Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14/09/2019

Un coiffeur varois lance l'idée de la valorisation des cheveux...

Une association nommée "Coiffeurs justes", dont le Président est Mr Thierry Gras, coiffeur, raconte Mr Guillaume Aubertin dans le journal Nous, supplément à Nice-Matin, s'est installée en 2015 à St Zacharie (83) avec l'objectif de créer une filière de revalorisation des cheveux. En misant, en effet, sur l'économie circulaire et le principe d'économie, l'artisan varois entend récolter les volumes de cheveux mis habituellement à la poubelle en salons de coiffure comme déchets.

A ce jour, plus de 250 coiffeurs ont déja adhéré à son association et à ses valeurs. Il vise un recyclage des cheveux au niveau national. Ses études de filières de recyclage ont été financées par le programme européen Leader, qui soutient des projets pilotes en zone rurale. Il apparaît que le cheveu est une fibre facile à valoriser: il absorbe le pétrole et les matières grasses. On travaille actuellement sur son pouvoir d'attirer dans ses fibres certains métaux lourds. Avant guerre, on se servait des cheveux pour le tissu, les couvertures; on en faisait même des pinceaux et des chapeaux...

Mr Gras est persuadé "qu'un filtre capillaire serait 3 fois moins cher et 4 fois plus efficace qu'un filtre synthétique classique", notamment en cas de marée noire. Le cheveu serait également susceptible de remplacer la tourbe pour faire de l'hydroponie ou de la culture hors-sol. En Europe, la Société Vinci a été sollicitée pour équiper des bassins de rétention le long des autoroutes. Aux Etats-Unis, l'expérience a été faite d'utiliser des boudins de bas nylon remplis de cheveux à la suite de l'explosion d'une plateforme pétrolière dans le Golfe du Mexique. Non seulement, on offre ainsi une seconde vie aux cheveux, mais l'on préserve l'environnement.

Les besoins en cheveux sont importants: 10 tonnes sont espérées être collectées pour l'été 2019 de toutes tailles et de toutes couleurs. Des sacs de collecte sont mis à disposition des adhérents de l'association. Mr Gras a crée il y a 5 ans une licence de marque baptisée Hairdresser Fair et il pratique des tarifs équivalents pour hommes et femmes, afin d'assurer une égalité dans les tarifs. Pour tout renseignement, s'adresser à l'association coiffeurs justes via le site Internet: www.coiffeurs-justes.com.

Lyliane

Le secret de la longévité serait-il l'optimisme?

Pour vivre vieux, vivons... optimistes ! C'est la conclusion d'une récente étude de l'université de Boston, qui affirme que la "positive attitude" augmenterait de 11 à 15% les chances d'atteindre l'âge de 85 ans.
Afin d'en arriver à cette conclusion, les scientifiques se sont appuyés sur deux études : la première concernait 69.744 femmes et la seconde 1.429 hommes. Les deux procédures étaient les mêmes : les scientifiques ont évalué le niveau d'optimisme des participants à l'aide de questionnaires, ainsi que leur mode de vie global (état de santé, alimentation, tabagisme, consommation d'alcool...).

Des mécanismes à analyser
Si cette étude permet de mettre en évidence une surprenante corrélation, il est cependant un peu prématuré que d'affirmer un réel lien de cause à effet. Les chercheurs doivent en effet encore analyser les mécanismes qui rendent ce phénomène possible.
Ceux-ci pourraient tenir du simple fait que les personnes optimistes semblent plus enclines à mener une vie saine, ponctuée d'exercice physique et d'un régime alimentaire plus équilibré. Les scientifiques avancent aussi que celles et ceux voyant le verre "à moitié plein" auraient une meilleure gestion du stress et de leurs émotions. Or, d'autres études scientifiques ont déjà prouvé combien le stress prolongé peut être lourd de conséquences sur la longévité.
Quoi qu'il en soit, "cette étude présente un grand intérêt pour la santé publique" soulignent les chercheurs. "Elle suggère que l'optimisme est l'un des atouts psychosociaux les plus susceptibles de prolonger la durée de vie. Il est également intéressant de noter que l'optimisme peut être modifiable à l'aide de techniques ou de thérapies relativement simples".

redaction - Gentside - mercredi 28 août 2019

13/09/2019

Des start-up écolos vont s'installer dans les Pyrénées...

Première mondiale. Nichée au cœur des Pyrénées, La Résidence est un incubateur de start-up qui vise à héberger durant trois mois des entrepreneurs qui portent des solutions aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux des territoires ruraux. Basée à Saint-Bertrand-de-Comminges, en Haute-Garonne, elle ouvrira ses portes en 2020.
Une petite cité médiévale nichée au cœur des Pyrénées pourrait-elle devenir l’un des centres les plus en vogue au monde dans le développement de start-up dédiées à l’écologie et à la ruralité? Si l’avenir n’est pas encore écrit, la société Inco, un accélérateur des start-up «green et sociales» présent sur les cinq continents, a tenté ce pari fou. Le concept a de quoi séduire: créer un incubateur de start-up dénommé «La Résidence» en plein milieu rural, à Saint-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne), à mi-chemin entre Tarbes et Foix pour, simplement, «changer le monde». Vendredi, ce projet sera officiellement posé par le ministre en charge des Collectivités Territoriales, Sébastien Lecornu, Carole Delga, présidente de la région Occitanie, et l’animateur défenseur du patrimoine Stéphane Bern.
Ce projet vise à accompagner et faire émerger des entrepreneurs qui portent des solutions aux enjeux économiques, sociaux mais aussi environnementaux des territoires ruraux. «Nous sommes partis d’un constat simple: nous possédons une quarantaine d’incubateurs à travers le monde, mais tous sont situés dans des métropoles. Or, 50% des gens ne vivent pas en ville sur la planète, et se sentent à juste titre exclus de la 3e révolution industrielle. Nous avons donc décidé en 2018 de créer une sorte de Villa Médicis dédiée à l’innovation rurale au cœur de ces territoires abandonnés, dans les Pyrénées», détaille au Figaro Nicolas Hazard, fondateur d’Inco. «Ces porteuses et porteurs de projet innovent au service de l’intérêt général dans les territoires ruraux, trop souvent oubliés, ajoute-t-il. Ils apportent ainsi des alternatives aux modes de production et de consommation en place au niveau global. Il faut leur permettre de se développer et de s’implanter dans les meilleures conditions, et c’est ce que nous voulons faire avec la Région Occitanie et la maire de Saint-Bertrand-de-Comminges. Les acteurs locaux ont la solution aux grands défis sociaux et environnementaux de notre temps».

Concrètement, une dizaine d’entrepreneurs seront accueillis durant trois mois à partir du printemps 2020 à La Résidence, une ancienne ferme réhabilitée, afin de développer leurs projets. Une fois ces trois mois accomplis, ils laisseront la place à une nouvelle promotion d’une dizaine de membres, et bénéficieront d’un suivi de deux mois supplémentaires par les équipes d’Inco. Au cours de l’année, quatre thèmes seront ainsi développés durant un trimestre chacun: Mobilités, Alimentation, Énergies et Production locale. Une première promotion pilote de sept membres a d’ores et déjà posé ses valises à La Résidence depuis le 1er juillet. Babakar Wade fait partie de ces chanceux. Créateur de La Coterie française - le nom a été changé ces derniers jours à La Résidence -, une application mobile permettant à chacun de consommer une viande saine, de saison et de qualité, cet entrepreneur toulousain est ravi de son expérience qui touche bientôt à sa fin. «C’était très intense mais extrêmement enrichissant, déclare-t-il au Figaro. Cela nous a permis de nous poser les bonnes questions, d’améliorer notre communication mais aussi de nous repositionner sur le marché». «C’est le seul programme réellement dédié à ce secteur d’activité qui prône le mieux-vivre et le produire local. C’était une réelle chance pour moi. J’ai gagné beaucoup de temps et d’expérience», poursuit-il.

Une démarche exemplaire: Si une première promotion s’est installée à La Résidence pour faire connaître ce projet, des travaux sont nécessaires pour accueillir correctement les entrepreneurs à l’avenir. Le lieu comportera 15 chambres, un espace de co-working, des bureaux, un espace de restauration, un jardin partagé ouvert au public et conçu par le chef Thierry Marx, mais également un four à pain. Il sera aussi équipé de panneaux photovoltaïques et d’une chaudière à bois pour limiter son empreinte énergétique. «Chaque start-up devra s’occuper pendant une heure du jardin quotidiennement. L’idée est de se reconnecter à l’essentiel, mais aussi de pouvoir manger ce qu’on produit», explique Nicolas Hazard. Et c’est peu dire que l’entrepreneur y croit dur comme fer: «Pour la promotion pilote, nous avons déjà reçu de nombreuses candidatures venues de France et de l’étranger. Ils présenteront leurs projets à la fin de la semaine, mais certains ont déjà levé des fonds. On va continuer à les aider pour qu’ils se développent». Pour Marie-Claire Uchan, maire de Saint-Bertrand-de-Comminges, la cité «a toujours été un territoire d’innovation, et est particulièrement heureuse d’accueillir cette première promotion sur le thème du produire et manger autrement, thématique qui apporte des réponses nouvelles face à un monde en changement constant, pour le rendre plus durable et plus vivable».

Car là est bien l’objectif de La Résidence: aider des entrepreneurs à trouver les solutions de demain qui serviront l’intérêt général en milieu rural. «Il ne s’agit pas d’accueillir des Parisiens qui ont une solution à un problème parisien», lance encore Nicolas Hazard. Pour ce faire, chaque start-up sélectionnée sera accompagnée par un acteur local dans son domaine d’activité pour expérimenter son projet. Pour le développement d’un produit comestible, par exemple, les entrepreneurs seront accompagnés lors des démarches auprès des supermarchés locaux, mais ils bénéficieront également d’un suivi sur le produit, pour savoir s’il plaît ou non. «Nous voulons aussi faire de ce territoire un modèle au niveau national, mais aussi à l’international pour attirer de nombreuses start-up», poursuit-il. 
Pour faire partie de cette aventure, les entrepreneurs devront répondre à un appel à candidatures qui aura lieu tous les trois mois. Un jury constitué de spécialistes dans ces domaines aura alors la charge de sélectionner les heureux élus afin qu’ils puissent développer leurs projets. 

Yohan Blavignat - Le Figaro - jeudi 29 août 2019

Un ado américain crée un vestiaire pour les plus démunis...

Un ado de 13 ans a décidé de prendre les choses en main. Derrière le gymnase de son école, il a créé une penderie solidaire où ses camarades dans le besoin pourront trouver vêtements, chaussures et fournitures scolaires.
L’initiative lui est propre. A 13 ans, il a rempli un placard de vêtements et autres affaires utiles à ses amis et camarades du collège américain Port Allen Middle School à Port Allen en Louisiane. Sobrement nommé “PAM pantry”, ce local est l’idée originale de Chase Neyland-Square.
Coeur sur la main
“Ma partie favorite dans le PAM pantry c’est de trier les affaires et de les donner aux gens qui en ont besoin” a expliqué le jeune garçon aux chroniqueurs de Good Morning America et d’ajouter “ça me rend heureux de savoir que je peux faire quelque chose dans mon école”. En effet, grâce au placard solidaire, les enfants peuvent se fournir en vêtements mais aussi en produits hygiéniques et en fournitures scolaires.
“PAM pantry” a vu le jour grâce au concours de la directrice de l’école, Jessica Major. Son but : former de jeunes leaders pour insuffler un vent nouveau à l’école. La directrice de l’école, Jessica Major. Son but : former de jeunes leaders pour insuffler un vent nouveau à l’école. La directrice d’ajouter à Good Morning America : “nous voulons vraiment que les élèves aient l’impression d’avoir un endroit où ils se sentent bien quand ils ont besoin de quelque chose”, “nous n’avons que 215 enfants ici, nous sommes capables de les aider du mieux que nous pouvons”.

J’ai un coeur pour donner aux autres”
Chase ne s’est pas arrêté à cette action pour ses camarades. Il a aussi été l’investigateur d’un dîner à destination des sans-abris de son quartier. Sa mère Amanda Square a révélé que son fils avait fait don de 700 paires de chaussettes.
Très fière, elle se confie : “ça me rend fière parce que nous ne manquons de rien et je l’ai toujours encouragé à aider ceux qui n’avaient pas notre chance”. Mission accomplie !

redaction - Oh My Mag - lundi 2 septembre 2019

 

 

 

12/09/2019

Faites-vous livrer un tableau!

Dans Télérama, j'ai lu un bref article de V.J. concernant une initiative prise en Loire-Atlantique par l'Ecole des Beaux-Arts de Nantes-St Nazaire de louer pendant un trimestre une oeuvre originale et unique d'un artiste reconnu pour 10 euros par mois. Iil suffit, en effet, d'aller sur le site www.artdelivery.jr, ouvert par cette école, pour réserver parmi les 500 oeuvres proposées celle qui vous plaît. On vient même l'accrocher chez vous!

Ce concept, né à Berlin au début du 20 ème siécle, commence à être connu un peu partout. En France, il existe déjà une soixantaine de lieux (médiathèques, musées ou espaces municipaux), qui permettent d'emprunter une oeuvre d'art aussi facilement qu'un livre. Une vingtaine est regroupée au sein de l'association Adra, qui fournit une carte de France détaillée sur: www.artothèques-adra.com. Depuis peu, ce concept suscite "l'engouement du grand public, séduit par ce mode de consommation alternatif". Pourquoi ne pas vous laisser tenter et essayer?

