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16/02/2020

Remboursements du crédit d'impôts plus rapides en 2021 et 2022?

Alors que les Français vont découvrir ces jours-ci le montant de leur baisse d'impôt sur le revenu sur leur fiche de paie de janvier, le ministre de l'Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, a annoncé mardi une série de nouvelles mesures fiscales, dont la fin programmée de la déclaration de revenus, remplacée pour de nombreux contribuables par une validation tacite de la déclaration pré-remplie.
Le ministre a aussi promis que le crédit d'impôt lié aux dons sera bientôt "contemporanéisé"... En d'autres termes, la ristourne fiscale liée à ces dons sera faite très rapidement, et non avec plus d'un an de décalage comme c'est le cas actuellement. Une expérimentation aura lieu en 2021, pour une généralisation en 2022, a indiqué le ministre.
Un remboursement avec un décalage réduit
Jusqu'en 2018, le crédit d'impôt dû pour l'année n-1 était versé durant l'été, au moment de la réception de l'avis d'imposition, en une seule fois. Depuis l'introduction du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu en janvier 2019, l'Etat verse en janvier 60% du crédit d'impôt (en se basant sur les montants versés l'année n-2), et le solde de 40% est régularisé pendant l'été avec l'avis d'imposition.
Après la réforme, le crédit d'impôt pour les dons effectués en année "n" devrait être intégralement remboursé dès janvier de l'année n+1, soit avec quelques mois de décalage seulement. La mise en oeuvre de ce projet pose cependant plusieurs difficultés, notamment un enjeu de confidentialité, puisque les associations devront communiquer à l'administration fiscale les dons reçus des contribuables, qui sont en principe anonymes.
Mensualisation en vue pour le crédit d'impôt des handicapés
Plus globalement, le gouvernement veut d'ici quelques années rendre contemporain le versement de la plupart des crédits d'impôt avec les dépenses engagées chaque mois par les ménages.
Par exemple, dès le 1er juillet prochain, les ménages situés dans le Nord et à Paris qui emploient un salarié à leur domicile et sont bénéficiaires de l'aide personnalisée à l'autonomie (APA) et de la Prestation de compensation du handicap (PCH), vont expérimenter le versement mensuel de leur crédit d'impôt. L'objectif est de généraliser ce mécanisme partout en France en 2021, soit pour 1 million de personnes.

Selon Boursier.com - Boursier - mardi 28 janvier 2020

15/02/2020

Créer des zones entièrement sauvages, est-ce une bonne idée?

Depuis 200 ans, le progrès technologique a engendré une rupture toujours plus marquée entre notre espèce et la nature, qui se manifeste notamment par une domestication sans cesse plus importante du vivant et une occupation croissante de la superficie terrestre.
Aujourd'hui, la moitié des terres habitables, soit 51 millions de kilomètres carrés, sont converties à l'agriculture, et 77% des terres agricoles, soit 40 millions de kilomètres carrés, sont dédiées au pâturage des animaux d'élevage. Ce remodelage massif des écosystèmes par l'activité humaine a entraîné, et continue d'entraîner, une baisse tout aussi massive de la biodiversité.
Avec la mondialisation, ce n'est pas seulement l'impact que peuvent avoir nos infrastructures de production et de consommation sur l'environnement qui pose problème, mais également la distribution de notre espèce sur la surface du globe.

Où se trouvent les dernières zones sauvages sur la planète?

Perte brutale de biodiversité
La situation actuelle a tout lieu de nous inquiéter. Selon WWF, 60% des vertébrés ont disparu de la surface de la Terre depuis les années 1970. Le nombre d'espèces qui ont été décimées, directement ou indirectement, par l'activité humaine depuis la seconde moitié du XXe siècle, est vertigineux. Et le phénomène est exponentiel.
Dans «Biological annihilation via the ongoing sixthmass extinction signaled by vertebrate population losses and declines», une étude datant de 2017, les chercheurs Paul Ehrlich et Rodolfo Dirzo de l'université Stanford, ainsi que Gerardo Ceballos de l'Université autonome du Mexique, ont mis en évidence qu'un nombre croissant d'animaux disparaissait, année après année, à un rythme toujours plus rapide, partout à travers le monde.
Toujours en 2017, le World Ressource Institute estimait qu'entre 150 et 200 espèces sauvages s'éteignaient quotidiennement, victimes d'une dégradation de leur environnement naturel causée par la pollution, l'urbanisation et la déforestation, alors qu'en parallèle les archives fossiles nous apprennent que la vitesse moyenne d'extinction ne dépasse pas 5 espèces par an sur les 200 derniers millions d'années.
Edward O. Wilson préconise de définir un nouveau pacte avec le vivant.
Plus récemment, un rapport de l'Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services (IPBES), datant de 2019, a démontré que la disparition des espèces atteignait actuellement un seuil critique, avec plus d'un million d'entre elles directement menacées. Cette même année, la revue Nature publiait une étude qui indiquait que les populations d'insectes arthropodes avaient diminué de 67% en quelques années.
Or, les effets d'une perte brutale de biodiversité sont clairement identifiés et ils font froid dans le dos: désorganisation et baisse du rendement agricole, dégradation de la sécurité alimentaire, détérioration de la qualité de l'air, diminution des réserves d'eau potable, diffusion à plus grande échelle des virus et des bactéries pathogènes... Un désastre. Facteur aggravant, l'affaiblissement des écosystèmes et le changement climatique sont intimement liés, l'un favorisant l'autre, et vice versa. La protection du vivant est un impératif tout aussi crucial que celui de la baisse des émissions de CO2. Dès lors, comment inverser le processus?
Edward O. Wilson, professeur émérite à Harvard, biologiste et entomologiste de notoriété mondiale, propose d'aller encore plus loin. Dans Half-Earth, our planet's fight for life, un ouvrage paru en 2017, il préconise de définir un nouveau pacte avec le vivant qui ménagerait, à l'échelle globale, les besoins primaires de la faune et de la flore en réensauvageant la moitié des surfaces habitées.

Sanctuariser pour sauvegarder
Wilson pose le principe d'une nouvelle occupation de la planète, en insistant sur la nécessité d'épargner à tout prix les environnements. Il émet l'idée de tracer une carte «bio-géographique» du monde en délimitant les zones prioritaires à sauvegarder en fonction du niveau de fragilité des animaux qui y vivent, et en créant de vastes réserves dans tous les pays. Selon lui, préserver 50% des habitats naturels pourrait sauver 85% de la biodiversité actuelle.
Cette préoccupation n'est pas nouvelle. De fait, un nombre croissant d'initiatives écologiques se fixent pour but de protéger le vivant en restituant des territoires à la nature. Il ne s'agit pas ici de développer des technologies écoresponsables, de miser sur la croissance verte, ni de rendre vertueux nos systèmes de production et de consommation en basculant dans l'économie circulaire et la sobriété énergétique, mais de freiner la disparition des espèces animales de manière radicale.
Au Portugal, la réserve de Faia Brava a été pensée pour permettre à la vie sauvage d'évoluer librement, sans aucune intervention humaine.
Des groupements de citoyen·nes se cotisent pour racheter des forêts entières afin d'y interdire la chasse et d'y développer une sylviculture douce. Des associations militantes, comme l'Aspas, mettent la main au porte-monnaie pour acquérir des terrains et les transformer en réserves naturelles libres de toute exploitation. Au Portugal, la réserve de Faia Brava a été pensée pour permettre à la vie sauvage d'évoluer librement, sans aucune intervention humaine.
En 2010, la conférence mondiale de Nagoya au Japon avait défini plusieurs objectifs similaires pour 2020, notamment la «réduction de moitié du taux de perte de tous les habitats naturels, y compris les forêts» ainsi que la «création d'un réseau d'espaces protégés couvrant au moins 17% de la surface terrestre et 10% des océans». Dix ans après, l'humanité est loin du compte...
Selon Mr Arnaud Pagès - Slate - lundi 27 janvier 2020

Fin du gaspillage alimentaire?

Lancé cet été par une fille d’agriculteur, Foodologic propose de mettre en relation différents acteurs pour lutter contre le gaspillage alimentaire et améliorer la rémunération des producteurs.
Que font les agriculteurs de leurs fruits et légumes invendables? Parfois trop petits, ces produits peuvent ne pas correspondre à certaines normes ; en cas de saison exceptionnelle, il peut aussi y avoir de l’excédent, qui ne pourra pas être diffusé en grande distribution ou ailleurs. Dans les deux cas, ils ne sont pas vendus. C’est ainsi qu’une partie non négligeable de la production de fruits et légumes reste donc dans les terres, quand elle n’est pas détruite.
Pour tenter d’enrayer ce gaspillage, une entrepreneuse normande implantée à Rennes depuis quelques années a fondé sa société l’été dernier. Celle-ci a pour ambition de mettre en relation agriculteurs, industriels et restaurateurs. «Le but, c’est de créer une nouvelle filière», un nouveau circuit court, lance-t-elle avec ambition au Figaro. Magali Duramé a beau avoir travaillé près d’une quinzaine d’années dans la grande distribution, elle n’évolue pas en terre inconnue. «L’univers agricole n’est pas nouveau pour moi, j’ai grandi dans une famille d’agriculteurs», confie-t-elle. «J’ai rapidement compris que c’était le principal problème car 50% du gaspillage alimentaire vient des fruits ou des légumes», explique-t-elle.
«Comme un site de rencontre, mais pour des fruits et des légumes»
Sa start-up travaille sur ces produits qui ne respectent pas les normes françaises ou européennes. En somme, elle propose de leur donner une seconde chance. Pour faire se rencontrer les différents acteurs de son projet, Magali Duramé a mis au jour un cahier des charges précis, pour qu’offre et demande puissent coïncider. «C’est comme un site de rencontres mais pour des fruits et des légumes», s’amuse-t-elle. Un site de rencontres qui devrait permettre de sauver plusieurs centaines de tonnes de fruits et légumes en 2020, selon ses premières estimations. Chaque année, 10 millions de tonnes de nourriture destinées à la consommation humaine sont perdues ou jetées.
Double bénéfice de ces rencontres entre professionnels: cela permet de ne pas rogner la marge des agriculteurs qui, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (la FAO), voient 14% de leur récolte en moyenne partir à la poubelle. Un chiffre qui fait écho au malaise actuel qui frappe le monde agricole.
Véritable enjeu environnemental
Ces objectifs sont en accord avec les deux volontés principales de l’entrepreneuse: mieux rémunérer les agriculteurs et agir en faveur de l’environnement. C’est pour cette raison que Magali Duramé reste vigilante, «afin que l’action ne soit pas contre-productive». En effet, reprenant les chiffres du ministère de l’Agriculture, elle estime qu’un transport de 100 kilomètres en camion n’est pas rentable écologiquement s’il n’y a pas, en moyenne, un minimum de 54 kilos de fruits et légumes dans le chargement.
Outre les nombreux partenaires, trois personnes font vivre l’entreprise. Et nul besoin de faire tourner des offres d’embauche, assure Magali Duramé. «Je reçois beaucoup de candidatures très diverses», explique-elle, pour rejoindre ce projet, qui devrait prendre en importance en 2020. D’ici là, l’entreprise prévoit de mettre au point son application afin de «faciliter la saisie des informations». Un déploiement national est également prévu, la concurrence étant encore faible dans le domaine.

