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27/11/2020

Un prix Gingko à Mr J.P. Dubois...

Ce prix, décerné pour la toute première fois, sera remis le 12 septembre à Jean-Paul Dubois, déjà auréolé du Goncourt, dans le cadre du salon littéraire "Le livre sur la place" à Nancy.

Le prix Ginkgo : un nouveau prix qui récompense la version audio d'un roman français contemporain. "Le Prix Ginkgo a à coeur de mettre à l'honneur une filière parfois méconnue du marché du livre (qui) participe depuis longtemps à un accès à la littérature pour tous, cheval de bataille du Livre sur la place, que ce soit par confort ou l'unique accès à la lecture pour un public hospitalisé ou handicapé", a précisé la Ville de Nancy, co-organisatrice du projet.
Le Goncourt 2019 lu par Jacques Gamblin

Réunis autour du président, le comédien et metteur en scène de théâtre, Thibault de Montalembert, les sept membres du jury, composé de personnalités du monde de la littérature, des arts et des médias, se sont enfermés à midi le 1er septembre dans un restaurant pour délibérer.
Le lauréat est la version audio du prix Goncourt 2019, Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon, lu par l'acteur Jacques Gamblin (Lizzie). Quatre autres livres étaient en course : Vie de Gérard Fulmard, de Jean Echenoz, lu par Dominique Pinon (Audiolib) ; Encre sympathique, de Patrick Modiano, lu par Denis Podalydès (Gallimard-Écoutez Lire) ; La loi du rêveur, de Daniel Pennac, lu par l'auteur lui-même (Gallimard-Écoutez Lire) ; et La Panthère des neiges, de Sylvain Tesson, lu par Loïc Corbery (Gallimard-Écoutez Lire).
Dans le cadre du Livre sur la place de Nancy

Le Livre sur la place, premier salon de la rentrée littéraire organisé par la ville et l'association des libraires "Lire à Nancy", s'est associé au pôle médical lorrain Louis Pasteur Santé pour lancer ce tout nouveau prix littéraire.
Le prix Ginkgo sera remis le 12 septembre,lors de la 42e édition du Livre sur la Place, prévue autour de 180 auteurs du 11 au 20 septembre dans une forme inédite en raison de l'épidémie de coronavirus. Le prix des libraires, premier prix attendu par le monde des lettres, sera décerné le 11 septembre, en ouverture du festival.

Selon Franceinfo - Franceinfo - mardi 1 septembre 2020

 

Mineurs isolés:ils doivent être protégés quelle que soit leur origine.

A l’heure où des responsables politiques remettent en cause la prise en charge des mineur·e·s isolé·e·s étranger·e·s, Médecins du monde rappelle que chacun devrait bénéficier d'une protection immédiate, de l’hébergement à la formulation de ses droits.
Tribune. Un·e mineur·e non accompagné·e (MNA) est un·e mineur·e en danger. Un·e mineur·e en danger doit être protégé·e. C’est tout. Il y aurait 40 000 MNA en France ? Ces chiffres, repris par tous les médias, ne sont pas démontrés. Les seuls chiffres officiels font état de 16 760 MNA confié·e·s à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) par décision de justice en 2019. Entre janvier et septembre 2020, 6 816 MNA avaient été confié·e·s, annonçant une tendance à la baisse. En 2019, les équipes de Médecins du monde ont reçu plus de 1 300 mineur·e·s non accompagné·e·s, âgé·e·s de 14 à 17 ans, des garçons dans 95% des cas.

La plupart d’entre eux n’ont pas rencontré de médecin depuis leur arrivée en France et 95% n’ont aucune couverture maladie. Pourtant, ils/elles présentent tou·te·s un état de santé dégradé. Les MNA rencontré·e·s ont tou·te·s connu des trajectoires difficiles et violentes. Ils/elles racontent la grande précarité dans leur pays parfois le décès d’un ou de leurs deux parents avant le départ ou pendant le trajet migratoire, la déscolarisation et les violences, l’exploitation, l’abandon, l’excision ou le mariage forcé. Toutes ces violences accroissent leur vulnérabilité.
Troubles psychiques

Les parcours migratoires jusqu’en Europe sont aussi extrêmement dangereux, ils/elles y connaissent la faim et la soif, subissent des mauvais traitements et des agressions de plusieurs ordres (séquestré·e·s, battu·e·s, exploité·e·s, humilié·e·s, violé·e·s…). Selon nos constats, la grande majorité des MNA rencontré·e·s souffrent de troubles psychiques, tels que le stress post-traumatique, la dépression ou les troubles du sommeil.
Les situations sont encore exacerbées par des difficultés liées au logement : 36,7% des MNA rencontré·e·s sont sans domicile fixe et 18,5% vivent en squat ou bidonville. Celles et ceux qui ont la chance d’être hébergé·e·s le sont grâce à l’aide des associations, de la communauté ou des collectifs d’hébergement solidaire.

Chez Médecins du monde, nous rencontrons principalement des enfants et adolescents démuni·e·s, perdu·es, abîmé·e·s par leurs parcours de vie, leurs parcours migratoires et leurs conditions d’accueil à leur arrivée en France et le refus des autorités de croire leur parole et leurs papiers. Faute d’un véritable dispositif d’accueil, un·e mineur·e se présentant comme étant non accompagné·e ne bénéficie pas toujours des conditions nécessaires à sa protection immédiate : un hébergement, un accès à l’hygiène et à la nourriture, un temps de répit, une attention portée à sa santé et une information sur ses droits.
La présomption de minorité non respectée

Ce sont des enfants souvent traumatisé·e·s par ce qu’ils/elles ont vécu à qui l’on refuse une protection immédiate au prétexte qu’ils/elles ne seraient peut-être pas véritablement mineur·e·s ou isolé·e·s. Il faudrait revoir la présomption de minorité ? En réalité, cette présomption de minorité n’est pas respectée.
Pour être prise en charge, une personne se présentant comme mineure et non accompagnée doit traverser de nombreux obstacles et dans les faits, près de 80% d’entre elles sont écartées d’une protection à l’issue d’une évaluation expéditive, dans laquelle c’est en réalité une présomption de mensonge qui prévaut. Certaines évaluations décrètent, parfois en moins de quinze minutes, que des mineur·e·s seraient en réalité «manifestement majeur·es», sur la base d’une discrimination au faciès. Celles et ceux qui font l’objet d’une évaluation dite «sociale» rapportent des entretiens qui s’apparentent à de véritables interrogatoires de police, sans prise en compte de l’errance, des difficultés linguistiques, de l’état de santé, de la situation de danger ou des différences culturelles. Même lorsqu’ils/elles possèdent des documents d’identité, ceux-ci sont systématiquement remis en cause.

Enfin, les mineur·e·s peuvent également être soumis·e·s à des évaluations dites «médicales» – les fameux tests osseux, alors même qu’il n’existe aucune méthode scientifique fiable d’évaluation de l’âge. C’est ainsi qu’en France, on évalue l’âge d’enfants en danger. Lorsque un·e mineur·e non accompagné·e n’est pas reconnu·e comme tel·le par le conseil départemental à l’issue de cette évaluation, il/elle est exclu·e des dispositifs de protection de l’enfance, sans devenir majeur·e pour autant et pouvoir accéder aux dispositifs ou aux droits reconnus aux exilé·e·s adultes.
Sans protection, ces enfants sont exposé·e·s à tous les risques sur le territoire français : violences, trafics, exploitation, traite. Les MNA non reconnu·e·s peuvent saisir en recours le juge des enfants pour faire reconnaître leur situation de danger. Sans information sur leurs droits ou accompagnement pour les exercer et alors même que le recours n’est pas suspensif. Lorsque les mineur·e·s saisissent la justice, ils/elles doivent attendre plusieurs mois, voire jusqu’à une année avant de voir le juge, sans pour autant bénéficier d’une quelconque protection par les autorités. Pourtant, dans la moitié des cas, la minorité est reconnue et le mineur·e peut bénéficier, enfin, d’une prise en charge en tant enfant en danger.

C’est ainsi qu’en France, on laisse à la rue, livré·e·s à eux/elles-mêmes pendant de longs mois, des enfants. C’est ainsi qu’en France, on laisse des enfants particulièrement vulnérables sans protection. L’errance et l’abandon, les traumatismes multiples, la violence physique et psychologique auxquels ces enfants font face sont autant de facteurs de risque, affectant leurs compétences psychosociales et leur avenir, alors même qu’ils sont dans une période cruciale de construction de leur identité.
En leur refusant une protection, on laisse ainsi des enfants à la rue et aux mains de réseaux. Un·e enfant seul·e sur le territoire doit être protégé·e. Pas seulement parce que nous sommes signataires de la Convention internationale des droits de l’enfant, pas seulement parce que c’est écrit dans la loi française. Parce que c’est une question de dignité humaine. Un·e mineur·e non accompagné·e (MNA) est un·e mineur·e en danger. Un·e mineur·e en danger doit être protégé·e. Y compris de la haine et des propos discriminants. C’est tout.
Selon Dr Philippe de Botton , Clémentine Bret - Liberation - jeudi 8 octobre 2020

26/11/2020

Festival de Cannes en petite édition fin octobre 2020...

Cette petite "édition hors normes" comprendra la projection de quatre films de la "sélection officielle Cannes 2020".
Le Festival de Cannes, qui n'a pas pu avoir lieu au printemps en raison de la crise sanitaire, va tenir fin octobre une petite "édition hors normes", avec la projection de quatre films de la "sélection officielle Cannes 2020" qui seront ouvertes au public, entre le 27 et le 29 octobre.
Ouvert au public

Ce mini-festival s'ouvrira au Palais des festivals avec Un triomphe d'Emmanuel Courcol avec Kad Merad, en présence de l'équipe du film, et s'achèvera avec Les Deux Alfred de Bruno Podalydès, en présence du réalisateur et de l'actrice principale, Sandrine Kiberlain.
Asa Ga Kuru (True Mothers) de la Japonaise Naomi Kawase, ainsi qu'une premier film géorgien de Dea Kulumbegashvili, Beginning (Au commencement), tout juste couronné à San Sebastian (Espagne), seront également projetés lors de cet évènement ouvert au public, entre le 27 et le 29 octobre, indiquent les organisateurs dans un communiqué.
"Beau symbole"

"Un jury, dont la composition sera dévoilée prochainement, décernera la Palme d'or du court métrage et les prix de la Cinéfondation", spécialisée dans les nouveaux talents, précisent-ils. "C'est un condensé du bonheur d'être à Cannes que nous allons vivre tous ensemble en octobre", s'est réjoui le délégué général du festival Thierry Frémaux, saluant un "beau symbole", organisé en partenariat avec la mairie de Cannes. Faute d'avoir pu se tenir comme tous les ans en mai, le Festival de Cannes s'était résigné à publier une liste de 56 films faisant partie de sa "sélection officielle 2020".
Beaucoup ont pu être présentés dans d'autres festivals. Au prix d'importantes adaptations, d'autres festivals internationaux ont pu se tenir depuis, comme la Mostra de Venise début septembre. Cette dernière a constitué le premier test grandeur nature pour ces grands raoults du 7e art depuis le Covid, avec un protocole sanitaire très strict. A Cannes, le plus prestigieux des festivals de cinéma espère quant à lui reprendre le cours normal des choses l'an prochain, et se tenir du 11 au 22 mai pour sa 74e édition.

Selon Franceinfo - Franceinfo - lundi 28 septembre 2020

 

Ruralité: Eleveurs bio contestés par leurs voisins...

C'est un peu l'histoire du pot de terre contre le pot de fer. À Adainville, village de 760 âmes situé aux confins du département, la tension est à son comble.
D'un côté, un couple d'éleveurs qui souhaite installer un haras et un petit cheptel de vaches, en agriculture biologique. De l'autre, une poignée de riverains, dont l'éditrice Odile Jacob, qui tient à conserver une certaine quiétude dans ce petit coin de campagne. L'histoire pourrait bien devenir l'un des symboles de la dualité d'une certaine ruralité francilienne.
Fabien Le Coidic et sa compagne Agathe Guérin louent actuellement une ferme sur la commune voisine de Poigny-la-Forêt. Problème : les deux quadragénaires doivent quitter les lieux d'ici le mois de mars au risque de se voir infliger de lourdes pénalités. Or voilà près de dix ans qu'ils sont à la recherche de nouvelles terres
43 ha à Adainville, une opportunité en or
Alors quand la Société d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer), qui aide les professionnels à s'installer, leur délivre récemment le droit d'acheter 43 ha à Adainville, le couple saute logiquement sur l'occasion.
« On était dans les clous pour le permis de construire. On a fait en sorte que notre projet colle avec le plan local d'urbanisme », raconte Agathe. Entre des terrains a chetés 300 000 euros et un projet d'urbanisme à 700 000 euros, l'enjeu financier est de taille pour le couple. Mais rapidement, les deux agriculteurs doivent faire face à une opposition farouche en provenance de trois maisons voisines.
L'éditrice Odile Jacob au premier rang des opposants
« Ce n'est pas une exploitation agricole comme une autre. On parle d'un haras où il va y avoir beaucoup de passages, des constructions. Cela suppose une profonde transformation des lieux », argumente l'avocate Corinne Lepage, qui représente Odile Jacob et son mari Bernard Goetlieb dans cette affaire. « Quand on dit que Madame Jacob a un problème avec le monde agricole, ce n'est pas vrai », assure l'ancienne ministre.
La municipalité a bien tenté de calmer le jeu en évoquant « un projet à taille humaine ». En vain. « Il faut se rendre compte qu'on a reçu des présentations de projets qui auraient pu être moins confortables pour les habitants du village, explique le maire Jean-Marc Raimondo (SE). Demain, si le projet est rejeté, la préfecture peut très bien décider d'installer une aire de grand passage. On n'aura pas notre mot à dire ».
Fabien et Agathe ont de leur côté fait certifier leur cheptel et leurs terres en bio. Ils élèvent une douzaine de vaches issues d'une race menacée, la « Bretagne Pie Noire ». « Je suis loin de l'élevage intensif, c'est d'ailleurs tout le contraire, assure Fabien. Je ne pensais pas être accueilli comme ça, surtout en arrivant avec un projet bio et écolo ».
Une tentative vaine de consensus
Une réunion de concertation a été organisée entre les différentes parties sous la houlette de la sous-préfecture de Mantes-la-Jolie. Là encore, sans résultat.

