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04/03/2018

Fab Lab et Labo Bidouille, vous connaissez?

Nous connaissons beaucoup mieux les Repair Cafés que les Fab Lab et les Labos ou Ateliers Bidouille. Les premiers sont généralement le fait de particuliers, retraités le plus souvent, épris de bricolage et parfois structurés en association loi de 1901, qui offrent leurs services pour réparer des appareils ménagers et parfois du matériel informatique moyennant un don symbolique en argent. La plupart des villes françaises et européennes en possèdent au moins un. Effectivement, chez nous, leur lieu d'offre de service est souvent au premier étage d'un café ou d'une maison des associations.

Un Fab Lab est un peu moins connu, mais commence pourtant à être répandu dans de grandes villes françaises et étrangères. Le nom Fab Lab est une abréviation du mot anglo-saxon "Fabrication Laboratory", car c'est un américain Mr Neil Gershenfeld qui en fut l'initiateur en 2004. Il travaillait au M.I.T. (Massachussetts Institute of Technology) et il a peu à peu posé les fondations de ce lieu de création et d'innovation, ouvert au public, sous la forme d'une Charte disponible en anglais et en français.

En résumé, on peut dire que la Fab Foundation "propose un inventaire minimal permettant la création d'objets Fab Labs, d'ensemble de logiciels et de solutions open-souce (libres de droit)". Elle met à disposition des personnes intéressées des machines et des outils pour concevoir et réaliser divers objets innovants ou de la vie courante. Entrepreneurs, designers, artistes, bricoleurs, étudiants et même hackers forment son public de prédilection. Des objets uniques sortent de leurs mains : prothèses, orthèses, outils numériques, robots... Le plus souvent est mis à disposition du matériel coûteux de professionnel: des fraiseuses laser, des imprimantes numériques, des moules, des machines-outils et même des logiciels de modélisation en 3D et des composants électroniques, tout comme  de quoi faire de la sérigraphie, des drones ou des robots...

Dans notre pays, depuis 1990, des espaces publics numériques (EPN) ou cyber-bases existent. C'est une forme "d'éducation par le faire" qui s'adresse aux jeunes comme aux adultes. Les faibles coûts de ces Fab Lab peuvent par exemple aider des pays en voie de développement à créer des ordinateurs, du matériel d'usage courant. Cela favorise le D.I.Y c'est à dire le do it yourself (faire par soi-même). Le réseau français des fab Lab peut se consulter sur www.fablab.fr. Une association loi de 1001, la FING, essaie de connecter tous les Fab Lab en France. S'adresser à www.fing.org.

Ces plate-forme ouvertes de création et de prototypage d'objets ont déjà inspiré pas mal d'entreprises comme Leroy-Merlin ou Ikea. A Paris s'est crée en Octobre 2014 l'usine I.O. sur 1500 m2 bénéficiant de crédits importants, après que son projet ait été retenu par le gouvernement. La "French Tech" en effet est fortement soutenue dans notre pays. Des formations existent avant de se lancer pour les candidats décidés à respecter la Charte ( par exemple à la Fab Academy). Toutefois faute de contrôle, certaines dérives ont déjà été observées dans des Tech Shops (pas toujours d'open source...). 

A côté des Fab Lab existent des clubs de Bidouille, des Ateliers Bidouilles numériques, des Ciloubidouille, des Labo Bidouille ou des Open Bidouille, plus modestes en apparence, dont le programme pourrait se résumer à "obtenir des résultats concrets avec peu de moyens". On apprend par exemple aux jeunes à customiser leurs affaires, à créer de beaux objets, à réparer leur matériel cassé, à créer des jeux vidéo, des robots... Parfois, les bidouilleurs s'inspirent de vidéos de montage postées sur You Tube ou de tutoriels accessibles gratuitement. Ce sont souvent des ateliers de partage. A Saint Ouen, une association Loi de 1901 " Open Bidouille" a été crée dès 2012. Elle organise des fêtes populaires. En Avignon a été organisée la Nuit de la Bidouille en 2017. Dans certaines villes existent des Open Bidouille Camp comme à Auxerre, Bordeaux, Grenoble, où les bidouilleurs se rencontrent et échangent...

Bref, si vous ne vous en étiez pas encore aperçu, créateurs et bricoleurs ont pris les choses en main et échappent à leur façon à notre société de consommation. Ne pensez-vous pas que notre pays, où certains semblent regretter le passé, peut grâce à ce réseau d'innovations être tout à fait confiant dans son avenir? En ce qui me concerne, d'avoir rassemblé pour le blog tout ce beau foisonnement d'idées m'a donné le sourire. A vous maintenant d'aller plus loin et de créer ce qui vous convient le mieux, là où vous vivez!

Lyliane

 

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