Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/06/2018

Avant d'être des migrants, ce sont des enfants...

Médecins du Monde nous propose, dans un flyer que j'ai reçu ces jours-ci, de rétablir ensemble l'accès aux droits et aux soins des enfants et adolescents non accompagnés. Tout d'abord, il demande de faire comme eux dans leurs maraudes: d'aller à la rencontre des mineurs isolés qui vivent dans la rue, de les leur signaler pour qu'ils puissent les aider à se reposer et manger. De plus, si nous faisons un don de 50 euros par exemple nous pouvons permettre à Médecins du Monde d'organiser une maraude.

Il faut savoir que ces jeunes sans représentants légaux ne peuvent pas être pris en charge à l'hôpital, même s'ils sont blessés ou malades. Et même lorsque ces enfants disposent d'un acte de naissance, on les accuse de les avoir falsifiés. Les équipes médicales de Médecins du Monde les reçoivent en consultation et leur dispensent des soins dans leurs centres. En outre, choqués par les épreuves qu'ils ont endurées (pertes de leurs parents, violences subies, passé d'enfants-soldats...), "ils ont besoin d'un suivi psychologique pour les libérer de leurs traumatismes et les aider à se reconstruire".

Peu d'enfants et d'adolescents connaissent leurs droits. Notre système juridique, administratif et social est en effet relativement complexe. Les équipes de Médecins du Monde accompagnent les jeunes dans leurs démarches pendant un an environ, leur permettent d'avoir accès à un interprète… Beaucoup aimeraient aller à l'école, reprendre des études, mais  souvent les Services de l'Aide Sociale à l'Enfance leur refusent un logement et les condamnent à se cacher dans les rues de peur d'être obligés de quitter le territoire.

A ce jour, ces jeunes mineurs sont environ 25 000 dans notre pays. Aidons les à travers Médecins du Monde à sortir de la rue et à pouvoir mener une vie décente en étant scolarisés et protégés par des adultes. Pour toute information à ce sujet, consulter sur Internet: www.medecinsdumonde.org.

05/06/2018

Migrants

 I have a dream »… « J’ai un rêve"...

 

Je me plais parfois à imaginer à qui je dois mon esprit frondeur, ma "testardise" obstinée, mon enracinement terrien.  A mon arrière grand père protestant des Cévennes ? A l’artisan suisse descendant de Juifs d’Espagne devenu cordonnier à Avignon ?  Au paysan vauclusien ? Au poseur de rails parti d’Italie pour ne pas servir dans la Garde royale ? Un arrière autre grand-père enfant trouvé ouvre à tous les possibles… Et encore, je ne sais rien des femmes…

Cherchez bien, nous sommes tous le fruit de curieux mélanges !  Tous descendants de migrants…

Chaque jour on nous démontre, preuves à l’appui, que nous ne pouvons pas « accueillir toute la misère du monde » ?  J’aimerais que des voix s’élèvent pour nous démontrer, preuves à l’appui, que c’est possible et peut-être même bénéfique, d’accueillir, héberger, nourrir, former, ces gens qui viennent d’ailleurs.  J’aimerais que des politiques de tous bords, des associations laïques ou confessionnelles, des citoyennes et citoyens de bonne volonté, prennent l’initiative d’Etats Généraux de la solidarité pour créer une France, et pourquoi pas une Europe plus généreuse et plus ouverte.  J’aimerais…

Claude

 ……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………...

Bonjour,

Je partage votre rêve, Claude, et moi aussi je me reconnais des racines étrangères et des désirs d'ouverture du coeur… Mon père, émigré italien, a fait la dernière guerre à 20 ans comme soldat engagé aux avant-poste sur le front du Nord avec un bataillon de tirailleurs marocains et de sénégalais. La plupart ont donné leur vie pour retarder l'avancée de l'ennemi allemand. Là, personne ne se plaignait de leur présence! C'était normal! Le film "Indigène" le montre bien! Aujourd'hui, 73 ans plus tard, à Nice, dans notre Amap, nous soutenons Cédric Herrou, ce paysan de Breil sur Roya qui a été à 8 reprises au moins en garde à vue ou déféré devant un juge pour "délit de solidarité". Il avait tout bonnement nourri et recueilli des enfants mineurs d'Erythrée ou du Soudan errant dans la vallée où il habite… Pas de décoration pour ses gestes généreux: rien que des menaces et des tracasseries policières! 

Nous devrions avoir honte de prêter l'oreille aux thèses xénophobes qui prétendent que "nous serions saturés d'étrangers et que notre économie en souffrirait". Ne souffririons-nous pas plutôt d'usines délocalisées en Chine ou en Pologne? De grands patrons qui échappent à l'impôt? D'une société individualiste qui croit que le bonheur est dans la consommation? Peu à peu, je vois la Hongrie, l'Italie plonger dans les extrêmes… Mr Trump veut ériger un mur pour éviter l'immigration… Qui donc se lèvera courageusement pour contredire toutes ces allégations, pour proposer un accueil digne et respectueux à ces populations en détresse? Les "migrants", exilés de leurs pays afin de survivre, n'ont pas le droit de travailler chez nous. Pire, ils sont obligés de se cacher, ils sont parqués, malmenés par la police comme des malfrats…

Il fut un temps ( peu glorieux ), où c'étaient les juifs qui devaient se cacher… Demandons nous tout de même qui aurait intérêt à trouver en ces étrangers de pratiques "boucs émissaires" et à nous gouverner par la peur? Le peuple français est-il devenu amnésique, sourd et aveugle? Nous avons par exemple des déserts médicaux, des villages sans boulanger ni artisans. Ces jeunes pourraient offrir leurs services, combler le vieillissement de notre population…  Avons-nous vraiment peur de perdre "nos privilèges", notre "race blanche" qui se croit supérieure aux autres? Regardons plutôt l'histoire: combien "d'erreurs" en Afrique, en Indochine ou ailleurs avons-nous commises avec la colonisation? Des génocides ont même eu lieu dans l'anesthésie générale? Plus tard, sans aucun doute, un chef d'Etat demandera pardon à toutes ces victimes de notre indifférence à leurs souffrances, de notre accueil conditionnel (immigration choisie?) de nos mauvais traitements même… Car la roue tourne et les œillères finissent un jour par tomber!

Je lutte en ce moment pour aider Kemi, une jeune femme du Nigéria qui a fui son pays, où elle avait un bon emploi bancaire, pour éviter à sa fille d'être excisée. Elle suit avec moi depuis 3 ans des cours de français aux Restos du Cœur, où elle vient chercher une aide alimentaire. Elle fait du bénévolat au Secours Catholique, vu qu'elle n'a pas le droit de travailler! Elle est cultivée, courageuse et comme toutes les mères cherche à protéger ses enfants. J'étais confiante et je me disais que nous pouvions l'aider…  En effet, il y a chez nous des lois, des associations qui protègent ces fillettes en danger. Aussi Kemi a- t- elle depuis 2015 demandé asile en France, pour que ne se reproduise pas ce qu'elle a elle-même vécu: des souffrances atroces et la mort de sa sœur aînée à la suite de son excision. Mais que croyez-vous que lui a répondu l'OFPRA à deux reprises? Non, pas d'asile, pas de protection pour ses deux enfants! Elle risque d'être expulsée. J'en suis révoltée. Il y a les bonnes paroles (droits des enfants…) et la réalité!

Nous ne nous résignons pas et je la soutiendrai de mon mieux dans son recours. Car il faut lui trouver un bon avocat, le payer et faire vite car elle n'a qu'un mois de délais! Mais je pose la question: au nom de quoi l'Etat français refuse-t-il d'aider Kemi et ses deux enfants? Là encore, j'ai de la peine en constatant ce qui se passe dans notre pays... Toutefois, j'aimerais au moins savoir que des compatriotes sont prêt(e)s à dire à haute voix (par pétition, lettre au Président, à l'OFPRA ou au Ministre de l'Intérieur par exemple) que c'est odieux et profondément injuste de ne pas défendre cette petite fille sur le sol français… Ce serait mon rêve d'aujourd'hui!

Lyliane

 

01/06/2018

Devrions-nous réduire notre consommation de viande pour notre santé et le bien-être animal?

Lors de l'émission "C'est dans l'air" sur la 5ème chaîne, ont été examinés le 21/5/2018, successivement toutes nos habitudes alimentaires depuis l'après-guerre, dont le mouvement "vegan" en présence de Mme C. Roux et d'intervenants sur le plateau. L'appel de Mmes Sophie Marceau et Brigitte Bardot (ainsi que de l'association L 214) en faveur du bien-être animal en était le point de départ. Car, en France, dans les abattoirs, certaines fermes industrielles, les sociétés qui élèvent des poulets en batterie, on s'aperçoit aujourd'hui que l'élevage et l'abattage sont loin d'être respectueux envers les animaux. Des images choquantes nous ont été montrées...  

Voici leur appel aux députés et au grand public:" Dans les cages, le cauchemar continue. Après les 2 enquêtes révélées cette semaine, L214 dévoile de nouvelles images d’un élevage en Bretagne. Comme Sophie Marceau demandons à nos députés de mettre fin à ce supplice. » L’injonction est claire. La célèbre association de défense du bien-être animal a rendu public ce dimanche une nouvelle vidéo dénonçant les conditions d’élevage des poules pondeuses".

Transportés en pleine chaleur sur de longues distances, entassés et parqués dans des cages ou sur du béton, nourris de façon artificielle, ne voyant jamais le jour, porcs, veaux, agneaux, poulets... sont, en effet, dans ces lieux clos traités comme des objets et non comme des êtres sensibles que nous devrions traiter dignement. Heureusement, le reportage montrait également des éleveurs soucieux de leurs bêtes! Ce qui nous amène à nous poser la question: même s'ils sont voués à être abattus pour nous nourrir, ne pourrions-nous pas au moins éviter aux animaux des souffrances horribles?

Régimes végétariens, végétaliens, vegan peu à peu gagnent du terrain. Des raisons médicales (cholestérol, pollution...) et éthiques font en effet baisser la consommation de viande et de poisson dans notre pays. Signe de richesse après guerre, la consommation de viande rouge midi et soir est en baisse sérieuse dans tous les ménages français. Depuis 1980 environ, où il a débuté, ce mouvement s'est amplifié après 1998 et le scandale de la "vache folle" nourrie de farines animales en lieu et place d'herbe. Seule la volaille résisterait, alors que 85% du poulet consommé en France est importé et que sa qualité sanitaire n'est pas assurée. L'être humain étant omnivore, les régimes sans viande n'auraient pas de répercutions néfastes sur la santé humaine, à condition que les personnes trouvent un nouvel équilibre, grâce notamment aux protéines végétales.

Selon les intervenants, 6 français sur 10 seraient prêts à payer plus cher pour manger mieux et être sûrs que les animaux sont bien traités. Ils s'intéressent désormais à la provenance des animaux de boucherie, d'où prolifération de labels et de certifications. Là où l'on prônait la quantité de protéines, on revendique de nos jours un droit à la qualité pour manger de façon saine. Ailleurs, dans les pays en voie de développement par exemple, ce problème ne se pose pas. Chacun a le souci quotidien d'arriver à nourrir sa famille. Dans certains pays, comme en Afrique, l'élevage est même un facteur important de revenu comme de subsistance.

