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17/11/2018

Essayer les tampons hygiéniques en coton...

Mr Luc Maisonneuve, à travers un article publié dans la revue Alternative Santé, nous démontre que les tampons hygiéniques du grand commerce sont des "réservoirs de produits chimiques qui passent la muqueuse et se retrouvent dans l'organisme, où ils dégradent la santé des femmes". Des analyses fines auraient montré qu'on retrouve dans ces tampons des traces de dioxines, l'un des 12 polluants les plus dangereux au monde. Selon l'OMS, on y retrouverait aussi des résidus de dérivés halogénés, liés aux traitements des matières premières. On blanchit en effet les fibres avec du dioxyde de chlore. ces tampons seraient responsables de lésions dermiques et même d'endométriose.

Deux femmes Mmes Coline Mazerat et Dorothée Barth ont fondé début 2018 une société Jho qui commercialise des tampons et des serviettes en coton bio. Il y a 3 tailles, des protège- slips et des serviettes jour et nuit. Tous les produits Jho sont certifiés par les labels GOTS et ICEA, qui garantissent la provenance du coton bio. Les clientes peuvent acheter ponctuellement ou s'abonner pour recevoir leurs produits tous les 3 mois. Chaque boite coûte 5,90 euros et les frais de port sont gratuits pour les abonnées. Gynécologie sans frontières soutient et soigne les femmes migrantes avec ces produits en coton bio dans notre pays. De quoi être sécurisée quand on manque d'eau et d'hygiène là où l'on vit…

Pourquoi ne pas vendre ces produits plus largement en pharmacie, magasins de régime ou même en grandes surfaces? Il faudrait au moins informer les femmes au sujet des tampons hygiéniques du grand commerce, pour qu'elles puissent choisir en connaissance de cause. Pour s'informer davantage, joindre JHO, Impasse des Enfants-Nantais- 44100- Nantes tél: 02 85 52 82 86 ou consulter le site Internet: www.jho.fr. 

Lyliane

15/11/2018

Les bons plans de la rénovation...

Selon Mme Karine Michel dans la revue "Nous", "le manque de terrain à bâtir oriente la tendance vers la rénovation du parc existant des maisons individuelles". Qui dit rénovation, dit aussi révision complète de la performance énergétique de l'habitat. Les architectes en conviennent: la rénovation est la majeure partie de leur travail. Généralement, l'habitat actuel se traduit par un décloisonnement et un partage plus large des pièces à vivre et une ouverture sur l'extérieur.

Que ce soit pour revoir à la baisse ses consommations d'énergie et réaliser des économies ou pour réduire par quatre, comme la France le souhaite les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, une remise aux normes selon les standards BBC (bâtiment basse consommation) s'impose. L'isolation thermique, les vitrages, la ventilation et le système de chauffage font partie de ces travaux à prévoir. En plus, l'été, comme le faisaient nos grands-parents, il est important de ne pas laisser entrer la chaleur et le soir de ventiler les pièces en les ouvrant largement.

Des moyens de protection contre la chaleur estivale peuvent même être installés comme un débord de toiture, une pergola climatique ou une haie végétale… Le coût moyen d'une rénovation ( TVA à 10%) est estimé à 1500 à 2000 euros TTC le mètre carré habitable. La performance énergétique est fonction du logement: dans le neuf, la pose de climatiseurs est autorisée mais ne pas dépasser les plafonds thermiques. Si l'on dépasse une extension de 50 M2, suivre la RT 2012, sinon ce sera "élément par élément".

Rénover l'existant ne dispense pas de respecter des règles d'urbanisme et notamment le Plan Local d'Urbanisme ou PLU. Tout d'abord, une autorisation d'urbanisme devra être obtenue pour réaliser des travaux (modification de façade, augmentation de surface habitable).Selon le zonage du PLU, une simple déclaration préalable ou un permis de construire sera exigible, car il importe de vérifier la distance du bâtiment par rapport aux limites séparatives, par rapport aux voies… La surface d'emprise au sol est également définie par le PLU comme la hauteur des constructions, la couleur des enduits, les emplacements de stationnements, les espaces verts même selon le cas...

Bref, faire appel à un professionnel, et le plus souvent à un architecte, est pratiquement indispensable, car des études techniques doivent la plupart du temps être réalisées (nature du sol, portance des structures…). On s'y retrouve déjà en matière d'optimisation des espaces et d'esthétique du bâtiment. De plus, les plans et autres documents à fournir au moment de la demande d'autorisation ne sont pas à la portée du premier venu. Alors, n'hésitons pas à rénover et à rénover malin dans nos régions françaises!

Des renseignements utiles peuvent être par exemple obtenus sur le site: www.camif-habitat.fr/

Lyliane

Black Friday, devrions-nous boycotter cette incitation à consommer impulsée par la publicité?

Importé des Etats-Unis depuis quelques années, le Black Friday ou vendredi noir est un jour de soldes durant lequel chaque consommateur est invité à surconsommer. Ce jour là, le vendredi 23 novembre 2018, le système marchand nous incite à effectuer beaucoup d'achats.

Une association intitulée nommée "Agir pour l'environnement" interpelle à cette occasion Mr le Ministre de la transition écologique et solidaire, car la publicité nous manipule et entretien l'illusion d'une croissance en perpétuel devenir. Or, notre planète ne peut résister durablement à une surconsommation prédatrice.

Pour cette raison, l'Association, nous demande de boycotter massivement le "Black Friday" ce vendredi 23/11/2018 en en faisant une journée totalement sans achat. Car sinon, ce serait une journée noire pour l'environnement...

Merci de relayer cette information auprès de vos contacts et d'agir dans ce sens.

Pour aller plus loin, contacter les sites:www.boycott.blackfriday.fr ou www.antipub.org.

Lyliane

14/11/2018

Mieux s'alimenter aujourd'hui...

Lors des assises de la Transition écologique et citoyenne, Mme Véronique Mondain, médecin au CHU de l'Archet à Nice (06) a tenu une causerie suivie de questions du public, dans laquelle elle est revenue avec conviction sur l'habitude de consommer des aliments ultra transformés que l'on trouve en grandes surfaces. Pour la plupart, ils sont produits hors sol et se révèlent nocifs pour notre santé, car ils sont trop gras, trop sucrés et trop salés. Beaucoup de ces produits servis dans les fastfood sont causes de maladies et ils font grossir de façon anormale. Sans compter que la publicité et les lobbies trompent les gens sur leur qualité nutritive (sucres cachés…). L'OMS et l'ANSES commencent à s'en inquiéter. 

S'il est vrai que l'alimentation est un facteur familial et culturel, il faut reconnaître qu'après la dernière guerre, on s'est mis à consommer beaucoup de viande (83 kg par personne). Quand on réalise que pour une calorie animale, il faut 10 calories végétales et que l'on favorise alors la déforestation et l'assèchement des nappes phréatiques, on s'aperçoit qu'il y a un problème de cohérence collective. De plus, "30% de la nourriture produite est gaspillée et on ne voit pas qu'on dévalise les pays du sud". Sans même parler de la solidarité du vivant avec les animaux, il faut savoir qu'un végétarien aurait 50% d'impact en moins sur son environnement.

Manger peut être considéré comme "un acte politique". Mme Mondain affirme qu'on économiserait quantité d'achats compulsifs  en n'allant plus dans les supermarchés. Une initiative en Provence-Alpes-Côte d'Azur est née du constat que pour favoriser la santé, il convient d'impliquer la population. Cette initiative qui se veut un geste simple pour la santé comme pour la planète, se nomme "Jeudi Vert". "C'est un projet collectif et pédagogique d'alimentation saine, écologique et éthique pour une transition alimentaire". 

Il s'agit chaque jeudi de proposer une alimentation exclusivement végétarienne, à titre individuel et sur tous les points de restauration collective de la région (hôpitaux, cliniques, cantines, restos U, maisons de retraite… ). Les restaurateurs peuvent s'y associer en mettant légumes, légumineuses, oléagineux, fruits et épices sur leur carte. La démarche a déjà été mise en œuvre dans plusieurs grandes villes du monde que ce soit en France ou en Belgique, au Royaume-Uni, en Europe du nord, aux Etats-Unis, en Asie...

La dynamique est lancée: soyons-en les acteurs! Consulter pour davantage d'informations la page Facebook du projet sur: www.facebook.com/projetjeudivert ou

https://www.etude-nutrinet-sante.fr

Lyliane

Disclose, le premier média d'investigation français à but non lucratif vient de naître...

Mr Richard Sénéjoux dans le journal Télérama a interviewé Mr Geoffrey Livolsi au sujet du premier média d'investigation français nommé "Disclose" c'est à dire révéler. Ce multimédia totalement gratuit sera financé uniquement par des dons. En Amérique (ProPublica) et en Allemagne (Correctiv), des journalistes d'investigation indépendants enquêtent déjà sur des sujets d'intérêt public comme l'environnement, la justice sociale, la santé publique, la délinquance financière, l'agroalimentaire, la surveillance des libertés...

