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10/12/2018

Trois ans après le film "Demain", Cyril Dion et Laure Noualhat font un état des lieux...

Mr Cyril Dion et Mme Laure Noualhat, journaliste, dressent le portrait de citoyens aspirant à construire de beaux lendemains. Ils font dans "Après Demain", un film qui sera programmé mardi 11/12 à 23H15 sur France 2, une sorte de bilan depuis la parution du film "Demain" en 2015. Ce film, rappelle Mme Weronika Zarachowicz dans le journal Télérama, avait eu une très large audience car il proposait des histoires de personnes anonymes réinventant l'agriculture, l'énergie, l'urbanisme, les transports, l'économie partout dans le monde. Ce film était en effet très inspirant, car il donnait une foule d'exemples susceptibles d'être reproduits ailleurs.

Si les auteurs du film Après Demain constatent que "l'effondrement a déjà commencé" et que le réchauffement climatique est en route, "ils souhaitent continuer à donner envie à chacun-e de construire un récit différent, une nouvelle fiction collective, pour améliorer la résilience de nos sociétés". Tout d'abord, ils ont crée une multitude de petits récits montrant un changement culturel de fond. Il y a par exemple celles et ceux qui se passent d'énergie fossile, celles et ceux qui écrivent une nouvelle histoire comme à Paris avec le Plan Climat, celles et ceux qui créent des monnaies locales sans passer par les banques comme à Montreuil (93) chez Les Nouveaux Robinson et leur monnaie "la pêche".

Des perspectives nous sont données qui sont à la fois différentes de celles de l'extrême droite et de celles de régimes autoritaires du type de la Chine ou la Russie.  Mr Dion "refuse en effet de laisser les grands récits aux religions ou aux dictatures!" Avec Mme Noualhat, ils veulent gagner une bataille culturelle, portant en germe des changements systémiques, politiques et économiques. Selon eux, nous serions en train de vivre une période comparable à celle de la Révolution française: inégalités croissantes, destruction des éco-systèmes… Il faudrait "rompre avec le capitalisme, tel qu'il existe aujourd'hui."

Peu à peu, un nouvel imaginaire et les changements culturels proposés par le film "Demain" ont pénétré jusqu'au monde des entreprises. L'exemple le plus significatif est celui de Mr Lionel Faber, pdg de Danone, qui voudrait obtenir pour sa firme un label certifiant ses engagements sociétaux et environnementaux. Tous les 2 ans, Danone devrait être audité sur sa gouvernance pour montrer qu'elle n'est pas du "greenwashing". Mieux encore, pour changer ses processus industriels, la firme multinationale accepterait de se faire conseiller par Pocheco, une petite PME du Nord de la France en vue de peut-être pouvoir réduire ses emballages...

Pour changer d'échelle, affirment Mr C. Dion et Mme L. Noualhat, "les gens doivent se mobiliser et faire pression par des stratégies révolutionnaires pacifiques en créant de l'articulation entre les différents acteurs de la société". Il faudrait comme à Avessac en Loire-Atlantique pour le parc éolien " embarquer citoyens, banques, entreprises, collectivités et élus nationaux (grâce à des amendements…). Cela implique des communautés soudées, capables de coopérer sur leurs territoires, afin de créer une alchimie. Ainsi, nous serions capables d'amortir les chocs à venir et d'améliorer la résilience de nos sociétés. Les choses changent quand il y a suffisamment de personnes qui se racontent une nouvelle histoire et engagent une lutte non violente dans la rue, que ce soit pour de la justice sociale, leurs droits civiques ou le droit des femmes".

Aussi, après avoir peut-être regardé à la télévision le magazine "Au cœur des éléments" sur le thème des tempêtes à l'occasion de la COP 24, veillons mardi 11/12 et regardons tous à 23H15 sur France 2 la suite du film "Demain"! En 70 minutes, nous verrons ce qui a changé ou pas. Faisons voir ce nouveau film autour de nous après l'avoir enregistré! Quand ce sera possible, faisons venir et projetons le film "Après Demain" dans nos associations et nos quartiers pour être capables de faire le point sur les alternatives en cours et pour nous inciter à aller plus loin!

Lyliane

08/12/2018

Aider l'Association Agir pour l'Environnement...

GRACE A VOTRE SOUTIEN FINANCIER, NOUS AVONS PU :
  • Participer activement aux marches pour le climat et aux rassemblements initiés par l'Appel pour les coquelicots contre les pesticides ;
  • Coordonner la 10ème édition du Jour de la Nuit contre la pollution lumineuse rassemblant plus de 700 évènements locaux (sortie nature, observation du ciel étoilé, extinction de l'éclairage publique) ;
  • Mettre à jour la liste des produits susceptibles de contenir des nanoparticules et menacer M&M's d'une campagne de boycott (amenant cette entreprise à s'engager à retirer le dioxyde de titane dès 2019 !) ;
  • Manifester devant le ministère de l'Agriculture afin qu'il n'accorde aucune dérogation à l'interdiction des insecticides "tueurs d'abeilles" ;
  • Contribuer à la sortie de l'abécédaire des contaminations environnementales "Tous pollués", illustré par Red! et accompagner la parution du livre "Résister aux grands projets inutiles et imposés" ;
  • Soutenir la sortie en salle du film de Guillaume Bodin "0 phyto, 100 % bio" et celui de Julien Milanesi et Sophie Métrich "L'intérêt général et moi" ;
  • Organiser une votation citoyenne sur le projet de Grand Contournement Ouest de Strasbourg et soutenir les grévistes de la faim opposés à ce projet inutile et imposé ;
  • Organiser un rassemblement devant l'Assemblée nationale contre le glyphosate à l'occasion du passage de la loi Alimentation en présence de Delphine Batho et François Ruffin ;
  • Aider les opposants aux grands projets inutiles et imposés ;
  • Impulser 3 nouvelles campagnes et coordonner 27 pétitions électroniques.
 

07/12/2018

A La Rochelle, des patrons engagés dans du mécénat local...

D'après un long article de Mme Agnès Marroncle, dans le journal La Croix du 19/10/2018, j'apprends que des dirigeants d'entreprises, dans le cadre de leur politique R.S.E. (responsabilité sociale de l'entreprise) ont souhaité agir dans leur environnement immédiat à La Rochelle. Ils ont, en effet, décidé d'apporter leur quote- part à des actions en faveur du "mieux vivre ensemble" dans les quartiers sensibles proches de leurs bureaux, usines et ateliers. Pour ce faire, ils ont crée une fondation "Fier de nos quartiers" qui réunit à ce jour 21 entreprises donatrices ( de 20 salariés à plus de 1000) sous l'égide de la Fondation de France.

Leur participation respective s'échelonne entre 500 euros à 30 000 euros annuels. Un conseil exécutif se réunit toutes les 6 semaines et il est majoritairement composé de chefs d'entreprise et de quelques"experts" des quartiers. A cette occasion, les porteurs de projets (culturels, éducatifs ou sociaux) présentent ce pour quoi ils sollicitent une aide. Dans le quartier populaire de La Rochelle (Villeneuve les Salines), Mr Laurent Lhériau, coordinateur de Fier de nos quartiers" cherche à restituer aux habitants une image vivante de leur quartier avec toutes les richesses cachées derrière les façades. Un collectif rassemble notamment les 65 associations présentes sur place.

Ce modèle est reproductible dit l'article. "L'initiative peut venir de quelques chefs d'entreprise prêts à adopter ce type de solution en faveur du mécénat local. L'appui d'une collectivité locale  est souvent nécessaire. La Fondation Fier de nos quartiers se tient à disposition pour tout renseignement et approfondissement de sa méthode". Joindre éventuellement le site: www.fierdenosquartiers.fr.

Lyliane

01/12/2018

Connaissez-vous l'EuroVélo 6 qui relie la France à la Roumanie?

L'EuroVélo 6 fait rêver les amoureux de la bicyclette. Elle sillonne en effet l'Europe d'est en ouest, de la Mer Noire à l'Atlantique, de la Roumanie à la France en suivant les cours du Danube, du Rhin et de la Loire… Elle relie notamment l'Alsace au Val de Loire en passant par la Bourgogne et la Franche-Comté. Elle permet de cheminer sur des pistes cyclables ou des voies vertes et ce, pratiquement sans cötes.

C'est une expédition à recommander sur un itinéraire de près de 700km! On l'appelle parfois la "véloroute des fleuves", car elle longe les bords du Rhin, le canal du Rhône, les vallées du Doubs et de la Saône, le canal du Centre, puis le canal latéral à la Loire… On peut en cours de route conjuguer nature et culture, visiter Bâle (Suisse), Mulhouse, Besançon, Paray-le-Monial, Belfort, Beaune… Sans oublier la gastronomie! On peut louer des bicyclettes en cours de route pour ce périple.

Le Guide du Routard EuroVélo 6 liste les étapes gourmandes, les itinéraires à ne pas manquer et les ateliers de réparation. L'Europe sur les chemins de traverse en petite reine serait pourtant un beau symbole au moment où l'Europe traverse une crise sans précédent. Loin de la xénophobie et du racisme, relier la France à Roumanie n'est-ce pas un beau présage d'avenir?

