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15/06/2020

Lien entre recul de la biodiversité et hausse des pandémies selon des scientifiques...

Un panel d’experts a fait la synthèse des connaissances sur les corrélations entre le recul de la biodiversité et la hausse du nombre d'épidémies comme celle du Covid-19.
C’est un document précieux, qui fait le point sur les liens entre la pandémie du Covid-19 et la crise de la biodiversité. Rédigé par un large panel d’experts de l’environnement et de la santé (du Museum d’Histoire naturelle, du CNRS, de l’INRAE, de l’Institut Pasteur, de l’Anses, de l’OFB, etc.) à la demande de l’ambassadeur à l’environnement, Yann Wehrling, il permet aux pouvoirs publics français de disposer d’un avis scientifique sur le sujet. Mis en ligne le 15 mai sur le site de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB), il se présente sous la forme de 22 fiches répondant chacune à des questions précises, cherchant à expliquer les phénomènes de zoonoses (les maladies et infections dont les agents pathogènes se transmettent naturellement des animaux vertébrés à l’homme) et à établir des recommandations face aux risques de celles-ci. Chacune des fiches, dont le contenu se base sur les travaux publiés dans des revues internationales à comité de lecture, expose quels sont les éléments de consensus et de dissensus scientifique sur la question, quels sont le s manques de connaissances ou les biais analytiques, les besoins de recherche et explore le cas particulier du Covid-19.

Plus d’épidémies: Le rapport permet ainsi d’établir qu’on observe une augmentation du nombre d’épidémies chez l’humain depuis cinquante ans, en particulier d’origine animale, «avec une mortalité très variable entre elles (quelques dizaines de cas pour SRAS-CoV-1 et de 12 000 à 20 000 morts pour les maladies à virus Ebola)». Cette hausse du nombre d’épidémies d’origine zoonotique «peut, pour partie, s’expliquer par la multiplication des contacts entre les humains et la faune sauvage». Certains groupes d’animaux sont plus fréquemment que d’autres à l’origine de zoonoses : ceux présentant une forte proximité génétique et physiologique avec l’espèce humaine (mammifères – primates tout particulièrement –, mais aussi d’autres vertébrés comme les oiseaux) et les espèces à longue cohabitation avec l’espèce humaine : animaux domestiques (suidés notamment), commensaux (ceux qui vivent proches des humains, comme les rats ou certains insectes) et gibier. La présence d’un hôte intermédiaire permettant à l’agent infectieux de devenir pathogène pour l’espèce humaine est possible mais pas obligatoire. Certaines maladies zoonotiques peuvent en effet se transmettre directement de l’animal «réservoir» aux humains (rage, brucellose, tuberculose, Ebola, fièvres à hantavirus, leptospirose).

Lien avec la déforestation:La science «met en évidence de façon croissante des corrélations entre changements environnementaux globaux, perte de biodiversité et des services de régulation associés et émergence ou augmentation de la prévalence de maladies infectieuses», établit le rapport. «Il existe ainsi un fort consensus en faveur d’un lien entre déforestation, dans ses différentes dimensions, et multiplication des zoonoses, en Asie, Afrique et Amérique du Sud», indiquent les scientifiques.
Le développement des infrastructures humaines, et notamment des voies de communication, agit aussi comme un «facilitateur de zoonoses et contribue à les transformer en épidémies et pandémies». Idem pour le développement urbain, qui accroît les risques sanitaires en favorisant les contacts avec certains éléments de la faune sauvage, notamment dans les zones périurbaines. Le lien entre consommation de viande de brousse et maladies infectieuses émergentes «a été établi dans plusieurs cas», constate le rapport. Les risques d’infection sont amplifiés par une méconnaissance des risques sanitaires par les populations, et la demande croissante, en volume et en espèces, pour nourrir un marché de faune sauvage devenu urbain et global. Certes, «les élevages industriels permettent la mise en place de mesures de biosécurité, les risques d’émergence de maladies y sont donc moins fréquents, mais quand l’émergence se produit, une maladie peut s’y propager rapidement et gagner, via les échanges commerciaux, toute une filière de production, comme l’ont montré les épidémies de grippe aviaire».

Aires protégées: ôté solutions, les experts évoquent la tentation que pourraient avoir certains d’éliminer purement et simplement les espèces susceptibles d’être à l’origine de zoonoses. Mais «au-delà des problèmes éthiques qu’elle soulève», cette tentation apparaît «comme une gageure et surtout peut se révéler totalement contre-productive au regard de l’objectif sanitaire recherché et extrêmement coûteuse». Plutôt que d’envisager des éradications, populations humaines, animaux d’élevage et animaux de compagnie «doivent se tenir à distance des hôtes potentiels de pathogènes pouvant être à l’origine de zoonoses». Et quand c’est possible, la vaccination des humains, animaux domestiques ou d’élevage et des hôtes sauvages «constitue une solution éprouvée». Il est aussi nécessaire de «mieux comprendre les relations complexes et très diversifiées que les humains entretiennent avec la faune sauvage» et d’investir «dans la sensibilisation, dans l’éducation», notamment des enfants, afin de réduire les risques d’interactions directes avec la faune sauvage. Les scientifiques estiment par ailleurs qu’il faut développer les aires protégées pour préserver les habitats de la faune sauvage et réduire ses contacts avec les humains. Cette stratégie de développement des aires protégées devrait favoriser le dialogue avec les populations locales, «qui peuvent être des acteurs de la protection de la biodiversité».

Le document identifie un certain nombre de lacunes et de manques de connaissances, et les experts comptent donc poursuivre leurs travaux et enrichir ceux-ci au fur et à mesure des apports de la communauté scientifique. Mais il constitue déjà un état des lieux complet des recherches actuelles, permettant d’aider à analyser les causes de la pandémie de Covid-19, d’en tirer les enseignements et de prendre des mesures préventives pour réduire les risques de survenue d’une nouvelle pandémie. «Référence»: Le but étant, in fine, que ce document «serve de référence pour des travaux qui se poursuivront à l’échelle internationale», avance Yann Wehrling. La Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES, un groupe international d’experts sur la biodiversité équivalent à celui du Giec pour le climat), planche en ce moment sur le même sujet «pandémies et biodiversité», dans le but de rendre une copie aux Etats en septembre, date à laquelle doit avoir lieu à New York un sommet de l’ONU sur la biodiversité. Dans cette optique, et à la lumière du rapport des experts français, Yann Wehrling a transmis ce vendredi une série de recommandations aux sept ministères concernés (Environnement, Affaires étrangères, Agriculture, Santé, Recherche, Outre-Mer, et Economie), qu’il espère voir portées à l’échelle internationale. Parmi les chantiers qu’il souhaite voir ouvrir, figurent le renforcement de la recherche en santé-environnement, une «régulation voire une interdiction des marchés, commerces, et consommations d’animaux sauvages vivants, ou du moins des espèces les plus probablement vectrices de maladies infectieuses», le renforcement de la protection des habitats naturels notamment en zone intertropicale afin de réduire au maximum les brassages homme-faune sauvage et une prudence sur les élevages et les transports d’animaux. Dans tous les cas, si la France venait à adopter et défendre ce type de mesures, elle devrait peser de tout son poids face aux administrations de Donald Trump aux Etats-Unis et de Jair Bolsonaro au Brésil, hostiles à la protection de la biodiversité.
Selon Mme Coralie Schaub - Liberation - dimanche 24 mai 2020

14/06/2020

Le cri d'appel des libraires, auteurs et éditeurs...

Plus de 600 acteurs de la filière du livre signent une tribune dans Le Monde pour demander au chef de l'État de venir en aide au secteur. Un collectif de plus de 600 éditeurs, auteurs et libraires a publié samedi une tribune adressée au chef de l'État afin qu'il agisse pour "sauver" la filière du livre mise en danger par l'épidémie de Covid-19, alors que le gouvernement dit travailler à un "plan de soutien". La fermeture complète des librairies a entraîné, pour celles-ci, une perte de la quasi-totalité de leur chiffre d'affaires et de plus de 80% pour les maisons d'édition, rappellent les signataires de la tribune publiée par Le Monde.
"Une urgence absolue"

"Il y a désormais une urgence absolue à intervenir avant l'été", insistent les signataires qui souhaitent "une aide de plusieurs centaines de millions d'euros" pour la filière.
Le livre, "grand oublié"
"Si un plan de relance ambitieux en faveur du livre et de la lecture n'est pas enclenché, de nombreux acteurs vont disparaître, d'autres vont devoir lutter pour seulement survivre", ont indiqué par ailleurs le Syndicat national de l'édition (SNE), le Syndicat de la librairie française (SLF) et le Conseil permanent des écrivains (CPE) dans un communiqué commun adressé à l'AFP. Le ministre de la Culture, Franck Riester a annoncé vendredi sur son compte twitter qu'il travaillait avec le ministre de l'Économie Bruno Le Maire "à un plan de soutien de la chaîne du livre en concertation avec l'ensemble des professionnels de la filière". Il a promis des mesures "à la fin de la semaine prochaine".

Selon B.P., avec AFP - BFMTV - samedi 23 mai 2020

 

13/06/2020

La transition énergétique passe par la biomasse...

Dans le magazine mensuel Plantes et Santé, Mme Claire Lecoeuvre a écrit un article très complet concernant des solutions à échelle humaine pour changer de modèle énergétique. Selon elle, "la biomasse, ensemble de la matière organique d'origine végétale ou animale, pourrait être une des solutions pour faire évoluer notre consommation d'énergie vers un système plus respectueux de l'environnement et des êtres humains".

En effet, soyons réalistes: l'enjeu énergétique est omniprésent dans le monde d'aujourd'hui. Nous savons qu'une plus grande maîtrise des émissions de gaz à effet de serre passe par les énergies renouvelables. Or, la biomasse, qui semble avoir un bel avenir, est issue, en majorité du bois. Les forêts en France sont réparties entre 10 millions de propriétaires, qui ont souvent du mal à exploiter et à gérer durablement leurs hectares malgré les aides mises en place depuis 2009 par le gouvernement. La filière bois demande un plan de gestion adapté.*

Aussi, une technologie qui produit en même temps de l'énergie thermique et de l'électricité à partir d'un même combustible semble préférable. On nomme ce procédé la cogénération". Il a été surtout pour le moment mis en oeuvre par des industriels et des collectivités. Enfin, l'utilisation des déchets générés par notre mode de vie et par les fermes est à l'étude notamment par l'ADEME (biogaz, méthanisation...). Toutefois, malgré la recherche de solutions à taille humaine, la question des rendements et celle de la taille des installations reste posée dans notre pays...

A nous citoyens de peser sur les décisions politiques à prendre pour que le pétrole soit cependant peu à peu remplacé par la méthanisation de résidus agricoles et des alternatives durables, en commençant par du compost ménager partout où c'est possible pour chacun de nous!

Lyliane

12/06/2020

Ateliers de coaching féminin ou féministe...

Cours sur des femmes méconnues, atelier de négociation salariale pour les femmes, découverte de Paris sous l’angle féministe… Du côté du privé comme de l’associatif, l’offre autour de la transmission féministe auprès du grand public se développe et s’est adaptée à la crise sanitaire.
Un mardi soir du monde d’avant, pré-crise sanitaire, dans le XI arrondissement de Paris. Une vingtaine de femmes sortent carnets et ordis pour un cours assez particulier : toutes sont là pour apprendre à négocier leur salaire. La séance de deux heures trente commence par un constat : «Les femmes gagnent en moyenne 10% de moins qu’un homme en France.» Missionné par Gloria Community, une jeune start-up créée en avril dont il est l’associé, Guillaume Da Mota, 35 ans, DRH chez L’Oréal, entend bien contribuer à briser ce statu quo. «Durant les milliers d’entretiens que j’ai fait passer, les femmes se mettent souvent en posture de respect d’autorité, ne veulent pas déranger et n’ont pas la même confiance en elles.

