différente, basée sur les plantes et les végétaux. "La consommation de régimes alimentaires sains et durables, tels que ceux basés sur les céréales secondaires, les légumineuses, les légumes, les noix et les graines offre des opportunités majeures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre", rapportent les expert.e.s. Si rien ne changeaient rapidement dans nos assiettes, il faudrait faire place à de nombreuses terres agricoles ainsi qu’à de nouveaux élevages pour répondre aux besoins de tous.tes. Ce qui n’est pas du tout une bonne nouvelle, la production de lait, d’œufs et de viande en grande quantité renvoyant énormément de méthane, puissant gaz à effet de serre qui provient surtout de la culture du riz et de l’élevage de bétail, dans l’atmosphère. Sans parler des pesticides et des engrais supplémentaires qui seraient utilisés en masse et qui finiraient, comme c’est déjà le cas, dans les rivières accélérant ainsi la pollution des eaux et la dégradation des milieux aquatiques.
Ce n’est pas la première fois que des expert.e.s tirent la sonnette d’alarme. En janvier 2019, un rapport de la Commission EAT de la revue scientifique The Lancet expliquait déjà qu’il serait nécessaire de tendre vers des régimes à base de plantes et de produits contenant de faibles quantités d’aliments d’origine animale, de céréales raffinées, d’aliments hautement transformés et de sucres ajoutés. Elle était même allée jusqu’à dire qu’il faudrait réduire de 50% la consommation mondiale de viande rouge et de sucre pour ne pas aggraver le réchauffement climatique. Serons-nous tous amener à devenir végétarien.ne.s pour sauver la planète ? Le rapport officiel rendra ses conclusions le 8 août 2019.

Tess Annest - Glamour - mercredi 7 août 2019

24/09/2019

Proposition de loi au Sénat contre les gaspillages alimentaires et autres en France...

Interdiction de détruire les invendus, meilleure information pour les consommateurs, système de consigne… Le projet de loi de lutte contre le gaspillage qui arrive mi-septembre au Sénat brasse un grand nombre de sujets.
C'est un des temps forts de la rentrée politique. Le projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire –figure de proue écologique portée par le gouvernement– arrive au Sénat. Le texte est examiné en commission ce mardi 17 septembre et sera discuté dans l'hémicycle à partir du 24 septembre. Améliorer l'information des consommateurs, s'attaquer au gaspillage non-alimentaire, optimiser la collecte et la seconde vie des déchets… Le projet brasse un grand nombre de mesures parfois extrêmement concrètes. Focus sur quelques mesures-clés du projet de loi.
Les invendus ne seront plus détruits
Une "première mondiale". C'est ainsi que le Premier ministre Edouard Philippe avait qualifié en juin cette mesure phare pour lutter contre le gaspillage non-alimentaire. Lors d'une visite de Cdiscount aux côtés de Brune Poirson qui porte le projet, il avait souligné cette volonté de s'attaquer aux invendus. "Les producteurs, importateurs et distributeurs de produits non alimentaires neufs sont tenus de réemployer, de réutiliser ou de recycler leurs invendus" est-il ainsi indiqué dans l'article 5 du projet de loi. Exit donc des produits qui seraient mis en décharge ou incinérés. Une mesure qui touche autant les livres ou les vêtements que les produits d'hygiène ou électroniques. Seuls les produits dont la réutilisation ou le recyclage présentent un risque pour la santé ou la sécurité bénéficieront d'une exception.
La question des invendus s'était retrouvée sur le devant de la scène en début d'année lorsqu'un reportage de Capital avait pointé la destruction d'invendus par Amazon en France, ce qui avait obligé l'entreprise à se défendre sur Twitter. Il faut dire qu'en France, la destruction de produits non-alimentaires non vendus se chiffre à 630 millions d'euros.
La consigne fait son retour
La consigne, c'est rendre au consommateur une caution lorsque celui-ci rapporte le produit consigné –une bouteille vide par exemple– dans le dispositif de collecte prévu. Un système que l'on trouve notamment en Allemagne. Mais en France, la consigne a disparu dans les années 1980. Elle devrait donc faire son retour via ce projet de loi pour aider à répondre aux ambitions présidentielles: 100% de plastique recyclé d'ici à 2025. "Il peut être fait obligation aux producteurs ou à leur éco-organisme de mettre en œuvre sur le territoire des dispositifs de consigne pour réemploi, réutilisation ou recyclage des produits consommés ou utilisés par les ménages" est-il noté à l'article 8 du projet de loi.
Les modalités de mise en œuvre restent cependant à définir. Selon un pré-rapport commandé par le gouvernement et remis mi-septembre, le montant de la caution, qui n'est pas encore fixé, devra être d'au moins 10 centimes (15 centimes est jugé "bien ajusté") et les points de collecte suffisamment nombreux pour que le dispositif porte ses fruits.
La réparation des produits est favorisée
Le projet de loi prévoit la mise en place d'un "indice de réparabilité" qui permettrait in fine au consommateur de savoir si le produit qu'il achète est facilement réparable, difficilement ou pas du tout. Un élément de plus pour choisir un appareil électrique ou électronique.Une autre mesure portée dans le projet de loi doit renforcer encore l'information à la disposition du consommateur: celui-ci saura quelles sont les pièces détachées disponibles et celles indisponibles pour les appareils électriques, électroniques et les éléments d'ameublement. Des mesures qui devraient améliorer la durée de vie des produits d'autant que les repair cafés où des bénévoles aident à réparer des objets se sont essaimés en France.
Le tri est simplifié
Le projet de loi entend simplifier les informations sur le tri présentes sur les emballages. Le "logo Triman" devra être visible sur les produits et leur emballage et devra être accompagné de consignes précises. Car attention, le logo ne signifie pas que le produit doit terminer dans la poubelle recyclage mais doit être trié. Charge à la consigne inscrite de préciser si ce produit doit être jeté dans la poubelle de recyclage, doit être repris en magasin pour les appareils électriques ou électroniques ou doit être collecté dans des bornes particulières comme c'est le cas pour les piles par exemple.
L'autre mesure de simplification du tri vise à harmoniser la couleur des poubelles sur l'ensemble du territoire. A l'avenir, elles pourraient donc être jaunes pour les plastiques ou métaux, bleues pour le papier-carton s'il est trié à part, vertes pour le verre, marron pour les épluchures et grises pour le reste des ordures ménagères.
La gestion des déchets sera améliorée Pour améliorer la fin de vie des produits jetés, le projet de loi compte étendre la liste des produits soumis à la Responsabilité élargie du producteur (REP). Cette réglementation prévoit que les producteurs soutiennent financièrement un éco-organisme chargé de gérer la fin de vie des produits de la filière. Si de nombreux produits sont déjà concernés comme les piles, les médicaments, les textiles ou encore les papiers, le projet de loi en ajoute un grand nombre parmi lesquels les jouets, les articles de sport, ceux de jardinage ou encore les cigarettes.
Le secteur du bâtiment est mis à contribution
Le secteur du BTP, c’est 227 millions de tonnes de déchets produits chaque année, dont 42,2 millions issus du secteur du bâtiment. Le projet de loi du gouvernement s’attaque à la question en renforçant l’obligation de réaliser un "un diagnostic relatif à la gestion des produits, matériaux et déchets" en amont des travaux, une obligation qui pourrait être assortie de sanctions financières en cas de non-respect.
Les "produits ou matériaux de construction du secteur du bâtiment destinés aux ménages ou aux professionnels" seront également soumis à la Responsabilité élargie du producteur (voir plus haut), ce qui devrait aboutir à une filière de collecte et de valorisation de ces déchets. Après le décès du maire de Signes cet été voulant empêcher un dépôt illégal de déchets, Brune Poirson avait par ailleurs réuni début septembre les organisations professionnelles de la filière du bâtiment ainsi que des associations d’élus pour discuter de mesures visant également à mieux gérer les déchets du bâtiment et lutter contre les décharges sauvages.

