Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/02/2019

Comment reconquérir nos services publics et répondre à la crise sociale profonde actuelle?

La Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics se définit comme "un réseau citoyen fondé sur des collectifs locaux, qui rassemble un double triptyque: usagers, personnels et élus d'une part, et organisations associatives, politiques et syndicales, dont la FSU, d'autre part, Mr Michel Jallamion, Président de la Convergence, nous livre son analyse et les propositions du collectif pour répondre à la profonde crise sociale actuelle".

La Convergence est née en 2005 suite à la grande manifestation pour les services publics à Guéret. La fermeture des trésoreries avait été le révélateur de l'abandon de toute politique d'aménagement du territoire, écrit Mme Véronique Ponvert dans l'US Magazine. Le démantèlement des services publics et les privatisations, en effet, avaient eu lieu depuis 10 ans: des écoles, des gares, des maternités, des hôpitaux, des bureaux de poste ruraux ne cessaient de fermer. Des collectifs se sont alors constitués pour tenter de modifier la politique nationale.

Pourtant, les services publics sont des vecteurs d'égalité et garantissent l'effectivité des droits. L'usager n'est pas "un client"! La politique d'austérité  nationale masquerait, semble-t-il, les véritables questions. La privatisation aurait permis notamment aux capitaux de s'accaparer les profits d'investissements publics centenaires, en laissant les parties non rentables à la charge de la collectivité. Les collectifs font la différence entre l'éducation, qui doit rester nationale et la gestion de l'eau, qui peut tout à fait être locale... Pour le logement, il devrait par exemple, selon les collectifs, y avoir un service public national sans empêcher les collectivités d'agir via leurs bailleurs sociaux. On pourrait aussi faire plus de place aux usagers, aux personnels et aux élus locaux, s'occuper des besoins de formation.

Actuellement, le projet du gouvernement à travers AP 22 ne risquerait-il pas de remettre en cause le principe des services publics, se demande la journaliste. Aussi, la Convergence propose de multiplier dans cette période les implantations des collectifs locaux pour mener avec usagers-personnels-élus, organisations syndicales-associatives-politiques, des débats publics pour réinsister sur la justice fiscale et sur le financement des services publics. Il faudrait "que chacun reçoive en fonction de ses besoins". Les services publics devraient de ce fait être les mêmes sur l'ensemble du territoire. Il manquerait actuellement des services publics nouveaux comme le logement, la petite enfance, l'informatique, l'eau, la téléphonie, l'environnement, l'égalité femmes-hommes, la nourriture... et renforcer les services existants: poste, rail, inspection du travail, énergie, éducation. A nous donc de réfléchir à la reconquête des services publics sur tout le territoire et de passer à la contre-offensive, propose La Convergence!

Pour en savoir plus, contacter:

https://www.convergence-sp.fr
 
Lyliane
 
 

 

13/02/2019

Nous pouvons lutter individuellement contre le réchauffement climatique...

La lutte contre le réchauffement climatique ne doit pas être la seule initiative des gouvernements et des entreprises, mais également des particuliers. De simples petits gestes quotidiens des 6,8 milliards d’habitants de la planète peuvent permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre responsables des changements climatiques.
En consommant de l'énergie (voiture, chauffage, appareils ménagers...) et par nos achats quotidiens, nous provoquons directement ou indirectement des émissions de gaz à effet de serre.

Changer ses habitudes de transport


Pour les petits trajets quotidien, il est préférable d’utiliser des modes de transport non motorisés (marche, vélo, roller…) ou les transports en commun (bus, train, tramway,…).
En France, les transports sont à l’origine d’un tiers de la consommation totale d’énergie. Ils sont aussi responsables d’une part importante de la pollution de l’air. La consommation de carburant engendre par exemple 35 % des émissions de CO2.
Les véhicules particuliers sont responsables de 14% des émissions nationales. Alors que les émissions françaises ont diminué de 0,8% les émissions dues aux véhicules particuliers ont augmenté de 17% entre 1990 et 2004.

Pour les trajets nationaux, il est préférable d’utiliser le train plutôt que l’avion. En effet, ce dernier est beaucoup plus émetteur de gaz à effet de serre que le train.
Le transport aérien a un double impact sur le climat, non seulement à cause de la consommation de kérosène mais également des traînées de condensation qui augmentent la formation de nuage et contribuent au réchauffement de la surface de la planète.

Pour l’achat de votre voiture, préférez une voiture émettant peu de gaz à effet de serre. Par conséquent, il est préférable d’éviter les voitures à grosses cylindrées ou l’utilisation de voiture de type 4x4 en ville.
Les émissions de Gaz à Effet de Serre et de CO2 augmentent en fait dans le secteur automobile pour une double raison: un effet de masse et un effet de parc. L’effet de masse est lié à l’augmentation continue du parc automobile français (nombre total de voitures en circulation). La seconde raison de l’augmentation des émissions de CO2 liées au transport tient dans l’effet de parc. Car en fait, malgré les bonnes intentions et les discours officiels, les constructeurs automobiles construisent des voitures toujours plus puissantes, plus lourdes, plus grosses et qui émettent toujours plus de CO2. Que l’on pense ici aux 4×4 dont le développement semble ne connaître plus de limites. Les immatriculations de ces tout-terrain ont progressé de 22% en France en 2007 et ce malgré leur image anti-écologique et l’apparition de taxes spécifiques.

La climatisation automobile émet des gaz frigorigènes néfastes pour le climat. Il est recommandé d’éviter au maximum son utilisation.
D'après l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME), les climatiseurs fonctionnent avec des fluides frigorigènes à base d'hydrofluorocarbones (HFC) dont le pouvoir de réchauffement est 2 000 fois plus élevé que celui du CO2, le plus connu des gaz à effet de serre responsables du changement climatique. La climatisation peut avoir des effets désastreux pour l'atmosphère en accélérant le réchauffement climatique.

Achetez des produits plus respectueux


Pour vos produits alimentaires, le choix doit être fait parmi des produits locaux.  Les fruits et légumes doivent être de saison, achetés à la période où ils arrivent à maturité et non cultivés sous serre.
Pour limiter les émissions lors de nos achats, choisissons les produits qui voyagent le moins, ceux qui demandent moins d’énergie pour être fabriqué ou pour pousser (les légumes et les fruits de saison, par exemple), ceux qui comportent moins d’emballage, ceux qui se recyclent le mieux. Plus le produit est importé de loin, plus les émissions de CO2 sont importantes. En effet, le transport de marchandises nécessite la combustion de fioul et de kérosène.

Isolation et chauffage du domicile


Une meilleure isolation des murs et des plafonds ainsi qu’un choix adapté de fenêtres, permettra une réduire les émissions de gaz à effet de serre et votre consommation d’électricité en réduisant les déperditions thermiques.
La production d’énergie est fortement émettrice de gaz à effet de serre, responsable du réchauffement climatique : une bonne isolation contribue à lutter contre le réchauffement climatique. De plus, une bonne isolation thermique permettra de baisser substantiellement la facture d’électricité ou de chauffage, et offre un meilleur confort : pas de "murs froids", condensation d’eau, humidité...

En plus de l’isolation thermique, vous pouvez agir pour l’environnement et votre portefeuille en évitant de surchauffer votre logement. La réduction de la température d’un seul degré permettra de faire de réelles économies.
Bien gérer le chauffage, c’est aussi surveiller la température dans la maison. Nos pièces sont souvent surchauffées : il est plus sain de vivre dans une maison chauffée à 19 °C qu’à 21 °C.

Il est préférable d’utiliser des modes de chauffage écologique en remplacement des modes traditionnels. Un large choix de chauffage respectueux de l’environnement est disponible comme le chauffe-eau solaire, la géothermie ou encore le chauffage au bois.
Le chauffage est le premier poste de consommation dans l'habitat. Il représente en moyenne plus de 2/3 des consommations d'énergie domestiques. Cependant, il peut avoir un impact très variable sur les émissions de gaz à effet de serre. En France, le chauffage électrique a un impact moindre car il utilise essentiellement l'énergie nucléaire faiblement émettrice. En revanche, le chauffage au gaz et encore plus le chauffage au fioul ont un réel impact car ils sont directement émetteurs de gaz à effet de serre.

Réduire sa consommation électrique


Lors de l’achat de produits électroménagers, veillez à choisir des produits consommant peu d’énergie (Classe A par exemple).