Le slogan: "consommer moins, mais consommer mieux", semble à l'ordre du jour. La plupart des Français seraient actuellement "flexitariens" sans le savoir, c'est à dire qu'ils mangeraient moins de viande, mais de meilleure qualité et consommeraient davantage de fruits et légumes non traités... Pour approfondir le sujet, consulter par exemple sur Internet: www.welfarm.fr ou www.blog.rue-du-bien-etre.com. 

Lyliane

28/05/2018

Menus végétariens dans les cantines...selon Greenpeace.

 Signer la pétition !

Nous demandons donc à Emmanuel Macron de :

Introduire deux repas végétariens par semaine à horizon 2020

Il est urgent de favoriser la consommation de protéines végétales, par rapport aux protéines d’origine animale. Lentilles, pois chiches, soja, etc. sont d’excellentes alternatives, bonnes pour la santé des enfants et goûteuses. Mais il faut savoir les cuisiner et former le personnel de cantine en ce sens.

Augmenter la part du bio dans toute la restauration scolaire

De manière globale, c’est la qualité des repas servis à la cantine qui doit être améliorée : en favorisant le local et le bio, pour garantir une alimentation sans pesticides, sans OGM, sans additifs chimiques. De plus, la viande coûte cher. En consommer moins permet de dégager du budget pour acheter des produits de meilleure qualité : il s’agit tout simplement de consommer moins, mais mieux ! Pour le bien-être de tous et de la planète.

Interdire la présence des lobbies dans les écoles

Distribution de kits pédagogiques, animation dans les classes... Les lobbies de la viande et des produits laitiers, qui représentent des intérêts privés, ne doivent tout simplement pas intervenir dans les écoles.

Limiter l’influence des lobbies dans les instances de décisions

Greenpeace demande aujourd’hui au gouvernement Macron de reprendre le contrôle de ce qui se passe dans l’assiette de nos enfants. Les professionnels de l’élevage ne doivent plus influencer ce qu’ils mangent à la cantine.

Demandons à E. Macron de mettre fin à la surconsommation de viande dans les écoles.

#2FoisTrop

 
Pour en savoir plus, joindre www.greenpeace.fr
 

Pourquoi se mobiliser ?

Avoir régulièrement des menus végétariens dans les cantines pourrait avoir un impact très positif sur :
L'environnement
L’élevage est responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. Changer le contenu de millions d’assiettes par an, c’est donc limiter considérablement cet impact sur le climat et les ressources naturelles.
La santé des enfants
Les écoliers consomment 2 à 4 fois trop de protéines animales. Cet excès de protéines animales peut contribuer au surpoids ou à l’obésité des enfants, il est indispensable de remplacer certains repas carnés par des alternatives végétales, riches en fibres, en vitamines et en minéraux.
C’est pourquoi nous demandons dans une pétition 2 repas végétariens par semaine à horizon 2020. Ces repas permettraient aux enfants d’avoir une alimentation plus équilibrée, tout en leur faisant découvrir de nouvelles saveurs.
Greenpeace

27/05/2018

L'agar-agar, un gélifiant naturel...

Mme Valérie Cupillard, consultante en cuisine bio, écrit dans le journal Biocontact N° 290 de mai 2018 que "cet extrait d'algues marines est un gélifiant naturel qui remplace en cuisine la gélatine animale". En bio, les algues rouges (gelidium sesquipedale) sont récoltées selon un cahier des charges précis: le procédé d'extraction ne fait pas appel à des solvants (acide sulfurique par exemple). L'agar-agar se présente comme une poudre fine à doser selon le résultat que l'on recherche (confiture, flan ou aspic).

Son goût neutre permet de l'utiliser dans des recettes salées comme sucrées en remplacement des œufs dans des flans ou de la gélatine dans des aspics, bavarois, terrines, pâtes de fruits... Il suffit de mélanger la poudre avec du liquide ou une préparation pour voir le pouvoir gélifiant agir en refroidissant. Pour éviter les grumeaux, l'agar-agar doit être délayé dans un liquide froid. Pour l'ajouter à une préparation chaude, le faire fondre au préalable dans quelques cuillerées d'eau froide et verser ensuite dans une casserole pour faire frémir sur feu doux de 2 à 3 minutes..

Il faut savoir que si l'agar-agar est associé à des fruits ou légumes acides, son pouvoir gélifiant est fortement réduit. En tenir compte en augmentant les proportions pour des gelées d'agrumes ou un aspic à la tomate par exemple! Pour préparer une confiture moins sucrée que dans la recette traditionnelle, il est possible de ne mettre que 400g de sucre pour 800g de fruits et 1 cuillère à café d'agar-agar ajouté en fin de cuisson.

Si l'on désire une consistance ferme, compter 2g d'agar-agar en poudre pour 50cl de liquide environ. Pour démouler sans problème ou obtenir une consistance très ferme, doubler la dose d'agar-agar. C'est le cas en cette saison du bavarois aux fraises: on mélange environ 2 à 3 g d'agar-agar avec du lait de riz ou d'amande et on laisse frémir 2 minutes sur feu doux. Puis on mixe les fraises avec miel, sirop d'agave ou de coco. Le mélange placé ensuite dans un moule huilé au réfrigérateur au moins 2 heures, le bavarois se démoulera sans difficulté.

Lyliane

23/05/2018

Comment faire pour devenir "famille de vacances" pour enfant de famille défavorisée?

Dans le journal Convergence du Secours Populaire, Mme Lucie Forsans, chargée de missions, nous donne quelques précisions concernant l'accès aux vacances d'enfants de familles défavorisées. Accueillir un enfant pendant les congés est en effet possible pour des familles de notre pays disposant d'une chambre libre et qui auront été agrées par la Direction Départementale de la Cohésion Sociale.

La première démarche à faire est de contacter le Secours Populaire, la Fédération, le Comité ou l'Antenne la plus proche de chez soi. Dans chaque département il y a en effet ce genre d'organismes. Un bénévole du SPF viendra échanger avec la famille pour discuter de ses possibilités d'accueillir en vacances un enfant provenant du même département ou d'une autre région de France. Pour obtenir la liste des antennes à proximité, contacter sur Internet: www.secourspopulaire.fr.

La famille volontaire pourra à cette occasion exprimer ses souhaits et ses disponibilités. Une fois l'accueil validé, tout sera mis en œuvre pour qu'un enfant puisse passer de belles vacances au sein d'une famille d'accueil temporaire. Il faut savoir en effet que de nombreux enfants ne quittent jamais leur quartier faute de moyens. Le Secours Populaire estime à 1 sur 3 le nombre d'enfants privés de vacances. Certains n'ont même jamais vu Paris, le bord de mer, la montagne... et pour eux ces vacances représenteront un plaisir dont ils se souviendront longtemps.

Lyliane

Cuisiner sans jeter...

Dans "Nous", supplément de Nice-Matin, un article de Mme Sophie Casals nous incite à réduire nos déchets jusqu'à arriver à "zéro gaspi". Elle s'inspire notamment de l'ouvrage intitulé: "La cuisine zéro déchet" de Mme Stéphanie Faustin (éditions rue de l'Echiquier) et de témoignages de jeunes femmes niçoises, qui ont décidé de partager leurs astuces lors d'une soirée coaching "Cuisine zéro déchet".

Il faut savoir tout d'abord que chaque Français jetterait en moyenne 20 à 30 kg de nourriture chaque année, soit environ 7kg de produits emballés et 13 kg de fruits et légumes abîmés, le reste étant des produits non consommés. Parmi les aliments le plus souvent mis à la poubelle figureraient en bonne place ceux qui ne comportent pas de date limite, comme les fruits et légumes, les produits de boulangerie.

Comment ne pratiquement plus rien jeter? Premièrement: récupérer peaux, fanes et épluchures qui ne vont pas au compost. En n'achetant que des produits bio, c'est à dire sans pesticides, tout est utilisable dans les fruits et légumes, même les épluchures de bananes. Deuxièmement: tout cuisiner soi-même. c'est un peu plus long mais en s'organisant c'est faisable, à moindre frais. J'ai le souvenir que ma mère faisait du "pain perdu" avec des tranches de pain rassis trempées dans du lait et de l'œuf battu. C'était pour nous un goûter très apprécié!

Par exemple, les restes d'épluchures bio, les fanes de radis, de navets, les tiges d'épinards, d'orties, de blettes, d'asperges, les restes d'extracteurs de jus peuvent être convertis en bouillon, en velouté, en soupes, en gratins ou en pesto ou même éventuellement pour donner du goût à l'eau de cuisson des pâtes ou du riz. Pareillement, des chips d'épluchures de pommes de terre, de carottes, de panais, de betteraves ou de pommes sont parfaits et économiques pour accompagner un apéritif. Une fois bien lavés, fruits et légumes sont épluchés à l'économe et versés avec une cuillère à soupe d'huile sur une plaque de cuisson au four. En 15 minutes à une température de 180° environ, on les sert salés ou sucrés. C'est craquant et délicieux!

L'eau de cuisson des pois chiches ou des lentilles peut servir à préparer un dessert. En effet, ce jus parfumé remplace les blancs d'œufs à monter en neige pour faire des meringues avec du sucre roux. Quant aux bananes trop mûres et déjà un peu noires, il suffit d'enlever les extrémités et de couper le reste en rondelles avec la peau en mixant le tout. Cela permet de composer un "banana bread" avec farine, œufs et sucre. En accompagnement du Müesli du matin ou mixés en smothies, ces bananes trop mûres sont aussi délicieuses. Des fruits déjà un peu abîmés peuvent, une fois triés, donner de succulentes compotes, sirops ou confitures.

Si vous avez expérimenté vous-même de bonnes recettes zéro déchet, merci de nous les adresser: nous les publierons bien volontiers. Pourquoi ne pas proposer à vos amies un atelier zéro déchet pour faire boule de neige et stimuler votre créativité. Afin d'aller plus loin, lire aussi "Menu zéro déchet" de chez Mango ou consulter sur Internet par exemple: https://greenerfamily.fr/recette.

Lyliane

08/05/2018

Qualité des aliments: quand les consommateurs s'en mêlent...

Nutri-Score: un étiquetage pour mieux manger:

Étiqueter les plats cuisinés en fonction de leur valeur nutritionnelle : c'est le principe du Nutri-Score. L'agence Santé publique France lance aujourd'hui sa campagne de publicité contre la malbouffe

 C'est le triomphe d'un chercheur daltonien qui fait voir rouge à l'industrie agroalimentaire. L'agence Santé publique France lance lundi 7 mai un spot publicitaire (télé, radio et Internet) de promotion du Nutri-Score, le logo officiel permettant au consommateur de savoir en un coup d'œil si le plat cuisiné qu'il s'apprête à fourrer dans son chariot respecte l'équilibre alimentaire. Placé sur l'avant d'un nombre croissant d'emballages, cet outil facultatif de prévention du surpoids et des maladies cardiovasculaires facilite, par exemple, la comparaison de plusieurs boîtes de céréales entre elles pour choisir la moins grasse ou la moins sucrée.

