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08/05/2019

Urgence absolue pour les 18-30 ans: l'environnement!

Mme Marion Pignot dans le Journal 20 Minutes rédige un article en s'appuyant sur une étude d'OpinionWay réalisée en ligne auprès d'un échantillon représentatif de 599 jeunes âgés de 18 à 30 ans baptisée MoiJeune. Selon ce sondage, les 18-30 ans estiment à 58% que l'écologie devrait être la mission prioritaire de l'Europe. Nous sommes à un mois des élections européennes et l'effet Greta Thunberg, cette adolescente suédoise qui cherche à mobiliser les jeunes pour le climat, semble avoir joué.

Quant aux 18-22 ans, à 62% ils déclarent qu'ils mettent en tête l'environnement pour les missions de l'Union Européenne. Ils ont fait une prise de conscience  profonde des enjeux climatiques et pensent que ce serait le levier idéal pour reconstruire l'Europe. Ils caractérisent même cet enjeu d'"urgence absolue". Le défense de la démocratie et la prospérité économique viennent loin derrière l'environnement. Imposer un cadre strict  aux pays membres paraît souhaitable à ces jeunes interviewés.

Voilà de quoi prendre conscience que nos questions de pouvoir d'achat ou de référendum citoyen réclamés à grands cris dans notre pays par certains ne correspondent en rien aux attentes de la jeunesse européenne. Politiciens et simples citoyens, à nous de comprendre que nous ne sommes pas vraiment à l'écoute de ceux qui représentent l'avenir, tous ces jeunes qui eux sont branchés sur le devenir de notre planète et nous montrent la voie...

Pour participer au projet MoiJeune et à des enquêtes, s'inscrire sur www.moijeune.fr.

Lyliane

07/05/2019

Semons des fleurs!

 ZONE DE BZZZ : Semons des fleurs pour protéger les abeilles et insectes pollinisateurs.
 
Commandez dès présent des sachets de 5, 25 ou 50 grammes de graines mellifères sélectionnées par nos amis de "La semence bio".
 
Sachet de graines mellifères particulièrement adapté aux insectes pollinisateurs
 
 
Les variétés sélectionnées sont nectarifères et pollinifères et elles permettent de maintenir une floraison du printemps à l’automne. Chaque sachet de graines contient entre 1 000 et 10 000 graines, couvre une surface entre 1 à 10 m² selon son poids et contient des graines de : phacélie, sarrasin, moutarde, coriandre, trèfle d’Alexandrie, trèfle incarnat, serradelle, souci officinal, cameline cultivé, radis oléifère, carvi, tournesol, aneth, mauve des bois.
 
// Mode d'emploi
 
Les graines sont à semer de mai à juillet, après avoir gratté légèrement le sol puis en arrosant correctement en cas de coup de chaud. Ensuite… laissez pousser et ouvrez bien les yeux pour admirer le foisonnement d’une biodiversité qui ne demande qu’à s’exprimer.
 
 
 
 
 
★ Ne doutez jamais qu'un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. En fait, c'est toujours comme cela que ça s'est passé. - Margaret Mead (1901 - 1978) - Anthropologue.
 
StéphenMartinBenjamin, Magali, Mathias, Marie-Laure, Céline, Michèle, Manon et toute l'équipe d'Agir pour l'Environnement.
 
 
 
 

06/05/2019

Le plastique pourrait-il devenir un nouveau carburant?

Selon le magazine du département des Alpes-Maritimes, la "Chrysalis" de l'Association Earthwake, inventée par un azuréen, serait capable de transformer les déchets plastiques en carburant. Ce projet innovant de dépollution, développé à Puget-Théniers (06), est le lauréat du prix Green Deal (50 000 euros) remis lors des trophées Climat-Energie 2018, le 14/12/2018.

Dans son laboratoire expérimental de fabrication de l'arrière-pays niçois, en effet, Mr Christofer Costes, chercheur autodidacte, travaille sans relâche au perfectionnement de son invention. Baptisé la "Chrysalis", ce projet révolutionnaire est porté depuis plus de 3 ans par l'Association Earthwake, cofondée par l'acteur Samuel Le Bihan. Sa mission est de développer des innovations pour lutter contre la pollution plastique.

Le principe paraît simple: il s'agit "d'une pyrolyse des plastiques, ce qui consiste à chauffer les déchets plastiques à 450 degrés en l'absence d'oxygène pour casser les molécules et les ramener à un état liquide". Selon Mr Costes, le diesel et l'essence ainsi produits pourraient alimenter des groupes électrogènes, des moteurs de bateaux ou de tracteurs.

Ce type de procédé existe déjà ailleurs dans le monde, mais jamais avec un résultat aussi constant et d'une telle qualité. La Chrysalis permet de transformer actuellement un kilo de plastique en 600 grammes de diesel et 200 grammes d'essence en une heure. D'ici peu, il est prévu de fabriquer un prototype de plus gros volume, capable de traiter 70 kg de déchets plastiques par heure et environ 10 tonnes par mois.

Autonome et construite avec des   est destinée aux pays matériaux robustes et peu coûteux, la Chrysalis est destinée aux pays émergents d'Asie ou d'Afrique. Mr Le Bihan rêve de construire des machines à taille humaine, mobiles et capables d'aller sur les zones polluées. Cela permettrait de nettoyer des secteurs entiers, de fournir de l'énergie dans des zones difficiles d'accès et de recycler du plastique. La source de revenu ainsi obtenue créerait des emplois.

Bravo pour cette initiative innovante, la politique volontariste du département 06 et pour Mr Le Bihan qui soutient l'association Earthwake! Pour en savoir davantage, consulter le site: positivr.fr/1percentfortheplanet-earthwake-chrysalis.

Lyliane

04/05/2019

Les Libanais au secours des cèdres...

Mr Emmanuel Haddad dans le journal La Croix du 17/2/2019 nous informe que dans la réserve des cèdres du Chouf, créée par la loi de 1996, puis devenant une biosphère de 50 000 ha en 2005, la préservation de la nature grâce à de l'écotourisme a bien avancé. En novembre 2018, en effet, l'Union Internationale pour la conservation de la nature (UICN) a placé la réserve, qui occupe désormais 5% du territoire libanais, sur sa liste verte des aires protégées et conservées.

Les groupes de touristes accueillis dans des maisons d'hôtes gérées par des habitants, (105 000 visiteurs en 2018) découvrent la culture locale en randonnant dans la réserve. Cela freine l'exode rural et garantit l'avenir de la réserve. Les agriculteurs de la région apprennent de leur côté à se passer des pesticides. Les cèdres, pour survivre à la déforestation et au réchauffement climatique, ont besoin, en effet, de l'effort de toute la population. Une agriculture durable, préservant la biodiversité, est un gage de survie de l'espèce protégée.

Les habitants commencent donc à être sensibilisés à la préservation des cèdres jeunes ou vieux poussant sur les flancs abrupts du Mont Liban et à y trouver un intérêt économique. Certains plantent en bio des variétés locales susceptibles de s'adapter au changement climatique, tandis que d'autres cherchent des emplois de garde-forestiers ou de guides de randonnée au sein de la réserve. Bref, le Liban montre l'exemple d'un lien bien compris entre économie et écologie.

Lyliane

 

03/05/2019

Un système alimentaire durable est possible selon Greenpeace...

Selon un rapport de l'ONG Greenpeace, notre système alimentaire représente un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Modifier notre alimentation est donc primordial pour agir pour le climat, l'environnement et la santé. Mais il faut aussi et surtout des changements politiques. En effet, l'élevage et l'agriculture sont subventionnés par des politiques incohérentes avec l'urgence climatique et environnementale: déforestation, soja OGM pour nourrir les animaux, pollution des sols et de l'eau, engrais et pesticides, habitudes de consommation. Par contre, l'élevage écologique favorise la biodiversité et des relations équilibrées entre l'homme et l'animal.

Les négociations pour la Politique Agricole Commune (PAC) de 2021 à 2027 ont déjà démarré. C'est une opportunité pour instaurer une agriculture et un élevage écologiques et durables. Il faut donc nous mobiliser dès maintenant pour accompagner la transition vers une agriculture plus verte, juste et durable et pour réduire le gaspillage alimentaire. En adoptant par exemple d'autres habitudes de consommation (deux repas végétariens par semaine dans les cantines, abandon des produits transformés, réduction des laitages et de la viande rouge, réduction des déchets...), chacun-e de nous s'engagera à créer les conditions pour qu'en 2050 il y ait moins 64% d'émissions de gaz à effet de serre.

Nous pouvons agir chacun à notre niveau et au quotidien pour que cela devienne réalité. Nous pouvons par exemple faire partie d'une AMAP, privilégier les circuits courts, manger moins de viande rouge. Chacun de nous est capable de demander à son maire de proposer deux repas végétariens par semaine dans les cantines scolaires. Il est aussi possible d'interpeller sur les réseaux sociaux les candidats aux élections européennes de notre circonscription sur le sujet de la PAC. Nous pouvons également signer et faire signer autour de nous la pétition pour une PAC au service de la métamorphose de l'agriculture. RV sur: www.greenpeace.fr/petitiion-pac.

