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05/06/2019

Où la pauvreté est-elle moins dure en France?

Selon Mr Benjamin Sèze, dans le Journal Message du Secours Catholique, si elle est plus discrète et quasi-invisible, la pauvreté est très présente dans les campagnes françaises. De plus, l'isolement des personnes et la distance du lieu de travail ou de courses rend la situation encore plus difficile à vivre. Certes, selon un  sondage de 2016 du Secours Catholique, 90% des ménages ont un toit stable au-dessus de la tête, mais beaucoup vivent dans un logement insalubre ou mal isolé, ce qui cause des problèmes de santé et de la difficulté pour se chauffer en hiver. Les impayés déclarés (loyer, électricité, eau...) sont de 71% en milieu rural contre 54% en ville.

Les ménages rencontrés en milieu rural ont des difficultés à se nourrir à 77% et elles réclament écoute et soutien à 44%. Même en fréquentant les supermarchés discount, ils ont rarement de quoi s'acheter des produits frais. Certains sont des travailleurs précaires (saisonniers ou intérimaires) et le manque d'argent pèse sur leur moral. Il y a cependant aussi des personnes en caravane, dans des cabanes ou sous tente comme en ville. Des bénévoles du Secours Catholique se mobilisent pour lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale. Les préjugés contre ces personnes "sans voix" demeurent dans notre société et jusque dans nos administrations.

Des volontaires sont demandés pour accompagner les familles en difficulté, soutenir  des projets solidaires et lever des freins moraux autant que physiques. S'adresser pour cela ou pour des dons à www. secours-catholique.org.

Lyliane

Madagascar: un projet ambitieux de résilience climatique...

Madagascar est l’un des pays les plus vulnérables face au changement climatique. Cela se manifeste par une hausse de température moyenne annuelle jusqu’à 2C° dans certaines régions du pays. Pour remédier au changement climatique, et surtout adapter le pays à ses conséquences, un projet de résilience climatique par la biodiversité vient d’être lancé.
Allongement des périodes de sécheresse dans le sud de l’île, augmentation des précipitations au Nord, avec risques d’inondations aggravés, tout comme les impacts liés à l’intensification des cyclones, l’économie de Madagascar est affectée par le dérèglement climatique qui a des conséquences à la fois sur les conditions de vie de la population, mais aussi sur sa biodiversité.
Le projet de résilience climatique coordonné par Madagascar National Park avec l’appui financier de la Banque africaine de développement vise à asseoir les effets néfastes de ce changement climatique grâce à l’un des grands atouts de la Grande île : ses aires naturelles protégées, c’est à dire ses parcs nationaux.Ils permettent en effet de conserver la biodiversité en protégeant les écosystèmes et de réduire les conséquences des évènements climatiques extrêmes, mais aussi de créer des opportunités de revenus pour la population locale.

Les parcs nationaux de Madagascar attirent 180 000 visiteurs par an, soit environ 65% du nombre de touristes ; le tourisme est le deuxième secteur pourvoyeur de devises dans le pays.
Le but à terme est donc d’imbriquer conservation durable et implication de la population locale avec le secteur privé.
Pour peaufiner le projet, les études préliminaires vont commencer pour poser le diagnostic, 14 parcs nationaux de Madagascar en seront bénéficiaires.

RFI - RFI - mercredi 22 mai 2019

04/06/2019

Le long chemin de la réconciliation en Colombie...

Dans le journal Messages du Secours Catholique, Mr Benjamin Sèze  prend pour modèle le village colombien de Monterrey, dans lequel, depuis 2006, la communauté paysanne  a dû intégrer 110 anciens combattants paramilitaires après leur démobilisation. Aujourd'hui, il témoigne du fait que victimes et anciens bourreaux arrivent à vivre côte à côte. Les ex- guerilleros Farc revenus à la vie civile ont été agréablement surpris du fait que les habitants de ce village de 1 500 habitants les aient relativement bien accueillis, alors qu'il faisait partie des lieux qu'ils avaient attaqué (disparitions, viols, assassinats...).

L'acceptation parmi eux de leurs anciens tortionnaires n'a pas été immédiate et facile. Elle a été cependant le fruit d'un long travail de sensibilisation, mené par les leaders de la communauté avec l'aide du Programme de développement et paix dans le Magdalena Medio (PDPMM), partenaire du Secours Catholique. Car le soutien de l'Etat (aide psychologique et financière) sont malheureusement restés à l'état de promesse depuis 12 ans... Sport, travail, liens familiaux ont par contre aidé à insérer ceux qui ont choisi de rester.

Les entretiens avec les partenaires locaux ont porté sur le vivre-ensemble, sans chercher à organiser des confrontations directes. En misant sur la résilience et la compréhension, ils ont notamment expliqué aux villageois que d'une certaine manière "ces garçons étaient aussi des victimes du conflit, séparés de leur famille, de leur mère". Sur les 110 combattants démobilisés, la plupart sont retournés dans leur région d'origine au bout d'un an. Ils ne sont plus que 6 à être restés vivre à Monterrey, se mariant et créant des liens solides sur place.

La réconciliation et le pardon seront peut-être un jour au bout du chemin, en sachant que c'est un processus long à instaurer vraiment... Mais il faut savoir aussi que, malgré l'accord de paix signé, la question de la violence en Colombie paraît encore loin d'être résolue... Des groupes d'auto-défense continuent en effet à enrôler des jeunes désoeuvrés. Un beau chemin quoi qu'il en soit qui donne espoir dans d'autres parties du monde...

Pour en savoir davantage, joindre :www.secours-catholique.org.

Lyliane

A Grenoble, les expulsions doivent être assorties de conditions de relogement préalables...

Le maire écologiste de Grenoble Éric Piolle a signé jeudi un arrêté «anti-mise à la rue», qui vise à exiger que les personnes expulsées de leur logement ne puissent l’être sans solution de relogement préalable. Selon cet arrêté, «lors de toute expulsion de domicile sur le territoire de la commune, il devra être fourni au maire ou à son représentant qualifié la justification qu’une solution effective, décente et adaptée de logement ou le cas échéant d’hébergement, ait été proposée à la ou aux personnes intéressées». Si d’un côté le droit à la propriété doit être respecté, explique la mairie dans un communiqué, «il est indispensable que de l’autre côté le droit au logement et à l’hébergement le soit tout autant».
M. Piolle, qui avait annoncé sa décision lors du conseil municipal du 13 mai, précise dans le communiqué que «ce ne sera évidemment pas aux propriétaires» de trouver une solution de relogement, «mais à l’État». L’élu ajoute avoir «emprunté les pas du maire de la ville d’Aubière, dans le Puy-de-Dôme, qui en mai 2018 avait pris un arrêté +anti-mise à la rue+ qui n’a pas été annulé». En réalité, le préfet du Puy-de-Dôme de l’époque n’avait semble-t-il pas jugé utile d’attaquer cet arrêté, car trois mois plus tôt le tribunal administratif de Montreuil avait annulé sept autres arrêtés «anti-mise à la rue», signés par les maires d’Aubervilliers, Bondy, Bagnolet, La Courneuve, Saint-Denis, Stains et Villetaneuse en Seine-Saint-Denis.Tentative d’interdiction des expulsions locatives

Ces derniers, conseillés par l’avocat militant centenaire Roland Weyl, tentaient chaque année depuis 2010 d’interdire purement et simplement les expulsions locatives dans leurs communes respectives, mais leurs arrêtés étaient à chaque fois annulés, à la demande du préfet. Ils pensaient avoir trouvé une solution juridique, en mars 2017, à la fin de la trêve hivernale, en n’interdisant plus l’expulsion, mais en exigeant qu’elle s’assortisse d’une solution de relogement.
Mais début 2018 le tribunal administratif de Montreuil avait annulé également ce nouveau type d’arrêté, jugeant qu’«une décision subordonnant toute expulsion locative sur le territoire de la commune à la justification d’un relogement ne peut s’interpréter que comme ayant pour objet de faire obstacle à l’exécution de décisions de justice». En attendant de trouver une formulation qui sera approuvée, ces arrêtés sont «un acte politique pour attirer l’attention sur ces expulsions», explique-t-on dans l’une de ces sept mairies.

Le Figaro Immobilier, AFP agence - Le Figaro - jeudi 23 mai 2019

 

03/06/2019

L'Ecole Centrale tend la main aux Marseillais...

Un long article de Mr Gilles Rof dans le journal La Croix du 1er février 2019 nous montre, photos à l'appui, comment le prestigieux établissement multiplie les projets de tutorat, notamment destinés aux jeunes défavorisés. Le Directeur de l'Ecole Centrale Marseille, Mr Frédéric Fotiadu, prétend même:" L'ADN des Ecoles Centrales est de former des gens responsables, mais nous avons ici une implantation géographique spécifique qui nous pousse à aller plus loin". Dès 2006, la volonté de lancer du tutorat avait été exprimée par des élèves ingénieurs de l'Ecole. Cette idée a été structurée et développée, touchant aujourd'hui 300 élèves des collèges et  lycées de Marseille. 

C'est pourquoi, en 2011, une structure unique "de labo sociétal" a été lancée. En tout, plus d'une centaine d'élèves ingénieurs donnent bénévolement 15 000 heures par an. Car les enfants des quartiers de Marseille ont 7 fois moins de chances de réussir le bac que dans le reste de la région. L'Académie Aix-Marseille a donné un label au dispositif en collèges et lycées sous le nom de "Cordées de la réussite". Des groupes de travail sont même ouverts pour des collégiens et lycéens en situation de handicap et des "passerelles numériques" établies pour des jeunes de 18 à 30 ans en partenariat avec Pôle Emploi.

