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18/01/2021

Espace: un projet de satellite en bois au Japon...

ESPACE - Un premier modèle pourrait voir le jour d’ici 2023 
Comment limiter la pollution dans l’espace face à la multiplication des satellites ? Pour répondre à cette question, l’entreprise japonaise Sumitomo Forestry et l’université de Kyoto ( Japon) ont lancé un partenariat.
Leur but : concevoir un satellite en bois à horizon 2023, rapporte la BBC. Ce matériau n’aurait que des avantages : il peut se désagréger dans l’atmosphère au moment de sa retombée sur Terre et sa combustion empêcherait ainsi tout débris d’atteindre la surface de la Terre.
Will it even work? https://t.co/GgIMhzET14
December 30, 2020
Un ciel saturé de satellites
 
Ce n’est pas le cas des satellites actuels. « Nous sommes très préoccupés par le fait que tous les satellites qui rentrent dans l’atmosphère terrestre brûlent et créent de minuscules particules qui flotteront dans la haute atmosphère pendant de nombreuses années », a ainsi déclaré Takao Doi, astronaute et professeur à l’université de Kyoto, au Guardian.
Selon le Forum Economique Mondial environ 6.000 satellites tournent actuellement autour de la Terre. Mais 60 % d’entre eux ne fonctionnent déjà plus et sont donc répertoriés comme débris spatiaux, rapporte Clubic. Ces objets peuvent être dangereux pour l’humain en cas de chute sur Terre mais cette menace ne ralentit en rien la création et l’envoi de nouveaux satellites.

En effet, 900 nouveaux engins devraient être envoyés dans l’espace chaque année au cours des dix prochaines années. D’où l’idée de créer une nouvelle génération de satellites sans danger pour l’humain ni pour l’environnement. Les chercheurs japonais vont commencer en testant la résistance de différents types de bois afin de choisir le plus adapté à un voyage dans l’espace.
  Selon 20 Minutes

15/01/2021

Comment rendre l'aviation moins polluante...

ENERGIE - Le processus devra encore être optimisé avant de pouvoir être intégré dans des avions 
Le transport est l’un des secteurs les plus polluants au monde. Or, la majorité des moyens de transport actuels utilisent encore des énergies fossiles pour se déplacer, c’est notamment le cas des avions. Aussi depuis plusieurs années, les chercheurs tentent-ils de trouver des solutions pour rendre l’aviation moins polluante et réduire son émission de gaz à effets de serre. C’est ainsi que des prototypes d’avions électriques ou de moteurs alternatifs voient le jour.
Une équipe de chercheurs de l’Université d’Oxford vient d’ailleurs de mettre au point un système qui permet de transformer le dioxyde de carbone émis par les avions en carburéacteur. Cette transformation peut se faire en plein vol ce qui permet à la fois de réduire l’émission de gaz à effets de serre des avions et de fournir du carburant aux engins.
 
Les scientifiques à l’origine du concept ont expliqué dans la revue Nature Communications que « ce dioxyde de carbone est extrait de l’air et réémis dans des carburéacteurs lorsqu’il est brûlé en vol, l’effet global est un carburant neutre en carbone. Cela contraste avec les carburants à réaction produits à partir de sources fossiles d’hydrocarbures où le processus de combustion libère le carbone fossile dans l’atmosphère sous forme de carbone aérien – le dioxyde de carbone ».
Des précédents: Ce n’est pas la première fois qu’une telle solution est envisagée. Une entreprise canadienne avait déjà eu une idée similaire en 2018 et avait mis au point une machine capable de convertir le CO2 en combustible synthétique. Des chercheurs du MIT avaient également inventé un système permettant de capturer le CO2 de l’air. Si les idées ne manquent pas, les solutions pour lutter contre les gaz à effets de serre sortent difficilement des laboratoires scientifiques.
D’ailleurs, le système élaboré par les chercheurs de l’Université d’Oxford a été uniquement testé en laboratoire. Difficile de savoir si le concept pourrait être efficace en conditions réelles. L’un des chercheurs a tout de même indiqué être en discussion avec plusieurs partenaires industriels pour intégrer cette méthode de conversion du dioxyde de carbone en carburéacteur dans des avions. « Il n’y a pas de grands défis, mais nous devons optimiser le processus et le rendre plus efficace », a-t-il précisé.
 
Le projet est donc prometteur, mais devrait demander plusieurs années de développement supplémentaires pour être véritablement efficace.

 

29/12/2020

Un moteur propulsé à l'iode pour l'envoi des satellites mis au point en France...

Lorsque nous l'avions rencontrée à l'automne 2019, la fondatrice de ThrustMe, Ane Aanesland, était formelle : elle pouvait diviser par deux le prix d'un propulseur pour nanosatellite, tout en le rendant plus durable et écolo. Sa solution ? Un moteur électrique qui propulse l'engin miniature non pas avec du gaz xénon, rare, cher et compliqué à stocker, mais avec de l'iode, un ergol (le « carburant ») bon marché qui peut se stocker sous forme solide dans le satellite. Son rêve s'est réalisé le 6 novembre 2020, avec la mise en orbite du prototype depuis la base chinoise de Taiyuan.
La pandémie mondiale de Covid-19 leur a mis quelques bâtons dans les réacteurs, mais le nanosatellite s'est bien envolé comme prévu. « Nous avons dû développer, tester et livrer notre moteur pendant la période où les voyages étaient limités », explique la Norvégienne installée en France, sur le site du Centre national de la recherche scientifique (CNRS).
Notre portrait Ane Aanesland : des aurores boréales à la physique des plasmas
Une « solution élégante »
Issu de recherches menées au CNRS et à l'École polytechnique, le moteur inventé par ThrustMe est révolutionnaire. La propulsion chimique des satellites, ancien système consistant à embarquer puis à éjecter de la matière à haute pression pour générer un déplacement, a peu à peu laissé place, ces dernières années, à des systèmes hybrides, combinant ergol et électricité. Cette dernière étant fournie par les panneaux solaires, le poids au lancement est fortement réduit.Les quelques nanosatellites actuels dotés d'une propulsion électrique utilisent en majorité un gaz rare, le xénon, transformé en plasma grâce à un champ électrique. Mais cet ergol présente trois inconvénients majeurs : il nécessite un réservoir à haute pression, il est extrêmement cher et le système rejette un flux d'ions qui doivent être neutralisés (au sens électrique) par une cathode, sans laquelle le satellite se charge négativement et attire les ions qu'il expulse. « Cela peut créer de petits éclairs destructeurs pour le satellite », nous expliquait en 2019 Thomas Liénart, chef du service de propulsion spatiale au Centre national d'études spatiales (Cnes). Mais Ane Aanesland et Dmytro Rafalskyi, les deux fondateurs de ThrustMe, ont trouvé une « solution vraiment élégante : en appliquant une différence de potentiel électrique non pas fixe, mais variable entre les deux grilles [d'expulsion du plasma, NDLR], le moteur libère alternativement des ions et des électrons, ce qui neutralise le flux de plasma », poursuit Thomas Liénart.
Un marché prometteur
Pour son système qui combine l'iode avec l'électricité, Ane Aanesland a reçu la médaille de l'innovation du CNRS en 2019. Durable et bon marché, il peut permettre de démocratiser la propulsion pour les petits engins. « L'innovation de ThrustMe tient en deux axes : d'une part, l'utilisation de l'iode solide, plus dense que le xénon et qui ne nécessite pas de réservoir à haute pression, et, d'autre part, la suppression de la cathode, élément fragile et coûteux », résume Thomas Liénart.
Le marché des nanosatellites est en très forte progression, avec les nombreux projets de constellations comme Starlink, de SpaceX, ou OneWeb, qui comportent chacune plusieurs milliers d'engins. Trop petits pour être équipés de moteurs chimiques « à l'ancienne », lourds et chers, leur propulsion n'en est pas moins un enjeu majeur : sans elle, ils sont condamnés à sortir de leur orbite et à se consumer dans l'atmosphère. « Le marché pour la propulsion spatiale est aujourd'hui à 40 % en Chine, suivie par les États-Unis et, en plus faible proportion, l'Europe », explique Ane Aanesland pour justifier le recours au lanceur chinois de SpaceTy. ThrustMe a aussi signé en septembre 2020 un contrat avec l'Agence spatiale européenne (ESA), grâce au soutien de la France et de la Commission européenne, pour le développement de nouveaux systèmes de propulsion.

Selon Le Point

21/12/2020

Engie renonce au gaz de schiste américain...

Le groupe Engie ne se fournira pas en gaz naturel liquéfié (GNL) produit à partir de gaz de schiste américain. L’énergéticien «a décidé de ne pas donner suite aux discussions commerciales avec NextDecade sur ce projet de fourniture de gaz», a-t-il indiqué mardi, confirmant une information des Amis de la Terre. Le projet de contrat d’approvisionnement, qui devait débuter dans cinq ans au plus tôt et portait sur une période de vingt ans, représentait un engagement de près de 7 milliards de dollars (6 milliards d’euros). Le contrat prévoyait l’achat annuel de 2,9 millions de tonnes maximum, d’après les ONG.
Engie était soumis à une très forte pression par les ONG et par l’État (actionnaire à 23,64 %) pour renoncer à ce projet. «Dans le cadre de cet accord, Engie se serait engagé à importer chaque année entre 2025 et 2045 jusqu’à 36 cargos de gaz de schiste liquéfié extrait notamment dans le plus grand bassin de schiste du monde, le Bassin permien, et exporté via un terminal de GNL pas encore sorti de terre au sud du Texas, Rio Grande LNG», détaille Les Amis de la Terre dans un communiqué. Dans une récente interview au Monde, Jean-Pierre Clamadieu s’était attaché à relativiser l’importance de ce projet de contrat géant. «Le conseil s’est posé un certain nombre de questions, dont celle de l’incidence sur l’environnement: la réponse est complexe», avant d’ajouter que ce n’était «pas un sujet de débat majeur avec l’État».

Ce renoncement pourrait tendre les relations entre Paris et Washington. Lundi, un sénateur républicain, Kevin Cramer, a envoyé une lettre en ce sens au président Emmanuel Macron. «L’intervention de l’État pour faire renoncer Engie à ce contrat gazier pourrait avoir des implications néfastes sur le futur des relations commerciales entre la France et les États-Unis», menace cet élu républicain du Dakota du Nord, grand État producteur de gaz de schiste.

Bravo aux courageux décideurs français qui ont pensé à l'environnement avant de s'occuper de leur profit ou de géopolitique!

 

Selon Mr Guillaume Guichard - Le Figaro - mardi 3 novembre 2020

05/12/2020

La thérapie du miroir pour récupérer des fonctions motrices...