Valérie Xandry - Challenges - lundi 16 septembre 2019

22/09/2019

Les menus sans viande appréciés dans les cantines de Rouen.

Depuis la rentrée, il y a du nouveau dans les cantines de Rouen (Seine-Maritime). Après une période de test lancée en avril dernier, la municipalité propose à l’ensemble des écoliers de choisir entre un menu avec ou sans viande.

« C’est une démarche qui s’inscrit dans notre volonté de lutter contre le gaspillage tout en nous adaptant aux nouveaux modes de consommation alimentaire », résume Frédéric Marchand, l’adjoint écologiste en charge de ce dossier.
Sur les près de 6000 repas préparés par la cuisine centrale municipale pour les 54 écoles de la ville, près de la moitié est donc sans viande. Mais ne sont pas forcément végétariens car ils peuvent contenir des œufs ou du poisson par exemple. Et une fois par semaine, c’est le même menu pour tout le monde, sans même attendre la loi du 1er novembre obligeant à servir un repas végétarien par semaine. « On ne pensait pas qu’il y aurait autant de demandes pour cette nouvelle formule », continue Frédéric Marchand.
Évidemment, dans les offices, il a fallu s’organiser comme l’explique l’expérimentée Nadia, la responsable de celui de l’école Rosa-Parks. « Nous avons opté pour des cartes de couleurs différentes pour le self. Bleu pour les sans viande, jaune pour les autres. D’un seul coup d’œil, je peux savoir qui mange quoi ».
Une pratique pour l’instant bien intégrée par les jeunes élèves à l’image de Juliana et Kenza, qui partagent la même table, mais pas la même assiette. « En fait, c’est nos parents qui ont choisi », admet la seconde. « Nous, on ne regarde pas ce que mange l’autre. Tant que c’est bon… »

Laurent Derouet - Le Parisien - lundi 16 septembre 2019

20/09/2019

Rompre l'isolement de nos aînés...

Un bref article écrit dans le petit journal C'news nous fait savoir que, pour permettre aux plus âgés de pouvoir vivre encore des sensations agréables en plein air, la Société St Vincent de Paul des Alpes Maritimes (06) a lancé une opération" balade en cyclo-pousse". Les bénévoles de l'association (étudiants ou autres) ont, en effet, présenté officiellement le 10/9/2019 un cyclo-pousse flambant neuf à propulsion musculaire rebaptisé "Cyclo-sourire". Deux fois par semaine, les bénévoles iront chercher les résidents d'un établissement géré par les Petites Soeurs des Pauvres ainsi que d'autres personnes âgées isolées pour les emmener en balade sur la Promenade des Anglais à Nice.

Ces sorties gratuites d'une heure environ à la force du mollet permettront à tous de s'aérer, d'échanger et de rompre l'isolement. Le premier adjoint au Maire de la Ville assistait au lancement de l'opération. Il s'est déclaré ravi de cette initiative permettant  de mettre en relation jeunes et moins jeunes. Ce fut aussi l'occasion de lancer un appel pour attirer de nouveaux bénévoles au sein de la Société St Vincent de Paul. Ainsi, résidents en EHPAD comme personnes isolées sont susceptibles d'être baladées un jour au soleil de la Côte-d'Azur.

Je trouve cette initiative s'inscrivant bien dans un volet intergénérationnel et solidaire. Pourquoi les municipalités françaises n'essayeraient-elles pas de faire de même en y enrôlant des jeunes? Pour tout renseignement, s'adresser à l'association St Vincent de Paul de son département.

Lyliane

17/09/2019

Redonnons une place aux personnes handicapées...

Dans "La charité en actions", journal de la Société St Vincent de Paul, un article émouvant souligne les initiatives des bénévoles de l'association auprès de personnes handicapées, souffrant de maladies chroniques ou de longue durée qui se sentent seules. De ce fait, elles manquent de stimulation, sortent peu et ont du mal à bénéficier d'un emploi. On estime, en effet, que 22% de la population générale est dans ce cas et 32% des personnes en situation de handicap ou de maladies chroniques.

A Montrouge dans le 14ème arrondissement, de jeunes bénévoles proposent des séances de lecture aux personnes d'un foyer d'accueil médicalisé ou participent à des goûters partagés. En Corrèze aussi, des moments de convivialité sont proposés à des personnes handicapées par des Vincentiens et Vincentiennes. Se sentir utiles, entourés est pour ces personnes autrefois isolées un véritable "bain de jouvence", qui les aide à voir qu'ils peuvent encore donner de leurs richesses intérieures.*

Merci aux donateurs et donatrices. Pour tout renseignement, joindre www.ssvp.fr.

