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18/05/2020

Visiter les musées autrement...

Mme Elise Comte dans le journal hebdomadaire Télé-Loisirs nous propose d'autres pistes pour visiter les musées, fermés depuis la mi-mars. Pour apprendre ou pour nous changer les idées, de nombreux musées nous propose des visites virtuelles grâce à une bonne connexion Internet. Des réseaux sociaux à leurs propres sites, en passant par les plateformes vidéo, c'est, en effet, en ligne que les expositions du moment et les monuments nationaux peuvent être visités.

En restant dans votre salon, vous pouvez par exemple visiter l'exposition Pompeiau Grand Palais qui devait s'ouvrir le 25 mars dernier. Nous pouvons désormais accéder à des contenus numériques dévoilant les fouilles du site italien, des reconstitutions en 3D ou une surprenante expérience en réalité augmentée qui permet de découvrir une statue romaine en 3D chez soi! Plus de 470 000 visiteurs ont déjà été séduits. De même, partout en France, sous le hashtag "CultureChezNous", rassemblés sur le site culturecheznous.gouv.fr, des initiatives se multiplient.

Vous pouvez par exemple voyager jusqu'à Giverny pour visiter la maison de Monet, rejoindre Versailles et ses jardins (chaine You Tube), écouter des conférences au Musée des Confluences à Lyon ou avec Voyage voyages visiter le Mucem de Marseille sous la houlette du commissaire d'exposition en personne. Les enfants peuvent aussi colorier des oeuvres d'art du Grand Palais, suivre des tutoriels du Musée de la Romanité à Nîmes, reproduire des jeux romains, aller voir des ateliers du Musée des Beaux-Arts et d'Achéologie de Besançon.

Tout cela montre que dans le domaine de la culture on est capable de se réinventer et de s'adapter pour que ce domaine ne reste pas le "parent pauvre" de nos loisirs en cette période de confinement!

Lyliane

17/05/2020

Un balcon rempli de plantes médicinales...

Dans Version Fémina, Mme Fabienne Colin nous suggère de jardiner sur nos balcons en s'appuyant sur l'expérience de Mme Adeline Gadenne, auteure de "Mon cahier cocooning avec les plantes" chez Solar et de Mme Mai Lan Beugnot, conseillère chez Jardiland. Elle nous présente tout d'abord le thym, bien connu pour lutter contre les infections ORL. C'est, en effet, un antibactérien et un antiviral reconnu. Cet arbrisseau résiste aussi bien au froid qu'au plein soleil. On l'arrose peu et on a l'habitude de mêler du gravier à la terre pour bien drainer l'eau.On le récolte toute l'année. Il est également possible de le faire sécher. En cas de rhume, de toux ou de bronchite, faire une infusion à prendre 3 fois par jour. Afin de doper l'immunité, on peut ajouter un bâton de cannelle, trois clous de girofle et le jus d'un demi-citron.

La menthe poivrée au goût frais et épicé, stimule l'activité du foie, ce qui aide à améliorer la digestion, notamment après un repas trop lourd ou trop arrosé. On la plante dans un endroit ensoleillé et elle est facile à entretenir. Si elle envahit trop, couper ses fleurs et la placer seule dans un pot. A la fin de l'automne, couper le pied à ras. On cueille les feuilles de menthe du printemps jusqu'en septembre. Pour les conserver, on peut les faire sécher à l'abri du soleil, puis les mettre dans un sac papier ou un récipient opaque. La mélisse, quant à elle, est une plante relaxante et persistante facile à cultiver. Associée à de la verveine ou seule, elle se consomme trois fois par jour pour juguler l''anxiété ou contre les troubles du sommeil.

Le romarin est réputé "être la plante des centenaires". Elle agit, en effet, contre la fatigue, le stress et détoxifie le foie. La plante se plaît en plein soleil et ne demande pas beaucoup d'eau. Par contre elle n'apprécie pas les grands froids. La plante fleurit au printemps et c'est une mellifère attirant les abeilles. On la consomme en toute saison, en tisane, dès qu'on sent une baisse d'énergie avec des cures de 3 semaines. Pour soulager les bobos cutanés ( brûlures, gerçures, coup de soleil, ampoules ou piqûres d'insectes), une plante grasse aux allures de cactus est souveraine. Il s'agit de l'Aloe Vera. La plante craint le froid mais n'est pas très exigeante. Couper une feuille et recueillit le gel translucide gélatineux en le débarrassant du latex jaune irritant. On l'applique 3 fois par jour. Ses feuilles vertes se conservent quelques jours au réfrigérateur. Quant au gel, le mieux est de le garder dans un bac à glaçons au congélateur.

Il est facile de se constituer à peu de frais une réserve de ces plantes médicinales sur un balcon. Alors,on commence à planter ces vivaces aux vertus reconnues...seule ou avec enfants ou petit-enfants?

Lyliane

16/05/2020

Beauty kitchen selon Version Fémina...

"Nos placards cachent de vrais trésors" écrit Mme Jeanne Dréan dans Version Fémina, "pour soigner la peau, les cheveux ou embellir le teint du visage".Voici donc 8 recettes faciles à utiliser avec ce que nous avons sous la main en période de confinement. Tout d'abord, du miel pour adoucir les lèvres. Dans un récipient, mélanger 1 cuillère à café de miel liquide et 1 cuillère à café de sucre fin. A l'aide d'un fouet ou d'une fourchette, mélanger bien, puis masser les lèvres doucement en effectuant des mouvements circulaires du bout des doigts. Ensuite, rincer et les lèvres retrouvent douceur et élasticité. En cas de gerçures, choisir du miel de thym!

Pour réaliser un masque hydratant, prendre un avocat bien mûr, riche en vitamine C,  surtout si vous avez la peau sèche à mixte. Dans un bol, écraserl'avocat avec le dos d'une fourchette, y incorporer 2 cuillères à soupe de yaourt nature, une cuillère à soupe d'huile d'olive et une cuillère à soupe de miel d'acacia. Bien mélanger avec un fouet pour obtenir  une texture lisse et homogène. Appliquer immédiatement et laisser agir 15 minutes sur une peau propre et sèche. Puis rincer à l'eau tiède. En principe, le visage retrouve son velouté.

Pour fortifier les cheveux, c'est l'oeuf qui est privilégié. Prendre un oeuf, une cuillère à soupe d'huile de coco liquide et 1 cuillère à café de thé matcha ou de thé vert réduit en poudre et bien mélanger les ingrédients dans un bol. Appliquer ce masque au niveau des racines et des longueurs sur cheveux secs et laisser agir au moins 30 minutes. Puis procéder à deux shampoings pour bien laver les cheveux. Si vos cheveux manquent de brillant, utiliser du vinaigre de cidre ou de vin dilué dans 1,5 litre d'eau de rinçage des cheveux, car non seulement l'acide acétique élimine bactéries et champignons, mais aide aussi à venir à bout des pellicules et du calcaire.

Pour raffermir la peau, mélanger dans un bol 3 cuillères à soupe de marc de café et une demi tasse d'huile d'olive. Puis utiliser cette mixture sous la douche pour masser le corps par grands mouvements circulaires en insistant sur les zones à raffermir. Terminer par un rinçage à l'eau froide. Ainsi la circulation sanguine est activée et les grains assurent l'exfoliation. Pour les pieds, par contre, mélanger de l'huile de coco liquide, une tasse de sucre et le zeste et le jus d'un citron. Juste avant la douche, frotter les pieds avec le mélange en insistant sur les zones rugueuses et les talons. Après rinçage,les pieds retrouvent souplesse et douceur.

Pour le teint, le yaourt est souverain! Dans un bol, mélanger 4 cuillères à soupe de yaourt bio au lait entier et une cuillère à café de jus de citron. Appliquer sur une peau nettoyée en évitant le contour des yeux. Rincer au bout de 15 minutes à l'eau claire. Une fois par semaine, ce masque simple unifie et illumine le teint. Enfin, pour resserrer les pores, utiliser 2 verres de riz et 3 verres d'eau. Le riz cuit dans l'eau bouillante servira à un plat, tandis que l'eau de cuisson stockée au frais peut être vaporisée sur le visage, le cou et le décolleté. En effet, cette eau contenant de l'amidon resserre les pores et évite les brillances.

De la sorte, à moindre frais, il est possible de soigner sa beauté sans sortrir de chez soi,ni utiliser des produits sophistiqués dont la composition est souvent chimique.

Lyliane

14/05/2020

Réenvisager l'aménagement des territoires français...

D'une façon générale, en cette période de crise sanitaire sans précédent, plus d'échappatoire. L'heure est à la remise en cause des fonctionnements obsolètes ou inefficaces qu'on ne questionne jamais tant les habitudes sont ancrées, par routine, par manque de temps, par mimétisme et parce que, au fond, c'est confortable.

On est loin, désormais, d'un raisonnement selon lequel « hors métropole, point de salut ». La crise du Covid-19 l'a non seulement annoncé, mais aussi prouvé. Nos modes de vie modernes, privilégiant un entassement des populations sur des surfaces toujours plus petites, sont peut-être même, pour partie, l'une des raisonsde la pandémie actuelle. Mais plus sûrement, et de longue date, d'une large panoplie de problèmes sociaux.

Cette crise pourrait donc constituer le point de départ d'une politique d'aménagement du territoire et de développement des campagnes radicalement nouvelle et différente. Outre un travail accru de décentralisation, deux conditions préalables nous semblent néanmoins indispensables.

D'une part, et l'essor sans précédent du télétravail l'a bien montré, il s'agirait d'accélérer le déploiement du haut débit dans les territoires ruraux, pour mettre fin aux inégalités territoriales dans ce domaine aussi.

D'autre part, le crise pourrait inciter à organiser le désenclavement des territoires. Les infrastructures de transport « propres » en sont un élément clé, et doivent être réinvesties. Le train constitue probablement l'option la plus rationnelle, parce que moins coûteuse et surtout moins polluante, d'autant plus si le train à hydrogène se développe enfin.

À condition, là aussi, de réduire drastiquement les inégalités territoriales qui restent très fortes, comme en atteste par exemple la carte isochrone de la SNCF mesurant les temps de trajet des principales villes françaises au départ de Paris.

La crise sanitaire majeure que nous traversons est - aussi - le signe qu'il nous faut nous transformer. Et cette transformation, qui sera institutionnelle, économique, sociale, environnementale, ne peut passer que par une mutation radicale de notre rapport aux métropoles et aux territoires.

Selon Mme Anne Albert-Cromarias et Mr Alexandre Asselineau - La Tribune - samedi 25 avril 2020

Film "Mine de rien" sur la solidarité et le collectif disponible en vidéo...