Lyliane

23/11/2018

Le bonheur à la maison ne tiendrait-il qu'à un plaid, un chocolat chaud et des bougies?

Un article dans la revue "Nous" de Mme Kathleen Junion nous présente le concept du "hygge" tout droit venu du Danemark et qui, depuis 2 ans environ, fait son chemin dans tous les pays d'Europe. Cet art de vivre à la danoise, crée vers les années 1973 dans ce pays du Nord de l'Europe par "Sostrene Grene", est relativement simple: il suffirait d'un plaid posé sur un canapé, d'un bon film à la télévision, d'un bon chocolat chaud, de grosses chaussettes de laine et d'une ambiance de bougies pour le faire naître...

Certes, le Danemark est un pays où la luminosité et le froid obligent à se réfugier dans des maisons claires et bien chauffées, mais il est loin d'être le seul dans ce cas. C'est l'état d'esprit de cette firme qui a, semble-t-il, séduit Mr Jean Thiriez, déjà créateur de cosmétiques naturels dans notre pays. Après un reportage de l'émission Capital, il a eu en effet à cœur de contacter Sostrene Gren, qui signifie" les sœurs Grene". Il a découvert que les danois sont des personnes respectueuses de l'humain, davantage intéressées par les personnes que par les diplômes.

Depuis 2 ans, Mr Jean Thiriez a eu le désir d'exporter en France cet art de vivre sous la forme d'une franchise et il a ouvert plusieurs magasins (Marseille, St Laurent du Var, Valence). Tous les magasins sont décorés selon le même principe: des matières brutes comme du bois, du coton, du velours, des couleurs douces et de la musique classique. On y vend des bougies, des plaids, de la laine à tricoter, de quoi créer des emballages cadeaux, ce qu'il faut pour peindre ou écrire, des livres de cuisine… Car le "hygge" c'est aussi créer des objets de ses mains en argile, cuir ou feutrine pour partager ces cadeaux en famille.

Un guide "Do it yourself" est mis à disposition des clients avec des idées d'ateliers créatifs pour l'automne. Halloween est notamment soigneusement préparé dans les boutiques. Au moment des fêtes de fin d'année, il faudrait aller y faire un tour: on y trouve tout ce qu'il faut pour préparer Noël en famille, depuis les boîtes en carton, les ciel de lit, les nappes et les soucoupes en céramique jusqu'aux spatules en bois, aux calendriers et aux cadres photos à faire soi-même! Un univers de douceur et de choses belles, confectionnées avec amour et relativement utiles!

Nous sommes loin de certains intérieurs français où le monde virtuel prisonnier de la société de consommation est pratiquement partout! Alors soyons optimistes et doux comme les danois et privilégions en famille les bougies et les plaids de laine pour traverser la période hivernale! Pour en savoir davantage, joindre sur Internet: www.sostrenegrene.com ou visiter les boutiques franchisées dans notre pays.

Lyliane

Pourquoi donner son patrimoine de son vivant?

Un article de Mme Dorothée Blancheton dans le Journal gratuit 20 Minutes me semble intéressant à faire connaître, car il fait le point sur les avantages fiscaux et civils en donnant son patrimoine de son vivant. En effet, il est possible de transmettre gratuitement à la personne de son choix une partie de ses biens. On appelle cela un don manuel et il concerne des biens matériels comme de l'argent. 

Pour les dons immobiliers, ils doivent faire l'objet d'un acte notarié. Si c'est un bien remis à une personne, on parle de donation simple. Si c'est une masse de biens distribués à plusieurs personnes, c'est une donation-partage. Cette dernière donation est avantageuse car la valeur des biens est figée au moment de la donation. Au décès du donateur ou de la donatrice, on vérifie que les donations ne dépassent pas les quotités disponibles (trop perçu...). Si c'est le cas il faut indemniser les autres héritiers.

En donation simple, c'est la valeur du bien après le décès qui sera estimée, contrairement à la donation-partage. Après la donation aux héritiers, certes le donateur n'est plus le propriétaire des biens partagés, mais il peut en conserver la jouissance. Un testament transfère la propriété à la mort de la personne. La somme joue également un rôle. En effet, si le don est inférieur à 100 000 euros par enfant et par parent, il donne droit à un abattement fiscal. Celui-ci est renouvelable tous les 15 ans.

A cet abattement peut s'ajouter un autre de 31 625 euros si le don manuel se fait avant les 80 ans du donateur au profit d'un donateur majeur. Si la donation a lieu avant ses 71 ans et si l'usufruit est réservé, 40% du bien transmis n'est pas taxé. De plus, le bien peut prendre de la valeur par la suite. Par contre, si l'on attend le décès pour transmettre, on ne bénéficie qu'une fois de cet abattement.Toutefois, si par hasard, 15 ans s'étaient écoulés entre cette donation et le décès du donateur, le donateur peut de nouveau bénéficier de cet abattement.

Il faut savoir qu'il est possible aussi de faire des donations transgénérationnelles. En l'absence d'acte notarié spécifique au décès, la succession se fait en indivision et peut entraîner des tensions familiales. Il est donc recommandé de prendre conseil auprès d'un notaire pour préserver ses intérêts et transmettre selon les lois en vigueur ses biens selon son  désir.

Enfin, si l'on achète un logement à deux pour un investissement locatif ou une résidence principale, il faut bien choisir son régime pour éviter des soucis en cas de séparation. Le mariage est le lien le plus protecteur, car il garantit la transmission. Créer une SCI peut devenir une solution pour partager un bien sans gros frais de succession (environ 60%) et pour avoir un statut, si l'on vit en concubinage. Chaque année dans de nombreuses villes des rencontres notariales gratuites ont lieu pour échanger avec des professionnels.

Pour tout renseignement précis, consulter sur Internet: www.notaires.fr.

Lyliane

22/11/2018

Pour rompre avec une gouvernance pyramidale...

Dans notre pays, beaucoup d'entreprises et même d'associations travaillent encore dans une gouvernance pyramidale, à l'image de la politique centralisée de la France. Et néanmoins, ça et là, depuis 10 ans au moins, un fonctionnement collégial commence à apparaître. C'était pourtant prévu dans la loi de 1901 concernant les associations, mais jusque là cette disposition légale était assez peu connue. Dans l'ensemble, les expériences de ce type qui sont en place fonctionnent bien, parce que les personnes n'ont plus le sentiment de déléguer pour plusieurs années à l'un-e ou à l'autre élu une part personnelle de responsabilité. Cela se nomme, je crois,  la "démocratie collégiale participative" ou la sociocratie.

Je peux témoigner que, dans plusieurs associations dont je fais partie, ce type collégial de partage des décisions permet que les participants-es se sentent davantage impliqué-e-s. Le siège social est choisi par le groupe en fonction de la commodité ou de la disponibilité et non plus forcément chez le Président. Seul le nom du chargé des finances doit être déclaré en préfecture et à la banque pour garantir la responsabilité de la gestion comptable. Les autres membres associés font partie du Conseil d'Administration à part égale.

Aussi, j'ai été particulièrement intéressée d'apprendre, à travers un article de Mme Lisa Giachino daté de juillet 2014 et donc déjà un peu ancien, publié dans un Hors-Série de la revue "L'âge de faire", que la commune de Saillans dans la Drôme avait formé une liste collégiale aux dernières élections municipales de mars 1914. Les habitants de cette commune, en effet, avaient entièrement repensé le fonctionnement de leur mairie et s'étaient appuyés sur les méthodes d'animation de l'éducation populaire.

Un collectif avait en quelque sorte préparé un organigramme avec des responsabilités réparties équitablement entre des binômes d'élus. Si bien, finalement, que sur 1000 votants, 200 étaient inscrits dans au moins une commission participative. Désormais le processus de décisions est transparent et les habitants s'y sentent prendre part, alors qu'avant les projets étaient ficelés par quelques décideurs. Il y eut, certes, l'obligation légale d'élire un maire et un premier adjoint, mais cela s'est fait en fonction de la disponibilité de chacun. Est ce pour autant la pagaille ou l'anarchie? Il me semble bien que non!

Dans cette région, qui avait tendance à se désertifier, des enquêtes citoyennes ont eu lieu pour décider de l'implantation de futurs commerces comme de l'éclairage public. Sept grands domaines de compétences ont été définis. Chacun fait l'objet une à deux fois par an d'une commission thématique ouverte à tous les habitants. Les "guerres de chapelles" n'ont plus de raisons d'être, puisqu'il n'y a plus d'étiquette politique à la mairie. Toutes les sensibilités, en effet, ont voix au chapitre. Des G.A.P (groupes d'action projet) travaillent sur des sujets précis autour d'un élu. Un conseil des sages constitué de personnes non élues veille à ce que la gestion reste participative. Anciens villageois et néo-ruraux installés depuis peu se retrouvent donc au coude à coude dans des conseils municipaux publics et ils peuvent dialoguer.