Lyliane

Une famille de jardins!

Les gestes généreux et les initiatives positives ne manquent pas dans notre pays! Pour s'en persuader, il suffit par exemple de lire dans Messages, le petit journal du Secours Catholique, l'article de Mr Jacques Duffaut à propos du réseau de jardins solidaires dans le département du Rhône. Situé entre Mâcon et Villefranche sur Saône, Belleville-en-Beaujolais notamment possède un jardin partagé crée par le Secours Catholique en 2004. D'autres jardins partagés ont vu le jour au sein du réseau du Secours Catholique comme en périphérie de Lyon à Caluire-en- Cuire ou ailleurs en France: à Montreuil, Brest, Ussel...

Ainsi, à Belleville-en-Beaujolais, chaque jardinier amateur dispose personnellement d'un lot de 80 m2 mis à disposition par la Mairie et il participe à la culture de la parcelle commune de 500M2. Une participation modeste de 8 euros par an est demandée, responsabilisant les habitants des HLM voisins à la consommation d'eau et aux divers frais (électricité...). Des animateurs bénévoles supervisent l'utilisation des 32 lots et font venir ponctuellement des spécialistes en agro-écologie pour accompagner les jardiniers amateurs.

Les Français et les étrangers se côtoient peu à peu, échangent leurs techniques et leurs récoltes.  Travailler seul ou ensemble sur les parties communes se révèle être "facteur de grande détente et de paix sociale", remarquent les animateurs comme les élus. l'attribution des parcelles se fait par concertation entre les travailleurs sociaux et les animateurs du Secours Catholique. Les postulants vivent généralement en HLM et ont de faibles revenus. Jardiner en plein air, manger sain, échanger avec des voisins, se donner des recettes, tout cela fait désormais partie de la vie de ces habitants! Bravo et merci pour cette initiative dans le Rhône, porteuse d'espoir et d'exemplarité!

Lyliane

11/09/2019

Pour se débarrasser de son vieil électro-ménager...

Plus d’un équipement ménager électrique ou électronique par habitant, soit 69,1 millions d’appareils usagés, a été collecté en 2017 d’après Eco-systèmes, éco-organisme à but non lucratif agréé pour la collecte et le recyclage des appareils électriques et électroniques ménagers. Aujourd’hui, en plus des points de collectes classiques comme les déchetteries, les fournisseurs et magasins ont l’obligation de collecter les anciens modèles après achat d’un nouveau. Parmi les secondes vies de notre électroménager, le recyclage en matière première est majoritaire en France. Le reconditionnement est aussi encouragé, mais reste à la marge.
Différentes solutions s'offrent au consommateur
« Aujourd’hui, nous sommes capables de recycler en matières premières 76,6 % d’un appareil électrique ou électronique ménager », estime Véronique Poirier, directrice de la communication chez Eco-systèmes. Pour que cela puisse se faire, c’est d’abord au consommateur de jouer et plusieurs solutions s’offrent à lui. « S’il s’agit de petit électroménager, déposez le en déchetterie ou en dans un magasin, conseille Véronique Poirier. Si c’est du gros électroménager, la déchetterie est la solution à privilégier. Le livreur du nouveau modèle pourra aussi vous le récupérer. » C’est ici que la première étape de tri se fait, « pour vérifier que le matériel soit réellement hors d’usage, notamment ». Ces points de collecte étant souvent limités en place, un réseau de ramassage s’occupe de rassembler l'électroménager dans des centres de regroupement.
Le procédé de la dépollution
Les centres sont équipés pour broyer les appareils et séparer les matières grâce à des procédés chimiques. Les techniques changent en fonction des caractéristiques de l’appareil. « Pour l’électroménager froid, comme les réfrigérateurs, il est nécessaire de les broyer de façon confinée car ils sont chargés en gaz à effet de serre », ajoute Véronique Poirier. Ce procédé, qui comprend aussi le traitement des piles, des batteries et combustibles, est appelé dépollution.
« Certains sites démantèlent à la main pour optimiser le traitement des matières premières », explique Françoise Berthoud, fondatrice d’EcoInfo, structure officielle du CNRS. A la fin du cycle ce sont donc près de 80 % de l’appareil de départ qui sont réutilisables, d’après Eco-systèmes. Malgré ces chiffres flatteurs, « la valorisation des matières doit encore être améliorée. Peu de grandes usines sont capables de faire de la récupération propre des métaux », regrette la chercheuse.
La montée en force de la récup'
Recycler c’est bien, mais certains appareils peuvent aussi avoir une seconde vie. Pour Françoise Berthoud, « la récupération de pièces détachées et la réparation des appareils sont des enjeux prioritaires, c’est l’action la plus vertueuse. » Aujourd’hui des structures comme Emmaüs et Envie sont partenaires des éco-organismes en charge du recyclage. « Dès l’étape du dépôt en déchetterie ou en magasin, les appareils sont triés pour récupérer tout ce qui fonctionne encore », ajoute Véronique Poirier. En 2017, 374.709 appareils étaient ainsi réemployés par les réseaux solidaires, d’après Eco-systèmes.
Deux issues propres et vertueuses pour des équipements électroménagers dont on n’a
plus l’utilité, mais encore limitées dans les faits. Seulement 52 % étaient récupérés en 2017, un chiffre qui ne demande qu’à augmenter. Aux consommateurs de jouer.

Alexis Moreau - 20 Minutes - lundi 26 août 2019

 

Lille récompensée pour ses cantines...

La ville est la seule en France à proposer 50% des repas sans viande dans ses cantines scolaires. "On est arrivés, des carottes et des navets ». Cette comptine enfantine n’a jamais été aussi vraie pour les demi-pensionnaires des écoles de Lille. Les cantines municipales ont en effet été les premières en France à proposer 50 % de menus végétariens. Lundi, l’organisation non gouvernementale (ONG) Greenpeace va d’ailleurs remettre à Martine Aubry, maire (PS) de Lille, l’écharpe symbolique « cantine verte ».
Dans tous les restaurants scolaires de Lille, un jour sur deux, la viande est absente des menus. A la place, les enfants se voient proposer des plats à base d’œufs, de produits laitiers ou d’origine végétale. « La première fois que nous avons instauré un menu végétarien, c’était en 2014, se souvient Michel Ifri, responsable de la restauration scolaire à la mairie. L’initiative avait suscité beaucoup d’interrogations de la part des parents », affirme-t-il. Sauf que, selon lui, les inquiétudes ont rapidement laissé la place à une « forte adhésion » des familles.
Plus loin que la loi
Du coup, la mairie a enfoncé le clou quatre ans plus tard avec un second menu végétarien. « Lille est la première commune de France à avoir ainsi réduit la consommation de viande des enfants de ses écoles, reconnaît Xavier Hermant, référent alimentation du comité Lillois de Greenpeace. Elle va même plus loin que la loi EGalim, qui imposera bientôt au moins un repas végétarien par semaine dans les cantines », souligne-t-il.
Outre prévenir de la surconsommation de protéines animales, dangereuse pour la santé selon Greenpeace, les menus végétariens permettent de réduire le gaspillage alimentaire : « Nous avons réalisé des tests dans quatre écoles qui nous ont permis de constater que, globalement, ce que l’on jetait le plus, c’était la viande », assure Michel Ifri, précisant que, « sur 14.000 repas quotidiens, le gâchis pouvait être important ».
Davantage de Bio, de local et moins de plastique
Alors, si l’ONG salue l’effort, elle ne s’empêche pas d’ajouter une mention invitant à ville à poursuivre ses efforts. « Il faut maintenant travailler davantage la qualité des repas, même si c’est effectivement plus compliqué dans la restauration collective. Davantage de bio aussi, et de produits locaux », glisse Xavier Hermant. « Nous sommes à 21 % de produits bio et un peu plus de 30 % de produits locaux. Ce n’est pas toujours facile de s’approvisionner en grandes quantités », reconnaît le responsable des cantines Lilloises.
D’ici à 2020, la ville compte aussi bannir le plastique pour les conditionnements des repas en privilégiant, par exemple, les barquettes végétales. « Pour le chaud, c’est encore compliqué », déplore néanmoins Michel Ifri. Ce dernier rêve aussi de proposer, un jour, un menu végan : « Il faut savoir avancer mais sans heurter les gens », glisse-t-il, précisant que la question n’avait « pas encore été abordée officiellement ».

Mikael Libert - 20 Minutes - samedi 31 août 2019

10/09/2019

A propos des pesticides en France...

Récemment, des maires courageux, dans toute la France ont pris des arrêtés anti épandages de pesticides autour des habitations de leurs communes pour protéger la santé des populations, au grand dam des ministères de l'Agriculture et de la Santé pour qui ces maires sont Hors-la Loi. Les préfets les ont tous convoqués devant le Tribunal Admnistratif. 

Il a été lancé un appel aux maires de France pour faire front à ce  gouvernement d'irresponsables et d'interdire l'usage de pesticides à usage agricole près de tous les lieux d'habitation, crèches, écoles, hôpitaux, maisons de retraite... 

 

Extraits de France Info "

Ils veulent mettre fin à l'utilisation de pesticides, mais sont hors la loi. Une vingtaine de maires ont pris un arrêté interdisant l'usage de produits phytopharmaceutiques dans leur commune. Le problème ? Ils sont dans l'illégalité car un élu ne peut pas prendre une telle décision sur son territoire. Selon le Code général des collectivités territoriales"l'utilisation des produits sanitaires relève d'un pouvoir de police spéciale du ministre chargé de l'Agriculture"

Certains pourraient donc connaître le même sort que Daniel Cueff, le maire de Langouët (Ille-et-Vilaine). L'élu écologiste sans étiquette a comparu jeudi 22 août devant le tribunal administratif de Rennes, car la préfecture réclamait la suspension de son arrêté du 18 mai interdisant l'usage de pesticides, dont le célèbre glyphosate, à moins de 150 mètres des habitations. La décision a été mise en délibéré. Classé "cancérigène probable" depuis 2015 par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), une agence de l'Organisation mondiale de la santé, le glyphosate n'est plus en vente pour les particuliers depuis le 1er janvier de cette année. Son interdiction totale en France a été repoussée par le gouvernement à 2021. 


"Je savais que j'étais dans l'illégalité"

Daniel Cueff n'est pas le seul à braver la loi en justifiant son action par le fait que "le maire a une responsabilité de sécurité publique"Saint-Eloi-de Fourques (Eure), Trélon (Nord), Ohain (Nord), Boussières (Doubs)… une vingtaine de communes ont pris à ce jour des arrêtés limitant ou interdisant les pesticides. Au Perray-en-Yvelines, la maire PS Paulette Deschamps a interdit l'épandage de pesticides à moins de 150 mètres des habitations et des entreprises de sa commune, le 17 mai dernier. "Je savais que j'étais dans l'illégalité", admet l'élue auprès de franceinfo. Elle n'a pas tardé à recevoir un courrier de la sous-préfecture de Rambouillet lui demandant de retirer sous deux mois son arrêté, sous peine d'être convoquée au tribunal administratif. 

 

Le 13/06/2019

Chers amis, très important résumé de l'état des lieux..! Les eaux des rivières de France et d'ailleurs sont déjà tous contaminés. 

Une GRENOUILLE rousse NEE SANS BRAS, qui vivait dans une mare pas loin de champs traités... je l'ai découverte personnellement le samedi de Pentecôte morte, infirme, victime d'agénésie d'un membre supérieur (avec ébauche interne vu en transparence sur la photo). Or les  amphibiens meurent avec les pesticides (article Pour la science de 2013, il y a déjà six ans)  D'où les malformations négligées !. Preuve encore à rajouter au dossier  des pesticides qui ont de fortes probabilités d'être incriminés dans l'affaire des bébés nés sans bras, dont les autorités souhaitent apparemment garder le mystère!? Il suffit pour regrouper les cas de ces zones rurales, d'effectuer des analyses toxiciolgoques des cheveux, ou dans le cas de la grenouille, une analyse de la vase où elle vivait, et recouper les analyses. Même pour les grenouilles des forêts il y a 70 pesticides autorisés qu'ils pulvérisent!les cocktails encore plus nocifs. Stop aux pesticides ! Lire ci dessous

 

Grenouilles, la mort par les pesticides (Pour la science, 24 janvier 2013)

Les amphibiens (grenouilles, crapauds, tritons, salamandres, etc.) subissent depuis bon nombre d'années un rapide déclin à l'échelle du monde entier. Les scientifiques débattent encore des facteurs de ce déclin et de leurs poids respectifs : maladies, changement climatique, pollution, disparition des habitats, etc. Des chercheurs allemands et suisses viennent d'apporter un élément important à ce débat. Ils ont montré sur de jeunes grenouilles rousses (Rana temporaria, une espèce européenne commune) que l'exposition à des pesticides conduit à une forte mortalité des batraciens, allant de 40 pour cent après sept jours à 100 pour cent après une heure, selon le produit testé.

Carsten Brühl et Annika Alscher, de l'Université de Coblence-Landau, en Allemagne, avec Thomas Schmidt, des Laboratoires Harlan en Suisse, et Silvia Pepper, de l'Agence fédérale suisse de l'environnement, ont étudié en laboratoire l'effet de sept produits pesticides (quatre fongicides, deux herbicides et un insecticide) sur des grenouilles rousses juvéniles (150 individus au total). Ils ont appliqué au sol humide de la cage de chaque grenouille une dose (quantité par unité de surface) de pesticide correspondant à 0,1, 1 ou 10 fois la dose maximale recommandée en contexte agricole. 

