Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/09/2019

Sans traitement chimique, un paysan de Lodève a de bons rendements...

C’est parce que, faute d’argent, il n’a pu acquérir que des terres rocailleuses et impraticables, «dont personne ne voulait» dit-il, que cette histoire a commencé. Enfant, Pascal Poot a vécu dans ce sud de la France, entre Montpellier et Toulouse, où souvent il ne tombe pas une goutte pendant six mois. Quand il y revient, il y a vingt ans, après dix années passées dans le Lot, il sait déjà une chose : sans traitement chimique, les plantes apprennent à se défendre contre les insectes et les maladies. De retour sur les hauteurs du village de Lodève, il commence des semis avec des graines de tomates issues de variétés anciennes, les met à germer sous serre pendant un mois sur un tas de fumier, «une couche chaude à environ 70 degrés». Il débroussaille quelques parcelles puis, un mois plus tard, plante les semis. Et il attend. La première année, les tomates, non traitées et non arrosées, sont toutes petites. Il en conserve les graines et les replante. Dès l’année suivante, il obtient de beaux fruits. «Les plantes transmettent à leurs graines ce qu’elles apprennent dans leur vie. Année après année, elles s’améliorent.»
La demande est désormais si forte qu’il ne vend plus sa récolte de tomates : elle est presque entièrement dédiée à la fabrication de semences, qu’on lui achète du monde entier –du Togo à la Nouvelle-Calédonie– sur son site Internet. Des collectionneurs lui apportent des variétés oubliées qu’il remet en culture. «Je ramasse les tomates le plus tard possible, jusqu’à décembre ou début janvier, parce que plus elles ont vécu, plus elles ont appris. Là, elles sauront résister à la sécheresse, aux inondations de l’automne et aux premiers gels. Elles sont plus robustes et contiennent 10 à 20 fois plus de vitamines, d’antioxydants et de polyphénols que les variétés classiques ou hybrides.»

Des chercheurs s'intéressent à son travail
Aujourd’hui, sans eau et sans aucun intrant chimique, il obtient un rendement record :
quand, dans l’agriculture conventionnelle très irriguée, on produit en moyenne 10 kilos de tomates au mètre carré –des tomates hybrides, sans goût, travaillées pour ne pas pourrir–, lui en obtient, dit-il, «plus de 30 kilos». Il cultive aussi des salades, des courgettes, des courges, des oignons, des aubergines… Toujours selon le même système. En tout, plus de 100 000 plants chaque année –200 variétés de tomates et 100 de légumes. Dans son domaine, 30 hectares de garrigue, vaquent une dizaine de vaches, une trentaine de moutons et autant de chèvres, qui produisent le fumier dont il a besoin. «C’est comme ça que l’on a cultivé pendant des siècles, c’est comme ça que faisait mon grand-père», dit-il. Des chercheurs s’intéressent à son travail pour tenter de comprendre les mécanismes biologiques à l’œuvre dans la surprenante adaptation de ses tomates.

Les semences dans la loi:La réglementation est complexe mais, en résumé, pour commercialiser en quantité des semences, celles-ci doivent être inscrites au Catalogue officiel des espèces et variétés de plantes cultivées en France. Géré en partie par les professionnels, ce catalogue fait la part belle aux produits de l’industrie agroalimentaire. Rien n’interdit cependant aux amateurs de planter des variétés non recensées.

Caroline Fontaine - Paris Match - dimanche 28 avril 2019

 

Un Colloque-santé sur l'auto-guérison le samedi 14 septembre 2019 au grand Rex à Paris...

Mr Alexandre Chavouet, ancien ceinture noire de karaté, après une cure ayurvédique en Inde, a crée en 2014 une société de production nommée "Fighter Productions". Celle-ci a produit des documentaires engagés comme "la médecine du futur" et depuis avril 2019 ( une conférence sur les pouvoirs de l'esprit humain), il coorganise avec Mme Estelle Guerven des "confXpériences au Grand Rex à Paris.

Le prochain évènement aura lieu le samedi 14/9/2019 entre 10H et 19H et il sera consacré à la question: "Et si nous disposions tous d'un système guérisseur?" Sont programmées des interventions de scientifiques ou artistiques ( chacune limitée à 30 minutes) comme avec le Docteur David Hamilton, le Professeur Tim Spector, le Docteur C. de Jaeger, les Drs A. Senanque, Chen You-Wa, Jansen, Kiran Vyas, Nida Chenagtsang, Mme Sofia Stril-Rever, Mr Thomas Uhl...

Trois expériences de soin seront même proposées en direct aux spectateurs, les incitant à se connecter avec eux-mêmes (trame sonore, mantras...). Dans la revue Alternatif Bien-être, le colloque est annoncé par un bel article de Mme Sandra Franrenet. On peut se renseigner ou réserver ses places à la manifestation sur le site: www.seguerir.fr. Mr Chavouet et Mme Guerven pensent en effet qu'il est temps "d'accompagner l'émergence d'un monde meilleur et de montrer l'influence de l'esprit sur le corps".

Alors, amis parisiens, n'hésitez pas à vous déplacer pour cet évènement! En outre, tous nous aurons à coeur de lire par exemple l'ouvrage de Mr Sénanque " Guérir quand c'est impossible"...
Lyliane

08/09/2019

L'industrie de la mode évolue vers la slow fashion...

Alors que des grandes enseignes de mode continuent leur production massive de vêtements, le don, l'échange, et même la réutilisation de vieux tissus sont aussi au goût du jour. En effet, pour consommer de manière plus responsable et limiter leur impact écologique, certains prennent la décision d'arrêter d'acheter des vêtements neufs. En opposition à la fast fashion (comprenez la fabrication, la distribution et surtout la consommation effrénée), la slow fashion séduit de plus en plus.
L’industrie de la mode habitue le consommateur à des collections qui évoluent au fil des saisons, rythmées entre printemps/été et automne/hiver. Mais ce qui était « à la mode » il y a un an, ne l’est probablement plus maintenant, au détriment parfois de l'environnement. La production et le transport des textiles génèrent 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre par an, ce qui est plus que ceux émis par les vols internationaux et les transports maritimes réunis. C'est ce qu'indique un rapport de l'Agence internationale de l'énergie datant de 2016.

Toute la chaîne de production et distribution textile a des effets néfastes sur l'environnement. Les composants chimiques toxiques utilisés pour la confection des vêtements, leur rejet dans les eaux usées, et l'acheminement des pièces dans le monde entier ont un impact dévastateur. Exemple avec les conséquences sur la qualité des eaux mondiales, dont 20% de la pollution seraient imputables aux traitements et à la teinture de nos vêtements, comme le souligne l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) dans un rapport sur le « revers de notre look » mis en ligne en mars 2018. D'ailleurs, si l'industrie du textile, souvent présentée comme étant la deuxième la plus polluante au monde, continue son ascension, en 2050, elle représentera 26% des émissions de gaz à effet de serre, estime un rapport de la Fondation Ellen McArthur de 2017.

Les grandes chaînes de magasins comme H&M ou Zara sont en haut du podium de la fast fashion avec l'utilisation de produits toxiques, doublée d'une main d’œuvre souvent exploitée. Tout cela afin de proposer des habits à très bas coût. Mais ces deux marques se veulent plus « eco-friendly » et ont lancé des projets autour de la mode durable. Une certaine transparence quant à leurs méthodes de fabrication, exigée par des ONG de protection de l'environnement.
Début juillet, le Conseil suédois de la mode a annoncé qu’il annulait sa fashion week prévue entre le 27 et le 29 août 2019 pour des raisons environnementales. Quand on connaît les origines suédoises d'H&M, c’est un message fort qui a été lancé contre les effets néfastes de la fast fashion.
Réfléchir à l'utilité d'un vêtement avant de l'acheter
Mais on assiste à une prise de conscience également du côté des consommateurs avec l'émergence de la slow fashion. Cette mouvance valorise le fait de donner une seconde vie aux habits que l’on ne porte plus, via le don ou la revente. C’est ce que proposent Emmaüs ou le Secours populaire par exemple.
Porter des vêtements qui ne sont pas neufs permet parfois de les acheter à un coût moindre, mais aussi de lutter contre la surconsommation. Avec l’engouement qu’il y autour du vêtement « vintage » (ou rétro), les friperies ne désemplissent pas et attirent les jeunes comme les moins jeunes.
Sans oublier les sites internet et les applications pour smartphones qui ont investi le créneau des vêtements de seconde-main, ou encore des plateformes proposant différentes marques dites « vintage ». Une tendance qui attire notamment les millenials (nés après les années 1980), qui privilégient les vide-dressing, les échanges d’habits et s’intéressent à des marques plus respectueuses de l'environnement. 
Julia, l’une des membres du groupe Facebook « les écolos bio zéro déchet » (qui compte plus de 75 000 membres) a arrêté d’acheter des habits neufs depuis plus d'un an. Après avoir découvert l’impact environnemental qu’avait la fast fashion sur la planète, elle a décidé de revoir sa manière de s’habiller.
« Je me suis aperçue de l’ampleur de ma consommation, notamment de tout ce que j’avais acheté et que je ne mettais jamais. Je portais seulement un quart de ce qu’il y avait dans mon dressing ». Dorénavant, c’est grâce aux friperies ou des sites de vente de pièces d’occasion qu’elle s’habille. « Le but étant de ne plus soutenir le système de la fast fashion. »
Sur « la slow fashion à la française », une page Facebook dédiée à la réduction d’achat de vêtements, Arnaud, réfléchit beaucoup plus à l'utilité d'un vêtement avant de l'acheter. « Avant, j’achetais avec moins de conscience environnementale et maintenant je regarde la provenance des matières, si la matière est durable ou pas ».
Aline, blogueuse zéro déchet, est une fervente partisane de la slow fashion depuis plusieurs années : « Il y a tellement de revente de vêtements que ça me paraît plus juste de donner une seconde vie aux habits que je trouve dans les brocantes ou les vide-greniers. Par contre quand je veux une pièce précise, je vais me tourner vers des sites internet comme Vinted », l'une des références de la mode vintage en ligne.
« Mais il existe encore un tabou sur les habits de seconde main, que certains trouvent “sales” mais ce n’est pas du tout le cas et il y en a pour tous les goûts ».

