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18/06/2019

Le Blue Panda ambassadeur du WWF pour la Méditerranée...

En coordination avec l'Initiative Marine Méditerranéenne, programme régional regroupant 7 bureaux WWF, le WWF a bénéficié du don d'un beau voilier de 25 m le "Blue Panda" pour mener à bien des opérations en Méditerranée. Ce bateau a été aménagé  pour des missions au long cours. Dès le mois de juin 2019, il sera prêt à prendre le large. Ce voilier sera à la fois un lanceur d'alertes, une plateforme scientifique et un outil d'exploration. Il pourra notamment "accueillir à son bord des décideurs économiques et des politiques, afin de les engager à déployer des solutions innovantes et des politiques publiques favorables à la biodiversité marine et à la gestion durable des ressources".

La campagne 2019 se nommera mission Cap Cétacés, projet visant à étudier les comportements des cétacés au sein du sanctuaire Pélagos, au large de la Corse. Plus tard, le Blue Panda fera une campagne de suivi des tortues marines au large de la Turquie.  En plus, tout l'été une tournée "zéro plastique dans la nature" sera menée dans des ports de France, d'Italie, de Grèce, de Turquie, du Maroc, de Tunisie... Sachant que la Mer Méditerranée concentre près d'un dixième de la biodiversité  mondiale et accueille des habitats exceptionnels et une faune unique( tortues, cétacés, thon rouge, phoque-moine...), cette mobilisation pourrait entrainer d'autres élans et vocations pour protéger les mers du globe...

Réjouissons-nous de ces bonnes nouvelles. Dans l'espoir que ces initiatives fassent tâche d'huile, soutenons le WWF par des dons. S'adresser à : www.wwf.fr.

Lyliane

17/06/2019

Les images par satellites nous ont fait découvrir des richesses naturelles insoupçonnées...

Selon le journal d'information du WWF, la découverte d'une forêt vierge grâce à des images par satellite a été possible dans le cratère d'un volcan éteint en Afrique de l'Est. Un biologiste britannique a décidé d'explorer cette zone cachée jusqu'ici et il a eu la bonne surprise de découvrir une forêt pluviale encore vierge. Les 28 scientifiques (géologues, botanistes, spécialistes des animaux) venus se joindre à cette expédition ont trouvé sur place une faune et une flore uniques au monde. Papillons, rongeurs, grenouilles, reptiles, crabes et plantes à fleurs inconnus ont attiré leur attention. Des tests génétiques sont en cours pour déterminer si ce sont de nouvelles espèces.

En outre, en développant une nouvelle méthode de photo-interprétation, un groupe de chercheurs en écologie forestière de l'ONU a mis au jour l'existence de 467 millions d'hectares de forêts arides non référencées jusque là. Constituées de baobabs ou d'acacias, perdant leurs feuilles en saison sèche, ces forêts échappaient aux radars des satellites. C'est pourtant une ressource écologique précieuse de la surface de l'Amazonie!

Ainsi, en étudiant de plus près des écosystèmes inconnus, l'être humain va être en mesure de mieux les protéger. Pour en savoir plus sur le WWF, joindre:www.wwf.fr.

Lyliane

07/06/2019

Passer un week-end sportif à l'Alpe d'Huez et contribuer à la sauvegarde du lynx boréal...

Les 29 et 30 Juin 2019, le Pandathlon vous donne RV à l'Alpe d'Huez pour sa neuvième édition. Le WWF organise, en effet, chaque année ce fameux événement sportif, écologique, ludique et convivial. Il permet "de se mobiliser pour un projet de protection de la nature, en l'occurrence la préservation du lynx boréal, tout en participant à un défi sportif". Il s'agit d'une course d'orientation avec balises à récupérer dans la nature à l'aide d'une carte, de deux compères et d'eau.

Pour s'inscrire, choisir deux solides compagnons et trouver un nom d'équipe rigolo. Puis aller sur le site:www.pandathlon.fr et inscrire ce groupe de trois volontaires. Il s'agit surtout, avec l'équipe constituée, de collecter des fonds (1200 euros) auprès de son entourage pour sauvegarder le lynx boréal à l'aide d'un "guide de collecte" à télécharger sur le site précité. Attention: la date limite d'inscription sera bientôt là.  Mais la collecte des fonds peut s'étaler jusqu'au 28/6. On peut également envoyer un e-mail à pandathlon@wwf.fr.

Le WWF se mobilise pour la mise en place d'un plan national de restauration des populations de lynx. Il faut savoir que "ce magnifique animal à l'épaisse fourrure est le plus grand félin d'Europe". Il a été lourdement persécuté et il en subsiste aujourd'hui moins de 10 000 individus dans l'ensemble de l'Europe et pas plus de 200 dans les montagnes françaises.

Agissons donc avec le WWF (dons, bénévolat...)pour sauvegarder le lynx boréal et lui conférer un statut favorable à la conservation de son espèce.

Lyliane

03/06/2019

Faut-il laisser faire la nature?

 

Et si laisser faire la nature était la meilleure solution pour préserver la biodiversité? Un documentaire diffusé samedi soir sur Arte permet de découvrir les différentes initiatives de ce type menées en Europe pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être.
Selon le groupe d’experts de l’ONU sur la biodiversité, la vie sauvage est en grand danger. Près d’un million d’espèces sont menacées d’extinction. Mais cette situation n’est pas irrémédiable. Ainsi, depuis les années 1950, les mesures prisent pour la conservation de la grande faune ont permis son retour. Il y a désormais deux fois plus de loups en Europe qu’aux États-Unis et 17 000 ours vivent dans 22 pays. Dans le documentaire diffusé samedi soir sur Arte permet de découvrir les différentes initiatives de ce type menées en Europe pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être.
Selon le groupe d’experts de l’ONU sur la biodiversité, la vie sauvage est en grand danger. Près d’un million d’espèces sont menacées d’extinction. Mais cette situation n’est pas irrémédiable. Ainsi, depuis les années 1950, les mesures prisent pour la conservation de la grande faune ont permis son retour. Il y a désormais deux fois plus de loups en Europe qu’aux États-Unis et 17 000 ours vivent dans 22 pays. Dans le documentaire L’Europe à la reconquête de la biodiversité, diffusé ce samedi à 22 h 25 sur Arte, Vincent Perazio et Nicolas Cennac reviennent sur ces différentes initiatives de ré-ensauvagement. Leur film foisonnant est une excellente introduction pour comprendre les enjeux actuels.
Ce ré-ensauvagement, nouveau paradigme écologique qui répond à un leitmotiv: laisser faire la nature. En rupture avec les méthodes de conservations habituelles sur le Vieux Continent, l’objectif de cette méthode ne vise pas tant à protéger une espèce 
particulière, qu’à laisser la vie sauvage prospérer sans intervention humaine. Car les populations s’autorégulent.
L’histoire commence dans le parc du Yellowstone, aux États-Unis, une étendue de près de 9 000 km, protégée par l’Unesco et déclarée «réserve de biosphère» en 1976. Le retour du loup dans les années 1990 y a bouleversé le paysage. Les plantes, jusque-là broutées par certains herbivores qui proliféraient en l’absence du prédateur, ont pu se développer à nouveau. Des réserves de Roumanie à celles du Royaume-Uni, en passant par les Pays-Bas, la Pologne ou le Portugal, le documentaire nous entraîne dans un formidable tour d’Europe de la biodiversité. On pourra regretter un côté parfois désordonné qui mêle les différentes initiatives pour en faire un tout, pas forcément uniforme.
En quête de point de répit
Sur tout le Vieux Continent, des scientifiques tentent de recréer des zones entièrement sauvages - il en existe deux en France, dont ne parle malheureusement pas ce reportage. Ils y introduisent des prédateurs ainsi que des gros mammifères comme les bisons d’Europe, ou bien des races de vaches se rapprochant le plus des aurochs, ce bovin disparu dont descendent les génisses d’élevage. Un équilibre qui favorise le retour d’autres espèces. La présence de certains animaux se répercute sur l’ensemble de la chaîne alimentaire. Les animaux façonnent donc directement les paysages. Et contrairement à ce que l’on a longtemps pu croire, l’Europe n’était sans doute pas qu’une immense forêt avant l’avènement de l’agriculture il y a 10 000 ans. La présence de nombreux gros mammifères, aujourd’hui disparus ou domestiqués, devait permettre l’existence de prairies et de plaines. Un paysage diversifié, riche en faune et en flore, comparable aux savanes africaines.

Mais la rareté des terres sauvages en Europe est une véritable limite à ces projets. Difficiles de trouver des zones suffisamment larges pour y installer des parcs importants. Un réseau d’aires sauvages permettrait d’établir différents points de répit pour les plantes et les animaux et faciliter la cohabitation avec les hommes. Car actuellement, les tentatives de ré-ensauvagement ne se passent pas toujours très bien. En France, on connaît les réticences de certains éleveurs à la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées. La problématique est la même en Roumanie avec les bisons. Ces animaux, qui ne sont plus que 5 000 en Europe, s’aventurent hors de ces espaces et viennent se nourrir sur les terres des éleveurs.

Vincent Bordenave - Le Figaro - mercredi 22 mai 2019

30/05/2019

Une ménagerie en hologrammes d'animaux...

