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18/03/2020

Avec l'application PlantNet, on peut identifier tous les végétaux...

Cette plate-forme collaborative a été créée par des chercheurs .
PlantNet, c’est un peu le Shazam des végétaux. Créée à Montpellier (Hérault) il y a dix ans par un consortium de chercheurs, cette plate-forme collaborative gratuite, accessible sur le Web ou depuis une application IOS et Androïd, permet d’identifier une plante en prenant simplement en photo une fleur, une feuille ou un fruit.
Le cliché est aussitôt comparé aux autres végétaux présents dans la base de données, et si le moteur de reconnaissance visuelle est sûr de lui, une seule réponse est indiquée à l’utilisateur. Sinon, s’affichent plusieurs propositions d’espèces probables, avec des « scores de confiance » différents. Pourquoi ? Tout simplement parce que toutes les fleurs issues d’une même espèce ne se ressemblent pas toutes trait pour trait.

Douze millions de téléchargements
« Lorsque l’on photographie des plantes et qu’on les soumet à PlantNet, ce ne sont jamais les mêmes individus de cette espèce déjà présents dans la base, explique Pierre Bonnet, chercheur au Cirad, qui travaille sur cet outil. Dans la nature, il y a de nombreuses variabilités chez une même espèce, dans la taille ou la forme. » Mais plus le projet avance, plus le système de reconnaissance est performant. Les utilisateurs les plus expérimentés peuvent d’ailleurs contribuer à évaluer les résultats de l’application.

Quelque 28.600 espèces sont aujourd’hui référencées sur PlantNet, dont l’application a été téléchargée plus de 12 millions de fois. En moyenne, chaque jour, 150.000 fous de botanique utilisent cette plate-forme, traduite en 22 langues, partout dans le monde. Pour établir une carte de répartition des plantes
Au-delà de son côté ludique, qui donne une autre envergure aux balades en nature, PlantNet est aussi un formidable outil pour les chercheurs. La plate-forme permet, par exemple, en utilisant ses données, « d’établir des cartes de répartition des plantes, note Pierre Bonnet. Avec des dizaines de milliers d’utilisateurs journaliers, c’est un dispositif qu’aucun organisme de recherche n’a les moyens de financer et de mettre en œuvre. »
Le projet PlantNet, porté par le Cirad, l’Inrae, l’Inria et l’IRD avec le soutien d’Agropolis Fondation, est désormais aux mains d’un consortium, ouvert à de nouveaux membres.
Selon Mr Nicolas Bonzom - 20 Minutes - lundi 9 mars 2020

Le pouvoir et l'émancipation des femmes dans le monde...

Il y a un mois, la directrice générale du Women's Forum, Chiara Corazza, présentait au ministère de l'Économie et des Finances ses recommandations pour enrichir le projet de loi 2020 consacré à l'émancipation des femmes. Dimanche, elle devait présider un grand événement à Abu Dhabi à l'occasion de la "Journée internationale des droits des femmes", mais il a été annulé à cause de la crise du coronavirus. Bientôt elle jouera de son puissant carnet d'adresses à Chicago, aux Etats-Unis, et à Riyad, en Arabie saoudite, où se tiendra le G20. Partout l'ancienne journaliste italienne s'affiche en modèle pour défendre le rôle et la place des femmes dans la construction du monde de demain.
Se positionner sur les métiers du futur
"Nous devons nous positionner sur les métiers du futur comme la mobilité, la transition énergétique et la cybersécurité, martèle la ­combative sexagénaire. En mon temps, on pouvait agir en faisant du journalisme ; aujourd'hui, il faut se mettre au code. Si nous ne pouvons pas être à l'origine des algorithmes et des logiciels d'intelligence artificielle, nous créerons un monde profondément injuste et dangereux." Si le monde du travail s'est féminisé et si les femmes sortent davantage diplômées de l'enseignement ­supérieur que les hommes, elles ne représentaient en 2017 que 28% des ingénieurs titularisés, selon les statistiques du ministère de l'Enseignement supérieur. Elles sont aussi peu nombreuses dans le milieu de la recherche et déposent à peine un brevet sur sept.
"Les femmes ne sont pas meilleures que les hommes mais elles sont différentes, observe Chiara Corazza. Dans la finance, elles investissent dans des projets plus durables et éthiques." Aux ­Emirats arabes unis, la directrice du ­Women's Forum a trouvé un autre exemple : elle a rencontré récemment quatre ministres, "quatre jeunes femmes brillantes", qui ont partagé avec elle une idée nouvelle : imposer un congé paternité de deux jours, qui doit permettre aux pères de préparer la naissance du bébé. "Il y a trente-quatre ans, quand j'ai accouché, j'étais morte de fatigue, raconte-elle. Pourtant, en rentrant à la maison, j'ai dû remplir le frigo, installer le lit de mon fils, faire les lessives… Aucun autre pays développé n'a proposé cela."
Des biais sexistes inconscients
Une meilleure représentation des femmes sera la condition sine qua non d'un monde plus équitable. Caroline Criado Perez, elle aussi, n'a cessé de le répéter tout au long de l'année 2019. À 35 ans, la journaliste britannique s'est bâti une réputation de redoutable icône féministe. Quand elle n'est pas dans la rue pour défendre les droits des femmes, elle arbore dans les magazines ce slogan imprimé sur son tee-shirt : "La moitié des T-Rex étaient des femelles." Elle s'est d'abord fait connaître en lançant le mouvement The Women's Room, qui vise à rendre plus visibles les femmes dans les médias, avant d'obtenir de la Banque d'Angleterre qu'elle fasse figurer la romancière Jane Austen sur les billets de 10 livres et de faire ériger une statue de la suffragette Millicent Fawcett en plein cœur de Londres.
Dans son dernier livre, plusieurs fois primé, Femmes invisibles – ­Comment le manque de données sur les femmes dessine un monde fait pour les hommes, dont la version française est parue en février aux éditions First, elle met en lumière les biais sexistes inconscients présents dans la fabrication des produits de consommation ou dans l'urbanisme : la taille des smartphones – souvent trop larges pour tenir dans une main de femme –, la forme des sièges de voiture – conçus à partir de la morphologie des hommes –, ou les défauts des logiciels de reconnaissance vocale, qui comprennent mieux la voix des hommes. "Même aux toilettes, les femmes ont la vie dure, s'indigne-t‑elle. Elles doivent y faire la queue 2, 3 fois plus longtemps que les hommes, car si les surfaces des petits coins sont équivalentes, les urinoirs prennent moins de place, il y a donc plus de toilettes pour hommes. Lorsque les femmes ont leur mot à dire dans le processus de décision, elles ne sont pas oubliées."
Reste à leur faire une place dans les lieux de pouvoir. Selon le rapport 2019 de l'observatoire de la féminisation des ­entreprises de l'école de commerce Skema, elles ne représentent que 13,69% des membres des comités de direction des 60 plus grandes sociétés cotées à la Bourse de Paris. "Au mieux, dans les conseils d'administration ou les comités exécutifs, les femmes restent cantonnées aux mêmes postes, comme la communication ou les ressources humaines", déplore Corazza. Même constat en politique : plus de quatre maires sur cinq sont des hommes, rappelle le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE) à la veille des municipales en France. "Il y a eu des progrès spectaculaires ne serait-ce que depuis ma naissance, admet Caroline Criado Perez. Mais les femmes demeurent, comme l'avait formulé Simone de Beauvoir, l'Autre. Nous devons changer ça."

Selon Mme Romane Lizée - leJDD - dimanche 8 mars 2020

17/03/2020

Indemnisation record pour des braconniers des réserves marines dans les Calanques...

Quatre braconniers des mers devront verser 385 000 euros au total au parc national pour avoir pillé des réserves marines près de Marseille. Une première depuis le vote d’une loi sur la protection des milieux naturels. Un total de 350 000 euros en réparation d’un « préjudice écologique » ! Le tribunal de grande instance de Marseille (Bouches-du-Rhône) a tapé fort au portefeuille ce vendredi 6 mars au matin en condamnant solidairement quatre braconniers sous-marins à indemniser le Parc national des calanques. Ils devront aussi s’acquitter de 35 000 euros de dommages et intérêts divers. Une somme record en France, depuis le vote de la loi pour la reconquête de la biodiversité en août 2016, qui a ouvert la voie à ces procédures.
Si les quatre chasseurs sous-marins, précédemment condamnés au pénal à des peines de 15 à 18 mois de prison avec sursis en juillet 2018, peuvent faire appel, le Parc national des calanques estime déjà que ce délibéré mûrement pesé pendant près de quatre mois par les magistrats est une « décision historique ».
4,6 tonnes de poissons pillées
« Ce jugement est aussi un avertissement, tant pour les chasseurs sous-marins que pour les restaurateurs qui écoulaient le produit du braconnage, cinq d’entre eux vont devoir également verser 3000 euros chacun au parc », apprécie Me Sébastien Mabile, l’avocat du Parc national des calanques, qui avait réclamé 450 000 euros au titre du préjudice écologique lors de l’audience du 8 novembre. « Ce qui est important, c’est surtout que le tribunal a validé la méthode spécialement créée pour estimer le préjudice porté à un environnement protégé ».
Le parc national avait en effet sollicité des scientifiques et des économistes pour évaluer le prix des 4,6 tonnes de poissons, dont des espèces protégées comme le mérou, 322 kg de poulpes et 16 800 douzaines d’oursins pillés dans des eaux interdites à la pêche, jusqu’à l’interpellation en flagrant délit et en pleine mer des braconniers en juin 2017.
« La justice a reconnu que ceux qui saccagent l’environnement doivent être condamnés en fonction de calculs élaborés, et pas au doigt mouillé. Aujourd’hui, l’indemnisation est conséquente et le tribunal a envoyé un message fort, pour les contrevenants mais aussi pour les gestionnaires d’espace naturel et les agents de l’Etat en mer qui y voient un soutien, a est imé à l’issue de l’audience Didier Réault, le président du conseil d’administration du Parc national des calanques. Nous nous réjouissons de cette décision qui reconnaît que la valeur intrinsèque de la biodiversité est supérieure à sa valeur marchande. » « Les dommages et intérêts seront consacrés à tenter de réparer les dégâts causés aux espaces naturels et à la biodiversité, a-t-il précisé. Aujourd’hui, ceux qui détruisent la nature doivent comprendre que cela à un prix ».
« Cela ne peut faire que boule de neige »
Cette condamnation est aussi un signe que la justice prend désormais très au sérieux ces atteintes à l’environnement, avec, depuis 2015, un magistrat référent dans chaque parquet. « Pour l’enquête sur cette affaire de braconnage où nous avions retenu la bande organisée, nous avons mis en place le même dispositif que celui que nous utilisons pour lutter contre le trafic de drogue, notamment des écoutes téléphoniques qui ont permis de quantifier le préjudice », confirme Franck Lagier, premier vice-procureur de la République de Marseille, chef de la section en charge du contentieux de l’environnement, qui avait jugé la demande d’indemnisation du parc « légitime » lors de l’audience.
« On ne peut que se réjouir de ce jugement qui est une première d’importance : on a été suivis par le tribunal même si la somme attribuée est moindre que celle demandée. C’est bon signe pour tous ceux qui voudraient se constituer partie civile dans des dossiers environnementaux, cela ne peut faire que boule de neige. La justice est en adéquation avec l’évolution de la sensibilité des citoyens sur les questions écologiques. »

Selon Mr Marc Leras, correspondant à Marseille (Bouches-du-Rhône) - Le Parisien - vendredi 6 mars 2020

Conseils pour booster votre immunité face à l'épidémie...

1. La vitamine D3 est un puissant protecteur contre les virus.

Des chercheurs ont découvert qu’en augmentant leurs apports en vitamine D de seulement 1000 Unités Internationales (UI) par jour, la moitié d’un groupe de 334 Japonais a vu son risque de succomber aux virus diminuer de 64% par rapport à l’autre moitié du groupe. (2) 

Je rappelle que le mois de mars est la période où vos réserves de vitamine D sont au plus bas, faute de soleil suffisant depuis le mois d’octobre. 

C’est donc le moment de faire une bonne cure de vitamine D (au moins 1000 UI par jour).  

2. La vitamine C peut être efficace contre les virus selon une revue d’études de la très respectée Fondation Cochrane. (3) 

La vitamine C est aussi intéressante pour contrer l’oxydation excessive dans vos poumons (et donc de réduire l’impact négatif du tabac ou de la pollution atmosphérique). (4) 

Cette propriété est particulièrement utile contre les virus qui attaquent les voies respiratoires. 

La goyave, le poivron jaune, le cassis, le persil frais sont les aliments qui en contiennent le plus. 