Les salles de cinéma sont fermées depuis le début du confinement. Parmi les films qui venaient tout juste de sortir, Mine de rien, a vu sa lancée en salles brutalement interrompue. Aujourd'hui disponible en vidéo à la demande (VOD), le film réalisé par Mathias Mlekuz rassemble Mélanie Bernier, Philippe Rebot, et Arnaud Ducret. Ce dernier était l'invité de L'équipée sauvage, lundi sur Europe 1. Pour lui, c'est un film "qui résonne avec l'actualité, un film sur la solidarité et le collectif".
>> Retrouvez toutes les émissions de Matthieu Noël en replay et en podcast ici
"Six ans plus tard, la résonance est d'autant plus forte"
"C'est un film que j'ai accepté il y a six ans", explique Arnaud Ducret au micro d'Europe 1. "Six ans plus tard, on le remonte, et alors que c'est le même sujet qu'il y a six ans, la résonance est d'autant plus forte avec le confinement, mais aussi avec le groupe de 'gilets jaunes' et cette solidarité qui veut s'en sortir", poursuit le comédien.
Le film retrace l'histoire d'un groupe de chômeurs, évoluant dans une région minière qui, pour s'en sortir, décident de construire un parc d'attraction artisanal sur une ancienne mine de charbon désaffectée. "En Angleterre, on voit beaucoup de films sur la solidarité et le collectif", affirme Arnaud Ducret, qui cite notamment The Full Monty (Peter Cattaneo), The Commitments (Alan Parker), mais aussi les longs métrages de Ken Loach.

Mine de rien est un film "dans l'esprit de Full Monty", assure Arnaud Ducret, évoquant par exemple un clin d'oeil à la scène du film britannique où les acteurs répètent leurs pas de danse dans la file d'attente d'une banque postale. "C'est un joli conte social sur la solidarité dans une période très égocentrique."
À la demande de certains producteurs et distributeurs dont les films, sortis récemment au cinéma, ont vu leur espérance de vie en salles balayée par le coronavirus, le Centre national du cinéma (CNC) a autorisé à titre dérogatoire une trentaine d’entre eux à être exploités sur les plateformes de vidéo à la demande. Parmi eux, le film Forte, de Katia Lewkowicz, avec Melha Bedia, est lui aussi sorti en VOD, le 15 avril dernier. 

Selon Mme Pauline Rouquette - Europe 1 - lundi 27 avril 2020

13/05/2020

La graine à redécouvrir: le lupin!

Mme Ingrid Haberfeld dans Version Fémina nous incite à nous pencher sur les vertus diététiques du lupin, une graine qui ne fait pas encore partie de nos habitudes alimentaires. Pourtant en Afrique du Nord, c'est la  traditionnelle kemia, un amuse-gueule incontournable au goût subtil de noisette. Les cuisinières des pays du maghreb l'utilisent également en tagine et en salade. C'est une légumineuse souvent associée à une céréale comme le riz ou l' épeautre. Elle s'achète cuite préparée en saumure.

La graine de lupin est la légumineuse la mieux pourvue en protéines (36,2%), devant la graine de soja (34,5%) et les lentilles corail (27,7%). Elle en contient même, affirme Mme Florence Foucaut, diététicienne nutritionniste à Paris, davantage que certains aliments  d'origine animale comme le thon, l'escalope de veau et le roti de porc.  Grâce à son index glycémique (IG) très bas, le lupin est un aliment de choix pour les personnes diabétiques. C'est de ce fait un atout pour garder la ligne.

Au niveau des minéraux et des vitamines, compter 198mg de magnésium pour 100g soit 53% des apports journaliers recommandés. Le lupin est également bien loti en fer (4,36mg pour 1000g) et renferme notamment de la vitamine B9 et du zinc. De plus, avec une teneur de 18%, le lupin surpasse des aliments réputés riches en fibres comme le son d'avoine, la farine intégrale ou le riz complet. Cela permet de relancer les intestins paresseux. Des études auraient mis en avant que la consommation régulière de fibres participe à la prévention des cancers colorectaux, du sein et de l'estomac, en diminuant aussi le risque de maladies cardio-vasculaires et de diabète de type 2.

Alors, on achète des graines de lupin, garanties sans gluten, dans les rayons des magasins bio ou en boutique de produits exotiques?

Lyliane

12/05/2020

Cuisiner pour les sans abri...

Focaccia aux poivrons confits, carottes au cumin, et magret de canard." Ce n'est pas le menu d'un restaurant, mais le dîner concocté mercredi par Eric Guérin, un chef étoilé, pour une trentaine de sans-abris de Saint-Nazaire. Depuis quelques jours, ils sont une dizaine de noms de la gastronomie française, habitués à proposer des menus vendus pour un prix à trois chiffres, à avoir décidé de mettre leur savoir-faire au service des plus démunis, sur fond de confinement contre le coronavirus.

"Quant on est confiné dans un hôtel et qu'on n'a pas de quoi cuisiner, ce n'est pas terrible"
Une initiative lancée par l'association Le Carillon, et plus précisément Philippe Hamache, après avoir entendu la décision du gouvernement de mettre en place des chèques-services pour que les sans-abris puissent se loger, notamment dans les hôtels. "Quant on est confiné dans un hôtel et qu'on n'a pas de quoi cuisiner, ce n'est pas terrible", indique-t-il au micro d'Europe 1. "On a donc décidé de le faire pour eux."

"C'est un vrai réconfort"
C'est ainsi que des chefs de la ville et des environs se sont réunis sous la bannière de l'association pour faire 60 repas par jour, avec l'aide de fournisseurs. En cuisine, tout le monde doit mettre la main à la pâte. Les sans-abris viennent donc en aide derrière les fourneaux ou pour la livraison. "Je participe à la main d'oeuvre, je vais chercher les courses, décharger le camion...", confirme au micro d'Europe 1 Thomas, 60 ans, l'un des bénéficiaires.
"C'est un vrai réconfort. Bien sûr il y a le fait de manger correctement, mais je retrouve aussi ce lien social qui me fait défaut depuis pas mal de temps. C'est une bouée de sauvetage." L'initiative doit perdurer au moins jusqu'au 11 mai, date du début du déconfinement.

Selon Mr Charles Guyard, édité par Ugo Pascolo - Europe 1 - jeudi 23 avril 2020

Un chien est-il capable de détecter le Covid 19?

Les chiens sont capables de prouesses inouïes. Capables de détecter des fuites de gaz, des traces d'explosifs, des victimes enfouies sous la neige, la présence de molécules propres à une maladie (cancers, diabète...)... C'est cette dernière capacité qui interroge les chercheurs.

"On a détecté le Covid-19 en moins de 25 minutes"
Pour appuyer cette théorie, voici le témoignage de Sidi Drici, un plombier à Melun interrogé par Europe 1. Le trentenaire explique avoir été contacté par une association britannique intéressée par son chien, un berger malinois capable de repérer des fuites de gaz. Il se rend alors à Londres pour des tests. Il y avait douze bocaux. Ils ont mis la molécule dans un des bocaux et la chienne l'a trouvé ! Il faut imaginer que c'est un laboratoire, mais au lieu d'avoir le résultat en trois semaines, vous l'avez en quelques secondes."Un exemple qui appuie un peu plus cette théorie. Nous le savons, un chien possède près de 300 millions de récepteurs olfactifs, soit près de soixante fois plus que l'homme. Ce qui lui permet d'avoir un "super-odorat".
Un essai en France avec des chiens de pompiers
Grâce à nos connaissances sur nos amis à quatre pattes et à ces différents exemples, Dominique Grandjean, professeur à l’École Vétérinaire de Maison Alfort et chef du service vétérinaire des Pompiers de Paris, a lancé un essai à Paris qui doit débuter la semaine prochaine.
Dans cet essai, quatre chiens de pompiers à Paris et quatre autres chiens de pompiers et de gendarmes en Corse vont être testés pour dépister la présence du Covid-19. Habitués à renifler des molécules bien précises, parfois plusieurs dizaines, leur apprentissage devrait être très rapide. Le professeur Grandjean explique le processus dans des propos relatés par France Inter.
"Un chien qui fait de la recherche d'explosifs est déjà initié à une quarantaine de molécules, si on rajoute le Covid, ça n'en fera finalement pour lui qu'une 41e à assimiler, c'est dans ses cordes, on n'a pas besoin de reprendre tout le travail de mémorisation depuis le début, sa formation Covid peut par conséquent être très rapide. Avec ces chiens, on gagne du temps."
Il faut être prudent car on ne sait pas encore officiellement si le coronavirus produit des molécules spécifiques et si les chiens sauront les détecter, même si cela paraît très probable. "On est vraiment dans le domaine de l’expérimental, mais je suis convaincu que ça va marcher" assure Dominique Grandjean.

Selon Mr Anthony Detrier - Gentside - jeudi 23 avril 2020

11/05/2020

Quand la justice réparatrice passe par le jeu...

Dans la revue du Bice "Enfants de partout", un article concernant la justice réparatrice en Colombie, dans le cadre d'un reportage sur la Congrégation des Religieux Tertiaires Capucins, montre qu'il y a des voies pour permettre à des jeunes délinquants de réparer leurs actes et d'en mesurer les conséquences pour la victime et la société. En collaboration étroite avec la justice colombienne, de nombreux outils ont été développés pour accompagner ces jeunes dans un processus de réparation.

"L'approche par le jeu aide les adolescents à canaliser leur stress, à libérer leurs peurs et leur insécurité, à exprimer leurs émotions", explique Mme Diana Herreno Bustos, coordinatrice du programme EsB (Enfance sans Barreaux) en Colombie. Cela permet aussi de mettre en scène des situations de conflits possibles et de vérifier la compréhension des valeurs comme la solidarité, le respect, l'entraide. Les jeux proposés se pratiquent aussi avec les familles et les acteurs de la justice. Parmi eux, le fameux "Qui suis-je", où le joueur doit deviner, grâce à des gestes, le mot collé sur son front.

En Colombie, les jeunes délinquants sont souvent regroupés dans des lieux ouverts où ils réapprennent la confiance en eux et en la société. Cette initiative, vécue à travers des sessions de jeux et d'échanges avec des éducateurs, s'exporte en Afrique et notamment au Togo ou en Côte d'Ivoire, où le Bice est présent. Les jeux finalement ne seraient qu'un prétexte pour réunir des personnes autour de la notion de justice réparatrice et pour éveiller à la notion de respect humain. En Afrique, où tous les jeunes ne sont pas alphabétisés, ces jeux doivent être adaptés à partir d'objets (cailloux...).

Bravo à toutes celles et ceux qui se soucient de responsabiliser les jeunes en conflit avec la loi sans pénaliser leur avenir!

Lyliane

Un monde sans déchet selon une créatrice de start-up rwandaise...

