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16/04/2021

Aider les personnes en situation de handicap...

Les innovations visant à pallier des situations de handicap liées à des déficiences motrices, visuelles ou autres ont explosé et sont de plus en plus fréquemment incorporées aux biens de consommation, s'est réjoui mardi l'ONU.
Selon un rapport sur les tendances technologiques de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi), une agence de l'ONU, plus d'un milliard de personnes ont besoin de technologies d'assistance – un chiffre qui devrait doubler au cours de la prochaine décennie en raison du vieillissement de la population.
Pourtant, seule une personne sur dix dans le monde a accès aux produits d'assistance dont elle a besoin.
Pour répondre à cette demande, les innovations en matière de technologies d'assistance ont connu un véritable essor, affichant une croissance à deux chiffres ces dernières années, selon le rapport.
Parallèlement, la convergence de l'électronique grand public et des produits d'assistance entraîne une commercialisation encore plus vaste de ces technologies, relève l'Ompi dans un communiqué.
"Les personnes souffrant de handicaps s'appuient depuis longtemps sur les nouvelles technologies pour gagner en indépendance et mieux interagir avec leur environnement", a souligné le directeur général de l'Ompi, le Singapourien Daren Tang, dans l'avant-propos du rapport. Depuis l'invention des béquilles dans l'Egypte ancienne jusqu'aux tablettes braille de nos jours, en passant par les prothèses au Moyen Âge, nous sommes à l'orée d'un avenir où les fauteuils roulants autonomes, les prothèses auditives contrôlées par l'esprit et les dispositifs de surveillance des conditions de santé et des émotions atténueront l'impact des déficiences humaines", a-t-il estimé.


 Maisons et lunettes intelligentes -
Le Rapport fait état de plus de 130.000 brevets sur des technologies d'assistance publiés entre 1998 et le milieu de l'année 2020, dont 15.592 dépôts pour les seules technologies d'assistance nouvelles au cours de cette période, telles que les robots d'assistance, les applications destinées aux maisons intelligentes, les accessoires intelligents destinés aux personnes malvoyantes et les lunettes intelligentes. Les dépôts de demandes portant sur des technologies d'assistance nouvelles ont augmenté trois fois plus vite (avec un taux de croissance annuel moyen de 17% au cours de la période 2013-2017) que ceux concernant des "technologies d'assistance classiques" qui apportent des améliorations à des produits connus, comme les sièges ou les roues de fauteuils roulants adaptés à différents types de terrains et les dispositifs dotés de fonctions en braille.
Le rapport révèle que la Chine, les Etats-Unis, l'Allemagne, le Japon et la Corée du Sud sont les cinq pays qui génèrent le plus d'innovation dans le domaine des technologies d'assistance.
Il indique également que les universités et les organismes de recherche publics sont ceux qui occupent la place la plus importante dans l'ensemble de données relatif aux technologies d'assistance nouvelles.
Toutefois, le secteur privé joue aussi un "rôle moteur" dans le développement des technologies d'assistance, notamment les entreprises spécialisées en la matière, telles que WS Audiology, Cochlear, Sonova, Second Sight et Össur. 
Les fabricants de produits électroniques grand public (comme Panasonic, Samsung, IBM, Google et Hitachi) et les entreprises du secteur automobile (Toyota et Honda) sont également des acteurs majeurs, souligne l'Ompi.
L'agence de l'ONU constate par ailleurs que les technologies initialement mises au point pour des personnes ayant des limitations fonctionnelles sont de plus en plus souvent incorporées aux produits grand public. Par exemple, la conduction osseuse, qui permet de pallier certaines déficiences auditives, ont trouvé une application dans les écouteurs utilisés pour la course à pied, indique-t-elle.
"Les dispositifs dotés d'une interface cerveau-machine ou d'un système de reconnaissance des mouvements oculaires, qui aident les personnes ayant une paralysie cérébrale à se servir d'appareils informatiques, peuvent également trouver une application dans les jeux vidéo ou les outils de communication", a relevé encore Marco Aleman, sous-directeur général à l'Ompi.
"Il est très réjouissant de constater que ces technologies qui améliorent la qualité de la vie sont en passe d’être largement commercialisées et qu’elles profiteront également aux personnes qui en ont le plus besoin", a-t-il ajouté.
Selon nl-apo/clp/AFP - AFP - mardi 23 mars 2021

 

15/04/2021

disparition d'espèces animalesQuelles sont les conséquences de la disparition de certaines espèces animales?

EFFET PAPILLON - Une étude vient de montrer que l’extinction des espèces en danger entraînera une réorganisation globale du rôle des espèces dans le fonctionnement des écosystèmes 
Un être vous manque et tout est dépeuplé. Ou plutôt, tout est chamboulé. C’est ce qui risque fort de se passer lorsque les espèces aujourd'hui menacées vont s’éteindre au cours des prochaines années. Pour des chercheurs, ces extinctions entraîneront une réorganisation globale du rôle des espèces dans le fonctionnement des écosystèmes, selon une étude publiée dans Science Advances.
Un groupe de scientifiques de l’université Paul-Sabatier et d’Estonie ont planché sur les caractéristiques fonctionnelles de 70.000 espèces, que ce soit leur taille, leur âge de première reproduction, leur longévité ou encore leur régime alimentaire. Parfois, les reptiles, les amphibiens, les oiseaux, les mammifères ou encore les poissons d’eau douce partagent des points communs.
 
Mais parfois, certaines fonctions sont uniques ou partagées par peu d’espèces. « On a par exemple très peu de très grands mammifères qui font plus d’une tonne et pourtant on va aller d’une à cinquante tonnes chez les baleines. On a une gamme de fonctions gigantesques qui n’est couverte que par très peu d’espèces », explique Sébastien Brosse, l’un des coauteurs de l’étude, membre du Laboratoire Evolution et diversite biologique de Toulouse.
Grâce à des modèles mathématiques, ils ont essayé de voir ce que cela donnerait si certains gorilles ou encore poissons en grand danger venaient à disparaître. « Globalement, si les extinctions sont conformes 

aux prédictions, les pertes de fonction dans 100 ans seraient relativement faibles. Elles seraient entre 0,3 % pour les reptiles et 5,1 % pour les poissons. Mais c’est un résultat en trompe-l’œil, on voit une perte faible mais on augmente considérablement la part d’espace fonctionnelle occupé par une seule espèce », poursuit le chercheur. Et une baisse dans la diversité des rôles joués par chacune.
Des rôles dans le grand scénario des écosystèmes

Or, si on prend les grands singes, ces derniers jouent un rôle dans la dissémination des graines, et l’on sait que les forêts tropicales sont ensemencées par leurs excréments. Si on regarde les éléphants, ils font aussi du transport de graines important. Les hippopotames, eux font du transfert de matière, ils vont brouter dans la savane et aller faire leurs cottes dans l’eau et entretiennent ainsi le milieu aquatique africain.
 
Du côté des oiseaux, les grands rapaces et charognards, comme le Condor des Andes ont un rôle d’épuration des écosystèmes en consommant les carcasses d’animaux morts. « Si on regarde les espèces de poissons, il y a des détritivores ou des prédateurs, qui vont contrôler un peu la chaîne alimentaire, le fait de perdre ces espèces peut perturber le fonctionnement des écosystèmes », assure Sébastien Brosse. Et les eaux limpides pourraient devenir troubles, ce qui serait une source de préoccupation aussi pour l’homme. Sans compter un autre impact direct. « Nous consommons souvent les grandes espèces, c’est le cas des poissons. Si elles disparaissent, cela peut entraîner des problèmes des malnutritions », conclut le scientifique.
Planète Seuls 14 % des cours d’eau du globe n’ont pas eu leur faune impactée par la main de l'homme.

Selon 

14/04/2021

La Virginie abolit la peine de mort...

La Virginie a aboli mercredi la peine de mort, une décision symbolique pour cet État qui possède le record d'exécutions dans l'histoire américaine et qui devient le premier de l'ancien Sud ségrégationniste à mettre fin à l'application du châtiment capital.
"Aujourd'hui, il n'y a pas de place pour la peine capitale dans cet État, dans le Sud et dans ce pays", a affirmé le gouverneur démocrate Ralph Northam lors d'une cérémonie de signature de cette loi à la prison de Greensville, où avaient lieu jusqu'ici les exécutions.
"La bonne chose et la chose morale à faire"
L'abolition de la peine de mort est "la bonne chose et la chose morale à faire", a-t-il dit. Il a notamment évoqué le cas d'Earl Washington, un homme handicapé qui avait été condamné à mort en 1984 et dont l'exécution avait été suspendue neuf jours seulement avant la date prévue. Il a été finalement acquitté en 2000.
"Le système a permis qu'un innocent soit condamné pour meurtre et si Monsieur Washington est la seule personne à notre connaissance à avoir été sauvée du couloir de la mort en Virginie, peut-on vraiment être sûr qu'il n'y en a pas d'autres ?", a-t-il interrogé.
"On ne peut pas infliger cette punition ultime sans être sûr à 100% que l'on a raison et on ne peut pas infliger à quelqu'un cette punition ultime en sachant que le système ne marche pas de la même manière pour tout le monde", a-t-il expliqué, soulignant que 296 des 377 prisonniers exécutés au XXe siècle étaient des Afro-Américains.
Une histoire "longue et compliquée"
Le gouverneur Northam a souligné l'histoire "longue et compliquée" de la Virginie où "le racisme et les discriminations de notre passé se répètent aujourd'hui dans notre Le gouverneur Northam a souligné l'histoire "longue et compliquée" de la Virginie où "le racisme et les discriminations de notre passé se répètent aujourd'hui dans notre système"judiciaire".
Après des débats très tendus, les deux Chambres de l'État avaient voté en faveur d'une loi pour abolir la peine capitale en début d'année.
La Virginie rejoint 22 autres États américains où la peine de mort a déjà été abolie et trois autres (Californie, Oregon, Pennsylvanie) qui observent un moratoire.
1391 personnes exécutées en Virginie
Les colons européens établis à Jamestown, en Virginie, ont procédé en 1608 à ce qui est considéré comme la première exécution sur le sol américain, celle d'un capitaine accusé d'espionnage. Depuis, la Virginie a exécuté 1391 condamnés, selon le Centre d'information sur la peine de mort (DPIC), plus que n'importe quel autre territoire américain.
Et depuis le rétablissement de la peine capitale par la Cour suprême en 1976, seul le Texas a procédé à davantage d'exécutions. La nouvelle loi est d'autant plus symbolique qu'aucun Etat de l'ancien Sud confédéré n'avait encore franchi ce pas.
La Virginie abrita un temps la capitale des Etats confédérés pendant la guerre de Sécession (1861-1865) et son application de la peine capitale est liée à son passé esclavagiste. C'est en Virginie qu'ont débarqué en 1619 les premiers esclaves capturés en Afrique.


"Un point historique dans les relations raciales aux États-Unis"
Le directeur exécutif du Centre d'information sur la peine de mort, Robert Dunham, a salué la décision "extraordinairement significative" du gouverneur, au moment où l'application de la peine de mort continue de décliner au niveau national.C'est aussi "un point historique dans les relations raciales aux États-Unis", a-t-il ajouté, rappelant que la peine capitale dans cet État "est profondément enracinée dans l'esclavage, les lynchages et les lois ségrégationnistes".
L'Union européenne a également salué la signature de cette loi. "La peine de mort est incompatible avec la dignité humaine et le droit à la vie, constitue un traitement inhumain et dégradant, et n'a pas d'effet dissuasif prouvé", a assuré un porte-parole de l'UE dans un communiqué.

Perpétuité pour deux condamnés à mort restants:
Depuis une dizaine d'années, la Virginie avait toutefois quasiment renoncé à la peine capitale et seuls deux condamnés restaient dans les couloirs de la mort. La loi prévoit que leur peine soit commuée en rétention à perpétuité.
"Le gouvernement n'exécutera plus personne, mais soyez en sûrs: si vous commettez le plus sérieux des crimes, vous serez punis", a mis en garde Ralph Northam.
En 2020, la plupart des Etats ont suspendu les exécutions à cause de la pandémie de Covid-19. A contre-courant, l'administration de Donald Trump a toutefois renoué avec les exécutions fédérales, interrompues depuis 17 ans, et a mis à mort 13 condamnés entre juillet et son départ de la Maison Blanche. Cette série, sans précédent, ne devrait pas se poursuivre, son successeur Joe Biden ayant promis de travailler pour abolir la peine de mort fédérale.

Selon S.B.-E. - BFMTV - jeudi 25 mars 2021

13/04/2021

Prudence avec le thé de la marque Eléphant...

Si vous avez déjà consommé une ou plusieurs de ces sachets d'infusion de la marque Elephant et que vous vous rendez compte de certains troubles, il faut consulter au plus vite un médecin ou un centre antipoison. 

Quels sont les coffrets Elephant concernés ?
. Le coffret découverte infusions "Moment délicieux" BIO
. Le coffret infusion BIO VP 40PY
. Le coffret d’infusion BIO gingembre citron
Code barre:

Le coffret infusion BIO VP 40PY : 8714100811962

Le coffret découverte infusions « Moment délicieux » bio : 8711327463851

Le coffret d’infusion BIO gingembre citron : 8714100614709

Date de durabilité minimale (DDM):

entre juin 2022 et février 2023


Est-ce que l'oxyde d'éthylène est dangereux pour la santé ?
"L’oxyde d’éthylène gazeux est utilisé comme biocide (bactéricide tuant les bactéries et leurs endospores), comme fongicide (tuant les moisissures et les champignons)" comme l'explique le site Ouhla.fr qui recense tous les produits faisant l'objet d'un rappel.
D'après les normes européennes, la limite maximale de résidus est fixée dans le règlement CE n°396/2005 à 0,05 mg/kg, un taux qui a été dépassé pour ces produits rappelés en urgence. 

Que faut-il faire si l’on a ces coffrets chez nous ?

Il ne faut donc pas consommer ces produits et les retourner au magasins où vous vous les êtes procurés. ils vous seront remboursés même sans présentation du ticket de caisse.
La société Unilever se tient à votre disposition pour répondre à vos questions au numéro de téléphone : 09 69 32 35 56 (appel non surtaxé)

Selon Mme Nicole Coste - Oh My Mag - mercredi 24 mars 2021

12/04/2021

A Rennes on s'occupe de la faune en danger...

