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28/07/2019

Halte à l'apocalypse en Amazonie!

C’est terrible. L'Amazonie a perdu un DEMI-MILLIARD d'arbres l’année dernière. En ce moment même, les défenseurs de l’Amazonie au Congrès du Brésil envisagent de nouvelles mesures de protection et les groupes indigènes en appellent à une pression internationale pour sauver la forêt. Organisons une grande démonstration de soutien citoyen et battons-nous pour l’Amazonie!

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SIGNEZ LA PÉTITION
 

Aux membres du Congrès brésilien, au gouvernement de Jair Bolsonaro et aux dirigeants du monde entier:

En tant que citoyens du monde entier, nous sommes horrifiés de l'accélération de la destruction de l'Amazonie au cours des derniers mois. Le destin de l'humanité repose sur l'Amazonie, et nous vous demandons de faire tout ce que vous pouvez pour protéger la forêt, y compris faire adopter des lois pour protéger les forêts publiques, mettre fin à la déforestation illégale et augmenter la pression internationale pour éviter davantage de destruction de l'Amazonie.

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26/07/2019

S. Salgado, le photographe qui veut sauver le monde grâce aux arbres...

Lélia et Sebastião Salgado ressuscitent la forêt.

Après des années à parcourir le monde en tant que reporter photographe, vous rentrez au Brésil en 1998 avec votre femme, Lélia, pour vous occuper de la ferme de vos parents. Jusqu’alors, vous n’étiez pas spécialement écolo ?
Pas spécialement, non. Toutefois, j’étais proche de la terre, comme quelqu’un qui a grandi dans une ferme. Des reportages difficiles – le génocide du Rwanda, l’ex-Yougoslavie… – m’avaient vidé. A la mort de mon père, j’ai dû m’occuper de cette terre, et cela tombait bien. J’en avais besoin. Mais ce fut le choc ! Elle avait disparu, peut-être en restait-il 1 % ! Les pluies tropicales avaient labouré la région, bouché les fleuves, et l’érosion creusé des rigoles où l’on aurait pu mettre un camion entier. Alors, ma femme Lélia a eu cette idée : “Sebastião, la seule chose qui puisse pousser ici, ce sont les arbres.” L’idée a fait son chemin. Un ami, ingénieur des forêts, nous a donné son verdict : pour que le projet ait un sens, il fallait planter 2 millions et demi d’arbres ! J’ai utilisé mon nom de photographe pour trouver des fonds. Car cela nécessitait des millions de dollars.

Pourquoi, à vos débuts, avez-vous perdu 60 % des arbres ?
Planter un arbre, c’est comme élever un enfant. Un petit arbre sorti de sa pépinière n’a aucune défense. Il faut lui donner à manger, le protéger jusqu’à ce qu’il soit adulte. Si l’on espère qu’il poussera seul, ça ne marche pas. Il faut, par exemple, le protéger des grosses fourmis qui étoufferaient sa croissance. En une nuit, elles peuvent tuer mille arbres ! Quand j’entends ces appels à “donner 1 euro pour planter un arbre”, ça me révulse car c’est un mensonge. Un arbre, ça ne coûte pas 1 euro. Demandez à un paysan en France ! C’est au moins sept à huit fois plus.

On a parfois le sentiment que plus les chiffres deviennent alarmants, plus les climatosceptiques gagnent du terrain…
Aux Etats-Unis, au Brésil ou dans le Royaume-Uni du Brexit, les basculements politiques ne se sont pas faits en fonction d’une quelconque réflexion écologique mais d’une absence de réflexion tout court. On a vendu un projet politique avec notre unité de temps à nous, êtres humains. Oui, la planète est en train de se réchauffer, mais, c’est sûr, cela ne se fera pas en cinquante ans.

Qu’est-ce que nous ne comprenons pas, nous, les urbains ?
Nous sommes devenus des aliens. S’il survenait une énorme panne d’électricité à Paris, si l’approvisionnement venait à manquer, la moitié de la capitale mourrait. On ne sait plus planter ni récolter. On ne peut plus regarder le monde à travers le seul prisme de l’être humain... si décevant ! En travaillant la terre, j’ai vu toutes les autres espèces. Si on colle son visage contre un arbre, on voit tous ces êtres vivants qui y habitent, passent, tournent, vivent et meurent. C’est pourquoi je me suis lancé dans le projet Genesis. J’avais compris que notre espèce est aussi importante, mais pas plus, que toutes celles qui habitent la Terre et qui disparaissent chaque année par millions. La nôtre aussi va sûrement disparaître. Durant ce projet photographique, il m’est arrivé de me poser au sommet d’une montagne pendant huit heures et de regarder les changements survenir sur ma planète, le sable passer et repasser sur le granite et polir la pierre. Bien sûr, nous n’allons pas retourner vivre dans des cavernes, mais il faut qu’on retourne, au moins spirituellement, à la terre.

Comment voulez-vous convaincre des millions de Chinois ou d’Indiens de ne pas accéder aux biens de consommation auxquels nous avons eu droit ?
C’est vrai. Nous vivons peut-être la chronique d’une mort annoncée. Moi, j’ai fait ce que j’ai pu. Nous avons planté 2 millions et demi d’arbres et nous espérons en planter 100 à 150 millions dans les trente-cinq à quarante prochaines années. Mais même si l’on replante de notre côté, on en enlève plus ailleurs. Quand on survole Sumatra, c’est terrible… Des plantations d’huile de palme, base de la nourriture occidentale, à perte de vue. Tout le reste a disparu. Pourtant, c’est très simple : l’oxygène est recraché par les arbres grâce à la photosynthèse. Il suffirait de deux à trois minutes à ne plus pouvoir respirer et, pour nous, tout serait fini. La terre, elle, serait toujours là. Aujourd’hui, je suis optimiste pour la planète car elle résoudra tous ses problèmes. Je suis davantage inquiet pour les humains.

Interview - Paris Match - mercredi 3 juillet 2019

25/07/2019

Un avis contre le CETA...

 

Et le CETA alors ?

En ce moment même les députés français sont en train de débattre du traité de libre-échange CETA entre l’UE et l’Amérique Latine. 

Je n’ai rien a priori contre la liberté d’échanger entre différents pays. Le commerce est une manière de créer des liens forts entre différents états, ce qui peut éviter des guerres. 

Mais il faut des restrictions sur les produits dangereux. 

Certains pays d’Amérique Latine ont fait le choix d’une agriculture biochimique intensive. De grands groupes industriels, tels que Monsanto, ont fait main basse sur des pans entiers de leurs territoires. 

Ils ont transformé d’immenses espaces d’agriculture extensive en champs d’OGM. Ces produits sont déjà importés pour le fourrage en France. Un nouveau traité de libre-échange ne ferait qu’augmenter ces flux de produits dénaturés. 

Il serait donc raisonnable que ce traité ne soit pas adopté ou qu’il soit a minima réformé pour éviter l’importation d’OGM. 

Ces produits sont nocifs pour les consommateurs, nocifs pour ceux qui les font pousser, dangereux pour les écosystèmes ! 

Evitons-les ! 

Et vive l’Autriche qui a interdit le glyphosate! 

Naturellement vôtre, 

Augustin de Livois 

23/07/2019

Le prix Liberté décerné en France à la jeune suédoise Melle Greta Thunberg...

La jeune militante suédoise de 16 ans va recevoir, aujourd'hui, à Caen, le prix Liberté 2019, lancé par la Région Normandie. Un prix qui lui a été décerné debut juin en son absence par des jeunes du monde entier agés de 15 et 25 ans.

Greta Thunberg "a réussi à lancer un mouvement qui va bien au-delà d'elle", a estimé, sur franceinfo, dimanche 21 juillet, Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France, alors que l'adolescente de Stockholm doit recevoir le prix Liberté de la région Normandie à Caen.
La jeune suédoise de 16 ans mène depuis août 2018 une grève de l'école tous les vendredis pour dénoncer l'inaction de son gouvernement en matière de lutte contre le dérèglement climatique. Pour le directeur de Greenpeace France, "Il faut que ça se poursuive, qu'elle arrive à convaincre [les dirigeants politiques] de passer à l'action réelle".
franceinfo : Êtes-vous fier que la France reçoive Greta Thunberg et reconnaisse ainsi l'importance de son action ?
C'est important qu'elle puisse venir en France. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois. Elle était venue cet hiver, rapidement, pour participer à une marche avec les jeunes qui s'engagent pour le climat. C'est important qu'elle soit là, qu'elle parcoure le monde. Étant donné qu'elle a décidé de ne plus prendre l'avion, ses déplacements sont pour l'instant limités à l'Europe mais c'est important qu'elle porte cette parole parce qu'à chaque fois elle a une force de conviction qui touche des gens, jeunes ou plus âgés. À chaque fois, ses passages laissent des traces. C'est une très bonne chose.
Est-ce une bénédiction pour les écologistes de voir ainsi débarquer une figure mondialement connue, jeune, charismatique et facilement identifiable pour personnaliser le combat pour la planète ?
Ça aide mais ce qui est essentiel c'est qu'elle a réussi à lancer un mouvement qui va maintenant bien au-delà d'elle. Ce mouvement a fait tâche d'huile dans beaucoup de pays à travers la planète, ça dépasse largement le cadre de l'Europe. Le jour où elle a décidé de se mettre en grève devant le parlement [suédois], je crois qu'elle n'imaginait pas ce qu'elle allait lancer et créer. Rapidement, ça a pris en Austalie, dans différents pays européens et ensuite en France. Elle a réussi à lancer quelque chose que personne n'avait osé imaginer jusque-là. Cette mobilisation des jeunes est pour moi déterminante. Elle a déjà fait basculer beaucoup de mentalités de dirigeants politiques qui se sont dit qu'il y a un sujet avec le dérèglement climatique. Il faut que ça se poursuive, qu'elle arrive à les convaincre de passer à l'action réelle pour faire tout ce qu'on peut et ce qu'on doit contre le dérèglement climatique.
Greta Thunberg, comme d'autres femmes engagées très présentes dans les médias, est la cible de campagnes de dénigrement, voire d'injures sexistes. Comment réagissez-vous à ces attaques ?
Ça nous met en colère car on a le sentiment qu'elle paie le prix d'une certaine notoriété, d'annonces et de discours courageux sur un certain nombre de sujets. Greta paye aussi le prix de sa jeunesse : on voit certaines déclarations qui s'en prennent à elle parce que c'est une jeune adolescente. J'ai entendu certains responsables politiques qui disaient de manière très dénigrante qu'elle ferait mieux de retourner sur les bancs de l'école, de s'occuper des choses de son âge et de laisser les gens sérieux s'occuper de la marche du monde. Ces gens-là n'ont pas compris comment fonctionne le monde aujourd'hui. Greta a une longueur d'avance sur eux. Elle a un discours d'une perspicacité, d'une lucidité sur l'état dans lequel sont les écosystèmes qui sont assez frappantes. On doit l'écouter. Qu'on soit d'accord avec elle ou pas, on peut en débattre et c'est intéressant. Mais il faut l'écouter.

