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05/04/2020

Exposition choc sur les violences faites aux femmes...

Ghada Hatem, gynécologue-obstétricienne franco-libanaise, fondatrice de la Maison des femmes de Saint-Denis, qui accueille, prend en charge et oriente les femmes victimes de violences, pose aux côtés de l’actrice Sandrine Bonnaire, elle aussi très engagée. Leurs portraits grand format sont affichés sur les grilles du Palais de justice de l’île de la Cité, à Paris.
« J’ai voulu photographier des femmes qui portent un message d’espoir pour toutes les autres et que leurs portraits soient affichés ici parce que je crois en la justice », explique la photographe Sylvia Galmot, qui a réalisé ces clichés noir et blanc de 28 personnalités – 28 comme le nombre de jours du cycle féminin – venues d’horizons différents. Comédiennes, intellectuelles, écrivaines, médecins psychiatres, universitaires, responsables associatives, elles ont toutes dit oui. « Après le Grenelle des violences conjugales, nous avons voulu sortir des images de femmes battues parce qu’on n’est pas victime à vie », souligne la magistrate Isabelle Rome, haut fonctionnaire à l’égalité femmes-hommes au ministère de la Justice, qui a rendu ce projet possible.
Inaugurée en présence de la comédienne Alexandra Lamy, l’exposition (à voir jusqu’au 8 avril) veut aussi montrer que la solidarité est un vecteur de libération. « Grâce à l’autre, on peut s’en sortir », ajoute Isabelle Rome en citant Dominique Guillien-Isenmann, présidente de la Fédération nationale Solidarité Femmes, gestionnaire du 39 19, le numéro d’appel pour les victimes de violences conjugales, et la psychiatre Marie-France Hirigoyen, qui a travaillé sur le harcèlement et l’emprise. 

Selon Mme Mariana Grépinet - Paris Match - jeudi 12 mars 2020

Quelques exemples de jeunes en service civique qui agissent pendant le confinement...

Malgré le confinement, une cinquantaine de jeunes en service civique des antennes Unis-Cité de Dijon, Chalon-sur-Saône et Besançon, luttent contre l'isolement des personnes âgées. Mais au téléphone ou par courrier !

Par Maryline Barate


« Se sentir utile autant pour les autres que pour soi ! », c'est le credo des 16-25 ans qui font un service civique au sein de l'organisme Unis-Cité. Mais le confinement aurait pu mettre un coup d'arrêt à leur action. Une perspective d'autant plus fâcheuse pour ceux qui participent au programme Intergénéreux, destiné à lutter contre l'isolement des personnes âgées. Finies les visites de convivialité chez ces seniors - dont on sait qu'ils sont des proies faciles pour le Covid-19 - au moment où ils en ont le plus besoin ! 


Un coup de téléphone pour rigoler ensemble

Epaulés par l'organisme, les volontaires ont donc décidé de réagir et de se réorganiser pour maintenir ce lien par téléphone et par correspondance. « Avec mon binôme Evan, on appelle Monsieur Perdrix tous les deux jours. On le connaît depuis décembre, habituellement on lui rend visite chaque semaine. On s'entend très bien. », explique Pauline Amiotte, 19 ans.

Ce Dijonnais de 99 ans a vu son nombre de visites se réduire depuis le début de la pandémie, afin de protéger sa santé. « Il était impensable pour nous de le laisser tomber !  On lui offre un petit moment de sourire. C'est quelqu'un de très joyeux à la base et, au téléphone, c'est pareil. Il rigole tout le temps ! On voit que ça lui fait du bien. Il nous dit sans cesse : "merci mes enfants !" », poursuit Pauline.
 
Pauline, en service civique à Unis-Cité Dijon / © D.R
Pauline, en service civique à Unis-Cité Dijon / © D.R
 

Lutter contre l'angoisse


Pour Vanesa Taranis, 23 ans, le lien est également très fort avec Yvette, une Chalonnaise 88 ans. En duo avec Elise, cette volontaire de l'antenne de Chalon, appelle cette dame quotidiennement. Et Yvette est ponctuelle, elle attend ce coup de fil salutaire près du combiné. Vanesa lui écrit également.

« C'est une dame très active. Elle a pour habitude de se promener chaque jour dans son quartier, de manger une à deux fois par semaine dans un petit resto près de chez elle. Quand le confinement a eu lieu, on l'a sentie très stressée. Il lui est arrivé de pleurer au téléphone. Alors, on la réconforte. Comment définir ce rôle ? C'est entre le psy et l'amie, quelque chose comme cela. », confie Vanesa, qui souhaite se sentir utile même coincée chez elle.

 
Vanesa Taranis, volontaire en service civique à l'antenne chalonnaise d'Unis-Cité. / © D.R
Vanesa Taranis, volontaire en service civique à l'antenne chalonnaise d'Unis-Cité. / © D.R
 

Parler de tout et de rien

A 21 ans, Océane L'Hoste, en service civique à Unis-Cité Dijon, ne dit pas autre chose. Avec sa coéquipière Sarah, elle téléphone à Yolande, 82 ans, deux fois par semaine. « On prend des nouvelles, on parle de tout et de rien. On peut parler pendant une heure. C'est déjà ça mais on a hâte de se revoir en chair et en os après le confinement ! », conclut Océane. 
 
Océane L'Hoste, en service civique à Inis-Cité Dijon / © D.R
Océane L'Hoste, en service civique à Inis-Cité Dijon / © D.R

Bref, que ce soit en téléphonant régulièrement à des personnes âgées confinées en EHPAD ou en proposant de faire des courses pour des personnes isolées dans le voisinage, il y a de nombreuses façons de se rendre utile malgré le confinement actuel!
Lyliane

 

 

04/04/2020

Thomas Pesquet et le confinement...

 

Question confinement, il en connaît un rayon. Thomas Pesquet, qui a passé pas moins de six mois dans un espace réduit avec trois autres astronautes, a décidé de partager un minimum de son savoir et de ses astuces pour bien vivre la situation.

Comme n’importe quel Français, l'épidémie de coronavirus l’a obligé à revoir ses plans. Il n’a donc pas pu se rendre à Houston pour reprendre son entraînement en vue de sa future mission dans l'espace. « Bloqué » chez lui, lundi, il a mis à profit son temps pour partager sur les réseaux sociaux son « tuto confinement ».

Comme de nombreuses personnes, il télétravaille et en profite pour trier ses photos prises lors de sa dernière mission à bord de la Station spatiale internationale. « On peut passer pas mal de temps à lire, je peux même vous donner des conseils », plaisante-t-il. Côté activités, il préconise la construction de maquette en mode « loisirs créatifs » pour les enfants.

Côté ravitaillement, il est revenu aux bonnes vieilles boîtes de conserve de l’Agence spatiale européenne, qu’il consommait quand il était à 400 km au-dessus du plancher des vaches.

« Trois choses à retenir »

Mais il a surtout voulu passer un message citoyen. « Blague à part, il faut absolument éviter la propagation du virus. Allez boire des coups en terrasse et continuer à vivre comme si de rien n’était, c’est la bonne réponse pour des attaques terroristes, mais pas vraiment en cas d’épidémie », insiste l’astronaute dans sa vidéo postée sur les réseaux sociaux.

Il conseille trois choses : appliquez les consignes du gouvernement, lavez-vous les mains et le désormais incontournable « restez chez vous ».

Selon20 Minutes- 

 

03/04/2020

La lecture ou comment s'évader du quotidien...

Rien ne résiste à la lecture.
Quand nous lisons, nous sommes hors du monde. Le temps se fait silence, le silence se fait prière et dans cet abandon de nous-mêmes, nous nous sentons revivre comme si les mots respiraient l'ivresse même de nos rêves d'enfants. Nous nous calfeutrons à l'intérieur des pages comme des voyageurs surpris par une pluie soudaine et pendant qu'au-dehors tonnent les orages et les averses de grêle, nous demeurons bien au sec, enfouis sous les chaudes couvertures d'une histoire dont chaque épisode agit sur nous comme un baume consolateur à même d'attendrir nos chagrins et nos écœurements les plus tenaces.

Avec un livre, le confinement n'existe plus, c'est juste un leurre, le plus grand des mensonges. Nous ne sommes prisonniers de rien puisqu'il suffit d'ouvrir les pages d'un roman pour nous évader de tout. Que peut donc un virus face à la puissance d'évocation d'un livre? Quel est son pouvoir de nuisance face à un tel ennemi qui en l'espace d'une page est capable de vous transporter dans les royaumes enchantés de l'imaginaire, là où se nouent les intrigues les plus colossales ou les plus intimes, au plus proche de la vérité de l'homme?

Aucun virus n'est jamais venu à bout de la littérature.

Selon Mr Laurent Sagalovitsch - Slate - mercredi 18 mars 2020

01/04/2020

Comment réduire la consommation d'eau?

La chimie industrielle doit se réinventer pour utiliser moins d'eau, produire moins de déchets et sortir de la dépendance aux dérivés du pétrole. Pour résoudre ces problèmes, le chercheur Stéphane Sarrade propose d'utiliser le CO2 sous la forme d'un fluide supercritique.
Tous les jours, retrouvez le Fil vert, le rendez-vous environnement de Libération. Chaque vendredi, une question écologique par le prisme de la recherche.
L’industrie chimique doit se réinventer. Il faut réduire la consommation d’eau, apprendre à se passer des dérivés du pétrole, limiter la production de déchets… Stéphane Sarrade, chercheur au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), a une solution pour se passer de solvant, que ce soit de l’eau ou un autre produit. «Il existe toute une branche de la chimie qui essaie d’économiser la quantité de produits utilisée dans le but de rendre la chimie plus verte», explique-t-il.
Son truc, c’est d’utiliser du CO mais sous une forme particulière. En effet, il ne l’utilise ni sous forme de gaz, ni sous forme liquide, ni sous forme solide. Sous quelle forme alors ? Celle d’un fluide supercritique. Au-delà d’une certaine pression et une certaine température (le point critique), les corps purs ne sont ni solide, ni gazeux, ils sont sous forme de fluide supercritique (au-delà du point critique).
«Un fluide supercritique présente alors la densité d’un liquide et la faible viscosité d’un gaz. Sous cette forme, le CO devient un puissant outil d’extraction», détaille Stéphane Sarrade. Dans cet état-là, le dioxyde de carbone peut servir de solvant en lieu et place de l’eau ou l’hexane. En le mélangeant à du café dans une sorte de cocotte-minute, Stéphane Sarrade obtient du café décaféiné et de la caféine pure, sans autre déchet. Autre succès à mettre à son actif, la création d’un bouchon de liège sans goût de bouchon.
Il n’est pas le seul à s’intéresser à ce dispositif puisque Nike et Adidas utilisent ce type de procédé pour teindre leurs tee-shirts sans eau depuis plusieurs années déjà.
D’autres composés peuvent être utilisés dans l’état supercritique et ainsi ouvrir la voie à des processus chimiques industriels gaspillant moins d’énergie ou moins de ressources.