« On a été tous extrêmement déçus et surpris par l'absence de prise de conscience de la part des opposants, confie l'élu. Ils jouent sur leur position intouchable et sur leurs relations pour faire fléchir un pauvre petit maire de village ».
Bruno Millienne, le député MoDem de la circonscription, présent ce jour-là autour de la table, dit lui aussi son agacement : « On parle d'un élevage bio d'une race bovine en voie de disparition. Le projet est légal de A à Z. Une partie des opposants n'est sur place que 150 jours par an, essentiellement le week-end. Il faut qu'ils comprennent qu'ils sont dans un milieu rural et agricole, ce sont à eux de s'adapter à l'environnement ».
Dans un souci d'esthétique et d'apaisement, le projet a légèrement été modifié. Les bâtiments vont être construits en bois, à l'opposé des habitations. Précisément à 450 m de la première maison.
Toujours insuffisant pour les voisins. Il y a une semaine, les deux recours gracieux déposés contre le permis de construire sont tombés à échéance. « On n'a eu aucune réponse du maire, ce qui équivaut à un refus », précise Corinne Lepage qui s'apprête à déposer un autre recours dans les prochains jours.
Deux visions de la ruralité opposées
Pour le monde agricole, les péripéties du couple d'éleveurs relève de « l'incompréhension ». « Finalement ce sont deux visions de la ruralité qui s'opposent frontalement, estime Thomas Robin, vice-président de la chambre d'agriculture d'Ile-de-France en charge des Yvelines. Certains considèrent la campagne comme un lieu de villégiature où il fait bon se reposer. Il va un jour falloir une cohérence entre les attentes des consommateurs qui veulent des produits locaux issus du circuit court et la réalité pour les mettre en œuvre ».
« Il y a un vrai message à faire passer, conclut le maire d'Adainville. Il faut soutenir ce genre de projet si on ne veut pas voir mourir nos villages dans les années futures ». On dénombre actuellement quatorze élevages de bovins bio en Ile-de-France, dont quatre dans les Yvelines.

Selon Mme Virginie Wéber - Le Parisien - jeudi 8 octobre 2020

Un satellite pour mesurer la hauteur des océans...

Le satellite de mesure de la hauteur des océans Sentinel-6a, dont le lancement est samedi, va poursuivre avec une précision inégalée une mission de presque trente ans dont les données sont capitales pour observer le changement climatique à l’œuvre sur les mers du globe. 
De la taille d'une grosse camionnette, l'engin pesant 1,2 tonne doit s'élancer dans l'espace à l'aide du lanceur américain Falcon-9, depuis la base californienne de Vandenberg à exactement 17H17 GMT. "Pour le moment tous les voyants sont au vert" pour la fenêtre météo, a indiqué dans un point de presse jeudi Pierrick Vuilleumier, le chef du projet, fruit d'une coopération entre l'Agence spatiale européenne (ESA) et la Nasa. Sentinel-6a est le cinquième et dernier-né d'une lignée de veilleurs du niveau de la mer, depuis 1992 et la mission franco-américaine Topex/Poseidon, une machine développée par le Centre national d'études spatiales (CNES) et la Nasa. 

Leurs altimètres ont établi que sur presque trente ans, le niveau moyen de la mer a augmenté d'environ 8 cm. Un chiffre en apparence minime mais traduisant des effets environnementaux et climatiques d'ampleur, comme la fonte des glaciers et banquises et le réchauffement climatique.
Une hausse en accélération, inquiétante pour les quelques 770 millions d'humains vivant à moins de cinq mètres au dessus du niveau des mers. 
Pour la surveiller, Sentinel-6a va être placé à 1.336 km d'altitude, sur une orbite polaire lui permettant de couvrir 95% des océans de la planète en dix jours. Sa durée de vie théorique est de cinq ans et demi. Il sera relevé par son clone, Sentinel-6b, en 2025.
"Ce qui est très important est d'être capable de regarder les accélérations, les évolutions (du niveau des océans, ndlr), pour voir si certains scénarios de rupture du changement climatique, qui sont en cours dans l'Arctique en particulier, vont se réaliser", a dit Alain Ratier, directeur d'Eumetsat, l'agence européenne d'exploitation des satellites météorologiques. Elle est avec son équivalent américain, la NOAA, un des partenaires de la mission. - Précision d'un centimètre -
M. Ratier a remarqué que de plus en plus de prévisions météo "utilisent des modèles couplés de l'océan et de l'atmosphère", pour prévoir aussi bien le temps d'une saison que l'arrivée d'une vague de chaleur. 
Quant la première mission de mesure Topex/Poséidon apportait une précision de quelques centimètres, Sentinel-6a atteint le centimètre grâce à une batterie d'instruments de pointe.
Le satellite, dont Airbus Defense and Space a assuré le développement, intègre un altimètre radar, Poséidon-4, fabriqué par Thales Alenia Space France. Il émet une onde vers la surface de la mer, et calcule le temps, et donc la distance, qu'elle met pour lui revenir. Reste à calculer précisément la position du satellite.
Comme l'a expliqué Selma Cherchali, cheffe du programme des sciences de la Terre au CNES, qui apporte son soutien technique, les performances de cet altimètre "passent en particulier par la précision de la restitution de l'orbite" du satellite. Elle repose sur une technique développée par le CNES, appelée Doris, et deux systèmes américains fournis par la Nasa-JPL.
Deux autres instruments vont corriger les perturbations de la mesure altimétrique engendrées par la vapeur d'eau contenue dans l'atmosphère, et mesurer la température de cette dernière.
Sentinel-6a est une des composantes du programme européen d'observation de la terre Copernicus. Il vient compléter, pour les océans, la gamme d'observations déjà fournies par les deux satellites Sentinel-3. 
Leurs données sont d'accès libre et présentées à l'utilisateur final par le délégataire de la commission, européenne, Mercator Ocean, a expliqué son directeur Pierre Bahurel, lors du point de presse. 
Elles sont intégrées, avec des données comme la température ou la salinité de l'eau, dans un "modèle de description d'océan digital --avec une vingtaine de variables essentielles-- pour générer des produits qui vont servir une grande gamme d'applications", a-t-il dit. Des produits proposés à ses 25.000 abonnés, et téléchargés à parts égales par les secteurs privé, public-opérationnel et académique-scientifique.
 Selon AFP - AFP - vendredi 20 novembre 2020

 

25/11/2020

La France va devoir se justifier à propos du climat...

La justice française a donné jeudi trois mois à l'Etat pour justifier de ses actions en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, une décision "historique" pour les défenseurs de l'environnement.
Le Conseil d'Etat avait été saisi en janvier 2019 par la commune de Grande-Synthe, dont le maire écolo Damien Carême (élu depuis député européen et qui a donc quitté son mandat) estimait sa ville, située sur le littoral du Nord, menacée de submersion par "l'inaction climatique" du gouvernement.
Il s'agit du premier contentieux climatique à arriver devant la plus haute juridiction administrative française. Les juges n'ont pas tranché sur le fond, mais estimé que l'Etat -qui avait argumenté par écrit pour un rejet pur et simple de la demande- devait justifier que ses actions étaient bien compatibles avec les objectifs qu'il a lui-même fixés à la France en matière de limitation des émissions responsables du réchauffement climatique. Ils ont notamment relevé que l'Etat s'était fixé une baisse de 40% des émissions en 2030 par rapport à leur niveau de 1990, dans ses "stratégies nationales bas carbone" (SNBC, dont la dernière remonte à avril 2020).
Des objectifs pour mettre en oeuvre l'accord de Paris visant à limiter le réchauffement à +2°C par rapport à l'ère pré-industriellle, conclu sous l'égide de la France et dont le cinquième anniversaire tombe le 12 décembre prochain.
- Budgets dépassés -
Or les "budgets carbone" d'émissions des SNBC successives ont toujours été dépassés, comme l'ont notamment montré les rapports du Haut Conseil pour le Climat, dont les juges rappellent qu'il a "souligné les insuffisances des politiques menées pour atteindre les objectifs fixés". L'Etat a d'ailleurs en conséquence revu ses objectifs à la baisse, rappellent les juges.
Fort de ces constats, le Conseil d'Etat demande au gouvernement de justifier la "compatibilité avec la trajectoire de réduction des gaz à effet de serre" de son objectif pour 2030.
Les juges ont ainsi suivi les recommandations du rapporteur public, qui estimait lors de l'audience du 9 novembre qu'au vu de "l'urgence climatique", les législations ne pouvaient avoir "un objectif uniquement programmatique, mais bien contraignant".
"Renvoyer les requérants à 2030 ou 2050 pour voir si les objectifs sont atteints vous conduirait à participer à cette tragédie" climatique, car "le risque existe que tout retard soit irréversible", avait-il argumenté.
- "Jolis engagements" -
En le suivant, le Conseil d'Etat a pris "un arrêt qui me parait historique", a salué Corinne Lepage, avocate de la commune de Grande-Synthe et ancienne ministre de l'Ecologie. "Le Conseil souligne que l'Etat a des obligations non pas de moyens mais de résultats. (...) Les politiques ne doivent pas être seulement de jolis engagements sur le papier".
Une avancée également saluée par Hugues Hannotin, avocat du regroupement d'ONG "l'Affaire du siècle", qui ont elles aussi engagé une procédure contre l'Etat pour inaction climatique et s'était jointes comme "intervenants" à la procédure de la municipalité nordiste, tout comme les villes de Paris et Grenoble. "L'Etat va devoir rendre des comptes, les lois de programmation ne sont pas seulement pour la galerie."
"Décision historique: l'Etat doit respecter ses engagements pour le climat (et) devra également justifier des moyens qu'il met en oeuvre", s'est félicité sur Twitter "l'Affaire du siècle", soutenue par une pétition de 2,3 millions de citoyens, alors que Greenpeace France a tweeté un grand "BOOM!".
Le gouvernement "prend acte", a réagi le ministère de la Transition écologique, "qui répondra évidemment à cette demande, qui n'est pas un jugement sur le fond mais une demande de preuves d'action". Et de défendre sa "politique offensive" contre le réchauffement, citant notamment les "30 milliards" du plan de relance affectés à la "relance verte", ou la future loi traduisant la Convention citoyenne pour le climat, qui "doivent permettre à la France d'atteindre les objectifs climatiques fixés".
Pour Marta Torre-Schaub, enseignante à l'université Panthéon-Sorbonne et auteure d'un récent livre "Justice climatique, procès et actions", la décision de jeudi "représente vraiment une avancée, même si l'histoire n'est pas finie". "Les juges demandent à contrôler l'action et que l'Etat montre qu'il a bien aligné ses politiques réglementaires sur les engagements pris par la France."
Selon AFP - AFP - jeudi 19 novembre 2020

Que peut-on demander à son notaire?

Maître Michelle Zefel, notaire à Bordeaux, est interrogée à ce sujet pour la revue Version Fémina par Mme Laurence Ollivier. Selon elle, le notaire joue un rôle central aux moments clés de notre vie. Le notaire est, en effet, le seul professionnel habilité à rédiger certains actes: contrats de mariage, achat et vente immobilière,donation entre époux... Au fil des jours, il sécurise nos opérations immobilières, notamment pour les acheteurs non mariés. Il peut également être de bon conseil pour des investissements et des formes juridiques. Avant toute signature, il vérifie tous les documents et indique des servitudes éventuelles. Certains notaires peuvent même organiser des ventes aux enchères et s'occuper de la négociation de vos biens (www.immonotairesencheres.com  et immonot.com).

