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11/01/2020

Des animaux sauvages qui sentent ce que les humains ne percoivent pas...

Avec ses très grandes oreilles, l’éléphant a, évidement, un sens de l’ouïe très développé qui lui permet, par exemple, d’entendre des fréquences sonores inférieures à celles audibles par l’être humain. C’est grâce à cette capacité que l’éléphant est capable de prédire l’arrivée d’une tempête de pluie à environ 241 kilomètres (selon cette étude scientifique), puisque les orages produisent un son de basse fréquence, similaire à ceux que les pachydermes utilisent pour communiquer entre eux.
2. Le serpent
À l’avant de sa tête, le serpent possède des fossettes sensorielles qui lui servent à détecter le rayonnement infrarouge émis par des corps chauds. Ainsi, son système sensible à la température, et non à la lumière, lui permet d’avoir une excellente vision nocturne et d’attaquer avec précision des proies, même dans le noir complet. Ces fossettes sensorielles émettent un signal électrique aux cellules nerveuses du serpent lorsqu’elles atteignent 28° C, ce qui équivaut à la température produite par un écureuil ou une souris à environ un mètre de distance du serpent.
3. Le dauphin
Le dauphin est doté d’une sorte de “radar” situé dans sa tête lui permettant d’écholocaliser les éléments dans son environnement. Si cette capacité lui sertprincipalement à communiquer avec ses congénères et repérer ses proies, elle peut aussi détecter les grossesses. Les dauphins émettent des ultrasons, des ondes similaires à celles utilisées par les médecins afin de visualiser le développement du bébé. Ainsi, le dauphin peut sentir la présence d’un fœtus dans le ventre d’une femme. 

4. Le rat
Le rat a une mauvaise vision, qu’il compense par un incroyable sens de l’odorat. Depuis 1997, les rats, et plus particulièrement les cricétomes des savanes, sont entraînés à détecter les mines terrestres, débarrassant ainsi certains pays, comme la Tanzanie, le Cambodge ou encore l’Angola de nombreuses mines éparpillées sur leurs territoires. Trop légers pour déclencher les explosifs, les rats s'arrêtent pour gratter le sol dès que la source de l'odeur de TNT est atteinte.
5. Le chien
Le meilleur ami de l’Homme possède un odorat très puissant qui est notamment utilisé en médecine afin de découvrir les maladies chez l’humain. Les chiens sont capables de sentir les odeurs uniques émises par les cellules cancéreuses, détectant ainsi un cancer plus rapidement qu’un médecin. Grâce à cet odorat très développé, les chiens sont aussi en mesure de repérer la présence, même infime, d’explosifs ou de drogues, après quelques mois d’entrainement.

D'après redaction - Gentside - dimanche 8 décembre 2019

08/01/2020

Faut-il remettre de la nature dans Paris?

David Belliard a dévoilé ses propositions pour «remettre de la nature dans la ville» et en a profité pour marquer sa différence avec la maire sortante.
«Passer d’une ville grise à une ville verte.» Ou des socialistes aux écolos. David Belliard, candidat EE-LV à Paris, présentait ce mardi ses propositions pour «débitumer et remettre de la nature dans la ville de Paris». L’occasion pour les Verts, qui font partie de la majorité municipale actuelle, de marquer leur différence, et de montrer leurs divergences, avec la maire sortante. «Nous payons aujourd’hui très durement une vision urbaine qui glorifie la figure du maire bâtisseur, qui bétonne et construit chaque parcelle disponible», assurent-ils.
Paris compte aujourd’hui 14,5 mètres carrés d’espaces verts par habitant, contre 45 à Londres ou 59 à Bruxelles. Trop peu pour faire face à l’urgence climatique, la végétalisation permettant de faire baisser la température dans les villes, selon les écolos. Les candidats à la mairie de Paris ont intégré la leçon lors du dernier épisode de canicule cet été. En juin, Anne Hidalgo avait ainsi annoncé la végétalisation de quatre sites, les parvis de l’hôtel de ville et de la gare de Lyon, l’arrière de l’opéra Garnier et les voies sur berge, expliquant que «Paris [devait] s’adapter à l’évolution des températures». Candidat de la majorité présidentielle, Benjamin Griveaux promet des «rues jardin» dans chaque quartier, Gaspard Gantzer entend supprimer le périphérique et Cédric Villani, raillé par ses concurrents pour son flou programmatique, parle de «plans de végétalisation discutés avec des experts et des citoyens».

«La question de la nature n’est pas accessoire»
L’enjeu, pour les Verts, est donc de montrer qu’ils ont l’avantage sur ces sujets qu’ils portent depuis des années. A eux l’original, aux autres la copie. «La question de la nature n’est pas accessoire, elle est centrale», a insisté David Belliard devant la presse. Son objectif : un parc ou un jardin à moins de trois minutes pour tous les Parisiens. Dans le détail, les écolos promettent de récupérer 60 hectares de places de parking en surface pour faire des espaces verts et notamment des jardins potagers, de planter 100 000 arbres pendant leur mandat, contre 18 000 pour ces cinq dernières années, ou encore d’investir la petite ceinture en ouvrant de nouveaux tronçons. ls insistent aussi sur les écoles, qu’ils veulent transformer en «îlots de nature». Selon une étude de l’association Respire, les taux de pollution dans certains établissements scolaires dépassent les seuils fixés par l’Organisation mondiale de la santé. Visuel à l’appui (photo en tête d’article), les Verts promettent de fermer à la circulation les rues adjacentes des écoles les plus polluées, comme celle de la rue Rampal, dans le XIXarrondissement, et de les végétaliser. A l’intérieur, dans les cours, des «oasis». Un grand mot pour désigner des arbres, plantes, feuilles par terre ou cabanes, qui a aussi été utilisé par Anne Hidalgo. La maire sortante, pas encore déclarée, a ainsi promis «28 écoles oasis» cet été.

«Le logement ou la nature, c’est un vieux débat»
Mais pour les écolos, l’heure est plutôt à la mise en avant des points de friction avec la maire sortante. «Un des grands enjeux de la campagne, c’est ce qu’on fait de certaines parcelles et sur ce point, nous avons de grands sujets de divergences avec les socialistes et les communistes», a affirmé David Belliard. Souvent cités : le projet de construction de six tours à Bercy-Charenton, le projet immobilier de Netter-Debergue dans le XII ou encore le TEP Ménilmontant, un ancien terrain de sport «récemment sauvé de la bétonisation par les écologistes». Pour le candidat, il s’agit de mettre en scène les combats avec l’équipe sortante pour montrer que derrière le bilan écolo d’Anne Hidalgo, il y a des écolos qui poussent. «On exprime des désaccords depuis 2014, notamment sur l’urbanisme, affirme le conseiller municipal EE-LV Jérôme Gleizes. Ils se rendent compte après coup qu’on avait raison.» «Ils cherchent des éléments de différenciation, c’est le jeu de la campagne», balaie Ian Brossat, adjoint à la maire. Mais pour le chef de file des communistes à Paris, en misant ainsi sur l’urbanisme, les écolos se retrouvent face à une contradiction : comment répondre à la crise du logement et arrêter de construire ? «Le logement ou la nature, c’est un vieux débat, répond David Belliard. Nous, on veut un rééquilibrage au sein de la métropole plutôt qu’une concentration sur Paris.» Ou comment renvoyer les socialistes au vieux monde et tenter d’incarner la suite.
 
Selon Mme Charlotte Belaich - Liberation - mardi 3 décembre 2019

04/01/2020

Calanques avec replantation d'astragale...

Sous le soleil, face à la Méditerranée, une quinzaine de personnes s'activent pour replanter des pousses d'astragale. Ce buisson emblématique des calanques marseillaises, piétiné par les randonneurs, repoussé par l'urbanisation, attaqué par les lessives qui polluent la mer, est menacé de disparition. 
A l'écart de la ville, près de la calanque de Marseilleveyre accessible après 45 minutes de marche sur des rochers rendus glissants par le passage des promeneurs, les défenseurs de l'astragale participant à un programme de réintroduction creusent ce matin-là méthodiquement la terre rougeâtre.
L'été venu, des milliers de visiteurs cherchent au creux des anses et des criques qui se succèdent entre Marseille et Cassis un endroit paisible pour se baigner. Mais au cœur de l'arrière-saison, les jardiniers du jour profitent du calme pour planter en retrait du chemin quelques-uns des 3.000 plants cultivés depuis près d'un an dans les pépinières marseillaises. 

Dans quatre ou cinq ans, alors que seulement 20 à 50% d'entre eux devraient avoir survécu, ils donneront naissance à des petits buissons épineux vert-de-gris, surnommés "coussin de belle-mère".
Dans cette "niche écologique entre la mer et la garrigue, les plantes devraient trouver les ressources pour se développer et se reconnecter avec les populations d'astragale existantes", espère Laureen Keller, écologue au parc national des Calanques.
Leur réintroduction, à laquelle participent notamment l'université Aix-Marseille, la ville, le parc national et la région dans le cadre du projet européen Life Habitat Calanques financé principalement par l'Europe, représente un enjeu de taille. 
Plante endémique rare dont les plus vieux spécimens sur le site de sa réintroduction sont estimés à 40 ou 50 ans, "l'astragalus tragacantha" se concentre à 90% sur le littoral marseillais, le Var, l'Espagne et le Portugal abritant le reste de sa population. 