Mme Sophie Berthier dans le journal Télérama nous informe de l'initiative du Cirque Roncalli en Allemagne, qui révolutionne les spectacles d'animaux de cirque. Grâce à une prouesse technologique, en effet, le cirque utilise des hologrammes d'animaux sauvages pour ses spectacles. Ainsi, éléphants et girafes font leur numéro sous le chapiteau, mais les cages demeurent vides.

De quoi lutter contre la souffrance animale et éliminer les conditions de vie déplorables de la plupart des animaux sauvages en captivité. Pour inspirer d'autres cirques, voilà une initiative originale! On peut s'interroger: est-ce une manière d'anticiper le cirque du futur?

Pour en savoir davantage à ce sujet, consulter:

https://creapills.com/cirque-roncalli-animaux-hologrammes-20190415

Lyliane

27/05/2019

Fabriquer des cosmétiques écoresponsables et s'engager au quotidien pour la planète...

Mme Emmanuelle Demarest a interviewé pour Version Fémina 4 fabricants de cosmétiques engagés dans une démarche écoresponsable. Mme Mathilde Thomas, cofondatrice de Caudalie, témoigne de ses gestes pour la planète: se déplacer uniquement à bicyclette, acheter au marché fruits et légumes de saison, faire ses yaourts et son pain, éviter sacs et couverts en plastique en visant le zéro déchet pour Caudalie d'ici à 2021...

Mme le docteur Sylvie Péres, cofondatrice d' Alaena, avoue "qu'elle mange bio, composte ses déchets, fait partie d'une Amap et économise l'eau. De plus, elle se montre vigilante pour ses produits d'entretien et les choisit biodégradables. Quant à la Directrice commerciale et marketing de Wéléda, Mme Françoise Kessler, elle achète en vrac et privilégie les éco-recharges pour limiter ses déchets. Elle se fournit au maximum en produits bio et locaux.

Mr Charles Kloboukoff, Président fondateur du groupe Léa Nature, vise avec sa femme le zéro déchet autant que possible en faisant du compost et en triant leurs déchets. Non seulement, ils n'achètent pas de dosettes en aluminium pour leur café, mais ils ont la chance d'avoir un poulailler et un jardin cultivé en bio. Leur voiture est 100% électrique, car ils sont conscients de la pollution de l'air et du réchauffement climatique.

Bravo à ces 4 personnalités de s'engager pour la planète et de donner l'exemple de personnes évitant gaspillage et pollution! Et vous? Que faites-vous concrètement?

Lyliane

20/05/2019

Des actions en faveur de la biodiversité...

Dans le journal du dimanche 12/5/2019, un dossier de plusieurs pages était consacré aux actions en cours déjà mises en place en PACA et d'autres potentielles à notre niveau. Mmes Sophie Casals et Aurore Malval, ainsi que Mr Guillaume Aubertin avaient mené l'enquête pour Nice-Matin. Leurs conclusions sont encourageantes: "Malgré les menaces qui pèsent sur la biodiversité, sur terre comme sur mer il n'est pas trop tard pour agir!" En effet, les zones de protection se multiplient depuis des années et les organismes comme les citoyens se sentent de plus en plus concernés par la protection de la nature.

Parmi les actions susceptibles d'aider les agriculteurs, je note un outil de terrain nommé S@M, qui depuis 2010, via une application sur téléphone ou tablette, permet au producteur de noter ce qui se passe pour ses fleurs ou ses fruits et de disposer d'une banque d'images des ravageurs. Il peut ainsi bénéficier d'une aide et se passer de produits phytosanitaires. De même, grâce à des insectes contenus dans de petits sachets, l'agriculteur peut réduire ses traitements en s'appuyant sur la lutte biologique. Une start-up du nom de Mycophyto et l'UMT Florimed de Sophia-Antipolis s'occupent de ces alternatives privilégiant les auxiliaires.

Des initiatives à succès peuvent être déja citées depuis des Conservatoires du littoral comme à Porquerolles, des Parcs nationaux comme celui du Mercantour (06) qui fête ses 40 ans cette année ou celui de Port Cros (83), jusqu'à des "nurseries à poissons en polypropylène imitant les herbiers de posidonies" avec ReFish à Bormes les Mimosas (83) ou des mouillages "écolos" comme à Ramatuelle (83). Pratiquement partout, dans nos pays européens, on s'inquiète de la protection de la faune et de la flore. De ce fait, des actions novatrices au niveau des Etats comme des régions sont un objectif recherché...

En tant que citoyens, il nous est conseillé en premier lieu de nous nourrir de façon responsable, sans gaspiller. Par exemple, d'acheter en vrac, de réduire sa consommation de viande en privilégiant la qualité et le local, de rejoindre une AMAP, d'éviter les poissons comme le thon, le saumon ou l'espadon, dont les stocks s'épuisent, au profit des sardines, des maquereaux, des bonites. Nous pouvons également installer des nichoirs à hirondelles, martinets et chauve-souris sur notre maison - joindre la LPO - car ces espèces sont de formidables "insecticides naturels".

Dénicher des semences locales oubliées pour les remettre en culture - semencemaralpine@gmail.com - prendre soin des abeilles dans son jardin en plantant des fleurs mellifères ou en tolérant les pissenlits, proposer à un apiculteur d'installer ses ruches dans notre propriété, éviter de traiter nos arbres et nos plantes dans notre jardin, éviter d'écraser tortues, crapauds ou couleuvres sur les routes, tout ces petits gestes sont à encourager car ils vont dans le bon sens... Il y a là tout un champ d'expérimentations et sans doute de nouveaux métiers à proposer...

Lyliane

 

 

14/05/2019

Les solutions proposées par WWF pour sauver la Méditerranée...

L'ONG nommée WWF - www. wwf.fr - nous propose de sauver tous ensemble la nature de la pollution plastique. Elle s'est dotée d'un bateau qui va sillonner les côtes de la Mer Méditerranée, qui représente 1% des eaux marines sur le globe, mais qui compte déjà 7% des micro-plastiques. Sa mission sera "d'alerter les populations et les pouvoirs publics sur la menace des plastiques et de mener des études scientifiques afin de mesurer l'impact des plastiques sur la biodiversité marine".

Chaque année, en effet, 8 millions de tonnes de plastiques viennent inexorablement échouer dans nos océans. On en retrouve dans les corps des tortues marines  et dans 90% des oiseaux marins. Le plastique empoisonne les poissons, tue les baleines, étouffe les oiseaux. Or, depuis 60 ans, la production de plastique connaît une croissance exponentielle. Et, à terre, 20% seulement des déchets plastiques sont collectés pour être recyclés. 60 tonnes de plastiques provenant de France se déversent chaque jour en Méditerranée.Tout cela n'est plus possible!

Il s'agit par exemple de modifier nos habitudes grâce notamment à l'application"We act for good" du WWF. A partir du mois de juin, le voilier du WWF sillonnera les ports méditerranéens, afin de sensibiliser les habitants et les touristes ( plus de 200 millions viennent chaque année sur les plages) à la problématique de la pollution plastique. Animations pour les familles, expositions, partenariats éco-responsables avec les restaurateurs seront proposés par les équipes du WWF (Wild World Fund).

Nous pouvons aussi signer la pétition disponible en ligne sur wwf.fr et faire des dons à l'ONG WWF, qui est une fondation reconnue d'utilité publique, pour financer sa campagne en Méditerranée. Ce combat contre les plastiques est notre affaire à tous. Nous le gagnerons tous ensemble. Car l'objectif à terme est d'engager gouvernements et collectivités à aboutir à "zéro plastique dans la nature en 2030". N'ayons pas peur de diffuser ce message à nos contacts, sur les réseaux sociaux...

Lyliane

09/05/2019

Une nouvelle forme d'agriculture avec de nouveaux outils...


L'entreprise d'ingénierie auvergnate, lauréate du concours i-Lab 2018, développe une nouvelle race de tracteurs, très légers, pour protéger l'environnement et confirmer la France dans son rôle de poids lourd agricole mondial.
Le temps où une série de tracteurs électriques, légers et organisés en vol d'oies labourera les champs n'est pas loin. C'est en tout cas ce à quoi travaille la société Sabi Agri, lancée en août 2017 à Clermont Ferrand - au cœur de la Céréales Valley, en Auvergne - par Alexandre Prevault, ingénieur mécatronicien et maraîcher, et Laure Osmani, avocate de formation. « Notre idée est de nous positionner sur le marché avec des tracteurs électriques, très légers, qui respectent mieux les sols et l'environnement », explique d'entrée de jeu Alexandre Prevault.
Pour l'heure en effet, selon les études de la FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations), la production agricole pour l'alimentation est responsable d'environ 30 % de la consommation mondiale d'énergie fossile. Pis, selon le spécialiste américain Michael Pollan, aux Etats-Unis, pour chaque calorie de nourriture produite, il ne faut pas moins de 10 calories d'énergie fossile... « Notre but est donc d'améliorer grandement ce ratio, grâce à des engins légers et électriques », déclare Alexandre Prevault. Car les énormes tracteurs actuels, qui fonctionnent au fioul, tassent les sols, qu'il faut ensuite retourner. Au contraire, un labour plus léger permet de conserver la matière organique, qui, à son tour, capte le CO2. « Nous avons donc cherché une solution technique pour cette pratique ».