La fondatrice d’une start-up qui aide à recycler les objets électroniques a été distinguée par le prix Margaret récompensant la créativité de femmes actives dans le digital.
Pour ne rien manquer de l’actualité africaine, inscrivez-vous à la newsletter du « Monde Afrique » depuis ce lien. Chaque samedi à 6 heures, retrouvez une semaine d’actualité et de débats traitée par la rédaction du « Monde Afrique ». « Tout a commencé par un accident », explique Jacqueline Mukarukundo, à l’autre bout du fil. En 2011, alors qu’elle participe à une campagne de recyclage dans la ville de Musanze, au nord du Rwanda, l’un de ses meilleurs amis échappe de justesse à un glissement de terrain dans une décharge. Pour Jacqueline et ses camarades, c’est le déclic. « A ce moment-là, nous avons voulu nous engager encore davantage dans la gestion des déchets » explique-t-elle.
En 2018, elle fonde avec Ghislain Irakoze la start-up Wastezon, qui utilise la technologie mobile pour mettre en relation les foyers et les entreprises disposant de déchets électroniques avec les acteurs locaux de l’industrie du recyclage. Mardi 21 avril, la jeune femme a été couronnée par le prix Margaret 2020, qui récompense les « femmes digitales » de l’année – et au jury duquel le Monde Afrique a participé –, dans la catégorie « entrepreneuse Afrique ». L’ambition du prix français créé en 2013 est aussi de mettre à l’honneur celles « qui innovent pour un monde meilleur ».
Le domaine dans lequel œuvre Jacqueline Mukarukundo est encore balbutiant sur le continent. Sur les quelque 130 000 tonnes de déchets électroniques produits chaque année en Afrique de l’Est, seulement 20 % sont effectivement recyclés. Et l’un des principaux défis pour les entreprises de recyclage reste de trouver et de récupérer les appareils électroniques usagés.
« Notre application permet aux familles et aux entreprises de réduire leur empreinte carbone en les aidant à mieux trier leurs déchets et à les vendre, au lieu de les jeter ou de les brûler. Elle fait également gagner du temps et de l’argent aux acteurs du recyclage », détaille Jacqueline. Il suffit aux particuliers de publier une photo des ordinateurs ou des téléphones portables dont ils veulent se débarrasser sur l’application, pour que les entreprises de recyclage intéressées puissent les choisir et les acheter. A ce jour, la start-up a ainsi fait transiter plus de 400 tonnes de déchets électroniques, vendus par environ 150 foyers et entreprises. Wastezon prend 10 % sur chaque transaction.
« Le pouvoir de la technologie »
Reste que dans un pays ou à peine un quart de la population a accès à Internet, selon la Banque mondiale, et où la pénétration des smartphones est faible, le chemin semble encore long. « Le plus grand défi, c’est la transformation des mentalités et le financement, analyse Jacqueline, qui est actuellement directrice générale du marketing de la start-up. La majorité des Rwandais est encore dans une économie linéaire, et non circulaire. Mais beaucoup d’entre eux réparent déjà leur matériel électronique au lieu de le jeter, souligne-t-elle. Nous avons surtout besoin de plus de soutien dans le secteur de la gestion des déchets, qui suscite encore peu d’intérêt de la part des investisseurs en capital-risque. »
L’équipe envisage également d’utiliser le réseau cellulaire afin de permettre aux foyers qui ne disposent pas de smartphones de bénéficier des services de Wastezon, et veut étendre ses activités aux déchets organiques, qui représentent 90 % des détritus au Rwanda. « Je rêve d’un monde sans déchets, et je crois dans le pouvoir de la technologie pour y parvenir », n’hésite pas à lancer cette jeune Rwandaise, qui se présente comme une « leader » désireuse de « changer les choses et de trouver des solutions aux problèmes de sa communauté ».
Coronavirus : « Aucun pays africain ne sera épargné par la crise économique »
A seulement 22 ans, Jacqueline Mukarukundo partage ses journées entre ses études de commerce international à l’Africa Leadership University de Kigali, et son travail pour Wastezon. Elle est également à l’origine du projet Healplus, un jeu en ligne sur la santé et la gestion des situations d’urgence destiné aux lycéens. De son propre aveu, un parcours qui reste assez exceptionnel dans la région. « Il y a encore tant de freins à l’entrée des femmes d’Afrique centrale dans le secteur digital. Pourtant, les opportunités sont illimitées », lâche-t-elle.
Pour aider d’autres jeunes Rwandaises sur cette voie, Jacqueline Mukurakundo rêve d’avoir à terme son propre fonds d’investissement spécialisé dans les start-up fondées par des femmes : « Beaucoup de gens qui pensent encore qu’une femme ne peut réussir dans le secteur de la technologie et du digital sans un homme derrière elle ! »

Selon Mme Laure Broulard - Le Monde - mardi 21 avril 2020

10/05/2020

Préparer son cours de conduite et son code via You Tube pendant le confinement...

Souvenez-vous : au début de la crise sanitaire liée au coronavirus, les principaux acteurs des écoles de conduite en France (ECF, CER et Codes Rousseau) se sont associés pour créer une chaîne Youtube nommée “Mon auto-école à la maison” afin de permettre aux élèves de continuer à s’instruire en toute autonomie.
La chaîne Youtube, lancée il y a trois semaines par ECF, CER et Codes Rousseau, compte dorénavant 3 400 abonnées. Mais avec un nombre d’élèves privés de formation estimé entre 150.000 et 200.000, “Mon auto-école à la maison” souhaiterait évidemment atteindre plus de jeunes. Elle totalise actuellement plus de 31 000 vues pour 19 vidéos postées en tout, soit environ deux par jour. Des chiffres en constante évolution, mais pas encore totalement satisfaisants.
Un contenu instructif: Ludique et constructive, la chaîne Youtube “Mon auto-école à la maison” animée par deux intervenants dynamiques que sont Nassim et Omar ne demande qu’à se développer ! 19 vidéos, soit environ deux par jour, ont déjà été mises en ligne pour 1h15 de contenu, permettant de maintenir à jour ses connaissances. Un contenu pour tous, que l’on participe déjà aux cours de conduite en temps normal ou que l’on souhaite bientôt passer son code. Bref, cette chaîne créée de concert par ECF, CER et Codes Rousseau vise l’ensemble des jeunes (et moins jeunes) dont la formation a été interrompue à cause de l'épidémie de coronavirus. N’hésitez donc pas à aller vous abonner pour vous maintenir à niveau en attendant que les auto-écoles ouvrent de nouveau. 

Selon Mr Paul Niocel - Autonews - mardi 7 avril 2020

09/05/2020

Zoom sur la laitue...

Dans le journal Nice-Matin, j'ai été intéressée par un article concernant la laitue. J'ai appris notamment que cette salade, originaire du Kurdistan, a été introduite en France au Moyen-Age. Du temps des Grecs et des Romains, la laitue était consommée pour préparer les estomacs avant un repas copieux. a la Renaissance, on en connaissait trois ou quatre variétés. En fait, il a fallu attendre les 17 et 18èmes siècles pour goûter aux laitues pommées. Puis d'autres variétés ont été développées grâce au forçage. Depuis 1960, les cultures sous serre ou sous tunnel ont permis le développement des laitues et leur consommation tout au long de l'année.

Sur le plan nutritionnel,la laitue apporte à notre organisme une grande variété de minéraux et d'oligo-éléments. le potassium notamment représente un tiers de ces minéraux. C'est une source importante d'acide folique (vitamine B9) qui joue un grand rôle dans le renouvellement des cellules de l'organisme. Grâce à son eau, la laitue contient seulement 13 calories pour 100g soit 1% de l'apport recommandé par les nutritionnistes. Cette salade est réputée calmer les inflammations douloureuses du foie, de la vésicule et des intestins. On la mange crue en salade assaisonnée avec huile et citron ou braisée avec des lardons par exemple.

Alors pourquoi ne pas apprendre à nos enfants à goûter à la laitue?

Lyliane

08/05/2020

L'Intelligence artificielle, une révolution?

Mme Sylvie Boistard dans Version Fémina s'interroge à propos de l'Intelligence artificielle ou I.A., qui est peu à peu devenue la nouvelle alliée des médecins. En effet, l'I.A. est capable de traiter des montagnes de données grâce à des algorithmes et de bouleverser de ce fait tout le parcours de soins. Au CHU de Dijon-Bourgogne par exemple, le service des urgences s'est équipé d'un scanner doté d'intelligence artificielle. Son intérêt est de pouvoir transmettre aux médecins des images plus détaillées, aux contours plus nets, tout en irradiant peu le patient. Ainsi, les diagnostics effectués grâce au scanner Aquilion One Genesis sont plus précis en cas d'AVC ou d'embolie pulmonaire.

En ophtalmologie, dans le dépistage des lésions de la rétine, de glaucome ou de rétinopathie diabétique, l'I.A. détecte à partir du fond de l'oeil des microanévrismes et des malformations de la papille. A Brest, Mr Gwenolé Quellec, chercheur de l'Inserm pense que l'I.A. pourra même prédire l'évolution de pathologie oculaire et éviter des complications. Pour la médecine de ville, une start-up bordelaise nommée Synapse Medecine a mis au point une plate-forme accessible en ligne, dotée d'un algorithme intelligent qui est capable de conseiller les médecins sur le choix des traitements en fonction du profil du patient, des interactions entre médicaments et de leurs effets indésirables. Le pharmacien peut même analyser une ordonnance grâce à une photo prise par smartphone. Au CHU de Bordeaux en gériatrie, cette plate-forme est déjà active.

De même, un robot humanoïde nommé Peggy doté d'une caméra 3 D est capable de "copier" le squelette d'une personne et d'analyser ses mouvements.  Il accompagne notamment les patients atteints de lombalgie pour corriger leurs positions. A Roscoff en rééducation des kinés s'en servent pour maintenir à domicile une trentaine de personnes. Quant aux patients sous pacemaker, cet implant peut être surveillé à distance, grâce à une box au domicile du patient, qui analyse le rythme cardiaque etc... En tout, on compte 15 000 patients suivis de la sorte. Enfin, en cancérologie, des médecins chercheurs de Villejuif ont développé un algorithme qui permet d'évaluer le nombre de lymphocytes T infiltrés dans la tumeur et de traiter par immunothérapie les patients qui répondent bien au traitement...

Bref, l'IA sera sans doute partout dans quelques années et nous rendra de plus en plus de services.

Lyliane

Un test pour éviter le recours systématique aux antibiotiques...

Dans Valeurs Mutualistes de la MGEN, nous apprenons qu'à compter du printemps 2021, les pharmaciens pourront réaliser un "test rapide d'orientation diagnostique" ou TROD concernant les angines.Ce test permettra en effet de distinguer angines virales et angines bactériennes, afin de limiter le recours inutile aux antibiotiques. C'est une initiative qui paraît utile et qui va dans le bon sens.