Si on la perd ici, c'est la population française de l'astragale qui disparaît", souligne la responsable du pôle de connaissance scientifique du parc national des Calanques, Lidwine Le Mire Pecheux, penchée sur les minuscules plants.
- "Solidarité écologique" -
La plante, répertoriée sur la liste rouge des espèces menacées en France par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), est entrée en 2019 dans la catégorie des espèces "en danger". L'ONU estime que sur 8 millions d'espèces animales et végétales vivant sur Terre, un million sont menacées d'extinction. Aux premiers rangs des risques pour l'astragale, l'urbanisation, qui a chassé la plante de son milieu naturel, et les randonneurs, qui sortent des sentiers et l'écrasent sans même s'en rendre compte.
Exposée au Mistral, la plante compte aussi parmi ses ennemis les embruns marins pollués par les rejets dans la mer des stations d'épuration, qui recèlent des tensio-actifs contenus notamment dans les gels douche ou les résidus de lessive.
"Ces produits sont destinés à enlever le gras: le problème, c'est que les feuilles de l'astragale sont recouvertes d'une pellicule grasse destinée à les protéger du sel marin, mais avec les embruns cette protection disparaît et les plantes ne résistent plus au sel", explique Laureen Keller.
L'espèce, qui n'a pas changé depuis 2,6 millions d'années, est pourtant un exemple d'adaptation au milieu méditerranéen, avec notamment ses racines très longues qui vont puiser l'eau en profondeur.
"Protéger l'astragale, c'est aussi protéger tout son milieu, elle est un exemple de solidarité écologique", insiste Lidwine Le Mire Pecheux. 
Le végétal dont les fleurs blanches sont pollinisées au printemps par les abeilles sauvages, se transforme en "parapluie" écologique. Les racines du buisson ont ainsi la particularité de capter les polluants des sols, évitant ainsi leur dilution dans l'air et l'eau.
Une chance pour ces calanques situées à proximité d'anciennes usines de plomb, de soude ou encore de soufre, dont la dernière a fermé en 2009. 
"Quand l'environnement va bien, c'est la santé de l'homme qui va mieux", Aux premiers rangs des risques pour l'astragale, l'urbanisation, qui a chassé la plante de son milieu naturel, et les randonneurs, qui sortent des sentiers et l'écrasent sans même s'en rendre compte.
Exposée au Mistral, la plante compte aussi parmi ses ennemis les embruns marins pollués par les rejets dans la mer des stations d'épuration, qui recèlent des tensio-actifs contenus notamment dans les gels douche ou les résidus de lessive.
"Ces produits sont destinés à enlever le gras: le problème, c'est que les feuilles de l'astragale sont recouvertes d'une pellicule grasse destinée à les protéger du sel marin, mais avec les embruns cette protection disparaît et les plantes ne résistent plus au sel", explique Laureen Keller.
L'espèce, qui n'a pas changé depuis 2,6 millions d'années, est pourtant un exemple d'adaptation au milieu méditerranéen, avec notamment ses racines très longues qui vont puiser l'eau en profondeur.
"Protéger l'astragale, c'est aussi protéger tout son milieu, elle est un exemple de solidarité écologique", insiste Lidwine Le Mire Pecheux. 
Le végétal dont les fleurs blanches sont pollinisées au printemps par les abeilles sauvages, se transforme en "parapluie" écologique. Les racines du buisson ont ainsi la particularité de capter les polluants des sols, évitant ainsi leur dilution dans l'air et l'eau.
Une chance pour ces calanques situées à proximité d'anciennes usines de plomb, de soude ou encore de soufre, dont la dernière a fermé en 2009. 
"Quand l'environnement va bien, c'est la santé de l'homme qui va mieux", Aux premiers rangs des risques pour l'astragale, l'urbanisation, qui a chassé la plante de son milieu naturel, et les randonneurs, qui sortent des sentiers et l'écrasent sans même s'en rendre compte.
Exposée au Mistral, la plante compte aussi parmi ses ennemis les embruns marins pollués par les rejets dans la mer des stations d'épuration, qui recèlent des tensio-actifs contenus notamment dans les gels douche ou les résidus de lessive.
"Ces produits sont destinés à enlever le gras: le problème, c'est que les feuilles de l'astragale sont recouvertes d'une pellicule grasse destinée à les protéger du sel marin, mais avec les embruns cette protection disparaît et les plantes ne résistent plus au sel", explique Laureen Keller.
L'espèce, qui n'a pas changé depuis 2,6 millions d'années, est pourtant un exemple d'adaptation au milieu méditerranéen, avec notamment ses racines très longues qui vont puiser l'eau en profondeur.
"Protéger l'astragale, c'est aussi protéger tout son milieu, elle est un exemple de solidarité écologique", insiste Lidwine Le Mire Pecheux. 
Le végétal dont les fleurs blanches sont pollinisées au printemps par les abeilles sauvages, se transforme en "parapluie" écologique. Les racines du buisson ont ainsi la particularité de capter les polluants des sols, évitant ainsi leur dilution dans l'air et l'eau.
Une chance pour ces calanques situées à proximité d'anciennes usines de plomb, de soude ou encore de soufre, dont la dernière a fermé en 2009. 
"Quand l'environnement va bien, c'est la santé de l'homme qui va mieux", s'enthousiasme la responsable. Au loin, quelques randonneurs, polaire sur le dos et bâtons en main, s'avancent sur le sentier le long de la côte.

D'après l'AFP - AFP - jeudi 28 novembre 2019

30/12/2019

Reporters d'espoir parcourent la France des solutions...

 
 
 
 

Reporters d'Espoirs redaction@reportersdespoirs.org via sendinblue.com 

ven. 29 nov. 14:18 (il y a 17 heures)
 
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Si vous ne parvenez pas à lire cet e-mail, cliquez ici
 
Des nouvelles de Reporters d'Espoirs  .  Vendredi 29 novembre 2019
 
 
Reporters d'Espoirs
 
 
[Sur les routes de France]
Reporters d'Espoirs au festival du journalisme de Château-Gontier
 
 
 
Poursuivant notre périple sur les routes de France, nous avons fait étape la semaine dernière au Presstival Info de Château-Gontier. Ce « festival du journalisme à la campagne », niché en Mayenne à une trentaine de kilomètres de Laval, mené d’une main de maitre par l’enthousiaste et convainquant Jean-Marie Mulon, a su conquérir la profession et le public autour ces dernières années, de David Pujadas, Elise Lucet, Jean Plantu, Pierre Haski ou de nombreux grands reporters.
 
Pour la 6e année consécutive, Reporters d’Espoirs ayant carte blanche a choisi de mettre la lumière sur le travail d’introspection mené par Anne-Sophie Novel, réalisatrice du film « Les médias le monde et moi ». Dans ce film, fruit de cinq années d’enquête, Anne-Sophie s’interroge sur les raisons de la désaffection des citoyens à l’égard des médias. Abordant les risques d’infobésité, les fake news, ou la déconnection des producteurs d’infos avec les préoccupations du public, elle esquisse des pistes pour « bien s’informer ».
 
 
 
 
 
[Les médias s'engagent]
The Guardian mise sur le journalisme d’espoir
 
 
 
 
Le journal britannique The Guardian a une longue tradition de journalisme constructif. En 2012, il prenait position en faveur d’un journalisme « ouvert »- autrement dit « citoyen » ou « participatif »-afin de contrer, dit-il, la transformation de l’information en un simple produit de consommation. À l’été 2016, le Guardian lance une enquête pour faire la lumière sur les attentes de ses lecteurs. Plusieurs d’entre eux regrettent la tendance du journal, réputé pour son engagement militant, à voir le verre à moitié vide. Pour y répondre, est créée la rubrique Half full (« à moitié plein ») qui, pour son lancement, invite les lecteurs à suggérer des idées de tendances, d’innovations ou de personnes remarquables via un formulaire.

Plus ambitieuse, la rubrique The Upside, qui prend sa suite, est le fruit d’un partenariat avec la fondation américaine Skoll, qui investit dans l’entrepreneuriat social. Alors qu’elle devait à l’origine ne durer que six mois, la rubrique est toujours d’actualité, riche de près de 330 articles. Ceux-ci partent presque systématiquement d’exemples concrets d’initiatives locales dont l’intérêt est qu’elles sont reproductibles et non pas seulement égayantes. En plus de présenter une initiative donnée et de relayer la parole de ses instigateurs, les articles sont souvent étayés d’études et de données permettant de justifier de l’intérêt de l’initiative ou d’évaluer son efficacité.

 
Lire notre étude de cas
 
 
[La France des Solutions]
Retour sur trois contenus publiés par nos médias partenaires
 
 
 
[ARTE] Tara piste le plastique dans les fleuves
 
Pour mesurer la quantité et la toxicité des déchets plastiques maritimes, la Fondation Tara Océan a lancé fin mai une expédition d'ampleur. 
 
Voir le reportage
 
[La Gazette des Communes] Quand des employeurs et des bénéficiaires du RSA sont connectés, ça « matche »
 
Plusieurs départements se sont dotés de plateformes pour favoriser l'emploi dans les métiers en tension.
 
Lire l'article
 
[Le Journal du Dimanche] En Bretagne, un village connecté fait sa transition énergétique
 
Saint-Sulpice-la-Forêt, petite commune de 1 500 âmes, fait désormais partie des "villes intelligentes", recueillant des données sur la consommation de ressources.
 
Lire l'article

28/12/2019

En Italie, l'écologie n'est plus une option!

Dans le journal Télérama, il est rapporté par Mme S. Be qu'en Italie à partir de septembre 2020, "l'étude des questions environnementales et climatiques sera obligatoire dans toutes les écoles publiques". Cette nouvelle a été annoncée par Mr Lorenzo Fioramonti, ministre de l'éducation au début du mois de novembre 2019.

De plus, "des matières comme la géographie, les mathématiques ou la physique seront désormais étudiées sous l'angle du développement durable".  Nous ne pouvons que nous féliciter de cette mesure annoncée! Pour en savoir plus concernant cette initiative, consulter www.reuters.com/article/us-climate-change-italy-exclusive/.

Je pense qu'en France nous pourrions faire de même en saisissant Mr J.M. Blanquer. Les jeunes français dès l'école primaire devraient pouvoir être informés des enjeux climatiques, avec un accent positif mis sur la responsabilité de chacun. Car il ne faut surtout pas baisser les bras. En effet, il me semble que pour tous les citoyens du monde aujourd'hui, et surtout aux Etats-Unis, où demeurent encore des personnes dites "sceptiques", désormais l'écologie ne peut plus du tout être une option!

Lyliane

27/12/2019

Présentation du "Green Deal européen " à Bruxelles et mobilisation des Verts pour l'écologie...

Alors que la nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, présente son «Green Deal européen», le député européen Yannick Jadot et un collectif d'intellectuels réclament un sursaut et des vrais moyens pour l'écologie.
Tribune. Tout le monde en Europe parle désormais de Green New Deal. Tant mieux ! Mais il ne peut s’agir de demi-mesures. La mobilisation de l’Union doit être totale, pour combattre le dérèglement climatique et s’y adapter, et pour fédérer les Européens autour d’un projet qui nous réconcilie avec notre futur et entre nous. Cela implique d’y mettre enfin les moyens et d’accepter de changer les règles du jeu économique en Europe.
Incendies, inondations, sécheresses, canicules… le climat s’emballe. Ce qu’on prévoyait pour les générations futures percute déjà notre présent. Si l’avenir nous rattrape, c’est bien que le passé nous paralyse. Addiction aux énergies fossiles et aux pesticides, transition énergétique bridée, résistance du vieux monde… l’Europe et la France ne respectent toujours pas la trajectoire fixée par les scientifiques et l’Accord de Paris sur le climat. L’effondrement de la biodiversité n’inspire pas davantage les choix politiques.

Sur le front économique, l’Union européenne tourne au ralenti. La politique monétaire touche ses limites. L’atomisation du marché du travail bloque les hausses de salaires, y compris dans les zones de plein-emploi. La multiplication des accords de libre-échange accélère une mondialisation qui explose déjà les limites de la planète, organise la compétition de tous contre tous et accentue notre vulnérabilité géopolitique. La souveraineté économique de l’Europe est durement entamée, moins par le nationalisme économique de Donald Trump ou la montée en puissance de la Chine, que par notre incapacité à la penser et à la construire pour défendre, face aux menaces, un modèle de développement socialement et écologiquement responsable.
Enfin, les services publics sont en péril dans de nombreux pays. Les politiques de baisse des dépenses publiques, et en particulier celles des dépenses sociales, menacent directement l’éducation et la santé, mais aussi la justice, les transports et les politiques de solidarité. Une part croissante de la population est précarisée. La cohésion sociale, le vivre-ensemble et le pacte républicain s’affaissent. L’insécurité économique alimente partout la défiance politique, les replis identitaires et la droite populiste.

Choisissons résolument les renouvelables: Nous refusons cette perspective de déclin. Nous lui opposons le sursaut, la reconquête, en investissant massivement dans la transition écologique. Car gagner la bataille du climat nous permettra aussi de réduire les fractures sociales, territoriales et démocratiques qui déchirent nos sociétés. Les secteurs prioritaires sont connus de longue date. Tout d’abord l’isolation des bâtiments. Ils représentent dans notre pays 40% de la consommation d’énergie et 25% des émissions de gaz à effet de serre. Mettons le paquet sur les dizaines de millions de passoires énergétiques, dont plus de 7 millions en France. Le bénéfice social est immense, puisque 54 millions d’Européens souffrent de précarité énergétique. Ce sont des centaines d’euros de facture de chauffage économisées chaque année. Deux millions d’emplois en Europe, des centaines de milliers en France.