Zéro émission
Et l'ingénieur mécatronicien l'a trouvée : au lieu de 40 chevaux thermiques, ses tracteurs, pesant 600 kilos seulement, n'affichent que 25 chevaux électriques, pour faire le même travail. Afin d'alléger la structure et de faire en sorte qu'une calorie consommée équivaudra à une calorie produite, le châssis de l'Alpo - c'est le nom de ce nouvel outil - englobe toutes les parties électroniques. Car bien sûr, cette nouvelle génération de tracteur est intelligente. Si, pour l'instant, elle ne peut agir que sur de petites surfaces, comme des terres en maraîchage ou en viticulture, sur trois à six hectares, rien n'empêchera d'en conduire un, associé à d'autres, qui seront pilotés par le premier grâce à l'électronique embarquée, sur des surfaces plus grandes, pour la production céréalière. De quoi limiter le recours à une main d'œuvre que les agriculteurs ont du mal à s'offrir, compte tenu des contraintes financières auxquelles ils sont actuellement soumis.
Enfin, l'Alpo bénéficie de huit heures d'autonomie et recharger les batteries électriques - en moins de deux heures - sera un jeu d'enfant dans la cour de la ferme, surtout si, de surcroît, elle est équipée de panneaux solaires, qui trouveront largement leur place sur les toits des hangars. Mieux encore, les frais de maintenance seront réduits du fait de l'architecture électrique des tracteurs. Là encore, le gain financier pour l'utilisateur est évident. Autant dire que ce tracteur zéro émission a tout pour plaire !
« L'agriculture est fragile, relève Alexandre Prevault, et face aux enjeux mondiaux de la production alimentaire, sans oublier la dépendance actuelle au pétrole, il est important pour la France de continuer à jouer dans la cour des grands comme elle le fait actuellement dans le domaine agricole ».
Tout est donc en place pour révolutionner l'agriculture ! Avec la dotation d'un total de 550 000 euros apportée par le concours i-Lab, Sabi Agri a poursuivi dans un premier temps le développement de sa gamme, qui se compose actuellement d'une dizaine d'engins spécifiques, adaptés aux besoins de divers utilisateurs et « fabriqués pour l'instant de façon artisanale », indique Alexandre Prevault. La société auvergnate, qui a par ailleurs embauché cinq personnes, entend maintenant passer à la phase de production industrielle et, en parallèle, obtenir les homologations nécessaires pour l'export. Car si sa commercialisation est prévue dès cette année en France, l'Alpo pourrait séduire les agriculteurs du monde entier. « Nous continuerons d'embaucher, de même que nous poursuivrons nos recherches pour développer d'autres produits, dans le domaine phytosanitaire, par exemple. Notre rôle est de faire l'interface entre le monde agricole et la technologie de pointe », indique le cofondateur de Sabi Agri.

La Tribune avec i-Lab - La Tribune - mardi 30 avril 2019

Un village d'Alsace a réussi sa mue verte!

Dans Paris-Match du mois de mars 2019, Mme Caroline Fontaine nous fait connaître les initiatives d'un ancien mineur à la retraite, maire de la commune d'Ungersheim, Mr Jean-Claude Mensch (73 ans), qui depuis 30 ans a réussi à faire de sa commune de 2 400 habitants un modèle du genre en matière de transition écologique. En effet, il a choisi pour méthode de souder les gens autour de projets, de construire des structures, puis de les céder à des associations. Dans ce village d'Alsace, trois chantiers principaux ont été lancés: l'auto-suffisance énergétique, la souveraineté alimentaire et l'autonomie intellectuelle.

Concernant le premier chantier, il a fait, en effet, dès 1999 construire une centrale solaire thermique pour chauffer l'eau de la piscine municipale. Aujourd'hui, Ungersheim abrite "la plus grande centrale photovoltaïque d'Alsace". Elle a un éco-hameau estampillé "zéro carbione", une calèche tirée par un cheval pour assurer le transport scolaire et ses bâtiments publics ont de l'eau chaude grâce à une chaudière à bois. En projet: une unité de méthanisation pour fournir du gaz propre. Selon les plans actuels, en 2021, la commune atteindra  l'autonomie électrique.

Pour le second chantier, Mr Mensch a fait de l'approvisionnement alimentaire "un service public" en mettant en place une régie agricole municipale promouvant une filière" de la graine à l'assiette": une exploitation maraîchère, une conserverie - bientôt une microbrasserie et un pressoir à fruits -. qui sont gérés sous statut communal et associatif. Quant à la restauration scolaire, elle est 100% bio et sans répercussion sur le budget des ménages. En 2020, une épicerie  devrait ouvrir dans un bâtiment municipal.

Une monnaie locale a même été lancée "le radis" pour garder sur le territoire les euros dépensés. 6% des foyers l'utilisent déjà. La commune peu à peu s'essaye à la démocratie participative: commissions citoyennes de conseil des sages, conseil des enfants, de jurys citoyens... Les impôts n'ont pas augmenté depuis près de 15 ans. Tout n'est pas parfait cependant dans ce village, car il y a quelques farouches opposants. Toutefois, Mr le Maire a toujours été réélu au premier tour mandat après mandat. Et il faut également signaler une augmentation démographique (65%) et plus de 150 emplois qui ont été crées au village grâce à la transition écologique depuis 2011.

Ce modèle alsacien, comme celui de Mouans-Sartoux (06), serait duplicable à toute échelle dans notre pays, à condition "que les politiques ne soient pas prisonniers du monde économique et des lobbys". La démonstration est faite: des solutions de ce genre sont possibles! Car si rien n'est entrepris, les émissions de gaz à effet de serre vont continuer de croître. En 2018, elles ont déjà augmenté de 2,7%... Car n'oublions pas que le vote définitif de la loi sur le réchauffement climatique n'a toujours pas été remis à l'agenda de l'Assemblée Nationale afin d'être inscrit dans la Constitution...

C'est donc à nous citoyens d'exprimer notre volonté de "changer de paradigme" et de nous engager dans la transition écologique en choisissant des élus responsables et motivés! N'attendons pas que les politiques finissent par s'en occuper! Faisons nos propres choix de vie et pesons sur leurs décisions! Un film existe sur Ungersheim. Pour le consulter:

https://www.mairie-ungersheim.fr/village-en-transition/le-film/

Lyliane

Pour exposer vos propres solutions, RV sur www.parismatch.com/solutions.

03/05/2019

Un système alimentaire durable est possible selon Greenpeace...

Selon un rapport de l'ONG Greenpeace, notre système alimentaire représente un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Modifier notre alimentation est donc primordial pour agir pour le climat, l'environnement et la santé. Mais il faut aussi et surtout des changements politiques. En effet, l'élevage et l'agriculture sont subventionnés par des politiques incohérentes avec l'urgence climatique et environnementale: déforestation, soja OGM pour nourrir les animaux, pollution des sols et de l'eau, engrais et pesticides, habitudes de consommation. Par contre, l'élevage écologique favorise la biodiversité et des relations équilibrées entre l'homme et l'animal.

Les négociations pour la Politique Agricole Commune (PAC) de 2021 à 2027 ont déjà démarré. C'est une opportunité pour instaurer une agriculture et un élevage écologiques et durables. Il faut donc nous mobiliser dès maintenant pour accompagner la transition vers une agriculture plus verte, juste et durable et pour réduire le gaspillage alimentaire. En adoptant par exemple d'autres habitudes de consommation (deux repas végétariens par semaine dans les cantines, abandon des produits transformés, réduction des laitages et de la viande rouge, réduction des déchets...), chacun-e de nous s'engagera à créer les conditions pour qu'en 2050 il y ait moins 64% d'émissions de gaz à effet de serre.

Nous pouvons agir chacun à notre niveau et au quotidien pour que cela devienne réalité. Nous pouvons par exemple faire partie d'une AMAP, privilégier les circuits courts, manger moins de viande rouge. Chacun de nous est capable de demander à son maire de proposer deux repas végétariens par semaine dans les cantines scolaires. Il est aussi possible d'interpeller sur les réseaux sociaux les candidats aux élections européennes de notre circonscription sur le sujet de la PAC. Nous pouvons également signer et faire signer autour de nous la pétition pour une PAC au service de la métamorphose de l'agriculture. RV sur: www.greenpeace.fr/petitiion-pac.

Alors, n'attendons pas et agissons dès aujourd'hui pour l'avenir de nos enfants sur la planète!

Lyliane

 

 

24/04/2019

La faune marine commence à reprendre ses droits...

Dans le journal La Croix du 17/2/2019, j'apprends avec joie qu'à quelques milles de Marseille, le parc marin de la Côte Bleue, fait partie des 10 sites français inscrits "sur la liste verte de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)". Dans ce dossier de plusieurs pages sont répertoriés, en effet, les territoires français à sauver en ce qui concerne la biodiversité. On relève déjà, cite le journaliste, qu'aux abords des réserves les résultats sont jugés très encourageants.

Il s'agit, par exemple, de la réserve de Carry-le-Rouet près de Marseille et de celle de Cap Couronne en face à Martigues. Les scientifiques du parc marin de la Côte Bleue, chargés notamment de la mission Natura 2000 testent régulièrement la qualité de la biodiversité marine de ces zones protégées, où aucune pêche, aucune plongée et aucun mouillage ne sont autorisés. Peu à peu, la nature semble reprendre ses droits. Les collectivités locales (villes, département et région) financent le fonctionnement du parc marin de la  Côte Bleue, qui couvre 15 000 ha, car toutes ont compris le bien fondé de cette réserve. De même, les pêcheurs locaux ont réalisé que préserver la ressource était leur intérêt!