Cinq couleurs pour identifier le score nutritionnel d'un produit
Son inventeur Serge Hercberg a bataillé dur pour imposer un étiquetage résumant, au moyen de cinq lettres et couleurs, le score nutritionnel mis au point dans son laboratoire, validé par des études scientifiques, et calculé à partir des ingrédients entrant dans la composition du produit. "C'est un instrument de transparence, qui n'existe nulle part ailleurs. Pour le consommateur lambda, les tableaux à l'arrière des emballages sont incompréhensibles", décode l'inventeur.


Dans sa croisade contre la malbouffe, le professeur de nutrition à l'université Paris 13 a pu compter sur l'appui du docteur François Bourdillon. 

. Le directeur général de Santé publique France a d'abord conçu le design du logo, c'est-à-dire la "carrosserie" (échelle colorée) qui habille le "moteur" de compétition inventé par son collègue chercheur. Il s'attelle aujourd'hui à "en faire la pub".

Cet adepte du "marketing social" à l'anglaise, allergique à "l'hygiénisme" et à la "culpabilisation", a un double objectif : sensibiliser la population ("On peut se faire plaisir en mangeant du E, mais tous les jours, ça pose problème.") et aussi les industriels ("Ceux qui ont adopté le Nutri-Score y voient un avantage concurrentiel, certains commencent même à enlever du sel ou du sucre dans leurs produits pour améliorer leurs notes.").

Des entreprises agroalimentaires veulent torpiller le Nutri-Score
Autres alliés de poids dans cette course au bien manger : les consommateurs. Ils sont déjà des dizaines à alimenter la base Open Food Facts créée par l'informaticien Stéphane Gigandet pour rendre transparente la composition des aliments (elle affiche notamment le Nutri-Score). Et près de 3,5 millions de personnes ont téléchargé en un an l'application mobile Yuka, qui note les produits (60 % de l'évaluation est basée sur le Nutri-Score). "Si les consommateurs se mettent à boycotter ceux qui sont mauvais pour la santé, pronostique Julie Chapon, une des cofondatrices de Yuka, les entreprises seront bien forcées de changer."
 
Anne-Laure Barret - leJDD - lundi 7 mai 2018

05/05/2018

Faire le plein de magnésium...

Version Fémina sous la plume de Mme I. Haberfeld s'interroge sur les vertus du magnésium. Elle s'appuie notamment sur les propos d'une diététicienne: Mme Magali Cros-Roig. Cette dernière nous conseille notamment d'user et d'abuser d'herbes aromatiques au quotidien. Par exemple, saviez-vous que 100g de basilic séché procurent 711 mg de magnésium et 100g de persil séché: 386mg? Il paraît donc nécessaire de s'habituer à ajouter sauge, persil, basilic ou herbes de Provence dans nos plats, des entrées aux desserts. Des épices comme le safran, le curcuma, le curry, la noix muscade, le poivre, ajoutés au moment de servir, nous aident à faire le plein de magnésium. 

Croquer une poignée de noix du Brésil, d'amandes, de noix, de noisettes ou du chocolat noir à 70% de cacao figure dans le top 50 des aliments apportant le plus de magnésium, de sélénium de phosphore et de potassium. Par ailleurs, 100g de graines de Chia, de lin, de sésame, de tournesol et de pavot couvrent l'intégralité de nos besoins quotidiens. Que ce soit à l'apéritif, en salades, dans les pâtisseries ou le muesli la valeur nutritionnelle de nos préparations sucrées ou salées est augmentée par la seule présence de ces petites graines.

Bigorneaux et bulots consommés une fois par semaine peuvent se déguster à la poêle avec une pointe d'ail, avec des pâtes, des légumes ou un poisson. Ces coquillages sont une bonne source de minéraux dont le magnésium. De même des algues en salade (laitue de mer, nori, wakamé...) fraîches, séchées ou saupoudrées sur des soupes comme du sel possèdent un taux record en magnésium. Il existe par exemple un tartare d'algues délicieux à tartiner sur des toasts à l'apéritif.

Le magnésium, nous disent les scientifiques comme les nutritionnistes, participe à plus de 300 réactions dans notre corps, dont la fixation du calcium dans les os,la contraction des muscles, la réduction du taux de sucre sanguin, la normalisation du rythme cardiaque et de la tension artérielle. Les besoins journaliers s'élèvent à 360 mg pour les femmes et 420 pour les hommes. Selon une étude SU.VI. MAX près d'une femme sur quatre et d'un homme sur 6 seraient carencés en magnésium. D'où stress, irritabilité, insomnies, crampes, manque de concentration... Des compléments alimentaires peuvent contribuer à combler ces carences (D-Stress ou D-Stress Booster par exemple, Mag 2, magnésium marin...). Une alimentation tenant compte de ce qui précède est néanmoins une solution agréable au quotidien.

Pour en savoir davantage sur le magnésium, consulter sur Internet: https://www.passeportsante.net/fr/Solutions/.../Fiche.aspx?doc=magnesium_ps

 Lyliane

20/04/2018

La solidarité n'a pas dit son dernier mot, selon l'Ordre de Malte France...

Etymologiquement, le mot bénévolat vient du latin "benevolus", qui signifie bonne volonté, mot  venant de "bene" bien et de "velle": vouloir. L'année 2014 avait déclaré le "bénévolat" : Grande cause nationale. Chaque année, d'ailleurs, le 5 décembre, une journée mondiale est consacrée au bénévolat. Le pape François depuis 2005 dans ses rencontres de Cologne, Vienne et Rome a utilisé couramment ce qualificatif pour remercier jeunes ou moins jeunes "engagés dans le service aux autres, dont notre société a un besoin urgent, ... notamment envers les personnes âgées et tous ceux qui souffrent ... en leur tendant la main sans calculs, sans crainte, avec tendresse et compréhension".

Depuis la loi de 1901, on considère comme bénévole "toute personne qui s'engage librement pour mener une activité non salariée en direction d'autrui, en dehors de son temps professionnel et familial". Selon Mme Elisabeth Pascaud, vice-présidente de France-Bénévolat, "les jeunes et les chômeurs par exemple peuvent trouver dans une activité bénévole un moyen d'être utiles, d'accroître leurs compétences, de travailler en commun et d'apprendre à avoir des initiatives", car le bénévolat peut être un bon moyen d'inclusion sociale.

Dans tous nos départements de France et d'Outre-Mer, des personnes choisissent d'aider leurs concitoyens dans un esprit chaleureux et avec bon coeur. Tous, généralement, s'accordent à dire qu'ils reçoivent au moins autant qu'ils donnent et leur vision du monde en est souvent profondément changée. Ils y trouvent enrichissement et joie, car leurs actions généreuses ne leur pèsent pas. Dans notre pays, des centaines d'associations oeuvrent jour après jour  auprès de ceux qui sont malades, qui ont faim, qui ont froid, que ce soient des réfugiés, des femmes battues, des S.D.F., des personnes en fin de vie  ou des mineurs à la rue. Parfois même il arrive que des vocations naissent et que des bénévoles finissent par s'engager dans le social, l'humanitaire. 

Personnellement, j'ai rencontré d'anciens bénéficiaires des Restos du Cœur, dont la situation s'était améliorée et qui voulaient à leur tour rendre service... Aussi, quand vous entendrez  dire autour de vous que les "pauvres" sont tous des assistés et que les Français sont individualistes et répugnent à s'engager, sachez leur rappeler que cette généralité n'est pas tout à fait vraie, car beaucoup de leurs concitoyens sont généreux, donnent de leur temps et agissent concrètement au sein de multiples associations...

Pour en savoir davantage, il est possible de joindre par exemple sur Internet: www.ordredemaltefrance.org.

Lyliane

17/04/2018

L'arrondi indolore ou comment donner sans trop s'en apercevoir...

Un article de Mme Céline Mouzon sans le journal Alternatives Economiques nous expose le fonctionnement du «MicroDon», qui permet à des salariés et à des consommateurs de reverser les centimes après la virgule à des associations. Ce service est commercialisé par MicroDon, qui édite des logiciels de dons à destination des entreprises. Celles-ci doivent compter au moins dix points de vente pour que l'arrondi soit mis en place, car la solution technique est assez lourde. Des arrondis en ligne sont aussi possibles mais restent marginaux. MicroDon rend également possible l'arrondi sur salaire dans les entreprises de plus de 250 salariés. Ainsi, chacun peut verser les centimes de sa feuille de paie et même quelques euros de son salaire à une association choisie par l'entreprise.

 

MicroDon a été crée en 2009 par Mr Pierre-Emmanuel Grange, afin de toucher un public qui habituellement ne donne pas au quotidien. C'est selon lui, «une façon de partager un mécénat horizontal»! Cette solution est déjà opérationnelle à Nature et Découvertes, chez Adidas, BNP Paribas. Ces entreprises se donnent de ce fait une image sociale. L'arrondi sur salaire ouvre même droit à une réduction fiscale. Le Président de MicroDon compte aussi développer des sites Internet centralisant les engagements solidaires que les salariés peuvent prendre comme du bénévolat dans une association...

 

En 2016, 1,5 million d'euros ont été collectés et MicroDon visait les 2,5 millions d'euros en 2017. L'arrondi en caisse représente en valeur les 2/3 des montants collectés. Plus de 300 associations en ont déjà bénéficié. Quant au don sur salaire, ce service est proposé à 300 entreprises. Certaines doublent même lle montant versé par les salariés. MicroDon se rémunère uniquement par le logiciel vendu aux entreprises et ne prend aucune commission. Cette société par actions simplifiée a reçu l'agrément ESUS c'est à dire celui d'entreprise solidaire d'utilité sociale. MicroDon compte à son capital des fonds de l'économie sociale et solidaire comme Maïf Investissement, France Active, Solid, Esfin Gestion...

 

Pour en savoir plus sur ce dispositif solidaire, aller sur www.larrondi.org.

Lyliane

10/04/2018

Association Toit à Moi, solidarité avec les SDF...

Les bénévoles et parrains de l’association Toit à Moi achètent des appartements pour donner un toit à ceux qui n’en ont pas. Comme François, vagabond dans l’âme et locataire modèle depuis quatre mois…

 Ils sont chef d’entreprise, ingénieur, retraité et ont acheté quatre appartements en l’espace de deux ans dans la Ville rose. Spéculation immobilière de groupe ? Loin de là. Les bénévoles de l’association Toit à Moi, créée à Nantes il y a dix ans, offrent un toit à ceux qui n’en ont pas. Ils font dans la solidarité en circuit court, préférant transformer directement les SDF en locataires, moyennant un tout petit loyer, plutôt que de les héberger d’une adresse provisoire à une autre.

Une autre vie...