Choisissons résolument les renouvelables, moins chères que les tout autres énergies, créatrices d’emplois de qualité et de valeur ajoutée sur tous les territoires. Investissons dans les réseaux et les infrastructures des technologies de l’information, dans les transports collectifs du quotidien, pour réduire la dépendance à la voiture individuelle et mailler nos territoires. Densifions le réseau de trains européens, reconnectons toutes les capitales par des trains de nuit, favorisons massivement le fret ferroviaire…

L’Europe ne peut pas tout en matière de services publics mais elle peut – enfin ! – leur reconnaître un statut qui les protège des règles de la concurrence et elle peut investir dans les infrastructures. Elle doit soutenir un effort d’ampleur dans la construction et la rénovation de bâtiments scolaires, hospitaliers et dans le logement étudiant. Nous en avons les moyens. Il y a dix ans, l’UE a rapidement adopté un plan de sauvetage public de 5 000 milliards d’euros en faveur d’un système financier et bancaire irresponsable. . Sans d’ailleurs lui imposer les réformes indispensables. Ce que nous avons fait pour les banques, nous devons et nous pouvons le faire pour le climat, pour les services publics, pour l’emploi.

La politique agricole commune, c’est près de 60 milliards d’euros d’aides chaque année (9 milliards en France). Assez pour transformer en profondeur un modèle agricole qui maltraite les paysans, la terre, les animaux, notre santé et contribue à la destruction de l’Amazonie. Assez pour offrir aux paysans un revenu décent, pour repeupler nos campagnes et protéger la biodiversité et le climat.

Réorienter les 55 milliards d’euros annuels de subventions publiques aux énergies fossiles vers les renouvelables boosterait le déploiement de ces dernières. Verdir le budget européen et le portefeuille de la Banque européenne d’investissement (BEI) – les décisions récentes vont dans le bon sens —, taxer le carbone aux frontières de l’Union accélérerait substantiellement la transformation des modes de production en Europe.

Un point de PIB d’argent public supplémentaire: Mais même avec ces changements majeurs, le compte n’y serait pas. Les ruptures à engager sont lourdes et nous devons les accompagner socialement, pour les salariés et les citoyens, et économiquement, pour les secteurs en transition. Desserrons l’étau budgétaire. Il nous faut désormais consacrer aux investissements dans la transition climatique au minimum 320 milliards d’euros en plus chaque année au niveau de l’Union, soit 3 000 milliards d’ici 2030. Pour que ces investissements de long terme se fassent suffisamment vite, il faut qu’une part significative de ces montants soit d’origine publique. Même si la rentabilité de ces investissements est fragile, elle reste suffisante alors que l’Europe et la France peuvent emprunter à taux quasi nuls sur 30 ans.
Décidons de consacrer à ce Green New Deal 1 point de PIB d’argent public supplémentaire chaque année, soit 160 milliards d’euros, 24 milliards d’euros au niveau de la France. Soit une dépense publique additionnelle de 800 milliards d’euros pour les cinq ans qui viennent.

Pour mémoire, la Banque Centrale Européenne (BCE) a injecté, par la création monétaire qu’elle a opérée, 2 400 milliards d’euros dans l’économie de la zone entre 2015 et 2019 de façon totalement indiscriminée sur le plan environnemental. Cette politique a atteint ses limites. Sortons les investissements utiles du Green New Deal du calcul des déficits publics selon les règles de Maastricht : ce sont à coup sûr les plus rentables à terme qu’on puisse faire en Europe aussi bien au plan social, économique qu’environnemental. La BCE doit dorénavant en priorité garantir ou racheter des titres émis par la BEI, devenue Banque européenne du climat, pour prêter aux Etats, aux collectivités et aux acteurs privés afin d’accélérer la transition écologique et sociale.
Nous n’acceptons pas la perte de la souveraineté économique de l’Europe. Nous ne nous résignons ni à l’emballement climatique, ni à l’affaissement des services publics, ni à la montée des populismes. Le Green New Deal est une formidable opportunité et il faut en débattre partout en Europe car il ne pourra pas être défini d’en haut. Il doit être le projet des citoyens européens. Les jeunes manifestants du vendredi ne se contentent plus de promesses ou d’aveux d’impuissance, ils exigent une réponse sérieuse. Mettons-nous au travail.

Selon Daniel Cohen, Guillaume Duval, Yannick Jadot, Dominique Méda, Laurence Tubiana - Liberation - mercredi 27 novembre 2019
 

 

25/12/2019

Replanter des légumes germés et faire des boutures de plantes ou d'arbustes...

Dans la revue Plantes et Santé, Mme Adeline Gadenne écrit un article concernant la possibilité de "sauvegarder des tubercules, bulbes ou racines, afin d'obtenir des pousses vertes, de redémarrer le potager ou de faire pousser de nouvelles plantes d'intérieur". Avec un peu de patience, en effet, il est possible d'économiser l'achat de plantes et de faire des boutures comme avec du basilic, du raifort, du gingembre ou de la menthe. Il suffit de couper un morceau ou une tête et de placer les tiges dans un verre d'eau. Puis exposer ces boutures dans un endroit lumineux à température stable. En principe, des racines apparaitront au bout d'un mois et ces nouvelles plantes pourront être plantées en pleine terre ou en pot.

Les pommes de terre, les oignons et l'ail peuvent également produire des pousses qu'il est possible de replanter en terre pour les premiers ou de couper pour les manger avec une salade pour les autres bulbes. De même, il faut savoir ( et je l'ai moi-même pratiqué très souvent) qu'on bouture assez facilement pour son jardin d'agrément ou son intérieur des bégonias, des hortensias, de la lavande, du jasmin, des lauriers-rose, des géraniums et des rosiers... Enfin, on peut obtenir des arbustes ou même des arbres à partir de boutures et de rejets de vigne, de figuier, de mimosa ou d'arbousier. Ainsi, au delà de la récolte de graines (pourpier, capucines et oeillets d'inde...) et de la mise en terre de pépins (citronniers...) ou de noyaux (avocatiers, néfliers), tout un chacun peut s'initier à la formidable école de la nature! C'est non seulement utile, mais passionnant!

Lyliane

24/12/2019

Inquiétude des français sur le sort des agriculteurs...

Les Français se soucient de plus en plus de la cause agricole. Selon la première édition du baromètre de la transition alimentaire, réalisé par Opinion Way pour Max Havelaar, et publié ce mardi, soutenir la filière en permettant aux agriculteurs et éleveurs de vivre décemment de leur travail est leur première motivation pour se tourner vers une consommation plus responsable. L’argument est cité par 59% des Français interrogés, devant les considérations environnementales (53%) ou de santé (54%).
» LIRE AUSSI - Le commerce équitable met le cap sur les producteurs français
Le secteur privilégié pour opérer cette transition est principalement l’alimentaire (81%). Viennent ensuite l’hygiène-cosmétique-beauté (51%), les produits d’entretien (44%) ou encore le secteur de l’habillement-textile (36%). Dans toutes ces catégories, les Français optent pour des produits locaux, bio ou équitables. «Que les Français placent au premier rang la nécessité de soutenir les producteurs et agriculteurs par leurs actes d’achat marque un vrai changement culturel! Ils voient désormais dans leur consommation responsable, qui augmente partout, un outil pour changer un modèle de commerce qui épuise les producteurs», commente Blaise Desbordes, directeur général de Max Havelaar France, cité dans un communiqué.
Ce baromètre révèle un autre phénomène d’ampleur. L’évolution des pratiques d’achat concerne toutes les catégories socioprofessionnelles et toutes les classes d’âge. 67% des personnes interrogées assurent acheter un produit dit «responsable» au moins une fois par semaine. Les jeunes (18-24 ans) sont particulièrement sensibilisés à la cause puisque 70% déclarent avoir fortement augmenté leur consommation de produits bio et 64% assurent qu’ils consomment plus de produits issus du commerce équitable.
» LIRE AUSSI - Café, banane, lait… Comment ces produits sont devenus «équitables»
Plus marquant encore, ce sont les catégories populaires qui déclarent avoir le plus fait évoluer leur consommation vers des produits régionaux (71% contre 65% dans les catégories aisées), «made in France» (73% contre 68%) ou issus du commerce équitable (49% contre 46%). L’étude y voit une «démocratisation» de la consommation de ces produits. Les Français (91%) attendent à ce titre que le secteur alimentaire agisse plus fortement pour développer ces gammes de produits et les rendre plus visibles dans les rayons avec des labels.
Appel à une TVA réduite
Pour Max Havelaar, ces résultats sont la preuve qu’«il faut relativiser la supposée montée d’un agribashing en France». Depuis septembre, plusieurs manifestations lancées par les agriculteurs ont eu lieu à travers la France pour dénoncer ce phénomène qui consiste à stigmatiser la profession. «Les Français voient désormais dans leur consommation un outil pour changer un modèle de commerce qui fait trop souvent des producteurs, au Nord et au Sud, la variable d’ajustement d’une course délétère aux prix cassés, quels que soient les coûts sociaux et environnementaux», assure Max Havelaar.
Le spécialiste du commerce équitable appelle le gouvernement à encourager cette transition en levant les freins existants. Le premier d’entre eux étant le prix, d’après 70% des personnes interrogées. «À quand une TVA alimentaire réduite pour des produits qui font du bien à la société, aux territoires et à la planète?» s’interroge-t-il. 

Selon Hayat Gazzane - Le Figaro - mardi 26 novembre 2019

Concours carto imaginaire selon le réseau Cocagne qui s'engage en faveur de l'agriculture...

«Le P’tit Libé» est partenaire du «concours carto imaginaire», un concours de cartographie destiné aux élèves du CM1 à la 5. Le thème de cette année est « Un territoire pour  mieux manger… demain !» Les enfants sont invités à réaliser la carte d’un territoire inventé qui permettrait à la fois aux habitants de se nourrir de façon équilibrée et de respecter l’environnement. Pour l’occasion, j’ai décidé de me plonger dans ce sujet passionnant qu’est l’alimentation en interviewant des spécialistes de la question.

Julien Adda est directeur du réseau Cocagne. Cette association réunit des «jardins de Cocagne», c’est-à-dire des fermes où les légumes sont cultivés par des personnes en difficulté qui cherchent un travail. Les légumes sont «bio» : ils grandissent sans produits mauvais pour l’environnement.

Le P’tit Libé : Pourquoi passez-vous par l’agriculture pour aider des personnes en difficulté ?

Julien Adda : On passe par l’agriculture parce que c’est un moyen formidable d’aider les gens à retrouver des sensations de travail agréables et pleines de sens. Par exemple, faire des petits pots, semer une graine, la replanter dans la terre, en prendre soin, la voir pousser, grandir et récolter les légumes à la fin ; tout ça donne beaucoup de plaisir et de sensations positives aux personnes qui le font.

En quoi ça les aide ?

En étant dans une ferme, ils ont un contact avec la nature qu’ils avaient parfois perdu (que nous avons tous perdu) et ils retrouvent des obligations, des exigences du monde du travail. On ne peut pas, par exemple, ne pas arroser une plante quand elle pousse. Ce sont des sortes de gestes professionnels que la nature impose et qui sont donc très structurants.

Qui donnent un cadre, des règles.

Les jardins de Cocagne s’installent de plus en plus près des villes. Pourquoi ?

Ça permet aux gens qui viennent chercher les légumes de découvrir le fonctionnement d’une ferme à côté de chez eux. De cette façon, ils se rapprochent de l’agriculture, ils peuvent participer à la vie de la ferme, découvrir des légumes anciens. Cette connexion et cette proximité, c’est ce que la plupart des habitants aujourd’hui recherchent.

Ce qui est proche.

Pourquoi faites-vous de l’agriculture biologique ?
On fait de la bio d’abord parce qu’il nous semblait évident que c’était l’avenir de l’agriculture. Le risque sinon est de ne plus pouvoir cultiver demain, pour des problèmes d’absence d’insectes pollinisateurs, de fertilité des sols et de destruction de la biodiversité.

Qui transporte le pollen des fleurs.
Ce qui permet de donner de bonnes récoltes.

La deuxième raison, c’est que les personnes que nous accompagnons sont parfois victimes d’addictions, à différentes drogues ou à l’alcool. Bien soigner la terre, c’est bien se soigner soi-même.


