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21/04/2020

En Italie réapparition des "courses suspendues"...

C'est l'une des nombreuses formes de solidarité qui, depuis le début de la crise sanitaire et économique liée au coronavirus, ont surgi aux quatre coins de la péninsule. Afin d'aider les nombreuses personnes amputées de leurs revenus et peinant à remplir leurs caddies, les "courses suspendues" prolifèrent en Italie.
L'idée s'inspire d'une ancienne pratique diffuse dans la ville de Naples au siècle dernier, que la crise de 2008 a relancée: le "café suspendu". Elle permet, lorsqu'on commande un café, d'en payer deux, le deuxième pouvant être consommé par tout client moins fortuné qui en fera la demande. Interprétée à l'aune de l'urgence sociale due au Covid-19, elle consiste désormais à ajouter à son sac de courses des produits de première nécessité destinés à un.e bénéficiaire inconnu.e.

"Si tu en as besoin, prends"
A Naples, le passage d'un concept à l'autre a été spontané. Posés dans les rues ou accrochés aux balcons, des paniers remplis de vivres ont commencé à paraître, accompagnés de panneaux écrits à la main: "Si tu en as besoin, prends", "Si tu as faim, il y a quelque chose", "Si vous pouvez, mettez quelque chose, sinon prenez". Le succès de leurs photos sur les réseaux sociaux a été tel que des autorités publiques aux grands groupes privés, en passant par les ONG, de nombreuses structures ont décidé de participer à l'initiative.
La ville de Naples a ainsi lancé un mécanisme officiel, visant à mettre les commerces en relation avec les organisations de don alimentaire: paroisses, ONG etc. Dans la région de Rome, plusieurs municipalités se sont aussi activées afin d'obtenir les adhésions de supermarchés. Autour de Florence, l'entreprise italienne Coop Italia s'est aussi ralliée au mouvement, en ouvrant à ses clients la possibilité de donner soit de l'argent, soit des points de leurs cartes de mutualistes, afin de financer l'achat de courses pour les plus pauvres.

96 tonnes de nourriture 100% italienne:
Dans toute l'Italie, Coldiretti (Confederazione nazionale coltivatori diretti), le principal syndical agricole italien, a pour sa part mobilisé son réseau de vente directe, Campagna Amica. Grâce aux "courses suspendues", il affirme avoir ainsi pu distribuer "96 tonnes de nourriture 100% italienne, de qualité et à kilomètre zéro en une seule semaine à 22.000 familles": "des fruits, des légumes, du fromage, des charcuteries, des pâtes, des sauces tomates, de la farine, de l'huile, du vin", est-il précisé. La distribution a été possible grâce à la collaboration de quelque 250 structures sur le territoire: paroisses, banques alimentaires, administrations municipales etc.
Et en outre de se multiplier, désormais la solidarité commence même à prendre de nouvelles formes, élargissant la notion de "biens de première nécessité". Pour Pâques, Coldiretti prévoit de distribuer aussi des plats traditionnels locaux. A Syracuse (en Sicile), la mairie a activé des "courses suspendues" pour les chiens et chats: l'objectif et de collecter des vivres qui seront distribués soit à des propriétaires en difficulté, soit aux bénévoles qui s'occupent des animaux de rue.

Selon Mme Giulietta Gamberini - La Tribune - lundi 6 avril 2020

20/04/2020

Aide à l'utilisation des outils numériques...

Ce site se veut un centre pédagogique pour aider les personnes en délicatesse avec Internet à utiliser au mieux les outils numériques, a expliqué le secrétaire d'Etat Cédric O. Un site internet et un numéro de téléphone associé ont été lancés dimanche pour aider les personnes qui ont du mal à utiliser les outils numériques, au moment où les Français sont confinés en raison de l'épidémie de coronavirus.
"Les acteurs de la médiation numérique, qui sont tous ceux qui sont engagés depuis des années pour faire en sorte de former les gens aux usages du numérique, lancent ce soir un site: solidarite-numerique.fr", a expliqué sur France Inter le secrétaire d'État chargé du numérique, Cédric O. Ce site se veut un centre pédagogique pour aider les personnes en délicatesse avec Internet à utiliser au mieux les outils numériques pour leurs démarches administratives.

Un Français sur 5 sans aucune capacité numérique
Un numéro de téléphone associé, le 01 70 772 372, sera également joignable du lundi au vendredi, de 9h à 18h, pour ceux qui souhaiteraient prendre conseil auprès d'un des 700 "médiateurs du numérique" volontaires. "Le numérique est devenu quasiment un bien vital dans notre société", a expliqué Cédric O.
Or, "à peu près 13 millions de Français aujourd'hui, un Français sur cinq, (ne) se sent sans aucune capacité numérique - non pas qu'il n'a pas accès à Internet chez lui ou au travail - mais parce qu'il ne sait pas se servir d'Internet et qu'il ne sait pas faire les démarches de base comme se déclarer sur pôle emploi, déclarer ses impôts", a complété le secrétaire d'État chargé du numérique.

Selon lexpress.fr - L'Express - lundi 30 mars 2020

Des comédiens se font crieurs de rue à Lyon...

Ils délivrent chaque soir des messages aux 350 habitants de la résidence.

Valéria Cardullo et Alex Repain sont comédiens. Depuis le début du confinement ils se transforment en crieurs publics pour porter chaque soir dans une résidence du 7e arrondissement de Lyon, des messages, des annonces à l'attention des habitants confinés.
Voilà une initiative qui, à l'ère de la communication instantanée via les réseaux sociaux, nous projette quelques siècles en arrière. Tous les soirs à 19 heures, les deux comédiens enfilent leur grande veste rouge. Après qu'un voisin a battu le rappel avec son djembé, ils délivrent aux habitants de cette résidence à leurs fenêtres des messages personnels, des annonces à destination de la communauté : "Quelqu'un aurait-il un vélo d'appartement que l'on pourrait laisser dans le jardin afin que chacun puisse l'utiliser à tour de rôle ?". Un voisin boulanger fait passer le message de sa capacité à livrer baguette et croissants ...
Joyeux anniversaireLes deux comédiens collectent les annonces par mail et les crient le soir-même. C'est ainsi que, ce jour-là, la résidence toute entière a souhaité un bon anniversaire à la jeune Sandra.

Le comédien Alex qui, conseillé par une coach sportive, montre également quelques exercices à faire pour rester en forme, ne s'attendait pas à un tel succès. Je pense qu'il y a un élan de solidarité qui commence, de courage et de force à se donner entre nous.

Alex Repain

Alors que ce soir-là une voisine est descendue jouer du violon après la criée, Valéria et Alex l'assurent, ils continueront d'être messagers jusqu'à la fin du confinement.

Franceinfo - Franceinfo - mercredi 1 avril 2020

 

 

 

 

 

19/04/2020

Les règles d'un bon confinement...

Dans Version Fémina, Mme Sophie Carquain a listé les conseils les plus utiles, afin de pouvoir vivre l'expérience du confinement de façon créative et ressourçante. Depuis le 16 mars 2020, en effet, un confinement strict a été décrété en France. pour les personnes anxieuses, c'est une véritable épreuve! Pour d'autres, cet isolement permet de réfléchir, de se reposer, de changer ses habitudes.

La journaliste citée ci-dessus a interrogé une psychanalyste, Mme Sophie Braun, et lui a demandé quelques conseils. les voici: tout d'abord, se créer des rituels et éviter de trainer en pyjama tout le jour! Le grignotage est aussi un piège à éviter quand on reste à la maison... Puis, c'est l'occasion de redécouvrir son chez-soi en triant, rangeant,  nettoyant coins et recoins. Parfois, on a envie de changer la déco, de déplacer un meuble.

Maintenir le lien avec les autres permet de ne pas se sentir isolé.  Certains se mettent à la fenêtre tous les soirs en hommage aux soignants; d'autres téléphonent régulièrement à la famille et aux amis. On prend le temps de se parler pour remplacer les sorties entre amis. Côté conjugal, c'est le moment de préserver son couple et de planifier l'occupation des lieux avec conjoint et enfants. Le plus difficile est peut-être de faire en sorte que les écrans n'occupent pas toute la place. Des jeux de société peuvent être bienvenus.

Enfin, il est important de ne pas s'oublier en se laissant influencer par les médias qui diffusent en boucle des nouvelles anxiogènes. Méditer individuellement ou à plusieurs permet de chasser le stress et de se relaxer. Ou alors, écrire sur un cahier ou à l'ordinateur, respirer amplement devant une fenêtre ouverte ou effectuer quelques mouvements de gymnastique peuvent chasser les craintes le soir venu au moment de se mettre au lit... Tout cela peut être testé pendant cette période de repli à l'intérieur.

Lyliane

 

Comment préserver ses yeux pendant le télé-travail?

Voici ce que m’a conseillé une spécialiste des yeux

La spécialiste des yeux que j’ai eue téléphone, c’est Xanath Lichy.

Depuis 25 ans, Xanath enseigne le yoga des yeux pour améliorer le confort oculaire et la vision. Elle a publié plusieurs livres, dont : Voir clair : Comment abandonner ses lunettes (éditions Grancher), et Yoga des yeux ( éditions Hachette Pratique).

Xanath Lichy intervient notamment dans les entreprises, pour soulager les yeux de ceux qui passent leurs journées devant un écran… pour vous dire comme j’étais impatient de lui parler.

Voici 4 conseils pour préserver vos yeux :

1.La technique du palming

Cette technique consiste à utiliser les paumes de vos mains pour couvrir vos yeux.

Utilisez une paume pour chaque oeil, et faites reposer la paume en forme de coque sur vos sourcils et vos pommettes, de façon à créer une obscurité totale tout en gardant les yeux ouverts.

Gardez vos paumes sur vos yeux pendant 30 secondes et répétez l’opération toutes les heures.

Cette technique repose vos yeux. Il faut comprendre que votre rétine souffre de la lumière, notamment la lumière émise par les écrans qui est particulièrement violente. C’est pourquoi vous devez offrir à vos yeux des plages d’obscurité.

Bonus : faire une sieste de 5-10 mn après le déjeuner est une bonne manière de reposer vos yeux, et votre cerveau.

2.Faites ceci toutes les 5 secondes

Pensez à cligner des yeux : le clignement stimule les glandes lacrymales, permet de maintenir les yeux humides et leur offre un peu d’obscurité.

Face à un écran, vos yeux deviennent terriblement secs. Pourquoi ? Parce que l’écran vous hypnotise et vous perdez le réflexe de cligner des yeux.

Et donc, au lieu de cligner toutes les 5 secondes (comme dans la vie normale), nous clignons à peine 5 fois par minutes devant un écran. C’est ce qu’ont montré les études.

À raison de 8 heures par jour devant un écran (ordinateur, smartphone, télévision, tablette), vous imaginez l’état de sécheresse de vos yeux après 2 semaines de confinement !

La difficulté, c’est que cligner des yeux devrait être un réflexe, comme respirer ou boire. En principe, vous ne devriez pas avoir à y penser. Mais la vie moderne fait que:

  • Nous ne clignons plus assez des yeux

  • Nous oublions de prendre des inspirations profondes

  • Nous ne buvons généralement pas assez d’eau

Alors, maintenant que vous savez que vous ne clignez pas assez des yeux, vous allez y penser pendant 15 minutes maximum. Mais voilà… après 15 minutes, vous allez passer à autre chose.