Selon Mr Pierre Zéau - Le Figaro - lundi 23 décembre 2019

14/02/2020

Des cartables solaires en Afrique...une idée lumineuse!

Dans le journal Nous, un journaliste nous fait connaître l'initiative d'une start-up ivoirienne nommée Solarpak et créée par Mr Evariste Akoumlan: le cartable solaire. Il s'agit, en fait, d'une besace dotée d'un petit panneau solaire relié à un port USB. Ce cartable offre la possibilité d'alimenter une lampe basse consommation pendant 3 heures. Sur le site "Les Observateurs", animé par la chaîne France 24, Mr Akoumlan assure avoir déjà distribué près de 50 000 cartables, financés par des ONG et des entreprises.

En Afrique, où 80% des secteurs ruraux n'ont pas encore accès à l'électricité, cet équipement, qui ne coûte que 18 euros environ, permet que les enfants le soir puissent faire leurs devoirs et leurs lectures ou qu'il éclaire un moment la maison familiale. De plus, ce cartable est en matière étanche, ce qui permet à l'écolier de rester 20 à 30 minutes sous la pluie sans mouiller ses affaires scolaires.

Des bénévoles de "Voies du monde" ont passé commande de 30 sacs, qui leur coûtent en moyenne 19,67 euros. Ils envisagent d'équiper des classes au Burkina Faso et notamment les élèves de la ville de Bobo-Dioulasso, la capitale économique du pays. Jusque là, le cartable de Solarpak remporte pratiquement tous les suffrages, même s'il est en concurrence avec d'autres modèles sur le continent africain.

Pour tout renseignement ou don, s'adresser à www.solarpak.net.

Lyliane

Sommet Choose France: quoi de neuf à attendre pour les start-up?

Essentiellement techniques, les mesures d'attractivité en faveur des start-up annoncées cette semaine lors du sommet Choose France sont un message à l'intention de Londres. Elles représentent aussi des améliorations marginales mais assez concrètes pour les start-up.
Des annonces cosmétiques ou une vraie avancée pour les start-up françaises ? Les "mesures d’attractivité en faveur des start-up" divulguées lundi par le secrétaire d’Etat chargé du numérique Cédric O, lors du sommet Choose France, ne sont pas, autant le dire, d’une limpidité cristalline. Actions gratuites, BSPCE, visas pour les étrangers : ces mesurettes très techniques vont-elles changer la vie des acteurs de la Start-up Nation ?
Un appel du pied aux entrepreneurs de Londres
Premier décodage : à onze jours du Brexit, l’accent mis sur l’attractivité de la France est un signal clair en direction des start-up de Londres, qui devra défendre son statut de capitale européenne des start-up.
Parmi le paquet de mesures, se trouve ainsi une réponse à la crise des talents rencontrées par les entreprises du digital : le French Tech Visa sera encore étoffé. Alors qu’il était réservé aux start-up, ce permis de travail et de résidence prioritaire, lancé en juin 2017 par Emmanuel Macron, s’étendra dorénavant aux salariés des grands groupes, qu’ils soient français ou étrangers. "Faire venir un ingénieur indien chez Google ou chez Facebook, ce sont des cas très concrets que nous rencontrons", souligne Nicolas Brien, directeur général de France Digitale. Faciliter le recrutement de salariés chez Google France ou chez Atos pourrait avoir un impact pour l’ensemble des entreprises, y compris les plus petites : attirés dans les filiales de grands groupes, des talents étrangers pourraient par la suite être recrutés dans des start-up françaises, espère France Digitale.
Deux autres mesures visent à faciliter l'intéressement au capital des salariés dans les entreprises technologiques. La première concerne les attributions d’actions gratuites ou AGA. Cet outil avait été détourné de sa finalité première par les grands groupes, qui en avaient usé et abusé pour rémunérer leurs dirigeants. On se souvient par exemple des 300 millions d’euros d’actions gratuites reçues par Bernard Charlès, le patron de Dassault Systèmes. Pour éviter ces dérives, le gouvernement avait alourdi la fiscalité des AGA, en les assujettissant à 15% de cotisations patronales – une facture que seules les PME n’avaient pas à payer. "Initialement destinée aux PME n’ayant jamais versé de dividendes, l'exonération peut désormais s'appliquer aux ETI dans les mêmes conditions", annonce Bercy. Une façon concrète d’accompagner la croissance des "scale-up", les entreprises à forte croissance rejoignant, en grossissant, le club des ETI.
Actions à prix préférentiel aux salariés français
La deuxième mesure assouplit le régime des BSPCE : plébiscité par les start-up, qui y ont recours à 86%, cet outil était réservé aux sociétés françaises. Dorénavant, les filiales de start-up étrangères installées en France, comme Deliveroo et consorts, pourront, elles aussi, distribuer des actions à un prix préférentiel à leurs salariés. Cette mesure est, tout comme le French Tech visa, un signal fort dans le contexte du Brexit. "Si vous hésitez à déménager votre siège de Londres à Paris, il est essentiel de pouvoir offrir à vos managers une rémunération attractive", souligne Nicolas Brien.
"Le principal problème qui freine les dirigeants de start-up françaises qui s’internationalisent n’est pas résolu", soupire toutefois le patron d’une des plus belles scale-up françaises. "Pour nous, la difficulté n’est pas tant de faire venir des talents étrangers en France que d'offrir des conditions attractives aux salariés de nos filiales européennes", explique-t-il. Or, il se heurte comme ses homologues à l’inextricable fouillis du droit européen, où les salariés étrangers se voient lourdement pénalisés dans certains pays, comme aux Pays-Bas où l’intéressement dans une start-up étrangère est taxé à 40%. L’harmonisation du droit fiscal et social reste un vaste chantier. "Les mesures annoncées lundi ont toutefois l’avantage d’être concrètes", reconnaît malgré tout l’entrepreneur. Un pied de nez à Londres et des petits pas dans le bon sens…

Selon Mme Delphine Dechaux - Challenges - mercredi 22 janvier 2020

13/02/2020

Démarchage à domicile: bientôt des poursuites plus efficaces?

Lundi 20/1/2020, plusieurs associations de défense des consommateurs ont lancé une pétition appelant les pouvoirs publics à interdire le démarchage téléphonique, pratique qualifiée d'"intrusive" et de "non désirée par les consommateurs". Mercredi soir, elle comptabilisait plus de 216 000 signatures, sur un objectif de 250 000.
Mardi, ce sont les principales fédérations du bâtiment qui ont demandé au gouvernement d'interdire ce démarchage en matière de rénovation énergétique, accusant certaines plates-formes de harceler et d'induire en erreur les particuliers.
L'échec de Bloctel
"Si ces nuisances téléphoniques perdurent, c'est essentiellement en raison de réseaux extrêmement bien organisés dans la poursuite de ces activités délictuelles", a déclaré mercredi au Sénat Cédric O.
Le fichier Bloctel, service mis en place mi-2016, permet théoriquement de ne plus être dérangé par des appels non souhaités. Mais ce dispositif est "inefficace en raison de dérogations bien trop extensives et de sanctions insuffisamment dissuasives", dénoncent les associations de consommateurs.
Cédric O a indiqué qu'"en 2019, plus de 1000 établissements [avaient] été contrôlés, conduisant à la sanction de 66 d'entre eux ne respectant pas le dispositif Bloctel, pour un montant total d'amendes de 2,3 millions d'euros, ce qui est trois fois plus qu'en 2018". Il a également souligné que la Répression des fraudes "publiait régulièrement [le nom des] entreprises fraudeuses". "Une quinzaine de décisions ont été publiées, cela se généralisera dans les prochains mois", a-t-il précisé.
LIRE AUSSI >> Démarchage abusif : la répression des fraudes cible 13 sociétés du secteur de l'énergie
Mais le secrétaire d'État a convenu que "le cadre législatif méritait d'être renforcé". "C'est le sens de la proposition de loi portée par le député Christophe Naegelen qui vise à mieux encadrer le démarchage téléphonique et à lutter contre les appels frauduleux", et qui doit être discutée à l'Assemblée le 30 janvier.
Cette proposition de loi doit "renforcer les obligations" et prévoit également "des sanctions beaucoup plus dissuasives, jusqu'à 375 000 euros d'amende, avec une attention particulière sur le secteur de la rénovation thermique, avec des cas d'interdiction sectorielle. S'il faut aller plus loin, nous irons plus loin", a ajouté Cédric
 O.

Selon l'Express-L'Express - mercredi 22 janvier 2020

A propos du libéralisme selon Mr Yannick Jadot...

Cet ancien de Greenpeace, passionné de football lance le coup d'envoi du débat en ces termes "La passion du combat, de l'engagement, c'est comme le football : il y a des règles mais il faut parfois savoir filouter". Un vrai politicien donc, qui au fil du débat renforce sa stature d'ambassadeur d'une écologie de compromis. Le match fut riche : Europe, changement de modèle économique, rôle des entreprises et de la finance dans l'économie verte, autant de thèmes abordés au cours de ce débat. Retour sur le plan de match de Yannick Jadot contre le réchauffement climatique en 5 points clefs.

Penser globalement le changement climatique : le rôle de l'UE

Pour Yannick Jadot, l'écologie est un combat et l'Union Européenne "une force de frappe". La lutte contre le réchauffement climatique passe par l'Union Européenne. Le député européen rappelle que les comportements individuels, et les efforts des collectivités territoriales sont tout aussi nécessaires. Mais à son sens seule l'échelle européenne permet de peser dans les négociations internationales face à la force de frappe des lobbys et des pays comme les Etats Unis ou le Brésil. Il se félicite que l'environnement soit devenu une compétence européenne, qui rentre parfaitement dans le rôle originel de l'organisation de nous assurer un "avenir paisible". Hier l'Union Européenne était construite pour empêcher une nouvelle guerre mondiale, aujourd'hui elle se doit d'empêcher la destruction de notre écosystème.

Malgré ses insuffisances démocratiques, l'Union Européenne reste donc un "formidable espace de conquête" selon Yannick Jadot.

Changer de modèle économique : la fin du libéralisme
Le combat de l'écologie passe pour Yannick Jadot par un changement de modèle. Son constat est simple : le libéralisme économique s'est développé sur l'idée qu'il était structurellement porteur du libéralisme politique. Or aujourd'hui selon le député européen l'"ultralibéralisme" poussé à son extrême déclenche en monétisant la vie privée par exemple - de nombreuses peurs. Le libéralisme devient dès lors le premier ferment des populismes. La perspective de progrès a pour lui disparue, puisqu'un nombre croissant de personnes ne croient pas en la perspective d'une amélioration du train de vie de leurs enfants. Le constat est selon lui sans appel :

"Quand on se bat pour le Green Deal européen, c'est pour se donner un projet de civilisation ! Le libéralisme, ce n'est pas un projet de civilisation ! "
Yannick Jadot entend lancer une stratégie de la mobilisation. Au nom de ce nouveau combat écologique le député européen exhorte à un "moment pearl harbor". "Profitons de ce défi du vivant, du changement climatique, de la solidarité pour transformer notre société en mieux". Le défi écologique est alors vu comme un tremplin pour le développement d'une nouvelle économie.