Le projet Faune, est l’un des 270 projets soumis au vote du budget participatif de Rennes. Il est imaginé par l’artiste Nicolas Milhé, et met à l’honneur la préservation des espèces animales menacées en Bretagne. Il est soutenu par le centre d’art 40mcube.
Présenté par le centre d’art 40mcube dans le cadre du budget participatif de la ville de Rennes, Faune, des animaux dans la ville de l’artiste Nicolas Milhé prend la forme d’un ensemble de six mobiliers urbains originaux. Chacun d’eux sera surmonté d’une sculpture représentant un animal, un loup, un aigle botté, une grue cendrée, un thon rouge, une vipère péliade, un gypaète barbu, que des espèces disparues ou menacées vivant en Bretagne. Ces sculptures-mobiliers seront installées dans les différents quartiers rennais.

« L’artiste souhaite ainsi célébrer la diversité du vivant et rendre hommage aux animaux les plus fragiles, affirmant l’importance de la biodiversité, du sensible pour susciter une prise de conscience » explique Cyrille Guitard du centre d’art 40mcube. Les animaux seront réalisés en bronze, « matériau habituellement utilisé pour représenter les grands hommes. »
En Bretagne, une espèce sur cinq est menacée d’extinction, notamment un grand nombre d’oiseaux comme le busard cendré, le macareux moine, le pingouin torda, le grand corbeau et des poissons comme le thon rouge ou l’anguille européenne… Et si des plans d’action sont mis en œuvre en faveur de différentes espèces et fonctionnent parfois bien, il revient à chacun d’entre nous d’être vigilants.
Chaque animal surplombera une assise sur laquelle les Rennaises et rennais pourront se reposer à côté d’un animal, « majestueux, figure protectrice, totem bienveillant, symbolique, qui rappelle qu’il faut prendre soin du vivant, que les animaux sont importants dans la cité, sans être moralisateur. »
Dans le cadre du budget participatif, 270 projets sont soumis au vote des citoyens, du 2 au 18 avril 2021.

Selon Mme Agnès LE MORVAN. - Ouest-France - mardi 23 mars 2021

A propos de l'eau...

Cette année, à l'occasion de la Journée mondiale de l'Eau qui a lieu ce lundi 22 mars, l'ONU nous invite à nous interroger sur la place de l'eau dans notre société. Il s'agit d'une question fondamentale. Elle revient in fine, à reconnaître la valeur de cet élément essentiel et de ses différents usages dans un monde de plus en complexe et interconnecté où se combinent les effets de l'explosion démographique, d'une surconsommation associée à des modèles de production « aquavores », et du changement climatique.
 
L'eau concerne tous les aspects de notre vie. Elle alimente la croissance économique et le développement de tous les pays tout en assurant la bonne santé des écosystèmes parmi lesquels, nous, les femmes et les hommes.
Pourtant dans le monde, quelque 2,2 milliards de personnes n'ont pas accès à des services d'eau potable gérés en toute sécurité tandis que 4,2 milliards sont privés de services d'assainissement et que 3 milliards ne disposent d'aucune installation pour se laver les mains. Une hérésie en cette période de pandémie mondiale, mais pas uniquement...
 
Cela est d'autant plus préoccupant que le phénomène devrait s'aggraver si l'on considère que depuis de nombreuses années, l'urbanisation et le réchauffement climatique réduisent les ressources en eau douce disponible sur les 5 continents. Résultat : d'ici 2050, au moins une personne sur quatre vivra dans un pays où le manque d'eau douce sera une réalité structurelle.
En France, nous jouissons de services d'eau et d'assainissement de qualité et dotés d'infrastructures qui ont bénéficié, au fil du temps, des avancées permises par des politiques publiques visionnaires et le savoir-faire d'entreprises expertes à l'origine d'innovations permanentes.
 
Toutefois, nous faisons face aujourd'hui à plusieurs défis immenses. Pour nous préparer du mieux possible et nous adapter à une situation qui demande une approche systémique, car au carrefour des enjeux économiques, écologiques, sociaux et sociétaux, nous devons gagner en maturité collective pour résoudre trois problématiques majeures.
Le changement climatique : une affaire d'eau elle du changement climatique en premier lieu. Selon la Banque Mondiale, 9 catastrophes sur 10 sont liées à l'eau. En France, la situation se tend. Les épisodes de sécheresse à répétition, les inondations et événements météorologiques extrêmes, la montée et le réchauffement de la mer, la perte de près de 20% de la biodiversité, la baisse du niveau d'enneigement, l'émergence de nouvelles pollutions et les questions d'accès à l'eau pour les plus vulnérables ne doivent pas être perçus et traités comme des moments de crise, mais bien comme une évolution générale de nos conditions de vie.
Les conséquences sont réelles sur la ressource tant sur le plan qualitatif que quantitatif, mais aussi sur le tourisme, l'économie et le confort de vie de la population.
 
Pour preuve, les assureurs français ont dû verser en moyenne 3,2 milliards d'euros par an à leurs clients en raison de sinistres climatiques (sécheresses, inondations, tempêtes) entre 2015 et 2018. À titre de comparaison, ce coût était en moyenne de 1,2 milliard d'euros à la fin des années 90 et plafonnait à 2 milliards d'euros entre 1990 et 2010.


Des besoins d'investissements considérables: Malgré cela, la question de l'eau n'arrive pas en tête des politiques nationales en particulier si on se réfère au Plan de relance économique ou au projet de loi Climat-Résilience. Sur les 30 milliards d'euros consacrés à la transition écologique, seuls 525 millions d'euros seront engagés pour l'eau et la biodiversité entre 2021 et 2022. Or, la filière française de l'eau évoque un besoin d'investissements équivalents à 17 milliards d'euros d'ici 5 ans pour respecter une réglementation amenée à se durcir, anticiper et atténuer l'impact du changement climatique, et enfin mettre en mouvement les acteurs vers une économie bas carbone.
Il faut dire que les infrastructures de l'eau sont hétérogènes et menacées de vieillissement. En France, nous le savons désormais, 1l d'eau sur 5 en moyenne se perd. Au rythme du renouvellement actuel (0,58% par an pour l'eau potable, 0,43% pour l'assainissement), le remplacement des canalisations prendrait 200 ans, soit bien plus que leur durée de vie. Sans compter les effets induits sur la voirie et l'habitat en cas de fuite... Les Assises nationales de l'Eau ont contribué à dresser un excellent diagnostic de la situation et des besoins. Il nous reste maintenant à mettre en œuvre collectivement les recommandations.
 
Invertir dans la filière d'eau et d'assainissement, c'est garantir une relance économique génératrice d'emplois, orientée vers des solutions décarbonées et vertueuses sur le plan environnemental en vue d'accélérer la transition écologique.
C'est aussi améliorer le cadre de vie et les services aux consommateurs, mais aussi concourir à l'indépendance énergétique des territoires et améliorer l'efficacité des services essentiels.
L'intérêt général avant tout: Enfin, les derniers mois ont vu réapparaître une forme de polarisation idéologique des points de vue sur la question de l'eau, laissant parfois peu de place au débat. Cela au moment même où les citoyens placent les enjeux environnementaux et de santé en tête de leurs préoccupations.
 
La question du mode de gestion, du choix entre la gestion publique et privée ne peut pas être l'alpha et l'oméga des décisions à prendre. L'intérêt général mérite mieux qu'une bataille sur le qui fait quoi. Je suis de ceux qui considèrent que les solutions, qui doivent être décentralisées et territorialisées, ne peuvent émerger que dans une logique de co-construction entre les secteurs public et privé, sans opposition de principe et à l'aune de nouvelles formes de gouvernance basées sur la confiance. Notre challenge commun est plutôt de savoir « que faisons-nous, dans quel pas de temps et à quel rythme ? »
Pour cela, il est urgent de rationaliser les enjeux, de tous se mettre autour de la table, de créer de nouvelles instances de dialogue en associant les citoyens à un projet de société, positif et optimiste, qui ferait de la transition écologique le ciment d'un nouveau pacte social.
Selon Mr Maximilien Pellegrini (*) - La Tribune - lundi 22 mars 2021

11/04/2021

Ecouter les bruits de la nature: c'est bon pour la santé!

Passer du temps à écouter une rivière couler ou les oiseaux chanter est très bon pour la santé, selon une étude ayant quantifié les bénéfices des sons naturels, tant sur le moral et les performances cognitives que le stress, ou même la sensibilité à la douleur.
L'étude a été dirigée par Rachel Buxton, biologiste à l'Université Carleton au Canada, et publiée lundi dans la revue scientifique PNAS.
"Nous avons tendance à examiner l'environnement acoustique du point de vue de la pollution sonore et de la façon dont cela dérange la faune et la flore", a expliqué la chercheuse à l'AFP. "Beaucoup d'entre nous, biologistes, sont très intéressés par le contraire: quels sont les bénéfices d'un environnement acoustique naturel?" 

Elle et ses collègues ont passé en revue la littérature sur le sujet. Les recherches passées ont en majorité été menées en laboratoire ou en milieu hospitalier, avec des sons diffusés aux volontaires. 
Sur 36 études, sept ont examiné les effets sur le rythme cardiaque, la tension artérielle, la douleur ressentie ou encore le stress via les niveaux de cortisol. 
Les autres ont mesuré les conséquences sur l'humeur ou les performances cognitives. 
En combinant tous les effets positifs sur les groupes exposés à des sons naturels, les chercheurs ont noté une amélioration de 184% sur la santé générale.
Ces sons ont également conduit à une réduction de 28% du niveau de stress et de désagrément. 
Parmi les sons ayant le plus gros impact: celui de l'eau, suivi par des chants d'oiseaux, puis d'un mélange des deux.
L'équipe de chercheurs a également analysé des enregistrements sonores dans 68 parcs nationaux américains sur les 15 dernières années, à 221 endroits différents.
Les sons ont été classés: causés par des humains, des animaux, ou par les éléments (vent, pluie, eau...).
Des bruits d'eau et d'oiseaux pouvaient être entendus dans 23% et 42% du temps, respectivement. 
Les parcs avec la meilleure qualité sonore (beaucoup de sons naturels, et peu de sons causés par des humains) se trouvaient en Alaska, à Hawaï et dans le nord-ouest du pays. 
Mais les parcs les plus fréquentés étaient ceux comportant le plus de sons d'origine humaine.
Malgré tout, selon les analyses en laboratoire, "nous avons des preuves qu'écouter des sons naturels et du bruit reste meilleur pour la santé que si vous écoutez seulement du bruit", a expliqué Rachel Buxton.
Pourquoi cet effet bénéfique? Personne ne sait vraiment, mais la chercheuse a son hypothèse: "Du point de vue de l'évolution, un environnement acoustique qui comporte beaucoup de sons naturels est un bon indicateur d'un environnement sûr -- ce qui permet un repos psychique."
Selon AFP - AFP - lundi 22 mars 2021

10/04/2021

AU Kenya les éléphants ont du mal à circuler librement...

C'est la dernière affaire en date au Kenya, qui oppose les défenseurs de la vie sauvage aux investisseurs du monde agricole. En jeu, la quiétude d'un groupe de 2 000 éléphants du parc national d'Amboseli, au pied du versant kényan du Kilimandjaro. Selon les défenseurs de l'environnement, ils sont menacés par une plantation de 73 hectares d'avocatiers installée à proximité de la réserve. Une production industrielle qui bloquerait la transhumance des pachydermes à la recherche d'eau et de nourriture.

"Combien d'éléphants vaut un avocat ?", alertent les opposants pour mettre en évidence le sort de la faune affectée négativement à leurs yeux par le projet agricole. L’agriculture commerciale au Kenya est devenue "beaucoup plus dangereuse pour les animaux que le braconnage", dénonce Paula Kahumbu, une militante qui dirige l'ONG Wildlife Direct.
L’Autorité nationale de gestion de l'environnement (Nema) avait donné son accord à l'exploitation. Mais sous la pression des écologistes, elle a finalement ordonné le gel de l'activité. L'affaire est désormais en cours d'instruction devant le tribunal environnemental du Kenya, mais l'activité se poursuit.
Investissement opportuniste

L'investissement est bien éloigné de l'image d'une agriculture raisonnée que prône le pays, activité qui permet la cohabitation de la population et des animaux sauvages. Dans cette affaire, le terrain acheté à des propriétaires massaïs a été défriché, puis clôturé de barrières électriques afin d’empêcher justement l'accès des éléphants.
Tracteurs, panneaux solaires, irrigation grâce au pompage dans la nappe phréatique, complètent le tableau. On est ici face à de l'agriculture industrielle et les initiateurs ne s'en cachent pas. Car l'avocat kényan a le vent en poupe. Déjà sixième fournisseur de l'Europe, le Kenya a vu ses exportations d'avocats augmenter d'un tiers pour atteindre 127 millions de dollars en octobre 2020, selon l'Association des exportateurs de produits frais du pays.
"Plus d'argent et moins de travail"

L'avocatier est un peu chez lui ici. Deux saisons des pluies et un ensoleillement régulier permettent deux récoltes annuelles. Les autorités ont même incité à sa culture qui offre de bons rapports sur des surfaces minimes. Au point de dispenser des cours pour parfaire la maîtrise de cette culture. "Avec le café, il y a beaucoup de travail de récolte et de préparation, mais avec les avocats c'est plus simple, c'est plus d'argent et moins de travail", se réjouissait un agriculteur à l'AFP en 2018.
Or, la survie de l'éléphant n'est pas forcément une préoccupation majeure des populations. Régulièrement, les petits agriculteurs se plaignent des dégradations des cultures qu'il provoque. Parfois, la vie des humains est même menacée, comme dans le village de Sangala, où un troupeau a tué une femme et ses trois enfants en détruisant sa maison.


Eléphants contre cultures: Le Kenya Wildlife Service (KWS) se retrouve entre le marteau et l'enclume, à devoir protéger la vie sauvage, mais aussi les populations. Alors, on multiplie les effarouchements, parfois par avion, pour déplacer un groupe trop proche des populations. On installe à grands frais des clôtures électriques pour protéger les cultures. Ainsi, il a fallu ériger une barrière de 60 kilomètres pour protéger les champs dans la région de Mucheege, au pied du mont Kenya.
Faire cohabiter la vie sauvage et l'activité humaine relève de la quadrature du cercle au Kenya. Le pays vit très largement d'un tourisme attiré par la faune sauvage. En 2019, il a généré plus d'un milliard et demi de dollars de recettes et fait vivre des milliers de Kényans. Au fil du temps, le pays s'est forgé une image de havre de paix pour les animaux menacés.