Ailleurs, le Parc national de la Guadeloupe, crée en 1889, est un espace marin composé de  récifs, de mangroves et d'herbiers vulnérables ainsi qu'un lieu de nidification et de reproduction de nombreuses espèces d'oiseaux. Les Terres australes françaises ont également leur réserve naturelle. Sur le sol de l'hexagone sont aussi inscrits sur la liste verte de l'UIGN: le parc national des Pyrénées, la réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls, la réserve biologique intégrale du Bois du Loc'h (Finistère), la réserve nationale de chasse et de faune sauvage d'Orlu (Ariège) ainsi que le parc naturel marin d'Iroise (Finistère), le parc des Vosges du Nord ainsi que les Marais d'Episy près de Paris...

Pour connaître plus précisément ces réserves naturelles de l'UICN et savoir où il y en existe dans le reste du monde, joindre le site www.lucn.org.

Lyliane

22/04/2019

Suivre la voie du Phénix...

 
   
Chère lectrice, cher lecteur, 

Ce matin, je vous souhaite une bonne fête de Pâques ! Cette fête célèbre, on le sait, l’entrée dans la « vie éternelle » (résurrection) de Jésus-Christ, trois jours après sa mort sur une croix.

Mais depuis fort longtemps avant le Christ, les hommes ont eu cette intuition qu’il fallait parfois « mourir » pour passer à une « autre vie ». 

Ceux d’entre nous qui ont été confrontés à la maladie connaissent cette impression. La nécessité de toucher le fond de la souffrance pour remonter à la surface. 

On « revient à la vie », mais ce n’est plus la même vie. On est transformé. On ne voit plus les choses de la même façon. L’épreuve vous a rendu plus sage. 

Les Égyptiens, bien avant les Chrétiens, connaissaient un étrange animal qui avait cette capacité, plus qu’aucun autre, à mourir, puis renaître : le phénix. 

Permettez-moi, en ce jour de Pâques, de vous raconter la belle histoire du phénix. Vous y découvrirez, j’espère, une nouvelle étonnante.

Le plus beau des oiseaux

Le phénix était, disait-on, une sorte d’aigle, mais de taille considérable. 

Son plumage n’était pas brun mais « rouge, bleu et d’or éclatant, et son aspect était splendide », dit l’Encyclopaedia Universalis.[1] 

Son bec et ses serres étaient d’or pur. 

Il n’existait qu’un seul phénix à la fois. Il vivait mille ans. Mais vers la fin de sa vie, il perdait sa vigueur. Son plumage ternissait. Sentant sa fin approcher, il construisait un nid de branches aromatiques et d’encens, y mettait le feu, et se consumait dans les flammes. 

Mais dans les cendres chaudes naissait… un oisillon, prêt à devenir à son tour un beau et grand phénix ! 

Ses larmes guérissent n’importe quelle blessure

Le phénix, aussi appelé oiseau de feu, oiseau soleil, ou encore oiseau-tonnerre chez les Indiens, est symbole d’immortalité : 

  • Une goutte de son sang donne l’immortalité à celui qui la boit 

  • Ses larmes guérissent n’importe quelle blessure ou maladie 

  • Son chant donne du courage à l’homme au cœur pur et de la crainte à l’homme au cœur impur. 

S’agit-il d’une simple légende destinée à amuser les enfants ? 

Non, car le phénix… c’est vous ! 


Hé oui, si depuis des millénaires, les hommes se transmettent l’histoire si étrange du phénix, qui paraît n’avoir aucun sens, c’est parce que la vie de cet animal merveilleux correspond à la vie des hommes. 

Dans nos vies, en effet, nous sommes confrontés à des épreuves qui nous font vaciller et nous donnent l’impression que notre fin est proche. 

« Je suis fichue», me disait il y a quelques jours une merveilleuse jeune fille de dix-sept ans, pleine de charme et de talent, mais qui se trouvait confrontée pour la première fois de sa vie à une épreuve douloureuse. 

Cette jeune fille, qui a la vie devant elle, était persuadée de ce qu’elle disait. 

Mais moi qui ai quelques dizaines d’années de plus, j’ai souri de tendresse, intérieurement. 

Comme le phénix qui approche de la fin de sa vie, cette jeune fille avait besoin de « mourir » symboliquement, c’est-à-dire de laisser derrière elle la petite fille innocente qu’elle avait été, pour entrer dans sa nouvelle peau de femme. 

Ce passage est douloureux, inquiétant. Mais passer par cette épreuve est la seule voie pourdevenir la nouvelle personne qu’elle est déjà.

Grâce aux épreuves, obtenez les dons du phénix

Nous-mêmes, à chaque étape de notre vie, nous sommes appelés à nous confronter à nos limites. Parfois, le combat est extrême, et nous ne sommes pas sûrs de nous en sortir. 

Notre espoir, notre plus haute ambition : sortir de l’épreuve par le haut, en prenant notre envol… comme le phénix. 

Si nous y parvenons (ce qui n’arrive pas toujours), alors nous ressortons de l’épreuve grandis.

Nous entrons dans une vie plus belle. Comme le phénix, nous acquérons des dons supplémentaires. 

Nous trouvons plus facilement les mots pour nous encourager nous-mêmes (et les autres) à aller dans la bonne direction, et éviter de faire le mal. C’est la signification du chant du phénix qui « donne du courage à l’homme au cœur pur et de la crainte à l’homme au cœur impur », indiqué plus haut. 

Nous pouvons mieux contribuer à guérir les blessures « par nos larmes », voire par notre sang, que nous hésitons moins à offrir, comme le phénix, pour aider les personnes qui nous sont chères. 

À votre santé, et joyeuses fêtes de Pâques ! 

Jean-Marc Dupuis 





13/04/2019

Détecter les tumeurs grâce à des chiens entraînés...

L'odorat d'un chien, écrit Mr Afsané Sabouhi dans la revue d'octobre 2018 de "ça m'intéresse", est 10 000 fois plus sensible que le nôtre. La surface de sa muqueuse olfactive est bien plus importante que celle de notre nez, car elle est faite de multiples replis. "Cette capacité sensorielle du chien est déjà exploitée de longue date pour la détection de drogues ou d'explosifs et elle commence à faire son entrée dans le milieu médical", explique le journaliste.

Au sein du projet Kdog, il a fallu plus d'un an de dressage et de formation pour que Nykios, le berger malinois et Milou, le springer anglais, deviennent des détecteurs autonomes, non tenus en laisse et reniflant d'eux-même  les cônes de détection contenant des compresses imprégnées d'odeurs éventuelles de tumeur. Jusqu'ici le projet était financé par des dons de particuliers. Les deux premiers chiens ont été achetés grâce à une opération de financement participatif et au mécénat d'entreprise.

Plusieurs équipes dans le monde travaillent à caractériser chimiquement l'odeur des maladies. Israël, la France, la Suisse et même tout récemment le Brésil et le Mali travaillent notamment sur la détection précoce du cancer (prostate, sein... ) dans les urines ou par des compresses imprégnées. La maladie de Parkinson, la prééclampsie ou les maladies inflammatoires chroniques des intestins de même que l'hypertension artérielle pulmonaire produisent des bouleversements métaboliques facilement décelables par des odeurs. Pour le moment, les chiens sont bien meilleurs que des nez artificiels

Kdog chez nous collabore actuellement avec l'Institut de recherche de la gendarmerie. Quatre centres de cancérologie à Paris, Nantes et Valenciennes ainsi que des cabinets privés d'imagerie sont d'ores et déjà partenaires. Le soutien du Ministère de la Santé est espéré. La détection canine pour le moment est plus efficace que d'autres techniques de pointe. Il faut savoir aussi que les chiens ont plaisir à jouer et qu'ils sont sensibles aux récompenses. Leurs taux de réussite est actuellement de 90 % au premier passage et de 100% au second passage.

Pour en savoir davantage, consulter sur Internet: www.kdog.fr.

Lyliane

10/04/2019

Une interface musicale pour dialoguer avec les cétacés...

Mme Carole Lefrançois dans le journal Télérama s'est intéressée à la navigatrice Mme Aline Pénitot et à son projet de "créer une interface aquatique humain-machine-baleine, permettant de dialoguer enfin". Cette femme, qui a été l'une des rares femmes à traverser le Pôle Nord magnétique à la voile en 2012,  compose des musiques électro-accoustiques lors de ses Transatlantiques à partir des interactions entre les baleines et les dauphins qu'elle croise.

Elle signe actuellement un projet inédit avec le bioacousticien Olivier Adam, spécialiste des chants de baleines à bosses. Elle partage cette aventure scientifique émouvante dans LSD, la série documentaire sur France-Culture à 17H du lundi au jeudi. En outre, Mme Pénitot met en lumière quelques  programmes de recherche créatifs sur les milieux marins. C'est le cas notamment de Mr Hervé Glotin, qui invente "des bornes acoustiques sous-marines de détection de mammifères marins, reliées à la terre et à toute embarcation, pour permettre un système d'alerte anti-collision".