Lyliane

 

Cantine: une application pour limiter le gaspillage...

Meal Canteen, développée par une start-up stéphanoise, permet de réserver à l'avance ses plats dans la restauration collective, et donc d'éviter de produire des surplus qui seront ensuite jetés.

Aujourd’hui, une initiative positive pour la planète.
La fierté d’avoir confectionné ce bon plat avec les restes de la veille gonfle facilement la poitrine. Se dire, qu’une fois de plus, on évite que des aliments encore comestibles viennent alourdir notre poubelle, et pourrissent dans une décharge ou brûlent dans un incinérateur.
De plus en plus répandu, ce réflexe semble moins automatique avec ses collègues, au-dessus du formica de la table de la cantine d’entreprise, quand un bout de pain, de fromage ou un reste de riz est balancé négligemment dans la boîte à ordures collective.
Depuis Saint-Etienne, Denis Olivier a créé un outil pour éviter ce gâchis, qui plus est considérable. D’après l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), «si on prend en compte les mets qui n’ont pas été consommés par les convives, ceux produits en trop grande quantité par l’équipe de cuisine ou écartés lors de la phase de production, le gaspillage alimentaire se situe le plus souvent entre 150 et 200 g par personne.» Pour un restaurant servant 500 personnes en moyenne 200 jours sur une année, le gaspillage représente entre 15 et 20 tonnes par an, soit en termes de budget, entre 30 000 et 40 000 euros par an de produits jetés.
Déjà populaire en France
Appelée Meal Canteen, l’application accessible sur mobile, tablette et ordinateur, permet de réserver entre 14 heures et minuit ses repas pour le déjeuner du lendemain. Ainsi, on choisit ce qu’on est sûrs de manger!

Aude Massiot - Liberation - lundi 2 septembre 2019

14/09/2019

Le secret de la longévité serait-il l'optimisme?

Pour vivre vieux, vivons... optimistes ! C'est la conclusion d'une récente étude de l'université de Boston, qui affirme que la "positive attitude" augmenterait de 11 à 15% les chances d'atteindre l'âge de 85 ans.
Afin d'en arriver à cette conclusion, les scientifiques se sont appuyés sur deux études : la première concernait 69.744 femmes et la seconde 1.429 hommes. Les deux procédures étaient les mêmes : les scientifiques ont évalué le niveau d'optimisme des participants à l'aide de questionnaires, ainsi que leur mode de vie global (état de santé, alimentation, tabagisme, consommation d'alcool...).

Des mécanismes à analyser
Si cette étude permet de mettre en évidence une surprenante corrélation, il est cependant un peu prématuré que d'affirmer un réel lien de cause à effet. Les chercheurs doivent en effet encore analyser les mécanismes qui rendent ce phénomène possible.
Ceux-ci pourraient tenir du simple fait que les personnes optimistes semblent plus enclines à mener une vie saine, ponctuée d'exercice physique et d'un régime alimentaire plus équilibré. Les scientifiques avancent aussi que celles et ceux voyant le verre "à moitié plein" auraient une meilleure gestion du stress et de leurs émotions. Or, d'autres études scientifiques ont déjà prouvé combien le stress prolongé peut être lourd de conséquences sur la longévité.
Quoi qu'il en soit, "cette étude présente un grand intérêt pour la santé publique" soulignent les chercheurs. "Elle suggère que l'optimisme est l'un des atouts psychosociaux les plus susceptibles de prolonger la durée de vie. Il est également intéressant de noter que l'optimisme peut être modifiable à l'aide de techniques ou de thérapies relativement simples".

redaction - Gentside - mercredi 28 août 2019

13/09/2019

Un ado américain crée un vestiaire pour les plus démunis...

Un ado de 13 ans a décidé de prendre les choses en main. Derrière le gymnase de son école, il a créé une penderie solidaire où ses camarades dans le besoin pourront trouver vêtements, chaussures et fournitures scolaires.
L’initiative lui est propre. A 13 ans, il a rempli un placard de vêtements et autres affaires utiles à ses amis et camarades du collège américain Port Allen Middle School à Port Allen en Louisiane. Sobrement nommé “PAM pantry”, ce local est l’idée originale de Chase Neyland-Square.
Coeur sur la main
“Ma partie favorite dans le PAM pantry c’est de trier les affaires et de les donner aux gens qui en ont besoin” a expliqué le jeune garçon aux chroniqueurs de Good Morning America et d’ajouter “ça me rend heureux de savoir que je peux faire quelque chose dans mon école”. En effet, grâce au placard solidaire, les enfants peuvent se fournir en vêtements mais aussi en produits hygiéniques et en fournitures scolaires.
“PAM pantry” a vu le jour grâce au concours de la directrice de l’école, Jessica Major. Son but : former de jeunes leaders pour insuffler un vent nouveau à l’école. La directrice de l’école, Jessica Major. Son but : former de jeunes leaders pour insuffler un vent nouveau à l’école. La directrice d’ajouter à Good Morning America : “nous voulons vraiment que les élèves aient l’impression d’avoir un endroit où ils se sentent bien quand ils ont besoin de quelque chose”, “nous n’avons que 215 enfants ici, nous sommes capables de les aider du mieux que nous pouvons”.

J’ai un coeur pour donner aux autres”
Chase ne s’est pas arrêté à cette action pour ses camarades. Il a aussi été l’investigateur d’un dîner à destination des sans-abris de son quartier. Sa mère Amanda Square a révélé que son fils avait fait don de 700 paires de chaussettes.
Très fière, elle se confie : “ça me rend fière parce que nous ne manquons de rien et je l’ai toujours encouragé à aider ceux qui n’avaient pas notre chance”. Mission accomplie !

redaction - Oh My Mag - lundi 2 septembre 2019

 

 

 

11/09/2019

Lille récompensée pour ses cantines...