Pourquoi d'autres villes ou villages ne prendraient-ils pas modèle sur ce qui se passe à Saillans? Les prochaines élections législatives et municipales pourraient être l'occasion de dépoussiérer nos institutions et d'impliquer davantage les français. Et arriver un jour à créer une France plus fédérale, où les habitants des régions auraient davantage de responsabilités, pourrait même être envisagé comme un rêve d'avenir...   

Pour tout renseignement sur la démocratie collégiale participative et sur le fonctionnement municipal de Saillans, s'adresser via Internet à www.citego.org et à :www.mairiedesaillans26.fr/gouvernance-collegiale-et-participative/

15/11/2018

Pétition contre le contournement ouest de Strasbourg (suite)

15 nov. 2018 — 

Le combat pour la planète et la vie se joue chaque jour sur le terrain. Soutenons ceux qui luttent contre un projet d’infrastructure d’un autre temps : le Grand Contournement Ouest de Strasbourg ! Signez leur pétition ici : http://bit.ly/petitionGCO et faites circuler le message !

Le projet de Grand Contournement Ouest (GCO) de Strasbourg, c’est 24 km d'autoroute à péage qui passeront à travers les terres parmi les plus fertiles d'Alsace et des biotopes abritant des espèces protégées.

Le motif du projet est le désengorgement de l'accès à Strasbourg. Mais ce projet d'infrastructure aura très certainement l'effet inverse, en facilitant le fret routier et en créant un appel d'air pour des dizaines de milliers de camions. Au-delà des zones dévastées localement, à l'heure où nous savons qu'il est urgent de réduire drastiquement le transport routier, ce projet est une absurdité climatique.

Au péril de leurs vies, six personnes poursuivent une grève de la faim depuis désormais plus de trois semaines, sans résultat : les travaux se poursuivent, et les gendarmes sont mobilisés pour s’assurer que les militants présents sur place ne gênent pas leur avancée.

En solidarité avec ceux qui luttent pour notre avenir à tous, contre l’absurdité d’une société aveugle et destructrice, faites passer le message !

Merci à tous.

Pour en savoir plus, je vous invite à explorer le site GCO Non Merci : http://bit.ly/GCONonMerci

Une autre pétition circule à ce sujet sur Change.org : http://bit.ly/petitionGCO-2


    En soutien solidaire
    Lyliane

 

 

Les bons plans de la rénovation...

Selon Mme Karine Michel dans la revue "Nous", "le manque de terrain à bâtir oriente la tendance vers la rénovation du parc existant des maisons individuelles". Qui dit rénovation, dit aussi révision complète de la performance énergétique de l'habitat. Les architectes en conviennent: la rénovation est la majeure partie de leur travail. Généralement, l'habitat actuel se traduit par un décloisonnement et un partage plus large des pièces à vivre et une ouverture sur l'extérieur.

Que ce soit pour revoir à la baisse ses consommations d'énergie et réaliser des économies ou pour réduire par quatre, comme la France le souhaite les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, une remise aux normes selon les standards BBC (bâtiment basse consommation) s'impose. L'isolation thermique, les vitrages, la ventilation et le système de chauffage font partie de ces travaux à prévoir. En plus, l'été, comme le faisaient nos grands-parents, il est important de ne pas laisser entrer la chaleur et le soir de ventiler les pièces en les ouvrant largement.

Des moyens de protection contre la chaleur estivale peuvent même être installés comme un débord de toiture, une pergola climatique ou une haie végétale… Le coût moyen d'une rénovation ( TVA à 10%) est estimé à 1500 à 2000 euros TTC le mètre carré habitable. La performance énergétique est fonction du logement: dans le neuf, la pose de climatiseurs est autorisée mais ne pas dépasser les plafonds thermiques. Si l'on dépasse une extension de 50 M2, suivre la RT 2012, sinon ce sera "élément par élément".

Rénover l'existant ne dispense pas de respecter des règles d'urbanisme et notamment le Plan Local d'Urbanisme ou PLU. Tout d'abord, une autorisation d'urbanisme devra être obtenue pour réaliser des travaux (modification de façade, augmentation de surface habitable).Selon le zonage du PLU, une simple déclaration préalable ou un permis de construire sera exigible, car il importe de vérifier la distance du bâtiment par rapport aux limites séparatives, par rapport aux voies… La surface d'emprise au sol est également définie par le PLU comme la hauteur des constructions, la couleur des enduits, les emplacements de stationnements, les espaces verts même selon le cas...

Bref, faire appel à un professionnel, et le plus souvent à un architecte, est pratiquement indispensable, car des études techniques doivent la plupart du temps être réalisées (nature du sol, portance des structures…). On s'y retrouve déjà en matière d'optimisation des espaces et d'esthétique du bâtiment. De plus, les plans et autres documents à fournir au moment de la demande d'autorisation ne sont pas à la portée du premier venu. Alors, n'hésitons pas à rénover et à rénover malin dans nos régions françaises!

Des renseignements utiles peuvent être par exemple obtenus sur le site: www.camif-habitat.fr/

Lyliane

12/11/2018

On peut agir à notre niveau en faveur du climat...

Mme Valérie Masson-Delmotte, coprésidente du groupe d'experts intergouvernementaux sur l'évolution du climat (GIEC), a été interviewée, lors de sa Conférence aux Assises de la Transition Eclogique et Citoyenne à Nice mercredi 31/10, par Mme Célia Malleck, journaliste à Nice-Matin. La chercheuse au laboratoire des Sciences et du Climat nous alerte sur les conséquences d'une hausse des températures supérieure à 1,5°C d'ici quelques années. Les effets du changement climatique sont déjà sensibles partout dans le monde: vagues de chaleurs, pluies torrentielles, réchauffement des océans, submersions côtières, dégradation des récifs coralliens...

Les risques qui découleront de tous ces effets toucheront en priorité les populations les plus vulnérables et les pays qui ne se seront pas préparés. Elle s'appuie sur un rapport préparé par 90 chercheurs du monde entier réunissant plus de 6000 publications scientifiques. En faisant des conférences sur le sujet, Mme Delmotte nous propose de partager leur préoccupation, d'éviter de construire en zone inondable et de limiter le rejet des gaz à effet de serre pour construire un futur souhaitable à notre planète.

A l'échelle individuelle, elle insiste sur les gestes que les français peuvent faire en matière de chauffage, de transports et d'alimentation. Des technologies peuvent nous y aider. Il s'agit de mixer choix individuels et choix de société. Isolons nos logements, achetons des véhicules électriques, pratiquons le covoiturage, privilégions les circuits courts, chauffons nous par le solaire ou l'éolien et tout cela aura des incidences sur la qualité de l'air, de l'eau et des sols.

Nous devrons pour cela changer nos habitudes et faire pression sur nos élus pour que les choses évoluent: veiller à garder nos terres agricoles, protéger la biodiversité, faire aménager nos espaces de vie autrement, limiter nos déchets, surtout les plastiques, manger différemment, nous appuyer sur des associations et des ONG qui sont déjà engagées pour limiter la hausse des température. Les leviers d'action ne manquent pas: habitat, transport, alimentation, énergie, culture, économie, solidarité ...

En bref, c'est toute notre société qui mériterait d'être rebâtie autrement… Pendant qu'il en est encore temps, engageons nous donc dans la transition énergétique et citoyenne et enseignons les bons gestes à nos enfants et petits-enfants. Il n'est en effet plus temps d'être "eurosceptique"! Soyons lucides et conscients des enjeux!

Lyliane

05/11/2018

NDDL: quel avenir pour la ZAD?

Un article de Mr Nicolas Bérard dans le Journal "L'âge de faire" d'avril 2018 interviewant Mme Françoise Verchère, co-présidente du CEDPA (Collectif des élu-e-s doutant de la pertinence de l'aéroport), tente de faire le point sur l'avenir de la ZAD, qui reste un lieu d'expérimentation inédit. Selon Mme Verchère, la Préfecture, dès l'annonce de l'abandon du projet d'aéroport, a mis en place un comité de pilotage sur la question des terres agricoles, leur propriété et leur gestion future. Elle estimait d'entrée de jeu qu'il y avait des mois de travail, afin d'obtenir un état des lieux complet de la zone (baux, expropriations, vente amiable…). Les propriétaires ont en effet trois ans pour redemander leurs terres et nul ne pouvait prévoir à l'avance qui allait vouloir revenir sur les lieux...

Mme Verchère a entre temps évolué par rapport à sa demande du gel des terres comme cela a été proposé par bail emphytéotique au Larzac, car elle préférerait finalement que l'Etat garde un maximum d'hectares. Elle signale que le président du Département de Loire-Atlantique en effet "ferait partie des revanchards qui voulaient que se fasse l'aéroport". Il pourrait vouloir récupérer des terres...

La préfète lui semble au contraire plutôt "pacifiante". Elle accepterait notamment de parler de "convention d'occupation précaire". Provisoirement, ce pourrait être une solution, pense le CEDPA. Mais certains voulaient signer, d'autres pas. La co-présidente du CEDPA se demande encore: pourquoi avoir obligé la préfecture à envoyer les forces de l'ordre pour libérer les routes? Et pourquoi avoir dégradé le bitume? Il aurait apparemment fallu un consensus  parmi les zadistes et moins de conflits internes ...