Selon Mr Olivier Monod - Liberation - vendredi 13 mars 2020

31/03/2020

Facebook s'engage en faveur des petites PME impactées par le COVID 19...

Facebook multiplie les annonces face à la pandémie du coronavirus. Le géant américain a promis ce mardi le lancement d'un "programme de dons de 100 millions de dollars" à destination de 30.000 petites et moyennes entreprises dont l'activité est affectée par la crise du COVID-19, selon un communiqué de presse.
Le programme sera en priorité orienté dans les 30 pays dans lesquels Facebook opère dans le monde - dont la France.
"Nous avons bien compris qu'un soutien financier pouvait aider les petites entreprises à survivre et à payer les gens qui ne peuvent pas se rendre sur leur lieu de travail", a écrit la numéro 2 de Facebook, Sheryl Sandberg, dans une publication sur le réseau social.
Les dons devraient être réalisés par subventions et crédits publicitaires. Ces derniers consistent en des coupons pouvant être activés pour publier des annonces sur Facebook et Instagram. Le réseau social devrait préciser les critères d'éligibilité dans les "semaines à venir" de cette première initiative.

Un appel de fonds lancé pour l'OMS et l'ONU
D'autre part, Facebook a répondu le 13 mars à l'appel de fonds des Nations Unies et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), baptisé "Covid-19 solidarity response fund". Le but : "soutenir directement le travail mondial de l'OMS pour aider les pays à prévenir, à détecter et à répondre au COVID-19", a expliqué le géant américain.
Le réseau social a donc déployé sur sa plateforme la possibilité de faire un don. Alors que l'objectif est fixé à 10 millions de dollars (environ 9,1 millions d'euros), plus de 146.000 utilisateurs Facebook ont déjà donné l'équivalent de 3,5 millions d'euros en cinq jours.

Selon latribune.fr - La Tribune - mardi 17 mars 2020

30/03/2020

La nouvelle stratégie industrielle de l'UE...

La Commission européenne entend remettre à plat toute sa stratégie industrielle afin de s'adapter à la nouvelle donne mondiale. Ce mardi, Bruxelles a ainsi dévoilé les grands axes de cette stratégie qui constitue une pierre angulaire pour Ursula von der Leyen, sa présidente.
Cette nouvelle vision s'appuie sur plusieurs piliers: le pacte vert, la numérisation de l’économie, un nouveau droit de la concurrence à l'aune de l'émergence de nouveaux géants industriels et de la mondialisation, et l'inclusion forte des PME dans des écosystèmes dédiés.

Ecosystèmes prioritaires
La Commission a retenu une vingtaine d'"écosystèmes" prioritaires (comme l'industrie automobile, l'aéronautique-espace, la construction durable...). Chacun de ces écosystèmes sera composé de grandes entreprises du secteur, mais aussi de PME, de laboratoires de recherches et d'universités. Pour bien les identifier, la Commission travaillera en étroite collaboration avec un forum industriel, mis en place d'ici septembre 2020 et composé de représentants de l'industrie, des partenaires sociaux, de chercheurs, d'Etats membres et des institutions de l'UE.
Ces annonces sont plutôt bien accueillies par Philippe Varin, président de France Industrie, invité sur le plateau de Inside sur BFM Business.
PIIEC
Pour l'ancien président de Peugeot, les domaines prioritaires de ces écosystèmes sont "la nanoélectronique, ce sont les batteries, c'est la cyber sécurité, c'est l'hydrogène, c'est la décarbonation des procédés industriels, c'est tout ce qui concerne l'e-santé".
L'exécutif européen entend également favoriser le développement de projets importants d'intérêt européen commun (PIIEC), des sortes de "mini-Airbus" dans un secteur bien précis, comme Paris et Berlin l'ont déjà fait avec les batteries de voitures électriques. 
Reste la question d'un accord entre les Etats dans une Union européenne qui n'est même pas capable de s'accorder sur son budget. "C'est justement l'intérêt de cette approche", avance Philippe Varin. "Quand les industriels disent: on est prêts à avoir un partenariat sur l'hydrogène par exemple, l'Europe si on lui demande peut créer un PIIEC et à ce moment là, les Etats peut aider ces acteurs, c'est un premier intérêt. Le deuxième intérêt, c'est de faire en sorte que les outils européens qui sont assez multiples aujourd'hui mais qui ne sont pas adaptés à toutes les situations", le soient "au cas par cas et ça c'est une vraie nouveauté".
Selon Mr Olivier Chicheportiche avec AFP - BFM Business - mardi 10 mars 2020

29/03/2020

Commission européenne et Victor Hugo...

Par ces temps de pandémie liée au coronavirus, le porte-parole de la Commission européenne, Eric Mamer, a récité un poème de Victor Hugo, ode à la pensée positive.
"Le printemps est bientôt là"

"Je ne sais pas si vous avez remarqué comme moi que dehors le soleil brille ce matin. Beaucoup de gens sont confinés chez eux. Et donc, je voudrais lire un petit poème pour nous rappeler que la nature continue et que le printemps est bientôt là", a déclaré le porte-parole de l'exécutif européen.
Il a alors récité Printemps du poète français - "Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire! Voici le printemps! mars, avril au doux sourire..." - devant une salle de presse clairsemée, après avoir répondu aux questions des journalistes posées en direct ou par courriel, une nouvelle organisation pour cause de lutte contre le coronavirus. La traduction du poème était assurée en anglais par les interprètes de la Commission, sans doute plus habitués à la novlangue de la bulle bruxelloise.
Des réactions plutôt positives

— laurence norman (@laurnorman) March 17, 2020
"Seulement en Europe, Eric Mamer nous a lu un poème de Victor Hugo (Printemps) à la fin de son point presse quotidien, pour booster les troupes. Bien joué", a tweeté le correspondant du Wall Street Journal, Laurence Norman. "Bravo !" a ajouté la journaliste espagnole Griselda Pastor.
"Faut-il s'inquiéter quand le porte-parole de la Commission Européenne lit Victor Hugo à la fin de la conférence de presse quotidienne ? Moi ça ne me réconforte pas du tout. Le briefing de la mi-journée est censé être ennuyant et moche. Les choses qui ne changent pas rassurent", a ironisé une autre correspondante, Anna Hubert.
Printemps avait été publié de manière posthume dans le recueil Toute la lyre. Un poème qui célèbre la beauté de la nature et du printemps, face au désarroi provoqué par le confinement.

Selon Franceinfo - Franceinfo - mardi 17 mars 2020

Eau de javel et désinfection...

La Direction générale de la Santé assure que certains produits ménagers, dont l’eau de Javel, peuvent être utilisés pour détruire le virus. Mais il faut bien respecter les consignes sanitaires. Chaque jour, Le Parisien se mobilise pour répondre à vos questions sur le coronavirus. Nous nous intéressons aujourd’hui à l’interrogation d’un lecteur qui veut savoir si l’eau de Javel peut avoir un effet sur le nouveau coronavirus.

La réponse est oui : « Les produits de nettoyage et désinfectants couramment utilisés [dont l’eau de Javel] sont efficaces » contre ce virus vecteur de la maladie Covid-19, selon la Direction générale de la Santé (DGS) contactée par le Parisien. C’est pour cela qu’il est recommandé de les utiliser sur des surfaces potentiellement infectées comme les poignées de portes, les interrupteurs de lumière et les surfaces d’écrans tactiles. Ces zones doivent être nettoyées « avec un détergent tel que l’eau de Javel puis rincées à l’eau courante » et ce, idéalement, « deux fois par jour et lorsqu’elles sont visiblement souillées ».

Ces opérations permettent de « détruire » le virus, insiste la DGS. Le linge potentiellement contaminé doit, de son côté, « être lavé à une température égale à au moins 60°C durant au moins 30 minutes ».
Pas d’impact sur la peau
L’Organisation mondiale de la Santé et les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (l’agence fédérale américaine en charge de la santé publique) placent également l’eau de Javel dans leur liste des produits qui peuvent tuer le 2019-nCoV (le nom scientifique donné à ce nouveau coronavirus).

Mais attention, met en garde l’OMS sur son site : l’eau de Javel et ces autres composés comme le chlore, l’éthanol à 75 %, ou l’acide peracétique « ont peu d’impact sinon aucun sur le virus si vous les mettez sur la peau ou sous votre nez ». Car l’eau de Javel reste un produit potentiellement dangereux et à manier avec précaution, même si on s’en sert pour détruire le coronavirus.
À noter qu’un autre produit ménager, le vinaigre blanc, ne sera pas efficace contre le coronavirus. Il ne contient pas assez d’alcool.
Pour poser votre question, ou témoigner, vous pouvez nous écrire via le formulaire disponible en cliquant ici ou nous adresser un mail à coronavirus@leparisien.fr. Retrouvez toutes les réponses précédemment publiées sur notre page dédiée.

Selon Mr Nicolas Berrod - Le Parisien - lundi 23 mars 2020

28/03/2020

Confinés comme des astronautes...

La Cité de l’Espace diffuse en ligne des missions drôles et instructives à remplir en famille, confinés comme des astronautes.