Investir dans l'économie verte : un deal gagnant-gagnant

Investir dans l'énergie verte est selon Yannick Jadot, le seul investissement rationnel. Pour lui aucun investisseur privé n'a intérêt à un financer dans les énergies fossiles. Plébisciter l'énergie éolienne et solaire c'est pouvoir atteindre l'indépendance énergétique, notamment d'un point de vue géopolitique. Ultime argument, le nucléaire lui aussi est soumis à des problèmes d'approvisionnement avec des réacteurs mis à l'arrêt pour des raisons de sécurité, les arguments traditionnels d'indépendance et de promesse d'approvisionnement en flux tendus ne tiennent donc plus.
Le rôle des entreprises est donc clef dans cette transition énergétique, via l'investissement dans des innovations technologiques majeures. La capacité d'investissement est renforcée par la baisse des coûts des énergies renouvelables avec un coût marginal de l'énergie solaire proche de zéro.

La mise en place de cette transition : encore un long chemin à parcourir

Yannick Jadot appelle à suivre des pays comme le Danemark, l'Autriche ou l'Allemagne et miser sur l'énergie verte. Il regrette à ce titre que l'objectif pour la France de 23% d'énergie renouvelable pour 2020 ne soit pas tenue, et s'élève seulement à 17%.
Il faut davantage aussi économiser l'énergie. Yannick Jadot se désole que le gouvernement ait réduit de moitié les crédits d'impôt d'isolation thermique. Le logement représente 40% de nos consommations d'énergie et 25% de nos émissions. Il soulève l'extraordinaire opportunité d'investissement dans la rénovation thermique des logements, via notamment les PME afin de régler les 6 millions de passoires énergétiques.

Seulement, le député européen semble battre en retraite quand ses interlocuteurs l'interrogent sur l'empreinte écologique et la nécessaire utilisation de métaux rares largement détenus par la Chine pour la construction d'éoliennes et de panneaux solaires. Questionné sur le développement d'une finance "verte", Yannick Jadot, riposte en dénonçant « place dans notre économie trop importante, prédatrice pour la création d'entreprises" occupée par la finance. Bien qu'il souligne des efforts de désinvestissement réalisés dans les énergies fossiles, il regrette que plus de 600 milliards d'euros par an soient encore investis dans les énergies fossiles.

La stratégie de l'ouverture: Interrogé sur l'élection de Julien Bayou, issu de l'aile gauche du parti Yannick Jadot expose la stratégie d'ouverture des Verts. "Nous devons être en capacité autour d'un projet positif de rassembler très largement, sûrement dans quelque chose qui ne sera plus EELV, mais quelque chose de beaucoup plus large et de beaucoup plus puissant. "

Alors, le capitaine des Verts sort-il gagnant de ce débat ? Sur un point, en tout cas il n'en fait aucun doute, celui d'imposer l'écologie dans le débat public ; à la question, "l'écologie sera-elle l'enjeu majeur de la prochaine élection présidentielle ? " 68% du public ont répondu oui. De quoi faire pousser des ailes à Yannick Jadot qui s'esclaffe : "Je vais peut-être y réfléchir à cette élection présidentielle finalement".

Avant de penser aux présidentielles, il convient d'abord de passer par la case municipale. L'écologie devenue un thème majeur permettra-t-elle à EELV de s'imposer aux élections municipales ? Le terreau semble moins fertile que pour les élections européennes ...

12/02/2020

Protéger les océans, c'est aussi protéger le climat!

Dans "La Bannière", petit encart de Greenpeace, sont soulignés les efforts nécessaires pour surmonter la crise du climat. En effet, ces efforts nous incombent, tout comme aux Etats et aux entreprises. Greenpeace considère que les énergies renouvelables devraient progresser de 50% dans le monde d'ici à 2024. Or, les gouvernements des pays européens, des Etats-Unis, de la Chine... ne semblent pas jusqu'ici à la hauteur des enjeux...

Par exemple, cite Greenpeace, on connaît mieux la lune que les océans: moins de 5% des fonds marins de la planète ont été étudiés à ce jour. Aussi, l'ONG se réjouit du nouveau partenariat établi avec le CNRS pour mener une expédition scientifique de 15 jours au large de la Guyane, afin d'explorer un écosystème unique qui, comme l'ensemble des océans, doit être protégé. Des dangers guettent, en effet, entre le récif de l'Amazone menacé de forages pétroliers.

Le bateau de Greenpeace l'Esperanza a accueilli un laboratoire pour le traitement immédiat des échantillons qui seront remontés par les plongeurs. Ces données communiquées aux Etats membres de l'ONU viseront à faire pression sur eux en vue de la création de réserves marines, pour préserver la biodiversité.

Malheureusement, les lobbies pèsent un peu partout, dénonce Greenpeace, pour s'assurer que les profits des entreprises ne soient pas remis en cause... Ainsi, pour les océans, comme pour les forêts, nous devons demander des actes concrets, car notre planète est en danger!

Lyliane

Inspecteurs de l'environnement pour protéger la biodiversité

Enquêtes, réquisitions, perquisitions... Le tout nouvel Office français de la biodiversité (OFB) dispose de près de 1800 inspecteurs de l'environnement dotés de pouvoirs de police renforcés afin de mieux protéger la biodiversité, s'est félicité ce mardi l'établissement public.
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Quelque "1800 agents sur les 2800 que compte l'OFB exercent des missions de police dans les territoires et les services départementaux", a indiqué son directeur général Pierre Dubreuil, ajoutant qu'ils disposaient désormais de "pouvoirs de police renforcés".
"Notre rôle c'est de connaître et protéger la nature et pour la protéger, il faut la respecter", a-t-il estimé lors d'une conférence de presse à Brest, où se trouve l'un des cinq sites nationaux de l'établissement qui regroupe depuis le 1er janvier l'Agence française pour la biodiversité (AFB) et l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).
Pas de garde à vue possible
La loi à l'origine de la création de l'OFB donne à ces inspecteurs de l'environnement "quasiment des prérogatives de police judiciaire", a précisé Loïc Obled, directeur général délégué à la police de l'établissement. Ces "agents pourront faire des enquêtes, du début à la fin, avec des réquisitions, des auditions, des perquisitions", a-t-il détaillé, soulignant qu'ils ne pouvaient cependant pas placer une personne en garde à vue.
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Sous le contrôle du procureur de la République, ils peuvent ainsi conduire des enquêtes, de la constatation de l'infraction au renvoi du prévenu devant le tribunal, sans avoir à se dessaisir au profit d'un officier de police judiciaire généraliste. ls ont notamment accès aux fichiers des permis de conduire et des habilitations de port d'armes et peuvent procéder à des réquisitions auprès des opérateurs de télécommunication. L'Office français de la biodiversité, créé pour répondre aux enjeux de préservation du vivant, est placé sous la tutelle des ministères de la Transition écologique et de l'Agriculture.
Selon l'Express-mardi 21 janvier 2020

11/02/2020

Les Français sont globalement optimistes pour 2020...

Malgré une augmentation certaine des manifestations et des mouvements de grève, 53% des Français.es se disent optimistes pour l’année à venir. Mais il y a quelques ombres au tableau.
Alors que l’année vient à peine de commencer, l’institut de sondages YouGov a réalisé une enquête sur l’état d’esprit des Français.es pour 2020 auprès d’un panel de 1 006 personnes. Et les résultats sont contrastés. Si 53% d’entre eux/elles seulement se disent optimistes pour les mois à venir sur le plan personnel- un chiffre qui atteint les 70% chez les millennials-, ils/elles sont tout de même 63% à penser que les prochains trimestres seront davantage marqués par les manifestations et les grèves. 51% redoutent également une baisse de leur pouvoir d’achat. Sur le plan environnemental, 59% des Français.es ne pensent pas que des mesures suffisantes et efficaces seront votées avant la fin de l’année. Mais pas question de se décourager ! En 2020, 81% des personnes interrogées ont la ferme intention de faire plus d’efforts pour protéger la planète.
Sur le plan professionnel, on remarque également quelques disparités. Dans l’ensemble, un.e Français.e sur deux est optimiste concernant l’évolution future de sa carrière, mais les jeunes restent largement plus confiant.e.s. 65% des millennials pensent que leur situation professionnelle va s’améliorer en 2020, contre seulement 34% des plus de 55 ans. 

Selon Mme Tess Annest - Glamour - samedi 18 janvier 2020

10/02/2020

Comment fabriquer sa propre lessive?

Aujourd’hui, rares sont les lessives industrielles à avoir des ingrédients sans substances chimiques, potentiellement nocives pour notre santé et pour l’environnement. Vous avez donc peut-être déjà songé à faire vos propres produits ménagers mais sans trop savoir par où commencer ? Pour vous aider, on vous propose une recette du blog Banana Pancakes, simple, rapide et avec peu de produits. L’objectif : que vous puissiez enfin vous lancer les yeux fermés !
Les ingrédients :50 g de savon de Marseille en copeaux ou râpé (si possible composé de minimum 72% d’huile végétale, sans parfum, glycérine et conservateur), 1 c.à.s de bicarbonate de soude, 1l d'eau et facultatif 10 gouttes d'huile essentielle (lavande)
La recette : Dans une casserole, faites chauffer l’eau, ajoutez le savon de Marseille,
mélangez doucement jusqu’à la dissolution du savon, laissez refroidir environ 30 minutes, ajoutez la cuillère à soupe de bicarbonate de soude ainsi que les gouttes d’huile essentielle si vous en avez, laissez refroidir complètement, versez l’ensemble dans le récipient de votre choix (un ancien bidon de lessive par exemple). 

Cette recette vous permet de réaliser 1 litre de lessive que vous pourrez doser comme une lessive classique.
Pour tous ces ingrédients y compris les huiles essentielles, comptez environ 7 euros. Sachez que vous pourrez les réutiliser pour refaire cette recette plusieurs fois.

Selon redaction - Gentside - lundi 20 janvier 2020

 

 

 

 

 

09/02/2020

Place du nucléaire en France...

Face au changement climatique, le nucléaire semble avoir de nouveau la cote. Le secteur rappelle régulièrement qu'il s'agit d'une énergie bas carbone et que sa disparition pourrait, paradoxalement, relancer les activités plus polluantes comme c'est le cas en Allemagne avec l'ouverture d'une nouvelle centrale de charbon.
Pour autant, pas question pour la France de tout miser sur le nucléaire. "72% de nucléaire dans l'électricité, c'est trop" tranche ainsi, ce lundi, la Secrétaire d'Etat auprès de la ministre de la Transition énergétique, Emmanuelle Wargon, sur le plateau de Good Morning Business. Pour autant, pas question de fermer la porte à l'atome.

"Toutes les options sont sur la table pour l'après 2035"
"On n'a pas dit qu'on sortait du nucléaire, on a dit qu'on réduisait la part du nucléaire" poursuit-elle. "Notre objectif, c'est 50% (de nucléaire dans l'électricité, ndlr) en 2035. Et la fermeture de Fessenheim, qui était un engagement politique français, vis-à-vis des Français eux-mêmes et aussi vis-à-vis de l'Allemagne, c'était un engagement pris il y a longtemps. Et c'est ce gouvernement qui le tient.""On ferme définitivement le premier réacteur dans un mois, fin février (à Fessenheim, ndlr). "Ensuite, on douze fermetures de réacteurs prévues d'ici à 2035, qui nous amènera à 50%. Donc on ne dit pas, c'est fini. On dit simplement : il faut un équilibre plus diversifié".