Tourisme en berne: Mais aujourd'hui, à l'heure du coronavirus, l'activité touristique n'est plus qu'une ombre."Nous avons vu les niveaux de pauvreté grimper en flèche dans les communautés rurales, en particulier celles qui vivent à proximité de zones protégées et qui dépendent de l'économie des espèces sauvages pour leur subsistance."
Cela donne du grain à moudre à ceux qui prônent le développement de l'agriculture intensive. Selon Jeremiah Shuaka Saalash, le propriétaire de la ferme incriminée d'Amboseli, il a donné du travail à ceux qui n'en avaient plus avec l'absence de touristes. "Je défends l'idée qu'on peut coexister avec la faune et avoir une autre source de revenus", plaide-t-il à l'AFP.
Dans la région, beaucoup de terres sont à vendre. Idéal pour y développer une agriculture d'exportation. D'autant que le thé, fleuron agricole du Kenya, s'essouffle. Le pays, premier exportateur mondial de thé noir, a du mal à écouler sa production, en raison d'une baisse de la qualité et de trop gros volumes. Si le rebond agricole passe par la culture de l'avocat, les éléphants risquent d'en payer le prix.

Selon Franceinfo - franceinfo - vendredi 19 mars 2021

09/04/2021

Enfin, on tire des enseignements sur le plan de l'urbanisme dans notre pays...

«La crise sanitaire confirme que la solitude subie ressemble à une mort lente. Elle devrait nous interpeller en matière d’urbanisme : la ville aide-t-elle, les plus fragiles notamment, à bien vivre ?» Le point de vue de Michel Urvoy, journaliste.
« L’Homme est un animal social. La crise sanitaire ne fait que confirmer que la solitude subie ressemble à une mort lente. Elle devrait nous interpeller : la ville aide-t-elle, les plus fragiles surtout, à vivre ?
L’ennui naquit un jour de l’uniformité. Houdart de la Motte stigmatisait en son temps les carcans de la poésie classique. Trois siècles après, son propos pourrait s’appliquer à l’urbanisme.
A en juger par la géométrie des constructions, comme dupliquées d’un bout à l’autre du pays ou du monde, l’ennui a de beaux jours devant lui. D’autant plus que la pandémie pourrait avoir pour effet parmi d’autres d’accélérer cette banalisation.
On détruit du patrimoine comme on brûlerait des livres
Au-delà de fonctionnalités évidentes, de services publics de qualité, une ville attire par son histoire, lisible dans son patrimoine ; par sa vitalité, encouragée par un urbanisme intelligent ; par ses matériaux, tirés de son sous-sol. Et pourtant, on détruit chaque jour du patrimoine comme on brûlerait des livres.
Ici, la Rennes des couleurs est celle des schistes verdâtres ou pourprés de la vallée de la Vilaine. 600 millions d’années qu’il serait criminel de remplacer par du béton gris. Là, Clermont-Ferrand se distingue par ses édifices en pierre noire jaillie des volcans d’Auvergne. Que seraient les Flandres sans la brique ? La Normandie sans les colombages ? Grenoble sans la pierre de Sassenage ? Le val de Loire sans le tuffeau ? La Bretagne sans le granit ?
On dépense pour attirer le chaland, mais on oublie que de simples encorbellements peuvent offrir des parcours urbains à l’abri de la pluie ou du soleil. On déplore la concurrence des centres commerciaux, mais on oublie, sauf peut-être à La Rochelle, à Bologne ou à Bruxelles, combien arcades, galeries et autres passages couverts sont le meilleur moyen de se mettre à l’abri dehors.
Si la crise n’était pas là pour nous le rappeler, nous aurions presque oublié le bonheur social des boutiques typiques, des petits restos menacés de fermeture, des bistrots comme second chez-soi, des auvents pour se protéger, des halles de quartier pour faire ses courses, des kiosques pour inviter l’art dans la rue…
Circonstance aggravante
Au lieu de cela, on rase du patrimoine et juxtapose des cubes hauts, lisses, gris et froids qui excluent, visuellement et physiquement. Qui empêchent de s’abriter, de bavarder autour d’un petit noir. Au lieu de cela, on autorise, ou encourage, des galeries commerciales excentrées, des salles de cinéma inaccessibles sans voiture, qui aspirent les centres en délocalisant les fonctions et les services qui font la vie.
Et ce n’est pas fini. Quelle sera la personnalité de nos villages, de nos quartiers et de nos centres lorsque ces petites enseignes que la crise met à genoux auront été remplacées par des franchises sans âme ? Que restera-t-il quand seuls domineront les grands groupes aux reins assez solides pour remplacer ceux pour qui le mètre carré coûte trop cher et imposer leur esthétique et leur made in Asia ?
Pour l’instant, le monde d’après semble plus dépendre de la loi du marché que du pouvoir politique. La loi de la froide uniformité que subissent d’abord les plus fragiles.
Ce serait alors le moment de penser un urbanisme plus convivial, qui remette l’homme au centre du quartier ou du village. Qui dissocie lieux vie et circulation. Un urbanisme du circuit court, pensé à l’échelle des zones de vie. Un urbanisme qui associerait emplois et solidarité, commerces et loisirs, services publics et entraide, mixité sociale et intergénérationnelle.
Le moment d’imposer le vivre ensemble comme règle d’or aux nouveaux bâtisseurs. »

Selon Mr Michel Urvoy, journaliste. - Ouest-France - vendredi 19 mars 2021

08/04/2021

Prise de conscience sanitaire pour la France...

Les lits de réanimation se sont imposés durant la pandémie comme l'alpha et l'oméga: leur taux d'occupation détermine surchauffe du système hospitalier, la vie économie et sociale et jusqu'aux libertés publiques. On a beaucoup glosé sur le retard de la France, qui selon l'OCDE n'aurait que 16,3 lits de soins critiques pour 100 000 habitants, contre 33,9 pour l'Allemagne. Une critique balayée par la Cour des comptes dans son rapport d'activité pour qui «les différences des deux modèles rendent les comparaisons difficiles», ces chiffres ne comptabilisant pas les mêmes choses. En réalité, la France comptait au 31 décembre 2019, avant que n'éclate la pandémie, 5 433 lits de «réa», auxquels il faut ajouter 8 192 lits de surveillance continue et 5 955 lits de soins intensifs. Soit au total 19 580 lits de soins critiques, rassemblant près de 54 000 équivalents temps plein de personnels médicaux et paramédicaux. Ces lits représentant une dépense de près de 7,2 milliards d'euros (contre 6,6 milliards en 2014), dont 3,3 milliards consacrés à la réanimation pure. Pour autant, la Cour formule deux critiques. Tout d'abord, pour faire face à l'afflux brutal de patients au cœur de la crise, les services se sont réorganisés en transformant des lits hospitaliers - suffisamment équipés en matériels et fluides médicaux - en lits de réanimation dits « éphémères ». Cette mobilisation a permis de passer rapidement de 5 080 lits installés au 1er janvier à 10.502 lits le 8 avril, et 10 707 lits le 15 avril. Mais cette reconfiguration s'est faite au prix de déprogrammations massives, entraînant une perte de chances pour les malades non-covid dont l'impact «aujourd'hui inconnu et potentiellement considérable» devra être mesuré, estime la Cour.

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D'autre part, le privé a été trop tardivement associé à la réponse sanitaire, observe la Cour. Les patients hospitalisés dans le public sont passés de 80% début avril à 67% à la fin du mois. En parallèle, le secteur privé non lucratif a vu sa part passer de 10% à 19% et le secteur privé lucratif de 9% à 14%. La coordination public-privé a mis du temps à se mettre en place conduisant parfois des patients à être accueillis en mode dégradé dans des hôpitaux publics surchargés, ou transférés, alors que des places étaient disponibles en cliniques et hôpitaux privés. À l'avenir, il faudra bâtir «un modèle d'organisation et de coordination des soins critiques et son mode de gouvernance, qui soit en mesure d'inclure les structures publiques et privées» recommande la Cour.
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Face à ce constat, les sages de la rue Cambon identifient trois priorités  Tout d'abord, il faudra à l'avenir dans le futur mieux tenir compte des besoins. Les syndicats de la fonction publique ont beaucoup fustigé les fermetures de lits intervenues dans le passé, censés être responsables de l'engorgement durant la pandémie. Or, s'il est vrai que des lits d'hospitalisation ont été fermés (-5,6% entre 2013 et 2019) pour tenir compte du développement de l'ambulatoire, les lits de soins critiques se sont en revanche accrus de 7% sur la même période. Cette croissance a surtout profité aux lits de surveillance continue. Pour la réanimation, «la progression de 0,17 % par an s'avère dix fois plus faible que celle des effectifs de personnes âgées (+ 1,7 % par an), qui constituent pourtant près des deux tiers des malades hospitalisés dans ce secteur», regrette la Cour. De fait, le taux d'équipement en lits de réanimation n'était plus que de 37 pour 100 000 habitants de plus de 65 ans à la veille de la crise sanitaire, alors qu'il était de 44 pour 100.000 habitants en 2013. La Cour prône donc «d'évaluer l'impact du vieillissement de la population sur les besoins d'hospitalisation en soins critiques à long terme et d'augmenter l'offre en conséquence».
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La deuxième priorité sera de réduire les tensions sur les ressources humaines, dont on a constaté qu'elles étaient le principal goulot d'étranglement. Parce que le travail en réanimation est fatigant et psychologiquement lourd - un patient sur cinq admis en «réa» décède au cours du séjour -, les infirmières cherchent rapidement à changer de service. «Un important turn-over d'infirmiers traduit la difficulté à fidéliser ces personnels et conduit ponctuellement à la fermeture de lits», souligne la Cour. Et ce, d'autant que les 28 000 infirmières exerçant en soins critiques sont à 95% non spécialisées. Les magistrats recommandent donc de revoir la formation initiale des infirmiers et surtout de mettre en place une formation qualifiante et reconnue d'infirmier en réanimation. En outre, la Cour recommande aussi de renforcer les effectifs de médecins, à la fois médecins anesthésistes-réanimateurs (MAR) et médecins intensivistes-réanimateurs (MIR).
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Enfin, troisième piste d'action, il faudra «déterminer un nouveau modèle de financement des soins critiques», recommande la Cour. En effet, avec le système de tarification actuelle, les hôpitaux ne sont pas incités à ouvrir de nouveaux lits, car chacun génère actuellement un déficit moyen estimé par la Cour à 115 000 € par an. Et ce, sachant qu'un séjour en réanimation représente une charge moyenne de 1 848 € par jour d'hospitalisation en 2018.

Selon www.lefigaro.fr - Le Figaro - jeudi 18 mars 2021

07/04/2021

La bio fait recette depuis le début de la crise sanitaire...

Les distributeurs spécialisés en bio Biocoop et Naturalia ont vu leurs chiffres d'affaires augmenter en 2020, le président du premier Pierrick de Ronne y voyant mardi un "léger effet Covid" par rapport à la progression enregistrée l'année précédente.
Biocoop, qui compte 700 magasins en France et 7000 salariés en magasins, a enregistré des ventes à hauteur de 1,62 milliard d'euros l'an passé, en hausse de 16,6%, une croissance "supérieure à celle du marché". En 2019, la croissance avait atteint 14,8%.
Naturalia, qui fait partie du groupe Casino (Géant, Franprix, Monoprix, Vival...) a de son côté revendiqué 395 millions d'euros de chiffre d'affaires sous enseigne, "soit une progression de 22,4%" en 2020. L'enseigne comptait 219 magasins au 31 décembre, après en avoir ouvert 13 en 2020.
Ouvertures de magasins
Le directeur général de Biocoop, Sylvain Ferry, a de son côté indiqué, lors d'une conférence de presse, que l'enseigne avait comptabilisé 60 ouvertures de magasins en 2020, "un peu moins que d'habitude". Il vise 80 ouvertures en 2021, "un peu plus que d'habitude".Parmi les ambitions de l'enseigne, qui revendique 7.000 références dont 80% d'origine 
France, figure celle de réaliser 50% de ses ventes en vrac en 2025, contre 34% actuellement.
Sylvain Ferry a, en outre, relevé que le site internet de l'enseigne avait fait "l'objet de grandes discussions" en interne, certains au sein de l'entreprise pointant que les magasins devaient être "un lieu d'échanges" alors que "les échanges sont un peu plus compliqués sur un site internet".
L'enseigne propose néanmoins du click&collect (retrait en magasins après avoir passé commande en ligne), disponible dans 181 magasins à fin février 2021. L'objectif est que l'ensemble des magasins du réseau le proposent en 2024.
"On réfléchit à la livraison à domicile, mais là encore de manière cohérente", a précisé Sylvain Ferry.

Selon BFM-BUSINESS

06/04/2021

Comment des femmes retraitées arrivent-elles à augmenter leur niveau de vie?

Reprendre un travail quand on est à la retraite pour arrondir ses fins de mois… c’est possible grâce au dispositif de cumul emploi-retraite. Environ 360 000 personnes utilisent ce mécanisme, que le gouvernement voulait d’ailleurs développer dans feu la réforme des retraites.

Une réforme des retraites sera nécessaire après la crise, insiste Mr B. Le Maire
Parmi elles, un quart retrouve une activité dans le secteur des emplois familiaux et sont salariés de particuliers employeurs, révèle une étude la Caisse nationale d’assurance-vieillesse. Avec trois types d’emploi à la clé: la garde d’enfants, les emplois à domicile (repassage, ménage, jardinage, soutien scolaire etc.), et les assistants de vie principalement auprès des personnes âgées dépendantes.
Dans 8 cas sur 10, ces retraités travaillant dans le secteur des emplois familiaux sont des femmes. Surreprésentées entre 62 et 69 ans, elles ont souvent eu des carrières hachées ou incomplètes, et sont contraintes d’attendre 67 ans pour obtenir l’annulation de la décote afin de toucher leur pension à taux plein. De ce fait, elles ont des pensions modestes, soit 13 100 euros annuels en moyenne. Ce qui les conduit à reprendre très vite une activité, le plus souvent dans l’année qui suit leur départ en retraite. Elles conservent cette situation durant presque quatre ans, contre un peu moins de trois ans pour les autres personnes cumulant emploi-retraite.

Retraites: quatre stratégies pour partir plus tôt sans minoration?
Mais cet effort ne leur apporte qu’un complément de ressources très limité: la moitié d’entre elles gagne moins de 3 340 euros par an, contre 5 700 euros pour la moitié des hommes en cumul emploi-retraite. «Ces écarts de revenus s’expliquent probablement par des temps de travail différents», estime la Cnav.
Selon Mme Marie-Cécile Renault - Le Figaro - lundi 15 mars 2021

05/04/2021

Analphabétisme en France...

