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13/10/2019

Lutte contre les lobbys: deux ONG lancent une campagne pour inciter les politiques à rendre leurs agendas publics

Transparency France et le WWF France veulent "lever le voile sur les relations entre les lobbys et les responsables politiques".

Qui influence dans l'ombre les textes de loi votés par les responsables politiques ? Associations, ONG, think tanks, syndicats, mais aussi grands groupes internationaux ou cabinets plus ou moins opaques... les lobbys (ou représentants d'intérêts) interviennent tout au long du processus législatif, donnant lieu, parfois, à des dérives. Deux ONG, Transparency France et le WWF France, lancent une campagne, lundi 30 septembre, pour "lever le voile sur les relations entre les lobbies et les responsables politiques".
"Alors que de plus en plus de lobbies cherchent à influencer la loi, la défiance des citoyens envers les responsables politiques n'en finit plus de grandir", constatent les deux organisations dans un communiqué. "Pesticides, perturbateurs endocriniens, énergies fossiles, plastique... Les scandales sur les actions de lobbying défraient régulièrement la chronique, révélant l'opacité qui entoure les décisions politiques et renforçant le sentiment que les responsables politiques sont 'sous influence'", ajoutent-elles.
Une pétition en ligne
Les deux ONG demandent donc aux responsables politiques davantage de transparence, notamment en rendant "publics et accessibles leurs agendas des rencontres avec les lobbies de tous bords". Une pratique déjà en vigueur au sein de la Commission européenne et en partie au Parlement européen, notent Transparency et le WWF.
Par ailleurs, les deux organisations demandent à "renforcer les informations demandées aux lobbys sur leurs activités dans le cadre de la déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique" (HATVP). Les représentants d'intérêts, censés être tenus de déclarer leurs activités, sont actuellement près de 2 000 à être recensés sur le répertoire de la HATVP.
Des politiques "trop influencés" pour 79% des Français
"Il est grand temps de mettre un terme à cette opacité et de permettre enfin aux citoyens de savoir qui influence la loi, avec quels moyens et quels arguments", argumente Véronique Andrieux, directrice générale du WWF France. Selon un sondage Ifop commandé par les deux ONG, 79% des Français estiment que les responsables politiques sont "trop influencés par les lobbies" et 84% pensent qu'ils
devraient "rendre publiques leurs rencontres avec les lobbyistes". Une pétition pour "exiger la transparence du lobbying" a été mise en ligne sur le site du WWF.

Franceinfo - Franceinfo - lundi 30 septembre 2019

 

Aubervilliers considérée comme ville emblématique de la ville moderne...

Avec ses espaces partagés et terrasses végétalisées, la tour Emblématik préfigure comment on habitera dans le Grand Paris.

A la sortie du métro Front populaire, dès l’escalator, la tour Emblématik s’impose. Comme une évidence. Combien d’étages ? Quelle hauteur ? Roland Castro, le père du projet, jubile : « Tout le monde se plante ».
Avec son système de jardins tous les quatre étages et les appartements en duplex, difficile effectivement de réaliser que cette tour compte 18 étages pour 55 mètres. L’architecte et son associée Sophie Denissof ne sont pas peu fiers de cette réalisation qui donne toute sa dimension à un quartier qui préfigure ce que sera le Grand Paris.
Dix années de gestation
Il leur aura fallu dix ans depuis la présentation de leur projet de « Village Vertical » pour que leur vision se concrétise. Après bien des péripéties et nombre de batailles, c’est finalement Aubervilliers qui a choisi d’accueillir Emblématik et ses 88 appartements. Tout en élégance et en légèreté, le bâtiment joue avec ses grandes loggias d’angle entre lesquelles s’élancent des colonnes aux teintes dorées. Les arbres et les plantes grimpantes commencent à y trouver leur place, transformant ces terrasses en véritables jardins suspendus. Un manifeste pour Roland Castro :
« J’ai appliqué la consigne de mon copain Jean-Louis Avril qui disait ‘j’aime bien les tours, à condition que le sol monte avec’. C’est ce que nous avons fait. »

Les tours font peurs
En France, l’idée de tour fait peur. Avec Emblématik, les deux architectes, suivis par le promoteur Nexity ont voulu prouver qu’il est possible de construire une tour « humaine » :
« On a des images de tours alignées les unes à côtés des autres, avec une architecture très monotone », explique Evelyne Flacher, Directrice générale Nexity Immobilier résidentiel, « ce qu’on a voulu montrer ici, c’est que la densité, qui est nécessaire dans nos villes où le foncier est de plus en plus rare, peut être désirable et la hauteur, elle peut être belle. »La tour Emblématik de Castro et Denissof vue depuis la place du Front populaire à Aubervilliers
Cette tour, ces jardins, c’est un peu la réponse de Castro et Denissof à ce que sera habiter demain. En milieu urbain où la question de la densité est cruciale, elle permet de concilier les injonctions souvent contradictoires des habitants : vivre dans de l’individuel, comme dans une maison, et en même temps, rester en centre-ville, comme l’explique Sophie Denissof :
« Ce bâtiment, c’est un peu un prototype. Il montre à quelles conditions on peut répondre à la question de la densité. »
Les loggias sont de véritables îlots de fraîcheur, des régulateurs thermiques qui isolent le bâtiment. Ce sont aussi des espaces partagés par les habitants. « Ils donnent l’occasion de se rencontrer. On peut y aller mais on n’est pas obligé d’aimer son voisin. On peut éventuellement le fréquenter, si on veut », sourit Roland Castro.
Des espaces pour se rencontrer
« On y a organisé des réunions de copropriété qui se sont transformée en fêtes. Au final, on n’a pas vraiment parlé de l’immeuble mais c’était très sympa », raconte Allan Tupin, installé dans un duplex au sommet de la tour. « On y va aussi tout simplement pour passer un coup de fil, organiser un anniversaire d’enfants, ou en amoureux, pour profiter du coucher de soleil en buvant un verre. »

4500 euros le mètre carré
Emblématik répond aussi à la problématique de l’accessibilité. A une station de métro de Paris, Nexity a vendu les appartements à, en moyenne, 4 500 euros le mètre carré, soit entre deux et trois fois moins cher que de l’autre côté du périphérique. Une tentative pour garder une certaine mixité sociale à Aubervilliers.Le succès a été au rendez-vous puisque la totalité des appartements ont tout de suite été vendu. Les habitants prennent leurs marques, s’approprient les lieux. « En fait, on n’a pas l’impression d’être dans un tour de 18 étages, hormis la vue », constate Allan Tupin, « une vue qui fait aussi l’intérêt de l’appartement, avec ce dégagement sur Paris, le Sacré-Cœur, la Défense… »
Certains résidents, à l’instar de Florian Sertillanges, émettent quelques bémols : « En vivant ici, je découvre qu’il y a quelques problèmes d’insonorisation et on a aussi un local poubelles qui n’est pas adapté. Ce sont des dysfonctionnements qu’il va falloir qu’on règle. »
Un art de vivre
Un quotidien qui se met en place, des questions à résoudre, la vie d’un immeuble en somme. Et la fierté des architectes d’être parvenus à réaliser ce lieu de vie. « Cette tour, avec ces appartements comme des maisons, elle offre un art de vivre en ville », explique Sophie Denissof, « habiter quelque part, ce son des éléments très archaïques. Il faut qu’on soit protégés, il faut qu’on soit chez soi. Et c’est parce qu’on est bien chez soi qu’on arrive tous ensemble. »

Louis Morice - L’Obs - lundi 23 septembre 2019

12/10/2019

Surprenant: des microbes pourraient nous apporter des protéines...

Exit la viande, place aux microbes. Le Français Thomas Jonas, président de "Sustainable Bioproducts" (entreprise spécialisée dans les technologies alimentaires), a découvert comment obtenir des protéines à partir de micro-organismes provenant du volcan de Yellowstone (Montana, Etats-Unis).
Ces microbes permettraient de créer des laitages et de la viande. Une alternative qui arrive à point nommé, puisque la consommation de viande rouge reste en hausse, cette production demande beaucoup d’eau, d’énergie et de terres.

Un projet attirant
Cette découverte a attiré des investisseurs comme Danone, la société de Thomas Jonas espère lancer d’ici un an et demi ses substituts de protéines, dans un premier temps sur le sol américain. D’après le CEO de Sustainable Bioproducts“les microbes se multiplient vite et en toute saison”, cette nouvelle forme d’agriculture est idéale pour sauver la planète et la cause animale.

— The Good Food Institute (@GoodFoodInst) September 5, 2019
Une découverte qui a ses limites
Les sources chaudes du volcan Yellowstone pourraient bien être un vivier de protéines essentielles pour une alimentation saine et équilibrée. Sauf que ces microbes ne seraient pas très compatibles avec l’alimentation totalement vegan. 

Laura Anglionin - Glamour - mercredi 25 septembre 2019

 

Environnement et jeux vidéos...

L’apocalypse est une thématique ultra-récurrente dans les jeux vidéo. Accidents nucléaires, zombies, maladies… «Sans ressources naturelles, pas de survie.» Un mantra pas seulement virtuel quand on sait que nous consommons l’équivalent de 1,7 planète pour assouvir nos besoins. Pour sensibiliser au problème, les jeunes notamment, l’ONG WWF France et l’agence We Are Social lancent le #NoBuildChallenge sur Fortnite, qui compte près de 250 millions d’adeptes dans le monde entier. «C’est un outil social de conversation et plus seulement un jeu», argue Fabien Gaetan, creative strategist dans la boîte de com.
La règle est simple : jouer sans exploiter le bois, la pierre… qui initialement, constitue un gros avantage pour progresser dans la partie. Sensibles à la cause, les gamers de l’équipe française Solary ont accepté de relever le défi en affrontant en juin et juillet derniers sur la plateforme de streaming Twitch d’autres influenceurs soumis aux mêmes contraintes. Ces porte-étendard ont même réussi à récolter un million de dollars lors de compétitions internationales qui seront reversés au WWF. Et ce n’est qu’un début, d’autres rendez-vous sont à venir.
«Les jeux purement militants, on en trouve peu»
Aujourd’hui et malgré l’inquiétude croissante sur le sujet, seule une poignée de jeux vidéo abordent de façon plus ou moins aboutie la dimension environnementale. Les premiers sont apparus à la fin des années 80 et au début des années 90. Marc Pétronille, l’un des cofondateurs des Editions Pix’n Love, pense notamment à «Sonic The Hedgehog» et ses méchantes machines qui menacent les animaux et la nature. Mais aussi à «SimEarth», «ToeJam & Earl» et son univers souillé, «Global Gladiators», «Ecco the Dolphin» et son cétacé veillant à la protection des fonds marins, «Captain Planet»… Ou encore «Final Fantasy VII» dans lequel un conflit oppose un groupe d’activistes à une multinationale qui exploite sans vergogne la planète. Sans oublier, «Eco Fighters», ses pluies acides, ses eaux polluées et sa déforestation massive.