Alors, n'attendons pas et agissons dès aujourd'hui pour l'avenir de nos enfants sur la planète!

Lyliane

 

 

30/04/2019

Paris voit rouge...

Mme Weronika Zarachowicz dans le journal Télérama rappelle que plus de 600 000 Français ont signé une pétition pour l'interdiction de tous les pesticides dans notre pays intitulée:" Nous voulons des coquelicots". Cette pétition avait été lancée en septembre 2018 par Mr F. Veillerette de l'ONG Générations futures et le journaliste Mr F. Nicolino.

Aujourd'hui, selon Télérama, l'appel a une allié de poids:Paris. En effet, à partit=r du 19/4/2019, la Mairie de Paris organisera des semis "participatifs" de pavots et autres fleurs des champs, en invitantest parmi les plus pauvres les Parisiens à colorier de rouge le terre-plein du Trocadéro, le Parvis de l'Hôtel de Ville et une dizaine de parcelles à travers la capitale.

Si Paris est "une ville déja acquise au "sans pesticides", elle est parmi les plus pauvres   en Europe en mètres carrés d'espaces verts par habitant". Et l'article souligne que la France reste la première utilisatrice de pesticides de l'Union Européenne. Alors, parisiens, surveillez la floraison en juillet de toutes ces graines! Et veillons tous ensemble à retrouver la beauté naturelle des fleurs sauvages,le pépiement des oiseaux et le bourdonnement des abeilles!

Pour en savoir plus, se reporter au site: https://nousvoulonsdescoquelicots.org.

Lyliane

28/04/2019

A la place du plastique: de la cire!

La guerre contre le plastique fait rage et les alternatives fleurissent. Après la décision du gouvernement d'interdire les couverts et contenants en plastique d'ici le 1er janvier 2020, d'autres produits pourraient se trouver menacés, comme les emballages alimentaires.
La solution pourrait provenir de l'Isère, à Saint-Just de Claix, près de Grenoble. C'est dans cette commune d'un peu plus de 1000 habitants que vit Delphine Sève, écologiste de longue date. Cette apicultrice gère la boutique «l'Atelier miel de Delphine». Passionnée d'abeilles - elle possède 40 ruches depuis trois ans -, elle produit depuis septembre 2017 Apifilm, un emballage alimentaire écologique et durable à base de miel.
100% naturel
Ce produit alternatif au film plastique est constitué d'une toile tissée en coton naturel à laquelle de la cire d'abeille récoltée par l'apicultrice est intégrée. À cette cire naturellement antibactérienne, Delphine Sève ajoute de la résine de Pin des Landes et de l'huile de coco, cette dernière ayant des vertus antifongiques.
Apifilm présente plusieurs avantages, d'abord d'un point de vue pratique. Il s'adapte en effet aux récipients et il est modelable à souhait. On peut emballer un oignon, une pomme entamée ou son sandwich avant un pique-nique, et il supporte sans problème le froid du congélateur. Il convient pour tous les aliments, excepté les viandes et poissons crus.
Ensuite, d'un point de vue éthique: cet emballage a la particularité d'être réutilisable et d'avoir une durée de vie d'un an, au bout de laquelle il peut finir sa vie au compost. Il se lave à la main et à l'eau froide. Et en plus d'être 100% naturel, les matières premières proviennent pour la plupart de France. L'usine qui produit l'emballage, Indutex, est basée à Villers-Cotterêts, dans l'Aisne.
Une idée venue d'Amérique du NordApifilm va se voir décerner ce samedi 26 janvier la mention spéciale «green» des Prix de l'Innovation 2019 du salon Sirha de la restauration et de l'hôtellerie, qui attend près de 200.000 visiteurs à Lyon jusqu'au 30 janvier. C'est la première fois que cette mention est utilisée pour un produit.
«Les organisateurs de Sirha ont décidé de mettre en lumière les initiatives écologiques, se réjouit Delphine Sève, ils ont même prévu d'ouvrir un salon 100% écolo l'an prochain, pour la première fois.» Selon elle, la sensibilisation à l'écologie de ces dernières années a permis le développement d'un marché bio de l'alimentation, et surtout sa démocratisation. «Les magasins bio ont énormément de succès et il s'en ouvre en masse, c'est très encourageant».
L'idée n'est pourtant pas nouvelle. Delphine Sève, qui est ingénieure agronome spécialisée en environnement, s'est inspirée de la tendance des «Bee's wrap» qui a émergé il y a une dizaine d'années chez les écologistes d'Amérique du Nord. Comme la mise au point de l'emballage était relativement simple, la tendance était de créer son propre emballage à l'aide de matériaux naturels.
«Je connaissais cette tendance, explique-t-elle, alors, je me suis dit que j'allais faire pareil avec la cire que je récoltais. J'ai fait des emballages pour moi, puis pour mes copines. Aufur et à mesure, la demande augmentait, j'ai donc eu l'idée de commercialiser l'emballage». Pour Delphine Sève, le plus important se trouve dans la recette: «on trouve beaucoup de tutoriels sur internet qui expliquent comment on fait un emballage maison, mais c'est plus complexe qu'il n'y paraît, il faut savoir bien doser la cire». Delphine a l'idée de rajouter la résine de pin pour éviter que la cire ne se casse ou se décroche.

Développement croissant
La petite entreprise n'en est qu'à ses débuts. «La production est encore balbutiante, admet l'apicultrice, pour la simple raison que la découpe des emballages est artisanale et nous ne sommes que deux à la faire». Actuellement, Delphine Sève vend environ un millier de lots d'Apifilm par mois, sachant qu'un lot est constitué de trois emballages de trois tailles différentes. La vendeuse estime que deux lots correspondent au besoin d'une famille.
Actuellement, Apifilm est distribué dans une soixantaine de dépôts de vente en vrac. «Mais je compte étendre la production, espère Delphine Sève, vers les magasins bio».
Surtout, l'apicultrice cherche à amoindrir les coûts de production. Actuellement, un emballage Apifilm se vend entre 14 et 17 euros, «ce qui correspond au double comparé à la consommation moyenne d'emballage alimentaire d'un ménage», admet Delphine Sève. La solution viendrait du remplacement de la cire d'abeille par de la cire végétale, de carnauba ou de soja. Pour l'instant, l'heure est à la recherche. Mais surtout, pour Delphine Sève, «l'enjeu principal est de faire connaître le produit, et que les gens se rendent compte que, oui, il existe des alternatives au plastique».Jean Blaquière - Le Figaro - vendredi 12 avril 2019

27/04/2019

Agissons avec le 5ème festival écocitoyen à BIOT (06).

La ville de Biot organise le 5ème festival écocitoyen Souffleurs d'avenir du 26/4 au 28/4/2019, écrit Mme Brian Agnès dans le journal La Strada. Cette manifestation est un véritable laboratoire de solutions locales pour imaginer une transition vers une société plus juste et durable. Pendant 3 jours, du coeur du village jusqu'au Musée Fernand Léger, ce lieu d'échanges, parrainé par la navigatrice Alexia Barrier, aura pour thème principal: la transition écologique et sociale.

Il nous faut, en effet, relever de nombreux défis se présentant à nous en ce début du 21 ème siècle: climat, justice sociale, solidarité, transports... Des tables rondes et des conférences auront lieu, ainsi que des ateliers et des animations.  Un marché bio et paysan, des spectacles de cirque et de marionnettes, un concert, de même qu'un défilé de mode upcycling sont aussi prévus. Un dispositif d'auto-stop mis en place par la ville se nomme le Rézo Pouce.

Pour tout renseignement, consulter www.biot.fr.

Lyliane

25/04/2019

L'huile de palme et l'U.E.

Nous avons vaincu le lobby de l'huile de palme !

Membres de SumOfUs manifestant à Berlin contre l'huile de palme dans les biocarburants

Les membres de SumOfUs manifestent devant la représentation de la Commission européenne à Berlin 


Le mois dernier, sous la pression de plus de 650 000 Européens, la Commission européenne a été contrainte de tenir tête au lobby de l'huile de palme et d'interdire la plupart des huiles de palme dans le biodiesel européen !

Les membres de SumOfUs comme vous ont signé la pétition et plus de 65 000 personnes ont participé à la consultation publique de la Commission. Ensemble, nous avons persuadé l'UE de faire passer la protection de nos forêts tropicales et des derniers orangs-outans avant les profits des producteurs d'huile de palme irresponsables.

Ensemble, nous l'avons fait.

Mais le combat n'est pas encore terminé. La Commission n'a pas complètement interdit l'huile de palme dans nos carburants, laissant quelques échappatoires à l'industrie de l'huile de palme. C'est pourquoi les membres de SumOfUs vont continuer à exiger des gouvernements des États membres qu'ils appliquent des normes plus strictes contre les carburants faussement « verts » au cours de l'année à venir, comme la France qui a récemment décidé d'interdire toute huile de palme dans les biocarburants.

Pouvez-vous nous aider à débarrasser l'Europe de l'huile de palme destructrice ?


Fatah et l'équipe de SumOfUs

 

Le malaise grandissant de certains jeunes ingénieurs face à la question du climat...

