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17/11/2016

Emissions de CO2 en 2015: encourageant!

 

Publié le 16 novembre 2016 par Le blog de l'écologie positive

L'année dernière a vu les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2, un polluant qui compte pour 73% des émissions globales de gaz à effet de serre à l'heure actuelle) se stabiliser pour la première fois en 2015.

Une baisse des émissions de CO2 a en particulier été enregistrée en Chine (-0,7%) et aux Etats-Unis (-2,6%), grâce à un moindre usage du charbon.

Bien que beaucoup de progrès restent à faire pour se libérer des énergies fossiles, ces chiffres sont encourageants au regard des émissions enregistrées dans un passé récent : entre 2000 et 2009, les émissions mondiales de CO2 augmentaient en moyenne de 3,4% par an.

 



Émissions de CO2 : une stabilisation encourageante mais insuffisante

Les émissions mondiales de CO 2 sont restées stables en 2015 selon le dernier bilan du http://www.connaissancedesenergies.org/emissions-de-co2-une-stabilisation-Global Carbon Project, publié lundi en marge de la COP22. Cette stabilisation reste toutefois largement importantes ...



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08/11/2016

Des lampes solaires en Afrique...

 

Le Journal pour les 12/14 ans «Mon Quotidien» nous dit que dans le monde seul un habitant sur 5 a accès à l'électricité dans les villes et dans les campagnes ce sont seulement 3 habitants sur 100. C'est notamment le cas en Afrique, alors que dans cette partie du monde, le soleil brille toute l'année. C'est dire si nous sommes privilégiés en Europe!

Un ingénieur français, spécialiste en énergies renouvelables, nommé Arnaud Chabanne, a eu l'idée d'utiliser le soleil pour faire fonctionner des lampes la nuit. Il a installé pour cela une usine de lampes solaires à Dédougou, ville située à l'Ouest du Burkina Faso. Ces lampes fonctionnent uniquement grâce au soleil et donc elles ne polluent pas. Actuellement, ces lampes sont petites, mais l'objectif de l'ingénieur français est de créer des lampes capables d'éclairer 2 ou 3 pièces à la fois. Son entreprise a été nommée Lagazel.

Dans plusieurs pays du monde, il y a certes de l'électricité mais elle est souvent coupée. Les habitants sont alors obligés de s'éclairer avec des lampes à pétrole. Toutefois celles-ci sont très polluantes et elles ont tendance à abîmer les yeux des enfants.

On peut se demander pourquoi on ne cherche pas à faire connaître et à généraliser partout dans le monde ces lampes solaires... Les médias de nos pays européens semblent davantage s'intéresser à des scandales qu'à ce type d'initiatives... C'est vraiment dommage! Pour en savoir plus sur ces lampes solaires, consulter sur Internet: www.lagazel.com

Lyliane

 

13/10/2016

Comment casser les ghettos?

C'est la question que posait le journal Nice-Matin dimanche 9/10/2016. Depuis 40 ans, dit l'article, le chômage de masse s'est installé dans les «quartiers». Pour les jeunes de 15 à 25 ans, il dépasse dans certaines périphéries de villes les 50%. Dans d'autres banlieues, ce sont le décrochage scolaire, la délinquance et la pauvreté qui détruisent également le lien social.

 

L'Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU) a financé en janvier 2016 4 chantiers de rénovation urbaine dans les Alpes Maritimes. Toutefois, rénover les immeubles dégradés, même si cette initiative procure un mieux-être, ne permet pas forcément de réduire la misère. Le sociologue L. Mucchielli écrit en effet que les opérations valables autrefois ne le sont plus obligatoirement aujourd'hui. D'après l'historien E. Marlière, «on a surtout fait du saupoudrage. La politique de la ville n'a pas jusqu'ici obtenu les moyens de ses ambitions».

 

Aussi, pour concentrer les moyens sur les secteurs qui en ont le plus besoin, le gouvernement a défini une nouvelle géographie des quartiers prioritaires. Par exemple, dans les Alpes Maritimes,16 zones ont été retenues, dont la moitié se situent à Nice. Les travailleurs sociaux et les bénévoles ont en effet pointé la nécessité de soutenir les associations qui œuvrent pour l'éducation et la prévention: alphabétisation, soutien scolaire,sport, atelier informatique...

 

Un dispositif d'accompagnement vers l'apprentissage a été crée au sein de certains collèges. «La clé, c'est l'emploi» dit un éducateur spécialisé niçois. Pour beaucoup, ce sont aussi les études qui sortent les jeunes des quartiers. Il a été imaginé d'aider les familles dans leurs démarches administratives et dans l'apprentissage du français. Cela est susceptible en effet de faire peu à peu tomber des barrières. Un système de tutorat des collégiens par des étudiants ou des lycéens a été mis en place, afin d'éviter le décrochage scolaire.

 

Des solutions existent, mettons les en œuvre au plus vite ! La société française a tout à y gagner !

 

Lyliane

 

11/10/2016

Un semeur de forêts en Equateur...

Sous la plume de Mr Eric Samson dans le journal La Croix du 16 août 2016, j'ai appris qu'un homme de 60 ans, Mr Omar Tello, a crée sur 7 hectares un bout de forêt amazonienne à la périphérie de la ville de Puyo en Equateur. Ce banquier, voyant l'urbanisation gagner son proche environnement, a en effet acheté des terrains sur 7 ha et y a planté des arbres. Il a fait de gros efforts, afin de lutter contre l'érosion et d'améliorer le sol. Tous les jours, Omar Tello se levait plus tôt pour entretenir ses terrains sous le regard incrédule de sa famille.