Pour votre éclairage domestique, il est préférable d’acheter des ampoules basse consommation qui consomment cinq fois moins d’énergie et qui durent huit fois plus longtemps.
Il faut cinq fois plus d'énergie pour fabriquer des ampoules économiques que pour la production d'ampoules à incandescence. Au total cependant, le bilan écologique est meilleur pour les ampoules économiques, au vu de leur durée de vie et de leur faible consommation énergétique. Il faut impérativement recycler les lampes à basse consommation. Elles contiennent en effet des poudres toxiques.

La multiplication des appareils en veille (télévision, lecteur dvd, chaine hifi,…) augmentent considérablement la consommation électrique du logement. Il est donc préférable d’éteindre complètement les appareils plutôt que de les laisser en veille.
La veille de votre téléviseur peut représenter jusqu’à 70 % de la consommation électrique totale de l’appareil.

Trier ses déchets


Le tri des déchets ménagers permet de limiter la quantité d’ordures mises en décharges, de favoriser le recyclage (verre, papiers, cartons,…) et éventuellement de fabriquer son propre compost à partir des épluchures.
L’incinération avec valorisation énergétique émet quatre fois moins de gaz à effet de serre que la mise en décharge. Le recyclage contribue aussi à cette diminution. Valorisons nos déchets organiques en les compostant : ils remplaceront les engrais chimiques dans le jardin.

Réduire sa consommation d’eau


La consommation d’eau peut être réduite au quotidien en fermant les robinets entre deux utilisations, en réutilisant l’eau utilisée pour laver les fruits et légumes pour arroser votre jardin, en entretenant régulièrement vos robinetteries pour éviter les fuites, en prenant des douches plutôt que des bains ou encore en utilisant un chasse d’eau économique.
L’épuration de l’eau nécessite l’utilisation d’énergie, et est donc responsable indirectement de production de gaz à effet de serre.

D'après www.conservation-nature.fr

11/02/2019

Coiffer bénévolement ceux qui vivent dans la rue...

Mme Coralie Bonnefoy raconte dans le journal La Croix du 23/11/2018, pourquoi elle est allée interviewer Mr Kevin Ortega, âgé de 29 ans et habitant Aubagne (13). Ce jeune homme, en effet, durant ses jours de congés parcourt les rues d'Aubagne, de Marseille, Toulon, Aix ou La Ciotat, pour coiffer et tailler la barbe des sans-abri. Il baptise cette action:"Coiff in the street". Entre avril et juin, il a coiffé environ 500 personnes.

Cela a permis à Mr Ortega de toucher du doigt la pauvreté qui frappe notre pays et de prendre du recul sur la vie. Il sait désormais où retrouver les SDF et a établi un lien social avec eux. Lui-même a été inspiré par la vidéo d'un coiffeur qui fait quelque chose de similaire en Angleterre. Il espère que son exemple fera tache d'huile dans notre pays.

Pour toute information, contacter sur facebook: www.facebook.com/coiffinthestreet/

Lyliane

10/02/2019

Paris 2024 joue la carte des emplois solidaires...

Pour la préparation des Jeux Olympiques à Paris, le Président de 2424, Tony Estanguet a rappelé "sa volonté de faire de la dimension solidaire une priorité" sous le regard attentif des élus locaux, qui ne veulent pas se contenter de promesses. Sur la plateforme Paris 2024 un espace est dédié aux 25 000 emplois issus de l'économie sociale et solidaire qsue généreront les Jeux, en particulier en Seine St Denis.

Loin des projecteurs, en effet, écrit Mr J.F. Fournel dans le Journal La Croix du 21/11/2018, "Paris 2024 porte une vision nouvelle des Jeux qui seront les premiers de l'histoire avec pour priorité l'impact sur la société autant que la réussite sportive". Mr Muhammad Yunus, Prix Nobel de la paix, a relayé cette annonce en ajoutant:" Paris 2024 est au carrefour du sport et du travail social. cette étape est cruciale pour la jeunesse qui en attend beaucoup, à nous de ne pas la décevoir"!

Les grands groupes industriels de restauration ou de travaux publics sont évidemment en première ligne, mais ils sont invités à développer des partenariats sincères avec de petites entreprises. 10% des emplois seront réservés à l'économie sociale et solidaire, ce qui représentera 25 000 postes. les élus de Seine St Denis entendent exercer un contrôle serré de la réalisation des promesses. En l'occurrence, nous pouvons remarquer que Mr Yunus, créateur du micro-crédit et récemment converti à l'intérêt du sport pour l'insertion, est une sorte "de conscience sociale de l'olympisme".

Lyliane

08/02/2019

Des architectes s'engagent pour rénover des logements précaires...

Une association d'architectes collecte les matériaux non utilisés des chantiers ou des magasins, afin de s'en servir pour la rénovation de logements ou de centres d'hébergement, écrit Mr Antoine Peillon dans le quotidien La Croix du 14/12/2018. Trois femmes, en effet, Mme Gwenaëlle Rivière, diplômée DPLG en région parisienne, Mme Clothilde Buisson, travaillant en micro-architecture et Mme Clara Piolatto, doctorante en architecture au CNRS ont crée l'association "Faire avec " pour lutter contre la précarité énergétique, selon la Fondation Abbé Pierre.

Pour lutter contre le mal-logement, elles ont eu l'idée d'utiliser les matériaux inexploités en fin de chantier ou issus de surplus de magasins. Aussi carrelages, parquets, lampes de récupération permettent le réemploi de matériaux de construction. Depuis, un pavillon d'exposition a été réalisé dans le cadre du festival "Abris de fortune"  au centre culturel du château de Goutelas (loire), un local commercial a été transformé en café-bar, à  Paris, un abri dit "la Cabane cévenole" a été réalisé avec un budget minimum grâce à ces matériaux de récupération. Les membres de l'Association cherchent à assembler harmonieusement ces matériaux disparates.

L'Association "Faire avec"  est lauréate 2018 du Prix de la Fondation Cognacq-Jay, lequel encourage l'innovation au service de l'intérêt général. Pour tout renseignement, s'adresser sur Internet à : www.faireavec.fr.

Lyliane

07/02/2019

Recycler le plastique, c'est possible!

Le journal Télérama sous la signature de Mme Sophie Berthier nous présente un revêtement de sol multicolore, résistant et personnalisable composé à partir de déchets plastiques récupérés sur terre et dans les mers. Une société française le fabrique. il est aussi résistant que le bois, mais visuellement parent du terrazzo, que les décorateurs actuels apprécient beaucoup.

Pour se renseigner ou le commander, joindre le site: www.sasminimum.com.

05/02/2019

La technologie pour veiller sur les sans-abri...

Selon un article de Mme Aurore Harrouis dans la revue "Nous", depuis plusieurs mois le laboratoire d'arts numériques La Bulle et le Secours populaire français des Alpes Maritimes (06) travaillent à Nice avec des étudiants d'EPITECH et de l'EDHEC ainsi que des élèves infirmiers sur un projet de poncho, une sorte de couverture de survie connectée, à destination des sans-abri.

Le projet était parti d'un hackathon organisé par la Ville de Nice en novembre 2017, un marathon numérique ancré sur des solutions mobiles autour de la santé. Après avoir imaginé plusieurs applis, les participants se sont mis d'accord pour créer un "cocon apportant confort et compagnie" aux personnes SDF. Ce poncho à la fois les protègerait du froid, mais participerait aussi à un suivi médical en analysant leurs constantes (pouls, température, oxygénation du sang) et créerait du lien social.

Le nom trouvé fut "Cocouv". Ce projet de couverture étanche et connectée remporta le grand prix de la Ville de Nice avec un chèque de 5 000 euros à la clé. Mais, pour finaliser ce poncho, il fut nécessaire de lancer en sus une campagne de financement participatif sur le site KissKissBankBank. Il est toujours possible aujourd'hui de continuer à adresser des dons via le Secours populaire français (30,Rue Bonaparte -06300 à Nice).

Les premiers prototypes de ces couvertures à capteurs numériques devraient être testés l'hiver 2019/2020. Il faudrait ensuite produire entre 5 000 et 10 000 couvertures et les mettre sur le marché à destination des associations à vocation sociale. Un tarif tournant autour de 45 euros est évoqué. Il est même envisagé à terme la création d'une SCOP pour fabriquer les ponchos et créer des emplois...

Pour le moment, les étudiants s'activent à mettre sur pied jusque dans les détails ce poncho de gabardine imperméable garantissant par son étanchéité l'isolation des capteurs et fourré de laine polaire pour maintenir une chaleur constante. Une batterie avec une autonomie de 10 jours sera intégrée dans la couverture, afin de pouvoir donner l'alerte aux personnes assurant des maraudes en cas d'urgence.