Un article de Mme Marine Miller en date du 16/4/2019 attire notre attention sur le manifeste en ligne publié en septembre 2018 par un groupe d'étudiants, issus des grandes écoles comme Polytechnique, HEC, ENS, Ensta..., pour appeler les futurs diplômés à "soutenir un changement radical de trajectoire". Ce manifeste, signé par  plus de 30 000 étudiants, incite les jeunes diplômés "à travailler pour des employeurs en accord avec les recommandations du manifeste". Beaucoup de ces jeunes, en effet, se sentent "tiraillés entre les réalités des entreprises et l'impératif climatique". A Polytechnique, 25% des effectifs ont signé le manifeste, conscients de l'urgence à agir et d'être peut-être la dernière génération à pouvoir le faire...

L'idée, comme arme de chantage à l'embauche, "de boycotter des entreprises qui polluent" commence même à faire son chemin chez certains jeunes sensibles à la question climatique. D'autres pensent au contraire qu'il faut agir de l'intérieur des grands groupes pour chercher à infléchir leurs décisions vers des trajectoires écoresponsables. Le 30/11/2018, un jeune ingénieur de Centrale Nantes, Mr Clément Choisne, lors d'une remise de diplôme, a tenu un discours à contre-courant des discours habituels. En résumé, il a souligné le fait qu'il est "incapable de se reconnaître dans la promesse d'une vie de cadre supérieur, en rouage essentiel d'un système capitaliste de surconsommation", car il est sensibilisé à la situation climatique mise en lumière par le GIEC et aux inégalités croissantes de notre société.

Malgré leurs longues années d'étude, certains de ces jeunes gens et jeunes filles prennent le temps de réfléchir à leurs responsabilités, d'autres négocient des temps partiels, s'engagent dans des associations, des services civiques, de l'enseignement ou prolongent leur engagement dans la recherche. Ils recherchent un métier " qui leur convienne et qui soit en accord avec leurs ressentis concernant la société, la nature, le monde. Beaucoup comme Mr Choisne ont été touchés, en effet, par la décision de Mr Nicolas Hulot, qui "faisait écho à leurs propres tergiversations". Ils ont en quelque sorte "perdu l'illusion qu'on peut continuer à vivre avec le même modèle économique en y ajoutant une simple touche verte".

Bref, chez beaucoup de ces jeunes diplômés, il y a "une perte de sens totale". Pourtant promis à un brillant avenir, quelques-uns soulignent que la créativité,  nécessaire pour trouver des solutions nouvelles durables dans notre société, a été absente de leur cursus dans les grandes écoles françaises. Mais tout n'est pas perdu, écrit la journaliste, si des jeunes acceptent de "bouleverser leur confort et de penser à la civilisation suivante en prônant plus de sobriété énergétique et de solidarité humaine". Et attachons-nous à entendre et répéter les paroles de l'anthropologue américaine Mme Margaret Mead reprises par Mr Choisne à la fin de son discours à Centrale: "N'oubliez jamais qu'un petit groupe d'individus conscients et engagés peut changer le monde."

Lyliane

24/04/2019

La faune marine commence à reprendre ses droits...

Dans le journal La Croix du 17/2/2019, j'apprends avec joie qu'à quelques milles de Marseille, le parc marin de la Côte Bleue, fait partie des 10 sites français inscrits "sur la liste verte de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)". Dans ce dossier de plusieurs pages sont répertoriés, en effet, les territoires français à sauver en ce qui concerne la biodiversité. On relève déjà, cite le journaliste, qu'aux abords des réserves les résultats sont jugés très encourageants.

Il s'agit, par exemple, de la réserve de Carry-le-Rouet près de Marseille et de celle de Cap Couronne en face à Martigues. Les scientifiques du parc marin de la Côte Bleue, chargés notamment de la mission Natura 2000 testent régulièrement la qualité de la biodiversité marine de ces zones protégées, où aucune pêche, aucune plongée et aucun mouillage ne sont autorisés. Peu à peu, la nature semble reprendre ses droits. Les collectivités locales (villes, département et région) financent le fonctionnement du parc marin de la  Côte Bleue, qui couvre 15 000 ha, car toutes ont compris le bien fondé de cette réserve. De même, les pêcheurs locaux ont réalisé que préserver la ressource était leur intérêt!

Ailleurs, le Parc national de la Guadeloupe, crée en 1889, est un espace marin composé de  récifs, de mangroves et d'herbiers vulnérables ainsi qu'un lieu de nidification et de reproduction de nombreuses espèces d'oiseaux. Les Terres australes françaises ont également leur réserve naturelle. Sur le sol de l'hexagone sont aussi inscrits sur la liste verte de l'UIGN: le parc national des Pyrénées, la réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls, la réserve biologique intégrale du Bois du Loc'h (Finistère), la réserve nationale de chasse et de faune sauvage d'Orlu (Ariège) ainsi que le parc naturel marin d'Iroise (Finistère), le parc des Vosges du Nord ainsi que les Marais d'Episy près de Paris...

Pour connaître plus précisément ces réserves naturelles de l'UICN et savoir où il y en existe dans le reste du monde, joindre le site www.lucn.org.

Lyliane

22/04/2019

Cultures originales en sous-sol ou dans des fermes verticales...

D'après Mr Frédéric Karpyta dans la revue "ça m'intéresse", le potager de jardin, sur une terrasse ou sur un balcon est concurrencé aujourd'hui par de nombreuses autres initiatives. Le foncier disponible et abordable n'est même plus sur les toits, mais sous terre. Le journaliste s'attache à nous montrer comment des souterrains abandonnés, des tunnels... servent à faire pousser des légumes sous un éclairage artificiel. Ainsi, la culture sous terre d'endives, champignons, graines germées, herbes aromatiques... séduisent de plus en plus des agriculteurs urbains.

Les maraîchers de l'Ile de France commencent, en effet, à être concurrencés par des cultures expérimentales. Par exemple un parking souterrain, où l'on cultive des pleurotes et des shiitakés, a été crée par Mr Théo Champagnat à la Porte de La Chapelle à Paris. Par ailleurs, deux jeunes associés d'une société nommée Cycloponics cultivent sans produits de synthèse et utilisent une électricité d'origine 100% renouvelable tout en privilégiant les circuits courts. Ailleurs, à St Mars-du- Desert(44), dans des anciens tunnels de la RATP, cette année, on va cultiver des plants de salade sur 10 étages et sous leds horticoles.

A Strasbourg, une ancienne poudrière allemande du 19ème siècle est devenue un espace dédié aux champignons. Un an plus tard, on en récolte 500 kg. Sous le parc Monceau, dans le 17 ème, un fabricant de terreaux et paillage a été séduit par un tunnel dans lequel il expérimente une ferme verticale avec des cultures sous lumière artificielle et baignant dans un liquide nutritif. Il vise même l'exportation.

Au Japon, près de 200 fermes proposent déja salades et autres cultures hign -tech. Comme eux, à notre tour, pourquoi n'innoverions nous pas? Il reste des quantités de sous sol susceptibles d'être un jour colonisés...

Lyliane

15/04/2019

Avec le Collectif de la fleur française, ça fleure bon le local

Dans Télérama, un petit article de Mme S. Be  attire notre attention sur le fait que 9 fleurs importées sur 10 ont été chimiquement traitées pour supporter le transport et résister aux maladies. Or, le Collectif de la fleur française a pris l'initiative interessante de répertorier 85 horticulteurs travaillant de façon durable et des fleuristes qui adhèrent au principe du "slow flower". Cet engagement leur permet de ne vendre que des fleurs locales et de saison.

Pour tout renseignement, contacter sur Internet: www.collectifdelafleurfrançaise.com.

Lyliane

Sauver les récifs coralliens...

Dans la revue "ça m'intéresse" de juillet 2018, Mme Alexie Valois analyse, en s'appuyant sur des études récentes, l'état des récifs coralliens du monde. Les coraux sont des organismes coloniaux constitués de polypes. Il semblerait cependant que 50% de ces récifs soient menacés par des cyclones dus au réchauffement climatique. Or, très riches en biodiversité, les récifs coralliens hébergent 30% des espèces marines connues, animales et végétales. Ils nourrissent également les êtres humains et la vie d'un demi-milliard de personnes dépend de leur bonne santé.

Aux Antilles et à Mayotte, des sondes mesurent en continu l'évolution de la température de l'eau, car le corail est très sensible à son augmentation. L'acidification des océans, due à la dissolution du CO2 produit par l'homme, rend aussi plus difficile l'édification du squelette calcaire des coraux. A cela, s'ajoute l'augmentation du nombre d'habitants dans les régions côtières ( pollution, déchets...), mais depuis peu, des initiatives locales permettent aux coraux de récupérer rapidement (arbres à coraux, boutures..).

C'est le cas notamment aux Philippines et en Australie comme en Polynésie et en Nouvelle-Calédonie. Des aires marines protégées, développées depuis une vingtaine d'années, couvrent en effet aujourd'hui 3,7% de la surface des océans. Ces zones sanctuaires aident à réguler les activités touristiques et la pêche. La pêche illégale est en effet découragée par des rangers armés. D'autre part, certaines espèces dites à "coraux durs" fabriquent un squelette calcaire, bâtissant ainsi de nouveaux récifs coralliens.