3. La vitamine E est elle aussi connue pour renforcer le système immunitaire, en particulier pour les personnes de plus de 50 ans qui en manquent cruellement. 

C’est en plus une vitamine vitale pour la santé des poumons – à condition de la choisir naturelle. 

Les anguilles, les sardines, les oeufs en sont riches. (5) 

4. Le sélénium : un manque de sélénium augmente le risque de contagion des maladies infectieuses virales. 

En 2011, une étude a montré que les zones où les niveaux de sélénium dans le sol sont les plus faibles sont aussi les zones où les populations sont les plus vulnérables aux infections virales. 

Les noix du Brésil sont de véritables pépites de sélénium. (6) 

5. Le zinc inhiberait l'activité des virus et bloquerait la réplication de ces virus en culture cellulaire selon une étude effectuée in vitro. 

Les huitres et le foie de veau en contiennent de grandes quantités. (7) 

6. La Coenzyme Q10 est connue pour être un puissant protecteur des poumons. 

Un manque de CoQ10 est souvent synonyme d’une réduction des capacités respiratoires en cas d’infection virale. 

Les poissons les plus gras sont donc aussi ceux qui auront le plus de CoQ10 assimilable. 

85 g de hareng cuit contiennent 2,3 mg de CoQ10. La viande rouge est également particulièrement riche en CoQ10. (8) 

7. Le NADH stimule le système immunitaire.

Une étude réalisée à l’Université de Berlin a montré que le NADH stimulait la synthèse d’interleukine 6. 

L’interleukine 6 (ou IL-6) est synthétisée par les cellules de l’immunité et lutterait contre les infections. 

La viande, le poisson et la volaille contiennent le plus de NADH. Mais attention, le NADH disparaît à la cuisson des aliments ou, si les aliments sont consommés crus, est éliminé sous l'action des sucs gastriques de l'appareil digestif. 

8. La N-AcétylCystéine (NAC) pourrait être utile en cas d'infection respiratoire.

Dans un article scientifique publié le 12 février 2020, les chercheurs attirent l'attention sur plusieurs études cliniques randomisées chez l'homme qui ont révélé que la N-AcétylCystéine (NAC) pourrait être utile pour réduire la gravité des symptômes respiratoires en cas d’infection virale. 

On en trouve notamment dans l'ail, l’oignon, le brocoli, le chou de Bruxelles. (9)

La clé essentielle pour renforcer votre immunité

 

ensemble ainsi que 14 autres nutriments essentiels (22 au total).

Chaque dose contient, de manière concentrée :  

  • Un puissant complexe anti-oxydant stimulant l'immunité : Coenzyme Q10 (30,6 mg), NADH (5 mg), Acide alpha-lipoïque (100 mg), N-acétylcystéine (200 mg) bêta-carotène (4,8 mg), lutéine (10 mg), zéaxanthine (2 mg) 
  • 12 vitamines essentielles pour l'immunité : B1 (1,8 mg), B2 (1,8 mg), B3 (16 mg), B5 (7 mg), B6 (2 mg), B8 (10 mcg), B9 naturelle Quatrefolic® (200 mcg), B12 (2,5 mcg), vitamine C (120 mg) ; vitamine D3 (1000 UI), vitamine E naturelle (tocophérols 12 mg) et K2 (40 mcg) végétales 
  • 3 minéraux et oligo-éléments clés pour l'immunité : iode (150 mcg), sélénium (50 mcg) et zinc (10 mg) 

Il vous suffit de prendre une seule gélule, matin, midi et soir pour redonner à votre corps ces particules vitales dont vous avez tellement besoin pour renforcer votre immunité et vivre en pleine santé.

 

Vous pouvez trouver dans Multi Activ, la seule source qui contient les 8 nutriments boosters d'immunité dont vous avez besoin chaque jour pour compléter les apports nutritionnels de votre alimentation.

Avec Multi Activ, il vous suffit de prendre une seule gélule, matin, midi et soir pour redonner à votre corps les nutriments qui contribuent au fonctionnement de votre immunité.

Nos aliments ont perdu en grande partie leurs valeurs nutritionnelles.  

C’est pourquoi il est devenu presque impossible d’obtenir les nutriments dont nous avons besoin chaque jour.  

Ce phénomène est dû aux changements engendrés par l’agriculture intensive, la pollution, la propagation du sucre et la prise de certains médicaments.  

Multi Activ a été créé pour répondre à ces problèmes majeurs de notre époque.  

Grâce à Multi Activ, vous allez pouvoir réintégrer facilement ces nutriments vitaux pour votre immunité. 

Un geste simple et de bon sens 

Quand vous prenez les nutriments dont vous avez besoin, votre immunité peut fonctionner à pleine régime.

Renforcer votre immunité est donc un geste simple et de bon sens que chacun de nous peut réaliser facilement.

Pourquoi vous en priver ? Pourquoi attendre plus longtemps ?

À l’origine, la Nature avait tout prévu puisque nos aliments sont censés vous apporter tous ces nutriments nécessaires au maintien de votre immunité. 

Mais nos aliments modernes ont été vidés en grande partie de ces substances.

C’est pourquoi, il est plus que jamais utile de compléter votre alimentation avec une source complémentaire de vitamines, de minéraux et d’oligo-éléments.

C’est exactement ce que Multi Activ peut vous apporter.

Selon Mr Dominique Defort

16/03/2020

Des chercheurs imaginent les bioplastiques de demain...

De pansements "intelligents" à base de carapaces de crevettes à des matériaux d'isolation issus de micro-algues, des chercheurs planchent sur les bioplastiques de demain dans des laboratoires de Strasbourg, la "Mecque des polymères" aujourd'hui en pointe sur ces matériaux qui ont le vent en poupe.
"Pendant très longtemps, on a été pris pour des écologistes retardés, jusqu'à ce que ce champ de recherche explose et maintenant tout le monde trouve cela normal. Mais on a été très seuls pendant longtemps à travailler là-dessus", s'amuse le Pr Luc Avérous, coordinateur des recherches sur les bioplastiques au sein de l'Institut de chimie et procédés pour l'énergie, l'environnement et la santé de Strasbourg. Les yeux du chercheur brillent quand il évoque la quête des bioplastiques du futur, s'emparant au fil de la conversation de barquettes de fast-food ou autres petits objets omniprésents dans son bureau, dont les matériaux ressemblent à s'y méprendre à des plastiques classiques. Mais tous sont issus de la biomasse.
Lignine du bois, tanins, acides gras de micro-algues: le vivant regorge de produits ou sous-produits pleins de promesses pour ses équipes.
- Marché naissant -
Après la Seconde Guerre mondiale, Strasbourg s'est affirmée, à travers l'Institut Charles Sadron, comme la "Mecque" de la recherche mondiale sur les polymères, ces grosses molécules constituées de la répétition d'un même motif.
Du polyéthylène au polystyrène, les polymères issus du pétrole, dont l'industrie était alors en plein essor, sont vite devenus omniprésents, mais 70 ans plus tard, les industriels comme les consommateurs sont demandeurs de matériaux plus verts.
"Autour de 2008, nous avons pris conscience de notre vulnérabilité aux ressources issues du pétrole", explique Rémi Perrin, directeur Recherche et Développement du groupe Soprema, l'un des leaders mondiaux de l'étanchéité. L'entreprise investit massivement dans la recherche sur les bioplastiques, via le laboratoire Mutaxio, lancé en 2017 avec les équipes du Pr Avérous.
"Il y a pour des matériaux totalement - ou presque totalement - biosourcés un marché qui est en train de naître et qui se développe énormément", estime M. Perrin. Mais attention, "si le taux de substitution est bas, c'est plus considéré comme du +green washing+ que comme de la révolution environnementale", tempère-t-il.
Il souligne que Soprema a déjà breveté 10 technologies grâce à ce partenariat avec le CNRS, pour des produits qui devraient être mis sur le marché d'ici à 18 ou 36 mois.
La production des bioplastiques, c'est à dire des plastiques biosourcés, biodégradables ou les deux, ne représente aujourd'hui qu'environ 1% des quelque 360 millions de tonnes de plastiques produites chaque année dans le monde, selon la fédération European Bioplastics.
- Propriétés inédites -
Pourtant, "on est capable de faire en biosourcé tous les principaux polymères de grande consommation", explique Luc Avérous, dont les équipes travaillent aussi avec Peugeot-Citroën, Tereos ou encore Veolia.
Alors que du biomédical à l'industrie automobile, les débouchés sont multiples, les chercheurs ne se contentent pas de reproduire des matériaux existants à partir de la biomasse mais créent aussi de nouveaux matériaux, aux propriétés parfois inédites, justifiant des prix éventuellement supérieurs aux plastiques tirés du pétrole.
En 2019, une équipe a réussi à créer un vitrimère biosourcé, soit un matériau qui marie les avantage des deux grandes familles de plastiques, les thermoplastiques, qui sont recyclables, et les thermodurcissables, plus résistants mais qui une fois devenus solides, ne peuvent pas redevenir liquides.
Des chercheurs travaillent aussi sur des pansements dérivés de carapaces de crevettes, qui contiennent de la chitine, une substance qui, une fois transformée, devient souple et bactéricide.
"Pour l'instant, on n'affame pas la planète en faisant du biosourcé: tous les grands projets industriels s'intéressent principalement à des coproduits de l'industrie, qui ne sont pas valorisés", souligne le Pr Avérous.
Pour autant, pas question de jeter le bébé avec l'eau du bain en voulant faire disparaître tous les plastiques issus du pétrole.
"Les plastiques de demain seront biosourcés mais ils seront aussi issus du recyclage du plastique existant: il va falloir trouver des polymères qu'on ne jette plus, plus à usage unique, qu'on puisse réutiliser en ayant les mêmes propriétés", insiste le directeur de l'Institut Charles Sadron, Christian Gauthier. 

Selon AFP - AFP - dimanche 8 mars 2020

15/03/2020

Changement climatique: pétition en faveur de l'avenir de nos enfants et petits-enfants...

A l'attention des préfets de région, chargés de la protection des populations face aux risques du changement climatique; En tant que parents responsables et inquiets pour la vie de nos enfants, nous soutenons  cette pétition :...

 

Afin d’assurer un avenir à nos enfants, et devant le constat que les politiques de croissance verte sont trop lentes (- 13% d'énergies renouvelables en moins dans la part de l'énergie en 2016) nous vous assurons de notre soutien si vous décidez de mettre en place des mesures radicales d’urgence de protection des populations. Nous sommes prêts à accepter les conséquences économiques et la baisse de notre confort d'un État d'urgence climatique. Mais nous sommes des citoyens informés, et nous ne nous faisons plus bernés par les mots et les discours : nous savons qu'un plan Marshall environnemental digne de ce nom doit obligatoirement contenir dans son programme :


  • Une réduction des productions non essentielles (gadgets hi-tech, emballages plastiques, produits de luxe...), dont la perte en emplois sera compensée par des programmes de reconversion des salariés dans les métiers de la réparation et du recyclage.
  • Une reconversion aux énergies renouvelables des industries fonctionnant encore aux énergies fossiles.
  • Une généralisation du fret de marchandises sur voies ferrées et fluviales et des transports en commun pour les personnes (transports : +11% des GES en 2017 en France). 
  • Arrêt des subventions à l’agriculture conventionnelle au profit de l'agriculture de conservation; limitation des élevages industriels (18% des émissions de GES et gaspillage des eaux potables) et des céréales destinées à ces élevages.
  • Limitation des grands projets immobiliers (bâtiment : +23% des GES en 2017 en France), notamment sur des terres agricoles : l’équivalent d’un terrain de foot de terre agricole disparaît en France toute les 5 minutes ! Protégeons la souveraineté alimentaire de nos enfants !

Aucun programme de transition qui ne reprenne ces points essentiels ne peut être sérieusement reconnu comme tel. Si la vie de nos enfants continue d’être mise en danger pour maintenir une politique économique idéologique fondée sur la croissance au péril de la vie, sans que les préfets n’interviennent, il est à prévoir que certains d'entre nous, par amour pour leurs enfants, prendront eux-mêmes des mesures de protection, et vous ne pourrez alors leur en tenir rigueur, puisqu'ils auront paré à vos manquements...


Avec tout le respect que nous gardons pour l’instant pour la noblesse de vos missions ;


Des parents inquiets pour la vie de leurs enfants.

 

49.237 signatures

Pétition soutenue par un Super contributeur

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11/03/2020

Rôle positif en France du Conseil Constitutionnel...

