Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/02/2020

Comment fabriquer sa propre lessive?

Aujourd’hui, rares sont les lessives industrielles à avoir des ingrédients sans substances chimiques, potentiellement nocives pour notre santé et pour l’environnement. Vous avez donc peut-être déjà songé à faire vos propres produits ménagers mais sans trop savoir par où commencer ? Pour vous aider, on vous propose une recette du blog Banana Pancakes, simple, rapide et avec peu de produits. L’objectif : que vous puissiez enfin vous lancer les yeux fermés !
Les ingrédients :50 g de savon de Marseille en copeaux ou râpé (si possible composé de minimum 72% d’huile végétale, sans parfum, glycérine et conservateur), 1 c.à.s de bicarbonate de soude, 1l d'eau et facultatif 10 gouttes d'huile essentielle (lavande)
La recette : Dans une casserole, faites chauffer l’eau, ajoutez le savon de Marseille,
mélangez doucement jusqu’à la dissolution du savon, laissez refroidir environ 30 minutes, ajoutez la cuillère à soupe de bicarbonate de soude ainsi que les gouttes d’huile essentielle si vous en avez, laissez refroidir complètement, versez l’ensemble dans le récipient de votre choix (un ancien bidon de lessive par exemple). 

Cette recette vous permet de réaliser 1 litre de lessive que vous pourrez doser comme une lessive classique.
Pour tous ces ingrédients y compris les huiles essentielles, comptez environ 7 euros. Sachez que vous pourrez les réutiliser pour refaire cette recette plusieurs fois.

Selon redaction - Gentside - lundi 20 janvier 2020

 

 

 

 

 

09/02/2020

Le frigo comme modèle d'économies d'énergie...

Dans le journal La Croix du 10/1/2020, Mme Céline Schoen consacre un long dossier aux économies d'énergie, selon un sondage BVA révélé par le quotidien. Les Français dans l'ensemble semblent attentifs au climat dans leurs gestes quotidiens. 39% d'entre eux par exemple affirment qu'ils se chauffent moins qu'auparavant l'hiver et 31% de nos concitoyens réduisent l'usage de leur climatisation. 82% des Français éteignent leurs appareils électriques au lieu de les laisser en veille. De même, on achète de plus en plus de modèles d'appareils à haute performance énergétique (frigo, congélateur).

L'article souligne que le réfrigérateur est "le bon exemple à suivre, car il a fait sa révolution énergétique il y a quelques années". Rappelons les appareils classés de A à D, puis l'élimination du gaz CFC après le Protocole de Montréal, qui jouent un rôle majeur. C'est d'autant plus important car frigos et congélateurs, qui fonctionnent en permanence, pèsent 31% de la consommation d'un logement, hors chauffage. Les fabricants ont en effet accepté de concevoir autrement leurs produits. Peu à peu, le frigo a fait des émules: lave-linge, lave-vaisselle, sèche-linge et ampoule LED.

A l'ADEME, on se félicite de ce virage qualitatif, mais on regrette que le secteur des téléviseurs et de la rénovation des bâtiments n'aient pas encore été pris en compte par la réglementation. De même, ordinateurs personnels, tablettes, téléphones mobiles, enceintes et autres objets connectés annulent les gains d'énergie enregistrés jusque là. En effet, il se trouve encore des Français, notamment dans la jeune génération, qui ont l'illusion que les ressources de la planète sont illimitées... Le prix actuel de l'électricité étant sous-évalué, bientôt son prix risque de grimper.

Les destinations de vacances ont également évolué: 83% de nos concitoyens les passent désormais en France. Le kérosène n'étant pas taxé, certains qui voyagent au loin acceptent de compenser leurs émissions de CO2. En semaine, beaucoup font du covoiturage, marchent, prennent les transports en commun ou leur bicyclette (70% environ). Côté alimentation, ce sont les plus de 65 ans qui ont le plus réduit leur consommation de viande rouge et qui achètent le plus de produits locaux et de saison. Quant à la gestion des déchets, beaucoup recourent au tri et renoncent aux sacs plastiques.

De beaux défis restent encore à gagner, mais le mouvement est en route, ce qui est très encourageant! Notons enfin que le journal La Croix organisera du 9 au 11 juin à Angers ses premières "rencontres de l'écologie": trois jours de débats et de rencontres pour imaginer ensemble (entrepreneurs, associations, agriculteurs, étudiants, élus...) la transition écologique dans toutes ses dimensions, y compris éthiques et morales. Parmi les intervenants figureront Mrs Nicolas Hulot, Cyril Dion, Frédéric Boyer... Pour tout renseignements, s'adresser à www.rencontresecologie.la-croix.com.

Lyliane

08/02/2020

Articles de sport d'occasion...

Pour se dépenser sans créer davantage de déchets, les articles de seconde main, en très bon état, sont une bonne option de plus en plus accessible.
Retrouvez tous les samedis dans la chronique «Terre d’actions» des initiatives pratiques et écolos en France et dans le monde.

Après l’enfilade de repas copieux de fin d’année, les tenants des bonnes résolutions s’attellent à la remise en forme. Commencer un nouveau sport implique de s’équiper d’une panoplie d’accessoires plus ou moins nécessaires. C’est coûteux, y compris pour l’environnement. Surtout si le coup de foudre pour une discipline s’étiole rapidement.

Selon l’Ademe, la France est «le 4 ème pays au monde et le premier européen à consommer des articles de sport et de loisirs». Ce qui crée en bout de course des montagnes de déchets supplémentaires. Alors pour réduire le gaspillage, mieux vaut se concentrer sur l’essentiel, le matériel de base. Ensuite, on évite d’acheter du neuf. La mission peut sembler difficile car les boutiques d’occasion dédiées au sport sont encore rares. Mais le mouvement est amorcé.

Recycleries sportives
Un des projets pionniers se trouve à Massy (Essonne), où une recyclerie sportive a ouvert en 2016. Un deuxième local s’est installé dans le XVIIarrondissement de Paris en mars 2018. La boutique solidaire collecte, répare et donne accès à du matériel ainsi qu’à des tenues de seconde main à prix riquiqui et en très bon état. Escalade, roller, ski, randonnée, vélo… Des dizaines de pratiques sportives sont représentées. Ce qui permet aussi de rendre accessible certains sports comme l’équitation.

La recyclerie s’approvisionne grâce aux dons de particuliers, de centres de pratiques sportives et de magasins spécialisés. Elle demande une adhésion de 5 euros par an pour l’accès aux achats en boutique et 25 euros pour inclure les ateliers de réparation (raquettes, bicyclette…) et de création.

Le principe est similaire à Nantes, avec SupporTerre, et près de Bayonne, au Hangar du sport, tous deux ouverts depuis 2017.Sites spécialisés
Pour des achats en ligne, il existe des sites spécialisés dans la revente et l’achat de matériel de sport de seconde main comme les Occasions du sport, SportOkaz, LinkNSport ou TrocSport. Même les grosses marques s’y mettent. On peut par exemple trouver son bonheur sur Decathlon occasion. Pour l’achat d’un produit neuf dans ses magasins, l’enseigne propose de racheter dans certains cas (surtout vélos et sports de glisse) votre ancien matériel, à condition qu’il soit similaire, et le revend sur son site dédié. L’enseigne organise aussi des Trocathlon, événements de vente et achat de matériel sportif d’occasion. On peut aussi tenter sa chance sur Le Bon Coin et Emmaüs, plus généralistes.

07/02/2020

Sommes nous entrés dans la déconsommation?

De la consommation à la déconsommation, c'est tout un modèle de société qui est en train d'évoluer. L'an dernier, les achats de produits de grande consommation ont reculé de 1,4%. Signe d'une volonté de consommer moins mais mieux.
"Manger moins, mais mieux". C'est un tournant dans le mode de vie des Français. Selon une étude publiée par les Echos vendredi, les Français achètent de moins en moins dans les supermarchés. Les volumes baissent pour la deuxième année consécutive. Surtout, cette baisse s'accélère : -1,4% en 2019 contre 0,7% en 2018. Un phénomène qui oblige les distributeurs à s'adapter.
Devant les supermarchés, les chariots restent rangés, enchaînés les unes aux autres, et les clients ne ressortent qu'avec des sacs à la main car ils font de moins en moins leurs courses ici. On achète moins au supermarché... car on s'y rend moins souvent. Les clients préfèrent souvent aller chez les spécialistes ou les marchands de nourriture bio. Et au lieu de manger de la viande tous les jours, ils en consomment une fois par semaine, et de meilleure qualité.
"Sobriété de la consommation"
Emily Mayer de l'Iri, l'institut qui a réalisé cette étude, constate ces nouvelles habitudes de consommation. "Il y a une partie de ces achats qui vont être reportés sur d'autres circuits de distribution. Mais de manière générale, on sent qu'on arrive à une certaine sobriété de la consommation en volume, en France, avec la population qui vieillit et qui se tertiarise énormément."
Même si le chiffre d'affaires de la grande distribution a augmenté in extremis de 0,8%, il pourrait ralentir voire diminuer en 2020. Sur les 300 types de produits d'un hypermarché, 7 sur 10 sont à la baisse.

Selon Mr Matthieu Bock - Europe 1 - vendredi 17 janvier 2020

 

Le navet, un légume racine de saison...

Dans le petit journal des Biocoop, Mme Pascale Solana fait l'apologie du navet. Elle explique qu'en Europe, ce légume racine à chair blanche fut longtemps la base alimentaire des hommes et  des animaux, avant l'arrivée de la pomme de terre. On a hélas donné ce nom à un mauvais film, alors que des fricassées rustiques aux fins glaçages, le navet est une source importante de vitamines, de minéraux, d'oligo-éléments. Le navet appartient à la famille des Brassicassées comme le chou, la roquette ou le rutabaga.

Le navet est semé en mai en pleine terre et il est récolté 2 mois plus tard environ. Sur les marchés, on trouve ce légume racine soit rond à collet violet,  soit boule d'or. Ses fanes se mangent comme des épinards. En cuisine, on le déguste cru en salade avec une sauce yaourt, en jus avec des pommes ou rapé comme des carottes. Certains le font lacto-fermenter et le mangent comme de la choucroute. Enfin, cuit, il agrémente nos soupes de légumes, ou bien on se régale de le trouver frit, cuit à la vapeur, en jardinière ou en purée...

Son prix très raisonnable et sa haute teneur en  soufre, eau et fibres permettent de le mettre sur toutes les tables. Alors, cet hiver, n'hésitons pas à le consommer!

Lyliane

06/02/2020

Sortie des centrales à charbon en Allermagne...

L'Allemagne s'est dotée tout récemment d'un calendrier et a prévu des indemnités pour l'arrêt de ses centrales à charbon, étape importante vers l'abandon de cette énergie très polluante entre 2035 et 2038.
Après des mois de négociations, sous la pression croissante des défenseurs du climat, "la sortie progressive du charbon débute maintenant", s'est félicitée la ministre de l'Environnement, Svenja Schulze.
Le gouvernement et les quatre Etats-régions qui abritent les bassins miniers - Rhénanie du Nord-Westphalie, Brandebourg, Saxe et Saxe-Anhalt - se sont mis d'accord sur un échéancier et un cadre d'indemnisations.