Les  travaux, multimédias de nos journalistes d'investigation français, (écrit, photo, vidéo, audio) seront publiés sur le site gratuit www.disclose.ngo et par des médias partenaires. Des accords ont déjà été signés avec Mediapart, Radio France et Konbini, qui disposeront de l'exclusivité des enquêtes labellisées Disclose. Le média Disclose est né au sein d'Informer; il est piloté par Mr Livolsi et il a été crée en 2015 pour s'opposer à la première mouture de la loi sur le secret des affaires. Mr Livolsi est le coauteur de l'enquête sur le Crédit Mutuel déprogrammée par Mr Vincent Bolloré sur Canal+. Avec lui travaille aussi Mr Mathias Destal, un ancien de Marianne spécialiste de l'extrême-droite.

C'est le Comité éditorial qui décide des sujets d'enquêtes. ce comité est composé d'une quinzaine de journalistes habitués à l'investigation comme Mr J.P. Canet (cocréateur de Cash Investigation et ex-rédacteur d'Envoyé Spécial, Mr Benoît Collombat (France inter), Mme Valentine Oberti (Quotidien sur TMC) ou Mr P. Pujol (La Marseillaise). L'adhésion qui coûte 40 euros permettra aux disclosers de pouvoir proposer des sujets d'enquête. cette association est à mi-chemin d'un média et d'une ONG. Elle lance sa première levée de fonds avec KissKissBankBank et discute avec les mécènes. Elle table sur un budget de 400 000 euros la première année et espère le doubler très vite. Environ 70% des ressources seront consacrées aux enquêtes d'équipes de 2 à 4 journalistes et coordonnées par un rédacteur en chef.

Pourquoi ne pas soutenir Disclose car avoir l'enquête à cœur est un gage de démocratie?!

Lyliane

 

12/11/2018

On peut agir à notre niveau en faveur du climat...

Mme Valérie Masson-Delmotte, coprésidente du groupe d'experts intergouvernementaux sur l'évolution du climat (GIEC), a été interviewée, lors de sa Conférence aux Assises de la Transition Eclogique et Citoyenne à Nice mercredi 31/10, par Mme Célia Malleck, journaliste à Nice-Matin. La chercheuse au laboratoire des Sciences et du Climat nous alerte sur les conséquences d'une hausse des températures supérieure à 1,5°C d'ici quelques années. Les effets du changement climatique sont déjà sensibles partout dans le monde: vagues de chaleurs, pluies torrentielles, réchauffement des océans, submersions côtières, dégradation des récifs coralliens...

Les risques qui découleront de tous ces effets toucheront en priorité les populations les plus vulnérables et les pays qui ne se seront pas préparés. Elle s'appuie sur un rapport préparé par 90 chercheurs du monde entier réunissant plus de 6000 publications scientifiques. En faisant des conférences sur le sujet, Mme Delmotte nous propose de partager leur préoccupation, d'éviter de construire en zone inondable et de limiter le rejet des gaz à effet de serre pour construire un futur souhaitable à notre planète.

A l'échelle individuelle, elle insiste sur les gestes que les français peuvent faire en matière de chauffage, de transports et d'alimentation. Des technologies peuvent nous y aider. Il s'agit de mixer choix individuels et choix de société. Isolons nos logements, achetons des véhicules électriques, pratiquons le covoiturage, privilégions les circuits courts, chauffons nous par le solaire ou l'éolien et tout cela aura des incidences sur la qualité de l'air, de l'eau et des sols.

Nous devrons pour cela changer nos habitudes et faire pression sur nos élus pour que les choses évoluent: veiller à garder nos terres agricoles, protéger la biodiversité, faire aménager nos espaces de vie autrement, limiter nos déchets, surtout les plastiques, manger différemment, nous appuyer sur des associations et des ONG qui sont déjà engagées pour limiter la hausse des température. Les leviers d'action ne manquent pas: habitat, transport, alimentation, énergie, culture, économie, solidarité ...

En bref, c'est toute notre société qui mériterait d'être rebâtie autrement… Pendant qu'il en est encore temps, engageons nous donc dans la transition énergétique et citoyenne et enseignons les bons gestes à nos enfants et petits-enfants. Il n'est en effet plus temps d'être "eurosceptique"! Soyons lucides et conscients des enjeux!

Lyliane

Des veillées-soupes autour d'un livre...

Je viens de lire un excellent article écrit par Mme Nicole Gellot dans le Hors Série N°1 "La Main à la pâte" de la revue L'âge de Faire datant de décembre 2015. Nous apprenons que deux fondateurs d'une petite maison d'édition d'Artignosc - sur -Verdon(83), Mr Jean Darot et Mme Marie Clauwaert, "organisent des veillées autour d'une soupe, pour faire connaître leurs ouvrages et donner la parole à ceux qui écrivent sans jamais être entendus". Les veillées ont lieu le plus souvent au Paradiso, un café-restaurant de Volx, un village des Alpes-de-Haute-Provence. Poèmes, lettres, chansons à texte, slams, contes s'enchaînent dans un moment de convivialité rare. C'est "la soupe aux livres" des Editions Parole! 

Au départ, le couple d'éditeurs vendait ses livres sur les marchés entre stands de légumes et de savons. Puis, il y a 8 ans, ils ont eu l'idée d'instaurer "la soupe aux livres". Ils en sont aujourd'hui à la 87 ème édition sur Volx. En début de soirée, certains se montrent un peu timides. Puis, après le partage de la soupe, l'ambiance devient plus fraternelle. La patronne du Paradiso confectionne généralement deux soupes: une froide et une chaude. Elle est ravie de la présence de ses hôtes et elle s'affaire avec joie, car pour elle "un bistrot doit être un lieu de vie". De plus, côtoyer des passionnés de littérature lui donne des ouvertures intéressantes.

Parfois, les éditeurs vont à Colmars les Alpes, à Bauduen ou à Moustier dans la Haute Vallée du Verdon, où ils donnent la parole à des bergers, des rappeurs, des ménagères, des enfants… A Cannes, dans un foyer de jeunes travailleurs avec le Secours Populaire, ils se souviennent même avoir proposé aux jeunes de lire des textes sur la pauvreté. Il arrive que des personnes originaires d'autres pays chantent des mélodies dans leur langue comme ce fut le cas à Barcelonnette et ils leur font goûter une soupe typique de leur région. Bref, partout où se déplacent Mr Darot et Mme Clauwaert, le concept des veillées-soupes leur semble avoir bien rempli son but: faire se rencontrer des gens, leur proposer de s'exprimer et accessoirement  vendre des livres...

Pourtant, Jean Darot raconte qu'ils sont devenus éditeurs par hasard. Ils l'ont fait pour aider un ami poète, Daniel Daumas, qui écrivait moitié en provençal, moitié en français et ne trouvait aucun éditeur. Depuis, cinq collections, dont "Pourquoi" destinée aux enfants, se sont ajoutées à "Biface", leur première collection. Leur critère de choix pour accepter des livres est que "l'on puisse sortir grandi de la lecture". Une initiative qui pourrait donner des idées à d'autres personnes. Car la littérature n'est pas uniquement celle des prestigieuses maisons d'édition, qui publient les Prix Goncourt, Renaudot et autres. Je crois qu'il y a dans notre pays place pour des éditeurs régionaux, soucieux de donner la parole à des écrivains inconnus, des chanteurs, des poètes, créatifs et passionnés par les thèmes qu'ils ont envie de partager. Alors, qui prend la relève et relève ce défi?

Lyliane

 

10/11/2018

Qu'est ce que "l'effet miroir" dans les raports humains?

Le regard que nous portons généralement sur nous-même est assez flou. Il y a, en effet, certaines faiblesses de caractère, dont nous sommes conscients, mais beaucoup d'autres que nous n'imaginons pas ou que nous ne nous avouons pas. Notre égo est très efficace pour justifier des paroles ou des actes dont nous n'aurions pas lieu d'être fiers. Le phénomène de filtre des informations nous concernant nous incite par contre à projeter sur autrui ce que nous nommons "des défauts". Dans cette mesure, les psychologues ont pu dire: "l'autre est le miroir de soi". Nous blâmons, nous condamnons facilement l'autre en nous croyant "innocents". Comment devenir les artisans conscients d'une connaissance de soi plus éclairée?

Regardons donc de plus près ce qui se passe, lorsqu'une personne me crispe ou me dérange régulièrement. Au lieu de juger cette personne, ce que nous faisons habituellement, ne pourrions-nous essayer une autre démarche? Je propose que nous nous demandions intérieurement: "Ce qui me dérange chez l'autre serait-il le reflet du même trait de caractère bien caché dans mon inconscient? C'est alors, en se plongeant honnêtement à l'intérieur de nous-même, que peuvent monter à la conscience des refoulements, des interdits, des blessures mêmes nées dans notre enfance. Le regard de nos parents, de nos éducateurs sur tel ou tel "défaut" ne nous aurait-il pas interdit de lui donner de la place en nous? C'est fort probable...

J'ai proposé cet exercice et je l'ai mis en pratique personnellement dans un groupe de 6 personnes. Chacun-e a pu chercher lucidement ce qui le dérange le plus chez l'autre: sans-gêne, avarice, égoïsme, lâcheté, grossièreté, malhonnêteté… Nous avons remarqué que notre degré d'irritation indique souvent qu'il y a un écho en nous et c'est alors couramment le signe qu'une projection sur autrui est en place. En se centrant, sans se laisser enfermer dans les projections des autres, l'être humain est capable de faire le tri et de voir ce qui lui appartient réellement. La bienveillance et l'humour sont à mon avis de mise pour entreprendre ce type d'exercice.

