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05/01/2020

Vers la fin des tickets de caisse pour de petits achats?

Ce sera le cas dès le 1er février 2020, en attendant 2021 pour les tickets inférieurs à 20 euros et 2022 pour ceux inférieurs à 30 euros.
Bonne nouvelle si vous ne savez plus quoi faire des tickets de caisse qui s’accumulent dans votre portefeuille ou vos poches. Certains vont tout simplement bientôt disparaître, révèle BFMTV. Le gouvernement va interdire aux commerçants de délivrer un ticket de caisse en papier pour un achat inférieur à 10 euros. Cette interdiction entrera en vigueur le 1er février 2020.Il s’agira ici d’un amendement au projet de loi sur l’économie circulaire, suite à une proposition de loi de la députée Patricia Mirallès (LREM).
Ce projet sera étudié à l’Assemblée nationale, d’abord en commission développement durable (à compter du 25 novembre) puis dans l’hémicycle (à partir du 9 décembre). "C’est un usage qui existe déjà dans d’autres pays dans le monde. Les tickets de caisse n’ont souvent qu’une durée de vie de quelques secondes, ils finissent à la poubelle, ou par terre. Dans les caisses automatiques des supermarchés, les clients ne les prennent même pas, parfois", avait expliqué la députée à 20 Minutes l’an dernier au moment de présenter ce projet de loi. 

Visées écologique, environnementale et de santé publique
Ce projet a une visée écologique et environnementale, alors que 12,5 milliards de tickets de caisse seraient édités chaque année en France selon elle, mais aussi de santé publique. "Alors que beaucoup d’acteurs ont fait le choix de ne plus recourir aux tickets contenant du bisphénol A pour le remplacer par du bisphénol F ou S, aucune étude suffisante pour garantir son innocuité hormonale n’a été entreprise", avait ajouté Patricia Mirallès, pointant la présence de perturbateurs endocriniens sur certains tickets de caisse.
Cette initiative, autour de laquelle des campagnes de sensibilisation vont être lancées, est amenée à être élargie. En 2021, ce sont les tickets de caisse inférieurs à 20 euros qui disparaîtront, avant d’être imités pour 2022 par ceux inférieurs à 30 euros. 

Selon Frédéric Sergeur - Capital - jeudi 14 novembre 2019

02/01/2020

Des produits fabriqués en France à l'Elysée...

Quelle meilleure vitrine que l’Élysée pour promouvoir le «Fabriqué en France»? Pour mettre en lumière le savoir-faire des régions françaises, le chef de l’État va ouvrir en grand aux visiteurs ses salons et même son jardin, les 18 et 19 janvier prochain. Ce prestigieux show-room républicain assurera, le temps d’un week-end, la promotion de 101 produits censés représenter le meilleur du génie français. Pour ménager les susceptibilités, - et c’est la raison du choix du nombre 101 - chaque département de métropole et d’outre-mer sera représenté par un seul produit. Des robots au textile, des satellites aux produits agricoles, toutes les entreprises nationales pourront postuler à cette exposition française, qui accueillera aussi des produits utilisés quotidiennement. L’occasion de rappeler également que l’industrie recrée des emplois en France (32.000 emplois créés depuis mi-2017).
Cette opération aura en outre un message environnemental. En achetant français, le client fait coup double. Non seulement il soutient l’emploi national mais de plus il réduit l’empreinte carbone de ses achats. Les candidats postuleront auprès des préfets de région qui, avec les conseils régionaux, les chambres consulaires et les relais économiques locaux sélectionneront trois produits par département. Puis un comité présidé par la secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher tranchera. Tout ne sera pas simple: le choix d’une seule voiture électrique risque de créer des tensions entre les 
marques tricolores.

Selon Mr Charles Gautier - Le Figaro - vendredi 29 novembre 2019

31/12/2019

Donner une seconde vie aux jouets abîmés...

Chaque année, en France, plus de 40 millions de jouets sont jetés à la poubelle, car il leur manque une pièce. C'est un désastre écologique, écrit un journaliste dans CNews. Il n'y a pas, en effet, de vente de pièces détachées pour les jouets. Mr Matthieu Régnier, PDG de la société française DAGOMA, dont le siège est à Roubaix, lance en ce mois de décembre Toy Rescue. Ce service est capable de fournir des pièces détachées à la demande pour la plupart des jouets.

L'idée qu'a eu ce PDG est de faire appel pour fabriquer les parties manquantes à l'impression 3D. Ce service en ligne s'adresse autant aux enfants qu'aux collectionneurs. Il suffit de se connecter sur le site et de télécharger gratuiyement les Scans  3D des pièces désirées, grâce au moteur de recherche. Ainsi, avec une imprimante 3D, ces modèles pourront être tirés au format et à la couleur de leur choix. Mais pour les personnes ne possédant pas ce type de matériel, elles peuvent solliciter l'aide de la communauté, un réseau de "makers" à travers l'hexagone. Ce réseau fonctionne comme un vrai réseau social.

DAGOMA, en outre, fabrique des imprimantes 3D made in France en utilisant des plastiques d'origine végétale, conçus à partir d'amidon de maïs. Pour en savoir davantage, se connecter sur le site: www.toy-rescue.fr.

Lyliane

28/12/2019

En Italie, l'écologie n'est plus une option!

Dans le journal Télérama, il est rapporté par Mme S. Be qu'en Italie à partir de septembre 2020, "l'étude des questions environnementales et climatiques sera obligatoire dans toutes les écoles publiques". Cette nouvelle a été annoncée par Mr Lorenzo Fioramonti, ministre de l'éducation au début du mois de novembre 2019.

De plus, "des matières comme la géographie, les mathématiques ou la physique seront désormais étudiées sous l'angle du développement durable".  Nous ne pouvons que nous féliciter de cette mesure annoncée! Pour en savoir plus concernant cette initiative, consulter www.reuters.com/article/us-climate-change-italy-exclusive/.

Je pense qu'en France nous pourrions faire de même en saisissant Mr J.M. Blanquer. Les jeunes français dès l'école primaire devraient pouvoir être informés des enjeux climatiques, avec un accent positif mis sur la responsabilité de chacun. Car il ne faut surtout pas baisser les bras. En effet, il me semble que pour tous les citoyens du monde aujourd'hui, et surtout aux Etats-Unis, où demeurent encore des personnes dites "sceptiques", désormais l'écologie ne peut plus du tout être une option!

Lyliane

26/12/2019

Chaussures vietnamiennes éthiques N'Go Shoes à Nantes...

La jeune marque nantaise, qui valorise le savoir-faire traditionnel vietnamien et contribue à la construction d'écoles, remporte un joli succès. Vous les croiserez peut-être dans l’un des chalets de L'Autre marché, le marché de Noël des cadeaux équitables, qui ouvre ses portes samedi à Nantes. Car les baskets N’Go Shoes ne sont pas tout à fait des pompes comme les autres. Créée en 2016 par deux Nantais, la jeune marque mise autant sur l’éthique et la solidarité du projet que sur le look branché de ses sneakers pour séduire les consommateurs.
En toile ou en cuir, ses 19 modèles de chaussures sont en effet fabriqués au Vietnam dans des ateliers traditionnels. « Il y a un véritable savoir-faire là-bas, malheureusement menacé par la concurrence des usines où s’approvisionnent les géants du secteur, explique Kevin Gougeon, l’un des deux fondateurs. Notre tissu est fourni par des artisanes de la minorité des Thaïs Blancs regroupées en coopérative. Nos commandes permettent désormais de faire vivre 20 artisanes et d’autres se forment à leur tour. Et en travaillant en direct, on est vigilant sur les conditions de travail, la sécurité ou les assurances. »
Trois écoles déjà construites
N’Go Shoes s’engage aussi à reverser 2 % de son chiffre d’affaires à l'ONG vietnamienne Sao Bien œuvrant à la construction d’écoles dans des villages isolés. « On a déjà versé 10.600 euros. Ça parait peu mais c’est une somme importante quand on lance son activité. On a ainsi contribué à la création de trois écoles, bientôt quatre. C’est vraiment motivant. »
Bien aidées par le bouche-à-oreille sur les réseaux sociaux, les baskets, vendues de 69 à 95 euros, plaisent aussi, fort heureusement, pour leur confort et leur design, surtout auprès des CSP+, des « femmes de 25-35 ans » en particulier. « La forme de la chaussure est relativement basique avec une touche d’originalité apportée par une bande de motifs ethniques tissée à la main. C’est notre signe distinctif ! »
Veja, le modèle à suivre
Résultat : quelque 10.000 paires auront été écoulées en 2019, soit plus du double de l’an passé. « On est distribués dans 70 magasins dont quelques grosses enseignes comme Eram ou Les Galeries Lafayette, énumère Kevin Gougeon. On vend aussi 300 paires par mois sur le site Internet. Ça va plus vite que ce qu’on pensait. Je me rappelle encore qu’il y a deux ans j’avais stocké nos 1.000 premières paires dans le garage de mes parents ! »
Pour 2020, N’Go Shoes espère produire 20.000 paires et « accélérer son développement à l’étranger ». La marque basée à Nantes projette également de sortir des baskets véganes et un modèle composé « en grande partie de plastiques recyclés ».
La trajectoire fait forcément un peu penser à Veja, la désormais célèbre marque française de baskets écologiques et équitables qui, elle, travaille principalement au Brésil. « La comparaison ne me dérange pas, reconnaît Kevin Gougeon. Veja, ce sont des pionniers et des modèles. Ils sont reconnus, ont grandi, sans avoir renié leurs valeurs de base. »
Le jeune entrepreneur ajoute. « Je pense que, à l’image de l’alimentation, le prêt-à-porter sera obligé d’opérer une mutation vers l’éthique et le biologique. Nike ou Adidas produisent dans le même pays que nous. Ils pourraient très bien aller vers une démarche plus humaine et responsable. C’est le consommateur qui détient la clé. »