Franceinfo - Franceinfo - dimanche 21 juillet 2019

Appel de Mr Nicolas Hulot à propos du vote du CETA...

À la veille du vote solennel du CETA, le traité de libre-échange entre l'UE et le Canada, à l'Assemblée nationale, Nicolas Hulot met la pression sur les députés. "Ayez le courage de dire non", lance le président d'honneur de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'homme, dans une tribune publiée lundi 22 juillet en exclusivité sur le site de franceinfo.
"Demain, chacun de vous aura plus de pouvoir que tous les ministres de l’Ecologie réunis", lance l'ancien ministre de la Transition écologique et solidaire. Car il reconnaît que, lors des négociations sur le CETA, le gouvernement a "échoué à apporter les garanties nécessaires sur le véto climatique, les farines animales, les nouveaux OGM, la sauvegarde du principe de précaution à l’européenne".
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Lettre ouverte aux députés
Demain chacun de vous aura plus de pouvoir que tous les ministres de l’écologie réunis. Demain chacun de vous sera libre de voter contre la ratification du CETA et exiger ainsi la réouverture des négociations. Demain la voix forte d’un pouvoir législatif unanime pourra éclairer utilement un exécutif qui agit comme si ratifier le CETA allait de soi.

Ayons collectivement l’honnêteté de dire que la réalité de cet accord est beaucoup plus complexe.

Nicolas Hulot pour France Info

 

Le Canada ne fait lui pas mystère de ses intentions. S’il utilise déjà à son avantage les mécanismes peu transparents associés au CETA, il n’a pas hésité non plus à s’allier au Brésil et aux États-Unis pour demander le 04 juillet devant l’OMC des comptes à l’Union Européenne sur son application du principe de précaution quant aux perturbateurs endocriniens et autres substances cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR). Ce n’est pas nouveau. Déjà en 2016, le Canada avait fait pression avec succès sur la Commission Européenne pour affaiblir sa proposition de définition des pesticides perturbateurs endocriniens. Car ce qui se joue est immense. Dans la continuité des actes précédents, l’Union Européenne doit aujourd’hui faire évoluer sa doctrine de tolérance à l’importation pour aller vers une logique de tolérance zéro résidu pour les substances les plus dangereuses. Et c’est là tout l’enjeu car le marché européen est structurant pour de nombreux pays exportateurs.


Quand nous interdisons des substances dangereuses en France et a fortiori en Europe pour protéger la santé de nos populations nous portons plus largement atteinte aux intérêts de BASF, Bayer-Monsanto, Syngenta, Dow Chemicals etc qui, pour pouvoir vendre leurs pesticides, doivent garantir aux agriculteurs exportateurs brésiliens, américains ou canadiens que leurs produits pourront pénétrer le marché intérieur européen. Toujours prompts à défiler dans les ministères pour expliquer combien ils investissent, créent de l’emploi et pourraient le faire partout ailleurs, ce sont ces firmes qui font pression pour que l’Europe abandonne son approche unique au monde, qui considère que les substances les plus toxiques doivent être interdites sans autres considérations que leur danger intrinsèque.

Quand tous les lobbys essayent déjà d’enfoncer la porte, pourquoi leur donner un bélier avec le CETA ? Demain, ces firmes qui ont toutes des filiales au Canada pourront menacer de recourir directement à l’arbitrage. Mais alors pourquoi et pour qui ratifier le CETA ? Pourquoi maintenant ? Pas pour notre santé, pas pour nos agriculteurs ni pour le climat, on l’aura compris.
Parce que les Canadiens sont nos amis ? S’ils le sont vraiment, pourquoi ne pas renégocier politiquement cet accord avec eux pour en supprimer les risques dispensables. Ces accords de nouvelle génération sont loin du commerce comme facteur de concorde entre les peuples. Parce que quelques centièmes de points de croissance sont en jeu ? Parce que le commerce c’est important et qu’il faut être bon élève en Europe ? En réalité, au-delà des éléments de langage, qui sait vraiment pourquoi il faut ratifier absolument et maintenant le CETA ?
Demain, comme le voudrait tant de Français, ayez le courage de dire non. Faisons enfin preuve de cohérence.

Nicolas Hulot

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 Olivier Faure, premier secrétaire du PS : "Ces accords de libre-échange sont ‘climaticides’. Le CETA va à l’encontre de ce que nous voulons faire sur le plan social, démocratique et environnemental"

 

 

22/07/2019

Agriculture biologique et biodiversité...

Élement central et Ô combien précieux de la biodiversité, l’abeille est en danger. Une lueur d’espoir nous vient d’une équipe de chercheurs qui a observé les bienfaits de l’agriculture biologique sur ces dernières.

Traditionnel point de repère, le mois de juin est sensé attester d’un stock conséquent de miel pour l’année. Sauf que cette année, d’après Henri Clément, porte-parole de l’Union nationale de l’apiculture française, le compte n’y est pas : "cette année, nous en sommes loin". Le responsable serait le changement climatique. En effet, dans certaines conditions, les fleurs ne produisent pas de nectar. Les sécheresses de début d’automne ayant notamment fait du mal aux reines pendant la ponte. Une bonne nouvelle était donc plus qu’espérée. Elle est venue des chercheurs du CNRS, de l’Inra et de l’université de La Rochelle. Après six années d’analyse des abeilles domestiques, la conclusion est que l’agriculture biologique atténue le déclin des abeilles. En particulier en mai et en juin, période à laquelle les abeilles souffrent de la faible disponibilité en fleurs dans les régions d’agriculture intensive de colza et de tournesol. 


Les résultats : les colonies d’abeilles entourées de parcelles agricoles biologiques produisent jusqu’à 53% de miel en plus comparé à celles qui évoluent dans des paysages agricoles traditionnels. Une diminution de la mortalité due aux pesticides a également été observée, ainsi qu’une augmentation des réserves de miel. 

Esteban de Azevedo - Glamour - lundi 8 juillet 2019

 

Alors qu'attendons nous pour en tirer des conclusions dans notre pays?

Lyliane

19/07/2019

Passer des vacances utiles...avec les sciences participatives!

Les chercheurs ont besoin d'aide: face au déclin massif de la biodiversité, ils invitent les vacanciers (et les autres) à agir en récoltant des informations "aujourd'hui cruciales" sur les gypaètes barbus, les araignées triangles, les algues ...
"De plus en plus de personnes ont envie de prendre les choses à bras le corps et les sciences participatives leur offrent un moyen de passer à l'action", explique à l'AFP Géraldine Audrerie de la Fondation Nicolas Hulot (FNH).
Un quart des 100.000 espèces aujourd'hui évaluées sont menacées d'extinction par l'espèce humaine, ses activités, son mode de vie. Un chiffre qui devrait rapidement augmenter.
Face à ce constat, on peut décider de consommer local, de laisser sa voiture au garage, de limiter ses déchets et de collaborer à un programme de sciences participatives.
Car pour établir un meilleur état des lieux de la biodiversité, mais aussi pour comprendre les impacts des changements globaux (réchauffement climatique, urbanisation, intensification de l'agriculture) et trouver des pistes concrètes pour agir, les chercheurs ont besoin d’énormément de données.
"Ces données permettront de répondre à de nouveau questionnements, d'avoir des réponses à des questions auxquelles on ne pouvait pas répondre avant", note Anne Dozières, directrice de Vigie-Nature, un programme du Muséum d'histoire naturelle. Des interrogations qui ont pris de l’importance avec "l’accélération du déclin et de l'augmentation des menaces".