Je juge par exemple des personnes qui se mettent en avant, en pleine lumière, parce que ma mère avait critiqué devant moi "les personnes orgueilleuses , qui s'en croient" comme elle disait. Voir d'autres le faire sans vergogne me crispe, me dérange, car moi je ne me l'autorise pas. D'autres ont un besoin viscéral d'être écoutés, de toujours être partout le premier ou la première ou d'apparaître en permanence raisonnables, responsables, intelligents.. car leurs pères ou leurs mères étaient absent-e-s ou très exigeant-e-s… Une personne élevée dans une famille nombreuse, dans laquelle le partage était de mise, trouvait beaucoup de membres de son entourage jusque là "égoïstes". Elle a pu réaliser qu'elle avait été formatée familialement au partage, même si parfois c'était bien lourd ou exigeant à endosser...

Il semblerait qu'en connaissant mieux notre fonctionnement, nous serions susceptibles d'acquérir plus de paix intérieure et extérieure. Car voir la même difficulté, la même peur ou la même faiblesse chez l'autre aide apparemment à devenir plus tolérant et plus humble. Je ne suis plus alors dans le rôle limitatif de "l'enfant sous le regard ou le non-regard de ses parents". Je grandis en conscience et en amour pour moi-même, tout en progressant dans la compréhension des mécanismes de défense que j'avais autrefois mis en place. Cet "effet miroir" nous propose de lâcher le mental, de ressentir qu'il nous est proposé un voyage intérieur. Nous sortons notamment de la dualité moi/l'autre, du fameux triangle entre victime/sauveur/bourreau pour nous placer à un autre endroit, où le cœur arrive à s'exprimer. Cela fait une sacrée différence!

Pour approfondir le sujet, en savoir davantage ou s'amuser d'un petit texte de Mr Pierre Descouvemont intitulé: "Quand lui, quand moi",  joindre sur Internet le site: www.bonheurpourtous.com

Lyliane

09/11/2018

GCO NON MERCI!

Une décision courageuse à prendre!

GCO NON MERCI
STRASBOURG, France

30 oct. 2018 — 

Alors que le climat se dégrade à grande vitesse, que le Président Macron insiste sur la nécessité de prendre des décisions historiques et inédites, que le gouvernement a arrêté le projet d’autoroute A45 (entre St Etienne et Lyon) notamment pour des enjeux climatiques, le même gouvernement maintient le projet de Grand Contournement Ouest de Strasbourg (GCO) alors qu’il a exactement les mêmes impacts sur le climat que l’A45. Pire, le GCO s’inscrit dans une logique de transit international de poids lourds pour faire de l’Alsace un véritable couloir à camions.

Conscients de l’incompatibilité du GCO avec l’extrême urgence climatique, un groupe de 10 membres du collectif GCO NON MERCI est en grève de la faim depuis le 22 octobre pour réclamer un moratoire.

A l’occasion de la venue d’Emmanuel Macron à Strasbourg le 4 novembre, le collectif appelle à un grand Rassemblement ce dimanche à 15 H, place de l’Etoile devant la statue de Gandhi.

Cette manifestation a pour objectif de demander au  président de concrétiser ses discours par des décisions courageuses, historiques et inédites.

Elle permettra aussi de marquer votre soutien au groupe des grévistes de la faim qui en seront à leur 14e jour.

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Pour aider et soutenir les grévistes de la faim, voir infos ici : 

- Jeûne national solidaire le 31 octobre 2018

- infos sur la grève de la faim

- comment soutenir les grévistes de la faim

 

08/11/2018

Comprendre la situation de Mayotte...

Le référendum de 1974 avait permis aux habitants de Mayotte de décider de leur avenir, écrit Mr Nicolas Bérard dans le Journal "L'âge de faire" d'avril 2018. La majorité des habitants de l'île avait alors voté pour rester française, alors que les 3 autres îles de l'archipel optaient pour l'indépendance. Jusque là, la circulation se faisait librement aux Comores. A partir de 1995, un visa fut exigé pour se rendre à Mayotte… Cette décision française fut mal perçue, car la plupart des mahorais ont de la famille dans les autres îles de l'archipel. Maladresse ou provocation… ce fut quoi qu'il en soit une aggravation des difficultés rencontrées par les habitants de Mayotte.

On peut affirmer, comme le fait le journaliste, que "la complicité avec certains élus locaux et le rôle de la France, dont sa grande passivité dans cette partie du monde, n'ont sans doute pas aidé Mayotte à se développer harmonieusement". De plus, à partir de l'arrivée de Mr Sarkozy comme ministre de l'Intérieur en France, une politique de lutte contre l'immigration clandestine (plus de 10% de la population environ) et le début des expulsions, mirent le feu aux poudres. Sans compter qu'un système scolaire obsolète, des soins de santé déficients ont conduit certains membres de la bonne société à fuir l'archipel pour se réfugier en Métropole, laissant enseignants et médecins gérer une pénurie. Les boucs émissaires des désordres engendrés par la situation locale furent les Comoriens venus des autres îles…

Il faut cependant réaliser que si l'Etat dépense en moyenne 7760 euros par élève dans l'hexagone, il n'en dépense que 4132 par élève à Mayotte selon une étude du Conseil Economique, social et environnemental de Mayotte. Idem pour la santé: 3300 euros en Métropole pour 900 euros sur l'île. Un climat de violence est née de cette situation. Les jeunes sur place mal formés, sans emploi, ont tendance à sombrer dans la délinquance. Des villageois en réaction ont formé des milices, alors que des collectifs citoyens tentent d'empêcher les débordements locaux. Le climat sur place est loin d'être serein. Ce ne sont pas les forces de l'ordre envoyées en renfort qui seront capables de calmer les esprits. Docilité ne rime pas, en effet, avec manque de conscience sociale chez syndicalistes et responsables locaux...

Au moment où la Nouvelle Calédonie vient de voter pour rester française, il conviendrait que l'Etat français se rende compte qu'il doit mettre en place partout et notamment à Mayotte "un grand plan de développement", tout en prévoyant des évaluations et un suivi afin d'ajuster ledit plan. Car sur l'île la vie est très chère et jusque là les réactions ont été relativement modérées (grèves de la faim, barrages de routes). Toutefois, on ne peut perpétuer des injustices criantes envers des citoyens français, qu'ils habitent loin ou pas de la Métropole. Concernant l'éducation et la santé notamment des mesures urgentes doivent être prises, car des jeunes mineurs isolés ont besoin d'être pris en charge et de trouver emploi et  épanouissement...

Espérons que la solidarité entre tous les Français va enfin jouer et que le gouvernement français va s'intéresser réellement au sort de ces iles lointaines, travailler à leur développement, alors que jusqu'ici les seules mesures prises ont été relativement coercitives...

Lyliane

07/11/2018

Cuisiner avec des fleurs...

Mme Kathleen Junion dans la revue "Nous" invite les fleurs sur notre table. Elle signe un article, en effet, dans lequel il est question d'en faire des jus, des confits ou de les utiliser à l'état brut. La cuisine des chefs s'y est mise également. A Antibes, par exemple Mr Olivier Ferrand a crée il y a 8 ans un restaurant - 24, Rue de Fersen - appelé "La taille de guêpe". Là, il propose une cuisine atypique avec des fleurs. Ce chef a été formé aux Pays-Bas, en Belgique et à Lille.

Tout d'abord, Mr Ferrand s'est entouré des meilleurs fournisseurs de la région: Mr J.C. Orso à Cannes, Mr M. Auda à Gattières et la confiserie Florian à Nice. Aussi trouve -t-on sur sa carte: de la terrine de foie gras au confit de jasmin, du magret de canard avec une sauce aux fruits rouges à l'hibiscus ou encore un carpaccio de cabillaud à la capucine… Son secret, c'est l'improvisation! Il y a à chaque fois non seulement la décoration des plats mais aussi le goût délicat des fleurs.

De même à "La Badiane" à Ste Maxime (83), cite la journaliste, des fleurs agrémentent les plats du chef Geoffrey Poësson: bourrache, lavande… Quant à Mr Erwan Miziane à Hyères qui cuisine au "Carte Blanche" figues, lavandes, capucines agrémentent ses desserts. A la maison, nous pouvons à notre tour risquer une salade d'endives et noix aux grains de lavande, des raviolis à la bourrache, un dessert à la violette ou un poisson en papillote, où les capucines donnent un soupçon poivré à l'ensemble.

Toutes les fleurs ne se cuisinent certes pas. Mais pourquoi ne pas essayer une cuisine champêtre, inventive et qui fleure bon la nature? Pour connaître les fleurs comestibles bio susceptibles d'être insérées dans vos recettes, consultez par exemple sur Internet: https://www.fermedesaintemarthe.com .

lyliane

06/11/2018

Appel à la Résistance Climatique...

C'est l'heure des choix. Face à l'aberration, je choisis ma liberté. Entrer en résistance climatique, c'est s'engager dans un combat à l'intérieur de soi. C'est plus difficile, et plus important, que de prendre les armes."

Ce vibrant Appel à la Résistance Climatique nous invite à prendre un certain nombre d’engagements personnels pour commencer à modifier radicalement nos modes de vie. Une fois n’est pas coutume, nous vous invitons à le lire, à le signer, et à le partager largement !