En fait, pour les collégiens à partir de la 4ème et des lycéens des établissements classés en zone d'éducation prioritaire sont organisées des heures de soutien scolaire par des élèves ingénieurs de première et de deuxième année. Les tuteurs ont une heure et demie de préparation (jeux pédagogiques, sujets scientifiques...) pour 3h sur place. Peu à peu, les tutorés reprennent confiance en eux et réussissent. On considère que 55% d'entre eux font l'ensemble du cursus.

Pour les bacheliers issus des établissements marseillais, il existe également une formation pour les aider à accrocher une prépa scientifique en leur inculquant notamment des méthodes et un rythme de travail. Certains ont pu ainsi intégrer des IUT de physique, de sciences et même des Grandes Ecoles. Certes, tous les tutorés bacheliers ne viennent pas de Marseille, mais le brassage de population aide à former ces jeunes à la réalité du terrain dans notre pays.

Une initiative qui contribue à "l'égalité des chances" et à favoriser les jeunes motivés quel que soit leur milieu social. Bravo à tous et merci de nous faire connaître ce genre de programme, dont les médias parlent trop peu...

Lyliane

Faut-il laisser faire la nature?

 

Et si laisser faire la nature était la meilleure solution pour préserver la biodiversité? Un documentaire diffusé samedi soir sur Arte permet de découvrir les différentes initiatives de ce type menées en Europe pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être.
Selon le groupe d’experts de l’ONU sur la biodiversité, la vie sauvage est en grand danger. Près d’un million d’espèces sont menacées d’extinction. Mais cette situation n’est pas irrémédiable. Ainsi, depuis les années 1950, les mesures prisent pour la conservation de la grande faune ont permis son retour. Il y a désormais deux fois plus de loups en Europe qu’aux États-Unis et 17 000 ours vivent dans 22 pays. Dans le documentaire diffusé samedi soir sur Arte permet de découvrir les différentes initiatives de ce type menées en Europe pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être.
Selon le groupe d’experts de l’ONU sur la biodiversité, la vie sauvage est en grand danger. Près d’un million d’espèces sont menacées d’extinction. Mais cette situation n’est pas irrémédiable. Ainsi, depuis les années 1950, les mesures prisent pour la conservation de la grande faune ont permis son retour. Il y a désormais deux fois plus de loups en Europe qu’aux États-Unis et 17 000 ours vivent dans 22 pays. Dans le documentaire L’Europe à la reconquête de la biodiversité, diffusé ce samedi à 22 h 25 sur Arte, Vincent Perazio et Nicolas Cennac reviennent sur ces différentes initiatives de ré-ensauvagement. Leur film foisonnant est une excellente introduction pour comprendre les enjeux actuels.
Ce ré-ensauvagement, nouveau paradigme écologique qui répond à un leitmotiv: laisser faire la nature. En rupture avec les méthodes de conservations habituelles sur le Vieux Continent, l’objectif de cette méthode ne vise pas tant à protéger une espèce 
particulière, qu’à laisser la vie sauvage prospérer sans intervention humaine. Car les populations s’autorégulent.
L’histoire commence dans le parc du Yellowstone, aux États-Unis, une étendue de près de 9 000 km, protégée par l’Unesco et déclarée «réserve de biosphère» en 1976. Le retour du loup dans les années 1990 y a bouleversé le paysage. Les plantes, jusque-là broutées par certains herbivores qui proliféraient en l’absence du prédateur, ont pu se développer à nouveau. Des réserves de Roumanie à celles du Royaume-Uni, en passant par les Pays-Bas, la Pologne ou le Portugal, le documentaire nous entraîne dans un formidable tour d’Europe de la biodiversité. On pourra regretter un côté parfois désordonné qui mêle les différentes initiatives pour en faire un tout, pas forcément uniforme.
En quête de point de répit
Sur tout le Vieux Continent, des scientifiques tentent de recréer des zones entièrement sauvages - il en existe deux en France, dont ne parle malheureusement pas ce reportage. Ils y introduisent des prédateurs ainsi que des gros mammifères comme les bisons d’Europe, ou bien des races de vaches se rapprochant le plus des aurochs, ce bovin disparu dont descendent les génisses d’élevage. Un équilibre qui favorise le retour d’autres espèces. La présence de certains animaux se répercute sur l’ensemble de la chaîne alimentaire. Les animaux façonnent donc directement les paysages. Et contrairement à ce que l’on a longtemps pu croire, l’Europe n’était sans doute pas qu’une immense forêt avant l’avènement de l’agriculture il y a 10 000 ans. La présence de nombreux gros mammifères, aujourd’hui disparus ou domestiqués, devait permettre l’existence de prairies et de plaines. Un paysage diversifié, riche en faune et en flore, comparable aux savanes africaines.

Mais la rareté des terres sauvages en Europe est une véritable limite à ces projets. Difficiles de trouver des zones suffisamment larges pour y installer des parcs importants. Un réseau d’aires sauvages permettrait d’établir différents points de répit pour les plantes et les animaux et faciliter la cohabitation avec les hommes. Car actuellement, les tentatives de ré-ensauvagement ne se passent pas toujours très bien. En France, on connaît les réticences de certains éleveurs à la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées. La problématique est la même en Roumanie avec les bisons. Ces animaux, qui ne sont plus que 5 000 en Europe, s’aventurent hors de ces espaces et viennent se nourrir sur les terres des éleveurs.

Vincent Bordenave - Le Figaro - mercredi 22 mai 2019

01/06/2019

L'Autriche, championne du bio en Europe!

Du boudin, bio. Une part de poêlée de pommes-de-terre, bio. Un schnaps, bio, bien sûr. Les commandes s‘enchaînent à la petite échoppe sur le marché de la Freyung, au centre de Vienne, en Autriche. Le patron, une figure locale qui ne se présente que par son prénom, Hermann, est issu d’une lignée d’agriculteurs biologiques qui remonte à ses arrières-grands-parents.
«Nous avons une petite exploitation dans les Pré-Alpes. Ce n’est pas possible pour nous de nous agrandir, alors on mise sur le fait d’être petits, mais honnêtes», explique-t-il avec un clin d’œil. Comprendre : sans pesticide chimique ni produit de synthèse. Ce producteur est l’un des fondateurs de ce marché bio, qui existe depuis maintenant 25 ans. Un succès, se réjouit-il.
Tête du classement mondial
L’agriculture verte a une longue tradition en Autriche, pas seulement dans la famille d’Hermann. Elle gagne constamment du terrain sur les exploitations conventionnelles. Cette année, le ministère du Développement durable et du tourisme a pu proclamer le pays «champion mondial» dans le domaine. Avec 24,8% de ses surfaces agricoles consacrées au bio, l’Autriche a en effet atteint, en 2018, la tête du classement.
Selon la ministre conservatrice Elisabeth Köstinger, ce développement est stratégique. «Notre agriculture compte beaucoup de petites structures, dit-elle à Libération. Nous avons toujours su que nous ne pourrions nous imposer sur les marchés ni par les prix, ni pas les quantités. Nous faisons alors le choix de nous démarquer.» Elle mise, comme ses prédécesseurs, sur des subventions incitatives à destination des producteurs.
Christian Vogl, de l’université viennoise des Ressources naturelles et des Sciences de la vie, nuance cependant le primat de la politique dans ce développement historique. Pour lui, «c’est surtout l’engagement extraordinaire de personnalités individuelles qui a lancé le bio». Vice-directeur de l’Institut d’agriculture biologique, il peut nommer tous ces Autrichiens qui ont prêché sans relâche leurs convictions anti-pesticides dans les fermes, les médias et les chaînes de distribution.
La politique n’aurait suivi le mouvement qu’avec hésitation et se ferait, d’ailleurs, de plus en plus hésitante. «Aujourd’hui, les politiques mettent surtout en avant la provenance locale des produits, remarque-t-il. Mais cela n’a, en fait, pas grand-chose à voir avec leur durabilité. Car on peut produire localement, mais avec toutes sortes de pesticides et d’engrais synthétiques.»
Ministre et chercheur s’accordent, en revanche, sur le rôle déterminant qu’ont joué les supermarchés. On trouve dans leurs rayons, en Autriche, 9% de produits affichant une certification biologique, avec le résultat que près de 100% des consommateurs achètent bio au moins une fois par an. Ici, toutes les grandes surfaces ont lancé leurs propres gammes "vertes". Celles-ci représentent un débouché important pour les producteurs.Cependant, la médaille a son revers. En raison de la forte concentration des distributeurs dans le pays, «les agriculteurs sont exposés à une pression énorme», constate la directrice du département d’Économie écologique à l’Université viennoise d’Économie, Sigrid Stagl. Rebutés par des prix très bas, certains producteurs reviendraient au conventionnel.
«Le bio doit rester un produit premium»
La ministre Elisabeth Köstinger ne juge pas nécessaire d’intervenir. Elle conseille simplement aux agriculteurs de «prendre davantage confiance en eux», de ne pas céder sur les prix. Selon elle, «le bio doit rester un produit premium». Sur les marchés internationaux, la petite république alpine se positionne depuis la fin des années 1980 en tant qu’«épicerie fine de l’Europe». Ce que veut faire Elisabeth Köstinger, c’est promouvoir cette image, sur davantage de marchés. Elle assure que le bio ne sera pas oublié dans la nouvelle stratégie de commerce extérieur que son gouvernement est en train de mettre au point.
Le bio cadre bien à l’image que le pays veut se donner à l’étranger, celle d’une idylle alpine où la nature est préservée et la qualité de vie élevée. Cette image sert l’exportation de ses produits, mais profite également au tourisme, pointent les experts. 