Merci à ces bénévoles de chercher à éviter des drames, qui se produisent chaque hiver parmi les sans abri! Pour tout renseignement, contacter: www.facebook.com/cocouvcrowdfunding ou le Secours populaire français de Nice.

Lyliane

31/01/2019

Colocataires de coeur à La Crau (83)...

Dans un quartier résidentiel d'une maison de village de La Crau, dans le Var, nous explique Mme Karine Michel dans le magazine "Nous", 3 personnes ont créé leur association La Coloc' afin de promouvoir des artistes et des artisans du coin. En effet, Cécile, psy du vêtement, Benjamin, coiffeur à domicile et Mila, ancienne danseuse et styliste, se sont associés et ont imaginé un lieu d'échanges et des ateliers destinés à aider le public à retrouver par exemple l'estime de soi...

Chacun d'entre eux est indépendant et a ses jours d'ouverture. L'une ouvre le mercredi et le samedi seulement. Une autre organise des manifestations sur RV le reste de la semaine (défilés de mode, customisation de vêtements…). Un atelier de réflexologie a même lieu dans l'espace ouvert sur un jardin. Un concept original où l'entraide et l'écologie sont de règle.

Dans nos villes et villages, il y a place pour l'innovation et l'association de personnes de bonne volonté mettant leurs talents en partage. Pour en savoir davantage, s'adresser sur Facebook à "La Coloc" ou écrire à l'association, 6, Impasse des Palmiers à La Crau (83).

27/01/2019

Elan de solidarité à Marseille (13) en faveur des sinistrés de la rue d'Aubagne...

Le 5/11/2019, deux immeubles de Marseille situés rue d'Aubagne s'effondraient, faisant 8 morts et causant l'évacuation de 1500 habitants, rappelle Mme Coralie Bonnefoy  dans le Journal La Croix du 3/12/2018. Les habitants marseillais ont répondu généreusement au drame en envoyant aux Mairies des 1er et 7 ème arrondissements huit tonnes de dons (doudounes, couvre-lits, peluches, linge de maison, matériel de puériculture et d'hygiène…). La Croix-Rouge a également collecté près de 10 tonnes d'habits et de petit électroménager.

Le drame dans ce quartier populaire et paupérisé, où ne subsistent que ruine et immeubles évacués par mesure de précaution, a suscité un élan de solidarité jusque dans les beaux quartiers. Il a fallu dans l'urgence reloger de nombreuses familles parties de chez elles sans avoir rien pu sauver de leurs biens. L'Armée du Salut et les communautés Emmaüs de la ville ont répondu présentes et redistribuent du mobilier. Des cagnottes en ligne ont vu le jour. Le Secours Catholique réserve une ligne budgétaire aux dons affectés et la Croix-Rouge a crée un compte dédié. 

La Ville de Marseille a, de son côté, élaboré avec la Chambre de Commerce une plateforme virtuelle de dons en ligne. Grâce à une mise en relation directe, les sinistrés sont invités à faire part de leurs besoins. Bref, un élan de solidarité inédit est né après cet effondrement de la rue d'Aubagne. Toutefois, nous pouvons nous interroger sur ce qui a pu conduire à ce drame et espérer que désormais pouvoirs publics comme propriétaires vont entreprendre des réparations nécessaires. Faute de quoi d'autres quartiers où vivent des familles déshéritées pourraient aussi être concernés… Etre solidaire est bien, mais anticiper sur les drames à temps, ne serait-ce pas mieux?

Lyliane

24/01/2019

Un refuge d'exception pour être plus zen...

Mme Kathleen Junion dans le magazine "Nous" fait connaître aux lecteurs l'initiative de deux trentenaires installés à Cabris (06), sur les hauteurs de Grasse, depuis 2001. Au Mas du Naoc ("la source" en provençal), Sandra et Jérôme  Maingret ont trouvé dans une ancienne tuilerie de quoi loger en famille et y faire une maison d'hôtes à leur goût, composée de 2 chambres et d'une suite à louer. Là, ils ont chiné tout le mobilier avec soin et même fabriqué quelques pièces de décoration et du linge avec des matières naturelles (feutre, lin et jute). Ils vivent dans ce vallonplanté d'oliviers et d'arbres fruitiers, de façon simple sans chercher à faire davantage de profit. Est ce ainsi ce que l'on nomme le "slow living"?

Sandra organise par exemple sur le lieu des ateliers d'initiation à la laine feutrée et l'été des cours de yoga au soleil. Une bibliothèque fournie permet d'échanger avec les vacanciers de passage et le petit-déjeuner se prend sur la terrasse. Il est composé de produits de qualité biologique. Une piscine permet de se rafraîchir. Les marcheurs peuvent emprunter de nombreux circuits alentour dans le Parc régional des Préalpes. Seul refus de leur part: installer la télévision dans les chambres!

Il me semble qu'il y a place dans notre pays, où que l'on demeure, pour des initiatives de ce genre garantissant paix et déconnexion à des personnes désireuses de quitter la ville et leurs activités pour un temps de repos. Apparemment, on en vit très bien et on y trouve du sens. Afin de s'inspirer de leur expérience ou de consulter leurs tarifs en haute ou basse saison(2 nuitées minimum), joindre sur Internet le site: www.lemasdunaoc.com.

Lyliane

23/01/2019

Les bons gestes à enseigner aux enfants...

Dans le supplément à Nice-Matin, "Nous", Mme Amandine Roussel s'est intéressée à l'initiative de Mme Clémentine Fouchet qui, via BB Secours, forme parents et surtout enfants aux premiers secours. Dans un local de Toulon (83), elle accueille en effet des petits entre 4 et 10 ans pour leur faire connaître les éventuels dangers domestiques. Cette hôtesse de l'air long courrier a cherché un support de formation pour sensibiliser jeunes parents et enfants et en 2015, elle a sauté le pas pour le Var et les Bouches du Rhône avec des cours collectifs. Elle recense même les besoins dans les Alpes-Maritimes et à Monaco.

Mme Fouchet fait des groupes en fonction de l'âge des enfants. Elle tente de faire prendre conscience des risques domestiques (four, couteaux, balcons...) et des bonnes attitudes à adopter. Pour ce faire, elle se sert d'une peluche nommée Bilou, le casse-cou et de petits jeux pédagogiques de la marque Abeille! Elle suit un concept éducatif proposé par la Fédération française des risques domestiques. Les enfants apprennent les numéros d'urgence (18, 15...) et répètent leur adresse personnelle afin de pouvoir signaler leur lieu de vie. Ces initiations remportent un franc succès car prévenir le danger rassure et limite les problèmes.

Depuis, Mme Fouchet propose des formations aux particuliers, aux entreprises, aux écoles et aux enfants volontaires. Les cours aux petits sont peu onéreux (10 euros par enfant). Des dates sont proposées pour les 4/5 ans, les 6/8 ans et les 9/10 ans. Pourquoi ne pas quadriller la France et l'outre-mer avec de semblables initiatives?

Pour en savoir plus, consulter la page Facebook nommée BB Secours ou le site Internet: www.bbsecours.com. 

Lyliane

 

18/01/2019

Hypothéquer ma maison, à quoi ça m'engage?

Maître Boris Vienne, notaire à Cornebarrieu (31) nous explique dans un article publié dans la revue Version Femina ce qu'implique l'acte lourd de conséquences d'hypothéquer sa maison. Pourtant, cela est parfois exigé d'une banque pour décrocher un emprunt lors de l'achat d'un bien immobilier, pour des parts de SCPI (société civile de placement immobilier) ou même pour un prêt familial. Les banquiers, en effet, lorsqu'ils financent un emprunt, veulent être sûrs que l'argent leur sera remboursé.

Il existe deux sortes d'hypothèques: celle dite "conventionnelle" et le privilège du prêteur de deniers (PPD). Le second est moins coûteux car il n'est pas soumis à la taxe de la publicité foncière. Toutefois, le PPD ne peut porter que sur des biens existants et ne peut garantir l'achat d'un bien vendu en l'état futur d'achèvement, ni la construction d'une maison neuve.

L'acte doit être obligatoirement rédigé par un notaire et stipulera qu'en cas de non remboursement des échéances, le banquier pourra demander à la justice la vente du bien hypothéqué pour récupérer les sommes dues. Il est cependant possible de garantir un prêt autrement. Le cautionnement des crédits immobiliers par des sociétés comme Crédit Logement, MGEN, la Saccef constitue une alternative à l'hypothèque. C'est apparemment une formule plus souple, moins onéreuse et dangereuse. Mais il faut savoir que si aucune solution n'était trouvée au final, le cautionnement n'empêcherait pas d'avoir à vendre le logement pour régler la dette...

