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26/09/2020

Une immense serre biologique sur les toits à Montréal...

Une ferme au-dessus de la ville, sur le toit d'un bâtiment situé dans une zone commerciale et industrielle: aubergines et tomates bio prennent de la hauteur à Montréal dans la "plus grande serre sur toit au monde".
Un cadre peu propice a priori à la culture de légumes, mais où une entreprise locale, les Fermes Lufa, vient d'implanter une serre de culture biologique, selon elle sans égale dans le monde. 
Grande comme trois terrains de football, cette serre, officiellement inaugurée mercredi, couvre plus de 15.000 mètres carrés. 
"La mission de l'entreprise, c'est vraiment de cultiver de la nourriture là où les gens vivent, et de façon durable", explique à l'AFP Thibault Sorret, un porte-parole, devant des plants d'aubergines géants.
La nouvelle serre est la quatrième du groupe sur les toits de Montréal. Celle construite en 2011, qui avait coûté plus de 2 millions de dollars canadiens (1,3 million d'euros), était alors la toute première du genre au monde.
Depuis, des concurrents essaiment dans le monde, comme l'américain Gotham Greens, avec huit serres sur toit à New York, Chicago ou Denver, ou le français Nature urbaine, qui en prévoit une à Paris en 2022.
A Montréal, un supermarché offre également depuis 2017 des légumes bio poussant directement sur son toit, totalement verdi pour lutter contre les gaz à effet de serre.
"Réinventer le système alimentaire"
Un Libanais d'origine, Mohamed Hage, et son épouse Lauren Rathmell, une Américaine originaire du Vermont voisin, ont fondé en 2009 les Fermes Lufa, avec l'ambition de "réinventer le système alimentaire".
Chez Lufa, une centaine de légumes sont cultivés toute l'année en hydroponie, en bac sur un substrat de fibre de noix de coco, irrigué par un liquide nutritif: salades, concombres, courgettes, choux chinois, céleris, germes, mais aussi fines herbes.
Dans toute la serre, des bourdons pollinisent les plantes, pendant que des guêpes parasitoïdes ou des coccinelles - des insectes utiles - s'attaquent aux pucerons, évitant le recours aux pesticides.
Les récoltes permettent de remplir 20.000 paniers familiaux par semaine, tous personnalisables et vendus en ligne à un prix de base de 30 dollars (19 euros).
Ce "marché en ligne" regroupe aussi les produits d'à peu près 200 fermes partenaires que Lufa ne produit pas: pain, pâtes, riz...
Au rez-de-chaussée de la nouvelle serre, un immense centre de distribution rassemble près de 2.000 produits offerts aux "Lufavores", les clients, dont des restaurateurs.
L'offre reste toutefois insuffisante pour certains légumes, déplore une cliente, Catherine Bonin. "Des poivrons, je n'en ai jamais", dit cette quinquagénaire, qui "adore" cependant la qualité et la fraîcheur des produits en général.

Pandémie bénéfique
"On est rendu à nourrir presque 2% de Montréal avec nos serres et nos fermes partenaires", affirme le porte-parole de l'entreprise. 
"L'avantage d'être sur un toit, c'est qu'on récupère énormément d'énergie du bas du bâtiment", permettant des économies de chauffage considérables, un atout pendant le rude hiver québécois, souligne Thibault Sorret.
"On arrive aussi à récupérer des espaces qui étaient jusqu'ici complètement inutilisés", ajoute ce Français d'origine.
Entièrement automatisée, la nouvelle serre dispose aussi d'un "système d'eau en circuit fermé", assurant des économies allant "jusqu'à 90%" par rapport à une ferme traditionnelle, d'autant que l'eau de pluie est aussi recueillie.
L'entreprise "a plus que doublé" ses ventes pendant la pandémie de coronavirus, un bond attribuable "à la livraison sans contact à partir d'un site en ligne", dit Thibault Sorret.
"Rentable depuis 2016", Lufa emploie aujourd'hui 500 salariés, environ 200 de plus qu'avant la pandémie, selon lui.
L'entreprise travaille actuellement à l'électrification de sa flotte de camions de livraison et caresse le projet d'exporter son modèle "dans différentes villes dans le monde", à commencer par le Canada et les Etats-Unis, explique le porte-parole.
"Ce qui est un peu fou", rappelle-t-il, c'est qu'aucun des fondateurs "n'avait fait pousser une tomate de sa vie" avant de se lancer en affaires.

Selon BFM-TV-BFM Business - mercredi 26 août 2020

07/09/2020

Une brique révolutionnaire...

INNOVATION - À l’heure actuelle, la quantité d’énergie qu’elles peuvent emmagasiner est faible, mais à terme, ces briques pourraient en stocker beaucoup plus
Des chercheurs de l’Université de Washington (St. Louis) sont parvenus à mettre au point un matériau de construction capable de stocker de l’énergie. Leur recherche est partie du constat que l’hématite, un oxyde de fer très abordable et largement utilisé dans des catalyseurs, aimants et autres alliages, était également utilisé dans les supercondensateurs, des composants électroniques capables de stocker de l’énergie. En partant de ce constat, les chercheurs se sont mis à chercher un matériau naturellement riche en hématite. C’est notamment le cas de certaines briques de construction.

Pour transformer ces simples briques en supercondensateur d’énergie, les chercheurs ont expliqué dans leur rapport avoir pulvérisé une substance nommée EDOT (3,4-Ethylenedioxythiophene) qui, en s’oxydant, se transforme en PEDOT (Poly (3,4-ethylenedioxythiophene)), un polymère conducteur. Une fois pulvérisées, les briques sont donc en mesure de conduire et de stocker une charge électrique, à la manière d’une batterie ou plutôt d’un supercondensateur.

Les chercheurs sont parvenus à alimenter une lampe de bureau LED pendant près d’une heure grâce à 50 de ces briques supercondensatrices. Ces dernières sont capables d’encaisser plus de 10.000 cycles de charge-décharge ce qui en fait un matériau très résistant.

Un bel avenir: Le concept est donc très prometteur, même si en l’état actuel, son potentiel est assez limité. On est encore très loin de voir une maison entièrement alimentée par ce type de matériau. D’autant plus que, si les briques sont peu coûteuses, ce n’est pas le cas du PEDOT. Mais il se peut que de petits appareils soient bientôt alimentés par ce biais.

Par ailleurs, selon le directeur du laboratoire à l’origine du projet, Julio D’Arcy, ces briques pourraient prochainement emmagasiner autant d’énergie qu’une batterie au lithium classique pour moins cher et avec un impact moindre sur l’environnement. De plus, les supercondensateurs sont plus sûrs, plus fiables et plus rapidement rechargeables que les batteries classiques. Le concept est donc particulièrement prometteur. On peut même imaginer qu’un jour, des bâtiments entiers reposent sur ce concept.
Selon Mme Jennifer Mertens pour 20 Minutes - 20 Minutes - mardi 18 août 2020

03/08/2020

Convention citoyenne pour le climat: des avancées...

Emmanuel Macron a annoncé, lundi devant les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat, retenir 146 de leurs 149 propositions, dont la plupart feront l'objet d'un "projet de loi spécifique" multi-mesures en septembre. Il a aussi annoncé 15 milliards supplémentaires pour la conversion écologique. Le débat sur la limite des 110 km/h sur l'autoroute est, lui, "reporté".
Emmanuel Macron et Édouard Philippe ont reçu ensemble lundi les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat dans les jardins de l'Élysée. Six d'entre eux ont présenté les conclusions de leurs travaux au chef de l'État, avant qu'il n'apporte ses réponses. Le président de la République a ainsi annoncé qu'il comptait transmettre au gouvernement ou au Parlement, ou encore soumettre à référendum "la totalité des propositions" de la Convention citoyenne pour le climat, "à l'exception de trois d'entre elles", soit 146 sur 149. Certaines seront décidées dès la fin juillet, d'autres intégrées au plan de relance mais la plupart feront l'objet d'un "projet de loi spécifique" multi-mesures en septembre, a-t-il précisé.
15 milliards supplémentaires pour la conversion écologique
"L'État prendra toute sa part : 15 milliards d'euros supplémentaires sur deux ans seront injectés pour la conversion écologique de notre économie", a également déclaré Emmanuel Macron, promettant la mise en place d'un "fonds de transformation écologique de notre économie dans le plan de relance" pour notamment "investir dans les transports propres, rénover nos bâtiments" et "inventer les industries de demain".
Le président a aussi approuvé le principe d'un moratoire sur les nouvelles zones commerciales dans la périphérie des villes ainsi que celui de mesures d'aides pour la rénovation des bâtiments. "Arrêter la bétonisation, c'est un projet pour rendre notre pays plus humain, au fond plus beau" et pour retrouver des commerces de centre-ville et mettre fin à un étalement des logements, a-t-il insisté, "c'est un modèle dont nos concitoyens veulent sortir".
Création d'un groupe de suivi pour inscrire le terme "écocide" dans le droit français
La Convention citoyenne pour le climat propose également l'introduction du crime d'"écocide" dans le droit français, afin de sanctionner une atteinte grave à l'environnement. Estimant qu'il fallait "faire en sorte d'inscrire ce terme dans le droit international pour que les dirigeants" puissent rendre "compte", il s'est engagé à porter "ce combat au nom de la France dans des instances multilatérales". Un groupe de suivi sera créé pour réfléchir à la façon de l'inscrire en droit français. 
Selon la proposition de la Convention, "constitue un crime d'écocide, toute action ayant causé un dommage écologique grave en participant au dépassement manifeste et non négligeable des limites planétaires, commise en connaissance des conséquences qui allaient en résulter et qui ne pouvaient être ignorées. Afin que la sanction possible soit dissuasive, la peine encourue doit être, dans le cas d'une violation par une entreprise, outre une peine d'emprisonnement et une amende pour les dirigeants d'entreprise ou les personnes directement responsables, une amende en pourcentage significatif du chiffre d'affaires de cette entreprise et doit inclure l'obligation de réparation". 
Macron en désaccord avec une taxe de 4% sur les dividendes
Emmanuel Macron s'est en revanche opposé à trois mesures sur les 149 proposées par les membres de la Convention. Le président de la République a ainsi décidé de "reporter le débat" sur la limitation à 110 km/h sur autoroutes pour éviter qu'elle ne "s'abîme dans une polémique" et connaisse le "même sort" que la mesure des 80 km/h.
"La transition écologique ne doit pas se faire au détriment des communes, des régions les plus enclavées", a plaidé le chef de l'État. "Pour que ça marche, il ne faut pas stigmatiser les gens, il ne faut pas les diviser, il faut réussir à les embarquer tous ensemble. Si on fait ça, nos concitoyens qui sont dans les territoires les plus enclavés qui parfois mettent tous les jours 45 minutes ou une heure en utilisant les grands axes pour aller travailler, dont la vie s'organise par ses transports, ils vont dire : OK, leur projet c'est un projet urbain, il n'y a pas de place pour moi".
Parmi les autres mesures proposées par la Convention et écartées par Emmanuel Macron : la taxe de 4% sur les dividendes, qui risquerait selon le chef de l'État de "décourager l'investissement". Il s'est également opposé à la proposition de la Convention de réécrire le préambule de la Constitution en plaçant l'environnement au-dessus des autres valeurs fondamentales de la République. "Telle que proposée, la rédaction menace de placer la protection de l'environnement au-dessus des libertés publiques, au-dessus même de nos règles démocratiques", a-t-il commenté.
Concernant une autre mesure proposée par la Convention, un moratoire sur l'accord commercial UE-Canada (Ceta), le président a déclaré : "Je vous réponds, continuons à évaluer".
Macron favorable aux référendums dès 2021
Emmanuel Macron s'est tout de même dit "prêt" à soumettre à des référendums dès 2021 certaines propositions de la Convention citoyenne pour le climat, d'une part pour modifier la Constitution, d'autre part pour des mesures spécifiques. "La réécriture de l’article 1er de notre Constitution (...) pour introduire les notions de biodiversité, d’environnement, de lutte contre le réchauffement climatique (...), je suis favorable à cette proposition", a-t-il dit, en se disant aussi ouvert à un référendum "sur un ou plusieurs textes de loi" reprenant d'autres propositions de la Convention.
"Les symboles comptent : la République sociale, la République des territoires sont désormais inscrites dans notre Constitution. Il est légitime de réfléchir à inscrire l'écologie à son tour", a-t-il dit. Dès lors le chef de l'Etat est favorable à engager à l'Assemblée nationale et au Sénat un débat en vue d'une réforme constitutionnelle qu'il souhaite "voir aboutir d'ici 2021". "Je suis prêt à recourir au référendum si celui-ci était alors constitutionnellement possible après le vote des Chambres", a-t-il insisté.
Bientôt d'autres conventions citoyennes ?
Le chef de l'Etat souhaite enfin la création de nouvelles conventions citoyennes, "sur d'autres sujets" que le climat, et a annoncé la prochaine transformation du Conseil économique social et environnemental (Cese) en "chambre des conventions citoyennes". "Vous avez montré qu'il était possible sur un sujet difficile, inflammable même, de créer du consensus" a-t-il loué, ajoutant qu'une réforme du Cese, assemblée composée de représentants sociaux, "sera présentée au prochain Conseil des ministres, qui en fera la Chambre des conventions citoyennes".

Selon Mme Céline Bregand avec AFP - Europe 1 - lundi 29 juin 2020

02/06/2020

Les "Tiny House" ont le vent en poupe...

Tiny House : Qu'est-ce que c'est ?
Les "Tiny House", en français "micro-maisons" s’invitent peu à peu dans l’Hexagone. Le concept de ce mouvement ? Se contenter de moins, en privilégiant une habitation plus petite, unique, et surtout mobile. Montées sur des remorques, il est possible d’installer sa maison n’importe où. En plus, elle est équipée de tout le confort : double vitrage, chambre, salon, cuisine, salle de bain, terrasse, chauffage et même parfois d’une mezzanine ou encore d’un toit ouvrant. Des tiny houses, toujours plus modernes qui, en plus, s’adaptent à votre budget : il faut compter entre 30 000€ et 70 000€ pour s’offrir ces maisons à roulettes.

Mais d’où viennent-elles vraiment ?
Cela remonte à l'essor de certaines communautés nomades qui vivaient dans des roulottes, en huttes ou dans des yourtes. Ce mode de vie qui leur apportait beaucoup de liberté a engendré l'invention de maisons plus "confortables" plus proche des problématiques écologiques.