Paris Match. Quel est le principe de cette thérapie ?
Pascal Giraux. Elle a été promue en 1995 par le docteur Vilayanur Ramachandran (San Diego, Californie) pour lutter contre les douleurs chroniques des membres fantômes chez les amputés. Il s’agit de donner l’illusion au cerveau que le membre disparu est toujours présent et fonctionnel (effet antalgique). On l’applique : 1. Aux douleurs post-traumatiques de membres devenues chroniques (3 % des cas). 2. Aux déficits moteurs des membres (paralysies et parésies) après un AVC, problème majeur qui touche près de 60 000 personnes en France par an. L’objectif est ici de récupérer une fonction.
Quelles sont ses bases physiologiques ?
Le cerveau a la capacité de créer de nouvelles connexions entre les neurones. La vision, par exemple, active l’ensemble des circuits sensitifs et moteurs au point que la perception optique d’un mouvement peut donner l’impression de le faire : 10 % environ des neurones dits « miroirs » (découverts en 1996) forment des circuits actifs qui sont à la fois aptes à percevoir et à générer un mouvement, ce que des études d’imagerie fonctionnelle ont prouvé. On peut donc exploiter l’enchaînement stimulation visuelle, perception de celle-ci et activation motrice.20 % de la capacité motrice est récupérée par le seul effet de cette technique.
Comment est-elle mise en oeuvre ?
La technique originelle utilise un miroir placé entre les membres (supérieurs ou inférieurs) de la personne. Celle-ci regarde les mouvements du membre valide et s’efforce de les suivre avec son membre déficient placé de l’autre côté du miroir. Nous avons perfectionné et simplifié cette technique avec des vidéos du membre sain qui est artificiellement latéralisé pour parfaitement mimer le membre malade en fonction. La synchronisation motrice entre l’image vue sur écran par le patient et son membre paralysé ou faible est alors facilitée. Comme le membre du côté sain tend naturellement à inhiber celui du côté lésé, il s’agit d’effacer cette inhibition par l’illusion visuelle et les nouveaux circuits de neurones qu’elle crée.
En quoi consiste la rééducation ?
Dans le cadre des AVC, les séances (en hôpital de jour ou non) sont quotidiennes pendant six semaines. Elles durent de deux à trois heures dont trente minutes de thérapie miroir (au-delà, c’est fatigant). Notre arme est l’IVS (Intensive Visual Simulation), un dispositif sophistiqué conçu par la société stéphanoise Dessintey, avec poste de travail, système informatique, caméra et un écran où le membre déficient apparaît sain. Quand le sujet travaille, la vidéo se superpose au membre malade et donne l’illusion visuelle que ce dernier fonctionne, même s’il ne bouge pas ou peu. Le patient doit seulement faire ce qu’il voit. Il a alors l’impression de visualiser sur écran ce qu’il fait. Pour les douleurs chroniques, on utilise le même dispositif mais l’intensité des mouvements suivis reste faible et lente car le fait de se voir bouger est douloureux. Un bouquet d’autres techniques complète l’IVS et maintient la motivation des patients : mobilisation manuelle par le thérapeute, entraînement électromécanique motorisé (robot), réalité virtuelle, etc.
Lire aussi.Cryothérapie : miracle ou mirage?
Quels sont les résultats ?
Ils varient avec l’importance des lésions, l’âge du sujet et les comorbidités. En moyenne, chez 200 patients que nous avons ainsi traités, 20 % de la capacité motrice est récupérée par le seul effet de l’IVS. Plus de 50 centres en sont maintenant équipés en France et ailleurs.
* Chef du service de rééducation adulte, CHU de Saint-Etienne, hôpital Bellevue."

Selon Paris-Match

 

27/11/2020

Energie hydro-électrique: centrale de Romanche/Gavet

D’une pierre cinq coups : dans l’Isère, un barrage et des turbines souterraines remplacent cinq ouvrages de la vallée de la Romanche qui seront déconstruits. La nouvelle installation, plus puissante, a nécessité dix ans de travaux. Elle a été inaugurée vendredi 9 octobre.

« Le plus grand barrage de France » ne mesure que douze mètres de haut. Mais il produit plus d’électricité que les cinq autres ouvrages de la vallée de la Romanche (Isère) qu’il remplace. Et pour cause : les eaux qu’il capte à près de 700 m d’altitude sont envoyées dans les turbines d’une usine hydroélectrique inaugurée vendredi 9 octobre et située 280 mètres plus bas.
La vraie prouesse de ce projet, dont la construction a duré plus de dix ans, n’est donc pas sa retenue d’eau. Son originalité, et la principale difficulté pour l’entreprise Vinci qui l’a réalisé, se situe à l’intérieur de la montagne : pour amener l’eau depuis le barrage jusqu’à la centrale, des tunneliers ont percé le massif de Belledonne sur plus de 9 km. Presque horizontalement, d’abord, puis verticalement à l’aplomb de l’usine qui elle-même enterrée.
Inauguration de la centrale #hydroélectrique#EDF de Romanche Gavet. Un ouvrage exceptionnel avec une production électrique équivalent à la conso moyenne d’électricité de #Grenoble et #Chambéry. L’#hydroélectricité, énergie renouvelable a de l’avenir.L’intérêt : obtenir une pression maximale dans les deux turbines qui entraînent les générateurs d’électricité. La puissance obtenue, 97 mégawatts, est certes modeste – c’est le dixième d’un réacteur nucléaire – mais elle dépasse celle cumulée des anciens ouvrages qu’elle remplace. D’après EDF, la production annuelle attendue (560 gigawattheures) correspond à la consommation de 230 000 personnes : « De quoi alimenter Grenoble et Chambéry. »
Un différend entre la France et Bruxelles
Outre son efficacité, la nouvelle centrale présente l’avantage d’être discrète : pas de muraille de béton de plusieurs dizaines de mètres de hauteur pour retenir l’eau et, à l’aval, turbines et transformateurs sont cachés dans la montagne. Des avantages qu’il faut ajouter à ceux de l’hydroélectricité : renouvelable, décarbonée et stockable sans batteries car il suffit de conserver l’eau dans le barrage aux heures creuses pour la libérer aux heures de pointe.
Malgré cela, la plupart des autres projets hydroélectriques sont au point mort depuis plusieurs années. En cause, un différend entre la France et l’Union européenne qui souhaite que les concessions d’EDF qui arrivent à expiration – et elles sont nombreuses actuellement – soient ouvertes à la concurrence. « Si nous n’avions pas ce problème juridique, nous pourrions développer plusieurs ouvrages en France pouvant représenter plusieurs gigawatts », a déclaré Yves Giraud, à l’occasion de l’inauguration de la centrale de Romanche-Gavet, vendredi.
Le directeur des activités hydrauliques d’EDF pense en particulier à la vallée de la Truyère, entre Cantal, Aveyron et Lozère, où l’entreprise publique envisage des installations pouvant produire jusqu’à un gigawatt de puissance supplémentaire et un milliard d’euros d’investissements dans le cadre d’une prolongation de concession des quelque vingt barrages qu’elle y exploite. Un projet retoqué par Bruxelles.
« Il y a des négociations en cours [avec Bruxelles] sur l’avenir des concessions hydros et l’objectif est d’aboutir dans les prochains mois », confirme de source gouvernementale. Un déblocage dont auraient bien besoin, à la fois la relance économique et la transition écologique.

Selon Mr Stéphane GALLOIS. - Ouest-France - samedi 10 octobre 2020

18/11/2020

Le scanner XXL de Grenoble...

SCIENCE - De l'archéologie au monde médical, en passant par celui de l'art, les équipes de chercheurs font la queue pour y accéder depuis son ouverture, fin août
Un scanner ultra-puissant mais aussi ultra-grand. L’appareil de l'ESRF, à Grenoble, mesure la bagatelle de 900 mètres de circonférence. Il fallait bien ça : dit de 4e génération, il est à ce jour le synchrotron le plus puissant au monde. De l’archéologie au monde médical, en passant par celui de l’art, les équipes de chercheurs font la queue pour y accéder depuis son ouverture, fin août. Ils ont bien raison : cet accélérateur de particules capable de voir à travers la matière avec une résolution inégalée, a déjà permis durant ses phases de test de révéler des traces de lésion dans les poumons des personnes atteintes du Covid-19.
A accélérateur de particules, expert particulier. Pour son 40e épisode, Sixième Science​ accueille Franck Daninos, journaliste spécialiste des sciences fondamentales du magazine Sciences et Avenir. Bonne écoute !

Selon Mr Romain Gouloumès - 20 Minutes - mardi 29 septembre 2020

10/11/2020

Un site de production d'hydrogène en Vendée...

Dans la foulée du plan hydrogène gouvernemental présenté le 8 septembre dernier, un premier site de production de ce gaz à partir d'énergie renouvelable, va voir le jour.
La start-up nantaise Lhyfe (créée en 2017) et des représentants des collectivités locales, entreprises et industriels impliqués dans le projet, posent ensemble, ce samedi 26 septembre, la première pierre de ce site, situé en Vendée à Bouin.
Une fois achevé, il comprendra un bâtiment industriel de 700 mètres carrés dédié à la production d’hydrogène et 200 mètres carrés de bureaux qui hébergeront un centre de recherche dédié à la production d'hydrogène offshore.
La production d'hydrogène débutera en 2021
Pour produire de l'hydrogène "vert" issu de source d'électricité renouvelable par opposition à l'hydrogène "gris" issu des hydrocarbures, le bâtiment industriel sera directement relié au parc éolien de Bouin à proximité. Situé au bord de l’océan Atlantique et doté de 8 éoliennes, ce site a été mis en service en 2003.
L'unité industrielle utilisera le procédé de l'electrolyse (séparant les molécules d’eau pour obtenir de l’hydrogène et de l’oxygène) et doit produire ses premiers kilos d'hydrogène au printemps 2021. La start-up table sur une production journalière de 300 kg (pouvant monter à 1000 kg à terme) destinée à alimenter la demande locale, notamment une future station à hydrogène implantée dans la ville de La Roche-sur-Yon (préfecture de la Vendée).
Un partenariat a été noué avec le CEA
"Cette station a vocation à alimenter une première ligne de bus ainsi que des véhicules de la collectivité (bennes à ordures ménagères, etc.). Elle sera également ouverte au grand public", précise-t-on chez Lhyfe
Pour financer ses projets industriels et de recherche, la start-up a levé 8 millions d'euros en 2019. Plus de 2,8 millions d’euros vont être investis dans la création du centre de recherche et de développement qui jouxtera l'usine d'hydrogène vert.
Par ailleurs, Lhyfe a noué en juin 2020 des partenariat dans la recherche et développement avec le CEA, l’Alliance Marine Energy (Interreg North-West Europe) et l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD). Les innovations développées dans le cadre du contrat avec le CEA Tech seront mises en application sur le site de production vendée d'hydrogène "vert" 

Selon BFM-TV

09/11/2020

Vente de voitures neuves en Californie dès 2035: plus de diesel, ni d'essence!

Les habitants ont un peu plus de dix ans pour s'adapter. A compter de 2035, plus aucune voiture neuve vendue en Californie ne pourra être équipée d'un moteur diesel ou à essence, selon une ordonnance signée ce mercredi par le gouverneur démocrate de Californie pour lutter contre le changement climatique et la pollution de l'air.
« C'est la mesure la plus efficace que notre Etat puisse prendre pour combattre le changement climatique », a déclaré le gouverneur Gavin Newsom dans un communiqué. Selon le document, le secteur des transports, extrêmement développé en Californie, est responsable de plus de la moitié des rejets de carbone de l'Etat.

Selon Mr Gavin Newsom (@GavinNewsom) September 23, 2020

« Durant de trop longues décennies, nous avons laissé les voitures polluer l'air que nos enfants et nos familles respirent. Les Californiens ne devraient pas avoir à se soucier si leurs voitures donnent de l'asthme aux enfants. Nos voitures ne devraient pas aggraver les feux de forêts […] Les voitures ne devraient pas faire fondre les glaciers ou augmenter le niveau des océans pour menacer nos plages et nos côtes adorées », a insisté le gouverneur de la cinquième puissance économique mondiale en termes de PIB.
Favoriser l'innovation dans les véhicules propres
L'ordonnance signée ce mercredi demande à l'agence chargée de la qualité de l'air en Californie de développer une législation qui aboutira à ce que la totalité des voitures vendues dans l'Etat à partir de 2035 seront « zéro émission ». Autrement dit, seuls les véhicules roulant à l'électricité, à l'hydrogène et certains véhicules hybrides pourront être commercialisés sur le sol californien, ce qui aurait pour effet de diminuer de 35 % les émissions de gaz à effet de serre et de 80 % celles d'oxyde d'azote.
Cela n'empêchera pas les Californiens de posséder des véhicules à moteur thermique ou de les revendre sur le marché de l'occasion, relève le gouverneur Newsom dans son communiqué.
Selon lui, cette décision va favoriser l'innovation dans le secteur des véhicules propres et contribuer à pousser à la baisse leur prix de vente. Plus de 1,6 million de véhicules légers devraient être vendus en Californie en 2020, estiment des professionnels.
La Californie en proie à de gigantesques incendies
La côte ouest des Etats-Unis, et en particulier la Californie, est en proie depuis le mois dernier à de gigantesques incendies qui ont fait plus de 30 morts et détruit des milliers de bâtiments.
Selon le consensus scientifique, l'ampleur exceptionnelle de ces feux de forêt est en partie liée au changement climatique, qui aggrave une sécheresse chronique et provoque des conditions météorologiques extrêmes.