Quoi qu'il en soit, l'objectif ouvertement prôné par Mme Verchère est de "laisser se poursuivre les plus belles initiatives de cette ZAD". C'est par exemple: l'esprit de solidarité, le sens de l'intérêt commun, de continuer les expérimentations agricoles ou d'habitat, au moins sur une partie des 1600 ha. En respectant l'environnement, en maintenant une vie sociale, la solidarité, le consensus, il y aurait, d'après son analyse, possibilité de jouer collectif. Elle imaginerait bien par exemple un financement participatif pour racheter collectivement des terres. Le plus gros obstacle à ses yeux reste le" tout ou rien" de certains jusqu'au boutistes....

Il faudrait naturellement faire un point plus récent et donner la parole aux zadistes pour connaître leur degré de cohésion de groupe et leurs projets collectifs et individuels pour la ZAD. Peut-être s'y risqueront-ils un jour prochain. Notre blog leur est ouvert...

Pour suivre l'actualité de NDDL vue par ses habitants, joindre par exemple sur Internet: https://zad.nadir.org/

Lyliane

03/11/2018

Tiny house, petites maisons sur mesure en bois local...

Notre blog s'est déjà fait l'écho de l'engouement du public français et étranger pour les Tiny houses, mais là j'ai découvert, grâce à un article dans le Journal "Lâge de faire" de Mme Muriel Le Loarer, l'entreprise de Mr Jean-Daniel Blancher à Langolen (Finistère). Celui-ci fabrique et commercialise des Tiny Houses sur mesure toutes en bois, confortables et isolées et il offre même en plus la possibilité aux acheteurs de participer à la construction. Les personnes intéressées viennent de toute l'Europe pour faire les finitions, l'isolation, fabriquer leurs meubles en profitant des machines, du bois et de l'expérience du constructeur.

"Maisons de vacances, habitations principales ou ateliers, les Tiny Houses sont dotées de toilettes sèches, douche, cuisine, poêle à bois, récupérateur d'eau de pluie, panneau solaire, onduleur"... Des phytobacs filtrants recyclent "les eaux grises" assurant autonomie et empreinte écologique légère aux propriétaires. Ces Tiny Houses sont construites et équipées par des entreprises locales, favorisant ainsi les circuits courts et l'emploi dans la région. La fabrication utilise des bois non traités provenant de 30 km alentour et elles sont construites dans un atelier  installé près de la scierie.

 

Pour contacter Mr Blancher ou s'informer davantage, joindre Bois d'ici au 06 63 78 01 16 et contact@penty-cosy.fr ou sur Internet: www.tiny-house-bretagne.fr .

Lyliane

01/11/2018

L'intérêt écologique et économique du vélo...

Le Journal Maïf Social Club donne la parole à Mme Véronique Michaud, secrétaire générale du Club des villes et des territoires cyclables, qui comporte environ 1 500 adhérents en France. Cette dernière a publié aux Editions FYP "A vélo, vite!", dans lequel elle justifie l'intérêt économique de la bicyclette. En effet, depuis 10 ans au moins, nous savons que "grâce aux adeptes du vélo, nous économisons plus de 5 milliards par an en dépenses de santé". Ce chiffre important devrait booster nos efforts pour augmenter la part du vélo dans les transports. Aujourd'hui elle n'est que de 3%.

Dans les pays du Nord de l'Europe, cette part est de 12%. Pour les familles utilisant le vélo, il permet par exemple de n'avoir qu'une seule voiture, voire de s'en passer tout à fait. Le vélo, c'est aussi "tout un écosystème et cela représente 35 000 emplois environ, depuis les fabricants, les vendeurs, jusqu'aux réparateurs". Mais pour développer l'usage du vélo, il faut augmenter les pistes cyclables, trouver des espaces de stationnement que ce soit devant les logements, les commerces, les services publics ou au travail. Quant au transport vélo par le train ou à son stationnement sécurisé en gare, il est encore très réduit.

Des ateliers d'autoréparation existent: ils sont souvent associatifs. Des vélos-écoles permettraient aussi "de remettre en selle des salariés" dans le cadre des entreprises, de leur rappeler le Code de la Route... Bref, à tous les niveaux, de sérieux efforts sont à réaliser pour former les personnes et inverser la tendance. Car souvent les municipalités n'entrevoient que les transports en commun pour fluidifier l'offre de déplacements en ville et à la campagne. En définitive, circuler à vélo est non seulement "un acte citoyen" d'autonomie et de lutte contre la pollution, mais surtout un geste de prévention et de bien-être tout en favorisant la mobilité de chacun d'entre nous. 

Pour aller plus loin avec ce sujet, bousculons nos habitudes et lisons l'ouvrage précité ou consultons par exemple l'Observatoire des mobilités émergentes publié par l'Ademe en mai 2017. Car il existe des bicyclettes à assistance électrique pour les séniors ou dans les zones montagneuses...

Lyliane

 

30/10/2018

Des moutons, pas du goudron!

L'A45 entre Lyon et Saint-Etienne ne verra pas le jour. Le projet a été définitivement enterré par le ministre des Transports, Elisabeth Borne, mercredi 17 octobre. Celle-ci privilégie désormais "des solutions alternatives routières et ferroviaires", dans un entretien au Progrès à paraître jeudi. Elle ajoute que l'Etat tiendra "son engagement des 400 millions d'euros" initialement prévus pour le projet d'A45, "pour améliorer la relation entre Saint-Étienne et Lyon, que ce soit par la route ou par le rail".

La ministre évoque ainsi la piste "d'un élargissement à 2X3 ou 2X4 voies" ou d'un "nouveau pont de franchissement sur le Rhône" pour le noeud routier de Givors-Ternay, au sud de Lyon. Elle fixe également l'objectif "de doubler" le nombre actuel des 20 000 voyageurs quotidiens par train "par des travaux qui renforcent les infrastructures et des investissements dans du matériel roulant aux capacités d'accueil supérieures". La ministre évoque ainsi la piste "d'un élargissement à 2X3 ou 2X4 voies" ou d'un "nouveau pont de franchissement sur le Rhône" pour le noeud routier de Givors-Ternay, au sud de Lyon. Elle fixe également l'objectif "de doubler" le nombre actuel des 20 000 voyageurs quotidiens par train "par des travaux qui renforcent les infrastructures et des investissements dans du matériel roulant aux capacités d'accueil supérieures".

Pour ses partisans, ce nouvel axe était indispensable à l'économie de la région. Mais les opposants dénonçaient son tracé, au milieu des terres agricoles et des vergers, et pointaient du doigt le coût du projet. "Si ce projet était simple et consensuel, l'autoroute A45 serait réalisée depuis longtemps. On ne peut pas ignorer le prélèvement de terres agricoles, l'impact environnemental, l'absence du grand contournement de Lyon sur lequel l'A45 doit déboucher", déclare la ministre au journal.

Non retenu dans le rapport sur les infrastructures
"Si la décision est indigne sur la forme, elle est sur le fond, incompréhensible", a réagi Laurent Wauquiez, président LR du Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, dans un communiqué commun avec Georges Ziegler et Gaël Perdriau, respectivement président du conseil départemental de Loire et maire de Saint-Étienne. La coordination des opposants à l'A45 a quant à elle salué une "très grande victoire", exigeant "des garanties et un véritable plan B", pas "un simple rafistolage de l'existant, A47 et TER compris".

Ce projet de longue date, dont le financement était bouclé et dont la mise en oeuvre n'attendait plus qu'une signature du gouvernement, était destiné à améliorer le trafic routier très dense entre les deux métropoles de Rhône-Alpes. Mais il n'avait pas été retenu dans le rapport Duron sur les infrastructures du pays, au printemps. "Le Conseil d'orientation des infrastructures, qui est une instance indépendante et transpartisane, a recommandé de travailler plutôt sur des solutions alternatives routières et ferroviaires à l'A45. C'est aussi la position du gouvernement", conclut Elisabeth Borne.
 
Selon France Télévision

29/10/2018

Finances, Climat, réveillez-vous! les solutions sont là!

Le livre Finance, Climat: Réveillez-vous. Les solutions sont là !, co-écrit par Jean Jouzel, Pierre Larrouturou et Anne Hessel (la fille de Stéphane) est sorti en librairie le 18 octobre. Ce livre a été rédigé comme un “manifeste” pour une mobilisation citoyenne la plus large possible en faveur du Pacte. C’est pour cela qu’il est essentiel de diffuser l’information autour de vous et de vous emparer de ce livre comme un instrument de plaidoyer en faveur du Pacte Finance Climat. (vous pourrez trouver le communiqué de presse ici.)