Selon  MmeAva Skoupsky - Oh My Mag - dimanche 17 mai 2020

05/05/2020

Comment changer de fournisseur d'énergie?

Dans un article de Mme Camille Brun dans Télé-Loisirs, il nous est rappelé que depuis plus de 10 ans, en France, le marché de l'énergie est ouvert à la concurrence. GDF  devenu Engie) et EDF n'ont donc plus le monopole. Et il est possible de changer d'opérateur d'électricité et de gaz, notamment pour faire des économies. Comme il n'est pas simple de faire un choix entre toutes les propositions,l'article essaie d'éclairer le sujet. Car entre coups de fil de démarcheurs et publicités cachant parfois le coût de l'abonnement, c'est un peu la jungle!

Seuls les opérateurs historiques peuvent vendre de l'énergie à un prix  réglementé fixé par l'Etat. Les concurrents proposent souvent un tarif fixe, librement choisi par eux. Parfois ce prix est indexé et lié aux prix réglementés. parfois les tarifs changent chaque année. Toutefois, tous les opérateurs sont gérés par EDF et ENGIE. L'énergie (gaz et électricité) est donc de qualité constante. Certains font une démarche pour éviter le nucléaire, mais bien peu de fournisseurs produisent de l'énergie renouvelable...

Le conseil donné dans l'article est de bien comparer les offres.  L'Association UFC-Que Choisir a mis en place un moteur de comparaison simple à utiliser et disponible à l'adresse suivante:www.quechoisir.org/comparateur-energie-n21201. Une fois le choix effectué, le nouveau fournisseur s'occupe de résilier l'ancien contrat.  Pas besoin de changer de compteur, ni de craindre des coupures lors du basculement. Enfin, il est possible de revenir aux opérateurs historiques en cas de besoin.

Lyliane

30/04/2020

Propositions du parti socialiste pour l'économie du 21 ème siècle...

Plutôt que de réparer sans cesse des crises comme celle du Covid-19, la seule véritable assurance vie que l'on puisse transmettre aux prochaines générations est une politique de prévention en matière sanitaire et alimentaire.
Tribune. La pandémie de Covid-19 révèle l’extrême fragilité de nos sociétés et notre interdépendance planétaire, tragiquement dévoilées par la carence de biens essentiels en situation de crise. Nous redécouvrons par là même les enjeux stratégiques de l’agriculture et l’alimentation pour notre sécurité et notre souveraineté.

«Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner […] est une folie. Nous devons en reprendre le contrôle.» Lorsqu’il annonce des «décisions de rupture» le 12 mars, Emmanuel Macron est-il réellement convaincu de la nécessité de revoir en profondeur notre modèle de développement ? Est-il réellement prêt à abandonner le modèle néolibéral avec son capitalisme financier et son dogme du libre-échange ? Il y a dix ans, Nicolas Sarkozy dénonçait lui aussi «les dérives du capitalisme financier». Puis, dès que la crise a été oubliée, tout – ou presque – a recommencé comme avant !

Pour nous, socialistes, la crise actuelle ne doit pas être une simple parenthèse dans un modèle de développement qui nous conduit dans une impasse. Le Covid-19 est une alerte qui annonce d’autres crises sanitaires ou environnementales, liées au dérèglement climatique ou à la dégradation des écosystèmes et de la biodiversité. Nous ne pouvons plus nous contenter d’essayer de réparer nos erreurs passées : une politique de prévention apparaît désormais comme le meilleur des investissements, la seule véritable assurance vie que nous pouvons transmettre à nos enfants. C’est en ce sens que nous devons transformer nos modes de production et de consommation, notre façon d’habiter la planète. Dans le domaine de l’agriculture et de l’alimentation, trois leçons peuvent d’ores et déjà être tirées de cette crise.

Une seule santé, une seule planète
Il n’y a pas de santé de l’être humain sans santé du monde animal, du monde végétal, et par conséquent des sols. C’est le sens de l’initiative One Health («Une seule santé»), lancée au début des années 2000, qui vise à mieux affronter les maladies émergentes à risque pandémique en associant la santé humaine à celle de son environnement. Du fait de leur impact sur les écosystèmes, certaines pratiques agricoles, comme nos habitudes alimentaires, contribuent au risque d’émergence de nouveaux agents infectieux. Il est devenu indispensable d’organiser la transition vers des modèles de production et de consommation qui soient, au long cours, générateurs de santé.

Les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à s’engager dans cette voie. Il s’agit d’accélérer ce mouvement en organisant la transition de nos modèles agricoles vers des systèmes agroécologiques plus diversifiés et une alimentation plus territorialisée. La crise que nous traversons doit permettre le développement d’une «nouvelle révolution verte». Ce projet implique de repenser les liens entre territoires urbains et ruraux et de permettre une nouvelle alliance entre agriculture et société civile. Le droit à la souveraineté alimentaire

La crise révèle que l’agriculture et l’alimentation, comme d’autres biens essentiels, sont au cœur de notre indépendance et de notre sécurité. La nourriture n’est pas une marchandise comme les autres. En ne préservant pas le droit à la souveraineté alimentaire, associé à une solidarité fondée sur la coopération entre les différentes régions du monde, une erreur a été commise lors de l’intégration de l’agriculture dans les règles du commerce international (création de l’OMC en 1994, aujourd’hui accords de libre-échange type Ceta et Mercosur).

Nous devons inventer une nouvelle génération de traités fondés sur des règles équitables et qui s’inscrivent dans un nouveau multilatéralisme. Dans ce «monde en commun», la sécurité alimentaire de 10 milliards d’êtres humains en 2050 passe par la justice, la dignité des travailleurs de la terre et le respect de la diversité des agricultures dans le monde. De la même façon que l’Unesco a adopté le 2 novembre 2001 une Déclaration universelle sur la diversité culturelle (sur la pression notamment de la France), notre pays doit défendre auprès des Nations unies la reconnaissance d’une exception agricole et alimentaire.
Ni nationalisme égoïste ni prédation mondialisée mais le droit pour chaque pays à contribuer à la sécurité alimentaire commune. Une nouvelle régulation des marchés agricoles, basée sur le «juste-échange», peut se substituer au dogme du libre-échange. Car, comme l’avait souligné Edgard Pisani, «le monde aura besoin de toutes les agricultures du monde pour nourrir le monde».

Le temps de l’Europe: La dernière leçon de la crise sanitaire dramatique que nous vivons en direct est que nous ne trouverons pas seuls de réponse aux enjeux sanitaires, sociaux et écologiques du XXI siècle. C’est notre Europe, aujourd’hui inachevée, qui, dans ce monde dangereux, peut faire de l’éthique de l’entreprise et de l’action publique une boussole dans la globalisation. Le Green Deal européen, qui a pour objectif la neutralité climatique en 2050 dans le cadre d’une transition juste et inclusive pour tous, ne doit pas trahir ce qui est un authentique espoir pour les citoyens européens. Une des bases de la fondation de la communauté européenne fut la modernisation de l’agriculture dans le traité de Rome en 1957. Convaincus que les espaces ruraux ne sont pas une périphérie mais au cœur des enjeux de la modernité, nous affirmons que le temps est venu de bâtir une politique agricole et alimentaire commune pour le XXI siècle.

Cette nouvelle PAAC doit faire de la santé des sols, du refus de l’accaparement des terres, du partage de la valeur ajoutée, de la fin du gaspillage alimentaire et du renouvellement des générations les conditions même d’une agriculture à hauteur d’homme, capable de produire une nourriture de qualité pour tous. La mondialisation n’est pas comme dans la fiction libérale, heureuse «par nature». Elle peut le devenir dans un nouveau pacte de respect de la nature et des droits humains. Lutte contre le changement climatique, protection de la biodiversité, prévention de la malnutrition et des pandémies sont un même et seul combat. Il passe par une puissance publique régulatrice, protectrice de nos communs et garante de la justice. Ce sont les principes directeurs d’une politique de gauche pour l’agriculture et l’alimentation.

Signataires : Dominique Potier secrétaire national du Parti socialiste et député de Meurthe-et-Moselle, Olivier Faure premier secrétaire du Parti socialiste et député de Seine-et-Marne, Valérie Rabault présidente du groupe socialistes et apparentés à l’Assemblée nationale et députée de Tarn-et-Garonne, Patrick Kanner président du groupe socialiste et républicain au Sénat et sénateur du Nord, Eric Andrieu vice-président du groupe S&D au Parlement européen, Stéphane Le Foll maire du Mans 

29/04/2020

Les concierges sont aussi en première ligne...

Un petit mot glissé sous la porte : "Nous sommes partis nous confiner à la campagne, merci de vous occuper de nos plantes." Un SMS : "J'ai mis mes poubelles sur le palier, est-ce que vous pourriez les descendre?" Un coup de fil : "Merci de garder mon colis confiné quelques heures, le temps que le virus parte, et ensuite de me le monter." Depuis que le "chacun chez soi" a été décrété, voilà le genre de tranches de vie qui absorbent Angélique et ­Ludovic, couple de gardiens officiant dans une copropriété de quatre immeubles, dans le quartier Montparnasse, à Paris.
Sur le ­territoire urbain, maillage de 60.000 concierges, ces petites ­histoires se déclinent à l'envi. Donnant à ces employés le sentiment d'être vus comme un rempart face au danger qui rôde jusque dans les parties communes. Mais sans la reconnaissance, encore moins les applaudissements.

"Le port du masque n'est pas nécessaire" ont fait savoir les organisations d'employeurs et syndics
Et avec quelles précautions? Puisque le ­contact rapproché avec les occupants est censé se raréfier, "le port du masque n'est pas nécessaire" ont fait savoir les organisations d'employeurs et syndics, dans un point d'étape du 23 mars. Il est aussi spécifié que "les équipements de protection habituels sont à utiliser, notamment des gants ménagers" et que "devra être apporté un soin tout particulier à la désinfection ­fréquente des éléments sensibles que sont les poignées, barres, rampes, sonnettes, ­Digicode et boîtes aux lettres". À charge pour l'employeur de s'assurer que le matériel est ­conforme, suffisant, et de le renouveler si besoin. Voilà pour le cadre théorique.
Les réalités sont plus disparates. Déjà parce que la communication fait parfois défaut avec des syndics au ralenti. Et que tous n'adoptent pas la même position. "Il y a l'employeur qui comprend la situation, pose Patrick Barbero, directeur de l'Union nationale pour la défense des gardiens d'immeubles et des employés de maisons (UDGE). Et il y a l'abruti avec un grand A, qui ne veut rien savoir : 'Le gardien est exposé? Je m'en fous, il continue son boulot car on a besoin que les poubelles soient sorties, le ménage fait et le courrier distribué.'"
Et de ­rapporter l'appel d'une gardienne sommée de faire les courses pour l'ensemble des résidents. Avec la crainte de perdre son emploi en cas de refus. "On parle de gens qui bossent la boule au ventre, avec les moyens du bord. Nous aussi sommes au front, peut-être pas en première ligne mais juste derrière", appuie ­Sandrine Pavy, du Syndicat ­national indépendant des gardiens d'immeubles et concierges (Snigic), elle-même en poste à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Javellisation systématique des colis: Dans le 11e arrondissement de Paris, Sandra partage sa loge de 18 mètres carrés avec son fils adolescent, entourée d'une cinquantaine de logements. La semaine dernière, elle a reçu du syndic de l'immeuble un lot de masques FFP2 et une boîte de 100 gants. Mais pas de consignes particulières, si ce n'est celles contenues dans la lettre d'Anne Hidalgo ­encourageant les ­gardiens parisiens à aider les résidents âgés dans le besoin. Ce qu'elle fait. De son propre chef, elle a aussi pris des ­mesures d'hygiène supplémentaires, comme la javellisation systématique des colis. Reste qu'elle a "quand même un peu peur".

Gilles, qui officie dans le 18e, a eu un mal fou à faire valoir son droit de retrait. Pas tant parce qu'il prenait des risques sur son lieu de travail, où aucun matériel ne lui a été fourni. C'est surtout que, n'habitant pas sur place, il en était réduit à utiliser trois transports en commun, deux fois par jour, pour un simple acte de présence. Ménage et poubelles étant sous-traités, les sociétés de réparation ne venant plus, il ne lui restait que de rares colis à réceptionner. Mais il a fallu en passer par un avocat pour faire plier le syndic.
Angélique et Ludovic, eux, sont restés sans nouvelles du leur ­pendant deux semaines, après qu'il leur eut été demandé, au premier jour du confinement, de cesser le nettoyage des parties communes. Leur conscience professionnelle a été plus forte. Ils passent désormais plus de deux heures sur une cage d'escalier contre quarante minutes habituellement. "On insiste sur des zones nouvelles ou plus exposées, comme les portes des occupants ou les interrupteurs."
Par chance, le couple disposait d'un stock de gants et de masques chirurgicaux hérité d'un dentiste ayant déménagé il y a quatre ans. Dans l'histoire, le pharmacien du coin a été bien content de récupérer deux boîtes de gants pour ses employés, les troquant amicalement "contre quelques masques FFP2". Voilà le facteur qui frappe à la porte de la loge. Ses protections, c'est ici qu'il les a trouvées. 

Selon Mr Damien Burnier - leJDD - mardi 7 avril 2020

 

27/04/2020

Appel du Secrétaire Général de l'ONU en faveur de la défense des femmes dans le monde...