 

Toutefois, au bout de quelques années, il a décidé d'ouvrir cet espace bienfaisant à des enfants d'un Centre de Soins Spécialisés, car cette forêt était devenue grouillante de vie. Peu à peu, au cours de trente six ans d'efforts, singes, toucans, écureuils, plantes exotiques sont venus occuper ce qui était devenu un véritable Jardin Botanique, ouvert aux touristes. Le nom «Les Orchidées» lui a été attribué.

 

Ce poumon vert est, hélas, aujourd'hui menacé, car le terrain est devenu trop petit. Il concentre en effet tous les animaux chassés par les terrassements et l'urbanisation alentour. Pour les nourrir, il aurait fallu une vingtaine d'hectares supplémentaires alentour. Mais Mr Tello n'a pas les moyens d'un tel investissement. Reste à espérer que cet exemple inspirera d'autres personnes autour de lui...

 

Cette initiative courageuse montre, quoi qu'il en soit, que des citoyens sont capables de faire des miracles avec la simple énergie de leurs deux mains !

 

Lyliane

 

27/09/2016

Surveillance de la qualité de l'air en France...

 

La Fédération ATMO en France est le réseau national des Associations Agrées de Surveillance de la Qualité de l'Air. Son but est d'intérêt général. Elle publie des cartes pour donner des informations et des contacts dans chaque région, publie des études sur la qualité de l'atmosphère en s'appuyant sur ses stations urbaines et rurales et ses camions équipés de capteurs. Les polluants qui sont principalement recherchés sont la concentration de l'ozone, des particules fines, des oxydes d'azote et de soufre, de benzène...

La pollution est surtout due aux transports (camions, voitures...), aux industries, aux habitations (matériaux de construction et de décoration, peintures, isolants), au chauffage (cheminées), aux déchets non compostés et à l'agriculture industrielle (pesticides, épandages...). La population est de ce fait exposée à une qualité de l'air, qui se détériore et donne notamment des maladies respiratoires en multiplication dès l'enfance.

Si chaque citoyen a le droit d'être informé sur la qualité de l'air qu'il respire, il faudrait aussi qu'il puisse participer à son niveau aux actions entreprises pour lutter contre ce fléau des temps modernes. Chacun sait désormais qu'il ne doit plus brûler quoi que ce soit dans son terrain et tout emporter en déchetterie. Mais bien peu encore prennent les transports en commun (train, bus, tramway), les vélos et véhicules électriques mis à disposition par les communes, même si le covoiturage commence à s'étendre dans notre pays (Blablacar).

Une mobilisation nationale est en cours depuis le Grenelle de l'Environnement, qui a suscité des lois et des chantiers dans les départements français (en Alsace avec Report'air, en PACA avec Air Paca...) grâce à un partenariat Etat/Région. Des Plans de Protection de l'Atmosphère (PPA) et d'Observatoire des Résidus de Pesticides (ORP) commencent à être renforcés en France comme en Europe. Au plan individuel, avec AIR Paca par exemple, de nouvelles applications sont crées pour les smartphones, afin que chacun puisse signaler mauvaises odeurs et fumées et être informé éventuellement d'actions en cours dans des zones très polluées.

Pour en savoir davantage sur le sujet, consulter notamment sur Internet: www.atmo-france.org, www.radiofrequences.gouv.fr, www.airpaca.org.

Lyliane

 

20/09/2016

Fabriquer un fauteuil roulant pratique et esthétique en France...

 

Un jeune homme handicapé a eu l'idée de créer un fauteuil roulant mieux conçu et plus pratique 100% français. Il a lancé sur Internet une proposition de financement participatif, qui a été bien accueillie. Après avoir mis au point un prototype, il s'est mis en recherche de partenaires pour la distribution de ses fauteuils de ville ou de sport. Il a trouvé dans le Sud-Ouest des fabricants différents (selliers, ferronniers...) pour les pièces nécessaires. Il mise sur les couleurs et les formes, pour que ces fauteuils soient moins tristes..

Tout cela nous a été expliqué au cours de l'émission de Mr Frédéric Lopez sur la deuxième chaîne intitulée: Mille et une Vies rêvées. Il faut rappeler que chaque année dans notre pays se font 13000 prises en charge nouvelles pour des fauteuils roulants et que malheureusement des enfants sont concernés. Par comparaison avec les fauteuils existants, ils semblent concurrentiels. Jusque là 10 fauteuils ont déjà été fabriqués. Le nom de la marque est facile à retenir: «le fauteuil roulant français».

Le concepteur du projet est un «battant» qui veut faire bouger les choses et qui gagne sa vie de cette façon. Car qui peut mieux qu'un handicapé savoir ce qui est pratique et ce qui ne l'est pas? Pour le moment il attend l'agrément, mais il paraît confiant.

Pour en savoir plus, s'adresser à: www.lefauteuilfrancais.fr.

Lyliane

 

06/09/2016

Les ravages en France des pesticides...

Ce 6/9 sur la 5ème chaîne sera projeté vers 20h50 un documentaire de Mme Aude Rouaux, tourné cette année en France. D'après Mme Juliette Warlop du Journal Télérama, "ce documentaire doit beaucoup à Mme Valérie Murat, fille de vigneron, qui depuis la mort par cancer de son père est entrée en guerre contre l'Etat  et les firmes qui commercialisent les pesticides".