Céline Béal - Liberation - lundi 20 mai 2019

31/05/2019

Le combat d'une femme pour protéger sa culture et la planète...

À la fois Québécoise et Inuit, Sheila Watt-Cloutier est une femme engagée pour l’environnement. Activiste écologiste depuis 20 ans, elle souhaite faire face aux problèmes sociaux et environnementaux comme les polluants organiques persistants dans l’environnement et les changements climatiques qui finissent par toucher son peuple, le peuple Inuit. Elle fut une représentante politique pour les Inuits à tous les niveaux (régional, national et international) et plus récemment présidente internationale du Conseil circumpolaire inuit. Sa force d’engagement et sa détermination pour préserver l’environnement du peuple inuit est exemplaire. Elle représente l’union de deux peuples qui doivent s’écouter mutuellement pour vivre ensemble tout en respectant l’environnement : les Québécois et les Autochtones. Car, comme elle le dit si bien, « la planète et ses habitants ne forme qu’un ». Elle est devenue l’une des plus influentes défenseures de l’homme, de la femme et de l’environnement dans le monde, mais plus précisément pour les droits économiques, sociaux et culturels des Inuits de l’Arctique.

Enfance et parcours scolaire

Mme Watt-Cloutier est née à Kuujjuaq, au nord du Québec. Elle fut alors élevée dans la tradition de chasse et de pêche inuit dans une communauté côtière de la région du Nunavik. Elle n’avait que son père et sa grand mère pour l’éduquer, sa mère étant décédée. Pendant les dix premières années de sa vie, elle se déplaçait sur un traîneau de chiens et ne parlait pas un mot d’anglais jusqu’au jour où elle rentra à l’école en Nouvelle-Écosse et, par la suite, au Manitoba (Churchill). Un peu plus tard, elle étudia la psychologie et la sociologie à l’Université McGill à Montréal.

Désir d’engagement et entrée dans la sphère professionnelle

Au début de sa carrière professionnelle, elle devint traductrice et interprète en Inuktitut dans un hôpital du Nunavik afin d’améliorer la vie et les conditions de santé et d’éducation dans les collectivités autochtones, ce qui montrait déjà son désir d’engagement envers sa communauté. Elle souhaitait faire une refonte du système de l’éducation au Nunavik pour le rendre plus efficace. Elle devint ensuite conseillère en éducation et en soins de santé, puis, en 1995, secrétaire exécutif de la société Makivik qui supervise les revendications territoriales des Inuits, y compris l’accord de la Baie James et du Nord québécois.

C’est en constatant l’influence de la pollution et du réchauffement climatique sur le mode de vie traditionnel des Inuits qu’elle s’engagea véritablement dans la lutte écologique. Sheila Watt-Cloutier voulut enseigner au monde, de sa voix forte, que le changement climatique et les droits humains sont interreliés. Selon elle, ce qui lui a donné la force de se battre autant dans ses engagements serait les nombreuses pertes familiales qu’elle avait vécue dans sa jeunesse.

Au cours des années qui suivirent, Sheila Watt-Cloutier devint un personnage public à l’échelle canadienne et internationale en participant au Conseil circumpolaire inuit, un organisme non gouvernemental international qui représente plus de 155 000 Inuits du Canada, de l’Alaska (États-Unis), du Groenland et du Chukotka (Russie). Elle sera présidente du CCI Canada de 1995 à 2002, puis présidente du CCI international de 2002 à 2006. Elle a pu donc forger de solides aptitudes de bonne communicante.

Projets principaux

Un de ses principaux projets fut la Convention de Stockholm en 2001. Aux côtés d’une coalition de peuples autochtones, Sheila Watt-Cloutier s’est battue pour obtenir cette convention sur les polluants organiques persistants, afin de les interdire pour stopper la contamination de l’Arctique et protéger la santé des Inuits qui se nourrissent de la pêche. La Convention fut finalement adoptée le 17 mai 2004 et à l’heure actuelle, 179 pays l’ont ratifiée, ce qui constitue une grande victoire.

Le 7 décembre 2005, sur la base des conclusions de l’Arctic Climate Impact Assessment, elle a déposé une pétition, avec 62 chasseurs inuits, à la Commission interaméricaine des droits de l’homme, alléguant que les émissions non contrôlées de gaz à effet de serre par les États-Unis violaient la Déclaration américaine des droits et devoirs de l’Homme. Ce fut une requête très audacieuse, ce qui ne l’a pas empêchée d’aller jusqu’au bout.

Dans son principal ouvrage publié le 17 mars 2015, The Right to Be Cold: One Woman’s Story of Protecting Her Culture, the Arctic and the Whole Planet, Sheila Watt-Cloutier développe l’idée que le changement climatique est une question de droits humains. Autrement dit, le changement climatique a une incidence sur toutes les personnes, quels que soient leurs critères de différenciation (religion, situation économique, sexe). Il faut donc y remédier ensemble et ne pas oublier que les peuples autochtones sont les premiers à souffrir de ces changements climatiques qui concerneront bientôt tout le monde. Ce livre raconte une histoire humaine de résilience, d’engagement et de survie du point de vue d’une femme inuit.

Cette femme engagée souhaite donc faire tout ce qui est en son possible pour sauver sa terre et son peuple. Il faut répondre aux dangers posés par la fonte de la glace de mer, l’érosion des côtes, la météo changeante et la modification de la faune dans l’Arctique. Malgré l’immensité du défi, Sheila Watt-Cloutier est une leader passionnée et tenace qui fera en sorte que les Inuits et l’environnement ne soient pas oubliés dans le discours public contemporain.

Prix obtenus

Mme Watt-Cloutier a reçu le premier Prix de l’environnement mondial de l’Association mondiale des organisations non gouvernementales, en reconnaissance pour son travail sur la Convention de Stockholm en 2004. De plus, elle a reçu le Prix des réalisations autochtones pour l’environnement, le Champion du Prix de la Terre des Nations Unies et le Prix Sophie en Norvège en 2005. Elle a reçu également la médaille inaugurale du Nord par le gouverneur général du Canada et le Prix International Environmental Leadership Global Green USA suivi du Canadian Environment Award. Elle est officier de l’Ordre du Canada en 2006 et elle fut nominée pour le Prix Nobel de la Paix en 2007, aux côtés de Al Gore.

Références

Équipe Équiterre (2010), « Rendez hommage aux femmes de l’environnement », site officiel de l’association Équiterre.
http://www.equiterre.org/geste/rendez-hommage-aux-femmes-en-environnement (consulté le 12/10/15)

Rockel, Nick (2010), « Sheila Watt-Cloutier made climate change a human rights issue », The Globe and Mail, 4 octobre.
http://www.theglobeandmail.com/report-on-business/sheila-watt-cloutier-made-climate-change-a-human-rights-issue/article1216160/ (consulté le 12/10/15)

S.a. (2015), « Sheila Watt-Cloutier dirigente inuit », La tortuga de dos cabezas, 19 mars.
http://lasonrisadelosetruscos.blogspot.ca/2015/03/sheila-watt-cloutier-dirigente-inuit.html (consulté le 11/10/15)

S.a. (2015), « Sheila Watt-Cloutier touts Inuit Right to Be Cold’ in new book », CBC News, 17 mars.
http://www.cbc.ca/news/canada/north/sheila-watt-cloutier-touts-inuit-right-to-be-cold-in-new-book-1.2998375 (consulté le 12/10/15)

Conférence donnée par Sheila Watt-Cloutier sur les changements climatiques et les droits humains organisée par le groupe Alter Citoyens (2008), vidéo accessible sur youtube.com :
https://www.youtube.com/watch?v=GlSh4XeoLBA (consulté le 11/10/15)

Vidéo présentant Sheila Watt-Cloutier, lauréate du prix Femme de mérite décerné par Cascades inc. (2015) :
https://www.youtube.com/watch?v=VK9ZqVP3t4I (consulté le 11/10/15)

Fiche biographique de Sheila Watt-Cloutir sur le site internet officiel de la Fondation Trudeau (2006) :
http://www.trudeaufoundation.ca/en/community/sheila-watt-cloutier (consulté le 12/10/15)

Fiche biographique de Sheila Watt-Cloutier sur le site internet officiel de The Right Livelihood Award. (2015) :
http://www.rightlivelihood.org/watt-cloutier.html (consulté le 12/10/15)

Enfin une voiture électrique propulsée à l'énergie solaire!

Le 25 juin 2019 est une date à cocher dans votre calendrier si vous attendez de pied ferme la présentation de la Lightyear One, voiture électrique propulsée à l'énergie solaire.
Sur le créneau des voitures électriques solaires, plusieurs entreprises tentent de se faire une place sur un secteur encore en plein développement. Parmi elles, le constructeur allemand Sono Motors s'est récemment fait remarquer en affichant des objectifs ambitieux : produire chaque année 43 000 Sono Sion, du nom du modèle, d'ici 2028. Le modèle électrifié affiche des performances pour le moins modestes : autonomie de 250 kilomètres et vitesse de pointe de 140 km/h.