Lors du cours de l'atelier Gloria Community. Photo Stéphane Lagoutte. Myop pour Libération
Le cours du jour se fait dans l’interaction. Evelyne, 46 ans, emmitouflée dans une écharpe rose : «Comment savoir combien je vaux ?» A qui s’adresser, à quels moments, quels arguments utiliser…? Les élèves du jour notent, studieuses, les conseils du DRH. Avant de passer à la pratique lors de deux exercices. Wendy (1), 29 ans, chargée de marketing, lâche : «Je manque de confiance en moi pour demander le salaire que je mérite. En tant que femme, on a une forme d’autocensure, cet atelier devrait m’aider.» Des ateliers en présentiel qui se sont réinventés pendant le confinement dans un format en ligne.
«Temps de formation sur le fond et la forme»
A la tête de Gloria, Florie Benhamou et Laura Lasry, 33 ans, ont eu le déclic féministe en devenant mères. Leur réflexion les a amenées à revoir leurs parcours dans des start-up comme Groupon, Doctolib ou Frichti à la lumière de conditionnements sexistes. Leurs ateliers de gestion de carrière non mixtes (retour de congé maternité, propulser sa carrière) se mêlent à des propositions de sensibilisation ouvertes à tou·te·s (éducation non sexiste, initiation au féminisme, charge mentale). Autant d’initiatives basées sur la conviction qu’on ne naît pas féministe, mais qu’on le devient. A l’expérience personnelle prépondérante pourrait désormais se mêler du «coaching» à l’égalité : Gloria s’inscrit dans le développement récent d’une offre de conseil spécifique auprès du grand public dans le privé tout comme dans l’associatif, depuis longtemps positionné sur ce créneau.
La transmission féministe se fait sous des formes variées. La plus «traditionnelle», celle des associations : depuis sa création en 2009, Osez le féminisme organise deux fois l’an des «Feminist Camps». Deux jours de partage où 150 femmes; mais aussi quelques hommes jonglent entre ateliers techniques (rédiger un communiqué de presse, prendre la parole en public) et thématiques (injonctions à l’épilation, histoire féministe, violences sexuelles, etc). Un week-end similaire a été organisé en janvier par Nous toutes avec 500 personnes. «A chaque événement, il y a systématiquement un temps de formation sur le fond et la forme. On rappelle aussi à chaque fois les chiffres clés, les mécanismes des violences et les numéros utiles», explique Caroline De Haas, 39 ans, du collectif Nous toutes.
«Sensibiliser de façon ludique»
Loin de stopper cette dynamique, le confinement, marqué par une augmentation sensible des violences conjugales et intrafamiliales, a permis au collectif d’amplifier cette sensibilisation. Des formations en ligne gratuites de deux heures trente, animées en visioconférence par Caroline De Haas ou d’autres militantes, ont rencontré un réel succès. En tout, 26 sessions auront eu lieu d’ici le 30 mai et plus de 20 000 personnes auront été formées. Ces séances interactives de deux niveaux donnent des clés pour identifier les différents types de violences, mieux les détecter et accompagner les victimes. «Pendant le confinement, c’est le moyen que j’ai trouvé de me rendre utile. Si on est 200 000 à avoir ces outils en mains, on va faire reculer les violences dans la société», explique la militante, surprise d’un tel intérêt. Une dernière session ouverte à 10 000 personnes est programmée le 30 mai. Un projet d’ampleur permis par une collecte en ligne, dont l’objectif a été rempli en seulement quatre heures. «Je ne sais pas si on pourra pérenniser ces formations par la suite, c’est une question de temps et de disponibilités», note Caroline De Haas.
Le Salon des dames a choisi une autre formule et s’apprêtait à ouvrir fin mars une «école féministe». Un projet repoussé par la crise sanitaire. Céline Bizière, 29 ans, présidente de l’ONG mais aussi docteure en linguistique, compte éduquer le public avec comme accroche la découverte de «femmes qui ont tant fait et sont encore invisibilisées». Du côté du privé, Feminists in the City (ex-Feminists of Paris) s’est fait connaître pour ses visites de Paris (et désormais de plusieurs autres villes de France) sous l’angle féministe : street art, Simone de Beauvoir ou encore la chasse aux sorcières. Une manière pour Julie Marangé et Cécile Fara, 24 ans, diplômées de Sciences-Po et qui ont toutes deux suivi des études de genres en Angleterre de «sensibiliser de façon ludique». On pourrait aussi citer l’agence Nkali Works qui aide les femmes de couleur à faire face aux discriminations au travail.
Ces formations féministes demeurent une niche, mais leur développement «est logique dans le sens où il y a une croissance de l’activité féministe», évalue Christine Bard, historienne spécialiste du féminisme. Caroline De Haas remarque : «Faire de la sensibilisation n’est pas nouveau dans les mouvements féministes, ce qui est nouveau à Nous toutes est de placer la formation comme un outil militant majeur. Le groupe F, ancêtre de Nous toutes, a été pensé comme une sorte d’"armée" d’agents secrets ultraformés sur la question des violences, capable partout où elle passe de convaincre les gens et les faire s’engager.»
«Eveiller les personnes qui peuvent se braquer»
Pour l’historienne, l’offre proposée par Gloria «est nouvelle car c’est du féminisme "pratico-pratique". Avant, c’était un bénéfice que l’on pouvait retirer de la fréquentation de groupes féministes par des échanges informels. Il y a une visée individuelle assumée, pas forcément contradictoire avec des moments plus collectifs.» Elle note également : «Ce qui peut être en rupture avec le passé est qu’une identité militante se concilie avec une activité professionnelle sans se cacher derrière des termes comme "genre", "égalité", "parité". Ça serait un indice d’une plus grande acceptation sociale du terme "féministe".» Sur ce point, le consensus n’a pas été trouvé. Cécile Fara : «S’appeler Feminists in the City est un parti pris, énormément de gens nous disent qu’ils ne comprennent pas pourquoi on utilise ce mot, que ça va empêcher des gens de venir. On veut justement le dédiaboliser.» Gloria a fait le choix contraire. Florie Benhamou explique : «Ayant la volonté de toucher le plus grand monde et d’éveiller des personnes qui peuvent se braquer quand on utilise ce terme-là, on l’a effacé de certaines façons de nous présenter.»
Caroline De Haas voit dans l’essor de ce type d’initiatives «la preuve d’un suractivisme féministe». Une abondance de projets qui «facilite l’organisation de ces formations, il y a vraiment une production intellectuelle variée, abondante et renouvelée», note Christine Bard. Les entrepreneuses voient toutes dans leurs projets une porte d’entrée plus facile au féminisme. «Tout le monde ne se sentirait pas à l’aise de commencer à s’intéresser à ce sujet d’aller dans des associations pour militer car ça devient un engagement plus important. C’est complémentaire», estime Cécile Fara. D’autant plus que les participants sont loin d’être tous déjà sensibilisés. «Pas mal de personnes viennent justement pour découvrir le féminisme», assure Fabienne el-Khoury, porte-parole d’Osez le féminisme. Un constat partagé par toutes nos interlocutrices, qui notent la participation d’une majorité de femmes, souvent jeunes.
Ces créations d’entreprises sont en tout cas un signe que le féminisme est fort aujourd’hui. Mais certaines militantes craignent une récupération commerciale de la cause. Fabienne el-Khoury pondère : «Il faut être vigilant mais c’est une bonne chose que l’on essaie toutes de faire ce qu’on peut pour changer la société.» Céline Bizière abonde : «Rendre à la mode le féminisme permettra à terme, je l’espère une ouverture vers une réelle réflexion. À l’époque, on me traitait de "Simone Veil", pour m’insulter» Aujourd’hui, on n’oserait pas me faire cet honneur.» Des «énormités sont parfois dites», mais l’essentiel est pour elle que «les femmes en sortent plus fortes, un peu plus conscientes, les hommes plus volontaires.» Charge aux participantes d’avoir une certaine vigilance sur le contenu de ces formations. L’historienne estime que ces nouvelles formes hybrides de militantisme doivent s’inscrire en complément d’un féminisme contestataire.
Selon Mme Marlène Thomas - Liberation - vendredi 22 mai 2020

11/06/2020

Le pouvoir des bourgeons pour se soigner...

Mme Carole de Landtsheer dans Version Fémina s'intéresse à l'utilisation des jeunes pousses et bourgeons pour se soigner. Cette discipline naturelle, appelée gemmothérapie, serait en pleine explosion. Cette branche de la phytothérapie remonterait au Moyen-Age, si l'on en croit les écrits de la religieuse Hildegarde von Bingen, qui préconisait déjà le recours à certaines souches. Toutefois, il faudra attendre les années 60 pour que cette discipline, qui "considère les bourgeons, les jeunes pousses et les radicelles comme de véritables principes actifs, donne réellement naissance à une thérapie". Un médecin homéopathe belge, le Dr Pol Henry, fut à l'origine de cette renaissance de ce qu'on nomme aujourd'hui la "phytembryothérapie".

En règle générale,les indications des plantes sont les mêmes qu'en phytothérapie traditionnelle. L'avantage des bourgeons est qu'ils offrent une concentration élevée en principes actifs (micronutriments comme des oligo-éléments, des vitamines et des polyphénols), expliquent le Dr Françoise Couic-Marinier, naturopathe et le Dr Jean-Michel Morel, phytothérapeute. Il semblerait, selon eux,"qu'une solution de bourgeons est dix fois plus efficace que la teinture-mère d'une plante adulte". Il existe des macérats concentrés ou macérats mères (1 goutte par 10 kg de poids) et des macérats glycérinés D1 (50% de glycérine et 50% d'alcool). Seules les personnes en sevrage alcoolique doivent s'en abstenir.

La gemmothérapie s'inscrit dans des traitements au long cours (9mois au moins). C'est une alternative aux traitements médicamenteux induisant des effets secondaires. Par exemple, une cure de bourgeons de séquoïa est conseillée pour les  seniors, car elle améliore la souplesse articulaire et freine l'ostéoporose. Le bourgeon de cassis a des vertus anti-inflammatoires et remplace les corticoïdes. Son activité a été analysée et elle est réputée stimuler la sécrétion de cortisol. Contre les états anxieux en cette période de pandémie, le bourgeon de figuier associé au bourgeon d'aubépine régule la nervosité( cure de 3 mois environ). Le bourgeon de tilleul a des vertus sédatives et tranquillisantes. Il faut les prendre chaque soir une heure avant le coucher.  Même pour les enfants dès 30 mois et les femmes enceintes, les bourgeons sont indiqués. On trouve les bourgeons en vente libre dans les pharmacies. Mais il est mieux de consulter un naturopathe ou un homéopathe, si l'on est allergique ou atteint d'une maladie sérieuse.

Lyliane

 

10/06/2020

Faudrait-il fermer le réacteur obsolète du Tricastin?

 

 
 
 
 

09/06/2020

Journée mondiale des abeilles, il est urgent d'agir ...

       
 
 
Une action concrète
Zone de BZZZ logo
 
A l'occasion de
la journée mondiale des abeilles
 
semons des graines mellifères
 
 
Chères amies, chers amis.
Plus de 7 500 personnes ont déjà créé une Zone de BZZZ en semant des graines spécialement sélectionnées par un semencier bio pour nourrir les insectes pollinisateurs.
Sans les insectes pollinisateurs, la plupart de nos fruits et légumes ne pourraient pas être cultivés. 80% des espèces végétales et 84 % des espèces cultivées en Europe dépendent directement de la pollinisation.
En dix ans, les ventes d’insecticides ont augmenté de 350% en France ! Triste record qui place la France dans le peloton de tête des plus gros utilisateurs de pesticides !!! En 2018, ce sont 76 701 tonnes de substances actives qui ont été achetées. Or, chacun sait désormais que ces produits toxiques ont un impact significatif sur les habitats naturels, les populations d’abeilles et insectes pollinisateurs.
IL Y A URGENCE

Les Nations Unies ont créé cette journée mondiale des abeilles pour attirer l’attention sur l’effondrement des populations d’abeilles ! Nous pouvons agir concrètement en offrant aux pollinisateurs des espaces de fleurs source de biodiversité.
 