ENFANTS - La Cité de l’Espace diffuse en ligne des missions drôles et instructives à remplir en famille, confinés comme des astronautes
Vivre dans un endroit clos, parfois serrés à plusieurs, et avec un accès restreint sur l’extérieur… Privée de ses visiteurs, la Cité de l’Espace, ose le parallèle entre notre confinement forcé et la vie des astronautes dans leur station spatiale.
Pour garder le contact, ses médiateurs scientifiques ont brainstormé à distance et créé des « missions » diffusées sur Internet. « Elles durent 15 minutes, pas plus, et nous allons en diffuser une tous les deux jours », précise Christophe Chaffardon, le directeur Education et Médiation scientifique du parc.

Coupes de cheveux spatiales et plats épicés
Ludiques, les défis nécessitent un matériel rudimentaire : un simple mètre ruban ou même une ficelle par exemple, pour le premier tuto qui explique – et prouve – qu’on grandit la nuit dans son lit, comme Thomas Pesquet lors de son séjour dans la Station spatiale internationale, pour rapetisser le matin.
Un mouchoir en papier et un bouchon de bouteille suffisent pour la deuxième mission, histoire de se laver avec des lingettes spatiales à hydrater. Eh oui, il n’y a pas de douche dans l’ISS, pas la peine, parce qu’avec l’impesanteur les gouttes d’eau resteraient en suspension.
Et gardez encore du chocolat au fond du placard pour la session #AstronauteChezSoi de mercredi. Grâce à lui vous découvrirez pourquoi les astronautes mangent épicé. L’équipe de la Cité de l’Espace promet pour bientôt une « coupe de cheveu dans l’espace », pour laquelle on soupçonne qu’il faudra sortir son aspirateur.

Evidemment, les internautes sont invités à partager, notamment sur Instagram, leurs aventures confinées.

Selon Mme Hélène Ménal - 20 Minutes - mardi 24 mars 2020

Intérêt du savon pour lutter contre le Covid-19...

Son usage est recommandé pour lutter contre tous les virus. Alors que le nouveau coronavirus, dont la propagation est désormais considérée comme une pandémie par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), fait tâche d'huile, le savon fait à nouveau parler de lui pour ralentir la diffusion du virus.

Selon le site américain Vox, le précipité chimique que chacun a à disposition serait particulièrement utile pour lutter contre la diffusion du Covid-19. Il ne se contenterait pas de repousser le nouveau coronavirus mais pourrait bel et bien le détruire, indique le média américain qui s'appuie sur les dires d'un professeur de chimie basé en Australie, Palli Thordarson.

La graisse du virus dissoute par le savon
Le nouveau coronavirus, constitué de particules grasses selon ce scientifique, serait plus facile à éliminer grâce au savon car le produit dissoudrait la graisse et donc affecterait la structure même du Covid-19.
Selon ce même article, l'alcool contenu dans les gels hydroalcooliques peut également détruire le virus, mais il faudrait une très forte concentration d'alcool pour obtenir un résultat comparable à l'utilisation du savon.

Selon l'agence publique américaine Centers for Disease Control and Prevention, citée par Vox, l'eau et le savon seraient donc idéalement à privilégier pour lutter contre le coronavirus, mais le gel hydroalcoolique peut faire l'affaire en l'absence d'alternative aqueuse et savonneuse.

selon Mme Clarisse Martin - BFMTV - lundi 16 mars 2020

27/03/2020

Un site numérique pour lecteurs et éditeurs...

Le diffuseur numérique e-Dantès lance avec 14 éditeurs un site numérique, Confinementlecture.com, avec un double objectif : proposer aux lecteurs inscrits des ouvrages gratuits en ligne mais aussi des livres payants à tarif promotionnel pour soutenir le monde de l'édition durement touché par la crise du coronavirus.

Pour le diffuseur e-Dantès, l’heure n’est plus à la querelle entre le papier et le numérique. L’objectif serait plutôt de maintenir une offre et des habitudes de lecture à l’heure de l’écroulement des ventes du livre papier avec la fermeture des librairies. Ainsi est né le site internet confinementlecture.com.
L’inscription est gratuite et aujourd’hui, plus de 30 000 personnes y ont adhéré. Elles bénéficient ainsi chaque matin sur leur boite mail d’un choix de livres gratuits à télécharger. Elles peuvent aussi acheter à des tarifs promotionnels d’autres ouvrages. À titre d'exemple, des ouvrages de science-fiction sont proposés à moitié prix.

Les éditions Charleston proposent trois livres numériques au prix de deux. Car au-delà de l’accompagnement des lecteurs confinés chez eux, l’objectif est aussi de soutenir commercialement les éditeurs durement touchés par l’épidémie. À ce jour, le distributeur aurait enregistré une hausse de 25 % de son chiffre d’affaires.
Romans, science-fiction, développement personnel : tout ce qui permet d'échapper au climat anxiogène a le vent en poupe. Et cette offre du distributeur numérique e-Dantès via le site confinementlecture.com, valable jusqu'au 29 mars, sera très probablement prolongée.

Selon RFI - RFI - lundi 23 mars 2020

Faut-il rouvrir certains marchés?

Porte-parole de la Confédération paysanne, Nicolas Girod appelle le gouvernement à rouvrir certains marchés ou à les transformer en «points d'approvisionnement» alimentaires sécurisés. Il estime que cette crise réconcilie les Français avec ceux qui les soignent et les nourrissent.
Nouvelles solutions pour s’alimenter après la fermeture des marchés, risque de faillite chez les paysans… Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne, le troisième syndicat français dans le secteur, est actuellement confiné dans le Jura avec sa famille et ses vaches laitières qui servent à fabriquer du comté. Il nous livre ses constats et propositions alors que les agriculteurs sont sommés de continuer à travailler pour nourrir la population.

Le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume a appelé lundi «ceux qui n’ont plus d’activité» à «rejoindre la grande armée de l’agriculture française». Comment accueillez-vous cette proposition d’aide ?

Nous sommes sceptiques. Il y a en effet, d’un côté, des milliers de personnes qui sont actuellement sans emploi, de l’autre, des besoins de solidarité dans le monde paysan, par exemple pour la récolte des fraises et des asperges, pour la taille des vignes… Mais des questions se posent. Je ne sais pas comment nous allons établir la relation entre les deux populations. Par ailleurs, quel serait le cadre juridique et fiscal adopté ? Nous avons trouvé la sortie du gouvernement un peu légère.
Le gouvernement précise que les revenus issus de l’agriculture viendront compléter l’allocation-chômage ou l’activité professionnelle conservée. En outre, une plateforme sera lancée par Pôle emploi pour mettre en relation les employeurs de la filière et «les Français [qui] peuvent choisir d’aller renforcer la chaîne agricole et Cela ne nous dit toujours pas qui paye : avec quels fonds supplémentaires un paysan pourrait-il rétribuer cette main-d’œuvre ? Nous sommes aussi dubitatifs sur les possibilités de faire traverser la France à des gens pour nous rejoindre en pleine période de confinement. Une fois arrivés sur place, nous ne savons pas non plus comment leur garantir des conditions de travail conformes à la protection sanitaire contre le coronavirus (masques, etc.). Il subsiste trop de flou dans ce plan. A la place, nous encourageons des initiatives locales, notamment en sollicitant des étudiants en formation agricole qui ont une partie de leurs journées de libre.

Cela suffira-t-il ? Certains agriculteurs s’inquiètent de ne pas pouvoir disposer de leur main-d’œuvre habituelle, souvent venue du Maroc ou d’Europe de l’Est, en raison de la fermeture des frontières… En temps normal, nous sommes très vigilants sur les conditions de travail, de rémunération, de logement de ces travailleurs détachés. Le fait que le monde agricole français soit dépendant d’une main-d’œuvre sous-payée, surexploitée voire, hélas, parfois maltraitée, n’a jamais été une solution.

Le Premier ministre a annoncé lundi l’interdiction de tous les marchés en plein air sauf dérogation préfectorale. Comment peut-on réorganiser la distribution alimentaire Pas question de baisser les bras ! Nous comptons sur le pouvoir dérogatoire des préfets pour rétablir des marchés. Nous travaillons également avec le ministère de l’Agriculture sur un projet des lieux alternatifs, qu’on n’appellerait plus «marchés» mais «points d’approvisionnement». Il s’agirait d’une distribution de denrées alimentaires suivant un système de commande préalable. Et, sinon, nous espérons que le gouvernement revienne sur son interdiction générale.

Plusieurs médecins ont pourtant appelé à fermer les marchés, lieux à forte affluence…
Nous maintenons que les marchés peuvent tout à fait respecter les directives de santé : stands espacés et réservés à la nourriture, prix calibrés pour limiter les échanges de monnaie, paniers préparés assez tôt, étalement des horaires de marché, etc. Il est regrettable que, pour quelques marchés présentant des problèmes à cause de flux de population importants, l’ensemble des marchés ait été supprimé. C’est un double gaspillage : alimentaire (que faire de la nourriture produite ?) et économique (qui va payer pour le manque à gagner des paysans ?).

Que pensez-vous de l’appel lancé lundi aux grandes surfaces par Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, pour privilégier les liens avec les agriculteurs français ?
Il est difficile d’admettre que le seul moyen d’écouler les productions locales passe par les supermarchés. Je ne crois pas que ce soit vraiment le seul endroit où peuvent s’appliquer des mesures sanitaires ? Au contraire, avec la fermeture des marchés, leur fréquentation devrait s’accroître de manière risquée… Nous acceptons la main tendue par les GMS [grandes et moyennes surfaces, ndlr] et le gouvernement parce que certains paysans travaillent déjà localement en relation avec ces modes de distribution. Mais le coronavirus ne saurait être en aucun cas une excuse pour concurrencer ou affaiblir encore un peu plus la vente directe (à la ferme, paniers Amap,…) et les marchés alimentaires.
Il y a cette idée très valorisante que les paysans sont indispensables à la population et «nourrissent la France».

On sent bien qu’en cette période, la population se reconnecte avec ce qui est vital, avec les professions qui soignent ou qui nourrissent – des gens indispensables et pourtant payés au lance-pierre. Mais il ne faut pas seulement applaudir les soignants à 20 heures aux fenêtres. Une fois la crise passée, il faudra conserver cette prise de conscience et redéfinir nos priorités et notre modèle de société.
Selon Libération le 25/3/2020

26/03/2020

Fabriquer des masques avec des chutes de cravates...