Alors comment ne pas oublier ?

Vous pouvez tout simplement coller un post-it sur le bord de votre écran.

Mais je vous conseille aussi ce petit exercice d’association qu’utilisent les hypnothérapeutes pour reprogrammer votre cerveau inconscient.

Prenez une bouteille d’eau (ou un verre plein) et posez-la à côté de vous pendant que vous lisez cette lettre.

Maintenant, regardez la bouteille d’eau et dites-vous “Je ne cligne pas assez des yeux, tout comme je ne bois pas assez d’eau”. De cette façon, votre cerveau inconscient va créer un lien entre “la bouteille d’eau” et “cligner des yeux”. Ainsi, chaque fois que votre regard se posera sur la bouteille d’eau, vous vous souviendrez que vous devez boire, et que vous devez cligner des yeux.

Et voilà, l’association est créée dans votre cerveau. Vous aurez peut-être besoin de la renforcer de temps en temps en vous répétant la phrase ci-dessus.

3.Pour vos yeux, faites des pauses pour… bâiller !

L’avantage du confinement, c’est que vous n’êtes plus tenu de bien vous tenir.

Profitez-en pour vous étirer et bâiller toutes les heures. Pourquoi est-ce bon pour les yeux ? Parce que bailler exerce une pression sur les glandes lacrymales et favorise les larmes.

Ces larmes sont excellentes pour réhydrater vos yeux, et vous aider à tenir toute la journée.

C’est pourquoi on dit souvent “Je bâille tellement fort que j’en pleure.”

Xanath recommande de profiter de cette pause chaque heure pour vous lever, vous étirer, bâiller, faire quelques pas jusqu’à la fenêtre ou le jardin, regarder au loin (très important !) et respirer à pleins poumons l’air extérieur.

Si vous avez peur d’oublier de bailler, utilisez une application de type “pomodoro” : comme le minuteur en forme de tomate de la cuisine (“pomodoro” signifie “tomate” en italien) , cette application sonne toutes les 60 minutes pour vous rappeler de faire une pause pour bâiller et vous étirer[1].

4. Riez aux larmes

Eh oui, à force de rire, on pleure. Et les larmes sont excellentes pour vos yeux.

Et puis rire, ça vous permet aussi d’oublier la morosité ambiante… et de faire passer votre stress.

Donc pour vos yeux et pour votre moral, riez !

Depuis le confinement, les blagues et vidéos rigolotes fleurissent sur Internet et sur les réseaux sociaux (Facebook, WhatsApp, Tik-Tok, YouTube). Elles nous viennent de Belgique, d’Italie, d’Espagne ou d’ailleurs.

Ma prescription pour le confinement : une cure de blagues, 5 minutes par jour. Vos yeux vous diront “merci”. Vous pouvez commencer ici.

À bientôt

Joachim





 

18/04/2020

Futurs managers plus humains et start up dans le monde d'après...

Ce qu'on attend tout d'abord d'un manager, c'est d'avoir une très bonne connaissance de soi et d'être en capacité de rendre du recul sur lui-même. Sans cette capacité, il n'est pas en mesure de faire prendre de la hauteur aux membres de son équipe.
Les jeunes collaborateurs ont des attentes qui ne s'expriment pas forcément en termes d'expertise. Ils recherchent avant tout un interlocuteur capable de les conseiller sur la bonne posture à adopter dans telle ou telle situation, de les rassurer et de créer de la confiance. Ils apprécient de savoir qu'en cas de difficulté, il y a quelqu'un sur lequel ils peuvent s'appuyer. Ils attendent également de l'empathie et des feedback constructifs et bienveillants.
Ce qu'on attend aussi d'un manager, c'est de rendre ses équipes autonomes. Les jeunes diplômés ont une envie très forte d'être responsabilisés sur les missions qu'on leur confie. Le manager de demain sait être là quand il le faut mais aussi s'effacer quand c'est nécessaire. Il est un facilitateur en interne, il ouvre les bonnes portes en s'appuyant sur son réseau, il crée des liens et accompagne les membres de son équipe dans la gestion de leur carrière.

Donner du sens par une vision et une roadmap partagées par tous
Dans un contexte où de plus en plus de salariés sont impliqués dans une multitude de projets transverses, travaillant avec d'autres départements, donc pas toujours en contact avec leurs propres collègues, le manager est là pour créer et garantir la pérennité d'une vision commune au sein de son entité.
Cet état d'esprit se retrouve dans la « culture startup ». Quelle est la raison d'être de ma structure ? Quelle est notre vision à court, moyen et long terme ? Telles sont les questions que se posent le manager qui doit parvenir à construire une vision définie collectivement et partagée par l'ensemble de son équipe afin que chacun s'engage à porter les résultats des différents axes identifiés.
Quand les fondateurs d'une startup commencent, après avoir levé des fonds, à recruter leurs dix ou quinze premiers collaborateurs, la question fondamentale de l'engagement de ces nouvelles recrues se poseL a jeune pousse profite de cette étape majeure pour construire les fondements de sa culture en s'inspirant notamment des méthodes développées par Simon Sinek, spécialiste du leadership. Généralement, il s'agit d'un moment privilégié où la première itération des valeurs, de la raison d'être et de la vision est formalisée.
Ce type de méthode propre aux startups est en train de prendre place dans les grandes entreprises. Elle a pour immense avantage de construire collectivement une roadmap et non de confier à telle ou telle personne, de manière descendante, des missions conçues dans son coin par un manager déconnecté de ses équipes.

Une posture entrepreneuriale
Être le garant d'une vision commune et faire preuve de leadership pour que les collaborateurs s'engagent à une réussite collective, nécessite d'adopter une posture entrepreneuriale. Cette posture n'est pas celle d'un expert qui a réussi à monter dans la hiérarchie, ce n'est pas celle d'un « super sachant ». C'est véritablement celle d'un entrepreneur.
On le voit dans les parcours dédiés aux hauts potentiels dans les grands groupes, les référentiels évoluent autour de cette notion d'entrepreneurship. On était jusqu'à présent très focalisé sur l'expertise « cœur de métier ». On est désormais davantage attentif aux soft skills, à la dimension leadership et à la capacité à accompagner les salariés plutôt que de les contrôler.
La dimension humaine est plus forte, plus présente qu'avant. Elle contribue à donner plus de sens au travail réalisé par les équipes. Plus il y a de sens, plus les équipes sont engagées, plus les entreprises performent et innovent. C'est un cercle vertueux.
Cette posture est primordiale dans cette période de confinement où chacun est invité à s'autonomiser et prendre des initiatives pour continuer à maintenir l'activité. Le rôle du manager dans ce type de situation est d'autant plus important qu'il doit être présent pour l'ensemble de son équipe en rassurant chaque collaborateur afin de conserver leur engagement dans une situation qui n'est pas confortable. C'est également l'occasion pour lui de s'appuyer sur l'ensemble des nouveaux outils digitaux disponibles pour piloter la roadmap à distance voire pour animer de façon créative les multiples visio-conférences dont nos journées sont désormais ponctuées.

Selon Mr Thomas Benaïm - La Tribune - mardi 31 mars 2020

Avons-nous perdu le lien à la nature? selon Mr D. Hockney

 

 
LETTRES D'INTERIEUR

Jeudi 16 avril 2020

par Augustin Trapenard

 

Podcast  "Comme des idiots, nous avons perdu notre lien avec la nature..." - David Hockney

David Hockney est peintre. Il est né au Royaume-Uni. Dans cette lettre adressée à Ruth Mackenzie, directrice artistique du Châtelet, il esquisse les piliers d'une philosophie fondée sur la nature, l'amour et le réconfort. La diffusion de ce texte est accompagnée d'une oeuvre inédite de David Hockney.

"No. 153" - 5th April 2020 - iPad drawing
"No. 153" - 5th April 2020 - iPad drawing © David Hockney

Quelque part en Normandie, le 15 avril  2020

Chère Ruth, 

Nous sommes actuellement en Normandie, où nous avons séjourné pour la première fois l’année dernière. J’ai toujours eu en tête de m’organiser pour vivre ici l’arrivée du Printemps. Je suis confiné avec Jean-Pierre et Jonathan, et jusqu’ici tout va bien pour nous. Je dessine sur mon Ipad, un medium plus rapide que la peinture. J’y avais déjà eu recours voilà 10 ans, dans l’East Yorkshire, quand cette tablette était sortie. Avant cela, j’utilisais sur mon Iphone une application, Brushes, que je trouvais d’excellente qualité. Mais les prétendues améliorations apportées en 2015 la rendirent trop sophistiquée, et donc tout simplement inutilisable ! Depuis, un mathématicien de Leeds, en Angleterre, en a développé une sur mesure pour moi, plus pratique et grâce à laquelle j’arrive à peindre assez rapidement. Pour un dessinateur, la rapidité est clé, même si certains dessins peuvent me prendre quatre à cinq heures de travail.

Dès notre découverte de la Normandie, nous en sommes tombés amoureux, et l’envie m’est venue de peindre et de dessiner l’arrivée du printemps ici. On y trouve des poiriers, des pommiers, des cerisiers et des pruniers en fleur. Et aussi des aubépines et des prunelliers. 

J’ai immédiatement commencé à dessiner dans un carnet japonais tout ce qui entourait notre maison, puis la maison elle-même. Ces créations furent exposées à New York, en septembre 2019. Mais étant fumeur, je n'ai pas d’attirance pour New York et n’y ai jamais mis les pieds.

Nous sommes revenus en Normandie le 2 mars dernier et j’ai commencé à dessiner ces arbres décharnés sur mon IPad. Depuis que le virus a frappé, nous sommes confinés. Cela ne m’impacte que peu, mais JP et Jonathan, dont la famille est à Harrogate, sont plus affectés.

Qu’on le veuille ou non, nous sommes là pour un bout de temps. J’ai continué à dessiner ces arbres, desquels jaillissent désormais chaque jour un peu plus de bourgeons et de fleurs. Voilà où nous en sommes aujourd’hui.

Je ne cesse de partager ces dessins avec mes amis, qui en sont tous ravis, et cela me fait plaisir. Pendant ce temps, le virus, devenu fou et incontrôlable, se propage. Beaucoup me disent que ces dessins leur offrent un répit dans cette épreuve.

Pourquoi mes dessins sont-ils ressentis comme un répit dans ce tourbillon de nouvelles effrayantes ? Ils témoignent du cycle de la vie qui recommence ici avec le début du printemps. Je vais m’attacher à poursuivre ce travail maintenant que j’en ai mesuré l’importance. Ma vie me va, j’ai quelque chose à faire : peindre.

Comme des idiots, nous avons perdu notre lien avec la nature alors même que nous en faisons pleinement partie. Tout cela se terminera un jour. Alors, quelles leçons saurons-nous en tirer ? J’ai 83 ans, je vais mourir. On meurt parce qu’on naît. Les seules choses qui importent dans la vie, ce sont la nourriture et l’amour, dans cet ordre, et aussi notre petit chien Ruby. J’y crois sincèrement, et pour moi, la source de l’art se trouve dans l’amour. J’aime la vie.