Des contacts médias sont en cours mais la réussite de sa diffusion dépend aussi de vous : le prix modique de 8€ (l’intégralité des droits d’auteurs bénéficiera à l’association qui porte le Pacte) et l’argumentaire très concis rend ce livre accessible à tous et permet à chacun de contribuer à la création du rapport de force et à la mobilisation en faveur du Pacte.
Découvrez notre nouveau site internet

28/10/2018

Pouvons-nous limiter les dégâts sur notre planète?

Mme Laure Beaudonnet, pour le journal gratuit "20 Minutes", a rencontré Mr Pablo Servigne, agronome de profession, collapsologue et co-auteur de l'essai "Une autre fin du monde est possible" qui vient d'être publié. En 2015, Mr Servigne avait co-écrit avec Mr Raphaël Stevens un best-seller intitulé: "Comment tout peut s'effondrer?", puis il avait publié avec Mr Gautier Chapelle:" L'entraide, l'autre loi de la jungle". 

Un collapsologue, selon Mr Servigne, étudie l'effondrement possible de notre civilisation thermo-industrielle. Cela demande de pouvoir faire un constat sur l'état du monde et de se tenir au courant de toutes les études scientifiques. Le G.I.E.C par exemple et la revue Proceedings of the National Academy of Sciences publient régulièrement des rapports sur le climat. Les derniers en date, respectivement d'octobre et d'août 2018, étaient plutôt alarmants, même en limitant la hausse des températures à +2°C. 

Après la publication de ces rapports, Mrs Servigne et G. Chapelle ont tenté de créer un "lobby citoyen" grâce notamment à une vidéo intitulée "Il est encore temps". Car leur but est d'amener les Etats et les citoyens à des actions concrètes en faveur du climat. Mr Servigne, personnellement, essaie de donner l'exemple dans sa vie de famille (logement, déplacements, nourriture…). Il cherche en effet à "limiter les dégâts" face au désastre annoncé...

Effectuons donc à notre tour le sursaut escompté par ces collapsologues en mettant nos vies en conformité avec des conseils de bon sens comme par exemple le tri et la limitation de nos déchets, la généralisation de l'utilisation des transports en commun, la demande d'une agriculture sans pesticides, des achats individuels conscients de produits locaux, un habitat léger en matériaux non polluants, une énergie remplaçant le nucléaire, la fin de l'obsolescence programmée des biens de consommation, des liens humains solidaires

Pour en savoir davantage, consulter sur Internet: www.pabloservigne.com.

Mr Servigne sera présent lundi 29/10/2018 à Nice pour une conférence à 20 heures aux Assises de la Transition Citoyenne et Ecologique à l'Université de St Jean d'Angély. Venez nombreux!

Lyliane

 

23/10/2018

Des "Tiny House" à toit ouvrant , ça vous tente?

La tendance des Tiny House vient des Etats-Unis et fait fureur également sur l'Hexagone. Le concept ? Des petites maisons mobiles en bois, conçues sur-mesure et avec tout le confort nécessaire. La société française Optinid a d'ailleurs sorti un modèle appelé "La tête dans les étoiles" qui est équipé d'un toit ouvrant. Grâce à un système de rails, les propriétaires n'ont qu'à faire glisser le toit de leur maison et peuvent se coucher en regardant le ciel et la voie lactée de leur lit. 

Cette "Tiny House" fait 19m2 et mesure 6 mètres de longueur. Elle est composée d'une cuisine, d'une salle de bain, d'une mezzanine d'un séjour et possède l'électricité et l'eau. Côté prix, pour s'offrir cette innovation, il faudra tout de même compter entre 34000€ et 56000€. Un budget, certes, mais la liberté d'être mobile, ça n'a pas de prix. N'est-ce pas ? 
 
 Ava Skoupsky - Oh My Mag - samedi 20 octobre 2018

12/10/2018

Cent pour cent d'énergie renouvelable sur 3 îles du Finistère...

Depuis le 6/9/2016, pouvons-nous lire dans la revue Biocontact d'octobre 2018, "les îles de Molène, Sein et Ouessant ont débuté un programme qui doit les mener, à terme, à être uniquement alimentées en énergies renouvelables… et donc à être autonomes énergétiquement". Le projet a coûté 1,5 millions d'euros répartis sur 3 ans en faisant appel à deux programmes différents. D'une part, la boucle énergétique locale (appel à projet de la région Bretagne, d'autre part le Territoire à énergie positive pour la croissance verte (appel à projet national) .

Selon l'article, le développement des énergies renouvelables sur ces îles du Finistère devrait permettre de baisser de 30% les émissions de CO2 en 3 ans. Les premiers résultats sont encourageants, car la consommation de fioul a baissé. il est vrai que différentes mesures avaient été prises:

- distribution d'ampoules LED

- réfection de l'isolation des bâtiments publics.

- rénovation de l'éclairage public.

De plus, une aide financière a permis à de nombreux habitants de remplacer leur congélateur par un modèle plus économe en énergie. Le photovoltaïque et l'hydrolien (éoliennes en mer) sont également inclus dans ce projet. Des batteries lithium-ion ont été installées à Sein et sur Ouessant pour stocker le surplus d'énergie. Elles sont couplées à un système de pilotage permettant de recevoir et de distribuer l'énergie selon les besoins. Pour ces îles pionnières, l'objectif est d'être autonomes grâce aux énergies renouvelables d'ici à 2030.

Il me semble que de tels exemples pourraient servir de modèles à d'autres régions françaises. C'est sans doute une question de volonté politique et d'investissements. N'y aurait-t-il pas urgence à bouger dans ce domaine pour faire baisser notre consommation électrique globale? Des aides et des incitations financières pourraient notamment motiver l'ensemble de la population. Une partie des citoyens français me paraît aujourd'hui prête à modifier ses habitudes d'achats et de consommation. De plus, la réfection de l'isolation des bâtiments et de l'éclairage public pourrait créer des emplois…

Pour approfondir le sujet, consulter par exemple sur Internet: www. lenergietoutcompris.fr.

Lyliane

 

 

11/10/2018

Une tour maraîchère à Romainville en 2019 pour légumes et emplois...

FIGARO DEMAIN - Pour nourrir ses habitants, créer du lien et des emplois, Romainville construit une vaste ferme urbaine verticale qui verra le jour en avril 2019. La serre géante implantée en plein cœur de la commune située à 3 kilomètres de Paris produira 12 tonnes par an de fruits et légumes.
À quelques encablures de Paris, des citadins pourront bientôt voir leurs tomates et leurs champignons pousser dans un immeuble! Le chantier de la première «tour maraîchère» de France, estimé à 5 millions d'euros, a en effet débuté. Ce vaste bâtiment dédié à l'agriculture urbaine a pris racine à Romainville, ville de Seine-Saint-Denis de 25.000 habitants, plus habituée à voir des logements sociaux sortir de terre que des plants de carottes et de tomates!


De quoi s'agit-il? D'une sorte de serre géante et verticale implantée en plein cœur de ville, au plus près des consommateurs. D'après les projections de la mairie, le bâtiment qui verra le jour en avril 2019 est composé de deux tours dont la plus haute fera 24 mètres, sur six étages. La culture des carottes, tomates et autres fruits et légumes sera ainsi répartie en fonction des étages et optimisée par les spécialistes de la culture urbaine.
Outre une exploitation agricole, la cité maraîchère abritera un centre de sensibilisation et de formation à l'agriculture urbaine ouvert aux professionnels et aux particuliers. Un vaste espace de vie composé d'un café-cantine et d'une épicerie pour vendre les produits en circuit très court complète ces lieux. Cette tour futuriste renoue ainsi avec le passé du département, autrefois terre d'accueil des maraîchers et vignerons.
En revanche, les méthodes d'exploitation ne sont pas celles de nos aïeux! Les fruits et légumes pousseront hors-sol, alimentés par des substrats issus à 100% de produits organiques, sans pesticide ni engrais chimique, sans chauffage ni lumière artificielle et disposés sur les 6 étages. Avec ces méthodes, la ferme citadine vise une production de 12 tonnes par an de fruits, légumes, champignons, fleurs comestibles, plants et semences. Elle permettra ainsi de couvrir la consommation de 200 familles.


Un projet créateur d'emplois
L'ambition n'est donc clairement pas de nourrir toute la commune mais aussi de créer des rencontres et du lien social entre habitants et de sensibiliser les urbains aux enjeux de l'agriculture. L'objectif de la première «Cité maraîchère» de France, qualifiée par lamunicipalité socialiste de projet «unique en France», est également de créer des emplois. «En réintroduisant de l'activité maraîchère à Romainville, nous avons souhaité tout d'abord redonner à la ville, longtemps lieu de cultures maraîchères, une vocation de ville nourricière. Mais nous allons également générer une nouvelle activité économique créant de l'emploi et notamment de l'emploi en insertion», a expliqué la maire, Corinne Valls. Au total, 12 emplois seront créés dès 2019.
Le lieu entend enfin devenir un «laboratoire vivant» pour les projets d'agriculture urbaine «appelés à se développer» dans la future métropole du Grand Paris. En plein essor, l'agriculture urbaine permet en effet de cultiver les fruits et légumes au plus près des consommateurs. Cette méthode de production compense par ailleurs le déclin de l'agriculture en Europe occidentale. La France a perdu l'équivalent du département de Seine-et-Marne en surfaces agricoles en l'espace de 10 ans au profit de l'urbanisation, alertait récemment l'Observatoire national de la Biodiversité. Les plus grandes métropoles se tournent de plus en plus vers cette solution pour compenser la diminution des espaces cultivables et la pollution des sols. Singapour multiplie les serres verticales où des légumes sont cultivés, mais où également des truites ou des mérous sont élevés dans des bassins disposés par étages. Shanghaï projette même de créer la plus grande ferme verticale au monde sur 100 hectares. En attendant que ces projets d'envergure voient le jour, la municipalité de Romainville se mobilise pour que la greffe de la cité maraichère prenne avec ses habitants. 