Récupérer des tissus inutilisés
Pour Jean Ruffier, sociologue spécialisé dans l'industrie chinoise et le développement À Paris, la marque Les Récupérables valorise le réemploi des tissus qui vont être jetés. Anaïs Dautais Warmel a imaginé ce concept fin 2015 pour créer une économie circulaire avec des matières existantes et une confection 100% française. La réutilisation de matériaux considérés comme des déchets (comme des rideaux ou des chutes de tissus), est primordiale selon elle. C'est ce qu'on appelle l'upcycling, un anglicisme très à la mode dans le design d'objets, qui consiste à récupérer des matériaux et les transformer en produits de qualité ou d'utilité supérieure.
« C'est une méthode qui est nécessaire parce qu'il y a des surplus de production. En revanche, ça reste une solution d'urgence. La vraie solution c'est l'écoconception, c'est-à-dire produire des vêtements avec des matières innovantes, les moins nocives possibles pour l'environnement et avec une longue durée de vie », explique Anaïs.
Pour réduire l’impact écologique, la problématique est de savoir sur quoi on doit se focaliser. Doit-on arrêter tout bonnement d’acheter des habits ? « C’est du point de vue du progrès social qu’il faut s’intéresser. La slow fashion est une réflexion intéressante qui fait évoluer la société de manière positive », constate Jean Ruffier.
Pour lui, c'est aussi le comportement des consommateurs face à l’obsolescence programmée qui doit évoluer, comme reprendre l’habitude de réparer un vêtement plutôt que de le jeter.
« Si on arrive à des impasses environnementales, les changements de comportement seront inéluctables », espère-t-il.

Lena Thébaud - RFI - samedi 3 août 2019

05/09/2019

Les produits ménagers à bannir

L’association de consommateurs a étudié plus d’une centaine de détergents pour les classer des plus aux moins nocifs pour la santé et l’environnement. Palmarès des mauvais élèves.

Les produits détergents sont tous bourrés de substances dangereuses. Mais pour éviter de revenir au vinaigre blanc et à la soude, 60 millions de consommateurs a fait le tri entre les marques les plus toxiques et celles qui ont le moins d’impact sur notre santé et l’environnement.
L’association a analysé 108 produits. Une enquête ardue, car la présence de sulfates, allergènes, sensibilisants, perturbateurs endocriniens et substances potentiellement cancérigènes n’est pas facile à mesurer à la lecture de l’étiquette du produit. Les fabricants de détergents ne sont en effet pas tenus à autant de précision que ceux des produits de beauté.
Le parcours du combattant pour s'informer
Ainsi, l’association de consommateur raconte avoir eu le plus grand mal à se faire communiquer la liste complète des substances toxiques présentes dans les produits. Même par des marques bio, comme La Vie Claire, qui est la seule à n’avoir jamais répondu aux questions de 60 millions de consommateurs. Ce qui lui fait dire qu’être "écolo c’est bien, mais c’est encore mieux d’être transparent".
En parallèle de son dossier, 60 millions de consommateurs lance une pétition pour que les produits ménagers affichent un "Menag’score", sur le modèle du Nutriscore pour l’alimentation, qui noterait de A à E le niveau de toxicité des produits. En attendant, voici, par famille de détergents, ceux qui ont reçu la pire note. Non pas parce qu’ils ne sont pas efficaces ("60" n’a pas mesuré ce critère), mais parce qu’ils sont plus nocifs que les autres.
> Les liquides multisurfaces WS, la marque de Lidl, et son détergent concentré fraîcheur lavande, et le Saint Marc côtes bretonnes sont les plus mauvais élèves de la catégorie, chacun noté E, avec plus de trois composants à bannir complètement.
> Les lingettes multi-usages
De manière générale, 60 millions recommande de ne pas acheter ces produits, qui, même si elles sont imbibées de produits peu polluants, sont globalement jetées dans les WC et embourbent les canalisations. Mais si vous y tenez, évitez néanmoins celles de Monoprix, Leader Price et Carolin au bicarbonate, toutes quatre notées E, avec jusqu’à 4 composants particulièrement nocifs.
> Les sprays multi-surface
Seule la marque U récolte un bonnet d’âne avec son ultra-dégraissant au savon de Marseille, qui, comme son nom ne l’indique pas, compte beaucoup plus de substances toxiques que ses concurrents.
> Les sprays pour la cuisine et la salle de bain
Etre une grande marque ne préserve pas du faux pas : Cif, la marque du géant Unilever, récolte un E avec son spray 5 en 1, ainsi que Casino avec son dégraissant au savon de Marseille.
> Les mousses pour la salle de Bain
Aucun des produits de cette catégorie n’est mieux notée que C. D’ailleurs 60 millions de consommateurs conseille de réfléchir à la balance efficacité/risque et d’essayer de s’en passer totalement. Les pires sont les mousses Cillit Bang douches & surfaces larges et Topp’s Mousse express salle de bains.
> Les serpillères imbibées
Là encore, aucune marque de lingettes imbibées pour nettoyer son sol ne trouve grâce aux yeux de l’association. Mais elle distingue un cancre parmi les cancre : les lingettes Swiffer imprégnées au citron.
> Les nettoyants liquides pour sol
Encore pire pour les fabricants de nettoyants de sol: aucune marque analysée n’a obtenu mieux qu’un D au Menag’Score. Et deux E: un pour Carolin au savon de Marseille fraîcheur Provence, et un autre pour Vigor Force 5 tout-en-un.
> Les décapants pour four
Ici, pas de A, mais pas non plus de E. Les moins bons élèves, notés D, sont la mousse Leader Price active sans frotter, et le décapant Casino sans soude caustique.
> Les blocs WC
Ce type de produits aussi devrait être totalement bannis de nos intérieurs pour l’association de consommateur. Parce qu’ils sont très polluants et que chaque chasse d’eau dissémine leurs substances nocives dans la nature. Mais s’il fallait désigner les pires, ce serait Canard Fresh Disc Fraîcheur Marine, Harpic Color Power 6 lagon tropical et les blocs WC U 4 en 1 javel.
> Les gels pour les WC
L’association a déclassé les produits La Vie Claire étant donné que la marque bio n’a jamais voulu révéler la composition de son Ecoclair notes fraîches mentholées. Autrement, seule la marque U et son détartrant surpuissant 5 en 1 est noté E.

Selon 60 millions de consommateurs.

29/08/2019

En finir avec les bateaux pollueurs...

Je relève, dans "Courrier International", un long article au sujet des 200 plus gros navires qui produiraient autant de dioxyde de soufre que l'ensemble des automobiles en circulation dans le monde. A compter de janvier 2020, une nouvelle réglementation visera à réduire ces émissions. C'est un premier pas dans ce secteur fondamental pour le commerce mondial et le tourisme selon le Financial Times et le journal croate Express. Ces mesures devraient permettre de réduire d'au moins 50% les gaz à effet de serre ( GES) d'ici à 2050.

Le transport maritime est le poumon de l'économie mondiale. Plus de 90 000 navires sillonnent, en effet, les mers du globe pour acheminer pétrole, minerais, jouets, aliments et touristes. Et il faut savoir que le fioul du transport maritime a une concentration en soufre 3500 fois supérieure à celle du diésel. Les dommages que cause le dioxyde de soufre, d'oxydes d'azote et de particules se font au détriment des habitants des zones littorales et des ports d'Asie essentiellement. Il y a de ce fait de nombreux cas d'asthme infantile et des décès prématurés ( plus de 1000 morts par jour).

Ces gros bateaux produisent aussi 2 ou 3% des émissions mondiales de GES, tels que le dioxyde de carbone. En Europe, Barcelone est le port le plus pollué par les émissions d'oxydes de soufre des paquebots de tourisme. Venise souffre aussi des grands bateaux qui passent au milieu de la lagune et provoquent des ondes qui endommagent à long terme les fondements de la ville. En guise de solutions, il a été évoqué la possibilité de réduire la vitesse des bateaux, mais les pourparlers n'ont pas abouti jusqu'ici. Certains étudient la transformation de ces bateaux en ferries électriques. Quoi qu'il en soit, le respect des nouvelles règles dépendra de la capacité des gouvernements à exercer des contrôles  et à rendre leur application obligatoire... A nous de les demander à nos représentants et de veiller à choisir les moyens de transport les moins polluants!

Lyliane

27/08/2019

L'Ecosse et l'énergie éolienne...

Durant les six premiers mois de l'année 2019, l'Ecosse a atteint un record dans la production d'énergie éolienne. Techniquement, elle aurait pu alimenter deux fois son nombre d'habitations. Des chiffres de bon augure pour atteindre l'objectif des 100% d'énergies renouvelables en 2020.

Un record de bon augure pour la sortie des énergies fossiles. Durant les six premiers mois de 2019, les fermes éoliennes écossaises ont créé assez d’électricité pour alimenter 4,47 millions de maisons. Alors que l’Écosse compte seulement 2,6 millions de foyers sur son territoire. Elle aurait donc pu alimenter deux fois toutes ses habitations durant six mois. En pratique, les éoliennes ont produit, entre janvier et juin, 9,8 millions de mégawattheures d’électricité. Un exploit pour cette branche en Ecosse.
Cette augmentation est principalement expliquée «par la hausse du nombre d’éoliennes, une amélioration des infrastructures d’exportation et des vents forts», assure Alex Wilcox Brooke, chef de projet chez Severn Wye Energy Agency, une société à but non lucratif qui fournit des expertises pratiques pour plus d’efficience énergétique. «L’Ecosse avait déjà connu des périodes avec une forte production, mais celle de ces six derniers mois a été relativement stable, excepté un pic en mars.»
La géographie écossaise est très favorable à la production d’énergie éolienne. Ses nombreux littoraux lui permettent en effet de développer des fermes éoliennes sur terre et sur mer, et ses côtes sont très exposées au vent. Ainsi, la production d’électricité à pleine puissance serait, d’après le chef de projet, de 40% en Ecosse contre 25% pour la moyenne européenne.
Pourtant, si la quantité d’électricité produite depuis janvier aurait pu alimenter deux fois l’ensemble des foyers écossais, la majorité de cette dernière a été exportée au Royaume-Uni. En effet, à cause de la ruralité de l’Ecosse, les lieux de production d’énergie ne sont pas nécessairement ceux où la demande en électricité est élevée. Cette hausse de la production ne signifie donc pas que «la nation a déjà atteint son objectif de n’utiliser que des énergies renouvelables, mais qu’elle en aurait la capacité», souligne Alex Wilcox Brooke.