Amitiés

D. David Hockney

17/04/2020

La Redoute met fin à la stigmatisation des femmes rondes...

Finie la stigmatisation, l’enseigne roubaisienne va s’adapter aux mensurations des femmes plus rondes.
L’enseigne de e-commerce La Redoute va intégrer dans sa prochaine collection printemps-été des vêtements qui dépassent la taille 46. C’est une première pour la marque roubaisienne, rapporte La Voix du Nord. Déjà engagée sur le sujet, La Redoute propose depuis 20 ans la gamme Taillissime. "C’était une première approche de marque dédiée aux grandes tailles", se rappelle Philippe Berlan, directeur général adjoint de l’enseigne, chargé du commerce. Puisqu’elle mettait trop l’accent sur la taille, cette appellation avait été abandonnée, pour se muer dans la marque Castaluna, acquise il y a dix ans par La Redoute.
L’enseigne fait en 2020 une nouvelle tentative. D’ici le printemps, La Redoute arrivera à "25 % de modèles proposant cette gamme de tailles plus large". Les stylistes de la marque ont eu pour consigne d’étendre les modèles classiques jusqu’à la taille 52. Un développement qui est aussi valable pour la lingerie. L’enseigne roubaisienne a également prévu de s’adapter aux tailles supérieures au 52, avec le lancement d’une nouvelle gamme : La Redoute Collection Plus. Celle-ci adopte un patronage spécifique tout en partageant les codes et le style des modèles plus classiques.
Air du temps 
Avec cette initiative La Redoute espère s’aligner sur les attentes des consommatrices. Celles-ci souhaitent effectivement être moins cataloguées et plus libres de leurs choix. "Le maître mot, c’est l’inclusivité : considérer les femmes dans toute leur diversité", insiste le directeur général adjoint de La Redoute auprès du quotidien régional.
L’enseigne, en plus d’élargir sa gamme de tailles, a également choisi de communiquer sur ce changement, en adaptant ses publicités. Y faire "figurer des femmes qui portent du 44 ou du 46 offre un effet visuel très différent des shootings photo ordinaires ! Des mannequins ronds, il y en a sur notre site !", insiste Philippe Berlan.

Selon 6medias - Capital - jeudi 5 mars 2020

16/04/2020

Se former aux frais de l'Etat...

L’état finance ces formations à tous les français

On vous explique comment bénéficier d’une formation de 4 semaines, en cours du soir ou en ligne, dans le domaine de votre choix, sans dépenser 1€.

Des formations payées par l’état

Avec ce décret, le gouvernement affiche sa volonté de lutter contre le chômage et les bas salaires par l’acquisition de nouvelles compétences tout au long de la vie.Terminé le temps où les formations étaient réservées aux seuls demandeurs d’emploi. Désormais, tous les salariés, indépendant, et demandeurs d’emploi français détiennent le même droit d’accès aux formations financées par l’état.

Un salarié qui se forme tous les 3 ans percevra en moyenne une rémunération supérieure de 23% et connaitra 2 fois moins de périodes de chômage.

Discrétion garantie par la loi

Conscient qu’il puisse être délicat (voire impossible) pour un salarié d’informer son employeur d’un projet de formation, le gouvernement a prévu que toute formation réalisée hors temps de travail bénéficierait d’une confidentialité totale. Les organismes de formation subventionnés ont une interdiction formelle de contacter un employeur ou de rendre publique la liste de leurs élèves.

La formation doit-elle être en lien avec mon métier ... Non. Tous les thèmes sont éligibles.

C’est là la révolution introduite par le gouvernement qui remet l’individu au centre de son choix de carrière. Par cette réforme, l’état souhaite impliquer chaque français dans son parcours professionnel.

Il est tout à fait autorisé, légal, et ecouragé de suivre une formation dans un autre domaine professionnel que votre emploi actuel.

Muriel Pénicaud, Ministre du Travail © DGEFP
Vérifiez si vous êtes éligible pour une formation prise en charge à 100%
Quelles formations éligibles ?

Pour être financées à 100% les formations doivent répondre à certains critères d’éligibilité. Elles ne doivent pas être trop longues, car le montant des subventions est limité. Nous vous conseillons des formations de moins d’1 mois.

Autre condition obligatoire, la formation doit être certifiante et dispensée dans un centre certifié pour sa qualité.

En france, seul un petit nombre d’organismes de formation sont habilités à dispenser ces formations.

Notre sélection de formations

Notre sélection de formations regroupe des formations courtes de 4 semaines maximum, accessibles en cours du soir ou en e-learning (au choix).

Toutes ces formations sont prise en charge à 100%*

 

Prendre soin de la planète malgré le confinement....

Même depuis son canapé ou son bureau de télétravail, il est possible de poursuivre ses actions pour préserver notre environnement. Voici la seconde partie de la sélection (non exhaustive) de «Libération».
Retrouvez tous les samedis dans la chronique «Terre d’actions» des initiatives pratiques et écolos en France et dans le monde.
La première liste vous a plu ? Vous en voulez encore ? Vous avez peut-être lu, entre-temps, cette tribune ou encore cette interview qui expliquent pourquoi crise environnementale et sanitaire ne doivent pas être dissociées. Alors voici cinq autres idées de petits et grands gestes à faire en faveur de l’environnement, tout en restant chez soi.
N°1 : Apprendre à faire ses cosmétiques et produits ménagers
Découvrez le monde merveilleux des cosmétiques et produits ménagers faits maison. Moins chers, meilleurs pour l’environnement (moins de déchets) et pour la santé (moins de produits chimiques), ils durent aussi plus longtemps, et surtout, une fois terminés, rendent fiers. Sur Internet, de nombreux blogs offrent des recettes pour créer shampoings solides, déodorants, lessive ou même pastilles W.C. On recommande les bons plans du site et livre de «la Famille zéro déchet», ou encore le prolifique groupe Facebook "les Ecolos bio zéro déchet"Pour trouver les ingrédients, direction le site Aromazone. Pas convaincus ? Voici alors des conseils pour s’y retrouver dans la jungle des labels bio pour cosmétiques. 

N°2 : Changer de fournisseur d’électricité
Au premier abord, cela semble compliqué. Et puis, on ne sait pas chez qui aller. Pourtant, depuis l’ouverture du marché européen de l’électricité en 2007, bien choisir son fournisseur est devenu un acte citoyen. Pour aider à s’y retrouver, l’ONG Greenpeace, très engagée pour la sortie du nucléaire, a établi un classement des entreprises en fonction du pourcentage de renouvelables et de nucléaire dans leur approvisionnement. En tête de liste, on trouve Planète Oui, Enercoop, Plüm Energie, Urban Solar et Ilek. Et, en bas de classement, Engie happ-e, EDF Sowee et Total Spring, entre autres. A chacun ensuite de choisir le fournisseur qui lui convient le mieux. Cela ne prend, sur Internet, on l’a testé, que quelques minutes pour changer. Cela marche aussi pour le gaz renouvelable (et non naturel) avec des fournisseurs comme ekWateur.

N°3 : Faire un bilan de sa consommation d’électricité
Tant qu’on y est, pourquoi ne pas s’engager dans le gros chantier de la transition écologique : la baisse de la consommation d’énergie, et donc, la rénovation des bâtiments ? Pour poser les bases, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) propose un test intitulé «Maîtrisez-vous bien votre consommation d’électricité ?» Avec des bons plans pour réduire sa facture. Pour ceux qui veulent aller plus loin et se pencher sur la rénovation thermique de leur logis, l’agence publique Faire donne toutes les informations nécessaires et peut mettre en contact avec des conseillers gratuits. Et comme cela représente souvent d’importants investissements, le ministère de l’Economie rappelle toutes les aides financières publiques qui existent

N°4 : Se (re)mettre au tricot ou au crochet
En fonction de la météo, surtout pour les lecteurs ultramarins, certains préféreront le crochet au tricot. Pour d’abord faire des conceptions uniques à arborer fièrement, pour se relaxer et surtout pour reprendre le contrôle sur son placard face à la fast fashion, reprendre les aiguilles en main permet aussi de soutenir la filière laine française qui tente, tant bien que mal, de survivre face à la concurrence chinoise et turque. On trouve nos modèles sur Laines-Cheval-Blanc, Phildar ou Drops (pour les anglophones). Et notre laine française chez la Scop Ardelaine ou la filature Fonty.

N°5 : Compter les oiseaux et papillons dans son jardin
Tout en profitant du soleil, vous participerez à la marche de la science. Faire l’expérience de la nature, se reconnecter avec elle «non seulement avec sa tête, mais aussi avec son corps, ses émotions, ses affects» est «essentiel pour sauvegarder la biodiversité», expliquait Anne-Caroline Prévot, directrice de recherche CNRS au sein du MNHN, dans une précédente chronique du Fil vert. Les sciences participatives peuvent nous y aider. Il faut pour cela un jardin, quelques oiseaux qui s’y promènent, ou des fleurs qu’apprécient les insectes, un carnet pour écrire ou une application mobile comme Birdlab pour les bêtes à plumes. Pour aider les biologistes français dans leur inventaire de la biodiversité mal en point, retrouvez toutes les infos sur Vigie-Nature.

Selon Mme Aude Massiot - Liberation - samedi 28 mars 2020

15/04/2020

Légumes et fruits de saison à déguster sans modération...

Nous sommes nombreuses et nombreux à cuisiner davantage pendant le confinement. Mais le rush sur les pâtes, le riz et la farine ne doit pas pour autant nous faire oublier les fruits et les légumes de saison. Tout d'abord, il y a les asperges, un aliment printanier, dont les vitamines C et B, les minéraux comme le potassium, le fer, le magnésium sans oublier les fibres et les protéines ne sont pas négligeables. Bouillie ou cuite à la vapeur, l'asperge se consomme dans les 24 h car elle s'oxyde rapidement. Les épinards de leur côté sont une mine d'antioxydants, riches en chlorophylle. On les mange crus en salade ou cuits à la vapeur.

Les radis dont les fanes se consomment en potage ou sautées comme des épinards réunissent beaucoup de nutriments dont la vitamine C (100g couvriraient 30% de nos besoins). Les petits pois ensuite, qui sont une légumineuse riche en protéines( 6g pour 100g), se cuisinent en jardinière avec des carottes et se digèrent facilement. C'est également le plein moment des artichauts, qui regorgent de vitamines B9 et de minéraux (manganèse, fer, cuivre et magnésium...). Bons pour le foie, ils se mangent cuits et se consomment dans les 24h.

Les fraises, faibles en calories, apparaissent sur nos étals. La fraise  apporte autant de vitamine C qu'une orange, mais elle est riche en glucides. On la mange le plus souvent telle quelle ou en tartes. Quant à la rhubarbe, légume et fruit à la fois, elle est pauvre en calories. Son goût est acidulé. Favorisant les vitamines A,B, C,E et K, elle est riche en bétacarotène et comporte beaucoup de fibres. Toutefois, ne consommer que les côtes car les feuilles sont toxiques. Sa consommation se fait habituellement chez nous en mode sucré (tarte, compote, gelée).

N'oublions pas non plus les aromates comme la ciboulette, le basilic, le thym, la coriandre, le persil, l'aneth, qui relèvent les plats et ont des vertus digestives en même temps. Consommés fraîs, leurs qualités gustatives sont décuplées. Alors, n'hésitons pas à croquer ces fruits et légumes du printemps!