Rougui, 60 ans, habite Mantes-la-Jolie, depuis 1983. En arrivant en France, elle ne savait ni lire, ni écrire et ne reconnaissait que son nom et son adresse. Depuis janvier 2020, elle corrige cette lacune en suivant les cours d'alphabétisation de l'École française des femmes, à Mantes-la-Jolie.
C'est la seule antenne de cette organisation, qui en compte six autres dans les Hauts-de-Seine*, à dispenser cet enseignement. « Je ne souhaite pas trouver un nouveau travail mais ces cours m'aident beaucoup dans ma vie quotidienne. C'est dur mais nous ne sommes pas là pour rien ! », poursuit la sexagénaire.
Depuis sa création en janvier 2019, le nombre d'élèves de l'École française des femmes de Mantes-la-Jolie s'est démultiplié, passant d'une quinzaine à une centaine en mars 2021. Les apprenantes viennent aussi d'autres villes comme Buchelay, Aubergenville, Limay ou Montigny-le-Bretonneux.
En 2019, l'organisation avait remarqué un fort taux d'analphabétisme lors des tests écrits d'admission. De nombreuses femmes ne pouvaient donc pas avoir accès au cours de français dispensés. « Beaucoup de femmes, ici, parlent très bien le français car elles habitent depuis longtemps en France, mais elles ne savent pas du tout le lire ou l'écrire », décrit Isabelle Russo, la directrice exécutive de l'organisation.« Je vois une progression mais ça reste difficile »
C'est un frein pour ces femmes, surtout dans la recherche d'emploi. De fait, elles ne peuvent pas préparer le diplôme de français langue étrangère proposé par l'école, du niveau débutant à confirmé, qui offre une garantie aux employeurs. « Alors, nous avons voulu créer en janvier 2020 une spécialité d'alphabétisation », résume Isabelle Russo.
Au premier rang de la salle, Hanife, 55 ans, suit ces cours depuis septembre 2020. Elle est au chômage depuis un an, après avoir été garde pour personnes âgées. « Je ne suis jamais allée à l'école. Pour trouver un autre travail, je dois apprendre à lire et écrire. Alors, Pôle emploi m'a conseillé cette formation », témoigne-t-elle.
La quinquagénaire souhaite maintenant travailler dans la restauration scolaire ou comme garde d'enfants. « Depuis septembre, je vois une progression dans ma lecture et mon écriture mais ça reste difficile. J'ai du mal avec l'écriture attachée », confie cette femme, qui n'a pas le temps de s'exercer chez elle.
La méthode Freinet pour apprendre
Pour 15 euros l'année, les dix-huit élèves de la session, uniquement des femmes, se retrouvent deux heures, quatre fois par semaine et par groupe de quatre ou cinq, conditions sanitaires obligent. « Nous utilisons la Méthode naturelle de lecture et d'écriture », explique Thierry, 66 ans, détenteur du diplôme d'aptitude à l'enseignement de français langue étrangère du CNED et professeur de la classe d'alphabétisation.
La méthode de Célestin Freinet donne la priorité au vécu personnel et à la parole. À chaque cours, une élève raconte un bref épisode de sa vie quotidienne, qui sera écrit au tableau par une autre apprenante, sous la dictée de Thierry. Pour cette leçon-ci, c'est le manque de chariots à l'aéroport Blaise-Diagne, au Sénégal, ayant causé un mal de dos à Rougui, que Fatima doit résumer en quatre phrases au tableau. « Attention Fatima, vous mettez souvent des majuscules au milieu des minuscules. Ça ne m'empêche pas de comprendre mais sur un CV, ça se repère », lui signale Thierry.
En recopiant d'une écriture hésitante le texte créé en groupe, Rougui explique avoir appris à parler français en regardant la télévision. « Quand je suis arrivée, il n'y avait pas de chaînes étrangères en France. Mais maintenant, mes enfants rigolent de moi et disent que je ne sais pas parler ou écrire. Alors, je m'y mets. »
Du Carlos Ghosn dans le texte
« Nous fondons l'apprentissage sur la reconnaissance du mot et l'appropriation de son sens » précise Thierry. Les textes donnés à lire sont souvent difficiles, mais permettent aux élèves de reprendre confiance, en se rendant compte qu'ils reconnaissent des choses, qu'ils progressent. Certains sont des poèmes, d'autres des extraits de « Sa Majesté des chats », de Bernard Weber, ou même « Le Temps de la vérité », de Carlos Ghosn.
Réunissant cinq professeurs rémunérés et une coordinatrice, l'antenne de Mantes-la-Jolie dispense aussi des cours de français langue étrangère à visée professionnelle, d'informatique et autres simulations d'entretiens d'embauche avec d'anciens professionnels. « Avec le bouche-à-oreille, 361 femmes au total ont passé notre test d'admission, depuis 2019, et 151 ont été retenues sur deux ans. Certaines ont trouvé un emploi, d'autres sont parties pour raisons personnelles », indique Isabelle Russo.
À Antony, Châtenay-Malabry, Clichy-la-Garenne, Fontenay-aux-Roses, Gennevilliers et Nanterre.

Selon Mme Charlotte de Frémont - Le Parisien - dimanche 14 mars 2021

03/04/2021

Rescapés des sauvetages en Méditerranée...

Des portraits géants de femmes, d'hommes et d'enfants qui ont tout quitté pour une vie meilleure. L'exposition itinérante "SOS Méditerranée : un engagement citoyen" tente de redonner un visage aux milliers de migrants qui, chaque année, se lancent dans la traversée entre l'Afrique et l'Europe. Souvent au péril de leur vie. 

Le visage d'un enfant couvert de larmes. La tristesse d'un regard perdu mais aussi la joie d'un sauveteur, un bébé sain et sauf dans les bras. Ce sont quelques-uns des trente portraits actuellement exposés au Lycée de la mer Paul Bousquet de Sète, dans l'Hérault. Trente visages, trente destinées qui témoignent d'une réalité insupportable contre laquelle les bénévoles de SOS Méditerranée se battent au quotidien.
Depuis 2014 et le début des révolutions dans le monde arabe, 20 000 hommes, femmes et enfants sont morts en tentant de fuir la guerre et la misère, précipités en pleine mer sur des embarcations de fortune par des passeurs peu scrupuleux. Un drame qui se déroule aux portes de l'Europe et contre lequel SOS Méditerranée a décidé de s'engager. Depuis 2016, l'association composée de citoyens de 17 nationalités a secouru 32 595 personnes. À bord du célèbre Aquarius puis de l'Ocean Viking, ces sauvetages, très médiatisés, sont devenus le symbole de la lutte contre l'injustice.


Une Humanité à la dérive: Une lutte dont ces portraits de naufragés et de sauveteurs sont un témoignage poignant. Depuis le 7 mars 2016, date de la première expédition de SOS Méditerranée, des photographes professionnels ont accompagné les militants, capturant des moments d'une rare intensité. Car derrière chacune des photos maxi format (2m x 1,2m) exposées jusqu'au 22 mars 2021 à Sète puis dans toute l'Occitanie, il y a une histoire, celle d'une partie de l'Humanité à la dérive et d'une autre qui lui tend la main.
SOS Méditerranée : un engagement citoyen, exposition gratuite réalisée avec le soutien de la région Occitanie. Au lycée de la mer de Sète jusqu'au 22 mars, du 29 mars au 16 avril 2021 au lycée Albert Einstein de Bagnols-sur Cèze puis dans plusieurs grandes villes de la région jusqu'en mars 2022.

Selon Franceinfo - franceinfo - samedi 13 mars 2021

02/04/2021

Les arbres et leur adaptation à l'aridité des sols...

Les arbres peuvent s'adapter à des climats arides sur un temps long, comme le montrent aux Etats-Unis des espèces de chênes plus résistantes qu'on ne l'imaginait, ou compenser partiellement de forts épisodes de sècheresse, selon une étude portant sur des pins écossais.
"On pensait que les chênes vivant dans un milieu très sec étaient ultra-vulnérables", explique à l'AFP Sylvain Delzon, chercheur à l'INRAE de l'Université de Bordeaux, qui a participé à une étude menée par des scientifiques américains et publiée dans la dernière édition des Proceedings de l'Académie nationale américaine des sciences. 
Elle a montré que 19 espèces de chênes, implantées dans l'Ouest américain depuis les forêts humides tempérées de l'Etat de Washington au nord, jusqu'aux déserts au sud de la Californie, étaient "extrêmement résistantes à la sècheresse", selon M. Delzon. 
Des chênes plus résistants à la sécheresse
Un épisode de canicule extrême peut être fatal à toute plante. En temps normal, l'eau qui l'alimente emprunte un circuit de vaisseaux allant des racines jusqu'aux feuilles, d'où elle s'évapore pour l'essentiel. Quand l'eau vient à manquer dans le sol et que la hausse des températures accélère son évaporation par les feuilles, la pression de la sève dans les vaisseaux chute. "Et arrivé à un certain seuil, on a l'apparition de bulles d'air" dans les vaisseaux, - autrement dit une embolie -, qui en bloquant la circulation de la sève, finit par tuer la plante, explique le chercheur de l'INRAE.

Les chercheurs ont établi que les espèces de chênes étudiées avaient une "large marge de sécurité contre l'embolie", en ayant notamment développé des vaisseaux très résistants. Pour mesurer cette marge, ils ont comparé le moment en laboratoire où apparaissent les bulles d'air dans les vaisseaux d'une branche, au stress que subissent sur le terrain les vaisseaux d'un arbre soumis à un fort épisode de sécheresse.
Les espèces étudiées, qui ont évolué sur des millions d'années, "sont en mesure de résister à un climat encore plus sec que l'actuel", selon Sylvain Delzon. En revanche, face à un changement climatique très rapide, "est-ce qu'elles sauront s'adapter aussi rapidement ? Rien n'est moins sûr", selon lui. 
Un déficit de croissance avant de retrouver un rythme normal
En Ecosse, une équipe de scientifiques menés par Thomas Ovenden, de l'Université de Sterling, a analysé la capacité de récupération d'un peuplement de pins sylvestres, appelés aussi pin du Nord, à la suite d'un épisode sévère de sècheresse.
En étendant leurs observations sur neuf ans après cet épisode, alors que la plupart des études portent sur deux ou trois ans, ils ont observé que si les arbres enregistraient initialement un déficit de croissance, la plupart retrouvaient un rythme normal quatre à cinq ans plus tard. 
Et surtout que certains enregistraient alors une "surcroissance" pendant quelques années, selon leur étude publiée dans le Journal of Ecology en janvier dernier. "Cela n'a jamais atteint le point où ils auraient retrouvé la taille (de tronc) qu'ils auraient dû atteindre sans épisode de sècheresse, mais cela leur a permis de réduire le déficit", a expliqué Thomas Ovenden à l'AFP. 
Il faut selon lui considérer les effets d'un épisode de sècheresse sur un temps long, et ne pas se focaliser sur le seul déficit de croissance qu'entraîne cet épisode. "Nous savons très peu de choses sur la façon dont l'arbre consacre ses ressources à ce moment", dit-il. Il est possible par exemple qu'il s'efforce d'abord de rétablir ses réseaux racinaire et foliaire, avant de se remettre à grossir. 
Ce qui fait dire à M. Ovenden que les études sur les arbres "nécessitent de prendre en compte la longue durée des processus à l'oeuvre pour qu'ils soient détectables". 

Selon GEO - jeudi 11 mars 2021

01/04/2021

Huile de palme et déforestation...

La compagnie pétrolière française Total doit étendre à l'Asie l'étude d'impact de sa raffinerie d'agrocarburants de La Mède, près de Marseille, responsable de plus de la moitié des importations d'huile de palme de France et de plus de 20% des importations européennes, a recommandé jeudi le rapporteur public au tribunal administratif.
Six associations écologistes, dont Greenpeace, avaient déposé un recours en juillet 2018 contre l'autorisation préfectorale d'exploitation accordée au projet de "bioraffinerie" de Total, dénonçant le recours à l'huile de palme importée car sa culture extensive alimente la déforestation et porte atteinte à l'environnement.
Elles demandaient notamment au tribunal d'invalider l'étude d'impact fournie par Total pour obtenir son autorisation, lui reprochant de ne prendre en compte les effets sur l'environnement qu'en France, autour du site de La Mède, à Chateauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône, sud-est).
"Sous son seul angle local, (le projet) est présenté sous son jour le plus favorable", a estimé le rapporteur public, Philippe Grimaud. "Or les biocarburants à base d'huile de palme sont  plus émetteurs de gaz à effet de serre que les carburants traditionnels", a-t-il rappelé, si l'on prend en compte leur production dans son ensemble.
"Si l’avis du Rapporteur public est suivi sur ce point par le tribunal administratif de Marseille (...) cela constituera une avancée majeure pour la prise en compte des impacts sur l'environnement", a estimé Greenpeace dans un communiqué.
Les associations ont toutefoisdemandé l'"annulation totale" de l'autorisation préfectorale "car à partir du moment où on ne connaît pas l'impact environnemental, on ne peut pas fixer un curseur sur une limitation quantitative".
La préfecture a pour sa part mis en avant "les difficultés pour les services de l'Etat d'effectuer leur contrôle au bout du monde", les importations de Total provenant de Malaisie et d'Indonésie.
La compagnie fait quant à elle valoir que les huiles achetées "répondent aux critères de durabilité fixés par l'Union européenne". 
Pour Greenpeace cependant, "le système de certification +mixte+ choisi par Total ne garantit pas une durabilité (car les huiles tracées sont mélangées à des huiles dotées d'aucune traçabilité)".
Total a lancé en 2015 la conversion de sa raffinerie de pétrole brut de La Mède, déficitaire, en raffinerie d'agrocarburants.
Mais depuis, le groupe a accumulé les déconvenues en France.
Les parlementaires ont ainsi voté la suppression progressive de l'incitation fiscale pour les produits à base d'huile de palme.
Le tribunal administratif de Marseille doit rendre sa décision dans trois semaines.
(jp/nth)-Selon AFP - AFP - jeudi 11 mars 2021

29/03/2021

Intérêt du jeûne intermittent pour perdre du poids...

