Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/05/2020

Lundi vert: pourquoi ne pas prolonger l'expérience?

Le journal La Bannière de l'ONG Greenpeace fait le point concernant l'opération "lundi vert" qui était lancée il y a un an. Elle consiste à encourager le grand public à ne consommer ni viande ni poisson le lundi. Le bilan de cette année de test est encourageant: en effet, 87% des personnes interrogées ont déclaré vouloir poursuivre cette expérience. Gageons qu'elle portera des fruits à court terme et deviendra une habitude de vie!

C'est une bonne nouvelle certes car il s'agit de lutter contre la surproduction de soja pour nourrir les animaux et la surconsommation de viande par les habitants des pays développés. Ces excès ont une incidence catastrophique à la fois sur notre santé (obésité, cholestérol, maladies cardio-vasculaires) et sur l'environnement. Beaucoup de surfaces agricoles ont été, en effet, déforestées dans certains pays, afin de favoriser un élevage extensif. Quant à la surpêche, elle ne permet plus à la ressource de se régénérer; elle abîme les coraux et arrache les algues où vivent des colonies de petits poissons.

Pour s'informer à ce sujet, consulter le site Internet: www.greenpeace.bit.ly/lundi-vert.

Lyliane

30/04/2020

Souveraineté économique de la France à relancer selon Mr Yves Jégo...

Yves Jégo - Nous avons fait un pas de géant dans la prise de conscience que le combat pour préserver notre souveraineté économique n’est pas anecdotique. Depuis les difficultés rencontrées pour obtenir des masques, des respirateurs et des médicaments en quantité suffisante, la souveraineté n’apparaît soudain plus comme un combat d’arrière-garde, ainsi qu’il était souvent moqué ! Or voilà plus de dix ans que je me bats sur ce sujet.

Challenge: Mr Jégo, vous avez effectivement défendu le Made in France. Mais l’inquiétude aujourd’hui porte sur des domaines bien précis, comme l’industrie pharmaceutique – pas sur la fabrication tricolore de jeans ou de sous-vêtements…
Effectivement, il y a des industries de souveraineté évidentes et que peu de personnes contestent, comme la défense. Mais dans d’autres secteurs, on voit bien aujourd’hui que le fait de ne plus disposer de filières entières est handicapant. Vous évoquez les jeans – mais c’est bien l’affaiblissement de la filière textile qui rend si difficile la production de masques. La France souffre de la perte de maîtrise de nombreuses filières, les productions ayant été éclatées dans le monde entier. C’est l’incohérence de la mondialisation qui éclate en plein jour avec le coronavirus. Cette mondialisation, guidée par les marges et les profits financiers, nous a rendus totalement dépendant de pays lointains d’Asie, ce qui est aberrant. Ce virus compte la "mondialisation heureuse" sur la liste de ses victimes.

Si la France redécouvre l’intérêt de la souveraineté économique, elle le fait au moment où ses entreprises sont plus que jamais menacées d’effondrement. Croyez-vous qu’une renaissance industrielle puisse avoir lieu au cœur de la crise actuelle ?

Je suis optimiste quant à l’état d’esprit de l’opinion publique, sensible aux enjeux de la production nationale. Et cet appui de l’opinion est incontournable en démocratie pour avancer sur de tels sujets. En revanche, je suis pessimiste sur l’état de l’économie. Il faut sauver nos entreprises. C’est pour cela qu’Origine France garantie et la plateforme de financement participatif Tudigo ont lancé une initiative afin de soutenir ces sociétés qui produisent en France. Il est possible, sur le site internet www.soutenonsnosentreprises.fr/ d’acheter des produits, depuis les couteaux Laguiole jusqu’aux miels Bleu-blanc-ruche ; mais aussi de faire des prêts et des dons. Pour relancer notre industrie, il faut d’abord qu’elle ne s’effondre pas.

Ne pensez-vous pas que, dès le confinement terminé, le souci d’indépendance économique sera chassé par le retour du "business as usual" ; que la prise de conscience sera effacée par une amnésie collective plus ou moins volontaire ?

Je propose que soit organisé un Grenelle du made in France, un Grenelle de l’industrie, un Grenelle des usines de France. Il s’agira de réunir tous les acteurs concernés, à commencer par les entrepreneurs, l’Etat et les régions. Tous les secteurs doivent être étudiés, depuis les médicaments jusqu’à l’alimentation, pour mettre le paquet et assurer nos capacités de production. Il existe chez les jeunes entrepreneurs une volonté de recréer des filières industrielles. Il faut leur exprimer notre soutien à travers cette démarche. Car pour l’heure, en échangeant avec les uns et les autres, dans les réseaux d’Origine France garantie, je constate qu’il y a un fossé entre les annonces gouvernementales et la perception sur le terrain : des craintes immenses s’expriment pour le court terme.
Au-delà de ce Grenelle des usines de France, il faut mettre en place un comité de renouveau industriel comprenant notamment l’ensemble des ministres concernés, les grandes banques ainsi que les treize régions françaises et l’Outre-mer. La place des régions est essentielle pour réussir cette politique, car c’est à cet échelon que se réalisent les mises en œuvre concrètes. L’Etat ne réussira pas si les régions ne sont pas embarquées dans les réflexions et les décisions. Un commissaire à l’industrie pourrait organiser la mobilisation. Cette volonté de mobilisation existe. Il faut la renforcer par des discours forts, des perspectives claires et des décisions.

Le gouvernement avait lancé, avant la crise, dans le cadre de son pacte productif, une réflexion sur la baisse des impôts de production - que les entreprises payent sur leur chiffre d’affaires avant d’engranger des bénéfices. Est-ce une bonne piste ?

La baisse de ces impôts est un moyen pour accélérer la renaissance de l’industrie de production. Mais il faut aussi favoriser l’investissement dans les outils, dans les machines, pour améliorer la compétitivité de nos usines. A l’image du crédit impôt recherche, il faudrait créer un crédit impôt équipement. Il faut aussi pouvoir livrer des usines clés en mains aux entrepreneurs.
En clair, nous connaissons toutes les pistes à suivre. Maintenant, il faut accélérer. Passer aux actes. Les responsables politiques doivent se montrer innovants. Il faut mieux accompagner les filières qu’elles ne le sont depuis deux ans. Les territoires d’industrie, mis en place par le gouvernement, ainsi que la French fab, sont de bons instruments de marketing. Mais ces dispositifs se traduisent assez peu en action sur le terrain. Après ce premier temps d’explication et d’affichage, il faut un second temps pour des décisions concrètes.

J’ajoute que si ces éléments techniques, fiscaux, budgétaires sont indispensables, ils ne sont pas les seuls. Il faut aussi adresser à nos entrepreneurs de preuves d’amour ! Il nous faut montrer que la France aime ces entreprises du territoire national.

Cette mobilisation doit-elle se faire, comme le suggère Jean-Pierre Chevènement, dans le cadre d’un "gouvernement de salut public" porté par une union nationale ?

Un gouvernement d'union nationale ferait le lit du Rassemblement national (RN). Car, placé hors d’un tel rassemblement, le RN se retrouverait seul opposant dans le jeu politique. Il n’y aurait plus qu’une opposition qui verrait s’ouvrir un boulevard devant elle. Le président de la République peut jouer l’ouverture. Mais l’union nationale est un piège marketing dangereux.

Selon Mr Grégoire Pinson - Challenges - vendredi 24 avril 2020

Propositions du parti socialiste pour l'économie du 21 ème siècle...

Plutôt que de réparer sans cesse des crises comme celle du Covid-19, la seule véritable assurance vie que l'on puisse transmettre aux prochaines générations est une politique de prévention en matière sanitaire et alimentaire.
Tribune. La pandémie de Covid-19 révèle l’extrême fragilité de nos sociétés et notre interdépendance planétaire, tragiquement dévoilées par la carence de biens essentiels en situation de crise. Nous redécouvrons par là même les enjeux stratégiques de l’agriculture et l’alimentation pour notre sécurité et notre souveraineté.

«Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner […] est une folie. Nous devons en reprendre le contrôle.» Lorsqu’il annonce des «décisions de rupture» le 12 mars, Emmanuel Macron est-il réellement convaincu de la nécessité de revoir en profondeur notre modèle de développement ? Est-il réellement prêt à abandonner le modèle néolibéral avec son capitalisme financier et son dogme du libre-échange ? Il y a dix ans, Nicolas Sarkozy dénonçait lui aussi «les dérives du capitalisme financier». Puis, dès que la crise a été oubliée, tout – ou presque – a recommencé comme avant !

Pour nous, socialistes, la crise actuelle ne doit pas être une simple parenthèse dans un modèle de développement qui nous conduit dans une impasse. Le Covid-19 est une alerte qui annonce d’autres crises sanitaires ou environnementales, liées au dérèglement climatique ou à la dégradation des écosystèmes et de la biodiversité. Nous ne pouvons plus nous contenter d’essayer de réparer nos erreurs passées : une politique de prévention apparaît désormais comme le meilleur des investissements, la seule véritable assurance vie que nous pouvons transmettre à nos enfants. C’est en ce sens que nous devons transformer nos modes de production et de consommation, notre façon d’habiter la planète. Dans le domaine de l’agriculture et de l’alimentation, trois leçons peuvent d’ores et déjà être tirées de cette crise.

Une seule santé, une seule planète
Il n’y a pas de santé de l’être humain sans santé du monde animal, du monde végétal, et par conséquent des sols. C’est le sens de l’initiative One Health («Une seule santé»), lancée au début des années 2000, qui vise à mieux affronter les maladies émergentes à risque pandémique en associant la santé humaine à celle de son environnement. Du fait de leur impact sur les écosystèmes, certaines pratiques agricoles, comme nos habitudes alimentaires, contribuent au risque d’émergence de nouveaux agents infectieux. Il est devenu indispensable d’organiser la transition vers des modèles de production et de consommation qui soient, au long cours, générateurs de santé.

Les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à s’engager dans cette voie. Il s’agit d’accélérer ce mouvement en organisant la transition de nos modèles agricoles vers des systèmes agroécologiques plus diversifiés et une alimentation plus territorialisée. La crise que nous traversons doit permettre le développement d’une «nouvelle révolution verte». Ce projet implique de repenser les liens entre territoires urbains et ruraux et de permettre une nouvelle alliance entre agriculture et société civile. Le droit à la souveraineté alimentaire

La crise révèle que l’agriculture et l’alimentation, comme d’autres biens essentiels, sont au cœur de notre indépendance et de notre sécurité. La nourriture n’est pas une marchandise comme les autres. En ne préservant pas le droit à la souveraineté alimentaire, associé à une solidarité fondée sur la coopération entre les différentes régions du monde, une erreur a été commise lors de l’intégration de l’agriculture dans les règles du commerce international (création de l’OMC en 1994, aujourd’hui accords de libre-échange type Ceta et Mercosur).

Nous devons inventer une nouvelle génération de traités fondés sur des règles équitables et qui s’inscrivent dans un nouveau multilatéralisme. Dans ce «monde en commun», la sécurité alimentaire de 10 milliards d’êtres humains en 2050 passe par la justice, la dignité des travailleurs de la terre et le respect de la diversité des agricultures dans le monde. De la même façon que l’Unesco a adopté le 2 novembre 2001 une Déclaration universelle sur la diversité culturelle (sur la pression notamment de la France), notre pays doit défendre auprès des Nations unies la reconnaissance d’une exception agricole et alimentaire.
Ni nationalisme égoïste ni prédation mondialisée mais le droit pour chaque pays à contribuer à la sécurité alimentaire commune. Une nouvelle régulation des marchés agricoles, basée sur le «juste-échange», peut se substituer au dogme du libre-échange. Car, comme l’avait souligné Edgard Pisani, «le monde aura besoin de toutes les agricultures du monde pour nourrir le monde».

Le temps de l’Europe: La dernière leçon de la crise sanitaire dramatique que nous vivons en direct est que nous ne trouverons pas seuls de réponse aux enjeux sanitaires, sociaux et écologiques du XXI siècle. C’est notre Europe, aujourd’hui inachevée, qui, dans ce monde dangereux, peut faire de l’éthique de l’entreprise et de l’action publique une boussole dans la globalisation. Le Green Deal européen, qui a pour objectif la neutralité climatique en 2050 dans le cadre d’une transition juste et inclusive pour tous, ne doit pas trahir ce qui est un authentique espoir pour les citoyens européens. Une des bases de la fondation de la communauté européenne fut la modernisation de l’agriculture dans le traité de Rome en 1957. Convaincus que les espaces ruraux ne sont pas une périphérie mais au cœur des enjeux de la modernité, nous affirmons que le temps est venu de bâtir une politique agricole et alimentaire commune pour le XXI siècle.