Créez une Zone de BZZZ
Ou cliquez sur le lien : https://fr.ulule.

08/06/2020

Journée mondiale de l'océan selon Greenpeace...

 

Nous célébrons aujourd’hui la Journée mondiale de l’océan. À cette occasion, nous voudrions partager une bonne nouvelle avec vous : le nombre de baleines à bosse augmente ! L’une des populations de l'Atlantique Sud a, par exemple, retrouvé 93 % de ses effectifs recensés au 19e siècle. C’est ce que révèle l’étude que décrypte le Dr Kirsten Thompson, scientifique spécialiste de la faune marine de l'université d'Exeter au Royaume-Uni, dans un article publié dans le Time Magazine. Le Dr Thompson faisait partie des scientifiques qui étaient à bord de nos bateaux l’année passée, pour notre expédition de l’Arctique à l’Antarctique.

Avant l’interdiction de la chasse à la baleine en 1986, de nombreuses populations de baleines avaient été pratiquement décimées. Ces découvertes réjouissantes nous montrent à quel point la mise en place de mesures de protection est vitale pour permettre à une espèce de se rétablir. La partie n’est pas encore totalement gagnée cependant, car de nombreuses menaces pèsent encore sur les océans : surpêche, forages en eaux profondes, pollution plastique mais aussi dérèglements climatiques, qui mettent en danger toute la biodiversité qu’ils abritent.

C’est pourquoi, comme vous le savez sans doute déjà, Greenpeace demande l’adoption par les Nations unies d’un traité ambitieux pour les océans, qui permettra la création d’aires marines protégées dans les eaux internationales. D’après les scientifiques, il est indispensable de protéger ainsi au moins 30 % des océans d’ici à 2030 pour garantir leur bonne santé globale sur le long terme.

Je soutiens Greenpeace
pour protéger les océans



est la preuve. Aussi, nous espérons pouvoir compter sur votre engagement .

Merci infiniment,

L’équipe Greenpeace

Donation-partage, est-ce la solution idéale?

Dans Version Fémina, Mme Laurence Ollivier fait le point avec Maître Marie-Hélène Pero Augereau, notaire à Chevreuse (78), membre du groupe Monassier, au  sujet des successions,  afin que celles-ci "ne riment pas avec zizanie". Si l'on veut, en effet,  préparer la transmission équitable de ses biens, entre tous ses enfants sans se déposséder totalement, plusieurs options sont possibles. La première est le testament- partage. Contrairement à une donation, le transfert de propriété n'intervient qu'aprèss le décès. La seconde est la donation-partage avec démembrement de propriété. En fait, c'est la possibilité de donner tout en conservant le droit d'habiter ou de percevoir des loyers, si le bien est un logement.

Contrairement à une donation  simple, grâce à laquelle on gratifie une seule personne, avec une donation-partage, on peut donner par anticipation sur la succession une fraction de son patrimoine répartie à parts égales entre ses enfants et éventuellement ses petits-enfants. En pratique, il s'agit de constituer des lots de valeur équivalente que l'on répartit entre eux. Cette solution aurait un rôle pacificateur. Les lots distincts évitent, en effet, par la suite des disputes autour d'un même bien. De plus, on arrête les comptes au jour de la signature de la donation-partage, contrairement à une donation classique.

Par contre, il faut bien réfléchir car cela appauvrit celui qui donne. Le transfert de propriété étant immédiat, prendre conseil auprès de son notaire, car tout dépend de la consistance du patrimoine, de l'âge du donateur et de ses désirs. Pour en savoir davantage, rendez-vous sur le site officiel des notaires de France: www.notaires.fr.

Lyliane

07/06/2020

Prévenir les cancers de la peau...

Dans le Journal de l'Institut Curie, un article nous donne de précieuses indications concernant la prévention des cancers de la peau. En effet, deux tiers des cancers de la peau seraient imputables à une exposition au soleil trop importante. Le nombre de nouveaux cas de cancer de la peau a triplé entre 1980 et 2012 selon la Fondation ARC. Cette augmentation s'expliquerait par l'évolution des habitudes d'exposition aux rayonnements UV solaires et artificiels au cours des 40 dernières années. Ces expositions constitueraient le facteur de risque le plus important.

Il existe différents types de cancers cutanés selon l'atteinte de l'épiderme, du derme ou de l'hypoderme.  Les carcinomes représentent 90% des cancers de la peau. Ils sont localisés sur les zones du corps exposées: visage, cou, épaules, avant-bras, jambes. Les plus fréquents sont les basocellulaires (les moins graves) ou épidermoïdes, plus rares mais plus agressifs. Pour le moment, le seul traitement est l'exérèse chirurgicale. Ces cancers ne métastasent pas, mais les tumeurs peuvent s'étendre en surface de la peau, d'où l'importance d'un dépistage précoce.

L'autre catégorie de cancers de la peau sont les mélanomes. C'est la forme la plus grave et elle représente 1,2% des décès par cancer tous sexes confondus. Elle peut être localisée n'importe où, y compris sur le cuir chevelu. L'exposition au soleil excessive et chronique est le principal facteur de risques. L'exérèse chirurgicale est également nécessaire. Toutefois, ce cancer étant à fort potentiel métastasique, il peut s'étendre rapidement aux autres organes, d'où l'importance d'un dépistage précoce. Des traitements complémentaires par radiothérapie, chimiothérapie et immunothérapie sont indiqués.

La prévention des cancers de la peau demande des mesures strictes: éviter le soleil entre 12h et 16h, appliquer une crème solaire haute protection et renouveler souvent l'opération et surtout éviter les cabines de bronzage. Il est aussi recommandé de se couvrir avec des vêtements, un chapeau et des lunettes, notamment si l'on est avec de jeunes enfants. En cas de lésion douteuse évolutive ou dont l'aspect s'est modifié, consulter au plus vite un dermatologue. Pour en savoir plus, se connecter sur: www.e-cancer.fr.

Lyliane

 

06/06/2020

Comment réduire la consommation d'énergie?

L'enjeu de la nouvelle décennie est de réduire massivement la consommation d'énergie et de verdir l'énergie qui continuera à être consommée. Dans cette course contre la montre, la recherche de performance énergétique doit être à l'origine de tout projet de construction, de rénovation, d'exploitation et de démantèlement d'un bâtiment. La rénovation a cependant un potentiel de réduction carbone considérable. Avec un taux de renouvellement de 1 % par an, le parc immobilier de 2030 sera constitué à 85 % de logements construits avant la réglementation environnementale de 2020, voire même avant la réglementation thermique de 2012 : ils devront être rénovés en priorité pour réduire la consommation du secteur qui représente aujourd'hui 45 % de la consommation nationale.
Heureusement, nous disposons dorénavant d'un panel de solutions efficaces pour parvenir à une réduction spectaculaire des dépenses énergétiques de tous types de bâtiments. Qu'il s'agisse d'intervenir sur l'enveloppe du bâti, d'améliorer les équipements ou de piloter intelligemment les consommations, chaque action de décarbonation est une démarche unique, réalisée sur-mesure en fonction des spécificités du bâtiment.

Place aux énergies renouvelables
Une fois que les besoins énergétiques sont ajustés, le remplacement des énergies fossiles par des énergies renouvelables représente un puissant levier de décarbonation. En sachant qu'il n'existe à ce jour aucune recette miracle qui permette de remplacer l'énergie consommée dans le bâtiment par une seule énergie décarbonée, toute la réflexion consiste alors à élaborer le meilleur mix énergétique pour chaque bâtiment, en étudiant les potentialités du territoire.
Toutes ces solutions ont fait leur preuve, mais encore faut-il maintenir les résultats dans la durée. Pour cela, les contrats de performance énergétique (CPE), qui offrent la garantie d'économies claires, mesurables et durables sont les meilleurs alliés de la transition zéro carbone : ils doivent maintenant devenir un réflexe pour toutes les parties prenantes de la filière BTP.

LES SOLUTIONS
INVESTIR DANS DES TRAVAUX BÂTIMENTAIRES
Dans les bâtiments construits avant les années 2000, le manque d'isolation est compensé en hiver par une hausse du chauffage qui fait monter la consommation d'énergie en flèche. Dans le secteur de l'habitat, les logements qui écopent d'un E, d'un F ou d'un G à l'issue de leur DPE sont non seulement terriblement énergivores, mais créent des situations de précarité énergétique intolérables. Pour pallier ces problèmes d'étanchéité de l'enveloppe, la première chose à faire est alors d'effectuer des travaux pour changer les ouvrants et mieux isoler les murs et la toiture.

RENOUVELER LES ÉQUIPEMENTS
À niveau de confort équivalent, le simple remplacement des installations de chauffage et de refroidissement pour des appareils à haute performance permet de réaliser des économies d'énergie importantes, avec un retour sur investissement maîtrisé. Longtemps réservées à l'industrie et aux grands bâtiments tertiaires, les mini et les micro-cogénérations apportent aussi une solution innovante pour produire simultanément et localement du chauffage, de l'eau chaude et de l'électricité à partir du gaz naturel, en réduisant la consommation d'énergie primans la France entière, le remplacement des ampoules classiques par des LED se poursuit, soutenu par la réglementation et l'intérêt économique des grands acteurs du tertiaire. En divisant la facture par cinq et les frais de maintenance par dix, le « relamping » s'est imposé dans le paysage tertiaire à la fois grâce à son retour sur investissement rapide et au confort lumineux qu'il procure aux employés.

PASSER AUX ÉNERGIES RENOUVELABLES AVEC LE BON MIX ÉNERGÉTIQUE
La production locale d'énergies renouvelables et de récupération sera l'un des piliers de la transition énergétique des territoires. Au niveau du bâtiment, cela consiste à le raccorder à un réseau de chaleur/froid local ou à prévoir des équipements de production d'énergies renouvelables adaptés à son environnement et à ses besoins. Dans tous les cas, la création du mix énergétique est unique et doit tenir compte des sources localement disponibles en analysant les besoins d'électricité, de chaleur, d'eau chaude sanitaire et de froid.
En fonction des ressources du territoire, le mix énergétique peut intégrer différentes sources d'énergies décarbonées :

- Le raccordement à un réseau de chaleur urbain, qui alimente les immeubles raccordés via un réseau de canalisations situé sous la voirie sous forme d'eau chaude ou de vapeur.

- Le raccordement à un réseau de froid urbain, qui distribue de l'eau glacée, afin d'alimenter en fraîcheur les bâtiments qui lui sont raccordés.

- La production d'énergie solaire, en toiture ou ombrière avec des panneaux photovoltaïques pour l'électricité et du solaire thermique pour la production d'eau chaude.

- L'installation d'une chaudière biomasse à condensation, qui permet de fabriquer de l'énergie grâce à la chaleur dégagée par la combustion de bois, de végétaux.

- L'installation d'une pompe à chaleur, qui récupère naturellement les calories présentes dans l'air extérieur, dans le sol ou dans les eaux de récupération.

- L'installation d'un échangeur thermique qui récupère les calories issues de l'eau chaude des nappes sous-terraines.
En complément de ressources locales, le mix énergétique peut également inclure un contrat d'électricité de gré à gré (Power Purchase Agreement) qui permet non seulement de bénéficier d'une électricité verte en direct tout en contribuant au développement du parc d'énergies renouvelables, mais aussi de se prémunir de la volatilité du marché de l'électricité et ainsi de maîtriser son budget énergie sur la durée. Longtemps réservée aux grands acteurs économiques, cette solution peut dorénavant s'intégrer dans une offre globale de performance énergétique.