Le notaire accompagne aussi les évolutions familiales: mariage, adoption, divorce. Il peut aussi enregistrer un pacte civil de solidarité (PACS) et vous conseiller sur sa rédaction. Il peut également enregistrer un testament et un contrat d'assurance-vie. On s'adresse à lui pour une succession: donation-partage, testament, mandat de protection future...Il s'occupe dans ce cadre de la déclaration aux services fiscaux, du déblocage des comptes bancaires et de la transmission des biens immobiliers. De plus, dans la vie professionnelle, il peut se charger de statuts d'entreprises et de leur transmission, des actes de cession de fonds de commerce. Parfois il fait appel à un autre professionnel comme un fiscaliste, un expert-comptable, un gestionnaire de patrimoine...

Certes, faire appel à un notaire a un coût, mais " c'est le prix à payer pour que tous les actes qu'il rédige soient le moins possible contestés et que les recours soient facilités".

Lyliane

Comment optimiser nos défenses immunitaires?

Dans Version Fémina, un dossier "santé" fait le point sur les différentes façons de renforcer l'efficacité de nos défenses immunitaires. Ce sont des solutions de bon sens accessibles à tous. Le Dr Françoise Vecchierini, neuropsychiatre attachée à l'Hôtel-Dieu à Paris, fait remarquer que sommeil et système immunitaire sont étroitement liés. En effet, un sommeil profond de plus de 7 heures stimulerait la production de lymphocytes T et B, responsables de la formation d'anticorps. De plus, il a été remarqué qu'une activité physique chaque jour, surtout le matin quand le soleil est levé, synchronise notre horloge biologique, favorise l'endormissement, diminue l'inflammation et améliore l'humeur. Une sieste de 30 minutes en début d'après-midi s'avère également réparatrice. De même, avant le coucher, éviter les écrans, mais effectuer un peu de relaxation ou de méditation est bénéfique pour décompresser.

An niveau des repas, prendre conscience que pour fonctionner de façon optimale, les cellules de l'immunité ont besoin de vitamines (A, C, E et D), de minéraux et d'oligo-éléments (magnésium, cuivre, zinc...). Le Dr Valérie Coester , généraliste et instructrice de yoga, prône une nourriture variée et non industrielle. Des aliments bio devront remplacer charcuterie, friture et sucres rapides. Cuisiner soi-même en faisant la part belle aux fibres des légumes frais et de saison, aux céréales demi-complètes, aux huiles bio et aux légumineuses est fortement recommandé. Les fruits par contre devront être pris à distance des repas. Enfin, pour faire le plein d'oméga 3, privilégier les petits poissons gras (sardines, maquereaux...) une à deux fois par semaine.

La méditation de pleine conscience, destinée à nous faire vivre l'instant présent, si elle est pratiquée chaque jour pendant 10 minutes environ, peut combattre le stress et stimuler la production d'anticorps. Pour aller plus loin sur ce sujet, lire l'ouvrage du Dr Coester " Les secrets d'une bonne immunité" paru chez Albin Michel et se connecter sur le site Internet: www.association-mindfulness.org.

Lyliane

 

24/11/2020

ISF et Greenpeace: vers une taxe carbone climatique?

Voici la tribune de Clément Sénéchal, chargé de campagne politique climatique à Greenpeace France, en faveur d'un "ISF climatique". "Cette année encore, le bloc majoritaire a systématiquement balayé tout débat sur le rétablissement de l'ISF dans le projet de loi de finances. Alors même que notre capacité à faire face aux crises en dépend, l'équation du partage de l'effort est constamment escamotée

L'acceptabilité sociale de la transition écologique se joue ici

Ce faisant, c'est le chantier de la transition juste que le gouvernement refuse de démarrer, soit la définition d'un partage de l'effort qui, pour être efficace, doit être cohérent : effort de sobriété nécessaire pour infléchir le niveau de nos émissions de CO2, effort de solidarité pour accompagner les conversions industrielles nécessaires. L'acceptabilité sociale de la transition écologique se joue ici ; elle impose de réinventer notre pacte fiscal.

En effet, la taxe carbone, contestée par les Gilets jaunes en 2018, est frappée deux fois d'injustice. Régressive, elle pèse plus lourd sur les ménages les plus modestes alors qu'ils polluent moins que les plus riches, l'empreinte carbone étant fonction croissante du revenu. Elle est également partiale puisqu'elle ne couvre qu'une partie des émissions associées aux ménages : assise sur la consommation, elle ne prend pas en considération l'empreinte carbone associée au capital.

Greenpeace France s'est ainsi intéressée à l'empreinte carbone du patrimoine financier, c'est-à-dire par exemple aux avoirs détenus sous forme d'actions, d'obligations, comptes épargne, lesquels financent des activités économiques plus ou moins émettrices. Résultat : les disparités entre ménages explosent. Le patrimoine financier des 1% les plus riches est en effet lié à 66 fois plus d'émissions de gaz à effet de serre que celui des 10% les plus modestes.
Il faut donc repenser notre fiscalité de toute urgence. L'instauration d'un ISF climatique constituerait un premier pas en ce sens. Il s'agirait de rétablir l'ISF et de lui adjoindre une composante carbone, assise sur l'empreinte carbone du patrimoine financier des foyers et indexée à la composante carbone de la TICPE (44,6 euros la tonne d'équivalent CO2 aujourd'hui). Celle-ci rapporterait autour de 4,3 milliards à l'Etat. Ajoutée au rétablissement de l'ISF, ce sont 9 à 10 milliards d'euros supplémentaires par an pour le budget. Trois vertus, donc : nourrir la cohésion sociale et politique par plus de justice, garantir de nouvelles recettes à l'Etat pour engager les dépenses requises par la crise climatique, inciter les ménages les plus riches à décarboner leurs placements. Par les temps qui courent, le besoin d'une telle réforme se fait impérieux. D'ailleurs, des voix se sont fait entendre récemment sur ce thème, pour enjoindre aux gouvernements de mettre les plus riches à contribution afin de faire face à la crise économique. Des Amish éclairés à la lampe à huile? Non, le Fonds monétaire international. Seul le dogmatisme idéologique déraisonnable d'Emmanuel Macron empêche aujourd'hui l'avènement de ces réformes pragmatiques. 

Selon le JDD

 

Gaspillage alimentaire: quelles mesures prendre?

29 kilos d’aliments. 7 encore emballés. C’est ce qui est jeté en France chaque année par les consommateurs. Au total, le fait de mettre à la poubelle ou de dégrader de la nourriture encore comestible à la maison représente 10 millions de tonnes de déchets par an. 60 % des Français estiment pourtant être en dessous. Seulement, entre mauvaise gestion des achats, méconnaissance de la conservation des aliments et restes de repas non consommés, le chiffre est vite atteint.
Il est toutefois possible de considérablement le diminuer, comme le prouve une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) publiée le 16 octobre 2019. Le jour de la Journée de lutte contre le gaspillage alimentaire, l’organisme a en effet publié le résultat d’une "opération témoin", menée auprès de 250 ménages français. Résultat ? Prendre conscience des quantités jetées et adopter des gestes simples en conséquence peut tout changer.
En deux mois, les familles participantes ont réduit de 59 % leurs déchets, soit l’équivalent de 11.300 repas économisés. Le tout, en employant de bonnes habitudes.
Un mot clé : l’organisation
Tout commence avant même le cadi en mains. Des achats efficaces, ça se prépare en amont : "Établir ses menus à l’avance, dresser une liste de courses et s’y tenir, regarder les dates de conservation et les formats des produits avant d’acheter", sont ainsi les conseils prodigués par l'Ademe.
Une fois à la maison, il faut cette fois veiller à la bonne conservation des aliments. Car ils ne se préservent pas de la même manière (à l'abri de la lumière, au sec, au frais, etc.). Ceux qui se seront pas consommés rapidement peuvent être congelés — mais ne peuvent pas être décongelés puis recongelés à nouveau. Et si vous voulez également minim
iser votre usage du plastique, préférez les boîtes de conservation réutilisables aux sacs et autres films.
Connaître les dates de péremption
Un autre conseil est de ranger son frigo et ses placards intelligemment. Les aliments à manger au plus vite doivent être les plus accessibles. Attention cependant à bien différencier les types de date qui figurent sur les emballages :

La date limite de consommation (DLC), ou date limite de vente (DLV) correspond à la limite de consommation de l’aliment. Elle est impérative à respecter, du fait de la qualité même du produit, qui ne peut être vendu sans cette indication. Elle concerne souvent des produits dits fragiles comme la viande, le poisson ou les produits laitiers.La date de durabilité minimale (DDM), exprimée par la mention : "À consommer de préférence avant le..." Elle n’est pas impérative, et n’est qu’une indication.. Le produit est dit "périmé", mais il peut toujours être consommé sans réel danger pour la santé. Par exemple, si le produit comporte une date mentionnant le jour, le mois et l'année, il peut encore être mangé dans les 3 mois. Le mois et l'année, jusqu'à 1 an et demi après. Seulement l’année, plus d’1 an et demi.

Pour s'y retrouver à travers ces multiples appellations, la solution pourrait se trouver du côté des nouvelles technologies. Dans le futur, des capteurs intelligents devraient nous fournir un aperçu des conditions de stockage et de l'état de nos aliments en temps réel. 

Et dans la cuisine ?
Une fois les mains aux fourneaux, pour éviter les restes (et ainsi les fins d’assiettes qui finissent dans la poubelle), il est nécessaire de préparer les bonnes quantités. Pour une personne par exemple, 100 grammes de pâtes, ½ verre pour le riz, 3 cuillères à soupe de lentilles suffisent. Avec l’habitude, plus besoin de peser. Le compas dans l’œil s’affine.
Dans le cas où la main aurait été trop lourde, les restes peuvent être facilement conservés au frigo. Ils doivent y être placés au niveau de la zone fraîcheur du réfrigérateur (entre 4° C et 6° C), au milieu ou en bas. Et ce, dans les deux heures qui suivent leur préparation, une heure par temps chaud. En mieux, au congélateur, un plat peut se conserver pendant deux mois sans que sa saveur soit altérée.
Enfin, vous pouvez adopter une cuisine dite "anti-gaspillage". Elle consiste à intégrer les déchets alimentaires, feuilles, épluchures, pelures, peaux, etc dans ses recettes de potages, purées, pestos, chutneys… Les possibilités sont infinies.
Afin d’évaluer votre propre gaspillage alimentaire, c’est ici.

Selon Mme Mathilde Ragot -Gentside- lundi 16/11/2020

Prix Nobel de médecine 2020.

En pleine pandémie de Covid-19, le prix Nobel de médecine a été attribué lundi à trois virologues, le Britannique basé au Canada Michael Houghton et les Américains Harvey Alter et Charles Rice, pour leur rôle dans la découverte du virus responsable de l'hépatite C.
Le trio anglo-saxon est récompensé pour sa "contribution décisive", à des années d'écart, à "la découverte du virus de l'hépatite C", a indiqué le jury Nobel, dont le prix intervient en pleine course mondiale pour percer les secrets d'une autre pandémie, celle du Covid-19.
"J'espère que cette récompense, de même que la terrible épidémie de Covid, souligne très fortement l'importance de la virologie pour l'humanité", a souligné Michael Houghton. "Cela peut affecter tant d'entre nous", a dit le lauréat de 69 ans, lors d'une interview sur Zoom.
A la fin des années 70, Harvey Alter avait identifié qu'une contamination hépatique mystérieuse avait lieu lors de transfusions alors qu'elle n'était liée ni à l'hépatite A ni à l'hépatite B, ce qui a notamment contribué à réduire à quasi néant les transmissions par ce biais.Des années plus tard, en 1989, Michael Houghton et son équipe d'alors sont eux crédités pour la découverte de la séquence génétique du virus.