Lyliane

14/04/2019

Demain des villes en transition?

Avril 2019 -Tournée de Rob Hopkins : demain des villes en transition ?

 
DEMAIN : DES VILLES EN TRANSITION ?

Rob Hopkins, enseignant en permaculture, a créé le modèle de Transition avec ses étudiants de la ville de Kinsale, en Irlande. Il y a plus de 2 000 initiatives de villes en Transition dans le monde, dont 150 en France, réunies au sein du réseau International de la Transition. Dans son dernier livre, " Le pouvoir d'agir, ensemble et maintenant ", paru chez Actes Sud, Rob Hopkins incite les citoyens du territoire à prendre conscience des profondes conséquences que vont avoir sur nos vies la convergence du pic du pétrole et du changement climatique. Il s’agit de mettre en place des solutions fondées sur une vision positive de l’avenir !
 
En seconde partie de conférence, au coeur d'un Débat citoyen, des acteurs de la société civile locale en permaculture, énergies renouvelables, habitat participatif, jardin partagé, monnaie locale... présenteront leurs activités et répondront, aux côtés de Rob Hopkins, aux questions de la salle sur ces thématiques. Un moyen d’inviter ceux qui l’écouteront, à faire preuve d’imagination pour inventer le monde de demain.
 
Conférence traduite en français par le traducteur officiel de Rob Hopkins, Xavier Combe.
Dimanche 14 avril : Rob Hopkins sera présent à la Foire Bio de Farlède (83)
 
Lundi 15 avril à 19h30 au Centre universitaire Méditérranéen à Nice (65 Promenade des Anglais)
 
Mardi 16 avril à 19h30 au Théâtre Toursky à Marseille (16 passage Léo Ferré)
Débat citoyen avec : Les Paniers marseillais (paniers solidaires et bio), La Roue (monnaie locale), Regain (habitat participatif) etEnercoop Paca

Réservations
 
Mercredi 17 avril à 19h30 à la Faculté des Sciences de Montpellier (place Eugène Bataillon)
Débat citoyen avec : La Graine (monnaie locale), Hab Fab (habitat participatif), Les jardins de la Condamine - Terracoopa (ferme urbaine collective) et Alternatiba (climat)
 
Jeudi 18 avril à 19h l'Université Jean Moulin de Lyon 3 (Manufacture des Tabacs, Cours Albert Thomas, Lyon)
Débat citoyen avec : La Gonette (monnaie locale), Energie Partagée (énergie participative), Ville & Aménagement durable (centre de ressources) et Les jardins d'Yvonne (permaculture)
 
Vendredi 19 avril à 19h à la Halle de la Conterie (5 Rue Léo Lagrange) à Chartres de Bretagne (35)
Débat citoyen avec : Le Galleco (monnaie locale), Perma G'Rennes (permaculture), Daniel Cueff (élu)   
 
Tarif 10 € (tarif réduit pour chômeurs et minima sociaux).
 
Et tout au long de sa tournée, Rob Hopkins ira dans la journée à la rencontre des acteurs locaux de la transition !
 
Consulter le communiqué de presse :
Publish at Calameo

 
 

12/04/2019

Techniques pour lutter contre le frelon asiatique...

Mr Yann Chavance dans la revue "ça m'intéresse" d'août 2018 fait l'inventaire des 8 techniques susceptibles d'en finir avec le frelon asiatique, qui s'attaque aux abeilles, mouches et guêpes français. Depuis 2004, dans chaque région où il s'installe, ce prédateur se tient en vol stationnaire devant l'entrée des ruches et se rue sur toute abeille passant à sa portée. Il peut décimer jusqu'à 30% d'une colonie.

Pour enrayer ce fléau, le plus efficace reste encore de détruire les nids. De nombreux apiculteurs sont partis à la chasse au frelon asiatique à la sortie de l'hiver, avant que les femelles ne fondent de nouvelles colonies. Mais, chez les scientifiques, capturer une femelle ne reviendrait qu'à laisser le champ libre à une autre. Pour les poules, les frelons asiatiques constitueraient également un mets de choix. Toutefois, les déployer devant les ruchers, est-ce bien une solution efficace?

Disposer des filets à mailles laissant passer les abeilles, mais pas les frelons autour des ruches (muselières) permettrait de limiter en partie les attaques et de réduire le stress des colonies. Les armes chimiques avec des pesticides par exemple dans des appâts sont destinés à ramener le poison dans les nids de frelons.Toutefois ils peuvent se retrouver aussi dans le gosier d'un oiseau, un cours d'eau ou une ruche. Les pièges classiques comme les bouteilles doivent être temporaires et ils ne visent pas forcément les seuls frelons asiatiques.

Quant aux plantes carnivores, testées depuis 2015 au Jardin botanique de Nantes, elles piègent également tous les insectes sans distinction. Les phéronomes (hormones) de synthèse comme appâts spécifiques ne sont pas tout à fait au point. Il semble donc que la méthode artisanale comme la raquette électrique s'avère la plus efficace. Il faut toutefois qu'un guetteur se poste à proximité de la ruche et y passe du temps.

Lyliane

 

10/04/2019

Une interface musicale pour dialoguer avec les cétacés...

Mme Carole Lefrançois dans le journal Télérama s'est intéressée à la navigatrice Mme Aline Pénitot et à son projet de "créer une interface aquatique humain-machine-baleine, permettant de dialoguer enfin". Cette femme, qui a été l'une des rares femmes à traverser le Pôle Nord magnétique à la voile en 2012,  compose des musiques électro-accoustiques lors de ses Transatlantiques à partir des interactions entre les baleines et les dauphins qu'elle croise.

Elle signe actuellement un projet inédit avec le bioacousticien Olivier Adam, spécialiste des chants de baleines à bosses. Elle partage cette aventure scientifique émouvante dans LSD, la série documentaire sur France-Culture à 17H du lundi au jeudi. En outre, Mme Pénitot met en lumière quelques  programmes de recherche créatifs sur les milieux marins. C'est le cas notamment de Mr Hervé Glotin, qui invente "des bornes acoustiques sous-marines de détection de mammifères marins, reliées à la terre et à toute embarcation, pour permettre un système d'alerte anti-collision".

Pour en savoir davantage sur Mme Pénitot, aller consulter sur Internet:

https://www.franceculture.fr/emissions/creation-air/nous-pacotilleuses-femmes-de-vagabondages-marins

Lyliane

 

07/04/2019

Protéger les abeilles chez soi...

Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, sur les 100 espèces végétales cultivées
qui fournissent 90% des aliments mondiaux, 71% sont pollinisés par les abeilles. Or, la mortalité de ces insectes est en
constante augmentation depuis les années 90. Face à cette  situation alarmante, des plans apicoles départementaux
durables existent sur notre territoire national, notamment depuis les années  2012/2013..
 
Votre jardin, votre balcon sont un véritable garde-manger pour les abeilles et les insectes pollinisateurs.Aussi, préservons
les en n'utilisant que des produits naturels et en privilégiant la culture des plantes mellifères locales (lavandes, thym, romarin,
sarriette,cistes...), ne coupez pas les fleurs fanées trop tôt et pensez que les abeilles ont comme les oiseaux et les plantes
besoin d'eau.
 
Si vous découvrez chez vous un nid de frelon asiatique, insecte qui décime les  colonies d'abeilles,signalez le à vos services
départementaux en vue d'une possible destruction.
 
Réclamez à vos élus l'installation de ruches sur les bâtiments publics ou dans les parcs naturels départementaux;
 
 
 
 
 
 
une zone de BZZZ, c'est simple !
 
  • Dès maintenantcommandez un pack "Zone de BZZZ" composé d'un sachet de graines biologiques et d'un visuel permettant d'identifier votre zone de BZZZ.
  • Début mai, recevez et plantez les graines pour satisfaire les insectes pollinisateurs tout en fleurissant votre jardin ou votre balcon.
  • Une fois votre zone fleurie et la pancarte fixée, envoyez nous les photos !
 
 
 
 
 
// ZONE DE BZZZ : Semons des fleurs pour protéger les abeilles et insectes pollinisateurs.
 
Commandez dès présent des sachets de 5, 25 ou 50 grammes de graines mellifères sélectionnées par nos amis de "La semence bio".
Les variétés sélectionnées sont nectarifères et pollinifères et elles permettent de maintenir une floraison du printemps à l’automne. Chaque sachet de graines contient entre 1 000 et 10 000 graines, couvre une surface entre 1 à 10 m² selon son poids et contient des graines de : phacélie, sarrasin, moutarde, coriandre, trèfle d’Alexandrie, trèfle incarnat, serradelle, souci officinal, cameline cultivé, radis oléifère, carvi, tournesol, aneth, mauve des bois.
 
// Mode d'emploi
 
Les graines sont à semer de mai à juillet, après avoir gratté légèrement le sol puis en arrosant correctement en cas de coup de chaud. Ensuite… laissez pousser et ouvrez bien les yeux pour admirer le foisonnement d’une biodiversité qui ne demande qu’à s’exprimer.
 
