Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/08/2020

Lutte contre la canicule...

Bétail mis à l'abri et hydraté, pose de béton matinale: fortes de leur expérience de la canicule de 2019, les entreprises multiplient les mesures pour minimiser l'impact des fortes chaleurs sur leur activité. Danger sur les rails
La SNCF a activé son plan pour faire face aux périodes de fortes chaleurs, qui prévoit une surveillance renforcée des matériels et infrastructures. L'effet de la canicule sur l'acier des rails ou les câbles d'alimentation peut perturber la circulation des trains.
Côté voyageurs, si la climatisation "ne marche pas, le train ne partira pas", a récemment assuré le PDG de SNCF Voyageurs Christophe Fanichet. Coronavirus oblige, une attention particulière est donnée à l'entretien des filtres.
De son côté, la RATP autorise ses 17.000 conducteurs de bus et tramways à porter un bermuda ou une jupe - proposés dans le vestiaire maison - à partir de 28 degrés, entre le 1er mai et le 30 septembre.
Les commerçants privés de ventilateur:
Les recommandations sanitaires interdisent les ventilateurs s'ils sont utilisés en collectivité, à cause du risque de transmission du Covid-19. Quant aux climatiseurs, ils ne sont autorisés que s'ils permettent d'apporter de l'air "neuf" venant de l'extérieur.
Philippe Hoang n'ose même pas faire un courant d'air entre l'arrière de son bar-tabac et la rue du Faubourg Montmartre dans le centre de Paris. "Je préfère éviter toute circulation de l'air et j'ai arrêté l'activité de brasserie car il y a trop de dangers avec ce virus", raconte le gérant de La Pia Hour.
Dans le passage Choiseul, galerie couverte du 2e arrondissement de Paris, l'absence de courant d'air et la verrière chauffée par le soleil rendent l'atmosphère particulièrement lourde. Peu informée sur les risques que présentent les ventilateurs, une commerçante a posé un petit engin à hélice au ras du sol de sa boutique. "J'exige le masque pour entrer et pas plus de trois personnes à la fois, j'espère que le virus ne circule pas trop", raconte-t-elle.
Chaud comme un réacteur nucléaire La canicule peut affecter la production des centrales nucléaires d'EDF, parfois contraint d'arrêter ou de baisser la puissance de ses réacteurs. L'électricien utilise l'eau des fleuves pour refroidir les réacteurs avant de la rejeter, mais elle ne doit pas dépasser une certaine température, afin d'éviter des conséquences néfastes pour la flore et la faune aquatiques.
Du côté de la consommation d'électricité, le gestionnaire du réseau RTE n'attend pas de record pour cette période de canicule. L'activité économique tourne au ralenti en août et les effets de la pandémie se font encore sentir, limitant la hausse de la consommation.
Vache à l'étable et dans la brume
Dans la ferme mayennaise de Léo Colas, le bâtiment est équipé de ventilateurs et davantage d'abreuvoirs ont été installés. Les 90 vaches laitières ne quittent leur bâtiment que la nuit, et disposent aussi, depuis deux ans, de brumisateurs au-dessus de leurs auges.
"Elles viennent plus facilement manger, elles sont tout le temps détendues", remarque l'éleveur de 25 ans en conversion biologique avec ses parents. "On a moins de problèmes liés à la chaleur voire plus du tout, et on arrive à limiter la baisse de production" de lait saisonnière.
Fragilités dans la construction
Dans le secteur du BTP, les risques ne portent pas que sur la santé des employés, ils sont aussi techniques: la canicule est un très mauvais moment pour couler du béton, qui ne doit pas être fait par plus de 30°C.
Par forte chaleur, le béton durcit plus rapidement et s'avère moins solide: en s'évaporant trop vite, l'eau risque de laisser des fissures. La solution est d'introduire des composants chimiques qui retardent la prise ou, si les chaleurs sont très fortes, de poser son béton à des heures plus fraîches.
Eau purifiée pour les centres de données
Les équipements des centres de données produisent énormément de chaleur et doivent être refroidis.
Scaleway, la filiale de services en ligne ("cloud") d'Iliad/Free, a par exemple conçu pour l'un de ses quatre centres un système de refroidissement dit adiabatique, basé sur l'évaporation d'une eau préalablement purifiée. "On fait évaporer des quantités infimes d'eau, et ça produit du froid, sur le même principe que la transpiration", explique Arnaud de Bermingham, président-fondateur de la société.

Selon La Rédaction avec AFP - Paris Match - lundi 10 août 2020

29/08/2020

Réintroduction de 2 bélugas en Islande...

Deux bélugas provenant de l'aquarium chinois Changfeng Ocean World ont retrouvé l'eau de mer ce week-end dans un sanctuaire marin en Islande, a annoncé ce lundi l'association qui mène ce projet visant à accueillir des centaines de cétacés actuellement en captivité. C'est la première fois qu'elles retrouvent la mer depuis leur capture par un centre de recherche russe en 2011, a souligné Sea Life Trust.
"Petite Blanche" et "Petite Grise", deux femelles de 900 kilos chacune et quatre mètres de long, sont bien arrivées vendredi dans des piscines du sanctuaire marin de Klettsvik, au large de la côte sud de l'Islande, indique l'association de protection des animaux Sea Life Trust dans un communiqué, vidéos à l'appui. Les deux baleines, âgées de 13 ans, doivent y séjourner "quelques semaines" avant d'être relâchées en semi-liberté dans une réserve naturelle de 32.000 mètres carrés bordant les îles Vestmann.
Après avoir si longtemps été prises en charge par des êtres humains, il est peu probable que les bélugas survivent dans leur habitat naturel en pleine liberté. Par conséquent, des filets cernent le sanctuaire où les animaux seront relâchés.
En captivité depuis 2011
Originaires des eaux arctiques russes, les deux bélugas avaient été capturés vers l'âge de deux ou trois ans. En 2011, les baleines avaient été transférées depuis un centre de recherche russe vers l'aquarium chinois Changfeng Ocean World. L'idée de les relâcher est née l'année suivante, après le rachat de l'aquarium par Merlin Entertainments, une société hostile à la captivité des dauphins et des cétacés, rapporte CNN.
En juin 2019, elles avaient définitivement quitté leur ancienne vie, consistant à divertir les visiteurs de l'aquarium et avaient traversé les terres et les airs dans des conteneurs pour finalement arriver par avion en Islande, où leur immersion a pris du retard.
300 bélugas encore en captivité
La libération deux femelles bélugas, qui ont été entraînées en vue de leur remise à la mer, s'est faite de manière "aussi limpide que nous l'avions espéré et planifié", a déclaré Andy Bool, responsable de l'association Sea Life Trust. Celle-ci qualifie les deux cétacés d'"ambassadrices des 300 autres bélugas sous contrôle humain à travers le monde", a-t-il dit.
"Nous espérons montrer que Petite Blanche et Petite Grise vont s'épanouir dans cette baie", a expliqué le responsable.
Selon Sea Life Trust, la baie de Klettsvik est le premier sanctuaire marin en "pleine mer" au monde. C'est là-bas qu'avait également été transférée, en 1998, l'orque Keiko du film "Sauvez Willy" (1993). L'orque avait été complètement relâchée en 2002 mais n'avait pas su s'accommoder à la vie sauvage. Elle était morte 18 mois plus tard des suites d'une pneumonie dans un fjord norvégien.

Selon BFM TV-mardi 11 août 2020

28/08/2020

Viticulture et environnement...

Dans cet article, nous allons vous présenter les stratégies d'atténuation en viticulture et en oenologie que nous avons observées sur le terrain. Mais, avant d'attaquer le vif du sujet, un petit rappel s'impose ! L'atténuation doit bien être différenciée de l'adaptation. Derrière le terme « atténuation » se cachent les stratégies qui ont pour objectif d'améliorer l'efficience environnementale d'une structure afin de limiter son empreinte carbone et de contribuer le moins possible à l'aggravation des changements climatiques. L'adaptation, quant à elle, vise à modifier ses pratiques agricoles pour rendre son système de production plus résilient face aux dérèglements climatiques sans obligatoirement réduire son impact environnemental.

Selon une étude de l'Ademe, 46 % des émissions de CO associées à la production d'une bouteille de vin sont liées à la fabrication et au transport de la bouteille en verre. Face à ce constat, l'association Écoscience Provence a souhaité remettre en place le système de consigne de bouteille au sein de la filière vinicole provençale. Augmenter la durée de vie d'une bouteille en verre et réduire les transports associés à sa production et à sa livraison permettraient d'avoir un impact considérable sur l'empreinte carbone du secteur vinicole. La Consigne de Provence, structure créée par Écoscience, joue le rôle d'intermédiaire entre les domaines viticoles pratiquant la consigne et les laveries de bouteilles. Cet organisme se charge de transporter les bouteilles, de tester l'efficacité des lavages et de les ramener ensuite chez les vignerons.
Selon Bastien Vigneron, chef de projet à Écoscience, la consigne permettrait de réutiliser 10 fois une même bouteille en verre. Cela implique une légère adaptation pour le vigneron. Les étiquettes doivent être collées avec une colle spécifique qui se détache facilement au lavage, et l'usage de bouteilles épaisses est recommandé pour qu'elles supportent les chocs lors du transport et du lavage. Enfin, le vigneron doit également expliquer sa démarche aux consommateurs, la consigne peut ainsi permettre de développer une relation de fidélité et de confiance entre les vignerons et les consommateurs.
Matériaux biosourcés, l'isolation naturelle des caves: Robert Eden, vigneron propriétaire du domaine Château Maris dans le Minervois (Languedoc-Roussillon) .
La conception des caves est également une stratégie d'atténuation que nous avons pu observer chez différents vignerons au cours de notre périple. Choisir l'emplacement, l'exposition, les matériaux de construction et d'isolation ou encore la structure des caves participe à l'amélioration de l'efficience environnementale de sa production en réduisant notamment les consommations énergétiques. Robert Eden, vigneron propriétaire du domaine Château Maris dans le Minervois (Languedoc-Roussillon) a construit son chai en briques de chanvre (valorisation de la paille de chanvre qui est normalement considérée comme un déchet), empilées sur une structure en bois, le tout recouvert de chaux.
En plus d'être biosourcée, la brique de chanvre a l'avantage de réguler naturellement la température de la cave. Cela lui permet d'avoir peu de variations de température dans son chai sans avoir à utiliser de climatisation. Selon lui, cela n'a pas uniquement un intérêt environnemental et économique, c'est aussi bon pour ses contenants en bois. Il explique : « C'est important pour nous d'avoir une bonne qualité de l'air naturellement pour faire nos vinifications et nos élevages. [?] Le bois va sécher et va absorber plus de vin si la qualité de l'air est modifiée par une climatisation. Il s'agit donc de rétablir un équilibre naturel entre le bois, le vin et l'air du chai. »
Le coût énergétique le plus bas du marché: Nous avons aussi rencontré Stéphane Saurel, vigneron propriétaire du domaine Les Terrasses d'Éole dans l'appellation Ventoux. Il recherche et développe constamment des innovations pour améliorer l'efficience environnementale de son domaine. Son objectif est clair : « avoir un vin avec le coût énergétique le plus bas du marché ». Il a décidé d'enterrer son chai pour ne pas climatiser le bâtiment et pour bénéficier de la gravité afin de ne plus utiliser de pompe à vendange pour l'encuvage. Ensuite, il a fait un forage à 100 mètres de profondeur pour bénéficier de la géothermie (à cette profondeur, la température est constante : 15 °C) et il a installé un récupérateur de chaleur afin d'utiliser l'énergie thermique produite lors de la fermentation pendant les vinifications. Il récupère donc des frigories grâce à la géothermie pour refroidir ses blancs et des calories grâce à la vinothermie pour maintenir les rouges à température. « Avec ces installations, j'ai réduit les consommations énergétiques de ma cave de 30 % ». L'objectif est donc atteint. Et ce n'est pas tout ! Il a créé un outil qui lui permet d'avoir trois fonctions en un seul passage de tracteur. En effet, il peut écimer, passer l'intercep et travailler le sol de l'inter-rang (charrue ou herse rotative ou tondeuse) en même temps. L'intérêt d'un tel outil ? Utiliser trois fois moins de carburant et tripler l'efficacité de son temps de travail sur le tracteur.