Quant à Charles Rice, 68 ans, "il a apporté la preuve finale que le virus de l'hépatite C pouvait provoquer à lui seul la maladie", a souligné Patrik Ernfors, le président du comité qui choisit les lauréats, en soulignant les enseignements pour la pandémie actuelle.
"La première chose à faire est d'identifier le virus en cause, et une fois que cela a été fait, c'est le point de départ au développement de traitements de la maladie, ainsi que de vaccins. Donc la découverte virale est un moment critique".
Charles Rice s'est lui dit "optimiste" sur l'avenir de la lutte contre les virus et le Covid-19.
"Je crois que ca nous a appris beaucoup de choses sur la science en général: quand il y a un problème pressant et qu'on mobilise les gens dans le monde entier pour travailler sur ces problèmes, on peut faire des progrès formidables", même si "ce n'est pas faisable" d'espérer "un traitement ou un vaccin dans la semaine", a-t-il dit.
- 400.000 décès par an -
L'Organisation mondiale de la santé estime à quelque 70 millions le nombre d'infections par l'hépatite C causant 400.000 décès chaque année, même si des traitements efficaces, quoique très coûteux, ont été développés ces dernières années.
Le prix est le premier directement lié à un virus depuis 2008. En 1976, le Nobel était déjà allé à des travaux sur l'hépatite B.
"C'est la meilleure alarme de réveil que j'aie jamais eue!", s'est réjoui le lauréat Harvey Alter, qui a raconté avoir été tiré du sommeil par des coups de fil de la Fondation Nobel aux alentours de 04H30 du matin, avant de finalement se décider à décrocher au troisième appel.
"C'est quelque chose dont on pense que ça ne va jamais arriver (...), et finalement ça arrive", a raconté à la Fondation celui qui devient à 85 ans un des lauréats les plus âgés du Nobel de médecine, sans battre le record (87 ans).
Ils sont désormais 210 hommes à s'être vus décerner le prix "de physiologie ou de médecine" depuis sa création en 1901, pour seulement 12 femmes.
De la découverte il y a plus d'un demi-siècle de deux types de lymphocytes, B et T, essentiels dans la compréhension de notre système immunitaire, jusqu'à la percée des "ciseaux moléculaires" en génétique dans les années 2010, en passant par des travaux sur le cancer du sein, plusieurs grandes avancées médicales étaient citées comme nobélisables cette année.
D'autres experts de l'hépatite C avaient été évoqués, comme l'Allemand Ralf Bartenschlager pour de la recherche fondamentale, et l'Américain Michael Sofia pour la mise au point du sofosbuvir, un traitement révolutionnaire de l'hépatite C désormais vendu à prix d'or par le laboratoire Gilead sous le nom de Sovaldi.
- Première depuis 1944 -
L'an dernier, le Nobel de médecine avait récompensé les Américains William Kaelin et Gregg Semenza, ainsi que le Britannique Peter Ratcliffe, spécialistes de l'impact de l'oxygène sur les cellules. 
 
Si les Nobel 2020 sont bien annoncés comme prévu cette semaine, le coronavirus a entraîné l'annulation de la cérémonie physique de remise des prix, le 10 décembre à Stockholm. Une première depuis 1944.
Les lauréats annoncés lundi, qui se partageront près d'un million d'euros, doivent recevoir leur prix dans leur pays de résidence.
Cette édition 2020 des Nobel, qui se poursuit mardi avec la physique et mercredi avec la chimie, est considérée comme particulièrement ouverte, y compris pour la littérature jeudi et la paix vendredi.

Selon l'AFP - AFP - lundi 5 octobre 2020

23/11/2020

L'autoacupuncture appelée aussi Qi Gong!

Selon Mme Jessica Agache-Gorse dans Version Fémina, le Qi Gong, pratique ancestrale chinoise, entretient en douceur notre énergie vitale et nous rend plus zen. Le mot, en effet, signifie "travail de l'énergie vitale" et le Qi Gong nous apprend à équilibrer et à fluidifier notre "chi". C'est une pratique millénaire de santé globale, qui engage autant le corps que l'esprit. Au quotidien, les chinois effectuent un mélange de qi gong et de tai chi. Si le Qi Gong semble proche du Tai-Chi, ses enchainements sont beaucoup moins longs, ses postures sont plus statiques, ce qui fait dire que cette discipline est plus thérapeutique.

Généralement, on pratique les exercices debout, vétu d'un pantalon confortable et de chaussures plates. En fait, le Qi Gong s'intéresse à nos deux enracinements: les pieds dans le sol et le sommet de la tête  dans le ciel. Puis, prennent place la respiration abdominale et des mouvements lents avec les bras, les jambes, la tête. Tout cela s'effectue en pleine conscience et avec fluidité. On peut comparer également le Qi Gong avec le yoga. Il est cependant réputé plus accessible pour les seniors.

Le Qi Gong est majoritairement pratiqué par des femmes après 50 ans, nous dit Mr Pierrick Vallée, enseignant à Lannion. Selon lui il n'existe qu'une seule contre-indication: la fièvre. L'enseignement s'effectue en cours collectifs par niveau d'une heure environ. Il existe plusieurs types  de Qi Gong de la femme selon son profil et son âge. Les enfants peuvent aussi s'y mettre, car cela ressemble à une méditation active. Certaines EHPAD et certains hôpitaux préconisent depuis peu cette pratique.

Actuellement, alors que nous sommes confinés, on pourrait ajouter que le Qi Gong renforce les défenses immunitaires et permet de juguler le stress. Il est possible de suivre des exercices de Qi Gong sur You Tube ou sur certains sites comme: www.atelier-qi-gong.com ou www.pratique-qigong.com ou même sante-autonome.fr. Toutefois, l'idéal reste de pouvoir suivre un enseignement en présentiel. Se renseigner auprès de la fédération Union pro Qi Gong dans sa propre région sur: www.unionproqigong.com.

Lyliane

Le tapir et le bousier, deux "sauveurs" inespérés pour la forêt amazonienne...

Dans le dossier médical du journal "La pharmacie secrète de dame nature", un article de Mr Didier Blonay a attiré mon attention. Il concerne, en effet, la découverte que vient de faire le Professeur Lucas Paolucci, chercheur à l'Université fédérale de Viçosa et membre de l'Amazon Environnemental Research Institute. Ce dernier travaille avec son équipe  depuis 2016 sur les brûlis des zones dévastées en Amazonie. Or, il a repéré qu'un animal, mammifère ongulé qui pèse entre 150 et 300kg, le tapir, n'est pas pour rien appelé "le jardinier des forêts". Il mange fruits et graines de nombreuses espèces végétales et se soulage en pleine nature, de préférence dans les zones brûlées, des graines à travers ses excréments. Ainsi, ces graines sont dispersées et vont peu à peu servir à reboiser ces secteurs dévastés de manière volontaire ou accidentelle.

Comme le professeur Paolucci l'a publié dans la revue américaine "Biotropica", les tapirs passent beaucoup plus de temps dans ces zones endommagées par les incendies et "ils sont de ce fait des auxiliaires précieux pour réensemencer, régénérer et restaurer les parties de forêt en souffrance". Malheureusement, ce mammifère est mal protégé et au Brésil, il est de plus en plus menacé par la chasse et la déforestation. Un autre animal contribue plus modestement à ce travail de reboisement salvateur. Il s'agit du bousier, une sorte de scarabée coléoptère coprophage. Il se nourrit, en effet, des excréments de mammifères (bouses, crottins...), dont les crottes de tapir, et il enterre celles-ci avec les graines contenues, favorisant ainsi leur germination.

Ainsi, sur place, des solutions de longue haleine mais néanmoins encourageantes sont à l'oeuvre! Espérons que les êtres humains sauront protéger la faune et la flore de leurs régions, car ce sont finalement des alliés de choix pour notre propre survie et celle de nos descendants.

Lyliane

22/11/2020

Rennes: des repas partagés à distance...

La bonne nouvelle. La compagnie Mirelaridaine et le tiers lieu La Basse cour invitent des habitants du Grand Bleu, à Rennes, à partager un repas chacun chez soi, mais en communiquant.

La compagnie Mirelaridaine propose du théâtre culinaire, avec des scénographies gustatives où la convivialité tient une place importante. La Basse Cour est un tiers lieu autour de l’agriculture durable et de l’alimentation. Ensemble, elles ont proposé des repas partagés à des habitants du quartier de Cleunay, à Rennes, « pour être ensemble tout en sensibilisant à l’agriculture urbaine et en invitant les habitants à se rendre à la Prévalaye », explique Delphine Bailleul, metteur en scène.
Quand le confinement est arrivé, « je me suis dit : j’arrête. Puis j’ai réfléchi à comment trouver un espace de convivialité, malgré la distance. » Est alors imaginé un repas chacun chez soi mais ensemble, en lien avec les autres. « On a pensé à une radio, puis finalement à un système de conférence téléphonique. »
Vendredi 20 novembre, Delphine Bailleul va concocter un dîner « bleu » à base de produits de saison (chou rouge, confiture de myrtille, mais aussi spiruline pour obtenir une couleur bleue), qu’elle va livrer chez les dix foyers participants. Tous habitent le Grand Bleu, le bâtiment emblématique du quartier, construit par Maillols en 1954 : 144 logements sur neuf étages, inspirés de Le Corbusier et qui sera bientôt rénové. Il est immédiatement repérable avec sa grande fresque réalisée par le street artist Héol sur la façade.

À 19 h 30, chacun aura un numéro à joindre, des consignes à suivre délivrées dans une enveloppe. « Un artiste interviendra, on parlera souvenirs, chacun pourra décrire son environnement, il y aura des chansons et même une boom à la fin. L’idée est de s’amuser et d’enregistrer pour ensuite faire une émission de radio qui pourrait être diffusée sur Canal B. »
En début de semaine, en prélude à la soirée, une flûtiste est venue jouer sous les fenêtres des habitants. « C’était très émouvant. Notre souhait est de nourrir les gens de différentes manières. Si l’art n’apporte plus ces moments de poésie, on ne sert à rien. »

Selon Mme Agnès LE MORVAN. Ouest France le 18/11/2020

Biomimétisme à la Cité des sciences à Paris et en livre...

Membre du commissariat de l'exposition «bio-inspirée» qui a ouvert ses portes mi-septembre à la Cité des sciences de Paris, Gauthier Chapelle revient sur la notion de «biomimétisme» et ses implications sur nos modes de vie et d'organisation.
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«Une incitation à sortir pour aller à la rencontre des autres espèces mais cette fois-ci en ne les regardant pas juste comme des curiosités ou du décor mais comme des anciens qui ont des choses à nous apprendre.» Voilà ce que Gauthier Chapelle, ingénieur agronome, docteur en biologie et membre du commissariat de l’exposition, voudrait que les gens retirent de leur visite à la Cité des sciences de Paris qui accueille pour trois ans l’exposition «bio-inspirée». Celui dont le livre le Vivant comme modèle : Pour un biomimétisme radical (1), a été une des inspirations de l’événement, revient pour Libé sur la notion de biomimétisme et ses implications pour nos sociétés industrielles.
«Biomimétisme», «bio-inspiration», de quoi s’agit-il ? C’est relativement synonyme. Le terme biomimétisme date des années 50. Au sens large, c’est s’inspirer du vivant pour des applications humaines. Donc, pour donner un exemple un peu provoquant, on peut parfaitement s’inspirer du vivant pour améliorer l’efficacité d’un sous-marin nucléaire.
L’exposition, elle, porte sur un bio-mimétisme qui s’en tient aux applications qui ont un intérêt pour la question de la durabilité et de l’environnement : le vivant maitrise sa propre durabilité depuis 3,8 milliards d’années, allons lui demander comment faire puisque nous sommes confrontés à ce problème. Ce biomimétisme-là, orienté durabilité, a démarré avec la publication d’un livre de Janine Benyus en 1997 (2).

Tout cela, c’est dans notre monde moderne. Mais s’inspirer du vivant, y compris pour la durabilité, les humains l’ont toujours fait : les igloos sont inspirés des tanières des ours polaires. Quand les humains étaient très proches des autres espèces c’était quasiment automatique, pour nous, il s’agit d’un réapprentissage après s’être séparé de la nature.


Concrètement, il y a les igloos, mais encore ?
Il y a le biomimétisme de forme, par exemple une pale d’éolienne qui a la même forme qu’un aileron de baleine à bosse pour être plus efficace. Au niveau des matériaux on va s’inspirer des coquillages pour fabriquer des céramiques sans chauffer à des températures infernales. De la même façon, on doit chauffer le silicium à plusieurs centaines de degrés pour fabriquer des fibres optiques, or il existe des éponges qui font cela à 2 degrés dans les océans, donc des chercheurs regardent comment, pour pouvoir reproduire le procédé en laboratoires puis en application. Et si je prends des exemples organisationnels, la permaculture dont on parle tant maintenant, est inspirée des principes de fonctionnement des écosystèmes : circularité, pas de déchets, entraide entre espèces…
Il y a donc une inspiration du vivant mais les applications qui en sont tirées, elles, ne sont pas nécessairement écologiques ?

Non en effet, le biomimétisme peut vraiment être dévoyé assez facilement. Ce n’est pas parce que vous vous inspirez de la nature pour la forme d’une pale d’éolienne que vous allez forcément avoir quelque chose de plus écologique car vous pourrez employer en même temps des terres rares, du béton et des fibres de carbone. C’est là qu’on peut avoir une critique plus fine et que les «principes du vivant» (circularité, sobriété énergétique, pas de déchets qui soient des poisons…) sont utiles. Pour arriver à quelque chose de durable il ne suffit pas d’en appliquer un, il faut les prendre de façon systémique. Ces principes servent de garde-fous, c’est une espèce de check-list qui permet de voir si on réalise quelque chose de plus durable ou si on fait du greenwashing.