Frédéric Brenon - 20 Minutes - mercredi 27 novembre 2019

25/12/2019

Replanter des légumes germés et faire des boutures de plantes ou d'arbustes...

Dans la revue Plantes et Santé, Mme Adeline Gadenne écrit un article concernant la possibilité de "sauvegarder des tubercules, bulbes ou racines, afin d'obtenir des pousses vertes, de redémarrer le potager ou de faire pousser de nouvelles plantes d'intérieur". Avec un peu de patience, en effet, il est possible d'économiser l'achat de plantes et de faire des boutures comme avec du basilic, du raifort, du gingembre ou de la menthe. Il suffit de couper un morceau ou une tête et de placer les tiges dans un verre d'eau. Puis exposer ces boutures dans un endroit lumineux à température stable. En principe, des racines apparaitront au bout d'un mois et ces nouvelles plantes pourront être plantées en pleine terre ou en pot.

Les pommes de terre, les oignons et l'ail peuvent également produire des pousses qu'il est possible de replanter en terre pour les premiers ou de couper pour les manger avec une salade pour les autres bulbes. De même, il faut savoir ( et je l'ai moi-même pratiqué très souvent) qu'on bouture assez facilement pour son jardin d'agrément ou son intérieur des bégonias, des hortensias, de la lavande, du jasmin, des lauriers-rose, des géraniums et des rosiers... Enfin, on peut obtenir des arbustes ou même des arbres à partir de boutures et de rejets de vigne, de figuier, de mimosa ou d'arbousier. Ainsi, au delà de la récolte de graines (pourpier, capucines et oeillets d'inde...) et de la mise en terre de pépins (citronniers...) ou de noyaux (avocatiers, néfliers), tout un chacun peut s'initier à la formidable école de la nature! C'est non seulement utile, mais passionnant!

Lyliane

20/12/2019

Cap sur l'année 2020...

L'ONG Greenpeace, dans un encart pour les donateurs, et notamment Mme Clara Jamart, responsable du programme agriculture et forêts, envisagent en 2020 de peser sur les négociations de la PAC (politique agricole commune), afin d'accélérer la transition écologique de notre agriculture. Toutefois, comment mettre en oeuvre un tel projet?

Il sera question par exemple de faire pression sur les négociations de la réforme de la PAC pour mettre fin aux subventions publiques à l'élevage industriel et amorcer la transition agroécologique vers des modes de culture et d'élevage raisonnés et responsables. Une autre demande concernera la réduction de notre impact sur les forêts, en interdisant notamment l'importation de soja issu de la déforestation dans le monde.

Promouvoir le respect de la loi imposant de servir au moins un repas végétarien par semaine dans les cantines françaises fait également partie du projet, tout comme le lancement d'une campagne visant à nous faire changer nos habitudes, en réduisant considérablement notre consommation de protéines animales.

Concernant la protection des océans, l'objectif affiché par Greenpeace est d'obtenir un traité sur la haute mer rendant possible la création de réserves marines protégée, afin de mettre au moins 30% des océans à l'abri de l'avidité des industries. Un travail politique au niveau des décideurs sera nécessaire pour les pousser à combattre l'industrie pétrolière.

Bref, bien loin de baisser les bras, les membres de l'organisation visent à mener campagne contre les entreprises climaticides , à dénoncer le scandale de la gestion des déchets nucléaires et à empêcher la construction de nouvelles centrales dans notre pays et à l'étranger en insistant sur la nécessité de sécurité et de transparence.

Alors, qui veut soutenir la communauté Greenpeace France forte de ses 230 000 adhérents et de près de 1,5 million de sympathisants sans oublier les 1500 militants bénévoles? Il y a urgence à se mobiliser pour le climat!

Lyliane

 

18/12/2019

Comment concilier révolution numérique, extraction non polluante de métaux rares et commerce équitable

Un dossier publié dans Télérama et signé par Mr Olivier Tesquet pose de nombreuses questions d'actualité. Le thème principal pourrait être résumé par la question suivante: comment pourrions nous concilier de façon bénéfique la généralisation des outils numériques et leurs dramatiques conséquences sur notre environnement? Tout est passé en revue: extraction nocive pour les êtres humains et les sols, travail des enfants, déchets polluants et dans nos pays: boulimie de consommation, serveurs gourmands en énergie, constructeurs avides de profit...

Le désastre écologique est pointé du doigt, d'autant mieux que chez nous, bien loin des mines et des dépôts polluants, nous semblons empêtrés dans nos contradictions et prisonniers d'un marketing qui nous pousse à changer de smartphone chaque année... Heureusement, après ce bilan consternant de la face cachée du numérique, le dossier met en valeur les recherches d'une entreprise néerlandaise nommée Fairphone, dans laquelle "une soixantaine de salariés planchent sur le téléphone de demain: durable, équitable et recyclable". Pour le moment sur les quarante métaux nécessaires à la mise au point d'un smartphone, le fairphone en a sélectionné quatre issus du commerce équitable.

De son côté, "pour sortir de cette économie linéaire qui se soucie peu de l'après", l'Ademe  va déployer dans notre pays au début 2020 un indice de réparabilité (cf l'étiquette énergie de l'électroménager). Pour cela seront pris en compte: la disponibilité des pièces détachées, la démontabilité, la mise à disposition de notices, le coût des pièces détachées, la mise à jour des logiciels. Mr Erwann Fangeat, responsable de la direction énergie circulaire et déchets de l'Agence pense qu'avec un indice européen, les grands constructeurs pourront peut-être infléchir leurs politiques.

Au moment où plusieurs d'entre nous tentent de limiter leurs voyages en avion et de réduire leur consommation de plastique, nous sommes invités à prendre conscience des effets pernicieux induits par l'usage effréné du numérique. Dans cette optique, plus de sobriété énergétique et de sens de la justice devront naître dans nos pays dits industrialisés...

On peut s'informer sur le sujet par la lecture de plusieurs ouvrages. Par exemple: "La face cachée du numérique " par Mr F. Flipo et Mmes M. Dobré et M. Michot aux éditions L'échappée (2013), par "La guerre des métaux rares" de Mr G. Pitron publié aux éditions Les liens qui libèrent (2018) et aussi grâce au rapport de l'ONG Greenpeace sur www.clickclean.org.

Lyliane

15/12/2019

La nouvelle génération prend les devants...

