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26/12/2019

" Des paroles aux actes", pour le climat des artistes s'engagent à changer...

Le groupe Shaka Ponk et la chanteuse Zazie présentent les objectifs de l’appel « Des paroles aux actes », signé par une soixantaine de musiciens, chanteurs, acteurs, humoristes… Pour Samaha et Frah, du groupe de musique Shaka Ponk, et la chanteuse Zazie, l’appel « Des paroles aux actes… Get Freaky », publié par Le Monde jeudi 28 novembre, n’est pas une déclaration de plus pour le climat ou la sauvegarde de la biodiversité. « Il s’agit d’un engagement personnel, et professionnel, de dire qu’on a le choix. Et d’entraîner, par la diversité de nos réseaux, d’autres qui nous rejoindront. Nous avons la possibilité d’adopter des comportements plus écoresponsables, alors faisons-le », avance Frah.
« Pour agir contre le dérèglement climatique, il est temps de passer de la parole aux actes »
De fait, de Jean-Louis Aubert à Nagui, en passant par Thomas Dutronc, Cats on Trees, Cyril Dion, Laure Manaudou, Bruno Solo, Yaël Naïm, Tryo, Elie Semoun ou Nolwenn Leroy, pour citer quelques-uns des soixante signataires, les publics ne sont pas les mêmes. Mais les membres de ce collectif « The Freaks » s’engagent tous à faire passer le message, sur les blogs, pages Facebook, Instagram, à montrer à tous ceux qui suivent les mondes artistiques, sportifs, médiatiques, que l’on peut « bousculer les habitudes ».
« Le but n’est ni de gaver ni de culpabiliser, juste de dire ce que l’on peut faire. Nous par exemple, on arrive à bannir tout ce qui est absurde, ce qui est jetable, comme les nombreuses bouteilles en plastique que l’on consommait dans notre travail », explique Samaha. « Pendant les tournées, on s’aperçoit que l’on fait des économies. L’écologie ce n’est pas un parti politique, et ce n’est pas réservé à ceux qui ont les moyens », affirme Zazie.
Gâchis
Les concerts, les tournées, les fonctionnements des boîtes de production sont loin d’être vertueux, en termes de kilomètres parcourus, donc d’émission de gaz à effets de serre, d’énergies consommées, d’aliments vite produits, vite achetés et vite avalés, de milliers de bouteilles en plastique, à peine entamées puis jetées… La conscience de ce gâchis progresse dans le milieu artistique, estiment Shaka Ponk et Zazie. « Quand je suis arrivée pour la première fois au travail [Zazie dirige une boîte de production, Zazi Films] avec ma gourde, tout le monde m’a regardée ironiquement, mais, aujourd’hui, tout le monde s’y est mis », témoigne la chanteuse.
Mais beaucoup hésitent à modifier leurs comportements. « C’est compliqué, on ne peut imposer le covoiturage pour venir à nos concerts, mais on peut le recommander, on peut aussi contrôler les produits en backstage et, pourquoi pas, un jour, ne travailler qu’avec une compagnie qui nous proposera des tournées dans des bus hybrides », explique Frah.
Déjà présenté en juillet 2018 avec l’engagement de certains artistes (Zazie, Thomas Dutronc, etc.), le concept The Freaks prend réellement forme jeudi 28 novembre. Pourquoi tant de temps pour relancer l’initiative ? La faute aux agendas divergents, et aux rythmes de vie intenses, plaident les trois ambassadeurs venus au journal Le Monde, lundi 25 novembre, pour présenter leur initiative.
Quand Frah Sam a lancé « C’est juste la fin du monde » avant une longue allocution sur l’écologie, sur la scène des Victoires de la musique, le 8 février, devant des millions de téléspectateurs, ce n’était pas prévu : « Le jour où ça va vraiment arriver, on va tous chier dans notre froc et on va pleurer, parce qu’on a peur et surtout parce qu’on savait. Ce qui est paradoxal, c’est qu’on a tous le pouvoir d’empêcher la fin du monde, c’est un pouvoir qu’on a et qu’on a oublié. » Du côté de la production de l’émission (France 2), raconte aujourd’hui Frah, ce fut la panique. On lui avait demandé de ne pas le faire ou de s’en tenir à un message de quelques secondes. Impossible pour Shaka Ponk, au regard des enjeux.
Traduire dans les actes
Ecrire sur l’avenir de la planète, comme de nombreux artistes l’ont fait, ne suffit pas selon eux. « Si la musique est un vecteur d’émotion et qu’il faut toucher le cœur des gens, on est plus crédible si on le traduit dans nos actes », explique Samaha.
En revanche, les trois ambassadeurs n’adhèrent pas totalement à la démarche de Chris Martin, le leader du groupe Coldplay, d’arrêter les tournées pour des raisons environnementales et de réfléchir à des concerts plus « durables » et « activement bénéfiques » pour l’environnement, annoncée sur la BBC le 21 septembre. « Ne plus faire de concerts parce que ça pollue, ce n’est pas le bon choix, il faut les rendre le moins polluant possible. Si on a compris certaines choses, il faut les partager avec nos publics », estime Samaha.
Définis avec des experts de la Fondation Nicolas Hulot, pour la nature et l’homme, « 42 gestes » sont proposés par les artistes, comme l’achat de produits en vrac, le partage d’équipements avec ses voisins, ou encore de « ne plus prendre de bain (ou trèèèèès rarement et seulement si on est deux dedans) ».

Selon Mr Rémi Barroux - Le Monde - jeudi 28 novembre 2019

24/12/2019

Inquiétude des français sur le sort des agriculteurs...

Les Français se soucient de plus en plus de la cause agricole. Selon la première édition du baromètre de la transition alimentaire, réalisé par Opinion Way pour Max Havelaar, et publié ce mardi, soutenir la filière en permettant aux agriculteurs et éleveurs de vivre décemment de leur travail est leur première motivation pour se tourner vers une consommation plus responsable. L’argument est cité par 59% des Français interrogés, devant les considérations environnementales (53%) ou de santé (54%).
» LIRE AUSSI - Le commerce équitable met le cap sur les producteurs français
Le secteur privilégié pour opérer cette transition est principalement l’alimentaire (81%). Viennent ensuite l’hygiène-cosmétique-beauté (51%), les produits d’entretien (44%) ou encore le secteur de l’habillement-textile (36%). Dans toutes ces catégories, les Français optent pour des produits locaux, bio ou équitables. «Que les Français placent au premier rang la nécessité de soutenir les producteurs et agriculteurs par leurs actes d’achat marque un vrai changement culturel! Ils voient désormais dans leur consommation responsable, qui augmente partout, un outil pour changer un modèle de commerce qui épuise les producteurs», commente Blaise Desbordes, directeur général de Max Havelaar France, cité dans un communiqué.
Ce baromètre révèle un autre phénomène d’ampleur. L’évolution des pratiques d’achat concerne toutes les catégories socioprofessionnelles et toutes les classes d’âge. 67% des personnes interrogées assurent acheter un produit dit «responsable» au moins une fois par semaine. Les jeunes (18-24 ans) sont particulièrement sensibilisés à la cause puisque 70% déclarent avoir fortement augmenté leur consommation de produits bio et 64% assurent qu’ils consomment plus de produits issus du commerce équitable.
» LIRE AUSSI - Café, banane, lait… Comment ces produits sont devenus «équitables»
Plus marquant encore, ce sont les catégories populaires qui déclarent avoir le plus fait évoluer leur consommation vers des produits régionaux (71% contre 65% dans les catégories aisées), «made in France» (73% contre 68%) ou issus du commerce équitable (49% contre 46%). L’étude y voit une «démocratisation» de la consommation de ces produits. Les Français (91%) attendent à ce titre que le secteur alimentaire agisse plus fortement pour développer ces gammes de produits et les rendre plus visibles dans les rayons avec des labels.
Appel à une TVA réduite
Pour Max Havelaar, ces résultats sont la preuve qu’«il faut relativiser la supposée montée d’un agribashing en France». Depuis septembre, plusieurs manifestations lancées par les agriculteurs ont eu lieu à travers la France pour dénoncer ce phénomène qui consiste à stigmatiser la profession. «Les Français voient désormais dans leur consommation un outil pour changer un modèle de commerce qui fait trop souvent des producteurs, au Nord et au Sud, la variable d’ajustement d’une course délétère aux prix cassés, quels que soient les coûts sociaux et environnementaux», assure Max Havelaar.
Le spécialiste du commerce équitable appelle le gouvernement à encourager cette transition en levant les freins existants. Le premier d’entre eux étant le prix, d’après 70% des personnes interrogées. «À quand une TVA alimentaire réduite pour des produits qui font du bien à la société, aux territoires et à la planète?» s’interroge-t-il. 

Selon Hayat Gazzane - Le Figaro - mardi 26 novembre 2019

22/12/2019

Un maire exemplaire renonce à ses indemnités....

Face à la crise de confiance des citoyens envers les politiques, Christian Derouet, maire de Lonlay-l’Abbaye (Orne), a renoncé à 35.000 euros d'indemnités depuis son élection en 2008. Objectif : assurer l'exemplarité des élus et préserver le lien avec ses concitoyens.
C'est un geste fort envers ses administrés. Le maire de la commune de Lonlay-l’Abbaye, dans l'Orne, a renoncé à l'ensemble de ses indemnités depuis 2008. Objectif : rétablir le lien de confiance des concitoyens avec les politiques. "J’ai laissé plus de 35.000 euros d’indemnités (depuis mon élection en 2008) que je n’ai pas pris. Alors quand je vois qu’ils veulent augmenter les indemnités...", a confié au Huffington Post l’élu de 66 ans, qui affirme assurer sa fonction de maire surtout "par amour et par passion".
En effet, selon Christian Derouet, le maire de la ville de 1.135 habitants, "l’exemplarité" des politiques est un enjeu important pour préserver une relation de confiance avec les concitoyens, particulièrement dans un contexte de précarité économique. "Il faudrait déjà que les élus montrent l’exemplarité. Supprimons les privilèges. Diminuons le tiers des députés et des sénateurs. Et déjà, ça permettrait à des gens qui ont des petits moyens de réécouter les politiques", propose l'élu, qui vise surtout les avantages des anciens présidents et Premiers ministres.
>> Lire aussi - Pour trouver son successeur, un maire publie une petite annonce
"Je veux être responsable. Et je veux qu’on me donne vraiment les compétences du quotidien de telle façon que mes concitoyens puissent compter sur moi", explique Christian Derouet. Lors du 102e congrès des maires de France le jeudi 21 novembre dernier, Emmanuel Macron avait assuré que "les maires ruraux, dans les campagnes de France, sont bien souvent tout à la fois policier, médecin, urbaniste, jardinier, assistant social. Et ils seront rétribués aussi à leur juste niveau d’engagement".
Il semble que la hausse de leur rémunération ne soit pas la priorité de tous les maires si on en croit Christian Derouet, qui souhaite rétablir la confiance de ses administrés et surtout préserver ses compétences. Il dénonce notamment le transfert des prérogatives des élus aux intercommunalités au cours des dernières années.