Lyliane

 

En plein confinement, on peut continuer à être active depuis sa salle de bain...

La comédienne a dû arrêter son spectacle au théâtre de la Huchette à Paris le 14 mars.

Éva Rami pourrait faire grise mine. Elle a dû interrompre les représentations de son spectacle T'es toi au Théâtre de la Huchette à Paris pour cause de confinement. L'humoriste a choisi de rentrer chez elle à Nice pour vivre cette période particulière. Elle ne perd pas le sourire pour autant et continue son stand up... dans sa salle de bains.
"Deux secondes trésor, maman est en train de prendre du temps pour elle".
Repliée dans sa salle de bains, un foulard sur la tête, Éva Rami est du genre à penser : "The show must go on".
Le parcours du combattant: Révélée au Off du festival d'Avignon, la Niçoise était en train de conquérir le public du théâtre de la Huchette à Paris avec son spectacle T'es toi. Un stand up dans lequel elle raconte son parcours du combattant pour imposer à son entourage son envie de devenir actrice. Puis pour s'imposer dans ce milieu. En scène depuis le 14 janvier, tout allait bien pour Éva Rami avec des "articles dans la presse nationale" comme elle le raconte, mais depuis 15 jours le confinement a tout arrêté net..

C'est très joli ça, trésor: Éva poursuit le spectacle en l'adaptant aux circonstances. Elle endosse, comme dans son stand up, un des personnages qui lui tiennent à coeur. Là, elle est une mère de famille qui, réfugiée dans sa salle de bain, se raconte tout en étant attentive à la "production musicale" de son fiston derrière la porte : "C'est très joli ça, trésor. Continue de travailler ta création musicale de façon autonome !" La porte de la salle de bains s'ouvre, le bambin a troqué sa flûte pour du yaourt qu'Éva reçoit en pleine figure. "Ça va être long... Vivement qu'on s'enlace"

Selon Franceinfo - Franceinfo - lundi 30 mars 2020

 

 

14/04/2020

Visite virtuelle du chateau de Versailles...

À l'heure du confinement, difficile de trouver des activités. S'il est interdit de se balader dans tous les monuments de France, il est désormais possible de visiter le Château de Versailles en réalité virtuelle. Visiter le Château de Versailles depuis chez soi, c'est désormais possible. 
Pour permettre à tous d’accéder aux collections permanentes de l’ancienne demeure du Roi-Soleil, le Château de Versailles, à une vingtaine de kilomètres de Paris, a mis en place une visite virtuelle en 3D et accessible pour tous. 
En partenariat avec Google Arts & Culture, le monument a créé une plateforme, permettant d’accéder aux expos et aux collections. Il est ainsi possible de se balader dans les quelques 2300 salles du monument, et dans les 800 hectares de ses parcs de jardins à la française. Au total, plus de 22 000 œuvres d’art sont visibles, commentaires à l’appui. 

Un podcast pour vivre les sons du Château
Sur le site Soundcloud, il est également possible de se balader dans le Château les yeux fermés. Versailles a mis en ligne une série de podcasts, incitant les internautes à prolonger l’expérience aux sons des différents lieux iconiques du Château : l’eau qui coule de la fontaine de l’Encelade, le bruit d’un sabot sur le pavé des écuries ou encore le tintement des cloches dans les toits.
La plateforme recèle de savoirs, il ne reste plus qu’à se plonger dans les différentes anecdotes historiques du Château royal, ses 11 secrets, ou s'essayer au jeux de rôle, comme avec le quizz : « Quel membre de la famille royale seriez-vous ? », ou de suivre les différentes visites en vidéos. 
Le Château fermé en raison du confinement national
Depuis le vendredi 13 mars, le Château de Versailles, ceux du Trianon, ainsi que les galeries des Carrosses, qui accueillent chaque année près de 10 millions de visiteurs, ont fermé leurs portes au public en raison de l’épidémie de Covid-19.

Selon

Des professeurs de technologie créent des masques à visière à Paris...

Dans le pavillon de Stéphane Galtayries, l'imprimante 3D tourne désormais à plein régime. Ce professeur de technologie, domicilié à Epône (Yvelines) et enseignant au lycée privé Jules-Richard du XIXe arrondissement parisien, lance sa machine personnelle dès le matin et « imprime » toute la journée des visières en plastique.
Remis gracieusement aux soignants
Au même moment, Lucien Delmer, Alexandre Quenouille et Pablo Ferrari, les trois autres profs de techno de l'établissement parisien, font eux aussi tourner des imprimantes 3D à leurs domiciles respectifs… pour sortir toujours plus de visières. Ces équipements de protection contre la propagation du covid19 – encore appelés « boucliers faciaux » — sont ensuite remis gracieusement aux soignants ou aux professionnels obligés d'être en contact avec le public.
« Cette production, c'est le résultat d'une initiative que mes professeurs techniques ont spontanément lancée dès le début du confinement », s'enthousiasme René Vuylstecke, directeur du lycée Jules-Richard, ravi que le matériel de cet établissement sous contrat de 250 élèves puisse continuer à servir. Et pour créer des équipements essentiels dans la lutte contre la pandémie. « Ces visières, semblables à des masques de soudure mais translucides, permettent notamment de limiter les gestes réflexes de se toucher le visage », insiste le directeur.
Des ateliers à domicile
Pas question cependant d'utiliser les 30 imprimantes 3D et les machines de découpe laser dans les locaux du lycée… totalement fermé au public depuis le 13 mars. « Les profs ont tous pris quelques machines dans le coffre et ont transféré leur atelier à domicile », rappelle le directeur du lycée. « Ils ont déjà produit une centaine de visières… tout en continuant à assurer leurs cours à distance. Avec les vacances scolaires, leur production va s'intensifier », pronostique le chef d'établissement.
« On ne lâche pas nos élèves pour autant », rectifie Stéphane Galtayries qui enseigne en
classe de BTS… et qui a prévu d'assurer un cours en ligne ce jeudi et vendredi pour les étudiants privés de travaux pratiques, peut-être jusqu'à la fin de l'année. « Mais pendant les cours, l'imprimante 3D continuera à tourner », assure l'enseignant en insistant sur le caractère un peu artisanal de la chaîne de production qu'il a mise place avec ses collègues.
Une fabrication artisanale
« J'ai une imprimante 3D personnelle. Mes collègues utilisent celles du lycée. Mais pour la matière première (serre-tête, élastiques et rouleaux de plastique) on se débrouille. Moi, je l'ai achetée sur Amazon et je me suis fait livrer à domicile », sourit le « maker » (imprimeur 3D) en précisant que le circuit de distribution des visières confectionnées est, lui, moins artisanal.
Le prof de techno en a remis quelques-uns à sa voisine, infirmière dans une clinique des Yvelines. D'autres sont récupérés par un professeur de sa connaissance qui travaille à l'hôpital de Mantes. D'autres enfin sont « collectés » par le réseau 3D4care (traduisez « la 3D pour le soin »), un consortium mêlant des étudiants, des médecins, des techniciens, des ingénieurs, des chercheurs, des universités de Paris et Sorbonne-Paris Nord auquel le lycée technique Jules-Richard s'est associé.
Cet organisme, dont le site web ( 3d4care.com ) propose des plans de fabrication et des consignes sanitaires pour créer ces produits à usage médical, s'est fixé pour but de fédérer les « makers » qui souhaitent contribuer à la lutte contre la pandémie. Cette mise en réseau permet ainsi de compenser la modestie des productions individuelles.
« Avec une imprimante 3D, il faut 2 à 3 heures pour sortir une visière », rappelle le prof de techno « maker ». « Sur une chaîne de production industrielle de plasturgie, il faut… 2 à 3 secondes ! », ajoute-t-il aussitôt. Les professeurs de technologie du lycée Jules-Richard ne sont pas les seuls à s’engager dans la lutte contre la propagation de la pandémie. Certains de leurs collègues de l’école nationale de chimie physique et biologie de Paris– lycée Pierre-Gilles-de-Gennes (XIIIe) vont retrouver le chemin des salles de classes pour fabriquer... des litres de solution hydroalcoolique.
La production sera assurée par des professeurs attachés de laboratoire et des techniciens volontaires du lycée public. Le produit désinfectant (au moins 500 litres pour commencer) sera remis à la Pitié-Salpêtrière ainsi qu’aux agents municipaux du XIIIe arrondissement. La région Île-de-France, responsable des lycées, finance l’opération.

Selon Mr Benoit Hasse - Le Parisien - mardi 7 avril 2020

 

13/04/2020

Visiter le Louvre de façon virtuelle...

Vous ne savez pas quoi faire lors de ce nouveau week-end de confinement ? Vous pouvez par exemple vous offrir une visite du Louvre, tout en restant chez vous. Le célèbre musée est, comme de nombreux autres établissements dans toute la France, fermé jusqu’à nouvel ordre en raison de la pandémie de coronavirus.
Mais le Louvre a tout de même voulu donner la possibilité aux internautes d’arpenter ses couloirs, depuis chez eux, à travers des séries de visites virtuelles. Des vidéos pédagogiques, à destination notamment des enfants, sont également disponibles sur le site du musée. Dominique de Font-Réaulx, directrice de la médiation et de la programmation culturelle du Louvre, a expliqué cette initiative vendredi matin sur Europe 1.

"Que tout le monde puisse avoir accès au Louvre"
"Très vite, quand on a su qu’on allait être confinés, on s’est dit que le site internet devait continuer à être cette fenêtre ouverte sur le monde qu’est le Louvre, et que tout le monde puisse y avoir accès", raconte Dominique de Font-Réaulx. Le musée le plus visité au monde permet notamment de s’offrir une visite virtuelle de la Petite Galerie (lien disponible ici).
Les internautes peuvent ainsi zoomer sur les œuvres et avoir accès aux explications, comme lors d’une visite traditionnelle : L’oeuvre Autoportrait de Nicolas Poussin. (Photo @petitegalerie.louvre.com)
Des cours en ligne
Le Louvre met également à disposition des passionnés d’art des cours gratuits en ligne (des MOOC, "Massive open online course" en Anglais). "Il y a des cours gratuits autour de notre petite galerie, qui est une galerie d’éducation artistique et culturelle. Il y a un cours passionnant sur le rapport au mouvement, la manière dont les artistes l’ont exprimé", cite comme exemple Dominique de Font-Réaulx.
Des vidéos d’environ une heure permettent aussi d’obtenir des explications sur des œuvres, racontées par "des spécialistes et les conservateurs en entrant à l’intérieur des œuvres elles-mêmes". 

Des vidéos pour les enfants
Pour les plus petits, des vidéos sont également disponibles pour les initier aux œuvres du Louvre. "Ça marche bien pour tout le monde, de 7 à 107 ans", assure Dominique de Font-Réaulx. Un exemple avec cette vidéo sur Le Radeau de la méduse, le célèbre tableau de Théodore Géricault.

D'autres musées, comme le centre Pompidou ou celui du quai Branly, proposent également des visites virtuelles sur leur site internet. De quoi s'aérer l'esprit et se cultiver, tout en restant chez soi. 

