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14/06/2019

Un produit phytosanitaire dangereux interdit en France ...

INFO BFMTV-RMC La mesure devrait être officielle dans la journée. L’Anses, l’agence nationale de sécurité sanitaire, va ordonner le retrait d’un fongicide très utilisé par les agriculteurs céréaliers, l’époxiconazole, cancérogène suspecté et présumé toxique pour la reproduction humaine.C’est une décision qui était très attendue par les associations de consommateurs, et redoutée par les industriels qui produisent la substance, comme BASF. L’époxiconazole, un produit phytosanitaire au nom un peu barbare, beaucoup moins connu du grand public que le glyphosate mais très utilisé en France, va être interdit, à la demande de l’Anses, qui doit publier un avis officiel dans la journée, selon les informations de BFMTV-RMC.
L’époxiconazole est un produit fongicide qui détruit les champignons parasitaires. Il s’agit d’un traitement qui se fait au printemps, en général une fois par an. En France, chaque année, 200 tonnes de substance active sont commercialisées dans 76 produits. "Cela peut paraître peu mais en réalité la moitié des surfaces céréalières en France sont traitées à l’époxiconazole. C’est très important", précise le docteur Caroline Semaille, directrice générale déléguée aux produits réglementés à l’Anses. L’époxiconazole est aussi utilisé dans le cadre la culture de la betterave (70% des surfaces concernées)
Un perturbateur endocrinien avéré et cancérogène probable
En janvier 2017 déjà, un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) listait une douzaine de pesticides reconnus "préoccupants" et restant à ce jour autorisés au niveau européen, notamment l’époxiconazole, classé cancérogène probable et présumé toxique pour la reproduction. C’est aussi un perturbateur endocrinien. "Nous avons étudié toutes les données et notre conclusion c’est que l’époxiconazole est un perturbateur endocrinien avéré, et présente un danger préoccupant pour l’homme et pour l’environnement", précise Caroline Semaille.
L’Europe avait acté en 2018 une définition des perturbateurs endocriniens, avec des critères validés et publiés en juin dernier. "Tant que l’Europe n’avait pas adopté son guide des critères de ce qu’est un perturbateur endocrinien, nous ne pouvions pas faire grand-chose. On avait déjà notifié aux ministères nos préoccupations par rapport à cette substance mais on n’avait pas le levier réglementaire. Ce guide va changer beaucoup de choses », précise le docteur Semaille.
"Les agriculteurs vont devoir faire autrement"
Au niveau européen, une réévaluation de l’époxiconazole est aussi en cours. Une décision est attendue en avril 2020. "La France ne pouvait plus attendre. Il y a des usages très importants, des populations sensibles comme les enfants et les femmes enceintes qui sont concernées, et on est un pays très agricole", explique Caroline Semaille, qui précise : "C’est le sens de l’histoire. Les agriculteurs vont devoir travailler autrement. Tout le monde est conscient qu’il faut raisonner l’utilisation des produits. C’est du bon sens".
Le retrait de l’époxiconazole ne se fera pas du jour au lendemain. "On ne peut pas laisser les agriculteurs sans solution du jour au lendemain, même s’il existe d’autres fongicides de la même famille". Tous les industriels ayant été notifiés début mai, ils auront un délai de 12 mois pour retirer définitivement les produits à base d’époxiconazole du marché.

Marie Dupin pour BFMTV - BFMTV - mardi 28 mai 2019

09/06/2019

Un bateau en projet pour nettoyer les mers du plastique...

Des milliers de tonnes de déchets plastiques naviguent dans la mer Tyrrhénienne, entre la Corse et l’île d’Elbe. Une pollution alarmante, mais qui n’étonne pas les spécialistes.
Tout a commencé par un article paru dans la presse italienne : « Des tortues retrouvées mortes sur une plage de l’île d’Elbe, l’estomac rempli de plastique ». Après de rapides recherches, un immense îlot de plastique a été localisé au large. Flottant sur plusieurs kilomètres.
Très vite, l’information a traversé la mer pour arriver sur l’île de Beauté. « Le canal de Corse, c’est la plus forte densité de déchets plastiques dans le monde. Jusqu’à quatre fois supérieure à celle observée dans le Pacifique, explique Pierre-Ange Giudicelli, de l’association environnementale Mare Vivu. En raison des courants qui remontent vers la Côte d'Azur, tous les déchets sont bloqués par les îles de l’archipel toscan. »
Selon les experts, 85 % des déchets en mer proviennent de la terre. À ce rythme, sans prise de conscience, la Méditerranée deviendra une immense décharge. « La pollution, ce n’est pas seulement la mauvaise carte postale avec les bouteilles en plastique échouées sur le sable blanc. C’est un enjeu de santé publique. Dans cet îlot de plastique, le plus grave c’est la partie immergée de l’iceberg avec toute une soupe de micro-plastique qui voyage sur d’énormes distances. L’ingestion de ces fragments par les plus petits organismes de la chaîne alimentaire représente un cocktail meurtrier de toxines. Les poissons se nourrissent de ces micro-organismes. Et les humains se nourrissent de ces poissons… »
« Tout arracher serait catastrophique »
Pour éviter un scénario catastrophe, l’initiative du « Corsican Blue Project » a été lancée par des ingénieurs officiers de la marine marchande. Leur idée : créer un bateau autonome, spécialiste de « l’antipollution ». « Nous sommes dans la phase technique d’ingénierie, en attente des premiers plans du cabinet d’architecture navale, précise Julien Torre, l’un des responsables. Notre navire hybride sera équipé pour récupérer les eaux usées, les traiter et les transformer en eau douce. Mais surtout pour collecter les déchets liquides et solides. »

Un outil révolutionnaire pour la protection environnementale. Mais la solution miracle n’existe pas. « Dès qu’il y a du plastique en mer, de la biodiversité se crée autour. Partir à l’abordage pour tout arracher serait catastrophique. Voilà pourquoi nos interventions se feront avec des scientifiques. »
En attendant de disposer de ce fameux bateau, le « Corsican Blue Projet » s’est associé avec des clubs de plongée. « Nous allons d’ailleurs effectuer une excursion avec nos partenaires pour tenter de localiser cet îlot de plastique. » Une mission délicate. La semaine dernière, la préfecture maritime a envoyé un avion de reconnaissance « Falcon 50 ». La recherche au-dessus de la mer Tyrrhénienne n’a rien donné. Le plastique nage vite. Très vite.

Pierre Santini - Le Parisien - lundi 27 mai 2019

08/06/2019

Eco-gestes à mettre en place chez soi...

 -30% de réduction, ce n’est pas probable, c’est tout simplement POSSIBLE

  1. J’utilise une thermos pour conserver au chaud du thé ou du café : 8 kg de CO2/an
  2. Je choisis des fruits et légumes frais au lieu de surgelés : 58 kg de CO2/an
  3. Je choisis des fruits et légumes produits localement : 21 kg de CO2/an
  4. Je consomme du lait biologique : 46 kg de CO2/an (si vous buvez un verre par jour)
  5. J’utilise pour cuisiner une cocotte-minute : 25 kg de CO2/an (pour le gaz) ; 35 kg de CO2/an (pour l’électricité)
  6. Je cuisine toujours avec un couvercle sur les casseroles et les poêles : 50 kg de CO2/an (pour le gaz) ; 71 kg de CO2/an (pour l’électricité)
  7. J’éteins la lumière dans les pièces inoccupées : 35 kg de CO2/an (pour deux lampes)
  8. Je remplis au maximum le lave-linge et choisis la température la plus basse possible : 67 kg de CO2/an
  9. Je remplace 5 ampoules classiques par 5 ampoules fluocompactes à économie d’énergie : 72 kg de CO2/an
  10. Je ferme les rideaux dans les pièces chauffées :
    Émissions économisées selon le type de chauffage : 87 kg de CO2/an (gaz) ; 117 kg de CO2/an (mazout) ; 121 kg de CO2/an (électricité), soit une moyenne par habitant en France de 109 kg de CO2/an
  11. Je prends une douche plutôt qu’un bain : 112 kg de CO2/an (si je prends un bain deux fois par semaine)
  12. J’évite de laisser en veille les appareils audiovisuels : 111 kg de CO2/an
  13. Je remplace le papier blanc par du papier recyclé : 113 kg de CO2/an
  14. Je réduis la consommation d’électricité de mon congélateur en éliminant le givre présent sur ses parois : 158 kg de CO2/an
  15. Je réduis de 300 grammes par semaine (soit deux steaks) ma consommation de viande de bœuf ; à la place, j’opte pour des protéines végétales (soja, pois, haricots, lentilles) ou de la volaille et de la viande de porc dont la production émet moins de gaz à effet de serre : 180 kg de CO2/an
  16. Je pratique l’éco-conduite : 218 kg de CO2/an
  17. Je ferme toujours les portes des pièces chauffées :
    Émissions économisées selon le type de chauffage : 209 kg de CO2/an (gaz) ; 281 kg de CO2/an (mazout) ; 291 kg de CO2/an (électricité), soit une moyenne par habitant en France de 262 kg de CO2/an
  18. Je passe 3 minutes de moins sous la douche : 301 kg de CO2/an et économies d’eau
  19. Je diminue la température de chauffage de 1°C :
    Émissions économisées selon le type de chauffage : 244 kg de CO2/an (gaz) ; 328 kg de CO2/an (mazout) ; 340 kg de CO2/an (électricité), soit une moyenne par habitant en France de 306 kg de CO2/an
  20. Je ne chauffe que les pièces de la maison qui sont utilisées :
    Émissions économisées selon le type de chauffage : 290 kg de CO2/an (gaz) ; 390 kg de CO2/an (mazout) ; 405 kg de CO2/an (électricité), soit une moyenne par habitant en France de 364 kg de CO2/an
  21. Je n’utilise pas l’air conditionné dans la voiture : 420 kg de CO2/an
  22. Je lave mon linge en machine à 30°C

Prêt(e) à relever le défit à votre propre échelle ?
30% c’est un objectif ! On peut se poser la question si c’est atteignable ? Pour celui qui roule en 4×4, il est fort probable que ce soit hors de ses préoccupations. Alors faudra t-il que certains compensent la mauvaise conduite des autres ?

Notre équipe s’est donc fixée sur cette objectif de 30% et nous publierons d’ici quelques semaines nos résultats.

En attendant vous pouvez lire notre article sur la conférence de Copenhague qui a eu lieu en décembre 2009. Elle est la continuité du protocole de Kyoto et est donc fondamentale pour l’avenir de notre planète.

07/06/2019

Passer un week-end sportif à l'Alpe d'Huez et contribuer à la sauvegarde du lynx boréal...

Les 29 et 30 Juin 2019, le Pandathlon vous donne RV à l'Alpe d'Huez pour sa neuvième édition. Le WWF organise, en effet, chaque année ce fameux événement sportif, écologique, ludique et convivial. Il permet "de se mobiliser pour un projet de protection de la nature, en l'occurrence la préservation du lynx boréal, tout en participant à un défi sportif". Il s'agit d'une course d'orientation avec balises à récupérer dans la nature à l'aide d'une carte, de deux compères et d'eau.