Pour les fongicides Headline et Captan Omya administrés à la dose recommandée, la mortalité résultante des grenouilles était de 100 pour cent. Des niveaux importants de mortalité, allant de 40 à 60 pour cent, ont été obtenus avec les autres produits commerciaux testés à la même dose. C. Brühl et ses collègues ont aussi montré que les additifs contenus dans le produit peuvent changer la donne : le Headline, à base de pyraclostrobine et qui contient 67 pour cent de naphta (un solvant), est bien plus toxique qu'une formulation de pyraclostrobine où la proportion de naphta est inférieure à 25 pour cent. À cette formulation est en effet associée une mortalité de 20 pour cent seulement, tant pour la dose nominale que pour la dose dix fois supérieures...

42.217 signatures

Merci pour votre mobilisation
Vous avez déjà signé cette pétition
Aidez l'auteur à atteindre la victoire :

Je soutiens cette pétition

Laisser pousser les plantes sauvages...

Nommer les plantes pour récréer, même en ville, lien et respect entre l'humain et le végétal: c'est la démarche qui a poussé Boris Presseq, botaniste au muséum d'histoire naturelle de Toulouse, à s'improviser cet été marqueur de trottoirs.
"Laitue sauvage", "Figuier" "Eleusine d'Inde": ces inscriptions à la craie au côté de pousses émergeant des interstices du bitume ont fait leur apparition dans le quartier du Busca, en bordure du centre historique.
D'autres ont surgi dans le quartier Saint-Pierre. D'abord anonymes, leurs auteurs, M. Presseq et un collègue Pierre-Olivier Cochard, ont fini par tomber le masque, buzz sur les réseaux sociaux oblige.
L'idée est née un peu par hasard -- "on a trouvé ça marrant" sourit M. Presseq -- au détour d'une étude de la biodiversité sauvage menée quartier par quartier.
Elle faisait suite à un premier recensement entre 2004 et 2014 des plantes sauvages poussant à Toulouse, quelque 800 espèces répertoriées, dont 20% d'origine exotique, échappées des jardins ou parcs botaniques.
Les étiqueteurs se sont aussi inspirés de l'exemple d'une précédente graffeuse nantaise Frédérique Soulard.
Pour mieux faire réagir, le duo a choisi de jouer sur les mots. Exit les appellations latines au profit des dénominations communes, de préférence poétiques ou évocatrices: ruines de Rome, renouée des oiseaux, ou pariétaire de Judée.

"L'idée de nommer c'est très scientifique, en sciences, il faut toujours mettre des noms", explique M. Pesseq.
L'opération, espère-t-il, doit inciter les gens à "laisser pousser ces plantes plutôt que de se dire qu'il faut s'en débarrasser".
"C'est le bon moment" pour une telle initiative, car avec l'interdiction entrée en vigueur des désherbages au pesticide dans les municipalités, la flore sauvage peut espérer échapper à l'éradication, relève-t-il.
"C'est quand même une super chance d'avoir sur nos trottoirs des espèces qui poussent toutes seules, sans entretien, le minimum serait d'y faire attention".
Surtout avec des villes en pleine surchauffe: "on peut faire toutes les canopées qu'on veut, si on perd le végétal au sol cela ne sert à rien, ce sont les surfaces enherbées qui luttent contre le réchauffement".
Et de citer le pourpier maraîcher, "une plante qui fait un couvre-sol génial sans aucun arrosage", ou la renouée des oiseaux "qui s'adapte au piétinement".
M. Pesseq livre aussi sa surprise d'avoir découvert autant d'arbres en devenir, resemés naturellement grâce notamment au travail de dispersion des oiseaux urbains.
"Si on laissait Toulouse évoluer sans les humains, la ville serait recouverte de figuiers", s'enthousiasme-t-il. En attendant, "on pourrait déjà se nourrir de pêches et d'amandes en sillonnant les périphériques à la fin de l'été".
Ce qui irait dans le sens de l'histoire pour ce botaniste de 45 ans, qui voit "arriver une humanité où les végétaux d'ornement seront remplacés par des végétaux utiles".

Passion carnivore -
Les coups de craie, "un matériau choisi parce que totalement biodégradable", ne sont qu'une des manifestations de sa passion pour le végétal.
Le coup de foudre date de juste après son bac, quand il voit pour la première fois des plantes carnivores dans une exposition. Il renonce dans la foulée à des études d'ingénieur mécanique, au profit de la botanique puis de l'agronomie tropicale, qu'il pratique en Thaïlande puis au Congo Brazzaville pour le compte de la FAO.
"Pas trop média", l'écho rencontré par l'opération lui a plutôt donné envie, comme à son complice, de passer à autre chose.
"D'un autre côté le meilleur moyen de communiquer autour de la nature c'est peut-être celui-là, de trouver des moyens de com originaux qui perturbent un peu les gens dans leur quotidien et restent accessibles, gratuits".
Pour l'heure, il réfléchit à une "expérience" à mener avec les services municipaux: "chercher des espèces qui ne gênent personne et n'entravent pas la circulation, les laisser pousser, et voir ce que ça donne".

afp.com - AFP - jeudi 29 août 2019

09/09/2019

Sans traitement chimique, un paysan de Lodève a de bons rendements...

C’est parce que, faute d’argent, il n’a pu acquérir que des terres rocailleuses et impraticables, «dont personne ne voulait» dit-il, que cette histoire a commencé. Enfant, Pascal Poot a vécu dans ce sud de la France, entre Montpellier et Toulouse, où souvent il ne tombe pas une goutte pendant six mois. Quand il y revient, il y a vingt ans, après dix années passées dans le Lot, il sait déjà une chose : sans traitement chimique, les plantes apprennent à se défendre contre les insectes et les maladies. De retour sur les hauteurs du village de Lodève, il commence des semis avec des graines de tomates issues de variétés anciennes, les met à germer sous serre pendant un mois sur un tas de fumier, «une couche chaude à environ 70 degrés». Il débroussaille quelques parcelles puis, un mois plus tard, plante les semis. Et il attend. La première année, les tomates, non traitées et non arrosées, sont toutes petites. Il en conserve les graines et les replante. Dès l’année suivante, il obtient de beaux fruits. «Les plantes transmettent à leurs graines ce qu’elles apprennent dans leur vie. Année après année, elles s’améliorent.»
La demande est désormais si forte qu’il ne vend plus sa récolte de tomates : elle est presque entièrement dédiée à la fabrication de semences, qu’on lui achète du monde entier –du Togo à la Nouvelle-Calédonie– sur son site Internet. Des collectionneurs lui apportent des variétés oubliées qu’il remet en culture. «Je ramasse les tomates le plus tard possible, jusqu’à décembre ou début janvier, parce que plus elles ont vécu, plus elles ont appris. Là, elles sauront résister à la sécheresse, aux inondations de l’automne et aux premiers gels. Elles sont plus robustes et contiennent 10 à 20 fois plus de vitamines, d’antioxydants et de polyphénols que les variétés classiques ou hybrides.»

Des chercheurs s'intéressent à son travail
Aujourd’hui, sans eau et sans aucun intrant chimique, il obtient un rendement record :
quand, dans l’agriculture conventionnelle très irriguée, on produit en moyenne 10 kilos de tomates au mètre carré –des tomates hybrides, sans goût, travaillées pour ne pas pourrir–, lui en obtient, dit-il, «plus de 30 kilos». Il cultive aussi des salades, des courgettes, des courges, des oignons, des aubergines… Toujours selon le même système. En tout, plus de 100 000 plants chaque année –200 variétés de tomates et 100 de légumes. Dans son domaine, 30 hectares de garrigue, vaquent une dizaine de vaches, une trentaine de moutons et autant de chèvres, qui produisent le fumier dont il a besoin. «C’est comme ça que l’on a cultivé pendant des siècles, c’est comme ça que faisait mon grand-père», dit-il. Des chercheurs s’intéressent à son travail pour tenter de comprendre les mécanismes biologiques à l’œuvre dans la surprenante adaptation de ses tomates.

Les semences dans la loi:La réglementation est complexe mais, en résumé, pour commercialiser en quantité des semences, celles-ci doivent être inscrites au Catalogue officiel des espèces et variétés de plantes cultivées en France. Géré en partie par les professionnels, ce catalogue fait la part belle aux produits de l’industrie agroalimentaire. Rien n’interdit cependant aux amateurs de planter des variétés non recensées.

Caroline Fontaine - Paris Match - dimanche 28 avril 2019

 

Un Colloque-santé sur l'auto-guérison le samedi 14 septembre 2019 au grand Rex à Paris...

Mr Alexandre Chavouet, ancien ceinture noire de karaté, après une cure ayurvédique en Inde, a crée en 2014 une société de production nommée "Fighter Productions". Celle-ci a produit des documentaires engagés comme "la médecine du futur" et depuis avril 2019 ( une conférence sur les pouvoirs de l'esprit humain), il coorganise avec Mme Estelle Guerven des "confXpériences au Grand Rex à Paris.

Le prochain évènement aura lieu le samedi 14/9/2019 entre 10H et 19H et il sera consacré à la question: "Et si nous disposions tous d'un système guérisseur?" Sont programmées des interventions de scientifiques ou artistiques ( chacune limitée à 30 minutes) comme avec le Docteur David Hamilton, le Professeur Tim Spector, le Docteur C. de Jaeger, les Drs A. Senanque, Chen You-Wa, Jansen, Kiran Vyas, Nida Chenagtsang, Mme Sofia Stril-Rever, Mr Thomas Uhl...

Trois expériences de soin seront même proposées en direct aux spectateurs, les incitant à se connecter avec eux-mêmes (trame sonore, mantras...). Dans la revue Alternatif Bien-être, le colloque est annoncé par un bel article de Mme Sandra Franrenet. On peut se renseigner ou réserver ses places à la manifestation sur le site: www.seguerir.fr. Mr Chavouet et Mme Guerven pensent en effet qu'il est temps "d'accompagner l'émergence d'un monde meilleur et de montrer l'influence de l'esprit sur le corps".

Alors, amis parisiens, n'hésitez pas à vous déplacer pour cet évènement! En outre, tous nous aurons à coeur de lire par exemple l'ouvrage de Mr Sénanque " Guérir quand c'est impossible"...
Lyliane

08/09/2019

L'industrie de la mode évolue vers la slow fashion...

Alors que des grandes enseignes de mode continuent leur production massive de vêtements, le don, l'échange, et même la réutilisation de vieux tissus sont aussi au goût du jour. En effet, pour consommer de manière plus responsable et limiter leur impact écologique, certains prennent la décision d'arrêter d'acheter des vêtements neufs. En opposition à la fast fashion (comprenez la fabrication, la distribution et surtout la consommation effrénée), la slow fashion séduit de plus en plus.
L’industrie de la mode habitue le consommateur à des collections qui évoluent au fil des saisons, rythmées entre printemps/été et automne/hiver. Mais ce qui était « à la mode » il y a un an, ne l’est probablement plus maintenant, au détriment parfois de l'environnement. La production et le transport des textiles génèrent 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre par an, ce qui est plus que ceux émis par les vols internationaux et les transports maritimes réunis. C'est ce qu'indique un rapport de l'Agence internationale de l'énergie datant de 2016.

Toute la chaîne de production et distribution textile a des effets néfastes sur l'environnement. Les composants chimiques toxiques utilisés pour la confection des vêtements, leur rejet dans les eaux usées, et l'acheminement des pièces dans le monde entier ont un impact dévastateur. Exemple avec les conséquences sur la qualité des eaux mondiales, dont 20% de la pollution seraient imputables aux traitements et à la teinture de nos vêtements, comme le souligne l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) dans un rapport sur le « revers de notre look » mis en ligne en mars 2018. D'ailleurs, si l'industrie du textile, souvent présentée comme étant la deuxième la plus polluante au monde, continue son ascension, en 2050, elle représentera 26% des émissions de gaz à effet de serre, estime un rapport de la Fondation Ellen McArthur de 2017.