Selon Mme Sarah Ugolini - Capital - samedi 23 novembre 2019

21/12/2019

Faut-il racheter des trimestres pour sa retraite?

Racheter des trimestres peut vous permettre de partir avec une retraite à taux plein, même si vous n’avez pas cotisé suffisamment. Une démarche que vous pouvez négocier avec votre employeur.
Si vous partez en retraite sans avoir la durée d’assurance requise correspondant à votre génération, votre retraite sera moins élevée que celle que vous pourriez avoir en ayant “tous” vos trimestres. D’où la tentation de travailler quelques mois, voire quelques années de plus, jusqu’à réunir le nombre de trimestres nécessaires pour pouvoir partir avec une retraite à taux plein … A moins de pouvoir racheter le nombre de trimestres qui vous manque. En augmentant artificiellement votre durée d’assurance, vous pourrez partir plus tôt (mais pas avant 62 ans) avec la même retraite que celle que vous auriez eu en travaillant jusqu’au bout.
Mais racheter des trimestres à quelques mois de la retraite coûte cher : entre 3.000 et 6.000 euros le trimestre selon le niveau de vos revenus professionnels et l’option choisie. Vous pouvez déduire le coût du rachat de votre revenu imposable, en totalité. Il n’y a pas de plafond de déduction, comme avec les produits d’épargne retraite, et l’économie d’impôt apportée par cette déduction n’est pas prise en compte dans le plafonnement global des niches fiscales de 10.000 euros.
Seul inconvénient : racheter vos trimestres à la dernière minute, vous prive de la possibilité d’étaler vos paiements, car il faut avoir tout payé avant de pouvoir demander le versement de votre retraite. Si vous n’avez pas les sommes nécessaires sachez qu’il est parfois possible de monétiser les droits inscrits sur un compte épargne temps pour racheter des trimestres, certaines entreprises offrant même un abondement aux salariés qui profitent de ce dispositif. 

Selon Nathalie Cheysson-Kaplan - Capital - samedi 23 novembre 2019

20/12/2019

"Agir pour l'environnement" a eu un bilan positif en 2019...

 

 En 2019, grâce au soutien de près de 20 000 adhérents, nous avons pu :
 
MOBILISER & RASSEMBLER NOS FORCES
  • Créer plus de 15 000 zones de BZZZ, espaces exempts de pesticides et semer cent millions de fleurs mellifères pour les insectes pollinisateurs ;
  • Soutenir activement les maires ayant adopté des arrêtés anti-pesticides et organiser un débat avec le maire de Langouët ;
  • Obtenir un moratoire sur la commercialisation du dioxyde de titane à partir du 1er janvier 2020 et mener campagne pour exiger l'interdiction des nanoparticules dans les cosmétiques ;
  • Engager une procédure judiciaire contre le géant de l'agrochimie DowAgroSciences afin d'obtenir l'interdiction définitive du sulfoxaflor, insecticide tueurs d'abeilles ;
  • Lancer une vaste campagne pour interpeller les parlementaires sur les effets écologiques des plastiques à usage unique ;
  • Mobiliser plus de 40000 personnes pour obtenir le rejet d'un nouveau projet de ferme-usine de plus de 1000 vaches dans l'Eure ;
  • Participer à la mobilisation contre le centre commercial Europacity à Gonesse ;
  • Mettre sous pression les parlementaires afin qu'ils mettent un terme à l'exonération ficale bénéficiant à l'huile de palme dans les carburants ;
  • Lancer une campagne pour stopper les aides versées au transport aérien sur des courtes distances, surtout lorsque des alternatives ferrées existent ;
  • S'associer aux apiculteurs afin d'obtenir un étiquetage lisible sur l'origine géorgraphique du miel.
 
 
(ou selectionnez une contrepartie ci-dessous)
 
 
GRACE A VOTRE SOUTIEN FINANCIER, NOUS AVONS PU :
  • Participer activement aux marches pour le climat et distribuer des dizaines de milliers d'affiches "Je suis climat", "I love Climat" et "Ensemble pour le climat" ;
  • Coordonner la 11ème édition du Jour de la Nuit contre la pollution lumineuse rassemblant plus de 700 évènements locaux (sortie nature, observation du ciel étoilé, extinction de l'éclairage public) ;
  • Mettre à jour la liste des produits susceptibles de contenir des nanoparticules ;
  • Manifester devant le ministère de l'Agriculture afin qu'il cesse d'être une simple courroie de transmission de l'industrie agro-chimique en exigeant que la sortie du glyphosate ne soit plus remise à plus tard ! ;
  • Diffuser plus de 50 000 autocollants "stop pub" et inciter les parlementaires à interdire les écrans publicitaires énergivores ;
  • Impulser 3 nouvelles campagnes, coordonner 22 pétitions électroniques, publier plus d'une cinquantaine de communiqués et diffuser largement les dessins d'Agir réalisés par Red!
 
 
(ou selectionnez une contrepartie ci-dessous)
 

Cap sur l'année 2020...

L'ONG Greenpeace, dans un encart pour les donateurs, et notamment Mme Clara Jamart, responsable du programme agriculture et forêts, envisagent en 2020 de peser sur les négociations de la PAC (politique agricole commune), afin d'accélérer la transition écologique de notre agriculture. Toutefois, comment mettre en oeuvre un tel projet?

Il sera question par exemple de faire pression sur les négociations de la réforme de la PAC pour mettre fin aux subventions publiques à l'élevage industriel et amorcer la transition agroécologique vers des modes de culture et d'élevage raisonnés et responsables. Une autre demande concernera la réduction de notre impact sur les forêts, en interdisant notamment l'importation de soja issu de la déforestation dans le monde.

Promouvoir le respect de la loi imposant de servir au moins un repas végétarien par semaine dans les cantines françaises fait également partie du projet, tout comme le lancement d'une campagne visant à nous faire changer nos habitudes, en réduisant considérablement notre consommation de protéines animales.

Concernant la protection des océans, l'objectif affiché par Greenpeace est d'obtenir un traité sur la haute mer rendant possible la création de réserves marines protégée, afin de mettre au moins 30% des océans à l'abri de l'avidité des industries. Un travail politique au niveau des décideurs sera nécessaire pour les pousser à combattre l'industrie pétrolière.

Bref, bien loin de baisser les bras, les membres de l'organisation visent à mener campagne contre les entreprises climaticides , à dénoncer le scandale de la gestion des déchets nucléaires et à empêcher la construction de nouvelles centrales dans notre pays et à l'étranger en insistant sur la nécessité de sécurité et de transparence.

Alors, qui veut soutenir la communauté Greenpeace France forte de ses 230 000 adhérents et de près de 1,5 million de sympathisants sans oublier les 1500 militants bénévoles? Il y a urgence à se mobiliser pour le climat!

Lyliane

 

Etre lanceuse d'alerte aujourd'hui: quel statut?

En 2011, Marine Martin a dénoncé le scandale de la Dépakine (un médicament pour lutter contre l’épilepsie). Ses deux enfants sont handicapés à cause de cette prise de médicament lors de sa grossesse, alors que rien, sur la notice, n'indiquait de tels risques. Samedi et dimanche, elle sera au salon "Des livres d’alerte" à Montreuil, aux côtés d'autres lanceurs d’alerte, comme elle. Au micro d'Europe 1, elle revient sur son combat pour la vérité.
L'exemple d'Irène Frachon
"C'est quand j'ai vu Irène Frachon à la télévision que je me suis dit 'oui, c'est possible'". En 2011, Marine Martin décide de témoigner et d'alerter contre les méfaits d'un médicament, la Dépakine. Ce anti-épileptique, administré depuis les années 1960, entraîne des dangers pour le fœtus s'il est pris pendant la grossesse. C'est lors de la naissance de son deuxième enfant, atteint de malformation génitale, que cette mère de famille a commencé à s'interroger.
Finalement, grâce à un article sur des enfants d’agriculteurs atteints de malformation génitale, elle a fait le lien entre ces troubles physiques et le médicament qu'elle prenait quotidiennement. "Dans mes recherches, je suis tombée sur le site du Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT) qui indiquait que les médicaments les plus dangereux pendant la grossesse était un anti-acnéique et en deuxième position, il y avait la Dépakine", se souvient Marine Martin. À la suite de cette découverte, elle trouve "plein de documents scientifiques qui disent que la prise de ce médicament pendant la grossesse entraîne malformation et autisme", détaille la mère de famille. Si elle sait maintenant pourquoi ses enfants ont des malformations, elle ne peut que faire un triste constat : rien n'apparaît comme avertissement sur la notice du médicament.
"Il faut indemniser les milliers de victimes et assumer"
Marine Martin se lance alors dans un travail d'information pour retrouver des victimes, comme elle, mais aussi empêcher d'autres drames. Elle a lancé l’Association d’aide aux parents d’enfants souffrant du syndrome de l’anti-convulsant (APESAC) et a porté plainte contre le laboratoire français Sanofi, fabricant du médicament, en 2015. "Il y avait des milliers de victimes dans l'ignorance, je ne pouvais pas me taire", confie-t-elle. "Il faut indemniser les milliers de victimes et assumer", souligne la mère de famille. Des premières victimes ont d'ores et déjà été indemnisées par le fonds mis en place par l'État, mais Sanofi refuse de contribuer au processus d'indemnisation des victimes.

Selon l'AFP et Mr Guillaume Perrodeau - Europe 1 - samedi 23 novembre 2019

19/12/2019

Les J.O de Paris en 2024, une opportunité?

Les Jeux Olympiques 2024, à Paris, seront neutres en carbone, promettent les organisateurs. Il reste à décliner cette ambition dans les appels d’offres. Pour le village olympique, qui fera une belle place au bois, c’est bien parti. Et pour le reste ?

Cinquante et un hectares qui attisent les convoitises… À deux pas de la Seine, du Stade de France et de la future gare Pleyel du Grand Paris Express, le site doit accueillir le futur village olympique de Paris 2024. Quinze mille athlètes et encadrants s’y reposeront entre les épreuves avant de laisser la place, dès 2025, à un éco-quartier comptant plus de 3.000 logements et 135.000 m² de bureaux.
Au total, 260.000 m² de surface de plancher sont à construire pour le village olympique et paralympique, précise la Solideo [Société de livraisons des ouvrages olympiques], le maître d’ouvrage. Les travaux de démolition des bâtiments existants viennent de commencer. Il reste encore à désigner les entreprises qui seront retenues pour la construction.
La part du lion pour le bois ?
Seront-elles de la filière béton, ou de celle du bois ? « Nous attendons les premiers appels d’offres d’ici à la fin du mois », confie Georges-Henri Florentin, président de France Bois 2024, structure lancée par la filière pour se préparer à répondre aux appels d’offres des JO 2024. Si Georges-Henri Florentin reste prudent, à vrai dire, il n’y a guère plus de suspens : le bois devrait se tailler la part du lion. La Solideo avait annoncé la couleur en mars dernier. Dans ce futur village, les bâtiments qui compteront jusqu’à huit étages seront entièrement en bois et matériaux biosourcés (issus de matière organique végétale ou animale). Au-delà, le bois sera préconisé, mais pas imposé. « On peut imaginer, alors, des solutions mixtes alliant le bois à des matériaux de la filière sèche [utilisant peu d’eau], comme l’acier ou le plâtre… », lance Georges-Henri Florentin.