Bruno Maillard, directeur général des Grands Vignobles du littoral, propriétés du groupe Vranken Pommery, mise sur la réduction des traitements phytosanitaires pour atténuer l'impact environnemental de sa production. Nous l'avons rencontré au Château la Gordonne, où ils ont planté des variétés résistantes aux maladies dans le but de réduire considérablement les passages en tracteur pour traiter et les volumes de produits phytosanitaires. Ils ont également rénové l'isolation de leur chai pour réduire leurs consommations énergétiques. Enfin, ils ont optimisé la logistique de leurs exportations aux États-Unis en utilisant le vrac. Le vin arrive aux États-Unis en vrac et il est ensuite mis en bouteille et conditionné dans une de leurs filiales sur place. Ils ont ainsi divisé par deux l'empreinte carbone de leurs échanges commerciaux par voie maritime avec les États-Unis. « Ce sont de petites solutions individuelles, chacun dans son domaine, qui permettront d'éviter des changements climatiques et des cataclysmes qui ont des conséquences dramatiques sur la filière », affirme Bruno Maillard.
Il est possible d'agir à toutes les étapes de la production: L'objectif principal est d'ssayer d'assurer la pérennité des vignobles pour les générations futures. ©
L'atténuation prend donc différentes formes en fonction des systèmes de production, des types de structure et de la philosophie des vignerons. La diversité des stratégies rencontrées nous montre qu'il est possible d'agir, à différentes échelles et au cours des différentes étapes de la production vitivinicole ; le but étant toujours de retarder l'aggravation des changements climatiques. Certes, il est clair qu'il faudrait que la mobilisation soit générale et que l'ensemble de la filière adopte ce genre de pratiques pour obtenir de réels effets systémiques. Cependant, la démarche individuelle prend son sens sur le long terme, l'objectif principal est avant tout d'essayer d'assurer la pérennité des vignobles pour les générations futures.
Dans cette logique, un mode de viticulture a particulièrement retenu notre attention pour son intérêt sur le long terme : la viti-foresterie. En dehors des intérêts agronomiques que nous aborderons dans un prochain article, associer la culture arboricole à la viticulture est une stratégie d'atténuation à part entière où les arbres vont fixer du carbone et ainsi contribuer à la réduction de l'empreinte carbone du domaine. Nous clôturons cet article avec une photo de parcelle du domaine Gauby à Calce (Pyrénées-Orientales) où les arbres côtoient les vignes depuis plus de vingt ans. « L'arbre, c'est la vie » affirme Gérard Gauby, convaincu que la viti-foresterie est une stratégie d'atténuation et d'adaptation durable pour assurer la pérennité des vignobles face aux changements climatiques.

Selon Par Le Point Vin - Le Point - mardi 11 août 2020

27/08/2020

Allons-nous vers un monde "sans contact"?

Mme Brigitte Valotto dans la revue Version Fémina s'interroge sur les sourires masqués, les bises confisquées et nos relations de plus en plus virtuelles, où l'on ne  s'approche plus. Nos cartes bancaires sans contact jusqu'à 50 euros reflètent aujourd'hui nos nouveaux usages. On évite d'échanger de l'argent liquide; on a pris l'habitude de se faire livrer, de commander des objets sur Internet. Bref, nos vies sont de plus en plus souvent sous un contrôle numérique et la mutation sociale vers le sans contact en paraît une étape.

Depuis les professionnels de la petite enfance jusqu'aux sociologues, la plupart montrent que le port du masque est un obstacle majeur à la relation. On ne se serre plus la main, on ne s'embrasse plus, sauf peut-être au sein de la famille. Pourtant ils soulignent que "le fait d'être touché permet de se sentir en sécurité et à l'aise". Un collectif baptisé Ecran total cherche à défendre les moyens de nous rencontrer physiquement, inventer ou retrouver des lieux de discussion.

Pour les jeunes enfants, masques et distanciation peuvent engendrer une peur de l'autre peu compatible avec la socialisation, font remarquer des professeurs des écoles et des psychologues scolaires. Des visios, des mesures d'hygiène drastiques ne peuvent en effet se substituer aux relations affectives et sociales. Les Français seraient 72% environ à avoir abandonné la bise entre collègues. Certains se saluent même avec le coude ou le pied!

Il faut cependant réaliser que la peau est une extension du système nerveux et que les perceptions tactiles se traduisent dans notre cerveau. Le contact peau à peau par exemple contribue à la santé mentale du bébé. Aussi, des organismes comme l'UFNAFAAM (union fédérative national des familles d'accueil et des assistants maternels) recommande aux professionnels de la petite enfance de jouer avec le masque de façon "caché coucou", afin de dédramatiser et de montrer aux petits qu'il y a bien un visage dessous!

Lyliane

26/08/2020

Vers une vie plus éthique?

Dans la revue Version Fémina, Mme Valérie Josselin, écrit que "s'engager au quotidien sur des choses importantes est devenu pour nous une nécessité, mais surtout dans notre tête, car il n'est pas simple de passer de l'idée à sa concrétisation". Selon la journaliste, en effet, "le coronavirus aurait conduit à une remise en question historique de notre modèle d'existence". Il semble que tous, pendant le confinement, nous avons été ramenés à l'essentiel! Si l'on en croit l'auteure de l'ouvrage des "Choses importantes" Mme Claire Delepau Michelet, livre publié chez Payot, il s'agit avant tout de vivre en accord avec nos valeurs en devenant les acteurs du changement social ou environnemental que nous souhaitons voir advenir.

Ces valeurs non négociables correspondent à ce qui est important à nos yeux: qualités morales, aspirations profondes, besoins, caps que nous estimons dignes d'être poursuivis et qui font sens pour nous. Interrogeons-nous: pendant le confinement, qu'est-ce qui nous a le plus manqué? Etre en lien avec les autres? Profiter de la nature? Travailler au bureau? Sortir pour nous distraire? Rencontrer  des personnes en difficulté? Cette période a "amplifié les émotions agréables comme désagréables". En s'appuyant sur ces ressentis, nous pouvons trouver le courage d'agir en étant guidés par notre idéal.est de traduire notre désir en action pas à pas... Le plus délicat semble être toutefois de passer à l'action!

Il faut, bien entendu, savoir reconnaître nos limites, accepter nos vrais besoins, en nous montrant bienveillants avec nous-même sans céder cependant à des stratégies d'évitement. Nous avons par exemple le temps de réfléchir à tout ce qui peut nous aider dans la mise en oeuvre de nos projets. Trouver le bon moment pour nous lancer demande de l'audace et de rester focalisé sur l'essentiel. La peur de l'échec ou de l'erreur est souvent un obstacle. Au début, il s'agit de sortir de notre zone de confort et de prendre quelques risques. Pour l'un.e il s'agira de transformer sa colère en bénévolat, pour d'autres, de plonger vers le nouveau qui nous attire sans aucune marge de sécurité.

C'est cela peut-être apprendre à nous saisir des opportunités comme cette pandémie pour trouver notre bonheur en nous engageant de façon éthique, en nous comportant de façon plus altruiste...

Lyliane

 

 

25/08/2020

Maison à énergie positive, est-ce pour demain?

Vous souhaitez réduire votre facture d’énergie tout en préservant la planète et vous avez pour projet de faire construire une nouvelle maison ? Miser sur un bâtiment à énergie positive, ou BEPOS, pourrait être le choix le plus avantageux.

Entre les ressources naturelles qui s’amenuisent et le prix de la vie en constante augmentation, réduire sa consommation énergétique est devenu une nécessité. Après les maisons passives, qui maintiennent une température constante toute l’année en combinant une bonne isolation, une exposition favorable et une ventilation double-flux, la construction écologique passe au niveau supérieur avec les bâtiments à énergie positive qui, comme leur nom l’indique, permettent de produire plus d’énergie qu’ils n’en consomment.
Dès cette année, la Réglementation thermique 20 imposera ce modèle, alors que l’Hexagone ne compte aujourd’hui que 200 réalisations environ.

Les caractéristiques d’un BEPOS
Pour atteindre cet objectif de bilan énergétique positif, une maison devra d’abord reprendre les grands principes des habitations dites passives : conception architecturale intelligente, faible empreinte carbone, matériaux de constructions durables, voire biodégradables, limitation maximale des déperditions thermiques, protections solaires, récupération et optimisation des eaux pluviales… Il faudra aussi que cette demeure soit équipée en moyens de production d’énergie renouvelable : panneaux photovoltaïques, aérogénérateur, plancher rayonnant ou encore pompe à chaleur.
Le comportement écoresponsable des habitants, qui doivent faire preuve de sobriété dans leur consommation énergétique et l’utilisation des appareils ménagers, est également crucial.

Une déco source d’énergie
Si les technologies en la matière en sont encore souvent au stade expérimental, posséder un intérieur « intelligent » sera bientôt accessible au grand public. D’ici à quelques années, les murs, les meubles ou le chauffe-eau pourront générer de l’énergie et alimenter l’éclairage ou encore l’électroménager. Des chercheurs britanniques de l’Imperial College de Londres ont notamment mis au point un papier peint constitué de microalgues capable de produire de petites quantités d’électricité grâce à la lumière. Des scientifiques coréens ont quant à eux développé un prototype de peinture thermoélectrique, qui convertit la chaleur en énergie.

Le mobilier solaire a également la cote : à Brooklyn, le studio de design UM de François Chambard a dévoilé en avril dernier une ligne de meubles au style très pop baptisée « Patch », composée d’armoires, de commodes ou encore de bancs fonctionnant comme des mini-centrales électriques. Enfin, la société française SAUTER vient de commercialiser un chauffe-eau thermodynamique appelé « Pagosa », qui chauffe l’eau grâce à un procédé d’aérothermie, c’est-à-dire grâce aux calories naturellement présentes dans l’air ambiant. Résultat : une économie de 70 % en électricité sur un appareil qui est habituellement la première source de consommation d’énergie des ménages.

Les avantages d’un bâtiment à énergie positive: Les BEPOS offrent un confort de vie en maintenant une température constante toute l’année dans le logement, un point d’autant plus important que le dérèglement climatique risque d’engendrer des saisons plus extrêmes, avec des hivers plus froids et des étés plus chauds.

Côté finance, la construction d’une maison à énergie positive est environ 10 % à 20 % plus cher qu’une demeure classique, mais vous pouvez bénéficier d’aides publiques comme l’éco-prêt à taux zéro et le crédit d’impôt à la transition énergétique, sans compter les économies d’électricité réalisées sur le long terme. Et ce type de bâtiment bioclimatique génère un très faible impact environnemental. Bémol : certaines technologies productrices d’énergie ne sont pas encore disponibles dans le commerce, même si la forte demande des particuliers et des autorités publiques devrait permettre une mise sur le marché relativement rapide.

Selon Mme Lauren Ricard pour 20 Minutes - lundi 10 août 2020

24/08/2020

La transition écologique pourrait venir des grandes villes françaises...

Malgré la très forte abstention (59 %) qui en dit long sur la défiance des citoyen·nes envers les institutions en place, la percée d’Europe Écologie — Les Verts et la réélection de nombre de nos soutiens LR et PS ouvrent grand la porte à notre principale revendication : la végétalisation des cantines scolaires. Décryptage.

La tendance végé-friendly confirméeEntre la plateforme citoyenne Le Jour d’Après ou notre pétition pour une alimentation anti-pandémie, en passant par la Convention Citoyenne pour le Climat qui s’est prononcée pour les menus végés à la cantine, la tendance est sans appel : de plus en plus de personnes plébiscitent la végétalisation de l’alimentation comme levier essentiel de la transition écologique. Les élections municipales ne font que confirmer ce constat : dans toutes les 20 plus grandes villes de France à l’exception de Reims et du Havre, il y aura des élu·es ayant apporté un soutien total à nos mesures. Concrètement, cela signifie que notre demande sera bien portée au sein des Conseils Municipaux. Là où nos souti:

ens siègeront uniquement dans l’opposition, comme à NîmesToulouse et Saint-Etienne, leurs marges de manoeuvre sera évidemment plus étroite et l’AVF y mènera donc un travail minutieux de sensibilisation des élu·es de la majorité et des usager·es. Au programme notamment : accompagnement juridique et opérationnel des parents d’élèves et formations destinées aux élu·es.

 

Les candidat-es végé-compatibles en position de force

Nous ne pouvons que nous réjouir des réussites électorales de beaucoup de nos soutiens les plus motivés, lesquelles sont dues avant tout à deux éléments : la “prime au sortant” qui a conforté dans leurs sièges les maires PS engagé·es à nos côtés, et la percée historique des alliances de gauche, souvent autour d’EELV. Ainsi, à RennesNantes et Paris, les maires socialistes sortantes alliées à EELV ont été très largement réélues. De même à Montpellier, où Michaël Delafosse (PS) allié à Coralie Mantion (EELV) a raflé la victoire contre l’ancien maire proche du mouvement présidentiel, Philippe Saurel. Tou·tes ces candidat·es avaient signé notre charte et s’étaient fortement engagé·es à nos côtés ! Nous notons d’ailleurs qu’Anne Hidalgo (maire de Paris), Nathalie Apperé (maire de Rennes) et Johanna Rolland (maire de Nantes) ont déjà amorcé une végétalisation des cantines au cours du précédent mandat.

Mais dans de nombreuses villes, ce sont de nouvelles alliances politiques, composées de candidat·es provenant en partie de la société civile, dont le succès à créé la surprise dimanche soir. A l’instar de Grenoble où Eric Piolle est réélu avec plus de 53% des voix, c’est l’union des gauches qui a su triompher à Lyon et dans la Métropole lyonnaise. En accédant aux clés de la Ville Lumière, Grégory Doucet (EELV et alliés) tourne la page du règne de Gérard Collomb. Avec Bruno Bernard (EELV et alliés) aux commandes de la Métropole et Cédric van Styvendael (Villeurbanne en Commun et EELV) à Villeurbanne, le département du Rhône passe au vert et semble déjà très favorable aux causes défendues par l’AVF. La végétalisation des menus y est bien sûr au programme, mais également la création d’une délégation à la condition animale avec des politiques municipales pro-animaux. Tout comme à Grenoble. À Strasbourg et Bordeaux aussi, où les écologistes ont obtenu d’excellents résultats bien au-delà de leurs attentes, un tournant historique s’annonce. Des délégations à la condition animale y seront peut-être envisagées, et notre demande relative aux cantines scolaires a de fortes chances d’y être instaurée.