Entre 600 et 800 km d'autonomie
En face, un concurrent hollandais répondant au nom de Lightyear cherche à lui faire de l'ombre. Car l'entreprise fondée en 2016, qui emploie désormais plus de 100 employés, va lever le voile sur un prototype de sa voiture électrique solaire, sobrement intitulée Lightyear One, lors d'un événement organisé à Katwijk, aux Pays-Bas, le 25 juin 2019, peut-on lire dans un communiqué de presse.
Présentée comme un véhicule à la fois léger et aérodynamique, la Lightyear One, en plus de s'équiper de quatre roues motrices, accueille des panneaux solaires capables de capter l'énergie de notre étoile. De ce fait, le modèle serait en mesure de rouler entre 600 et 800 kilomètres en fonction des usages, soit une autonomie débordante comparée à sa rivale allemande.

Les premières livraisons attendues pour 2020
A l'instar de cette dernière, le produit hollandais se dote d'une recharge compatible avec une prise, laquelle lui permet de récupérer jusqu'à 400 kilomètres d'autonomie en une seule nuit seulement. Autant de chiffres à vérifier lors de tests poussés. Le reste des caractéristiques devrait logiquement faire l'objet d'une présentation plus détaillée en juin. Les premières livraisons sont quant à elles prévues en 2020.

Grégoire Huvelin - Clubic - dimanche 19 mai 2019

30/05/2019

Une ménagerie en hologrammes d'animaux...

Mme Sophie Berthier dans le journal Télérama nous informe de l'initiative du Cirque Roncalli en Allemagne, qui révolutionne les spectacles d'animaux de cirque. Grâce à une prouesse technologique, en effet, le cirque utilise des hologrammes d'animaux sauvages pour ses spectacles. Ainsi, éléphants et girafes font leur numéro sous le chapiteau, mais les cages demeurent vides.

De quoi lutter contre la souffrance animale et éliminer les conditions de vie déplorables de la plupart des animaux sauvages en captivité. Pour inspirer d'autres cirques, voilà une initiative originale! On peut s'interroger: est-ce une manière d'anticiper le cirque du futur?

Pour en savoir davantage à ce sujet, consulter:

https://creapills.com/cirque-roncalli-animaux-hologrammes-20190415

Lyliane

29/05/2019

Skola, magasin-école pour former des jeunes au métier de vendeurs-conseillers à Cagnes-sur-mer (06)

Mr Jimmy Boursicot dans le magazine "Nous" fait référence à l'initiative de la Fondation des Apprentis d'Auteuil de créer un magasin-école installé à Polygone Riviera à Cagnes-sur-mer(06). Dans cette boutique, en effet, des jeunes de 18 à 29 ans apprennent un métier, à travers des cours et des situations de vente, sous le regard de managers pour 35 h par semaine durant 3 mois. Les recruteurs de Skola ont repéré dans l'ensemble leurs recrues un jour de "job dating". Les jeunes sélectionnés à la suite d'entretiens individuels et collectifs ont connu pour la plupart des parcours tortueux avec des erreurs d'orientation.

Etant donné que les directeurs de magasins se plaignent souvent de recevoir des C.V. de jeunes aux profils inadaptés, le programme de formation du magasin-école est centré sur les nécessités de la vente et les qualités à acquérir pour devenir "un bon vendeur-conseiller". L'avantage de Skola et de son suivi, est essentiellement de pouvoir "guider le bon profil de postulant vers le bon poste". L'enseignement donné insiste beaucoup sur le "savoir-être", l'accueil du client, la ponctualité, la manière de fidéliser les acheteurs...

Le dispositif se révèle efficace: il est mis en oeuvre actuellement pour une deuxième promotion de quelques 20 jeunes. Les partenaires réunis pour impulser ce programme novateur sont la Fondation des Apprentis d'Auteuil, la ville de Cagnes-sur-Mer, Pôle Emploi et les missions locales. En outre, le groupe Unibail-Rodamco-Westfield, qui gère l'ensemble des enseignes du Centre Polygone, dispose d'un plan destiné à favoriser la création d'emplois, baptisé URW for Jobs. De l'extérieur, le shop multi-marques de la boutique Skola est semblable à tous les autres. Toutefois un corner est réservé à l'Ouvre-boîte, la structure d'accompagnement à la création d'entreprise. un simple panneau est posé au-dessus de la caisse signalant le coaching effectué dans ce centre commercial.

Il me semble que de nombreuses enseignes pourraient s'inspirer de cette initiative et  former des jeunes au chômage ou en déshérence. Car de nombreux facteurs peuvent freiner l accès à l'emploi des jeunes (soucis familiaux, logement, transport, inexpérience...). Tendons la main à ces demandeurs d'emploi d'un style non conventionnel et comme à Marseille, qui a déja été séduit par le dispositif, donnons leur une chance de s'insérer dans notre société! Pour tout renseignement, consulter par exemple sur Internet:

https://www.lesterrassesduport.com/boutiques/mode/skola ou
https://www.skola.fr/

Lyliane

La taxe GAFA adoptée par le Sénat...

FISCALITE - Portée par Bruno Le Maire, cette taxe, qui vise une trentaine de géants du numérique, devrait rapporter 650 millions d'euros l'an prochain 
C’est un petit pas dans la lutte contre l’optimisation fiscale. Le Sénat à majorité de droite a voté dans la nuit de mardi à mercredi, en première lecture, l’instauration d’une taxe sur les géants du numérique portée par Bruno Le Maire, inscrivant dans le texte son caractère temporaire.
La « taxe Gafa » (acronyme de Google, Amazon, Facebook et Apple), déjà adoptée à l’Assemblée nationale, doit faire de la France un des pays pionniers en la matière, en dépit de l’opposition des Etats-Unis.
La chambre haute a adopté l’ensemble du texte, qui comprend également un volet sur l’impôt sur les sociétés, par 181 voix pour et 4 voix contre et 158 abstentions. Députés et sénateurs vont maintenant tenter de se mettre d’accord sur une version commune en commission mixte paritaire, faute de quoi une nouvelle lecture sera nécessaire. La « taxe Gafa à la française » s’inspire largement d’un projet européen qui n’a pas abouti en raison des réticences de l’Irlande, de la Suède, du Danemark et de la Finlande.

3 % du chiffre d’affaires français
Pour le ministre de l’Economie, cette solution unilatérale doit servir de « levier » dans les négociations internationales, dans l’attente d’un aboutissement des travaux de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Le ministre a de nouveau pris l’engagement de la « retirer immédiatement dès qu’il y aura un consensus au niveau de l’OCDE ».
Il a aussi estimé, en réponse aux inquiétudes formulées par le rapporteur de la commission des Finances Albéric de Montgolfier (LR), « qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter de la solidité juridique » du dispositif. Concrètement, la taxe doit concerner les activités numériques qui « créent de la valeur grâce aux internautes français ».
Elle vise les entreprises qui font un chiffre d’affaires sur leurs activités numériques de plus de 750 millions d’euros dans le monde, dont 25 millions d’euros pouvant être rattachés à des utilisateurs localisés en France. L’idée est de les imposer à hauteur de 3 % du chiffre d’affaires réalisé en France sur la publicité ciblée en ligne, la vente de données à des fins publicitaires et la mise en relation des internautes par les plateformes.
Une trentaine d’entreprises concernées
Elle devrai
t s’appliquer à une trentaine de groupes comme Meetic, Amazon, Airbnb, Instagram ou encore la française Criteo, et rapporter 400 millions d’euros en 2019, puis 650 millions en 2020.
Critique vis-à-vis d’un dispositif « mal préparé », le groupe LR a néanmoins choisi de soutenir « le principe de cette taxe, dans le seul espoir qu’elle permette d’accélérer les négociations au sein de l’OCDE ». Elle a reçu également le soutien des centristes et des Indépendants. Pour la gauche, « la taxe va dans le bon sens, mais reste largement insuffisante ».
Les sénateurs ont souhaité « sécuriser » le dispositif en renforçant la protection des données personnelles des utilisateurs français et en prenant en compte la double imposition qui pourrait frapper des entreprises déjà soumises à l’impôt sur les sociétés en France. Surtout, ils ont inscrit dans la loi le caractère « temporaire » de la taxe, prévoyant son extinction au 1er janvier 2022.

20 Minutes avec AFP - 20 Minutes - mercredi 22 mai 2019

 

28/05/2019

Des propositions du Sénat pour lutter contre le réchauffement climatique...

Après plus de six mois de travail, Ronan Dantec (Loire-Atlantique) et Jean-Yves Roux (Alpes-de-Haute-Provence) livrent un rapport de qui fait un état des lieux de la France face au réchauffement climatique et qui avance 18 propositions. Le but : transformer durablement et "enclencher une véritable mutation" de l'écologie dans l'Hexagone.
Un rapport choc 
Le constat est là dès le début du rapport : "les glaciers fondent, la neige est moins abondante (...) le proche avenir climatique du pays, d'ici à 2050 est déjà écrit. Il correspond à un réchauffement de 2°C". Une fois les bases posées, les sénateurs se sont demandés comment enrayer une progression trop rapide du réchauffement climatique et surtout, prendre des mesures concrètes pour adapter la France à ces changements.