"C'est une révolution de velours" qui a donné "des droits nouveaux aux citoyens": le président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius a décrit à l'AFP "l'incroyable succès" de la Question prioritaire de constitutionnalité (QPC), qui fête ses dix ans.
On lui doit des avancées majeures: "le droit à l'assistance d'un avocat en garde à vue, la protection des libertés publiques pendant l'état d'urgence, la prise en compte du principe de fraternité dans l'aide humanitaire, l'exigence constitutionnelle de l'intérêt supérieur de l'enfant...", énumère l'ancien Premier ministre de François Mitterrand. 
"Peut-être que ces progrès seraient intervenus sans la QPC mais certainement pas aussi rapidement ni avec cette efficacité", affirme-t-il.
Entré en vigueur le 1er mars 2010, ce droit nouveau permet à tout justiciable de contester la conformité à la Constitution d'une loi qui lui est opposée et qui "porte atteinte aux droits et libertés" que la Loi fondamentale garantit.La question soulevée, si elle est nouvelle et sérieuse en droit, est examinée toute affaire cessante par le juge judiciaire ou administratif: la QPC peut donc interrompre un procès comme cela a été le cas pour celui de l'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac. Elle est transmise dans un délai de trois mois aux "sages" qui ont à leur tour trois mois pour trancher. "Une rapidité" sans équivalent chez nos voisins européens.
Et des conséquences immédiates dans les cours et tribunaux: ainsi, la consécration en juillet 2018 du principe de fraternité a conduit à l'annulation de la condamnation de Cédric Herrou, un agriculteur devenu le symbole de l'aide aux migrants à la frontière franco-italienne, pour avoir "facilité la circulation et le séjour" de clandestins.
- "Droit vivant" - Une "révolution de velours, qui n'a pas fait de bruit" mais a rendu le "droit vivant", souligne Laurent Fabius, alors qu'auparavant, une fois promulguée, une loi ne pouvait être contestée."La QPC représente maintenant 80% de nos décisions: nous procédons à une annulation des dispositions contestées dans un cas sur trois. Au bout de dix ans, le nombre des décisions prises en QPC a dépassé le nombre de décisions de saisine a priori en 60 ans", relève-t-il.
Ce succès est-il une réponse à une inflation législative brouillonne? "Non, pour le président, cela signifie simplement que la démocratie, ce n'est pas simplement le vote de la loi par un Parlement qui détiendrait tous les pouvoirs".
L'ancien élu salue avec d'autant plus d'enthousiasme cette procédure qu'il n'en est pas à l'origine: envisagée par l'ancien garde des Sceaux Robert Badinter, c'est finalement sous l'impulsion de Jean-Louis Debré, qui prend la tête du Conseil constitutionnel en 2007, que le président Nicolas Sarkozy introduit la QPC via la réforme constitutionnelle de 2008.
Le rôle du Conseil constitutionnel s'en trouve renforcé: S'il a pu être qualifié de "chien de garde de l'exécutif", il est aujourd'hui "reconnu comme une véritable Cour constitutionnelle", se félicite son président.
Les plus critiques regrettent que la QPC soit parfois détournée au profit d'intérêts privés. Aux sceptiques, Laurent Fabius oppose une des plus belles décisions du Conseil, qui a reconnu le 31 janvier que la protection de l'environnement pouvait justifier des atteintes à la liberté d'entreprendre.
Saisi par des industriels qui voulaient continuer à exporter des pesticides pourtant interdits en Europe en raison de leur toxicité, le Conseil a frappé un grand coup: "Si un produit est un poison, il est aussi un poison si on l'exporte en Afrique", explique son président. Les "sages" ont donc "rejeté la demande de censure de la loi".
C'est toujours la "conciliation" de principes à valeur constitutionnelle qui est scrutée. Dans le cas de la loi anticasseurs, c'est l'équilibre entre libertés et ordre public qui a été recherché, rappelle M. Fabius.
"La personne qui se rend avec des boules de pétanque sur les Champs-Elysées un jour de manifestation, ce n'est probablement pas pour jouer à la pétanque. Donc nous considérons qu'il est possible de fouiller sa voiture. En revanche, lorsqu'il est envisagé qu'un préfet à partir de tel ou tel agissement ou pédigrée, décide que M. ou Mme X va être interdit de participer à toute manifestation pendant un mois sur l'ensemble du territoire de la République, nous disons non, cela n'est pas conforme aux libertés", détaille-t-il.

Selon AFP - AFP - lundi 2 mars 2020

Cultiver dans une ferme urbaine sur les toits de Bruxelles...

Manger du bar de Bruxelles, c'est possible, depuis que l'architecte belge Steven Beckers, pionnier de l'agriculture urbaine, a fondé BIGH (Building Integrated Greenhouses), en 2015. D'une superficie de 4.000 mètres carrés, la plus grande ferme urbaine d'Europe se trouve au cœur de Bruxelles, sur les toits du Foodmet, une halle alimentaire qui attire plus 100.000 personnes chaque fin de semaine : c'est « le ventre de Bruxelles ».
« Ayant toujours eu une vision de la ville comme étant une solution et non un problème, j'ai investigué les façons de la rendre productive », explique Steven Beckers, fondateur de BIGH. « En tant qu'architecte, je voyais aussi le potentiel qu'il y a à envelopper un bâtiment dans une serre productive dont les plantes régulent le climat et protège les occupants contre les extrêmes, tout en purifiant l'air du CO2 dont il est chargé. »
Sur les toits du site des Abattoirs, la ferme fonctionne en économie circulaire : rien ne se perd, tout se transforme. L'énergie de la ferme provient essentiellement de l'énergie perdue par le bâtiment qu'elle surplombe et des panneaux solaires. « Nous récupérons l'énergie fatale des chambres froides du Foodmet avec une pompe à chaleur. Les pompes sont alimentées par l'électricité du réseau du site, lui même en grande partie alimenté en photovoltaïque. Nous fonctionnons donc principalement à l'énergie perdue et à l'énergie verte », précise-t-il. Aquaponie

Mais la prouesse de BIGH, c'est surtout d'élever des poissons en pleine ville. Et de se servir de leurs excréments pour nourrir des plantes. Des bars rayés, une race de poisson originaire d'Amérique du Sud, sont ainsi élevés dans de grands bassins ; un biofiltre traite leurs excréments et les transforme en nitrites puis en nitrates, qui serviront de nutriments pour les tomates, aubergines et piments situés sous la serre.
« Le choix du bar rayé est poussé par le fait d'avoir un poisson de mer, qualitatif et dont le métabolisme correspond bien à un élevage en système fermé, par sa nature grégaire et son habitude de vivre tant dans les rivières que les estuaires », assure l'architecte. « Les chefs l'apprécient pour sa chair, qui est excellente, et sa fraîcheur, de quelques heures au lieu de souvent quelques semaines entre la pêche et l'assiette. »

Serres coulissantes automatisées
Au-dessus de la culture aquaponique, se trouve une serre high-tech automatisée, où l'irrigation et la lumière sont finement distribués contrôlées. Sur de grandes tables coulissantes, plusieurs variétés d'herbes aromatiques se développent dans une chaleur enveloppante, avant d'être envoyées en magasins ou en grandes surfaces.
Le potager extérieur permet quant à lui de former à l'agriculture urbaine des personnes en réinsertion sociale et professionnelle. Via l'association Groot Eiland, elles s'occupent ainsi des fruits et légumes, les transportent jusqu'au restaurant de l'association et les préparent. ette culture sans antibiotiques, sans pesticides ni engrais de synthèse va bientôt traverser la frontière pour faire des émules en France et pourquoi pas, ailleurs en Europe. « Nous planifions plusieurs projets en Belgique et en France, les opportunités sont nombreuses et nous désirons avancer pas à pas avec un second projet dans les Hauts de France, d'autres à Paris et alentours », confie Steven Beckers.
Par Marion Candau, Euractiv.fr
(Article publié le vendredi 28 février 2020 à 8h30. Mis à jour à 9h04)


10/03/2020

Toutes artisanes le 8/3 prochain avec Artisans du Monde!

 

A l’occasion du 8 mars, journée internationale pour les droits des femmes, nous
témoignons que les femmes font progresser les conditions de vie sur la planète. Pour cela elles luttent et remettent en cause le patriarcat ainsi que le capitalisme, dans leur quotidien et aussi en interpellant les acteurs publics et privés sur le respect des droits humains, elles contribuent à faire évoluer la société vers plus de justice.

Par leurs actions, les femmes se renforcent elles-mêmes et contribuent à renforcer les autres
femmes et l’humanité entière. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : parmi les 5000 bénévoles, 82 % sont des femmes et 70 % des président·es d’association locale AdM sont... des présidentes !
Le commerce équitable montre, par l’exemple, que des changements sont possibles! Au sein des coopératives ou de des associations locales d’Artisans du Monde, les femmes impulsent le changement.
Même, si les actrices et acteurs de commerce équitable ne peuvent pas à eux seuls changer une société, elles et ils peuvent inspirer le changement par les actions concrètes menées au quotidien!
Les femmes du monde proclament notamment :

- NON à la précarité, la surexploitation, les bas salaires, les discriminations, le racisme,
- NON pour assumer presque seules les tâches domestiques, l’éducation des enfants, le soin
aux plus ancien•nes.
- NON à la disparition des services publics : hôpitaux, maternités, écoles....
- NON aux injures, aux harcèlements, aux viols, aux féminicides.
- NON aux logements indécents, aux personnes sans domicile fixe.
- NON au refoulement aux frontières de l’Europe des femmes, des enfants et des hommes
exilé-es de pays en guerre.
- NON pour que la planète soit livrée aux multinationales et aux lobbies prédateurs
capitalistes....
Tout cela, ne peut continuer.

Dans le monde entier, les femmes luttent et ont toujours lutté et continueront à lutter. C’est ainsi qu’elles font progresser notoirement leur condition et la Société tout entière. Le 8 mars contribue à mettre tout cela en lumière, mais c’est tous les jours que la lumière doit être portée sur ces légitimes revendications.

Mesdames, parlez-nous d'une femme qui vous a inspirée !

Selon Artisans du Monde

Une école dans les bois...

Dans Télérama, Mme Sophie Berthier s'est intéressée aux "Forest Schools", nées dans les années 1950 à l'étranger. Depuis, au Canada, au Danemark, en Suède, en Angleterre et en Allemagne, faire classe aux 3/6 ans dans la nature s'est complètement banalisé. En France, la tendance commencerait seulement à se dessiner. Depuis la rentrée 2018, des écoles françaises tentent l'expérience à plein temps. Cela se passe par exemple en Charente, en Saône-et-Loire, dans le Finistère comme en Savoie. Ces écoles alternatives se sont fédérées en réseau.

Les maternelles de ce style, pourtant, qu'elles se passent dans les bois, dans un jardin, une prairie, en montagne ou au bord d'un lac, apporteraient de nombreux bienfaits aux enfants. Les enfants sont libres de grimper aux arbres, de gambader, d'observer la faune et la flore ou alors ils apprennent à faire un feu ou à suivre des empreintes. Bref, ces enfants se montreraient plus sociables et solidaires, plus autonomes et créatifs. Le fait d'étudier dans la nature les rend aussi plus respectueux de leur environnement.

Pour en savoir davantage, contacter sur Internet: www.réseau-pedagogie-nature.org.

08/03/2020

Des premiers pas sur la biodiversité biologique à l'horizon 2050...

La Convention sur la biodiversité biologique (CBD) a fini samedi une semaine de négociations, bousculées par le coronavirus, qui visent à établir un vaste plan à l'horizon 2050 pour protéger les écosystèmes et gérer durablement les ressources naturelles. D'abord prévues en Chine, qui doit accueillir en octobre la 15e réunion de la Convention de l'ONU sur la diversité biologique (COP15), ces négociations ont été déplacées en dernière minute à Rome à cause de l'épidémie de coronavirus et les négociateurs chinois n'ont pas pu s'y rendre. L'Italie est devenue entretemps un foyer de propagation de la maladie.

Des objectifs et des mesures pour les atteindre
La lutte contre le changement climatique s'appuie depuis 2015 sur l'Accord de Paris, un texte ratifié par 183 Etats qui s'engagent à agir pour contenir le réchauffement bien en-dessous de 2°C, à rendre compte régulièrement de leurs émissions de gaz à effet et de leurs actions. Rien d'équivalent aujourd'hui pour préserver les écosystèmes, dont la dégradation et la disparition constituent une lourde menace pour l'humanité, à qui ils fournissent eau, air, alimentation...
Pendant six jours, les représentants de plus de 140 Etats réunis dans la capitale italienne ont discuté des propositions rendues public mi-janvier par la Convention sur la biodiversité biologique (CBD). Elles comportent des objectifs à atteindre d'ici 2050, avec un point d'étape à 2030. D'autres portent sur les mesures à mettre en œuvre pour atteindre ces objectifs et le suivi de leur application.