Dans ces villes, les vainqueurs ont obtenu soit la majorité absolue, soit un nombre de sièges suffisamment grand pour leur permettre d’imposer nos propositions. Tous avaient signé notre charte, ce qui est aussi vecteur d’espoir.

 

Quelques soutiens moins assurés

Arrivé·es en tête des suffrages au sortir du 1er tour, à Nice, Angers, Lille et Dijon, les maires sortant·es et soutiens partiels de l’AVF (engagé·es pour une augmentation des menus végés, sans davantage de précision) ont chacun·e regagné leurs sièges. Bonne nouvelle : à Lille, Martine Aubry (PS) va devoir compter sur le soutien du parti vert qu’elle ne dépasse que de 227 voix. Ce dernier avait été le tout premier à répondre favorablement à notre sollicitation en janvier 2020 et pourrait donc bien inciter Mme Aubry à aller plus loin dans la végétalisation des cantines. A Nice, Dijon et Angers en revanche, l’opposition, qui est engagée plus fermement à nos côtés que la majorité, n’a réalisé qu’un très faible score. Les nouveaux édiles ont beau être plutôt ouverts à nos revendications, nous devrons donc nous mobiliser fortement sur le terrain pour qu’ils agissent concrètement !

Enfin, à Marseille, la victoire en nombre de voix du Printemps Marseillais, qui n’avait pas répondu à nos sollicitations, laisse tout de même espérer des avancées, puisque cette liste s’est alliée à notre soutien, Debout Marseille Ecologiste et Citoyenne. Mais rien n’est joué : le Printemps n’a pas obtenu la majorité absolue, et l’élection du ou de la futur·e maire de la Cité Phocéenne dépendra du choix des partis minoritaires menés par Samia Ghali et Bruno Gilles.

 

Les résultats de ce second tour laissent donc présager des avancées significatives pour la transition alimentaire vers le végétal. Ce travail ne fait que commencer : dès cet été, l’AVF se manifestera auprès des élu·es pour leur rappeler leurs engagements et leur proposer un accompagnement prolongé, avec des formations dédiées, des recettes adaptées à la restauration collective et des guides thématiques. Car la végétalisation de l’alimentation est une nécessité écologique, éthique et sanitaire, nos équipes seront mobilisées tout au long du mandat qui s’amorce aujourd’hui.

Selon AVF- Mme Sarah Champagne-29/6/2020

22/08/2020

Protéger les arbres autant que les pyramides...selon Mr Baraton.

Il y a en France des arbres plus vieux que tous les monuments historiques. Pourtant, ils ne bénéficient pas de protection juridique et n'ont pas la possibilité d'être patrimonialisé. Sur Europe 1, Alain Baraton, jardinier en chef du domaine national de Trianon et du grand parc de Versailles, plaide lundi pour que les arbres multicentenaires puissent être protégés au même titre que des monuments en pierre.
"Nos vieux arbres ne sont pas protégés"
"En France les arbres ne sont pas protégés par la loi. Un arbre millénaire, n'est pas protégé par la loi." Un état de fait qui révolte Alain Baraton puisque "cela veut dire que si un maire décide de le couper, il en a parfaitement le droit. C'est scandaleux."

Pour le jardinier en chef de Versailles, cela peut provoquer des drames : "En France, on continue de les maltraiter, de les couper pour des sottises." Et lorsque des voix, comme la sienne, demandent à les protéger, on lui répond "systématiquement qu'il y a d'autres priorités, que l'arbre est un être vivant et qu'à ce titre il est appelé à mourir et qu'on peut difficilement classer. Nos vieux arbres ne sont pas protégés et je le regrette."

Des arbres importants dans l'Histoire
Pourtant, "les arbres les plus anciens ont plus de 9.000 ans" explique-t-il. À ce titre, Alain Baraton juge qu'ils méritent "d'être protégés au même titre que les pyramides". L'arbre le plus vieux de France, un olivier, se trouve à Roquebrune-Cap-Martin : il est âgé de 2.000 ans. Rien qu'à Paris, le square Viviani abrite le plus vieil arbre de la capitale, un acacia, face à Notre-Dame de Paris. "Il a été planté par Jean Robin, jardinier d'Henri IV, c'est le doyen de Paris" et il a 400 ans. "Il faut les protéger", insiste le jardinier en chef du domaine de Trianon.
D'autant que certains arbres ont une histoire, liée à la grande Histoire. C'est le cas du cèdre du Liban du Jardin des plantes, introduit par le botaniste Bernard de Jussieu, qui a amené l'espèce en France et notamment ce "doyen des cèdres". Le marronnier du square Anne-Frank, lui, "est né du marron de l'arbre que voyait la petite depuis ses fenêtres de la maison d'Amsterdam". Ainsi conclut Alain Baraton, "quand on a la chance, comme à Paris, d'avoir des vieux arbres qui sont mis en valeur, il faut continuer à espérer que ça dure longtemps".

Selon Mr Guilhem Dedoyard - Europe 1 - lundi 10 août 2020

21/08/2020

Greenpeace une ONG qui agit partout dans le monde...

L'association Greenpeace puise la richesse et la diversité de ses formes d'engagement dans ses multiples soutiens: bénévoles, militants, donateurs, actifs, experts, lanceurs d'alerte...Des campagnes se succèdent pour lutter contre le changement climatiqu, pour une justice sociale et environnementale, pour protéger notre planète en mobilisant les citoyens et pour s'imposer comme contre-pouvoir face aux institutions qui détruisent malheureusement notre écosystème. Les valeurs portées par l'ONG touchent autant à l'information du public, qu'à la diffusion de ses expertises et à la façon de montrer les alternatives possibles à la société de consommation.

Ses victoires sont nombreuses, grâce notamment aux 50 000 militants/bénévoles dans le monde dont 1 500 en France et à ses adhérents au nombre de 3 millions à l'échelle  mondiale. Ses navires, dont le célèbre Rainbow Warrior, sillonnent les mers du globe. L'action "La République des pollueurs" en avril 2019 à Paris a été très suivie. De même, le travail contre le tout nucléaire en France et pour une vraie démocratie citoyenne a motivé beaucoup de monde. Les actions contre le groupe Total qui fore dans les mers du globe, parfois au mépris de l'écologie (corail, algues, poissons, tortues...), a eu le mérite d'alerter l'opinion, tout comme les scandales de la déforestation en Indonésie et au Brésil.

Pour tout renseignement ou pour un don concernant Greenpeace, joindre sur Internet: www.greenpeace.org.

Lyliane

20/08/2020

Une application qui aide les SDF,

Dans le magazine Fémina, le journaliste I. Straub, nous fait savoirqu'il existe depuis 2016 une application nommée Entourage, qui favorise les rencontres avec les sans-abri. En effet, toutes sortes d'évènements de convivialité sont recensé sur une carte interactive. que ce soit de la pétanque, des pique-niques, des soirées. Ainsi, depuis le confinement, le dispositif "Les bonnes ondes" a été mis en place. Il consiste notamment en une bande de 3 ou 4 voisins chargés d'entourer une personne isolée.

Pour en savoir plus sur ce dispositif, consulter sur Internet : www.franceinter.fr ou radio la cloche.fr.

Lyliane

 

19/08/2020

Du sable vert sur nos côtes pour capturer le carbone selon une ONG?

Capturer et stocker la totalité des émissions humaines annuelles en CO2 : c'est le défi ambitieux que s'est lancé Project Vesta, une ONG créée en avril 2019 et dont l'objectif est de trouver des solutions au réchauffement climatique. Mais comment l'organisation compte-t-elle s'y prendre ? Grâce à un minerai connu sous le nom d'olivine. Une fois réduit en poudre, ce dernier peut tout simplement remplacer le sable présent sur nos plages, d'où il pourra capturer le carbone et le transformer... en minuscules pierres.
"Si nous versons de l’olivine sur 2% des côtes du monde entier, ce sera suffisant pour stocker 100% des émissions de carbone des êtres humains", avance même Tom Green, le directeur de Project Vesta. L'olivine, que l'on trouve notamment sur des îles volcaniques telles que La Réunion ou Hawaï, s'altère au contact de l'eau de mer et du carbone transporté dans l'air, transformant le CO2 en coraux ou en rochers calcaires. Ces derniers finissent par la suite au fond de l'océan, où ils sont définitivement "stockés".
"renverser le changement climatique"
D'après une étude pilotée par le MIT Technology Review, cette "altération forcée", qui n'est en fait que l'accélération par l'homme d'un phénomène naturel, permettrait de stocker au fond de l'océan "bien plus que ce que les êtres humains ont rejeté depuis la révolution industrielle". "Notre vision consiste à aider à renverser le changement climatique en transformant 1000 milliards de tonnes de CO2 en rocher", expliquent sur ce point les fondateurs de Project Vesta.
Mieux : cette absorption du carbone pourrait ne pas coûter les yeux de la tête. Pour une tonne d'olivine utilisée dans ce processus, l'ONG assure pouvoir débarrasser d'1,25 tonne de CO2, soit un coût d'environ 10 dollars par tonne absorbée. "Il reste beaucoup de choses à tester", tempère toutefois Phil Renforth, professeur à l’Université Heriot-Watt, spécialiste du processus de l’altération forcée, auprès du MIT Technology Review.
Un test grandeur nature dans les Caraïbes
En premier lieu, l'olivine est un minerai qui est souvent contenu dans d'autres roches, dont il faut l'extraire. Se posent ensuite les questions de l'acheminement de la pierre, et de la difficulté de la mise en place de cette altération forcée, qui peut parfois prendre des années, le temps que la mer ne transforme le minerai en sable fin. Enfin, on peut imaginer que si le procédé est adopté à grande échelle, les touristes feront grise mine lorsqu'ils se trouveront contraints de poser leur serviette sur un sable vert.
Mais ces obstacles ne semblent pas décourager Project Vesta, qui a signé en mai un accord avec l'entreprise de paiement en ligne Stripe pour "nettoyer" 3,33 tonnes de CO2 au prix de 75 dollars la tonne, soit bien plus que le coût ambitionné par l'ONG. Un test grandeur nature lancé sur deux plages des Caraïbes, et qui devrait confirmer l'intérêt du "sable vert" dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Selon Mr Tanguy Vallée - Gentside - vendredi 3 juillet 2020

18/08/2020

Les nouveaux codes du vintage...

Selon Mmes Alexandra de Beaufort-Ratio et Valérie Boucomont, dans la revue Version Fémina, la fripe, c'est devenu chic! Pour toute une génération d'accros au rétro, la recherche de la pièce unique devient une vraie quête et consommer autrement une évidence. En effet, de nombreux e-shops de pièces uniques vintage mais aussi de modèles d'anciennes collections ont vu le jour. Des sites de vente directe entre particuliers comme Vinted ou le dépôt-vente de luxe Vestiaire Collective  ont du succès.

De petits nouveaux comme Imparfaite, qui a été fondée par une ancienne chef de produit de luxe affichent une réelle volonté de préserver l'environnement, s'engageant à réutilliser les chutes de tissu pour créer de nouveaux modèles. De son côté, le site Capharnaum-shop.com  sélectionne des articles essentiellement "made in France". Idem pour look-vintage.com  ou sur vintage-paris.com, spécialisé dans les accessoires de luxe.

Il y a aussi " La Frange à l'envers", un dépôt-vente physique aux allures de concept-store qui distribue à des prix variables des modèles pointus disponibles sur leur site. On trouve également chez Esther Archives une boutique en ligne qui vend et loue sur internet des modèles de créateurs chinés à travers toute l'Europe. Des stylistes parisiennes comme Jennifer Marciano ont lancé des trouvailles de seconde main sur leur compte Instagram.

Un mannequin comme Zoé Léger met en scène des looks autour de pièces vintage sur son Insta ZLV. Enfin, Fripouille Vintage et Petite Chineuse proposent des "perles rares". Des offres de "vide-dressing" sont même proposées par Petit Bateau, J.M. Weston, Ba&csh et Bocage Innove qui consacrent le l'espace à la seconde main. Des chaussures restaurées en usine en France sont en effet proposées sur une plate-forme de vide-dressing en ligne.

Bref, toutes les marques commencent à s'intéresser à la seconde main et c'est en ce moment le grand boom des "instachineuses"!

Lyliane

17/08/2020

Idées pratiques pour une transition alimentaire...

Dans la revue Happinez N° 50, un article a retenu mon attention concernant la transition alimentaire. Avec bientôt 9 milliards d'habitants, il est grand temps d'agir en utilisant de façon avisée notre carte de crédit. En effet, acheter des tomates en hiver, utiliser des fastfoods au lieu de cuisiner nous font vivre à l'envers et consommer en faisant croître notre empreinte carbone...

A travers des articles, des entretiens, des témoignages...nous puisons des idées pratiques pour lutter contre le gaspillage alimentaire, passer au zéro déchet, favoriser le végétal... En effet, un média d'information en continu dédié au développement durable nommé ID, supplément au magazine Idées Pratiques, vient de sortir son numéro 2. C'est un guide complet pour entamer notre transition alimentaire et apprendre à manger local et de saison, sans dépenser plus.

Pour se le procurer, aller sur le site: www.linfodurable.fr/boutique/idées-pratiques-2-lecologie-dans-nos-assiettes.