Pour s'inscrire, choisir deux solides compagnons et trouver un nom d'équipe rigolo. Puis aller sur le site:www.pandathlon.fr et inscrire ce groupe de trois volontaires. Il s'agit surtout, avec l'équipe constituée, de collecter des fonds (1200 euros) auprès de son entourage pour sauvegarder le lynx boréal à l'aide d'un "guide de collecte" à télécharger sur le site précité. Attention: la date limite d'inscription sera bientôt là.  Mais la collecte des fonds peut s'étaler jusqu'au 28/6. On peut également envoyer un e-mail à pandathlon@wwf.fr.

Le WWF se mobilise pour la mise en place d'un plan national de restauration des populations de lynx. Il faut savoir que "ce magnifique animal à l'épaisse fourrure est le plus grand félin d'Europe". Il a été lourdement persécuté et il en subsiste aujourd'hui moins de 10 000 individus dans l'ensemble de l'Europe et pas plus de 200 dans les montagnes françaises.

Agissons donc avec le WWF (dons, bénévolat...)pour sauvegarder le lynx boréal et lui conférer un statut favorable à la conservation de son espèce.

Lyliane

L'Allemagne veut lutter efficacement contre les gaz à effet de serre...

 

L’objectif est de réduire les polluants de 40% d’ici à 2020.

 

Angela Merkel en a fait son objectif numéro 1 : l’Allemagne doit servir d’exemple au monde entier dans la lutte contre le réchauffement climatique. À ce titre, la grande coalition a adopté hier le ­programme de réduction des émissions de gaz à effet de serre le plus ambitieux à ce jour. Suite à l’accord conclu cet été lors d’un séminaire du gouvernement à Meseberg, l’Allemagne devrait diminuer ses émissions de 40 % d’ici à 2020 par rapport au niveau de 1990, soit 10 % de plus que l’objectif fixé par l’Union européenne.

Préparé par les ministres de l’environnement et de l’économie Sigmar Gabriel (SPD) et Michael Glos (CSU), le paquet compte quatorze nouvelles lois et règlements. Suivis d’une deuxième série de quinze mesures devant être adoptée en mai 2008, il est supposé servir d’exemple à la conférence de Bali sur le climat qui a lieu cette semaine. Outre la réduction des émissions de CO2, le gouvernement veut élever la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité à 25 % voire 30 % d’ici à 2020, contre environ 12 % aujourd’hui.

Déjà bien dotée en éoliennes sur son sol, l’Allemagne se lance – avec un certain retard par rapport aux Danois ou aux Britanniques – dans l’éolien offshore (lire ci-dessous). L’État fédéral finance un projet pilote de champ offshore au large des côtes allemandes à hauteur de 50 millions d’euros, pour un coût total de près de 180 millions d’euros. Le budget fédéral 2008 prévoit d’allouer 3,3 milliards d’euros à la protection de l’environnement, soit un bond de 200 % par rapport au budget 2005.

Propriétaires et constructeurs sont aussi concernés par ce branle-bas de combat écologique. Désormais, tout nouveau bâtiment sera contraint par la loi de tirer une partie de son chauffage de la biomasse, de l’énergie solaire ou encore géothermique. La rénovation des édifices plus anciens sera subventionnée. Plafonnées à 130 millions d’euros en 2005, ces aides passeront à 350 millions en 2008, avant d’atteindre 500 millions en 2009.

 

Les experts mitigés

 

Calculée par l’Institut Fraunhofer pour la recherche en innovation (ISI), la facture devrait s’élever à 31 milliards d’euros d’ici à 2020. Les économies d’énergie devraient, elles, avoisiner les 36 milliards d’euros. «C’est cinq milliards de dépenses en moins pour les consommateurs», plaide Sigmar Gabriel. À l’Économie, Michael Glos est plus prudent. D’autres expertises ne sont «  pas si optimistes», avance-t-il, tout en reconnaissant que les objectifs ne se traduisent pas uniquement par un alourdissement des charges.

Commandée par la fédération de l’industrie allemande (BDI), une étude du cabinet McKinsey affirme que seul un objectif de réduction des émissions de CO2 de 26 % se fera sans perte pour les secteurs de l’industrie, de l’énergie, des transports et du bâtiment. Ceci sans compter un éventuel retour de l’Allemagne à l’énergie atomique. Selon un accord conclu par le précédent gouvernement de Gerhard Schröder et repris par la grande coalition, le pays prévoit un retrait total de l’atome d’ici à 2021. En cas de victoire des conservateurs aux législatives de 2009, cet engagement pourrait être remis en cause.

À Berlin, Cécile de Corbières

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

06/06/2019

Roubaix s'engage pour le zéro déchet!

REPORTAGE - L’ancienne capitale de l’industrie textile mène depuis 2015 une politique ambitieuse en matière de réduction des déchets. Une initiative qui s’étend désormais dans la métropole lilloise et sert d’exemple partout en France.

Accompagnement vers le "zéro déchet".
Engagés dans ce “Défi familles”, les foyers volontaires bénéficient tout au long de l’année d’un accompagnement spécifique. Une vingtaine d’ateliers animés par des bénévoles ont ainsi été créés où l’on y apprend par exemple à fabriquer un sac à pain, utiliser des couches lavables, gérer un composteur ou encore faire ses produits d’entretien. "Il s’agit de l’atelier qui a le plus de succès, explique Alexandre Garcin, car il est assez simple et permet d’économiser pas mal d’argent."
C’est comme ça qu'Andrée, retraitée de 61 ans, a d’ailleurs commencé. Cette ancienne couturière et femme de ménage est passée experte depuis sa participation à la première saison du "Défi Familles". Dans son appartement du centre-ville, elle nous montre fièrement ses placards et son frigo, où elle a soigneusement rangé ses bocaux en verre. Car depuis qu’elle s’est convertie au “zéro déchet”, Andrée a profondément changé ses habitudes. Terminé les courses chez Aldi ou Lidl : Andrée se rend dorénavant chez "Un grain dans le bocal", l’épicerie 100 % vrac, ouverte à Roubaix voici dix-huit mois. Sans oublier son congélateur, une pièce maîtresse de son dispositif "antigaspi", où cette fille de maraîcher stocke les fruits et légumes issus de son carré potager municipal. Comme tous les autres participants, Andrée a également reçu de la ville un lombricomposteur, installé sur son balcon. Mais il en existe aussi 17 publics, disséminés dans les différents quartiers de la ville et accessibles 24 heures/24 et 7 jours/7. En cinq ans, ce sont ainsi 600 familles de Roubaix qui ont réduit en moyenne de moitié leur production de déchets, à un peu plus de 50 kilos annuels. Andrée, elle, fait mieux, avec 170 grammes de déchets depuis janvier. Loin, très loin, des 366 kilos que produit en moyenne chaque habitant de la MEL. "Les familles engagées dans le défi économisent également en moyenne 1.000 euros par an", estime Alexandre Garcin. Un argument qui fait mouche dans cette ville considérée comme l'une des plus pauvres de France. 
Ecoles et crèches associées
En parallèle, la municipalité a mené un important travail auprès des écoles et crèches de la commune. La vaisselle jetable a ainsi été supprimée, des serviettes lavables créées et les déchets végétaux sont désormais compostés. Ils servent d’engrais pour verdir les cours de récréation. Mais le chantier le plus important fut de réduire le gaspillage alimentaire à la cantine, qui atteignait 200 grammes par enfant et par repas. Pour cela, un système d’assiettes à deux vitesses à été instauré. Lorsqu’ils n’ont pas très faim, les enfants peuvent demander une “petite assiette”, quitte à se resservir s’ils changent d’avis. “Les meilleures écoles sont passées à 76 grammes de déchets par repas par jour grâce à cette astuce”, rapporte Alexandre Garcin. Prochain défi : des fêtes d’école zéro déchet et le passage aux couches lavables.
Mais il n’y a pas que les habitants qui se mobilisent pour réduire leurs déchets. Incités par la Ville, une cinquantaine de commerces sur le millier que compte Roubaix ont rejoint l’initiative, facilement identifiables grâce à leur macaron “Commerçant zéro déchet” collé sur leur vitrine. Des librairies donnent leurs cartons, des restaurants compostent leurs déchets, des parfumeries remplissent les flacons vides et des créateurs imaginent des vêtements à base de chutes et tissus de récupération. Un véritable écosystème se met en place. "Des entrepreneurs viennent nous voir régulièrement pour lancer une activité à Roubaix et profiter de l'émulation qui existe ici", ajoute Alexandre Garcin. Et de citer Etnisi, fabricant de revêtements à partir de déchets non valorisés et Eat & Back, lunch box réutilisable pour les professionnels de la restauration.

Effet boule de neige. Ces commerces et entrepreneurs sont mis en avant lors d’événements, comme le "Festival zéro déchet" en juin et le "marché de Noël zéro déchet", qui rayonnent bien au-delà de Roubaix. La papesse du mouvement, l'américaine Béa Johnson, n'est-elle pas venue pour saluer le travail accompli ? "Nous recevons des délégations du monde entier qui veulent s'inspirer de ce que nous avons fait", se réjouit le jeune élu. Même les grandes entreprises du textile qu’accueille toujours Roubaix s’y mettent. Ainsi, la griffe de vêtements pour enfants Okaïdi a supprimé 1.000 tonnes d’emballages plastiques après avoir entamé une réflexion sur son packaging. L’an dernier, les premiers Fashion Green Days ont réuni des groupes tels Kiabi, La Redoute ou encore Jules. Une nouvelle édition de ce salon professionnel s’est tenue mi-mai.
Comme Roubaix, 152 collectivités locales sont aujourd'hui engagées en France dans la démarche "Territoire zéro déchet zéro gaspillage", donnant droit à des subventions de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Dans le cas de la ville du Nord, l’Ademe lui accorde 100.000 euros par an, que la municipalité abonde avec 100.000 euros supplémentaires, soit un budget qui équivaut à un peu plus de deux euros pas habitant, deux fois plus que la moyenne nationale. D'abord sceptiques, les communes de la MEL suivent désormais de près les actions développées à Roubaix pour réduire les déchets ménagers. Quinze d'entre elles (sur 90) ont lancé des opérations similaires, comme Tourcoing et Villeneuve-d’Ascq. Elles représentent 40 % de la population de la MEL. 

Laure-Emmanuelle HUSSON - Challenges - samedi 25 mai 2019

05/06/2019

Madagascar: un projet ambitieux de résilience climatique...