François* P., 46 ans, fait partie de ceux dont la volonté de rebondir a attiré l’attention de l’association. Celui qui se définit lui-même comme « un vagabond » a posé son sac à dos et sa guitare au mois de décembre dans un appartement du quartier d'Empalo. Il y mène depuis une vie monacale : un canapé, une table basse vide, un minimum de vaisselle pour s’astreindre à la laver, pas de télé, juste un poste radio pour la musique. Le locataire résiste aux sirènes d’une vie normale. Par peur de s’habituer et aussi parce qu’il n’aime pas les carcans. La journée, il joue de la musique et « marche, marche du côté du Canal du Midi ». Il gamberge, s’ennuie même, maintenant qu’il n’a plus à se préoccuper de comment manger et où dormir.

Une occasion de se retaper

« La liberté absolue, c’est dehors », reconnaît-il. D’ailleurs, « s’il n’y avait pas d’hiver en France », il se serait déjà envolé. D’un autre côté, il est « usé », il vieillit et sait qu’il est temps de se poser. Bref, « je cherche ma place et si j’en ai une », résume-t-il.

Et Toit à Moi lui donne le luxe d’avoir le temps de peser le pour et le contre. François a passé un « contrat d’accompagnement » avec l’association. Mais personne ne l’appelle pour savoir s’il s’est inscrit à Pôle emploi. En revanche, pour un repas en famille, une sortie en rando, un concert, s’il est partant, les bénévoles aussi. « Il doit se retaper, se requinquer, on peut se reconstruire en dehors des schémas habituels », souligne Richard Bastien, le responsable de l’antenne toulousaine.

Pour l’instant, aussi bizarre que ça puisse paraître, le principal problème de François, c’est d’avoir un toit sur la tête. Chaque chose en son temps.

Helene Menal - 20 Minutes - dimanche 8 avril 2018

05/04/2018

De nouvelles idées pour lutter contre la pauvreté...

Dans le Journal La Croix du 16/3/2018, sous la plume de Mme Nathalie Birchem, nous pouvons lire un long article concernant les propositions du gouvernement français pour lutter contre la pauvreté. Ce fléau, en effet, malgré le dernier plan quinquennal, a peu reculé dans notre pays: près d'un enfant sur cinq vivant dans une famille en grande difficulté financière. Au 15 mars 2018, les présidents des 6 groupes de travail mandatés pour élaborer une nouvelle stratégie, sous l'égide du Délégué Interministériel Mr Olivier Noblecourt, devaient rendre leurs rapports à Mme Agnès Buzyn, Ministre de la santé et des solidarités.

Ces six groupes de travail se sont penchés sur cette question, afin de "prévenir la pauvreté en misant sur les jeunes et les enfants". Après réception des propositions émanant des rapports, il a été remarqué par exemple que le premier groupe de travail qui concernait la petite enfance jugeait "qu'un accueil précoce de haute qualité éducative était comme un tremplin pour la socialisation et l'acquisition des connaissances". Il a été également proposé "un accès universel pour chaque enfant de 0 à 3 ans à un mode d'accueil, en crèche, halte-garderie ou accueil individuel avec des activités". Pour soutenir ce projet, des financements publics seraient modulés en fonction de la mixité sociale des enfants accueillis.

Par ailleurs, des soutiens à la parentalité ont été suggérés: chèque parentalité au 4ème mois de grossesse, lieux pivots pour aider les familles... Le groupe 3 en outre préconise de généraliser les "points conseil budget" pour lutter contre le surendettement, développer une offre de santé bucco-dentaire accessible à tous ou inciter les communes à proposer des tarifs sociaux pour la cantine. Une proposition d'éducation au petit-déjeuner à l'école a été aussi évoquée.

Concernant les jeunes, un allongement de la scolarité obligatoire de 16 à 18 ans a par exemple été proposé. Cela permettrait que la plupart ait une formation et puisse mieux s'insérer dans la société. Certains parents ignorent leurs droits. Aussi, le versement des prestations aux familles pourrait être plus accessible auprès des caisses (RSA, proposition de bonus/malus...). Mais toutes ces propositions étant onéreuses, on peut s'interroger sur le résultat final.  En effet,le gouvernement va-t-il les retenir ou est-ce un coup d'épée dans l'eau? D'ores et déjà, il est établi que le Président de la République ou le Premier Ministre rendront des arbitrages concernant  ces diverses annonces.

 Lyliane

04/04/2018

Mieux connaître le souchet...

Dans notre pays, le souchet a été récemment redécouvert notamment par la phytothérapie et les magasins diététiques. Ce tubercule comestible est en effet aujourd'hui appelé «graine healthy», car il est utilisé comme substitut au lait pour des personnes intolérantes au lactose et on ne lui connaît aucune contre-indication. De plus, il est sans gluten et contient beaucoup de minéraux comme le phosphore et le potassium, des vitamines telle la vitamine E, des oméga 6 et 9 et des fibres. Son tubercule à coque dure possède un goût légèrement sucré, car il contient 50% de glucides ( saccharose et amidon) pour 22% de lipides et 7% de protéines environ. Le souchet aurait des propriétés digestives, laxatives et diurétiques, améliorant particulièrement l'appareil urinaire, la venue des règles et faisant baisser le cholestérol. On s'en sert même de coupe- faim dans certains régimes amaigrissants. Il est vendu en farine, en huile alimentaire, cosmétique ou capillaire, en graines épluchées et séchées ou en biscuiterie, car il a un léger goût de noisette. 

Toutefois, il y a 2,4 millions d'années environ, nos ancêtres pour se nourrir consommaient apparemment déjà des souchets qu'ils déterraient dans le sol. Car ce légume-racine est une plante vivace herbacée, de la famille des papyrus, qui pousse facilement dans des sols légèrement humides et légers, bien ensoleillés. L'Egypte ancienne connaissait des gâteaux nommés Chufa confectionnés à partir de farine de souchet. Ce seraient les Arabes qui auraient introduits ce tubercule comestible en Europe vers le 8ème siècle, et notamment en Espagne dans la région de Valence. En Afrique du Nord, Centrale et de l'Ouest ainsi qu'en Inde, le «pois sucré» est toujours vendu frais ou sec sur les marchés, où il est apprécié comme une friandise. Par contre, dans l'Ontario, au Québec ou en Suisse par exemple, le suchet tubéreux ou l'amande de terre comme on le nomme, en raison de ses racines interconnectées est considéré comme une plante envahissante. Certains ont imaginé un temps pouvoir en faire un biocarburant, tandis qu'en Grande Bretagne, il est réputé constituer un très bon appât pour la pêche à la carpe...

La culture du souchet est relativement simple: faire des poquets de 40 cm de profondeur, y déposer 4 tubercules préalablement trempés, espacés de 30 cm environ et attendre l'automne pour récolter. Les rendements sont modestes: environ 3kg par m2. Les graines peuvent s'acheter chez Magellan. Les espagnols nous ont transmis la recette de « l'Horchata de Chufa» ou orgeat de souchet, une boisson rafraîchissante à consommer telle quelle, avec miel, sirop, banane ou cacao, en crème ou en glace. Faire tremper 24h les grains de souchet dans l'eau, jeter l'eau de trempage, mixer les tubercules avec un demi litre d'eau, filtrer avec un linge et mettre au frais. Pour en savoir plus, consulter sur Internet par exemple: www.magellan.com ou www.medisite.fr.

Lyliane

 

31/03/2018

Réduire le gaspillage alimentaire...

Dans le journal Habbanae de l'association Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF) de mars 2018, une rencontre avec Mme Hélène Brethes, correspondante AVSF en Bretagne, nous rend compte de son service civique contre le gaspillage alimentaire. Depuis l'automne 2016, en effet, Mme Brethes travaille à la ville de Rennes à la mise en place d'un Plan Alimentaire Durable, notamment auprès des écoliers. Elle s'attache à proposer une "alimentation de qualité, saine et responsable. Concernant les cantines scolaires, elle propose 20% de bio, 20% de durable et elle essaie de réduire de moitié le gaspillage alimentaire d'ici à 2020." 

En 2015, l'entreprise Phenix avait mené une étude montrant qu'un élève du primaire gaspillait en moyenne 18 kg par an, avec une mention spéciale pour les entrées (35% sont jetées). Suite à ce constat, les enfants ont été responsabilisés: ils se servent eux-mêmes l'entrée et ils peuvent moduler la quantité du plat principal en signalant "petite faim" ou "grande faim". En parallèle, les équipes d'animation cherchent à rendre la nouvelle démarche à la cantine ludique.

Les résultats ont été rapides: en 6 mois, les enfants ont réduit de 43% leur gaspillage alimentaire. Et les économies générées vont permettre d'acheter encore plus de produits durables, labélisés et issus de l'agriculture biologique. En outre, Mme Brethes a lancé dès son arrivée à rennes des cafés-débats pour exposer à des citoyens les problématiques environnementales, humanitaires et culturelles. Ils se sont appelés: Rencontres Sans Frontières et ils se sont propagés dans d'autres villes de Bretagne. Chacun peut s'exprimer au cours de ces rencontres et peut confronter ses arguments. Il y a malheureusement toujours à travers le monde du gaspillage des ressources naturelles. C'est un sujet à traiter qui tient à cœur à cette association.

Pour en savoir davantage, rendez-vous sur la page Facebook d'AVSF ou écrire à vieasso@avsf.org. Il est aussi possible d'adhérer en ligne à cette association: https://www.avsf.org/fr/devenir_adhérent.

Lyliane

 

 

28/03/2018

Mission au Nord de l'Inde: trouver de l'eau douce grâce à un sourcier géobiologue!

Lumière d'Etoile est une association de loi 1901 née en 2015 "d'un groupe de réflexion sur l'importance dans les temps actuels de la réconciliation du corps et de l'âme, de la matière et de la spiritualité". Elle organise notamment dans la région d'Oraison et de Manosque (04) des échanges, des partages, des groupes d'écoute et de parole, des conférences et des ateliers (théâtre, écriture...) pour enfants, ados et adultes. Elle propose aussi des méditations et des voyages éco-solidaires en Inde. Elle porte, en effet, des projets humanitaires et notamment le parrainage de jeunes filles indiennes pour se former en ayurvéda. Elle avait ces derniers temps le projet d'équiper un catamaran pour transporter du matériel humanitaire, mais cela n'a pu aboutir faute de moyens...

Le Journal Biocontact de février 2018 nous raconte comment, à partir d'Avignon, le Dr Olivier Abossolo, membre de cette association, accompagne depuis des années, dans le désert de Thar au Rajasthan (au Nord de l'Inde), des étudiants afin de soutenir le peuple Bhil, une caste d'Intouchables très pauvres. Sur leur territoire de 6 ha, il n'y a ni eau, ni culture, ni école, ni soins médicaux. Ils doivent acheter de l'eau à Jaiselmer à 40KM pour pouvoir subsister.