Top départ ! Début de la construction du village olympique. 51 hectares qui serviront à héberger les athlètes pendant #Paris2024, et qui serviront ensuite de logements pour 6000 personnes. pic.twitter.com/Pa5T1DsWTA- Edouard Philippe (@EPhilippePM) November 4, 2019
C’est qu’en matière environnementale, Paris 2024 a fixé la barre haut. Le cap est celui de la neutralité carbone, annonçait cet été Tony Estanguet, président du comité d’organisation de ces Jeux olympiques (Cojo). Ce qui suppose de réduire au maximum les émissions de CO2. « De 55 % par rapport aux JO de Londres », rappelle Jérôme Lachaze, qui était en charge du développement durable dans le comité de candidature Paris 2024.
Dans cette optique, le bois a des atouts à faire valoir. « Ressource renouvelable, il continue de stocker le CO2 qu’il avait emmagasiné pendant sa croissance, même une fois coupé et transformé en matériaux de construction, rappelle Georges-Henri Florentin. Autre atout : la réserve de bois en France est abondante et nos forêts s’accroissent. On pourra s’approvisionner en circuits courts, en générant des emplois locaux. » Dans son cahier des charges, la Solideo fixe d’ailleurs à au moins 30 % la part du bois utilisé qui doit venir de France. « Nous nous fixons l’objectif de 50 %, poursuit Georges-Henri Florentin. A nous de gagner les appels d’offres. »
« Gros chantier et formidable vitrine »
L’enjeu est colossal pour le bois, très largement dans l’ombre du béton en France. Sa part de marché sur la construction de maisons individuelles n’est que de 10 % « contre le double en Amérique du Nord ou en Scandinavie, indique le président de France Bois 2024. Ce village olympique serait alors le plus grand chantier jamais obtenu par notre filière, mais aussi un formidable laboratoire pour montrer son savoir-faire. »
C’est toute la force des Jeux, événement planétaire pourvoyeur de gros contrats et formidable vitrine pour les entreprises qui les construisent. Une force tout autant qu’une responsabilité, précise Blaise Desbordes, le directeur général de Max Havelaar France, acteur du commerce équitable. « Ils ont le pouvoir de mettre le pied à l’étrier à des filières encore balbutiantes et pourtant vertueuses sur les plans environnementaux et sociétaux. »
Et l’or des médailles ?
Blaise Desbordes a d’autres exemples en tête que le bois. À commencer par l’or des médailles. Certes, il n’y a eu  « que » 816 médailles d’or distribuées aux JO de Rio en 2016 et celles-ci, comme à Londres, ne contenaient que 6 grammes d’or chacune. « Mais le symbole est fort », estime Blaise Desbordes. Londres en a fait les frais en 2012, en confiant à Rio Tinto le soin d’extraire les 8 tonnes d’or, d’argent et de cuivre nécessaires à la confection des 4.700 médailles distribuées lors des Jeux [olympique et paralympique]. Un choix dénoncé par les ONG, pour qui le géant minier anglo-australien « n’était pas du calibre olympique » au regard, notamment, de ses méthodes d’extraction jugées polluantes.Rio fera mieux quatre ans plus tard, en s’assurant notamment que l’or utilisé avait été extrait sans utilisation de mercure. « Et Tokyo [en 2020] vient de dévoiler ses médailles, qu’il confectionnera à partir de métaux recyclés provenant d’appareils électroniques collectés dans le pays. »
Viser le 100 % équitable sur la nourriture et le textile
A cinq ans des épreuves, Paris 2024 n’en est pas encore à se pencher sur ses médailles. « Une chose est sûre, elles seront durables », assure-t-on au Cojo Les attentes de Blaise Desbordes sont plus fortes encore sur les approvisionnements en nourriture et en textile de cette future olympiade. « Ces deux secteurs souffrent de prix d’achat trop bas proposés aux producteurs, explique-t-il. Et le reste en découle. Vous ne pouvez pas demander à un petit producteur mal payé d’être à la pointe sur les critères sociaux et environnementaux. »
Au regard des commandes à passer, les Jeux olympiques peuvent contribuer à rectifier le tir. Ce sont 1,6 million de repas qu’il faudra servir aux athlètes durant les épreuves. « Quatorze millions si on ajoute ceux servis aux spectateurs sur les différents sites, détaille Jérôme Lachaze, du comité de candidature. Côté textile, il faudra habiller 70.000 bénévoles. Avec les produits dérivés, les drapeaux, il y a plusieurs centaines de milliers de pièces à commander. »
Ne pas se laisser rattraper par le temps
Malgré ces volumes importants, parvenir à des JO 100 % équitable et à l’impact carbone minimal n’a rien d’impossible pour Blaise Desbordes. « Londres y était parvenu sur l’alimentation, commence-t-il. Paris 2024 devra faire aussi bien. » Mais c’est surtout sur le textile que Paris 2024 pourrait apporter un vrai plus pour le DG de Max Havelaar. « De la culture du coton aux usines de transformations, la mode est l'un des secteurs les plus polluants au monde, mais le plus désastreux également sur le plan social, déplore-t-il. Nous voyons poindre des initiatives plus vertueuses sur ces deux volets, mais elles manquent bien souvent de commandes suffisantes. »
Une nouvelle fois, il est trop tôt pour que Paris 2024 lance ses appels d’offres textile et alimentation. Ni Jérôme Lachaze, ni Blaise Desbordes ne doutent en tout cas que le comité organisateur ne soit pas aux rendez-vous des ambitions affichées. Mais gare à ne pas se laisser rattraper par le temps. « A Rio, en 2016, il y avait aussi cet objectif de servir une alimentation 100 % bio pendant les épreuves, raconte le premier. Mais le comité organisateur avait sondé la filière neuf mois avant. Le délai était trop court. »

Selon Fabrice Pouliquen - 20 Minutes - vendredi 22 novembre 2019

18/12/2019

Comment concilier révolution numérique, extraction non polluante de métaux rares et commerce équitable

Un dossier publié dans Télérama et signé par Mr Olivier Tesquet pose de nombreuses questions d'actualité. Le thème principal pourrait être résumé par la question suivante: comment pourrions nous concilier de façon bénéfique la généralisation des outils numériques et leurs dramatiques conséquences sur notre environnement? Tout est passé en revue: extraction nocive pour les êtres humains et les sols, travail des enfants, déchets polluants et dans nos pays: boulimie de consommation, serveurs gourmands en énergie, constructeurs avides de profit...

Le désastre écologique est pointé du doigt, d'autant mieux que chez nous, bien loin des mines et des dépôts polluants, nous semblons empêtrés dans nos contradictions et prisonniers d'un marketing qui nous pousse à changer de smartphone chaque année... Heureusement, après ce bilan consternant de la face cachée du numérique, le dossier met en valeur les recherches d'une entreprise néerlandaise nommée Fairphone, dans laquelle "une soixantaine de salariés planchent sur le téléphone de demain: durable, équitable et recyclable". Pour le moment sur les quarante métaux nécessaires à la mise au point d'un smartphone, le fairphone en a sélectionné quatre issus du commerce équitable.

De son côté, "pour sortir de cette économie linéaire qui se soucie peu de l'après", l'Ademe  va déployer dans notre pays au début 2020 un indice de réparabilité (cf l'étiquette énergie de l'électroménager). Pour cela seront pris en compte: la disponibilité des pièces détachées, la démontabilité, la mise à disposition de notices, le coût des pièces détachées, la mise à jour des logiciels. Mr Erwann Fangeat, responsable de la direction énergie circulaire et déchets de l'Agence pense qu'avec un indice européen, les grands constructeurs pourront peut-être infléchir leurs politiques.

Au moment où plusieurs d'entre nous tentent de limiter leurs voyages en avion et de réduire leur consommation de plastique, nous sommes invités à prendre conscience des effets pernicieux induits par l'usage effréné du numérique. Dans cette optique, plus de sobriété énergétique et de sens de la justice devront naître dans nos pays dits industrialisés...

On peut s'informer sur le sujet par la lecture de plusieurs ouvrages. Par exemple: "La face cachée du numérique " par Mr F. Flipo et Mmes M. Dobré et M. Michot aux éditions L'échappée (2013), par "La guerre des métaux rares" de Mr G. Pitron publié aux éditions Les liens qui libèrent (2018) et aussi grâce au rapport de l'ONG Greenpeace sur www.clickclean.org.

Lyliane

17/12/2019

Faut-il ratifier le CETA?

Un collectif d’étudiants en agronomie s'inquiète des conséquences pour l'agriculture que pourrait avoir la ratification par le Sénat français de l'accord de libre-échange entre l'UE et le Canada.
Tribune. Très prochainement, le Sénat aura la responsabilité d’étudier le Ceta (Comprehensive Economic and Trade Agreement) en vue d’une ratification à l’échelle nationale. Si tous les Etats membres de l’UE font de même, alors cet accord particulièrement controversé entrera de manière permanente en vigueur, après dix ans de négociations. Nous sommes étudiants en école d’agronomie et nous ne nous reconnaissons pas dans ces accords dits de nouvelle génération. Pourtant, notre génération et les suivantes seront les premières à subir les conséquences de tels accords, loin d’être à la hauteur des enjeux environnementaux et climatiques dont les manifestations dépasseront certainement les prévisions les plus pessimistes du Giec. Alors que vous promouvez l’accord de Paris (1) non contraignant et non respecté par les signataires, vous négociez des accords de libre-échange qui réduisent fortement les marges de manœuvre des Etats. Nous ne pouvons que constater une contradiction entre le discours écologique engagé du gouvernement et la signature de ces traités dans leur forme actuelle.

Notre formation nous invite à réfléchir aux enjeux considérables auxquels l’agriculture fait face, et aux conditions de la transition vers une agriculture plus résiliente, plus rémunératrice des producteurs et répondant aux attentes de la société. Or, là où nous souhaitons une amélioration de la traçabilité et de la qualité de nos produits, notamment d’élevage, vous vous apprêtez à ouvrir des contingents d’importation à des produits issus d’exploitations où les normes sont moins exigeantes que les normes européennes (2).
Là où l’Union européenne fait prévaloir le principe de précaution, garantissant la Là où nous cherchons une réduction de notre empreinte carbone, vous nous soumettez une augmentation du trafic marchand maritime et aérien, ainsi qu’un accroissement des importations de combustibles fossiles (5).

Là où nous réclamons plus de transparence et de démocratie dans les décisions publiques, vous nous proposez la création de l’ICS (Investment Court Sytem), une instance publique supra-étatique de règlements des différends permettant aux investisseurs et entreprises privées d’attaquer en justice une décision politique qui entraverait ses intérêts économiques.