Les jeux purement militants, on en trouve peu», souligne Alexis Vrignon, chercheur post-doctoral qui s’intéresse à la place de la technologie dans les relations entre l’homme et la nature. La plupart abordent le problème écolo en filigrane ou sous un aspect plus symbolique, poétique voire psychédélique. Contacté par Libération, Oscar Lemaire, journaliste indépendant spécialiste des jeux vidéo, acquiesce. C’est le cas de «From Dust» et «Paper Beast» (bientôt commercialisé), imaginés par le concepteur Eric Chahi. «J’aime parler du vivant, de la connexion directe entre l’homme et la nature brute. Ça nous rappelle qu’on est peu de chose face aux éléments. Bien sûr, il y a des connexions à l’environnement mais pas d’engagement purement écologique.»

La question des serveurs informatiques
Si les éditeurs indépendants osent franchir le pas, les gros éditeurs, eux, sont frileux. Pour Alexis Vrignon, il existe plusieurs raisons à cela : «Déjà, le jeu vidéo, c’est une attitude de consommation reliée à une économie productiviste, capitaliste. Ensuite, même si on observe une capacité de certains à se saisir de questions éminemment politiques, le Gamergate les a refroidis. Et puis, les gros éditeurs ont une certaine approche de ce que doit être un gamer : homme, jeune, hétéro… qui pourtant ne correspond pas à la réalité.» Autre raison et non des moindres : avec la dématérialisation du jeu vidéo, on ne s’est jamais vraiment posé la question de l’impact environnemental des serveurs qui tournent en permanence. La prise de conscience est progressive d’autant que Google vient d’annoncer le prochain lancement de Stadia, sa plateforme de jeux vidéo en streaming.
Fabien Gaetan, de We Are Social, résume : «Aujourd’hui, on dénonce les gens qui prennent l’avion et la voiture. Dans dix ans, on dénoncera ceux qui utilisent Internet.»
Aurore Coulaud - Liberation - mercredi 11 septembre 2019

10/10/2019

Adoption du projet de loi Energie et Climat...

"Notre maison brûle et nous regardons ailleurs" : le jour de la mort de Jacques Chirac, annoncée en pleine séance au Sénat, le Parlement a définitivement adopté jeudi le projet de loi Énergie et Climat qui prévoit d'atteindre la "neutralité carbone" en France à l'horizon 2050. 
C'est le sénateur LR Jean-François Husson qui a prononcé ces célèbres mots de l'ex-chef de l'État pour lui rendre hommage, le jour de l'adoption d'un texte qui laisse un sentiment d'inachevé à gauche et chez les ONG, au lendemain d'un nouveau rapport alarmant sur le réchauffement. Objet d'un accord entre députés et sénateurs fin juillet, le texte, qui décrète "l'urgence écologique et climatique", avait obtenu le 11 septembre le dernier aval de l'Assemblée nationale. Il a été approuvé jeudi par les sénateurs LR, centristes, Indépendants et LREM. PS et CRCE à majorité communiste ont voté contre, tandis que le RDSE à majorité radicale s'est partagé entre vote pour et abstention.
"Nouveau pilier" de la transition écologique
Son adoption définitive intervient dans une semaine marquée par le discours accusateur de l'adolescente suédoise Greta Thunberg lundi au sommet de l'Onu à New York, et la publication mercredi d'un rapport du Giec sur les conséquences dévastatrices du réchauffement climatique pour les océans.
Présenté par la ministre Élisabeth Borne comme un "nouveau pilier" de la transition écologique, le projet de loi actualise les objectifs de la politique énergétique de la France, notamment en prévoyant d'atteindre la neutralité carbone à l'horizon 2050, une baisse de 40% de la consommation d'énergies fossiles d'ici à 2030, contre 30% précédemment, et la fermeture des dernières centrales à charbon en 2022. Il décale de 2025 à 2035 la réduction à 50% de la part du nucléaire dans la production électrique.
Il pérennise aussi le Haut conseil pour le climat et prévoit un dispositif progressif de rénovation énergétique des logements "passoires thermiques", sujet qui a enflammé les débats dans les deux chambres. Mais pour Greenpeace France, "cette loi aggrave le risque nucléaire et signe l'incapacité du gouvernement et de sa majorité à prendre les mesures immédiates nécessaires pour rester sous la barre des 1,5°C de réchauffement climatique" par rapport aux niveaux préindustriels.
"Survie de l'humanité"
La commission des Affaires économiques du Sénat s'est pour sa part félicitée d'avoir "renforcé les objectifs de la loi en faveur des énergies renouvelables et notamment en matière d'éoliennes en mer, d'hydroélectricité, d'hydrogène et de biomasse". Sur le sujet des logements énergivores, qui concernent quelque sept millions de ménages, le texte est revenu à la version de l'Assemblée. La rénovation de ces logements ne parvient pas à décoller en France alors que le bâtiment représente 45% des consommations d'énergie et 25% des émissions de gaz à effet de serre.
Le programme du candidat Macron prévoyait qu'ils soient "interdit(s) de location à compter de 2025". Au lieu de privilégier des mesures coercitives d'emblée, gouvernement et majorité ont préféré un dispositif "progressif" en trois temps : "incitation, obligation et en dernier recours sanctions". "Nous avons un objectif : la fin des passoires thermiques en 2028", a affirmé Élisabeth Borne.

Mardi, le gouvernement a indiqué qu'à partir de 2020 les travaux de rénovation énergétique des logements pourront être soutenus par une prime d'État, et non plus un crédit d'impôt. Huit cents millions d'euros de crédits budgétaires sont prévus en 2020 pour ce nouveau dispositif, dont seront cependant exclus les 20% de ménages les plus aisés. "Le point faible du texte, c'est très clairement la rénovation thermique", avait affirmé le sénateur écologiste Ronan Dantec lors de la réunion de la commission mixte paritaire. "Je serai particulièrement exigeant pour que le gouvernement apporte des réponses à la hauteur lors de la loi de Finances", a mis en garde le rapporteur pour le Sénat Daniel Gremillet (LR).
Fabien Gay (CRCE à majorité communiste) a fustigé "un projet de loi à obsolescence programmée", face aux alertes climatiques qui se multiplient. "Ce qui se joue désormais au niveau de planétaire, c'est la survie de l'humanité", a appuyé le socialiste Roland Courteau, regrettant que l'urgence climatique doive "attendre d'hypothétiques financements".

09/10/2019

Nouveau traitement contre la scoliose...

Comment se définit la scoliose ?
Pr Aurélien Courvoisier. C’est une déformation en 3D de la colonne vertébrale qui se traduit par une courbure de celle-ci en forme de S ou de C. Elle peut être thoracique, ou lombaire, ou les deux. Outre l’asymétrie du dos existe une gibbosité, visible quand le sujet se penche en avant, par rotation des vertèbres qui déplace les côtes et crée une bosse. Elle est moins marquée dans les atteintes lombaires pures où l’asymétrie touche surtout le pli de la taille. Au total, la convexité de la courbure, vue de dos, est à droite dans 99 % des scolioses thoraciques et à gauche dans 90 % des scolioses lombaires. La radiologie confirme l’examen clinique et chiffre le degré d’angulation du rachis.
Quelle est sa fréquence en France ?
Elle touche 4 % des moins de 18 ans, dont 80 % de filles dépistées vers l’âge de 8 ou 9 ans, car, plus tôt, la déformation est peu visible. Hormis la scoliose des myopathies d’origine génétique, la scoliose habituelle est un développement anormal du rachis sans cause connue (idiopathique), non lié à la posture, contre laquelle l’enfant ne peut rien, qui apparaît et s’aggrave lors de la croissance pubertaire.
"Sans traitement, quelles en sont les conséquences ?
La scoliose thoracique peut altérer la fonction pulmonaire par restriction des capacités respiratoires et, in fine, retentir sur le cœur. La scoliose lombaire pure crée un mauvais empilement des disques et vertèbres, d’où peuvent résulter des dégénérescences.

Comment se définit la scoliose ?
Pr Aurélien Courvoisier. C’est une déformation en 3D de la colonne vertébrale qui se traduit par une courbure de celle-ci en forme de S ou de C. Elle peut être thoracique, ou lombaire, ou les deux. Outre l’asymétrie du dos existe une gibbosité, visible quand le sujet se penche en avant, par rotation des vertèbres qui déplace les côtes et crée une bosse. Elle est moins marquée dans les atteintes lombaires pures où l’asymétrie touche surtout le pli de la taille. Au total, la convexité de la courbure, vue de dos, est à droite dans 99 % des scolioses thoraciques et à gauche dans 90 % des scolioses lombaires. La radiologie confirme l’examen clinique et chiffre le degré d’angulation du rachis.
Quelle est sa fréquence en France ?
Elle touche 4 % des moins de 18 ans, dont 80 % de filles dépistées vers l’âge de 8 ou 9 ans, car, plus tôt, la déformation est peu visible. Hormis la scoliose des myopathies d’origine génétique, la scoliose habituelle est un développement anormal du rachis sans cause connue (idiopathique), non lié à la posture, contre laquelle l’enfant ne peut rien, qui apparaît et s’aggrave lors de la croissance pubertaire.
"Sans traitement, quelles en sont les conséquences ?
La scoliose thoracique peut altérer la fonction pulmonaire par restriction des capacités respiratoires et, in fine, retentir sur le cœur. La scoliose lombaire pure crée un mauvais empilement des disques et vertèbres, d’où peuvent résulter des dégénérescences discales étendues, de l’arthrose et des douleurs.
Quelle est l’approche thérapeutique standard ?
L’objectif principal est de stabiliser l’évolution pendant la période de croissance. Le traitement de base est orthopédique, par port quasi permanent (20 heures sur 24) ou discontinu (la nuit par exemple) d’un corset rigide, et cela le plus tôt possible. La sévérité de l’évolution est appréciée après un délai de six mois. 1. Chez la plupart des sujets, l’angulation du rachis reste inférieure à 25 degrés. Le traitement par corset est alors poursuivi jusqu’en fin de croissance (soit l’âge de 15 ans chez les filles). 2. Chez les sujets évolutifs pour lesquels, malgré le corset, l’angulation du rachis se majore (jusqu’à 45 degrés ou plus), la chirurgie est recommandée afin d’éviter une aggravation à l’âge adulte. Le traitement standard consiste à bloquer définitivement (arthrodèse) les articulations vertébrales aux courbures (vis, plaques), ce qui rigidifie le rachis à vie. C’est une opération lourde, avec complications possibles (paralysie dans 0,5 % des cas, infections…). Elle stabilise totalement l’évolution et permet d’éviter les complications graves liées aux fortes courbures, au prix d’une perte de mobilité du rachis.