Par chance, en 2015, le Dr Abossolo a fait la connaissance de Mr J.J. Bréluzeau, un expert en géobiologie et il lui a parlé de ses missions. En  2016 et en 2017, Mr B. Boschetti, architecte ainsi que le géobiologue sont allés sur place accompagnant la mission humanitaire du médecin au village de Pabu Ki Dhani. Grâce à sa baguette de sourcier, Mr Bréluzeau a confirmé un point d'eau douce dans le sous-sol. Aussi, en mars 2017 ils ont décidé de faire effectuer un forage, qui se révèla positif.

Depuis ce forage, des cultures ont pu être réalisées (légumineuses et herbe pour les chameaux), l'architecte a entrepris de faire construire un dispensaire et des sanitaires et un projet sur 5 ans va permettre d'édifier un lieu d'accueil permanent. Les maisons ne sont pas encore raccordées au réseau d'eau douce, mais l'espoir renaît dans la région. L'autosuffisance alimentaire est sans doute pour bientôt! 

A travers ce témoignage, nous avons sous les yeux un exemple réussi de la collaboration et de l'investissement de quelques personnes pour aider des populations en grande difficulté sur notre planète. L'association Lumière d'Etoile, support de cette mission, peut être fière de pouvoir incarner ses buts à travers ces personnes de bonne volonté... N'hésitons pas à en parler autour de nous!

Pour contacter cette association, effectuer un don, un parrainage ou proposer ses services, joindre sur Internet: www.lumieredetoile.fr.

Lyliane

26/03/2018

Lycéens le jour, SDF la nuit!

Le Secours Populaire Français ainsi que d'autres associations de notre pays comme  des membres du Réseau éducation sans frontières (RESF) nous alertent sur le difficile quotidien de certains élèves. Mme Alice Mauricette par exemple, professeure d'espagnol au lycée Auguste Blanqui de Saint Ouen (Seine St Denis), un établissement classé en zone sensible, explique que depuis deux ans environ "les enseignants de son établissement sont confrontés au drame d'élèves qui viennent en classe le matin après avoir passé la nuit dehors".

C'est en 2016 qu'un professeur de philosophie de son lycée a découvert que deux élèves de sa classe vivaient dans la rue avec leur famille. C'était au moment des épreuves du baccalauréat. Les enseignants ont été choqués par la nouvelle et ils ont réagi dans l'urgence en organisant des collectes pour leur payer des nuits d'hôtel en attendant mieux. En novembre 2017, dans ce même lycée l'assistante sociale prévenait la collectivité éducative qu'un élève de première dormait avec sa mère et sa sœur dans des abribus ou des gares. Puis, les enseignants ont appris que 6 autres élèves dépendaient du 115 pour dormir avec leurs familles à 2 h du lycée. Ballotés d'un hôtel à l'autre, ils avaient perdu leurs repères et n'avaient aucun espace pour travailler le soir...

Cette prise de conscience a poussé les enseignants du lycée de St Ouen à alerter les médias au sujet de ces drames vécus quotidiennement par certains de leurs élèves. Grâce à cette mobilisation, quatre élèves ont obtenu un logement et trois autres ont pu être rapprochés de leur lycée. Peu à peu, élèves comme enseignants ont été sensibilisés à l'engrenage et aux facteurs qui jettent des familles à la rue. Les familles de ceux qui sont privés de titres de séjour ne trouvent aucun travail et sans travail, pas de logement! C'est ainsi qu'une réalité invisible a été mise au jour. Nous devrions nous sentir tous concernés par cette situation... Aidons si cela nous est possible ces jeunes, ces familles à trouver des conditions de vie plus décentes!

Pour aider les associations qui sont sur le terrain, nous pouvons contacter par exemple sur Internet: www.educationsansfrontieres.org ou écrire à ce sujet à Convergence, Secours populaire - 9 à 13, rue Froissart -75140 Paris Cédex 03.

Lyliane

21/03/2018

La technologie au service de l'agriculture...

Au moment où s'ouvre le Salon de l'Agriculture à Paris, du 24/2 au 4/3/2018 à la Porte de Versailles, Mr François Launay dans le petit Journal gratuit du 23/2/2018 nous fait part "des nombreuses innovations qui bouleversent le secteur agricole depuis quelques années". Il nous annonce tout d'abord la création récente à Lille d'Ag Tech, premier incubateur de start-up spécialisées dans l'agriculture. En 2016, la société Sencrop avait vu le jour, afin de développer des stations agro-météo connectées capables d'envoyer  à l'agriculteur depuis les champs tous les quarts d'heure "des informations sur le niveau de pluviométrie, d'hygrométrie, de vitesse du vent et de température de l'air". Ces notions peuvent l'aider à choisir la parcelle adaptée pour les semis, pour prévenir les maladies ou les risques météo.

Cette agriculture de précision permettra, espérons-le, d'éviter le gaspillage dans la consommation de gas-oil et surtout l'épandage d'engrais. En 2017, Mr Olivier Guille et deux amis avaient, en créant la société Samsys, justement mis au point un boitier connecté et aimanté que l'on peut installer sur tout engin agricole, afin de mesurer ces données. N'oublions pas les robots électriques et commandés à distance par téléphone ou ordinateur pour désherber les vignes sans produit chimique. Ces bijoux de technologie ont été mis au point par la société VitiBot de Reims. Son fondateur Mr Cédric Bache nous précise que pour le moment ces robots coûtent entre 120 et 140 000 euros et qu'ils vont permettre à l'agriculteur de changer de rôle sans pour autant le remplacer.

Il y a apparemment, dans le secteur agricole, de la place pour de nombreuses innovations faisant gagner du temps à l'agriculteur et le rendant plus efficace. C'est  susceptible de tenter de jeunes français désireux de "retourner à la terre" pour nourrir sainement la population. Toutefois, le coût du foncier étant encore très élevé et les aides souvent trop maigres de la part des institutions, un effort de toute notre société est sûrement nécessaire. Sommes nous enfin prêts à payer le juste prix des céréales, du lait, de la viande que nous consommons? Il me semble que les consommateurs ont fait des prises de conscience en ce sens et je m'en réjouis...

Pour ma part, en effet, j'encourage les jeunes créateurs, les start-up qui s'investiront sans tarder pour alléger la tâche des paysannes et paysans et leur permettre de vivre décemment de leur travail. Car nos paysages si variés et verdoyants, notre alimentation journalière et notre état de santé leur doivent beaucoup! Je soutiens tout particulièrement tous ceux qui, d'Agribio à Colibri, de Terre de Liens aux Amap et de tant d'autres, ont ouvert la voie à une agriculture, un élevage et une arboriculture sans aucun intrant chimique, ni OGM polluants pour notre environnement.

Lyliane

14/03/2018

Si votre enfant est en surpoids: que faire?

Le Dr Hélène Thibault, pédiatre au CHU de Bordeaux, fait le point dans Version Femina sur le cas des jeunes français en surpoids. Elle rappelle que dans notre pays 14 à 18% des enfants de 3 à 17 ans souffrent d'une accumulation excessive de masse grasse pouvant conduire à l'obésité. Toutefois, pour éviter que cette tendance s'installe durablement et s'aggrave avec l'âge, il faut savoir que des solutions existent. Aussi est-il important de diagnostiquer au plus tôt un excès de poids. Il y a des facteurs de risque comme le tabagisme de la mère pendant la grossesse, un petit ou un gros poids de naissance, des difficultés psychologiques de l'enfant, une situation économique précaire de la famille, des facteurs génétiques...

Pratiquement, le suivi de l'indice de masse corporelle (IMC) évaluant la corpulence de l'enfant quel que soit son âge peut s'effectuer grâce au carnet de santé et à des consultations médicales régulières. Le calcul s'effectue habituellement en divisant le poids de l'enfant en kg par sa taille en mètres. En principe, affirme la pédiatre, la courbe de corpulence doit augmenter jusqu'à l'âge de 1 an, puis décliner jusqu'à l'âge de 6 ans, avant de remonter à nouveau de façon continue pour préparer la puberté. Un rebonds d'adiposité précoce, avant l'âge de 6 ans, indiquerait souvent un surpoids naissant. C'est pourquoi la Haute Autorité de Santé (HAS) préconise la surveillance systématique de l'IMC chez tous les enfants et adolescents par un médecin au minimum deux ou trois fois par an.

Lorsqu'un excès pondéral est décelé, il est essentiel de susciter une prise de conscience chez l'enfant et sa famille. Dans certaines cultures,  il faut savoir qu'un enfant potelé est parfois signe de bonne santé. Dans les familles en situation de précarité, la survenue de l'obésité est toutefois deux à trois fois plus importante. Bien entendu, il ne faut pas dramatiser une courbe de corpulence élevée au-delà des limites de référence. Le mieux serait de rassurer l'enfant en lui fixant des objectifs atteignables. A cet âge, un régime à lui tout seul ne permet pas toujours de stabiliser le poids. Un accompagnement médical régulier de l'enfant et sa famille (tous les trimestres au moins) est plutôt préconisé. "En régulant les apports énergétiques (alimentaires), en augmentant l'activité physique (1H par jour), en limitant la sédentarité (écrans), en dormant suffisamment, l'enfant peut normaliser ses habitudes de vie et participer de lui-même aux conseils prodigués".

Sur le plan alimentaire, le grignotage des jeunes est à proscrire et une réduction des aliments salés (chips, charcuterie...) ou trop sucrés (sodas, biscuits, crèmes dessert...) est à obtenir. Un équilibre doit être trouvé chez les parents entre permissivité et autorité dès le plus jeune âge. Les aliments "récompense" sont par exemple à éviter (chocolat, bonbon, pizza, gâteaux...). Le petit-déjeuner ne doit pas être sauté et les repas à heure régulière et à table en famille, au moins le soir, est recommandé. "Un environnement favorable, une bonne hygiène de vie et un suivi régulier suffisent souvent à endiguer une tendance au surpoids" dit la pédiatre.

Quoi qu'il en soit, il faut savoir qu'il existe un réseau de prévention et de prise en charge de l'obésité pédiatrique (Réppop) dans une dizaine de régions en France pour suivre les jeunes sur 1 à 2 ans. Là, une diététicienne, un kinésithérapeute, un psychologue, un moniteur sportif donnent gratuitement des consultations. L'usage du dossier médical informatisé facilite les échanges d'information. Enfin, une approche pluridisciplinaire est également proposée dans certains C.H.U. (centres CSO).

Pour aller plus loin sur le sujet, consulter par exemple le site: www.cnreppop.com.

Lyliane

13/03/2018

Faut-il avoir comme objectif une justice climatique?

L'interview par Mme Fabienne Chiche de Mr Jean Jouzel, membre de l'Académie des Sciences jusqu'en 2015 et vice-président du groupe de travail scientifique du G.I.E.C, soulève la question d'une "justice climatique" dans le Journal Convergence de mars/avril 2018 du Secours Populaire Français. Le scientifique affirme en effet que "les catastrophes naturelles aggravent les inégalités et que les premières victimes du changement climatique sont les populations les plus pauvres".