Les grandes chaînes de magasins comme H&M ou Zara sont en haut du podium de la fast fashion avec l'utilisation de produits toxiques, doublée d'une main d’œuvre souvent exploitée. Tout cela afin de proposer des habits à très bas coût. Mais ces deux marques se veulent plus « eco-friendly » et ont lancé des projets autour de la mode durable. Une certaine transparence quant à leurs méthodes de fabrication, exigée par des ONG de protection de l'environnement.
Début juillet, le Conseil suédois de la mode a annoncé qu’il annulait sa fashion week prévue entre le 27 et le 29 août 2019 pour des raisons environnementales. Quand on connaît les origines suédoises d'H&M, c’est un message fort qui a été lancé contre les effets néfastes de la fast fashion.
Réfléchir à l'utilité d'un vêtement avant de l'acheter
Mais on assiste à une prise de conscience également du côté des consommateurs avec l'émergence de la slow fashion. Cette mouvance valorise le fait de donner une seconde vie aux habits que l’on ne porte plus, via le don ou la revente. C’est ce que proposent Emmaüs ou le Secours populaire par exemple.
Porter des vêtements qui ne sont pas neufs permet parfois de les acheter à un coût moindre, mais aussi de lutter contre la surconsommation. Avec l’engouement qu’il y autour du vêtement « vintage » (ou rétro), les friperies ne désemplissent pas et attirent les jeunes comme les moins jeunes.
Sans oublier les sites internet et les applications pour smartphones qui ont investi le créneau des vêtements de seconde-main, ou encore des plateformes proposant différentes marques dites « vintage ». Une tendance qui attire notamment les millenials (nés après les années 1980), qui privilégient les vide-dressing, les échanges d’habits et s’intéressent à des marques plus respectueuses de l'environnement. 
Julia, l’une des membres du groupe Facebook « les écolos bio zéro déchet » (qui compte plus de 75 000 membres) a arrêté d’acheter des habits neufs depuis plus d'un an. Après avoir découvert l’impact environnemental qu’avait la fast fashion sur la planète, elle a décidé de revoir sa manière de s’habiller.
« Je me suis aperçue de l’ampleur de ma consommation, notamment de tout ce que j’avais acheté et que je ne mettais jamais. Je portais seulement un quart de ce qu’il y avait dans mon dressing ». Dorénavant, c’est grâce aux friperies ou des sites de vente de pièces d’occasion qu’elle s’habille. « Le but étant de ne plus soutenir le système de la fast fashion. »
Sur « la slow fashion à la française », une page Facebook dédiée à la réduction d’achat de vêtements, Arnaud, réfléchit beaucoup plus à l'utilité d'un vêtement avant de l'acheter. « Avant, j’achetais avec moins de conscience environnementale et maintenant je regarde la provenance des matières, si la matière est durable ou pas ».
Aline, blogueuse zéro déchet, est une fervente partisane de la slow fashion depuis plusieurs années : « Il y a tellement de revente de vêtements que ça me paraît plus juste de donner une seconde vie aux habits que je trouve dans les brocantes ou les vide-greniers. Par contre quand je veux une pièce précise, je vais me tourner vers des sites internet comme Vinted », l'une des références de la mode vintage en ligne.
« Mais il existe encore un tabou sur les habits de seconde main, que certains trouvent “sales” mais ce n’est pas du tout le cas et il y en a pour tous les goûts ».

Récupérer des tissus inutilisés
Pour Jean Ruffier, sociologue spécialisé dans l'industrie chinoise et le développement À Paris, la marque Les Récupérables valorise le réemploi des tissus qui vont être jetés. Anaïs Dautais Warmel a imaginé ce concept fin 2015 pour créer une économie circulaire avec des matières existantes et une confection 100% française. La réutilisation de matériaux considérés comme des déchets (comme des rideaux ou des chutes de tissus), est primordiale selon elle. C'est ce qu'on appelle l'upcycling, un anglicisme très à la mode dans le design d'objets, qui consiste à récupérer des matériaux et les transformer en produits de qualité ou d'utilité supérieure.
« C'est une méthode qui est nécessaire parce qu'il y a des surplus de production. En revanche, ça reste une solution d'urgence. La vraie solution c'est l'écoconception, c'est-à-dire produire des vêtements avec des matières innovantes, les moins nocives possibles pour l'environnement et avec une longue durée de vie », explique Anaïs.
Pour réduire l’impact écologique, la problématique est de savoir sur quoi on doit se focaliser. Doit-on arrêter tout bonnement d’acheter des habits ? « C’est du point de vue du progrès social qu’il faut s’intéresser. La slow fashion est une réflexion intéressante qui fait évoluer la société de manière positive », constate Jean Ruffier.
Pour lui, c'est aussi le comportement des consommateurs face à l’obsolescence programmée qui doit évoluer, comme reprendre l’habitude de réparer un vêtement plutôt que de le jeter.
« Si on arrive à des impasses environnementales, les changements de comportement seront inéluctables », espère-t-il.

Lena Thébaud - RFI - samedi 3 août 2019

Le Cap-Vert mise sur le tourisme durable...

L’Afrique contre la pauvreté (5/6). Alors que la population ne voit pas les retombées du tourisme de masse, l’Etat souhaite l’impliquer dans l’accueil des visiteurs en quête de séjours plus authentiques.

D’un geste ample, Heriberto Duarte indique à un petit groupe de trekkeurs la vallée de Paul, sans doute la plus majestueuse de l’île de Santo Antao, dans le nord-ouest de l’archipel du Cap-Vert. « Ici, la main des habitants n’est intervenue que pour bâtir des maisons traditionnelles ou pour tracer des sentiers qui relient fermes et hameaux », explique le jeune homme de 28 ans, guide de randonnée depuis 2013. Avec ses cultures en terrasses et ses pentes vertigineuses, Santo Antao dévoile un spectacle grandiose, où alternent montagnes abruptes, vallées luxuriantes, canyons arides et côtes rocheuses. Un paradis pour les marcheurs et les amoureux d’horizons sauvages.
Depuis le printemps, les travaux de balisage des principaux itinéraires de randonnée sont terminés, facilitant le travail des guides indépendants comme M. Duarte. De même, depuis deux ou trois ans, les habitants, fortement encouragés par les autorités locales, ont commencé à développer diverses activités, de la petite épicerie-bar à la maison d’hôte, afin d’accueillir les visiteurs. A cela s’ajoutent la création de petites infrastructures et des chantiers d’extension des réseaux d’électricité et d’eau.
L’objectif est ambitieux : résorber la pauvreté en devenant l’une des plus grandes destinations du tourisme durable. « Pour cela, il est indispensable de favoriser l’implication des communautés à chacune des étapes », explique Valter Silva, l’adjoint au maire de Porto Novo (sud-est de l’île) chargé du développement économique.
Car, malgré de nombreux atouts, Santo Antao est la plus défavorisée des dix îles qui composent le pays : selon l’Institut national des statistiques, près de 46 % des 40 000 habitants vivent avec moins de 1,90 dollar (1,70 euro) par jour. Sur l’ensemble du pays, la pauvreté touche 35 % des 550 000 Capverdiens (contre 58 % en 2001). Un chiffre que le gouvernement du premier ministre, José Ulisses de Pina Correia e Silva, affirme vouloir réduire à 28 % d’ici à 2021.
« Déployer les atouts des îles rurales »
Le Cap-Vert, archipel perdu au large du Sénégal, affiche depuis vingt ans l’un des meilleurs résultats en matière de lutte contre la pauvreté en Afrique subsaharienne. Il s’est hissé, en 2008, dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire et se situe aujourd’hui au cinquième rang des pays subsahariens pour l’indice de développement humain des Nations unies, qui se fonde sur l’accès à l’éducation, l’espérance de vie, le revenu brut par habitant, etc. S’y ajoutent une évolution constante de sa croissance (5 % en 2018) et une inflation maîtrisée, autour de 1,3 %. Dans un rapport publié en juillet, l’ONG Oxfam fait figurer le Cap-Vert en tête des pays ouest-africains les plus engagés pour la réduction des inégalités, devant la Mauritanie et le Sénégal, et même devant le Ghana, la deuxième économie régionale.
Cette dynamique est favorisée par la stabilité politique et la solidité des institutions de l’ancienne colonie portugaise, indépendante depuis 1975. Et elle passera désormais par la promotion de l’écotourisme. « Jusqu’ici, l’activité était concentrée sur le tourisme balnéaire dans deux îles, Sal et Boa Vista. L’idée est de déployer les atouts des îles rurales comme Santo Antao, Sao Nicolau, Fogo ou Santiago, où on peut développer de belles alternatives autour du voyage écoresponsable et culturel », souligne Francisco Sanches Martins, directeur général au ministère du tourisme et des transports à Praia, la capitale.
Le « M. Tourisme » du Cap-Vert rappelle le double objectif du Plan stratégique national de développement durable adopté pour la période 2017-2021 : réduire les inégalités et protéger l’environnement. Ce n’est donc pas un hasard si l’île de Santo Antao, où la nature est encore préservée du tourisme de masse, a été choisie comme territoire pilote pour dérouler la stratégie gouvernementale.
Depuis les années 2000, le Cap-Vert est devenu une destination prisée, vantée comme un eldorado dans la plupart des guides touristiques. Entre 2010 et 2016, le nombre de chambres a doublé, passant de 5 800 à presque 12 000. La plupart de ces hébergements se trouvent concentrés dans des complexes de luxe installés sur les rivages de Sal, Boa Vista ou Sao Vicente, des îles courues par des foules de touristes en quête de farniente, de soleil et de plage.
Si l’archipel cherche aujourd’hui à diversifier son offre, c’est qu’il a bien conscience des limites auxquelles est parvenu le modèle actuel : près de 90 % des 700 000 visiteurs se rendant chaque année au Cap-Vert prennent des séjours « tout inclus » dans ces luxueux hôtels et plus de la moitié d’entre eux atterrissent dans la seule île de Sal. Les bénéfices pour l’économie nationale sont dérisoires. Selon une étude de la direction régionale pour l’Afrique de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), seulement 17 % du budget des visiteurs, en 2016, avait été dépensé localement : dans l’achat de souvenirs, la restauration, les télécommunications ou la visite de sites patrimoniaux.
Les voyagistes font de la résistance
Mais échapper à ce modèle du « all-inclusive » ne sera pas facile : les voyagistes, en majorité des filiales de grands voyagistes internationaux, y opposent une farouche résistance. « Lorsque le tourisme a commencé à se développer, il n’y avait pas d’autre solution que des formules “tout compris”. Aujourd’hui, le Cap-Vert étant en concurrence avec des destinations telles que les Canaries, les Baléares ou les Caraïbes, le forfait “all inclusive” est encore moins contournable. Le touriste qui se rend dans une destination inconnue ou émergente recherche d’abord sécurité et confort », argumente Victor Fidalgo, consultant pour The Resort Group, un consortium britannique spécialisé dans la création de complexes hôteliers et de villégiatures de luxe.
Le lobbyiste cherche surtout à accréditer l’idée que le Cap-Vert n’est pas encore en mesure, en termes d’infrastructures, d’attirer les personnes voyageant en dehors du « tout-inclus ». Ce qui, pourtant, est de moins en moins vrai. Partout, dans les autres îles, se développent de petites structures d’accueil, hôtels, pensions et chambres chez l’habitant, favorisant des séjours de découverte plus intimistes, des randonnées en montagne, la visite des nombreux parcs nationaux, sans oublier les sites inscrits au Patrimoine mondial de l’humanité tels que Cidade Velha, un bourg à l’est de Praia qui renferme un pan de la longue et tragique histoire de la traite négrière dans ce pays.
A cela s’ajoutent d’autres facteurs, comme l’amélioration sensible des liaisons maritimes et aériennes entre les îles (sept aéroports, dont quatre internationaux), l’émergence d’agences de voyage locales, qui tentent, tant bien que mal, de ne pas se laisser phagocyter par les tour-opérateurs étrangers, mais aussi les transferts d’argent des ce avec des destinations telles que les Canaries, les Baléares ou les Caraïbes, le forfait “all inclusive” est encore moins contournable. Le touriste qui se rend dans une destination inconnue ou émergente recherche d’abord sécurité et confort », argumente Victor Fidalgo, consultant pour The Resort Group, un consortium britannique spécialisé dans la création de complexes hôteliers et de villégiatures de luxe.
Le lobbyiste cherche surtout à accréditer l’idée que le Cap-Vert n’est pas encore en mesure, en termes d’infrastructures, d’attirer les personnes voyageant en dehors du « tout-inclus ». Ce qui, pourtant, est de moins en moins vrai. Partout, dans les autres îles, se développent de petites structures d’accueil, hôtels, pensions et chambres chez l’habitant, favorisant des séjours de découverte plus intimistes, des randonnées en montagne, la visite des nombreux parcs nationaux, sans oublier les sites inscrits au Patrimoine mondial de l’humanité tels que Cidade Velha, un bourg à l’est de Praia qui renferme un pan de la longue et tragique histoire de la traite négrière dans ce pays.
A cela s’ajoutent d’autres facteurs, comme l’amélioration sensible des liaisons maritimes et aériennes entre les îles (sept aéroports, dont quatre internationaux), l’émergence d’agences de voyage locales, qui tentent, tant bien que mal, de ne pas se laisser phagocyter par les tour-opérateurs étrangers, mais aussi les transferts d’argent des quelque 700 000 Capverdiens de la diaspora (soit 20 % du produit intérieur brut, juste après le tourisme, dont la part est de 25 %).
« Si nous voulons tenir notre ambition de 1 million de visiteurs en 2021 et 3 millions d’ici à 2030, nous n’avons pas d’autre choix que de diversifier l’offre et de poursuivre l’amélioration des capacités d’accueil et de transport en encourageant l’investissement privé local et étranger », indique Francisco Sanches Martins. En juin, la structure qu’il dirige a été transformée en institut du tourisme, devenu autonome. Mais sa mission reste la même : réguler l’industrie touristique et, surtout, parvenir à la création de 13 000 emplois directs supplémentaires dans le secteur d’ici à deux ans.
Opération de séduction
Mais où trouver l’argent ? Lors d’une conférence avec des bailleurs institutionnels à Paris, en décembre 2018, le premier ministre, José Ulisses de Pina Correia e Silva, annonçait avoir obtenu 850 millions d’euros de promesses pour financer le plan stratégique capverdien, dont 300 millions d’euros de la part de l’Union européenne. Des montants toutefois insuffisants au regard de l’ambition affichée d’atteindre une croissance de 7 % d’ici à 2021 et de réduire le chômage de 15 % à 9 %.
Début juillet, le Cap-Vert a donc organisé sur l’île de Sal un forum avec des acteurs privés. L’opération de séduction a permis, selon le gouvernement, de lever 1,5 milliard d’euros pour des investissements dans le pays. Sur un total de 22 projets présentés lors de ce conclave, 17 concernent le tourisme. Afin de boucler le financement de sa stratégie de promotion du tourisme, le gouvernement compte sans doute aussi sur une partie des bénéfices de la privatisation de 23 entreprises publiques qui figure dans l’agenda du premier ministre.
Cette politique incitative n’échappe cependant pas aux critiques. « C’est une erreur de penser qu’on peut lutter efficacement contre la pauvreté dans un pays comme le Cap-Vert par le seul biais du tourisme, sans développer la pêche et l’agriculture. Or, ces deux secteurs peinent encore à satisfaire les besoins domestiques. Là se situe le vrai défi », estime Edivaldo Neves, responsable d’une ONG de développement communautaire sur l’île de Santo Antao.
Tommy Melo, cofondateur de Biosfera, un collectif citoyen de lutte contre la pollution, craint quant à lui que la promotion du tourisme finisse par faire du tort à la destination Cap-Vert, du fait des conséquences environnementales désastreuses que cela génère. « Certaines côtes de l’archipel commencent à devenir de véritables décharges maritimes », s’inquiète-t-il. Les craintes du militant écologiste résument en réalité toute la difficulté de concilier croissance économique, réduction de la pauvreté et préservation des écosystèmes.