 
 
 
 
   
 
 
 

Investir dans et pour les forêts...

Dans la revue Plantes et Santé du mois d'avril 2019, un article nous fait connaître l'initiative de l'entreprise Ecotree, qui nous permet d'acquérir un arbre pour soutenir la forêt française. Comment font-ils pour préserver notre patrimoine? Ils supportent les charges du foncier, s'occupent de l'entretien du site et vous reversent les revenus de l'exploitation, si vous avez investi. Ils réalisent un meilleur suivi des forêts pour en faire des puits de carbone plus efficaces.

Grâce à leur investissement, ils font tout leur possible pour sensibiliser la population à la préservation de ce patrimoine national. Jusqu'ici, 74 000 arbres ont déja été plantés et près de 1700 tonnes de CO2 absorbés. Il est possible d'offrir des arbres en cadeau en se connectant sur: https://ecotree.fr/entreprises. Pourquoi ne pas essayer?

Autre initiative: accorder aux arbres un statut similaire à celui des Monuments historiques. L'Association Arbres a même rédigé une Déclaration des droits de l'arbre, présentée le 5/4/2019 à l'Assemblée Nationale, écrivent Mmes Le Borgne et Saget dans le même journal. Alors, on s'investit pour éviter le massacre des arbres remarquables, des platanes et autres feuillus de notre pays? Il y a va de notre santé et de celle de nos enfants.

Lyliane

06/04/2019

Acheter un bien immobilier à plusieurs...


 
Un achat immobilier « partagé » peut s’avérer une solution judicieuse. De plus en plus de particuliers se regroupent pour acheter un bien immobilier, avec l’objectif de le diviser et d’habiter les lots ainsi créés.
 

 

Acheter à plusieurs, quand et comment l’envisager ?  

 
Un achat immobilier « partagé » peut s’avérer une solution  judicieuse. De plus en plus de particuliers se regroupent pour acheter un bien immobilier, avec l’objectif de le diviser et d’habiter les lots ainsi créés. Cette économie d’échelle permet de contourner, en partie, la hausse des prix au mètre carré. L’achat en commun est aussi une solution à envisager lorsqu’il s’agit d’investir dans de l’immobilier locatif. Enfin, détenir en commun un patrimoine immobilier familial peut permettre d’en optimiser juridiquement et fiscalement la transmission.
 
 
Acheter à plusieurs : quelles sont les options possibles ?
 
Trois statuts juridiques permettent d’envisager un achat immobilier en commun.
  • L’indivision
    Chacun des acquéreurs (on parle de propriétaire « indivis ») est détenteur du bien immobilier à hauteur de sa participation financière. Mais tous les acquéreurs jouissent pleinement du bien commun. Ils sont financièrement solidaires, et doivent assumer collectivement les dépenses d’entretien et de fonctionnement, y compris le remboursement du prêt si un emprunt a été contracté pour en financer l’achat.
  • La SCI (société civile immobilière)
    Les acquéreurs n’achètent pas en direct, mais au travers d’une société créée pour l’occasion et dont ils sont les associés. La répartition des parts est fonction de la contribution financière de chacun. La SCI, personne morale, est le propriétaire au sens juridique du bien acquis.
  • Le pacte tontinier
    Il s’agit d’une clause d’accroissement insérée dans le contrat d’acquisition d’un bien en commun. Elle permet de stipuler qu’en cas de décès de l’un des acheteurs, la propriété est transmise aux autres associés. Le dernier survivant devient propriétaire unique du bien. Le bien acquis conjointement ne se trouve donc pas en indivision avec un pacte tontinier.
 
 
Quel type d’achat immobilier en commun choisir ?
L’indivision est la solution la plus simple. Elle s’impose le plus souvent lorsqu’on achète sa résidence principale en couple – mariés, pacsés ou simples concubins.
La création d’une SCI est à privilégier lorsqu’il s’agit d’acquérir plusieurs biens immobiliers, mais surtout lorsque la détention du patrimoine est à répartir entre plusieurs personnes, notamment au sein d’une même famille. La constitution d’une SCI est également à envisager lors d’un investissement locatif à plusieurs. Attention, le statut fiscal de la SCI à usage locatif devra être adapté à la nature des biens loués.
L’intérêt d’un pacte tontinier est quant à lui surtout successoral, car la personne prédécédée est déclarée ne jamais avoir acheté, seul l'acquéreur survivant étant considéré comme propriétaire depuis l'origine.
 
 
L’indivision, quels avantages, quels inconvénients ?
L’indivision ne requiert aucun formalisme. La quote part de chaque co-indivisaire est fixée lors de l’achat à proportion par exemple du montant apporté ou emprunté par chacun. 
Lors de la revente, la procédure est aussi simple : chacun récupère la quote-part qui lui revient sur le prix de cession. Il faut toutefois veiller à faire préciser dans l’acte d’achat la part de chaque copropriétaire : par défaut, la propriété est répartie à parts égales entre chacun.
Le régime de l’indivision est provisoire car la loi impose comme principe que « nul ne peut être contraint de demeurer dans l’indivision ».
 
Si une des parties décide de vendre sa quote-part à une personne étrangère à l’indivision, les autres indivisaires disposent d’un droit de préemption.
Les problèmes de l’indivision apparaissent en cas de mésentente entre les propriétaires. En effet, toutes les décisions doivent être prises à l’unanimité. En cas de désaccord, l’indivision est bloquée. Pire encore, si l’un des co-indivisaires décide de vendre, les autres sont obligés de suivre. Idem en cas de décès : les indivis restants n’ont aucun droit sur la part du défunt.
 
 
La SCI, quels avantages, quels inconvénients ?
Les principaux avantages de la SCI sont liés à la grande souplesse des statuts. Ils fixent les règles de fonctionnement de la société, établissent les majorités nécessaires pour prendre tel ou tel type de décision, prévoient de quelle manière les associés sont en droit de revendre leurs parts, ou du sort de ces dernières en cas de décès de l’un des associés. La SCI permet également d’envisager la mise en place de stratégies d’optimisation juridiques et fiscales, en termes de transmission notamment, via le démembrement des titres entre usufruit et nue-propriété.
A contrario, la constitution et la gestion d’une SCI imposent un certain formalisme. Les statuts doivent être pensés en amont, et la création de ce type de structure suppose l’intervention d’un professionnel du droit, avocat ou notaire. Son administration (la tenue des comptes et leur dépôt auprès des services fiscaux est obligatoire) et sa gestion sont également à prendre avec sérieux et professionnalisme. Une SCI est donc plus coûteuse que d’autres formules.
 
 
Le pacte tontinier, quels avantages, quels inconvénients ?
La tontine est un moyen efficace d'assurer l'avenir du conjoint survivant, surtout lorsque le couple n’est pas marié (les époux disposent d’autres outils juridiques, comme les donations ou les avantages matrimoniaux). En revanche, la tontine ne présente aucun avantage sur le plan fiscal. Même si elle n’est pas considérée comme une succession sur le plan juridique, elle impose néanmoins le paiement des droits de mutation à titre onéreux sur la valeur totale du bien.
 
 
 
Lors d’un achat via une SCI, les prêts peuvent être souscrits au niveau des futurs associés ou directement au niveau de la société. Cette option peut présenter certains inconvénients, car la SCI n’est pas éligible à certains types de prêts : prêt à taux zéro +(2), prêt épargne logement(1), etc.
 
Société Générale sur Internet.

03/04/2019

Sauver l'agriculture en 20 ans grâce au café...

La forêt est dense et escarpée. Y pénétrer et se frayer un passage entre les caféiers, les lianes, les manguiers et les chênes argentés relève parfois de l’expédition. Après deux jours de voyage en avion, en 4 x 4, parfois en pirogue apparaissent enfin les terres des Adivasis, la principale tribu de la vallée d’Araku, installée dans les montagnes de l’Andhra Pradesh, dans le sud de l’Inde. Le chant des cueilleuses nous attire jusqu’à la parcelle où se fait la récolte du jour. De novembre à début février, les 520 villages de la vallée sont en effervescence. Dès qu’elles sont assez gorgées de sucre, qu’elles obtiennent leur plus belle couleur rouge carmin, les cerises de café sont cueillies une à une à la main. Dix mille familles de producteurs-propriétaires sont à pied d’œuvre pour effectuer ce travail de fourmi, au sommet de ces hauts plateaux qui dominent le golfe du Bengale. « Alors que partout ailleurs dans le pays et dans le monde les agriculteurs se soulèvent pour dénoncer de profondes crises agricoles et réclament d’être mieux rémunérés, ici ils travaillent en chantant », se réjouit Manoj Kumar, le directeur général de la fondation Naandi, l’une des plus importantes associations caritatives indiennes.
C’est lui qui, depuis 1996, se bat pour sauver la région. « A cette époque, les tribus primitives guerrières subsistaient dans des conditions misérables, ajoute celui qui, vingt ans plus tard, est considéré comme le très charismatique bienfaiteur de la vallée. Ils ne possédaient souvent qu’un seul “pancha” (le pagne traditionnel) par personne et se nourrissaient assez mal de la culture du riz, du millet, de la chasse à l’arc ou de la cueillette. » Aujourd’hui, ces peuples, jadis conspués, dont les enfants n’étaient pas scolarisés et dont les femmes mouraient en couches, ne roulent pas tout à fait sur l’or mais presque. « Depuis que nous avons rejoint le programme, nous avons embelli nos maisons, acheté des téléviseurs, des saris, pu envoyer nos enfants à l’école et avoir l’eau potable et des toilettes dans nos villages », explique tout sourire Dalapathi Jyothi Jayanthi, 40 ans, habitante de Musiri Gondiguda. Un miracle socio-économique inespéré. Devenu possible au pays du thé grâce à la culture du café. Le grain d’Araku est désormais reconnu comme l’un des meilleurs. Plus bio que bio et plus équitable que n’importe quel autre. Tout cela grâce à la formation des habitants à la biodynamie et à « la création d’un nouveau modèle de capitalisme acceptable et social », selon Manoj Kumar.