Pour en savoir davantage sur Mme Pénitot, aller consulter sur Internet:

https://www.franceculture.fr/emissions/creation-air/nous-pacotilleuses-femmes-de-vagabondages-marins

Lyliane

 

09/04/2019

Imprimer des tissus vivants...

Dans la revue "ça m'intéresse" de février 2019, un long article de Mr Afsané Sabouhi nous fait savoir qu'à l'Université de Bordeaux, depuis 2017, un laboratoire de recherche de l'Inserm travaille sur la bio-impression en 3D. Cela signifie qu'à l'ART Bio Print, on utilise des imprimantes 3D pour fabriquer des tissus biologiques vivants. L'encre de l'imprimante 3D est une solution de cellules vivantes en suspension dans leur milieu de culture, au lieu de déposer couche par couche du plastique ou du silicone, selon un plan programmé par ordinateur.

Pour la recherche médicale, cette technique ouvre des perspectives incroyables. Il s'agit rien de moins que de pouvoir remplacer l'expérimentation animale en créant des modèles miniatures d'organes humains utilisables par les chercheurs pour évaluer la toxicité des nouveaux médicaments. Ce laboratoire unique en France compte 7 chercheurs, ingénieurs et techniciens aux spécialités variées, de la biologie cellulaire à la physique des matériaux en passant par l'optique.

Ainsi, une solution de cellules permet déjà de créer un morceau de peau, de rein ou de tumeur. C'est de la "bio-impression". Imprimées côte à côte, les cellules vont interagir entre elles, adhérer et se multiplier pour faire tissu. On imprime donc de la matière vivante! Pour le moment, la bio-impression d'un organe entier avec ses vaisseaux sanguins est techniquement irréalisable. Mais les premiers essais de greffe de cartilage, dépourvu de vaisseaux sanguins (oreille, peau des brûlés...) se sont révélés concluants.

Une autre indication pourrait être de copier en 3D les tumeurs cancéreuses pour personnaliser les traitements. Un premier pas très prometteur sur ce point a été franchi en Corée. En outre, la bio-impression intéresse aussi l'Agence Spatiale Européenne, l'industrie du médicament (toxicité des molécules) et l'industrie cosmétique. A ce jour, la start-up Poietis collabore avec de grands groupes européens dont l'Oréal et l'ESA. Pour en savoir davantage, consultez sur Internet par exemple : www.poietis.fr ou www.artbioprint.com.

Lyliane

03/04/2019

Sauver l'agriculture en 20 ans grâce au café...

La forêt est dense et escarpée. Y pénétrer et se frayer un passage entre les caféiers, les lianes, les manguiers et les chênes argentés relève parfois de l’expédition. Après deux jours de voyage en avion, en 4 x 4, parfois en pirogue apparaissent enfin les terres des Adivasis, la principale tribu de la vallée d’Araku, installée dans les montagnes de l’Andhra Pradesh, dans le sud de l’Inde. Le chant des cueilleuses nous attire jusqu’à la parcelle où se fait la récolte du jour. De novembre à début février, les 520 villages de la vallée sont en effervescence. Dès qu’elles sont assez gorgées de sucre, qu’elles obtiennent leur plus belle couleur rouge carmin, les cerises de café sont cueillies une à une à la main. Dix mille familles de producteurs-propriétaires sont à pied d’œuvre pour effectuer ce travail de fourmi, au sommet de ces hauts plateaux qui dominent le golfe du Bengale. « Alors que partout ailleurs dans le pays et dans le monde les agriculteurs se soulèvent pour dénoncer de profondes crises agricoles et réclament d’être mieux rémunérés, ici ils travaillent en chantant », se réjouit Manoj Kumar, le directeur général de la fondation Naandi, l’une des plus importantes associations caritatives indiennes.
C’est lui qui, depuis 1996, se bat pour sauver la région. « A cette époque, les tribus primitives guerrières subsistaient dans des conditions misérables, ajoute celui qui, vingt ans plus tard, est considéré comme le très charismatique bienfaiteur de la vallée. Ils ne possédaient souvent qu’un seul “pancha” (le pagne traditionnel) par personne et se nourrissaient assez mal de la culture du riz, du millet, de la chasse à l’arc ou de la cueillette. » Aujourd’hui, ces peuples, jadis conspués, dont les enfants n’étaient pas scolarisés et dont les femmes mouraient en couches, ne roulent pas tout à fait sur l’or mais presque. « Depuis que nous avons rejoint le programme, nous avons embelli nos maisons, acheté des téléviseurs, des saris, pu envoyer nos enfants à l’école et avoir l’eau potable et des toilettes dans nos villages », explique tout sourire Dalapathi Jyothi Jayanthi, 40 ans, habitante de Musiri Gondiguda. Un miracle socio-économique inespéré. Devenu possible au pays du thé grâce à la culture du café. Le grain d’Araku est désormais reconnu comme l’un des meilleurs. Plus bio que bio et plus équitable que n’importe quel autre. Tout cela grâce à la formation des habitants à la biodynamie et à « la création d’un nouveau modèle de capitalisme acceptable et social », selon Manoj Kumar.

Curieux de savoir quels engrais chimiques ou pesticides les producteurs utilisent dans leurs rizières, il est épaté par leur réponse. « Aucun, affirment-ils. Nous les avons essayés. Les poissons ont fui immédiatement au contact de ces produits. S’ils ne sont pas bons pour eux, ils ne le sont donc pas pour nous. » David Hogg et son équipe doivent en revanche gagner la confiance des chefs tribaux. Et les aider à recréer un humus riche puis reboiser la forêt. L’idée : redonner vie à l’écosystème naturel. En quelques mois, plus de 2 millions de caféiers sont plantés. En sept ans, 20 millions d’autres essences ont été installées : papayers, anacardiers (arbres à cajou), eucalyptus… « Aujourd’hui, partout où vous voyez des arbres sur les montagnes, c’est qu’il y a des plantations de café », note David Hogg.
Pour parvenir à cette renaissance, la biodynamie a dû s’adapter aux croyances et aux coutumes locales ainsi qu’à la faune et à la flore foisonnantes. Impossible d’enfouir, comme en Europe, les cornes des vaches – qui sont sacrées – au pied des arbres pour nourrir l’humus, contrôler le pH du sol et réduire les besoins en eau des plantes. « Nous fabriquons à la place notre propre compost avec la bouse de vache, qui permet d’enrichir la terre en micro-organismes, explique l’expert. Nous réalisons également nos décoctions à base de plantes bio de notre potager (pissenlit, courge, passiflore, camomille) et respectons le calendrier lunaire. » L’indispensable pulvérisation blanche composée de silice, le « white spray », protège les feuilles des caféiers des maladies, de la pluie et permettrait aux arbustes de mieux résister aux vents sans casser (la région est souvent balayée par les cyclones). Le « black spray », de la bouse de vache diluée, est épandu sur les sols pour les enrichir en bactéries. A la lune descendante, on travaille les terres et on plante. La lune ascendante est propice à la récolte et à la germination… Résultat : même si certains experts internationaux hésitent toujours à reconnaître scientifiquement le bien-fondé de ces pratiques, à Araku, les caféiers produisent des grains d’une qualité exceptionnelle.

 

« C’est la plus grande plantation de café certifiée en agriculture biodynamique du monde ! » confirme à Paris Tony Boulo, de Max Havelaar, chez qui le café Araku est labellisé Fairtrade. L’enseigne réalise aujourd’hui en France près de 500 000 euros de chiffre d’affaires. Et écoule en France environ 50 % des 100 tonnes de café produit annuellement dans la vallée. Elle est vendue chez Naturalia, à La Grande Epicerie de Paris, au Lafayette Gourmet. Et vient de convaincre, depuis janvier, plus de 250 magasins Franprix de la distribuer. Mais les ambitions de la marque Araku et de la coopérative ne s’arrêtent plus là. « Sur le marché du café, nous voulons devenir la référence de qualité, d’éthique à forte responsabilité environnementale, explique Manoj Kumar. L’idée est de fidéliser les nouvelles générations de fermiers d’Araku et de leur démontrer qu’il est capital de continuer à cultiver en biodynamie pour pérenniser les plantations. Nous voulons produire plus, donc ouvrir également des boutiques à New York, Tokyo, Bombay ou Kyoto. » 

Sophie Stadler - Paris Match - mercredi 20 mars 2019

28/03/2019

Soutenons Elevages sans frontières...

 
Logo 1000 reines Burkina Faso

Aidons 210 familles 
à sortir de la grande pauvreté 
grâce à l'élevage de chèvres !

Les chèvres, une source de bienfaits

La chèvre s’adapte à son environnement et à l’alimentation disponible.
Sa gestation est de 5 mois seulement.
Son lait et sa viande sont riches en protéines et vitamines.
Le fumier fertilise les terres et améliore les récoltes.
En cas de difficultés, les chèvres représentent une véritable épargne sur pieds

  • Pour bien les nourrir : fourrages + compléments alimentaires + blocs à lécher pour le sodium et le chlore.
  • Un élevage clos évite les dégâts sur les cultures.
  • Dans un abri propre et en plein air, les chèvres sont mieux préservées des maladies et des parasites.
Elevage de chèvres au Burkina Faso
Femme burkinabè
Aider familles Birkinabè à sortir de la pauvreté
Elevage de chevres Burkina Faso
Aider familles Burkinabè à sortir de la pauvreté
 
 

L'élevage de chèvres, une voie vers l'autonomie

 
Opération solidaire

Au nord du Burkina Faso commence le désert du Sahel. Les habitants de cette région vivent principalement de l’agriculture et d’un élevage traditionnel peu productif.