Selon Mr Julien Ricotta - Europe 1 - vendredi 27 mars 2020

12/04/2020

Des repas à Palaiseau pour les soignants...

« Le temps d'un repas, nous avons pensé à autre chose. Ce que vous nous avez livré nous a donné plus de courage pour continuer à affronter ce Covid-19. » Ce message reçu d'un médecin de l'hôpital Cochin (Paris, XIVe), Evagoras Mavrommátis le garde précieusement sur son téléphone, comme des dizaines d'autres. Avec ses frères Andréas et Dionysos, il est à la tête de la Maison Mavrommátis, célèbre institution de la gastronomie grecque en France. Depuis le début de la crise du coronavirus, 300 repas sont élaborés dans leurs cuisines centrales situées à Palaiseau et livrés gratuitement aux personnels soignants des hôpitaux de la région parisienne

Mercredi, les pompiers de Palaiseau goûteront à leur tour à ces plats helléniques réputés pour leur excellence. Houmous, caviar d'aubergines, moussaka, tzatzikis, aubergines farcies, feuilles de vigne farcies au riz, yaourts grecs au miel… Des spécialités méditerranéennes qui mettent un peu de baume au cœur à toutes ces personnes mobilisées contre le coronavirus.
Pour les frères Mavrommátis , dont Andréas, unique chef grec étoilé en France, il n'était pas question de rester les bras croisés pendant le confinement. « Tous nos restaurants ont été fermés le 14 mars au soir à minuit, raconte Evagoras Mavrommátis. Nous avons pu garder ouvertes quatre boutiques de traiteur à Paris pour de la vente à emporter et des commandes à emporter livrées par des prestataires comme Delivroo ou Uber eats. »
Ce qui signifie que les cuisines centrales de Palaiseau, où sont confectionnés les plats vendus en boutique traiteur, sont restées opérationnelles. L'idée d'offrir aux personnels soignants de quoi se sustenter est venue rapidement. « On a commencé timidement, mais cela a vite pris de l'ampleur, poursuit Evagoras Mavrommátis. Nous travaillons beaucoup avec le corps médical, nous avons beaucoup de contacts. Au fur et à mesure, nous avons été sollicités par de plus en plus d'établissements, de médecins, d'infirmières… »
Les livraisons touchent de nombreux établissements d'Ile-de-France : le centre hospitalier du sud francilien à Corbeil-Essonnes qui a reçu 100 kg de repas le 30 mars, mais aussi des hôpitaux de toute la région parisienne : « Necker, Lariboisière, Cochin, La Pitié-Salpêtrière, Le Kremlin-Bicêtre, l'hôpital de Neuilly, la clinique Geoffroy Saint-Hilaire, Bichat, la résidence Ave Maria », énumère Evagoras Mavrommátis.
À chaque fois, les équipes médicales ne manquent pas de remercier en postant des photos. Au-delà de s'être régalés de mets succulents, ils témoignent de ce que ça leur a apporté. « On leur permet de se changer les idées, la cuisine grecque c'est un peu le voyage, sourit Evagoras Mavrommátis. Dans la culture grecque, aider les autres c'est naturel. C'est un devoir. Offrir des repas à ceux qui se battent contre cette maladie, c'est la moindre des choses. »
Si son frère Andréas est en cuisine, lui se rend tous les jours sur le marché d'intérêt national de Rungis (Val-de-Marne) pour acheter les matières premières. « Je n'ai pas de souci d'approvisionnement, mais comme nous continuons d'acheter des produits de grande qualité et très frais, ils se payent de plus en plus cher, témoigne Evagoras Mavrommátis. Les prix augmentent beaucoup, mais on ne les discute pas car on est déjà content de les trouver. Tant qu'on peut, on continue. »
À Paris, les clients de leurs boutiques restées ouvertes sont tout aussi reconnaissants que les personnels soignants, même si eux payent évidemment ce qu'ils achètent. « Certains, surtout dans notre magasin historique du Ve arrondissement, viennent juste pour parler un peu, juste pour nous remercier d'être là pendant la crise, raconte Evagoras Mavrommátis. On leur devait de ne pas les abandonner. »

Selon Mme Cécile Chevallier - Le Parisien - mardi 7 avril 2020

Y a-t-il des bénéfices et des points positifs au virus?

Ce virus, sournois et virulent, est une saloperie. Il se faufile dans les accolades, dans les poignées de main et, à ce qu’il paraît, jusque dans l’air que nous respirons. C’est un petit microbe insignifiant, et pourtant, après avoir semé la désolation et la mort en Asie, il est parvenu à mettre à genoux le système sanitaire d’une région entière comme la Lombardie. Il a paralysé la septième puissance industrielle mondiale. Il a suspendu le temps, les vies, le travail, les amours. Il a mis sous cloche une nation entière, puis rapidement tout un continent, privant ses citoyens des libertés fondamentales qu’ils avaient conquises au fil des siècles. Il est responsable de la fermeture des écoles dans toute l’Europe. Personne n’y était parvenu jusqu’à présent, pas même Hitler ! Il a fait fermer les parcs, les usines, les plages, les bureaux, les salles de sport, les cinémas, les théâtres. Il a verrouillé jusqu’aux portes des églises, des synagogues, des mosquées.


« Bugiardino ottimista degli effetti collaterali e imprevisti del virus », di Ottavia Cassagrande
Chaque jour, il fait fondre en larmes des infirmières, des médecins, des chefs de service qui tombent malades et meurent l’un après l’autre. Il met sur la paille des entrepreneurs, des commerçants, des libraires, des restaurateurs, des acteurs. Il enchaîne aux masques à oxygène des milliers de malades, les étouffant lentement ou à une vitesse impressionnante. Il peut transformer chacun de nous en porteur asymptomatique qui s’ignore, bombe à retardement prête à envoyer indifféremment à l’hôpital ou ad patres les personnes les plus chères comme de parfaits inconnus.
Il a tué et continue imperturbablement à tuer des milliers de personnes, choisissant les plus faibles et les plus vulnérables. Il oblige l’armée à transporter les cercueils au cimetière parce que les pompes funèbres sont débordées. Il empêche d’honorer les morts par des rites funéraires. Ce virus est une saloperie. Une véritable saloperie, qui en ce moment même, se répand en toute liberté, faisant fi des frontières, dans le monde entier. Il épargne les jeunes et les enfants. C’est la seule pitié qu’il semble manifester à l’égard de notre espèce.
A dire vrai, il a aussi un autre mérite. Il démontre chaque jour qu’Albert Camus avait raison : « Et pour dire simplement ce qu’on apprendra au milieu des fléaux, qu’il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser. » Pendant ce premier mois – un mois, déjà ! – de pandémie, voilà ce que j’ai appris. A Dalmine (à quelques kilomètres de Bergame, l’une des régions les plus touchées), j’ai vu trente travailleurs volontaires maintenir en activité un service de la société Tenaris pour continuer à fabriquer des bombonnes d’oxygène, ô combien vitales ces temps-ci.
J’ai vu des maisons de couture, telle Miroglio, abandonner en l’espace de quelques jours la production d’étoffes et de tissus pour fabriquer 100 000 masques par jour, en grande partie offerts par Giuseppe Miroglio à la direction sanitaire de la Région du Piémont. J’ai vu beaucoup d’acteurs de la mode italienne suivre l’exemple de Giorgio Armani et faire des dons généreux aux structures sanitaires (Prada, Moncler, Versace, tout comme Kering et le groupe LVMH en France). J’ai vu les parfums de Dior, Guerlain et Givenchy se transformer en gel hydroalcoolique. J’ai vu Chiara Ferragni (styliste et animatrice du blog « The Blonde Salad », 17 millions d’abonnés sur Instagram. NDLR), figure incontestée de la vie insouciante, devenir une activiste contre le virus en sensibilisant ses followers et en récoltant des millions d’euros.
Erri De Luca : « L’autorité majeure, c’est le médecin, plus le banquier »
J’ai vu des parterres de spectateurs qui, déployant le hashtag #iononchiedoilrimborso (#jenedemandepasleremboursement), ont renoncé au remboursement de billets de théâtre, concerts, opéras, déjà durement éprouvés par la fermeture forcée. J’ai vu des politiques, des bureaucrates et des fonctionnaires au-delà de tout soupçon admettre que le néolibéralisme et l’austérité ne constituent pas la seule réponse possible. Parfois même, ils ne sont pas la réponse « tout court ». J’ai vu les eaux de la lagune redevenir aussi limpides qu’elles ne l’avaient jamais été depuis l’époque de Thomas Mann et de sa « Mort à Venise ». J’ai vu les géants du Web modifier leurs algorithmes pour mettre en avant une information de qualité et endiguer les fake news (alors, c’était donc possible!). J’ai vu les polémiques stériles, les bavardages inutiles, les agitateurs populaires les plus factieux et les plus opportunistes se taire et finalement garder le silence. J’ai vu pointer malgré tout le printemps, incongru, absurde – et la cruelle frustration de ne pas pouvoir en profiter.
J’ai vu aussi de l’
imagination, un esprit d’adaptation inventif et enviable. J’ai vu mes enfants converger vers l’ordinateur pour le chat vidéo quotidien avec leurs compagnons de classe, comme ils convergent vers la cours de récréation lorsque la cloche sonne. J’ai vu le rideau de fer baissé du restaurant « Dalla Clemi », qui depuis quarante-cinq ans n’a jamais fermé en dehors des jours de repos réglementaires. Elle est pourtant aux fourneaux et son petit-fils fait les livraisons à bicyclette en les laissant sur le pas de la porte. J’ai vu des professeurs de piano donner des leçons à distance sur Skype. J’ai vu des personal trainers entraîner des gens par le biais des écrans. J’ai vu des théâtres offrir des spectacles en streaming ; des bibliothèques, des cinémathèques, des éditeurs mettre leur catalogue en ligne gratuitement ; des musées, leurs chefs-d’œuvre. J’ai vu souffler sur les bougies d’anniversaire en réunion virtuelle.
J’ai vu une petite entreprise comme Isinnova développer une technique qui transforme des masques de plongée en imprimant en 3D les valves d’adaptation aux respirateurs dont l’hôpital de Chiari (Brescia) avait un besoin urgent et désespéré. J’ai vu des médecins et des infirmières soigner des patients sans protections adéquates. J’ai vu des jeunes apporter leurs courses aux personnes âgées. J’ai vu des réseaux d’amis prendre soin à distance des personnes seules, enfermées à la maison depuis des semaines au risque d’une dépression nerveuse. J’ai vu les Italiens danser, chanter et applaudir à leurs balcons alors que dans d’autres endroits de la planète certains faisaient la queue pour acheter des armes.
L’insoutenable légèreté du capitalisme vis-à-vis de notre santé, par Eva Illouz
J’ai vu des mèmes et des traits d’humour pulluler sur le web, preuves évidentes de l’éclatant état de santé de cet art italien de la dédramatisation. J’ai vu, je vois et je verrai bien d’autres choses. Il y a deux choses que je voudrais voir encore. Trois, plutôt. Et pas forcément dans cet ordre. 1) Je voudrais voir les Italiens applaudir de leur balcon les mères, les épouses, les femmes qui depuis maintenant un mois font tourner ces maisons, dernier rempart contre le virus. 2) Je voudrais voir les Italiens, toujours de leur balcon, observer une minute de silence pour les morts. 3) Je voudrais voir le vaccin. Je voudrais le voir au plus vite. Et gratuit pour tous.
Bien sûr, j’ai vu tout cela en étant enfermée à la maison. J’ai simplement choisi où regarder. Si vous regardez entre les civières, les lits alignés aux urgences, les bulletins d’information désastreux, les appareils respiratoires, les rubriques nécrologiques qui s’allongent de jour en jour, les files de cercueil et les masques qui sont désormais notre quotidien, je suis certaine que vous les verrez vous aussi.
J’ai vu tant de choses que vous, humains… A la fin, quand tout sera fini, lui aussi, ce maudit virus qui se niche dans nos poumons en aura vu, tant de choses. Il veut nous couper le souffle, mais il ne parviendra pas à nous priver d’esprit. Parce que ce n’est pas le plus fort ou le plus intelligent qui survit, mais celui qui s’adapte le mieux. C’est Darwin qui l’a écrit.
(Librement traduit de l’italien par Véronique Cassarin-Grand. et selon Mme Ottavia Casagrande (Ecrivaine) - L’Obs - jeudi 26 mars 2020

11/04/2020

Fabriquer un masque homologué par l'Afnor...