Nous pouvons effectuer ce test soit de notre propre initiative, soit sur prescription médicale. Si le test a un résultat négatif, les pharmaciens pourront conseiller les patients et les orienter au mieux vers un traitement adapté. Par contre, si le résultat est positif, les patients seront invités à se rendre chez leur médecin traitant avec le résultat pour y être traités sérieusement.

Lyliane

07/05/2020

Explorer de façon virtuelle la Cité de la Dentelle à Calais...

Explorez la Cité de la Dentelle et de la mode comme vous ne l’avez jamais vue avec cette visite virtuelle. Située à Calais dans une authentique usine de dentelle du XIXe siècle, c'est le musée de référence de la dentelle tissée sur métiers.
"On ne porte pas uniquement des vêtements, on porte une histoire"

Les guides de cette visite virtuelle sont Anne-Claire Laronde, la directrice de la Cité de la dentelle et de la mode, et Sophie Henwood, la chargée de la gestion scientifique et patrimoniale des oeuvres.
Découvrez autrement les galeries permanentes dévoilant ce textile haut de gamme. Le point d’orgue de la visite est la mise en fonctionnement des métiers à tisser la dentelle, de monumentales machines de fonte qui produisent cette étoffe d’exception.
Mais avant d'en dévoiler plus, un petit retour historique est nécessaire. La dentelle à la main est apparue en Europe au XVIe siècle dans les Flandres et en Italie et a depuis conservé le statut de luxueux tissu ornemental ayant pour fonction d’embellir les tenues des plus fortunés. C'est un textile dont le support comme le motif sont ajourés via soit la technique de dentelle à l’aiguille (à l’aide d’un parchemin, d’un fil et d’une aiguille) soit celle aux fuseaux (jeu de bobines et un carreau comme support). Longue et complexe à produire, elle a souvent nécessité une organisation de travail collective : plusieurs dentellières étant assemblées pour former une pièce entière.
La dentelle fabriquée à Calais depuis près de 200 ans est exclusivement mécanique mais elle s’est inspirée de la dentelle à la main avant de s’en affranchir.
Au XIXe siècle, la mécanisation de la production de la dentelle prend son essor en Angleterre, puis en France. Si cette technique de production la rend moins coûteuse, une main-d’oeuvre en nombre et des savoir-faire sophistiqués restent incontournables. Ces savoir-faire gravitent autour du métier à tisser dit Leavers. Au début des années 1950, on compte une cinquantaine de maisons de haute couture et 150 manufactures de dentelle, souvent de petite taille à Calais sans oublier Caudry et Lyon, également places fortes de la production dentellière. Les professionnels français vont créer la marque Dentelle de Calais.
Les métiers Leavers, un patrimoine historiqueLa fabrication de la dentelle tissée sur métiers Leavers découle d’un long processus. Cette vidéo montre pas-à-pas les quatre grandes étapes nécessaires à la fabrication de la dentelle de Calais : la création, la préparation des fils, la fabrication et, enfin, la finition.
L’atelier de production constitue la phase la plus impressionnante, avec la mise en action de ces fameux métiers, gigantesques machines de fonte de douze tonnes. Depuis près de deux siècles, la mécanique de ces machines est restée quasiment identique. Découvrons-les dans cette vidéo.

Selon Franceinfo - Franceinfo - mercredi 25 mars 2020

 

06/05/2020

Transformer sa voiture en véhicule électrique...

C'est officiel, les automobilistes français peuvent dorénavant envisager de payer un professionnel pour convertir leur voiture à la traction électrique. Un arrêté ministériel vient encadrer cette activité promise à un fort développement.
Dès le mois de janvier 2020, les jeunes sociétés membres fondatrices de l'association AIRe (Acteurs de l'Industrie du Rétrofit électrique) se risquaient à annoncer l'arrivée prochaine de l'arrêté ministériel tant attendu, un texte qui lèverait enfin les ultimes freins administratifs et légaux à leur activité de transformation de voitures à moteur essence ou Diesel et à leur homologation en véhicules électriques. Voilà qui est chose faite. L'arrêté du 13 mars 2020 relatif aux conditions de transformation des véhicules à motorisation thermique en motorisation électrique à batterie ou à pile à combustible est paru au Journal officiel en date du 3 avril. Il entre en vigueur au lendemain de sa publication.
Toute voiture transformée doit solliciter son titre d'homologation.
En préambule, le ministre de la Transition écologique et solidaire précise ce qui suit : "Afin de permettre à des véhicules en service conçus à l’origine pour fonctionner avec une motorisation thermique de fonctionner en motorisation électrique à batterie ou à pile à combustible, des fabricants proposent des dispositifs de conversion des véhicules (rétrofit électrique). Pour garantir une efficacité minimale et une installation sécurisée sur les véhicules, le présent arrêté prévoit les dispositions techniques et administratives pour homologuer ces transformations sur les véhicules. Un bilan de l’application des prescriptions est prévu 24 mois après l’entrée en vigueur du texte pour évaluer l’opportunité d’y introduire des modifications."
La société UTAC CERAM (qui délivre leur titre d'homologation communautaire à de très nombreux véhicules) se félicite de la parution de cet arrêté ministériel et ose espérer qu'il permettra "aux propriétaires qui n’ont pas les moyens de s’offrir un véhicule neuf de rendre leur voiture actuelle moins polluante". C'est peut-être oublier le tarif des prestations offertes par les membres de l'association AIRe (Acteurs de 'Industrie du Rétrofit électrique) : démarrage de leur activité oblige, les processus sont encore hésitants et les coûts élevés.
La plupart des jeunes acteurs du secteur de la conversion préfèrent donc miser sur le haut-de-gamme. Il en va ainsi, entre autres sociétés, de Retrofuture qui propose des conversions pour toutes sortes de voitures anciennes extrêmement populaires : de la plus modeste (une Fiat 500 pour 19.990 euros) aux plus exclusives (Range Rover, Rolls-Royce, Porsche...) pour plus de 60.000 euros, en passant par la Ford Mustang (45.000 euros), le Volkswagen Combi (32.000 euros) et la Peugeot 205 (25.000 euros environ). 
Convertir une vieille citadine d'occasion pour 5.000 euros, tel est l'objectif de Transition One
Chez Transition One, l'approche est différente : "Là où d'autres sociétés se spécialisent dans la voiture ancienne, nous concentrons nos efforts sur les voitures d'occasion relativement récentes et abondantes", explique Aymeric Libeau, directeur et fondateur de Transition One. En plus de la Twingo Diesel convertie à l'électrique que Challenges a pu essayer il y a quelques mois (lire notre essai de la Renault Twingo électrique de Transition One), la start-up a terminé la mise au point d'un kit de transformation pour la Fiat 500 moderne, pour la Volkswagen Polo 3, ainsi que de la Citroën C1 et ses jumelles Peugeot 107 et Toyota Aygo. Des voitures qu'on trouve pour une bouchée de pain dans les petites annonces.
Aymeric Libeau estime qu'il y a beaucoup de perspectives dans la conversion des petites voitures. Son ambition est de proposer des voitures électriques à un tarif raisonnable, pour une clientèle qui ne peut s'offrir une neuve. "On a des retours de marchands spécialistes de la voiture d'occasion, qui ont de la demande, mais pas d'offre. Il leur sera à l'avenir possible de proposer à leur client un modèle de leur parc, et de le récupérer en version électrique pour 5.000 euros de plus". Pour tenir un tarif aussi contenu (une approche quasiment unique, chez les "retrofitteurs") Transition One n'a d'autre choix que de se contenter de performances modestes, avec une autonomie de 100 km réels et une vitesse maximale de 110 km/h pour le prototype sur base de Renault Twingo 2 qu'il nous a été donné d'essayer. Pour réduire le coût, c'est un moteur asynchrone d'une puissance de 50 kW (68 ch) sous une tension de 96 Volts qui a été choisi. La boîte de vitesses Renault a été conservée, ce qui permet de limiter la consommation de ce type de machine électrique, pas nécessairement la plus sobre par nature. Ce prototype emporte 25 kWh de batteries (des modules d'origine Tesla) mais la version définitive devrait se contenter d'environ 18 kWh.
Le but de Transition One est de proposer un ensemble aisément adaptable au plus grand nombre possible de citadines, pour des questions d'économie d'échelle et de temps de main d'oeuvre : Renault Twingo 2, Fiat 500, Citroën C1, Peugeot 107, Toyota Aygo, etc. La transformation est réputée ne prendre que quatre heures.
Cinq ans d'âge minimum pour demander sa conversion à l'électrique
Il y a pléthore de candidates à la conversion puisque, ainsi que le souligne l'UTAC CERAM, toute voiture de plus de cinq d'âge est éligible. A condition, bien entendu, de trouver un professionnel habilité en mesure de réaliser les travaux. Toute autre transformation verra impitoyablement rejetée sa demande d'immatriculation. La puissance électrique maximale du véhicule ne pourra dépasser celle de son ancien moteur thermique. A charge pour les installateurs habilités de vérifier que les conditions de transformation du véhicule sont compatibles avec les exigences en matière de sécurité.
A partir du moment où le modèle de base a été homologué du temps de sa première commercialisation ; que sa nouvelle mécanique électrique a été homologuée de son côté en bonne et due forme (conforme au prototype validé par UTAC CERAM) ; et que l'ensemble a été greffé par un professionnel habilité, alors le modèle rétrofité pourra être immatriculé par son nouveau propriétaire. Cette facilité dorénavant offerte à l'automobiliste français rejoint celle offerte à ses voisins allemands et italiens depuis plusieurs années déjà.

Selon Mr Eric Bergerolle - Challenges - vendredi 3 avril 2020

Les imprimantes 3D aident à la lutte contre le Covid-19...

Pour faire face à la pandémie de coronavirus, les soignants travaillent beaucoup. Médecins, infirmiers, aides-soignants… ils doivent s’occuper d’un nombre de malades beaucoup plus important que d’habitude. Et pour ne pas tomber malades à leur tour, ils doivent se protéger. Mais les équipements manquent…

Maladie qui touche un très grand nombre de personnes en même temps, sur tout un continent voire dans le monde entier.
Alors partout en France, ainsi que dans d’autres pays, des gens leur fabriquent des protections. Comment ? Grâce à leurs imprimantes 3D, ces machines que l’on peut avoir chez soi et qui permettent de fabriquer des objets.

Entre 30 minutes et 1h30
Au sud de Rennes, Erwan Vappreau, enseignant en CM1 et CM2, utilise ses trois imprimantes 3D pour fabriquer des visières, «qui permettent, en plus du masque et des lunettes, de protéger tout le visage des postillons, dit-il. La visière, c’est comme un serre-tête qui vient se mettre devant le front. Par dessus, on met un film plastique», qui descend jusque sous le menton. Une vraie barrière face au virus.