Elle accuse, en effet, directement l'arsénite de sodium, un pesticide que son père a répandu sur ses vignes pendant des années, sans vraiment réaliser que c'était un poison. Ce produit, nocif pour les abeilles comme pour les hommes, a fini par être retiré du marché, mais bien après la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

Ce documentaire rappelle que la France est la première consommatrice de pesticides en Europe. Depuis les années 1950, en effet, les agriculteurs et notamment les viticulteurs, sont encouragés à épandre des produits phytopharmaceutiques, afin de produire toujours plus. Le scandale des nombreuses maladies contractées par le personnel agricole a cependant mis du temps à éclater...

Un médecin de campagne des Charentes, contacté par la réalisatrice, témoigne combien il est alarmé par les cancers répétés de ses patients. Mme Rouaux a également interviewé des parents d'agriculteurs éplorés par la mort par cancer de leurs proches. Tous s'interrogent: au nom de quoi les autorités sanitaires continuent-elles de fermer les yeux et de faire prendre de gros risques à leurs concitoyens? 

C'est une émission à voir et à revoir, car elle peut appuyer nos tentatives de faire bouger les choses en faveur de l'agriculture biologique dans notre pays. Bannissons ces poisons de nos sols, de l'air que nous respirons et de l'eau d'arrosage des produits que nous consommons! Nos enfants et nos petits-enfants un jour nous en seront peut-être reconnaissants!

Lyliane

 

19/08/2016

Réguler la mondialisation...

 

 

Le bimestriel gratuit Pluriel Nature de mai/juin 2016, sous la plume de Mr E. Deboux, revient sur le scandale nouvellement révélé par Mme E. Lucet et d'autres journalistes à propos des Panama Papers (paradis fiscaux touchant tous les partis, la plupart des multinationales et des dirigeants des pays développés) et sur la nécessité d'enfin changer de politique. L'ultralibéralisme mondial en effet, les inégalités sociales qui s'accroissent, la concurrence déloyale entre les petites entreprises et les multinationales (qui font de «l'optimisation» dans des paradis fiscaux), tout cela montre qu'il faudrait passer à un système plus équilibré et vivable pour notre futur et celui de nos enfants.

 

Car, notre développement actuel est insoutenable à terme: il détruit notre économie (délocalisations...), notre lien social (riches de plus en plus riches et chômeurs, SDF en nombre), notre biodiversité végétale et animale et il nous entraîne tous vers une catastrophe climatique. Cet ultralibéralisme mondial a notamment, depuis 30 ans, favorisé l'importation de denrées lointaines par camions, bateaux ou avions dans des circuits longs et coûteux en énergie. Des multinationales ont la haute main sur les semences hybrides, les OGM, l'agrochimie, l'agroalimentaire, la pharmacie de synthèse et elles pèsent sur les décisions nationales (nos parlements) et internationales(Bruxelles). De plus, ces lobbies sont domiciliés dans des paradis fiscaux et ne payent de ce fait ni TVA sur les denrées importées, ni impôts sur les revenus, alors que les classes moyennes peinent chez nous à s'acquitter de leurs impôts directs et indirects.

 

Le journaliste en conclue qu'il devient urgent à l'échelon de la planète de réguler la mondialisation et de changer individuellement nos modes de vie, de production, de consommation, notre façon de manger, de nous loger, de nous déplacer. En favorisant par exemple chez nous les énergies renouvelables, en cessant de subventionner les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon), en régulant la finance et le trafic des marchandises... Chacun peut essayer de manger davantage local, bio et de saison, afin d'encourager les producteurs de sa région en circuits courts, de placer son argent dans une banque éthique (ne finançant pas la vente d'armes), de faire isoler sa maison pour économiser l'énergie, de se déplacer avec bus, tram, vélo ou en covoiturage c'est à dire plus écologiquement...

 

La France en effet me paraît avoir fait des choix dangereux et peu éthiques dans le nucléaire, les pesticides, la vente d'armement, le monopole du tabac... Il y a des menaces qui pèsent sur notre sol par des contrats internationaux aux négociations secrètes (Tafta, gaz à effet de serre, OGM...). Les grands laboratoires avec leurs molécules de synthèse sont loin de pratiquer la transparence: ils ont fait l'objet de scandales retentissants. Aussi, les Français se tournent de plus en plus vers les plantes médicinales et les médecines douces. Des patrons d'entreprises pourraient relocaliser leurs usines en France (vêtements, chaussures, jouets...), car nous avions acquis des savoirs-faire. Du coup, les consommateurs en «achetant français», pourraient faire baisser le chômage, avoir des produits sains et de qualité durable.

 

L'article se termine sur un appel, après la COP 21 et ses prescriptions générales, à aller plus loin et plus vite dans le concret: par exemple en taxant plus lourdement les émissions de CO2, afin de décourager les gros pollueurs et de les faire payer à proportion de leurs émissions de gaz à effet de serre. Car pour le moment, ils ont encore trouvé des arrangements et des parades! Il serait temps de faire régner d'autres valeurs que le chacun pour soi et de nous préoccuper des pays pauvres menacés au premier chef!

 

Il me semble que c'est à nous, citoyens, de donner l'impulse, de commencer à user de notre pouvoir de consommateurs et d'électeurs, en refusant la malbouffe, en interrogeant nos élus et futurs dirigeants sur leurs engagements futurs réels, en nous mettant dès aujourd'hui en chemin, sans céder à la publicité, ni aux modes, bref en ne nous contentant plus de vagues promesses d'autres personnes... N'ayons plus peur de nous engager, d'innover et d'être solidaires! C'est peut-être le bon moment d'agir dans une révolution individuelle pacifique qui peu à peu ferait tache d'huile... Car soyons en sûrs: tout est relié dans ce vaste système mondial! En changeant plusieurs points, en boycottant certains produits, certaines firmes, nous pourrions faire un jour advenir un monde meilleur...