Selon Le Parisien avec AFP - Le Parisien - jeudi 24 septembre 2020

07/10/2020

Comment se choisir un fournisseur d'électricité vertueux?

La plupart des fournisseurs d’énergie se dotent d’offres d’électricité « verte ». Mais que se cache-t-il réellement derrière ce marketing ?Afin de combler ses besoins en électricité, la France a depuis longtemps fait le choix du nucléaire. Plus de 72 % de la production est toujours obtenue grâce à des centrales. Mais à l’ère de la transition énergétique, l’hydraulique, l’ éolien, le solaire mais aussi les bioénergies ont petit à petit fait leur apparition dans les offres de l’ensemble des fournisseurs du marché, qui entendent tous surfer sur la tendance écolo.

Comment, alors, différencier le greenwashing d’une démarche réellement vertueuse ?
Un seul et unique réseau:Les promesses marketing d’électricité « verte » créent souvent une confusion auprès des consommateurs, qui croient qu’en souscrivant à ce type d’offre, ils recevront uniquement du courant provenant d’une source d’énergie renouvelable et non polluante. C’est une erreur.

Il n’existe en effet qu’un seul et même réseau électrique général. De façon schématique, l’ensemble des producteurs l’alimentent avec de l’énergie issue du nucléaire, du charbon, du gaz ou du renouvelable ; c’est ce qu’on appelle le flux entrant. De leur côté, les fournisseurs revendent pêle-mêle ce courant aux consommateurs ; c’est le flux sortant. Dans ce gros chaudron de l’électricité, tous les électrons sont donc mélangés, peu importe leur source. Dès lors, on ne peut pas parler d’électron « vert », et il est impossible de tracer la provenance du courant qui vous permet de vous chauffer et de vous éclairer.Le mauvais jeu des équivalences

À défaut de pouvoir identifier la source du flux qui arrive chez vous, les opérateurs proposant des offres écologiques doivent en revanche s’engager à soutenir les énergies propres. Le problème, c’est qu’au sens de la loi, il leur suffit pour cela d’acheter des certificats appelés « garantie d’origine ». Ces derniers attestent qu’une quantité d’électricité d’origine renouvelable équivalente à celle de la consommation de leurs clients abonnés a bien été injectée sur le réseau français ou européen. Mais en réalité, la majorité du flux propre provient des centrales hydrauliques françaises qui ont depuis longtemps été amorties.
Ce système n’incite donc pas vraiment à augmenter la production d’électricité « verte ». D’autant plus que ça n’empêche pas les fournisseurs d’investir dans des centrales à charbon, au fioul, au gaz ou dans le nucléaire. Ceci étant dit, certains opérateurs ont une approche beaucoup plus engagée puisqu’ils soutiennent essentiellement des producteurs d’énergie renouvelable et développent leur propre production en la matière.

Comment s’y retrouver ?
Avant de succomber au marketing de l’électricité « verte », il faut lire les petites lignes pour savoir quels sont les engagements du fournisseur d’énergie. Pour vous y aider, l’ONG Greepeace a fait le tri. L’association a passé au crible les offres du marché et classé les opérateurs en fonction de leur action écologique. Le classement publié fin 2019 met ex aequo Enercoop et Planète Oui, qui s’approvisionnent à 100 % en énergie renouvelable et développent leur propre production. Parmi les plus mauvais élèves, on peut, à l’inverse, citer Total direct énergie, Sowee (la filiale d’EDF) et Eni, puisque le renouvelable représente une faible part de leurs moyens de production et qu’ils investissent largement dans l’exploitation d’ énergies fossiles et polluantes.
Le reste du classement est à retrouver sur : www.guide-electricite-verte.fr. Vous pouvez croiser les données de ce listing avec le comparateur tarifaire d’énergie proposé par UFC-Que Choisir, afin d’opter un fournisseur d’électricité vertueux et compétitif. Et côté tarif, les offres « vertes » ne sont pas plus chères que les autres et peuvent même avoir des prix attractifs grâce aux subventions de l’État pour encourager les énergies propres.
Selon Mme Julie Polizzi pour 20 Minutes - 20 Minutes - mardi 1 septembre 2020

22/06/2020

Biomimétisme, des solutions dans la nature...

Depuis des millions d’années, le monde végétal et animal inspire à l’homme ses plus belles créations. Aujourd’hui, les industriels observent le vivant – formes, matières, énergies... – pour investir dans des innovations respectueuses de l’environnement.

Un bras bionique aussi souple qu’une trompe
L’organe phare de l’éléphant peut compter jusqu’à 150 000 muscles et se dis- tingue par sa flexibilité, sa polyvalence, sa précision... Autant de qualités recher- chées dans l’automatisation artificielle. Festo, le spécialiste allemand du secteur, a donc copié la trompe du pachyderme pour créer un bras robotisé, permettant de manipuler des objets grâce à une pince ou une main équipée de doigts adaptatifs. Plusieurs segments pneumatiques à soufflet sont associés, telles des chambres à air comprimé capables de s’allonger, de se rétracter et de se déformer. Le dernier modèle du genre peut mesurer plus de 1 mètre pour 8 centimètres de diamètre.

Le TGV au « bec » de martin-pêcheur
Vitrine roulante du biomimétisme, le Shinkansen japonais s’est inspiré du mar- tin-pêcheur pour optimiser ses propriétés aérodynamiques. Entre Tokyo et Fukuoka, au sud-ouest, le train voyait sa vitesse diminuer et son bruit augmenter au passage de nombreux tunnels. Comment minorer l’impact de ces change- ments de milieu, occasionnant nuisances sonores et déperdition énergétique ? En prenant pour modèle le bec et la ligne hyper fuselés du martin-pêcheur, conçus pour passer de l’air à l’eau le plus discrètement possible, sans bruit ni choc ni remous. Un design profilé, inventé par l’ingénieur et ornithologue Eiji Nakatsu, permet au TGV d’améliorer sa pénétration dans l’air. A la clef : plus de confort, plus de vitesse et une baisse de 15 % de la consommation électrique.
Une hydrolienne ondulant comme l’anguille
Afin d’évoluer rapidement dans un milieu aussi dense que l’eau, rien de tel que l’ondulation. Forte de ce constat, la start-up tricolore EEL Energy s’est inspirée de l’anguille pour concevoir une nouvelle génération d’hydroliennes sans hélice. Résultat : une membrane en fibre de verre et résine de 2 à 15 mètres de longueur. Elle est connectée à un générateur qui récupère l’énergie produite 24 h/24 grâce aux interactions avec les courants. La production d’électricité est de 10 kWh par jour, soit la consommation quotidienne de deux ou trois foyers. Le tout sans pol- lution sonore, sans émission de déchets et sans agression de la faune aquatique.

La chauve-souris, modèle des drones de demain
Malgré sa mauvaise réputation, elle possède de nombreuses qualités, dont la capacité de voler, exceptionnelle chez unmammifère. Des scientifiques américains ont donc planché sur les propriétés de ses ailes (dotées de 40 articulations), leur flexibilité et leur morphologie, pour créer un robot volant : le Bat Bot. Equipé d’ailes en membrane de silicone extrêmement fines et extensibles (56 micromètres d’épaisseur), ce drone pèse 93 grammes et présente une formidable agilité grâce à des capteurs sensoriels. Une source d’inspiration pour tout le secteur aérien.
Lire aussi.Spot, le nouveau gardien de square
"Répliquer le vivant, c'est une question de survie"
Kalina Raskin, directrice générale du Centre européen d’excellence en biomimétisme (Ceebios)
Paris Match. En quoi consiste exactement le biomimétisme ?
Kalina Raskin. Il s’agit de transférer les connaissances du vivant vers des applications humaines. Qu’elles soient technolo- giques, scientifiques, voire sociétales. Cela revient à se demander comment produire autrement. Et à repenser le monde, avec le vivant comme référence. Le biomimétisme a toujours existé, en témoignent les inventions de Léonard de Vinci, mais le phénomène s’est accéléré ces cinquante dernières années avec le développement des processus permettant d’étudier et de répliquer le vivant. C’est aujourd’hui une question de survie.
Quelles en sont les applications ?
Le champ des possibles est infini. Chaque problématique peut être analysée sous l’angle du vivant, qui est par définition extrêmement sophistiqué mais énergétiquement sobre, avec un recours à des matériaux durables et un très faible impact sur l’environnement.

Quels sont les freins à son développement ?
En premier lieu, l’accessibilité de la donnée, souvent décrite d’un point de vue biologique mais rarement sous l’angle de l’ingénierie. A l’avenir, l’idée est de favoriser la plu- ridisciplinarité en intégrant la biologie à la recherche et au développement (R&D) dans tous les secteurs, pour accélérer l’acquisition de connaissances. La mission du Ceebios est d’accompagner ce mouvement et de fédérer les différents acteurs, pour faire de la France un des chefs de file du biomimétisme. Avec les Dom-Tom, le pays concentre 10 % de la biodiversité mondiale. C’est un formidable trésor national.

Selon Mme Barbara Guicheteau - Paris Match - lundi 1 juin 2020

13/06/2020

La transition énergétique passe par la biomasse...

Dans le magazine mensuel Plantes et Santé, Mme Claire Lecoeuvre a écrit un article très complet concernant des solutions à échelle humaine pour changer de modèle énergétique. Selon elle, "la biomasse, ensemble de la matière organique d'origine végétale ou animale, pourrait être une des solutions pour faire évoluer notre consommation d'énergie vers un système plus respectueux de l'environnement et des êtres humains".

En effet, soyons réalistes: l'enjeu énergétique est omniprésent dans le monde d'aujourd'hui. Nous savons qu'une plus grande maîtrise des émissions de gaz à effet de serre passe par les énergies renouvelables. Or, la biomasse, qui semble avoir un bel avenir, est issue, en majorité du bois. Les forêts en France sont réparties entre 10 millions de propriétaires, qui ont souvent du mal à exploiter et à gérer durablement leurs hectares malgré les aides mises en place depuis 2009 par le gouvernement. La filière bois demande un plan de gestion adapté.*

Aussi, une technologie qui produit en même temps de l'énergie thermique et de l'électricité à partir d'un même combustible semble préférable. On nomme ce procédé la cogénération". Il a été surtout pour le moment mis en oeuvre par des industriels et des collectivités. Enfin, l'utilisation des déchets générés par notre mode de vie et par les fermes est à l'étude notamment par l'ADEME (biogaz, méthanisation...). Toutefois, malgré la recherche de solutions à taille humaine, la question des rendements et celle de la taille des installations reste posée dans notre pays...

A nous citoyens de peser sur les décisions politiques à prendre pour que le pétrole soit cependant peu à peu remplacé par la méthanisation de résidus agricoles et des alternatives durables, en commençant par du compost ménager partout où c'est possible pour chacun de nous!