Pourtant, l’élevage est une solution pour enrichir les terres et développer la région.

Opération solidaire

Notre association mène un programme d’accompagnement au développement d’élevages à la fois lucratif et résilient.

Le but est d’assurer la santé des animaux et de former les paysans sur les volets techniques et commerciaux de leur activité.

Opération solidaire

En 2019, 210 familles paysannes espèrent recevoir, grâce à vous, des chèvres.
Ils pourront ainsi enrichir leur alimentation et offrir un avenir meilleur à leurs enfants.

Vous avez le pouvoir de les sortir de la pauvreté !

Au Burkina Faso, 80% de la population dépend de l’agriculture et pratique l’élevage. L’activité agricole reste peu productive : culture manuelle, santé animale précaire, faible valorisation du travail des femmes, peu d’adaptation aux changements climatiques….

210 familles espèrent répondre bientôt à leurs besoins essentiels.

  • Une alimentation variée pour préserver les enfants de la malnutrition (qui touche 1 enfant sur 3) et favoriser la santé des adultes.
  • Des revenus plus stables pour scolariser les enfants, se soigner, améliorer l’hygiène, l’habillement et l’habitat.
  • Une épargne en nature pour faire face aux périodes de soudure* avant l’arrivée des récoltes.

*La soudure est la période précédant les premières récoltes et où le grain de la récolte précédente peut venir à manquer.

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Soutenez l'opération 
Les 1000 Reines du Burkina

17/03/2019

Après le salon de l'Agriculture, du fumier pour chauffer les girafes de Thoiry!

Pour la première fois, une partie des déchets organiques du Salon de l’agriculture va être transformée en biogaz pour chauffer la maison des girafes du zoo pendant un an.
Les girafes mâles du zoo de Thoiry pourront bientôt remercier leurs camarades bovins, porcins et autres du Salon de l’Agriculture. Les déjections des animaux de la porte de Versaillles serviront en effet à chauffer les enclos des girafes pendant un an. « 250 t de déchets organiques vont être acheminées au parc zoologique afin d’être transformées en biogaz », précise Valérie Le Roy, la directrice du Salon.
Concrètement, le fumier des bovins, ovins, porcins et caprins est récolté matin et soir par les agents de nettoyage. Stocké à l’arrière du pavillon 1, il est ensuite chargé dans des conteneurs pour rejoindre l’unité de méthanisation du zoo de Thoiry. Deux cargaisons ont déjà été acheminées.


Depuis son inauguration en septembre, l’unité de méthanisation du zoo chauffe plusieurs enclos et communes alentour.Zoo de Thoiry.
Ouverte depuis septembre, l’unité de méthanisation recycle déjà ses déchets organiques et ceux d’une quarantaine de partenaires. « Grâce à ça, nous pouvons chauffer l’enclos des éléphants, le château de Thoiry et 9 communes alentour », se félicite Colomba de La Panouse, directrice déléguée du zoo et fondatrice de la société Thoiry bioénergie.
« Quand on pense énergies renouvelables, on pense éoliennes, panneaux solaires, mais le biogaz est aussi important »


La méthanisation, soit la fermentation des déchets organiques, permet d’obtenir ce gaz biodégradable. Pour ce faire, les résidus sont mis en contact avec un concentré de bactéries et de micro-organismes qui vont dégrader la matière. Après un processus de 21 jours sous 55°, le biogaz se forme. Il est ensuite purifié pour obtenir la même qualité que le gaz naturel et devient ce qu’on appelle du biométhane. Il peut alors être injecté dans le réseau pour être utilisé sous forme de chaleur, d’électricité ou de carburant. Ce processus produit également du digestat, une matière solide utilisée comme engrais.


Parc des expositions à Paris. Sur les 680 t de matières organiques, 250 sont envoyées à Thoiry. GRTgaz
C’est GRTGaz qui a eu l’idée de mettre en relation le zoo et le Salon autour de cette problématique des déjections. « Quand on pense énergies renouvelables, on pense éoliennes, panneaux solaires, mais le biogaz est aussi important, déroule Christophe Feuillet, directeur de la communication de l’entreprise. L’Etat s’est fixé pour objectif que 10 % du gaz utilisé en 2030 soit renouvelable. Nous devons multiplier les projets avec les agriculteurs ! »
Avant ce partenariat, tous les résidus organiques du Salon de l’Agriculture étaient livrés à des agriculteurs qui le réutilisaient en fumier. Cette année les déchets se répartissent donc entre le zoo de Thoiry et les champs qui en recevront 430 t. « Tout comme la provenance des viandes, les consommateurs veulent savoir où vont les déchets produits par les bêtes, appuie la directrice du Salon. Il faut développer cette économie circulaire.

Clara Gilles - Le Parisien - samedi 2 mars 2019

08/03/2019

L'élevage durable reste à défendre selon Zone Verte...

Selon le magazine Plantes et Santé de Mars 2019 et un article de Mme Jeanne Le Borgne, plusieurs ONG environnementales appellent à soutenir l'élevage durable. Mme Lucile Brochot, vétérinaire spécialisée en phytothérapie qui fait partie depuis 2017 du groupement Zone Verte et qui s'est faite interviewer par la journaliste, explique aux lecteurs l'intérêt des soins naturels pour les animaux. Elle défend une philosophie humaniste de l'agriculture paysanne et biologique. Pour cela, son groupement offre des conseils, du soutien et des alternatives naturelles aux éleveurs. Zone verte organise par exemple des sessions sur l'aromathérapie, la gemmothérapie, les fleurs de Bach...

C'est d'une manière holistique que Zone Verte envisage la santé des animaux. Ils privilégient, en effet, les plantes, les huiles essentielles, les élixirs floraux ou bien l'homéopathie pour soutenir l'organisme et améliorer les défenses immunitaires des bêtes. Beaucoup d'éleveurs souhaitent diminuer leur usage de produits nocifs: antibiotiques, antiparasitaires, herbicides... Ils ont la possibilité notamment de laisser leurs animaux consommer certains végétaux sur place comme orties ou pissenlits.

Il faut savoir que les Cahiers des charges européens et français sur l'agriculture biologique recommandent de privilégier les produits phytothérapiques aux médicaments vétérinaires. Toutefois, la législation vétérinaire poserait problème dans la mesure où certains médicaments nécessitent des prescriptions. Les préparations à base de plantes ne seraient, en effet, souvent prescrites qu'en dernier recours. Quant aux  consommateurs, ils demandent pourtant majoritairement des produits venant d'animaux élevés dans de bonnes conditions.

L'article cite des chiffres: sur les 6 dernières années, en France, l'exposition aux antibiotiques a été réduite de 23,3% pour les bovins, de 43,5% pour les porcs, de 48, 7% pour les volailles et de  44,3% pour les lapins selon l'Agence nationale du médicament vétérinaire (ANSES-ANMV). Toutefois, signale l'article, ne pas oublier que les antibiotiques récents sont plus actifs et nécessitent des quantités plus faibles de matière active. Et l'antibiorésistance pour les bactéries aussi bien chez l'homme que chez l'animal en serait impactée...

Pour davantage d'information, contacter sur Internet: www.giezoneverte.com.

Lyliane

 

02/03/2019

Elever des poules pondeuses...

Selon un article de Mme Amandine Roussel pour le magazine Nous, depuis 2013, une jeune femme polonaise Mme Monika Carrère et son mari se sont installés sur un terrain agricole près du Pradet (83) et ils y élèvent des poules pondeuses en plein air. Aujourd'hui, ils accueillent 950 poules rousses, réparties en 4 poulaillers de 50 m2 et un parcours de 100 m2. Cela fournit environ 600 oeufs bio estampillés Cot-Côte-d'Azur qui sont vendus sur place à la ferme - 473, Chemin des Clapiers au Pradet - mais aussi dans des magasins bio du coin et des Amap.

Deux fois par an, 250 poules sont remplacées et vendues à des particuliers. Car le bien-être des animaux est important pour cette famille. Ainsi, au pied de la Colle noire au Pradet, dans une oasis d'oliviers et figuiers, on est loin des élevages en batterie! Etant donné la qualité des produits, des collèges se fournissent chez Monika ainsi que certains grands restaurants comme Le Mas du Langoustier à Porquerolles. Il y a donc place dans nos campagnes françaises pour des élevages bio rentables et où il fait bon vivre...

Pour en savoir plus, s'adresser au 06 45 19 36 33.

Lyliane

28/02/2019

Produits fumés (poissons, viandes, thés...), que faut-il en penser?

Mme Marie-Laurence Grezaud dans Version Femina donne des informations sur la méthode ancestrale de conservation: la fumaison, qui revient en force dans les assiettes. Les mets fumés, en effet, développent les arômes évoquant le feu de bois. C'est une tendance qui s'amorce même à la maison. A Paris, deux smokehouses ont ouvert récemment. Ils fument la viande à moins de 100°C pendant 6 à 15 heures selon les morceaux.