Ainsi, à l’heure où la transition agroécologique est des plus pressantes, nous ne pouvons accepter que l’agriculture soit la variable d’ajustement d’intérêts privés. Nos agricultures se jouent au sein des territoires, et sont fondées sur des complémentarités entre productions. Elles ne peuvent entrer dans une logique purement marchande de spécialisation transatlantique selon des avantages «comparatifs». A quand l’exception agricole dans les accords commerciaux pour une prise en compte réelle des enjeux environnementaux et de souveraineté alimentaire ?sécurité de la santé des citoyens, vous nous présentez une harmonisation des normes avec un pays qui ne le reconnaît pas (3).

Là où nous voulons des filières agricoles viables et durables, vous mettez en péril le maintien d’exploitations aux aménités sociales et environnementales pourtant nombreuses, notamment en ce qui concerne l’élevage bovin allaitant, un secteur déjà en grande difficulté économique. La transition agroécologique ne se fera pas au sein de nos territoires sans le maintien d’une diversité de productions et notamment de prairies (4).i cet accord de libre-échange se veut être un modèle pour de prochains accords, nous sommes plus qu’inquiets quant à notre capacité future à faire-valoir des intérêts de protection de l’environnement ou relevant de droits sociaux. N’est-il pas temps que la France reconsidère ses priorités et place l’agriculture au cœur de la transition écologique ? N’est-il pas temps de se saisir de cette opportunité pour enfin honorer l’accord de Paris et entraîner les autres Etats dans un changement de modèle ? Nous invitons donc les sénateurs à prendre acte de leur responsabilité en ne ratifiant pas les accords du Ceta qui, dans leur forme actuelle, vont à contre-courant des attentes de la société. Nous réclamons plus d’ambition et de cohérence dans les différentes politiques et accords mis en œuvre par les gouvernements et les instances internationales, pour une vraie prise en main de notre avenir.

Ce texte est soutenu par plus de 1 200 signataires. Retrouvez toutes les signatures ici.
(1) L’accord de Paris fixe un objectif de limitation de la hausse globale des températures de 2°C, avec comme grand objectif zéro émission de GES d’ici 2075, il n’est pas contraignant.
(2) Les normes européennes sont plus contraignantes qu’au Canada. Il est à craindre, au i cet accord de libre-échange se veut être un modèle pour de prochains accords, nous sommes plus qu’inquiets quant à notre capacité future à faire-valoir des intérêts de protection de l’environnement ou relevant de droits sociaux. N’est-il pas temps que la France reconsidère ses priorités et place l’agriculture au cœur de la transition écologique ? N’est-il pas temps de se saisir de cette opportunité pour enfin honorer l’accord de Paris et entraîner les autres Etats dans un changement de modèle ? Nous invitons donc les sénateurs à prendre acte de leur responsabilité en ne ratifiant pas les accords du Ceta qui, dans leur forme actuelle, vont à contre-courant des attentes de la société. Nous réclamons plus d’ambition et de cohérence dans les différentes politiques et accords mis en œuvre par les gouvernements et les instances internationales, pour une vraie prise en main de notre avenir.

Ce texte est soutenu par plus de 1 200 signataires. Retrouvez toutes les signatures ici.

(1) L’accord de Paris fixe un objectif de limitation de la hausse globale des températures de 2°C, avec comme grand objectif zéro émission de GES d’ici 2075, il n’est pas contraignant.
(2) Les normes européennes sont plus contraignantes qu’au Canada. Il est à craindre, au i cet accord de libre-échange se veut être un modèle pour de prochains accords, nous sommes plus qu’inquiets quant à notre capacité future à faire-valoir des intérêts de protection de l’environnement ou relevant de droits sociaux. N’est-il pas temps que la France reconsidère ses priorités et place l’agriculture au cœur de la transition écologique ? N’est-il pas temps de se saisir de cette opportunité pour enfin honorer l’accord de Paris et entraîner les autres Etats dans un changement de modèle ? Nous invitons donc les sénateurs à prendre acte de leur responsabilité en ne ratifiant pas les accords du Ceta qui, dans leur forme actuelle, vont à contre-courant des attentes de la société. Nous réclamons plus d’ambition et de cohérence dans les différentes politiques et accords mis en œuvre par les gouvernements et les instances internationales, pour une vraie prise en main de notre avenir.

Ce texte est soutenu par plus de 1 200 signataires. Retrouvez toutes les signatures ici.

(1) L’accord de Paris fixe un objectif de limitation de la hausse globale des températures de 2°C, avec comme grand objectif zéro émission de GES d’ici 2075, il n’est pas contraignant.
(2) Les normes européennes sont plus contraignantes qu’au Canada. Il est à craindre, au travers du Forum de la coopération réglementaire, que les normes en vigueur en Europe soient amenuisées pour favoriser le commerce avec le Canada. Ex : il existe deux types de farines animales. Les deux sont interdites en UE par principe de non-cannibalisme. Le Canada autorise leur utilisation pour l’alimentation animale. Or, le traité n’interdit que l’utilisation de l’un de deux types pour la viande bovine à destination de l’UE. Les animaux d’élevage peuvent également être nourris avec du maïs ou du soja OGM et il leur est administré des anabolisants et des antibiotiques (problème sanitaire d’antibiorésistance).
(3) La non-reconnaissance du principe de précaution par le Canada ouvre la voie à de nombreux questionnements sur la prise en compte des risques sanitaires liés à l’agriculture et l’élevage. Exemple : classification des OGM et utilisation des biotechnologies.
(4) Aménités et impacts sur l’environnement des exploitations françaises élevant des bovins pour la viande, Inra Production Animales, 2017.
(5) Ceta, chapitre 13 - Services Financiers : facilitation des mouvements de personnels entre les deux continents.

Selon un collectif d'étudiants en agronomie - Liberation - mercredi 6 novembre 2019

16/12/2019

A Grenoble, Mr Eric Piolle, candidat vert, est en bonne posture pour les Municipales...

Elu maire de Grenoble en 2014 « à la surprise générale », comme il le rappelle dans un livre qui vient de paraître*, Eric Piolle est, cinq ans plus tard, donné favori par les sondages pour les municipales de mars 2020. A l’heure où, partout en France, les listes sont en train d’être constituées, on s’active au siège d’Europe Ecologie-Les Verts pour dupliquer l’expérience grenobloise – un attelage hétéroclite d’hommes et de femmes emmené par un écologiste. Avec succès.
Lire aussi:EELV : Eva Sas ou le pari de la ligne Jadot
Portées par la vague verte des européennes, les équipes composées de citoyens d’horizons divers sont désormais tirées par une tête de liste du parti. Dans au moins 37 des 40 villes de plus de 100 000 habitants, les écolos ont leur candidat. En 2014, ce n’était le cas que dans 17 d’entre elles. Ainsi, à Nice, pour la première fois, un prétendant à la mairie portera les couleurs d’EELV. Idem à Besançon, où Génération.s, PC et PS sont sous la bannière verte. Un inversement des rôles : longtemps les écolos se sont présentés sur des listes socialistes. Un changement d’échelle aussi pour le parti, qui, au premier tour en 2014, avait cumulé seulement 254 828 voix, soit 1,16 % des bulletins. Aujourd’hui, partout où des écologistes se présentent, ils sont presque assurés de franchir la barre des 5 % nécessaires au remboursement des frais de campagne.

Les écologistes espèrent garder Grenoble et en remporter au moins une autre de plus de 100 000 habitants
« On veut confirmer nos résultats des européennes, multiplier le nombre de nos élus et de nos maires, assure Bruno Bernard, secrétaire national en charge des élections et candidat à la métropole de Lyon. Les sondages, sauf à Paris, nous donnent au-dessus de nos scores aux européennes. » Et s’il concède que, « dans les grandes villes, ce n’est pas si fréquent que le maire change », les écologistes espèrent garder Grenoble et en remporter au moins une autre de plus de 100 000 habitants. Yannick Jadot a affiché des ambitions pour Paris, Toulouse, Nantes et Rennes. Des chances sont réelles à Besançon, Rouen, Strasbourg ou Montpellier. Le siège a mis à disposition de ses candidats une charte graphique, des outils pour faciliter les prêts de sympathisants et un site Internet au service des listes. Pour la première fois de leur histoire, les écologistes sont en mesure d’avoir des candidats dans presque toutes les villes. Et, qui sait, d’y créer la surprise.
* « Grandir ensemble », d’Eric Piolle, éd. Les liens qui libèrent.

Selon Caroline Fontaine - Paris Match - vendredi 8 novembre 2019

15/12/2019

Supprimer les nitrites dans l'alimentation est demandé par trois organisations...

L'ONG Foodwatch, l'application Yuka et la Ligue contre le cancer ont annoncé mercredi le lancement d'une pétition pour demander l'interdiction des sels de nitrites dans l'alimentation du fait de leur rôle dans l'apparition de certains cancers digestifs. "Il faut tout simplement interdire leur ajout dans nos denrées alimentaires" car "lorsqu'on les ingère, ils peuvent entraîner la formation de composés cancérogènes dans notre estomac: des nitrosamines", estiment les trois organisations, qui adressent cette pétition à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.
"Cancérogènes probables" chez l'Homme
"C'est la responsabilité des autorités publiques de renforcer les règles, en interdisant tous les additifs reconnus dangereux", argumente Camille Dorioz, de Foodwatch, dans un communiqué. Le centre de recherche sur le cancer de l'Organisation mondiale de la santé (Circ) a classé en 2010 ces substances comme "cancérogènes probables" chez l'Homme, "quand l'ingestion se fait dans des conditions permettant une nitrosation endogène", c'est-à-dire leur transformation en molécules tels que les nitrosamines à l'intérieur de l'organisme. La présence de ces additifs dans la charcuterie industrielle avait aussi conduit le Circ à classer la viande transformée comme cancérogène avéré en 2015, estimant que la consommation de 50 grammes par jour de ce type d'aliment augmentait le risque de cancer colorectal de 18%, rappellent Foodwatch, Yuka et la Ligue contre le cancer.


Difficile de s'en passer pour les industriels:
Ce classement ne fait toutefois pas l'unanimité dans la communauté scientifique. Les nitrites et nitrates, parfois signalés sur l'étiquette sous les codes E249, E250, E251 et E252, sont surtout utilisés dans la charcuterie (jambon, saucisses, pâtés, etc.), dont ils facilitent la conservation tout en lui donnant sa couleur rose. Pour les industriels, difficile de s'en passer. Les nitrates empêchent selon eux la formation de microbes responsables d'intoxications graves, comme le botulisme. Mais pour les trois organisations à l'origine de la pétition, l'essor récent du marché de la charcuterie "sans nitrite" est la "preuve que les industriels savent s'en passer quand ils le veulent". 
 