Mr Jouzel souligne notamment que "la moitié des émissions de CO2 est imputable à 10% des habitants les plus riches, qui sont aussi les plus épargnés". Les inégalités subsistent également à l'échelle collective, puisque les territoires des Outre-Mer sont les plus exposés aux catastrophes naturelles et aux maladies (Chikungunya, Zika, paludisme...), car ils ne sont pas équipés pour répondre aux urgences. Ce constat a été fait dans le dernier rapport du groupe du G.I.E.C par tous les représentants (groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat).

Dans nos pays dits développés les inégalités sont aussi valables entre les populations les plus démunies et les autres. Au Texas par exemple ou aux Antilles, les cyclones ont touché de plein fouet les populations les plus pauvres: maisons détruites, perte de travail, pénurie d'eau, de médicaments, de nourriture... Le Secours Populaire Français, grâce à ses bénévoles sur place, a aidé à recenser les besoins et à organiser des distributions, des secours d'urgence aussi bien matériels que psychologiques. Le réseau "Copain du monde" y est notamment très actif.

Les aléas climatiques devenant, hélas, de plus en plus fréquents, dans cette interview comme dans ses deux ouvrages :"La justice climatique, enjeux et perspectives pour la France" et "Pour éviter le chaos climatique", publié chez O. Jacob, Mr Jouzel propose des stratégies. Il propose en effet aux gouvernements, aux Etats, à tous les citoyens, afin d'atténuer à défaut de pouvoir gommer ces inégalités liées aux changements climatiques, de faire avancer cette idée d'une justice climatique. Espérons que les pouvoirs publics et des citoyens de par le monde sauront entendre ces propositions!

Lyliane

07/03/2018

Des entreprises sociales au service de nos aînés...

A l'occasion du Salon des entrepreneurs 2018, le journal La Croix du 7/2/2018 "est allé à la rencontre de tous ceux qui répondent aux enjeux du vieillissement de la population". Les acteurs de l'Economie sociale et Solidaire  (E.S.S) se sont engagés de longue date dans la solidarité intergénérationnelle "en conciliant performance économique, utilité sociale et ancrage territorial". Depuis 2015, en effet, avec des partenaires et dans le cadre du programme Silver Solidarités soutenu par AG2R La Mondiale, l'Avise, crée en 2002 par la Caisse des Dépôts, est une agence d'ingénierie pour entreprendre autrement. Elle accompagne la création et le développement des entreprises de l'E.S.S, tout en repérant et faisant émerger des innovations sociales en faveur du "bien-vieillir". Quelle bonne idée de les valoriser et de montrer qu'entreprendre autrement est plus que jamais nécessaire!

Par exemple, une plate-forme collaborative sur Internet baptisée "les talents d'Alphonse", lancée en janvier 2016, met en relation des retraités qui proposent leur savoir-faire et des adultes ou des enfants désireux d'apprendre la couture, le tricot, la photographie, l'anglais...  Tout le monde est gagnant: les retraités conservent des relations sociales et transmettent leurs connaissances, moyennant la somme modique de 15 euros par heure de cours ou 10 euros de garde d'enfants autour d'une activité. Quant aux jeunes et moins jeunes, ils font connaissance avec des membres de l'entreprise tout en bénéficiant d'un service. 

Depuis la mi-janvier 2018, en outre, ce mode de garde est déductible des impôts. Des mutuelles comme la MAÏF soutiennent cette jeune entreprise en prêtant des locaux. La plate-forme collaborative "les talents d'Alphonse" a remporté plusieurs concours dont les Trophées de l'E.S.S de la ville de Paris et a mené une campagne de crowdfunding. A ce jour, cette entreprise emploie 8 salariés. Ils sont environ 800 à faire partie de cette communauté principalement en région parisienne et près de Lille. Leur but est de s'étendre et de densifier leur couverture intergénérationnelle dans d'autres quartiers et d'autres régions.

Pour en savoir davantage sur la "silver économie", l'Avise a mis en ligne avec le soutien de la Caisse des Dépôts et Consignations et d'AG2R La Mondiale un dossier complet sur www.avise.org/ dossiers/silver-économie.

Lyliane

03/03/2018

Mr Klaus Vogel et le sauvetage en Mer Méditerranée des migrants...

Dans la revue Lire de juillet/août 2017, la parole était donnée à Mr Klaus Vogel, capitaine de la Marine Marchande allemande. Mme Estelle Lenartowicz a interviewé cet homme qui a écrit l'ouvrage: "Tous sont vivants" avec la collaboration de Mme Valérie Péronnet (éditions les Arènes). On apprend par cette interview que "dans l'espoir de trouver du travail ou parce qu'ils ne peuvent plus vivre chez eux à cause de la guerre, 80 000 hommes, femmes et enfants d'Afrique Centrale et de l'Ouest affluent vers cet étau qu'est la Libye. Là, ils sont piégés, terrorisés, parfois même mis en esclavage. Ils tentent de s'enfuir sur des embarcations de fortune en mauvais état louées par des passeurs. Certaines coulent rapidement et la plupart ne tiennent pas plus de 48H. Sans secours, ils sont condamnés à mourir".

Aussi, avec des garde-côtes italiens et d'autres bateaux, Mr Vogel essaie de les sauver. L'opération "Mare Nostrum", menée par le gouvernement italien après le drame de Lampedusa, a pris fin car elle était trop coûteuse. Maintenant ce sont des associations de civils et des organisations privées qui gèrent cette aide en mer. L'opération "Triton", menée par l'Agence Européenne Frontex, a pris le relais mais il y a un manque de moyens. Son action se limite à 30 milles nautiques des côtes italiennes. Hélas, la plupart des embarcations coulent avant!

Mr Vogel, comprenant que, pour être efficace, il faut se trouver plus près des côtes libyennes, a crée l'Association SOS Méditerranée. Son bateau l'Aquarius (77m de long) permet chaque semaine de sauver entre 500 et 800 personnes. Mais, ne pouvant faire davantage, il demande le soutien de l'Union Européenne. Or, notre société qui déplace des marchandises sans difficulté à l'autre bout du monde et à des coûts très bas, se montre impuissante à transporter des êtres humains et à garantir leur liberté de mouvement. L'Europe, selon Mr Vogel, devrait reconnaître l'urgence humanitaire et se montrer moins frileuse. Cet homme engagé lance un appel aux européens pour qu'ils se montrent plus ouverts et respectueux des autres.

Pour faire un don à SOS Méditerranée, se connecter sur Internet à : www.sosmediterranee.fr.

Lyliane

Accueillir les SDF à Marseille...

A Marseille, un projet pilote innovant veut révolutionner l'accueil des 12.000 SDF de la ville, en remplaçant l'hébergement d'urgence par un logement durable grâce à des mises à disposition de bâtiments publics. L'ambition: "ne laisser personne dehors", résument ses promoteurs."On veut offrir un logement temporaire digne à tous les SDF, sans restriction, et sortir de la logique de la +file d'attente+ du 115", explique Marthe Pommié, à la tête du "Lab zéro", un laboratoire d'innovation publique financé par l'Etat et coordonné par la préfecture de région et les consultants de Marseille Solutions, qui se veulent des "accélérateurs d'optimisme".
En un an, le "Lab zéro" a déjà mis à disposition un bâtiment public vide, la résidence Bernard du Bois, dans le centre de Marseille. En septembre, la structure veut y héberger 80 à 120 personnes, mais aussi y louer des espaces à des entreprises et confier à une association un restaurant accessible à tous.
"On viendra dans ce lieu pour y loger, mais aussi pour manger pour 5 euros ou pour travailler, on ne cloisonne pas les SDF", détaille Marthe Pommié.
Chaque personne ou famille accueillie pourra rester plusieurs mois dans son appartement, sans avoir chaque matin à appeler le 115, et sera accompagnée par des travailleurs sociaux pour trouver un logement pérenne. "On ne gère pas des lits mais des personnes", assure Marthe Pommié.
Pour atteindre son objectif "zéro SDF" d'ici 10 ans -sur lequel beaucoup se sont déjà cassé les dents - le "Lab zéro" veut mettre à disposition rapidement d'autres bâtiments publics, en prouvant que ces occupations temporaires sont doublement bénéfiques: elles génèrent une économie locale, et sont rentables pour l'Etat, qui dépense 150.000 euros par an et par bâtiment en moyenne pour entretenir un patrimoine immobilier vide qui se dégrade.

- "Agir dès la rupture" -
Le laboratoire, qui a remporté un appel à projets du gouvernement pour la création de 12 laboratoires d'innovation publique en France en 2017 et a un budget de 170.000 euros pour 18 mois, participe au bouillonnement d'initiatives pour les SDF que connaît la cité phocéenne depuis le succès du programme "Un chez-soi d'abord". Cette expérience scientifique à l'origine promettait de faire faire des économies à la société en logeant des sans-abris atteint de troubles psychiatriques.
"On a la fausse impression qu'un SDF à la rue ne coûte rien, mais en fait, ses séjours à l'hôpital, en prison, l'hébergement et les soins d'urgence coûtent très cher", assure Aurélie Tinland, psychiatre à l'AP-HM, qui a lancé le programme "Un chez-soi d'abord" et participe maintenant au "Lab zéro".
"De voir qu'un projet expérimental comme +Un chez-soi d'abord+ pouvait devenir une politique publique, ça nous a donné envie d'aller plus loin", raconte-t-elle, alors que la petite expérience marseillaise est aujourd'hui au coeur du Plan logement 2018-2022 du gouvernement.
En parallèle du projet "zéro SDF", le laboratoire va tester dès mai sur une centaine de personnes pour la première fois à la rue, un autre projet: "urgences sociales", pour intervenir avant la clochardisation. "On veut agir dès la rupture", explique Aurélie Tinland. "On voit les gens se dégrader très rapidement dehors", déplore cette psychiatre qui travaille en équipe de rue.
En collaboration avec le Samu social et les Services Intégrés d'Accueil et d'Orientation (Siao), qui reçoivent les appels d'urgence de personnes sans-abri, l'idée est de trouver immédiatement aux "primo-appelants" une solution d'hébergement.
"Les foyers sont sales, on y rencontre des SDF qui font peur, c'est un parcours délétère et traumatisant qui se met en place et qu'on veut éviter à des gens qui parfois n'ont pas un gros problème au départ", assure Aurélie Tinland. Grâce à une plateforme de captation de logement, qui fait appel notamment à du "particulier à particulier solidaire", le lab veut casser cette "spirale".
"Tous les acteurs du social s'organisent autour de cette idée, car eux aussi veulent retrouver du sens dans leur métier", conclut Aurélie Tinland.

Par Julie Pacorel - AFP - mardi 27 février 2018

01/03/2018

Accueil des migrants par "les nouveaux justes"(suite)

28 févr. 2018 — Bonjour,

Une info importante pour commencer : pour celles et ceux qui le peuvent ne manquez pas la Convention nationale accueil et migrations qui aura lieu demain jeudi 1er et vendredi 2 mars à Grande-Synthe avec débats, concerts, expos, etc. ( http://www.mille-et-une-vagues.org/ocr/IMG/pdf/CONVENTION...)