Curieux de savoir quels engrais chimiques ou pesticides les producteurs utilisent dans leurs rizières, il est épaté par leur réponse. « Aucun, affirment-ils. Nous les avons essayés. Les poissons ont fui immédiatement au contact de ces produits. S’ils ne sont pas bons pour eux, ils ne le sont donc pas pour nous. » David Hogg et son équipe doivent en revanche gagner la confiance des chefs tribaux. Et les aider à recréer un humus riche puis reboiser la forêt. L’idée : redonner vie à l’écosystème naturel. En quelques mois, plus de 2 millions de caféiers sont plantés. En sept ans, 20 millions d’autres essences ont été installées : papayers, anacardiers (arbres à cajou), eucalyptus… « Aujourd’hui, partout où vous voyez des arbres sur les montagnes, c’est qu’il y a des plantations de café », note David Hogg.
Pour parvenir à cette renaissance, la biodynamie a dû s’adapter aux croyances et aux coutumes locales ainsi qu’à la faune et à la flore foisonnantes. Impossible d’enfouir, comme en Europe, les cornes des vaches – qui sont sacrées – au pied des arbres pour nourrir l’humus, contrôler le pH du sol et réduire les besoins en eau des plantes. « Nous fabriquons à la place notre propre compost avec la bouse de vache, qui permet d’enrichir la terre en micro-organismes, explique l’expert. Nous réalisons également nos décoctions à base de plantes bio de notre potager (pissenlit, courge, passiflore, camomille) et respectons le calendrier lunaire. » L’indispensable pulvérisation blanche composée de silice, le « white spray », protège les feuilles des caféiers des maladies, de la pluie et permettrait aux arbustes de mieux résister aux vents sans casser (la région est souvent balayée par les cyclones). Le « black spray », de la bouse de vache diluée, est épandu sur les sols pour les enrichir en bactéries. A la lune descendante, on travaille les terres et on plante. La lune ascendante est propice à la récolte et à la germination… Résultat : même si certains experts internationaux hésitent toujours à reconnaître scientifiquement le bien-fondé de ces pratiques, à Araku, les caféiers produisent des grains d’une qualité exceptionnelle.

 

« C’est la plus grande plantation de café certifiée en agriculture biodynamique du monde ! » confirme à Paris Tony Boulo, de Max Havelaar, chez qui le café Araku est labellisé Fairtrade. L’enseigne réalise aujourd’hui en France près de 500 000 euros de chiffre d’affaires. Et écoule en France environ 50 % des 100 tonnes de café produit annuellement dans la vallée. Elle est vendue chez Naturalia, à La Grande Epicerie de Paris, au Lafayette Gourmet. Et vient de convaincre, depuis janvier, plus de 250 magasins Franprix de la distribuer. Mais les ambitions de la marque Araku et de la coopérative ne s’arrêtent plus là. « Sur le marché du café, nous voulons devenir la référence de qualité, d’éthique à forte responsabilité environnementale, explique Manoj Kumar. L’idée est de fidéliser les nouvelles générations de fermiers d’Araku et de leur démontrer qu’il est capital de continuer à cultiver en biodynamie pour pérenniser les plantations. Nous voulons produire plus, donc ouvrir également des boutiques à New York, Tokyo, Bombay ou Kyoto. » 

Sophie Stadler - Paris Match - mercredi 20 mars 2019

01/04/2019

Vers la libération émotionnelle...

A Fayence (83), une olfactothérapeute Mme Nathalie Marcadier accompagne ses clients vers un mieux-être au moyen de l'olfactothérapie, écrit un journaliste dans Version Fémina. Cette technique psycho-émotionnelle et corporelle utilise l'odorat pour nous emmener dans un voyage intérieur et faire ressurgir des émotions et souvenirs refoulés. "L'olfaction, sens primaire, est directement liée aux émotions qui sont stockées dans notre cerveau limbique" explique Mme Marcadier.

L'objectif de ce retour dans le passé est d'identifier l'origine d'un mal-être dans notre quotidien et de s'en libérer. A chaque séance, des huiles essentielles sont soigneusement sélectionnées en fonction de la problématique à traiter. Cela procure souvent lâcher-prise et libération des blocages émotionnels, confiance en soi et harmonie intérieure retrouvée. Il y a possibilité de se reconnecter à soi, de se sentir bien dans son corps et dans sa tête, dans la mesure où cet outil est adapté à tous les âges de la vie.

Pour en savoir plus, consulter sur Internet: www.nathalie-marcadier.com.

Lyliane

30/03/2019

L'aloe vera a toutes les vertus...

Dans Version Fémina, Mme Sophie Goldfarb analyse les vertus cicatrisantes, hydratantes et anti-inflammatoires de l'aloe vera. Cette plante, dont il existe 400 espèces environ, gorgée d'eau(99%) et d'actifs, stockés pour survivre dans les climats désertiques(Afrique du sud...), comprend plus de 150 éléments dont des vitamines, des minéraux, des acides aminés et un sucre complexe nommé acemannan. C'est pourquoi l'aloe vera remplace avantageusement l'acide hyaluronique et l'allantoïne au quotidien.

L'aloe vera est recommandée comme après-soleil, après le rasage, sur une brûlure légère ou une irritation. Mais elle ne remplace généralement pas une crème, sauf pour se démaquiller car l'aloe vera ne nourrit pas la peau. Il faut pour en faire un cosmétique, un réparateur ou un antibactérien lui adjoindre du beurre de karité, de l'huile de jojoba ou du calendula bio. Pour les cheveux, une forme pour chevelure normale et cheveux secs existe chez Garnier. Enfin, son jus biologique peut se boire et s'achète généralement en magasin diététique sous la marque So'Bio Ethic.

Pour l'utiliser en feuille, prendre des gants et sortir le latex translucide situé au coeur de la feuille. Le mieux est de couper celle-ci dans la longueur après avoir sectionné les piquants et raclé la pulpe. L'utiliser rapidement car une oxydation se produit rapidement. Réputée dépolluante, car elle absorbe les métaux lourds, l'aloe vera peut être installée dans un intérieur.

La plupart des cosmétiques à base d'aloe vera sont obtenus à partir d'une poudre résultant du broyage et du séchage de la pulpe. Mais le gel est plus concentré en acemannan, en vitamines et en minéraux que la poudre. Généralement pour les distinguer le gel apparaît sous le nom d'aloe barbadensis leaf juice alors que la poudre est qualifiée du même nom auquel on ajoute le mot powder.

Pour plus d'informations, contacter par exemple: www.forever.fr

Lyliane

29/03/2019

Environnement: quatre ONG attaquent l'Etat français en justice...

Comme cela avait été annoncé dans les médias, quatre ONG  (Greenpeace, Oxfam France, Notre affaire à tous et la Fondation Nicolas Hulot), fortes du soutien de deux millions de signataires de pétition, ont attaqué l'Etat en justice pour "manquement" à son obligation d'action contre le réchauffement, début d'une longue procédure et nouvelle étape dans la mobilisation citoyenne sur le climat. Elles ont annoncé avoir chacune déposé en ligne leur recours auprès du Tribunal Administratif de Paris.

En effet, ces ONG se sont déclarées "insatisfaites"de la réponse du gouvernement français à une demande préalable envoyée en décembre. Aussi sont elles passées à l'étape suivante, le jour même où le Président Macron se posait de nouveau en "champion du climat" lors d'un "One Planet Summit" au Kenya en Afrique de l'Est. Depuis Nairobi, le chef de l'Etat a estimé que" cette " plainte traduit une mobilisation". Il ne pense pas qu'elle mènera à un débouché judiciaire ... et que ce n'est pas le peuple contre le gouvernement. Tous, gouvernements, grandes entreprises, citoyens devraient bouger...

Le président Macron a adressé notamment depuis Nairobi des critiques aux investissements à grande échelle de la Chine en Afrique, contre la construction de centrales à charbon, le contrôle des ports, des voies ferrées et des autoroutes. Le respect de la souveraineté des peuples devrait, selon lui, être mieux respecté... Des accords commerciaux et culturels en revanche entre la France et le Kenya  auraient été conclus. En conclusion, ne s'agirait-il pas "de placer l'environnement au coeur de l'économie" non seulement dans de beaux discours mais dans le concret.