>> Ecouter aussi - Le journal de l'environnement - Et si on interdisait les nitrites dans la charcuterie industrielle ?
Le 24 octobre, l'Assemblée nationale avait rejeté un amendement déposé par le député MoDem Richard Ramos, qui proposait d'instaurer une taxe de 0,10 centime d'euros par kilogramme sur les produits de charcuterie contenant des additifs nitrés.
La ministre de la Santé Agnès Buzyn avait estimé que la dangerosité de ces substances n'était pas encore étayée scientifiquement. "Pour l'Agence européenne de la sécurité alimentaire, il n'y a pas d'association entre l'ingestion de nitrates et la survenue de la plupart des cancers. L'effet néfaste serait dû à la transformation des nitrates en nitrite, mais cette conversion dans l'organisme humain est très variable et insuffisamment documentée", a-t-elle expliqué, évoqCe classement ne fait toutefois pas l'unanimité dans la communauté scientifique. Les nitrites et nitrates, parfois signalés sur l'étiquette sous les codes E249, E250, E251 et E252, sont surtout utilisés dans la charcuterie (jambon, saucisses, pâtés, etc.), dont ils facilitent la conservation tout en lui donnant sa couleur rose. Pour les industriels, difficile de s'en passer. Les nitrates empêchent selon eux la formation de microbes responsables d'intoxications graves, comme le botulisme. Mais pour les trois organisations à l'origine de la pétition, l'essor récent du marché de la charcuterie "sans nitrite" est la "preuve que les industriels savent s'en passer quand ils le veulent". 
 
>> Ecouter aussi - Le journal de l'environnement - Et si on interdisait les nitrites dans la charcuterie industrielle ?
Le 24 octobre, l'Assemblée nationale avait rejeté un amendement déposé par le député MoDem Richard Ramos, qui proposait d'instaurer une taxe de 0,10 centime d'euros par kilogramme sur les produits de charcuterie contenant des additifs nitrés.
La ministre de la Santé Agnès Buzyn avait estimé que la dangerosité de ces substances n'était pas encore étayée scientifiquement. "Pour l'Agence européenne de la sécurité alimentaire, il n'y a pas d'association entre l'ingestion de nitrates et la survenue de la plupart des cancers. L'effet néfaste serait dû à la transformation des nitrates en nitrite, mais cette conversion dans l'organisme humain est très variable et insuffisamment documentée", a-t-elle expliqué, évoqCe classement ne fait toutefois pas l'unanimité dans la communauté scientifique. Les nitrites et nitrates, parfois signalés sur l'étiquette sous les codes E249, E250, E251 et E252, sont surtout utilisés dans la charcuterie (jambon, saucisses, pâtés, etc.), dont ils facilitent la conservation tout en lui donnant sa couleur rose. Pour les industriels, difficile de s'en passer. Les nitrates empêchent selon eux la formation de microbes responsables d'intoxications graves, comme le botulisme. Mais pour les trois organisations à l'origine de la pétition, l'essor récent du marché de la charcuterie "sans nitrite" est la "preuve que les industriels savent s'en passer quand ils le veulent". 
 
>> Ecouter aussi - Le journal de l'environnement - Et si on interdisait les nitrites dans la charcuterie industrielle ?
Le 24 octobre, l'Assemblée nationale avait rejeté un amendement déposé par le député MoDem Richard Ramos, qui proposait d'instaurer une taxe de 0,10 centime d'euros par kilogramme sur les produits de charcuterie contenant des additifs nitrés.
La ministre de la Santé Agnès Buzyn avait estimé que la dangerosité de ces substances n'était pas encore étayée scientifiquement. "Pour l'Agence européenne de la sécurité alimentaire, il n'y a pas d'association entre l'ingestion de nitrates et la survenue de la plupart des cancers. L'effet néfaste serait dû à la transformation des nitrates en nitrite, mais cette conversion dans l'organisme humain est très variable et insuffisamment documentée", a-t-elle expliqué, évoquant "des travaux en cours sur ce sujet à l'Anses" (sécurité sanitaire).

Selon Europe1 .fr - Europe 1 - mercredi 20 novembre 2019

10/12/2019

A propos des énergies fossiles et de la BEI...

La Banque européenne d'investissement va arrêter de soutenir les projets liés aux énergies fossiles, y compris le gaz, à partir de 2022, a annoncé l'institution ce jeudi dans un communiqué.
"Après une longue discussion, nous sommes parvenus à un compromis pour mettre fin au financement par la banque de projets liées aux énergies fossiles (...), dont le gaz, à partir de la fin de 2021", a indiqué la BEI, institution de financement de l'Union européenne.
Une future "banque du climat" ?
Cette décision s'inscrit dans le cadre de la nouvelle politique d'investissement de la banque votée jeudi par les membres du conseil d'administration (composé de représentants des Etats membres et de la Commission européenne), et de son ambition de devenir une véritable "banque du climat". Cette nouvelle politique répond notamment à l'appel en ce sens de la future présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.
Le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire a immédiatement salué "une décision historique qui constitue la première étape vers la création de la Banque européenne du climat proposée par le président Macron".

Plusieurs ONG se sont également félicitées. "La décision d'aujourd'hui est une victoire importante pour le mouvement climatique. Enfin, la plus grande banque publique du monde s'est pliée à la pression du public et a reconnu que le financement de tous les combustibles fossiles doit cesser", a réagi Colin Roche, de Friends of the Earth.
"Nous alignons notre stratégie d'investissements énergétiques avec les ambitions politiques de l'UE, les objectifs climat et énergie de l'UE de 2030, et les exigences de l'accord de Paris", a résumé le vice-président de la BEI Andrew McDowell dans un conférence téléphonique avec des journalistes.
Jusqu'à 1000 milliards d'euros d'investissement pour le climat
Outre l'annonce phare sur les énergies fossiles, la BEI prévoit que ses activités d'investissement "débloquent" jusqu'à 1000 milliards d'euros d'investissement dans l'action pour le climat et le développement durable au cours de la prochaine décennie. La discussion a été "longue" sur le calendrier, a reconnu McDowell.
Plusieurs ONG avaient elles dénoncé les hésitations au sein du conseil d'administration en ce qui concerne le gaz, la moins émettrice en CO2 des énergies fossiles. La Commission européenne a reconnu que le gaz allait certainement "jouer un rôle encore quelques temps" dans la transition du continent vers des énergies plus propres.

Selon L'Express - jeudi 14 novembre 2019

En Côte d'Ivoire, lutte contre la déforestation...

En Côte d'Ivoire, le footballeur vedette Didier Drogba, a lancé ce vendredi à Abidjan une grande opération de plantation d'arbres pour lutter contre la déforestation, baptisée "Un jour, un million d'arbres". L'opération veut alerter contre la déforestation qui a fait perdre au pays la quasi-totalité de ses forêts en une cinquantaine d'années.
LIRE AUSSI >> Brésil : la déforestation en Amazonie a augmenté de 93% en neuf mois
Elle "est une première étape, le début de la reconquête", a déclaré le ministre ivoirien des Eaux et forêts, Alain Richard Donwahi. Elle "vise à recouvrer au moins 30% du territoire national d'ici 2030". Dans le cadre de la cérémonie de lancement de l'opération, des arbres ont été plantés dans le quartier de Koumassi à Abidjan. D'autres ont été plantés simultanément dans le reste du pays.
"Les chiffres (de la destruction) sont effarants. Je suis fier de contribuer à la reforestation de la Côte d'Ivoire par la sensibilisation", s'est réjoui Didier Drogba, saluant une "initiative noble". "Mondialement on lutte contre la déforestation : c'est reboiser, garder la forêt intacte, sauver la planète" et le consommateur européen est plus désireux qu'auparavant d'acheter "des produits qui ne contribuent pas à la déforestation, contrairement à la culture du cacao", a rappelé l'ambassadeur de l'UE en Côte d'Ivoire, Jobst von Kirchmann.
Une table ronde à venir sur le sujet
La Côte d'Ivoire va organiser en janvier 2020 une table ronde avec pour objectif de freiner une déforestation qui menace la stabilité climatique de la région. L'objectif de cette table ronde est de mobiliser 616 milliards de FCFA (près d'un milliard d'euros) pour financer sur la période 2020-2030 la nouvelle stratégie forestière en Côte d'Ivoire, adoptée en février.
La nouvelle politique forestière ivoirienne destinée à recouvrer "six millions d'hectares en 2030 et huit en 2045" englobe la réhabilitation, le reboisement et l'agroforesterie pour utiliser moins de terre. Outre les bailleurs de fonds internationaux, les industries chocolatières seront parties prenantes de ce programme.
Premier producteur mondial de cacao
Premier producteur mondial de cacao avec 40% du marché, la Côte d'Ivoire, qui comptait 16 millions d'hectares de forêts dans les années 1960, a vu leur superficie fondre à deux millions d'hectares, selon les chiffres officiels, à cause principalement du développement des plantations de cacao.
La déforestation liée à la culture du cacao pour l'industrie du chocolat se poursuit "sans relâche" en Côte d'Ivoire et au Ghana, les deux premiers producteurs mondiaux, avait dénoncé l'ONG Mighty Earth dans un rapport publié en 2018.

Selon lexpress.fr - L'Express - vendredi 15 novembre 2019

08/12/2019

La Foncière "Villages Vivants" effectue des opérations salvatrices dans les petites villes françaises...

Dans le journal La Croix du 20/9/2019 un intéressant dossier de Mr Bénévent Tosseri nous expose les initiatives de la Foncière Villages Vivants, créee en 2018 et basée à Crest (26). Il s'agit d'un organisme fondé sur le modèle de Terre de Liens, foncière collectant de l'épargne citoyenne pour l'acquisition de terres agricoles. Villages Vivants a obtenu en juin 2019 le prix du concours "La France s'engage". Cet organisme, en effet, a déjà levé 800 000 euros et réalisé trois projets. D'ici la fin 2020, elle compte "collecter 2 millions d'euros supplémentaires afin de réaliser 8 autres opérations en Auvergne-Rhône-Alpes, à l'initiative de particuliers ou de collectivités locales".

En Ardèche par exemple, l'auberge de Boffres a pu être rachetée et restaurée grâce à l'apport de Villages Vivants et à des financements personnels ou à des emprunts.  Ainsi, les campagnes peu à peu peuvent être revitalisées. L'objectif de la Foncière est de "faire émerger des projets collectifs au fort impact local, s'inscrivant dans le champ de l'économie sociale et solidaire". Il faut savoir, en effet, qu'en 15 ans le nombre de boutiques vides a presque doublé en France et qu'une commune sur deux n'a plus de commerce. Or, bureaux de poste, écoles, boulangeries, cafés, épiceries, auberges sont des facteurs non seulement de services rendus au public, mais surtout de lieux d'échange et de rencontre dans de petites villes.

Pour prendre contact avec la Foncière Villages Vivants, contacter le site Internet: www.villagesvivants.com.

07/12/2019

Amendement adopté contre le paiement avant contestation d'une amende de stationnement...