Raoul Mbog (Santo Antao, Cap-Vert, envoyé spécial) - Le Monde - mardi 27 août 2019

07/09/2019

Agir en faveur des oiseaux...

En trente ans, 421 millions d’oiseaux ont disparu du ciel européen. La faute aux pesticides, qui tuent tous les insectes et affament nos passereaux, mais aussi au… braconnage, à la chasse au lacet étrangleur et à la colle ! Notre reporter a enquêté auprès des paysans, des scientifiques et des lanceurs d’alerte. Le constat est accablant : quasiment rien n’est fait pour enrayer cette hécatombe.

Eric Hansen est un baroudeur, et tout en lui reflète son passé. Visage buriné, regard franc qui impose un mélange de respect et de sympathie. Délégué interrégional de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), il a parcouru la Guyane durant dix ans. Là-bas, Eric a traqué les voyous atteints de collectionnite aiguë, prêts à dépenser des milliers d’euros pour mettre en cage des oiseaux couleur arc-en-ciel ou à enfermer des caïmans dans leur piscine. Il a démantelé un trafic de grenouilles dendrobates, convoitées par les laboratoires pharmaceutiques européens pour la puissante toxine qu’elles sécrètent : les batraciens passaient la douane dissimulés dans des étuis de pellicule photo.
Mais parmi ses faits d’armes, cet inspecteur de l’environnement se souviendra longtemps de cette saisie réalisée dans le sud de la France, où il œuvre désormais. Le 12 janvier dernier, chez un habitant de La Crau (Var), Eric Hansen et ses agents découvrent près de 2 000 pièges destinés à capturer des oiseaux. « Du braconnage industriel, je n’avais jamais vu ça ! raconte-t-il. Nous avons également trouvé 75 dépouilles – des rouges-gorges, pour la plupart – plumées et désossées dans le congélateur, et 12 tarins des aulnes détenus dans une cage. Autrefois, en Provence, il était d’usage de manger en brochette grives, fauvettes à tête noire, rouges-gorges… Depuis 1976, tous les passereaux [terme générique qui définit ces espèces] sont protégés. Mais les traditions ont la vie dure. » rois mois plus tard, ce sont 46 pièges et 112 passereaux vivants, destinés au marché noir, que ses collègues saisissent chez des particuliers, près de Lille cette fois. Des verdiers, des linottes mélodieuses, des pinsons, des sizerins… mais aussi des chardonnerets, petits bijoux de nos forêts. « Culturellement, le chardonneret est très apprécié par les personnes originaires du Maghreb pour son chant mélodieux hors du commun et ses couleurs chatoyantes, explique Eric. Et il continue de séduire dans le nord de la France. » 

Deuxième pays consommateur de pesticides en Europe derrière l’Espagne, la France lançait en 2008 le plan Ecophyto, avec pour objectif de réduire de 50 % l’usage des poisons sur dix ans. Raté : entre 2009 et 2017, l’utilisation des pesticides a augmenté de 12,4 %. On se tâte sur le glyphosate, on propose des dérogations pour les néonicotinoïdes. Et alors que la loi alimentation prévoyait d’interdire en 2022 la production et les exportations des pesticides jugés dangereux, le Sénat a détricoté cette avancée en la reportant de trois ans.
Du côté des agriculteurs pourtant, la réflexion est engagée. « Les produits, moins j’en utilise, mieux je me porte, assure Hervé Lapie, agriculteur dans la Marne et responsable environnement chargé du dossier biodiversité à la FNSEA, le principal syndicat agricole. Nos pratiques ont sans doute eu des conséquences sur la disparition des oiseaux, des insectes… Mais on ne peut pas accuser les agriculteurs de tous les maux ! Nous voulons évoluer pour accompagner la transition écologique, à condition d’avoir un revenu garanti. Je préside l’association Symbiose, pour des paysages de biodiversité, créée avec des chasseurs et des apiculteurs. L’idée est de développer des ressources mellifères, de remettre des haies, de laisser les bords de chemin intacts pour favoriser le retour de la petite faune. Nous menons aussi des expérimentations avec l’Inra sur les auxiliaires de cultures. On est encore neufs dans ce domaine, ça demande un gros volet de formation. On n’a pas appris tout ça à l’école… »

Nicolas Vanier : Un film pour sauver l’oie naine
Devenu réalisateur de fiction, l’aventurier Nicolas Vanier vient de tourner un film* dont la LPO est partenaire. Il s’inspire de la fabuleuse odyssée de Christian Moullec. Ce passionné d’ornithologie a fait de sa vie un combat pour sauver l’oie naine de Scandinavie, une espèce migratrice menacée d’extinction en raison des abus de la chasse. « Depuis les observations du biologiste autrichien Konrad Lorenz, le père de l’éthologie, on sait que le phénomène de la migration n’est pas inné. C’est un comportement acquis, rappelle Christian Moullec. L’animal ou l’humain présent au moment de l’éclosion des œufs sera considéré par les oiseaux comme leur parent. » Et il a eu l’idée de se substituer aux parents oies afin qu’elles le suivent vers de nouvelles voies migratoires, leur évitant ainsi les chasseurs des pourtours de la mer Noire. Expérience réussie en 1999 : les 33 oisons guidés par Christian à bord de son ULM de la Suède vers une zone protégée en Allemagne sont revenus seuls l’année suivante. Pour donner une nouvelle impulsion à l’espèce, il faudrait réimplanter 500 oies naines. Aujourd’hui, Nicolas Vanier souhaite aller au bout de ce projet. Pour qu’il se réalise, la Suède, l’Allemagne et la Norvège doivent donner leur accord. Nicolas Vanier compte sur le succès du film pour convaincre les Etats. Alors, tous en salle le 9 octobre prochain ! A.-C.B.
« Donne-moi des ailes » sortie au cinéma le 9 octobre 2019, tiré du roman de Nicolas Vanier chez XO Editions.

Anne-Cécile Beaudoin - Paris Match - mercredi 7 août 2019

 

Allons voir ce film et parlons en autour de nous!

Lyliane

 

Remade, un business model innovant!

Un article dans Alternatives Economiques de Mr Franck Aggeri, professeur de management à Mines Paris Tech, nous informe au sujet de l'initiative d'une entreprise industrielle française au faible impact environnemental: Remade. Celle-ci, installée dans la Manche à Poilly (non loin d'Avranches) a été fondée en 2013 par un ancien technicien réparateur de télévisions. Cette entreprise est devenue depuis le leader français de la reconstruction de smartphones Apple. Elle emploie à ce jour 850 salariés pour un chiffre d'affaires de plus de 200 millions d'euros.*

Son savoir-faire consiste à avoir trouvé un process de démontage, de test et de reconstruction spécifique. Un smartphone Remade génère 10 KG de CO2 contre 100 pour un téléphone neuf. Remade a aussi des ambitions internationales (une usine à Miami et une au Maroc). La société bute sur 2 écueils: l'approvisionnement en smartphones d'occasion à un prix raisonnable et la capacité de l'entreprise de s'adapter au rythme d'innovation d'Apple qui ne lui dévoile pas ses secrets de fabrication. Pour le moment, il n'y a pas de concurrence. Remade bénéficie en France d'un avantage fiscal: le mécanisme de la TVA sur marge.

Cet exemple serait peut-être à suivre pour d'autres process dans notre pays ou à l'étranger... Pour en savoir davantage, joindre: www. remadeinfrance.com.

Lyliane

06/09/2019

Pourquoi faut-il sauver les éléphants?

Yann Wehrling, ambassadeur de France à l'environnement, conduira à partir de samedi à Genève la délégation française à la convention internationale qui régit le commerce des espèces en danger. Il milite pour que les éléphants d'Afrique puissent bénéficier du niveau de protection maximal.
"Le samedi 17 août, s'est ouvert à Genève la 18e conférence des parties de la "CITES". Pour les non-initiés, comprendre "la Convention sur le commerce international des espèces de faunes et de flores menacées d'extinction". "Pour les non initiés"… Voilà justement le problème. Ces décisions extrêmement importantes doivent cesser d'être uniquement des débats de spécialistes. Les arbitrages pour savoir s'il faut oui ou non protéger telle ou telle espèce en danger sont discutés en cercle restreint, bien trop loin des opinions publiques, avec des résultats parfois étonnants, aboutissant, comme pour l'éléphant par exemple, à un niveau de protection insuffisant alors même que sa population ne cesse de décroître.
Pourtant, l'opinion publique est aujourd'hui largement convaincue des enjeux environnementaux qui sont devant nous. Elle l'est notamment sur la question de la protection des espèces en danger. L'opinion publique pousse les dirigeants à agir. Je suis certain qu'un appel à sauver les éléphants d'Afrique, émis par les jeunes actuellement mobilisés pour le climat, et je pense notamment à la jeune Greta Thunberg, à l'attention des gouvernements réunis la semaine prochaine à Genève pour la CITES, aurait un retentissement à même de faire bouger les décisions qui sont envisagées.

La question clé à laquelle nous devons répondre, et la France a décidé d'y répondre clairement, c'est d'être cohérent quand nous actons que nos activités ont dangereusement mis en péril notre environnement. Ainsi, quand des scientifiques, l'Ipbes (le Giec de la biodiversité), nous remettent un rapport en avril dernier, en nous alertant sur l'état critique de la biodiversité à l'échelle planétaire, nous avons le devoir de nous saisir de toutes les occasions qui nous sont offertes pour empêcher le déclin de cette biodiversité.
Et précisément, cette réunion de la CITES est l'occasion, pour tous les pays du monde, de renforcer la protection des espèces les plus menacées. Pour l'éléphant par exemple, près d'une trentaine de pays africains demandent à la communauté internationale de classer toutes les populations d'éléphants dans le degré le plus élevé de protection (en langage "CITES" : dans l'annexe I) et de mettre un terme au commerce de l'ivoire. La France soutient cette demande et a, pour son marché intérieur, interdit le commerce de l'ivoire.
Une petite poignée de pays dans le monde en ont fait autant. Si peu, trop peu. Même au sein de l'Union européenne, la grande majorité des États membres ne l'ont pas fait, et, pire, elle envisage de ne pas apporter son soutien à la demande des pays africains de classer tous les éléphants d'Afrique en annexe I de la CITES."

Ne pas réussir à protéger l'éléphant d'Afrique est symptomatique du décalage que nous vivons entre la réalité et les actes. Les considérants commerciaux, économiques, diplomatiques, pèsent aussi lourds que la conservation des espèces. Or, le monde de demain, celui qu'il faut réussir à bâtir, c'est d'inverser les priorités. Coûte que coûte, car la biodiversité n'a pas de prix, entre la disparition d'une espèce et des considérants économiques, la communauté internationale a les moyens de faire le choix de la biodiversité. Le modèle économique que nous devons avoir demain est celui qui est conciliable avec la préservation des espèces. Tout autre modèle est tout simplement insensé.
Insensé car quel sens peut-on trouver dans l'élimination volontaire des éléphants, puis, en cascade, de tant et tant d'autres espèces sauvages qui peuplent notre planète? Certains rappelleront à juste titre que la Terre a déjà connu des extinctions de masse. Elle s'en est remise, et la biodiversité aussi… rangeant néanmoins au rayon des fossiles bien des espèces. Nous pourrions bien terminer nous aussi en fossile pour laisser place à une nouvelle biodiversité… sans nous.

Imaginez quelques instants ce monde, devenu terriblement triste, silencieux, sans bourdonnement d'insectes, sans chants d'oiseaux, sans baleine, sans dauphins, sans oiseaux migrateurs en V dans le ciel, sans la magie d'un blaireau, d'une chouette, ou d'une huppe qu'on voit furtivement dans un coin de campagne… sans éléphants?
Ce monde, qui en veut? Personne! C'est pour cela, pour éviter cela, qu'il faut sauver les éléphants, et donc, en réalité, toute cette biodiversité dont nous dépendons tant, totalement et depuis toujours."

Yann Wehrling - leJDD - vendredi 16 août 2019

La lutte contre la pauvreté, un défi d’abord africain!