Lyliane

 

20/03/2019

Miser sur le chanvre...

Le chanvre, écrit Mme Ingrid Haberfeld dans Version Fémina, serait devenu la nouvelle star des super-aliments! On la trouve, en effet, en magasin bio sous forme d'huile, de graines et de farine. L'huile, extraite des graines et reconnaissable à sa couleur vert foncé et à son léger goût de noisette, propose un équilibre idéal en oméga 3 et 6 et renferme de la vitamine E. On l'utilise à froid et on la conserve au réfrigérateur. Elle est indiquée pour combattre les troubles cardio-vasculaires (athérosclérose, hypertension...), les maladies inflammatoires et elle est censée renforcer les défenses immunitaires. Son prix est assez élevé: 10 euros les 25 cl.

La graine de chanvre, qu'elle soit dans sa coque ou décortiquée, demande à être conservée  dans un bocal en verre au réfrigérateur. C'est une source de protéines de bonne qualité et de minéraux grâce à ses acides aminés et à ses vitamines B1 et B2. On considère de ce fait que c'est un atout pour les végétariens comme pour les sportifs. On les consomme généralement dans une salade, un crumble ou mixées sous la forme d'un beurre. Quant à la farine de chanvre, nommée aussi tourteau, elle est sans gluten et riche en fibres. On peut en faire du pain, des crêpes, des gâteaux et des quiches.

Ne comptez pas sur un effet planant type cannabis, car ce n'est pas la même plante. Il s'agit ici du chanvre alimentaire et non du chanvre qui se fume ou qui soigne les douleurs. Pour plus de renseignements sur le chanvre, consulter des naturopathes ou allez voir les rayons des magasins diététiques. Sinon, voir par exemple les sites Internet suivants: https://www.passeportsante.net ou https://www.nutri-naturel.com.

Lyliane

17/03/2019

Après le salon de l'Agriculture, du fumier pour chauffer les girafes de Thoiry!

Pour la première fois, une partie des déchets organiques du Salon de l’agriculture va être transformée en biogaz pour chauffer la maison des girafes du zoo pendant un an.
Les girafes mâles du zoo de Thoiry pourront bientôt remercier leurs camarades bovins, porcins et autres du Salon de l’Agriculture. Les déjections des animaux de la porte de Versaillles serviront en effet à chauffer les enclos des girafes pendant un an. « 250 t de déchets organiques vont être acheminées au parc zoologique afin d’être transformées en biogaz », précise Valérie Le Roy, la directrice du Salon.
Concrètement, le fumier des bovins, ovins, porcins et caprins est récolté matin et soir par les agents de nettoyage. Stocké à l’arrière du pavillon 1, il est ensuite chargé dans des conteneurs pour rejoindre l’unité de méthanisation du zoo de Thoiry. Deux cargaisons ont déjà été acheminées.


Depuis son inauguration en septembre, l’unité de méthanisation du zoo chauffe plusieurs enclos et communes alentour.Zoo de Thoiry.
Ouverte depuis septembre, l’unité de méthanisation recycle déjà ses déchets organiques et ceux d’une quarantaine de partenaires. « Grâce à ça, nous pouvons chauffer l’enclos des éléphants, le château de Thoiry et 9 communes alentour », se félicite Colomba de La Panouse, directrice déléguée du zoo et fondatrice de la société Thoiry bioénergie.
« Quand on pense énergies renouvelables, on pense éoliennes, panneaux solaires, mais le biogaz est aussi important »


La méthanisation, soit la fermentation des déchets organiques, permet d’obtenir ce gaz biodégradable. Pour ce faire, les résidus sont mis en contact avec un concentré de bactéries et de micro-organismes qui vont dégrader la matière. Après un processus de 21 jours sous 55°, le biogaz se forme. Il est ensuite purifié pour obtenir la même qualité que le gaz naturel et devient ce qu’on appelle du biométhane. Il peut alors être injecté dans le réseau pour être utilisé sous forme de chaleur, d’électricité ou de carburant. Ce processus produit également du digestat, une matière solide utilisée comme engrais.


Parc des expositions à Paris. Sur les 680 t de matières organiques, 250 sont envoyées à Thoiry. GRTgaz
C’est GRTGaz qui a eu l’idée de mettre en relation le zoo et le Salon autour de cette problématique des déjections. « Quand on pense énergies renouvelables, on pense éoliennes, panneaux solaires, mais le biogaz est aussi important, déroule Christophe Feuillet, directeur de la communication de l’entreprise. L’Etat s’est fixé pour objectif que 10 % du gaz utilisé en 2030 soit renouvelable. Nous devons multiplier les projets avec les agriculteurs ! »
Avant ce partenariat, tous les résidus organiques du Salon de l’Agriculture étaient livrés à des agriculteurs qui le réutilisaient en fumier. Cette année les déchets se répartissent donc entre le zoo de Thoiry et les champs qui en recevront 430 t. « Tout comme la provenance des viandes, les consommateurs veulent savoir où vont les déchets produits par les bêtes, appuie la directrice du Salon. Il faut développer cette économie circulaire.

Clara Gilles - Le Parisien - samedi 2 mars 2019

Plastiques, que faire pour mieux les recycler et arriver à les réduire?

L'Association Agir pour l'environnement lance une campagne jusqu'au 31 /12/2019, en interpellant Mr le ministre de la transition écologique et solidaire, afin d'interdire les plastiques à usage unique et d'informer au sujet de la production polluante et dangereuse des matières plastiques et du gaspillage d'une ressource non renouvelable. Depuis les années 50, en effet, l'industrie chimique mondiale a produit 8,3 milliards de tonnes de plastique. Or, seuls 9% de ces plastiques ont fait l'objet d'un recyclage, 12% ont été incinérés et 79% ont terminé en décharge ou ont contaminé l'environnement.Il nous faut réagir vite, sinon ce seront 12 milliards de tonnes supplémentaires qui connaîtront le même sort d'ici 2050...

Il faut savoir que 582 molécules sont autorisées comme additifs ou auxiliaires de production de polymères. Outre cela, une multitude d'autres polymères (fibres textiles synthétiques, caoutchouc synthétique, sacs, bouteilles, emballages, filets de pêche...) produisent les 2/3 des rejets directs de débris de micro-plastiques dans nos océans. On estime en effet à 8 millions de tonnes les plastiques finissant à la mer. C'est notamment ce fameux septième continent au coeur de l'Océan Pacifique. Plastique contre plancton, c'est une véritable "bombe à retardement"!

Trop de substances dangereuses sont encore présentes dans nos produits de consommation pour autoriser leur recyclage en toute sécurité pour la santé ou l'environnement. Des lobbies essayent pourtant de faire croire aux pouvoirs publics  que cette contamination est mineure. Or il n'en n'est rien! L'Association Agir pour l'environnement demande à travers cette campagne:

- d'interdire les plastiques à usage unique (bouteilles, cotons-tige,verres et assiettes jetables...), les suremballages, les films plastiques...

- de déclarer la composition complète des plastiques et de leurs additifs, pour mettre en place un système de traçabilité.

- de faire adopter par la commande publique d'ici fin 2020 un plan de sortie  des plastiques à usage unique, l'amorce d'une ample"déplastification des lieux publics" comme maternités, hôpitaux...

Bref, il s'agit de montrer que la sécurité sanitaire et environnementale vis à vis des plastiques est pour le moment une faillite complète dans notre pays. Ce constat devrait enfin mettre en mouvement les agences chargées de veiller à notre santé comme par exemple l'ANSES, l'Agence de l'eau et l'Ademe. A nous de peser sur la législation et de demander que les choix politiques et économiques du pays soient réorientés pour minimiser la menace qui nous vise tout comme nos descendants.

Pour en savoir davantage, joindre sur Internet: www.agirpourlenvironnement.fr

Lyliane

 

16/03/2019

Financer la transition énergétique...

 De Stockholm à Paris en passant par Bruxelles, les jeunes manifestent pour demander une accélération de la lutte contre le réchauffement climatique. Ils ont raison....

Pour Edmond Alphandéry, ancien ministre de l'Économie et ancien président d'EDF, la question du prix du carbone est primordiale: elle peut modifier fondamentalement le fonctionnement du système économique. Si les émissions de gaz à effet de serre ont un coût élevé et s'il devient plus rentable de se tourner vers les énergies décarbonées, les entreprises le feront. Même les entreprises pétrolières!L'argument est juste: dans un monde gouverné par la recherche du profit, il est clair que les entreprises sauront réagir au signal prix donné par le coût du carbone. Mais on sait très bien qu'une telle politique va heurter nombre d'intérêts et que les résistances sont nombreuses. En dépit de l'organisation à travers le monde de plusieurs marchés de droits d'émission, qui donnent un prix (le plus souvent très faible) au carbone, malgré les tentatives d'instaurer des taxes carbone, la question est encore loin d'être réglée. Et, allant au rebours de l'argument avancé par Edmond Alphandéry, tant que les entreprises auront intérêt à avoir recours aux énergies fossiles, elles le feront, quelles que puissent être les conséquences sur le climat. Les crises à répétition montrent sans aucun doute possible que la cupidité du monde financier peut nous mener au bord du gouffre, et même un peu plus loin...
 