Plus de 4 milliards d'indemnités
L'ensemble doit être formalisé dans un projet de loi soumis le 29 janvier au conseil des ministres, pour une adoption espérée "au premier semestre 2020", selon le ministère de l'Economie.
Berlin a promis 4,35 milliards d'euros d'indemnités, réparties "sur une quinzaine d'années suivant les fermetures" parmi les exploitants de centrales à charbon. 2,6 milliards ont été attribués au géant allemand RWE, qui opère les centrales du bassin rhénan, dans l'Ouest - un montant "bien en dessous des dommages" évalués à plus de 3,5 milliards d'euros, a déploré le groupe.

Chez le fournisseur d'électricité, 3.000 emplois seront supprimés "à court terme" et 6.000 d'ici 2030, notamment à travers des départs anticipés à la retraite, soit une réduction de 60% des effectifs dans la branche lignite et un quart des effectifs du groupe.
1,75 milliard reviendra aux centrales de l'Est, a détaillé le ministre des Finances Olaf Scholz. Mais la facture pourrait encore gonfler, puisque M. Scholz n'a évoqué que les fermetures "dans les années 2020", sans parler des ultimes mises à l'arrêt des années 2030.

 "Trop tard !"Comme annoncé il y a un an, l'Allemagne vise un abandon du charbon au plus tard en 2038 mais pourrait "avancer de trois ans" cette échéance pour viser 2035, en fonction des bilans d'étape menés en 2026 et 2029.
"La sortie du charbon n'est pas une question de technique mais de volonté politique. Elle doit arriver maintenant, 2035 est bien trop tard !", a déploré sur Twitter l'organisation Ende Gelände, à l'origine de plusieurs occupations de mines.

L'accord détaille pour la première fois un calendrier de fermeture des centrales à lignite, charbon brun particulièrement polluant, qui débutera le 31 décembre 2020 avec un des complexes opérés par RWE à proximité de la mine de Garzweiler.
Il prévoit également la fin des autorisations d'exploitation de la forêt millénaire de Hambach, dans l'ouest de l'Allemagne, menacée par l'extension d'une mine de lignite et devenue un symbole de la lutte contre le charbon. Plus de la moitié des 2,1 milliards de tonnes charbon exploitables par RWE "resteront enterrés", précise le groupe.
"Au lieu des 3 gigawatts prévus" l'an dernier, "seulement 2,8 gigawatts de lignite seront mis hors service d'ici 2022", et la majorité des fermetures "est reportée au-delà de 2030", critique cependant Olaf Bandt, président de l'association écologiste BUND.

Sortie du nucléaire:Les défenseurs du climat, qui pressent le gouvernement d'accélérer ses efforts, déplorent de surcroît la mise en service d'une nouvelle centrale au charbon dans le bassin rhénan, Datteln 4, confirmée jeudi. "C'est juste absurde", a tweeté Luisa Neubauer, figure allemande du mouvement Fridays for future.
Dans les régions minières, l'Etat prévoit l'instauration d'un fonds d'indemnités pour les salariés du secteur, qui pourrait être versé "jusqu'en 2043".Une aide financière totale de 40 milliards d'euros sera également accordée aux régions minières jusqu'en 2038, conformément à un projet de loi adopté en mai 2019.

L'abandon par l'Allemagne du charbon, énergie bon marché à l'origine de son développement industriel, est compliqué par la décision prise en 2011 de sortir du nucléaire d'ici 2022.
Malgré la montée en puissance des énergies renouvelables, intermittentes et difficiles à stocker et transporter, la première économie européenne tire encore plus d'un tiers de son électricité de la houille et du lignite.
Dans un plan adopté en décembre, l'Allemagne s'est fixé l'objectif de diminuer de 55% les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030 par rapport à leur niveau de 1990, alors qu'elle est déjà assurée de manquer ses objectifs climatiques pour 2020.


Selon Mme Coralie Febvre, AFP - La Tribune - jeudi 16 janvier 2020

Relocalisons la terre avec Terre de Liens...

4 sur 3 682
 

05/02/2020

A propos de la NEF, une banque éthique mise en lumière par Gen'éthic...

Une plateforme qui passe au crible l’impact des entreprises:Gen'éthic:

Jusqu’alors il n’existait aucun outil permettant de mesurer la responsabilité des structures de l’Economie Sociale et Solidaire sur autant de critères. Créé par Léo Astorino, jeune entrepreneur lyonnais, Gen’éthic est la première plateforme qui permet aux entreprises d’évaluer et de rendre publique leurs performances en matière sociale, écologique, économique et de gouvernance.


À l’image de Yuka, l’application phare qui scanne les produits de notre alimentation, Gen’éthic scanne et met à disposition du public l’impact environnemental et social des entreprises, afin de permettre à chacun de savoir si les produits ou services sont conformes à ses valeurs. La précision des questions posées aux entreprises lors de ce « test ADN » rendent alors le greenwashing impossible. Les questions reposent exclusivement sur des données objectives. Elles concernent aussi bien le taux de mixité dans les instances dirigeantes que la proportion d’énergie renouvelable consommée. Le test se base sur plus de 100 indicateurs adaptés la taille de l’entreprise et son secteur d’activité.

Gén’ethic permet donc non seulement au public, mais également aux candidats à l’emploi, aux partenaires ou aux banques et investisseurs, de pouvoir éclairer tous leurs choix de critères éthiques. 

Enfin, si les chiffres permettent de savoir si l’entreprise est un peu, beaucoup ou pas du tout éthique, au delà de la note obtenue, c’est bien la transparence qui est avant tout valorisée par Gen’éthic. Ainsi l’évaluation et la publication de l’impact des organisations leur permet également de prendre conscience de leur marge d’amélioration en matière de développement durable.

La Nef plutôt bonne élève au test de l’ADN !

ADN de la Nef sur genethic

 

Aux côtés de plusieurs acteurs de l’ESS, la Nef a été contactée pour faire partie des testeurs de cette solution. Nous nous sommes alors soumis aux nombreuses questions permettant l’analyse de notre ADN.

Gen’éthic a évalué quatre domaines d’impact auxquels nous obtenons les notes suivantes :

  • Environnement : 87%
  • Social : 90%
  • Economie : 74%
  • Gouvernance : 97%

Pour un score total de 87 %

 

Consultez le détail de notre ADN en cliquant ici.

 

—–

Vous souhaitez recevoir d’autres actualités de la Nef ? Inscrivez-vous au Billet notre newsletter mensuelle !

 

INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER

Toute l’actualité de la Nef par email.

S’inscrire

 

Contactez-nous

La Nef se tient à votre disposition pour répondre à vos questions.
lanef@lanef.com

04 81 65 00 00

04/02/2020

Le Net sans Google, c'est possible...

Dans le journal Fémina, Mme Brigitte Valotto s'est penchée sur la possibilité pour les consommateurs du monde entier de pouvoir se passer de Google. Le modèle économique, chez ce géant du "big data", se fonde, en effet, sur le principe de récupération de toutes les informations possibles sur ses utilisateurs pour les fournir à des publicitaires. Toutefois, des solutions existent avec des navigateurs indépendants qui n'analysent pas nos données, ni nos habitudes de consommation.

Il s'agit, en effet, de trouver des programmes "open source". parmi eux, Firefox est le plus connu, mais il y a aussi Chromium, Brave ou Tor. Ce dernier porte en son sein un manifeste"the Tor Projekt", un organisme sans but lucratif, animé par des bénévoles, qui garantit que toutes les données personnelles seront protégées. Il masque l'adresse IP et utilise des serveurs différents. Du coup, ni traqueurs, ni publicités. Pour davantage d'infos, consulter: www.torprojekt.org. Chacun doit donc chercher un bon navigateur et un bon moteur de recherche pour échapper au contrôle de ses données et à la revente de son profil à des sociétés de marketing.

 Des métamoteurs existent capables d'agréger les résultats de plusieurs moteurs de recherche différents. En pratique, l'article signale DuckDuckGo qui tourne avec un cinquantaine de moteurs en mode privé, ne stocke aucune adresse IP et ne collecte ni cookies, ni historiques de recherche. Il compte actuellement un peu plus de 30 millions de requêtes par jour. D'autres comme Disconnect Search ou Gibiru rassemblent les résultats de Google, de Bing et de Yahoo, sans relier votre recherche à votre adresse IP. toutefois toutes ces options sont américaines.

En Europe, nous bénéficions en principe au "droit à l'oubli". Mais la CNIL a perdu contre Google devant la Cour de justice de l'UE... Pratiquement, les européens ont le choix entre Exalead ou Qwant. ce dernier, crée en 2013 par une société toulousaine, s'est engagé à ne pas filtrer les contenus d'Internet, ni à tracer les utilisateurs.  La cybersécurité, enfin, peut s'accompagner de motivations éthiques, solidaires, voire écologiques. Ecosia, un métamoteur de recherche allemand, a son siège à Berlin et sa propre centrale solaire pour alimenter ses serveurs d'une énergie 100% renouvelable. De plus, les recherches sur Ecosia contribuent à la reforestation (45 recherches représentent un arbre planté). En effet, 50% de ses revenus publicitairessoutiennent des projets écologiques.

En France, le tout nouveau moteur de recherche Ecogine, crée par 3 étudiants nantais, verse également ses bénéfices à des associations écologistes. Quant à Lilo, autre moteur français, il soutient des projets sociaux et environnementaux. depuis l'été 2019, Lilo a lancé son service de messagerie"éthique et solidaire" et s'engage à envoyer des e-mails à faible impact écologique.

Lyliane

 

 

 

 

 

03/02/2020

A propos des bouillottes...

Selon Mme Jessica Agache-Gorse, journaliste pour Version Fémina, le modèle traditionnel des bouillotes de nos grand-mères est complété de nos jours par d'autres beaucoup plus modernes. Quoi qu'il en soit, il est aujourd'hui prouvé par des chercheurs britanniques de l'University College de Londres que "les bouillottes ont un effet apaisant sur les maux de ventre féminins. La chaleur dégagée n'est pas seulement un facteur de bien-être, mais à partir de 40°, elle agit au coeur des cellules, au niveau des récepteurs de la chaleur".

La plus simple, la bouillotte à eau en caoutchouc ou en plastique, offre une chaleur durable. mais il faut veiller à ne jamais utiliser de l'eau bouillante (pas au delà de 60°) à la remplir aux 3/4 seulement et à bien la fermer. Généralement on la glisse dans une housse pour que le contact soit plus agréable. Le prix de ces bouillottes est modéré (10 euros) et on en trouve facilement en pharmacie ou en supermarché. Les femmes souffrant d'endométriose, de cystite ou de règles douloureuses en font habituellement une alliée.

La bouillotte électrique soit préremplie avec une solution aqueuse, soit 100% électriques, demande un simple branchement de 15 minutes pour la charger. Elle peut fonctionner pendant plusieurs heures ensuite.Toutefois, ces modèles robustes ne doivent jamais être utilisés branchés. On en trouve sur Internet aux environs de 30 euros. Certaines sont simples, d'autres plus sophistiquées avec choix de la température, du temps de chauffage...Elle est préférée par des personnes souffrant d'arthrose ou de douleurs chroniques.

La bouillotte sèche par contre, remplie de noyaux de cerise, de graines de colza, de blé ou de lin, peut épouser les formes du corps et calme les douleurs musculaires (crampes par exemple). On la trouve en effet sous forme d'écharpes, de coussins, de ceintures, mais aussi de peluches pour les enfants. Cette bouillotte peut être chauffée au micro-ondes, mais pour plus de sécurité on peut aussi la placer sur un radiateur ou dans un four traditionnel dans un plat 5 à 10 minutes à 150 °(th.5).