Un fabricant italien de cravates a décidé d'utiliser ses chutes de tissu pour fabriquer des masques antivirus, a rapporté lundi l'agence AGI.
"Nous produirons 10.000 masques de protection avec les chutes de tissu. Les sommes récoltées seront versées à la région de Calabre (extrême Sud, la pointe de la botte) pour qu'elle puisse acheter du matériel médical", a expliqué le patron de l'entreprise, Maurizio Talarico, lui-même originaire de Catanzaro en Calabre.
"Je crois que c'est un moment où nous devons tous être généreux et mettre à la disposition des gens ce que nous sommes capables de faire", a-t-il ajouté.
"Je me suis demandé ce que je pouvais faire dans ce moment tragique pour l'Italie et pour ma région, la Calabre (...) Avec les chutes de tissu, j'ai pensé à produire des masques: même s'ils ne sont pas homologués, ils peuvent certainement protéger ceux qui ne sont pas contaminés".
L'homme d'affaires prévoit d'en produire au total 10.000, au rythme de 500 par jour. "Au début je comptais les distribuer gratuitement mais j'ai pensé ensuite qu'en Calabre, ma région natale, il y a un grand manque de matériel médical". 
Pays le plus touché d'Europe par le coronavirus, l'Italie a enregistré au total 1.809 décès et 24.747 cas, avec notamment un bond de 368 nouveaux décès en 24 heures, un record, selon le dernier bilan en date publié dimanche soir.

Selon AFP - AFP - lundi 16 mars 2020

Protège ton soignant...

Le concept de ce collectif est de commander du matériel médical sans intermédiaire auprès de fournisseurs de confiance, en Europe et en Chine. Et de les distribuer rapidement par ses propres moyens vers les zones d’urgence.
Des artistes, des médecins et des entrepreneurs -Jonathan Benhamou (PeopleDoc), Alexis Bonillo (co-fondateur Zenly), Anthony Bourbon (fondateur et CEO Feed), Marie Ekeland (Présidente du Conseil National du Numérique, Co-fondatrice Daphni), Hind EIidrissi (CEO Wemind), Tatiana Jama (co-fondatrice)Joyce Jonathan (chanteuse), Carole Juge (Fondatrice Joone), Nicolas Lapomarda (co-fondateur Heetch), Céline Lazorthes (Fondatrice Leetchi.com), Daniel Marhely (co-fondateur Deezer, Blackpills), Thierry Marx (chef), Nathalie Rykiel (écrivaine), Juliette Seydoux (artiste), etc.- viennent de lancer l’initiative, #ProtègeTonSoignant, pour soutenir dans l’urgence le personnel de santé français dans la lutte contre le virus Covid-19. 

Selon Thomas Clozel, ancien chef de clinique des Hôpitaux de Paris et membre du collectif, il faut «agir vite en faveur de ceux qui combattent le virus Covid-19 en première ligne: personnel hospitalier, médecins de ville, infirmières libérales, aides-soignants, pharmaciens, Ambulanciers...Toutes et tous réclament de pouvoir travailler dans des conditions de sécurité minimum».
La France a annoncé le 21 mars avoir commandé 250 millions de masques à destination des personnels de santé. Cela s’ajoute à un stock de 86 millions de masques, dont 5 millions de FFP2 plus protecteurs. «Les mesures prises par le gouvernement français sont importantes mais les besoins en matériel sont colossaux et s’accélèrent», souligne le collectif.
Agilité et rapidité
Grâce à ses réseaux et ses savoir-faire, les médecins et entrepreneurs ont pu identifier les besoins en matériel directement auprès des hôpitaux, et des conseils départementaux. Leur concept est de commander du matériel sans intermédiaire auprès de fournisseurs de confiance, en Europe et en Chine. Et, une fois la qualité officiellement vérifiée, de le distribuer par ses propres moyens vers les zones d’urgence pour éviter vols ou pertes. «Nous sommes des entrepreneurs, donc habitués à être efficaces, explique Tatiana Jama. Et d’expliquer que «les autorités sont obligées de passer par des appels d’offres avec des contraintes administratives lourdes. Nous sommes plus agiles et plus rapides, tout en respectant scrupuleusement les règles sanitaires». Le collectif insiste sur le fait que cette initiative citoyenne est «complémentaire des efforts du gouvernement, qui est tenu informé de chaque avancé au jour le jour».
Les membres engagées ont d’ores et déjà réalisé et financé par leurs propres moyens une première commande. L’hôpital de Colmar devrait être livré cette semaine de respirateurs. Puis, ce sera Cochin, à Paris, qui recevra à son tour respirateurs, des tests de dépistage et masques. «Mais nous ne cachons pas que nous avons besoin de toutes les bonnes volonté pour passer d’autres commandes!», conclut le collectif #ProtegeTonSoignant.

Selon Mme Marie Visot - Le Figaro - mardi 24 mars 2020

25/03/2020

Des distractions pour vos jeunes pendant le confinement...

Le confinement pour cause de coronavirus continue et on espère que pour l’instant tout se passe bien chez vous. Mais pour certaines familles, il faut trouver des occupations pour les enfants, des activités à partager en bonne entente. Et quand on ne peut pas sortir de chez soi, peut-être pour plusieurs semaines, côté loisirs interactifs, il y a les jeux de société bien sûr, et les jeux vidéo. Sur console ou sur PC, ils permettent de jouer à plusieurs et de passer le temps en s'amusant. Ça tombe bien, Europe 1 vous a sélectionné cinq jeux vidéo à partager entre petits et grands.
Luigi's Mansion 3, pour une équipe parent-enfant
On commence avec la Switch de Nintendo, LA console familiale par excellence. On y trouve l’un des jeux les plus sympathiques de ces derniers mois : Luigi’s Mansion 3. Luigi, le frère froussard de Mario, se retrouve enfermé, non pas chez lui, mais dans un hôtel hanté ! Pour sauver ses amis, il faut affronter les fantômes qui peuplent les nombreux étages, armé d'un... aspirateur ! C’est un jeu hyper amusant, très accessible pour les plus jeunes. Et surtout, il peut se jouer à deux, en coopération. Chacun contrôle un personnage (Luigi ou son double gluant Gluigi, doté de capacités spéciales) et vous faîtes l’aventure en vous entraidant, c’est plus facile. Parfait pour un combo parent-enfant !
TEST -Avec Luigi's Mansion 3, Nintendo rouvre sa drôle de maison hantée
Mario et Sonic aux Jeux Olympiques, pour faire du sport
D’un frère à l’autre, de Luigi à Mario, il n'y a qu'un pas. Mario qui troque sa tenue de plombier contre une panoplie de sportif pour affronter une autre star du jeu vidéo, Sonic, dans Mario et Sonic aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020. Le sixième opus de la série sportive de Nintendo est sorti fin 2019, en anticipation du plus grand événement sportif de l'année. Mais, on risque fort de ne pas avoir de JO cette année à cause du coronavirus, alors autant en profiter sur console. On retrouve donc Mario, Sonic et tous leurs amis (et ennemis) en piste pour une vingtaine d’épreuves des JO de Tokyo, du 100 mètres au tir à l’arc en passant par la natation et les nouvelles épreuves comme le karaté et le skateboard. On peut y jouer jusqu’à quatre à la maison et en plus ça fait faire du sport puisqu’il faut reproduire les mouvements, par exemple balancer ses bras pour courir ! Idéal donc pour les familles confinées dans des appartements.
Just Dance, pour s'amuser en musique
Si vous n'avez pas la Switch, pas de problème, il y plein de jeux aussi sur la PS4 et la Xbox One. Il y en a un notamment qui cartonne depuis le début du confinement, c’est Just Dance 2020. Le dernier opus de la série est sorti l'an dernier. Le principe est toujours le même : reproduire devant sa télé des chorégraphies qui s’affichent dans le jeu, bien en rythme avec les tubes du moment. Just Dance 2020 contient une quarantaine de chansons, plus ou moins récentes, de Ed Sheeran à Ariana Grande en passant par Billie Eilish et les Black Eyed Peas. Et un service par abonnement (Just Dance Unlimited) permet de débloquer un catalogue de plus de 500 titres. Les enfants raffolent de ce jeu aux couleurs flashy et aux chorégraphies pour le moins inventives. Et là aussi c’est plutôt sportif !
Bee Simulator, pour sensibiliser à l'environnement
Changement de registre avec un jeu vidéo éducatif : Bee Simulator, un jeu dans lequel on incarne une abeille. Il faut sauver la rucher menacée par les humains dans une aventure ébouriffante : à hauteur d’insecte, tout paraît immense ! Récolte du pollen, défense de la ruche pour les guêpes et les frelons, courses de vitesse avec les autres abeilles, découverte du monde, il y a de quoi faire.
C’est aussi l’occasion d’apprendre à ses enfants tout un tas de choses sur les abeilles, espèce essentielle à la vie sur Terre mais menacée, car Bee Simulator adopte une approche scientifique, très réaliste, avec beaucoup d’informations dispersées dans le jeu. Nous avons pu le constater par nous-même : jouer une abeille, ça fascine les enfants.
TEST - Bee Simulator, un jeu pour sensibiliser les enfants (et les adultes) à la disparition des abeilles
Assassin's Creed Odyssey, bon plan pour les grands
Et pour les parents qui ont envie d'un jeu à eux après tout ça ? Ou bien les adultes qui n'ont pas d'enfant ? Que diriez-vous d’une épopée grandiose en Grèce Antique ? Ubisoft propose une offre exceptionnelle sur son jeu Assassin’s Creed Odyssey, sorti fin 2018 : il est entièrement gratuit à partir d’aujourd’hui et jusqu’à dimanche soir, sur toutes les plateformes. L’occasion de parcourir les rues d’Athènes, de participer à des batailles épiques contre les Spartiates et de naviguer entre les îles du Péloponèse, le tout parfaitement reconstitué.
Assassin's Creed Odyssey est l'aboutissement de ce que peuvent offrir les consoles de jeu aujourd'hui : un jeu immense, avec un scénario prenant et un monde ouvert qui fourmille de détails, de quêtes annexes. Comptez une centaine d'heures pour en faire le tour de fond en comble. A noter qu'un mode "Découverte" existe au sein du jeu : oubliez les objectifs et la violence, il s'agit d'une visite en immersion des lieux historiques reconstitués dans le jeu à l'aide d'historiens. Là aussi, vous pouvez donc jouer en famille. Et si le jeu vous plaît et que vous voulez continuer à y jouer après dimanche, il faudra payer mais il sera en vente quelques temps à prix très réduit : 25€ au lieu de 70€. De quoi vous évader en grand au sein de votre télé, à défaut de pouvoir le faire en vrai. 