Depuis 2015, la résidence principale d'un foyer ne peut être saisie pour payer des dettes professionnelles. C'est très utile si l'on est entrepreneur individuel. On peut même étendre cette protection à des biens immobiliers non professionnels comme une résidence secondaire, un logement loué… par une déclaration d'insaisissabilité rédigée par un notaire, sauf si ces biens ont été hypothéqués.

Le notaire interviewé recommande, si l'on n'arrive plus à régler ses dettes, de contacter son banquier, car il est parfois possible de suspendre les remboursements pendant 6 mois à 1 an ou de les baisser de -10 à - 30%. Ce sont des options qu'il ne faut pas négliger d'activer en cas de difficultés. Pour plus de renseignements, rendez-vous sur le site officiel des notaires de France: www.notaires.fr.

Lyliane

 

 

 

13/01/2019

Faut-il changer de fournisseur d'électricité?

En France, tout le pays est dominé par l'électricité nucléaire. Beaucoup de personnes ignorent encore qu'il y a d'autres fournisseurs d'électricité qu'EDF. Il y a cependant quelques petits fournisseurs qui résistent et s'engagent pour une électricité d'origine 100% renouvelable. En effet, pas moins de 19 fournisseurs d'énergie étaient actifs sur l'ensemble du territoire en 2017. Derrière cette multiplication des offres vertes se cache bien souvent de l'électricité d'origine nucléaire ou fossile.

Beaucoup de fournisseurs achètent de l'électricité d'origine nucléaire ou fossile sur le marché français et  la "verdissent" en se procurant des garanties d'origine auprès d'autres fournisseurs en Europe. Heureusement, quelques fournisseurs se distinguent en n'achetant que des énergies renouvelables et en n'investissant que dans ce secteur. Ils n'alimentent ainsi ni le changement climatique, ni n'aggravent les émissions de CO2, ni l'accumulation des déchets d'origine nucléaire.

Bien qu'ils soient encore peu nombreux, ils sont prêts à investir dans la production d'énergie solaire, éolienne ou de petit hydraulique. Ce sont notamment: Energie d'ici, Enercoop ou Ilek. En choisissant un fournisseur d'énergie "vraiment vert", vous avez le pouvoir de décider où ira votre argent et de financer exclusivement le développement des énergies renouvelables. Vous avez donc le pouvoir de faire changer les choses, écrit Greenpeace dans son journal La Bannière de janvier 2019.

Pour en savoir davantage sur le sujet et accéder au classement des fournisseurs d'électricité, contactez en quelques clics le site: www.guide-electricite-verte.fr.

05/01/2019

Filtrer l'air directement à la source, est ce la solution individuelle contre la pollution?

 

Contrairement à la pollution chimique composée de gaz, celle de l'air contient des particules solides et liquides. Ces dernières se catégorisent entre les PM10 –relativement grosses et qui peuvent parfois être filtrées par notre nez et notre gorge– et les PM2,5 –plus fines, d'un diamètre équivalent à 3% d’un cheveu humain, et capables de pénétrer dans notre sang. 
 
Comment se prémunir de cette pollution quand on sait que les masques en coton ne retiennent qu’une partie des grosses particules? 
 
Il existerait une solution et le journaliste du Daily Telegraph Tomé Morrissy-Swan l’a testée: des filtres à appliquer directement dans nos narines. Les O2 Micro Nose Filter sont vendus au prix de six livres (l'équivalent de six euros soixante-cinq) sur le marché anglais. Il s’agit de deux minuscules boutons reliés par un petit fil en plastique, non-réutilisables, qui se portent toute la journée. Les filtres sont électrostatiques ce qui attire et bloque les germes, virus et les particules jusqu’au PM2,5. 
 
Le PDG de l'entreprise qui a créé ces patchs, Stefan Virkund, explique que «la possibilité pour le consommateur d'augmenter l'admission d'air tout en filtrant les polluants atmosphériques nocifs et les allergènes potentiels est quelque chose de complètement nouveau». Le journaliste Tomé Morrissy-Swan raconte son premier essai en ces termes: «J’ai l’impression d’avoir un léger rhume et il faut aussi que j’assume d’avoir un fil en plastique qui relit mes deux narines». Il se surprend à respirer par la bouche, ce qui rend les filtres inutiles. D’après Stefan Virkund, il faut un temps d’adaptation pour bien maîtriser le système. Sur internet, on peut trouver des images de ces filtres ayant été utilisés pendant huit heures à Shanghai. Des tests de laboratoires indépendants ont évalué qu'ils étaient efficaces à 70% pour les PM2,5 et à 90% pour les PM10.

Slate.fr - Slate - vendredi 4 janvier 2019

31/12/2018

Finance-climat, réveillons-nous en Europe!

L'agronome et économiste Mr Pierre Larrouturou, auteur avec Mme Anne Hessel et Mr Jean Jouzel d'un ouvrage récemment paru  aux éditions Indigène, propose dans le magazine Télérama "de mettre la finance au pas et l'Europe en marche". Il est interviewé par Mr Vincent Rémy. Avec une création monétaire au service de l'économie réelle et un budget du climat alimenté par une taxe sur le bénéfice des sociétés de 5%, Mr Larrouturou pense qu'on pourrait "isoler tous les logements et créer des centaines de milliers d'emplois, tout en réduisant les factures de chauffage". Car pendant que les citoyens européens souffrent, les bénéfices des entreprises ont littéralement explosé: leurs dividendes versés ont augmenté de 23% l'an passé!

L'Europe a la possibilité, selon lui, face aux atermoiements de pays comme les Etats-Unis et le Brésil, de faire la transition énergétique la plus puissante et la plus efficace de la planète. La France s'était engagée à diminuer chaque année de 4% ses émissions de gaz à effet de serre. Or, elles ont augmenté de 3% en 2017! En agissant pour améliorer la qualité de vie des français grâce à une meilleure isolation des logements, on créerait des emplois en même temps. C'est malheureusement une volonté politique qui pour le moment ne vient pas. A nous de l'impulser à travers les réseaux sociaux et l'appel à nos élus! Ne baissons pas les bras car tout est encore possible!

Et ajoute Mr Larrouturou, toute l'Europe serait dans la même situation! Par exemple: l'Espagne a des idées, mais il lui manque les financements. Aux Pays-Bas comme en Allemagne, la transition énergétique stagne faute de moyens (50 milliards par an pour réussir la transition sont évalués par le patronat allemand). Beaucoup d'initiatives locales voient le jour car les citoyens, les entreprises ont des idées, mais il faudrait "changer d'échelle". Si l'Europe avait le projet ambitieux de sauver le climat en créant des emplois et en améliorant le pouvoir d'achat, ce serait un combat contre la pauvreté et pour l'écologie, dit l'économiste!

La crise sociale traversée par la France actuellement serait l'occasion, affirme-t-il  d'inventer "une nouvelle société". Or, depuis 3 ans, la Banque Centrale européenne pour relancer la croissance a mis à la disposition des banques 3000 milliards d'euros. Alors que 89% de cette somme sert à alimenter des spéculations sur les marchés financiers, ne pourrait-on "corriger le tir et muscler l'investissement public"? demande Mr Larrouturou. Ce serait enfin de la justice sociale! Et les J.O de Paris en 2024 pourraient alors montrer au monde une Europe allant de l'avant!

Un budget européen pour le climat serait donc apparemment la solution, en relevant par exemple l'impôt sur les bénéfices des sociétés de 5% et en accordant des prêts à taux zéro aux particuliers. On financerait ainsi tous ceux et toutes celles qui isoleront leur maison, leur entreprise, leur école ou qui achèteront des véhicules propres, iront vers des alternatives durables… Car l'inertie actuelle, les crises sociales ou identitaires démontrent le gouffre profond existant en Europe entre le peuple et ses dirigeants. "A nous les citoyens", termine l'article, "de pousser les politiques à agir de manière ambitieuse et de reprendre pacifiquement en mains notre avenir! L'Europe doit renaître avec un traité mettant la finance au service du climat et de l'emploi"!

Pour approfondir le sujet, lire et offrir par exemple les ouvrages suivants: "Traité de l'Europe sociale" de 2004 avec Mrs Stéphane Hessel et Michel Rocard et "Pacte Finance-Climat avec Mrs Jean Jouzel et Pierre Larrouturou paru en 2017. Consulter également le site: www.pacte-climat.eu.

Lyliane

24/12/2018

Une blogueuse vietnamienne enfin libérée!