Pour le lire et le signer, c'est ici : https://bit.ly/2ziaWAS

Pour le partager sur Facebook : https://bit.ly/2SurFtv

Pour le partager sur Twitter : https://bit.ly/2PypJl3

Cet appel, et de manière générale les manières de s’engager, chacun, à mettre nos modes de vie en conformité avec nos convictions, et à les rendre compatibles avec un monde vivant, pacifique et durable, ont fait l’objet de beaucoup de discussions sur le groupe Loomio ! (Message subliminal : rejoignez-nous, c'est par ici : https://www.loomio.org/g/gfNEhCMo/non-m-hulot-vous-n-tes-...)

Les premières réactions à cet Appel sont parfois : « c’est contre-productif, car les engagements sont trop difficiles à tenir ». Point d’achoppement fréquent, la limite de 2000 km par an en voiture.

Puis en creusant on se rend compte que c’est bien la direction à prendre. Pas du jour au lendemain, c’est certain, mais à une échéance relativement courte (2 à 5 ans). Ces engagements, qui à première vue et pour certains peuvent paraître intenables, sont en fait cohérent avec l’ampleur de la révolution que nous devons engager face à l’urgence climatique. Nous avons clairement besoin de franchir chacun une étape culturelle et psychologique pour en accepter la nécessité, et pour ne pas le vivre comme un renoncement, mais c’est un autre sujet (peut être pour une prochaine discussion sur Loomio ?)

Quoiqu’il en soit, il est ressorti de nos discussions le besoin de comprendre et d’évaluer notre impact individuel, afin de s’engager dans une démarche de progrès. Voici donc une sélection d’outils pour entamer votre « bilan carbone personnel », repérés et sélectionnés par les membres du groupe !

Merci à Laëtitia, François, Jean, Fabien, Benoît, Vincent, Valérie, Alexandre, Aymeric, Pascale, Brigitte, Marie, et tous ceux qui ont participé à la discussion sur Loomio pour permettre de vous concocter cette liste !)

Pour une première estimation :

Des insectes-robots à la rescousse...

Des insectes hybrides vont bientôt intervenir pour assister les secouristes. Il est possible de les piloter à distance avec la même précision que des drones.


Imaginez. Vous êtes bloqué sous les décombres après une explosion ou une catastrophe naturelle. L'endroit est exigu. Difficile d'accès. Personne ne sait que vous êtes là. Tout à coup débarque une armée de cafards téléguidés par les sauveteurs. Avec leurs capteurs, ils ont cartographié toute la zone, repéré un accès et fini par vous localiser. Ça y est, l'alerte est donnée. Il reste un survivant à cet endroit précis. Et on sait par où passer pour aller le chercher.


Non, ce n'est pas un scénario de science-fiction. Un peu partout dans le monde, des chercheurs travaillent à recruter des insectes pour assister les pompiers dans les missions de sauvetage. Il ne s'agit pas de dressage comme avec les chiens secouristes, mais de développer des prothèses robotisées qui transforment les bestioles en "cyborgs" téléguidés. Ce dispositif va lui titiller les antennes avec un signal électrique et lui faire croire qu'il rencontre un obstacle à gauche, à droite ou devant lui. Ce qui l'obligera à tourner. En modulant le signal, on le dirige et on stimule la pointe de son abdomen pour le faire accélérer.


Un paquetage électronique
Abhishek Dutta et son équipe étudient essentiellement sur des cafards. Pas n'importe lesquels, les blattes de Madagascar. D'abord parce que ce sont les plus grosses qui existent (7 centimètres à l'âge adulte) ; leur dos peut accueillir le paquetage électronique. Ensuite, elles sont d'excellents candidats pour les opérations de secours, puisqu'elles grimpent très bien et sont très curieuses ; donc explorent partout. Surtout, elles résistent à la chaleur et aux radiations, un sérieux avantage lors d'une catastrophe nucléaire, par exemple.
Les Américains ne sont pas les seuls à plancher sur de tels cyborgs. L'université de technologie de Nanyang, à Singapour, est aujourd'hui la plus avancée en matière de miniaturisation. Son paquetage électronique ne mesure que quelques millimètres, ce qui permet de maîtriser de petits scarabées de 2 centimètres de long. Les scientifiques ont même trouvé une technique pour les faire reculer et améliorer d'autant leur maniabilité lors du pilotage à distance.

Avantage des scarabées? Ils sont plus petits, donc capables de passer par des orifices inaccessibles aux gros cafards. Et surtout, ils volent, même si les chercheurs n'arrivent pas à les diriger une fois en l'air. Précisons qu'aucune de ces méthodes n'est dangereuse pour les insectes. Tous retrouveraient une vie normale une fois le sac à dos électronique retiré.


Des capteurs miniaturisés
Au-delà du module de guidage, les travaux portent également sur la miniaturisation des capteurs. Les chercheurs de Singapour ont ainsi réussi à faire tenir un détecteur de présence humaine, un GPS et des capteurs environnementaux sur une plaque de quelques centimètres. Trop grande pour des scarabées, elle pourrait parfaitement convenir aux grosses blattes. Reste maintenant le problème de l'autonomie des batteries. Aujourd'hui, ces insectes peuvent être contrôlés pendant huit heures. C'est déjà beaucoup. Mais il faudra faire mieux, les opérations de sauvetage pouvant s'étaler sur plusieurs jours.
Il n'empêche. On commence déjà à affiner les techniques de déploiement des insectes. Aux États-Unis, une équipe de l'université de Caroline du Nord (NCSU) évalue, par exemple, le nombre de coléoptères qu'il faudrait envoyer pour être certain de quadriller totalement une zone. Les sauveteurs n'ayant pas de visuel, c'est à leurs nouveaux assistants d'explorer les lieux de façon autonome, avec des stimulations aléatoires pour s'assurer qu'ils ne campent pas dans un coin. L'essentiel des briques semble donc en place. Les premiers essais sur le terrain ne sauraient tarder.


Phobique des insectes? Mieux vaut commencer à se soigner. Car dans quelques années, il y a de grandes chances qu'ils viennent à notre secours si on est coincé sous des gravats.

05/11/2018

Les bénéfices du bio...

Selon une étude menée par des chercheurs français et publiée dans le "Jama Internal Medecine", consommer des produits issus de l’agriculture biologique réduirait de 25% les risques de développer un cancer. Cette découverte doit être confirmée par d’autres travaux de recherches. Explications:

Alors qu’à l’occasion du SIAL 2018, un sondage Nielsen révèle que 16% des Français consomment des produits « bio-locaux », une étude tend à montrer que manger bio permettrait de réduire significativement les risques de cancer.

Décryptage. l’agriculture biologique réduirait de 25% les risques de développer un cancer. Cette découverte doit être confirmée par d’autres travaux de recherches.

Explications: Moins de risques de développer un cancer du sein Menée sur un échantillon de plus de 68.946 adultes (dont 78% de femmes) qui ont été suivis de 2009 à 2016, l’étude a été publiée lundi dernier dans la revue Jama Internal Medicine.

Les chercheurs français ont voulu répondre à la question suivante : quel est le lien entre un régime basé sur des aliments issus de l’agriculture biologique (c'est-à-dire moins probable de contenir des résidus de pesticides) et le risque de cancer ? Les chercheurs français ont voulu répondre à la question suivante : quel est le lien entre un régime basé sur des aliments issus de l’agriculture biologique (c'est-à-dire moins probable de contenir des résidus de pesticides) et le risque de cancer ?

Les analyses des résultats ont montré que les participants qui étaient les plus gros consommateurs d’aliments bio (plus de 50% de leur alimentation) présentaient un risque de cancer 25% moins élevé que ceux qui en mangeaient moins. Un risque moindre (34%) a également été remarqué pour les cancers du sein chez les femmes ménopausées et de 76% pour les lymphomes.

Des résultats qui restent à être confirmés :
Des experts de l’Inserm avaient déjà souligné le lien entre l’exposition aux pesticideset certaines maladies humaines, notamment le cancer de la prostate et d’autres cancers hémétopoïétiques. Mais c’est "la première fois que l’on met en évidence et à partir d’une enquête prospective un lien entre alimentation bio et risque de cancer", a précisé dans une interview, accordée au Monde Philip Landrigan, un épidémiologiste du Boston College qui n’a pas participé aux recherches.

Selon Emmanuelle Kesse-Guyot, chercheuse (Institut national de la recherche agronomique, INRA) dans l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Inserm, INRA, université Paris-XIII) et coauteure de l’étude qui vient d’être publiée : « pour expliquer ces résultats, l’hypothèse de la présence de résidus de pesticides synthétiques bien plus fréquente et à des doses plus élevées dans les aliments issus de l’agriculture conventionnelle comparés aux aliments bio est la plus probable ».
D’autres enquêtes doivent être menées « pour préciser le lien de cause à effet ».

Selon Marina Marcout - Gentside - mardi 23 octobre 2018

NDDL: quel avenir pour la ZAD?

Un article de Mr Nicolas Bérard dans le Journal "L'âge de faire" d'avril 2018 interviewant Mme Françoise Verchère, co-présidente du CEDPA (Collectif des élu-e-s doutant de la pertinence de l'aéroport), tente de faire le point sur l'avenir de la ZAD, qui reste un lieu d'expérimentation inédit. Selon Mme Verchère, la Préfecture, dès l'annonce de l'abandon du projet d'aéroport, a mis en place un comité de pilotage sur la question des terres agricoles, leur propriété et leur gestion future. Elle estimait d'entrée de jeu qu'il y avait des mois de travail, afin d'obtenir un état des lieux complet de la zone (baux, expropriations, vente amiable…). Les propriétaires ont en effet trois ans pour redemander leurs terres et nul ne pouvait prévoir à l'avance qui allait vouloir revenir sur les lieux...