Et comme il est "impossible de placer un chercheur derrière chaque arbre ou dans chaque champ" et encore moins dans les jardins des particuliers, la Fondation Nicolas Hulot, le Muséum national d’Histoire naturelle et l’Union nationale des CPIE, appellent à une "mobilisation collective, dès cet été".
- "les paparazzi des insectes" -
Les volontaires sont invités à ce rendre sur le portail web OPEN (https://www.open-sciences-participatives.org/home/) qui présente 146 programmes d'observation définis par des chercheurs.
Après avoir indiqué une région, des priorités (le changement climatique, les espèces en danger, les espèces envahissantes), ou encore un niveau de connaissances, le site propose des programmes et fournit les coordonnées d'un référent.
Cet été, que l'on soit à Saint-Tropez ou à La Courneuve, on peut se lancer dans l'observation des papillons de nuit, essentiel pour la pollinisation mais menacés par la pollution lumineuse. Pour s'y coller: un drap blanc, une lampe et une heure arrachée à la nuit.
Les aventuriers peuvent aussi partir à la recherche du gypaète barbu, le plus grand vautour d'Europe réintroduit dans les Alpes ou des araignées triangles (un vaporisateur d'eau à bout de bras pour mieux débusquer leurs toiles).
"Les mentalités évoluent: avant on avait le chercheur qui savait et le citoyen, assez passif, qui écoutait. Maintenant les gens se veulent acteurs, au coté des chercheurs", note Géraldine Audrerie, responsable du projet OPEN à la FNH.
Un passe-temps qui a également fait ses preuves en matière d'éducation à l'environnement: "on a une évolution des comportements chez les participants qui vont réduire l'utilisation de leurs produits phytosanitaires au fur et à mesure de leur participation", note Anne Dozières.
Les programmes STOC (pour Suivi Temporel des Oiseaux Copréservation de la biodiversité en même temps qu'un incroyable outil d'émerveillement qui fait de nos ballades en forêt un challenge motivant au quotidien !", explique Fanny sur la page Facebook de INPN Espèces dédié à l’inventaire de la biodiversité.
Cette année, 70.000 personnes se sont pris au jeu des sciences participatives en France.
Le portail web OPEN-afp.com - AFP - vendredi 5 juillet 2019

18/07/2019

La SNCF s'engage en faveur de la réduction des effets de serre...

La compagnie ferroviaire s'est engagée ce mardi à neutraliser ses émissions de gaz à effet de serre et de particules fines d'ici 2035. Elle prévoit également d'atteindre un objectif "zéro déchet" la même année. Pour ce faire, le groupe veut multiplier les essais de nouveaux matériels, moins gourmands en énergie, moins polluants et même recyclables.

La SNCF en effet s'engage à neutraliser ses émissions de gaz à effet de serre et de particules fines et à atteindre un objectif "zéro déchet" d'ici 2035, a-t-elle annoncé lors d'une conférence de presse ce mardi. 

De nouveaux matériels
Pour réduire ses émissions, le groupe SNCF va multiplier les essais de nouveaux matériels, moins gourmands en énergie, moins polluants et même recyclables. 
Le "TGV du futur" ou comme la SNCF l'appelle le "TGV 2020" (prononcé "vingt-vingt") devrait être 20% moins cher à l'achat et à exploiter, et consommer 20% d'énergie en 
moins. Ces nouveaux TGV seront "à 99% recyclables", promet Sophie Chambon. Dès l'année prochaine, la SNCF affirme qu'elle va mettre à l'essai des trains hybrides qui permettront une réduction de 20% de la consommation d'énergie et des émissions polluantes, notamment aux abords des villes.
Enfin, l'entreprise avait déjà annoncé son ambition de sortir du diesel d'ici 2035. L'entreprise ferroviaire s'appuierait sur les trains hydrogènes, qui n'émettent que de la vapeur d'eau. Pour l'instant, plusieurs régions se sont positionnées et une quinzaine de rames pourraient être commandées dès cette année, selon un communiqué de la SNCF.

Recyclage
Pour atteindre son objectif "zéro déchet", le groupe veut "accentuer les dispositifs de recyclage des matériaux", explique la directrice du développement durable qui poursuit: "Nous recyclons déjà 3 millions de tonnes de matériaux démantelés, soit l'équivalent de 300 tours Eiffel". 
Au-delà du recyclage du matériel, la SNCF expérimente des nouvelles solutions de traitement des déchets en gare: "A Saint-Lazare, les déchets sont traités sur place", détaille Sophie Chambon. Elle admet toutefois que "sur le recyclage des déchets plastiques, la SNCF a encore beaucoup de travail, avec les déchets des voyageurs, mais aussi avec les déchets plastiques des commerçants en gare qui représentent de gros volumes". 
La SNCF réfléchit à plusieurs moyens de réduire ces déchets: "des expérimentations devraient commencer dans certaines gares d'ici l'année prochaine", dit Sophie Chambon.

Paul Louis avec AFP - BFMTV - jeudi 4 juillet 2019

15/07/2019

L"Autriche interdit le glyphosate...

Le Parlement autrichien a approuvé mardi une interdiction totale du glyphosate sur le territoire national, faisant de l’Autriche le premier pays de l’Union européenne à bannir l’herbicide controversé au nom du «principe de précaution».Une majorité de députés a voté en faveur de l’amendement proposé par le parti social-démocrate SPÖ, en vertu duquel «la mise sur le marché» de produits à base de glyphosate est «interdite au nom du principe de précaution». Le texte a notamment reçu le soutien du parti d’extrême droite FPÖ.
Cette mesure d’interdiction totale fait débat depuis plusieurs semaines en Autriche, ses opposants faisant valoir qu’elle n’est pas conforme avec la règlementation européenne puisque la licence d’utilisation du glyphosate dans l’UE, renouvelée en 2017 par l’exécutif européen, court jusqu’au 15 décembre 2022.
L’interdiction de l’herbicide controversé s’est invitée presque par effraction sur l’agenda du Parlement autrichien à la faveur de la chute, au mois de mai, du gouvernement dirigé par le chancelier conservateur Sebastian Kurz.
Majorité de circonstance
Profitant de l’absence de coalition constituée au Parlement jusqu’aux législatives anticipées de septembre, les partis social-démocrate SPÖ, d’extrême droite FPÖ, écologiste Jetzt et les libéraux Neos ont réuni mardi une majorité de circonstance et approuvé cette interdiction alors que les députés siègent pour la dernière semaine de cette mandature écourtée.
Le parti conservateur ÖVP, favori pour revenir au pouvoir après les législatives, a voté contre une interdiction totale pénalisant à ses yeux les agriculteurs. La formation de Sebastian Kurz proposait que l’usage de glyphosate soit formellement interdit pour les particuliers, à proximité des écoles et sur les terrains de sport.Depuis la chute de la coalition droite-extrême droite, dans la foulée du scandale de «l’Ibizagate» ayant frappé le FPÖ, l’Autriche est dirigée par un gouvernement d’experts.
Grisés par cette liberté législative temporaire, les parlementaires autrichiens ont d’ailleurs approuvé mardi d’autres mesures de protection de l’environnement : les sac plastiques seront bannis sur l’ensemble du territoire au plus tard en 2021 et l’interdiction de privatiser les ressources en eau va être inscrite dans la Constitution. «La propriété publique de l’approvisionnement en eau potable est dans l’intérêt du bien-être et de la santé de la population», va spécifier la loi fondamentale.
Le Bauernbund, syndicat agricole issu du parti conservateur, a dit s’attendre à ce que la mesure proscrivant le glyphosate soit recalée par les instances européennes, comme l’avait été une décision dans le même sens prise par l’Etat régional de Carinthie en 2018.
Affirmant que le glyphosate n’est pas utilisé sur plus de 1% des surfaces agricoles en Autriche, le syndicat a taxé les députés de faire du «populisme sur le dos des agriculteurs».
Vote «historique»
En Autriche, l’agriculture biologique représente 24% de la surface agricole, la part la plus élevée des pays de l’UE.L’organisation de défense de l’environnement Greenpeace a salué un vote «historique» et appelé l’exécutif européen à le respecter.

Classé «cancérigène probable» depuis 2015 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le glyphosate est utilisé sous diverses marques, depuis que le brevet détenu par le groupe américain Monsanto est tombé dans le domaine public en 2000. La plus célèbre reste le Roundup fabriqué par Monsanto, qui appartient désormais au géant allemand de la chimie Bayer.
Monsanto a été condamné deux fois aux Etats-Unis, en août 2018 et en mars 2019, par des jurys populaires à San Francisco qui ont considéré que le désherbant au glyphosate Roundup était responsable des cancers de deux personnes, et que Monsanto n’avait pas pris les mesures nécessaires pour avertir des risques potentiels.
Dans plusieurs pays européens, l’utilisation glyphosate est objet de restriction locale ou partielle.
Après deux ans de débats particulièrement houleux, fin 2017, les Etats membres de l’Union européenne (UE) ont renouvelé pour 5 ans la licence du glyphosate. La Commission européenne, organe exécutif de l’Union, met en avant le feu vert de ses agences scientifiques, l’Efsa (sécurité des aliments) et l’Echa (produits chimiques), qui n’ont pas classé la substance comme cancérigène. Mais l’indépendance de l’Efsa a été mise en doute par des révélations de journaux selon lesquels son rapport comporterait des passages copiés/collés d’un document déposé en 2012 par Monsanto.

Libération-Mercredi3 juillet 2019

14/07/2019

Bienfaits du lait de jument...

Mme Amandine Roussel présentent aux lecteurs de la revue "Nous" l'élevage extensif et bio de chevaux de la race Merens (70 chevaux et 18 juments) de Mme Julia Bonal et de Mr Yannick Hamon près de Varages (83). En plus de cet élevage démarré en 2006, ils proposent du lait de jument et depuis peu la vente de savons de la marque Cavalac, vendus en magasins bio de la région PACA. Ces savons à base de 30% de lait de jument, huile d'olive et de coco sont "particulièrement bénéfiques pour des peaux à problèmes de type eczéma ou psoriasis". Ils coûtent environ 5,90 euros pour un poids de 100G. La gamme pourrait s'enrichir de shampoings ou de savon à barbe.

Les chevaux sont élevés en semi-liberté et les juments sont traites pendant 4 mois, afin de nourrir les poulains. Elles produisent en moyenne 12 litres de lait par jour. Mais les vertus de ce lait de jument sont peu connues du grand public. Elles sont pourtant nombreuses: vitamine C, pré et probiotiques, bref, tout ce qui renforce le système immunitaire. Certains enfants intolérants au lait de vache l'acceptent très bien. Ce lait est vendu en packs de 2,5 litres au prix de 35,50 euros.