Grâce aux appels constants et au soutien de l'ACAT (association des chrétiens pour l'abolition de la torture), nous venons d'apprendre que Mme Nguyen Ngoc Nhu Quynh, alias Me Nam, a été libérée et a pu quitter le Vietnam pour les Etats-Unis. Cette blogueuse et activiste des droits humains, avait été arrêtée en octobre 2016  et détenue au secret jusqu'à son jugement en juin 2017. Elle a été condamnée à 10 ans de prison pour "propagande anti-Etat à cause de ses écrits en ligne et de ses activités de soutien aux victimes de la catastrophe environnementale de Formose".

Sa santé s'était dégradée en prison en raison d'un manque de nourriture, d'une pénurie de médicaments et du harcèlement de certaines co-détenues. En plus de grèves de la faim et de la surveillance de sa famille par les autorités, elle avait été transférée en février 2018 dans une prison située à 1200 km de sa famille. Enfin libérée, nous espérons qu'elle va se rétablir rapidement. Se mobiliser pour ce genre de personne a en tout état de cause porté ses fruits.

Pour soutenir l'ACAT, vous pouvez envoyer vos dons sur le site Internet de l'association à :www.acatfrance.fr.

Lyliane

23/12/2018

Comment passer de la parole aux actes selon la Fondation pour la nature et l'homme?

La Fondation pour la nature et l'homme, crée par Mr Nicolas Hulot, nous propose 7 mesures concrètes à mettre en œuvre d'urgence pour sauver le climat. Je les reprends ci-dessous:

1- libérer les énergies renouvelables en planifiant dès aujourd'hui la fermeture d'au moins 15 réacteurs nucléaires d'ici 2028.

2- utiliser les recettes de la taxe carbone pour dépolluer nos vies.

3- massifier les engagements de durabilité dans la restauration collective par un financement de 330 millions d'euros pour les écoles et les hôpitaux.

4- transformer la Constitution française pour que le climat, la biodiversité et le principe de non régression soient insérés à l'article 1.

5- inscrire dans la loi mobilité la fin de la vente des voitures diesel et essence en 2030  pour réduire drastiquement l'impact environnemental de nos déplacements.

6- refuser de ratifier le CETA pour s'orienter vers une mondialisation climato-compatible.

7- inscrire la fin du glyphosate dans une loi en septembre 2019.

Pour en savoir davantage, consulter sur Internet: http://ecoacteur.fondation-nature-homme.org/

Lyliane

10/12/2018

Trois ans après le film "Demain", Cyril Dion et Laure Noualhat font un état des lieux...

Mr Cyril Dion et Mme Laure Noualhat, journaliste, dressent le portrait de citoyens aspirant à construire de beaux lendemains. Ils font dans "Après Demain", un film qui sera programmé mardi 11/12 à 23H15 sur France 2, une sorte de bilan depuis la parution du film "Demain" en 2015. Ce film, rappelle Mme Weronika Zarachowicz dans le journal Télérama, avait eu une très large audience car il proposait des histoires de personnes anonymes réinventant l'agriculture, l'énergie, l'urbanisme, les transports, l'économie partout dans le monde. Ce film était en effet très inspirant, car il donnait une foule d'exemples susceptibles d'être reproduits ailleurs.

Si les auteurs du film Après Demain constatent que "l'effondrement a déjà commencé" et que le réchauffement climatique est en route, "ils souhaitent continuer à donner envie à chacun-e de construire un récit différent, une nouvelle fiction collective, pour améliorer la résilience de nos sociétés". Tout d'abord, ils ont crée une multitude de petits récits montrant un changement culturel de fond. Il y a par exemple celles et ceux qui se passent d'énergie fossile, celles et ceux qui écrivent une nouvelle histoire comme à Paris avec le Plan Climat, celles et ceux qui créent des monnaies locales sans passer par les banques comme à Montreuil (93) chez Les Nouveaux Robinson et leur monnaie "la pêche".

Des perspectives nous sont données qui sont à la fois différentes de celles de l'extrême droite et de celles de régimes autoritaires du type de la Chine ou la Russie.  Mr Dion "refuse en effet de laisser les grands récits aux religions ou aux dictatures!" Avec Mme Noualhat, ils veulent gagner une bataille culturelle, portant en germe des changements systémiques, politiques et économiques. Selon eux, nous serions en train de vivre une période comparable à celle de la Révolution française: inégalités croissantes, destruction des éco-systèmes… Il faudrait "rompre avec le capitalisme, tel qu'il existe aujourd'hui."

Peu à peu, un nouvel imaginaire et les changements culturels proposés par le film "Demain" ont pénétré jusqu'au monde des entreprises. L'exemple le plus significatif est celui de Mr Lionel Faber, pdg de Danone, qui voudrait obtenir pour sa firme un label certifiant ses engagements sociétaux et environnementaux. Tous les 2 ans, Danone devrait être audité sur sa gouvernance pour montrer qu'elle n'est pas du "greenwashing". Mieux encore, pour changer ses processus industriels, la firme multinationale accepterait de se faire conseiller par Pocheco, une petite PME du Nord de la France en vue de peut-être pouvoir réduire ses emballages...

Pour changer d'échelle, affirment Mr C. Dion et Mme L. Noualhat, "les gens doivent se mobiliser et faire pression par des stratégies révolutionnaires pacifiques en créant de l'articulation entre les différents acteurs de la société". Il faudrait comme à Avessac en Loire-Atlantique pour le parc éolien " embarquer citoyens, banques, entreprises, collectivités et élus nationaux (grâce à des amendements…). Cela implique des communautés soudées, capables de coopérer sur leurs territoires, afin de créer une alchimie. Ainsi, nous serions capables d'amortir les chocs à venir et d'améliorer la résilience de nos sociétés. Les choses changent quand il y a suffisamment de personnes qui se racontent une nouvelle histoire et engagent une lutte non violente dans la rue, que ce soit pour de la justice sociale, leurs droits civiques ou le droit des femmes".

Aussi, après avoir peut-être regardé à la télévision le magazine "Au cœur des éléments" sur le thème des tempêtes à l'occasion de la COP 24, veillons mardi 11/12 et regardons tous à 23H15 sur France 2 la suite du film "Demain"! En 70 minutes, nous verrons ce qui a changé ou pas. Faisons voir ce nouveau film autour de nous après l'avoir enregistré! Quand ce sera possible, faisons venir et projetons le film "Après Demain" dans nos associations et nos quartiers pour être capables de faire le point sur les alternatives en cours et pour nous inciter à aller plus loin!

Lyliane

08/12/2018

Aider l'Association Agir pour l'Environnement...

GRACE A VOTRE SOUTIEN FINANCIER, NOUS AVONS PU :
  • Participer activement aux marches pour le climat et aux rassemblements initiés par l'Appel pour les coquelicots contre les pesticides ;
  • Coordonner la 10ème édition du Jour de la Nuit contre la pollution lumineuse rassemblant plus de 700 évènements locaux (sortie nature, observation du ciel étoilé, extinction de l'éclairage publique) ;
  • Mettre à jour la liste des produits susceptibles de contenir des nanoparticules et menacer M&M's d'une campagne de boycott (amenant cette entreprise à s'engager à retirer le dioxyde de titane dès 2019 !) ;
  • Manifester devant le ministère de l'Agriculture afin qu'il n'accorde aucune dérogation à l'interdiction des insecticides "tueurs d'abeilles" ;
  • Contribuer à la sortie de l'abécédaire des contaminations environnementales "Tous pollués", illustré par Red! et accompagner la parution du livre "Résister aux grands projets inutiles et imposés" ;
  • Soutenir la sortie en salle du film de Guillaume Bodin "0 phyto, 100 % bio" et celui de Julien Milanesi et Sophie Métrich "L'intérêt général et moi" ;
  • Organiser une votation citoyenne sur le projet de Grand Contournement Ouest de Strasbourg et soutenir les grévistes de la faim opposés à ce projet inutile et imposé ;
  • Organiser un rassemblement devant l'Assemblée nationale contre le glyphosate à l'occasion du passage de la loi Alimentation en présence de Delphine Batho et François Ruffin ;
  • Aider les opposants aux grands projets inutiles et imposés ;
  • Impulser 3 nouvelles campagnes et coordonner 27 pétitions électroniques.
 

07/12/2018

A La Rochelle, des patrons engagés dans du mécénat local...

D'après un long article de Mme Agnès Marroncle, dans le journal La Croix du 19/10/2018, j'apprends que des dirigeants d'entreprises, dans le cadre de leur politique R.S.E. (responsabilité sociale de l'entreprise) ont souhaité agir dans leur environnement immédiat à La Rochelle. Ils ont, en effet, décidé d'apporter leur quote- part à des actions en faveur du "mieux vivre ensemble" dans les quartiers sensibles proches de leurs bureaux, usines et ateliers. Pour ce faire, ils ont crée une fondation "Fier de nos quartiers" qui réunit à ce jour 21 entreprises donatrices ( de 20 salariés à plus de 1000) sous l'égide de la Fondation de France.

