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07/03/2020

Jeans éthiques made in France...

Le jean "made in France" grandit. Depuis quelques années, un peu partout en France, des artisans ont relancé cette filière historique. Des ateliers de tissage se créent pour produire des vêtements 100% fabriqués en France. Née il y a plus d'un siècle en Europe mais popularisée par les Américains, l'aventure du jean est loin d'être bouclée. Cette toile a d'abord servi à faire des voiles de bateaux, des tentes, puis des vêtements de travail. C'est un accessoire incontournable depuis 60 ans. Désormais, le jean est porté sur toute la planète, par tous et en toutes occasions.
Plus de deux milliards de pantalons en jean sont produits chaque année dans le monde. Mais ce succès n'est pas sans impact environnemental. D'abord, les fabricants produisent du plus en plus loin des consommateurs ce qui nécessite de les transporter sur des milliers de kilomètres.
Les grandes marques, Levi's en tête, tentent depuis des années de réduire l'impact environnemental de cette production. Mais les solutions les plus audacieuses sont finalement locales. Depuis quelques années, des marques fabriquent en France pour réduire l'empreinte carbone. Certaines, très haut de gamme, sont confidentielles, d'autres, plus grand public, sont devenues célèbres.
Retour d'un pionnier créé au XIXème siècle
Parmi elles, 1083, Champ de Manoeuvre, DAO qui ont chacune un modèle propre. Il y a aussi et surtout l'Atelier Tuffery qui est un pionnier mondial du jean. Créé en 1892 à Florac (Lozère), cette entreprise cévenole a connu les heures de gloire de ce vêtement de travail avant de subir le déclin de la filière textile dans les années 1980 et la trop forte concurrence des Américains.
Jusqu'au début des années 2000, la production est haut de gamme et donc "intimiste". Elle reprend des forces en 2004 grâce à l'attrait des consommateurs pour le "made in France". En 2014, Julien Tuffery, 4ème génération de la famille de maîtres tailleurs-confectionneurs, reprend les rênes de l'entreprise pour développer cette tendance avec son épouse. Les autres marques, plus récentes, ont surfé sur la même vague. "Un jean parcourt plus de 65.000 km pour entre le site de fabrication et le magasin qui le vendra, aujourd'hui, c'est aberrant", indique Sébastien Rochier, directeur de 1083, l'une des marques made in France les plus emblématiques.Son nom exprime la distance maximale parcourue par ses produits avant d'être vendus. Et contrairement aux idées reçues, les prix ne sont pas disproportionnés. Ces jeans sont vendus autour de 100 euros, le tarif moyen du géant américain.
Créée en 2013 par Thomas Huriez, l'entreprise de Romans (Isère) produit désormais 40.000 pièces par an avec une progression 50% en 2019.


Le retour des métiers à tisser
C'est à Nancy que Davy Dao a créé sa marque éponyme. Après avoir été vendeur dans un magasin de vêtements, cet autodidacte a créé son entreprise. Ces jeans sont fabriqués en France, mais sa particularité est le jean sur-mesure. En 2012, il commence à produire quelques modèles dans son appartement pour des proches, puis ouvre un atelier et une boutique deux ans plus tard dans le centre de Nancy. "Nous n'importons que la toile qui vient selon les gammes du Japon ou d'Espagne". 
Mais la réduction de l'impact carbone de l'industrie du jean va plus loin. Pour la réduire encore plus, la plupart des marques ont décidé de tisser la toile en France. Chez 1083, des balles de coton arrivent de Tanzanie, du Mali et de Turquie puis sont filées puis tissées dans deux usines, l'une, Valrupt Industrie, est dans les Vosges, la seconde, Tissages de Charlieu dans la Loire.


Des jeans en lin cultivé en France
1083 et DAO veulent désormais aller plus loin dans la réduction de l'impact carbone en créant de jeans composés non plus de coton, mais de lin. Cette plante a deux intérêts par rapport au coton. Elle ne nécessite presque pas d'eau pour sa production, mais offre un autre atout pour le "made in France". "Peu de gens le savent mais la France produit 60% du lin, ce qui fait du pays le premier producteur mondial", indique Davy Dao qui actuellement achète ses toiles à l'étranger. Les autres marques vont-elles les suivre? Armand Teboul, co-fondateur de Champ de

Manoeuvre, n'est pas convaincu par le lin. Ses jeans pur coton sont réalisés avec des toiles italiennes, mais surtout japonaises pour les selvedge, ces tissus haut de gamme à la maille très serrée et dont les extrémités sont renforcées par des lisières colorées. Mais il reste en Europe quelques machines capables de tisser ces fameux selvedge. Elles doivent être remises en état, mais l'attrait des clients pour ces jeans haut de gamme et pour le made in France incitent des industriels à en remettre en marche. Selon nos informations, un projet serait en cours dans l'Est de la France.
"Ce retour dans l'industrie textile de qualité serait une bonne nouvelle. Si un Français produit bientôt des selvedge, nous proposerons à notre tour des jeans 100% français", espère le dirigeant de Champ de Manoeuvre. Pour lui, ce serait un retour aux sources. "Il ne faut pas oublier que 'denim' signifie 'de Nimes', ville dans laquelle s'approvisionnait les Américains au XIXème siècle et que le jean est la toile produite à Gènes pour les voiles de bateaux". 

Selon Mr Pascal SAMAMA - BFMTV - dimanche 2 février 2020

 

 

 

Empreinte carbone des laits animaux et végétaux...

Vache, amande, brebis ou avoine, on fait le tri entre lait animal et végétal. En termes d'émission de CO2, les différentes boissons pèsent plus ou moins lourd sur le climat.
Retrouvez tous les samedis dans la chronique «Terre d’actions» des initiatives pratiques et écolos en France et dans le monde.
Même si la consommation est en baisse, un Français boit en moyenne 60 litres de lait par an selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Réduire les produits laitiers, c’est bon pour la planète. Mais lorsqu’on a envie d’un petit verre, quoi boire ?
Parmi les laits d’origine animale, celui de vache reste le plus répandu, son bilan carbone figure en milieu de classement pour sa catégorie selon la base de données Agribalyse constituée par l’Ademe. L’agence compare l’équivalent de CO généré pour un kilo de produit. Le lait de chèvre (0,80 kg eq CO) serait le plus léger en termes d’émissions, suivi de près par le lait de vache (0,94 kg eq CO) et enfin le lait de brebis (1,54 kg eq CO).

Projet de fermes bas carbone.
Le calcul s’intéresse uniquement au stade de la production, le plus gros pôle d’émission au cours du cycle de vie du produit. Pour chaque produit, il s’agit de moyennes, qui prennent en compte les différentes pratiques de l’agriculture conventionnelle et intègrent la part qu’elles représentent en France. Elles comptabilisent à la fois les systèmes conventionnels, de ceux basés sur le maïs à ceux dits «de montagne» avec 100% d’herbe, et le bio. L’Ademe est en train d’actualiser ses chiffres et prépare une version plus poussée qui inclura la transformation, la logistique ou encore le transport. Cependant, les ordres de grandeur restent les mêmes.
«La conduite du troupeau, l’alimentation animale, la gestion des déjections et les rendements – puisque les impacts sont ramenés au kg de produit – sont déterminants», précise Audrey Rimbaud, ingénieur à l’Ademe. L’élevage de brebis est
par exemple considéré comme plus polluant car les rendements en lait sont moins importants. Le bio, lui, ne relâche pas forcément moins de CO. «Il y a une variabilité des pratiques énorme. Cela dépend beaucoup de l’alimentation et de la manière dont le troupeau est conduit», poursuit Audrey Rimbaud.
De manière générale, les élevages de ruminants produisent surtout du méthane, gaz à effet de serre encore plus puissant inclus dans le calcul. Les émissions proviennent des rots et flatulences des animaux pendant la phase que l’on appelle la fermentation entérique. Le type d’alimentation et sa provenance jouent : si les animaux sont nourris avec du soja, majoritairement importé du Brésil, la facture pour le climat augmente. En France, le secteur de l’élevage laitier travaille sur des projets de fermes bas carbone. Les vaches y pâturent davantage, pas que de l’herbe mais aussi des légumineuses et des trèfles riches en protéines, et les installations sont pensées pour être moins énergivores.

L'avoine, option la moins néfaste
Pour les boissons végétales, les études comparatives sont plus récentes et discordantes. Mais une chose est établie : leur bilan carbone est moins élevé que pour le lait animal. Précisons qu’elles sont souvent présentées comme des alternatives, mais ce ne sont pas des substituts sur le plan nutritionnel. Selon l’étude de deux chercheurs d’Oxford, un verre de lait de vache libère presque trois fois plus de CO qu’une boisson préparée à partir de végétaux.

Et dans le détail ? Selon les nouveaux calculs de l’Ademe, en cours de vérification, l’avoine est l’option la moins néfaste pour les émissions. Le soja est sur ses talons et se démarque grâce à ses bons rendements. Suivent le riz et l’amande, au coude à coude. Là aussi, les calculs se calquent sur ce qui est d’habitude consommé en France.

Comme bon nombre des fruits à coque, le bilan carbone de l’amande est surtout plombé par les émissions liées aux intrants (fertilisants, produits phytosanitaires). En plus de la production de CO, la graine pompe de grandes quantités d’eau. Les nappes phréatiques en souffrent particulièrement en Californie, qui inonde le marché mondial, dont la France, avec ses amandes. On y va donc mollo. Et pourquoi pas faire soi-même son breuvage pour choisir des cultures locales, éviter les circuits industriels, le sucre ajouté et les emballages ?

06/03/2020

Culture de la banane en France...

ALIMENTATION - Après un test de deux ans sur différentes variétés, les premières bananes (bio et maturées sur plante) sont vendues
Des rainettes coassent au beau milieu des bananiers géants. « Les plantes poussent 20 centimètres par jour, il ne faut pas dormir dessus », sourit Marc Giovinazzo, tout en pointant les premiers régimes de bananes qui poussent en hauteur. Depuis deux ans, cet horticulteur installé à Pignans dans le Var s’est lancé un défi de taille : tester une quinzaine de variétés pour la production locale. Sous une serre géante de 6 mètres de haut, l’affaire semble bien engagée à voir l’aisance avec laquelle les bananiers occupent l’espace et la terre pleine de vers de terre. « Nous utilisons le crottin de nos chevaux pour faire terreau », explique Marc Giovinazzo.
Il a repris en 2000 le domaine familial des 1.001 roses et n’a de cesse depuis de le diversifier, étant donné le cours du marché de la fleur coupée. C’est ainsi qu’il a d’abord reconverti une serre de 3.500 m² en balnéothérapie pour les chevaux – une autre passion familiale – avec paddocks, carrière et pédiluve, le tout dans une chaleur enveloppante. En plantant là un bananier pour décoration, il a vu qu’il poussait bien. L’idée lui est alors venue de se lancer dans la banane.