Et quel avenir pour l'EPR, dont le coût a explosé? La construction de ces centrales "nouvelle génération" ne sera décidée qu'après la prochaine présidentielle. "C'est un choix très scientifique et très technique, et très politique" reconnait Emmanuelle Wargon. "Et le président de la République l'a dit : ce choix sera aussi un des éléments de la campagne du débat de la présidentielle de 2022. Et donc on n'a pas besoin de décider plus tôt mais vous savez que Elisabeth Borne (ministre de la Transition énergétique, ndlr) a demandé à EDF un scénario 100% énergies renouvelables. Donc voilà, toutes les options sont sur la table pour l'après 2035."

Selon Mr Thomas Leroy - BFM Business - lundi 20 janvier 2020

Le frigo comme modèle d'économies d'énergie...

Dans le journal La Croix du 10/1/2020, Mme Céline Schoen consacre un long dossier aux économies d'énergie, selon un sondage BVA révélé par le quotidien. Les Français dans l'ensemble semblent attentifs au climat dans leurs gestes quotidiens. 39% d'entre eux par exemple affirment qu'ils se chauffent moins qu'auparavant l'hiver et 31% de nos concitoyens réduisent l'usage de leur climatisation. 82% des Français éteignent leurs appareils électriques au lieu de les laisser en veille. De même, on achète de plus en plus de modèles d'appareils à haute performance énergétique (frigo, congélateur).

L'article souligne que le réfrigérateur est "le bon exemple à suivre, car il a fait sa révolution énergétique il y a quelques années". Rappelons les appareils classés de A à D, puis l'élimination du gaz CFC après le Protocole de Montréal, qui jouent un rôle majeur. C'est d'autant plus important car frigos et congélateurs, qui fonctionnent en permanence, pèsent 31% de la consommation d'un logement, hors chauffage. Les fabricants ont en effet accepté de concevoir autrement leurs produits. Peu à peu, le frigo a fait des émules: lave-linge, lave-vaisselle, sèche-linge et ampoule LED.

A l'ADEME, on se félicite de ce virage qualitatif, mais on regrette que le secteur des téléviseurs et de la rénovation des bâtiments n'aient pas encore été pris en compte par la réglementation. De même, ordinateurs personnels, tablettes, téléphones mobiles, enceintes et autres objets connectés annulent les gains d'énergie enregistrés jusque là. En effet, il se trouve encore des Français, notamment dans la jeune génération, qui ont l'illusion que les ressources de la planète sont illimitées... Le prix actuel de l'électricité étant sous-évalué, bientôt son prix risque de grimper.

Les destinations de vacances ont également évolué: 83% de nos concitoyens les passent désormais en France. Le kérosène n'étant pas taxé, certains qui voyagent au loin acceptent de compenser leurs émissions de CO2. En semaine, beaucoup font du covoiturage, marchent, prennent les transports en commun ou leur bicyclette (70% environ). Côté alimentation, ce sont les plus de 65 ans qui ont le plus réduit leur consommation de viande rouge et qui achètent le plus de produits locaux et de saison. Quant à la gestion des déchets, beaucoup recourent au tri et renoncent aux sacs plastiques.

De beaux défis restent encore à gagner, mais le mouvement est en route, ce qui est très encourageant! Notons enfin que le journal La Croix organisera du 9 au 11 juin à Angers ses premières "rencontres de l'écologie": trois jours de débats et de rencontres pour imaginer ensemble (entrepreneurs, associations, agriculteurs, étudiants, élus...) la transition écologique dans toutes ses dimensions, y compris éthiques et morales. Parmi les intervenants figureront Mrs Nicolas Hulot, Cyril Dion, Frédéric Boyer... Pour tout renseignements, s'adresser à www.rencontresecologie.la-croix.com.

Lyliane

08/02/2020

Articles de sport d'occasion...

Pour se dépenser sans créer davantage de déchets, les articles de seconde main, en très bon état, sont une bonne option de plus en plus accessible.
Retrouvez tous les samedis dans la chronique «Terre d’actions» des initiatives pratiques et écolos en France et dans le monde.

Après l’enfilade de repas copieux de fin d’année, les tenants des bonnes résolutions s’attellent à la remise en forme. Commencer un nouveau sport implique de s’équiper d’une panoplie d’accessoires plus ou moins nécessaires. C’est coûteux, y compris pour l’environnement. Surtout si le coup de foudre pour une discipline s’étiole rapidement.

Selon l’Ademe, la France est «le 4 ème pays au monde et le premier européen à consommer des articles de sport et de loisirs». Ce qui crée en bout de course des montagnes de déchets supplémentaires. Alors pour réduire le gaspillage, mieux vaut se concentrer sur l’essentiel, le matériel de base. Ensuite, on évite d’acheter du neuf. La mission peut sembler difficile car les boutiques d’occasion dédiées au sport sont encore rares. Mais le mouvement est amorcé.

Recycleries sportives
Un des projets pionniers se trouve à Massy (Essonne), où une recyclerie sportive a ouvert en 2016. Un deuxième local s’est installé dans le XVIIarrondissement de Paris en mars 2018. La boutique solidaire collecte, répare et donne accès à du matériel ainsi qu’à des tenues de seconde main à prix riquiqui et en très bon état. Escalade, roller, ski, randonnée, vélo… Des dizaines de pratiques sportives sont représentées. Ce qui permet aussi de rendre accessible certains sports comme l’équitation.

La recyclerie s’approvisionne grâce aux dons de particuliers, de centres de pratiques sportives et de magasins spécialisés. Elle demande une adhésion de 5 euros par an pour l’accès aux achats en boutique et 25 euros pour inclure les ateliers de réparation (raquettes, bicyclette…) et de création.

Le principe est similaire à Nantes, avec SupporTerre, et près de Bayonne, au Hangar du sport, tous deux ouverts depuis 2017.Sites spécialisés
Pour des achats en ligne, il existe des sites spécialisés dans la revente et l’achat de matériel de sport de seconde main comme les Occasions du sport, SportOkaz, LinkNSport ou TrocSport. Même les grosses marques s’y mettent. On peut par exemple trouver son bonheur sur Decathlon occasion. Pour l’achat d’un produit neuf dans ses magasins, l’enseigne propose de racheter dans certains cas (surtout vélos et sports de glisse) votre ancien matériel, à condition qu’il soit similaire, et le revend sur son site dédié. L’enseigne organise aussi des Trocathlon, événements de vente et achat de matériel sportif d’occasion. On peut aussi tenter sa chance sur Le Bon Coin et Emmaüs, plus généralistes.

07/02/2020

Sommes nous entrés dans la déconsommation?

De la consommation à la déconsommation, c'est tout un modèle de société qui est en train d'évoluer. L'an dernier, les achats de produits de grande consommation ont reculé de 1,4%. Signe d'une volonté de consommer moins mais mieux.
"Manger moins, mais mieux". C'est un tournant dans le mode de vie des Français. Selon une étude publiée par les Echos vendredi, les Français achètent de moins en moins dans les supermarchés. Les volumes baissent pour la deuxième année consécutive. Surtout, cette baisse s'accélère : -1,4% en 2019 contre 0,7% en 2018. Un phénomène qui oblige les distributeurs à s'adapter.
Devant les supermarchés, les chariots restent rangés, enchaînés les unes aux autres, et les clients ne ressortent qu'avec des sacs à la main car ils font de moins en moins leurs courses ici. On achète moins au supermarché... car on s'y rend moins souvent. Les clients préfèrent souvent aller chez les spécialistes ou les marchands de nourriture bio. Et au lieu de manger de la viande tous les jours, ils en consomment une fois par semaine, et de meilleure qualité.
"Sobriété de la consommation"
Emily Mayer de l'Iri, l'institut qui a réalisé cette étude, constate ces nouvelles habitudes de consommation. "Il y a une partie de ces achats qui vont être reportés sur d'autres circuits de distribution. Mais de manière générale, on sent qu'on arrive à une certaine sobriété de la consommation en volume, en France, avec la population qui vieillit et qui se tertiarise énormément."
Même si le chiffre d'affaires de la grande distribution a augmenté in extremis de 0,8%, il pourrait ralentir voire diminuer en 2020. Sur les 300 types de produits d'un hypermarché, 7 sur 10 sont à la baisse.

Selon Mr Matthieu Bock - Europe 1 - vendredi 17 janvier 2020

 

06/02/2020

Sortie des centrales à charbon en Allermagne...

L'Allemagne s'est dotée tout récemment d'un calendrier et a prévu des indemnités pour l'arrêt de ses centrales à charbon, étape importante vers l'abandon de cette énergie très polluante entre 2035 et 2038.
Après des mois de négociations, sous la pression croissante des défenseurs du climat, "la sortie progressive du charbon débute maintenant", s'est félicitée la ministre de l'Environnement, Svenja Schulze.
Le gouvernement et les quatre Etats-régions qui abritent les bassins miniers - Rhénanie du Nord-Westphalie, Brandebourg, Saxe et Saxe-Anhalt - se sont mis d'accord sur un échéancier et un cadre d'indemnisations.

Plus de 4 milliards d'indemnités
L'ensemble doit être formalisé dans un projet de loi soumis le 29 janvier au conseil des ministres, pour une adoption espérée "au premier semestre 2020", selon le ministère de l'Economie.
Berlin a promis 4,35 milliards d'euros d'indemnités, réparties "sur une quinzaine d'années suivant les fermetures" parmi les exploitants de centrales à charbon. 2,6 milliards ont été attribués au géant allemand RWE, qui opère les centrales du bassin rhénan, dans l'Ouest - un montant "bien en dessous des dommages" évalués à plus de 3,5 milliards d'euros, a déploré le groupe.

Chez le fournisseur d'électricité, 3.000 emplois seront supprimés "à court terme" et 6.000 d'ici 2030, notamment à travers des départs anticipés à la retraite, soit une réduction de 60% des effectifs dans la branche lignite et un quart des effectifs du groupe.
1,75 milliard reviendra aux centrales de l'Est, a détaillé le ministre des Finances Olaf Scholz. Mais la facture pourrait encore gonfler, puisque M. Scholz n'a évoqué que les fermetures "dans les années 2020", sans parler des ultimes mises à l'arrêt des années 2030.

 "Trop tard !"Comme annoncé il y a un an, l'Allemagne vise un abandon du charbon au plus tard en 2038 mais pourrait "avancer de trois ans" cette échéance pour viser 2035, en fonction des bilans d'étape menés en 2026 et 2029.
"La sortie du charbon n'est pas une question de technique mais de volonté politique. Elle doit arriver maintenant, 2035 est bien trop tard !", a déploré sur Twitter l'organisation Ende Gelände, à l'origine de plusieurs occupations de mines.

L'accord détaille pour la première fois un calendrier de fermeture des centrales à lignite, charbon brun particulièrement polluant, qui débutera le 31 décembre 2020 avec un des complexes opérés par RWE à proximité de la mine de Garzweiler.
Il prévoit également la fin des autorisations d'exploitation de la forêt millénaire de Hambach, dans l'ouest de l'Allemagne, menacée par l'extension d'une mine de lignite et devenue un symbole de la lutte contre le charbon. Plus de la moitié des 2,1 milliards de tonnes charbon exploitables par RWE "resteront enterrés", précise le groupe.
"Au lieu des 3 gigawatts prévus" l'an dernier, "seulement 2,8 gigawatts de lignite seront mis hors service d'ici 2022", et la majorité des fermetures "est reportée au-delà de 2030", critique cependant Olaf Bandt, président de l'association écologiste BUND.