Lyliane

06/05/2020

Les imprimantes 3D aident à la lutte contre le Covid-19...

Pour faire face à la pandémie de coronavirus, les soignants travaillent beaucoup. Médecins, infirmiers, aides-soignants… ils doivent s’occuper d’un nombre de malades beaucoup plus important que d’habitude. Et pour ne pas tomber malades à leur tour, ils doivent se protéger. Mais les équipements manquent…

Maladie qui touche un très grand nombre de personnes en même temps, sur tout un continent voire dans le monde entier.
Alors partout en France, ainsi que dans d’autres pays, des gens leur fabriquent des protections. Comment ? Grâce à leurs imprimantes 3D, ces machines que l’on peut avoir chez soi et qui permettent de fabriquer des objets.

Entre 30 minutes et 1h30
Au sud de Rennes, Erwan Vappreau, enseignant en CM1 et CM2, utilise ses trois imprimantes 3D pour fabriquer des visières, «qui permettent, en plus du masque et des lunettes, de protéger tout le visage des postillons, dit-il. La visière, c’est comme un serre-tête qui vient se mettre devant le front. Par dessus, on met un film plastique», qui descend jusque sous le menton. Une vraie barrière face au virus.

Pour utiliser une imprimante 3D, il faut avoir le plan de l’objet que l’on veut fabriquer. Il existe beaucoup de plans de visière sur Internet, que tout le monde peut utiliser. Une imprimante classique a besoin d’encre pour fonctionner, une imprimante 3D a, elle, besoin de plastique. «Il sort fondu, il est déposé sur une surface plate et il durcit immédiatement. C’est déposé couche après couche et ça monte en épaisseur», explique Erwan Vappreau. Selon la taille des machines, il faut compter entre 30 minutes et 1h30 pour fabriquer un serre-tête de visière. Il suffit ensuite de fixer une feuille de plastique transparent dessus, et le tour est joué, la protection est prête.
Des masques de vacances transformés
En France, ils sont nombreux à fabriquer des visières pour les soignants, notamment dans des fablabs, des lieux dédiés à l’innovation technologique. Bien sûr, ils font ça gratuitement. L’idée est tellement bonne que des hôpitaux parisiens ont décidé d’installer des imprimantes dans leurs locaux, afin de fabriquer des visières mais aussi d’autres objets médicaux.

Création de nouvelles choses.
Les imprimantes 3D peuvent même faire encore mieux. Par exemple : fabriquer des respirateurs, ces machines qui aident les malades du Covid-19 à respirer. Des prototypes sont actuellement testés dans certains hôpitaux.
Premiers exemplaires construits avant la fabrication dans les usines, pour vérifier que tout fonctionne bien.
En Italie, un médecin a eu l’idée d’utiliser des masques permettant de voir et de respirer sous l’eau pour aider les malades. Comment ? En les reliant à des respirateurs, grâce à des adaptateurs spéciaux créés sur des imprimantes 3D. Depuis, ce système a été adopté dans d’autres pays, dont la France.

Decathlon, l’entreprise qui vend normalement les masques pour aller sous l’eau, a décidé de les réserver aux soignants et d’arrêter pour l’instant d’en vendre aux vacanciers qui souhaitent observer les poissons.

Liberation - vendredi 3 avril 2020

24/04/2020

Des robots soulagent le personnel soignant à l'hôpital...

Robot de désinfection de chambres d'hôpital, de transport des médicaments ou robot-infirmier: ces machines viennent suppléer le quotidien des soignants pour limiter leur contamination dans les établissements de soin. Ils ne portent pas de masques dans les hôpitaux mais n'en ont pas besoin car ce sont des robots, qu'il désinfectent des chambres, supervisent les patients ou convoient des médicaments. En réduisant les contacts physiques entre les patients et les soignants, ils peuvent jouer un rôle clé dans la lutte contre le coronavirus SARS-CoV-2 dans le monde, en limitant la contamination des personnels de santé.
"Les robots ont un grand potentiel pour nous soutenir dans la grave pandémie actuelle" explique Susanne Bieller, Secrétaire générale de la Fédération internationale de robotique (IFR). Un robot de désinfection suscite une forte demande. Mis au point par la société danoise Blue Ocean Robotics, il a été commandé par les hôpitaux chinois à plus de 2000 exemplaires alors que ces machines opèrent déjà dans plus de 40 pays, en Asie, en Europe et aux États-Unis. Ce robot baptisé UVD utilise un certain type de rayon ultraviolet (UV-C) connu pour ses vertus germicides, afin de tuer les micro-organismes nuisibles.

Le robot se déplace de manière autonome dans les chambres des patients et les salles d'opération et expose toutes les surfaces critiques avec la quantité suffisante d'ultraviolet afin de tuer des virus et des bactéries spécifiques. Pour des raisons de sécurité, il fonctionne seul et éteint automatiquement ses rayons (dangereux pour l'homme) si quelqu'un pénètre dans la pièce. Dans une chambre de patient typique, 99,99% de tous les virus et bactéries sont tués en 10 minutes, selon la société. "UVD est un dispositif qui assiste le personnel de nettoyage", explique Claus Risager, PDG de la firme danoise. Les robots infirmiers ont, quant à eux, faire leur apparition à l'hôpital Circolo de Varèse, dans cette région du nord de l'Italie, durement touchée par la pandémie. De la taille d’un enfant avec leur 90 cm de hauteur, ces robots de type "androïd" sont dotés de plus de 60 capteurs et affichent plusieurs capacités : reconnaissance faciale, interaction vocale, localisation vocale, chat vidéo, évitement d’obstacle et charge automatique. Le personnel médical peut ainsi entrer en contact avec les patients sans contact direct. "C'est comme avoir une autre infirmière sans les problèmes liés à l'infection", a déclaré le docteur Francesco Dentali, directeur des soins intensifs à l'hôpital, selon Reuters. Et ces machines épargnent aussi des équipements de protection individuelle (masques, blouses, etc.), réservés au personnel soignant.

Dotés de grands yeux clignotants, ils sont amenés dans les chambres et laissés au chevet du patient afin que les médecins et infirmières puissent s'occuper d'autres personnes dans des conditions plus graves. Ces androïdes surveillent les paramètres de l'équipement dans la salle et les transmettent au personnel de l'hôpital. Les robots ont des visages à écran tactile qui permettent aux patients d'enregistrer des messages et de les envoyer aux médecins. Ces machines de la marque Sanbot Elf ont été conçues par la société chinoise Qihan Technology. Le robot de transport forme une troisième catégorie de machines venant aider les soignants en période de pandémie. Plus classiques, ils assurent la distribution sûre du matériel hospitalier en circulant, guidés par leurs capteurs, dans les zones de quarantaine -sans contact personnel- comme Phollower, le robot mobile de la société slovène Photoneo (cf photo ci-dessus), pour transporter des médicaments par exemple. Plus généralement, les robots "médicaux" représentent un marché bien établi dans les catégorie des "robots de service" avec un potentiel de croissance considérable. Les ventes de robots médicaux ont augmenté de 50% pour atteindre 5100 unités en 2018, selon les statistiques publiées dans World Robotics par la fédération internationale de la robotique (IFR).

Selon Mr Frédéric Bergé - BFMTV - samedi 4 avril 2020

09/02/2020

Place du nucléaire en France...

Face au changement climatique, le nucléaire semble avoir de nouveau la cote. Le secteur rappelle régulièrement qu'il s'agit d'une énergie bas carbone et que sa disparition pourrait, paradoxalement, relancer les activités plus polluantes comme c'est le cas en Allemagne avec l'ouverture d'une nouvelle centrale de charbon.
Pour autant, pas question pour la France de tout miser sur le nucléaire. "72% de nucléaire dans l'électricité, c'est trop" tranche ainsi, ce lundi, la Secrétaire d'Etat auprès de la ministre de la Transition énergétique, Emmanuelle Wargon, sur le plateau de Good Morning Business. Pour autant, pas question de fermer la porte à l'atome.

"Toutes les options sont sur la table pour l'après 2035"
"On n'a pas dit qu'on sortait du nucléaire, on a dit qu'on réduisait la part du nucléaire" poursuit-elle. "Notre objectif, c'est 50% (de nucléaire dans l'électricité, ndlr) en 2035. Et la fermeture de Fessenheim, qui était un engagement politique français, vis-à-vis des Français eux-mêmes et aussi vis-à-vis de l'Allemagne, c'était un engagement pris il y a longtemps. Et c'est ce gouvernement qui le tient.""On ferme définitivement le premier réacteur dans un mois, fin février (à Fessenheim, ndlr). "Ensuite, on douze fermetures de réacteurs prévues d'ici à 2035, qui nous amènera à 50%. Donc on ne dit pas, c'est fini. On dit simplement : il faut un équilibre plus diversifié".

Et quel avenir pour l'EPR, dont le coût a explosé? La construction de ces centrales "nouvelle génération" ne sera décidée qu'après la prochaine présidentielle. "C'est un choix très scientifique et très technique, et très politique" reconnait Emmanuelle Wargon. "Et le président de la République l'a dit : ce choix sera aussi un des éléments de la campagne du débat de la présidentielle de 2022. Et donc on n'a pas besoin de décider plus tôt mais vous savez que Elisabeth Borne (ministre de la Transition énergétique, ndlr) a demandé à EDF un scénario 100% énergies renouvelables. Donc voilà, toutes les options sont sur la table pour l'après 2035."

Selon Mr Thomas Leroy - BFM Business - lundi 20 janvier 2020

31/01/2020

A quoi va servir l'énergie quantique?

Cela ressemble à de la science-fiction. Et pour le moment, ça l'est encore. Mais les technologies quantiques sont en train de prendre forme. Si bien que le gouvernement a annoncé jeudi la création d'une "task force" interministérielle dédiée. Concrètement, il s'agit d'un groupe de travail qui inclut les ministères de la Défense, de l'Economie et de la Recherche, de la recherche publique (CEA, Inria et CNRS) et des opérateurs financiers (Bpifrance et secrétariat général pour l'investissement).

Son but? "Garantir le financement à bon niveau des programmes les plus productifs" à travers le fonds pour les investissements de rupture, le pacte productif ou la future loi de programmation sur la recherche, indique la ministre de la Recherche Frédérique Vidal à l'occasion de la remise d'un parlementaire sur le sujet rapport à l'Assemblée nationale. L'idée est de ne pas rater ce "virage", véritable enjeu économique mais aussi de souveraineté pour l'Etat français.

De 10.000 ans à 200 secondes
Alors en quoi cela consiste ? Le terme "quantique" renvoie à l'infiniment petit. A l'échelle atomique, les propriétés de la matière changent et ouvrent de nouvelles perspectives dans les domaines de l'informatique, de la physique ou encore de la médecine."La mécanique quantique, c'est une discipline de la physique qui apparaît dans les années 1890 -1900" explique sur le plateau de Inside, Olivier Hess, expert quantique chez IBM France. Puis, à la fin du 20 siècle, apparaît l'idée que cette mécanique puisse "déboucher sur une technologie quantique". A savoir le fameux ordinateur quantique, probablement le meilleur exemple de la révolution qui s'opère.

En se libérant du langage binaire classique d'un ordinateur actuel, cette machine du futur décuple sa puissance. Concrètement, un calcul qui demanderait 10.000 ans à un ordinateur de la NASA serait assuré en… 200 secondes par un ordinateur quantique.
Google avait d'ailleurs annoncé avoir atteint, en septembre dernier, la "suprématie quantique", c’est-à-dire le passage à des calculs impossibles avec un ordinateur classique, aussi puissant soit-il. L'étude avait été contestée par IBM. Il faut dire que l'enjeu financier est énorme tant la technologie devrait bouleverser notre avenir. Tous les géants du numérique s'y intéressent comme Microsoft, Huawei, Alibaba ou encore HP.