Vingt euros le kilo
« On travaille comme les anciens faisaient, on essaie de retrouver cet effet circulaire, cette boucle qu’on avait perdue avec la mécanisation », poursuit Marc Giovinazzo, qui fourmille d’idées pour valoriser sa nouvelle production : pourquoi pas, comme en Martinique, cuisiner la « popote » (la fleur mâle du bananier). « On peut aussi sans doute faire de la ficelle avec les racines, pour nos bottes de foin, ajoute-t-il. Je m’inscris vraiment dans ce principe de culture en autosuffisance, on n’épuise pas les sols ainsi. »
Après cette phase test sur 300 m², Marc Giovinazzo entend aller jusqu’à 2.000 m² de production. Déjà, ses premières bananes, mûries naturellement sur la plante, se trouvent sur le marché de Sanary ou à l’Amap de Vidauban. « Elles sont vendues sous forme de régime, c’est notre marque de fabrique, précise-t-il. Le tarif est de 20 euros le kilo, soit 1 à 1,50 euros la banane. C’est le même prix qu’une variété fressinette bio qui vient de Martinique. On est sur un produit haut-de-gamme, local et zéro pesticide. »
« Tout un écosystème »
Avec le réchauffement climatique, imagine-t-il, un jour, une production à ciel ouvert ? « On a eu un hiver très doux, mais des matins tout de même à moins cinq degrés, répond Marc Giovinazzo. On a besoin de mettre à l’abri la production, car il y a des chocs de température, que ce soit de froid ou de chaleur d’ailleurs l’été. » Ce qui lui fait dire que ce type de production n’est sans doute pas à la portée de jeunes producteurs qui voudraient se lancer.
« On ne peut pas s’installer comme ça, avance-t-il. On peut être à ce prix-là car tout est produit sur place, c’est un écosystème et nous avions déjà l’infrastructure des serres. Et pendant deux ans, nous n’avons rien sorti. » Aujourd’hui, il entend se concentrer sur trois variétés de bananes. L’une, du Brésil, étonne avec son intérieur orangé et son goût inédit. Les deux autres, du Honduras et d’Australie, se rapprochent plus de celles que l’on connaît, en plus petites. Et bien plus goûteuses, serait-on tenté d’ajouter après les avoir testées.

Selon Mme Caroline Delabroy - 20 Minutes - jeudi 5 mars 2020

 

 

05/03/2020

Faire travailler sa tête et ses jambes en même temps...

Mme V. Josselin dans Version Fémina nous branche sur un site original: www.velo-bureau.fr, qui commercialise un vélo-bureau au prix de 700 euros environ. Selon l'article, depuis 2015 deux prototypes avaient été expérimentés avec succès dans la classe de l'inventeur, un professeur de Guadeloupe en REP (réseau d'éducation prioritaire). Il avait noté, en effet, que ses élèves étaient plus attentifs, canalisaient davantage leur énergie et mémorisaient plus facilement, s'ils pédalaient sur cet engin.

Depuis, une société nommée Tek Active, a été créée pour répondre à la commande d'une centaine de vélo-bureaux supplémentaires. Si bien qu'aujourd'hui, du primaire au lycée, on en compte en France plus de 3000, tous achetés avec des fonds privés ou  l'aide des municipalités. L'Education Nationale pour le moment n'a pas encore validé cet usage du vélo-bureau, alors que des études scientifiques ont démontré que "bouger améliorait les fonctions cognitives"...

Quoi qu'il en soit, près de 300 entreprises ont déjà compris l'intérêt d'investir dans cet engin. Des parents d'enfants atteints de troubles de l'attention apprécient grandement ce nouveau bureau, qui convient parfaitement aux élèves anxieux, distraits, impulsifs et remuants. Certains jeunes parcourent ainsi près de 20 000 km tout en étudiant leurs leçons! paris pour le moment n'a pas investi dans ce type d'engin, contrairement à la région Auvergne-Rhône-Alpes, la Seine-St-Denis, le Nord et le Sud-Est.

Lyliane

Agroécologie, quelles perspectives?

Fondée sur des pratiques agricoles calées sur la vie des sols, la nature et ses cycles, l'agroécologie paraît un concept entendu, la voie à suivre pour une transition environnementale de l'agriculture et de l'alimentation.Oui, mais laquelle exactement ?
Lors du 57e salon de l'agriculture qui fermera ses portes dimanche à Paris, le mot agroécologie était partout. Mais chacun soutient sa propre définition, plus ou moins écolo, plus ou moins productiviste. 
Apparu en 1928 sous la plume d'un agronome américain d'origine russe, Basile Bensin, l'agroécologie a été conceptualisée par des universitaires à Berkeley comme Miguel Altieri, essentiellement en référence à une agriculture alternative s'opposant au modèle industriel d'Amérique Latine, souligne Bernard Hubert, directeur d'études à l'EHESS.
Pour Olivier De Schutter, ex-rapporteur des Nations unies du droit à l'alimentation, l'agroécologie est une façon saine de nourrir la planète en luttant contre les pollutions et le changement climatique à la fois: un ensemble de pratiques agricoles qui recherchent "des moyens d'améliorer les systèmes agricoles en imitant les processus naturels", notamment en gérant la matière organique des sols".

En France, dans les années 60, l'agroécologie promue par Pierre Rabhi et Terre et Humanisme s'est forgée en résistance aux méfaits de l'agriculture intensive sur la nature. 
Mais elle est restée largement minoritaire au profit de la mécanisation, du recours aux engrais et pesticides de synthèse qui ont transformé la France en puissance agricole et agroalimentaire en faisant exploser les rendements.
Jusqu'à la loi d'avenir pour l'agriculture de 2014. Cette loi portée par Stéphane Le Foll "s'est appuyée sur les agriculteurs afin d'essayer de remettre en cause le système dominant", soulignait récemment Nicole Ouvrard, directrice des rédactions du groupe Réussir, lors d'un colloque à Paris.
Lancé par la Commission nationale du débat public (CNDP) au salon de l'Agriculture, le vaste débat prévu dans toute la France jusqu'à fin mai à la demande du gouvernement et de la Commission européenne (impactons.debatpublic.fr) cherchera notamment à répondre aux questions: "quel modèle agricole pour la société française?" et "quelle transition agroécologique pour l'agriculture?".
Le temps presse. Pour Nicolas Gross, chercheur à l'INRAE, le changement climatique va intensifier la désertification de régions du monde qui ne l'étaient pas jusqu'à présent. En France, la moitié sud du pays jusqu'à Clermont-Ferrand, est concernée, sauf la façade Atlantique, selon une étude qu'il vient de publier dans la revue Science.
- "Des compromis partout" -
Ce qui implique des façons différentes de produire des végétaux, céréales, oléagineux, légumes ou fruits, et de faire de l'élevage. Dans les régions plus au nord, la nécessité de réduire les émissions amènera aussi les pratiques agricoles à évoluer.
Si de plus en plus d'interlocuteurs s'accordent sur le besoin de mieux traiter les sols, de les couvrir toute l'année pour empêcher l'érosion, favoriser la photosynthèse des plantes, et donc la captation du carbone, les techniques sont différentes selon les interlocuteurs et ... les comptes en banque.
Certains privilégient le développement du bio, coûteux en surfaces. D'autres le retour de petites unités paysannes mélangeant culture et élevage sur des prairies qui captent le carbone - les deux profitant l'un à l'autre au plan écologique.
D'autres enfin privilégient une "agriculture de précision", basée sur des outils d'aide à la décision, drones, capteurs et images satellites, coûteuse en capitaux, les "données" devenant le nerf de la production alimentaire de demain.
Aujourd'hui "je ne connais aucune ferme qui soit en agroécologie pure, il y a des compromis partout", parfois avec le plastique ou la mécanisation, tente de dédramatiser Olivier Hébrard, expert de Terre et Humanisme.
In fine, c'est sans doute la rentabilité qui permettra les choix. 
"On peut construire des systèmes de production donc des parcelles, des territoires agricoles qui permettent de concilier performance productive et performance environnementale", a expliqué cette semaine le directeur scientifique agriculture de l'INRAE, Christian Huygue, sur France 3.
A condition que les agriculteurs "ne soient pas soumis à des injonctions paradoxales" du gouvernement et des consommateurs. "On ne peut pas leur dire, vous produisez beaucoup au prix le plus bas tout en faisant des choses très complexes", a-t-il dit. "Il faut qu'il y ait une cohérence globale".

Selon

04/03/2020

Et si on adoptait une poule?

Dans Version Fémina, il nous est proposé de nous adresser à l'association "Poule pour tous", créée en 2017 par Mr Thomas Dano à La Chapelle -sur-Erdre (44) pour sauvver des poules de 18 mois destinées à l'abattoir, car moins bonnes pondeuses. Jusque là, il en a déja sauvées 30 000.

En fait, en les adoptant, on les sauve, on recycle en même temps ses déchets alimentaires (150 kg par an) et l'on récupère de bons oeufs. Pour cette adoption, pas besoin de grands espaces: un bout de jardin de 5 m2 suffit! Il faut aussi une petite cabane pour la nuit. Le coût à prévoir est d'environ 5 euros la poule. pour tout renseignement, s'adresser à l'association Poule pour tous qui vend et livre dans toute la France (145 points de vente).

Lyliane

03/03/2020

Les villes du monde en quête d'une alimentation plus durable...

En Afrique, le danger est encore surtout celui, ancien, de la sous-nutrition. En Occident, on se bat de plus en plus contre l'obésité. Dans beaucoup d'endroits, les deux phénomènes doivent être combattus en même temps. Les problèmes liés à la nourriture auxquels les villes du monde sont confrontées varient selon les géographies et les milieux sociaux. Mais à cause de l'urbanisation croissante, toutes se retrouvent de plus en plus au carrefour des questions alimentaires, et peuvent agir positivement pour changer la donne.
C'est l'analyse qui a été partagée en octobre 2019 à Montpellier, lors du 5e sommet annuel des villes adhérentes au Pacte de Milan. Lancé en 2015 à l'issue de l'Exposition universelle hébergée par la ville italienne, cet accord international réunit désormais 209 municipalités du monde autour d'un engagement: mener des politiques visant à accroître la durabilité de leurs systèmes alimentaires locaux. Au-delà de la quarantaine d'actions suggérées par le texte autour de six piliers (gouvernance, nutrition, justice sociale et économique, production, distribution, gaspillage), il vise surtout à encourager la créativité des villes, ainsi que leurs échanges de bonnes pratiques, y compris par la création de réseaux nationaux ou internationaux.
Un nouveau pouvoir d'action
Tous leurs défis sont en effet issus d'un phénomène commun, ont convenu les 90 délégations de la planète présentes au sommet de Montpellier: l'effacement progressif du lien entre campagnes et villes. Dû à l'intermédiation croissante de l'industrie et de la grande distribution, il éloigne les producteurs des consommateurs, regrettent les édiles. Ce qui engendre un sentiment de perte de contrôle des citoyens sur leur alimentation, avec comme corollaires paradoxaux soit un désintérêt croissant pour la nourriture, soit de de nouvelles angoisses urbaines, soit encore une individuation des modes d'alimentation.