Enfin, la bouillotte en gel ou en terre, peut renfermer de la tourbe, de l'argile ou des perles de gel (chimique) ou de silice. La journaliste affirme qu'on l'adopte si l'on souffre de maux de ventre,de colites,de difficultés de digestion... On la place généralement au niveau du foie. La chaleur active alors la circulation sanguineet réactive la production de bile. Elle se chauffe au micro-ondes, mais vérifier la chaleur avec le dos de la main pour éviter d'éventuelles brûlures. On en trouve en pharmacie ou sur Internet. Son prix tourne autour de 15 euros.

Pour en savoir davantage, lire l'ouvrage du Dr Henry Puget et de Mme R. Teyssat aux éditions de La Martinière intitulé:" Encyclopédie des remèdes de grand-mères.

Lyliane

 

02/02/2020

Comment semer de la joie dans son quartier?

Mme Gaëlle Belda dans le journal Nous raconte comment une ancienne infirmière a lancé en septembre 2019 une association à St Isidore (06). Mme Patrizia Gallo en effet  a souhaité mobiliser les seniors de ce quartier non loin de Nice autour de quelques activités. Ce fut la création du "Potager de la fantaisie". Chaque semaine, l'association rassemble les habitants du  quartier.

Sur ce coin de terre maraîchère, où l'ambiance était celle d'un village, elle a constaté que les seniors avaient été un peu oubliés. Aussi avec quelques personnes alentour va-t-elle chercher à y remédier.  Dans ce petit "Montmartre" de Nice comme l'appellent certains, on fait de la musique, on danse, on chante, on pratique la capoéira (sorte de gymnastique brésilienne), on improvise des événements. Par exemple, dans un jardin à proximité, une armoire à livres a été installée. La création d'un média local est même en projet!

Bref, dans notre pays il y a de la place pour que des personnes actives puissent monter de sympathiques projets et créer du lien social! Pour tout renseignement, regarder sur Facebook "Le potager de la fantaisie" ou téléphoner au 07 82 71 56 44.

Lyliane

31/01/2020

Recyclage pour un orchestre

Ses instruments sont fabriqués à partir de détritus : l'orchestre paraguayen de Cateura prouve que de grandes et belles choses peuvent naître du recyclage. En concert dans le Puy-de-Dôme jusqu'au 12 janvier.

Des instruments faits de bric et de broc : une peau de batterie fabriquée avec une radio médicale, des pistons de trompette conçus à partir de pièces de monnaie ou un violoncelle né d'un bidon d'huile. Ces instruments forment un véritable orchestre connu dans le monde entier : vingt-cinq jeunes musiciens venus d'une ville où la seule façon de s'en sortir est de faire les poubelles, en font désormais partie. L'orchestre de Cateura est un magnifique projet de développement social et durable.

Dans le répertoire de l'orchestre des instruments recyclés : de la musique populaire, du rock et même du classique. Le projet intègre tous les enfants de Cateura, quartier pauvre d'Asunción, quelque soit le niveau musical de chacun.

Comme un pied de nez à la fatalité. L'histoire commence en 2006 quand Flavio Chavez propose aux enfants des recycleurs de la décharge de leur enseigner la musique. Mais acheter des instruments neufs était inenvisageable, alors il les a fait fabriquer à partir de déchets récupérés sur les monticules d’ordures. Quand le premier violon a été créé, personne n'y croyait vraiment. Mais il y a eu comme une étincelle.
D'instruments en instruments, en quelques années, les concerts se sont multipliés. L'orchestre des instruments recyclés joue désormais devant des têtes couronnées, des personnalités à l'ONU et en première partie de concerts de rock. En 2018, il a enchaîné quatorze tournées dans le monde.
Concerts prévus jusqu'au 12 janvier dans le Puy-de-Dôme.

Selon France info vendredi10/1/2020

A quoi va servir l'énergie quantique?

Cela ressemble à de la science-fiction. Et pour le moment, ça l'est encore. Mais les technologies quantiques sont en train de prendre forme. Si bien que le gouvernement a annoncé jeudi la création d'une "task force" interministérielle dédiée. Concrètement, il s'agit d'un groupe de travail qui inclut les ministères de la Défense, de l'Economie et de la Recherche, de la recherche publique (CEA, Inria et CNRS) et des opérateurs financiers (Bpifrance et secrétariat général pour l'investissement).

Son but? "Garantir le financement à bon niveau des programmes les plus productifs" à travers le fonds pour les investissements de rupture, le pacte productif ou la future loi de programmation sur la recherche, indique la ministre de la Recherche Frédérique Vidal à l'occasion de la remise d'un parlementaire sur le sujet rapport à l'Assemblée nationale. L'idée est de ne pas rater ce "virage", véritable enjeu économique mais aussi de souveraineté pour l'Etat français.

De 10.000 ans à 200 secondes
Alors en quoi cela consiste ? Le terme "quantique" renvoie à l'infiniment petit. A l'échelle atomique, les propriétés de la matière changent et ouvrent de nouvelles perspectives dans les domaines de l'informatique, de la physique ou encore de la médecine."La mécanique quantique, c'est une discipline de la physique qui apparaît dans les années 1890 -1900" explique sur le plateau de Inside, Olivier Hess, expert quantique chez IBM France. Puis, à la fin du 20 siècle, apparaît l'idée que cette mécanique puisse "déboucher sur une technologie quantique". A savoir le fameux ordinateur quantique, probablement le meilleur exemple de la révolution qui s'opère.

En se libérant du langage binaire classique d'un ordinateur actuel, cette machine du futur décuple sa puissance. Concrètement, un calcul qui demanderait 10.000 ans à un ordinateur de la NASA serait assuré en… 200 secondes par un ordinateur quantique.
Google avait d'ailleurs annoncé avoir atteint, en septembre dernier, la "suprématie quantique", c’est-à-dire le passage à des calculs impossibles avec un ordinateur classique, aussi puissant soit-il. L'étude avait été contestée par IBM. Il faut dire que l'enjeu financier est énorme tant la technologie devrait bouleverser notre avenir. Tous les géants du numérique s'y intéressent comme Microsoft, Huawei, Alibaba ou encore HP.

L'avenir des voitures autonomes:

Le premier atout du quantique, c'est donc la vitesse de calcul et donc le traitement de données en temps réel. La technologie sera, par exemple, très intéressante pour la mobilité de demain, en particulier pour la voiture autonome. La masse de data qui devra être traitée dans un monde dominé par l'internet des objets devrait être très facilement gérée par des ordinateurs quantiques. En 2017, Volkswagen a annoncé un partenariat avec le canadien DWave Systems pour développer de nouveaux algorithmes beaucoup plus avancés que ceux existants. Si cela ressemblait davantage à un coup de com, cela montrait aussi l'ambition des professionnels du secteur.

De la même façon, la reconnaissance vocale ou faciale sera aussi plus fine, le fret sera mieux organisé, la production d'énergie mieux optimisée… Le potentiel est donc énorme.

Un autre secteur prometteur pour le quantique, c'est le cryptage des données avec de nouveaux algorithmes qui seraient physiquement incassables. En 2016, la Chine a ainsi envoyé dans l'espace un satellite de communication quantique qui utilise des photons (composant de la lumière) pour transmettre des données. Or tenter d'observer un photon change ses propriétés : la tentative d'espionnage ou d'interception est donc immédiatement remarquée.

Dans le domaine de sa santé, la vitesse de calcul du quantique permettra de développer de nouveaux médicaments en créant des simulations génétiques bien plus nombreuses qu'avec les machines actuelles.

"L'avantage quantique" dans 3 ou 5 ans

Alors où en est-on avec l'ordinateur quantique? "Il existe physiquement" assure Olivier Hess. Avant de tempérer : Ces machines "restent inférieures, aujourd'hui, à des machines classiques" explique-t-il. "Mais elles ont la stabilité, la maturité suffisante pour permettre de commencer à faire des choses".

Chez IBM, on espère atteindre "l'avantage quantique" dans 3 ou 5 ans, c'est-à-dire, le moment où on dépassera "sur certains types de problèmes, une machine classique." Mais on sera encore à l'état d'un prototype, peu utilisable concrètement. 

Pour autant, la France ne veut pas laisser passer le train. Le rapport parlementaire préconise un investissement de 1.4 milliard d'euros sur 5 ans. Probablement trop peu pour prendre les devants. Mais au moins de quoi suivre le mouvement.x algorithmes qui seraient physiquement incassables. En 2016, la Chine a ainsi envoyé dans l'espace un satellite de communication quantique qui utilise des photons (composant de la lumière) pour transmettre des données. Or tenter d'observer un photon change ses propriétés : la tentative d'espionnage ou d'interception est donc immédiatement remarquée.

Dans le domaine de sa santé, la vitesse de calcul du quantique permettra de développer de nouveaux médicaments en créant des simulations génétiques bien plus nombreuses qu'avec les machines actuelles.

"L'avantage quantique" dans 3 ou 5 ans

Alors où en est-on avec l'ordinateur quantique? "Il existe physiquement" assure Olivier Hess. Avant de tempérer : Ces machines "restent inférieures, aujourd'hui, à des machines classiques" explique-t-il. "Mais elles ont la stabilité, la maturité suffisante pour permettre de commencer à faire des choses".

Chez IBM, on espère atteindre "l'avantage quantique" dans 3 ou 5 ans, c'est-à-dire, le moment où on dépassera "sur certains types de problèmes, une machine classique." Mais on sera encore à l'état d'un prototype, peu utilisable concrètement. 

Pour autant, la France ne veut pas laisser passer le train. Le rapport parlementaire préconise un investissement de 1.4 milliard d'euros sur 5 ans. Probablement trop peu pour prendre les devants. Mais au moins de quoi suivre le mouvement.x algorithmes qui seraient physiquement incassables. En 2016, la Chine a ainsi envoyé dans l'espace un satellite de communication quantique qui utilise des photons (composant de la lumière) pour transmettre des données. Or tenter d'observer un photon change ses propriétés : la tentative d'espionnage ou d'interception est donc immédiatement remarquée.

Dans le domaine de sa santé, la vitesse de calcul du quantique permettra de développer de nouveaux médicaments en créant des simulations génétiques bien plus nombreuses qu'avec les machines actuelles.

"L'avantage quantique" dans 3 ou 5 ans
Alors où en est-on avec l'ordinateur quantique? "Il existe physiquement" assure Olivier Hess. Avant de tempérer : Ces machines "restent inférieures, aujourd'hui, à des machines classiques" explique-t-il. "Mais elles ont la stabilité, la maturité suffisante pour permettre de commencer à faire des choses".

Chez IBM, on espère atteindre "l'avantage quantique" dans 3 ou 5 ans, c'est-à-dire, le moment où on dépassera "sur certains types de problèmes, une machine classique." Mais on sera encore à l'état d'un prototype, peu utilisable concrètement. 

Pour autant, la France ne veut pas laisser passer le train. Le rapport parlementaire préconise un investissement de 1.4 milliard d'euros sur 5 ans. Probablement trop peu pour prendre les devants. Mais au moins de quoi suivre le mouvement.

Selon Mr Thomas Leroy - BFM Business - samedi 11 janvier 2020

30/01/2020

S'équiper en distributeurs sans passer par une banque...