Selon Mr Clément Lesaffre - Europe 1 - jeudi 19 mars 2020

Les évèques feront sonner les cloches mercredi 25 mars ...

Les évêques invitent à un «moment de recueillement» le 25 mars à 19h30, Si les églises demeurent ouvertes, aucune célébration ne peut s’y tenir. Des paroisses catholiques diffusent des messes numériques.
Face à l’épidémie, l’heure est à l’unité tous azimuts. En signe de solidarité, l’épiscopat catholique a décidé de faire sonner les cloches des églises de France pendant dix minutes, mercredi 25 mars à 19h30. «Notre pays avec beaucoup d’autres traverse une grande épreuve. Le chef de l’Etat nous invite à laisser de côté nos divisions et à vivre ce temps dans la fraternité», indique, mercredi, un communiqué des évêques de France.
Au-delà des seuls cercles catholiques, les prélats invitent les Français à se joindre à leur initiative. Ils proposent de mettre une bougie à sa fenêtre, à l’heure où sonneront les cloches, pour marquer «sa communion avec les défunts, les malades et leurs proches, avec tous les soignants et tous ceux qui rendent possible la vie de notre pays».

«A tous, nous disons notre désir que notre communauté nationale sorte grandie de cette épreuve. Depuis bien des années déjà, notre humanité a l’intuition qu’elle doit changer radicalement sa manière de vivre», poursuivent les évêques qui mettent en cause ’individualisme, la recherche du profit et le consumérisme.
«Depuis le début de l’épidémie, nous sommes pleinement engagés dans l’effort commun, commente Matthieu Rougé, évêque de Nanterre (Hauts-de-Seine) et membre du conseil permanent de l’épiscopat, auprès de Libération. Nous n’avons jamais rechigné face aux mesures drastiques qui ont été prises.»

Si les églises demeurent ouvertes, aucune célébration ne peut s’y tenir depuis le week-end dernier. Grâce à Internet, de nombreuses paroisses catholiques ont pris des initiatives comme diffuser des messes numériques. «Personne n’aurait pu imaginer qu’un jour nous nous retrouvions dans une telle situation», estime Matthieu Rougé.
La semaine dernière, l’épiscopat français avait entamé une série de visites à Rome. Tous les cinq ans, les évêques du monde entier se rendent, à tour de rôle, au Vatican pour y rencontrer en groupe le pape et les responsables de la curie romaine. Les visites des prélats français étaient programmées tout au long de mars.
Mais devant l’aggravation de l’épidémie de coronavirus, le programme a été suspendu. L’un des évêques français présents à Rome la semaine dernière, Emmanuel Delmas du diocèse d’Angers, a été testé positif. Depuis, un tiers des évêques français, qui étaient présents avec lui au Vatican, ont été placés en quarantaine.

Selon Mme Bernadette Sauvaget - Liberation - jeudi 19 mars 2020

24/03/2020

Des méthodes pour mieux supporter le confinement et se relaxer...

Bilan des cas réactualisé plusieurs fois par jour, Emmanuel Macron évoquant une "guerre" contre le Covid-19, confinement pendant au moins 15 jours... Les sources de stress sont nombreuses depuis que l'épidémie de coronavirus a atteint la France. Même si cette période peut être particulièrement stressante, il est tout de même possible de l'atténuer, voire de l'évacuer.
Europe 1 vous donne quatre méthodes pour aider à passer plus facilement le cap du confinement, grâce à des applications et des sites internet.

Une application pour la sophrologie
Dans une ambiance "anxiogène", partir à la découverte de la sophrologie peut être un bon moyen de reprendre le contrôle. Alors que le contexte actuel nous oblige à ralentir et passer outre un grand nombre d'habitudes qui régulent nos journées, l'application Be Yourself propose de "se sentir mieux" grâce à la sophrologie. "Même si les conditions ne sont pas réunies pour vivre zen, la sophrologie peut aider", résume au micro d'Europe 1 Annie Duprez, la fondatrice de l'application. Et pour inciter les Français à se lancer à la découverte de cette discipline, Be Yourself a mis en place une "offre de sept séances gratuites" et met en ligne "tous les jours sur les réseaux sociaux une vidéo dédiée à une pratique de la sophrologie". 

Une application pour faire de la méditation 
Si la respiration est à la base de la sophrologie, elle est aussi l'un des fondements de la méditation. "En ces temps troublés par l’épidémie, elle est un réel soutien : il s’agit de renforcer son mental enfin d’accepter le stress et le reconnaître afin de le contrôler", explique Benjamin Blasco, co-fondateur de Petit Bambou, une application dédiée à cette pratique. Pour "s'évader et comprendre nos peurs" pendant l'épidémie, l'entreprise a ouvert un programme gratuit consacré à "l'anxiété". Avec un peu d'entraînement, il est possible d'arriver "à se reconnecter à des petites choses simples, et même profiter de petits moments de joie", détaille Benjamin Blasco. 

Des vidéos pour faire du yoga et du pilate 
Alors que les salles de sports sont fermées à cause de l'épidémie de coronavirus, il peut être frustrant de ne pas pouvoir faire son cours de yoga ou de pilate habituel. Le centre Qee Yoga a mis gratuitement à la disposition des internautes 400 vidéos disponibles sur Facebook et Instagram pour pouvoir continuer sa pratique, ou même s'y initier. "On a des cours allant de 10 minutes, à 1h30", précise Véronique Maillet, la fondatrice, qui assure voir "une hausse assez phénoménale depuis quelques jours des inscriptions". 

Se détresser grâce à une application musicale 
La musique adoucit les mœurs. Ce proverbe bien connu a été pris au pied de la lettre par Chris Hayot, le cofondateur de Neural Up, une technologie antistress "par immersion musicale". Cela va "amener le cerveau à coordonner son activité, et l'aider à se relaxer, à favoriser l'endormissement, et même à se concentrer", détaille l'ancien nageur professionnel. Sur son application, il est donc possible de retrouver une "grande variété"
de musiques pour rendre un peu plus doux votre confinement. 
Parler de vos angoisses et de vos peurs à un psychologue

Il est parfois bon de se confier à quelqu'un. De nombreuses sociétés, comme ProConsulte ou Ourco, mettent en place des numéros de téléphone pour entrer en contact avec un psychologue. Mais il existe également des numéros verts pour les professionnels de santé qui subissent une pression particulière depuis l'épidémie de Covid-19, il s'agit du 0.805.23.23.36 qui est accessible en tout temps. À noter que les policiers disposent également du même dispositif d'accompagnement au 0.805.230.405.

Selon Mr Ugo Pascolo - Europe 1 - mercredi 18 mars 2020

23/03/2020

Jouer de la musique pour ses voisins...

Depuis le début du confinement, tous les jours à midi pile, Mathilde Comoy-Robert sort dans son jardin avec son violoncelle et interprète des airs à destination de ses voisins. Une façon de mettre un baume musical dans les coeurs.
Comme partout en France, à Tournemire dans l'Aveyron, le confinement impose le silence. Il règne en maître dans les rues de ce village de 427 âmes. Mais depuis deux jours, à midi pile, des notes de musique s'envolent d'un jardin. Mathilde Comoy-Robert joue du violoncelle pour ses voisins.
Elle a commencé à jouer des airs de son choix mais très vite les voisins lui ont demandé d'en interpréter de leurs choix : de l'Adagio du concerto d'Aranjuez de Rodrigo au Boléro de Ravel, en passant par Il en faut peu pour être heureux du Livre de la Jungle.

Une bonne idée à multiplier peut-être vers chez vous ...avec d'autres instruments!

Selon France - Info

 

L'exemple économique de la Camif...

Lorsqu’il reprend la Camif en 2009, Emery Jacquillat a deux ambitions: celle de sortir la Camif de la faillite et donner un nouvel élan à l’emploi dans la région. Notamment à Niort (dans les Deux-Sèvres) où se situe son siège social.
Invité sur BFM Business ce vendredi dans l'émission "Objectif raison d’être", la nouvelle émission de BFM Business qui met en lumière les entreprises qui misent sur une économie plus responsable, le patron de la Camif explique avoir "fait le choix très particulier à l’époque de miser sur la qualité, la fabrication française et le développement durable". Avant d'expliquer: "Aujourd’hui, on travaille avec 137 fabricants français. On fait 73% de notre chiffre d’affaires avec ces fabricants français. Ce qui a un impact social positif puisque pour un emploi à la Camif, on a 14 emplois en France. Donc un modèle d’impact positif sur les enjeux sociaux et aussi sur les enjeux environnementaux. (…) L’idée c’est d’accélérer cette transformation, d’une consommation et d’une production plus responsable et d’une économie sans doute plus circulaire, plus locale, plus inclusive. C’est au cœur des enjeux de la Camif", assure son PDG.

Une entreprise à mission?
Aujourd’hui, la Camif affiche un taux de croissance à deux chiffres (+14% en 2019) avec un chiffre d’affaires qui a atteint l’an passé 39 millions d’euros. Mais Emery Jacquillat tient à le souligner. Si sa société se définit comme une "entreprise à mission", cela n’est en rien dû au hasard. Elle fait en effet partie des pionnières en France à avoir choisi de combiner recherche du profit et contribution sociétale. Et ce, avant même qu’un décret d’application de la loi Pacte, relatif justement "aux sociétés à mission", ne soit publié en janvier dernier.
Pour celui qui coiffe également la casquette de président des entreprises à mission, une "entreprise à mission", c’est avant tout "une entreprise qui s’engage. Qui s’engage sur des sujets et des enjeux sociaux et environnementaux et qui met cela au même niveau que les enjeux économiques. Alors oui, on a fait cet exercice avant la loi Pacte parce qu’il n’y a pas besoin d’une loi pour rendre l’entreprise utile", pointe le patron de la Camif, pour qui la loi a surtout permis d’accélérer cette question "centrale, fondamentale".