La finance, une technique qui peut être utile
 
Mais il fautse garder des généralisations abusives. Tous les financiers ne sont pas sans scrupules et, surtout, leur vision n'est pas toujours aussi court-termiste qu'on peut le croire. Si on leur démontre que leur activité, aujourd'hui prospère, peut être menacée demain par le réchauffement climatique et que le sud de Manhattan, là où sont installées quelques-unes des firmes les plus rentables de Wall Street, risque demain d'être sous les eaux, ils peuvent être amenés à réfléchir à la façon de mener leurs affaires.
 
«Mon véritable adversaire [...] c'est le monde de la finance», proclamait François Hollande en janvier 2012, lors de sa campagne pour l'élection présidentielle. Cette petite phrase lui a été ensuite beaucoup reprochée, parce qu'à l'évidence il ne pouvait ignorer le monde de la finance; il avait d'ailleurs pris comme secrétaire général adjoint à l'Élysée un associé-gérant de la banque d'affaires Rothschild & Cie, un certain Emmanuel Macron. Au-delà des jugements d'ordre politique ou moral que l'on peut porter sur elle, la finance est une technique, que l'on peut utiliser à des fins utiles, et un pouvoir, qu'un État peut réguler (s'il est assez fort et s'il agit intelligemment). Contrairement à une idée encore trop répandue, la finance et la lutte contre le changement climatique peuvent ne pas être incompatibles.
 
Des investissements socialement responsables
 
Depuis longtemps déjà, aux États-Unis notamment, des mouvements religieux se sont montrés soucieux de donner une dimension éthique à leurs placements, par exemple en refusant d'investir dans des sociétés d'armement. Plus récemment, cette tendance s'est laïcisée et généralisée, avec le développement des investissements ISR, investissements socialement responsables. Sous l'égide des Nations unies, six principes pour l'investissement responsable (PRI, Principles for Responsible Investment) ont été définis par et pour des investisseurs institutionnels. Ceux-ci s'engagent ainsi à effectuer leurs placements en prenant en compte des critères classés en trois catégories: environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). En Europe et aux États-Unis, beaucoup d'investisseurs ont rallié ce mouvement et les choses se font sérieusement, avec des agences de notation qui étudient les placements proposés sur ces bases extra-financières.
 
Les États peuvent encourager cette tendance. C'est le cas de la France, qui, par un décret de janvier 2016, a prévu la création d'un label ISR pour certifier la conformité d'un produit ou d'un service d'investissement à ces principes. Les textes officiels prévoient la procédure de certification, de surveillance et éventuellement de retrait du label. Mais le respect des critères ESG n'implique pas forcément un engagement très net en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Sur ce point précis, d'autres dispositions sont prévues.
 moins bien les critères ESG. Et enfin est appliqué un troisième filtre pour évincer les entreprises faisant l'objet de controverses sévères sur l'un de ces sujets ESG. Restent alors environ 700 entreprises auxquelles sont appliquées les analyses financières classiques et entre 60 et 90 d'entre elles sont mises en portefeuille. Les sociétés pétrolières sont-elles a priori exclues de ce processus de sélection? Non, car, souligne Arnaud Faller, directeur général délégué de CPR AM, «elles font partie de la solution».
 
Pousser toutes les entreprises à progresser
 
C'est une réponse qui pourrait désorienter plus d'un écologiste, mais qui plairait à Pierre Filippi, président de Fideas Capital, société de gestion indépendante qui pratique déjà l'investissement «Smart for Climate» dans le cadre de fonds dédiés (non ouverts au public). L'idée est simple: si l'on veut être efficace, il faut pousser l'ensemble des entreprises à progresser, il ne faut donc exclure aucun secteur, mais choisir dans chacun d'entre eux celles qui prennent le mieux en compte l'impératif climatique. Si cette pratique fait école et si les entreprises négligentes se voient mises à l'écart des portefeuilles par les gérants, elles seront incitées à progresser elles aussi.
 La sélection se fait avec le concours de Trucost, filiale du groupe américain S&P Global spécialisée dans l'information et l'analyse environnementales. Dans un premier temps, l'entreprise est jugée sur ses émissions de carbone, selon les règles en vigueur au niveau international dans le cadre du Greenhouse Gas Protocol: émissions directes de l'entreprise, émissions de ses fournisseurs d'énergie, émissions de ses autres fournisseurs. Ce point compte pour 20% de sa note. Ensuite l'entreprise est comparée à ses concurrentes, car il s'agit dans chaque métier de sélectionner les meilleures: le résultat compte pour 40% de la note. Enfin, pour les 40% restants, une évaluation des efforts fournis par l'entreprise dans les trois ou cinq dernières années est menée, car le but du jeu est bien d'inciter les entreprises à continuer de progresser.
 
Selon les simulations effectuées par Fideas Capital, un portefeuille géré selon ces critères peut avoir des performances tout à fait en ligne avec celles de l'indice STOXX Europe 600, qui constitue sa référence. Ce point est essentiel, car il peut seul permettre d'attirer les investisseurs. Si le choix d'une gestion soucieuse du climat doit se faire auprix d'une moindre rentabilité ou d'un risque spécifique, il y aura peu de volontaires et cela reviendrait à se priver d'un outil intéressant: un investissement de 90.000 euros effectué selon cette méthode aurait une empreinte carbone inférieure de 5,5 tonnes d'équivalent CO2 à celle d'un investissement classique; autrement dit, par son choix, l'investisseur refuserait l'émission de 5,5 tonnes d'émission de gaz à effet de serre. Ce n'est pas à dédaigner: selon les statistiques publiées par Eurostat, le niveau d'émission par habitant se situerait en France autour de 7,1 tonnes.

 
Pour le grand public
 
Si ce type de gestion se généralise et devient plus accessible au grand public, chacun et chacune pourra par son épargne faire pression sur les entreprises pour qu'elles réduisent leur empreinte carbone. Il est à souhaiter qu'on aille très vite dans cette direction, car la situation est peut-être plus grave encore qu'on ne le pensait jusqu'à présent. Selon The Economist, ExxonMobil s'apprêterait à augmenter sa production de pétrole et de gaz de 25% en 2025 par rapport à 2017. Et les autres grandes compagnies suivraient un chemin parallèle.

Gérard Horny - Slate - vendredi 1 mars 2019

PÉTITION - L'état doit payer ses dettes aux agriculteurs bio !

 

 
 
 
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A L'AIDE : L'état
 
 
// PETITION - Trois de retard dans le versement des aides aux paysans bio... ça suffit ! Interpellons massivement le ministre de l'Agriculture !
 
 
Malgré ses engagements, l’Etat n’a toujours pas versé la totalité des aides promises depuis 2016, mettant ainsi en difficulté des milliers d’agriculteurs bio. Certains agriculteurs ont jusque 30 000 euros de retard de paiement leur causant un grave préjudice financier.
 
Depuis plusieurs années, nous constatons que les politiques publiques négligent voire entravent le développement de l’agriculture biologique.
 
 
Alors même que toutes les études agronomiques et écologiques plébiscitent l’agriculture bio en tant que solution d’avenir face aux crises du climat et de la biodiversité, alors que les consommateurs et de plus en plus d’agriculteurs souhaitent se tourner vers la bio, jamais le soutien des pouvoirs publics n’aura été aussi faible.
Agir pour l'environnement

14/03/2019

Le 16 Mars: marche pour le climat!

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Samedi 16 mars, rejoignez les marches pour le climat

 
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sam. 9 mars 23:12 (il y a 6 heures)
 
 
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À moi
 
 
 
 
 
 
 
Samedi 16 mars, plus de 130 marches pour le climat sont organisées en France. Des dizaines de milliers de personnes y prendront part. Et vous ?
 
A L'AIDE : L'état
 
 
// Face à l'urgence climatique, nous participerons à la MARCHE DU SIECLE pour le climat
 
 
Chères amies, chers amis,
 
Alors que la France est en passe de rater son rendez-vous avec l'Histoire en augmentant l'an passé ses émissions de gaz à effet de serre de 3,2%, l'heure est venue de nous rappeler au bon souvenir du Président de la République.
 
Samedi 16 mars prochain aura lieu la "marche du siècle", manifestation qui devrait rassembler plusieurs dizaines de milliers de citoyens. Plus de 130 rassemblements sont d'ores et déjà prévus et nous espérons que ce temps fort de la mobilisation changera la donne en montrant aux responsables politiques que les mots seuls sont insuffisants pour lutter contre le dérèglement climatique.
 
Malgré les engagements internationaux de la France, malgré les alertes répétées des scientifiques, malgré la détermination des citoyens, les projets inutiles et climaticides sont très loin d'avoir été remisés dans les cartons.
 
L'heure est donc à la mobilisation pour le climat. Samedi 16 mars, nous avons rendez-vous avec l'Histoire ! Et nous serons des dizaines de milliers à participer à la marche du siècle pour le climat.
 
 
 
 

 

 
 

Agir pour l'Environnement <contact@agirpourlenvironnement.org>

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