Pour se renseigner sur cet élevage, téléphoner au 06 18 07 23 92 ou écrire à Mme Julia Bonal, Route de la Verdière à Varages (83).

Lyliane

13/07/2019

Séjourner dans un parc national....

Un article récent dans le journal syndical US N° 217 rappelle aux vacanciers que la France compte dix parcs nationaux comme celui des Ecrins, du Mercantour... Le 11ème sera un parc forestier entre la Côte d'Or et la Haute Marne et il devrait voir le jour en 2019. Il existe également de nombreux sites où la faune, la flore et les activités traditionnelles sont protégées: réserves naturelles, sites classés, réseau Natura 2000... N'oublions pas que ce sont de beaux lieux où passer des vacances! C'est bien plus écologique que d'aller à l'autre bout du monde en avion! Qui plus est, marcher en montagne ou en forêt ne peut qu'être bénéfique pour la santé.

Dans notre pays, le Parc de la Vanoise date de 1963. Ces parcs sont gardés par des gardes nationaux, car certaines activités sont interdites: faire du feu, chasser, bivouaquer sans autorisation... Mais randonnées, alpinisme et pastoralisme sont autorisés. Les sentiers sont entretenus, la signalétique soignée. Toutefois, on peut regretter que peu à peu des fonds pour payer le personnel et des programmes soient supprimés, au moment où l'on cherche à mettre en valeur la biodiversité et où le respect de l'environnement est plébiscité par tous les européens.

Lyliane

Nicolas Hulot appelle à une union sacrée pour gagner "la guerre du climat"...

 

ENVIRONNEMENT - « On est au bord de l’abîme », prévient l'ancien ministre
L’ancien ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a appelé à l’unité par-delà les clivages politiques afin d’affronter la « guerre » contre le dérèglement climatique, dans un entretien à Dimanche Ouest-France.
« Il est urgent d’affronter la réalité climatique, écologique plutôt que de toujours lui tourner le dos. Nous devons absolument nous rassembler, au-delà de toutes nos barrières politiques, religieuses pour changer nos modes de vie. En temps de guerre, on est capable de s’unir sur l’essentiel. Et nous sommes en guerre ! », estime Nicolas Hulot dans le journal.
« Ce modèle économique est obsolète. On est au bord de l’abîme », poursuit l’ancien ministre. « Quand Notre-Dame brûle, les flammes sont visibles, que l’on soit croyant ou pas, on est tout prêt à prendre un seau pour aller aider les pompiers. La planète se consume, mais on continue à cultiver nos différences, à s’appuyer sur des idéologies creuses ». « Il faut arrêter de dire aux gens qu’on a une grippe alors qu’il s’agit bien d’une tumeur », insiste-t-il.
« Faire rentrer l’écologie dans la modernité »
Nicolas Hulot, qui a démissionné du gouvernement en septembre 2018, se dit « prêt » à apporter son « soutien à un gouvernement qui fera la démonstration qu’il veut véritablement faire rentrer l’écologie dans la modernité ». « Je ne serai pas avec lui politiquement, mais je serai derrière en appui pour faire en sorte que les citoyens adhèrent. C’est beaucoup plus important que de reprendre une posture partisane », explique-t-il.
S’il affirme qu’il ne sera pas candidat aux municipales, Nicolas Hulot appelle cependant « les maires de tous bords » à « faire un effort » pour « cesser de consommer des terres agricoles à tous crins avec des projets immobiliers, des projets de grandes surfaces, des projets d’une autre époque au moment où il faut revitaliser les cœurs des villes ».

En guerre contre le Ceta.

Parallèlement à cet entretien, Nicolas Hulot part en guerre contre le Ceta, l’accord de libre échange entre l’Union européenne et le Canada, dans une tribune publiée par le Journal du dimanche. « Disons non au Ceta actuel pour rouvrir la négociation », plaide-t-il, en rappelant que « la ratification du Ceta par la France sera discutée puis votée à l’Assemblée à partir du 9 juillet ». « Ratifier le Ceta (…) est un choix entre deux mondes, entre deux avenirs », selon lui.
« L’un favoriserait le moins-disant environnemental, sanitaire et social et pénaliserait encore un peu plus les agriculteurs en les exposant à toujours plus de concurrence internationale déloyale », développe-t-il. « L’autre permettrait de se laisser le temps de construire des relations commerciales équilibrées, qui n’oublient ni l’ambition environnementale, ni la protection sociale, ni la dignité humaine ».
« Dans quelques mois, le futur Premier ministre du Canada pourrait être Andrew Scheer, un conservateur qui a voté contre la ratification de l’accord de Paris » sur le climat, fait valoir l’ancien ministre. « Que fera-t-on alors du Ceta, si le Canada décidait de ne pas tenir ses engagements climatiques ou de suivre Donald Trump en quittant à son tour l’accord de Paris ? », s’interroge-t-il.

20 Minutes avec AFP - 20 Minutes - dimanche 30 juin 2019

 

12/07/2019

Paddle et ramassage de déchets en Méditerranée!

Selon Mme Mathilde Frénois dans le Journal 20 Minutes du 27/6/2019 des amateurs de paddle ont décidé de nettoyer la mer. Le collectif Paddle Cleaner, en effet, a lancé l'idée d'allier sport et environnement. Debout sur leur planche, les volontaires, équipés d'une épuisette et d'un sac à la ceinture,ramassent les déchets à leur portée. Ils accèdent facilement aux petites criques et aux plages difficiles d'accès. L'un d'eux nommé Sébastien Uscher a ramassé en 4 jours quelques 30 000 détritus de tous ordres.

Le collectif Paddle Cleaner a également entrepris un travail de sensibilisation en peignant des tortues sur le bitume à côté des bouches d'égout, histoire de rappeler à tous que nos déchets finissent dans la mer. Et les tortues sont les premières à en pâtir! Mr Uscher a même le projet de proposer la location de paddle en échange de déchets.

Bravo à cette initiative qui cherche à alerter le public! A nous donc de nous responsabiliser et de cesser de déverser mégots, gobelets, cannettes, polystyrène dans la nature... Pour en savoir davantage, contacter : www.paddlecleaner.fr.

Lyliane

11/07/2019

Déchets nucléaires: que deviennent-ils?

Le journal d'information de l'ONG Greenpeace "La bannière" pose la question du devenir des déchets nucléaires dans notre pays. Du 17 au 25 septembre, en outre, se tiendra un débat public national sur les déchets nucléaires. Lors d'une vingtaine de réunions, les citoyen-ne-s sont invité-e-s à s'emparer de cette question qui engage les générations futures pour des millions d'années.

Car savons nous ce que deviennent les déchets radioactifs produits par notre consommation d'électricité? Quelle est leur durée de vie? Où sont-ils stockés? Ces sites sont-ils sûrs et durables? L'industrie nucléaire soucieuse de ses intérêts et les responsables politiques à courte vue font rarement la place aux citoyens. Pourtant, l'enjeu est de taille!

La filière nucléaire produit des déchets qui resteront radioactifs pendant des milliers d'années. Ils s'entassent cependant! Avec ses 58 réacteurs et 60 ans de programme nucléaire, la France a produit 1,6 million de mètres cubes de déchets radioactifs, dont 60% proviennent directement de l"électricité nucléaire produite par EDF. Mais ces rebuts ne sont pas sans danger! Ils sont en effet toxiques et présentent un risque majeur pour la santé et l'environnement. En cas de fuite, ils contamineraient les sols, les nappes phréatiques, l'air ou la mer.

Le mythe du " déchet nucléaire recyclable" est entretenu par l'industrie depuis des décennies, mais en réalité seul 1% du combustible est réutilisé après retraitement. Le reste continue à s'accumuler. Sans oublier le problème du transport de convois dangereux à travers le pays! L'enfouissement de ces déchets à Bure (Meuse) est contesté par les habitants, car ce projet nommé Cigéo n'est pas réversible et il est très onéreux (34 milliards d'euros). Leur immersion dans les océans est interdite depuis 1993.

La consultation des citoyens français sera l'occasion de participer au débat et d'attirer l'attention du public sur les risques que nous font courir ces déchets. Faisons cesser cette fuite en avant irresponsable et engageons-nous pour l'avenir de nos enfants et petits-enfants! Pour en savoir davantage et participer au débat: https://bit.ly/2HmHBu4.

Lyliane

10/07/2019

Une expédition pour protéger les océans...

Le journal de Greenpeace La Bannière nous signale qu'en avril 2018, leur bateau l'Esperanza est parti pour un long voyage d'un an du Pôle Nord au Pôle Sud. Sa mission sera d'explorer les océans et de dénoncer les menaces qui les guettent. En perspective: un traité international sur la haute mer, afin de protéger30% des océans d'ici à 2030. Selon la communauté scientifique, c'est essentiel pour garantir leur bonne santé à long terme.

L'Esperanza avec à son bord une équipe de scientifiques sillonne les mers et rapportera des données pour soutenir la création de réserves marines et sauvegarder ainsi la haute mer. L'expédition a commencé dans l'arctique, où ours polaires et baleines sont affectés par le dérèglement climatique. Elle se continuera par l'Atlantique Nord, puis le récif de l'Amazone, l'Atlantique Sud-Ouest et le voyage devrait se terminer dans l'Antarctique.

Merci à Greenpeace de chercher à protéger nos océans,notamment dans les zones qui échappent aux juridictions nationales, qui attirent des convoitises irresponsables! Les océans sont pourtant "notre principal allié, en tant que puits de carbone pour faire redescendre le thermomètre planétaire".

Pour suivre l'expédition, consulter : www.greenpeace.org/protecttheoceans.

Lyliane

07/07/2019

Pollution: de timides prises de conscience en Asie...