En quoi le biomimétisme peut-il être bénéfique pour la nature ?Il y a une réduction des déchets, de la consommation énergétique, donc moins de retour aux combustibles fossiles, donc un ralentissement des changements climatiques. En même temps, il y a tout un apprentissage culturel qui se fait pour comprendre que l’on est inséré dans un milieu et on a intérêt à fonctionner comme lui fonctionne pour ne pas tout déséquilibrer. Le biomimétisme est aussi un cheval de Troie culturel, car d’autres voies amènent à reconsidérer notre lien au vivant mais celle-là est un boulevard pour les ingénieurs qui ne sont pas les clients les plus faciles sur ces questions. 
Le biomimétisme nous remet en humilité. Nous, les humains, faisons de la recherche en durabilité depuis quarante ou cinquante ans, le vivant fait de la recherche et développement en durabilité depuis qu’il est sur Terre. On n’est pas obligés de tout inventer par nous-même regardons un peu ceux qui nous ont précédés ils ont plein

d’idées pour nous.
Le biomimétisme c’est aussi de la coopération entre espèces, cela peut être une inspiration pour l’organisation de nos propres sociétés ?

Absolument. Dans l’Entraide, l’autre loi de la jungle (3), nous montrons que contrairement à ce qu’on a pu nous raconter, depuis le début dans le vivant il y a de l’entraide partout. Et on a des choses à en apprendre. La forêt est par exemple un ensemble d’assistance, c’est les allocations familiales et la sécurité sociale réunies, parce que les grands arbres nourrissent les petits, ils se nourrissent entre eux, ils nourrissent les champignons qui eux-mêmes nourrissent les arbres… C’est de la réciprocité, de la symbiose. Et, cerise sur le gâteau, tout cela se fait sans conseil d’administration ou ministre de la Santé. Peter Wohlleben dit que les arbres sont socialistes, moi je dis qu’ils sont anarchistes : ils pratiquent l’entraide sans pouvoir central et cela fonctionne très bien.

Pour être résilients dans les périodes de perturbation qui nous arrivent, employons du réseau non centralisé, le vivant n’a jamais fait autre chose. C’est une inspiration-clé. On voit bien que les grands systèmes centralisés, les grands Etats les multinationales, ont été incapables de répondre aux défis actuels. On émet 60% de gaz à effet de serre de plus qu’au début du processus de Kyoto.
En réalité, le progrès se mesure à l’aune de notre capacité à être compatible avec le reste du vivant et pas à l’aune du PIB, même si ce n’est pas nécessairement incompatible.

(1) Albin Michel, 2015
(2) Biomimétisme : quand la nature inspire des innovations durables

(3) coécrit avec Pablo Servigne, Les Liens qui libèrent, 2017

 



La méthode japonaise Miyawaki, qu'est ce que c'est?

Dans le Jura, dans l’Oise, à Toulouse, aux portes de Paris… Un nombre croissant de projets de micro-forêts voient le jour ces dernières années. Tous se revendiquent de la méthode du biologiste japonais Akira Miyawaki. Mais c’est quoi, au juste ?

« Il y aura du hêtre, du chêne cécile, de l’érable champêtre, du charme, du noisetier… » Pour décrire la forêt qu’il souhaite créer sur un petit bout de terrain de ses grands-parents, près de Champagnole, dans le Jura, Xavier Dommange s’arrête aux cinq essences dominantes pour ne pas se lancer dans une interminable liste. « Il y en a vingt autres encore, prévient-il. Des buissons, des arbustes, des arbres afin de reconstituer les différents étages de la forêt. »
Le tout doit donner un joli concentré de biodiversité. Xavier Dommange prévoit de planter 900 arbres sur 300 m² seulement. « L’équivalent de vingt-quatre places de parking », lance-t-il pour nous aider à se faire une idée.
Le projet s’appelle « Jurassic Forest » et est toujours à la recherche de financements sur le Web. L’idée de Xavier Dommange est de créer la première forêt inspirée de la méthode du botaniste japonais Akira Miyawaki dans le Jura. « Avec l’espoir d'en insipirer d'autres, et moi d’en faire une activité professionnelle », glisse-t-il.
Les préceptes de Miyawaki sont en tout cas à la mode. C’est aussi de ce botaniste que s’inspire l’association Boomforest pour créer ses mini-forêts aux portes de Paris, de même que le « collectif Micro-forêt de Toulouse en transition » au cœur de la Ville rose, l’association Projet Sylva dans le Tarn depuis 2018, ou « Semeurs de forêts » à Juvignies, dans l’Oise…. 20 Minutes vous aide à y voir plus clair.

Qui est donc cet Akira Miyawaki ?Le Japonais cumule 92 printemps, dont près de 70 consacrés à l’étude des graines et de la naturalité des forêts, dont il est devenu un spécialiste mondial. Xavier Dommange s’attarde surtout sur les trois années qu’il a passées en Allemagne, entre 1958 et 1970, en tant que chercheur invité de l’Institut allemand pour la cartographie de la végétation [1958-1960]. « Avec d’autres botanistes, il a travaillé sur le potentiel végétal naturel, indique-t-il. Autrement dit, quelles sont, pour un endroit bien précis, en fonction de son terrain et de son climat, les plantes qui vont naturellement occuper le terrain de façon stable, dans la durée. »
De retour au Japon, Akira Miyawaki poursuit ses recherches. Il dresse ainsi le constat que l’immense majorité des forêts de l’archipel, constituées d’essences introduites à travers les siècles par les forestiers pour produire du bois d’œuvre, ne sont pas les plus résilientes [qui résistent au choc], ni les plus efficaces pour faire face au changement climatique. Au contraire des arbres que les Japonais laissent pousser traditionnellement autour des temples, des tombeaux et des cimetières. Des forêts modestes certes, mais composées d’espèces qui se seraient naturellement développées sur cette parcelle si l’Homme ne l’avait pas urbanisée, et qui forment alors un écosystème stable.
Il développe alors une méthode pour planter et restaurer des forêts plus naturelles, notamment sur les sols dégradés. Les sites industriels, les zones urbaines ou périurbaines… On prête ainsi à Akira Miyawaki la restauration de 1.300 sites au Japon et dans divers pays tropicaux depuis les années 1970.
Que dit la méthode Miyawaki ?

« L’idée générale est de se rapprocher autant que possible de ce que serait la forêt à cet endroit précis, si elle n’avait jamais été touchée par l’Homme », résume Xavier Dommange. D’où ce terme de forêt « native » [à distinguer de « primaire », non créée par l'Homme] qui revient souvent pour qualifier les projets inspirés par le botaniste japonais.
Une fois cela dit, la méthode se décline ensuite en trois grands principes, que résume Boomforest sur son site internet.Une attention particulière au sol, qui doit être suffisamment riche et meuble pour que les jeunes racines s’y implantent bien.Une plantation dense d’arbres, à trois arbres au m² sous nos latitudes, pour favoriser la communication racinaire et limiter la croissance d’herbes adventices et créer une situation de compétition vertueuse pour la lumière.Une sélection d’espèces d’arbres et d’arbustes adaptées au lieu. Ce qui revient à choisir des espèces locales.

David Buffault, vice-président des Semeurs de forêts, et Xavier Dommange en ajoutent ceci:

De nombreux projets de « tiny forest » (mini-forêt), inspirées de Miyawaki, ont vu le jour ces dernières années en zone urbaine. Parfois dans des mouchoirs de poche improbables. Boomforest en a ainsi planté une porte de Montreuil, en mars 2018, sur un talus de 400 m² qui jouxte le périphérique parisien. Puis une autre porte des Lilas, il y a un an.
C’est aussi dans cette logique que s’inscrit le « collectif Micro-forêt de Toulouse en transition », qui a déjà planté 1.200 arbres sur un terrain de 400 m2 en plein cœur de la Ville rose, en mars dernier, et en projette de nouveaux encore.
C’est également l’idée de Xavier Dommange, qui rappelle que sa mini-forêt dans le Jura est à voir comme un démonstrateur. « Je m’appuierai dessus pour convaincre des municipalités d’implanter des mini-forêts Miyawaki en cœur de ville ou à leurs périphéries », prévoit-il.
Avec plusieurs bienfaits à la clé. Ces forêts grandissent déjà jusqu’à dix fois plus vite que les plantations classiques, assure Boomforest. Elles contribuent aussi à rafraîchir les villes – problématique forte en ces temps de canicule répétées –, captent leur part de CO2, apportent de la biodiversité, ajoute Xavier Dommange.
Une méthode déclinable aussi en campagne ?

C’est la conviction de « Projet Sylva » et des « Semeurs de forêts ». La première association a planté 5.000 arbres de trente essences dans deux prairies d’environ 5.000 m² dans le Tarn. Quant aux Semeurs de forêts, ils ont acheté une pâture d’1,4 ha en octobre 2019, sur une partie de laquelle ils projettent de planter plus de 3.000 arbres, « en espérant que la Nature – le vent et les animaux – fera le reste du travail en essaimant les graines », explique David Buffault.
Travailler à cette échelle implique de prendre quelques libertés vis-à-vis de la méthode de Miyawaki. Notamment sur la règle des trois arbres au m², rapidement trop coûteuse. En revanche, pas question de tergiverser sur la nécessité de travailler sur un grand nombre d’essences – 30 pour les deux associations – et toutes indigènes. C’est le cœur même de la démarche des deux associations : rompre avec le manque de diversité des forêts françaises. Si celles-ci ont doublé de surface en deux cents ans pour recouvrir aujourd’hui un tiers de l’Hexagone, Yann Roques, fondateur de Projet Sylva, appelle à ne pas oublier que « 84 % de ces bois n’ont qu’une ou deux essences. L’exemple le plus marquant est la forêt des Landes, qui s’étend sur un million d’hectares, dont 950.000 de pins maritimes. »
« Ce manque de biodiversité végétale ne favorise pas la biodiversité animale, poursuivent Yann Roques et David Buffault. Il favorise aussi la propagation des maladies, qui s’attaquent généralement à une seule espèce et n’ont plus alors qu’à sauter d’un arbre à l’autre. » C’est un autre atout encore de la méthode Miyawaki, qui complique le parcours des ravageurs en faisant cohabiter les essences.
Sarah Katib, chargée de mission Forêt à France Nature environnement, tique un peu tout de même sur la déclinaison de la méthode Miyawaki en milieu rural. « Elle a été conçue et a fait ses preuves pour faire pousser des forêts en quelques années là où il ne peut pas y avoir de regénération naturelle car les sols sont trop dégradés, rappelle-t-elle. Ailleurs, la nature peut faire elle-même le travail et le fera mieux que quiconque », poursuit-elle. Et si à FNE, on est d’accord sur la nécessité d’introduire plus de diversité dans les forêts françaises, « il y a des des techniques largement connues des forestiers et moins coûteuses que celle de Miyawaki pour le faire à grande échelle », reprend Sarah Katib pour qui la méthode du botaniste japonais «n'a rien à faire en forêt».
Ce n’est pas non plus ce que veulent faire Yann Roques ou David Buffault. « L’idée est bien plus de créer par-ci par-là des oasis de biodiversité, résume le premier. Quitte même, un jour, à créer des corridors. »

Selon 20 Minutes

 

21/11/2020

Garder le moral en ces temps troublés...

VOUS TEMOIGNEZ - Les temps sont durs, mais vous avez des ressources insoupçonnées pour garder le sourire
Le rebond de l’épidémie du coronavirus, les nouvelles restrictions  annoncées par le gouvernement, la vie sociale qui s’amoindrit, le sale temps, les perspectives économiques tendues pour la France… Des raisons de déprimer, il y en a plein en ce moment. Mais hors de question pour vous de vous laisser aller et de broyer du noir sur votre canapé.
Une séance de yoga quotidienne, une envie d’aider les autres qui vous donne des ailes, des balades de dingue avec votre chien au parc, des séances ciné exaltantes, les tubes de votre adolescence écoutés en boucle, des lectures qui aident à voir plus loin, un projet perso qui vous permet de vous projeter… Chacun de vous à sa solution pour garder le moral. Racontez-nous ce qui vous fait du bien.

Selon 20 minutes

20/11/2020

Boiron n'a pas dit son dernier mot!

Nouveaux produits, repositionnement marketing, offensive commerciale… sans jamais abandonner le bras de fer juridique et scientifique. Analyse des antidotes du leader mondial de l’homéopathie pour survivre au déremboursement programmé des petites granules, le 1er janvier prochain.
"Boiron n’a pas dit son dernier mot". Toujours aussi combative, Valérie Lorentz-Poinsot, la directrice générale du leader mondial de l’homéopathie a déroulé ce 30 septembre sa prescription pour survivre au déremboursement programmé des fameuses petites granules, source de tous les combats et polémiques depuis près de deux ans. Actuellement à 15 % (contre 30 % auparavant), le déremboursement total doit entrer en vigueur le 1 janvier 2021 - sauf revirement surprise du Conseil d’Etat, chargé de se prononcer avant la fin de l’année, sur la forme et le fond de l’affaire. Un recours déposé l’an dernier par Boiron et son concurrent Lehning.