"Un bon point de départ"
Les pays présents se sont pour la première fois exprimés sur leur contenu, qui sera négocié plus tard ligne par ligne. Parmi les propositions, des aires protégées couvrant "au moins [30%] des zones terrestres et marines avec au moins [10%] sous stricte protection" (les chiffres entre crochets étant à débattre). Cette proposition est portée par une coalition d'une trentaine de pays menée par la France et le Costa Rica.
Le texte propose aussi de réduire d'ici à 2030 "d'au moins [50%] la pollution" par les fertilisants, utilisés notamment en agriculture, les biocides (désinfectants, insecticides..e plastique ou encore contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique via des solutions basées sur la nature. Ce texte de 12 pages "est un bon point de départ", a jugé Gaute Voigt-Hanssen, chef-négociateur pour la Norvège, résumant l'opinion de plusieurs participants contactés par l'AFP.

Des secteurs économiques particulièrement responsables
Il est aussi un "consensus sur la nécessité d'avoir un cadre ambitieux", complète un autre négociateur. La situation est dramatique, avec une "dégradation de la nature (...) sans précédent dans l'histoire de l'humanité", avait rappelé Anne Larigauderie, secrétaire exécutive de l'IPBES, les experts de l'ONU en biodiversité, à l'ouverture des négociations.
Pour WWF, le texte qui sera adopté en octobre et fixera un cadre pour les décennies à venir doit s'attaquer aux secteurs contribuant à la perte de biodiversité: agriculture, pêche, infrastructures, les activités minières et forestières.
"Si vous ne parlez pas de ces secteurs, il ne sera pas possible d'atteindre les objectifs pour 2030", avertit Marco Lambertini de WWF.
Certains pays souhaitent pourtant "se focaliser sur une protection plus traditionnelle de la biodiversité", sans s'attaquer aux modes de production et de consommation, poursuit-il. L'ONG "s'inquiète du manque de progrès et du rythme du processus" de négociations, complète Guido Broekhoven, de WWF International, alors qu'il ne reste que huit mois.

La nécessité d'une évaluation des progrès
Autre source d'inquiétude, des pays ont "des velléités de retirer les mots plastiques et pesticides des menaces qui pèsent sur la nature et qu'il faut réduire", complète Yann Wehrling, ambassadeur sur l'environnement pour la France. Il faudra voir "comment est-ce que la CBD pourra travailler avec les autres conventions et institutions internationales" comme la FAO pour l'agriculture ou l'OMC pour le commerce international, explique Aleksandar Rankovic, expert à l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri).
Le Brésil constitue un cas particulier, selon plusieurs participants. Ses représentants ont fait "des propositions qu'il savent inatteignables" pour ralentir les discussions. Au-delà d'objectifs ambitieux, "il faut que les parties rendent compte plus souvent, de façon transparente" de leurs actions, qu'elles soient "examinées" et que soit mis en place à intervalle régulier une évaluation mondiale des progrès réalisés, estime Gaute Voigt-Hanssen, une revendication là encore partagée par de nombreux participants.

Selon Mme Laure Fillon - La Tribune - samedi 29 février 2020

07/03/2020

Jeans éthiques made in France...

Le jean "made in France" grandit. Depuis quelques années, un peu partout en France, des artisans ont relancé cette filière historique. Des ateliers de tissage se créent pour produire des vêtements 100% fabriqués en France. Née il y a plus d'un siècle en Europe mais popularisée par les Américains, l'aventure du jean est loin d'être bouclée. Cette toile a d'abord servi à faire des voiles de bateaux, des tentes, puis des vêtements de travail. C'est un accessoire incontournable depuis 60 ans. Désormais, le jean est porté sur toute la planète, par tous et en toutes occasions.
Plus de deux milliards de pantalons en jean sont produits chaque année dans le monde. Mais ce succès n'est pas sans impact environnemental. D'abord, les fabricants produisent du plus en plus loin des consommateurs ce qui nécessite de les transporter sur des milliers de kilomètres.
Les grandes marques, Levi's en tête, tentent depuis des années de réduire l'impact environnemental de cette production. Mais les solutions les plus audacieuses sont finalement locales. Depuis quelques années, des marques fabriquent en France pour réduire l'empreinte carbone. Certaines, très haut de gamme, sont confidentielles, d'autres, plus grand public, sont devenues célèbres.
Retour d'un pionnier créé au XIXème siècle
Parmi elles, 1083, Champ de Manoeuvre, DAO qui ont chacune un modèle propre. Il y a aussi et surtout l'Atelier Tuffery qui est un pionnier mondial du jean. Créé en 1892 à Florac (Lozère), cette entreprise cévenole a connu les heures de gloire de ce vêtement de travail avant de subir le déclin de la filière textile dans les années 1980 et la trop forte concurrence des Américains.
Jusqu'au début des années 2000, la production est haut de gamme et donc "intimiste". Elle reprend des forces en 2004 grâce à l'attrait des consommateurs pour le "made in France". En 2014, Julien Tuffery, 4ème génération de la famille de maîtres tailleurs-confectionneurs, reprend les rênes de l'entreprise pour développer cette tendance avec son épouse. Les autres marques, plus récentes, ont surfé sur la même vague. "Un jean parcourt plus de 65.000 km pour entre le site de fabrication et le magasin qui le vendra, aujourd'hui, c'est aberrant", indique Sébastien Rochier, directeur de 1083, l'une des marques made in France les plus emblématiques.Son nom exprime la distance maximale parcourue par ses produits avant d'être vendus. Et contrairement aux idées reçues, les prix ne sont pas disproportionnés. Ces jeans sont vendus autour de 100 euros, le tarif moyen du géant américain.
Créée en 2013 par Thomas Huriez, l'entreprise de Romans (Isère) produit désormais 40.000 pièces par an avec une progression 50% en 2019.


Le retour des métiers à tisser
C'est à Nancy que Davy Dao a créé sa marque éponyme. Après avoir été vendeur dans un magasin de vêtements, cet autodidacte a créé son entreprise. Ces jeans sont fabriqués en France, mais sa particularité est le jean sur-mesure. En 2012, il commence à produire quelques modèles dans son appartement pour des proches, puis ouvre un atelier et une boutique deux ans plus tard dans le centre de Nancy. "Nous n'importons que la toile qui vient selon les gammes du Japon ou d'Espagne". 
Mais la réduction de l'impact carbone de l'industrie du jean va plus loin. Pour la réduire encore plus, la plupart des marques ont décidé de tisser la toile en France. Chez 1083, des balles de coton arrivent de Tanzanie, du Mali et de Turquie puis sont filées puis tissées dans deux usines, l'une, Valrupt Industrie, est dans les Vosges, la seconde, Tissages de Charlieu dans la Loire.


Des jeans en lin cultivé en France
1083 et DAO veulent désormais aller plus loin dans la réduction de l'impact carbone en créant de jeans composés non plus de coton, mais de lin. Cette plante a deux intérêts par rapport au coton. Elle ne nécessite presque pas d'eau pour sa production, mais offre un autre atout pour le "made in France". "Peu de gens le savent mais la France produit 60% du lin, ce qui fait du pays le premier producteur mondial", indique Davy Dao qui actuellement achète ses toiles à l'étranger. Les autres marques vont-elles les suivre? Armand Teboul, co-fondateur de Champ de

Manoeuvre, n'est pas convaincu par le lin. Ses jeans pur coton sont réalisés avec des toiles italiennes, mais surtout japonaises pour les selvedge, ces tissus haut de gamme à la maille très serrée et dont les extrémités sont renforcées par des lisières colorées. Mais il reste en Europe quelques machines capables de tisser ces fameux selvedge. Elles doivent être remises en état, mais l'attrait des clients pour ces jeans haut de gamme et pour le made in France incitent des industriels à en remettre en marche. Selon nos informations, un projet serait en cours dans l'Est de la France.
"Ce retour dans l'industrie textile de qualité serait une bonne nouvelle. Si un Français produit bientôt des selvedge, nous proposerons à notre tour des jeans 100% français", espère le dirigeant de Champ de Manoeuvre. Pour lui, ce serait un retour aux sources. "Il ne faut pas oublier que 'denim' signifie 'de Nimes', ville dans laquelle s'approvisionnait les Américains au XIXème siècle et que le jean est la toile produite à Gènes pour les voiles de bateaux". 

Selon Mr Pascal SAMAMA - BFMTV - dimanche 2 février 2020

 

 

 

06/03/2020

Culture de la banane en France...

ALIMENTATION - Après un test de deux ans sur différentes variétés, les premières bananes (bio et maturées sur plante) sont vendues
Des rainettes coassent au beau milieu des bananiers géants. « Les plantes poussent 20 centimètres par jour, il ne faut pas dormir dessus », sourit Marc Giovinazzo, tout en pointant les premiers régimes de bananes qui poussent en hauteur. Depuis deux ans, cet horticulteur installé à Pignans dans le Var s’est lancé un défi de taille : tester une quinzaine de variétés pour la production locale. Sous une serre géante de 6 mètres de haut, l’affaire semble bien engagée à voir l’aisance avec laquelle les bananiers occupent l’espace et la terre pleine de vers de terre. « Nous utilisons le crottin de nos chevaux pour faire terreau », explique Marc Giovinazzo.
Il a repris en 2000 le domaine familial des 1.001 roses et n’a de cesse depuis de le diversifier, étant donné le cours du marché de la fleur coupée. C’est ainsi qu’il a d’abord reconverti une serre de 3.500 m² en balnéothérapie pour les chevaux – une autre passion familiale – avec paddocks, carrière et pédiluve, le tout dans une chaleur enveloppante. En plantant là un bananier pour décoration, il a vu qu’il poussait bien. L’idée lui est alors venue de se lancer dans la banane.

Vingt euros le kilo
« On travaille comme les anciens faisaient, on essaie de retrouver cet effet circulaire, cette boucle qu’on avait perdue avec la mécanisation », poursuit Marc Giovinazzo, qui fourmille d’idées pour valoriser sa nouvelle production : pourquoi pas, comme en Martinique, cuisiner la « popote » (la fleur mâle du bananier). « On peut aussi sans doute faire de la ficelle avec les racines, pour nos bottes de foin, ajoute-t-il. Je m’inscris vraiment dans ce principe de culture en autosuffisance, on n’épuise pas les sols ainsi. »
Après cette phase test sur 300 m², Marc Giovinazzo entend aller jusqu’à 2.000 m² de production. Déjà, ses premières bananes, mûries naturellement sur la plante, se trouvent sur le marché de Sanary ou à l’Amap de Vidauban. « Elles sont vendues sous forme de régime, c’est notre marque de fabrique, précise-t-il. Le tarif est de 20 euros le kilo, soit 1 à 1,50 euros la banane. C’est le même prix qu’une variété fressinette bio qui vient de Martinique. On est sur un produit haut-de-gamme, local et zéro pesticide. »
« Tout un écosystème »
Avec le réchauffement climatique, imagine-t-il, un jour, une production à ciel ouvert ? « On a eu un hiver très doux, mais des matins tout de même à moins cinq degrés, répond Marc Giovinazzo. On a besoin de mettre à l’abri la production, car il y a des chocs de température, que ce soit de froid ou de chaleur d’ailleurs l’été. » Ce qui lui fait dire que ce type de production n’est sans doute pas à la portée de jeunes producteurs qui voudraient se lancer.
« On ne peut pas s’installer comme ça, avance-t-il. On peut être à ce prix-là car tout est produit sur place, c’est un écosystème et nous avions déjà l’infrastructure des serres. Et pendant deux ans, nous n’avons rien sorti. » Aujourd’hui, il entend se concentrer sur trois variétés de bananes. L’une, du Brésil, étonne avec son intérieur orangé et son goût inédit. Les deux autres, du Honduras et d’Australie, se rapprochent plus de celles que l’on connaît, en plus petites. Et bien plus goûteuses, serait-on tenté d’ajouter après les avoir testées.

Selon Mme Caroline Delabroy - 20 Minutes - jeudi 5 mars 2020

 

 

Connaissez vous la mode Vegan?

Dans le magazine "Nous", Mme Alizée Cousin nous informe qu'il existe à Nice (06)une maroquinerie de luxe sans  cuir animal. Mr Bergthor Bjarnason Francheteau, islandais, propose, en effet, sur son site "Vegan Mode" des produits émanant de 8 marques 100% françaises ou venant d'Italie. Confectionnés avec de la peau de pomme (frumat) et de pinatex (cuir d'ananas) par exemple, les modèles qui vont de la besace au pendentif sont souvent en édition limitée.