À votre avis, on mangera quoi et comment demain ?
Notre utopie à nous, c’est de relocaliser l’agriculture, c’est-à-dire de la rendre proche de soi. Il doit y avoir des liens de solidarité entre le monde de l’agriculture et le monde des consommateurs.
Rêve qui semble impossible?...

Propos recueillis par Elsa Maudet Illustrations Laure Lacour Édition Gregory Schwartz
et publiés dans Liberation - mardi 26 novembre 2019
 

23/12/2019

La plantation d'une nouvelle forêt dans le Val-d'Oise démarre...

C'est le premier projet de ce genre depuis la création de la forêt des Landes, en Nouvelle-Aquitaine, il y a plusieurs siècles. Ce lundi, le premier arbre de la future forêt de la plaine de Pierrelaye-Bessancourt, dans le Val-d'Oise, a été planté.

D'ici 10 ans, cet érable champêtre sera entouré d'un million d'autres, donnant naissance à un espace forestier de 1.350 m², relié directement aux forêts de Montmorency et de Saint-Germain-en-Laye. 


29 espèces différentes

Outre cet érable champêtre, 400 arbres de six espèces différentes ont été plantés ce lundi sur trois parcelles, à cheval sur trois communes, Méry-sur-Oise, Herblay et Saint-Ouen-l'Aumône. A terme, 29 essences d'arbres cohabiteront dans ce nouveau poumon vert.

"Nous les avons sélectionnées sur leur capacité de croissance rapide, explique au Parisien Philippe Goiran, chef de projet boisement à l'ONF. "L'enjeu est d'avoir rapidement une forêt au sens commun du terme. D'ici dix à quinze ans, nous aurons des arbres qui feront 10 à 12 m de hauteur."

Selon Mme Alexia Elizabeth avec Cyrielle Cabot - BFMTV - lundi 25 novembre 2019

20/12/2019

"Agir pour l'environnement" a eu un bilan positif en 2019...

 

 En 2019, grâce au soutien de près de 20 000 adhérents, nous avons pu :
 
MOBILISER & RASSEMBLER NOS FORCES
  • Créer plus de 15 000 zones de BZZZ, espaces exempts de pesticides et semer cent millions de fleurs mellifères pour les insectes pollinisateurs ;
  • Soutenir activement les maires ayant adopté des arrêtés anti-pesticides et organiser un débat avec le maire de Langouët ;
  • Obtenir un moratoire sur la commercialisation du dioxyde de titane à partir du 1er janvier 2020 et mener campagne pour exiger l'interdiction des nanoparticules dans les cosmétiques ;
  • Engager une procédure judiciaire contre le géant de l'agrochimie DowAgroSciences afin d'obtenir l'interdiction définitive du sulfoxaflor, insecticide tueurs d'abeilles ;
  • Lancer une vaste campagne pour interpeller les parlementaires sur les effets écologiques des plastiques à usage unique ;
  • Mobiliser plus de 40000 personnes pour obtenir le rejet d'un nouveau projet de ferme-usine de plus de 1000 vaches dans l'Eure ;
  • Participer à la mobilisation contre le centre commercial Europacity à Gonesse ;
  • Mettre sous pression les parlementaires afin qu'ils mettent un terme à l'exonération ficale bénéficiant à l'huile de palme dans les carburants ;
  • Lancer une campagne pour stopper les aides versées au transport aérien sur des courtes distances, surtout lorsque des alternatives ferrées existent ;
  • S'associer aux apiculteurs afin d'obtenir un étiquetage lisible sur l'origine géorgraphique du miel.
 
 
(ou selectionnez une contrepartie ci-dessous)
 
 
GRACE A VOTRE SOUTIEN FINANCIER, NOUS AVONS PU :
  • Participer activement aux marches pour le climat et distribuer des dizaines de milliers d'affiches "Je suis climat", "I love Climat" et "Ensemble pour le climat" ;
  • Coordonner la 11ème édition du Jour de la Nuit contre la pollution lumineuse rassemblant plus de 700 évènements locaux (sortie nature, observation du ciel étoilé, extinction de l'éclairage public) ;
  • Mettre à jour la liste des produits susceptibles de contenir des nanoparticules ;
  • Manifester devant le ministère de l'Agriculture afin qu'il cesse d'être une simple courroie de transmission de l'industrie agro-chimique en exigeant que la sortie du glyphosate ne soit plus remise à plus tard ! ;
  • Diffuser plus de 50 000 autocollants "stop pub" et inciter les parlementaires à interdire les écrans publicitaires énergivores ;
  • Impulser 3 nouvelles campagnes, coordonner 22 pétitions électroniques, publier plus d'une cinquantaine de communiqués et diffuser largement les dessins d'Agir réalisés par Red!
 
 
(ou selectionnez une contrepartie ci-dessous)
 

Cap sur l'année 2020...

L'ONG Greenpeace, dans un encart pour les donateurs, et notamment Mme Clara Jamart, responsable du programme agriculture et forêts, envisagent en 2020 de peser sur les négociations de la PAC (politique agricole commune), afin d'accélérer la transition écologique de notre agriculture. Toutefois, comment mettre en oeuvre un tel projet?

Il sera question par exemple de faire pression sur les négociations de la réforme de la PAC pour mettre fin aux subventions publiques à l'élevage industriel et amorcer la transition agroécologique vers des modes de culture et d'élevage raisonnés et responsables. Une autre demande concernera la réduction de notre impact sur les forêts, en interdisant notamment l'importation de soja issu de la déforestation dans le monde.

Promouvoir le respect de la loi imposant de servir au moins un repas végétarien par semaine dans les cantines françaises fait également partie du projet, tout comme le lancement d'une campagne visant à nous faire changer nos habitudes, en réduisant considérablement notre consommation de protéines animales.

Concernant la protection des océans, l'objectif affiché par Greenpeace est d'obtenir un traité sur la haute mer rendant possible la création de réserves marines protégée, afin de mettre au moins 30% des océans à l'abri de l'avidité des industries. Un travail politique au niveau des décideurs sera nécessaire pour les pousser à combattre l'industrie pétrolière.

Bref, bien loin de baisser les bras, les membres de l'organisation visent à mener campagne contre les entreprises climaticides , à dénoncer le scandale de la gestion des déchets nucléaires et à empêcher la construction de nouvelles centrales dans notre pays et à l'étranger en insistant sur la nécessité de sécurité et de transparence.

Alors, qui veut soutenir la communauté Greenpeace France forte de ses 230 000 adhérents et de près de 1,5 million de sympathisants sans oublier les 1500 militants bénévoles? Il y a urgence à se mobiliser pour le climat!

Lyliane

 

18/12/2019

Comment concilier révolution numérique, extraction non polluante de métaux rares et commerce équitable

Un dossier publié dans Télérama et signé par Mr Olivier Tesquet pose de nombreuses questions d'actualité. Le thème principal pourrait être résumé par la question suivante: comment pourrions nous concilier de façon bénéfique la généralisation des outils numériques et leurs dramatiques conséquences sur notre environnement? Tout est passé en revue: extraction nocive pour les êtres humains et les sols, travail des enfants, déchets polluants et dans nos pays: boulimie de consommation, serveurs gourmands en énergie, constructeurs avides de profit...

Le désastre écologique est pointé du doigt, d'autant mieux que chez nous, bien loin des mines et des dépôts polluants, nous semblons empêtrés dans nos contradictions et prisonniers d'un marketing qui nous pousse à changer de smartphone chaque année... Heureusement, après ce bilan consternant de la face cachée du numérique, le dossier met en valeur les recherches d'une entreprise néerlandaise nommée Fairphone, dans laquelle "une soixantaine de salariés planchent sur le téléphone de demain: durable, équitable et recyclable". Pour le moment sur les quarante métaux nécessaires à la mise au point d'un smartphone, le fairphone en a sélectionné quatre issus du commerce équitable.

De son côté, "pour sortir de cette économie linéaire qui se soucie peu de l'après", l'Ademe  va déployer dans notre pays au début 2020 un indice de réparabilité (cf l'étiquette énergie de l'électroménager). Pour cela seront pris en compte: la disponibilité des pièces détachées, la démontabilité, la mise à disposition de notices, le coût des pièces détachées, la mise à jour des logiciels. Mr Erwann Fangeat, responsable de la direction énergie circulaire et déchets de l'Agence pense qu'avec un indice européen, les grands constructeurs pourront peut-être infléchir leurs politiques.

Au moment où plusieurs d'entre nous tentent de limiter leurs voyages en avion et de réduire leur consommation de plastique, nous sommes invités à prendre conscience des effets pernicieux induits par l'usage effréné du numérique. Dans cette optique, plus de sobriété énergétique et de sens de la justice devront naître dans nos pays dits industrialisés...

On peut s'informer sur le sujet par la lecture de plusieurs ouvrages. Par exemple: "La face cachée du numérique " par Mr F. Flipo et Mmes M. Dobré et M. Michot aux éditions L'échappée (2013), par "La guerre des métaux rares" de Mr G. Pitron publié aux éditions Les liens qui libèrent (2018) et aussi grâce au rapport de l'ONG Greenpeace sur www.clickclean.org.

Lyliane

17/12/2019

Un nouveau magazine engagé sur France 2 avec le reporter Mr Hugo Clément...

Mr Etienne Labrunie dans Télérama dresse le portrait  du trentenaire, Mr Hugo Clément, ancien journaliste de Quotidien, qui est aujourd'hui de retour à la TV avec un magazine engagé. Il s'appuie beaucoup sur les réseaux sociaux, où il a 2 millions d'abonnés, car  ils prônent l'interaction et le partage.

Il a par ailleurs écrit un ouvrage  dans lequel il raconte comment il a arrêté de manger des animaux. Il est pour soutenir la cause environnementale et il n'hésite pas à s'impliquer personnellement. On le voit par exemple au Mexique nageant près des baleines et des tortues ou en Australie, où il défend la Grande Barrière de Corail avec des écologistes.

Il déclare s'inspirer de Mr Nicolas Hulot et de Mr Anderson Cooper, journaliste vedette de CNN. Un reporter donc qui parle du changement climatique à travers  le partage de moments de vie, dans lesquels il est un témoin présent. Pour lui, en effet, cela parle plus aux gens que de simples images  avec des commentaires en voix off. N'en déplaise à ceux qui lui reprochent le mélange des genres et un ego bien affirmé!

Lyliane

Faut-il ratifier le CETA?

Un collectif d’étudiants en agronomie s'inquiète des conséquences pour l'agriculture que pourrait avoir la ratification par le Sénat français de l'accord de libre-échange entre l'UE et le Canada.
Tribune. Très prochainement, le Sénat aura la responsabilité d’étudier le Ceta (Comprehensive Economic and Trade Agreement) en vue d’une ratification à l’échelle nationale. Si tous les Etats membres de l’UE font de même, alors cet accord particulièrement controversé entrera de manière permanente en vigueur, après dix ans de négociations. Nous sommes étudiants en école d’agronomie et nous ne nous reconnaissons pas dans ces accords dits de nouvelle génération. Pourtant, notre génération et les suivantes seront les premières à subir les conséquences de tels accords, loin d’être à la hauteur des enjeux environnementaux et climatiques dont les manifestations dépasseront certainement les prévisions les plus pessimistes du Giec. Alors que vous promouvez l’accord de Paris (1) non contraignant et non respecté par les signataires, vous négociez des accords de libre-échange qui réduisent fortement les marges de manœuvre des Etats. Nous ne pouvons que constater une contradiction entre le discours écologique engagé du gouvernement et la signature de ces traités dans leur forme actuelle.