Alors qu’on célèbre ce mercredi le 30e anniversaire des Droits de l’enfant, vivre sur une planète propre est devenu une revendication centrale. On les entend peu, ils sont pourtant environ 15 millions en France. 15 millions d’enfants, des « moins de 18 ans » qualifiés aussi de « mineurs ». Un terme qui désigne également ce qui est d’intérêt secondaire. Or, le trentième anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), célébrée ce mercredi rappelle qu’ils sont tout sauf, « secondaires ».
Ce traité, ratifié par 196 pays dont la France (mais pas par les Etats-Unis), installe l’enfant comme une personne à part entière et non plus comme « un simple objet de droit », note Jean-Pierre Rosenczveig, ancien président du tribunal pour enfants de Bobigny (Seine-Saint-Denis), dans son livre « les Droits de l’enfant » (Ed. Bayard).
Des droits inscrits dans le marbre
Parmi les droits inscrits dans le marbre (santé, éducation, logement, protection…), rappelés aussi dans le livret « Tous les enfants ont des droits » (NDLR : téléchargeable gratuitement) édité à l’occasion de ce 30e anniversaire pour sensibiliser les enfants de 7 à 11 ans, il en est un que les plus jeunes ont pris à bras-le-corps et porté sur la place publique cette année. Une prise de parole telle qu’elle oblige aujourd’hui les adultes, et parfois les Etats, à rendre des comptes : le droit à un environnement sain.
Le 23 septembre, une plainte historique est déposée par 16 enfants, âgés de 8 à 17 ans et venus de douze pays, auprès du Comité des droits de l’enfant des Nations unies pour protester contre le manque d’action des gouvernements face à la crise climatique. Cinq Etats dont la France sont accusés de violer la convention des droits de l’enfant. Parmi les plaignants : la désormais célèbre militante suédoise Greta Thunberg mais aussi la Française Iris Duquesne, 16 ans toutes les deux.
« Il y a trente ans les dirigeants du monde ont pris un engagement historique envers les enfants du monde en adoptant la Convention internationale des droits de l’enfant. Aujourd’hui, les enfants du monde tiennent le monde entier pour responsable de cet engagement », avait déclaré Charlotte Petri Gornitka, directrice générale adjointe de l’Unicef, après le dépôt officiel de cette plainte. « Nous soutenons pleinement les enfants qui exercent leurs droits et prennent position. Le changement climatique aura un impact sur chacun d’entre eux. Il n’est pas étonnant qu’ils s’unissent pour riposter. »
Avant cela, lors du Grand Débat lancé par le Président de la République en réponse aux revendications des Gilets Jaunes, les enfants ont également pris part aux discussions et présenté cette même urgence devant le chef de l’Etat. Charlie a ainsi interpellé Emmanuel Macron, le 7 mars dernier à Gréoux-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence) : « Quand est-ce que vous allez réagir, puisque vous en avez le pouvoir ? », lui a lancé l’adolescent applaudi par l’assistance.
Des collégiens au parlement
Dans quelques jours, mercredi prochain, ce sont des collégiens de Poissy (Yvelines), qui se rendront au parlement européen à Strasbourg (Bas-Rhin) pour présenter une déclaration universelle : celle des Droits de la planète. Un texte corédigé avec des classes venues de toute l’Europe. Il s’agit du « lobby de Poissy », une junior association constituée en faveur de l’environnement.
On peut d’ailleurs suivre le travail de cette quinzaine d’enfants dans une mini-série, « le Lobby de Poissy », débarquée mi-mars sur le site de France TV Education : proposition de loi, rencontre avec des élus, manifestations… Outre l’astrophysicien Hubert Reeves, ils ont déjà rencontré l’ancien ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, l’explorateur Jean-Louis Étienne ou encore le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer. Liberté d’expression et d’agir sont deux autres droits qu’ils ont bien intégré.
Le Parisien, partenaire de la consultation «Comment agir ensemble dès maintenant pour l'environnement ?», initiée par Make.org, vous invite à proposer vos idées et voter sur celles des autres participants dans le module ci-dessous. Vous serez informés des résultats en février 2020.

Selon Christine Mateus - Le Parisien - mercredi 20 novembre 2019

11/12/2019

Semaine européenne des déchets: décharges des déchets industriels visées...

Le samedi 16 novembre 2019 débute la Semaine européenne des déchets. Parmi les secteurs les plus souvent mis en cause, le bâtiment. En France, 46 millions de tonnes de déchets atterrissent chaque année dans les décharges sauvages. La secrétaire d’État à la transition écologique, Brune Poirson, souhaite lutter contre ces pratiques illégales.

Face au fléau des décharges sauvages, Brune Poisson propose d’instaurer à partir de 2022 la reprise gratuite des déchets de chantier qui seraient triés. Mais les professionnels sont plutôt sceptiques.
Dans un chantier, on scie, on casse, on construit et on produit beaucoup de déchets. L’accès aux déchetteries est payant pour les professionnels. Se débarrasser des gravats dans des lieux non autorisés leur permet donc de gagner de l’argent et du temps.
Un accès gratuit en cas de tri permettrait-il de mieux lutter contre les dépôts sauvages ? « À court terme, ça va gérer les décharges sauvages, estime Nicolas Courtois de la société Syface, qui réalise et pose des éléments préfabriqués. Par contre sur les chantiers actuellement, le nerf de la guerre qui discipline les entreprises sur le volume de déchets créés, c’est le porte-monnaie. , Moins ils en produisent, moins ils vont payer le poste déchets sur un chantier. Il ne faudrait pas que lorsque cette mesure va se mettre en place, ce soit une source de déresponsabilisation. »
Aujourd’hui, seulement un tiers des déchets du BTP est valorisé. Une situation qui peut changer, d’après Marie-Armelle Ollivier, directrice de Wastebox, une application qui propose des solutions aux entreprises.
« Le déchet de chantier, si on veut arriver à un taux optimisé de valorisation, il faut qu’on change la manière dont on collecte le déchet, la manière dont on le trie dès le départ de la production de ce déchet. »
En plus de la gratuité, le gouvernement souhaite densifier le réseau de points de collectes et développer les mesures répressives et de surveillance.

Selon RFI - RFI - samedi 16 novembre 2019

09/12/2019

Cantines vertes...

 

Bonjour,

Ca bouge dans les cantines scolaires des villes du monde entier !

Un appel a été lancé par plusieurs dizaines de scientifiques pour que les villes réduisent la consommation de viande dans les cantines publiques. Et cette semaine, plusieurs grandes villes se sont réunies à l’occasion de deux sommets internationaux : le Pacte de Milan et le C40. Elles ont pris des engagements solides pour réduire et améliorer la consommation de viande de leurs habitant·e·s. 14 des plus grandes villes du monde se sont ainsi données pour objectif de réduire à 300 g par personne la consommation de viande d’ici 2030 ! C’est une excellente nouvelle, et ces décisions devraient inspirer nos mairies qui n’ont toujours pas mis en place les mesures nécessaires pour verdir nos cantines.

C’est donc une bonne occasion de rappeler à nos différents maires leurs obligations environnementales et sanitaires ! 

D'après info@cantineverte.fr via sendgrid.net pour PACA

01/12/2019

l'UFC Que Choisir contre l'obsolescence programmée...

A la veille du Black Friday, UFC-Que choisir lance un Observatoire des pannes pour lutter contre l’obsolescence programmée. Une plateforme gratuite, accessible à tous les consommateurs, qui permet de signaler des produits ou appareils électroniques défectueux, voire trop vite usés, sur le site internet de l’UFC-Que Choisir. "C’est une sorte de questionnaire en ligne de quelques minutes à remplir, explique Eric Boneff sur Europe 1, directeur des tests comparatifs. "Derrière, on peut, suivant les cas, vous apporter une aide gratuite, pour vous expliquer que faire, quels sont les droits des consommateurs ?"
>> LIRE AUSSI - "Longtime" : le label qui lutte contre l’obsolescence programmée
Les produits peuvent être signalés par catégorie, marque ou type de panne. "On fait des tests et si on observe des répétitions de panne, on s’interroge sur ce produit, sur la défense des consommateurs. Et on peut porter l’affaire de manière plus marquée", précise Eric Boneff. 
Nintendo mise en demeure
L'UFC-Que choisir a par exemple mis en demeure la société Nintendo à la suite d'un signalement répété sur les consoles Switch. "Nous avons eu des remontées d'informations de nos consommateurs. Un problème de déplacement fantôme du joystick, qui fait que le pointeur se déplace même si le joystick est à l'arrêt." Nintendo refusant de faire bénéficier les plaignants de la garantie de conformité légale des deux ans, l'association a porté l'affaire plus haut. 
Cette plateforme est donc un moyen de lutter contre l'obsolescence programmée. Néanmoins, elle reste difficile à prouver selon Eric Boneff qui constate cependant "des produits dont la durée de vie posent question, des problèmes de disponibilité de pièces détachées, de coûts de réparation". "Nous essayons de faire évoluer ces points-là. Cet outil est un outil de recensement et d'action collective pour aider les consommateurs." 
Des marques plus fiables que d'autres
Pour se prémunir des défaillances, miser sur les marques n'est pas toujours la solution. "La longévité d'un produit dépend de beaucoup de chose", précise le directeur. "Nous faisons des tests d'endurance, des enquêtes de fiabilité. Certaines marques sont plus fiables que d'autres." 
Face à l'hyper-consommation, UFC-Que choisir propose une alternative. "Nous voulons souligner que nous sommes promoteurs d'une consommation plus responsable, plus durable."