 PASSER À L'HYDROGÈNE VERT: Encore peu répandue, l'utilisation d'hydrogène vert s'impose déjà comme l'un des futurs piliers de la transition énergétique. Ce gaz léger, très abondant dans l'univers, peut être produit sans émission de CO2 par électrolyse de l'eau, puis stocké sur de longues périodes sous forme liquide ou gazeuse. Il produit ensuite de l'électricité et de la chaleur via des piles à combustibles, et peut aussi alimenter une mini-cogénération. Alors que les énergies solaires et éoliennes sont soumises aux aléas climatiques, l'hydrogène vert apporte une solution de stockage d'énergie qui permet de répondre localement et efficacement à l'intermittence des énergies renouvelables ou aux fluctuations des besoins.
Dans le bâtiment, des solutions de production d'hydrogène vert intégrées sont à l'étude. Elles devraient permettre non seulement d'enrichir le mix énergétique, mais également de stocker de l'énergie sans batteries lithium-ion et de fournir du carburant vert aux usagers ou à une flotte de véhicules à hydrogène.

RÉCUPÉRER LA CHALEUR PRODUITE À D'AUTRES FINS
Utilisée depuis longtemps dans l'industrie, la récupération de chaleur dite « fatale » se développe aujourd'hui dans d'autres secteurs. Le principe est simple : lorsqu'un procédé génère de la chaleur vouée à s'évaporer dans la nature, des solutions techniques innovantes permettent de la canaliser pour la réutiliser ailleurs. On récupère ainsi la chaleur produite par les usines de production de métaux, de chimie ou de matériaux, mais aussi celle des papeteries, des fonderies et du secteur agro-alimentaire. Désormais, les nouvelles technologies permettent également de récupérer la chaleur fatale produite .

OPTIMISER SON EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE AVEC LE BIM
Le BIM, pour « Building Information Modeling », permet de créer une maquette numérique 3D en intégrant des données intelligentes sur la structure du bâtiment. De la conception à l'exploitation, cette méthode fournit une infinité de services à tous les corps de métier. Apparu en 2013, le BIM est devenu un outil de référence pour tous les grands chantiers, mais il doit encore devenir un réflexe pour que toutes les parties prenantes puissent partager une vision globale du bâti... et optimiser la performance énergétique. En intégrant à la maquette des données sur le contenu carbone des matériaux et leur coût carbone lié au recyclage, il devient un outil extrêmement performant pour maîtriser les émissions lors des phases de construction et de déconstruction. En maintenance, le BIM permet de simuler différents scénarios, d'anticiper les besoins et de parvenir à un pilotage affiné des consommations d'énergie.

RÉDUIRE SON EMPREINTE CARBONE GRÂCE AU DIGITAL
Les nouvelles solutions digitales permettent d'optimiser facilement la consommation énergétique et l'exploitation des bâtiments, grâce au recours à l'IA et à la collecte et la centralisation des données d'usage réel.
Dans un deuxième temps, des objets connectés sont installés pour détecter les flux, la présence d'usagers, l'ouverture des portes et des fenêtres... Les données sont ensuite envoyées à une plateforme de pilotage qui permet de distribuer l'énergie là où elle est nécessaire, quand elle est nécessaire. Ces solutions permettent d'améliorer le confort et la performance énergétique, de supprimer les consommations en inoccupation et d'apporter de nombreux services aux usagers.

17/ MASSIFIER LES CONTRATS DE PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE (CPE)

Le dernier levier de la boîte à outils de la transition énergétique est juridique, mais il n'en est pas moins d'une efficacité implacable pour diminuer les consommations énergétiques d'un bâtiment de 20 à 60 %. Créés en 2006, ces contrats de performance énergétique permettent aux maîtres d'ouvrage de confier l'amélioration de l'efficacité énergétique de leur bâtiment à un prestataire qui s'engage sur un objectif de réduction des consommations finales quantifié et durable.

En tant que spécialiste de l'efficacité énergétique, le prestataire commence par réaliser un audit complet, puis met en œuvre un bouquet d'actions de performance énergétique active et passive et enfin garantit des économies d'énergie sur une période donnée, via une indemnisation du maître d'ouvrage en cas de sous-performance. Ses actions peuvent intégrer l'approvisionnement de l'énergie, les améliorations du bâti et des équipements techniques, ainsi que l'exploitation et la maintenance.

Après dix ans d'expériences, les CPE ont démontré leur efficacité auprès de l'ensemble des acteurs du marché. Indispensables pour booster la performance énergétique de bâtiments anciens, ils sont tout aussi incontournables pour garantir les bons résultats d'un bâtiment récent sur la durée. S'ils étaient développés à l'ensemble du parc immobilier tertiaire français, ces contrats seraient un atout de taille pour engager une réduction rapide de nos émissions de CO2 et réussir ainsi, ensemble, le défi de la transition énergétique.
Selon La Tribune Partenaire avec Engie Solutions - La Tribune - lundi 18 mai 2020

05/06/2020

Un essai pour faire naître une société nouvelle...

Ingénieur AgroParisTech, consultant et conférencier, François-Xavier Marquis vient d’écrire un essai à vocation pédagogique dans lequel il démonte le modèle financier en vigueur et propose des principes différents. Il illustre l’interdépendance entre la finance et notre quotidien qui génère les fragilités de notre modèle de société devant les crises. Rencontre.

Bonjour François-Xavier Marquis. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis un petit bonhomme de rien du tout de 65 ans qui a eu la chance de naître dans une famille sans problème. Sauf que depuis que j’ai fréquenté l’Afrique, j’ai été marqué par l’indécence de la richesse excessive. C’est bien de gagner de l’argent mais il y a des gains indécents qui ne devraient pas être et qui me taraudent…

Quel est votre parcours ?

J’ai commencé comme ingénieur agro. Puis dans les années 90, j’ai été ingénieur et docteur auprès de Chambres de Commerce et de l’industrie dans l’Ouest de la France. Internet a été très important pour moi, étant engagé sur la question de l’humain dans l’usage des technologies numériques et pour « une économie décente ». 

Dans mon évolution, je monte la première autorité de certification de signature électronique pour les Chambres de Commerce. Début 2000, je prends un poste de Directeur Général à la Chambre de Commerce de Saumur. Il sera suivi de deux autres : Organisation Patronale et OPCA. En 2014, je vais sur mes 60 ans et je me dis qu’il est temps de faire les choses pour moi-même.

Je suis appelé par le Président François Hollande pour créer la Grande École du Numérique (en compagnie de Gilles Roussel et de Stéphane Distinguin). Là, je me rends compte que l’Internet que nous avions voulu vingt ans plus tôt – un Internet social, solidaire, de partage de la connaissance, à des fins non lucratives – n’existe plus du tout. On était sur un Internet d’opportunité où une économie de l’indécence avait explosé avec des gens qui généraient des profits par milliards, sur rien…

J’ai écrit deux livres à ce sujet :

– « Société numérique : patrimoine humain ou crime contre l’humanité ? » l’Harmattan 2017 

– « Pensée ou Intelligence Artificielle ? De la stratégie à la formation, l’humain au cœur du numérique. » l’Harmattan 2018

Qu’est-ce qui vous a motivé à écrire cet essai « Covid 19 : Après le drame, l’espoir d’une société nouvelle » ?

Je suis toujours  dans cette réflexion quand arrive la crise économique de mars 2020. Le 4 mars 2020, on est confronté à une chute des cours de pétrole, à une explosion de la bulle financière qu’on attend depuis 4-5 ans et qui s’annonce être la plus terrible qui soit, 5 à 6 fois supérieure à la crise des subprimes…8 jours après, la pandémie est déclarée et du coup, bloque le monde. On a là la preuve que tout ce qu’on pense depuis des années n’est pas faux…

Le problème des masques illustre en grande partie les erreurs du système économique et financier que l’on vit depuis le début des années 70. On n’a ni stock ni production car il est plus rentable d’aller produire des masques en grande quantité à l’autre bout du monde plutôt qu’en petite quantité chez soi…

Vous proposez des principes pour un système qui se structure autour de l’humain…

Si on veut un système qui se structure autour de l’humain, de la vie, il faut changer les principes du système financier qui nous encadre. Et si on ne le fait pas, on ne pourra pas y arriver. Je base mon raisonnement sur les 4 principes suivants : 

  1. La vitesse n’est pas une qualité mais souvent un défaut.
  2. La monnaie n’est pas une finalité mais un indicateur d’échange
  3. L’économie part du terrain. Qu’est-ce qui crée la richesse ? Le travail des hommes et des femmes. La richesse se crée par consolidation successive du petit vers le grand et non l’inverse.
  4. L’équilibre énergie-planète. L’homme a besoin uniquement de deux choses aujourd’hui : la planète qui lui apporte ce dont il a besoin et l’énergie qui lui permet de le transformer. Si cela n’est pas préservé, les trois principes précédents ne peuvent pas fonctionner.

L’enjeu repose sur cette question : comment reconstruire un système humain, économique et financier?

Votre principal message à travers cet essai ?

Tout ce que je cherche est de dire qu’il faut repenser un système, ce qui n’est pas être révolutionnaire ! Entre 1971 et 2020, on a eu 35 crises économiques et financières…Il est vrai que le système de la mondialisation a apporté énormément de bénéfices jusqu’au milieu des années 90 mais les crises ont un effet cumulatif. A chaque crise, on reconsolide les banques, l’industrie et on appelle les États au secours qui s’endettent auprès de banques pour sauver des banques…On voit bien que plus on avance dans ce système plus il devient pervers. Ce système a 50 ans et à un moment, il faut le changer. Ce n’est pas hérétique de se poser des questions. Soit les peuples se font entendre, soit on laisse les dirigeants faire.

La pandémie est un énorme révélateur. On a une chance unique : on voit tous les dysfonctionnements de notre système. C’est un véritable contrat social qu’il faut recréer. Et je crois qu’on peut le faire, si on se fait entendre !

Vous dîtes aussi « Si on n’agit pas rapidement pour changer le monde, ce sera la rue qui s’en chargera… »

Évidemment ! On ne va jamais durablement à l’encontre des peuples. Les gilets jaunes n’arrivaient pas à mettre un mot sur ce qu’ils ressentaient viscéralement. Maintenant ils le pourront.

Un amoureux qui se fait plaquer sans comprendre, il va taper le mur. Dans notre situation, c’est pareil. Les gens n’ont plus de pouvoir d’achat, alors que les salaires sont augmentés. On a beau gagner plus, on a moins… Si on apporte pas des réponses, cela se passera dans la rue.

Êtes-vous optimiste quant à notre capacité à changer le système en place ?

En 65 ans, j’ai vu à travers l’Histoire, dans ma vie, de nombreux peuples qui ont fait changer le système car on ne résiste pas indéfiniment au peuple. Si on résiste trop violemment, cela finit avec des échafauds.

En revanche, ce qu’on oublie, nous, citoyens, c’est qu’une nation est un pacte social. Les États sont une émanation de nous-mêmes. Plutôt que de leur jeter la pierre, assumons notre rôle de citoyen. Jouons notre rôle démocratique : c’est pour cela que l’on doit se mobiliser.

Je ne suis qu’un petit bonhomme qui dit le monde qu’il aimerait voir avant de le quitter.

Vers un livre blanc d’un nouveau modèle de société ?

FX Marquis a cofondé avec Marc Bonan une action volontaire, citoyenne et strictement bénévole. L’objectif est de proposer un « livre blanc : après la pandémie de nouvelles bases pour la société. » Ces propositions seront faites à partir des échanges du forum et des rédactions du blog. L’enjeu est de rassembler des citoyens qui souhaitent proposer des solutions pour rendre notre société plus résiliente, plus réactive mais surtout plus humaine.

Lire l’essai de FX Marquis

Essai de François-Xavier Marquis « Covid 19 : Après le drame, l’espoir d’une société nouvelle par François-Xavier Marquis » dont l’intégralité des droits d’auteur sont reversés au SAMU SOCIAL : ICI et version numérique sur toutes les plateformes e-book.

Propos recueillis par Eva Mazur.

04/06/2020

Que nous apprend la Lune?