Notre formation nous invite à réfléchir aux enjeux considérables auxquels l’agriculture fait face, et aux conditions de la transition vers une agriculture plus résiliente, plus rémunératrice des producteurs et répondant aux attentes de la société. Or, là où nous souhaitons une amélioration de la traçabilité et de la qualité de nos produits, notamment d’élevage, vous vous apprêtez à ouvrir des contingents d’importation à des produits issus d’exploitations où les normes sont moins exigeantes que les normes européennes (2).
Là où l’Union européenne fait prévaloir le principe de précaution, garantissant la Là où nous cherchons une réduction de notre empreinte carbone, vous nous soumettez une augmentation du trafic marchand maritime et aérien, ainsi qu’un accroissement des importations de combustibles fossiles (5).

Là où nous réclamons plus de transparence et de démocratie dans les décisions publiques, vous nous proposez la création de l’ICS (Investment Court Sytem), une instance publique supra-étatique de règlements des différends permettant aux investisseurs et entreprises privées d’attaquer en justice une décision politique qui entraverait ses intérêts économiques.

Ainsi, à l’heure où la transition agroécologique est des plus pressantes, nous ne pouvons accepter que l’agriculture soit la variable d’ajustement d’intérêts privés. Nos agricultures se jouent au sein des territoires, et sont fondées sur des complémentarités entre productions. Elles ne peuvent entrer dans une logique purement marchande de spécialisation transatlantique selon des avantages «comparatifs». A quand l’exception agricole dans les accords commerciaux pour une prise en compte réelle des enjeux environnementaux et de souveraineté alimentaire ?sécurité de la santé des citoyens, vous nous présentez une harmonisation des normes avec un pays qui ne le reconnaît pas (3).

Là où nous voulons des filières agricoles viables et durables, vous mettez en péril le maintien d’exploitations aux aménités sociales et environnementales pourtant nombreuses, notamment en ce qui concerne l’élevage bovin allaitant, un secteur déjà en grande difficulté économique. La transition agroécologique ne se fera pas au sein de nos territoires sans le maintien d’une diversité de productions et notamment de prairies (4).i cet accord de libre-échange se veut être un modèle pour de prochains accords, nous sommes plus qu’inquiets quant à notre capacité future à faire-valoir des intérêts de protection de l’environnement ou relevant de droits sociaux. N’est-il pas temps que la France reconsidère ses priorités et place l’agriculture au cœur de la transition écologique ? N’est-il pas temps de se saisir de cette opportunité pour enfin honorer l’accord de Paris et entraîner les autres Etats dans un changement de modèle ? Nous invitons donc les sénateurs à prendre acte de leur responsabilité en ne ratifiant pas les accords du Ceta qui, dans leur forme actuelle, vont à contre-courant des attentes de la société. Nous réclamons plus d’ambition et de cohérence dans les différentes politiques et accords mis en œuvre par les gouvernements et les instances internationales, pour une vraie prise en main de notre avenir.

Ce texte est soutenu par plus de 1 200 signataires. Retrouvez toutes les signatures ici.
(1) L’accord de Paris fixe un objectif de limitation de la hausse globale des températures de 2°C, avec comme grand objectif zéro émission de GES d’ici 2075, il n’est pas contraignant.
(2) Les normes européennes sont plus contraignantes qu’au Canada. Il est à craindre, au i cet accord de libre-échange se veut être un modèle pour de prochains accords, nous sommes plus qu’inquiets quant à notre capacité future à faire-valoir des intérêts de protection de l’environnement ou relevant de droits sociaux. N’est-il pas temps que la France reconsidère ses priorités et place l’agriculture au cœur de la transition écologique ? N’est-il pas temps de se saisir de cette opportunité pour enfin honorer l’accord de Paris et entraîner les autres Etats dans un changement de modèle ? Nous invitons donc les sénateurs à prendre acte de leur responsabilité en ne ratifiant pas les accords du Ceta qui, dans leur forme actuelle, vont à contre-courant des attentes de la société. Nous réclamons plus d’ambition et de cohérence dans les différentes politiques et accords mis en œuvre par les gouvernements et les instances internationales, pour une vraie prise en main de notre avenir.

Ce texte est soutenu par plus de 1 200 signataires. Retrouvez toutes les signatures ici.

(1) L’accord de Paris fixe un objectif de limitation de la hausse globale des températures de 2°C, avec comme grand objectif zéro émission de GES d’ici 2075, il n’est pas contraignant.
(2) Les normes européennes sont plus contraignantes qu’au Canada. Il est à craindre, au i cet accord de libre-échange se veut être un modèle pour de prochains accords, nous sommes plus qu’inquiets quant à notre capacité future à faire-valoir des intérêts de protection de l’environnement ou relevant de droits sociaux. N’est-il pas temps que la France reconsidère ses priorités et place l’agriculture au cœur de la transition écologique ? N’est-il pas temps de se saisir de cette opportunité pour enfin honorer l’accord de Paris et entraîner les autres Etats dans un changement de modèle ? Nous invitons donc les sénateurs à prendre acte de leur responsabilité en ne ratifiant pas les accords du Ceta qui, dans leur forme actuelle, vont à contre-courant des attentes de la société. Nous réclamons plus d’ambition et de cohérence dans les différentes politiques et accords mis en œuvre par les gouvernements et les instances internationales, pour une vraie prise en main de notre avenir.

Ce texte est soutenu par plus de 1 200 signataires. Retrouvez toutes les signatures ici.

(1) L’accord de Paris fixe un objectif de limitation de la hausse globale des températures de 2°C, avec comme grand objectif zéro émission de GES d’ici 2075, il n’est pas contraignant.
(2) Les normes européennes sont plus contraignantes qu’au Canada. Il est à craindre, au travers du Forum de la coopération réglementaire, que les normes en vigueur en Europe soient amenuisées pour favoriser le commerce avec le Canada. Ex : il existe deux types de farines animales. Les deux sont interdites en UE par principe de non-cannibalisme. Le Canada autorise leur utilisation pour l’alimentation animale. Or, le traité n’interdit que l’utilisation de l’un de deux types pour la viande bovine à destination de l’UE. Les animaux d’élevage peuvent également être nourris avec du maïs ou du soja OGM et il leur est administré des anabolisants et des antibiotiques (problème sanitaire d’antibiorésistance).
(3) La non-reconnaissance du principe de précaution par le Canada ouvre la voie à de nombreux questionnements sur la prise en compte des risques sanitaires liés à l’agriculture et l’élevage. Exemple : classification des OGM et utilisation des biotechnologies.
(4) Aménités et impacts sur l’environnement des exploitations françaises élevant des bovins pour la viande, Inra Production Animales, 2017.
(5) Ceta, chapitre 13 - Services Financiers : facilitation des mouvements de personnels entre les deux continents.

Selon un collectif d'étudiants en agronomie - Liberation - mercredi 6 novembre 2019

12/12/2019

Convention citoyenne sur le climat...

Emmanuel Macron a annoncé dimanche 17/11/2019 qu'il participerait en janvier 2020 à une session de travail de la Convention citoyenne sur le climat réunissant des citoyens tirés au sort pour chercher des solutions contre le réchauffement climatique.
«Vous avez été tirés au sort et avez accepté de construire notre avenir en relevant son plus grand défi: lutter contre le changement climatique. Bravo pour votre engagement ! Et merci pour votre invitation, je participerai à la Convention citoyenne pour le climat en janvier», a tweeté le chef de l'Etat, au lendemain d'une nouvelle mobilisation des «gilets jaunes».

150 citoyens tirés au sort
La Convention citoyenne sur le climat, constituée de 150 citoyens tirés au sort, avait été voulue par le président comme l'une des réponses au «grand débat national» né de la crise des «gilets jaunes», un mouvement de protestation contre le prix des carburants qui s'est étendue à des revendications sur le pouvoir d'achat, la justice fiscale ou encore la participation politique.
Les participants à la Convention citoyenne réclament régulièrement d'entendre le président de la République, selon un représentant joint dimanche par l'AFP. Ils se sont réunis pour la troisième fois ce week-end. Ils ont prévu encore trois sessions de travaux, dont deux en janvier, autour du 10 janvier et du 26 janvier qui sera la dernière session.
Exercice inédit dans la vie publique française, ces travaux sont destinés à proposer des mesures pour lutter contre le réchauffement climatique. Les sessions comportent des auditions d'experts et des séances de travail de cinq groupes thématiques: se déplacer, consommer, se nourrir, se loger, produire et travailler.

Le woofing ou vivre et apprendre dans une ferme biologique...

Le wwoofing est un mouvement alternatif né en 1971 en Angleterre, nous explique Mme Monique Daune dans le journal US retraités. A l'origine, ce terme signifiait "working weekends on organic farms", mais le concept a évolué assez vite pour donner un mouvement qui s'est développé dans le monde entier. En effet, "il est implanté dans 132 pays, sur les 5 continents, avec plus de 6 000 fermes biologiques qui acceptent d'accueillir des volontaires pour échanger et partager, maio aussi pour défendre l'environnement". Actuellement wwoofing veut dire: World-Wide Opportunities on Organic Farms.

En principe, l'hôte offre au volontaire le gîte et le couvert ainsi que l'occasion d'apprendre une pratique agricole. En échange, le wwoofer participe aux activités de la ferme 5 à 6 h par jour, avec des jours de congé s'il reste plusieurs semaines. Il ne touche aucun salaire et loge tantôt sous tente, tantôt dans une yourte ou une chambre en dur. L'Associatioon Wwoof du pays où le volontaire souhaite se rendre peut communiquer la liste de tous les hôtes à l'échelon national et des détails d'hébergement moyennant une adhésion annuelle gratuite comme en Pologne ou payante comme en France (25 euros.)

Qu'il s'agisse de soigner des animaux, de cueillir des plantes sauvages, de produire du vin bio, de faire les foins ou de fabriquer du fromage, deux écueils sont à éviter de part et d'autre: prendre les woofers comme de la main-d'oeuvre bon marché ou chercher un hébergement gratuit sans rien donner en échange... Alors, prêts pour l'aventure?

Lyliane

11/12/2019

Semaine européenne des déchets: décharges des déchets industriels visées...

Le samedi 16 novembre 2019 débute la Semaine européenne des déchets. Parmi les secteurs les plus souvent mis en cause, le bâtiment. En France, 46 millions de tonnes de déchets atterrissent chaque année dans les décharges sauvages. La secrétaire d’État à la transition écologique, Brune Poirson, souhaite lutter contre ces pratiques illégales.

Face au fléau des décharges sauvages, Brune Poisson propose d’instaurer à partir de 2022 la reprise gratuite des déchets de chantier qui seraient triés. Mais les professionnels sont plutôt sceptiques.
Dans un chantier, on scie, on casse, on construit et on produit beaucoup de déchets. L’accès aux déchetteries est payant pour les professionnels. Se débarrasser des gravats dans des lieux non autorisés leur permet donc de gagner de l’argent et du temps.
Un accès gratuit en cas de tri permettrait-il de mieux lutter contre les dépôts sauvages ? « À court terme, ça va gérer les décharges sauvages, estime Nicolas Courtois de la société Syface, qui réalise et pose des éléments préfabriqués. Par contre sur les chantiers actuellement, le nerf de la guerre qui discipline les entreprises sur le volume de déchets créés, c’est le porte-monnaie. , Moins ils en produisent, moins ils vont payer le poste déchets sur un chantier. Il ne faudrait pas que lorsque cette mesure va se mettre en place, ce soit une source de déresponsabilisation. »
Aujourd’hui, seulement un tiers des déchets du BTP est valorisé. Une situation qui peut changer, d’après Marie-Armelle Ollivier, directrice de Wastebox, une application qui propose des solutions aux entreprises.
« Le déchet de chantier, si on veut arriver à un taux optimisé de valorisation, il faut qu’on change la manière dont on collecte le déchet, la manière dont on le trie dès le départ de la production de ce déchet. »
En plus de la gratuité, le gouvernement souhaite densifier le réseau de points de collectes et développer les mesures répressives et de surveillance.