 

Pour réfléchir à la question, il me semble utile de conseiller de lire particulièrement l'ouvrage de Frédérique Basset intitulé« Vers l'autonomie alimentaire» et de consulter sur Internet:www.paradisfiscaux20.com .

Lyliane

 

25/07/2016

Le logement social en France...

Le logement social est un logement construit avec l'aide de l'Etat. Il appartient cependant aux organismes d'HLM (habitations à loyer modéré) qu'ils soient Office Public d'HLM, Sociétés Anonymes ou Coopératives d'HLM. Il est géré par ces organismes. Les loyers dans un logement social sont inférieurs à ceux du secteur privé. Un HLM est en principe attribué aux ménages, dont les ressources n'excèdent pas certains plafonds et dont la composition familiale correspond à des critères définis par la loi.

En effet, depuis le 13/12/2000, la Loi S.R.U. ( Solidarité et Renouvellement Urbain) oblige les municipalités à favoriser la mixité sociale et à faire cohabiter différentes générations en HLM. Ceci notamment, afin d'éviter de créer des villes de riches et des villes de pauvres! L'article 55 de la Loi oblige en effet les communes de plus de 1500 habitants en Ile de France et de 3500 habitants ailleurs à réserver 20% de leurs programmes de construction à du logement social.

La Revue de la Fondation Abbé Pierre précise que, pour l'attribution d'un logement social, la loi oblige le bailleur à présenter 3 dossiers de candidature. L'attribution d'une HLM est faite par une Commission d'Attribution des Logements, mais parfois sa transparence laisse encore à désirer... Certaines familles ou certains jeunes malgré intervention d'une assistante sociale attendent malheureusement quelque fois plus de 2 ans une attribution en HLM.

Il faut savoir qu' en 2014, la France comptait 4 millions d'allocataires de minima sociaux et qu'il reste encore beaucoup de SDF (140 000 personnes environ) et de mal logés. Fin 2015, plus d'1,9 million de demandes de logements sociaux ont été enregistrées dans notre pays. Le parc ancien de logements sociaux est souvent vétuste, tandis que les nouvelles constructions offrent davantage de confort.

Un projet de Loi, qui devrait être voté à l'automne, nommé Egalité et Citoyenneté va rendre encore plus transparentes les modalités d'attribution et obliger les communes récalcitrantes à construire au moins 25% de logements sociaux dans leur ville. Ainsi, l'Etat français me semble bien jouer son rôle de garant de la solidarité et de l'équité dans le domaine du logement.

Lyliane

 

06/06/2016

Eloge de la débrouille...

 

Sous ce titre, le journaliste J.C. Ploquin reprend dans le journal La Croix du début mai 2016 les initiatives originales de Mme Fiona Meadows, architecte née en Grande Bretagne et arrivée en France à l'âge de 10 ans. Son diplôme en poche, elle a travaillé à l'école d'architecture de Paris-La Villette.

 

«Dès l'origine, dit-elle, je me suis intéressée à la petite architecture, à l'habitat modeste, fragile, passe-partout...afin de faire le plus avec le moins». Depuis 15 ans, elle travaille à la Cité de l'Architecture et du patrimoine et elle compte une vingtaine d'expositions à son actif. Elle anime également des ateliers d'architecture et d'urbanisme en France et en Afrique (Tunisie notamment). Elle a lancé un concours biennal d'architecture nommé Minimaousse.

 

Mme Fiona Meadows aime être en prise avec le monde réel, populaire. Elle cherche à montrer la capacité humaine à faire face au changement. Elle fait en quelque sorte coexister le réfugié et le zadiste, le VRP et le travailleur saisonnier, qui tous doivent s'adapter à des contraintes sociales. Barraments, containers, tentes, réutilisation de matériaux... tout lui semble source d'inspiration. Construire dans les beaux quartiers ou faire pousser de grands ensembles ne la motive pas. Optimiste, elle veut livrer un message d'espoir sur la possibilité de transcender des modes de vie normalisés par la société de consommation.

 

Cette architecte originale estime qu'il y a aujourd'hui 3,6 millions de mal logés en France. Pour elle les solutions proposées doivent partir de la base, de l'humain, du quotidien de leur vécu. Elle-même a installé son campement à St Denis, dont elle apprécie le caractère cosmopolite et populaire. Engagée dans le milieu associatif, elle déclare:«Je ne cherche pas à changer le monde; c'est le monde qui change»!

 

Comme Mme Fiona Meadows, je pense que chacun de nous là où nous sommes et avec nos spécificités personnelles, nous pouvons inventer le possible, au lieu de nous contenter des limites apparentes du système actuel.

Lyliane

 

27/05/2016

Logements passifs: une nouvelle façon de construire...

 

Dans une revue spécialisée à destination d'élèves ingénieurs nommée Flux, Mme Alice Fauconneau analyse les nouveaux enjeux du logement passif. Le secteur du bâtiment, explique-t-elle, représente environ ¼ des émissions de gaz à effet de serre de la france. Notre pays a cependant pour objectif de diviser par 4 ces émissions d'ici 2050.

 

Pour concevoir et utiliser un logement passif, plusieurs règles sont à respecter:

-une conception bioclimatique du logement (isolation, protections solaires)

-une conception technique (solution de chauffage centralisée, ventilation mécanique, énergies renouvelables)

-un suivi régulier des consommations et températures car un logement passif nécessite une vraie appropriation par l'usager. La domotique toutefois peut alléger les bons gestes à poser dans ce type de logement.