Lire aussi.Implant vertébral: vers une technique plus sécurisante
En quoi consiste la nouvelle approche ?
La croissance du rachis est bloquée du côté convexe pour qu’elle se fasse uniquement du côté concave, ce qui, au fil du temps, rééquilibre l’axe du rachis. A partir de petites incisions dans l’aisselle droite, on introduit un endoscope dans le thorax qui passe derrière le poumon et permet l’abord antérieur et latéral de la colonne côté convexe. On place à ce niveau, sous écran vidéo, une vis par vertèbre. Un câble que l’on tend, et qui relie les vis les unes aux autres, redresse en partie la colonne. La croissance fait le reste. L’intervention est mini-invasive, ses suites sont simples, sans douleurs, et elle permet de préserver la souplesse du rachis. Cette opération s’adresse aux enfants en début de croissance pubertaire. La scoliose est corrigée en deux ou trois années.
Centre alpin de la scoliose, chirurgie orthopédique pédiatrique, CHU de Grenoble selon Paris Match - mardi 17 septembre 2019

08/10/2019

Le vélo pour toutes et tous bientôt peut-être!

Près de deux Français sur cinq utilisent le vélo dans leur quotidien, selon une étude Union sports et cycles que nous révélons. Eviter les bouchons, faire des économies d’essence et d’assurance automobile, perdre un peu de poids ou se détendre... les raisons sont multiples pour donne un coup de pédale.
Delphine Prévost, à Toulouse (Haute-Garonne) : «Le vélo électrique m’a convaincue»

Toulouse est LA ville la plus embouteillée de France le matin en heure de pointe, selon le classement Tomtom. Delphine connaît bien cette réalité. Cette ingénieure aéronautique perdait jusqu’à 2h30 chaque jour pour ses trajets domiciles travail avec le bus affrété par sa société.
« En vélo, c’est simple, je mets entre 1 heure et 1h10, quelles que soient les conditions de trafic », précise la jeune femme active. Le déclic a été la possibilité de se doucher à son nouveau poste. En mai, Delphine est allée exhumer son vieux vélo qui traînait dans sa cave. Elle arrivait le matin en « mode cycliste » avant de se doucher et puis d’enfiler sa tenue en adéquation avec le dress-code un peu strict de son entreprise.
« Mais honnêtement, sans être San Francisco, certains quartiers de Toulouse ont un sacré dénivelé, mon trajet est aussi trop long. Moi qui suis plutôt gringalette, j’étais épuisée. Je viens de m’acheter un vélo à assistance électrique. » Résultat, elle enfourche son nouveau destrier directement en tailleur et arrive pimpante au boulot
Dans l’entreprise sa démarche fait des émules, « mon voisin de bureau vient de me rejoindre dans l’équipe des cyclistes. Un autre est en passe de s’acheter un vélo électrique ».
Cyril, à Émerchicourt (Nord) : «J’économise 150 euros par mois»

« Je suis cycliste depuis mars ! Depuis six mois ! » compte fièrement Cyril Delarue. Un petit semestre que ce jeune homme de 34 ans qui vit à Émerchicourt (Nord) un village de 800 habitants près de Douai pédale pour aller au boulot. « Ce qui prouve que le vélo n’est pas réservé aux Parisiens comme beaucoup le croit trop souvent », plaisante-t-il.
Sa première motivation : le plaisir. « Surtout parce que c’est un incroyable sas de décompression après le travail, je roule notamment le long d’un canal très joli. Un vrai bonheur ! raconte-t-il. À la maison, j’arrive apaisé et je suis plus serein. » Et le mercredi ce papa à roulettes embarque ces enfants, Liam, 3 ans, et Lilou, 1 an et demi, dans la remorque tractée jusque chez leurs grands-parents. Depuis, c’est le jour que ces petits bouts préfèrent !
Depuis qu’il a troqué le volant pour le guidon, Cyril met en fait 55 minutes, deux fois plus de temps qu’en voiture. Autre objectif, « gagner des sous », lâche-t-il tout de go. « On a revendu la deuxième voiture du foyer, explique-t-il. J’économise 150 euros par mois entre les assurances et les carburants sans compter les imprévus. » Celui qui allait au collège au vélo avant de devenir un fana de voiture a complètement changé d’idée sur le vélo. « Je me rappelle, jeune travailleur, je prenais la voiture même pour faire 2 km, jamais je ne serai remonté sur selle. Désormais je ne me vois revenir en arrière pour rien au monde. »
Même si ce n’était pas sa motivation première, cet ancien footeux « qui s’encroûtait » constate aussi qu’il a perdu un peu de poids.
Paul, à Malakoff (Hauts-de-Seine) : «Ça donne l’occasion de bouger»...

Émilie Torgemen et Thibault Burban - Le Parisien - vendredi 20 septembre 2019

Tournée anti-déprime...

Mme Sophie Berthier nous fait part dans Télérama à la fois de la fondation il y a 3 ans par Mme Catherine Testa et Mr Olivier Toussaint du premier site d'initiatives positives en France: www.loptimisme.com et de la parution de l'ouvrage de Mme Testa (182 pages) "Osez l'optimisme" aux éditions M. Lafon en collection poche.

Concernant ce média indépendant, il a été imaginé comme une source d'inspiration et de motivation pour le public avec des articles de fond, des tests, des exercices, des conseils, des vidéos ou des témoignages. La plateforme compte aujourd'hui 500 000 abonnés. N'auriez vous pas le désir de vous y inscrire à votre tour?

Pourquoi ne pas créer dans nos régions des réseaux régionaux d'entreprises optimistes. Pour dynamiser cette idée, Mme Testa et Mr Toussaint commenceront le 28/9/2019 une tournée dont la première étape sera Trouville-sur-Mer en Normandie. Onze autres étapes sont prévues de l'Alsace aux Pyrénées, de la Bretagne aux Alpes, du Cher à la Corse.

Lyliane

07/10/2019

Une colonie de vacances pas comme les autres...

Tous les ans, des enfants de milieux défavorisés venus des quatre coins du monde se retrouvent dans une colonie de vacances du Secours populaire dans les Vosges. Un moment de partage et d'apprentissage de la tolérance.
Lahat et ses copains enchaînent avec virtuosité les pas de danse, sous le regard de Papa, qui les a accompagnés depuis Saint-Louis, au Sénégal, jusqu’à Saint-Etienne-lès-Remiremont, dans les Vosges. Alors que l’un de ses camarades déclame un texte de David Diop, récipiendaire du prix Goncourt, à quelques centaines de mètres, Terry s’arrête tout à coup de danser. Le préado mosellan s’agace d’une erreur de sa troupe – guère impressionnée – avec qui il révise une chorégraphie sur un remix de Barbie Girl pour le spectacle du lendemain. Et se remet aussitôt à la tâche, au rythme des «un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, on tourne» scandés par l’animateur.
Plus loin, Cécile, Jérémy, Olivia, Clara, Savannah, Yuna et les autres font tournoyer des tissus colorés autour d’eux, à peine perturbés par les répétitions de chant de la salle d’à côté. Morgane, Ethan et Cameron cherchent de leur côté sur Internet quels chanteurs de leur plat pays inclure dans leur blind test. Stromae, Angèle et Jacques Brel tiennent la corde.

Réunir des enfants d’ici et d’ailleurs
Ce mardi de juillet, le centre de vacances des Tronches, surplombé par les sapins et la ligne bleue des Vosges, qui marqua il fut un temps la frontière entre la France et l’Allemagne, est semblable à une ruche. Dont les abeilles viendraient de Saint-Martin, d’Haïti, de Guadeloupe, de Moselle, de Belgique, du Liban et du Sénégal. Lakisha, 13 ans, Diana, 11 ans, et Emily, 9 ans, ont pris l’avion pour la première fois depuis Saint-Martin. «C’était très long, et ça faisait mal au cœur», rigolent-elles. C’est le principe des colonies de vacances Copains du monde, organisées par le Secours populaire et leurs partenaires (Eclaireurs de France, Bonheur d’enfants d’Afrique…) : réunir des enfants d’ici et d’ailleurs. Ces colos, «c’était une volonté de Julien [Lauprêtre, le fondateur du Secours populaire et ancien résistant, mort cette année, ndlr], qui avait un attachement immodéré pour les enfants, explique Marie-Françoise Thull, présidente du Secours populaire pour la Moselle. Pour lui, l’avenir de l’humanité passait par les enfants et il serinait : "Moi je veux que les enfants apprennent à s’aimer plutôt qu’à se haïr et à se connaître plutôt qu’à s’éloigner les uns des autres." Il pensait que la paix était à ce prix.»

Depuis cinq ans à Saint-Etienne-lès-Remiremont, et depuis vingt-cinq ans en France, se réunissent ainsi tous les ans pour deux semaines des enfants de 7 à 14 ans, venus de différents horizons mais toujours issus de milieux précaires. «On a vraiment des moments de partage et de bonheur, c’est pas comme à l’école. On doit se familiariser avec les autres, j’aime bien leur façon de penser, il y a moins de rejet qu’ailleurs», juge le Français Mathieu, 12 ans. «J’aime beaucoup car on découvre d’autres pays, dit le Sénégalais Lahat, 14 ans. On a de nouveaux amis et on nous apprend à être solidaires. Ici c’est très beau, à Saint-Louis il n’y a pas de grande forêt comme ça.» Venue d’Haïti comme accompagnatrice bénévole, Lumane Géné confirme en souriant : «Ça a un peu étonné les enfants au début, toutes ces forêts et ces paysages. Chez nous, les gens coupent les arbres, il n’y en a pas autant.»
A chaque fois, l’organisation est périlleuse. L’action du Secours populaire ne repose que sur des dons – la colonie coûte en moyenne 800 à 1 000 euros par tête, et il y en a 67 –, et les tracasseries administratives ne manquent pas. Tous les gamins n’ont pas de papiers d’identité, et obtenir des visas de courtoisie pour les étrangers n’est pas toujours simple, même si un décret pris sous Chirac facilite les choses. Pour le reste, la colonie de vacances a des allures assez ordinaires, avec ses grandes amitiés qui se nouent, ses inévitables chamailleries (le mystère du yaourt renversé sur la tente d’un des petits n’est toujours pas élucidé à ce jour), les grands qui dorment dans les tentes et les plus jeunes dans des dortoirs, les parents qui manquent beaucoup aux uns et «absolument pas !» aux autres, la table mise à tour de rôle, ses temps calmes où l’on joue aux cartes ou aux Kapla, et ses sorties accrobranche et visite de château. «L’accrobranche, au début j’avais peur mais c’était formidable !» s’enthousiasme Lahat, tandis que Yanis et Mathieu sont intarissables sur un jeu en équipes inspiré de l’émission Koh-Lanta. Bamadi Diakate, l’adjoint du directeur, est animateur depuis six ans : «Dans les autres colos, on occupe les enfants avec des activités, mais ici il y a une dimension d’entraide et de solidarité qui n’existe pas vraiment ailleurs. Les enfants ont participé à des collectes de produits d’hygiène et d’argent chez Leclerc, à destination du Sénégal, ils ont un but.» Outre les dons matériels, 800 euros ont été collectés. «Ce qu’ils ont fait, c’est formidable, ils se sont vraiment approprié l’action. Certains enfants voulaient aussi donner leur argent de poche, il fallait les limiter !» s’émeut le directeur Ludovic Nauroy.