Cette nouvelle PAAC doit faire de la santé des sols, du refus de l’accaparement des terres, du partage de la valeur ajoutée, de la fin du gaspillage alimentaire et du renouvellement des générations les conditions même d’une agriculture à hauteur d’homme, capable de produire une nourriture de qualité pour tous. La mondialisation n’est pas comme dans la fiction libérale, heureuse «par nature». Elle peut le devenir dans un nouveau pacte de respect de la nature et des droits humains. Lutte contre le changement climatique, protection de la biodiversité, prévention de la malnutrition et des pandémies sont un même et seul combat. Il passe par une puissance publique régulatrice, protectrice de nos communs et garante de la justice. Ce sont les principes directeurs d’une politique de gauche pour l’agriculture et l’alimentation.

Signataires : Dominique Potier secrétaire national du Parti socialiste et député de Meurthe-et-Moselle, Olivier Faure premier secrétaire du Parti socialiste et député de Seine-et-Marne, Valérie Rabault présidente du groupe socialistes et apparentés à l’Assemblée nationale et députée de Tarn-et-Garonne, Patrick Kanner président du groupe socialiste et républicain au Sénat et sénateur du Nord, Eric Andrieu vice-président du groupe S&D au Parlement européen, Stéphane Le Foll maire du Mans 

29/04/2020

Les concierges sont aussi en première ligne...

Un petit mot glissé sous la porte : "Nous sommes partis nous confiner à la campagne, merci de vous occuper de nos plantes." Un SMS : "J'ai mis mes poubelles sur le palier, est-ce que vous pourriez les descendre?" Un coup de fil : "Merci de garder mon colis confiné quelques heures, le temps que le virus parte, et ensuite de me le monter." Depuis que le "chacun chez soi" a été décrété, voilà le genre de tranches de vie qui absorbent Angélique et ­Ludovic, couple de gardiens officiant dans une copropriété de quatre immeubles, dans le quartier Montparnasse, à Paris.
Sur le ­territoire urbain, maillage de 60.000 concierges, ces petites ­histoires se déclinent à l'envi. Donnant à ces employés le sentiment d'être vus comme un rempart face au danger qui rôde jusque dans les parties communes. Mais sans la reconnaissance, encore moins les applaudissements.

"Le port du masque n'est pas nécessaire" ont fait savoir les organisations d'employeurs et syndics
Et avec quelles précautions? Puisque le ­contact rapproché avec les occupants est censé se raréfier, "le port du masque n'est pas nécessaire" ont fait savoir les organisations d'employeurs et syndics, dans un point d'étape du 23 mars. Il est aussi spécifié que "les équipements de protection habituels sont à utiliser, notamment des gants ménagers" et que "devra être apporté un soin tout particulier à la désinfection ­fréquente des éléments sensibles que sont les poignées, barres, rampes, sonnettes, ­Digicode et boîtes aux lettres". À charge pour l'employeur de s'assurer que le matériel est ­conforme, suffisant, et de le renouveler si besoin. Voilà pour le cadre théorique.
Les réalités sont plus disparates. Déjà parce que la communication fait parfois défaut avec des syndics au ralenti. Et que tous n'adoptent pas la même position. "Il y a l'employeur qui comprend la situation, pose Patrick Barbero, directeur de l'Union nationale pour la défense des gardiens d'immeubles et des employés de maisons (UDGE). Et il y a l'abruti avec un grand A, qui ne veut rien savoir : 'Le gardien est exposé? Je m'en fous, il continue son boulot car on a besoin que les poubelles soient sorties, le ménage fait et le courrier distribué.'"
Et de ­rapporter l'appel d'une gardienne sommée de faire les courses pour l'ensemble des résidents. Avec la crainte de perdre son emploi en cas de refus. "On parle de gens qui bossent la boule au ventre, avec les moyens du bord. Nous aussi sommes au front, peut-être pas en première ligne mais juste derrière", appuie ­Sandrine Pavy, du Syndicat ­national indépendant des gardiens d'immeubles et concierges (Snigic), elle-même en poste à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Javellisation systématique des colis: Dans le 11e arrondissement de Paris, Sandra partage sa loge de 18 mètres carrés avec son fils adolescent, entourée d'une cinquantaine de logements. La semaine dernière, elle a reçu du syndic de l'immeuble un lot de masques FFP2 et une boîte de 100 gants. Mais pas de consignes particulières, si ce n'est celles contenues dans la lettre d'Anne Hidalgo ­encourageant les ­gardiens parisiens à aider les résidents âgés dans le besoin. Ce qu'elle fait. De son propre chef, elle a aussi pris des ­mesures d'hygiène supplémentaires, comme la javellisation systématique des colis. Reste qu'elle a "quand même un peu peur".

Gilles, qui officie dans le 18e, a eu un mal fou à faire valoir son droit de retrait. Pas tant parce qu'il prenait des risques sur son lieu de travail, où aucun matériel ne lui a été fourni. C'est surtout que, n'habitant pas sur place, il en était réduit à utiliser trois transports en commun, deux fois par jour, pour un simple acte de présence. Ménage et poubelles étant sous-traités, les sociétés de réparation ne venant plus, il ne lui restait que de rares colis à réceptionner. Mais il a fallu en passer par un avocat pour faire plier le syndic.
Angélique et Ludovic, eux, sont restés sans nouvelles du leur ­pendant deux semaines, après qu'il leur eut été demandé, au premier jour du confinement, de cesser le nettoyage des parties communes. Leur conscience professionnelle a été plus forte. Ils passent désormais plus de deux heures sur une cage d'escalier contre quarante minutes habituellement. "On insiste sur des zones nouvelles ou plus exposées, comme les portes des occupants ou les interrupteurs."
Par chance, le couple disposait d'un stock de gants et de masques chirurgicaux hérité d'un dentiste ayant déménagé il y a quatre ans. Dans l'histoire, le pharmacien du coin a été bien content de récupérer deux boîtes de gants pour ses employés, les troquant amicalement "contre quelques masques FFP2". Voilà le facteur qui frappe à la porte de la loge. Ses protections, c'est ici qu'il les a trouvées. 

Selon Mr Damien Burnier - leJDD - mardi 7 avril 2020

 

27/04/2020

Un cyber world clean up numérique est proposé...

Le référent de l’opération de nettoyage pour Mons-en-Barœul s’attaque aux sources numériques inutiles de consommation d’énergie. Nettoyage virtuel, impact bien réel. En ces temps de confinement lié à l’épidémie de coronavirus, impossible d’aller se balader dans la nature, même pour la débarrasser des déchets. Si le désormais célèbre World CleanUp Day, prévu en septembre, est pour l’instant maintenu, rien n’empêche d’appliquer la méthode dès aujourd’hui au numérique. C’est l’idée que Florent Debarbieux va tenter de mettre en place samedi prochain , à Mons-en-Barœul.
On ne le sait peut-être pas assez, mais le numérique sous toutes ses formes est une source de plus en plus importante de consommation énergétique. Il y a bien entendu la fabrication de tous les outils que nous utilisions, comme les ordinateurs, les smartphones ou les tablettes, mais aussi les mauvaises habitudes liées à leur utilisation.

Des mails très énergivores
Peut-on se figurer que le simple fait d’envoyer un mail avec pièce jointe de 1 Mo consomme autant qu’une ampoule de 60 watts pendant 25 minutes ? « Tout est stocké sur des serveurs très énergivores. Plus il y a de donnée, plus il y a de serveurs », explique Florent Debarbieux, référent du World CleanUp Day pour la ville de Mons-en-Barœul, près de Lille.
Du coup, un peu comme un test, il a décidé d’organiser un cyber CleanUp Day. « Ce grand nettoyage numérique a eu lieu samedi 11/4/2020 à Mons, mais aussi dans d’autres communes comme Tourcoing, Arras ou Marcq-en-Barœul », poursuit-il. Avant d’aller prendre soin de la nature, les participants sont invités à nettoyer leurs espaces numériques : vider les boîtes mail, les espaces de stockage en ligne, les corbeilles ou encore supprimer les applications inutilisées.

Faire évoluer les habitudes
Outre le fait d’organiser une opération marquante, il s’agit aussi de faire évoluer les habitudes : « Pour le World CleanUp Day, l’idée est de sensibiliser les gens sur l’importance du recyclage, la nécessité de produire moins de déchets, voire pas du tout. C’est le même principe en ce qui concerne le numérique », insiste le référent de l’association. « Passer des clips en streaming sans même regarder la vidéo ne sert à rien et consomme beaucoup d’énergie », donne-t-il en exemple.
Dans son rapport La face cachée du numérique, publié en 2018, l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) donne de nombreuses pistes pour réduire les impacts du numérique sur l’environnement. Le problème, en cette période de confinement, c’est que les écrans sont le refuge contre l’ennui de beaucoup.

Info By the Web Coronavirus : Initiatives solidaires pour les exclus du numérique, de plus en plus isolés par le confinement

25/04/2020

Des assurances s'engagent face à la pandémie...

Les assureurs sont moins impactés par la crise du coronavirus que d’autres secteurs d’activité. Mais on les presse de prendre position sur la couverture des nouveaux risques sanitaires. Confiné chez lui, Thomas Buberl, le directeur général d'Axa, a choisi le JDD pour ouvrir le débat, détailler son engagement dans la santé et mettre en avant les actions solidaires de son groupe.
Quelles sont les conséquences de la crise du coronavirus pour Axa?
Au-delà de l’impact global de la crise économique, nous sommes directement touchés dans deux domaines. D’abord, celui des sinistres liés à des maladies, des décès ou des événements annulés. Ensuite, celui de nos investissements financiers, qui se déprécient comme aujourd’hui quand la valeur des actions est fortement réduite. Mais Axa est solide, nos résultats et notre bilan ces dernières années le prouvent. Cette crise ne changera pas cette situation.

Le luxe s'engage face au Covid-19
Beaucoup de vos clients étaient-ils protégés contre cette pandémie?
Oui. Quand vous avez souscrit une assurance santé ou décès, vous êtes couvert. Les événements sont aussi protégés en cas d’annulation ou de report. Par exemple notre filiale Axa XL était un des assureurs des Jeux olympiques de Tokyo, qui sont reportés. Une entreprise peut également être assurée contre le risque de perte d’exploitation lié à une épidémie, même si c’est assez rare qu’une entreprise prenne ce type d’assurance. En revanche, nous ne pouvons prendre en charge toutes les pertes non assurées provoquées par le confinement. Le secteur de l’assurance se mettrait en danger s’il payait un sinistre pour lequel personne n’a cotisé. Nous ne pouvons prendre en charge toutes les pertes non assurées provoquées par le confinement.

Que peuvent faire les assureurs pour aider les populations?
Tous multiplient les initiatives de solidarité au-delà de l’exercice de leur métier. Nous avons fait le choix de concentrer nos efforts sur nos clients les plus touchés pour les aider à faire face à leurs charges financières. Nous sommes aussi le premier contributeur parmi les assureurs au fonds de solidarité créé par l’État. Au total, Axa a décidé de mobiliser 200 millions d’euros dans plusieurs pays pour répondre à cette urgence sanitaire, économique et sociale. Ces moyens permettent des actions très concrètes. En Belgique, par exemple, nous avons ouvert gratuitement notre service de télémédecine à toute la population.

Aidez-vous également les personnels de santé?
Oui. En France, nous venons de créer une structure de soutien psychologique. Nous avons acheté 2 millions de masques, que nous livrons au système médical. Et nous aidons des soignants en finançant leurs repas. Il faut aider, il faut être là.
Comment voyez-vous la sortie de la période de confinement?
Notre priorité sera d’offrir à nos collaborateurs un environnement de travail très
sécurisé. Dès le début de la crise, nous avons mis en place très rapidement un système de télétravail pour tous nos collaborateurs. Nous avons beaucoup investi dans notre infrastructure digitale ces dernières années, y compris chez nos clients. Ça nous a permis d’être très présents auprès de nos clients. Il faudra être très prudent à la sortie du confinement pour surmonter les appréhensions, le télétravail restera important. La vie sera différente.

Comment va évoluer votre marché dans les mois à venir?
La santé était déjà un sujet important, elle va devenir omniprésente. C’est un enjeu majeur du futur. En Asie, par exemple, la demande de produits de santé progresse déjà de plus de 200%. Les téléconsultations en France explosent, nous sommes passés de 6.000 par mois à 3.000 par jour dans la crise. Ce nouvel usage des technologies devrait être durable.
 Sortir du confinement, le casse-tête de l'exécutif...