Les pays d’Asie du Sud-Est, qui comptent parmi les plus gros pollueurs de la planète, se sont unis ce week-end, lors du sommet de l’Asean à Bangkok, sur un engagement inédit de lutte contre la pollution des océans.

A eux seuls, cinq pays d’Asie (Chine, Indonésie, Philippines, Vietnam et Thaïlande) sont responsables de plus de la moitié des huit millions de tonnes de plastique rejetées tous les ans dans les océans, selon un rapport de 2017 de l’ONG Ocean Conservancy. L’Asean, qui regroupe Indonésie, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Philippines, Brunei, Vietnam, Laos, Birmanie et Cambodge, est le 5e bloc économique mondial, derrière l’Union européenne, les Etats-Unis, la Chine et le Japon. Elle représente 9% de la population mondiale, soit près de 650 millions d’habitants. Une «Déclaration de Bangkok sur la lutte contre la pollution maritime dans l’Asean» a été adoptée samedi soir.

Pas de mesure concrète
Dans ce texte, les dix pays de l’organisation s’engagent à «réduire de façon significative les débris marins» produits sur leurs territoires. Mais, comme souvent dans les documents de l’Asean, aucune mesure concrète comme un système de pénalité contre les plus gros pollueurs, n’est évoquée.
Et les militants écologistes, qui dénoncent depuis des années l’absence de politique de préservation de l’environnement, et notamment d’engagement des gouvernements de la région contre l’utilisation des sacs plastiques, sont sceptiques. «Si on ne réduit pas l’utilisation des plastiques à usage unique, cette "Déclaration de Bangkok" ne fonctionnera pas», a réagi Tara Buakamsri de Greenpeace Thaïlande.
Le sommet de l’Asean est organisé dans deux grands hôtels, dans une atmosphère climatisée glaciale, avec des rangées de bouteilles en plastique à la disposition des participants. La Thaïlande en particulier est un mauvais élève en termes de lutte contre l’utilisation du plastique, avec un usage intensif de l’emballage plastique et de la distribution de sacs dans les commerces.
Des images de canaux embouteillés de déchets plastiques aux Philippines, de plages vietnamiennes recouvertes de déchets, de tortues mortes d’avoir avalé des sacs plastiques au large de la Thaïlande ont fait le tour du monde et alarmé l’opinion publique, sans mesures radicales des gouvernements asiatiques pour l’heure.

LIBERATION - Liberation - dimanche 23 juin 2019

06/07/2019

La Normandie veut préparer le bannissement du glyphosate...

Un plan expérimental, lancé par la région française en mai, vise à accompagner des agriculteurs dans la transition vers l'interdiction du pesticide controversé, annoncée par le gouvernement pour d'ici trois ans.

La Normandie veut préparer ses agriculteurs à un bannissement du glyphosate. Ce principe actif utilisé dans de nombreux pesticides, dont le célèbre Roundup de Monsanto-Bayer, a été classé comme «cancérogène probable» pour les humains en 2015 par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ). Fin 2017, l’Union européenne a prolongé son autorisation jusqu’au 31 décembre 2022. Mais, sous la pression de l’opinion publique, le gouvernement français a annoncé vouloir l’interdire d’ici deux ans, avant de rétropédaler.
Pour prendre les devants, la région normande et la chambre d’agriculture de Normandie ont lancé, en mai, un appel à candidatures aux agriculteurs intéressés par un accompagnement hors du glyphosate. Sur deux ans, 475 000 euros seront mobilisés pour aider 50 exploitations.
Les agriculteurs sélectionnés recevront une bourse de 80 euros par hectare, dans la limite de 8 000 euros. Ils profiteront aussi des conseils d’un expert «d’une structure habilitée par la région Normandie» pour réaliser un audit général sur les possibilités de transition de l’exploitation.
Partage d’expérience
En contrepartie, les heureux élus devront s’engager à «réduire» leur utilisation du glyphosate dès septembre 2019, l’arrêter totalement à partir de septembre 2020, sans y substituer un autre herbicide de synthèse. L’initiative dépasse le seul glyphosate. La région exige que les agriculteurs emploient globalement moins d’herbicides, diversifient «l’assolement avec un minimum de quatre cultures différentes» dès l’automne 2020 et ne détruisent pas de prairies permanentes. Ils devront aussi «partager et valoriser leur expérience avec d’autres agriculteurs par la mise en place de démonstrations, de visites et/ou de témoignages pendant une période minimale de trois ans».
Le recours massif aux pesticides, qui a permis une augmentation importante de la production agricole depuis un demi-siècle, est actuellement remis en question car certains de ces produits chimiques sont dangereux pour la santé humaine comme pour la biodiversité et la santé des sols. Les agriculteurs sont les premiers touchés.
«Les impacts d’une contamination accidentelle massive sur les utilisateurs professionnels sont connus : cela passe de l’irritation cutanée à l’atteinte du système nerveux central, mais on ne cerne pas encore bien les effets d’une contamination chronique, décrit l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) sur son site. On a établi en 2009 un lien entre la durée d’exposition aux pesticides et la survenue de la maladie de Parkinson. Une étude est en cours sur le risque de cancer chez les agriculteurs.»
La région normande précise que le glyphosate ne «représente environ [que] 4,5 % de la quantité de substances actives commercialisées en Normandie et se classe au sixième rang des produits les plus vendus avec près de 79 tonnes de substance active. A titre de comparaison, en France, il s’en vend chaque année environ 9 000 tonnes et 700 000 tonnes dans le monde». L’appel à candidatures sera clôturé le 1 juillet.

Aude Massiot - Liberation - mardi 25 juin 2019

Michelin conçoit un pneu sans air et increvable...

Dans le journal La Croix du 6/6/2019, Mme Marie Dancer nous informe qu'un prototype de pneu sans air, dévoilé le 4/6 par la firme, pourrait être commercialisé en 2024. A l'occasion du Sommet des nouvelles mobilités Movin'On de Montréal, ce prototype nommé Uptis  a été présenté comme un "pneu révolutionnaire". Ultras flexibles face aux chocs, ces pneus, bardés de rayons, s'useront en effet moins rapidement, car ils ne seront pas soumis au sous gonflage.

Aujourd'hui, 200 millions de pneus étant mis au rebut chaque année, le bénéfice sera avant tout environnemental. Mais le prix de ce pneu n'a pas encore été dévoilé et on ne sait si le fabricant comme le consommateur s'y retrouveront. Des tests en conditions réelles ont besoin d'avoir lieu avant toute commercialisation. La recherche et l'innovation sont quoi qu'il en soit mis à l'honneur chez Michelin, ce qui ne peut que nous réjouir!

Lyliane

05/07/2019

Un nouveau concept: l'architecture paysage!

La Compagnie de Phalsbourg a acheté pour  44 millions d'euros un terrain de 5 hectares situé sur la commune d'Antibes (06) à l'entrée Sud de la technopole de Sophia Antipolis, écrit Mr Paul Molga dans le Journal Les Echos du 11/6/2019. Sur une colline dominant le péage de l'autoroute A8, le projet futuriste de Mr Jean Nouvel a été retenu et se nommera "Ecotone". Ce futur îlot écologique  hypervégétalisé sera visible depuis l'autoroute.

C'est une zone de transition écologique entre plusieurs écosystèmes, dans laquelle la végétation joue un grand rôle. Aussi, au total, 56% du site (27 000 m2) seront occupés par des espèces méditerranéennes. Il y aura également des bureaux (32 000 m2) , un hôtel, des zones de services, un institut interdisciplinaire (3IA) et une station F bis calquée sur le modèle d'incubateur de start-up parisien de Mr Xavier Niel. Près de 4000 personnes travailleront  dans cette "colline habitée", dont de nombreux chercheurs.

Avec la révolution numérique, de nouveaux métiers viendront remplacer les postes à offrir aux futures générations. Depuis Sophia Antipolis, les outils digitaux se déploient et évoluent. L'Intelligence Artificielle notamment va proposer des formations pour les ingénieurs. Toutefois n'oublions pas l'humain dans tout cela et restons dans une dimension où la technologie permet à l'être humain de s'épanouir sur la planète.

Lyliane

04/07/2019

Bientôt des bus à hydrogène...

Six bus fabriqués en France dotés d'une propulsion 100% hydrogène vont être mis en service cet été dans les environs de Béthune.
La première ligne de bus 100% hydrogène en France est sur le point d’être mise en service dans le Pas-de-Calais. Les bus circuleront entre Auchel et Bruay-la-Buissière, dans les environs de Béthune, à l’aide d’une technologie entièrement française, de la production d'hydrogène jusqu'au matériel roulant. Une présentation à eu lieu vendredi au siège du syndicat des transports Artois-Gohelle à Houdain, dans le Pas-de-Calais.
À peine plus bruyant qu’une voiture électrique, cet autobus se recharge à une station de production d’hydrogène autonome, une technologie sans émission de gaz à effet de serre. "On remplit des cuves d’hydrogène dans le bus et ensuite, à l’aide d’une pile à combustible, l’hydrogène se transforme en électricité qui alimente une pile électrique pour faire avancer le bus", détaille auprès d’Europe 1 Sophie Masure, ingénieure en charge du projet sur le réseau. "C’est une solution complètement verte parce que le bus ne rejette que de l’eau. Zéro émission, zéro bruit aussi, pour les riverains c’est important."