La ville est la seule en France à proposer 50% des repas sans viande dans ses cantines scolaires. "On est arrivés, des carottes et des navets ». Cette comptine enfantine n’a jamais été aussi vraie pour les demi-pensionnaires des écoles de Lille. Les cantines municipales ont en effet été les premières en France à proposer 50 % de menus végétariens. Lundi, l’organisation non gouvernementale (ONG) Greenpeace va d’ailleurs remettre à Martine Aubry, maire (PS) de Lille, l’écharpe symbolique « cantine verte ».
Dans tous les restaurants scolaires de Lille, un jour sur deux, la viande est absente des menus. A la place, les enfants se voient proposer des plats à base d’œufs, de produits laitiers ou d’origine végétale. « La première fois que nous avons instauré un menu végétarien, c’était en 2014, se souvient Michel Ifri, responsable de la restauration scolaire à la mairie. L’initiative avait suscité beaucoup d’interrogations de la part des parents », affirme-t-il. Sauf que, selon lui, les inquiétudes ont rapidement laissé la place à une « forte adhésion » des familles.
Plus loin que la loi
Du coup, la mairie a enfoncé le clou quatre ans plus tard avec un second menu végétarien. « Lille est la première commune de France à avoir ainsi réduit la consommation de viande des enfants de ses écoles, reconnaît Xavier Hermant, référent alimentation du comité Lillois de Greenpeace. Elle va même plus loin que la loi EGalim, qui imposera bientôt au moins un repas végétarien par semaine dans les cantines », souligne-t-il.
Outre prévenir de la surconsommation de protéines animales, dangereuse pour la santé selon Greenpeace, les menus végétariens permettent de réduire le gaspillage alimentaire : « Nous avons réalisé des tests dans quatre écoles qui nous ont permis de constater que, globalement, ce que l’on jetait le plus, c’était la viande », assure Michel Ifri, précisant que, « sur 14.000 repas quotidiens, le gâchis pouvait être important ».
Davantage de Bio, de local et moins de plastique
Alors, si l’ONG salue l’effort, elle ne s’empêche pas d’ajouter une mention invitant à ville à poursuivre ses efforts. « Il faut maintenant travailler davantage la qualité des repas, même si c’est effectivement plus compliqué dans la restauration collective. Davantage de bio aussi, et de produits locaux », glisse Xavier Hermant. « Nous sommes à 21 % de produits bio et un peu plus de 30 % de produits locaux. Ce n’est pas toujours facile de s’approvisionner en grandes quantités », reconnaît le responsable des cantines Lilloises.
D’ici à 2020, la ville compte aussi bannir le plastique pour les conditionnements des repas en privilégiant, par exemple, les barquettes végétales. « Pour le chaud, c’est encore compliqué », déplore néanmoins Michel Ifri. Ce dernier rêve aussi de proposer, un jour, un menu végan : « Il faut savoir avancer mais sans heurter les gens », glisse-t-il, précisant que la question n’avait « pas encore été abordée officiellement ».

Mikael Libert - 20 Minutes - samedi 31 août 2019

06/09/2019

La lutte contre la pauvreté, un défi d’abord africain!

L’AFRIQUE CONTRE LA PAUVRETÉ (1/6). A l’échelle mondiale, le continent concentre plus de la moitié de l’extrême misère. Un enjeu sur lequel doit se pencher le G7, qui s'est réuni à Biarritz du 24 au 26 août 2019.
40 % des habitants vivent sous le seuil de l’extrême pauvreté
Alors que le G7 sous présidence française, convoqué à Biarritz du samedi 24 au lundi 26 août, doit consacrer une large séquence au développement de l’Afrique, le bilan dressé à longueur de rapports sur la situation du continent reste bloqué sur les retards qu’il ne parvient pas à résorber. Un chiffre suffit souvent à les résumer : 40 % de la population, soit plus de 400 millions de personnes, vit encore en dessous du seuil de l’extrême pauvreté, fixé à 1,90 dollar par jour (1,70 euro) selon les critères internationaux. Des progrès ont été réalisés, mais à un rythme bien plus lent que dans les autres régions en développement, en particulier l’Asie.
Les flamboyantes années de croissance portées à partir des années 2000 par les cours élevés des matières premières ont peu contribué à améliorer le quotidien des plus démunis. « L’extrême pauvreté devient un problème essentiellement africain », résumait la Banque mondiale dans un rapport publié en 2018. L’Afrique subsaharienne concentrait un quart de l’extrême pauvreté en 1990, la moitié en 2015. Sans changement profond et dans un contexte de forte croissance démographique, ce chiffre atteindra, selon la Banque mondiale, 90 % en 2030. Soit l’année que se sont fixée les pays signataires des Objectifs de développement durable pour éliminer l’extrême pauvreté… Le continent apparaît d’ores et déjà disqualifié.
Pourquoi certains pays semblent-ils condamnés à l’échec ? Dans un ouvrage paru en 2007 et qui avait fait grand bruit, The Bottom Billion (« le milliard des laissés-pour-compte »), Paul Collier, professeur d’économie à l’université d’Oxford, avançait quatre raisons : la répétition des conflits, la fameuse malédiction des matières premières, l’enclavement au milieu de voisins nuisibles et la mauvaise gouvernance, d’autant plus pénalisante dans de petites économies. Pour conjurer ce funeste destin, il appelait à une concentration massive de l’aide internationale sur ces pays décrocheurs, recommandait des interventions armées pour mettre un terme aux conflits et l’octroi de préférences commerciales plus généreuses…
La majorité des pays de la région cochent une ou plusieurs cases de ces quatre « pièges » décrits par Paul Collier. Pour autant, certains sont parvenus à croître et à se transformer. L’Ethiopie ou le Rwanda en sont des exemples. Mais l’expérience des vingt dernières années a aussi montré que cette croissance seule ne suffisait pas à améliorer le quotidien du plus grand nombre si elle n’était pas partagée. Peu de statistiques existent ou sont assez fiables pour décrire l’étendue de ces inégalités que les politiques de développement préconisées par les institutions internationales entendent désormais cibler pour faire reculer la pauvreté.