Partage de bons points
Cette solidarité se décline aussi lors des activités ordinaires. En visite au château, Yuna n’avait plus d’argent après s’être acheté une dague pour sa collection, alors Mathieu lui a offert une carte postale. Quelques enfants venus sans argent de poche ont pu compter sur leurs nouveaux copains pour leur payer une glace. Et pour la traditionnelle boum, les enfants partageront leurs bons points, appelés des «copains», obtenus au cours du séjour et nécessaires à l’organisation de la fête (à un certain nombre de «copains» correspondent trente minutes de boum, à un autre la possibilité de choisir des boissons, etc.).

Kim Hullot-Guiot - Liberation - mercredi 14 août 2019

Le "Fashion Pact" concrètement...

Après les promesses, place aux actes. Le 23 août dernier se réunissait trente-deux entreprises mondiales leaders dans le secteur de la mode et du textile (Kering, Chanel, Nike, adidas,...) pour signer le "Fashion Pact". Trois champs d'action sont identifiables dans ce texte : "atténuer le changement climatique et s'y adapter", "infléchir la courbe de la perte de la biodiversité d'ici 10 ans" et "protéger les océans". Un projet présenté par le PDG de Kering, François-Henri Pinault, lors du G7 à Biarritz, le 26 août 2019. 


— Kering (@KeringGroup) August 26, 2019
Si la secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson, déclarait : "c’est un engagement public les entreprises auront à y répondre. Et c’est pour cela d’ailleurs qu’avec François-Henri Pinault nous allons faire une réunion avec tous les signataires du pacte après le G7. On fera le suivi. Prendre des engagements ça se fait sur la durée", Gucci n'a pas perdu de temps. La maison italienne vient d'annoncer que son prochain défilé serait neutre en carbone. Dans une interview accordée au magazine Dazed & Confused, Marco Bizzari, PDG de la griffe florentine, a expliqué comment il comptait y parvenir : "le bois recyclé et le papier certifié par le Forest Stewardship Council seront utilisés pour la réalisation du décor et les invitations au défilé. En parallèle, les émissions de voyage des 1 000 invités et 900 travailleurs, y compris les mannequins, le personnel de production, et les employés de Gucci seront neutralisés par la compensation – une pratique qui permet aux entreprises d’équilibrer leur empreinte carbone en investissant ailleurs dans des projets respectueux de l’environnement". En plus de cela, Marco Bizzarri a dévoilé son plan pour rendre neutre en carbone l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement de Gucci avant la fin septembre, car c’est de là que proviennent plus de 90% de toutes les émissions de la marque. "Cela consiste à privilégier les énergies renouvelable dans tous les magasins, bureaux et entrepôts, et d'éliminer les inefficacités de conception générant des déchets, en intensifiant les approches circulaires", insiste-t-il. Avec son défilé prêt-à-porter printemps-été 2020, la marque de luxe sera la première à obtenir la certification ISO 20121, récompensant les entreprises ayant une démarche durable.

Anthony De Pasquale - Glamour - vendredi 13 septembre 2019

06/10/2019

Sommet africain sur le climat à l'ONU...

Le sommet climat convoqué lundi par le secrétaire général de l’ONU à New York a été l’occasion pour les chefs d’État africains de présenter le bilan de leur politique de lutte contre le changement climatique. Mais aussi d’avertir que les pays les moins développés étaient aussi les plus menacés, et souvent les moins à même de faire face, seuls, à ses effets nocifs.

Plusieurs chefs d’État africains se sont succédé à la tribune du sommet climat qui se tenait ce lundi à New York, à la veille de l’ouverture de l’Assemblée générale de l’ONU.
Le président du Tchad, Idriss Déby a fait valoir les initiatives du Tchad dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture et de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, notamment. Mais il a aussi appelé les pays développés à soutenir sérieusement les efforts des pays africains pour faire face à un dérèglement climatique dont ils sont peu responsables.
« L'Afrique en général, et le Tchad en particulier, ne contribuant presque pas ou très faiblement aux émissions [de gaz à effets de serre], je voudrais souligner l'intérêt que nous portons à la question de la résilience. En effet, les principales conséquences du changement climatique dans mon pays sont entre autres la baisse et la variabilité pluviométriques, les sécheresses, la baisse des productions agricoles, l'assèchement et le rétrécissement des cours d'eau comme le lac Tchad, les inondations, les vagues de chaleur, les vents violents, l'avancée inquiétante du désert, la famine et l'exode rural faisant le lit de la menace terroriste. »

Muhammadu Buhari a de son côté dit qu’il partageait le sentiment du secrétaire général de l’ONU, selon lequel « le monde se trouve au bord de calamités catastrophiques ». Et il a aussi détaillé plusieurs mesures que le Nigeria compte prendre pour répondre à l’appel des Nations unies.
« Nous allons faire des gestes concrets pour exploiter les idées innovantes, notamment en incluant la jeunesse pour la prise de décision, inclusion qui fait partie de notre idée d’une gouvernance globale sur le climat. Nous mobiliserons la jeunesse nigériane pour planter 25 millions d’arbres pour augmenter notre puits carbone. Dans le secteur de l’énergie, le Nigeria est actuellement en train de diversifier ses sources d’énergie, pour accomplir la transition depuis un système énergétique basé sur le pétrole, vers des énergies basées sur l’eau, le soleil, le vent, la biomasse et le nucléaire. Le Nigeria est plus particulièrement engagé pour parvenir à 30% d’énergies propres ou renouvelables d’ici 2030. Ceci dans la perspective de réduire nos émissions de dioxine de carbone de 179 millions de tonnes par an d’ici 2030. »
Le président de la République de Djibouti Ismaël Omar Guelleh a énuméré les mesures de soutien prises par son gouvernement à l’agriculture et ses efforts de transformation du secteur de l’énergie. Il a notamment annoncé que Djibouti parviendrait à 100% d’énergies renouvelables en 2030. Mais il a aussi rappelé que chaque pays était confronté à sa manière au dérèglement climatique. Et que pour son pays, les conséquences prévisibles étaient catastrophiques.
« Mon pays est particulièrement exposé à de nombreux aléas climatiques, les plus fréquents et les plus destructeurs étant les sécheresses et les inondations. Par ailleurs, une pluviométrie rare, impactant négativement les activités agricoles des populations rurales et la disponibilité des ressources en eau dans l'ensemble du territoire touchent régulièrement les pays et affaiblissent la résilience des populations et des infrastructures. Djibouti doit également se préparer à d'autres aléas climatiques dans le moyen et le long terme comme les cyclones et la montée du niveau marin dont les projections à l'horizon 2100 montrent l'inondation d'une partie importante de notre capitale. Ces évènements climatiques sont pour la plupart inhabituels et risquent de se multiplier et de s'intensifier à l'avenir. »
Le président du Sierra Leone Julius Maada Bio a lancé un avertissement. Pour lui, les pays les moins développés sont non seulement les plus menacés par le dérèglement du climat, mais aussi les moins à même de faire face, seuls, à la menace.
« Je rends hommage au secrétaire général de l’ONU d’avoir convoqué ce sommet très important. Parce que l’impact du changement climatique est déjà durement éprouvé dans tous nos pays, et spécialement dans les nôtres, les pays en développement. Le Sierra Leone par exemple a été classé parmi les trois pays les plus menacés par les effets du changement climatique. La menace est réelle et présente. Et elle pourrait être un obstacle aux efforts pour atteindre les objectifs de développement durable, si une action urgente n’était pas engagée pour appliquer intégralement l’accord de Paris, qui est la feuille de route sur laquelle nous nous sommes tous engagés. »

RFI - RFI - mardi 24 septembre 2019

05/10/2019

Tailleure de pierre, une passion pour Mme Lucie Branco...

Mr Luc Le Chatelier dans le journal Télérama noous présente l'itinéraire singulier de Mme Lucie Branco, tailleure de pierre, qui "a mis environ 12 ans pour se faire une place dans l'univers très masculin des Compagnons du devoir". Elle a écrit un livre de 220 pages à ce sujet publié aux éditions Kero avec Mme Gaëlle Rolin intitulé:" On ne bâtit pas des cathédrales avec des idées reçues".

Son itinéraire montre la difficulté pour une fille de se faire une place parmi les amoureux de la pierre adhérant par le compagnonnage à des valeurs d'entraide et de fraternité. Désormais depuis 2007 deux autres femmes partagent sa passion. Parmi les effectifs des Compagnons, il y a aujourd'hui 13% de femmes! Bravo à Mme Lucie Branco qui a su persévérer et ouvrir des portes qui paraissaient verrouillées!

Lyliane

Parcours de soin post cancer: des espoirs annoncés...

La ministre de la Santé a annoncé la création prochaine d'un forfait de soins remboursé pour l'accompagnement des patients après un cancer, avec notamment un suivi psychologique, diététique et de l'activité physique.

En effet, Agnès Buzyn souhaite mieux accompagner les malades en rémission. La ministre de la Santé a annoncé, dimanche 22 septembre, la création prochaine d'un forfait de soins remboursé par la Sécurité sociale pour l'accompagnement des patients après un cancer, comprenant un suivi psychologique, diététique et de l'activité physique.
"La Sécurité sociale va prendre en charge le coût du parcours de soins après un cancer", a assuré la ministre sur le plateau du "Grand Jury" (RTL-LCI-Le Figaro), rappelant ses anciennes fonctions de présidente de l'Institut national du cancer. Cette mesure, inscrite dans le projet de budget 2020 de la Sécu qui sera présenté le 30 septembre, visera "la prise en charge des personnes qui sont à distance de leur cancer".

Interrogée sur le coût d'un tel forfait, la ministre a refusé de répondre. De même qu'aux questions sur le chiffre exact du déficit prévu de la Sécurité sociale après une série d'annonces du gouvernement sur les urgences, les Ehpad, le paiement des pensions alimentaires, etc. "Mon objectif, c'est de ramener les comptes de la Sécurité sociale à l'équilibre, c'est très important pour les Français de savoir que la Sécurité sociale est bien gérée", a-t-elle dit.

Franceinfo - Franceinfo - dimanche 22 septembre 2019

03/10/2019

Les humains pourraient ralentir le réchauffement climatique...

Le réchauffement climatique pourrait bien être ralenti grâce à une mobilisation mondiale. On vous explique comment !
Tout le monde en parle, le réchauffement climatique est au cœur des discussions et des préoccupations de chacun. Bien qu’il advienne aux entreprises et aux gouvernements qui polluent à une grande échelle de réduire leurs déchets et actions contre la planète, il est également possible de réduire individuellement notre impact sur le réchauffement climatique. Des scientifiques ont décidé de déterminer, qu’est-ce qui pousserait chacun à devenir plus responsable.

Manque d’information
D’après les scientifiques, il y a deux types d’individus. Ceux qui veulent changer les choses et ceux qui ne le veulent pas. Jusque-là ça parait logique, mais les raisons du manque d’engagement de chacun viendrait d’un problème de réalisation des conséquences du réchauffement et un manque d’avantages. En effet, des personnes habitant dans des pays chauds vont observer un changement plus direct que d’autres et sont amenés à y remédier. Des personnes préfèrent payer une taxe carbone plutôt que d’installer des panneaux solaires.