Selon Mme Mathilde Durand - Europe 1 - jeudi 28 novembre 2019

27/11/2019

Campagne d'hiver des Restos du coeur...

Ce mardi 26/11/2019 s'ouvre la nouvelle campagne d'hiver des Restos du coeur pour venir en aide aux plus démunis. La moitié de ses bénéficiaires ont moins de 26 ans et 39% sont mineurs. Les Restos du coeur lancent en effet ce mardi leur campagne d'hiver de distribution de repas dont bénéficient un nombre croissant d'étudiants, récemment mobilisés dans les universités contre la précarité. Nés d'une "petite idée" de Coluche il y a près de 35 ans, les Restos ont accueilli 30.000 étudiants en 2018. Au total, 51% des bénéficiaires ont moins de 26 ans et 39% sont mineurs.

"Parents en manque de moyens, ruptures familiales, bourses insuffisantes, on accueille de plus de plus de jeunes et parmi eux, de plus en plus d'étudiants", s'inquiète le président de l'association, Patrice Blanc. "La moitié des jeunes que nous recevons ont des problèmes de logement précaire, notamment car les bourses ne permettent pas de faire face", souligne-t-il. 
20% des jeunes sous le seuil de pauvreté
Ces difficultés ont été récemment mises en lumière par la tentative d'immolation par le feu, le 8 novembre à Lyon, d'un étudiant de 22 ans qui avait perdu sa bourse et voulait dénoncer ses conditions de vie. Ce drame, qui a agi comme un révélateur de la précarité étudiante, a provoqué des mobilisations parfois ponctuées d'incidents sur des campus à Paris, Lyon, Lille et Toulouse. Une nouvelle journée d'action est prévue mardi avec pour principale revendication une "réévaluation urgente" des bourses. Selon l'Observatoire national de la vie étudiante (OVE), 20% des jeunes de 18 à 24 ans vivent sous le seuil de pauvreté.
Les étudiants viennent donc de plus en plus grossir les rangs des quelque 900.000 bénéficiaires des Restos du coeur -dont 30.000 bébés- pour qui fin de mois rime souvent avec "fin du monde": selon l'association, 80% vivent avec moins de 513 euros par mois, soit la moitié du montant du seuil de pauvreté. Et 20% sont sans ressources. "Derrière ces chiffres, ce sont des femmes, des enfants, des familles qui vivent dans des situations de précarité inacceptables", dénonce l'association. 

"Baisse drastique" 
En fonction de leurs ressources, les bénéficiaires des Restos du coeur se voient attribuer des points, qui leur donnent droit à des denrées distribuées sous forme de paniers repas. Fruits, légumes, desserts, les précaires peuvent se rendre dans des centres de distribution une ou deux fois par semaine. En 2018, plus de 130 millions de repas ont été ainsi distribués. Un repas sur quatre est financé par l'aide alimentaire européenne, "aujourd'hui fortement menacée", alerte l'association. 

De 2014 à 2020, le budget global du Fonds européen d'aide aux plus démunis (FEAD) pour la France était de 587 millions, soit un tiers de l'aide alimentaire française. Mais cette aide pourrait être drastiquement réduite lors du prochain vote du budget européen en 2020, conduisant à diviser par "deux voire par quatre le nombre de repas qu'on pourrait distribuer", selon les Restos du coeur.
"Ce fonds est le principal outil de lutte contre la pauvreté en Europe", souligne Patrice Blanc. "Et malheureusement, la pauvreté ne diminue pas en France: il y a de plus en plus de personnes sous le seuil de pauvreté et les inégalités augmentent". Quelque 9,3 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en France, selon l'Insee, et près de 5 millions ont recours à l'aide alimentaire.

La moitié des plus de 16 ans qui vont aux Restos du coeur sont à la recherche d'un emploi, 8% ont un emploi, 15% perçoivent une retraite. Une majorité (58%) sont des femmes, avec une surreprésentation des familles monoparentales. 

Selon P.L avec AFP - BFMTV - mardi 26 novembre 2019

24/11/2019

Des techniques plus vertes pour faire manger la planète...

L'Université Côte d'Azur a lancé un Master pour former les futurs ingénieurs d'une agriculture plus propre, écrivent Mme Mathilde Frénois et Mr Fabien Binacchi dans le Journal Nice-Matin. Le cursus, prévu sur 2 ans et dispensé en anglais, est centré sur toutes les voies possibles pour faire pousser des plantes sans produit phytosanitaire.   Ils sont 10 étudiants de l'Inra à Sophia-Antipolis ou dans les labos de Valrose à Nice et ils viennent des 4 coins du monde et aimeraient exporter les techniques dans leur pays.

Ce Master Boost, dont c'est la première promo, s'intéresse aux champignons et aux bactéries pour combattre les ravageurs. Le CNRS et l'INRA sont chez nous particulièrement en pointe concernant l'agriculture durable et le contrôle biologique. Ces jeunes chercheurs algériens, brésiliens, colombiens, italiens, africains sont animés de convictions profondes. Mr Erwan Paitel  est le directeur de ce programme révolutionnaire.

Lyliane

18/11/2019

Transformons le black friday en green friday!

Transformons le "Black Friday" en "Green Friday": pour une consommation responsable , toute l'année...
Chaque année le Black Friday bat des recordsLe black Friday, cette année le 29 novembre, tradition commerciale des Etats-Unis, est le symbole de l’hyperconsommation.
En avons-nous réellement besoin ?
La moitié des ventes sont spontanées et ne remplissent pas un vrai besoin.
Les citoyens ne consomment plus utile mais assouvissent un besoin compulsif assimilable à une forme d’addiction. Cela implique des surproductions de biens manufacturés à fortes utilisations de ressources largement non renouvelables (métaux rares) et polluantes (émissions de gaz à effet de serre). Par ailleurs, cette course aux prix bas et autres réductions drastiques est une incitation au moins disant social.
Nous souhaitons en profiter pour encourager à adopter de nouvelles habitudes de consommation, sensibiliser aux enjeux sociaux et environnementaux de la consommation de masse.
Dans “pouvoir d’achat”, il y a “pouvoir”: 
l’acte d’achat est un choix fort et chacun peut choisir d’encourager des modes de productions éthiques et respectueux de l’humain et de la planète, et ceci toute l'année.
Pour nous associer au mouvement du "Green Friday" , en plus de toujours vous proposer des produits équitables et bio, nous vous proposerons:

Du samedi 23 au vendredi 29 novembre, réduction de 15% sur tout nos produits en vrac (sucre mascobado et dulcita, café Pérou et équilibré, quinoa, fusili, riz, sésame, chia)
selon le commerce équitable
 
 
 

 

08/11/2019

La MAIF s'engage face aux défis climatiques et écologiques...

Dans le Maif Mag publié cet automne 2019, nous apprenons une suite de gestes plus ou moins importants qui montrent, s'il en était besoin, que l'assureur militant s'engage vraiment dans la transition écologique. Tout d'abord, il est rappelé que depuis juin 2019, gobelets et touillettes en plastique ont disparu au siège de la Maif à Niort et d'ici la fin de l'année ce sera le cas pour l'ensemble des sites de travail. Pour lutter contre la prolifération des déchets, les poubelles individuelles ont disparu des bureaux au profit de boites de tri collectives.

La MAIF, en effet, en tant qu'investisseur institutionnel déclare "participer à la réussite du scénario 2% de réchauffement, pas plus décidé à la Conférence de Paris en 2015. En mai dernier, aux rencontres de Nantes, un fonds d'investissement Maif Transition doté de 50 millions d'euros au démarrage financera "majoritairement des exploitations agricoles d'un nouveau type, où la production est réalisée à l'abri de panneaux solaires". Le mot d'ordre suivant est lancé par Mr Dominique Mahé, Président de la Maif:" dans chacun de nos gestes, faisons en sorte d'agir pour le bien commun et l'environnement, en commençant au plus près de nous".