Nation verte
L’Ecosse est pionnière dans le secteur des nouvelles énergies. Depuis 2005, le gouvernement écossais en a fait sa priorité. L’objectif initial était d’atteindre 40% d’énergies renouvelables en 2020, «mais rapidement, les autorités se sont rendu compte qu’elles pouvaient être plus ambitieuses», explique le chef de projet. «Elles ont pris l’engagement d’être à 50% en 2020. Désormais elles visent 100%.» Un objectif que l'Ecosse n’est pas loin d’atteindre.
Et pour rejoindre ce palier, le pays ne se concentre pas uniquement sur l’éolien. Bien que cette branche représente environ les trois quarts de la production écossaise totale en énergies renouvelables, le gouvernement a également investi dans l’hydraulique, le solaire et dans la biomasse. En tout, d’après Alex Wilcox Brooke, le secteur des énergies renouvelables représenterait un marché d’un milliard de livres (1,12 milliard d’euros) et plus de 17 000 emplois seraient liés à cette industrie, dont 9 200 dans l’éolien.
Alors que les Ecossais exprimaient des réticences face à ces nouvelles énergies, comme dans de nombreux pays, la hausse du prix du pétrole et du nucléaire montre qu’il «devient plus rentable de développer les énergies renouvelables», estime Alex Wilcox Brooke, ce qui convertit de plus en plus de citoyens. Ces derniers records de production prouvent également que l’Ecosse joue un rôle important dans la transition du Royaume-Uni vers une sortie du charbon d’ici 2025.

Lucie Lespinasse - Liberation - mercredi 24 juillet 2019

23/08/2019

Plaidoyer en faveur de l'environnement à l'ONU d'un acteur espagnol J. Bardem...

Grand défenseur de l'environnement, l'acteur espagnol s'est fait le porte-voix des océans devant de "nombreux sièges vides".

"Les océans ont besoin de nous" : l'acteur espagnol Javier Bardem a appelé le 19 août, dans un vibrant plaidoyer au siège des Nations unies à New York, à la signature d'un traité international pour protéger les océans de la planète.
Farouche défenseur de l'environnement, Javier Bardem participe à une campagne de l'organisation écologiste Greenpeace visant la création d'un réseau mondial de sanctuaires marins. "Nos océans sont au point de rupture et nous en sommes tous en partie responsables", a-t-il déclaré à la tribune de l'ONU, appelant les représentants de l'organisation internationale à agir "ici et maintenant".
"Il n'y a pas Dwayne Johnson pour nous sauver"
L'Oscar 2008 du meilleur second rôle masculin pour son interprétation d'un tueur sans pitié dans No Country for Old Men des frères Coen, a regretté les "nombreux sièges vides" face à lui. "Les océans appartiennent à tous, mais leur avenir est aujourd'hui entre vos mains", a-t-il insisté avant que ne soit projeté en avant-première le film de son expédition en Antarctique avec Greenpeace l'an dernier.
La star espagnole a d'ailleurs fait plusieurs allusions au 7e art. "Nous sommes tous des méchants", a dit celui qui endosse régulièrement le costume du "bad guy" au cinéma. Mais dans la vraie vie, "il n'y a pas Dwayne Johnson pour nous sauver".
Javier Bardem a regretté la décision du président américain Donald Trump de retirer les États-Unis de l'Accord de Paris sur le climat : "On ne peut pas vivre dans le déni". Les océans se cherchent toujours un "happy end".

Franceinfo - Franceinfo - mardi 20 août 2019

17/08/2019

Bali bannit les plastiques à usage unique...

Adorée par les yogis du monde entier et les instagrammeurs en quête du cliché ultime, l’île de Bali est pourtant moins reluisante qu’elle n’y paraît. Non-traitement des déchets, pollution, et bouteilles en plastique (l’eau n’est pas potable sur l’île) et tourisme de masse menacent aujourd’hui le fragile équilibre naturel de Bali et de ses habitants. Face à l’imminence d’une catastrophe écologique de grande ampleur, le gouvernement indonésien avait annoncé fin 2018 envisager de bannir le plastique à usage unique afin d’éviter que la pollution ne se propage davantage.
C’est désormais chose faite : depuis le 2 juillet 2019, une loi interdit l’utilisation de sacs plastiques, pailles et autres polystyrènes (souvent utilisés comme isolant thermique). Le gouvernement espère ainsi réduire de 70% la quantité de plastique qui pollue actuellement ses eaux et ses plages paradisiaques. Quant à celles et ceux qui n'ont pas la patience d'attendre que le sable fin retrouve son éclat d'antan, suivez le guide Vanity Fair sur la meilleure façon de visiter Bali tout en limitant son impact écologique.

Vanity Fair - mercredi 3 juillet 2019

16/08/2019

Le Sénat s'engage en faveur du climat...

Le Sénat à majorité de droite a adopté mercredi 17/7/2019 en première lecture l'article phare du projet de loi énergie et climat qui définit les objectifs de la politique énergétique du pays, en décrétant "l'urgence écologique et climatique".
Cet article 1er, dont l'examen avait démarré mardi soir, a été adopté à main levée. "Il fixe l'ambition du gouvernement", a déclaré la secrétaire d'État Emmanuelle Wargon qui avait remplacé le ministre de la Transition écologique démissionnaire François de Rugy. Mercredi, c'est la nouvelle ministre en titre Élisabeth Borne qui a pris le relais. Parmi les objectifs fixés, l'article 1er prévoit d'atteindre "la neutralité carbone" à l'horizon 2050. Ce principe suppose de ne pas émettre plus de gaz à effet de serre que le pays ne peut en absorber via notamment les forêts ou les sols.
Pour ce faire, la France devra diviser ses émissions de gaz à effet de serre par un facteur supérieur à six par rapport à 1990. Le texte prévoit une baisse de 40% de la consommation d'énergies fossiles d'ici à 2030, contre 30% précédemment. Des sénateurs PS et communistes ont tenté en vain d'obtenir des objectifs plus ambitieux, préconisant que la France divise par 8 ses émissions de gaz à effet de serre.
Malgré l'opposition du gouvernement, les sénateurs ont validé des objectifs supplémentaires introduits en commission: au moins 27,5 GW d'hydroélectricité en 2028, notamment issue de la "petite hydroélectricité", développement d'au moins 1 GW par an d'éolien en mer, posé et flottant, jusqu'en 2024 et 8% de biogaz en 2028 pour s'assurer que l'objectif des 10% en 2030 sera bien tenu. Le gouvernement est favorable au développement de l'éolien en mer, mais l'objectif visé par le Sénat n'est pas "accessible à court terme", selon Mme Wargon.
En réponse à une interrogation du sénateur PS de l'Aude Roland Courteau, elle a indiqué qu'un parc était prévu en Bretagne du sud et "deux nouveaux parcs" en région Sud et en région Occitanie. Concernant la petite hydroélectricité, Emmanuelle Wargon a indiqué que le gouvernement avait lancé un appel d'offres pour débloquer 350 mW et promis un "travail" avec le Parlement sur le dossier. La petite hydroélectricité "donne une énergie locale verte", a plaidé Angèle Préville (PS). Le projet de loi entérine également le report de 2025 à 2035 de l'objectif de ramener à 50%, contre plus de 70% aujourd'hui, la part du nucléaire dans la production d'électricité française.
Challenges.fr - Challenges - mercredi 17 juillet 2019

14/08/2019

Un dispositif anti-noyade en piscine...

Alimenté grâce à des panneaux solaires et relié à un dispositif d’alarme, l’engin prend le rôle d’un sauveteur en émettant un bruit très sonore alertant les personnes à proximité de la piscine en cas de personne immobile sous l’eau et donc potentiellement noyée. Une notification sur smartphone est également envoyée à chaque fois qu’une personne entre dans la piscine. Très facile à utiliser et à installer, le Coral Manta 3000, produit phare de la start-up Coral Detection Systems a conquis la société anglaise SPSC (spécialistes de la sécurité des piscines) qui en a acheté 250 000 exemplaires pour 500 millions de dollars, soit 1778 euros par machine. Eyal Golan, fondateur et PDG de Coral Dectection Systems affime : “Ce système offre une tranquillité d’esprit qu’aucun autre dispositif de sécurité de piscine ne peut fournir.” Lancé en 2018, le Coral Manta 3000 est le premier appareil automatisé de sa génération conçu spécifiquement pour surveiller l’activité sous-marine de votre piscine. ...

Cet article a été initialement publié par ©siliconwadi.fr.

siliconwadi.fr/22446/piscines-une-technologie-anti-noyade...

16 July 2019 Ariel Barr...

08/08/2019

Le Littoral français est-il en danger avec le dérèglement climatique?

Un rapport publié par le think tank La Fabrique écologique le 15 juillet fait le point sur les effets du dérèglement climatique sur le littoral français et lance des pistes pour s’y adapter.
Tous les jours, retrouvez le fil vert, le rendez-vous environnement de Libération. Aujourd’hui, quatre questions pour décrypter des enjeux environnementaux.
Le littoral français bientôt sous l'eau ? Selon le ministère de la Transition écologique, 1,4 million de résidents, 850 000 emplois, 165 000 bâtiments et 864 communes sont menacés aujourd'hui par la submersion marine, tandis qu’un quart des côtes métropolitaines est affecté par l’érosion. Sous l’effet, notamment, de l’élévation du niveau de la mer, ces chiffres devraient encore gonfler dans les décennies à venir, explique un rapport de la Fabrique écologique. L’augmentation de la température, l’acidification et la désoxygénation des océans altèrent quant à elles les habitats de certaines espèces marines. L'auteure de cette étude, Jill Madelenat, revient sur ces risques et les difficultés d'adaption dans les territoires concernés.
Comment le changement climatique impacte-t-il les littoraux français ?
On observe, au niveau global, une augmentation d’environ 1°C de la température de surface moyenne des océans. Les données au niveau local sont incomplètes, mais selon le groupement régional d’experts sur le climat Acclimaterra en 2018, la température de surface devrait augmenter de 2,2°C à 3,5°C d'ici 2100 en Nouvelle-Aquitaine. L’élévation du niveau de la mer s'accélère : elle est désormais de 3,2 millimètres par an en moyenne (pour la période 1994-2014), alors que pendant les trois derniers millénaires, le rythme d’élévation se situait autour de 0,5 millimètres par an. Ces phénomènes s’accompagnent d’une acidification et d’une désoxygénation des océans, causée à la fois par le changement climatique et la surcharge de nutriments provenant d'engrais agricoles, faisant proliférer les algues.
On sait que dans les années à venir, le changement climatique va renforcer le risque de submersion, mais il est encore un peu tôt pour affirmer qu’un événement isolé comme la tempête Xynthia est dû à la modification du climat. Il faudrait en observer plusieurs sur une courte période pour en être certain. Pour l’instant, les risques de submersion sont surtout liés à des épisodes exceptionnels, plutôt qu’à l’élévation générale du niveau de la mer. Concernant l’érosion, l’impact du changement climatique est encore moins évident. Jusqu’à aujourd’hui, c’est la raréfaction des sédiments qui en est le premier facteur explicatif (l’érosion naturelle des plages est normalement compensée par l’apport de sédiments charriés par les cours d’eau, or les barrages limitent leur arrivée sur les littoraux).
En Europe, la France fait partie des pays les plus menacés par la submersion marine avec la Belgique, les Pays-Bas et le    Royaume-Uni. La diversité des situations (risque d’érosion et de submersion, présence de côtes sableuses et de côtes rocheuses, d’un océan et d’une mer fermée…) fait sa spécificité. 