Lyliane

16/08/2020

Hydrogène propre dans l'Union Européenne...

Bruxelles a dévoilé ce mercredi un plan de développement de l'hydrogène propre dans l'UE avec pour objectif de décarboner les secteurs les plus polluants comme la sidérurgie et les transports, dans la course vers la neutralité climatique en 2050.
"C'est la clé d'une économie européenne forte, compétitive et sans carbone", a assuré le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans lors d'une conférence de presse.
Pour la Commission, l'hydrogène "propre" doit permettre d'aider des secteurs qui peinent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
La France veut produire un "hydrogène propre" à partir du nucléaire, avec l'Allemagne

Il s'agit de remplacer les énergies fossiles dans l'industrie, notamment pour la production d'acier, de l'utiliser comme carburant pour le transport aérien et maritime, les poids-lourds, mais aussi pour les batteries.
Elle en a fait un investissement prioritaire pour la transition et la relance de son économie après la crise liée au coronavirus.Actuellement, le secteur de l'énergie est responsable de 75% des émissions de gaz à effet de serre de l'UE.

Avion neutre en carbone
La production et consommation actuelle d'hydrogène dans l'UE s'élève à 9,8 millions de tonnes, largement issue d'énergies fossiles. Soit une part infime de la consommation d'énergie européenne, mais que la Commission voit monter jusqu'à 14% en 2050 sous sa forme "propre" (produite par électrolyse de l'eau avec de l'électricité issue de sources renouvelables).

Dans un premier temps, la Commission souhaite soutenir l'installation de 6 gigawatts (GW) d'électrolyseurs d'hydrogène renouvelable, et une production jusqu'à un million de tonnes d'hydrogène renouvelable, avant une augmentation progressive pour un développement à grande échelle entre 2030 et 2050.
"Nous sommes les leaders mondiaux dans cette technologie et nous voulons rester en tête mais nous devons faire un effort supplémentaire [...] car le reste du monde nous rattrape rapidement", a mis en garde Frans Timmermans.

Au sein de l'UE, l'Allemagne a annoncé début juin un investissement massif de 9 milliards d'euros, avec l'ambition de devenir le "fournisseur et producteur numéro 1" d'hydrogène dans le monde. La France va consacrer 1,5 milliard d'euros sur trois ans pour "parvenir à un avion neutre en carbone en 2035".
"L'Allemagne a intérêt à pousser le dossier car elle dispose des champions potentiels pour créer une grande filière industrielle de l'hydrogène vert", note Clément Le Roy, analyste Énergie au sein du cabinet Wavestone.

L'hydrogène propre doit participer à la mise en place d'un système énergétique mieux intégré en Europe, un objectif qui a aussi fait l'objet d'une nouvelle "stratégie" publiée ce mercredi.
La Commission veut développer un système plus "circulaire", centré sur l'efficacité énergétique et l'électrification. Par exemple en réutilisant la chaleur résiduelle provenant de sites industriels ou de centres de données, ou en accélérant le passage aux véhicules électriques.

Le coût de la transition
Pour l'ONG Transport & Environnement, "l'UE a raison de donner la priorité à l'hydrogène dans les transports où il n'y a pas d'alternative pour décarboner". Mais comme d'autres défenseurs de l'environnement, elle s'inquiète du rôle conservé par le gaz.
La Commission européenne estime en effet que dans les premières années, une "période de transition" sera nécessaire pour assurer une production stable et des prix compétitifs, au cours de laquelle d'autres processus de production d'hydrogène, émetteurs de carbone, seront maintenus mais atténués par des techniques de capture de carbone.

"La Commission est tombée dans le panneau de l'industrie des combustibles fossiles. [...] Elle offre une nouvelle bouée de sauvetage à cette industrie en faillite", a déploré Tara Connolly de Friends of the Earth.
Fin juin, une large coalition d'industriels - ExxonMobil, GE, ENI, Equinor ou Erdgas - a plaidé pour une production d'hydrogène au gaz naturel, accompagnée de technologies de capture de carbone, "nécessaire pour rendre les utilisations de l'hydrogène compétitives en termes de coût".

"Aujourd'hui, il est 2 à 5 fois moins cher que l'hydrogène renouvelable et son déploiement contribuera à réduire le coût de ce dernier", avançaient-ils.
Pour Lisa Fischer du think tank E3G, la Commission oublie que "si nous voulons de l'hydrogène vert, nous allons avoir besoin d'énergie renouvelable bien plus que ce que nous produisons à l'heure actuelle", estime-t-elle.

Selon Mme Marine Laouchez, AFP - La Tribune - mercredi 8 juillet 2020

15/08/2020

Haut Conseil pour le Climat: en France on n'en ferait pas assez...

C’est un document qui donne de sérieux arguments à ceux qui martèlent qu’Emmanuel Macron et son gouvernement n’en font pas assez sur le plan écologique. Le très sérieux Haut conseil pour le climat (HCC), cette instance indépendante chargée d’évaluer la stratégie française pour lutter contre le réchauffement climatique, se montre cette année encore particulièrement critique dans son rapport annuel, rendu public ce mercredi 8 août, et intitulé « Redresser le cap, relancer la transition ».
Après avoir qualifié « d’insuffisantes » les actions engagées par la France contre le réchauffement climatique l’an passé, le HCC, présidée par la climatologue Corinne Le Quéré, ne semble pas beaucoup plus emballé cette année. « Les actions climatiques de la France ne sont pas à la hauteur des enjeux ni des objectifs qu’elle s’est donnés », fustige ce groupe de treize experts, qui compte en son sein des spécialistes reconnus, tels Jean-Marc Jancovici, Valérie Masson-Delmotte, Laurence Tubiana ou encore Alain Grandjean.
« Le Haut conseil pour le climat constate des progrès dans la gouvernance, un accroissement des annonces, mais pas d’avancée structurelle quant au rythme de baisse des émissions. »« Il nous a utilisés pour verdir son image » : on débriefe le retour de Macron sur la convention climat
Une baisse des émissions de CO2 bien trop lente
C’est le premier constat fait par ce Haut conseil pour le climat : la réduction des émissions de gaz à effet de serre continue d’être « trop lente et insuffisante » dans notre pays. En 2019, celles-ci n’ont reculé que de 0,9 %, soit une baisse similaire à la moyenne des années précédentes et encore très loin des -3 % attendus à partir de 2025. Autrement dit, la France n’est toujours pas sur la trajectoire qu’elle s’est donnée pour atteindre la neutralité carbone. Pire, elle s’en éloigne, selon le HCC, qui souligne qu’aucune transformation structurelle n’a été engagée dans les quatre secteurs les plus émetteurs de CO2, à savoir le transport, l’agriculture, le bâtiment et l’industrie.
L’année 2020, marqué par la crise sanitaire, peut-elle être un tournant ? Les experts en doutent sérieusement. Si la crise du Covid marque bien une rupture brutale, avec une baisse historique des émissions de CO2 de l’ordre d’environ 13 % par rapport à cette même période l’année précédente, son impact ne sera probablement que temporaire.
La chute des émissions de CO2 est historique… mais insuffisante pour limiter le réchauffement
Certes, sur l’ensemble de l’année 2020, les émissions françaises devraient diminuer très sensiblement, d’environ 9 % par rapport à 2019, en grande partie du fait de l’effondrement des déplacements. Mais cette chute inédite a toutes les chances de ne pas persister, préviennent-ils. « Un rebond trop fort pourrait compenser une part plus ou moins importante de cette réduction, voir l’annuler et la dépasser ». Et « la baisse temporaire des émissions lors du confinement est marginale par rapport aux efforts à accomplir ».
Bannir tout soutien aux secteurs carbonés
Faut-il vraiment craindre un « effet rebond » dans les prochains mois ? Beaucoup dépendra de la teneur du plan de relance, actuellement en préparation. Prendra-t-il en compte le climat ? Le HCC met en tout cas en garde le gouvernement : « La définition d’un plan de reprise compatible avec les objectifs de transition bas-carbone que le gouvernement s’est donnés est un enjeu essentiel des mois à venir et sera la mesure réelle de l’attention portée au climat ». Pour ses membres, l’enjeu est d’autant plus important que ce plan de reprise aura un effet structurant sur les émissions des prochaines années. « Si une seule recommandation devait être conservée de ce rapport », écrivent les experts, « elle serait de bannir tout soutien aux secteurs carbonés du plan de reprise et de l’orienter le plus possible sur des mesures efficaces pour la baisse des émissions de gaz à effets de serre. »
Les enjeux climatiques doivent être au cœur de la relance, avertit le Haut Conseil pour le Climat
Le gouvernement les entendra-t-il ? Le HCC ne cache pas son inquiétude, au regard des premières mesures prises par l’exécutif en réponse à la crise du COVID-19. Alors que les premières aides publiques ont été principalement tournées vers l’automobile et l’aviation, deux secteurs très émetteurs, le Haut conseil pour le climat s’étonne qu’elles aient été accompagnées de dispositions aussi peu contraignantes. S’agissant de l’automobile, il aurait été souhaitable d’introduire par exemple un critère de poids des véhicules dans les conditions d’éligibilité aux aides à la demande instituées pour relancer les ventes.
Une transition compatible avec l’emploi
Alors que les aides massives à l’automobile et à l’aviation sont justifiées par le risque d’une destruction de l’emploi dans ces secteurs, le Haut conseil pour le climat rappelle dans son raport que transition écologique ne rime pas nécessairement avec casse sociale. Ses membres assurent qu’une réorientation des investissements vers des secteurs moins néfastes pour le climat est compatible avec de réelles préoccupations sociales. Autrement dit, il est possible de concilier l’exigence de court terme de l’emploi, et l’urgence de long terme du climat.
Comment ? En misant sur la rénovation énergétique des bâtiments, en investissant dans les transports publics et les infrastructures de mobilité douce, en déployant des énergies renouvelables… Le Haut conseil climat a ainsi identifié plusieurs mesures de sortie de crise compatibles avec les objectifs climat. Sa conviction :
« La rénovation énergétique des bâtiments, la décarbonation des transports, et l’évolution du système alimentaire sont les mieux à même de réorienter les investissements vers une économie décarbonée, et de répondre aux attentes économiques et sociales, tout en apportant des bénéfices en matière de qualité de l’air et de santé publique. »Supprimer les vols courts, les jets privés et réduire les « miles » : voici comment on peut assainir l’aérien
Mais pour l’heure, ces secteurs ne sont pas au centre des attentions du gouvernement. « La rénovation des bâtiments ne fait l’objet que d’un soutien d’1 milliard d’euros sur 2020 et 2021 », rappelle le HCC. Un montant sans commune mesure avec le soutien de 15 milliards d’euros apporté au secteur aéronautique. Quant au transport ferroviaire, pourtant « porteur de fortes réductions d’émissions », il n’a pas non plus été érigé en secteur de première importance.
Le changement climatique continue de s’aggraver
Alors que l’action du gouvernement patine sérieusement, le Haut conseil pour le climat salue le récent travail mené par la Convention citoyenne pour le climat, qu’il espère voir être valorisé.
Les propositions chocs de la convention citoyenne pour le climat
Le rapport est d’ailleurs ponctué d’un rappel : le changement climatique continue de s’aggraver, et rend la mise en place de mesures fortes plus urgente que jamais. « À l’échelle planétaire, les années 2015-2019 ont été les cinq plus chaudes jamais enregistrées. L’année 2019 a été la plus chaude pour la température de surface en Europe, et a été marquée par deux vagues de chaleur et une sécheresse exceptionnelles en France ». Et « le premier semestre 2020 est le plus chaud jamais enregistré en France ».
« Il est donc temps de redresser le cap et de relancer la transition. »

Selon Mr Sébastien Billard - L’Obs - mercredi 8 juillet 2020

14/08/2020

Confinement: un bilan accablant selon les docteurs Nicole et Gérard Delépine...

Dans la revue Néosanté de juillet/aoùt 2020, une interview des cancérologues Nicole et Gérard Delépine par Mme Pryska Ducoeurjoly montre que le confinement aurait aggravé la crise sanitaire du coronavirus. Selon eux, "cette mesure n'était pas justifiée, car elle n'a fait qu'alourdir le bilan humain et la surmortalité saisonnière". Les médecins interviewés pensent qu'avec quelques 30 000 morts en France, la contamination a été boostée par l'enfermement ensemble des porteurs de virus et des personnes saines. Ils nomment ce confinement "aveugle" et comparent les mortalités observées par million d'habitants des différents pays en fonction de leur politique sanitaire. Ainsi, "France, Italie, Espagne et Belgique sont parmi les pays qui souffrent de la mortalité la plus élevée, alors que les pays adeptes de la quarantaine ciblée sans confinement ont passé l'épidémie avec des taux de mortalité inférieurs à ceux de la grippe saisonnière".

Par ailleurs, les conséquences mentales sur des personnes saines, parfois psychologiquement fragiles et persuadées d'être confrontées à un danger de mort imminente sont importantes. Tous les confinés, en effet, décrivent un sentiment d'isolement et le manque de contacts sociaux. Dans toutes les études, les troubles psychiques (dépression, stress post traumatique, obésité, drames familiaux, violences envers les enfants, addiction à l'alcool, aux drogues, aux écrans...) s'accroissent avec la durée du confinement. Les SDF de leur côté ont reçu des contraventions, alors qu'ils se trouvaient sans ressource. Enfin, dans les EHPAD, la solitude complète imposée à nos aînés en a conduit certains, presque aussi sûrement que le virus, vers la mort par syndrome de glissement. Et lors des enterrements, les familles au complet n'ont généralement pas pu se recueillir. Bref, entre inhumanité et exclusions, les victimes collatérales du confinement seraient nombreuses!