Pour utiliser une imprimante 3D, il faut avoir le plan de l’objet que l’on veut fabriquer. Il existe beaucoup de plans de visière sur Internet, que tout le monde peut utiliser. Une imprimante classique a besoin d’encre pour fonctionner, une imprimante 3D a, elle, besoin de plastique. «Il sort fondu, il est déposé sur une surface plate et il durcit immédiatement. C’est déposé couche après couche et ça monte en épaisseur», explique Erwan Vappreau. Selon la taille des machines, il faut compter entre 30 minutes et 1h30 pour fabriquer un serre-tête de visière. Il suffit ensuite de fixer une feuille de plastique transparent dessus, et le tour est joué, la protection est prête.
Des masques de vacances transformés
En France, ils sont nombreux à fabriquer des visières pour les soignants, notamment dans des fablabs, des lieux dédiés à l’innovation technologique. Bien sûr, ils font ça gratuitement. L’idée est tellement bonne que des hôpitaux parisiens ont décidé d’installer des imprimantes dans leurs locaux, afin de fabriquer des visières mais aussi d’autres objets médicaux.

Création de nouvelles choses.
Les imprimantes 3D peuvent même faire encore mieux. Par exemple : fabriquer des respirateurs, ces machines qui aident les malades du Covid-19 à respirer. Des prototypes sont actuellement testés dans certains hôpitaux.
Premiers exemplaires construits avant la fabrication dans les usines, pour vérifier que tout fonctionne bien.
En Italie, un médecin a eu l’idée d’utiliser des masques permettant de voir et de respirer sous l’eau pour aider les malades. Comment ? En les reliant à des respirateurs, grâce à des adaptateurs spéciaux créés sur des imprimantes 3D. Depuis, ce système a été adopté dans d’autres pays, dont la France.

Decathlon, l’entreprise qui vend normalement les masques pour aller sous l’eau, a décidé de les réserver aux soignants et d’arrêter pour l’instant d’en vendre aux vacanciers qui souhaitent observer les poissons.

Liberation - vendredi 3 avril 2020

05/05/2020

Comment changer de fournisseur d'énergie?

Dans un article de Mme Camille Brun dans Télé-Loisirs, il nous est rappelé que depuis plus de 10 ans, en France, le marché de l'énergie est ouvert à la concurrence. GDF  devenu Engie) et EDF n'ont donc plus le monopole. Et il est possible de changer d'opérateur d'électricité et de gaz, notamment pour faire des économies. Comme il n'est pas simple de faire un choix entre toutes les propositions,l'article essaie d'éclairer le sujet. Car entre coups de fil de démarcheurs et publicités cachant parfois le coût de l'abonnement, c'est un peu la jungle!

Seuls les opérateurs historiques peuvent vendre de l'énergie à un prix  réglementé fixé par l'Etat. Les concurrents proposent souvent un tarif fixe, librement choisi par eux. Parfois ce prix est indexé et lié aux prix réglementés. parfois les tarifs changent chaque année. Toutefois, tous les opérateurs sont gérés par EDF et ENGIE. L'énergie (gaz et électricité) est donc de qualité constante. Certains font une démarche pour éviter le nucléaire, mais bien peu de fournisseurs produisent de l'énergie renouvelable...

Le conseil donné dans l'article est de bien comparer les offres.  L'Association UFC-Que Choisir a mis en place un moteur de comparaison simple à utiliser et disponible à l'adresse suivante:www.quechoisir.org/comparateur-energie-n21201. Une fois le choix effectué, le nouveau fournisseur s'occupe de résilier l'ancien contrat.  Pas besoin de changer de compteur, ni de craindre des coupures lors du basculement. Enfin, il est possible de revenir aux opérateurs historiques en cas de besoin.

Lyliane

04/05/2020

Un service de courrier en ligne pour les seniors...

Pour rompre l'isolement des personnes âgées confinées en Ehpad, le site "1lettre1sourire" invite tout un chacun à leur écrire une lettre. Un service en ligne de courrier qui rencontre un franc succès, comme l'explique Renaud d'Alençon, l'un de ses créateur. "On a beaucoup de demandes, c'est incroyable". Renaud d'Alençon n'en revient pas. Trois semaines après son lancement, le site "1lettre1sourire", dont il est l'un des créateurs, est un succès. Ce service en ligne de courrier destiné aux personnes âgées isolées en Ehpad en période de confinement dû au coronavirus a déjà collecté plus de 50 000 lettres, explique Renaud d'Alençon, samedi 11 avril à franceinfo.
Renaud d'Alençon : vous êtes l'un des créateurs du site, comment avez-vous eu cette idée ?
Renaud d'Alençon : Au tout début du confinement, nous étions assis sur un canapé avec mes cousins et mon père qui travaille à la Fondation "Partage et Vie" qui s'occupe des personnes âgées dans les maisons de retraite. Il nous a fait prendre conscience de l'isolement des personnes âgées. Et comme avec le confinement, elles n'avaient plus de droit de visite, c'était très difficile pour elles. Les visites sont presque une raison de vivre pour elles. Donc, on s'est demandé qu'est-ce qu'on pourrait faire pour pallier ce manque de vie. Et on s'est dit que la seule solution, c'était les lettres. Donc, on va leur écrire. Mais voilà, nous, on n'a pas assez d'impact. Le but est de permettre aux personnes d'écrire pour avoir plus de lettres.
Et donc, on a eu cette idée de créer un site internet. Un petit site qui n'était pas référencé par Google au début, mais avec une page Facebook. Et rapidement, elle a été retransmise, relayée et partagée, ça a fait un mini buzz. Et donc, on a créé un site plus performant avec une association qui s'appelle Tous au web, qui nous a aidés à créer un vrai site internet vraiment professionnel. Et maintenant ça fait trois semaines qu'on s'est lancés et on a reçu plus de 50 000 lettres et on a actuellement 800 Ehpad partenaires dans tous les pays francophones, que ce soit en France, en Belgique, au Luxembourg ou même au Canada.
Comment ça fonctionne pour envoyer une lettre ?
C'est très simple. Il faut juste aller sur le site "1lettre1sourire". Après, vous cliquez sur "écrire une lettre". Vous avez quelques informations personnelles à rentrer, comme votre prénom ou votre adresse mail. Vous choisissez à qui vous envoyez, une dame âgée solée ou un monsieur âgé isolé. Après, vous cliquez sur "suivant" et vous écrivez votre lettre. Vous pouvez aussi ajouter une photo si vous le souhaitez. Vous cliquez sur "envoyer" et c'est bon."
Avez-vous des retours d'Ehpad ou de personnes âgées qui lisent ces lettres ?
Oui, nous avons eu des retours de personnes âgées très touchants. Par exemple, j'ai eu un personnel soignant qui a envoyé : "C'est avec un plaisir certain que je reçois tes courriers si chaleureux. Ça m'a permis de verser quelques larmes de bonheur en ces temps difficiles". Ça touche énormément, que ce soit les personnels soignants ou les personnes âgées qui peuvent aussi répondre par des lettres. Par exemple, une dame qui répond : "Chère Jeanne, c'est avec grand plaisir que j'ai lu votre lettre. Quel dégagement de tendresse, je n'aurais pas eu assez d'un grand mouchoir de Cholet pour essuyer mes larmes. La tendresse, je n'attendais que ça."
Sous quel format sont envoyées ces lettres ?
Au début nous les avons envoyées en version papier, mais on a appris que le virus pouvait se transmettre par le papier, donc nous avons arrêté tout ça et trouvé l'alternative des mails. D'abord, nous lisons toutes les lettres pour vérifier qu'elles soient "bien", qu'il n'y ait pas de messages difficiles. Ensuite, on les transmet en PDF aux Ehpad et ils en font ce qu'ils veulent. Certains les mettent sous enveloppe, d'autres ont désigné des personnes s'occupant de lire les courriers pour pouvoir les distribuer à des personnes spécifiques pour que ça soit plus touchant et vraiment personnel.
Selon Franceinfo - Franceinfo - samedi 11 avril 2020

Lutter contre l'obsolescence des objets de la maison...

Du smartphone au lave-linge, la lutte contre l’obsolescence commence chez soi. Pour ceux qui sont cloués à la maison, c’est le moment ou jamais de bichonner ses objets.
Quand la longévité des produits baisse, les déchets augmentent et le gaspillage de matières premières et d’énergie s’aggrave. Bref, l’obsolescence coûte cher au porte-monnaie et à la planète. Et si les marques sont les premières responsables, les consommateurs ne sont pas complètement démunis face au phénomène du tout-jetable. Créée en 2015 à la suite de l’instauration du délit d’obsolescence programmée en France, l’association HOP (Halte à l’obsolescence programmée) s’efforce de promouvoir la durabilité et la réparabilité des produits à travers des enquêtes, des campagnes de sensibilisation et des actions en justice (contre Apple et Epson, notamment). En décembre, elle a lancé le site produitsdurables.fr, sur lequel on trouvera les marques les plus fiables et des astuces pour faire durer nos objets du quotidien. Elle a récemment publié une liste de conseils «spécial confinement» pour mettre notre temps libre à profit et (enfin) adopter les bons gestes.
Booster l’électronique: Pages qui se figent, applications ralenties… Après quelques années d’utilisation, les smartphones finissent par montrer des signes de fatigue. Pour fonctionner de manière optimale, précise HOP, il faut qu’au moins 10% de son espace de stockage soit libre. Si ce n’est pas le cas, désinstaller les applis inutilisées et transférer les fichiers superflus sur un disque dur externe (plutôt que sur le cloud, plus polluant) devrait lui donner une seconde jeunesse. A noter que de nombreuses applications gourmandes, comme Facebook et Facebook Messenger, sont disponibles en version «light» (Swipe pour Android, Friendly pour iOS). Pour soulager un peu sa batterie (et les yeux), on ne saurait trop conseiller d’activer le «mode sombre» si ce n’est pas déjà fait. Et si vraiment le téléphone est bon à jeter, pourquoi ne pas opter pour une marque plus durable, comme Fairphone, dont les appareils modulables sont facilement réparables ?
Même marche à suivre du côté de l’informatique, en s’aidant éventuellement de logiciels de nettoyage (CCleaner, Adwcleaner, Glary Utilities, CleanMyMac…) Pour les plus geek, on en profite pour passer sur un système d’exploitation plus durable. Sur Windows et MacOS, les mises à jour fréquentes finissent par ralentir la machine. Or, comme l’explique GreenIT.fr, un système d’exploitation Linux (Ubuntu) peut aisément doubler la durée de vie de son appareil. Quand on sait que, selon HOP, la longévité des ordinateurs est passée de onze ans en 1985 à quatre ans en 2015… Enfin, un dépoussiérage régulier – valable pour l’ordinateur comme pour la télévision – est le meilleur moyen d’éviter la surchauffe, cause de pannes prématurées.
Chasse au calcaire: A force d’enchaîner les tisanes, votre bouilloire s’est encrassée et des petits dépôts ont fait leur apparition à la surface du liquide. Au-delà de l’aspect esthétique, l’accumulation de tartre rend son fonctionnement plus énergivore. Pour régler le problème, on fait bouillir un verre de vinaigre blanc, à compléter avec de l’eau (le goût acide s’en ira après quelques utilisations à l’eau pure). Idem pour la cafetière, qu’il faut détartrer régulièrement – avec des produits naturels de préférence, comme de l’acide citrique –, au risque de nuire au goût du breuvage et abîmer la machine. De la même façon, une cure de vinaigre fera le plus grand bien à votre lave-linge. Comme le pointe une étude réalisée par HOP et la start-up Murfy, selon laquelle la durée de vie moyenne des machines à laver est passée de dix à sept ans entre 2010 et 2018, 60% des pannes auraient pu être évitées si celles-ci avaient été régulièrement entretenues. Alors n’attendons plus pour lui offrir un toilettage digne de ce nom. Pour cela, il suffit de lancer un cycle à vide à 90° avec 50 cl de vinaigre blanc à verser directement dans le tambour ; sans oublier de vider le filtre et de nettoyer le bac à détergent. Idem pour le lave-vaisselle, dans lequel on place une tasse ou un bol de vinaigre avant de lancer la machine à vide pour éliminer traces de graisse, dépôts de calcaire et odeurs désagréables.
Rafraîchir sa garde-robe: A l’heure de la fast-fashion, la mode se démode plus vite que l’éclair, si bien que l’obsolescence programmée y est avant tout… psychologique. Profitons de la fermeture des boutiques (tout en résistant à l’appel du commerce en ligne !) pour adopter les préceptes de la «slow fashion», qui commence par prendre soin de sa propre garde-robe. Fils de pull tirés, boutons échappés, poche déchirée, taches tenaces… C’est le moment de se munir d’une aiguille et de ressusciter les vêtements abîmés qui traînent dans un coin du placard depuis une éternité.
Pour les collants – cas notoire d’obsolescence puisque les trois-quarts du temps, ils ne dépassent pas six utilisations –, appliquer une goutte de vernis transparent sur les premiers accrocs les empêchera de filer complètement. Les paires abîmées pourront quant à elles être transformées en éponge tawashi (Internet regorge de tutos) ou en accessoires pour cheveux, sacs, bijoux, chiffons… Certains les utilisent même pour faire briller les chaussures en cuir.
Et pour raviver votre linge blanc, la recette est simple : il suffit de deux cuillerées à soupe de percarbonate (produit 100% naturel, à ne pas confondre avec le bicarbonate) dans une bassine d’eau chaude, à faire tremper une demi-heure avant de le mettre en machine. A ce propos, rappelons qu’un lavage trop fréquent use la fibre et finit par déformer les vêtements. Pour les faire durer, on privilégie aussi les lessives à base d’ingrédients naturels , moins agressives que les détergents chimiques.