Mathilde Golla - Le Figaro - lundi 1 octobre 2018

03/10/2018

Greenpeace revient sur la mobilité durable en France...



Il y a quelques jours, le gouvernement français présentait la programmation budgétaire de la future loi d'orientation des mobilités. La ministre chargée des Transports, Elisabeth Borne, a parlé d'« agir pour les transports du quotidien » avec « une ambition inédite pour la mobilité propre ».

Les annonces faites sont-elles satisfaisantes ? Pas vraiment. Le gouvernement promet d’accorder 38 % des crédits globaux au réseau routier, et les financements prévus pour les mobilités propres et partagées restent dérisoires en comparaison des dépenses prévues pour la voiture. De plus, le maintien de projets routiers climaticides, comme le GCO à Strasbourg, montre l’incohérence du gouvernement.

Quid du Plan Vélo et de ses mesures destinées à faciliter les déplacements cyclistes ? Il constitue une vraie avancée... mais n'offre pas de moyens à la hauteur des ambitions. Pour enclencher un vrai changement d'échelle dans les comportements, c'est un fonds de 200 millions d'euros par an dès 2019 qu'il faut créer. soit quatre fois plus que ce qui est prévu pour le moment.

Pourtant, la France aurait bien besoin d’aller plus vite en matière de mobilité durable. Trois ans après le scandale du DieselGate, elle reste championne d'Europe du nombre de véhicules diesel très polluants en circulation, devant l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Italie. En France, on constate toujours plus de 48 000 décès par an dus à la pollution de l’air… et le secteur des transports est l’un des premiers responsables.

Le climat aussi aurait bien besoin que le secteur des transports fasse sa part en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Selon une étude du Centre aérospatial Allemand commandée par Greenpeace et parue la semaine dernière, nous avons 10 ans pour nous débarrasser des véhicules essence, diesel et hybride si l’on veut respecter l’objectif de l’Accord de Paris sur le climat de limiter la hausse des températures à 1,5 °C

Beaucoup reste encore à faire pour lutter contre les changements climatiques et la pollution de l'air. Emmanuel Macron doit donc rapidement traverser la route et se mettre au travail.

Merci d’être à nos côtés,
L’équipe Climat-Transports de Greenpeace France  
Ce courriel a été envoyé à l'adresse lys06100@gmail.com
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02/10/2018

Vivre autrement sa retraite...

Selon Télérama, le concept de la Maison des Babayagas, dans laquelle "des femmes ont décidé de vivre leur retraite autrement que seules ou mal accompagnées, rassemble 20 femmes de plus de 60 ans à Montreuil depuis 2013". C'est Mme Thérèse Clerc, aujourd'hui décédée, qui avait eu l'idée dès 1995 de créer un endroit où des femmes pourraient vieillir de façon indépendante et autonome en pratiquant autogestion et solidarité. A Montreuil, en plein centre-ville, ce fut enfin possible. Là, "ni direction, ni personnel, mais jardin et potager pour subsister et mieux vieillir ensemble".

Depuis, l'idée de créer des sortes de maisons de retraite autogérées et socialement accessibles a fait son chemin dans notre pays. Toutes ne sont pas farouchement féministes comme à Montreuil, mais à St Priest près de Lyon, à Palaiseau dans l'Essonne et à Toulouse tout récemment se sont ouvert des Logis Solidaires. Ce type d'habitat participatif commence en effet à intéresser quelques municipalités et à motiver des personnes dotées de peu de moyens et désireuses de mettre en pratique des valeurs de solidarité et d'écologie.

Il me semble que ce type de projet mériterait d'être développé. Les communes peuvent trouver des terrains et des bailleurs sociaux capables de monter ce type de projet. Car aujourd'hui les personnes âgées, qui ne peuvent investir dans une chambre coûteuse en maison de retraite médicalisée, ont souvent pour seule perspective que celle de vieillir isolées chez elles ou de finir à l'hôpital. Et vivre en EHPAD, c'est à dire entre personnes âgées dépendantes, n'est pas forcément un sort enviable quand on a toute sa tête et qu'on est encore alerte...

Pour se renseigner sur la Maison des Babayagas et ce type d'habitat collectif et alternatif, consultez sur Internet: https://www.lamaisondesbabayagas.eu.

Lyliane

25/09/2018

Connaitre le rôle essentiel de beaucoup de mères de banlieue et en parler positivement...

Mme Tiphaine Honnet dans Version Fémina a eu raison selon moi de souligner le rôle joué par de nombreuses mères dans des quartiers défavorisés. A Aulnay sous Bois par exemple, en Seine St Denis, celles que l'on nommait "femmes relais" dans les années 80 sont en gilets oranges, se rassemblent et essayent de faire bouger les choses, particulièrement le soir. Elles sont aujourd'hui les véritables "médiatrices interculturelles" des banlieues françaises.

Partout, à Rouen, Bordeaux, Villeurbanne, Nantes, près de Paris, elles "redoublent de courage, de créativité et de détermination pour débrancher … les prétendues racailles et leurs parents dits démissionnaires". Des associations se sont même crées avec pour objectif: "zéro voitures brûlées, zéro caillassages". A Grigny comme à Aulnay sous Bois, des mères partent à l'assaut à coups de balai de caves squattées. Les dealers doivent désormais compter avec leur présence active.

Ce n'est pas sans danger. En effet, en 2017, des mères d'Echirolles dans l'Isère ont été frappées par des trafiquants. Toutefois, le dialogue reste la clé. Il permet à la fois d'agir sur la radicalité religieuse et la délinquance. L'Association de Rouen "Imad", crée par Mme Latifa Ibn Ziaten, dont le fils a été tué par M. Merah, intervient auprès des familles, dans les écoles, les prisons. Les mères jouent les intermédiaires avec la police et essaient de faire baisser les tensions.

A Villeurbanne, avec le soutien d'animateurs, une dizaine de mères dans un Centre Social s'interrogent sur les racines des problèmes de banlieue et cherchent ensemble des solutions. Mieux, elles s'entraident et n'hésitent pas à prendre des photos et à intervenir dans la presse. A Nantes, l'association Tissé Métisse  a choisi l'humour et monte des spectacles issus de faits réels. A Bagnolet, une politologue nommée Mme Fatima Ouassak, qui a crée l'association "Front des mères", débat avec le corps enseignant et essaie de structurer le mouvement pour tout l'hexagone. A Sevran, la Brigade des mères commence à être connue.

Les femmes sont les plus impliquées dans ces associations. Au cœur des quartiers dits "prioritaires" vivent 5,5 millions de personnes, touchées par le chômage et la précarité. De plus, une famille sur 4 est monoparentale. Toutefois, les hommes ont un rôle à jouer. ils sont invités aux réunions et des discussions les impliquent, afin qu'ils prennent le relais auprès des enfants.

Des résultats concrets commencent à être connus. A Aulnay sous Bois par exemple l'engagement des femmes a été salué par la ville qui leur a remis en février 2018 un Diplôme d'Honneur. A Bordeaux comme à Villeurbanne les mamans ont publié un recueil de leurs travaux et elles sont même parfois appelées pour une expertise auprès des parents des quartiers. Elles préparent une chaîne You Tube. Le Président de la République lui-même s'est engagé à leur donner la parole.

En attendant que notre regard change sur les quartiers, il s'agit pour nous d'encourager ces femmes qui désamorcent beaucoup de difficultés en banlieue. Le DVD de leur spectacle est en vente auprès de la Compagnie Théâtre d'ici ou d'ailleurs.  L'ouvrage "Maman noire et invisible" de Mme Kebe Diariatou peut se trouver à La Boîte à Pandore. On peut également par exemple contacter sur Internet: www.https://www.la-croix.com › France

Lyliane

16/09/2018

Pollution de l'air selon le journal La Croix...

 

Fini les ultimatums et les mises en demeure sans lendemain. La Commission européenne a mis sa menace à exécution : le 17 mai, elle a renvoyé la France, ainsi que l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Hongrie, l’Italie et la Roumanie devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). « Il s’agit d’une étape majeure dans ce dossier », assure Arnaud Gossement, avocat spécialiste des questions environnementales.