Un bon exemple
Les scientifiques affirme que les humains fonctionne par l’influence. Quand la planète change, les humains s'adaptent ou réagissent. Mais les humains s’influencent entre eux également. En effet, les scientifiques pensent que la clé pour que de plus en plus de personnes se mobilisent pour lutter contre le réchauffement climatique se joue sur les réseaux sociaux et dans les rues. En parler et protester forcera les gouvernements à changer à terme.

redaction - Gentside - dimanche 22 septembre 2019

02/10/2019

Equateur: des bouteilles plastique contre des tickets de bus...

Faire un geste pour la planète en voyageant gratuitement ? A la gare de bus de Guayaquil (sud-ouest), poumon économique de l'Equateur, les usagers peuvent échanger des bouteilles en plastique contre des tickets de bus. En pratique, la machine de collecte délivre deux centimes de dollar américain, la monnaie dans ce pays andin, par bouteille. En théorie, la campagne lancée par la mairie veut que cet argent soit destiné à l'achat de titres de transport.
Pour l'heure, rien n'empêche l'utilisateur de repartir avec ses pièces dans la poche. Mais dans les prochaines semaines, de nouvelles machines vont permettre de "créditer directement la carte" magnétique qui permet aux usagers de payer leurs trajets en bus, explique à l'AFP Leopoldo Falquez, le responsable de Metrovia, la régie municipale de bus.

Imagine: avec deux centimes par bouteille, si tu récoltes 15 bouteilles, cela te rapporte 30 centimes, de quoi payer un billet de Metrovia", se félicite Cristian Cardenas, un usager du réseau de bus de Guayaquil, deuxième plus grande ville du pays (2,7 millions d'habitants).

"C'est très avantageux", se félicite également Washington Bravo, 76 ans, qui collecte des bouteilles dans la rue ou les bacs à ordures et finance ainsi ses titres de transports. Les centres de recyclage ne payent que 50 centimes par kilo, rappelle-t-il.
Depuis la mise en oeuvre de ce système, il y a deux mois, plus de 24.000 bouteilles de plastique ont été collectées, selon Metrovia qui prévoit d'installer les machines de collecte dans des endroits où il y a une plus grande concentration d'utilisateurs du réseau de bus.
Un projet pilote comparable est expérimenté depuis fin 2018 dans le métro d'Istanbul pour favoriser le recyclage.

afp.com - AFP - mercredi 21 août 2019

01/10/2019

Un défilé à vélo contre l'automobile en Allemagne...

Entre 15.000 et 25.000 manifestants, selon la police et les organisateurs, ont réclamé en début d'après-midi une "révolution des transports", point culminant de la contestation d'une ampleur inédite.

Des milliers d'opposants aux voitures et à la pollution qu'elles engendrent ont défilé samedi à vélo à Francfort à l'occasion du salon international l'automobile, signe que même en Allemagne l'automobile n'est plus une vache sacrée.
Entre 15.000 et 25.000 manifestants, selon la police et les organisateurs, ont réclamé en début d'après-midi une "révolution des transports", point culminant de la contestation d'une ampleur inédite. La plupart d'entre eux ont rallié le parc des expositions à vélo depuis plusieurs villes de la région, empruntant deux tronçons d'autoroutes fermés aux voitures pour l'occasion.
"Génération climat"
"Le salon de l'automobile représente le siècle passé", explique Christoph Bautz, directeur du groupe Campact, qui a co-organisé la manifestation. Il poursuit:


La "génération climat" prend pour cible une branche fragilisée depuis l'éclatement en 2015 du scandale des moteurs diesel truqués chez Volkswagen, et le salon de Francfort cristallise les critiques adressées à ce secteur au moment où l'urgence climatique s'invite dans le débat public.

Mobilisation écologiste
Cette combinaison d'actions légales et illégales caractérise le mouvement de défense du climat qui progresse depuis des mois en Europe, et prend désormais pour cible une industrie longtemps intouchable par son importance pour l'économie allemande.
Dès l'ouverture à la presse mardi, Greenpeace a lancé la contestation: une vingtaine de militants vêtus de vestes vertes ont gonflé à l'arrière d'un 4X4 un ballon noir géant avec l'inscription "CO2".

Pour la visite de la chancelière Angela Merkel, le groupe a également manifesté jeudi sur les stands de Volkswagen et de BMW: des manifestants y sont montés sur des SUV et ont déroulé des pancartes montrant des voitures avec l'inscription "Tueuses du climat".
Ces véhicules massifs font encore plus débat en Allemagne depuis qu'un SUV monté sur un trottoir à grande vitesse a tué quatre passants dont un jeune enfant la semaine passée à Berlin. Des voix s'élèvent désormais pour réclamer leur interdiction dans les centre-villes.

Jules Pecnard avec AFP - BFMTV - samedi 14 septembre 2019

 

 

30/09/2019

Expo à Paris de Cartooning for Peace...

 

Inauguration de l'exposition

"Les Droits de l'Homme, c'est pour quand ?"

Terrasse du Palais Rohan (Strasbourg)
A l'occasion de la Journée Internationale de la Paix, Cartooning for Peace a le plaisir de présenter son exposition "Les Droits de l'Homme, c'est pour quand ?" à la Terrasse du Palais Rohan du 21 septembre au 8 novembre. L'inauguration en présence du Maire de la Ville et de Plantu, président de Cartooning for Peace, sera suivie d'une visite commentée de l'exposition dans le cadre des Bibliothèques idéales. 
 
Cartooning for Peace

au Forum mondial de la Démocratie

21 septembre - 8 novembre 

29/09/2019

Une piste cyclable pour produire de l'énergie?

Au bord du canal de l’Ourcq, des dalles photovoltaïques éclairent la piste cyclable qui passe, non loin de là, sous un pont. L’expérimentation rappelle la route solaire inaugurée en grande pompe en Normandie en décembre 2016. Or, elle a mal vieilli

Une piste cyclable pour favoriser la mobilité douce… et pourquoi pas aussi pour produire de l’énergie ? C’est en tout cas l’idée creusée à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Le long du canal de l’Ourcq, la première piste cycliste solaire a été mise en service en janvier dernier et a été inaugurée ce lundi par le département de Seine-Saint-Denis.
Le tronçon n’est pas bien grand. Les dalles photovoltaïques sont alignées sur 27 mètres de long et couvrent une surface totale de 56 mètres carrés. Pas de quoi couvrir toute la largeur du chemin de halage, si bien que bon nombre de cyclistes passent à côté des dalles, sans sembler les remarquer.
Éclairer sous un pont… et pourquoi pas plus ?
Il n’empêche, cette piste solaire cyclable s’acquitte de sa tâche. En sortie de piste, un panneau affiche en instantanée les performances des dalles photovoltaïques. Dont celui de la production d’énergie cumulée depuis sa mise en service, en janvier dernier. Soit 2.996 kilowatts/heure, l’équivalent de 440 jours de consommation d’électricité (hors chauffage) d’un foyer.

Cette énergie permet d’éclairer en journée la portion de piste cyclable qui passe sous le pont à quelques mètres de là. « C’était une demande régulière que nous remontaient les cyclistes, raconte Stéphane Troussel, le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis. Cette partie était très sombre et créait des contrastes importants au point d’éblouir les cyclistes. » Voilà pour la mission prioritaire des dalles photovoltaïques. « Le surplus d’énergie alimente également une batterie qui permet d’éclairer sous ce même pont la nuit, poursuit Etienne Gaudin, directeur de Wattway, filiale de l’entreprise Colas (groupe Bouygues) qui développe cette technologie. Quand cette batterie est pleine et qu’il y a encore du surplus – ce qui est souvent arrivé cet été –, il est vendu à Enedis et réinjecté dans le réseau Enedis. »
Dans la lignée de la route solaire en Normandie
Qu’on ne se trompe pas pour autant : cette piste cycliste solaire, qui a nécessité un investissement de 118.000 euros, coûte plus cher qu’elle ne rapporte au département. « L’enjeu n’est pas là, glisse Stéphane Troussel. Dans un territoire très urbanisé comme le nôtre, il y a des solutions plus simples pour éclairer un pont. Mais c’était le terrain idéal pour une telle démonstration et l’occasion de montrer notre attachement au développement des énergies renouvelables. »...

La priorité donnée à de plus petits projets
Il n’empêche, Wattway évoque désormais ces routes solaires « comme des projets à mener sur le long terme » et privilégie en attendant des réalisations à plus petites échelles. « Nous avons aujourd’hui 45 expérimentations en cours dans le monde », précise Etienne Gaudin. Elles sont de deux types. « Les premières visent à permettre à des bâtiments [école, mairie, supermarché] d’être à énergie positive [qui produit plus d’énergie qu’il en consomme], reprend le directeur de Wattway. Nos dalles photovoltaïques sont par exemple installées sur les allées piétonnes aux abords des bâtiments et complètent très souvent des premières installations de panneaux photovoltaïques sur les toits. »
La deuxième configuration est celle, donc, de la piste cyclable solaire de Bobigny. « Sur ces installations, l’objectif est d’alimenter en énergie des équipements à proximité, reprend Etienne Gaudin. Cela peut être de l’éclairage public à Bobigny, mais aussi une caméra de surveillance du trafic au milieu d’un rond-point à Montpellier, ou des bornes de recharges pour véhicules électriques… »
Ces dalles photovoltaïques ne sont pas toujours la solution la plus pertinente. Elles ont notamment un rendement moindre que les panneaux photovoltaïques installés sur les toits ou en façade des bâtiments, que l’on peut incliner de façon optimale pour capter les rayons du soleil. « En revanche, lorsque le point de raccordement au réseau est éloigné de l’équipement que l’on veut éclairer ou lorsque le risque que les panneaux photovoltaïques soient vandalisés, notre solution a sa carte à jouer », estime Etienne Gaudin.

Marc Jedliczka n’est pas convaincu. Le vice-président du Réseau pour la transition énergétique (Cler) a du mal à voir dans ces dalles photovoltaïques installées au sol autre chose que « des gadgets » pour lesquels « on jette de l’argent public par les fenêtres ». « Un panneau photovoltaïque produit quand il est au soleil, lance-t-il. Si des voitures et des vélos passent dessus et génèrent de l’ombre, ça marche nettement moins. »
Surtout, pour lui la priorité est bien plus « de permettre le développement des solutions éprouvées, plus simples et aux rendements meilleurs ». Marc Jedliczka évoque notamment les installations de panneaux photovoltaïques sur les toits et façades des bâtiments. « En France, il y a d’un côté les petits projets, ceux des particuliers qui équipent leur maison, et de l’autre les grands parcs au sol que développent les énergéticiens, résume-t-il. Entre les deux, au niveau des écoles, des mairies, des immeubles de bureaux, des ombrières de parking, il y a encore trop peu de projets menés, notamment parce qu’il n’y a de tarifs d’achats [un prix d’achat garanti] que pour les projets inférieurs à 100 kWc [kilowatt crête, la puissance de votre installation photovoltaïque]. C’est trop bas. Nous demandons qu’ils soient étendus jusqu’à 500 kWc. »

Fabrice Pouliquen - 20 Minutes - mardi 17 septembre 2019

28/09/2019

En Thaïlande une jeune militante s'engage en faveur de l'environnement...