En tant qu'employeur, l'entreprise cherche déjà à faire évoluer les pratiques: indemniser ses salariés cyclistes, développer le télétravail, favoriser les web-conférences, recycler la chaleur des serveurs, installer des bornes de recharge sur ses parkings. Dans son rôle d'assureur, la Maif fait en sorte de susciter les réparations au moyen de pièces issues de l'économie circulaire, d'assurer chalets en bois, yourtes et tous logements atypiques, de couvrir les équipements à énergie renouvelable. De plus, 100% de l'électricité et du gaz consommés par la Maif sont issus de sources renouvelables.

A tous, l'assureur envoie un message fort: ne plus acheter forcément des vêtements et objets neufs, jardiner si c'est possible et réclamer partout des arbres et de la verdure ( permaculture, jardins partagés, ruches sur des toits d'immeubles...), utiliser les circuits courts, de voyager en transports en commun, bref se servir de leur pouvoir d'achat comme d'une démarche engagée! Ainsi, ils agiront sur le monde et le modèleront en fonction de leurs souhaits. Quant aux entreprises, il va falloir qu'elles admettent que "nous sommes entrés en transition et dans l'âge de la conscience" comme l'écrit Mr Pascal Demurger dans son ouvrage publié cette année aux éditions de l'Aube: "L'entreprise du 21 ème siècle sera politique ou ne sera pas". Il estime que les réseaux sociaux peuvent facilement leur mettre la pression pour qu'elles rejoignent un mode de production vertueux.

Pour aller plus loin sur ces sujets, les étudiants sont invités à participer au Refedd (réseau français des étudiants pour le développement durable) et à répondre notamment à une consultation nationale en ligne jusqu'au 23/12/2019. Les sportifs peuvent quant à eux télécharger gratuitement le guide: "mon événement sportif zéro déchet" sur www.zerowastefrance.org. Nous pouvons également lire la revue "We Demain" qui propose une lecture optimiste de la réalité.

Lyliane

07/11/2019

A propos des filtres de cigarettes...

Le député écologiste François-Michel Lambert déposera jeudi une proposition de loi pour faire interdire les filtres de cigarettes qui ne sont pas compostables. Il dénonce la pollution provoquée par les mégots, dont "une grande partie termine dans l'eau".

Le député écologiste François-Michel Lambert déposera jeudi une proposition de loi pour interdire les filtres de cigarettes qui ne sont pas compostables, soit 97% des cigarettes sur le marché, rapporte le JDD dimanche. Chaque année, 30 milliards de mégots sont jetés sur la voie publique en France, s'alarme auprès de BFMTV l'élu Union des Démocrates et des Écologistes des Bouches-du-Rhône:


Près de 4000 substances chimiques 
Ce dernier déposera donc un texte visant à "interdire la commercialisation de toute cigarette utilisant un filtre non compostable à partir du 1er janvier 2022." Le député assure que les filtres compostables sont déjà disponibles chez les fabricants depuis plusieurs années mais "les industriels ne sont pas pressés de rajouter un coût à leur produit."


À l'heure actuelle, les mégots peuvent contenir près de 4000 substances chimiques. Il s'agit donc aussi bien d'un enjeu environnemental que d'un enjeu sanitaire.

Le pollueur-payeur? Du "greenwashing"
Depuis 2018, le gouvernement tente de faire appliquer le principe du pollueur-payeur, en faisant participer aux cigarettiers à la collecte et aux recyclages des mégots. Une mesure insuffisante pour François-Michel Lambert qui dénonce, dans les colonnes du JDD, le "greenwashing" des industriels."Ça équivaut à donner un permis de polluer. Les fabricants vont verser une écotaxe, mais elle sera reportée sur le prix du paquet. Ce sera du greenwashing et au final la société continuera de financer les dégâts écologistes", estime-t-il.

Selon Esther Paolini avec AFP - BFMTV - lundi 21 octobre 2019

 

 

 

 

L'ESS apporte une autre vision du "vivre ensemble"...

Dans un encart spécial du journal Alternatives Economiques, Mme Marie Hélène Lips, Présidente du Conseil National des Chambres régionales de l'économie sociale et solidaire, explique en quoi l'ESS apporte une autre vision de ce que sont "les vraies richesses". L'ESS en effet nous interroge sur ce qu'est la création de valeur, car pour elle " la culture, la solidarité, l'entraide, l'éducation et la protection de l'environnement sont des richesses majeures, même si elles ne sont pas monétisables".

L'ESS est compatible avec la transition écologique, car elle refuse une économie concentrée sur le "tout-marchand" et ne place pas l'enrichissement financier au-dessus des enjeux humains et écologiques. Elle prône au contraire une économie soutenable, une gouvernance partagée et transparente des entreprises et une autre distribution des richesses. C'est avant tout , dit Mme Lips "un projet politique". Par exemple, dans l'économie circulaire, l'ESS ne se limite pas au recyclage, mais travaille sur la prévention, le réemploi dans les recycleries...

Cela fait du bien de savoir que l'ESS essaie de réconcilier capitalisme et intérêt général. Car nos pratiques démocratiques semblent avoir un sérieux besoin de renouvellement.

Lyliane

05/11/2019

Des emballages consignés pour emporter son "casse-croute"...

Des services se développent petit à petit pour contrer les effets néfastes du «take away».
 Boîtes en plastique pour les salades, emballage autour des sandwichs, gobelets jetables pour le thé ou le café… Autant de déchets qui finissent à la poubelle. La restauration à emporter est mauvaise pour la planète. S’il n’existe aucun chiffre de l’Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), on sait seulement que le secteur de l’emballage représentait 45% de la demande de plastique en 2017, selon PlasticsEurope. Pour y remédier, des organismes proposent aux restaurateurs des systèmes de boîtes réutilisables et consignées.
Un réseau déjà bien rodé en Suisse
Nos voisins suisses ont déjà bien avancé sur la question : depuis 2016, reCIRCLE met à disposition des restaurants un service de boîtes réutilisables qu’ils peuvent proposer à leurs clients. Cela fait suite à l’adoption, en 2005 à Berne d’une loi qui interdit le jetable lors d’événements sur la voie publique. «C’est une très bonne initiative, mais il faut des solutions pour la mettre en œuvre», explique à Libération Jeannette Morath, directrice générale de reCIRCLE.
Le principe est simple : dans plus de 1 000 restaurants partenaires en Suisse, les clients peuvent demander à être servis dans une boîte en plastique réutilisable. Ils payent alors 10 francs suisses (environ 9 euros) supplémentaires, qu’ils pourront récupérer une fois la boîte rapportée dans un restaurant partenaire. Le prix de la consigne est volontairement élevé pour inciter les clients à ne pas garder les boîtes : «On déteste produire pour les placards. Notre but, c’est que nos boîtes circulent un maximum, pas que les gens commencent une collection personnelle», poursuit la directrice.
Un système qui s’installe progressivement en France
Des initiatives comme reCIRCLE ont récemment vu le jour dans l’Hexagone. Reconcil, à Paris, et En boîte le plat, à Toulouse, pour ne citer qu’eux. Lancés en 2018, ils disposent aujourd’hui de respectivement douze et huit restaurants et commerces partenaires qu’on peut découvrir sur leurs sites.
Le fonctionnement est le même d’une ville à l’autre : moyennant quelques euros (deux à Paris, cinq à Toulouse), les clients peuvent se faire servir leur repas dans une boîte réutilisable qu’ils rapporteront plus tard pour qu’elle soit lavée et remise dans le circuit. Un principe d’économie circulaire qui permet de limiter considérablement les déchets de la vente à emporter : d’après Sofiane Hassaïne-Teston, fondateur de Reconcil, «avec 50 grammes de déchets évités par boîte et environ 15 000 boîtes servies depuis le lancement, notre service a permis d’éviter environ 750 kilos de déchets». Les contenants, fabriqués en polypropylène, sont 100% recyclables. Chaque boîte est utilisable entre 30 et 50 fois avant d’être envoyée au recyclage pour en fabriquer d’autres. Chez En boîte le plat, pas de plastique : les concepteurs ont, eux, fait le choix du verre, lui aussi recyclable.
Pour les restaurateurs, ce service de location n’est pas plus pénalisant financièrement que l’utilisation d’autres contenants : avec Reconcil, «ils payent sensiblement la même chose que pour du jetable. Le coût dépend de la quantité de boîtes qu’ils vont prendre, et on propose aussi un abonnement. C’est l’économie de la fonctionnalité : on vend un service plutôt qu’un produit».