Une dépendance persistante à l’égard des pays donateurs
Le Botswana, un pays parmi les plus inégalitaires du monde, est pourtant régulièrement montré en exemple pour la façon dont il a su gérer sa rente diamantifère. Il fait partie des quelques Etats africains à avoir mis en place des filets sociaux couvrant une proportion importante de ses habitants, notamment à travers un système d’assurance vieillesse. Le taux d’extrême pauvreté, de 16 %, a été réduit de moitié en vingt ans. Mais le plus souvent, les initiatives de transferts monétaires, financées et pilotées par des bailleurs de fonds étrangers, demeurent à trop petite échelle pour changer la donne. Quand elles ne sont pas simplement perçues par les élites au pouvoir comme une nouvelle lubie des donateurs et de l’assistanat mal placé.
« Faute de système fiscal capable de lever assez d’argent, il n’y a pas eu en Afrique de politique de redistribution ou de protection sociale comme il en existe en Amérique latine ou en Asie », rappelle François Bourguignon, professeur émérite à l’Ecole d’économie de Paris et ancien économiste en chef de la Banque mondiale. Dans son rapport consacré aux inégalités dans les pays du Sahel publié en juillet, l’ONG Oxfam déplorait aussi le manque à gagner que constituent, pour les Etats, les exonérations fiscales accordées aux entreprises – le plus souvent étrangères – du secteur extractif. Au Mali, ces exemptions représentent 11 % du budget, soit 3,5 fois le budget de l’éducation. Au Niger, les recettes tirées de la production d’uranium, dont le pays est le quatrième producteur mondial, « ne contribuent qu’à hauteur de 4 % à 6 % du budget national, pendant que l’aide au développement en représente près de 40 % », détaillait l’ONG. Avec pour corollaire une dépendance persistante à l’égard de pays donateurs toujours prompts à beaucoup promettre.
Depuis que des dirigeants africains ont été invités à prendre part au G8 de Gênes, en 2001, combien de fois leur a-t-il été annoncé que les pays les plus riches de la planète se mettraient en règle avec l’engagement, vieux de plus de 40 ans, de consacrer 0,7 % de leur richesse nationale à la solidarité envers les plus pauvres ? Le seuil des 0,3 % est à peine franchi. En 2018, l’aide publique bilatérale accordée par les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à l’Afrique a baissé de 4 %, pour atteindre 29,7 milliards de dollars. « Moins d’aide va aux pays les moins avancés et aux pays africains, où elle est le plus nécessaire. C’est inquiétant », avait commenté Susanna Moorehead, la présidente du Comité d’aide au développement de l’OCDE, en annonçant les chiffres.
« L’écho médiatique donné à des réunions comme le G7 laisse penser que l’Afrique est sous perfusion. Ce qui est parfaitement faux. L’argent que la diaspora africaine envoie sur le continent est bien supérieur à l’aide. Ce sont d’abord les Africains qui aident les Africains », corrige l’économiste sénégalais Felwine Sarr. S’il existe une « fatigue de l’aide » que mettent souvent en avant les donateurs pour justifier le niveau de leurs engagements, elle est aussi partagée par certains récipiendaires, lassés des prescriptions rédigées dans les capitales occidentales. Le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, porte ce flambeau parmi ses pairs du continent.

Une bataille planétaire pour éradiquer la grande misère
« Il est temps que les Africains prennent leur destin en main, retrouvent confiance en eux et refusent d’être considérés comme la dernière frontière obscure de l’humanité. Qui mieux que nous savons ce dont nous avons besoin ? », poursuit Felwine Sarr.
Parce que cette bataille planétaire pour éradiquer la grande misère se joue d’abord sur le continent, Le Monde Afrique est allé explorer les efforts mis en œuvre par les gouvernements, la société civile, les ONG ou le secteur privé. Du Cap-Vert, où le développement du tourisme a permis de créer des emplois, à l’Afrique du Sud, qui a mis en place des programmes de relogement à destination des plus pauvres, en passant par le Sénégal, où les nouvelles technologies modernisent le système des tontines. Mais encore au Ghana, en Côte d’Ivoire, au Kenya, au Cameroun, en Ethiopie, au Mali…
Nous vous raconterons ce combat à travers plusieurs séries au cours des prochains mois. La première, liée au G7 de Biarritz, s’est penchée plus spécialement sur les politiques mises en œuvre par les Etats et celles préconisées par les institutions internationales.
Le mouvement est en marche. La jeunesse, inventive, ouverte sur le monde, n’entend pas se laisser voler son avenir. Hier à Juba, aujourd’hui à Tokyo, Gérald Manzu imagine déjà le jour où il rentrera chez lui après son séjour à Tokyo pour retrouver les siens et où il recommencera, après sa journée de travail, à aider les enfants à faire leurs devoirs. Désormais auréolé d’une réussite que tous envieront, mais qu’il voit avant tout comme un beau message d’espoir.

Laurence Caramel-Le Monde - vendredi 23 août 2019

04/09/2019

Lutte' contre le gaspillage alimentaire...

Une myriade de start-up se créent pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Un nouveau marché qui profite à tout le monde, des producteurs aux consommateurs.
Dix millions de tonnes de nourriture… C'est ce qui termine chaque année à la poubelle en France, faute d'avoir été consommé, selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Soit 155 kilos par habitant ! L'addition est salée : le coût de ces pertes se chiffre à 16 milliards d'euros annuels. Et au niveau mondial, un tiers des aliments destinés à l'alimentation humaine est jeté ou perdu entre le producteur et e consommateur, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), alors que 11% de la population mondiale ne mange pas à sa faim. Une gabegie effarante de nourriture, mais aussi de l'énergie nécessaire à sa production…
Mais bonne nouvelle, depuis une poignée d'années, une myriade de start-up se lancent sur ce créneau devenu un vrai marché. En France, les plus connues s'appellent Too Good To Go, Frigo Magic, Zéro-Gâchis, OptiMiam, Eqosphere ou encore Phenix… Les bonnes idées pour réduire le gaspillage alimentaire sont légion. Elles proposent, via des applications mobiles ou des sites Internet, d'acheter à prix cassés des invendus des commerçants, supermarchés et restaurateurs, de mettre en lien associations et grandes surfaces pour organiser une redistribution des invendus, d'apprendre à cuisiner ses restes, de mieux gérer le contenu de son frigo pour éviter les pertes ou encore de donner ses produits restants avant de partir en vacances… Certaines connaissent même de belles réussites (voir plus bas).

