Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03/01/2019

Noël : le recyclage des sapins

 

 

 

Après des jours heureux, le beau sapin n'est plus à la fête. L'abandonner sur les trottoirs est interdit, il peut même vous en coûter jusqu'à 116 € d'amende. Comme à Bordeaux (Gironde) désormais, la plupart des mairies organisent des points de collecte. 46 sites à Bordeaux, 11 à Lille (Nord), autant d'incitations à respecter l'environnement. "Ça fait trois ans qu'on le dépose là donc on a l'habitude, et sur le site de la mairie c'est noté qu'il fallait enlever les pieds, donc on a enlevé les pieds", explique un Bordelais. Transformés en copeaux ou en paillage Enlever les pieds, les décorations et le pot, et ce n'est pas la moindre affaire. Une fois récupérés, les sapins auront une nouvelle vie. À Troyes (Aube), ce sont plus de 3 500 sapins qui seront broyés et transformés en copeaux. À Lille, le paillage sera utilisé pour protéger les espaces verts. Pour ceux qui auraient investi dans un sapin en plastique, reste à bien le ranger dans un endroit adapté jusqu'à l'hiver prochain.

30/12/2018

Un vaccin finlandais pour les abeilles...

Le futur verra peut-être les abeilles se faire vacciner. Deux chercheurs finlandais viennent d’annoncer la création du tout premier vaccin pour insecte, nommé le PrimeBEE. Il servira à les protéger contre la loque américaine (American foulbrood ou AFB en anglais), qui ravage des colonies entières.


Une révolution scientifique ?
La maladie infecte les larves qui meurent et se décomposent dans une masse collante et extrêmement contagieuse, permettant à la maladie de se répandre à vitesse grand V dans toute la colonie. Au point que le seul moyen pour l’instant de limiter les dégâts pour les apiculteurs est de… brûler toute la ruche, histoire d’éviter qu’elle en contamine d’autres.


Ce vaccin, donné en nourriture à la reine et qui produirait ainsi des larves immunisées à la maladie en se mélangeant avec la vitellogénine (une protéine très présente dans les œufs d’abeille), pourrait être étendu à d’autres infections, comme la loque européenne ou les champignons, mais surtout à tous les animaux dont les œufs produisent de la vitellogénine. De quoi amener une petite révolution.

JLD - 20 Minutes - mercredi 12 décembre 2018

25/12/2018

Sauver les gorilles en République du Congo...

Après des années de bons et loyaux services, vous décidez de remplacer votre vieux portable par un nouveau smartphone à la pointe de la technologie. Trois options se présentent alors à vous : le jeter, le recycler, ou le garder dans un tiroir. De ces options, une seule est la bonne. Quant aux deux autres, elles possèdent un lien inquiétant avec la décimation des populations de gorilles en République Démocratique du Congo.


Le coltan au cœur du problème
Le responsable de ce phénomène est le coltan. C'est de ce minerai de couleur noire ou brun-rouge qu'est extrait le tantale, un élément indispensable dans la fabrication de téléphones portables et de bien d'autres appareils électroniques. Malheureusement, il est aussi à l'origine de nombreuses morts, tant parmi les Hommes que chez les animaux.


Le coltan est en effet principalement extrait en République Démocratique du Congo, qui détient entre 60 et 80% des réserves mondiales. Il est depuis de nombreuses années au cœur de la guerre qui déchire le pays : l'un des conflits les plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale, avec 6 millions de morts. Son extraction menace également l'écosystème local, et notamment l'habitat des gorilles.

Un danger pour les gorilles
"L'extraction du coltan en République Démocratique du Congo a lieu dans des espaces protégés, comme le parc national de Kahuzi-Biege. Elle n'est pas régulée et menace des espèces en danger telles que le gorille des plaines orientales", écrivent les chercheurs dans leur étude, parue dans la revue PLOS One. Selon l'experte des grands singes et psychologue de la conservation Carla Litchfield, si les composés à l'origine de conflits sont récupérés à partir de vieux téléphones, l'incitation à les extraire de l'habitat des gorilles sera moins forte.

"Sur 30 à 40 téléphones mobiles recyclés, un gramme d'or peut être récupéré en moyenne", explique-t-elle. "Alors que les ventes de téléphones portables montent en flèche et que le contenu en or augmente dans certains smartphones, les sources naturelles d'or devraient s'épuiser d'ici 2030." Les chercheurs estiment que d'ici une dizaines d'années, plusieurs dizaines milliers de tonnes de métaux précieux reposeront dans les tiroirs du monde.

"L'autre problème est que, si les gens se débarrassent de leur vieux téléphone, la plupart le jettent à la poubelle, et il finit dans une décharge où il libère des métaux toxiques." Avec un déclin de 73 à 93% de la population de gorilles ces dernières années, des conflits meurtriers, et une environnement fragilisé, il est temps pour nous tous de sortir nos vieux portables du tiroir et de leur trouver un point de recyclage.

Selon Mme Emma Hollen - Gentside - dimanche 9 décembre 2018

23/12/2018

Comment passer de la parole aux actes selon la Fondation pour la nature et l'homme?

La Fondation pour la nature et l'homme, crée par Mr Nicolas Hulot, nous propose 7 mesures concrètes à mettre en œuvre d'urgence pour sauver le climat. Je les reprends ci-dessous:

1- libérer les énergies renouvelables en planifiant dès aujourd'hui la fermeture d'au moins 15 réacteurs nucléaires d'ici 2028.

2- utiliser les recettes de la taxe carbone pour dépolluer nos vies.

3- massifier les engagements de durabilité dans la restauration collective par un financement de 330 millions d'euros pour les écoles et les hôpitaux.

4- transformer la Constitution française pour que le climat, la biodiversité et le principe de non régression soient insérés à l'article 1.

5- inscrire dans la loi mobilité la fin de la vente des voitures diesel et essence en 2030  pour réduire drastiquement l'impact environnemental de nos déplacements.

6- refuser de ratifier le CETA pour s'orienter vers une mondialisation climato-compatible.

7- inscrire la fin du glyphosate dans une loi en septembre 2019.

Pour en savoir davantage, consulter sur Internet: http://ecoacteur.fondation-nature-homme.org/

Lyliane

18/12/2018

Sapin naturel ou artificiel? Lequel est écoresponsable?

 Chaque année, près de six millions de sapins sont vendus en France à l’occasion des fêtes de Noël, dont un million en plastique. Cela signifie qu’environ un ménage sur cinq dispose d’un sapin chez soi, qui coûte en moyenne 27 euros. La tentation de sauver un arbre du coup de hache fatidique pourrait nous inciter à basculer du côté des sapins artificiels, mais ce serait là une erreur: ces derniers ne sont pas plus écologiques, au contraire.


Sapin au pétrole
 
La fabrication de sapins artificiels, soit des sapins en plastique, se fait à partir de pétrole, qui constitue les deux tiers de leur empreinte carbone. Le reste se joue entre les émissions industrielles produites lors de leur fabrication, et le trajet qu’ils accomplissent avant d’atterrir dans leur point de vente, qui peut représenter de longues distances.
 
Un sapin artificiel de deux mètres a une empreinte carbone équivalente à 40 kilos d’émissions de gaz à effet de serre, ce qui revient à plus de deux fois celle d’un sapin naturel finissant à la décharge, et plus de dix fois celle d’un sapin naturel que l’on brûle au lendemain de Noël.
 
Pour amortir ce bilan énergétique, il faudrait conserver un même sapin artificiel une vingtaine d’années. Même après cela, il demeure quasiment impossible de le recycler, le PVC étant rétif à cet usage.
 
Sapin recyclable
 
Par revers, un sapin naturel est susceptible d’être recyclé, soit en étant débité pour un autre usage, soit en étant replanté, en pot ou en terre. Cela étant, s’il est jeté dans une décharge, un sapin naturel peut générer une empreinte carbone de 16kg de CO2 (pour un sapin de deux mètres): il produira du méthane lors de sa décomposition.

Slate.fr - Slate - dimanche 9 décembre 2018

13/12/2018

Les paysans africains ont faim, mais ce n'est pas une fatalité!