Transition alimentaire : comment les villes peuvent jouer un rôle central
Mais le revers de la médaille est le nouveau pouvoir d'action qui en résulte pour les administrations locales. "L'alimentation se trouve au croisement de plusieurs politiques publiques, et les villes disposent de plusieurs leviers pour agir", souligne Damien Conaré, secrétaire général de la chaire Unesco Alimentations du monde à l'établissement Montpellier SupAgro. "L'alimentation devient une infrastructure critique", résume Holly Freishtat, directrice des politiques alimentaires de la ville américaine de Baltimore.

Des effets sur l'ensemble de la planète
Améliorer l'alimentation urbaine permet en effet de "toucher tous les objectifs de développement durable (ODD)", observe Cécile Michel, secrétaire générale du Pacte de Milan. Au Congo par exemple, "l'alimentation scolaire a un impact sur la performance dans les études et donc sur la violence urbaine, car le moins l'on décroche de l'école le moins on se retrouve à la rue. Elle peut donc rompre le cycle intergénérationnel de la pauvreté et de la faim", témoigne le ministre de l'Enseignement primaire et secondaire Anatole Collin et Makosso.
Et l'impact, notamment environnemental, des politiques urbaines en faveur d'une alimentation durable s'étend aux territoires de proximité, voire à l'ensemble de la planète. Selon une recherche publiée en juin 2019 par l'organisation C40 Cities, qui ressemble une centaine de villes autour de la lutte contre la crise climatique, les denrées alimentaires sont la principale source (13%) des émissions urbaines liées à la consommation. Sans action, elles sont destinées à croître de 38% d'ici 2050. Mais l'enjeu requiert de dépasser les seuls aires urbaines et périurbaines, en créant "de nouveaux liens avec les zones rurales", via une pluralité d'outils: marchés de gros ouverts aux petits producteurs, marchés paysans, labels sur les origines des produits, contrats entre municipalités et producteurs, acquisitions de terres rurales par les collectivités locales etc., souligne Nicolas Bricas, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).

Selon Mme Giulietta Gamberini - La Tribune - jeudi 27 février 2020

01/03/2020

Sauver la planète en mangeant...

Dans le journal du WWF "Sur les traces du Panda", un article a retenu mon attention. Il s'agit en effet de réaliser que notre façon de nous nourrir affecte notre environnement, mais aussi notre santé. En faisant les bons choix, nous pouvons améliorer l'impacr de notre consommation. La production agricole est responsable d'environ 20% des émissions de gaz à effet de serre et de 75% environ  de la déforestation dans le monde. Dans les océans, 90% des stocks de poissons sont surexploités.

Or, alors qu'une personne sur 3 dans le monde ne mange pas à sa faim, 30% de la nourriture chez nous est gaspillée. L'idéal serait de changer nos habitudes! Par exemple, consommer des produits de meilleure qualité, avec un impact moins grand sur l'environnement, est à la portée de tout le monde. A l'occasion de la journée mondiale de l'alimentation, l'appli WAG-We act for good est sur le site internet du WWF.

Servons nous donc de menus différents, ne craignons pas de cuisiner les légumineuses (pois chiches, lentilles, fèves). Elles sont riches en protéines. Un régime flexitarien par exemple consiste à manger moins de viande, de poissons sauvages, de boissons sucrées et de produits transformés et davantage de fruits, de légumes, de céréales complètes. Seulement cela, limiterait déjà l'empreint carbone de chacun! Il faut aussi savoir que le Ministère de la Santé a crée une signalétique nutritionnelle donnant des notes aux produits selon leur qualité nutritionnelle nommée "le Nutriscore". Alors changeons nos habitudes et faisons du bien à notre corps tout comme à la planète!

Lyliane

 

29/02/2020

Le coût du cancer en France...

Le plus célèbre oncologue du pays, inventeur du plan cancer en 2003 sous Jacques Chirac et auteur de best-sellers de vulgarisation, sort de sa diète médiatico-politique pour parler "argent". Convaincu que le cancer doit redevenir "une maladie politique" au cœur du débat public, David Khayat a commandé une étude sur son coût économique pour la société. "Aucune évaluation sérieuse n'a été faite depuis celle que j'avais sollicitée en 2007 lorsque je présidais l'Inca [Institut national du cancer] et qui portait sur des données de 2004, regrette-t-il. Or le prix des médicaments s'envole. Le risque d'une médecine à deux vitesses est réel."
Les résultats du travail mené par le cabinet Asterès montrent que le coût du cancer a explosé. En 2017, il s'élevait à 28 milliards d'euros, contre seulement 20,3 en 2004. "Cette trajectoire n'est pas surprenante car la population vieillit et le système de santé, qui nous soigne mieux, est en quelque sorte victime de son succès", nuance Pierre ­Bentata, l'économiste pilote de l'étude. Celle-ci, qui calque la méthode de l'Inca en 2007 et se fonde sur des données publiques, éclaire à la fois le coût direct et indirect de la maladie.
Sans surprise, les dépenses liées aux soins (hospitalisations, médicaments, etc.) pèsent le plus lourdement : en 2017, elles atteignaient 16,5 milliards d'euros, soit une augmentation d'environ 50% par rapport à 2004. "Leur hausse s'explique par l'apparition de traitements plus efficaces mais aussi plus chers et par un plus grand nombre de patients traités", décrypte Nicolas Bouzou, président du cabinet Asterès.
La prévention sauve des vies
Pour calculer le coût direct du cancer (18,3 milliards d'euros), il a fallu ­notamment ajouter à cette somme les montants alloués à la politique de prévention (139 millions pour lutter contre le tabagisme ou l'alcoolisme), de dépistage (172 millions pour financer les mammographies et les kits contre le cancer du côlon) ou la recherche publique (694 millions d'euros).

Pour chiffrer le coût indirect de la maladie, Pierre Bentata a mesuré les pertes économiques liées aux décès précoces. Si les malades avaient survécu, ils auraient continué à travailler et donc à contribuer au PIB de la France. "Nous avons utilisé une notion clé en économie de la santé : celle des années de vie perdues. Ça peut sembler choquant aux yeux du grand public mais c'est un indicateur très éclairant", décode Pierre ­Bentata. Les 2,3 millions d'années de vie perdues en 2017 ont engendré une perte de 9,7 milliards d'euros.
Cette folle addition à 28 milliards d'euros inspire à David Khayat la même conclusion qu'en 2007 : "Ça va coûter de plus en plus cher, donc il faut à tout prix éviter la mort en mettant l'accent sur la prévention, un échec en France, et sur le diagnostic précoce." L'autre levier de progrès, à ses yeux, c'est la rationalisation du coût des soins. Et notamment de celui des médicaments d'immunothérapie : ces traitements révolutionnaires pour certains patients peuvent dépasser les 100.000 euros. "Il y a une paralysie des autorités, constate l'oncologue. La seule chose qu'on a faite, c'est retarder le remboursement. Mais ce n'est pas une solution de long terme et en aucun cas une solution pour les malades."
D'autres voix ont alerté:

Lui estime, à l'instar de Nicolas Bouzou, qu'il faut "repenser les modalités de fixation du prix des médicaments" et "créer un nouveau cadre institutionnel" incitant les ­laboratoires à "fournir les meilleurs traitements au plus grand nombre tout en garantissant la pérennité de leur activité de recherche et de développement". Selon l'oncologue, "plusieurs voies sont possibles" : un remboursement conditionné à l'efficacité du traitement sur des groupes de patients comme en Allemagne, en Écosse ou aux États-Unis ou encore le paiement d'une somme fixe autorisant une utilisation infinie d'un traitement sur une période donnée.
Comme Khayat, quelques voix ont déjà tenté d'alerter sur l'explosion des coûts, et notamment de ceux des médicaments : l'hématologue Jean-Paul Vernant en 2016, la Ligue contre le cancer et le Conseil économique, social et environnemental en 2017. Mais en vain. Alors que la France prépare sa future stratégie décennale et l'Europe son plan contre le cancer, il y a pourtant ­urgence car, au Royaume-Uni, le refus de rembourser certaines molécules onéreuses hante l'actualité.
Pour Jean-Yves Blay, ce genre de débat éthique n'est déjà plus un cauchemar d'outre-Manche. Par ailleurs président du réseau hospitalier Unicancer, le directeur du centre Léon-Bérard à Lyon doit décider ce week-end s'il accepte de donner son accord pour qu'un patient ait accès à un traitement à 60.000 euros non remboursé par la Sécurité sociale. "Si le médicament est donné, ce sera sur le budget de l'hôpital. Ça équivaut au salaire d'une assistante médicale. Mais comment dire non à un médicament qui améliore la survie?" Lui aussi plaide pour "une réflexion" nationale, des "choix de société". "S'ils sont faits, nous arriverons à soigner tout le monde demain." C'est aussi la conviction des auteurs et promoteurs de l'étude.

Selon Mme Anne-Laure Barret - leJDD - dimanche 23 février 2020

28/02/2020

C'est quoi au juste, l'empreinte carbone?

Mme Christine Vilnet dans Version Fémina pose cette question et y répond pour nous éclairer. On appelle l'empreinte carbone également bilan carbone et ce terme définit la quantité de dioxyde de carbone (CO2, le principal gaz à effet de serre) émis par une collectivité, une entreprise, un produit ou une personne. La réduire, écrit-elle, est la clé de tous les efforts pour limiter la hausse des températures à moins de 2° supplémentaires. Au quotidien, elle comptabilise les émissions directes (prendre sa voiture, l'avion, se chauffer, se nourrir...), mais aussi les émissions indirectes (47,2%) liées aux  importations de produits (acheter un pull ou un téléphone qui vient du bout du monde...).

En 2016, selon une étude, l'empreinte carbone par habitant en France était de 10, 7 tonnes par an. Il existe des sites susceptibles de vous permettre de vous évaluer comme: www.leclimatentrenosmains.org. Il est grand temps de nous questionner sur notre alimentation (issue de produits locaux ou pas, carnée ou vegan...) et pour faire nos choix de déplacements, de congés et de biens de consommation. La réduction des gaz à effet de serre devrait passer par chacun de nous!

Lyliane

 

Le cresson et sa diffusion en France

En 1990, la France produisait 7000 tonnes de cresson chaque année. Aujourd'hui, la production est tombée à 4000 tonnes. La culture de cette plante est en effet délicate et sa conservation, qui n'excède pas deux-trois jours, ne facilite pas sa commercialisation.
Propriétaire d'un moulin en Picardie, bordant une cressionnière, Irène Inchauspé et son mari Olivier Robert de Massy ont été confrontés à la difficulté que traverse la filière. Bien que n'ayant rien à voir avec le monde agricole –elle est journaliste et lui travaille dans le milieu bancaire, ils ont décidé de chercher des moyens de relancer cette activité économique en créant la start-up Innocress. Avec l'aide d'étudiants de l’institut UniLaSalle de Beauvais, spécialisés dans la filière alimentation, ils se sont penchés sur les moyens de valoriser le cresson très riche en nutriments.