Mme Verchère a entre temps évolué par rapport à sa demande du gel des terres comme cela a été proposé par bail emphytéotique au Larzac, car elle préférerait finalement que l'Etat garde un maximum d'hectares. Elle signale que le président du Département de Loire-Atlantique en effet "ferait partie des revanchards qui voulaient que se fasse l'aéroport". Il pourrait vouloir récupérer des terres...

La préfète lui semble au contraire plutôt "pacifiante". Elle accepterait notamment de parler de "convention d'occupation précaire". Provisoirement, ce pourrait être une solution, pense le CEDPA. Mais certains voulaient signer, d'autres pas. La co-présidente du CEDPA se demande encore: pourquoi avoir obligé la préfecture à envoyer les forces de l'ordre pour libérer les routes? Et pourquoi avoir dégradé le bitume? Il aurait apparemment fallu un consensus  parmi les zadistes et moins de conflits internes ...

Quoi qu'il en soit, l'objectif ouvertement prôné par Mme Verchère est de "laisser se poursuivre les plus belles initiatives de cette ZAD". C'est par exemple: l'esprit de solidarité, le sens de l'intérêt commun, de continuer les expérimentations agricoles ou d'habitat, au moins sur une partie des 1600 ha. En respectant l'environnement, en maintenant une vie sociale, la solidarité, le consensus, il y aurait, d'après son analyse, possibilité de jouer collectif. Elle imaginerait bien par exemple un financement participatif pour racheter collectivement des terres. Le plus gros obstacle à ses yeux reste le" tout ou rien" de certains jusqu'au boutistes....

Il faudrait naturellement faire un point plus récent et donner la parole aux zadistes pour connaître leur degré de cohésion de groupe et leurs projets collectifs et individuels pour la ZAD. Peut-être s'y risqueront-ils un jour prochain. Notre blog leur est ouvert...

Pour suivre l'actualité de NDDL vue par ses habitants, joindre par exemple sur Internet: https://zad.nadir.org/

Lyliane

03/11/2018

Tiny house, petites maisons sur mesure en bois local...

Notre blog s'est déjà fait l'écho de l'engouement du public français et étranger pour les Tiny houses, mais là j'ai découvert, grâce à un article dans le Journal "Lâge de faire" de Mme Muriel Le Loarer, l'entreprise de Mr Jean-Daniel Blancher à Langolen (Finistère). Celui-ci fabrique et commercialise des Tiny Houses sur mesure toutes en bois, confortables et isolées et il offre même en plus la possibilité aux acheteurs de participer à la construction. Les personnes intéressées viennent de toute l'Europe pour faire les finitions, l'isolation, fabriquer leurs meubles en profitant des machines, du bois et de l'expérience du constructeur.

"Maisons de vacances, habitations principales ou ateliers, les Tiny Houses sont dotées de toilettes sèches, douche, cuisine, poêle à bois, récupérateur d'eau de pluie, panneau solaire, onduleur"... Des phytobacs filtrants recyclent "les eaux grises" assurant autonomie et empreinte écologique légère aux propriétaires. Ces Tiny Houses sont construites et équipées par des entreprises locales, favorisant ainsi les circuits courts et l'emploi dans la région. La fabrication utilise des bois non traités provenant de 30 km alentour et elles sont construites dans un atelier  installé près de la scierie.

 

Pour contacter Mr Blancher ou s'informer davantage, joindre Bois d'ici au 06 63 78 01 16 et contact@penty-cosy.fr ou sur Internet: www.tiny-house-bretagne.fr .

Lyliane

02/11/2018

Propositions au Président français des associations qui oeuvrent en faveur du climat..

Transports : Taxer davantage les pollueurs, dire adieu à la voiture thermique


Pourquoi c’est important. C’est LA première source d’émissions de gaz à effet de serre en France. Les transports représentent 29% des émissions, selon le suivi opéré par la Stratégie nationale bas carbone (SNBC). Pire, ce taux s’aggrave. Avec 94% des émissions du secteur, le mauvais élève est le transport routier.


Ce qu’Emmanuel Macron peut faire. Priorité numéro 1, pour les associations consultées : réduire drastiquement l’usage de la voiture. A l'été 2017, Hulot avait annoncé "la fin de la vente" des véhicules essence et diesel d’ici 2040. Mais pour Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France, "il faut aller beaucoup plus Pourquoi c’est important. C’est LA première source d’émissions de gaz à effet de serre en France. Les transports représentent 29% des émissions, selon le suivi opéré par la Stratégie nationale bas carbone (SNBC). Pire, ce taux s’aggrave. Avec 94% des émissions du secteur, le mauvais élève est le transport routier.


Pour Lorelei Limousin, en charge des questions de transports au Réseau Action Climat, Emmanuel Macron pourrait agir dès maintenant, avec la loi d’orientation sur les mobilités (LOM), qui doit être présentée en Conseil des ministres d’ici la fin d’année. "Il faut mettre fin aux avantages fiscaux dont bénéficient les transports les plus polluants, à savoir le transport routier et aérien", explique-t-elle. Le transport routier, par exemple, est en partie exonéré des taxes sur les carburants. L’argent récolté servirait ensuite à favoriser les transports propres.S doit indiquer un objectif de réduction de la consommation de viande", martèle Cyrielle Denhartigh, en charge des questions d’agriculture au Réseau Action Climat.

Agriculture et Alimentation: moins de viande et zéro pesticides

Pourquoi c’est important. L’autre grand secteur pourvoyeur de CO2, méthane et autre azote, c’est l’agriculture, et surtout l’élevage. Le secteur représente 20% des émissions françaises.


Ce qu’Emmanuel Macron peut faire. La prochaine échéance arrive dès janvier, avec la publication du nouveau Programme national nutrition santé (PNNS). Derrière cet acronyme se cachent les recommandations en matière de nutrition (les "cinq fruits et légumes par jour", c’est lui). "Le nouveau PNNS doit indiquer un objectif de réduction de la consommation de viande", martèle Cyrielle Denhartigh, en charge des questions d’agriculture au Réseau Action Climat.


Autre attente : "rendre obligatoire l’adoption de repas végétariens dans toutes les cantines" (la loi Agriculture et Alimentation prévoit seulement des expérimentations) et favoriser une alimentation "plus biologique, locale, de saison et moins transformée", énumère-t-elle.


Cyrielle Denhartigh pointe aussi les engrais à base d’azote, un gaz à effet de serre très puissant. Chez Greenpeace, Jean-François Julliard ajoute un autre cheval de bataille : la déforestation. Lorsque les Français consomment des aliments à base d’huile de palme, par exemple, ils contribuent en effet à la déforestation à l’autre bout du globe, génératrice de CO2. Il milite pour davantage de normes, mais surtout "un non définitif au projet de mine d’or dit la Montagne d’or en Guyane" et "le retrait à Total de l’autorisation de raffiner de l’huile de palme à La Mède" (Bouches-du-Rhône).


Habitat : en finir avec les passoires énergétiques:


Pourquoi c’est important. Avec 19% des émissions de gaz à effet de serre, les bâtiments échouent à la troisième place du podium des pollueurs en France. La faute aux passoires énergétiques, ces logements mal isolés qui gaspillent trop d’énergie. Elles seraient 7 à 8 millions.


Ce qu’Emmanuel Macron peut faire. Plusieurs mesures ont été prises ces dernières années pour améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments neufs. Mais un gros travail reste à faire sur le bâti existant. Les pistes à suivre, selon le Réseau Action Climat : rénover les bâtiments et interdire de louer des passoires énergétiques. Durant sa campagne, le candidat Macron s’était d’ailleurs engagé à rénover la moitié des logements-passoires dès 2022 et de les interdire à la location en 2025. Avec 19% des émissions de gaz à effet de serre, les bâtiments échouent à la troisième place du podium des pollueurs en France. La faute aux passoires énergétiques, ces logements mal isolés qui gaspillent trop d’énergie. Elles seraient 7 à 8 millions.

 

Industrie et énergie : arrêter de financer les projets polluants
Pourquoi c’est important. Industrie et production d’énergie représentent respectivement 18 et 11% des émissions de gaz à effet de serre en France.


Ce qu’Emmanuel Macron peut faire. Côté industrie, Anne Bringault, du Réseau Action Climat, défend une "taxation des gaz réfrigérants". Côté énergie, elle demande "la fermeture des dernières centrales à charbon". Mais pour avoir un réel impact en matière d’énergie, la France doit cesser d’investir dans les énergies fossiles. C’est ce que pense l’ONG 350.org, qui milite pour verdir les investissements publics.
"Il faut arrêter de financer le problème pour financer la solution", résume Clémence Dubois, responsable des campagnes France. Pour l’ONG Oxfam aussi, l’argent est le nerf de la guerre. "Actuellement, la France consacre 50% des recettes de la taxe sur les transactions financières à la solidarité et au climat, relève Emilie Both, chargé des questions climat. Nous demandons que ce taux soit de 100%."