Madagascar est l’un des pays les plus vulnérables face au changement climatique. Cela se manifeste par une hausse de température moyenne annuelle jusqu’à 2C° dans certaines régions du pays. Pour remédier au changement climatique, et surtout adapter le pays à ses conséquences, un projet de résilience climatique par la biodiversité vient d’être lancé.
Allongement des périodes de sécheresse dans le sud de l’île, augmentation des précipitations au Nord, avec risques d’inondations aggravés, tout comme les impacts liés à l’intensification des cyclones, l’économie de Madagascar est affectée par le dérèglement climatique qui a des conséquences à la fois sur les conditions de vie de la population, mais aussi sur sa biodiversité.
Le projet de résilience climatique coordonné par Madagascar National Park avec l’appui financier de la Banque africaine de développement vise à asseoir les effets néfastes de ce changement climatique grâce à l’un des grands atouts de la Grande île : ses aires naturelles protégées, c’est à dire ses parcs nationaux.Ils permettent en effet de conserver la biodiversité en protégeant les écosystèmes et de réduire les conséquences des évènements climatiques extrêmes, mais aussi de créer des opportunités de revenus pour la population locale.

Les parcs nationaux de Madagascar attirent 180 000 visiteurs par an, soit environ 65% du nombre de touristes ; le tourisme est le deuxième secteur pourvoyeur de devises dans le pays.
Le but à terme est donc d’imbriquer conservation durable et implication de la population locale avec le secteur privé.
Pour peaufiner le projet, les études préliminaires vont commencer pour poser le diagnostic, 14 parcs nationaux de Madagascar en seront bénéficiaires.

RFI - RFI - mercredi 22 mai 2019

03/06/2019

Faut-il laisser faire la nature?

 

Et si laisser faire la nature était la meilleure solution pour préserver la biodiversité? Un documentaire diffusé samedi soir sur Arte permet de découvrir les différentes initiatives de ce type menées en Europe pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être.
Selon le groupe d’experts de l’ONU sur la biodiversité, la vie sauvage est en grand danger. Près d’un million d’espèces sont menacées d’extinction. Mais cette situation n’est pas irrémédiable. Ainsi, depuis les années 1950, les mesures prisent pour la conservation de la grande faune ont permis son retour. Il y a désormais deux fois plus de loups en Europe qu’aux États-Unis et 17 000 ours vivent dans 22 pays. Dans le documentaire diffusé samedi soir sur Arte permet de découvrir les différentes initiatives de ce type menées en Europe pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être.
Selon le groupe d’experts de l’ONU sur la biodiversité, la vie sauvage est en grand danger. Près d’un million d’espèces sont menacées d’extinction. Mais cette situation n’est pas irrémédiable. Ainsi, depuis les années 1950, les mesures prisent pour la conservation de la grande faune ont permis son retour. Il y a désormais deux fois plus de loups en Europe qu’aux États-Unis et 17 000 ours vivent dans 22 pays. Dans le documentaire L’Europe à la reconquête de la biodiversité, diffusé ce samedi à 22 h 25 sur Arte, Vincent Perazio et Nicolas Cennac reviennent sur ces différentes initiatives de ré-ensauvagement. Leur film foisonnant est une excellente introduction pour comprendre les enjeux actuels.
Ce ré-ensauvagement, nouveau paradigme écologique qui répond à un leitmotiv: laisser faire la nature. En rupture avec les méthodes de conservations habituelles sur le Vieux Continent, l’objectif de cette méthode ne vise pas tant à protéger une espèce 
particulière, qu’à laisser la vie sauvage prospérer sans intervention humaine. Car les populations s’autorégulent.
L’histoire commence dans le parc du Yellowstone, aux États-Unis, une étendue de près de 9 000 km, protégée par l’Unesco et déclarée «réserve de biosphère» en 1976. Le retour du loup dans les années 1990 y a bouleversé le paysage. Les plantes, jusque-là broutées par certains herbivores qui proliféraient en l’absence du prédateur, ont pu se développer à nouveau. Des réserves de Roumanie à celles du Royaume-Uni, en passant par les Pays-Bas, la Pologne ou le Portugal, le documentaire nous entraîne dans un formidable tour d’Europe de la biodiversité. On pourra regretter un côté parfois désordonné qui mêle les différentes initiatives pour en faire un tout, pas forcément uniforme.
En quête de point de répit
Sur tout le Vieux Continent, des scientifiques tentent de recréer des zones entièrement sauvages - il en existe deux en France, dont ne parle malheureusement pas ce reportage. Ils y introduisent des prédateurs ainsi que des gros mammifères comme les bisons d’Europe, ou bien des races de vaches se rapprochant le plus des aurochs, ce bovin disparu dont descendent les génisses d’élevage. Un équilibre qui favorise le retour d’autres espèces. La présence de certains animaux se répercute sur l’ensemble de la chaîne alimentaire. Les animaux façonnent donc directement les paysages. Et contrairement à ce que l’on a longtemps pu croire, l’Europe n’était sans doute pas qu’une immense forêt avant l’avènement de l’agriculture il y a 10 000 ans. La présence de nombreux gros mammifères, aujourd’hui disparus ou domestiqués, devait permettre l’existence de prairies et de plaines. Un paysage diversifié, riche en faune et en flore, comparable aux savanes africaines.

Mais la rareté des terres sauvages en Europe est une véritable limite à ces projets. Difficiles de trouver des zones suffisamment larges pour y installer des parcs importants. Un réseau d’aires sauvages permettrait d’établir différents points de répit pour les plantes et les animaux et faciliter la cohabitation avec les hommes. Car actuellement, les tentatives de ré-ensauvagement ne se passent pas toujours très bien. En France, on connaît les réticences de certains éleveurs à la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées. La problématique est la même en Roumanie avec les bisons. Ces animaux, qui ne sont plus que 5 000 en Europe, s’aventurent hors de ces espaces et viennent se nourrir sur les terres des éleveurs.

Vincent Bordenave - Le Figaro - mercredi 22 mai 2019

01/06/2019

L'Autriche, championne du bio en Europe!

Du boudin, bio. Une part de poêlée de pommes-de-terre, bio. Un schnaps, bio, bien sûr. Les commandes s‘enchaînent à la petite échoppe sur le marché de la Freyung, au centre de Vienne, en Autriche. Le patron, une figure locale qui ne se présente que par son prénom, Hermann, est issu d’une lignée d’agriculteurs biologiques qui remonte à ses arrières-grands-parents.
«Nous avons une petite exploitation dans les Pré-Alpes. Ce n’est pas possible pour nous de nous agrandir, alors on mise sur le fait d’être petits, mais honnêtes», explique-t-il avec un clin d’œil. Comprendre : sans pesticide chimique ni produit de synthèse. Ce producteur est l’un des fondateurs de ce marché bio, qui existe depuis maintenant 25 ans. Un succès, se réjouit-il.
Tête du classement mondial
L’agriculture verte a une longue tradition en Autriche, pas seulement dans la famille d’Hermann. Elle gagne constamment du terrain sur les exploitations conventionnelles. Cette année, le ministère du Développement durable et du tourisme a pu proclamer le pays «champion mondial» dans le domaine. Avec 24,8% de ses surfaces agricoles consacrées au bio, l’Autriche a en effet atteint, en 2018, la tête du classement.
Selon la ministre conservatrice Elisabeth Köstinger, ce développement est stratégique. «Notre agriculture compte beaucoup de petites structures, dit-elle à Libération. Nous avons toujours su que nous ne pourrions nous imposer sur les marchés ni par les prix, ni pas les quantités. Nous faisons alors le choix de nous démarquer.» Elle mise, comme ses prédécesseurs, sur des subventions incitatives à destination des producteurs.
Christian Vogl, de l’université viennoise des Ressources naturelles et des Sciences de la vie, nuance cependant le primat de la politique dans ce développement historique. Pour lui, «c’est surtout l’engagement extraordinaire de personnalités individuelles qui a lancé le bio». Vice-directeur de l’Institut d’agriculture biologique, il peut nommer tous ces Autrichiens qui ont prêché sans relâche leurs convictions anti-pesticides dans les fermes, les médias et les chaînes de distribution.
La politique n’aurait suivi le mouvement qu’avec hésitation et se ferait, d’ailleurs, de plus en plus hésitante. «Aujourd’hui, les politiques mettent surtout en avant la provenance locale des produits, remarque-t-il. Mais cela n’a, en fait, pas grand-chose à voir avec leur durabilité. Car on peut produire localement, mais avec toutes sortes de pesticides et d’engrais synthétiques.»
Ministre et chercheur s’accordent, en revanche, sur le rôle déterminant qu’ont joué les supermarchés. On trouve dans leurs rayons, en Autriche, 9% de produits affichant une certification biologique, avec le résultat que près de 100% des consommateurs achètent bio au moins une fois par an. Ici, toutes les grandes surfaces ont lancé leurs propres gammes "vertes". Celles-ci représentent un débouché important pour les producteurs.Cependant, la médaille a son revers. En raison de la forte concentration des distributeurs dans le pays, «les agriculteurs sont exposés à une pression énorme», constate la directrice du département d’Économie écologique à l’Université viennoise d’Économie, Sigrid Stagl. Rebutés par des prix très bas, certains producteurs reviendraient au conventionnel.
«Le bio doit rester un produit premium»
La ministre Elisabeth Köstinger ne juge pas nécessaire d’intervenir. Elle conseille simplement aux agriculteurs de «prendre davantage confiance en eux», de ne pas céder sur les prix. Selon elle, «le bio doit rester un produit premium». Sur les marchés internationaux, la petite république alpine se positionne depuis la fin des années 1980 en tant qu’«épicerie fine de l’Europe». Ce que veut faire Elisabeth Köstinger, c’est promouvoir cette image, sur davantage de marchés. Elle assure que le bio ne sera pas oublié dans la nouvelle stratégie de commerce extérieur que son gouvernement est en train de mettre au point.
Le bio cadre bien à l’image que le pays veut se donner à l’étranger, celle d’une idylle alpine où la nature est préservée et la qualité de vie élevée. Cette image sert l’exportation de ses produits, mais profite également au tourisme, pointent les experts. 

Céline Béal - Liberation - lundi 20 mai 2019

30/05/2019

Une ménagerie en hologrammes d'animaux...

Mme Sophie Berthier dans le journal Télérama nous informe de l'initiative du Cirque Roncalli en Allemagne, qui révolutionne les spectacles d'animaux de cirque. Grâce à une prouesse technologique, en effet, le cirque utilise des hologrammes d'animaux sauvages pour ses spectacles. Ainsi, éléphants et girafes font leur numéro sous le chapiteau, mais les cages demeurent vides.

De quoi lutter contre la souffrance animale et éliminer les conditions de vie déplorables de la plupart des animaux sauvages en captivité. Pour inspirer d'autres cirques, voilà une initiative originale! On peut s'interroger: est-ce une manière d'anticiper le cirque du futur?

Pour en savoir davantage à ce sujet, consulter:

https://creapills.com/cirque-roncalli-animaux-hologrammes-20190415

Lyliane

Les pesticides bannis près des habitations en Bretagne!

L'arrêté municipal interdit l'utilisation de pesticides à une distance inférieure à 150  m des habitations. Le maire de la petite commune de Langouët (Ille-et-Vilaine), Daniel Cueff, a pris samedi un arrêté qui l'utilisation de pesticides près des habitations ou locaux professionnels.