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a lancé dimanche un appel mondial à protéger les femmes et jeunes filles "à la maison", alors que le confinement provoqué par la pandémie de Covid-19 exacerbe les violences conjugales et dans les familles.
"La violence ne se cantonne pas aux champs de bataille", a-t-il souligné dans un communiqué et une vidéo en anglais sous-titrée en français, arabe, espagnol, chinois ou russe, en rappelant son appel récent à un cessez-le-feu sur tous les théâtres de guerre pour mieux lutter contre la maladie.
"Malheureusement, de nombreuses femmes et jeunes filles se retrouvent particulièrement exposées à la violence précisément là où elles devraient en être protégées. Dans leurs propres foyers. C'est la raison pour laquelle je lance aujourd'hui un nouvel appel pour la paix à la maison, dans les foyers, à travers le monde entier"."Ces dernières semaines, tandis que s'aggravaient les pressions économiques et sociales et que la peur s'installait, le monde a connu une horrible flambée de violence domestique", a déploré le chef de l'ONU.
"J'engage tous les gouvernements à prendre des mesures de prévention de la violence contre les femmes et à prévoir des recours pour les victimes dans le cadre de leur plan d'action national face au Covid-19", a-t-il ajouté.
En réclamant que la justice continue de poursuivre les coupables, Antonio Guterres a notamment demandé la mise en place de "systèmes d'alerte d'urgence dans les pharmacies et les magasins d'alimentation", seules enseignes à rester ouvertes dans de nombreux pays.
Il faut "faire en sorte que les femmes puissent demander de l'aide de manière sûre, sans que ceux qui les maltraitent s'en rendent compte", a-t-il insisté.
Selon l'ONU, qui dit ne pas être en mesure à ce stade de quantifier le nombre de femmes ou jeunes filles subissant dans le monde des violences familiales en raison du confinement, une femme sur trois expérimente la violence durant sa vie.
- France, Turquie, Inde... -
Aujourd'hui, avec la pandémie, de nombreuses femmes sont prises au piège dans leur maison avec leur agresseur et le phénomène peut concerner tous les pays, constatent les Nations unies.
Ainsi, aux Etats-Unis, plusieurs villes ont rapporté un nombre croissant de cas de violences familiales et d'appels à ce sujet. En Inde, le nombre de dossiers a doublé au cours de la première semaine de restriction de mouvements, selon la Commission nationale pour les femmes.
Des militantes turques ont de leur côté appelé à une meilleure protection des femmes en raison d'un accroissement des meurtres les visant depuis la recommandation du confinement faite par le gouvernement le 11 mars.
La première semaine de restrictions en Afrique du Sud s'est traduite par près de 90.000 plaintes de violence, tandis qu'en France, la violence domestique a cru d'un tiers en une semaine.
Le gouvernement australien a rapporté pour sa part avoir constaté une augmentation de 75% des recherches sur internet pour un soutien face à des violences dans les foyers.
Les exemples ci-dessus ont été rapportés par des organisations ou des pays ayant des systèmes établis pour la protection des femmes. Alors que le virus se répand, les Nations unies disent s'attendre à avoir moins d'informations de pays disposant d'institutions faibles, avec des chiffres ne reflétant que le sommet de l'iceberg et les pires cas.
"Ensemble, nous pouvons et devons empêcher la violence partout, dans les zones de guerre comme dans les foyers, tandis que nous nous efforçons de vaincre le Covid-19", a plaidé Antonio Guterres.
L'ONU juge enfin que les violences faites aux femmes risquent de prendre des tournures plus complexes: l'exposition au coronavirus utilisé comme une menace, femmes expulsées de leur domicile sans endroit où aller, police et justice submergées et faisant des priorités...
A ce sujet, l'ONU pousse les gouvernements à continuer à prévoir des abris pour les femmes abusées et de garder ce dossier dans leur définition des services essentiels.
(prh/ybl). Selon AFP - AFP - lundi 6 avril 2020

07/04/2020

Un crédit immobilier sur mesure...

Dans Version Fémina, Mme Laurence Ollivier nous donne des conseils, afin d'être informés et de pouvoir obtenir de notre banquier une des solutions personnalisées suivantes: soit un prêt aidé, soit un prêt-relais, soit même un prêt longue durée sur 20 ou 25 ans. En effet, généralement les banques ont tendance à proposer un crédit classique amortissable. Ne pas hésiter à comparer les taux proposés et à rencontrer un courtier en crédit.

Le prêt aidé sur 2 ou 3 lignes permet de coupler plusieurs prêts (bancaire, à taux zéro...) de durée, de taux et de mensualités distincts pour, à l'arrivée, faire baisser le coût total du financement. De plus, l'effort de remboursement est lissé dans le temps sur toute la durée du montage. Cela permet en principe d'économiser quelques milliers d'euros dit l'article. En effet, un meilleur taux est possible sur une durée d'emprunt plus courte.

La solution du prêt-relais permet, si vous êtes en fin de crédit et que vous voulez acheter un logement moins cher que celui qui sera vendu, une avance de trésorerie sur 12 ou 24 mois au maximum vous laissera le temps de vendre sans attenndre pour acheter. On ne paie alors que les intérêts, voire uniquement l'assurance et vous pourrez solder le prêt dès que la transaction sera conclue. Si vous êtes loin de la clôture ou si le logement en vue est plus cher, il serait mieux de compléter le prêt-relais par un prêt bancaire classique. On nomme cette opération" prêt achat relais" ou "prêt achat revente".

Si votre budget est serré, il est possible de demander un prêt longue durée ( sur 20 ou 25 ans). en effet, les banques refusent les demandes de crédit lorsque les remboursements représentent plus d'un tiers des revenus de la famille (33%). L'endettement sur une plus longue durée permet de réduire les échéances. Dans ce cas, vous payerez une assurance importante, car en cas de chômage ou de divorce, la banque veut pouvoir rentrer dans ses fonds...

Lyliane

 

24/03/2020

Des méthodes pour mieux supporter le confinement et se relaxer...

Bilan des cas réactualisé plusieurs fois par jour, Emmanuel Macron évoquant une "guerre" contre le Covid-19, confinement pendant au moins 15 jours... Les sources de stress sont nombreuses depuis que l'épidémie de coronavirus a atteint la France. Même si cette période peut être particulièrement stressante, il est tout de même possible de l'atténuer, voire de l'évacuer.
Europe 1 vous donne quatre méthodes pour aider à passer plus facilement le cap du confinement, grâce à des applications et des sites internet.

Une application pour la sophrologie
Dans une ambiance "anxiogène", partir à la découverte de la sophrologie peut être un bon moyen de reprendre le contrôle. Alors que le contexte actuel nous oblige à ralentir et passer outre un grand nombre d'habitudes qui régulent nos journées, l'application Be Yourself propose de "se sentir mieux" grâce à la sophrologie. "Même si les conditions ne sont pas réunies pour vivre zen, la sophrologie peut aider", résume au micro d'Europe 1 Annie Duprez, la fondatrice de l'application. Et pour inciter les Français à se lancer à la découverte de cette discipline, Be Yourself a mis en place une "offre de sept séances gratuites" et met en ligne "tous les jours sur les réseaux sociaux une vidéo dédiée à une pratique de la sophrologie". 

Une application pour faire de la méditation 
Si la respiration est à la base de la sophrologie, elle est aussi l'un des fondements de la méditation. "En ces temps troublés par l’épidémie, elle est un réel soutien : il s’agit de renforcer son mental enfin d’accepter le stress et le reconnaître afin de le contrôler", explique Benjamin Blasco, co-fondateur de Petit Bambou, une application dédiée à cette pratique. Pour "s'évader et comprendre nos peurs" pendant l'épidémie, l'entreprise a ouvert un programme gratuit consacré à "l'anxiété". Avec un peu d'entraînement, il est possible d'arriver "à se reconnecter à des petites choses simples, et même profiter de petits moments de joie", détaille Benjamin Blasco. 

Des vidéos pour faire du yoga et du pilate 
Alors que les salles de sports sont fermées à cause de l'épidémie de coronavirus, il peut être frustrant de ne pas pouvoir faire son cours de yoga ou de pilate habituel. Le centre Qee Yoga a mis gratuitement à la disposition des internautes 400 vidéos disponibles sur Facebook et Instagram pour pouvoir continuer sa pratique, ou même s'y initier. "On a des cours allant de 10 minutes, à 1h30", précise Véronique Maillet, la fondatrice, qui assure voir "une hausse assez phénoménale depuis quelques jours des inscriptions". 

Se détresser grâce à une application musicale 
La musique adoucit les mœurs. Ce proverbe bien connu a été pris au pied de la lettre par Chris Hayot, le cofondateur de Neural Up, une technologie antistress "par immersion musicale". Cela va "amener le cerveau à coordonner son activité, et l'aider à se relaxer, à favoriser l'endormissement, et même à se concentrer", détaille l'ancien nageur professionnel. Sur son application, il est donc possible de retrouver une "grande variété"
de musiques pour rendre un peu plus doux votre confinement. 
Parler de vos angoisses et de vos peurs à un psychologue

Il est parfois bon de se confier à quelqu'un. De nombreuses sociétés, comme ProConsulte ou Ourco, mettent en place des numéros de téléphone pour entrer en contact avec un psychologue. Mais il existe également des numéros verts pour les professionnels de santé qui subissent une pression particulière depuis l'épidémie de Covid-19, il s'agit du 0.805.23.23.36 qui est accessible en tout temps. À noter que les policiers disposent également du même dispositif d'accompagnement au 0.805.230.405.

Selon Mr Ugo Pascolo - Europe 1 - mercredi 18 mars 2020

21/03/2020

Les maires et la transition écologique...

Spontanément, et à juste raison, les Français font le lien entre la préservation de leur cadre de vie et celle de la planète, entre actions locales et préoccupations globales. Pour répondre à leurs attentes grandissantes, nombre de candidats aux élections municipales verdissent leurs programmes. Mais leurs déclarations d'intention devront être suivies d'effets en intégrant les attentes réelles des citoyens ainsi que les contraintes réelles du système électrique. Les candidats devront être le lien entre les développeurs, producteurs, fournisseurs d'énergie et les citoyens afin d'assurer une transition énergétique au service de la collectivité. Notamment, en matière d'énergie renouvelable (EnR), les municipalités doivent donc être le fer de lance d'un développement rapide et harmonieux. Qu'il s'agisse de biométhane, d'éolien, de solaire ou d'hydraulique, les énergies renouvelables se prêtent d'ailleurs idéalement aux initiatives locales. Décentralisées par nature, elles reposent volontiers sur des unités de production disséminées, de tailles raisonnables et s'intégrant harmonieusement à l'environnement. En outre, elles offrent la possibilité de rapprocher production et consommation, en couplant un pilotage intelligent et une optimisation du dimensionnement, pour permettre une gestion maximisée des réseaux électriques.

Plusieurs outils pour organiser le développement local:
Si l'État et les régions conservent de nombreuses prérogatives en matière d'énergie, les municipalités disposent de plusieurs outils pour favoriser et organiser le développement local des EnR. Obligatoire pour les communes et les intercommunalités de plus de 20 000 habitants, le plan climat-air-énergie territorial (PCAET) permet de dresser le cadre stratégique nécessaire à la cohérence dans la durée des différents projets. La collectivité peut aussi utiliser le PLU (ou PLUi) pour accélérer ou flécher les initiatives privées, par exemple en formalisant les orientations favorables aux énergies renouvelables sur des terrains spécifiques ou en en excluant d'autres, étant donné que tout projet au-delà d'une certaine puissance doit obtenir un permis de construire de la commune. Enfin, elle peut investir, ou co-investir, directement dans le développement d'actifs EnR pour orienter les projets afin de respecter la volonté citoyenne. Indépendamment de leur éventuel engagement financier, les municipalités ont surtout la capacité à lever l'un des freins majeurs au développement des EnR : l'acceptabilité. S'impliquer et faire entendre la voix des citoyens permet d'en finir avec les projets démesurés, hors-sol, dépourvus de considérations sociales et environnementales, générant d'innombrables recours et qui, au final, nuisent à l'image des EnR.

La collectivité comme chef d'orchestre:Au contraire, elles peuvent promouvoir le développement concerté d'infrastructures à taille humaine, a minima accepté par les habitants, respectueuses des paysages, de la biodiversité et de la culture locale, et créatrices de valeur pour le territoire et ses habitants. Avec un argument qui fait souvent mouche auprès de ces derniers : la possibilité d'une offre locale autour des actifs de production au bénéfice des citoyens. En effet, non seulement les habitants perçoivent directement l'utilité de l'actif implanté sur leur commune, mais ils bénéficient aussi en général de tarifs d'électricité compétitifs, potentiellement sur de longue période. Selon une récente étude réalisée avec le soutien de l'ADEME, les projets d'initiative locale seraient ainsi deux à trois fois plus rentables tout en suscitant davantage l'adhésion de la population.
Pour autant, tout ceci ne signifie pas que la collectivité doit se transformer en énergéticien. Sa vocation est avant tout d'être un chef d'orchestre qui impulse et organise le développement local des EnR en relayant les attentes des citoyens. Elle apporte sa vision stratégique, sa connaissance du contexte local, son pouvoir administratif, éventuellement des terrains et des toitures et, le cas échéant, une capacité d'investissement de long terme stabilisatrice.

Un schéma quadruplement gagnant
C'est son rôle premier, et c'est un rôle primordial dans la réussite de la transition énergétique. Mais, pour le reste, elle a tout intérêt à se faire accompagner et à s'appuyer sur un partenaire spécialisé, qui apportera son savoir-faire dans la définition, le déploiement et l'exploitation des actifs EnR, et dans la gestion de l'énergie produite. Un tel schéma est quadruplement gagnant. Gagnant pour la collectivité, qui répond aux attentes de la population en matière environnementale tout en créant de la valeur localement. Gagnant pour les citoyens, qui bénéficient d'une énergie propre, locale, compétitive dans la durée et en adéquation avec le territoire. Gagnant pour l'opérateur partenaire, qui tire profit d'une dynamique de création de valeur durable. Enfin, et surtout, gagnant pour l'environnement, avec l'accélération de la transition vers les énergies décarbonées via des infrastructures à impact réduit.
S
elon Mr Nicolas Ott - La Tribune - jeudi 12 mars 2020

15/03/2020

Changement climatique: pétition en faveur de l'avenir de nos enfants et petits-enfants...

A l'attention des préfets de région, chargés de la protection des populations face aux risques du changement climatique; En tant que parents responsables et inquiets pour la vie de nos enfants, nous soutenons  cette pétition :...