Parmi les régimes alimentaires « dernier cri », le jeûne intermittent aurait un nombre croissant d'adeptes. Est-ce sérieux? Dangereux?  Une étude britannique pilote publiée récemment dans la revue PLOS One défend cette pratique consistant chaque jour à ne manger que dans une période limitée de huit heures (et de jeûner le reste du temps). 50 personnes souffrant d'obésité ont suivi un tel programme pendant 12 semaines. A l'arrivée, 60 % d'entre elles ont perdu en moyenne 3,5 kg.
 LIRE AUSSI > Santé : maigrir à tout âge, c’est possible !
« Les stratégies simples pour perdre du poids font actuellement défaut. Dans cette étude, plus d'un quart des participants ont perdu au moins 5 % de leur poids corporel, sans complication. C'est suffisamment encourageant pour justifier un essai à plus large échelle », écrivent les auteurs de l'étude, issus de l'Université Queen Mary à Londres.
Adopter un programme alimentaire pertinent
Il y a quelques années, des chercheurs américains avaient publié différents travaux concluant que, contrairement à une idée très répandue, le petit-déjeuner ne servait à rien. « Partant de là, ces mêmes chercheurs ont ensuite étudié les effets d'un jeune intermittent de 16 heures, de 20 heures et de 24 heures », raconte Jean-Michel Cohen. Et ils ont montré que l'élimination de la graisse était plus importante avec le jeûne de 16 heures (en ne mangeant qu'entre 9 et 17 heures par exemple). Celui de 24 heures (manger une fois par jour) contribue en revanche à une perte musculaire.
« Attention, jeûner 16 heures ne consiste pas à ne pas manger pendant 16 heures et à beaucoup manger pendant 8 heures, met en garde le Dr Cohen. En réalité, si l'on veut maigrir, il faut en plus respecter un programme alimentaire pertinent. » L'idéal, c'est de prendre un petit-déjeuner et un repas 8 heures plus tard et ne pas dîner.
Les horaires peuvent s'adapter à chacun. La suppression du repas du soir serait plus bénéfique que celle du petit-déjeuner. « Il faut garder des fruits, des légumes, des protéines à chaque repas, ajoute le Dr Serog. Je ne le recommande pas. Mais si des personnes veulent le faire, je les accompagne. »

Selon Dr Martine Perez - Le Parisien - lundi 8 mars 2021

28/03/2021

Reprise de la production du lin dans le Nord.

Le producteur de lin Safilin a annoncé ce mardi la création d'une filature à l'été 2022 dans les Hauts-de-France, sa région historique, présentée comme la relocalisation d'une activité ayant "disparu" de France. Cette usine, dont l'implantation n'a pas été précisée, devrait employer une cinquantaine de personnes d'ici 2024. Elle nécessitera 5 millions d'euros d'investissement, "soutenu" par la BPI et la région Hauts-de-France. 
Se présentant comme le leader français du lin, Safilin (30 millions d'euros de chiffre d'affaires) possède déjà depuis 1995 deux usines de tissage en Pologne, où sont employés 480 de ses 500 salariés et d'où proviendront les métiers à filer. 
La France "a perdu toutes ses filatures"
Mais les "nombreuses sollicitations d'entreprises textiles françaises souhaitant disposer d'un fil français" et "la demande des consommateurs de l'Hexagone d'acheter des produits naturels et locaux", ont conduit l'entreprise à créer ce nouveau site, explique le PDG Olivier Guillaume dans un communiqué.
"Alors que 80 % de la production mondiale de lin se situe entre la Normandie et les Pays-Bas - dont 40% dans les Hauts-de-France", la France "a perdu toutes ses filatures", et, avec cette usine, "c'est aussi la filière linière française qui retrouve un outil de production local ouvrant la voie à une création 100% made in France, du champ au produit fini", poursuit Olivier Guillaume.
Safilin s'était résolue en 2005, année de la première levée des quotas limitant les importations textiles dans l'Union européenne, à délocaliser toute sa production en Pologne face à la pression sur la compétitivité.

Selon BFM-TV

25/03/2021

Les jardins ont la cote depuis 2020...

Un retour fulgurant au lopin de terre s’opère depuis le début des années 2000. Pourquoi le jardin et le jardinage ont-ils repris cette importance pour les Français d’aujourd’hui ?
La dernière étude sur notre rapport au jardin date de 2019. Quelques mois avant l’arrivée du Covid et de son long cortège de journées confinées, un sondage de l’Ifop montrait un retour victorieux des bêches et des binettes dans la vie et l’imaginaire des Français.
Sept personnes interrogées sur dix disposent d’un jardin, privé pour 58 %, parfois minuscule, où se relaxer, faire la fête, faire pousser fleurs, arbres fruitiers et de plus en plus de légumes. Manger sain et répondre à la crise climatique incitent, notamment les moins de 35 ans, à assigner une fonction nourricière à sa terre.
Au printemps 2020 se confirme cette tendance verte, renforcée après trois mois d’assignation à domicile, et qui ne se dément pas. Les ventes en jardinerie explosent et les maisons avec jardin s’arrachent. Trois-quarts des 18-24 ans souhaitent accorder plus de place à la nature ​dans leur vie, selon un sondage Opinion-Way de juin.
Les bienfaits physiques du jardinage sont attestés. Un individu peut brûler autant de calories en 45 minutes qu’en 30 minutes d’aérobic ​, assure Denis Richard, auteur de Quand jardiner soigne (Delachaux et Niestlé). Ratisser, tailler, tondre et planter améliore l‘équilibre et la souplesse, tonifie le corps, entretient la mobilité articulaire autant que l’éveil intellectuel. Les risques cardiovasculaires en seraient réduits de 27 %. Le jardinage sportif a même été inventé par les Anglais sous le nom de green gym !

« C’est mon élévation »
Mais l’engouement vert va plus loin. Jardiner permet de se retrouver en reliant la tête et le corps. On sort, on met les mains dans la terre et on se reconnecte avec quelque chose de réel, de plus grand que soi, un monde entièrement vivant ​, estime Abdu Gnaba, sociologue, auteur de Bricole-moi un mouton (L’Harmattan). Son Sociolab mène une étude sur le rapport des Français au jardinage pendant le Covid. Les gens nous disent c’est ma thérapie ou c’est mon élévation. ​Le jardin comme monde sensible, comme royaume du ressenti, où l’on comprend le monde avec le cœur ​, permet de sortir d’une société hypertechnique qui séquence, qui nous coupe du but final de nos actions et nous fait perdre le sens de ce que l’on fait ​. Un lieu d’aléas, de surprises, où la capacité d’émerveillement ​le dispute à la poésie : dans la crise respiratoire que nous vivons, on y accède à l’inspiration ​.
Stéphane Hugon, fondateur d’Eranos, cabinet de transformation sociétale, accorde même au jardinage une dimension spirituelle. Semer, voir pousser et mourir nous ré-enracine, nous redonne un rôle dans un espace plus large. Une forme d’animisme où les lieux et les objets sont aussi vivants que l’Homme. Le jardinage est le symptôme d’un grand malaise et d’une fin de cycle centrée sur l’humanisme ».
Ce sociologue date le début de notre ré-ensauvagement ​à la première décennie des années 2000, lorsque s’est opérée une redécouverte de la nature, tellement domestiquée depuis des siècles que nous en avons conçu une culpabilité avec le sentiment d’être allés trop loin dans la technique ​. En cultivant leur jardin, « les gens se découvrent capables de produire, d’être fructueux et retrouvent un cycle lent, une saisonnalité, sans tic-tac, dans un temps juste, synchronisé par rapport au soleil. C’est apaisant. »

Selon Mme Claire THÉVENOUX. - Ouest-France - dimanche 7 mars 2021

24/03/2021

Le cuivre dans la viticulture...

Le cuivre, c'est un peu le glyphosate des bios. Pas un jour sans qu'un vigneron labellisé AB ou autre ne s'entende dire : « Ah oui, le bio, c'est bien, mais tout de même il y a le cuivre. » Et ceux qui en parlent (mal) le plus sont soit des voisins qui préfèrent utiliser des produits dits « conventionnels », c'est-à-dire issus de l'industrie chimique, soit (comme pour le glyphosate) des gens qui n'y connaissent pas grand-chose, mais qui détiennent cependant la vraie vérité. Le sulfate de cuivre est utilisé depuis le XIX siècle pour lutter contre le mildiou, et c'est le seul vraiment efficace autorisé en culture biologique. Alors, une vingtaine de ces vignerons bio catégorie poids lourd (en termes de notoriété) se sont associés pour financer une étude qui pourrait s'intituler, façon Woody Allen, « tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le cuivre sans jamais oser le demander ».
Ou, comme le dit Pierre de Benoist, qui dirige le domaine De Villaine à Bouzeron, en Bourgogne : « C'est important de montrer à ces bien-pensants environnementaux que le cuivre n'est pas ce qu'ils pensaient. »Dijon, a rassemblé un certain nombre d'experts, dont des directeurs de recherche à l'Inrae (Institut national de la recherche agronomique), « afin de garantir sa rigueur et son objectivité », et a procédé à une recherche bibliographique sur le sujet. En clair, Novasol Experts a procédé à l'examen de plus de 300 articles pour constater que « la littérature scientifique académique est peu fournie concernant l'impact du cuivre sur la biodiversité des sols viticoles (4 articles seulement répondent à la question) », écrit Battle Karimi, docteure en écologie microbienne, qui a rédigé le compte rendu de l'étude. Les experts se sont alors tournés vers d'autres secteurs agricoles, comme les vergers, etc.
« Finalement, la synthèse porte sur 19 articles scientifiques, 75 % d'entre eux apportant des résultats issus d'expérimentations en laboratoire, c'est-à-dire généralement menées sur un seul type de sol et dans des conditions découplées de tout contexte agroclimatique. Seulement 4 études apportent des résultats sur l'impact du cuivre accumulé dans le sol sur sa biodiversité. »


À 4 kilos par hectare, aucun danger
 Conclusion : en dessous de 200 kilos par hectare, le cuivre n'affecte pas la faune microbienne des sols. Les vers de terre seraient en diminution après des traitements trois années de suite de 40 kilos/ha. « D'après cette synthèse, la littérature scientifique académique actuellement disponible montre un impact écotoxicologique du cuivre sur la biodiversité du sol seulement à partir de 200 kg/ha/an apporté, et il est impossible de conclure objectivement à un quelconque impact à une dose de 4 kg Cu/ha/an », écrit en guise de conclusion Battle Karimi. La dose de 4 kilos par hectare représente la limite maximum autorisée aujourd'hui au niveau européen.

« Je ne suis pas surpris », commente Jean-Marie Bouldy, vigneron bio à Pomerol (Château Bellegrave), en découvrant l'étude de Novasol Experts. « Depuis longtemps, par mes lectures, par mes rencontres avec des gens comme Claude Bourguignon, j'ai compris que le cuivre n'était pas un métal lourd, car il est oxydable, contrairement au mercure, par exemple. C'est un oligo-élément nécessaire à la santé. On prend une pelle, on fait un trou dans nos vignes, on tombe sur les vers de terre? Je suis en bio depuis quinze ans. Si j'avais tué mes sols, on ne verrait pas les vers de terre. Les feuilles tombent, et deux mois après, tu ne les vois plus, elles se dégradent vite, car elles sont mangées par la microfaune sauvage, les micro-organismes et les vers de terre. On a des sols qui sont hypervivants. L'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation), l'Europe sont sous le joug des chimiquiers. »
« Maintenant, poursuit-il, l'Anses veut nous interdire le lissage, ce qui signifie qu'une année où il y a une forte pression, on en met 5 kilos et l'année d'après, 2 kilos. Je ne comprends pas que le cuivre soit le bouc émissaire de la pollution agricole. Les CMR (substances cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction), les SDHI (fongicides), on les laisse, ils ne sont pas interdits dans l'HVE (label Haute Valeur environnementale). Chaque organisme a besoin d'oligo-éléments et donc de cuivre pour vivre. »
Le seul remède contre le mildiou
 Thomas Duroux de Château Palmer, à Margaux, fait, lui, partie des commanditaires de l'étude. Il partage cet avis et se veut optimiste : « On vérifie que ce qu'on nous baratine est sans fondement scientifique. Ces résultats démentent totalement les normes qu'on veut nous faire avaler aujourd'hui. La lame de fond est puissante autour de ces questions environnementales. Je suis très confiant sur la prise de conscience de l'agriculture en général. » Même constat en Bourgogne, où, cependant, le mildiou fait ces dernières années moins de ravages que dans le bordelais, qui connaît une humidité plus importante.
« Qu'on soit en bio ou en conventionnel, le seul remède, c'est le cuivre », ajoute Pierre de Benoist. « Le soufre comme le cuivre, ce sont des dons de la terre. Quand j'étais petit, on voyait les vignes bleues, tant les doses étaient fortes : 30, 40 kilos l'hectare? Aujourd'hui, on utilise des doses qui n'ont rien à voir, un matériel qui a changé, une connaissance qui s'est accrue, la météo, des techniciens? Le cuivre permet de faire tourner une économie et de faire travailler des gens dans de bonnes conditions sanitaires. »

Selon Mr Jacques Dupont - Le Point - vendredi 12 février 2021

23/03/2021

Des nouvelles positives du côté des jardins...

Ce nouveau magazine d’Ouest-France associe authenticité et partage dans le jardinage, une activité de plus en plus prisée. À découvrir le 9 mars.
Sortir un magazine papier sur le thème du jardinage en plein Covid ? Gonflé, non ? C’est pourtant le pari, un poil osé mais si revigorant, fait par Ouest-France, associé au Courrier de l’Ouest.
 En période de crise, il vaut mieux innover pour ne pas se recroqueviller. Bien avant le confinement, déjà, nous sentions monter ce sujet, le jardin et la connexion avec la maison, comme une pièce supplémentaire ​, se souvient Stéphanie Germain, rédactrice en chef déléguée aux hors-séries et suppléments à Ouest-France.C’est le moment de faire des paris. Quand le contexte est compliqué, pas question de lâcher ​, abonde Stéphane Baranger, directeur des hors-séries et suppléments.
Enraciné dans l’Ouest. C’est même le moment idéal pour proposer de partager en créant une communauté de lecteurs.  Culture jardins s’adresse à des jardiniers amateurs, pas des super-pros, qui ont envie de profiter de leur petit coin de terre. Nous voulons qu’ils puissent s’entraider ​, poursuit Stéphanie Germain. Pour repiquer, replanter, marcotter, on s’inspire de l’expérience d’autres passionnés qui donnent leurs trucs, parlent de leurs plantes, de leurs spécificités.