L'avenir des voitures autonomes:

Le premier atout du quantique, c'est donc la vitesse de calcul et donc le traitement de données en temps réel. La technologie sera, par exemple, très intéressante pour la mobilité de demain, en particulier pour la voiture autonome. La masse de data qui devra être traitée dans un monde dominé par l'internet des objets devrait être très facilement gérée par des ordinateurs quantiques. En 2017, Volkswagen a annoncé un partenariat avec le canadien DWave Systems pour développer de nouveaux algorithmes beaucoup plus avancés que ceux existants. Si cela ressemblait davantage à un coup de com, cela montrait aussi l'ambition des professionnels du secteur.

De la même façon, la reconnaissance vocale ou faciale sera aussi plus fine, le fret sera mieux organisé, la production d'énergie mieux optimisée… Le potentiel est donc énorme.

Un autre secteur prometteur pour le quantique, c'est le cryptage des données avec de nouveaux algorithmes qui seraient physiquement incassables. En 2016, la Chine a ainsi envoyé dans l'espace un satellite de communication quantique qui utilise des photons (composant de la lumière) pour transmettre des données. Or tenter d'observer un photon change ses propriétés : la tentative d'espionnage ou d'interception est donc immédiatement remarquée.

Dans le domaine de sa santé, la vitesse de calcul du quantique permettra de développer de nouveaux médicaments en créant des simulations génétiques bien plus nombreuses qu'avec les machines actuelles.

"L'avantage quantique" dans 3 ou 5 ans

Alors où en est-on avec l'ordinateur quantique? "Il existe physiquement" assure Olivier Hess. Avant de tempérer : Ces machines "restent inférieures, aujourd'hui, à des machines classiques" explique-t-il. "Mais elles ont la stabilité, la maturité suffisante pour permettre de commencer à faire des choses".

Chez IBM, on espère atteindre "l'avantage quantique" dans 3 ou 5 ans, c'est-à-dire, le moment où on dépassera "sur certains types de problèmes, une machine classique." Mais on sera encore à l'état d'un prototype, peu utilisable concrètement. 

Pour autant, la France ne veut pas laisser passer le train. Le rapport parlementaire préconise un investissement de 1.4 milliard d'euros sur 5 ans. Probablement trop peu pour prendre les devants. Mais au moins de quoi suivre le mouvement.x algorithmes qui seraient physiquement incassables. En 2016, la Chine a ainsi envoyé dans l'espace un satellite de communication quantique qui utilise des photons (composant de la lumière) pour transmettre des données. Or tenter d'observer un photon change ses propriétés : la tentative d'espionnage ou d'interception est donc immédiatement remarquée.

Dans le domaine de sa santé, la vitesse de calcul du quantique permettra de développer de nouveaux médicaments en créant des simulations génétiques bien plus nombreuses qu'avec les machines actuelles.

"L'avantage quantique" dans 3 ou 5 ans

Alors où en est-on avec l'ordinateur quantique? "Il existe physiquement" assure Olivier Hess. Avant de tempérer : Ces machines "restent inférieures, aujourd'hui, à des machines classiques" explique-t-il. "Mais elles ont la stabilité, la maturité suffisante pour permettre de commencer à faire des choses".

Chez IBM, on espère atteindre "l'avantage quantique" dans 3 ou 5 ans, c'est-à-dire, le moment où on dépassera "sur certains types de problèmes, une machine classique." Mais on sera encore à l'état d'un prototype, peu utilisable concrètement. 

Pour autant, la France ne veut pas laisser passer le train. Le rapport parlementaire préconise un investissement de 1.4 milliard d'euros sur 5 ans. Probablement trop peu pour prendre les devants. Mais au moins de quoi suivre le mouvement.x algorithmes qui seraient physiquement incassables. En 2016, la Chine a ainsi envoyé dans l'espace un satellite de communication quantique qui utilise des photons (composant de la lumière) pour transmettre des données. Or tenter d'observer un photon change ses propriétés : la tentative d'espionnage ou d'interception est donc immédiatement remarquée.

Dans le domaine de sa santé, la vitesse de calcul du quantique permettra de développer de nouveaux médicaments en créant des simulations génétiques bien plus nombreuses qu'avec les machines actuelles.

"L'avantage quantique" dans 3 ou 5 ans
Alors où en est-on avec l'ordinateur quantique? "Il existe physiquement" assure Olivier Hess. Avant de tempérer : Ces machines "restent inférieures, aujourd'hui, à des machines classiques" explique-t-il. "Mais elles ont la stabilité, la maturité suffisante pour permettre de commencer à faire des choses".

Chez IBM, on espère atteindre "l'avantage quantique" dans 3 ou 5 ans, c'est-à-dire, le moment où on dépassera "sur certains types de problèmes, une machine classique." Mais on sera encore à l'état d'un prototype, peu utilisable concrètement. 

Pour autant, la France ne veut pas laisser passer le train. Le rapport parlementaire préconise un investissement de 1.4 milliard d'euros sur 5 ans. Probablement trop peu pour prendre les devants. Mais au moins de quoi suivre le mouvement.

Selon Mr Thomas Leroy - BFM Business - samedi 11 janvier 2020

30/01/2020

A propos du nucléaire en France...

L'Etat ne prendra pas avant le prochain quinquennat de décision sur la construction ou non de nouveaux réacteurs nucléaires EPR, a affirmé mercredi la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne. Confirmant de précédentes déclarations publiques, elle a précisé que cette décision ne serait pas prise avant la mise en service du premier réacteur de ce type en France, celui de Flamanville, qui n'est pas attendue avant la fin 2022 au plus tôt.
"Que ce soit l'ensemble des éléments sur le nucléaire ou les scénarios 100% renouvelables, c'est à mi-2021 que l'on souhaite avoir l'ensemble des éléments, techniques, économiques...", a expliqué la ministre lors d'une audition devant la commission du Développement durable et de celle des Affaires économiques à l'Assemblée nationale. Ensuite, le décision "n'interviendra pas avant la mise en service de Flamanville", alors que "le chargement du combustible de Flamanville est prévu fin 2022. Donc ça veut dire que c'est au-delà" de cette date, a-t-elle ajouté.

En octobre 2019, le 'Monde' avait révélé que le gouvernement avait donné à EDF une feuille de route pour les 15 prochaines années, lui demandant d'étudier la construction de 6 nouveaux réacteurs nucléaires de type EPR. Un projet qui pourrait entraîner des investissements de l'ordre de 46 milliards d'euros...
Une production d'électricité décarbonée à un coût abordable
Toutefois, le ministère de la Transition écologique et solidaire avait prévenu dès l'automne que "cette lettre de mission ne présage en rien les décisions qui pourraient être prises après mi-2021" et avait assuré que le fait de mentionner la construction de six réacteurs EPR était uniquement "une hypothèse de travail".
Mercredi, Mme Borne a affirmé que l'Etat envisage aussi un scénario dans lequel la France se reposerait à terme sur une électricité d'origine 100% renouvelable. Ce scénario est élaboré avec l'aide de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et de RTE, le gestionnaire du réseau à haute tension, a indiqué Élisabeth Borne. "Sur des sujets aussi importants, il faut que l'on prenne des décisions rationnelles, raisonnées, et c'est bien l'objectif des différentes études qui sont lancées", a-t-elle fait valoir.
"Je pense qu'on est dans la bonne démarche en examinant tous les scénarios, en se donnant le temps de les examiner avec rationalité et sans a priori, avec un objectif simple, qui est d'avoir une production d'électricité décarbonée à un coût abordable pour les citoyens comme pour les entreprises", a conclu la ministre.

17/01/2020

Aux Embiez (83)un laboratoire de microbiologie marine essaie de restaurer les milieux marins...

L'ïle des Embiez, autrefois spécialisée dans la fourniture de sel et de soude pour les savonneries de Marseille, fut achetée en 1958 par l'entrepreneur Mr Paul Ricard, plus connu pour ses circuits de course et son pastis que pour sa fibre écologique. Pourtant, en 1963, avec Mr Alain Bombard et une quarantaine d'élus, "il est parti en croisade contre les déversements toxiques (boues rouges) dans les calanques de Cassis". Cette affaire n'est du reste pas encore réglée, nous précise Mme Nathalie Brun dans le journal Nous...

Un Institut océanographique six-fournais, présidé depuis 2005 par Mme Patricia Ricard, petite-fille de Mr P. Ricard, cherche à défendre la cause environnementale des mers du globe, dont la Méditerranée, sur la scène internationale. Un aquarium et un musée de la mer y sensibilisent le public et les scolaires. En outre, un laboratoire de recherches de biologie marine, posé au bord des anciennes salines classées Natura 2000, lutte contre les pollutions du biotope marin. Il est financé par la S.A. Ricard, filiale du groupe Pernod-Ricard.

Le directeur de ce laboratoire, Mr Jean-Luc Bonnefont, et ses équipes de chercheurs se sont notamment investis dans la reproduction des hippocampes et des oursins. De plus, l'Institut s'est spécialisé dans la grande nacre, une espèce en danger du fait du changement climatique. Depuis peu, les chercheurs s'oriente vers l'inventaire des espèces marines locales en partenariat avec le Parc de Port Cros, la réserve corse de Scandola et le Fonds Albert de Monaco. Ils cherchent aussi à restaurer les milieux marins (au Cap Sicié, au Brusc...) et particulièrement les herbiers .

Enfin, aux Embiez, un docteur en biologie moléculaire Mr Robert Bonet travaille avec l'Université de Toulon sur les "biofoulings", afin de pouvoir remplacer un jour prochain les substances toxiques appliquées sur les coques de bateaux. Le dernier volet des missions de l'Institut repose sur une plateforme scientifique et technique en aquaculture et en toxicologie nommée programme Spy-Gêne". Ce programme est soutenu par la région et Véolia. Aujourd'hui, il s'oriente par exemple sur la substitution des protéines de poissons pour les spécimens d'élevage par des protéines d'insectes.

Bref, il y a sur place, dans ce beau coin du Var, tout un aéropage de personnes motivées et capables de nous orienter vers davantage de respect des milieux marins et vers une aquaculture durable! Pour tout renseignement, s'adresser à l'Institut océanographique Paul Ricard sur l'Île des Embiez. 83- Six-Fours- les -Plages ou sur Internet à: www.institutpaul-ricard.org.

Lyliane

11/01/2020

Grâce à la sonde Parker, plus d'informations sur le Soleil...