Sortie du nucléaire:Les défenseurs du climat, qui pressent le gouvernement d'accélérer ses efforts, déplorent de surcroît la mise en service d'une nouvelle centrale au charbon dans le bassin rhénan, Datteln 4, confirmée jeudi. "C'est juste absurde", a tweeté Luisa Neubauer, figure allemande du mouvement Fridays for future.
Dans les régions minières, l'Etat prévoit l'instauration d'un fonds d'indemnités pour les salariés du secteur, qui pourrait être versé "jusqu'en 2043".Une aide financière totale de 40 milliards d'euros sera également accordée aux régions minières jusqu'en 2038, conformément à un projet de loi adopté en mai 2019.

L'abandon par l'Allemagne du charbon, énergie bon marché à l'origine de son développement industriel, est compliqué par la décision prise en 2011 de sortir du nucléaire d'ici 2022.
Malgré la montée en puissance des énergies renouvelables, intermittentes et difficiles à stocker et transporter, la première économie européenne tire encore plus d'un tiers de son électricité de la houille et du lignite.
Dans un plan adopté en décembre, l'Allemagne s'est fixé l'objectif de diminuer de 55% les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030 par rapport à leur niveau de 1990, alors qu'elle est déjà assurée de manquer ses objectifs climatiques pour 2020.


Selon Mme Coralie Febvre, AFP - La Tribune - jeudi 16 janvier 2020

Gros véhicules polluants dans l'UE, quel avenir?

La ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne a souligné le caractère "absurde" des textes européens actuels, qui favorisent les gros véhicules polluants, lors de ses voeux à la presse le vendredi 17 janvier.
 Le gouvernement français souhaite revoir les règles européennes sur les émissions de CO2 des voitures, estimant qu'elles favorisent les gros véhicules plus polluants, une démarche qui risque de provoquer un bras de fer avec l'Allemagne.

"Il y a quelque chose d'un peu absurde dans les textes européens actuels, c'est le fait que quand les véhicules sont plus lourds alors ils ont le droit d'émettre plus de gaz à effet de serre. Dans les discussions qu'on va reprendre au niveau européen (...), on va remettre en cause cette absurdité", a déclaré vendredi à des journalistes la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne, lors de ses voeux à la presse.
Elle a clairement ciblé l'Allemagne, sans la nommer: "Je pense que la flambée des SUV (4x4 urbains, NDLR) découle aussi de cette réglementation dont on sait qu'elle est soutenue par l'un de nos grands voisins européens".

Depuis le 1er janvier, les constructeurs automobiles doivent respecter sur leurs ventes de voitures neuves en Europe des émissions moyennes de CO2 inférieures à 95 grammes par kilomètre, sous peine de lourdes amendes.
Chaque gramme en excès leur coûtera 95 euros multiplié par le nombre de voitures vendues dans l'Union européenne. En cas de non respect, les amendes pourraient se chiffrer en centaines de millions d'euros, selon des experts.

- Lobby allemand -
Mais sous la pression du lobby automobile allemand, le chiffre de 95 grammes a été modulé en fonction de la masse des véhicules vendus. En clair, les grosses voitures ont le droit d'émettre un peu plus, sans être pénalisées. Cet assouplissement profite notamment aux groupes allemands BMW, Daimler et Volkswagen (Porsche, Audi...), spécialistes des gros SUV haut de gamme.

Les constructeurs les plus "vertueux" en Europe en matière de CO2, notamment parce qu'ils vendent des véhicules plus petits ou moins gourmands en carburants -- Toyota, Renault et PSA --, sont à l'inverse pénalisés, car ils se voient imposer un objectif un peu inférieur à 95 grammes, plus difficile à atteindre.
"Tous les textes européens doivent encourager des véhicules qui émettent le moins possible de gaz à effet de serre et non pas donner un bonus à des véhicules qui pèsent plus lourd", a estimé vendredi Mme Borne.
Les plafonds européens de CO2 qui seront encore abaissés de 15% en 2025 et de 37,5% à l'horizon 2030, contraignent les constructeurs à une électrification accélérée de leurs gammes. Ces fabricants ont souvent dénoncé un effort jugé trop important qui menacerait leur rentabilité et donc l'emploi dans la filière.

- Les SUV épinglés -
Les 4x4 urbains ou SUV ont été épinglés en octobre par l'Agence internationale de l'énergie (AIE), selon qui la multiplication de ces véhicules a représenté la deuxième source d'augmentation des émissions de CO2 dans le monde entre 2010 et 2018.
Très à la mode, ces véhicules surélevés et plus lourds que des berlines, donc moins sobres, représentent désormais plus de 40% des ventes automobiles dans le monde.

En novembre, le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire avait déjà remis en cause la réglementation de l'UE. "Je souhaite que nous révisions cette règle et que nous ouvrions un débat (...) pour voir si ces règles de CO2 qui sont indexées sur le poids des véhicules ont encore du sens aujourd'hui", avait-il dit lors de l'émission BFM Politique de BFM-Le Parisien.
La France a mis en oeuvre des taxes qui pénalisent les gros véhicules. Le gouvernement a notamment alourdi au 1er janvier le malus pour l'achat d'une voiture émettant plus de 184 grammes de CO2 au kilomètre, qui atteint désormais 20.000 euros contre un malus maximum de 12.500 euros précédemment.

"Je ne vois pas pourquoi le malus serait progressif pour tous les véhicules jusqu'à 172 grammes et serait ensuite plafonné: plus vous polluez, plus vous payez, c'est un principe auquel nous croyons", avait déclaré M. Le Maire à l'Assemblée nationale.

Selon AFP - Challenges - vendredi 17 janvier 2020

05/02/2020

Que faire contre la cybercriminalité?

 Il combat la cybercriminalité au quotidien. En 2019, pas moins de 26 millions de cyberattaques ont été dénombrées en France. Pour éviter d'en faire les frais, Pierre Penalba, commandant de police en charge de la première unité de lutte contre la cybercriminalité, livre quelques conseils au micro d'Europe 1 mardi, lors du "Grand journal du soir".
>> Retrouvez toutes les émissions de Nathalie Levy en replay et en podcast ici
"Ne jamais faire confiance aux mails, c'est un principe de base"
"Les arnaques les plus courantes se font par phishing (hameçonnage), avec des mails frauduleux qui contiennent un lien ou un fichier", explique l'expert auteur de "Cyber crimes", chez Albin Michel. "Le lien va vous conduire sur un site vous demandant de donner des informations. Il peut vraiment ressembler au site d'une institution, comme les impôts, mais c'est un site frauduleux". Comment alors éviter de se faire avoir ? "C'est avant tout une question de bon sens. En cas de mail, il faut aller directement sur le site de l'organisme en question et ne jamais faire confiance aux mails, c'est un principe de base." Et de préciser que si, avant ils étaient facilement reconnaissables "notamment à l'orthographe", aujourd'hui "ils sont quasiment parfaits". Il faut donc redoubler de vigilance avant de cliquer. 
Un compte spécifique pour ses achats en ligne 
Au-delà des mails, l'autre grand danger pour un utilisateur inexpérimenté est l'achat en ligne. Une auditrice profite d'ailleurs du passage de Pierre Penalba au micro d'Europe 1 pour lui demander des conseils afin de protéger ses données bancaires sur les sites marchands. "Malheureusement, il n'y a pas de système absolu, la meilleure chose à faire c'est de contrôler ses comptes régulièrement. Mais je conseille tout de même d'avoir un compte spécifique qui n'est alimenté qu'avec des sommes que l'on va dépenser", indique le policier. 
Mais même si vous prenez toutes ces précautions, reste un problème : le site en lui-même. "Le vol de base de données est fréquent sur les internet, et permet à des personnes de récupérer vos coordonnées. Dans ce cas, la seule chose à faire est un recours auprès de votre banque, et un dépôt de plainte."
Comment protéger son enfant de la violence d'internet ? 
Images choquantes, pornographie...les choses sur lesquelles ne doit pas tomber un enfant sont légions sur internet. Pascal Penalba rappelle d'ailleurs "qu'un enfant de 10 ans avec un accès internet peut aller sur tous les sites classés X du monde". Alors comment protéger son enfant ? D'après l'expert, il y a trois choses à mettre en place : "le contrôle parental, le dialogue avec l'enfant, et la vérification des parents."

Selon Mr Ugo Pascolo - Europe 1 - mardi 14 janvier 2020

A propos de la NEF, une banque éthique mise en lumière par Gen'éthic...

Une plateforme qui passe au crible l’impact des entreprises:Gen'éthic:

Jusqu’alors il n’existait aucun outil permettant de mesurer la responsabilité des structures de l’Economie Sociale et Solidaire sur autant de critères. Créé par Léo Astorino, jeune entrepreneur lyonnais, Gen’éthic est la première plateforme qui permet aux entreprises d’évaluer et de rendre publique leurs performances en matière sociale, écologique, économique et de gouvernance.


À l’image de Yuka, l’application phare qui scanne les produits de notre alimentation, Gen’éthic scanne et met à disposition du public l’impact environnemental et social des entreprises, afin de permettre à chacun de savoir si les produits ou services sont conformes à ses valeurs. La précision des questions posées aux entreprises lors de ce « test ADN » rendent alors le greenwashing impossible. Les questions reposent exclusivement sur des données objectives. Elles concernent aussi bien le taux de mixité dans les instances dirigeantes que la proportion d’énergie renouvelable consommée. Le test se base sur plus de 100 indicateurs adaptés la taille de l’entreprise et son secteur d’activité.

Gén’ethic permet donc non seulement au public, mais également aux candidats à l’emploi, aux partenaires ou aux banques et investisseurs, de pouvoir éclairer tous leurs choix de critères éthiques. 

Enfin, si les chiffres permettent de savoir si l’entreprise est un peu, beaucoup ou pas du tout éthique, au delà de la note obtenue, c’est bien la transparence qui est avant tout valorisée par Gen’éthic. Ainsi l’évaluation et la publication de l’impact des organisations leur permet également de prendre conscience de leur marge d’amélioration en matière de développement durable.

La Nef plutôt bonne élève au test de l’ADN !

ADN de la Nef sur genethic

 

Aux côtés de plusieurs acteurs de l’ESS, la Nef a été contactée pour faire partie des testeurs de cette solution. Nous nous sommes alors soumis aux nombreuses questions permettant l’analyse de notre ADN.

Gen’éthic a évalué quatre domaines d’impact auxquels nous obtenons les notes suivantes :

  • Environnement : 87%
  • Social : 90%
  • Economie : 74%
  • Gouvernance : 97%

Pour un score total de 87 %

 

Consultez le détail de notre ADN en cliquant ici.

 

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04/02/2020

Comment permettre à tous les patients d'avoir un médecin traitant?

Mr Alexis Vervialle, représentant de France Assos Santé et Mr le Docteur Jacques Battistoni, Président de la Fédération française des médecins généralistes, tous deux interviewés par Mme Jeanne Ferney, exposent tour à tour, dans le journal La Croix du 13/1/2020, leurs solutions pour permettre à tous les patients de trouver un médecin traitant. Car il faut bien réaliser que, selon Mr Nicolas Revel, Directeur de la Caisse nationale d'assurance maladie, 5,4 millions de patients en 2019 ne disposaient pas de médecin traitant. En fait, plus de la moitié d'entre elles avaient pourtant des maux chroniques, des affections de longue durée et avaient dépassé les 70 ans.