 

Afin d’assurer un avenir à nos enfants, et devant le constat que les politiques de croissance verte sont trop lentes (- 13% d'énergies renouvelables en moins dans la part de l'énergie en 2016) nous vous assurons de notre soutien si vous décidez de mettre en place des mesures radicales d’urgence de protection des populations. Nous sommes prêts à accepter les conséquences économiques et la baisse de notre confort d'un État d'urgence climatique. Mais nous sommes des citoyens informés, et nous ne nous faisons plus bernés par les mots et les discours : nous savons qu'un plan Marshall environnemental digne de ce nom doit obligatoirement contenir dans son programme :


  • Une réduction des productions non essentielles (gadgets hi-tech, emballages plastiques, produits de luxe...), dont la perte en emplois sera compensée par des programmes de reconversion des salariés dans les métiers de la réparation et du recyclage.
  • Une reconversion aux énergies renouvelables des industries fonctionnant encore aux énergies fossiles.
  • Une généralisation du fret de marchandises sur voies ferrées et fluviales et des transports en commun pour les personnes (transports : +11% des GES en 2017 en France). 
  • Arrêt des subventions à l’agriculture conventionnelle au profit de l'agriculture de conservation; limitation des élevages industriels (18% des émissions de GES et gaspillage des eaux potables) et des céréales destinées à ces élevages.
  • Limitation des grands projets immobiliers (bâtiment : +23% des GES en 2017 en France), notamment sur des terres agricoles : l’équivalent d’un terrain de foot de terre agricole disparaît en France toute les 5 minutes ! Protégeons la souveraineté alimentaire de nos enfants !

Aucun programme de transition qui ne reprenne ces points essentiels ne peut être sérieusement reconnu comme tel. Si la vie de nos enfants continue d’être mise en danger pour maintenir une politique économique idéologique fondée sur la croissance au péril de la vie, sans que les préfets n’interviennent, il est à prévoir que certains d'entre nous, par amour pour leurs enfants, prendront eux-mêmes des mesures de protection, et vous ne pourrez alors leur en tenir rigueur, puisqu'ils auront paré à vos manquements...


Avec tout le respect que nous gardons pour l’instant pour la noblesse de vos missions ;


Des parents inquiets pour la vie de leurs enfants.

 

49.237 signatures

Pétition soutenue par un Super contributeur

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14/03/2020

Qu'est ce que le Pacte du Pouvoir de vivre, demandent N. Hulot et des ONG?

"Une grande partie des solutions à la crise sociale, écologique et démocratique se trouve à l'échelle locale", soulignent les 55 organisations. Les organisations à l'initiative du "Pacte du pouvoir de vivre" lancé il y a un an appellent mercredi les futurs élus issus des municipales des 15 et 22 mars à appliquer "dix mesures écologiques et sociales indispensables".

L'écologie est-elle soluble dans les sciences politiques ?
"Les maires ne peuvent pas tout. Mais une grande partie des solutions à la crise sociale, écologique et démocratique se trouve à l'échelle locale, formidable terrain du pouvoir d'agir", soulignent dans un communiqué ces 55 organisations, parmi lesquelles la CFDT, la Fondation Hulot, France Terre d'Asile, Emmaüs, la Mutualité française, ATD Quart monde ou Oxfam.
"Cela permettra aux citoyens d'y voir plus clair car certains élus, en toute sincérité, prennent parfois deux ou trois engagements locaux et se parent de vertus écologiques", affirme mercredi Nicolas Hulot dans un entretien au Parisien. "L'intérêt du Pacte du pouvoir de vivre (...) est précisément d'associer de manière définitive l'écologie et le social. Car ces deux enjeux ne peuvent plus s'opposer", ajoute-t-il.
"Passer la politique municipale au crible"
Il s'agit de permettre aux citoyens de "passer la politique municipale au crible de ces dix propositions pendant le mandat" du futur maire, a renchéri mercredi sur RTL le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, critiquant une "volonté politique" qui selon lui "aujourd'hui n'existe pas".
Les 55 organisations appellent les futurs élus à "développer les alternatives pour diminuer drastiquement les trajets en voiture individuelle", à "réduire l'utilisation des pesticides de synthèse de 50% dans les zones agricoles", à garantir des cantines "avec l'objectif de servir 60% de produits bio et locaux et au moins deux repas végétariens par semaine". 

Elles réclament également la mise en place "d'un plan de rénovation thermique des bâtiments publics", "un moratoire sur toute ouverture ou extension de grandes surfaces commerciales ou logistiques dès 2020", une régulation "des marchés du logement avec des loyers encadrés, un coût du foncier maîtrisé et des logements sociaux en nombre suffisant".
Enfin, elles souhaitent que les futurs élus s'engagent à "garantir aux personnes migrantes et réfugiés l'accueil et l'hospitalité", "l'accès à la santé pour toutes et tous au sein des territoires" et qu'ils allouent 10% du budget communal pour la démocratie participative.
Également sur RTL, Christophe Robert, le délégué général de la Fondation Abbé Pierre, a rappelé qu'"il ne suffit pas de dire pour que ça se fasse : il faut des objectifs concrets. Il faut aller regarder dans le détail". "On outille les citoyens pour qu'ils puissent aller au devant de ces programmes et dire : 'quelle est la réalité de l'ambition'" du candidat aux municipales?

Selon l'Express-jeudi 5 mars 2020

21/02/2020

Les futurs J.O. de Paris et l'écologie...

Dès sa candidature, Paris a mis l'écologie et le respect de l'environnement au centre de son argumentation pour obtenir les Jeux Olympiques de 2024. Aujourd'hui, alors que l'événement planétaire avance à grands pas, Tony Estanguet, le président du comité d’organisation, réaffirme et détaille ces ambitions.
Moins construire pour moins émettre
Concrètement, Tony Estanguet vise 1,5 million de tonnes de CO2 générée par l'organisation de ces Jeux et là "on compensera". A titre de comparaison, l'empreinte carbone totale par Français (qui prend notamment en compte les importations de produits) représentait 10,5 tonnes d'équivalents CO2 en 2015, selon les calculs des Echos à partir d'un rapport paru début janvier de l'Ademe et de l'OFCE. Autrement dit, si le comité d'organisation tient ses objectifs, les émissions liées à l'organisation des JO seront équivalentes à l'empreinte carbone de 143.000 habitants sur une année entière. Cette "ambition repose principalement sur moins de constructions: 95% des sites utilisés pour l'organisation des Jeux sont déjà existantes ou temporaires. Donc on ne va quasiment rien construire, les seuls équipements que l'on va construire sont ceux que la population va utiliser au lendemain des Jeux. Ce sont des logements et un centre aquatique. Deuxièmement, les transports. Tous les sites de compétition seront desservis par des transports en commun et ensuite, au cas par cas, on va essayer de réduire, réduire, réduire en matière de restauration, en matière de déchets". L'objectif étant de faire "les choses différemment pour favoriser l'économie circulaire, pour faire en sorte que vraiment Paris 2024 soit le plus innovant possible".

Selon Mr Olivier Chicheportiche - BFM Business - vendredi 31 janvier 2020

17/02/2020

Habiter avec des réfugiés...

Dans Télérama N° 3651 de janvier 2020, Mme Juliette Bénabent nous rapporte sa visite auprès des membres de l'association Caracol, fondée en 2018 par Mr Simon Guibert (27 ans) au Perreux-sur-Marne (94). Là, dans un loft de 150 M2 voué à la destruction d'ici 2 années, des locataires appartenant à diverses cultures cohabitent depuis février 2019. Somaliens,Yéménites, Afghans, tous ont leur chambre et paient 190 euros par mois.

Simon partage leur quotidien et explique d'où lui est venue cette idée: il l'a rapportée de Grande-Bretagne. Désireux d'importer en France ce principe de location multiculturelle et armé d'un grand optimisme, il a crée un élan de solidarité autour des réfugiés de la capitale. Il pratique la gouvernance partagée et il demande à tous de participer aux travaux d'amélioration tout en limitant leur empreinte écologique. Cet habitat coopératif pourrait s'étendre à d'autres régions. Des projets sont déjà en cours à La Roche-sur-Yon, Marseille, Toulouse et Paris.

Pour tout renseignement, joindre l'association Caracol.

Lyliane

 

31/01/2020

A quoi va servir l'énergie quantique?

Cela ressemble à de la science-fiction. Et pour le moment, ça l'est encore. Mais les technologies quantiques sont en train de prendre forme. Si bien que le gouvernement a annoncé jeudi la création d'une "task force" interministérielle dédiée. Concrètement, il s'agit d'un groupe de travail qui inclut les ministères de la Défense, de l'Economie et de la Recherche, de la recherche publique (CEA, Inria et CNRS) et des opérateurs financiers (Bpifrance et secrétariat général pour l'investissement).

Son but? "Garantir le financement à bon niveau des programmes les plus productifs" à travers le fonds pour les investissements de rupture, le pacte productif ou la future loi de programmation sur la recherche, indique la ministre de la Recherche Frédérique Vidal à l'occasion de la remise d'un parlementaire sur le sujet rapport à l'Assemblée nationale. L'idée est de ne pas rater ce "virage", véritable enjeu économique mais aussi de souveraineté pour l'Etat français.

De 10.000 ans à 200 secondes
Alors en quoi cela consiste ? Le terme "quantique" renvoie à l'infiniment petit. A l'échelle atomique, les propriétés de la matière changent et ouvrent de nouvelles perspectives dans les domaines de l'informatique, de la physique ou encore de la médecine."La mécanique quantique, c'est une discipline de la physique qui apparaît dans les années 1890 -1900" explique sur le plateau de Inside, Olivier Hess, expert quantique chez IBM France. Puis, à la fin du 20 siècle, apparaît l'idée que cette mécanique puisse "déboucher sur une technologie quantique". A savoir le fameux ordinateur quantique, probablement le meilleur exemple de la révolution qui s'opère.

En se libérant du langage binaire classique d'un ordinateur actuel, cette machine du futur décuple sa puissance. Concrètement, un calcul qui demanderait 10.000 ans à un ordinateur de la NASA serait assuré en… 200 secondes par un ordinateur quantique.
Google avait d'ailleurs annoncé avoir atteint, en septembre dernier, la "suprématie quantique", c’est-à-dire le passage à des calculs impossibles avec un ordinateur classique, aussi puissant soit-il. L'étude avait été contestée par IBM. Il faut dire que l'enjeu financier est énorme tant la technologie devrait bouleverser notre avenir. Tous les géants du numérique s'y intéressent comme Microsoft, Huawei, Alibaba ou encore HP.

L'avenir des voitures autonomes:

Le premier atout du quantique, c'est donc la vitesse de calcul et donc le traitement de données en temps réel. La technologie sera, par exemple, très intéressante pour la mobilité de demain, en particulier pour la voiture autonome. La masse de data qui devra être traitée dans un monde dominé par l'internet des objets devrait être très facilement gérée par des ordinateurs quantiques. En 2017, Volkswagen a annoncé un partenariat avec le canadien DWave Systems pour développer de nouveaux algorithmes beaucoup plus avancés que ceux existants. Si cela ressemblait davantage à un coup de com, cela montrait aussi l'ambition des professionnels du secteur.

De la même façon, la reconnaissance vocale ou faciale sera aussi plus fine, le fret sera mieux organisé, la production d'énergie mieux optimisée… Le potentiel est donc énorme.

Un autre secteur prometteur pour le quantique, c'est le cryptage des données avec de nouveaux algorithmes qui seraient physiquement incassables. En 2016, la Chine a ainsi envoyé dans l'espace un satellite de communication quantique qui utilise des photons (composant de la lumière) pour transmettre des données. Or tenter d'observer un photon change ses propriétés : la tentative d'espionnage ou d'interception est donc immédiatement remarquée.

Dans le domaine de sa santé, la vitesse de calcul du quantique permettra de développer de nouveaux médicaments en créant des simulations génétiques bien plus nombreuses qu'avec les machines actuelles.

"L'avantage quantique" dans 3 ou 5 ans

Alors où en est-on avec l'ordinateur quantique? "Il existe physiquement" assure Olivier Hess. Avant de tempérer : Ces machines "restent inférieures, aujourd'hui, à des machines classiques" explique-t-il. "Mais elles ont la stabilité, la maturité suffisante pour permettre de commencer à faire des choses".

Chez IBM, on espère atteindre "l'avantage quantique" dans 3 ou 5 ans, c'est-à-dire, le moment où on dépassera "sur certains types de problèmes, une machine classique." Mais on sera encore à l'état d'un prototype, peu utilisable concrètement. 

Pour autant, la France ne veut pas laisser passer le train. Le rapport parlementaire préconise un investissement de 1.4 milliard d'euros sur 5 ans. Probablement trop peu pour prendre les devants. Mais au moins de quoi suivre le mouvement.x algorithmes qui seraient physiquement incassables. En 2016, la Chine a ainsi envoyé dans l'espace un satellite de communication quantique qui utilise des photons (composant de la lumière) pour transmettre des données. Or tenter d'observer un photon change ses propriétés : la tentative d'espionnage ou d'interception est donc immédiatement remarquée.

Dans le domaine de sa santé, la vitesse de calcul du quantique permettra de développer de nouveaux médicaments en créant des simulations génétiques bien plus nombreuses qu'avec les machines actuelles.

"L'avantage quantique" dans 3 ou 5 ans

Alors où en est-on avec l'ordinateur quantique? "Il existe physiquement" assure Olivier Hess. Avant de tempérer : Ces machines "restent inférieures, aujourd'hui, à des machines classiques" explique-t-il. "Mais elles ont la stabilité, la maturité suffisante pour permettre de commencer à faire des choses".

Chez IBM, on espère atteindre "l'avantage quantique" dans 3 ou 5 ans, c'est-à-dire, le moment où on dépassera "sur certains types de problèmes, une machine classique." Mais on sera encore à l'état d'un prototype, peu utilisable concrètement. 

Pour autant, la France ne veut pas laisser passer le train. Le rapport parlementaire préconise un investissement de 1.4 milliard d'euros sur 5 ans. Probablement trop peu pour prendre les devants. Mais au moins de quoi suivre le mouvement.x algorithmes qui seraient physiquement incassables. En 2016, la Chine a ainsi envoyé dans l'espace un satellite de communication quantique qui utilise des photons (composant de la lumière) pour transmettre des données. Or tenter d'observer un photon change ses propriétés : la tentative d'espionnage ou d'interception est donc immédiatement remarquée.

Dans le domaine de sa santé, la vitesse de calcul du quantique permettra de développer de nouveaux médicaments en créant des simulations génétiques bien plus nombreuses qu'avec les machines actuelles.

"L'avantage quantique" dans 3 ou 5 ans
Alors où en est-on avec l'ordinateur quantique? "Il existe physiquement" assure Olivier Hess. Avant de tempérer : Ces machines "restent inférieures, aujourd'hui, à des machines classiques" explique-t-il. "Mais elles ont la stabilité, la maturité suffisante pour permettre de commencer à faire des choses".