33 euros la cure d'un mois
L'idée retenue est donc commercialiser le cresson comme un complément alimentaire, qui apporte des macronutriments, des vitamines (A, C et K) des polyphénols et des glucosinolates. Baptisé Supercress 5, il se présente sous la forme d'une poudre que l'on saupoudre sur ses repas.
Trois tonnes de cresson mises en sachet
Le concept de Supercress a attiré l'attention de la région des Hauts-de-France et de la BPI qui ont versé 120.000 euros pour que le projet voit le jour. Trois tonnes de cresson frais ont déjà été séchées, broyées, et mises en sachet.

La commercialisation du produit a débuté sur le site d'Innocress et dès la semaine prochaine sur Amazon. La boîte de 30 sachets, permettant une cure d'un mois, est vendue 33 euros. La start-up compte écouler 16.000 boîtes au cours de la première année.

Selon Mme Coralie Cathelinais - BFMTV - samedi 1 février 2020

 

27/02/2020

Du vert à toutes les sauces...

Mme Virginie Félix dans Télérama pointe des incohérences entre le discours dominant selon lequel on doit respecter les petits producteurs, protéger l'environnement et suivre le calendrier des saisons, alors que par exemple la cérémonie des étoiles du guide Michelin a été parrainée par le géant de la grande distribution Métro... De même, le grossiste Pomona fournit les épreuves de Top Chef, dont il est "partenaire professionnel" en produits venant d'Espagne.

Des maraîchers et maraîchères comme Mme Hélène Reglain s'en sont vertement ému(e)s et ils l'ont fait savoir. Pouvons nous alors penser que la conscience écolo et le vert, le bio à toutes les sauces dans les médias ne sont que de la poudre aux yeux? Les pratiques "des arrièrs-cuisines" selon la journaliste semblent beaucoup moins vertueuses...Laissons là les discours et ne serait-ce pas à nous, consommateurs, de peser dans les débats et grâce à nos choix de consommation de soutenir vraiment le bio et les petits producteurs?

Lyliane

Bonne santé du bio...

Le bio confirme sa percée en France, et fait de plus en plus d'adeptes. Selon une étude réalisée pour l'agence bio et révélée vendredi par franceinfo, neuf Français sur dix ont consommé bio de temps en temps l'an dernier, et cinq sur dix au moins une fois par semaine.
Ceux qui en consomment tous les jours étaient 12% en 2018, et sont désormais 14%, montre ce baromètre annuel Etude Spirit Insight. Le pourcentage des non-initiés se réduit : seuls 11% des sondés n'ont pas mangé ou utilisé de produits bio en 2019, contre 12% l'année précédente - le chiffre reste néanmoins stable par rapport à 2015.
Préserver sa santé
Les produits alimentaires ne sont pas les seuls à être recherchés : 64% des sondés achètent aussi des produits d'entretien ménager écologiques, 61% des produits cosmétiques et d'hygiène cosmétiques, 44% des produits de jardinage utilisables en agriculture bio et 34% du textile biologique.
Quelles sont les motivations des consommateurs ? Une large majorité (60%) veut préserver sa santé. Le goût et la qualité arrivent ensuite (50%), devant la préservation de l'environnement (45%). Les plus jeunes semblent par ailleurs plus sensibles au bio que leurs aînés.
Disparités géographiques
Les auteurs de l'étude observent des disparités géographiques : "19% des habitants de Bretagne consomment quotidiennement du bio, ce chiffre tombe à 8% en Centre-Val de Loire et dans les Hauts-de-France", écrit france info.

Selon Boursier.com - Boursier - vendredi 21 février 2020

26/02/2020

Comment dépolluer les sols avec des plantes sans créer de déchets?

Réhabiliter des sols industriels dégradés et produire des molécules complexes grâce à une synthèse plus verte en un seul et même mouvement. C'est le projet de recherche de Claude Grison depuis dix ans.
Tous les jours, retrouvez le Fil vert, le rendez-vous environnement de Libération. Chaque vendredi, une question écologique par le prisme de la recherche.

Peut-on dépolluer des sols sans créer de nouveaux déchets ? Oui, et avec des plantes, en plus ! répond Claude Grison. La chercheuse a tout simplement «revisité la chimie pour la rendre respectueuse de l’environnement du début à la fin». Elle a reçu la médaille de l’innovation du CNRS en 2014 pour cela.

Rentrons dans le détail. Au début, il s’agit juste de se rendre compte que certaines plantes ont «la capacité d’extraire les polluants métalliques du sol dans quantités énormes». Et donc de les utiliser pour restaurer d’anciens sites industriels ou miniers. Soit. Mais la chercheuse ne s’est pas arrêtée là. «On s’est mis une grosse contrainte, nous ne voulions pas générer un nouveau déchet.»

Alors que faire de ces plantes saturées en métaux ? Les réutiliser dans l’industrie chimique pardi ! Le cuivre, par exemple, est un produit utilisé dans l’industrie pour faciliter certaines réactions chimiques, on appelle cela un catalyseur. La chercheuse a donc proposé de remplacer les métaux extraits de manière peu respectueuse de l’environnement de mines par les siens contenus dans ses plantes. Mais il y a derrière cette phrase un océan de recherche.

«Nous avons déposé en tout 35 brevets. Les catalyseurs venant des plantes ne sont pas exactement identiques à ceux de l’industrie, nous avons ouvert un nouveau domaine de recherche.»
Un domaine prometteur puisque après la dépollution des terres, la chercheuse s’attaque aux eaux saturées en polluants métalliques mais aussi en perturbateurs endocriniens ou en pesticides.

Selon Mr Olivier Monod - Liberation - vendredi 21 février 2020

25/02/2020

Le Crédit Mutuel annonce qu'il ne financera plus le charbon!

Crédit Mutuel Alliance Fédérale, qui regroupe notamment 13 des 18 fédérations de l'ensemble mutualiste, a annoncé jeudi arrêter de financer le secteur du charbon (de même que les hydrocarbures non conventionnels comme le gaz de schiste). La banque mutualiste a décidé de frapper fort en annonçant l'arrêt immédiat de toute financement d'entreprise ou d'activité liées au secteur de charbon ainsi que la vente de l'ensemble de ses positions sur les marchés financiers dans "des développeurs de nouvelles capacités charbon".

Sur BFM Business, Nicolas Théry, président du Crédit Mutuel Alliance Fédérale explique ce choix. "On fait ça parce que je pense que le sens du mutualisme c'est d'être non seulement au service de ses clients et de ses sociétaires mais aussi au service de la société. Fondamentalement, le mutualisme, c'est une création collective d'intérêts communs pour contribuer à l'amélioration de l'environnement territorial, économique mais aussi aujourd'hui climatique. Et je pense que dans les grands défis que nous avons, il faut que les entreprises s'impliquent, il faut que les entreprises s'engagent (...) et on sait très bien le rôle que le charbon joue dans le réchauffement".

400 millions d'euros de positions vendues
Et de poursuivre: "on a défini une doctrine très simple. On a vendu l'intégralité des positions de marché (pour plus de 400 millions d'euros), de gestion d'actifs, d'assurance (liés à ces activités, NDLR). Nous les avons vendus parce que nous avons considéré que notre rôle c'était d'accompagner les transitions".
Concrètement, que va-t-il se passer pour les entreprises clients de la banque qui utilisent directement ou indirectement le charbon? "Nous disons aux entreprises qui utilisent le charbon : nous sommes prêts à vous accompagner si vous avez un plan crédible, vérifiable, concret de transition vers des sources d'énergie non carbonées. Et je pense que cet enjeu c'est vraiment l'enjeu de la banque partenariale". La banque précise néanmoins qu'elle "honorera sa signature" des contrats de prêts "mais de manière extinctive". Les demandes futures dépendront bien des projets de transition des entreprises.

Elément de risque

Le responsable ne précise pas combien de ces clients entreprises sont concernés. "Il y a une liste qui est homologuée au niveau international de 417 entreprises qui sont à vocation charbonnière et donc nous, nous avons un certain nombre d'entreprises qui étaient clients et donc nous allons les accompagner dans cette transition".

La question sera particulièrement prégnante en Allemagne où le charbon est encore très utilisé et où la banque est bien implantée. "Vis-à-vis des entreprises, ce qui compte, c'est d'avoir un banquier qui a, à la fois un langage clair, et qui s'engage sur le long terme. Et nous on leur dit, voila notre politique car nous considérons que c'est un élément de risque, on considère que pour la banque, continuer à financer ces activités, c'est aussi un élément de risque et donc on leur propose un contrat de confiance qui est de dire: à titre de gestionnaire d'actifs, nous sortons du charbon et à titre de banquier, nous cherchons à vous accompagner si vous avez un plan de transformation".
L'annonce a en tout cas réjouit les ONG Oxfam et Les Amis de la terre qui "appellent l'ensemble des acteurs financiers à suivre de toute urgence cette politique, qui se pose comme la plus ambitieuse de la place de Paris", tout en incitant Crédit Mutuel à appliquer un "même niveau d'exigence" aux secteurs pétrolier et gazier.

Selon Mr Olivier Chicheportiche - BFM Business - jeudi 20 février 2020

24/02/2020

Trottinettes électriques: est-ce la panacée?

Selon Mme Emmanuelle Vibert, qui écrit un article dans le magazine We Demain HS N°1 (100% ado), si les trottinettes électriques ne polluent pas l'air et  sont silencieuses, elles ne remplacent pas la voiture pour autant. De plus, pour fabriquer une batterie au lithium (idem pour une batterie d'ordinateur ou de téléphone), il faut des métaux rares, dont l'extraction gaspille beaucoup d'eau et dont le traitement utilise des produits chimiques qui polluent l'air, le sol et l'eau. Sans compter le fait que ce lithium est très peu recyclé.

Les utilisateurs qui les louent n'en prennent généralement pas soin (on en retrouve dans les fleuves et océans!) et l'estimation moyenne de leur durée de vie est de 3 mois seulement selon une étude de mai 2019. Pour les communes, la collecte et les recharges pèsent sur les finances locales. Enfin, le stationnement comme la circulation sur les trottoirs posent de multiples questions de sécurité. Bref, si elles rendent service, les trottinettes électriques doivent être utilisées en tenant compte de la circulation alentour, en portant un casque de protection et avant tout en ménageant les piétons.

Lyliane

23/02/2020

Le Sénat critique la politique du gouvernement envers l'agriculture bio...

L'objectif d'atteindre 15% de surfaces agricoles en bio en 2022 est "hors d'atteinte", selon un rapport de la commission des Finances du Sénat publié mercredi, très critique sur la politique mise en place par l'Etat pour soutenir le développement de l'agriculture bio.
En 2018, la France totalisait 7,5% de sa surface agricole en bio, mais "malgré leur expansion, les surfaces entrées en conversion ces dernières années suivent un volume d'accroissement qui est incompatible avec l'atteinte de l'objectif fixé par le programme 'Ambition Bio 2022' de 15% de surface agricole utile certifiées en bio", estime le rapport.
"L'emballage cache à peine les défaillances publiques"
Dans ces conditions, les 20% de repas bio visés en 2022 dans les cantines françaises sont aussi hors d'atteinte dans la situation actuelle, ajoutent les sénateurs. Le plan "devrait être rebaptisé Ambition 2026 au mieux", ajoute le rapport.
Les sénateurs jugent en outre que les soutiens financiers de l'Etat attribués via l'Agence Bio sont insuffisants et que sa communication est même parfois mensongère, cachant de fait un désengagement de l'Etat. Ainsi, "l'Agence Bio a mis le paquet, mais l'emballage cache à peine les défaillances publiques", selon le rapport.Les parlementaires jugent les missions de l'Agence Bio "composites et contradictoires". L'agence consacre "une part considérable des moyens publics à assurer la promotion de l'agriculture bio aux dépens de sa mission d'intérêt public majeur. Sa gouvernance n'est pas satisfaisante", dénoncent les sénateurs, réclamant "un audit du fonds Avenir Bio".