 

Selon les prévisions et le prochain règlement technique il faudra viser à ce que tous les bâtiments construits ou rénovés après 2020 ne consomment pratiquement plus d'énergie (la définition d'un logement passif!) et produiront de l'énergie renouvelable. Etant donné que les spécialistes en développement durable estiment qu'un bâtiment passif consomme 4 fois moins d'énergie qu'un bâtiment construit avant les années 2000, le pari français en matière de construction passive pourrait être réalisable.

 

Bien entendu, les architectes et constructeurs devront continuer à tenir compte du climat local (implantation, ensoleillement, disposition des ouvertures). En ce qui nous concerne, il serait bon, lorsque nous rénovons un logement ou faisons construire une maison, de tenir compte de ces données et d'anticiper ces contraintes techniques. Non seulement chacun a intérêt à réduire ses dépenses d'énergie, mais c'est bon pour le climat!

Lyliane

 

26/05/2016

Un film à voir et à revoir...

 

 

 

 

 

 

 

  A propos du film

Et si montrer des solutions, raconter une histoire qui fait du bien, était la meilleure façon de résoudre les crises écologiques, économiques et sociales, que traversent nos pays ? Suite à la publication d’une étude qui annonce la possible disparition d’une partie de l’humanité d’ici 2100, Cyril Dion et Mélanie Laurent partent avec une équipe de quatre personnes enquêter dans dix pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer cette catastrophe et surtout comment l’éviter.

Durant leur voyage, ils rencontrent les pionniers qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. En mettant bout à bout ces initiatives positives et concrètes qui fonctionnent déjà, ils commencent à voir émerger ce que pourrait être le monde de demain…

 

16/04/2016

Revitaliser nos villages...

 

Le journal Télérama N° 3457, sous la plume de Mr Luc Le Chatelier, prend pour exemple le village de Vicq sur Breuilh en Haute Vienne pour montrer comment, des Vosges au Massif Central, il est possible de revitaliser nos villages français.

 

Mme de Neuville, maire de ce petit village de 1000 habitants, a trouvé en effet des solutions pour réhabiliter un ancien presbytère en Musée d'Art Naïf, pour attirer de nouveaux commerces de proximité et pour rassembler au cœur du village un restaurant et une épicerievendant des produits du terroir. Du coup, en 15 ans, la commune a gagné 300 habitants.

 

Afin de financer ses projets, Mme le Maire est allée frapper à toutes les portes: Département, Région, Etat, Europe et même des entrepreneurs et des banques locales grâce à du mécénat. Etendant son article à d'autres villages, Mr Le Chatelier montre que certains d'entre eux font tout pour jouer la carte «nature et tourisme vert», en refusant les gros supermarchés, en préservant leur spécificité naturelle et en maintenant les services publics, au besoin par une régie municipale.

 

Ainsi, avec la complicité d'architectes locaux, ont été crées des maisons de santé accessibles aux jeunes comme aux moins jeunes et aux handicapés. Des lotissements intelligents près du centre bourg permettent une mixité sociale et de garder à la périphérie des terrains de sport et des espaces verts, dont les citadins ont tant besoin.

 

Un temps désertés et villages dortoirs pour certains, grâce à l'impulse d'élus dynamiques, nos villages sont redevenus des espaces grouillant d'échanges et comportant de nombreux atouts. Redynamisons nos campagnes et investissons nous pour qu'elles demeurent de véritables lieux de vie, où il fait bon demeurer au calme et au bon air.

Lyliane

 

25/03/2016

Gardez l'antenne, nous recommande le journal Télérama!

 

Selon le numéro 3454 du journal Télérama, le passage à la TNT haute définition aura lieu le 5 avril prochain. Un article de Mme Pascale Paoli-Lebailly explique que les 25 chaînes gratuites de la TNT vont basculer en haute définition, dont parmi elles: TF1, France 2, Arte et M6. Cette évolution devrait permettre de libérer des fréquences, qui seront utilisées pour le déploiement du très haut débit mobile, les services 4G du téléphone mobile.

 

Il y a encore dans notre pays 6 millions de foyers reliés à la TNT gratuite par une antenne rateau de réception hertzienne. Si votre téléviseur est compatible HD, pas de souci; par contre s'il ne l'est pas, vous risquez l'écran noir. Tous ceux qui reçoivent la télévision par ADSL ou la fibre n'auront pas de problème. Idem pour ceux qui la reçoivent par satellite ou par cable et qui ont un décodeur compatible en HD.

 

En sélectionnant la chaîne 7 ou 57, vous pourrez vérifier si la présence du logo TNT HD ou Arte HD apparaît. Si l'écran est noir, changer de téléviseur n'est pas nécessaire. Il suffit en effet de s'équiper d'un adaptateur TNT HD externe vendu à partir de 25 euros. Un réglage du téléviseur sera peut-être nécessaire pour mémoriser les chaînes à partir de la télécommande.

 

Une aide à l'équipement de 25 euros peut être accordée sous condition de ressources. Pour les personnes âgées de plus de 70 ans ou les personnes souffrant de handicap, une assistance de proximité (par la Poste notamment) est prévue. N'oubliez pas de recycler votre ancien adaptateur dans une déchetterie ou en le rapportant au magasin d'origine. Pour en savoir davantage, allez sur le site www.recevoirlatnt.fr mis en place par l'ANFR ou en appelant le 09 70 818 818 (appel non surtaxé).

Lyliane

 

18/03/2016

Pétition contre la pollution de l'air...