Dans  le journal SEL information, l'accent est mis par les journalistes sur les problèmes rencontrés par les paysans d'Afrique subsaharienne: pénurie d'eau, avancée du désert, manque de productivité des champs, manque de moyens pour le transport et la transformation des vivres… Dans cette région, en effet, 1 personne sur 4  c'est à dire environ 236 millions de personnes sont encore sous-alimentées. Pourtant, avec une aide appropriée, ils seraient capables de subvenir à leurs besoins.

Mais, comment pourrions nous les aider sans les assister? Selon les partenaires des organisations sur place, il faudrait donner aux paysans les moyens de "faire mieux ce qu'ils savent déjà faire en renforçant leurs capacités". Comme ils n'ont pas suffisamment de revenus pour faire vivre leur famille, il conviendrait en premier lieu de leur donner un coup de pouce pour mieux les former et relancer leur activité… Comment? Par exemple, en les aidant à acquérir des moyens pour se sortir eux-mêmes durablement de la pauvreté.

Les sols ont souffert de la sécheresse et ensuite de pluies diluviennes. Ils ont de ce fait perdu leur matière organique et leurs micro-organismes. Pour progresser dans un tel contexte, les paysans ont besoin de nouvelles techniques pour travailler la terre, de puits près de leurs champs, de moulins pour y faire de la farine… Il leur manque aussi le plus souvent un lieu de stockage, des brouettes… Il doivent aussi apprendre à valoriser leurs cultures en les transformant (manioc, karité, arachides, ananas…)

Des coopératives de producteurs pourraient peut-être aussi être crées. Ainsi, ils bénéficieraient d'un circuit plus sûr de commercialisation de leurs produits. Bref, en soutenant les projets Agriculture du SEL, nous permettons à de nombreuses personnes de manger à leur faim. Pour faire un don régulier ou ponctuel, parrainer un enfant ou proposer son aide, joindre l'association protestante de solidarité internationale ou l'Association Service d'Entraide et de Liaison nommée S.E.L à Bagneux( 92 220)- tél: 01 45 36 41 51. Contact sur le site: http://selfrance.org ou sur le blog du SEL: http://blog.selfrance.org.

Lyliane

11/12/2018

La livraison à vélo, ça roule!

Dans le magazine "Nous", Mme Kathleen Junion publie un article concernant l'initiative de Mr Maxime Le Nocher, qui depuis 2010 est coursier à vélo et qui a lancé en 2017 une société nommée Lelien. A Nice ou à Cannes désormais, il est possible de faire effectuer une course à vélo de 4H avec un colis de moins de 5kg pour 7,80 euros. Car Mr Le Nocher emploie cinq autres coursiers à bicyclette et sa petite société ne cesse de s'agrandir.

C'est depuis Nice, où il vit avec sa famille depuis 2010, qu'il a eu l'idée d'être coursier à vélo en tant qu'indépendant. Il avait vu ce concept à Montréal et à Genève. Pendant 7 ans par tous les temps, il a livré ses clients. Le patron du magasin Carrefour Market en bas de Cimiez a été le premier à lui faire confiance. Il réalise depuis 98% des livraisons de ce magasin ( 20 livraisons par jour) en vélo cargo, un vélo à 3 roues équipé d'une assistance électrique. Il peut transporter ainsi jusqu'à 80 kg de marchandises.

Cet homme de 39 ans a, en effet, investi dans des vélos cargo danois et des tee shirts floqués au nom de ses clients. D'autres contrats ont suivi à Cannes et Nice, puis Décathlon de Nice TNL, le pâtissier Lac et de nombreuses enseignes bio ont été séduits par sa démarche. Les contrats s'enchaînent. Certes rouler en ville malgré le trafic n'est pas de tout repos! Mais Mr Le Nocher est un entrepreneur militant, dont "le but est de supprimer les voitures et les camions". Il a été invité à  parler de sa société aux Assises de la Transition écologique et citoyenne fin octobre à Nice.

Modifier le regard des gens sur la pollution et l'écologie est son credo. A son échelle, il milite pour changer les consciences. Depuis peu, une application pour smartphone a été crée. Quant à son chiffre d'affaire, il est en hausse (200 000 euros) et il ne compte pas s'arrêter là. La période de Noël risque de doper son entreprise. Je pense que cet exemple réussi est susceptible de donner envie à d'autres de tenter l'aventure dans leur région.

Pour tout renseignement complémentaire, s'adresser au 06 02 73 46 70 ou sur Internet u : www.lelien.pro.

Lyliane

08/12/2018

Poursuivre les actions pour l'environnement...

// En 2018, grâce au soutien de plus de 10 000 adhérents, nous avons pu :
 
MOBILISER & RASSEMBLER NOS FORCES
  • Créer plus de 8 000 zones de BZZZ, espaces exempts de pesticides et semer un million de graines mellifères pour les insectes pollinisateurs ;
  • Diffuser un trombinoscope des députés opposés à l'inscription, dans la loi, de l'interdiction du glyphosate, partagé plus de 180 000 fois et vu par des millions d'internautes ;
  • Mobiliser plusieurs centaines de milliers de citoyens afin d'obtenir l'interdiction définitive des insecticides "tueurs d'abeilles" ;
  • Faire pression sur les parlementaires afin qu'ils adoptent enfin un objectif minimum de 20% d'aliments issus de l'agriculture biologique en restauration collective et inscrire l'objectif du doublement des surfaces agricole en bio d'ici 2022 dans la loi ;
  • Poursuivre notre combat pour un moratoire sur les nanoparticules et obtenir le retrait du dioxyde de titane dans de très nombreux produits alimentaires ;
  • Mobiliser plus de 70 000 internautes et obtenir l'abandon de la ferme-usine des 4000 bovins envisagée à Digoin (71) ;
  • Obtenir, en lien avec l'ACIPA, l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes ;
  • Diffuser 50 000 autocollants "Stop Pub" et interpeller le ministre de la Transition Ecologique afin qu'il règlemente les panneaux publicitaires énergivores ;
  • Soutenir les luttes locales contre les projets climaticides dont une nouvelle campagne intitulée "Projets autoroutiers : L'impasse climatique".
 

Aider l'Association Agir pour l'Environnement...

GRACE A VOTRE SOUTIEN FINANCIER, NOUS AVONS PU :
  • Participer activement aux marches pour le climat et aux rassemblements initiés par l'Appel pour les coquelicots contre les pesticides ;
  • Coordonner la 10ème édition du Jour de la Nuit contre la pollution lumineuse rassemblant plus de 700 évènements locaux (sortie nature, observation du ciel étoilé, extinction de l'éclairage publique) ;
  • Mettre à jour la liste des produits susceptibles de contenir des nanoparticules et menacer M&M's d'une campagne de boycott (amenant cette entreprise à s'engager à retirer le dioxyde de titane dès 2019 !) ;
  • Manifester devant le ministère de l'Agriculture afin qu'il n'accorde aucune dérogation à l'interdiction des insecticides "tueurs d'abeilles" ;
  • Contribuer à la sortie de l'abécédaire des contaminations environnementales "Tous pollués", illustré par Red! et accompagner la parution du livre "Résister aux grands projets inutiles et imposés" ;
  • Soutenir la sortie en salle du film de Guillaume Bodin "0 phyto, 100 % bio" et celui de Julien Milanesi et Sophie Métrich "L'intérêt général et moi" ;
  • Organiser une votation citoyenne sur le projet de Grand Contournement Ouest de Strasbourg et soutenir les grévistes de la faim opposés à ce projet inutile et imposé ;
  • Organiser un rassemblement devant l'Assemblée nationale contre le glyphosate à l'occasion du passage de la loi Alimentation en présence de Delphine Batho et François Ruffin ;
  • Aider les opposants aux grands projets inutiles et imposés ;
  • Impulser 3 nouvelles campagnes et coordonner 27 pétitions électroniques.
 

07/12/2018

Le bénévolat et le soutien possible à l'Association Terre de Liens...

« Combien de bénévoles y a-t-il à Terre de Liens ? »

Alice, Auvergne

Plus de 900 bénévoles nous ont prêté main forte l’année dernière ! Toutes ces personnes sont des citoyens qui ont donné un peu, beaucoup et même passionnément de leur temps pour tisser les liens entre des terres agricoles en danger et des paysans « sans terre ». Nous avons toujours besoin de renforts alors contactez-nous si vous voulez en savoir plus sur le bénévolat !