Chez IBM, on espère atteindre "l'avantage quantique" dans 3 ou 5 ans, c'est-à-dire, le moment où on dépassera "sur certains types de problèmes, une machine classique." Mais on sera encore à l'état d'un prototype, peu utilisable concrètement. 

Pour autant, la France ne veut pas laisser passer le train. Le rapport parlementaire préconise un investissement de 1.4 milliard d'euros sur 5 ans. Probablement trop peu pour prendre les devants. Mais au moins de quoi suivre le mouvement.

Selon Mr Thomas Leroy - BFM Business - samedi 11 janvier 2020

30/01/2020

S'équiper en distributeurs sans passer par une banque...

Cela faisait 8 ans que Millery (et ses 4500 habitants) à 20 km de Lyon avait perdu son unique établissement bancaires. La ville a réussi à se doter d'un distributeur de billets sans passer par une banque. C'est le transporteur de fonds Loomis qui le lui a fourni, contre un loyer mensuel. La mairie a financé les travaux d'installation.

En trois ans, le nombre de distributeurs de billets a diminué de 5,3% en métropole, passant de 55.629 automates à fin 2015 à 52.697 automates à fin 2018, selon un rapport de la Banque de France, datant de juin 2019.

Ces communes ne baissent pas pour autant les bras et se démènent pour faire réinstaller, sans passer par les banques, le distributeur automatique de billets (DAB) qu'elles ont perdu.
Ayant contacté 14 banques, qui ont toutes refusé de s'engager sur l'installation d'un DAB sur son territoire, cette ville de 4500 habitants, située à 20 km de l'agglomération de Lyon, a décider de s'appuyer sur une société de transport de fonds, Loomis, pour s'équiper d'un distributeur de billets sur son territoire.

Le prétexte lui en a été donné par la reconstruction d'une école maternelle, à proximité des commerces, chantier qui lui a permis de réaliser aussi les travaux nécessaires à l'accueil de cet équipement.
Aux travaux d'installation qu'elle a financés, s'ajoute le paiement d'une location de 1000 euros (HT) par mois à Loomis qui se charge de la maintenance, et de l'approvisionnement en billets du DAB, après en avoir établi le cahier des charges techniques et gérer les enjeux de sécurité.

Pour cette société d'origine suédoise (filiale du groupe Securitas), spécialisée dans le transport de fonds, cette installation d'un DAB sous sa marque est la deuxième du genre en France. Un premier distributeur automatique de billets a été mis en place en mai 2018 par ses soins, dans le parc d’attraction Spirou (Avignon). Loomis prévoit d'équiper deux autres communes courant janvier 2020, à Châteauneuf-le-Rouge et Cuges-les-Pins (Bouches-du-Rhône).

Sa rivale, la Brinks, développe une stratégie comparable via son offre Point cash village. Ce service clé en main s'adresse aux collectivités et aux commerçants qui souhaitent avoir leur point de retrait de billets de banque. Elle se charge, comme elle l'a fait en Bretagne à Locmaria-Plouzané, dans le Finistère, d'installer le distributeur de billets, de son approvisionnement, de la maintenance et de la gestion des éventuels soucis de retrait.

Selon Mr Frédéric Bergé - BFMTV - samedi 11 janvier 2020

 

28/01/2020

Accès numérique aux musées parisiens...

Paris Musées, qui regroupe 14 musées et sites de la Ville de Paris, a débuté mercredi la mise à disposition gratuite et sans restriction de plus de 100.000 reproductions numériques en haute définition des œuvres de leurs collections, afin de les faire mieux connaître.
Du Petit Palais à Carnavalet, du Musée Cognacq-Jay au Musée d'Art moderne de la ville de Paris, cette opération d'"open content" vise à "favoriser l'augmentation de la visibilité des œuvres et la connaissance des collections en France et à l'étranger", a expliqué Paris-Musées dans un communiqué. Ces musées, contenant de nombreux trésors, souffrent de la notoriété des géants parisiens comme le Louvre, Orsay, le Grand Palais ou le Centre Pompidou.
Libre accès et réutilisation sans restriction de fichiers numériques

L'ouverture des données "garantit le libre accès et la réutilisation par tous de fichiers numériques, sans restriction technique, juridique ou financière, pour un usage commercial ou non", a précisé Paris Musées. Au delà des 100.000 d'aujourd'hui, Paris-Musées mettra de plus en plus d'images en accès libre au fur et à mesure de leur numérisation et de leur passage dans le domaine public.
Il suffira désormais à l'internaute d'aller sur le site des collections de Paris Musées, et, par le biais de mots clés - par exemple Petit Palais et Claude Monet - d'afficher toutes les œuvres correspondantes, accompagnées de fiches telles des cartels, indiquant la date de réalisation, les matériaux utilisés, l'origine... Il suffira ensuite de télécharger l'image qu'il a choisie pour l'avoir en haut définition.
Chaque utilisateur récupèrera, outre l'image et la notice de l'œuvre, une charte des bonnes pratiques, manière d'inviter chacun à citer la source et les informations sur l'œuvre. "Si cette licence est déjà utilisée par des musées internationaux à l'instar du Rijksmuseum à Amsterdam ou du Metropolitan Museum à New York, Paris Musées est à la première institution française parisienne à s'en emparer", souligne le communiqué.

Selon Franceinfo - Franceinfo - mercredi 8 janvier 2020

Amazon et l'environnement...

Un collectif d'employés du géant américain de la vente en ligne dénonce les conséquences sur l'environnement et le climat des activités de leur entreprise, au risque de se faire licencier.
Tous les jours, retrouvez le Fil vert, le rendez-vous environnement de Libération. 

«Comment le monde se souviendra de Jeff Bezos dans cette ère de l’urgence climatique ?, s’interrogent des salariés de l’entreprise du milliardaire américain, Amazon. Utilisera-t-il son immense pouvoir économique pour aider, ou non ?»

Ce message a été posté par le collectif Employés d’Amazon pour la justice climatique, créé au printemps 2019. Leur but est affiché : forcer leur entreprise à réduire l’impact de ses activités sur l’environnement et le climat. En décembre 2018, plusieurs dizaines de salariés avaient déjà déposé une résolution auprès des actionnaires pour demander plus de transparence sur les efforts menés par le géant de la vente en ligne pour réduire sa dépendance aux énergies fossiles.

Le collectif dénonce, entre autres, la vente de programmes de clouds informatiques AWS qui «aident des entreprises à accélérer l’extraction de gaz et de pétrole». Ils appellent Amazon à «arrêter de financer des politiques, think-tanks et lobbyistes climatosceptiques» et à s’engager à atteindre la neutralité carbone d’ici 2030.

Lors de la grève mondiale pour le climat du 20 septembre, un millier de salariés avaient annoncé débrayer afin de participer à la marche organisée à New York. Les efforts des rebelles ont réussi à faire bouger la direction d’un pas en avant aux airs de saut en arrière. Début septembre, quelques jours seulement après l’annonce de la grève, Jeff Bezos a lancé une «Promesse sur le climat» par laquelle il appelle d’autres entreprises à le rejoindre pour construire des stratégies de décarbonation de leurs activités. Cette nouvelle annonce a été vite critiquée comme étant très fragile en termes de standards de transparence.
Dans un nouvel effort pour calmer les esprits, le 11 octobre, Amazon a publié une sorte de manifeste sur son site web exposant les positions de l’entreprise sur de nombreux fronts sur lesquels elle est critiquée, dont la lutte contre le dérèglement climatique.

Menaces de licenciement
Seulement, en parallèle, plusieurs représentants du groupe «Employés d’Amazon pour la justice climatique» ont été entendus par les ressources humaines, avant de recevoir ces
dernières semaines des mails les menaçant de licenciements. On leur reproche d’avoir répondu à des journalistes du Washington Post (dont Jeff Bezos est le propriétaire) sans l’accord de leurs supérieurs. La réaction des concernés a été retentissante.

— Amazon Employees For Climate Justice (@AMZNforClimate) January 2, 2020

(«Jeff Bezos et la direction d’Amazon menacent de licencier quelques membres de notre collectif après que nous avons parlé de nos demandes pour que notre entreprise devienne un leader dans le monde dans les efforts pour éviter une catastrophe climatique.»)

Début septembre, le géant américain a discrètement renforcé la politique de communication pour ses employés. «Les directives d’Amazon ne stopperont pas l’élan créé par les travailleurs de la tech depuis un an dans l’entreprise», assure Justin Campbell, un data ingénieur chez Amazon, dans un communiqué du collectif. Sa collègue, Rebecca Sheppard, Senior product manager, ajoute : «Je suis fière de tout ce qu’ont accompli les salariés en un an. Il est choquant et décevant qu’Amazon cible des individus. Faire preuve de leadership devrait être salué et non puni.»

Selon Mme Aude Massiot - Liberation - mercredi 8 janvier 2020

23/01/2020

Rôle joué par les pianos dans les gares...

Gare de Lyon, hall 1, un jeudi soir. Cela fait déjà quelques jours que l'enseigne Brioche Dorée ne clignote plus derrière son rideau de fer baissé. Quelques agents de sécurité se placent devant les quais, dont les annonces lumineuses signalent des trains annulés. Inutile, aucun voyageur perdu ne s'y précipite. La grève contre la réforme des retraites dure depuis plusieurs semaines. Ils baillent. Un agent d'entretien renseigne des touristes stressés.
«J'ai jamais vu la gare comme ça!», s'adresse une jeune femme à son téléphone, tournant sur elle-même pour partager à son entourage quelques images des lieux désertés. Elle survole les lieux, surexcitée, et arrive à l'espace où se dresse le piano, placide sur son plancher de bois. Un jeune homme joue, dans le silence forcé des grèves. Le téléphone capture des notes disparates, interrompues par une conversation à bâtons rompus avec une passagère peu pressée.
Je les observe, longtemps. La fille au portable disparaît, elle a un train à prendre. Le garçon, lui, semble être venu uniquement pour jouer. Assis sur le tabouret en bois, il est pris dans un espace autre, une bulle, un moment à soi, hors du temps, qui semble résister à cette période agitée de fortes revendications sociales. Je ne l'interromps pas.
Un cercle magique
«Le piano de gare, comme d'autres objets situés dans des lieux publics, parfois détournés de leur usage habituel ou conçus pour ces lieux, remplit le rôle de ce que l'on nomme l'objet spectaculaire. Je l'appréhende à travers mes travaux sur le jeu. Comme le jeu, l'objet piano requiert l'attention entière de l'usage. Il permet de rentrer dans une sorte de “cercle magique”: un espace-temps dans lequel on se sent protégé», analyse la chercheuse Hélène Michel, professeure à Grenoble École de management et spécialiste du jeu sérieux. Or cet espace produit ce qu'on appelle de la “pensée-jeu”, un moment où l'on va retirer de l'expérience mémorable.» Il souligne l'accessibilité de ces pianos, des beaux objets (des pianos Yamaha neufs estimés à 5.000 euros environ) qui transforment la gare ou les halls de gare en «lieux musicaux à part entière et gratuits».

C'est ce qui est arrivé à Manu STVZ, de son surnom, un vidéaste et musicien originaire de Tours qui a filmé les pianistes et chanteurs amateurs dans les gares françaises entre 2018 et 2019: «Le piano déclenche énormément de choses, de rencontres avec d'autres mélomanes, mais c'est aussi un moment où l'on se retrouve. Pour moi, cela m'a permis de sauter le pas, de me produire dans différents lieux.» François Bonilla, longtemps sans domicile fixe, vivote à Paris. Le piano est sa passion la plus précieuse, et il n'hésite pas à aborder le chaland pour l'inviter à venir l'écouter, au gré des gares où il se produit.
Il a créé un compte YouTube auquel il accède en allant sur des ordinateurs publics et où il poste de temps à autre ses enregistrements à ses quelques 3.000 abonnés. En créant un «décalage», l'objet incongru produit aussi du «merveilleux», rappelle Hélène Michel.