Cette étrange « faucille d’or dans le champ des étoiles » inspire les poètes depuis la nuit des temps. Mais à vrai dire c’est la science en général, les mathématiques, la mesure du temps, les religions et même les prémisses de la vie terrestre qu’elle a permis de susciter. Elle nous est si proche, tellement consubstantielle, que beaucoup d’astronomes parlent de « planète double » pour évoquer le couple Terre-Lune que nous formons, distant d’à peine 384 000 kilomètres en moyenne… Un bref essai illustré, synthétique et clair permet d’apprendre à peu près tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la lune sans jamais oser le demander. Son âge – 4,5 milliards d’années ; sa vitesse – 3600 km/h ; sa chaleur – 120 degrés Celsius le jour, moins 180 degrés la nuit ; sa taille – 3476 kilomètres de diamètre, soit un quart de celui de la Terre etc. Ce petit ouvrage, publié dans la collection « Espace des sciences » aux Editions Apogée, permet aussi d’apprendre une foule d’autres notions moins connues ou plus indirectement liées au satellite qui rythme nos nuits.
La Super Lune a ébloui le monde:
On découvre ainsi comment fonctionnent réellement les marées : il n’y a pas de flux ni de reflux de la mer, mais juste un énorme bourrelet d’eau « aimanté » par la force d’attraction de la lune et qui la suit dans son orbite pour faire le tour de la terre en 24 heures et 50 minutes. Plus étonnant, cette attraction lunaire joue aussi sur la croute terrestre, qui se soulève de 40 centimètres par endroits ! Il y a 400 millions d’années la force gravitationnelle était si intense qu’elle entraînait d’immenses tsunamis ; c’est ainsi que les première créatures marines se sont trouvées entraînées à l’air libre puis sont devenues terrestres pour survivre au ressac. Plus tard, les cycles lunatiques ont poussé les humains à mesurer le temps qui s’écoulait entre ses phases, établir les premiers calendriers, les règles de calcul, tracer dans le ciel les signes du zodiaque etc. tant il est vrai que le soleil nous éblouit, mais que la lune nous éclaire sans nous aveugler.
La lune s’éloigne et prend la tangente
On ne cesse ainsi, page après page, d’être ébahi par la richesse de tout ce qu’on découvre ou que l’on réapprend, schémas et photos à l’appui. Un seul regret, peut-être : le chapitre sur les liens entre les cycles naturels de la biosphère et la lune, traités avec des pincettes. Comme si l’auteur n’avait pas voulu débusquer trop de mythes, ni blesser ceux qui sont persuadés que la taille des plantes, des arbres ou des cheveux dépend des lunes gibbeuses. « Ce qui fait qu’on croit tant aux faux effets de la lune, c’est qu’il y en a des vrais, » assurait pourtant Blaise Pascal. Reste qu’à ce jour la recherche scientifique n’a trouvé que les huîtres - et une certaine petite espèce de vers marins dans le Pacifique sud- pour changer de comportement de manière avérée en fonction de la lune. Tout le reste : date de plantation des jardins, des récoltes, des insomnies ou des crimes d’amour, ne serait que l’effet accumulé de nos phantasmes au fil des siècles. Il y aurait donc de nombreux mystères naturels encore à éclaircir. Mais il s’agit de se hâter, car la lune s’éloigne et prend la tangente. Chaque année elle met 4 centimètres de plus entre elle et nous… Rien n’est éternel, pas même les astres.
Fiche technique:« La Lune, vérités et légendes », de Bernard Melguen, 70 pages, 10 euros, aux éditions Apogées.

Selon Mr Alfred de Montesquiou - Paris Match - samedi 16 mai 2020

03/06/2020

Dresser des chiens à détecter le virus Covid 19...

Pour Mashable, le journaliste Emmet Smith a contacté un centre londonien consacré à des formations en hygiène et médecine tropicale. Il a interrogé le professeur James Logan, qui dirige le département de contrôle des maladies. L'équipe du professeur Logan entraîne actuellement un groupe de chiens à utiliser leur odorat dans le but de détecter les personnes positives au Covid-19.

Depuis des années, Logan et ses partenaires travaillent notamment sur la façon dont certaines infections modifient notre odeur corporelle, de manière à utiliser ce facteur pour diagnostiquer des maladies. Parmi leurs travaux précédents, on peut citer une découverte importante au sujet du changement d'odeur lié à la malaria, qui a pour effet de rendre les sujets plus attrayants pour les moustiques, mais qui présente également l'avantage de pouvoir être détectée par des chiens suffisamment entraînés.

«Ayant toutes les raisons de croire que le Covid-19 change lui aussi l'odeur corporelle, nous avons décidé de travailler là-dessus», affirme James Logan dans une vidéo publiée par Mashable. C'est ainsi que six chiens détecteurs de malaria sont actuellement formés à repérer les sujets porteurs du coronavirus. Une fois les tests suffisamment concluants, l'objectif est de commencer à entraîner d'autres animaux.

Selon le professeur Logan, un chien peut actuellement scanner jusqu'à 250 personnes par heure. L'idée est de les utiliser notamment dans des lieux-clés tels que les ports ou les aéroports.

James Logan tient à se montrer rassurant: non, ces chiens ne peuvent pas être contaminés par le Covid-19, contrairement aux chats; non, ils ne peuvent pas non plus être des porteurs sains. En revanche, puisque le virus peut se fixer sur eux «comme sur n'importe quelle surface», Logan certifie que des protocoles très stricts ont été mis en place afin d'éviter qu'ils ne contaminent les personnes suivantes après avoir été en présence d'un cas positif... et afin de «garantir le bien-être» des animaux, dont il affirme avec insistance que c'est l'une de ses priorités.

Selon Slate.fr - Slate - samedi 16 mai 2020

02/06/2020

Les "Tiny House" ont le vent en poupe...

Tiny House : Qu'est-ce que c'est ?
Les "Tiny House", en français "micro-maisons" s’invitent peu à peu dans l’Hexagone. Le concept de ce mouvement ? Se contenter de moins, en privilégiant une habitation plus petite, unique, et surtout mobile. Montées sur des remorques, il est possible d’installer sa maison n’importe où. En plus, elle est équipée de tout le confort : double vitrage, chambre, salon, cuisine, salle de bain, terrasse, chauffage et même parfois d’une mezzanine ou encore d’un toit ouvrant. Des tiny houses, toujours plus modernes qui, en plus, s’adaptent à votre budget : il faut compter entre 30 000€ et 70 000€ pour s’offrir ces maisons à roulettes.

Mais d’où viennent-elles vraiment ?
Cela remonte à l'essor de certaines communautés nomades qui vivaient dans des roulottes, en huttes ou dans des yourtes. Ce mode de vie qui leur apportait beaucoup de liberté a engendré l'invention de maisons plus "confortables" plus proche des problématiques écologiques.

Selon  MmeAva Skoupsky - Oh My Mag - dimanche 17 mai 2020

01/06/2020

Un nouveau test sérologique français...

 

Une jeune entreprise creusoise, Carcidiag, a mis au point un kit de diagnostic sérologique Covid très prometteur. Il sera commercialisé dès le milieu du mois de juin.

 

Carcidiag a été créée en 2017, à Guéret, pour développer des kits de diagnostic du cancer. Elle a ainsi mis au point un kit très novateur qui détecte des sous-catégories de cellules responsables des métastases, de la résistance au traitement et de la récidive en matière de cancers du sein, des poumons et du colon.

De quoi permettre de déterminer l’intensité du traitement à appliquer dès la découverte de la maladie. Soit une réelle avancée médicale. Des études cliniques prospectives devaient débuter, en mai, avec des centres anticancéreux avant une mise sur le marché, fin 2020.
Essais cliniques en Espagne En raison du confinement, ces essais ont été reportés. La petite équipe de chercheurs de Carcidiag (10 salariés) a donc décidé de développer un kit de diagnostic du Covid. « Nous avons la technologie – la cytométrie en flux – et les connaissances, ce n’était pas très compliqué, estime le docteur Vincent Carré, président de la société. La plus grosse difficulté a été de se fournir en réactifs, ceux-ci étant fabriqués en Chine. »

Le laboratoire Carcidiag espère terminer ses essais le plus rapidement possible.

Les expérimentations ont débuté fin avril, le kit sera opérationnel fin mai, puis devra être validé par le Centre national de référence. Afin d’accélérer cette phase réglementaire, des études cliniques sur 200 patients sont actuellement menées en Navarre (Espagne). « Il existe deux types de test Covid qui ne détectent pas la même chose, explique Vincent Carré. Le PCR, avec l’écouvillon, permet de détecter la présence du virus dans les muqueuses du nez mais aussi dans la gorge et les liquides bronchiques. La technologie est maîtrisée mais on passe à coté d’environ 30 % de porteurs du virus, les fameux faux négatifs. Les tests sérologiques permettent de détecter les anticorps produits par l’organisme, après une période de 4 à 8 jours de présence du virus. Avant, il y a des faux négatifs. L’idéal serait donc de réaliser les deux types de méthodologies analytiques afin d’avoir 95 % de résultats fiables. »

Théoriquement, les tests sérologiques de Carcidiag devraient dépister plus finement et plus précisément la présence du virus. La petite entreprise guérétoise étant un laboratoire de recherche et non de fabrication, la production des kits va être confiée à un sous-traitant – dans un premier temps Centre Lab, une autre société creusoise – avec un objectif de 50.000 tests par jour. Carcidiag, quant à elle, fait évoluer son plan de développement avec, outre la fabrication de ses propres réactifs afin de ne plus dépendre de la Chine, la mise au point de kit de détection pour tous types de virus. Trois embauches sont prévues dès l’automne.

Selon La Nouvelle République - Chateauroux - Corona Virus.

Selon

31/05/2020

Faire lire un livre par semaine à nos enfants au lieu de les renvoyer à l'école?

C'est la question du moment: faut-il ou non renvoyer ses chérubins à l'école? À cette question essentielle, je m'empresse de répondre non, un avis d'autant plus éclairé que d'enfants, à ma connaissance, je n'en ai pas. N'étant pas de nature sadique et considérant que l'existence est tout sauf un cadeau, j'ai préféré passer mon tour. Mais en aurais-je eu, je me serais bien gardé de les expédier au collège d'à côté. Pas tant par préoccupation sanitaire (même si...) que par conviction que l'école, notamment à partir du collège, n'est qu'une vaste garderie où l'on apprend le dégoût de vivre.

Pense-t-on sérieusement qu'on apprenne quelque chose au collège? En voilà une sottise! Hormis les enseignements fondamentaux transmis à la petite école, la suite n'est qu'une infinie perte de temps où l'on bourre l'esprit des élèves de connaissances parfaitement inutiles, dont la plupart d'entre nous ne gardent aucun souvenir sitôt les portes du lycée franchies. Sciences naturelles, physique, chimie, histoire, géographie, latin, langues étrangères, autant de matières étudiées, autant de temps gaspillé et autant d'enfances assassinées.

J'avoue rester ébahi quand j'entends des parents d'élèves s'inquiéter pour le niveau scolaire de leur progéniture si d'aventure le confinement venait à être prolongé. Faut-il être bien naïfs pour considérer que l'école sert à quelque chose, si ce n'est à permettre aux parents de vaquer à leurs occupations professionnelles.

Ô système scolaire, diras-tu un jour l'étendue de tes crimes, quand du matin au soir, tu emprisonnes dans les rets de tes salles de cours d'innocents enfants qui ne demandent qu'à jouer et à s'amuser?

Je ne vois rien dans la fréquentation de mes semblables qui témoignent d'un esprit particulièrement éclairé –au contraire. À la méchanceté des uns répond la bêtise des autres. D'ailleurs, quand on considère les masses dans leur ensemble, ne reste-t-on pas toujours effarés devant le niveau de leur insubmersible crétinerie? Et pourtant, tous ces gens n'ont-ils pas fréquenté nos écoles et nos lycées? N'ont-ils pas écouté les oreilles grandes ouvertes les leçons de leurs professeurs, qui de carré de l'hypoténuse en poussée d'Archimède, de discours de Cicéron en poésies de François Villon, leur ont tous chanté la beauté des savoirs académiques?

Selon Mr Laurent Sagalovitsch - Slate - mercredi 13 mai 2020


30/05/2020

Une décroissance bénéfique pour la planète?