Cela se fait dans un four spécial au feu de bois. A la maison, on peut aussi tapisser de foin le fond d'une cocotte en y ajoutant des herbes et des épices. En posant l'aliment sur le foin, en allumant les herbes et en refermant la cocotte pour entamer la combustion pendant 10 à 20 minutes. puis mettre l'aliment au four en cuisson lente(90 à 100 °C). Nature et Découvertes propose un kit de fumage à chaud. Il existe aussi, pour une somme entre 50 et 300 euros, un fumoir de table en inox à froid ou à chaud et avec un couvercle qui cuit grâce à des brûleurs à alcool et de la sciure d'essences de hêtres, de chêne ou d'épices (laurier, badiane, sauge...)

On peut cuire ainsi en fumant à chaud (entre 40 et 100° C) du poulet, des viandes, des saucisses, des truites, des légumes... Un fumage à froid, qui expose l'aliment à une fumée ne dépassant pas 30°C, est préférable  pour le saumon, le jambon, le magret, le fromage et même le chocolat... Toutefois, il faut savoir que le saumon fumé industriel, lui, n'est pas salé à la main, mais parfois par injection de saumure (mélange de sel, d'épices, et de sucre), ce qui permet de raccourcir la durée de salage, de gonfler le poisson et d'augmenter son poids, donc son prix.

Mr Laurent Chevallier, médecin nutritionniste, attaché au CHU de Montpellier, conseille une consommation occasionnelle de tout produit fumé. Il craint, en effet, une contamination par des benzopyrènes produits par les fumées de bois traités par des fongicides (pesticides) qui pourraient se retrouver en partie  dans l'aliment. De plus, certains industriels utilisent le goût fumé pour cacher la médiocrité de leurs produits ( notamment jambons bas de gamme, sauces barbecue et chips). Certains cancers digestifs, selon une étude de l'Inserm publiée en 2017 dans la revue Thorax et une étude américaine montrent que le risque de BCPO ( bronchopneumopathie chronique obstructive) serait augmenté chez les consommateurs de viandes fumées.

N'oublions pas d'équilibrer nos menus avec un maximum de fruits et de légumes. Et choisissons des produits réalisés de façon artisanale avec par exemple du fumage à froid. Pour en savoir davantage, se reporter au livre écrit par Mr Chevallier Laurent, "L'indulgence dans l'assiette" publié chez Fayard.

Lyliane

23/02/2019

Emploi des fonds de l'association Elevage sans frontières...

En partenariat avec des associations locales, une antenne d'Elevage sans frontières (ESF) est devenue une association béninoise indépendante, tout en restant l'interlocuteur privilégié d'ESF au Bénin. Ailleurs, comme par exemple au Burkina Faso, la coordination grandit pour gérer économiquement les élevages. Au Sénégal débute un nouveau projet d'appui à l'élevage du mouton. Au Togo, des élevages familiaux de pintades vont permettre de générer des revenus et de valoriser un produit fermier en créant une marque"l'or gris des Savanes".

Apprécions le souci de transparence et la bonne gestion des fonds reçus des partenaires et donateurs d'ESF. Nous saluons par la même occasion l'agrément du Don en confiance en 2009 obtenu par l'association ESF, qui oeuvre en Afrique comme au Kosovo ou en France en faveur de l'agro-écologie et de l'élevage. Cette année 2018 a donc été très positive. Pour tout renseignement complémentaire, joindre sur Internet: www.elevagessansfrontieres.org.

Lyliane

20/02/2019

La cause animale, selon Mr Allain Bourgrain-Dubourg...

Une interview de Mr Philippe Minard avec Mr Allain Bougrain-Dubourg dans le journal Nice-Matin du dimanche 10/2/2019 donne la parole à ce journaliste, producteur et réalisateur, ardent défenseur français obstiné de la cause animale. Mr Bourgrain-Dubourg, Président de la Ligue pour la protection des oiseaux(LPO), dénonce à travers cet article un manque de respect flagrant de la part des hommes envers les animaux. Il a récemment écrit un ouvrage dans lequel il donne la parole aux animaux. Il s'appelle :"Lettre des animaux à ceux qui les prennent pour des bêtes" chez Librio et coûte 5 euros pour 82 pages. A travers films et émissions, il avait déja autrefois dénoncé massacres et scandales (bébés phoques, vivisection...)

Mr Bourgrain-Dubourg montre aujourd'hui comment l'être humain a depuis longtemps un sentiment de domination envers les animaux. Et notamment comment "il a mis un couvercle sur la marmite des souffrances animales", dans les abattoirs comme lors de la chasse ou de l'habitude de couper la queue des cochons sans anesthésie... Mr Bourgrain-Dubourg explique comment, depuis qu'une association de protection animale L 214 a livré des images de ce qui se passe dans les abattoirs, des prises de conscience se font jour dans le public.

Toutefois, Mr Bourgrain-Dubour signale "qu'il demeure un décalage entre la sensibilité des citoyens et celle des élus". Il en veut pour preuve la Loi agriculture-alimentation, dans laquelle tous les amendements visant à améliorer le bien-être animal ont été retoqués: plus de caméras dans les abattoirs, plus de limitation du transport des animaux... il dénonce un manque de courage total des parlementaires. Il ne comprend pas non plus l'engouement du président Macron pour les chasses présidentielles. Les élevages s'étant industrialisés, il pense que la souffrance animale s'est aggravée depuis les années 50-60, sans oublier zoos et cirques où certains animaux souffrent du manque d'espace et de leur captivité.

Sur la planète cependant, le bétail représente 67% contre 30% pour l'homme. Quant à la nature sauvage, elle aurait diminué considérablement (3% environ). Il faudrait déja, estime Mr Bourgrain-Dubourg, respecter les règles existantes. le problème que ce soit pour l'ours, le loup, le lynx ou d'autres animaux lui paraît être économique, car des aides publiques devraient être consenties. Au Zoo de Vincennes, où il a été le Président du comité de rénovation, il a notamment oeuvré pour que les espaces nécessaires pour les grands animaux soient respectés. Bref, avec mesure et sans dogmatisme, il est possible de soutenir la cause animale... A nous d'être vigilants et de peser sur l'application des règlements dans notre pays!

Lyliane

 

 

15/02/2019

Un vrai changement dans la mode de la fourrure...

Dans Version Fémina, un article nous informe du changement qui est intervenu dans l'industrie de la mode. Elle s'engage, en effet, désormais à protéger l'environnement (recyclage...), mais surtout à prendre des mesures en faveur de la cause animale. Des maisons de couture comme Michael Kors, Isabel Marant, Armani, Jean-Paul Gaultier… et des grandes marques de prêt à porter (H et M, Pimkie, La Redoute, Zara...) ont renoncé à la fourrure animale, suivies par des marques de la grande distribution. Il y a donc quelque chose de changé dans les mentalités!

La tendance "cruelty free" c'est à dire sans cruauté envers les animaux se dessine, plébiscitée par des créatrices comme Stella Mac Cartney et appuyée par les associations de défense des animaux comme Peta. Désormais, même le mohair, l'angora et le cachemire peuvent être pointés du doigt. De ce fait de nombreux labels se créent, garantissant aux consommateurs des produits réalisés sans souffrance animale comme The Vegan Society, Peta Approved ou Animal Free. Des marques de fausse fourrure  telles que Shrimps, House of Fluff ou Jakke se multiplient et remportent un vif succès. Une évolution bienvenue à saluer! 

Lyliane

14/02/2019

Agir en faveur du bien-être animal...

 
CIWF France
Celles et ceux qui agissent pour les animaux
Bonjour 
Pour commencer cette année, nous mettons en lumière un homme et une femme, investis chacun à leur manière pour le bien-être animal.
Lui, est éleveur. Il nous a fait découvrir son élevage de porcs plein air. Aujourd’hui moins de 1% de la production de porcs en France est en plein-air. C’est pour que les élevages alternatifs deviennent la norme et non l’exception que CIWF souhaite les mettre en lumière. 
Elle, est directrice de CIWF France depuis près de 10 ans maintenant. Pour que vous en sachiez un peu plus sur son parcours, ses aspirations, ses convictions, nous lui avons posé 3 questions.
 
Partout en France des hommes et des femmes œuvrent pour d’autres modes d’élevage que l’élevage industriel. CIWF les y encourage. En tant que consommateur, en tant que citoyen, nous pouvons aussi faire beaucoup. Il nous faut réduire nos consommations de viandes, œufs et produits laitiers et favoriser des achats plus respectueux des animaux, des êtres humains et de notre planète. Nous pouvons aussi agir pour faire changer les lois : si vous ne l’avez déjà fait, signez l’Initiative citoyenne européenne contre l’élevage en cage.
Rencontre avec un éleveur de porcs plein air

 Selon CIWF

Des avancées et des défis pour l'environnement partout dans le monde avec le WWF...

L'Association WWF nous fait part "des actions concrètes menées  pour protéger les espèces et les espaces et pour mieux répondre à l'urgence climatique dans le courant de l'année 2018". En Australie par exemple le chat marsupial a pu être réintroduit  dans son milieu naturel (Baie de Jervis) et l'espoir de voir la population augmenter est devenu vivant. En Amazonie, le Parc de Chinbiquete abritant une forêt tropicale au Sud-Est de la Colombie s'est agrandi de 1,5 millions d'ha et il a été classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. En Sibérie, la Russie a annoncé la création de la plus grande réserve terrestre et marine du pays à Sakha. "De quoi réjouir les phoques barbus, les bélugas, les morses Laptev, les ours polaires et bien sûr les communautés des îles de la Nouvelle Sibérie Polynya et de l'Arctique russe"!