Peut-on inventer une protection contre les pandémies?
Oui. Nous devons réfléchir à la création d’un mécanisme de mutualisation qui puisse accompagner les crises sanitaires d’une telle ampleur. Axa est prêt à prendre l’initiative pour travailler avec l’État français et d’autres États européens afin de créer un régime d’assurance pandémie permettant de couvrir ces catastrophes sanitaires inspiré de celui qui existe déjà pour les catastrophes naturelles. Il pourrait appartenir à 50% à l’État et à 50% à un pool d’assureurs privés. On encaisserait chaque année des primes qui seraient mises en réserve. En cas de crise, les assureurs paieraient jusqu’à deux à trois fois le montant des primes, l’État prenant le relais au-delà. Je vais prendre une initiative pour avancer dans cette direction. Mais il faudra aussi faire beaucoup plus en matière de prévention. L’un des enseignements de cette pandémie est que le monde n’était pas assez préparé et ne s’est pas assez coordonné. Or, avec le réchauffement climatique notamment, nous avons devant nous de grands dérèglements requérant une grande préparation et des actions coordonnées au niveau mondial. Axa va-t-il baisser le montant de ses dividendes, comme le demande le ministre de l’Économie?
Je comprends qu’une entreprise doive le faire quand elle demande des aides publiques. Mais ce n’est pas notre cas. Je note également qu’il n’y a pas d’unanimité entre les régulateurs européens sur ce point. Nous ne pouvons pas subir des règles qui ne s’imposeraient pas à nos concurrents européens, notamment allemands. Nous souhaitons donc prendre le temps de la réflexion et du dialogue. Nous déciderons avant notre assemblée générale, qui a été reportée à la fin du mois de juin.

Cette crise peut-elle faire exploser l’Europe?
Elle demande des réponses à la fois nationales et globales. Beaucoup s’inquiètent pour l’Europe mais, en réalité, beaucoup de solidarités entre les pays sont déjà à l’œuvre, que ce soit dans la recherche ou dans la prise en charge de malades du Covid-19.

Selon Mr Rémy Dessarts - leJDD - dimanche 5 avril 2020

21/04/2020

Le chanteur Alain Souchon et le confinement...

Alain Souchon est actuellement confiné chez lui, dans le Loir-et-Cher. Le célèbre chanteur était l’invité de L’Equipée sauvage, jeudi sur Europe 1, pour évoquer sa vision de cette période si particulière pour chacun d’entre nous. "C’est une expérience qui nous montre qu’on a vraiment besoin des autres", a estimé l’artiste.
"On ne s’en rend pas compte quand on est tout le temps en train de croiser les gens, mais là on ne peut plus. On a besoin de s’asseoir sur un banc, de parler avec eux, de discuter. On a besoin des autres, de faire des bisous, alors que là on ne peut pas faire de bisous. C’est le côté positif de ce qui arrive."
"J’espère que ça n’arrivera plus jamais"
Alain Souchon a appris le confinement alors qu’il était en concert dans le cadre de la tournée pour son dernier album. "On est plein de ce qu’on fait, on se prépare depuis des mois puis d’un seul coup c’est terminé. On rentre chez soi et on regarde le mur (rires). Ça fait un changement considérable", juge l’interprète de "Foule sentimentale".

L’artiste a également dit se trouver dans un "état de sidération", qui ne lui permet pas pour l’instant de trouver l’inspiration. "De toute façon les événements me bouleversent et ce n’est que bien plus tard que j’en fais des chansons. C’est tellement fort ce qu’on vit là, et curieux. Ça n’est jamais arrivé et j’espère que ça n’arrivera plus jamais."
"Les Victoires de la musique m’ont fait un plaisir immense"
Alain Souchon est également revenu avec émotion sur sa récompense de meilleur album aux dernières Victoires de la musique pour Âme fifties. "Ça me fait un plaisir immense, je me dis qu'avec mon âge (il a 75 ans) j’arrive à faire des chansons qui plaisent encore. Même Françoise Hardy aime bien mes dernières chansons (rires)", plaisante-t-il.
"Florent Pagny m’a applaudi, ça m’a beaucoup touché. Les Victoires de la musique ont l’air ridicule ou rasoirs, mais ça me fait plaisir de voir tous ces chanteurs que je ne vois pas d’habitude."

Selon Mr Julien Ricotta - Europe 1 - jeudi 2 avril 2020

En Italie réapparition des "courses suspendues"...

C'est l'une des nombreuses formes de solidarité qui, depuis le début de la crise sanitaire et économique liée au coronavirus, ont surgi aux quatre coins de la péninsule. Afin d'aider les nombreuses personnes amputées de leurs revenus et peinant à remplir leurs caddies, les "courses suspendues" prolifèrent en Italie.
L'idée s'inspire d'une ancienne pratique diffuse dans la ville de Naples au siècle dernier, que la crise de 2008 a relancée: le "café suspendu". Elle permet, lorsqu'on commande un café, d'en payer deux, le deuxième pouvant être consommé par tout client moins fortuné qui en fera la demande. Interprétée à l'aune de l'urgence sociale due au Covid-19, elle consiste désormais à ajouter à son sac de courses des produits de première nécessité destinés à un.e bénéficiaire inconnu.e.

"Si tu en as besoin, prends"
A Naples, le passage d'un concept à l'autre a été spontané. Posés dans les rues ou accrochés aux balcons, des paniers remplis de vivres ont commencé à paraître, accompagnés de panneaux écrits à la main: "Si tu en as besoin, prends", "Si tu as faim, il y a quelque chose", "Si vous pouvez, mettez quelque chose, sinon prenez". Le succès de leurs photos sur les réseaux sociaux a été tel que des autorités publiques aux grands groupes privés, en passant par les ONG, de nombreuses structures ont décidé de participer à l'initiative.
La ville de Naples a ainsi lancé un mécanisme officiel, visant à mettre les commerces en relation avec les organisations de don alimentaire: paroisses, ONG etc. Dans la région de Rome, plusieurs municipalités se sont aussi activées afin d'obtenir les adhésions de supermarchés. Autour de Florence, l'entreprise italienne Coop Italia s'est aussi ralliée au mouvement, en ouvrant à ses clients la possibilité de donner soit de l'argent, soit des points de leurs cartes de mutualistes, afin de financer l'achat de courses pour les plus pauvres.

96 tonnes de nourriture 100% italienne:
Dans toute l'Italie, Coldiretti (Confederazione nazionale coltivatori diretti), le principal syndical agricole italien, a pour sa part mobilisé son réseau de vente directe, Campagna Amica. Grâce aux "courses suspendues", il affirme avoir ainsi pu distribuer "96 tonnes de nourriture 100% italienne, de qualité et à kilomètre zéro en une seule semaine à 22.000 familles": "des fruits, des légumes, du fromage, des charcuteries, des pâtes, des sauces tomates, de la farine, de l'huile, du vin", est-il précisé. La distribution a été possible grâce à la collaboration de quelque 250 structures sur le territoire: paroisses, banques alimentaires, administrations municipales etc.
Et en outre de se multiplier, désormais la solidarité commence même à prendre de nouvelles formes, élargissant la notion de "biens de première nécessité". Pour Pâques, Coldiretti prévoit de distribuer aussi des plats traditionnels locaux. A Syracuse (en Sicile), la mairie a activé des "courses suspendues" pour les chiens et chats: l'objectif et de collecter des vivres qui seront distribués soit à des propriétaires en difficulté, soit aux bénévoles qui s'occupent des animaux de rue.

Selon Mme Giulietta Gamberini - La Tribune - lundi 6 avril 2020

20/04/2020

Des comédiens se font crieurs de rue à Lyon...

Ils délivrent chaque soir des messages aux 350 habitants de la résidence.

Valéria Cardullo et Alex Repain sont comédiens. Depuis le début du confinement ils se transforment en crieurs publics pour porter chaque soir dans une résidence du 7e arrondissement de Lyon, des messages, des annonces à l'attention des habitants confinés.
Voilà une initiative qui, à l'ère de la communication instantanée via les réseaux sociaux, nous projette quelques siècles en arrière. Tous les soirs à 19 heures, les deux comédiens enfilent leur grande veste rouge. Après qu'un voisin a battu le rappel avec son djembé, ils délivrent aux habitants de cette résidence à leurs fenêtres des messages personnels, des annonces à destination de la communauté : "Quelqu'un aurait-il un vélo d'appartement que l'on pourrait laisser dans le jardin afin que chacun puisse l'utiliser à tour de rôle ?". Un voisin boulanger fait passer le message de sa capacité à livrer baguette et croissants ...
Joyeux anniversaireLes deux comédiens collectent les annonces par mail et les crient le soir-même. C'est ainsi que, ce jour-là, la résidence toute entière a souhaité un bon anniversaire à la jeune Sandra.

Le comédien Alex qui, conseillé par une coach sportive, montre également quelques exercices à faire pour rester en forme, ne s'attendait pas à un tel succès. Je pense qu'il y a un élan de solidarité qui commence, de courage et de force à se donner entre nous.

Alex Repain

Alors que ce soir-là une voisine est descendue jouer du violon après la criée, Valéria et Alex l'assurent, ils continueront d'être messagers jusqu'à la fin du confinement.

Franceinfo - Franceinfo - mercredi 1 avril 2020

 

 

 

 

 

18/04/2020

Futurs managers plus humains et start up dans le monde d'après...

Ce qu'on attend tout d'abord d'un manager, c'est d'avoir une très bonne connaissance de soi et d'être en capacité de rendre du recul sur lui-même. Sans cette capacité, il n'est pas en mesure de faire prendre de la hauteur aux membres de son équipe.
Les jeunes collaborateurs ont des attentes qui ne s'expriment pas forcément en termes d'expertise. Ils recherchent avant tout un interlocuteur capable de les conseiller sur la bonne posture à adopter dans telle ou telle situation, de les rassurer et de créer de la confiance. Ils apprécient de savoir qu'en cas de difficulté, il y a quelqu'un sur lequel ils peuvent s'appuyer. Ils attendent également de l'empathie et des feedback constructifs et bienveillants.
Ce qu'on attend aussi d'un manager, c'est de rendre ses équipes autonomes. Les jeunes diplômés ont une envie très forte d'être responsabilisés sur les missions qu'on leur confie. Le manager de demain sait être là quand il le faut mais aussi s'effacer quand c'est nécessaire. Il est un facilitateur en interne, il ouvre les bonnes portes en s'appuyant sur son réseau, il crée des liens et accompagne les membres de son équipe dans la gestion de leur carrière.

Donner du sens par une vision et une roadmap partagées par tous
Dans un contexte où de plus en plus de salariés sont impliqués dans une multitude de projets transverses, travaillant avec d'autres départements, donc pas toujours en contact avec leurs propres collègues, le manager est là pour créer et garantir la pérennité d'une vision commune au sein de son entité.
Cet état d'esprit se retrouve dans la « culture startup ». Quelle est la raison d'être de ma structure ? Quelle est notre vision à court, moyen et long terme ? Telles sont les questions que se posent le manager qui doit parvenir à construire une vision définie collectivement et partagée par l'ensemble de son équipe afin que chacun s'engage à porter les résultats des différents axes identifiés.
Quand les fondateurs d'une startup commencent, après avoir levé des fonds, à recruter leurs dix ou quinze premiers collaborateurs, la question fondamentale de l'engagement de ces nouvelles recrues se poseL a jeune pousse profite de cette étape majeure pour construire les fondements de sa culture en s'inspirant notamment des méthodes développées par Simon Sinek, spécialiste du leadership. Généralement, il s'agit d'un moment privilégié où la première itération des valeurs, de la raison d'être et de la vision est formalisée.
Ce type de méthode propre aux startups est en train de prendre place dans les grandes entreprises. Elle a pour immense avantage de construire collectivement une roadmap et non de confier à telle ou telle personne, de manière descendante, des missions conçues dans son coin par un manager déconnecté de ses équipes.

Une posture entrepreneuriale
Être le garant d'une vision commune et faire preuve de leadership pour que les collaborateurs s'engagent à une réussite collective, nécessite d'adopter une posture entrepreneuriale. Cette posture n'est pas celle d'un expert qui a réussi à monter dans la hiérarchie, ce n'est pas celle d'un « super sachant ». C'est véritablement celle d'un entrepreneur.
On le voit dans les parcours dédiés aux hauts potentiels dans les grands groupes, les référentiels évoluent autour de cette notion d'entrepreneurship. On était jusqu'à présent très focalisé sur l'expertise « cœur de métier ». On est désormais davantage attentif aux soft skills, à la dimension leadership et à la capacité à accompagner les salariés plutôt que de les contrôler.
La dimension humaine est plus forte, plus présente qu'avant. Elle contribue à donner plus de sens au travail réalisé par les équipes. Plus il y a de sens, plus les équipes sont engagées, plus les entreprises performent et innovent. C'est un cercle vertueux.
Cette posture est primordiale dans cette période de confinement où chacun est invité à s'autonomiser et prendre des initiatives pour continuer à maintenir l'activité. Le rôle du manager dans ce type de situation est d'autant plus important qu'il doit être présent pour l'ensemble de son équipe en rassurant chaque collaborateur afin de conserver leur engagement dans une situation qui n'est pas confortable. C'est également l'occasion pour lui de s'appuyer sur l'ensemble des nouveaux outils digitaux disponibles pour piloter la roadmap à distance voire pour animer de façon créative les multiples visio-conférences dont nos journées sont désormais ponctuées.