Leur participation respective s'échelonne entre 500 euros à 30 000 euros annuels. Un conseil exécutif se réunit toutes les 6 semaines et il est majoritairement composé de chefs d'entreprise et de quelques"experts" des quartiers. A cette occasion, les porteurs de projets (culturels, éducatifs ou sociaux) présentent ce pour quoi ils sollicitent une aide. Dans le quartier populaire de La Rochelle (Villeneuve les Salines), Mr Laurent Lhériau, coordinateur de Fier de nos quartiers" cherche à restituer aux habitants une image vivante de leur quartier avec toutes les richesses cachées derrière les façades. Un collectif rassemble notamment les 65 associations présentes sur place.

Ce modèle est reproductible dit l'article. "L'initiative peut venir de quelques chefs d'entreprise prêts à adopter ce type de solution en faveur du mécénat local. L'appui d'une collectivité locale  est souvent nécessaire. La Fondation Fier de nos quartiers se tient à disposition pour tout renseignement et approfondissement de sa méthode". Joindre éventuellement le site: www.fierdenosquartiers.fr.

Lyliane

01/12/2018

Connaissez-vous l'EuroVélo 6 qui relie la France à la Roumanie?

L'EuroVélo 6 fait rêver les amoureux de la bicyclette. Elle sillonne en effet l'Europe d'est en ouest, de la Mer Noire à l'Atlantique, de la Roumanie à la France en suivant les cours du Danube, du Rhin et de la Loire… Elle relie notamment l'Alsace au Val de Loire en passant par la Bourgogne et la Franche-Comté. Elle permet de cheminer sur des pistes cyclables ou des voies vertes et ce, pratiquement sans cötes.

C'est une expédition à recommander sur un itinéraire de près de 700km! On l'appelle parfois la "véloroute des fleuves", car elle longe les bords du Rhin, le canal du Rhône, les vallées du Doubs et de la Saône, le canal du Centre, puis le canal latéral à la Loire… On peut en cours de route conjuguer nature et culture, visiter Bâle (Suisse), Mulhouse, Besançon, Paray-le-Monial, Belfort, Beaune… Sans oublier la gastronomie! On peut louer des bicyclettes en cours de route pour ce périple.

Le Guide du Routard EuroVélo 6 liste les étapes gourmandes, les itinéraires à ne pas manquer et les ateliers de réparation. L'Europe sur les chemins de traverse en petite reine serait pourtant un beau symbole au moment où l'Europe traverse une crise sans précédent. Loin de la xénophobie et du racisme, relier la France à Roumanie n'est-ce pas un beau présage d'avenir?

Lyliane

23/11/2018

Le bonheur à la maison ne tiendrait-il qu'à un plaid, un chocolat chaud et des bougies?

Un article dans la revue "Nous" de Mme Kathleen Junion nous présente le concept du "hygge" tout droit venu du Danemark et qui, depuis 2 ans environ, fait son chemin dans tous les pays d'Europe. Cet art de vivre à la danoise, crée vers les années 1973 dans ce pays du Nord de l'Europe par "Sostrene Grene", est relativement simple: il suffirait d'un plaid posé sur un canapé, d'un bon film à la télévision, d'un bon chocolat chaud, de grosses chaussettes de laine et d'une ambiance de bougies pour le faire naître...

Certes, le Danemark est un pays où la luminosité et le froid obligent à se réfugier dans des maisons claires et bien chauffées, mais il est loin d'être le seul dans ce cas. C'est l'état d'esprit de cette firme qui a, semble-t-il, séduit Mr Jean Thiriez, déjà créateur de cosmétiques naturels dans notre pays. Après un reportage de l'émission Capital, il a eu en effet à cœur de contacter Sostrene Gren, qui signifie" les sœurs Grene". Il a découvert que les danois sont des personnes respectueuses de l'humain, davantage intéressées par les personnes que par les diplômes.

Depuis 2 ans, Mr Jean Thiriez a eu le désir d'exporter en France cet art de vivre sous la forme d'une franchise et il a ouvert plusieurs magasins (Marseille, St Laurent du Var, Valence). Tous les magasins sont décorés selon le même principe: des matières brutes comme du bois, du coton, du velours, des couleurs douces et de la musique classique. On y vend des bougies, des plaids, de la laine à tricoter, de quoi créer des emballages cadeaux, ce qu'il faut pour peindre ou écrire, des livres de cuisine… Car le "hygge" c'est aussi créer des objets de ses mains en argile, cuir ou feutrine pour partager ces cadeaux en famille.

Un guide "Do it yourself" est mis à disposition des clients avec des idées d'ateliers créatifs pour l'automne. Halloween est notamment soigneusement préparé dans les boutiques. Au moment des fêtes de fin d'année, il faudrait aller y faire un tour: on y trouve tout ce qu'il faut pour préparer Noël en famille, depuis les boîtes en carton, les ciel de lit, les nappes et les soucoupes en céramique jusqu'aux spatules en bois, aux calendriers et aux cadres photos à faire soi-même! Un univers de douceur et de choses belles, confectionnées avec amour et relativement utiles!

Nous sommes loin de certains intérieurs français où le monde virtuel prisonnier de la société de consommation est pratiquement partout! Alors soyons optimistes et doux comme les danois et privilégions en famille les bougies et les plaids de laine pour traverser la période hivernale! Pour en savoir davantage, joindre sur Internet: www.sostrenegrene.com ou visiter les boutiques franchisées dans notre pays.

Lyliane

Pourquoi donner son patrimoine de son vivant?

Un article de Mme Dorothée Blancheton dans le Journal gratuit 20 Minutes me semble intéressant à faire connaître, car il fait le point sur les avantages fiscaux et civils en donnant son patrimoine de son vivant. En effet, il est possible de transmettre gratuitement à la personne de son choix une partie de ses biens. On appelle cela un don manuel et il concerne des biens matériels comme de l'argent. 

Pour les dons immobiliers, ils doivent faire l'objet d'un acte notarié. Si c'est un bien remis à une personne, on parle de donation simple. Si c'est une masse de biens distribués à plusieurs personnes, c'est une donation-partage. Cette dernière donation est avantageuse car la valeur des biens est figée au moment de la donation. Au décès du donateur ou de la donatrice, on vérifie que les donations ne dépassent pas les quotités disponibles (trop perçu...). Si c'est le cas il faut indemniser les autres héritiers.

En donation simple, c'est la valeur du bien après le décès qui sera estimée, contrairement à la donation-partage. Après la donation aux héritiers, certes le donateur n'est plus le propriétaire des biens partagés, mais il peut en conserver la jouissance. Un testament transfère la propriété à la mort de la personne. La somme joue également un rôle. En effet, si le don est inférieur à 100 000 euros par enfant et par parent, il donne droit à un abattement fiscal. Celui-ci est renouvelable tous les 15 ans.

A cet abattement peut s'ajouter un autre de 31 625 euros si le don manuel se fait avant les 80 ans du donateur au profit d'un donateur majeur. Si la donation a lieu avant ses 71 ans et si l'usufruit est réservé, 40% du bien transmis n'est pas taxé. De plus, le bien peut prendre de la valeur par la suite. Par contre, si l'on attend le décès pour transmettre, on ne bénéficie qu'une fois de cet abattement.Toutefois, si par hasard, 15 ans s'étaient écoulés entre cette donation et le décès du donateur, le donateur peut de nouveau bénéficier de cet abattement.

Il faut savoir qu'il est possible aussi de faire des donations transgénérationnelles. En l'absence d'acte notarié spécifique au décès, la succession se fait en indivision et peut entraîner des tensions familiales. Il est donc recommandé de prendre conseil auprès d'un notaire pour préserver ses intérêts et transmettre selon les lois en vigueur ses biens selon son  désir.

Enfin, si l'on achète un logement à deux pour un investissement locatif ou une résidence principale, il faut bien choisir son régime pour éviter des soucis en cas de séparation. Le mariage est le lien le plus protecteur, car il garantit la transmission. Créer une SCI peut devenir une solution pour partager un bien sans gros frais de succession (environ 60%) et pour avoir un statut, si l'on vit en concubinage. Chaque année dans de nombreuses villes des rencontres notariales gratuites ont lieu pour échanger avec des professionnels.

Pour tout renseignement précis, consulter sur Internet: www.notaires.fr.

Lyliane

22/11/2018

Pour rompre avec une gouvernance pyramidale...