L'arrêté, signé samedi, interdit l'utilisation de produits phytopharmaceutiques "à une distance inférieure à 150 mètres de toute parcelle cadastrale comprenant un bâtiment à usage d'habitation ou professionnel". Cette distance peut être ramenée à 100 mètres dans certaines conditions.
Cinq agriculteurs dans la commune
L'utilisation de ces produits sera de fait interdite sur l'essentiel du territoire communal, en raison de la dispersion des habitations. Cette commune de 602 habitants, située à une vingtaine de kilomètres au nord de Rennes, compte cinq agriculteurs dont deux en agriculture biologique, selon le maire
Chaque habitant pourra trouver en mairie des formulaires de plainte-type à déposer pour "non respect d'un arrêté du maire", a précisé Daniel Cueff, vêtu d'une tenue d'apiculteur et de son écharpe tricolore.

"Il est légitime qu'un maire agisse face à une carence de l'État", a-t-il estimé, mettant en avant une "problématique de santé publique". Avec cet arrêté, "nous espérons faire bouger les lignes, faire évoluer la loi car nous ne voulons pas consommer de pesticides", a déclaré le maire. "On pense qu'il va y avoir pression pour faire retirer l'arrêté car s'il n'est pas cassé, il fera jurisprudence", a-t-il ajouté.

Déjà une cantine 100%bio et locale
Une centaine d'habitants, déguisés en abeille, en coccinelle, lapin ou en apiculteurs ont défilé dans le bourg de Langouët samedi après-midi, au son d'un orchestre et à l'initiative du collectif local des Coquelicots, qui milite pour l'interdiction des pesticides de synthèse. "Amusons-nous puisque l'heure est grave", pouvait-on lire sur une pancarte.
"C'est pour célébrer le vivant. On aime notre Terre, on aime nos enfants et on a envie de leur donner ce qu'il y a de mieux", a expliqué Sandrine Maguet, 41 ans, référente du collectif local.
Village breton engagé dans l'écologie sociale, Langouët est doté d'une cantine 100% bio et locale depuis 2004, a dit "non" au désherbage chimique dès 1999 et produit plus d'électricité solaire que n'en consomment ses bâtiments publics.

Benjamin Rieth avec AFP - BFMTV - dimanche 19 mai 2019

27/05/2019

Etre éleveuse de reines d'abeilles...

Mme Kathleen Junion, dans le journal Nous, nous conte le parcours de Mme Alexandrine Brion, ancienne dessinatrice-projeteuse, qui s'est reconvertie à la mort de son père, apiculteur, il y a plus de 15 ans "en éleveuse de reines d'abeilles". Au village de la Bollène-Vésubie, qui se trouve à 700 m d'altitude et aux portes du  Mercantour, en 2010, Mme Brion et son mari ont installés leurs 200 ruches. Titulaire du diplôme de responsable d'exploitation agricole et après un stage de 6 mois auprès de professionnels, Mme Brion s'est tournée vers l'élevage des reines.

Passionnée par son métier, Mme Alexandrine Brion effectue des greffages en prélevant une larve au pinceau et en la plaçant dans de futurs cocons ou cellules royales, pour que la reproduction en 16 jours environ puisse avoir lieu. Sans abeilles, pas d'arbres fruitiers, c'est dire l'importance de son travail! Elle est fascinée notamment par le vol nuptial qui permet la copulation de la reine par une bonne quinzaine de mâles qui meurent après l'acte. Toute sa vie (2 ou 3 années environ), la reine pondra entre 50 000 et 80 000 oeufs par saison.

Pour tout renseignement sur ce métier exigeant, joindre par exemple:

https://www.icko-apiculture.com/reines-et-essaims

Lyliane

Fabriquer des cosmétiques écoresponsables et s'engager au quotidien pour la planète...

Mme Emmanuelle Demarest a interviewé pour Version Fémina 4 fabricants de cosmétiques engagés dans une démarche écoresponsable. Mme Mathilde Thomas, cofondatrice de Caudalie, témoigne de ses gestes pour la planète: se déplacer uniquement à bicyclette, acheter au marché fruits et légumes de saison, faire ses yaourts et son pain, éviter sacs et couverts en plastique en visant le zéro déchet pour Caudalie d'ici à 2021...

Mme le docteur Sylvie Péres, cofondatrice d' Alaena, avoue "qu'elle mange bio, composte ses déchets, fait partie d'une Amap et économise l'eau. De plus, elle se montre vigilante pour ses produits d'entretien et les choisit biodégradables. Quant à la Directrice commerciale et marketing de Wéléda, Mme Françoise Kessler, elle achète en vrac et privilégie les éco-recharges pour limiter ses déchets. Elle se fournit au maximum en produits bio et locaux.

Mr Charles Kloboukoff, Président fondateur du groupe Léa Nature, vise avec sa femme le zéro déchet autant que possible en faisant du compost et en triant leurs déchets. Non seulement, ils n'achètent pas de dosettes en aluminium pour leur café, mais ils ont la chance d'avoir un poulailler et un jardin cultivé en bio. Leur voiture est 100% électrique, car ils sont conscients de la pollution de l'air et du réchauffement climatique.

Bravo à ces 4 personnalités de s'engager pour la planète et de donner l'exemple de personnes évitant gaspillage et pollution! Et vous? Que faites-vous concrètement?

Lyliane

26/05/2019

S'y reconnaître au rayon farine de blé!

Mme ingrid Haberfeld dans le magazine Version Fémina nous explique les codes qui différencient les types de farines dans les rayons de nos magasins. Ainsi, nous apprenons qu'en France, il y a six types de farine, définis par leur taux de cendres (matières minérales restantes) et chacune existe en version bio. Elle conseille les farines bio pour les complètes et intégrales, car l'enveloppe du blé concentre tous les résidus de pesticides.

En fait, selon les indications précises de Mme Corinne Peirano, diététicienne-nutritionniste à Paris, la lettre T est l'abréviation du mot type et désigne la teneur en minéraux pour 100g de farine sèche. Par exemple, T 150 indique que la farine renferme au moins 1,50% de nutriments, alors que T 45 signifie qu'elle en contient 0,45%. Autrement dit, ajoute la journaliste, "plus le chiffre est bas, plus la farine est blanche".

La farine T 150 est une farine intégrale, qui se compose de la totalité du grain de blé, du germe et du son. C'est donc un aliment très nutritif, comprenant une quantité importante de magnésium, de phosphore et de calcium ainsi que beaucoup de fibres. Ainsi 100g de farine intégrale couvrent 44% de nos besoins journaliers. On la recommande particulièrement aux obèses, contre la paresse intestinale, les maladies cardio-vasculaires et les risques de cancer colorectal. Par contre, elle a un goût rustique et sa texture est dense. On l'utilise davantage pour la fabrication de pains, de pâtes brisée ou à pizza.

La farine T 110 est la farine complète, élaborée à partir de l'amande du grain, ainsi que d'une partie importante de son enveloppe. Elle renferme de ce fait, toutes les vitamines du groupe B comme l'intégrale. Sur le plan diététique, elle couvre 24% de nos besoins en fibres pour 100g, 27% en phosphore, une bonne dose de calcium.  et 15% de nos besoins en magnésium. Son goût moins prononcé et sa texture moins dense la fait recommander pour des pâtisseries, comme des pains.

La semi-complète est la T 80. On a retiré le germe avant broyage, ce qui lui donne une couleur bise, mais toujours une quantité importante de fibres (4,6 g /100g soit 18 % de nos besoins quotidiens. Il y reste encore du magnésium, du phosphore et du calcium ainsi que des vitamines du groupe B. Son goût neutre la fait utiliser pour pains, gâteaux, pâtes à tarte, gaufres, crêpes, madeleines et muffins.

La farine T 65 est dite blanche car elle est issue d'un tamisage poussé. Elle renferme peu de fibres et de minéraux, aucune vitamine du groupe B, mais en revanche elle est très fluide. On en fait des baguettes et des pains dits de campagne, des brioches et des gâteaux. Enfin, les farines T 55 - T 45 sont les "ultras blanches", issues d'un grain de blé décortiqué complètement, ce qui les prive de nutriments. Leur indice glycémique est très élevé (85), donc à éviter en cas de diabète. Les boulangers en font couramment des baguettes, des viennoiseries, des flans, des crêpes, des pâtes feuilletées, des gaufres...

Ainsi informé, à chacun donc de choisir sa farine en connaissance de cause!

Lyliane

 

 

 

25/05/2019

Comment embellir son balcon avec des pots et des jardinières...

Mrs Jérémie Bertolino et Claudio Fornasari, de la société "Les jardins florissants" nous donnent dans le journal "Nous" quelques conseils de bon sens, pour que nous puissions avoir de beaux balcons. En effet, il faut avant tout prendre en compte deux facteurs: l'exposition et le climat pour choisir des végétaux adaptés.

Tout d'abord, il est important de drainer les fonds de pot avec des graviers ou des billes d'argile avant de mettre terre et engrais pour ne pas noyer les racines. En pleine terre, les plantes trouvent elle-mêmes leur substance dans le sol, mais en pot il peut être nécessaire de pousser la croissance avec des engrais organiques pour une culture biologique. On peut même essayer de cultiver en pots fraisiers et tomates cerises.

Il est mieux de ne pas choisir d'énormes plantes au départ. Tout d'abord, elles coûtent cher et d'autre part, elles sont souvent de belle taille grâce à des engrais chimiques et des arrosages journaliers. La patience paie, si l'on choisit des plantes de petite taille qui auront le temps de s'adapter à leur milieu. Les aromatiques sont résistants et les avoir sous la main est un plus.

Doser l'arrosage est également nécessaire. En touchant la terre, on voit si celle-ci est sèche ou pas. Si l'exposition est au sud, il pourrait être utile de couvrir la terre de copeaux de bois ou de paille en été pour la protéger et éviter le ruissellement de l'eau. Arroser trop est en effet nuisible et fait pourrir les racines... De même à l'automne, on peut être amené à rentrer les pots ou à les couvrir d'un voile d'hivernage.

Le rempotage dans un pot un peu plus grand doit se faire tous les 3 ou 4 ans. Veiller à choisir de la terre de bruyère pour camélias et hortensias. S'il y a du vent ou des vis-à-vis, prévoir un mur de canisses de bambou le long du balcon. Pour les grimpantes comme jasmins d'été ou d'hiver, des passiflores ou des bignonias, prévoir un treillis mural ou des tuteurs de belle taille.

Lyliane

 

Le Portugal et les énergies vertes...