Il faut vraiment que notre société soit tombée bien bas et que la situation soit à un niveau d'urgence assez critique, pour que l'on entende une jeune fille de 12 ans déclarer : "Quand les adultes ne font rien, c'est à nous les enfants d'agir". Ces mots ont été prononcés par Ralyn Satidtanasarn, alias Lilly, adolescente présentée comme la "Greta Thunberg de Thaïlande".

Comme la jeune militante suédoise, Lilly s'engage dans la lutte pour l'environnement et surtout celle contre le plastique, dont son pays est l'un des principaux consommateurs. En plus de sécher les cours pour aller ramasser des déchets, la jeune fille organise régulièrement des sit-in devant le siège du gouvernement thaïlandais, et a à maintes reprises sollicité un rendez-vous pour rencontrer le Premier ministre Prayut Chan-O-Cha... sans succès.

Le plastique, un fléau thaïlandais
Elle vient tout de même de remporter une première victoire : elle a aidé à convaincre le distributeur Central de ne plus délivrer de sacs plastiques à usage unique une fois par semaine dans ses supermarchés de Bangkok. Un petit pas, lorsqu'on l'observe avec nos yeux d'Européens, mais qui est immense dans le contexte de la Thaïlande où le plastique règne en maître. Le pays est en effet le sixième plus gros contributeur mondial à la pollution des océans et ses habitants utilisent jusqu'à huit sacs plastiques jetables par jour... soit 12 fois plus que dans l'Union européenne.
Un long chemin reste donc à parcourir avant de pouvoir espérer inverser cette dramatique tendance. Encore faut-il que les voix de Lilly ou Greta Thunberg soient entendues. "Il est très difficile d'ignorer un enfant lorsqu'il demande pourquoi nous détruisons la planète sur laquelle il doit vivre" inique Kakuko Nagatani-Yoshida, du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Espérons-le.

redaction - Gentside - lundi 16 septembre 2019

Préaccord à Malte concernant les migrants...

Vers une répartition automatique des migrants qui débarquent à Malte ou en Italie ? C'est en tout cas ce que prévoit un pré-accord trouvé à La Valette entre l'Allemagne, la France, Malte et l'Italie ce lundi lors d'un mini-sommet consacré à l'immigration.
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Le texte, qualifié de "base d'accord" et dont le contenu n'a pas été dévoilé en détail, sera soumis pour approbation à l'ensemble des pays de l'Union européenne lors d'un conseil européen "Affaires intérieures", au Luxembourg le 8 octobre, ont précisé les ministres de l'Intérieur des quatre pays et la présidence finlandaise de l'UE.
"De bons résultats"
"Nous avons obtenu de bons résultats qui ont conduit à un document commun, qui suivent deux documents précédemment présentés par la France et l'Allemagne, d'une part, Malte et l'Italie d'autre part", a déclaré le ministre maltais de l'Intérieur, Michael Farrugia, l'hôte du mini-sommet.
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"Ce n'est qu'une première étape qui rassemble nos quatre pays, dont deux (l'Italie et Malte) sont immédiatement concernés" par les débarquements de migrants sur leurs côtes, a expliqué Christophe Castaner en conférence de presse. 

Le ministre de l'Intérieur a précisé que le document commun ne serait pas communiqué tout de suite à la presse. "Nous avons préféré en faire part aux autres pays membres d'abord, ce qui est normal, a-t-il précisé. Nous voulons mobiliser l'ensemble des pays européens pour que chacun prenne ses responsabilités".
Un accord "temporaire sur une zone réduite"
L'accord visé est "temporaire sur une zone réduite qui est la Méditerranée centrale", a-t-il ajouté. "Mais nous souhaitons une réforme ambitieuse incluant aussi l'Espagne, la Grèce et Chypre", pays se trouvant sur les routes de migration de Méditerranée occidentale et orientale.
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"Il ne s'agit pas de rouvrir une route de migration massive par la Méditerranée, ni de laisser Malte et l'Italie seules", face à ce problème, a-t-il argumenté.
Plusieurs experts, et des élus européens, ont dit craindre qu'une décision sur la répartition qui ne concernerait que les migrants secourus en Méditerranée centrale soit perçue comme injuste par les pays d'arrivée se trouvant sur les deux autres routes, de Méditerranée occidentale (Espagne) et orientale (Grèce).
Depuis le début de l'année, seuls 13 % des 67 000 migrants irréguliers arrivés en Europe ont débarqué en Italie ou à Malte, contre 57 % en Grèce et 29 % en Espagne.

lexpress.fr - L'Express - lundi 23 septembre 2019

27/09/2019

Le premier Téléthon en faveur du climat au Danemark...

Les Danois ont donné samedi 14 septembre quelque 2,4 millions d'euros couronnes pour planter des arbres à l'occasion d'un téléthon considéré comme le premier au monde en faveur du climat. Pour chaque don de 20 couronnes (2,7 euros), un arbre sera planté. La somme récoltée va permettre de planter 914 233 arbres. Quelque 20% des dons doivent être consacrés à la conservation des forêts existantes au Danemark et à l'étranger.
Presque atteint, l'objectif de la soirée, filmée dans un parc de loisirs en plein-air proche de Copenhague et retransmise en direct sur la chaîne publique TV2, était de récolter 20 millions de couronnes (2,7 millions d'euros) pour permettre de planter un million d'arbres dans le pays scandinave.
"Une manière positive d'inspirer les gens"
"C'est une manière positive d'inspirer les gens, en montrant comment faire la différence par un geste simple pour lutter contre la crise climatique", a expliqué Kim Nielsen, directeur de la fondation "Growing Trees Network", qui participe au projet. "C'est la première fois qu'une émission caritative télévisée se concentre sur les problématiques climatiques, c'est très excitant", a-t-il ajouté.

D'après une enquête des institutions européennes publiée en avril, 83% des Danois considèrent que le changement climatique est un "problème très sérieux". Selon les experts, reboiser massivement devrait permettre de réduire considérablement la concentration de CO2 dans l'atmosphère. Les premiers arbres devraient être plantés entre fin octobre et fin novembre sur des aires protégées appartenant à certaines municipalités bénévoles, à l'Etat ou à l'Eglise du Danemark.

Franceinfo - Franceinfo - dimanche 15 septembre 2019

 

26/09/2019

Le végétarisme utile face au changement climatique...

Le rapport du Giec ne devait être rendu public que le 8 août 2019, mais une première ébauche a déjà été publiée par "The Guardian". Une fois n’est pas coutume, les conclusions sont alarmantes et il va nous falloir rapidement changer d’alimentation si on espère changer le cours des choses.

Depuis le 2 août 2019, plusieurs experts du Giec, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat créé par l’ONU, sont réunis à Genève pour discuter de plusieurs sujets majeurs en matière d’environnement. Changements climatiques, insécurité alimentaire grandissante, gaz à effet de serre… Autant dire que les problèmes ne manquent pas. Alors qu’ils devaient rendre leurs conclusions le 8 août 2019, une première version de leur "rapport spécial" a fuité et a été publiée par The Guardian. Un texte non-officiel qui stipule qu’il sera impossible de maintenir les températures mondiales à des niveaux sûrs si on ne change pas notre façon de produire et donc, de consommer, de la nourriture rapidement. Sous-entendu : il va falloir sérieusement penser à changer notre mode de consommation… Et à manger moins de viande. "Climatiquement parlant, nous sommes très proches d’un tournant dangereux, et cette version du rapport du GIEC révèle que ça va être très difficile de parvenir à opérer les changements dont on aurait besoin pour éviter le danger", déclare Bob Ward, directeur politique du Grantham Research Institute on Climate Change and the Environment, au Guardian.
"Le changement climatique aggrave la dégradation des sols en augmentant l’intensité des précipitations, les inondations, la fréquence et l’intensité des sécheresses, le stress thermique, les vents, l’élévation du niveau de la mer et l’action des vagues", indique le rapport. Or notre alimentation actuelle génère 25% à 30% des gaz à effet de serre produits sur Terre et aggrave le réchauffement climatique. Problème : pour réussir à nourrir les 9,8 milliards d’êtres humains prévus en 2050, le monde devra produire 56% de nourriture supplémentaire par rapport à celle qu’il produisait en 2010.
Le nouveau rapport du Giec préconise donc une alimentation différente, basée sur les plantes et les végétaux. "La consommation de régimes alimentaires sains et durables, tels que ceux basés sur les céréales secondaires, les légumineuses, les légumes, les noix et les graines offre des opportunités majeures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre", rapportent les expert.e.s. Si rien ne changeaient rapidement dans nos assiettes, il faudrait faire place à de nombreuses terres agricoles ainsi qu’à de nouveaux élevages pour répondre aux besoins de tous.tes. Ce qui n’est pas du tout une bonne nouvelle, la production de lait, d’œufs et de viande en grande quantité renvoyant énormément de méthane, puissant gaz à effet de serre qui provient surtout de la culture du riz et de l’élevage de bétail, dans l’atmosphère. Sans parler des pesticides et des engrais supplémentaires qui seraient utilisés en masse et qui finiraient, comme c’est déjà le cas, dans les rivières accélérant ainsi la pollution des eaux et la dégradation des milieux aquatiques.
Ce n’est pas la première fois que des expert.e.s tirent la sonnette d’alarme. En janvier 2019, un rapport de la Commission EAT de la revue scientifique The Lancet expliquait déjà qu’il serait nécessaire de tendre vers des régimes à base de plantes et de produits contenant de faibles quantités d’aliments d’origine animale, de céréales raffinées, d’aliments hautement transformés et de sucres ajoutés. Elle était même allée jusqu’à dire qu’il faudrait réduire de 50% la consommation mondiale de viande rouge et de sucre pour ne pas aggraver le réchauffement climatique. Serons-nous tous amener à devenir végétarien.ne.s pour sauver la planète ? Le rapport officiel rendra ses conclusions le 8 août 2019.

Tess Annest - Glamour - mercredi 7 août 2019

25/09/2019

Melle Greta Thunberg devant l'ONU réprimande les dirigeants politiques du monde ...