L’AFRIQUE CONTRE LA PAUVRETÉ (1/6). A l’échelle mondiale, le continent concentre plus de la moitié de l’extrême misère. Un enjeu sur lequel doit se pencher le G7, qui s'est réuni à Biarritz du 24 au 26 août 2019.
40 % des habitants vivent sous le seuil de l’extrême pauvreté
Alors que le G7 sous présidence française, convoqué à Biarritz du samedi 24 au lundi 26 août, doit consacrer une large séquence au développement de l’Afrique, le bilan dressé à longueur de rapports sur la situation du continent reste bloqué sur les retards qu’il ne parvient pas à résorber. Un chiffre suffit souvent à les résumer : 40 % de la population, soit plus de 400 millions de personnes, vit encore en dessous du seuil de l’extrême pauvreté, fixé à 1,90 dollar par jour (1,70 euro) selon les critères internationaux. Des progrès ont été réalisés, mais à un rythme bien plus lent que dans les autres régions en développement, en particulier l’Asie.
Les flamboyantes années de croissance portées à partir des années 2000 par les cours élevés des matières premières ont peu contribué à améliorer le quotidien des plus démunis. « L’extrême pauvreté devient un problème essentiellement africain », résumait la Banque mondiale dans un rapport publié en 2018. L’Afrique subsaharienne concentrait un quart de l’extrême pauvreté en 1990, la moitié en 2015. Sans changement profond et dans un contexte de forte croissance démographique, ce chiffre atteindra, selon la Banque mondiale, 90 % en 2030. Soit l’année que se sont fixée les pays signataires des Objectifs de développement durable pour éliminer l’extrême pauvreté… Le continent apparaît d’ores et déjà disqualifié.
Pourquoi certains pays semblent-ils condamnés à l’échec ? Dans un ouvrage paru en 2007 et qui avait fait grand bruit, The Bottom Billion (« le milliard des laissés-pour-compte »), Paul Collier, professeur d’économie à l’université d’Oxford, avançait quatre raisons : la répétition des conflits, la fameuse malédiction des matières premières, l’enclavement au milieu de voisins nuisibles et la mauvaise gouvernance, d’autant plus pénalisante dans de petites économies. Pour conjurer ce funeste destin, il appelait à une concentration massive de l’aide internationale sur ces pays décrocheurs, recommandait des interventions armées pour mettre un terme aux conflits et l’octroi de préférences commerciales plus généreuses…
La majorité des pays de la région cochent une ou plusieurs cases de ces quatre « pièges » décrits par Paul Collier. Pour autant, certains sont parvenus à croître et à se transformer. L’Ethiopie ou le Rwanda en sont des exemples. Mais l’expérience des vingt dernières années a aussi montré que cette croissance seule ne suffisait pas à améliorer le quotidien du plus grand nombre si elle n’était pas partagée. Peu de statistiques existent ou sont assez fiables pour décrire l’étendue de ces inégalités que les politiques de développement préconisées par les institutions internationales entendent désormais cibler pour faire reculer la pauvreté.

Une dépendance persistante à l’égard des pays donateurs
Le Botswana, un pays parmi les plus inégalitaires du monde, est pourtant régulièrement montré en exemple pour la façon dont il a su gérer sa rente diamantifère. Il fait partie des quelques Etats africains à avoir mis en place des filets sociaux couvrant une proportion importante de ses habitants, notamment à travers un système d’assurance vieillesse. Le taux d’extrême pauvreté, de 16 %, a été réduit de moitié en vingt ans. Mais le plus souvent, les initiatives de transferts monétaires, financées et pilotées par des bailleurs de fonds étrangers, demeurent à trop petite échelle pour changer la donne. Quand elles ne sont pas simplement perçues par les élites au pouvoir comme une nouvelle lubie des donateurs et de l’assistanat mal placé.
« Faute de système fiscal capable de lever assez d’argent, il n’y a pas eu en Afrique de politique de redistribution ou de protection sociale comme il en existe en Amérique latine ou en Asie », rappelle François Bourguignon, professeur émérite à l’Ecole d’économie de Paris et ancien économiste en chef de la Banque mondiale. Dans son rapport consacré aux inégalités dans les pays du Sahel publié en juillet, l’ONG Oxfam déplorait aussi le manque à gagner que constituent, pour les Etats, les exonérations fiscales accordées aux entreprises – le plus souvent étrangères – du secteur extractif. Au Mali, ces exemptions représentent 11 % du budget, soit 3,5 fois le budget de l’éducation. Au Niger, les recettes tirées de la production d’uranium, dont le pays est le quatrième producteur mondial, « ne contribuent qu’à hauteur de 4 % à 6 % du budget national, pendant que l’aide au développement en représente près de 40 % », détaillait l’ONG. Avec pour corollaire une dépendance persistante à l’égard de pays donateurs toujours prompts à beaucoup promettre.
Depuis que des dirigeants africains ont été invités à prendre part au G8 de Gênes, en 2001, combien de fois leur a-t-il été annoncé que les pays les plus riches de la planète se mettraient en règle avec l’engagement, vieux de plus de 40 ans, de consacrer 0,7 % de leur richesse nationale à la solidarité envers les plus pauvres ? Le seuil des 0,3 % est à peine franchi. En 2018, l’aide publique bilatérale accordée par les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à l’Afrique a baissé de 4 %, pour atteindre 29,7 milliards de dollars. « Moins d’aide va aux pays les moins avancés et aux pays africains, où elle est le plus nécessaire. C’est inquiétant », avait commenté Susanna Moorehead, la présidente du Comité d’aide au développement de l’OCDE, en annonçant les chiffres.
« L’écho médiatique donné à des réunions comme le G7 laisse penser que l’Afrique est sous perfusion. Ce qui est parfaitement faux. L’argent que la diaspora africaine envoie sur le continent est bien supérieur à l’aide. Ce sont d’abord les Africains qui aident les Africains », corrige l’économiste sénégalais Felwine Sarr. S’il existe une « fatigue de l’aide » que mettent souvent en avant les donateurs pour justifier le niveau de leurs engagements, elle est aussi partagée par certains récipiendaires, lassés des prescriptions rédigées dans les capitales occidentales. Le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, porte ce flambeau parmi ses pairs du continent.

Une bataille planétaire pour éradiquer la grande misère
« Il est temps que les Africains prennent leur destin en main, retrouvent confiance en eux et refusent d’être considérés comme la dernière frontière obscure de l’humanité. Qui mieux que nous savons ce dont nous avons besoin ? », poursuit Felwine Sarr.
Parce que cette bataille planétaire pour éradiquer la grande misère se joue d’abord sur le continent, Le Monde Afrique est allé explorer les efforts mis en œuvre par les gouvernements, la société civile, les ONG ou le secteur privé. Du Cap-Vert, où le développement du tourisme a permis de créer des emplois, à l’Afrique du Sud, qui a mis en place des programmes de relogement à destination des plus pauvres, en passant par le Sénégal, où les nouvelles technologies modernisent le système des tontines. Mais encore au Ghana, en Côte d’Ivoire, au Kenya, au Cameroun, en Ethiopie, au Mali…
Nous vous raconterons ce combat à travers plusieurs séries au cours des prochains mois. La première, liée au G7 de Biarritz, s’est penchée plus spécialement sur les politiques mises en œuvre par les Etats et celles préconisées par les institutions internationales.
Le mouvement est en marche. La jeunesse, inventive, ouverte sur le monde, n’entend pas se laisser voler son avenir. Hier à Juba, aujourd’hui à Tokyo, Gérald Manzu imagine déjà le jour où il rentrera chez lui après son séjour à Tokyo pour retrouver les siens et où il recommencera, après sa journée de travail, à aider les enfants à faire leurs devoirs. Désormais auréolé d’une réussite que tous envieront, mais qu’il voit avant tout comme un beau message d’espoir.

Laurence Caramel-Le Monde - vendredi 23 août 2019

05/09/2019

Ramasser les mégots contre un smothie...

Le restaurant Aloha bowls, situé aux Sables-d’Olonne participe à sa manière au #fillthebottlechallenge en offrant un smoothie gratuit à chaque personne qui rapporte une bouteille en plastique remplie de mégots.
Depuis quelques semaines, on a pu voir émerger sur les réseaux sociaux un nouveau challenge écologique baptisé #fillthebottlechallenge soit “Remplis la Bouteille”. 

Le principe est simple : se munir d’une bouteille en plastique et la remplir de mégots jetés par terre dans l’espace public. Ce défi écologique a pour dessein de sensibiliser le public à la dégradation de l’environnement et la pollution engendrée à cause des déchets jetés n’importe où. 

Le restaurant Aloha bowls a décidé lui aussi de participer à ce challenge en proposant à ses clients, via son compte instagram, de leur rapporter une bouteille en plastique remplie de mégots en échange d’un smoothie gratuit ! 
“Le principe est simple: • Tu ramasses les vieux mégots que tu trouves dans la rue • Tu remplis une bouteille de minimum 1,5L de ces vieux mégots • Tu nous apportes ta jolie bouteille et tu gagnes le smoothie de ton choix pour te récompenser de ta bonne action”. 

Un défi écologique simple qui fait du bien à la planète et que beaucoup d’internautes ont relevé au vu du hashtag #fillthebottlechallenge présent sur Instagram et Twitter ! 
Chaque seconde dans le monde, 137 000 mégots sont jetés dans l’espace public. Et c’est 47 % d’entre eux qui se retrouvent ensuite dans la mer Méditerranée. 

Natacha Couvillers - Oh My Mag - mardi 20 août 2019

Les produits ménagers à bannir

L’association de consommateurs a étudié plus d’une centaine de détergents pour les classer des plus aux moins nocifs pour la santé et l’environnement. Palmarès des mauvais élèves.

Les produits détergents sont tous bourrés de substances dangereuses. Mais pour éviter de revenir au vinaigre blanc et à la soude, 60 millions de consommateurs a fait le tri entre les marques les plus toxiques et celles qui ont le moins d’impact sur notre santé et l’environnement.
L’association a analysé 108 produits. Une enquête ardue, car la présence de sulfates, allergènes, sensibilisants, perturbateurs endocriniens et substances potentiellement cancérigènes n’est pas facile à mesurer à la lecture de l’étiquette du produit. Les fabricants de détergents ne sont en effet pas tenus à autant de précision que ceux des produits de beauté.
Le parcours du combattant pour s'informer
Ainsi, l’association de consommateur raconte avoir eu le plus grand mal à se faire communiquer la liste complète des substances toxiques présentes dans les produits. Même par des marques bio, comme La Vie Claire, qui est la seule à n’avoir jamais répondu aux questions de 60 millions de consommateurs. Ce qui lui fait dire qu’être "écolo c’est bien, mais c’est encore mieux d’être transparent".
En parallèle de son dossier, 60 millions de consommateurs lance une pétition pour que les produits ménagers affichent un "Menag’score", sur le modèle du Nutriscore pour l’alimentation, qui noterait de A à E le niveau de toxicité des produits. En attendant, voici, par famille de détergents, ceux qui ont reçu la pire note. Non pas parce qu’ils ne sont pas efficaces ("60" n’a pas mesuré ce critère), mais parce qu’ils sont plus nocifs que les autres.
> Les liquides multisurfaces WS, la marque de Lidl, et son détergent concentré fraîcheur lavande, et le Saint Marc côtes bretonnes sont les plus mauvais élèves de la catégorie, chacun noté E, avec plus de trois composants à bannir complètement.
> Les lingettes multi-usages
De manière générale, 60 millions recommande de ne pas acheter ces produits, qui, même si elles sont imbibées de produits peu polluants, sont globalement jetées dans les WC et embourbent les canalisations. Mais si vous y tenez, évitez néanmoins celles de Monoprix, Leader Price et Carolin au bicarbonate, toutes quatre notées E, avec jusqu’à 4 composants particulièrement nocifs.
> Les sprays multi-surface
Seule la marque U récolte un bonnet d’âne avec son ultra-dégraissant au savon de Marseille, qui, comme son nom ne l’indique pas, compte beaucoup plus de substances toxiques que ses concurrents.
> Les sprays pour la cuisine et la salle de bain
Etre une grande marque ne préserve pas du faux pas : Cif, la marque du géant Unilever, récolte un E avec son spray 5 en 1, ainsi que Casino avec son dégraissant au savon de Marseille.
> Les mousses pour la salle de Bain
Aucun des produits de cette catégorie n’est mieux notée que C. D’ailleurs 60 millions de consommateurs conseille de réfléchir à la balance efficacité/risque et d’essayer de s’en passer totalement. Les pires sont les mousses Cillit Bang douches & surfaces larges et Topp’s Mousse express salle de bains.
> Les serpillères imbibées
Là encore, aucune marque de lingettes imbibées pour nettoyer son sol ne trouve grâce aux yeux de l’association. Mais elle distingue un cancre parmi les cancre : les lingettes Swiffer imprégnées au citron.
> Les nettoyants liquides pour sol
Encore pire pour les fabricants de nettoyants de sol: aucune marque analysée n’a obtenu mieux qu’un D au Menag’Score. Et deux E: un pour Carolin au savon de Marseille fraîcheur Provence, et un autre pour Vigor Force 5 tout-en-un.
> Les décapants pour four
Ici, pas de A, mais pas non plus de E. Les moins bons élèves, notés D, sont la mousse Leader Price active sans frotter, et le décapant Casino sans soude caustique.
> Les blocs WC
Ce type de produits aussi devrait être totalement bannis de nos intérieurs pour l’association de consommateur. Parce qu’ils sont très polluants et que chaque chasse d’eau dissémine leurs substances nocives dans la nature. Mais s’il fallait désigner les pires, ce serait Canard Fresh Disc Fraîcheur Marine, Harpic Color Power 6 lagon tropical et les blocs WC U 4 en 1 javel.
> Les gels pour les WC
L’association a déclassé les produits La Vie Claire étant donné que la marque bio n’a jamais voulu révéler la composition de son Ecoclair notes fraîches mentholées. Autrement, seule la marque U et son détartrant surpuissant 5 en 1 est noté E.