Jusqu’au 26 mai, le Fil vert, le rendez-vous environnement de Libération, se teinte de bleu à l’occasion des élections européennes.
De toute l’Union européenne, c’est le Portugal qui a le plus réduit ses émissions de CO2 en 2018, avec une baisse de 9%, contre 2,5% en moyenne. Cette réduction est largement imputable à l’essor des énergies vertes dans le pays. Selon Eurostat, 54% de l’électricité produite au Portugal en 2016 provenait de sources renouvelables, ce qui en fait le troisième meilleur élève européen en la matière, derrière l’Autriche et la Suède. Pendant six jours en mars 2018, le pays a même couvert l’ensemble de ses besoins énergétiques grâce aux renouvelables. Leur développement devrait aussi permettre à terme au Portugal de s’affranchir de sa dépendance aux importations d’énergies fossiles. Seul revers à ces belles performances : le prix de l’électricité, pour les ménages comme pour l’industrie, y est un des plus élevés de l’Union.

Le Portugal s’est également lancé dans le développement de technologies innovantes. A Alto Rabagão, dans le nord, le groupe Energias de Portugal (EDP) teste une centrale solaire flottante. Ce sont 840 panneaux photovoltaïques qui ont été installés sur une plateforme qui dérive sur le lac artificiel formé par un des nombreux barrages hydrauliques du pays. La méthode est encore expérimentale mais elle cumule lesqualités : l’eau refroidit les panneaux qui sont ainsi plus efficaces, et les faire flotter évite d’accaparer des terres pour la production électrique. Elle pourrait permettre de développer le solaire, qui ne représente pour l’instant que 2% du mix énergétique.

«La plus grande centrale éolienne flottante»
Aux larges des côtes de Viana do Castelo, à la frontière avec l’Espagne, un autre projet flottant, éolien celui-là, devrait entrer en fonction en 2019, après plus de cinq ans d’expérimentations concluantes. «Les éoliennes flottantes ont résisté à des conditions climatiques extrêmes, y compris à des vagues de plus de 15 mètres, raconte Luis Santos, porte-parole de l’Apren, l’association portugaise des énergies renouvelables. Ces tests ont permis de développer le projet Windfloat Atlantic de 25 MW, qui va constituer la plus grande centrale éolienne flottante existante.» Choisir de développer l’offshore flottant permet surtout au Portugal de résoudre le problème posé jusque-là par la grande profondeur de son plateau continental, qui empêche l’installation d’éoliennes offshore classiques.

Ces innovations sont largement financées par l’Europe : sur les 125 millions d’euros nécessaires au projet Windfloat, 60 ont été amenés par la Banque européenne d’investissement et 30 par le programme communautaire NER 300, destiné à soutenir les technologies renouvelables innovantes. Mais, déplore Luis Santos, «les subventions accordées aux énergies fossiles dépassent largement celles reçues par les renouvelables. Selon un rapport du Parlement européen, en 2015 les subventions touchées par le Portugal pour les combustibles fossiles tournaient autour de deux milliards d’euros, ce qui est bien supérieur au surcoût des énergies renouvelables, estimé à 1,1 milliard d’euros». La refonte du marché européen de l’électricité, votée par le Parlement en mars, devrait peu à peu changer les choses, notamment en supprimant les subventions au charbon, pour arriver à l’objectif de 32% d’énergie verte à l’échelle de l’UE d’ici 2030.

Nelly Didelot - Liberation - vendredi 17 mai 2019

24/05/2019

Conseil de défense écologique et convention citoyenne...

Annoncé par Emmanuel Macron lors de sa dernière conférence de presse, ce conseil aura pour objectif de fixer les priorités du gouvernement en matière d'écologie et de s'assurer de leur mise en oeuvre. Le premier conseil de défense écologique, dont la création a été annoncée par Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse du 25 avril, se tiendra le 23 mai à l'Elysée, a déclaré ce mercredi la porte-parole du gouvernement Sideth Ndiaye.

Le ministre de la Transition écologique François de Rugy a présenté en conseil des ministres le décret sur la création de cette instance qui "réunira régulièrement les ministres et les opérateurs de l'État mobilisés" sur les dossiers de la lutte contre le réchauffement climatique et de la protection de la biodiversité, a-t-elle précisé.

Y participeront notamment le président, le Premier ministre, François de Rugy et les ministres de l'Economie, des Affaires étrangères, de la Santé ou du Logement, selon elle. Ils pourront être rejoints, au moins une fois par an, par les membres du Haut conseil pour le climat, une instance indépendante créée en novembre 2018 composée d'experts scientifiques. 

Première convention citoyenne au mois de juin
Par ailleurs, Sibeth Ndiaye a indiqué que la convention citoyenne, composée de 150 citoyens tirés au sort, devrait tenir sa première réunion "dans le courant du mois de juin". Emmanuel Macron avait expliqué, lors de sa conférence de presse du 25 avril, que "la première mission" de ce conseil de participation citoyenne serait de "redessiner toutes les mesures concrètes d'aide aux citoyens sur la transition climatique", car certaines apparaissaient "trop complexes".

Mélanie Rostagnat avec AFP - BFMTV - mercredi 15 mai 2019

21/05/2019

A propos de la déforestation en Amazonie...

Le légendaire chef indigène brésilien Raoni est parti ce dimanche pour Paris, où il entamera une tournée de trois semaines en Europe pour y rencontrer des dirigeants d’Etats, des célébrités ainsi que le pape François. L’objectif de ce nouveau déplacement ? Alerter sur la déforestation de l’Amazonie et collecter des fonds.
Un million d’euros
L’ancien cacique du peuple Kayapo, qui a acquis une notoriété internationale ces dernières décennies, tentera de collecter un million d’euros pour la protection de la réserve de Xingu, foyer de plusieurs communautés autochtones du Brésil, face aux menaces que font peser sur elles les exploitations forestières et les industries agroalimentaires.

Raoni Metuktire, dont la lutte pour la défense de l’Amazonie brésilienne est soutenue au plan international depuis trois décennies par des personnalités comme le chanteur Sting, n’en est pas à sa première tournée européenne ni à sa première visite en France. En 1989, il s’était entretenu, en présence du chanteur, avec François Mitterrand à l’Elysée.

En 2014, il s’était déplacé pour une tournée en Europe à l’occasion de la Coupe du Monde. Il avait alors déclaré :
« J’espère qu’en cette période de Coupe du Monde, les peuples prêteront attention aux Indiens et à l’Amazonie et qu’ils nous aideront. »
Et en mai 2017, il s’inquiétait du manque d’intérêt des jeunes indiens brésiliens pour leurs cultures ancestrales :
« Je suis très préoccupé par la génération des jeunes […] Les jeunes ne sont pas intéressés par notre culture, la musique traditionnelle, les coiffes, la danse, toutes nos coutumes »
.Trente ans après ses premières visites et accompagné par trois autres dirigeants indigènes qui vivent au Xingu, Raoni, aujourd’hui 89 ans, rencontrera notamment le chef de l’Etat français Emmanuel Macron, son ministre de l’Environnement Francois de Rugy. Ils iront en Belgique, en Suisse, au Luxembourg, à Monaco, en Italie et au Vatican, où un entretien est prévu avec le pape, selon l’association Forêt Vierge dont le siège est à Paris et dont Raoni est le président honoraire.
Les fonds recueillis serviront à l’amélioration du marquage de la frontière de la vaste réserve de Xingu ainsi qu’à acheter des drones et d’autres équipements techniques pour en assurer la surveillance, a expliqué l’ONG.
« Poumon de la planète »

Cette tournée intervient quelques mois après l’arrivée, en janvier, à la présidence du Brésil, notamment grâce au lobby de l’agroalimentaire, de Jair Bolsonaro, qui veut en finir avec ce qu’il appelle « l’activisme écologiste chiite ».
Illustration de son approche de la question indigène, le chef de l’Etat, un ancien militaire d’extrême droite, s’est demandé peu après son élection
« Pourquoi maintenir les Indiens reclus dans des réserves, comme des animaux dans un zoo ? »
La déforestation, qui avait baissé de manière spectaculaire en Amazonie de 2004 à 2012, est repartie de plus belle en janvier : +54 % par rapport à janvier 2018, d’après l’ONG Imazon.
« Poumon de la planète », l’Amazonie compte un nombre impressionnant d’espèces : 40 000 de plantes, 3 000 de poissons d’eau douce, près de 1 300 d’oiseaux, 370 de reptiles.

www.nouvelobs.com - L’Obs - lundi 13 mai 2019

 

20/05/2019

Des actions en faveur de la biodiversité...

Dans le journal du dimanche 12/5/2019, un dossier de plusieurs pages était consacré aux actions en cours déjà mises en place en PACA et d'autres potentielles à notre niveau. Mmes Sophie Casals et Aurore Malval, ainsi que Mr Guillaume Aubertin avaient mené l'enquête pour Nice-Matin. Leurs conclusions sont encourageantes: "Malgré les menaces qui pèsent sur la biodiversité, sur terre comme sur mer il n'est pas trop tard pour agir!" En effet, les zones de protection se multiplient depuis des années et les organismes comme les citoyens se sentent de plus en plus concernés par la protection de la nature.

Parmi les actions susceptibles d'aider les agriculteurs, je note un outil de terrain nommé S@M, qui depuis 2010, via une application sur téléphone ou tablette, permet au producteur de noter ce qui se passe pour ses fleurs ou ses fruits et de disposer d'une banque d'images des ravageurs. Il peut ainsi bénéficier d'une aide et se passer de produits phytosanitaires. De même, grâce à des insectes contenus dans de petits sachets, l'agriculteur peut réduire ses traitements en s'appuyant sur la lutte biologique. Une start-up du nom de Mycophyto et l'UMT Florimed de Sophia-Antipolis s'occupent de ces alternatives privilégiant les auxiliaires.

Des initiatives à succès peuvent être déja citées depuis des Conservatoires du littoral comme à Porquerolles, des Parcs nationaux comme celui du Mercantour (06) qui fête ses 40 ans cette année ou celui de Port Cros (83), jusqu'à des "nurseries à poissons en polypropylène imitant les herbiers de posidonies" avec ReFish à Bormes les Mimosas (83) ou des mouillages "écolos" comme à Ramatuelle (83). Pratiquement partout, dans nos pays européens, on s'inquiète de la protection de la faune et de la flore. De ce fait, des actions novatrices au niveau des Etats comme des régions sont un objectif recherché...

En tant que citoyens, il nous est conseillé en premier lieu de nous nourrir de façon responsable, sans gaspiller. Par exemple, d'acheter en vrac, de réduire sa consommation de viande en privilégiant la qualité et le local, de rejoindre une AMAP, d'éviter les poissons comme le thon, le saumon ou l'espadon, dont les stocks s'épuisent, au profit des sardines, des maquereaux, des bonites. Nous pouvons également installer des nichoirs à hirondelles, martinets et chauve-souris sur notre maison - joindre la LPO - car ces espèces sont de formidables "insecticides naturels".

Dénicher des semences locales oubliées pour les remettre en culture - semencemaralpine@gmail.com - prendre soin des abeilles dans son jardin en plantant des fleurs mellifères ou en tolérant les pissenlits, proposer à un apiculteur d'installer ses ruches dans notre propriété, éviter de traiter nos arbres et nos plantes dans notre jardin, éviter d'écraser tortues, crapauds ou couleuvres sur les routes, tout ces petits gestes sont à encourager car ils vont dans le bon sens... Il y a là tout un champ d'expérimentations et sans doute de nouveaux métiers à proposer...