« Je ne devrais pas être là, je devrais être à l’école, de l’autre côté de l’océan », a lâché la jeune égérie de la lutte contre le réchauffement climatique.
Dans un discours furieux à l’ONU, la jeune Suédoise Greta Thunberg, qui a traversé l’océan Atlantique à la voile pour venir s’exprimer lors de ce sommet consacré au climat, a réprimandé les dirigeants de la planète réunis à New York pour leur inaction contre le changement climatique.
« Je ne devrais pas être là, je devrais être à l’école, de l’autre côté de l’océan », a lancé Greta Thunberg, la voix tremblante mais forte, lisant un texte préparé.
« Comment osez-vous ? Vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos paroles creuses. »« Je fais pourtant partie de ceux qui ont de la chance. Les gens souffrent, ils meurent. Des écosystèmes entiers s’effondrent, nous sommes au début d’une extinction de masse, et tout ce dont vous parlez, c’est d’argent, et des contes de fées de croissance économique éternelle ? Comment osez-vous ! »

« Les jeunes commencent à comprendre votre trahison »
Ce court discours est l’un des plus percutants que l’adolescente de 16 ans ait prononcés depuis son arrivée aux Etats-Unis fin août.
Elle a, comme elle l’a déjà fait à l’Assemblée nationale à Paris, répété les faits scientifiques confirmant le réchauffement accéléré de la planète, puis s’en est pris aux chefs d’Etat et de gouvernement présents au même sommet, auquel le secrétaire général de l’ONU l’avait invitée.
« Vous nous avez laissés tomber. Mais les jeunes commencent à comprendre votre trahison », a dit Greta Thunberg.
« Si vous décidez de nous laisser tomber, je vous le dis : nous ne vous pardonnerons jamais. Nous ne vous laisserons pas vous en sortir comme ça»
« Le monde se réveille, et le changement arrive, que cela vous plaise ou non. Merci », a-t-elle conclu, très applaudie dans la grande salle de l’Assemblée générale.

www.nouvelobs.com - L’Obs - lundi 23 septembre 2019

Lettre ouverte au Président de la République française au sujet de l'immigration...

"Lundi dernier, le Président disait vouloir «regarder en face» l'immigration. Pour l'artiste Chloé Peytermann, la regarder en face, c'est comprendre qu'il n'y a qu'une seule solution, l'accueil.
Tribune. Oui, Monsieur Macron, c’est ce que nous faisons tous les jours, chaque jour, parfois la nuit, nous les solidaires, dans les associations, collectifs, lieux d’accueil, chez nous, accueillant des personnes dans nos maisons, agissant dans la rue, lors des maraudes, payant des habits, des brosses à dents, des cartes SIM, des forfaits téléphones, des billets de train, de bus, utilisant nos comptes Blablacar, faisant des trajets en voiture, des rendez-vous à la préfecture, la CAF, le CCAS, l’hôpital, écrivant des courriers à la CPAM, signant des attestations d’hébergement, photocopiant des passeports, et toutes les pages s’il vous plaît, pour obtenir une AME, suivant par Whatsapp, Facebook, le parcours de tel jeune, si esseulé, dans telle ville, cherchant pour lui des relais, un lieu où dormir, ou seulement ce que l’on trouve : un endroit où se laver, un petit-déjeuner, une soupe solidaire, un lieu où trouver des antidouleurs pour la dent, le genou, le dos, qui le fait tant souffrir. Chercher des infos, des assos, des conseils juridiques, expliquer,
réexpliquer, faire traduire, laisser son portable allumé la nuit, au cas où A., M., Y., ait un gros souci ; donner des cours de français, s’informer, se former, lire des papiers, des bouquins, des études, voir des documentaires, faire des émissions radio, des films, organiser des soirées, des débats, des tables rondes, des projections, des récoltes de dons. Se remettre en cause, souvent.


Regarder l’immigration en face, oui, nous le faisons aux frontières de la France, au Pays basque, dans la Roya, à Briançon, à Calais, dans toutes les villes du pays, et même dans nos villages, prêtant des apparts, payant des loyers, intégrant des personnes sans-papiers dans nos clubs de sport, bataillant pour une famille contre les OQTF absurdes alors que les parents ont une promesse d’emploi et que les enfants vont à l’école ici, depuis des années.

Regarder l’immigration en face c’est sourire, écouter, essayer de comprendre, jouer aux cartes, être là, c’est voir combien l’ennui est un gouffre quand on n’a pas d’endroit où vivre, et surtout aucun droit de travailler, c’est voir combien une journée peut être longue, et combien on est prêt à tout pour jouer au foot, au Uno, couper des légumes, n’importe quoi pour arrêter de penser, c’est sentir comme une nuit est longue, quand chaque fois, l’insomnie est là.

Regarder l’immigration en face c’est accueillir cette personne dans le bureau du refuge, parler un petit moment avec elle, et vite sentir combien elle va mal, et que quand on lui demande où elle a mal elle vous répond «dans tout le corps». Ces personnes disent ça pour nous dire combien elles souffrent dans leur chair, mais surtout dans leur âme, et certaines que l’on croise sont si blessées, si abîmées, que l’on se sent totalement démuni, car les relais sont tout à fait absents, nous n’avons aucune aide pour les prendre en charge psychologiquement, réellement, sur le long terme. Elles sont livrées à elles-mêmes, au sens le plus strict. C’est révoltant et parfois effrayantRegarder l’immigration en face c’est rire, danser, jouer avec ces personnes venues de loin, bricoler avec des bouts de papier, des gestes, des applis pour se faire comprendre, c’est apprendre des mots de haoussa, wolof, poular, arabe, écouter leur musique, parler, cheminer un moment ensemble, avant un autre train, un autre bus, une autre ville. Rester en lien parfois, se donner des nouvelles, s’envoyer des photos, être un ancrage, si petit soit-il. C’est créer des amitiés aussi.

Pleurer parfois, parce que l’on se sent si empêché, si écrasé par la situation d’impuissance dans laquelle vos politiques nous placent ! Regarder l’immigration en face ? Ce serait avant tout comprendre que le règlement Dublin (1) doit être abrogé d’urgence car il est absurde, inégalitaire, inefficace et si cher ! Votre renvoi Dublin, Paris-Milan à 12 000 euros, pour des personnes qui deux semaines plus tard sont à nouveau sur le territoire français… C’est ça votre politique migratoire ? A part renforcer les droites extrêmes en Italie, en Grèce – pays sur lesquels tout le monde se défausse – à quoi sert cet accord Dublin ? Prenons ces 12 000 euros pour accueillir, soigner, enseigner le Français, former, faire accéder à la culture, au sport puis à l’emploi !nous. Elle ne le pourra pas. Il nous faut nous organiser ! Monsieur Macron c’est le mauvais accueil qui fait monter les extrêmes, ce sont les camps informels, les conditions de vie insalubres, les files d’attente devant les administrations. C’est ce refus d’accueil là, le vôtre, qui humilie quotidiennement les exilés, et qui crée la peur, le rejet chez certains Français, faisant voir autrui comme «un autre», un étranger. Le bon accueil, lui, comme il se pratique dans plein d’endroits de ce pays pour une personne ou plusieurs, avec intelligence, créativité, organisation, humanité, ne soulève pas de haine, ne fait pas de bruit, et pourtant il est là, preuve de tant de possibles.

Monsieur Macron, oui, voyez les choses en face, vous et vos partenaires européens, changez de cap. Rencontrez les experts, les ONG, les associations, les personnes qui tous les jours vivent cette réalité qu’est la migration ! Il n’y a pas d’autre solution qu’accueillir. Et nous, nous sommes prêts".
  Chloé Peytermann - Liberation - vendredi 20 septembre 2019


(1) Le règlement Dublin III stipule que le pays responsable de la demande d’asile d’un migrant est le premier Etat membre où sont conservées ses empreintes digitales. Concrètement, cela signifie qu’une personne migrante qui aurait déposé une demande d’asile en Italie et poursuivi sa route vers la France est renvoyée vers l’Italie en cas d’interpellation.

24/09/2019

Proposition de loi au Sénat contre les gaspillages alimentaires et autres en France...

Interdiction de détruire les invendus, meilleure information pour les consommateurs, système de consigne… Le projet de loi de lutte contre le gaspillage qui arrive mi-septembre au Sénat brasse un grand nombre de sujets.
C'est un des temps forts de la rentrée politique. Le projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire –figure de proue écologique portée par le gouvernement– arrive au Sénat. Le texte est examiné en commission ce mardi 17 septembre et sera discuté dans l'hémicycle à partir du 24 septembre. Améliorer l'information des consommateurs, s'attaquer au gaspillage non-alimentaire, optimiser la collecte et la seconde vie des déchets… Le projet brasse un grand nombre de mesures parfois extrêmement concrètes. Focus sur quelques mesures-clés du projet de loi.
Les invendus ne seront plus détruits
Une "première mondiale". C'est ainsi que le Premier ministre Edouard Philippe avait qualifié en juin cette mesure phare pour lutter contre le gaspillage non-alimentaire. Lors d'une visite de Cdiscount aux côtés de Brune Poirson qui porte le projet, il avait souligné cette volonté de s'attaquer aux invendus. "Les producteurs, importateurs et distributeurs de produits non alimentaires neufs sont tenus de réemployer, de réutiliser ou de recycler leurs invendus" est-il ainsi indiqué dans l'article 5 du projet de loi. Exit donc des produits qui seraient mis en décharge ou incinérés. Une mesure qui touche autant les livres ou les vêtements que les produits d'hygiène ou électroniques. Seuls les produits dont la réutilisation ou le recyclage présentent un risque pour la santé ou la sécurité bénéficieront d'une exception.
La question des invendus s'était retrouvée sur le devant de la scène en début d'année lorsqu'un reportage de Capital avait pointé la destruction d'invendus par Amazon en France, ce qui avait obligé l'entreprise à se défendre sur Twitter. Il faut dire qu'en France, la destruction de produits non-alimentaires non vendus se chiffre à 630 millions d'euros.
La consigne fait son retour
La consigne, c'est rendre au consommateur une caution lorsque celui-ci rapporte le produit consigné –une bouteille vide par exemple– dans le dispositif de collecte prévu. Un système que l'on trouve notamment en Allemagne. Mais en France, la consigne a disparu dans les années 1980. Elle devrait donc faire son retour via ce projet de loi pour aider à répondre aux ambitions présidentielles: 100% de plastique recyclé d'ici à 2025. "Il peut être fait obligation aux producteurs ou à leur éco-organisme de mettre en œuvre sur le territoire des dispositifs de consigne pour réemploi, réutilisation ou recyclage des produits consommés ou utilisés par les ménages" est-il noté à l'article 8 du projet de loi.
Les modalités de mise en œuvre restent cependant à définir. Selon un pré-rapport commandé par le gouvernement et remis mi-septembre, le montant de la caution, qui n'est pas encore fixé, devra être d'au moins 10 centimes (15 centimes est jugé "bien ajusté") et les points de collecte suffisamment nombreux pour que le dispositif porte ses fruits.
La réparation des produits est favorisée
Le projet de loi prévoit la mise en place d'un "indice de réparabilité" qui permettrait in fine au consommateur de savoir si le produit qu'il achète est facilement réparable, difficilement ou pas du tout. Un élément de plus pour choisir un appareil électrique ou électronique.Une autre mesure portée dans le projet de loi doit renforcer encore l'information à la disposition du consommateur: celui-ci saura quelles sont les pièces détachées disponibles et celles indisponibles pour les appareils électriques, électroniques et les éléments d'ameublement. Des mesures qui devraient améliorer la durée de vie des produits d'autant que les repair cafés où des bénévoles aident à réparer des objets se sont essaimés en France.
Le tri est simplifié
Le projet de loi entend simplifier les informations sur le tri présentes sur les emballages. Le "logo Triman" devra être visible sur les produits et leur emballage et devra être accompagné de consignes précises. Car attention, le logo ne signifie pas que le produit doit terminer dans la poubelle recyclage mais doit être trié. Charge à la consigne inscrite de préciser si ce produit doit être jeté dans la poubelle de recyclage, doit être repris en magasin pour les appareils électriques ou électroniques ou doit être collecté dans des bornes particulières comme c'est le cas pour les piles par exemple.
L'autre mesure de simplification du tri vise à harmoniser la couleur des poubelles sur l'ensemble du territoire. A l'avenir, elles pourraient donc être jaunes pour les plastiques ou métaux, bleues pour le papier-carton s'il est trié à part, vertes pour le verre, marron pour les épluchures et grises pour le reste des ordures ménagères.
La gestion des déchets sera améliorée Pour améliorer la fin de vie des produits jetés, le projet de loi compte étendre la liste des produits soumis à la Responsabilité élargie du producteur (REP). Cette réglementation prévoit que les producteurs soutiennent financièrement un éco-organisme chargé de gérer la fin de vie des produits de la filière. Si de nombreux produits sont déjà concernés comme les piles, les médicaments, les textiles ou encore les papiers, le projet de loi en ajoute un grand nombre parmi lesquels les jouets, les articles de sport, ceux de jardinage ou encore les cigarettes.
Le secteur du bâtiment est mis à contribution
Le secteur du BTP, c’est 227 millions de tonnes de déchets produits chaque année, dont 42,2 millions issus du secteur du bâtiment. Le projet de loi du gouvernement s’attaque à la question en renforçant l’obligation de réaliser un "un diagnostic relatif à la gestion des produits, matériaux et déchets" en amont des travaux, une obligation qui pourrait être assortie de sanctions financières en cas de non-respect.
Les "produits ou matériaux de construction du secteur du bâtiment destinés aux ménages ou aux professionnels" seront également soumis à la Responsabilité élargie du producteur (voir plus haut), ce qui devrait aboutir à une filière de collecte et de valorisation de ces déchets. Après le décès du maire de Signes cet été voulant empêcher un dépôt illégal de déchets, Brune Poirson avait par ailleurs réuni début septembre les organisations professionnelles de la filière du bâtiment ainsi que des associations d’élus pour discuter de mesures visant également à mieux gérer les déchets du bâtiment et lutter contre les décharges sauvages.