Selon Mme Sophie Kloetzli - Liberation - samedi 18 avril 2020

03/05/2020

Cantines scolaires avec moins de viande!

13 rue d'Enghien
75010 Paris

Agriculture

Je me mobilise pour des repas végétariens à la cantine

 EN SAVOIR PLUS
 
 

Moins de viande dans la restauration collective : à vous de jouer !

Agriculture

Déforestation, perte de biodiversité, changement climatique, pollution des eaux… Notre alimentation a un impact considérable sur l’état de notre planète. La surconsommation de certains produits, en particulier industriels, présente également de lourdes conséquences sur notre santé – adultes comme enfants.

Pourtant, la demande mondiale de viande et de produits laitiers continue de monter en flèche. Les Nations unies prévoient une augmentation de la consommation de viande de 76 % d’ici 2050. Rien qu’en 2018, 76 milliards d’animaux ont été abattus pour nourrir la population humaine (sans compter les poissons). Si on ne fait rien pour y remédier, l’agriculture pourrait ainsi être responsable de 52 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre dans les prochaines décennies, dont 70 % seront liées à la production de viande et de produits laitiers.

Ces perspectives ne sont guère réjouissantes, n’est-ce pas ? Cependant, tout n’est pas perdu ! Nous choisissons le contenu de nos assiettes ; nous pouvons donc participer grandement à la solution. Peut-être avez-vous déjà réduit votre consommation de viande (dans ce cas, bravo !), mais il est possible de faire plus. Depuis la promulgation de la loi Agriculture et Alimentation votée en octobre 2018, les cantines ont jusqu’à 2022 pour introduire au moins 50 % de produits dits “durables” (ce qui ne veut pas dire grand chose, soyons clairs), dont 20 % de produits bio. Elles ont également un an pour mettre en place des menus végétariens une fois par semaine. Ces menus peuvent être composés de protéines animales (fromage, œuf) ou végétales (légumineuses, céréales).

Nous avons besoin de votre aide pour que les collectivités et établissements scolaires concernés mettent en place ces mesures, sans attendre les délais proposés par la loi.

 

Surtout, nous avons besoin que ces mesures soient une véritable réussite. En effet, dans certains établissements, des menus végétariens industriels et peu goûteux ont été instaurés. Résultat, les parents ou les élèves se plaignent et militent pour un retour de la viande dans les assiettes…! Or, la mise en place de menus végétariens prévue par la loi est en fait une expérimentation de deux ans. A l’issue de ce délai, l’expérimentation sera évaluée (gaspillage alimentaire, taux de fréquentation, coût des repas...). Il est donc essentiel que les menus végétariens proposés soient de bonne qualité (cuisinés à partir de produits frais, bio et locaux, et en évitant les substituts ultra-transformés de type nuggets, remplis de sucre, de sel et d’additifs) et qu’ils soient véritablement savoureux.

Votre action s’inscrira ainsi dans le mouvement mondial des citoyen.ne.s engagé.e.s pour une alimentation plus saine et plus durable, dans toutes les villes et tous les pays du monde.

Selon Greenpeace

02/05/2020

Mr Eric-Emmanuel Schmitt écrit un nouveau roman pendant le confinement...

"Je repartirai avec une envie supplémentaire". Confiné en Belgique, Éric-Emmanuel Schmitt anticipe déjà la fin de la crise du coronavirus, confiant qu'il sera "encore plus ogre qu'avant". Mais en attendant, l'écrivain franco-belge profite de cet enfermement forcé à domicile pour travailler sur l'écriture de son prochain roman, qui paraîtra à la rentrée, comme il l'a annoncé, jeudi, sur Europe 1 .
"Quand on est écrivain, le confinement, c'est comme l'écriture d'un livre", explique-t-il au micro d'Anne Roumanoff, dans Ça fait du bien, "je ne le vis pas comme une tragédie". Mais, précise-t-il, "je ne suis pas confiné seul, fort heureusement, car pour certains, ce confinement est une épreuve de solitude". 
L'auteur de best-sellers comme Oscar et la dame rose ou Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran a donc décidé de le mettre à profit pour préparer son retour en librairie. Et promis, assure-t-il, il ne s'agira pas d'un roman de confinement, dont il craint que ces derniers "n'envahissent les éditeurs". "J'écris un gros roman qui paraîtra à la rentrée et qui s'appellera Paradis perdu", précise-t-il simplement. 
"On peut sortir grandi du confinement":
Revenant sur la crise inédite provoquée par l'épidémie de coronavirus, Éric-Emmanuel Schmitt estime qu'elle a au moins le mérite de ressouder les citoyens entre eux. "C'est quelque chose qui nous lie. Même si c'est une épreuve qui se vit individuellement, elle se vit aussi en solidarité avec les autres. De 'je', on devient 'nous', et cela faisait très longtemps que c'était pas comme ça". Et de conclure : "Il y a quelque chose qui nous grandit dans cette expérience". 
Enfin, l'écrivain estime que ce confinement peut pousser "beaucoup de gens à se réinventer". "On peut rebâtir sa vie sur les émotions essentielles, et on peut sortir grandi individuellement de ce confinement", poursuit-il. "C'est une occasion de nous dire : 'Qu'est-ce qui m'est essentiel ? Qu'est-ce qui me rend heureux ?'".

Selon Mr Antoine Terrel - Europe 1 - vendredi 10 avril 2020

 

Comment fabriquer son masque de protection?

Le port du masque est désormais recommandé par l'Académie nationale de Médecine, dès que l'on sort de chez soi même après le 11 mai, notamment aller dans les transports en commun. Cet accessoire en tissu donc lavable ne donne cependant pas le droit de s'affranchir des régles de sécurité sanitaires comme la distanciation sociale et le lavage des mains au savon ou au gel hydroalcoolique.

Le masque à fabriquer soi-même est dit "alternatif" ou "anti-postillons" et il se différencie des masques chirurgicaux ou FFP2 utilisés par les professionnels de santé. Ces masques alternatifs sont destinés à des personnes n'ayant aucun signe de maladie. Ils doivent être composés de plusieurs couches superposées de tissu au maillage serré, qui permettent cependant de respirer facilement et doivent pouvoir être lavés à 60° au moins en machine sans dommages après chaque utilisation.

Ces masques doivent couvrir le nez, la bouche et le menton et posséder des brides à passer derrière les oreilles ou la tête. ils empêchent surtout les utilisateurs de se passer les mainsnsur le visage, ce qui constitue une porte d'entrée dans l'organisme pour le virus. L'AFNOR (Association française de normalisation) a édité un guide complet pour la fabrication de masques barrières. Toutefois, ce document est jugé par certaines couturières occasionnelles comme "dur à suivre". Le CHU Grenoble-Alpes pour son personnel soignant non concerné par les unités de Covid 19 a publié des tutos à partir du document.

Des youtubeuses ont également pris ce document AFNOR pour référence, afin de réaliser des tutoriels qui guident pas à pas du patron à la couture. On trouve par exemple, écrivent Mmes Jade Olivier et Emmanuelle Magne, dans Télé-Loisirs, des vidéos très claires sur la chaîne You Tube de l'Atelier des Gourdes ou sur celle de Cassie Mini (pour les masques des 7/8 ans). Si l'on n'a pas de machine à coudre, on peut tout de même fabriquer un masque avec du fil et des aiguilles en suivant les conseils de la youtubeuse Cuisine Test pour débutantes. Certains sont en couleur ou imprimés et ils rendent le port du masque moins uniforme.

Lyliane

 

 

Faire des tapis à partir de robes usagées...