Un modèle qui repose sur un sur-prix payé par le consommateur
Ils soulignent aussi l'"opacité" des aides en matière de bio. "La programmation a été prise en défaut suite aux impasses de financement. Celles-ci ont été comblées dans des conditions et à coups d'expédients pour le moins critiquables", estime le rapport.
Le texte souligne aussi la fragilité du modèle économique du bio, dans lequel le "consentement des consommateurs à acquitter des sur-prix est la condition principale de l'équilibre économique du développement du bio". Ces sur-prix ont permis à l'Etat de "réduire les coûts publics de soutien au bio". Le rapport recommande aujourd'hui à l'Etat de "renoncer à sa posture de passager clandestin du bio"...
Le Sénat réclame un audit complet des organismes certificateurs
Quant aux certifications bio, elles sont elles aussi épinglées, car l'INAO (Institut national des appellations d'origine contrôlée) donne délégation à des organismes certificateurs des exploitations bio, qui eux-mêmes "ont recours à des sous-traitances irrégulières"... Les sénateurs préconisent également "un audit complet des organismes certificateurs" et un renforcement des contrôles de la DGCCRF et de l'Union européenne pour s'assurer de la qualité des produits bio importés.
En outre, la Commission des Finances préconise "des données plus fiables du suivi des surfaces converties" et recommande que "les conversions reposent sur des projets économiques durablement viables". Elle propose aussi une "simplification de la structure du pilotage du bio" et demande que "la gouvernance du bio soit améliorée de façon drastique" et que " les organismes chargés du pilotage soient dotés des moyens de leurs missions".

Selon Boursier.com - Boursier - mercredi 5 février 2020

22/02/2020

Participer à une consultation sur l'agriculture...

Emmanuel Macron a exprimé son soutien aux agriculteurs dans un contexte d'inquiétudes sur la pérennité de la Politique agricole commune lors de l’inauguration du 57e salon de l’Agriculture. Dans la perspective de ce nouveau programme de la PAC pour la période 2021-2027 une consultation publique sur l'agriculture, l'alimentation et l'utilisation des fonds européens sera lancée officiellement ce dimanche.

Désormais Bruxelles demande aux États d'élaborer un plan stratégique national qui fixe ses priorités dans l'attribution des aides agricoles européennes. Pour finir d'établir ce plan, la France rouvre donc une période de débats autour de cinq thèmes.
Le modèle agricole et la transition agro-écologique notamment. La question de la gouvernance de la politique agricole et de la distribution de l'aide sera aussi posée.
Et comme ce débat s'annonce aussi comme une réflexion sur un choix de société sans se limiter aux seules considérations du secteur, dans la catégorie « qu'est-ce que je mange ? », les Français réfléchiront à la place de certains aliments comme la viande dans leur alimentation et au prix des produits.

Plusieurs façons de participer au débat:

Enfin, alors que le débat sur les zones de non traitement pour réduire les pesticides à proximité des habitations est vif, la question de la cohabitation dans les campagnes sera soulevée. 
Il existe plusieurs modalités pour participer. Soit en ligne sur le site imPACtons.débatpublic.fr, à partir de ce dimanche après-midi, soit à travers 30 débats publics qui seront organisés dans plusieurs villes à partir d'avril. Une assemblée citoyenne se tiendra fin mars et 140 Français tirés au sort y prendront part. Un « kit » est également disponible en ligne pour que chacun puisse organiser son débat et en rendre compte.

Selon RFI - RFI - dimanche 23 février 2020

Le pape incite les riches à vaincre la pauvreté...

"Les personnes pauvres dans les pays fortement endettés souffrent d'une forte pression fiscale et d'une coupe des services sociaux", a dit le pape, notamment devant Bruno le Maire. Le pape François a appelé ce mercredi le "monde riche (à) mettre fin à la pauvreté", estimant que la planète est en mesure de vaincre les inégalités, au cours d'une conférence au Vatican sur l'économie solidaire et l'inclusion.
"Les pauvres sont traités comme des ordures", déplore le pape François
"Nous ne sommes pas condamnés à l'inégalité ni à la paralysie face à l'injustice. Le monde riche et une économie prospère peuvent et doivent mettre fin à la pauvreté", a déclaré le pape devant les participants lors d'une intervention qui n'était pas programmée. Parmi eux figuraient, entre autres, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, le ministre français des Finances, Bruno Le Maire ou son homologue argentin Martin Guzman.
"Nous devons être conscients que nous sommes tous responsables. Si la pauvreté extrême existe au milieu de la richesse - elle aussi extrême - c'est parce que nous avons permis que le fossé s'élargisse pour devenir le plus grand de l'histoire", a poursuivi le cardinal argentin Jorge Bergoglio, qui a fait de la lutte contre la pauvreté et les inégalités un thème central de son pontificat. "Les personnes pauvres dans les pays fortement endettés souffrent d'une forte pression fiscale et d'une coupe des services sociaux", a également dénoncé l'ancien archevêque de Buenos Aires et premier pape à provenir du Nouveau monde.
"Mettre l'économie au service des gens"
Kristalina Georgieva a voulu reprendre dans son intervention le message du pape. "Quelle sont les nouvelles priorités pour l'économie globale ? Laissez-moi vous donner une courte réponse, avec les mots du pape François : la première tâche est de mettre l'économie au service des gens", a-t-elle déclaré.
Elle a ainsi plaidé pour "réduire les inégalités dans les opportunités", ce qui signifie "investir dans les gens, pas seulement dépenser davantage pour les écoles, mais également améliorer la qualité de l'enseignement". Elle a souhaité aussi une "mondialisation de l'espoir", la lutte contre la corruption ou l'évasion fiscale, soulignant cependant qu'"aucun des défis économiques que nous affrontons aujourd'hui ne sera important dans 20 ans si nous n'affrontons pas aujourd'hui le défi du changement climatique", un autre thème cher au pape argentin.

Selon lexpress.fr - L'Express - mercredi 5 février 2020

20/02/2020

Jeans français éthiques...

Le jean "made in France" grandit. Depuis quelques années, un peu partout en France, des artisans ont relancé cette filière historique. Des ateliers de tissage se créent pour produire des vêtements 100% fabriqués en France. Née il y a plus d'un siècle en Europe mais popularisée par les Américains, l'aventure du jean est loin d'être bouclée. Cette toile a d'abord servi à faire des voiles de bateaux, des tentes, puis des vêtements de travail. C'est un accessoire incontournable depuis 60 ans. Désormais, le jean est porté sur toute la planète, par tous et en toutes occasions.
Plus de deux milliards de pantalons en jean sont produits chaque année dans le monde. Mais ce succès n'est pas sans impact environnemental. D'abord, les fabricants produisent du plus en plus loin des consommateurs ce qui nécessite de les transporter sur des milliers de kilomètres.
Les grandes marques, Levi's en tête, tentent depuis des années de réduire l'impact environnemental de cette production. Mais les solutions les plus audacieuses sont finalement locales. Depuis quelques années, des marques fabriquent en France pour réduire l'empreinte carbone. Certaines, très haut de gamme, sont confidentielles, d'autres, plus grand public, sont devenues célèbres.
Retour d'un pionnier créé au XIXème siècle
Parmi elles, 1083, Champ de Manoeuvre, DAO qui ont chacune un modèle propre. Il y a aussi et surtout l'Atelier Tuffery qui est un pionnier mondial du jean. Créé en 1892 à Florac (Lozère), cette entreprise cévenole a connu les heures de gloire de ce vêtement de travail avant de subir le déclin de la filière textile dans les années 1980 et la trop forte concurrence des Américains.
Jusqu'au début des années 2000, la production est haut de gamme et donc "intimiste". Elle reprend des forces en 2004 grâce à l'attrait des consommateurs pour le "made in France". En 2014, Julien Tuffery, 4ème génération de la famille de maîtres tailleurs-confectionneurs, reprend les rênes de l'entreprise pour développer cette tendance avec son épouse. "Le facteur-clef de réussite, c'était le mariage entre le savoir-faire ancestral et les codes modernes de communication et de commercialisation d'une start-up", résume Julien. "Le web nous a permis de rompre l'isolement géographique que l'on a subi pendant des années: on a beau être au milieu de notre paradis vert cévenol, on a vendu des jeans dans 28 pays" en 2017, explique le jeune chef d'entreprise à BFMTV. Les autres marques, plus récentes, ont surfé sur la même vague. "Un jean parcourt plus de 65.000 km pour entre le site de fabrication et le magasin qui le vendra, aujourd'hui, c'est aberrant", indique Sébastien Rochier, directeur de 1083, l'une des marques made in France les plus emblématiques.
Son nom exprime la distance maximale parcourue par ses produits avant d'être vendus. Et contrairement aux idées reçues, les prix ne sont pas disproportionnés. Ces jeans sont vendus autour de 100 euros, le tarif moyen du géant américain. Créée en 2013 par Thomas Huriez, l'entreprise de Romans (Isère) produit désormais 40.000 pièces par an avec une progression 50% en 2019.

Le retour des métiers à tisser
C'est à Nancy que Davy Dao a créé sa marque éponyme. Après avoir été vendeur dans un magasin de vêtements, cet autodidacte a créé son entreprise. Ces jeans sont fabriqués en France, mais sa particularité est le jean sur-mesure. En 2012, il commence à produire quelques modèles dans son appartement pour des proches, puis ouvre un atelier et une boutique deux ans plus tard dans le centre de Nancy. "Nous n'importons que la toile qui vient selon les gammes du Japon ou d'Espagne". 
Mais la réduction de l'impact carbone de l'industrie du jean va plus loin. Pour la réduire encore plus, la plupart des marques ont décidé de tisser la toile en France. Chez 1083, des balles de coton arrivent de Tanzanie, du Mali et de Turquie puis sont filées puis tissées dans deux usines, l'une, Valrupt Industrie, est dans les Vosges, la seconde, Tissages de Charlieu dans la Loire.