Lyliane

 

 

19/05/2019

Avec la NEF des zestes d'initiatives et de bonnes nouvelles à soutenir.

Un zeste d'orange

La révolution par l’orange vous redonnera le goût et l’envie de changer le monde. Comment la nourriture rend humain ou nous déshumanise ? C’est l’une des réflexions que nous offre Olivia Bernholc dans son film-documentaire sur la coopérative fruitière Le Galline Felici en Sicile.

En cette fin de tournage, Olivia sollicite votre soutien afin de contribuer au bon déroulement du montage qui nécessitera son implication intense ainsi que quelques collaborateurs talentueux. Soutenez le projet dès maintenant !

Fin de la campagne prévue le 10/06/2019

Faites un Zeste
 

Un zeste de douceur aquatique

Au festival off d’Avignon, en juillet prochain, Mamie Clapotis offrira aux tout-petits un spectacle aquatique conté par Aurélie Piette. Grâce à des comptines et des décors en tout genre, Aurélie présentera un univers rempli de poissons, de baleines et d’eau ! Votre zeste l’aidera à financer la location du théâtre, l’hébergement et la communication.

Pour une belle fin au conte de Mamie Clapotis, faites un zeste aujourd’hui !

Fin de la campagne prévue le 10/06/2019.

Faites un Zeste
 

Et bien d'autres zestes à faire sur zeste.coop !

 

Vos belles histoires

L’énergie citoyenne coule de source !

Début mars 2019, la microcentrale rénovée de la Marie-Thérèse à Velaux (Bouches-du-Rhône) a injecté ses premiers kilowattheures sur le réseau public d’électricité.

C’est l’aboutissement d’un long processus et la continuation d’une belle histoire : le premier moulin à cet emplacement fut construit en 1514, moulin agricole devenu microcentrale hydroélectrique en 1962. Il fonctionna jusqu’en 2012, date à laquelle une pale de la turbine cassa.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, si ce n’était la détermination d’un groupe de citoyens qui voulaient produire une énergie renouvelable et locale dans le respect de l’environnement. Ils mobilisèrent alors l’investissement « citoyen » pour se réapproprier la question des énergies renouvelables et du patrimoine hydraulique.

Un livre retrace désormais leur aventure, dont les cinquante premiers exemplaires ont été pré-commandés en exclusivité sur Zeste. Objectif : inspirer d’autres initiatives semblables partout sur le territoire !

Recycler les déchets plastiques...

La trouvaille est aussi simple qu’ingénieuse : au Guatemala, des villageois introduisent des papiers de bonbon, des sachets de chips et autres emballages polluants dans des bouteilles en plastique. Avec un peu de sable, pour ses vertus ignifuges, cet amas compact se mue en brique de construction. Si la technique a des allures de système D, elle permet de recycler le plastique local en édifiant des bâtiments peu coûteux dans des zones démunies. Ce genre de recette essaime d’un bout à l’autre de la planète, en partie grâce à l’ONG WasteAid, qui en livre les modes d’emploi, assortis de conseils de prudence : avant de jouer à ce Lego grandeur nature, chaque déchet doit être nettoyé de toute trace alimentaire pour éviter la formation de méthane, un gaz explosif.
Dans le même esprit, l’ingénieur français Simon Bernard, 27 ans, prépare Plastic Odyssey, un tour du monde de trois ans et 33 escales sur les rivages les plus saturés de tongs, gobelets, filets de pêche… Dans les pays pauvres, la gestion des ordures est souvent insuffisante. Alors, pour éviter que ce fatras n’empoisonne la mer, la plage et les terres alentour, il faut encourager les habitants à le ramasser, en leur prouvant qu’il fourmille en ressources précieuses. Grâce à des techniques simples et libres de tout brevet, les restes de plastique seront transformés en meubles, sols, murs et toits protégeant enfin de la chaleur, contrairement à leurs équivalents en tôle. Simon Bernard lèvera l’ancre en 2020, à bord d’un bateau qui fonctionnera lui aussi grâce à certains plastiques collectés en route. Fondus dans une unité de pyrolyse, ils donneront du diesel pour alimenter le moteur.
Une mine de déchetse la chaleur, contrairement à leurs équivalents en tôle. Simon Bernard lèvera l’ancre en 2020, à bord d’un bateau qui fonctionnera lui aussi grâce à certains plastiques collectés en route. Fondus dans une unité de pyrolyse, ils donneront du diesel pour alimenter le moteur.

Une mine de déchets se métamorphose en « puits de pétrole »
Très prometteuse, cette technologie est le fer de lance de l’entreprise américaine Renewlogy. Sa fondatrice et dirigeante, Priyanka Bakaya, a étudié dans les prestigieux établissements de Stanford et du MIT. Lors d’un stage en Inde, elle découvre décharges et incinérations sauvages, fleuves gorgés de bouteilles de soda, barquettes en polystyrène, parapluies brisés… Elle décide alors d’affronter le plastique. Avec des usines au Canada, dans l’Utah et bientôt en Arizona, la technologie de Renewlogy se révèle particulièrement pertinente dans les lieux isolés, comme les îles, où le carburant est importé à grands frais. Une mine de déchets qui se métamorphose en « puits de pétrole », c’est autant de victoires pour l’environnement : moins de pollution et moins d’extraction de ressources fossiles.
Aujourd’hui, même les grandes marques gaspilleuses se bousculent pour montrer patte blanche. McDonald assure vouloir recycler 100 % des emballages de ses restaurants d’ici 2025. Ça ne mange pas de pain, fût-il fourré à la viande hachée. En janvier, les géants de la pétrochimie ont créé l’Alliance internationale pour l’élimination des déchets plastiques, qui vante le recyclage et promet un investissement d’un milliard et demi de dollars. Mais l’histoire des dernières décennies montre que les serments de ce type relèvent trop souvent de l’effet d’annonce.Quoi qu’il en soit, si le recyclage participe à la lutte contre la pollution plastique, il n’est en rien l’alpha et l’oméga. Ces matières, classées en sept catégories, ne peuvent toutes être réutilisées. Trop compliqué, trop coûteux, trop polluant. Comme le rappelle le Programme des Nations unies pour l’environnement, « les produits chimiques, ajoutés aux polymères, les matériaux mélangés, les emballages contaminés par des aliments… rendent le recyclage ardu et coûteux ».

Les limites de l'économie circulaire
Se gargariser d’« économie circulaire » s’apparente à un leurre. Dans la nature, les excréments de mouton servent d’engrais aux plantes qu’ils brouteront plus tard. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme en substance utile. On s’en approche avec le verre et les métaux. Mais pas avec le plastique, qui, quand il est traité une deuxième fois, réapparaît le plus souvent sous forme d’objets eux-mêmes non recyclables, telles les bouteilles métamorphosées en laines polaires. Comme le souligne Matt Wilkins, chercheur en écologie, dans la revue « Scientific American », tout miser sur la réutilisation revient à « planter un clou pour empêcher un gratte-ciel de s’effondrer ».
Et de pointer la principale aberration : l’afflux monstre de plastique à usage unique, comme les barquettes de supermarché ou les moquettes des foires et salons. Le recyclage est utile pour les déchets déjà partis dans la nature et les produits indispensables, comme les équipements médicaux. Mais la société du tout jetable, elle, n’est pas viable. Le meilleur déchet plastique reste celui qui n’existe pas. 

Karen Isère - Paris Match - dimanche 12 mai 2019

14/05/2019

Urgence Climatique décrétée en Irlande!

C'est la deuxième fois qu'un pays déclare "l'urgence climatique" en dix jours. L'Irlande a ainsi rejoint le Royaume-Uni ce jeudi en amendant un rapport parlementaire. En plus de déclarer cette "urgence climatique", il demande au parlement "d'examiner comment (le gouvernement irlandais) peut améliorer sa réponse au problème de la perte de biodiversité". Il a été approuvé dans la soirée jeudi.
"Nous avons maintenant l'appui de tous les partis pour déclarer une urgence en matière de climat et de biodiversité", s'est félicitée Hildegarde Naughton, députée du parti au pouvoir Fine Gael (centre-droit) et présidente du comité sur l'action climatique au Parlement. Mais "maintenant, on a besoin d'action", a-t-elle souligné.
"Déclarer une urgence ne veut absolument rien dire à moins que des mesures ne soient prises pour la sauvegarder", a aussi pointé le chef de file du Parti vert, Eamon Ryan, sur la chaîne de télévision publique RTE.
"Le gouvernement devra faire des choses qu'il ne veut pas faire"
"Cela veut dire que le gouvernement devra faire des choses qu'il ne veut pas faire", a-t-il ajouté. L'objectif actuel du gouvernement irlandais est une réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 80% par rapport à 1990 d'ici 2050, selon le site du département pour l'action climatique irlandais.
Au-delà des frontières irlandaises, cette déclaration a été accueillie avec enthousiasme par la jeune militante suédoise Greta Thunberg, devenue figure de la lutte contre le réchauffement climatique. "Super nouvelle en Irlande !! Qui est le suivant ?", a-t-elle tweeté.
Cette déclaration intervient donc neuf jours après celle du Parlement britannique, qui a été le premier en mai à le faire, lors d'un vote demandé par l'opposition travailliste et après une large mobilisation du mouvement pour le climat Extinction Rebellion, qui a mené une série d'actions de blocages dans la capitale britannique en avril.
Début mai, un rapport de la Commission britannique sur le changement climatique (CCC) a recommandé au Royaume-Uni de se fixer "un nouvel objectif ambitieux visant à réduire ses émissions de gaz à effet de serre à zéro d'ici 2050", l'objectif actuel étant une diminution de 80% par rapport à 1990 d'ici 2050.

lexpress.fr - L'Express - vendredi 10 mai 2019

Les solutions proposées par WWF pour sauver la Méditerranée...

L'ONG nommée WWF - www. wwf.fr - nous propose de sauver tous ensemble la nature de la pollution plastique. Elle s'est dotée d'un bateau qui va sillonner les côtes de la Mer Méditerranée, qui représente 1% des eaux marines sur le globe, mais qui compte déjà 7% des micro-plastiques. Sa mission sera "d'alerter les populations et les pouvoirs publics sur la menace des plastiques et de mener des études scientifiques afin de mesurer l'impact des plastiques sur la biodiversité marine".

Chaque année, en effet, 8 millions de tonnes de plastiques viennent inexorablement échouer dans nos océans. On en retrouve dans les corps des tortues marines  et dans 90% des oiseaux marins. Le plastique empoisonne les poissons, tue les baleines, étouffe les oiseaux. Or, depuis 60 ans, la production de plastique connaît une croissance exponentielle. Et, à terre, 20% seulement des déchets plastiques sont collectés pour être recyclés. 60 tonnes de plastiques provenant de France se déversent chaque jour en Méditerranée.Tout cela n'est plus possible!