Instauré le 17 mars, le confinement a mis sous cloche l'économie française, provoquant dans le pays une décroissance subie, avec ses bons et ses mauvais côtés. De quoi permettre aux adversaires de la croissance infinie de devenir audibles.
Ils étaient jusqu'ici considérés comme des marginaux. Aux yeux des politiques, ils étaient au mieux des idéalistes aux idées utopiques, au pire des illuminés ignorants du fonctionnement de l'économie. Mais à la lumière des conséquences du confinement imposé depuis le 17 mars pour lutter contre la pandémie de Covid-19, les théoriciens de la décroissance deviennent audibles et leurs idées s'immiscent petit à petit dans le débat.
Dans une tribune publiée mardi 28 avril dans Libération et intitulée "Confinement : en demi-résonance avec notre décroissance", un collectif d'intellectuels dresse notamment la liste des conséquences sur nos vies de la situation actuelle subie.
"Moins de production, moins de consommation, et par conséquent moins d'extractions, moins de déchets, moins de pollutions, moins de déplacements, moins de bruit (…). Nous entendons parler relocalisation, circuits courts, ralentissement, renoncement. Nous participons ou assistons à des manifestations de solidarité, de créativité, nous contemplons l'éveil du printemps", écrivent ces tenants de la décroissance.
Pour autant, ceux-ci relèvent également que l'arrêt net de l'économie a également eu un impact négatif sur de nombreux citoyens, en particulier les plus pauvres et les plus précaires. "La décroissance que nous vivons actuellement est en réalité non souhaitable et non souhaitée car on subit quelque chose d'extrêmement violent", explique l'un des signataires, Vincent Liegey, porte-parole du Parti pour la décroissance, contacté par France 24. "Or, nous alertons depuis deux décennies déjà : nous avons le choix pour l'avenir entre une décroissance choisie ou une récession subie. Nous vivons en ce moment un aperçu de ce qui nous attend en pire si nous n'abandonnons pas la religion de la croissance infinie."
"La politique peut reprendre la main sur l'économie"
Pour les théoriciens de la décroissance, la poursuite effrénée de la croissance conduit à la destruction de la planète, l'accroissement des inégalités, des dérives démocratiques et le délitement des liens sociaux, la perte de sens.
Ils ne prônent pas une décroissance du PIB en tant que tel, mais veulent repenser nos sociétés et nos modes de vie. Pour cela, ils proposent notamment de mettre fin à la surconsommation et à l'utilisation des énergies fossiles, de miser sur la relocalisation économique et sur l'économie circulaire, de mettre en place une dotation inconditionnelle d'autonomie ou encore un revenu maximum.
De nombreuses propositions qui se retrouvent aujourd'hui dans le débat public et même, pour certaines, jusque dans les discours du président de la République. Emmanuel Macron a ainsi évoqué la nécessité de relocaliser en France la production des produits de santé comme les médicaments ou les masques.
"Alors qu'on nous expliquait qu'il était impossible de transformer notre économie ou de ralentir des secteurs toxiques et polluants, un simple virus nous a montré que la politique peut reprendre la main sur l'économie, souligne Vincent Liegey. Nous allons désormais assister à un rapport de force entre ceux qui voudront continuer comme avant et ceux qui veulent imaginer un modèle économique indépendant de la croissance.
La partie promet toutefois d'être relevée tant le gouvernement et l'immense majorité de la classe politique, à droite comme à gauche, ne jure que par la croissance pour  améliorer la vie des citoyens. Car même les tenants de la transition écologique proposent une "croissance verte" pour remplacer la croissance existante.
La décroissance de plus en plus soutenue par les Français
Or, celle-ci repose sur le concept de "découplage", qui suppose de faire croître continuellement le PIB tout en réduisant de manière généralisée l'empreinte écologique liée aux activités économiques. "Mais toutes les études nous montrent que c'est impossible. Le seul moment où on a des progrès pour l'environnement, c'est quand l'économie ralentit", affirme Vincent Liegey.
Des propos également tenus par l'ancienne ministre de l'Écologie et actuelle députée des Deux-Sèvres Delphine Batho, en novembre 2019, lors de l'examen de la loi antigaspillage en commission à l'Assemblée nationale. "Le découplage, ça n'existe pas. La croissance du PIB est fondée sur la consommation d'énergie et sur la consommation de matière. Et on explose les limites planétaires."
Si la présidente du parti Génération Écologie est esseulée parmi la classe politique, les études d'opinion montrent en revanche que la décroissance gagne du terrain au sein de la population.
Un sondage Odoxa, publié dans Challenges le 3 octobre 2019, montre en effet que 54 % des Français pensent que le moyen le plus efficace pour résoudre les problèmes écologiques et climatiques actuels et futurs est de "changer fondamentalement notre mode de vie, nos déplacements et réduire drastiquement notre consommation". À l'inverse, ils ne sont que 45 % à estimer qu'il faut "investir massivement pour développer des technologies plus propres et plus respectueuses de l'environnement".
"Une transformation silencieuse de la société opère depuis quelques années avec un soutien grandissant pour les idées de la décroissance, observe Vincent Liegey. L'enjeu désormais est de transformer le choc que nous vivons en projet politique."

Selon Mr Romain BRUNET - France 24 - mercredi 29 avril 2020

29/05/2020

Eliminer les virus des surfaces...

Le Groupe Serge Ferrari, basé près de Lyon, a breveté une membrane qui diminue très fortement la charge virale du Covid-19 sur les surfaces. 

Le Groupe Serge Ferrari, dont le siège social est basé à La Tour-du-Pin, dans le Nord-Isère, a développé une technologie qui permet de réduire presque intégralement la charge virale du Covid-19 sur les surfaces. Grâce à des membranes composites, la charge du virus diminuerait de 95 % en 15 minutes et à pas loin de 99,5 % au bout d'une heure, par rapport à une membrane non traitée. 

L'entreprise indique que sa technologie a été testée par le laboratoire Virhealth “spécialisé dans les applications virucides des technologies de décontamination/désinfection”. “Appliquée sur les membranes, cette technologie pourrait, associée aux autres mesures de prévention sanitaire, contribuer à sécuriser les surfaces dans les lieux recevant du public ou à forte fréquentation tels que les établissements de santé, écoles, crèches ou encore les bureaux, commerces, espaces culturels et de loisirs ainsi que les transports en commun”, a précisé l'entreprise. 

“Ce sont les propriétés antivirales de l’argent que nous avons identifiées et utilisées pour développer des formulations innovantes appliquées à nos membranes, dont la fonctionnalité a été validée avec le laboratoire indépendant”, a souligne Philippe Espiard, directeur Recherche et Développement du Groupe Serge Ferrari.

Selon Mr Justin Boche-12/5/2020
 
 
 

28/05/2020

La seconde main est privilégiée en France pour l'habillement et les accessoires...

Alors que le déconfinement approche, une étude réalisée par Opinionway pour Fastmag, une entreprise spécialisée dans les logiciels de caisse et de gestion commerciale, dévoile les dépenses des Français après le confinement dans le secteur de l'habillement (vêtements, chaussures et accessoires). Si la façon de consommer ne sera plus la même, un boom du marché de la seconde main est attendu.
D'après une étude d'Opinionway réalisée pour Fastmag, du 22 au 24 avril 2020, sur un échantillon de 1016 personnes, âgée de 18 ans et plus, les habitudes de consommation des Français concernant le secteur de l'habillement seront différentes. Alors que le budget mensuel moyen prévu pour l'habillement s'élevait à 86€ (vêtements, chaussures et accessoires) avant le confinement, il sera désormais de 62€. 
Si 21% des sondés déclarent avoir développé une envie accrue d'acheter, en raison d'une frustration liée à la fermeture des boutiques pendant le confinement, 42% des Français comptent dépenser moins ayant pris conscience que certains achats n'étaient pas utiles. Pour les plus dépensiers, 61 % de leurs achats serviront à remplacer certains produits.
Pourtant cible principale du Covid-19, il semblerait que les Français les plus âgés, dont le revenu n'est le plus souvent plus lié à l'état du marché du travail, prévoient une baisse moindre de leur budget d'habillement (83€ avant le confinement contre 74€ après).
Dans le même temps, le portail d'études Kantar, qui s'est penché sur la façon dont les Français consommaient en ligne, révèle que la mode, considérée comme non essentielle, est reléguée en arrière-plan. Sur les 4 900 consommateurs français interrogés pendant la troisième semaine du confinement, 90% ont répondu n'avoir fait aucun achat textile depuis la mi-mars. Pour les 10% restants, ce sont principalement des achats pour la catégorie enfants, dont les besoins sont plus grands. Comme l'explique Hélène Janicaud, directrice de l'unité Fashion de Kantar, on se dirigerait vers une explosion du marché de la seconde main. "Il va y avoir un appel d'air une fois que la vie aura repris son court avec un stock de vêtements qui va rejoindre le circuit de la seconde main. Vinted, l'acteur en ligne numéro 1 en France, a suspendu son activité pour l'instant mais va probablement connaître une reprise certaine. L'organisme de collecte Le Relais, qui ne prend provisoirement plus les dons, va probablement connaître un afflux également dans quelques semaines", détaille-t-elle au magazine spécialisé dans la mode, Fashion Network. "La distanciation et les mesures d'hygiène vont être très attendues par les Français, des préoccupations très nouvelles pour les consommateurs comme la désinfection, le nombre limité d'acheteurs en magasins, vont être à prendre en compte...", prévient Hélène Janicaud.

Selon Mr Anthony De Pasquale - Glamour - lundi 4 mai 2020

27/05/2020

L'hôpital de demain pourrait ressembler à Epidémic Babel...

Epidemic Babel : l'hôpital modulable en cas d'urgence
Les concepteurs chinois D Lee, Gavin Shen, Weiyuan Xu et Xinhao Yuan ont à l’évidence été marqués par la crise sanitaire qui a frappé leur pays. Ils ont vu combien un système de santé pouvait être débordé par la propagation d’une épidémie. De ce constat, ils ont imaginé un hôpital gratte-ciel, conforme aux besoins sanitaires : une construction simple et rapide, pour une efficacité maximale. Car ce n’est pas un « hôpital de campagne », mais un vrai centre de soins adapté aux types de malades qu’il reçoit, et permettant de les isoler.

L’armature en acier du bâtiment soutient une architecture en forme de double hélice, inspirée de la structure de l’ADN, desservant une myriade de « box ». Ces derniers ont été pensés en fonction de la nécessité de soins spécifiques : cellules de réanimation avec appareils respiratoires, salles de convalescence, de chirurgie, laboratoire d’analyses et de recherche, etc. L’ingénierie simplifiée permet d’édifier le gratte-ciel en cinq jours. Et la construction verticale d’utiliser peu d’espace, afin de se situer au cœur du pic urbain de contagion. En outre, une fois l’épidémie dissipée, l’hôpital est facilement démontable et peut être installé dans une autre région où elle se serait déplacée.

Il a été imaginé par des designers chinois et a remporté le premier prix de la Skyscraper Competition organisée par le magazine d’architecture « eVolo ». Si dans le futur « plus rien ne sera pareil », ce projet nous fait espérer un avenir meilleur.

Selon Mr Romain Clergeat - Paris Match - mardi 12 mai 2020   

26/05/2020

Une plateforme au service du consommateur...

Mr Marc Veyrat dans journal le Courrier du retraité nous donne l'adresse d'un site au service du consommateur:"Signal Conso" accessible sur Internet par www.signal.conso.gouv.fr. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a, en effet, mis en place le 18 février 2020  une plateforme dédiée aux signalements d'erreurs, de fraudes, d'arnaques, d'abus et de manquements aux règles de sécurité pouvant avoir des conséquences sur le pouvoir d'achat ou la santé des consommateurs. Cette plateforme est un service public testée en 2019 dans 3 régions: Centre Val de Loire, Auvergne Rhône Alpes et Occitanie.

Cette expérimentation avait donné d'excellents résultats: 60 000 visites sur le site, 3 400 signalements déposés pour des prix, de l'hygiène, des produits périmés et des litiges contractuels. 69% des entreprises concernées ont créé un compte et lu le signalement. En fait, 77% des entreprises ont apporté une réponse au signalement reçu. Les plus pertinents avaient conduit à la réalisation d'une trentaine de contrôles des agents de la DGCCRF.