Selon Aude Le Gentil - leJDD - Reuters- mercredi 17 octobre 2018

01/11/2018

L'intérêt écologique et économique du vélo...

Le Journal Maïf Social Club donne la parole à Mme Véronique Michaud, secrétaire générale du Club des villes et des territoires cyclables, qui comporte environ 1 500 adhérents en France. Cette dernière a publié aux Editions FYP "A vélo, vite!", dans lequel elle justifie l'intérêt économique de la bicyclette. En effet, depuis 10 ans au moins, nous savons que "grâce aux adeptes du vélo, nous économisons plus de 5 milliards par an en dépenses de santé". Ce chiffre important devrait booster nos efforts pour augmenter la part du vélo dans les transports. Aujourd'hui elle n'est que de 3%.

Dans les pays du Nord de l'Europe, cette part est de 12%. Pour les familles utilisant le vélo, il permet par exemple de n'avoir qu'une seule voiture, voire de s'en passer tout à fait. Le vélo, c'est aussi "tout un écosystème et cela représente 35 000 emplois environ, depuis les fabricants, les vendeurs, jusqu'aux réparateurs". Mais pour développer l'usage du vélo, il faut augmenter les pistes cyclables, trouver des espaces de stationnement que ce soit devant les logements, les commerces, les services publics ou au travail. Quant au transport vélo par le train ou à son stationnement sécurisé en gare, il est encore très réduit.

Des ateliers d'autoréparation existent: ils sont souvent associatifs. Des vélos-écoles permettraient aussi "de remettre en selle des salariés" dans le cadre des entreprises, de leur rappeler le Code de la Route... Bref, à tous les niveaux, de sérieux efforts sont à réaliser pour former les personnes et inverser la tendance. Car souvent les municipalités n'entrevoient que les transports en commun pour fluidifier l'offre de déplacements en ville et à la campagne. En définitive, circuler à vélo est non seulement "un acte citoyen" d'autonomie et de lutte contre la pollution, mais surtout un geste de prévention et de bien-être tout en favorisant la mobilité de chacun d'entre nous. 

Pour aller plus loin avec ce sujet, bousculons nos habitudes et lisons l'ouvrage précité ou consultons par exemple l'Observatoire des mobilités émergentes publié par l'Ademe en mai 2017. Car il existe des bicyclettes à assistance électrique pour les séniors ou dans les zones montagneuses...

Lyliane

 

Contre l'avis du gouvernement, un crédit d'impôt pour les personnes hébergeant gratuitement des réfugiés?

L'Assemblée nationale a voté mercredi, contre l'avis du gouvernement, un crédit d'impôt pour les personnes hébergeant gratuitement des réfugiés résidant en France depuis au moins un an. L'incitation financière a été fixée à 5 euros par nuitée dans la limite de 1.500 euros par an. Les associations en charge de l'hébergement des réfugiés délivreront les certificats permettant aux particuliers de demander le crédit d'impôt.


Contre l'avis du gouvernement. Cet amendement au projet de budget 2019, porté par le député LREM Aurélien Taché et co-signé par une cinquantaine de ses collègues, avait reçu un avis défavorable du rapporteur et du ministre du Budget Gérald Darmanin. "L'intégration est un enjeu prioritaire pour notre majorité et on ne réussira pas cette intégration si les Français et les réfugiés ne se connaissent pas", a plaidé dans l'hémicycle le député du Val d'Oise, qui avait déjà avancé cette proposition en début d'année dans son ambitieux rapport au gouvernement sur l'intégration.


Le rapporteur Joël Giraud (LREM) a justifié son opposition par la complexité et la difficulté de contrôler la certification des nuitées par les associations. La droite a voté contre. "Vous venez de sous-traiter l'accueil des migrants à nos compatriotes via des incitations fiscales, c'est déplorable", a fustigé Fabien Di Filippo (LR). Déjà contre l'avis du gouvernement, la majorité avait voté dans la nuit de mardi à mercredi des avantages fiscaux pour les personnes mettant à disposition des associations des biens immobiliers pour les sans-abri ou mal-logés. 

Selon l'AFP

31/10/2018

Mobilisons-nous en faveur de la NEF!

Une mobilisation citoyenne historique est nécessaire !

Nous sommes de plus en plus nombreux à faire évoluer nos modes de vie afin de soutenir un modèle de société plus durable. Mais, cela ne suffira pas.

Si nous laissons la finance continuer à causer des dommages écologiques et sociaux irrémédiables, nos engagements quotidiens perdent de leur sens.


Depuis 30 ans, la Nef permet aux citoyens de reprendre le pouvoir sur leur argent, en soutenant exclusivement des projets à fort impact écologique et social. La Nef poursuit également la construction de son projet de banque éthique. Des étapes importantes ont déjà été franchies, il reste néanmoins des freins structurels et institutionnels à lever pour proposer un compte courant aux particuliers.

La Nef travaille dur, depuis plusieurs années, pour pouvoir lancer ce service tant attendu. Mais aujourd’hui, pour continuer d’avancer, notre coopérative doit impérativement et urgemment grandir, changer d’échelle.

C'est pourquoi nous lançons ce jour une grande mobilisation citoyenne. 


L'objectif : 10 000 nouveaux clients d’ici le 15 décembre 2018. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons peser et montrer aux autorités bancaires que la Nef n’est pas une initiative isolée, mais qu’elle porte les aspirations de dizaines de milliers de citoyens à disposer enfin, en France, d’une banque éthique.

Vous aussi, ouvrez un Livret Nef, parlez-en à vos amis, familles, collègues et partagez notre campagne. 

La finance éthique est en marche et c'est ensemble que nous y parviendrons !

Rejoignez le mouvement sur 
PourLaBanqueEthique.com
Parlez-en autour de vous !
 
 
 


RESTONS CONNECTÉS !

30/10/2018

Regarder des documentaires animaliers pour se sentir mieux!

Regarder naître des bébés pandas, le quotidien de loutres et de dauphins, ou bien tout simplement le dressage d'un chien nous redonnerait le sourire !
L'étude Real Hapiness Project a été conçue par la chaîne anglaise BBC, et en partenariat avec l'université de Berkeley, en Californie.


Basée sur le célèbre documentaire, "Planet Earth II", qui a réuni plus de 11 millions de téléspectateurs, les chercheurs ont fait appel à plus de 7500 personnes venues de toutes origines : Anglo-saxons, Inde, Australie, Afrique du Sud ou encore Singapour. 
Ces personnes devaient regarder les 6 épisodes que contient la série, mélangeant le dramatique et le pédagogique. Leurs expressions ont été analysées grâce au logiciel "Crowd Emotion" qui d'après lui, l'admiration et l'émerveillement étaient les deux sensations les plus importantes. 


Les résultats peuvent varier selon le sexe ou l'âge du candidat. Les personnes les plus touchées par l'exercice étaient les femmes âgée de 16 à 24 ans. 
La nature semblerait donc diminuer le stress, l'anxiété, la nervosité et même la peur chez certaines personnes. 


D'après le Professeur Dachner Keltern, le plaisir serait la base du bonheur. Il explique "si les gens ressentent des sensations d'émerveillement, ils sont plus susceptibles de faire preuve d'empathie et d'entraide, et peuvent mieux gérer leur stress."
A la suite de l'étude, la chaîne BBC Worldwild a lancé une plateforme donnant accès plus facilement à des vidéos sur la nature et les animaux. 


Conseil : après une journée bien stressante, regardez un documentaire animalier et vous verrez, après vous vous sentirez mieux !

Selon Inès Gerbe - Oh My Mag - mercredi 24 octobre 2018

Des moutons, pas du goudron!

L'A45 entre Lyon et Saint-Etienne ne verra pas le jour. Le projet a été définitivement enterré par le ministre des Transports, Elisabeth Borne, mercredi 17 octobre. Celle-ci privilégie désormais "des solutions alternatives routières et ferroviaires", dans un entretien au Progrès à paraître jeudi. Elle ajoute que l'Etat tiendra "son engagement des 400 millions d'euros" initialement prévus pour le projet d'A45, "pour améliorer la relation entre Saint-Étienne et Lyon, que ce soit par la route ou par le rail".

La ministre évoque ainsi la piste "d'un élargissement à 2X3 ou 2X4 voies" ou d'un "nouveau pont de franchissement sur le Rhône" pour le noeud routier de Givors-Ternay, au sud de Lyon. Elle fixe également l'objectif "de doubler" le nombre actuel des 20 000 voyageurs quotidiens par train "par des travaux qui renforcent les infrastructures et des investissements dans du matériel roulant aux capacités d'accueil supérieures". La ministre évoque ainsi la piste "d'un élargissement à 2X3 ou 2X4 voies" ou d'un "nouveau pont de franchissement sur le Rhône" pour le noeud routier de Givors-Ternay, au sud de Lyon. Elle fixe également l'objectif "de doubler" le nombre actuel des 20 000 voyageurs quotidiens par train "par des travaux qui renforcent les infrastructures et des investissements dans du matériel roulant aux capacités d'accueil supérieures".

Pour ses partisans, ce nouvel axe était indispensable à l'économie de la région. Mais les opposants dénonçaient son tracé, au milieu des terres agricoles et des vergers, et pointaient du doigt le coût du projet. "Si ce projet était simple et consensuel, l'autoroute A45 serait réalisée depuis longtemps. On ne peut pas ignorer le prélèvement de terres agricoles, l'impact environnemental, l'absence du grand contournement de Lyon sur lequel l'A45 doit déboucher", déclare la ministre au journal.