A quoi peut-on s’attendre en 2050 ?
En Europe, 10 000 personnes sont concernées chaque année par la submersion marine. En 2050, ce chiffre devrait monter à 55 000. Les départements les plus exposés à ce risque sont la Charente-Maritime, la Vendée et le Nord. 
Concernant l’élévation du niveau de la mer – due à la dilatation de l’océan causée par l’augmentation de sa température moyenne, mais aussi à la fonte des glaciers continentaux et des calottes du Groenland et de l’Antarctique –, le GIEC l’estimait en 2014 à moins d’un mètre à l’horizon 2100, mais depuis le début de l’année, toute une série de publications scientifiques ont montré que le phénomène s'accentuait beaucoup plus vite que prévu. En mai, l’Académie nationale des sciences aux Etats-Unis (PNAS) a réactualisé ces chiffres et agrandi la fourchette (entre 62 et 238 centimètres d’ici la fin du siècle). C’est l’un des messages clés de ce rapport : les politiques publiques en France se basent sur le scénario médian du GIEC (+60 centimètres d’ici 2100), ainsi l’enjeu de l’élévation du niveau de la mer est largement sous-évalué.

Quelles sont les principales pistes d'adaptation mises en place sur le littoral à l'heure actuelle ?
Les ouvrages de protection, comme les digues, constituent l'une des mesures principales, mais il existe aujourd'hui un consensus assez large, porté par les scientifiques et certains politiques, sur le fait qu’ils ne constituent pas une solution pérenne, notamment parce que s’ils limitent l'érosion localement, ils l'accentuent sur les plages voisines. Certaines régions ont fait le choix de ne plus participer à leur financement. Même l’Etat a affirmé en 2012 que le trait de côte était mobile et n’avait pas vocation à être fixé. Sans compter que ces aménagements ont un coût élevé. Mais dans certains cas, comme à Lacanau, ils sont indispensables, le temps de trouver des alternatives et de sensibiliser les habitants.

Sophie Kloetzli - Liberation - mercredi 31 juillet 2019

06/08/2019

L'écologie pour les 8-12 ans sur Radio Bambou...

Sur la chaîne de radio reporterre.net/Radio Bambou, Mme Mathilde Bouquerel, journaliste âgée de 28 ans,  réalise des reportages en plein air dans des parcs ou des jardins, là où le calme relatif permet des enregistrements. Radio Bambou est, en effet, le nom du podcast dédié aux enfants de 8 à 12 ans, diffusé par le site d'information écologique Reporterre. Depuis l'été 2017, Mme Bouquerel propose et réalise de bout en bout ce format sensibilisant les jeunes à l'écologie, qui est symbolisé par un petit panda roux prénommé Bambou. Mme Elise Raque et son photographe P.E. Rastoin sont allés rencontrer cette jeune femme dans le Parc de la Villette pour le Journal Télérama.

A travers de sympathiques histoires, la reproduction des fleurs par la pollinisation ou le danger des particules fines sont expliqués de façon ludique. Les sujets lourds comme le changement climatique ou les risques de la fonte des glaces par exemple sont allégés à travers des histoires ou des reportages d'information traités sous un angle accessible à des enfants. Depuis cette initiative, qui pourrait vite essaimer dans des salles de classe, Mme Bouquerel propose en complément un kit pédagogique en ligne. L'article souligne que l'éducation environnementale par radio est un bon moyen de transmission. L'enjeu climatique traité de la sorte avec des jeunes ne serait-il pas un bon moyen de toucher parents et enfants, de montrer des pistes viables pour l'avenir?

Lyliane

05/08/2019

Quelle place réservons-nous aux Macareux Moines dans notre pays?

Depuis Perros-Guirec, sur la côte bretonne, à bord de vedettes dans lesquelles ont pris place touristes et ornithologues de la LPO (Ligue de la protection des oiseaux) on peut observer chaque jour le bestiaire unique des 40 ha de la réserve naturelle de l'Archipel des Sept-Iles, où nichent notamment fous de bassan, sternes, cormorans et les macareux moines. Mr Gilles Bentz, qui dirige la station voisine de la LPO, explique pourquoi le macareux est devenu leur emblème depuis 1912. Ce petit oiseau plongeur, de la taille d'un pigeon mais au bec coloré, est fort peu farouche. Il a malheureusement fait l'objet au 19 ème siècle de safaris de chasseurs et il aurait pu totalement disparaître. Les marées noires et la surpêche ont aussi peu à peu contribué à décimer ces oiseaux de la famille des pingouins, que l'on appelle aussi parfois "perroquet des mers".

Les macareux moines sont des oiseaux marins qui vivent en haute mer huit mois durant. Ils nidifient généralement sur les côtes d'Islande, du Canada ou d'Ecosse. Une unique colonie de 180 couples environ niche cependant en Bretagne et font l'objet de soins attentifs. Ils se nourrissent de poissons (sardines, anchois, harengs). Ils utilisent leurs ailes comme des nageoires pour plonger à plus de 15 mètres de profondeur. Il a été remarqué que, lorsque la quantité de poissons disponibles baisse, cela perturbe leur cycle de reproduction. Aussi, l'aire maritime qui entoure la réserve naturelle bretonne est surveillée pour y éviter de la surpêche. Mr Marc Belpois pour le journal Télérama s'est attaché à travers son article à nous rendre les macareux moines fort sympathiques et à nous responsabiliser sur leur survie.

Lyliane

04/08/2019

Comment cultiver son jardin au naturel?

Selon le Hyérois Mr David Orsat, consultant botaniste paysager, écrit Mme Amandine Roussel dans le journal Nous, il est essentiel de soigner ses plantes sans pesticides, ni engrais chimiques.  Certes, pucerons, fourmis, cochenilles, escargots peuvent mettre à mal nos plantations. Toutefois, il existe des solutions naturelles, plus écolos et beaucoup moins onéreuses que les produits chimiques. Les abeilles ne peuvent qu'en bénéficier et nous aussi sur tous les plans quel que soit notre âge. L'article ne parle pas de "permaculture", mais cette technique pourrait aussi être ajoutée en complément...

Première observation du botaniste: s'occuper de la terre en choisissant très soigneusement son terreau, car nos plantes se nourrissent par leurs racines. Dans certains cas, il faut ajouter afin de l'aérer un peu de sable ou de tourbe ou alors de l'argile pour la rendre plus dense. Puis, faire attention en achetant des plants et des arbustes adaptés à notre région. Dans le sud de la France, mimosas, citronniers et orangers se plaisent, ce qui n'est pas le cas partout dans notre pays. L'ail et le thym par exemple ne se plaîsent pas dans tous les sols. Quant aux légumes racines (pommes de terre, carottes...), ils aiment les climats de moyenne altitude. L'hiver, on peut également semer du trèfle pour apporter de l'azote dans le sol.

Les traitements "verts" vont des larves de coccinelles, gourmandes de pucerons, que l'on peut trouver en jardinerie, aux associations de végétaux qui se protègent mutuellement comme les capucines, les soucis, le sureau ou même des gousses d'ail écrasées dans un litre d'eau bouillante, que l'on laisse infuser 24 h et qui se révèlent souveraines contre les acariens et les pucerons. On peut également acheter des bombes insecticides pour un rosier sur un balcon ou du purin d'ortie, efficace pour renforcer la santé des plantes en général.

Contre la cochenille, un mélange de savon noir, d'alcool à 90° et d'huile de colza vaporisé sur les feuilles par temps sec à intervalle de 2 semaines peut en venir à bout. Contre l'oïdium de la vigne, le botaniste conseille de mêler du liquide vaisselle, du bicarbonate de soude et de l'huile de colza. Certains emploient pour les oliviers ou les palmiers, vulnérables aux charançons ou à la mouche, des pièges à phéromones ou même de l'argile. Des colliers de glu placés sur le tronc au pied des arbres fruitiers empêchent les fourmis de monter coloniser les branches et d'y apporter des maladies.

Il est donc possible de respecter la nature et de cultiver un jardin sans empoisonner l'air et l'eau qui nous entourent. A chacun de tester des solutions de bon sens et d'en faire profiter ses compatriotes! Des ateliers pour adultes ou enfants existent dans certaines villes, où des composteurs leur sont mis à disposition. Enfin, des municipalités proposent des friches urbaines à leurs habitants en créant des jardins partagés, où chacun peut mettre les mains dans la terre et se régaler des fruits de son travail.

Lyliane

02/08/2019

Résumé d'une partie de l'interview de Melle Greta Thunberg avant son discours devant le Parlement français...

Avant de s’exprimer à l’Assemblée le 23 juillet, la lycéenne suédoise explique à «Libération» son choix de lancer une grève de l’école pour le climat et défend la nécessité d’agir rapidement.

Vous avez choisi de venir parler devant l’Assemblée nationale le 23 juillet. Est-ce parce que vous estimez que les élus français n’agissent pas à la hauteur des enjeux ?
Aucun pays ne fait assez, si on veut rester sous la limite des 1,5°C. J’ai reçu de nombreuses invitations pour m’exprimer devant de nombreux Parlements. J’ai dû décliner pour beaucoup. Cette fois, cela semblait être un bon timing pour la France.