Je vous mettrai en bas de page quelques liens utiles comme j’ai pris l’habitude de le faire, mais je voudrais surtout faire part aujourd’hui d’une initiative du PEROU qui va vous intéresser.

Depuis cinq ans, le PEROU œuvre à partir d’actes d’hospitalité risqués contre l’hostilité qui gouverne. Prolongeant des actions menées à Calais, et partant de témoignages recueillis dans la France entière, le dernier volet de ce travail est un texte infini intitulé Tout autour. Une œuvre commune. Un inventaire-fleuve des gestes d'hospitalité qui s'inventent aujourd'hui en France, d'un « poème-plaidoirie » conçu en réponse à l’article 622-1 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Ainsi s’agit-il de cartographier un territoire commun qui s’étend à bas bruit, une « 36001ème commune de France ».

Pour que se poursuive le fil, envoyez mille témoignages encore à contact@perou-paris.org qui les relaiera. Sinon, vous pouvez aussi aller lire l’ensemble les 15 dépositions, plus belles les unes que les autres : https://www.mediapart.fr/search?search_word=perou

Amicalement,

Patrice

À voir :
accueil région par région : https://actu.fr/societe/le-grand-est-est-seconde-region-f...

La france qui accueille : http://www.medecinsdumonde.org/en/node/16803
https://www.eyrolles.com/Loisirs/Livre/la-france-qui-accu...


  •  

 

 

26/02/2018

Bichonnez votre flore intestinale...

Mme Ingrid Haberfeld dans Version Fémina attire notre attention sur les aliments qui font du bien à notre microbiote grâce à leurs bonnes bactéries. Ces aliments en effet nous prémunissent notamment contre les infections, les troubles du transit et le surpoids. Selon les scientifiques, la paroi intestinale se renouvelle toutes les 24 à 36 heures, mais elle peut devenir perméable et laisser pénétrer bactéries, champignons et virus dans notre organisme, explique Mme Virginie Roux, diététicienne.

L'aliment le plus connu pour son calcium et ses probiotiques (lactobacillus bulgaricus et streptococcus thermophilus) est le yaourt. Ses micro organismes vivants nous aident à lutter contre les troubles digestifs (nausées, diarrhées...) et à prévenir ceux provoqués par la prise d'antibiotiques. Un yaourt par jour de lait de vache ou, pour les intolérants au lactose, de lait de chèvre au petit déjeuner semble utile.

Moins connu: l'artichaut, qui non seulement est riche en fibres, mais renferme de l'inuline, un sucre aux vertus prébiotiques efficaces. En l'inscrivant à nos menus une fois par semaine, cuit avec une cuillerée de bicarbonate de soude, on profite de ses vitamines du groupe B et on dope la croissance des bifidobactéries, qui combattent les agents pathogènes.

Le kéfir, une boisson originaire du Caucase, s'obtient par la fermentation d'un cocktail de bactéries et de levures contenus dans des grains que l'on se procure en boutique diététique et que l'on mélange à du lait de brebis ou à des fruits frais pressés. Ces grains de kéfir transforment le lactose et le fructose en acide lactique, source de probiotiques essentiels à une bonne digestion. En général il est conseillé de boire 1 verre de kéfir 2 à 3 fois par semaine ou après une gastro, d'en faire une cure pendant 3 semaines.

Le miel  est antiseptique, virucide, antioxydant et c'est un ami de la flore intestinale. Il renferme en effet des fructo-oligosaccharides aux vertus prébiotiques. En prendre une cuillerée à café par jour dans une boisson chaude est une sage habitude. Choisir de préférence un miel bio, c'est à dire non chauffé et provenant d'abeilles ayant butiné loin de zones polluées.

Les amandes avec leur peau, qui contient des substances prébiotiques, sont riches en magnésium et en acides gras. Trois ou quatre fois par semaine prendre une poignée d'amandes non décortiquées au petit déjeuner.

Brocoli, asperges et cèleri cachent des fructanes et stimulent la croissance des lactobacilles et des bifidobacilles. Ne pas jeter le tronc des brocolis, le bas des asperges et les branches de cèleri et les utiliser dans les plats 1 à 2 fois par semaine.

Le chou fermenté  sous forme de choucroute ou de jus de choucroute contient des ferments lactiques, utiles à notre flore intestinale. Enfin, la soupe Miso, d'origine japonaise, est une pâte de soja fermentée après mélange avec un champignon nommé aspergillus oryzae. A consommer une fois par semaine, mais pas plus car elle est très salée.

Mme Roux rappelle également qu'il vaut mieux privilégier une bonne alimentation en évitant l'excès de viande rouge, de sucres (sodas, sucre blanc), d'amidons raffinés (pâtes blanches, riz  et pain blancs) ainsi que de graisses saturées (friture, fromages, sauces...). En cas de besoin et notamment avec un traitement par antibiotiques, il existe des compléments alimentaires à base de pro- et de prébiotiques.

Lyliane

19/02/2018

Solidarité en actes dans la société civile et des associations françaises...

Le journal de la Fondation Abbé Pierre nous rappelle que 9 millions de personnes vivent dans la pauvreté avec moins de 850 euros par mois. Les politiques publiques jusqu'ici n'ont pas pris des mesures suffisantes. Aussi, la société civile s'est investie au nom de la solidarité humaine afin de faire reculer l'exclusion. Associations, simples initiatives locales, chantiers solidaires sont en train de s'épanouir un peu partout en France, sans que, malheureusement, les médias braquent leurs spots sur leurs entreprises généreuses.

Mr Pierre-Antoine Comparat et 2 autres amis ont, par exemple, eu l'idée il y a plus d'un an créer une bagagerie fixe pour les sans-domicile à Lyon nommée "Bagage'Rue". Leur objectif était d'ouvrir matin et soir, 7 jours sur 7, grâce à des permanences effectuées par des personnes à la rue et des habitants. Aujourd'hui 400 Lyonnais gravitent autour du projet et plus de 40 bénévoles sont prêts à donner de leur temps dès l'ouverture début 2018. En partant du constat de l'inconfort pour ces personnes SDF d'être chargées de leurs sacs tout le jour, des bénévoles ont pris cette initiative et s'impliquent avec des bénéficiaires. On compte environ 80 SDF qui vont bénéficier de cette bagagerie. Des partenariats jusque chez les bailleurs sociaux sont cherchés en outre pour trouver un local et développer un réseau, qui est soutenue par les associations locales.

Ailleurs, ce sont 3 étudiantes lilloises de l'Edhec, qui par une campagne intitulée "Simple comme bonjour" lancée par l'Association Entourage, à l'automne 2017, ont décidé de créer du lien entre SDF et riverains, grâce à des contacts et à une application mobile pour les localiser. De plus, ces jeunes femmes essaient de développer leur association dans les Hauts-de-France, dans un coin où fleurissent encore beaucoup de préjugés à l'égard de ces personnes à la rue. La plupart des étudiants apparemment souhaitent "le développement de l'entreprenariat social" et veulent se rendre utiles sans avoir à demander d'argent ou même y consacrer beaucoup de temps. Les 3 bénévoles lilloises se sont fait connaître par des apéritifs solidaires, auxquels sont conviés riverains et partenaires éventuels. L'Association Entourage, crée en novembre 2014, se développe à Grenoble et à Lyon et regroupe quelques 25 000 bénévoles aujourd'hui.

Des chantiers solidaires comme avec "Bricos du cœur" sont nés depuis 2013 et ils continuent à s'étendre. L'Association récupère par exemple parpaings, peintures, clôtures et des milliers d'autres produits invendus auprès d'enseignes de bricolage comme Leroy-Merlin et réhabilite des locaux d'association qui n'en ont pas les moyens. En moins de 5 ans, 70 chantiers ont déjà été réalisés. En effet, depuis 2016, ces chantiers connaissent un essor important au sein des entreprises. En septembre 2016 par exemple, des salariés de Leroy-Merlin ont réalisé un chantier au sein de Bricos du cœur. A Roubaix, un chantier de bénévoles composé d'élèves, de salariés et de professeurs a démarré en novembre 2017 à l'Ecole de la Deuxième Chance... Ailleurs, des équipes de bénévoles se sont formées pour aider l'Association des " Jardins de Cocagne".

A l'Espace Solidarité Habitat à Paris, des bénévoles de l'Association Utopia 56 ont lancé en avril 2017 un réseau d'hébergement citoyen pour pallier la saturation des lieux d'hébergement d'urgence dans la capitale. Beaucoup de familles migrantes en effet se retrouvent à la rue, notamment des mères isolées. Un réseau de 50 hébergeurs a été formé que l'Association contacte par texto ou Facebook. Enfants et adultes sont hébergés une nuit de 22 h à 7 h, selon les disponibilités de l'habitant. ils sont accompagnés jusqu'au domicile et ils reçoivent un plan du métro pour circuler le lendemain. "Les jeunes sont nombreux à prêter leur chambre et à dormir sur un canapé pour dépanner" témoignent des membres de l'Association. Un partenariat avec "Médecins du Monde" pour loger les mineurs isolés est même envisagé.

Qui doute encore du désir de solidarité qui anime aujourd'hui jeunes ou moins jeunes, de leur envie de partager et de transmettre? Les Français s'engagent notamment pour davantage de justice sociale. La fondation Abbé Pierre nous interroge en ces termes:" Serions nous à l'aube d'une nouvelle dynamique"? Ne serait-ce pas à nous de répondre à cette question en diffusant par exemple autour de nous ces initiatives positives et en nous mobilisant pour aider ces Associations et ces citoyens solidaires! Pour aller plus loin et s'informer, joindre notamment sur internet: www.fondation-abbe-pierre.fr, www.espace-solidarite-habitat.org, https://www.entourage.social.org, wwwbricosducoeur.org, wwwbricosducoeur.org.ou sur Avignon https://communaute.leroymerlin.fr/t5/Le-blog/Les-Bricos-du-Cœur-sur.../343023

Lyliane

17/02/2018

L'exemple à suivre de la Suède selon Paris-Match ...