Valérie Lorentz-Poinsot, la directrice générale de Boiron
Deux ans de moratoire sur le remboursement à 15 %

Dans le doute – et la dernière ligne droite - le laboratoire dégaine donc d’ultimes armes : la référence à une étude indépendante du cabinet Asterès sur le coût réel de cette thérapeutique pour l’Assurance maladie – un coût nul en 2020 à en croire ces travaux –, doublée d’une expertise validant l’étude EPI 3 menée il y a quelques années par Boiron sur l’efficacité de l’homéopathie. Plus efficace? La directrice générale a surtout repris sa plume pour écrire à Emmanuel Macron, et lui réclamer un moratoire de deux ans sur le taux de remboursement à 15 %, car "le Covid nous a fait perdre six mois et repoussé de trois mois les négociations de notre plan de sauvegarde de l’emploi."

 Au printemps, l’entreprise familiale avait annoncé la suppression du quart de ses effectifs tricolores (646 postes sur 2.500 dans l’hexagone et un effectif mondial de 3.500 personnes). "Les 18 mois que nous avons eus, surtout dans les circonstances actuelles, sont insuffisants pour minimiser le plan social et s’adapter à la nouvelle donne, en travaillant notamment avec les mutuelles."
De nouveaux médicaments... et un nouveau discours

Moratoire ou pas, Boiron contre-attaque aussi sur le terrain industriel. Sans surprise, l’artillerie lourde a été réservée à la France – 50 % de son chiffre d’affaires aujourd’hui (62 % en 2018), dont les deux-tiers sont concernés par le déremboursement. Mot d’ordre : compenser le manque à gagner par l’innovation. Nouveaux médicaments (exigeant des AMM), dans le pipeline depuis l’an dernier, l’un pour soigner les coliques du nourrisson (Cocyntal) ; l’autre pour les maux de gorge, Boceal.
Une offensive médicamenteuse que le Français accompagne d’un tout nouveau discours et dispositif marketing, nouvelle identité visuelle, site Internet – et formation des pharmaciens - à l’appui. Désormais, Boiron est un laboratoire qui "soigne sans nuire", ni à l’organisme, ni à la planète. "Une médecine zéro déchet ou effet polluant, y compris au niveau des résidus de médicaments que l’on peut trouver dans les eaux usagés, martèle la directrice générale. C’est ce qui nous rend unique et qui répond aussi aux valeurs écologiques que le consommateur demande."
Innover dans les compléments alimentaires

Ce concept "green", Boiron veut en faire une arme pour conquérir de nouveaux territoires. Fin octobre, il initiera dans six pays européens, dont la France, Osmobiotic, une nouvelle ligne de compléments alimentaires, pour les affections gynécologiques, dermatologiques et en gastroentérologie. Osé, le laboratoire démarre sur le marché ultra-concurrentiel des probiotiques – six milliards d’euros de ventes chaque année dans le monde, dont 230 millions en France - avec trois produits "green", vegan, sans gluten et sans lactose, pour adulte, enfant et bébé.

Une gamme dotée de prix plutôt compétitifs sur ce segment (13,95 euros prix conseillé pour la cure de 12 jours pour adulte) et issue d’un accord de licence avec l’italien Probiotical. En matière d’innovation, d’ailleurs, Boiron ne ferme aucune porte : partenariat, croissance interne… ou externe. L’entreprise, même très affaiblie (un résultat net part du groupe en chute de 148 % à 975.000 euros), disposait fin juin de quelque 200 millions d’euros de trésorerie. 

Ainsi armé, le champion français espère progressivement redresser la barre. Et rééquilibrer son portefeuille vers davantage de produits non remboursables, et à plus fortes mages. D’ici trois à quatre ans, Boiron espère même y réaliser 70 % de ses ventes, versus la moitié aujourd’hui. Des spécialités qui l’aideront aussi à pousser ses pions à l’international, maillon indispensable du rebond, vers les Amériques et l’Asie. Des zones que Boiron investissait avec succès jusqu’au Covid. "On est résilients, mais il y a des limites, lâche Valérie Lorentz-Poinsot. Certains projets, comme la construction d’une usine en Inde, dont nous avions déjà trouvé l’implantation, ont été suspendus, en attendant de jours meilleurs." Et un possible revirement présidentiel ? Après les débrayages sur plusieurs sites et alors que les négociations avec les syndicats de Boiron reprennent ces jours-ci, la directrice générale l’a aussi clairement formulé dans sa lettre au président de la République : en cas de moratoire - ou, mieux, si le Conseil d’Etat venait à annuler le choix gouvernemental de dérembourser - Boiron "reverrait le plus possible" la jauge des suppressions d’emplois.

Selon Mr Thuy-Diep Nguyen - Challenges - mercredi 30 septembre 2020

Prix du reporter d'espoir...

 

 
Reporters d’Espoirs lance le 1er prix européen du journalisme de solutions, dédié aux jeunes de 18 à 30 ans

Avec le « Prix européen du jeune reporter », l’ONG Reporters d’Espoirs encourage à la fois la pratique de la langue française et le journalisme de solutions à l’échelle de l’Europe. Dédié à tous les jeunes de 18 à 30 ans, il soutient des reportages de qualité journalistique, couvrant des problèmes et des initiatives qui contribuent à une société inspirante, solidaire et durable avec un potentiel d’essaimage européen.

10 000 euros de prix seront remis à 4 lauréats pour leurs reportages écrits, avec le soutien de la Fondation du Crédit Mutuel dont l’action est axée sur la lecture et la solidarité.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 17 février 2021.
 
 
Un Prix dédié à des reportages écrits, en langue française, qui abordent des problèmes et des initiatives porteuses de solutions concrètes, à l’échelle d’un ou plusieurs pays d’Europe.
 
  • 2 Prix de 3000 € dédiés aux jeunes de pays européens non francophones ;
  • 1 prix de 2000 € dédié aux jeunes de pays européens francophones ;
  • 1 Prix de 2000 € dédié aux jeunes de France.
 
 
4 Prix et 10 000 euros dédiés aux jeunes francophones de tous les pays d’Europe
 
       
     
       
 
Les critères de candidature
 
     
       
 
Le Prix est ouvert à toute personne qui :
  • écrit et parle en langue française –dans laquelle doit être rédigé le reportage ;
  • partage la philosophie de Reporters d’Espoirs, respecte les principes du journalisme et en particulier ceux du journalisme de solutions ;
  • réside ou est citoyenne d’un pays d'Europe ;
  • a entre 18 et 30 ans.
 
     
       
     
       
 
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 17 février 2021
 
     
       
 
  • 17 novembre 2020 : ouverture des candidatures ;
  • 17 février 2021 : fin de l’appel à candidatures ;
  • fin du 1er semestre 2021 : événement de remise des prix à Paris à l’occasion du Prix Reporters d’Espoirs – qui distinguera par ailleurs des journalistes et professionnels des médias français.
 
     
       
     
       
 
Une déclinaison européenne du Prix Reporters d’Espoirs créé en 2004
 
     
       
 
Le Prix Reporters d’Espoirs met à l’honneur depuis 2004 les journalistes, innovateurs des médias, et étudiants-futurs professionnels des médias, pour leurs sujets traités sous l’angle « problème + solution ». Il a distingué plus de 100 lauréats depuis sa création, et célèbrera en 2021 sa 11e édition.

Le Prix a permis à des journalistes de défendre leur travail au sein de leur rédaction, de gagner en notoriété auprès du public, de maintenir ou développer leurs rubriques, de convaincre leur média de la pertinence du journalisme de solutions, etc.

Le Prix s’inscrit dans la mission de Reporters d’Espoirs « pour une info et des médias qui donnent envie d’agir ».
 
     
       
 
INFORMATIONS ET CANDIDATURES
 
     
       
 

                                                    <div style=

19/11/2020

Premier vol à hydrogène...

AVIATION - L’avion Piper M a réalisé un roulage, un décollage, un circuit de vol et un atterrissage en étant uniquement alimenté avec de l’hydrogène
L’ère des avions propulsés aux énergies fossiles vit-elle ses dernières années ? C’est possible, en tout cas les tests d’avion propulsé à l’hydrogène sont particulièrement prometteurs. Pour beaucoup, l’hydrogène serait en effet l’une des meilleures solutions pour sortir de l’ère des énergies fossiles dans l’aviation. Une pensée que l’avionneur européen Airbus partage. Il vient justement de dévoiler son projet d’avions à hydrogène, les ZEROe.
Si la solution d’Airbus n’en est encore qu’à ses prémisses, d’autres se lancent déjà plus concrètement à petite échelle. L’entreprise ZeroAvia vient en effet de réaliser le premier vol d’un avion commercial fonctionnant à l’hydrogène. Le Piper M est parvenu à rouler, décoller, réaliser un circuit dans les airs et à atterrir sans encombre, le tout en étant propulsé à l’hydrogène, rapporte ZDNet. Un premier vol prometteur pour le secteur et une « percée majeure » pour l’aéronautique, selon le constructeur du Piper M.

« Alors que certains avions expérimentaux ont volé en utilisant des piles à hydrogène comme source d’énergie, la taille de cet avion disponible dans le commerce montre que les passagers payants pourraient très bientôt embarquer sur un vol vraiment sans émissions », a déclaré Val Miftakhov, PDG de la start-up.
Une technologie commercialement viable

Fondée en 2017 seulement, la société américaine cherche à mettre au point des appareils volants non polluants pouvant transporter jusqu’à vingt passages sur de courtes distances. Pour ZeroAvia, la meilleure solution repose sur l’utilisation de l’hydrogène liquide qui peut se transformer en électricité et ainsi alimenter des appareils de transport.
À terme, les avions propulsés à l’hydrogène pourraient « égaler les distances de vol et la charge utile des avions actuels à carburant fossile », affirme l’entreprise américaine. Le premier vol du Piper M n’est que la première étape du projet ambitieux de ZeroAvia – en partie financé par le programme de l’Institut de technologie aérospatiale (ATI) du gouvernement britannique – qui entend réaliser un voyage de 400 km plus tard cette année.

Si c’est un succès, ZeroAvia espère démontrer que ce type de technologie – les véhicules électriques à décollage et atterrissage vertical (eVTOL) – est une solution qui pourrait être commercialement viable. L’entreprise espère ainsi attirer de nouveaux investisseurs afin de développer leur concept et réaliser davantage de tests dans les mois à venir.

Selon Mme Jennifer Mertens pour 20 Minutes - 20 Minutes - mercredi 30 septembre 2020

18/11/2020

Enfance maltraitée: un programme bouleversant par Mme Mélissa Theuriau...

France 2 consacre sa soirée du mercredi 18 novembre à la maltraitance infantile avec deux programmes bouleversants, dont « Bouche cousue » produit par la journaliste.

Après Itinéraire d’un enfant placé ou Rencontre avec mon agresseur, Mélissa Theuriau livre un nouveau documentaire bouleversant sur l’enfance maltraitée, dans lequel témoigne Thierry Beccaro. La journaliste nous en dit plus.
La grande majorité des documentaires que vous produisez évoquent l’enfance. C’est votre dada ?
Un sujet en entraînant un autre, je me rends compte en effet que je tire depuis quelques années sur le fil des drames de l’enfance. Pour cette simple raison qu’ils fracassent ceux qui en sont victimes et qu’il est absolument nécessaire de les évoquer, afin de montrer ce qui est fait, ce qui ne l’est pas et ce qui devrait l’être, mais aussi d’informer les téléspectateurs et d’aider ces futurs adultes à vivre peut-être un peu moins dans la culpabilité, la colère et la souffrance.
Pourquoi avoir rebaptisé ce documentaire Bouche cousue ?
Les enfants maltraités ne parlent pas. L’amour indéfectible qu’ils éprouvent pour leurs parents, la confiance qu’ils ont en eux, leur dépendance, la manipulation, l’injonction au silence les obligent à se taire. Le titre de travail reprenait ainsi la vieille expression « motus et bouche cousue ». Et voilà qu’en rencontrant Thierry Beccaro, qui a accepté de nous apporter son témoignage, il lui est soudain apparu qu’il a été pendant des années l’animateur du jeu Motus. Il est devenu évident de le rebaptiser Bouche cousue. Lui-même a dit que c’était là une manière de boucler la boucle.
Que raconte le film ?
Il montre comment le juge pour enfants Édouard Durand parvient à libérer la parole de ceux, certains tout petits, qui chaque jour passent dans son bureau. Il dit aussi, grâce aux témoignages d’adultes résilients, dont Thierry, comment on arrive à se relever et à avancer après cet immense traumatisme. Il évoque ce que l’État met en œuvre pour aider, pour extraire, pour éduquer, pour prévenir. De fait, Bouche cousue ne montre pas seulement le désespoir. La réalisatrice et moi-même avions aussi à cœur de montrer qu’il est possible de se reconstruire.
Les statistiques sont terribles et l’on parle toujours des défaillances du fonctionnement de l’Aide sociale à l’enfance… Qu’en pensez-vous ?
Je suis extrêmement prudente dans mes enquêtes et dans la façon dont nous traitons les sujets. Et, s’il me semble absolument indispensable d’évoquer les dysfonctionnements, il me semble tout aussi nécessaire de montrer les progrès d’un système qui a été profondément réformé en 2007, puis en 2016. C’est donc tout récent. Ce qui ne change rien à l’urgence et à la nécessité d’être vigilant. Beaucoup de choses ont été faites. Beaucoup de choses sont à faire encore… Et il y a aura d’autres documentaires.