Beaucoup de militants dénoncent l’inutilité des conférences internationales, comme les COP. Vous prévoyez de vous rendre au sommet spécial pour l’Action climatique de l’ONU en septembre, à New York. Pensez-vous que des décisions fortes peuvent en émerger ?
Si je suis toute seule à faire pression, bien sûr que je n’arriverai à rien. Mais si nous sommes nombreux, nous pourrons faire avancer les choses. Beaucoup de gens me disent que la COP 25, organisée au Chili en décembre, n’a pas d’intérêt, car c’est une année intermédiaire dans le processus onusien, qu’il faut se concentrer sur la COP 26 en 2020 [organisée au Royaume-Uni, ndlr]. Mais aucune année n’est une année intermédiaire. C’est maintenant que tout doit se passer. Nous devons saisir toutes les opportunités.

Vos discours sont souvent angoissants. Pensez-vous que la peur est un moteur de l’action ?
Ça l’a été au moins pour moi. Et ça pourrait l’être pour beaucoup d’autres personnes. Il faut informer la population sur ce qui se passe vraiment. Quand ils réaliseront l’ampleur du problème, ils agiront. Quand ils sauront ce qui peut être évité, et comment l’éviter, ils feront ce qui est nécessaire pour cela. Du moins, c’est ce que j’espère.
Lorsque vous dites «ce qui se passe vraiment», que voulez-vous dire ?
Que nous sommes face à une crise existentielle qui n’a jamais été traitée comme telle. Les politiques et les personnes au pouvoir l’ont ignorée pendant des décennies. La population, en général, ne connaît même pas la réalité des bouleversements qui affectent notre planète, notre environnement dont dépend notre civilisation. Ils ne connaissent pas même les données de base. Ce qui est effrayant.

Vous pensez que si les gens commencent à avoir peur, ils agiront, continueront à s’informer ?
Je ne sais pas. Peut-être. Mais on doit au moins essayer de faire connaître la vérité. On ne peut pas continuer à raconter seulement les histoires joyeuses et pleines d’espoir. Les médias, plus particulièrement, doivent commencer à couvrir ­réellement le sujet, à relayer les résultats des nombreux rapports scientifiques et leurs conclusions alarmantes. Tous ces chiffres que beaucoup de gens trouvent ennuyeux mais dont notre survie ­dépend.

A l’école, trouvez-vous qu’on vous enseigne assez le sujet ?
On apprend les bases : le mécanisme de l’effet de serre provoqué par les gaz comme le dioxyde de carbone. Ce qui éventuellement fait augmenter les températures moyennes, exacerbe les événements météorologiques extrêmes, fait fondre la calotte glaciaire, etc. Mais on ne nous enseigne pas cela d’un point de vue historique ou géologique. En fait, quasiment tout ce que je sais sur le sujet, je l’ai appris en passant des milliers d’heures à chercher des informations sur ­Internet, dans des livres.

Vous avez traversé une dépression à l’âge de 11 ans, à cause de cette prise de conscience sur la crise environnementale…
Oui.

Depuis que vous avez commencé votre grève de l’école, en août 2018, n’avez-vous pas envie parfois de tout abandonner et de profiter de votre vie d’adolescente tant que cela est encore possible ?
Non. Je n’ai jamais vraiment eu de vie normale d’adolescente. Avant que je me lance dans cette mobilisation, j’étais une intello. Je passais beaucoup de temps seule, assise à lire. Je n’ai jamais eu d’amis proches avec qui passer du temps. Je ne pense donc pas que je sacrifie beaucoup en me consacrant à la cause environnementale. En même temps, j’aimerais avoir plus de temps, surtout pour aller à l’école. Parfois, c’est épuisant d’écouter des politiques donner des discours sur l’enjeu climatique. Ils profèrent de purs mensonges. Cela me désespère parfois. Je me dis que plus rien n’a de sens. Mais ces moments ne durent pas longtemps. Parce que je n’en ai simplement pas le temps (rires). J’ai décidé de m’impliquer dans ce mouvement et je ferai tout mon possible pour qu’il réussisse.

Vous avez annoncé prendre une année sabbatique pour vous consacrer à la grève pour le ­climat. Pourquoi ?
Ce ne fut pas une décision facile. J’adore l’école et j’aime apprendre. Je m’étais inscrite à des cours pour l’an prochain, mais vers la fin du semestre, je me suis dit : si je dois mener à bien cette mobilisation, je dois le faire maintenant. Je dis tout le temps que nous devons agir dès aujourd’hui et qu’il n’existe aucune excuse valable pour ne pas le faire. Décaler mes études d’une année n’est pas grave. Beaucoup d’étudiants le font, alors pourquoi pas moi ? D’après de nombreuses estimations scientifiques, l’année 2020 est notre dernière chance d’infléchir la courbe des émissions de gaz à effet de serre, si on veut garder une chance de respecter l’accord de Paris sur le climat, et de limiter la hausse des températures en dessous de 2°C, ou 1,5°C.

Est-ce que vous voyez cette décision comme un sacrifice ?
On pourrait le voir comme ça, mais j’avais le choix de ne pas le faire. Bien sûr, je préférerais continuer à étudier en même temps.
Nous avons récemment reçu à Libération un message d’une jeune fille de 13 ans qui se dit anxieuse pour son futur et souffre, car elle réalise que toutes ses actions quotidiennes participent à aggraver les crises environnementales.

Que lui répondriez-vous ?
Elle n’est pas la seule à ressentir cela. C’était un sentiment très fort que je portais avant de débuter ma grève. Le simple fait d’exister nous fait participer au système et alimente cette crise. Je me sentais si désespérée. J’ai alors eu l’idée de cette grève de l’école. J’ai voulu essayer, car c’était nouveau. Et c’est devenu énorme. Il y a tellement de choses à faire. Si tu veux guérir ta tristesse et ton angoisse, agis. C’est le seul remède possible.

Pensez-vous que les petits gestes comptent ?
Bien sûr. Tout compte. Certains disent que ces efforts n’ont pas d’importance, à l’échelle mondiale. Mais arrêter de prendre l’avion ou de manger de la viande permet, d’abord, de réduire sa propre empreinte carbone. Cela envoie, en plus, un signal à notre entourage. Des études montrent qu’arrêter de prendre l’avion touche nos proches, car cela les pousse à réfléchir à leurs propres actions. Si vous ne voulez pas le faire pour vous, faites-le pour eux. Nous avons besoin d’un changement de système. Mais cela n’est possible que si les individus changent aussi.Vous définissez-vous comme ­anticapitaliste ?
Je fais très attention à ne pas utiliser ce type de mots. J’essaye de rapporter seulement ce que dit la science. Avoir une opinion sur la question du capitalisme nécessite de prendre en considération autre chose que le climat. Je veux éviter cela.

Vous pensez tout de même qu’il faut changer notre système ­politique et économique…
Oui. Aucun mouvement politique, aucune idéologie, tels qu’ils existent actuellement, ne convient, comme le montre la situation planétaire actuelle. Nous avons besoin de quelque chose de nouveau.

Avez-vous lu ou entendu parler d’un système qui pourrait fonctionner, selon vous ?
J’ai entendu tellement de choses. Parfois, j’ai l’impression que les gens inventent. Ils présentent des idées qui ont l’air tellement parfaites qu’il me semble impossible qu’elles existent. Sinon quelqu’un les aurait mises en place.
Êtes-vous affectée par le fait d’être ciblée par des campagnes de dénigrement de l’extrême droite ?
Bien sûr que cela m’atteint. Mais, malheureusement, c’est ce qu’on doit supporter quand on soutient une cause : recevoir de la haine, des menaces, être la cible de mensonges. Certaines personnes ne supportent pas de voir des individus s’opposer à leur vision du monde. Elles essayent alors de les écarter. C’est très triste. Mais on peut aussi voir ça positivement. Le fait que ces personnes se sentent menacées est la preuve que notre mouvement fonctionne, que notre message passe.

Comment voyez-vous votre ­futur dans trente ans ? La partie la plus effrayante est qu’on ne sait pas ce qui va passer. Tout est possible. J’aime me reposer sur des routines, sur des emplois du temps. Je ne peux plus. Notre avenir est totalement inconnu. J’ai le sentiment de ne pas avoir le contrôle dessus.

Vous sentez-vous en colère contre la génération de vos parents ?
Je suis en colère contre certaines personnes qui ont échoué à prendre leurs responsabilités. Avant que je ne les convainque de la réalité de cette urgence, mes parents étaient comme les autres. Ils prenaient souvent l’avion, émettaient beaucoup de CO. Moi aussi. J’étais petite, je ne connaissais pas les conséquences de ces actions. Eux non plus. Ce qui les a le plus choqués lors de leur prise de conscience n’est pas que cette crise puisse se poursuivre ou que les politiques soient au courant mais n’agissent pas, mais leur ignorance. Ils savaient que la planète se réchauffait. Mais ils ne connaissaient pas la réalité de l’urgence de la situation, ses conséquences et ce qui était nécessaire pour l’empêcher. Je ne peux pas blâmer les gens qui n’agissent pas, en général. Ils ne sont pas méchants ou mauvais. Ils ne sont juste pas au courant.

Libération-Lundi 15/7/2019

01/08/2019

Consigne du verre en France: quelles perspectives?

C’est un soutien de poids pour Brune Poirson et son projet de relance de la consigne, pierre angulaire du texte sur l’économie circulaire. Dans une tribune, les organisations représentatives des fabricants et distributeurs de boissons s’engagent à favoriser la mise en oeuvre de la consigne aux fins de recyclage des bouteilles plastiques et canettes. Dans une lettre ouverte à Edouard Philippe, publiée par le JDD le 23 juin dernier, les industriels du recyclage, par la voix de la Federec (Fédération des entreprises du recyclage), disaient à l’inverse tout le mal qu’ils pensaient de cette mesure risquant selon eux de "casser" notre système de tri citoyen. Voici la tribune des organisations représentatives des fabricants et distributeurs de boissons :
"La consigne pour le recyclage des emballages de boissons est nécessaire à une économie vraiment circulaire"
"Le 19 juin dernier, Brune Poirson, secrétaire d’Etat à la Transition écologique et solidaire, annonçait une concertation nationale pour étudier la mise en place d’une consigne pour recyclage des emballages boisson. Ce moment attendu d’échanges vient de commencer. 