Selon RFI - RFI - samedi 16 novembre 2019

10/12/2019

A propos des énergies fossiles et de la BEI...

La Banque européenne d'investissement va arrêter de soutenir les projets liés aux énergies fossiles, y compris le gaz, à partir de 2022, a annoncé l'institution ce jeudi dans un communiqué.
"Après une longue discussion, nous sommes parvenus à un compromis pour mettre fin au financement par la banque de projets liées aux énergies fossiles (...), dont le gaz, à partir de la fin de 2021", a indiqué la BEI, institution de financement de l'Union européenne.
Une future "banque du climat" ?
Cette décision s'inscrit dans le cadre de la nouvelle politique d'investissement de la banque votée jeudi par les membres du conseil d'administration (composé de représentants des Etats membres et de la Commission européenne), et de son ambition de devenir une véritable "banque du climat". Cette nouvelle politique répond notamment à l'appel en ce sens de la future présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.
Le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire a immédiatement salué "une décision historique qui constitue la première étape vers la création de la Banque européenne du climat proposée par le président Macron".

Plusieurs ONG se sont également félicitées. "La décision d'aujourd'hui est une victoire importante pour le mouvement climatique. Enfin, la plus grande banque publique du monde s'est pliée à la pression du public et a reconnu que le financement de tous les combustibles fossiles doit cesser", a réagi Colin Roche, de Friends of the Earth.
"Nous alignons notre stratégie d'investissements énergétiques avec les ambitions politiques de l'UE, les objectifs climat et énergie de l'UE de 2030, et les exigences de l'accord de Paris", a résumé le vice-président de la BEI Andrew McDowell dans un conférence téléphonique avec des journalistes.
Jusqu'à 1000 milliards d'euros d'investissement pour le climat
Outre l'annonce phare sur les énergies fossiles, la BEI prévoit que ses activités d'investissement "débloquent" jusqu'à 1000 milliards d'euros d'investissement dans l'action pour le climat et le développement durable au cours de la prochaine décennie. La discussion a été "longue" sur le calendrier, a reconnu McDowell.
Plusieurs ONG avaient elles dénoncé les hésitations au sein du conseil d'administration en ce qui concerne le gaz, la moins émettrice en CO2 des énergies fossiles. La Commission européenne a reconnu que le gaz allait certainement "jouer un rôle encore quelques temps" dans la transition du continent vers des énergies plus propres.

Selon L'Express - jeudi 14 novembre 2019

En Côte d'Ivoire, lutte contre la déforestation...

En Côte d'Ivoire, le footballeur vedette Didier Drogba, a lancé ce vendredi à Abidjan une grande opération de plantation d'arbres pour lutter contre la déforestation, baptisée "Un jour, un million d'arbres". L'opération veut alerter contre la déforestation qui a fait perdre au pays la quasi-totalité de ses forêts en une cinquantaine d'années.
LIRE AUSSI >> Brésil : la déforestation en Amazonie a augmenté de 93% en neuf mois
Elle "est une première étape, le début de la reconquête", a déclaré le ministre ivoirien des Eaux et forêts, Alain Richard Donwahi. Elle "vise à recouvrer au moins 30% du territoire national d'ici 2030". Dans le cadre de la cérémonie de lancement de l'opération, des arbres ont été plantés dans le quartier de Koumassi à Abidjan. D'autres ont été plantés simultanément dans le reste du pays.
"Les chiffres (de la destruction) sont effarants. Je suis fier de contribuer à la reforestation de la Côte d'Ivoire par la sensibilisation", s'est réjoui Didier Drogba, saluant une "initiative noble". "Mondialement on lutte contre la déforestation : c'est reboiser, garder la forêt intacte, sauver la planète" et le consommateur européen est plus désireux qu'auparavant d'acheter "des produits qui ne contribuent pas à la déforestation, contrairement à la culture du cacao", a rappelé l'ambassadeur de l'UE en Côte d'Ivoire, Jobst von Kirchmann.
Une table ronde à venir sur le sujet
La Côte d'Ivoire va organiser en janvier 2020 une table ronde avec pour objectif de freiner une déforestation qui menace la stabilité climatique de la région. L'objectif de cette table ronde est de mobiliser 616 milliards de FCFA (près d'un milliard d'euros) pour financer sur la période 2020-2030 la nouvelle stratégie forestière en Côte d'Ivoire, adoptée en février.
La nouvelle politique forestière ivoirienne destinée à recouvrer "six millions d'hectares en 2030 et huit en 2045" englobe la réhabilitation, le reboisement et l'agroforesterie pour utiliser moins de terre. Outre les bailleurs de fonds internationaux, les industries chocolatières seront parties prenantes de ce programme.
Premier producteur mondial de cacao
Premier producteur mondial de cacao avec 40% du marché, la Côte d'Ivoire, qui comptait 16 millions d'hectares de forêts dans les années 1960, a vu leur superficie fondre à deux millions d'hectares, selon les chiffres officiels, à cause principalement du développement des plantations de cacao.
La déforestation liée à la culture du cacao pour l'industrie du chocolat se poursuit "sans relâche" en Côte d'Ivoire et au Ghana, les deux premiers producteurs mondiaux, avait dénoncé l'ONG Mighty Earth dans un rapport publié en 2018.

Selon lexpress.fr - L'Express - vendredi 15 novembre 2019

07/12/2019

Chamanisme: et si notre intuition était le langage des Esprits?

Une vidéo très bien faite sur YouTube.com avec l'école de l'intuition -IRIS- présentant une interview de Mme Corinne Sombrun, pianiste, écrivain et chamane formée en Mongolie, m'a beaucoup intéressée dans la mesure où elle m'a semblé pouvoir établir un trait d'union entre le chamanisme, les états modifiés de conscience (méditation ou psychotropes...) et la science moderne.

En fait, j'avais cherché sur Internet qui était cette femme, dont on parle à l'occasion de la sortie fin octobre 2019 du film "Un monde plus grand" avec Mme Cécile de France comme actrice principale. Tout à coup, je me suis retrouvée baignée dans un contexte passionnant expliquant notamment l'influence de l'esprit sur la matière et montrant que tout ce que nous émettons est d'origine vibratoire.

J'ai découvert que non seulement cette femme depuis 2003 s'est soumise à une initiation chamanique complète auprès de la chamane Enkhetuya, mais surtout qu'elle a cherché auprès de scientifiques (aux Etats-Unis et en France principalement) à faire analyser ce qui se produit dans son cerveau lors de ses transes provoquées ou pas par le son de son tambour chamanique.

A cette occasion, des chercheurs comme Mr Marc Henry, chimiste travaillant sur l'eau, ont mis en évidence que la transe est un outil cognitif perceptif qui modifie l'état habituel de son cerveau dans une "réalité augmentée". Il l'explique dans la mesure où il a mesuré en laboratoire la différence entre nos pensées habituelles, qui gèrent une bande passante analysant environ 16 bits par seconde, alors que notre cerveau est capable d'analyser 10 milliards de bits par seconde d'information et notre corps 10 millions environ de bits par seconde.

Il semblerait donc que, lors de la transe et au fur et à mesure de ses expériences chamaniques, Mme Sombrun capterait beaucoup plus d'informations que dans sa vie habituelle, où son cerveau spéculatif est essentiellement sollicité. Elle ressent même que notre cerveau est en position d'interface avec le monde des Esprits et de filtre par rapport à notre environnement. On pourrait de ce fait peu à peu élargir notre "bande passante" en sollicitant davantage notre cerveau perceptif et en écoutant davantage nos propres intuitions.

Si l'intuition est bien, comme elle le pense, un potentiel de notre cerveau, rien ne nous empêche de chercher des réponses en chacun de nous pour nos vies personnelles comme pour le devenir de la planète. Cela pourrait notamment induire des modifications de nos comportements à même de favoriser un changement profond des structures en place. Ainsi, je me prends à imaginer le saut quantique possible entre Saturne -lié actuellement au Noeud Sud ou queue du Dragon - et Uranus, planète du renouveau et maître du signe du Verseau...

Je trouve ces données réjouissantes, car nous pourrions alors reprendre le contrôle de nos vies, nous faire confiance, prendre en charge ce que nous désirons vraiment, au lieu de nous laisser dicter notre consommation, nos choix de vie et nos loisirs par la télévision ou la publicité. Internet contribue déjà beaucoup à nous rendre autonomes par rapport à l'information officielle...

Il ne s'agit pas, certes, de délirer, ni de sombrer dans des croyances qui appartiennent à une autre culture. Les ouvrages et le film de Mme Corinne Sombrun ne pourraient-ils pas toutefois sonner à nos oreilles comme "un rappel de conscience"? Je remarque en effet que tous les peuples premiers ont toujours mis en avant l'unité du Vivant et considéré la Terre avec respect. A nous peut-être de retrouver déjà en nous-même la trace de l'harmonie, de la joie du vivre ensemble près de la nature et de la solidarité, que nous semblons avoir perdu de vue notamment en Occident.

Lyliane

 

06/12/2019

Message d'un chef indien pour sauver la planète...

 

Sauvez la planète :
le combat d'un chef indien

Message d’un chef indien surui pour sauver la planète : Entre reforestation, gestion durable des ressources et réhabilitation des enseignement de la foret amazonienne. Entretien avec Almir Narayama Surui, et Corinne Sombrun.

Leader charismatique et visionnaire des indiens Surui, dont le nom ancestral est Paiter, « les hommes vrais, », Almir Narayamoga Surui est considéré comme l’un des plus grands activistes autochtones d’Amérique du Sud. Diplômé en biologie, il s’est engagé dans la défense de ses terres ancestrales. Déterminé à participer à la préservation de la planète, avec l’aide de l’ONG écologiste Aquaverde, il rencontre les dirigeants de Google pour leur présenter son projet : un plan de reforestation et de gestion durable des ressources de la forêt sur cinquante ans. Récompensé en 2008 à Genève par le prix des Droits de l’homme, Almir Narayamoga Surui fait partie des cent personnalités les plus importantes du Brésil. Avec Corinne Sombrun, co-auteur du livre « Sauver la planète », le chef indien nous livre à la fois l’urgence à préserver la forêt, les enseignements qu’elle recèle, son projet et les clés qui régissent la cohésion sociale de son peuple, dont nous gagnerions sans doute à nous inspirer.

Commençons par un état des lieux, si vous le voulez bien. Où en sommes-nous de la déforestation aujourd’hui ?
Almir Narayamoga Surui : En un demi-siècle, la population de l’Amazonie brésilienne est passée de six à vingt cinq millions d’habitants, ce qui a entrainé une réduction massive des surfaces forestières au profit de l’agriculture et de la production de bois. L’état du Rondonia est l’un des plus durement touchés par cette déforestation, accusant une perte de 40% de sa foret primaire.
La forêt amazonienne s’étend sur neuf pays, essentiellement au Brésil (près des deux tiers de sa superficie). Près d’un cinquième de cette forêt a disparu depuis 1970 et environ 17%, soit soixante millions d’hectares (la superficie de la France) ont été convertis à d’autres utilisations ces dernières années. A ce rythme-là, on annonce sa disparition totale avant la fin du XXIème siècle.


Quels sont les risques considérables qu’entraînerait sa disparition ?
A. N.S. : En plus d’être l’un des plus riches modèles de biodiversité, elle est la plus grande réserve d’eau douce du monde et un poumon vital nécessaire au maintien de l’équilibre climatique de la planète. En absorbant le CO2 de l’atmosphère, elle représente un facteur clé face au défi du réchauffement climatique La condamner, ce serait condamner des régions entières à endurer de graves inondations et des dégradations irréversibles. Sans parler des plantes aux vertus médicinales dont seulement 2% des principes actifs ont été référencés et étudiés en laboratoire. Les 98% restants représente un trésor inestimable dont il serait irresponsable de priver l’humanité.