 

« Comment tant de bénévoles trouvent-ils à s'impliquer dans Terre de liens ? »

Serge, Pays de la Loire

Notre modèle économique est fondé sur la finance solidaire et l’éducation populaire pour que la participation citoyenne guide notre action. Pour tous les ans accueillir 1 500 porteurs de projet, collecter l’argent pour acheter les fermes dans 550 évènements et mener plus de 800 actions auprès des collectivités, il faut bien plus de 60 salariés !

 

« Devenir bénévole m’intéresse mais j’ai peu de temps à accorder. Comment vous aider ? »

Isabelle, Champagne-Ardenne

Pour vous renseigner sur les activités bénévoles à proximité, il suffit de contacter l’association territoriale Terre de Liens la plus proche de chez vous. Elle vous présentera par exemple un groupe local qui sera heureux de vous accueillir à l'une de ses réunions et de vous parler des façons dont vous pouvez vous investir.
 
phrase-posez-nous-vos-questions.gif
 

06/12/2018

A Néoules (83) les sols agricoles passent "le test du slip"!

Dans le magazine "Nous", j'ai découvert un article de Mme Amandine Roussel qui nous fait part de l'initiative, au printemps dernier, de la chambre d'agriculture du département du Var via le réseau Delphy Fermes: planter des slips dans le sol pour mesurer l'activité biologique des sols. Dans une trentaine d'exploitations pilotes, en effet, réparties en 3 groupes : maraîchage, viticulture, arboriculture (oléiculture surtout), 210 slips ont été enfouis à 20 cm de profondeur pendant 2 mois et demi. "Une telle expérience", explique Mme Emilie Buron, une des 3 animatrices Delphy Fermes, "a déjà été menée ailleurs en France, mais aussi au Canada. Et çà coûte moins cher que des tests en laboratoire".

Au bout de 6 semaines de vie "underground", les sous-vêtements ne ressortent pas en bon état! Quatre éléments sont cependant observés: la dégradation visuelle, qui montre que plus le slip est dégradé, plus l'activité biologique est bonne. Puis, le poids, la perte de masse sont analysés de même que la couleur et l'odeur. En bref, si ça sent la forêt, c'est jugé bon. Mais si on sent la putréfaction, l'activité du sol est considérée comme plus faible. Delphy Fermes s'est donné pour but d'accompagner les agriculteurs vers des pratiques plus vertueuses. On s'oriente de ce fait de plus en plus vers des apports de compost et de fumier, des couvertures végétales du sol et on travaille la terre le moins possible. 

Depuis ces tests, on a même décidé de laisser l'herbe pousser autour des vignes et en maraîchage, on privilégie l'engrais vert, destiné à améliorer et protéger le sol. D'ici trois ans, les test du slip seront renouvelés pour constater la qualité des sols suite à toutes les actions et non-actions entreprises. Les motivations de Delphy fermes sont à la fois écologiques, géographiques et économiques. Réduire l'utilisation de produits phytosanitaires dès 2010 a été, en effet, le but de la chambre d'agriculture du Var. Mme Buron l'affirme et je ressens la même chose:" Tout part du sol! Les organismes de la terre entraînent la circulation de l'air et de l'eau. Cela permet à la plante de mieux se développer tant en terme de quantité que de qualité".

Pour approfondir les bases ayant conduit à cette initiative, les conclusions retirées ou faire part éventuellement de son expérience, il est possible de contacter sur Internet: www.chambre-agriculture83.fr. On peut également essayer de joindre Delphy Fermes et ses trois animatrices: Mmes Emilie Buron, Fanny Vernier et Clémence Boutfol.

Lyliane

04/12/2018

Pétition des gilets verts...

3 déc. 2018 — 

Aujourd’hui, nous vous invitons à prendre connaissance, signer, et relayer la pétition des Gilets Verts : http://bit.ly/giletvert

Peu importe, au final, la couleur du gilet (les goûts et les couleurs…), ce qui compte c’est que ce manifeste pose un constat cohérent, et partage avec nous une conscience aiguë des enjeux écologiques, sociaux, démocratiques et culturels de notre temps.

Une prise de recul qui ne concède rien sur la nécessité de lutter contre les inégalités et les injustices, mais aboutit à la formulation d’une série de mesures urgentes à prendre, susceptibles de tous nous rassembler autour d’un projet commun.

Chez Un Climat de Changement, cette pétition a été un coup de cœur, et la proposition de la relayer a suscité une large approbation !

A nous tous désormais, d’aider ce mouvement à décoller !

Mathieu, pour Un Climat de Changement

02/12/2018

On peut sauver les espèces menacées...

Mme Frédérique Schneider a écrit un long article dans le Journal La Croix du 9/10/2018 pour rappeler qu'une espèce sur trois est menacée en raison des activités humaines (ours blancs, cachalots, girafes, hirondelles…). Chasse illégale, marées noires, déforestation… les menaces sur la faune planent toujours ( macareux aux Sept-Iles, girafes en Afrique Australe, baleines à bosse au large du Canada...). Crée en 1948 à Fontainebleau, l'Union Internationale pour la conservation de la nature (UICN) est à l'origine de la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d'extinction. Aujourd'hui, elle fête ses 70 ans et c'est l'occasion de chercher à renforcer les mesures prises pour aller plus loin. Elle publie régulièrement "la liste verte des espèces protégées".

Toutefois, l'article nous signale que les politiques de préservation, comme la Convention de Berne, qui a classé la loutre comme espèce protégée en 1979, commencent à porter leurs fruits. Ces 40 dernières années en effet la loutre n'a cessé d'agrandir son territoire en France (Massif central, Côte Atlantique, Pyrénées). On estime aujourd'hui à environ 2000 le nombre de loutres dans notre pays, alors qu'elles avaient presque disparu, précise Mr René Rosoux, éco-éthologue. Nous pouvons nous en réjouir, car c'est un animal dit "sentinelle" qui témoigne de la qualité de l'environnement.

Mr Sébastien Moncorps, directeur France de l'UICN, interrogé par Mr Denis Sergent, souligne que celle-ci a la capacité de faire travailler ensemble scientifiques, associations et Etats en s'appuyant notamment sur le WWF (World Wild Fund for Nature). Des conventions ont été passées comme celle interdisant la commercialisation de l'ivoire d'éléphant. Selon lui, "la protection ne peut être que globale en prenant en compte l'habitat, la chaîne alimentaire, la présence de l'homme"… En Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, la création d'aires marines protégées riches en coraux a entraîné des résultats encourageants. Partout, en effet, grâce au lien avec l'ONF, le Conservatoire du littoral, l'érosion côtière est endiguée et l'écosystème préservé. Mais les succès sont encore partiels et locaux, ce qui pousse à persévérer dans ce sens.

Pour en savoir plus, consulter sur internet: www.wwf.org ou https://uicn.fr/

Lyliane

29/11/2018

Proposition de créer une banque européenne pour financer la transition énergétique...

Alors que les esprits s'échauffent dans notre pays au sujet du prix des carburants et à la veille de l'ouverture en Pologne (le 3/12/2018 à Katowice) de la COP 24, je trouve intéressant de rappeler l'idée d'un Pacte financement climat, lancée par Mr Jean Jouzel en 2017 et signé par plus de 150 personnalités. Le Journal Télérama vient de recueillir les propos de cet éminent scientifique et climatologue français formé à Saclay, qui a été vice-président du groupe scientifique du GIEC depuis 2002. Ce chercheur, jusque là relativement optimiste, commence à trouver que nous avons perdu beaucoup de temps faute d'organisation, de moyens mis en oeuvre et de décisions politiques notamment. Il nous interpelle sur "un magnifique projet européen".

Mr Vincent Rémy lui donne la parole sur le sujet brûlant du réchauffement climatique et les solutions à notre portée. Les répercussions directes de l'élévation des températures des terres et des océans annoncées depuis 1992 à RIO (Brésil) commencent à surgir au plan mondial: vagues de chaleur, incendies gigantesques, fonte des glaces, inondations, migrations de personnes touchées par la désertification, prolifération d'algues Sargasses comme aux Antilles… En seulement 50 ans, nous avons envoyé dans l'atmosphère par la combustion du gaz, du charbon et du pétrole des centaines de milliards de tonnes de CO2. En 150 ans, nous sommes en effet passés de 300 ppm à plus de 400 ppm (partie par million soit 300 cm3 de CO2 par M3 d'air), une accélération sans précédent...