Affirmons-le : c’est une vraie opportunité de construire un nouveau projet d’économie circulaire afin de répondre à l’urgence environnementale, et plus précisément d’améliorer collectivement les performances de recyclage de tous les emballages et papiers en France.
Le constat est aujourd’hui connu : le dispositif actuel ne permet pas de faire progresser assez vite le tri et le recyclage de nos déchets ménagers. Il ne permet pas d’atteindre, dans les délais impartis, les objectifs nationaux et européens de 90% de collecte pour recyclage des bouteilles en plastique et de 30% d’intégration de matière recyclée. Or, pour les consommateurs, il y a urgence. Et il est de notre responsabilité d’entreprises de trouver des solutions.
"Seuls les pays ayant adopté un système de consigne pour recyclage atteignent l’objectif européen de 90% de collecte"
Ce constat nous a poussés, producteurs et distributeurs de boissons, aux côtés de Citeo*, à rechercher des solutions efficaces répondant à cette ambition. Pendant plusieurs mois, nous avons analysé la performance des différents systèmes européens et modélisé différents scénarios.
Ce travail nous a permis de mettre en évidence que seuls les pays ayant adopté un système de consigne pour recyclage atteignent, voire dépassent, l’objectif de 90% de collecte. En Finlande, 91% des bouteilles en plastique PET (polytéréphtalate d'éthylène) consignées sont retournées ; 90% au Danemark et 97% en Allemagne. Cette réalité oblige à étudier sérieusement cette solution pour la France.
C’est pourquoi nous avons appelé à la mise en place d’une concertation la plus large possible, sur l’éventualité de la consigne elle-même, mais surtout sur le saut de performance du dispositif de collecte et de recyclage dans son ensemble.
La consigne pour recyclage soulève de multiples questions qu’il nous faut aborder avec une vision plus complète de la progression du recyclage. Il faudra bien sûr veiller à ce que la consigne permette une approche financière équilibrée pour les collectivités locales, acteurs clés du dispositif de collecte et de recyclage, et nous devrons trouver ensemble les moyens de rendre ce dispositif à la fois plus efficace et moins coûteux. L’extension des directives de tri devrait-elle être abandonnée? Certainement pas. Elle devra couvrir l’ensemble du territoire, avec ou sans consigne, car c’est une condition essentielle de la progression du recyclage global des emballages.
Les Français refuseront-ils ce changement? Conscients des enjeux, ils semblent prêts à s’adapter : ils sont 91%** à soutenir l’idée de la consigne, sachant que cette nouvelle approche pourrait les amener à modifier sensiblement leur mode de consommationCette nouvelle approche peut permettre le saut de performance qu’attend la société tout entière"
La mise en place de la consigne pour recyclage s’inscrirait en outre dans un contexte plus large d’évolutions du modèle de collecte sélective et de tri actuel, notamment avec la généralisation de la collecte des biodéchets d’ici 2025. Nous avons de ce fait une opportunité rare pour faire converger le modèle français avec les standards européens, notamment via l’harmonisation nationale des couleurs des bacs ou la généralisation d’un tri séparé du papier-carton qui permettrait d’améliorer fortement la qualité des matières recyclées.
Nous savons que cette nouvelle approche peut permettre le saut de performance qu’attend la société tout entière. Celui-ci ne sera possible que si tous les acteurs – collectivités, fabricants et distributeurs, opérateurs du recyclage, associations et citoyens – engagent des discussions, sur des données quantifiées, fiables et partagées, afin de trouver réponse aux interrogations communes.
Nous, représentants des entreprises, sommes décidés à agir en ce sens. C’est notre conviction et c’est notre engagement. Pour les promoteurs de l’économie circulaire et pour tous les acteurs engagés dans la transition écologique, les mois à venir seront décisifs."* Entreprise chargée, par agrément d’État, de piloter et de développer le recyclage des emballages mis sur le marché en France dans le cadre de la responsabilité élargie du producteur.
** Etude Kantar Worldpanel auprès de 6.000 consommateurs pour le GT entreprises emballages boisson et Citeo (4 avril 2019).
Liste des signataires :
Enguerrand de Gouttes, président de Boissons énergisantes France (BEF)
Vincent Delozière, président de Boissons rafraîchissantes de France (BRF)
Denis Cans, président de la Maison des eaux minérales naturelles (MEMN)
Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD)
Jean-Jacques Mespoulet, président de la Fédération nationale des boissons (FNB)
Hugues Pouzin, directeur général de la Confédération nationale du commerce de gros et international (CGI)
Jacques Tréherne, président du Syndicat des eaux de sources (SES)
Yves Legros, président du Syndicat national du lait de consommation (Syndilait)
Emmanuel Vasseneix, président de l’Union nationale interprofessionnelle des jus de fruit (UNIJUS)
Jean Hornain, directeur général de Citeo 

Redaction JDD - leJDD - dimanche 7 juillet 2019

30/07/2019

Une station balnéaire écologique au Mexique à gestion écoresponsable et d'autres ailleurs...

Elles ont décidé de passer en mode écologique. Ces stations balnéaires ont fait le choix du changement, pour un meilleur respect de leur environnement et une offre de séjour différente. Parce qu’elles sont proches de la mer, limiter les déchets, les recycler et préserver les plages qui les rendent si attrayantes représente une véritable nécessité.

Amaitlán : la station balnéaire écologique
Modèle inspirant en matière d'écologie, le projet de la station balnéaire d'Amaitlán (« La terre du repos »), au Mexique, devrait faire des émules. Première ville touristique durable, elle se situe sur la côte Pacifique, au nord-ouest de Mexico City.
Parmi les initiatives mises en place, on trouve la préservation de l'écosystème, la réutilisation complète de l'eau consommée ou le recours à des moyens de transport sans émissions de gaz carbonique : voiturettes électriques ou vélos.
Mais ces choix engagés ne suffisaient pas : la station balnéaire d'Amaitlán est allée encore plus loin, avec une volonté de recycler 100 % de ses déchets et recourir massivement aux énergies renouvelables, notamment par le biais de panneaux photovoltaïques et d'éoliennes.

Traitement des eaux usées : des exemples tout proches
En Europe et en France, les initiatives commencent à se multiplier. À La Grande Motte, par exemple, la station d'épuration prend notamment en compte les variations de population. Le système de filtrage y est également très particulier : les déchets ne sont plus éliminés chimiquement, mais extraits physiquement afin de réduire l'impact environnemental.
l'affluLe réseau Ecotown rassemble quant à lui de nombreuses villes préoccupées par l'augmentation des déchets liée à l'affluence touristique. À Cassis, (dans notre pays) membre de ce réseau, on tâche de sensibiliser les habitants eux-mêmes et de miser sur une politique de limitation de rejet des eaux usées dans la mer.

Article partenaire - Enedis - La Tribune - lundi 15 juillet 2019

23/07/2019

Le prix Liberté décerné en France à la jeune suédoise Melle Greta Thunberg...

La jeune militante suédoise de 16 ans va recevoir, aujourd'hui, à Caen, le prix Liberté 2019, lancé par la Région Normandie. Un prix qui lui a été décerné debut juin en son absence par des jeunes du monde entier agés de 15 et 25 ans.

Greta Thunberg "a réussi à lancer un mouvement qui va bien au-delà d'elle", a estimé, sur franceinfo, dimanche 21 juillet, Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France, alors que l'adolescente de Stockholm doit recevoir le prix Liberté de la région Normandie à Caen.
La jeune suédoise de 16 ans mène depuis août 2018 une grève de l'école tous les vendredis pour dénoncer l'inaction de son gouvernement en matière de lutte contre le dérèglement climatique. Pour le directeur de Greenpeace France, "Il faut que ça se poursuive, qu'elle arrive à convaincre [les dirigeants politiques] de passer à l'action réelle".
franceinfo : Êtes-vous fier que la France reçoive Greta Thunberg et reconnaisse ainsi l'importance de son action ?
C'est important qu'elle puisse venir en France. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois. Elle était venue cet hiver, rapidement, pour participer à une marche avec les jeunes qui s'engagent pour le climat. C'est important qu'elle soit là, qu'elle parcoure le monde. Étant donné qu'elle a décidé de ne plus prendre l'avion, ses déplacements sont pour l'instant limités à l'Europe mais c'est important qu'elle porte cette parole parce qu'à chaque fois elle a une force de conviction qui touche des gens, jeunes ou plus âgés. À chaque fois, ses passages laissent des traces. C'est une très bonne chose.
Est-ce une bénédiction pour les écologistes de voir ainsi débarquer une figure mondialement connue, jeune, charismatique et facilement identifiable pour personnaliser le combat pour la planète ?
Ça aide mais ce qui est essentiel c'est qu'elle a réussi à lancer un mouvement qui va maintenant bien au-delà d'elle. Ce mouvement a fait tâche d'huile dans beaucoup de pays à travers la planète, ça dépasse largement le cadre de l'Europe. Le jour où elle a décidé de se mettre en grève devant le parlement [suédois], je crois qu'elle n'imaginait pas ce qu'elle allait lancer et créer. Rapidement, ça a pris en Austalie, dans différents pays européens et ensuite en France. Elle a réussi à lancer quelque chose que personne n'avait osé imaginer jusque-là. Cette mobilisation des jeunes est pour moi déterminante. Elle a déjà fait basculer beaucoup de mentalités de dirigeants politiques qui se sont dit qu'il y a un sujet avec le dérèglement climatique. Il faut que ça se poursuive, qu'elle arrive à les convaincre de passer à l'action réelle pour faire tout ce qu'on peut et ce qu'on doit contre le dérèglement climatique.
Greta Thunberg, comme d'autres femmes engagées très présentes dans les médias, est la cible de campagnes de dénigrement, voire d'injures sexistes. Comment réagissez-vous à ces attaques ?
Ça nous met en colère car on a le sentiment qu'elle paie le prix d'une certaine notoriété, d'annonces et de discours courageux sur un certain nombre de sujets. Greta paye aussi le prix de sa jeunesse : on voit certaines déclarations qui s'en prennent à elle parce que c'est une jeune adolescente. J'ai entendu certains responsables politiques qui disaient de manière très dénigrante qu'elle ferait mieux de retourner sur les bancs de l'école, de s'occuper des choses de son âge et de laisser les gens sérieux s'occuper de la marche du monde. Ces gens-là n'ont pas compris comment fonctionne le monde aujourd'hui. Greta a une longueur d'avance sur eux. Elle a un discours d'une perspicacité, d'une lucidité sur l'état dans lequel sont les écosystèmes qui sont assez frappantes. On doit l'écouter. Qu'on soit d'accord avec elle ou pas, on peut en débattre et c'est intéressant. Mais il faut l'écouter.