Cette plateforme est aujourd'hui ouverte à tous gratuitement et elle permet d'effectuer par ce biais un signalement à la DGCCRF. L'entreprise, via un code d'activation, a accès à la teneur du signalement et peut envisager ou non des démarches correctives ou contacter le consommateur. Ainsi, on est informé sur ses droits et sur les démarches à effectuer en cas de fraude. Car la DGCCRF, si le signalement est grave ou s'ils sont multiples, peut décider de contrôler l'entreprise. Les réponses éventuelles de celle-ci sont consultables par le consommateur.

Voilà un sérieux progrès dans le service public! N'hésitons donc pas à signaler tous les abus dont nous pourrions être victimes en tant que consommatrices et consommateurs.

Lyliane

25/05/2020

Les bienfaits confirmés du jeûne intermittent..

Mme Sophie Lacoste dans TV Magazine fait le point sur ce régime particulier qui permet de perdre du poids, d'améliorer la santé, notamment cardio-vasculaire, et nos capacités cognitives. Le Dr Edward Hooker Dewey, médecin américain du 19ème siècle,  spécialiste du jeûne, proposait déjà à cette époque à certains de ses patients de supprimer le petit déjeuner en cas de fatigue, rhumes à répétition ou rhumatismes. Il conseillait le"jeûne de 16 heures".

Deux études réalisées à l'hôpital universitaire de South Manchester auprès de 100 femmes ayant des problèmes de surpoids ont permis de comparer les résultats obtenus avec un régime amincissant classique, basé sur la restriction alimentaire au quotidien et un régime 5/2(où l'on mange comme d'habitude pendant 5 jours et très peu pendant 2 jours). La perte de poids est similaire dans les 2 cas. Toutefois, les personnes qui suivent ce régime 5/2 perdent davantage de graisse abdominale (redoutée pour les maladies cardio-vasculaires) et en ressortent avec une meilleure sensibilité à l'insuline (et donc moins de diabète).

Cesser totalement de manger peut paraître effrayant, bien que de nouvelles études scientifiques démontrent les bienfaits du jeûne, où l'on ne boit que de l'eau, des tisanes et du bouillon. Il existe une solution intermédiaire, deux jours sur sept, soit de restreindre son alimentation, soit d'instaurer des "pauses alimentaires" de 16 à 18 heures entre les repas. Par exemple, on ne mange pas entre 20h et le lendemain 12h ou bien  entre 13h et 7 h du matin. On nomme ce régime : le "jeûne intermittent".

Une équipe de la Johns Hopkins Medicine rappelle dans un article publié dans le New England Journal of Medicine tous les bénéfices du jeûne intermittent: en prévention du diabète et de l'obésité, pour la santé cardio-vasculaire, pour garder des facultés intellectuelles au top ou tout simplement pour rester en forme le plus longtemps possible. Selon l'un des auteurs de l'étude, le Dr Mattson, professeur de neurosciences, "le jeûne intermittent peut faire partie d'un mode de vie sain".

En fait, lorsque l'alimentation se restreint, l'organisme semble se souvenir d'une faculté: il  n'a plus d'énergie à brûler sous forme de sucre et il puise dans ses réserves de graisse. Plusieurs études faites au Canada (Toronto) montrent par ailleurs que le jeûne intermittent hypocalorique améliore la mémoire et diminue la fréquence artérielle et le taux de lipides sanguins. Alors, pourquoi ne pas essayer pour améliorer sa santé et rester en forme sans carence ni frustration. Un rythme est à installer dans son quotidien pour que ce régime fasse partie de notre vie.

Lyliane

 

 

24/05/2020

La consigne fait son retour en force...

Le 30/1/2020, le Sénat a adopté le projet de loi "antigaspillage" pour une économie circulaire, écrit Mme Camille Brun dans Télé-Loisirs, une loi attendue pour tenter de juguler sur notre territoire national l'avalanche de déchets. Ce texte, en effet, propose notamment de redévelopper d'ici 2023 la consigne sur les emballages. Pour les anciens, le principe est connu, car il y a plus de 30 ans le système était répandu pour les bouteilles en verre notamment. Mais pour les jeunes générations, qui ont vu le plastique à usage unique s'imposer, il va falloir l'expliquer. En fait,  en magasin, quand on achète un produit, on paye un supplément pour son emballage.  Cette somme nous est restituée, lorsqu'on rapporte cet emballage.

Le projet de loi prévoit de faire disparaître le plastique jetable d'ici 2040 avec un système mixte dans les années à venir. L'achat de marchandises en vrac, fondé dès 2014 par l'entreprise Jean Bouteille, permet par exemple de distribuer des liquides alimentaires et ménagers (vinaigre, huile,  bière, jus de fruits...) et  propose des flacons et bouteilles consignées en France comme en Belgique. Par ailleurs, lancée en 2019 en partenariat avec Carrefour et d'autres marques,la plateforme Loop (cf www.maboutiqueloop.fr) permet d'effectuer ses courses en ligne, avec tous les contenants consignés et facturés quelques euros. La plateforme les récupére, nettoie, stérilise et recharge en produits.

En Alsace, la consigne par contre n'a jamais cessé d'exister, comme c'est le cas en Allemagne.  En outre, depuis avril 2019, les eaux minérales Carola et Lisbeth, ainsi que la brasserie Meteor se sont réunies avec l'association Zéro déchet Strasbourg pour lancer "Alsace consigne",une initiative visant à développer le réemploi des bouteilles dans la région. L'impact environnemental est d'autant plus positif que cette initiative se pratique à l'échelle locale ou régionale, diminuant ainsi le transport entre le point de collecte des bouteilles et leur lieu de lavage et de remplissage. Espérons que chaque agglomération aura à coeur de se mettre au diapason et de donner une valeur d'échange aux contenants en soutenant leur réemploi...

Lyliane

23/05/2020

Redonner vie à un vieux moulin en Dordogne...

Vêtu comme un meunier d'antan, Elie Coustaty surveille de près la meule qui tourne lentement pour moudre l'or blanc du confinement: le coronavirus a dopé l'activité de son moulin à eau du XIVe siècle, situé sous sa maison en Dordogne.
Avec l'explosion "du jour au lendemain" de la demande de farine, illustrée par les rayons vides dans les supermarchés, ce septuagénaire de Vézac, près de Sarlat, a dû répondre à la demande et mobiliser son épouse, sa fille et son gendre. Dans ce moulin qu'il a patiemment nettoyé et remis en état pendant une quinzaine d'années sur ses deniers personnels, M. Coustaty ne moulait guère plus de 20 kg de grains par semaine avant le confinement, surtout pour des agriculteurs locaux "qui font leur pain".
"Tout le matériel était sur place quand j'ai acheté la maison, y compris la tenue de meunier", mais le "Moulin de l'Evêque", alimenté par le Pontou, petit affluent de la Dordogne, ne servait plus depuis l'après-guerre, explique-t-il, pantalon et longue chemise blanche, foulard rouge autour du cou et sabots en bois aux pieds. "Ce n'est pas du folklore, il s'habille vraiment comme ça pour travailler", assure sa fille Marie-Rose qui gère les commandes et la distribution, en circuit court via des systèmes de paniers.
Maintenant que les Français se sont découvert des talents de boulangers et de pâtissiers, avec des ventes de farine qui ont cru de 168% par rapport à mars-avril l'an dernier, la famille Coustaty produit chaque jour jusqu'à 150 kg de farine bio, à l'ancienne.
- Bien penser, bien manger -
"On a été très sollicité avec la crise, ça nous a permis de vraiment mettre le moulin en production", témoigne Marie-Rose pendant que son mari Serge aide son père à régler le butloir, qui va séparer la farine du son.
Elie, agriculteur à la retraite, en rit: "Il faut que les gens retournent à la boulangerie, on ne pourra pas produire pour tout le monde".
Dans cette Dordogne épargnée par le virus, la famille Coustaty n'arrive pas à satisfaire la demande et a dû dire non à un boulanger bio du coin. La meule de silex tourne à 60 tours par minute, rien à voir avec les grosses minoteries industrielles automatisées qui produisent quotidiennement à la tonne.

"Notre idée n'est pas d'en faire une grande entreprise, c'est d'être utile au territoire et de restaurer le patrimoine", résume Marie-Rose qui tient avec son mari un gîte et une ferme bio dans les environs.
Son père, petit homme aux fines lunettes et président de la jeune "Association des moulins du Périgord noir", explique: "On calcule notre prix (de 3,50 à 3,80 euros le kg) pour que le producteur de grains soit correctement rémunéré (500 euros la tonne) et qu'on garde un petit bénéfice" afin de bichonner le moulin.
"Derrière notre démarche, il y a le bien-penser, avec des rémunérations et des prix corrects, et le bien-manger, avec des produits de qualité", souligne Marie-Rose Coustaty qui veut croire que la crise sanitaire a permis la prise de "bonnes habitudes".
"Il y avait un frémissement ces dernières années mais le confinement a remis l'église au milieu du village, dit-elle. Les gens savent maintenant qu'ils peuvent faire vivre des producteurs locaux qui font attention à leur environnement".
"Une maraîchère d'ici me disait récemment: +ce virus, c'est quand même chouette car mes voisins m'achètent mes légumes. Sinon, ils iraient au supermarché et ça vient de Rungis+".

Selon AFP - AFP - mardi 28 avril 2020

22/05/2020

Il y aurait des types de yoga qui réparent...

Jusque là, écrit Mme Carole de Landtsheer dans Version Fémina, le yoga était une série de postures, mais depuis quelque temps existent en plus des pratiques de yoga douces  accessibles à tous et qui sont censées nous apporter un réel réconfort. Le hatha yoga pratiqué en Occident est, certes, bien que plutôt "yang", plus lent que d'autres techniques du même ordre beaucoup plus dynamiques et il permet au professeur de corriger les élèves. La tradition donc a du bon, dans la mesure où on se détend physiquement et mentalement, tout en renforçant ses muscles posturaux.

Toutefois, dans les années 90, un américain Mr Paul Grilley a mixé trois disciplines: le yoga indien, la médecine chinoise et le taoïsme. Il a crée le "yin yoga", une discipline associée à la réceptivité, car on reste davantage immobile et contemplatif. On demeure environ entre 3 à 5 minutes en étirement, sans forcer, jusqu'à ce quelque chose lâche en nous. Certains cours sont accompagnés de chants de mantras et de musique sacrée. Cette pratique passive permet la régénération naturelle du corps, avec de la souplesse,  des relâchements des tissus conjonctifs profonds, une meilleure circulation de l'énergie dans les méridiens. Sur casayoga.tv, des cours en ligne existent à partir de 18 euros par mois et 2 semaines d'essai gratuites.

Le yoga nidra ou yoga du sommeil permet de se libérer du stress et de la fatigue. Cette discipline a été introduite en Europe dans les années 70. Après quelques postures classiques,la séance se déroule en position allongée, une couverture sur le corps,  les yeux fermés. On respire, puis on porte  son attention sur plusieurs points du corps, sur leurs noeuds éventuels, afin de sentir tantôt la légèreté, tantôt la lourdeur. Des visualisations sont suggérées et le cours se termine après 45 minutes par une intention positive. Avec un  rythme de 1 à 3 séances par semaine, c'est une manière de nous reconnecter à nos ressources profondes, surtout lorsqu'on a un naturel anxieux ou stressé.

Il existe également une forme de yoga peu connue en France nommée "yoga restauratif". Cette discipline permet de délier nos tensions physiques et émotionnelles. Les élèves sont peu nombreux et le professeur s'adapte à la problématique de chacun(douleurs localisées, raideurs articulaires...). Les postures d'une durée de quinze à 20 minutes se font allongé sur le dos. En fait, l'immobilité et le silence sont ses principes fondamentaux. Des supports (coussin, couvertures, sangles) occupent une place centrale. Cette "bulle de bien-être" apaise le système nerveux. S'adresser à www.atma-yoga-studio.coom pour plus de renseignements.