Cette jeune entreprise sauve 15 tonnes d'aliments par jour
C'est le cas de Phenix. Cofondée en 2014 par un ancien banquier d'investissement, Jean Moreau, cette jeune pousse qui emploie déjà 120 salariés a dégagé 9 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2018. Et elle vient de lever 15 millions d'euros auprès d'investisseurs. Car le concept est prometteur, à l'heure où la grande distribution génère 2,3 millions de tonnes de gaspillage alimentaire chaque année. Grâce aux plates-formes numérique et logistique de Phenix, les grandes surfaces peuvent redistribuer efficacement leurs invendus aux associations ou aux parcs animaliers. «Généralement, les pertes en invendus représentent entre 1,5 et 3% du chiffre d'affaires annuel d'une grande surface. Un gros hypermarché peut ainsi perdre 10 millions d'euros par an», explique Jean Moreau, qui affirme que son service permet aux magasins de valoriser en moyenne 60% de la «casse». Phenix propose aussi une application de rachat d'invendus à prix cassés pour les particuliers. «Au total, nous sauvons de la poubelle 15 tonnes d'aliments par jour», estime le jeune homme. Dans le premier cas, Phenix se rémunère en prenant une part de 30% sur ce que la grande surface récupère en crédit d'impôt et en économies de frais de destruction de la marchandise.

Dans l'interêt des supermarchés
En France, la loi de février 2016 contre le gaspillage alimentaire a boosté l'émergence de ce marché. Elle rend obligatoire pour les grandes surfaces de plus de 400 mètres carrés de signer des conventions avec des associations pour donner leurs invendus. Fini la javel, la destruction de ces denrées est désormais interdite, sous peine d'une amende de 3.750 euros. Selon Guillaume Garot, le député auteur et rapporteur de la loi, plus de 95% des magasins de plus de 400 mètres carrés donnent désormais leurs invendus à des associations de solidarité. Outre la loi, les entreprises ont aussi compris que la rationalisation des pertes est source d'économies : on y gagne en crédit d'impôt et en frais de destruction. De plus en plus mettent donc en place des rayons «dates courtes» à prix cassés.
Comme au Danemark, pays très avancé en la matière, où cette pratique «est devenue une stratégie concurrentielle pour les chaînes de supermarchés. Le Danemark est l'un des pays d'Europe comptant la plus grande proportion de magasins ayant un plan en ce sens», se réjouissait Esben Lunde Larsen, le ministre de l'Environnement et de l'Alimentation danois, lors d'une conférence en mai 2016. Sur ce filon, l'application Zéro-Gâchis géolocalise les grandes surfaces qui proposent des rayons de produits proches de leur date de péremption. La start-up, qui affirme travailler avec 300 partenaires et sauver 30 tonnes de nourriture par jour, leur propose également des outils pour améliorer l'identification, l'étiquetage et la traçabilité des produits en date courte, mais aussi pour récolter des données sur la réduction du gaspillage ainsi obtenue.
Commerces de quartiers, restaurants d'entreprise et cantines aussi concernés
D'autres applications ciblent les consommateurs et les commerçants (boulangeries, restaurateurs, traiteurs). OptiMiam et Too Good To Go permettent par exemple à ces derniers de proposer des paniers d'invendus à des prix imbattables. Certes l'impact est moindre que les solutions ciblant la grande distribution, mais de bonnes affaires sont à la clé. Elles permettent aussi de sensibiliser les consommateurs, responsables de 6,5 millions de tonnes de gaspillage alimentaire chaque année. «Plus de 3 millions de repas ont été sauvés en France en 2018, et nous avons désormais 6.000 commerçants partenaires dans l'Hexagone», affirme Stéphanie Moy, porte-parole de la start-up qui emploie 45 personnes, et qui vient de publier le premier livre blanc proposant un aménagement des dates de péremption, représentant à elles seules 20% du gaspillage alimentaire dans les foyers.

Léonor Lumineau - Capital - lundi 29 juillet 2019

27/08/2019

L'applique Yuka permet de décrypter la composition des produits alimentaires...

J'ai découvert il y a peu de temps qu'on peut installer une application nommée Yuka sous IOS ou Android, afin de scanner les codes-barres des produits alimentaires. Son utilité est de connaître leur qualité nutritionnelle et la présence éventuelle d'additifs ou au contraire leur label bio. L'appli fonctionne grâce aux préconisations de Mr Serge Hercberg, professeur de nutrition santé.

Chaque produit analysé est noté sur 100 et classé selon un code de couleurs vert, orange ou rouge. De plus, une fiche indique les qualités et les défauts du produit. Si le code est vert, pas de souci, mais si le code est orange ou rouge, Yuka propose au consommateur des produits similaires meilleurs pour la santé. Quand on fait ses courses, cela  fait la différence! Alors, pourquoi ne pas installer cette appli?
Lyliane

25/08/2019

Deuxièmes vies pour de nouvelles créations dans les Alpes Maritimes...

En 1999, écrit Mme Aurore Harrouis dans la revue hebdomadaire Nous, a été créee l'Association Bois des ILES (pour insertion locale et économique solidaire), afin de récupérer les arbres tombés aux îles de Lérins (06) lors de la tempête. Avec le bois, il semblait possible de donner du travail à de nombreuses personnes et de le transformer en objets usuels: jeux, étuis... Ce qui fut fait et motiva pas mal de bénévoles.

En 2010, l'association, installée à Cannes, décida de récupérer des bâches publicitaires en plastique usagées auprès des communes dans tout le département 06. Le nom de l'association devint donc "Résines de l'Esterel" en 2018. Une trentaine de personnes, éloignées de l'emploi depuis longtemps, saisirent leur chance et furent employées sur le chantier d'insertion. Avec les morceaux de bâches colorés, elles confectionnaient notamment dans l'atelier d'éco-maroquinerie des sacs, des pochettes et d'autres objets originaux.

Une formatrice, assistée d'autres encadrantes, chapeaute encore aujourd'hui le travail des volontaires dans un atelier de Cannes la Bocca. Coudre à la machine, apprendre des points, s'essayer à la broderie, savoir poser des fermetures à glissières et trouver des motifs nouveaux les occupent  dans une ambiance détendue. Depuis 2016, une "repasserie" d'insertion à côté de la laverie Bulle de Savon a été ouverte. Un atelier de retouches par des couturières en réinsertion professionnelle commence à fonctionner également.