Cela faisait 8 ans que Millery (et ses 4500 habitants) à 20 km de Lyon avait perdu son unique établissement bancaires. La ville a réussi à se doter d'un distributeur de billets sans passer par une banque. C'est le transporteur de fonds Loomis qui le lui a fourni, contre un loyer mensuel. La mairie a financé les travaux d'installation.

En trois ans, le nombre de distributeurs de billets a diminué de 5,3% en métropole, passant de 55.629 automates à fin 2015 à 52.697 automates à fin 2018, selon un rapport de la Banque de France, datant de juin 2019.

Ces communes ne baissent pas pour autant les bras et se démènent pour faire réinstaller, sans passer par les banques, le distributeur automatique de billets (DAB) qu'elles ont perdu.
Ayant contacté 14 banques, qui ont toutes refusé de s'engager sur l'installation d'un DAB sur son territoire, cette ville de 4500 habitants, située à 20 km de l'agglomération de Lyon, a décider de s'appuyer sur une société de transport de fonds, Loomis, pour s'équiper d'un distributeur de billets sur son territoire.

Le prétexte lui en a été donné par la reconstruction d'une école maternelle, à proximité des commerces, chantier qui lui a permis de réaliser aussi les travaux nécessaires à l'accueil de cet équipement.
Aux travaux d'installation qu'elle a financés, s'ajoute le paiement d'une location de 1000 euros (HT) par mois à Loomis qui se charge de la maintenance, et de l'approvisionnement en billets du DAB, après en avoir établi le cahier des charges techniques et gérer les enjeux de sécurité.

Pour cette société d'origine suédoise (filiale du groupe Securitas), spécialisée dans le transport de fonds, cette installation d'un DAB sous sa marque est la deuxième du genre en France. Un premier distributeur automatique de billets a été mis en place en mai 2018 par ses soins, dans le parc d’attraction Spirou (Avignon). Loomis prévoit d'équiper deux autres communes courant janvier 2020, à Châteauneuf-le-Rouge et Cuges-les-Pins (Bouches-du-Rhône).

Sa rivale, la Brinks, développe une stratégie comparable via son offre Point cash village. Ce service clé en main s'adresse aux collectivités et aux commerçants qui souhaitent avoir leur point de retrait de billets de banque. Elle se charge, comme elle l'a fait en Bretagne à Locmaria-Plouzané, dans le Finistère, d'installer le distributeur de billets, de son approvisionnement, de la maintenance et de la gestion des éventuels soucis de retrait.

Selon Mr Frédéric Bergé - BFMTV - samedi 11 janvier 2020

 

29/01/2020

Un plan d'investissement gouvernemental pour les petites lignes ferroviaires...

Les petites lignes SNCF vont être l'objet d'un plan d'investissement visant à préserver leur existence et leur exploitation au service des voyageurs. Des "plans d'actions régionaux" doivent être signés "avant le 15 février" avec les exécutifs régionaux "pour lesquels les travaux sont suffisamment matures et qui sont volontaires", a détaillé le secrétaire d'État, Jean-Baptiste Djebbari lors d'un débat sur les trains régionaux au Sénat.

Il a évoqué "plusieurs milliards d'euros" d'investissement dans le cadre d'un plan d'action concerté qui devra être signé dans les prochaines semaines avec les régions et SNCF Réseau. Il s'agit de "préserver le maximum de nos petites lignes de desserte fine du territoire", a-t-il relevé, sachant que la SNCF n'a pas les moyens d'entretenir et de rénover l'ensemble de ces lignes.

9000 kilomètres de petites lignes quadrillent la France

Ces petites lignes qui représentent un peu plus de 9000 km ouverts aux voyageurs - soit 32% du réseau national - seront concrètement classées en trois catégories, a expliqué le secrétaire d'État.

Il y aura celles qui "présentent un caractère structurant pour le territoire", celles dont la rénovation est prévue dans les contrats actuels de plan Etat-régions et les autres, dont les régions devront décider du sort et sur lesquelles elles pourront mener des "expérimentations", "avec des solutions innovantes et adaptées à chaque ligne en termes techniques et de gouvernance". La nouvelle Loi d'orientation des mobilités (LOM) permet notamment aux régions de récupérer la gestion de certaines voies ferrées, a-t-il remarqué.

Un rapport sur les petites lignes qui restera confidentiel
"En parallèle, je souhaite que l'État impulse la création d'une véritable filière des trains légers pour redonner aux TER la place qu'ils méritent, y compris sur les dessertes fines du territoire", a déclaré Jean-Baptiste Djebbari, évoquant aussi des infrastructures et une signalisation plus adaptées.

Si ces actions découlent de l'audit commandé l'an dernier par le gouvernement au préfet François Philizot, le secrétaire d'État est resté sourd aux demandes de plusieurs sénateurs qui lui demandaient de publier ce rapport, resté confidentiel malgré les promesses de l'exécutif. "Le temps n'est plus aux rapports, le temps est à l'action", a-t-il lancé.

La ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne - alors chargée des transports - avait chargé en janvier 2019 ce haut fonctionnaire de réaliser un diagnostic complet des petites lignes et de proposer des solutions au cas par cas. Ses conclusions devaient à l'origine être remises au Parlement avant la fin juin 2019, conformément à la loi de réforme ferroviaire adoptée un an plus tôt.

Selon Mr Frédéric Bergé avec AFP - BFMTV - mercredi 8 janvier 2020

Un site de voyage Handiplanet pour personnes handicapées...

A l’occasion de la journée mondiale des personnes handicapées, organisée le mardi 7/1/2020, « 20 Minutes » s’intéresse à ce réseau social créé par deux Nantais
Aller boire un verre, visiter une expo, partir en week-end… Si ces activités ne nécessitent en général pas trop d’organisation pour les personnes valides, c’est souvent beaucoup plus compliqué pour celles en situation de handicap. « Quand je voyage, je ne peux pas aller dans n’importe quel hôtel, rapporte par exemple Melchior, qui se déplace avec une béquille. Il me faut des couloirs assez larges, un grand lit, une douche à l’italienne et si possible une pharmacie à côté… »
Pour les aider, Mélina Kouratoras et son grand frère Emmanuel ont donc créé l’an dernier Handiplanet, un réseau social dédié à l’accessibilité des sites de voyage et de loisirs, qui se décline en appli pour smartphone depuis quelques semaines. Un projet construit autour d’une histoire personnelle. « Quand j’ai voulu partir en Grèce avec ma famille, j’ai tenté de me renseigner sur les hôtels et les restaurants, rapporte la Nantaise de 34 ans, atteinte de myopathie. Sauf qu’il est très difficile de trouver des informations fiables. Heureusement que mon frère était là quand je suis arrivée sur cette plage soi-disant accessible aux personnes à mobilité réduite ! »

Une rampe d’accès… et de mauvaises surprises
Sur la plateforme, qui compte aujourd’hui 10.000 utilisateurs et 4.000 villes référencées, il est possible d’ajouter des lieux (médiathèque, brasserie, musée, gare…), que les contributeurs notent en fonction de leur expérience sur place, et de leur type de handicap (en fauteuil, malvoyant…). Nombre de marches, espace pour tourner, trottoir adapté… Comme sur Tripadvisor, plusieurs critères sont évalués, et notamment ceux que seules les personnes concernées peuvent réellement apprécier.
« Certains établissements se revendiquent comme accessibles car ils ont une rampe d’accès par exemple, mais cela peut cacher de mauvaises surprises, confie Mélina. Comme un hôtel où il n’y a que des salles de bains avec baignoire, ou un bar dont les toilettes sont trop étroites… » Une autre fonctionnalité permet aux membres d’entrer en contact en privé dans le but de s’échanger directement des conseils. Les établissements peuvent aussi figurer sur le site, moyennant un abonnement payant.

Lever des a priori
Car l’objectif d’Handiplanet n’est pas uniquement d’épingler les mauvais élèves, même si la loi de 2005 pour l’accessibilité est encore loin d’être suivie par tous. Au contraire, la plateforme veut aussi lever le voile sur des destinations ou des sites touristiques qui pouvaient être sujets à des a priori.
« On a beaucoup de bons retours sur certains quartiers de Lisbonne, alors que cette ville peut sembler compliquée en raison de ses rues très vallonnées, indique par exemple Mélina. Idem pour Venise, où l’on s’aperçoit que même en fauteuil manuel ou électrique, on peut faire plein de choses, comme prendre le Vaporetto. Ces retours sont très importants car ils permettent aux personnes de se projeter, de se rassurer. Et donc d’éviter de s’isoler. »

Selon Mme Julie Urbach - 20 Minutes - mardi 3 décembre 2019

28/01/2020

Accès numérique aux musées parisiens...

Paris Musées, qui regroupe 14 musées et sites de la Ville de Paris, a débuté mercredi la mise à disposition gratuite et sans restriction de plus de 100.000 reproductions numériques en haute définition des œuvres de leurs collections, afin de les faire mieux connaître.
Du Petit Palais à Carnavalet, du Musée Cognacq-Jay au Musée d'Art moderne de la ville de Paris, cette opération d'"open content" vise à "favoriser l'augmentation de la visibilité des œuvres et la connaissance des collections en France et à l'étranger", a expliqué Paris-Musées dans un communiqué. Ces musées, contenant de nombreux trésors, souffrent de la notoriété des géants parisiens comme le Louvre, Orsay, le Grand Palais ou le Centre Pompidou.
Libre accès et réutilisation sans restriction de fichiers numériques

L'ouverture des données "garantit le libre accès et la réutilisation par tous de fichiers numériques, sans restriction technique, juridique ou financière, pour un usage commercial ou non", a précisé Paris Musées. Au delà des 100.000 d'aujourd'hui, Paris-Musées mettra de plus en plus d'images en accès libre au fur et à mesure de leur numérisation et de leur passage dans le domaine public.
Il suffira désormais à l'internaute d'aller sur le site des collections de Paris Musées, et, par le biais de mots clés - par exemple Petit Palais et Claude Monet - d'afficher toutes les œuvres correspondantes, accompagnées de fiches telles des cartels, indiquant la date de réalisation, les matériaux utilisés, l'origine... Il suffira ensuite de télécharger l'image qu'il a choisie pour l'avoir en haut définition.
Chaque utilisateur récupèrera, outre l'image et la notice de l'œuvre, une charte des bonnes pratiques, manière d'inviter chacun à citer la source et les informations sur l'œuvre. "Si cette licence est déjà utilisée par des musées internationaux à l'instar du Rijksmuseum à Amsterdam ou du Metropolitan Museum à New York, Paris Musées est à la première institution française parisienne à s'en emparer", souligne le communiqué.

Selon Franceinfo - Franceinfo - mercredi 8 janvier 2020

27/01/2020

Du quartier au palace, la voie de l'emploi....

Dans le journal 20 Minutes, un article de Mr Fabien Binacci nous fait connaître l'initiative du groupe Hyatt à Cannes, à l'hôtel Martinez notamment, pour former et recruter des jeunes déscolarisés des quartiers "prioritaires" de Ranguin(06). Les partenaires associatifs du groupe hôtelier nommés "Les Déterminés" ont recruté, en effet, au total une quarantaine de jeunes d'Ile de France et des Alpes Maritimes.