Selon 60 millions de consommateurs.

04/09/2019

Lutte' contre le gaspillage alimentaire...

Une myriade de start-up se créent pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Un nouveau marché qui profite à tout le monde, des producteurs aux consommateurs.
Dix millions de tonnes de nourriture… C'est ce qui termine chaque année à la poubelle en France, faute d'avoir été consommé, selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Soit 155 kilos par habitant ! L'addition est salée : le coût de ces pertes se chiffre à 16 milliards d'euros annuels. Et au niveau mondial, un tiers des aliments destinés à l'alimentation humaine est jeté ou perdu entre le producteur et e consommateur, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), alors que 11% de la population mondiale ne mange pas à sa faim. Une gabegie effarante de nourriture, mais aussi de l'énergie nécessaire à sa production…
Mais bonne nouvelle, depuis une poignée d'années, une myriade de start-up se lancent sur ce créneau devenu un vrai marché. En France, les plus connues s'appellent Too Good To Go, Frigo Magic, Zéro-Gâchis, OptiMiam, Eqosphere ou encore Phenix… Les bonnes idées pour réduire le gaspillage alimentaire sont légion. Elles proposent, via des applications mobiles ou des sites Internet, d'acheter à prix cassés des invendus des commerçants, supermarchés et restaurateurs, de mettre en lien associations et grandes surfaces pour organiser une redistribution des invendus, d'apprendre à cuisiner ses restes, de mieux gérer le contenu de son frigo pour éviter les pertes ou encore de donner ses produits restants avant de partir en vacances… Certaines connaissent même de belles réussites (voir plus bas).

Cette jeune entreprise sauve 15 tonnes d'aliments par jour
C'est le cas de Phenix. Cofondée en 2014 par un ancien banquier d'investissement, Jean Moreau, cette jeune pousse qui emploie déjà 120 salariés a dégagé 9 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2018. Et elle vient de lever 15 millions d'euros auprès d'investisseurs. Car le concept est prometteur, à l'heure où la grande distribution génère 2,3 millions de tonnes de gaspillage alimentaire chaque année. Grâce aux plates-formes numérique et logistique de Phenix, les grandes surfaces peuvent redistribuer efficacement leurs invendus aux associations ou aux parcs animaliers. «Généralement, les pertes en invendus représentent entre 1,5 et 3% du chiffre d'affaires annuel d'une grande surface. Un gros hypermarché peut ainsi perdre 10 millions d'euros par an», explique Jean Moreau, qui affirme que son service permet aux magasins de valoriser en moyenne 60% de la «casse». Phenix propose aussi une application de rachat d'invendus à prix cassés pour les particuliers. «Au total, nous sauvons de la poubelle 15 tonnes d'aliments par jour», estime le jeune homme. Dans le premier cas, Phenix se rémunère en prenant une part de 30% sur ce que la grande surface récupère en crédit d'impôt et en économies de frais de destruction de la marchandise.

Dans l'interêt des supermarchés
En France, la loi de février 2016 contre le gaspillage alimentaire a boosté l'émergence de ce marché. Elle rend obligatoire pour les grandes surfaces de plus de 400 mètres carrés de signer des conventions avec des associations pour donner leurs invendus. Fini la javel, la destruction de ces denrées est désormais interdite, sous peine d'une amende de 3.750 euros. Selon Guillaume Garot, le député auteur et rapporteur de la loi, plus de 95% des magasins de plus de 400 mètres carrés donnent désormais leurs invendus à des associations de solidarité. Outre la loi, les entreprises ont aussi compris que la rationalisation des pertes est source d'économies : on y gagne en crédit d'impôt et en frais de destruction. De plus en plus mettent donc en place des rayons «dates courtes» à prix cassés.
Comme au Danemark, pays très avancé en la matière, où cette pratique «est devenue une stratégie concurrentielle pour les chaînes de supermarchés. Le Danemark est l'un des pays d'Europe comptant la plus grande proportion de magasins ayant un plan en ce sens», se réjouissait Esben Lunde Larsen, le ministre de l'Environnement et de l'Alimentation danois, lors d'une conférence en mai 2016. Sur ce filon, l'application Zéro-Gâchis géolocalise les grandes surfaces qui proposent des rayons de produits proches de leur date de péremption. La start-up, qui affirme travailler avec 300 partenaires et sauver 30 tonnes de nourriture par jour, leur propose également des outils pour améliorer l'identification, l'étiquetage et la traçabilité des produits en date courte, mais aussi pour récolter des données sur la réduction du gaspillage ainsi obtenue.
Commerces de quartiers, restaurants d'entreprise et cantines aussi concernés
D'autres applications ciblent les consommateurs et les commerçants (boulangeries, restaurateurs, traiteurs). OptiMiam et Too Good To Go permettent par exemple à ces derniers de proposer des paniers d'invendus à des prix imbattables. Certes l'impact est moindre que les solutions ciblant la grande distribution, mais de bonnes affaires sont à la clé. Elles permettent aussi de sensibiliser les consommateurs, responsables de 6,5 millions de tonnes de gaspillage alimentaire chaque année. «Plus de 3 millions de repas ont été sauvés en France en 2018, et nous avons désormais 6.000 commerçants partenaires dans l'Hexagone», affirme Stéphanie Moy, porte-parole de la start-up qui emploie 45 personnes, et qui vient de publier le premier livre blanc proposant un aménagement des dates de péremption, représentant à elles seules 20% du gaspillage alimentaire dans les foyers.

Léonor Lumineau - Capital - lundi 29 juillet 2019

Eric - Emmanuel Schmitt se confie au sujet de sa mère...

"Maman est morte ce matin et c'est la première fois qu'elle me fait de la peine". C'est avec cette phrase que s'ouvre le nouveau roman d'Éric-Emmanuel Schmitt, Journal d'un amour perdu. Un livre qui raconte la mort de la mère de l'écrivain et l'après, le temps du deuil. Il revient sur cet ouvrage au micro d'Anne Roumanoff, sur Europe 1 mardi.
"Nous étions persuadés que nous fréquentions une future centenaire"
"Elle est morte en pleine forme, en quelques secondes. Tant mieux, car elle ne s'est pas vue partir", confie Éric-Emmanuel Schmitt. "Ni moi, ni ma sœur, n'étions prêts à la voir partir, car nous étions persuadés que nous fréquentions une future centenaire", ajoute-t-il. Journal d'un amour perdu raconte justement la relation que l'écrivain entretenait avec sa mère. Un amour fusionnel qui durait depuis l'enfance. "Ma mère m'a fait le cadeau de la vie heureuse. Elle était passionnée de tout : le théâtre, la musique, la littérature, les voyages. Elle m'a rendu gourmand de la vie", se souvient Éric-Emmanuel Schmitt.
"Il faut apprendre à ne plus être l'enfant de personne"
Après la mort vient le temps du deuil. Journal d'un amour perdu se fait aussi le témoin de ce travail sur soi-même pour vaincre la douleur. "Je ne savais pas avancer sans cet amour à mes côtés. Puis tout à coup, il faut apprendre à ne plus être l'enfant de personne", détaille l'écrivain. Avancer, recommencer à apprécier la vie et faire en sorte que les souvenirs ne soient pas des morceaux de tristesse qui viennent polluer le présent. "Elle n'aurait pas supporté que je sois aussi malheureux", conclut Éric-Emmanuel Schmitt.

Guillaume Perrodeau - Europe 1 - mardi 27 août 2019

03/09/2019

De nouveaux masques de relaxation...

De nouveaux masques existent, écrit Mme Carole de Landtsheer dans le journal Fémina, pour nous détendre et nous permettre de nous adapter à un environnement fatigant ou bruyant. 42% des français en effet se disent gênés par une source lumineuse lorsqu'ils s'endorment. D'où l'utilité des masques ocultants créant une obscurité favorable au sommeil.

Tout d'abord, un masque blanc au design futuriste, qui pèse 318 g et fait un peu de bruit à cause de son moteur interne: l'Isee 4 Breo. Il peut aider à lâcher-prise et à se détendre. Il est cependant contre-indiqué aux personnes hypertendues, hypotendues ou souffrant de maladies oculaires. Il est vendu avec son chargeur 130 euros chez Nature et Découvertes.

Pour voyager zen en avion ou en train, on peut choisir un masque souple en tissu noir, le Ho Medics, qui possède des écouteurs intégrés. Il fonctionne avec des piles et coûte seulement 25 euros chez Boulanger. Par contre, le Sleepace fonctionne avec l'application Sleepace à télécharger sur App Store et Google Play. Il est recommandé aux personnes ayant du mal à s'endormir et existe en 3 tailles chez Nature et Découvertes au prix de 30 euros environ.

Enfin, "pour dompter le stress" l'Hypnos, appareillé de 6 ampoules Led et d'un système de vibration. Il est souple léger et rechargeable sur un port USB. Il possède des sessions  gratuites d'hypnose et des visualisations positives. Il coûte cependant 199 euros sur dreaminzzz.com, mais les écouteurs ne sont pas fournis.

Lyliane

Ce que nous pouvons faire pour sauver l'Amazonie...

Entre le 1er janvier et le 21 août, les feux de forêt au Brésil ont augmenté de 84% par rapport à la même période en 2018. Plus de la moitié concernent l'Amazonie.
En attendant des projets de grande envergure pour protéger cette source abondante d'oxygène menacée par la déforestation, The Independent liste quelques façons d'aider, à notre échelle, les communautés touchées et les organisations qui tentent de réparer les dégâts.
Changez vos habitudes
S'il faudra un mouvement d'ampleur pour changer considérablement la donne et réussir à préserver durablement la forêt amazonienne, vous pouvez déjà avoir un impact en prenant de bonnes habitudes.
Réduisez par exemple votre consommation de viande. L'Amazonie –et plus largement l'Amérique du Sud– abrite de larges cultures de soja destinées à nourrir les animaux d'élevage, qui remplacent de vastes parcelles de forêt tropicale.
Référez-vous au site Rainforest Alliance pour choisir des marques qui s'engagent à préserver les ressources locales.
De même, préférez toujours les transports en commun aux véhicules individuels, même ceux utilisant des biocarburants: les surfaces mises en culture pour les produire empiètent sur les zones forestières.
Soutenez, parlez, protestez
Vous pouvez ensuite soutenir des associations et ONG qui travaillent sur le terrain pour la protection de la forêt amazonienne. Amazon Frontlines ou le Rainforest Action Network, pour ne citer qu'elles, font tout leur possible pour minimiser la catastrophe.
Vous avez également la possibilité de participer à la reforestation depuis votre canapé: le moteur de recherche Ecosia utilise ses revenus publicitaires pour planter des arbres –plus de 65 millions depuis sa création– partout dans le monde. En juillet, l'entreprise s'est engagée à mettre en terre un million d'arbres supplémentaires au Brésil.
Mais la chose la plus importante que vous puissiez faire est sans doute de parler, de protester, d'échanger et de questionner votre entourage, afin de toucher un maximum de personnes.
Si la mobilisation pour le climat et l'environnement se généralise, via des pétitions, des appels aux gouvernements et des manifestations, la pression sur les responsables politiques pourrait les forcer à vraiment agir.

Slate.fr - Slate - lundi 26 août 2019

02/09/2019

Des thérapeutes se déplacent à l'ancienne...

Selon un article de Mme Amandine Roussel, dans le journal Nous, des thérapeutes proposent de venir à domicile soigner des patients. Il s'agit tout d'abord de Mme Charlène Ferrage, orthopédiste à Fréjus, qui se déplace en camion sans aucun supplément, car elle préfère le contact direct et une vie ambulante à un travail en cabinet. Elle assemble par exemple chez elle des semelles et des orthèses pour diverses pathologies. puis elle les livre à des hôpitaux, des cliniques ou des particuliers de l'arrière-pays entre Fréjus et St Raphaël. Offrir un vrai service et du sur-mesure est en effet  son but. On peut la contacter sur Facebook (cf orthopédie).

Dans le même état d'esprit se trouve Mr Pierre-Louis Billant, ostéopathe à Nice qui se déplace à domicile chez des particuliers ou dans des entreprises sur sa bicyclette. Mr Jonathan Trullard, dans Nous, décrit ses journées  d'ostéopathe à domicile, spécialisé notamment dans les troubles crâniens. Mr Billant accepte les RV  de 8H à 22H dans les secteurs de Nice Centre ou de Nice Nord. Le vélo lui permet de se déplacer rapidement. Il facture son déplacement et il construit peu à peu son réseau sur Nice nommé Cycl'ostéo. Le concept existait déjà à Lyon, Bordeaux, Nantes et Toulouse, d'où est originaire le fondateur du groupe. Tout renseignement sur: www.cyclosteo.fr.

Lyliane

Un portable qui fait du bruit quand on le mouille...

Connaissez-vous Crosscall? C'est un système idéal pour les passionnés d'activités nautiques et les baroudeurs. En effet, il améliore les performances du modèle Shark. La force de celui-ci, c'est sa flottabilité, car même s'il tombe à l'eau, de jour comme de nuit, il remonte à la surface et il émet une lumière rouge en faisant beaucoup de bruit.

Le modèle résiste aux chocs et peut même photographier sous l'eau. Son autonomie est de 11 jours en veille et de 10h en communications. Il possède un bon appareil photo (5 Mpx) et un bon réseau (3G+). Par contre, il lui manque le GPS. Il pèse 140g et coûte environ 100 euros.