L'important c'est notamment de trouver des matériaux filtrants mais pas trop, respirant mais pas trop. Les précisions du directeur général de l'Afnor. L'Afnor (Association française de normalisation) a lancé une plateforme pour permettre à ceux qui fabriquent des masques en tissu contre le coronavirus de se rencontrer et d'échanger virtuellement avec ceux qui en cherchent. "Nous avons déjà des centaines d'inscrits", a expliqué jeudi 9 avril sur franceinfo Olivier Peyrat, directeur général de l'Afnor. Leur tutoriel, qu'elle propose pour fabriquer des masques, a été téléchargé "300 000 fois" depuis fin mars.
"On peut parler de grand succès, se félicite Olivier Peyrat. Pour le faire, on s'est inspirés des meilleures pratiques, on s'est inspirés de tutoriels sur Internet et avec 150 experts nous avons cherché à faire mieux". 
franceinfo : Que trouve-t-on sur ce document ?
Olivier Peyrat : On est sur des logiques de fichiers téléchargeables gratuitement avec des patrons, des recommandations sur les matières qui se veulent aussi accessibles que possible. Il y des recommandations sur les choses à éviter, comme la couture au milieu [du masque]. Ce n'est pas bon. On trouve des tas de tutos avec des coutures au milieu, mais notre cahier des charges n'en comporte pas. Il y aussi des recommandations d'entretien car il faut l'entretenir. Il faut le laver à 60°, réglage coton.
Quel tissu peut-on utiliser ?
"Il faut un critère de filtration et un critère de respirabilité. Si c'est trop filtrant vous risquez de ne pas pouvoir respirer. S'il est très respirant il peut être moins efficace pour la filtration. Nous sommes en train de faire des tests pour avoir des configurations, des sandwichs, qui permettent d'avoir des résultats avec des matériaux de tous les jours.
Comment fonctionne votre plateforme ?
Nous fournissons un cahier des charges et après chacun se l'approprie en fonction de ses compétences et de ses talents. Nous avons identifié une très forte demande solidaire avec d'un côté des gens, ce sont notamment des artisans, des retraités, qui veulent aider localement et nous avons des demandeurs comme des commerçants, des livreurs, des éboueurs. Donc nous avons détourné de son usage initiale la plateforme Afnor pro contact pour la mettre au service de cet élan de solidarité. masques-barrieres.afnor.org a été lancé hier et nous avons déjà des centaines d'inscrits".

Selon Franceinfo - Franceinfo - jeudi 9 avril 2020

 

 

 

Comment laver son linge pendant la pandémie?

Le virus peut se déposer sur les vêtements par le biais de projections de gouttelettes. Il pourrait demeurer plusieurs heures sur les tissus.

Il ne suffit pas de se laver les mains régulièrement et d'appliquer les gestes barrières pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus. Ce combat passe aussi par un front domestique. Il y a la désinfection de son logement, conseillée notamment après les sorties pour éviter de rapporter le virus chez soi. Mais il y a aussi le cas des vêtements que l'on porte.
Cycle de 60 degrés en machine à laver
Faut-il prendre des précautions particulières pour laver un linge potentiellement contaminé par le Covid-19? A ce stade, les données quant à la durée de vie du virus sur les tissus varient. Le 18 février, le Haut conseil de la Santé publique, saisi par la Direction générale de la Santé (DGS), a rendu un avis notamment relatif au traitement du linge d'un cas confirmé de contamination au Covid-19.
L'instance recommande ainsi, à ce niveau de connaissance acquise sur le virus, de "laver les draps et le linge d'un patient confirmé dans une machine à laver avec un détergent habituel et un cycle à 60 degrés minimum pendant 30 minutes au minimum".
Des données corroborées par deux spécialistes auprès de Checknews, le service de vérification de Libération, qui s'est entretenu avec la virologue du CHU de Lille Anne Goffard et Gilles Pialoux, du service des maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital parisien Tenon. Le quotidien écrit ainsi que le "Covid-19 perd son potentiel infectieux à partir d'une exposition à 56 degrés pendant vingt à trente minutes ou à 65 degrés pendant cinq à dix minutes".
Pas d'alcool ou de chlore sur les tissus
Sur son site, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) souligne que la pulvérisation d'alcool ou de chlore sur le corps et les tissus ne tuera pas le nouveau coronavirus. Et pourrait même se révéler dangereuse.La pulvérisation de ces substances peut être nocive pour les vêtements ou les muqueuses", met en garde l'organisme mondial, soulignant toutefois que ces deux produits peuvent "être utiles pour désinfecter les surfaces".

Selon BFM TV

 

 

10/04/2020

Valoriser les "petits métiers"...

Le secrétaire général de FO demande un geste pour les professions "qu'on ne voyait jamais auparavant" et qui sont devenues indispensables.
La France est entrée mercredi dans sa 16ème journée de confinement à cause de l'épidémie de coronavirus. Pourtant, près de 19 millions de personnes doivent se rendre chaque jour au travail, qu'il s'agisse des soignants, des caissières, des livreurs, des routiers, des postiers, des éboueurs, des agents de nettoyage...
"Le gouvernement tient parfois des discours contradictoires. Par exemple, au titre de la continuité économique, y compris dans des secteurs essentiels, il a pris des ordonnances - contre l'avis des syndicats et d'ailleurs y compris les organisations patronales au plan national - qui permettent d'allonger le temps de travail jusqu'à 60 heures par semaine. C'est l'inverse qu'il faut faire puisque dans ces secteurs indispensables, il faut plutôt ménager les salariés, et ne pas ajouter au risque épidémique un risque sur la santé au travail", a estimé Yves Veyrier, le secrétaire général de Force ouvrière, mercredi sur RFI.
Valoriser des métiers "qu'on ne voyait pas"
Il s'est montré prudent sur la prime défiscalisée que les entreprises peuvent verser aux salariés. "Ceux qui pourront la percevoir s'en satisferont évidemment. Mais nous avions mis en garde pour que ce ne soit pas une prime versée contre un risque, en cas d'insuffisance de protection", a jugé Yves Veyrier. "Ensuite on va se heurter à une difficulté, c'est que tout le monde ne va pas toucher cette prime ou au même niveau (...), selon la santé financière des entreprises donc c'est un peu compliqué", à ses yeux.
Il a au
ssi voulu défendre les milliers de femmes de ménages, caissiers, ou livreurs (entre autres) qui se rendent au travail. "Ce qui nous paraît important c'est que toutes les professions qu'on ne voyait jamais auparavant (...), tous ces petits métiers, on s'aperçoit qu'ils sont indispensables à la population et au sortir de cette crise, il faudra un grand plan de revalorisation, y compris sur le plan de la rémunération car on s'aperçoit tout à coup que ces métiers-là sont des métiers extrêmement importants", a jugé le patron de FO.

Selon Boursier.com - Boursier - mercredi 1 avril 2020

 

La Comédie Française lance sa première chaîne en ligne..

La Comédie-Française vient de lancer sa première chaîne en ligne, « La Comédie continue ». Sur le site de la Maison de Molière, on peut voir dès 16 h plusieurs levers de rideau chaque jour, mais aussi des pastilles éducatives, littéraires, poétiques. Une façon de garder le lien avec le public confiné à la maison. 

« Bonjour à toutes et à tous. C’est parti pour cette nouvelle journée de "La Comédie continue". Je suis ravie de passer cette journée avec vous. Je suis Elsa Lepoivre, sociétaire de la Comédie-Française… »
Chaque jour une comédienne ou un comédien du « Français » présente le programme de la web-télé de la Comédie-Française. Une façon de retrouver le public en cette période de confinement.
« Garder le lien » avec le public
« Un acteur seul ne peut rien faire, explique Éric Ruf, administrateur de la Maison de Molière. Un instrumentiste peut-être s’il a sa clarinette, ses gammes ; un danseur peut faire de l’exercice. Un acteur tout seul… C’est un art collectif, donc l’idée de cette télé continue, de cette "Comédie continue" est vraiment venue de ça, de garder le lien avec notre public, avec tous nos partenaires, avec les actions éducatives, et en même temps, faire en sorte qu’à l’intérieur, on puisse se raccrocher à une œuvre commune. »

De 16 h à 23 h alternent les pastilles poétiques, éducatives, pour finir la soirée avec une captation d’une pièce du répertoire. Extrait du Misanthrope de Molière, acte 1, Philinte : « C’est une folie à nulle autre pareille, de vouloir se mêler de corriger le monde. J’observe, comme vous, cent choses tous les jours qui pourraient mieux aller prenant un autre cours. » Ne manquez pas Peer Gynt de l’auteur norvégien Henrik Ibsen en replay , avec une mise en scène d’Éric Ruf. Et c’est Denis Podalydès qui s’improvise présentateur du jour.

Selon RFI - RFI - samedi 4 avril 2020

09/04/2020

Les aidants enfin pris en compte...

Dans le magazine TV de la semaine, un article souligne le fait qu'il y a 11 millions de Français qui soutiennent des membres de leurs familles. Ils sont nommés "aidants".En soutenant un proche, ils effectuent des tâches lourdes, qui peuvent impacter leur vie personnelle. Malgré le recours aux services à la personne pour les courses, les repas et les toilettes, certains doivent interrompre leur vie professionnelle momentanément. Les trois quart d'entre eux souffrent de surmenage et 60% de troubles du sommeil.

En 2016, une loi relative à l'adaptation de la société au vieillissement (ASV) a instauré un "droit au répit" pour les aidants de personnes handicapées ou âgées  en perte d'autonomie bénéficiant de l'APA (allocation personnalisée d'autonomie). Ce droit au répit limité à 500 euros par an finance un relais à domicile ou l'accueil dans une structure d'hébergement.

Actuellement, le gouvernement a décidé d'engager "une véritable politique en faveur des proches aidants". Menée sur 3 ans, cette stratégie rendra public son premier bilan lors de la journée nationale des aidants du 6/10/2020. Pour trouver des informations et des aides concernant les solutions en faveur des seniors sur smartphone ou Internet, on peut contacter les sites: www.silveralliance.com ou senior-compagnie.fr. Il existe enfin, une application reconnue d'entraide entre voisins de tout âge nommée smille (covoiturage,garde d'animaux...).