Selon Mr Thomas Benaïm - La Tribune - mardi 31 mars 2020

14/04/2020

Des professeurs de technologie créent des masques à visière à Paris...

Dans le pavillon de Stéphane Galtayries, l'imprimante 3D tourne désormais à plein régime. Ce professeur de technologie, domicilié à Epône (Yvelines) et enseignant au lycée privé Jules-Richard du XIXe arrondissement parisien, lance sa machine personnelle dès le matin et « imprime » toute la journée des visières en plastique.
Remis gracieusement aux soignants
Au même moment, Lucien Delmer, Alexandre Quenouille et Pablo Ferrari, les trois autres profs de techno de l'établissement parisien, font eux aussi tourner des imprimantes 3D à leurs domiciles respectifs… pour sortir toujours plus de visières. Ces équipements de protection contre la propagation du covid19 – encore appelés « boucliers faciaux » — sont ensuite remis gracieusement aux soignants ou aux professionnels obligés d'être en contact avec le public.
« Cette production, c'est le résultat d'une initiative que mes professeurs techniques ont spontanément lancée dès le début du confinement », s'enthousiasme René Vuylstecke, directeur du lycée Jules-Richard, ravi que le matériel de cet établissement sous contrat de 250 élèves puisse continuer à servir. Et pour créer des équipements essentiels dans la lutte contre la pandémie. « Ces visières, semblables à des masques de soudure mais translucides, permettent notamment de limiter les gestes réflexes de se toucher le visage », insiste le directeur.
Des ateliers à domicile
Pas question cependant d'utiliser les 30 imprimantes 3D et les machines de découpe laser dans les locaux du lycée… totalement fermé au public depuis le 13 mars. « Les profs ont tous pris quelques machines dans le coffre et ont transféré leur atelier à domicile », rappelle le directeur du lycée. « Ils ont déjà produit une centaine de visières… tout en continuant à assurer leurs cours à distance. Avec les vacances scolaires, leur production va s'intensifier », pronostique le chef d'établissement.
« On ne lâche pas nos élèves pour autant », rectifie Stéphane Galtayries qui enseigne en
classe de BTS… et qui a prévu d'assurer un cours en ligne ce jeudi et vendredi pour les étudiants privés de travaux pratiques, peut-être jusqu'à la fin de l'année. « Mais pendant les cours, l'imprimante 3D continuera à tourner », assure l'enseignant en insistant sur le caractère un peu artisanal de la chaîne de production qu'il a mise place avec ses collègues.
Une fabrication artisanale
« J'ai une imprimante 3D personnelle. Mes collègues utilisent celles du lycée. Mais pour la matière première (serre-tête, élastiques et rouleaux de plastique) on se débrouille. Moi, je l'ai achetée sur Amazon et je me suis fait livrer à domicile », sourit le « maker » (imprimeur 3D) en précisant que le circuit de distribution des visières confectionnées est, lui, moins artisanal.
Le prof de techno en a remis quelques-uns à sa voisine, infirmière dans une clinique des Yvelines. D'autres sont récupérés par un professeur de sa connaissance qui travaille à l'hôpital de Mantes. D'autres enfin sont « collectés » par le réseau 3D4care (traduisez « la 3D pour le soin »), un consortium mêlant des étudiants, des médecins, des techniciens, des ingénieurs, des chercheurs, des universités de Paris et Sorbonne-Paris Nord auquel le lycée technique Jules-Richard s'est associé.
Cet organisme, dont le site web ( 3d4care.com ) propose des plans de fabrication et des consignes sanitaires pour créer ces produits à usage médical, s'est fixé pour but de fédérer les « makers » qui souhaitent contribuer à la lutte contre la pandémie. Cette mise en réseau permet ainsi de compenser la modestie des productions individuelles.
« Avec une imprimante 3D, il faut 2 à 3 heures pour sortir une visière », rappelle le prof de techno « maker ». « Sur une chaîne de production industrielle de plasturgie, il faut… 2 à 3 secondes ! », ajoute-t-il aussitôt. Les professeurs de technologie du lycée Jules-Richard ne sont pas les seuls à s’engager dans la lutte contre la propagation de la pandémie. Certains de leurs collègues de l’école nationale de chimie physique et biologie de Paris– lycée Pierre-Gilles-de-Gennes (XIIIe) vont retrouver le chemin des salles de classes pour fabriquer... des litres de solution hydroalcoolique.
La production sera assurée par des professeurs attachés de laboratoire et des techniciens volontaires du lycée public. Le produit désinfectant (au moins 500 litres pour commencer) sera remis à la Pitié-Salpêtrière ainsi qu’aux agents municipaux du XIIIe arrondissement. La région Île-de-France, responsable des lycées, finance l’opération.

Selon Mr Benoit Hasse - Le Parisien - mardi 7 avril 2020

 

13/04/2020

Règles de prudence pour faire ses courses...

Distance entre les clients, contact avec le chariot, ou précaution d'hygiène lors du paiement, BFMTV.com vous liste les précautions à prendre au supermarché pour respecter les gestes barrières afin de lutter contre la propagation du coronavirus.C’est l’un des rares motifs pour lequel les Français sont encore autorisés à quitter leur domicile: faire ses courses. Le décret du 16 mars 2020 sur les mesures de confinement pour lutter contre le coronavirus indique qu’il est possible de "faire ses achats de première nécessité dans les commerces de proximité autorisés".

Est-il possible d’être contaminé lors d’un contact entre deux étalages alimentaires? Quelles sont les précautions à prendre pour se ravitailler tout en respectant les gestes barrières? BFMTV.com répond aux questions que l'on se pose sur les nouvelles habitudes à prendre lorsqu'on fait nos courses.
C'est une scène désormais habituelle à l’entrée des supermarchés et aux abords des caisses: chaque client doit respecter une distance d’un mètre avec le consommateur suivant. Cette distance permet de limiter en grande partie la transmission du virus, notamment en cas d’éternuement ou de postillon.

"Les caddies, comme toutes les surfaces, peuvent servir de support au virus s'ils sont souillés par des gouttelettes respiratoires d’un sujet contaminé. Le virus peut rester quelques heures sur une surface comme un caddy, mais en quantité faible", peut-on également lire sur son site. Il recommande donc de respecter les gestes barrières en "se lavant les mains" et en "nettoyant le caddy avec une lingette". 

Comment payer ses achats?
"Il n'existe aucune preuve que des virus tels que le coronavirus aient été propagés par les billets", répond la Banque de France. De son côté, le ministère de la Santé assure que "le risque d'être infecté par le #COVID19 en touchant des pièces de monnaie, billets de banque ou cartes de crédit, est très faible".
Au contraire, des supports comme les portes des congélateurs de supermarché sont davantage susceptibles d’être porteur du virus, car au contact de nombreux clients. Toutefois, par sécurité, vous pouvez privilégier le paiement sans contact qui vous permet, donc, de ne pas être en contact direct avec le terminal de paiement.

L’OMS recommande de ne porter un masque seulement "si vous toussez ou éternuez", ajoutant qu’il "n’est efficace que s’il est associé à un lavage des mains fréquent avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon". Le fait de porter des gants est, quant à lui, contre-productif: "Quand on porte des gants, on a potentiellement du virus sur les mains et ensuite on se touche le visage, on a des contacts avec des gens. On contamine son environnement, on contamine les personnes avec qui on a des interactions", avait insisté Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, lors d’une conférence de presse.

"Une personne infectée peut contaminer les aliments en les préparant ou en les manipulant avec des mains souillées, ou en les exposant à des gouttelettes infectieuses lors de toux et d’éternuements", indique l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. Et d’ajouter:

En rentrant, il convient donc de bien se laver les mains, puis de laver les fruits et légumes à l’eau. Lorsque c’est possible, épluchez-les.
Le coronavirus pourrait vivre jusqu'à 24 heures sur du carton et jusqu’à 72 heures sur du plastique, d’après une étude parue le 17 mars dernier dans la revue spécialisée The New England journal of medicine, dont les conclusions sont toutefois remises en cause par certains. Par sécurité, toutefois, vous pouvez jeter tous les emballages en carton, par exemple des yaourts, des céréales ou des plats cuisinés, après avoir lavé vos mains. De même, vous pouvez retirer les emballages plastiques du papier toilette ou des packs d’eau avant de les ranger dans vos placards. 

Selon Mme Esther Paolini - BFMTV - lundi 23 mars 2020

 

 



 

 

 

12/04/2020

Des repas à Palaiseau pour les soignants...

« Le temps d'un repas, nous avons pensé à autre chose. Ce que vous nous avez livré nous a donné plus de courage pour continuer à affronter ce Covid-19. » Ce message reçu d'un médecin de l'hôpital Cochin (Paris, XIVe), Evagoras Mavrommátis le garde précieusement sur son téléphone, comme des dizaines d'autres. Avec ses frères Andréas et Dionysos, il est à la tête de la Maison Mavrommátis, célèbre institution de la gastronomie grecque en France. Depuis le début de la crise du coronavirus, 300 repas sont élaborés dans leurs cuisines centrales situées à Palaiseau et livrés gratuitement aux personnels soignants des hôpitaux de la région parisienne

Mercredi, les pompiers de Palaiseau goûteront à leur tour à ces plats helléniques réputés pour leur excellence. Houmous, caviar d'aubergines, moussaka, tzatzikis, aubergines farcies, feuilles de vigne farcies au riz, yaourts grecs au miel… Des spécialités méditerranéennes qui mettent un peu de baume au cœur à toutes ces personnes mobilisées contre le coronavirus.
Pour les frères Mavrommátis , dont Andréas, unique chef grec étoilé en France, il n'était pas question de rester les bras croisés pendant le confinement. « Tous nos restaurants ont été fermés le 14 mars au soir à minuit, raconte Evagoras Mavrommátis. Nous avons pu garder ouvertes quatre boutiques de traiteur à Paris pour de la vente à emporter et des commandes à emporter livrées par des prestataires comme Delivroo ou Uber eats. »
Ce qui signifie que les cuisines centrales de Palaiseau, où sont confectionnés les plats vendus en boutique traiteur, sont restées opérationnelles. L'idée d'offrir aux personnels soignants de quoi se sustenter est venue rapidement. « On a commencé timidement, mais cela a vite pris de l'ampleur, poursuit Evagoras Mavrommátis. Nous travaillons beaucoup avec le corps médical, nous avons beaucoup de contacts. Au fur et à mesure, nous avons été sollicités par de plus en plus d'établissements, de médecins, d'infirmières… »
Les livraisons touchent de nombreux établissements d'Ile-de-France : le centre hospitalier du sud francilien à Corbeil-Essonnes qui a reçu 100 kg de repas le 30 mars, mais aussi des hôpitaux de toute la région parisienne : « Necker, Lariboisière, Cochin, La Pitié-Salpêtrière, Le Kremlin-Bicêtre, l'hôpital de Neuilly, la clinique Geoffroy Saint-Hilaire, Bichat, la résidence Ave Maria », énumère Evagoras Mavrommátis.
À chaque fois, les équipes médicales ne manquent pas de remercier en postant des photos. Au-delà de s'être régalés de mets succulents, ils témoignent de ce que ça leur a apporté. « On leur permet de se changer les idées, la cuisine grecque c'est un peu le voyage, sourit Evagoras Mavrommátis. Dans la culture grecque, aider les autres c'est naturel. C'est un devoir. Offrir des repas à ceux qui se battent contre cette maladie, c'est la moindre des choses. »
Si son frère Andréas est en cuisine, lui se rend tous les jours sur le marché d'intérêt national de Rungis (Val-de-Marne) pour acheter les matières premières. « Je n'ai pas de souci d'approvisionnement, mais comme nous continuons d'acheter des produits de grande qualité et très frais, ils se payent de plus en plus cher, témoigne Evagoras Mavrommátis. Les prix augmentent beaucoup, mais on ne les discute pas car on est déjà content de les trouver. Tant qu'on peut, on continue. »
À Paris, les clients de leurs boutiques restées ouvertes sont tout aussi reconnaissants que les personnels soignants, même si eux payent évidemment ce qu'ils achètent. « Certains, surtout dans notre magasin historique du Ve arrondissement, viennent juste pour parler un peu, juste pour nous remercier d'être là pendant la crise, raconte Evagoras Mavrommátis. On leur devait de ne pas les abandonner. »

Selon Mme Cécile Chevallier - Le Parisien - mardi 7 avril 2020

Y a-t-il des bénéfices et des points positifs au virus?