Voilà près de dix ans maintenant que l’Hexagone est régulièrement rappelé à l’ordre par Bruxelles pour ne pas respecter la directive sur la qualité de l’air de 2008. En cause : le dépassement des valeurs limites (fixées à 40 µg/m3 en moyenne annuelle) des émissions de particules fines PM10 et de dioxyde d’azote.


 C'est la 3ème cause de mortalité en France selon l'ONG Greenpeace, qui propose une pétition aux maires sur son site: www.geenpeace.org.
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Les états d’âme de Nicolas Hulot

 

Un dernier avertissement avait été adressé à Paris fin janvier. Le commissaire à l’environnement avait alors convoqué Nicolas Hulot, le ministre de la transition écologique, et ses homologues européens pour leur demander de réduire la pollution de l’air dans les meilleurs délais. La feuille de route présentée mi-avril par Paris n’a toutefois pas convaincu (1). D’où le contentieux engagé aujourd’hui. « La France peine visiblement à comprendre que Bruxelles ne nous impose pas qu’une simple obligation de moyens, mais bel et bien une obligation de résultats », poursuit l’avocat. De son côté, le député européen (écologiste) Yannick Jadot dénonce « le déni » et « la continuité de la politique française (…) au nom des intérêts des lobbys des transports routiers et des grandes infrastructures ».

Une pollution chronique et des pics réguliers

Comment en est-on arrivé là ? Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la qualité de l’air s’est globalement améliorée en France depuis quinze ans : des réglementations strictes dans l’industrie ont permis de limiter le dioxyde de soufre (SO2) tandis que le renouvellement du parc de véhicules a entraîné une baisse des émissions d’oxydes d’azote. Pourtant, ce n’est pas suffisant. La difficulté vient en particulier de la dispersion des sources émettrices de particules fines et de NO2 : le trafic routier, le chauffage (au bois ou par des appareils anciens), certaines pratiques agricoles.

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Pollution de l’air, de quoi parle-t-on ?

 

Résultat : le pays connaît des pics de pollution réguliers et surtout une pollution chronique, très néfaste pour la santé. On estime ainsi à 48 000 le nombre de décès prématurés liés chaque année à la pollution atmosphérique (chiffres de l’agence Santé publique France). Par ailleurs, l’Inserm vient de publier une étude inquiétante sur l’impact des polluants sur le fœtus. « En France, en 2012, 2,3 % d’enfants sont nés hypotrophes » c’est-à-dire victimes d’un retard de croissance, assurent les chercheurs, dont « la moitié » en raison de l’exposition de la mère aux particules durant sa grossesse.

Des territoires agissent

Le contentieux engagé aujourd’hui, qui expose les pays concernés à des sanctions de plusieurs millions d’euros, s’échelonnera cependant sur plusieurs années. Paris pourrait d’abord être condamné pour « manquement ». Faute d’action volontariste à l’issue de ce premier arrêt, de nouvelles poursuites avec, cette fois, une amende à la clé, pourraient être enclenchées. La bataille judiciaire ne fait donc que commencer. Parallèlement, la France pourrait être rapidement condamnée par les juges nationaux, toujours pour non-application de la directive de 2008. En effet le Conseil d’État, qui veille au respect en droit interne des textes européens, a donné aux autorités jusqu’au 31 mars 2018 pour respecter la fameuse directive. « La décision prise par Bruxelles atteste que nous restons au-delà des seuils autorisés, le Conseil d’État devrait donc nous condamner sous peu », estime l’avocat Arnaud Gossement.

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Les femmes enceintes très exposées à la pollution de l’air

 

Reste que des territoires agissent, sous l’impulsion des collectivités ou de l’État. Pour limiter les effets du trafic routier, de grandes agglomérations comme Paris ou Grenoble ont mis en place un système de vignettes (Crit’air), qui cible les véhicules les plus polluants. De son côté, l’Ademe, l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, a lancé le programme AgrAir pour lutter contre les émissions d’ammoniac et le brûlage à l’air libre des résidus en milieu agricole. Enfin, la Vallée de l’Arve, en Haute-Savoie, expérimente un fonds « Air bois », une aide aux particuliers prêts à changer leurs vieux appareils de chauffage.

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Les principaux polluants

Les particules sont des matières microscopiques en suspension dans l’air. Les PM10 (d’un diamètre inférieur à 10 microns) proviennent notamment des activités de construction et
les « particules fines » (PM 2,5, d’un diamètre inférieur à 2,5 microns), très nocives, sont surtout issues des effluents de combustion du bois ou des carburants et des vapeurs industrielles.

Le dioxyde d’azote (NO2) se forme principalement lors des processus de combustion dans les moteurs de voitures ou encore les centrales électriques. Gaz irritant, le NO2 favorise l’asthme, voire les affections pulmonaires chez l’enfant.

Marie Boëton et Marine Lamoureux

15/09/2018

De nouveaux agriculteurs urbains à Marseille (13)...

En date du 25/2/2018, Mr Antoine d'Abbundo, journaliste au journal La Croix, a publié un dossier complet et plutôt réconfortant au sujet des "nouveaux agriculteurs urbains" installés à Marseille. Ceux-ci cultivent de manière professionnelle ou associative, dans des espaces laissés libres par l'urbanisation. Et les projets existants ou en projet sont nombreux, signe de la vitalité humaine de la capitale phocéenne, souvent présentée comme une zone en grande difficulté, du fait notamment de sa population métissée...

Il faut néanmoins savoir que Marseille compterait actuellement 55 jardins partagés à vocation nourricière et surtout sociale et pédagogique. Beaucoup sont à l'étude, car ces projets bénéficient de financements liés à la politique de la ville et du soutien de bailleurs sociaux. Car ces jardins urbains renforcent la cohésion sociale, souligne Mme Monique Cordier, adjointe à Mr le Maire de Marseille, déléguée aux espaces naturels.

La municipalité rappelle qu'elle abrite déjà 3 fermes pédagogiques sur son territoire et qu'elle soutient activement des projets d'agriculture urbaine là où c'est possible. Toutefois, il ne faut pas imaginer que toutes les friches pourraient être disponibles , car plusieurs jouent un rôle écologique tampon. Il ne faut pas oublier non plus que ces initiatives sont l'héritage de Mr l'Abbé Lemire, précurseur des jardins ouvriers en ville, afin d'améliorer la nourriture des travailleurs locaux...

Tout d'abord, dans le quartier de Belsunce, à l'îlot Velten en cours de reconstruction, un espace s'est ouvert l'automne 2017, qui dépend du Centre Social Bernard-du-Bois. Là, dans 20 grandes jardinières posées sur du béton, les riverains intéressés peuvent venir cultiver des légumes et ramasser leur production toute fraîche pour se nourrir.

A 6km de là, sur les collines dominant les quartiers Nord, au Mas des Gorguettes, un domaine privé de 1,5 ha a été défriché et mis en culture par des pionniers. Il se nomme Terre de Mars. La production bio est écoulée sur place ou en paniers de légumes. Leur expérience pourrait faire l'objet de conseils délivrés moyennant finance à des entrepreneurs désireux de se lancer.

Justement, certains jeunes marseillais ont mis sur pied le projet de commercialisation de fleurs comestibles et ont construit des bassins pour y cultiver de la spiruline, une algue d'eau douce aux vertus médicinales exceptionnelles. D'autres, jardinent sur des lopins de terre dans une zone inconstructible, comme Mr Michel Carrillo à Montolivet. D'autres encore se sont lancés dans la culture de champignons (pleurotes) en cave, dans des sacs sur des substrats de marc de café. Leur récolte est vendue à des restaurateurs locaux.

Car, les cultures en terrasses sur le sommet des immeubles paraît difficile dans la cité phocéenne, vu la force du mistral et l'ensoleillement estival. Toutefois, en mars 2018, été inauguré à Marseille la Cité de l'Agriculture. Et une ferme d'insertion  sur 1 ha appartenant aux Apprentis d'Auteuil a récemment été ouverte.

Loin d'être des initiatives à la mode de "bobos parisiens", ces projets, publics ou privés, sont implantés dans des quartiers relativement pauvres et ils s'adressent pour la plupart à des milieux populaires. Quoi qu'il en soit, voilà de quoi repenser désormais le lien entre ville et campagne, entre nature et culture!

Lyliane

13/09/2018

S'informer sur le projet de contournement de Strasbourg qui détruira un beau coin de nature à Kolbsheim...

A Brest, le premier téléphérique urbain par cable!

Au cours de l'émission Télé Matin, sur la 2ème chaîne de télévision, une journaliste nous a signalé, photos à l'appui, que le premier téléphérique urbain français par câble  fonctionne à Brest depuis le début de l'année. Des cabines pouvant contenir de 40 à 60 personnes franchissent en effet les 420m de portée au dessus de la rivière Penfeld à quelques 70 m de haut. Le téléphérique fait partie de la ligne C et il se trouve en continuité des transports en commun de la ville avec une gare en rive droite dans le quartier des Ateliers des Capucins.