Dès 2020, les victimes d’une infraction qu’elles n’ont pas pas commise ne devraient plus payer l’amende avant de la contester. Un amendement en ce sens vient d’être adopté à l’Assemblée nationale, dans le cadre du PLF 2020. Cette mesure ne concerne que les PV de stationnement.
L’amendement vient d’être adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi de finances pour 2020. Objectif : protéger les personnes victimes d’un vol de voitures ou d’une usurpation de leur plaque d’immatriculation. “Aujourd’hui, quand une victime reçoit une amende de stationnement pour une infraction qu’elle n’a pas commise, elle doit d’abord la payer avant d’engager une procédure auprès de la Commission du contentieux du stationnement payant, explique à Capital Daniel Labaronne, le député (La République en Marche) qui a porté cet amendement. “Ce qui a forcément des conséquences sur leur trésorerie, d’autant que les procédures de remboursement sont souvent longues”.
L’amendement vise à corriger cette “faille” dès le début de l’année 2020. Les victimes d’une amende de stationnement n’auront plus à payer l’infraction avant d’engager un recours à condition d’apporter une preuve du vol de véhicule ou de plaques, comme un dépôt de plainte par exemple. A noter que la non reconnaissance du statut de personnes handicapées et les personnes recevant des amendes après la vente de leur voiture sont également concernées par cette mesure. 
Selon Daniel Labaronne, cet amendement devrait profiter à des “milliers de Français”. Mais elle ne résout pas ce problème vis-à-vis des radars automatiques, dont sont victimes de plus en plus de Français, selon certains avocats. “Ce sont deux choses différentes, car les amendes de stationnement dépendent du tribunal administratif, alors que celles des radars dépendent du tribunal de Police”, explique le député, qui nous a indiqué qu’il se penchait sur le problème.

Selon Mr Julien Sarboraria - Capital - mercredi 13 novembre 2019

06/12/2019

Rénover les "passoires thermiques" qui sont un gâchis énergétique...

Selon le journal Messages du Secours Catholique et un article de Mme Cécile Leclerc-Laurent, environ 12 millions de personnes seraient touchées par la précarité énergétique dans notre pays. Cela signifie qu'un Français sur 5 rencontre des difficultés, voire une incapacité à chauffer correctement son logement à un coût acceptable. Beaucoup consacrent, en effet, plus de 10% de leur revenu à leur fourniture en énergie du fait d'une mauvaise isolation et de faibles ressources. Certaines s'endettent même ou vivent dans la précarité.

La rénovation permettrait de faire diminuer les factures des logements mal isolés et de réaliser des économies chiffrées à 3,5 milliards d'euros soit 512 euros par ménage en moyenne selon le collectif Rénovons dont le Secours Catholique est membre. Le réseau Eco Habitat le constate après chaque chantier sur le terrain: les dépenses diminuent et les conditions de vie s'améliorent.

La rénovation des logements est aussi un investissement social, dans la mesure où habiter dans un bon logement sans souffrir du froid renforce l'estime de soi et favorise la réussite scolaire, ainsi qu'un meilleur accès au travail. Sur le plan de la santé, les "passoires thermiques" provoquent souvent des problèmes respiratoires, des rhumes ou encore des maux de tête.

Par ailleurs, il faut savoir que les émissions de gaz à effet de serre du secteur habitation représentent 11% des émissions totales en France. Il faut donc prendre des mesures pour faire diminuer ces émissions. Aussi, un plan de rénovation des 7,5 millions de logements mal isolés du parc privé générerait une réduction des émissions à hauteur de 6,12 millions de tonnes d'équivalent CO2 par an. Cela représenterait 12,5% des émissions actuelles du secteur de l'habitat.

La rénovation des logements "énergétivores" serait également une opportunité pour l'économie française. Cela permettrait de créer 130 000 emplois et de réaliser des économies pour la balance énergétique de la France, en la rendant moins sensible aux variations des cours des énergies fossiles. La rénovation ferait aussi baisser les dépenses de santé, puisque les coûts médicaux directs de ces logements mal isolés sont évalués à 930 millions d'euros par an, selon Eurofound.

Aussi, pour aller plus loin sur le sujet, consulter le site Internet: www.renovons.org et les aides gouvernementales proposées notamment par l'Ademe.

Lyliane

05/12/2019

La roulotte, un rêve accessible?

Mme Nathalie Brun pour le journal Nous a interviewé Mr Jacques Sanchez, comédien de métier sous le pseudonyme de Jacques Fallon, intermittent du spectacle et gitan d'adoption, qui a jadis sillonné l'Europe et qui depuis quelques années construit des roulottes à Hyères (83). A 76 ans, en effet, cet homme construit des roulottes traditionnelles, de "véritables petits chefs-d'oeuvre d'art tzigane. Il les vend à des particuliers, quand il ne les offre pas à des sans-abri de sa connaissance. Il abrite ses roulottes dans le camp de la route des Marais à Hyères...

Les roulottes d'aujourd'hui sont tout confort  et elles sont meublées comme des caravanes avec douche, cuisine.. Leur longueur peut aller de 2m50 à 12 mètres. Elles sont tractables en voiture ou hippomobiles. L'avantage est qu'elles sont chaudes l'hiver et fraîches l'été. A l'intérieur, elles sont tapissées de tentures et de tissus colorés, isolés par des couches de couvertures de pure laine et par des bâches, ce qui les rend étanches. Mr Sanchez met entre un à deux mois pour construire une roulotte et il travaille à la commande. Les tarifs commencent à partir de 6 000 euros.

Pour le joindre, contacter L'atelier des roulottes - 601, route des Marais à Hyères (83). Son téléphone est le 06 14 78 54 10. sur Facebook, indiquer : Jacques Sanchez.

Lyliane

Appel pour des fêtes savoureuses et solidaires...

 

Fêtes de Fin d'Année SOLIDAIRES et SAVOUREUSES

Boîte de réception
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Artisans du Monde Nice nice@artisansdumonde.org via gmail.mcsv.net 

15:31 (il y a 2 heures)
 
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Décembre 2019

 
 
S’il est si important de rappeler le sens profond des fêtes de fin d’année, c’est qu’elles sont trop souvent prétextes à une course effrénée à la consommation. Que l’on jette un coup d’oeil au dernier rapport d’ActionAid – Peuples Solidaires sur les conditions des ouvrières qui fabriquent les jouets du géant Mattel ; que l’on s’intéresse de plus près à l’impact environnemental, social et fiscal d’Amazon décortiqué par Attac France ; que l’on lise avec attention le rapport « Le coût du respect selon Zara » réalisé par le Collectif Ethique sur l’étiquette, le commerce conventionnel se situe à l’opposé de la bulle de bonheur qu’il prétend vendre…
Et si ensemble, en tant que citoyens et citoyennes, on réconciliait notre bien-être et celui de celles et ceux qui produisent les cadeaux qui se retrouveront au pied de notre sapin ? Si on réunissait plaisir de se retrouver et préservation de l’environnement ?
Avec Artisans du Monde, vous soutenez également vos commerces de proximité, ceux qui font le choix de dynamiser le tissu économique, associatif et citoyen de votre commune, dans le respect des droits humains et de la planète.
Avec Artisans du Monde, célébrez des fêtes éveillées : plutôt que l’abondance et l’éphémère, préférez le sens et la qualité. Depuis plus de 40 ans, la solidarité est au coeur de l’action d’Artisans du Monde. Solidarité humaine, puisque le commerce équitable permet à des milliers de personnes et leurs familles de vivre dignement. Solidarité avec le vivant également, car le commerce équitable valorise une agriculture familiale et paysanne et donne les moyens aux producteurs et productrices d’investir dans la transition écologique
Selon Artisans du Monde

03/12/2019

Une maison bioclimatique en bois...

Mme Gaëlle Belda dans le journal Nous présente aux lecteurs le projet d'une flamande, Mme Diane Van den Berge, concernant une bergerie entourée d'arbres et d'un bassin naturel située à St Paul de Vence. Comme Mme Van den Berge avait une conscience écologique, elle avait tout d'abord fait construire de petites cabanes dans les arbres. Lorsqu'elle a réalisé que le terrain était constructible, elle a cherché à faire transformer la bergerie en maison d'architecte. Elle a tout d'abord réuni une petite équipe avec bureau d'étude, architecte et constructeur de la région. Dès 2016 le gros oeuvre démarrait.

Ses constructeurs ont été d'accord pour construire une maison bioclimatique de 120 m2 ayant vue sur le village en utilisant des matériaux biosourcés. Les grands chênes ont été conservés pour faire de l'ombre sur la maison orientée à l'ouest. La bâtisse est toute en bois (dalle comprise), car ce matériau est un puits à carbone. En effet, elle le stocke, mais ne le rejette pas dans l'air. La façade est en liège laissé apparent et le toit est végétalisé. La propriétaire s'est occupée de la décoration intérieure. Dans sa maison, Mme Van den Berge travaille comme consultante en gestion du changement pour de grandes entreprises européennes et loue parfois ses cabanes perchées

La propriétaire et ses filles se plaisent beaucoup dans leur maison. Le bassin naturel est filtré par minéraux et plantes. La construction baptisée Orion a été récompensée par le prix du jury "Chantier  de moins de 150 m2", lors des Trophées de la construction 2019. Les architectes du bureau d'étude Trihab en sont très fiers. Mr Pierre Macario notamment de la Société Bateko de Contes (06) se bat pour promouvoir des solutions à faible impact environnemental. Pour en savoir davantage, joindre: www.trihab.com, batekoconstruction.com ou orionbb.com.

Lyliane

01/12/2019

l'UFC Que Choisir contre l'obsolescence programmée...

A la veille du Black Friday, UFC-Que choisir lance un Observatoire des pannes pour lutter contre l’obsolescence programmée. Une plateforme gratuite, accessible à tous les consommateurs, qui permet de signaler des produits ou appareils électroniques défectueux, voire trop vite usés, sur le site internet de l’UFC-Que Choisir. "C’est une sorte de questionnaire en ligne de quelques minutes à remplir, explique Eric Boneff sur Europe 1, directeur des tests comparatifs. "Derrière, on peut, suivant les cas, vous apporter une aide gratuite, pour vous expliquer que faire, quels sont les droits des consommateurs ?"
>> LIRE AUSSI - "Longtime" : le label qui lutte contre l’obsolescence programmée
Les produits peuvent être signalés par catégorie, marque ou type de panne. "On fait des tests et si on observe des répétitions de panne, on s’interroge sur ce produit, sur la défense des consommateurs. Et on peut porter l’affaire de manière plus marquée", précise Eric Boneff. 
Nintendo mise en demeure
L'UFC-Que choisir a par exemple mis en demeure la société Nintendo à la suite d'un signalement répété sur les consoles Switch. "Nous avons eu des remontées d'informations de nos consommateurs. Un problème de déplacement fantôme du joystick, qui fait que le pointeur se déplace même si le joystick est à l'arrêt." Nintendo refusant de faire bénéficier les plaignants de la garantie de conformité légale des deux ans, l'association a porté l'affaire plus haut. 
Cette plateforme est donc un moyen de lutter contre l'obsolescence programmée. Néanmoins, elle reste difficile à prouver selon Eric Boneff qui constate cependant "des produits dont la durée de vie posent question, des problèmes de disponibilité de pièces détachées, de coûts de réparation". "Nous essayons de faire évoluer ces points-là. Cet outil est un outil de recensement et d'action collective pour aider les consommateurs." 
Des marques plus fiables que d'autres
Pour se prémunir des défaillances, miser sur les marques n'est pas toujours la solution. "La longévité d'un produit dépend de beaucoup de chose", précise le directeur. "Nous faisons des tests d'endurance, des enquêtes de fiabilité. Certaines marques sont plus fiables que d'autres." 
Face à l'hyper-consommation, UFC-Que choisir propose une alternative. "Nous voulons souligner que nous sommes promoteurs d'une consommation plus responsable, plus durable."