Ce virus, sournois et virulent, est une saloperie. Il se faufile dans les accolades, dans les poignées de main et, à ce qu’il paraît, jusque dans l’air que nous respirons. C’est un petit microbe insignifiant, et pourtant, après avoir semé la désolation et la mort en Asie, il est parvenu à mettre à genoux le système sanitaire d’une région entière comme la Lombardie. Il a paralysé la septième puissance industrielle mondiale. Il a suspendu le temps, les vies, le travail, les amours. Il a mis sous cloche une nation entière, puis rapidement tout un continent, privant ses citoyens des libertés fondamentales qu’ils avaient conquises au fil des siècles. Il est responsable de la fermeture des écoles dans toute l’Europe. Personne n’y était parvenu jusqu’à présent, pas même Hitler ! Il a fait fermer les parcs, les usines, les plages, les bureaux, les salles de sport, les cinémas, les théâtres. Il a verrouillé jusqu’aux portes des églises, des synagogues, des mosquées.


« Bugiardino ottimista degli effetti collaterali e imprevisti del virus », di Ottavia Cassagrande
Chaque jour, il fait fondre en larmes des infirmières, des médecins, des chefs de service qui tombent malades et meurent l’un après l’autre. Il met sur la paille des entrepreneurs, des commerçants, des libraires, des restaurateurs, des acteurs. Il enchaîne aux masques à oxygène des milliers de malades, les étouffant lentement ou à une vitesse impressionnante. Il peut transformer chacun de nous en porteur asymptomatique qui s’ignore, bombe à retardement prête à envoyer indifféremment à l’hôpital ou ad patres les personnes les plus chères comme de parfaits inconnus.
Il a tué et continue imperturbablement à tuer des milliers de personnes, choisissant les plus faibles et les plus vulnérables. Il oblige l’armée à transporter les cercueils au cimetière parce que les pompes funèbres sont débordées. Il empêche d’honorer les morts par des rites funéraires. Ce virus est une saloperie. Une véritable saloperie, qui en ce moment même, se répand en toute liberté, faisant fi des frontières, dans le monde entier. Il épargne les jeunes et les enfants. C’est la seule pitié qu’il semble manifester à l’égard de notre espèce.
A dire vrai, il a aussi un autre mérite. Il démontre chaque jour qu’Albert Camus avait raison : « Et pour dire simplement ce qu’on apprendra au milieu des fléaux, qu’il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser. » Pendant ce premier mois – un mois, déjà ! – de pandémie, voilà ce que j’ai appris. A Dalmine (à quelques kilomètres de Bergame, l’une des régions les plus touchées), j’ai vu trente travailleurs volontaires maintenir en activité un service de la société Tenaris pour continuer à fabriquer des bombonnes d’oxygène, ô combien vitales ces temps-ci.
J’ai vu des maisons de couture, telle Miroglio, abandonner en l’espace de quelques jours la production d’étoffes et de tissus pour fabriquer 100 000 masques par jour, en grande partie offerts par Giuseppe Miroglio à la direction sanitaire de la Région du Piémont. J’ai vu beaucoup d’acteurs de la mode italienne suivre l’exemple de Giorgio Armani et faire des dons généreux aux structures sanitaires (Prada, Moncler, Versace, tout comme Kering et le groupe LVMH en France). J’ai vu les parfums de Dior, Guerlain et Givenchy se transformer en gel hydroalcoolique. J’ai vu Chiara Ferragni (styliste et animatrice du blog « The Blonde Salad », 17 millions d’abonnés sur Instagram. NDLR), figure incontestée de la vie insouciante, devenir une activiste contre le virus en sensibilisant ses followers et en récoltant des millions d’euros.
Erri De Luca : « L’autorité majeure, c’est le médecin, plus le banquier »
J’ai vu des parterres de spectateurs qui, déployant le hashtag #iononchiedoilrimborso (#jenedemandepasleremboursement), ont renoncé au remboursement de billets de théâtre, concerts, opéras, déjà durement éprouvés par la fermeture forcée. J’ai vu des politiques, des bureaucrates et des fonctionnaires au-delà de tout soupçon admettre que le néolibéralisme et l’austérité ne constituent pas la seule réponse possible. Parfois même, ils ne sont pas la réponse « tout court ». J’ai vu les eaux de la lagune redevenir aussi limpides qu’elles ne l’avaient jamais été depuis l’époque de Thomas Mann et de sa « Mort à Venise ». J’ai vu les géants du Web modifier leurs algorithmes pour mettre en avant une information de qualité et endiguer les fake news (alors, c’était donc possible!). J’ai vu les polémiques stériles, les bavardages inutiles, les agitateurs populaires les plus factieux et les plus opportunistes se taire et finalement garder le silence. J’ai vu pointer malgré tout le printemps, incongru, absurde – et la cruelle frustration de ne pas pouvoir en profiter.
J’ai vu aussi de l’
imagination, un esprit d’adaptation inventif et enviable. J’ai vu mes enfants converger vers l’ordinateur pour le chat vidéo quotidien avec leurs compagnons de classe, comme ils convergent vers la cours de récréation lorsque la cloche sonne. J’ai vu le rideau de fer baissé du restaurant « Dalla Clemi », qui depuis quarante-cinq ans n’a jamais fermé en dehors des jours de repos réglementaires. Elle est pourtant aux fourneaux et son petit-fils fait les livraisons à bicyclette en les laissant sur le pas de la porte. J’ai vu des professeurs de piano donner des leçons à distance sur Skype. J’ai vu des personal trainers entraîner des gens par le biais des écrans. J’ai vu des théâtres offrir des spectacles en streaming ; des bibliothèques, des cinémathèques, des éditeurs mettre leur catalogue en ligne gratuitement ; des musées, leurs chefs-d’œuvre. J’ai vu souffler sur les bougies d’anniversaire en réunion virtuelle.
J’ai vu une petite entreprise comme Isinnova développer une technique qui transforme des masques de plongée en imprimant en 3D les valves d’adaptation aux respirateurs dont l’hôpital de Chiari (Brescia) avait un besoin urgent et désespéré. J’ai vu des médecins et des infirmières soigner des patients sans protections adéquates. J’ai vu des jeunes apporter leurs courses aux personnes âgées. J’ai vu des réseaux d’amis prendre soin à distance des personnes seules, enfermées à la maison depuis des semaines au risque d’une dépression nerveuse. J’ai vu les Italiens danser, chanter et applaudir à leurs balcons alors que dans d’autres endroits de la planète certains faisaient la queue pour acheter des armes.
L’insoutenable légèreté du capitalisme vis-à-vis de notre santé, par Eva Illouz
J’ai vu des mèmes et des traits d’humour pulluler sur le web, preuves évidentes de l’éclatant état de santé de cet art italien de la dédramatisation. J’ai vu, je vois et je verrai bien d’autres choses. Il y a deux choses que je voudrais voir encore. Trois, plutôt. Et pas forcément dans cet ordre. 1) Je voudrais voir les Italiens applaudir de leur balcon les mères, les épouses, les femmes qui depuis maintenant un mois font tourner ces maisons, dernier rempart contre le virus. 2) Je voudrais voir les Italiens, toujours de leur balcon, observer une minute de silence pour les morts. 3) Je voudrais voir le vaccin. Je voudrais le voir au plus vite. Et gratuit pour tous.
Bien sûr, j’ai vu tout cela en étant enfermée à la maison. J’ai simplement choisi où regarder. Si vous regardez entre les civières, les lits alignés aux urgences, les bulletins d’information désastreux, les appareils respiratoires, les rubriques nécrologiques qui s’allongent de jour en jour, les files de cercueil et les masques qui sont désormais notre quotidien, je suis certaine que vous les verrez vous aussi.
J’ai vu tant de choses que vous, humains… A la fin, quand tout sera fini, lui aussi, ce maudit virus qui se niche dans nos poumons en aura vu, tant de choses. Il veut nous couper le souffle, mais il ne parviendra pas à nous priver d’esprit. Parce que ce n’est pas le plus fort ou le plus intelligent qui survit, mais celui qui s’adapte le mieux. C’est Darwin qui l’a écrit.
(Librement traduit de l’italien par Véronique Cassarin-Grand. et selon Mme Ottavia Casagrande (Ecrivaine) - L’Obs - jeudi 26 mars 2020

10/04/2020

Valoriser les "petits métiers"...

Le secrétaire général de FO demande un geste pour les professions "qu'on ne voyait jamais auparavant" et qui sont devenues indispensables.
La France est entrée mercredi dans sa 16ème journée de confinement à cause de l'épidémie de coronavirus. Pourtant, près de 19 millions de personnes doivent se rendre chaque jour au travail, qu'il s'agisse des soignants, des caissières, des livreurs, des routiers, des postiers, des éboueurs, des agents de nettoyage...
"Le gouvernement tient parfois des discours contradictoires. Par exemple, au titre de la continuité économique, y compris dans des secteurs essentiels, il a pris des ordonnances - contre l'avis des syndicats et d'ailleurs y compris les organisations patronales au plan national - qui permettent d'allonger le temps de travail jusqu'à 60 heures par semaine. C'est l'inverse qu'il faut faire puisque dans ces secteurs indispensables, il faut plutôt ménager les salariés, et ne pas ajouter au risque épidémique un risque sur la santé au travail", a estimé Yves Veyrier, le secrétaire général de Force ouvrière, mercredi sur RFI.
Valoriser des métiers "qu'on ne voyait pas"
Il s'est montré prudent sur la prime défiscalisée que les entreprises peuvent verser aux salariés. "Ceux qui pourront la percevoir s'en satisferont évidemment. Mais nous avions mis en garde pour que ce ne soit pas une prime versée contre un risque, en cas d'insuffisance de protection", a jugé Yves Veyrier. "Ensuite on va se heurter à une difficulté, c'est que tout le monde ne va pas toucher cette prime ou au même niveau (...), selon la santé financière des entreprises donc c'est un peu compliqué", à ses yeux.
Il a au
ssi voulu défendre les milliers de femmes de ménages, caissiers, ou livreurs (entre autres) qui se rendent au travail. "Ce qui nous paraît important c'est que toutes les professions qu'on ne voyait jamais auparavant (...), tous ces petits métiers, on s'aperçoit qu'ils sont indispensables à la population et au sortir de cette crise, il faudra un grand plan de revalorisation, y compris sur le plan de la rémunération car on s'aperçoit tout à coup que ces métiers-là sont des métiers extrêmement importants", a jugé le patron de FO.

Selon Boursier.com - Boursier - mercredi 1 avril 2020

 

09/04/2020

Les avantages de l'aide à la personne...

Dans TV Mag , Mme Valérie Viallet-Faust a écrit un article concernant les avantages de l'aide à la personne. Créés pour soulager les particuliers dans les tâches quotidiennes, les services à la personne (SAP) apportent un soutien à domicile, notamment pour les proches âgés et/ou dépendants. Ces SAP rregroupent pllus de 1,2 million de salariés, environ 4 millions de foyers employeurs et 26 activités obligatoirement effectuées à domicile ou ayant un rapport direct avec l'habitat.

L'aide à la personne peut donner droit à un crédit d'impôt sur le revenu de 50% des sommes engagées dans la limite de 12 000 euros par  an. La liste des activités se découpe en 3 catégories: tout d'abord les services du quotidien (ménage, jardin,bricolage, repas, repassage). Il y a ensuite les services d'assistance et d'accompagnement aux personnes âgées, handicapées ou dépendantes (toilette, esthétique, voiturage) et les services aux familles (garde d'enfants, soutien scolaire, aide informatique).

Généralement, le dispositif CESU (chèque emploi service universel) géré par l'Ursaf simplifie les démarches de l'employeur. Afin de trouver une structure proche de chez soi, consulter l'annuaire du site www.entreprises.gouv.fr/service-a-la-personne.

Lyliane

08/04/2020

Circuits courts: le Val de Loire s'organise!