Les propositions 
Les sénateurs Ronan Dantec et Jean-Yves Roux ont particulièrement insisté sur le rôle du tourisme et de l'agriculture dans l'adaptation du pays au réchauffement climatique. Selon eux, "il y a des agriculteurs qui veulent changer [de façon de produire NDLR] mais qui ne sont pas soutenus". Pour cela, le rapport suggère une mobilisation des fonds sur le pilier 2 de la PAC (la politique agricole commune de l'Europe). Il concerne le fonds d'aide aux agriculteurs ayant perdu leurs récoltes.

Une autre des mesures du projet est d'accentuer le soutien financier à la recherche et à "l'expertise scientifique" dans les domaines du dérèglement climatique. Alors que les sénateurs évoquent une baisse du budget pour les chercheurs cette année, le rapport va résolument à l'encontre de cette mesure du gouvernement. 
Le projet le plus concret du rapport reste l'accès gratuit aux cartes de Météo-France, en effet, si la consultation de la météo est offerte, les rapports personnalisés sont payants. Ronan Dantec et Jean-Yves Roux souhaitent que ces cartes deviennent libres d'accès afin notamment d'aider les "maires des petites communes, n'ayant un gros budget". 

Le but assumé du rapport ? 
Cela pourrait bien être "Une grande loi sur le dérèglement climatique, qui n'existe pas encore aujourd'hui" se félicite Ronan Dantec. Le rapport a été voté à l’unanimité par l’ensemble des groupes politiques de la délégation.

Morsli Pauline - Gentside - vendredi 17 mai 2019

Femmes battues: faites le point!

Dans le journal Télérama, Mme Valérie Lehoux a interviewé Mme Alice Lepers , responsable de l'opération "Faites le point". Elle a, en effet, imaginé un code discret et effaçable pour que les femmes battues puissent signaler leur détresse à leur entourage: un point noir au creux de la main. Les victimes sont souvent isolées et incapable de briser le silence. Aujourd'hui pourtant et depuis une dizaine d'années une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son compagnon, son ex, son mari ou son amant.

Ce point noir signifiera :"J'ai besoin d'aide" et pourra être montré aux membres des associations compétentes ou aux services sociaux. Des autocollants seront en outre distribués gratuitement (une petite main siglée d'un point à coller sur son téléphone ou son ordinateur) dans des points de distribution variés: cafés, coiffeurs, épiceries... La mobilisation se poursuit sur les réseaux sociaux avec des personnalités qui s'engagent comme la Garde des Sceaux, Laure Manaudou, Marc-Olivier Fogiel...

Mme Lepers avait précédemment lancé une campagne en 2013 contre les violences faites aux femmes. Il y a eu des avancées et notamment en France le procès Baupin. Le 19/4/2019, l'agresseur a été condamné, alors qu'il tentait d'inverser la culpabilité. Les temps changent et "Me Too" n'y est pas étranger. Selon Mme Lepers , désormais "la parole des victimes est écoutée avec respect et leur courage est admiré"...

Pour en savoir davantage, consulter le site: www.lepointnoir.com.

Lyliane

 

27/05/2019

Etre éleveuse de reines d'abeilles...

Mme Kathleen Junion, dans le journal Nous, nous conte le parcours de Mme Alexandrine Brion, ancienne dessinatrice-projeteuse, qui s'est reconvertie à la mort de son père, apiculteur, il y a plus de 15 ans "en éleveuse de reines d'abeilles". Au village de la Bollène-Vésubie, qui se trouve à 700 m d'altitude et aux portes du  Mercantour, en 2010, Mme Brion et son mari ont installés leurs 200 ruches. Titulaire du diplôme de responsable d'exploitation agricole et après un stage de 6 mois auprès de professionnels, Mme Brion s'est tournée vers l'élevage des reines.

Passionnée par son métier, Mme Alexandrine Brion effectue des greffages en prélevant une larve au pinceau et en la plaçant dans de futurs cocons ou cellules royales, pour que la reproduction en 16 jours environ puisse avoir lieu. Sans abeilles, pas d'arbres fruitiers, c'est dire l'importance de son travail! Elle est fascinée notamment par le vol nuptial qui permet la copulation de la reine par une bonne quinzaine de mâles qui meurent après l'acte. Toute sa vie (2 ou 3 années environ), la reine pondra entre 50 000 et 80 000 oeufs par saison.

Pour tout renseignement sur ce métier exigeant, joindre par exemple:

https://www.icko-apiculture.com/reines-et-essaims

Lyliane

Fabriquer des cosmétiques écoresponsables et s'engager au quotidien pour la planète...

Mme Emmanuelle Demarest a interviewé pour Version Fémina 4 fabricants de cosmétiques engagés dans une démarche écoresponsable. Mme Mathilde Thomas, cofondatrice de Caudalie, témoigne de ses gestes pour la planète: se déplacer uniquement à bicyclette, acheter au marché fruits et légumes de saison, faire ses yaourts et son pain, éviter sacs et couverts en plastique en visant le zéro déchet pour Caudalie d'ici à 2021...

Mme le docteur Sylvie Péres, cofondatrice d' Alaena, avoue "qu'elle mange bio, composte ses déchets, fait partie d'une Amap et économise l'eau. De plus, elle se montre vigilante pour ses produits d'entretien et les choisit biodégradables. Quant à la Directrice commerciale et marketing de Wéléda, Mme Françoise Kessler, elle achète en vrac et privilégie les éco-recharges pour limiter ses déchets. Elle se fournit au maximum en produits bio et locaux.

Mr Charles Kloboukoff, Président fondateur du groupe Léa Nature, vise avec sa femme le zéro déchet autant que possible en faisant du compost et en triant leurs déchets. Non seulement, ils n'achètent pas de dosettes en aluminium pour leur café, mais ils ont la chance d'avoir un poulailler et un jardin cultivé en bio. Leur voiture est 100% électrique, car ils sont conscients de la pollution de l'air et du réchauffement climatique.

Bravo à ces 4 personnalités de s'engager pour la planète et de donner l'exemple de personnes évitant gaspillage et pollution! Et vous? Que faites-vous concrètement?

Lyliane

26/05/2019

Une société plus fraternelle avec le vivre ensemble...

Aujourd’hui, son combat résonne dans toute la France. Il fait partie des quatorze Français engagés pour une société plus fraternelle, mis en avant par le mouvement Fraternité Générale, aux côtés du chef Thierry Marx, fondateur de « Cuisine mode d’emploi(s), école d’apprentissage engagée dans l’insertion des jeunes en difficulté ou encore Ghada Hatem, gynécologue à l’origine de la célèbre et salvatrice Maison des Femmes de Saint-Denis.

A l’origine de cette série de portraits diffusés en exclusivité sur le web par « l’Obs » et à la télévision par France télévision, le groupe TF1, et Canal notamment, l’association « Fraternité Générale », créée par la productrice Fabienne Servan-Schreiber au lendemain des attentats de Paris de 2015. Leur mission ? Rassembler les Français autour d’actions solidaires dans les domaines sportifs ou culturels.

Le jeudi 16 mai, se tenait pour l’occasion un « Dîner en couleurs », place de la République à Paris, dès 18h30, et dans toute la France (lieux et dates à retrouver ici). Sont invités tous ceux partageant une valeur : la fraternité. Sans distinction de couleur ou de croyance.
L’an dernier, la première édition avait rassemblé plus de 1.500 participants à Paris.
Voir les autres portraits dans notre playlist dédiée.

Mélody Locard - L’Obs - jeudi 16 mai 2019

25/05/2019

Comment embellir son balcon avec des pots et des jardinières...

Mrs Jérémie Bertolino et Claudio Fornasari, de la société "Les jardins florissants" nous donnent dans le journal "Nous" quelques conseils de bon sens, pour que nous puissions avoir de beaux balcons. En effet, il faut avant tout prendre en compte deux facteurs: l'exposition et le climat pour choisir des végétaux adaptés.

Tout d'abord, il est important de drainer les fonds de pot avec des graviers ou des billes d'argile avant de mettre terre et engrais pour ne pas noyer les racines. En pleine terre, les plantes trouvent elle-mêmes leur substance dans le sol, mais en pot il peut être nécessaire de pousser la croissance avec des engrais organiques pour une culture biologique. On peut même essayer de cultiver en pots fraisiers et tomates cerises.

Il est mieux de ne pas choisir d'énormes plantes au départ. Tout d'abord, elles coûtent cher et d'autre part, elles sont souvent de belle taille grâce à des engrais chimiques et des arrosages journaliers. La patience paie, si l'on choisit des plantes de petite taille qui auront le temps de s'adapter à leur milieu. Les aromatiques sont résistants et les avoir sous la main est un plus.

Doser l'arrosage est également nécessaire. En touchant la terre, on voit si celle-ci est sèche ou pas. Si l'exposition est au sud, il pourrait être utile de couvrir la terre de copeaux de bois ou de paille en été pour la protéger et éviter le ruissellement de l'eau. Arroser trop est en effet nuisible et fait pourrir les racines... De même à l'automne, on peut être amené à rentrer les pots ou à les couvrir d'un voile d'hivernage.

Le rempotage dans un pot un peu plus grand doit se faire tous les 3 ou 4 ans. Veiller à choisir de la terre de bruyère pour camélias et hortensias. S'il y a du vent ou des vis-à-vis, prévoir un mur de canisses de bambou le long du balcon. Pour les grimpantes comme jasmins d'été ou d'hiver, des passiflores ou des bignonias, prévoir un treillis mural ou des tuteurs de belle taille.

Lyliane

 

Le Portugal et les énergies vertes...