Non retenu dans le rapport sur les infrastructures
"Si la décision est indigne sur la forme, elle est sur le fond, incompréhensible", a réagi Laurent Wauquiez, président LR du Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, dans un communiqué commun avec Georges Ziegler et Gaël Perdriau, respectivement président du conseil départemental de Loire et maire de Saint-Étienne. La coordination des opposants à l'A45 a quant à elle salué une "très grande victoire", exigeant "des garanties et un véritable plan B", pas "un simple rafistolage de l'existant, A47 et TER compris".

Ce projet de longue date, dont le financement était bouclé et dont la mise en oeuvre n'attendait plus qu'une signature du gouvernement, était destiné à améliorer le trafic routier très dense entre les deux métropoles de Rhône-Alpes. Mais il n'avait pas été retenu dans le rapport Duron sur les infrastructures du pays, au printemps. "Le Conseil d'orientation des infrastructures, qui est une instance indépendante et transpartisane, a recommandé de travailler plutôt sur des solutions alternatives routières et ferroviaires à l'A45. C'est aussi la position du gouvernement", conclut Elisabeth Borne.
 
Selon France Télévision

29/10/2018

Finances, Climat, réveillez-vous! les solutions sont là!

Le livre Finance, Climat: Réveillez-vous. Les solutions sont là !, co-écrit par Jean Jouzel, Pierre Larrouturou et Anne Hessel (la fille de Stéphane) est sorti en librairie le 18 octobre. Ce livre a été rédigé comme un “manifeste” pour une mobilisation citoyenne la plus large possible en faveur du Pacte. C’est pour cela qu’il est essentiel de diffuser l’information autour de vous et de vous emparer de ce livre comme un instrument de plaidoyer en faveur du Pacte Finance Climat. (vous pourrez trouver le communiqué de presse ici.)

Des contacts médias sont en cours mais la réussite de sa diffusion dépend aussi de vous : le prix modique de 8€ (l’intégralité des droits d’auteurs bénéficiera à l’association qui porte le Pacte) et l’argumentaire très concis rend ce livre accessible à tous et permet à chacun de contribuer à la création du rapport de force et à la mobilisation en faveur du Pacte.
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Les Oscars de la Science aux Etats-Unis...

Neuf scientifiques internationaux, dont un mathématicien français, ont reçu mercredi un "Breakthrough Prize", récompense dotée de trois millions de dollars et lancée il y a six ans par des entrepreneurs de la Silicon Valley pour rétablir le prestige de la recherche fondamentale.


Physique fondamentale, sciences de la vie et mathématiques: six hommes et trois femmes au total ont remporté un prix, dont quatre chercheurs qui se partagent deux prix, les cinq autres recevant chacun trois millions. A comparer aux 9 millions de couronnes norvégiennes des prix Nobel --soit environ un million de dollars-- souvent partagés par deux ou trois lauréats.

L'annonce des lauréats de cette septième édition depuis 2012 a été faite mercredi, et une cérémonie avec tapis rouge et vedettes de la musique et d'Hollywood, présentée par l'acteur Pierce Brosnan, aura lieu le 4 novembre dans le centre de recherche de la Nasa dans la Silicon Valley.


Parmi eux, le chercheur français en mathématiques pures au CNRS Vincent Lafforgue, 44 ans, soudainement propulsé dans un univers de paillettes. "Je me prête au jeu, c'est la culture américaine...", a-t-il dit à l'AFP.


Le milliardaire russe pionnier d'internet Yuri Milner a cofondé le prix pour tenter de transformer les chercheurs en vedettes, afin de repopulariser le rôle de la recherche fondamentale et défendre les investissements publics.

 Selon l'Agence AFP

28/10/2018

Pouvons-nous limiter les dégâts sur notre planète?

Mme Laure Beaudonnet, pour le journal gratuit "20 Minutes", a rencontré Mr Pablo Servigne, agronome de profession, collapsologue et co-auteur de l'essai "Une autre fin du monde est possible" qui vient d'être publié. En 2015, Mr Servigne avait co-écrit avec Mr Raphaël Stevens un best-seller intitulé: "Comment tout peut s'effondrer?", puis il avait publié avec Mr Gautier Chapelle:" L'entraide, l'autre loi de la jungle". 

Un collapsologue, selon Mr Servigne, étudie l'effondrement possible de notre civilisation thermo-industrielle. Cela demande de pouvoir faire un constat sur l'état du monde et de se tenir au courant de toutes les études scientifiques. Le G.I.E.C par exemple et la revue Proceedings of the National Academy of Sciences publient régulièrement des rapports sur le climat. Les derniers en date, respectivement d'octobre et d'août 2018, étaient plutôt alarmants, même en limitant la hausse des températures à +2°C. 

Après la publication de ces rapports, Mrs Servigne et G. Chapelle ont tenté de créer un "lobby citoyen" grâce notamment à une vidéo intitulée "Il est encore temps". Car leur but est d'amener les Etats et les citoyens à des actions concrètes en faveur du climat. Mr Servigne, personnellement, essaie de donner l'exemple dans sa vie de famille (logement, déplacements, nourriture…). Il cherche en effet à "limiter les dégâts" face au désastre annoncé...

Effectuons donc à notre tour le sursaut escompté par ces collapsologues en mettant nos vies en conformité avec des conseils de bon sens comme par exemple le tri et la limitation de nos déchets, la généralisation de l'utilisation des transports en commun, la demande d'une agriculture sans pesticides, des achats individuels conscients de produits locaux, un habitat léger en matériaux non polluants, une énergie remplaçant le nucléaire, la fin de l'obsolescence programmée des biens de consommation, des liens humains solidaires

Pour en savoir davantage, consulter sur Internet: www.pabloservigne.com.

Mr Servigne sera présent lundi 29/10/2018 à Nice pour une conférence à 20 heures aux Assises de la Transition Citoyenne et Ecologique à l'Université de St Jean d'Angély. Venez nombreux!

Lyliane

 

27/10/2018

Mieux avec moins...

Un ingénieur aventurier, un équipage, un catamaran et c'est parti pour un tour du monde un peu particulier: rechercher aux quatre coins du globe les meilleures techniques de recyclage, d'économie, d'artisanat. Corentin de Chatelperron raconte son expérience dans Nomade des mers, les escales de l'innovation, une série documentaire d'Arte dont Slate est partenaire, et dans le livre Nomade des mers, éditions ARTE Editions/EPA dont nous tirons l'extrait ci-dessous.

"Je m’appelle Corentin, je suis ingénieur. Avec mon équipage, nous voulons rendre notre bateau autonome grâce aux low-tech, ces systèmes D que l’on peut fabriquer et réparer partout. Alors, nous partons autour du globe rencontrer ceux qui les inventent, car si elles étaient mieux connues, elles pourraient changer le monde. Je suis parti seul pour six mois, naviguant du Bangladesh à la Malaisie avec un objectif: vivre en autonomie en expérimentant des technologies qui me passionnent depuis longtemps, les low-tech, des systèmes ingénieux, faciles à fabriquer et à réparer, et qui répondent aux besoins de base.

C’est une idée que j’ai eue à l’époque où je vivais au Bangladesh. Il y a quelques années, diplôme d’ingénieur en poche, je suis parti travailler là-bas, dans un chantier naval, et j’y ai découvert les propriétés de la fibre de jute, une plante qui pousse à profusion dans le delta du Gange. J’ai alors pensé que cette fibre naturelle pourrait être utilisée à la place de la fibre de verre pour la construction des bateaux, parce qu’elle présente un avantage à la fois sur le plan écologique (la fibre de verre, elle, ne se recycle pas et s’avère très énergivore à produire) et pour l’économie locale.

Après deux années de recherches avec l’équipe que j’avais recrutée, le premier bateau fabriqué en jute et en résine a vu le jour: le Gold of Bengal. Dans cette optique, j’avais embarqué un peu de matériel sur le Gold of Bengal: une serre pour faire pousser des pommes de terre, un four solaire, un réchaud à économie de bois, et aussi… deux poules, dans l’espoir d’obtenir des oeufs! Mon rêve était de revenir avec plus de nourriture qu’au départ! Mais cela n’a pas du tout marché comme prévu. Et pourtant, je n’avais pas prévu grand-chose.

 Partout, les humains innovent pour répondre aux grands défis du quotidien: l’accès à l’eau, à la nourriture et à l’énergie. Notre mode de développement se heurte en effet aujourd’hui à de nombreuses limites –émissions de gaz à effet de serre, réchauffement climatique, chute de la biodiversité, pollution, dégradation et destruction des sols…– et repose encore essentiellement sur des ressources non renouvelables (énergies fossiles, ressources métalliques), induisant à terme d’éventuelles pénuries.

Grâce au recours aux low-tech, certains arrivent à faire mieux avec moins: ils développent des économies locales, des emplois, des compétences, et renforcent en même temps leur autonomie.
 
Si l’innovation technologique semble avoir un rôle central à jouer, des ingénieurs, tels que Philippe Bihouix –L’Âge des low-tech. Vers une civilisation techniquement soutenable, Seuil, 2014–, expliquent qu’il serait cependant risqué de tout miser sur une «sortie par le haut», le déploiement des high-tech nécessitant en effet des ressources naturelles, dont des métaux rares, que l’on a par ailleurs du mal à recycler correctement.