 Les lecteurs auprès desquels nous avons testé ce magazine insistaient sur l’importance qu’il soit utile ​, rappelle Stéphane Baranger. Ils voulaient aussi qu’il les fasse voyager et qu’il soit aussi beau que notre territoire ​.
Selon la rédactrice en chef déléguée, les articles portent sur des sujets enracinés dans l’Ouest, avec la particularité de chaque territoire, littoral ou collines, travaillés par des jardiniers d’ici. Et tout est fait maison, sans infos piquées ailleurs ​. Les idées prennent parfois la forme de balades auxquelles on n’aurait pas pensé malgré leur proximité, comme la route des roses en Anjou ou celle des rhododendrons en Normandie.
Le résultat donne envie de courir au jardin. Au fil de 80 pages qui font la part belle à la photo, on apprend (comment planter les phlox, coucher l’oignon, rabattre les delphiniums, analyser son sol…), on découvre (la culture des pivoines chez une Sarthoise ou des plantes de bord de mer chez des Finistériens) et on déguste (les recettes de petits pois du jardin). Un lexique complète cet ensemble très pédagogique.
Le premier numéro de Culture jardins (quatre par an) est disponible à partir du 9 mars, au prix de lancement de 3 € dans les points de vente habituels, sur la boutique des éditions Ouest-France et sur abo.ouest-france.fr/jardins.
Selon Mme Claire THÉVENOUX. - Ouest-France - dimanche 7 mars 2021

22/03/2021

Rentabilité et solidarité au Grand Marché de Toulouse...

Redresser les finances, innover, tout en pariant sur la solidarité, Maguelone Pontier s'y attelle du matin au soir. En trois ans, cette trentenaire atypique a transformé le Grand marché de Toulouse, le deuxième de France après Rungis.
"Il ne s'agit pas d'être naïf. Il faut être rentable, et on l'est. Mais si on peut en même temps créer de l'entraide entre les usagers du marché, et en faire profiter des associations, des jeunes en difficulté... c'est encore mieux", est convaincue la directrice du marché d'intérêt national (MIN) de la Ville rose. Pourtant en juillet 2017, quand cette fille d'agriculteurs prend à 32 ans les rênes de l'établissement, "la situation était... +délicate+ ", sourit-elle. Euphémisme ? "Quelque 28 millions d'euros de dette et un résultat net de -200.000 euros la dernière année" avec plus de 20% des locaux inoccupés, précise-t-elle.

"Aujourd'hui les comptes sont très bons. Le MIN a retrouvé une gestion saine, un équilibre financier et même au-delà", juge Jean-Jacques Bolzan, conseiller métropolitain en charge de l'alimentation et l'agriculture, vantant le "dynamisme et l'expérience" de Maguelone Pontier.
Mais la jeune femme passée par HEC, puis conseillère des présidents de la FNSEA et de Rungis, ne souhaitait pas uniquement redresser les comptes.
Elle voulait attirer de nouveaux acteurs, au-delà des grossistes et producteurs de fruits et légumes. C'est chose faite: les quelque 4.600 acheteurs du Grand marché peuvent désormais s'approvisionner aussi en poissons, viandes, fromages, fleurs et épicerie fine. 
- "Village de l'alimentation" -
"Le Grand Marché a beaucoup gagné en visibilité depuis 2017", soutient Nadia Pellefigue, vice-présidente de la région Occitanie en charge du développement économique, pointant "un accent majeur porté à l'innovation et la solidarité".
Parmi les nouveaux locataires du Grand marché, des traiteurs, des jeunes entreprises spécialisées dans le domaine de l'alimentation, mais aussi des écoles de formation pour demandeurs d'emploi peu qualifiés, comme celle du chef Thierry Marx.
"Ici, quand on accueille une entreprise, on lui demande d'embaucher des jeunes de nos centres de formation ou de s'approvisionner auprès de producteurs", s'enthousiasme la jeune directrice, vantant les bienfaits de "l'économie circulaire dans ce village de l'alimentation".
Parmi les projets qui lui tiennent à coeur, celui de l'association "Belles Gamelles" née dans le sillage de la crise sanitaire, à l'initiative d'un collectif de restaurateurs toulousains. Hébergée par le MIN, elle distribue quotidiennement des centaines de repas à des personnes en difficulté.
Pour l'Occitanie, première région bio de France, "il est extrêmement appréciable d'avoir un Grand marché dynamique, avec une directrice qui, en mettant en avant le bien manger et les produits locaux, a évolué dans le même sens que les attentes des citoyens", affirme la vice-présidente de la Région.  "Locomotive humaine" -
"J'appartiens à une génération pour qui le développement durable et la responsabilité sociale, ce n'est pas de la mousse, on y croit vraiment", lance Maguelone Pontier.
Son arrivée il y a près de quatre ans dans un univers majoritairement masculin "a pu dérouter certains au début. Mais elle a vite su s'imposer", soutient Eric Fabre, élu un des meilleurs ouvriers de France dans la catégorie "primeurs".
Celle qui assume fièrement son "côté féminin", s'agace tout autant d'être cantonnée à son genre. 
"Je ne vais pas troquer mes talons pour des baskets sous prétexte que j'évolue dans un monde d'hommes, mais si j'en suis là aujourd'hui, c'est uniquement grâce à un parcours d'une cohérence incontestable", assène-t-elle.
La jeune directrice a également accéléré l'embauche de femmes au MIN: "au total, elles représentent 25% des recrutements en 2020", dit-elle, convaincue qu'il faut "parfois forcer un peu pour accompagner le changement de moeurs".
Sa détermination, elle la puise peut-être des heures passées, dès 12 ans, à travailler sur l’exploitation céréalière de ses parents dans l'Hérault. "A 16 ans je dirigeais déjà des équipes, notamment pour la castration du maïs. J'adorais ça", se souvient-elle, sirotant un thé entre deux réunions.
"C'est une locomotive humaine à grand coeur", résume Eric Fabre, également président de l'Union des métiers alimentaires de proximité. "Elle fonce, elle chamboule l'organisation (du marché), mais elle écoute les gens, elle est accessible. Elle ne fait pas l'unanimité, mais comme partout, le monde est ainsi fait", sourit-il.
Selon AFP - AFP - vendredi 26 février 2021

21/03/2021

Relocalisation de certains médicaments...

Le numéro deux européen de la chimie pharmaceutique est le fer de lance de la relocalisation de molécules voulue par le gouvernement. Dont acte. 
Un retour aux origines. L’historique plateforme chimique de Roussillon, née durant la Première Guerre mondiale, va de nouveau produire du paracétamol. Douze ans après l’arrêt de la fabrication de l’antalgique présent dans les trois médicaments les plus vendus en France (Doliprane, Dafalgan, Effe­ralgan), le méga-site isérois, où est installé Seqens, devra en synthétiser 10.000 tonnes d’ici trois ans. Décrié pour avoir laissé filer à l’étranger ses industries de santé les plus critiques, l’Etat entend faire du redémarrage de cette activité stratégique le symbole d’une souveraineté retrouvée.
 
"La crise du Covid-19 a montré qu’une rupture d’approvisionnement de certaines molécules stratégiques était un risque bien réel, précise-t-on au cabinet de la minis­tre de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher, où l’on rappelle qu’en mars, l’Inde, l’un des principaux pays producteurs de paracétamol avec la Chine et les Etats-Unis, avait préempté une partie de ses exportations. No
us voulons contrôler en France l’ensemble de la chaîne de production." Cette mission "reconquête", Seqens la mènera aux côtés de deux autres groupes tricolores, Sanofi et UPSA, qui lui achèteront la molécule avant de la conditionner dans leurs propres usines.


La France a-t-elle vraiment les moyens de relocaliser l’industrie pharmaceutique? Acquisitions à l’étranger: Moins connu que ces deux champions du médicament, le discret Seqens s’est imposé ces derniers mois comme l’un des chouchous du gouvernement. Venu promouvoir son "plan de restauration de la souveraineté sanitaire" fin août sur l’un des sites du groupe, Emmanuel Macron n’avait pas tari d’éloges à l’endroit de ce "fleuron français" qui a eu le mérite "d’innover, de croire en sa R&D et d’embaucher".
 
Telle est en effet la trajectoire suivie par cette entreprise de 3.200 salariés qui a intégré le cercle fermé des cinq plus grosses sociétés mondiales produisant ces molécules de synthèse utilisées par l’industrie pharmaceutique. Fondé en 2003 et contrôlé par le fonds américain Bain Capital, Seqens a pris son envol à partir de 2011 et l’arrivée du fonds français Ardian comme actionnaire majoritaire. L’acquisition de plusieurs actifs de Rhodia, émanation de l’ex-empire Rhône-Poulenc, lui permet de se positionner avantageusement sur le paracétamol, mais aussi l’aspirine, dont il est le premier producteur mondial. "Le groupe s’appuie sur un fort ancrage industriel en France où sont implantés 14 de nos 24 sites, indique Pierre Luzeau, le PDG de Seqens. Puis, peu à peu, des acquisitions nous ont permis de franchir un cap." Et d’internationaliser une société présente aujourd’hui en Allemagne, en Finlande, en Chine ou en Thaïlande.

Pari de la chimie cryogénique: En 2016, le chassé-croisé entre les fonds Eurazeo et Ardian, devenu minoritaire au tour de table de Seqens, va doper le développement. "Seqens était très bien implanté en Europe et en Asie, mais moins aux Etats-Unis, le pays où les nouvelles molécules se développent le plus, avance Pierre Luzeau. Or, la croissance du groupe est tirée en partie par les Etats-Unis et le Canada." Résultat, son chiffre d’affaires tutoie désormais le milliard d’euros. "C’est bien, mais cela reste largement en deçà des géants du secteur comme l’américain Mallinckrodt, aux revenus deux fois et demie plus élevés", grince un concurrent. "Grossir pour grossir, cela n’a pas de sens, Seqens a au contraire fait le choix de se recentrer sur son cœur de métier, la synthèse pharmaceutique", répond-on chez Eurazeo, alors qu’une cession de Seqens a été évoquée dans la presse, où l’on parle d’une valorisation de 2 milliards.
 
La percée du leader français dans ce secteur hyperconcurrentiel tient aussi à sa politique d’innovation. Pour fabriquer les molécules toujours plus complexes utilisées par ses clients, industriels ou biotechs, et affronter des rivaux qui ont davantage recours à une main-d’œuvre bon marché, Seqens mise beaucoup sur la technologie comme la chimie cryogénique, qui permet de produire à très basse température. Au total, la R&D du groupe, dont le centre phare est à Porcheville (Yvelines), représente 10% des effectifs et génère 5% du chiffre d’affaires. "C’est plus que nos concurrents, mais c’est ce qui nous permet d’être compétitifs", défend Pierre Luzeau.
Cet automne, le gouvernement a sélectionné Seqens dans le cadre d’un programme de 200 millions visant à relocaliser une douzaine de molécules, en plus du paracétamol, comme le propofol et la kétamine, dont l’approvisionnement s’est révélé difficile au plus fort de la crise sanitaire. Seqens compte investir 75 millions d’ici à 2024 et créer entre 80 et 100 emplois, surtout en R&D. "Cette capacité à créer de l’innovation est la vraie force de Seqens", observe François Duplaix, PDG d’UPSA, le labo agenais producteur du Dafalgan et de l’Efferalgan.


Médicaments: qui sont les vrais responsables de la pénurie?
Concurrence asiatique: Reste que le virage patriotique pris par le bon élève Seqens pose certaines questions. Permet-il réellement d’affronter la concurrence asiatique? Est-ce une lame de fond ou un feu de paille lié à l’humeur politique du moment? "Depuis une vingtaine d’années, 80% de la production des principes actifs des médicaments se trouve en Asie, répond Nathalie Coutinet, économiste de la santé. Le défi est de taille car la mondialisation est passée par là mais le recours aux nouvelles technologies doit limiter cet effet dumping." Du côté de Seqens, on assure que cette stratégie a bel et bien toutes les raisons d’être pérenne.
"Pour garantir la résilience de l’industrie pharmaceutique de l’Union européenne, il faudrait sécuriser les chaînes d’approvisionnement d’au moins 150 à 200 molécules critiques, indique Pierre Luzeau. Il n’y a donc pas de raison de s’arrêter là." De leur côté, les industriels du médicament plaident pour que l’Etat renonce à son intention de baisser de 10% le prix d’une boîte de paracétamol vendue en pharmacie, aujourd’hui à 2,18 euros pour huit comprimés d’un gramme. "Nous pouvons accepter une hausse du prix de la matière première, mais il ne faut pas que, dans le même temps, le prix de vente baisse, cela affecterait des marges qui sont déjà très faibles", avertit François Duplaix. Comme pour rappeler que l’équipe de France du paracétamol doit jouer de façon unie.

Selon Mr Antoine Izambard - Challenges - dimanche 28 février 2021

20/03/2021

L'hydrogène, énergie d'avenir?

L'hydrogène, solution de la transition énergétique? Elevé au rang d'énergie d'avenir, l'hydrogène pourrait être le futur des transports, du chauffage ou de l'industrie, à condition qu'il soit vert. 
Non, ce n’est pas juste de la hype. Mais un réel engouement pour l’hydrogène, promu au rang d’énergie d’avenir. Scientifiquement parlant, il n’y a rien de plus banal que le dihydrogène (H2), dont les molécules accolent deux atomes du plus répandu des éléments de l’Univers depuis le big bang. Reste que sur Terre, sauf gisements naturels exceptionnels à exploiter, il faut le produire. Et ce qui est visé aujourd’hui, c’est sa production "verte". La classique électrolyse de l’eau devra s’effectuer avec une électricité elle-même décarbonée. Avec priorité aux sources d’énergie renouvelables, solaire, éolien, hydraulique… Une solution rêvée pour une transition énergétique réussie et l’atteinte rapide de la neutralité carbone.

Son usage? Il doit être souple, et convenir aux transports (trains, camions, voitures, avions…), au chauffage ou à l’industrie. Il devrait concurrencer les batteries électriques en ces temps de dérèglement climatique, de pollution et d’épuisement des ressources naturelles. Une chose est sûre, les politiques ont pour lui les yeux de Chimène. Mi-janvier, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, devant la centaine d’entreprises de 20 pays de l’Hydrogen Council, précisait qu’une bonne part des 250 milliards d’euros du Green Deal iraient à l’"hydrogène propre". Un niveau d’investissement "jamais vu" et l’espoir d’innovation, d’émergence de start-up, de création d’emplois.
7 milliards sur 10 ans

En France, à l’automne, le gouvernement annonçait déjà 7 milliards sur 10 ans, et le 17 février a été publiée au Journal officiel l’ordonnance n°2021-167 relative à l’hydrogène, à la grande satisfaction de France Hydrogène: "L’hydrogène fait sa grande entrée dans le code de l’énergie", s’est réjouie l’association. Si les industriels tel Air liquide en produisent depuis plus d’un siècle, permettant son usage dans de multiples procédés (raffinage du pétrole, ammoniac pour les engrais) et si l’on parle depuis au moins deux décennies de toutes ses promesses, c’est bien avec ce passage possible à sa production verte, sans énergie fossile, que peut advenir "La solution hydrogène", titre optimiste en couverture ce mois-ci de Sciences et Avenir.