Or, les pays du Nord (américains et européens), s'ils commencent à mesurer le phénomène du réchauffement et sa gravité, sont loin de tout faire pour limiter l'usage de la voiture, pour développer les transports publics, mettre l'aviation low cost au pas (car le kérosène n'est pas taxé), chercher d'autres modèles de développement économique que ce soit dans le domaine de l'agriculture, de l'industrie, de l'énergie… Beaucoup d'entre nous espèrent encore "continuer à vivre comme avant", soutiennent de grands projets absurdes, des solutions obsolètes mettant en avant un transport en progression, des énergies fossiles ou des métaux rares, sans prendre des mesures individuelles de modération pour œuvrer en faveur du climat.

Je trouve de ce fait particulièrement intéressant que Mr Jouzel souligne l'instauration nécessaire d'une justice climatique dans nos pays (écarts de revenus entre riches et pauvres) et surtout envers les pays du Sud directement menacés pat l'élévation du niveau des océans. Il propose de se limiter à un maximum de 1,5 degré d'augmentation des températures d'ici 2050 pour éviter de plus amples catastrophes touchant nos descendants. Pour aider la transition énergétique, il suggère, avec d'autres scientifiques, la création d'une Banque européenne du climat, qui mettrait à disposition des prêts à taux zéro, ainsi qu'un budget européen de 100 milliards d'euros par an, appuyés sur une taxe modique de 5% sur les bénéfices non réinvestis des sociétés. Ce projet pourrait entraîner la création  de 6 millions d'emplois en Europe et de 600 000 à 900 000 en France.

Pour approfondir le sujet, lire par exemple et offrir autour de soi pour les fêtes les deux ouvrages suivants: "Pour éviter le chaos climatique et financier, une solution simple" de Mrs Jean Jouzel et Pierre Larrouturou aux éditions O. Jacob publié en 2017( 22 euros) et "Finance, climat, réveillez-vous! Les solutions sont là " de Mme Anne Hessel, Jean Jouzel et Pierre Larrouturou aux éditions Indigènes publié en 2018 (8 euros).

Lyliane

28/11/2018

L'année 2018 a été marquée par des victoires et des avancées décicives, selon Greenpeace...

Un peu d'auto-satisfaction ne nuit pas quand on est une association qui œuvre en faveur de l'écologie partout dans le monde! Greenpeace en effet vient de publier un bilan encourageant de "la saison 2018". Je reprends pour notre blog l'essentiel de ce qui a été couronné de succès parmi toutes les propositions de cette ONG. "Pas à pas, écrit le journaliste de Greenpeace, nous faisons reculer les pollueurs et des résultats sont là, qui nous encouragent à continuer et à espérer".

En février 2018, en Italie, la ville de Rome a pris la décision d'interdire les véhicules diesel d'ici à 2024. En mars 2018, la Chine a engagé des mesures concrètes contre les bateaux impliqués dans la pêche illégale et battant pavillon chinois. Puis, en avril 2018, l'Union Européenne a interdit 3 pesticides tueurs d'abeilles, fabriqués par les géants de l'agrochimie Bayer et Syngenta. Ensuite, courant mai 2018, la Russie a répondu aux demandes de Greenpeace de sauvegarder la forêt de Dvinsky en créant une réserve naturelle de plus de 3000 km2 au cœur de cette forêt.

En France, en juillet 2018, 80 entreprises se sont engagées à supprimer les produits chimiques dangereux d'ici à 2020. Pendant ce temps, la Cour Européenne de justice a statué sur les nouveaux OGM: ils devront se conformer à la législation européenne comme les OGM traditionnels. En octobre 2018, un sérieux revers a été imposé à l'entreprise RWE en interdisant, pour un an au moins, la destruction de la forêt d'Hambach (Allemagne) au profit de l'expansion d'une mine de charbon. Enfin, suite à l'adoption de la loi "agriculture et alimentation" par l'Assemblée Nationale, un repas végétarien sera proposé au moins une fois par semaine dans toutes les cantines scolaires françaises à titre expérimental pendant deux ans.

Suite à une expédition au pôle Sud avec le bateau Arctic Sunrise, l'ONG Greenpeace, accompagnée de l'acteur Javier Bardem, a demandé de créer dans l'Océan Antarctique le plus grand sanctuaire marin du monde pour préserver la biodiversité et le climat mondial. Un peu partout sur la planète, dans le courant de l'année, des militants ont protesté contre des centrales nucléaires menaçant la sécurité des citoyens et citoyennes (France). Ils ont aussi demandé à leurs gouvernements d'agir contre la pollution plastique (Hongrie...) et ils ont protesté contre l'exploitation des sables bitumineux comme au Canada.

Il reste beaucoup à faire encore, par exemple pour amener les principales enseignes de la grande distribution française vers une production et une vente de fruits et légumes sans pesticides, pour changer le système de la PAC (politique agricole commune) qui pousse à l'intensification de l'élevage, pour réduire voire supprimer les véhicules diesel qui émettent des quantités dangereuses d'oxyde d'azote… Sans oublier la protection des forêts  tropicales en Indonésie mettant en cause des multinationales comme Unilever, Colgate, L'Oréal, Nestlé...qui exploitent l'huile de palme et favorisent la déforestation. Partout dans le monde des mesures sont proposées pour réduire la pollution de l'eau et de l'air ...

Il reste donc pour 2019 de nouvelles perspectives et des objectifs à atteindre pour lutter par exemple en Europe contre les risques nucléaires et réduire les gaz à effet de serre, changer de modèle agricole et soutenir la transition agroécologique. Mais aussi près du récif de l'Amazone pour écarter les projets de forage de Total et partout dans le monde pour exiger un traité mondial pour protéger les océans et continuer à préserver les forêts primaires... Notre avenir sera fonction de notre investissement citoyen et de notre vigilance. Construisons ensemble un monde plus sain et plus juste, partout respectueux de la Terre et de tous les êtres qui la peuplent, notamment en aidant les organismes comme Greenpeace et d'autres aussi qui agissent sur le terrain!

Cela pourrait se faire grâce à la mobilisation citoyenne s'appuyant sur des expertises scientifiques et des actions directes non violentes. Au plan français, saisissons nos élus pour faire changer la PAC, le type d'agriculture soutenu par la Commission Européenne, pour interdire toute utilisation d'OGM et de pesticides sur le sol national, pour favoriser les transports non polluants, mettre fin aux autoroutes qui détruisent les forêts comme pour le contournement de Strasbourg. Interpelons aussi nos maires pour faire changer les menus des cantines scolaires, les directeurs d'EHPAD comme d'hôpitaux et de cliniques pour exiger des repas de qualité biologique avec moins de viande pour les personnels comme les patients. Refusons le fatalisme et impliquons nous dans tous les domaines à notre portée!

Pour joindre l'ONG Greenpeace, consulter sur Internet: www.greenpeace.org.

Lyliane

 

26/11/2018

Des actions pour impliquer les citoyens dans la surveillance de la qualité de l'eau de nos mers et océans...

Depuis 1990, une association nommée Surfrider Foundation Europe travaille sur les enjeux liés à la qualité de l'eau et à son impact sur la santé des usagers, écrit un journaliste dans la revue Priorités Santé diffusée par CRES-PACA (Comité régional d'éducation pour la santé en région PACA).  Surfrider a notamment mis en place des laboratoires d'analyses, afin de mieux connaître les problèmes de pollution du littoral en Aquitaine et en Méditerranée.

Des réseaux de suivis complémentaires à ceux déjà existants et règlementaires, organisés par l'ARS Paca, sont réalisés avec l'appui et la participation active de citoyens testeurs. Ce sont des bénévoles qui régulièrement effectuent des prélèvements d'échantillons d'eau des spots d'activités nautiques.

Mme Sarah Hatimi, chef de projet qualité de l'eau et santé, explique que "le but est d'impliquer les citoyens et pratiquants dans la préservation de la qualité de l'eau. surfrider s'engage ensuite à analyser les échantillons, à communiquer les résultats et à proposer éventuellement des solutions en cas de pollution". En effet, un travail de concertation avec les acteurs locaux a lieu ensuite.

A toutes ces études se greffent des séances de sensibilisation dédiées aux scolaires, au grand public sur des stands dans des manifestations toute l'année. En 2017, par exemple, l'Association Surfrider a géré dans le cadre de l'animation "O Bleue", 15 demi-journées d'interventions et touché environ 1300 personnes.