701 produits du territoire référencés et 60.000 visites sur le site Internet Produits-frais-locaux-centre-valdeloire.fr en trois jours. Le nouvel outil collaboratif, lancé par le Centre Val de Loire pour donner une bouffée d'oxygène aux producteurs et aux commerçants en période de confinement, bénéficie d'un démarrage allant au-delà des espérances de la collectivité. Le chiffre d'un millier de produits proposés, qui constituait l'objectif initial de la région présidée par François Bonneau, devrait être atteint dès le 10 avril. A la clé, une large palette de fruits, légumes, laits, œufs, viande et volailles accessibles en quelques clics. Réparties géographiquement, les denrées fraiches peuvent être livrées ou récupérées sur place.

Cet immense marché régional dématérialisé est encore enrichi par le référencement exhaustif des autres initiatives de circuits courts d'alimentation déjà existants à l'échelle des communes et des départements. Achats groupés, drives fermiers, paniers de producteurs : une cinquantaine de dispositifs fonctionnent déjà en Centre Val de Loire. Pour accroître la notoriété de sa plateforme, la région investira par ailleurs 70.000 euros en communication dans les médias locaux. Calendrier oblige, ces campagnes mettront notamment en valeur les produits consommés autour de Pâques, comme l'agneau du Berry. Les secteurs de production les plus touchés bénéficieront également d'un coup de pouce promotionnel.

Fleurs et formages de chèvres dans l'œil du cyclone:
Plusieurs filières agricoles du Centre Val de Loire sont plus particulièrement touchées par la baisse de clients résultant de l'épidémie de Covid 19. Il s'agit au premier chef de l'horticulture qui vient seulement de récupérer l'autorisation de vendre en GMS et ne peut plus écouler ses produits depuis la fermeture des fleuristes le 15 mars. D'après Philippe Noyau, président de la Chambre régionale d'agriculture, le manque à gagner pour les quelque 200 producteurs de fleurs du Centre Val de Loire avoisinerait 100 millions d'euros. Autres producteurs sinistrés les éleveurs caprins et les viticulteurs dont les débouchés à l'exportation se sont taris. Les exploitations de fraises et d'asperges de Sologne, pour lesquelles la saison de récolte approche, connaissent quant à elles une pénurie de main d'œuvre saisonnière qui menace une partie de la production.

Outil durable de consommation:
Pour le président de la région, cet accueil favorable des professionnels et des consommateurs valide la stratégie de la région en faveur des circuits cours et la pousse à enfoncer le clou. « Au même titre que la relocalisation de certaines entreprises, cette crise sanitaire aura après coup une incidence favorable sur l'écosystème agricole régional, assure François Bonneau. De fait, elle met en exergue le bien-fondé de manger des produits locaux, frais et sains, au détriment des marchandises issues de pays lointains ou consommées hors saison ». Conséquence, la plateforme ponctuelle Produits-frais-locaux-centre-valdeloire.fr sera adaptée et pérennisée dans la durée. Également au programme, le lancement, déjà dans les cartons mais désormais accéléré, d'une marque régionale autour de l'alimentation l'été prochain. Le nouveau label, dont l'identité n'a pas été révélé, mettra en relief la beauté et la grandeur du Centre Val de Loire, indique simplement François Bonneau.

Alors qu'attendent les autres régions françaises pour s'y mettre aussi? Et les Présidents des autres régions, les syndicats agricoles pour lancer des initiatives similaires, afin de préparer dès aujourd'hui le "monde d'après".(Lyliane)

Selon Mr Guillaume Fischer, à Tours - La Tribune - dimanche 5 avril 2020

Nous sommes dans un passage de cap pour l'humanité, selon Mr N. Hulot...

"La nature nous envoie un message, elle nous teste sur notre détermination", a estimé Nicolas Hulot sur BFMTV, alors qu'il était interrogé sur la crise du coronavirus. "On assiste à un passage de cap de l'humanité", a estimé l'ex-ministre Nicolas Hulot, dimanche soir sur BFMTV, au sixième jour de confinement. Pour l'écologiste, la crise du coronavirus constitue une "sorte d'ultimatum de la nature".

En fin de compte, "avec la mondialisation effrénée, le mal se propage plus vite que le bien", a-t-il insisté.
"Un autre modèle"
"L'humanité est confrontée à ses limites. Il y a un autre modèle à inventer", a ajouté l'ancien ministre avant d'asséner: "il faudra se retrouver autour d'une vision" en s'appuyant sur "la solidarité". 

"Ce qui m'intéresse, c'est demain. La nature nous envoie un message, elle nous teste sur notre détermination", a estimé Nicolas Hulot. 

Selon Mme Hélène Favier - BFMTV - dimanche 22 mars 2020

07/04/2020

Le SAMU social lance un appel en faveur des plus démunis...

En raison d'un manque de bénévoles pendant le confinement, les associations d'aide aux sans-abri ne peuvent plus effectuer autant de distributions alimentaires qu'auparavant. Pendant ce confinement, les bénévoles du Samu social et autres associations d'aide aux plus démunis sont de moins en moins nombreux à arpenter les rues de Paris. Conséquence de cela pour les sans-abri et les personnes sans logement hébergées temporairement: "la situation quotidienne est encore plus difficile" depuis le début de l'épidémie de coronavirus, résume auprès de BFM Paris Alain Christnacht, président du Samu social de Paris.
"Leurs conditions de vie se sont aggravées, et pour certaines personnes, c’est une question de survie", assure-t-il, expliquant que la principale difficulté à laquelle les personnes à la rue doivent aujourd'hui faire face est le manque de ressources alimentaires
Le président du Samu social de Paris en appelle donc aujourd'hui à la solidarité des Parisiens, en lançant un appel aux dons de tickets restaurants à destination des plus démunis. "Nous avons mis en place un système de distribution de tickets restaurant, une banque nous en a donné 20.000", déclare Alain Christnacht. Les personnes qui souhaiteraient faire un geste et donner des tickets restaurant au Samu social peuvent les envoyer au 59, rue Ledru Rollin, 94200, Ivry.

Un appel aux bénévoles
Le président du Samu social a également lancé un appel aux bénévolat ce lundi.
En janvier dernier, pas moins de 3550 sans-abri avaient été recensés à Paris. La région Ile-de-France et la mairie de la capitale ont d'ores et déjà annoncé des mesures d'hébergement d'urgence à destination de ces personnes, de manière à ce qu'elles puissent respecter le confinement.

Selon Mme Juliette Mitoyen - BFMTV - lundi 23 mars 2020

 

05/04/2020

Quelques exemples de jeunes en service civique qui agissent pendant le confinement...

Malgré le confinement, une cinquantaine de jeunes en service civique des antennes Unis-Cité de Dijon, Chalon-sur-Saône et Besançon, luttent contre l'isolement des personnes âgées. Mais au téléphone ou par courrier !

Par Maryline Barate


« Se sentir utile autant pour les autres que pour soi ! », c'est le credo des 16-25 ans qui font un service civique au sein de l'organisme Unis-Cité. Mais le confinement aurait pu mettre un coup d'arrêt à leur action. Une perspective d'autant plus fâcheuse pour ceux qui participent au programme Intergénéreux, destiné à lutter contre l'isolement des personnes âgées. Finies les visites de convivialité chez ces seniors - dont on sait qu'ils sont des proies faciles pour le Covid-19 - au moment où ils en ont le plus besoin ! 


Un coup de téléphone pour rigoler ensemble

Epaulés par l'organisme, les volontaires ont donc décidé de réagir et de se réorganiser pour maintenir ce lien par téléphone et par correspondance. « Avec mon binôme Evan, on appelle Monsieur Perdrix tous les deux jours. On le connaît depuis décembre, habituellement on lui rend visite chaque semaine. On s'entend très bien. », explique Pauline Amiotte, 19 ans.

Ce Dijonnais de 99 ans a vu son nombre de visites se réduire depuis le début de la pandémie, afin de protéger sa santé. « Il était impensable pour nous de le laisser tomber !  On lui offre un petit moment de sourire. C'est quelqu'un de très joyeux à la base et, au téléphone, c'est pareil. Il rigole tout le temps ! On voit que ça lui fait du bien. Il nous dit sans cesse : "merci mes enfants !" », poursuit Pauline.
 
Pauline, en service civique à Unis-Cité Dijon / © D.R
Pauline, en service civique à Unis-Cité Dijon / © D.R
 

Lutter contre l'angoisse


Pour Vanesa Taranis, 23 ans, le lien est également très fort avec Yvette, une Chalonnaise 88 ans. En duo avec Elise, cette volontaire de l'antenne de Chalon, appelle cette dame quotidiennement. Et Yvette est ponctuelle, elle attend ce coup de fil salutaire près du combiné. Vanesa lui écrit également.

« C'est une dame très active. Elle a pour habitude de se promener chaque jour dans son quartier, de manger une à deux fois par semaine dans un petit resto près de chez elle. Quand le confinement a eu lieu, on l'a sentie très stressée. Il lui est arrivé de pleurer au téléphone. Alors, on la réconforte. Comment définir ce rôle ? C'est entre le psy et l'amie, quelque chose comme cela. », confie Vanesa, qui souhaite se sentir utile même coincée chez elle.

 
Vanesa Taranis, volontaire en service civique à l'antenne chalonnaise d'Unis-Cité. / © D.R
Vanesa Taranis, volontaire en service civique à l'antenne chalonnaise d'Unis-Cité. / © D.R
 

Parler de tout et de rien

A 21 ans, Océane L'Hoste, en service civique à Unis-Cité Dijon, ne dit pas autre chose. Avec sa coéquipière Sarah, elle téléphone à Yolande, 82 ans, deux fois par semaine. « On prend des nouvelles, on parle de tout et de rien. On peut parler pendant une heure. C'est déjà ça mais on a hâte de se revoir en chair et en os après le confinement ! », conclut Océane. 
 
Océane L'Hoste, en service civique à Inis-Cité Dijon / © D.R
Océane L'Hoste, en service civique à Inis-Cité Dijon / © D.R

Bref, que ce soit en téléphonant régulièrement à des personnes âgées confinées en EHPAD ou en proposant de faire des courses pour des personnes isolées dans le voisinage, il y a de nombreuses façons de se rendre utile malgré le confinement actuel!
Lyliane

 

 

02/04/2020

Comment réduire sa consommation pendant le confinement selon Greenpeace...

 

Il est primordial de rester chez nous, mais aussi de continuer à lutter pour la planète. Nous vous donnons quelques conseils pour rester (ou devenir !) aussi écolo que possible pendant cette période de confinement difficile. Bien entendu, ces conseils sont aussi valables hors temps de crise. Ensemble, essayons de mettre à profit cette période pour prendre de bonnes habitudes et cultiver la bienveillance à l’égard de la planète et de ses habitants.

1. Alimentation

2. Consommation

  • J’économise le chauffage, principal poste de dépense énergétique à la maison. Je pense à l’éteindre dans les pièces vides, je baisse la température (19 °C dans les pièces à vivre, 16 °C pour dormir) et j’enfile un pull si besoin.
  • Je limite ma consommation d’électricité grâce à ces conseils très simples, et je me décide à changer de fournisseur d’énergie pour choisir une électricité verte.
  • Je profite de mon temps libre pour dégivrer mon congélateur, car la formation de givre entraîne une surconsommation électrique et use plus rapidement les appareils.
  • Je retouche mes vêtements troués, je fais le tri dans les vêtements qui traînent dans les placards pour les donner à des associations caritatives à la fin de la crise.

3. Numérique

  • Je vide ma boîte mail. Le stockage de tous ces mails inutiles fait tourner les data centers à plein régime ! C’est le moment ou jamais de faire le tri.
  • J’éteins ma box et autres appareils lorsque je ne m’en sers pas, plutôt que de les laisser en veille.
  • Je limite ma pollution numérique quand je regarde des vidéos, je privilégie le Wifi à la 4G, et le filaire au Wifi, et je suis ces conseils.
  • Je pars à la recherche de mes vieux appareils électroniques dans mes

    En savoir plus sur la pollution numérique.

    Bien entendu, nous vous invitons aussi à prendre soin de vous et de vos proches, et à être solidaires du personnel des hôpitaux, des services alimentaires, et de toutes celles et ceux qui sont en première ligne. La solidarité est une force et les semaines qui vont suivre peuvent être aussi l’occasion de repenser à ce qui est important dans notre rapport à la consommation et aux comportements quotidiens. Nous vous rappelons aussi que, si ces actions individuelles sont essentielles, elles ne suffiront pas à elles seules à enrayer la crise climatique qui continue de sévir, et qu’un changement systémique est indispensable.

  • Greenpeace (www.greenpeace.fr)

31/03/2020

Facebook s'engage en faveur des petites PME impactées par le COVID 19...