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Luke Jerram, l'artiste anglais qui, pionnier, avait commencé à poser des pianos un peu partout dans le monde, l'avait lui aussi envisagé sous cet angle avec son projet «Play Me I Am Yours», qui invitait chacun à se réapproprier un espace.
«On se rend compte qu'il s'agit in fine de moments poétiques qui permettent d'ancrer le moment en soi, sans laisser derrière un objet tangible», souligne la chercheuse, qui aujourd'hui développe un projet de recherche sur les objets incongrus en montagne.
«Je ne connaissais rien au solfège, mais j'ai regardé les gens jouer.» Amine, 22 ans, musicien autodidacte
«Je me souviendrais toujours du jour où j'ai rencontré le piano, un piano tout blanc», relate dans une emphase toute dramatique le comédien Amine Benjebour, 22 ans et complètement ignorant de la pratique jusqu'à ce jour où, à Tours, il découvre à l'âge de 16 ans l'objet-spectacle: «Je ne connaissais rien au solfège, mais j'ai regardé les gens jouer.»
Autodidacte, il apprend les accords des airs qu'il aime et pianote un jour «On se connaît», de Youssoupha. «Ça a changé ma vie. À la base, je suis timide, mais j'ai travaillé et j'ai développé mon oreille musicale. Personne ne joue un tel instrument chez moi; la musique, c'est un truc de mariage, de fête, pas une pratique régulière. À force de venir à la gare, j'ai rencontré d'autres musiciens, c'est devenu un rendez-vous», confie le jeune homme.
Amine sèche parfois les cours, à l'instar d'autres musiciens, qui «rataient leur bus et restaient jouer». Il travaille la musique, la «synchronisation mains-pieds, super dur», et dépasse sa timidité. Le piano déclenche un truc chez les gens, un truc bienveillant la plupart du temps», soutient Manu STVZ, qui a rencontré Amine dans la gare de Tours. Certains commerçants se plaignent certes des voix de casseroles et des sempiternels «airs issus des bandes-sons d'Intouchables ou du Fabuleux Destin d'Amélie Poulain», comme le relève d'ailleurs le journaliste Olivier Razemon dans un article consacré aux mécontents du piano.
Mais finalement, ce piano est-il un objet si incongru, puisqu'il «parle» à tous? «C'est intéressant de voir que le déploiement de ces pianos depuis 2014 avec notre maison a suscité un engouement et que d'autres lieux, des commerces par exemple, s'équipent également, comme un retour à une pratique assez courante au début du XXe siècle, où il n'était pas rare de voir des pianos trôner dans des lobbys d'hôtel», analyse Éric Valenchon, directeurs des ventes de pianos et claviers chez Yamaha France.
Pour l'enseigne, le partenariat avec Gare & Connexions de la SNCF correspond aussi à la tradition du groupe japonais «d'accompagner et de démocratiser la pratique musicale». Les soixante-dix-neuf pianos actuellement en gare en France sont fournis par un réseau de revendeurs Yamaha, qui louent souvent les instruments à chaque gare souhaitant s'équiper. «Les pianos souffrent le martyr! Ils sont livrés à eux-mêmes, au froid comme au chaud, ils subissent des dégradations.» Frédéric Coulais, accordeur
«Franchement, quand j'ai vu les pianos, les conditions dans lesquels ils vivent, ça fait mal au cœur. Ils souffrent le martyr! Dans la gare, ils sont livrés à eux-mêmes, au froid comme au chaud, ils subissent des dégradations. J'ai trouvé des cordes cassées, des graves, il faut vraiment y aller pour les rompre!», peste Frédéric Coulais, gérant de Hall Music et accordeur à Tours, qui s'occupe du piano de la gare.
Il répare actuellement le premier piano, en «arrêt maladie». S'il apprécie l'initiative, il regrette que les instruments ne soient pas mieux protégés, «surtout la nuit», où des gens s'affalent dessus. Mais rien à faire, chaque gare gère l'accès à «son» piano, et la plupart reste à disposition durant les horaires d'ouverture.
Frédéric accorde le piano quasiment chaque mois, un rythme effréné pour un instrument qui s'accorde normalement une à deux fois par an. «On sait que le piano n'est pas dans un environnement “normal”, mais nous avons été tout de même surpris face au respect qu'il inspire aux usagers.»
Gare & Connexions n'a cependant pas réalisé d'études sur l'usage des pianos, préférant laisser aux passagers et musiciens le loisir de rendre publiques via les réseaux sociaux leur affection ou critiques.as de chiffres non plus chez Yamaha, mais plutôt un très bon ressenti. «Pour la maison Yamaha, cela a permis de faire évoluer l'image du piano acoustique qui avait un peu pâti de l'arrivée des pianos numériques. Et puis nous sommes fiers d'avoir pu accompagner des vocations», souligne Éric Valenchon.
Ainsi d'Amine, dont la passion pour le piano a renforcé son désir de devenir humoriste. Il s'est d'ailleurs récemment produit en première partie du comédien Ahmed Sylla.
«C'est aussi une excellente attraction, gratuite, qui permet d'attirer le public. Les gares sont devenues des espaces hyper-commerciaux.» Hélène Michel, chercheuse
Pour Hélène Michel, il existe une version plus cynique et mercantile de ces jolies histoires: «D'un pur point de vue managérial, c'est aussi une excellente attraction supplémentaire, gratuite, qui permet d'attirer le public. Il ne faut pas oublier que les gares sont devenues des espaces hyper-commerciaux.»
Néanmoins, le piano de gare trouve un public qui questionne aussi le rapport à l'autre. «Le piano m'a permis de casser des codes sociaux, assure Amine. Il m'a appris des choses sur les questions culturelles, sur le fait que oui, je suis légitime pour jouer, même si je suis rebeu et que je n'ai pas eu accès à ces traditions musicales. Ça a renforcé ma place, mon sentiment d'appartenance dans la société. Aujourd'hui, je joue aussi du piano dans le cadre de mon métier, en tant qu'éducateur, avec les enfants.»
Gare de Lyon, à Paris, la dame a quitté les lieux, le jeune homme est sans valise, sans téléphone, ses doigts effleure les touches; à quoi pense-t-il? Amine, lui, s'est acheté un piano de scène pour pratiquer chez lui, «mais c'est pas pareil».
Selon Mme Clea Chakraverty - Slate - dimanche 5 janvier 2020

20/01/2020

Skier sans affaiblir l'écosystème fragile de la montagne...

Jusque là, écrit Mme S. Be dans Télérama, les stations de sports d'hiver étaient loin d'être les championnes de l'écologie. En effet, le réchauffement climatique a occasionné un recours grandissant aux canons à neige, énergivores et voraces en eau, sans oublier le fioul polluant des dameuses, l'électricité des remontées mécaniques et les gaz d'échappement des amateurs de glisse. Bref, impératifs économiques et aléas météorologiques semblaient justifier toutes ces façons de faire peu respectueuses de l'environnement.

Néanmoins, poursuit la journaliste, "des initiatives tendent à freiner cette course toxique. A Serre-Chevalier par exemple, tire-fesses et télésièges fonctionnent désormais à l'hydroélectricité, au photovoltaïque et au micro-éolien. Aux Menuires, on utilise une huile biodégradable dans le moteur des engins de piste. Val Thorens a mis en service une navette autonome 100% électrique et Valmorel des bus gratuits équipés de filtres à particules. Quant à la station des Rousses, elle table sur un réseau de chaleur au bois local".

Aussi, les skieurs, surfeurs, randonneurs à raquettes et autres amoureux des montagnes peuvent valider ces efforts" en privilégiant les sites ayant obtenu le label Flocon vert décerné en vertu de 31 critères écoresponsables. Tous sont répertoriés dans l'eco-guide des stations de montagne établi chaque année par l'association Mountain Riders, qui milite pour un tourisme durable". Pour davantage d'informations, s'adresser à: www.mountain-riders.org.

Lyliane

09/01/2020

Construire soi-même sa yourte...

Pour réaliser leur cocon idéal, un couple a passé une année entière à construire la yourte de leur rêve. Et vous allez voir que le résultat est moderne et surtout bluffant. Zoom.
Décidément, certains passionnés de bricolage ne manquent pas d’imagination. La preuve avec ce couple d’américain. Zach Both et Nicole Lopez ont pendant un an construit la maison de leur rêve en s’inspirant des yourte mongoles. Durant cette période de construction, le couple a créé un site intitulé Do It Yurself, sur lequel ils partageaient avec des photos l’avancée des travaux. 

Selon Bored Panda, pour fabriquer cette yourte ils ont utilisé un kit et ont fait appel à plusieurs de leurs amis pour les aider. Cette yourte fait 200m2 et possède plusieurs espaces de vie comme dans une maison normale : une salle de bain, un salon, une chambre, une cuisine. Le plus ? Ils ont placé leur maison au coeur d’un espace vert afin d’avoir une vue imprenable sur la végétation. À l’intérieur, le résultat est bluffant. La yourte est extrêmement spacieuse et a été décorée avec soin. Le couple a opté pour une décoration minimaliste et végétale. Le tour de leur lit a été entièrement réalisé avec des végétaux. On vous laisse découvrir en image cette yourte fascinante !
Pour suivre leur compte Instagram c’est juste ici. 

Selon redaction - Oh My Mag - mercredi 4 décembre 2019

04/01/2020

Calanques avec replantation d'astragale...

Sous le soleil, face à la Méditerranée, une quinzaine de personnes s'activent pour replanter des pousses d'astragale. Ce buisson emblématique des calanques marseillaises, piétiné par les randonneurs, repoussé par l'urbanisation, attaqué par les lessives qui polluent la mer, est menacé de disparition. 
A l'écart de la ville, près de la calanque de Marseilleveyre accessible après 45 minutes de marche sur des rochers rendus glissants par le passage des promeneurs, les défenseurs de l'astragale participant à un programme de réintroduction creusent ce matin-là méthodiquement la terre rougeâtre.
L'été venu, des milliers de visiteurs cherchent au creux des anses et des criques qui se succèdent entre Marseille et Cassis un endroit paisible pour se baigner. Mais au cœur de l'arrière-saison, les jardiniers du jour profitent du calme pour planter en retrait du chemin quelques-uns des 3.000 plants cultivés depuis près d'un an dans les pépinières marseillaises. 

Dans quatre ou cinq ans, alors que seulement 20 à 50% d'entre eux devraient avoir survécu, ils donneront naissance à des petits buissons épineux vert-de-gris, surnommés "coussin de belle-mère".
Dans cette "niche écologique entre la mer et la garrigue, les plantes devraient trouver les ressources pour se développer et se reconnecter avec les populations d'astragale existantes", espère Laureen Keller, écologue au parc national des Calanques.
Leur réintroduction, à laquelle participent notamment l'université Aix-Marseille, la ville, le parc national et la région dans le cadre du projet européen Life Habitat Calanques financé principalement par l'Europe, représente un enjeu de taille. 
Plante endémique rare dont les plus vieux spécimens sur le site de sa réintroduction sont estimés à 40 ou 50 ans, "l'astragalus tragacantha" se concentre à 90% sur le littoral marseillais, le Var, l'Espagne et le Portugal abritant le reste de sa population. 

Si on la perd ici, c'est la population française de l'astragale qui disparaît", souligne la responsable du pôle de connaissance scientifique du parc national des Calanques, Lidwine Le Mire Pecheux, penchée sur les minuscules plants.
- "Solidarité écologique" -
La plante, répertoriée sur la liste rouge des espèces menacées en France par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), est entrée en 2019 dans la catégorie des espèces "en danger". L'ONU estime que sur 8 millions d'espèces animales et végétales vivant sur Terre, un million sont menacées d'extinction. Aux premiers rangs des risques pour l'astragale, l'urbanisation, qui a chassé la plante de son milieu naturel, et les randonneurs, qui sortent des sentiers et l'écrasent sans même s'en rendre compte.
Exposée au Mistral, la plante compte aussi parmi ses ennemis les embruns marins pollués par les rejets dans la mer des stations d'épuration, qui recèlent des tensio-actifs contenus notamment dans les gels douche ou les résidus de lessive.
"Ces produits sont destinés à enlever le gras: le problème, c'est que les feuilles de l'astragale sont recouvertes d'une pellicule grasse destinée à les protéger du sel marin, mais avec les embruns cette protection disparaît et les plantes ne résistent plus au sel", explique Laureen Keller.
L'espèce, qui n'a pas changé depuis 2,6 millions d'années, est pourtant un exemple d'adaptation au milieu méditerranéen, avec notamment ses racines très longues qui vont puiser l'eau en profondeur.
"Protéger l'astragale, c'est aussi protéger tout son milieu, elle est un exemple de solidarité écologique", insiste Lidwine Le Mire Pecheux. 
Le végétal dont les fleurs blanches sont pollinisées au printemps par les abeilles sauvages, se transforme en "parapluie" écologique. Les racines du buisson ont ainsi la particularité de capter les polluants des sols, évitant ainsi leur dilution dans l'air et l'eau.
Une chance pour ces calanques situées à proximité d'anciennes usines de plomb, de soude ou encore de soufre, dont la dernière a fermé en 2009. 
"Quand l'environnement va bien, c'est la santé de l'homme qui va mieux", Aux premiers rangs des risques pour l'astragale, l'urbanisation, qui a chassé la plante de son milieu naturel, et les randonneurs, qui sortent des sentiers et l'écrasent sans même s'en rendre compte.
Exposée au Mistral, la plante compte aussi parmi ses ennemis les embruns marins pollués par les rejets dans la mer des stations d'épuration, qui recèlent des tensio-actifs contenus notamment dans les gels douche ou les résidus de lessive.
"Ces produits sont destinés à enlever le gras: le problème, c'est que les feuilles de l'astragale sont recouvertes d'une pellicule grasse destinée à les protéger du sel marin, mais avec les embruns cette protection disparaît et les plantes ne résistent plus au sel", explique Laureen Keller.
L'espèce, qui n'a pas changé depuis 2,6 millions d'années, est pourtant un exemple d'adaptation au milieu méditerranéen, avec notamment ses racines très longues qui vont puiser l'eau en profondeur.
"Protéger l'astragale, c'est aussi protéger tout son milieu, elle est un exemple de solidarité écologique", insiste Lidwine Le Mire Pecheux. 
Le végétal dont les fleurs blanches sont pollinisées au printemps par les abeilles sauvages, se transforme en "parapluie" écologique. Les racines du buisson ont ainsi la particularité de capter les polluants des sols, évitant ainsi leur dilution dans l'air et l'eau.
Une chance pour ces calanques situées à proximité d'anciennes usines de plomb, de soude ou encore de soufre, dont la dernière a fermé en 2009. 
"Quand l'environnement va bien, c'est la santé de l'homme qui va mieux", Aux premiers rangs des risques pour l'astragale, l'urbanisation, qui a chassé la plante de son milieu naturel, et les randonneurs, qui sortent des sentiers et l'écrasent sans même s'en rendre compte.
Exposée au Mistral, la plante compte aussi parmi ses ennemis les embruns marins pollués par les rejets dans la mer des stations d'épuration, qui recèlent des tensio-actifs contenus notamment dans les gels douche ou les résidus de lessive.
"Ces produits sont destinés à enlever le gras: le problème, c'est que les feuilles de l'astragale sont recouvertes d'une pellicule grasse destinée à les protéger du sel marin, mais avec les embruns cette protection disparaît et les plantes ne résistent plus au sel", explique Laureen Keller.
L'espèce, qui n'a pas changé depuis 2,6 millions d'années, est pourtant un exemple d'adaptation au milieu méditerranéen, avec notamment ses racines très longues qui vont puiser l'eau en profondeur.
"Protéger l'astragale, c'est aussi protéger tout son milieu, elle est un exemple de solidarité écologique", insiste Lidwine Le Mire Pecheux. 
Le végétal dont les fleurs blanches sont pollinisées au printemps par les abeilles sauvages, se transforme en "parapluie" écologique. Les racines du buisson ont ainsi la particularité de capter les polluants des sols, évitant ainsi leur dilution dans l'air et l'eau.
Une chance pour ces calanques situées à proximité d'anciennes usines de plomb, de soude ou encore de soufre, dont la dernière a fermé en 2009. 
"Quand l'environnement va bien, c'est la santé de l'homme qui va mieux", s'enthousiasme la responsable. Au loin, quelques randonneurs, polaire sur le dos et bâtons en main, s'avancent sur le sentier le long de la côte.

D'après l'AFP - AFP - jeudi 28 novembre 2019

Idées d'activités pour se mettre à son compte...