Mr Vervialle tout d'abord souligne, qu'au nom de l'égalité, les Français devraient être tous égaux devant l'accès aux soins. Il propose par exemple d'imaginer de nouvelles formes d'exercice avec des cabinets pluridisciplinaires. Il pose également la question concernant la liberté d'installation des jeunes médecins, l'attribution d'un statut salarié ou mixte et la prise en charge des municipalités dans les zones rurales sous dotées...

Mr Battistoni de son coté mise sur la création récente des "assistants médicaux", susceptibles d'aider les praticiens dans des tâches administratives pour qu'ils puissent  consacrer d'avantage de temps à leurs patients. Il souligne aussi le départ en retraite actuellement de nombreux médecins, que le "numérus clausus" en seconde année de médecine ne permet pas de compenser. Selon lui, les généralistes suivent en moyenne 850 personnes. Un travail en équipe leur permettrait une meilleure organisation, car c'est une spécificité française d'être seul dans son cabinet.

Le constat étant posé, à nous d'y répondre là où nous sommes et dans la mesure de nos moyens.

Lyliane

Le Net sans Google, c'est possible...

Dans le journal Fémina, Mme Brigitte Valotto s'est penchée sur la possibilité pour les consommateurs du monde entier de pouvoir se passer de Google. Le modèle économique, chez ce géant du "big data", se fonde, en effet, sur le principe de récupération de toutes les informations possibles sur ses utilisateurs pour les fournir à des publicitaires. Toutefois, des solutions existent avec des navigateurs indépendants qui n'analysent pas nos données, ni nos habitudes de consommation.

Il s'agit, en effet, de trouver des programmes "open source". parmi eux, Firefox est le plus connu, mais il y a aussi Chromium, Brave ou Tor. Ce dernier porte en son sein un manifeste"the Tor Projekt", un organisme sans but lucratif, animé par des bénévoles, qui garantit que toutes les données personnelles seront protégées. Il masque l'adresse IP et utilise des serveurs différents. Du coup, ni traqueurs, ni publicités. Pour davantage d'infos, consulter: www.torprojekt.org. Chacun doit donc chercher un bon navigateur et un bon moteur de recherche pour échapper au contrôle de ses données et à la revente de son profil à des sociétés de marketing.

 Des métamoteurs existent capables d'agréger les résultats de plusieurs moteurs de recherche différents. En pratique, l'article signale DuckDuckGo qui tourne avec un cinquantaine de moteurs en mode privé, ne stocke aucune adresse IP et ne collecte ni cookies, ni historiques de recherche. Il compte actuellement un peu plus de 30 millions de requêtes par jour. D'autres comme Disconnect Search ou Gibiru rassemblent les résultats de Google, de Bing et de Yahoo, sans relier votre recherche à votre adresse IP. toutefois toutes ces options sont américaines.

En Europe, nous bénéficions en principe au "droit à l'oubli". Mais la CNIL a perdu contre Google devant la Cour de justice de l'UE... Pratiquement, les européens ont le choix entre Exalead ou Qwant. ce dernier, crée en 2013 par une société toulousaine, s'est engagé à ne pas filtrer les contenus d'Internet, ni à tracer les utilisateurs.  La cybersécurité, enfin, peut s'accompagner de motivations éthiques, solidaires, voire écologiques. Ecosia, un métamoteur de recherche allemand, a son siège à Berlin et sa propre centrale solaire pour alimenter ses serveurs d'une énergie 100% renouvelable. De plus, les recherches sur Ecosia contribuent à la reforestation (45 recherches représentent un arbre planté). En effet, 50% de ses revenus publicitairessoutiennent des projets écologiques.

En France, le tout nouveau moteur de recherche Ecogine, crée par 3 étudiants nantais, verse également ses bénéfices à des associations écologistes. Quant à Lilo, autre moteur français, il soutient des projets sociaux et environnementaux. depuis l'été 2019, Lilo a lancé son service de messagerie"éthique et solidaire" et s'engage à envoyer des e-mails à faible impact écologique.

Lyliane

 

 

 

 

 

03/02/2020

Agriculteurs en zones rurales selon Les Colibris...

Vieillissement et industrialisation: deux maux qui plombent l'avenir de l'agriculture

Aujourd'hui, quasiment la moitié (45%) des agriculteurs français ont plus de 50 ans – surtout parmi les petites exploitations. La crise financière (prix, endettement et revenus) découragent nombre d’enfants d’agriculteurs de reprendre la ferme. Et le « grignotage » des terres agricoles, conjugué à la spéculation de ce foncier, rendent très difficile l’accès à l’agriculture pour les « hors cadre familiaux ». Le renouvellement de la profession demeure alors problématique.
Quelques chiffres illustrent cette tendance : en 2016, la France métropolitaine comptait un peu moins de 440 000 exploitations agricoles, soit 11 % de moins qu’en 2010 (-15% dans les filières d’élevage). Les fermes sont donc moins nombreuses mais aussi plus vastes (d’une surface moyenne de 63 ha, soit + 12 % en six ans)#1
Logiquement, les plus grosses exploitations accaparent 36 % des territoires agricoles et mobilisent 38 % de la force de travail agricole #2.
Voilà à quoi ressemble le modèle dominant de l’agriculture française. Cette tendance est lourde de conséquence en matière écologique, sociale, de maintien de l’agriculture dans les territoires ruraux, d’une diversité des formes d’agriculture en France. Elle est aussi incapable de pouvoir répondre aux exigences des consommateurs en produits de qualité et de proximité.
Fort heureusement cette tendance ne dit pas tout de l’évolution actuelle de l’agriculture française et des dynamiques démographiques en zones rurales, comme nous allons le voir.

#1.Données Agreste, juin 2018.
#2. En 2015, 885 000 personnes travaillent de manière régulière dans les exploitations agricoles métropolitaines, les trois quarts dans une moyenne ou grande exploitation (GraphAgri, 2017)

Une double chance pour les territoires ruraux, mais pas que !

Ces nouvelles formes d’installation et d’activités en zones rurales sont dès lors une double chance, à la fois pour ces territoires en déshérence et pour l’agriculture dans la tourmente. Un vrai levier pour une société plus écologique et solidaire.
Encore faut-il pour cela que les différents acteurs institutionnels de ces territoires ruraux (structures d’accueil et de développement agricole, collectivités locales, administrations, banques...) mesurent le potentiel économique, social et culturel que représentent ces nouvelles populations qui cherchent à s’installer. Et qu’ils leur accordent reconnaissance et visibilité, et leur assurent un réel accueil et accompagnement.
Cela constitue un enjeu majeur pour favoriser le développement et la réussite de ces installations innovantes, pour réduire les échecs d’installation agricole des hors cadre familiaux, la précarité sociale et économique que subissent de trop nombreux postulants ou nouveaux installés.

Nous formulons également l'hypothèse, iconoclaste pour certains, que demain la ruralité peut inspirer le reste du territoire national !. Et cela grâce à la préservation d'espaces semi-naturels, de bassins de vie à échelle humaine, de liens entre ses habitants... Grâce à ces expérimentations sociales et professionnelles, à des échelles où les différents acteurs d'un territoire peuvent s'impliquer et mesurer les changements dans leur vie quotidienne. Plus que jamais, nous voulons œuvrer au dialogue entre acteurs et à libérer l'imagination et l'audace dans l'invention de solutions innovantes, testées à diverses échelles et avec une belle diversité d'acteurs
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Par essence, certains tiers lieux, habitats groupés, projets d'économie sociale et solidaire, fermes en agroécologie, n’ont pas vocation à être un modèle répliqué à l’identique ailleurs. Elles peuvent néanmoins dégager des lignes d'inspiration au-delà du jeu d'acteurs et du territoire concerné, et essaimer demain, pour peu que leur analyse et documentation soient réalisées et diffusées.

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Et, comme suggère à l'État Bruno Latour, professeur émérite associé au média-la de Sciences Po : « Ne nous imposez pas vos solutions toutes faites, mais aidez-nous à concrétiser les leçons que nous tirons de nos expériences. Puisque vous ne savez pas vous-mêmes ce que veut dire “développer un territoire”, c’est à notre école qu’il faut accepter de vous mettre. » (Éloge des mauvaises herbes. Ce que nous devons à la ZAD., éditions Les Liens qui Libèrent, 2018.)

Nous proposons que cette Agora de 2020 réponde à ces enjeux en affichant 3 ambitions :

  • donner de la visibilité aux expérimentations et aux actions en matière d'installation et d'activités écologiques et solidaires en zones rurales – agricoles, mais pas que ;
  • relier les réseaux qui œuvrent déjà dans ces domaines et ces territoires, partager les savoirs et les savoirs faire, et favoriser les convergences pour faire du commun en matière de transition ;
  • faire émerger une ou plusieurs initiatives communes afin de construire une nouvelle ruralité et changer d'échelles dans les actions en rupture.

 

02/02/2020

Comment semer de la joie dans son quartier?

Mme Gaëlle Belda dans le journal Nous raconte comment une ancienne infirmière a lancé en septembre 2019 une association à St Isidore (06). Mme Patrizia Gallo en effet  a souhaité mobiliser les seniors de ce quartier non loin de Nice autour de quelques activités. Ce fut la création du "Potager de la fantaisie". Chaque semaine, l'association rassemble les habitants du  quartier.

Sur ce coin de terre maraîchère, où l'ambiance était celle d'un village, elle a constaté que les seniors avaient été un peu oubliés. Aussi avec quelques personnes alentour va-t-elle chercher à y remédier.  Dans ce petit "Montmartre" de Nice comme l'appellent certains, on fait de la musique, on danse, on chante, on pratique la capoéira (sorte de gymnastique brésilienne), on improvise des événements. Par exemple, dans un jardin à proximité, une armoire à livres a été installée. La création d'un média local est même en projet!

Bref, dans notre pays il y a de la place pour que des personnes actives puissent monter de sympathiques projets et créer du lien social! Pour tout renseignement, regarder sur Facebook "Le potager de la fantaisie" ou téléphoner au 07 82 71 56 44.

Lyliane

01/02/2020

Connaître le dispositif du licenciement économique...