Comment est né ce projet de reforestation pour lutter contre la catastrophe écologique que représente la déforestation en Amazonie ?
A. N.S. : Je souhaitais montrer que la préservation de la foret peut générer plus de revenus que sa destruction. En tant que chef, mon devoir était de trouver une solution. Au fond que voulaient les hommes de nos tribus en vendant le bois de notre territoire ? Ce que veut chacun de nous : nourrir sa famille. Ma responsabilité était donc de leur donner un autre moyen de le faire. Je me suis assis avec eux et leur ai posé cette question : existerait-il d’autres alternatives à la déforestation pour générer des revenus. Chacun des chefs de clan a été invité à trouver une idée. C’est ainsi qu’est né le projet de reforestation. Aujourd’hui, ce projet à long terme bénéficie du soutien de l’association suisse Aquaverde visant notamment à replanter un million d’arbres dans le cadre d’un programme de soutien aux peuples autochtones, s’y est ajouté le projet Carbone Surui (voir encadré). C’est une aventure collective !


D’un point de vue culturel d’après vos traditions, quels sont les enseignements que vous offre la forêt ?
A. N.S. : « En nous confrontant sans cesse à un problème nouveau, la forêt nous a toujours appris à nous adapter », me disait mon père. Il avait raison. C’est grâce à elle je crois que notre tribu a pu s’adapter en seulement 40 ans à un mode de vie qui nous a été imposé. La forêt nous apprend à rester en vie, en développant des qualités d’attention.
C.S.: Y survivre demande une qualité d’attention particulière, que l’on a perdu dans nos sociétés. Leur perception de l’environnement est large, ils entendent, ils voient, ils sont ouverts, tout simplement parce qu’ils ont une interaction avec lui.
A. N.S. : Tout comme avec la forêt, nous nous sommes attachés à étudier la société brésilienne, à en comprendre les lois et l’économie de marché. Et en a peine dix ans notre peuple a non seulement intégré tous ces paramètres, mais il a compris l’intérêt que pourrait lui apporter le déchiffrage des clés de ce nouveau monde.


La forêt est vivante dans votre culture. Dès l’enfance on vous apprend à lui parler ?
A. N.S. : Ce premier jour, où mon père m’a emmené dans notre grande forêt, reste l’un de mes plus beaux souvenirs. Il m’a dit : « Dans cette foret résident les esprits ancestraux, qui veillent sur nous, et doivent être respectés. » Apprendre à écouter les esprits de la forêt pour en faire des alliés, est au cœur de notre éducation. Ce sont des êtres vivants, c’est un art de savoir s’adresser et écouter les esprits de la forêt, il faut une préparation physique et spirituelle.
C. S. : En Amazonie, tout est vivant. Tout est habité par un esprit, chaque arbre, chaque fleur, chaque plante est susceptible de nous parler. Quand on prend la peine de les écouter et qu’on leur fait confiance, alors on peut entendre les messages du vent dans les arbres, de la mélodie d’une rivière, du chant des oiseaux. C’est très concret.


Vous dites que l’écosystème qui régit la foret pourrait être un modèle d’équilibre pour chacun de nous. C’est à dire ?
A. N.S. : Il faudrait qu’ensemble nous apprenions à nous comporter comme une forêt, au sein de laquelle chaque individu est nécessaire, chaque racine mérite d’être protégée pour l’harmonie et le bien de tous. Aujourd’hui, les gens font ce que leurs mains leur demandent, mais il faudra qu’ils comprennent qu’elles ne le font pas toutes seules. Il existe une sagesse derrière ces gestes ! Nous l’appelons soe same. Si la spécificité et les racines de chacun sont respectées, cette sagesse développera une conscience plus globale, et nous formerons alors une belle forêt.


Dans votre clan, vous insistez sur le besoin de réintroduire les rituels. Pourquoi ?
A. N.S. : L’un de mes premiers objectifs a été d’inciter les nôtres à renouer avec nos traditions, malmenées par les missionnaires. « Aucun arbre ne pousse sans racines », répétait mon père. Nous avons donc réintroduit les rituels, une manière de nouer des alliances, de poser des questions, d’aborder les problèmes, Par exemple, ces moments où chacun s’occupe de ritualiser le corps de l’autre par la peinture sont un excellent moyen de réguler les tensions. Il s’agit d’honorer une qualité de l’autre. Le jaguar, représenté par un ovale autour de la bouche et des tâches sur le torse, signale qu’on honore le guerrier en cette personne, elle donne à celui qui la porte le pouvoir de cet animal : force souplesse et rapidité… Il y a de nombreux rituels autour de la musique, également pour transmettre un message. Vous pouvez chanter, pour déclarer que vous êtes amoureux, ou que vous comptez partir en chasse, que vous êtes dans des dispositions guerrières. C’est un acte de communication. Il existe aussi des rituels plus initiatiques, de guérison, de passage…


Pour une bonne cohésion de la structure sociale, vous évoquez l’importance relever des défis. Un principe fondamental !
A. N.S. : Les défis nous obligent à constamment rester sur nos gardes quant au respect des traditions et à remplir notre rôle social en étant au meilleur niveau. Si on ne l’esp pas, on nous le fait comprendre et on doit trouver la solutions honorable. C’est ainsi que depuis la nuit des temps nous façonnons notre société.
C. S. : Le défi est une façon de bien vérifier que tu as acquis les règles de savoir « être » de la tribu. Par exemple, est ce que tu sais construire un arc, découper la viande après le retour de la chasse, ou encore remplir ton rôle de chef. On ne va pas te critiquer sur la façon dont tu construis ton arc, mais on te montre que tu peux faire mieux, si tel est le cas. Ce sont des réajustements.
A. N.S. : Les défis ont pour principal fonction que chacun trouve sa place dans la société, on attend pas plus d’une personne que ce qu’elle est capable de faire ou de donner, et on l’accepte tel qu’elle est ! Pour découvrir ses réelles capacités comme ses limites, elle doit s’éprouver dans un défi. Ils s’exercent dans la vie courante. Le défi n’est pas individuel, on engage la responsabilité de tout le groupe.


Justement parlons de cette notion de responsabilité. Dès l’enfance vous apprenez à considérer que vos actes n’engagent pas seulement notre responsabilité mais celle de tous. Qu’est ce que ça ’implique ?
A. N.S. : La responsabilité est une question d’engagement dans chaque acte qui est posé, pas simplement pour soi-même, mais pour les autres, pour l’humanité. Il s’agit de définir des actions qui sont bénéfiques à tous. La responsabilité exige un engagement personnel, qui mobilise toutes vos ressources, là ou l’on pourrait se sentir impuissant et laisser tomber. A partir du moment où on s’engage on fait tout notre possible pour trouver des appuis.
C. S. : Nous sommes tous responsables de chacun. Quand Almir développe cette conscience verte, il le fait pour tous, Il se sent autant responsable d’un point de vue de lui-même, de sa tribu et au niveau mondial.


On pourrait dire que votre spécificité réside dans l’alliance de votre culture et de la modernité : vous avez obtenu un partenariat avec Google Earth qui permet aujourd’hui une surveillance plus efficace du déboisement illégal. Une clé pour sauver la planète ?
A.N.S. : Chaque connaissance a sa valeur. L’une complète l’autre. Il ne s’agit pas de prendre en compte les seuls aspects négatifs de la technologie, mais de les rectifier. Comment améliorer les choses ? Le savoir traditionnel a ses propres valeurs, et les connaissances technologiques également, ou scientifique, et spirituelle, aussi. C’est avec ce « tout » que l’on peut espérer élaborer une stratégie viable, il est nécessaire de faire concourir tout cet ensemble. Changer les consciences passerait selon nous par une la création d’une université surui capable de réunir les connaissances traditionnelles et scientifiques sur la forêt.


Le Projet Carbone Surui :


D’abord conçu par le chef Almir Surui, avec le soutien d’institutions environnementales et d’institutions autochtones, le projet finance les activités de surveillance et de protection, de production durable et d’amélioration des conditions de vie du peuple Surui, tout en contribuant à la conservation de l’environnement et au renforcement culturel indigène.

Ce projet débuté en 2007 a commencé à porter ses fruits en 2011. Les revenus générés pour les services environnementaux, issus de la vente de crédits de carbone REDD+ proviennent de la deforestation évitée, donc du maintien sur pieds de 230’000 hectares de forêt originelle appartenant aux Surui, et sont une alternative prometteuse pour le peuple Surui.

Le Projet Carbone Surui est mené vers un processus inédit et détaillé de consentement préalable en connaissance de cause par le peuple tout entier, aboutissant à la signature d’un accord de coopération entre les quatre clans au sein du peuple Surui, afin d’assurer les garanties sociales et environnementales pour la communauté toute entière.
Cette nouvelle approche de gestion ethno-environnementale de territoires autochtones sert aujourd’hui de modèle pour les autre tribus d’Amazonie et fait jurisprudence auprès du gouvernement brésilien..


Le Projet de Reforestation :


“ L’unique manière de changer le monde est de donner l’exemple”
- Almir Surui

En 2005, Chef Almir se met à la recherche d’une institution pour le soutenir dans son projet de reforestation et c’est ainsi que lors d’une recherche sur internet, il tombe sur l’Association Aquaverde
Le projet PAMINE a été entièrement élaboré par les Surui eux-mêmes, selon leur propre philosophie de vie. Le but de ce projet est d’engager le plus grand nombre de membres de la tribu dans des activités de gestion forestière préservant la forêt amazonienne dans toute sa diversité biologique.
Il s’agit pour cela de rendre attractif et bénéfique la plantation d’arbres, afin de démontrer à l’ensemble de l’ethnie, aux autres peuples indigènes ainsi qu’au monde entier que l’exploitation du bois et les autres activités prédatrices ne sont pas les seules solutions qui s’offrent aux Indiens face aux pressions économiques qui s’exercent sur leur sociétés.
La restauration de la richesse de la forêt aux alentours des villages contribue à la fois à réduire leur dépendance alimentaire à l’égard de la ville et à leur fournir des revenus tirés d’une activité durable, tout en leur permettant de protéger l’intégrité de leur territoire forestier encore inviolé soit 93% des 250 000 hectares de la Terra indigena.

Le projet appelé “ PAMINE”, ce qui signifie “Rennaissance” dans leur langue, est aujourd’hui une inspiration pour toutes les tribus de l’amazonie. Dix ans plus tard, la tribu a planté plus de 150 000 arbres avec le soutien de l’association Aquaverde et ses donateurs.

 

03/12/2019

Une maison bioclimatique en bois...

Mme Gaëlle Belda dans le journal Nous présente aux lecteurs le projet d'une flamande, Mme Diane Van den Berge, concernant une bergerie entourée d'arbres et d'un bassin naturel située à St Paul de Vence. Comme Mme Van den Berge avait une conscience écologique, elle avait tout d'abord fait construire de petites cabanes dans les arbres. Lorsqu'elle a réalisé que le terrain était constructible, elle a cherché à faire transformer la bergerie en maison d'architecte. Elle a tout d'abord réuni une petite équipe avec bureau d'étude, architecte et constructeur de la région. Dès 2016 le gros oeuvre démarrait.