Selon Nicole et Gérard Delépine, le confinement aveugle a été adopté sous la pression de l'OMS et notamment de leur statisticien Mr Neil Ferguson, mais aussi de Mr Bill Gates. L'Allemagne avait choisi la quarantaine ciblée et le pays s'en est bien relevé sur le plan économique et social. Fallait-il croire aux scénarios catastrophes de "tous ceux qui souhaitaient profiter de la panique pour promouvoir un vaccin en direction de 7 milliards de terriens"? Quoi qu'il en soit, on peut remarquer que les pays qui comme Grèce, Maroc ou Algérie ont rapidement utilisé un traitement précoce par la chloroquine ont affiché des taux de mortalité très bas. Mieux, à partir du moment où l'Italie a décidé de jouer la carte de la chloroquine et de distribuer celle-ci gratuitement dans les pharmacies pour prise à domicile, la courbe de mortalité journalière s'est mise à baisser. Le Ministère en France a-t-il outrepassé son pouvoir en imposant aux médecins de ne pas prescrire la chloroquine, tout en autorisant le Rivotril (qualifiée d'euthanasie sans consentement) dans les EHPAD?

Mr et Mme Delépine concluent leur interview en affirmant que "la victime la plus évidente du Covid-19 a été notre démocratie". La peur, en effet, aurait tétanisé la population et l'aurait empêchée de défendre son bien le plus précieux: sa liberté! Ce bilan sévère sera-t-il un jour mis au jour par nos concitoyens. Continuerons-nous à nous laisser manipuler par l'OMS ou nos gouvernants? Pour aller plus loin sur ce sujet, outre les ouvrages des Professeurs Didier Raoult et Christian Perronne, il est possible de consulter l'intervention des cancérologues le 21/3/2020 à la tribune libre de l'Agoravox intitulée: "Confinement, mesure sanitaire ou politique".

Lyliane

13/08/2020

Nuit des étoiles: comment admirer Jupiter, Vénus et Mars?

Les Nuits des étoiles, événement organisé par l'Association française d'astronomie (AFA), reviennent pour une 30e édition vendredi soir, et jusqu'à dimanche. Ces trois jours promettent un beau spectacle pour les amateurs d'astronomie, qui pourront facilement observer plusieurs planètes, dont Mars, Jupiter ou encore Vénus, a expliqué jeudi Olivier Las Vergnas, président de l'AFA, sur Europe 1. 
Jupiter "très brillante"
Selon lui, cette édition des Nuits des étoiles sera particulièrement enrichissante. Grâce au beau temps, "on va avoir un ciel vraiment très intéressant au niveau des planètes", prévoit-il. En effet, toutes les planètes du système solaire seront facilement visibles. Le président de l'association cite notamment Jupiter, qui apparaîtra "en début de nuit" et qui sera d'après lui "très brillante". 

La NASA envoie sur Mars Perseverance, un robot chargé de rechercher des traces de vie
Ce sera ensuite au tour de Saturne de se dévoiler, puis Mars (vers minuit) et la Lune. "Si on a le courage d'attendre en fin de nuit, on peut profiter des étoiles filantes et de la planète Vénus, encore plus brillante, qui se lève vers 4 heures du matin", ajoute Olivier Las Vergnas. 

Des planètes facilement observables 
Doté d'une paire de jumelles, il sera possible d'admirer Mercure "juste avant le lever du Soleil", prévient le spécialiste. Et inutile d'aller forcément au sommet d'une montagne isolée pour profiter du spectacle. "Jupiter, Saturne, Mars et Vénus seront visibles de partout", résume-t-il, même "en plein centre-ville". 
Si vous voulez observer le ciel chez vous, l'AFA propose les "veillées aux étoiles" : des audios, des vidéos, des programme d'observations sont téléchargeables gratuitement sur le site internet de l'AFA. En parallèle, quelque 266 manifestations gratuites seront proposées sur divers sites d'observation, notamment sur celui de l'AFA.
Ces nuits se prolongeront jusqu'à la mi-août avec les Perséides, la traditionnelle pluie d'étoiles filantes du mois d'août, qui illumineront le ciel du 10 au 15 août.

Selon Mme Capucine Rouault, édité par Tiffany Fillon - Europe 1 - vendredi 7 août 2020

12/08/2020

Voitures électriques: une reprise modérée...

Près de 45.000 véhicules électriques ont été écoulés au premier semestre en France, soit 6,3% du total des ventes de véhicules, contre 1,8% l'an dernier, selon le Comité des constructeurs français d'automobile (CCFA). Les véhicules hybrides sont quant à eux passés de 5% à 11,3% de part de marché.
La Renault Zoe a particulièrement bien tiré son épingle du jeu avec un doublement de ses ventes au premier semestre, à plus de 17.000 unités. "On est sortis du cercle des enthousiastes", remarque auprès de l'AFP Laurent Petizon, Managing Director chez AlixPartners. Au niveau mondial et malgré une baisse de ses ventes au deuxième trimestre 2020, le constructeur américain Tesla domine nettement les ventes devant plusieurs chinois. Le groupe californien est même devenu ces derniers jours l'entreprise automobile la mieux valorisée du monde en Bourse devant Toyota, bien qu'il écoule beaucoup moins de voitures que les groupes historiques.

Des mesures d'incitations efficaces
"Les consommateurs sont énormément sensibles aux incitations", reconnait Petr Dolejsi, directeur de la mobilité et du transport durable à l'Association des constructeurs européens d'automobile (ACEA), citant outre l'exemple de la France, les Pays-Bas et le Danemark. Dans ces deux pays, "nous avons connu une forte hausse des ventes après des incitations publiques, disparue aussitôt ces mesures arrivées à leur terme", affirme-t-il. C'est le cas également aux Etats-Unis, où les aides nationales et en fonction de chaque Etat représentent l'incitation principale à l'achat, estime Karl Brauer, expert chez Kelley Blue Book.
D'où certaines récentes annonces de plans, alors que le marché automobile souffre des suites du coronavirus. L'Allemagne vient de doubler la prime à l'achat d'un véhicule électrique, de 3000 à 6000 euros, et la France a instauré une prime à la conversion en juin, subventionnant à 5000 euros l'achat d'un véhicule électrique. 

"Le marché est poussé par la régulation, à la fois les prix et les amendes", estime Laurent Petizon, en référence aux règles européennes instaurées cette année et qui sanctionnent les véhicules au-dessus d'une limite d'émissions de CO2 par kilomètre.
"Tant que le pack batterie et moteur électrique restera 50% plus cher qu'un moteur classique avec sa boîte de vitesses, tout le monde ne pourra pas se payer un véhicule électrique", analyse Laurent Petizon. Selon ses calculs, le coût d'un véhicule électrique devrait progressivement baisser pour s'aligner d'ici quatre à cinq ans sur celui d'un véhicule thermique, sous réserve que les prix des métaux rares n'explosent pas. "Cela implique de maintenir les stimuli (les aides) pendant quelques années", en déduit-il, jugeant toutefois que le surcoût à l'usage d'un véhicule électrique tend à diminuer. Sur le sujet, Renault estime que déjà aujourd'hui l'utilisation courante d'une Zoe coûte moins cher qu'une voiture thermique de puissance équivalente.

100.000 primes à la conversion en juin
En attendant que la baisse des prix permette un accès plus large du public aux voitures électriques, le gouvernement sort le chéquier: après s'être félicité d'avoir déjà écoulé 100.000 primes à la conversion en juin, le ministre des Finances Bruno Le Maire n'a pas exclu jeudi que le dispositif soit reconduit au-delà de la limite théorique des 200.000 primes. "On peut fabriquer les véhicules les plus fantastiques mais si l'on manque de bornes alors les gens ne les achèteront pas", explique Petr Dolejsi, en allusion au manque d'infrastructures adaptées dans l'espace public.
La question est pressante: selon Laurent Petizon, il s'agit du deuxième handicap du secteur après celui des prix. "Il ne faut pas plus de dix véhicules par point de charge en moyenne", affirme-t-il. Un niveau atteint en France et en Chine, et dépassé aux Etats-Unis. La France et l'Allemagne prennent la question au sérieux: dans le sillage de son plan de relance post-coronavirus, Berlin va investir 2,5 milliards d'euros supplémentaires pour développer le parc des bornes de recharge.
En France, le plan de relance automobile prévoit d'atteindre 100.000 bornes en accès public fin 2021, soit un an plus tôt que prévu.

Selon BFM -S. Se avec AFP - BFM Business - samedi 4 juillet 2020

11/08/2020

L'Opératrion "Sentinelles de la nature" se déploie en Ile-de-France...

L'opération Sentinelles de la ­nature se déploie en Ile-de-France. Ce projet participatif permet à chacun de devenir acteur de la préservation de son cadre de vie avec une application et une interface numérique* ; de déclarer, en quelques clics, une atteinte à l'environnement : dépôt sauvage de déchets ; déversement de produits toxiques ; pollution lumineuse… "Vous pouvez aussi faire connaître des initiatives positives telles que le nettoyage d'une forêt, précise Thibaud Saint-­Aubin, coordinateur du lien fédéral à France nature environnement (FNE). L'idée, c'est que les citoyens puissent s'approprier les enjeux environnementaux de leur territoire."

Les déchets sauvages sont les plus visibles
Lancé en 2015 par plusieurs associations en Rhône-Alpes et porté au niveau national par la FNE, le dispositif a été étendu à l'Ile-de-France en 2018, mais "il faut du temps pour créer un réseau et le mobiliser", explique Maxime Colin, juriste environnement à la FNE. L'une des atteintes les plus visibles - et le plus souvent rapportées - reste le dépôt sauvage de déchets, particulièrement problématique en Ile-de-France (244.000 à 305.000 tonnes par an) mais aussi plus facile à identifier pour un public non averti.

"Pour former les volontaires à la veille environnementale, la FNE Ile-de-France propose depuis février des ateliers Sentinelles de la nature sur des thèmes précis tels que la pollution lumineuse ou le déploiement de la 5G. "On a besoin d'une vigilance citoyenne plus vive", insiste Maxime Colin. "Nous devons améliorer la prévention, souligne l'association Val de Seine vert. Avoir des relais citoyens est essentiel."

Pour en savoir plus, joindre :www.sentinellesdelanature.fr.

Selon Mme Christel de Taddeo - leJDD - samedi 4 juillet 2.

10/08/2020

Surexploitation des forêts européennes...

Quand l'Europe semble vouloir se mettre au vert, certains chiffres ont de quoi laisser dubitatif. Comme celui révélé dans la revue Nature à partir d'une étude, relayée par Le Figaro : en Europe, la superficie des forêts exploitées a augmenté de 49 % entre 2016 et 2018, en comparaison de la période 2011-2015.
Sur les 26 pays de l'Union européenne (en incluant le Royaume-Uni, mais pas Malte ni Chypre), la Suède et la Finlande représentent la moitié de l'augmentation des zones récoltées, précisent les chercheurs du Centre commun de recherche de l'Union européenne (JRC), qui ont participé à l'étude. Dans le même temps, grâce à des données satellitaires, les auteurs des travaux ont constaté que la taille moyenne des parcelles exploitées a augmenté de 34 % sur l'ensemble du Vieux continent. 
Lire aussi Ikea utilise-t-il du bois abattu illégalement ?
Une hausse partie pour durer ?
"L'application en Europe de la directive sur la bioéconomie, en particulier l'utilisation du bois comme énergie renouvelable, pourrait en particulier expliquer cette demande", analyse, pour Le Figaro, Thuy Le Toan, chercheuse émérite au Centre d'études spatiales de la biosphère de Toulouse. Elle ajoute : "Cette directive a d'ailleurs été fortement critiquée par la communauté scientifique pour son impact potentiellement négatif sur la forêt à l'échelle globale". "On peut s'attendre à ce que cette hausse continue", poursuit la chercheuse, puisque l'objectif européen en matière d'énergies renouvelables est de 32 % en 2030. Les chiffres mentionnés plus haut sont toutefois à nuancer avec un autre. Car si les zones exploitées augmentent en Europe, les forêts européennes, elles, sont toujours plus étendues : entre 1990 et 2015, leur taille a augmenté de 90 000 kilomètres carrés, grâce à la replantation des arbres coupés.

 Les chiffres mentionnés plus haut sont toutefois à nuancer avec un autre. Car si les zones exploitées augmentent en Europe, les forêts européennes, elles, sont toujours plus étendues : entre 1990 et 2015, leur taille a augmenté de 90 000 kilomètres carrés, grâce à la replantation des arbres coupés.