Lyliane

08/04/2020

Nous sommes dans un passage de cap pour l'humanité, selon Mr N. Hulot...

"La nature nous envoie un message, elle nous teste sur notre détermination", a estimé Nicolas Hulot sur BFMTV, alors qu'il était interrogé sur la crise du coronavirus. "On assiste à un passage de cap de l'humanité", a estimé l'ex-ministre Nicolas Hulot, dimanche soir sur BFMTV, au sixième jour de confinement. Pour l'écologiste, la crise du coronavirus constitue une "sorte d'ultimatum de la nature".

En fin de compte, "avec la mondialisation effrénée, le mal se propage plus vite que le bien", a-t-il insisté.
"Un autre modèle"
"L'humanité est confrontée à ses limites. Il y a un autre modèle à inventer", a ajouté l'ancien ministre avant d'asséner: "il faudra se retrouver autour d'une vision" en s'appuyant sur "la solidarité". 

"Ce qui m'intéresse, c'est demain. La nature nous envoie un message, elle nous teste sur notre détermination", a estimé Nicolas Hulot. 

Selon Mme Hélène Favier - BFMTV - dimanche 22 mars 2020

07/04/2020

Le SAMU social lance un appel en faveur des plus démunis...

En raison d'un manque de bénévoles pendant le confinement, les associations d'aide aux sans-abri ne peuvent plus effectuer autant de distributions alimentaires qu'auparavant. Pendant ce confinement, les bénévoles du Samu social et autres associations d'aide aux plus démunis sont de moins en moins nombreux à arpenter les rues de Paris. Conséquence de cela pour les sans-abri et les personnes sans logement hébergées temporairement: "la situation quotidienne est encore plus difficile" depuis le début de l'épidémie de coronavirus, résume auprès de BFM Paris Alain Christnacht, président du Samu social de Paris.
"Leurs conditions de vie se sont aggravées, et pour certaines personnes, c’est une question de survie", assure-t-il, expliquant que la principale difficulté à laquelle les personnes à la rue doivent aujourd'hui faire face est le manque de ressources alimentaires
Le président du Samu social de Paris en appelle donc aujourd'hui à la solidarité des Parisiens, en lançant un appel aux dons de tickets restaurants à destination des plus démunis. "Nous avons mis en place un système de distribution de tickets restaurant, une banque nous en a donné 20.000", déclare Alain Christnacht. Les personnes qui souhaiteraient faire un geste et donner des tickets restaurant au Samu social peuvent les envoyer au 59, rue Ledru Rollin, 94200, Ivry.

Un appel aux bénévoles
Le président du Samu social a également lancé un appel aux bénévolat ce lundi.
En janvier dernier, pas moins de 3550 sans-abri avaient été recensés à Paris. La région Ile-de-France et la mairie de la capitale ont d'ores et déjà annoncé des mesures d'hébergement d'urgence à destination de ces personnes, de manière à ce qu'elles puissent respecter le confinement.

Selon Mme Juliette Mitoyen - BFMTV - lundi 23 mars 2020

 

Un crédit immobilier sur mesure...

Dans Version Fémina, Mme Laurence Ollivier nous donne des conseils, afin d'être informés et de pouvoir obtenir de notre banquier une des solutions personnalisées suivantes: soit un prêt aidé, soit un prêt-relais, soit même un prêt longue durée sur 20 ou 25 ans. En effet, généralement les banques ont tendance à proposer un crédit classique amortissable. Ne pas hésiter à comparer les taux proposés et à rencontrer un courtier en crédit.

Le prêt aidé sur 2 ou 3 lignes permet de coupler plusieurs prêts (bancaire, à taux zéro...) de durée, de taux et de mensualités distincts pour, à l'arrivée, faire baisser le coût total du financement. De plus, l'effort de remboursement est lissé dans le temps sur toute la durée du montage. Cela permet en principe d'économiser quelques milliers d'euros dit l'article. En effet, un meilleur taux est possible sur une durée d'emprunt plus courte.

La solution du prêt-relais permet, si vous êtes en fin de crédit et que vous voulez acheter un logement moins cher que celui qui sera vendu, une avance de trésorerie sur 12 ou 24 mois au maximum vous laissera le temps de vendre sans attenndre pour acheter. On ne paie alors que les intérêts, voire uniquement l'assurance et vous pourrez solder le prêt dès que la transaction sera conclue. Si vous êtes loin de la clôture ou si le logement en vue est plus cher, il serait mieux de compléter le prêt-relais par un prêt bancaire classique. On nomme cette opération" prêt achat relais" ou "prêt achat revente".

Si votre budget est serré, il est possible de demander un prêt longue durée ( sur 20 ou 25 ans). en effet, les banques refusent les demandes de crédit lorsque les remboursements représentent plus d'un tiers des revenus de la famille (33%). L'endettement sur une plus longue durée permet de réduire les échéances. Dans ce cas, vous payerez une assurance importante, car en cas de chômage ou de divorce, la banque veut pouvoir rentrer dans ses fonds...

Lyliane

 

06/04/2020

La cuisine, l'humour, un refuge pour Perla Servan-Schreiber....

La publicitaire et patronne de presse Perla Servan-Schreiber est en confinement dans sa maison en Provence avec son mari, le journaliste Jean-Louis Servan-Schreiber. A 76 ans, elle est l'auteure de quatre livres de cuisine dont le dernier, Les recettes de ma vie, 300 recettes, 300 récits (Flammarion), a paru le 25 septembre dernier. Dans "Ça fait du bien" vendredi, elle partage quelques conseils avec les auditeurs d'Europe N°1.
La cuisine, son refuge
"Je passe ma journée dans la cuisine ! C'est vraiment mon refuge", confie la co-fondatrice de Psychologies magazine, jointe par téléphone. "Il n'y a rien de tel pour évacuer le stress, se mettre à des gestes sains pour tout le monde", estime Perla Servan-Schreiber.


>> Retrouvez toutes les émissions d'Anne Roumanoff en replay et en podcast ici.

La publicitaire rassure ceux qui ne possèdent pas des talents de grand cuisinier : "On peut rater une fois, pas rater la fois d'après, mais en tout cas, on se sera mis à ces gestes fondamentaux pour chacun." Perla Servan-Schreiber a choisi de partager deux recettes avec les auditeurs : des pâtes au thon et des pommes caramélisées. Deux recettes simples dont voici le détail.

 Pâtes au thon simples et rapides
Pour des pâtes au thon relevées, il vous faudra : 
des pâtes courtes comme les penne, pas de spaghetti du thon émietté de la sauce tomate ou des tomates concassées en bocal de l'huile d'olive du curry de la canelle de l'origan 
Mélanger le thon émietté et la sauce tomate, ajouter un filet d'huile d'olive, une pointe de curry, une pointe de cannelle et une bonne cuillère à soupe d'origan pour plus de saveurs. Cuire le tout pendant trois minutes, le temps que ça chauffe et "verser sur les pâtes à l'assiette". "C'est trop bon !", garantit Perla Servan-Schreiber.

 Les pommes caramélisées
Pour un dessert simple et gourmand, Perla Servan-Schreiber conseille de faire cuire des pommes coupées en lamelles dans une casserole à feu moyen sans ajouter ni beurre ni rien d'autre jusqu'à ce qu'elles ramollissent et d'y ajouter un peu de vanille. Mais il ne faut pas les passer au mixeur ou les écraser. 
Pendant ce temps, mélanger 100 grammes de sucre et une cuillère à soupe d'eau et passer le mélange au micro-onde pendant environ trois-quatre minutes, jusqu'à obtenir du caramel. Napper ensuite un plat avec le caramel, y ajouter les pommes sur le caramel et enfourner à 180 degrés pendant 10-15 minutes. De quoi vous occuper et vous régaler ! 

Selon Mme Céline Brégand - Europe 1 - vendredi 20 mars 2020

L'écologiste Yannick Jadot : "Organisons un Grenelle du monde d'après"!

Comment préparer la sortie de crise du coronavirus?
Quand on se sera enfin débarrassés de cette terrible épidémie, organisons un "Grenelle du monde d’après". Une grande négociation associant toutes les forces vives de notre pays, collectivités, entreprises, syndicats, associations, Etat. Le modèle néolibéral est une machine à broyer les plus modestes, un prédateur pour le climat et le vivant. Il est temps de dessiner un autre projet de civilisation.

La députée Paula Forteza : "La crise nous montre qu'on doit changer de modèle de société". Mais comment imaginer repenser l’hôpital public sans les soignants et les patients, l’école sans les enseignants et les parents?
Au sortir de la seconde guerre mondiale, le Conseil National de la Résistance a rassemblé les forces vives pour reconstruire notre pays et bâtir un modèle social qui fait toujours notre fierté. Cette ambition doit nous inspirer. Dans l’histoire d’un pays, il y a peu de moments où l’on peut choisir la société dans laquelle on veut vivre. Nous sommes aujourd’hui dans un de ces moment-là.

Pour vous, cette crise est-elle aussi une crise écologique?
Bien sûr. Aujourd’hui, 75% des maladies infectieuses émergentes viennent des animaux. La déforestation joue ici un rôle majeur en rapprochant des hommes les animaux sauvages et les virus qu’ils transportent. Nous aurons la même chose avec le dégel du permafrost, lié au réchauffement climatique, qui va libérer des virus oubliés. Stopper la prédation écologique, c’est aussi protéger notre santé.

Redoutez-vous que l'écologie soit sacrifiée sur l'autel de la compétitivité, de la relance économique?
Il serait criminel d’organiser le sauvetage du vieux monde et de reporter à plus tard - à "trop tard" - la survie sanitaire, écologique et sociale de l’humanité. Et quelle compétitivité? Celle de la recherche effrénée des salaires les plus bas, de la réglementation environnementale ou fiscale la plus laxiste? Celle qui nous fait dépendre de la Chine pour nos médicaments ou du Brésil pour nourrir nos élevages? Celle qui nous a rendus si vulnérables?
"Il y a un risque énorme au niveau européen et français que l’écologie soit sacrifiée sur l’autel des intérêts et des lobbys qui nous ont conduit dans le mur. Le lobby automobile demande de s’affranchir des normes de pollution, comme l’a décidé Trump aux Etats-Unis! Les banques veulent maintenir leurs investissements dans les énergies fossiles tout en bénéficiant des fonds européens. La Commission européenne continue les accords de libre-échange. Elle poursuit la révision de la politique agricole commune sans remettre en cause la mondialisation de l’agriculture et les dégâts qu’elle génère. L’agroécologie et la relocalisation de l’agriculture par exemple sont des réponses très efficaces à la propagation des virus, comme au dérèglement climatique, à l’effondrement de la biodiversité et à la disparition des paysans.