Leur formation commencée en octobre se déroulera jusqu'en février 2020 en cours pratiques ( service, cuisine) et en cours théoriques. Ceux qui valideront leur certificat de qualification professionnelle (CQP) auront un CDI, assure Mr Yann Gillet, Directeur général du Martinez, dont les effectifs peuvent varier de 250 à 700 salariés. Pour les candidats retenus, c'est une chance inespérée de trouver un travail dans la restauration.

Pourquoi d'autres employeurs n'essayeraient-ils pas de sortir des quartiers des jeunes de notre pays? Car beaucoup, la plupart sous-diplômés, risquent de verser dans des trafics ou de la violence...

Lyliane

26/01/2020

Footing culturel à Rouen...

Le concept existe aussi à Paris ou encore à Berlin. A Rouen, c’est une éducatrice sportive diplômée en archéologie qui le propose.
Les accros aux grandes foulées sont invités, une à deux fois par mois, à venir parcourir des siècles d’Histoire. Ces balades patrimoniales se déroulent sur une dizaine de kilomètres avec des haltes devant des monuments ou encore des sculptures. Chaque pause est enrichie par les explications historiques de l’organisatrice.

Ces sorties qui durent en moyenne de 1h30 (version running) à 2h15 (marche rapide) abordent, à chaque fois, des thèmes différents. De la mythologie (7 et 20 mars 2020) à l'art de la gastronomie (4 et 18 avril 2020), en passant par les histoires d’amour (8 et 15 février 2020).
pour toute in formation: Footing culturel à Rouen : Run & Visit Rouen.

Selon Franceinfo - Franceinfo - dimanche 5 janvier 2020

25/01/2020

Réduire son empreinte numérique...

Dépolluer son ordinateur en prenant de bons réflexes, c'est possible. Voici quelques pistes à suivre pour s'alléger numériquement.On prend conscience
Après une soirée passée devant Netflix, on pensait au moins pouvoir se donner bonne conscience en se disant qu'on ne causait de tort à personne. C'est raté ! Le numérique prend une part grandissante dans le réchauffement climatique. Les émissions de gaz à effet de serre générées par ce secteur représentent entre 3 et 4 % de l'ensemble des émissions. À l'échelle mondiale, l'empreinte environnementale du numérique équivaut à « cinq fois le poids du parc automobile français (180 millions de véhicules) » ou encore à « 116 millions de tours du monde en voiture », compare le groupe d'experts Green IT dans une étude publiée en octobre. Un doublement ou un triplement des émissions est prévu d'ici à 2025.
On appuie sur off
En plus de la fabrication des objets connectés, responsable de la majeure partie de la pollution, l'usage que nous en avons impacte directement l'environnement. Ordinateurs, Smartphone, tablettes sont très énergivores. Cela n'a l'air de rien mais une box allumée 24 heures sur 24 consomme autant qu'un réfrigérateur, alerte l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie : l'éteindre permet jusqu'à 30 euros d'économies par an. Le premier réflexe est donc de ne pas laisser en veille un appareil inutilisé.
On limite les mails
Contrairement aux apparences, l'envoi d'un mail n'est pas anodin. Celui-ci parcourt en moyenne 15 000 kilomètres avant d'arriver à son destinataire. Si l'acheminement d'un mail ne consomme guère, la facture s'alourdit quand on sait qu'en une heure il s'en échange 8 à 10 milliards dans le monde. Limitez aussi les pièces jointes, très lourdes.
On stocke avec modération
Le stockage de données est une source de pollution invisible mais particulièrement importante. Et les capacités du « cloud » - l'ensemble des serveurs et lieux de stockage - augmentent sans cesse. Persuadés qu'il s'agit d'un espace infini, on y entasse allègrement vidéos, photos, musique... Or, si cet entrepôt nous semble virtuel, il est en fait très concret, le matériel informatique surpuissant nécessaire étant énergivore.On réduit son empreinte numérique

Supprimez tout ce que vous ne regardez ou n'écoutez jamais. Transférez photos, vidéos, fichiers du cloud vers un disque dur externe. Profitez aussi d'un dimanche pluvieux pour vider votre boîte mails. Attention, si vous gardez tout depuis des années, plusieurs weekends risquent d'être nécessaires ! Passez également en revue messageries et réseaux sociaux. Là aussi, le vertige guette face aux 78 échanges réalisés entre potes pour le cadeau des dix ans de mariage de Jean-Baptiste et Pauline de mai dernier, aux 124 messages du groupe « Week-end Ibiza » de septembre 2018 ou à l'organisation du nouvel an 2013 avec les cousins... Un conseil, radical mais efficace : effacer tout d'un seul coup. On peut aussi fractionner la corvée numérique, par demi-heure par exemple. Quand la green attitude est intégrée, une toilette express régulière suffit.
On met les séries en pause
Le coût écologique du streaming vidéo étant colossal, il convient de privilégier le téléchargement ou, au moins, le visionnage en basse définition. En 2018, selon un rapport du think tank The Shift Project, les vidéos en ligne ont émis 300 millions de tonnes de CO2 . Alors pourquoi ne pas en profiter pour revoir à la baisse sa consommation de séries - si elle est effrénée - et se plonger dans un bon vieux livre ? Votre cerveau vous dira merci, la planète aussi.

Selon Mme Laure Marchand - Elle - le jeudi 2/1/2020

24/01/2020

Qu'est-ce que l'énergie circulaire?

Dans Version Fémina, Mme Christine Vilnet explique le principe de l'énergie circulaire en s'appuyant sur une spécialiste et chercheuse en développement durable à l'ISC Paris, Mme Karen  Delchet-Cochet. Cette dernière souligne que cette approche nouvelle s'oppose à l'économie linéaire en cours aujourd'hui: on produit, on consomme, on jette. L'économie circulaire par contre s'inspire du cycle de la nature où tout est réutilisé: les déchets d'un être vivant deviennent les nutriments d'un autre.  Ainsi, les produits que nous fabriquons et que nous consommons doivent devenir des ressources futures pour éviter le gaspillage et limiter la production des déchets.

Ill faut donc que les fabricants proposent des produits éco-conçus, afin de réutiliser les matériaux, que les ressources soient mutualisées(voitures partagées entre plusieurs utilisateurs) et que les consommateurs adoptent de nouvelles pratiques -on répare, on  réutilise, on revend, on rapporte... Selon certains, l'Etat doit absolument soutenir ce changement dans les mentalités. Le projet de loi sur l'énergie circulaire est actuellement en ce mois de janvier 2020 en cours d'adoption à l'Assemblée Nationale et au Sénat.

Les innovations se multiplient à l'exemple de la jeune marque 1083, qui a une approche locale, dont les jeans sont consignés (20 euros) et peuvent être rapportés après avoir été usés pour être recyclés en jeans neufs. Au rayon mode, l'article cite également les marques: Cyrillus, Petit Bateau, Kiabi, Camaïeu, qui proposent leur site de revente de vêtements déjà portés. Leur mot d'ordre: "Rien ne se perd, tout se transmet"!

Bravo pour cet article clair, qui nous donne de précieuses indications. Grâce à lui, nous sommes tous susceptibles d'en tenir compte dans notre quotidien...

Lyliane

Adoption au sénat du bracelet anti-rapprochement pour les conjoints violents.

C’est une mesure bien plus que symbolique. Le Parlement a adopté définitivement mercredi, par un ultime vote du Sénat, le bracelet anti-rapprochement, dispositif destiné à éloigner les conjoints et ex-conjoints violents, qui « pourra éviter un nombre important de féminicides », selon la garde des Sceaux Nicole Belloubet.
Après l’Assemblée nationale, le Sénat à majorité de droite a adopté à l’unanimité la proposition de loi du député LR Aurélien Pradié, dont « le point saillant », a souligné la ministre, est la mise en œuvres du bracelet anti-rapprochement.
L’exemple de l’Espagne
Ce dispositif électronique suit l’exemple de l’Espagne où les féminicides ont baissé de manière significative depuis sa mise en place. Il permet de géolocaliser et maintenir à distance les conjoints ou ex-conjoints violents par le déclenchement d’un signal. 1350 femmes sont aujourd’hui protégées par un bracelet anti-rapprochement. Plus important encore aucune Espagnole ne bénéficiant pas du dispositif n’a été tuée !

Selon Mr Ronan Tésorière avec AFP - Le Parisien - mercredi 18 décembre 2019

23/01/2020

Un gel contre les incendies.

"Le matériau est biodégradable et inoffensif pour les humains, les animaux et la végétation"
Eric Appel, professeur assistant à Stanford, principal inventeur du retardateur
Paris Match. Comment ont commencé les recherches ?
Eric Appel. Cerner le problème était le plus gros défi. La plupart des gens pensent que les feux commencent au hasard, et donc que le seul moyen de les prévenir est de traiter l’ensemble de la forêt, ce qui n’est évidemment pas possible. Mais en étudiant les incendies – 305 000 en dix ans rien qu’en Californie –, on a pu constater que 75 % d’entre eux démarrent au bord des routes. Ils sont donc très localisés. Nous avons décidé de créer un produit qui puisse être pulvérisé facilement sur ces zones et résister aux intempéries.
Quelles sont les différences entre l’hydrogel et les autres agents extincteurs existants ? L’hydrogel peut résister à des précipitations d’un peu plus de 1,2 centi- mètres et à des vents très violents. Il ne nécessite d’être appliqué qu’une fois par an, juste avant la saison des feux. Ce n’est pas le cas des autres matériaux, inefficaces après quelques semaines. Ce n’est pas vraiment un nouveau retardateur. Nous avons en fait amélioré le produit utilisé grâce notamment aux particules de cellulose et de silice.
A-t-il un impact sur l’environnement ?
Le matériau est biodégradable et inoffensif pour les humains, les animaux et la végétation. Il est composé de matières premières non toxiques, largement utilisées dans les produits alimentaires, pharmaceutiques, cosmétiques et agricoles. En plus de tout cela, il est évacué dans les sols naturelle- ment au moment des tempêtes d’hiver.
Est-il déjà utilisé ?
Oui ! Notre entreprise, Ladera Tech, le commercialise sous le nom de Fortify. Il peut être utilisé de deux manières. Soit pour traiter le bord des routes ou d’autres zones à risque, soit pour contrôler les méthodes de brûlage dirigé. C’est-à-dire quand des organismes comme les services forestiers veulent lancer des feux de prévention tout en s’assurant de bien protéger certaines zones. Ils utilisent l’hydrogel pour délimiter les lignes du feu.
Quelle est la prochaine étape ?
Tout l’ouest des Etats-Unis, et, bien sûr, à l’international, nous sommes intéressés par des pays comme l’Australie, l’Espagne ou la GrèceeLes étés 2018 et 2019 ont été marqués par 8 des 20 incendies les plus destructeurs de l’histoire de la Californie. Plus de 3 milliards de dollars ont été dépensés aux Etats-Unis en 2018 pour y faire face. Aucun produit préventif utilisé jusqu’à présent n’est réellement en mesure de résister aux flammes. Composés principalement d’eau, ces « agents extincteurs » deviennent inefficaces lorsque celle-ci s’évapore, soit après une heure de forte chaleur. A contrario, composé de particules de cellulose et de silice, le matériau ignifuge inventé par Anthony Yu et Eric Appel, de l’université de Stanford, possède une capacité bien particulière : celle de se coller à la végétation. En effet, les particules se lient entre elles pour créer une matrice de gel qui sèche sur les plantes et s’y fixe. Les intempéries des hautes saisons n’ont alors aucun impact sur le produit, qui reste en place et maintient son efficacité.