La Dares vient de publier une étude sur le contrat de sécurisation professionnelle, ce dispositif qui accompagne de manière intensive les salariés licenciés pour motif économique. Selon cette enquête, les bénéficiaires du CSP retrouvent plus facilement un emploi que les autres licenciés économiques. Une étude qui tombe à pic. Ce mercredi 8 janvier, les syndicats et le patronat sont parvenus à un accord sur le contrat de sécurisation professionnelle (CSP), pour le rendre compatible avec le nouveau régime d’assurance chômage. Et justement, la Dares, l’organisme de statistiques du ministère du Travail, vient de publier une étude sur l’efficacité de ce CSP, un dispositif quelque peu méconnu. Créé en 2011, il s’agit d’un outil d’accompagnement intensif pendant 12 mois par Pôle emploi, avec un accès à des formations. Le CSP est réservé aux personnes licenciées pour motif économique dans les entreprises de moins de 1.000 salariés et dans celles en redressement ou en liquidation judiciaire.
Depuis début 2015, les règles de ce contrat ont changé. Lorsqu’il a plus d’un an d’ancienneté dans son entreprise, le bénéficiaire perçoit une allocation équivalente à 75% du salaire brut de référence désormais (contre 80% auparavant), supérieure à l’allocation chômage classique. De plus, une “prime de reclassement” a été mise en place. Celle-ci est versée au chômeur qui reprend un emploi “durable” (contrat de 6 mois au moins ou mise à son compte) avant la fin du dixième mois du CSP et correspond à 50% de ses droits restants. Pendant le CSP, le bénéficiaire peut effectuer des CDD ou d'autres contrats temporaires, mais il s’engage à ne pas travailler plus de 6 mois en cumulé.
L’étude de la Dares rend compte de l’efficacité de ce dispositif avant et après l’instauration de cette prime, en comparant la situation des bénéficiaires du CSP aux autres licenciés économiques inscrits à Pôle emploi, qui ne profitent pas du dispositif. De cette enquête, il ressort que dans les 24 mois suivant leur inscription à Pôle emploi, 62% des bénéficiaires du CSP en 2014 ont eu accès à un emploi, contre 55% pour les autres licenciés économiques. Pour les bénéficiaires du CSP en 2015 - après la mise en place de la prime donc -, 67% d’entre eux ont obtenu un emploi dans les 2 ans suivant leur inscription à Pôle emploi, contre 58% des autres chômeurs.Par ces chiffres, on peut d’ailleurs voir que le CSP “nouvelle version” est plus efficace que l’ancien (67% des adhérents en 2015 ont obtenu un emploi dans les 2 ans suivant leur inscription à Pôle emploi, contre 62% des bénéficiaires en 2014). Autre preuve de la plus grande efficacité du dispositif mis en place en 2015 : 41% des bénéficiaires cette année-là ont accédé à un emploi durable (CDI, CDD ou contrat d’intérim d’au moins 6 mois, ou encore mise à son compte) dans les 24 mois suivant leur inscription à Pôle emploi, contre 38% de ceux de la précédente convention. Dans les deux cas, l’accès à un emploi durable des bénéficiaires du CSP est meilleur que celui des autres licenciés économiques : parmi ces derniers, seuls 33% ont obtenu un emploi durable dans les 2 ans suivant leur inscription à Pôle emploi en 2014, et 32% en 2015.

Selon Mme Sarah Asali - Capital - vendredi 10 janvier 2020

31/01/2020

Recyclage pour un orchestre

Ses instruments sont fabriqués à partir de détritus : l'orchestre paraguayen de Cateura prouve que de grandes et belles choses peuvent naître du recyclage. En concert dans le Puy-de-Dôme jusqu'au 12 janvier.

Des instruments faits de bric et de broc : une peau de batterie fabriquée avec une radio médicale, des pistons de trompette conçus à partir de pièces de monnaie ou un violoncelle né d'un bidon d'huile. Ces instruments forment un véritable orchestre connu dans le monde entier : vingt-cinq jeunes musiciens venus d'une ville où la seule façon de s'en sortir est de faire les poubelles, en font désormais partie. L'orchestre de Cateura est un magnifique projet de développement social et durable.

Dans le répertoire de l'orchestre des instruments recyclés : de la musique populaire, du rock et même du classique. Le projet intègre tous les enfants de Cateura, quartier pauvre d'Asunción, quelque soit le niveau musical de chacun.

Comme un pied de nez à la fatalité. L'histoire commence en 2006 quand Flavio Chavez propose aux enfants des recycleurs de la décharge de leur enseigner la musique. Mais acheter des instruments neufs était inenvisageable, alors il les a fait fabriquer à partir de déchets récupérés sur les monticules d’ordures. Quand le premier violon a été créé, personne n'y croyait vraiment. Mais il y a eu comme une étincelle.
D'instruments en instruments, en quelques années, les concerts se sont multipliés. L'orchestre des instruments recyclés joue désormais devant des têtes couronnées, des personnalités à l'ONU et en première partie de concerts de rock. En 2018, il a enchaîné quatorze tournées dans le monde.
Concerts prévus jusqu'au 12 janvier dans le Puy-de-Dôme.

Selon France info vendredi10/1/2020

A quoi va servir l'énergie quantique?

Cela ressemble à de la science-fiction. Et pour le moment, ça l'est encore. Mais les technologies quantiques sont en train de prendre forme. Si bien que le gouvernement a annoncé jeudi la création d'une "task force" interministérielle dédiée. Concrètement, il s'agit d'un groupe de travail qui inclut les ministères de la Défense, de l'Economie et de la Recherche, de la recherche publique (CEA, Inria et CNRS) et des opérateurs financiers (Bpifrance et secrétariat général pour l'investissement).

Son but? "Garantir le financement à bon niveau des programmes les plus productifs" à travers le fonds pour les investissements de rupture, le pacte productif ou la future loi de programmation sur la recherche, indique la ministre de la Recherche Frédérique Vidal à l'occasion de la remise d'un parlementaire sur le sujet rapport à l'Assemblée nationale. L'idée est de ne pas rater ce "virage", véritable enjeu économique mais aussi de souveraineté pour l'Etat français.

De 10.000 ans à 200 secondes
Alors en quoi cela consiste ? Le terme "quantique" renvoie à l'infiniment petit. A l'échelle atomique, les propriétés de la matière changent et ouvrent de nouvelles perspectives dans les domaines de l'informatique, de la physique ou encore de la médecine."La mécanique quantique, c'est une discipline de la physique qui apparaît dans les années 1890 -1900" explique sur le plateau de Inside, Olivier Hess, expert quantique chez IBM France. Puis, à la fin du 20 siècle, apparaît l'idée que cette mécanique puisse "déboucher sur une technologie quantique". A savoir le fameux ordinateur quantique, probablement le meilleur exemple de la révolution qui s'opère.

En se libérant du langage binaire classique d'un ordinateur actuel, cette machine du futur décuple sa puissance. Concrètement, un calcul qui demanderait 10.000 ans à un ordinateur de la NASA serait assuré en… 200 secondes par un ordinateur quantique.
Google avait d'ailleurs annoncé avoir atteint, en septembre dernier, la "suprématie quantique", c’est-à-dire le passage à des calculs impossibles avec un ordinateur classique, aussi puissant soit-il. L'étude avait été contestée par IBM. Il faut dire que l'enjeu financier est énorme tant la technologie devrait bouleverser notre avenir. Tous les géants du numérique s'y intéressent comme Microsoft, Huawei, Alibaba ou encore HP.

L'avenir des voitures autonomes:

Le premier atout du quantique, c'est donc la vitesse de calcul et donc le traitement de données en temps réel. La technologie sera, par exemple, très intéressante pour la mobilité de demain, en particulier pour la voiture autonome. La masse de data qui devra être traitée dans un monde dominé par l'internet des objets devrait être très facilement gérée par des ordinateurs quantiques. En 2017, Volkswagen a annoncé un partenariat avec le canadien DWave Systems pour développer de nouveaux algorithmes beaucoup plus avancés que ceux existants. Si cela ressemblait davantage à un coup de com, cela montrait aussi l'ambition des professionnels du secteur.

De la même façon, la reconnaissance vocale ou faciale sera aussi plus fine, le fret sera mieux organisé, la production d'énergie mieux optimisée… Le potentiel est donc énorme.

Un autre secteur prometteur pour le quantique, c'est le cryptage des données avec de nouveaux algorithmes qui seraient physiquement incassables. En 2016, la Chine a ainsi envoyé dans l'espace un satellite de communication quantique qui utilise des photons (composant de la lumière) pour transmettre des données. Or tenter d'observer un photon change ses propriétés : la tentative d'espionnage ou d'interception est donc immédiatement remarquée.

Dans le domaine de sa santé, la vitesse de calcul du quantique permettra de développer de nouveaux médicaments en créant des simulations génétiques bien plus nombreuses qu'avec les machines actuelles.

"L'avantage quantique" dans 3 ou 5 ans

Alors où en est-on avec l'ordinateur quantique? "Il existe physiquement" assure Olivier Hess. Avant de tempérer : Ces machines "restent inférieures, aujourd'hui, à des machines classiques" explique-t-il. "Mais elles ont la stabilité, la maturité suffisante pour permettre de commencer à faire des choses".

Chez IBM, on espère atteindre "l'avantage quantique" dans 3 ou 5 ans, c'est-à-dire, le moment où on dépassera "sur certains types de problèmes, une machine classique." Mais on sera encore à l'état d'un prototype, peu utilisable concrètement. 

Pour autant, la France ne veut pas laisser passer le train. Le rapport parlementaire préconise un investissement de 1.4 milliard d'euros sur 5 ans. Probablement trop peu pour prendre les devants. Mais au moins de quoi suivre le mouvement.x algorithmes qui seraient physiquement incassables. En 2016, la Chine a ainsi envoyé dans l'espace un satellite de communication quantique qui utilise des photons (composant de la lumière) pour transmettre des données. Or tenter d'observer un photon change ses propriétés : la tentative d'espionnage ou d'interception est donc immédiatement remarquée.

Dans le domaine de sa santé, la vitesse de calcul du quantique permettra de développer de nouveaux médicaments en créant des simulations génétiques bien plus nombreuses qu'avec les machines actuelles.

"L'avantage quantique" dans 3 ou 5 ans

Alors où en est-on avec l'ordinateur quantique? "Il existe physiquement" assure Olivier Hess. Avant de tempérer : Ces machines "restent inférieures, aujourd'hui, à des machines classiques" explique-t-il. "Mais elles ont la stabilité, la maturité suffisante pour permettre de commencer à faire des choses".

Chez IBM, on espère atteindre "l'avantage quantique" dans 3 ou 5 ans, c'est-à-dire, le moment où on dépassera "sur certains types de problèmes, une machine classique." Mais on sera encore à l'état d'un prototype, peu utilisable concrètement. 

Pour autant, la France ne veut pas laisser passer le train. Le rapport parlementaire préconise un investissement de 1.4 milliard d'euros sur 5 ans. Probablement trop peu pour prendre les devants. Mais au moins de quoi suivre le mouvement.x algorithmes qui seraient physiquement incassables. En 2016, la Chine a ainsi envoyé dans l'espace un satellite de communication quantique qui utilise des photons (composant de la lumière) pour transmettre des données. Or tenter d'observer un photon change ses propriétés : la tentative d'espionnage ou d'interception est donc immédiatement remarquée.

Dans le domaine de sa santé, la vitesse de calcul du quantique permettra de développer de nouveaux médicaments en créant des simulations génétiques bien plus nombreuses qu'avec les machines actuelles.

"L'avantage quantique" dans 3 ou 5 ans
Alors où en est-on avec l'ordinateur quantique? "Il existe physiquement" assure Olivier Hess. Avant de tempérer : Ces machines "restent inférieures, aujourd'hui, à des machines classiques" explique-t-il. "Mais elles ont la stabilité, la maturité suffisante pour permettre de commencer à faire des choses".

Chez IBM, on espère atteindre "l'avantage quantique" dans 3 ou 5 ans, c'est-à-dire, le moment où on dépassera "sur certains types de problèmes, une machine classique." Mais on sera encore à l'état d'un prototype, peu utilisable concrètement. 