Selon Sciences et Avenir
 

19/03/2021

Smartphones reconditionnés...

Le smartphone reconditionné est moins cher qu'un modèle neuf et plus rassurant qu'un modèle d'occasion. Mais il faut être vigilant lors de l'achat pour éviter les mauvaises surprises. Faut-il choisir entre un smartphone de qualité, mais onéreux, et un modèle à bas prix, mais peu performant ? Avec les smartphones reconditionnés, vous avez la possibilité d'acheter un appareil de grande marque performant pour un prix abordable.
 Ce marché continue de progresser et, depuis le mois d'octobre 2020, l'opérateur Orange propose des modèles reconditionnés dans ses boutiques.
 Selon une étude réalisée ce même mois par l'institut de sondages Ifop pour la société Smaaart, les Français pensent de plus en plus à acheter un modèle reconditionné : 60% des sondés l'ont fait ou vont le faire, contre 53% en 2019.
 
Les consommateurs sont bien entendu intéressés par le prix, mais commencent aussi à prendre en compte l'aspect écologique avec le recyclage des appareils.
 De plus, les smartphones reconditionnés sont plus rassurants que les modèles d'occasion. Ils sont théoriquement remis à neuf par une société spécialisée. L’appareil subit ainsi un nettoyage tant extérieur qu’intérieur (avec la suppression des anciennes données utilisateur), ainsi que des vérifications nécessaires pour s’assurer qu’il fonctionne correctement.

Un marché sans standard précis: Les sociétés de reconditionnement se fournissent auprès des particuliers, mais aussi chez les opérateurs, dans les entreprises et auprès d'organismes de recyclage.
 Hélas, le marché est opaque car il n’existe pas de standard, ni de protocole de reconditionnement. Chaque acteur peut donc faire ce qu’il veut, avec des tests plus ou moins approfondis. Il est logiquement parfois difficile de déterminer si une offre de smartphone reconditionné en vaut vraiment la peine.
De plus en plus d'acteurs sur le marché

On trouve désormais des smartphones reconditionnés chez des vendeurs connus tels que Cdiscount, Amazon, la Fnac ou Darty, ainsi que sur des sites dédiés (voir plus bas). Le choix est vaste mais devient de plus en plus complexe, tant les acteurs se multiplient avec des bons comme des mauvais élèves.
 Il suffit de se rendre sur les forums des associations de consommateurs pour découvrir les nombreuses plaintes de clients qui pensaient faire une bonne affaire et se sont retrouvés avec un appareil en mauvais état, ou qui a rendu l’âme très rapidement. Notons également que les accessoires (chargeur, câble, écouteurs) sont rarement ceux d'origine.
Les principaux acteurs du marché :Back Market est le site le plus connu et se décrit comme le (super) marché des produits reconditionnés. Présent dans une dizaine de pays, il entre dans la catégorie des places de marché (MarketPlace).
 Le site regroupe un très grand nombre de reconditionneurs (plus de 1 200 usines partenaires), ce qui fait sa force et sa faiblesse. Le choix de produits est très vaste avec des smartphones, mais aussi des ordinateurs, des montres connectées, des tablettes et des consoles.
 Le problème est que la qualité du service diffère selon le prestataire de reconditionnement, qui peut être situé en Europe, mais aussi dans des contrées plus lointaines tels que l'Asie ou les Etats-Unis. Il faut donc bien regarder les avis des clients pour essayer de savoir si le prestataire est fiable ou non.
 Back Market dispose également d'un service de reprise pour revendre un ancien appareil (smartphones, tablettes, ordinateurs, consoles de jeux, appareils photos).

Etat extérieur du smartphone : Comme neuf, très bon état, bon état, état correct, stallone (présence de rayures et d'impacts sans que ce soit gênant à l'usage). Nombre de points de contrôle : de 22 à 60, selon le reconditionneur. Batterie : Si elle n'atteint pas au moins 80% de sa capacité de charge initiale, elle est remplacée par une batterie neuve. Garantie : 12 à 24 mois selon le prestataire. Le reconditionneur assure la garantie.

Certideal est une entreprise française qui a ses locaux, et son atelier de reconditionnement, à Levallois-Perret. Le site propose des smartphones (iPhone et Samsung Galaxy), mais aussi des tablettes et des Apple Watch. Pour les smartphones, l’option Pack Premium (25 euros) permet de disposer d’une batterie neuve, quel que soit l’état de la batterie d’origine. L’entreprise se fournit auprès d’opérateurs téléphoniques aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Etat extérieur du smartphone : Comme Neuf, très bon état, bon état, état correct.Nombre de points de contrôle : 30.Batterie : Elle est remplacée si sa capacité est inférieure à 83% de sa valeur initiale.Garantie : 24 mois. Extension de garantie de 24 à 36 mois pour 19,90 euros.

YesYes est un site français spécialisé dans la reprise et la revente de smartphones. Avant de parvenir à l’acheteur, le smartphone reconditionné passe par l’atelier de YesYes, situé à Caen, où il est contrôlé et certifié. Les iPhone sont livrés avec des chargeurs et des câbles haute qualité certifiés Apple (Made for iPhone) et garantis 10 ans. YesYes revendique un reconditionnement Made in France, de qualité supérieure, et véritablement éco-responsable. Le site propose des modèles Apple et Samsung.

Etat extérieur du smartphone : Excellent, Bon.Nombre de points de contrôle : 43. Batterie : Remplacée par une batterie neuve si elle assure moins de 85% de sa capacité de charge initiale et/ou est passée par plus de 450 cycles de charge. Garantie : 1 an.

Smaaart (Sofi Groupe) dispose de sa propre usine, située à St-Mathieu-de-Tréviers en France, près de Montpellier. Le site français possède à son catalogue des smartphones Apple et Samsung, mais aussi Sony, Huawei et Crosscall.
 Pour les iPhone, l’entreprise utilise des batteries neuves 100% Apple. Smaart fournit également des coques et des films de protection, ainsi qu'une gamme de smartphones reconditionnés pour la grande distribution.

Etat extérieur du smartphone : Comme neuf, très bon état, bon état. Nombre de points de contrôle : 40.Batterie : Si elle n'atteint pas au moins 80% de ses performances d’origine, elle est remplacée par une batterie neuve.Garantie : 12 ou 24 mois.

Recommerce est une start-up française, lancée en 2009. Elle travaille principalement avec des reconditionneurs situés en France, en Suisse et en Europe de l’Est. Elle possède sa propre marque, baptisée Recommerce et vendue sur son site Web.
 La marque est également disponible chez les quatre opérateurs et dans des magasins spécialisés (Boulanger, Cdiscount, Auchan, Electro Dépôt). Le site propose des appareils Apple, Samsung, Huawei, Honor et Sony. Etat extérieur du smartphone : Comme neuf, très bon état, bon état, état correct.Nombre de points de contrôle : 56.Batterie : Elle est contrôlée et offre plus de 80% de sa charge initiale.Garantie : 12 mois.

ReBuy est une entreprise allemande, créée en 2004. Elle est également présente en France (depuis 2009), en Autriche, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Italie, en Espagne.
 L’entreprise gère le reconditionnement dans une usine située en Pologne. Elle propose des smartphones de nombreux constructeurs (dont Apple, Samsung, HTC, Huawei, LG et Sony), mais aussi des appareils photos, des consoles de jeux, des tablettes, des ordinateurs portables et du matériel audio.


Les autres acteurs du reconditionnement:WeFix est une chaîne de 100 magasins de réparation, qui vend aussi des smartphones reconditionnés sur son site Web. L'entreprise filiale du groupe Fnac/Darty propose également de racheter votre ancien smartphone, s'il s'agit d'un modèle Apple, Samsung ou Huawei.
Again est une filiale du groupe français Itancia. L'entreprise propose sur son site des iPhone et des iPad reconditionnés. Elle est également présente chez Back Market. Les appareils sont reconditionnés dans une usine du Maine-et-Loire. La valeur DAS (Débit d'Absorption Spécifique) du smartphone est vérifiée pour être sûr qu'elle ne dépasse pas les normes réglementaires.
 
FactoREFURB propose sur son site des ordinateurs Apple reconditionnés par le constructeur. C'est également le cas pour des casques et des souris pour joueurs. Ces périphériques sont reconditionnés par le constructeur Corsair.
CompaRecycle est un comparateur de prix pour revendre son appareil high-tech au meilleur montant. Son site Web compare les offres de rachat de plus de 50 partenaires professionnels et permet de rechercher une offre sur un large éventail d'appareils électroniques. Il est possible de choisir entre les offres en ligne et celles où vous devez vous rendre dans un magasin. L

e site est très bien conçu et facile à utiliser.
 
Zack est une start-up française qui a pour but de collecter, recycler et offrir une seconde vie aux appareils électroniques. On indique sur le site Web la liste des objets que l'on souhaite donner ou revendre. Le site propose ensuite la meilleure solution pour les produits entre la revente, le don à une association, la réparation ou le recyclage, en fonction de leurs caractéristiques (modèle, état, ancienneté).
 La collecte se fait aux frais de Zack qui indique fournir une réponse sous 30 jours maximum. Hélas, il n'est pas possible de savoir quel est le montant que l'on va recevoir tant que la revente n'a pas été effectuée.
De bonnes affaires, à condition d'être vigilant

Avant d’acheter un smartphone reconditionné, il convient donc de faire preuve de prudence et de comparer précisément les offres des différents sites. N’oubliez pas que l’état (ou grade) annoncé ne concerne que l’aspect extérieur de l’appareil. Tenez compte de la garantie, du délai de rétractation (au moins de 14 jours), des accessoires fournis et des détails du reconditionnement, s’ils sont indiqués (par exemple, est-ce que la batterie a été remplacée ?).
 Et surtout, n’hésitez-pas à vous rendre sur les sites des associations de consommateurs pour lire les commentaires (ne vous arrêtez pas à un ou deux car ils ne sont pas forcément représentatifs), afin de savoir si le reconditionneur est fiable (attention aux MarketPlace qui comportent plusieurs entreprises).
 Vous pouvez aussi contacter le service commercial pour obtenir des renseignements  Et surtout, n’hésitez-pas à vous rendre sur les sites des associations de consommateurs pour lire les commentaires (ne vous arrêtez pas à un ou deux car ils ne sont pas forcément représentatifs), afin de savoir si le reconditionneur est fiable (attention aux MarketPlace qui comportent plusieurs entreprises).
 Vous pouvez aussi contacter le service commercial pour obtenir des renseignements complémentaires, si vous avez des doutes, et vérifier s’il est réactif.
 Enfin, ne tardez pas à utiliser le smartphone quand vous le recevez et testez-le de façon approfondie (écran, autonomie de la batterie, appareil photo, Wi-Fi, Bluetooth, etc.) pour vérifier que tout fonctionne correctement

Selon Mr François BEDIN - 01 Net - samedi 27 février 2021
 

 

 

18/03/2021

1.000 m2 de micro-forêt vont être suivis de près par des scientifiques à Rangueil.

Sur le campus de l’Université Paul-Sabatier de Toulouse, une micro-forêt est en train de voir le jour et fera l’objet d’un suivi, notamment pour évaluer son impact sur la fixation du dioxyde de carbone. Cette semaine, ils ont sorti les pelles et s’évertuent à répartir des dizaines de m3 de fumier, compost et broyat sur les quatre parcelles du campus de Rangueil destinées à accueillir d’ici peu 3.000 arbres et arbustes. De quoi amender les sols pour développer sur le site de l’Université Paul-Sabatier de Toulouse une micro-forêt urbaine plantée selon la méthode Miyawaki.
« Cette démarche consiste à accélérer la croissance des arbres en amendant les sols. On arrive en vingt ans à une forêt que l’on aurait normalement en 200 ans, il y a un facteur dix d’accélération car les arbres vont trouver un sol favorable pour se développer », explique Florent-Xavier Gadéa, chercheur en chimie moléculaire et responsable des jardins agroécologiques de l’université.
 
C’est Eugénie Lacombe, animatrice au sein des jardins et membre du collectif Micro-Forêts de Toulouse en Transition, qui a eu l’idée de ce projet. Pour y parvenir, l’équipe a candidaté au concours développement durable de l’Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées et a été lauréate. Un moyen de semer les bases de la micro-forêt qui est venu s’enrichir au fil des semaines.
Fixer les émissions de carbone
 
Sa présence sur un site universitaire a logiquement fait appel aux ressources scientifiques locales, en associant trois laboratoires d’écologie et de biologie : le laboratoire Évolution et diversité biologique, celui d’Ecologie fonctionnelle et environnement ainsi que le laboratoire Géosciences environnement Toulouse.
« Ils ont accepté de faire le suivi de trois points. Ils vont chaque année vérifier le développement de la biodiversité sur le sol et en dessous. Ils vont aussi regarder combien de carbone fixe cette micro-forêt par an et installer une mini-station pour voir si cela régule le taux d’humidité et de température », poursuit Florent-Xavier Gadéa. Un moyen de valider les bienfaits mis en valeur depuis plusieurs années par la méthode Miyawaki, et notamment le rôle des micro-forêts dans la captation du CO2 et des particules fines produites pas la circulation de proximité.
 
Pour y parvenir, les chercheurs ont eu quelques exigences, notamment la séparation en quatre parcelles, chacune étant bordée par une zone témoin pour voir comment la nature évolue librement comparée à la micro-forêt. A raison de trois arbres par m2, elles seront plantées de 22 essences endémiques non loin du canal du Midi, qui est déjà un réservoir de biodiversité. « Le problème de la fixation du carbone est un des gros problèmes à venir. Si on veut compenser les émissions, il faut savoir si les micro-forêts sont une solution et grâce au suivi scientifique on pourra le déterminer. En plantant, on met de la biodiversité sur le campus et on a l’impression d’être utile », conclut Florent-Xavier Gadéa.
Planète Seuls 14 % des cours d’eau du globe n’ont pas eu leur faune impactée par la main de l’Homme.
Selon Mme Béatrice Colin - 20 Minutes - jeudi 25 février 2021

17/03/2021

Propositions pour "un numérique au service de la transition écologique"

Mise en place d'un baromètre environnemental, 5G, appareils reconditionnés, environnement GreenTech… le gouvernement a publié, mardi, sa feuille de route "Numérique et Environnement", pour faire converger les transitions.