Jusqu’au 26 mai, le Fil vert, le rendez-vous environnement de Libération, se teinte de bleu à l’occasion des élections européennes.
De toute l’Union européenne, c’est le Portugal qui a le plus réduit ses émissions de CO2 en 2018, avec une baisse de 9%, contre 2,5% en moyenne. Cette réduction est largement imputable à l’essor des énergies vertes dans le pays. Selon Eurostat, 54% de l’électricité produite au Portugal en 2016 provenait de sources renouvelables, ce qui en fait le troisième meilleur élève européen en la matière, derrière l’Autriche et la Suède. Pendant six jours en mars 2018, le pays a même couvert l’ensemble de ses besoins énergétiques grâce aux renouvelables. Leur développement devrait aussi permettre à terme au Portugal de s’affranchir de sa dépendance aux importations d’énergies fossiles. Seul revers à ces belles performances : le prix de l’électricité, pour les ménages comme pour l’industrie, y est un des plus élevés de l’Union.

Le Portugal s’est également lancé dans le développement de technologies innovantes. A Alto Rabagão, dans le nord, le groupe Energias de Portugal (EDP) teste une centrale solaire flottante. Ce sont 840 panneaux photovoltaïques qui ont été installés sur une plateforme qui dérive sur le lac artificiel formé par un des nombreux barrages hydrauliques du pays. La méthode est encore expérimentale mais elle cumule lesqualités : l’eau refroidit les panneaux qui sont ainsi plus efficaces, et les faire flotter évite d’accaparer des terres pour la production électrique. Elle pourrait permettre de développer le solaire, qui ne représente pour l’instant que 2% du mix énergétique.

«La plus grande centrale éolienne flottante»
Aux larges des côtes de Viana do Castelo, à la frontière avec l’Espagne, un autre projet flottant, éolien celui-là, devrait entrer en fonction en 2019, après plus de cinq ans d’expérimentations concluantes. «Les éoliennes flottantes ont résisté à des conditions climatiques extrêmes, y compris à des vagues de plus de 15 mètres, raconte Luis Santos, porte-parole de l’Apren, l’association portugaise des énergies renouvelables. Ces tests ont permis de développer le projet Windfloat Atlantic de 25 MW, qui va constituer la plus grande centrale éolienne flottante existante.» Choisir de développer l’offshore flottant permet surtout au Portugal de résoudre le problème posé jusque-là par la grande profondeur de son plateau continental, qui empêche l’installation d’éoliennes offshore classiques.

Ces innovations sont largement financées par l’Europe : sur les 125 millions d’euros nécessaires au projet Windfloat, 60 ont été amenés par la Banque européenne d’investissement et 30 par le programme communautaire NER 300, destiné à soutenir les technologies renouvelables innovantes. Mais, déplore Luis Santos, «les subventions accordées aux énergies fossiles dépassent largement celles reçues par les renouvelables. Selon un rapport du Parlement européen, en 2015 les subventions touchées par le Portugal pour les combustibles fossiles tournaient autour de deux milliards d’euros, ce qui est bien supérieur au surcoût des énergies renouvelables, estimé à 1,1 milliard d’euros». La refonte du marché européen de l’électricité, votée par le Parlement en mars, devrait peu à peu changer les choses, notamment en supprimant les subventions au charbon, pour arriver à l’objectif de 32% d’énergie verte à l’échelle de l’UE d’ici 2030.

Nelly Didelot - Liberation - vendredi 17 mai 2019

24/05/2019

Conseil de défense écologique et convention citoyenne...

Annoncé par Emmanuel Macron lors de sa dernière conférence de presse, ce conseil aura pour objectif de fixer les priorités du gouvernement en matière d'écologie et de s'assurer de leur mise en oeuvre. Le premier conseil de défense écologique, dont la création a été annoncée par Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse du 25 avril, se tiendra le 23 mai à l'Elysée, a déclaré ce mercredi la porte-parole du gouvernement Sideth Ndiaye.

Le ministre de la Transition écologique François de Rugy a présenté en conseil des ministres le décret sur la création de cette instance qui "réunira régulièrement les ministres et les opérateurs de l'État mobilisés" sur les dossiers de la lutte contre le réchauffement climatique et de la protection de la biodiversité, a-t-elle précisé.

Y participeront notamment le président, le Premier ministre, François de Rugy et les ministres de l'Economie, des Affaires étrangères, de la Santé ou du Logement, selon elle. Ils pourront être rejoints, au moins une fois par an, par les membres du Haut conseil pour le climat, une instance indépendante créée en novembre 2018 composée d'experts scientifiques. 

Première convention citoyenne au mois de juin
Par ailleurs, Sibeth Ndiaye a indiqué que la convention citoyenne, composée de 150 citoyens tirés au sort, devrait tenir sa première réunion "dans le courant du mois de juin". Emmanuel Macron avait expliqué, lors de sa conférence de presse du 25 avril, que "la première mission" de ce conseil de participation citoyenne serait de "redessiner toutes les mesures concrètes d'aide aux citoyens sur la transition climatique", car certaines apparaissaient "trop complexes".

Mélanie Rostagnat avec AFP - BFMTV - mercredi 15 mai 2019

Youth for climate en France et dans le monde...

Qui sommes-nous ?

Youth for Climate France est un mouvement de jeunes qui se mobilisent pour le climat, l'environnement, et l'écologie.

Le 15 mars 2019, nous avons répondu à l’appel international à la mobilisation et réuni plus de 200 000 jeunes en France (pour un total de plus d'un million à travers le monde !). Dans plus de 200 villes, nous avons manifesté afin de sensibiliser et conscientiser le plus grand nombre, ainsi que pour dénoncer l'inaction des dirigeants politiques.

Véritable carrefour des mobilisations écologistes jeunes, Youth for Climate France crée des liens entre les différentes mobilisations locales, et référence les nombreuses initiatives militantes à travers toute la France.

Rejoins-nous !

Tu souhaites lancer la grève pour le climat dans ta ville ? Participer à l'organisation de mouvements déjà implantés près de chez toi ?

Tu peux nous contacter via les réseaux sociaux, et être invité sur les serveurs de discussion et d'organisation interne (notamment le serveur Discord national).

Des kits de mobilisation et de sensibilisation seront prochainement disponibles sur ce site.

24 mai : Grève mondiale pour le futur !

Collégien·nes, lycéen·nes, étudiant·es, nous appelons à faire grève pour le climat le 24 mai partout dans le monde

Référencer ma ville !

23/05/2019

Consigner le verre...

Mme Sophie Berthier dans le journal Télérama nous rappelle qu'au début des années 1990 rapporter ses bouteilles de verre vides sur leur point de vente en échange d'une modique somme était encore un geste courant. Mais la consigne a été remplacée par les bouteilles en plastique jetable et malheureusement jeté n'importe où.

Avec la chasse aux déchets, des départements comme l'Ardèche, la Drôme et les Hauts- de- France, la ville de Nantes et depuis peu l'Alsace ont décidé de remettre la consigne au goût du jour. D'autant que "réutiliser une bouteille coûte moins cher aux collectivités locales que de payer des entreprises pour les recycler.

L'article se termine sur l'espoir que bientôt on n'aura plus besoin de consigner et que rapporter le verre là où on l'a acheté ou dans des boutiques de vrac deviendra d'un usage courant... Alors soyons adeptes du "zéro déchet" et mobilisons nous pour que les bouteilles en plastique finissent par disparaître de notre environnement.

Lyliane

22/05/2019

Rester assis nuit à la santé...

Selon un article de Mme Jessica Agache-Gorse dans Version Fémina, les Français passent en moyenne près de 7h30 par jour sur une chaise ou dans un fauteuil. Or, à moins d'être invalide, rester assis nuit à la santé d'après l'OMS (l'Organisation Mondiale de la santé), qui estime qu'au moins 3,2 millions de personnes meurent chaque année dans le monde du manque d'exercice. Une étude de l'Inserm a démontré que la sédentarité accumulée sur la journée augmente le risque de cancer de 25%, celui d'AVC de 30%, de diabète et d'hypertension de 40 à 50%. En effet, la position assise "encrasse notre organisme": les muscles ne travaillant pas, la circulation sanguine est beaucoup moins efficace et les organes fonctionnent moins bien, de même que les cellules, dont les niveaux d'inflammation et de stress oxydatif augmentent.

Aussi, il est conseillé de se mettre debout régulièrement, quel que soit notre mode de vie. Donc, ne jamais rester plus de 2 heures sans interruption sur un siège, quitte à mettre une alarme sur le téléphone. Par exemple, téléphoner debout est un truc facile à mettre en place. Il existe aujourd'hui des "walking desk" en vente sur  le site activup.net, comprenant tapis roulant et bureau. Des vélos-bureaux permettent même de pédaler en travaillant - cf www.velo-bureau.fr - associant une table à un vélo d'appartement. Des repose-pieds équipés d'un rouleau et d'une balle auto-massants, permettent aussi de stimuler la circulation sanguine. A acheter (au prix de 149 euros) sur le site Internet: www.smooveboard.com. Des kinésithérapeutes, enfin, cherchent à mobiliser nos muscles, à nous faire respirer plus amplement et à nous faire prendre de bonnes habitudes à travers des séances régulières prescrites par un médecin généraliste...