Ainsi, pour le simple coût d'un ticket de bus à 1,45 euros, on peut avoir un point de vue vertigineux sur la rade de Brest. Les cabines aux lignes modernes ont été dessinées par un designer et les poteaux s'intègrent bien dans le décor des structures métalliques de la base navale. Ce projet, qui a démarré en 2015 et a coûté 19,1 millions d'euros, a été conçu par le constructeur suisse Bouygues Constructions BMF-DC. La fréquentation est record. On comprend pourquoi, car, alors qu'un véhicule mettait 18 minutes par le pont routier, le téléphérique parcourt silencieusement la distance en 3 à 4 minutes avec la vue en prime!

La technique semble tout à fait au point et des équipes de maintenance surveillent l'installation à intervalle régulier. Voilà un moyen original en plein centre-ville de franchir fleuves ou rivières tout en évitant de saturer les axes routiers! Espérons que cet exemple réussi inspirera d'autres communes françaises! Des projets similaires sont pour le moment à l'étude en France, dont notamment à Créteil/Villeneuve St Georges. Pour en savoir plus, consulter le site: www.bibus.fr.

Lyliane

12/09/2018

Une crèche innovante en Auvergne inspirée d'expérimentation néerlandaises...

Cette crèche innovante accueille des enfants de moins de 3 ans depuis le 1er août. Les locaux, officiellement inaugurés ce samedi matin, sont divisés en quatre unités qui accueillent chacune quinze enfants d’âges différents et c’est là l’une des grandes nouveautés : des bébés cohabitent avec ceux qui marchent déjà afin « d’éveiller les plus petits au contact des plus âgés et de rendre les plus grands attentifs à l’autre », explique Laurence Antony, directrice de la crèche.

 
« La dimension innovante a guidé le projet, élaboré collectivement par les élus, les agents de la ville et les parents qui le souhaitaient », précise Danielle Colle-Chavanac, directrice petite enfance à Aurillac. Un projet dont le coût s’élève à près de 1,7 M€ (hors taxes). 
 
Jérémy Guiot, papa de Lenny, 11 mois, s'enthousiasme : « L’accueil est individualisé, toujours dans la même unité d’âge mixte, avec le même personnel dédié, et le cadre novateur apaise les parents autant que l’enfant. » Et c’est justement dans un souci d’apaisement qu’a été conçue l’innovation la plus spectaculaire de la crèche : l’espace Snoezelen. Inspiré d’expérimentations néerlandaises, il permet un temps calme d’exploration sensorielle exceptionnelle grâce à des musiques douces et des lumières tamisées. Un peu comme une salle de méditation pour tout-petits…
 
Selon le Journal Le Parisien du 8/9/2018.
 

10/09/2018

Des potagers suspendus pour une agriculture urbaine...

Une entreprise commerciale appelée "Sous les fraises", crée en 2014 par Mr Yohan Hubert et Mme Laure-Line Jacquier, s'est spécialisée dans ce qu'ils appellent "une permaculture verticale". Ce concept est censé "relever le double défi de l'urbanisme et de l'alimentation". Il consiste, en effet, à faire pousser sans pesticides des végétaux comestibles dans des poches remplies de terre accrochées à une membrane de laine de mouton ou de chanvre, elle-même tendue sur des cadres installés sur les toits des immeubles de leurs clients.

Chaque "mini-ferme urbaine" ainsi crée est vendue clés en main aux entreprises intéressées. L'investissement est important (70 000 euros pour 250 m2), mais l'exploitation est assurée sur 10 ans et emploie une quinzaine de salariés se chargeant de la gestion, de l'entretien et de la récolte. Les fruits et légumes récoltés sont soit vendus frais à des restaurateurs, soit transformés sous la marque "Farmhouse".

En février 2018, écrit Mr Antoine d'Abbundo dans le journal La Croix, des jardins potagers de cette start-up qui a réussi étaient déjà implantés au sommet du BHV-Marais et aux sièges de Nexity, d'Unibail-Rodamco à Paris. D'autres immeubles de Levallois et d'Aubervilliers sont visés, de même que certains autres à d'Annecy et bientôt à Lyon et Marseille.

Selon la F.A.O., Organisation des Nations-Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture, environ 800 millions de personnes seraient impliquées dans l'agriculture urbaine dans le monde. Il y aurait bien entendu les jardins familiaux ou ouvriers pour 50% et le reste ce seraient les jardins d'insertion ou jardins partagés pour 20%. Les espaces marchands actuellement ne compteraient que pour 5% de la surface cultivée.

Aux Etats-Unis, à Détroit par exemple, ville industrielle sinistrée, l'agriculture urbaine est en plein renouveau. A Montréal au Canada, 2000 personnes sont approvisionnées en denrées alimentaires (70 tonnes par an) par une immense serre urbaine commerciale nommée LUFA. La Ville de Paris souhaiterait végétaliser, d'ici à 2020, 30 ha pour développer une agriculture d'hyper-proximité selon la Charte Parisculteurs qui réunit 74 acteurs publics et privés.

Si l'on en croit la F.A.O, il serait possible de produire 50 kg de fruits frais et de légumes par m2 et par an en milieu urbain. L'agriculture urbaine, commerciale ou non, semble avoir de beaux jours devant elle. On peut néanmoins s'interroger: sera-t-elle un jour capable de solutionner la difficile question de la faim dans le monde? Pour cela, ne faudrait- il pas une grande et rapide évolution des mentalités et une progression tangible de l'esprit de solidarité sur toute la planète?

Lyliane

06/09/2018

Du soleil en rayons à l'Intermarché de Concarneau...

Au cours de l'émission Télé-Matin sur France 2, la journaliste Mme Isabelle Martinet nous a présenté le jeudi 30/8/2018 une initiative pionnière sur le sol breton. Il s'agit de la pose depuis le 16/11 2017, sur 4 ombrières du parking de l'Intermarché de Lanriec-Concarneau, de 1900 m2 de panneaux solaires alimentant le magasin (lumières, frigos, congélateurs).  Ils fournissent 280 000 kwh par an, soit 20% des dépenses du site.

Ce projet a été le lauréat de la subvention accordée par la Commission de régulation de l'énergie (C.R.E.). Il a également bénéficié d'une fructueuse collaboration avec System Off Grid et d'une aide d'Engie. Mais c'est avant tout le gérant du magasin Mr Yannick Le Cam qui a supporté ce projet par un emprunt de 550 000 euros. Pour le consommateur cela n'aura heureusement aucune incidence sur les prix.  

Les nombreuses succursales des supermarchés de l'enseigne Intermarché de Bretagne pourraient  bientôt suivre cet exemple. Et cela pourrait donner des idées à d'autres magasins dans notre pays. Bravo à ce supermarché de Concarneau d'avoir ouvert la voie et montré que cet effort était possible et bénéfique! Car l'énergie économisée est substantielle et ménage notre environnement.

Pour en savoir davantage sur le sujet, contacter sur Internet:

 
 
https://immobilier.mousquetaires.com/.../lintermarche-de-lanriec-concarneau-passe-sol...
 
 
 
Lyliane

29/08/2018

Pour déambuler en toute sécurité...

Dans le journal Nice-Matin, Mme Mathilde Frénols nous qu'un chercheur de Sophia-Antipolis, Mr Jean-Pierre Merlet, crée des aides pour personnes âgées, notamment des cannes et des déambulateurs intelligents. En effet, ce chercheur a crée au sein de l'INRIA (Institut national de recherche dédié au numérique) "un déambulateur communicant", qui a déjà été testé auprès de personnes âgées et handicapées. C'est une invention très utile, car il faut savoir que chaque année 10 000 personnes meurent de la conséquence directe d'une chute.

Quand on souffre d'une perte de mobilité, par exemple le déambulateur est une aide précieuse pour circuler. Avec ses capteurs, cet instrument est capable d'indiquer au médecin le nombre de pas, la vitesse, les écarts de trajectoire de la personne pendant sa marche. Il est même susceptible de pouvoir indiquer si son propriétaire fait une chute et d'appeler les proches de la personne âgée.

L'objectif de cette invention robotique n'est certes pas de remplacer le personnel d'aide à la personne. Cette solution permet davantage d'autonomie et cela reste d'un prix abordable puisque cet accessoire ne coûte que 50 euros. Elle libère en fait les aides d'une surveillance de tous les instants.

Mr Merlet travaille également depuis de nombreuses années sur des solutions robotiques et d'autres outils du quotidien pour les personnes âgées. Par exemple, il a mis au point des capteurs qu'il essaie d'intégrer à un vêtement, afin d'indiquer si la personne est en position verticale ou horizontale. Il travaille aussi sur une canne munie de leds. La commercialisation de ses innovations reste un souci pour lui, car il note un vide juridique sur la responsabilité  et que l'industrie reste prudente…

Espérons cependant que banques et industriels prendront la mesure de l'utilité de ces outils permettant à tous nos aînés de déambuler en toute sécurité. Merci quoi qu'il en soit à ce chercheur de son investissement en faveur des personnes fragilisées par l'âge ou la maladie! 

Pour en savoir davantage, consulter le site de Mr Merlet: www-sop.inria.fr/members/Jean-Pierre.Merlet/merlet.html

Lyliane