Sonnant comme l'aboutissement de 15 mois de travail, les ministres Barbara Pompili, Bruno Le Maire et Cédric O ont publié, mardi 23 février, une feuille de route interministérielle devant répondre à l'exigence gouvernementale d'une convergence des transitions numérique et écologique. Les ministres, qui ont en partie basé leur travail sur les cendres de la Convention citoyenne pour le climat, ont présenté 15 actions concrètes. Avec comme objectif d'offrir aux générations actuelles et futures un numérique plus responsable.

Parmi les principales mesures incluses à cette feuille de route, on retrouve la mise en place d'un baromètre environnemental des acteurs du numérique. À la charge de l'ARCEP, ce baromètre se basera sur la collecte annuelle de données environnementales auprès des acteurs du numérique. 
Les fabricants, fournisseurs de contenus et éditeurs de logiciels devront se plier à des codes de bonne conduite. Tous ces acteurs se verront proposer de veiller à leur impact environnemental. Le gouvernement envisage même de porter cette proposition à l'échelle européenne, afin que ces codes deviennent opposables. S'agissant de la 5G, le gouvernement va transmettre sa première lettre de cadrage pour demander au régulateur des télécoms, l'ARCEP, de "prendre en compte les enjeux environnementaux dans les critères d'attribution de la bande de fréquences 26 GHz", qui représente le futur de la technologie de cinquième génération, dont les débits seront bien plus élevés que les débits 5G actuels. L'ARCEP pourrait voir ses pouvoirs particulièrement étendus, puisque le gouvernement veut que l'autorité indépendante puisse analyser les pratiques commerciales des smartphones subventionnés ainsi que leur impact.

L'un des pans majeurs de cette feuille de route concerne le reconditionnement. L'État est clair sur cette ligne et veut être exemplaire. Il voudrait que la part des téléphones fixes, des smartphones et du matériel informatique reconditionnés ou de seconde main achetés par les services publics atteigne les 20%. Dans l'optique de réduire l'empreinte environnementale du numérique liée aux usages, le gouvernement veut soutenir des centres de données plus vertueux, mais surtout lancer une campagne de sensibilisation sur les pratiques numériques moins polluantes, à destination du grand public. La feuille de route propose aussi diverses mesures B2B, comme l'extension de l'accompagnement de la Misson French Tech, pour accélérer le développement des start-up de la GreenTech à fort potentiel, qui passera notamment par la création d'un fonds de 300 millions d'euros destinés aux projets des start-up de la GreenTech.

Selon Mr Alexandre Boero - Clubic - mardi 23 février 2021

 

 

16/03/2021

Créer un lien avec un agriculteur...

Après la mise en place d’un numéro vert, le collectif Ici la Terre lance une nouvelle opération, demain mardi 23 février 2021, pour mettre en relation directe les Français et les agriculteurs. Et retisser des liens.
« Des questions sur l’agriculture et l’alimentation ? Demandez à être rappelé par un agriculteur ! » Après avoir lancé le premier numéro vert en France dédié à l’agriculture, le collectif « Ici la Terre » lance, ce mardi 23 février 2021, une nouvelle initiative destinée au grand public : « Un agriculteur dans son répertoire téléphonique ».
« Nous voulons créer une passerelle directe de communication entre les consommateurs et les agriculteurs », souligne Jérôme Regnault, 44 ans, producteur dans les Yvelines et cofondateur du collectif. « Il existe des craintes sur l’agriculture. Avec nos voisins, nous avons remarqué que la réflexion est beaucoup plus constructive s’il y a un lien direct avec un agriculteur. »
Créer des binômes
Concrètement, une personne qui se pose des questions sur le métier d’agriculteur et ses pratiques est invitée à laisser son numéro sur le site collectif-icilaterre.fr ou sur les réseaux sociaux du collectif. Ce dernier la mettra en relation avec un agriculteur, si possible de sa région, pour créer un binôme. « L’objectif est d’avoir une réponse personnalisée, voire des échanges réguliers. »
Le collectif indépendant, financé par une cagnotte en ligne, compte une centaine d’agriculteurs représentants tous les modes de production et espère voir grossir ses rangs à travers la France. « On ne demande que deux critères aux professionnels : être sincères et passionnés. Nous ne voulons pas prendre position mais expliquer notre quotidien. »
Plus de 900 appels au numéro vert
En parallèle, le numéro vert (0 805 382 382) reste accessible du lundi au samedi, de 10 h à 18 h. Depuis son lancement fin 2019, les 75 agriculteurs qui ont assuré les permanences ont reçu plus de 900 appels, pour 83 heures de conversations cumulées. Deux sujets ont suscité le plus d’interrogations : le bien-être animal et les pesticides. « Chaque coup de fil était encourageant, même si nous n’étions pas d’accord. C’est aussi à nous de porter un regard critique sur notre profession et d’être à l’écoute. »
Emmanuel Macron en Bourgogne
Ce lancement intervient alors que le Salon de l’agriculture de Paris aurait dû accueillir plus de 600 000 visiteurs du 27 février au 7 mars. Pour compenser ce temps fort du secteur agricole, annulé en raison du Covid, les professionnels et les politiques multiplient les initiatives. Emmanuel Macron est ainsi attendu dans une ferme de Bourgogne, ce mardi 23 février 2021, pour montrer « son intérêt et son attachement » à l’agriculture.

Selon Mme Fanette BON. - Ouest-France - lundi 22 février 2021

15/03/2021

La jeunesse solidaire...

« Je compte continuer à faire du bénévolat dans cette épicerie, à la fin de mon service national universel (SNU) », assure Dylan Fauveau, 16 ans, bénévole au sein de l'épicerie solidaire Bol d'Air, à Châtenay-Malabry. Une petite boutique sociale, qui propose des vivres et des produits d'hygiène à prix réduits à des Châtenaisiens temporairement dans le besoin et que l'adolescent du Plessis-Robinson a rejointe en décembre dernier, pour un contrat de 84 heures dans le cadre de son SNU.
Intégrer une telle structure était la garantie pour ce lycéen d'effectuer des tâches variées en toute autonomie. Ici, il trie et range des produits, réapprovisionne les rayons, encaisser les clients… Pas le temps de s'ennuyer, donc, pour Dylan qui travaille dans la boutique à raison de 7 heures par semaine, à la sortie des cours.
L'élève en première technologique au sein du lycée polyvalent Jean-Jaurès, à Châtenay, se félicite d'avoir intégré cette épicerie solidaire. « C'est assez émouvant lorsque l'on voit arriver de nouvelles familles, qui se rendent compte qu'elles peuvent prendre beaucoup de nourriture pour peu cher. Le bonheur se voit sur leurs visages et nous le font ressentir. Et ça, c'est génial! », s'en émeut-il.
Le Robinsonnais est l'un des quarante-huit jeunes des Hauts-de-Seine constituant la seconde promotion du service universel du département. Ce programme mis en place à l'échelle nationale en 2019, à l'initiative du gouvernement Philippe II, vient succéder de manière indirecte à ce qu'était le service militaire en France.
500 jeunes espérés dans le département, cette année
Le service national universel, qui s'adresse à tous les jeunes entre 15 et 18 ans, s'articule autour de deux axes majeurs : un séjour de cohésion, qui s'effectue au sein d'un centre en dehors du département d'origine - il en existe treize en Île-de-France -, puis une mission d'intérêt général d'un minimum de 84 heures autour de l'une des huit thématiques prédéfinies, comme la solidarité, le sport ou encore la sécurité.
En pleine pandémie du Covid-19, seuls 460 jeunes ont confirmé leur inscription, dans la région, l'an passé, en raison du report des séjours de cohésion. Plus de la moitié ont, comme Dylan, démarré leur mission d'intérêt général, qui doit se terminer avant le 30 juin prochain. Pour la prochaine édition, la préfecture de région espère recruter 3 850 jeunes.
Celle des Hauts-de-Seine en cible 500. « Malgré la crise sanitaire, nous nous organisons pour que ce service ait lieu dans les meilleures conditions », affirme Laurent Hottiaux, préfet des Hauts-de-Seine. Deux sites ont été sélectionnés dans le département pour accueillir les volontaires, entre le 21 juin et le 2 juillet, avec un budget de 2 400 euros par jeune toutes dépenses confondues (logement, restaurations, déplacements).
Les dates de recrutement pas si pertinentes
Si ce dispositif attire un nombre croissant de jeunes, il n'en reste pas moins peu connu du grand public. « C'est ma mère qui m'en a parlé. Moi, je ne connaissais pas du tout, concède Dylan Fauveau. J'ai tout de suite fait des recherches et puis, je me suis très vite engagé. »
Séduit par l'expérience, le jeune homme n'en reste pas moins réaliste sur le caractère exceptionnel de son engagement. « Quand j'en parle avec mes amis, ils ne sont pas très réceptifs. Ce qui les freine, ce sont les horaires et puis, ils préfèrent préserver leur temps libre, rapporte-t-il. Moi, ça ne me gêne pas du tout, je passe de très bons moments ici. »Eric Piat, président de l'association chapeautant l'épicerie solidaire, s'interroge également sur la pertinence des dates de recrutement. « Les jeunes comme Dylan, qui pensent à leurs examens de juin, ne veulent pas prendre d'engagements sur cette période. La campagne serait certainement plus efficace à la rentrée scolaire, lorsqu'ils ne sont pas trop préoccupés », suppose-t-il.
Ce dispositif fait d'ailleurs l'objet de nombreux questionnements sur son recrutement. « Peut-être devrions-nous passer par les Youtubeurs et influenceurs pour séduire la jeunesse », s'interroge le préfet, avec humour.
La campagne de recrutement 2021 est ouverte jusqu'au 20 avril et s'effectue directement sur le site du ministère de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports.

Selon

14/03/2021

Une librairie pour les malvoyants à Paris...

Depuis mi-janvier, la première librairie à destination d’un public en déficience visuelle a ouvert ses portes. « La Librairie Grands Caractères », située dans le 5ème arrondissement de Paris, propose des ouvrages au confort de lecture inégalé.
 
Lorsque Odette pousse la porte de la Librairie des Grands Caractères, l’exaltation ne se fait pas attendre. « C’est pas vrai! Je vais enfin pouvoir me remettre à lire, s'exclame-t-elle. Pour moi, ça va être une vraie renaissance». Près de 600 titres d’ouvrages, tous genres confondus, sont édités à destination d’un lectorat atteint de déficience visuelle, de malvoyants mais aussi de personnes atteintes de dyslexie, de dysgraphie, de troubles cognitifs, de presbytie ou même d’une simple fatigue visuelle. 
«Je vais pouvoir lire le Goncourt», s’exclame une cliente au bras de son grand fils. Francine, atteinte depuis plusieurs mois d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), est ravie de retrouver le plaisir de tenir un livre entre ses mains. « Jusqu’ici, j’utilisais une liseuse et je grossissais les caractères, confie-t-elle. Mais ce n’est pas pareil. Ne plus avoir un vrai livre devenait frustrant. Avec la liseuse, je n‘ai pas les mêmes repères ni les mêmes sensations. Or, quand on est lecteur, le rapport à l’objet aussi est important». 
Une librairie adossée à deux maisons d'édition spécialisées:Dans la librairie parisienne des Grands Caractères, ce sont romans, romans noirs, récits, littératures française ou étrangère, ouvrages cultes à découvrir ou à relire qui attendent des lecteurs de 13 à 113 ans. Agnès Binsztok, la directrice éditoriale, travaille en équipe avec Matthieu Rondeau et deux jeunes bibliothécaires. «Nous sommes un éditeur grand caractère qui comprend deux maisons d’éditions, 'À vue d’œil' et 'Voir de près'», dit-elle. 
Si jusqu’ici l’éditeur fonctionnait via un site ou sur commande en catalogues, un réel espace semblait nécessaire : «On a eu cette intuition très forte qu’il était important d’avoir aussi une librairie, raconte Agnès. Nous nous sommes donc lancés et cela fonctionne très bien. Rien d’étonnant au fond car les gens qui aiment lire sont comme tout le monde. Ils aiment flâner dans une librairie. ». 
En effet, une fois les droits des ouvrages acquis, les livres sont réédités en version grands caractères. Tout a été calculé. « Il y a quatre ans, nous avons réalisé des tests auprès de personnes malvoyantes qui présentaient des déficiences différentes, poursuit Agnès. Nous avons pu trouver le moyen d’intégrer différents paramètres pour optimiser la mise en page en direction de ce public».
Charte graphique et maniabilité adaptées 
Grâce à une maquette très adaptée, une police de caractère sobre sans empattement ni fioriture, agrandie en taille 16 ou 20, la lecture est en effet plus aisée. Un interlignage et un interlettrage ont également été pensés avec un papier sans transparence, sans brillance ni contraste.
Cette mise en forme a également été rendue possible grâce au travail d'un jeune graphiste. Sa nouvelle police, « luciole », offre un confort de lecture supérieur. Depuis septembre 2020, tous les ouvrages de la librairie sont édités avec cette police. Et les résultats sont là. Les ouvrages se lisent mieux. Dans les allées de cette librairie très « cosy » et bien « fournie », Mélanie et Léa, les deux bibliothécaires, donnent leurs avis et conseils sur les recueils.
De leur côté, des clients essaient les ouvrages en s'asseyant sur de confortables fauteuils installés sous des lampes à basse vision. Elles offrent une lumière dite « lumière du jour » qui optimise la lecture. Un avantage supplémentaire pour les personnes atteintes de déficiences avancées. « Nous ne sommes pas des professionnels de l’optique mais nous proposons aussi quelques loupes et quelques lampes », dit Léa.
Bientôt une collection pour enfants
Si l’intérêt d’un tel lieu est indéniable, il a aussi l’avantage de faire découvrir aux lecteurs lambda ces grands caractères. Une forme de lecture qui s’avère plutôt agréable. « Certains pensent en effet que les personnes qui ne lisent que du grand caractère sont forcément des personnes âgées, ajoute Mélanie. C'est totalement faux. Il y a des jeunes et divers publics ».
Et qui dit différents publics dit goûts différents en matière de littérature. « Le lectorat malvoyant n’a pas d’attentes différentes de celui sans problème de vue », précise Agnès. La librairie compte donc éditer 150 nouveautés de plus par an, et ce n'est qu'un début. «Nous souhaitons éditer une collection pour enfants car là aussi il y a une vraie demande», affirme l’éditrice. En attendant, l’ équipe de la Librairie des Grands Caractères a réalisé ce projet avec ses propres deniers, sans savoir où cela les mènerait. « Ce projet a surtout permis de montrer qu’il existe toujours des solutions pour lire », conclue Agnès. L'aventure démarre très fort.  

Selon Mme Corinne Binesti - RFI - samedi 20 février 2021