Pour tout renseignement, s'adresser à www.crosscall.com.

Lyliane

01/09/2019

Comment signaler les décharges sauvages?

Sur l'application Clean2gether, les utilisateurs peuvent signaler des déchets abandonnés en pleine nature ou en bord de route. Objectif : faciliter l'organisation des opérations de nettoyage en y impliquant associations, régions et citoyens.
Retrouvez tous les samedis dans la chronique «Terre d’actions» des initiatives pratiques et écolos en France et dans le monde.
En 2018, la quantité de déchets sauvages abandonnés en France aux abords des routes, cours d’eau et espaces naturels s’élevait à 520 000 tonnes, selon une estimation de l’association Gestes propres. Un nombre vertigineux qui appelle, bien sûr, à lutter contre les incivilités, mais aussi à se débarrasser le plus efficacement possible de ces décharges sauvages qui polluent et dénaturent les paysages.
C’est la mission que s’est donnée l’équipe de l’agence web Neocloud à l’origine de l’application mobile Clean2gether (disponible sur iOS et Android). Lancée le 3 juillet, celle-ci permet à chacun de signaler la présence d’une décharge sauvage ou autre «incident environnemental» polluant un site naturel sur le territoire français. Il suffit pour cela de prendre une photo, de localiser le problème et de le décrire en quelques mots : un tas d’ordures au bord d’une route, une vieille machine à laver déposée en pleine nature… L’alerte est alors visible pour toute la communauté afin d’en assurer le suivi. Chacun peut commenter l’image en indiquant, par exemple, si la situation s’est aggravée ou si elle a été résolue. En tout, une cinquantaine d’alertes ont été mises en ligne sur l’appli depuis le début du mois. 

Nettoyages participatifs
«Ce qui intéresse le grand public, c’est de pouvoir intervenir, fait valoir Vincent Mitja, son fondateur. Quand on voit une décharge sauvage, on se dit que tout seul on n’y arrivera pas, d’où l’importance de mobiliser une communauté.» Mais l’application ne compte pas seulement sur la bonne volonté de quelques citoyens sensibilisés à la cause. Elle entend surtout «coordonner les actions avec les associations, les collectivités territoriales et le grand public», explique son fondateur, qui souhaite établir des partenariats avec les régions pour faciliter l’enlèvement des déchets, dans des délais rapides.
Grâce aux incidents répertoriés sur l’appli, plusieurs nettoyages participatifs ont déjà été organisés, notamment à Bordeaux-Lac avec l’aide de l’association des marcheurs-cueilleurs de Gironde, ainsi qu’au parc de l’Estey à Bègles, avec le soutien de la mairie début juin (alors que l’appli était encore en phase de test). Chaque week-end, les sessions de collecte de déchets sont listées sur la page Facebook de Clean2gether. Et bientôt, promet Vincent Mitja, les utilisateurs pourront y participer directement depuis l’application s’ils le souhaitent.
Une pratique mondiale
Clean2gether vient s’ajouter à plusieurs applis similaires, comme Sentinelles de la nature, un site web doublé d’une application lancée en mai 2018 à l’initiative de la Fédération des associations de protection de la nature (Frapna) de la Loire avant d’être repris par France Nature Environnement. Fonctionnelle dans une grande partie du territoire français, elle invite les utilisateurs à signaler des atteintes à la nature ou des initiatives favorables à l’environnement, qui sont ensuite transmises aux référents associatifs de la région. Citons également TrashOut, une appli déployée à l’échelle mondiale qui remplit la même fonction, ou la plus urbaine Dansmarue, dédiée aux déchets sauvages dans les rues et les parcs parisiens. A noter que la signalisation de ces dépôts illégaux peut aussi se faire en contactant directement la mairie de la commune concernée, qui organisera sa prise en charge.
Pour les citoyens désireux de mettre la main à la pâte, ce ne sont pas les opérations collectives de ramassage qui manquent. La Fondation pour la nature et l’homme répertorie de nombreuses opérations de ce type sur son site, organisées par différentes organisations. Dans ce domaine, il y en a pour tous les goûts. Les adeptes de la course à pied s’adonnent au «plogging» (contraction du suédois ploka upp, qui signifie «ramasser» et du mot «jogging»), une version plus sportive de la collecte d’ordures, qui dispose même d’une appli, Run Eco Team. Les amoureux de la montagne peuvent quant à eux participer aux opérations de ramassage mises en place par l’ONG Mountain Riders, tandis que ceux qui préfèrent la mer peuvent rejoindre les «initiatives océanes» de l’ONG Surfriders Foundation Europe.
La tendance est désormais mondiale : à l’occasion de la deuxième édition du World Clean Up Day, le 21 septembre, de nombreuses opérations de nettoyage sont prévues dans le monde entier. En attendant, le #TrashTagChallenge, un défi écoresponsable largement relayé sur les réseaux sociaux qui consiste à se prendre en photo, seul ou en groupe, dans un endroit pollué qu’on a nettoyé, est toujours d’actualité.

Isoler sa maison du sol au plafond sans gaspillage...

Les Compagnons de l'Habitat sont des spécialistes de l'isolation dans le respect de l'environnement. Laine de roche volcanique ou laine de verre en rouleau, en panneau ou soufflée, grâce à un procédé automatisé, l'entreprise isole la maison du sol au plafond, que ce soit pour des planchers rampants de toits, des greniers et des combles perdus...

L'objectif est de réduire la facture et les déperditions thermiques qui peuvent aller jusqu'à 30%  en cas de mauvaise isolation de la toiture. Pour l'isolation par soufflage, la pose est simple et rapide: après un détuilage partiel (appelé trou d'homme), les flocons de laine de roche ou de verre sont soufflés jusqu'à l'obtention d'un matelas de 32 cm d'épaisseur, équivalent à une résistance thermique de R=7m2 K/W.

L'intervention s'effectue par l'extérieur (pas de poussière) et garantit une isolation durable et optimale pour 50 ans environ. Les Compagnons de l'Habitat de votre département retirent l'ancien isolant stockent les déchets dans des sacs avant de les évacuer vers une déchetterie. Ils effectuent également un repérage systématique des boitiers électriques avant d'intervenir.

La société est membre de la Fédération Française du Bâtiment (FFB) et elle offre une prime d'énergie qui s'ajoute au crédit d'impôt de 30% en vigueur, mesure gouvernementale prolongée jusqu'au 31/12/2019, uniquement pour les travaux d'isolation des toitures. Avec eux, pas de sous-traitance et garantie décennale assurée. Pour tout renseignement, s'adresser par exemple pour la région parisienne à www.isolation-toiture-yvelines78.fr.

Lyliane

31/08/2019

Faire connaître Mr Dale Schroeder et marcher sur les traces de cet homme généreux...

La générosité de Dale Schroeder a permis d'envoyer 33 personnes à l'université. Sa vie, cet Américain originaire de Des Moines dans l'Iowa l'a vécue dans la simplicité. Durant 67 ans, il a travaillé en tant que charpentier dans la même entreprise et lorsqu'il est mort à 86 ans en 2005, il ne possédait qu'un pantalon pour le travail, un autre pour l'église et une vieille voiture. Pourtant son compte en banque était bien rempli. Il a économisé toute son existence, jusqu'à amasser 3 millions de dollars de fortune. Cette coquette somme lui a permis de mettre en place une bourse pour envoyer des enfants de son Etat à l'université, où lui n'avait jamais pu étudier, faute de moyens.
"Il voulait aider les jeunes qui étaient comme lui"
Désormais épuisé, son fonds a permis de payer des études supérieures à 33 jeunes qu'il ne connaissait pas. «Il voulait aider les jeunes qui étaient comme lui, qui n'auraient pas eu l'opportunité d'aller à la fac sans son don», a expliqué son ami Steve Nielsen à la chaîne KCCI cité par CNN.Ces anciens étudiants qui ont obtenu un coup de pouce de Dale Schroeder se sont rencontrés le 20 juillet pour rendre il y a peu pour rendre hommage à leur bienfaiteur, 14 ans après sa mort. Certains d'entre eux sont désormais médecins ou enseignants, explique la chaîne. «Vous ne pouvez pas rembourser ce qu'il vous a offert parce que Dale n'est plus, a déclaré Steve Nielsen à la chaîne en s'adressant aux bénéficiaires de la bourse de son ami disparu. Mais vous pouvez vous souvenir de lui et marcher sur ses traces.»

La Rédaction - Paris Match - vendredi 26 juillet 2019

Convertion d'une voiture thermique en électrique...

 

Afin d'en apprendre davantage sur le rétrofit électrique — qui consiste à convertir une voiture thermique à l’électrique —, nous avons pu découvrir le prototype de la start-up française Transition-One, conçu sur la base d'une Renault Twingo.

Si la demande pour des véhicules électriques venait à s’intensifier subitement, elle pourrait aller plus vite que le renouvellement du parc automobile. Il n’y aurait alors pas encore assez de véhicules électriques d’occasion pour répondre à ce besoin. Transition-One souhaite permettre le passage à l’automobile électrique sans débourser des sommes astronomiques dans un véhicule neuf, en remplaçant certains organes des voitures thermiques par une chaîne de traction 100 % électrique.

Si la promesse de convertir une voiture d’occasion en véhicule électrique est séduisante, elle cache bien des contraintes technologiques et légales. Pour éclaircir le sujet, nous avons pu découvrir le premier prototype de Transition-One et nous entretenir avec Aymeric Libeau, le fondateur de la start-up française qui souhaite faire du rétrofit électrique son cœur de métier.

C'est donc une Renault Twingo de seconde génération qui a bénéficié de ce traitement. Si l’extérieur du cobaye ne change pas, sa partie technique est entièrement revue. Sous son petit capot, on trouve un moteur de 50 kW (68 ch), un contrôleur, ainsi que trois packs de batterie. Ils sont accompagnés par deux autres packs, en lieu et place du réservoir, pour un total d’environ 25 kWh. Cependant, la batterie des versions définitives se contentera d’une capacité qui devrait se situer entre 18 et 20 kWh. Alors que les packs à refroidissement liquide de cette Twingo proviennent d’une Tesla, le fournisseur de batterie définitif n’est pas encore choisi, tout comme la technologie des accumulateurs. Des batteries lithium-ion constituent l’option la plus probable, même si “d’autres technologies sont envisagées”, nous confie Aymeric Libeau. Avec cette faible capacité, Transition-One annonce 100 km d’autonomie en conditions réelles, mais son fondateur nous assure que “cela sera plus en WLTP”, la procédure d’homologation sur laquelle les constructeurs communiquent.

Les voitures converties par Transition-One conserveront leur boîte de vitesses d’origine. Seules les boîtes manuelles sont concernées et les voitures à boîte automatique ne seront donc pas être opérées par Transition-One, qui préfère se concentrer sur le gros du marché. À l’usage, il n’est pas nécessaire d’embrayer à l’arrêt du véhicule, puisque le moteur électrique ne cale pas. Cependant, on peut s'interroger sur la légitimité de ce choix technologique. En effet, une boîte de vitesses n’est pas nécessaire pour un véhicule électrique et cet élément ajoute de la complexité, sans avantage majeur, si ce n’est la possibilité d’augmenter la vitesse maximale. Néanmoins, l’étagement de la boîte de vitesses et le petit moteur de cette Twingo ne lui permettent pas de dépasser les 110 km/h. Pour Aymeric Libeau, le maintien de la boîte manuelle permet aux propriétaires de ne pas avoir à modifier leurs habitudes. En dehors de ce point, les véhicules convertis par Transition-One sont analogues à tous les autres véhicules électriques. Ils bénéficient d’une récupération d’énergie à la décélération et de deux modes de conduite : Éco et Confort. Cependant, le prototype n’embarque ni climatisation ni chauffage, et Transition-One n’a pas encore choisi les solutions qui équiperont les voitures qui sortiront de ses ateliers, au sud d’Orléans. De même, le choix de la prise de charge n'a pas encore été défini.

Transition-One rétrofit électrique

 

Cette Twingo a déjà parcouru plus de 6 000 km depuis son rétrofit. Elle n’a été alourdie que de 20 kg et sa répartition des masses est inchangée. Ses qualités dynamiques sont donc préservées. Néanmoins, on touche là à une limite du rétrofit : les contraintes d’un véhicule n’ayant pas été étudié à cet effet. Ainsi, pour embarquer de plus grosses batteries, il aurait fallu plus de place, mais elles auraient engendré une prise de masse, ce qui aurait eu un impact sur le comportement routier

de la voiture. En effet, les trains roulants et les freins sont adaptés à une certaine masse et à un certain centre de gravité. On ne pourrait donc pas alourdir la voiture sans revoir ces éléments. De plus, l’emplacement des batteries sous le capot, dans une zone de déformation prévue pour encaisser un choc en cas d’accident, pourrait s’avérer dangereux. Aucun crash test n’est d’ailleurs prévu d’ici à la commercialisation de ce rétrofit.

Le prochain prototype converti par Transition-One sera une Fiat 500. Elle sera suivie par un trio franco-japonais : Peugeot 107, Citroën C1 et Toyota Aygo. La petite Fiat dispose bien d’une version électrique nommée 500e, mais elle n’est pas vendue en France et les modèles importés sont rares et chers. Si la liste de véhicules éligibles à la conversion doit débuter par des mini-citadines, elle pourrait s’ouvrir aux citadines du segment B, comprenant les Peugeot 206, Renault Clio et Volkswagen Polo, ainsi qu’aux utilitaires. Des configurations de batterie différentes pourraient alors être proposées.

Par Aurélien Piot