Les cardiologues comme le docteur F. Carré, interviewé par la journaliste, préconisent de s'astreindre à faire le tour du quartier et à prendre les escaliers plutôt que l'ascenseur une fois par jour. A la maison, après les repas, penser le plus souvent possible à marcher 5 à 10 minutes avant de se mettre sur le canapé pour une sieste. L'OMS recommande même de faire 30 minutes d'exercice physique d'intensité modérée (marche...) chaque jour, cette demi-heure étant fractionnable. Si l'on voyage souvent en voiture ou en train, faire quelques pas toutes les 2 heures, aller aux toilettes, s'arrêter pour boire de l'eau ou un café et s'étirer. Penser également qu'il existe des compteurs de pas que l'on peut installer sur son smartphone. Ces podomètres donnent des indications chiffrées sur les déplacements effectifs. Etre actif au quotidien revient en fait à adopter des réflexes simples et non seulement à être "un sportif du dimanche", la régularité des efforts étant plus intéressante pour notre organisme - surtout en prenant des années - que des heures de course une à deux fois par semaine.

Lyliane

Une drôle de lessive!

Dans Télérama, Mme Sophie Berthier signe un article surprenant concernant une sorte de galet lisse et ovale à ultrasons nomme Dolfi, qui permet de nettoyer le linge et de faire la chasse aux bactéries. C'est un peu "une micro-machine à laver nomade"! Il suffirait d'immerger ce galet dans un lavabo plein, avec un peu de détergent, pendant 30 minutes pour laver son linge. Nul besoin de frotter, Dolfi ferait le travail! De quoi économiser l'eau sur le long terme... mais son prix d'achat est de 170 euros.

Pour tout renseignement, contacter: www.dollfi.com.

Lyliane

21/05/2019

Quelle place pour les jeunes dans la société?

La Lettre de l'Association Solidarité Laïque du 2ème trimestre 2019 fait le point sur les jeunes de 18/24 ans dans notre pays comme dans le monde. Chez nous, affirme Mme Anne-Marie Harster, Présidente de l'association, 18,8% des jeunes de cet âge à la fin 2018 étaient au chômage. L'idée que la jeunesse représente l'avenir d'un pays implique de pouvoir éduquer ces jeunes et les préparer au monde de demain. Ils devraient donc être accompagnés, valorisés et encouragés  pour se construire un avenir. Or, comment pouvons-nous les inciter à jouer un rôle important, à se former aux nouveaux métiers, aux technologies de pointe, à voter et à s'impliquer en faveur de la démocratie, alors qu'ils sont au mieux impliqués dans des emplois précaires et au pire au chômage? Ils ne trouvent pas vraiment leur place dans la société et nous-mêmes, les aînés que nous sommes, nous devrions en majorité pouvoir remplir notre devoir de "passeurs de génération".

La jeunesse est habituellement une période d'apprentissages des responsabilités, de construction de l'autonomie, d'accès à l'indépendance matérielle. Ce n'est certes pas un ensemble homogène, car de grandes inégalités sociales existent. La conscience de ces inégalités appelle une réponse urgente de nos hommes politiques, faute de quoi  révoltes et aspirations solidaires risquent de fracturer nos pays européens, de nous conduire vers la montée des extrêmes, de la violence ou même des dictatures. Devenir un citoyen épanoui dans sa vie et son travail n'est plus seulement fonction des diplômes obtenus, car les filières dites technologiques présentent souvent davantage de débouchés dans le monde du travail. La plupart des jeunes aspirent à trouver un emploi décent, à être utiles dans la société, à faire vivre leur famille dignement. Ecoutons les, suggère Solidarité Laïque, dans leur désir d'exister, de trouver leur place, de créer un monde plus juste en refusant la destruction de la planète sous couvert d'économie!

Quant aux autres pays, il faut par exemple savoir que 50% des Africains ont moins de 18 ans et qu'ils aspirent à sortir de l'humiliation, de la pauvreté, du racisme, du chômage et de la corruption. Comment sont-ils formés sur place? Beaucoup n'ont pas accès à l'éducation. Comment accueillons-nous ceux qui viennent chez nous au péril de leur vie en rêvant à un monde meilleur? Au Burkina Faso, comme au Niger, au Congo ou au Mali, le taux d'analphabétisme varie selon le sexe (57% sont des femmes) et le lieu de vie des personnes, le milieu rural étant très défavorisé. Ces pays, pourtant riches par leur sous-sol, ne profitent pas vraiment de leurs ressources. Leurs habitants souffrent de malnutrition et de sous-développement. Des programmes portés par Solidarité Laïque dans ces pays comme en France soutiennent des micro-projets et luttent contre l'exclusion. Pour aider l'association, joindre: www.solidarite-laique.org.

Lyliane

20/05/2019

Des actions en faveur de la biodiversité...

Dans le journal du dimanche 12/5/2019, un dossier de plusieurs pages était consacré aux actions en cours déjà mises en place en PACA et d'autres potentielles à notre niveau. Mmes Sophie Casals et Aurore Malval, ainsi que Mr Guillaume Aubertin avaient mené l'enquête pour Nice-Matin. Leurs conclusions sont encourageantes: "Malgré les menaces qui pèsent sur la biodiversité, sur terre comme sur mer il n'est pas trop tard pour agir!" En effet, les zones de protection se multiplient depuis des années et les organismes comme les citoyens se sentent de plus en plus concernés par la protection de la nature.

Parmi les actions susceptibles d'aider les agriculteurs, je note un outil de terrain nommé S@M, qui depuis 2010, via une application sur téléphone ou tablette, permet au producteur de noter ce qui se passe pour ses fleurs ou ses fruits et de disposer d'une banque d'images des ravageurs. Il peut ainsi bénéficier d'une aide et se passer de produits phytosanitaires. De même, grâce à des insectes contenus dans de petits sachets, l'agriculteur peut réduire ses traitements en s'appuyant sur la lutte biologique. Une start-up du nom de Mycophyto et l'UMT Florimed de Sophia-Antipolis s'occupent de ces alternatives privilégiant les auxiliaires.

Des initiatives à succès peuvent être déja citées depuis des Conservatoires du littoral comme à Porquerolles, des Parcs nationaux comme celui du Mercantour (06) qui fête ses 40 ans cette année ou celui de Port Cros (83), jusqu'à des "nurseries à poissons en polypropylène imitant les herbiers de posidonies" avec ReFish à Bormes les Mimosas (83) ou des mouillages "écolos" comme à Ramatuelle (83). Pratiquement partout, dans nos pays européens, on s'inquiète de la protection de la faune et de la flore. De ce fait, des actions novatrices au niveau des Etats comme des régions sont un objectif recherché...

En tant que citoyens, il nous est conseillé en premier lieu de nous nourrir de façon responsable, sans gaspiller. Par exemple, d'acheter en vrac, de réduire sa consommation de viande en privilégiant la qualité et le local, de rejoindre une AMAP, d'éviter les poissons comme le thon, le saumon ou l'espadon, dont les stocks s'épuisent, au profit des sardines, des maquereaux, des bonites. Nous pouvons également installer des nichoirs à hirondelles, martinets et chauve-souris sur notre maison - joindre la LPO - car ces espèces sont de formidables "insecticides naturels".

Dénicher des semences locales oubliées pour les remettre en culture - semencemaralpine@gmail.com - prendre soin des abeilles dans son jardin en plantant des fleurs mellifères ou en tolérant les pissenlits, proposer à un apiculteur d'installer ses ruches dans notre propriété, éviter de traiter nos arbres et nos plantes dans notre jardin, éviter d'écraser tortues, crapauds ou couleuvres sur les routes, tout ces petits gestes sont à encourager car ils vont dans le bon sens... Il y a là tout un champ d'expérimentations et sans doute de nouveaux métiers à proposer...

Lyliane

 

 

19/05/2019

Avec la NEF des zestes d'initiatives et de bonnes nouvelles à soutenir.

Un zeste d'orange

La révolution par l’orange vous redonnera le goût et l’envie de changer le monde. Comment la nourriture rend humain ou nous déshumanise ? C’est l’une des réflexions que nous offre Olivia Bernholc dans son film-documentaire sur la coopérative fruitière Le Galline Felici en Sicile.

En cette fin de tournage, Olivia sollicite votre soutien afin de contribuer au bon déroulement du montage qui nécessitera son implication intense ainsi que quelques collaborateurs talentueux. Soutenez le projet dès maintenant !

Fin de la campagne prévue le 10/06/2019

Faites un Zeste
 

Un zeste de douceur aquatique

Au festival off d’Avignon, en juillet prochain, Mamie Clapotis offrira aux tout-petits un spectacle aquatique conté par Aurélie Piette. Grâce à des comptines et des décors en tout genre, Aurélie présentera un univers rempli de poissons, de baleines et d’eau ! Votre zeste l’aidera à financer la location du théâtre, l’hébergement et la communication.

Pour une belle fin au conte de Mamie Clapotis, faites un zeste aujourd’hui !

Fin de la campagne prévue le 10/06/2019.

Faites un Zeste
 

Et bien d'autres zestes à faire sur zeste.coop !

 

Vos belles histoires

L’énergie citoyenne coule de source !

Début mars 2019, la microcentrale rénovée de la Marie-Thérèse à Velaux (Bouches-du-Rhône) a injecté ses premiers kilowattheures sur le réseau public d’électricité.

C’est l’aboutissement d’un long processus et la continuation d’une belle histoire : le premier moulin à cet emplacement fut construit en 1514, moulin agricole devenu microcentrale hydroélectrique en 1962. Il fonctionna jusqu’en 2012, date à laquelle une pale de la turbine cassa.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, si ce n’était la détermination d’un groupe de citoyens qui voulaient produire une énergie renouvelable et locale dans le respect de l’environnement. Ils mobilisèrent alors l’investissement « citoyen » pour se réapproprier la question des énergies renouvelables et du patrimoine hydraulique.