Des jeans en lin cultivé en France
1083 et DAO veulent désormais aller plus loin dans la réduction de l'impact carbone en créant de jeans composés non plus de coton, mais de lin. Cette plante a deux intérêts par rapport au coton. Elle ne nécessite presque pas d'eau pour sa production, mais offre un autre atout pour le "made in France". "Peu de gens le savent mais la France produit 60% du lin, ce qui fait du pays le premier producteur mondial", indique Davy Dao qui actuellement achète ses toiles à l'étranger. Les autres marques vont-elles les suivre? Armand Teboul, co-fondateur de Champ de Manoeuvre, n'est pas convaincu par le lin. Ses jeans pur coton sont réalisés avec des toiles italiennes, mais surtout japonaises pour les selvedge, ces tissus haut de gamme à la maille très serrée et dont les extrémités sont renforcées par des lisières colorées. Mais il reste en Europe quelques machines capables de tisser ces fameux selvedge. Elles doivent être remises en état, mais l'attrait des clients pour ces jeans haut de gamme et pour le made in France incitent des industriels à en remettre en marche. Selon nos informations, un projet serait en cours dans l'Est de la France.
"Ce retour dans l'industrie textile de qualité serait une bonne nouvelle. Si un Français produit bientôt des selvedge, nous proposerons à notre tour des jeans 100% français", espère le dirigeant de Champ de Manoeuvre. Pour lui, ce serait un retour aux sources. "Il ne faut pas oublier que 'denim' signifie 'de Nimes', ville dans laquelle s'approvisionnait les Américains au XIXème siècle et que le jean est la toile produite à Gènes pour les voiles de bateaux". 

Selon Mr Pascal SAMAMA - BFMTV - dimanche 2 février 2020

 



19/02/2020

Les véhicules électriques et leurs batteries ont vent en poupe...

A l'occasion de la visite du Président de la République Emmanuel Macron à l'usine de Saft de Nersac, près d'Angoulême en Charente, les groupes Total, au travers de sa filiale Saft, et PSA avec Opel, ont annoncé leur volonté d'unir leur savoir-faire pour développer en Europe une activité de production de batteries pour véhicules électriques et leur intention de créer à cette fin une société conjointe dénommée ACC (Automotive Cell Company).
Ce projet s'appuiera sur une 'R&D' de pointe apportée notamment par Saft, pour produire à compter de 2023 des batteries pour véhicules électriques qui seront au meilleur niveau technologique en termes de performance énergétique, tant en termes d'autonomie que de temps de recharge, et présenteront un bilan carbone meilleur que la concurrence de façon à établir une nouvelle référence en Europe.
Afin de rattraper le retard de l'Europe sur la Chine et l'Asie, la Commission européenne a autorisé en décembre dernier les sept Etats déjà impliqués dans le programme d'"Airbus des batteries" à subventionner à hauteur de 3,2 milliards d'euros le consortium de 17 entreprises qui s'est monté pour l'occasion. Cette aide doit s'accompagner de 5 MdsE supplémentaires apportés par les industriels du consortium, soit au total plus de 8 MdsE investis dans les prochaines années.
200 emplois de haute qualification
La première étape de ce projet est relative à des activités de 'R&D' y compris la construction d'une usine pilote sur le terrain de l'usine de Saft à Nersac. Cette usine dont le démarrage est prévu mi-2021 représente un investissement de 200 millions d'euros. Environ 200 emplois de haute qualification seront ainsi créés dans la région Nouvelle-Aquitaine pour la mise au point, la qualification et l'industrialisation de nouvelles technologies de batteries lithium-ion de haute performance.
Cette première étape doit permettre de décider de l'investissement dans une usine de fabrication à grande échelle (8 GWh dans un premier temps, 24 GWh à terme) qui serait située dans la région Hauts-de-France puis une seconde usine en Allemagne de même capacité, pour atteindre à horizon 2030 une capacité cumulée de 48 GWh.
Cela représenterait la production de 1 million de batteries par an, soit environ 10 à 15% du marché européen. In fine, ce sont près de 5 milliards d'euros qui nécessiteront d'être mobilisés pour réaliser cet ambitieux programme.
1,3 MdE de soutiens publics
Les Groupes Total et PSA saluent le soutien des autorités françaises, allemandes et européennes à ce projet qui recevrait près de 1,3 milliard d'euros de soutiens publics au cours de son développement dans le cadre d'un projet IPCEI autorisé par la Commission européenne.
"En 2015, Total s'est fixée pour ambition de devenir la major de l'énergie responsable. Dans ce cadre, Total a acquis en 2016 la société Saft, un acteur majeur du domaine des batteries, avec pour objectif principal le développement du stockage d'électricité stationnaire pour accompagner la croissance des énergies renouvelables intermittentes, solaire et éolien.
L'accélération du développement de la mobilité électrique offre à Total, au travers de Saft, une opportunité supplémentaire de croissance et d'engagement pour une économie décarbonée", a déclaré Patrick Pouyanné, président-directeur général de Total. "Forts du soutien des autorités françaises, allemandes et européennes, nous allons mettre en oeuvre le meilleur de notre expertise et de nos technologies aux côtés de notre partenaire le Groupe PSA, avec pour ambition d'établir une filière européenne de batteries compétitive."

Selon Boursier.com - Boursier - jeudi 30 janvier 2020

La liberté d'entreprendre connaîtra bientôt des limites....

C'est probablement une décision à portée historique, qui illustre bien l'importance prise par la protection de l'environnement dans la société française. 
Ce vendredi 31/1/2020, le Conseil constitutionnel a établi une nouvelle jurisprudence dont les répercussions devraient être profondes dans le monde de l'entreprise. Dans leur décision, les "Sages" affirment ainsi que la liberté d'entreprendre, à valeur constitutionnelle, pouvait être limitée au motif de la protection de l'environnement.

Des principes contradictoires?
Concrètement, le Conseil constitutionnel avait été saisi par le Conseil d'Etat d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), une procédure qui vise à combler un vide juridique, ou de trancher entre deux règles apparemment paradoxales.
En l'occurrence, l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP) qui regroupe des entreprises de produits phytosanitaires comme Bayer ou BASF, avait dans le viseur un nouvel article inscrit le 30 octobre 2018 au code rural et de la pêche maritime, qui interdit "la production, le stockage et la circulation" dans l'UE de "produits phytopharmaceutiques contenant des substances actives non approuvées pour des raisons liées à la protection de la santé humaine ou animale ou de l'environnement." Les chimistes espéraient, en fait, continuer à produire et exporter, notamment en Afrique, des pesticides désormais interdits Europe, au nom de "la liberté d'entreprendre", reconnue comme un "principe à valeur constitutionnelle".
Mais les Sages ont rappelé en parallèle la valeur constitutionnelle de la Charte de l'environnement qui souligne que "la préservation de l'environnement doit être recherchée au même titre que les autres intérêts fondamentaux de la Nation." Tout comme ils ont évoqué la garantie de la "protection de la santé", inscrite Préambule de la Constitution de 1946.
Face à cette sorte de contradiction, ils ont donc tranché.

Le Conseil constitutionnel rappelle, par ailleurs, que l'application de l'article en question a été différée au 1 janvier 2022. "Le législateur a laissé aux entreprises qui y seront soumises un délai d'un peu plus de trois ans pour adapter en conséquence leur activité" explique la décision.
Résultat, la situation présentée "n'est pas manifestement déséquilibrée entre la liberté d'entreprendre et les objectifs de valeur constitutionnelle de protection de l'environnement et de la santé."

Selon Mr Thomas Leroy - BFM Business - vendredi 31 janvier 2020

18/02/2020

Du vrac dans le parfum...

Dans le journal "Nous", Mme Aurore Harrouis  signe un article au sujet  de la boutique de l'enseigne Equivalenza, qui propose aux clients d'Antibes(06) de recharger leurs parfums. Ce concept, importé d'Espagne par Mme Lara Furcy, est mis en place depuis 3 ans dans notre pays. Les eaux de parfum ne portent pas de nom, mais des numéros et ils sont classés par familles: florales, herbacées, fruitées ou boisées. En principe, 95% des ingrédients sont naturels.

En achetant des contenants chez Equivalenza, les recharger est très simple. Les tarifs sont doux et uniques: 13,95 euros les 30 ml,18,95 euros les 50 ml, 27,95 euros les 100 Pour compléter la gamme, Equivalenza propose des parfums d'intérieur contenus dans des bouteilles en plastique brun, des lotions capillaires, des baumes après rasage et des gels douches et autres cosmétiques, qui dès 2021 seront présentés en vrac.

Pour tout renseignement, consultez le site: www.equivalenza.com, téléphoner (09 81 82 36 52) ou se rendre à Antibes: 3, Boulevard Maréchal Foch.

Lyliane

Ifremer et pêche durable en France...

OCEANS - L’Ifremer présentait ce vendredi le bilan de l’état écologique des poissons débarqués par les bateaux français en métropole en 2019. En clair, les prises françaises ont-elles été faites au sein de populations en bonne santé écologique ?
Verre à moitié vide ou verre à moitié plein ? Des deux lectures possibles, François Houllier, président-directeur de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), choisit de mettre l’accent sur la deuxième. Le verre à moitié plein. Ce vendredi matin, et pour la deuxième année consécutive, l’Institut scientifique présentait le bilan de l’état écologique des poissons pêchés en France métropolitaine sur l’année passée.
L’exercice consiste à analyser les volumes de poissons pêchés par les bateaux français dans les eaux européennes et débarqués dans les ports de France métropolitaine. Soit environ 500.000 tonnes. Puis de croiser ces données avec les diagnostics scientifiques sur l’état de santé écologique de ces espèces qu’établit le Conseil international pour l’exploitation de la mer. En clair : les pêcheurs français puisent-ils dans des stocks de populations en bon état écologique… ou non ?

Du mieux depuis vingt ans sur les volumes pêchés nt issus de populations en bon état. C’est l’anchois du Golfe de Gascogne, les Baudroies du Golfe de Gascogne et de mer Celtique, la Coquille Saint-Jacques de la Manche… Et 6 autres pourcents provenaient de populations de poissons reconstituables ou en reconstitution. « Pour ces dernières, la pression de pêche est jugée conforme au rendement maximum durable, mais la biomasse de reproducteurs [la quantité d’adultes en âge de se reproduire] est encore inférieure à cet objectif ». Dans cette catégorie entre par exemple le thon rouge d’Atlantique et de mer Méditerranée. Au début des années 2000, ses populations s’étaient effondrées, au point de nécessiter un plan d’urgence de reconstitution des stocks qui s’était traduit par une diminution drastique des quotas de pêche [les quantités de prises autorisées sur une année]. « Les populations sont aujourd’hui en reconstitution, la biomasse augmentant très fortement depuis quelques années », indique l’Ifremer.
L’institut additionne alors ces deux premières statistiques pour affirmer que 49 % des volumes de poissons pêchés en France proviennent de population exploitée durablement. C’est « le verre à moitié plein » de François Houllier. Le PDG de l’Ifremer invite à mesurer les progrès réalisés ces dernières années. « En 2000, seuls 15 % des volumes de poissons pêchés en France métropolitaine provenaient de populations 
Pour le mesurer, l’objectif de référence est le rendement maximum durable (RMD). « C’est-à-dire la quantité maximale que l’on peut extraire, en moyenne et sur une longue période, d’une population sans affecter son processus de reproduction », précise Alain Biseau, coordinateur des expertises halieutiques de l’Ifremer.

Résultat ? En 2019, 43 % des volumes de poissons pêchés en France soexploitées durablement », indique-t-il.