D'après Manon Minaca - Liberation - samedi 19 octobre 2019

04/11/2019

L'écologie, première préoccupation des français...

Selon le "Baromètre de l'économie positive et durable" de YouGov, les Français.es se préoccupent de plus en plus de l’environnement. Il est même devenu leur inquiétude principale.
Réduction des déchets, consommation de fruits et de légumes de saison et utilisation réfléchie d’eau et d’énergie, les Français.es sont de plus en plus nombreux.ses à adopter un mode de vie éco-responsable. Selon le "Baromètre de l'économie positive et durable" mené par le cabinet de sondages YouGov pour Business Insider sur un panel de 1 030 personnes, l’environnement serait même devenu leur préoccupation première devant le chômage et l’emploi (13%), l’insécurité (12%), l’éducation (10%) et la protection sociale (10%). Pas étonnant donc que 70% de l’ensemble des Français.es se considèrent écolos.
Sans grande surprise, YouGov révèle que les jeunes sont plus sensibles à cette cause que leurs aîné.e.s. 37% des 18-24 ans en ont fait leur inquiétude n°1, contre 21% des 45-54 ans. 42% d’entre eux/elles assurent d’ailleurs consommer du bio, contre 35% de l’ensemble de la population. Les gestes les plus fréquents pour limiter l’impact écologique restent classiques : le changement d’alimentation et la suppression, ou la réduction, de viande du régime alimentaire (56%) et l’utilisation des transports collectifs (33%).
Une contradiction majeure ressort tout de même de ce sondage : pour privilégier une marque à une autre, les Français.es regardent d’abord le prix (29%), la qualité (29%), puis seulement ensuite la provenance (18%) et l'engagement responsable et écologique (8%). Pourtant, ils/elles sont 23% à déclarer participer à des manifestations pour "des causes qui leurs tiennent à cœur", dont 4% "souvent" et 19% "parfois".

Tess Annest - Glamour - jeudi 17 octobre 2019

01/11/2019

Comment endiguer le gaspillage alimentaire sur la planète?

Près de 14% de la production agricole mondiale n'arrive jamais en rayon, d'après un rapport de la FAO.
Le gaspillage alimentaire se produit avant même que les aliments n'arrivent à l'épicerie... Dans un récent rapport, la FAO, agence mondiale pour l'alimentation des Nations Unies, a révélé en effet que pas moins de 363 milliards d'euros de produits agricoles disparaissent entre la ferme et les rayons du supermarché. Cela représente 13,8% de la valeur ajoutée de la production alimentaire mondiale perdus entre le moment de la récolte et la vente au détail effective.
"On a pu constater que ces pertes sont plus importantes au niveau des producteurs, là où ont lieu la récolte et l'abattage", a expliqué à l'AFP Carola Fabi, statisticienne principale au siège de la FAO à Rome. "Par exemple, il y a un énorme problème au niveau du stockage sur les fermes", a-t-elle ajouté.
Une étude datant de 2011 commissionnée par la FAO affirmait qu'un tiers de la nourriture produite n'était pas consommé. Ce décalage avec le chiffre de 14% s'explique par la non prise en compte du gaspillage à partir de la vente au détail, un indicateur sur lequel travaille encore le programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), pour affiner sa méthodologie.
L'Asie concentre les plus grosses pertes
D'après le rapport, les résultats varient considérablement d'une région du monde à l'autre. Les pertes atteignent ainsi 5,8% en Australie-Nouvelle-Zélande et 20,7% en Asie centrale-Asie du Sud.
Carola Fabi a également évoqué les pays subsahariens, où les excédents stockés sur la ferme, avec des méthodes traditionnelles, dans des silos en bois soumis aux intempéries, sont exposés aux micro-organismes, aux insectes, aux rongeurs, "des conditions qui font qu'il y a d'énormes pertes au niveau du stockage".
Parfois, les agriculteurs ne disposent pas de moyens d'accéder à certaines techniques permettant de réduire les pertes. "C'est là où il faut une intervention publique d'aide à l'investissement", a-t-elle affirmé.

Les résultats sont tout aussi variés selon la famille de produits alimentaires. Le phénomène touche en effet en priorité les fruits et légumes (22%) tandis que les denrées moins périssables, telles les légumes secs et les céréales, sont moins concernées (9%).
Des pertes liées au transport
Le rapport indique que de nombreuses pertes ont également lieu durant le transport, du producteur au marché de gros et du marché de gros au marché de détail, principalement pour les denrées très périssables (fruits et légumes).
Les mesures de réduction du gaspillage "ont un coût économique (infrastructures, équipement) ou environnemental, si c'est une plus grande consommation d'énergie pour la réfrigération ou le transport ", a estimé Carola Fabi à l'AFP. Elle a également souligné la nécessité d'une bonne analyse coûts/bénéfices, afin de s'assurer que le "surcoût pour mieux protéger les aliments compense bien la perte".

Boursier.com - Boursier - mardi 15 octobre 2019

29/10/2019

Les 5 conseils très simples d'un chef pour cuisiner écolo...

Capsules recyclables dans les poubelles jaunes, bilan carbone neutre avec 500 000 arbres plantés chaque année dans les fermes de café en Colombie, au Guatemala et en Ethiopie… L’engagement de Nespresso pour minimiser son impact sur la planète ne date pas d’hier. Pour la deuxième année consécutive, l’entreprise s’est associée au Fooding pour organiser son événement Zéro Carbo afin de valoriser ses positions pour l’environnement. A cette occasion, Glamour a rencontré le chef Franck Baranger (des restaurants Pantruche, Caillebotte, Belle Maison et Le Coucou) qui nous livre ses conseils tout simples mais efficaces pour limiter l'impact de notre cuisine sur la planète.

1# Acheter ce dont on a besoin
Et surtout ce que l’on va consommer, sans remplir forcément son frigo.

2# Baisser sa consommation de viande
Sans pour autant tirer un trait sur une belle pièce de viande une à deux fois par semaine.

3# Adopter le zéro déchet
Il faut se dire que l’on ne doit rien mettre à la poubelle. Et surtout acheter la bonne quantité.

4# Essayer de ne pas utiliser un four ou des plaques
Acheter des bons produits pour éviter de les transformer et donc les cuire.

5# Transmettre nos valeurs à nos proches
Et les bons réflexes, sans mettre la barre trop haute. En faisant ses courses régulièrement pour ne pas gaspiller et en se déplaçant à pieds dès que possible.

Glamour - samedi 5 octobre 2019

28/10/2019

Et si les "happy hours" étaient une solution...