Selon Lepoint.fr-Le Point -3/7/2020

06/08/2020

Le sommeil, un allié pour notre santé,

Mme Claire Reuillon dans Valeurs Mutualistes, écrit un article dans lequel elle montre comment la durée et la qualité de notre sommeil sont essentielles pour rester en bonne santé physique et mentale, a fortiori en période d'épidémie. Elle s'appuie sur les explications et les conseils du Professeur Patrick Lévy, fondateur de L'institut National du Sommeil et de la Vigilance ou INSV. Il faut savoir, en effet, selon une enquête de janvier 2020 sur le sommeil des français, que nous dormons en moyenne 6H41 en semaine et 7H33 le week-end, soit 1H30 de moins qu'il y a 30 ans. Nos enfants pour la plupart perdent de plus en plus d'heures de sommeil après 15 ans en période scolaire, notamment en raison de leur surexposition aux écrans.

Le sommeil nous est indispensable, car il régule la production de très nombreuses hormones (hormones de  croissance, cortisol, hormones régulant notre appétit...). de plus, il sert au développement cérébral des enfants et adolescents et de l'ensemble de leur organisme en général. Il consolide aussi les informations mémorisées pendant l'éveil et favorise les apprentissages récents. Enfin, il maintient la vigilance et l'équilibre psychique, tout en facilitant les relations sociales. Le système immunitaire est par exemple renforcé par un sommeil régulier et d'une durée suffisante. Aussi, en période d'éventuelle contamination bactérienne ou virale, il faut veiller à son sommeil et à celui de ses proches.

L'idéal est de s'endormir et de se lever à la même heure en semaine, comme le week- end. A la lumière du jour, pratiquer si possible une activité physique quotidienne. En outre, éviter de rester couché si l'on ne dort plus. Dans la journée, modérer  la consommation de cafés, sodas, boissons énergisantes. Quand c'est possible, faire une courte sieste de 5 à 20 minutes maximum en début d'après-midi, dans un lieu calme. Le repas du soir devrait être ni trop gras, ni trop lourd, avec plutôt des féculents. Se déconnecter des écrans et arrêter toute activité physique 3 heures au moins avant le coucher. Eviter les émissions anxiogènes et se détendre. Au moment du coucher, ne pas résister aux signes avant-coureurs (baillements, paupières lourdes...). L'obscurité devrait être de règle dans la chambre à coucher et la température modérée.

Pour davantage de renseignements, se connecter à: www.institut-sommeil-vigilance.org.

Lyliane

05/08/2020

Migrants en galère à la frontière italienne après le déconfinement...

Jeunes remis à la rue, engorgement des procédures administratives, refoulements quotidiens vers Vintimille : la situation s'aggrave à la frontière franco-italienne.
Au téléphone, Mila et Vedran (1) se sont vu expliquer qu’il fallait prendre la première à droite en sortant du tram. Le lieu de rendez-vous avec la Cimade semblait simple à trouver. Ils se sont trompés, c’est la cause de leur retard. Le couple de Bosniaques n’a pas l’habitude des adresses bucoliques pour s’occuper des papiers. Trop exigus pour respecter les consignes sanitaires, les locaux de l’association d’aide aux migrants ont été délocalisés dans le jardin d’un temple protestant du centre-ville de Nice. Un cadre champêtre : des oliviers pour l’ombre et des chaises de jardin pour la salle d’attente. «Ça a ce côté folklo mais l’organisation est précaire, temporise Elysabeth Marque, bénévole. On n’a pas d’imprimante ni d’électricité. Quand il pleut, on utilise le parasol. C’est la débrouille.»

Toute l’organisation est chamboulée. Désormais, les rendez-vous à la Cimade se prennent au téléphone : difficile pour des non-francophones. Ceux à la préfecture par mail : compliqué à déchiffrer avec Google Traduction. «C’est là qu’on s’aperçoit des limites de ce système après le confinement, dit Elysabeth Marque. Les démarches sont encore plus lourdes.» Mila et Vedran, 37 et 42 ans, ont été hébergés par le 115 dans un hôtel pendant le confinement. Une aide qui va s’interrompre en même temps que la date fatidique de leur obligation de quitter le territoire français (OQTF). Dans quinze jours, ils devront être partis. «On est là pour voir si on peut faire quelque chose», espère Vedran.

La Cimade a pris temporairement ses quartiers au temple du Saint-Esprit. Photo Laurent Carré pour Libération
«Police administrative»
David Nakache et son association Tous citoyens ! apportent une aide administrative aux mineurs migrants qui arrêtent leur chemin à Nice. Le responsable de l’association a vu un basculement dans leur prise en charge dès le jour du déconfinement. «On a récupéré douze jeunes en dix jours. L’aide sociale à l’enfance [ASE, gérée par le département, qui ne souhaite pas communiquer, ndlr] a remis à la rue d’un bloc les jeunes pour lesquels il n’y avait pas de minorité établie, raconte-t-il. Rien n’a changé avec le confinement. C’est même pire : on est dans la police administrative dans toute sa splendeur.» Après avoir trouvé «en urgence» une solution d’hébergement, l’association a relancé la machine à recours. «Tous les foyers de France ont ouvert les vannes. Nous nous sommes retrouvés avec beaucoup d’audiences et de passages au tribunal, explique David Nakache. Avec les difficultés d’envoi des documents, ces gamins ont perdu trois ou quatre mois. Comme ce sont des jeunes proches de la majorité, c’est fatidique. Ils risquent de perdre leurs droits.» La préfecture des Alpes-Maritimes fait savoir que «le renouvellement des récépissés et la demande de document de circulation pour un étranger mineur s’effectueront par téléprocédure à compter du 1 juillet». Avec, là encore, des barrières linguistiques et matérielles.

Vintimille, base de repli: Comme Mila et Vedran, les migrants qui se retrouvent à Nice sont entrés en France en franchissant la frontière franco-italienne au niveau de Vintimille. Souvent, le passage ne se fait pas du premier coup. Ils tentent leur chance à pied, en train ou par la route, faisant de Vintimille une base de repli. C’est dans cette ville que Carla Melki intervient pour Médecins du monde. «Le 18 avril, le camp de Caritas à Vintimille a fermé ses portes aux nouveaux arrivants à cause d’un cas de Covid. Il n’a toujours pas rouvert, dit-elle. En termes d’assistance humanitaire et d’accueil, il y a une détérioration très nette : moins d’accès aux soins, à l’information et à la nourriture.» En trois heures d’intervention, Carla Melki a croisé 45 migrants. Elle estime à 200 le nombre de personnes en transit qui dorment sur la plage, sous les ponts et devant la gare.
Teresa Maffeis se rend à Vintimille deux fois par semaine. Militante et coauteure du livre les Sentinelles – un recueil de «chroniques de la fraternité» à la frontière –, elle vient de reprendre ses distributions de duvets et de kits d’hygiène. «Si le camp reste fermé, ça va être une catastrophe. A Vintimille, il n’y a que des gens de passage, rapporte-t-elle. Avec la réouverture des ports et la reprise des bateaux de sauvetage, des gens ont déjà débarqué. Ça va redevenir comme avant.» Un retour déjà observé par la Coordination des actions aux frontières intérieures (Cafi), pilotée par cinq associations. De mi-mars à mi-mai, le collectif a enregistré 107 refoulements, soit trois personnes par jour.
Promiscuité et errance: Depuis le déconfinement, 50 migrants sont raccompagnés à Vintimille quotidiennement. «Aux postes frontières, les gens sont dans une grande promiscuité, on leur donne à peine du savon. Puis ils sont renvoyés dans l’errance. Les conditions se sont aggravées. Une demandeuse d’asile et son enfant avec une poche gastrique ont été remis côté italien. C’est l’hôpital qu’il fallait appeler, pointe la chargée de projet de la Cafi, Agnès Lerolle, qui a fait un recours devant le Conseil d’Etat. Le confinement a compliqué les choses. Les associations ont moins accès aux personnes pour proposer des soutiens et se rassembler.»

Dans le jardin niçois, l’espoir est maigre pour que Mila et Vedran voient leur dossier de réexamen de demande d’asile accepté. «On voudrait une simplification des démarches pour désengorger les services administratifs, milite Elysabeth Marque. Il faut un titre unique, durable et qui donne l’autorisation de travailler.» Au-delà du déconfinement.

(1) Les prénoms ont été changés.

Selon Mme Mathilde Frénois - Liberation - mercredi 1 juillet 2020

03/08/2020

Convention citoyenne pour le climat: des avancées...

Emmanuel Macron a annoncé, lundi devant les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat, retenir 146 de leurs 149 propositions, dont la plupart feront l'objet d'un "projet de loi spécifique" multi-mesures en septembre. Il a aussi annoncé 15 milliards supplémentaires pour la conversion écologique. Le débat sur la limite des 110 km/h sur l'autoroute est, lui, "reporté".
Emmanuel Macron et Édouard Philippe ont reçu ensemble lundi les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat dans les jardins de l'Élysée. Six d'entre eux ont présenté les conclusions de leurs travaux au chef de l'État, avant qu'il n'apporte ses réponses. Le président de la République a ainsi annoncé qu'il comptait transmettre au gouvernement ou au Parlement, ou encore soumettre à référendum "la totalité des propositions" de la Convention citoyenne pour le climat, "à l'exception de trois d'entre elles", soit 146 sur 149. Certaines seront décidées dès la fin juillet, d'autres intégrées au plan de relance mais la plupart feront l'objet d'un "projet de loi spécifique" multi-mesures en septembre, a-t-il précisé.
15 milliards supplémentaires pour la conversion écologique
"L'État prendra toute sa part : 15 milliards d'euros supplémentaires sur deux ans seront injectés pour la conversion écologique de notre économie", a également déclaré Emmanuel Macron, promettant la mise en place d'un "fonds de transformation écologique de notre économie dans le plan de relance" pour notamment "investir dans les transports propres, rénover nos bâtiments" et "inventer les industries de demain".
Le président a aussi approuvé le principe d'un moratoire sur les nouvelles zones commerciales dans la périphérie des villes ainsi que celui de mesures d'aides pour la rénovation des bâtiments. "Arrêter la bétonisation, c'est un projet pour rendre notre pays plus humain, au fond plus beau" et pour retrouver des commerces de centre-ville et mettre fin à un étalement des logements, a-t-il insisté, "c'est un modèle dont nos concitoyens veulent sortir".
Création d'un groupe de suivi pour inscrire le terme "écocide" dans le droit français
La Convention citoyenne pour le climat propose également l'introduction du crime d'"écocide" dans le droit français, afin de sanctionner une atteinte grave à l'environnement. Estimant qu'il fallait "faire en sorte d'inscrire ce terme dans le droit international pour que les dirigeants" puissent rendre "compte", il s'est engagé à porter "ce combat au nom de la France dans des instances multilatérales". Un groupe de suivi sera créé pour réfléchir à la façon de l'inscrire en droit français. 
Selon la proposition de la Convention, "constitue un crime d'écocide, toute action ayant causé un dommage écologique grave en participant au dépassement manifeste et non négligeable des limites planétaires, commise en connaissance des conséquences qui allaient en résulter et qui ne pouvaient être ignorées. Afin que la sanction possible soit dissuasive, la peine encourue doit être, dans le cas d'une violation par une entreprise, outre une peine d'emprisonnement et une amende pour les dirigeants d'entreprise ou les personnes directement responsables, une amende en pourcentage significatif du chiffre d'affaires de cette entreprise et doit inclure l'obligation de réparation". 
Macron en désaccord avec une taxe de 4% sur les dividendes
Emmanuel Macron s'est en revanche opposé à trois mesures sur les 149 proposées par les membres de la Convention. Le président de la République a ainsi décidé de "reporter le débat" sur la limitation à 110 km/h sur autoroutes pour éviter qu'elle ne "s'abîme dans une polémique" et connaisse le "même sort" que la mesure des 80 km/h.
"La transition écologique ne doit pas se faire au détriment des communes, des régions les plus enclavées", a plaidé le chef de l'État. "Pour que ça marche, il ne faut pas stigmatiser les gens, il ne faut pas les diviser, il faut réussir à les embarquer tous ensemble. Si on fait ça, nos concitoyens qui sont dans les territoires les plus enclavés qui parfois mettent tous les jours 45 minutes ou une heure en utilisant les grands axes pour aller travailler, dont la vie s'organise par ses transports, ils vont dire : OK, leur projet c'est un projet urbain, il n'y a pas de place pour moi".
Parmi les autres mesures proposées par la Convention et écartées par Emmanuel Macron : la taxe de 4% sur les dividendes, qui risquerait selon le chef de l'État de "décourager l'investissement". Il s'est également opposé à la proposition de la Convention de réécrire le préambule de la Constitution en plaçant l'environnement au-dessus des autres valeurs fondamentales de la République. "Telle que proposée, la rédaction menace de placer la protection de l'environnement au-dessus des libertés publiques, au-dessus même de nos règles démocratiques", a-t-il commenté.
Concernant une autre mesure proposée par la Convention, un moratoire sur l'accord commercial UE-Canada (Ceta), le président a déclaré : "Je vous réponds, continuons à évaluer".
Macron favorable aux référendums dès 2021
Emmanuel Macron s'est tout de même dit "prêt" à soumettre à des référendums dès 2021 certaines propositions de la Convention citoyenne pour le climat, d'une part pour modifier la Constitution, d'autre part pour des mesures spécifiques. "La réécriture de l’article 1er de notre Constitution (...) pour introduire les notions de biodiversité, d’environnement, de lutte contre le réchauffement climatique (...), je suis favorable à cette proposition", a-t-il dit, en se disant aussi ouvert à un référendum "sur un ou plusieurs textes de loi" reprenant d'autres propositions de la Convention.
"Les symboles comptent : la République sociale, la République des territoires sont désormais inscrites dans notre Constitution. Il est légitime de réfléchir à inscrire l'écologie à son tour", a-t-il dit. Dès lors le chef de l'Etat est favorable à engager à l'Assemblée nationale et au Sénat un débat en vue d'une réforme constitutionnelle qu'il souhaite "voir aboutir d'ici 2021". "Je suis prêt à recourir au référendum si celui-ci était alors constitutionnellement possible après le vote des Chambres", a-t-il insisté.
Bientôt d'autres conventions citoyennes ?
Le chef de l'Etat souhaite enfin la création de nouvelles conventions citoyennes, "sur d'autres sujets" que le climat, et a annoncé la prochaine transformation du Conseil économique social et environnemental (Cese) en "chambre des conventions citoyennes". "Vous avez montré qu'il était possible sur un sujet difficile, inflammable même, de créer du consensus" a-t-il loué, ajoutant qu'une réforme du Cese, assemblée composée de représentants sociaux, "sera présentée au prochain Conseil des ministres, qui en fera la Chambre des conventions citoyennes".