"Son fonctionnement est simple : si la végétation prend feu, la fine pellicule d’hydrogel qui la protège va créer un phénomène de carbonisation, l’isolant grâce à son agent actif, le polyphosphate d’ammonium. Le feu va manquer d’air, et étouffer. L’avis de Cal Fire (Département des forêts et de la protection contre les incendies de Californie) est clair : jamais un traitement préventif n’a été aussi efficace contre les feux de forêt. En outre, l’hydrogel ignifuge se veut financièrement très avantageux. D’après Wes Bolsen, P-DG de Ladera Tech, qui commercialise le produit en Californie, si un organisme d’Etat ou fédéral dépense 100 000 dollars pour une application en bordure de route, il s’épargne une intervention de plus de 1 million de dollars en cas de départ de feu, et de près de 1 milliard si l’incendie est hors de contrôle.

Selon Mme Juliette Cervera - Paris Match - mercredi 18 décembre 2019

Rôle joué par les pianos dans les gares...

Gare de Lyon, hall 1, un jeudi soir. Cela fait déjà quelques jours que l'enseigne Brioche Dorée ne clignote plus derrière son rideau de fer baissé. Quelques agents de sécurité se placent devant les quais, dont les annonces lumineuses signalent des trains annulés. Inutile, aucun voyageur perdu ne s'y précipite. La grève contre la réforme des retraites dure depuis plusieurs semaines. Ils baillent. Un agent d'entretien renseigne des touristes stressés.
«J'ai jamais vu la gare comme ça!», s'adresse une jeune femme à son téléphone, tournant sur elle-même pour partager à son entourage quelques images des lieux désertés. Elle survole les lieux, surexcitée, et arrive à l'espace où se dresse le piano, placide sur son plancher de bois. Un jeune homme joue, dans le silence forcé des grèves. Le téléphone capture des notes disparates, interrompues par une conversation à bâtons rompus avec une passagère peu pressée.
Je les observe, longtemps. La fille au portable disparaît, elle a un train à prendre. Le garçon, lui, semble être venu uniquement pour jouer. Assis sur le tabouret en bois, il est pris dans un espace autre, une bulle, un moment à soi, hors du temps, qui semble résister à cette période agitée de fortes revendications sociales. Je ne l'interromps pas.
Un cercle magique
«Le piano de gare, comme d'autres objets situés dans des lieux publics, parfois détournés de leur usage habituel ou conçus pour ces lieux, remplit le rôle de ce que l'on nomme l'objet spectaculaire. Je l'appréhende à travers mes travaux sur le jeu. Comme le jeu, l'objet piano requiert l'attention entière de l'usage. Il permet de rentrer dans une sorte de “cercle magique”: un espace-temps dans lequel on se sent protégé», analyse la chercheuse Hélène Michel, professeure à Grenoble École de management et spécialiste du jeu sérieux. Or cet espace produit ce qu'on appelle de la “pensée-jeu”, un moment où l'on va retirer de l'expérience mémorable.» Il souligne l'accessibilité de ces pianos, des beaux objets (des pianos Yamaha neufs estimés à 5.000 euros environ) qui transforment la gare ou les halls de gare en «lieux musicaux à part entière et gratuits».

C'est ce qui est arrivé à Manu STVZ, de son surnom, un vidéaste et musicien originaire de Tours qui a filmé les pianistes et chanteurs amateurs dans les gares françaises entre 2018 et 2019: «Le piano déclenche énormément de choses, de rencontres avec d'autres mélomanes, mais c'est aussi un moment où l'on se retrouve. Pour moi, cela m'a permis de sauter le pas, de me produire dans différents lieux.» François Bonilla, longtemps sans domicile fixe, vivote à Paris. Le piano est sa passion la plus précieuse, et il n'hésite pas à aborder le chaland pour l'inviter à venir l'écouter, au gré des gares où il se produit.
Il a créé un compte YouTube auquel il accède en allant sur des ordinateurs publics et où il poste de temps à autre ses enregistrements à ses quelques 3.000 abonnés. En créant un «décalage», l'objet incongru produit aussi du «merveilleux», rappelle Hélène Michel.

À LIRE AUSSI «On n'est pas formés à prendre soin de notre corps quand on est musicien»
Luke Jerram, l'artiste anglais qui, pionnier, avait commencé à poser des pianos un peu partout dans le monde, l'avait lui aussi envisagé sous cet angle avec son projet «Play Me I Am Yours», qui invitait chacun à se réapproprier un espace.
«On se rend compte qu'il s'agit in fine de moments poétiques qui permettent d'ancrer le moment en soi, sans laisser derrière un objet tangible», souligne la chercheuse, qui aujourd'hui développe un projet de recherche sur les objets incongrus en montagne.
«Je ne connaissais rien au solfège, mais j'ai regardé les gens jouer.» Amine, 22 ans, musicien autodidacte
«Je me souviendrais toujours du jour où j'ai rencontré le piano, un piano tout blanc», relate dans une emphase toute dramatique le comédien Amine Benjebour, 22 ans et complètement ignorant de la pratique jusqu'à ce jour où, à Tours, il découvre à l'âge de 16 ans l'objet-spectacle: «Je ne connaissais rien au solfège, mais j'ai regardé les gens jouer.»
Autodidacte, il apprend les accords des airs qu'il aime et pianote un jour «On se connaît», de Youssoupha. «Ça a changé ma vie. À la base, je suis timide, mais j'ai travaillé et j'ai développé mon oreille musicale. Personne ne joue un tel instrument chez moi; la musique, c'est un truc de mariage, de fête, pas une pratique régulière. À force de venir à la gare, j'ai rencontré d'autres musiciens, c'est devenu un rendez-vous», confie le jeune homme.
Amine sèche parfois les cours, à l'instar d'autres musiciens, qui «rataient leur bus et restaient jouer». Il travaille la musique, la «synchronisation mains-pieds, super dur», et dépasse sa timidité. Le piano déclenche un truc chez les gens, un truc bienveillant la plupart du temps», soutient Manu STVZ, qui a rencontré Amine dans la gare de Tours. Certains commerçants se plaignent certes des voix de casseroles et des sempiternels «airs issus des bandes-sons d'Intouchables ou du Fabuleux Destin d'Amélie Poulain», comme le relève d'ailleurs le journaliste Olivier Razemon dans un article consacré aux mécontents du piano.
Mais finalement, ce piano est-il un objet si incongru, puisqu'il «parle» à tous? «C'est intéressant de voir que le déploiement de ces pianos depuis 2014 avec notre maison a suscité un engouement et que d'autres lieux, des commerces par exemple, s'équipent également, comme un retour à une pratique assez courante au début du XXe siècle, où il n'était pas rare de voir des pianos trôner dans des lobbys d'hôtel», analyse Éric Valenchon, directeurs des ventes de pianos et claviers chez Yamaha France.
Pour l'enseigne, le partenariat avec Gare & Connexions de la SNCF correspond aussi à la tradition du groupe japonais «d'accompagner et de démocratiser la pratique musicale». Les soixante-dix-neuf pianos actuellement en gare en France sont fournis par un réseau de revendeurs Yamaha, qui louent souvent les instruments à chaque gare souhaitant s'équiper. «Les pianos souffrent le martyr! Ils sont livrés à eux-mêmes, au froid comme au chaud, ils subissent des dégradations.» Frédéric Coulais, accordeur
«Franchement, quand j'ai vu les pianos, les conditions dans lesquels ils vivent, ça fait mal au cœur. Ils souffrent le martyr! Dans la gare, ils sont livrés à eux-mêmes, au froid comme au chaud, ils subissent des dégradations. J'ai trouvé des cordes cassées, des graves, il faut vraiment y aller pour les rompre!», peste Frédéric Coulais, gérant de Hall Music et accordeur à Tours, qui s'occupe du piano de la gare.
Il répare actuellement le premier piano, en «arrêt maladie». S'il apprécie l'initiative, il regrette que les instruments ne soient pas mieux protégés, «surtout la nuit», où des gens s'affalent dessus. Mais rien à faire, chaque gare gère l'accès à «son» piano, et la plupart reste à disposition durant les horaires d'ouverture.
Frédéric accorde le piano quasiment chaque mois, un rythme effréné pour un instrument qui s'accorde normalement une à deux fois par an. «On sait que le piano n'est pas dans un environnement “normal”, mais nous avons été tout de même surpris face au respect qu'il inspire aux usagers.»
Gare & Connexions n'a cependant pas réalisé d'études sur l'usage des pianos, préférant laisser aux passagers et musiciens le loisir de rendre publiques via les réseaux sociaux leur affection ou critiques.as de chiffres non plus chez Yamaha, mais plutôt un très bon ressenti. «Pour la maison Yamaha, cela a permis de faire évoluer l'image du piano acoustique qui avait un peu pâti de l'arrivée des pianos numériques. Et puis nous sommes fiers d'avoir pu accompagner des vocations», souligne Éric Valenchon.
Ainsi d'Amine, dont la passion pour le piano a renforcé son désir de devenir humoriste. Il s'est d'ailleurs récemment produit en première partie du comédien Ahmed Sylla.
«C'est aussi une excellente attraction, gratuite, qui permet d'attirer le public. Les gares sont devenues des espaces hyper-commerciaux.» Hélène Michel, chercheuse
Pour Hélène Michel, il existe une version plus cynique et mercantile de ces jolies histoires: «D'un pur point de vue managérial, c'est aussi une excellente attraction supplémentaire, gratuite, qui permet d'attirer le public. Il ne faut pas oublier que les gares sont devenues des espaces hyper-commerciaux.»
Néanmoins, le piano de gare trouve un public qui questionne aussi le rapport à l'autre. «Le piano m'a permis de casser des codes sociaux, assure Amine. Il m'a appris des choses sur les questions culturelles, sur le fait que oui, je suis légitime pour jouer, même si je suis rebeu et que je n'ai pas eu accès à ces traditions musicales. Ça a renforcé ma place, mon sentiment d'appartenance dans la société. Aujourd'hui, je joue aussi du piano dans le cadre de mon métier, en tant qu'éducateur, avec les enfants.»
Gare de Lyon, à Paris, la dame a quitté les lieux, le jeune homme est sans valise, sans téléphone, ses doigts effleure les touches; à quoi pense-t-il? Amine, lui, s'est acheté un piano de scène pour pratiquer chez lui, «mais c'est pas pareil».
Selon Mme Clea Chakraverty - Slate - dimanche 5 janvier 2020

22/01/2020

Séisme dans les milieux financiers contre le sexisme...

Mr Bruno Le Maire et Mme Marlène Schiappa valident les conclusions d’un rapport du Haut conseil à l’égalité (HCE) qui leur était présenté ce mardi. Un projet de loi, au printemps 2020, intégrera plusieurs de ses propositions pour donner aux femmes un meilleur accès aux responsabilités.
« Je ne suis pas un fan de quotas, mais il faut malgré tout s’engager en faveur des quotas dans les comex ». En quelques mots, ce mardi 17 décembre, le ministre de l’Economie, Mr Bruno Le Maire, a donné un coup de pied dans la fourmilière, tout en affirmant « entendre les arguments de ceux qui disent que c’est compliqué », notamment au Medef. Venu au secrétariat d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes pour écouter, avec Marlène Schiappa, les conclusions d’un rapport du Haut Conseil à l’Egalité (HCE), il en a validé les propositions, pour le moins iconoclastes.
Celles-ci devraient donc se retrouver dans le nouveau projet de loi « Agir ensemble pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’économie » auquel travaille le tandem Schiappa-Le Maire et qu’il devrait présenter au printemps 2020. « Un sujet d’urgence », a souligné la Secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes, rappelant l’étude publiée le jour même par le World Economic Forum, selon laquelle il faudrait attendre 257 ans, à l’échelle mondiale, pour parvenir à l’égalité au travail.
 