Le futur projet de Bergthor serait de monter un partenariat avec la boutique niçoise "Amour pâtisserie végétale". Actuellement, Vegan Mode est domicilié au N° 45 du Boulevard de Cessole à Nice (sur RV). Via le site Internet: www.veganmode.fr, il est possible de commander porte-cartes en liège, sacs ou pochettes en soltan, chaussettes ou cabas en frumat, tee-shirt sans solvants ni phtalates, bracelets et pendentifs en pinatex. Il s'agit de saluer une démarche écoresponsable d'un homme porteur de valeurs à la fois esthétiques et éthiques!

Lyliane

04/03/2020

Comment mettre en place une transition alimentaire?

Un foisonnement d"initiatives:
Du Nord au Sud, les villes se retroussent les manches. Au sommet du C40 qui s'est tenu en octobre 2019 à Copenhague, 14 villes, qui chaque jour fournissent dans leurs établissements publics quelque 500 millions de repas, se sont engagées à parvenir en 2030 au Régime alimentaire planétaire préconisé quelques mois plus tôt par la Commission EAT-Lancet. Les signataires de cette Déclaration du C40 relative aux bonnes pratiques alimentaires (Barcelone, Copenhague, Guadalajara, Lima, Londres, Los Angeles, Milan, Oslo, Paris, Quezon City, Séoul, Stockholm, Tokyo et Toronto) comptent aligner leurs politiques d'approvisionnement sur cet objectif, notamment en servant moins de viande dans les institutions publiques ou en réduisant leur gaspillage de 50%.

Le sommet de Montpellier a montré que des actions urbaines de ce genre fleurissent partout. Ainsi, dans le sillage d'un projet lancé par l'ONG Natural Resources Defence Council (NRDC), les villes américaines Denver et Baltimore ont engagé une lutte contre le gaspillage alimentaire articulant collecte de données, éducation du public et des entreprises, construction d'infrastructures de recyclage, recours accru aux associations pour la redistribution des repas non consommés. Ces politiques permettent également de répondre aux cas fréquents d'insécurité alimentaire voire de faim, témoigne NRDC. De même au Brésil, à Sao Paulo, la création de banques alimentaires municipales a profité à 120.000 personnes, tout en permettant de sauver 170 tonnes de nourriture de la poubelle.

L'agriculture urbaine contre la pauvreté
Beaucoup de villes s'emploient également à soutenir l'agriculture urbaine qui, sans pouvoir à elle seule les nourrir, joue un rôle important dans leur sécurité alimentaire, souligne une étude de l'Agence française de développement: d'une part en maintenant des produits frais dans le régime alimentaire des citadins même lorsque les infrastructures de transport et de conservation sont déficientes, d'autre part en permettant aux populations urbaines défavorisées de produire une partie de leur propre nourriture, voire de vendre l'éventuel surplus.

 "Les maires ont la responsabilité d'assurer l'autonomie alimentaire des villes"
Ainsi, au Kenya, Nairobi promeut et régule depuis 2015 l'agriculture urbaine en tant que solution contre la pauvreté, témoigne Diana Lee-Smith, associée de l'ONG Mazingira Institute. A Rio de Janeiro, au Brésil, 50 tonnes de légumes bio, produits chaque année dans une quarantaine d'établissements municipaux, sont distribués gratuitement aux écoles et aux familles vulnérables. La ville de Quelimane, au Mozambique, conjugue lutte contre le gaspillage et promotion de la production locale: les restes alimentaires sont utilisés pour faire du compost, qui est ensuite redistribué aux agriculteurs locaux, explique son maire, Manuel de Araújo. Et ces agriculteurs sont aussi aidés dans la vente L'alimentation durable contre l'inégalité de genre

Sur tous les continents, de nombreuses initiatives visent en outre à améliorer la nutrition des habitants des villes. A Ouagadougou, au Burkina Faso, une campagne publique les met en garde contre les excès de sel et sucre du "street food" local, témoigne son maire Armand Béouindé. A Kazan, en Russie, la ville a centralisé la production de la nourriture des cantines scolaires afin d'en accroître la qualité et d'ainsi lutter contre l'obésité enfantine tout en maintenant des prix accessibles. Washington, aux Etats-Unis, subventionne l'achat de nourriture dans les marchés locaux de fruits et de légumes: 9.500 habitants à bas revenus ont déjà profité de ces aides. New York - qui, avec 238 millions de repas et snacks servis par an, est le deuxième acheteur de nourriture des Etats-Unis après l'armée - a élaboré une stratégie à horizon 2050 visant à permettre à tous l'accès à une alimentation de qualité, considéré comme un droit humain. La santé figure parmi les cinq valeurs qui doivent sous-tendre le "bon approvisionnement" des divers services de la ville.
D'autres actions se focalisent sur la gouvernance des systèmes alimentaires: à Milan par exemple, où l'on essaie d'associer l'ensemble des parties prenantes du territoire dans la définition des objectifs à poursuivre et des actions. Certaines villes, comme Niamey, au Niger, s'attaque à l'étalement urbain en tentant de contrôler les lotissements privés. Et même l'égalité de genre est parfois adressée via des politiques alimentaires durables: comme à Mezitli, en Turquie, où 650 femmes ont été accompagnées dans le développement des compétences nécessaires pour produire et vendre des aliments sur neuf marchés féminins.

Le défi du passage à l'échelle. Ce bouillonnement se heurte toutefois aussi à des obstacles. Parmi les principaux, celui du choix: car comment déterminer l'effet des diverses actions sur la durabilité des systèmes alimentaires? Une difficulté que tente notamment de lever un projet coordonné par le Cirad, dénommé Urbal, testé dans dix villes du monde (Baltimore, Brasilia, Berlin, Cape Town, Hanoï, Milan, Mexico, Montpellier, Paris, et Rabat). Son objectif est d'identifier l'ensemble des impacts des innovations alimentaires - "possibles ou observés, attendus ou imprévus, voulus ou contre-productifs" -, et d'ainsi repérer les conditions de réussite et les risques de chaque projet.
Mais le plus grand frein reste encore la difficulté que rencontrent ces initiatives locales à passer à l'échelle, y compris au niveau national, témoignent plusieurs acteurs. "Et la question est comment peser là où on dessine des politiques comme la politique agricole commune (PAC)", note Damien Conaré. Car face au poids des semenciers, de l'industrie agroalimentaire et de la grande distribution, qui captent le gros de la valeur ajoutée des filières, "la transformation ne pourra pas avoir lieu grâce à la seule répétition des bonnes pratiques: des cadres régulateurs sont nécessaires", met en garde Patrick Caron.
Selon Mme Giulietta Gamberini - La Tribune - jeudi 27 février 2020

Et si on adoptait une poule?

Dans Version Fémina, il nous est proposé de nous adresser à l'association "Poule pour tous", créée en 2017 par Mr Thomas Dano à La Chapelle -sur-Erdre (44) pour sauvver des poules de 18 mois destinées à l'abattoir, car moins bonnes pondeuses. Jusque là, il en a déja sauvées 30 000.

En fait, en les adoptant, on les sauve, on recycle en même temps ses déchets alimentaires (150 kg par an) et l'on récupère de bons oeufs. Pour cette adoption, pas besoin de grands espaces: un bout de jardin de 5 m2 suffit! Il faut aussi une petite cabane pour la nuit. Le coût à prévoir est d'environ 5 euros la poule. pour tout renseignement, s'adresser à l'association Poule pour tous qui vend et livre dans toute la France (145 points de vente).

Lyliane

03/03/2020

Effet placebo et effet nocebo....

L'effet Placebo

Les industries pharmaceutiques connaissent depuis longtemps ce pouvoir quasi illimité de l’autosuggestion à la fois du patient et du soignant puisque les essais scientifiques comparatifs sont réalisés avec des flacons de produits codés afin d’éliminer toute influence psychique lors des expériences sur le vivant. Au niveau des tests statistiques sur les malades-cobayes, l’on parle d’essais en double aveugle ou d’essais « randomisés ». Ceci veut dire que ni le soigné ni le soignant ne savent s’il s’agit d’un vrai remède ou d’un leurre.

Et, de fait, on note toujours un pourcentage de malades qui connaissent des améliorations ou carrément des guérisons avec des cachets d’amidon ou des ampoules d’eau distillée. Ceci implique qu’avec des produits inefficaces - voire toxiques - des personnes, grâce à leur foi totale dans leur médecin et dans le remède, guérissent contre toute logique, et comme le clamait Molière, « surmontent à la fois la maladie et le médicament ».

Il en va de même en chirurgie et pratiquement tous les chirurgiens ont à raconter des histoires de personnes opérées qui ont guéri d’une façon inexplicable après une « opération blanche », (c’est-à-dire ouvrir et refermer sans rien faire de spécial, vu l’état des lieux...).

En l’occurrence, voici une histoire racontée par feu Marcel Violet (inventeur de l’eau dynamisée à la cire d’abeille). Un jour, un homme lui téléphone, lui disant qu’il était en phase 5 d’un cancer de l’intestin, et lui demandant s’il connaissait un très bon chirurgien susceptible de le sauver. Marcel Violet lui répondit qu’il avait un ami chirurgien en qui il aurait une totale confiance s’il avait à être opéré. Cette réponse ayant satisfait l’homme, le rendez-vous fut pris. Marcel Violet fut invité à assister à l’opération. Une fois les tripes à l’air, devant le tableau, le chirurgien fit une grimace sans rien dire et demanda à l’assistante de refermer. On dit au malade que l’opération s’était bien déroulée et il fut rapidement renvoyé chez lui.
Deux ou trois mois après, Marcel Violet reçu un coup de téléphone :

Bonjour, je suis l’homme qui a été opéré par votre ami…

- Glouppps ! (il n’est pas mort ?!?)

- Eh bien, il n’y a plus de trace de cancer au contrôle qu’on vient de me faire – Pourriez-vous me donner l’adresse de votre ami chirurgien pour que je lui envoie un cadeau…


Conclusion : Ne jamais détruire une croyance positive d’un malade !

 

Mais il y a aussi l’effet Nocebo

Ici, c’est l’inverse. On est dans la croyance négative. De la part du malade, ce peut être parce qu’il n’a pas confiance dans le soignant, ou parce qu’il ne croit pas au remède, ou parce que sa croyance est dans une fatalité morbide, ou encore parce que son intérêt réel ne réside pas dans la guérison, ou enfin parce que son chemin d’évolution passe par une épreuve de souffrance choisie par son Maître Intérieur.

Du côté du soignant, il est évident que si celui-ci voit son patient déjà mort, ou du moins dans une impasse sans issue classée dans les maladies dites inguérissables (il y en a même qui le disent sans ménagement), il devient l’exécuteur d’un « homicide par nocebo » (le plus cocasse, dans ce cas, c’est qu’il est rémunéré par sa propre victime !).

En tout état de cause, il faut bien admettre que, lorsque dans le couple soigneur-soigné, l’un fait du placebo pendant que l’autre fait du nocebo, c’est une sorte de partie de bras de fer psychique – et… que le meilleur gagne !

L’effet placebo sur les animaux

La plupart des thérapeutes ont pu observer qu’il est souvent plus facile de soigner des animaux que des humains. Les chats, les chiens, les chevaux sont très sensibles et captent très fort les messages psychiques des humains, et il est remarquable de voir comment les animaux, même sauvages, sont reconnaissants lorsqu’on leur a prodigué des soins, même élémentaires.

L'imagerie mentale avec les plantes

Beaucoup croient que l’effet placebo sur une betterave est débile. Et pourtant... des tas d’histoires relatent comment des arbres fruitiers se sont décidés à donner des fruits après avoir été menacés d’être supprimés. Nous avons nous-mêmes expérimenté avec un appareil de mesure électrique sensible comment on peut stresser des plantes simplement avec une mauvaise intention (la brûler, la blesser).

Voici, en particulier, une vieille expérience réalisée dans les jardins de Findehorn (Écosse). Deux fleurs identiques sont plantées l’une près de l’autre avec tous les paramètres identiques. Deux arrosoirs sont préparés chaque jour pour qu’un dénommé Marcel arrose les deux fleurs. La fleur de gauche est arrosée avec l’arrosoir bleu marqué « eau ». La fleur de droite est arrosée avec l’arrosoir rouge marqué « eau + activateur ». Marcel effectue son travail scrupuleusement et... la fleur de droite (eau + activateur) pousse deux fois plus vite. Normal !
Eh non, pas normal : l’arrosoir eau + activateur, c’est de l’eau. Et Marcel, qui est loin d’être un initié, c’est lui qui a fait le miracle, avec sa croyance !

Vous pouvez difficilement imaginer ce que l’on peut faire avec des croyances.

L’imagerie mentale : clé des miracles

Tous les cours de développement personnel, que ce soit dans le domaine de la réussite professionnelle, des sports de haut niveau, de l’auto-guérisson, de l’amour ou de la prospérité en général, convergent sur un théorème de base :

L’imagerie mentale est déterminante dans tout processus de concrétisation.