L'Association Surfrider est particulièrement impliquée dans les changements de la biodiversité avec le développement d'algues envahissantes comme Ostreopsis ovala, une microalgue toxique d'origine tropicale, apparue en Méditerranée depuis les années 1970. Elle a considérablement proliféré et pourrait causer des difficultés respiratoires ou cutanées.

Un programme de surveillance sur des zones préétablies (9 sites sur les côtes françaises) permettra au cours de la 2 dudit programme de sensibiliser davantage le grand public et les clubs nautiques. Des supports pédagogiques avec le soutien financier de l'ARS et de la Région PACA sont mis à la disposition du public: vidéos, infographies, cartes interactives, affiches et bientôt une BD.

Pour en savoir davantage, consulter: www./oceancampus.eu/ ou pour contacter Surfrider: shatimi@surfrider.eu. 

Lyliane

22/11/2018

Le marché des fleurs coupées de plus en plus sans biocide...

Mme Weronika Zarakowicz  dans le Journal Télérama fait un point intéressant sur le marché des fleurs coupées dans notre pays. En effet, alors qu'on apprend que la filière horticole à travers les gros producteurs étrangers et les supermarchés est en majeure partie inféodée aux tenants des pesticides, "de plus en plus de fleuristes et de producteurs se convertissent aux cultures locales et naturelles". Cela va même jusqu'à faire pousser sur des friches urbaines en plein Paris des roses ou des asters...

Un peu partout, en effet, des passionnés ouvrent des boutiques et montrent qu'il est possible de "ne vendre que des fleurs françaises". Comme Slow Flowers en Angleterre ou aux Etats-Unis, le marché commence à bourgeonner. Sur Internet, la start up "Fleurs d'ici" propose des livraisons de fleurs locales et saisonnières. Le Collectif de la fleur française répertorie producteurs et fleuristes dans un annuaire nommé Slow Flower et des labels émergent comme Plante Bleue, certification éco-responsable lancée par Val'Hor (organisation interprofessionnelle d'horticulture).

Dans le Var, les Alpes-Maritimes, la Bretagne, l'île de France, il y a encore des personnes connaissant les techniques de production. Près du cimetière de Belleville à Paris, des volontaires ont défriché 1200 M2, pollués aux métaux lourds, "selon l'appel à projets Parisculteurs organisé par la Mairie de Paris, avec à la clé un bail de 10 ans". Avec Pépins Production (association de pépinières) et Interface Formation (insertion professionnelle), Mme Masami Lavault a emporté le projet d'agriculture non comestible. Cette figure de proue du Slow Flower cultive là une centaine de variétés sans biocide. Ailleurs, des fleuristes livrent à vélo leurs clients qu'ils soient particuliers ou commerçants...

Les fleurs vont-elles nous amener en douceur à une autre qualité de vie? Nous pouvons le souhaiter! Par nos achats responsables, soutenons le marché de la fleur coupée locale et naturelle et informons nos proches de toutes les possibilités actuelles. La technique du hors-sol et la chimie ont pollué nos sols et nos rivières à travers leurs pépinières absolument pas éco-responsables. Posons des questions et soyons exigeants, prenons en main consciemment la filière de la fleur française! Il y a peut-être même encore de la place pour s'installer en périphérie de nos villes comme fleuriste adepte du mouvement Slow Flower!

Pour aller plus loin, consulter par exemple www.collectifdelafleurfrancaise.com, www.fleursdici.fr ou www.plantebleue.fr.

Lyliane

 

21/11/2018

Grand Contournement de Strasbourg: message urgent pour soutenir les grévistes de la faim...

 
 
 
S'engager dans une grève de la faim n'est pas chose aisée. Ces héros du climat, engagés contre le Grand Contournement Ouest de Strasbourg méritent de recevoir #1000mercis. Envoyons-leur des messages de soutien
 
Envoyons #1000mercis aux héros du climat #GCOnonmerci
 
 
// URGENT Durant 30 jours, des héros du climat se sont engagés dans une grève de la faim pour protester contre le projet de Grand contournement ouest de Strasbourg (GCO).
 
Leur détermination pour notre avenir à tous mérite le respect et notre soutien. N’hésitez pas à leur adresse des messages de remerciement. Une grève de la faim est une action désespérée engagée par des militants pacifistes. A l’heure où le chef de l’Etat fait la sourde d’oreille, n’hésitez pas à poster des mini-message pour les remercier pour leur combat résolu.
 
 
 
Grand contournement ouest de Strasbourg : Pourquoi s’y opposer ?
 
Ce projet né dans les années 70 est un nouveau "Notre-Dame des Landes". Climaticide, énergivore, destructeur, polluant, etc, les adjectifs ne manquent pas pour qualifier ce projet d’autoroute d’un autre temps, d’une autre époque. L’entreprise qui bénéficiera de la concession autoroutière pour une durée de… 54 ans (!) est la société Vinci !!! Le gouvernement, au lieu de rechercher l’apaisement en acceptant le dialogue, joue du bâton et n’hésite plus à brutaliser riverains et élus.
 
Alors que :
  • ce contournement d’un coût de plus de 700 millions d’euros va accroître le trafic routier en facilitant encore la circulation des camions;
  • ce projet éventre l’un des principaux poumons verts d’Alsace en détruisant la forêt de Grittwald ;
  • le GCO va conduire à l’artificialisation de plus de 300 hectares et au remembrement d’au moins 11 000 ha de terres agricoles ;
  • cet autoroute A355 dit « Grand Contournement Ouest » de Strasbourg va impacter pas moins de 22 communes;
  • des espèces naturelles menacées, à l’instar du grand hamster d’Alsace vont subir les conséquences de ce grand projet inutile;
  • cette autoroute va augmenter nos émissions de gaz à effet de serre...
 
A l’heure où chacun mesure les conséquences de notre addiction au tout-pétrole, le choix opéré par ce gouvernement en faveur de ce nouveau projet autoroutier doit être contesté. Il est de notre devoir de rester mobiliser et soutenir celles et ceux qui s’engagent avec détermination et non-violence contre un projet climaticide.
 
 
 

Tresseurs de liens ou l'oseraie du possible...

Depuis 2014, écrit Mr Vincent Beltrain dans la revue Nous, l'association "L'Oseraie du possible" a été crée à Vallauris par Mr Florian Mannaioni. Ce dernier a découvert en 2009 la vannerie et l'osiériculture dans les Hautes-Alpes avec Mr Hugues-Mircea Paillet au sein de son oseraie biologique.

Depuis 2012, une résidence d'artistes vanniers sur l'île de Bendor, en face de Bandol, sert aux professionnels de l'association et elle se veut une plateforme de stages sur la vannerie. Cette profession qui ne date pas d'hier est en train de se renouveler et se professionnaliser sur notre sol français. Le siège social de l'association reste auprès de Mr Paillet dans les Hautes-Alpes.

En 2016, L'Association devient même un organisme de formation professionnelle. C'est en septembre 2018 que le bureau de l'association, la galerie et l'atelier ont été réunis à Vallauris sous l'intitulé: "Un Van de possibles".  Car un van à l'origine est un grand panier qui servait autrefois à séparer les bons et les mauvais grains de blé avant la mise en silo.

Aujourd'hui, le collectif regroupe 25 vanniers et osiéristes de France dont 4 sont installés dans les Alpes-Maritimes et le Var. L'art de tresser les végétaux pour faire des clôtures ou des paniers retrouve l'intérêt des acheteurs et des jeunes en recherche d'emplois. Créer des actions et des projets avec des écoles, des établissements spécialisés dans le handicap  (ESAT…) est notamment le but recherché.

Le journaliste de Nice-Matin nous cite le cas de Mr Pierre Bosch qui a découvert l'osier avec joie après un burn-out professionnel. Il a effectué une formation de 2 ans, bien conseillé par divers vanniers expérimentés. Puis, il s'est installé comme auto-entrepreneur et comme bénévole au sein de l'association l'Oseraie du possible. "Ce travail manuel reconnecte les gens avec eux-mêmes" dit Mr Mannaïoni.  