Elle livre enfin ses précieuses informations. La sonde solaire Parker Solar Probe, petit vaisseau spatial de la NASA, est dotée d’une technologie révolutionnaire résistante à la chaleur qui lui permet de “toucher” le Soleil. Ce mercredi 4 décembre, l’agence spatiale publie dans la revue Nature le premier ensemble de données issues de sa mission dans l’atmosphère de l’astre, l’un des environnements les plus extrêmes de notre système solaire. Ces recherches nous en révèlent plus sur les mystérieux champs magnétiques et les particules énergétiques du Soleil. Des questions sans réponse
Lancée le 12 août 2018, la sonde solaire Parker a été placée dans une orbite elliptique autour du Soleil. En utilisant Vénus comme “assistant gravitationnelle”, l’objet a réussi à réduire la distance qui la séparait de l’astre. Les données récoltées deviennent intéressantes à partir de la couronne solaire, c’est-à-dire la couche la plus externe de son atmosphère solaire. Elle est composée d’un plasma, un gaz complètement ionisé.
Les scientifiques savent déjà que ses températures oscillent entre deux et cinq millions de degrés Fahrenheit — soit des températures curieusement 200 fois plus chaudes que la surface même du Soleil. Mais comment est produite cette chaleur et comment se comportent les particules subatomiques à l'intérieur restaient pour le moment des questions sans réponse.
Par ailleurs, la couronne solaire produit aussi le vent solaire, des flux de particules énergétiques, à l’origine des aurores boréales lorsqu'ils s’entrechoquent avec les couches du champ magnétique terrestre. Par le passé, les astronomes ont été capables de mesurer ces flux plus près de la Terre. Les outils de pointe de Parker, protégés par un bouclier thermique, font encore mieux. Ils tentent d'en découvrir la source.
Des zones sans poussières cosmiques
Tout d’abord, les photos prises par l'instrument pour identifier les différentes structures du vent solaire révèlent une nouvelle dynamique dans les “streamers de casque”, ces boucles magnétiques lumineuses qui se développent sur les régions actives du Soleil. L’équipe a ainsi observer des changements d’intensité de la lumière.
Ces variations mettraient en évidence une “zone exempte de poussières cosmiques”, car elles auraient été pulvérisées par la chaleur du Soleil. Résultat de collisions entre planètes, astéroïdes et comètes il y a des milliards d’années, elles sont pourtant omniprésentes dans l’espace. L’hypothèse de l'existence de cette zone remontait déjà aux expériences du vaisseau spatial Helios, des années 1970. Mais elle n’avait pu être confirmée. Les prochaines missions de Parker devrait nous en apprendre plus sur cet environnement méconnu, recherché depuis longtemps.
L'énigmatique vent solaire
Une deuxième découverte inattendue a été la manière dont les électrons, les ions hydrogène et les ions hélium se déplacent dans le vent solaire. Quand le champ magnétique s’inverse, ce dernier agit étrangement. Sa vitesse semble s'accélérer, et les les particules en mouvement suivent alors une courbe en forme de S à mesure qu’elles s'éloignent du Soleil, comme le mouvement d'un fouet. Cela formerait des petits jets de matières chaotiques, sortes des petits orages. Auparavant, les chercheurs avaient au contraire mesuré que les particules s’échappaient du Soleil comme des balles, sur des trajectoires rectilignes.
Ces nouvelles données en suggèrent donc autrement, avec des modifications de la vitesse du vent solaire qui ne correspondent à aucun modèle identifié précédemment. Si ce phénomène reste inexpliqué, les observations de la sonde montrent toutefois que le vent solaire dit “lent” — avec des vitesses inférieures à 500 km / seconde — proviendrait de “trous” dans la couronne, moins denses et plus froids. Des structures qui n’avaient jamais été observées auparavant.
Et après ?
Mieux comprendre l'activité solaire peut aider les scientifiques à prévoir les grandes éruptions solaires, qui menacent nos systèmes de communication par satellite. “Si nous pouvions prédire la météo spatiale, on pourrait fermer ou isoler des parties du réseau électrique, ou arrêter des systèmes satellitaires potentiellement vulnérables”, explique Stuart Bale, auteur principal de l’un des articles publiés dans Nature, repris par The Independent.
Le 26 décembre prochain, Parker Solar Probe tentera de se rapprocher encore plus du Soleil. Pour cela, elle prendra davantage de vitesse et tournera à 109 kilomètres par seconde. Un troisième survol en juillet 2020 passera à la vitesse supérieure. Et en 2024, la sonde solaire pourrait éventuellement s’approcher à 3,9 millions de kilomètres de la surface de l'astre. Elle devrait alors atteindre les 550 000 kilomètres par seconde, ce qui la rendra plus rapide que n’importe quel vaisseau spatial de l’histoire.

D'après redaction - Gentside - jeudi 5 décembre 2019

01/01/2020

Association Epices:cuisiner pour créer du lien...

Isabelle Haeberlin était enseignante dans un quartier sensible avant de fonder l’association Épices, où l’on cuisine pour recréer des liens. Le 30 novembre 2019 à Kingersheim, elle a participé au débat sur le thème «La culture pour renouer avec la solidarité?»
Et si la cuisine ouvrait l’esprit? Isabelle Heaberlin, présidente de l’association «Epices», créée à Mulhouse (Haut-Rhin)en 2009 y croit. Cette ex-enseignante en ZEP (Zone d’éducation prioritaire, aujourd’hui REP+) a l’habitude de traiter avec des publics difficiles. Sa voix est cristalline et bienveillante. Un projet qui a mis cinq ans à germer. Épices, «Espaces de projets d’insertion cuisine et santé» est un nom aux sonorités gourmandes, pour une association qui propose de «recréer des transmissions» grâce à la cuisine, l’éducation au goût.

Concrètement, le projet est d’abord né d’une envie de réunir parents et enfants autour d’ateliers de cuisine. «Au début, on accueillait surtout des mamans des quartiers, raconte Isabelle Haeberlin. Ça nous permettait de les accompagner et qu’elles ne restent pas seules chez elles.» Plutôt que des cours, la Mulhousienne préfère dire qu’elle propose des ateliers : «Dans ce mot, il y a l’idée de lier, explique-t-elle. D’ailleurs, les mamans des quartiers savent souvent très bien cuisiner. Elles savent comment faire, les yeux fermés, au simple toucher.»

Peu à peu, le concept se développe, jusqu’à proposer des formations pour des publics en réinsertion ou des décrocheurs scolaires. L’association se déplace aussi dans les collèges de Colmar et Mulhouse. «Il y a quelques années, nous avons reçu un jeune réfugié tibétain. En quelques mois, il a réussi à intégrer un CAP cuisine, se souvient Isabelle Heaberlin. Aujourd’hui, il travaille dans un restaurant étoilé à Strasbourg.» Des exemples de réussite comme celui-ci, l’enseignante en a beaucoup à raconter : «L’année dernière, on nous a envoyé un jeune incarcéré. Maintenant, il travaille chez Thierry Marx à Paris.» Sur onze jeunes en formation avec le Greta (un réseau de formation) l’an passé, sept ont trouvé un emploi.

Isabelle Heaberlin l’admet, s’occuper de publics sensibles n’est pas toujours simple. «C’est un travail sur le temps long. Il faut accepter que leur parcours ne soit pas rectiligne.» Lors des ateliers, mamans et ados cuisinent parfois ensemble. «C’est important, ce dialogue entre les générations, souligne la présidente d’Epices. Avec les mamans, ils apprennent mieux. Ils osent moins transgresser les règles.»

Malgré les difficultés, Isabelle Heaberlin ne perd pas espoir. «En ZEP, les personnes sont écrasées par leur quotidien. Mais il y a vraiment un potentiel énorme.» Et elle l’affirme : jamais elle ne baissera les bras : «C’est grâce à eux que je trouve la force de faire ça tous les jours.»

D'après Mme Sarah Chopin - Libération - samedi 30 novembre 2019

27/12/2019

Cables sous-marins français avec l'entreprise Nexans...

Alors que la guerre de l'espace fait rage pour la transmission des données à travers des constellations de satellites, c'est surtout au fond des océans que l'avenir se construit. "99% des données dans le domaine du télécom passent par les câbles et seulement 1% par le satellite pour des questions de latence", explique ainsi ce mercredi dans l'émission "12H, l'Heure H" sur BFM Business Christopher Guérin, le directeur général de Nexans.

Son entreprise (7 milliards d'euros de chiffres d'affaires en 2019) est ainsi devenue le leader mondial de la pose de câbles sous-marins. Et le groupe entend poursuivre sa croissance.

25.000 kilomètres d'ici 10 ans

Tant mieux pour Nexans, ex-Alcatel, qui produit essentiellement en France mais qui s'active beaucoup à l'étranger. "Nous avons connecté l'Allemagne avec la Norvège, à peu près 600 kilomètres de câble" s'enthousiasme ainsi Christopher Guérin. "Rien que le poids du câble d'un seul tenant, c'est 10.000 tonnes", soit le "poids de la Tour Eiffel".

Sur les six dernières années, le secteur a ainsi posé "environ 10.000 kilomètres de câble" explique-t-il. Et les perspectives sont très bonnes. "Dans les 10 prochaines années, on va en poser plus de 25.000 kilomètres."

La transition écologique est d'ailleurs le meilleur levier pour le groupe. "Tout ce qu'on fait actuellement, justement, c'est d'être un peu moins dépendant du marché du pétrole et de réallouer toutes nos ressources et nos capacités pour le marché de l'éolien en mer et l'éolien en terre" explique Christopher Guérin. "Mon objectif, c’est de devenir le numéro un mondial de l'énergie éolienne en mer et sur terre d'ici un an."

Selon Mr Thomas LEROY - BFM Business - mercredi 27 novembre 2019

15/12/2019

La grande conjonction Saturne /Pluton en Capricorne le 12/1/2020 se prépare dès maintenant.

Le 22/12/2019 aura lieu le solstice d'hiver. C'est l'entrée du Soleil dans le signe du Capricorne. A compter du 26/12/2019, une éclipse solaire le jour de la Nouvelle Lune nous propose de nous relier à notre guidance intérieure. Jusqu'à l'Epiphanie, nous sommes invités à nous relier au bien et à l'amour en méditant chaque soir sur les 12 "Nuits saintes". Enfin, le 10/1/2020, jour de la Pleine Lune, se fera une éclipse de Lune. C'est une période très importante pour l'humanité toute entière que nous pourrons accompagner, si nous y sommes sensibilisés.

La conjonction Saturne/Pluton sera précise le 12/1/2020, incluant le Soleil, Mercure et à proximité Jupiter et le Noeud Sud. Cette conjonction est très rare en Capricorne. Il faut savoir que la précédente a eu lieu le 13/1/1518 et la suivante est prévue pour 2754. En 1518, c'était la fin de la Renaissance et nous avons vu que la science matérialiste avait alors remplacé pour la plupart la sagesse spirituelle. N'arrivons-nous pas apparemment au bout de ce cycle planétaire?...

Mr Pierre Lassalle, astrologue spiritualiste, espère que cette fois-ci "2020 sera le début de la Renaissance à l'envers" pour renouveler tous nos domaines de vie. Ce serait donc le moment de bâtir du neuf, de nous sentir responsables de notre vie comme de la planète et de nous organiser ensemble pour concrétiser nos projets. Pour ce faire, le conseil serait toutefois de se montrer prudents et patients, tout en étant déterminés et courageux.

La sagesse qu'il va s'agir de retrouver en nous pourrait résulter, en effet, de grands efforts sur nous-mêmes pour contrer notre égoïsme matérialiste et de l'entraide entre tous les humains soucieux de beauté, de créativité éthique, de fraternité et de respect de la nature. Cela risque néanmoins de ne pas être toujours simple, car se renforcent également des résistances au changement de la part des puissants comme des citoyens apeurés aux pensées négatives...

A ces perspectives, il convient d'ajouter le cycle de Vénus "pour préparer le futur". L'année 2020 va commencer, en effet, avec la conjonction de Vénus avec Neptune (son 0ctave supérieur) en Poissons. De plus, entre le 13/5/2020 et le 26/6/ 2020, Vénus côtoiera le Soleil. Sans oublier Chiron en Bélier qui pourrait donner l'impulsion pour franchir un seuil.

Osons donc exprimer ce que nous portons d'unique et agissons de façon originale! Détachons nous aussi le plus possible des pensées toxique que véhiculent certains médias et concitoyens en déployant notre bienveillance et notre discernement! Le Nouveau se préparera sans doute tout d'abord dans nos coeurs et nos esprits... La planète Mercure est là pour nous y aider.

Lyliane

14/12/2019

Des restaurants bientôt certifiés "bio"?