Ainsi, grâce à ces initiatives, entre 50 et 60% des personnes sortent avec une solution de retour à l'emploi. Elles retrouvent particulièrement confiance en elles et elles ont pour la plupart envie à leur tour de transmettre leur expérience. Après des années de galère, il y a place pour retrouver une orientation nouvelle et se sentir utile... Pourquoi donc ne pas lancer des associations similaires en s'appuyant sur des municipalités dans d'autres régions de France?

Pour tout renseignement, consulter sur internet: www.resinesesterel.fr ou par mail :contact@resinesesterel.fr  ou www.larepasserie.com ou même aller à la boutique d'Upcycling , 4, Rue St Vincent-de-Paul à Cannes la Bocca (06). Elle est ouverte du mardi au vendredi entre 10H30 et 12H30, puis  entre 14h et 18H30 et le samedi entre 9H et 13H.

Lyliane

 

22/08/2019

Nutrition saine et consciente...

Dans Valeurs Mutualistes du 2ème trimestre 2019, un article de Mme Katia Vilarasau a retenu mon attention. Il concerne notamment les recommandations alimentaires et les activité physique diffusées depuis 2001 dans le cadre du Programme national nutrition santé (PNNS) réactualisées par l'Agence de Santé publique France récemment. Si les slogans "Mangez 5 fruits et légumes par jour" et "mangez bougez" restent d'actualité, ils ont été revus et modulés par l'ensemble des experts. Et, de plus en plus, 60 minutes de marche sont recommandées à tous chaque jour pour éviter la sédentarité.

Les nouvelles recommandations nutritionnelles portent sur trois points principaux. Tout d'abord, augmenter la part de légumineuses et de fruits à coques. L'accent, en effet, est mis  sur les légumes secs, pois chiches, lentilles et sur les fruits à coque sans sel ajouté: amandes, noix, pistaches. Dans le même esprit sont préconisés les féculents: pain, pâtes et riz complets ainsi que certaines huiles (colza, noix ) en plus de l'huile d'olive.

La seconde recommandation est de réduire la consommation de produits transformés et particulièrement de viande, de charcuterie et de produits industriels comme pizzas, lasagnes, conserves... Par contre, deux produits laitiers par jour ( laits de vache, de chèvres ou laits végétaux en cas d'intolérance au lactose) sont recommandés pour les adultes et trois ou quatre pour les enfants, les adolescents et les personnes âgées que ce soit par des yaourts, des fromages ou des boissons lactées.

Enfin, pour la première fois en France, les nouvelles recommandations nutritionnelles intègrent l'environnement en encourageant notamment  la consommation d'aliments de saison, produits localement et si possible bio. Il faut en outre réaliser que pour nourrir bientôt 10 milliards de terriens tout en préservant l'environnement, il faudrait réduire  de plus de 50% la consommation de sucres ajoutés et de viande rouge dans les pays développés et augmenter la consommation mondiale de noix, de fruits et de légumes frais.

Comme quoi ce qui est bon pour la nature est également favorable à notre santé! A nous d'en tenir compte,d'acheter à des producteurs locaux et de boycotter produits transformés industriellement et viande rouge... Car des protéines se trouvent en abondance dans des végétaux délicieux à déguster et de petits poissons gras.

Lyliane

21/08/2019

Un clip de Rap à Nice (06) en aide pour les pompiers et policiers...

Fin 2018, les pompiers s’alarmaient de leurs conditions de travail parfois délicates dans certains quartiers où ils doivent intervenir. En effet, l’augmentation des agressions contre les soldats du feu lors d’interventions n’en finit plus d’augmenter: de 131 en 2016, le chiffre est passé à 146 en 2017.

Un appel à l’aide qui a été entendu par le rappeur niçois Kaotik 747 qui vient de sortir un nouveau morceau intitulé #Projet 18, exclusivement consacré aux violences auxquelles font face les pompiers, mais aussi les policiers et les urgentistes. Comme l’explique Le Figaro, un clip, dans lequel jouent de vrais policiers, a été tourné cette semaine dans le quartier de Las Planas.
"L'histoire de cette chanson est une histoire vraie", explique l'artiste auprès de France Bleu. Ici, est mis en scène un jeune homme qui caillasse un camion du Samu au moment de son arrivée dans une cité. Ce qu’il ignore, c’est que les urgentistes avaient en fait été appelés par sa mère afin de secourir son propre père, victime d’un malaise cardiaque qui sera finalement fatal.

50% des bénéfices engendrés par le clip seront reversés à des associations en charge des pupilles de la nation.

Clip financé par la municipalité niçoise
Du côté des policiers, l’idée de participer à un clip de "rap conscient" dont l’objectif serait de resserrer les liens avec les jeunes des quartiers dits sensibles a été bien accueillie.


La vidéo a été financée, à hauteur de 10.000 euros, par la municipalité niçoise. En plus des policiers et des pompiers, certains jeunes habitants du quartier ont également été "embauchés" afin de jouer leur propre rôle. 50% des bénéfices engendrés par le clip seront reversés à des associations en charge des pupilles de la nation, ces enfants dont les parents ont disparu lors de missions de service public.

La rédaction - BFMTV - vendredi 19 juillet 2019

13/08/2019

Un coup de pouce pour aider la Birmanie?

En 2019, la vie des peuples en Birmanie reste un terrible calvaire. L’armée, omniprésente, accapare les ressources naturelles. Le pays connaît l’une des plus longues guerres civiles que connaît le monde, et aujourd’hui la Birmanie est un des pays où l’insécurité alimentaire est la plus forte du globe. 

Sur place, notre partenaire local Metta Development favorise le développement économique des communautés rurales et la protection de l’environnement.


Depuis 2000, Metta Development propose aux villageois des formations agricoles, des programmes de nutrition ou encore d’éducation. Ces programmes visent à améliorer leur souveraineté alimentaire mais aussi à protéger les forêts communautaires de la coupe de bois illégale. A ce jour on dénombre plus de 1100 hectares replantés !  En faisant un don au CCFD-Terre Solidaire, vous nous aidez à soutenir ces actions. 