Grâce à cette activité, la matière première, la canne de provence présente dans tout le Sud de la France, a retrouvé ses lettres de noblesse. Des enfants d'une école primaire de Garbejaïre (06) ont eux-mêmes planté une oseraie au cœur de leur école. Ils font des ateliers et leurs actions s'entrecroisent avec celles de l'ESAT du village, où quelques autistes ont commencé à s'y intéresser.

Le prochain pas en avant sera la Fête de la Vannerie près de Grasse en janvier 2019 pour la fête de la St Antoine, patron des vanniers. Pour en savoir davantage sur la vannerie ou l'Oseraie du possible, joindre sur Internet: www.oseraiedupossible.fr.

Lyliane 

20/11/2018

Jardiner pour se retrouver et s'ouvrir à la nature...

La jardinothérapie /hortithérapie date de l'Antiquité. En effet, les Egyptiens préconisaient déjà aux personnes malades de marcher dans des jardins. quant aux Chinois, dont on sait que la médecine est essentiellement préventive, ils ont depuis des siècles crées des serres et des jardins, considérant que leur fréquentation agissait d'excellente manière sur leur santé.

L'Association pour la Promotion de la Prévention et de l'Economie Sociale en Europe fait publier un article dans la revue Priorité Santé sur les effets thérapeutiques du jardinage. Elle considère que pour des enfants, des adolescents ou des familles un simple jardin apporte beaucoup de bienfaits tant physiques que psychologiques et créatifs. C'est surtout pour le calme, le bien-être et la sérénité que jardiner est bénéfique.

Créee en 1996 à Nice, l'Association Appese adossée aux Mutuelles de France et à des partenaires a commencé des actions de tutorat scolaire dans plusieurs collèges de la ville. En 2001/2002, elle a construit un concept de jardin pédagogique, partagé et solidaire. Celui de l'Ariane au Parc Christian Lescos (trois potagers) et en 2016 celui du Prieuré du Vieux Logis à Nice-Nord pratiquent la mixité sociale et intergénérationnelle.

Ce sont la Mairie de Nice et les espaces verts de la Ville qui gèrent depuis 2017 la jardinothérapie. Des jardiniers professionnels sont présents ainsi que des psychologues pour des séances de 3 heures. Un accompagnement à la parentalité est en effet là-bas particulièrement proposé. Des valeurs comme la convivialité, le partage, le respect sont véhiculées. Chaque famille cultive son lopin, met les mains dans la terre et retrouve d'autres personnes tout en récupèrant à l'occasion les légumes plantés. Cette activité gratuite et relativement ludique permet en plus à tous de mieux comprendre le cycle des plantes et le rythme des saisons. 

Cette initiative me semble être un chemin vers la socialisation entre les personnes et l'harmonie avec la nature. On ne peut que souhaiter que partout se multiplient de telles possibilités de jardinage intergénérationnel. Municipalités et associations devraient soutenir ce type de jardins pédagogiques à installer sur des friches urbaines. S'éveiller aux couleurs, aux senteurs, aux goûts et au toucher fait en effet partie de l'éducation des jeunes. Quant aux moins jeunes, le bénéfice  est de les sortir de leur maison, de rencontrer d'autres personnes et de les obliger à gratter la terre et à respirer au lieu de rester inactifs.

Pour se renseigner, consulter par exemple:.appese@solimut.fr.

Lyliane

17/11/2018

Une pétition en faveur du bien-être animal avec Elevages sans frontières...

Depuis une cinquantaine d’années, le secteur de l’élevage s’est considérablement transformé, suivant une logique productiviste entraînant des effets néfastes sur les personnes, les animaux et l'environnement.


Les « Fermes-usines » qui se développent en Occident produisent aujourd’hui des milliers de tonnes de viande, d’œufs et de lait à des prix abordables. Pourtant, derrière cette apparente avancée dans l’accès aux produits carnés se cachent une réalité économique et des pratiques souvent ravageuses : isolement des éleveurs paysans, mal-être animal, gaspillage de ressources naturelles pourtant limitées, pollutions à l’azote, aux nitrates et aux antibiotiques, baisse de la biodiversité et destruction des paysages naturels.


Il est urgent de dire Stop à ces pratiques dévastatrices !


Afin de construire un modèle d’élevage respectueux et durable, nous interpellons le successeur de Mr Stéphane Travert, Ministre de l’agriculture et de l’alimentation, afin de :


- limiter la taille des exploitations bovines à 1 are de pâturage par jour


- interdire le « Zéro-pâturage » destructeur et promouvoir à la place l’élevage en prairie


- restreindre les subventions accordées aux géants de l’agroalimentaire


- investir massivement dans les initiatives de ventes en circuits courts et en bio.


Nous sommes convaincus qu’un autre modèle agricole est possible, que nous avons le pouvoir de changer la donne.


Nous sommes déterminés à agir et rassembler toutes les énergies pour y arriver.
Et vous ?


Qui sommes-nous ?


Depuis 15 ans, Elevages sans frontières accompagne des éleveurs de pays plus pauvres dans le développement d’élevages à tailles humaines, respectueux des êtres vivants et de l’environnement. L’association de solidarité internationale se positionne comme défenseuse d'une agriculture responsable, source d'une alimentation saine, d'emplois et de diversité.


Elevages sans frontières oppose à l'expansion de ces pratiques intensives la promotion d'un élevage familial, bénéfique pour des milliers de familles vivant de l'agriculture et disposant de ressources naturelles de plus en plus limitées.

Signez la pétition !

16/11/2018

Fabriquer et piloter son lombricomposteur...

Contrairement à ce que croit le grand public, nous explique un journaliste de "L'âge de faire", un lombricomposteur bien fabriqué et bien géré n'émet pas d'odeur et n'attire pas les moucherons. Il est donc tout à fait possible de l'installer sur une terrasse ou un balcon. Un lombricomposteur comporte généralement 3 niveaux. Le compartiment le plus bas (bac de récupération) est destiné à recueillir le "lombrithé", un engrais liquide superpuissant. Les autres bacs (en plastique le plus souvent)  accueilleront vos déchets ménagers coupés fin, qui se transformeront peu à peu en compost. Quand le premier bac est rempli, on lui superpose un deuxième bac. Le fond des bacs étant percé de larges trous, les vers pourront remonter vers le bac supérieur et l'air circuler. Il y a un couvercle sur le bac supérieur que l'on peut percer de minuscules trous pour l'air.

Il existe des modèles que l'on peut trouver sur le guide du Sydom du Jura, disponible sur www.letri.com (tél: 06 13 42 01 25). Généralement les trous (5 mm) espacés de 2 cm maximum, doivent être faits à la perçeuse ou avec une mèche à bois. Le bac de récupération ne doit pas être perçé. En principe, un vers mange tous les jours la moitié de son poids. Aussi 500g de vers Elsenia devraient suffire. Leur mettre une sorte de litière avec des bouts de cartons, du papier humidifié et de la terre sur les déchets. La température idéale est de 15 à 30 ° C. Peu à peu les vers s'habitueront et circuleront. Il faut savoir qu'ils sont végétariens et ont horreur du gras. Mais, du marc de café, des coquilles d'œufs broyées, des cendres de bois conviennent bien.

Alors pas d'appréhension: c'est une façon utile de faire digérer nos déchets et de se procurer un excellent compost. Pour plus d'informations, s'adresser par exemple à :

www.lombricomposteureco.fr/

Lyliane

15/11/2018

Black Friday, devrions-nous boycotter cette incitation à consommer impulsée par la publicité?

Importé des Etats-Unis depuis quelques années, le Black Friday ou vendredi noir est un jour de soldes durant lequel chaque consommateur est invité à surconsommer. Ce jour là, le vendredi 23 novembre 2018, le système marchand nous incite à effectuer beaucoup d'achats.

Une association intitulée nommée "Agir pour l'environnement" interpelle à cette occasion Mr le Ministre de la transition écologique et solidaire, car la publicité nous manipule et entretien l'illusion d'une croissance en perpétuel devenir. Or, notre planète ne peut résister durablement à une surconsommation prédatrice.

Pour cette raison, l'Association, nous demande de boycotter massivement le "Black Friday" ce vendredi 23/11/2018 en en faisant une journée totalement sans achat. Car sinon, ce serait une journée noire pour l'environnement...

Merci de relayer cette information auprès de vos contacts et d'agir dans ce sens.