Lyliane

 

 

 

21/05/2020

Vendre son logement vite et bien...

 La première étape pour vendre son bien est de fixer le juste prix, estime Me Rozenn Le Beller, notaire à Lanester ( 56) dans Télé-Loisirs. En effet, il ne suffit pas de surfer sur Internet ou de consulter les dernières ventes immobilières du quartier. Le mieux est de s'adresser à un professionnel comme un notaire ou un agent immobilier. Car un logement surévalué ne se vend pas. Il va rester longtemps sur le marché et décote inévitablement, ce qui peut paraître suspect aux yeux des acquéreurs potentiels.

Ensuite, dès le début, lancer les diagnostics immobiliers, car pour pouvoir diffuser une annonce, le diagnostic de performance énergétique (DPE) doit être obligatoirement affiché. En général, on groupe tous les diagnostics: amiante, plomb, termites, mérules, assainissement, métrage Loi Carrez, gaz, électricité, état des risques et pollutions... De ce fait, le prix est moindre en principe. Pour cela, s'adresser à un diagnostiqueur certifié (coordonnées sur diagnostiqueurs.din.developpement-durable.gouv.fr ).

L'étape suivante est de préparer les visites pour les acheteurs. Il s'agit de rendre son logement attrayant en soignant certains détails. Tout doit être propre, rangé et si possible désencombré. De coûteux travaux ne sont pas forcément nécessaires (ravalement, toiture...). Rester transparent et ne dissimuler aucun détail (humidité, infiltrations, litiges de voisinage...) Sinon, en cas de problème ultérieur, votre responsabilité pourrait être engagée.

Enfin, sécuriser son opération, en sachant à l'avance le montant de tous les frais à votre charge (notaire, agent immobilier...). Les professionnels, en effet, prévoient en outre les clauses suspensives du compromis de vente à signer. Et avant la conclusion, ils s'assurent de pouvoir disposer des sommes dues par l'acquéreur sous forme de prêt. Sachez que seule la résidence principale est exonérée de taxe lorsque vous vendez  votre bien plus cher que lorsque vous l'aviez acheté. Sinon vous seriez imposés sur les plus-values en cas de bien locatif ou de résidence secondaire. Chaque partie peut se faire assister de son propre notaire.

Lyliane

20/05/2020

Pourquoi préserver la biodiversité est bon pour notre santé?

Les scientifiques sont formels : si l’humanité veut se prémunir au maximum de l’apparition de nouvelles épidémies telles que le Covid-19, il lui faut absolument et de toute urgence préserver la biodiversité, c’est-à-dire la diversité du vivant sur Terre, la diversité au sein des espèces et entre espèces, ainsi que celle des écosystèmes.
Autrement dit, il lui faut bichonner, par exemple, les forêts et leurs habitants. Parce qu’en déforestant massivement, les animaux sauvages perdent leur habitat, ce qui favorise leurs contacts avec les animaux domestiques et les humains, augmentant les risques d’apparition de zoonoses comme le Covid-19, qui trouve son origine dans un coronavirus de chauve-souris.
A l’inverse, les milieux riches en biodiversité contribuent à «diluer» parmi de nombreuses espèces les agents infectieux de ces maladies transmises de l’animal à l’humain. Contre les maladies infectieuses, la biodiversité est donc un sacré antidote. Mais derrière ce mot apparemment abstrait, voire abscons, se cachent d’autres bienfaits très concrets pour notre santé et notre bien-être. Car la diversité du vivant, dont nous faisons partie, nous l’oublions trop souvent, permet aussi d’éviter les maladies chroniques et mentales ou de nous fournir des médicaments.C’est aussi tout simplement ce qui nous permet de vivre. La nature, dans toute sa richesse, purifie l’air que nous respirons et l’eau que nous buvons, elle nous assure une alimentation saine et diversifiée, un climat stable… Petit tour d’horizon de tous ces bénéfices et services que la nature nous offre gracieusement. De quoi comprendre, en creux, que nous paierons très cher, au propre comme au figuré, si nous continuons à la saccager.

La biodiversité, c’est l’eau potable: Sans eau, pas de vie, pas de santé. Une évidence. Et sans biodiversité, pas d’eau douce en quantité et qualité suffisantes. Un peu moins évident, a priori. Et pourtant, la biodiversité offre moult services liés à l’eau. Les écosystèmes de forêts, zones humides ou de montagne permettent de nous approvisionner en eau douce (réserves d’eau souterraine, d’eau pluviale et d’eau de surface, soutien au cycle de l’eau…) mais aussi de purifier l’eau (grâce notamment à la filtration et la décomposition des déchets organiques et des polluants dans l’eau, par des plantes ou des animaux comme les mollusques bivalves).

«La végétation capture l’eau, la retient, elle est récupérée par les sols, qui sont eux-mêmes entretenus par la végétation, et quand il y a évaporation à travers la respiration des plantes, cela crée de la pluviosité locale», explique Philippe Grandcolas, spécialiste de l’état de la biodiversité et directeur de recherche CNRS au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN). Qui poursuit : «Les plantes et tous les composants biologiques du sol absorbent aussi certains éléments de l’eau et la filtrent. C’est un système d’une complexité incroyable qu’on a du mal à reproduire. Quand on fait des centrales d’épuration des eaux, on essaie de faire des bassins avec des micro-organismes qui digèrent certains types de substances, on récolte des boues dans lesquelles certains polluants se sont fixés, mais on a du mal à atteindre l’efficacité des écosystèmes.» Et cette imitation imparfaite de la nature a un coût astronomique. En France, dépolluer l’eau des pesticides et nitrates déversés par l’agriculture intensive pour la rendre potable coûte environ 1,7 milliard d’euros par an. Et «le coût complet du traitement annuel de ces excédents d’agriculture et d’élevage dissous dans l’eau serait supérieur à 54 milliards d’euros par an».

Les milieux naturels tels que les forêts fournissent de l’air de bonne qualité, indispensable à notre santé. La végétation permet aussi de lutter contre la pollution atmosphérique. Ce qui est tout sauf anecdotique : selon une étude parue en 2019 dans l’European Heart Journal, celle-ci tue plus que le tabac, en étant responsable de 8,8 millions de morts prématurées par an dans le monde, dont 67 000 en France, en grande partie à cause de maladies cardiovasculaires. Pour échapper à ce sort funeste, mieux vaut bien sûr avant tout éviter de polluer. Mais en attendant, la biodiversité peut venir à notre rescousse en aidant à purifier l’air.

Les plantes, surtout les arbres à feuilles rugueuses, sont capables d’absorber certains gaz polluants, via leurs stomates et leurs feuilles. Les particules, elles, se déposent temporairement à la surface des feuilles. Au Royaume-Uni, les forêts permettent d’éviter de 5 à 7 morts prématurées et de 4 à 6 hospitalisations par an en réduisant la pollution au dioxyde de soufre (SO2) et aux particules fines inférieures à 10 microns (PM10), selon une étude de 2004. Une autre étude de 2011 estime que la canopée du grand Londres permet d’éliminer 0,7% à 1,4% de particules fines PM10 dans la ville. Ce qui peut paraître peu à l’échelle de l’agglomération mais est bien plus important proportionnellement dans les zones les plus polluées.
La quantité totale de particules fines inférieures à 2,5 microns (PM2,5, encore plus dangereuses pour la santé que les PM10) «nettoyées» chaque année par les arbres varie aux Etats-Unis selon les villes, allant de 4,7 tonnes à Syracuse à 64,5 tonnes à Atlanta, d’après une étude de 2013. Avec, à la clé, dans les dix villes étudiées, une mortalité évitée d’une personne par an et par ville en moyenne… mais de 7,6 personnes par an à New York.
 Selon  Libération le 30/4/2020.

19/05/2020

La micronutrition, est ce pour moi?

A mi-chemin entre la nutrition et la médecine, écrit Mme Carole de Landtsheer dans Version Fémina, la micronutrition est une discipline alternative qui fait de plus en plus parler d'elle. De nombreux laboratoires spécialisés comme Nutergia, Pileje, Solgar ou Synergia par exemple, des formateurs privés et des pharmaciens développent cette approche thérapeutique. Le réseau PharmaVie notammentpropose à ses adhérents un entretien de 30 minutes derrière le comptoir. d'autres utilisent le programme IoMet mis au point par Nutergia avec un questionnaire synthétique rempli en pharmacie ou sur Internet. et en oligoéléments, précurseurs hormonaux etc...

La micronutrition est née dans les années 90, car comme l'affirme Mme Laurence Benedetti, médecin nutritionniste, coauteure du livre "Maigrir avec la micronutrition", les micronutriments (fer, vitamine C, D, probiotiques etc) jouent un rôle clé  dans le bon fonctionnement de notre organisme et de nos cellules. Le but des entretiens et des questionnaires des laboratoires et des pharmaciens est de vérifier les besoins spécifiques en vitamines, en oligoéléments, en précurseurs hormonaux etc... Selon les résultats, des conseils alimentaires sont apportés, d'hygiène de vie, de cures de compléments nutritionnels pour soit détoxiner, soit restructurer les cellules. En cas de besoin, le consultant peut orienter vers un spécialiste (nutritionniste, diabétologue, ORL...).

En cas de supplémentations nécessaires, mises en évidence par des dosages sanguins, celles-ci peuvent durer de un à six mois. La micronutrition n'a pas pour vocation de traiter les véritables carences, mais elle se révèle efficace en cas de déficit par rapport à des seuils. Généralement, pour pouvoir se targuer du titre de micronutritionniste, on doit posséder un diplôme universitaire (DU) en micronutrition ou avoir suiviune formation à l'Institut européen de diététique et de micronutrition (IEDM). On compte 45 minutes pour un premier RV et les séances coûtent entre 40 et 70 euros selon la région et le praticien. Les thèmes de consultation tournent souvent autour de la fatigue, des problèmes de sommeil, de l'obésité...

Pour en savoir davantage, consulter le site de l'IEDM soit: www.iedm.asso.fr. qui met à disposition des livrets pédagogiques sur des thématiques variées (grossesse, sommeil...).

Lyliane

18/05/2020

Visiter les musées autrement...

Mme Elise Comte dans le journal hebdomadaire Télé-Loisirs nous propose d'autres pistes pour visiter les musées, fermés depuis la mi-mars. Pour apprendre ou pour nous changer les idées, de nombreux musées nous propose des visites virtuelles grâce à une bonne connexion Internet. Des réseaux sociaux à leurs propres sites, en passant par les plateformes vidéo, c'est, en effet, en ligne que les expositions du moment et les monuments nationaux peuvent être visités.

En restant dans votre salon, vous pouvez par exemple visiter l'exposition Pompeiau Grand Palais qui devait s'ouvrir le 25 mars dernier. Nous pouvons désormais accéder à des contenus numériques dévoilant les fouilles du site italien, des reconstitutions en 3D ou une surprenante expérience en réalité augmentée qui permet de découvrir une statue romaine en 3D chez soi! Plus de 470 000 visiteurs ont déjà été séduits. De même, partout en France, sous le hashtag "CultureChezNous", rassemblés sur le site culturecheznous.gouv.fr, des initiatives se multiplient.

Vous pouvez par exemple voyager jusqu'à Giverny pour visiter la maison de Monet, rejoindre Versailles et ses jardins (chaine You Tube), écouter des conférences au Musée des Confluences à Lyon ou avec Voyage voyages visiter le Mucem de Marseille sous la houlette du commissaire d'exposition en personne. Les enfants peuvent aussi colorier des oeuvres d'art du Grand Palais, suivre des tutoriels du Musée de la Romanité à Nîmes, reproduire des jeux romains, aller voir des ateliers du Musée des Beaux-Arts et d'Achéologie de Besançon.

Tout cela montre que dans le domaine de la culture on est capable de se réinventer et de s'adapter pour que ce domaine ne reste pas le "parent pauvre" de nos loisirs en cette période de confinement!

Lyliane