Même les enseignements religieux sont en accord avec ce principe lorsqu’ils rapportent les paroles de Jésus, telles que :
 « Ce que vous demanderez en mon nom, considérez que vous l’avez déjà ».


Remarquons en outre la finesse de cette proposition qui « filtre » en quelque sorte les prétentions déraisonnables, pour autant qu’elles passent par le Maître Jésus. Car justement, là est la question : jusqu’où se situe la légitimité de notre désir ?

La réponse est la suivante :

  1. Le désir doit être avouable devant Dieu et les hommes.
  2. Nous devons avoir l’impression de mériter d’avoir accès à la demande.
  3. La projection mentale dans l’avenir, en supposant le désir exaucé, ne doit pas susciter un léger malaise ou une légère inquiétude, mais au contraire une grande joie intérieure.

Souvent, nous obtenons l’inverse de ce que nous recherchons. La raison est très simple. Nous programmons instinctivement, dans notre imagerie mentale, la scène de notre peur, de notre doute, de notre rejet, de notre échec. Notre ordinateur interne prend cela pour un ordre et... le réalise.

Exemple : Je souhaite bien dormir, mais je redoute le bruit parce que je me suis fabriqué un programme comme quoi le moindre bruit me réveille. Et ça marche. Il me suffit de corriger mon programme et de commander à mon ordinateur interne d’effacer les bruits éventuels en affirmant que je suis insensible aux bruits quand je dors.

Il suffit d’essayer pour être convaincu.

Guérir dans sa tête

Lorsque j’ai organisé mon premier stage de guérison en 1983, j’ai reçu une femme qui avait eu un accident de voiture et qui était passée à travers le pare-brise. L’une de ses mains était paralysée en raison de la section du nerf radial qui s’était rétracté de 17 cm. Ceci avait été jugé inopérable par les chirurgiens. Cette femme, nommée Mireille A., institutrice, effectua pendant 6 mois, matin et soir, un exercice de visualisation qu’elle avait appris lors du stage. Celui-ci consistait à imaginer pendant 5 minutes, les deux morceaux du nerf qui se rejoignaient lentement, telles des racines de lumière, à l’intérieur du bras. La repousse fut suivie à la radio et la suture se fit au bout des 6 mois. Elle reprit un an plus tard son sport favori... la varappe !

Ce type d’exploit est à la portée de chacun. Ce n’est pas un problème de volonté, mais de persévérance. Il s’agit simplement d’un exercice de visualisation la plus nette possible, à refaire chaque matin et soir.

Lorsqu’il s’agit d’une tumeur, d’un kyste, ou toute excroissance à supprimer, l’imagerie mentale peut agir avec la même efficacité :

Il suffit d’imaginer un solvant puissant qui dissout sélectivement les tissus atypiques. Il faut minutieusement distiller ce solvant à l’aide d’un compte-gouttes à la surface de la formation tumorale. Celle-ci va fondre à la manière d’un morceau de sucre dans le café.

À la fin de l’exercice, on doit visualiser très clairement les tissus parfaitement nets et débarrassés de l’excroissance. Bien sûr, cet exercice, d’une durée d’une ou deux minutes environ, doit être réitéré 2 fois par jour jusqu'à obtention de résultat.

Afin d’atteindre une efficacité maximum, il convient d’effectuer au préalable un exercice simple de mise en état sophronique alfa. Pour cela, on peut, en fermant les yeux, essayer de fixer un point au-dessus de la racine du nez pendant 2 minutes (au chrono). Il faut en fait regarder en l’air en louchant. Ceci est une botte secrète pour mettre rapidement le cerveau en onde alpha, état particulier qui donne accès au pouvoir intérieur par l’intermédiaire des ganglions para-vertébraux. Une mise en condition réflexe peut même être déclenchée par la suite, en accompagnant l’exercice d’un fond musical spécialement choisi, ou d’un parfum spécifique pour la circonstance (essence ou encens).

Enfin, lorsqu’il s’agit d’un problème interne, on a tout intérêt à consulter un bon atlas anatomique afin de bien se représenter l’image du site physiologique d’intervention.

Rappelez-vous que le taux vibratoire de la planète augmente sans cesse et de plus en plus vite. C’est un peu comme votre ordinateur quand il passe de 512 Mbits à 1024 - le rayonnement de la pensée augmente en conséquence dans le sens positif (régénération, guérison) comme dans le sens négatif (destruction). Ce qui marchait déjà bien dans le passé marche d’autant mieux maintenant.
À vous de jouer...

 (Auteur: naturopathe Michel Dogna -micheldogna.fr.-)

 

01/03/2020

Sauver la planète en mangeant...

Dans le journal du WWF "Sur les traces du Panda", un article a retenu mon attention. Il s'agit en effet de réaliser que notre façon de nous nourrir affecte notre environnement, mais aussi notre santé. En faisant les bons choix, nous pouvons améliorer l'impacr de notre consommation. La production agricole est responsable d'environ 20% des émissions de gaz à effet de serre et de 75% environ  de la déforestation dans le monde. Dans les océans, 90% des stocks de poissons sont surexploités.

Or, alors qu'une personne sur 3 dans le monde ne mange pas à sa faim, 30% de la nourriture chez nous est gaspillée. L'idéal serait de changer nos habitudes! Par exemple, consommer des produits de meilleure qualité, avec un impact moins grand sur l'environnement, est à la portée de tout le monde. A l'occasion de la journée mondiale de l'alimentation, l'appli WAG-We act for good est sur le site internet du WWF.

Servons nous donc de menus différents, ne craignons pas de cuisiner les légumineuses (pois chiches, lentilles, fèves). Elles sont riches en protéines. Un régime flexitarien par exemple consiste à manger moins de viande, de poissons sauvages, de boissons sucrées et de produits transformés et davantage de fruits, de légumes, de céréales complètes. Seulement cela, limiterait déjà l'empreint carbone de chacun! Il faut aussi savoir que le Ministère de la Santé a crée une signalétique nutritionnelle donnant des notes aux produits selon leur qualité nutritionnelle nommée "le Nutriscore". Alors changeons nos habitudes et faisons du bien à notre corps tout comme à la planète!

Lyliane

 

28/02/2020

Le cresson et sa diffusion en France

En 1990, la France produisait 7000 tonnes de cresson chaque année. Aujourd'hui, la production est tombée à 4000 tonnes. La culture de cette plante est en effet délicate et sa conservation, qui n'excède pas deux-trois jours, ne facilite pas sa commercialisation.
Propriétaire d'un moulin en Picardie, bordant une cressionnière, Irène Inchauspé et son mari Olivier Robert de Massy ont été confrontés à la difficulté que traverse la filière. Bien que n'ayant rien à voir avec le monde agricole –elle est journaliste et lui travaille dans le milieu bancaire, ils ont décidé de chercher des moyens de relancer cette activité économique en créant la start-up Innocress. Avec l'aide d'étudiants de l’institut UniLaSalle de Beauvais, spécialisés dans la filière alimentation, ils se sont penchés sur les moyens de valoriser le cresson très riche en nutriments.


33 euros la cure d'un mois
L'idée retenue est donc commercialiser le cresson comme un complément alimentaire, qui apporte des macronutriments, des vitamines (A, C et K) des polyphénols et des glucosinolates. Baptisé Supercress 5, il se présente sous la forme d'une poudre que l'on saupoudre sur ses repas.
Trois tonnes de cresson mises en sachet
Le concept de Supercress a attiré l'attention de la région des Hauts-de-France et de la BPI qui ont versé 120.000 euros pour que le projet voit le jour. Trois tonnes de cresson frais ont déjà été séchées, broyées, et mises en sachet.

La commercialisation du produit a débuté sur le site d'Innocress et dès la semaine prochaine sur Amazon. La boîte de 30 sachets, permettant une cure d'un mois, est vendue 33 euros. La start-up compte écouler 16.000 boîtes au cours de la première année.

Selon Mme Coralie Cathelinais - BFMTV - samedi 1 février 2020

 

27/02/2020

Bonne santé du bio...

Le bio confirme sa percée en France, et fait de plus en plus d'adeptes. Selon une étude réalisée pour l'agence bio et révélée vendredi par franceinfo, neuf Français sur dix ont consommé bio de temps en temps l'an dernier, et cinq sur dix au moins une fois par semaine.
Ceux qui en consomment tous les jours étaient 12% en 2018, et sont désormais 14%, montre ce baromètre annuel Etude Spirit Insight. Le pourcentage des non-initiés se réduit : seuls 11% des sondés n'ont pas mangé ou utilisé de produits bio en 2019, contre 12% l'année précédente - le chiffre reste néanmoins stable par rapport à 2015.
Préserver sa santé
Les produits alimentaires ne sont pas les seuls à être recherchés : 64% des sondés achètent aussi des produits d'entretien ménager écologiques, 61% des produits cosmétiques et d'hygiène cosmétiques, 44% des produits de jardinage utilisables en agriculture bio et 34% du textile biologique.
Quelles sont les motivations des consommateurs ? Une large majorité (60%) veut préserver sa santé. Le goût et la qualité arrivent ensuite (50%), devant la préservation de l'environnement (45%). Les plus jeunes semblent par ailleurs plus sensibles au bio que leurs aînés.
Disparités géographiques
Les auteurs de l'étude observent des disparités géographiques : "19% des habitants de Bretagne consomment quotidiennement du bio, ce chiffre tombe à 8% en Centre-Val de Loire et dans les Hauts-de-France", écrit france info.

Selon Boursier.com - Boursier - vendredi 21 février 2020

26/02/2020

L'avocat, un fruit bénéfique à tous points de vue...

En latin, advocatus désigne celui « appelé comme défenseur ». 

Le fruit a été importé du Mexique au XVIIIe siècle sous son nom aztèque, ahuacatl, qui signifie « testicule ». Ahuacatl a donné aguacate en espagnol, puis avocat en français. 

Mais en raison de sa peau vert sombre et rugueuse, comme celle des reptiles, on l’a longtemps appelé « poire alligator » ! 

L’avocat était déjà apprécié par les Mésoamérindiens il y a 8 000 ans ! 

Les Conquistadors utilisaient également le noyau de l’avocat. Ils en tiraient une encre rouge indélébile qui leur servait à rédiger des documents officiels encore conservés jusqu’à ce jour ! 

Bien connaître vos avocats

Il existe une infinité de variétés d’avocats : certains ont la taille d’un cornichon, d’autres pèsent 1 kilo pièce (!). Mais comme toujours, la production à grande échelle a promu des variétés bien charnues et douces au goût, à bon rendement (au moins 100 fruits par avocatier), résistantes aux bactéries et aux différents climats. 

L’avocatier est un arbre tropical et subtropical qui déteste la gelée hivernale. 

Au Mexique par exemple, les avocats poussent toute l’année. 

Dans les régions moins tropicales, cela va dépendre des saisons. Pour fournir le marché européen, on a sélectionné des espèces qui vont jusqu’à supporter le climat méditerranéen. C’est pourquoi l’on trouve des avocats de Corse, d’Espagne, d’Israël (depuis 1908) et du Maroc. Le Mexique continue d’assurer un tiers de la production mondiale. Il est aussi concurrencé par la Californie du Sud (depuis 1833) et le Chili [6]. 

L’avocat Hass (rond et très sombre) a la peau rugueuse et épaisse qui trahit mal le stade de maturation de la chair. Il faut palper les Hass au sommet du fruit, près de la tige. 

L’autre variété fréquente en Europe est l’avocat Fuerte, allongé en forme de poire, à la peau verte et fine. Il est donc plus simple à palper.


L’avocat améliore l’assimilation des antioxydants

Il existe un moyen simple d'augmenter considérablement votre taux d'absorption des antioxydants : manger vos fruits et légumes avec un corps gras. 

La recherche a montré qu’une salade de crudités à laquelle on ajoute un avocat permet de multiplier [2] :

  • Le taux d'absorption du lycopène par 4 (le lycopène est un antioxydant que l'on trouve dans les tomates).

  • Le taux de bêta-carotène par 2,6 (le bêta-carotène est un précurseur de la vitamine A que l'on trouve en abondance dans les carottes et, dans une moindre mesure, dans les légumes verts à feuilles).

Lorsque c'est de l'huile d'avocat qui a été ajoutée aux crudités, ils ont constaté une multiplication :

  • Du taux d'alpha-carotène par 7,2

  • Du taux de bêta-carotène par 15,3

  • Du taux de lutéine par 5,1 (la lutéine est un antioxydant rouge-orangé que l'on trouve dans le jaune d'œuf, le maïs, les carottes, les épinards et l'oseille, et qui protège en particulier la rétine).