Selon Mme Mathilde Durand - Europe 1 - jeudi 28 novembre 2019

30/11/2019

Une colocation ou des maisons partagées pour surmonter ses fragilités...

Dans le Journal La Croix du 3/6/2019, un article de leur correspondante régionale sur Strasbourg évoque la possibilité pour des personnes fragilisées par la maladie de fréquenter un groupe d'entraide mutuelle. Le propriétaire des locaux est Familles Solidaires, une société foncière basée en Alsace et qui collecte de l'épargne solidaire depuis plusieurs années. En effet, des citoyens peuvent investir dans des projets d'habitat partagé et accompagné, afin que des personnes ayant des séquelles d'AVC ou de traumatismes crâniens par exemple puissent être locataires ou bénéficier d'un accueil de jour. Ainsi, sans vivre en institution, ces personnes se retrouvent en colocation et restent accompagnées médicalement.

Il faut savoir que les salariés ont la possibilité d'épargner solidaire via leur entreprise dans le cadre de leur Plan d'Epargne Entreprise ou Interentreprise (PEE ou PEI) ou même de leur plan d'épargne pour la retraite collectif/interentreprises (Perco ou Percoi) en plaçant tout ou partie de leur épargne salariale (intéressement, abondement, participation...) sur un fonds commun de placement d'entreprise (FCPE) solidaire. L'épargne salariale bénéficie d'un cadre fiscal avantageux pour les employeurs et les salariés. Pour ces derniers, en effet, les sommes investies et les intérêts générés sont exonérés d'impôt sur le revenu. Pour en savoir plus à ce sujet, consulter www.finansol.org ou adressez vous à votre entreprise.

Par ailleurs, j'ai  découvert que l'association Simon de Cyrène a mis en place des maisons partagées pour des personnes dépendantes dans notre société. C'est ainsi que des groupes de personnes handicapées par l'âge ou des accidents de la vie,  aidées par leurs familles, leurs amis et avec le soutien de professionnels engagés vivent en habitat participatif (studios le plus souvent et salles communes à partager) dans plusieurs villes françaises. Certaines fonctionnent déja (Rungis, Angers, Nantes, Dijon ) et d'autres sont en construction comme à Lille, Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux... Pour aider cette association, qui oeuvre pour combattre l'isolement et partager joies et peines du quotidien dans un esprit fraternel, contacter le site www.simondecyrene.org.

Lyliane

Interdiction du glyphosate et de deux autres pesticides en Thaïlande...

La Thaïlande, écrit un journaliste dans le journal gratuit Ecolomag, est un des plus gros exportateurs mondiaux de riz et de sucre, mais aussi un des plus gros consommateurs de pesticides, de plus en plus souvent interdits à travers le monde à cause de leur toxicité. Malgré les protestations des agriculteurs locaux, la Commission thaïlandaise a voté à compter du 1er décembre 2019, l'interdiction du glyphosate, du chlorpyrifos-éthyl et surtout du paraquat, un herbicide jugé toxique par les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies.

Rappelons que le glyphosate, vendu sous le nom de Roundup par Monsanto, filiale de Bayer, est accusé d'être à l'origine de cancers. Plus de 13 000 procès sont en cours aux Etats-Unis et le groupe Bayer en a déjà perdu plusieurs. Le Vietnam avait interdit tous les herbicides contenant du glyphosate peu après les procès américains. Pour aider les agriculteurs thaïlandais à apprendre d'autres méthodes de culture, le Réseau national contre les pesticides de Thaïlande s'est mobilisé. En Europe, c'est l'Autriche qui avait été le premier membre de l'UE à interdire toute utilisation du glyphosate dès le mois de juillet 2019. Des restrictions ont été décidées en République Tchèque, en Italie, aux Pays-Bas et en France. A suivre pour voir l'évolution des esprits et la mise en place du principe de précaution...

Lyliane

 

 

28/11/2019

"Merci pour l'invit" pour héberger des femmes SDF...

Deux semaines, trois mois, un an... La durée du séjour varie, mais pas la stratégie. Depuis quelques mois, la plateforme Merci pour l'invit' met en relation des femmes sans-abri avec des particuliers, qui proposent de les héberger le temps qu'elles remettent le pied à l'étrier. 
"Quand on est sans-abri, on est dans une stratégie de survie. On pense à trouver un lit où dormir et un endroit pour manger. C'est impossible de faire des projets d'avenir", souligne Kerill Theurillat, responsable du projet, invité de Raphaëlle Duchemin dans La France bouge sur Europe 1. 
Une femme sans-abri agressée toutes les 8 heures
Dans la rue, les femmes sont particulièrement vulnérables. En France, une femme sans-abri est agressée toutes les huit heures, estime l'association l’Entourage. "Elles sont exposées à des violences quotidiennes, sexuelles, physiques, et les cas de harcèlement sont très fréquents", pointe Kerill Theurillat.
Merci pour l'invit' propose d'abriter ces femmes en difficulté. D'un côté, les particuliers peuvent s'inscrire, via un formulaire, afin de proposer une chambre. De l'autre, des travailleurs sociaux orientent les femmes sans-abri vers ces logements, et s'engagent à assurer un suivi pendant toute la durée de l’hébergement. Pour l’instant, la plateforme est active en Île-de-France et en Gironde. Kerill Theurillat ne compte pas s'arrêter là : "Nous voulons nous étendre à d'autres département dès que possible, dès que nous en aurons les capacités". 

Selon Laetitia Drevet - Europe 1 - lundi 11 novembre 2019

Relance de l'initiative: Accroche ton vêtement!

Alors que le froid commence à s’installer en France, l’association Force Comm’Une a décidé d’organiser une troisième édition d’"Accroche ton vêtement". Une initiative qui incite les citoyen.ne.s à mettre des vêtements chauds à disposition des plus démuni.e.s.

En 2018, la deuxième édition d’Accroche ton vêtement avait fait grand bruit. L’initiative citoyenne, qui consiste à déposer des vêtements chauds sur le mobilier urbain afin que les personnes dans le besoin puissent se servir librement, avait été très suivie. Samois, La Rochelle, Limoges… Plusieurs villes avaient alors rejoint ce mouvement de solidarité.

— Force Comm'Une (@Force_CommUNE) 12 mars 2019

Forte de cet engouement, l’association Force Comm’Une, aux manettes de ce projet, a décidé de renouveler l’expérience pour la troisième fois. Cette année encore, les Français.es sont appelé.e.s à accrocher doudounes, manteaux, gants et écharpes sur les bancs, les lampadaires et les arbres de leurs villes pour venir en aide aux plus démuni.e.s. Une démarche solidaire qui se déroule sur toute la période hivernale et qui entend aussi faire entrer de l’humanité dans les quotidiens.

Une opération de lancement organisée par Force Comm’Une aura lieu le 24 novembre 2019. Rendez-vous est donné sur la place de Cergy à 16h30. Les bénévoles se tiennent également à disposition de celles et ceux qui voudraient faire vivre le projet ailleurs en France. Espérons que l’engouement soit à nouveau au rendez-vous. 

Selon Tess Annest - Glamour - dimanche 10 novembre 2019

 

27/11/2019

Création du Réseau national des Budgets participatifs ...

Les maires de Paris, Rennes, Montreuil et Grenoble annoncent la création du Réseau national des budgets participatifs, et entendent l’élargir à tous les territoires qui font de la participation citoyenne un vecteur de transformation.
Tribune. Alors que se tiennent à Paris les quatrièmes Rencontres nationales des budgets participatifs, nous, maires des villes pionnières dans la mise en place de ce dispositif, réaffirmons que le budget participatif est un dispositif essentiel pour donner du pouvoir d’agir aux citoyens.

Le principe ? Mettre entre les mains des habitants une partie des dépenses d’investissement de leur ville. Créés à Porto Alegre (Brésil) en 1989, les budgets participatifs ont pris leur véritable essor en France ces dernières années. Ce sont désormais près de 200 territoires qui donnent aux citoyens la possibilité de déposer des projets, qui sont ensuite instruits par les services de la collectivité, puis soumis au vote des habitants. Territoires ruraux ou urbains, universités, écoles, bailleurs sociaux, etc., l’engouement pour le budget participatif va bien au-delà des premières grandes villes à s’être engagées dans cette dynamique. Il tient à la fois à la flexibilité du budget participatif – qui s’adapte aux spécificités des territoires – et à la capacité qu’ont les territoires à rendre concrète la participation citoyenne. De l’idée à sa réalisation, le processus de décision est complètement modifié.

Nous avons pu voir à travers les diverses démarches menées que la volonté d’engagement et d’action des citoyennes et des citoyens est forte, ainsi que leur capacité à innover. Chaque année, des projets originaux, participatifs et créatifs sont déposés et lauréats. À Paris ont d’ores et déjà été réalisés une centrale solaire sur le toit d’un collège gérée par une coopérative d’habitants, des kits d’hygiène pour les sans-abri mis à disposition de toutes les maraudes ou encore la transformation en promenade végétalisée de l’ancienne voie ferrée, la «petite ceinture». A Rennes, le budget participatif a permis la création de jardins flottants, d’une ferme urbaine ou encore de bibliothèques de rue. A Montreuil, des nouveaux espaces de rencontres et d’activités, des ateliers de bricolage pour les femmes ou des hébergements passerelles participatifs pour les jeunes migrants voient le jour. A Grenoble, ce sont entre autres un lieu d’entraide pour les habitants de la rue, des toitures «cool roof» pour lutter contre les îlots de chaleur en ville et un théâtre en plein air.

Partout en France, alors que l’abstention atteint des records lors des différents scrutins nationaux, la participation au budget participatif ne cesse d’augmenter, signe que les citoyens s’emparent des outils de la démocratie participative et sont prêts à proposer, délibérer, créer et agir pour transformer leur environnement, à condition, bien sûr, que nous leur en donnions les moyens. Nous nous réjouissons que de nombreuses collectivités locales aient décidé de lancer cette dynamique, et soient déterminées à en faire un outil de pédagogie et d’action, indépendamment de nos affiliations partisanes.

Malgré ces résultats probants, les tentatives de remise en cause du budget participatif sont nombreuses, motivées par l’idée que les citoyens ne seraient pas assez experts pour décider des orientations budgétaires de leur ville. Dès lors, la tentation de faire du budget participatif un simple outil de communication n’est guère loin, et avec elle le risque de voir se multiplier des dispositifs peu éthiques. Le budget participatif n’est pas un alibi, et doit respecter des principes essentiels de transparence, d’égalité d’accès et d’inclusion de tous les publics ; il doit donner aux citoyens le pouvoir effectif de proposer et de décider, leur permettant ainsi de retrouver confiance dans l’action publique et dans la démocratie.