Jusqu'à 350 kilomètres d'autonomie
Les premiers usagers pourront emprunter ces bus zéro émission dans le courant de l'été, après une dernière phase de tests. Six bus rouleront sur une ligne de 14 kilomètres, avec une autonomie accrue. "On a une flexibilité d’utilisation par rapport au bus électrique qui est beaucoup plus grande. On a un rechargement très rapide et une autonomie plus grande de ces bus, plus de 300 à 350 kilomètres, ce que l'on ne peut pas faire avec des bus à batteries", fait valoir Jean-Christophe Hoguet, le responsable développement du constructeur Safra.
Pour la collectivité l’investissement est important, mais les élus y voient d’abord une solution d’avenir. "Je n’espère plus qu’une chose : que l’exemple soit suivi par d’autres", glisse Laurent Duporge, président du Syndicat mixte des Transports Artois-Gohelle. "Pau va le faire prochainement, Auxerre aussi semble-t-il. Nous aurons été précurseurs d’un mouvement qui va se généraliser."

Lionel Gougelot, édité par Romain David - Europe 1 - samedi 22 juin 2019

03/07/2019

Un centre de rafting s'engage en faveur de l'écologie...

C’est une première en France et ça se passe à Bidarray (Pyrénées-Atlantiques), au cœur de la plus grande réserve européenne...
Le centre de Rafting Uhina, situé dans la commune de Bidarray (Pyrénées-Atlantiques) vient de devenir le tout premier centre de loisirs et d’activités en France certifié NF Environnement. Un prix qui récompense l’engagement écologique de ce centre sportif construit au cœur de la plus grande réserve européenne de rapaces mais aussi sa passion pour la transmission de connaissances auprès du grand public. « Depuis que j’ai créé Uhina (la vague en basque) en 1996, j’ai toujours voulu que l’activité en eau vive soit intimement liée à la vie de la nature du Pays basque. L’idée c’est de pagayer tout en apprenant dans la bonne humeur », explique Jean-Daniel Irumberry, le directeur du centre. Pour cela, il s’appuie sur une équipe de professionnels de rafting passionnés de botanique et d’histoire.
« C’est à ça que doit ressembler le tourisme »
« C’est vrai que depuis plus de dix ans, je consulte sans cesse des livres et des grimoires pour en apprendre toujours plus sur les plantes qui poussent au bord de la rivière. Cela me permet de parler également de toute cette faune prodigieuse qui nous entoure. Que ce soit dans les arbres ou dans les rapides. On arrive même à remonter le temps jusqu’aux romains ! » s’enthousiasme Marco Marthi, le moniteur de raft à la base de ce classement.
« Quand je suis sur le bateau avec des familles, c’est un bonheur de leur montrer des nids de martins-pêcheurs, des fougères préhistoriques ou encore des plantes que les sorcières utilisaient pour des philtres d’amour », sourit-il en laissant planer le mystère sur les effets véritables de ces derniers. « C’est un échange qui se fait sur le bateau et, finalement, on apprend tous les uns avec les autres sans oublier de s’amuser et parfois même de se jeter à l’eau », conclut-il.
« En principe une descente en rafting dure une heure et demie environ mais souvent, on prend encore plus de temps parce que les vacanciers se sentent bien et ont soif d’apprendre. Il nous semble que c’est à ça que doit ressembler le tourisme aujourd’hui. D’ailleurs, une fois l’activité terminée, il est fréquent que tous les visiteurs restent pour profiter du site durant la journée avec un bon barbecue à la clé », se réjouit Jean Daniel Irumberry.

Denis Granjou - Le Parisien - samedi 22 juin 2019

27/06/2019

Comment transformer les plastiques en vitrimères?

Le chercheur Renaud Nicolaÿ présente une nouvelle catégorie de matériaux qui pourrait un jour détrôner le plastique. Les vitrimères intéressent autant l’industrie (aéronautique, canalisations, emballages…) que la recherche mondiale. C’est un peu comme transformer le plomb en or. Grâce à un peu de chimie, le plastique actuel peut être transformé en vitrimères, plus facilement recyclables et aux propriétés plus larges. Etape 1 : transformer les différentes familles de plastiques en un unique matériau, les vitrimères. Etape 2 : recycler ces vitrimères à l’infini.
Dans certains domaines, il est compliqué de totalement se passer de plastique. Cette nouvelle classe de matériaux est souvent présentée comme une alternative qui peut mieux s’inscrire dans l’économie circulaire. Renaud Nicolaÿ est professeur à l’Ecole supérieure de physique et de chimie (ESPCI) de Paris et chef de projet au sein du laboratoire qui a inventé les vitrimères, en 2011. Il explique où en est la recherche.

Comment situer les vitrimères par rapport aux autres matériaux ?
Ils sont à l’interface des deux grandes familles de plastique. D’un côté, les thermoplastiques, que l’on appelle couramment «plastiques» (polystyrène, polyéthylène). Lorsqu’on chauffe ces matériaux, ils fondent, deviennent liquides, visqueux. C’est comme ça qu’on leur redonne une forme quand on les recycle. De l’autre côté, il y a les thermodurcissables. Chauffés, on leur donne une forme et ils la gardent pour toujours, comme les pneumatiques. Les vitrimères, eux, ont la propriété de s’écouler à haute température comme les «plastiques» mais ils ont la même structure que les thermodurcissables. Ils ont des résistances chimiques, des propriétés mécaniques bien supérieures aux plastiques.

Est-ce que tout le plastique actuel pourrait être substitué par les vitrimères ?
C’est ce sur quoi nous travaillons en ce moment. L’idée est de prendre les plastiques déjà existants pour faire ces nouveaux matériaux, qui sont aussi plus faciles à recycler. Nous avons mis au point en laboratoire une façon d’ajouter de petites molécules qui transforment le plastique en vitrimère à l’étape de la mise en forme, quand la matière est fondue et injectée dans un moule. Si ça marche bien on pourra probablement réduire la quantité de plastique produite annuellement : 350 millions de tonnes actuellement. Cependant nous sommes encore au stade de la recherche. Nous avons des collaborations qui, on l’espère, devraient commencer bientôt avec des industriels pour l’emballage ou l’agroalimentaire. Il faut aussi s’assurer qu’il n’y ait pas de problèmes de relargage ou de diffusion de molécules.

En quoi transformer les plastiques en vitrimères est-il plus intéressant pour le recyclage ?
Nous travaillons sur le cas des bouteilles plastique par exemple. D’un côté, le recyclage du plastique dégrade un peu les molécules : on les coupe, et leurs propriétés sont altérées. C’est pourquoi on ne peut pas faire une nouvelle bouteille en plastique avec uniquement du plastique recyclé. Avec les vitrimères le processus ne change pas les propriétés. En laboratoire, ils sont recyclables autant de fois que l’on a testé. En ce moment nous essayons de voir comment ça se retranscrit avec de plus gros volumes et dans les mêmes conditions que dans la vie de tous les jours.
Ces matériaux permettent de régler une autre difficulté : les différents types de plastique n’aiment pas se mélanger pour faire un seul matériau recyclé. Une fois qu’on les a mis dans un moule ils ont tendance à se séparer. C’est pourquoi on doit faire du tri sélectif pour recycler chaque famille à part. Or nous avons montré que les vitrimères permettent de créer une très forte adhésion entre des matériaux d’habitude incompatibles. A un peu plus long terme il faudrait voir s’il est possible de prendre des mélanges de plastiques et de les recycler tout en les transformant en vitrimères, sans avoir à les trier avant. A un peu plus long terme il faudrait voir s’il est possible de prendre des mélanges de plastiques et de les recycler tout en les transformant en vitrimères, sans avoir à les trier avant.

Est-ce que vous avez étudié le temps que les vitrimères mettent à se dégrader dans la nature, dans le cas où ils s’y retrouveraient ?
C’est une des difficultés. Faire des vitrimères organiques complètement biosourcés [à partir de végétaux par exemple, ndlr], et donc biodégradables, est aussi possible. Mais il faut prendre en compte l’impact global sur l’environnement et les différentes ressources utilisées pour produire le matériau : est-ce qu’on a utilisé beaucoup d’eau, des engrais, les coûts énergétiques de production et de transformation de la matière première et du matériau résultant…?

Margaux Lacroux - Liberation - mercredi 12 juin 2019

 

26/06/2019

Le formidable potentiel des éponges moléculaires...

Mr Franck Daninos dans la revue Sciences et Avenir d'avril 2019 a écrit un article au sujet d'une nouvelle famille de matériaux poreux, les MOF ou Metal-Organic Frameworks, à base d'ions métalliques et de molécules organiques, qui présente des capacités extraordinaires d'absorption. Ces réseaux métallo-organiques vont, en effet, trouver de multiples applications dans des domaines aussi divers que la désalinisation de l'eau de mer, la dépollution de l'air ou la séquestration du  CO2.

C'est au début des années 2000 que le chimiste américain Mr Omar Yaghi, alors à l'Université du Michigan (Etats-Unis) et Mr Susumu Kitagawa de Kyoto (Japon) s'intéressaient à ces réseaux artificiels composés d'ions métalliques (aluminium, zinc, fer, cobalt...) portant des charges électriques positives et des molécules organiques composées de carbone et chargées négativement. Par auto-assemblage, ils comprennent alors qu'ils peuvent fabriquer une infinité de matériaux absorbants. Ils les assemblent donc à loisir en véritable Légos moléculaires.

En 2010, l'équipe de Mr Yaghi réussit à fabriquer un composé à base de zinc (MOF-210) battant tous les records de capacités d'absorption. En 2016, la Société MOF Technologies, basée à Belfast (Irlande du Nord) lance son éponge moléculaire pour conserver les fruits. En plaçant un sachet de gel (MOF-216) dans un conteneur, celui-ci libère en continu une molécule qui bloque l'action de l'éthylène. Puis la start-up américaine NuMat Technologies, alliée au constructeur Versum Materials en 2017 sécurise le transport de gaz toxiques, limitant les risques de fuites et d'accidents.