Selon Mme Céline Bregand avec AFP - Europe 1 - lundi 29 juin 2020

02/08/2020

Accélérer la transition écologique au niveau local...

Il est désormais certain que l'objectif de 23% d'énergies renouvelables (EnR) dans la consommation française en 2020 ne sera pas atteint. Face à cette triste réalité, les collectivités sont les mieux placées pour s'imposer comme moteurs d'une politique énergétique ambitieuse et décentralisée.
S'emparer du défi énergétique à l'échelon local est en outre une réponse au besoin de proximité que révèle l'envol du mouvement de relocalisation de l'économie, du locavorisme aux réseaux alternatifs de distribution en passant par l'économie circulaire et le Fabriqué en France. Soutien à l'emploi local, baisse de l'impact environnemental, traçabilité, qualité : le localisme est porteur de sens.
La production d'énergie ne doit plus échapper à ce vent de changement. En 2018, un collectif d'élus ne s'y trompait pas : « L'efficacité et la transition énergétique dépendent d'abord de l'initiative locale ». Alors, chiche ?

Municipales: l'Ademe veut "proposer des solutions à l'ensemble des territoires" Transition bien ordonnée commence par soi-même. Depuis la fin des tarifs réglementés de vente pour les collectivités, ces dernières peuvent librement s'orienter vers une offre d'énergie verte, transformant leur acte d'achat en un formidable levier de transition au quotidien. En effet, elles créent ainsi un cercle vertueux : les producteurs d'ENR sont directement rémunérés, la demande en ENR croît, de nouvelles capacités de production ancrées dans les territoires se développent, avec de l'emploi à la clé. Cerise sur le panneau, ce choix répond aux attentes énergétiques des Français (en 2019, 94% sont favorables aux ENR et 61% à la souscription d'offres vertes).

85% des Français mettent l'environnement au coeur des municipales:Si des collectivités pionnières de toutes tailles, à Paris comme en Indre-et-Loire, ont déjà fait ce choix d'exemplarité, l'urgence climatique impose d'amplifier le mouvement. Prendre cette décision de principe, qui est avant tout une question de volonté politique, exige de tordre le cou aux idées reçues.
Non, opter pour l'électricité durable n'est pas compliqué
L'achat d'énergie s'inscrit, comme tout achat public, dans le cadre familier de la commande publique. Pas question de réinventer la roue donc, mais d'insuffler un rayon de créativité pour des appels d'offres innovants : les collectivités peuvent imposer leurs exigences dans leurs cahiers des charges, à condition de se saisir des outils existants. Par exemple, prévoir des lots dédiés EnR, imposer une durée fixe minimale (garante de meilleure visibilité), utiliser des critères novateurs (qualité de l'origine de l'énergie, impact écologique de la destination du bénéfice dégagé dans le cadre du contrat...), ou encore faire primer les critères techniques et environnementaux sur celui du prix lors de l'attribution.

Quant aux petites collectivités, souvent inquiètes face à ces sujets techniques, pourquoi ne pas constituer un groupement d'achat pour monter en compétences et doper leur pouvoir de négociation ?
Le seul vrai piège à éviter est celui des offres « vert-de-gris », fondées sur les seules garanties d'origine : ces certificats peuvent être acquis en parallèle de l'achat d'électricité auprès de producteurs d'EnR de toute l'UE. La quantité d'électricité correspondante peut quant à elle provenir de toute source de production, y compris fossile ou nucléaire ! Aucune garantie donc d'un achat local et créateur de valeur, contrairement aux offres vertes « premium ».
Non, la facture ne s'envolera pas nécessairement
D'abord en raison de la baisse tendancielle importante des coûts de production des ENR. Ensuite parce que les tarifs des offres labellisées « vraiment vertes » par Greenpeace peuvent être équivalents à ceux des offres classiques (cf. le dernier observatoire du marché de détail de la commission de régulation de l'Énergie - pour les offres des particuliers). Enfin parce que le changement de partenaire doit être l'occasion de bénéficier d'un accompagnement sur-mesure vers la baisse des consommations. En somme, miser sur la qualité plutôt que la quantité : consommer vert oui, mais aussi consommer mieux. Cette expertise est au cœur du savoir-vert des fournisseurs engagés.

Il est encore temps...Mais plus pour longtemps. Consommer une électricité propre est la première pierre évidente d'une stratégie énergétique locale vertueuse plus globale. Construire ce nouveau modèle et imaginer un autre futur restent possibles, en faisant le pari de l'intelligence collective et du partenariat entre collectivités, fournisseurs et producteurs d'énergie verte.
Candidates, candidats, pour répondre aux attentes de vos administrés en termes de transition énergétique et les inciter à agir à leur échelle, soyez dès à présent précurseurs en orientant vos dépenses énergétiques vers une consommation éthique et favorable au développement économique local.

Selon Mr Vincent Maillard - La Tribune - lundi 22 juin 2020

01/08/2020

Pour une cohabitation homme/animal...

Le WWF nous fait comprendre que" lorsqu'ils n'ont plus d'autres solutions, des animaux sauvages et des hommes entrent en conflit". En effet, la population mondiale ne cessant de croître, l'humain empiète chaque jour un peu plus sur la nature, privant les animaux sauvages de proies naturelles et d'habitat. Etres humains et animaux sauvages sont aujourd'hui contraints de partager leurs espaces vitaux, sous la pression de l'urbanisation, du dérèglement climatique et de la surconsommation.

Aidons le WWF à agir partout dans le monde pour un juste partage des territoires et des ressources. Il y a des solutions comme celle de protéger l'ours et d'accroître l'acceptation des plantigrades par les habitants, les élus et les bergers. En mer, on peut réglementer le trafic des bateaux de pêche en s'adaptant aux déplacements des cétacés pour limiter le risque d'incidents. De même, en créant des aires protégées pour les éléphants et en protégeant l'habitat de la panthère, il est possible de freiner l'extinction des espèces sauvages menacées.

Il faut savoir, en effet, que dans toute l'Asie, il reste 40 000 éléphants environ et que l'espèce a diminué d'au moins 50% sur les 3 dernières générations. En France il subsiste moins de 40 ours bruns dans les Pyrénées et moins de 200 lynx dans nos montagnes (Vosges, Alpes, Jura). Quant à la panthère des neiges, l'espèce a reculé de 20% en seulement 16 ans. Enfin, si nous n'y prenons pas garde, plusieurs espèces de dauphins par exemple pourraient disparaitre prochainement.

Pour tout renseignement sur le WWF ou pour effectuer des dons, contactez le site: www.wwf.fr.

Lyliane

31/07/2020

Yann Arthus-Bertrand et ses résiolutions pour la planète...

Son nom est associé à la photographie aérienne. Mais Yann Arthus-Bertrand ne veut plus prendre l’avion. À 74 ans, celui qui réalisa La Terre vue du ciel après le premier sommet sur le développement durable à Rio, phénomène d’édition aux plus de 4,2 millions d’exemplaires en 27 langues, décliné en documentaires et émissions de télévision, a troqué l’hélico pour le drone.

Au moment de notre interview, il achève un trajet à rallonge en train qu’il effectuait en un rien de temps en avion, revient à Paris de Port-Cros dont il est membre du conseil d’administration du parc national, son île refuge au large de Hyères (Var). «Il faut vraiment se faire violence pour choisir le train plutôt que l’avion!», lâche-t-il, fatigué. Sa nouvelle exposition, «Legacy, le courage de la vérité», capsule immersive conçue comme une suite de Home, vient d’ouvrir ses portes à la Grande Halle de la Villette, jusqu’au 2 août.

LE FIGARO. - Pourquoi dites-vous qu’il faut vraiment se faire violence pour choisir le train plutôt que l’avion ?

Yann ARTHUS-BERTRAND. - On va beaucoup plus loin et beaucoup plus vite en avion. Mais l’impact climatique est tellement plus émetteur qu’en train! Vous pouvez, sur le site Ecolab de l’Agence pour la transition écologique (Ademe), calculer vos émissions de gaz liées à vos déplacements. Les chiffres sont ceux des émissions de CO2 par voyageur au kilomètre. Si vous traversez la France en avion, votre empreinte carbone est de 207 kg selon ce calcul, et seulement de 2,2 kg en TGV. En voiture, elle est de 174 kg et, ce qui est intéressant, cet impact diminue en voyageant à plusieurs: 43 kg pour 4 personnes dans une voiture. Prendre le train est une décision compliquée parce que la France manque cruellement de lignes régionales. Prenez Port-Cros, depuis Paris cela s’organisait bien avec l’avion: 1 h 25 minutes jusqu’à Toulon puis la navette en bateau depuis Hyères. En train, je suis parti ce matin pour n’arriver qu’en fin d’après-midi. Il faut les réhabiliter comme le fait cette coopérative, la Railcoop, qui veut relancer le Lyon-Bordeaux dès 2022.

À quel moment avez-vous décidé de ne plus prendre l’avion? L’hiver dernier. J’enchaînais les vols de manière absurde pour présenter au Canada, à New York, mon film Woman, qui ressort d’ailleurs au cinéma maintenant. Je lisais le discours de Greta Thunberg à l’ONU lors du sommet sur l’urgence climatique et je me suis dit qu’à 16 ans, elle était plus avancée, radicale que nous, que si quelqu’un pouvait arrêter de prendre l’avion, c’était bien moi. Quand j’avais vu le film sur l’ancien vice-président américain Al Gore et sa croisade contre le réchauffement climatique, Une vérité qui dérange, j’avais déjà pris une décision: créer au sein de ma fondation le pôle Action carbone, pour compenser les émissions de CO2 générées par mes propres activités de photo aérienne. Aujourd’hui, 75 % de nos programmes de compensation sont financés par des voyages en avion. Mais nous travaillons sur d’autres sources. J’essaie de me dégager de tout ça. Les conséquences sont trop graves.

L’avion n’est cependant pas sans utilité. Ne nous trompons-nous pas d’objectif?

L’objectif, c’est le gaz. Mais quand j’entends qu’on va faire voler des avions aux biocarburants, c’est de la blague. On ne fera jamais voler ça à l’électricité. C’est ridicule de nous le faire croire. Nous sommes des primates avec la technologie des dieux. Évidemment, il y a des emplois en jeu. Mais nous vivons dans une banalité du mal. Aller plus vite! Pour quoi faire? En revenant de l’aéroport, coincé dans les bouchons sur l’autoroute, un chauffeur de taxi m’a dit: «Deux heures d’embouteillages. Et c’est ça le progrès?». Je pense que ce qui rapproche, plus que l’avion aujourd’hui, c’est la communication. Seulement 10 % des gens du monde prennent l’avion. Je m’occupe d’un orphelinat à Brazzaville, au Congo, et nous communiquons très bien via WhatsApp. On va s’habituer à ces visioconférences. Les conventions cadres des Nations unies sur les changements climatiques, les COP sont le symbole de notre incohérence. Il y a un système d’hypocrisie dans ces accords que Greta a dénoncé avec une rage que je comprends.

Selon Le Figaro
  •  

30/07/2020

Des clowns à l'hôpital...

Connaissez vous l'association des clowns du Rire médecin? Il faut savoir qu'en France un enfant sur deux est hospitalisé avant l'âge de 15 ans. Pour eux comme pour leurs parents, un séjour à l'hôpital ou une simple visite est souvent synonyme d'angoisse, de solitude et de détresse. Heureusement, depuis 1991, les clowns du Rire Médecin redonnent aux enfants hospitalisés le pouvoir de jouer et de rire pour mieux faire face à la maladie.

En effet, pour les aider à mieux traverser ces moments difficiles,des clowns proposent des spectacles sur-mesure mêlant magie, poésie et tendresse. C'est une façon de dédramatiser l'univers hospitalier! L'association Le Rire Médecin compte aujourd'hui plus de 100 clowns, qui offrent chaque année plus de 73 000 visites dans 43 services pédiatriques en France. Deux fois par semaine environ, ils offrent aux enfants hospitalisés la possibilité de rire, de chanter, de danser et donc d'oublier un instant leur maladie.