Selon JCH - BFM Business - vendredi 6 mars 2020

 

22/03/2020

Se distraire culturellement malgré le confinement...

Quelques propositions de Michèle:

   

CONTINUER À VOIR DES FILMS
Différents programmes qui seront disponibles sur des plages horaires
Les spectacles de l'opéra de Paris gratuitement
https://www.konbini.com/fr/lifestyle/confinement-lopera-d...
[2]
Les spectacles du Metropolitan Opéra de New York gratuits
https://www.lefigaro.fr/musique/coronavirus-le-metropolit...
[3]
DANS LA CONTINUITÉ DU DOCUMENTAIRE BE NATURAL: LA VIE CACHÉE D'ALICE BLACHÉ, UNE SÉRIE DE 5 DOCUMENTAIRES PASSIONNANTS 

DES JOUETS OPTIQUES À LA CAMÉRA 1830-1888 - HISTOIRE DU CINÉMA
https://www.youtube.com/watch?v=Enq0-QR8DXE&list=PLTi...
[4]
EDISON INVENTE LE FILM (ET LE PEEP-SHOW) 1888-1894 - HISTOIRE DU CINÉMA
2
https://www.youtube.com/watch?v=XoZQS8AOAe4&list=PLTi...
[5]
L'ANNÉE DES FRÈRES LUMIÈRE 1895 - HISTOIRE DU CINÉMA 3
https://www.youtube.com/watch?v=Sib_3VD0Q1k&list=PLTi...
[6]
ALICE GUY & GEORGES MÉLIÈS - HISTOIRE DU CINÉMA 4
https://www.youtube.com/watch?v=IWqsbBK9C18&list=PLTi...
[7]
LE BAZAR DE LA CHARITÉ : QUAND LE CINÉMA TUE - HISTOIRE DU CINÉMA 5
https://www.youtube.com/watch?v=bj8rx9qBTkE&list=PLTi...
[8]
CANAL + ANNONCE LA DISPONIBILITÉ EN CLAIR, CE QUI VOUS PERMET DE VOIR DES FILMS RÉCENTS
https://www.numerama.com/pop-culture/611601-coronavirus-c...
[9]
YOUTUBE.COM EST PLEIN DE RESSOURCES: films français, films en VO sous
titrés en français. A vous de chercher. Signalez-nous vos meilleurs
choix soit de préférence gratuits soit en VOD. Mettez les filtres
> 20min, qualité HD ou 4K, sous titres

EN TÉLÉCHARGEANT LE LOGICIEL CPTVTY, vous pouvez voir en replay de
nombreux films gratuitement, films passés récemment:
https://captvty.fr/ cliquez sur Téléchargez autoextractible dans le
rectangle bleu à droite [10]

 

Quelle terrible époque que celle ou des idiots dirigent des aveugles...  " William Shakespeare "

 

  Garanti sans virus. www.avast.com

Zone contenant les pièces jointes

Prévisualiser la vidéo YouTube Des jouets optiques à la caméra 1830-1888 - Histoire du cinéma 1

Des jouets optiques à la caméra 1830-1888 - Histoire du cinéma 1

Prévisualiser la vidéo YouTube Edison invente le film (et le peep-show) 1888-1894 - Histoire du cinéma 2

Edison invente le film (et le peep-show) 1888-1894 - Histoire du cinéma 2

Prévisualiser la vidéo YouTube L'année des frères Lumière 1895 - Histoire du cinéma 3

L'année des frères Lumière 1895 - Histoire du cinéma 3

Prévisualiser la vidéo YouTube Alice Guy & Georges Méliès - Histoire du cinéma 4

Alice Guy & Georges Méliès - Histoire du cinéma 4

Prévisualiser la vidéo YouTube Le Bazar de la Charité : quand le cinéma tue - Histoire du cinéma 5

Le Bazar de la Charité : quand le cinéma tue - Histoire du cinéma 5

  Michèle le 18/3/2020
   

Violences faites aux femmes: nouveaux outils...

Porter plainte, se taire ou fuir. Chaque jour, des centaines de femmes victimes de violences conjugales sont confrontées à ce dilemme. Pour tenter de leur offrir une solution alternative, le procureur de la République de Rennes (Ille-et-Vilaine) a souhaité mettre sur pied un « schéma directeur départemental de lutte contre les violences faites aux femmes ». Prêt à être signé, le document comporte une quarantaine de mesures et sera dévoilé fin mars, après les élections municipales.
L’une des propositions phares visera à proposer un nouvel outil aux victimes silencieuses souhaitant évoquer leur souffrance. « Quand on a des faits graves comme des féminicides, on s’aperçoit qu’assez souvent, il y avait des gens qui étaient au courant. Mais ces gens, ils ne savent pas quoi faire de cette parole. Ce n’est pas évident. Nous avons le sentiment qu’il y a beaucoup de déperdition », explique le procureur Philippe Astruc. Nommé il y a un an, le magistrat avait fait de la lutte contre les violences faites aux femmes sa priorité.
« Parfois, on rate encore l’accueil »
Pour venir en aide aux victimes, la justice souhaite leur mettre à disposition un document de prise de contact. Intitulé « Porteurs de paroles », ce dispositif permettra aux femmes d’être accompagnées par leur confident et de choisir une forme d’accompagnement : par une association, par un avocat ou par la gendarmerie ou la police. « Il faut que la puissance publique aille vers les victimes. Il ne s’agit pas de leur tordre le bras pour qu’elles parlent mais de les aider. Lorsqu’une femme évoque ces faits qui ont souvent lieu dans le huis clos, ce n’est pas par hasard. C’est qu’elles en expriment le besoin, qu’elles en attendent quelque chose, consciemment ou inconsciemment », argumente le procureur.
Avec ce dispositif, la victime s’évite d’abord la difficile démarche d’un dépôt de plainte au commissariat. « Une femme qui n’est pas écoutée la première fois, elle ne reviendra jamais », prévient une enquêtrice rennaise habituée à l’exercice. « Là, c’est un intervenant social qui vous contacte. On améliore le lien avec le service d’enquête. On a fait beaucoup de progrès, mais parfois, on rate encore l’accueil », assure le procureur. Le nombre de procédures a explosé
« Nous pouvons être meilleurs », avait récemment reconnu le patron des gendarmes d’Ille-et-Vilaine, qui a engagé un grand plan de lutte face à la hausse des cas recensés. L’an dernier, 908 procédures ont été traitées par le tribunal de Rennes. Un chiffre qui a bondi de 45 % en un an. « Je ne suis pas sûr que cela veuille dire qu’il y a tellement plus de violences. Mais cela veut dire qu’on commence à gagner sur la révélation des faits. La parole se libère », avance Philippe Astruc.
Violences conjugales : Un homme interpellé grâce au téléphone grave danger deux jours après sa sortie de détention...

Selon Mme Camille Allain - 20 Minutes - vendredi 6 mars 2020

21/03/2020

Les maires et la transition écologique...

Spontanément, et à juste raison, les Français font le lien entre la préservation de leur cadre de vie et celle de la planète, entre actions locales et préoccupations globales. Pour répondre à leurs attentes grandissantes, nombre de candidats aux élections municipales verdissent leurs programmes. Mais leurs déclarations d'intention devront être suivies d'effets en intégrant les attentes réelles des citoyens ainsi que les contraintes réelles du système électrique. Les candidats devront être le lien entre les développeurs, producteurs, fournisseurs d'énergie et les citoyens afin d'assurer une transition énergétique au service de la collectivité. Notamment, en matière d'énergie renouvelable (EnR), les municipalités doivent donc être le fer de lance d'un développement rapide et harmonieux. Qu'il s'agisse de biométhane, d'éolien, de solaire ou d'hydraulique, les énergies renouvelables se prêtent d'ailleurs idéalement aux initiatives locales. Décentralisées par nature, elles reposent volontiers sur des unités de production disséminées, de tailles raisonnables et s'intégrant harmonieusement à l'environnement. En outre, elles offrent la possibilité de rapprocher production et consommation, en couplant un pilotage intelligent et une optimisation du dimensionnement, pour permettre une gestion maximisée des réseaux électriques.

Plusieurs outils pour organiser le développement local:
Si l'État et les régions conservent de nombreuses prérogatives en matière d'énergie, les municipalités disposent de plusieurs outils pour favoriser et organiser le développement local des EnR. Obligatoire pour les communes et les intercommunalités de plus de 20 000 habitants, le plan climat-air-énergie territorial (PCAET) permet de dresser le cadre stratégique nécessaire à la cohérence dans la durée des différents projets. La collectivité peut aussi utiliser le PLU (ou PLUi) pour accélérer ou flécher les initiatives privées, par exemple en formalisant les orientations favorables aux énergies renouvelables sur des terrains spécifiques ou en en excluant d'autres, étant donné que tout projet au-delà d'une certaine puissance doit obtenir un permis de construire de la commune. Enfin, elle peut investir, ou co-investir, directement dans le développement d'actifs EnR pour orienter les projets afin de respecter la volonté citoyenne. Indépendamment de leur éventuel engagement financier, les municipalités ont surtout la capacité à lever l'un des freins majeurs au développement des EnR : l'acceptabilité. S'impliquer et faire entendre la voix des citoyens permet d'en finir avec les projets démesurés, hors-sol, dépourvus de considérations sociales et environnementales, générant d'innombrables recours et qui, au final, nuisent à l'image des EnR.