Valérie Xandry - Challenges - lundi 16 septembre 2019

Urgence climatique à l'ONU...

L'ONU a annoncé ce lundi, peu avant l'ouverture d'un sommet sur le climat en présence de nombreux dirigeants mondiaux, que 66 Etats adhéraient désormais à l'objectif d'une neutralité carbone d'ici 2050.

Ces 66 pays se joignent à 10 régions, 102 villes et 93 entreprises pour parvenir à un bilan de zéro émission de gaz à effet de serre d'ici le milieu du siècle, un objectif fixé par les scientifiques pour contenir le réchauffement de la Terre dans les limites stipulées par l'accord de Paris de 2015, c'est-à-dire au pire +2°C par rapport à la fin du XIXe siècle (la Terre en est à environ +1°C).

"L'urgence climatique est une course que nous sommes en train de perdre, mais nous pouvons la gagner", a dit le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, qui a aussi invité à la tribune la Suédoise Greta Thunberg, 16 ans, symbole de la jeunesse mondiale révoltée contre l'inaction des gouvernements.

Le sommet commençait à 14H00 GMT.

Parmi les autres annonces de l'ONU, 68 pays se sont engagés à revoir officiellement à la hausse leurs plans climat d'ici 2020, date à laquelle les 195 signataires de l'accord de Paris sont censés déposer de nouveaux engagements.

Et 30 pays adhèrent désormais à une alliance promettant de stopper la construction de centrales au charbon à partir de 2020.

AFP - La Tribune - lundi 23 septembre 2019

23/09/2019

A propos du port du voile...

Pour Kahina Bahloul, le port du voile n'est "pas une obligation religieuse". Invitée de la matinale de Jean-Jacques Bourdin sur RMC ce lundi 9 septembre, cette diplômée en islamologie de l'Ecole pratique des Hautes études, première femme à avoir été nommée imame en France, a expliqué pourquoi elle ne porte pas le voile, et en a profité pour livrer sa vision de la foi.

"Le texte coranique n’oblige pas la femme à sa voiler les cheveux"
"Je considère que le voile n’est pas une obligation religieuse. J’ai beaucoup étudié les textes et je considère que le texte coranique n’oblige pas la femme à sa voiler les cheveux", a-t-elle expliqué, alors qu'une première prière mixte a été dirigée par deux femmes, Anne-Sophie Monsinay et Eva Janadin, dans une mosquée parisienne ce samedi 7 septembre. L'événement a rassemblé une soixantaine de personnes.
Adepte d'une idéologie résolument progressiste, Kahina Bahloul a lancé il y a quelques jours une campagne de crowdfunding dont le but est d'ouvrir une mosquée "libérale", dans laquelle hommes et femmes pourront prier côte à côte, et où les temps de culte seront dirigés de manière paritaire.

Il est important pour la religion musulmane d’instaurer un nouveau paradigme où les hommes et les femmes ont exactement la même place au sein des lieux de culte (...) Dans les lieux de culte traditionnels, la salle de prière principale est dédiée aux hommes et ça ce n’est plus acceptable au 21e siècle", a-t-elle également détaillé au micro de RMC.

redaction - Gentside - mercredi 11 septembre 2019

 



22/09/2019

Les menus sans viande appréciés dans les cantines de Rouen.

Depuis la rentrée, il y a du nouveau dans les cantines de Rouen (Seine-Maritime). Après une période de test lancée en avril dernier, la municipalité propose à l’ensemble des écoliers de choisir entre un menu avec ou sans viande.

« C’est une démarche qui s’inscrit dans notre volonté de lutter contre le gaspillage tout en nous adaptant aux nouveaux modes de consommation alimentaire », résume Frédéric Marchand, l’adjoint écologiste en charge de ce dossier.
Sur les près de 6000 repas préparés par la cuisine centrale municipale pour les 54 écoles de la ville, près de la moitié est donc sans viande. Mais ne sont pas forcément végétariens car ils peuvent contenir des œufs ou du poisson par exemple. Et une fois par semaine, c’est le même menu pour tout le monde, sans même attendre la loi du 1er novembre obligeant à servir un repas végétarien par semaine. « On ne pensait pas qu’il y aurait autant de demandes pour cette nouvelle formule », continue Frédéric Marchand.
Évidemment, dans les offices, il a fallu s’organiser comme l’explique l’expérimentée Nadia, la responsable de celui de l’école Rosa-Parks. « Nous avons opté pour des cartes de couleurs différentes pour le self. Bleu pour les sans viande, jaune pour les autres. D’un seul coup d’œil, je peux savoir qui mange quoi ».
Une pratique pour l’instant bien intégrée par les jeunes élèves à l’image de Juliana et Kenza, qui partagent la même table, mais pas la même assiette. « En fait, c’est nos parents qui ont choisi », admet la seconde. « Nous, on ne regarde pas ce que mange l’autre. Tant que c’est bon… »

Laurent Derouet - Le Parisien - lundi 16 septembre 2019

Engagement de 7 pays d'Amérique du Sud en faveur de l'Amazonie...

La Colombie, le Pérou, l'Equateur, la Bolivie, le Brésil, le Surinam et le Guyana ont clos leur Sommet présidentiel pour l'Amazonie, organisé à Leticia (sud), en s'engageant à des "mesures concrètes" pour une région essentielle à l'équilibre climatique de la planète.

Sept des neuf pays qui se partagent l'Amazonie ont défini vendredi en Colombie des mesures de protection de la plus grande forêt tropicale du monde dévastée par des incendies.

La Colombie, le Pérou, l'Equateur, la Bolivie, le Brésil, le Surinam et le Guyana ont clos leur Sommet présidentiel pour l'Amazonie, organisé à Leticia (sud), en s'engageant à des "mesures concrètes" pour une région essentielle à l'équilibre climatique de la planète. Seuls manquaient le Venezuela, qui n'avait pas été invité, et la France dont le territoire d'outre-mer de Guyane compte aussi une vaste superficie amazonienne.
A l'ouverture du sommet, son homologue brésilien Jair Bolsonaro, dont le gouvernement a été sévèrement mis en cause par la communauté internationale pour sa gestion des graves incendies de ces dernières semaines, a pour sa part appelé les pays à défendre leur souveraineté sur l'Amazonie, la jugeant "non négociable".


Lutte coordonnée contre la déforestation 
Le Pacte signé vendredi inclut la demande de Jair Bolsonaro, représenté à Leticia par son ministre des Affaires étrangères Ernesto Araujo, de réaffirmer "les droits souverains des pays de la région amazonienne sur leurs territoires et leurs ressources naturelles". Il est nécessaire de "grouper les actions concrètes parce que la seule bonne volonté ne suffit plus. Nous demandons des actions pour le bien de l'Amazonie et de l'humanité", a pour sa part affirmé le président péruvien.


Le texte prévoit des actions conjointes pour la protection de la forêt et la prévention, ainsi que la coordination des pays pour lutter contre les causes de déforestation, telles que l'exploitation minière, le trafic de drogue et l'extension illégale de la frontière agricole. Et il recommande la création d'un réseau amazonien de coopération pour faire face aux catastrophes naturelles, ainsi que pour mobiliser des ressources publiques comme privées afin de mettre en oeuvre les mesures qu'il édicte.
Etaient également présents à Leticia les chefs d'Etat équatorien Lenin Moreno, bolivien Evo Morales, ainsi que le vice-président du Surinam, Ashwin Adhin. Le Guyana était représenté par son ministre des Ressources naturelles, Raphael Trotman. Evo Morales, dont le pays est aussi affecté par des incendies avec 1,7 million d'hectares brûlés depuis mai, a assuré que "la terre mère est en danger de mort" à cause du changement climatique, les atteintes aux sources d'eau et la consommation "excessive". Ce président socialiste a par ailleurs dénoncé le fait que le chef d'Etat vénézuélien, Nicolas Maduro, n'ait pas été invité à cause de "différences idéologiques".

Le sommet de Leticia pour l'Amazonie a coïncidé avec l'appel lancé vendredi depuis Paris par la directrice générale de l'Unesco Audrey Azoulay pour "renforcer les outils" visant à protéger des biens communs de l'humanité.

"Les outils existent, la Convention du patrimoine mondial ou bien le réseau des zones de biosphère de l'Unesco sont des exemples et permettent de concilier le respect de la souveraineté et la gestion coopérative de biens communs", a-t-elle déclaré, estimant que "la notion de biens communs (...) s'illustre dans des lieux comme l'Amazonie". 

C.Bo. avec AFP - BFMTV - samedi 7 septembre 2019

 

21/09/2019

Que feriez-vous pour changer votre ville ou votre village?

Que feriez-vous pour changer votre ville ou votre village❓

Vous aimeriez agir pour améliorer votre quotidien et celui des habitant.es de votre commune mais vous ne savez pas par où commencer ou vous rencontrez des obstacles ?

Les élections municipales qui auront lieu dans 6 mois sont une chance rare de mettre vos préoccupations au coeur du débat politique local. Et nous aimerions vous accompagner dans cette démarche.

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