Facebook multiplie les annonces face à la pandémie du coronavirus. Le géant américain a promis ce mardi le lancement d'un "programme de dons de 100 millions de dollars" à destination de 30.000 petites et moyennes entreprises dont l'activité est affectée par la crise du COVID-19, selon un communiqué de presse.
Le programme sera en priorité orienté dans les 30 pays dans lesquels Facebook opère dans le monde - dont la France.
"Nous avons bien compris qu'un soutien financier pouvait aider les petites entreprises à survivre et à payer les gens qui ne peuvent pas se rendre sur leur lieu de travail", a écrit la numéro 2 de Facebook, Sheryl Sandberg, dans une publication sur le réseau social.
Les dons devraient être réalisés par subventions et crédits publicitaires. Ces derniers consistent en des coupons pouvant être activés pour publier des annonces sur Facebook et Instagram. Le réseau social devrait préciser les critères d'éligibilité dans les "semaines à venir" de cette première initiative.

Un appel de fonds lancé pour l'OMS et l'ONU
D'autre part, Facebook a répondu le 13 mars à l'appel de fonds des Nations Unies et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), baptisé "Covid-19 solidarity response fund". Le but : "soutenir directement le travail mondial de l'OMS pour aider les pays à prévenir, à détecter et à répondre au COVID-19", a expliqué le géant américain.
Le réseau social a donc déployé sur sa plateforme la possibilité de faire un don. Alors que l'objectif est fixé à 10 millions de dollars (environ 9,1 millions d'euros), plus de 146.000 utilisateurs Facebook ont déjà donné l'équivalent de 3,5 millions d'euros en cinq jours.

Selon latribune.fr - La Tribune - mardi 17 mars 2020

30/03/2020

La nouvelle stratégie industrielle de l'UE...

La Commission européenne entend remettre à plat toute sa stratégie industrielle afin de s'adapter à la nouvelle donne mondiale. Ce mardi, Bruxelles a ainsi dévoilé les grands axes de cette stratégie qui constitue une pierre angulaire pour Ursula von der Leyen, sa présidente.
Cette nouvelle vision s'appuie sur plusieurs piliers: le pacte vert, la numérisation de l’économie, un nouveau droit de la concurrence à l'aune de l'émergence de nouveaux géants industriels et de la mondialisation, et l'inclusion forte des PME dans des écosystèmes dédiés.

Ecosystèmes prioritaires
La Commission a retenu une vingtaine d'"écosystèmes" prioritaires (comme l'industrie automobile, l'aéronautique-espace, la construction durable...). Chacun de ces écosystèmes sera composé de grandes entreprises du secteur, mais aussi de PME, de laboratoires de recherches et d'universités. Pour bien les identifier, la Commission travaillera en étroite collaboration avec un forum industriel, mis en place d'ici septembre 2020 et composé de représentants de l'industrie, des partenaires sociaux, de chercheurs, d'Etats membres et des institutions de l'UE.
Ces annonces sont plutôt bien accueillies par Philippe Varin, président de France Industrie, invité sur le plateau de Inside sur BFM Business.
PIIEC
Pour l'ancien président de Peugeot, les domaines prioritaires de ces écosystèmes sont "la nanoélectronique, ce sont les batteries, c'est la cyber sécurité, c'est l'hydrogène, c'est la décarbonation des procédés industriels, c'est tout ce qui concerne l'e-santé".
L'exécutif européen entend également favoriser le développement de projets importants d'intérêt européen commun (PIIEC), des sortes de "mini-Airbus" dans un secteur bien précis, comme Paris et Berlin l'ont déjà fait avec les batteries de voitures électriques. 
Reste la question d'un accord entre les Etats dans une Union européenne qui n'est même pas capable de s'accorder sur son budget. "C'est justement l'intérêt de cette approche", avance Philippe Varin. "Quand les industriels disent: on est prêts à avoir un partenariat sur l'hydrogène par exemple, l'Europe si on lui demande peut créer un PIIEC et à ce moment là, les Etats peut aider ces acteurs, c'est un premier intérêt. Le deuxième intérêt, c'est de faire en sorte que les outils européens qui sont assez multiples aujourd'hui mais qui ne sont pas adaptés à toutes les situations", le soient "au cas par cas et ça c'est une vraie nouveauté".
Selon Mr Olivier Chicheportiche avec AFP - BFM Business - mardi 10 mars 2020

28/03/2020

Confinés comme des astronautes...

La Cité de l’Espace diffuse en ligne des missions drôles et instructives à remplir en famille, confinés comme des astronautes.

ENFANTS - La Cité de l’Espace diffuse en ligne des missions drôles et instructives à remplir en famille, confinés comme des astronautes
Vivre dans un endroit clos, parfois serrés à plusieurs, et avec un accès restreint sur l’extérieur… Privée de ses visiteurs, la Cité de l’Espace, ose le parallèle entre notre confinement forcé et la vie des astronautes dans leur station spatiale.
Pour garder le contact, ses médiateurs scientifiques ont brainstormé à distance et créé des « missions » diffusées sur Internet. « Elles durent 15 minutes, pas plus, et nous allons en diffuser une tous les deux jours », précise Christophe Chaffardon, le directeur Education et Médiation scientifique du parc.

Coupes de cheveux spatiales et plats épicés
Ludiques, les défis nécessitent un matériel rudimentaire : un simple mètre ruban ou même une ficelle par exemple, pour le premier tuto qui explique – et prouve – qu’on grandit la nuit dans son lit, comme Thomas Pesquet lors de son séjour dans la Station spatiale internationale, pour rapetisser le matin.
Un mouchoir en papier et un bouchon de bouteille suffisent pour la deuxième mission, histoire de se laver avec des lingettes spatiales à hydrater. Eh oui, il n’y a pas de douche dans l’ISS, pas la peine, parce qu’avec l’impesanteur les gouttes d’eau resteraient en suspension.
Et gardez encore du chocolat au fond du placard pour la session #AstronauteChezSoi de mercredi. Grâce à lui vous découvrirez pourquoi les astronautes mangent épicé. L’équipe de la Cité de l’Espace promet pour bientôt une « coupe de cheveu dans l’espace », pour laquelle on soupçonne qu’il faudra sortir son aspirateur.

Evidemment, les internautes sont invités à partager, notamment sur Instagram, leurs aventures confinées.

Selon Mme Hélène Ménal - 20 Minutes - mardi 24 mars 2020

27/03/2020

Faut-il rouvrir certains marchés?

Porte-parole de la Confédération paysanne, Nicolas Girod appelle le gouvernement à rouvrir certains marchés ou à les transformer en «points d'approvisionnement» alimentaires sécurisés. Il estime que cette crise réconcilie les Français avec ceux qui les soignent et les nourrissent.
Nouvelles solutions pour s’alimenter après la fermeture des marchés, risque de faillite chez les paysans… Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne, le troisième syndicat français dans le secteur, est actuellement confiné dans le Jura avec sa famille et ses vaches laitières qui servent à fabriquer du comté. Il nous livre ses constats et propositions alors que les agriculteurs sont sommés de continuer à travailler pour nourrir la population.

Le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume a appelé lundi «ceux qui n’ont plus d’activité» à «rejoindre la grande armée de l’agriculture française». Comment accueillez-vous cette proposition d’aide ?

Nous sommes sceptiques. Il y a en effet, d’un côté, des milliers de personnes qui sont actuellement sans emploi, de l’autre, des besoins de solidarité dans le monde paysan, par exemple pour la récolte des fraises et des asperges, pour la taille des vignes… Mais des questions se posent. Je ne sais pas comment nous allons établir la relation entre les deux populations. Par ailleurs, quel serait le cadre juridique et fiscal adopté ? Nous avons trouvé la sortie du gouvernement un peu légère.
Le gouvernement précise que les revenus issus de l’agriculture viendront compléter l’allocation-chômage ou l’activité professionnelle conservée. En outre, une plateforme sera lancée par Pôle emploi pour mettre en relation les employeurs de la filière et «les Français [qui] peuvent choisir d’aller renforcer la chaîne agricole et Cela ne nous dit toujours pas qui paye : avec quels fonds supplémentaires un paysan pourrait-il rétribuer cette main-d’œuvre ? Nous sommes aussi dubitatifs sur les possibilités de faire traverser la France à des gens pour nous rejoindre en pleine période de confinement. Une fois arrivés sur place, nous ne savons pas non plus comment leur garantir des conditions de travail conformes à la protection sanitaire contre le coronavirus (masques, etc.). Il subsiste trop de flou dans ce plan. A la place, nous encourageons des initiatives locales, notamment en sollicitant des étudiants en formation agricole qui ont une partie de leurs journées de libre.

Cela suffira-t-il ? Certains agriculteurs s’inquiètent de ne pas pouvoir disposer de leur main-d’œuvre habituelle, souvent venue du Maroc ou d’Europe de l’Est, en raison de la fermeture des frontières… En temps normal, nous sommes très vigilants sur les conditions de travail, de rémunération, de logement de ces travailleurs détachés. Le fait que le monde agricole français soit dépendant d’une main-d’œuvre sous-payée, surexploitée voire, hélas, parfois maltraitée, n’a jamais été une solution.

Le Premier ministre a annoncé lundi l’interdiction de tous les marchés en plein air sauf dérogation préfectorale. Comment peut-on réorganiser la distribution alimentaire Pas question de baisser les bras ! Nous comptons sur le pouvoir dérogatoire des préfets pour rétablir des marchés. Nous travaillons également avec le ministère de l’Agriculture sur un projet des lieux alternatifs, qu’on n’appellerait plus «marchés» mais «points d’approvisionnement». Il s’agirait d’une distribution de denrées alimentaires suivant un système de commande préalable. Et, sinon, nous espérons que le gouvernement revienne sur son interdiction générale.

Plusieurs médecins ont pourtant appelé à fermer les marchés, lieux à forte affluence…
Nous maintenons que les marchés peuvent tout à fait respecter les directives de santé : stands espacés et réservés à la nourriture, prix calibrés pour limiter les échanges de monnaie, paniers préparés assez tôt, étalement des horaires de marché, etc. Il est regrettable que, pour quelques marchés présentant des problèmes à cause de flux de population importants, l’ensemble des marchés ait été supprimé. C’est un double gaspillage : alimentaire (que faire de la nourriture produite ?) et économique (qui va payer pour le manque à gagner des paysans ?).

Que pensez-vous de l’appel lancé lundi aux grandes surfaces par Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, pour privilégier les liens avec les agriculteurs français ?
Il est difficile d’admettre que le seul moyen d’écouler les productions locales passe par les supermarchés. Je ne crois pas que ce soit vraiment le seul endroit où peuvent s’appliquer des mesures sanitaires ? Au contraire, avec la fermeture des marchés, leur fréquentation devrait s’accroître de manière risquée… Nous acceptons la main tendue par les GMS [grandes et moyennes surfaces, ndlr] et le gouvernement parce que certains paysans travaillent déjà localement en relation avec ces modes de distribution. Mais le coronavirus ne saurait être en aucun cas une excuse pour concurrencer ou affaiblir encore un peu plus la vente directe (à la ferme, paniers Amap,…) et les marchés alimentaires.
Il y a cette idée très valorisante que les paysans sont indispensables à la population et «nourrissent la France».

On sent bien qu’en cette période, la population se reconnecte avec ce qui est vital, avec les professions qui soignent ou qui nourrissent – des gens indispensables et pourtant payés au lance-pierre. Mais il ne faut pas seulement applaudir les soignants à 20 heures aux fenêtres. Une fois la crise passée, il faudra conserver cette prise de conscience et redéfinir nos priorités et notre modèle de société.
Selon Libération le 25/3/2020

26/03/2020

Fabriquer des masques avec des chutes de cravates...

Un fabricant italien de cravates a décidé d'utiliser ses chutes de tissu pour fabriquer des masques antivirus, a rapporté lundi l'agence AGI.
"Nous produirons 10.000 masques de protection avec les chutes de tissu. Les sommes récoltées seront versées à la région de Calabre (extrême Sud, la pointe de la botte) pour qu'elle puisse acheter du matériel médical", a expliqué le patron de l'entreprise, Maurizio Talarico, lui-même originaire de Catanzaro en Calabre.
"Je crois que c'est un moment où nous devons tous être généreux et mettre à la disposition des gens ce que nous sommes capables de faire", a-t-il ajouté.
"Je me suis demandé ce que je pouvais faire dans ce moment tragique pour l'Italie et pour ma région, la Calabre (...) Avec les chutes de tissu, j'ai pensé à produire des masques: même s'ils ne sont pas homologués, ils peuvent certainement protéger ceux qui ne sont pas contaminés".
L'homme d'affaires prévoit d'en produire au total 10.000, au rythme de 500 par jour. "Au début je comptais les distribuer gratuitement mais j'ai pensé ensuite qu'en Calabre, ma région natale, il y a un grand manque de matériel médical". 
Pays le plus touché d'Europe par le coronavirus, l'Italie a enregistré au total 1.809 décès et 24.747 cas, avec notamment un bond de 368 nouveaux décès en 24 heures, un record, selon le dernier bilan en date publié dimanche soir.