Mr Kitagawa a obtenu en février 2019 le Grand Prix de la Fondation de la Maison de la chimie à Paris. Le CNRS depuis détient quelques 26 familles de brevets exploités par une société franco-norvégienne nommée MO Fapps. Les recherches s'orientent désormais vers la dépollution de l'air et la séquestration du dioxyde de carbone. Les premières applications pour les industries chimiques sont attendues d'ici peu, mais pour purifier l'air pas avant 5 à 6 ans.

Pour en savoir davantage, consulter les sites Internet de : www.cnrs.fr ou de sciencesetavenir.fr/nature-environnement/une-eponge-pour-absorber-le-gaz...

Lyliane

Ne serait-il pas grand temps de rétablir notre lien avec la nature?

Un gros dossier rédigé notamment par Mme Rachel Fléaux et Mr Loïc Chauveau dans Sciences et Avenir de juin 2019, s'appuyant notamment sur des études scientifiques, est consacré à "l'intelligence des arbres et des plantes". Les vertus thérapeutiques sur un plan physique, psychologique, cognitif et social d'un lien avec la nature sont maintenant admises par tout un chacun. Mr Peter Wohlleben, auteur des livres "La vie secrète des arbres", puis "Le réseau secret de la nature" aux éditions des Arènes, tout comme d'autres ouvrages qui ont suivi cette publication ("Penser comme un arbre" de Mr J. Tassin, "La révolution des plantes"de Mr S. Mancuso...) ont suscité en effet un réveil des consciences et pointé du doigt le rapport altruiste des plantes considérées désormais comme des êtres sensibles.

Ainsi, la neurobiologie végétale est devenue une nouvelle discipline. La crise écologique  a renforcé l'idée que la terre est "une planète des plantes, sans lesquelles elle serait un bout de roche comme Mars" selon le neurobiologiste italien Mr S. Mancuso. De même, la permaculture qui favorise la coopération entre les plantes, pourrait devenir "une solution pour nourrir une planète surpeuplée". Les expérimentations de précurseurs bio et permaculteurs, comme sur l'exploitation du Bec -Hellouin dans l'Eure, ont été étudiées par l'INRA sur 4 ans. Elles démontrent la possibilité de vivre de sa production sur 1000 M2 seulement par une association judicieuse de cultures. L'idée de base de la permaculture est apparemment " de choisir des légumes dont les racines n'exploitent pas les mêmes niveaux de sol" écrit Mme Agnès Lelièvre, enseignante à AgroParis Tech.

Soyons donc réalistes et humbles! Réalisons que nous ne savons encore que peu de choses sur la neurobiologie végétale, sur les liens tissés par les végétaux entre eux, par le végétal et l'insecte, sur ses rapports avec l'être humain... Par exemple, nous ne savons toujours pas si une plante est consciente ou pas d'elle-même... Toutefois, nous avons déjà appris que les plantes sont sensibles à leur environnement: lumière, température, présence d'herbivores, de pollinisateurs et même qu'elles sont sensibles au vent ou à la gravité. Il n'est pas question pour autant d'opposer notre intérêt pour les arbres et les plantes à la légitime défense des animaux encore trop souvent maltraités.Ces questions se posent, en effet, sur des plans différents et elles peuvent être prises en compte l'une et l'autre sans s'exclure...

Pour en savoir plus, de nombreux ouvrages cités plus haut et même quelques films diffusés par les Colibris notamment, peuvent nous permettre d'approfondir le sujet, comme le font aussi dans l'article de Sciences et Avenir la biologiste Mme Catherine Lenne de l'Université de Clermont-Auvergne ou l'expert, enseignant à Paris-Diderot, Mr François Bouteau, qui testent "la vie secrète des plantes". N'hésitons pas à nous pencher sur leurs études! Des interviews, les livres de Mrs Wohlleben, Mancuso ou d'autres peuvent également nous passionner. Mais le plus essentiel ne serait-il pas d'expérimenter par nous-même, de vivre le plus possible auprès de la nature, afin de ressentir comment un lien vivant avec elle peut nous être bénéfique et nous apporter nourriture, santé, émerveillement et sérénité dans ce 21 ème siècle en recherche de nouveaux repères? 

Lyliane

25/06/2019

Coraux sous étroite surveillance...

Pour la première fois, écrit S.N. dans Sciences et Avenir de juin 2019, un catamaran équipé de logiciels d'intelligence artificielle, réalise un suivi de chaque corail d'une colonie en culture. La société malvidienne Reefscapers a, en effet, installé sur les fonds marins des Maldives dans l'Océan Indien 4000 structures en forme de dôme faites de barres de métal enrobées de résine époxy et de sable, sur lesquelles elle a fixé des boutures de coraux.

Ce projet baptisé AI 4 Corals permet d'assurer leur suivi sans intervention humaine. Le catamaran est équipé  d'une caméra  et de logiciels d'intelligence artificielle, qui lui permettent de réaliser ce suivi des coraux. Il fonctionne à l'énergie solaire et se positionne automatiquement au-dessus de chaque structure grâce à un guidage par GPS.

Bravo pour cette initiative des Maldives nous permettant d'apprendre comment grandissent et évoluent les coraux. Ce sera sans doute utile pour tous les pays du monde bordant les océans!

Lyliane

24/06/2019

Le méthane, cet autre ennemi du climat...

Dans la revue Alternatives Economiques de mai 2019, j'ai relevé un excellent article de Mr Antoine de Ravignan à propos du méthane, dont la formule en chimie est CH4. Il faut savoir que le méthane est issu de la fermentation de matières organiques dans un milieu privé d'oxygène, comme par exemple dans l'estomac des ruminants. Les industriels le présentent souvent comme une alternative au charbon sous forme de gaz naturel. Toutefois, selon le GIEC, qui fait autorité dans le domaine du climat, le méthane a contribué à 32% du réchauffement global depuis la révolution industrielle.

On considère aujourd'hui que ce sont les décharges et autres rejets de matières organiques (fosses à purin...) qui comptent pour 17% des émissions de méthane au niveau mondial. Certes, on a tendance à pointer du doigt le CO2 dans l'atmosphère, qui lui perdure plus d'un siècle, alors que le CH4 perd son pouvoir de réchauffement à peine émis. Il se transforme, en effet, en vapeur d'eau et en CO2. Toutefois, un gramme de méthane dans l'atmosphère aurait un pouvoir de réchauffement du climat 120 fois plus fort qu'un gramme de CO2...

Depuis 10 ans, la concentration du méthane dans l'atmosphère aurait considérablement grimpé. Elle était en 2017 de 1850 ppb, le ppb représentant le nombre de molécules de CH4 par milliard de molécules dans un volume d'air. On considère qu'actuellement c'est l'élevage qui représente l'essentiel des émissions de CH4 (71%), le reste étant du aux déchets entreposés en décharges. Faut-il pour autant modifier notre alimentation et réduire le cheptel bovin? Certains prônent plutôt des mesures plus faciles à mettre en oeuvre comme par exemple de couvrir les décharges et fosses à purin pour en faire du biogaz grâce à des méthaniseurs.

Des expériences sont en cours aux Pays-Bas, afin de tenter de faire baisser les émissions de méthane. On a imaginé, en effet, des urinoirs à vaches susceptibles de recueillir l'urine des animaux. L'urine dégage du protoxyde d'azote et de l'ammoniac, qui se révèlerait être un excellent engrais dans l'agriculture. L'objectif visé est de faire baisser les émissions de méthane au plan mondial de 43% entre 2015 et 2050. Il faudrait pour cela une volonté politique générale, ce qui ne pourra se réaliser, à mon sens, sans une implication active des citoyens que nous sommes...

Lyliane

22/06/2019

Succès de la mobilisation pour la Guyane!

SUCCÈS - Montagne d'or « ne se fera pas » annonce le gouvernement

Chers signataires de la pétition contre la mine industrielle en Guyane,
Chers amis de la forêt tropicale,

Pressé par le parlement et les médias de préciser la position du gouvernement sur Montagne d'or en Guyane, François de Rugy a affirmé que le projet « ne se fera pas ». Finis le « en l’état actuel » et les autres formulations floues d’avant les élections européennes. Sauvons la forêt salue cette grande victoire fruit de trois ans de mobilisation citoyenne.

Emmanuel Macron avait déjà revu, avec le temps, sa position publique sur la mine industrielle de Montagne d’or, passant d’une volonté de « tout faire pour qu’un projet de cette envergure puisse voir le jour » (août 2015), à un « projet qui peut être bon pour la Guyane » (octobre 2017), pour finir par un projet « pas compatible avec une ambition écologique » en l'état actuel début mai 2019. 

L’annonce du Conseil de défense écologique le jeudi 23 mai 2019 a été la goutte d’eau qui fait déborder le vase. En reprenant quasi textuellement les mots du président, à savoir que « le projet actuel “Montagne d’or” est incompatible avec les exigences de protection environnementale », l’annonce a fait l’unanimité contre elle pour son manque de clarté.

Associations, politiques, parlementaires et journalistes ont pressé le gouvernement, et en premier lieu le ministère de la Transition écologique et solidaire, de clarifier une bonne fois pour toutes la situation. Le ministre François de Rugy et les secrétaires d’état Emmanuelle Wargon et Brune Poirson ont finalement répondu de concert que Montagne d’or « ne se fera pas ». 

Le projet n’est certes pas définitivement enterré. La réforme du code minier prévue pour décembre 2019 pourrait contenir son lot de (mauvaises) surprises. La visite en Guyane du ministre de Rugy à partir du 13 juin prochain est dans ce sens très attendue.

Mais nous n’allons pas bouder cette importante victoire dans la bataille de l’opinion. Car elle est essentielle et encourageante.

