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01/02/2018

L'agro-écologie contre la faim...

Pour la première fois depuis 10 ans, le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde est passé selon la F.A.O. (Organisation pour l'agriculture et l'alimentation) de 777 millions en 2015 à 815 millions en 2016, écrit Yves Casalis dans Messages, le journal du Secours Catholique. Cette augmentation remet en cause certains fonctionnements, notamment une agriculture basée sur les pesticides et les O.G.M. Mmes Adriana Opromolla de la Confédération Caritas Internationalis et Sara Lickel, du Secours Catholique-Caritas France ont, en effet, plaidé la cause de l'agro-écologie du 9 au 13 octobre 2017 à Rome, où se réunissaient le Comité de la sécurité alimentaire mondiale sous l'égide de la FAO.

Leurs arguments sont clairs: une agriculture fondée sur les engrais naturels et la rotation des cultures comme l'agro-écologie est mieux adaptée aux phénomènes climatiques, émet moins de gaz à effet de serre et permet davantage de diversifier les cultures vivrières que l'agriculture industrielle. Le savoir-faire local des populations favorise également une alimentation suffisante et équilibrée, tout en fournissant des emplois décents, relativement bien rémunérés et surtout sans risques pour la santé.

Pour elles, "l'agro-écologie est le meilleur moyen de lutter contre la faim dans le monde". A la demande du Comité, un rapport international intitulé "Agro-écologie et  autres innovations" doit être publié en 2019. Tout en mettant en garde l'introduction de technologies coûteuses et peu écologiques, il proposera des politiques pour diffuser ce modèle agricole dans le monde entier.  Car l'agro-écologie a montré qu'elle respecte les sols, qu'elle est moins vulnérable face aux changements climatiques et qu'elle assure la sécurité alimentaire des populations.

Une des solutions pour lutter contre la faim dans le monde et permettre le développement durable de pays où règne l'insécurité alimentaire passe donc par un retour à certains usages et savoir-faire locaux complété par quelques formations comme par exemple sur la qualité des sols et l'irrigation... Voilà qui remet en question certaines "révolutions vertes" censées nourrir la planète mais néfastes à la qualité des sols, de l'air et de l'eau. Par contre, en maintenant les populations sur leurs terres et en leur fournissant une alimentation variée, l'agro-écologie se révèle finalement beaucoup plus adaptée.

Pour obtenir plus d'informations concernant l'agro-écologie ou le Secours catholique, joindre sur Internet: www. secours-catholique.org.

Lyliane

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