Mme Anny Duperey est la marraine du Rire Médecin. En favorisant par vos dons la "bientraitance", vous aidez à humaniser le quotidien des enfants hospitalisés. Les hôpiclowns aident en effet les enfants à oublier leur isolement. Cette force de vie réveillée par les clowns prend le contre-pied de la routine, de la souffrance et de la mort. De plus, depuis 2009, les clowns du Rire Médecin proposent également des formations aux équipes soignantes, afin de leur transmettre leur approche ludique et non-verbale de l'enfant hospitalisé.

Pour plus d'informations, RV sur le site: www.leriremedecin.org.

Lyliane

29/07/2020

Toutes et tous à vos vélos!

Dans Version Fémina, Mme Inès Straub écrit un article sur la bicyclette, ses règles de conduite, son équipement et elle énumère   les personnes à qui ce moyen de locomotion est bénéfique. En effet, le vélo est écologique, car il ne pollue pas et il est parfait pour respecter nos distances, notamment en ville. De plus il nous fait bouger. C'est donc le moment de ressortir sa vieille bicyclette et de la faire réviser. Il faut savoir qu'avec son plan vélo, le gouvernement offre 50 euros pour des réparations chez un professionnel référencé. Pour cela et pour des vélo-écoles (1h gratuite), la liste se trouve sur la plate-forme Coup de Pouce Vélo. Si vous faites partie d'un club, laissez 10m entre chaque vélo et roulez en file indienne  pour ne pas gêner la circulation automobile. Le passage de camions provoque souvent un appel d'air et risque de vous déséquilibrer... Si vous n'en possédez pas, réfléchissez avant d'acheter une bicyclette. En ville, optez pour une bicyclette avec le guidon plus haut que la selle pour vous tenir droit. Si vous envisagez des circuits vallonnés, préférez un vélo à assistance électrique pour pouvoir gravir facilement les côtes...

Veillez également à la taille des pneus, car plus ils sont fins, moins vous aurez de stabilité. Pour les femmes, une selle bien rembourrée peut se révéler utile. Il est nécessaire d'avoir un équipement complet: freins avant et arrière, un feu avant jaune et blanc et un feu arrière rouge, un avertisseur sonore et des catadioptres rouges à l'arrière, orange sur les côtés et les pédales et blancs à l'avant. Le port d'un gilet rétro-réfléchissant certifié est obligatoire, si vous roulez le soir hors agglomération. Certains ajoutent même un rétroviseur et un écarteur de danger. Enfin, le port d'un casque est obligatoire pour les moins de 12 ans ( conducteurs ou passagers ) et pour tous il est fortement recommandé.

Tout le monde peut faire du vélo, même les seniors! Pédaler aide à se muscler et tonifie le système cardio-vasculaire. L'idéal, si l'on n'en a pas fait depuis longtemps, est de s'entraîner sur des routes de campagne, afin de se familiariser avec le pédalage et l'équilibre. On peut même prendre quelques cours pour être plus à l'aise. En ville, n'oubliez pas d'emprunter des pistes cyclables et aux intersections, ne craignez pas de mettre pied à terre. Si vous changez de direction, signalez-le en tendant le bras. Sur des routes sinueuses, serrez au maximum à droite et en ville, évitez de zigzaguer entre les voitures. Ainsi, vous vous ferez plaisir et vous roulerez  en toute sécurité!

Lyliane

28/07/2020

Gestion de l'eau douce en France...

L’eau en France est un bien «dont l’usage est commun à tous» comme le formule le code civil. Consommation des habitants, des villes, agriculture, loisirs, industries, production d’électricité, transports… ses utilisations sont multiples. Alors que la disponibilité de l’eau va être progressivement affectée par le changement climatique, et à la veille d’un nouvel été possiblement très sec - les premières restrictions sur l’irrigation ont été décrétées dans les Pays de la Loire - , penchons-nous sur la façon dont l’eau douce est répartie en France.

De quelle quantité d’eau douce disposons-nous ?
Chaque année, en plus du stock d’eau dont nous disposons, environ 400 milliards de m d’eau de pluie arrosent la France. Si la majorité s’évapore, on estime qu’il en reste moins de la moitié, 175 milliards de m pour alimenter le milieu naturel, sur ou sous terre. En parallèle, l’Agence française de biodiversité (AFB) estime, à partir des prélèvements soumis à redevance, qu’entre 800 et 1 000 milliards de m sont prélevés chaque année. En 2016, selon les dernières données disponibles, ce chiffre s’élevait à 884 milliards. Mais toute l’eau prélevée n’est pas consommée, loin de là. Par exemple, 96% de cette quantité est à imputer aux plus de 600 barrages hydroélectriques, considérés comme un cas particulier puisqu’ils «interceptent» de l’eau qui est rejetée ensuite. 


Comment est-elle distribuée ?
Si on décortique les près de 37 milliards de m restant (dont 36,5 pour la France métropolitaine), ils se répartissaient ainsi en 2016 : 20,8 milliards de m (56%) sont destinés «à la production d’énergie (principalement pour le refroidissement des centrales thermiques à flamme ou nucléaires, qui en restituent la quasi-totalité au milieu naturel)», à une température plus élevée que lorsqu’elle est prélevée. 70,4% de l’eau prélevée provient des eaux dites «de surface», autrement dit les fleuves, rivières ou les lacs. Cette ressource, plus facile et moins onéreuse à récupérer, sert notamment à la production d’énergie, à l’alimentation des canaux, à l’irrigation et à l’industrie. L’eau potable, elle, provient à 65% de nappes souterraines, moins polluées. Toutefois, dans les zones urbaines densément peuplées, les collectivités traitent également des eaux de surface pour répondre aux besoins. 

Quelle évolution ?
D’après le ministère de la Transition écologique, la quantité d’eau potable prélevée reste globalement stable au fil du temps, «l’augmentation de la population étant compensée par une diminution de la consommation de chacun». D’ailleurs, les prélèvements au sens large restent relativement stables, alors même que dès 2011 un plan national d’adaptation au changement climatique préconisait une diminution des prélèvements d’eau de 20% à l’horizon 2020.
Alors comment expliquer les épisodes de sécheresse récurrents ? Lors de l’été 2019, 85 départements avaient dû prendre des mesures de restrictions d’eau (contre une vingtaine habituellement), et des dizaines se sont retrouvé
Viennent ensuite l’alimentation des canaux (4,7 milliards), l’alimentation en eau potable (5,4 milliards de m), l’industrie (2,5 milliards dont une majeure partie est aussi rejetée), et l’irrigation (3,2 milliards). s en «situation de crise». Plusieurs réacteurs nucléaires avaient également été mis à l’arrêt faute de réserves d’eau suffisantes. Dans un rapport d’information sur la gestion des conflits d’usage en situation de pénurie d’eau publié début juin 2020, des députés soulignent que «moins d’un an après cet épisode, malgré un automne et un hiver relativement pluvieux et à l’heure où ce rapport est écrit – mai 2020 –, les premières alertes sur des ressources en eau en tension concernent déjà une cinquantaine de départements de métropole et d’outre-mer».
Les phénomènes de sécheresse, comme les inondations, sont de plus en plus fréquents et de plus en plus longs avec le changement du climat. Ils sont d’autant plus perceptibles pendant les trois mois d’été, car c’est lorsque les ressources sont les plus faibles et que l’évaporation est la plus importante que le secteur agricole utilise le plus d’eau pour l’irrigation des cultures, notamment le maïs. Or l’intensité de ces phénomènes météorologiques va vraisemblablement continuer à s’accentuer avec la multiplication des vagues de chaleur, et la quantité d’eau disponible lors de la période dite «d’étiage» sera de plus en plus faible. La qualité de l’eau et donc la quantité d’eau potable disponible, elles aussi, risquent de pâtir de la baisse des débits et de l’augmentation des températures. Ainsi, au vu des nombreux facteurs qui risquent de s’aggraver dans un avenir proche, la mission d’information présidée par le député LFI Loïc Prud’homme considère qu'«il est essentiel de réfléchir à une gestion réellement collective» de la ressource en eau «afin d’anticiper et de prévenir des conflits d’usage à venir».

Selon Mmes Aurélie Delmas, Christelle Perrin - Libération - jeudi 18 juin 2020

 

27/07/2020

Convention citoyenne sur le climat...

Les 150 citoyens de la Convention pour le climat ont rendu, dimanche, leurs propositions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre en France. Emmanuel Macron et le gouvernement vont-ils franchir le pas écologique ?
Après les beaux discours, place aux actes. C’est du moins ce qu’espèrent les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat qui, après avoir travaillé durant neuf mois, ont rendu, dimanche 21 juin, leurs propositions pour réduire de 40 % les gaz à effet de serre en France d’ici à 2030, le tout dans un souci de justice sociale.
Emmanuel Macron, qui les recevra à l'Élysée le 29 juin, n’a cessé de répéter, depuis les élections européennes du printemps 2019, que l’acte II de son quinquennat serait marqué par un virage écologique. Depuis, la crise sanitaire du Covid-19 a provoqué une multiplication des appels pour un "monde d’après" plus soucieux de l’environnement. Et le président de la République y a lui-même souscrit, affirmant de nouveau, le 14 juin, que sa première priorité était de "reconstruire une économie forte, écologique, souveraine et solidaire".

La Convention citoyenne veut un référendum pour inscrire le climat dans la Constitution. En privilégiant la voie parlementaire pour la plupart de leurs propositions, les 150 citoyens de la Convention pour le climat entendent pousser la classe politique à prendre ses responsabilités. Ainsi, ce sont 147 de leurs 149 propositions qui devront être tranchées par l’exécutif et par le Parlement.
"Aux politiques d’avoir le courage de porter nos mesures"
"On souhaite l’utilisation du référendum pour les grandes règles générales. En revanche, pour les mesures précises, c’est aux politiques d’avoir le courage de les porter. Notre rôle était de proposer. Maintenant la décision est entre leurs mains et ils devront l’assumer", explique Grégoire Fraty, l’un des 150 citoyens de la Convention, contacté par France 24.
Pour les membres de la Convention, c’est désormais à Emmanuel Macron, au gouvernement et aux parlementaires de jouer cartes sur table pour que le virage écologique se fasse réellement.
Les premières réactions ont été plutôt positives. La ministre de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne, qui a reçu au nom de l'exécutif les propositions, a salué leur "ambition". "Le président de la République (prépare) une reconstruction économique, écologique et solidaire. Votre travail sera au coeur du projet," leur a-t-elle lancé, assurant qu'il n'y aurait "pas de tabou". À la Convention pour le climat, des citoyens entre exaltation et scepticisme
Et 265 parlementaires nationaux et européens de la majorité ont publié, lundi 22 juin, une tribune dans dans Le Monde affirmant vouloir aller "encore plus loin et encore plus vite afin d’agir face à l’urgence écologique".
Des mots qui enthousiasmeront sans doute les 150 citoyens de la Convention, mais qui ont toutefois de quoi surprendre à la vue de la liste des signataires. Ainsi, les députés Aurore Bergé, Marie Lebec, Bruno Bonnell, Benjamin Griveaux ou Jean-Baptiste Moreau, pour ne citer qu’eux, sont davantage connus pour leurs positions libérales que pour leur attachement à l’environnement. D’autant que le contexte actuel, où il est beaucoup question de relance économique après la crise sanitaire, ne se prête pas forcément à l’acceptation par le gouvernement de nouvelles normes écologiques.
"Faire des politiques différentes"
"Le président a promis davantage d’écologie, donc c’est dans l’intérêt de la majorité de porter les propositions de la Convention citoyenne pour le climat. Mais ça veut effectivement dire faire des politiques différentes de ce qui a été mis en oeuvre lors des trois dernières années", souligne l’ancien membre de La République en marche Matthieu Orphelin, aujourd’hui coprésident du groupe Écologie, Démocratie, Solidarité, contacté par France 24.
Parmi les mesures proposées par la Convention citoyenne pour le climat figure en particulier un encadrement fort de la publicité, avec interdiction des panneaux dans l'espace public extérieur et de la publicité pour des produits à fort bilan carbone – comme les gros véhicules type SUV. Or, Matthieu Orphelin avait justement mis sur la table ce sujet lors des lois sur la mobilité et sur l’économie circulaire, mais le gouvernement n’y était alors pas favorable.
Dimanche, Élisabeth Borne a montré sa propre évolution sur le sujet. "Je suis favorable à réguler davantage les messages publicitaires quand ils promeuvent des produits qui vont à l’encontre de nos engagements pour le climat", a-t-elle déclaré au Journal du Dimanche.
"Tant mieux si la ministre change de discours, ça montre que la Convention citoyenne a servi à quelque chose, applaudit Matthieu Orphelin. Maintenant, j’attends de voir ce que dira Emmanuel Macron le 29 juin : est-ce qu’il va assumer, décider, concrétiser ce virage écologique vers un nouveau modèle de société ? Une demi-réponse serait pour beaucoup de citoyens incompréhensible."
Un sentiment partagé par Grégoire Fraty, qui estime que le gouvernement "se tirerait une balle dans le pied s’il bloquait à l’étape d’après". Pour veiller à ce que leurs propositions ne tombent pas dans l’oubli, ce dernier et d’autres membres de la Convention citoyenne pour le climat ont créé une association, "Les 150", dont l'objectif est d'assurer le suivi des débats au Parlement.

Selon Mr Romain BRUNET - France 24 - lundi 22 juin 2020-