Sauvons la forêt remercie les plus de 410.000 signataires de la pétition du Collectif Or de question contre la mine d’or industrielle en Guyane. Nous tenons aussi à féliciter les différents individus et groupes qui, de près ou de loin, ont contribué à matérialiser cette grande mobilisation internationale pour la préservation de la forêt amazonienne et de sa biodiversité.

Or de Question continue le combat en réclamant le rejet du renouvellement de la concession de la Cie Montagne d’or, le gel des 360.000 ha de permis de recherche (PER) accordés à ce jour par l’Etat, l’arrêt de l’utilisation du cyanure dans l’industrie minière, et enfin la structuration véritable des 25 filières d’emplois endogènes et durables dans le cadre du respect des accords de Guyane.

Nous restons vigilants et mobilisés. Nous ne voulons pas de mine industrielle en Amazonie : ni de Montagne d'or… ni des autres !


SUCCÈS  

Meilleures salutations,

Sylvain Harmat
Sauvons la forêt

 

 

 

Faut-il encore consommer des fruits et légumes non bios?

Plus de 71% de fruits et 43% de légumes non bio consommés en France contiennent des résidus de pesticides, cerise et céleri-branche étant parmi les plus touchés, selon un rapport portant sur les années 2012-17 publié jeudi par l'ONG Générations futures.
L'association, qui actualise un premier bilan publié début 2018, se base sur des chiffres de la direction générale française de la répression des fraudes (DGCCRF). Dix-huit fruits et 32 légumes ont été retenus car objet d'analyses menées pendant au moins 5 ans.
"Sur les six années, ce sont en moyenne 71,9% des échantillons de fruits qui contenaient des résidus de pesticides, avec 2,9% de dépassement de la +limite maximale en résidus+ (LMR)", note l'ONG dans un communiqué. Les LMR sont les seuils légaux européens ne devant pas être dépassés.
"Pour les légumes, la moyenne est de 43,3% des échantillons concernés (par des résidus) et 3,4% de dépassement de LMR", ajoute Générations futures.
Des conclusions assez similaires à celles relevées 18 mois plus tôt.
La situation est particulièrement critique pour les cerises (89% des échantillons avec résidus), les clémentines et mandarines (88,1%), le raisin (87,3%), les pamplemousses/pomelos (86,3%), les pêches et nectarines (82,9%), les fraises (82,9%), les oranges (81,2%).

Les moins concernés sont les prunes et mirabelles (50,8%), les avocats (27,8%) et les kiwis (25,8%).
Pour les légumes, le céleri-branche est de nouveau en tête du classement (résidus dans 84,9% des échantillons), suivi du céleri-rave (82,5%), puis des herbes fraîches (69,3%), endives (67,2%), laitues (66,5%).
En bas du classement, les betteraves (6,9%), les madères/ignames (3,7%), les asperges (2,1%), le maïs doux (0,8%).
Le dépassement des LMR concerne particulièrement les ananas (9,6% des échantillons), les cerises (5,2%), les kiwis et pamplemousses (4,2%).
Dans les légumes, les herbes fraîches arrivent en tête (21,5% de dépassement des LMR), puis céleri-branche et céleri-rave, et navets. Mais ail, maïs, pastèque et potirons restent tous sous la LMR.

Il faut encourager la consommation de fruits et légumes, mais les consommateurs veulent bénéficier de leurs bienfaits sans avoir à ingérer en même temps des résidus de pesticides aux propriétés inquiétantes", souligne François Veillerette, président de l'ONG.
"Le fait de dépasser les LMR n'implique pas nécessairement un danger", avait précisé l'an dernier Loic Tanguy, directeur de cabinet de la DGCCRF. Dans tous les cas, en cas de dépassement, un retrait du marché est demandé.
En 2018, des représentants de la profession agricole avaient regretté que le rapport ne fasse pas le distingo entre les origines France/UE/non UE.

afp.com - AFP - jeudi 6 juin 2019

 

21/06/2019

Sauvetage de plantes et de chevaux grâce à l'homéopathie...

Des résultats spectaculaires sur les plantes 

Chère lectrice, cher lecteur, 

C’est l’histoire incroyable que raconte Patrice Giraud, viticulteur à Saint-Antonin du Var :  

« Fin avril, j'ai fait venir un expert d'assurance qui a estimé que 75% de la parcelle avait gelé. Quand il est revenu mi-août, il ne l'a pas reconnue parce que le feuillage et les grappes étaient comme s'il ne s'était rien passé".[1]  

Qu’est-il arrivé entre fin avril et mi-août ? 

Ce viticulteur a pulvérisé ses plants avec un mélange homéopathique et de l’aspirine. Et ce cas n'est pas isolé! Soigner les plantes par l’homéopathie, ça porte même un nom : c’est l’agro-homéopathie

Si cela vous intéresse, je vous recommande de lire l’ouvrage de Christiane Maute qui s’intitule « Homéopathie pour les plantes » (je ne touche aucune commission sur les ventes). 

Cette praticienne en homéopathie établie en Allemagne a commencé à tester l’homéopathie sur les plantes de son jardin dans les années 2000. 

Et ce qu’elle a constaté est spectaculaire : parasites, taches noires du rosier, mildiou de la tomate, feu bactérien des arbres fruitiers, dégâts du gel ou de la grêle, excès d’humidité ou de sécheresse… Selon Christiane Maute, dans de nombreux cas, les plantes réagissent très bien à l’homéopathie. 

Par exemple, par temps froid et humide, elle recommande le remède Thuya en 30CH et, par temps lourd, Natrium sulfuricum 30CH. Après une coupe, Staphysagria 30CH est indiqué, pour éviter le développement de champignons et bactéries. 

Evidemment, pour les plantes, difficile d’appliquer la théorie de l’effet placebo.   

Sur les animaux aussi, on remarque des résultats spectaculaires. 

J’aimerais vous raconter une histoire que j’ai découverte au hasard de mes recherches.  

Elle a fait l’objet d’un article, publié dans l’édition de janvier 1835 du Journal des haras, des chasses et des courses de chevaux, une vraie référence pour tous les connaisseurs de l’époque[2]. 

Des militaires stupéfaits par l’efficacité de l’homéopathie… sur leurs chevaux !

  



M. Marson, capitaine au 10ème régiment de cuirassiers, adresse une lettre auJournal des haras, des chasses et des courses de chevaux. Il raconte ce qui lui est arrivé ces derniers jours : 15 chevaux de son régiment ont contracté le farcin, une grave maladie infectieuse et très virulente. Cette maladie est souvent accompagnée d’ulcères et de nodules. 

Les chevaux sont dans un très mauvais état, ils semblent vivre leurs dernières heures. Toutes les solutions médicales ont été épuisées. Sauf l’homéopathie. 

Le docteur Leblanc, médecin-vétérinaire du régiment, sans grand espoir, tente des médicaments homéopathiques.  

Quelques jours plus tard, les militaires sont stupéfaits : sur les 15 chevaux infectés, seul un vieux canasson semble ne pas s’en remettre. Tous les autres sont en voie de guérison alors qu’ils étaient malades depuis huit mois ! 

En voici un extrait : 

« Les chancres se sont cicatrisés ; la membrane a repris sa teinte rose et vermeille ; le jetage, de gluant qu’il était, est devenu infiniment plus anodin. » 

Si vous avez un animal de compagnie et si vous avez essayé l’homéopathie pour le soigner, je suis sûre que vous avez vous aussi été convaincu des résultats. 

Vous pouvez partager votre témoignage en me laissant un commentaire ici.  

Je vous donne rendez-vous dans une prochaine lettre pour continuer votre découverte de l’homéopathie. 

A très vite !
 
  



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1] https://www.larvf.com/vin-homeopathie-traitement-gel-froid-solution-decouverte-vigne-vignoble-naturel-bio,4573272.asp 

[2] https://books.google.ch/books?id=1thfAAAAcAAJ&pg=PA6&lpg=PA6&dq=Journal+des+haras,+des+chasses+et+des+courses+de+chevaux+hom%C3%A9opathie+M.Marson&source=bl&ots=gLYUHD1YU3&sig=ACfU3U37Wi_XGFKWBkWtRysMccIV7ldjZw&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwjCtM-p7aLiAhUGLVAKHeZ9DX0Q6AEwCXoECAUQAQ#v=onepage&q=Journal%20des%20haras%2C%20des%20chasses%20et%20des%20courses%20de%20chevaux%20hom%C3%A9opathie%20M.Marson&f=false




17/06/2019

Les images par satellites nous ont fait découvrir des richesses naturelles insoupçonnées...

Selon le journal d'information du WWF, la découverte d'une forêt vierge grâce à des images par satellite a été possible dans le cratère d'un volcan éteint en Afrique de l'Est. Un biologiste britannique a décidé d'explorer cette zone cachée jusqu'ici et il a eu la bonne surprise de découvrir une forêt pluviale encore vierge. Les 28 scientifiques (géologues, botanistes, spécialistes des animaux) venus se joindre à cette expédition ont trouvé sur place une faune et une flore uniques au monde. Papillons, rongeurs, grenouilles, reptiles, crabes et plantes à fleurs inconnus ont attiré leur attention. Des tests génétiques sont en cours pour déterminer si ce sont de nouvelles espèces.

En outre, en développant une nouvelle méthode de photo-interprétation, un groupe de chercheurs en écologie forestière de l'ONU a mis au jour l'existence de 467 millions d'hectares de forêts arides non référencées jusque là. Constituées de baobabs ou d'acacias, perdant leurs feuilles en saison sèche, ces forêts échappaient aux radars des satellites. C'est pourtant une ressource écologique précieuse de la surface de l'Amazonie!

Ainsi, en étudiant de plus près des écosystèmes inconnus, l'être humain va être en mesure de mieux les protéger. Pour en savoir plus sur le WWF, joindre:www.wwf.fr.

Lyliane