Pour limiter le gaspillage, une enseigne finlandaise vend à prix cassé ses denrées rapidement périssables pendant les trois dernières heures d’ouverture de ses 900 magasins. Ce type de promotion pourrait-il faire son arrivée en France? Le Figaro a enquêté.
Chaque année en France, le gaspillage alimentaire, depuis la production jusqu’à la vente, équivaut à 150 kilos de nourriture perdue par personne, selon l’Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). À l’échelle mondiale, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture( FAO) évalue la perte totale à 680 milliards de dollars.
Ces applications sont-elles efficaces contre le gaspillage alimentaire ? - Regarder sur Figaro Live
Parmi les dispositifs existants permettant de réduire les pertes, la chaîne de supermarchés finlandaise S-market a mis en place un «happy hour», sur le modèle des tranches horaires dans les bars pendant lesquelles l’alcool est moins cher. Entre 21 heures et minuit, dans les 900 magasins de l’enseigne, les produits périmés le jour même sont vendus jusqu’à -60%. Interrogé par le New-York-Times, Mika Lyytikainen, vice-président du groupe, explique: «Lorsque nous vendons à -60%, nous ne gagnons pas d’argent, mais nous en perdons moins que si nous le donnions à des associations. D’un autre côté, il est maintenant possible pour tous les Finlandais d’acheter à bas prix», se défend-il.
Au Royaume-Uni, la chaîne de fast-food et de restaurants d’inspiration asiatique Itsu, qui débarquera en France en 2020, pratique une offre comparable. Une demi-heure avant la fermeture, les sushis et autres sashimis sont écoulés à moitié prix. La formule fonctionne si bien qu’il faut jouer des coudes pour être sûr d’avoir son repas. Résultat, à l’heure de la fermeture, les rayons sont vides. Selon un porte-parole du groupe contacté par Le Figaro, ce système aurait permis de réduire le gaspillage de 10% dans les restaurants de la marque.
Et en France?
De telles promotions pourraient-elles éclore en France? Le ministère de la Transition écologique et solidaire, qui présente ce mardi 24 septembre son projet de loi anti-gaspillage et pour une économie circulaire devant le Sénat, déclare au Figaro soutenir ce type d’initiative. Si son texte ne contient rien de relatif à la gestion des denrées rapidement périssables, la législation déjà existante, elle, n’interdit pas ce genre de pratique, bien au contraire: une exception spécifique du Code de Commerce autorise la vente à perte de ces produits.
Alors pourquoi le système de l’«happy hour» n’est-il pas pratiqué en France s’il permet de vider les rayons avec succès en Finlande et au Royaume-Uni? Parce que «nos clients préfèrent qu’on propose cette solution de manière continue tout au long de la journée», explique-t-on chez Carrefour, qui a déjà testé la solution. «En parallèle, nous faisons des dons alimentaires réguliers aux associations et proposons également des paniers Too Good To Go», l’application qui permet aux magasins de vendre des paniers repas à date de consommation rapide, poursuit le groupe. Même son de cloche chez Aldi. Kim Le Tallec, responsable RSE chez le géant de la distribution allemande, affirme vouloir faire profiter des réductions à tous les clients, «même ceux qui viennent le matin», ajoutant: «nous ne voulons pas attendre le soir pour écouler les stocks, ce serait risquer d’en gaspiller, et ce n’est pas l’objectif.»
Quatre articles bradés sur dix ne trouvent pas preneur
Si le «happy hour» n’est pas pratiqué, les rayons «date courte» ont donc en revanche fleuri dans les grandes surfaces tricolores. À tel point qu’aujourd’hui, plus de 80% des grandes surfaces en seraient équipées. Et pourtant, selon les principaux distributeurs, quatre articles bradés sur dix ne trouveraient pas preneur.
Les associations seraient-elles donc l’ultime rempart contre le gaspillage des aliments rapidement périssables? Pour rappel, depuis 2016 et la promulgation de la loi relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire (loi Garot), les supermarchés se trouvent dans l’obligation de céder leurs invendus encore consommables aux associations au lieu de les jeter. Mais alors qu’on pourrait s’attendre à ce que les prix cassés entraînent une diminution de la quantité de dons aux associations, il n’en est rien. «Nous collectons les produits le matin, donc ceux qui n’ont pas été vendus le soir partent à la poubelle quoi qu’il arrive», explique Jacques Bailet, président du réseau des Banques alimentaires. «Nous ne sommes pas sur les mêmes échelles. La banque alimentaire collecte des produits en grande quantité, alors que les offres de type «happy hour» visent des paniers individuels», ajoute-t-il. «Ce sont des systèmes complémentaires, qui n’ont pas le même objectif. Notre raison d’être, c’est la lutte contre la précarité alimentaire. Là, on parle de lutte contre le gaspillage», conclut-il.
Jean-Claude Guesdon, secrétaire général des Restos du Cœur, confirme que la collecte d’aliments rapidement périssables le soir ne représente pas la majorité de la «ramasse». «Mathématiquement, ce genre d’offre est susceptible de réduire nos collectes, concède-t-il, mais ce n’est pas notre principal problème». Le secrétaire général rappelle que l’essentiel des ressources de son association provient des dons financiers et du Fonds européen d’aide aux plus démunis. «Nous sommes conscients des enjeux liés à la lutte contre le gaspillage alimentaire, et ne pouvons que soutenir ces initiatives citoyennes», conclut-il toutefois.

Jean-Baptiste de la Torre - Le Figaro - mardi 24 septembre 2019

27/10/2019

Des pailles comestibles...

Dans la revue Peso Perfecto, je lis un bref article au  sujet de pailles biodégradables et comestibles, qui mettraient 30 minutes avant de se ramollir, surtout si la boisson est froide. On peut également les consommer comme des bonbons et même les personnaliser avec un prénom ou un logo. Il existe 8 saveurs différentes qui vont de la fraise au chocolat en passant par le gingembre.

Ce produit européen a obtenu le prix de l'innovation et de protection de l'environnement. Le prix de ces pailles commercialisées par 200 est d'environ 39 euros HT plus frais d'envoi. Pour les commander tél au 06 61 71 66 35 ou adresser un mail à wt_sas@orange.fr en attendant un site français.

Lyliane

Cultiver sa terre en biodynamie...

Mr Florian Siméoni dans le journal Nous expose l'expérience d'une femme, professeur d'histoire-géographie en collège à Ollioules (83), Mme Isabelle Pertois qui a répondu à un appel à candidature lancé par la ville pour créer une exploitation agricole biologique sur 7500 m2 à l'entrée du Chemin de la Castellane. Avec détermination, elle a relevé le défi en une démarche militante. Elle cultive depuis en biodynamie (produits naturels, observation du rythme de la lune et des constellations...) au Domaine de L'Enregado. Elle a même acquis deux vieux chevaux destinés à l'abattoir pour lui fournir de l'engrais. Elle s'est également associée à une apicultrice biologique, afin de favoriser la pollinisation des cultures.

Elle expérimente des variétés locales dans le respect de sa terre et cherche des solutions originales à toutes les questions qui se posent à elle. Sans faire aucune publicité, elle vend ses produits (même non calibrés) à des prix abordables sur sa ferme le mercredi après-midi et le samedi matin. Le monde de l'éducation n'est cependant pas très loin. Elle s'est en effet engagée avec la ville à fournir une partie de sa production aux école d'Ollioules ainsi qu'au centre aéré. Dans son ancien collège, elle a mis en place des jardins pédagogiques pour faire travailler la terre aux "élèves décrocheurs". Ils apprennent ainsi peu à peu le goût de l'effort. Cette initiative a d'ailleurs été récompensée par la Fondation de France.

Une reconversion réussie qui donne un bel exemple à tous!

Lyliane

 

23/10/2019

En Grande-Bretagne, des supermarchés cherchent à réduire les emballages plastiques...