American Vintage s'appuie sur la coopérative de tissu d'Aïn Leuh, au Maroc, pour offrir une seconde vie à ses stocks dormants. Quand des robes se transforment en tapis... dans une démarche de RSE. Aïn Leuh. Moyen-Atlas. Fès est à deux heures de route. En cette fin de matinée de fin janvier, la bourgade marocaine semble bien vide. Malgré la lumière crue. Les cerises, reines de la région, ne sont pas encore de saison. Seuls quelques habitués sont installés au café du coin. Des enfants s'échappent furtivement dans la rue... Tout semble très calme. Derrière la bâtisse, très sobre, de la coopérative des tisseuses de tapis du village, aussi. Si l'heure est au répit - ou plutôt à la préparation du déjeuner - les dernières semaines ne riment pas avec oisiveté. Lhasmia, Khadija et leurs amies - ou cousines, nièces, collègues avec qui elles ont lié des relations bien plus fortes que celles du labeur - sont actives. Parmi les quinze tisseuses, dix sont mobilisées sur la dernière commande d'American Vintage. Au programme : 60 tapis boucherouites confectionnés à partir de 2450 robes. Livraison prévue : le 26 mars.
Une idée d'upcycling
Né dans les années 1960 - historiquement pour isoler les habitations berbères du froid - le tapis "boucherouite" est composé de morceaux de tissus usés noués les uns aux autres. Comme leurs "homologues" d'Azrou, les tisseuses d'Aïn Leuh auraient pu refuser le projet... Car "dans l'esprit des gens, un tapis fait avec des chutes de tissu est un tapis qui n'a pas de valeur", nous confie Abdel-Ilah Neghrassi -appelez-le Abdou), marchand de tapis d'Azrou, ville réputée pour son savoir-faire traditionnel en la matière. Pourtant, la technique s'est offert une place de choix en Occident. Au sol ou accroché au mur, telle une oeuvre d'art, le tapis boucherouite fait la joie des designers, chineurs... et autres collectionneurs. D'où l'idée, bienvenue, d'American Vintage : transformer une partie de son stock dormant ou défectueux en collection déco.
"L'histoire de la collection avec les chutes de tissus a commencé il y a un an. Notre partenaire de longue date, Lizybiz, fabricant de tissu qui ne fait que des imprimés et travaille des pièces en chaîne et trame, nous a partagé le projet", raconte Jenny Lazzarelli, directrice artistique et responsable de l'image de la marque marseillaise. Derrière ce projet, une femme, Lou Leygnac, designer textile de Lizybiz. "Lou aime farfouiller partout. Via une amie interposée, elle est entrée en contact avec Abdou et l'idée a commencé ainsi. Elle nous a mis en contact avec toute cette filière. Cette démarche d'upcycling nous a complètement parlé. Travailler un produit comme le tapis, c'est l'ADN lifestyle et éthique que l'on souhaite développer", poursuit Jenny Lazzarelli.
Un savoir-faire traditionnel
Derrière le concept, les tisseuses d'Ain Leuh, elles, ont dû trouver la technique. En djellaba "pilou pilou" - pour contrer le froid - deux par deux, elles "déchirent" et nouent à la main avec rigueur, dextérité et rapidité, chaque morceau de tissu sur le métier à tisser... conformément aux dessins de Lou Leignac. "Elles travaillent des bandelettes de 1 cm de large environ. C'est minutieux. C'est un autre savoir-faire. Ces femmes m'ont encouragé à continuer de travailler sur ce projet parce qu'elles étaient motivées et n'ont jamais dit non", se félicite Abdou.
A la clé ? Des tapis à la fois design et traditionnels. Le tout, dans cinq dessins et trois formats différents : 50 x 80 cm ; 75 x130 cm ; et 100 x190 cm. "Ce qui donne un autre charme, c'est que tout est fait à la main", poursuit Abdou. "Pour faire vivre la filière et offrir du travail à ces femmes, un prix a été fixé ensemble pour leur permettre une marge supplémentaire raisonnable", assure Jenny Lazzarelli. Toujours d'un esprit RSE, conforme au positionnement de la marque. Les trois formats sont aujourd'hui disponibles en ligne... avant une vente et un expo exceptionnelle, sans doute courant septembre, compte tenu de cette période de confinement imprévue. Un beau projet en phase avec le positionnement d'American Vintage.

Selon Mme Stéphanie Gendron - L'Express - vendredi 27 mars 2020

01/05/2020

Lundi vert: pourquoi ne pas prolonger l'expérience?

Le journal La Bannière de l'ONG Greenpeace fait le point concernant l'opération "lundi vert" qui était lancée il y a un an. Elle consiste à encourager le grand public à ne consommer ni viande ni poisson le lundi. Le bilan de cette année de test est encourageant: en effet, 87% des personnes interrogées ont déclaré vouloir poursuivre cette expérience. Gageons qu'elle portera des fruits à court terme et deviendra une habitude de vie!

C'est une bonne nouvelle certes car il s'agit de lutter contre la surproduction de soja pour nourrir les animaux et la surconsommation de viande par les habitants des pays développés. Ces excès ont une incidence catastrophique à la fois sur notre santé (obésité, cholestérol, maladies cardio-vasculaires) et sur l'environnement. Beaucoup de surfaces agricoles ont été, en effet, déforestées dans certains pays, afin de favoriser un élevage extensif. Quant à la surpêche, elle ne permet plus à la ressource de se régénérer; elle abîme les coraux et arrache les algues où vivent des colonies de petits poissons.

Pour s'informer à ce sujet, consulter le site Internet: www.greenpeace.bit.ly/lundi-vert.

Lyliane

30/04/2020

Souveraineté économique de la France à relancer selon Mr Yves Jégo...

Yves Jégo - Nous avons fait un pas de géant dans la prise de conscience que le combat pour préserver notre souveraineté économique n’est pas anecdotique. Depuis les difficultés rencontrées pour obtenir des masques, des respirateurs et des médicaments en quantité suffisante, la souveraineté n’apparaît soudain plus comme un combat d’arrière-garde, ainsi qu’il était souvent moqué ! Or voilà plus de dix ans que je me bats sur ce sujet.

Challenge: Mr Jégo, vous avez effectivement défendu le Made in France. Mais l’inquiétude aujourd’hui porte sur des domaines bien précis, comme l’industrie pharmaceutique – pas sur la fabrication tricolore de jeans ou de sous-vêtements…
Effectivement, il y a des industries de souveraineté évidentes et que peu de personnes contestent, comme la défense. Mais dans d’autres secteurs, on voit bien aujourd’hui que le fait de ne plus disposer de filières entières est handicapant. Vous évoquez les jeans – mais c’est bien l’affaiblissement de la filière textile qui rend si difficile la production de masques. La France souffre de la perte de maîtrise de nombreuses filières, les productions ayant été éclatées dans le monde entier. C’est l’incohérence de la mondialisation qui éclate en plein jour avec le coronavirus. Cette mondialisation, guidée par les marges et les profits financiers, nous a rendus totalement dépendant de pays lointains d’Asie, ce qui est aberrant. Ce virus compte la "mondialisation heureuse" sur la liste de ses victimes.

Si la France redécouvre l’intérêt de la souveraineté économique, elle le fait au moment où ses entreprises sont plus que jamais menacées d’effondrement. Croyez-vous qu’une renaissance industrielle puisse avoir lieu au cœur de la crise actuelle ?

Je suis optimiste quant à l’état d’esprit de l’opinion publique, sensible aux enjeux de la production nationale. Et cet appui de l’opinion est incontournable en démocratie pour avancer sur de tels sujets. En revanche, je suis pessimiste sur l’état de l’économie. Il faut sauver nos entreprises. C’est pour cela qu’Origine France garantie et la plateforme de financement participatif Tudigo ont lancé une initiative afin de soutenir ces sociétés qui produisent en France. Il est possible, sur le site internet www.soutenonsnosentreprises.fr/ d’acheter des produits, depuis les couteaux Laguiole jusqu’aux miels Bleu-blanc-ruche ; mais aussi de faire des prêts et des dons. Pour relancer notre industrie, il faut d’abord qu’elle ne s’effondre pas.

Ne pensez-vous pas que, dès le confinement terminé, le souci d’indépendance économique sera chassé par le retour du "business as usual" ; que la prise de conscience sera effacée par une amnésie collective plus ou moins volontaire ?

Je propose que soit organisé un Grenelle du made in France, un Grenelle de l’industrie, un Grenelle des usines de France. Il s’agira de réunir tous les acteurs concernés, à commencer par les entrepreneurs, l’Etat et les régions. Tous les secteurs doivent être étudiés, depuis les médicaments jusqu’à l’alimentation, pour mettre le paquet et assurer nos capacités de production. Il existe chez les jeunes entrepreneurs une volonté de recréer des filières industrielles. Il faut leur exprimer notre soutien à travers cette démarche. Car pour l’heure, en échangeant avec les uns et les autres, dans les réseaux d’Origine France garantie, je constate qu’il y a un fossé entre les annonces gouvernementales et la perception sur le terrain : des craintes immenses s’expriment pour le court terme.
Au-delà de ce Grenelle des usines de France, il faut mettre en place un comité de renouveau industriel comprenant notamment l’ensemble des ministres concernés, les grandes banques ainsi que les treize régions françaises et l’Outre-mer. La place des régions est essentielle pour réussir cette politique, car c’est à cet échelon que se réalisent les mises en œuvre concrètes. L’Etat ne réussira pas si les régions ne sont pas embarquées dans les réflexions et les décisions. Un commissaire à l’industrie pourrait organiser la mobilisation. Cette volonté de mobilisation existe. Il faut la renforcer par des discours forts, des perspectives claires et des décisions.

Le gouvernement avait lancé, avant la crise, dans le cadre de son pacte productif, une réflexion sur la baisse des impôts de production - que les entreprises payent sur leur chiffre d’affaires avant d’engranger des bénéfices. Est-ce une bonne piste ?

La baisse de ces impôts est un moyen pour accélérer la renaissance de l’industrie de production. Mais il faut aussi favoriser l’investissement dans les outils, dans les machines, pour améliorer la compétitivité de nos usines. A l’image du crédit impôt recherche, il faudrait créer un crédit impôt équipement. Il faut aussi pouvoir livrer des usines clés en mains aux entrepreneurs.
En clair, nous connaissons toutes les pistes à suivre. Maintenant, il faut accélérer. Passer aux actes. Les responsables politiques doivent se montrer innovants. Il faut mieux accompagner les filières qu’elles ne le sont depuis deux ans. Les territoires d’industrie, mis en place par le gouvernement, ainsi que la French fab, sont de bons instruments de marketing. Mais ces dispositifs se traduisent assez peu en action sur le terrain. Après ce premier temps d’explication et d’affichage, il faut un second temps pour des décisions concrètes.

J’ajoute que si ces éléments techniques, fiscaux, budgétaires sont indispensables, ils ne sont pas les seuls. Il faut aussi adresser à nos entrepreneurs de preuves d’amour ! Il nous faut montrer que la France aime ces entreprises du territoire national.

Cette mobilisation doit-elle se faire, comme le suggère Jean-Pierre Chevènement, dans le cadre d’un "gouvernement de salut public" porté par une union nationale ?