Consultant, informaticien, détective… Les possibilités ne manquent pas pour devenir indépendant. Quelques pistes prometteuses.
Free-lance, solos, consultants ou chefs d’entreprise, l’Hexagone compte 2,8 millions de travailleurs non salariés. Si comme eux, vous rêvez d’indépendance, voici quelques secteurs où vous pourrez couper le cordon avec un patron et créer votre activité.
Aide à domicile : Garde d’enfants, assistance à la personne ou petits travaux : plus de 2 millions de particuliers sollicitent du personnel qualifié pour les aider au quotidien. De quoi booster un secteur qui compte 1,4 million de professionnels, selon Bercy. Le travail se fait directement chez le client.
Animal sitter : Gardien de chat, promeneur de chiens ou laveur d’aquarium : avec 63 millions d’animaux de compagnie, la France caracole en tête des pays qui adorent les bêtes. N’hésitez pas à inventer de nouveaux services: prêts ou échange de toutous, accompagnement de fin de vie…
Artisan : Après le numérique, l’artisanat est le deuxième secteur le plus porteur en matière de reconversion professionnelle. L'artisanat d'art, en particulier, attire de jeunes diplômés créatifs qui veulent dépoussiérer des activités traditionnelles. La mode ou le commerce de bouche voient également leurs pratiques renouvelées. La cheffe Rougui Dia a ainsi créé Un amour de baba, un concept-store pâtissier qui remet au goût du jour le fameux gâteau au rhum. 
Artisan du bâtiment (second œuvre) : La construction a besoin de monde : le nombre de créations d’entreprises et de micro-entreprises dans ce secteur a augmenté de 10% entre mars 2018 et mars 2019. «Et les autoentrepreneurs se portent bien», souligne la Fnae. Sont demandés en particulier les maçons, couvreurs, plombiers, menuisiers et électriciens.
Coach : Ils seraient au moins 4.000 en France. Le métier, qui n’est pas réglementé, regroupe toutes sortes de spécialisations : développement personnel, sport, langues, rangement et même amour… Pour trouver sa clientèle, il faut connaître son sujet sur le bout des doigts et suivre une formation.
Commerçant ambulant : Après le succès des food trucks, on redécouvre le commerce ambulant avec ces «colporteurs» qui vendent sur les foires, les salons et les marchés. L’activité nécessite moins d’investissement qu’une boutique. La carte de commerçant ambulant, délivrée par le Centre de formalités des entreprises, est obligatoire. 
Consultant : Que ce soit en communication, en stratégie ou en informatique, les consultants sont très recherchés par les entreprises, à condition d’afficher une belle expérience. Ils sont 38.500 en France, selon Syntec (+10% chaque année). Les indépendants experts en marketing, e-commerce et sécurité informatique peuvent notamment prospecter le marché des TPE-PME : seules 11% d’entre elles utilisent des outils numériques et elles ne s’en servent pas de manière efficace.
Détective privé : Sherlock Holmes vous fait rêver ? De 2010 à 2016, le chiffre d’affaire des sociétés d’enquêtes privées est passé de 50 à 67,5 millions d’euros en France, selon l’Insee. Une centaine de nouveaux détectives s’installent chaque année. Adultère, fugue, enquête informatique : à chacun de trouver sa spécialité.
E-oenologue : On recense 200 start-up dans l’univers du vin. Les petits producteurs ou cavistes indépendants sont friands de solutions capables de doper leur business. Lancée par Jean-Hugues Bretin, l’application Raisin est, par exemple, spécialisée dans le vin naturel.
Free-lance IT (informaticien) : «Ils gagnent mieux leur vie en solo qu’en étant salarié», assure Grégoire Leclercq, président de la Fédération nationale des auto-entrepreneurs et micro-entrepreneurs (Fnae). Développeurs, codeurs ou motion designers, ils seraient près de 31.000 dans l’Hexagone, selon le site spécialisé Le Hibou.
Gérant de chambre d’hôtes : On compte en France 60.000 chambres d’hôtes pour 23.000 loueurs, qui doivent respecter une réglementation et un cahier des charges précis. Selon les zones, il existe des subventions départementales et européennes. 
Green businessman : Le changement climatique et la sauvegarde de la planète génèrent de nouvelles activités prenant en compte les coûts financiers et environnementaux, l'utilisation d'énergie, le stockage et l’élimination des déchets. Produits bio, économie de la mer, énergie propre… à vous de trouver votre créneau. Comme Alexis Krycève, ciblez les pros, plus rentables que le grand public. Sa start-up (Gifts For Change) propose des objets promotionnels écoresponsables. Monoprix, EDF, Chanel, Air France lui font déjà confiance.
Happiness officer : Son job : proposer des solutions innovantes pour que les salariés se sentent plus heureux au travail et favoriser une ambiance qui permette aux entreprises de recruter les meilleurs candidats. Charlotte Pignal, fondatrice d’Inspire Morning, organise par exemple des séances de méditation, de yoga ou des petit-déjeuners bonne santé le matin entre 7 et 10 heures, dans les locaux de ses clients.
Manager de transition : Pour amorcer ou accompagner une phase de changement, les PME et ETI sont souvent à la recherche de ces «patrons par intérim», dotés d'une bonne expérience en gestion de projet. Des spécialistes des urgences que la crise n'affecte pas, bien au contraire. Leur boulot, c'est de la gérer…
Producteur de contenus : Vidéo, audio ou texte, les entreprises misent sur les contenus. Non sans raison : 95% des consommateurs les estiment importants dans leurs décisions d’achat, d’après l’étude américaine The Shotfarm Product Information Report. Rédacteurs, traducteurs, vidéastes et spécialistes du référencement ont donc une carte à jouer.
Recycleur : Créer des produits valorisés à partir de rebuts, tel est le principe de l’upcycling ou «surcyclage». Prenez des chutes de voiles de bateaux, d’uniformes ou de sièges de train et faites-en des sacs à main ou des cabas. C’est l’histoire singulière de Bilum, fondée par Hélène de la Moureyre.
Restaurateur solidaire. Vous avez la fibre sociale ? Inspirez-vous de Flore Lelièvre qui a fondé Le Reflet, à Nantes. Son restaurant cartonne (240.000 euros de chiffre d'affaires en 2018) et fait travailler une majorité de personnes trisomiques. Elle ouvre un second établissement cet automne, à Paris. 
Taxidermiste : Un métier de passionné, qui se pratique presque toujours seul. Sur les 300 ateliers français, seul un petit nombre emploie des salariés. Attention : toute naturalisation est soumise à autorisation. Le Syndicat national des taxidermistes de France propose des stages de formation.
Thérapeute «alternatif»: Un secteur en plein boom : en 2017, 58% des Français ont eu recours à ce type de thérapies. Dans l’Hexagone, le nombre de naturopathes augmente de 20 à 25% chaque année, les diététiciens sont environ 11.000 (+ 5 à 10% par an) et les kinésiologues (renforcement de la tonicité musculaire) entre 5.000 et 6.000.
Traiteur végan : En grandes surfaces, le marché de l’ali
mentation végane est en hausse de 20%. Et ce n'est qu'un début : pour l'instant, seuls 3% des Français sont passés au véganisme. Des opportunités voient le jour à condition d'allier inventivité et éthique. Ce qu'a réussi Beena Paradin avec Beendi, un site Internet de plats végétariens. 

Selon Mr Bruno Askenazi - Capital - vendredi 29 novembre 2019

 

02/01/2020

Des produits fabriqués en France à l'Elysée...

Quelle meilleure vitrine que l’Élysée pour promouvoir le «Fabriqué en France»? Pour mettre en lumière le savoir-faire des régions françaises, le chef de l’État va ouvrir en grand aux visiteurs ses salons et même son jardin, les 18 et 19 janvier prochain. Ce prestigieux show-room républicain assurera, le temps d’un week-end, la promotion de 101 produits censés représenter le meilleur du génie français. Pour ménager les susceptibilités, - et c’est la raison du choix du nombre 101 - chaque département de métropole et d’outre-mer sera représenté par un seul produit. Des robots au textile, des satellites aux produits agricoles, toutes les entreprises nationales pourront postuler à cette exposition française, qui accueillera aussi des produits utilisés quotidiennement. L’occasion de rappeler également que l’industrie recrée des emplois en France (32.000 emplois créés depuis mi-2017).
Cette opération aura en outre un message environnemental. En achetant français, le client fait coup double. Non seulement il soutient l’emploi national mais de plus il réduit l’empreinte carbone de ses achats. Les candidats postuleront auprès des préfets de région qui, avec les conseils régionaux, les chambres consulaires et les relais économiques locaux sélectionneront trois produits par département. Puis un comité présidé par la secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher tranchera. Tout ne sera pas simple: le choix d’une seule voiture électrique risque de créer des tensions entre les 
marques tricolores.

Selon Mr Charles Gautier - Le Figaro - vendredi 29 novembre 2019

01/01/2020

Séparation du foncier et du bâti...

Alors que les prix immobiliers continuent de progresser en France, l'Assemblée nationale a adopté jeudi une proposition de loi prévoyant de dissocier le foncier (le terrain) du bâti (maison ou immeuble). L'objectif de cette réforme est de favoriser l'accession à la propriété d'un logement, et de lutter contre la spéculation foncière.
Cette proposition, portée par le député Modem Jean-Luc Lagleize, et soutenue par le ministre du Logement Julien Denormandie, a été adoptée jeudi à la quasi-unanimité en première lecture par l'Assemblée nationale.
Propriétaires des murs, mais pas du terrain. Le texte prévoit la création d'"Offices fonciers libres" (OFL), qui seront chargés d'acquérir des terrains et donneront à un constructeur (promoteur, aménageur, bailleur social) un droit à construire un programme immobilier. Ainsi immobilisé, le foncier ne pourra "plus faire l'objet de spéculation", souligne le texte.
Les ménages acquéreurs deviendront alors propriétaires de seuls murs de leur logement, et bénéficieront d'un droit d'usage du terrain par le biais d'un bail emphytéotique reconductible. La mise en oeuvre pratique de ces OFL et de ces baux de très longue durée sera précisée ultérieurement par ordonnances.
Le foncier représente jusqu'à 50% du prix d'un achat immobilier
Julien Denormandie s'est félicité de l'adoption du texte, soulignant dans un communiqué que "trop de Français sont empêchés d'accéder à la propriété à cause des prix du logement".
Selon Jean-Luc Lagleize, le prix du foncier a bondi de 71% en France au cours des dix dernières années, contre 24% pour la construction. Dans certaines régions, comme l'Ile-de-France ou la Provence-Alpes-Côte d'Azur, il peut représenter plus de 50% du prix d'un logement neuf, relève le député auteur de la proposition de loi.
Le texte de loi, qui comprend huit articles, prévoit aussi de limiter drastiquement le recours aux enchères pour les ventes de fonciers de l'Etat et des collectivités territoriales, une pratique "qui conduit à un renchérissement délétère du prix du foncier et qui alimente la spéculation foncière", note M. Lagleize.
Des logements à 5.000 euros le mètre carré à Paris
La loi ALUR avait déjà créé en 2014 des organismes fonciers solidaires (OFS), un dispositif que la loi Elan a encore renforcé en 2018. Mais ces OFS sont réservés à l'accession sociale à la propriété, pour des ménages modestes, alors que la nouvelle proposition de loi entend aller plus loin avec les OFL.
Une vingtaine d'OFS a été créée en deux ans, notamment à Lille Rennes et Paris, et la construction de 8.400 logements est déjà programmée, avec les premières livraisons attendues en 2020.
A Paris, grâce à ce système, 500 ménages pourront acquérir en 2022 des logements à 5.000 euros le mètre carré, soit moitié moins cher que les prix de marché dans la capitale.

Selon Boursier.com - Boursier - jeudi 28 novembre 2019

30/12/2019

Reporters d'espoir parcourent la France des solutions...

 
 
 
 

Reporters d'Espoirs redaction@reportersdespoirs.org via sendinblue.com 

ven. 29 nov. 14:18 (il y a 17 heures)
 
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Des nouvelles de Reporters d'Espoirs  .  Vendredi 29 novembre 2019
 
 
Reporters d'Espoirs
 
 
[Sur les routes de France]
Reporters d'Espoirs au festival du journalisme de Château-Gontier
 
 
 
Poursuivant notre périple sur les routes de France, nous avons fait étape la semaine dernière au Presstival Info de Château-Gontier. Ce « festival du journalisme à la campagne », niché en Mayenne à une trentaine de kilomètres de Laval, mené d’une main de maitre par l’enthousiaste et convainquant Jean-Marie Mulon, a su conquérir la profession et le public autour ces dernières années, de David Pujadas, Elise Lucet, Jean Plantu, Pierre Haski ou de nombreux grands reporters.
 
Pour la 6e année consécutive, Reporters d’Espoirs ayant carte blanche a choisi de mettre la lumière sur le travail d’introspection mené par Anne-Sophie Novel, réalisatrice du film « Les médias le monde et moi ». Dans ce film, fruit de cinq années d’enquête, Anne-Sophie s’interroge sur les raisons de la désaffection des citoyens à l’égard des médias. Abordant les risques d’infobésité, les fake news, ou la déconnection des producteurs d’infos avec les préoccupations du public, elle esquisse des pistes pour « bien s’informer ».
 
 
 
 
 
[Les médias s'engagent]
The Guardian mise sur le journalisme d’espoir
 
 
 
 
Le journal britannique The Guardian a une longue tradition de journalisme constructif. En 2012, il prenait position en faveur d’un journalisme « ouvert »- autrement dit « citoyen » ou « participatif »-afin de contrer, dit-il, la transformation de l’information en un simple produit de consommation. À l’été 2016, le Guardian lance une enquête pour faire la lumière sur les attentes de ses lecteurs. Plusieurs d’entre eux regrettent la tendance du journal, réputé pour son engagement militant, à voir le verre à moitié vide. Pour y répondre, est créée la rubrique Half full (« à moitié plein ») qui, pour son lancement, invite les lecteurs à suggérer des idées de tendances, d’innovations ou de personnes remarquables via un formulaire.