Encore des populations surpêchées… et même des populations qui s’effondrent

Il reste à aborder les 51 % restants des débarquements français. Ces poissons ne proviennent pas tous de populations en mauvais état écologique. « Pour certaines populations, nous n’avons tout simplement pas suffisamment de connaissances pour fixer leurs seuils de durabilité ou d’effondrement, précise Alain Biseau. D’autres populations ne font pas l’objet de mesures de gestion à l’heure actuelle, et ne sont donc pas évaluées. »

Il n’empêche, 23 % des poissons pêchés l’an dernier provenaient de populations surpêchées, autrement dit pour lesquelles la forte pression de la pêche actuelle risque de conduire à un effondrement de la population. C’est le cas de l’eglefin de mer Celtique, du maquereau de l’Atlantique, de la sardine du golfe de Gascogne. Plus inquiétant, 3 % proviennent de populations surpêchées et dégradées. En clair, les deux indicateurs de la surpêche et de la biomasse des poissons reproducteurs sont dans le rouge. Comme le chinchard de l’Atlantique et le Merlan de mer du Nord-Manche Est. Et 2 % même proviennent de populations effondrées, pour lesquelles la quantité de reproducteurs est insuffisante pour permettre aux populations de se renouveler. C’est le cas du Merlan de mer Celtique ou celui du cabillaud de mer du Nord et de mer Celtique.

La maîtrise de l’effort de pêche, le facteur déterminant ?
Un effondrement de population n’est pas forcément synonyme d’extinction. Ainsi, si le cabillaud s’effondre en mer du Nord ou en mer Celtique, plus au nord, en mer de Barents ou aux environs de l’Islande, « il se porte très bien, rappelle Alain Biseau. Sa biomasse est bien plus forte qu’au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Et c’est de cette zone, d’ailleurs, que provient la très grande majorité du cabillaud vendu en France. »

Cela ne veut pas dire non plus que la surpêche est l’unique cause de ces effondrements de populations. Le cabillaud est, là encore, un bon exemple, indique Frédéric Le Manach, directeur scientifique de l’ONG Bloom. « C’est une espèce d’eau froide qui va suivre les masses d’eau à une température optimale, précise-t-il. Or, en ce moment, le changement climatique la pousse à délaisser les mers du Nord et Celtique pour, justement, migrer plus au Nord. »
Il n’empêche, une maîtrise de l’effort de pêche reste un facteur déterminant pour la bonne gestion d’une population. L’exemple du cabillaud en mer du Nord, toujours lui, est parlant. « La pression de pêche avait diminué sur cette population entre 2000 et 2013, ce qui avait permis à la biomasse des poissons reproducteurs de repartir à la hausse, raconte le coordinateur des expertises halieutiques de l’Ifremer. Patatra en 2013 : la pression de pêche a de nouveau augmenté et on constate, dans le même temps, un nouvel effondrement de la population de cabillauds en mer du Nord. »

« Des techniques de pêches qui font des dégâts », pointe Bloom e cabillaud ne serait pas le seul à avoir fait les frais de cette augmentation de l’effort de pêche. Frédéric Le Manach parle d’une tendance lourde : « Dans les années 2000 et au début des années 2010, l’Europe avait fait de gros efforts pour contrer globalement les dégâts de la surpêche des décennies précédentes. Mais depuis 2014, il y a un relâchement. L’effort de pêche repart à la hausse, fragilisant les écosystèmes marins. »

Pour Bloom, le bilan présenté par l’Ifremer ne permet pas totalement de s’en rendre compte. D’une part, Il ne s’intéresse déjà qu’aux pêches en Atlantique nord-est et en mer Méditerranée. « Or, des navires français pratiquent aussi la pêche aux thons albacores dans l’océan Indien, décriée pour la technique utilisée, commence Frédéric Le Manach. Surtout, l’Ifremer ne s’intéresse qu’aux volumes de poissons débarqués par les bateaux, reprend Frédéric Le Manach. Or, la pression de pêche ne se réfère pas seulement aux quantités de poissons qu’on ramène aux ports, mais aussi aux moyens techniques déployés en mer pour aller chercher cette ressource. Et ceux-ci sont de plus en plus lourds. En France, environ 70 % des captures sont aujourd’hui réalisées en utilisant le chalut de fond. Non seulement cette méthode de pêche n’est pas sélective – des espèces non désirées vont se retrouver dans les filets – mais le chalut de fond – qui consiste à racler les fonds marins avec des filets tractés par les bateaux – impacte aussi les habitats. »
Cette fragilisation des écosystèmes marins tombe mal, au moment où pointent les premières conséquences du réchauffement climatique. « Pour faire face, il faut des écosystèmes complexes, divers, avec une abondance de poissons importante, insiste Frédéric Le Manach. Que les stocks des espèces les plus exploitées commercialement se portent bien ne suffit pas. »

Selon Mr Fabrice Pouliquen - 20 Minutes - vendredi 31 janvier 2020

17/02/2020

Habiter avec des réfugiés...

Dans Télérama N° 3651 de janvier 2020, Mme Juliette Bénabent nous rapporte sa visite auprès des membres de l'association Caracol, fondée en 2018 par Mr Simon Guibert (27 ans) au Perreux-sur-Marne (94). Là, dans un loft de 150 M2 voué à la destruction d'ici 2 années, des locataires appartenant à diverses cultures cohabitent depuis février 2019. Somaliens,Yéménites, Afghans, tous ont leur chambre et paient 190 euros par mois.

Simon partage leur quotidien et explique d'où lui est venue cette idée: il l'a rapportée de Grande-Bretagne. Désireux d'importer en France ce principe de location multiculturelle et armé d'un grand optimisme, il a crée un élan de solidarité autour des réfugiés de la capitale. Il pratique la gouvernance partagée et il demande à tous de participer aux travaux d'amélioration tout en limitant leur empreinte écologique. Cet habitat coopératif pourrait s'étendre à d'autres régions. Des projets sont déjà en cours à La Roche-sur-Yon, Marseille, Toulouse et Paris.

Pour tout renseignement, joindre l'association Caracol.

Lyliane

 

16/02/2020

Remboursements du crédit d'impôts plus rapides en 2021 et 2022?

Alors que les Français vont découvrir ces jours-ci le montant de leur baisse d'impôt sur le revenu sur leur fiche de paie de janvier, le ministre de l'Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, a annoncé mardi une série de nouvelles mesures fiscales, dont la fin programmée de la déclaration de revenus, remplacée pour de nombreux contribuables par une validation tacite de la déclaration pré-remplie.
Le ministre a aussi promis que le crédit d'impôt lié aux dons sera bientôt "contemporanéisé"... En d'autres termes, la ristourne fiscale liée à ces dons sera faite très rapidement, et non avec plus d'un an de décalage comme c'est le cas actuellement. Une expérimentation aura lieu en 2021, pour une généralisation en 2022, a indiqué le ministre.
Un remboursement avec un décalage réduit
Jusqu'en 2018, le crédit d'impôt dû pour l'année n-1 était versé durant l'été, au moment de la réception de l'avis d'imposition, en une seule fois. Depuis l'introduction du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu en janvier 2019, l'Etat verse en janvier 60% du crédit d'impôt (en se basant sur les montants versés l'année n-2), et le solde de 40% est régularisé pendant l'été avec l'avis d'imposition.
Après la réforme, le crédit d'impôt pour les dons effectués en année "n" devrait être intégralement remboursé dès janvier de l'année n+1, soit avec quelques mois de décalage seulement. La mise en oeuvre de ce projet pose cependant plusieurs difficultés, notamment un enjeu de confidentialité, puisque les associations devront communiquer à l'administration fiscale les dons reçus des contribuables, qui sont en principe anonymes.
Mensualisation en vue pour le crédit d'impôt des handicapés
Plus globalement, le gouvernement veut d'ici quelques années rendre contemporain le versement de la plupart des crédits d'impôt avec les dépenses engagées chaque mois par les ménages.
Par exemple, dès le 1er juillet prochain, les ménages situés dans le Nord et à Paris qui emploient un salarié à leur domicile et sont bénéficiaires de l'aide personnalisée à l'autonomie (APA) et de la Prestation de compensation du handicap (PCH), vont expérimenter le versement mensuel de leur crédit d'impôt. L'objectif est de généraliser ce mécanisme partout en France en 2021, soit pour 1 million de personnes.

Selon Boursier.com - Boursier - mardi 28 janvier 2020

15/02/2020

Créer des zones entièrement sauvages, est-ce une bonne idée?

Depuis 200 ans, le progrès technologique a engendré une rupture toujours plus marquée entre notre espèce et la nature, qui se manifeste notamment par une domestication sans cesse plus importante du vivant et une occupation croissante de la superficie terrestre.
Aujourd'hui, la moitié des terres habitables, soit 51 millions de kilomètres carrés, sont converties à l'agriculture, et 77% des terres agricoles, soit 40 millions de kilomètres carrés, sont dédiées au pâturage des animaux d'élevage. Ce remodelage massif des écosystèmes par l'activité humaine a entraîné, et continue d'entraîner, une baisse tout aussi massive de la biodiversité.
Avec la mondialisation, ce n'est pas seulement l'impact que peuvent avoir nos infrastructures de production et de consommation sur l'environnement qui pose problème, mais également la distribution de notre espèce sur la surface du globe.

Où se trouvent les dernières zones sauvages sur la planète?

Perte brutale de biodiversité
La situation actuelle a tout lieu de nous inquiéter. Selon WWF, 60% des vertébrés ont disparu de la surface de la Terre depuis les années 1970. Le nombre d'espèces qui ont été décimées, directement ou indirectement, par l'activité humaine depuis la seconde moitié du XXe siècle, est vertigineux. Et le phénomène est exponentiel.
Dans «Biological annihilation via the ongoing sixthmass extinction signaled by vertebrate population losses and declines», une étude datant de 2017, les chercheurs Paul Ehrlich et Rodolfo Dirzo de l'université Stanford, ainsi que Gerardo Ceballos de l'Université autonome du Mexique, ont mis en évidence qu'un nombre croissant d'animaux disparaissait, année après année, à un rythme toujours plus rapide, partout à travers le monde.
Toujours en 2017, le World Ressource Institute estimait qu'entre 150 et 200 espèces sauvages s'éteignaient quotidiennement, victimes d'une dégradation de leur environnement naturel causée par la pollution, l'urbanisation et la déforestation, alors qu'en parallèle les archives fossiles nous apprennent que la vitesse moyenne d'extinction ne dépasse pas 5 espèces par an sur les 200 derniers millions d'années.
Edward O. Wilson préconise de définir un nouveau pacte avec le vivant.
Plus récemment, un rapport de l'Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services (IPBES), datant de 2019, a démontré que la disparition des espèces atteignait actuellement un seuil critique, avec plus d'un million d'entre elles directement menacées. Cette même année, la revue Nature publiait une étude qui indiquait que les populations d'insectes arthropodes avaient diminué de 67% en quelques années.
Or, les effets d'une perte brutale de biodiversité sont clairement identifiés et ils font froid dans le dos: désorganisation et baisse du rendement agricole, dégradation de la sécurité alimentaire, détérioration de la qualité de l'air, diminution des réserves d'eau potable, diffusion à plus grande échelle des virus et des bactéries pathogènes... Un désastre. Facteur aggravant, l'affaiblissement des écosystèmes et le changement climatique sont intimement liés, l'un favorisant l'autre, et vice versa. La protection du vivant est un impératif tout aussi crucial que celui de la baisse des émissions de CO2. Dès lors, comment inverser le processus?
Edward O. Wilson, professeur émérite à Harvard, biologiste et entomologiste de notoriété mondiale, propose d'aller encore plus loin. Dans Half-Earth, our planet's fight for life, un ouvrage paru en 2017, il préconise de définir un nouveau pacte avec le vivant qui ménagerait, à l'échelle globale, les besoins primaires de la faune et de la flore en réensauvageant la moitié des surfaces habitées.