Un gouvernement d'union nationale ferait le lit du Rassemblement national (RN). Car, placé hors d’un tel rassemblement, le RN se retrouverait seul opposant dans le jeu politique. Il n’y aurait plus qu’une opposition qui verrait s’ouvrir un boulevard devant elle. Le président de la République peut jouer l’ouverture. Mais l’union nationale est un piège marketing dangereux.

Selon Mr Grégoire Pinson - Challenges - vendredi 24 avril 2020

29/04/2020

Femmes et enfants victimes de violences pendant le confinement...

Dans Télé-Loisirs, Mme Candice Dupret s'interroge sur les aides pendant le confinement pour les femmes et les enfants victimes de violences. En effet, la question se pose pendant l'isolement imposé en raison de la crise sanitaire. Chez certains, le stress lié à cette pandémie et aux restrictions de circulation exacerbe les tensions et augmente la menace de violences domestiques et sexuelles.La hausse serait de 32% selon le Ministère de l'Intérieur.

Certes, on peut appeler le 17 (police secours), mais le gouvernement et les associations s'activent pour trouver des solutions concrètes. Tout d'abord, le Ministre de l'Intérieur a annoncé la mise en place d'un partenariat avec les 22000 pharmacies françaises. En effet, concrètement toute personne ayant subi des violences conjugales peut demander de l'aide dans une officine, qui alerte immédiatement les forces de l'ordre.

On peut également envoyer un SMS au 114, qui met en relation avec le SAMU, les pompiers, la police et la gendarmerie. Il est aussi possible de composer le 3919, géré par la Fédération nationale solidarité femmes(du lundi au samedi de 9h à 19H). Cette association gère 2 800 places d'hébergement.

Enfin, la Secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, a annoncé l'installation de points éphémères dans des centres commerciaux en région parisienne pour accueillir des victimes.  Une plateforme"arretonslesviolences.gouv.fr consultable 24h sur 24, 7 jours sur 7, permet de dialoguer avec des forces de l'ordre formées aux violences sexistes et sexuelles, de façon anonyme et sécurisée. Le Collectif NousToutes est aussi très actif sur Messenger et Instagram de 21H à 7h du matin.

Pour les mineurs en détresse, le 119 (Allo enfance en danger) est joignabletous les jours et même la nuit. L'appel est gratuit et confidentiel, ce qui signifie qu'il n'apparaît pas sur les relevés de l'opérateur et les 45 écoutants professionnels sont tenus au secret. Ce service est doublé d'un autre, appelé allo119gouv.fr, spécialisé dans le signalement par écrit sur Internet, plus discret qu'un appel par téléphone.

Stress, désoeuvrement et promiscuité dans les foyers pendant cette période exacerbent, malheureusement, les risques de violences. Toutefois, ce n'est pas une raison pour rajouter des problèmes familiaux aux difficultés actuelles. Aussi, il ne faut pas hésiter à signaler tout débordement, chez soi ou perçu dans le voisinage, afin de le faire cesser immédiatement.

Lyliane

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Les savonniers français ont su s'adapter...

Sans surprise, l'industrie du savon, et en particulier du savon de Marseille, se sort plutôt bien de cette crise sanitaire. La grande force des savonniers provençaux: produire en France. Ils ont ainsi pu s'adapter rapidement et livrer les clients, points de vente comme particuliers. 
"Heureusement qu’on produit en France!" Les savonniers provençaux sont soulagés: ils ont pu répondre à l’explosion de la demande grâce à leur présence sur le territoire français. "En un mois et demi, nous avons reçu un volume de commande équivalent à sept mois en année normale, affirme Éric Renard, PDG et cofondateur de la Phocéenne de Cosmétique (Le Petit Olivier), Nous avons réussi à livrer grâce au dévouement des équipes, et aussi parce que nos fournisseurs sont tous présents dans un rayon de 300 kilomètres autour de l’usine. Comme il ne faut que 24 heures pour aller d’un point à un autre, nous pouvons faire face à la situation. Je suis fier de faire du made in France d’habitude, mais là… c’est une récompense extraordinaire."

Non seulement la PME de Salon de Provence (Bouches-du-Rhône) a pu surfer sur la demande grandissante de la grande distribution, mais elle assure que c’est le fabriqué en France qui lui a permis de surperformer par rapport au reste du secteur. "Notre croissance sur le marché du savon liquide et solide est comprise entre +200 et +250%, contre +48% pour le marché (chiffres Iri), confirme Éric Renard, Je ne vois pas d’autre raison à cette différence que notre extrême rapidité à produire et livrer les points de vente." Le chef d’entreprise ne se réjouit pas pour autant: les produits de soin Petit Olivier sont en baisse (-10 à -15%, un peu moins marqué que le secteur), et, sans surprise, les produits solaires sont en chute libre (-50% contre -60 à -70% dans les super et hypermarchés). "Les savons vont compenser pendant encore plusieurs mois, en particulier avec la réouverture des écoles; cela va nous aider à passer la vague."

Les savonneries traditionnelles tirent aussi leur épingle du jeu
A Salon et à Marseille, les savonniers qui produisent le savon de Marseille en cube à base d’huile d’olive grâce aux méthodes traditionnelles de fabrication au chaudron (Marius Fabre, Savons Le Sérail, la Savonnerie du Midi et la Savonnerie Fer à cheval, mais aussi Rampal Latour), ont eux aussi pu répondre à la forte hausse de la demande et continuer à produire et à vendre des savons pour le corps et l’entretien de la maison. Un énorme défi pour ces PME majoritairement familiales.

Chez Marius Fabre, à Salon de Provence, le coup a d’abord été dur, puisque 95% de ses revendeurs (drogueries, jardineries, magasins de bricolages, boutiques cadeaux…) ont fermé leurs portes le lundi 16 mars. Seuls les clients pharmacies, épiceries vrac et magasins bio ont pu rester ouverts. Néanmoins, la savonnerie constate une augmentation de 30% sur les savons de Marseille et les savonnettes et a dû renforcer ses équipes à la savonnerie pour faire face à la demande. 

A quelques centaines de mètres de là, l’autre savonnier de Salon de Provence est soulagé:"Nous avons enregistré une croissance de plus de 50% malgré la fermeture de nos boutiques en propre, confirme la porte-parole de Rampal Latour, grâce à la vente en ligne et la fourniture de secteurs exposés tels que les bureaux de postes, les transports publics et les hôpitaux, et bien sûr les magasins bio qui font de la première nécessité et sont donc restés ouverts." 

A Marseille, la Savonnerie du Fer à cheval a indiqué que ses ventes en ligne avaient été multipliées par quatre, et avait anticipé la crise, en augmentant la production et les stocks de 30 à 40% dès le mois de janvier. Interrogé par La Croix mi-avril, Guillaume Fiévet, président de la Savonnerie du Midi, explique avoir adapté son activité: "Nous avons accru notre capacité de production en nous concentrant sur certains produits: la semaine dernière nous avons produit 33.000 savons par jour, contre 16.200 l’an dernier à la même époque."

Selon Mme Anna Rousseau - Challenges - dimanche 26 avril 2020

28/04/2020

Au Parlement, des séances de méditation de pleine conscience...

Le parlementaire Gaël Le Bohec coordonne déjà depuis plusieurs mois des sessions de méditation avec des députés. Mais coronavirus oblige, elles se déroulent désormais à distance. Pour calmer les nerfs "mis à rude épreuve" par le coronavirus et le "confinement", le député LaREM Gaël Le Bohec propose, en effet, à ses collègues de tous bords "un nouveau cycle de méditation de pleine conscience", relève le Canard Enchaîné dans son édition de mercredi.
Le parlementaire fait en sorte que les cycles se déroulent désormais à distance sur l'application de visioconférence Zoom, et non dans l'habituelle "salle de judo/yoga" de l'Assemblée, où elles se tenaient par le passé.

Huit séances pour 300 euros: L'élu d'Ille-et-Vilaine a adressé un mail à ses collègues pour décrire ces huit séances à distance "ouvertes aux députés et collaborateurs" tous les jeudis, animées par deux "spécialistes" de la méditation: le Dr Jean-Gérard Bloch et la sophrologue Geneviève Hamelet. Plus d'une quinzaine d'élus sont inscrits, selon lui. "Le coût des huit séances se monte à 300 euros TTC pour le 'tarif députés' et à 150 euros TTC pour le 'tarif collaborateurs' de l'Assemblée, écrit-il dans ce mail.
A payer personnellement par les députés ou aux frais de l'Assemblée ? A ce stade, ce sont les députés qui mettent la main à la poche, assure Gaël Le Bohec. Mais "la question est encore ouverte. (....) J'estime personnellement que cela devrait être pris en charge par l'Assemblée", répond le parlementaire au Canard Enchaîné.
"On a vingt ans de retard à l'Assemblée". Outre Gaël Le Bohec, plusieurs députés comme le "marcheur" Pacôme Rupin ou la non-inscrite et ancienne ministre de l'Ecologie Delphine Batho pratiquent la méditation de pleine conscience, fondée sur l'attention à la respiration et au corps.
"Ce n'est pas un truc d'hurluberlu. Il y a de plus en plus d'études scientifiques, notamment une de l'Inserm, sur les bienfaits de la méditation en matière de prévention. (...) Il faut que la science continue à faire son travail sur le sujet, avec ce champ énorme de la neuro-science", estime Gaël Le Bohec, qui a découvert la pratique en 2013-2014 lors d'une phase de création d'entreprise. 

Selon La rédaction - BFMTV - mardi 14 avril 2020

 

 

La bourrache, amie de la peau...

Dans TV Magazine, un article de Mme Sophie Lacoste attire notre attention sur une jolie plante à fleurs bleues, qui pousse souvent dans nos jardins et nos bords de nos chemins. On la cueille habituellement au printemps. En effet, la plante a de tout temps été utilisée en cure dépurative et diurétique. Riche en mucilage, la bourrache favorise également le transit intestinal. Elle contient aussi des vitamines A, B et C et surtout des sels minéraux en grande concentration. La présence d'alcaloïdes cependant empêche de la consommer sans discernement. Aussi, il convient de prendre conseil pour ajuster la posologie.

Mettre par exemple quelques feuilles dans la salade ou la soupe pour la consommer fraîche, mais l'article souligne le fait que pour profiter de ses bienfaits, on doit la préférer sous forme d'huile essentielle. Cette huile est anti-inflammatoire (utile en cas de polyarthrite rhumatoïde, d'inflammation des gencives et d'eczéma) et elle aide à garder un épiderme souple et ferme. En effet, c'est à partir des graines de bourrache, que l'on tire une huile précieuse, qui contient de l'acide gamma-linolénique, un acide gras de la famille des omégas-6. On la trouve soit sous la formed'une huile pour application sur la peau et sous forme de capsules à avaler en cures de plusieurs semaines.