Il s'agit par exemple de modifier nos habitudes grâce notamment à l'application"We act for good" du WWF. A partir du mois de juin, le voilier du WWF sillonnera les ports méditerranéens, afin de sensibiliser les habitants et les touristes ( plus de 200 millions viennent chaque année sur les plages) à la problématique de la pollution plastique. Animations pour les familles, expositions, partenariats éco-responsables avec les restaurateurs seront proposés par les équipes du WWF (Wild World Fund).

Nous pouvons aussi signer la pétition disponible en ligne sur wwf.fr et faire des dons à l'ONG WWF, qui est une fondation reconnue d'utilité publique, pour financer sa campagne en Méditerranée. Ce combat contre les plastiques est notre affaire à tous. Nous le gagnerons tous ensemble. Car l'objectif à terme est d'engager gouvernements et collectivités à aboutir à "zéro plastique dans la nature en 2030". N'ayons pas peur de diffuser ce message à nos contacts, sur les réseaux sociaux...

Lyliane

13/05/2019

Du nouveau chez les agriculteurs bretons...

Lancé en 1988, le réseau ouvre son premier espace commercial à Lantic, dans les Côtes d’Armor. Situé dans une ferme familiale, il met à l’honneur les produits locaux et la juste rémunération des producteurs.
Pour la première fois, un magasin sous enseigne «Bienvenue à la ferme» ouvre ses portes, à Lantic, dans les Côtes d’Armor. Créé en 1988 par l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA), ce réseau rassemble des producteurs et des consommateurs soucieux de favoriser les circuits courts. Avec ce système, les consommateurs ont la possibilité de se rendre directement à la ferme afin d’y retirer leurs achats préalablement commandés. Une proximité au service de la transparence des produits vendus et de la juste rémunération des producteurs locaux. C’est dans ce même esprit qu’à partir de ce vendredi, un magasin familial déjà existant, tenu par trois agriculteurs, accueille en tant que membre du réseau «Bienvenue à la Ferme» les consommateurs à la recherche de produits frais et de saison. La priorité est donnée aux produits bretons, mais d’autres denrées alimentaires, notamment des légumes du sud de la France, enrichiront les étals du magasin toute l’année.
Une offre de produits fermiers diversifiée, dont 50% au minimum provient des récoltes des producteurs du réseau. Le reste des aliments dépend d’autres exploitations hors du réseau, en respectant toujours une exigence de qualité: «aucun produit n’est transformé», assure Jean-Marie Lenfant, porte-parole de «Bienvenue à la ferme». Parmi les viandes, fruits et légumes proposés à la vente, certains sont issus de l’agriculture biologique: près de 12% des agriculteurs du réseau pratiquent cette méthode de production, un chiffre qui ne cesse de croître au fil des années. À terme, la ferme de Lantic devrait être rejointe par d’autres magasins. Ce sera le cas début juin, avec l’ouverture d’un second point de vente à Menilles, dans l’Eure. 

«Bienvenue à la ferme» un précurseur du «mieux manger»
Fort de 8000 agriculteurs adhérents, le réseau «Bienvenue à la ferme» a su anticiper les nouvelles attentes des consommateurs. Marqués par les nombreux scandales alimentaires de ces dernières années, les Français sont de plus en plus attentifs à leur alimentation. Le «mieux manger» est une tendance qui s’affirme: selon le baromètre annuel 2017 de l’Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique, 94% des Français déclarent privilégier l’achat de produits durables et respectueux de l’environnement. Un changement dans les habitudes alimentaires qui s’accompagne d’une mutation de la relation consommateurs-producteurs: l’acte d’achat est également un acte social, qu’il faut préserver. «Bienvenue à la ferme», du haut de ses trente ans, est donc parfaitement dans l’air du temps.
En plus des courses à la ferme, les clients ont la possibilité de venir à la rencontre des fermiers lors d’une simple visite ou pour échanger avec eux sur leur savoir-faire, l’histoire de leur exploitation mais aussi sur les difficultés de la profession… Il est également possible de dormir à la ferme dans l’un des 1800 hébergements du réseau, ou de découvrir les produits de 270 exploitations fermières autour d’un repas, d’un goûter ou d’un apéritif. Le «mieux manger» étant aussi une affaire de génération, 900 fermes pédagogiques accueillent les plus jeunes et les sensibilisent aux pratiques fermières.

Jean-Baptiste Bernardeau - Le Figaro - vendredi 3 mai 2019

Pétition en faveur des insectes...

 

Oui, je signe la Grande Pétition Nationale pour protéger les insectes du génocide

Pétition adressée à Monsieur le ministre de l’écologie François de Rugy, et à Monsieur le ministre de l’agriculture Didier Guillaume

Messieurs les ministres,

Attendu que, si rien ne change, tous les insectes pourraient disparaître d’ici 100 ans, selon une revue de 77 études réalisée par Francisco Sanchez-Bayo, de l’Université de Sydney ;

Attendu que déjà 40 espèces d’insectes sont en danger d’extinction (abeilles, guêpes, fourmis, bousiers…)

Attendu que le déclin a commencé au début du 20e siècle et n’a fait que s’accélérer depuis les années 1950 ;

Attendu qu’ils disparaissent aujourd’hui au rythme effroyable de 2,5 % par an (à l’échelle de l’humanité, cela voudrait dire 200 millions de morts chaque année, soit 3 fois la France) ;

Attendu que les insectes sont indispensables à la vie de très nombreux animaux et végétaux (par leur action de pollinisateur), et que leur disparition provoquerait la disparition de l’Homme par effet domino ;

Je vous demande, Messieurs les Ministres, de couper définitivement avec les lobby de l’agriculture industrielle, et d’interdire dans les plus brefs délais l’usage de pesticides qui détruisent les insectes.

Je vous demande de saisir l’occasion de l’actuel groupe de travail en vue de renforcer les mesures de protection des insectes, contre de l’utilisation de pesticides, pour interdire les pesticides dangereux et renforcer les procédures de contrôle.

Il s’agit d’une question de vie ou de mort pour l’humanité et pour de nombreuses espèces vivantes.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le ministre, l’expression de ma plus haute considération.

 

Nombre de signatures :
29 104

Oui, je souhaite être informé des suites de cette action en recevant la lettre d'information gratuite PureSanté.
 
En signant la pétition, je serai informé des suites des actions citoyennes via Les Lignes Bougent. Pour consulter notre politique de confidentialité, cliquez ici.
 
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

11/05/2019

Sauvetage des dauphins au Honduras...


Les dauphins peuvent maintenant danser librement dans les eaux turquoise d’Utila sans craindre d’avaler du plastique. Les plus de cinq millions de bouteilles qui atteignent chaque année l’île du Honduras, dans le département des Caraïbes des îles de la Bahía, ne finiront plus dans l’océan. Les autorités de l’île utilisent maintenant cette matière première pour revêtir les rues d’Utila, protégeant de l’invasion plastique les cétacés, dont la danse attire 2,3 millions de touristes chaque année. Cette solution innovante de la municipalité est un mélange de bouteilles en plastique et de ciment. Elle vise à stopper la pollution environnementale qui menace non seulement le majestueux sanctuaire des dauphins, mais également toutes les espèces marines vivant dans le deuxième plus grand récif au monde.
Les routes en plastique d’Utila sont plus durables et moins chères que les routes conventionnelles
«Environ cinq millions de bouteilles en plastique arrivent sur l’île chaque année, en plus de celles que les vagues déposent sur les plages», explique Troy Bodden, maire d’Utila, «alors nous avons décidé de nous débarrasser de ce plastique en le déchiquetant et en l’utilisant comme matériau pour le béton de nos rues.». Basées sur une idée d’abord appliquée en Inde, les routes en plastique d’Utila sont plus durables et moins chères que les routes conventionnelles. Le maire Bodden s’est inspiré de l’expérience indienne ainsi que d’une vidéo des routes en plastique au Canada qu’un touriste lui avait montrée. Troy Bodden affirme que 28 % de la formule du béton provient de plastique déchiqueté, ce qui permet à la municipalité d’économiser de l’argent qui aurait évalué à environ 40 000 euros. Une deuxième route, la rue Lozano de 390 mètres de long, a été recouverte par la suite. Pour réaliser la chaussée, quelque 150 000 bouteilles de boissons gazeuses ont été transformées en 3 600 kilos de plastique déchiqueté, puis mélangées à du ciment et à du sable dans un laboratoire de la ville de San Pedro Sula, dans le nord du Honduras, pour tester la résistance au poids et aux conditions météorologiques du mélange. La formule est certifiée et a la même consistance que l’asphalte ordinaire, explique Troy Bodden. «Nous étudions sa durabilité, pour l’appliquer à d’autres projets tels que les pavés» assure-t-il.

Interdiction des sacs en plastique et des pailles
Le maire a lancé en parallèle d’autres mesures pour lutter contre la pollution, dont un arrêté municipal qui interdit l’utilisation de sacs en plastique et de pailles. Les plages et récifs sont également nettoyés collectivement par les locaux avec l’aide des centres de plongée de l’île. «Ce n’est qu’un exemple de
la créativité des Honduriens. Le plastique produit sur l’île est aujourd’hui déchiqueté et utilisé comme revêtement de chaussée et il fonctionne très bien, il ne craque pas et ne s’endommage pas. Grâce à ces initiatives, nous préservons les ressources naturelles et l’avenir de notre île,» estime le biologiste Fernando Argüello. La matière première en plastique est collectée sur les plages et au centre de recyclage, puis broyée pour former des boules avant d’être transportée sur le chantier dans d’énormes sacs noirs. Se procurer ce plastique n’est pas difficile, car le fleuve Motagua, qui prend sa source au Guatemala et termine dans l’Atlantique, achemine vers l’île d’énormes quantités de déchets à travers 13 municipalités différentes.

Article écrit par Glenda Estrada, El Heraldo (Honduras)

10/05/2019

La P.A.C : une occasion manquée de modifier la politique agricole commune...

News Section Icon Publié 04/04/2019

Mardi 2 avril 2019, les députés européens membres de la Commission Agriculture ont voté sur la future Politique Agricole Commune (PAC), actuellement en cours de révision. Une occasion de changer et de construire un nouveau modèle d’agriculture et d’élevage. L’occasion idéale pour mettre fin aux subventions à l’agriculture industrielle et de promouvoir réellement des pratiques respectueuses du bien-être animal. Une occasion… complètement manquée. CIW-France

Quel dommage! Il faudra maintenant attendre 7 ans!

Lyliane

Agriculture alternative: cultures et semences à profusion dans l'Hérault!