Selon AFP - AFP - lundi 16 mars 2020

Protège ton soignant...

Le concept de ce collectif est de commander du matériel médical sans intermédiaire auprès de fournisseurs de confiance, en Europe et en Chine. Et de les distribuer rapidement par ses propres moyens vers les zones d’urgence.
Des artistes, des médecins et des entrepreneurs -Jonathan Benhamou (PeopleDoc), Alexis Bonillo (co-fondateur Zenly), Anthony Bourbon (fondateur et CEO Feed), Marie Ekeland (Présidente du Conseil National du Numérique, Co-fondatrice Daphni), Hind EIidrissi (CEO Wemind), Tatiana Jama (co-fondatrice)Joyce Jonathan (chanteuse), Carole Juge (Fondatrice Joone), Nicolas Lapomarda (co-fondateur Heetch), Céline Lazorthes (Fondatrice Leetchi.com), Daniel Marhely (co-fondateur Deezer, Blackpills), Thierry Marx (chef), Nathalie Rykiel (écrivaine), Juliette Seydoux (artiste), etc.- viennent de lancer l’initiative, #ProtègeTonSoignant, pour soutenir dans l’urgence le personnel de santé français dans la lutte contre le virus Covid-19. 

Selon Thomas Clozel, ancien chef de clinique des Hôpitaux de Paris et membre du collectif, il faut «agir vite en faveur de ceux qui combattent le virus Covid-19 en première ligne: personnel hospitalier, médecins de ville, infirmières libérales, aides-soignants, pharmaciens, Ambulanciers...Toutes et tous réclament de pouvoir travailler dans des conditions de sécurité minimum».
La France a annoncé le 21 mars avoir commandé 250 millions de masques à destination des personnels de santé. Cela s’ajoute à un stock de 86 millions de masques, dont 5 millions de FFP2 plus protecteurs. «Les mesures prises par le gouvernement français sont importantes mais les besoins en matériel sont colossaux et s’accélèrent», souligne le collectif.
Agilité et rapidité
Grâce à ses réseaux et ses savoir-faire, les médecins et entrepreneurs ont pu identifier les besoins en matériel directement auprès des hôpitaux, et des conseils départementaux. Leur concept est de commander du matériel sans intermédiaire auprès de fournisseurs de confiance, en Europe et en Chine. Et, une fois la qualité officiellement vérifiée, de le distribuer par ses propres moyens vers les zones d’urgence pour éviter vols ou pertes. «Nous sommes des entrepreneurs, donc habitués à être efficaces, explique Tatiana Jama. Et d’expliquer que «les autorités sont obligées de passer par des appels d’offres avec des contraintes administratives lourdes. Nous sommes plus agiles et plus rapides, tout en respectant scrupuleusement les règles sanitaires». Le collectif insiste sur le fait que cette initiative citoyenne est «complémentaire des efforts du gouvernement, qui est tenu informé de chaque avancé au jour le jour».
Les membres engagées ont d’ores et déjà réalisé et financé par leurs propres moyens une première commande. L’hôpital de Colmar devrait être livré cette semaine de respirateurs. Puis, ce sera Cochin, à Paris, qui recevra à son tour respirateurs, des tests de dépistage et masques. «Mais nous ne cachons pas que nous avons besoin de toutes les bonnes volonté pour passer d’autres commandes!», conclut le collectif #ProtegeTonSoignant.

Selon Mme Marie Visot - Le Figaro - mardi 24 mars 2020

23/03/2020

L'exemple économique de la Camif...

Lorsqu’il reprend la Camif en 2009, Emery Jacquillat a deux ambitions: celle de sortir la Camif de la faillite et donner un nouvel élan à l’emploi dans la région. Notamment à Niort (dans les Deux-Sèvres) où se situe son siège social.
Invité sur BFM Business ce vendredi dans l'émission "Objectif raison d’être", la nouvelle émission de BFM Business qui met en lumière les entreprises qui misent sur une économie plus responsable, le patron de la Camif explique avoir "fait le choix très particulier à l’époque de miser sur la qualité, la fabrication française et le développement durable". Avant d'expliquer: "Aujourd’hui, on travaille avec 137 fabricants français. On fait 73% de notre chiffre d’affaires avec ces fabricants français. Ce qui a un impact social positif puisque pour un emploi à la Camif, on a 14 emplois en France. Donc un modèle d’impact positif sur les enjeux sociaux et aussi sur les enjeux environnementaux. (…) L’idée c’est d’accélérer cette transformation, d’une consommation et d’une production plus responsable et d’une économie sans doute plus circulaire, plus locale, plus inclusive. C’est au cœur des enjeux de la Camif", assure son PDG.

Une entreprise à mission?
Aujourd’hui, la Camif affiche un taux de croissance à deux chiffres (+14% en 2019) avec un chiffre d’affaires qui a atteint l’an passé 39 millions d’euros. Mais Emery Jacquillat tient à le souligner. Si sa société se définit comme une "entreprise à mission", cela n’est en rien dû au hasard. Elle fait en effet partie des pionnières en France à avoir choisi de combiner recherche du profit et contribution sociétale. Et ce, avant même qu’un décret d’application de la loi Pacte, relatif justement "aux sociétés à mission", ne soit publié en janvier dernier.
Pour celui qui coiffe également la casquette de président des entreprises à mission, une "entreprise à mission", c’est avant tout "une entreprise qui s’engage. Qui s’engage sur des sujets et des enjeux sociaux et environnementaux et qui met cela au même niveau que les enjeux économiques. Alors oui, on a fait cet exercice avant la loi Pacte parce qu’il n’y a pas besoin d’une loi pour rendre l’entreprise utile", pointe le patron de la Camif, pour qui la loi a surtout permis d’accélérer cette question "centrale, fondamentale".

Selon JCH - BFM Business - vendredi 6 mars 2020

 

21/03/2020

Les maires et la transition écologique...

Spontanément, et à juste raison, les Français font le lien entre la préservation de leur cadre de vie et celle de la planète, entre actions locales et préoccupations globales. Pour répondre à leurs attentes grandissantes, nombre de candidats aux élections municipales verdissent leurs programmes. Mais leurs déclarations d'intention devront être suivies d'effets en intégrant les attentes réelles des citoyens ainsi que les contraintes réelles du système électrique. Les candidats devront être le lien entre les développeurs, producteurs, fournisseurs d'énergie et les citoyens afin d'assurer une transition énergétique au service de la collectivité. Notamment, en matière d'énergie renouvelable (EnR), les municipalités doivent donc être le fer de lance d'un développement rapide et harmonieux. Qu'il s'agisse de biométhane, d'éolien, de solaire ou d'hydraulique, les énergies renouvelables se prêtent d'ailleurs idéalement aux initiatives locales. Décentralisées par nature, elles reposent volontiers sur des unités de production disséminées, de tailles raisonnables et s'intégrant harmonieusement à l'environnement. En outre, elles offrent la possibilité de rapprocher production et consommation, en couplant un pilotage intelligent et une optimisation du dimensionnement, pour permettre une gestion maximisée des réseaux électriques.

Plusieurs outils pour organiser le développement local:
Si l'État et les régions conservent de nombreuses prérogatives en matière d'énergie, les municipalités disposent de plusieurs outils pour favoriser et organiser le développement local des EnR. Obligatoire pour les communes et les intercommunalités de plus de 20 000 habitants, le plan climat-air-énergie territorial (PCAET) permet de dresser le cadre stratégique nécessaire à la cohérence dans la durée des différents projets. La collectivité peut aussi utiliser le PLU (ou PLUi) pour accélérer ou flécher les initiatives privées, par exemple en formalisant les orientations favorables aux énergies renouvelables sur des terrains spécifiques ou en en excluant d'autres, étant donné que tout projet au-delà d'une certaine puissance doit obtenir un permis de construire de la commune. Enfin, elle peut investir, ou co-investir, directement dans le développement d'actifs EnR pour orienter les projets afin de respecter la volonté citoyenne. Indépendamment de leur éventuel engagement financier, les municipalités ont surtout la capacité à lever l'un des freins majeurs au développement des EnR : l'acceptabilité. S'impliquer et faire entendre la voix des citoyens permet d'en finir avec les projets démesurés, hors-sol, dépourvus de considérations sociales et environnementales, générant d'innombrables recours et qui, au final, nuisent à l'image des EnR.

La collectivité comme chef d'orchestre:Au contraire, elles peuvent promouvoir le développement concerté d'infrastructures à taille humaine, a minima accepté par les habitants, respectueuses des paysages, de la biodiversité et de la culture locale, et créatrices de valeur pour le territoire et ses habitants. Avec un argument qui fait souvent mouche auprès de ces derniers : la possibilité d'une offre locale autour des actifs de production au bénéfice des citoyens. En effet, non seulement les habitants perçoivent directement l'utilité de l'actif implanté sur leur commune, mais ils bénéficient aussi en général de tarifs d'électricité compétitifs, potentiellement sur de longue période. Selon une récente étude réalisée avec le soutien de l'ADEME, les projets d'initiative locale seraient ainsi deux à trois fois plus rentables tout en suscitant davantage l'adhésion de la population.
Pour autant, tout ceci ne signifie pas que la collectivité doit se transformer en énergéticien. Sa vocation est avant tout d'être un chef d'orchestre qui impulse et organise le développement local des EnR en relayant les attentes des citoyens. Elle apporte sa vision stratégique, sa connaissance du contexte local, son pouvoir administratif, éventuellement des terrains et des toitures et, le cas échéant, une capacité d'investissement de long terme stabilisatrice.

Un schéma quadruplement gagnant
C'est son rôle premier, et c'est un rôle primordial dans la réussite de la transition énergétique. Mais, pour le reste, elle a tout intérêt à se faire accompagner et à s'appuyer sur un partenaire spécialisé, qui apportera son savoir-faire dans la définition, le déploiement et l'exploitation des actifs EnR, et dans la gestion de l'énergie produite. Un tel schéma est quadruplement gagnant. Gagnant pour la collectivité, qui répond aux attentes de la population en matière environnementale tout en créant de la valeur localement. Gagnant pour les citoyens, qui bénéficient d'une énergie propre, locale, compétitive dans la durée et en adéquation avec le territoire. Gagnant pour l'opérateur partenaire, qui tire profit d'une dynamique de création de valeur durable. Enfin, et surtout, gagnant pour l'environnement, avec l'accélération de la transition vers les énergies décarbonées via des infrastructures à impact réduit.
S
elon Mr Nicolas Ott - La Tribune - jeudi 12 mars 2020

20/03/2020

Un bijou du coeur pour aider les femmes en précarité...

INITIATIVE - Les ventes permettront l'achat de serviettes et de tampons hygiéniques pour les femmes en situation de précarité
« À travers ce bijou, nous voulons mêler écologie, féminité et dimension sociale. » Victoria Grillo, fondatrice de Oh!Mine, spécialisée dans la création de bijoux écoresponsables, et Méganne Monteillet, créatrice de Wakey, distributrice de cosmétiques vegan et bio, se sont associées pour concevoir leur « bijou du cœur ».

« Lever le tabou des règles »
Grâce aux bénéfices des ventes du pendentif, les deux Azuréennes achèteront des protections menstruelles sans composants chimiques et biodégradables de la marque Fava (For all vaginas) qu’elles offriront à une structure locale qui vient en aide aux femmes en situation de précarité. « On veut lever le tabou des règles et permettre à ces femmes de mieux vivre cette période, et donc de mieux vivre leur féminité », explique Méganne Monteillet.
D’après les Décodeurs du Monde.fr, chaque femme dépense en moyenne 3.800 euros dans sa vie pour s’acheter des protections hygiéniques. Un problème pour plus de 1,6 million d’entre elles.
« Aller contre les diktats de la perfection »
Fabriqué sur la Côte d’Azur à partir d’argent recyclé labellisé EcoSilver, le bijou prend la forme d’un anneau « brut, twisté pour symboliser le mouvement, minimaliste et imparfait, parce que les femmes doivent être fières d’être imparfaites et aller contre les diktats de la perfection », revendiquent les deux amies
Mis en vente depuis le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, le bijou est disponible en précommande sur le site de Oh!Mine jusqu’au 22 mars.

Selon Mr Jonathan Hauvel - 20 Minutes - lundi 16 mars 2020