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02/11/2017

Travail des enfants: avancées et nouveaux défis.

En novembre 2017 se tiendra à Buenos Aires  la 4 ème Conférence Mondiale sur l'élimination durable du travail des enfants, nous annonce le Journal du Bice "Enfants de partout". Depuis 1997, en effet, à l'initiative de l'OIT (Organisation internationale du travail), les pays du monde entier ont pris l'habitude de se réunir tous les 5 ans et de se concerter sur les moyens et les politiques à mettre en oeuvre pour éviter aux enfants de travailler, ainsi que de compromettre leur scolarité, leur santé et leur développement. En vingt ans les progrès sont incontestables. Néanmoins, en 2013, 168 millions d'enfants, soit 11% de la population enfantine, sont encore concernés par cette réalité dans le monde. En 2000, on en comptait 78 millions de plus. 

Deux conventions internationales de l'OIT (N° 138 et 182) ont été ratifiées par la quasi-totalité des pays. Elles fixent l'âge minimum à partir duquel un enfant peut travailler et bannissent les pires formes de travail. C'est le cas notamment en Inde, où ces conventions entreront en vigueur en juin 2018. Toutefois, il faut bien savoir que derrière le terme de "travail des enfants" se cachent des réalités très diverses. Par exemple, de nouvelles formes de travail des enfants, observées dans les populations en zone de conflit ou de catastrophe ou même en Europe...

En effet, séparés de leurs parents ou dans des camps, certains enfants sont contraints de travailler pour survivre. Enfants soldats, récupérateurs de matériaux, espions, auxiliaires, ils sont le plus souvent maltraités et parfois en quasi-esclavage. Cela les pousse même dans certains cas à se droguer pour tenir. A l'horizon 2025, l'objectif est d'éliminer le travail des enfants et d'ici 2030 d'abolir toute forme d'esclavage...

La question de la pauvreté dans le monde et celle de l'exploitation des personnes sont à considérer en parallèle. Le droit au logement, à la santé, à l'éducation ne sont pas encore partout à l'ordre du jour. En Amérique Latine, les enfants n'ont pas d'autre choix que d'aider leurs familles (cirage de chaussures, vente de fruits...). En Europe, en raison de la crise, le travail de certains enfants de familles pauvres revient sur le devant de la scène (Grande Bretagne, Italie, Bulgarie, France...).

Pour en savoir plus, regarder par exemple le film "Voyage en barbarie" qui raconte le trafic et la torture des Erythréens depuis la Corne de l'Afrique jusque dans le désert du Sinaï. Ce film a obtenu le Prix Albert Londres 2015. Consulter aussi les sites: www.enfancesdanslemonde.com et www.bice.org.

Lyliane

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