Pour aller plus loin, contacter les sites:www.boycott.blackfriday.fr ou www.antipub.org.

Lyliane

14/11/2018

Mieux s'alimenter aujourd'hui...

Lors des assises de la Transition écologique et citoyenne, Mme Véronique Mondain, médecin au CHU de l'Archet à Nice (06) a tenu une causerie suivie de questions du public, dans laquelle elle est revenue avec conviction sur l'habitude de consommer des aliments ultra transformés que l'on trouve en grandes surfaces. Pour la plupart, ils sont produits hors sol et se révèlent nocifs pour notre santé, car ils sont trop gras, trop sucrés et trop salés. Beaucoup de ces produits servis dans les fastfood sont causes de maladies et ils font grossir de façon anormale. Sans compter que la publicité et les lobbies trompent les gens sur leur qualité nutritive (sucres cachés…). L'OMS et l'ANSES commencent à s'en inquiéter. 

S'il est vrai que l'alimentation est un facteur familial et culturel, il faut reconnaître qu'après la dernière guerre, on s'est mis à consommer beaucoup de viande (83 kg par personne). Quand on réalise que pour une calorie animale, il faut 10 calories végétales et que l'on favorise alors la déforestation et l'assèchement des nappes phréatiques, on s'aperçoit qu'il y a un problème de cohérence collective. De plus, "30% de la nourriture produite est gaspillée et on ne voit pas qu'on dévalise les pays du sud". Sans même parler de la solidarité du vivant avec les animaux, il faut savoir qu'un végétarien aurait 50% d'impact en moins sur son environnement.

Manger peut être considéré comme "un acte politique". Mme Mondain affirme qu'on économiserait quantité d'achats compulsifs  en n'allant plus dans les supermarchés. Une initiative en Provence-Alpes-Côte d'Azur est née du constat que pour favoriser la santé, il convient d'impliquer la population. Cette initiative qui se veut un geste simple pour la santé comme pour la planète, se nomme "Jeudi Vert". "C'est un projet collectif et pédagogique d'alimentation saine, écologique et éthique pour une transition alimentaire". 

Il s'agit chaque jeudi de proposer une alimentation exclusivement végétarienne, à titre individuel et sur tous les points de restauration collective de la région (hôpitaux, cliniques, cantines, restos U, maisons de retraite… ). Les restaurateurs peuvent s'y associer en mettant légumes, légumineuses, oléagineux, fruits et épices sur leur carte. La démarche a déjà été mise en œuvre dans plusieurs grandes villes du monde que ce soit en France ou en Belgique, au Royaume-Uni, en Europe du nord, aux Etats-Unis, en Asie...

La dynamique est lancée: soyons-en les acteurs! Consulter pour davantage d'informations la page Facebook du projet sur: www.facebook.com/projetjeudivert ou

https://www.etude-nutrinet-sante.fr

Lyliane

13/11/2018

Un rucher partagé dans le Val de Loire...

Mr Fabien Ginisty en 2013 a publié dans le Hors Série N° 1 de la revue "l'Age de Faire" un article concernant une initiative de mise en place d'un rucher mutualisé par des habitants de la plaine du Forez. Les abeilles de ce fait appartiennent au groupe, qui doit s'organiser pour en prendre soin. Un enfumoir à la main, une des 7 participante du groupe des 10 passionnés d'apiculture du village de Boisset-Saint-Priest est aux petits soins de quelques-unes des 300 000 abeilles collectives réparties en 8 ruches. Une petite annonce fut à l'origine de ce projet de rucher partagé, installé sur une parcelle municipale. Les adhérents à l'Association sont admis à condition qu'ils apportent une ruche en bois sans essaim. Depuis 2012, ils se partagent leurs premiers kilos de miel.

Ce rucher partagé est l'occasion de transmettre des savoir-faire et de protéger le vivant. Les abeilles pollinisent en effet tous les arbres alentour et elles butinent sur des arbres et plantes à fleurs (acacias, lavandes, trèfles…) dès que reviennent les beaux jours. Peu à peu les adhérents s'initient à l'hivernage, à la lutte contre les ravageurs grâce aux conseils éclairés d'un apiculteur local. Assurer la pérennité du rucher collectif et protéger leur environnement naturel sont leur objectif. Car la biodiversité malheureusement peu à peu décline en raison des pesticides, ce qui est dommageable pour les colonies d'abeilles.

Alors, pourquoi ne pas créer un peu partout en France des ruchers collectifs sur ce modèle? Nous aurions tout à y gagner et la nature en premier lieu!

Lyliane

12/11/2018

On peut agir à notre niveau en faveur du climat...

Mme Valérie Masson-Delmotte, coprésidente du groupe d'experts intergouvernementaux sur l'évolution du climat (GIEC), a été interviewée, lors de sa Conférence aux Assises de la Transition Eclogique et Citoyenne à Nice mercredi 31/10, par Mme Célia Malleck, journaliste à Nice-Matin. La chercheuse au laboratoire des Sciences et du Climat nous alerte sur les conséquences d'une hausse des températures supérieure à 1,5°C d'ici quelques années. Les effets du changement climatique sont déjà sensibles partout dans le monde: vagues de chaleurs, pluies torrentielles, réchauffement des océans, submersions côtières, dégradation des récifs coralliens...

Les risques qui découleront de tous ces effets toucheront en priorité les populations les plus vulnérables et les pays qui ne se seront pas préparés. Elle s'appuie sur un rapport préparé par 90 chercheurs du monde entier réunissant plus de 6000 publications scientifiques. En faisant des conférences sur le sujet, Mme Delmotte nous propose de partager leur préoccupation, d'éviter de construire en zone inondable et de limiter le rejet des gaz à effet de serre pour construire un futur souhaitable à notre planète.

A l'échelle individuelle, elle insiste sur les gestes que les français peuvent faire en matière de chauffage, de transports et d'alimentation. Des technologies peuvent nous y aider. Il s'agit de mixer choix individuels et choix de société. Isolons nos logements, achetons des véhicules électriques, pratiquons le covoiturage, privilégions les circuits courts, chauffons nous par le solaire ou l'éolien et tout cela aura des incidences sur la qualité de l'air, de l'eau et des sols.

Nous devrons pour cela changer nos habitudes et faire pression sur nos élus pour que les choses évoluent: veiller à garder nos terres agricoles, protéger la biodiversité, faire aménager nos espaces de vie autrement, limiter nos déchets, surtout les plastiques, manger différemment, nous appuyer sur des associations et des ONG qui sont déjà engagées pour limiter la hausse des température. Les leviers d'action ne manquent pas: habitat, transport, alimentation, énergie, culture, économie, solidarité ...

En bref, c'est toute notre société qui mériterait d'être rebâtie autrement… Pendant qu'il en est encore temps, engageons nous donc dans la transition énergétique et citoyenne et enseignons les bons gestes à nos enfants et petits-enfants. Il n'est en effet plus temps d'être "eurosceptique"! Soyons lucides et conscients des enjeux!

Lyliane

08/11/2018

Et si on arrêtait de boire à la paille en plastique?

Une initiative parmi d'autres pour dire stop à ces petits objets plastiques que sont les pailles, qu'il est pratiquement impossible de recycler, est mise en avant par Mme Aurore Harrouis, journaliste à Nice-Matin. Il y aurait chaque jour 1 milliard de pailles qui seraient jetées dans la nature selon l'e rapport international Coastal Cleanup  qui recense des données à ce sujet dans 112 pays. Il existe en outre des alternatives aux pailles en plastique: des pailles en bambou ou en inox.

Pour se convaincre du danger que représentent ces pailles en plastique, il suffit de regarder la vidéo sur You Tube qui a montré dès 2015 une tortue de mer près du Costa Rica, obligée de se faire extraire une paille coincée dans une de ses narines. Cet objet apparemment innocent est pourtant "un fléau dans la lutte contre les déchets" si l'on en croit Mme Sarah Burdairon, qui fait partie d'une association engagée dans l'interdiction des pailles en plastique à Nice. Car 450 ans après, on retrouve encore ces pailles dans nos océans!