Mais grâce au recours aux low-tech, certains arrivent à faire mieux avec moins: ils développent des économies locales, des emplois, des compétences, et renforcent en même temps leur autonomie. Rendre ces innovations accessibles à tous et dans le monde entier, c’est le pari fou du Nomade des Mers.
 
Pour le réaliser, il nous fallait un laboratoire pas comme les autres: un bateau de quatorze mètres de long, débarrassé de ses banquettes et de ses cabines spacieuses, afin de libérer de l’espace pour créer un atelier dans lequel bricoler des prototypes et les tester, cultiver des plantes et élever des insectes. Dans les flotteurs, les cabines de l’équipage, un atelier d’électricité, un laboratoire de biologie et des espaces de stockage; au-dessus, un poulailler et des éoliennes, et, dans l’habitacle, des espaces de culture, qui nous serviront au fil de nos escales à tester différents systèmes de culture hors-sol.

Nous héritons de quatre poules, que mes parents m’ont confiées. Elles portent les noms des membres de l’équipe restée à terre: Marvin, Camille, Chab et Amandine. Avant de partir, nous nous assurons qu’elles disposent d’un nid agréable: je souhaiterais qu’elles pondent tous les jours, et pour cela, elles doivent se sentir à l’aise. Pour une poule, ce n’est pas la vue sur la mer qui importe, mais plutôt le sentiment de sécurité…"

Selon Corentin de Chatelperron - Slate - vendredi 26 octobre 2018
 

26/10/2018

L'origine de l'arobase...

Indispensable pour quiconque souhaite envoyer un email à un destinataire, l'arobase fait désormais partie depuis plusieurs années de notre monde quotidien. Pourtant, aussi étonnant que cela puisse paraitre, ce signe n'est pas né avec notre ère numérique…


Une question de gain de temps :
Pour connaitre les origines de l'arobase, il faut en effet remonter au XVe siècle, époque qui a vu naitre une autre invention qui allait tout révolutionner : l'imprimerie. Avant cette grande avancée que l'on doit à Gutenberg, il fallait pour rédiger des écrits faire appelle à des moines copistes dont le travail consistait à reproduire et orner à la main les ouvrages religieux. 

Comme l'explique le linguiste Berthold Louis Ullman cité sur le site de la Bibliothèque Nationale de France, c'est pour gagner du temps que l'arobase (qui existait déjà depuis le VIe siècle) aurait été utilisé par les moines afin de faire fusionner entre eux deux caractères consécutifs, soit le "a" et le "d" du mot latin ad (signifiant ‘à'' ou ‘‘vers'' en français).


L'histoire ne s'arrête toutefois pas là car l'origine du nom de l'arobase lui, serait plutôt à chercher du côté de l'Espagne et du Portugal. En effet, selon une théorie, ceci proviendrait d'une confusion avec l'arroba, une unité de mesure utilisée dès le XIe siècle dans ces deux pays et symbolisée par le désormais célèbre @. On retrouve d'ailleurs l'unité dans les comptes de marchands florentins sous la forme d'un a stylisé à la mode florentine


Un usage qui s'est répandu dès le XIXe siècle :
Quoi qu'il en soit, dès le XIXe siècle, l'usage du @ s'est répandu aux Etats-Unis chez les marchands qui l'utilisaient pour indiquer les prix. Par exemple comme l'explique le site de la BNF, "deux chaises à 20 dollars pièce" pouvait s'écrire "2 chairs @ $ 20", soit "2 chairs at 20 dollars". On peut d'ailleurs facilement constater qu'encore à l'heure actuelle les Américains lisent "at" pour le @.


Plus tard en 1971, lorsque l'ingénieur américain Ray Tomlinson, inventeur du courrier électronique, a dû trouver un sigle pour séparer le nom de l'émetteur et celui de l'organisme de messagerie, celui-ci a tout naturellement penser à l'arobase. Ce signe voulant refléter une idée de "mouvement", "de direction", il a donc été choisi pour créer des adresses que l'on pourrait traduire ainsi : Paul Martin "à", "vers" ou "chez" gmail.com. 

Selon Mme Virginie Guichaoua - Gentside - mercredi 17 octobre 2018

24/10/2018

Suite de la pétition contre les dispositifs anti-SDF...

Bonjour, 
J'ai donc participé à l'audition du 10 octobre, qui avait lieu au Palais d'Iéna, à Paris, au Conseil Economique, social et environnemental.
Le thème du jour étant centré sur les conditions de vie des SDF et nous avons eu une bonne écoute, de la part des membres de CESE.
Nous étions 3 citoyens à avoir lancé des pétitions sur ce sujet sensible, qu'est celui des sans-abri .
Les membres du CESE  faisant le relais, auprès du gouvernement et je participerai à nouveau le 11 décembre, cette fois-ci, à la séance plénière.
J'ai espoir, gardons tous l'espoir et ne relâchons pas la pression, afin de voir enfin de réelles  dispositions humaines,  pour l'interdiction de ces mobiliers urbains anti-SDF, toute personne sans domicile, devant pouvoir s'abriter et s'allonger si besoin. Les SDF doivent être hébergés et protégés du froid, mais notre combat reste de voir disparaître ces monstrueux systèmes qui transforment nos bancs publiques, nos terrasses et façade d'immeuble et toute possibilité de refuge, en hideux dispositifs inhumains. Pas de ça au pays des Droits de l'Homme! 
Merci encore à tous les signataires, c'est par vous que ce combat sera gagné.

Martine Maçon - Royan

Cliquer, est-ce polluer?

Mr Fabien Trécourt  dans Version Fémina veut montrer que surfer sur le Net aurait un réel impact écologique, ce dont peu d'internautes semblent se soucier. En quelques équivalences, il nous dit comment "lever le pied". Tout d'abord, il annonce que les e-mails envoyés chaque heure dans le monde seraient l'équivalent de 4 000 vols allers-retours entre Paris et New-York ou de la consommation de 15 centrales nucléaires.

Mme Bela Loto-Hiffler, auteure du guide "Les Eco-Gestes informatiques au quotidien" édité par l'Ademe démontre, en effet, que "l'infrastructure qui colporte nos messages consomme de l'énergie, elle-même produite par des centrales utilisant des ressources naturelles, rejetant des déchets et émettant des gaz à effet de serre". Même sans pièce jointe, un e-mail consommerait 5 Wh d'électricité. La consommation d'électricité liée à Internet représenterait près de 10%  de la production d'énergie mondiale.

Des pistes et des solutions sont abordées. Par exemple, l'application CleanFox permet de supprimer automatiquement les messages inutiles, comme les vieilles newsletters. Cinq cent e-mails supprimés, affirme Mr Edouard Nattée, son créateur, c'est un arbre sauvé! Car un message stocké en ligne représente 10g de CO2 par an. De même, la consultation de sites éco-conçus, ce serait 700 fois moins de ressources utilisées. Les éditeurs devraient apprendre à éco-concevoir leurs solutions en créant des sites comprenant un minimum de fonctionnalités possibles, préconise Mr Frédéric Bordage, auteur de "Eco-Conception web: les 115 bonnes pratiques" paru chez Eyrolles. 

Le visionnage d'une vidéo sur You Tube serait très polluant en terme d'usage. Selon Greenpeace, la vidéo en ligne capterait actuellement deux tiers du trafic mondial sur Internet. Or, You Tube revendique un milliard d'heures de vidéos vues chaque jour à travers le monde… Sans compter la fabrication des ordinateurs et des tablettes  qui représente presque la moitié de la pollution liée au numérique. Le conseil donné est d'entretenir son équipement le plus longtemps possible et d'acheter du matériel reconditionné.

Les bons gestes en la matière doivent être appris par tous: couper l'alimentation des appareils la nuit, utiliser l'historique des consultations et placer les sites utilisés le plus souvent en favoris. De même, il est recommandé de regarder la télévision en TNT plutôt que par la box, de s'échanger des DVD entre amis, de sauvegarder des fichiers sur disque dur externe ou sur clé  USB. Enfin, éviter de se connecter en réseau 4G et privilégier les connexions chez soi en ADSL consommerait vingt fois moins d'énergie que si on le faisait par smartphone ou tablette...

23/10/2018

Des "Tiny House" à toit ouvrant , ça vous tente?

La tendance des Tiny House vient des Etats-Unis et fait fureur également sur l'Hexagone. Le concept ? Des petites maisons mobiles en bois, conçues sur-mesure et avec tout le confort nécessaire. La société française Optinid a d'ailleurs sorti un modèle appelé "La tête dans les étoiles" qui est équipé d'un toit ouvrant. Grâce à un système de rails, les propriétaires n'ont qu'à faire glisser le toit de leur maison et peuvent se coucher en regardant le ciel et la voie lactée de leur lit. 

Cette "Tiny House" fait 19m2 et mesure 6 mètres de longueur. Elle est composée d'une cuisine, d'une salle de bain, d'une mezzanine d'un séjour et possède l'électricité et l'eau. Côté prix, pour s'offrir cette innovation, il faudra tout de même compter entre 34000€ et 56000€. Un budget, certes, mais la liberté d'être mobile, ça n'a pas de prix. N'est-ce pas ? 
 
 Ava Skoupsky - Oh My Mag - samedi 20 octobre 2018