Sanctuariser pour sauvegarder
Wilson pose le principe d'une nouvelle occupation de la planète, en insistant sur la nécessité d'épargner à tout prix les environnements. Il émet l'idée de tracer une carte «bio-géographique» du monde en délimitant les zones prioritaires à sauvegarder en fonction du niveau de fragilité des animaux qui y vivent, et en créant de vastes réserves dans tous les pays. Selon lui, préserver 50% des habitats naturels pourrait sauver 85% de la biodiversité actuelle.
Cette préoccupation n'est pas nouvelle. De fait, un nombre croissant d'initiatives écologiques se fixent pour but de protéger le vivant en restituant des territoires à la nature. Il ne s'agit pas ici de développer des technologies écoresponsables, de miser sur la croissance verte, ni de rendre vertueux nos systèmes de production et de consommation en basculant dans l'économie circulaire et la sobriété énergétique, mais de freiner la disparition des espèces animales de manière radicale.
Au Portugal, la réserve de Faia Brava a été pensée pour permettre à la vie sauvage d'évoluer librement, sans aucune intervention humaine.
Des groupements de citoyen·nes se cotisent pour racheter des forêts entières afin d'y interdire la chasse et d'y développer une sylviculture douce. Des associations militantes, comme l'Aspas, mettent la main au porte-monnaie pour acquérir des terrains et les transformer en réserves naturelles libres de toute exploitation. Au Portugal, la réserve de Faia Brava a été pensée pour permettre à la vie sauvage d'évoluer librement, sans aucune intervention humaine.
En 2010, la conférence mondiale de Nagoya au Japon avait défini plusieurs objectifs similaires pour 2020, notamment la «réduction de moitié du taux de perte de tous les habitats naturels, y compris les forêts» ainsi que la «création d'un réseau d'espaces protégés couvrant au moins 17% de la surface terrestre et 10% des océans». Dix ans après, l'humanité est loin du compte...
Selon Mr Arnaud Pagès - Slate - lundi 27 janvier 2020

14/02/2020

Des cartables solaires en Afrique...une idée lumineuse!

Dans le journal Nous, un journaliste nous fait connaître l'initiative d'une start-up ivoirienne nommée Solarpak et créée par Mr Evariste Akoumlan: le cartable solaire. Il s'agit, en fait, d'une besace dotée d'un petit panneau solaire relié à un port USB. Ce cartable offre la possibilité d'alimenter une lampe basse consommation pendant 3 heures. Sur le site "Les Observateurs", animé par la chaîne France 24, Mr Akoumlan assure avoir déjà distribué près de 50 000 cartables, financés par des ONG et des entreprises.

En Afrique, où 80% des secteurs ruraux n'ont pas encore accès à l'électricité, cet équipement, qui ne coûte que 18 euros environ, permet que les enfants le soir puissent faire leurs devoirs et leurs lectures ou qu'il éclaire un moment la maison familiale. De plus, ce cartable est en matière étanche, ce qui permet à l'écolier de rester 20 à 30 minutes sous la pluie sans mouiller ses affaires scolaires.

Des bénévoles de "Voies du monde" ont passé commande de 30 sacs, qui leur coûtent en moyenne 19,67 euros. Ils envisagent d'équiper des classes au Burkina Faso et notamment les élèves de la ville de Bobo-Dioulasso, la capitale économique du pays. Jusque là, le cartable de Solarpak remporte pratiquement tous les suffrages, même s'il est en concurrence avec d'autres modèles sur le continent africain.

Pour tout renseignement ou don, s'adresser à www.solarpak.net.

Lyliane

Sommet Choose France: quoi de neuf à attendre pour les start-up?

Essentiellement techniques, les mesures d'attractivité en faveur des start-up annoncées cette semaine lors du sommet Choose France sont un message à l'intention de Londres. Elles représentent aussi des améliorations marginales mais assez concrètes pour les start-up.
Des annonces cosmétiques ou une vraie avancée pour les start-up françaises ? Les "mesures d’attractivité en faveur des start-up" divulguées lundi par le secrétaire d’Etat chargé du numérique Cédric O, lors du sommet Choose France, ne sont pas, autant le dire, d’une limpidité cristalline. Actions gratuites, BSPCE, visas pour les étrangers : ces mesurettes très techniques vont-elles changer la vie des acteurs de la Start-up Nation ?
Un appel du pied aux entrepreneurs de Londres
Premier décodage : à onze jours du Brexit, l’accent mis sur l’attractivité de la France est un signal clair en direction des start-up de Londres, qui devra défendre son statut de capitale européenne des start-up.
Parmi le paquet de mesures, se trouve ainsi une réponse à la crise des talents rencontrées par les entreprises du digital : le French Tech Visa sera encore étoffé. Alors qu’il était réservé aux start-up, ce permis de travail et de résidence prioritaire, lancé en juin 2017 par Emmanuel Macron, s’étendra dorénavant aux salariés des grands groupes, qu’ils soient français ou étrangers. "Faire venir un ingénieur indien chez Google ou chez Facebook, ce sont des cas très concrets que nous rencontrons", souligne Nicolas Brien, directeur général de France Digitale. Faciliter le recrutement de salariés chez Google France ou chez Atos pourrait avoir un impact pour l’ensemble des entreprises, y compris les plus petites : attirés dans les filiales de grands groupes, des talents étrangers pourraient par la suite être recrutés dans des start-up françaises, espère France Digitale.
Deux autres mesures visent à faciliter l'intéressement au capital des salariés dans les entreprises technologiques. La première concerne les attributions d’actions gratuites ou AGA. Cet outil avait été détourné de sa finalité première par les grands groupes, qui en avaient usé et abusé pour rémunérer leurs dirigeants. On se souvient par exemple des 300 millions d’euros d’actions gratuites reçues par Bernard Charlès, le patron de Dassault Systèmes. Pour éviter ces dérives, le gouvernement avait alourdi la fiscalité des AGA, en les assujettissant à 15% de cotisations patronales – une facture que seules les PME n’avaient pas à payer. "Initialement destinée aux PME n’ayant jamais versé de dividendes, l'exonération peut désormais s'appliquer aux ETI dans les mêmes conditions", annonce Bercy. Une façon concrète d’accompagner la croissance des "scale-up", les entreprises à forte croissance rejoignant, en grossissant, le club des ETI.
Actions à prix préférentiel aux salariés français
La deuxième mesure assouplit le régime des BSPCE : plébiscité par les start-up, qui y ont recours à 86%, cet outil était réservé aux sociétés françaises. Dorénavant, les filiales de start-up étrangères installées en France, comme Deliveroo et consorts, pourront, elles aussi, distribuer des actions à un prix préférentiel à leurs salariés. Cette mesure est, tout comme le French Tech visa, un signal fort dans le contexte du Brexit. "Si vous hésitez à déménager votre siège de Londres à Paris, il est essentiel de pouvoir offrir à vos managers une rémunération attractive", souligne Nicolas Brien.
"Le principal problème qui freine les dirigeants de start-up françaises qui s’internationalisent n’est pas résolu", soupire toutefois le patron d’une des plus belles scale-up françaises. "Pour nous, la difficulté n’est pas tant de faire venir des talents étrangers en France que d'offrir des conditions attractives aux salariés de nos filiales européennes", explique-t-il. Or, il se heurte comme ses homologues à l’inextricable fouillis du droit européen, où les salariés étrangers se voient lourdement pénalisés dans certains pays, comme aux Pays-Bas où l’intéressement dans une start-up étrangère est taxé à 40%. L’harmonisation du droit fiscal et social reste un vaste chantier. "Les mesures annoncées lundi ont toutefois l’avantage d’être concrètes", reconnaît malgré tout l’entrepreneur. Un pied de nez à Londres et des petits pas dans le bon sens…

Selon Mme Delphine Dechaux - Challenges - mercredi 22 janvier 2020

13/02/2020

Démarchage à domicile: bientôt des poursuites plus efficaces?

Lundi 20/1/2020, plusieurs associations de défense des consommateurs ont lancé une pétition appelant les pouvoirs publics à interdire le démarchage téléphonique, pratique qualifiée d'"intrusive" et de "non désirée par les consommateurs". Mercredi soir, elle comptabilisait plus de 216 000 signatures, sur un objectif de 250 000.
Mardi, ce sont les principales fédérations du bâtiment qui ont demandé au gouvernement d'interdire ce démarchage en matière de rénovation énergétique, accusant certaines plates-formes de harceler et d'induire en erreur les particuliers.
L'échec de Bloctel
"Si ces nuisances téléphoniques perdurent, c'est essentiellement en raison de réseaux extrêmement bien organisés dans la poursuite de ces activités délictuelles", a déclaré mercredi au Sénat Cédric O.
Le fichier Bloctel, service mis en place mi-2016, permet théoriquement de ne plus être dérangé par des appels non souhaités. Mais ce dispositif est "inefficace en raison de dérogations bien trop extensives et de sanctions insuffisamment dissuasives", dénoncent les associations de consommateurs.
Cédric O a indiqué qu'"en 2019, plus de 1000 établissements [avaient] été contrôlés, conduisant à la sanction de 66 d'entre eux ne respectant pas le dispositif Bloctel, pour un montant total d'amendes de 2,3 millions d'euros, ce qui est trois fois plus qu'en 2018". Il a également souligné que la Répression des fraudes "publiait régulièrement [le nom des] entreprises fraudeuses". "Une quinzaine de décisions ont été publiées, cela se généralisera dans les prochains mois", a-t-il précisé.
LIRE AUSSI >> Démarchage abusif : la répression des fraudes cible 13 sociétés du secteur de l'énergie
Mais le secrétaire d'État a convenu que "le cadre législatif méritait d'être renforcé". "C'est le sens de la proposition de loi portée par le député Christophe Naegelen qui vise à mieux encadrer le démarchage téléphonique et à lutter contre les appels frauduleux", et qui doit être discutée à l'Assemblée le 30 janvier.
Cette proposition de loi doit "renforcer les obligations" et prévoit également "des sanctions beaucoup plus dissuasives, jusqu'à 375 000 euros d'amende, avec une attention particulière sur le secteur de la rénovation thermique, avec des cas d'interdiction sectorielle. S'il faut aller plus loin, nous irons plus loin", a ajouté Cédric
 O.

Selon l'Express-L'Express - mercredi 22 janvier 2020