Au Women’s Forum de Mexico, le 31 mai, Marlène Schiappa avait révélé qu’elle souhaitait aller au-delà de la loi Copé-Zimmermann qui impose depuis 2011 des quotas de 40% pour le « sexe le moins représenté » dans les conseils d’administration et de surveillance. Un dispositif qui a permis, en dix ans, de passer de 10% de femmes dans les conseils des grandes entreprises françaises à 44% en 2019. Au début de l’été, la secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes avait donc confié au HCE une étude de faisabilité, lui demandant d’analyser « toute modalité permettant de renforcer l’efficacité des dispositifs mis en place ».
 « Pas de quotas, pas de résultat », a résumé cet après-midi Brigitte Grésy, la présidente du HCE, en présentant le rapport intitulé « Accès des femmes aux responsabilités et rôle levier des financements publics ». La féminisation des conseils, a-t-elle souligné, était supposée entraîner automatiquement celle des instances dirigeantes dans les entreprises. Mais « le ruissellement n’a pas eu lieu ». Brigitte Grésy préconise donc d’aller plus loin et d’instaurer des quotas dans les comités directeurs et les comités exécutifs, dont la féminisation est en panne. « Au sein du SBF 120, une entreprise sur deux a 20% ou moins de femmes, confirme Floriane de Saint Pierre, présidente du cabinet Ethics & Boards. Et 15% n’en ont pas du tout ».Comment procéder ? Le HCE propose d’atteindre l’objectif en deux étapes : les entreprises concernées (a priori, celles de 250 salariés et plus) devraient intégrer 20% de femmes dans leurs instances dirigeantes d’ici à 2022 et 40% d’ici à 2024. La proportion affichée par chaque entreprise pourrait être intégrée à l’« index Pénicaud », instauré par la loi Avenir professionnel, qui impose la transparence des écarts salariaux femmes-hommes dans les entreprises.
« Sexisme financier »
 Une autre piste suggérée par le HCE devrait être reprise dans le projet de Bruno Le Maire et Marlène Schiappa, pour lutter contre une pratique que Brigitte Grésy nomme « sexisme financier ». Aujourd’hui, seuls 2,5% des fonds levés par des start-ups le sont par des femmes. Pour que les banques et les fonds d’investissements cessent de financer quasi-exclusivement des projets 100% masculins, Bpifrance doit donner l’exemple. « L’action de l’Etat auprès des nouvelles entreprises de croissance devra imposer une condition de parité », souligne Agnès Arcier, présidente de la Fédération Femmes Administrateurs et membre du HCE.
Le HCE préconise qu’à partir de 2023, ce bras armé de l’Etat ne finance que les projets d’entreprise et les fonds ayant au moins 30% de femmes cofondatrices ou propriétaires du capital. Ce quota serait relevé à 50% en 2026…et non en 2274, comme le redoute le World Economic Forum !*

D'après Mme Anne-Marie Rocco - Challenges - mardi 17 décembre 2019

A propos du plastique jetable au 1/1/2020...

La disparition du plastique se poursuit. Au 1er janvier, de nouveaux objets du quotidien sont interdits, notamment la vaisselle jetable, les cotons-tiges, mais aussi les bouteilles d’eau plate en restauration scolaire.
Encore moins de plastique ! Voilà la résolution prise par l’exécutif pour commencer la nouvelle année. Dans un décret paru au journal officiel le vendredi 27 décembre, le gouvernement poursuit sa lutte contre ce matériau tenu pour responsable de la pollution des océans et met en application d’autres mesures de la loi anti-gaspillage. Au 1er janvier 2020, sont interdits la vaisselle jetable vendue en grande surface (verres, gobelets, assiettes), les cotons-tiges et les bouteilles d’eau plate en plastique dans les services de restauration scolaire. Un nouveau pas de plus vers la disparition totale des emballages en plastique à usage unique fixée par le gouvernement en 2040 et notamment selon le Ministère de l'Écologie.

Il faudra toutefois attendre 2021 pour voir disparaître les pailles, couverts jetables, touillettes, couvercles des gobelets à emporter, boîtes en polystyrène expansé (type boîte à kebab), piques à steak, tiges pour ballons, confettis en plastique, emballages en plastique pour les fruits et légumes de moins de 1,5 kg et tous les objets en plastique oxo-dégradables (non assimilable par les micro-organismes et non compostables). Cette même année est aussi marquée par le déploiement des dispositifs en vrac qui obligera les vendeurs à accepter les contenants apportés par le consommateur. Le suremballage en plastique est aussi limité grâce à un bonus-malus. 
La disparition des autres produits à base de plastique se fera ensuite progressivement. En 2022, les sachets de thé et les jouets en plastique distribués gratuitement dans les chaînes de restauration rapide seront proscrits. La mise à disposition d’une fontaine à eau dans les lieux accueillant du public deviendra obligatoire. Il sera également interdit de distribuer gratuitement des bouteilles d’eau en plastique dans les entreprises. Il faudra attendre le 1er janvier 2023 pour ne plus manger un burger de fast-food dans de la vaisselle jetable.

Selon Mme Caroline Robin - Capital - vendredi 27 décembre 2019

21/01/2020

Dans l'industrie, l'espoir renaît...

Une étude présentée au Medef promet de créer 950.000 emplois et de restaurer une balance commerciale positive pour l’industrie à l’horizon 2025. La recette : baisse des impôts, augmentation des robots.
A l’ombre du débat sur les retraites, le patronat affûte ses arguments pour une prochaine bataille, qui doit se tenir dès janvier 2020 : obtenir du gouvernement un Pacte productif qui permette une solide relance de l’industrie. Dans ce cadre, une réunion se tient ce 16 décembre en fin de journée au Medef, sur la base d’une étude publiée conjointement par le think-tank Alliance industrie du futur, la fédération des machines-outils (Symop) et celle des technologies électriques et numériques (Gimelec).
Pour ces acteurs, pas de doute : la mise en place d’un plan ambitieux pour l’industrie française, basé notamment sur la baisse de la fiscalité, la relance de la filière machines-outils ou encore la formation, doit permettre de "créer 950.000 emplois et de restaurer une balance commerciale positive pour l’industrie à l’horizon 2025". Un vrai retournement !
Impôt de production en ligne de mire
Première exigence patronale pour déclencher un tel scénario : la réduction des impôts de production – ces cotisations foncières et sur la valeur ajoutée qui touchent les entreprises avant qu’elles n’enregistrent le moindre bénéfice. Selon l’étude réalisée par Accenture, l’industrie française y perd 2,4 % de sa marge. Ce qui contribue à réduire sa profitabilité d’ensemble à un petit 3,5 % contre 7,7 % en Allemagne.
Le document, et c’est son intérêt, ne s’en tient pas toutefois à cette revendication patronale classique et purement fiscale. Il entre aussi dans des considérations plus opérationnelles. Par exemple, l’étude, commanditée notamment par les industriels de la filière machines-outils, insiste sur la nécessité pour les politiques publiques de favoriser les investissements dans l’équipement de production, notamment en créant un contrat de filière stratégique pour ce domaine. Des robots pour l'emploi
Les industriels assurent en effet que, loin de détruire l’emploi, la robotisation permet aux entreprises d’être plus agiles et plus exportatrices. Or, à l’exception de l’industrie auto, grande utilisatrice de robots, ces engins restent trop peu nombreux : 63 robots pour 10.000 employés en France en 2016 contre 147 pour 10.000 en Italie. Et si l’investissement industriel a sérieusement augmenté en 2018 en France (+ 9,1 % contre 6,9 % en Allemagne), la part consacrée aux machines, de 2 % seulement dans l’Hexagone, est à la traîne. Les Italiens continuent d’afficher une croissance deux fois plus rapide. "Il y a une chance à saisir pour les PME françaises de la machine-outil, qui reprennent actuellement des couleurs, estime toutefois Olivier Dario, délégué général du Symop. L’industrie a de plus en plus besoin de séries courtes, d’une customisation de la production. C’est une tendance lourde dans le monde entier. Or cela, nos entreprises savent le faire. En utilisant ce levier, il faut que nos PME parviennent à se transformer en ETI."

Le meilleur argument du patronat en faveur de l’industrie reste toutefois le poids que cette dernière conserve dans l’économie. Certes, l’industrie française dans la valeur ajoutée a chuté de 21 % à 14 % en dix ans, rappelle l’étude. Mais ses auteurs promeuvent une vision plus large : l’industrie ne fait pas tourner en effet que les chaînes de production des grands groupes du secteur, de PSA à Airbus. Le succès d’une société comme Dassault Systèmes, par exemple, repose essentiellement sur sa clientèle industrielle. Accenture s’est donc affairé à considérer, parmi les autres secteurs, les activités qui n’existeraient pas sans l’industrie, qu’il s’agisse de certains services informatiques, de conseil, de logistique, etc. Résultat : cette industrie étendue pèse 25 % de la valeur ajoutée, estime Accenture. Et l’agrégat ainsi créé se révèle bien plus dynamique que les seules manufactures : 1,7 % par an de croissance moyenne depuis 2005, contre seulement 0,8 % pour la pure industrie manufacturière. Les services à caractère industriel ont cru, eux, de 3,1 % en moyenne annuelle depuis 2005.
Le rôle central de l'industrie
L’étude présentée au Medef ne vient d’ailleurs pas seule pour souligner le rôle central de l’industrie. L’Insee a publié le 3 décembre un important document consacré aux entreprises françaises. L’occasion, là aussi, de revoir à la hausse le poids de l’industrie. La méthode employée est différente, puisque l’institut de la statistique agrège aux groupes industriels proprement dits l’ensemble de leurs filiales, y compris celles qui exercent dans le commerce, l’immobilier, l’informatique, etc. Le secteur ainsi réévalué à la hausse a générajoutée a chuté de 21 % à 14 % en dix ans, rappelle l’étude. Mais ses auteurs promeuvent une vision plus large : l’industrie ne fait pas tourner en effet que les chaînes de production des grands groupes du secteur, de PSA à Airbus. Le succès d’une société comme Dassault Systèmes, par exemple, repose essentiellement sur sa clientèle industrielle. Accenture s’est donc affairé à considérer, parmi les autres secteurs, les activités qui n’existeraient pas sans l’industrie, qu’il s’agisse de certains services informatiques, de conseil, de logistique, etc. Résultat : cette industrie étendue pèse 25 % de la valeur ajoutée, estime Accenture. Et l’agrégat ainsi créé se révèle bien plus dynamique que les seules manufactures : 1,7 % par an de croissance moyenne depuis 2005, contre seulement 0,8 % pour la pure industrie manufacturière. Les services à caractère industriel ont cru, eux, de 3,1 % en moyenne annuelle depuis 2005.