« Bouche cousue » à 22 h 30 sur France 2.

Selon Mme Julia BAUDIN / TV MagazineMargaux T... - Ouest-France - mercredi 18 novembre 2020

Le scanner XXL de Grenoble...

SCIENCE - De l'archéologie au monde médical, en passant par celui de l'art, les équipes de chercheurs font la queue pour y accéder depuis son ouverture, fin août
Un scanner ultra-puissant mais aussi ultra-grand. L’appareil de l'ESRF, à Grenoble, mesure la bagatelle de 900 mètres de circonférence. Il fallait bien ça : dit de 4e génération, il est à ce jour le synchrotron le plus puissant au monde. De l’archéologie au monde médical, en passant par celui de l’art, les équipes de chercheurs font la queue pour y accéder depuis son ouverture, fin août. Ils ont bien raison : cet accélérateur de particules capable de voir à travers la matière avec une résolution inégalée, a déjà permis durant ses phases de test de révéler des traces de lésion dans les poumons des personnes atteintes du Covid-19.
A accélérateur de particules, expert particulier. Pour son 40e épisode, Sixième Science​ accueille Franck Daninos, journaliste spécialiste des sciences fondamentales du magazine Sciences et Avenir. Bonne écoute !

Selon Mr Romain Gouloumès - 20 Minutes - mardi 29 septembre 2020

17/11/2020

Retraite progressive: pourquoi pas?

La retraite progressive est l’un des deux dispositifs, avec le cumul emploi retraite, permettant de combiner revenus d’activité et pensions. Elle vous permet de liquider une partie de votre retraite tout en poursuivant une activité. La crise économique actuelle peut en effet vous amener à envisager un départ en retraite de façon progressive et plus précoce.
Vous continuerez à cotiser
Plus précisément, la retraite progressive permet de diminuer son activité professionnelle en travaillant à temps partiel et de mettre en paiement une partie de ses retraites. Dans le cadre de votre activité, vous continuerez à cotiser et donc à valider des points et des trimestres qui seront pris en compte dans le calcul de votre retraite totale. Cela n’est pas le cas du cumul emploi retraite, qui ne permet pas de générer de nouveaux droits dès lors que la retraite a été mise en paiement. Ce dispositif peut être utilisé pour valider des trimestres supplémentaires de sorte à atteindre son taux plein ou bénéficier d’une surcote. Il peut également être mis en place pour travailler un an de plus, de sorte à éviter ainsi le malus Agirc-Arrco.
Qui peut en bénéficier ?
Vous pouvez en bénéficier si vous êtes un indépendant affilié à la sécurité sociale des indépendants (SSI) ou un salarié ne travaillant pas dans le cadre d’un forfait en jours par an sous réserve de valider certaines conditions.
Quelles sont les conditions à remplir ?
Vous devez avoir au moins 60 ans et être en activité, justifier d'au moins 150 trimestres de durée d’assurance et réduire votre activité. En tant que salarié, votre activité doit être réduite entre 40 % et 80 % d’un temps plein.
Comment fonctionne ce dispositif ?
Au moment de la mise en place du dispositif, vous devez réaliser une « liquidation provisoire » de votre retraite, qui sera calculée sur la base de vos droits acquis à cette date. Elle ne sera pas entière mais proportionnelle à la réduction du temps de travail. Vous devez également aménager en parallèle votre temps de travail et un nouveau contrat précisant la durée travaillée devra être signé.
Lorsque vous demanderez la totalité des droits, vous devrez procéder à une nouvelle « liquidation » de vos droits à retraite, cette fois-ci définitive. Cette retraite sera recalculée en intégrant les droits acquis pendant la période d’activité effectuée à temps partiel.
Exemple: Un salarié passe en retraite progressive à un taux d’activité de 40 % et perçoit un salaire brut annuel de 80.000 € (en ayant respecté les conditions nécessaires d’âge et de trimestres). Sur la base des droits acquis à 60 ans, il pourra percevoir une retraite de 36.525 € brut/an.
Il percevra donc 60 % de ses retraites à compter de la date de début d’activité en temps partiel, soit 60 % x 36.525 € = 21.915 € brut/an en complément de son salaire. À ces 21.915€ brut/an, s’ajouteront ses revenus d’activité égaux à 40% de 80.000 €, soit 32.000€ brut/an. Le total de ses revenus s’élèvera donc à 53.915 € brut/an.
Pendant la période de retraite progressive, il validera des points et des trimestres lui permettant de partir à taux plein dès ses 62 ans. Il pourra donc arrêter son activité Dès ses 62 ans et percevoir l’intégralité de sa retraite qui s’élèvera à 41.450 €/an.

Selon Boursier.com - Boursier - mercredi 30 septembre 2020

16/11/2020

Coloration des cheveux à domicile...mode d'emploi.

Mme Jeanne Dréan dans le journal Version Fémina pense à toutes les femmes privées de coiffeur en cette période de confinement. elle leur dit "de ne pas hésiter à enfiler des gants pour faire elles-même leur couleur". Elle nous rassure en affirmant qu'il est très possible de se débrouiller à la maison avec des colorants capillaires achetés en grande surface. Depuis 1947, rappelle Mr Eugène Schueller, fondateur de la marque l'Oréal, ces kits sont en vente en France. Que ce soit pour couvrir des cheveux blancs, obtenir des reflets ou changer de couleur, pourquoi ne pas s'y mettre en se fiant à la notice, en utilisant dans l'ordre les différents flacons fournis et en prenant quelques dispositions pour ne rien tâcher chez soi?

Aujourd'hui, de nombreuses marques sont sur le marché: Schwarzkopf, Garnier, L'Oréal, Eugène Color... avec des kits complets prêts à l'emploi. Il existe des colorations chimiques comportant de l'ammoniaque et d'autres qualifiées de naturelles. Ces dernières sont composées de pigments d'origines végétales ou minérales. Beaucoup contiennent du henné. Il faut savoir toutefois que le choix est limité à une douzaine de teintes. Dans ce dernier cas, le conseil est de poser la veille un masque à l'argile sur les racines pour favoriser la prise du produit. L'application dure de 30 à 90 minutes et teinte principalement les racines. Les pigments s'éliminent au fil des lavages.

En général, on conseille de tracer une raie au milieu, de peigner mèche à mèche depuis la racine avec la coloration en laissant agir au minimum 20 minutes le produit. Puis faire un shampoing et rincer abondamment en protégeant les vêtements. Le plus délicat est de choisir la bonne teinte, afin d'éviter les surprises. En cas de doute, choisir la teinte la plus claire. Sur la boîte, généralement, figurent un nuancier et des numéros allant du plus clair au plus foncé. Par exemple le numéro 3 correspond souvent à châtain clair. Certaines marques enrichissent leur colorant d'agents nourrissants. De même, un soin post coloration est parfois prévu.

Le marché de ces kits de coloration est en plein boom depuis mars 2020. Par contre, les coiffeurs vont avoir du mal à rentabiliser leurs salons cette année!

Lyliane

15/11/2020

Corona virus et létalité des enfants: étude américaine réconfortante!

Ils intéressent les autorités sanitaires depuis le début de la crise. Les enfants sont moins vulnérables que les adultes, selon une vaste étude américaine. Le pays a enregistré officiellement 277 285 contaminations au coronavirus chez les enfants de 5 à 17 ans depuis mars, pour 51 décès, selon les résultats de cette enquête.
Entre le 1er mars et le 19 septembre, le taux de létalité - proportion de cas confirmés qui sont décédés - calculé pour les enfants en âge d'être scolarisés aux Etats-Unis, selon cette étude des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) parue lundi, est donc de 0,018 %.
Comme le nombre de cas confirmés, pour les enfants comme pour les adultes, est sans doute sous-estimé de plusieurs ordres de grandeur puisque de nombreux cas sans gravité n'ont jamais fait l'objet de test, les nouveaux chiffres confirment que la létalité réelle du coronavirus est extrêmement faible dans cette tranche d'âge, par rapport aux adultes et surtout aux plus âgés.


Les minorités plus frappées
Dans une autre analyse publiée sur son site le 10 septembre, les CDC estimaient que, dans le scénario le plus probable, les taux de létalité par tranche d'âge (nombre de morts sur le nombre réel d'infections) étaient de 0,003 % (0-19 ans), 0,02 % (20-49 ans), 0,5 % (50-69 ans) et 5,4 % (70 ans et plus).

Enfants en réanimation : « Le Covid-19 touche tout le monde »
Parmi les enfants, une différence notable existe entre les plus ou moins de 11 ans, selon l'étude des CDC : l'incidence était double chez les 12-17 ans que chez les 5-11 ans.
Et l'analyse confirme que les minorités sont les plus frappées dans le pays : 42 % des enfants contaminés étaient hispaniques, 32 % blancs et 17 % noirs. Sur 277 000 cas, 3 240 ont été hospitalisés, 404 admis en soins intensifs, et 51 sont morts.
Un débat scientifique qui se poursuit
Globalement, plusieurs études aux Etats-Unis et ailleurs ont mis en évidence que les enfants étaient moins vulnérables, bien que non complètement immunisés, que les adultes.mbre, les CDC estimaient que, dans le scénario le plus probable, les taux de létalité par tranche d'âge (nombre de morts sur le nombre réel d'infections) étaient de 0,003 % (0-19 ans), 0,02 % (20-49 ans), 0,5 % (50-69 ans) et 5,4 % (70 ans et plus).

Dans la revue Science, la semaine dernière, deux chercheurs au Royaume-Uni résumaient l'état des connaissances en écrivant que les hospitalisations d'enfants infectés étaient rares, et que seulement 1 % des enfants hospitalisés décédaient, contre 27 % pour l'ensemble des âges en moyenne.
Le débat scientifique se poursuit pour comprendre si les jeunes sont contaminés moins ou autant que les adultes. La semaine dernière, une analyse ayant compilé 32 études sur le sujet et publiée par la revue Jama Pediatrics, concluait que les enfants et adolescents de moins de 20 ans étaient en réalité 44 % moins susceptibles d'être infectés. La même analyse n'a pas pu conclure si les enfants étaient en revanche plus ou moins vecteurs que les adultes.

Selon Le Parisien avec AFP - Le Parisien - mardi 29 septembre 2020

14/11/2020

A propos de la résistance des boeufs africains...

Ils sont essentiels à la vie économique et sociale de nombreuses populations sur le continent : les boeufs font preuve d'une adaptation remarquable aux contraintes climatiques et sanitaires en Afrique. Un groupe international de chercheurs a voulu comprendre d'où viennent leur robustesse. Ils ont donc étudié le code génétique de 172 bovins issus de 16 races représentatives comme les très répandues sanga, zanga et zébu. Les résultats de la recherche ont été publiés lundi 28 septembre dans Nature Genetics.

En Afrique, les bovins sont majoritairement issus d'un croisement entre deux espèces bien distinctes : Bos taurus et Bos indicus.
Des traces de Bos taurus ont été retrouvées dans l'actuel Soudan, 7000 ans avant notre ère. L'animal s'est ensuite répandu à l'est puis à l'ouest du continent. Bos indicus, couramment appelé zébu, est lui arrivé d'Asie 700 ans après le début de notre ère.
Le métissage entre les deux espèces s'est fait naturellement en deux ou trois siècles. Selon les chercheurs, les bovins actuels issus de ces croisements ont hérité des caractéristiques de chacun de leurs ancêtres, ce qui a décuplé leur adaptabilité : de Bos taurus, l'Africain, la résistance aux climats chauds et humides et une meilleure défense face à la maladie du sommeil transmise par la mouche tsé tsé. Bos indicus, l'Asiatique, a quant à lui transmis une résistance aux climats chauds et secs cette fois et aux attaques de tiques.
Les chercheurs concluent leur étude en recommandant donc de nouveaux croisements avec des espèces exotiques pour améliorer encore la résistance du bétail en Afrique et contribuer à garantir la sécurité alimentaire du continent.

Selon RFI - RFI - mardi 29 septembre 2020

13/11/2020

Que faire si votre enfant est hyperactif?

Mme Isabelle Blin s'intéresse au quotidien de parents épuisés par l'agitation de leur enfant. Car les répercussions sont nombreuses tout au long de la scolarité, dans la vie sociale comme dans la vie de famille. Il s'agit, en effet, de trouver le bon traitement. Dans Version Fémina, elle a notamment interrogé le Docteur Frédéric Kochman, pédopsychiatre, au sujet de ce qu'on nomme TDAH, un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité, qui proviendrait d'une fabrication insuffisante de dopamine (neurotransmetteur) dans le cerveau. En France, de 3 à 5% d'enfants seraient concernés. Alors que beaucoup d'entre eux montrent un haut potentiel et une précocité importante, en primaire comme au collège, l'apprentissage scolaire est malheureusement souvent compromis, du fait des effectifs importants et du manque de formation des enseignants. Un suivi psychologique et un projet d'accompagnement personnalisé sont recommandés, afin d'entourer ces enfants de beaucoup de bienveillance.