Plus ambitieuse, la rubrique The Upside, qui prend sa suite, est le fruit d’un partenariat avec la fondation américaine Skoll, qui investit dans l’entrepreneuriat social. Alors qu’elle devait à l’origine ne durer que six mois, la rubrique est toujours d’actualité, riche de près de 330 articles. Ceux-ci partent presque systématiquement d’exemples concrets d’initiatives locales dont l’intérêt est qu’elles sont reproductibles et non pas seulement égayantes. En plus de présenter une initiative donnée et de relayer la parole de ses instigateurs, les articles sont souvent étayés d’études et de données permettant de justifier de l’intérêt de l’initiative ou d’évaluer son efficacité.

 
Lire notre étude de cas
 
 
[La France des Solutions]
Retour sur trois contenus publiés par nos médias partenaires
 
 
 
[ARTE] Tara piste le plastique dans les fleuves
 
Pour mesurer la quantité et la toxicité des déchets plastiques maritimes, la Fondation Tara Océan a lancé fin mai une expédition d'ampleur. 
 
Voir le reportage
 
[La Gazette des Communes] Quand des employeurs et des bénéficiaires du RSA sont connectés, ça « matche »
 
Plusieurs départements se sont dotés de plateformes pour favoriser l'emploi dans les métiers en tension.
 
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[Le Journal du Dimanche] En Bretagne, un village connecté fait sa transition énergétique
 
Saint-Sulpice-la-Forêt, petite commune de 1 500 âmes, fait désormais partie des "villes intelligentes", recueillant des données sur la consommation de ressources.
 
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24/12/2019

Concours carto imaginaire selon le réseau Cocagne qui s'engage en faveur de l'agriculture...

«Le P’tit Libé» est partenaire du «concours carto imaginaire», un concours de cartographie destiné aux élèves du CM1 à la 5. Le thème de cette année est « Un territoire pour  mieux manger… demain !» Les enfants sont invités à réaliser la carte d’un territoire inventé qui permettrait à la fois aux habitants de se nourrir de façon équilibrée et de respecter l’environnement. Pour l’occasion, j’ai décidé de me plonger dans ce sujet passionnant qu’est l’alimentation en interviewant des spécialistes de la question.

Julien Adda est directeur du réseau Cocagne. Cette association réunit des «jardins de Cocagne», c’est-à-dire des fermes où les légumes sont cultivés par des personnes en difficulté qui cherchent un travail. Les légumes sont «bio» : ils grandissent sans produits mauvais pour l’environnement.

Le P’tit Libé : Pourquoi passez-vous par l’agriculture pour aider des personnes en difficulté ?

Julien Adda : On passe par l’agriculture parce que c’est un moyen formidable d’aider les gens à retrouver des sensations de travail agréables et pleines de sens. Par exemple, faire des petits pots, semer une graine, la replanter dans la terre, en prendre soin, la voir pousser, grandir et récolter les légumes à la fin ; tout ça donne beaucoup de plaisir et de sensations positives aux personnes qui le font.

En quoi ça les aide ?

En étant dans une ferme, ils ont un contact avec la nature qu’ils avaient parfois perdu (que nous avons tous perdu) et ils retrouvent des obligations, des exigences du monde du travail. On ne peut pas, par exemple, ne pas arroser une plante quand elle pousse. Ce sont des sortes de gestes professionnels que la nature impose et qui sont donc très structurants.

Qui donnent un cadre, des règles.

Les jardins de Cocagne s’installent de plus en plus près des villes. Pourquoi ?

Ça permet aux gens qui viennent chercher les légumes de découvrir le fonctionnement d’une ferme à côté de chez eux. De cette façon, ils se rapprochent de l’agriculture, ils peuvent participer à la vie de la ferme, découvrir des légumes anciens. Cette connexion et cette proximité, c’est ce que la plupart des habitants aujourd’hui recherchent.

Ce qui est proche.

Pourquoi faites-vous de l’agriculture biologique ?
On fait de la bio d’abord parce qu’il nous semblait évident que c’était l’avenir de l’agriculture. Le risque sinon est de ne plus pouvoir cultiver demain, pour des problèmes d’absence d’insectes pollinisateurs, de fertilité des sols et de destruction de la biodiversité.

Qui transporte le pollen des fleurs.
Ce qui permet de donner de bonnes récoltes.

La deuxième raison, c’est que les personnes que nous accompagnons sont parfois victimes d’addictions, à différentes drogues ou à l’alcool. Bien soigner la terre, c’est bien se soigner soi-même.


À votre avis, on mangera quoi et comment demain ?
Notre utopie à nous, c’est de relocaliser l’agriculture, c’est-à-dire de la rendre proche de soi. Il doit y avoir des liens de solidarité entre le monde de l’agriculture et le monde des consommateurs.
Rêve qui semble impossible?...

Propos recueillis par Elsa Maudet Illustrations Laure Lacour Édition Gregory Schwartz
et publiés dans Liberation - mardi 26 novembre 2019
 

19/12/2019

Les J.O de Paris en 2024, une opportunité?

Les Jeux Olympiques 2024, à Paris, seront neutres en carbone, promettent les organisateurs. Il reste à décliner cette ambition dans les appels d’offres. Pour le village olympique, qui fera une belle place au bois, c’est bien parti. Et pour le reste ?

Cinquante et un hectares qui attisent les convoitises… À deux pas de la Seine, du Stade de France et de la future gare Pleyel du Grand Paris Express, le site doit accueillir le futur village olympique de Paris 2024. Quinze mille athlètes et encadrants s’y reposeront entre les épreuves avant de laisser la place, dès 2025, à un éco-quartier comptant plus de 3.000 logements et 135.000 m² de bureaux.
Au total, 260.000 m² de surface de plancher sont à construire pour le village olympique et paralympique, précise la Solideo [Société de livraisons des ouvrages olympiques], le maître d’ouvrage. Les travaux de démolition des bâtiments existants viennent de commencer. Il reste encore à désigner les entreprises qui seront retenues pour la construction.
La part du lion pour le bois ?
Seront-elles de la filière béton, ou de celle du bois ? « Nous attendons les premiers appels d’offres d’ici à la fin du mois », confie Georges-Henri Florentin, président de France Bois 2024, structure lancée par la filière pour se préparer à répondre aux appels d’offres des JO 2024. Si Georges-Henri Florentin reste prudent, à vrai dire, il n’y a guère plus de suspens : le bois devrait se tailler la part du lion. La Solideo avait annoncé la couleur en mars dernier. Dans ce futur village, les bâtiments qui compteront jusqu’à huit étages seront entièrement en bois et matériaux biosourcés (issus de matière organique végétale ou animale). Au-delà, le bois sera préconisé, mais pas imposé. « On peut imaginer, alors, des solutions mixtes alliant le bois à des matériaux de la filière sèche [utilisant peu d’eau], comme l’acier ou le plâtre… », lance Georges-Henri Florentin.

Top départ ! Début de la construction du village olympique. 51 hectares qui serviront à héberger les athlètes pendant #Paris2024, et qui serviront ensuite de logements pour 6000 personnes. pic.twitter.com/Pa5T1DsWTA- Edouard Philippe (@EPhilippePM) November 4, 2019
C’est qu’en matière environnementale, Paris 2024 a fixé la barre haut. Le cap est celui de la neutralité carbone, annonçait cet été Tony Estanguet, président du comité d’organisation de ces Jeux olympiques (Cojo). Ce qui suppose de réduire au maximum les émissions de CO2. « De 55 % par rapport aux JO de Londres », rappelle Jérôme Lachaze, qui était en charge du développement durable dans le comité de candidature Paris 2024.
Dans cette optique, le bois a des atouts à faire valoir. « Ressource renouvelable, il continue de stocker le CO2 qu’il avait emmagasiné pendant sa croissance, même une fois coupé et transformé en matériaux de construction, rappelle Georges-Henri Florentin. Autre atout : la réserve de bois en France est abondante et nos forêts s’accroissent. On pourra s’approvisionner en circuits courts, en générant des emplois locaux. » Dans son cahier des charges, la Solideo fixe d’ailleurs à au moins 30 % la part du bois utilisé qui doit venir de France. « Nous nous fixons l’objectif de 50 %, poursuit Georges-Henri Florentin. A nous de gagner les appels d’offres. »
« Gros chantier et formidable vitrine »
L’enjeu est colossal pour le bois, très largement dans l’ombre du béton en France. Sa part de marché sur la construction de maisons individuelles n’est que de 10 % « contre le double en Amérique du Nord ou en Scandinavie, indique le président de France Bois 2024. Ce village olympique serait alors le plus grand chantier jamais obtenu par notre filière, mais aussi un formidable laboratoire pour montrer son savoir-faire. »
C’est toute la force des Jeux, événement planétaire pourvoyeur de gros contrats et formidable vitrine pour les entreprises qui les construisent. Une force tout autant qu’une responsabilité, précise Blaise Desbordes, le directeur général de Max Havelaar France, acteur du commerce équitable. « Ils ont le pouvoir de mettre le pied à l’étrier à des filières encore balbutiantes et pourtant vertueuses sur les plans environnementaux et sociétaux. »
Et l’or des médailles ?
Blaise Desbordes a d’autres exemples en tête que le bois. À commencer par l’or des médailles. Certes, il n’y a eu  « que » 816 médailles d’or distribuées aux JO de Rio en 2016 et celles-ci, comme à Londres, ne contenaient que 6 grammes d’or chacune. « Mais le symbole est fort », estime Blaise Desbordes. Londres en a fait les frais en 2012, en confiant à Rio Tinto le soin d’extraire les 8 tonnes d’or, d’argent et de cuivre nécessaires à la confection des 4.700 médailles distribuées lors des Jeux [olympique et paralympique]. Un choix dénoncé par les ONG, pour qui le géant minier anglo-australien « n’était pas du calibre olympique » au regard, notamment, de ses méthodes d’extraction jugées polluantes.Rio fera mieux quatre ans plus tard, en s’assurant notamment que l’or utilisé avait été extrait sans utilisation de mercure. « Et Tokyo [en 2020] vient de dévoiler ses médailles, qu’il confectionnera à partir de métaux recyclés provenant d’appareils électroniques collectés dans le pays. »
Viser le 100 % équitable sur la nourriture et le textile
A cinq ans des épreuves, Paris 2024 n’en est pas encore à se pencher sur ses médailles. « Une chose est sûre, elles seront durables », assure-t-on au Cojo Les attentes de Blaise Desbordes sont plus fortes encore sur les approvisionnements en nourriture et en textile de cette future olympiade. « Ces deux secteurs souffrent de prix d’achat trop bas proposés aux producteurs, explique-t-il. Et le reste en découle. Vous ne pouvez pas demander à un petit producteur mal payé d’être à la pointe sur les critères sociaux et environnementaux. »
Au regard des commandes à passer, les Jeux olympiques peuvent contribuer à rectifier le tir. Ce sont 1,6 million de repas qu’il faudra servir aux athlètes durant les épreuves. « Quatorze millions si on ajoute ceux servis aux spectateurs sur les différents sites, détaille Jérôme Lachaze, du comité de candidature. Côté textile, il faudra habiller 70.000 bénévoles. Avec les produits dérivés, les drapeaux, il y a plusieurs centaines de milliers de pièces à commander. »
Ne pas se laisser rattraper par le temps
Malgré ces volumes importants, parvenir à des JO 100 % équitable et à l’impact carbone minimal n’a rien d’impossible pour Blaise Desbordes. « Londres y était parvenu sur l’alimentation, commence-t-il. Paris 2024 devra faire aussi bien. » Mais c’est surtout sur le textile que Paris 2024 pourrait apporter un vrai plus pour le DG de Max Havelaar. « De la culture du coton aux usines de transformations, la mode est l'un des secteurs les plus polluants au monde, mais le plus désastreux également sur le plan social, déplore-t-il. Nous voyons poindre des initiatives plus vertueuses sur ces deux volets, mais elles manquent bien souvent de commandes suffisantes. »
Une nouvelle fois, il est trop tôt pour que Paris 2024 lance ses appels d’offres textile et alimentation. Ni Jérôme Lachaze, ni Blaise Desbordes ne doutent en tout cas que le comité organisateur ne soit pas aux rendez-vous des ambitions affichées. Mais gare à ne pas se laisser rattraper par le temps. « A Rio, en 2016, il y avait aussi cet objectif de servir une alimentation 100 % bio pendant les épreuves, raconte le premier. Mais le comité organisateur avait sondé la filière neuf mois avant. Le délai était trop court. »

Selon Fabrice Pouliquen - 20 Minutes - vendredi 22 novembre 2019

18/12/2019

Ces enfants qui veulent changer le monde...

Dans le journal La Croix du 25/9/2019, un article m'a fortement impressionnée: il s'agit du documentaire français "Demain est à nous" tourné par Mr Gilles de Maistre. Ce dernier, qui a longtemps filmé les enfants victimes dans le monde (pauvreté, guerres, prostitution...), explique tout d'abord pourquoi il a changé le thème de ses tournages. Sa rencontre avec un enfant-soldat en Colombie a modifié, en effet, complètement son approche des problèmes du monde, auxquels sont confrontés les enfants. Désormais, le cinéaste s'emploie à mettre en lumière les enfants qui s'engagent "pour bâtir un monde meilleur" partout sur la planète.

Ce documentaire d'une heure vingt trois minutes donne successivement la parole à des enfants engagés sur des thématiques différentes. Le premier est José Adolfo, un péruvien de 13 ans, qui a crée à 7 ans une banque écologique de type micro-crédit pour les plus jeunes en leur faisant récupérer les déchets recyclables. Son programme a été récompensé en 2018 du prix du climat pour les enfants.

Il y a ensuite Arthur (10ans) qui effectue des maraudes à Cambrai pour aider les SDF; Peter (13 ans) qui vit en Bolivie lutte pour défendre les droits des enfants face à leurs employeurs tout comme Aïssatou (12 ans) qui se bat contre les mariages forcés en Guinée. Sans oublier Heena ( 11 ans)qui à New Delhi informe les enfants des rues de leurs droits et écrit des articles sur leurs conditions de vie. D'autres plus célèbres comme la pakistanaise Malala Yousafzai ou Greta Thunberg (Suède) montrent que l'inaction des adultes face aux difficultés des jeunes ne peut plus durer...

Tous déploient une énergie fantastique qui mérite notre respect. Leurs élans pour faire changer les choses et préparer un monde plus juste prouvent "qu'à tout âge chacun peut s'engager". Merci à Mr Gilles de Maistre de leur donner la parole. Il faut espérer que nous saurons les entendre et faire notre propre part!

Lyliane