Dans l’Hérault, un paysan autodidacte a un rendement trois fois supérieur à celui de l’agriculture conventionnelle. C’est parce que, faute d’argent, il n’a pu acquérir que des terres rocailleuses et impraticables, «dont personne ne voulait» dit-il, que cette histoire a commencé. Enfant, Pascal Poot a vécu dans ce sud de la France, entre Montpellier et Toulouse, où souvent il ne tombe pas une goutte pendant six mois. Quand il y revient, il y a vingt ans, après dix années passées dans le Lot, il sait déjà une chose : sans traitement chimique, les plantes apprennent à se défendre contre les insectes et les maladies. De retour sur les hauteurs du village de Lodève, il commence des semis avec des graines de tomates issues de variétés anciennes, les met à germer sous serre pendant un mois sur un tas de fumier, «une couche chaude à environ 70 degrés». Il débroussaille quelques parcelles puis, un mois plus tard, plante les semis. Et il attend. La première année, les tomates, non traitées et non arrosées, sont toutes petites. Il en conserve les graines et les replante. Dès l’année suivante, il obtient de beaux fruits. «Les plantes transmettent à leurs graines ce qu’elles apprennent dans leur vie. Année après année, elles s’améliorent.»
La demande est désormais si forte qu’il ne vend plus sa récolte de tomates : elle est presque entièrement dédiée à la fabrication de semences, qu’on lui achète du monde entier –du Togo à la Nouvelle-Calédonie– sur son site Internet. Des collectionneurs lui apportent des variétés oubliées qu’il remet en culture. «Je ramasse les tomates le plus tard possible, jusqu’à décembre ou début janvier, parce que plus elles ont vécu, plus elles ont appris. Là, elles sauront résister à la sécheresse, aux inondations de l’automne et aux premiers gels. Elles sont plus robustes et contiennent 10 à 20 fois plus de vitamines, d’antioxydants et de polyphénols que les variétés classiques ou hybrides.»

Des chercheurs s'intéressent à son travail
Aujourd’hui, sans eau et sans aucun intrant chimique, il obtient un rendement record : quand, dans l’agriculture conventionnelle très irriguée, on produit en moyenne 10 kilos de tomates au mètre carré –des tomates hybrides, sans goût, travaillées pour ne pas pourrir–, lui en obtient, dit-il, «plus de 30 kilos». Il cultive aussi des salades, des courgettes, des courges, des oignons, des aubergines… Toujours selon le même système. En tout, plus de 100 000 plants chaque année –200 variétés de tomates et 100 de légumes. Dans son domaine, 30 hectares de garrigue, vaquent une dizaine de vaches, une trentaine de moutons et autant de chèvres, qui produisent le fumier dont il a besoin. «C’est comme ça que l’on a cultivé pendant des siècles, c’est comme ça que faisait mon grand-père», dit-il. Des chercheurs s’intéressent à son travail pour tenter de comprendre les mécanismes biologiques à l’œuvre dans la surprenante adaptation de ses tomates.

Les semences dans la loi
La réglementation est complexe mais, en résumé, pour commercialiser en quantité des semences, celles-ci doivent être inscrites au Catalogue officiel des espèces et variétés de plantes cultivées en France. Géré en partie par les professionnels, ce catalogue fait la part belle aux produits de l’industrie agroalimentaire. Rien n’interdit cependant aux amateurs de planter des variétés non recensées.

Caroline Fontaine - Paris Match - dimanche 28 avril 2019

09/05/2019

Une nouvelle forme d'agriculture avec de nouveaux outils...


L'entreprise d'ingénierie auvergnate, lauréate du concours i-Lab 2018, développe une nouvelle race de tracteurs, très légers, pour protéger l'environnement et confirmer la France dans son rôle de poids lourd agricole mondial.
Le temps où une série de tracteurs électriques, légers et organisés en vol d'oies labourera les champs n'est pas loin. C'est en tout cas ce à quoi travaille la société Sabi Agri, lancée en août 2017 à Clermont Ferrand - au cœur de la Céréales Valley, en Auvergne - par Alexandre Prevault, ingénieur mécatronicien et maraîcher, et Laure Osmani, avocate de formation. « Notre idée est de nous positionner sur le marché avec des tracteurs électriques, très légers, qui respectent mieux les sols et l'environnement », explique d'entrée de jeu Alexandre Prevault.
Pour l'heure en effet, selon les études de la FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations), la production agricole pour l'alimentation est responsable d'environ 30 % de la consommation mondiale d'énergie fossile. Pis, selon le spécialiste américain Michael Pollan, aux Etats-Unis, pour chaque calorie de nourriture produite, il ne faut pas moins de 10 calories d'énergie fossile... « Notre but est donc d'améliorer grandement ce ratio, grâce à des engins légers et électriques », déclare Alexandre Prevault. Car les énormes tracteurs actuels, qui fonctionnent au fioul, tassent les sols, qu'il faut ensuite retourner. Au contraire, un labour plus léger permet de conserver la matière organique, qui, à son tour, capte le CO2. « Nous avons donc cherché une solution technique pour cette pratique ».

Zéro émission
Et l'ingénieur mécatronicien l'a trouvée : au lieu de 40 chevaux thermiques, ses tracteurs, pesant 600 kilos seulement, n'affichent que 25 chevaux électriques, pour faire le même travail. Afin d'alléger la structure et de faire en sorte qu'une calorie consommée équivaudra à une calorie produite, le châssis de l'Alpo - c'est le nom de ce nouvel outil - englobe toutes les parties électroniques. Car bien sûr, cette nouvelle génération de tracteur est intelligente. Si, pour l'instant, elle ne peut agir que sur de petites surfaces, comme des terres en maraîchage ou en viticulture, sur trois à six hectares, rien n'empêchera d'en conduire un, associé à d'autres, qui seront pilotés par le premier grâce à l'électronique embarquée, sur des surfaces plus grandes, pour la production céréalière. De quoi limiter le recours à une main d'œuvre que les agriculteurs ont du mal à s'offrir, compte tenu des contraintes financières auxquelles ils sont actuellement soumis.
Enfin, l'Alpo bénéficie de huit heures d'autonomie et recharger les batteries électriques - en moins de deux heures - sera un jeu d'enfant dans la cour de la ferme, surtout si, de surcroît, elle est équipée de panneaux solaires, qui trouveront largement leur place sur les toits des hangars. Mieux encore, les frais de maintenance seront réduits du fait de l'architecture électrique des tracteurs. Là encore, le gain financier pour l'utilisateur est évident. Autant dire que ce tracteur zéro émission a tout pour plaire !
« L'agriculture est fragile, relève Alexandre Prevault, et face aux enjeux mondiaux de la production alimentaire, sans oublier la dépendance actuelle au pétrole, il est important pour la France de continuer à jouer dans la cour des grands comme elle le fait actuellement dans le domaine agricole ».
Tout est donc en place pour révolutionner l'agriculture ! Avec la dotation d'un total de 550 000 euros apportée par le concours i-Lab, Sabi Agri a poursuivi dans un premier temps le développement de sa gamme, qui se compose actuellement d'une dizaine d'engins spécifiques, adaptés aux besoins de divers utilisateurs et « fabriqués pour l'instant de façon artisanale », indique Alexandre Prevault. La société auvergnate, qui a par ailleurs embauché cinq personnes, entend maintenant passer à la phase de production industrielle et, en parallèle, obtenir les homologations nécessaires pour l'export. Car si sa commercialisation est prévue dès cette année en France, l'Alpo pourrait séduire les agriculteurs du monde entier. « Nous continuerons d'embaucher, de même que nous poursuivrons nos recherches pour développer d'autres produits, dans le domaine phytosanitaire, par exemple. Notre rôle est de faire l'interface entre le monde agricole et la technologie de pointe », indique le cofondateur de Sabi Agri.

La Tribune avec i-Lab - La Tribune - mardi 30 avril 2019

Un village d'Alsace a réussi sa mue verte!

Dans Paris-Match du mois de mars 2019, Mme Caroline Fontaine nous fait connaître les initiatives d'un ancien mineur à la retraite, maire de la commune d'Ungersheim, Mr Jean-Claude Mensch (73 ans), qui depuis 30 ans a réussi à faire de sa commune de 2 400 habitants un modèle du genre en matière de transition écologique. En effet, il a choisi pour méthode de souder les gens autour de projets, de construire des structures, puis de les céder à des associations. Dans ce village d'Alsace, trois chantiers principaux ont été lancés: l'auto-suffisance énergétique, la souveraineté alimentaire et l'autonomie intellectuelle.

Concernant le premier chantier, il a fait, en effet, dès 1999 construire une centrale solaire thermique pour chauffer l'eau de la piscine municipale. Aujourd'hui, Ungersheim abrite "la plus grande centrale photovoltaïque d'Alsace". Elle a un éco-hameau estampillé "zéro carbione", une calèche tirée par un cheval pour assurer le transport scolaire et ses bâtiments publics ont de l'eau chaude grâce à une chaudière à bois. En projet: une unité de méthanisation pour fournir du gaz propre. Selon les plans actuels, en 2021, la commune atteindra  l'autonomie électrique.

Pour le second chantier, Mr Mensch a fait de l'approvisionnement alimentaire "un service public" en mettant en place une régie agricole municipale promouvant une filière" de la graine à l'assiette": une exploitation maraîchère, une conserverie - bientôt une microbrasserie et un pressoir à fruits -. qui sont gérés sous statut communal et associatif. Quant à la restauration scolaire, elle est 100% bio et sans répercussion sur le budget des ménages. En 2020, une épicerie  devrait ouvrir dans un bâtiment municipal.

Une monnaie locale a même été lancée "le radis" pour garder sur le territoire les euros dépensés. 6% des foyers l'utilisent déjà. La commune peu à peu s'essaye à la démocratie participative: commissions citoyennes de conseil des sages, conseil des enfants, de jurys citoyens... Les impôts n'ont pas augmenté depuis près de 15 ans. Tout n'est pas parfait cependant dans ce village, car il y a quelques farouches opposants. Toutefois, Mr le Maire a toujours été réélu au premier tour mandat après mandat. Et il faut également signaler une augmentation démographique (65%) et plus de 150 emplois qui ont été crées au village grâce à la transition écologique depuis 2011.

Ce modèle alsacien, comme celui de Mouans-Sartoux (06), serait duplicable à toute échelle dans notre pays, à condition "que les politiques ne soient pas prisonniers du monde économique et des lobbys". La démonstration est faite: des solutions de ce genre sont possibles! Car si rien n'est entrepris, les émissions de gaz à effet de serre vont continuer de croître. En 2018, elles ont déjà augmenté de 2,7%... Car n'oublions pas que le vote définitif de la loi sur le réchauffement climatique n'a toujours pas été remis à l'agenda de l'Assemblée Nationale afin d'être inscrit dans la Constitution...

C'est donc à nous citoyens d'exprimer notre volonté de "changer de paradigme" et de nous engager dans la transition écologique en choisissant des élus responsables et motivés! N'attendons pas que les politiques finissent par s'en occuper! Faisons nos propres choix de vie et pesons sur leurs décisions! Un film existe sur Ungersheim. Pour le consulter:

https://www.mairie-ungersheim.fr/village-en-transition/le-film/

Lyliane

Pour exposer vos propres solutions, RV sur www.parismatch.com/solutions.