En Nouvelle Calédonie, une protection accrue du Parc naturel de la Mer de Corail  a été annoncée avec 200 000 à 400 000 km2 supplémentaires mis à l'abri. En Afrique, un recensement de gorilles et chimpanzés s'est révélé "meilleur que prévu". Le WWF lutte en effet contre le braconnage et essaie de promouvoir l'extension des zones protégées et d'une exploitation responsable de la forêt. Quant à l'Espagne, elle a annoncé en août 2018 la création d'une nouvelle aire marine protégée de 1 350 km s'étendant sur une surface de 46 385 km2 au large des côtes. Le combat pour la planète avance doucement, mais il y a des résultats à cet effort continu.

Pour 2019, le WWF pense qu'il faudrait notamment "augmenter la part d'alimentation bio produite en France, en luttant contre les pesticides et en encourageant la reconversion des agriculteurs par du soutien financier et technique". La pollution plastique reste une menace globale et mondiale. Chaque citoyen est invité à en réduire sa consommation (produits jetables à usage unique, emballages superflus) et à réclamer le recyclage des plastiques utilisés. Les gouvernements sont tous appelés à limiter le réchauffement climatique en dessous de 2° C et à mettre en place de façon urgente une transition énergétique et écologique concrète dans nos sociétés.

La mobilisation est générale, rappelle le WWF puisqu'elle implique 188 pays et territoires du monde entier. Plus de 4000 bénévoles oeuvrent aux côtés de cette ONG et 200 000 donateurs la soutiennent. Par exemple, la pétition lancée en avril 2018 contre le projet de mine d'or en Guyane a recueilli 110 000 signatures. En outre, il est possible de télécharger l'application du WWF pour changer notre manière de consommer. Enfin, le rapport Planète vivante 2018 du WWF faisant le bilan de l'état de la biodiversité a été repris par les médias et a touché jusqu'aux réseaux sociaux. Une e-boutique du WWF permet même de commander des produits responsables.

Pour soutenir ou aller plus loin avec le WWF, retrouvez l'ONG sur le site: www.wwf.fr.

Lyliane

26/01/2019

Installer un poulailler dans son jardin pour réduire ses déchets organiques...

Mr et Mme Serge Moulinier, installés à St Mandrier (83) ont depuis quelques semaines, écrit Mme Amandine Roussel dans le magazine "Nous", installé deux poules pondeuses au fond de leur jardin. Encouragés par le Sittomat, syndicat qui s'occupe du traitement des déchets des Métropoles de Toulon, de la Ste Baume, de la Vallée du Gapeau et de celle du Golfe de St Tropez, ils ont répondu à l'incitation d'acheter deux poules (30 euros les deux) et de récupérer un poulailler d'une valeur de 150 euros offert par le syndicat.

Une poule est capable de manger jusqu'à 150 kg de déchets organiques et pond jusqu'à 220 œufs par an. C'est pourquoi, après les composts, l'objectif du Sittomat est d'encourager, grâce à un livret et à des conseils, l'achat de poules pondeuses. Au quotidien, la seule contrainte est de les nourrir tous les jours et de les enfermer le soir pour éviter renards et autres carnassiers. En échange, la famille récupère des œufs frais à déguster. Les enfants généralement sont ravis de la présence des animaux et leur donnent des noms amicaux. Chez les Moulinier, ce sont Fleur, la poule rousse et Cocotte la noire.

A ce jour, l'initiative lancée par le syndicat du traitement des déchets du Var a déjà convaincu 2000 foyers participants en quelques mois seulement. Des visites sont organisées chez eux pour vérifier les soins apportés aux animaux. Les déchets pour nourrir les poules sont variés: restes de légumes, épluchures, pain… Réduire les déchets est une démarche éco-responsable. Aussi, pourquoi ne pas inciter d'autres départements à reproduire cette initiative?

 Pour tout renseignement,  s'adresser au Sittomat sur le site: www.sittomat.com.

Lyliane

25/01/2019

Une filière de la laine se recrée dans les Alpes-Maritimes...

Mme Kathleen Junion, journaliste à Nice-Matin, a interviewé pour le magazine "Nous" quatre personnes qui souhaitent "valoriser les races locales de brebis des Préalpes d'Azur en relançant une fabrique de laine". Il s'agit de 4 femmes de tous horizons (une bergère, une ingénieure-éleveuse, une spécialiste de l'environnement et une chargée de communication), qui ont déjà récolté 9402 euros via un financement participatif sur Kiss Kiss Bank Bank, ce qui va notamment leur permettre d'acheter une machine à tricoter digitale et de financer une surjeteuse.

Leur association baptisée "Laine rebelle" a été crée en juin 2018  en réaction à la situation actuelle. En effet, il n'y a plus en France que 8 négociants en laine qui se répartissent le territoire. Seuls 10% de la laine française est transformée en France. Le reste de la laine est exporté vers la Chine. La laine se vend entre 60 et 80 centimes le kilo selon la qualité et il faut déduire les frais kilométriques du négociant. Autant dire que la tonte des brebis coûte à l'éleveur et ne rapporte presque plus rien...

Les 4 femmes, prénommées Valentine, Isabelle, Cassandre et Florence, ont décidé de faire quelque chose et très vite, elles ont élaboré un plan d'action. Elles ont par exemple rencontré une trieuse professionnelle de 23 ans. puis elles sont allées dans la Creuse pour traiter la laine, la laver et la tester. En attendant de pouvoir créer une microfilature (coût 300 000 euros!), elles procèdent par étapes. Leur projet est "écologique, social, solidaire et éthique, car leur but est de revaloriser le prix de la laine". La laine est en effet une matière "zéro déchet": avec les restes, elles fabriquent du feutre, des matelas, de l'isolation.

Une coopérative lainière existait depuis 60 ans dans la région du Pays de Grasse. A Tourrettes- sur- Loup et il y a deux éleveurs de brebis importants installés depuis longtemps sur place. Les 4 femmes sont occupées actuellement à ouvrir un local de 40 M2 à St Vallier de Thiey, place de la Mairie, pour vendre leurs kits de laine et montrer ce qu'elles savent faire. Elles voudraient notamment effectuer des teintures à base de plantes locales. Elles sont occupées à créer un site Internet et une boutique en ligne. Par la suite, elles ont des projets plus importants avec un designer niçois...

Bref, pour elles "il s'agit de tisser du lien grâce à la laine"! Pour tout renseignement, joindre www.lainerebelle.com ou sur facebook.com/lainerebelle ou même par mail à contact@lainerebelle.com.

Lyliane

25/12/2018

Sauver les gorilles en République du Congo...

Après des années de bons et loyaux services, vous décidez de remplacer votre vieux portable par un nouveau smartphone à la pointe de la technologie. Trois options se présentent alors à vous : le jeter, le recycler, ou le garder dans un tiroir. De ces options, une seule est la bonne. Quant aux deux autres, elles possèdent un lien inquiétant avec la décimation des populations de gorilles en République Démocratique du Congo.


Le coltan au cœur du problème
Le responsable de ce phénomène est le coltan. C'est de ce minerai de couleur noire ou brun-rouge qu'est extrait le tantale, un élément indispensable dans la fabrication de téléphones portables et de bien d'autres appareils électroniques. Malheureusement, il est aussi à l'origine de nombreuses morts, tant parmi les Hommes que chez les animaux.


Le coltan est en effet principalement extrait en République Démocratique du Congo, qui détient entre 60 et 80% des réserves mondiales. Il est depuis de nombreuses années au cœur de la guerre qui déchire le pays : l'un des conflits les plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale, avec 6 millions de morts. Son extraction menace également l'écosystème local, et notamment l'habitat des gorilles.

Un danger pour les gorilles
"L'extraction du coltan en République Démocratique du Congo a lieu dans des espaces protégés, comme le parc national de Kahuzi-Biege. Elle n'est pas régulée et menace des espèces en danger telles que le gorille des plaines orientales", écrivent les chercheurs dans leur étude, parue dans la revue PLOS One. Selon l'experte des grands singes et psychologue de la conservation Carla Litchfield, si les composés à l'origine de conflits sont récupérés à partir de vieux téléphones, l'incitation à les extraire de l'habitat des gorilles sera moins forte.

"Sur 30 à 40 téléphones mobiles recyclés, un gramme d'or peut être récupéré en moyenne", explique-t-elle. "Alors que les ventes de téléphones portables montent en flèche et que le contenu en or augmente dans certains smartphones, les sources naturelles d'or devraient s'épuiser d'ici 2030." Les chercheurs estiment que d'ici une dizaines d'années, plusieurs dizaines milliers de tonnes de métaux précieux reposeront dans les tiroirs du monde.

"L'autre problème est que, si les gens se débarrassent de leur vieux téléphone, la plupart le jettent à la poubelle, et il finit dans une décharge où il libère des métaux toxiques." Avec un déclin de 73 à 93% de la population de gorilles ces dernières années, des conflits meurtriers, et une environnement fragilisé, il est temps pour nous tous de sortir nos vieux portables du tiroir et de leur trouver un point de recyclage.

Selon Mme Emma Hollen - Gentside - dimanche 9 décembre 2018