Des grandes enseignes au Royaume-Uni et même en France (Franprix, Mc Donald's ou Hilton) ont commencé à s'en préoccuper. A Monaco, depuis juin 2018, l'Hôtel Métropole a acheté des modèles en amidon de maïs. Comment sensibiliser un maximum de  professionnels et d'établissements servant des boissons dans notre pays? Nous pourrions par exemple inciter les cafetiers à investir dans des pailles en inox qui se lavent à 90° et sont réutilisables. Les particuliers pourraient faire de même. Commander alors ces pailles durables sur le site Internet: www.gaspajoe.fr.

Le collectif "Bas les pailles" a lancé une pétition déjà signée par 175 000 personnes. Pour ajouter sa signature, contacter le site suivant:

 
 
 
 
 
https://www.change.org/p/interdisons-les-pailles-en-plastique-en-france-baslespailles
 
 
Lyliane
 
 

07/11/2018

Cuisiner avec des fleurs...

Mme Kathleen Junion dans la revue "Nous" invite les fleurs sur notre table. Elle signe un article, en effet, dans lequel il est question d'en faire des jus, des confits ou de les utiliser à l'état brut. La cuisine des chefs s'y est mise également. A Antibes, par exemple Mr Olivier Ferrand a crée il y a 8 ans un restaurant - 24, Rue de Fersen - appelé "La taille de guêpe". Là, il propose une cuisine atypique avec des fleurs. Ce chef a été formé aux Pays-Bas, en Belgique et à Lille.

Tout d'abord, Mr Ferrand s'est entouré des meilleurs fournisseurs de la région: Mr J.C. Orso à Cannes, Mr M. Auda à Gattières et la confiserie Florian à Nice. Aussi trouve -t-on sur sa carte: de la terrine de foie gras au confit de jasmin, du magret de canard avec une sauce aux fruits rouges à l'hibiscus ou encore un carpaccio de cabillaud à la capucine… Son secret, c'est l'improvisation! Il y a à chaque fois non seulement la décoration des plats mais aussi le goût délicat des fleurs.

De même à "La Badiane" à Ste Maxime (83), cite la journaliste, des fleurs agrémentent les plats du chef Geoffrey Poësson: bourrache, lavande… Quant à Mr Erwan Miziane à Hyères qui cuisine au "Carte Blanche" figues, lavandes, capucines agrémentent ses desserts. A la maison, nous pouvons à notre tour risquer une salade d'endives et noix aux grains de lavande, des raviolis à la bourrache, un dessert à la violette ou un poisson en papillote, où les capucines donnent un soupçon poivré à l'ensemble.

Toutes les fleurs ne se cuisinent certes pas. Mais pourquoi ne pas essayer une cuisine champêtre, inventive et qui fleure bon la nature? Pour connaître les fleurs comestibles bio susceptibles d'être insérées dans vos recettes, consultez par exemple sur Internet: https://www.fermedesaintemarthe.com .

lyliane

05/11/2018

Les bénéfices du bio...

Selon une étude menée par des chercheurs français et publiée dans le "Jama Internal Medecine", consommer des produits issus de l’agriculture biologique réduirait de 25% les risques de développer un cancer. Cette découverte doit être confirmée par d’autres travaux de recherches. Explications:

Alors qu’à l’occasion du SIAL 2018, un sondage Nielsen révèle que 16% des Français consomment des produits « bio-locaux », une étude tend à montrer que manger bio permettrait de réduire significativement les risques de cancer.

Décryptage. l’agriculture biologique réduirait de 25% les risques de développer un cancer. Cette découverte doit être confirmée par d’autres travaux de recherches.

Explications: Moins de risques de développer un cancer du sein Menée sur un échantillon de plus de 68.946 adultes (dont 78% de femmes) qui ont été suivis de 2009 à 2016, l’étude a été publiée lundi dernier dans la revue Jama Internal Medicine.

Les chercheurs français ont voulu répondre à la question suivante : quel est le lien entre un régime basé sur des aliments issus de l’agriculture biologique (c'est-à-dire moins probable de contenir des résidus de pesticides) et le risque de cancer ? Les chercheurs français ont voulu répondre à la question suivante : quel est le lien entre un régime basé sur des aliments issus de l’agriculture biologique (c'est-à-dire moins probable de contenir des résidus de pesticides) et le risque de cancer ?

Les analyses des résultats ont montré que les participants qui étaient les plus gros consommateurs d’aliments bio (plus de 50% de leur alimentation) présentaient un risque de cancer 25% moins élevé que ceux qui en mangeaient moins. Un risque moindre (34%) a également été remarqué pour les cancers du sein chez les femmes ménopausées et de 76% pour les lymphomes.

Des résultats qui restent à être confirmés :
Des experts de l’Inserm avaient déjà souligné le lien entre l’exposition aux pesticideset certaines maladies humaines, notamment le cancer de la prostate et d’autres cancers hémétopoïétiques. Mais c’est "la première fois que l’on met en évidence et à partir d’une enquête prospective un lien entre alimentation bio et risque de cancer", a précisé dans une interview, accordée au Monde Philip Landrigan, un épidémiologiste du Boston College qui n’a pas participé aux recherches.

Selon Emmanuelle Kesse-Guyot, chercheuse (Institut national de la recherche agronomique, INRA) dans l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Inserm, INRA, université Paris-XIII) et coauteure de l’étude qui vient d’être publiée : « pour expliquer ces résultats, l’hypothèse de la présence de résidus de pesticides synthétiques bien plus fréquente et à des doses plus élevées dans les aliments issus de l’agriculture conventionnelle comparés aux aliments bio est la plus probable ».
D’autres enquêtes doivent être menées « pour préciser le lien de cause à effet ».

Selon Marina Marcout - Gentside - mardi 23 octobre 2018

NDDL: quel avenir pour la ZAD?

Un article de Mr Nicolas Bérard dans le Journal "L'âge de faire" d'avril 2018 interviewant Mme Françoise Verchère, co-présidente du CEDPA (Collectif des élu-e-s doutant de la pertinence de l'aéroport), tente de faire le point sur l'avenir de la ZAD, qui reste un lieu d'expérimentation inédit. Selon Mme Verchère, la Préfecture, dès l'annonce de l'abandon du projet d'aéroport, a mis en place un comité de pilotage sur la question des terres agricoles, leur propriété et leur gestion future. Elle estimait d'entrée de jeu qu'il y avait des mois de travail, afin d'obtenir un état des lieux complet de la zone (baux, expropriations, vente amiable…). Les propriétaires ont en effet trois ans pour redemander leurs terres et nul ne pouvait prévoir à l'avance qui allait vouloir revenir sur les lieux...

Mme Verchère a entre temps évolué par rapport à sa demande du gel des terres comme cela a été proposé par bail emphytéotique au Larzac, car elle préférerait finalement que l'Etat garde un maximum d'hectares. Elle signale que le président du Département de Loire-Atlantique en effet "ferait partie des revanchards qui voulaient que se fasse l'aéroport". Il pourrait vouloir récupérer des terres...

La préfète lui semble au contraire plutôt "pacifiante". Elle accepterait notamment de parler de "convention d'occupation précaire". Provisoirement, ce pourrait être une solution, pense le CEDPA. Mais certains voulaient signer, d'autres pas. La co-présidente du CEDPA se demande encore: pourquoi avoir obligé la préfecture à envoyer les forces de l'ordre pour libérer les routes? Et pourquoi avoir dégradé le bitume? Il aurait apparemment fallu un consensus  parmi les zadistes et moins de conflits internes ...

Quoi qu'il en soit, l'objectif ouvertement prôné par Mme Verchère est de "laisser se poursuivre les plus belles initiatives de cette ZAD". C'est par exemple: l'esprit de solidarité, le sens de l'intérêt commun, de continuer les expérimentations agricoles ou d'habitat, au moins sur une partie des 1600 ha. En respectant l'environnement, en maintenant une vie sociale, la solidarité, le consensus, il y aurait, d'après son analyse, possibilité de jouer collectif. Elle imaginerait bien par exemple un financement participatif pour racheter collectivement des terres. Le plus gros obstacle à ses yeux reste le" tout ou rien" de certains jusqu'au boutistes....

Il faudrait naturellement faire un point plus récent et donner la parole aux zadistes pour connaître leur degré de cohésion de groupe et leurs projets collectifs et individuels pour la ZAD. Peut-être s'y risqueront-ils un jour prochain. Notre blog leur est ouvert...

Pour suivre l'actualité de NDDL vue par ses habitants, joindre par exemple sur Internet: https://zad.nadir.org/

Lyliane