Un livre retrace désormais leur aventure, dont les cinquante premiers exemplaires ont été pré-commandés en exclusivité sur Zeste. Objectif : inspirer d’autres initiatives semblables partout sur le territoire !

Recycler les déchets plastiques...

La trouvaille est aussi simple qu’ingénieuse : au Guatemala, des villageois introduisent des papiers de bonbon, des sachets de chips et autres emballages polluants dans des bouteilles en plastique. Avec un peu de sable, pour ses vertus ignifuges, cet amas compact se mue en brique de construction. Si la technique a des allures de système D, elle permet de recycler le plastique local en édifiant des bâtiments peu coûteux dans des zones démunies. Ce genre de recette essaime d’un bout à l’autre de la planète, en partie grâce à l’ONG WasteAid, qui en livre les modes d’emploi, assortis de conseils de prudence : avant de jouer à ce Lego grandeur nature, chaque déchet doit être nettoyé de toute trace alimentaire pour éviter la formation de méthane, un gaz explosif.
Dans le même esprit, l’ingénieur français Simon Bernard, 27 ans, prépare Plastic Odyssey, un tour du monde de trois ans et 33 escales sur les rivages les plus saturés de tongs, gobelets, filets de pêche… Dans les pays pauvres, la gestion des ordures est souvent insuffisante. Alors, pour éviter que ce fatras n’empoisonne la mer, la plage et les terres alentour, il faut encourager les habitants à le ramasser, en leur prouvant qu’il fourmille en ressources précieuses. Grâce à des techniques simples et libres de tout brevet, les restes de plastique seront transformés en meubles, sols, murs et toits protégeant enfin de la chaleur, contrairement à leurs équivalents en tôle. Simon Bernard lèvera l’ancre en 2020, à bord d’un bateau qui fonctionnera lui aussi grâce à certains plastiques collectés en route. Fondus dans une unité de pyrolyse, ils donneront du diesel pour alimenter le moteur.
Une mine de déchetse la chaleur, contrairement à leurs équivalents en tôle. Simon Bernard lèvera l’ancre en 2020, à bord d’un bateau qui fonctionnera lui aussi grâce à certains plastiques collectés en route. Fondus dans une unité de pyrolyse, ils donneront du diesel pour alimenter le moteur.

Une mine de déchets se métamorphose en « puits de pétrole »
Très prometteuse, cette technologie est le fer de lance de l’entreprise américaine Renewlogy. Sa fondatrice et dirigeante, Priyanka Bakaya, a étudié dans les prestigieux établissements de Stanford et du MIT. Lors d’un stage en Inde, elle découvre décharges et incinérations sauvages, fleuves gorgés de bouteilles de soda, barquettes en polystyrène, parapluies brisés… Elle décide alors d’affronter le plastique. Avec des usines au Canada, dans l’Utah et bientôt en Arizona, la technologie de Renewlogy se révèle particulièrement pertinente dans les lieux isolés, comme les îles, où le carburant est importé à grands frais. Une mine de déchets qui se métamorphose en « puits de pétrole », c’est autant de victoires pour l’environnement : moins de pollution et moins d’extraction de ressources fossiles.
Aujourd’hui, même les grandes marques gaspilleuses se bousculent pour montrer patte blanche. McDonald assure vouloir recycler 100 % des emballages de ses restaurants d’ici 2025. Ça ne mange pas de pain, fût-il fourré à la viande hachée. En janvier, les géants de la pétrochimie ont créé l’Alliance internationale pour l’élimination des déchets plastiques, qui vante le recyclage et promet un investissement d’un milliard et demi de dollars. Mais l’histoire des dernières décennies montre que les serments de ce type relèvent trop souvent de l’effet d’annonce.Quoi qu’il en soit, si le recyclage participe à la lutte contre la pollution plastique, il n’est en rien l’alpha et l’oméga. Ces matières, classées en sept catégories, ne peuvent toutes être réutilisées. Trop compliqué, trop coûteux, trop polluant. Comme le rappelle le Programme des Nations unies pour l’environnement, « les produits chimiques, ajoutés aux polymères, les matériaux mélangés, les emballages contaminés par des aliments… rendent le recyclage ardu et coûteux ».

Les limites de l'économie circulaire
Se gargariser d’« économie circulaire » s’apparente à un leurre. Dans la nature, les excréments de mouton servent d’engrais aux plantes qu’ils brouteront plus tard. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme en substance utile. On s’en approche avec le verre et les métaux. Mais pas avec le plastique, qui, quand il est traité une deuxième fois, réapparaît le plus souvent sous forme d’objets eux-mêmes non recyclables, telles les bouteilles métamorphosées en laines polaires. Comme le souligne Matt Wilkins, chercheur en écologie, dans la revue « Scientific American », tout miser sur la réutilisation revient à « planter un clou pour empêcher un gratte-ciel de s’effondrer ».
Et de pointer la principale aberration : l’afflux monstre de plastique à usage unique, comme les barquettes de supermarché ou les moquettes des foires et salons. Le recyclage est utile pour les déchets déjà partis dans la nature et les produits indispensables, comme les équipements médicaux. Mais la société du tout jetable, elle, n’est pas viable. Le meilleur déchet plastique reste celui qui n’existe pas. 

Karen Isère - Paris Match - dimanche 12 mai 2019

18/05/2019

Lutte contre le dérèglement climatique...

Réunis à Sibiu, en Roumanie, jeudi, les leaders de l’Union européenne ont discuté de la stratégie pour l’avenir de l’Union européenne. L’un des grands enjeux de la journée : la politique climatique.Les blocages européens divergent largement des attentes citoyennes. En effet, un sondage réalisé par Viavoice, pour Libération démontre que 67% des Français pensent que la lutte contre le dérèglement climatique devrait être une compétence européenne.


Une demande : l’action
Dans une lettre ouverte adressée aux chefs d’Etats de l’UE, les représentants des Fridays For Future, rappellent les engagements pris par Bruxelles. Depuis plusieurs mois, ce mouvement d’étudiants européens exige que l’Union atteigne la neutralité carbone d’ici à 2050, «la seule façon de mettre le monde sur la voie des 1,5°C». Leur requête est simple : le climat doit être la priorité. Cette lettre s’inscrit dans la lignée des récentes protestations citoyennes face à l’urgence climatique.
Profitant des dernières semaines avant les élections européennes, les missives se sont multipliées ces derniers jours. Mardi, plus de 200 maires de villes européennes ont lancé un appel demandant notamment la neutralité carbone d’ici à 2050 et l’augmentation des objectifs européens en matière de climat et d’énergie, à l’horizon 2030. Le même jour, débutait la campagne «Climate Action Call». Des dizaines de groupes de la société civile veulent que l’Union européenne et les pays membres respectent les engagements pris à la COP21, à Paris, en 2015.
A quelques mois d’une conférence sur le climat organisé par les Nations unies, à New York, en septembre, l’UE n’a d’autre choix que de se fixer de nouvelles ambitions. Jeudi, les chefs d’Etats européens avaient tout intérêt à montrer l’exemple aux autres pays, d’autant que l’UE se classe troisième dans la liste des plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Un rendez-vous raté, d’autant qu’une nouvelle grève mondiale pour le climat est organisée, le 24 mai, en pleines élections européennes.

Carole Kupper - Liberation - vendredi 10 mai 2019

 

 

Bouger à l'hôpital en dépit du cancer...

Les patients atteints d'un cancer voient souvent s'altérer leurs capacités cardiorespiratoires et musculaires. Ce déconditionnement physique peut aboutir à une intolérance au sport, entraînant une forte diminution de l'autonomie, de la qualité de vie, de l'estime de soi, ainsi que d'une augmentation de la fatigue physique et psychologique. De nombreuses études mettent en avant l'intérêt de l'exercice physique en prévention de ces effets. sur la base du rapport "bénéfices de l'activité physique pendant et après cancer", l'institut national du cancer préconise la pratique du sport pendant les soins oncologiques.

La Lettre de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France se fait l'écho des conséquences des traitements contre le cancer (fatigue, confiance en soi, autonomie, solidité osseuse...). Aussi, grâce à la générosité de ses donateurs, la Fondation soutient des projets qui permettent à de jeunes patients atteints de cancer de vivre mieux. Par exemple, à l'hôpital Léon Bérard de Lyon, où plus de 200 jeunes adultes (entre 15 et 25 ans) sont accueillis, l'activité physique est autant un défouloir qu'une composante de leur traitement. Une pyramide de 300 m2, loin des chambres de l'hôpital, comporte des machines de fitness, du mini-golf, du tir à l'arc et des salles de cours collectifs pour gymnastique et danse.

A Neufmoutiers-en-Brie, en Seine et Marne, un City Park pour adolescents a été crée grâce à une subvention conséquente de la Fondation. En fait, c'est aussi bien pour la rééducation, la possibilité de se muscler, que pour créer du lien social. Les sports collectifs notamment permettent aux jeunes de continuer des activités sportives, même s'ils sont en fauteuil roulant. Il a été noté que l'activité physique, en effet, réduit de 30% la fatigue du patient, influe sur la masse musculaire et réduit le taux de rechute après un cancer.

Pour faire des dons ou se renseigner, contacter www.fondationhopitaux.fr.

Lyliane