Dans notre pays, beaucoup d'entreprises et même d'associations travaillent encore dans une gouvernance pyramidale, à l'image de la politique centralisée de la France. Et néanmoins, ça et là, depuis 10 ans au moins, un fonctionnement collégial commence à apparaître. C'était pourtant prévu dans la loi de 1901 concernant les associations, mais jusque là cette disposition légale était assez peu connue. Dans l'ensemble, les expériences de ce type qui sont en place fonctionnent bien, parce que les personnes n'ont plus le sentiment de déléguer pour plusieurs années à l'un-e ou à l'autre élu une part personnelle de responsabilité. Cela se nomme, je crois,  la "démocratie collégiale participative" ou la sociocratie.

Je peux témoigner que, dans plusieurs associations dont je fais partie, ce type collégial de partage des décisions permet que les participants-es se sentent davantage impliqué-e-s. Le siège social est choisi par le groupe en fonction de la commodité ou de la disponibilité et non plus forcément chez le Président. Seul le nom du chargé des finances doit être déclaré en préfecture et à la banque pour garantir la responsabilité de la gestion comptable. Les autres membres associés font partie du Conseil d'Administration à part égale.

Aussi, j'ai été particulièrement intéressée d'apprendre, à travers un article de Mme Lisa Giachino daté de juillet 2014 et donc déjà un peu ancien, publié dans un Hors-Série de la revue "L'âge de faire", que la commune de Saillans dans la Drôme avait formé une liste collégiale aux dernières élections municipales de mars 1914. Les habitants de cette commune, en effet, avaient entièrement repensé le fonctionnement de leur mairie et s'étaient appuyés sur les méthodes d'animation de l'éducation populaire.

Un collectif avait en quelque sorte préparé un organigramme avec des responsabilités réparties équitablement entre des binômes d'élus. Si bien, finalement, que sur 1000 votants, 200 étaient inscrits dans au moins une commission participative. Désormais le processus de décisions est transparent et les habitants s'y sentent prendre part, alors qu'avant les projets étaient ficelés par quelques décideurs. Il y eut, certes, l'obligation légale d'élire un maire et un premier adjoint, mais cela s'est fait en fonction de la disponibilité de chacun. Est ce pour autant la pagaille ou l'anarchie? Il me semble bien que non!

Dans cette région, qui avait tendance à se désertifier, des enquêtes citoyennes ont eu lieu pour décider de l'implantation de futurs commerces comme de l'éclairage public. Sept grands domaines de compétences ont été définis. Chacun fait l'objet une à deux fois par an d'une commission thématique ouverte à tous les habitants. Les "guerres de chapelles" n'ont plus de raisons d'être, puisqu'il n'y a plus d'étiquette politique à la mairie. Toutes les sensibilités, en effet, ont voix au chapitre. Des G.A.P (groupes d'action projet) travaillent sur des sujets précis autour d'un élu. Un conseil des sages constitué de personnes non élues veille à ce que la gestion reste participative. Anciens villageois et néo-ruraux installés depuis peu se retrouvent donc au coude à coude dans des conseils municipaux publics et ils peuvent dialoguer.

Pourquoi d'autres villes ou villages ne prendraient-ils pas modèle sur ce qui se passe à Saillans? Les prochaines élections législatives et municipales pourraient être l'occasion de dépoussiérer nos institutions et d'impliquer davantage les français. Et arriver un jour à créer une France plus fédérale, où les habitants des régions auraient davantage de responsabilités, pourrait même être envisagé comme un rêve d'avenir...   

Pour tout renseignement sur la démocratie collégiale participative et sur le fonctionnement municipal de Saillans, s'adresser via Internet à www.citego.org et à :www.mairiedesaillans26.fr/gouvernance-collegiale-et-participative/

15/11/2018

Pétition contre le contournement ouest de Strasbourg (suite)

15 nov. 2018 — 

Le combat pour la planète et la vie se joue chaque jour sur le terrain. Soutenons ceux qui luttent contre un projet d’infrastructure d’un autre temps : le Grand Contournement Ouest de Strasbourg ! Signez leur pétition ici : http://bit.ly/petitionGCO et faites circuler le message !

Le projet de Grand Contournement Ouest (GCO) de Strasbourg, c’est 24 km d'autoroute à péage qui passeront à travers les terres parmi les plus fertiles d'Alsace et des biotopes abritant des espèces protégées.

Le motif du projet est le désengorgement de l'accès à Strasbourg. Mais ce projet d'infrastructure aura très certainement l'effet inverse, en facilitant le fret routier et en créant un appel d'air pour des dizaines de milliers de camions. Au-delà des zones dévastées localement, à l'heure où nous savons qu'il est urgent de réduire drastiquement le transport routier, ce projet est une absurdité climatique.

Au péril de leurs vies, six personnes poursuivent une grève de la faim depuis désormais plus de trois semaines, sans résultat : les travaux se poursuivent, et les gendarmes sont mobilisés pour s’assurer que les militants présents sur place ne gênent pas leur avancée.

En solidarité avec ceux qui luttent pour notre avenir à tous, contre l’absurdité d’une société aveugle et destructrice, faites passer le message !

Merci à tous.

Pour en savoir plus, je vous invite à explorer le site GCO Non Merci : http://bit.ly/GCONonMerci

Une autre pétition circule à ce sujet sur Change.org : http://bit.ly/petitionGCO-2


    En soutien solidaire
    Lyliane

 

 

Les bons plans de la rénovation...

Selon Mme Karine Michel dans la revue "Nous", "le manque de terrain à bâtir oriente la tendance vers la rénovation du parc existant des maisons individuelles". Qui dit rénovation, dit aussi révision complète de la performance énergétique de l'habitat. Les architectes en conviennent: la rénovation est la majeure partie de leur travail. Généralement, l'habitat actuel se traduit par un décloisonnement et un partage plus large des pièces à vivre et une ouverture sur l'extérieur.

Que ce soit pour revoir à la baisse ses consommations d'énergie et réaliser des économies ou pour réduire par quatre, comme la France le souhaite les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, une remise aux normes selon les standards BBC (bâtiment basse consommation) s'impose. L'isolation thermique, les vitrages, la ventilation et le système de chauffage font partie de ces travaux à prévoir. En plus, l'été, comme le faisaient nos grands-parents, il est important de ne pas laisser entrer la chaleur et le soir de ventiler les pièces en les ouvrant largement.

Des moyens de protection contre la chaleur estivale peuvent même être installés comme un débord de toiture, une pergola climatique ou une haie végétale… Le coût moyen d'une rénovation ( TVA à 10%) est estimé à 1500 à 2000 euros TTC le mètre carré habitable. La performance énergétique est fonction du logement: dans le neuf, la pose de climatiseurs est autorisée mais ne pas dépasser les plafonds thermiques. Si l'on dépasse une extension de 50 M2, suivre la RT 2012, sinon ce sera "élément par élément".

Rénover l'existant ne dispense pas de respecter des règles d'urbanisme et notamment le Plan Local d'Urbanisme ou PLU. Tout d'abord, une autorisation d'urbanisme devra être obtenue pour réaliser des travaux (modification de façade, augmentation de surface habitable).Selon le zonage du PLU, une simple déclaration préalable ou un permis de construire sera exigible, car il importe de vérifier la distance du bâtiment par rapport aux limites séparatives, par rapport aux voies… La surface d'emprise au sol est également définie par le PLU comme la hauteur des constructions, la couleur des enduits, les emplacements de stationnements, les espaces verts même selon le cas...

Bref, faire appel à un professionnel, et le plus souvent à un architecte, est pratiquement indispensable, car des études techniques doivent la plupart du temps être réalisées (nature du sol, portance des structures…). On s'y retrouve déjà en matière d'optimisation des espaces et d'esthétique du bâtiment. De plus, les plans et autres documents à fournir au moment de la demande d'autorisation ne sont pas à la portée du premier venu. Alors, n'hésitons pas à rénover et à rénover malin dans nos régions françaises!

Des renseignements utiles peuvent être par exemple obtenus sur le site: www.camif-habitat.fr/

Lyliane

12/11/2018

On peut agir à notre niveau en faveur du climat...

Mme Valérie Masson-Delmotte, coprésidente du groupe d'experts intergouvernementaux sur l'évolution du climat (GIEC), a été interviewée, lors de sa Conférence aux Assises de la Transition Eclogique et Citoyenne à Nice mercredi 31/10, par Mme Célia Malleck, journaliste à Nice-Matin. La chercheuse au laboratoire des Sciences et du Climat nous alerte sur les conséquences d'une hausse des températures supérieure à 1,5°C d'ici quelques années. Les effets du changement climatique sont déjà sensibles partout dans le monde: vagues de chaleurs, pluies torrentielles, réchauffement des océans, submersions côtières, dégradation des récifs coralliens...