Le label sera attribué dès le 1er janvier aux restaurants dès lors qu'au moins la moitié des produits qu'ils achètent pour confectionner les plats de leur carte sont bio. Des restaurants vont bientôt pouvoir être certifiés "bio" en France, dès lors qu'au moins la moitié des produits qu'ils achètent pour confectionner les plats de leur carte sont biologiques, et arborer ainsi le logo "AB", a annoncé ce lundi l'Agence bio lors d'une conférence de presse.
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Cette initiative vise à favoriser les produits bio, qui ne représentent aujourd'hui que 2,6 % des approvisionnements des établissements de la restauration commerciale ou "hors foyer", selon une estimation de l'Agence bio.
À compter du 1er janvier, le cahier des charges qui régit la restauration commerciale en France depuis 2012 permettra de certifier un restaurant, en fonction du pourcentage de produits bio achetés par l'établissement, a précisé l'agence.
Trois niveaux de certification
"Ces établissements devront se notifier auprès de l'Agence bio", a indiqué Olivier Nasles, président du Comité national de l'Agriculture Biologique. Ils seront "contrôlés par des organismes de contrôle qui valideront le respect du cahier des charges", a-t-il complété.
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Trois niveaux de certification existeront : la catégorie 1 couvrira les restaurants dont 50 % à 75 % des approvisionnements, en valeur d'achat, se font en bio ; la catégorie 2 visera les établissements où ils représentent 75 % à 95 %, et la catégorie 3 pour "au moins 95 %".
La certification de "plat ou menu" bio, qui existait déjà, est quant à elle maintenue.

Selon l'Express

07/12/2019

Chamanisme: et si notre intuition était le langage des Esprits?

Une vidéo très bien faite sur YouTube.com avec l'école de l'intuition -IRIS- présentant une interview de Mme Corinne Sombrun, pianiste, écrivain et chamane formée en Mongolie, m'a beaucoup intéressée dans la mesure où elle m'a semblé pouvoir établir un trait d'union entre le chamanisme, les états modifiés de conscience (méditation ou psychotropes...) et la science moderne.

En fait, j'avais cherché sur Internet qui était cette femme, dont on parle à l'occasion de la sortie fin octobre 2019 du film "Un monde plus grand" avec Mme Cécile de France comme actrice principale. Tout à coup, je me suis retrouvée baignée dans un contexte passionnant expliquant notamment l'influence de l'esprit sur la matière et montrant que tout ce que nous émettons est d'origine vibratoire.

J'ai découvert que non seulement cette femme depuis 2003 s'est soumise à une initiation chamanique complète auprès de la chamane Enkhetuya, mais surtout qu'elle a cherché auprès de scientifiques (aux Etats-Unis et en France principalement) à faire analyser ce qui se produit dans son cerveau lors de ses transes provoquées ou pas par le son de son tambour chamanique.

A cette occasion, des chercheurs comme Mr Marc Henry, chimiste travaillant sur l'eau, ont mis en évidence que la transe est un outil cognitif perceptif qui modifie l'état habituel de son cerveau dans une "réalité augmentée". Il l'explique dans la mesure où il a mesuré en laboratoire la différence entre nos pensées habituelles, qui gèrent une bande passante analysant environ 16 bits par seconde, alors que notre cerveau est capable d'analyser 10 milliards de bits par seconde d'information et notre corps 10 millions environ de bits par seconde.

Il semblerait donc que, lors de la transe et au fur et à mesure de ses expériences chamaniques, Mme Sombrun capterait beaucoup plus d'informations que dans sa vie habituelle, où son cerveau spéculatif est essentiellement sollicité. Elle ressent même que notre cerveau est en position d'interface avec le monde des Esprits et de filtre par rapport à notre environnement. On pourrait de ce fait peu à peu élargir notre "bande passante" en sollicitant davantage notre cerveau perceptif et en écoutant davantage nos propres intuitions.

Si l'intuition est bien, comme elle le pense, un potentiel de notre cerveau, rien ne nous empêche de chercher des réponses en chacun de nous pour nos vies personnelles comme pour le devenir de la planète. Cela pourrait notamment induire des modifications de nos comportements à même de favoriser un changement profond des structures en place. Ainsi, je me prends à imaginer le saut quantique possible entre Saturne -lié actuellement au Noeud Sud ou queue du Dragon - et Uranus, planète du renouveau et maître du signe du Verseau...

Je trouve ces données réjouissantes, car nous pourrions alors reprendre le contrôle de nos vies, nous faire confiance, prendre en charge ce que nous désirons vraiment, au lieu de nous laisser dicter notre consommation, nos choix de vie et nos loisirs par la télévision ou la publicité. Internet contribue déjà beaucoup à nous rendre autonomes par rapport à l'information officielle...

Il ne s'agit pas, certes, de délirer, ni de sombrer dans des croyances qui appartiennent à une autre culture. Les ouvrages et le film de Mme Corinne Sombrun ne pourraient-ils pas toutefois sonner à nos oreilles comme "un rappel de conscience"? Je remarque en effet que tous les peuples premiers ont toujours mis en avant l'unité du Vivant et considéré la Terre avec respect. A nous peut-être de retrouver déjà en nous-même la trace de l'harmonie, de la joie du vivre ensemble près de la nature et de la solidarité, que nous semblons avoir perdu de vue notamment en Occident.

Lyliane

 

29/11/2019

Du nouveau dans le transport aérien...

C’est une première mondiale dans la transport aérien. Sur l’un de ses vols, la compagnie Air France vient de tester une nouvelle technologie de transmission de données par la lumière, le Li-Fi. Le 30 octobre, le vol AF6114 reliant Paris-Orly à Toulouse-Blagnac a en effet vu embarquer à son bord douze sièges équipés de la nouveauté, développée par l’équipementier aéronautique Latécoère. 

Un système révolutionnaire, testé par des gamers
Le Li-Fi (Light-Fidelity) est un système de communication qui utilise la lumière pour transmettre sans fil. Surnommé “Internet de la lumière”, il serait 100 fois plus rapide, consommerait dix fois moins d’énergie et offrirait davantage de sécurité que le Wi-Fi. Il constitue ainsi une piste privilégiée pour une nouvelle norme du réseau sans fil, compatible avec la future 5G. Pour en démontrer tous les avantages, les gamers ont même été accueillis à bord. Finalistes du concours “Air France Trackmania Cup” du développeur Ubisoft, ils se sont affrontés à 12 000 mètres d'altitude sur une version personnalisée du jeu Trackmania² Stadium. Le vainqueur a finalement reçu une sélection de produits Razer, ainsi que deux billets aller/retour Paris-Montréal pour aller visiter les studios Ubisoft.
Gain de vitesse et de poids
Le Li-Fi permet donc “un échange de données multimédias parfaitement stable à très haut débit et très faible latence”, notent Air France et Latécoère dans un communiqué commun. Plus généralement, cette expérience était l’occasion d’évaluer la réaction des passagers. Mais pas seulement. L'intégration de la technologique cabine devrait faire évoluer la façon dont est conçu un avion. Aujourd’hui, des boîtiers d’un kilo se trouvent sous les sièges pour la communication des données. La fibre optique étant mille fois plus légère que les câbles de cuivre, le Li-Fi permettrait de supprimer ces boîtiers, réduisant le poids de l’avion. Et dans le même temps, sa consommation de carburant.
“Je suis convaincu que cette expérimentation ouvre la voie à de nouvelles expériences de divertissement à bord pour nos clients, en particulier de gaming”, déclare Antoine Laborde, Responsable Innovation d’Air France. À terme, la compagnie aérienne espère pouvoir installer le Li-Fi à bord de tous ses vols commerciaux. “[Il] est appelé à révolutionner la connectivité en vol à l’horizon 5 ans”, ajoute Yannick Assouad, Directeur Général de Latécoère.

Selon redaction - Gentside - vendredi 8 novembre 2019

L'énergie nucléaire en questionnement au plus haut niveau...

L'énergie nucléaire "n'émet pas de gaz à effet de serre, c'est un plus" mais "ça produit des déchets, c'est un moins", a résumé la ministre de la Transition écologique.La ministre de la Transition écologique a appelé dimanche EDF à "réfléchir" à son rôle au cas où un scénario "100% énergies renouvelables" serait retenu à terme pour la fourniture d'énergie en France, aux dépens de nouvelles centrales nucléaires.
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"L'objectif est de réduire la part du nucléaire à 50% d'ici 2035. Au-delà, on doit avoir tous les scénarios sur la table avec un objectif d'assurer pour tous les Français et les entreprises une électricité abordable", a déclaré Élisabeth Borne dans L'Emission politique de France Inter, France Télévisions et Le Monde.
Dans un document interne révélé samedi par Le Monde, EDF évalue à au moins 7,5 milliards d'euros le coût unitaire d'éventuels nouveaux EPR, soit plus du double du prix initial du réacteur nucléaire de troisième génération de Flamanville qui a accumulé les déboires et dont la facture actuelle atteint 12,4 milliards.
"Tous les éléments sur la table pour mi-2021"
En octobre, le PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy, avait déclaré à ce même quotidien qu'"il est clair que la France se prépare à construire de nouvelles centrales nucléaires".
Dimanche, Élisabeth Borne a estimé que "c'est très bien" que Jean-Bernard Lévy "ait son point de vue, que je ne partage pas. Il se trouve que la politique énergétique, c'est plutôt le gouvernement et en particulier la ministre en charge de l'Énergie que je suis qui doit la définir".
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"Je l'invite à intégrer ce scénario sur lequel travaille le gouvernement, 100% renouvelables. Il est indispensable qu'EDF réfléchisse aussi à la façon dont il peut être un grand acteur dans un tel scénario", a ajouté la ministre. "Je vous confirme qu'on étudie à la fois un scénario dans lequel on continue à faire de nouvelles centrales nucléaires, et aussi un scénario 100% renouvelables", a indiqué Élisabeth Borne.
Un scénario "pas suffisamment étudié"
"On doit avoir tous les éléments sur la table pour mi-2021" et "on a dit qu'on ne prendrait pas de décision sur de nouvelles centrales nucléaires avant la mise en service de Flamanville", a-t-elle rappelé.
Élisabeth Borne a admis que "ce qui n'a pas été suffisamment étudié, c'est des scénarios 100% renouvelables. On n'est pas les seuls (pays) à étudier ce genre de scénario. C'est un scénario que nous étudions avec l'Agence internationale de l'énergie, et on souhaite avoir les éléments mi-2021 car ce n'est pas des sujets totalement triviaux".
L'énergie nucléaire "n'émet pas de gaz à effet de serre, c'est un plus" mais "ça produit des déchets, on en a pour des centaines de milliers d'années, c'est un moins", a-t-elle résumé.

Selon l'express

21/11/2019

Infos de l'espace interstellaire grâce à Voyager 1 et 2...