Franceinfo - Franceinfo - dimanche 21 juillet 2019

17/07/2019

Balade en bateau écolo dans le Var...

Mme Amandine Roussel, dans le journal Nous, expose sous ce titre amusant "balade en bateau écolo" l'initiative de deux cousins Mrs Nicolas Bonnet et Guillaume Blancon, qui ont mûri leur projet pendant 4 ans avant de créer la Compagnie Latitude Verte à Bormes-les-Mimosas (83). Leur bateau appelé l'O2 vient d'un chantier français installé en Chine, spécialisé dans les moteurs hybrides. O2 est équipé, en effet, d'un moteur thermique, qui sert assez peu et d'un moteur 100% électrique.

Depuis quelques mois, leur compagnie propose 5 formules de balades commentées, avec ou sans escales, pour aller sur les îles de Porquerolles ou de Port-Cros ou vers le fort de Brégançon. Le bateau de 50 places à bord est silencieux et s'inscrit dans une démarche pédagogique. Les 2 cousins essayent de sensibiliser les visiteurs à la faune et à la flore sous-marine.Ils se sont, en effet, équipés d'un drone sous-marin filaire télécommandé, afin de projeter sur écran en direct les images des espèces locales.

Pour tout renseignement, s'adresser au bateau implanté sur le port de la Favière à Bormes-les-Mimosas ou joindre le site de la compagnie: www.latitudeverte.fr ou sur Facebook.

Lyliane

16/07/2019

Véloroute entre deux mers...

Dans Télérama, Mme S.Be. nous propose de nouvelles voies pour nos vacances. Pourquoi, en effet, " ne pas relier l'Atlantique à la Méditerranée en longeant le canal du Midi à bicyclette ou en passant par les remparts de Carcassonne"? Il s'agit tout simplement d'utiliser le véloroute du Canal des Deux-Mers. On joint alors l'utile (faire du sport) à l'agréable (pouvoir se baigner au départ et à l'arrivée) et on parcourt des lieux magnifiques de notre pays..

Pour tout renseignement, joindre sur Internet: www.canaldes2mersavelo.com.

12/07/2019

Paddle et ramassage de déchets en Méditerranée!

Selon Mme Mathilde Frénois dans le Journal 20 Minutes du 27/6/2019 des amateurs de paddle ont décidé de nettoyer la mer. Le collectif Paddle Cleaner, en effet, a lancé l'idée d'allier sport et environnement. Debout sur leur planche, les volontaires, équipés d'une épuisette et d'un sac à la ceinture,ramassent les déchets à leur portée. Ils accèdent facilement aux petites criques et aux plages difficiles d'accès. L'un d'eux nommé Sébastien Uscher a ramassé en 4 jours quelques 30 000 détritus de tous ordres.

Le collectif Paddle Cleaner a également entrepris un travail de sensibilisation en peignant des tortues sur le bitume à côté des bouches d'égout, histoire de rappeler à tous que nos déchets finissent dans la mer. Et les tortues sont les premières à en pâtir! Mr Uscher a même le projet de proposer la location de paddle en échange de déchets.

Bravo à cette initiative qui cherche à alerter le public! A nous donc de nous responsabiliser et de cesser de déverser mégots, gobelets, cannettes, polystyrène dans la nature... Pour en savoir davantage, contacter : www.paddlecleaner.fr.

Lyliane

10/07/2019

Une expédition pour protéger les océans...

Le journal de Greenpeace La Bannière nous signale qu'en avril 2018, leur bateau l'Esperanza est parti pour un long voyage d'un an du Pôle Nord au Pôle Sud. Sa mission sera d'explorer les océans et de dénoncer les menaces qui les guettent. En perspective: un traité international sur la haute mer, afin de protéger30% des océans d'ici à 2030. Selon la communauté scientifique, c'est essentiel pour garantir leur bonne santé à long terme.

L'Esperanza avec à son bord une équipe de scientifiques sillonne les mers et rapportera des données pour soutenir la création de réserves marines et sauvegarder ainsi la haute mer. L'expédition a commencé dans l'arctique, où ours polaires et baleines sont affectés par le dérèglement climatique. Elle se continuera par l'Atlantique Nord, puis le récif de l'Amazone, l'Atlantique Sud-Ouest et le voyage devrait se terminer dans l'Antarctique.

Merci à Greenpeace de chercher à protéger nos océans,notamment dans les zones qui échappent aux juridictions nationales, qui attirent des convoitises irresponsables! Les océans sont pourtant "notre principal allié, en tant que puits de carbone pour faire redescendre le thermomètre planétaire".

Pour suivre l'expédition, consulter : www.greenpeace.org/protecttheoceans.

Lyliane

07/07/2019

Pollution: de timides prises de conscience en Asie...

Les pays d’Asie du Sud-Est, qui comptent parmi les plus gros pollueurs de la planète, se sont unis ce week-end, lors du sommet de l’Asean à Bangkok, sur un engagement inédit de lutte contre la pollution des océans.

A eux seuls, cinq pays d’Asie (Chine, Indonésie, Philippines, Vietnam et Thaïlande) sont responsables de plus de la moitié des huit millions de tonnes de plastique rejetées tous les ans dans les océans, selon un rapport de 2017 de l’ONG Ocean Conservancy. L’Asean, qui regroupe Indonésie, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Philippines, Brunei, Vietnam, Laos, Birmanie et Cambodge, est le 5e bloc économique mondial, derrière l’Union européenne, les Etats-Unis, la Chine et le Japon. Elle représente 9% de la population mondiale, soit près de 650 millions d’habitants. Une «Déclaration de Bangkok sur la lutte contre la pollution maritime dans l’Asean» a été adoptée samedi soir.

Pas de mesure concrète
Dans ce texte, les dix pays de l’organisation s’engagent à «réduire de façon significative les débris marins» produits sur leurs territoires. Mais, comme souvent dans les documents de l’Asean, aucune mesure concrète comme un système de pénalité contre les plus gros pollueurs, n’est évoquée.
Et les militants écologistes, qui dénoncent depuis des années l’absence de politique de préservation de l’environnement, et notamment d’engagement des gouvernements de la région contre l’utilisation des sacs plastiques, sont sceptiques. «Si on ne réduit pas l’utilisation des plastiques à usage unique, cette "Déclaration de Bangkok" ne fonctionnera pas», a réagi Tara Buakamsri de Greenpeace Thaïlande.
Le sommet de l’Asean est organisé dans deux grands hôtels, dans une atmosphère climatisée glaciale, avec des rangées de bouteilles en plastique à la disposition des participants. La Thaïlande en particulier est un mauvais élève en termes de lutte contre l’utilisation du plastique, avec un usage intensif de l’emballage plastique et de la distribution de sacs dans les commerces.
Des images de canaux embouteillés de déchets plastiques aux Philippines, de plages vietnamiennes recouvertes de déchets, de tortues mortes d’avoir avalé des sacs plastiques au large de la Thaïlande ont fait le tour du monde et alarmé l’opinion publique, sans mesures radicales des gouvernements asiatiques pour l’heure.

LIBERATION - Liberation - dimanche 23 juin 2019

01/07/2019

Faites attention aux champignons lors de baignades en piscine...

Un article de Mme Christine Vilnet dans Version Fémina nous met en garde contre les mycoses ou champignons que l'on peut attraper en piscine. En effet, l'été, c'est une source courante d'infections cutanées. Le risque de transmission est facilité par l'eau qui ramollit la peau et les micro-organismes transportés par les baigneuses et baigneurs marchant pieds nus autour des bassins. Ces mycoses sont généralement bénignes, mais selon Mme Martine Lhéritier, technicienne de sécurité sanitaire du Val de Loire, il faut soigner ces mycoses pour qu'elles ne contaminent pas d'autres personnes. Sachez qu'il existe des chaussettes de piscine en latex mais elles sont glissantes.

De bons réflexes sont à adopter:

-avant la baignade, se doucher de la tête aux pieds avec un gel douche sans savon ou un pain dermatologique pour éliminer sueur, saletés et résidus de crèmes.

-au bord du bassin et dans les vestiaires, porter des tongs ou des claquettes et veiller à avoir les ongles coupés court.

-après la baignade, se redoucher et bien se sécher particulièrement entre les orteils avec sa propre serviette.

Se méfier des échelles pour descendre en piscine et des piscines pour petits qui sont souvent de vrais "bouillons de culture".

Par prévention, on peut vaporiser du spray antimycosiques dans ses chaussures. Si ça gratte et qu'un champignon se développe, appliquer régulièrement une poudre ou une crème à base d'éconazole ou de mercure au chrome qui sont en vente libre en pharmacie. Il existe une solution qui agit rapidement: Lamisilate en monodose. Si les ongles jaunissent, c'est une onychromycose qui se cache sous les ongles. Une chimiothérapie peut causer ce genre de désagrément. Se procurer en pharmacie un vernis antifongique: Apaisyl ongles,Naloc Excilor, Mycoster et limer l'ongle pour éliminer peu à peu l'infection. Cela peut durer plusieurs mois et l'ongle atteint peut tomber. La consultation d'un dermatologue peut s'avérer indispensable.

Lyliane

28/06/2019

Des textiles utiles aux bébés car anti-UV et anti-ondes...

Dans Version Fémina, un article fait la part belle aux tissus "intelligents" faisant barrage aux UV et aux ondes sous forme de bonnets, maillots, tee shirt, capotes de poussettes, tentes de plage... Les textiles traditionnels, s'ils protègent bien, lorsqu'ils sont secs, une fois mouillés sont traversés par 50% des UV. Il vaut donc mieux mettre aux bébés un maillot ou une combinaison anti-UV s'ils vont dans l'eau.

En effet, les tissus qui permettent de bloquer les UV contiennent des filtres efficaces leur donnant un haut indice de protection. Ils comportent des filaments métalliques (cuivre, plaqué argent...) qui font une sorte de " bouclier". Selon les marques, il est possible de stopper jusqu'à 99,9% des ondes. Toutefois ces vêtements coûtent cher (40 euros pour un bonnet...) et la DGCCRF (ancien service de la répression des fraudes) a pointé l'absence de reconnaissance scientifique de ces équipements sur la santé.

Avec les jeunes enfants et les bébés, dont le cerveau est en formation, il est conseillé néanmoins d'être très prudent. Toutefois, l'article se terminait sur une pique envers l'inconséquence de certains parents qui craignent pour la santé de leurs enfants avec le soleil, mais qui n'éteignent pas le wifi et laissent leurs enfants jouer avec leurs portables...