Ses constructeurs ont été d'accord pour construire une maison bioclimatique de 120 m2 ayant vue sur le village en utilisant des matériaux biosourcés. Les grands chênes ont été conservés pour faire de l'ombre sur la maison orientée à l'ouest. La bâtisse est toute en bois (dalle comprise), car ce matériau est un puits à carbone. En effet, elle le stocke, mais ne le rejette pas dans l'air. La façade est en liège laissé apparent et le toit est végétalisé. La propriétaire s'est occupée de la décoration intérieure. Dans sa maison, Mme Van den Berge travaille comme consultante en gestion du changement pour de grandes entreprises européennes et loue parfois ses cabanes perchées

La propriétaire et ses filles se plaisent beaucoup dans leur maison. Le bassin naturel est filtré par minéraux et plantes. La construction baptisée Orion a été récompensée par le prix du jury "Chantier  de moins de 150 m2", lors des Trophées de la construction 2019. Les architectes du bureau d'étude Trihab en sont très fiers. Mr Pierre Macario notamment de la Société Bateko de Contes (06) se bat pour promouvoir des solutions à faible impact environnemental. Pour en savoir davantage, joindre: www.trihab.com, batekoconstruction.com ou orionbb.com.

Lyliane

30/11/2019

Interdiction du glyphosate et de deux autres pesticides en Thaïlande...

La Thaïlande, écrit un journaliste dans le journal gratuit Ecolomag, est un des plus gros exportateurs mondiaux de riz et de sucre, mais aussi un des plus gros consommateurs de pesticides, de plus en plus souvent interdits à travers le monde à cause de leur toxicité. Malgré les protestations des agriculteurs locaux, la Commission thaïlandaise a voté à compter du 1er décembre 2019, l'interdiction du glyphosate, du chlorpyrifos-éthyl et surtout du paraquat, un herbicide jugé toxique par les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies.

Rappelons que le glyphosate, vendu sous le nom de Roundup par Monsanto, filiale de Bayer, est accusé d'être à l'origine de cancers. Plus de 13 000 procès sont en cours aux Etats-Unis et le groupe Bayer en a déjà perdu plusieurs. Le Vietnam avait interdit tous les herbicides contenant du glyphosate peu après les procès américains. Pour aider les agriculteurs thaïlandais à apprendre d'autres méthodes de culture, le Réseau national contre les pesticides de Thaïlande s'est mobilisé. En Europe, c'est l'Autriche qui avait été le premier membre de l'UE à interdire toute utilisation du glyphosate dès le mois de juillet 2019. Des restrictions ont été décidées en République Tchèque, en Italie, aux Pays-Bas et en France. A suivre pour voir l'évolution des esprits et la mise en place du principe de précaution...

Lyliane

 

 

25/11/2019

Et si le père Noël apportait des abeilles?

Dans le journal gratuit Ecolomag, j'ai relevé une idée cadeau originale et durable: offrir une maisonnette  BeeHome. Selon l'article, offrir une BeeHome, c'est offrir l'opportunité de découvrir les abeilles sauvages, des insectes inoffensifs et passionnants. C'est également un cadeau de Noël qui fera du bien à la planète, car ce sont des pollinisatrices de nos arbres et de nos fleurs.

En accueillant une BeeHome, on reçoit, outre des conseils avisés, une population de cocons d'abeilles sauvages pour se lancer à leur découverte. Les maisonnettes peuvent être très simplement installées dans un jardin ou sur un balcon, en ville ou à la campagne. Le prix de ces BeeHome commence à partir de 69 euros. Les maisonnettes peuvent être commandées sur le site: https://beehome.net.

Lyliane

24/11/2019

Des techniques plus vertes pour faire manger la planète...

L'Université Côte d'Azur a lancé un Master pour former les futurs ingénieurs d'une agriculture plus propre, écrivent Mme Mathilde Frénois et Mr Fabien Binacchi dans le Journal Nice-Matin. Le cursus, prévu sur 2 ans et dispensé en anglais, est centré sur toutes les voies possibles pour faire pousser des plantes sans produit phytosanitaire.   Ils sont 10 étudiants de l'Inra à Sophia-Antipolis ou dans les labos de Valrose à Nice et ils viennent des 4 coins du monde et aimeraient exporter les techniques dans leur pays.

Ce Master Boost, dont c'est la première promo, s'intéresse aux champignons et aux bactéries pour combattre les ravageurs. Le CNRS et l'INRA sont chez nous particulièrement en pointe concernant l'agriculture durable et le contrôle biologique. Ces jeunes chercheurs algériens, brésiliens, colombiens, italiens, africains sont animés de convictions profondes. Mr Erwan Paitel  est le directeur de ce programme révolutionnaire.

Lyliane

22/11/2019

Réparer, une idée béton chez certains architectes...

Un dossier de Mr Luc Le Chatellier dans le journal Télérama s'emploie à nous faire réaliser que si, depuis 40 ans, on rase pour reconstruire du neuf, c'est une "hérésie financière et écologique". Quelques architectes français ou étrangers appellent désormais "à réhabiliter, agrandir et mieux isoler l'existant". En effet, que ce soit à Bordeaux ou en région parisienne, l'industrie du bâtiment, grosse consommatrice d'énergies fossiles, génère en outre chaque année en France 40 millions de tonnes de déchets. Il est donc grand temps de "bâtir durable" et de se montrer plus responsable!

Mme Christine Leconte, jeune Présidente du conseil régional de l'ordre des architectes d'Ile-de-France par exemple, prépare un colloque intitulé " réparer la ville" du 21 au 23 novembre au Couvent des Récollets à Paris (10 ème). Elle énonce notamment:" Avec tous les gravats et déchets qu'il faut évacuer, stocker et abandonner, détruire est un échec". Elle dénonce même les 40 années de politique de la ville, de ZAC, de ZUP, de ZUS et d'autres opérations, qui ont conduit à spéculer sur le foncier et à favoriser les majors du bâtiment et des travaux publics. Pour elle, "réparer n'est pas un gros mot!"

Détruire serait selon Mme Leconte un échec à trois titres: "social d'abord car personne n'aime voir sa maison réduite en poussière, culturel aussi, car le bâti fait partie de notre patrimoine, écologique surtout, en raison des déchets. Elle prône plutôt de réhabiliter, d'aérer, de surélever, de revitaliser et d'embellir. Même pour les vieux HLM , construits dans les année 50, comme dans la Cité bordelaise du Grand Parc, " les atouts de l'existant sont à considérer". Ainsi, sur 3 immeubles et 530 logements par exemple, une autre approche a été possible. Le chantier s'est fait en site occupé et, à l'arrivée, chaque habitant a gagné 30 M2  et une note de chauffage divisée par deux.  En tout, la réhabilitation a coûté 35 millions au lieu des 88 millions d'euros nécessaires si on avait procédé à l'opération démolition/reconstruction.

Nous apprenons à l'occasion de ce dossier, qu'avec Mr Mies van der Rohe  le jury du prestigieux prix européen d'architecture a été attribué à cette réalisation dans la Cité bordelaise. Des concours d'idées sont par ailleurs lancés à Paris (ancien garage Citroën) et dans les Hauts-de-Seine (Butte rouge) pour changer l'usage des bâtiments en sauvegardant l'existant. Bref, au lieu de raser, on cherche à restaurer et à rajeunir en respectant le patrimoine. Ce changement de mentalités me paraît aller dans le bon sens et me réjouit car on fait cesser de la sorte l'étalement urbain en préservant les terres fertiles. Merci à ces pionniers actuels de l'architecture de demain, qui prônent les matériaux biosourcés et préparent "un changement de paradigme, intégrant la transition écologique", selon Mme C. Leconte.

Lyliane

21/11/2019

Feu vert à l'expérimentation du cannabis médical en France...

L'Assemblée Nationale vient d'autoriser le 25/10/2019 l'expérimentation du cannabis thérapeutique en France. Cela pourrait se concrétiser au cours du premier semestre 2020. Elle concernera des personnes souffrant de maladies graves (épilepsie, douleurs neuropathiques, effets secondaires de chimiothérapies, de soins palliatifs ou de scléroses en plaques) pour lesquelles "les dérivés du cannabis peuvent constituer un apport thérapeutique supplémentaire" selon compte-rendu d'un journaliste de Nice-Matin.

Cette expérimentation sera menée  dans plusieurs centres hospitaliers en France. Une prescription initiale sera effectuée par un médecin spécialiste, neurologue ou médecin de la douleur. Les patients devront se fournir  en pharmacie hospitalière, puis renouveler leur traitement en pharmacie de ville. Ces dérivés du cannabis prendront la forme de tisane, d'huile ou de fleurs séchées. Il n'y aura donc pas de joints en pharmacie pour le moment!

Il faut savoir quee cannabis médical représente déjà un marché mondial de plus de 10 milliards d'euros. 17 pays de l'Union Européenne ont déjà autorisé des traitements à base de cannabis médical. Les producteurs canadiens figurent parmi les leaders du secteur. En Europe, c'est aux Pays-Bas que sont apparus les premiers producteurs légaux de cannabis en 2003. Chez nous, un groupe agricole coopératif français a déposé une demande pour se positionner sur le marché. Jusqu'ici, la France n'autorisait pas la production de cannabis... A suivre donc!

Lyliane

19/11/2019

Assemblée nationale responsable!

 

Agir pour l'Environnement contact@agirpourlenvironnement.org Se désabonner

lun. 18 nov. 18:16 (il y a 14 heures)
 
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À moi
 
 
 
 
 
Première victoire : L'aide fiscale à l'huile de palme rejetée par les députés
 
 
(Huile de) palme... d'or remis à 58 députés !
 
 
Chères amies, chers amis,
 
Au terme d'une folle semaine, les députés ont eu l'occasion de revoter pour supprimer une aide fiscale à l'huile de palme dans les carburants.
 
Alors qu'un premier vote, effectué en catimini, avait conduit l'Assemblée Nationale à reporter de 6 ans la fin des aides à l'huile de palme dans les carburants, la mobilisation citoyenne a obligé les députés à programmer un second vote.
 
Ce deuxième vote, à scrutin public, s'est soldé par un score sans appel ! Cinquante-huit députés (contre 2) ont rejeté le principe d'un prolongement de l'aide à l'incorporation d'huile de palme dans les carburants.
 
Nous restons vigilants car ce vote positif est une première étape. Le projet de loi de finances doit encore passer au Sénat puis en seconde lecture à l'Assemblée Nationale. Or, le gouvernement n'a eu de cesse de soutenir l'amendement pro-huile de palme à l'occasion du premier et second vote par la voix du ministre du budget et par celle de la ministre de la transition écologique...
 
Nous sommes néanmoins heureux et satisfaits qu'une majorité parlementaire se soit dégagée pour refuser cette niche fiscale climaticide.
 

Combattre la pollution en Inde grâce aux carottes?

Depuis quelques jours, le nord de l’Inde est en proie à un pic de pollution, hors norme. New-Delhi et ses environs sont plongés dans un épais brouillard, où les taux de particules fines sont 32 fois supérieurs au maximum recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), explique France Bleu.
Les avions sont détournés dans d’autres aéroports, les écoles sont fermées et une circulation alternée est mise en place… Des mesures jugées insuffisantes par la population, particulièrement touchée.
Et alors que nombreux Indiens se plaignent de douleurs à la gorge, aux yeux et de difficultés respiratoires, le ministre de la Santé, Harsh Vardhan, leur recommande de "manger des carottes." Un aliment qui "aide votre corps à obtenir de la vitamine A, du potassium et des antioxydants qui permettent de lutter contre l’héméralopie, si commune en Inde. Elles aident aussi contre d’autres difficultés liées à la pollution," relate le HuffPost.
De quoi faire grincer des dents… Outrés, des citoyens piégés dans le brouillard ont tenu à lui répondre sur Twitter. "C’est votre premier conseil face à la pollution? Vous feriez mieux de quitter votre poste et de le laisser à quelqu’un capable de réellement faire quelque chose…," lance un internaute. "Quelle honte. Les gens peuvent développer de l’asthme et des cancers parce que vous ne faites rien et vous voulez que nous mangions des carottes," dénonce un autre.

D'après redaction - Gentside - lundi 4 novembre 2019