Pollution de l'air : la santé des citoyens avant celle des lobbys industriels #Cities4Climate

Alors que 80% de la population européenne vivra bientôt en ville et que les pics de pollution, principalement dus aux émissions polluantes des véhicules automobiles, rythment nos vies quotidiennes et sont responsables de drames sanitaires, les villes assument avec volontarisme leur rôle au service de la santé publique et du Climat. C’est la raison pour laquelle 1000 maires du monde entier ont pris l’engagement solennel à Paris, lors de la COP21, de réduire le niveau de pollution dans nos villes.

Pour tenir cet engagement majeur, nous avons besoin d’une règlementation européenne ambitieuse et courageuse.

Nous avons besoin que des règles justes s’appliquent dans toute l’Europe aux acteurs privés, notamment aux industries automobiles, dans la mesure où l’Organisation Mondiale de la Santé a signalé que les émissions polluantes issues des moteurs sont responsables de 75000 morts prématurées en Europe, chaque année.

En octobre dernier, un comité technique rassemblant des experts des États-membres a décidé d’autoriser les constructeurs automobiles à dépasser les limites d’émissions fixées par la législation européenne. Cette décision, si elle était mise en œuvre, permettrait aux nouveaux véhicules diesel de dépasser de 110% les seuils d’émissions des oxydes d’azote (NOx) ! En février 2016, le Parlement européen a malheureusement décidé de soutenir cette politique qui représente une véritable menace pour les habitants de nos villes.

Si cette décision est appliquée, la qualité de l’air dans nos villes ne sera pas conforme aux normes européennes.

Comment protéger notre santé si l’Union européenne valide un permis de polluer au détriment de la santé publique ? Que doivent comprendre les parents dont les enfants souffrent de problèmes respiratoires aigus, les personnes âgées et les plus fragiles? Doivent-ils comprendre que leur gouvernement a préféré la santé de l’industrie automobile à la leur ?

Nous considérons que cette décision est injuste et erronée. Car comment peut-on instaurer des seuils d’émissions et valider leur violation? Il n’est pas concevable d’imposer aux autorités publiques de respecter des normes de pollution de l’air tout en donnant le feu vert à l’industrie automobile pour les violer.

70% des émissions mondiales de gaz à effet de serre proviennent des villes. Le succès de la mise en œuvre de l’Accord de Paris qui a été négocié avec tellement d’habilité en décembre, dépend maintenant des mesures prises par les villes. Les villes sont prêtes à assumer cette responsabilité, et les villes membres du Cities 40 (C40) ont déjà mis en œuvre plus de 10.000 actions en faveur du Climat, depuis 2009. Mais à présent, nous avons besoin du soutien des responsables politiques à tous les niveaux.

Nous demandons donc aux gouvernements européens, d’user de tous les moyens juridiques et politiques en leur pouvoir, afin de garantir que les normes de pollution de l’air en Europe soient appliquées dans toutes les industries. Notre santé en dépend.

06/11/2015

Télécabines urbaines, des alternatives aux transports routiers dans certaines villes du monde...

Dans le Journal La Croix du 27/10/2015, à la rubrique«le temps des solutions» un article de Mr Gilles Biasette a retenu mon attention. Il fait référence à un moyen de se déplacer en ville autrement qu'en véhicule grâce à une télécabine.

Depuis plus d'un an en effet, la Bolivie compte une télécabine urbaine, qui allie«propreté, vitesse et spectacle à grande échelle» selon le journaliste. Depuis les hauteurs d'El Alto à 4100m d'altitude, 10 personnes à la fois peuvent, dans une télécabine comparable à celles des stations de sports d'hiver, en 15 minutes environ rejoindre le centre-ville. Sous leurs pieds s'étend La Paz avec ses maisons de briques rouges. C'est comme un métro suspendu dans le ciel, bon marché (3 bolivianos c'est à dire 0,38 euros) et propre. Constitué de 3 lignes et de 10 stations, il couvre plus de 10 km. Un départ est prévu toutes les 12 secondes et les lignes fonctionnent17h par jour.

En bas, pollution et embouteillages règnaient. Il fallait trouver une solution. Le métro et le tramway s'étant en effet révélés impossibles à cause de l'étroitesse des rues, c'est le président Evo Morales lui même qui avait donné l'impulse au projet. La Paz qui s'étage sur trois niveaux d'El Alto jusqu'à la mer, n'est pas la première cité à s'être dotée d'une installation de télécabines, puisque Medellin en Colombie a inauguré en 2004 son métrocable. Bogota et Rio ont des projets similaires.

Ce sont pour la plupart des entreprises françaises, la Société Poma notamment, qui se disputent les marchés en Amérique du Sud. Dans ces cabines de couleur en forme de bulles se cotoient des gens des Andes et des hommes blancs, qui jusque là s'ignoraient. Quoi qu' il en soit, 25 millions de personnes ont déjà été transportées depuis l'inauguration de ce nouveau moyen de transport en mai 2014 à La Paz.

A une époque où l'on cherche des solutions alternatives dans ce domaine, ce type d'expérience réussie en Bolivie est susceptible de donner l'exemple à de nombreuses villes du monde. Comme quoi les pays dits développés ne sont pas les seuls à être à la pointe du progrès!
Lyliane

24/09/2015

A quoi ressembleront nos villes dans le futur?

 

De nos jours, plus de la moitié de la population mondiale vit dans des villes et, en 2050, on estime que ce sera plus des deux tiers. Dans le monde, en 2015, 14 villes ont plus de 20 millions d'habitants. Des questions se posent: comment concilier explosion urbaine, environnement et qualité de vie? Peut-on organiser l'urbanisation croissante tout en réduisant l'empreinte écologique des citadins? L'écologie dans les villes n'est-elle qu'un vaste business, qui flatte architectes ou politiques sans forcément répondre aux aspirations des habitants?