La collectivité comme chef d'orchestre:Au contraire, elles peuvent promouvoir le développement concerté d'infrastructures à taille humaine, a minima accepté par les habitants, respectueuses des paysages, de la biodiversité et de la culture locale, et créatrices de valeur pour le territoire et ses habitants. Avec un argument qui fait souvent mouche auprès de ces derniers : la possibilité d'une offre locale autour des actifs de production au bénéfice des citoyens. En effet, non seulement les habitants perçoivent directement l'utilité de l'actif implanté sur leur commune, mais ils bénéficient aussi en général de tarifs d'électricité compétitifs, potentiellement sur de longue période. Selon une récente étude réalisée avec le soutien de l'ADEME, les projets d'initiative locale seraient ainsi deux à trois fois plus rentables tout en suscitant davantage l'adhésion de la population.
Pour autant, tout ceci ne signifie pas que la collectivité doit se transformer en énergéticien. Sa vocation est avant tout d'être un chef d'orchestre qui impulse et organise le développement local des EnR en relayant les attentes des citoyens. Elle apporte sa vision stratégique, sa connaissance du contexte local, son pouvoir administratif, éventuellement des terrains et des toitures et, le cas échéant, une capacité d'investissement de long terme stabilisatrice.

Un schéma quadruplement gagnant
C'est son rôle premier, et c'est un rôle primordial dans la réussite de la transition énergétique. Mais, pour le reste, elle a tout intérêt à se faire accompagner et à s'appuyer sur un partenaire spécialisé, qui apportera son savoir-faire dans la définition, le déploiement et l'exploitation des actifs EnR, et dans la gestion de l'énergie produite. Un tel schéma est quadruplement gagnant. Gagnant pour la collectivité, qui répond aux attentes de la population en matière environnementale tout en créant de la valeur localement. Gagnant pour les citoyens, qui bénéficient d'une énergie propre, locale, compétitive dans la durée et en adéquation avec le territoire. Gagnant pour l'opérateur partenaire, qui tire profit d'une dynamique de création de valeur durable. Enfin, et surtout, gagnant pour l'environnement, avec l'accélération de la transition vers les énergies décarbonées via des infrastructures à impact réduit.
S
elon Mr Nicolas Ott - La Tribune - jeudi 12 mars 2020

Il nous reste le livre!

Écrivain et ancien rédacteur en chef adjoint de Charlie Hebdo, Jean-Marie Gourio s’est fait depuis plusieurs années passeur d’une poésie des rues. Il publie le tome 4 de ses Brèves de Comptoir chez Robert Laffont, série entamée en 1985, et avec laquelle il recense les fulgurances et autres pépites que se racontent les gens, accoudés aux comptoirs des bistrots. 
"Ce sont les gens qui vivent dehors, ce sont les gens de l’extérieur, des marchés, d’EDF, des chantiers, les flics, les ambulanciers, tous les gens qui courent un peu partout pour nous sauver en ce moment, des gens qui ont chaud l’été, froid l’hiver, qui ont les doigts courbes", détaille Jean-Marie Gourio au micro de Philippe Vandel, dans Culture Médias sur Europe 1.
Une forme d’hommage donc, "aux gens qui bossent, les travailleurs, le champ des ouvriers, de la classe populaire, c’est Doisneau, Prévert", résume-t-il encore.

Les Français à l'isolement
La période de confinement que traverse actuellement la France, face à l’épidémie de Covid-19, lui rappelle également combien l’homme reste un animal sociable et a besoin de se retrouver dans les lieux de convivialité que sont les bars et les restaurants. "Là, on se rend compte à quel point les autres sont importants", pointe-t-il. "On voit aussi l’importance des bistrots pour que les gens se retrouvent, et parlent", relève encore Jean-Marie Gourio pour qui, en cette période de cloisonnement, la littérature reste le meilleur moyen de s’évader. "Dans tout ce pays où il n’y a plus de bistrot, il reste un bistrot d’ouvert : le livre !"

Et pourtant, Jean-Marie Gourio a bien failli abandonner la littérature et ses Brèves de comptoir. Profondément marqué par la perte de ses amis après l’attentat de Charlie Hebdo, il estime alors qu’il n’a plus "le droit d’être heureux". "J’ai eu la sensation que cette minute de silence que j’avais faite pour mes amis devait durer éternellement", raconte-t-il. "Je ne pouvais plus aller dans les cafés, car il y avait des écrans télé et pendant une semaine on n’y voyait plus que des brancards. Que des morts, des morts, des morts !", se souvient l’écrivain.

Selon Mr Romain David - Europe 1 - jeudi 19 mars 2020

20/03/2020

Un poême qui prend du sens en cette période.

Un bijou du coeur pour aider les femmes en précarité...

INITIATIVE - Les ventes permettront l'achat de serviettes et de tampons hygiéniques pour les femmes en situation de précarité
« À travers ce bijou, nous voulons mêler écologie, féminité et dimension sociale. » Victoria Grillo, fondatrice de Oh!Mine, spécialisée dans la création de bijoux écoresponsables, et Méganne Monteillet, créatrice de Wakey, distributrice de cosmétiques vegan et bio, se sont associées pour concevoir leur « bijou du cœur ».

« Lever le tabou des règles »
Grâce aux bénéfices des ventes du pendentif, les deux Azuréennes achèteront des protections menstruelles sans composants chimiques et biodégradables de la marque Fava (For all vaginas) qu’elles offriront à une structure locale qui vient en aide aux femmes en situation de précarité. « On veut lever le tabou des règles et permettre à ces femmes de mieux vivre cette période, et donc de mieux vivre leur féminité », explique Méganne Monteillet.
D’après les Décodeurs du Monde.fr, chaque femme dépense en moyenne 3.800 euros dans sa vie pour s’acheter des protections hygiéniques. Un problème pour plus de 1,6 million d’entre elles.
« Aller contre les diktats de la perfection »
Fabriqué sur la Côte d’Azur à partir d’argent recyclé labellisé EcoSilver, le bijou prend la forme d’un anneau « brut, twisté pour symboliser le mouvement, minimaliste et imparfait, parce que les femmes doivent être fières d’être imparfaites et aller contre les diktats de la perfection », revendiquent les deux amies
Mis en vente depuis le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, le bijou est disponible en précommande sur le site de Oh!Mine jusqu’au 22 mars.

Selon Mr Jonathan Hauvel - 20 Minutes - lundi 16 mars 2020

 

19/03/2020

Opéras en libre accès pendant le confinement...

À partir du 17 mars, les opéras Manon, Don Giovanni ou encore le ballet Le Lac des Cygnes seront tour à tour disponibles en libre accès sur les sites de l'Opéra et de Culturebox.
Entre deux séances de télétravail et baby-sitting forcé, le confinement peut aussi être l'occasion de découvrir parmi les plus beaux spectacles du monde. L'Opéra de Paris, en partenariat avec Culturebox, propose ainsi de se ressourcer grâce à une initiative particulièrement savoureuse en ces temps de pandémie: dès mardi 19h30 seront mis en accès libre et gratuitement plusieurs spectacles issus des archives de l'institution.
Le principe est simple. Pendant six jours, l'internaute pourra visionner une représentation disponible sur le site Internet de l'Opéra et celui de Culturebox. À la fin de ce délai, cette production sera remplacée par une autre et ainsi de suite jusqu'en mai. L'opéra Manon de Jules Massenet ouvre le bal, avec une mise en scène de Vincent Huguet. Le spectacle, qui devait se jouer jusqu'au 10 avril à l'Opéra de Bastille, a finalement été annulé après les dernières mesures prises par le gouvernement. Mais coûte que coûte, le prestigieux établissement a voulu permettre aux spectateurs de savourer ce classique de l'opéra-comique. «Nous voulons garder ce lien avec le public malgré ces temps plus que compliqués», explique Martin Coulon, attaché de presse de l'Opéra.
Filmé en huis clos le 10 mars, Manon était initialement destiné à une diffusion dans les cinémas. Un projet mis à mal par l'annonce de la fermeture de toutes les salles samedi soir. C'est donc finalement sur la toile que le public pourra retrouver dès demain la représentation. 
Pour les plus impatients, l'institution parisienne propose d'ores et déjà le ballet Giselle et l'opéra Les Indes galantes sur son site et celui d'Arte Concert.
Le programme des spectacles disponibles en libre accès:
Du 17 au 22/03: Manon
Du 23 au 29/03: Don Giovanni (2019)

Du 30 au 05/04: Le Lac des cygnes (2019)
Du 06 au 12/04: Le Barbier de Séville (2014)
Du 13 au 19/04: Soirée Robbins (2018)
Du 20 au 26/04: Les contes d’Hoffmann (2016)
Du 27 au 03/05: Carmen (2017)
Et du 17/03 au 03/05: le cycle des symphonies de Tchaïkovski par l'Orchestre de l'Opéra de Paris dirigé par Philippe Jordan.

Selon www.lefigaro.fr - Le Figaro - lundi 16 mars 2020

18/03/2020

Avec l'application PlantNet, on peut identifier tous les végétaux...

Cette plate-forme collaborative a été créée par des chercheurs .
PlantNet, c’est un peu le Shazam des végétaux. Créée à Montpellier (Hérault) il y a dix ans par un consortium de chercheurs, cette plate-forme collaborative gratuite, accessible sur le Web ou depuis une application IOS et Androïd, permet d’identifier une plante en prenant simplement en photo une fleur, une feuille ou un fruit.
Le cliché est aussitôt comparé aux autres végétaux présents dans la base de données, et si le moteur de reconnaissance visuelle est sûr de lui, une seule réponse est indiquée à l’utilisateur. Sinon, s’affichent plusieurs propositions d’espèces probables, avec des « scores de confiance » différents. Pourquoi ? Tout simplement parce que toutes les fleurs issues d’une même espèce ne se ressemblent pas toutes trait pour trait.

Douze millions de téléchargements
« Lorsque l’on photographie des plantes et qu’on les soumet à PlantNet, ce ne sont jamais les mêmes individus de cette espèce déjà présents dans la base, explique Pierre Bonnet, chercheur au Cirad, qui travaille sur cet outil. Dans la nature, il y a de nombreuses variabilités chez une même espèce, dans la taille ou la forme. » Mais plus le projet avance, plus le système de reconnaissance est performant. Les utilisateurs les plus expérimentés peuvent d’ailleurs contribuer à évaluer les résultats de l’application.