Pour promouvoir les valeurs de la démocratie participative, développer et accompagner leur mise en place sur tous les territoires, nous créons aujourd’hui le Réseau national des budgets participatifs, qui rassemble les maires de Paris, Rennes, Montreuil et Grenoble, et entend s’élargir à tous les territoires qui font de la participation citoyenne un vecteur de transformation.

Selon Anne Hidalgo, Éric Piolle, Patrice Bessac, Nathalie Appéré - Liberation - vendredi 8 novembre 2019

26/11/2019

N'opposons pas gentils écolos et pollueurs selon Mr Jadot...

A plusieurs reprises cette semaine, Mr Yannick Jadot a insisté sur l'importance de s'allier avec les entreprises. Il refuse d'opposer "gentils écolos et pollueurs". Mr Yannick Jadot a en effet été présent dans les travées du salon du Made in France à Paris. Une journée qui vient en quelque sorte clôturer une semaine "j'aime l'entreprise" pour l'écologiste. Mardi, il participait au Conseil économique, social et environnemental (Cese) à la plénière d'ouverture du rendez-vous "Impact PME" organisé par la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). "Je leur ai dit que les PME étaient à l'économie ce que l'écologie était à la politique. Tout le monde en parle mais très peu agissent", sourit Yannick Jadot, qui était vendredi à Montpellier aux côtés de Clothilde Ollier, candidate EELV aux municipales de mars.
Crédibilité économique
Là encore, il a été question d'économie. Au cours de la journée, l'eurodéputé écologiste a enchaîné les rencontres avec des entreprises locales, spécialisées notamment dans les énergies renouvelables et l'écoconstruction. "Les entreprises doivent être des alliées de tous les combats que nous menons", explique-t-il, faisant de la "crédibilité économique" du projet écologiste l'une de ses priorités. Et d'ajouter : "Nous devons leur prouver que nous portons des solutions rationnelles, pragmatiques, profondément réalistes et bénéfiques."
"On aura besoin de tous s'y mettre, alors bien sûr qu'on a besoin de l'économie locale", renchérit Clothilde Ollier.
"Il faut sortir de ces caricatures qu'on a pu parfois alimenter"
"Mobiliser la société ne se fera pas sans les entreprises. Il n'y a pas les gentils écolos contre les pollueurs ; les urbains contre les paysans. Il faut sortir de ces caricatures qu'on a pu parfois alimenter", renchérit Yannick Jadot, qui entend bien poursuivre cette séquence dans les prochaines semaines et se dit "assez surpris de l'intérêt de certains patrons envers ce qu'incarnent" les écologistes.
Face à Veolia et Renault
Les petites et moyennes entreprises ne sont pas les seules visées. Selon son entourage, Yannick Jadot a rencontré "3-4 patrons" du CAC 40 "en tête-à-tête ou en petit groupe". Face au PDG de Veolia, Antoine Frérot, et au président du groupe Renault, Jean-Dominique Senard, il prendra également part au débat de clôture du "sommet de l'économie" organisé le 4 décembre par Challenges, dont le sujet cette année est "Réinitialiser le capitalisme".
Selon Anne-Charlotte Dusseaulx - le JDD - samedi 9 novembre 2019

24/11/2019

Service national universel: quel bilan?

Dans les colonnes du "Journal du dimanche", le secrétaire d'État à la Jeunesse Gabriel Attal tire un "bilan positif" de la première phase du Service national universel.
Alors qu'en juin dernier, près de 2.000 jeunes de 13 départements ont expérimenté le projet de Service national universel (SNU), le gouvernement veut élargir le dispositif dès l'année prochaine, avant une généralisation. Dans une interview accordée au Journal du dimanche, le secrétaire d'État à la Jeunesse Gabriel Attal tire un "bilan positif" de la première phase et confirme que 30.000 jeunes devraient participer en 2020. 
Alors que, selon une étude indépendante publiée en septembre par l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (INJEP), 94% des jeunes volontaires disent être ressortis "satisfaits" de cette expérience, Gabriel Attal note que "leurs motifs de satisfaction correspondent bien à nos objectifs : mixité sociale, envie de s'engager, formation aux premiers secours, savoir réagir en cas de crise". 
"Le SNU n'est ni une colonie de vacances, ni le bagne"
Cependant, note-t-il, "les jeunes ont parfois eu le sentiment de se retrouver en classe". Ainsi, pour 2020, le secrétaire d'État estime que "nous devons vraiment éviter la théorie et favoriser la participation des jeunes". Concernant les critiques faites sur les emplois du temps trop chargés des adolescents pendant le SNU, le membre du gouvernement reconnaît des plannings "parfois denses". "Il faut trouver le juste équilibre. Le SNU n'est ni une colonie de vacances, ni le bagne", ajoute-t-il. "Nous ne toucherons pas aux horaires", prévient-il, "mais il faudra mieux répartir les activités sur les deux semaines". 
Pour 2020, autour de 30.000 jeunes seront accueillis "en fonction des capacités "Le budget du SNU généralisé sera inférieur à 1,5 milliard d'euros"
Concernant une future généralisation du dispositif, le secrétaire d'État explique que le SNU "pourra concerner 200.000 à 300.000 jeunes dès 2022 (...) et être généralisé en 2023 ou 2024. Et au niveau financier, assure-t-il, "le budget du SNU généralisé sera inférieur à 1,5 milliard d'euros". 
Alors qu'à terme, un SNU généralisé concernerait 800.000 jeunes chaque année, Gabriel Attal convient qu'il "ne sera pas possible de les accueillir tous en même temps sur une seule période". Aussi, le gouvernement étudie la possibilité, "scénario privilégié", d'organiser le SNU "pendant les congés d'été et les petites vacances scolaires", à l'exception de la période de Noël et du 15 juillet au 15 août. Autre possibilité, ajoute Gabriel Attal, "l'envisager sur le temps scolaire". 

Antoine Terrel - Europe 1 - dimanche 10 novembre 2019

22/11/2019

Réparer, une idée béton chez certains architectes...

Un dossier de Mr Luc Le Chatellier dans le journal Télérama s'emploie à nous faire réaliser que si, depuis 40 ans, on rase pour reconstruire du neuf, c'est une "hérésie financière et écologique". Quelques architectes français ou étrangers appellent désormais "à réhabiliter, agrandir et mieux isoler l'existant". En effet, que ce soit à Bordeaux ou en région parisienne, l'industrie du bâtiment, grosse consommatrice d'énergies fossiles, génère en outre chaque année en France 40 millions de tonnes de déchets. Il est donc grand temps de "bâtir durable" et de se montrer plus responsable!

Mme Christine Leconte, jeune Présidente du conseil régional de l'ordre des architectes d'Ile-de-France par exemple, prépare un colloque intitulé " réparer la ville" du 21 au 23 novembre au Couvent des Récollets à Paris (10 ème). Elle énonce notamment:" Avec tous les gravats et déchets qu'il faut évacuer, stocker et abandonner, détruire est un échec". Elle dénonce même les 40 années de politique de la ville, de ZAC, de ZUP, de ZUS et d'autres opérations, qui ont conduit à spéculer sur le foncier et à favoriser les majors du bâtiment et des travaux publics. Pour elle, "réparer n'est pas un gros mot!"

Détruire serait selon Mme Leconte un échec à trois titres: "social d'abord car personne n'aime voir sa maison réduite en poussière, culturel aussi, car le bâti fait partie de notre patrimoine, écologique surtout, en raison des déchets. Elle prône plutôt de réhabiliter, d'aérer, de surélever, de revitaliser et d'embellir. Même pour les vieux HLM , construits dans les année 50, comme dans la Cité bordelaise du Grand Parc, " les atouts de l'existant sont à considérer". Ainsi, sur 3 immeubles et 530 logements par exemple, une autre approche a été possible. Le chantier s'est fait en site occupé et, à l'arrivée, chaque habitant a gagné 30 M2  et une note de chauffage divisée par deux.  En tout, la réhabilitation a coûté 35 millions au lieu des 88 millions d'euros nécessaires si on avait procédé à l'opération démolition/reconstruction.

Nous apprenons à l'occasion de ce dossier, qu'avec Mr Mies van der Rohe  le jury du prestigieux prix européen d'architecture a été attribué à cette réalisation dans la Cité bordelaise. Des concours d'idées sont par ailleurs lancés à Paris (ancien garage Citroën) et dans les Hauts-de-Seine (Butte rouge) pour changer l'usage des bâtiments en sauvegardant l'existant. Bref, au lieu de raser, on cherche à restaurer et à rajeunir en respectant le patrimoine. Ce changement de mentalités me paraît aller dans le bon sens et me réjouit car on fait cesser de la sorte l'étalement urbain en préservant les terres fertiles. Merci à ces pionniers actuels de l'architecture de demain, qui prônent les matériaux biosourcés et préparent "un changement de paradigme, intégrant la transition écologique", selon Mme C. Leconte.

Lyliane

20/11/2019

Une carte cadeau pour le "made in france"!

Le "made in France" va bientôt disposer de son propre mode de paiement... A l'approche des fêtes de fin d'année, une carte-cadeau, baptisée "la carte française" et réservée aux produits de l'Hexagone, va être présentée à Paris le 5 novembre, d'après les informations de 'BFMTV'. L'objectif étant d'encourager les consommateurs à privilégier les produits locaux.
"La carte française se présente comme une carte bancaire, utilisable en boutique physique ou pour des achats effectués en ligne", a expliqué Charles Huet, l'un des concepteurs du projet, à 'BFMTV'.
Toutefois, ce support de paiement n'est pas équipé d'une puce électronique. Le partenaire financier de cette carte est la banque Natixis.
Une centaine d'enseignes et distributeurs
De multiples enseignes figurent déjà dans l'offre de cette carte-cadeau. Le média cite notamment Le biberon français (puériculture), Agent Paper (décoration, papeterie), Le slip français (sous-vêtement), Hopaal (vêtements à base de matières recyclées), Routine (montres-bracelets) ou encore 1083 (jeans).
Une campagne de pré-commande sur la plateforme de financement participatif Tudigo doit accompagner le lancement de ce dispositif.
81% de la consommation totale des ménages
Pour rappel, le "Made in France" représente 81% de la consommation totale des ménages dans l'Hexagone, selon une étude de l'Insee, qui se base sur des données datant de 2015. Ce taux reste assez élevé et place d'ailleurs la France dans la moyenne de ses grands voisins européens. Mais sur 10 ans, entre 2005 et 2015, les consommateurs ont acheté un peu moins de produits "Made in France", qui est en repli de 2 points.
Pour autant, les Français semblent bel et bien prêts à consommer local. Selon une enquête Ifop réalisé en 2017 pour Pro France, 74% des sondés avaient affirmé qu'ils accepteraient de payer plus cher pour un produit fabriqué en France.

Boursier.com - Boursier - lundi 4 novembre 2019