 

La municipalité de Paris, soucieuse d'anticipation, a demandé à l'architecte Vincent Callebaut d'imaginer la ville de 2050, car dans le cadre du Plan Climat, la capitale cherche à réduire de 75% ses émissions de CO2 d'ici 30 ans environ. L'architecte a proposé de doubler, voire de tripler la hauteur des immeubles, en mêlant bureaux et appartements. Dans ce Paris futuriste, tous les bâtiments seront producteurs d'énergie, la chaleur des bureaux chauffant les appartements la nuit, certains bâtiments pouvant produire jusqu'à 290% de leurs besoins pour redistribuer l'énergie alentour. Dans le quartier de l'ancienne gare de Rungis vient d'être inauguré le premier écoquartier parisien.

 

Plusieurs pays voient leur futur dans «des villes intelligentes». C'est notamment le cas en Corée du Sud à 60 km au sud-ouest de Séoul, à Songdo International City, qui devrait être achevé en 2018. Par exemple les déchets produits seront avalés par un aspirateur souterrain les transportant jusqu'à une usine d'incinération, où ils seront transformés en électricité.

 

En Scandinavie (Malmö, Stockholm), comme en Allemagne(Fribourg, Tübingen) des projets sont nés avec création d'écoquartiers, priorité aux piétons, aux transports collectifs, revitalisation des friches urbaines...

L'Allemagne incite à la formation de coopératives, d'A.M.A.P.(association pour le maintien d'une agriculture paysanne), à toutes sortes de pratiques collectives dans ces quartiers. Bref, les projets de «villes intelligentes», de bâtiments à énergie passive foisonnent de nos jours.

 

Des voix s'élèvent néanmoins de la part de certains urbanistes et architectes, critiquant les coûts d'entretien d'immeubles de grande hauteur. Ils se demandent si la réhabilitation de bâtiments existants ne serait pas plus conforme au bien-être et aux besoins des occupants. C'est notamment le cas de Mr Vincent Didelon, enseignant à l'ENSA et co fondateur de la revue Criticat.

 

Quoi qu'il en soit, l'enjeu semble être de soutenir la croissance et l'attractivité des villes et de les rendre plus respectueuses de leur milieu. Il est question apparemment de faire de nos villes de véritables «laboratoires de la ville durable», afin d'expérimenter la transition écologique dans les nouveaux projets urbains. Je pense que cela pourrait mettre en œuvre la créativité de chacun, changer nos modes de vie et dynamiser l'emploi dans le bâtiment.

 

Toutefois, il me semble qu'il ne faudrait pas, en focalisant sur les villes du futur, favoriser la désertification des campagnes, ni opposer ruralité et urbanisation galopante! Car il m'apparaît que nous gagnerons le défi énergétique, lorsque tous les citoyens réussiront à équilibrer leur consommation et leurs déchets, à s'organiser collectivement grâce à un engagement conscient et responsable.Et cela peut se pratiquer partout...

Lyliane

31/07/2015

Connaissez-vous le label"Eco-Quartier"?

Le dernier numéro de Télérama présente un dossier de Luc Le Chatelier au sujet des Eco Quartier en France. Mis en place en 2012 par le Ministère de l'Ecologie, ce label a été décerné depuis cette date à une quarantaine d'opérations aussi bien en ville qu'à la campagne. Ce n'est pas du tout un succédané du label HQE (haute qualité environnementale), pas plus qu'une norme, ni un modèle ou une grille, rappelle le journaliste, mais plutôt «un outil cadré par un protocole souple mais exigeant, qui permet l'adaptation d'une démarche à tout type de territoire quelles que soient sa taille, son histoire, sa culture». Pour en savoir davantage, aller sur le site Internet: www.territoires.gouv.fr/les-ecoquatiers.

 Le dossier présenté constate que 50% de la population mondiale est urbaine et qu'il est temps de repenser la ville autrement. Il cite le cas d'Issy-les-Moulineaux(92) et de son éco-quartier des Bords de Seine, où le piéton est roi et où des arbres ont été plantés en larges plates-bandes le long des voies. Tout s'est fait en concertation avec les habitants et en partageant les espaces de parking. Un gardien veille à faire respecter les jardins et à dynamiser le vivre ensemble.

Les immeubles de 6 à 9 étages ont été décalés de façon à garantir au moins deux heures de soleil en hiver à chaque appartement. Les bâtiments basse consommation sont en matériaux écologiques pour la plupart et 27% d'entre eux sont des HLM. Des capteurs solaires sur les toits assurent à l'année 40% de l'eau chaude sanitaire. Les déchets ménagers sont directement aspirésvers le ce ntre de tri et d'incinération...

 Autre dossier présenté: l'Ile St Louis (93) où se discute en ce moment un projet d'habitat participatif entre les futurs habitants et le bailleur social, associé à cette aventure. Un immeuble à mixité sociale importante occupera une friche de 22 ha. Un grand parc et des locaux d'activité complèteront aussi ces espaces. Le covoiturage sera mis en avant. Un point de livraisons et un atelier vélo devraient compléter le dispositif.