Le rôle central de l'industrie

L’étude présentée au Medef ne vient d’ailleurs pas seule pour souligner le rôle central de l’industrie. L’Insee a publié le 3 décembre un important document consacré aux entreprises françaises. L’occasion, là aussi, de revoir à la hausse le poids de l’industrie. La méthode employée est différente, puisque l’institut de la statistique agrège aux groupes industriels proprement dits l’ensemble de leurs filiales, y compris celles qui exercent dans le commerce, l’immobilier, l’informatique, etc. Le secteur ainsi réévalué à la hausse a générajoutée a chuté de 21 % à 14 % en dix ans, rappelle l’étude. Mais ses auteurs promeuvent une vision plus large : l’industrie ne fait pas tourner en effet que les chaînes de production des grands groupes du secteur, de PSA à Airbus. Le succès d’une société comme Dassault Systèmes, par exemple, repose essentiellement sur sa clientèle industrielle. Accenture s’est donc affairé à considérer, parmi les autres secteurs, les activités qui n’existeraient pas sans l’industrie, qu’il s’agisse de certains services informatiques, de conseil, de logistique, etc. Résultat : cette industrie étendue pèse 25 % de la valeur ajoutée, estime Accenture. Et l’agrégat ainsi créé se révèle bien plus dynamique que les seules manufactures : 1,7 % par an de croissance moyenne depuis 2005, contre seulement 0,8 % pour la pure industrie manufacturière. Les services à caractère industriel ont cru, eux, de 3,1 % en moyenne annuelle depuis 2005.

Le rôle central de l'industrie

L’étude présentée au Medef ne vient d’ailleurs pas seule pour souligner le rôle central de l’industrie. L’Insee a publié le 3 décembre un important document consacré aux entreprises françaises. L’occasion, là aussi, de revoir à la hausse le poids de l’industrie. La méthode employée est différente, puisque l’institut de la statistique agrège aux groupes industriels proprement dits l’ensemble de leurs filiales, y compris celles qui exercent dans le commerce, l’immobilier, l’informatique, etc. Le secteur ainsi réévalué à la hausse a généré 28 % de la valeur ajoutée de l’ensemble des entreprises françaises (hors finance) en 2017. L’exercice est d’autant plus nécessaire que, comme le souligne l’étude, "l’industrie est le secteur le plus concerné par ce phénomène de recours accru à des filiales tertiaires spécialisées", notamment dans la recherche.
Autre élément qui souligne l’importance de ces groupes industriels, pris dans leur ensemble : ce sont eux qui tirent, tant bien que mal, les exportations. D’Airbus à Sanofi, ils pèsent 65 % de ces ventes à l’international, note l’Insee. "Cela montre bien le rôle très particulier de l’industrie dans l’économie, qui a trop longtemps été perdu de vue, estime Bruno Grandjean, président de l’Alliance Industrie du futur. Elle est par nature connectée mondialement et porte un intérêt constant à la recherche et développement." Les trois quarts des dépenses intérieures de R&D proviennent en effet de ce secteur, avec 25 milliards d’euros engagés, en premier lieu dans l’automobile, l’aéronautique et la pharma.
Des salaires plus attrayants
Sur le plan des ressources humaines aussi le secteur s’avère des plus utiles. "L’industrie présente une gamme complète d’emplois, à la différence des services qui se polarisent 
 

20/01/2020

Skier sans affaiblir l'écosystème fragile de la montagne...

Jusque là, écrit Mme S. Be dans Télérama, les stations de sports d'hiver étaient loin d'être les championnes de l'écologie. En effet, le réchauffement climatique a occasionné un recours grandissant aux canons à neige, énergivores et voraces en eau, sans oublier le fioul polluant des dameuses, l'électricité des remontées mécaniques et les gaz d'échappement des amateurs de glisse. Bref, impératifs économiques et aléas météorologiques semblaient justifier toutes ces façons de faire peu respectueuses de l'environnement.

Néanmoins, poursuit la journaliste, "des initiatives tendent à freiner cette course toxique. A Serre-Chevalier par exemple, tire-fesses et télésièges fonctionnent désormais à l'hydroélectricité, au photovoltaïque et au micro-éolien. Aux Menuires, on utilise une huile biodégradable dans le moteur des engins de piste. Val Thorens a mis en service une navette autonome 100% électrique et Valmorel des bus gratuits équipés de filtres à particules. Quant à la station des Rousses, elle table sur un réseau de chaleur au bois local".

Aussi, les skieurs, surfeurs, randonneurs à raquettes et autres amoureux des montagnes peuvent valider ces efforts" en privilégiant les sites ayant obtenu le label Flocon vert décerné en vertu de 31 critères écoresponsables. Tous sont répertoriés dans l'eco-guide des stations de montagne établi chaque année par l'association Mountain Riders, qui milite pour un tourisme durable". Pour davantage d'informations, s'adresser à: www.mountain-riders.org.

Lyliane

Les forêts et le climat selon Yann Artus Bertrand...

Cette programmation spéciale « Winter of Forests » sonne un peu comme le fameux vers de Shakespeare « Now has come the winter of our discontent », tant la forêt de par le monde semble avoir de raisons de se plaindre de nous. Des mégafeux cauchemardesques qui ravagent l’Australie aux incendies de l’Amazonie et de la taïga cet été, le monde des arbres semble nous adresser des signaux d’alarme. Arte entreprend de lui rendre justice, ou du moins d’en souligner l’importance en ces temps de réchauffement climatique et de saturation de CO2. Un large programme de films, de documentaires et de magazines, cherche à souligner l'intérêt du milieu forestier dans notre imaginaire et dans nos modes de vie, de « Tarzan » à la série documentaire inédite « Sauver la Foret », passionnante immersion auprès de ceux qui vivent parmi les arbres. Deux semaines d’images ambitieuses et originales, présentées par Yann Arthus-Bertrand.
Paris Match : La forêt vous tient-elle particulièrement à cœur ?
Yann Arthus-Bertrand :Très : la forêt est l’un des rares espaces qui ne soit pas touché par l’Homme, c’est un endroit qui vit sa vie, où on peut encore éprouver la sensation d’entrer en contact avec la nature. Même tout près des villes, les espaces des grands arbres maintiennent leur propre harmonie. On connaît l’importance des forêts dans l’absorption du CO2 et donc dans la limitation des gaz à effet de serre. Mais moins l’aspect vivier du monde que représentent ces forêts, et qui me tient au moins autant à cœur. Or les forêts sont le havre de nature, de la faune et de la flore sauvage. C’est l’un des lieux où l’on continue de découvrir le plus de nouvelles espèces… En fait, les forêts sont le disque dur de la biodiversité.
Voyez-vous les grands incendies, en Australie notamment, comme un signal d’alerte ?
L’Australie est un drame absolu. Ces incendies ont déjà tué un demi-milliard d’animaux, c’est ahurissant ! Et ils sont la conséquence directe du réchauffement climatique. Imaginez des journées à 50 degrés : aucune plante ne résiste à cette température là, tout prend feu… Je suis stupéfait par la rapidité de la dégradation de notre monde. Tous les jours, en ouvrant les journaux, je découvre de nouvelles données dramatiques, les insectes qui disparaissent, les oiseaux qui meurent, la sixième extinction massive des espèces telle que décrite par de nombreux scientifiques. J’ai vraiment l’impression d’assister à la fin du monde ; ou du moins à la fin d’un monde. Et ce qui me sidère, c’est l’impression d’indifférence qui persiste, comme si chacun regardait tout ça avec détachement. C’est fou. Il ne faut pas croire que les problèmes ne se posent qu’à l’autre bout de la planète. En France aussi, les arbres meurent. Je suis en train de tourner mon nouveau film, « Legacy », et nous parcourons des forêts dans le Jura où les hêtres meurent en masse à cause de la sècheresse. C’est un phénomène tellement important que dans certains coins il est déconseillé d’aller marcher en forêt, de peur d’être blessé par une branche qui tombe.
Vous-même, vous allez souvent en forêt ?
Oui, très souvent. J’habite à la lisière de la forêt de Rambouillet, en bordure d’un village, les arbres sont à vingt mètres. Je pars y marcher dès que je peux et je m’y sens bien. Souvent, je prends un grand arbre à bras le corps et je le serre dans mes bras. Je médite, je pense aux 200 et quelques années qu’il a vécues. Je ne sais pas si ça sert vraiment à grand-chose, mais ça me rend heureux. J’éprouve comme une recharge d’énergie.
Fiche technique :
 "Winter of Forests" sera présenté du 12 au 25/1 sur Arte puis en replay sur www.arte.fr. Son film "Woman"sortira le 4/3 en salles.

Selon Paris-Match

19/01/2020

Le sanctuaire Pelagos fête ses 20 ans...

Dans le journal Nice-Matin du dimanche 15/12/2019, Mr Guillaume Aubertin fait publier un dossier de 4 pages consacré au sanctuaire Pelagos, une aire marine de 87 500 Km2 située entre les côtes françaises d'Hyères à Menton, la Corse, l'Italie, et la Principauté de Monaco. L'article rappelle que l'accord Pelagos a été signé le 25/11/1999 à Rome, pour que "les activités humaines ne perturbent pas trop les mammifères marins (nuisances sonores, collisions avec les navires de commerce, activités touristiques et pollution plastique)". Ainsi, pêcheurs, plaisanciers, marins ont à coeur de développer de bonnes pratiques, comme de ne pas s'approcher à plus d'1m50 des cétacés et de ne pas les observer au-delà de 30 minutes. Cette zone pilote maritime sera peut-être un jour transposée entre différents Etats ailleurs dans le monde, espère Mr Alain Barcelo, Président du comité scientifique et technique de Pelagos...

Vingt ans plus tard, les principaux acteurs se félicitent des résultats! Les responsables des 3 pays, en effet, réunis en novembre à la résidence du préfet maritime à Toulon, assurent que "l'accord a largement porté ses fruits". Cet accord a notamment permis des actions concrètes  "comme le label pour l'observation des cétacés et l'outil Repcet, un dispositif précieux pour repérer baleines et dauphins, afin de limiter les collisions avec les navires". L'association varoise Souffleurs d'écume s'est appuyée sur l'aide du Parc national de Port-Cros et l'accord ACCOBAMS pour le mettre en place. Aujourd'hui 39 navires en sont dotés. En France, le dispositif Repcet est devenu obligatoire pour tous les navires de plus de 24 m de long. En Italie l'outil n'est pas encore exigé. Sans oublier que 42 municipalités françaises et 105 en Italie ont signé la Charte de l'accord Pelagos.

Pour soutenir cet accord, toutefois, il serait nécessaire de faire davantage collaborer les signataires (lourdeurs administratives) et de leur donner plus de moyens pour renforcer  contrôles et réglementation. En outre, les communautés de communes pourraient plus développer leur partenariat. Enfin l'idée de créer une  "Zone maritime particulièrement vulnérable" ou ZMPV, si elle se concrétisait, permettrait de définir des chenaux de navigation et de limiter la vitesse des bateaux de commerce. Une quarantaine d'opérateurs sont d'ores et déjà prêts à éveiller les conscience du public, car ils ont adopté le label "High Quality Whale Watching" pour l'observation des dauphins bleu et blanc ainsi que des baleines, des rorquals et des cachalots présents dans cette zone protégée. Une formation de 3 jours leur a été dispensée. De même les membres d'équipages français sont formés à l'utilisation du logiciel Repcet.

Pour en savoir davantage, consulter par exemple l'association Souffleurs d'Ecume ou le site du WWF. Plus de détails sont donnés sur le site: www.sanctuaire-pelagos.org.

Lyliane