Que proposez-vous?
Les écologistes défendent la mise en œuvre d’un plan massif de transition. Des torrents d’argent public vont se déverser sur l’économie. Innovation, résilience, souveraineté, écologie et justice sociale doivent les guider. Le Japon a décidé de dépenser 2 milliards d’euros pour rapatrier ses entreprises de Chine. L’Europe et la France doivent également se doter d’un plan de relocalisation.
Nous devons particulièrement renforcer notre souveraineté dans la fabrication des médicaments, dans l’énergie, le numérique, les industries vitales. Pour ces secteurs stratégiques, la réglementation européenne en matière de marchés publics doit évoluer. C’est 14% du PIB! Les appels d’offre doivent pouvoir spécifiquement cibler des entreprises européennes et, au niveau local, privilégier les PME. Tous les pays le font, sauf nous. Nous proposons aussi mettre en place des "contrats territoriaux de transition" pour organiser, à l’échelle des régions, l’accompagnement des entreprises et des salariés vers un modèle dynamique, juste, créateur d’emplois de qualité, qui protège le climat et le vivant.Faudra-t-il faire un geste envers ceux qui se sont le plus mobilisés?
Nous voyons bien que celles et ceux qui nous permettent de vivre, de nous soigner, de nous nourrir sont des personnes dont les conditions de travail ont été précarisées, maltraitées. Une nouvelle hiérarchie de l’utilité sociale des métiers est apparue pendant cette crise. Les soignants, les caissières, les livreurs, les paysans, les ouvriers, les éboueurs et tant d’autres méritent de meilleurs salaires et des droits sociaux beaucoup plus protecteurs.

Edouard Philippe a ouvert la porte à l’enterrement de la réforme des retraites. Y êtes-vous favorable? Évidemment. Nous demandons au gouvernement de retirer définitivement la réforme des retraites et celle de l’assurance chômage. Toutes deux précarisent, ignorent les enjeux de santé, attaquent la cohésion sociale. Au moment où notre pays doit se rassembler, il est dangereux de le diviser.
Êtes-vous pour des nationalisations?
Oui si nécessaire. De même faut-il pouvoir défendre des entreprises menacées par des tentatives hostiles de rachat. Mais je veux mettre en garde contre la tentation d’un dirigisme d’Etat, centralisé et technocratique, sous influence des lobbys. La puissance publique doit renforcer les services publics, promouvoir les biens communs, réguler l’économie et se substituer au marché si besoin. Mais elle doit accompagner -et non remplacer- les dynamiques territoriales et les forces vives qui innovent, expérimentent, oeuvrent déjà au "monde d’après".

Si l’Europe reste pilotée par des agents comptables, elle mourra!
Souhaitez-vous la fin de la règle des 3% concernant nos déficits?
Bien sûr. Si l’Europe reste pilotée par des agents comptables, elle mourra. Il faut emprunter collectivement pour investir sur l’essentiel.
Faut-il toucher aux impôts pour renflouer les caisses de l’Etat?
L’urgence, c’est de créer des dispositifs pour les plus fragiles qui ne sont pas ou sont mal couverts par les filets sociaux existants. Il nous faut remettre à l’ordre du jour la taxe sur les transactions financières alors que les marchés financiers regorgent de liquidités. Et intensifier la lutte contre l’évasion fiscale pour que tous, y compris les GAFA, contribuent à l’effort
collectif.

Seriez-vous opposé à ce que les municipales soient reportées en octobre et que l’on refasse le premier tour?
Je ne vois pas comment on pourrait supprimer le bac en juin tout en maintenant une campagne électorale et un vote. Je suis donc pour le report de cette élection à l’automne. A nous de contrer les tentations régressives et nationalistes de l’extrême droite. Quand le présent est dramatique, que l’avenir est angoissant, le risque d’un repli identitaire dans un passé mythifié est réel. Quant au pôle techno-libéral, il a contribué à désosser l’hôpital public et l’école, à nier les enjeux écologiques, à fragiliser l’économie. Il est discrédité. Mais il reste puissant. Et c’est lui qui est au pouvoir. Le pôle écologiste est le seul qui soit porteur d’espoir et de respect. Respect de la nature, des hommes et des femmes, des animaux, des territoires, des citoyens acteurs d’une démocratie dense et riche. A nous d’ouvrir un chemin d’espérance.

Selon Mr Arthur Nazaret - leJDD - samedi 4 avril 2020

 

05/04/2020

Les bancs de l'amitié à l'école...

Dans Version Fémina, Mme V. Josselin rapporte l'expérience de la ville de Plaisir dans les Yvelines qui en décembre 2019 a équipé 27 de ses écoles de "bancs de l'amitié". Cette belle idée, dit l'article, est née en Allemagne il y a 10 ans, avant de gagner de nombreuses écoles du monde anglo-saxon. Elle consiste à installer dans les cours de récréation ce qu'on nomme outre-atlantique des "buddy benches" ou "friendship benches", pour lutter contre l'isolement de certains petits écoliers.

Aussi, plus besoin de quémander: quand un enfant n'a pas de copain avec qui jouer, il peut s'asseoir sur le banc et attendre qu'un autre enfant vienne bavarder avec lui ou lui propose de rejoindre son groupe d'amis. En fait, selon une étude irlandaise menée en 2018 auprès de 117 enfants, cette mesure se révèlerait relativement efficace pour 40% d'entre eux. Mieux: 90% des élèves interrogés assureraient qu'ils sont prêts à parler à un enfant assis dessus ce banc de l'amitié.

L'Association générale des enseignants des écoles et classes maternelles publiques (AGEEM) a fait connaître cette initiative en  France. Cela irait dans le sens du vivre-ensemble, du respect de la différence et favoriserait la bienveillance, l'empathie et un sentiment d'appartenance au groupe. Depuis, des dizaines de départements auraient déjà adopté ces bancs de l'amitié. A une époque comme la nôtre où la prévention contre le harcèlement est souvent mise en avant, il semble que ce dispositif pourrait être étendu partout et particulièrement dans les collèges.

Lyliane

Exposition choc sur les violences faites aux femmes...

Ghada Hatem, gynécologue-obstétricienne franco-libanaise, fondatrice de la Maison des femmes de Saint-Denis, qui accueille, prend en charge et oriente les femmes victimes de violences, pose aux côtés de l’actrice Sandrine Bonnaire, elle aussi très engagée. Leurs portraits grand format sont affichés sur les grilles du Palais de justice de l’île de la Cité, à Paris.
« J’ai voulu photographier des femmes qui portent un message d’espoir pour toutes les autres et que leurs portraits soient affichés ici parce que je crois en la justice », explique la photographe Sylvia Galmot, qui a réalisé ces clichés noir et blanc de 28 personnalités – 28 comme le nombre de jours du cycle féminin – venues d’horizons différents. Comédiennes, intellectuelles, écrivaines, médecins psychiatres, universitaires, responsables associatives, elles ont toutes dit oui. « Après le Grenelle des violences conjugales, nous avons voulu sortir des images de femmes battues parce qu’on n’est pas victime à vie », souligne la magistrate Isabelle Rome, haut fonctionnaire à l’égalité femmes-hommes au ministère de la Justice, qui a rendu ce projet possible.
Inaugurée en présence de la comédienne Alexandra Lamy, l’exposition (à voir jusqu’au 8 avril) veut aussi montrer que la solidarité est un vecteur de libération. « Grâce à l’autre, on peut s’en sortir », ajoute Isabelle Rome en citant Dominique Guillien-Isenmann, présidente de la Fédération nationale Solidarité Femmes, gestionnaire du 39 19, le numéro d’appel pour les victimes de violences conjugales, et la psychiatre Marie-France Hirigoyen, qui a travaillé sur le harcèlement et l’emprise. 

Selon Mme Mariana Grépinet - Paris Match - jeudi 12 mars 2020

Quelques exemples de jeunes en service civique qui agissent pendant le confinement...

Malgré le confinement, une cinquantaine de jeunes en service civique des antennes Unis-Cité de Dijon, Chalon-sur-Saône et Besançon, luttent contre l'isolement des personnes âgées. Mais au téléphone ou par courrier !

Par Maryline Barate


« Se sentir utile autant pour les autres que pour soi ! », c'est le credo des 16-25 ans qui font un service civique au sein de l'organisme Unis-Cité. Mais le confinement aurait pu mettre un coup d'arrêt à leur action. Une perspective d'autant plus fâcheuse pour ceux qui participent au programme Intergénéreux, destiné à lutter contre l'isolement des personnes âgées. Finies les visites de convivialité chez ces seniors - dont on sait qu'ils sont des proies faciles pour le Covid-19 - au moment où ils en ont le plus besoin ! 


Un coup de téléphone pour rigoler ensemble

Epaulés par l'organisme, les volontaires ont donc décidé de réagir et de se réorganiser pour maintenir ce lien par téléphone et par correspondance. « Avec mon binôme Evan, on appelle Monsieur Perdrix tous les deux jours. On le connaît depuis décembre, habituellement on lui rend visite chaque semaine. On s'entend très bien. », explique Pauline Amiotte, 19 ans.

Ce Dijonnais de 99 ans a vu son nombre de visites se réduire depuis le début de la pandémie, afin de protéger sa santé. « Il était impensable pour nous de le laisser tomber !  On lui offre un petit moment de sourire. C'est quelqu'un de très joyeux à la base et, au téléphone, c'est pareil. Il rigole tout le temps ! On voit que ça lui fait du bien. Il nous dit sans cesse : "merci mes enfants !" », poursuit Pauline.
 
Pauline, en service civique à Unis-Cité Dijon / © D.R
Pauline, en service civique à Unis-Cité Dijon / © D.R
 

Lutter contre l'angoisse


Pour Vanesa Taranis, 23 ans, le lien est également très fort avec Yvette, une Chalonnaise 88 ans. En duo avec Elise, cette volontaire de l'antenne de Chalon, appelle cette dame quotidiennement. Et Yvette est ponctuelle, elle attend ce coup de fil salutaire près du combiné. Vanesa lui écrit également.

« C'est une dame très active. Elle a pour habitude de se promener chaque jour dans son quartier, de manger une à deux fois par semaine dans un petit resto près de chez elle. Quand le confinement a eu lieu, on l'a sentie très stressée. Il lui est arrivé de pleurer au téléphone. Alors, on la réconforte. Comment définir ce rôle ? C'est entre le psy et l'amie, quelque chose comme cela. », confie Vanesa, qui souhaite se sentir utile même coincée chez elle.

 
Vanesa Taranis, volontaire en service civique à l'antenne chalonnaise d'Unis-Cité. / © D.R
Vanesa Taranis, volontaire en service civique à l'antenne chalonnaise d'Unis-Cité. / © D.R
 

Parler de tout et de rien

A 21 ans, Océane L'Hoste, en service civique à Unis-Cité Dijon, ne dit pas autre chose. Avec sa coéquipière Sarah, elle téléphone à Yolande, 82 ans, deux fois par semaine. « On prend des nouvelles, on parle de tout et de rien. On peut parler pendant une heure. C'est déjà ça mais on a hâte de se revoir en chair et en os après le confinement ! », conclut Océane. 
 
Océane L'Hoste, en service civique à Inis-Cité Dijon / © D.R
Océane L'Hoste, en service civique à Inis-Cité Dijon / © D.R

Bref, que ce soit en téléphonant régulièrement à des personnes âgées confinées en EHPAD ou en proposant de faire des courses pour des personnes isolées dans le voisinage, il y a de nombreuses façons de se rendre utile malgré le confinement actuel!
Lyliane