Pour autant, la France ne veut pas laisser passer le train. Le rapport parlementaire préconise un investissement de 1.4 milliard d'euros sur 5 ans. Probablement trop peu pour prendre les devants. Mais au moins de quoi suivre le mouvement.

Selon Mr Thomas Leroy - BFM Business - samedi 11 janvier 2020

30/01/2020

A propos du nucléaire en France...

L'Etat ne prendra pas avant le prochain quinquennat de décision sur la construction ou non de nouveaux réacteurs nucléaires EPR, a affirmé mercredi la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne. Confirmant de précédentes déclarations publiques, elle a précisé que cette décision ne serait pas prise avant la mise en service du premier réacteur de ce type en France, celui de Flamanville, qui n'est pas attendue avant la fin 2022 au plus tôt.
"Que ce soit l'ensemble des éléments sur le nucléaire ou les scénarios 100% renouvelables, c'est à mi-2021 que l'on souhaite avoir l'ensemble des éléments, techniques, économiques...", a expliqué la ministre lors d'une audition devant la commission du Développement durable et de celle des Affaires économiques à l'Assemblée nationale. Ensuite, le décision "n'interviendra pas avant la mise en service de Flamanville", alors que "le chargement du combustible de Flamanville est prévu fin 2022. Donc ça veut dire que c'est au-delà" de cette date, a-t-elle ajouté.

En octobre 2019, le 'Monde' avait révélé que le gouvernement avait donné à EDF une feuille de route pour les 15 prochaines années, lui demandant d'étudier la construction de 6 nouveaux réacteurs nucléaires de type EPR. Un projet qui pourrait entraîner des investissements de l'ordre de 46 milliards d'euros...
Une production d'électricité décarbonée à un coût abordable
Toutefois, le ministère de la Transition écologique et solidaire avait prévenu dès l'automne que "cette lettre de mission ne présage en rien les décisions qui pourraient être prises après mi-2021" et avait assuré que le fait de mentionner la construction de six réacteurs EPR était uniquement "une hypothèse de travail".
Mercredi, Mme Borne a affirmé que l'Etat envisage aussi un scénario dans lequel la France se reposerait à terme sur une électricité d'origine 100% renouvelable. Ce scénario est élaboré avec l'aide de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et de RTE, le gestionnaire du réseau à haute tension, a indiqué Élisabeth Borne. "Sur des sujets aussi importants, il faut que l'on prenne des décisions rationnelles, raisonnées, et c'est bien l'objectif des différentes études qui sont lancées", a-t-elle fait valoir.
"Je pense qu'on est dans la bonne démarche en examinant tous les scénarios, en se donnant le temps de les examiner avec rationalité et sans a priori, avec un objectif simple, qui est d'avoir une production d'électricité décarbonée à un coût abordable pour les citoyens comme pour les entreprises", a conclu la ministre.

S'équiper en distributeurs sans passer par une banque...

Cela faisait 8 ans que Millery (et ses 4500 habitants) à 20 km de Lyon avait perdu son unique établissement bancaires. La ville a réussi à se doter d'un distributeur de billets sans passer par une banque. C'est le transporteur de fonds Loomis qui le lui a fourni, contre un loyer mensuel. La mairie a financé les travaux d'installation.

En trois ans, le nombre de distributeurs de billets a diminué de 5,3% en métropole, passant de 55.629 automates à fin 2015 à 52.697 automates à fin 2018, selon un rapport de la Banque de France, datant de juin 2019.

Ces communes ne baissent pas pour autant les bras et se démènent pour faire réinstaller, sans passer par les banques, le distributeur automatique de billets (DAB) qu'elles ont perdu.
Ayant contacté 14 banques, qui ont toutes refusé de s'engager sur l'installation d'un DAB sur son territoire, cette ville de 4500 habitants, située à 20 km de l'agglomération de Lyon, a décider de s'appuyer sur une société de transport de fonds, Loomis, pour s'équiper d'un distributeur de billets sur son territoire.

Le prétexte lui en a été donné par la reconstruction d'une école maternelle, à proximité des commerces, chantier qui lui a permis de réaliser aussi les travaux nécessaires à l'accueil de cet équipement.
Aux travaux d'installation qu'elle a financés, s'ajoute le paiement d'une location de 1000 euros (HT) par mois à Loomis qui se charge de la maintenance, et de l'approvisionnement en billets du DAB, après en avoir établi le cahier des charges techniques et gérer les enjeux de sécurité.

Pour cette société d'origine suédoise (filiale du groupe Securitas), spécialisée dans le transport de fonds, cette installation d'un DAB sous sa marque est la deuxième du genre en France. Un premier distributeur automatique de billets a été mis en place en mai 2018 par ses soins, dans le parc d’attraction Spirou (Avignon). Loomis prévoit d'équiper deux autres communes courant janvier 2020, à Châteauneuf-le-Rouge et Cuges-les-Pins (Bouches-du-Rhône).

Sa rivale, la Brinks, développe une stratégie comparable via son offre Point cash village. Ce service clé en main s'adresse aux collectivités et aux commerçants qui souhaitent avoir leur point de retrait de billets de banque. Elle se charge, comme elle l'a fait en Bretagne à Locmaria-Plouzané, dans le Finistère, d'installer le distributeur de billets, de son approvisionnement, de la maintenance et de la gestion des éventuels soucis de retrait.

Selon Mr Frédéric Bergé - BFMTV - samedi 11 janvier 2020

 

29/01/2020

Un plan d'investissement gouvernemental pour les petites lignes ferroviaires...

Les petites lignes SNCF vont être l'objet d'un plan d'investissement visant à préserver leur existence et leur exploitation au service des voyageurs. Des "plans d'actions régionaux" doivent être signés "avant le 15 février" avec les exécutifs régionaux "pour lesquels les travaux sont suffisamment matures et qui sont volontaires", a détaillé le secrétaire d'État, Jean-Baptiste Djebbari lors d'un débat sur les trains régionaux au Sénat.

Il a évoqué "plusieurs milliards d'euros" d'investissement dans le cadre d'un plan d'action concerté qui devra être signé dans les prochaines semaines avec les régions et SNCF Réseau. Il s'agit de "préserver le maximum de nos petites lignes de desserte fine du territoire", a-t-il relevé, sachant que la SNCF n'a pas les moyens d'entretenir et de rénover l'ensemble de ces lignes.

9000 kilomètres de petites lignes quadrillent la France

Ces petites lignes qui représentent un peu plus de 9000 km ouverts aux voyageurs - soit 32% du réseau national - seront concrètement classées en trois catégories, a expliqué le secrétaire d'État.

Il y aura celles qui "présentent un caractère structurant pour le territoire", celles dont la rénovation est prévue dans les contrats actuels de plan Etat-régions et les autres, dont les régions devront décider du sort et sur lesquelles elles pourront mener des "expérimentations", "avec des solutions innovantes et adaptées à chaque ligne en termes techniques et de gouvernance". La nouvelle Loi d'orientation des mobilités (LOM) permet notamment aux régions de récupérer la gestion de certaines voies ferrées, a-t-il remarqué.

Un rapport sur les petites lignes qui restera confidentiel
"En parallèle, je souhaite que l'État impulse la création d'une véritable filière des trains légers pour redonner aux TER la place qu'ils méritent, y compris sur les dessertes fines du territoire", a déclaré Jean-Baptiste Djebbari, évoquant aussi des infrastructures et une signalisation plus adaptées.

Si ces actions découlent de l'audit commandé l'an dernier par le gouvernement au préfet François Philizot, le secrétaire d'État est resté sourd aux demandes de plusieurs sénateurs qui lui demandaient de publier ce rapport, resté confidentiel malgré les promesses de l'exécutif. "Le temps n'est plus aux rapports, le temps est à l'action", a-t-il lancé.

La ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne - alors chargée des transports - avait chargé en janvier 2019 ce haut fonctionnaire de réaliser un diagnostic complet des petites lignes et de proposer des solutions au cas par cas. Ses conclusions devaient à l'origine être remises au Parlement avant la fin juin 2019, conformément à la loi de réforme ferroviaire adoptée un an plus tôt.

Selon Mr Frédéric Bergé avec AFP - BFMTV - mercredi 8 janvier 2020

Un site de voyage Handiplanet pour personnes handicapées...

A l’occasion de la journée mondiale des personnes handicapées, organisée le mardi 7/1/2020, « 20 Minutes » s’intéresse à ce réseau social créé par deux Nantais
Aller boire un verre, visiter une expo, partir en week-end… Si ces activités ne nécessitent en général pas trop d’organisation pour les personnes valides, c’est souvent beaucoup plus compliqué pour celles en situation de handicap. « Quand je voyage, je ne peux pas aller dans n’importe quel hôtel, rapporte par exemple Melchior, qui se déplace avec une béquille. Il me faut des couloirs assez larges, un grand lit, une douche à l’italienne et si possible une pharmacie à côté… »
Pour les aider, Mélina Kouratoras et son grand frère Emmanuel ont donc créé l’an dernier Handiplanet, un réseau social dédié à l’accessibilité des sites de voyage et de loisirs, qui se décline en appli pour smartphone depuis quelques semaines. Un projet construit autour d’une histoire personnelle. « Quand j’ai voulu partir en Grèce avec ma famille, j’ai tenté de me renseigner sur les hôtels et les restaurants, rapporte la Nantaise de 34 ans, atteinte de myopathie. Sauf qu’il est très difficile de trouver des informations fiables. Heureusement que mon frère était là quand je suis arrivée sur cette plage soi-disant accessible aux personnes à mobilité réduite ! »

Une rampe d’accès… et de mauvaises surprises
Sur la plateforme, qui compte aujourd’hui 10.000 utilisateurs et 4.000 villes référencées, il est possible d’ajouter des lieux (médiathèque, brasserie, musée, gare…), que les contributeurs notent en fonction de leur expérience sur place, et de leur type de handicap (en fauteuil, malvoyant…). Nombre de marches, espace pour tourner, trottoir adapté… Comme sur Tripadvisor, plusieurs critères sont évalués, et notamment ceux que seules les personnes concernées peuvent réellement apprécier.
« Certains établissements se revendiquent comme accessibles car ils ont une rampe d’accès par exemple, mais cela peut cacher de mauvaises surprises, confie Mélina. Comme un hôtel où il n’y a que des salles de bains avec baignoire, ou un bar dont les toilettes sont trop étroites… » Une autre fonctionnalité permet aux membres d’entrer en contact en privé dans le but de s’échanger directement des conseils. Les établissements peuvent aussi figurer sur le site, moyennant un abonnement payant.

Lever des a priori
Car l’objectif d’Handiplanet n’est pas uniquement d’épingler les mauvais élèves, même si la loi de 2005 pour l’accessibilité est encore loin d’être suivie par tous. Au contraire, la plateforme veut aussi lever le voile sur des destinations ou des sites touristiques qui pouvaient être sujets à des a priori.
« On a beaucoup de bons retours sur certains quartiers de Lisbonne, alors que cette ville peut sembler compliquée en raison de ses rues très vallonnées, indique par exemple Mélina. Idem pour Venise, où l’on s’aperçoit que même en fauteuil manuel ou électrique, on peut faire plein de choses, comme prendre le Vaporetto. Ces retours sont très importants car ils permettent aux personnes de se projeter, de se rassurer. Et donc d’éviter de s’isoler. »

Selon Mme Julie Urbach - 20 Minutes - mardi 3 décembre 2019