Les risques qui découleront de tous ces effets toucheront en priorité les populations les plus vulnérables et les pays qui ne se seront pas préparés. Elle s'appuie sur un rapport préparé par 90 chercheurs du monde entier réunissant plus de 6000 publications scientifiques. En faisant des conférences sur le sujet, Mme Delmotte nous propose de partager leur préoccupation, d'éviter de construire en zone inondable et de limiter le rejet des gaz à effet de serre pour construire un futur souhaitable à notre planète.

A l'échelle individuelle, elle insiste sur les gestes que les français peuvent faire en matière de chauffage, de transports et d'alimentation. Des technologies peuvent nous y aider. Il s'agit de mixer choix individuels et choix de société. Isolons nos logements, achetons des véhicules électriques, pratiquons le covoiturage, privilégions les circuits courts, chauffons nous par le solaire ou l'éolien et tout cela aura des incidences sur la qualité de l'air, de l'eau et des sols.

Nous devrons pour cela changer nos habitudes et faire pression sur nos élus pour que les choses évoluent: veiller à garder nos terres agricoles, protéger la biodiversité, faire aménager nos espaces de vie autrement, limiter nos déchets, surtout les plastiques, manger différemment, nous appuyer sur des associations et des ONG qui sont déjà engagées pour limiter la hausse des température. Les leviers d'action ne manquent pas: habitat, transport, alimentation, énergie, culture, économie, solidarité ...

En bref, c'est toute notre société qui mériterait d'être rebâtie autrement… Pendant qu'il en est encore temps, engageons nous donc dans la transition énergétique et citoyenne et enseignons les bons gestes à nos enfants et petits-enfants. Il n'est en effet plus temps d'être "eurosceptique"! Soyons lucides et conscients des enjeux!

Lyliane

05/11/2018

NDDL: quel avenir pour la ZAD?

Un article de Mr Nicolas Bérard dans le Journal "L'âge de faire" d'avril 2018 interviewant Mme Françoise Verchère, co-présidente du CEDPA (Collectif des élu-e-s doutant de la pertinence de l'aéroport), tente de faire le point sur l'avenir de la ZAD, qui reste un lieu d'expérimentation inédit. Selon Mme Verchère, la Préfecture, dès l'annonce de l'abandon du projet d'aéroport, a mis en place un comité de pilotage sur la question des terres agricoles, leur propriété et leur gestion future. Elle estimait d'entrée de jeu qu'il y avait des mois de travail, afin d'obtenir un état des lieux complet de la zone (baux, expropriations, vente amiable…). Les propriétaires ont en effet trois ans pour redemander leurs terres et nul ne pouvait prévoir à l'avance qui allait vouloir revenir sur les lieux...

Mme Verchère a entre temps évolué par rapport à sa demande du gel des terres comme cela a été proposé par bail emphytéotique au Larzac, car elle préférerait finalement que l'Etat garde un maximum d'hectares. Elle signale que le président du Département de Loire-Atlantique en effet "ferait partie des revanchards qui voulaient que se fasse l'aéroport". Il pourrait vouloir récupérer des terres...

La préfète lui semble au contraire plutôt "pacifiante". Elle accepterait notamment de parler de "convention d'occupation précaire". Provisoirement, ce pourrait être une solution, pense le CEDPA. Mais certains voulaient signer, d'autres pas. La co-présidente du CEDPA se demande encore: pourquoi avoir obligé la préfecture à envoyer les forces de l'ordre pour libérer les routes? Et pourquoi avoir dégradé le bitume? Il aurait apparemment fallu un consensus  parmi les zadistes et moins de conflits internes ...

Quoi qu'il en soit, l'objectif ouvertement prôné par Mme Verchère est de "laisser se poursuivre les plus belles initiatives de cette ZAD". C'est par exemple: l'esprit de solidarité, le sens de l'intérêt commun, de continuer les expérimentations agricoles ou d'habitat, au moins sur une partie des 1600 ha. En respectant l'environnement, en maintenant une vie sociale, la solidarité, le consensus, il y aurait, d'après son analyse, possibilité de jouer collectif. Elle imaginerait bien par exemple un financement participatif pour racheter collectivement des terres. Le plus gros obstacle à ses yeux reste le" tout ou rien" de certains jusqu'au boutistes....

Il faudrait naturellement faire un point plus récent et donner la parole aux zadistes pour connaître leur degré de cohésion de groupe et leurs projets collectifs et individuels pour la ZAD. Peut-être s'y risqueront-ils un jour prochain. Notre blog leur est ouvert...

Pour suivre l'actualité de NDDL vue par ses habitants, joindre par exemple sur Internet: https://zad.nadir.org/

Lyliane

03/11/2018

Tiny house, petites maisons sur mesure en bois local...

Notre blog s'est déjà fait l'écho de l'engouement du public français et étranger pour les Tiny houses, mais là j'ai découvert, grâce à un article dans le Journal "Lâge de faire" de Mme Muriel Le Loarer, l'entreprise de Mr Jean-Daniel Blancher à Langolen (Finistère). Celui-ci fabrique et commercialise des Tiny Houses sur mesure toutes en bois, confortables et isolées et il offre même en plus la possibilité aux acheteurs de participer à la construction. Les personnes intéressées viennent de toute l'Europe pour faire les finitions, l'isolation, fabriquer leurs meubles en profitant des machines, du bois et de l'expérience du constructeur.

"Maisons de vacances, habitations principales ou ateliers, les Tiny Houses sont dotées de toilettes sèches, douche, cuisine, poêle à bois, récupérateur d'eau de pluie, panneau solaire, onduleur"... Des phytobacs filtrants recyclent "les eaux grises" assurant autonomie et empreinte écologique légère aux propriétaires. Ces Tiny Houses sont construites et équipées par des entreprises locales, favorisant ainsi les circuits courts et l'emploi dans la région. La fabrication utilise des bois non traités provenant de 30 km alentour et elles sont construites dans un atelier  installé près de la scierie.

 

Pour contacter Mr Blancher ou s'informer davantage, joindre Bois d'ici au 06 63 78 01 16 et contact@penty-cosy.fr ou sur Internet: www.tiny-house-bretagne.fr .

Lyliane

01/11/2018

L'intérêt écologique et économique du vélo...

Le Journal Maïf Social Club donne la parole à Mme Véronique Michaud, secrétaire générale du Club des villes et des territoires cyclables, qui comporte environ 1 500 adhérents en France. Cette dernière a publié aux Editions FYP "A vélo, vite!", dans lequel elle justifie l'intérêt économique de la bicyclette. En effet, depuis 10 ans au moins, nous savons que "grâce aux adeptes du vélo, nous économisons plus de 5 milliards par an en dépenses de santé". Ce chiffre important devrait booster nos efforts pour augmenter la part du vélo dans les transports. Aujourd'hui elle n'est que de 3%.

Dans les pays du Nord de l'Europe, cette part est de 12%. Pour les familles utilisant le vélo, il permet par exemple de n'avoir qu'une seule voiture, voire de s'en passer tout à fait. Le vélo, c'est aussi "tout un écosystème et cela représente 35 000 emplois environ, depuis les fabricants, les vendeurs, jusqu'aux réparateurs". Mais pour développer l'usage du vélo, il faut augmenter les pistes cyclables, trouver des espaces de stationnement que ce soit devant les logements, les commerces, les services publics ou au travail. Quant au transport vélo par le train ou à son stationnement sécurisé en gare, il est encore très réduit.

Des ateliers d'autoréparation existent: ils sont souvent associatifs. Des vélos-écoles permettraient aussi "de remettre en selle des salariés" dans le cadre des entreprises, de leur rappeler le Code de la Route... Bref, à tous les niveaux, de sérieux efforts sont à réaliser pour former les personnes et inverser la tendance. Car souvent les municipalités n'entrevoient que les transports en commun pour fluidifier l'offre de déplacements en ville et à la campagne. En définitive, circuler à vélo est non seulement "un acte citoyen" d'autonomie et de lutte contre la pollution, mais surtout un geste de prévention et de bien-être tout en favorisant la mobilité de chacun d'entre nous. 

Pour aller plus loin avec ce sujet, bousculons nos habitudes et lisons l'ouvrage précité ou consultons par exemple l'Observatoire des mobilités émergentes publié par l'Ademe en mai 2017. Car il existe des bicyclettes à assistance électrique pour les séniors ou dans les zones montagneuses...

Lyliane