En Suède, protéger la nature va de soi. Au pays du prix Nobel, les idées ingénieuses fleurissent pour que chacun devienne un bienfaiteur de l’environnement.
Les objets affreux, sales et déprimants, voilà ce qu’Elsa redoutait de trouver ici. « C’est tout le contraire ! » lance cette élégante quadragénaire. A deux heures de Stockholm, la ville d’Eskilstuna a eu une idée de génie : créer le premier centre commercial au monde vendant uniquement de l’occasion. Vêtements, vaisselle, vélos, meubles, perceuses… Sur une surface de 5 000 mètres carrés, on trouve tout, tout, tout ! En bon état et bien présenté. ReTuna crée des emplois et fourmille de créativité, tout en luttant contre le gaspillage.
« Les Suédois raffolent du shopping, explique Anna Bergström, sa directrice. Ils refont sans cesse leur intérieur, renouvellent leur cuisine tous les cinq ans… Nous avons longtemps eu la mentalité Ikea : s’offrir des nouveautés pas chères, mais pas durables non plus. » Belle brune accro au design, cette mère de quatre filles confie avoir trouvé le job le plus épanouissant de sa vie en faisant du business au service de la planète : « On ne peut pas continuer à piller les ressources pour fabriquer des produits à ce rythme. Il faut devenir plus malins et en profiter pour vivre mieux. Il vaut mieux vendre un objet deux fois qu’une. Le recyclage, c’est cool et créatif ! »


Soigner l’esthétique, c’est pour les objets, beaucoup s’offrent ici une nouvelle vie. Ex-chômeuse, Anne-Marie propose des ustensiles de cuisine et fabrique des lampes à base de passoires ou de râpes. A 25 ans, Maria, elle, a démissionné d’un poste de jardinière dans un cimetière pour ouvrir Ecoflor : fleurs bio emballées dans du papier à musique, jeunes pousses dans des bouteilles de lait… « Je récupère parfois des pots hideux ! » s’esclaffe la petite blonde. Alors elle recouvre de feuilles d’eucalyptus… ou de cuillères en plastique, pour une surface nacrée évoquant des coquillages. A 33 ans, son voisin Amjad a fui la guerre en Syrie. Titulaire d’un MBA londonien, il s’est fait refouler des pays du Golfe, a failli mourir en bateau et a atterri en Suède. En attendant son titre de séjour, il réparait gratuitement les portables de ses compagnons d’infortune : « J’étais gêné de percevoir une aide financière sans contrepartie. » Un journaliste s’étonne de son talent et le présente au patron de ReComputer. Aujourd’hui, Amjad gère ce magasin, où il ressuscite des ordinateurs et des chaînes hi-fi, vend des consoles quatre fois moins chères que la version neuve… Fier de parler suédois et de payer des impôts, il se réjouit de faciliter la vie des clients désargentés.

"En Suède, 99 % des déchets ménagers sont recyclés ou réutilisés pour produire de l’énergie"
Comme Lina, employée d’hôtel, qui raffole des snacks bio du café et habille ici sa petite Melody, 4 ans. « Nos clients font de bonnes affaires, note Anna Bergström. Ils repartent plus heureux parce qu’ils ont agi pour l’environnement. C’est angoissant de se croire impuissant. Et pour s’évader un peu de ce monde obsédé par l’argent, nous organisons des journées d’échange. Les enfants éprouvent une joie profonde en se découvrant généreux. » L’émulation des visiteurs passe par des ateliers d’« upcycling », où l’on crée à partir de rebut. On peut également suivre une formation d’un an à ces techniques. Menuiserie, couture, collage… Ylva, 23 ans, relie de jolis carnets à l’aide de bouts de pneus de vélo. « Travailler sur des déchets permet d’explorer sa créativité à 100 % », observe Eva Svensson, la responsable. Ouvert en août 2015, ReTuna connaît une croissance modeste, mais soutenue. Les douze commerces viennent de franchir le million d’euros en chiffre d’affaires. De quoi chanter « Money, Money, Money » sur la terre d’Abba. Version green !

Pour les habitants de ce pays scandinave, la chasse au gaspillage est une évidence. « En Suède, 99 % des déchets ménagers sont recyclés ou réutilisés pour produire de l’énergie, explique Erik Freudenthal, responsable du centre d’informations de Hammarby Sjöstad, un quartier futuriste et écologique, installé en plein cœur de Stockholm. Erik désigne la dizaine de poubelles de tri d’un immeuble : verre blanc, verre coloré, ampoules led, ampoules à incandescence… Pas d’effluves nauséabonds ni de camions de ramassage quotidien : restes alimentaires et couches de bébé partent dans des tubes extérieurs aux bâtiments. Ils seront aspirés dans un système souterrain vers l’usine de retraitement. « En quinze ans, 185 pays sont venus examiner notre modèle », dit Erik. 
Les boutiques de la capitale passent aussi au vert. Comme chez Nudie Jeans, où Axel nous accueille derrière sa machine à coudre : « Nous ne vendons que des jeans bio. Au moindre problème, déchirure ou autre, vous rapportez le vôtre et on vous le répare gratuitement. Quand vous n’en voulez plus, vous nous le laissez et vous obtenez une ristourne de 20 % sur les neufs. » Comme lui, tous les vendeurs ont appris à coudre en quinze jours. « On a ouvert des boutiques à Londres, New York, Sydney… sourit Axel. J’espère qu’il y en aura bientôt une à Paris. Les Français aussi sont forts : vous avez supprimé les sacs en plastique des magasins. La Suède, pas encore ».

Karen Isère - ParisMatch - samedi 17 février 2018

15/02/2018

Une loi dans la distribution alimentaire pour stopper la guerre des prix...

Selon le journal Nice Matin, le gouvernement vient de présenter un projet de texte censé mettre un terme à la guerre des prix et redonner un peu d'air aux agriculteurs. C'est le premier volet de sa feuille de route pour réformer le secteur de l'agroalimentaire français. Pendant 5 mois en effet, lors des Etats Généraux de l'alimentation (EGA), toute la filière agroalimentaire s'est penchée sur la question, afin d'équilibrer les relations commerciales dans le secteur agricole et de promouvoir une alimentation saine et durable. Le ministre de l'agriculture, Mr S. Travert, à l'issue du dernier Conseil des ministres a assuré que les travaux devraient aboutir en septembre 2018.

C'est la "première brique" de la politique de l'alimentation voulue par le gouvernement. La "seconde brique", ce seront les plans de filière, sur lesquels les acteurs économiques devront se mobiliser, et un plan de sortie et de réduction des produits phytosanitaires, ainsi qu'un plan bio qui sera dévoilé au Salon de l'agriculture. Demain donc devrait être instaurée, selon le ministre de l'agriculture, "une contractualisation grâce à laquelle les producteurs, réunis en organisations avec des indicateurs fournis par la filière agricole pourront, sur un bassin donné, avoir une indication de prix en deça duquel ils ne pourront pas vendre à perte"..

Du côté de la grande distribution, la loi prévoit de limiter les promotions et de relever le seuil de revente à perte de 10%. Ainsi, les enseignes seront obligées de revendre un produit alimentaire au minimum au prix où elles l'ont acheté, majoré de 10% pour couvrir leurs frais (logistique, transport). Cet encadrement est censé donner une bouffée d'air aux distributeurs, pour aller chercher des points de marge sur d'autres produits et mieux rémunérer les produits agricoles. Continueront seulement à exister les promotions "les deux achetés et un gratuit". 

L'organisme de consommateurs UFC Que choisir chiffre la charge supplémentaire pour les consommateurs à un milliard d'euros sur deux ans. Mr Travert récuse cette assertion en imaginant "un lissage entre différents produits". Certains comme Mr S. Papin de système U se réjouissent de ce projet de loi qui viserait à une forme de réconciliation. Quant au consommateur, s'il touche le SMIC c'est à dire 1188 euros par mois, il n'est pas sûr que ces mesures allègent sa facture... 

N'oublions pas cependant qu'un tiers des producteurs touche 350 euros par mois de revenus. Il y a donc urgence de sauver leurs exploitations! L'ensemble des Français, cernés par la malbouffe et lassés des scandales à répétition, attend notamment plus de contrôles dans les filières agricoles et la distribution, ainsi que des restaurations collectives plus saines. Attendons donc la fin des discours vertueux, restons mobilisés et nous jugerons sur pièce!

Lyliane

11/02/2018

Mme Mélissa Theuriau rappelle le combat de l'Abbé Pierre...

Cette actrice connue et appréciée nous rappelle, dans le journal "Et les autres?"de la Fondation Abbé Pierre, que "le mal-logement est toujours un fléau dans notre pays de privilégiés, car des gens continuent d'être à la rue comme en 1954". Elle n'a pas connu l'Abbé, mais elle l'a entendu. Depuis, son message charismatique continue de l'accompagner dans sa vie de tous les jours.

Mme Mélissa Theuriau rappelle "qu'il se mettait au service de tous et que son combat  l'occupait jour et nuit. Il ne s'embarrassait pas des codes et bousculait ceux qui ne voulaient pas voir, tout en donnant de l'espoir et de la lumière à ceux qui en avaient besoin"... Grâce à son action, la trêve hivernale a été instituée dans notre pays et les Pensions de famille ont pu voir le jour.

Ceux que l'Abbé Pierre appelait "les vrais cabossés de la vie" sont toujours là sur nos trottoirs, dans nos rues ou entassés dans des appartements insalubres. C'est pourquoi il faudrait, selon elle, ne pas oublier le message de l'Abbé Pierre, militer pour des mesures concrètes et poursuivre son combat. Elle ajoute même:" On peut tous donner quelque chose. Le geste le plus petit est utile et peut faire changer les choses".

Faisons donc notre possible que nous soyons salarié, entrepreneur, acteur ou journaliste, pour diffuser le message de ce grands homme qui reste d'actualité. Il est notamment possible de participer à la Fondation en lui adressant des titres restaurant de l'année 2017, comme de 2018 sous enveloppe non affranchie à : fondation Abbé Pierre-Libre réponse-18115-75919-Paris Cédex 19.

De même, a été publié aux Editions Sarbacane un livre étonnant "Jouer aux fantômes" de Mr Didier Lévy et de Mme Sonja Bougaeva, qui fait le portrait d'un petit garçon sans domicile plein d'imagination. Il joue aux fantômes avant l'école en couchant la nuit avec sa mère dans des appartements vides... Pour chaque livre acheté (à partir de 6 ans), 1 euro est reversé à la Fondation Abbé Pierre.

Lyliane

03/02/2018

Savez vous manger les algues?

Mmes Valérie Duclos et Myriam Loriol nous donnent une foule d'indications concernant les algues. Elles ont toutes l'avantage d'être riches en minéraux, en iode, en acides gras et de fournir des protéines et des fibres de qualité. Deplus, elles sont faibles en calories:50 kcal pour 100 g sans être trop salées.

La dulce est une algue rouge/violette à la saveur corsée, riche en fer et en oligo-éléments. Elle se marie aussi bien avec les plats salés qu'avec des desserts. Souvent présentées en paillettes, elle peut faire de très bons smoothies.

Le wakame aussi appelé alaria présente de longues feuilles ondulées vertes ou brun foncé. On l'utilise comme exhausteur de goût ou pour sa saveur proche de celle des huîtres. Elle contient beaucoup de calcium (dix fois plus que le lait). Il est possible de la mélanger à des pâtes, des Saint-Jacques, une salade ou une soupe. Souvent elle se vend séchée.

La laitue de mer a un goût entre l'endive et l'épinard. Elle est riche en fer, en manganèse et en vitamine B 12. Son goût est salé. Elle s'associe bien avec les fruits de mer et les plats de poissons (lotte...). Quant à l'algue Kombu, elle regorge de minéraux (calcium) et elle est très riche en iode. La cuisiner avec des bouillons, des soupes, des poissons ou de la viande blanche comme du poulet. 

Pour en savoir davantage, se reporter à l'ouvrage de Ka Milne "La cuisine des algues" illustré de très belles photos.

Lyliane