Quelque 28.600 espèces sont aujourd’hui référencées sur PlantNet, dont l’application a été téléchargée plus de 12 millions de fois. En moyenne, chaque jour, 150.000 fous de botanique utilisent cette plate-forme, traduite en 22 langues, partout dans le monde. Pour établir une carte de répartition des plantes
Au-delà de son côté ludique, qui donne une autre envergure aux balades en nature, PlantNet est aussi un formidable outil pour les chercheurs. La plate-forme permet, par exemple, en utilisant ses données, « d’établir des cartes de répartition des plantes, note Pierre Bonnet. Avec des dizaines de milliers d’utilisateurs journaliers, c’est un dispositif qu’aucun organisme de recherche n’a les moyens de financer et de mettre en œuvre. »
Le projet PlantNet, porté par le Cirad, l’Inrae, l’Inria et l’IRD avec le soutien d’Agropolis Fondation, est désormais aux mains d’un consortium, ouvert à de nouveaux membres.
Selon Mr Nicolas Bonzom - 20 Minutes - lundi 9 mars 2020

Le pouvoir et l'émancipation des femmes dans le monde...

Il y a un mois, la directrice générale du Women's Forum, Chiara Corazza, présentait au ministère de l'Économie et des Finances ses recommandations pour enrichir le projet de loi 2020 consacré à l'émancipation des femmes. Dimanche, elle devait présider un grand événement à Abu Dhabi à l'occasion de la "Journée internationale des droits des femmes", mais il a été annulé à cause de la crise du coronavirus. Bientôt elle jouera de son puissant carnet d'adresses à Chicago, aux Etats-Unis, et à Riyad, en Arabie saoudite, où se tiendra le G20. Partout l'ancienne journaliste italienne s'affiche en modèle pour défendre le rôle et la place des femmes dans la construction du monde de demain.
Se positionner sur les métiers du futur
"Nous devons nous positionner sur les métiers du futur comme la mobilité, la transition énergétique et la cybersécurité, martèle la ­combative sexagénaire. En mon temps, on pouvait agir en faisant du journalisme ; aujourd'hui, il faut se mettre au code. Si nous ne pouvons pas être à l'origine des algorithmes et des logiciels d'intelligence artificielle, nous créerons un monde profondément injuste et dangereux." Si le monde du travail s'est féminisé et si les femmes sortent davantage diplômées de l'enseignement ­supérieur que les hommes, elles ne représentaient en 2017 que 28% des ingénieurs titularisés, selon les statistiques du ministère de l'Enseignement supérieur. Elles sont aussi peu nombreuses dans le milieu de la recherche et déposent à peine un brevet sur sept.
"Les femmes ne sont pas meilleures que les hommes mais elles sont différentes, observe Chiara Corazza. Dans la finance, elles investissent dans des projets plus durables et éthiques." Aux ­Emirats arabes unis, la directrice du ­Women's Forum a trouvé un autre exemple : elle a rencontré récemment quatre ministres, "quatre jeunes femmes brillantes", qui ont partagé avec elle une idée nouvelle : imposer un congé paternité de deux jours, qui doit permettre aux pères de préparer la naissance du bébé. "Il y a trente-quatre ans, quand j'ai accouché, j'étais morte de fatigue, raconte-elle. Pourtant, en rentrant à la maison, j'ai dû remplir le frigo, installer le lit de mon fils, faire les lessives… Aucun autre pays développé n'a proposé cela."
Des biais sexistes inconscients
Une meilleure représentation des femmes sera la condition sine qua non d'un monde plus équitable. Caroline Criado Perez, elle aussi, n'a cessé de le répéter tout au long de l'année 2019. À 35 ans, la journaliste britannique s'est bâti une réputation de redoutable icône féministe. Quand elle n'est pas dans la rue pour défendre les droits des femmes, elle arbore dans les magazines ce slogan imprimé sur son tee-shirt : "La moitié des T-Rex étaient des femelles." Elle s'est d'abord fait connaître en lançant le mouvement The Women's Room, qui vise à rendre plus visibles les femmes dans les médias, avant d'obtenir de la Banque d'Angleterre qu'elle fasse figurer la romancière Jane Austen sur les billets de 10 livres et de faire ériger une statue de la suffragette Millicent Fawcett en plein cœur de Londres.
Dans son dernier livre, plusieurs fois primé, Femmes invisibles – ­Comment le manque de données sur les femmes dessine un monde fait pour les hommes, dont la version française est parue en février aux éditions First, elle met en lumière les biais sexistes inconscients présents dans la fabrication des produits de consommation ou dans l'urbanisme : la taille des smartphones – souvent trop larges pour tenir dans une main de femme –, la forme des sièges de voiture – conçus à partir de la morphologie des hommes –, ou les défauts des logiciels de reconnaissance vocale, qui comprennent mieux la voix des hommes. "Même aux toilettes, les femmes ont la vie dure, s'indigne-t‑elle. Elles doivent y faire la queue 2, 3 fois plus longtemps que les hommes, car si les surfaces des petits coins sont équivalentes, les urinoirs prennent moins de place, il y a donc plus de toilettes pour hommes. Lorsque les femmes ont leur mot à dire dans le processus de décision, elles ne sont pas oubliées."
Reste à leur faire une place dans les lieux de pouvoir. Selon le rapport 2019 de l'observatoire de la féminisation des ­entreprises de l'école de commerce Skema, elles ne représentent que 13,69% des membres des comités de direction des 60 plus grandes sociétés cotées à la Bourse de Paris. "Au mieux, dans les conseils d'administration ou les comités exécutifs, les femmes restent cantonnées aux mêmes postes, comme la communication ou les ressources humaines", déplore Corazza. Même constat en politique : plus de quatre maires sur cinq sont des hommes, rappelle le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE) à la veille des municipales en France. "Il y a eu des progrès spectaculaires ne serait-ce que depuis ma naissance, admet Caroline Criado Perez. Mais les femmes demeurent, comme l'avait formulé Simone de Beauvoir, l'Autre. Nous devons changer ça."

Selon Mme Romane Lizée - leJDD - dimanche 8 mars 2020

17/03/2020

Indemnisation record pour des braconniers des réserves marines dans les Calanques...

Quatre braconniers des mers devront verser 385 000 euros au total au parc national pour avoir pillé des réserves marines près de Marseille. Une première depuis le vote d’une loi sur la protection des milieux naturels. Un total de 350 000 euros en réparation d’un « préjudice écologique » ! Le tribunal de grande instance de Marseille (Bouches-du-Rhône) a tapé fort au portefeuille ce vendredi 6 mars au matin en condamnant solidairement quatre braconniers sous-marins à indemniser le Parc national des calanques. Ils devront aussi s’acquitter de 35 000 euros de dommages et intérêts divers. Une somme record en France, depuis le vote de la loi pour la reconquête de la biodiversité en août 2016, qui a ouvert la voie à ces procédures.
Si les quatre chasseurs sous-marins, précédemment condamnés au pénal à des peines de 15 à 18 mois de prison avec sursis en juillet 2018, peuvent faire appel, le Parc national des calanques estime déjà que ce délibéré mûrement pesé pendant près de quatre mois par les magistrats est une « décision historique ».
4,6 tonnes de poissons pillées
« Ce jugement est aussi un avertissement, tant pour les chasseurs sous-marins que pour les restaurateurs qui écoulaient le produit du braconnage, cinq d’entre eux vont devoir également verser 3000 euros chacun au parc », apprécie Me Sébastien Mabile, l’avocat du Parc national des calanques, qui avait réclamé 450 000 euros au titre du préjudice écologique lors de l’audience du 8 novembre. « Ce qui est important, c’est surtout que le tribunal a validé la méthode spécialement créée pour estimer le préjudice porté à un environnement protégé ».
Le parc national avait en effet sollicité des scientifiques et des économistes pour évaluer le prix des 4,6 tonnes de poissons, dont des espèces protégées comme le mérou, 322 kg de poulpes et 16 800 douzaines d’oursins pillés dans des eaux interdites à la pêche, jusqu’à l’interpellation en flagrant délit et en pleine mer des braconniers en juin 2017.
« La justice a reconnu que ceux qui saccagent l’environnement doivent être condamnés en fonction de calculs élaborés, et pas au doigt mouillé. Aujourd’hui, l’indemnisation est conséquente et le tribunal a envoyé un message fort, pour les contrevenants mais aussi pour les gestionnaires d’espace naturel et les agents de l’Etat en mer qui y voient un soutien, a est imé à l’issue de l’audience Didier Réault, le président du conseil d’administration du Parc national des calanques. Nous nous réjouissons de cette décision qui reconnaît que la valeur intrinsèque de la biodiversité est supérieure à sa valeur marchande. » « Les dommages et intérêts seront consacrés à tenter de réparer les dégâts causés aux espaces naturels et à la biodiversité, a-t-il précisé. Aujourd’hui, ceux qui détruisent la nature doivent comprendre que cela à un prix ».
« Cela ne peut faire que boule de neige »
Cette condamnation est aussi un signe que la justice prend désormais très au sérieux ces atteintes à l’environnement, avec, depuis 2015, un magistrat référent dans chaque parquet. « Pour l’enquête sur cette affaire de braconnage où nous avions retenu la bande organisée, nous avons mis en place le même dispositif que celui que nous utilisons pour lutter contre le trafic de drogue, notamment des écoutes téléphoniques qui ont permis de quantifier le préjudice », confirme Franck Lagier, premier vice-procureur de la République de Marseille, chef de la section en charge du contentieux de l’environnement, qui avait jugé la demande d’indemnisation du parc « légitime » lors de l’audience.
« On ne peut que se réjouir de ce jugement qui est une première d’importance : on a été suivis par le tribunal même si la somme attribuée est moindre que celle demandée. C’est bon signe pour tous ceux qui voudraient se constituer partie civile dans des dossiers environnementaux, cela ne peut faire que boule de neige. La justice est en adéquation avec l’évolution de la sensibilité des citoyens sur les questions écologiques. »

Selon Mr Marc Leras, correspondant à Marseille (Bouches-du-Rhône) - Le Parisien - vendredi 6 mars 2020