Ensemble, les graisses de l’avocat et les antioxydants combattent tous les foyers d’inflammation pour stopper le vieillissement prématuré. C’est pourquoi l’avocat aide à rajeunir votre corps de l’intérieur. 

L’avocat efficace pour contrôler votre appétit

77 % des calories de l’avocat proviennent de ses graisses [3]. Or cette quantité de graisses explique qu’après 1/2 avocat, vous soyez déjà rassasié. 

L’avocat est donc un bon moyen de contrôler votre appétit. C’est utile si vous avez tendance à trop manger et à prendre du poids. 

Les avocats sont également riches en fibres qui régulent votre transit et soignent votre intestin. 

La recherche sur l’avocat va beaucoup plus loin… on pense que l’avocat pourrait contrer le cancer (notamment de la prostate), réduire le risque de maladies du cœur (en contrôlant votre cholestérol), soulager l’arthrite [3]. 

20 vitamines et minéraux

Ce n'est pas tout. 

Les avocats contiennent 20 vitamines et minéraux différents : 

  • La vitamine K : elle est importante pour la coagulation du sang. Elle contribue aussi à la solidité de vos os. 

  • Les folates, ou vitamine B9 : ils sont importants pour une bonne reproduction cellulaire et le développement de vos tissus. Des erreurs dans la division cellulaire vont par exemple compromettre la qualité du sperme. Une étude a montré qu’un déficit de vitamine B9 s’accompagne d’une augmentation des anomalies génétiques sur les chromosomes des spermatozoïdes [4].

  • La vitamine E : elle protège les tissus contre les radicaux libres et peut protéger le cœur.

  • La lutéine : elle est nécessaire pour protéger les yeux et la peau.

  • La vitamine C : elle renforce le système immunitaire et neutralise les radicaux libres.

  • La vitamine B6 : elle renforce elle aussi le système immunitaire, aide aux fonctions nerveuses et à la synthèse des globules rouges. [5]

  • Ainsi que les vitamines B5, B1, B2, B3, A, et le potassium (plus que dans une banane), le magnésium, le manganèse, le cuivre, le fer, le zinc, et le phosphore

 

 


Eric Müller


 

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Comment dépolluer les sols avec des plantes sans créer de déchets?

Réhabiliter des sols industriels dégradés et produire des molécules complexes grâce à une synthèse plus verte en un seul et même mouvement. C'est le projet de recherche de Claude Grison depuis dix ans.
Tous les jours, retrouvez le Fil vert, le rendez-vous environnement de Libération. Chaque vendredi, une question écologique par le prisme de la recherche.

Peut-on dépolluer des sols sans créer de nouveaux déchets ? Oui, et avec des plantes, en plus ! répond Claude Grison. La chercheuse a tout simplement «revisité la chimie pour la rendre respectueuse de l’environnement du début à la fin». Elle a reçu la médaille de l’innovation du CNRS en 2014 pour cela.

Rentrons dans le détail. Au début, il s’agit juste de se rendre compte que certaines plantes ont «la capacité d’extraire les polluants métalliques du sol dans quantités énormes». Et donc de les utiliser pour restaurer d’anciens sites industriels ou miniers. Soit. Mais la chercheuse ne s’est pas arrêtée là. «On s’est mis une grosse contrainte, nous ne voulions pas générer un nouveau déchet.»

Alors que faire de ces plantes saturées en métaux ? Les réutiliser dans l’industrie chimique pardi ! Le cuivre, par exemple, est un produit utilisé dans l’industrie pour faciliter certaines réactions chimiques, on appelle cela un catalyseur. La chercheuse a donc proposé de remplacer les métaux extraits de manière peu respectueuse de l’environnement de mines par les siens contenus dans ses plantes. Mais il y a derrière cette phrase un océan de recherche.

«Nous avons déposé en tout 35 brevets. Les catalyseurs venant des plantes ne sont pas exactement identiques à ceux de l’industrie, nous avons ouvert un nouveau domaine de recherche.»
Un domaine prometteur puisque après la dépollution des terres, la chercheuse s’attaque aux eaux saturées en polluants métalliques mais aussi en perturbateurs endocriniens ou en pesticides.

Selon Mr Olivier Monod - Liberation - vendredi 21 février 2020

25/02/2020

Tout savoir sur le glaucome...

Dans la page santé du magazine Télé-loisirs, Mme Sandrine Catalan-Massé nous énumère quelques symptômes à repérer et nous donne des conseils  en cas d'atteinte par cette maladie. Celle-ci, en effet, représente la deuxième cause de cécité dans le monde, après la cataracte. En France, on compte environ 500 000 personnes atteintes de cette maladie sans le savoir. A côté du glaucome congénital et du glaucome aigu, il y a en fait plusieurs sortes de glaucomes, dont celui à angle ouvert qui représente 90% des cas. Il s'agit généralement du conduit d'évacuation des liquides intraoculaires, qui nourrissent le cristallin et la cornée, qui se bouche et qui provoque une accumulation de liquide (humeur aqueuse), ce qui fait augmenter  la pression à l'intérieur de l'oeil.

La difficulté de repérage du glaucome est due au fait que, sauf pour le glaucome aigu, la maladie se développe sans signe particulier ni douleur et pourtant il détériore la vision sur les côtés et à la longue  il peut détruire le nerf optique. Parfois un seul oeil est atteint, parfois les deux. Dès l'âge de 40 ans, le glaucome touche de 1 à 2% de la population, alors qu'après 70 ans, il en touche 10%. Une surveillance tous les 2 ans (fond de l'oeil, tension oculaire, épaisseur de la cornée) est recommandé, car une détection précoce permet d'en enrayer l'évolution. Des collyres par exemple  de la chirurgie ou des traitements au laser sonnt capables de freiner l'évolution du glaucome.

Il faut savoir en outre que les diabétiques, les myopes, les hypertendus et les personnes faisant des apnées du sommeil, celles à peau noire ou celles ayant des prédispositions génétiques sont les plus exposées. L'UNADEV (union nationale des aveugles et déficients visuels) organise une tournée itinérante avec le "Bus du glaucome" en proposant des consultations gratuites dans 15 villes de France. pour connaître les prochaines dates, téléphonez au  08 00 94 22 33 ou bien consultez le site:www.unadev.com.

Lyliane

Le Crédit Mutuel annonce qu'il ne financera plus le charbon!

Crédit Mutuel Alliance Fédérale, qui regroupe notamment 13 des 18 fédérations de l'ensemble mutualiste, a annoncé jeudi arrêter de financer le secteur du charbon (de même que les hydrocarbures non conventionnels comme le gaz de schiste). La banque mutualiste a décidé de frapper fort en annonçant l'arrêt immédiat de toute financement d'entreprise ou d'activité liées au secteur de charbon ainsi que la vente de l'ensemble de ses positions sur les marchés financiers dans "des développeurs de nouvelles capacités charbon".

Sur BFM Business, Nicolas Théry, président du Crédit Mutuel Alliance Fédérale explique ce choix. "On fait ça parce que je pense que le sens du mutualisme c'est d'être non seulement au service de ses clients et de ses sociétaires mais aussi au service de la société. Fondamentalement, le mutualisme, c'est une création collective d'intérêts communs pour contribuer à l'amélioration de l'environnement territorial, économique mais aussi aujourd'hui climatique. Et je pense que dans les grands défis que nous avons, il faut que les entreprises s'impliquent, il faut que les entreprises s'engagent (...) et on sait très bien le rôle que le charbon joue dans le réchauffement".

400 millions d'euros de positions vendues
Et de poursuivre: "on a défini une doctrine très simple. On a vendu l'intégralité des positions de marché (pour plus de 400 millions d'euros), de gestion d'actifs, d'assurance (liés à ces activités, NDLR). Nous les avons vendus parce que nous avons considéré que notre rôle c'était d'accompagner les transitions".
Concrètement, que va-t-il se passer pour les entreprises clients de la banque qui utilisent directement ou indirectement le charbon? "Nous disons aux entreprises qui utilisent le charbon : nous sommes prêts à vous accompagner si vous avez un plan crédible, vérifiable, concret de transition vers des sources d'énergie non carbonées. Et je pense que cet enjeu c'est vraiment l'enjeu de la banque partenariale". La banque précise néanmoins qu'elle "honorera sa signature" des contrats de prêts "mais de manière extinctive". Les demandes futures dépendront bien des projets de transition des entreprises.

Elément de risque

Le responsable ne précise pas combien de ces clients entreprises sont concernés. "Il y a une liste qui est homologuée au niveau international de 417 entreprises qui sont à vocation charbonnière et donc nous, nous avons un certain nombre d'entreprises qui étaient clients et donc nous allons les accompagner dans cette transition".

La question sera particulièrement prégnante en Allemagne où le charbon est encore très utilisé et où la banque est bien implantée. "Vis-à-vis des entreprises, ce qui compte, c'est d'avoir un banquier qui a, à la fois un langage clair, et qui s'engage sur le long terme. Et nous on leur dit, voila notre politique car nous considérons que c'est un élément de risque, on considère que pour la banque, continuer à financer ces activités, c'est aussi un élément de risque et donc on leur propose un contrat de confiance qui est de dire: à titre de gestionnaire d'actifs, nous sortons du charbon et à titre de banquier, nous cherchons à vous accompagner si vous avez un plan de transformation".
L'annonce a en tout cas réjouit les ONG Oxfam et Les Amis de la terre qui "appellent l'ensemble des acteurs financiers à suivre de toute urgence cette politique, qui se pose comme la plus ambitieuse de la place de Paris", tout en incitant Crédit Mutuel à appliquer un "même niveau d'exigence" aux secteurs pétrolier et gazier.

Selon Mr Olivier Chicheportiche - BFM Business - jeudi 20 février 2020

23/02/2020

Les bénéfices de l'activité physique à tout âge et même pendant un cancer...

Dans le petit journal de l'Institut Curie, il nous est rappelé que selon des statistiques de 2014, parues au moment du lancement du 3ème Plan Cancer (2014-2019), la pratique d'une activité physique après diagnostic d'un cancer du sein diminue de 24% le risque de récidive et de 28% le risque de décès par cancer. Pour un cancer colorectal, ce risque est réduit de 39%. Se renseigner sur les sites: www.sportetcancer.com ou www.sport-sante.fr ou même sur www.sielbleu.org.

Selon l'article, dès le début de la maladie, pratiquer une activité physique régulière contribue à une meilleure qualité de vie. En effet, l'activité physique réduit la fatigue et améliore le sommeil. Elle participe aussi au mieux-être moral et physique, diminue l'isolement et le risque de sarcopénie (diminution de la masse musculaire), qui peut augmenter la toxicité de certains traitements. On considère également que les activités physiques améliorent la tolérance aux traitements en diminuant leurs effets secondaires et en réduisant les risques de récidive.

De nombreux centres de prise en charge de la maladie proposent des programmes d'activité physique dispensés par des éducateurs sportifs spécialisés, adaptés à chaque patient selon ses capacités et ses souhaits.  Les activités individuelles ou collectives peuvent aller du yoga à la marche en passant par la natation, la gymnastique, le jogging, la danse ou l'escrime. Même après un cancer, il est recommandé de poursuivre ces activités, tout comme une alimentation équilibrée, afin de se maintenir en bonne santé.

Lyliane

22/02/2020

Participer à une consultation sur l'agriculture...

Emmanuel Macron a exprimé son soutien aux agriculteurs dans un contexte d'inquiétudes sur la pérennité de la Politique agricole commune lors de l’inauguration du 57e salon de l’Agriculture. Dans la perspective de ce nouveau programme de la PAC pour la période 2021-2027 une consultation publique sur l'agriculture, l'alimentation et l'utilisation des fonds européens sera lancée officiellement ce dimanche.

Désormais Bruxelles demande aux États d'élaborer un plan stratégique national qui fixe ses priorités dans l'attribution des aides agricoles européennes. Pour finir d'établir ce plan, la France rouvre donc une période de débats autour de cinq thèmes.
Le modèle agricole et la transition agro-écologique notamment. La question de la gouvernance de la politique agricole et de la distribution de l'aide sera aussi posée.
Et comme ce débat s'annonce aussi comme une réflexion sur un choix de société sans se limiter aux seules considérations du secteur, dans la catégorie « qu'est-ce que je mange ? », les Français réfléchiront à la place de certains aliments comme la viande dans leur alimentation et au prix des produits.