Après 41 années de voyage et presque dix-huit milliards de kilomètres parcourus, la célèbre sonde Voyager 2 a quitté la bulle protectrice du Soleil pour entrer dans l'espace interstellaire, livrant de précieuses observations sur la frontière entre ces deux mondes. "La frontière est très nette, Voyager 2 l'a traversée en moins d'une journée", explique à l'AFP John Richardson, l'un des coauteurs des cinq études consacrées lundi aux données fournies par la sonde américaine. Voyager 1 et sa jumelle Voyager 2 ont été lancées en 1977 de Cap Canaveral, en Floride.
Depuis, les deux sondes baladent dans l'espace un message de paix, un enregistrement du chant des baleines, le "Johnny B. Goode" de Chuck Berry, du Jean-Sébastien Bach... Le tout au nom de l'humanité et à destination d'extraterrestres. Si les sondes venaient à en croiser, ces derniers pourraient également y découvrir des formules mathématiques ou les images d'une femme qui allaite, d'un repas chinois ou de l'intérieur d'une usine ... Avec également des indications pour trouver notre planète.
Ce que les sondes ont découvert
Mais en attendant ces hypothétiques rencontres, Voyager 1 et 2 fournissent de précieuses informations aux Terriens. Les deux bolides sont en effet les deux constructions humaines à s'être le plus éloignées de la Terre. Les vents de particules soufflant de la couronne solaire à plus de 500 kilomètres par seconde créent une sorte de bulle protectrice (appelée l'héliosphère) autour du système solaire, en repoussant les rayons cosmiques provenant du cosmos.
Or le 5 novembre 2018, sept ans après Voyager 1, Voyager 2 est passée de l'autre coté de ce bouclier, traversant l'héliopause, la limite au-delà de laquelle le vent solaire n'a plus d'effet, et laisse place à l'espace interstellaire, plus dense et plus froid. La sonde a pu pour la première fois mesurer la température, la densité et la vitesse des vents solaires et interstellaires, ainsi que caractériser les champs magnétiques ou les rayons cosmiques, une aubaine tant la nature de cette frontière reste un mystère.
"Nous ne savions pas que la sonde pourrait fonctionner assez longtemps pour atteindre le bord de la bulle, en sortir et pénétrer dans l'espace interstellaire", se réjouit Ed Stone, coauteur des travaux publiés dans la revue Nature Astronomy.
Si certaines observations confirment ce que Voyager 1 avait observé ou ce que les chercheurs avaient théorisé, d'autres bousculent nos connaissances. Le fait, par exemple, que la direction du champ magnétique reste stable. "Une énigme majeure" pour John Richardson du Massachusetts Institute of Technology (MIT).
Une découverte qui va, sans aucun doute, mettre à l'épreuve les théoriciens, s'amuse Leonard Burlaga du NASA Goddard Space Flight Center.
Le milieu interstellaire, proche de la frontière, s'est également révélé beaucoup plus chaud que ce que les modèles prévoyaient.

Selon La Rédaction avec AFP - Paris Match - mardi 5 novembre 2019

12/11/2019

Qu'est ce que les soins d'énergie quantique?

Il existe à côté des soins traditionnels en médecine occidentale, une autre approche plus holistique qui s'intéresse autant au corps physique qu'à l'émotionnel et aux mémoires cellulaires, bref à tout ce qui a pu être engrammé éventuellement dans  l'être humain. On les appelle soins énergétiques, soins quantiques ou même soins de bio-résonance. Le postulat de départ est de ce fait fort différent. En effet, d'une part le thérapeute est une sorte d'antenne au travers de laquelle l'information du message de guérison passe directement, à distance ou même grâce à l'utilisation d'un appareil de biofeedback quantique et d'autre part il s'appuie sur les ressources du patient et sa capacité à mobiliser lui-même ses énergies.

Pour comprendre comment ces soins sont susceptibles d'agir sur une personne, il faut revenir à des notions de physique et à l'organisme humain, qui est constitué de particules de lumière appelées photons, qui dégagent un champ vibratoire. Depuis les découvertes d'Einstein, des biophysiciens comme l'allemand Fritz Albert Popp ont démontré en 1970 que les cellules humaines émettaient des "biophotons", organisés en champs énergétiques. Les russes ont cependant été les premiers à travailler sur la physique ultra-corpusculaire ou quantique, puisqu'un prix Nobel de physique a été attribué en 1964 à Mrs N. Bassov et A. Prokhorov.

De nos jours, cette thérapie est largement pratiquée en Allemagne, en Russie, en Italie, en Espagne et au Canada. En France, le Dr Luc Bodin, comme le Dr Jean-Louis Garillon, vice - président de l'Institut de médecine quantique de Moscou et spécialiste français l'enseignent et l'utilisent. Dans le sud de la France, à Eguilles (13), Mme Sylvie Dumur pratique la thérapie quantique depuis 30 ans. Et à Nice (06), Mr Xavier Janvrin vient de s'installer avec cette spécialité. Mais il ne manque pas de contradicteurs à ce propos dans notre pays, car comme l'a écrit le Dr Garillon dans le n° 72 de la revue Alternatives Santé:" la médecine quantique rend visible l'invisible!"

Comment prouver, en effet, ce que peuvent faire l'énergie de résonance, l'intention et le souffle mis au service de la guérison, afin de requalifier des vibrations en déséquilibre, libérer des mémoires cellulaires familiales ou ancestrales, éveiller à davantage de conscience et parfois amener jusqu'au pardon et à la guérison? Seul le patient, partie prenante du soin, est à même d'établir des liens avec un éventuel déconditionnement, de ressentir un nettoyage profond grâce à des plans de lumière transmutant son mal-être et le reconnectant à "sa conscience supérieure".

Pour avoir vécu personnellement et pendant plusieurs mois à différentes reprises ce type de manifestations sur tous les plans de mon être, je peux témoigner de la qualité de la personne vers qui je me suis tournée (Mme Sylvie Dumur) avec un ressenti positif et une confiance éclairée. L'énergie quantique agit, en effet, selon mon vécu personnel, aussi bien sur le plan physique que sur les plans éthériques, mentaux et spirituels, pour peu qu'on s'ouvre aux vibrations sans y faire obstacle avec son "petit moi".

Est-ce que la thérapie quantique deviendra la thérapie du futur? Nul ne le sait encore. Pour approfondir le sujet, en plus d'ouvrages spécialisés, comme ceux de Mr Greg Braden, il est possible de lire les ouvrages du Docteur Luc Bodin comme son "Manuel de soins énergétiques" ou celui de Mr Raphaël Cannenpasse: "Biologie, médecine et physique quantique". Enfin, un film récent de Mme Fabienne Berthaud, sorti le 30/10/2019, intitulé "Un monde plus grand" de Mme Corine Sombrun, cofondatrice du TranceScience Research Institute retrace ses premiers pas chez les Tsatsaan de Mongolie qui pratiquent le chamanisme et entrent dans des états de conscience modifiés...

Lyliane

 

03/11/2019

A Brest, une technologie de pointe contre le cancer...

 Le CHRU de Brest est le premier hôpital public français à se doter de cette technologie

Début septembre 2019, le CHRU de Brest et l’Université de Bretagne Occidentale ont acquis un cytomètre de masse imageur, également appelé Hypérion®. Première structure hospitalo-universitaire française à posséder un tel appareil, le CHRU de Brest et l’UBO disposent désormais d’une force de frappe pionnière contre le cancer. Cet équipement de pointe est capable de mieux caractériser les cellules cancéreuses en identifiant celles initiatrices de tumeurs et de métastases, aussi bien dans le sang qu’au sein des tissus, et en répondant à des questions fondamentales sur la résistance aux traitements anticancéreux. Une technologie unique pour la recherche contre le cancer et des applications thérapeutiques nouvelles

Comme dans la mythologie grecque où le titan Hypérion était doté d’une force incroyable, la nouvelle technologie dont disposent désormais le CHRU de Brest et l’UBO a une capacité extraordinaire d’observer les caractéristiques propres de chaque cancer avec une précision inégalée.

Jusqu’à récemment, aucune technologie n’était en mesure d’étudier, à grande échelle et à une résolution unicellulaire, les modifications des voies impliquées dans la survie d’un clone tumoral. Hypérion® est un cytomètre de masse imageur, à haut débit et multiparamétrique,qui permet de mesurer simultanément l’expression de plus de 40 biomarqueurs différents dans une seule biopsie, alors que les praticiens sont aujourd’hui limités à deux ou trois.

« Aujourd’hui, quand on réalise une biopsie (prélèvement de tissu ou d’organe), il est seulement possible d’identifier deux à trois marqueurs, qui permettent d’orienter un traitement.L’appareil dont est doté le CHRU, le cytomètre de masse imageur ou Hypérion®, permettra d’identifier 40 marqueurs simultanément », détaille Jacques-Olivier Pers, qui est Professeur des universités – praticien hospitalier à l’UBO et qui dirige l’Unité mixte de recherche « Lymphocytes B et Autoimmunité » (UMR 1227 UBO – INSERM LBAI).

Identification des cellules cancéreuses et analyse des marqueurs de rechute

Grâce à Hypérion®, les chercheurs pourront être en mesure de comprendre pourquoi un traitement est efficace sur un patient et inefficace chez un autre. Grâce à ses capacités d’analyse dans le sang, il est également possible d’identifier les cellules à l’origine de tumeurs et de métastases, de prédire plus facilement les réponses aux traitements, mais aussi d’identifier très précocement des marqueurs de rechute ou les bases de résistance à un traitement anticancéreux, et ce à l’échelle de la cellule.

Cet équipement pourra aussi permettre de découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques et d’accompagner le médecin dans le choix de son traitement. Hypérion® permettra ainsi au CHRU de Brest de proposer une médecine de précision et personnalisée, d’offrir aux praticiens des capacités thérapeutiques uniques ainsi que de développer de nouveaux essais cliniques collaboratifs en France, en Europe et à l’international.

Forte de l’expertise et de la notoriété de leurs chercheurs, l’UBO et l’INSERM contribueront au développement de cette technologie pour les applications cliniques et la compréhension fondamentale des stratégies anti-cancer, notamment par l’immunothérapie personnalisée.Les possibilités thérapeutiques offertes par l’Hypérion® sont de :

Prédire la maladie et son évolution,
Mieux diagnostiquer les cancers agressifs,
Améliorer la prise en charge thérapeutique,
Prévenir les effets indésirables des traitements et leurs complications,
Assurer un suivi optimal et individuel de chaque patient,
Mieux évaluer un potentiel risque héréditaire de développer la maladie,
Favoriser le développement de nouveaux essais cliniques collaboratifs à la pointe bretonne.
« Cet outil sera également applicable à de nombreuses autres maladies, il s’agit d’un dispositif extrêmement novateur offrant des possibilités uniques» précise le Professeur Jacques-Olivier Pers. « Nous nous donnons deux ans de développement avant d’envisager des applications directes. Cela a été rendu possible grâce à la mobilisation collective des acteurs du territoire et INNOVEO, le fonds de dotation du CHRU de Brest.

Alors que le portage financier a été assuré par l’UBO, le financement de l’Hypérion® n’aurait pu se faire sans la participation du Fonds Européen de Développement régional (FEDER), du CHRU de Brest et de son fonds de dotation INNOVEO, du Conseil départemental du Finistère, de Brest Métropole, du Labex Immunothérapie Grand Ouest, et de l’INSERM. L’élaboration du cahier des charges préalable à l’achat et les contacts fournisseurs ont pour leur part été réalisés par la direction des équipements biomédicaux du CHRU de Brest qui assure l’exploitation et la maintenance de l’équipement.

« Ce nouvel équipement va permettre de développer à Brest une médecine de précision offrant des capacités thérapeutiques uniques »,explique le Professeur Jacques-Olivier Pers, PU-PH, directeur du laboratoire LBAI (INSERM-UBO).

Brest, mercredi 16 octobre 2019,

02/11/2019

La Métropole de Grenoble lauréate du prix du numérique 2019...

La Métropole est lauréate de l’appel à projet “Pass numérique” lancé par le gouvernement en 2019.

 Le prix a été remis à Marseille par Cédric O, secrétaire d’État chargé du Numérique, à Bertrand Spindler, vice-président de la Métropole. Ce prix est assorti d’un financement de l’État à hauteur de 112 000 euros qui contribuera à financer le déploiement de pass numérique sur le territoire métropolitain, permettant aux publics les plus en difficulté dans l’usage d’Internet de bénéficier de formations gratuites.

Selon le Dauphiné Libéré