Pour aller plus loin, consulter par exemple sur Internet le site: www.futura-sciences.com/.../questions-reponses/ete-vetements-textiles-anti-uv-1926

Lyliane

26/06/2019

Le formidable potentiel des éponges moléculaires...

Mr Franck Daninos dans la revue Sciences et Avenir d'avril 2019 a écrit un article au sujet d'une nouvelle famille de matériaux poreux, les MOF ou Metal-Organic Frameworks, à base d'ions métalliques et de molécules organiques, qui présente des capacités extraordinaires d'absorption. Ces réseaux métallo-organiques vont, en effet, trouver de multiples applications dans des domaines aussi divers que la désalinisation de l'eau de mer, la dépollution de l'air ou la séquestration du  CO2.

C'est au début des années 2000 que le chimiste américain Mr Omar Yaghi, alors à l'Université du Michigan (Etats-Unis) et Mr Susumu Kitagawa de Kyoto (Japon) s'intéressaient à ces réseaux artificiels composés d'ions métalliques (aluminium, zinc, fer, cobalt...) portant des charges électriques positives et des molécules organiques composées de carbone et chargées négativement. Par auto-assemblage, ils comprennent alors qu'ils peuvent fabriquer une infinité de matériaux absorbants. Ils les assemblent donc à loisir en véritable Légos moléculaires.

En 2010, l'équipe de Mr Yaghi réussit à fabriquer un composé à base de zinc (MOF-210) battant tous les records de capacités d'absorption. En 2016, la Société MOF Technologies, basée à Belfast (Irlande du Nord) lance son éponge moléculaire pour conserver les fruits. En plaçant un sachet de gel (MOF-216) dans un conteneur, celui-ci libère en continu une molécule qui bloque l'action de l'éthylène. Puis la start-up américaine NuMat Technologies, alliée au constructeur Versum Materials en 2017 sécurise le transport de gaz toxiques, limitant les risques de fuites et d'accidents.

Mr Kitagawa a obtenu en février 2019 le Grand Prix de la Fondation de la Maison de la chimie à Paris. Le CNRS depuis détient quelques 26 familles de brevets exploités par une société franco-norvégienne nommée MO Fapps. Les recherches s'orientent désormais vers la dépollution de l'air et la séquestration du dioxyde de carbone. Les premières applications pour les industries chimiques sont attendues d'ici peu, mais pour purifier l'air pas avant 5 à 6 ans.

Pour en savoir davantage, consulter les sites Internet de : www.cnrs.fr ou de sciencesetavenir.fr/nature-environnement/une-eponge-pour-absorber-le-gaz...

Lyliane

25/06/2019

Coraux sous étroite surveillance...

Pour la première fois, écrit S.N. dans Sciences et Avenir de juin 2019, un catamaran équipé de logiciels d'intelligence artificielle, réalise un suivi de chaque corail d'une colonie en culture. La société malvidienne Reefscapers a, en effet, installé sur les fonds marins des Maldives dans l'Océan Indien 4000 structures en forme de dôme faites de barres de métal enrobées de résine époxy et de sable, sur lesquelles elle a fixé des boutures de coraux.

Ce projet baptisé AI 4 Corals permet d'assurer leur suivi sans intervention humaine. Le catamaran est équipé  d'une caméra  et de logiciels d'intelligence artificielle, qui lui permettent de réaliser ce suivi des coraux. Il fonctionne à l'énergie solaire et se positionne automatiquement au-dessus de chaque structure grâce à un guidage par GPS.

Bravo pour cette initiative des Maldives nous permettant d'apprendre comment grandissent et évoluent les coraux. Ce sera sans doute utile pour tous les pays du monde bordant les océans!

Lyliane

18/06/2019

Le Blue Panda ambassadeur du WWF pour la Méditerranée...

En coordination avec l'Initiative Marine Méditerranéenne, programme régional regroupant 7 bureaux WWF, le WWF a bénéficié du don d'un beau voilier de 25 m le "Blue Panda" pour mener à bien des opérations en Méditerranée. Ce bateau a été aménagé  pour des missions au long cours. Dès le mois de juin 2019, il sera prêt à prendre le large. Ce voilier sera à la fois un lanceur d'alertes, une plateforme scientifique et un outil d'exploration. Il pourra notamment "accueillir à son bord des décideurs économiques et des politiques, afin de les engager à déployer des solutions innovantes et des politiques publiques favorables à la biodiversité marine et à la gestion durable des ressources".

La campagne 2019 se nommera mission Cap Cétacés, projet visant à étudier les comportements des cétacés au sein du sanctuaire Pélagos, au large de la Corse. Plus tard, le Blue Panda fera une campagne de suivi des tortues marines au large de la Turquie.  En plus, tout l'été une tournée "zéro plastique dans la nature" sera menée dans des ports de France, d'Italie, de Grèce, de Turquie, du Maroc, de Tunisie... Sachant que la Mer Méditerranée concentre près d'un dixième de la biodiversité  mondiale et accueille des habitats exceptionnels et une faune unique( tortues, cétacés, thon rouge, phoque-moine...), cette mobilisation pourrait entrainer d'autres élans et vocations pour protéger les mers du globe...

Réjouissons-nous de ces bonnes nouvelles. Dans l'espoir que ces initiatives fassent tâche d'huile, soutenons le WWF par des dons. S'adresser à : www.wwf.fr.

Lyliane

17/06/2019

Tout savoir sur le thermalisme...

Dans un article de Version Fémina, Mmes Agnès Pelinq et Myriam Loriol  combattent les idées reçues concernant le thermalisme et la médecine thermale. A l'occasion du salon Les Thermalies, qui se déroulait du 8 au 10/2/2019, elles ont cherché à savoir à qui ces soins peuvent s'adresser. Nous apprenons tout d'abord que les cures thermales peuvent être prescrites par un médecin généraliste ou un spécialiste. Toutefois, la prescription et le protocole de soins relève d'un médecin thermal.

Pour obtenir un remboursement de l'assurance-maladie à hauteur de 65% des frais liés au forfait thermal (environ 600 euros), il faut faire une cure par an de 18 jours de soins (4 soins par jour par exemple). La mutuelle eut prendre en charge une partie des 35% restants. Les frais incluant le transport, la nourriture et l'hébergement sont à la charge du patient. Ce ne sont donc pas "des vacances aux frais de la sécu", car les soins fatiguent et demandent généralement du repos.

Quant à l'efficacité des cures, l'Association française pour la recherche thermale (Afreth) valide dans des revues internationales  le service médical rendupar les cures conventionnées. Pour l'arthrose, l'insuffisance veineuse, les maladies métaboliques, la réadaptation après un cancer ou un accident et surtout en cas de sevrages médicamenteux contre la douleur, il a été démontré en 2016 la pertinence des cures thermales.

Habituellement, les séances d'hydrothérapie sont complétées par des techniques de rééducation (massages, exercices en piscine ou à sec , de la sophrologie, des conseils diététiques, des mouvements conseillés et des programmes d'éducation à la santé (conférences, ateliers pratiques). Depuis peu existent même des programmes de prévention du burn-out, des cures dermatologiques pour les séquelles cutanées et cicatricielles. Bref, le retour à une vie normale peut être accéléré grâce à une prise en charge en milieu thermal et des résultats positifs et durables ont été constatés.

Lyliane

09/06/2019

Un bateau en projet pour nettoyer les mers du plastique...

Des milliers de tonnes de déchets plastiques naviguent dans la mer Tyrrhénienne, entre la Corse et l’île d’Elbe. Une pollution alarmante, mais qui n’étonne pas les spécialistes.
Tout a commencé par un article paru dans la presse italienne : « Des tortues retrouvées mortes sur une plage de l’île d’Elbe, l’estomac rempli de plastique ». Après de rapides recherches, un immense îlot de plastique a été localisé au large. Flottant sur plusieurs kilomètres.
Très vite, l’information a traversé la mer pour arriver sur l’île de Beauté. « Le canal de Corse, c’est la plus forte densité de déchets plastiques dans le monde. Jusqu’à quatre fois supérieure à celle observée dans le Pacifique, explique Pierre-Ange Giudicelli, de l’association environnementale Mare Vivu. En raison des courants qui remontent vers la Côte d'Azur, tous les déchets sont bloqués par les îles de l’archipel toscan. »
Selon les experts, 85 % des déchets en mer proviennent de la terre. À ce rythme, sans prise de conscience, la Méditerranée deviendra une immense décharge. « La pollution, ce n’est pas seulement la mauvaise carte postale avec les bouteilles en plastique échouées sur le sable blanc. C’est un enjeu de santé publique. Dans cet îlot de plastique, le plus grave c’est la partie immergée de l’iceberg avec toute une soupe de micro-plastique qui voyage sur d’énormes distances. L’ingestion de ces fragments par les plus petits organismes de la chaîne alimentaire représente un cocktail meurtrier de toxines. Les poissons se nourrissent de ces micro-organismes. Et les humains se nourrissent de ces poissons… »
« Tout arracher serait catastrophique »
Pour éviter un scénario catastrophe, l’initiative du « Corsican Blue Project » a été lancée par des ingénieurs officiers de la marine marchande. Leur idée : créer un bateau autonome, spécialiste de « l’antipollution ». « Nous sommes dans la phase technique d’ingénierie, en attente des premiers plans du cabinet d’architecture navale, précise Julien Torre, l’un des responsables. Notre navire hybride sera équipé pour récupérer les eaux usées, les traiter et les transformer en eau douce. Mais surtout pour collecter les déchets liquides et solides. »

Un outil révolutionnaire pour la protection environnementale. Mais la solution miracle n’existe pas. « Dès qu’il y a du plastique en mer, de la biodiversité se crée autour. Partir à l’abordage pour tout arracher serait catastrophique. Voilà pourquoi nos interventions se feront avec des scientifiques. »
En attendant de disposer de ce fameux bateau, le « Corsican Blue Projet » s’est associé avec des clubs de plongée. « Nous allons d’ailleurs effectuer une excursion avec nos partenaires pour tenter de localiser cet îlot de plastique. » Une mission délicate. La semaine dernière, la préfecture maritime a envoyé un avion de reconnaissance « Falcon 50 ». La recherche au-dessus de la mer Tyrrhénienne n’a rien donné. Le plastique nage vite. Très vite.

Pierre Santini - Le Parisien - lundi 27 mai 2019