Le diagnostic doit être posé par un neuropsychiatre ou un pédopsychiatre, car parfois le problème peut venir de l'éducation. Autrefois on prescrivait beaucoup la ritaline, mais ce médicament n'apporte une amélioration que dans 70% des cas. Parfois certains parents suivent ce que préconise le Dr Marianne Moussain-Bosc, auteure du livre "Hyperactivité, la solution magnésium". Elle travaille au CHU de Nîmes et obtient de bons résultats par une supplémentation en magnésium, si la prise de sang confirme la carence. En tout état de cause, une activité sportive régulière associée à diverses approches non médicamenteuses ( EMDR, cohérence cardiaque, méditation de pleine conscience, ergothérapie, ostéopathie...) est recommandée. Depuis peu, la méthode Barkley (psychothérapie cognitive et comportementale) est également souvent préconisée.

Actuellement des parents ont mis en ligne une pétition pour sensibiliser les pouvoirs publics à une meilleure prise en charge de ce trouble de l'attention. On peut la signer  sur www.change.org/p/une-egalite-des-chances-pour-nos-enfants-tdah.

Lyliane

12/11/2020

Apprentissage du code sans écran par une start-up nommée Colori...

Jouets, livres, cours privés, ateliers périscolaires, l’apprentissage du code pour les enfants s’est généralisé en seulement quelques années en France. Au sein de cette offre pléthorique, une voix originale s’est levée. Celle d’Amélia Matar, qui a lancé sa start-up Colori en 2017 à destination d’un public de 3 à 6 ans. « A la naissance de mon fils, j’ai eu envie de trouver des activités qui permettent aux jeunes enfants de s’initier à ce sujet et il m’a paru évident que s’agissant de jeunes enfants, il fallait absolument proscrire les écrans », nous confie-t-elle.

L’informatique débranchée
Enseigner le code sans écran, voilà qui ne va pas forcément de soi. Mais Amélia rappelle que l’informatique et ses notions de base peuvent tout à fait être décorrélées de l’ordinateur. Le code est notamment appréhensible par le biais de l’algorithmique. « La notion d’algorithme n’est pas directement liée au numérique. C’est un ensemble d’instructions précises en vue de résoudre un problème », souligne opportunément Amélia. Ce n’est pas une idée nouvelle. De nombreux chercheurs ont d’ailleurs exploré cette voix sous l’appellation d’ « informatique débranchée » (computer science unplugged), l’objectif étant d’enseigner l’informatique non plus seulement comme une technologie mais aussi comme une science.
L’originalité de Colori est de s’inspirer, en plus, de la pédagogie Montessori qui place l’autonomie de l’enfant et la bienveillance de l’adulte au cœur de l’éducation. D’où le nom de Colori, contraction de Code, de Logique et de Montessori. « Il n’y a pas de cours magistraux collectifs, l’enfant est libre de choisir son activité et incité à identifier lui-même ses erreurs », nous explique Amélia Matar.

Le fil des ateliers de Colori, c’est le conte Hayo le petit robot qui se décline en cinq chapitres abordant chacun une notion informatique fondamentale simplifiée. Ils s’appuient aussi sur du matériel en bois ou en papier. Le dispositif le plus sophistiqué est un robot manipulé avec des cartes posées au sol. Parfois, ce sont de simples foulards qui sont mis à contribution, comme lors de ce jeu où un enfant joue le rôle du programmeur et un autre celui du robot, arborant des couleurs différentes aux poignets et aux pieds pour évoluer.
Sortir d’une consommation passive du numérique

200 adultes et 2000 enfants sont déjà passés par Colori, avec un public très divers socialement et géographiquement, allant de Montreuil, en banlieue parisienne, à la communauté de communes de Vichy dans l’Allier. Ecoles publiques comme privées sont concernées. Cette mixité, notre entrepreneuse y tient particulièrement. « J’ai la conviction que le numérique peut être un facteur d’inégalité assez fort, avec d’un côté des personnes qui inscrivent leurs enfants à des cours de programmation et de l’autre, des populations moins éveillées aux enjeux et qui vont subir une consommation passive », analyse-t-elle. 

Amélia Matar sait de quoi elle parle. Cette trentenaire a grandi à Bondy, en Seine-Saint-Denis et a passé une partie de sa scolarité en Zone d’Education Prioritaire. A cette époque et dans ce département, les enfants ont alors rarement accès à des ordinateurs chez eux. Mais c’est le cas dans sa famille. Depuis l’enfance, elle a même pris l’habitude de traîner dans l’atelier de son père, technicien chez Darty et passionné de nouvelles technologies. Non seulement c’est un early adopter à l’affût des nouveaux produits informatiques mais en plus, il aime soulever le capot des objets qui lui passent entre les mains. Très à l’aise avec le numérique, elle va pourtant s’en éloigner au cours de ses études qui seront d’abord littéraires, avant d’intégrer une école de commerce en management avec option finances. « Probablement à cause du contexte de la société de l’époque, je me suis mis très vite des barrières psychologiques, par rapport aux mathématiques et aux technologies », constate-t-elle aujourd’hui.
L’expérience de la sororité

Le numérique, Amélia Matar va y revenir finalement via la communication pour l’association environnementale Greenpeace. Sans être programmeuse, elle se rend compte qu’elle est plus à l’aise que certains collègues pour bidouiller, entrer dans le code ou paramétrer certains outils pour aller plus vite.

Elle passe ensuite par le marketing au sein de la structure Numa, qui accompagne des start-ups. Amélia est alors témoin de quelques succes story mais surtout, elle croise la trajectoire d’entrepreneurs et d’entrepreneuses atypiques, comme Benjamin Blasco, qui a créé l’application de méditation Petit bambou, ou de Claude Terosier, la cofondatrice des cours de code pour enfants Magic Makers. Ils et elles prônent un numérique à visage humain à cent lieues du stéréotype des startuppers inflexibles qui lèvent des millions pour grossir très vite. Quand elle se lance finalement dans l’aventure Colori, elle a la conviction que son modèle de croissance doit être raisonnable.

Convaincre des investisseurs n’a pas été chose facile, certes, mais elle a trouvé beaucoup de soutien auprès d’autres femmes. Comme Perrine Legal, devenue son associée, ou encore d’Aurélie Jean, une numéricienne qui milite pour que l'informatique soit enseignée au plus grand nombre. Sur son chemin, Amélia aura finalement rencontré peu de sexisme et beaucoup de sororité.

Selon Mmes Amélie Charnay et Marion Simon-Rainaud - 01 Net - dimanche 27 septembre 2020

11/11/2020

Il y a la bio et les bios... selon Mr Christophe Brusset

"Il n'y a pas un bio mais des bio", dit‑il. Celui qui vient de loin l'inquiète particulièrement. En 2018, près d'un tiers des produits bio consommés en France étaient ­importés, dont 13,4% hors Union européenne, ­essentiellement de Chine. Or, assure l'ingénieur fort d'un millier de visites d'usines dans le monde, "les faux certificats, c'est courant". "Je n'ai aucune confiance dans les produits bio fabriqués en Chine ou en Inde", tranche le repenti, qui a acheté pendant des années du faux miel chinois. Pour lui, la fraude est d'autant plus facile qu'il est impossible de caractériser un produit bio : "Il n'y a rien qui ressemble plus à une pomme bio qu'une pomme conventionnelle."

Dans l'est de l'Europe, les ­mafias se sont emparées de ce marché ­juteux. En Italie aussi, où la tomate est entrée dans la rubrique faits ­divers. La Turquie, elle, sert de plaque tournante du faux, écoulant davantage de produits que n'en pourrait produire la totalité de ses terres bio. L'ingénieur a fait ses calculs : "On a entre 15 et 20% de produits frauduleux." Les pouvoirs publics reconnaissent l'urgence à s'assurer que les denrées importées répondent aux normes. "Les certificateurs privés sont agréés par les pouvoirs publics et très fortement contrôlés par l'Etat", rassure le ministère de l'Agriculture. Ces ­organismes privés délivrent les deux labels bio reconnus en France : AB et Eurofeuille. "Mais leur cahier des charges est plutôt laxiste : il suffit de ne pas utiliser d'engrais de synthèse", regrette Christophe Brusset.
"Le label AB garantit un mode de production avec beaucoup d'effets bénéfiques sur l'environnement", rétorque le ministère. Cependant, il date de 1985. Il ne dit rien, par exemple, des emballages ou du bilan carbone. L'ancien cadre n'a pas oublié cet industriel qui, soucieux de vanter le "naturel" de sa nouvelle salade bio, avait fait ajouter une couche de kraft sur son paquet. "C'est le visuel qui compte", s'était-il entendu répondre quand il avait objecté que l'emballage de trois couches n'était plus recyclable. Il décrit aussi cette pizza fabriquée en France avec des olives du Maroc, de la farine de Chine et des tomates d'Espagne ; l'empreinte écologique grimpe vite.
Prix exorbitants

Pressés par leurs clients, certains distributeurs s'organisent. Chez ­Naturalia, un bilan d'impact carbone est attendu en novembre. "On a ­interdit le transport par avion, indique la directrice du marketing, Sidonie Tagliante. On ne vend plus de litchis bio parce que, ne supportant pas les longs trajets, ils viennent forcément par les airs." Le distributeur a également banni les produits issus des serres chauffées, "un non-sens écologique". Chez Les ­Comptoirs de la bio, 150 magasins dans ­l'Hexagone, le président, ­Philippe Bramedie, réfléchit à limiter l'offre à une production française. Blaise Desbordes, le directeur général de Max Havelaar France, fer de lance du commerce équitable, rêve, lui, d'un label unique estampillé "­développement durable". "Quand on achète du bio, on

pense que ça préserve les hommes qui le produisent, illustre-t-il. Ce n'est pas le cas, et c'est un des grands non-dits de la consommation responsable".
"

Des entreprises créent leur label avec leur propre ­cahier des charges et y mettent ce qui les ­arrange
Parmi les labels privés, l'exigence peut être élevée. Certains demandent au fournisseur 100% d'ingrédients bio contre 95% pour le label AB, d'autres imposent que les animaux soient nourris avec une alimentation bio produite sur l'exploitation. "Mais des entreprises créent leur label avec leur propre ­cahier des charges et y mettent ce qui les ­arrange, dénonce ­Christophe ­Brusset. Le jeu est d'égarer les clients pour leur faire payer des prix exorbitants."

Selon une enquête de 60 ­Millions de consommateurs parue à l'été 2019, les marges brutes de la grande distribution sont en moyenne deux fois plus élevées pour les produits bio que pour ceux issus de l'agriculture conventionnelle.
Alors? S'il n'est pas forcément bon pour la planète ou pour le portefeuille, le bio est-il au moins meilleur pour la santé? "Manger bio, c'est globalement mieux : ça réduit l'exposition aux pesticides et aux additifs les plus néfastes", soutient l'auteur. Pour le reste, il demande à l'Etat de "faire le ménage". Comme lui.

* Christophe Brusset, "Les Imposteurs du bio", Flammarion, 304 pages, sortie le 7 octobre.

Selon Mme Marianne Enault - leJDD - lundi 28 septembre 2020

 

 

 

 

 

 

 

10/11/2020

Quelles actions entreprendre en faveur du milieu marin?

Mme Maud Fontenoy, écrit Mme Christine Vilnet dans Version Fémina, nous propose divers gestes pour dépolluer les côtes et les berges des fleuves, notamment en généralisant partout l'interdiction des objets à usage unique et en développant la recyclabilité des plastiques. Demandons aussi à nos ministres de restreindre la pêche des espèces en danger comme : rougets, dorades, loups, mérous, sardines et anchois. Des nurseries de poissons  (programme Casciomar) consistent à repeupler les zones côtières. L'intérêt des pêcheurs, en effet, est de faire en sorte que les populations de poissons soient renforccées.

A notre niveau individuel, commençons par refuser d'enfouir les mégots de cigarettes dans le sable et par demander à nos élus la multiplication des plages sans tabac. L'opération de nettoyage du littoral comme "Berges saines" (www.seineenpartage.fr ou www.initiativesoceanes.org) permet de sensibiliser des citoyens et notamment des parents à mieux respecter l'univers marin. Ainsi, peu à peu à travers leur exemple les enfants doivent apprendre à ne plus jeter leurs emballages n'importe où. Quand nous faisons nos courses, n'achetons que du poisson provenant d'une pêche durable. Pour les poissons de mer et les coquillages, privilégier le label MSC (Marine Stewardship Council) et pour les poissons d'élevage, optons pour un label bio.

Pour soutenir l'engagement de la navigatrice, achetons et offrons l'ouvrage qui vient de paraître: "Bleu, un océan de solutions" (Belin) illustré de photos de Mr Yann Arthus--Bertrand.

Lyliane