 Bref, un peu partout germent de nouveaux modèles d'urbanisation, encouragés par les institutionnels. Le périurbain pourrait bientôt être concerné pour faire de nos lieux de vie des espaces de rencontre, où chacun est susceptible d'élaborer son rêve de nature et d'habitation à échelle humaine. De quoi donner des idées aux urbanistes de créer de plus en plus ces «quartiers nature» et nous dynamiser pour demander à nos hommes politiques là où nous vivons des initiatives de cet ordre!

Lyliane

10/07/2015

Et la mixité sociale: où en est -on en France?

Grâce à un article de la Revue «Et les autres? » de la fondation Abbé Pierre, j'apprends avec plaisir que Mme S. Pinel, ministre du Logement, a rédigé 20 mesures en faveur de la mixité sociale dans les quartiers réputés difficiles. Certes, cela faisait partie des engagements pris et certains points devront être repris dans la Loi «Egalité et Citoyenneté» que le Parlement examinera à la rentrée.

 Toutefois, nous pouvons d'ores et déjà nous réjouir de l'orientation prise, car ces textes ont pour objectif de mieux répartir les logements sociaux. En effet, à Paris par exemple, trois arrondissements (les 13, 19 et 20 èmes) regroupent 65% des logements sociaux. Le premier Ministre, M. Valls voudrait sortir notre pays de «l'apartheid territorial, social et ethnique» et renforcer l'efficacité de la Loi SRU ( solidarité et renouvellement urbain) obligeant les communes de plus de 50 000 habitants à avoir d'ici 2025, 25% de logements sociaux. 

Il y a environ 1030 communes concernées et leurs obligations n'ont pas été jusqu'ici tout à fait respectées. En donnant aux Préfets de région la responsabilité de prononcer des arrêtés de carence en cas de pratiques non conformes et d'intérêts locaux qui priment sur l'intérêt général, il pourrait y avoir un meilleur équilibre de répartition de ces logements sociaux.

En plus, l'Etat s'engage à mieux cibler et donc distribuer ses «aides à la pierre», afin de mieux subventionner les programmes de construction à venir. Le mode d'attribution des logements sociaux devrait également être rendu plus transparent et leur gestion mutualisée pour éviter les dérives.

Je pense que ces mesures vont dans le bon sens et j'espère que nos élus auront à cœur de voter ces textes. Au besoin, nous pourrions leur rappeler que nous approuvons ces points et qu'ils sont là pour nous représenter au Parlement, plus que pour suivre des consignes partisanes...

Lyliane

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

07/06/2015

Sauver Venise, victime de son succès...

 

On pensait Venise plus ou moins "tirée d'affaire" après les travaux importants entrepris, afin que la ville, construite sur des pieux, protégée par des digues et aux bâtiments peu à peu rongés par le sel, ne s'enfonce pas dans la Lagune. Mais un autre danger menace la Sérénissime: le tourisme de masse qui réduit la Cité des Doges à la Place St Marc et à quelques palais accessibles en gondoles le long du Grand Canal, de même que les loyers très élevés qui chassent ses habitants aux revenus modestes vers les villes alentour. Bientôt, si l'on n'y prend garde, Venise ne sera plus qu'un décor d'opérette, une ville-musée où se promèneront en gondoles des amoureux romantiques et fortunés!

 

Georges Pernoud, qui anime le magazine Thalassa tous les vendredis soir à 20H50 sur la 3ème chaîne, en a fait son sujet ce vendredi 5/6/2015. En effet il a donné la parole à des habitants, à Cristina par exemple, une libraire indépendante, qui d'entrée de jeu annonce la couleur : "Les personnes qui restent à Venise, ce ne sont pas des résidents, mais des résistants!". Face aux marées humaines qui déferlent, la grande cité maritime vit au rythme des faillites de ses commerçants (500 par an!) et des travaux aux montants exorbitants entrepris pour la réfection de ses palais.

 

Car, si la population s'effondre, certains Vénitiens se battent au quotidien pour sortir leur cité des clichés habituels, tout en reconnaissant que la ville vit essentiellement du tourisme (23 millions de visiteurs par an). Dans l'esprit de Cristina par exemple, est née l'idée d'un circuit touristique alternatif avec visite d'ateliers de petits artisans et de coins méconnus de la Cité des Doges, véritable musée d'histoire à ciel ouvert. De son côté, Gloria, qui anime une salle de sport, décide d'organiser des colonies de vacances sur place, afin de toucher la jeunesse italienne. La Comtesse Enrika s'est lancée pour sa part dans des cours de cuisine italienne. Quant à Alberto, ancien champion de voile, il essaie de transformer une île de la lagune en un beau jardin public car les espaces verts manquent...

 

Alors, à notre tour, refusons en tant que touristes le passage des paquebots géants qui prennent le Grand Canal pour une autoroute, d'où les gens depuis les ponts du bateau ont 15 minutes pour apercevoir la Place St Marc et les principaux monuments. Sachons sortir des sentiers battus: découvrons avec des amoureux de la ville ce labyrinthe de 177 canaux. N'achetons pas les souvenirs hideux "made in China", alors qu'il existe de l'artisanat authentique (masques en bois...). Intéressons nous au devenir de cette cité millénaire, en ne cédant pas au tourisme de masse qui se borne à survoler les principales richesses connues de la ville (Pont des Soupirs et Rialto, Place St Marc). Découvrons avec plaisir la complexité de cette ville composée de palais et de canaux, où vivent au quotidien des habitants.

 

La Sérénissime est en effet en pleine mutation. Ce n'est pas un décor de théâtre, qui vibre uniquement en période de Carnaval et lors de la Biennale des Arts, mais une cité où résident des habitants amoureux de leur patrimoine, où le passé et le présent se côtoient en un bouquet vivant et coloré.

 

Lyliane