Partout dans le monde, nos organisations partenaires ne manquent pas de courage, ni d’expertise. Avec un don, vous les aidez concrètement à mettre en œuvre leurs projets pour faire reculer la faim et les inégalités.


Par exemple avec un don de :


 >>> 80 € vous contribuez à un fonds pour la gestion communautaire des forêts en Birmanie.

 >>> 150 € vous participez à l'établissement de pépinières dans cinq villages birmans.


>>> 200 €  vous contribuez à l'alimentation de la banque de semences pendant quatre mois en Birmanie.


N’attendez pas pour transformer votre solidarité en action !
 
JE FAIS UN DON
 
 selon le CCFD

12/08/2019

La salade Santa Barbara...

C'est l'été, il fait chaud, on passe du temps dehors et on rechigne à regagner les fourneaux pour préparer le repas du midi ou celui du soir. Cathleen Clarity a la solution pour ce genre de moments : avec la salade Santa Barbara, comme le nom de la série emblématique des années 1980, la cheffe propose une recette de saison, riche sans être roborative.
"C'est une salade à base de produits frais qui vient de cette région de Californie, la Central Valley, où poussent des produits d'exception", vante-t-elle dans la matinale d'Europe 1, mercredi. "En Californie, on aime les crudités et on mange beaucoup de salades, comme des repas complets."
Étape 1 : réunir les ingrédients
Puisqu'on ne va évidemment pas mettre des VHS de Santa Barbara dans la salade du même nom, on va utiliser des ingrédients divers. "Cette salade mélange des avocats, des dattes, des tomates, des betteraves, de l'oignon rouge et surtout des amandes. Il y a énormément d'amandiers dans ce coin de la Californie", poursuit Cathleen Clarity. Et côté préparation ? "On va tout découper en petits morceaux, de la même taille."
Pour les dattes, il faut prendre des dattes Medjool, "des grosses dattes très charnues, avec des petits noyaux". Coupez les betteraves rouges en cubes et les tomates cerises en deux. On rajoute de la laitue romaine et de la roquette et les oignons rouges. Attention : il faut torréfier les amandes, "pour exalter le goût, ça change du simple au quintuple", assure Cathleen Clarity.
Etape 2 : faire une vinaigrette un peu spéciale
Pour la vinaigrette, laissez le vinaigre balsamique au placard. "On va faire une vinaigrette à base de jus d'orange pressée, d'oignon rouge, de pavot, d'huile d'olive, on émulsionne et on met ça sur la salade", détaille Cathleen Clarity. Rebranchez le magnétoscope, et le tour est joué.

Europe1 .fr - Europe 1 - mercredi 17 juillet 2019

11/08/2019

Rapport annuel de Bio Consom'acteurs...

Madame, Monsieur,

Nous avons le plaisir de vous présenter le rapport annuel de Bio Consom'acteurs, validé lors de l'Assemblée Générale qui a eu lieu le 12 juillet dernier. 
 
 
Ce rapport met en avant le dynamisme de Bio Consom'acteurs au cours de l'année 2018.
Les enjeux liés à alimentation qui respecte les cycles naturels et les écosystèmes se sont confirmés et les consommateurs montrent un regain d'intérêt pour une bio, locale et équitable.

L'équipe a su montrer la pertinence de son action pour accompagner les questionnements des citoyen.ne.s.
En 2018, nous avons participé à près de 50 événements et touché plus de 2 500 personnes.

Notre action a aussi porté sur la mobilisation citoyenne avec 8 appels ou tribunes co-signées avec les organisations partenaires, actrices d'une transition écologique ambitieuse. 
 
Vous découvrirez également dans ce rapport le projet "Nos Cantines engagées pour le climat"(p.15), la diffusion de notre outil pédagogique Ludobio ainsi que l'ensemble de nos actions de sensibilisation auprès du grand public.
 
 
Nous tenons à remercier nos partenaires sans qui cela ne serait pas possible.
Merci également à nos bénévoles, donateurs et adhérents ! Votre soutien est essentiel et confirme chaque jour l'importance de notre action !
Merci !
 
Julie POTIER, 
Directrice générale de Bio Consom'acteurs
 
 
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Bio consom'acteurs
10, rue Beaumarchais
93100 Montreuil
contact@bioconsomacteurs.org
 
 
 
© 2019 Bio Consom'acteurs
 

09/08/2019

Comment vivre quand le loyer engloutit la quasi-totalité du salaire?

Le Journal "Et les autres?" de la Fondation Abbé Pierre part en campagne contre les expulsions de personnes en difficulté et cherche des solutions pour maintenir chez eux des travailleurs et travailleuses en difficulté. Nombreux, en effet, sont les gens qui aujourd'hui n'ont d'autre choix que de dormir dans leur voiture ou dans des conditions sanitaires minimales (campings, baraques en planches...) ou qui engloutissent dans un loyer leur maigre salaire.

La colocation est parfois possible comme à Paris dans les 19ème et 20 ème arrondissement, où une dizaine de petits logements partagés sont proposés à des personnes âgées isolées et précaires (association Ayyem Zamen). Il manque cependant une volonté politique des autorités pour agir positivement partout et éviter les expulsions (30 000 en 2017) dans notre pays. On a même vu des bancs anti-SDF se développer ça et là!

Proposons aux communes dans lesquelles nous vivons de créer des aires d'accueil décentes, de construire des préfabriqués là où des travailleurs saisonniers sont embauchés à temps partiel, de rénover partout le parc social existant, d'accompagner les familles en difficulté et de leur faire connaître leurs droits élémentaires. En Allemagne par exemple, le maire de Berlin a proposé cette année un gel des loyers pendant 5 ans. Chez nous la Loi Elan le permettrait à titre expérimental...

Pourtant, il est inacceptable de ne pouvoir se loger dignement et pire de subir le traumatisme d'une expulsion. Tout cela n'est-il pas une question de justice sociale? Nous voyons, il me semble hélas, bien peu de manifestants en colère prendre fait et cause pour cette question urgente. Ne serait-il pas temps de jouer collectif?

Pour aider la Fondation Abbé Pierre, joindre sur Internet: www. fondation-abbe-pierre.fr.

Lyliane