Plusieurs façons de participer au débat:

Enfin, alors que le débat sur les zones de non traitement pour réduire les pesticides à proximité des habitations est vif, la question de la cohabitation dans les campagnes sera soulevée. 
Il existe plusieurs modalités pour participer. Soit en ligne sur le site imPACtons.débatpublic.fr, à partir de ce dimanche après-midi, soit à travers 30 débats publics qui seront organisés dans plusieurs villes à partir d'avril. Une assemblée citoyenne se tiendra fin mars et 140 Français tirés au sort y prendront part. Un « kit » est également disponible en ligne pour que chacun puisse organiser son débat et en rendre compte.

Selon RFI - RFI - dimanche 23 février 2020

Le pape incite les riches à vaincre la pauvreté...

"Les personnes pauvres dans les pays fortement endettés souffrent d'une forte pression fiscale et d'une coupe des services sociaux", a dit le pape, notamment devant Bruno le Maire. Le pape François a appelé ce mercredi le "monde riche (à) mettre fin à la pauvreté", estimant que la planète est en mesure de vaincre les inégalités, au cours d'une conférence au Vatican sur l'économie solidaire et l'inclusion.
"Les pauvres sont traités comme des ordures", déplore le pape François
"Nous ne sommes pas condamnés à l'inégalité ni à la paralysie face à l'injustice. Le monde riche et une économie prospère peuvent et doivent mettre fin à la pauvreté", a déclaré le pape devant les participants lors d'une intervention qui n'était pas programmée. Parmi eux figuraient, entre autres, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, le ministre français des Finances, Bruno Le Maire ou son homologue argentin Martin Guzman.
"Nous devons être conscients que nous sommes tous responsables. Si la pauvreté extrême existe au milieu de la richesse - elle aussi extrême - c'est parce que nous avons permis que le fossé s'élargisse pour devenir le plus grand de l'histoire", a poursuivi le cardinal argentin Jorge Bergoglio, qui a fait de la lutte contre la pauvreté et les inégalités un thème central de son pontificat. "Les personnes pauvres dans les pays fortement endettés souffrent d'une forte pression fiscale et d'une coupe des services sociaux", a également dénoncé l'ancien archevêque de Buenos Aires et premier pape à provenir du Nouveau monde.
"Mettre l'économie au service des gens"
Kristalina Georgieva a voulu reprendre dans son intervention le message du pape. "Quelle sont les nouvelles priorités pour l'économie globale ? Laissez-moi vous donner une courte réponse, avec les mots du pape François : la première tâche est de mettre l'économie au service des gens", a-t-elle déclaré.
Elle a ainsi plaidé pour "réduire les inégalités dans les opportunités", ce qui signifie "investir dans les gens, pas seulement dépenser davantage pour les écoles, mais également améliorer la qualité de l'enseignement". Elle a souhaité aussi une "mondialisation de l'espoir", la lutte contre la corruption ou l'évasion fiscale, soulignant cependant qu'"aucun des défis économiques que nous affrontons aujourd'hui ne sera important dans 20 ans si nous n'affrontons pas aujourd'hui le défi du changement climatique", un autre thème cher au pape argentin.

Selon lexpress.fr - L'Express - mercredi 5 février 2020

21/02/2020

Les futurs J.O. de Paris et l'écologie...

Dès sa candidature, Paris a mis l'écologie et le respect de l'environnement au centre de son argumentation pour obtenir les Jeux Olympiques de 2024. Aujourd'hui, alors que l'événement planétaire avance à grands pas, Tony Estanguet, le président du comité d’organisation, réaffirme et détaille ces ambitions.
Moins construire pour moins émettre
Concrètement, Tony Estanguet vise 1,5 million de tonnes de CO2 générée par l'organisation de ces Jeux et là "on compensera". A titre de comparaison, l'empreinte carbone totale par Français (qui prend notamment en compte les importations de produits) représentait 10,5 tonnes d'équivalents CO2 en 2015, selon les calculs des Echos à partir d'un rapport paru début janvier de l'Ademe et de l'OFCE. Autrement dit, si le comité d'organisation tient ses objectifs, les émissions liées à l'organisation des JO seront équivalentes à l'empreinte carbone de 143.000 habitants sur une année entière. Cette "ambition repose principalement sur moins de constructions: 95% des sites utilisés pour l'organisation des Jeux sont déjà existantes ou temporaires. Donc on ne va quasiment rien construire, les seuls équipements que l'on va construire sont ceux que la population va utiliser au lendemain des Jeux. Ce sont des logements et un centre aquatique. Deuxièmement, les transports. Tous les sites de compétition seront desservis par des transports en commun et ensuite, au cas par cas, on va essayer de réduire, réduire, réduire en matière de restauration, en matière de déchets". L'objectif étant de faire "les choses différemment pour favoriser l'économie circulaire, pour faire en sorte que vraiment Paris 2024 soit le plus innovant possible".

Selon Mr Olivier Chicheportiche - BFM Business - vendredi 31 janvier 2020

20/02/2020

Jeans français éthiques...

Le jean "made in France" grandit. Depuis quelques années, un peu partout en France, des artisans ont relancé cette filière historique. Des ateliers de tissage se créent pour produire des vêtements 100% fabriqués en France. Née il y a plus d'un siècle en Europe mais popularisée par les Américains, l'aventure du jean est loin d'être bouclée. Cette toile a d'abord servi à faire des voiles de bateaux, des tentes, puis des vêtements de travail. C'est un accessoire incontournable depuis 60 ans. Désormais, le jean est porté sur toute la planète, par tous et en toutes occasions.
Plus de deux milliards de pantalons en jean sont produits chaque année dans le monde. Mais ce succès n'est pas sans impact environnemental. D'abord, les fabricants produisent du plus en plus loin des consommateurs ce qui nécessite de les transporter sur des milliers de kilomètres.
Les grandes marques, Levi's en tête, tentent depuis des années de réduire l'impact environnemental de cette production. Mais les solutions les plus audacieuses sont finalement locales. Depuis quelques années, des marques fabriquent en France pour réduire l'empreinte carbone. Certaines, très haut de gamme, sont confidentielles, d'autres, plus grand public, sont devenues célèbres.
Retour d'un pionnier créé au XIXème siècle
Parmi elles, 1083, Champ de Manoeuvre, DAO qui ont chacune un modèle propre. Il y a aussi et surtout l'Atelier Tuffery qui est un pionnier mondial du jean. Créé en 1892 à Florac (Lozère), cette entreprise cévenole a connu les heures de gloire de ce vêtement de travail avant de subir le déclin de la filière textile dans les années 1980 et la trop forte concurrence des Américains.
Jusqu'au début des années 2000, la production est haut de gamme et donc "intimiste". Elle reprend des forces en 2004 grâce à l'attrait des consommateurs pour le "made in France". En 2014, Julien Tuffery, 4ème génération de la famille de maîtres tailleurs-confectionneurs, reprend les rênes de l'entreprise pour développer cette tendance avec son épouse. "Le facteur-clef de réussite, c'était le mariage entre le savoir-faire ancestral et les codes modernes de communication et de commercialisation d'une start-up", résume Julien. "Le web nous a permis de rompre l'isolement géographique que l'on a subi pendant des années: on a beau être au milieu de notre paradis vert cévenol, on a vendu des jeans dans 28 pays" en 2017, explique le jeune chef d'entreprise à BFMTV. Les autres marques, plus récentes, ont surfé sur la même vague. "Un jean parcourt plus de 65.000 km pour entre le site de fabrication et le magasin qui le vendra, aujourd'hui, c'est aberrant", indique Sébastien Rochier, directeur de 1083, l'une des marques made in France les plus emblématiques.
Son nom exprime la distance maximale parcourue par ses produits avant d'être vendus. Et contrairement aux idées reçues, les prix ne sont pas disproportionnés. Ces jeans sont vendus autour de 100 euros, le tarif moyen du géant américain. Créée en 2013 par Thomas Huriez, l'entreprise de Romans (Isère) produit désormais 40.000 pièces par an avec une progression 50% en 2019.

Le retour des métiers à tisser
C'est à Nancy que Davy Dao a créé sa marque éponyme. Après avoir été vendeur dans un magasin de vêtements, cet autodidacte a créé son entreprise. Ces jeans sont fabriqués en France, mais sa particularité est le jean sur-mesure. En 2012, il commence à produire quelques modèles dans son appartement pour des proches, puis ouvre un atelier et une boutique deux ans plus tard dans le centre de Nancy. "Nous n'importons que la toile qui vient selon les gammes du Japon ou d'Espagne". 
Mais la réduction de l'impact carbone de l'industrie du jean va plus loin. Pour la réduire encore plus, la plupart des marques ont décidé de tisser la toile en France. Chez 1083, des balles de coton arrivent de Tanzanie, du Mali et de Turquie puis sont filées puis tissées dans deux usines, l'une, Valrupt Industrie, est dans les Vosges, la seconde, Tissages de Charlieu dans la Loire.

Des jeans en lin cultivé en France
1083 et DAO veulent désormais aller plus loin dans la réduction de l'impact carbone en créant de jeans composés non plus de coton, mais de lin. Cette plante a deux intérêts par rapport au coton. Elle ne nécessite presque pas d'eau pour sa production, mais offre un autre atout pour le "made in France". "Peu de gens le savent mais la France produit 60% du lin, ce qui fait du pays le premier producteur mondial", indique Davy Dao qui actuellement achète ses toiles à l'étranger. Les autres marques vont-elles les suivre? Armand Teboul, co-fondateur de Champ de Manoeuvre, n'est pas convaincu par le lin. Ses jeans pur coton sont réalisés avec des toiles italiennes, mais surtout japonaises pour les selvedge, ces tissus haut de gamme à la maille très serrée et dont les extrémités sont renforcées par des lisières colorées. Mais il reste en Europe quelques machines capables de tisser ces fameux selvedge. Elles doivent être remises en état, mais l'attrait des clients pour ces jeans haut de gamme et pour le made in France incitent des industriels à en remettre en marche. Selon nos informations, un projet serait en cours dans l'Est de la France.
"Ce retour dans l'industrie textile de qualité serait une bonne nouvelle. Si un Français produit bientôt des selvedge, nous proposerons à notre tour des jeans 100% français", espère le dirigeant de Champ de Manoeuvre. Pour lui, ce serait un retour aux sources. "Il ne faut pas oublier que 'denim' signifie 'de Nimes', ville dans laquelle s'approvisionnait les Américains au XIXème siècle et que le jean est la toile produite à Gènes pour les voiles de bateaux". 

Selon Mr Pascal SAMAMA - BFMTV - dimanche 2 février 2020

 



19/02/2020

La liberté d'entreprendre connaîtra bientôt des limites....

C'est probablement une décision à portée historique, qui illustre bien l'importance prise par la protection de l'environnement dans la société française. 
Ce vendredi 31/1/2020, le Conseil constitutionnel a établi une nouvelle jurisprudence dont les répercussions devraient être profondes dans le monde de l'entreprise. Dans leur décision, les "Sages" affirment ainsi que la liberté d'entreprendre, à valeur constitutionnelle, pouvait être limitée au motif de la protection de l'environnement.

Des principes contradictoires?
Concrètement, le Conseil constitutionnel avait été saisi par le Conseil d'Etat d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), une procédure qui vise à combler un vide juridique, ou de trancher entre deux règles apparemment paradoxales.
En l'occurrence, l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP) qui regroupe des entreprises de produits phytosanitaires comme Bayer ou BASF, avait dans le viseur un nouvel article inscrit le 30 octobre 2018 au code rural et de la pêche maritime, qui interdit "la production, le stockage et la circulation" dans l'UE de "produits phytopharmaceutiques contenant des substances actives non approuvées pour des raisons liées à la protection de la santé humaine ou animale ou de l'environnement." Les chimistes espéraient, en fait, continuer à produire et exporter, notamment en Afrique, des pesticides désormais interdits Europe, au nom de "la liberté d'entreprendre", reconnue comme un "principe à valeur constitutionnelle".
Mais les Sages ont rappelé en parallèle la valeur constitutionnelle de la Charte de l'environnement qui souligne que "la préservation de l'environnement doit être recherchée au même titre que les autres intérêts fondamentaux de la Nation." Tout comme ils ont évoqué la garantie de la "protection de la santé", inscrite Préambule de la Constitution de 1946.
Face à cette sorte de contradiction, ils ont donc tranché.

Le Conseil constitutionnel rappelle, par ailleurs, que l'application de l'article en question a été différée au 1 janvier 2022. "Le législateur a laissé aux entreprises qui y seront soumises un délai d'un peu plus de trois ans pour adapter en conséquence leur activité" explique la décision.
Résultat, la situation présentée "n'est pas manifestement déséquilibrée entre la liberté d'entreprendre et les objectifs de valeur constitutionnelle de protection de l'environnement et de la santé."

Selon Mr Thomas Leroy - BFM Business - vendredi 31 janvier 2020