Face à des consommateurs de plus en plus soucieux de l'environnement, des supermarchés britanniques rivalisent d’idées pour réduire les emballages plastiques dans leurs rayons. Des initiatives qui remportent l’adhésion de la clientèle. Dans l'un des magasins de la chaîne Waitrose à Oxford (centre de l'Angleterre) 160 sortes de fruits et légumes ont été dépouillés de leur emballage plastique. Un espace de vrac pour féculents, céréales, vin et bière a aussi été installé. "Aujourd'hui, j'ai fait mes premières courses sans plastique !", se réjouit May Stirling, une mère de famille de 49 ans, venue "spécialement" de Ramsbury, à 60 km, pour le grand "déballage" organisé pendant l'été.
Une scène qui tranche avec le tableau habituel des supermarchés britanniques où tout semble sous plastique: bananes, avocats, concombres... A elles seules, les dix principales enseignes mettent chaque année sur le marché 810.000 tonnes d'emballage plastique à usage unique, et distribuent des centaines de millions de sacs, d'après une enquête des ONG Greenpeace et EIA (Environmental Investigation Agency) parue en novembre qui dénonce l'impact de la pollution plastique sur la biodiversité marine.
Les clients prêts à jouer le jeu
Faire ses courses sans plastique, "c'est si libérateur, ça veut dire qu'on peut oeuvrer un peu pour l'environnement", sourit May Stirling, le caddie plein, tout en avouant avoir été un peu dépitée de ne trouver que deux sortes de céréales dans l'espace en vrac.
Nombre de clients sont prêts à jouer le jeu et certains en réclament même davantage: réutilisation des bouteilles de lait, de shampoing... Dans le magasin, plusieurs centaines de notes de suggestions sont affichées sur un mur dédié.
Waitrose, qui avait lancé cet essai pour 11 semaines, a décidé de le prolonger et de l'initier dans trois autres magasins de cette chaîne qui en compte plus de 300. Mais pour être pérenne, la formule doit être "commercialement viable", rappelle un porte-parole de l'enseigne, James Armstrong.
La concurrence s'engage aussi dans la démarche
D'autres géants du secteur se positionnent. Signataires du "UK Plastic Pact", qui les engage à ne recourir qu'à de l'emballage réutilisable, recyclable ou biodégradable d'ici 2025, Tesco et Asda ont récemment annoncé cesser d'utiliser des sacs plastiques pour leurs livraisons d'achats en ligne; Morrisons a promis des zones sans plastique pour fruits et légumes dans 60 magasins en 2019.
Précurseur, l'un des magasins à Londres de la franchise Budgens se targue d'avoir réorganisé sa logistique en dix semaines dès novembre dernier pour éliminer l'emballage plastique de 1.800 de ses 14.000 produits."On a fait ça pour montrer aux autres gros supermarchés que ça n'était pas aussi difficile qu'ils le disent", explique à l'AFP son directeur, Andrew Thornton.
Le plastique ne disparaît toutefois pas totalement. Par exemple, le fromage est encore livré avec. Mais après l'avoir découpé en tranches, les employés utilisent désormais du film cellulose à base de canne à sucre pour le remballer.
Un système à repenser
Pour Mark Miodownik, professeur spécialiste des matériaux à l'université UCL, "il faudrait changer tout le fonctionnement du système". "Les bouteilles d'eau sont une sorte de folie (...), c'est devenu une routine d'en vendre, comme si c'était l'unique moyen de boire de la +vraie+ eau...", illustre l'expert.
Des alternatives existent en fonction des aliments : papier, carton, bocaux en verre... Mais "le plastique présente des bénéfices, comme son imperméabilité à l'air et à la moisissure, qui peuvent prolonger la vie de produits", relève l'Agence des normes alimentaires (FSA).
"On ne peut pas laisser la solution de ce problème au bon vouloir de supermarchés bien intentionnés", fustige Sam Chetan Welsh, conseiller chez Greenpeace, qui appelle "le gouvernement à fixer des limites légales à la quantité de plastique fabriquée et utilisée".
Pour Barry Turner, directeur du Plastics and Flexible Packaging Group, qui représente les fabricants d'emballage plastique, la solution réside dans "l'amélioration des infrastructures de recyclage". Car en réduisant trop l'emballage plastique, les supermarchés pourraient être confrontés à des "conséquences inattendues", comme "le gaspillage alimentaire", assure-t-il.
Pourtant, chez Budgens Belsize Park, pas de gaspillage constaté, selon son directeur qui persévère: le magasin comptait plus de 2.300 produits sans plastique cet été.

Alice Ducrocq avec AFP - BFMTV - samedi 24 août 2019

22/10/2019

Récup' chic pour lutter contre le gaspillage...

Dans Télérama, j'apprends par un article de Mr Xavier de Jarcy qu'une créatrice parisienne, Mme Thu Nguyen Merer recycle les déchets en accessoires de mode sous la marque E-moi. En effet, vieux journaux, chutes de cuir, boites de jus de fruits, tirettes de canettes de soda deviennent respectivement des sacs, des bijoux multicolores et des porte-monnaie fleur de tournesol à effet cotte de mailles.

Cette créatrice affirme que les idées lui viennent de son enfance au Vietnam, où, pour se vêtir ou se chausser, les gens devaient tout fabriquer à la main à partir de matériaux récupérés. Elle a choisi de faire fabriquer tous les objets qu'elle propose par des associations et des coopératives de femmes du Vietnam, des Philippines ou de Thaïlande.

Pour commander ces objets, dont le prix commence à partir de 25 euros, ou pour se renseigner sur le process innovant, s'adresser au site: www.emoi-france.fr.

Lyliane

21/10/2019

Conseils pour un dressing plus clean et éthique...

Dans le petit journal "sur les traces du panda", le WWF (World Wild Fund) nous propose de rajeunir et de mettre un peu d'éthique dans notre garde-robe. Car chaque année l'industrie de la mode émet 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre, qui s'ajoutent à tout le reste.

- faire le tri et donner ce que nous ne mettons plus. Cela nous aide aussi à éviter le     achats compulsifs et à n'acheter qu'en fonction de nos besoins.

- le plus possible, acheter du "seconde main" dans des fripes, vide-greniers, ressourceries...

- privilégier la qualité et non la quantité dans tous nos achats. Choisir notamment des matières naturelles (lin, chanvre), car la fabrication des matières synthétiques est très polluante et leurs composants microplastiques, qui se détachent en machines, finissent dans nos océans.

- cesser d'acheter des jeans car leur confection est trop gourmande en eau.

- opter pour des labels écologiques ou qui privilégient le made in France (Ecocert, Demeter, France Terre Textile, BioRé, GOTS, Origine France...). Du coup, nous contribuons à limiter la pollution des transports.

- recycler le tissu. consulter notamment  la Fibre du Tri pour découvrir les points où déposer vos vêtements.

Il s'agit en fait de reprendre le pouvoir sur notre consommation. Le WWF a développé l'application WAG pour nous donner davantage d'idées. Consulter également le site: www.wwf.fr.

Lyliane

 

20/10/2019

Des paysans cuisiniers à Tourves (83)

Mme Karine Michel dans le journal Nous présente Eric et Céline, un couple de paysans cuisiniers qui "ont traduit leur éthique  de vie en un concept: la roulotte paysanne". Ils proposent des recettes composées à partir du produit de leurs terres sur le lieu de manifestations citoyennes choisies, des foires, des fêtes et des festivals. Ils préparent par exemple une assiette chaude, une froide, un wrap chaud ou froid, des desserts et des boissons à des prix très raisonnables (entre 5 et 10 euros).

Eric et Céline cultivent leur jardin bio depuis 6 ans sur 2 ha en permaculture et ils ont également l'hiver d'autres activités plus paysannes ou en mode traiteur, car ils adorent transformer leur production: tomates séchées, caviar d'aubergines, pâte à tartiner et même granités pour fraises, melons et herbes aromatiques... Leur projet de vie est "holistique et global avec des écosystèmes autour de plantes maîtresses". Plutôt remorque de forains que food truck, leur cuisine mobile commence à être connue et appréciée dans leur département.

Pour les contacter, joindre sur Facebook: la Roulotte paysanne.

Lyliane

18/10/2019

The Ocean Clean Up a atteint ses premiers résultats...

Le projet d'entonnoir géant conçu par un jeune Néerlandais a enfin réussi à collecter du plastique dans le vortex d'ordures du Pacifique nord.


Le projet fou rendu public en 2012 par un Néerlandais de 18 ans vient d'atteindre ses premiers résultats concrets. The Ocean Cleanup, sorte d'entonnoir flottant se déplaçant avec les courants marins, conçu par Boyan Slat, afin de s'attaquer au fléau du plastique qui envahit les mers, a annoncé aujourd'hui avoir enfin réussi à collecter des déchets dans le vortex d'ordures du Pacifique nord, également connue comme le "septième continent".
Bonne surprise pour l'équipe de l'organisation à but non lucratif, l'engin a non seulement ramassé des morceaux de plastique visibles, mais également de microplastiques d'un millimètre, particulièrement pernicieux pour la faune marine, souligne le communiqué de The Ocean Cleanup.
Il s'agissait du deuxième test en conditions réelles du projet de Boyan Slat, dont la faisabilité avait été établie par des scientifiques en 2014. Après l'échec du premier test, l'équipe de Boyan Slat a notamment travaillé pendant un an afin de résoudre des défis techniques tels que l'écart entre la vitesse du dispositif à celle du plastique, ou le débordement du plastique de l'entonnoir, explique The Ocean Cleanup sur son site.
"Un système de nettoyage à grande échelle"
L'objectif est désormais de passer à la phase suivante: la mise en place d'"un système de nettoyage à grande échelle capable à la fois de supporter et de conserver le plastique collecté pendant de longues périodes", pour le recycler. Peu importe si 250 kilos de plastique continuent d'être reversés chaque seconde dans les mers du monde, selon une étude de la revue américaine Science, l'ambitieux Néerlandais ne se rend pas.

Selon Giulietta Gamberini - La Tribune - jeudi 3 octobre 2019
Après ce premier succès, "(...) le début de notre mission de débarrasser l'océan des déchets plastiques, accumulés depuis des décennies, est à notre portée", déclare-t-il.